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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-04-29" NumJO="20250017" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>311</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2952</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frantz Gumbs</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Avenir de l’éducation à Saint-Martin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        311. — 29 avril 2025. — M. Frantz Gumbs appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’avenir de l’éducation à Saint-Martin. Depuis plusieurs semaines, syndicats d’enseignants et fédérations de parents d’élèves sont mobilisés pour dénoncer la suppression de 89 postes à la rentrée 2025 dans l’académie de Guadeloupe. Là où les performances scolaires se situent bien en deçà des résultats nationaux, ces mesures sont de nature à aggraver la situation et à mettre en péril la qualité de l’enseignement proposé aux élèves scolarisés dans l’académie. Bien qu’une avancée ait été obtenue le 31 mars 2025 avec l’annonce de 13 postes sauvegardés, cette décision n’est toujours pas satisfaisante ni suffisante et elle aura inévitablement des conséquences sur Saint-Martin. Saint-Martin où plus de 8 écoliers sur 10 et près de 7 collégiens sur 10 sont scolarisés en éducation prioritaire ! Saint-Martin où le taux moyen d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante en français se situe à 25,8 points en deçà du taux moyen académique et à 40,4 points en deçà du taux moyen national. Dans ce contexte territorial si particulier, la logique comptable qui consiste à supprimer des postes lorsque les effectifs sont en baisse n’est absolument pas adaptée et elle est même tout à fait incompatible avec toute perspective d’amélioration des résultats. Il est primordial de contextualiser les méthodes, les contenus et les critères d’attribution des moyens humains. À défaut, ce sont les élèves les plus fragiles qui continueront à payer le prix de ces règles déconnectées de la réalité. Là où les indicateurs de réussite sont si faibles, pourquoi ne pas plutôt saisir l’opportunité de la baisse des effectifs pour favoriser la réussite des élèves ? La situation de l’état de l’école dans l’académie de Guadeloupe doit être posée. La Guadeloupe n’est pas Paris, Saint-Martin n’est pas la Guadeloupe. Il semble à M. le député impérieux d’analyser les causes de ces disparités pour mieux réfléchir à des solutions idoines pour mener les élèves au moins au même niveau de réussite scolaire que partout ailleurs. M. le député sait qu’une mission ministérielle devrait être programmée au mois de mai 2025. Il l’invite à prévoir, à cette occasion, une séquence à Saint-Martin et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>312</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2952</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Turquois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression d’un arrêt LGV en gare de Châtellerault
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        312. — 29 avril 2025. — M. Nicolas Turquois attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la suppression d’un arrêt en gare de Châtellerault. La SNCF a fait part de son intention de supprimer un des deux trains matinaux de la ligne LGV au départ de Châtellerault et à destination de Paris. Le sillon ainsi récupéré permettrait à la SNCF de rajouter un train au départ de Tours. La logique de fréquentation et de rentabilité de la SNCF est compréhensible mais la logique d’aménagement du territoire est un impératif. Les habitants et les entreprises du châtelleraudais ont un besoin criant de liaisons pertinentes avec la région parisienne. Châtellerault est un bassin très industriel, avec de nombreuses entreprises majeures tournées vers l’aviation et le militaire. La suppression de la desserte ferroviaire aura des conséquences lourdes pour ce territoire. Face à la mobilisation du terrain, la SNCF propose des expérimentations inadaptées, prélude à une fermeture programmée. Il lui demande comment il peut aider Châtellerault mais aussi, plus largement, la Vienne, à garder sa desserte ferroviaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>313</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2952</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation particulièrement préoccupante des EHPAD de la Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        313. — 29 avril 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation particulièrement préoccupante des EHPAD de la Loire. Face à l’ampleur des besoins, le montant du fonds d’urgence destiné à soutenir les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en difficulté a été porté à 300 millions d’euros pour 2025 au lieu des 100 millions initialement prévus. C’est une bouffée d’air pour des établissements sous asphyxie, mais cela ne résoudra malheureusement pas les difficultés structurelles auxquelles est confronté l’ensemble du secteur du grand âge. Il ne faudrait pas que le saupoudrage soit tel que les EHPAD les plus en difficulté ne puissent même pas se relever, avec une aide qui ne serait que symbolique. Elle souhaite par conséquent connaître la répartition envisagée des 300 millions d’euros, ainsi que le calendrier prévu, et savoir si le Gouvernement s’engage à soutenir la MLR de Saint-Just-Saint-Rambert, acteur essentiel et indispensable du Forez et de la Loire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>314</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2953</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Baisse des effectifs policiers à Clamart et au Plessis-Robinson
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        314. — 29 avril 2025. — M. Jean-Didier Berger appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la diminution continue des effectifs de la police nationale dans la circonscription de sécurité publique de Clamart et du Plessis-Robinson. En 2000, pour environ 70 000 habitants cumulés sur les deux villes, le nombre de policiers affectés à la circonscription était de 130 fonctionnaires. En 2014, la population a atteint 81 000 habitants, le nombre de policiers a diminué à 110 fonctionnaires. En 2025, alors que la population dépasse les 86 000 habitants, le nombre de policiers a encore diminué aux alentours de 90 fonctionnaires. En parallèle, les communes ont progressivement déployé leur police municipale et la vidéoprotection. Ainsi, il semble que l’État adapte le nombre de postes de policiers nationaux en lien avec le développement par les communes des effectifs de police municipale. Aussi, il l’interroge sur ses intentions afin de stopper la baisse des effectifs et procéder promptement à la réaffectation de davantage de policiers nationaux sur la circonscription de sécurité publique de Clamart et du Plessis-Robinson.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>315</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2953</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquences de l’interdiction des spectacles itinérants d’animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        315. — 29 avril 2025. — Mme Anne-Laure Blin alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences de l’interdiction des spectacles itinérants d’animaux d’espèces non domestiques. Elle lui demande les initiatives prises par le Gouvernement pour accompagner les familles du monde du cirque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>316</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2953</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Vie chère dans les outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        316. — 29 avril 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la vie chère dans les outre-mer. Entre trente et quarante pour cent : c’est l’écart moyen de prix entre l’Hexagone et les outre-mer pour les produits alimentaires. Et parfois c’est bien plus : + 70 % à Saint-Pierre-et-Miquelon, + 78 % en Nouvelle-Calédonie… Un paquet de pâtes à la Martinique, 92 % plus cher. Un paquet de sucre, 96 % plus cher. Une bouteille d’huile, 73 % plus cher. Des couches pour enfants, 88 % plus cher. Du papier toilette, 100 % plus cher. Même le pack d’eau dépasse les dix euros. Voilà qui, comme le constate un rapport du Sénat, interroge sur le nombre et le rôle des intermédiaires. Sur les monopoles, surtout, un groupe de la grande distribution qui contrôle beaucoup et se gave : 34 % de marge ! M. le ministre a lui-même accusé ce groupe d’« étouffer », M. le député le cite, d’« étouffer l’économie locale et le pouvoir d’achat ». Il a même évoqué des « pratiques économiques aux relents de colonialisme ». Les mots de M. le ministre sont forts. Mais jusqu’alors, ses actes sont faibles. Mieux, même, ou pire : ses décisions pourraient se révéler des quasi-cadeaux pour la famille propriétaire du groupe de la grande distribution et leurs collègues. En effet, que prévoit M. le ministre dans ses cartons ? Dans son projet de loi contre la vie chère ? La baisse de la TVA sur des produits essentiels. La diminution, sinon la suppression, de l’octroi de mer. Ce qui est en cause, ce sont les marges de la grande distribution. Mais M. le ministre n’y touche pas. Avec ce doute, cette immense incertitude : cette baisse de la fiscalité, quelle garantie a-t-il qu’elle sera répercutée sur les prix en magasins ? Aucune. M. le ministre n’en a aucune garantie. Et même une promesse des propriétaires du groupe et compagnie ne vaudrait rien. La solution est plus simple : que l’État mène des enquêtes sur la formation des prix, de l’eau, des pâtes, du sucre, des couches. Et que l’État fixe les prix, en accordant à chacun une marge raisonnable. C’est ainsi que l’on pratiquait, jusqu’en 1986, jusqu’à la libération des prix. Qui fut la liberté du renard dans le poulailler, aujourd’hui pillé. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>317</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2954</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maintien et soutien aux centres de santé sexuelle départementaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        317. — 29 avril 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le maintien et soutien aux centres de santé sexuelle départementaux. Dans la Drôme, le conseil départemental a adopté, au cœur de son budget, la fermeture des sept centres de santé sexuelle départementaux ruraux, ainsi que la réduction de 20 % des budgets alloués aux 11 autres situés dans des hôpitaux ou portés par le Planning familial. Ce sont des portes qui se ferment, un filet de sécurité qui craque pour des milliers de femmes, d’adolescentes et de familles, sur des territoires isolés et parfois enclavés. Le département, interpellé par des mobilisations massives, de l’ordre des médecins, des professionnels de santé, du Planning familial, mais également de plus de 500 personnes dont tant de jeunes dans la petite sous-préfecture de Die, a répondu par l’argument de la « rationalisation ». Il faudrait alors expliquer la « rationalité » de ne plus financer l’accès à la contraception, à l’IVG, à la prévention contre les IST ou l’accompagnement des femmes victimes de violences. Les centres de santé sexuelle jouent un rôle essentiel. L’anonymat y est garanti et chacune, chacun, est accompagné et soutenu, sans rendez-vous et gratuitement. On y donne accès à la prévention, au soin, on y délivre des moyens contraceptifs, on y répond aux questions, on accompagne lors de violences subies, en couple ou à la maison, à de l’écoute, à de la considération, sans jugement : sans eux, à Die, à Saint-Jean-en-Royans, il faudra prendre le bus, pendant une heure, peut-être plus, pour pouvoir trouver un lieu équivalent. Avoir ce temps, cet argent pour le bus, espérer que les parents ou des proches ne l’apprennent pas. La rationalité : d’une économie de moins de 300 000 euros par an, sur un budget de plus de 800 millions d’euros, d’un département excédentaire et qui n’est pas affecté par les coupes initialement envisagées par l’État. La logique, qui est celle du Gouvernement également, est de couper les vivres aux actions de solidarité et d’empêcher, de fait, l’application des heures d’éducation à la vie sexuelle et affective. Ce vote n’est pas un choix rationnel, ni logique. C’est un choix idéologique. « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant » disait Simone de Beauvoir. C’est le moment pour toutes les femmes, dans la Drôme, d’être vigilantes. Dans la Constitution, la liberté d’avorter est garantie sur le papier. Mais pas son accès. Elle lui demande ce qu’il est possible de faire quand une idéologie y fait obstacle, pour assurer que toutes les femmes, également dans les zones rurales de ce pays, puissent se voir assurer leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>318</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2954</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Prévention retrait gonflement des argiles sécheresse habitat individuel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        318. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux rappelle à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche que pour la première fois dans l’histoire de la prise en compte du phénomène RGA (retrait gonflement des argiles), une ligne budgétaire de la LFI 2025 en prévoit sa prévention. M. le député s’en réjouit puisqu’il l’appelait de ses vœux dans son rapport au Gouvernement : « N’attendons pas que ce soit la cata ! ». M. le député a donc plusieurs questions et quelques modestes avis sur la mise en œuvre du nouveau dispositif très attendu ! Tout d’abord, le prochain budget sur lequel Mme la ministre travaille actuellement permettra-t-il de subventionner suffisamment des premiers travaux de prévention et de réparation que le CCR estime à 40 millions d’euros pour traiter annuellement 4 000 maisons en utilisant des mesures horizontales ? Comment alors la sélection des maisons mises en danger par le RGA va-t-elle s’opérer ? M. le député avait suggéré de prioriser des zones où il est peu probable qu’un arrêté de catastrophe naturelle soit prononcé. Ensuite et comme elle l’a fait pour Breil-sur-Roya, Mme la ministre utilisera-t-elle davantage le bureau central de tarification en le rendant encore plus accessible par une approche digitale et omnicanale plus moderne ? Quel est l’état des discussions avec les assureurs sur ce point ? Comment va-t-elle promouvoir le futur dispositif ? Si M. le député avait appelé de ses vœux un pilotage stratégique au plus haut niveau, il faudra en revanche une démarche à la maille des propriétaires individuels pour faire mieux connaître les outils et les financements en faveur de la prévention. Comment seront associés les maires de France qui sont en première ligne ? Par ailleurs, Mme la ministre ne pense-t-elle pas que les assureurs ont tout intérêt à créer une association de prévention des risques naturels pour les biens immobiliers comme ils l’ont très bien fait pour la prévention routière ? En a-t-elle discuté avec eux ? Enfin, le traitement vertical actuellement majoritaire (résine et micro-pieux) est coûteux, invasif et très émetteur de CO2. Pour s’attaquer plus aux causes des fissures qu’à leurs symptômes, il faut développer la recherche de solutions horizontales qui visent à stabiliser le taux d’humidité sous les maisons. Mme la ministre a-t-elle l’intention d’impulser le changement réglementaire et normatif nécessaire pour aller plus vite ? Si 30 % des 11 millions de maisons concernées se fissurent à un horizon 2100, on parle d’un enjeu de près de 15 milliards d’euros pour la collectivité, plus que l’érosion du trait de côte ! Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>319</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2955</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Indemnisation des commerçants suite aux eux Olympiques et Paralympiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        319. — 29 avril 2025. — M. Jean Laussucq attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’indemnisation des commerçants suite aux jeux Olympiques et Paralympiques. Les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont été une réussite pour la France, qui a démontré sa capacité à organiser un évènement d’ampleur mondiale. Mais on sait aussi que cette organisation a nécessité des mesures exceptionnelles en matière de sécurité et de logistique, qui ont eu des conséquences directes sur l’activité économique de certains professionnels, notamment les commerçants situés dans les zones les plus concernées par les restrictions. Le Gouvernement avait pris l’engagement de les accompagner en mettant en place une commission d’indemnisation, avec des critères clairs et un cadre précis. On sait que l’État a voulu s’assurer d’un traitement rigoureux et équitable des demandes en s’appuyant sur des données comptables consolidées pour l’année 2024. Cependant aujourd’hui, en avril 2025, beaucoup de commerçants s’inquiètent du retard pris dans le processus. Certains d’entre eux, fragilisés par cette situation, se retrouvent en grande difficulté, malgré les dispositifs de soutien existants. Il est donc essentiel que l’indemnisation promise se concrétise rapidement et de manière fluide. Mme la ministre peut-elle préciser où en est exactement le processus d’indemnisation ? Il lui demande quelles sont les raisons des retards constatés et quelles mesures elle mettra en place pour accélérer le traitement des dossiers et garantir un versement rapide des aides attendues par les commerçants concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>320</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2955</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Mesures contre la fermeture des maisons de la presse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        320. — 29 avril 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la fermeture de nombreuses maisons de la presse. Pour beaucoup de citoyens, ces disparitions ont été vécues comme un véritable choc, voire une catastrophe. Depuis plusieurs mois, ces fermetures se multiplient, touchant des commerces parfois implantés depuis des décennies dans les petites et moyennes villes françaises et principalement dans les territoires ruraux. Dans sa circonscription, la 2e de la Manche, ce sont quatre maisons de la presse qui ont tiré leur devanture en seulement 18 mois : à Avranches (10 000 habitants), Mortain-Bocage (3 000 habitants), Saint-Hilaire-du-Harcouët (5 700 habitants) et Pontorson (4 300 habitants). Des communes dynamiques, dotées de zones de chalandise étendues et assurant des fonctions de centralité essentielles. Les causes de ces fermetures sont multiples : mutation du commerce de proximité, crise du secteur de la presse, évolution des modes de consommation… C’est un modèle qui est remis en cause, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Profondément attaché à la vitalité de la ruralité, il est convaincu de la nécessité de préserver les maisons de la presse, commerces de proximité qui jouent un rôle fondamental dans l’accès à l’information, à la culture et au lien social. Aussi, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour assurer le maintien et le développement des maisons de la presse sur l’ensemble du territoire national afin de garantir à toutes et tous un accès à l’information et à la presse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>321</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2955</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Financement de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine par l’AFD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        321. — 29 avril 2025. — Mme Caroline Yadan appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le financement de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine par l’Agence française de développement (AFD). Le 28 juin 2023, lors de son audition en commission des affaires étrangères, le directeur général de l’AFD a confirmé que, depuis 2009, l’AFD soutenait financièrement la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine à hauteur de plus d’un million d’euros, dont 320 000 euros pour la période 2020-2023. Or cette plateforme, qui regroupe des associations antisionistes engagées dans des campagnes de boycott de l’État d’Israël illégales en France, mène une activité de lobbying auprès des élus et du Gouvernement afin de promouvoir un agenda radical visant à isoler l’État démocratique d’Israël et à remettre en cause la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA, adoptée par la France. Malgré ces éléments déjà préoccupants, l’AFD a renouvelé son soutien à cette structure en décembre 2023, en lui octroyant une nouvelle subvention de 320 000 euros pour trois ans. Cette décision est intervenue seulement deux mois après les massacres du 7 octobre 2023, sans que la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine n’ait condamné ces actes terroristes. Au contraire, elle a activement contribué à une campagne de désinformation visant à légitimer la haine d’Israël, notamment en relayant des contenus de médias et d’influenceurs proches des Frères Musulmans, du Hamas ou poursuivis pour apologie du terrorisme. Par ailleurs, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine est liée à l’association Humani’Terre, dont les avoirs ont été gelés par la France pour des soupçons de financement du terrorisme. La LICRA et le CRIF ont appelé officiellement à la cessation immédiate du soutien financier de l’AFD à cette plateforme. Dans un contexte où l’antisémitisme connaît une véritable recrudescence en France et partout dans le monde, après le pogrom du 7 octobre, le financement de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine par l’AFD ne peut se justifier. Dans ces conditions, elle lui demande les intentions du Gouvernement quant à la poursuite du financement de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine par l’AFD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>322</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2956</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joséphine Missoffe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dispositifs de soutien à destination des établissements scolaires hors REP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        322. — 29 avril 2025. — Mme Joséphine Missoffe attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés spécifiques que rencontrent les établissements scolaires situés en dehors des réseaux d’éducation prioritaire. Certains établissements scolaires, bien que situés en dehors des réseaux d’éducation prioritaire, accueillent des élèves confrontés à de réels obstacles dans la réussite éducative, en lien avec des contextes sociaux complexes et une hétérogénéité marquée des parcours. Cette situation s’illustre dans le 16e arrondissement de Paris où des directeurs d’établissements ayant auparavant exercé en REP soulignent combien les défis rencontrés dans ces établissements hors éducation prioritaire peuvent s’apparenter à ceux qu’ils ont connus dans leurs précédents établissements. Depuis la dernière refonte de la carte d’éducation prioritaire, des dispositifs tels que les conventions académiques de priorité éducative ont tenté d’apporter un soutien renforcé à des établissements non classés mais identifiés comme exposés à des tensions éducatives réelles. Dans certaines académies, le contrat local d’accompagnement a été expérimenté afin de mieux tenir compte des contextes locaux et d’apporter des réponses spécifiques aux besoins des établissements. Aujourd’hui, des incertitudes sont exprimées sur le terrain quant aux perspectives de pérennisation et de diffusion de ces approches. L’intérêt se porte notamment sur les outils mobilisables pour garantir que les équipes éducatives, dans leur diversité de contextes, puissent bénéficier des leviers nécessaires à la mise en œuvre de projets pédagogiques exigeants et inclusifs. Alors que la refonte de la carte d’éducation prioritaire se précise, elle l’interroge sur les dispositifs de soutien dont pourront bénéficier les établissements scolaires hors éducation prioritaire mais dont les besoins appellent à une vigilance constante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>323</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2956</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Fin de la trêve hivernale et enfants à la rue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        323. — 29 avril 2025. — Mme Soumya Bourouaha alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la fin de la trêve hivernale et la mise à la rue de familles avec leurs enfants alors que le nombre de sans abris en France - et particulièrement des enfants - n’a jamais été aussi important.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>324</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2956</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Avenir du groupe EuroApi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        324. — 29 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’avenir du groupe EuroApi et sur les suites des annonces qu’il a faites conjointement avec le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins lors de leur visite sur le site de Vertolaye.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>325</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2956</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Préoccupations concernant la publication en open data du PCRS image
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        325. — 29 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les préoccupations concernant la publication en OpenData du PCRS image. Le syndicat d’énergie Territoire d’énergie Loire-Atlantique (TE44) et le syndicat d’eau départemental Atlantic’Eau réalisent, en leur qualité d’autorité publique locale et en partenariat avec l’Association des maires de France de Loire-Atlantique (AMF44), le plan de corps de rue simplifié (PCRS) image en Loire-Atlantique. Ce PCRS image, constitué de photographies aériennes de très haute résolution, offre un niveau de détail bien supérieur à ce qui est actuellement accessible sans contrôle sur internet. Ce degré de précision permet de distinguer très nettement des éléments sensibles tels que des raffineries, des postes de transformation électrique, des industries stratégiques, des chantiers, des stations de traitement des eaux et autres infrastructures critiques. Ce PCRS vise à réduire le nombre de dommages aux réseaux et leurs conséquences humaines. Or la publication en open data de ces PCRS image suscite des inquiétudes justifiées. En effet, cette diffusion semble contraire aux dispositions de la directive européenne (UE) 2022/2555, dite directive NIS2, relative à la protection et à la résilience des services essentiels et des activités sensibles. En effet, cette directive NIS2 renforce les exigences en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information, en particulier pour les entités fournissant des services essentiels (énergie, eau, transports, etc.) ou exerçant des activités critiques. Elle insiste sur la nécessité de protéger les informations sensibles qui pourraient exposer ces infrastructures à des risques accrus de cyberattaque, de sabotage ou d’acte de malveillance. Dès lors, la mise à disposition en open data du PCRS image, sans restriction, ni contrôle d’accès, pourrait compromettre la sécurité de ces infrastructures en fournissant à des acteurs de toutes sortes, qui peuvent s’avérer malveillants, des informations détaillées sur leur localisation, leur configuration et leurs vulnérabilités potentielles. De plus, cette perspective fait porter des risques réels, dans le contexte géopolitique particulièrement tendu, pour la sécurité physique des infrastructures et réseaux sensibles. C’est à l’encontre de la directive NIS2, qui vise à renforcer la résilience des services essentiels face aux menaces physiques et numériques, ainsi que de l’esprit de la réforme anti-endommagement qui permet, grâce à une géolocalisation précise des ouvrages sur le meilleur fond de plan disponible, de réduire le nombre de dommages aux réseaux et leurs conséquences humaines. Enfin, cette publication soulève des questions juridiques quant à la conformité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD), notamment en ce qui concerne le principe de minimisation des données (article 5.1.c) et la nécessité de garantir un niveau de sécurité approprié (article 32). Dans ce contexte, il lui demande si elle envisage de reconsidérer la publication en open data du PCRS image et de mettre en place des mesures de protection adaptées, conciliant transparence administrative et protection des infrastructures essentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>326</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2957</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Henriet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Amélioration des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        326. — 29 avril 2025. — M. Pierre Henriet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les enjeux liés à la démographie scolaire, particulièrement prégnants dans les territoires ruraux tels que la Vendée. Ces enjeux mettent en lumière le rôle essentiel des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), dispositifs qui assurent aux élèves une scolarisation de proximité, notamment lorsque l’offre vient se faire manquante sur le territoire de la commune. Le principe selon lequel une commune doit assumer les frais de scolarisation de ses élèves dans les établissements publics ou privés sous contrat est clair et légitime, conformément aux dispositions des articles L. 442-5-1 et D. 442-44-1 du code de l’éducation. Néanmoins, dans sa mise en œuvre pratique, ce dispositif entraîne des difficultés financières et organisationnelles importantes pour certaines communes, comme le montre l’exemple concret du RPI « Les Merveilles », qui associe les communes de Saint-Juire-Champgillon, Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine et La Réorthe, situées dans la circonscription de M. le député. En effet, lorsque le RPI n’est pas adossé à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), l’article D. 442-44-1 précise que les communes doivent déterminer la capacité d’accueil strictement au niveau communal. Ainsi, lorsqu’une commune comme Saint-Martin-Lars-en-Sainte-Hermine ne dispose plus d’établissement scolaire, elle se trouve contrainte, faute de pouvoir justifier d’une capacité d’accueil puisque devenue inexistante, de prendre en charge financièrement la scolarisation d’élèves dans des établissements extérieurs au RPI et même lorsque la capacité d’accueil au sein des écoles publiques composant ce regroupement est suffisante. Cette situation génère ainsi des coûts supplémentaires significatifs pour les communes concernées, créant une gestion moins efficiente des fonds publics et risquant d’affaiblir la solidarité territoriale qui constitue l’un des fondements des RPI. Compte tenu de ces réalités, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre envisage d’apporter des évolutions réglementaires ou législatives afin de mieux articuler les obligations communales avec les objectifs de mutualisation des RPI. Il souhaite également connaître les perspectives d’une réforme globale permettant de mieux adapter les dispositifs existants aux contraintes réelles rencontrées par les communes rurales confrontées aux défis croissants de la démographie scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>327</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2958</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Continuité du service public garantissant l’accès à la contraception et à l’IVG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        327. — 29 avril 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la menace qui pèse sur la continuité de l’offre de service public garantissant la liberté du recours à la contraception et à l’IVG. À Lyon, les médecins de la maison médicale « La Présence », établissement pourtant conventionné secteur 1, font usage de leur clause de conscience générale pour ne pas prescrire de pilules contraceptives et d’IVG et indiquent à leurs patientes avoir été formés à la « gestion naturelle de la fertilité comme alternative à la contraception », en contradiction avec la Haute Autorité de la santé qui mentionne que « l’information délivrée doit être claire, loyale, appropriée et permettre un choix éclairé de la méthode contraceptive » dans ses recommandations de 2025 sur l’accompagnement de la vie intime, affective et sexuelle des personnes en établissements et services médico-sociaux. Elle lui demande comment elle compte assurer l’accès à la santé sexuelle pour les femmes sur tout le territoire, alors que la couverture médicale est en déclin à Lyon et que les femmes vivant dans des déserts médicaux rencontrent de plus en plus de difficultés d’accès à la contraception et à l’avortement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>328</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2958</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport pour les descendants de déportés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        328. — 29 avril 2025. — M. François Piquemal interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur la nécessaire gratuité des frais de transport vers les lieux de mémoire de la Shoah et de la Seconde Guerre mondiale pour les petits-enfants de personnes déportés et déportées avec la complicité de l’État, sous le régime de Vichy et ultérieurement. La loi actuelle permet à un ascendant ou une ascendante, un descendant ou une descendante, ou un conjoint ou une conjointe d’ancienne déportée ou d’ancien déporté de bénéficier d’un trajet financé par l’État vers les lieux de mémoire et de déportation afin de se recueillir. Ces dispositions semblent largement insuffisantes. L’éloignement des camps de déportation et de concentration rend difficile d’entreprendre un tel voyage jusqu’en Allemagne, en Pologne, en Autriche… mais aussi sur le territoire national comme à Rivesaltes ou dans les nombreux lieux de rétention des groupes de travailleurs étrangers sous la période de Vichy en Occitanie et par la suite pour certains réfugiés espagnols ou certaines réfugiées espagnoles. Au fort poids émotionnel pour les proches des déportés s’ajoute un poids financier qui ne devrait pas être une barrière au deuil et à la mémoire. D’autant que cette prise ne charge ne s’applique qu’à un seul ou une seule bénéficiaire : aucune famille ne devrait avoir choisir qui de l’épouse, du frère ou de la mère pourra bénéficier de ce droit. Les années passant, les témoins de cette sombre époque sont de moins en mois nombreux, bien qu’il soit primordial que leur trace demeure pour faire perdurer la mémoire des dangers du fascisme et du nazisme. Les petits-enfants et arrière petits-enfants de déportés ou déportées, plus jeunes et donc bénéficiant de moins de ressources, doivent pouvoir se rendre sur ces lieux qui ont marqué l’histoire de leur famille et de la France. Certains n’ayant jamais connu leurs grands-parents, leur recueillement ne doit pas pouvoir être empêché par des considérations pécuniaires, qui contribueraient graduellement, à l’avenir, à diluer le souvenir des horreurs infligées aux déportés juifs et déportées juives, résistants et résistantes, communistes et opposants politiques, homosexuels, tziganes et tant d’autres. M. le député demande donc à Mme la ministre d’étendre la prise en charge des frais de transport pour un trajet aller-retour à destination des lieux de déportation pour tous les descendants et descendantes de déportés et déportées, dans un statut similaire à celui qui s’applique aux proches des militaires morts pour la France : un trajet pris en charge pour les ascendants ou ascendantes et descendants ou descendantes des premier et deuxième degrés, ainsi que les frères, soeurs et conjoints. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>329</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2958</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Droits des résidents étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        329. — 29 avril 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les droits des résidents étrangers. « À la préfecture on m’a dit que je n’avais qu’à faire ma demande en ligne ». « Ça fait un an déjà que je n’arrive pas à prendre de rendez-vous ». « Ça fait un an et demi que j’attends mon titre de séjour, je n’obtiens qu’un récépissé après l’autre ». « Je n’ai pas réussi à faire renouveler mon titre de séjour, j’ai perdu mon emploi et j’ai reçu une obligation de quitter le territoire français ». Ces témoignages, ce sont ceux des habitantes et des habitants de la circonscription de M. le député, à Aubervilliers et Pantin. Depuis des années, il reçoit chaque semaine dans ses permanences parlementaires des ressortissants étrangers, qui ne parviennent pas à faire les démarches nécessaires pour obtenir ou renouveler leur titre de séjour. Parce qu’ils en sont empêchés, par un système dysfonctionnel et brutal. Depuis des années, il alerte les autorités sur cette situation intolérable. Et pourtant rien ne change. Au contraire, la situation s’aggrave. Dans son département, la Seine-Saint-Denis, qui compte 30 % de résidents étrangers, cette situation touche des centaines de milliers de personnes. Pour elles, les difficultés s’accumulent à chaque étape, faisant de la procédure administrative un véritable parcours du combattant. Manque d’accueil physique dans les préfectures et sous-préfectures. Dysfonctionnements récurrents de tous les services en ligne dédiés. Délais à rallonge pour l’instruction des dossiers et de fabrication des titres. Absence totale de rendez-vous pour déposer un dossier et même pour récupérer un titre fabriqué. Ce n’est pas l’annonce récente d’un « plan d’action départemental » qui changera grand-chose à cet état de fait. Les ressortissants étrangers se trouvent soumis à une situation de non-droit. Un système opaque et arbitraire, dans lequel le droit élémentaire de chacun à accéder au service public n’est plus garanti. Et la corruption prospère, quand les rendez-vous en préfecture se monnayent pour plusieurs centaines d’euros, par le biais d’entremetteurs crapuleux, sur internet ou de main en main. Le nombre et l’éventail des personnes concernées par cette situation scandaleuse ne cesse d’augmenter et de s’élargir. Il y a dix ans, les problèmes concernaient avant tout les personnes sollicitant pour la première fois une admission exceptionnelle au séjour. Ils touchent aujourd’hui massivement des personnes déjà titulaires d’un titre de séjour, souhaitant effectuer un changement de statut ou effectuant le renouvellement de celui-ci. Des conjoints de citoyens français également. Pour tous ceux qui subissent ces difficultés, les conséquences sont dramatiques. Certains se voient privés de toute possibilité de régularisation. D’autres encore qui sont en situation régulière, se retrouvent sans papiers, privés de leurs droits, perdent leur emploi. Une véritable machine à précariser et à exclure. Des vies mises entre parenthèses. Brisées. Les causes de cette situation dégradée sont connues de tous. Elles sont structurelles. Elles tiennent d’abord à la logique de dématérialisation totale des procédures, qui crée une fracture entre le service public et les usagers. Elles se rapportent également au manque de moyens matériels et humains à la hauteur des besoins. Mais quand ces carences durent et s’accroissent depuis des années au vu et au su des autorités, sans réel effort pour y remédier, l’on ne peut que conclure qu’elles font système. Un système qui met en œuvre une politique d’exclusion tacite, aux dépens de la dignité des personnes, de leurs droits, de la vocation du service public et des principes de la République. Un système qui est le fruit d’une intention tout à fait délibérée. Quand M. le Premier ministre lui-même reprend les mots de l’extrême-droite en évoquant une « submersion migratoire » contre laquelle il conviendrait de lutter, l’on comprend aisément qu’il y a « une volonté politique de multiplier les obstacles » pour les étrangers, comme le déclarait récemment le président de la Fédération des acteurs de solidarité. Avec dix autres associations, celle-ci a récemment saisi le Conseil d’État pour dénoncer les dysfonctionnements auxquels sont exposés les étrangers dans leurs démarches administratives. M. le député n’accepte ni que les services de l’État manquent ainsi à leurs devoirs, ni que les ressortissants étrangers soient privés de leurs droits et traités en citoyens de seconde catégorie. Ces hommes et ces femmes vivent dans le pays depuis des années, y ont fondé une famille, y travaillent, contribuent à la collectivité, se conforment à la loi et à tous leurs devoirs. Elles ne demandent rien d’autre que leurs droits. Il lui demande alors quand il va enfin les respecter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>330</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2959</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppressions massives de classes et des décharges de direction Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        330. — 29 avril 2025. — Mme Sophia Chikirou alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la baisse des moyens alloués par le Gouvernement à l’école publique. Cette austérité budgétaire a des conséquences directes comme les fermetures massives de classes prévues à la rentrée 2025, en particulier dans les quartiers populaires, ou la remise en cause du régime de décharge de direction dont bénéficient les écoles parisiennes. Dans le budget 2025 passé en force par 49.3, le Gouvernement a fait le choix de réduire de 200 millions d’euros le budget de l’éducation nationale, en contradiction totale avec les promesses faites par M. le Premier ministre de revenir sur son projet de suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale. Partout en France, des classes ferment, des postes d’enseignants sont supprimés et des professeurs ne sont pas remplacés. A Paris, ce ne sont pas moins de 110 postes de professeurs qui seront supprimés et près de 170 fermetures de classes qui ont été confirmées pour la rentrée 2025 lors du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 21 mars 2025. Ces suppressions concernent surtout les arrondissements populaires du nord et de l’est, alors que les quartiers favorisés, comme le 7e arrondissement, sont épargnés. L’école élémentaire REP (réseau d’éducation prioritaire), située au 77, rue de Belleville, en est un exemple édifiant. Malgré l’arrivée prévue de 22 élèves supplémentaires à la rentrée 2025 (portant les effectifs totaux de 176 à 198 élèves), cette école se voit pourtant imposer la suppression d’une classe (de 12 à 11 classes). Concrètement, cela implique dès 2025 une augmentation immédiate de 25 % des effectifs dans les classes non dédoublées et dès 2026, une situation intenable avec des classes de CE2, CM1 et CM2 pouvant atteindre 34 élèves, en totale violation des normes en vigueur pour les établissements REP et REP+. Parallèlement à la suppression des classes, le régime de décharge dont bénéficient les directrices et directeurs d’écoles parisiennes est également menacé par le Gouvernement, sans réelle concertation. Ce dispositif, jugé « essentiel à la réussite des enfants » par la Fédération des conseils de parents d’élèves elle-même, offre aux directeurs le temps d’assurer le bon fonctionnement pédagogique et administratif de leur établissement. Malgré l’annonce d’un moratoire arraché sous la pression d’une mobilisation massive 11 février 2025, aucune garantie concrète et pérenne n’a été apportée par le ministère, laissant ces personnels dans l’incertitude. En conséquence, elle souhaite savoir si elle entend revenir sur ces fermetures de classes injustes et garantir le maintien des décharges de direction à Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>331</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2960</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Appellation d’origine contrôlée Champagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        331. — 29 avril 2025. — M. Charles de Courson alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’appellation d’origine contrôlée « Champagne ». Celle-ci constitue un élément clé du patrimoine viticole français et un moteur économique essentiel pour les territoires. Son excellence repose sur des règles strictes garantissant l’authenticité et la qualité des vins qui en sont issus. Pourtant, cette exigence est aujourd’hui fragilisée par un problème de maîtrise des nouvelles plantations, qui menace l’équilibre et la cohérence du vignoble champenois. Depuis 2016, la PAC prévoit un dispositif d’autorisations de plantation permettant de réguler les plantations de vignes tout en imposant un minimum de croissance, y compris pour les vins sans indication géographique (VSIG) dans les zones AOC. Le règlement de la PAC de 2013 souhaitait pourtant ne pas « détourner la notoriété des AOP ». Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV), en sa qualité d’organisme de défense et de gestion (ODG), a demandé le 27 février 2025 la suspension des travaux de l’INAO sur la révision de l’aire parcellaire de l’AOC Champagne. Les producteurs champenois sont contraints chaque année d’attribuer des droits de plantation pour des VSIG, alors même qu’ils ont fait le choix historique d’un modèle exclusivement sous appellation. Contrairement à ce dernier, les VSIG échappent à toute régulation stricte : absence de limitation des rendements, liberté totale dans le choix des cépages et des pratiques culturales et impossibilité de suivre précisément où sont situées ces vignes et où sont commercialisés ces vins. Au-delà de la Champagne, d’autres ODG font face à des difficultés similaires : notamment dans la région du Cognac et des vins de Bordeaux. Le « Paquet Vin », publié le 28 mars 2025, demeure insuffisamment précis sur la régulation des plantations dans les AOC. Dans ce contexte, il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette réforme européenne et si la France soutient l’exclusion des VSIG de la région Champagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>332</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2960</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Lutte contre la maladie d’Alzheimer et compensation du handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        332. — 29 avril 2025. — M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, la compensation du handicap et la perte d’autonomie. 1,5 million de personnes malades et leurs familles sont toujours dans l’attente du lancement de la stratégie nationale sur les maladies neurodégénératives (MND) qui constituent la première cause de perte d’autonomie. Entre errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, insuffisance de suivi thérapeutique, manque de soutien aux proches aidants, pénurie de moyens pour la recherche ou délais dans les autorisations pour les nouveaux traitements, les besoins sur le terrain sont immenses et les réponses doivent être à la hauteur de cet enjeu de santé public majeur ; on est, d’ailleurs, toujours dans l’attente de la reprise des travaux du comité de suivi de la 2e stratégie nationale pluriannuelle « Agir pour les aidants 2023-2027 ». Néanmoins, cette stratégie globale ne peut avoir qu’un impact transversal limité ; elle ne peut apporter des réponses adaptées à chacune maladies neurodégénératives. Il lui demande à quelle date sera lancée la stratégie MND 2025-2030 et quel budget est prévu. De plus, il lui demande quand sera mis en œuvre un plan ad hoc ciblant spécifiquement les besoins liés à la maladie d’Alzheimer avec un financement dédié. Par ailleurs, il lui demande quand sera enfin appliquée la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances qui prévoit la suppression, dans les cinq ans, du critère d’âge dans la compensation du handicap et de la perte d’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée pour ne se baser que sur leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>333</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2961</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Avenir de la Salmagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        333. — 29 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir de l’aérodrome de la Salmagne, situé sur les communes de Vieux-Reng et Elesmes. De récentes informations émanant du conseil d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre font état d’un projet de data center. Mme la députée est bien évidemment favorable à la création d’emplois que générerait l’implantation d’un data center sur le territoire ; néanmoins, elle se permet de signifier ici l’importance de préserver l’aérodrome, son activité et les entreprises environnantes. Ce projet de data center, s’il est retenu, doit être considéré avec toute la prudence nécessaire, eu égard aux besoins en eau qu’une telle installation requiert et au niveau plus que fréquemment bas de la nappe phréatique locale. L’aérodrome de la Salmagne a de nombreux atouts et caractéristiques qui pourraient être développés de façon à ce que des effets vertueux se fassent jour. Mme la députée pense notamment au fait que la Salmagne est un site d’atterrissage d’urgence pour les hélicoptères arrivant du CHU de Lille, pour les avions de Lesquin et qu’en cas d’arrêt de la chaîne industrielle de l’entreprise Ampere ElectriCity Maubeuge, la Salmagne permet l’acheminement de pièces urgentes par hélicoptère. Aussi, dans un courrier envoyé en mars aux ministres concernés, au préfet et au président de la région Hauts-de-France, elle a suggéré quelques pistes de développement. Elle lui demande donc son avis concernant l’avenir de ce site.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>334</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2961</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Départs de personnes en situation de handicap vers la Belgique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        334. — 29 avril 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le départ des personnes en situation de handicap vers la Belgique. En effet, la France continue d’envoyer chaque année des centaines de personnes en situation de handicap en Belgique, faute de structures adaptées sur son propre territoire. Aujourd’hui, près de 9 000 Français sont accueillis dans des établissements belges, financés en grande partie par la sécurité sociale et les départements. Cette situation, dénoncée depuis plusieurs années, révèle un profond désengagement de l’État en matière d’accompagnement du handicap, notamment pour les personnes avec des besoins complexes. Les familles sont souvent contraintes à l’exil médical, avec des conséquences humaines lourdes, tandis que le contrôle exercé par la France sur ces établissements reste lacunaire malgré l’accord franco-wallon de 2011. Le nombre de structures belges accueillant des Français a plus que doublé en quelques années, sans que la qualité des soins soit toujours garantie. Aussi, elle lui demande quels moyens concrets le Gouvernement entend mobiliser pour renforcer le contrôle des établissements belges financés par la France, accélérer le développement de structures spécialisées sur le territoire français et garantir un accompagnement de qualité aux personnes handicapées, afin d’en finir avec l’exil imposé à tant de familles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>335</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2961</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Choix des œuvres destinées au choeur de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        335. — 29 avril 2025. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le choix des œuvres destinées au chœur de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais dans le cadre de l’anniversaire des 800 ans de la cathédrale. En effet, un projet de tapisseries contemporaines ayant vocation à être installées dans le chœur de l’édifice a été retenu sans visiblement prendre suffisamment en considération le caractère particulier du lieu, joyaux de l’architecture gothique et sans associer suffisamment les différentes parties prenantes, à savoir tant les membres de la communauté catholique que les représentants des pouvoirs publics et les élus. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les options qui auraient pu être envisagées afin de parvenir à une meilleure concertation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>336</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2961</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération de la cochenille-tortue du pin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        336. — 29 avril 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’insuffisance actuelle des moyens mis en œuvre pour lutter contre la prolifération de la cochenille-tortue du pin. Cette prolifération menace de nombreux pins parasols, arbre emblématique s’il en est, originellement dans les communes du Golfe de Saint-Tropez et désormais sur la majeure partie du littoral varois. Or les moyens de lutte ne semblent à ce jour pas adaptés face à cette menace. En effet, l’accent est mis sur des moyens de lutte naturels, intention certes louable mais dont l’efficacité n’est pas évidente. Un produit existe, mais n’est utilisable que sur dérogation, pour une durée limitée et par les professionnels, ce qui ne permet pas là non plus une lutte efficace. Un autre produit, qui a fait la preuve de son efficacité en Italie, n’a pour sa part toujours pas d’autorisation de mise sur le marché. Hormis un arrêté ministériel de prévention de 2022 remis à jour, il n’existe aucune stratégie coordonnée et incitative de la part des services de l’État concernés, comme ce fut pourtant le cas avec succès pour la lutte contre le charançon rouge du palmier. De fait, la propagation, quantitative et géographique, se poursuit, la preuve en est de l’extension des zones considérées comme concernées ou menacées par arrêté préfectoral, avec des impacts potentiels désastreux sur la nature et les paysages. Il souhaiterait donc savoir dans quelle mesure et quand une réelle stratégie coordonnée de lutte, associant et mobilisant l’ensemble des acteurs concernés (État, collectivités, professionnels et propriétaires) et disposant des moyens les plus adaptés, pourra être mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>337</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2962</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anchya Bamana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Participation de Mayotte aux Jeux de l’océan Indien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        337. — 29 avril 2025. — Mme Anchya Bamana interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la participation de Mayotte aux Jeux des îles de l’océan Indien 2027, prévus aux Comores. Le Comité régional olympique et sportif (Cros) Mayotte a récemment rappelé son opposition à toute co-organisation avec les Comores et à toute délégation « France océan Indien », réaffirmant son attachement à une représentation pleine et entière de Mayotte en tant que territoire français. Or la charte actuelle des Jeux empêche les délégations non souveraines d’arborer leur drapeau national et de faire jouer leur hymne, ce qui constituerait une discrimination inacceptable envers les sportifs mahorais. La France étant le principal financeur de ces Jeux, il lui revient d’exiger des évolutions dans cette charte. Elle lui demande donc quelles démarches diplomatiques le Gouvernement compte entreprendre pour que les athlètes mahorais puissent concourir sous les couleurs de la République et entendre la Marseillaise résonner à Moroni en 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>338</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2962</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation inquiétante des vignerons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        338. — 29 avril 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation inquiétante des vignerons et souhaite lui poser trois questions. Premièrement, la situation alarmante de la cave des Vignerons de Saint-Gély dans le Gard, qui illustre la rigidité kafkaïenne dont l’administration peut être l’auteur. Dans le cadre du plan de distillation d’urgence, la coopérative s’est vu exclure son vin par l’établissement public FranceAgriMer, au motif d’un surplus de 0,33 % du pourcentage d’alcool. Pourtant, le vin a bel et bien été réceptionné, contrôlé, puis distillé, mais la cave n’a pas été payée des 18 000 euros qui lui sont dus. La coopérative a tenté de défendre ses intérêts auprès de FranceAgriMer et a alerté le ministère de l’agriculture à plusieurs reprises. Cependant, la situation, manifestement injuste, n’a pas été résolue et la cave coopérative est toujours dans une situation financière plus que préoccupante. Que compte faire Mme la ministre afin d’aider cette coopérative, régler ce litige révoltant et venir en aide à des vignerons qui perdent espoir ? De plus, le plan prime à l’arrachage, piloté par le même FranceAgriMer et mis en place pour aider la filière viticole, prévoit une indemnisation en fonction des surfaces arrachées. Or cette prime est aujourd’hui jugée insuffisante par de nombreux professionnels pour compenser la perte d’exploitation à moyen terme. Pire encore, l’imposition de cette prime réduit encore davantage son efficacité en tant qu’outil de soutien. M. le député interroge Mme la ministre sur la possibilité d’exonérer cette prime afin d’en assurer son efficacité. Enfin, les producteurs français sont aujourd’hui pris en tenaille entre une multiplication des normes européennes, des exigences de certification sans réelles plus-values, une concurrence européenne et extra-européenne qui baisse le prix du marché et ne se plie pas toujours aux règles que doivent respecter les vignerons français. Il est urgent d’agir pour les vignerons, pour les 85 000 exploitations viticoles, pour les 500 000 emplois directs et indirects de ce secteur et pour le second contributeur à la balance commerciale française. Il lui demande donc ce qu’elle compte mettre en œuvre afin de soutenir concrètement les vignerons français dans la tourmente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>339</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2962</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Institutionnalisation des cérémonies d’accueil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        339. — 29 avril 2025. — Mme Isabelle Santiago attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’institutionnalisation des cérémonies d’accueil. Plusieurs fois dans l’année, sont organisées dans chaque département au sein des préfectures, des cérémonies d’accueil des nouveaux citoyens français. Ce rendez-vous républicain ô combien symbolique est l’occasion de remettre à des femmes et des hommes venus d’ailleurs, leur certificat de nationalité française. Cette cérémonie intervient après un long processus, pour ne pas dire un parcours du combattant périlleux, que les compatriotes ont dû affronter mais il s’agit là d’une étape cruciale pour acquérir la nationalité française et intégrer pleinement la République et sa communauté de valeurs. Chaque année, dans le département du Val-de-Marne, cette cérémonie est organisée en préfecture, créant un moment de concorde républicaine, bien nécessaire en ces temps troublés. Mme la députée souhaite saluer à cet égard le travail des fonctionnaires et de l’ensemble du corps préfectoral qui assuraient le succès de ce temps fort. Assuraient, au passé, car désormais ces cérémonies où raisonnait l’hymne national, sous les couleurs du drapeau français et européen, sont désespérément désertées. Mme la députée considère que c’est notamment la conséquence de la « fameuse dématérialisation ». Alors qu’il y a plus que jamais besoin de liens, plus que jamais besoin de raccrocher les citoyens à la République et ses valeurs, le symbole de l’entrée dans cette belle République française est envoyé par un mail impersonnel et froid ! Dans la circonscription de Mme la députée, on refuse aux maires de communiquer les coordonnées des nouveaux citoyens quand ces édiles souhaitent organiser comme dans d’autres départements, des cérémonies d’accueil dans la citoyenneté française. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement soutient sa volonté d’institutionnaliser ces rendez-vous républicains pour en faire, partout en France, de vrais moments de concorde nationale ; il n’est jamais vain de célébrer entre tous les Français, quelle que soit leur ancienneté dans cette nationalité, le triptyque républicain, Liberté, Egalité, Fraternité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>340</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2963</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Pribetich</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conserver les crédits à la conversion non utilisés au profit de la filière bio
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        340. — 29 avril 2025. — M. Pierre Pribetich interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire afin de savoir si elle entend se saisir de la révision du plan stratégique national, qui doit aboutir le 31 mai 2025, et de la préparation du prochain budget pour retenir les crédits européens de la conversion non utilisés afin qu’ils restent dédiés au maintien des fermes biologiques, en renforçant les outils existants tels que l’écorégime bio, le crédit d’impôt bio et les programmes opérationnels à la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>341</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2963</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Elie Califer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Drépanocytose : l’augmentation de l’incidence de la maladie et prise en charge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        341. — 29 avril 2025. — M. Elie Califer attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la maladie de la drépanocytose et sur les conséquences qu’elle entraîne sur les populations touchées. La drépanocytose constitue effectivement la maladie rare la plus fréquente en France et son incidence ne cesse d’augmenter. Pourtant, selon les associations de patients, elle demeure en France hexagonale paradoxalement peu connue du grand public et même du corps médical. Cette maladie implique d’importantes contraintes pour les patients atteints, qui témoignent fréquemment de difficultés à suivre une scolarité régulière, à maintenir une activité professionnelle stable, ainsi que d’une fatigue chronique aggravée par le caractère invisible de la maladie. De plus, la drépanocytose n’est abordée que de façon très insuffisante lors de la formation initiale des professionnels de santé, notamment des médecins, malgré son importance épidémiologique. Bien que les associations de patients et la filière MCGRE développent des programmes de formation pour améliorer cette situation, ces initiatives gagneraient à recevoir davantage de soutien des pouvoirs publics. Ainsi, il lui demande les moyens que le Gouvernement entend mettre en place au profit d’une meilleure prise en charge des personnes atteintes par cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>342</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2963</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Lhardit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Le plan de dépollution des calanques de Marseille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        342. — 29 avril 2025. — M. Laurent Lhardit attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le plan de dépollution des calanques de Marseille. Le littoral sud de Marseille qui compose la circonscription de M. le député est un des plus beaux littoraux du monde. Entre mer et collines, derrière Les Goudes, Callelongue, l’Escalette, Montredon, ces villages marseillais, une triste réalité s’y cache. Marseille et son bord de mer portent encore les stigmates d’une histoire industrielle riche, terminée il y a peu. Les dépôts de scories, résidus hautement toxiques, pour certains cancérigènes, affleurent à même le sol. Ces résidus contiennent des concentrations élevées de métaux lourds, tels que le plomb et l’arsenic, qui représentent une menace pour l’environnement et la santé publique. Les particules toxiques sont dispersées par le vent ou entraînées par ruissellement vers la mer. L’héritage de ce lourd passé industriel, au cœur du Parc national des calanques, est réel tant sur les sols contaminés que sur l’exposition des habitants à cette pollution. Les Marseillais attendent un engagement de l’État à la hauteur du préjudice qu’ils ont subi et qu’ils subissent encore aujourd’hui. Dès 2005, l’Institut national de veille sanitaire avait alerté sur les risques d’exposition pour les résidents et les nombreux visiteurs. Pour de premières actions concrètes, il a fallu attendre 2013 et le lancement par l’Ademe de diagnostics et d’études qui se sont étalés jusqu’en 2023. Cette pollution a été reconnue par la justice à la fin de l’année dernière. Le tribunal administratif a condamné l’État, reconnu responsable, à dépolluer 77 dépôts, entre Montrose et Callelongue, sur 29 hectares, d’ici juin 2028. M. le député salue cette première victoire historique mais regrette fortement que les riverains n’aient pas obtenu l’indemnisation qu’ils demandaient. En tant que député, notamment du 8e arrondissement de Marseille, il souhaite défendre cette revendication au Parlement, après tant d’années d’oubli. Les Marseillais demandent un plan de dépollution complet, rapide et encadré des sites touchés pour qu’ils puissent se réapproprier ces espaces de vie et de nature. M. le député pense notamment au site Legré Mante et remercie les associations Union calanques littoral sud, Comité santé littoral sud et La Fare sud-est d’avoir été de véritables lanceurs d’alertes. Si un calendrier de travaux est bien affiché par l’Ademe concernant ce plan, il reste imprécis. Ainsi M. le député demande à Mme la ministre de veiller à informer les habitants et les élus sur les avancées car ce sont les principaux concernés et ils ont été pendant de nombreuses années négligés. Les enfants de ce territoire ont joué et grandi dans une terre dont la pollution n’était pas connue et qui a tardé à être prise en considération. Il lui demande donc si les Marseillais peuvent compter sur l’État pour protéger leur santé et leur environnement ainsi que pour défendre l’intérêt général de la population du littoral sud de Marseille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>343</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2964</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bartolomé Lenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Déduction de TVA concernant les pick-up avec des strapontins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        343. — 29 avril 2025. — M. Bartolomé Lenoir attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le sujet de la déduction de TVA concernant les pick-up. La législation prévoit que la TVA est déductible pour les véhicules de type pick-up avec une première rangée de places assises mais avec des strapontins à l’arrière. Cependant, dans la Creuse, la direction départementale des finances publiques (DDFIP) ne fait pas de distinction entre les banquettes et les strapontins, en se basant probablement sur la carte grise qui mentionne quatre places. C’est une question d’assurance car il peut y avoir quatre personnes dans le pick-up, dont deux sur les strapontins, mais jamais ce véhicule ne pourrait être utilisé dans le cadre d’un loisir. Il lui demande donc quelle est l’appréciation de la direction générale des finances publiques (DGFIP) sur ce sujet et de s’assurer que la DDFIP de la Creuse ne fonde pas sa décision sur la carte grise indiquant quatre places alors que la rangée arrière est composée de strapontins. Il lui demande ainsi une réponse claire sur le fait que les véhicules de type pick-up ayant une rangée de place assise et derrière des strapontins puissent bénéficier de la déductibilité de TVA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>344</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2964</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité des secours héliportés dans les Alpes-de-Haute-Provence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        344. — 29 avril 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la sécurité des secours héliportés dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le département des Alpes-de-Haute-Provence, le plus vaste de la région Sud, est un territoire de montagne où les secours terrestres peinent à répondre efficacement à l’urgence, du fait de l’éloignement, du relief et de l’enclavement de nombreuses communes. Depuis 2020, l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie de Digne-les-Bains, le Choucas 04, assure des missions vitales : secours en montagne, interventions médicalisées d’urgence, transferts interhospitaliers. Il est le seul moyen aérien permanent à disposition sur ce territoire étendu. En 2023, cet appareil a permis 473 missions de secours, dont 97 médicalisées par le SMUR. Ces chiffres traduisent une pression opérationnelle constante. Or cet hélicoptère doit prochainement être immobilisé pour une maintenance de longue durée, sans qu’aucune solution de remplacement pérenne ne soit annoncée. Pourtant, de nombreux départements disposent de plusieurs appareils, là où les Alpes-de-Haute-Provence n’en comptent qu’un seul. Il paraît indispensable d’affecter temporairement au moins un hélicoptère supplémentaire le temps de cette grande visite. Cette situation menace directement la continuité des secours sur ce territoire alpin, où ni les hélicoptères des départements voisins ni les moyens terrestres ne permettent une intervention dans des délais compatibles avec l’urgence vitale. Elle lui demande ainsi quelles dispositions il prévoit pour garantir la continuité des secours aériens durant l’immobilisation du Choucas 04, mais souhaite aussi savoir s’il envisage de renforcer durablement les moyens héliportés dans les zones de montagne, en commençant par les Alpes-de-Haute-Provence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>345</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2965</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Chiffres catastrophiques de la mortalité infantile en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        345. — 29 avril 2025. — M. Aurélien Pradié interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la mortalité infantile en France, supérieure à la moyenne européenne alors qu’elle était la plus basse d’Europe jusque dans les années 1990. Les décès des nouveau-nés sont les plus nombreux, 74 % de la mortalité infantile est néonatale. Le taux de mortalité infantile était de 3,7 pour mille en moyenne en France en 2021 avec de fortes disparités selon les territoires, notamment dans les DOM TOM avec une moyenne de 7,7 pour mille naissances, dans le département du Lot de 5,1 pour mille, le Jura et l’Indre et Loire 5,2 pour mille. En 2023, le Lot affichait un taux de 6,2 pour mille. Au niveau national, la moyenne est passée à 4,1 pour mille en 2024. Les chiffres ne cessent de progresser. C’est un très mauvais signal. Or la mortalité infantile est un « indicateur clé de la qualité des soins périnatals et des politiques de santé publique ». Les pays d’Europe du nord connaissent des chiffres deux fois meilleurs avec des maternités même petites mais mieux dotées en effectifs. La Suède affiche le taux de mortalité infantile le plus bas du monde. Elle met en avant le suivi et l’accompagnement des mères avec des centres de soins de proximité. L’organisation des soins en territoire rural a aggravé les risques avec la fermeture des petites maternités pour raison de sécurité. D’autres problématiques sont venues se greffer : les distances d’accès aux soins mettent plus fortement en danger les mères et les nouveau-nés en zone rurale. L’exemple du Lot à cet égard est frappant, avec la fermeture de 3 maternités sur 4. En août 2023, la maternité de Cahors a dû fermer pendant deux jours faute de pédiatre. Il y a bien une corrélation entre la qualité de la prise en charge et le risque de mortalité infantile. Il lui demande quels moyens elle entend mettre en œuvre de façon pérenne pour enrailler ce phénomène préoccupant et gommer les inégalités territoriales.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>6286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2984</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>« Hymne européen » au standard téléphonique de Matignon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6286. — 29 avril 2025. — Mme Michèle Martinez interroge M. le Premier ministre sur la pertinence et la portée symbolique de la musique d’attente du standard téléphonique de ses services. Elle a constaté avec surprise en souhaitant joindre un haut-fonctionnaire rattaché à Matignon que « L’Hymne à la Joie » de Beethoven était la musique choisie pour l’accueil et l’attente des personnes au standard téléphonique des services du Premier ministre. Ce choix interroge. Non sur le fond car la musique de Beethoven est mondialement célèbre et elle fait partie du patrimoine commun de l’humanité. Mais à la place de la musique autrichienne, les services du chef du Gouvernement français ne devraient-ils pas s’attacher à promouvoir l’art français et la musique française ? Ce ne sont pourtant pas les chefs-d’œuvre qui manquent si l’on puise dans le répertoire d’un Lully, d’un Rameau, d’un Berlioz, d’un Ravel pour ne prendre que quelques exemples parmi une multitude d’artistes, contemporains ou anciens, qui font rayonner la musique française à travers le monde. Elle ne peut imaginer que ce choix ait été dicté en raison de considérations européistes, sous prétexte qu’il servirait « d’hymne » à l’Union européenne. Il n’y a qu’un seul hymne en France, reconnu par l’article 2 de la Constitution : la Marseillaise. Auquel cas, les Français comme les étrangers seraient ravis de l’entendre quand ils cherchent à joindre un agent ou un fonctionnaire servant le Premier ministre, donc la France et les Français. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si le Premier ministre souhaite corriger cette erreur de jugement, symbolique certes, mais qui en dit long sur l’image de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2984</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Agressions sexuelles institutionnalisées sur les supportrices
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6346. — 29 avril 2025. — M. Hadrien Clouet attire l’attention de M. le Premier ministre sur le soutien qu’apportent trois ministères aux agressions sexuelles institutionnalisées sur les supportrices. Le contenu de sa dernière réunion de l’Instance nationale du supportérisme, jeudi 17 avril 2025, a consterné les associations présentes. Celles-ci alertaient le Gouvernement des agressions sexuelles répétées qui ciblent les supportrices à la fouille. Las, le Gouvernement a refusé de répondre à l’interpellation : le ministère de l’intérieur était absent, le ministère de la justice s’est déclaré incompétent, le ministère des sports a repris des légendes urbaines sexistes sur la dissimulation d’objets dans les parties intimes des supportrices. Ainsi, les trois ministères développent délibérément une politique publique fondée sur des attouchements, avec contrainte physique, morale, menace ou surprise. Il lui demande donc s’il va de rappeler à l’ordre les ministères concernés, exiger d’eux la protection des supportrices face aux agressions sexuelles et mettre fin à des protocoles de fouille qui visent soit à couvrir des pratiques sexuelles non-consenties, soit à chasser les femmes des espaces sportifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2984</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Dématérialisation des procédures administratives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6181. — 29 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’accès aux démarches administratives pour les personnes n’ayant pas accès aux outils informatiques et numériques. Censée simplifier l’accès aux services publics, la dématérialisation croissante des démarches administratives occasionne dans les faits d’importantes difficultés pour une part importante des citoyens. Au lieu de constituer une offre supplémentaire aux autres moyens de communication avec l’administration que sont le guichet, le papier et le téléphone, elle a en effet tendance à s’y substituer. Comme l’indique la Défenseure des droits, cette « dématérialisation à marche forcée » vient directement menacer l’accès aux droits et le principe constitutionnel d’égalité devant le service public dès lors que certains usagers ne sont pas en mesure de s’équiper, s’informer et se former afin de réaliser leurs démarches en ligne. Un risque que confirme le constat selon lequel, en 2023, 13 % des foyers français ne disposaient pas d’ordinateur et 11 % n’étaient pas équipés en smartphone et qui concerne en premier lieu les publics en difficulté : personnes âgées, personnes handicapées ou souffrant de maladie chronique, allocataires de minima sociaux, habitants de zone rurale. Il lui demande ainsi quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir un accès effectif aux services publics et aux démarches administratives aux personnes ne pouvant recourir aux outils numériques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2985</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Effets restrictifs de l’article 8 du décret no 2019‑1593 du 31 décembre 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6281. — 29 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les effets restrictifs de l’article 8 du décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la rupture conventionnelle dans la fonction publique. Le présent décret interdit à un agent public ayant bénéficié d’une rupture conventionnelle de réintégrer la fonction publique, y compris en tant que contractuel, pendant une durée de six ans, sauf à rembourser l’indemnité perçue au titre de cette rupture. Cette disposition vise à éviter que des agents quittent volontairement leur poste avec une indemnité pour ensuite réintégrer rapidement la fonction publique, ce qui pourrait être perçu comme une utilisation abusive du dispositif. Cependant, cette mesure peut avoir des conséquences inattendues. Par exemple, une ancienne professeure des écoles ayant quitté ses fonctions en 2021 via une rupture conventionnelle, à la suite d’un burn-out, se voit aujourd’hui refuser tout poste contractuel dans la fonction publique d’État, malgré sa volonté de servir à nouveau. Cette situation soulève une question de cohérence entre les politiques de mobilité et de reconversion et le cadre réglementaire existant, d’autant plus que les administrations font face à un déficit d’attractivité et à une tension sur certains métiers. Par ailleurs, le dispositif de rupture conventionnelle dans la fonction publique est encore en phase expérimentale jusqu’au 31 décembre 2025, conformément à l’article 72 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. Au regard de ces éléments, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage une évolution du cadre réglementaire, notamment une révision de l’article 8 du décret précité, afin de permettre un retour progressif dans la fonction publique pour les agents concernés, en adéquation avec les besoins des services.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2985</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Indemnité de résidence versée aux fonctionnaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6282. — 29 avril 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les critères d’attribution de l’indemnité de résidence versée aux fonctionnaires dans les grandes agglomérations urbaines. Cette indemnité, censée compenser les disparités du coût de la vie, est accordée selon une classification en zones géographiques. Or certaines villes moyennes ou grandes, comme La Rochelle, bien que confrontées à une pression foncière particulièrement élevée et à un coût de la vie en forte hausse, ne bénéficient pas de cette indemnité ou ne sont classées que dans la deuxième catégorie, peu avantageuse. Cette situation crée une inégalité de traitement entre agents de la fonction publique exerçant dans des territoires aux réalités économiques pourtant similaires. Elle nuit également à l’attractivité de la fonction publique dans ces zones, alors même que des besoins importants de recrutement y sont identifiés, notamment dans le secteur de la santé. En conséquence, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage une révision des critères de zonage permettant une meilleure prise en compte des dynamiques locales réelles en matière de coût de la vie et de pression immobilière, afin de garantir une équité territoriale dans l’attribution de l’indemnité de résidence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2985</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Rémunération de certains agents publics placés en congé de maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6283. — 29 avril 2025. — M. Pascal Jenft interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la légalité du décret n° 2025-197 relatif aux règles de rémunération de certains agents publics placés en congé de maladie ordinaire ou en congé de maladie. Le décret n° 2025-197 du 27 février 2025 établit à 90 %, au lieu de 100 %, le taux de remplacement de traitement de congés maladie des fonctionnaires, y compris des militaires. En somme, les individus concernés obtiendront un salaire amputé de 10 % de valeur en cas de congé maladie. Cependant, dans les visas de ce décret, il n’est fait aucune mention de la consultation de l’avis du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM). Or cette consultation est une obligation légale. Le second alinéa de l’article L. 4124-1 du code de la défense dispose expressément que la consultation du CSFM est obligatoire en cas de projet de texte d’application du code de la défense ayant une portée indemnitaire. Mais encore, l’entrée en vigueur de ce décret semble floue. Il est fait référence à une date prévue à l’article 189 de la loi de finances pour 2025, or cet article ne mentionne aucune date précise. Il l’interroge sur ce non-respect de l’article L. 4124-1 du code de la défense concernant le décret n° 2025-197 du 27 février 2025, ainsi que sur ses modalités précises d’application, notamment temporelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2986</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir des Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6182. — 29 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du Réseau Cuma, au niveau de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2986</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif DiNA-Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6183. — 29 avril 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences préoccupantes engendrées par la réduction budgétaire affectant le DiNA-Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif, bien plus qu’un simple soutien au partage de matériel entre agriculteurs, constitue un levier structurant pour l’essor de projets collectifs à l’échelle locale. Il accompagne de nombreuses dynamiques rurales porteuses de transitions : création d’emplois en zones agricoles, soutien à l’installation de jeunes exploitants, diminution du recours aux intrants chimiques, innovations face au changement climatique et renforcement de la souveraineté alimentaire et énergétique. Fruit d’un important travail d’évaluation par le CGAAER et de concertations menées avec la DGPE en 2022-2023, le DiNA-Cuma a été révisé en 2024 pour en renforcer la pertinence et l’efficacité. Chaque année, ce sont plus de 600 Cuma et plus de 14 000 agriculteurs qui mobilisent ce dispositif d’accompagnement stratégique, aujourd’hui sans équivalent dans le paysage agricole français. Dans ce contexte, les récentes coupes budgétaires suscitent une vive inquiétude parmi les acteurs du réseau Cuma. Elles apparaissent en contradiction avec les ambitions partagées pour la transition agroécologique et le soutien aux formes collectives d’organisation agricole. Au regard de son efficacité prouvée et du coût modéré qu’il représente, maintenir ce soutien semble d’autant plus crucial. Elle la questionne donc sur ses intentions quant à la pérennité de ce dispositif unique, seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma, et les moyens qui seront mobilisés pour assurer sa continuité à la hauteur des enjeux qu’il incarne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2987</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Budget des coopératives d’utilisation en commun de matériel agricole (Cuma)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6184. — 29 avril 2025. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse du budget du dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives (DiNA) des coopératives d’utilisation en commun de matériel agricole (Cuma). Depuis sa mise en place en 2016, le dispositif DiNA Cuma soutient notamment le développement des projets collectifs des Cuma par le partage des machines et des compétences. Ces projets permettent de mieux accompagner les changements de la profession, de faciliter l’accès à une nouvelle génération d’agriculteurs. Ils contribuent donc à garantir l’avenir de l’agriculture française et la souveraineté alimentaire du pays. Depuis 2021 et à l’issue du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), une nouvelle mouture du DiNA Cuma a été élaborée pour mieux articuler les politiques publiques. Unique en son genre, ce dispositif destiné à plus de 600 Cuma chaque année au niveau national profite à plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Le dispositif DiNA a récemment fait l’objet d’une diminution des moyens qui lui sont alloués. Cette diminution suscite des questionnements et l’ensemble des réseaux Cuma s’interrogent sur les conséquences de cette baisse sur leur fonctionnement et sur leur capacité à innover. Si les conséquences de cette réduction peuvent être dommageables pour les Cuma déjà existantes, elles risquent de l’être davantage pour les projets d’avenir. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin d’accompagner efficacement les coopératives d’utilisation du matériel en commun (Cuma), essentielles au monde agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2987</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Concurrences des producteurs de cannabidiol européens et internationaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6185. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le développement de la culture du cannabidiol (CBD) et plus précisément concernant le taux légal du composé organique delta-9-tétrahydrocannabinol, plus communément appelé le THC. Actuellement, le taux légal de THC dans le CBD est limité en France à 0,3 %. Cette restriction légale a un impact direct sur la qualité des produits CBD produits en France et il est impératif que l’on envisage une modification de cette limite pour le bien de l’industrie agricole française et des consommateurs. En comparaison avec d’autres pays européens, tels que la Suisse, qui autorise un taux de THC de 1 %, ou l’Italie, avec un seuil de 0,6 %, la France se trouve dans une position défavorable sur le marché du CBD. Une augmentation du taux légal de THC pour le CBD à 1 % en France serait une mesure cruciale pour faire face à la concurrence européenne et étrangère. En effet, une limite de 0,3 % de THC impose des contraintes importantes sur les variétés de chanvre qui peuvent être cultivées en France. Cela limite la diversité des souches disponibles pour les producteurs, ce qui a un impact direct sur la qualité des produits CBD finaux. En augmentant le taux à 1 %, les producteurs français pourraient ainsi cultiver des variétés de meilleure qualité, ce qui se traduirait par des produits de CBD de qualité supérieure pour les consommateurs. Aussi, d’autres pays européens ont déjà adopté des taux de THC plus élevés. Cette mesure réglementaire place les producteurs français dans une position désavantageuse sur le marché européen. L’augmentation du taux de THC à 1 % alignerait la France sur les normes européennes et garantirait une concurrence équitable pour les agriculteurs. Il est également important de souligner que l’augmentation du taux de THC à 1 % resterait bien en deçà des niveaux susceptibles de présenter un risque pour la santé publique. Des études scientifiques et l’expérience d’autres pays ont montré que ce seuil demeure sûr et n’entraîne pas de conséquences néfastes pour la santé des consommateurs. Pour ces raisons, il souhaite connaître les pistes de réflexion en cours qui permettraient de favoriser l’essor d’une production plus compétitive face aux producteurs européens et internationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2987</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Continuité budgétaire et calendrier du Pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6186. — 29 avril 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire et le calendrier du pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Les débats sur le projet de loi de finances ont témoigné d’un soutien transpartisan à cette politique, avec plusieurs centaines d’amendements déposés par des parlementaires et l’adoption en commission mixte paritaire d’un amendement augmentant de 20 millions d’euros l’enveloppe du plan haies, portant son budget à 45 millions d’euros. Cependant, d’après les retours des acteurs concernés, ce montant risque aujourd’hui d’être remis en question du fait de la fongibilité de l’enveloppe « Planification écologique ». Une baisse budgétaire qui, si elle était actée, interpellerait au regard de la volonté exprimée par le Parlement à travers le vote de la loi de finances. Cette situation interroge également compte tenu des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et dans la loi d’orientation agricole, tout juste promulguée : un soutien budgétaire ambitieux dans la durée est nécessaire pour atteindre les + 50 000 km de haies en 2030, prévus par ces deux textes. Pour rappel, le pacte en faveur de la haie prévoyait à son lancement en 2024, un engagement à 110 millions d’euros pour au moins 3 ans. En parallèle de cette baisse de budget, un report de la publication des appels à projets serait également envisagé par le Gouvernement : initialement prévus au printemps, ils seraient désormais lancés en juillet 2025 au plus tôt. Ce report fragiliserait la mise en œuvre du pacte, qui nécessite notamment pour les agriculteurs d’anticiper leurs projets de plantation de haies. Ce calendrier tardif mettrait également en difficulté les structures de terrain (opérateurs de l’arbre et de la haie, techniciens, fédérations de chasseurs, chambres d’agriculture, etc.) accompagnant les agriculteurs, mais aussi les services de l’État, contraints de travailler dans un calendrier difficilement tenable. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, ce flou sur le budget disponible et ce retard dans le calendrier seraient fortement pénalisants. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros et si un calendrier rapide et clair de publication des appels à projets du pacte sera présenté, afin de sécuriser la planification des plantations pour l’hiver 2025/2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2988</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires intervenues sur le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6187. — 29 avril 2025. — M. Jean-Claude Raux alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2988</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>CUMA Dispositif DINA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6188. — 29 avril 2025. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2989</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Diminution des crédits d’aide aux Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6189. — 29 avril 2025. — Mme Hélène Laporte interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’évolution en 2025 des crédits alloués à l’aide aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). L’examen en commission mixte paritaire du projet de loi de finances pour 2025 au début de cette année a donné lieu à une restriction importante des autorisations d’engagement et crédits de paiement alloués à l’agriculture. Ainsi, le programme n° 149 - « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » a été diminué à hauteur de près de 200 millions d’euros en AE et CP par rapport au PLF déposé à l’automne 2024. Au sein de ce programme, l’action n° 23, « Appui au renouvellement et à la modernisation des exploitations agricoles » a été ramenée au niveau de 2024 (lui-même en nette diminution par rapport à 2023), alors qu’une hausse de 500 000 euros en AE et de 3,3 millions d’euros en CP était initialement programmée. Les dépenses d’aide aux entreprises sont les premières affectées par ce choix austéritaire. Celui-ci est ainsi de nature à se répercuter sur la sous-action « Aide aux CUMA », laquelle financer le dispositif national d’accompagnement (DiNA) des projets et des initiatives des Cuma. Ce dispositif vise à soutenir, au-delà de leur rôle premier de mise en commun des engins agricoles, le développement des projets collectifs des Cuma, lesquels bénéficient à l’emploi rural, au renouvellement des générations en agriculture, à l’adaptation des exploitations aux conditions climatiques en mutation, au renforcement de leur productivité et, en conséquence, à la souveraineté alimentaire de la France. Cette aide stratégique, unique en son genre dans l’agriculture, bénéficie chaque année à plus de 600 Cuma regroupant plus de 14 000 agriculteurs sur l’ensemble du territoire. Aussi, la perspective d’un affaiblissement de ce dispositif suscite au sein du réseau Cuma une légitime inquiétude et une profonde interrogation. S’élevant à 1,5 million d’euros en 2024, le DiNA représente une enveloppe budgétaire modeste qui a largement démontré son efficacité. Elle l’appelle donc à s’expliquer sur ses intentions quant à la pérennité du dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2989</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif DiNA - Situation des coopératives d’utilisation du matériel agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6190. — 29 avril 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA le 6 février 2025 (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) affectant les coopératives d’utilisation du matériel agricole (Cuma). Ce dispositif constitue, à ce jour, le seul soutien budgétaire de l’État spécifiquement dédié aux Cuma, qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des transitions agricoles : réduction de l’usage des produits phytosanitaires, adaptation au changement climatique, développement de la souveraineté alimentaire et énergétique, renouvellement des générations en agriculture et création d’emploi rural. Jouant un rôle important pour imaginer et concevoir l’agriculture de demain, plus de 600 Cuma, dont une centaine en Haute-Savoie, mobilisent ce dispositif à l’échelle nationale chaque année, représentant plus de 14 000 agriculteurs. Or les restrictions budgétaires en cours provoquent une vive inquiétude et une incompréhension parmi les acteurs du secteur, qui alertent sur le risque de démobilisation des collectifs agricoles face à l’affaiblissement d’un outil qui a démontré son efficacité, dans le cadre d’une enveloppe budgétaire pourtant modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à la pérennité et à l’ambition budgétaire du dispositif DiNA, ainsi que les garanties qu’elle peut apporter pour assurer sa continuité dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2989</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6191. — 29 avril 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse de la dotation budgétaire ayant impacté le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA). Comme le rappelle le réseau national des Cuma, le DiNA est un conseil stratégique organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en Cuma. Il a pour objectif de réaliser un état des lieux de chaque Cuma (gouvernance, situation économique et financière, organisation des chantiers, charges de mécanisation, etc.) et de proposer un plan d’actions. Le DiNA implique ainsi, de A à Z, les agriculteurs dans la construction commune des constats et dans l’élaboration des propositions et actions. Ainsi le DiNA permet-il de soutenir, outre le partage des machines agricoles, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction de produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA, qui a fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation, en 2022-2023, entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) et dont le modèle a été refondu en 2024, est bien articulé avec les enjeux actuels des politiques publiques, notamment les politiques publiques menées en matière agricole. Grâce aux collectifs d’agriculteurs, le DiNA permet de rendre plus efficient les effets de ces politiques publiques. Actuellement, en Bretagne, le DiNA concerne potentiellement plus de 600 Cuma dont près de 170 dans le Finistère. La baisse de crédits qui affecteraient ce dispositif particulièrement efficient, ne bénéficiant que d’une enveloppe budgétaire modeste, au moment même où il a été refondu en accord avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite donc une vive inquiétude et une grande incompréhension de la part de l’ensemble du réseau des Cuma. Il convient de rappeler, en outre, que le DiNA est le seul dispositif concernant les Cuma à bénéficier d’une ligne budgétaire. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser ce dispositif, notamment dans le cadre préparatoire du budget 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2990</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la réduction budgétaire du dispositif DiNA pour les Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6193. — 29 avril 2025. — Mme Océane Godard attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire affectant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce programme, au-delà de faciliter le partage de matériel, encourage le développement de projets collectifs au sein des Cuma. Ces initiatives visent à promouvoir l’emploi rural, le renouvellement générationnel en agriculture, la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique, ainsi que la souveraineté alimentaire et énergétique. Fort d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une refonte en 2024, ce dispositif s’aligne avec les objectifs des politiques publiques. Il amplifie, grâce aux collectifs d’agriculteurs, l’impact des actions entreprises. Cette aide stratégique, unique dans le secteur agricole, est sollicitée chaque année par plus de 600 Cuma à l’échelle nationale, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La remise en question de ce dispositif, malgré sa récente refonte en collaboration avec l’administration de Mme la ministre, suscite une vive inquiétude et une incompréhension au sein du réseau Cuma. Cette préoccupation est d’autant plus grande que le DiNA a prouvé son efficacité, tout en bénéficiant d’une enveloppe budgétaire modeste comparée à d’autres dispositifs de soutien. Étant donné l’importance cruciale de l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs, elle souhaite connaître les ambitions et les perspectives qu’elle envisage pour ce dispositif ; celui-ci représente, en effet, la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2990</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du plan d’arrachage des vignes excédentaires en 2024‑2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6194. — 29 avril 2025. — Mme Stéphanie Galzy interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le déploiement opérationnel du plan d’arrachage définitif de 30 000 hectares de vignes annoncé à l’automne 2024. Ce dispositif exceptionnel, financé à hauteur de 120 millions d’euros via le cadre des aides liées à la guerre en Ukraine, avait pour objectif de soulager la filière viticole française, confrontée à une crise structurelle de surproduction aggravée par la baisse continue de la consommation de vin et les difficultés économiques liées à l’inflation et à l’export. La mise en œuvre du plan s’accompagnait d’un engagement fort des viticulteurs bénéficiaires : abandon des autorisations de plantation sur les surfaces arrachées et interdiction de replantation pendant six campagnes. En février 2025, FranceAgriMer indiquait que près de 27 500 hectares avaient fait l’objet de demandes d’aide, mobilisant environ 109 millions d’euros, soit près de 91 % de l’enveloppe budgétaire prévue. Ce dispositif avait été présenté comme une réponse structurelle visant à adapter durablement le potentiel de production aux réalités du marché. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si les aides ont bien été versées aux exploitants concernés dans les délais prévus, si l’enveloppe résiduelle a été utilisée pour compléter les demandes initiales ou amorcer un dispositif complémentaire, notamment d’arrachage temporaire, et enfin, quelles suites le Gouvernement entend donner à ce plan dans le cadre des travaux engagés sur la future politique viticole nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2991</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mobilisation des Cuma contre une nouvelle coupe budgétaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6195. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif soutient, au-delà de son premier rôle de partage de matériel, le développement de projets collectifs portés par les Cuma, au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique, ainsi que de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une refonte en 2024, ce dispositif est étroitement articulé avec les grands enjeux des politiques publiques agricoles. Il permet, via des dynamiques collectives d’agriculteurs, de démultiplier l’impact des actions de terrain. L’aide apportée par ce dispositif à l’accompagnement stratégique des coopératives est aujourd’hui unique dans le paysage agricole français. Elle est mobilisée chaque année par plus de 600 Cuma à l’échelle nationale, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La réduction de l’enveloppe budgétaire dédiée à ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’appui de l’administration, suscite une vive inquiétude et une incompréhension légitime au sein du réseau Cuma. Cela est d’autant plus préoccupant que le DiNA présente une grande efficience et repose sur une enveloppe budgétaire modeste, comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Dans un contexte où l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un enjeu fondamental, il souhaite savoir quelle ambition et quelle pérennité elle entend donner à ce dispositif, qui constitue la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2991</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA des Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6196. — 29 avril 2025. — M. Anthony Brosse alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2991</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quel avenir pour le DiNA ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6197. — 29 avril 2025. — M. Benoît Biteau alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire affectant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des Cuma). Ce dispositif, bien au-delà de son rôle initial de soutien au partage de matériel agricole, accompagne le développement de projets collectifs portés par les Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole). Il contribue notamment à l’emploi en milieu rural, au renouvellement des générations agricoles, à la réduction de l’usage des pesticides, à l’atténuation du changement climatique, ainsi qu’à la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA a récemment fait l’objet d’une évaluation par le CGAAER, d’une concertation approfondie entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023, puis d’une refonte en 2024, en cohérence avec les orientations des politiques publiques. Il constitue un levier unique pour l’accompagnement stratégique des collectifs agricoles, mobilisé chaque année par plus de 600 Cuma, soit plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs à l’échelle nationale. Dans ce contexte, la baisse de son financement suscite une vive inquiétude au sein du réseau Cuma, d’autant plus que le dispositif, récemment actualisé en concertation avec les services du ministère, s’avère particulièrement efficace pour un coût relativement modeste comparé à d’autres aides. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un enjeu crucial, il souhaite connaître ses intentions quant à l’avenir et à la pérennité du DiNA, seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2992</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réglementation sanitaire et vente en circuit court
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6198. — 29 avril 2025. — M. Julien Limongi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées par certains producteurs engagés dans la vente en circuit court, confrontés à un cadre réglementaire inadapté à la réalité de leur activité. Si le règlement (CE) n° 853/2004 fixe les normes sanitaires applicables aux denrées alimentaires d’origine animale, il permet néanmoins aux États membres de prévoir des dérogations à l’agrément sanitaire, notamment pour les producteurs en vente directe ou indirecte. En France, cette dérogation est soumise à trois conditions cumulatives : la nature du produit concerné, un rayon de livraison inférieur à 80 kilomètres et le respect de seuils de quantités maximales hebdomadaires. Cependant, ces quantités maximales ne permettent pas aux producteurs d’assurer la viabilité, ni de leur activité, ni de la vente en circuit court. Cette restriction, largement contournée dans les faits, empêche pourtant les producteurs de se conformer à l’esprit de la loi « Egalim », qui vise à promouvoir une alimentation locale, saine et durable. Par ailleurs, les éleveurs de bovins et d’ovins, déjà confrontés à une vague de maladies entraînant la perte de nombreux animaux, subissent des conséquences sanitaires et économiques particulièrement lourdes. En conséquence, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de revoir les seuils de quantités autorisées dans le cadre de la dérogation à l’agrément sanitaire concernant les circuits courts afin de concilier de manière durable les exigences de la sécurité sanitaire avec la réalité économique des petits producteurs tout en garantissant une application effective et équitable des objectifs portés par la loi « Egalim ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2992</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation des producteurs d’asperges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6199. — 29 avril 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation extrêmement préoccupante des producteurs français d’asperges, confrontés à une concurrence étrangère déloyale de plus en plus difficile à supporter. Aujourd’hui, le coût de production en France s’élève à 4,50 euros le kilo pour l’asperge blanche et à 5,50 eruos le kilo pour la verte. Ces chiffres reflètent des normes strictes en matière environnementale, sociale et sanitaire, ainsi que le respect du droit du travail, notamment la législation sur les 35 heures, qui ne s’applique pas dans les pays concurrents. Dans le même temps, les asperges espagnoles, péruviennes et mexicaines inondent le marché français à des prix allant de 3 à 4 euros le kilo, bien en dessous du seuil de rentabilité des producteurs français. Ces produits sont cultivés dans des conditions bien différentes, parfois à l’aide de produits phytosanitaires interdits en France, tels que le diméthoate ou le mancozèbe, ce qui pose une double question : celle de la sécurité alimentaire des consommateurs et celle de l’équité commerciale pour les agriculteurs. De nombreuses exploitations françaises ont connu cette année une baisse très significative de leurs ventes, tandis que les importations d’asperges continuent d’augmenter, au risque de mettre à mal une filière locale plus vertueuse. C’est notamment le cas des agriculteurs gardois, qui doivent continuer de produire dans des conditions difficiles tout en faisant face à une concurrence étrangère présente jusque dans les grandes surfaces voisines de leurs exploitations. Dans ce contexte, il aimerait connaître les actions envisagées par le Gouvernement pour soutenir la filière des asperges françaises et la protéger de la concurrence déloyale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2992</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien aux Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6200. — 29 avril 2025. — M. Christophe Marion alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2993</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fièvre catarrhale bovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6250. — 29 avril 2025. — Mme Perrine Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet de la crise sanitaire et économique de la fièvre catarrhale bovine. En réponse à cette crise, un dispositif d’indemnisation relatif à la surmortalité des ovins, bovins et caprins liée à la maladie a été mis en place par le gouvernement Barnier à la fin de l’été 2024. Celui-ci se déclinait en deux volets avec, d’une part, une aide accordée pour les bovins, ovins ou caprins déclarés foyers de FCO-3 et, d’autre part, une aide pour les ovins ou caprins déclarés foyers FCO-8. Sur le territoire, de nombreux éleveurs bovins se trouvent aujourd’hui démunis au regard du manque d’accompagnement de l’État pour faire face à cette épidémie FCO-8 qui frappe de plein fouet leurs élevages. Elle souhaite donc connaître les éléments qui ont déterminé l’exclusion d’indemnisation des éleveurs de bovins au profit des éleveurs d’ovins et de caprins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2993</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Perez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Retards répétés et manque de transparence dans l’application des revalorisations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6278. — 29 avril 2025. — M. Thierry Perez attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le reclassement des vétérinaires contractuels de l’État. Les vétérinaires contractuels du ministère de l’agriculture jouent un rôle essentiel dans la protection de la santé publique, la sécurité sanitaire des aliments et le bien-être animal. Ils exercent des missions cruciales dans les abattoirs, les postes d’inspection frontaliers et les directions territoriales, avec des prérogatives de puissance publique pour garantir la conformité des établissements et des produits d’origine animale. En octobre 2023, le ministère annonçait une réforme des grilles salariales applicables aux vétérinaires contractuels, avec une prise en compte de leur ancienneté acquise au sein du MASA et avant leur recrutement. Cette réforme, effective au 1er septembre 2023, devait permettre une revalorisation attendue de longue date et rétablir une certaine équité. Or malgré ces engagements, les vétérinaires contractuels n’ont toujours pas vu leur rémunération mise à jour. Depuis plus d’un an, les échéances annoncées ne cessent d’être repoussées : initialement promise pour janvier 2024, puis été 2024, ensuite avant la fin de l’année 2024, puis avant mars 2025, cette revalorisation est désormais reportée à une période s’étendant d’avril à août 2025, sans aucune garantie qu’elle sera effectivement appliquée à cette date. De plus, les vétérinaires contractuels dénoncent un manque total de transparence sur les modalités de leur reclassement. À ce jour, ils n’ont toujours pas d’informations précises sur : leur classement exact (A1 ou A2, alors que certains devraient être en A2) ; l’ancienneté qui sera retenue pour le calcul de leur indice de rémunération, alors même que ce critère est censé être pris en compte ; la gestion des avenants, notamment pour les agents ayant changé de poste depuis septembre 2023. L’absence de communication individuelle et précise maintient une forte incertitude quant au montant exact des rémunérations qui seront perçues, renforçant ainsi le sentiment d’opacité et de mépris à l’égard des vétérinaires contractuels. Aussi, il lui demande de préciser : les garanties que le ministère peut apporter quant au respect effectif du calendrier annoncé, afin d’éviter un nouveau report de la régularisation des salaires ; les critères exacts retenus pour le reclassement des vétérinaires contractuels et les modalités de communication individuelle des décisions ; les mesures envisagées pour assurer une transparence totale sur les indices de rémunération appliqués à chaque agent et éviter toute disparité injustifiée entre vétérinaires d’expérience équivalente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2994</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficulté à assurer les biens des collectivité locales et de leurs groupements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6235. — 29 avril 2025. — M. Édouard Bénard appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés croissantes des collectivités territoriales et de leurs groupements, à s’assurer, en particulier pour les dommages aux biens. Alors que des acteurs historiques de l’assurance ont décidé de se retirer du marché des collectivités, ceux encore présents augmentent fortement le montant des primes ou imposent des franchises d’assurance de plus en plus élevées en cas de réalisation d’un sinistre. Ces derniers justifient ces exigences par une augmentation continue du nombre et du coût des sinistres, notamment climatiques. De nombreux appels d’offres ne recueillent désormais au mieux, qu’une seule réponse, quand d’autres restent lettre morte. Dans ce sens, le président de la Smacl assurances SA, mutuelle historique des collectivités territoriales, déclarait il y a quelques mois, que la société qu’il préside renonçait à répondre, deux fois plus souvent qu’il y a quatre ans, aux appels d’offres des collectivités territoriales. Outre la perte de rentabilité de cette activité, celui-ci invoquait également des difficultés liées à la législation relative aux appels d’offres publics en matière d’assurance. Cette personne invoquait pêle-mêle : le délai de 30 jours, l’impossibilité de négocier le cahier des charges et de visiter les sites ou encore, d’entrer en communication avec la collectivité dans les mois précédant l’appel d’offres. Le phénomène prenant de l’ampleur, les ministres de l’économie, de la cohésion sociale et des collectivités, ont missionné fin 2023, à la demande de l’Association des maires de France, MM. Alain Chrétien, maire de Vesoul, et Jean-Yves Dagès, ancien président de Groupama, afin de définir des solutions de long terme pour faciliter l’assurance des collectivités territoriales et de leurs groupements. Par ailleurs, la commission des finances du Sénat a sollicité sur le même thème, l’Autorité de la concurrence. Celle-ci a publié fin janvier 2025 un avis relatif au secteur de l’assurance de dommages aux biens des collectivités territoriales complété de plusieurs recommandations destinées à contribuer à dynamiser l’offre des assureurs et à renforcer le jeu concurrentiel dans ce secteur. Le diagnostic de la situation étant désormais largement effectué et partagé, il convient dorénavant de proposer des solutions permettant aux collectivités territoriales et à leur groupement de pouvoir continuer à s’assurer en matière de dommages aux biens à des conditions tarifaires supportables. Si une simplification des procédures du code des marchés publics en matière d’assurance semble incontournable afin d’ouvrir plus de place à la négociation, cette seule mesure ne saurait résoudre le problème dans sa globalité dès lors que les assureurs privés considèrent que le marché des collectivités territoriales demeure insuffisamment rentable. Il semble donc à M. le député approprié d’envisager la création d’un organisme public d’assurance, ou parapublic, dédié à la couverture des risques de dommages susceptibles d’affecter les biens des collectivités territoriales. Aussi, il lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour permettre à l’ensemble des collectivités territoriales et leurs groupements d’assurer leurs biens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2994</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Suppression du fonds de soutien aux activités périscolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6242. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences préoccupantes de la suppression du fonds de soutien au développement des activités périscolaires, instauré par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’école de la République. Ce fonds a permis à de nombreuses communes de proposer des activités éducatives complémentaires au temps scolaire, favorisant l’épanouissement des élèves, la réduction des inégalités éducatives et une meilleure conciliation des temps de vie pour les familles. Son arrêt, acté dans la loi de finances pour 2024 et confirmé par la ministre de l’éducation nationale le 26 novembre 2024, fragilise aujourd’hui les équilibres budgétaires des collectivités et menace la pérennité de ces dispositifs. Dans un contexte où l’école doit plus que jamais garantir l’égalité des chances et offrir un cadre structurant aux élèves, cette décision suscite une profonde inquiétude. De nombreuses collectivités alertent déjà sur leur incapacité à maintenir ces activités en l’absence d’un soutien financier de l’État. Mme la députée souhaite donc savoir si le Gouvernement entend revenir sur cette suppression, ou à tout le moins, envisager un mécanisme de compensation ou de remplacement, notamment à destination des communes les plus exposées, afin de préserver l’accès de tous les enfants à des activités éducatives de qualité en dehors du temps scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2995</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Vide juridique généré par le deuxième alinéa de l’article L. 1123‑1 du CG3P
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6336. — 29 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le vide juridique généré par le deuxième alinéa de l’article L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques. De nombreuses communes sont confrontées à des biens sans maître. Malgré les remembrements, subsistent encore de petites parcelles, notamment dans les bourgs et les villages. Certaines sont en totale déshérence, ce qui n’est pas sans poser des problèmes aux collectivités concernées. L’article L. 1123-1 du code général de la propriété des personnes publiques définit les conditions pour que les biens soient considérés sans maître. Le premier alinéa traite des biens sans maître relatifs à des successions ouvertes depuis plus de trente ans. Le deuxième alinéa considère les biens comme n’ayant pas de maître en ces termes : « sont des immeubles qui n’ont pas de de propriétaire connu et pour lesquels depuis plus de trois ans les taxes foncières n’ont pas été acquittées ou ont été acquittées par un tiers ». Or l’article 674 du code général des impôts précise qu’« il ne peut être perçu moins de 25 euros dans les cas où les sommes et valeurs ne produiraient pas 25 euros de droit ou taxe proportionnels ou de droit progressif ». Ainsi, de nombreuses petites parcelles, dont le propriétaire est inconnu et qui de par l’application de l’article susmentionné ne sont pas assujetties à la taxe foncière, ne rentrent pas dans le champ d’application du deuxième alinéa de l’article L. 1123-1 du CG3P et ne peuvent donc pas être acquises par les collectivités. De plus, aucun texte ne régit ces situations dont certaines posent de réels problèmes dans les communes, notamment en matière d’entretien. Au regard de ces arguments, il lui demande si une application par voie réglementaire, visant à pallier le vide juridique engendré par le deuxième alinéa de l’article L. 1123-1 du CG3P pour les parcelles en déshérence exonérées de taxes foncière de par leur faible superficie, est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2995</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Perez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Impact du projet Lyon-Turin sur les populations et collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6357. — 29 avril 2025. — M. Thierry Perez attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences du projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin pour les ménages, les entreprises et les collectivités locales situés sur le tracé de la future infrastructure. Bien que ce projet soit un levier pour le développement du fret ferroviaire et la création d’emplois locaux, il suscite des préoccupations légitimes parmi les populations concernées. Les habitants et entreprises situés sur le tracé s’interrogent sur les modalités d’indemnisation en cas d’expropriation ou de nuisances liées aux travaux. Par ailleurs, les communes impactées expriment des inquiétudes quant à la suffisance des subventions prévues pour compenser les désagréments subis. Le Fonds d’accompagnement et de soutien territorial (FAST), doté de 32 millions d’euros, est jugé insuffisant par certaines collectivités, comme cela a été exprimé lors du conseil communautaire de Cœur de Maurienne Arvan. En outre, des interrogations subsistent sur les garanties offertes quant à l’emploi local généré par le chantier. Bien que le projet prévoie la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, il est essentiel de s’assurer que ces opportunités bénéficieront prioritairement aux habitants des territoires concernés. En conséquence, il lui demande de préciser : les mesures prévues pour garantir une indemnisation équitable des ménages et entreprises affectés par le tracé de la ligne ; les dispositifs envisagés pour renforcer le soutien financier aux collectivités locales impactées, au-delà du FAST ; les engagements pris pour assurer que les emplois générés par le projet bénéficieront en priorité aux habitants des zones concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2995</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Arrêt prolongé de la centrifugeuse humaine de l’Institut de recherche biomédical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6245. — 29 avril 2025. — M. Frank Giletti attire l’attention de M. le ministre des armées sur l’arrêt prolongé de la centrifugeuse humaine de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), situé à Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne. Cet équipement de pointe, unique en France, constitue un outil essentiel de formation à la sécurité aérienne humaine. Il permet aux futurs pilotes de chasse, à des pilotes expérimentés tels que ceux de la Patrouille de France ou encore aux ingénieurs de bord, d’acquérir et de maintenir leurs compétences aéromédicales. Il contribue également à la qualification des médecins militaires spécialistes en aéronautique, qui assurent le soutien santé des bases aériennes et participe à la conduite d’expertises techniques sur le matériel embarqué. Il s’inscrit donc pleinement dans une chaîne d’expertise opérationnelle significative au sein des forces armées. À l’heure où les tensions internationales exigent des armées un haut niveau d’indépendance et de réactivité, il est particulièrement préoccupant que cet équipement soit hors service depuis plus d’un an. Malgré plusieurs tentatives de remise en état, la société Latécoère, prestataire en charge de sa maintenance, n’a pas été en mesure de remplir ses obligations. Dès lors, il est préoccupant qu’une telle situation perdure, mettant en péril non seulement la continuité de l’instruction des aviateurs, mais aussi la montée en compétence des personnels médicaux spécialisés et la conduite des expertises techniques essentielles à la sécurité aérienne. Il lui demande donc de bien vouloir indiquer les mesures concrètes qu’il entend prendre pour rétablir dans les plus brefs délais le fonctionnement de cet équipement stratégique et s’il envisage de revoir les engagements contractuels de la société prestataire afin de garantir la fiabilité des équipements critiques pour la défense nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2996</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Problème des « déserts militaires » dans le recrutement de la réserve</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6247. — 29 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de M. le ministre des armées sur la problématique des « déserts militaires » dans le recrutement et l’implantation territoriale de la réserve. Alors que la loi de programmation militaire 2024-2030 projette de porter le nombre de réservistes à 105 000 d’ici à 2035, soit un réserviste pour deux militaires d’active, certains départements sont privés de structures de recrutement, de formation ou d’accueil pour les jeunes candidats à la réserve. Ce déséquilibre semble compromettre la réussite du Plan réserve 2035, lequel vise pourtant à faire de la réserve un dispositif pleinement intégré à la défense nationale. La montée en puissance de la réserve apparaît en effet comme un impératif stratégique pour assurer la résilience de la Nation, renforcer la protection du territoire et pallier le déficit de masse opérationnelle face aux menaces contemporaines. Dans un rapport de 2016, la Commission armées-jeunesse identifiait déjà une trentaine de départements comme relevant de « zones de faible implantation militaire ». Huit ans plus tard, ces territoires restent pour beaucoup sans régiment, sans base, sans présence militaire et donc sans « force d’appel » visible ou opportunité concrète pour les jeunes de s’engager. Cette situation concerne en particulier des départements ruraux, des villes moyennes éloignées des centres de décision militaire, ainsi que certaines collectivités d’outre-mer. Ce manque d’infrastructures nuit également à l’ancrage de la culture de défense dans ces territoires. La situation est d’autant plus préoccupante que les dissolutions successives d’unités depuis les années 1990 ont laissé des régions entières sans relais de proximité entre les citoyens et les armées. Or l’engagement ne se décrète pas : il s’incarne, il se rend possible. Quant au développement des unités de réserve spécialisées (bataillons, flottilles, escadrons), bien qu’indispensable, il ne peut suffire à corriger les fractures territoriales, s’il n’est pas accompagné d’un effort d’implantation sur les zones historiquement délaissées. Il est essentiel que les jeunes désireux de servir la Nation, ou ceux qui n’y pensent pas spontanément mais pourraient s’engager si on leur en présentait la possibilité, ne soient pas freinés par leur code postal. L’accès à la réserve doit devenir une chance effective sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes M. le ministre entend mettre en œuvre pour identifier, cartographier et résorber les « déserts militaires ». Il lui demande s’il envisage par exemple la création de structures de proximité telles que des détachements mobiles, ou des antennes légères, dans les départements sans implantation militaire hors gendarmerie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2996</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Présence d’Israël au Salon du Bourget 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6324. — 29 avril 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre des armées sur la présence de l’État d’Israël au Salon international de l’aéronautique et de l’espace, plus connu sous le nom de Salon du Bourget, qui se tiendra du 16 au 22 juin 2025. Le 18 mars dernier, Israël a rompu un cessez-le-feu alors en vigueur dans la bande de Gaza, provoquant, en seulement vingt-quatre heures, la mort de 500 personnes, dont 200 enfants. Depuis cette date, la violence exercée par l’armée israélienne contre la population gazaouie a atteint une intensité inédite. C’est dans ce contexte que se tiendra, à l’aéroport du Bourget situé au nord-est de Paris, la 55e édition du Salon du Bourget, organisé par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). Evénement majeur à l’échelle mondiale pour les acteurs de l’industrie aéronautique et spatiale, ce salon est autant un espace d’exposition technologique qu’un lieu de transactions pour les acteurs du secteur militaire. Derrière les démonstrations grand public se cache en effet un marché de l’armement, où se négocient drones, satellites, avions de combat et missiles. Depuis le lancement de l’offensive israélienne sur Gaza, la participation d’Israël à des salons d’armement organisés en France suscite une indignation croissante. Accueillir un État accusé de crimes de guerre et de génocide dans un salon dédié au commerce des armes revient à faire preuve d’une complicité morale inacceptable. C’est cette pression populaire qui avait conduit à l’annulation complète des 74 stands israéliens initialement prévus au salon Eurosatory en juin 2024. Le 26 janvier 2025, le cabinet du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, annonçait qu’Emmanuel Macron avait « promis (…) que les compagnies israéliennes pourraient participer » au Salon du Bourget. De son côté, l’Élysée précisait que cette participation « pourrait être favorablement examinée, en conséquence du cessez-le-feu à Gaza et au Liban ». Or ce cessez-le-feu a été continuellement bafoué par l’armée israélienne. Pendant la trêve, plus de 150 personnes ont été tuées à Gaza, tandis que l’armée israélienne étendait son offensive à la Cisjordanie. Dans la nuit du 17 au 18 mars 2025, les bombardements sur Gaza ont repris, faisant en 48 heures plus de 500 morts, s’ajoutant aux quelque 48 000 décès officiellement recensés en 16 mois de conflit. Au 8 avril 2025, au moins neuf exposants israéliens figurent sur le site officiel du SIAE. Parmi eux, les géants de l’industrie d’armement tels que Rafael Advanced Systems, Israel Aerospace Industries, Elbit Systems, ainsi que le ministère israélien de la défense. À ces participants s’ajoutent plusieurs entreprises françaises et internationales impliquées dans la vente d’armes à Israël, parmi lesquelles Lockheed-Martin, BAE Systems, Leonardo ou encore Thales. Ainsi, la France et les organisateurs du salon s’apprêtent à offrir à un État accusé de génocide une tribune pour vendre des armes « testées au combat » sur les civils palestiniens, mais aussi pour se procurer les équipements qui alimenteront ses offensives présentes et futures. Permettre à Israël de prendre part à la 55e édition du Salon du Bourget revient non seulement à alimenter sa machine de guerre, mais également à donner une légitimité et une récompense tacite aux exactions perpétrées par son armée à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et ailleurs. Plusieurs juristes soulignent aujourd’hui la transparence de l’intention génocidaire affichée par les autorités israéliennes. Le ministre israélien de la défense déclarait, peu après la rupture du cessez-le-feu, que les Gazaouis n’avaient d’autre choix que partir ou mourir. Jamais dans l’histoire récente un responsable militaire de si haut rang n’avait exprimé aussi clairement une volonté de destruction d’une partie d’un groupe humain. Ces propos viennent s’ajouter à des dizaines d’autres tenus par des responsables israéliens. L’organisation Amnesty international en a recensé 102 entre octobre 2023 et juin 2024. La Cour internationale de justice (CIJ) a pris en compte ces déclarations pour estimer qu’il existe un risque réel et imminent de préjudice irréparable au droit des Palestiniens de Gaza à être protégés contre les actes de génocide. Dans son ordonnance du 26 janvier 2024, la CIJ a enjoint notamment d’empêcher la perpétration, à l’encontre des Palestiniens de Gaza, de tout acte constituant un crime de génocide au sens de l’article 2 de la Convention de 1948 et de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir et sanctionner toute incitation directe au génocide. Cette ordonnance revêt un caractère contraignant. Tous les États parties à la convention, dont la France, signataire dès 1950, ont l’obligation de la respecter et de la faire respecter. La question de l’armement est donc centrale. La rapporteuse de l’ONU, Mme Francesca Albanese, affirme qu’il s’agit d’un génocide d’une dimension inédite, car les moyens de combat le sont également, notamment du fait qu’Israël est en train d’expérimenter de nouvelles armes sur les Palestiniens, dont des quadricoptères. La France doit donc cesser de favoriser, sous quelque forme que ce soit, le commerce d’armement avec Israël. À ce jour, le bilan officiel, largement sous-estimé, fait état de près de 52 000 morts dans la bande de Gaza depuis le 8 octobre 2023. Depuis la fin du cessez-le-feu, l’ONU estime à 400 000 le nombre de nouveaux déplacés, alors que la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants avait déjà été déplacés au moins une fois entre octobre 2023 et janvier 2025. Les Gazaouis, à nouveau pris au piège, sont bombardés, affamés et privés de soins, tandis que nourriture, médicaments, carburant, abris et équipements essentiels s’entassent aux points de passage, sans pouvoir être distribués. Alors que les experts internationaux, les Nations Unies et les ONG s’accordent pour parler de génocide, plus de 145 organisations, collectifs, syndicats et partis politiques français ont lancé un appel pour exiger l’interdiction de la participation israélienne au Salon du Bourget 2025. En réponse à cet appel et en cohérence avec la décision prise lors du salon Eurosatory en juin 2024, M. le député souhaite savoir s’il entend interdire officiellement la présence d’Israël au Salon du Bourget ; une telle décision relèverait non seulement d’un impératif moral et politique, mais également d’une obligation juridique, afin de se conformer aux mesures conservatoires ordonnées par la Cour internationale de justice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2997</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Avenir du numéro 3977 contre les maltraitances faites aux personnes vulnérables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6201. — 29 avril 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’avenir du dispositif d’écoute et d’accompagnement des personnes victimes de maltraitance, porté depuis plus de trente ans par la Fédération 3977 et les centres Alma départementaux. Selon les informations transmises par la fédération, le projet d’appel d’offres que s’apprête à publier la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) entraînerait la suppression du numéro national 3977, la fin du pilotage associatif et la mise en place d’un dispositif centralisé déconnecté des réalités de terrain. Ce changement risque de rompre l’accompagnement des victimes, d’affaiblir la qualité de l’écoute assurée par des bénévoles formés et de fragiliser durablement le tissu associatif mobilisé depuis des décennies contre les maltraitances. Près de 60 000 appels sont traités chaque année par ce dispositif, qui accompagne environ 12 000 situations et mobilise 600 bénévoles dans toute la France. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement entend : garantir la continuité du numéro 3977, connu et repéré de longue date ; privilégier une négociation de gré à gré avec la Fédération 3977 pour pérenniser l’action engagée ; préserver la qualité de l’écoute associative, reconnue par les professionnels comme par les victimes. Elle souhaite également connaître les orientations précises de la DGCS quant à la future organisation de cette mission essentielle de protection des personnes vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2998</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du service public de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6255. — 29 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur les retards accumulés dans la mise en œuvre du service public de la petite enfance (SPPE). Ce dispositif est présenté par le Gouvernement comme censé garantir à chaque enfant un droit à une solution d’accueil de qualité, proche du domicile ou du lieu de travail des parents. Il repose sur une gouvernance territoriale pilotée par les communes ou les intercommunalités, avec l’appui des caisses d’allocations familiales (CAF) et prévoit la mise en place d’un « guichet unique » de l’accueil du jeune enfant. Si le décret d’application, attendu pour activer ce service, a été publié au Journal officiel le 28 mars 2025 (décret n° 2025-253), sa sortie très tardive a fortement ralenti la dynamique de mise en œuvre du SPPE. En effet, la plupart des collectivités n’ont reçu ni instructions précises ni moyens budgétaires fléchés pour la création des schémas territoriaux d’accueil du jeune enfant, exigés d’ici fin 2025. De plus, la création de 200 000 nouvelles places d’accueil d’ici 2030 - objectif affiché par le Gouvernement - est compromise en raison de la pénurie persistante de professionnels qualifiés et du désengagement de certaines communes faute de moyens. Les associations du secteur (comme l’UNIOPSS ou l’ACEPP) alertent également sur le risque d’accentuation des inégalités territoriales, en particulier dans les zones rurales ou les quartiers prioritaires, où les besoins sont les plus criants. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre, à court et moyen terme, pour rattraper les retards accumulés, garantir un accompagnement opérationnel et financier des communes et assurer le respect des échéances prévues par la loi pour une mise en œuvre équitable et effective du service public de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2998</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accès aux transports médicalisés pour les personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6319. — 29 avril 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés persistantes d’accès aux transports médicalisés pour les personnes en situation de handicap, malgré leur prise en charge par l’assurance maladie. Dans le département du Nord, une jeune patiente de 17 ans suivie à la clinique des Quatre-Cantons de Villeneuve-d’Ascq n’a pu bénéficier de ses trajets vers l’établissement de soins, faute de transporteurs disponibles, bien que des bons de transport aient été délivrés par la caisse primaire d’assurance maladie. Cette rupture d’accès au transport a provoqué l’interruption de son suivi, une réhospitalisation d’urgence et une détresse majeure pour ses proches. Ce cas, loin d’être isolé, révèle des dysfonctionnements préoccupants dans l’organisation et le financement des transports de patients en situation de handicap ou nécessitant des soins réguliers. Les professionnels du transport évoquent des difficultés économiques et administratives qui les empêchent de répondre aux demandes, au détriment des droits et de la santé des patients concernés. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès effectif, régulier et pérenne aux transports médicalisés prescrits aux personnes en situation de handicap. Elle l’interroge également sur une éventuelle revalorisation des indemnités allouées aux transporteurs, condition indispensable pour assurer leur mobilisation au service des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2998</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Titulaires de la CMI et gratuité du stationnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6321. — 29 avril 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés rencontrées par les titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI) pour bénéficier effectivement de la gratuité du stationnement à laquelle ils ont droit. De nombreuses personnes en situation de handicap se voient infliger des amendes pour non-paiement du stationnement, alors même qu’elles disposent d’une CMI apposée sur leur véhicule ; c’est le cas d’un habitant de la circonscription de Mme la députée dans le Nord. Ce dysfonctionnement résulte souvent de la défaillance des applications mobiles censées enregistrer le stationnement ou de leur absence d’usage par certaines personnes, notamment les plus âgées ou les moins à l’aise avec les outils numériques. Les recours gracieux formés contre ces amendes sont fréquemment rejetés et les usagers se heurtent à une absence d’interlocuteur clair pour faire valoir leurs droits. Cette situation engendre un sentiment d’injustice et une discrimination indirecte à l’encontre des personnes en situation de handicap. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir le respect effectif du droit à la gratuité du stationnement pour les titulaires de la CMI, y compris en l’absence d’enregistrement numérique, et si des instructions claires sont prévues à destination des collectivités territoriales et des prestataires en charge du contrôle du stationnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2999</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice et accès direct des ergothérapeutes : quelle évolution ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6329. — 29 avril 2025. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés rencontrées par les ergothérapeutes dans l’exercice de leur mission auprès des personnes en perte d’autonomie. Professionnels de santé réglementés, les ergothérapeutes interviennent dans de nombreux dispositifs visant à prévenir les situations de handicap, maintenir l’autonomie et adapter les environnements de vie : à domicile, en établissements médico-sociaux (EHPAD, FAM, SSIAD), dans les dispositifs nationaux tels que MaPrimAdapt, ou encore dans le cadre de l’inclusion scolaire. Ces interventions sont soumises, en vertu de l’article L. 4331-1 du code de la santé publique, à une prescription médicale préalable. Or, dans de nombreux cas, cette prescription n’est pas disponible, faute de médecins dans les structures concernées ou d’organisation adaptée. Selon une enquête réalisée en 2023 par l’Association nationale française des ergothérapeutes (ANFE), seuls 35 % des ergothérapeutes exercent avec une prescription médicale conforme, ce qui place la majorité d’entre eux dans une situation de fragilité juridique. Cette situation paradoxale, aggravée par la rareté du temps médical, fragilise l’ensemble de la chaîne du maintien à domicile, retarde l’accès à certaines aides techniques et contrevient aux objectifs de simplification et d’efficience du système de santé. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage une réforme du cadre d’exercice des ergothérapeutes, notamment par la possibilité d’un accès direct, dans des contextes définis, à l’image des récentes évolutions concernant d’autres professionnels paramédicaux. Elle souhaite également savoir si des négociations sont en cours en vue d’une intégration conventionnelle des soins d’ergothérapie dans les parcours remboursés par l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2999</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Difficultés liées au recouvrement d’acomptes en cas de défaillance d’entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6264. — 29 avril 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur le non-remboursement des acomptes versés par des particuliers dans le cas où l’entreprise chargée de travaux se révèle défaillante ou ne respecte pas les délais qui lui sont impartis. L’article 1217 du code civil dispose que toute personne lésée par l’inexécution d’un contrat peut en demander la résolution. La loi prévoit notamment la restitution de ce que les parties se sont procuré l’une à l’autre, dans le cas où les prestations échangées ne pouvaient trouver leur utilité que par l’exécution complète du contrat résolu. Cela inclut donc la possibilité de réclamer le remboursement d’un acompte déjà versé. Toutefois, cette procédure de remboursement devient nettement plus complexe dès lors que la commande n’a pas été livrée et que l’entreprise se trouve en situation de faillite. En effet, bien que la partie lésée ait en théorie droit à la récupération des sommes versées, le paiement des créances se destine en premier lieu aux créanciers dits privilégiés. Ainsi, nombre de créances pour acompte se trouvent non remboursées, mettant ainsi en difficulté de multiples citoyens. En conséquence, il souhaite l’interroger pour connaître les intentions du Gouvernement pour faciliter le bon recouvrement des acomptes versés dans le cas où l’entreprise chargée de travaux se révèle défaillante ou ne respecte pas les délais qui lui sont impartis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3000</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Moratoire sur le décret son
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6204. — 29 avril 2025. — M. Denis Masséglia attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation critique des festivals en plein air, fragilisés par l’application inadaptée de la réglementation sonore dite « décret son », entrée en vigueur en 2017. Alors que s’ouvre la saison estivale, de nombreux festivals, porteurs de vitalité culturelle et économique dans les territoires, alertent sur les contraintes imposées par ce décret, conçu à l’origine pour les lieux clos, mais appliqué indistinctement aux évènements en extérieur. Ce cadre réglementaire, certes conçu pour à des fins de santé publique, ne tient pas compte des spécificités des manifestations en plein air (aléas climatiques, configuration des lieux, variabilité de la fréquentation, etc.) : cela engendre des coûts de mise en conformité difficilement soutenables pour ces structures déjà confrontées à une précarité financière croissante. Le Gouvernement s’est engagé à relancer les concertations afin d’envisager l’évolution de cette réglementation. Dans l’attente de mesures concrètes, il lui demande quelles mesures pourraient être envisagées afin de suspendre provisoirement l’application du « décret son » aux festivals en plein air, dans l’attente de sa réécriture, afin de préserver la diversité et la vitalité du spectacle vivant sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3000</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accès à la culture en lycée : quelles alternatives au pass Culture ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6262. — 29 avril 2025. — M. Hubert Ott alerte Mme la ministre de la culture sur les conséquences du gel de la part collective et de la suppression des crédits individuels du pass Culture pour les élèves de moins de 17 ans. Depuis mars 2025, les crédits individuels accordés aux jeunes de 15 à 17 ans ont été supprimés, réduisant de 50 euros leur budget culturel. Cette réforme du pass Culture fait suite à la décision prise en janvier 2025 de geler jusqu’à la fin de l’année scolaire la part collective du dispositif, qui permettait aux établissements d’organiser des sorties culturelles en lien avec les enseignements. Ces décisions suscitent une vive inquiétude chez les enseignants porteurs d’options artistiques. Ils alertent sur le risque d’amputer sérieusement la portée de ces enseignements, qui reposent largement sur l’accès direct aux œuvres et à la pratique culturelle. Avec le gel des crédits individuels et de la part collective du pass Culture, les sorties pédagogiques vers des lieux culturels ne sont plus finançables et les coûts des billets reposent désormais entièrement sur les établissements ou les familles. Or les transports sont déjà pris en charge par les établissements et leur demander de financer également les places reviendrait à introduire des inégalités criantes entre territoires, notamment entre zones rurales et urbaines. De plus, ces activités sont bien souvent organisées bénévolement par des enseignants investis, qui développent, de leur propre initiative, des projets de sensibilisation culturelle ambitieux et structurants pour leurs élèves. Leur engagement mérite d’être reconnu et soutenu, non fragilisé par des restrictions budgétaires. M. le député demande donc à Mme la ministre si elle entend mettre en place, via les DRAC, un dispositif de substitution - par exemple sous forme de subventions spécifiques - pour permettre aux élèves inscrits en options artistiques de continuer à bénéficier d’un accès effectif aux œuvres et aux spectacles vivants. Il l’interroge également sur les moyens envisagés pour préserver, dans tous les territoires, l’ambition pédagogique et culturelle de ces enseignements artistiques, qui jouent un rôle essentiel dans la formation des jeunes citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3000</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Entretien des églises en péril
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6314. — 29 avril 2025. — Mme Michèle Martinez alerte Mme la ministre de la culture sur la situation de très nombreuses églises en France, notamment en zone rurale. Ces églises constituent souvent le seul monument d’un bourg ou d’un village. Sans elles, les communes perdent leur âme, leur identité et un édifice auquel tous se rattachent, qu’ils soient chrétiens ou non, croyants ou non. Faute de financements, d’entretien ou de moyens de surveillance face aux actes croissants de dégradations et de vols, nombre de ces églises sont fermées aux habitants et aux visiteurs. C’est un élément souvent méconnu mais bien perceptible par les ruraux du grand abandon que subissent les campagnes et les périphéries. La plupart de ces églises fermées ont été construites au XIXe siècle, souvent pour répondre à une forte demande dans un pays connaissant alors un regain de catholicisme. La plupart ne sont pas classées et, faute de classement, n’obtiennent pas la protection et les financements nécessaires à leur entretien. C’est d’autant plus dommageable que les matériaux comme la conception des édifices bâtis à cette époque n’ont pas été conçus pour durer alors qu’il y avait urgence à bâtir. Le patrimoine du XIXe siècle a longtemps été méprisé mais il fait aujourd’hui l’objet d’un retour en grâce. Concernant les églises, il relève une grande diversité avec le style néo-grec ou néo-romain de la Restauration auxquels succéderont le néo-gothique ou le néo-roman sous la monarchie de Juillet et le Second empire. La perte de ce patrimoine serait terrible que les habitants des communes concernées comme les générations futures jugeraient sévèrement. Face à cette situation, elle souhaite connaître les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour sauver ces églises en péril et ainsi conserver la vie et l’âme de nombreuses communes, notamment sur la question de leur classement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3001</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Suppression du tarif postal « Livres et brochures »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6328. — 29 avril 2025. — Mme Marianne Maximi alerte Mme la ministre de la culture sur la suppression du tarif postal « Livres et brochures » proposé par La Poste. Ce tarif, mis en place en 2002, permettait l’envoi à prix réduit, vers l’Europe et l’international, d’ouvrages en langue française à vocation éducative, scientifique ou culturelle. Il jouait un rôle essentiel dans le rayonnement de la culture française à l’étranger, soutenait la francophonie et facilitait l’accès à la lecture en français pour les publics vivants hors de France. Il contribuait également à la diffusion des catalogues d’éditeurs, notamment indépendants. Ce tarif est appelé à disparaître totalement au 1er juillet 2025, après une première augmentation significative au 1er janvier de la même année. La hausse des tarifs est considérable. Pour un ouvrage de 600 grammes, le coût d’expédition passerait de 1,74 euro en décembre 2024 à 37,30 euros à l’été 2025, ce qui représente une augmentation de plus de 600 %. Une telle évolution met en péril l’équilibre économique fragile de l’ensemble de la chaîne du livre et compromet fortement l’accès à la culture pour les lecteurs francophones vivant hors de France. Cette suppression aurait des conséquences graves pour de nombreux acteurs. Seraient notamment touchés les éditeurs indépendants, les associations, les étudiants, les familles expatriées et les lecteurs francophones en général. Les librairies françaises, déjà fortement concurrencées par les grandes plateformes de vente en ligne comme Amazon, verraient encore davantage leurs marges réduites. Ce changement témoigne également du désengagement progressif de l’État vis-à-vis des missions de service public assurées par La Poste, sans compensation adéquate. Elle souhaite savoir quelles mesures elle compte prendre pour accompagner les éditeurs, librairies et particuliers durement touchés par cette suppression, dans un contexte d’austérité et de concurrence déloyale avec les plateformes de e-commerce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3001</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Délivrance des certificats de non-exigibilité ou d’acquittement des droits
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6218. — 29 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les délais de délivrance des certificats de non-exigibilité ou d’acquittement des droits de mutation à titre gratuit, nécessaires au déblocage des fonds demeurant sur des contrats d’assurance vie souscrits avant les 70 ans du souscripteur bénéficiant d’un abattement spécifique de 30 500 euros. À l’heure actuelle, les compagnies d’assurance exigent, pour verser les capitaux, la présentation de ces certificats délivrés par l’administration fiscale après le dépôt d’une déclaration partielle de succession (formulaire n° 2705-A). Bien qu’aucun texte ne fixe de délai impératif pour leur délivrance, le traitement peut excéder plusieurs mois, ralentissant le versement des sommes dues aux bénéficiaires. Or ces capitaux, souvent transmis à des personnes jeunes, contribuent à financer des projets structurants (travaux, acquisition immobilière, etc.) et à soutenir l’activité économique locale. Selon le Conseil d’analyse économique, près de 44 milliards d’euros sont transmis chaque année via l’assurance vie. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de fixer un délai maximal de délivrance de ces certificats afin de fluidifier la procédure de déblocage des fonds et d’éviter des retards préjudiciables aux bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3002</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>LMNP - Français de l’étranger - impôts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6284. — 29 avril 2025. — M. Frédéric Petit appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les conditions du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) pour les contribuables français établis à l’étranger. Actuellement, deux conditions permettent de bénéficier de ce statut LMNP. Les recettes issues du revenu locatif ne doivent pas être supérieures à 23 000 euros ou ne doivent pas excéder plus de la moitié des revenus globaux du foyer fiscal. Dans la situation des contribuables français établis à l’étranger, seuls les revenus de source française sont actuellement pris en compte pour déterminer le seuil au-delà duquel ils sont considérés comme loueur en meublé professionnel. Or les contribuables non-résidents déclarent souvent peu de revenus exclusivement de source française dans la mesure où la majorité de leurs revenus sont imposés dans leur pays de résidence. Les revenus locatifs deviennent ainsi souvent leur source de revenu principale imposée en France. De ce fait, les Français de l’étranger sont déclarés loueurs de meublé professionnel. Cette situation créée ainsi une différence de traitement entre les contribuables résidents et non-résidents pour lesquels une partie de leurs revenus, même si elle n’est pas imposée en France, n’est à l’heure actuelle pas prise en compte dans le calcul de ce barème. Il souhaiterait donc savoir si elle envisage de faire évoluer la règlementation pour les contribuables non-résidents afin de prendre en compte l’ensemble de leurs revenus dans le calcul du statut LMNP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3002</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Assujettissement à la taxe d’habitation des meublés de tourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6290. — 29 avril 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’interprétation administrative actuelle de l’article 1407 du code général des impôts (CGI) concernant l’assujettissement à la taxe d’habitation des logements meublés mis en location saisonnière ou de courte durée. La jurisprudence récente du Conseil d’État (décisions n° 468195 et n° 492174) considère qu’un propriétaire est redevable de la taxe d’habitation s’il peut être regardé comme ayant conservé la disposition ou la jouissance du bien une partie de l’année, notamment lorsqu’il reste libre d’accepter ou de refuser des propositions de location. Cette interprétation large conduit les services fiscaux à assujettir systématiquement les propriétaires de logements meublés à la taxe d’habitation, même lorsque ceux-ci ne peuvent matériellement y séjourner. Les propriétaires sont alors soumis à la taxe d’habitation et à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Or ces derniers disposent aujourd’hui de moyens limités pour démontrer qu’ils n’ont pas la possibilité d’occuper leur bien. Par exemple, il peut s’agir d’un simple mandat de gestion exclusif confié à une agence immobilière, interdisant tout séjour du propriétaire. Dans les zones peu touristiques, ces alternatives à la gestion directe sont souvent inexistantes, conduisant les propriétaires à une insécurité juridique et fiscale croissante. Par ailleurs, il convient de mieux distinguer les situations selon le type de location meublée concernée. Les meublés de tourisme classés, en particulier, impliquent un engagement volontaire, un coût de classement et le respect de critères de qualité traduisent une volonté du propriétaire de s’inscrire dans une offre touristique durable et structurée, au service de l’attractivité locale. À l’inverse, certaines locations mises en ligne via des plateformes, visent davantage un rendement ponctuel sans les mêmes garanties d’encadrement. Une lecture uniforme de la jurisprudence actuelle risque ainsi de pénaliser des propriétaires investis dans le développement touristique de leur territoire. Dans ce contexte, M. le député souhaite interroger Mme la ministre sur la nécessité de clarifier les critères objectifs permettant d’établir qu’un propriétaire n’a pas la possibilité d’occuper son bien. Une nouvelle interprétation de l’article 1407 du CGI semble nécessaire afin de mieux distinguer les propriétaires exerçant un véritable contrôle sur l’usage de leurs biens de ceux sans faculté ou volonté d’occupation personnelle. À cette fin, il lui demande si le Gouvernement envisage des évolutions, parmi lesquelles pourrait figurer la mise en place d’une déclaration spécifique de non-jouissance, que les propriétaires rempliraient sur l’honneur à échéance annuelle ou pluriannuelle, afin d’attester de leur absence de jouissance effective du bien. Cette déclaration pourrait être accompagnée d’éléments justificatifs simples, tels qu’un calendrier de réservation fermé à toute utilisation personnelle ou d’autres indicateurs objectifs. Un tel dispositif permettrait aux propriétaires, notamment ceux détenant plusieurs biens dans une même zone géographique, de continuer de bénéficier d’une fiscalité équitable tout en tenant compte de la diversité des réalités territoriales. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3003</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Prime spécifique d’installation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6311. — 29 avril 2025. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’inégalité de traitement subie par les fonctionnaires originaires des collectivités d’outre-mer concernant le bénéfice de la prime spécifique d’installation (PSI), régie par le décret n° 2001-1225 du 20 décembre 2001. En effet, cette prime est actuellement attribuée aux fonctionnaires de l’État titulaires ou stagiaires, initialement affectés dans un département d’outre-mer ou à Mayotte, qui reçoivent une première affectation en métropole suite à une mutation ou une promotion, ou à ceux dont la résidence familiale se situe dans ces mêmes territoires lorsqu’ils sont affectés en métropole suite à leur entrée dans l’administration. Or les fonctionnaires issus des collectivités d’outre-mer, telles que la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre-et-Miquelon, en sont explicitement exclus. Cette exclusion constitue une rupture manifeste du principe d’égalité de traitement entre les fonctionnaires, créant ainsi une inégalité fondée uniquement sur l’origine géographique. Ces agents publics, confrontés à des frais d’installation similaires lors de leur première affectation en métropole, sont pénalisés financièrement par rapport à leurs collègues originaires des départements d’outre-mer ou de Mayotte. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour répondre à cette inégalité et étendre le bénéfice de la prime spécifique d’installation aux fonctionnaires originaires des collectivités d’outre-mer, afin de garantir une égalité de traitement effective au sein de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3003</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération de la redevance sur l’eau potable pour les maraichers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6192. — 29 avril 2025. — M. Peio Dufau appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessaire révision de la redevance sur la consommation d’eau potable pour les maraîchers et arboriculteurs. Il associe à sa question ses collègues députés des Pyrénées-Atlantiques, M. Iñaki Echaniz et Mme Colette Capdevielle. La loi de finances pour 2024 a souhaité impulser une réforme incitative des redevances des agences de l’eau. Une redevance sur la consommation d’eau potable a ainsi été créée et s’applique à tous les consommateurs au prorata de leur consommation quel que soit l’usage. Une exonération de cette redevance pour les élevages est prévue par la loi dès lors qu’un dispositif de comptage spécifique existe. Or il n’a pas été pensé de dispositif similaire pour les maraîchers et arboriculteurs. Pourtant, ces professionnels, en application des dispositions législatives nationales et européennes du « paquet hygiène », sont tenus de nettoyer les légumes à l’eau potable. Ces exploitations sont donc directement dépendantes des réseaux d’eau potable pour leur activité. Ces filières de production ont un intérêt majeur et stratégique pour notre territoire, en déficit de production de fruits et légumes. La dépendance aux importations est liée à une diminution structurelle de la production locale, plutôt qu’à une hausse de la consommation. Il est donc fondamental de soutenir ces productions, grandes laissées pour compte de la PAC et subissant des modèles économiques fragiles. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre de prévoir une exonération similaire à celle des élevages. Il lui demande également quelles mesures pourraient être mises en place pour structurer et accompagner le développement de ces filières essentielles à l’autonomie et la souveraineté alimentaire des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3003</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement législatif de l’activité « distillerie »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6202. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des distilleries françaises face à l’utilisation abusive du terme « distillerie » par des entreprises produisant principalement des liqueurs. Les distilleries sont soumises à des contraintes plus importantes que les producteurs de liqueurs. D’une part, l’activité de distillerie nécessitent des investissements matériels coûteux, notamment l’acquisition d’alambics, indispensables au processus de distillation. S’ajoutent à cela les délais liés à la production d’alcools distillés tels que la vodka, le gin, le rhum ou le whisky qui nécessite plusieurs mois, voire des années pour certains, en raison du temps de maturation indispensable à leur qualité, contrairement aux liqueurs, dont la fabrication est plus rapide et ne requiert pas ce processus. D’autre part, les distilleries doivent faire face à une fiscalité nettement plus lourde. En raison de leur titre alcoométrique généralement supérieur à 40 % vol, les spiritueux distillés sont soumis au taux plein des cotisations de sécurité sociale, fixé à 609,80 euros par hectolitre d’alcool pur. À l’inverse, les liqueurs, dont le degré d’alcool dépasse rarement les 18 %, bénéficient d’un taux réduit de 51,49 euros par hectolitre, ce qui crée un déséquilibre significatif en matière de taxation. Cette disparité crée une concurrence déloyale et induit en erreur les consommateurs, certaines entreprises utilisant abusivement le terme « distillerie » dans leur communication commerciale, alors qu’elles produisent essentiellement des liqueurs. Mme la députée interpelle donc M. le ministre afin de connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour encadrer strictement l’usage du terme « distillerie » et en réserver l’emploi aux structures exerçant réellement une activité de distillation. Elle souhaite également être informée des sanctions prévues à l’encontre des entreprises ayant recours à un usage trompeur de cette appellation à des fins commerciales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3004</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Défiscalisation des cotisations mutuelle des retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6209. — 29 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la disparité de traitement fiscal appliqué aux cotisations de mutuelle entre les salariés et les retraités. Depuis le 1er janvier 2016, les entreprises du privé ont l’obligation de proposer une mutuelle santé à leurs salariés dans le cadre de leurs contrats de travail. Cette complémentaire santé imposée à l’employeur apporte de nombreux avantages aux salariés : 50 % au minimum du coût de la mutuelle est prise en charge par l’employeur ; une déduction fiscale de la part des cotisations imposables de la mutuelle d’entreprise du salarié. De leur côté, les travailleurs non-salariés (TNS) bénéficient également d’un dispositif fiscal avantageux dans le cadre de la loi « Madelin » sur les mutuelles santé des TNS. Ils peuvent déduire les cotisations versées du revenu imposable. Mais le passage à la retraite sonne la fin des régimes avantageux autant pour un salarié qu’un indépendant. En effet, les cotisations versées par des personnes retraitées à une mutuelle ou à un organisme de prévoyance ou d’assurance ne sont pas déductibles de leurs revenus, car ces adhésions seraient considérées comme facultatives. Cette différence de traitement crée une inégalité de fait entre actifs et retraités. Elle pèse d’autant plus lourdement sur les retraités que ceux-ci doivent faire face à une hausse continue des tarifs des complémentaires santé, dans un contexte de diminution ou de stagnation de leurs revenus. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend étudier la mise en place de mesures pour rétablir plus d’équité de traitement entre les actifs et les retraités dans ce domaine et préserver le pouvoir d’achat des retraités en matière de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3004</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Rupture unilatérale des contrat de garantie obsèques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6219. — 29 avril 2025. — Mme Julie Laernoes alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les ruptures unilatérales des contrats de garantie obsèques. Effectivement, en Loire-Atlantique, des centaines de retraités de la Ville de Nantes ayant un contrat depuis plusieurs dizaines d’années se sont vu indiquer que ces contrats seraient résiliés par leur assureur. Certes, cette pratique est légale et conforme à l’article L. 113-12 du code des assurances, mais ces contrats datant pour la plupart d’au moins trente ans, (toujours actifs car renouvelés par tacite reconduction) ne précisent pas que les cotisations sont à fonds perdu. Après avoir touché ces sommes durant des dizaines d’années, l’assurance résilie les contrats lorsque les assurés approchent les 80 ans, une période particulièrement discutable, car les assurés arrivent à un moment de la vie où ce sujet peut prendre de l’importance. Le moment de cette résiliation est d’autant plus sensible que les organismes qui proposent ce genre de contrat limitent souvent l’âge des personnes pouvant s’assurer à une fourchette entre 80 et 85 ans. Les assurés victimes de ces résiliations unilatérales ne peuvent plus souscrire une nouvelle assurance. En Loire-Atlantique, l’exemple des 450 cas qu’il a été possible de recenser est particulièrement parlant, car représentatif des questions que pose l’autorisation de la résiliation unilatérale de ce type de contrat précis. De fortes sommes perçues par le même assureur auprès de qui les adhérents avaient souscrit individuellement un contrat durant des années dans le cadre d’une convention collective avec le comité des œuvres sociales de la ville, ne sont, en effet, compensées d’aucune manière. Après avoir résilié leur contrat et pour faire face aux nombreux courriers de réclamation reçus, l’assureur propose à ses anciens adhérents, ayant pour beaucoup d’entre eux dépassé les 80 ans, la souscription d’un nouveau contrat sans délai de carence ni limite d’âge, mais à des tarifs beaucoup plus onéreux et pour une couverture obsèques bien moindres. Ainsi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de remédier à ces situations ubuesques de plus en plus fréquentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3005</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Limites posées par l’article L.112‑6 du code monétaire et financier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6239. — 29 avril 2025. — M. François Hollande alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les limites posées par l’article L. 112-6 du code monétaire et financier, en matière de rachat de métaux précieux par les professionnels, notamment les bijoutiers-horlogers. Depuis la modification de cet article par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, le paiement des achats d’or et autres métaux précieux ne peut être effectué que par virement ou chèque barré. Or la loi interdit l’utilisation de moyens non monétaires comme les avoirs, les bons d’achat ou les bons de réduction. Ces derniers ne constituent pas des instruments de paiement au sens strict mais relèvent de pratiques commerciales classiques dans de nombreux secteurs. Les professionnels concernés, bien que pleinement soumis aux exigences de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT), ne peuvent ainsi proposer à leurs clients de contrepartie commerciale autre qu’un virement ou un chèque. Cette situation freine inutilement le développement de circuits courts, circulaires et traçables, alors même que les dispositifs LCB-FT actuels permettent une identification rigoureuse des clients et des opérations. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de modifier l’article L. 112-6 du code monétaire et financier, afin de permettre expressément l’utilisation de moyens non monétaires tels que les avoirs, bons d’achat ou de réduction dans le cadre des opérations de rachat d’or par les professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3005</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Pratiques commerciales liées au surdimensionnement des emballages alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6243. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques commerciales liées au surdimensionnement des emballages alimentaires, qui peuvent induire les consommateurs en erreur quant à la quantité réelle de produit contenue. Il est régulièrement observé, dans les rayons de la grande distribution, que certains produits sont conditionnés dans des emballages manifestement disproportionnés par rapport à leur contenu. Ces pratiques, qui donnent une impression trompeuse de volume ou de quantité, sont de nature à altérer le consentement éclairé du consommateur au moment de l’achat, notamment lorsque l’information sur le poids net est peu lisible ou reléguée à un emplacement discret. Si l’article L. 121-2 du code de la consommation prohibe les pratiques commerciales trompeuses et si le règlement (UE) n° 1169/2011 prévoit une obligation d’information loyale et transparente sur les denrées alimentaires, il semble que les mécanismes actuels de contrôle et de sanction ne permettent pas de prévenir efficacement ces dérives. Dans ce contexte, il souhaite savoir : si une évaluation a été menée récemment par la DGCCRF sur l’ampleur de ces pratiques dans les circuits de distribution ; quelles marges d’amélioration sont envisagées pour renforcer la transparence des conditionnements (par exemple via un rapport volume réel / volume d’emballage, ou des mentions obligatoires plus visibles) ; et si une évolution du cadre réglementaire national ou européen est à l’étude pour mieux encadrer ces pratiques et mieux protéger le consommateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3005</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du site INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6265. — 29 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dysfonctionnements persistants rencontrés par de nombreux travailleurs indépendants dans l’utilisation du site de l’INPI pour effectuer leurs démarches administratives (création, modification ou cessation d’entreprise). Depuis la centralisation des formalités via le guichet unique de l’INPI, de très nombreux professionnels signalent des problèmes techniques à répétition : bugs récurrents, lenteur des traitements, erreurs de validation, relances automatiques injustifiées ou encore absence de réponse aux sollicitations écrites. Le manque d’ergonomie et de clarté du site, notamment en ce qui concerne les trois modes de connexion distincts (INPI Connect, FranceConnect, FranceConnect+), contribue à une grande confusion chez les usagers. Cette complexité engendre des pertes de temps considérables, des démarches à recommencer à plusieurs reprises et dans certains cas des retards préjudiciables, par exemple dans l’enregistrement d’un changement de gérance. Des témoignages nombreux circulent sur internet, révélant une perte de confiance croissante dans ce système, y compris chez des professionnels pourtant à l’aise avec les outils numériques. Les bugs affectent également des démarches sensibles comme le dépôt des comptes annuels, conduisant parfois les greffes à devoir solliciter les documents par courrier postal, faute d’un fonctionnement correct du téléservice. Aussi, M. le député demande si le Gouvernement compte diligenter un audit complet du site de l’INPI afin de remédier à ces difficultés et garantir aux travailleurs indépendants un accès fluide, fiable et efficace à leurs démarches administratives. Il souhaite également savoir si des améliorations ergonomiques sont prévues à court terme et comment l’État entend assurer un accompagnement efficace pour les usagers en difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3006</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxe de séjour pour les campings
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6289. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les modalités d’application du régime « au réel » de la taxe de séjour pour les emplacements de camping loués à l’année. L’article L. 2333-30 du code général des collectivités territoriales prévoit que la taxe de séjour, lorsqu’elle est établie « au réel », doit être calculée sur la base du nombre de nuitées effectivement occupées. Toutefois, plusieurs communes ont décidé, par délibération, que la taxe « au réel » devait s’appliquer sur la durée totale du contrat de location, même lorsque l’emplacement n’est occupé que ponctuellement durant la période du contrat de location. Cette pratique interroge, tant sur le plan juridique qu’administratif, en ce qu’elle pourrait contrevenir à la logique même du régime « au réel » en s’apparentant à une taxation forfaitaire déguisée, relevant de l’article L. 2333-41 du même code. Elle soulève également des enjeux de lisibilité pour les contribuables et de cohérence dans l’exécution budgétaire des collectivités locales. Aussi, M. le député souhaite savoir si, dans le cadre du régime « au réel », il est conforme à la réglementation de percevoir la taxe de séjour sur la durée totale d’un contrat annuel de location, ou si elle doit strictement être calculée sur le nombre exact de nuitées réellement effectuées. Il lui demande enfin quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sécuriser juridiquement cette disposition et garantir une application homogène de l’article L. 2333-30 sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3006</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Entreprise Geismar - Industrie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6292. — 29 avril 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante du groupe Geismar, entreprise centenaire spécialisée dans les équipements de maintenance ferroviaire. Fondé en 1924, le groupe Geismar est reconnu mondialement pour son expertise dans la conception et la fabrication de solutions pour la pose, la maintenance et le contrôle des voies ferrées et caténaires. Avec cinq usines, dont quatre en France et une en Italie, l’entreprise emploie 750 salariés et réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’international. Cependant, en avril 2025, le groupe a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre, suite à une déclaration de cessation de paiements. Une première recherche de repreneurs ayant échoué, une nouvelle tentative est en cours pour assurer la pérennité de l’entreprise et sauvegarder les emplois menacés. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’avenir de l’industrie ferroviaire française, secteur stratégique pour la transition écologique et la souveraineté industrielle du pays. La perte d’un acteur majeur comme Geismar représenterait un recul significatif pour la filière, tant sur le plan économique que technologique. Alors que le prochain Salon international de l’industrie ferroviaire (SIFER) se tiendra en juin 2025, rendez-vous incontournable pour l’innovation, la coopération et la visibilité de la filière ferroviaire française, il paraît crucial que des décisions concrètes aient été prises d’ici là sur l’avenir de Geismar. Il serait incompréhensible qu’un tel fleuron industriel français soit abandonné à son sort à l’approche de ce grand évènement professionnel international. En conséquence, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour soutenir ce fleuron français dans cette période critique et favoriser l’émergence d’un repreneur, de préférence français, afin de maintenir les compétences et les emplois sur le territoire national. Comment le Gouvernement compte-t-il renforcer la filière industrielle ferroviaire française pour éviter la disparition d’entreprises stratégiques et assurer la souveraineté du pays dans ce domaine et existe-t-il un plan spécifique pour accompagner les salariés du groupe Geismar en cas de reprise ? Il est impératif que l’État prenne ses responsabilités pour préserver l’industrie ferroviaire française, pilier essentiel de l’économie et de la transition vers une mobilité durable. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3007</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Recrudescence des fraudes en ligne opérées par le biais des plateformes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6310. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la recrudescence alarmante des fraudes en ligne opérées par le biais des plateformes numériques du groupe Meta et plus particulièrement via la messagerie WhatsApp. Selon plusieurs rapports récents, près de 40 % des arnaques signalées en ligne seraient liées aux services du groupe Meta. WhatsApp est devenue l’un des principaux vecteurs de ces escroqueries, notamment à travers des opérations de « spoofing », usurpation d’identité de conseillers bancaires destinée à extorquer à leurs victimes des données personnelles ou financières sensibles, telles que des codes de validation ou des identifiants bancaires. Cette situation suscite une vive inquiétude quant à la responsabilité des plateformes dans la sécurisation de leurs environnements numériques. De nombreuses voix, y compris au sein d’autorités judiciaires étrangères, dénoncent l’inaction des géants du numérique, leur reprochant l’absence de dispositifs réellement dissuasifs ou de soutien efficace aux victimes. Dans ce contexte, il souhaite savoir : quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer la régulation des plateformes numériques, en particulier pour les contraindre à déployer des mécanismes robustes de détection et de prévention des arnaques ; quelles dispositions pourraient être envisagées pour encadrer les pratiques de communication commerciale des influenceurs et annonceurs, afin de limiter la diffusion indirecte de contenus frauduleux ; quelles initiatives sont prévues pour améliorer la sensibilisation du grand public, en particulier des publics les plus vulnérables, face aux risques d’escroquerie sur ces plateformes ; et enfin, dans quelle mesure la France entend intensifier sa coopération avec les partenaires internationaux et les opérateurs privés en matière de lutte contre la cybercriminalité transnationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3007</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Réforme de la franchise en base de TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6350. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le maintien de la réforme de la franchise en base de TVA. À l’occasion du rapport d’information n° 528 déposé le 9 avril 2025 et relatif à la réforme de la franchise en base de TVA, des sénateurs ont tenté de « faire la lumière sur les enjeux économiques, juridiques et budgétaires » de cette disposition. Mme la députée s’interroge sur les confusions du Gouvernement dont fait état le rapport quant à la supposée distorsion de concurrence introduite par une telle mesure. Ainsi, l’État aurait confondu avantage fiscal et concurrence d’offre. L’existence même d’une « distorsion de concurrence » est par ailleurs et comme le révèle le rapport, un argument peu valable notamment pour les microentreprises et petites entreprises dont la nature de la concurrence est par définition extrêmement faible. Mme la députée s’interroge sur les gains suscités par une telle mesure. Ainsi, l’administration fiscale souligne que cette disposition permettrait un gain de 780 millions d’euros de recettes de TVA supplémentaires et de 400 millions d’euros pour le budget de l’État. Mme la députée demande à M. le ministre s’il peut lui adresser l’étude d’impact ayant permis cette estimation. Elle l’interroge par ailleurs sur la légitimité de maintenir une réforme qui pourrait affecter 2,1 millions d’entrepreneurs individuels, petites ou micro entreprises et risquerait d’encourager les responsables de telles activités à y renoncer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3007</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime de la TVA applicable aux opérations de transformation d’or
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6351. — 29 avril 2025. — M. François Hollande attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de clarifier le régime de la TVA applicable aux opérations de transformation d’or effectuées par les bijoutiers-horlogers. En effet, selon le BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-40 du 25 septembre 2019, aujourd’hui périmé et dont la date de fin de publication est fixée au 16 février 2022, la TVA n’était applicable que sur le prix de la transformation lorsque l’opération de refonte s’analysait comme un travail à façon. Toutefois, cette analyse reposait sur des critères fixés par l’administration fiscale, notamment l’exigence d’une restitution « à l’identique » des matières confiées par le particulier. Or cette condition était justifiée par l’article 121 de la directive 2006/112/CE, lequel a été abrogé. Dès lors, il n’existe plus, ni en droit français ni en droit européen, d’exigence de restitution à l’identique pour qualifier une opération de transformation d’or en travail à façon. En pratique, l’application de cette règle obsolète contraint les bijoutiers à recourir au rachat d’or pour réaliser de nouvelles créations à partir de l’or fourni par leurs clients, entraînant une double imposition injuste pour les consommateurs. À l’inverse, si l’administration reconnaissait que la transformation de l’or confié par un particulier relève du travail à façon, seule la TVA sur la prestation de service s’appliquerait, ce qui assurerait une plus grande équité fiscale. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre de confirmer que l’exigence de restitution à l’identique n’a plus de fondement juridique et que, dès lors, un bijoutier peut utiliser l’or confié par un particulier pour créer un nouveau bijou, sans être tenu d’appliquer la TVA sur la valeur du métal mais uniquement sur la prestation de service. Il l’invite également à préciser si l’administration fiscale envisage d’actualiser ses commentaires et d’adopter une interprétation conforme au droit en vigueur, permettant ainsi de sécuriser juridiquement les pratiques des bijoutiers-horlogers et d’éviter une charge fiscale injustifiée pour les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3008</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Distorsion de concurrence dans le secteur du transport aérien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6353. — 29 avril 2025. — Mme Sophia Chikirou alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les distorsions de concurrence croissante dans le secteur du transport aérien. La logique de libéralisation du marché, promue par l’Union européenne, l’a amenée à conclure un accord avec le Qatar en 2021 sur le secteur du transport aérien. Cet accord, dont les conditions de négociation posent question depuis le scandale du « Qatargate », est entré en vigueur sans ratification préalable par la France. Il permet à Qatar Airways d’opérer sur le marché européen en contrepartie d’engagements en matière de transparence et de concurrence équitable. Cependant, aucun mécanisme de contrôle et de sanction n’a été mis en place pour vérifier le respect de ces engagements. Cela se traduit par une mise en concurrence déloyale entre des opérateurs français, soumis aux normes sociales, fiscales et environnementales de l’Union européenne, et Qatar Airways, qui bénéficie de soutiens publics massifs et d’un cadre réglementaire beaucoup plus souple, tant sur le plan social qu’environnemental. Cette situation met en difficulté les compagnies aériennes françaises et menace directement des milliers d’emplois en France. Pour Air France, dont l’État français détient 28 % du capital, ce sont 40 000 emplois directs en Île-de-France qui sont en danger. Elle favorise également le dumping social et va à l’encontre des objectifs climatiques français et européens. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir une concurrence équitable dans le secteur aérien tout en veillant à faire respecter les normes sociales et environnementales du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3008</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Amélioration des conditions salariales des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6256. — 29 avril 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation statutaire et professionnelle des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces agents jouent un rôle fondamental dans la mise en œuvre de l’école inclusive, en accompagnant chaque jour des milliers d’élèves à besoins particuliers. Néanmoins, leur statut reste marqué par la précarité de l’emploi et une reconnaissance professionnelle insuffisante, tant en matière de rémunération que d’évolution de carrière. Actuellement, les AESH sont majoritairement recrutés sur des quotités horaires incomplètes, ne leur permettant ni d’atteindre un temps plein, ni de bénéficier de droits sociaux consolidés. Cette situation limite leur projection dans la durée et nuit à l’attractivité de ces fonctions pourtant essentielles. Afin de pallier ces difficultés, M. le député défend depuis plusieurs années la création de groupements d’employeurs, qui permettraient d’assurer aux AESH une structure unique d’affectation tout en leur confiant des missions diversifiées dans le champ scolaire, périscolaire, administratif ou d’accompagnement éducatif, leur permettant ainsi d’exercer à temps complet (35h/semaine). Ce modèle favoriserait une gestion plus cohérente et plus stable des personnels, offrirait de meilleures conditions de travail et ouvrirait des perspectives d’évolution de carrière, en lien avec les besoins territoriaux. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement quant à la possibilité d’expérimenter ou de généraliser cette démarche de groupement d’employeurs pour les AESH, ainsi que les mesures prévues pour renforcer leur formation, leur accompagnement professionnel et leur rémunération dans le cadre d’un parcours plus structuré et durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3009</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mobilité des personnels enseignants éloignés de leur lieu de vie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6257. — 29 avril 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées par les enseignants originaires des Landes pour réintégrer leur département d’origine après leur réussite aux concours de recrutement des personnels enseignants et d’éducation. En effet, de nombreux Landais, après avoir réussi les concours de recrutement, sont affectés dans d’autres académies, souvent éloignées de leur région natale. Cette situation les contraint à s’éloigner durablement de leur famille et de leur environnement et les possibilités de mutation vers les Landes sont souvent limitées et soumises à des délais d’attente importants. Cette problématique a des répercussions non seulement sur la qualité de vie des enseignants concernés, mais également sur l’attractivité du métier dans le département des Landes. De plus, le retour tardif des enseignants expérimentés dans leur département d’origine peut affecter la continuité pédagogique et la stabilité des équipes éducatives locales. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle envisage de mettre en place pour faciliter et accélérer le retour des enseignants originaires des Landes dans leur département, notamment en révisant les critères de mutation, en augmentant le nombre de postes offerts dans le département, ou en mettant en place des dispositifs spécifiques favorisant la mobilité vers les Landes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3009</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des infirmières scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6258. — 29 avril 2025. — Mme Marie-José Allemand interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des infirmières scolaires dans les établissements d’enseignement, ainsi que sur les mesures à mettre en œuvre pour accroître leur nombre et leurs conditions de travail. Les infirmières scolaires jouent un rôle indispensable dans la prise en charge de la santé physique et mentale des élèves. Cependant, leur nombre reste insuffisant pour répondre efficacement aux besoins des élèves, notamment dans les établissements situés dans les zones rurales et périurbaines. Il est estimé qu’un effectif de 7 417 infirmières scolaires supplémentaires serait nécessaire pour atteindre un ratio suffisant, permettant de garantir à chaque élève une prise en charge adaptée et de qualité. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour : doubler le nombre d’infirmières scolaires dans les établissements d’enseignement, ce qui implique le recrutement de 7 417 infirmières supplémentaires ; améliorer les conditions de travail des infirmières scolaires afin de leur permettre d’assurer efficacement leurs missions et de faire face à l’augmentation de la demande ; réévaluer la répartition des infirmières scolaires en fonction des besoins réels, en tenant compte de la taille des établissements et des spécificités des élèves, pour garantir une couverture optimale sur l’ensemble du territoire ; soutenir les établissements scolaires qui rencontrent des difficultés particulières en matière de personnel infirmier, notamment dans les zones de grande précarité ou les établissements en zones rurales. Elle sollicite également des précisions sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour parvenir à cet objectif d’augmentation des effectifs et à une amélioration globale de l’accès aux soins dans le cadre scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3009</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Cadre législatif applicable à la gestion des écoles situées en zone montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6259. — 29 avril 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le cadre législatif applicable à la gestion des écoles situées en zone montagne. La loi n° 85-30 du 9 janvier 1985, dite loi « montagne », a défini des règles spécifiques concernant la situation des écoles en zone montagne. Le ministère a mis en place une cartographie du territoire suivant une nomenclature INSEE distinguant 9 types de communes. Les services de Mme la ministre en tirent la conclusion que le zonage montagne issu de la loi de 1985 ne s’appliquerait plus. Il est difficile à M. le député, comme au secteur montagne, de comprendre comment des dispositions adoptées par arrêté ministériel pourraient valoir abrogation de dispositions législatives. Il lui demande donc de confirmer que les dispositions de la loi « montagne » du 9 janvier 1985 sont toujours applicables pour toutes les décisions à prendre en matière d’ouverture et de fermeture des classes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3010</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Congés payés des enseignants délégués dans l’enseignement privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6260. — 29 avril 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la gestion des congés payés des enseignants délégués dans l’enseignement privé sous contrat. Jusqu’alors, ceux-ci bénéficiaient d’une rémunération lors des congés annuels sous la forme d’indemnités de vacances, sur la base de la circulaire n° 91-035 du 18 février 1991. Depuis la rentrée 2023, ce cadre a été modifié par le décret 2023-733 du 8 août 2023 relatif aux maîtres de l’enseignement privé. Par ce décret, leurs CDD pour cause de remplacement prennent fin lors des congés et reprennent aux rentrées et il est prévu qu’ils perçoivent une indemnité compensatrice de congés annuels (ICCA) égale à 10 % de la rémunération brute perçue par l’agent au cours de sa période d’emploi. Au regard de la durée des congés scolaires, l’ICCA ne permet pas de couvrir l’intégralité de ces périodes et entraîne par conséquent une perte pour les enseignants délégués, alors que Pôle emploi ne prend que partiellement leurs périodes de chômage qui leurs sont imposées par les vacances scolaires. Cette situation renforce encore un peu plus la perte d’attractivité de cette profession, avec des rémunérations très fluctuantes entre les mois, en fonction de la présence de congés et une diminution de leurs revenus pouvant atteindre 2 500 euros par an. Par ailleurs, les maîtres délégués qui occupent un poste vacant disposent, quant à eux, de l’intégralité de leurs congés, créant là aussi une inégalité de traitement pour une activité semblable. Aussi, face à cette situation, elle souhaite savoir si elle envisage de revoir ce fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3010</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Sansu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Financement et contrôle d’écoles privées hors contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6261. — 29 avril 2025. — M. Nicolas Sansu interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le financement d’un réseau d’écoles privées hors contrat, présent dans 8 départements. Cette structure bénéficie en particulier du soutien et du financement d’un milliardaire. L’essence même de son projet se manifeste dans ces écoles qui, dès le plus jeune âge, enseignent à des jeunes des valeurs contraires à la devise républicaine. Ces écoles bénéficient de surcroît d’un effet pernicieux. En les plaçant dans des zones rurales délaissées où l’offre scolaire est de plus en plus réduite, tout en proposant des prix peu élevés, les mécènes de ces structures s’affichent en sauveurs d’une frange oubliée de la population. La carence de l’État à garantir un service public de l’école de qualité, pour tous, dans tous types de territoire, a créé une faille dans laquelle le Rassemblement National s’engouffre un peu plus chaque jour. C’est indirectement aussi l’État, à travers les exonérations d’impôt dont bénéficient les fondations mécènes de ces écoles, qui finance ce type de structures. À plusieurs égards, ces écoles présentent un problème non seulement politique mais aussi éducatif : manquement dans l’enseignement du socle commun, tendance au révisionnisme, méthodes militaristes, infrastructures inadaptées (cours dans des modules type algeco). Il est essentiel de protéger la jeunesse en maintenant le cap d’une éducation républicaine, laïque et accessible. C’est pour toutes ces raisons que M. le député appelle Mme la ministre à ordonner un contrôle administratif et un contrôle pédagogique sur les instituts déjà implantés sur le territoire. Une telle chose peut notamment être faite par le préfet ou le recteur dans les trois mois suivant la déclaration d’ouverture. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3010</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Programmation des études STAPS  pour les étudiants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6320. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence d’aménagements spécifiques prévus pour les étudiants en situation de handicap souhaitant accéder au métier de professeur d’éducation physique et sportive (EPS). En application du décret n° 2004-592 du 17 juin 2004 relatif à l’attestation de sauvetage aquatique, les candidats au professorat d’EPS doivent justifier d’une qualification en sauvetage aquatique, attestée par la réussite au test académique de sauvetage aquatique (TASA). Or ce dispositif réglementaire ne prévoit aucune modalité d’adaptation ou de compensation pour les personnes en situation de handicap et ce, même lorsqu’aucune contre-indication médicale à l’exercice du métier d’enseignant en EPS n’est établie. Cette exigence uniforme revient, dans les faits, à exclure des candidats pourtant aptes à exercer la profession, au seul motif qu’ils ne peuvent satisfaire au TASA dans les conditions standard, en raison de leur handicap. Cette situation soulève une contradiction manifeste avec les principes posés par les articles L. 131-1 et L. 352-1 du code général de la fonction publique, lesquels consacrent l’obligation pour l’administration de garantir l’égal accès à l’emploi public et de mettre en œuvre les aménagements nécessaires à cet effet, sauf impossibilité avérée liée aux fonctions. Aussi, Mme la députée souhaite connaître les fondements justifiant l’absence de dispositifs d’aménagement du TASA pour les candidats en situation de handicap. Elle souhaite également savoir si une révision du décret précité est envisagée afin de permettre des aménagements raisonnables, conformes au principe d’inclusion et au respect du droit à l’égalité devant l’emploi public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3011</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dieynaba Diop</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Renforcement de la lutte des violences intrafamiliales en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6275. — 29 avril 2025. — Mme Dieynaba Diop attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le renforcement de la lutte contre les violences faites aux femmes en milieu rural. Alors qu’un tiers seulement de la population française vit en milieu rural, près de 47 % des féminicides y sont recensés, traduisant une surexposition des femmes en zone rurale aux violences, notamment intrafamiliales. Les femmes vivant en milieu rural font face à une « double peine », elles subissent également des obstacles majeurs dans leur parcours de protection et de sortie des violences, en moyenne bien plus long. Ces spécificités sont nombreuses et lourdes : l’isolement social et géographique, une forte interconnaissance entre groupes sociaux favorisant le silence, un éloignement des services publics et sociaux, un manque d’accessibilité aux centres d’hébergement d’urgence, une dépendance à la mobilité et à la voiture, ainsi qu’un manque d’accès à l’information et aux dispositifs d’aide comme le 3919. En effet, en 2023, les appels issus des 14 départements les plus ruraux ne représentaient que 3 % du total des appels reçus sur la ligne 3919, révélant un sous-recours inquiétant aux dispositifs existants. Une catégorie encore plus marginalisée est celle des agricultrices, qui subissent une « triple peine » : en plus des violences et des freins liés au territoire, elles sont souvent économiquement dépendantes de leur conjoint en étant coexploitante et connaissent des procédures administratives agricoles lourdes, complexes et spécifiques sur lesquelles peu sont formés. De plus, aucune structure d’écoute n’est aujourd’hui dédiée aux agricultrices victimes de violences, bien que certaines existent pour les agriculteurs en difficulté (Agri’écoute, solidarité Paysans). Dans ce contexte, elle l’interroge sur les mesures spécifiques qu’elle entend prendre dans le cadre du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2023-2027 afin de renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes en milieu rural, améliorer l’accès aux droits, adapter les dispositifs d’aide à ces territoires et garantir une meilleure prise en charge des victimes en milieu rural, notamment les agricultrices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3011</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Situation financière des CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6276. — 29 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation financière des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Association créée il y a déjà cinquante ans, le CIDFF œuvre pour l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ainsi que l’insertion professionnelle des femmes, en particulier les plus éloignées de l’emploi. Au service de la cause des femmes en danger, le CIDFF remplit des missions essentielles. En 2024, les CIDFF bretons ont accompagné gratuitement 10 000 personnes dont 2 500 victimes de violences. Le CIDFF du Finistère, quant à lui, a reçu 6 839 personnes dont 107 bénéficiaires des dispositifs « Téléphone grave danger » et « Bracelet anti-rapprochement ». Il a également formé 1 440 personnes à la prévention des violences sexistes et sexuelles. Son modèle traverse aujourd’hui une crise financière qui menace ses fondamentaux et la continuité de ses missions. Cette situation extrêmement tendue sur le plan budgétaire est liée à l’entrée en vigueur de l’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur par arrêté en date du 6 août 2024 dans le cadre de la politique salariale en lien avec la négociation sur la CCUE dans le secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif, qui engendre le paiement de l’indemnité Ségur aux salariés et ce, de manière rétroactive au 7 août 2024. Cette extension du Ségur représente pour le CIDFF du Finistère un surcoût de 97 000 euros, sur un budget estimé à 980 000 euros. Avec seulement 1 % des activités de l’association facturées et 76 % du budget consacré aux ressources humaines, dont huit juristes pour couvrir l’ensemble du département du Finistère, l’équilibre financier de la structure est menacé par cette évolution qui n’est pas compensée. L’antenne de Morlaix est supprimée et des permanences sur le territoire sont suspendues. Concernant l’activité d’accès au droit plus généralement, les juristes vont connaître une diminution du temps de travail, conséquence pour le moins paradoxale puisque l’objectif initial était de mieux reconnaître le travail de ces professionnels en agréant le complément Ségur. La cessation de paiement a pu être évitée in extremis en mars 2025, mais il est à craindre que l’accès aux droits et la protection des femmes victimes de violences ne s’en trouve durablement fragilisés. Faute de moyens suffisants pour maintenir l’activité, le CIDFF est donc contraint de poursuivre ses missions en mode dégradé. Leurs services ne sont plus aussi accessibles au plus grand nombre et notamment aux plus vulnérables, une situation inquiétante alors que les violences faites aux femmes ne marquent pas le pas au sein de la société. Les CIDFF recevant des financements spécifiques de l’État, elle lui demande si un redéploiement de crédits ou des moyens complémentaires pourraient être envisagés afin de que les structures puissent faire face à la revalorisation Ségur imprévue et non compensée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3012</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inquiétant positionnement partisan d’une université française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6263. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’inquiétant positionnement partisan d’une université française. À l’occasion d’un cours donné au sein de l’université Lyon-2, un professeur de géographie spécialiste du Proche-Orient a été interrompu de manière violente par un groupuscule de la gauche radicale, qui accusait le professeur d’un positionnement supposé en faveur d’Israël dans le conflit opposant ce pays à la Palestine. Or le professeur mentionné souligne n’avoir « jamais exprimé d’opinions personnelles » sur le sujet. La direction de l’université n’a pas soutenu son professeur et l’a même accusé d’avoir tenu des « paroles affligeantes, complotistes et délétères pour l’université ». Selon le professeur, l’université Lyon-2 serait en proie aux agissements de violences ayant pour perspective la défense de leurs opinions militantes : « On donne une salle aux militants pour éviter des violences, on les laisse bloquer le campus de la Porte des Alpes, on annule des examens pour éviter que les étudiants qui manifestent soient pénalisés, on laisse les tags pro-palestiniens recouvrir les murs de l’université. Cela fait des années que ça dure », a-t-il ainsi déploré. Mme la députée s’inquiète de ce que les professeurs de l’enseignement supérieur ne puissent plus exercer leur métier dans des conditions de sécurité décentes. Elle regrette que l’université soit le cœur de violences partisanes et politiques. Par conséquent, elle lui demande quelles dispositions il entend prendre pour assurer la sécurité de ses professeurs et pour s’assurer que les violences partisanes au sein de l’université soient sévèrement punies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3012</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Reconnaissance du diplôme d’ostéopathie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6332. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation de certains étudiants titulaires d’un diplôme d’ostéopathie et qui souhaitent s’orienter vers des études de masseurs-kinésithérapeutes. Cette problématique découle d’un arrêté spécifique, celui du 2 septembre 2015 relatif au diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, plus précisément son article 25, portant sur les dispenses et modalités particulières. Et cela pose des difficultés majeures. L’article précité prévoit des dispenses d’unités d’enseignement pour certains titulaires de diplômes du domaine de la santé, par exemple les infirmiers, les pédicure-podologues ou bien encore les orthoptistes. Cependant, il est à constater que les détenteurs d’un diplôme d’ostéopathie, bien qu’ils possèdent un niveau d’études équivalent à un master (bac +5), ne sont pas inclus dans cette liste. L’ostéopathie et la kinésithérapie sont des disciplines étroitement liées, œuvrant toutes deux dans le domaine de la santé et de la rééducation physique. Ainsi, les détenteurs du diplôme d’ostéopathie ne peuvent poursuivre vers des études de kinésithérapie en France et sont même contraint d’étudier dans des pays transfrontaliers. Pour ces étudiants, il paraît difficilement compréhensible que ces derniers ne bénéficient pas de la même reconnaissance académique que leurs homologues cités dans l’article 25 dudit arrêté. C’est pourquoi il souhaite connaître les éventuelles pistes de réflexion envisagées pour corriger cette iniquité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3013</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Leadership de la France en matière de lutte contre le paludisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6180. — 29 avril 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences dévastatrices des coupes américaines relatives à l’aide extérieure et sur l’impact des diminutions drastiques des crédits d’aide publique au développement, adoptées dans la loi de finances pour 2025, promulguée le 30 décembre 2024, sur la lutte contre le paludisme, la santé mondiale et plus globalement sur la solidarité internationale. La France, deuxième contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme - près de 60 % du financement international pour la lutte contre le paludisme - et premier bailleur mondial pour le renforcement des systèmes de santé et la préparation aux pandémies, joue un rôle central dans la santé mondiale. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quel niveau d’engagement politique et financier la France prévoit pour le fonds mondial dans la cadre de la 8e reconstitution de ses ressources et quelles initiatives politiques seront mises en œuvre pour renforcer la coordination européenne et éviter une résurgence des pandémies actuelles et l’émergence de nouvelles menaces sanitaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3013</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Encadrement des clubs UNESCO en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6206. — 29 avril 2025. — M. Inaki Echaniz interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la réglementation de l’UNESCO en matière d’accréditation des clubs UNESCO et le cadre législatif français relatif à la liberté associative, en appui de la question posée par son collègue Sébastien Saint-Pasteur à Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative. La réglementation de l’UNESCO de 2017 impose un contrôle renforcé des clubs UNESCO par la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU). Cette dernière dispose d’un pouvoir de supervision sur l’accréditation et le renouvellement des associations affiliées à l’UNESCO, tout en imposant des restrictions sur l’utilisation du nom et du logo de l’organisation. Toutefois, ce cadre semble entrer en contradiction avec la loi du 1er juillet 1901, qui garantit la liberté d’association en France. En effet, la CNFU, qui exerce un rôle de contrôle, est elle-même constituée sous le régime de la loi de 1901, ce qui crée une ambiguïté quant à la légitimité d’une association privée à exercer une mission qui relève habituellement des prérogatives de l’État. De plus, cette situation engendre des risques de conflits d’intérêts et de manque de transparence dans l’attribution des accréditations et des subventions aux clubs UNESCO. Par ailleurs, l’absence de cadre juridique clair sur le rôle du « point focal », en charge des relations avec ces clubs, renforce ces préoccupations. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin de garantir que l’application du cadre réglementaire de l’UNESCO respecte pleinement la liberté associative en France et d’assurer une gouvernance plus transparente et équitable des clubs UNESCO.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3013</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dieynaba Diop</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Difficultés d’acheminement de l’aide humanitaire dans la région du Darfour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6323. — 29 avril 2025. — Mme Dieynaba Diop attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation alarmante dans la région du Darfour au Soudan, déjà marquée par des décennies de violences. L’accès humanitaire est devenu extrêmement limité, voire impossible dans certaines zones, en raison de l’insécurité persistante. Les acteurs humanitaires alertent sur les situations de famine, l’effondrement des services de santé et les violences systématiques, en particulier à l’encontre des femmes et des enfants. 12,6 millions de personnes sont déplacées depuis avril 2023 selon l’Organisation des Nations unies. Le risque de génocide, notamment à l’encontre des populations africaines du Darfour, est régulièrement évoqué par certaines ONG et chercheurs. Ces derniers jours, la situation s’est encore détériorée. La ville d’El-Fasher est assiégée par la milice militaire des Forces de soutien rapide (FSR) depuis quelques mois, aggravant l’acheminement de l’aide humanitaire, mettant encore davantage en danger les populations civiles. Face à cette situation d’urgence, la communauté internationale, y compris la France, a un rôle crucial à jouer pour apporter une aide humanitaire d’urgence. Cependant, les conditions sur le terrain, notamment les violences persistantes, l’insécurité et les restrictions imposées par certaines autorités locales, rendent l’acheminement de l’aide particulièrement complexe. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures la France, en collaboration avec ses partenaires internationaux, met en œuvre pour garantir un accès sûr, rapide et sans entrave à l’aide humanitaire dans la région du Darfour. Elle souhaite également savoir si la France envisage de rehausser son engagement diplomatique, en particulier auprès des pays voisins du Soudan et de l’Union africaine, afin de répondre collectivement à l’urgence humanitaire et de prévenir une déstabilisation plus large de la région du Sahel et de la Corne de l’Afrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3014</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Résolution du 18 septembre 2024 de l’Assemblée générale de l’ONU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6325. — 29 avril 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la mise en oeuvre par la France de la résolution adoptée le 18 septembre 2024 par l’Assemblée générale des Nations unies. Cette résolution, soutenue par la France, exige qu’Israël « mette fin sans délai à sa présence illégale » dans le territoire palestinien occupé et engage la fin de l’occupation et de la colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé (TPO) depuis 1967 dans un délai de 12 mois, soit avant le 18 septembre 2025. Elle demande également l’évacuation des colonies et la restitution des biens confisqués. Cette position s’appuie sur l’avis de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2023, qui rappelle que l’occupation israélienne des territoires palestiniens est illégale et doit cesser immédiatement, soulignant que la colonisation constitue un crime de guerre au regard du droit international. La résolution de l’Assemblée générale engage les États tiers à ne pas reconnaître cette situation illégale et à ne pas lui apporter aide ou assistance. En application de ses articles 4 et 5, la France doit prendre des mesures immédiates dans son domaine de compétence, notamment en matière diplomatique. Elle doit notamment rappeler aux acteurs privés et publics français, qu’il s’agisse d’entreprises, de collectivités locales, de personnes morales ou physiques, leurs obligations et les risques encourus en cas de non-respect de ces principes. Or, sept mois après l’adoption de cette résolution, aucune mesure concrète ne semble avoir été mise en oeuvre par la diplomatie française. À cinq mois de l’échéance du 18 septembre 2025, M. le député interroge M. le ministre sur les actions concrètes qu’il compte entreprendre pour respecter ses engagements et appliquer les obligations fixées par la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU. Il lui demande notamment si la France entend reconnaître l’État de Palestine dans ses frontières de 1967, à l’instar des 147 États membres de l’ONU qui l’ont déjà fait. Il l’interroge sur l’éventualité d’une condamnation publique par le Gouvernement français, comme l’a fait le consul général de France à Jérusalem, de l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie, de la politique d’expropriation des terres menée par le gouvernement israélien et sur les mesures prévues pour exiger l’application des résolutions de l’ONU relatives à l’arrêt immédiat des nouvelles implantations et au démantèlement des colonies existantes. Il souhaite savoir si la France envisage de suspendre toute exportation d’armes et de matériel de guerre à destination d’Israël, ainsi que la délivrance et le renouvellement des licences d’exportation correspondantes. Il l’interroge sur la possibilité que le Gouvernement défende un embargo économique unilatéral envers Israël et la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, ainsi que l’interdiction d’importation de produits issus des colonies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3014</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Taché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation politique alarmante au Tchad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6326. — 29 avril 2025. — M. Aurélien Taché alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique alarmante au Tchad. Alors que Mahamat Idriss Déby, Président de la République du Tchad depuis 2021, affirme engager son pays dans des réformes démocratiques, l’opposition tchadienne fait depuis quatre ans l’objet d’une répression aussi violente que sanglante. Cette répression touche avant tout les membres du Parti socialiste sans frontières (PSF). Les membres de ce parti subissent des détentions arbitraires. Certains ont été enlevés. Dans le pire des cas, la répression contre ce parti a même conduit à des assassinats contre l’ancien président du parti et ses proches. En effet, Yaya Dillo Djérou, opposant politique tchadien et ancien président du PSF, a été assassiné lors d’un assaut mené par l’armée tchadienne contre le siège de son parti à N’djamena, les 27 et 28 février 2024. Du siège du parti, il ne reste aujourd’hui que de la poussière, rendant d’ailleurs difficile la récolte de preuves sur place. Cet assassinat est le second, puisqu’en février 2021 déjà, la mère de Yaya Dillo Djérou était assassinée par le régime, dans une entreprise destinée à terroriser l’opposant politique. Après sa mort en février 2024, les attaques contre les membres de son parti se sont multipliées. En septembre 2024, Robert Gam, secrétaire général du PSF a été enlevé. Il est détenu depuis. Cet enlèvement fait suite à une conférence de presse organisée par cet opposant, où il appelait à la libération immédiate de nombreux militants du parti, qui étaient - et sont encore - détenus arbitrairement par le régime. Au regard de cette situation, M. le député demande quels moyens le Gouvernement emploiera pour permettre de faire toute la lumière sur l’assassinat de Yaya Dillo Djérou et pour permettre la libération de Robert Gam et des autres prisonniers politiques. La famille du défunt, qui se bat afin d’obtenir une enquête internationale indépendante, a en effet annoncé son intention de saisir la justice française au vu de l’implication suspectée de citoyens franco-tchadiens dans l’assassinat de l’ancien président du PSF. Le cas échéant, le Gouvernement mettra-t-il à la disposition de la justice française toutes les informations dont disposaient les ministères des armées et des affaires étrangères, présents au Tchad au moment des faits ? Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères fera-t-il les efforts nécessaires afin d’obtenir le déclenchement d’une enquête internationale indépendante ? Enfin, il lui demande si la diplomatie française se mobilisera afin d’obtenir la libération des prisonniers politiques au Tchad.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3015</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Financement d’associations islamistes radicales par l’UE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6360. — 29 avril 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le financement, sur des fonds publics européens, d’ONG promouvant l’islam politique et radical. Le rapport 2024 de la Cour des comptes européenne pointe ainsi 7,4 milliards d’euros distribués sans contrôle suffisant à des organisations qui ne respecteraient pas les « valeurs de l’Union ». Quelles mesures le Gouvernement propose-t-il d’adopter auprès de la Commission pour garantir que seuls les organismes et actions conformes aux valeurs de l’UE reçoivent des aides et qu’aucun financement ne puisse être utilisé pour soutenir une action que les pouvoirs publics ne pourraient pas raisonnablement envisager de mener directement eux-mêmes, sous peine de trahir le mandat qui leur a été confié et les règles communes ? Que compte faire le Gouvernement pour mettre un terme au détournement flagrant et récurrent des principes qui le lient et de la souveraineté nationale, par le biais d’associations financées - malgré lui - par le contribuable (subventions et défiscalisation) ? Va-t-il exiger la publication semestrielle des associations concernées, des actions financées et du montant des subventions versées ? Compte-t-il soutenir l’instauration de sanctions durables pour toute ONG omettant de respecter les « valeurs de l’Union européenne » ou s’opposer au financement de toute ONG omettant de respecter les valeurs de la République française ? Considère-t-il que la laïcité soit un concept à géométrie variable et qu’il ne fasse pas, le cas échéant, assumer résolument de promouvoir la culture chrétienne de l’Europe ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3015</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Gestion des fonds de la Commission européenne accordés aux ONG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6361. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la gestion des fonds de la Commission européenne accordés aux organisations non gouvernementales. À l’occasion de la publication d’un rapport de la Cour des comptes de l’Union européenne, il a été fait état de la gestion particulièrement floue des fonds réservés aux organisations non Gouvernementales. De 2021 à 2023, 12 000 organisations auraient bénéficié de 7,4 milliards d’euros répartis entre la Commission européenne (4,8 milliards) et les États membres (2,6 milliards) et destinés notamment à des thématiques comme « l’inclusion », « l’égalité des chances », « l’intégration des migrants » ou la « protection de l’environnement ». La traçabilité des sommes allouées s’est révélée extrêmement faible. Par ailleurs, les critères de perception de telles allocations semble différer d’un organisme à un autre ; la question de l’indépendance de ces structures vis-à-vis des pouvoirs publics, de structures industrielles ou des partis politiques ne semble pas être appliquée. De plus, les critères d’éligibilité des ONG concernées, notamment l’adéquation desdites ONG aux valeurs de l’Union européenne, ne semblent pas vérifiés. Enfin, la Cour des comptes a remarqué que certaines subventions avaient servi à financer du lobbying. Elle lui demande quelles dispositions il entend prendre pour les fonds employés par la Commission européenne et auxquels la France contribue généreusement ne soient plus ainsi détournés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3016</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Subventions aux ONG : l’Union européenne perd la trace de milliards d’euros</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6362. — 29 avril 2025. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les dérives préoccupantes de la gestion des subventions européennes attribuées aux ONG, telles que révélées par un rapport récent de la Cour des comptes de l’Union européenne. Ce rapport, accablant à bien des égards, met en lumière une série d’anomalies et d’aberrations dans l’attribution et le suivi de financements publics massifs. Entre 2021 et 2023, plus de 7,4 milliards d’euros ont été alloués à 12 000 ONG via divers programmes européens (FSE+, FAMI, Erasmus+, LIFE, etc.), souvent sans réelle traçabilité ni transparence. Le système de transparence financière (STF), censé permettre à chaque citoyen européen de connaître les bénéficiaires de ces subventions, présente de nombreux manquements. Certaines ONG y apparaissent avec des montants partiels ou erronés, quand d’autres ne sont tout simplement pas recensées. Pire encore, selon le rapport, près de 90 % des montants transférés via certains programmes ne parviennent pas aux ONG censées en bénéficier, mais sont redirigés vers des entités non identifiées, sans que la Commission européenne n’en assure le moindre suivi. À cela s’ajoute l’usage de critères flous pour qualifier une entité d’ONG, permettant à des structures à but commercial, parfois liées directement à des États membres ou à des intérêts industriels, de bénéficier de financements réservés en théorie à des structures indépendantes et à but non lucratif. Les subventions européennes ont par ailleurs servi, selon ce même rapport, à financer des activités de lobbying, en totale contradiction avec l’esprit de neutralité et d’intérêt général censé présider à l’usage de l’argent public. Alors que la France, comme d’autres États membres, est mise sous pression budgétaire constante, que des efforts considérables sont exigés des concitoyens en matière de santé, de conditions de travail ou de retraite, il est profondément choquant que des milliards d’euros issus en partie des impôts des Français soient ainsi ponctionnés sans contrôle ni exigence de résultat. M. le député demande donc à M. le ministre de bien vouloir lui indiquer quelles démarches la France entend entreprendre pour exiger la transparence totale dans la gestion des fonds européens alloués aux ONG, mettre fin aux financements dissimulés ou détournés, garantir que plus aucun euro des contribuables français ne soit dilapidé dans des circuits opaques et irresponsables. La France doit faire entendre une voix forte et claire : ces milliards doivent cesser d’être prélevés à l’aveugle sur les deniers publics des États membres. Il est temps d’exiger de l’Union européenne une rigueur budgétaire exemplaire, à la hauteur des sacrifices demandés aux peuples européens. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3016</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Absence de politique industrielle et suppressions d’emplois chez ArcelorMittal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6291. — 29 avril 2025. — M. Frédéric Weber alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’annonce par le groupe ArcelorMittal d’un plan de suppressions de postes concernant sept sites industriels du nord de la France, dont celui de Florange, dans le département de la Moselle. Selon les informations publiées par la presse, ce sont près de 600 emplois qui seraient concernés à l’échelle nationale, dont une centaine sur le seul site de Florange. Cette décision brutale intervient dans un contexte de fragilité persistante pour la filière sidérurgique française, pourtant stratégique pour la souveraineté industrielle. Ancien salarié d’ArcelorMittal à Florange, M. le député rappelle que le savoir-faire des salariés de ce site est unanimement reconnu et que c’est dans cette même usine qu’a été fabriquée la flamme olympique des Jeux de Paris 2024. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la vallée de la Fensch reste marquée par des décennies de désindustrialisation et par les conséquences sociales lourdes des choix de désengagement successifs de l’État. Depuis 2012 et la fermeture des hauts-fourneaux de Florange malgré les promesses non tenues de l’exécutif de l’époque, la sidérurgie française continue d’être affaiblie par une absence de politique industrielle cohérente, par une exposition à une concurrence internationale déloyale, par un prix de l’énergie dissuasif et par un empilement de normes qui freinent les capacités de production. M. le député souhaite savoir quelles actions le Gouvernement entend mener pour protéger les salariés directement menacés par ce plan, pour garantir la pérennité des capacités sidérurgiques sur le territoire national et pour assurer un environnement industriel viable face aux distorsions de concurrence subies, notamment en matière d’énergie et de règles commerciales. Il lui demande également si l’État entend ouvrir un dialogue avec la direction d’ArcelorMittal afin d’examiner, en lien avec les partenaires sociaux toutes les pistes susceptibles de préserver l’emploi et le tissu industriel de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3017</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Plan de licenciements concernant le site Domo Chemicals à Saint-Fons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6293. — 29 avril 2025. — M. Idir Boumertit interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la menace qui pèse sur les salariés du site Domo Chemicals de Saint-Fons, dans sa circonscription. En effet, ces derniers vivent depuis plusieurs semaines dans l’angoisse et l’incompréhension ; le groupe belge a annoncé un plan de « sauvegarde de l’emploi » qui prévoit en réalité la suppression de 155 postes. Sur les 506 que compte actuellement le site, cela représente près de 30 % des effectifs. Sachant que ce territoire est déjà fortement éprouvé, notamment par des vagues de restructurations industrielles, comme celles ayant touché Arkema ou Kem One, il est essentiel de le protéger d’une nouvelle vague de licenciements. La direction du groupe se cache derrière une faible demande sur le marché et des coûts de l’énergie élevés à l’échelle européenne, mais les salariés comme les syndicats y voient surtout une logique de rentabilité court termiste qui se fait au dépend de familles entières, de compétences, de savoir-faire et de territoires entiers. Ce site industriel n’est pourtant pas un site en fin de vie, bien au contraire : il est au cœur de projets de transition énergétique majeurs. Le projet HYDOM, en partenariat avec Hynamics, filiale d’EDF, prévoit la mise en place d’une unité de production d’hydrogène vert de 85 MW, avec une mise en service prévue pour 2027. Le projet Val’Energy, quant à lui, porté par Suez, prévoit la création d’une chaufferie fonctionnant à partir de combustibles solides de récupération, participant ainsi à la décarbonation de l’industrie locale. Dans un contexte marqué par le double impératif de bifurcation écologique et de réindustrialisation, ce site devrait être un exemple à suivre et non un projet abandonné faute de vision à long terme. Comment justifier, dans ces conditions, une telle restructuration ? Comment croire à une politique industrielle durable et écologique ? Les salariés, qui ont tenu bon pendant les crises sanitaires et économiques, sont aujourd’hui trahis. Ils ne demandent pas la charité : ils demandent du respect, de la clarté et des engagements. Les syndicats, notamment la CGT, dénoncent à juste titre une logique financière opaque et brutale, un « jeu de Monopoly » entre grands groupes, au mépris des réalités humaines et territoriales. La direction parle de « pérennité », mais c’est un avenir amputé, fragilisé, voire hypothéqué, qui s’annonce pour Saint-Fons et la Vallée de la Chimie si rien n’est fait. Il souhaite donc savoir quand le Gouvernement mettra fin à cette politique de laisser-faire industriel qui abandonne les territoires aux logiques du marché, au détriment du climat, de l’emploi et de la souveraineté industrielle du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3017</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État de la reconnaissance des maladies professionnelles pour les pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6179. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’état de la reconnaissance des maladies professionnelles pour les sapeurs-pompiers en France. En avril 2025, le Québec a élargi la couverture contre le cancer pour les pompiers, ajoutant six types de cancer à la liste des types de cancer jugés professionnels chez les pompiers. La province reconnaît ainsi 15 types de cancer comme professionnels. D’autres provinces voisines vont jusqu’à reconnaître 22 types (la Saskatchewan en l’occurrence). En France, les cancers ne sont pas tout à fait reconnus comme des maladies professionnelles mais demeurent à l’état de suspicions. Si l’adoption au Sénat, le 19 mars 2025, d’une proposition de loi visant à garantir le suivi de l’exposition des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires aux agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, constitue une avancée réelle, elle n’est que le premier pas vers une reconnaissance plus globale des risques encourus par les pompiers. Elle lui demande quelles dispositions il envisage de prendre pour encourager la reconnaissance des maladies professionnelles des sapeurs-pompiers volontaires comme professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3018</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rémunération des sapeurs-pompiers en arrêt maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6217. — 29 avril 2025. — M. Boris Vallaud attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers, agents du service départemental d’incendie et de secours, au sujet de la baisse de leur rémunération en cas d’arrêts maladie. Ces professionnels, fortement exposés au risque et au danger, qui jouent un rôle essentiel dans la protection des citoyens, des biens et de l’environnement, se retrouvent souvent dans une situation financière difficile lorsqu’ils doivent s’absenter pour raisons de santé. L’article 189 de la loi de finances pour 2025 visant à diminuer la rémunération des fonctionnaires en cas d’arrêt maladie ordinaire a été promulgué et publié au Journal officiel nonobstant un avis négatif et unanime des représentants syndicaux ainsi que des employeurs territoriaux. Cette nouvelle mesure s’ajoute à celle relative à la perte de rémunération du jour de carence. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement visant à garantir une rémunération équitable et soutenir les sapeurs-pompiers durant leurs arrêts maladie et quelles actions il prévoit de mettre en place pour améliorer leurs conditions d’exercice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3018</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Allègement des règles d’immatriculation des véhicules anciens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6221. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, il arrive malheureusement que des erreurs de numéro de série interviennent lors de l’immatriculation ou bien qu’un véhicule ancien souvent antérieur à 1960 soit dépourvu de carte grise (notamment s’il s’agit d’un ancien véhicule militaire, pompiers, etc. vendu par les domaines il y a très longtemps). Or dans ce cas précis et bien que la FFVE ait pu délivrer une attestation justifiant qu’il s’agit bien d’un véhicule de collection, il apparaît de l’ANTS refuse de délivrer la carte grise et exige la production d’une réception à titre isolé par la DREAL. Or, faut-il le rappeler, ces véhicules dont le type a pu servir dans les armées ou administrations françaises ont forcément fait l’objet à un moment donné d’une réception pour pouvoir circuler sur les routes françaises. Dès lors, exiger de ces véhicules anciens qui n’ont pas été modifiés une réception à titre isolé par la DREAL apparaît incohérent, déloyal et contraire au principe de neutralité de l’administration en plus d’un excès de pouvoir manifeste. En fait, il s’agit ici de faire preuve de pragmatisme et trouvant une solution quand une personne a acheté un véhicule de collection qui existe bien mais qui est dépourvu de papier. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre bonne ordre au sein de l’ANTS qui du fait de sa délégation de pouvoir en la matière ne saurait s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation de du patrimoine automobile aujourd’hui mis à mal par son action considérée par bon nombre de collectionneurs et citoyens français comme irresponsable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3018</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle technique des véhicules de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6222. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, si la fameuse carte grise collection (CGC) a beaucoup évolué depuis ses débuts et particulièrement ces dernières années, aujourd’hui, il conviendrait de ne pas oublier pourquoi celle-ci a été créé en 1966 ! Deux raisons l’expliquent : de nombreuses cartes grises ont été égarées ou détruites durant la guerre et l’Occupation, laissant ainsi un pan complet du parc automobile français sans papiers et au vu de l’évolution technique rapide de l’industrie automobile, beaucoup de véhicules anciens sont délaissés au profit de modèles plus récents aux technologies plus modernes. C’est pourquoi, à partir de 1966, sous l’impulsion de la FFAE (Fédération française des automobiles d’époque) et de passionnés d’automobiles anciennes, on a commencé à établir les bases du « véhicule de collection » afin de sauvegarder des véhicules autrement destinés à la casse et permettre la circulation des voitures dont les cartes grises originales ont été perdues. C’est alors qu’apparaît progressivement la mention « véhicule de collection » sur les cartes grises, selon des critères mentionnés par le propriétaire. Plus tard, l’arrêté du 5 novembre 1984 va permettre aux véhicules de plus de 25 ans sans certificat d’immatriculation initial (certificat perdu, véhicule étranger importé et non commercialisé en France) d’être ré-immatriculé sans passer par le service des mines. Cette mission est alors déléguée à la FFVE. Malheureusement, en 2009 est instauré le nouveau Système d’immatriculation des véhicules (SIV), apportant des modifications majeures sur les véhicules immatriculés en collection, dont certaines particulièrement négatives. Ainsi, notamment, un contrôle technique périodique tous les 5 ans est désormais imposé aux véhicules légers immatriculés en collection fabriqués après 1960, mais sans prévoir une exemption lors de leur passage en collection, et ce que ces véhicules aient été fabriqués avant ou après 1960. Or cet oubli constitue aujourd’hui un très lourd handicap à la bonne préservation du patrimoine automobile ancien pour les véhicules légers (voitures et motos), les poids lourds en étant exemptés compte tenu de leurs spécificités inconciliables avec un contrôle technique. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faire cesser cette exigence de contrôle technique préalable lors du passage d’un véhicule léger de la carte grise normale (ou de l’absence de carte grise) à la carte grise collection et tout particulièrement pour ceux antérieurs à 1960 qui sont exemptés de contrôle technique périodique, afin de faciliter leur préservation dans les mêmes conditions que les poids lourds de collection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3019</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais d’immatriculation des véhicules de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6223. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises de collection par l’Agence nationale des titres sécurisés et la FFVE. En effet, il apparaît que les délais pour obtenir ce document et pouvoir rouler sur les routes françaises dépasse souvent six mois et parfois jusqu’à une année. Un tel délai est inadmissible, surtout quand on sait qu’un citoyen peut être sanctionné conformément aux dispositions de l’article R. 322-1 du code de la route à une contravention de cinquième classe en pareil cas. D’autant plus que selon l’article R. 322-5 du code de la route, « le nouveau propriétaire d’un véhicule déjà immatriculé doit, s’il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d’un mois à compter de la date de la cession, un certificat d’immatriculation à son nom ». Ainsi, il apparaît que les modalités et obligations administratives excessives imposées par ces deux organismes aux citoyens français s’adonnant à la collection de véhicules anciens portent atteintes à leurs droits. Il en est ainsi notamment de leur droit de propriété, lorsque ces deux organismes confondent la carte grise avec un titre de propriété et demandent des justificatifs excessifs pour établir la propriété alors que cela ne relève pas de leur compétence mais de celle d’un juge conformément aux dispositions du code civil (c. civ. art. 544, 550, 1582, 1615, 2228, 2276, 2277, etc.). En effet, il est de jurisprudence constante que la preuve de la propriété d’un bien meuble s’apporte par tout moyen (civ. 1re, 11 janvier 2000 ; civ 1re ; 21 février 2006 ; civ 1re, 19 mars 2008) et qu’en fait de meuble la possession vaut titre sachant que la bonne foi est présumée. D’ailleurs, en cas de vol, la chose ne peut être revendiquée que pendant trois ans. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre bonne ordre au sein de l’ANTS et de la FFVE qui, du fait de leur délégation de pouvoir en la matière, ne sauraient s’écarter des principes évoqués précédemment, et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3019</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Exigences de l’ANTS pour les véhicules anciens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6224. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr, un site semblant particulièrement complexe à utiliser et qui, de l’avis de nombreux citoyens, relèverait d’un véritable parcours du combattant dès lors que la demande ne rentre pas dans le profil type d’un véhicule récent. En ce sens, le Défenseur des droits a été destinataire de nombreuses saisines contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) dans le cadre des certificats d’immatriculation après la mise en place du Plan préfectures nouvelle génération (PPNG). Or, s’agissant des véhicules anciens dit de collection, il apparaît que certains d’entre eux découverts en piteux état et abandonnés depuis longtemps dans une grange soient dépourvus de leur carte grise originelle. Or, après achat et restauration, lors de leur immatriculation par leur nouveau propriétaire, l’ANTS et la FFVE refusent souvent de délivrer l’attestation et la carte grise en exigeant des justificatifs que la loi ne demande pas, ce qui porte atteinte à la pleine propriété de ces véhicules par leur propriétaire, ainsi qu’à la bonne conservation de ce patrimoine puisque, ne pouvant être immatriculés par une administration française trop pointilleuse, leurs propriétaires éconduits préfèrent les revendre à l’étranger où apparemment cela ne pose aucune difficulté pour les immatriculer. Le problème vient du fait qu’un véhicule est un bien meuble immatriculé et que l’article R. 221-1 du code de la route prévoit que le conducteur d’un véhicule doit être en mesure de présenter aux fonctionnaires ou agents chargés de constater les infractions à la police de circulation un permis de conduire ainsi qu’un certificat d’immatriculation afférent au véhicule. Or le certificat d’immatriculation, bien qu’établi au nom du propriétaire du véhicule (personne physique ou morale, ou jouissant de la personnalité morale), ne peut en aucun cas être considéré comme un titre de propriété (rép. Delmatte à question écrite n° 53904, JOAN du 22 février 2005). En effet, selon l’article 2 de l’arrêté du 5 novembre 1984 modifié relatif à l’immatriculation des véhicules dispose que la carte grise, bien qu’établie au nom du propriétaire du véhicule, ne peut être considérée comme un titre de propriété. Elle est un titre de police ayant pour but d’identifier un véhicule et dont la détention est obligatoire pour la mise ou le maintien en circulation dudit véhicule sur les voies ouvertes à la circulation publique. La carte grise est donc une pièce administrative permettant la circulation d’un véhicule. Elle peut créer une présomption de propriété du véhicule à l’égard de son titulaire, qui n’est pas nécessairement son détenteur puisque le véhicule peut être prêté ou loué. Mais cette propriété peut se prouver ou être infirmée par d’autres moyens. À titre d’exemple, dans une décision du 14 septembre 2000, la cour d’appel de Paris a jugé que la facture d’achat du véhicule, le chèque établi en paiement et le prêt contracté pour cet achat, constituait une preuve valable de propriété d’un véhicule (rép. Masson à question écrite n° 06166, JO Sénat du 19 juin 2003). Ainsi, le rôle de la FFVE ou de l’ANTS n’est pas d’établir la propriété du véhicule en délivrant l’attestation et la carte grise, mais de permettre aux forces de l’ordre d’envoyer à qui de droit les amendes pour non-respect du code de la route. En effet, seul un juge judiciaire est habilité à dire qui est le propriétaire d’un bien meuble immatriculé après que son légitime propriétaire l’ai régulièrement saisi s’il a été porté atteinte à sa propriété. Or il apparaît que la FFVE et l’ANTS exigent une traçabilité complète de tous les propriétaires quasi-impossible à apporter, ainsi que chaque cession fasse l’objet d’une carte grise, ce qui est là encore quasi impossible quand le véhicule a changé de mains sans être apte à passer le contrôle technique préalable à l’immatriculation. Il faut préciser qu’une restauration peut durer plusieurs années et que propriétaire peut mourir, divorcer, perdre son emploi ou encore se lasser avant de terminer la restauration dudit véhicule de collection. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faire cesser ces exigences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3020</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande de report de l’arrêté du 17 mai 2024 sur la sécurité incendie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6226. — 29 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les difficultés que soulève la mise en œuvre de l’arrêté du 17 mai 2024 publié au Journal officiel le 23 mai 2024 relatif à la réglementation en vigueur en matière de sécurité incendie des établissements recevant du public et des immeubles de grande hauteur. En effet, ce texte impose, notamment, l’utilisation de câbles et conducteurs électriques à performance améliorée, caractérisée par une Euroclasse, en application du règlement des produits de construction. Or les câbles et conducteurs électriques respectant les exigences de l’arrêté ne sont pas commercialisés et ne devraient pas l’être avant 2026. Dès lors, l’entrée en vigueur prématurée de ce texte réglementaire risque de poser un problème insurmontable venant en contradiction avec tous les discours tendant à vanter la simplification administrative et la nécessaire étude d’impact préalable sur l’économie française s’agissant de toute nouvelle réglementation. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend reporter voire annuler l’entrée en vigueur effective de ce texte qui risque de handicaper le secteur économique du bâtiment, dont les entreprises souffrent déjà énormément.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3020</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Animaux sauvages dans les plans de gestion et de prévention de catastrophes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6230. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’urgence à prendre en compte les animaux sauvages dans les plans et politiques de gestion de catastrophes et à inclure, dans les plans nationaux d’actions (PNA), la menace que représentent les catastrophes naturelles pour la conservation et la restauration des espèces concernées lorsque celles-ci évoluent dans des zones dites à risque. En France, les évènements météorologiques extrêmes s’intensifient en fréquence et en durée et leurs impacts peuvent être dévastateurs. De manière plus ou moins soudaine, ils sont susceptibles d’anéantir des années d’efforts de conservation, dégradant des écosystèmes déjà fragilisés ou mettant en péril la survie d’animaux sauvages dont les populations, menacées par des activités anthropiques destructrices, risquent de ne pas pouvoir se rétablir. Dans un rapport intitulé « Au-delà du secours : animaux victimes de catastrophes », le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) rappelle que les animaux sauvages sont eux aussi victimes de ces évènements extrêmes : certains sont tués, blessés, séparés de leur groupe pour les espèces sociales, mais aussi contraints de fuir leur habitat vital, leurs sites de reproduction ou de nourrissage, détruits. Condamnés à chercher un abri et de la nourriture ailleurs, ces derniers peuvent s’aventurer en milieux peuplés par l’homme, créant une situation potentiellement conflictuelle qui accentue leur vulnérabilité. Pourtant, au-delà de leur valeur intrinsèque, les animaux sauvages jouent un rôle crucial pour l’équilibre, la bonne santé et la résilience des écosystèmes. Les dommages infligés aux populations animales et à leurs habitats peuvent, par effet de cascade, avoir de graves répercussions économiques, environnementales, sécuritaires, sanitaires et sociales sur les communautés humaines. En novembre 2021, la loi dite « Matras » a introduit de nouvelles dispositions relatives aux animaux dans le code de la sécurité intérieure (CSI) et le code général des collectivités territoriales : l’article L. 112-1 du code de la sécurité intérieure indique que la sécurité civile a pour objet la protection des animaux ; l’article L. 742-1 du code de la sécurité intérieure précise que les opérations de secours sont constituées par un ensemble d’actions ou de décisions caractérisées par l’urgence qui visent à soustraire les animaux aux effets dommageables d’accidents, de sinistres, de catastrophes, de détresses ou de menaces ; l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales précise que les compétences et missions des services d’incendies et de secours incluent la protection des animaux. Cependant, les dispositions concernant la prise en compte des animaux sauvages dans les plans de gestion de catastrophes restent inexistantes. Par ailleurs, seul le PNA relatif à la conservation des tortues d’Hermann (2018-2027) mentionne explicitement les incendies de forêt comme une menace pour l’espèce concernée et identifie deux types d’actions relatives aux incendies : l’action 6.2 visant à « prévenir la destruction des populations en cas d’incendie » et l’action 6.3 visant à « limiter la mortalité post-incendie ». Le plan d’action mentionne également la mise en place de certaines mesures de sauvetage, notamment par le biais de l’action 4.3 intitulée « utilisation de chiens pour trouver et sauver les tortues d’Herman ». Afin de réduire l’impact des catastrophes sur les populations d’animaux sauvages, il est primordial que les plans nationaux d’action actuels et futurs soient adaptés pour prendre en compte les risques liés aux catastrophes et intégrer des mesures de prévention et de sauvetage. Une politique ambitieuse de conservation des habitats, de création de corridors de déplacement est également nécessaire pour atténuer l’impact des évènements climatiques extrêmes sur la biodiversité. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur la mise en œuvre des nouvelles dispositions de la loi dite « Matras » afin d’inclure concrètement les animaux sauvages dans les plans de gestion de catastrophes en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3021</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Espionnage étranger : infiltration préoccupante des services publics français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6246. — 29 avril 2025. — M. Sébastien Chenu interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence des ingérences étrangères en France, notamment à travers des opérations d’espionnage ciblant à la fois les intérêts stratégiques français et les opposants politiques réfugiés sur le territoire national. Le dernier rapport de la délégation parlementaire au renseignement (DPR) évoque plus de 4 000 agents étrangers - espions et agents d’influence - actuellement suivis par les services français. Ce chiffre, en hausse constante, reflète l’intensification d’une guerre de l’ombre que mènent plusieurs États contre les institutions démocratiques et la souveraineté nationale. À titre de comparaison, 3 200 individus étaient suivis en 2022, contre 3 700 en 2023, avant de franchir la barre des 4 000 en 2024, selon les services compétents. L’exemple récent de l’affaire d’espionnage impliquant un fonctionnaire du ministère de l’économie et une employée de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), tous deux mis en examen pour avoir transmis des informations sensibles à un officier du renseignement algérien opérant sous couverture diplomatique, illustre l’ampleur et la gravité du phénomène. Cette affaire, loin d’être isolée, s’inscrit parmi une série de cas préoccupants : entre 2022 et 2024, au moins 28 affaires d’espionnage ont concerné directement des fonctionnaires ou agents d’organismes publics français, notamment dans les domaines de l’immigration, de l’énergie, de la défense et de la recherche. Les informations divulguées, parfois à des puissances hostiles, ont mis en péril non seulement des secrets sensibles mais également la sécurité de personnes protégées par l’État, notamment des opposants aux régimes autoritaires. De telles opérations d’influence et de renseignement, surtout lorsqu’elles exploitent la fonction publique française, révèlent une inquiétante vulnérabilité des institutions. Il est particulièrement alarmant de constater que des agents de l’État ou assimilés puissent servir, sciemment ou non, de relais à des puissances étrangères, contribuant ainsi à des opérations de surveillance politique, communautaire ou économique. Cette exploitation des ressources humaines, des bases de données ou des procédures internes constitue une atteinte directe à la souveraineté de la France et à l’autorité de l’État républicain. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les évaluations du ministère concernant le nombre de personnes actuellement soupçonnées d’activités d’espionnage en lien avec une puissance étrangère opérant sur le sol français. Il souhaite également savoir combien d’entre elles sont issues ou ont été issues de la fonction publique, ou employées au sein d’organismes publics ou parapublics et quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour prévenir ces compromissions, renforcer les dispositifs de contrôle et de sensibilisation internes et tirer toutes les conséquences de l’affaire algérienne. Enfin, il l’interroge sur les garanties apportées pour que les protections offertes par la France à ceux qui fuient les régimes autoritaires ne soient plus compromises par des opérations d’espionnage menées sous nos yeux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3022</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statut de l’élu municipal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6251. — 29 avril 2025. — M. Lionel Causse interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les mesures envisagées pour faciliter l’exercice du mandat d’élu local dans le département des Landes, à l’approche des élections municipales de 2026. Dans ce département, comme dans de nombreux territoires ruraux et semi-ruraux, plusieurs maires et élus municipaux ont exprimé leur intention de ne pas renouveler leur mandat. Ce phénomène, qui s’accentue d’élection en élection, s’explique par une charge croissante de responsabilités, une complexité administrative toujours plus grande, un manque de reconnaissance, ainsi qu’une exposition accrue aux incivilités, voire aux agressions verbales ou physiques. Les élus landais, souvent investis à titre bénévole ou avec une faible indemnisation, doivent conjuguer leur engagement public avec leur activité professionnelle et leur vie personnelle, dans un contexte de fortes attentes de leurs administrés et de raréfaction des moyens humains dans les petites communes. Alors que la pérennité de la démocratie locale repose en grande partie sur ces engagements de proximité, il devient urgent de prendre des mesures concrètes pour accompagner les élus, revaloriser leur statut, simplifier leurs démarches quotidiennes et garantir leur protection. Il souhaite donc savoir quelles actions le Gouvernement entend mettre en place pour soutenir spécifiquement les élus des Landes dans l’exercice de leur mandat et encourager le renouvellement des vocations à l’échelle locale, notamment en vue des élections municipales de 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3022</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Autorisation de travail pour les sportifs et sportives étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6270. — 29 avril 2025. — M. Belkhir Belhaddad attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’allongement des délais pour l’obtention des autorisations de travail pour les sportives et sportifs professionnels étrangers. Secteur encadré par des dispositions règlementaires spécifiques à chaque discipline sportive, avec une période très courte de possibilité de recrutement via les périodes de transfert définies par les instances sportives internationales, les compétitions professionnelles françaises comptent environ 1 500 sportives et sportifs étrangers non ressortissants de l’Union européenne. Les ligues et clubs professionnels font face aujourd’hui à différentes problématiques en matière d’autorisation de travail pour les sportives et sportifs étrangers : allongement des délais de traitement administratif, nécessité de l’opposabilité de l’emploi, subjectivité dans l’interprétation du critère « renommée internationale » prévu pour la carte de séjour « passeport talent » mentionnée à l’article L. 421-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. De fait, des précisions et aménagements quant au régime des autorisations de travail pour la venue de sportives et sportifs étrangers semblent nécessaires pour répondre aux problématiques rencontrées par les clubs français. Le sport professionnel est marqué par la compétitivité internationale et pour attirer les talents dans les clubs qui participent au rayonnement des territoires, les championnats français doivent rester attractifs. Ainsi, il l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre, en coordination avec le ministère chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative, pour résoudre les problématiques rencontrées par le sport professionnel français en matière d’autorisation de travail pour les sportives et sportifs étrangers et les mesures à même de faciliter leur venue en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3022</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Caractère inédit dans le monde du titre de séjour pour soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6271. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le caractère inédit dans le monde du titre de séjour pour soins délivré en France. Dans le rapport de l’Office français de l’immigration et l’intégration (OFII) pour 2023, l’institution a dressé le bilan du « titre de séjour pour soins » pour les années 2017 à 2023. Ce titre a généré 205 927 demandes durant ces six années ; sur les 185 142 avis rendus, 58,2 % ont reçu un avis favorable (soit 107 753 demandes environ). La majorité des demandes concernent des maladies nécessitant des soins de longue durée : « Depuis 2017 », indique l’Observatoire de l’immigration, « 80 % des avis favorables indiquent une durée prévisible des soins supérieure ou égale à 12 mois ». Mme le député demande à M. le ministre s’il peut lui donner une estimation du coût d’un tel dispositif, contenu dans le budget global de la protection universelle maladie. Elle lui demande également s’il juge légitime le maintien d’un tel dispositif, système unique au monde et, selon l’OFII même, « bien au-delà des obligations qui s’imposent aux pays européens ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3023</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réserve de la gendarmerie nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6285. — 29 avril 2025. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la trajectoire budgétaire très préoccupante de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, dont les crédits pour l’année 2025 connaissent une baisse de 16 %, passant de 90 millions d’euros à 75,6 millions. Cette réduction est en contradiction directe avec les objectifs fixés par la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit le renforcement du vivier de la réserve pour atteindre 50 000 volontaires d’ici 2027, un objectif déjà jugé irréaliste par la Cour des comptes en 2023. Cette baisse de moyens remet en cause la capacité de la gendarmerie à mobiliser des réservistes pourtant formés, disponibles et engagés. En Haute-Savoie, par exemple, environ 500 réservistes sont recensés, mais une part significative d’entre eux n’est pas employée, non pour des raisons opérationnelles, mais faute de crédits suffisants pour les convoquer. Ce phénomène, largement répandu, nuit à la dynamique d’engagement de ces citoyens prêts à servir. Ce besoin de mobilisation est d’autant plus criant dans ce département aux spécificités marquées : territoire frontalier, soumis à une pression migratoire, à une forte activité touristique, à une démographie en hausse et à des contraintes géographiques liées à la montagne. Si les gendarmes d’active sont déjà engagés dans des missions permanentes et cruciales, l’appui de la réserve devient un atout pour aider les brigades et militaires essoufflés en renforçant cette présence au quotidien. Dans ce contexte, il est profondément paradoxal de continuer à programmer des préparations militaires gendarmerie (PMG), alors même que les moyens budgétaires ne permettent plus d’embaucher. On forme, on motive, on suscite l’engagement, sans pouvoir ensuite offrir à ces citoyens volontaires l’opportunité d’agir. Ce décalage est non seulement démobilisateur, mais il compromet l’efficacité du modèle de montée en puissance de la réserve opérationnelle. Il est entendu que les finances publiques nécessitent une gestion rigoureuse. Mais la sécurité des Français ne peut se réduire à un mauvais budget. Dans un contexte de menaces multiformes, de forte attente sécuritaire exprimée par les citoyens et de tensions internationales pérennes, il est urgent de repenser les priorités budgétaires. Soutenir la réserve n’est pas une dépense, c’est un investissement stratégique pour la sécurité nationale. Elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la revalorisation budgétaire de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale. Elle l’interroge en particulier sur les mesures envisagées pour garantir la mobilisation effective des réservistes déjà formés, répondre aux besoins exprimés sur le terrain et redonner à la réserve toute sa place dans le dispositif de sécurité intérieure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3023</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sauvetage en mer et lutte anti-migratoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6288. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les risques associés à la prise en charge de migrants secourus en mer suite à différentes alertes formulées par les associations de sauvetage en mer. En effet, ces sauveteurs souvent bénévoles interviennent de manière de plus en plus régulière pour porter secours à des personnes sans papiers souhaitant rejoindre - entre autres - le Royaume-Uni. Le cadre réglementaire d’intervention s’avère alors fort complexe et un manque de coordination effective entre les stations de sauvetage et les différentes structures de prises en charge se fait ressentir. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre afin d’endiguer le développement de réseaux de migrants qui se répandent sur toutes les communes du littoral français et par quels moyens il entend soutenir les associations de sauvetage en mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3023</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attaques coordonnées et simultanées à l’encontre de prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6298. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les attaques simultanées à l’encontre de prisons ayant eu lieu dans la nuit du 14 au 15 avril 2025. Dans la nuit du 14 au 15 avril 2025, plusieurs attaques simultanées ont frappé les prisons de différents départements : du Var aux Bouches-du-Rhône en passant par la Drôme, le Gard, la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, des incendies de véhicules, des tirs d’arme automatiques à l’entrée des prisons, des tentatives d’incendie, ont ainsi été menés à l’encontre d’établissements pénitentiaires. À Marseille, des logements de surveillants pénitentiaires ont également été menacés. Le caractère coordonné de ces attaques est inquiétant et induit notamment un risque de réitération. Mme la député demande à M. le ministre quelles dispositions il compte prendre pour s’assurer que le personnel pénitentiaire soit protégé de telles attaques. Elle lui demande quelles dispositions il entend prendre pour prémunir les prisons françaises de telles attaques coordonnées à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3024</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Respect de la confidentialité des échanges entre parlementaires et préfets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6313. — 29 avril 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le respect de la neutralité administrative dans les échanges entre les parlementaires et les préfets. Dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions constitutionnelles, les députés sont appelés à saisir les représentants de l’État sur des décisions administratives relevant de leur compétence, notamment en matière de police administrative. Ces échanges bilatéraux relèvent pleinement de la mission de contrôle de l’action du Gouvernement que leur confie l’article 24 de la Constitution. Or il apparaît que dans certains cas, des courriers adressés par des parlementaires à un préfet peuvent être transmis à des élus locaux n’étant ni auteurs de la saisine ni parties prenantes à la décision concernée. Une telle pratique soulève de réelles interrogations quant au respect du principe de neutralité de l’administration, à l’équilibre institutionnel entre les pouvoirs et à l’égalité de traitement entre élus. Elle peut également avoir pour conséquence de permettre une instrumentalisation politique d’un échange parlementaire, avant même que son auteur n’ait pu prendre connaissance de la réponse. Elle peut en outre altérer la confiance pourtant nécessaire entre le représentant de la Nation qu’est le parlementaire et le représentant de l’État qu’est le préfet, dissuadant les échanges entre eux. Aussi, il souhaite savoir si de telles pratiques sont compatibles avec les règles républicaines de fonctionnement entre les institutions et s’il est envisagé de rappeler aux représentants de l’État leur devoir de neutralité et de confidentialité, notamment lorsqu’ils sont saisis par un parlementaire dans le cadre de l’exercice de son mandat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3024</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Limites de l’intervention de la police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6322. — 29 avril 2025. — Mme Constance de Pélichy attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les limites réglementaires encadrant l’intervention des policiers municipaux dans les territoires ruraux et sur l’opportunité de faciliter leur mutualisation entre communes. Dans de nombreuses communes rurales, la présence policière repose sur un effectif très restreint, souvent limité à un seul agent de police municipale. Cette situation engendre des difficultés concrètes dans l’accomplissement de certaines missions, notamment les contrôles de vitesse ou les opérations de verbalisation, qui peuvent nécessiter une intervention à plusieurs pour des raisons de sécurité, de procédure ou de légitimité. À ce jour, la réglementation limite strictement l’exercice des pouvoirs de police municipale au territoire de la commune (article L. 511-1 du code de la sécurité intérieure). Il n’est donc pas possible pour un policier municipal d’intervenir ou de verbaliser sur le territoire d’une autre commune, même en cas d’accord local ou de besoin partagé. Cette rigidité empêche la mise en œuvre d’actions conjointes ou mutualisées entre petites communes, alors même que beaucoup d’entre elles font face à des enjeux communs (vitesse excessive, dépôts sauvages, incivilités, etc.). Elle nuit également à l’efficacité de la sécurité de proximité, pourtant essentielle dans les territoires ruraux. Mme la députée souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’évoluer vers un cadre juridique permettant la mutualisation encadrée des services de police municipale, sur le modèle de ce qui existe pour les polices intercommunales, ou via des conventions intercommunales spécifiques. Un tel cadre pourrait permettre aux agents d’intervenir sur un territoire élargi, sous réserve d’un accord formalisé entre communes, dans le respect des prérogatives du maire et des garanties nécessaires. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3024</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès commun aux bases de données des opérateurs des CCPD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6343. — 29 avril 2025. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’obtention du statut d’opérateur pour un accès commun aux bases de données de l’ensemble des agents des centres de coopération policière et douanière (CCPD). À l’occasion de la visite du centre de coopération policière et douanière (CCPD) de Vintimille, Mme la députée a constaté la nécessité de création d’un statut d’opérateur pour l’ensemble des agents en poste au sein de ces centres et de l’intégration de ces personnels comme « opérateurs CCPD » dans le code de procédure pénale (articles 230-6 à 230-11 et articles R40-23 à R40-34) afin de leur permettre un accès aux bases de données utiles et indispensables à leurs missions. En effet, l’inexistence actuelle de ce statut restreint l’accès des agents aux bases de données communes nécessaires à l’exercice de leurs missions, limitant ainsi leur capacité à traiter efficacement les dossiers transfrontaliers et à répondre aux impératifs de sécurité et de lutte contre la fraude. Chaque agent français en poste au sein d’un CCPD est actuellement strictement limité aux seules bases propres à son administration (police, gendarmerie et douane). Par définition, les agents opérant au sein des CCPD sont des acteurs d’un service d’échange de renseignement. Ils doivent en conséquence tous avoir accès au Traitement des antécédents judiciaires prévus pour les agents des services de renseignement spécifiquement listé dans le code de procédure pénale. De la même façon, tout opérateur devrait également pouvoir accéder au Service national des permis de conduire et au Contrôle de la validité des titres d’identité émis par les autorités françaises : cartes nationales d’identité (CNI) passeports et titres de séjour comportant un composant électronique. Mme la députée demande donc l’attribution de ce statut et de permettre l’évolution des textes règlementaires pour : une fluidification des échanges d’informations entre les différents services ; une réactivité accrue dans la prise de décision et la gestion des opérations ; un accès sécurisé et encadré aux bases de données partagées, dans le strict respect des règles de confidentialité et de protection des données personnelles ; un renforcement de la coopération interservices, indispensable à la lutte contre la criminalité transfrontalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3025</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Maltraitance institutionnelle des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6344. — 29 avril 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la maltraitance institutionnelle qui frappe les sapeurs-pompiers volontaires. Ce corps de professionnels assure une mission indispensable de protection des populations et de l’environnement. Cette protection prend bien sûr la forme de l’engagement face aux grandes catastrophes industrielles modernes ou aux feux de forêt, qui menacent la vie des sapeurs-pompiers en intervention. Elle se décline aussi dans l’ensemble des interventions du quotidien pour toutes formes de détresses ou de « malaises sans précision », qui requièrent autant de gestes de secourisme que de capacités au dialogue. Le sens de l’engagement et du service public est d’ailleurs si vif que les sapeurs-pompiers sont les premiers à refuser les « opérations à caractère privé » prônée par certains dans la hiérarchie, au risque de transformer le corps des pompiers en service mercantile. Cet engagement est d’autant plus notable que les conditions d’exercice se dégradent rapidement. Les réquisitions pour évènement exceptionnel ont explosé, en raison des blessés en manifestation, des jeux Olympiques et des cérémonies publiques multipliées en 2024. En outre, depuis le démantèlement de l’hôpital public, la tâche de secours aux personnes et de transport sanitaire vers les urgences progresse. Plus généralement, le recul des services publics - assistance sociale, éducation spécialisée - accroît drastiquement les demandes, faisant des pompiers le dernier service public existant. Ainsi, les missions se diversifient, les qualifications exigées s’élargissent et les aléas de l’intervention se multiplient : la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France évalue à 50 000 le nombre de volontaires supplémentaires nécessaires pour répondre aux urgences. Cet engagement se heurte par ailleurs à un statut dévalorisé. Lesquels 200 000 volontaires représentent plus des trois-quarts de l’effectifs, indemnisés à la vacation horaire d’un taux très faible (8,61 euros), surtout rapporté au nombre d’interventions par plage horaire (une dizaine pour 12 heures de garde). De plus, l’activité exige une formation continue obligatoire de haute intensité, une révision des capacités opérationnelles par des gardes longues et la réussite de tests physiques récurrents. Finalement, cet engagement se heurte à des violences systémiques. Une centaine de sapeurs-pompiers ont déjà engagé des procédures judiciaires contre leur hiérarchie concernant des faits de harcèlement sexuel, de harcèlement moral ou de discrimination. Parmi eux, des insultes racistes à l’égard de collègues, ou encore des sapeuses-pompières privées de toute intimité, sexualisées sur le lieu de travail ou sujettes à propositions sexuelles répétées non consenties. Pire, lorsqu’un sapeur-pompier dénonce des pratiques illégales, par attachement à la probité et l’exemplarité du corps, il reçoit des menaces et des injures à caractère raciste. Le cumul du harcèlement moral et du harcèlement sexuel, auxquels peuvent s’ajouter des agressions racistes, conduisent à une explosion du mal-être, du recours à des accompagnements psychologiques, voire alimentent la longue liste de 273 suicides ou tentatives de suicide répertoriés depuis 2018. Suite à de multiples alertes sur le sous-effectif, la maltraitance et la santé des professionnels, à l’instar de la question écrite n° 12759 de M. le député durant la XVIe législature, M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer et Mme la ministre chargée des collectivités territoriales ont lancé en avril 2024 le Beauvau de la sécurité civile qu’attendaient tous les professionnels. Un an plus tard, M. le député souhaiterait savoir ce qui en est sorti. Quelles sont les conclusions de la journée de travail ayant réuni 130 acteurs du secteur en juin 2024 à l’Hôtel de Beauvau ? M. le ministre déplafonnera-t-il enfin les surcotisations pour permettre de racheter des années (y compris celles volées par la réforme des retraites) ? Garantira-t-il enfin la portabilité des années acquises (grâce à la surcote de 2 %) en cas de suite de carrière dans le secteur privé, comme annoncé par son prédécesseur au congrès national des sapeurs-pompiers d’octobre 2023 ? Lancera-t-il enfin le plan de prévention des violences sexistes, sexuelles et racistes demandé par les représentants syndicaux ? Il lui demande également s’il assurera une protection pour les lanceurs d’alerte au sein de l’institution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3026</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Audiovisuel et intelligence artificielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6220. — 29 avril 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les conséquences culturelles, économiques et éthiques de l’usage croissant de l’intelligence artificielle générative dans le secteur de l’audiovisuel. Alors que l’intelligence artificielle se déploie à un rythme accéléré dans de nombreux domaines, son intrusion dans les métiers de la création artistique suscite une vive inquiétude. Le secteur du doublage, en particulier, est aujourd’hui menacé par l’apparition de voix synthétiques reproduisant, parfois sans autorisation, les voix de comédiens professionnels. Cette pratique porte atteinte à l’intégrité artistique des œuvres, en altérant la profondeur émotionnelle des dialogues, tout en posant de graves problèmes éthiques en matière de droits d’auteur et de consentement. Plus largement, c’est tout un pan de la chaîne de création cinématographique qui se retrouve fragilisé : scénarios générés par IA, images de synthèse imitant des acteurs, dialogues automatisés. Cette tendance, si elle n’est pas régulée, risque d’aboutir à une forme de standardisation sans âme, menaçant la qualité, l’identité et la diversité de la production culturelle française. Cette évolution est d’autant plus préoccupante que le secteur du cinéma et de l’audiovisuel représente un pilier économique majeur, avec plus de 340 000 emplois recensés en 2012, une contribution significative au PIB et un impact positif sur le tourisme et l’attractivité du territoire. La perte de ces emplois, conjuguée à un affaiblissement du rayonnement culturel du pays, constituerait une atteinte grave à la souveraineté culturelle de la France. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend encadrer strictement l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur audiovisuel, notamment en garantissant le consentement des artistes pour toute reproduction numérique de leur voix ou de leur image, en protégeant les métiers de la création face à l’automatisation et en renforçant l’exception culturelle française dans ce nouveau contexte technologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3026</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Nombre de procédures pour apologie de terrorisme et apologie de crime de guerre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6244. — 29 avril 2025. — Mme Mathilde Panot alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le détournement de la lutte antiterroriste pour réprimer la liberté d’expression en France et l’interroge sur le nombre de poursuites engagées depuis le 7 octobre 2023 pour apologie de terrorisme. Mme la députée s’inquiète de l’instrumentalisation de la justice dans le cadre du conflit israélo-palestinien, constatant que les circulaires pénales ne vont que dans le sens de la répression politique des soutiens au peuple palestinien. Elle rappelle que la répression de la liberté d’expression s’est accentuée depuis la loi du 13 novembre 2014 relative à la lutte contre le terrorisme, avec la création de deux délits spécifiques, à savoir la provocation à la commission d’actes terroristes et l’apologie du terrorisme ; ainsi qu’avec la circulaire du 10 octobre 2024 du garde des sceaux et ministre de la justice d’alors, M. Éric Dupond-Moretti, donnant comme directive au parquet de poursuivre « la tenue publique de propos vantant les attaques [du Hamas du 7 octobre 2023], en les présentant comme une légitime résistance à Israël, ou la diffusion publique de message incitant à porter un jugement favorable sur le Hamas ou le Djihad islamique, en raison des attaques qu’ils ont organisées, devront ainsi faire l’objet de poursuites du chef [d’apologie de terrorisme ou de provocation directe à des actes de terrorisme prévues par l’article 421-2-5 du code pénal] ». Mme la députée souligne que si des poursuites peuvent être justifiées au regard de propos tenus glorifiant les crimes et massacres commis ou incitant à en commettre d’autres, un certain nombre de procédures déclenchées sont extrêmement inquiétantes et révèlent une attaque sans précédent contre la liberté d’expression dans le pays. Ce sont les procédures engagées contre des syndicalistes, des responsables associatifs, des parlementaires, toutes et tous pour des propos en lien direct avec leur expression publique, au nom de leur engagement politique en soutien à la Palestine et au droit des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Mme la députée rappelle à M. le ministre que le dévoiement de la lutte antiterroriste contre la liberté d’expression fait l’objet de nombreuses critiques : à la fois de Marc Trévidic, ancien juge de l’antiterrorisme pourtant précédemment favorable à la sortie du délit d’apologie de la loi du 29 juillet 1881, de la Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, du président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), de M. Henri Leclerc, avocat et président honoraire de la Ligue des droits de l’Homme (LDH). A contrario, de nombreux propos extrêmement choquants, soutenant ou justifiant explicitement le massacre ou le nettoyage ethnique de la population palestinienne sont tenus publiquement, parfois sur des chaînes de grande audience : hiérarchisation des morts de civils entre victimes du terrorisme et victime d’une armée régulière ; rhétorique autour des civils « boucliers humains » visant à imputer au Hamas les victimes des bombardements de l’armée israélienne ; « il n’y a pas d’innocents dans la bande de Gaza » ; « la bande de Gaza doit devenir une terre vierge […] il faut vider la bande de Gaza » ; « aujourd’hui ils doivent payer un prix à cette agression […] et ce prix c’est la terre » ; « même notre Shoah ils nous l’envient, ils veulent absolument un génocide ». Malgré la teneur insupportable de ces propos, aucune poursuite ne semble engagée vis-à-vis de leurs auteurs suite aux dépôts de plainte et aux signalements. Mme la députée souhaite donc disposer de données précises sur les poursuites engagées concernant ces différents délits. Elle demande à M. le ministre de fournir le nombre de procédures engagées depuis le 7 octobre 2023 pour apologie du terrorisme et le nombre de ses procédures qui ont été classées sans suite. Elle lui demande enfin combien de procédures ont été engagées pour apologie de crime de guerre et apologie de crime contre l’humanité et les suites qui leur ont été données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3027</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mention de la descendance dans les actes de naissance.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6269. — 29 avril 2025. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’absence de toute mention de la descendance dans les actes d’état civil, en particulier dans les actes de naissance, et les difficultés concrètes que cela engendre dans de nombreuses démarches administratives, successorales ou juridiques. En l’état du droit, l’acte de naissance, établi conformément aux articles 34 à 101-2 du code civil, comporte l’ensemble des éléments constitutifs de l’état civil de la personne concernée, notamment son identité, sa filiation ascendante et les évènements modifiant son état (mariage, divorce, décès), inscrits sous forme de mentions marginales. En revanche, aucune information relative à la descendance n’y figure, même lorsque la filiation est légalement établie. Cette absence de mention de la descendance s’explique, en droit, par le fait que la reconnaissance d’un enfant, bien qu’inscrite en marge de l’acte de naissance de l’enfant, n’est pas considérée comme un évènement modifiant l’état civil du parent. Toutefois, cette conception strictement juridique soulève aujourd’hui des difficultés croissantes sur le terrain. Dans le cadre de successions dépourvues de livret de famille ou d’informations familiales fiables, les notaires doivent recourir à des recherches généalogiques longues et coûteuses pour identifier les héritiers. Ces démarches, souvent confiées à des généalogistes successoraux, entraînent un prélèvement significatif sur la part d’héritage des ayants droit retrouvés, parfois jusqu’à 50 % et retardent considérablement le règlement des successions. Dans ce contexte, l’accès direct à l’information relative à la descendance d’une personne depuis son acte de naissance constituerait un outil précieux et efficace pour les notaires. Cela leur permettrait de vérifier plus rapidement l’existence d’héritiers, de sécuriser les partages et d’éviter les recherches longues, coûteuses et aléatoires. Une telle mesure renforcerait la sécurité juridique des successions tout en préservant les droits des ayants droit. Il ne s’agirait évidemment pas de modifier l’état civil du parent, mais de permettre l’ajout, en marge de son acte de naissance, d’une mention non constitutive indiquant l’existence d’enfants dont la filiation est légalement établie. Cette mention aurait pour seul objectif d’améliorer la lisibilité des liens familiaux et la continuité des informations d’état civil, dans un cadre strictement encadré, à finalité principalement administrative et successorale. Dans un contexte de modernisation du service public de l’état civil, notamment via la dématérialisation croissante des actes, le déploiement du dispositif COMEDEC et l’accès encadré aux registres par les professionnels habilités, une telle évolution apparaît techniquement et juridiquement envisageable. Aussi, il souhaite savoir si une réforme législative ou réglementaire pourrait être envisagée afin de permettre l’inscription automatique, sous forme de mention marginale, des enfants légalement reconnus dans l’acte de naissance de leurs parents, sans que cela n’entraîne une modification de l’état civil du parent concerné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3028</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Instrumentalisation du droit de visite des grands-parents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6274. — 29 avril 2025. — M. Guillaume Bigot attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur les dérives constatées dans l’application de l’article 371-4 du code civil qui peut contraindre des parents à accepter des droits de visite et d’hébergement de leurs enfants par des grands-parents parfois malveillants. L’article 371-4 du code civil dispose que « l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit ». Si l’intention du législateur était louable, la pratique révèle des situations dramatiques où des parents, eux-mêmes victimes de maltraitances de la part de leurs propres parents, se retrouvent assignés en justice par ces derniers pour obtenir un droit de visite de leurs petits-enfants. Une enquête menée par l’association La Dérive 371-4 sur 300 appelants entre 2019 et 2023 révèle que 87 % des parents confrontés à cet article 371-4 déclarent avoir été victimes de maltraitance infantile. Cette association, qui a écouté plus de 900 parents depuis sa création en 2017, témoigne de situations insoutenables où des grands-parents utilisent cette disposition légale comme instrument de maintien d’emprise sur leurs descendants. Les témoignages recueillis sont édifiants : menaces, chantage affectif et financier, harcèlement psychologique… « Nous allons vous détruire, vous serez à la rue financièrement » ou encore « Ta vie va être un enfer tant que tu ne nous donneras pas tes gosses », sont quelques exemples des propos rapportés par les victimes. Ces parents, déjà fragilisés par leur passé, doivent affronter à nouveau leurs agresseurs dans le cadre de procédures judiciaires longues et coûteuses. Ils se heurtent à la difficulté majeure de devoir prouver des faits de maltraitance souvent anciens et psychologiques, survenus dans le huis clos familial. La justice, faute de moyens suffisants et d’une définition précise de « l’intérêt de l’enfant », place le fardeau de la preuve sur les parents, instaurant de facto une présomption de bienveillance en faveur des grands-parents, même lorsque le passé judiciaire a démontré leur malveillance. M. le député souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour mieux encadrer l’application de l’article 371-4 du code civil, notamment par l’établissement d’une circulaire ministérielle à destination des juges aux affaires familiales. Il demande également s’il envisage d’intégrer cette problématique dans la formation des magistrats à l’École nationale de la magistrature, afin de les sensibiliser aux dérives possibles et aux situations d’emprise familiale sous-jacentes à ces procédures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3028</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Information obligatoire des victimes d’agressions sexuelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6297. — 29 avril 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité d’étendre le dispositif d’information obligatoire de la libération d’un agresseur aux victimes d’agressions sexuelles. En effet, si l’article D-1-11-2 du code de procédure pénale ne prévoit une obligation d’information préalable de la libération de leur agresseur que pour les victimes de violences conjugales et intrafamiliales, ce n’est actuellement pas le cas pour les autres victimes d’agressions sexuelles. Le tragique cas de Yanis, un adolescent haut-savoyard de 17 ans qui s’est donné la mort après avoir appris la libération et l’installation à proximité de l’homme l’ayant agressé sexuellement durant son enfance, met cruellement en lumière les risques et le traumatisme persistants auxquels sont confrontées les victimes d’agressions sexuelles, majeures ou mineures, lors de la sortie de détention de leur agresseur. En conséquence, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à la possibilité de rendre obligatoire et systématique l’information des victimes d’agressions sexuelles, en particulier mineures, de la date de libération de leur agresseur et l’interroge également sur les mesures envisagées pour assurer une meilleure prise en charge et un accompagnement renforcé de ces victimes dans cette étape anxiogène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3028</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rémunération des MJPMI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6334. — 29 avril 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’absence de revalorisation depuis 2014 de la rémunération des mandataires judiciaires à la protection des majeurs exerçant à titre individuel (MJPMI). Les mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM) sont des professionnels qui assurent, sur décision du juge des tutelles, la protection d’adultes vulnérables en leur apportant assistance ou représentation. La profession de MJPM peut être exercée soit au sein d’un service mandataire judiciaire, soit à titre individuel. La rémunération des MJPM exerçant à titre individuel comprend deux composantes : une versée par l’État et l’autre versée par la personne bénéficiant du service de protection. Elle repose sur un forfait mensuel, par mesure de protection. Or depuis 2014, l’indice de référence fixé à 142,95 euros mensuel par mesure de protection pour les MJPM indépendants n’a pas été revalorisé, malgré l’inflation et une hausse des coûts afférents à l’exercice de cette activité professionnelle. Cette situation impacte à la fois le revenu des MJPM mais aussi leurs conditions de travail. Par ailleurs, l’absence de revalorisation de l’indice de réfence affecte l’attractivité de la profession. Or le nombre de mesures de protection des majeurs est amené à fortement augmenter dans les années à venir sous l’effet notamment du vieillissement de la population et le besoin en professionnels exerçant la fonction de mandataires judiciaires à la protection des majeurs sera donc croissant. Il convient donc d’apporter une attention particulière sur l’attractivité de ce métier. Il l’alerte donc sur le gel de « l’indice de référence » depuis 2014 et l’interroge sur ses intentions concernant la revalorisation de la rémunération des MJPM indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3029</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des mandataires judiciaires à la protection des majeurs indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6335. — 29 avril 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la situation préoccupante des mandataires judiciaires à la protection des majeurs exerçant à titre individuel (MJPM). Ces professionnels assurent une mission d’intérêt général essentielle auprès de personnes vulnérables, souvent isolées et dans l’incapacité de défendre elles-mêmes leurs droits. Pourtant, les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier demeurent très fragiles, sur deux aspects particulièrement critiques. D’une part, la question de la substitution en cas de cessation d’activité (temporaire ou définitive) reste à ce jour sans réponse structurelle. En l’absence de dispositif clair et anticipé, les mandataires se trouvent dans une insécurité juridique et éthique préoccupante. La continuité des dossiers peine à être exercée, de même que le statut des MJPM en période de congés (cessation temporaire d’activité). Lorsqu’un professionnel cesse son activité, même pour quelques jours, aucun cadre institutionnel ne garantit la continuité de la protection des majeurs confiés, exposant ainsi les personnes protégées à une rupture dans leur accompagnement, voire à des atteintes à leurs droits fondamentaux. D’autre part, le niveau de rémunération des MJPM ne permet pas aujourd’hui de garantir une activité économiquement via ble pour nombre d’entre eux, notamment dans les territoires ruraux ou à faible densité. Le barème de financement, reposant sur une logique d’actes standardisés, est inadapté à la réalité des situations prises en charge. Il en résulte une forte précarisation de la profession et un risque croissant de désengagement, alors même que les besoins en protection juridique ne cessent d’augmenter. Elle souhaite donc savoir : quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un dispositif de substitution automatique et opérationnel en cas d’arrêt d’activité d’un MJPM, afin d’assurer la continuité de la protection des personnes majeures vulnérables ; si une révision du modèle de rémunération des MJPM est envisagée à court terme, afin de prendre en compte les spécificités de leur activité et de rétablir un équilibre économique viable pour ces professionnels. Elle souhaite également qu’il lui indique les pistes de réforme à l’étude sur ce sujet essentiel pour la défense des droits des personnes protégées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3029</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Développement du viager immobilier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6299. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement s sur le potentiel sous-exploité du viager immobilier en France, dans un contexte de vieillissement démographique et de difficultés croissantes d’accès à la propriété. En 2024, environ 6 900 ventes en viager ont été réalisées sur le territoire national, soit seulement 0,5 % des transactions immobilières annuelles, pour un volume d’affaires estimé à 1,7 milliard d’euros. Depuis 2017, le marché connaît une croissance régulière d’environ 5 à 6 % par an. Le viager occupé représente près des deux tiers des ventes, permettant à des personnes âgées de conserver l’usage de leur logement tout en percevant un complément de revenu. Pourtant, cette formule demeure marginale, freinée par un cadre juridique peu lisible, une fiscalité peu incitative et une image encore négative auprès du grand public. À l’inverse, plusieurs pays européens comme la Suisse ou l’Allemagne ont su développer des dispositifs similaires grâce à des outils fiscaux ciblés, un accompagnement public et un encadrement contractuel précis. Dans ce contexte, plusieurs propositions ont été formulées, telles que la création d’un contrat-type de viager sécurisé, la mise en place d’un label « viager solidaire », l’introduction d’incitations fiscales pour les vendeurs et les acquéreurs, ainsi que l’implication des collectivités territoriales ou des bailleurs sociaux dans le développement de foncières de viager social. Il lui demande si le Gouvernement envisage : de sécuriser juridiquement les ventes en viager par un encadrement contractuel renforcé ; d’encourager fiscalement ce type de vente dans une logique d’utilité sociale ; d’intégrer le viager dans les politiques de maintien à domicile ; et de soutenir l’implication des acteurs publics pour structurer un « viager solidaire » en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3030</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès à un logement adapté pour les retraités aux revenus modestes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6300. — 29 avril 2025. — M. Julien Gokel alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation de nombreux retraités aux revenus modestes, confrontés à la hausse des loyers tout en étant exclus du bénéfice de l’aide personnalisée au logement (APL). Dans un contexte de stagnation des pensions et de progression des loyers, il devient de plus en plus fréquent que la charge locative représente près de la moitié des revenus, alors même que le seuil d’effort raisonnable est généralement estimé à un tiers. Selon l’INSEE, près d’un retraité sur deux perçoit une pension inférieure à 1 500 euros mensuels et plus de 600 000 retraités vivent sous le seuil de pauvreté. Cette précarité reste souvent invisible, en particulier chez ceux vivant seuls. Certains retraités, logés depuis de nombreuses années dans le parc social, se retrouvent ainsi en difficulté pour accéder à un logement plus adapté à leur âge ou à leur état de santé. La perspective de se tourner vers le parc privé est souvent hors de portée, les loyers y étant inaccessibles compte tenu de leur situation financière. Il leur est également très difficile d’obtenir un logement dans le parc social neuf, en raison du niveau des loyers, du manque de disponibilité et des délais d’attribution parfois importants. Cette situation bloque leur parcours résidentiel et les empêche de se rapprocher de services essentiels ou de leur entourage, contribuant à leur isolement et à une forme de précarisation silencieuse. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux soutenir les retraités locataires modestes, notamment en réévaluant les critères d’attribution des APL, en renforçant l’aide à l’adaptation des logements sociaux, ou en créant un accompagnement spécifique pour les personnes âgées aujourd’hui exclues des dispositifs d’aide au logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3030</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Fiabilité du diagnostic de performance énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6301. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE). En effet, malgré les récentes modifications concernant les logements de moins de 40 m2, des incohérences demeurent. Ce diagnostic est lourd d’implications pour un propriétaire, car il affecte la valeur du bien. Or les méthodes de calcul permettant l’attribution d’une lettre lors d’un DPE sont, encore aujourd’hui, incohérentes au regard de l’objectif poursuivi de diminution de l’impact écologique des logements. En effet, les logements chauffés à l’électricité sont fortement pénalisés par le coefficient d’énergie primaire de 2.3, classant inexplicablement une large partie de ces logements comme étant des « passoires thermiques ». L’outil actuel favorise le recours aux énergies fossiles en pénalisant des énergies majoritairement décarbonées en France. Passer d’un chauffage électrique à un chauffage au gaz, pourtant émetteur de plus de gaz à effet de serre, leur permettrait d’obtenir un bien meilleur classement au DPE. Cela semble bien aller à l’encontre même du principe de la loi « climat et résilience ». Il semble impératif de faire évoluer l’outil. On doit cibler les logements réellement passoires thermiques et non ceux désignés comme tel par un outil défavorisant l’électricité au profit du gaz - d’autant plus lorsque l’on connaît l’investissement de l’État pour aider les copropriétaires dans cet objectif. Elle lui demande quand elle pense revoir le coefficient d’énergie primaire affecté à l’électricité qui est, en France, de 2,3 alors même que les directives européennes préconisent 1,9 et ainsi sortir du statut de « passoire énergétique » 1 million de logements faussement considérés comme tels par le DPE, dans un contexte où l’on manque de logements et où l’on parle de bombe sociale à venir concernant cette thématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3031</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la cité des Quatre Saisons à Manosque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6203. — 29 avril 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, au sujet de la reconnaissance par l’État de la cité des Quatre Saisons à Manosque, dans le cadre du dispositif de réparation des préjudices subis par les harkis. M. le député a été saisi par un administré, fils de harki, né à la cité des Quatre Saisons à Manosque, dans des baraquements préfabriqués implantés à l’écart du centre-ville. Il témoigne des conditions de vie profondément indignes, marquées par l’isolement, l’insalubrité et une précarité extrême, au sein de cette structure relevant alors de la responsabilité de l’État. Par une décision rendue le 4 avril 2024 Tamazount et autres c. France, la Cour européenne des droits de l’homme a reconnu la responsabilité de l’État dans les conditions d’accueil réservées aux harkis et à leurs familles dans certaines structures entre 1962 et 1975. En conséquence, le décret n° 2025-256 du 20 mars 2025 est venu modifier le barème de réparation prévu par l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, en revalorisant les indemnisations pour les personnes ayant séjourné dans les camps de Bias et de Saint-Maurice-l’Ardoise. Toutefois, la cité des Quatre Saisons de Manosque, à l’instar d’autres camps ou hameaux de forestage, demeure exclue de ce dispositif spécifique, ce qui suscite une profonde incompréhension et un sentiment d’abandon chez les anciens harkis et leurs descendants qui y ont vécu. Dans un souci de justice et d’équité, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’élargir le bénéfice du nouveau barème d’indemnisation aux personnes ayant séjourné dans d’autres structures relevant du même contexte historique et des mêmes carences, notamment la cité des Quatre Saisons à Manosque, afin que l’ensemble des souffrances endurées soient reconnues à leur juste mesure par la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3031</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Taux de réponse alarmant des ministères aux questions écrites des députés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6287. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de réponse alarmant des ministères aux questions écrites des députés. Au 22 avril 2025, le site de l’Assemblée nationale affichait un taux de réponse global aux questions écrites des députés de 25 %. Le taux de réponse obtenue dans le délai de deux mois est encore plus alarmant, représentant 11,6 % (soit 475 réponses sur 4 088 questions écrites). Si le taux de réponse global connaît une croissance légère depuis sept mois, le fait que 75 % des questions écrites demeurent sans réponse est inquiétant et témoigne de l’intérêt restreint porté par le Gouvernement aux travaux des représentants de la Nation. Elle lui demande quelles dispositions il entend mettre en œuvre pour améliorer sensiblement le taux de réponse adressé par les ministères aux parlementaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3031</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement des contrats proposés par les OCAM aux assurés sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6211. — 29 avril 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’encadrement des contrats proposés par les organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM) aux assurés sociaux. L’assurance maladie complémentaire, essentiellement gérée par des acteurs privés, constitue le deuxième plus important financeur de la santé après l’assurance maladie obligatoire. Les 400 organismes environ (272 mutuelles, 100 entreprises d’assurance et 25 institutions de prévoyance) ont reversé au total 29,7 milliards d’euros de prestations en soins et biens médicaux en 2022 (soit 12,6 % des dépenses de santé). Cependant, le fonctionnement de ces assurances est devenu complexe. Pour souscrire un contrat, les assurés doivent avoir suffisamment d’informations sur les prix et les garanties proposées afin de faire jouer la concurrence. En outre, la structuration des remboursements des dépenses de soins est difficile, en particulier dans les secteurs de l’audiologie, de l’optique et en dentaire. Cela compromet l’expression, la lisibilité et la compréhension des niveaux de remboursement et des options proposées par les organismes complémentaires. Malgré certains progrès, la situation reste perfectible : il persiste beaucoup de zones d’ombre et d’incompréhension pour les assurés. C’est pourquoi l’idée d’imposer des contrats types garantissant une meilleure lisibilité des contrats des OCAM progresse. Cette mesure irait dans le sens des recommandations de la mission d’information sénatoriale de septembre 2024 « Les complémentaires santé et mutuelle, l’impact sur le pouvoir d’achat des Français », qui appelle à mieux protéger les assurés grâce à une transparence accrue. Elle permettrait également de mettre fin aux clauses abusives, imposées par les organismes complémentaires d’assurance maladie aux assurés sociaux ; ce qui a été dénoncé à plusieurs reprises dernièrement, notamment par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans une enquête publiée le 20 mai 2021 et par la Commission des clauses abusives dans sa recommandation n° 17-01. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en œuvre ces contrats types.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3032</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Hébergement des patients pour des soins externes de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6213. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la non-prise en charge de l’hébergement des patients dans le cadre de soins externes à longue durée. Aujourd’hui, selon le code de la sécurité sociale et son article R. 322-10, la prise en charge du transport conventionné est intégralement remboursée aux personnes d’affection longue durée (ALD) grâce aux bons de transport et justificatifs de déplacement. Si ce dispositif est fortement utile dans le cadre de trajets irréguliers, permettant aux patients de bénéficier du trajet entre le domicile et le centre de traitement, il se montre inadapté aux trajets quotidiens dans le cadre de soins externes dans une structure éloignée du patient. Pourtant, lorsqu’il s’agit de soins externes, les patients optent bien souvent pour les trajets véhiculés de plusieurs heures qui leurs sont remboursés. En effet, malgré toutes les complications que cela entraîne, le trajet leur évite d’ajouter à leur maladie une contrainte financière supplémentaire ; le reste à charge du logement étant bien trop élevé. Cela d’autant plus que leur situation médicale ne leur permet pas toujours d’occuper un travail à temps plein, voire à temps partiel. Stress permanent, fatigabilité de la route et éventuels problèmes techniques du véhicule s’ajoutent aux affaiblissements physiques et psychologiques déjà engendrés par les traitements lourds de la maladie. Ces désagréments s’étendent sur le long terme. Les patients soignés dans le cadre de soins externes, ayant souvent une maladie lourde ou rare, bénéficient de traitements s’étalant sur plusieurs mois. Il en va de même pour le faible nombre de centres de traitements disponibles pour traiter ces maladies peu communes qui complexifient les déplacements quotidiens. À ce jour, la sécurité sociale est pourtant prête à financer les trajets quotidiens en transports conventionnés, généralement six à sept fois plus coûteux et beaucoup plus contraignants pour les personnes traitées qu’un hébergement temporaire sur place, qui ne prétend pas à des services abusifs. Ainsi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le sujet ainsi que les mesures à l’étude afin d’assurer la prise en charge d’un hébergement raisonnable pour les patients dans le cadre de leurs soins externes à longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3032</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pour la prise en charge des traitements par injection de PRP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6214. — 29 avril 2025. — M. Aurélien Le Coq attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge des injections « PRP » (plaquettes riches en plasma) par la sécurité sociale. L’efficacité de cette technique a été prouvée pour soigner lésions musculaires, tendineuses ou cartilagineuses. Elle permet en effet une accélération de la régénération tissulaire, une réduction de l’inflammation, une amélioration des capacités de mouvement et l’amélioration de la qualité de vie notamment par la diminution de la douleur. Le coût moyen d’une injection de PRP est d’environ 400 euros et dans la majorité des cas, un traitement nécessite entre 3-4 injections. L’injection de PRP possède l’avantage d’être efficace, naturelle et peu coûteuse en comparaison d’autres traitements. Pourtant, à ce jour, cette technique reste non remboursée par la sécurité sociale et donc à la charge des patients. Ceux-ci se tournent donc souvent vers un autre traitement remboursé, plus coûteux mais pas plus efficace. Ainsi, il lui demande demande s’il va prendre les dispositions permettant la prise en charge par la sécurité sociale des traitements par injection de PRP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3033</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement de l’activité physique adaptée pour les enfants atteints de cancer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6254. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de promouvoir l’intégration de l’activité physique adaptée (APA) dans le parcours de soins des enfants atteints de cancer. L’APA est aujourd’hui reconnue pour ses nombreux bénéfices, en particulier pour les jeunes patients en oncologie pédiatrique. Elle permet non seulement de reconditionner leur corps à l’effort, mais également de les aider à surmonter les séquelles physiques et psychosociales des traitements lourds qu’ils subissent. En effet, des études récentes démontrent l’impact positif de l’APA, notamment en prévention secondaire et tertiaire, en réduisant les risques de récidive et en favorisant le développement psychomoteur ainsi que la réhabilitation psychosociale des enfants malades. Cependant, à l’heure actuelle, les dispositifs d’APA sont encore insuffisamment intégrés dans le parcours de soins des jeunes patients atteints de cancer. Leur financement repose en grande partie sur des initiatives associatives et des dons privés, malgré l’importance accordée en 2024 à la promotion de l’activité physique dans le cadre de la « grande cause nationale », organisée à l’occasion des jeux Olympiques et Paralympiques. En dépit de ces efforts, l’APA n’est pas encore généralisée à l’échelle nationale ni prise en charge par l’assurance maladie. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les actions envisagées par le Gouvernement pour intégrer pleinement l’APA dans le parcours de soins des enfants atteints de cancer et ce, sur l’ensemble du territoire national. Il souhaite également savoir si des mesures sont à l’étude pour permettre une prise en charge par la sécurité sociale de cette pratique reconnue pour ses nombreux bienfaits, afin d’assurer un accès équitable à tous les enfants malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3033</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Indicateurs du rapport social unique des centres hospitaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6267. — 29 avril 2025. — M. Sacha Houlié interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la complexité pour les centres hospitaliers d’établir leur rapport social unique désormais prescrit par l’article 5 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. En effet, l’arrêté du 28 avril 2022 fixant pour la fonction publique hospitalière la liste des indicateurs contenus dans la base de données sociales a abouti à la création de 170 indicateurs là où jusqu’alors le bilan social des établissements n’était dressé qu’en considération de 23. Cet accroissement considérable des indicateurs alourdit considérablement la tâche des services administratifs des établissements hospitaliers au dépend des tâches quotidiennes remplies au service des personnels médical et non médical. À l’heure où le Gouvernement recherche d’une part des mesures de simplification susceptibles d’alléger la tâche des personnels et d’autre part des dispositions pouvant générer des économies, il serait utile d’interroger la pertinence d’un tel travail. En effet, il ne résulte pas des réunions du conseil de surveillance des centres hospitaliers dont le siège social est établi dans la circonscription de M. le député que ce travail soit profitable aux établissements et aux personnels. Dans ces circonstances, il lui demande s’il entend revoir, aux fins de les simplifier et de les alléger, les indicateurs fixés aux termes de son arrêté susvisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3033</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation financière des établissements de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6268. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation financière des centres hospitaliers et des établissements de santé suite aux revalorisations salariales opérées dans le cadre du Ségur de la santé et du contexte inflationniste connu ces derniers mois. Le Ségur de la santé, opéré en 2021, a accordé une augmentation de 183 euros nets par mois à 1,5 million de professionnels des établissements de santé, des EHPAD et des personnels des établissements et services sociaux et médico-sociaux. À ce titre, cette opération a contribué à l’amélioration de la prise en charge des patients et du quotidien des soignants, à la revalorisation des métiers des établissements de santé et des EHPAD mais aussi à la reconnaissance de l’engagement des soignants au service de la santé des Français. Cette reconnaissance était essentielle au regard du rôle primordial joué par ces professionnels qui contribuent au bon fonctionnement du système de santé à travers leurs activités et leurs missions. Néanmoins, il est important de noter que le Ségur a participé à l’installation de tensions financières accrues en 2022. En effet, si cette opération a été réalisée au bénéfice du personnel, la revalorisation de la rémunération des soignants a provoqué des surcoûts non négligeables sur la masse salariale. De plus, il est à noter que les professionnels ont également bénéficié de la revalorisation de leurs grilles de rémunération ainsi que de la revalorisation du point d’indice. Du fait de la non-compensation intégrale de ces surcoûts, s’ajoute l’augmentation des coûts de fonctionnement liée à l’inflation. Aujourd’hui et au lendemain de la crise sanitaire, les frais liés à la consommation d’énergie sont conséquents pour les hôpitaux publics, qui selon la Fédération Hospitalière de France, « ont besoin de 1,5 milliard d’euros supplémentaires pour boucler leur budget 2023 ». Des tarifs hospitaliers en forte hausse avaient été annoncés pour l’année 2023 pour soutenir les établissements de santé face à l’inflation et pour accompagner leur reprise d’activité. Le mécanisme de financement, fondé sur ladite augmentation des tarifs, suppose qu’un accroissement de l’activité ait lieu. Cependant, les établissements hospitaliers publics peinent à restaurer leur niveau d’activité pré-covid et ces derniers sont confrontés désarmais à des problématiques de démographie médicale et paramédicale engendrant des fermetures de lits et, par conséquent, une baisse de leur activité. Aujourd’hui, les inquiétudes se tournent vers la question de l’équivalence entre les mesures prises et l’impact qu’aura l’inflation sur les finances publiques de ces établissements. La question est de répondre à ces besoins financiers afin de compenser de la manière la plus adéquate les finances des hôpitaux. Les financements arrivant de manière décalés par rapport aux dates de mises en œuvre des mesures génèrent de réelles difficultés financières pour les trésoreries hospitalières. Afin de répondre aux préoccupations légitimes des directions des établissements de santé, il souhaite connaître sa position sur le sujet, ainsi que sur les mesures envisagées pour assurer la pérennité financière du système hospitalier français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3034</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Insuffisance de l’offre de soins palliatifs en Charente-Maritime
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6277. — 29 avril 2025. — M. Pascal Markowsky alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les insuffisances préoccupantes en matière d’accès aux soins palliatifs dans le département de la Charente-Maritime. Selon le rapport 2023 de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), près de 60 % des patients nécessitant un accompagnement palliatif en France n’en bénéficient toujours pas. Cette carence touche particulièrement les zones rurales et littorales comme la Charente-Maritime, où l’offre spécialisée reste insuffisante face à une demande croissante. Le schéma régional de santé 2023-2028 de l’ARS Nouvelle-Aquitaine souligne d’ailleurs que, sur les 17 établissements de santé publics du département, seuls deux disposent d’unités de soins palliatifs identifiées. Le centre hospitalier de Saintonge, à Saintes, est actuellement le seul à accueillir une unité spécialisée, avec une capacité restreinte à 10 lits, très inférieure aux besoins recensés. Cette situation crée une pression accrue sur les équipes mobiles, les services de médecine générale et les aidants familiaux, déjà en tension. De nombreux patients en fin de vie sont contraints de rester hospitalisés dans des services non adaptés, ou de regagner leur domicile sans encadrement suffisant, au mépris de leur dignité et de leur sécurité. Ce déséquilibre territorial est d’autant plus préoccupant que la Charente-Maritime connaît un vieillissement accéléré de sa population, avec plus de 32 % des habitants qui auront plus de 60 ans en 2030. Le vieillissement démographique, combiné à l’insuffisance chronique de l’offre en soins palliatifs, pourrait accentuer les fractures territoriales et sociales dans l’accès à une fin de vie digne. Si le Gouvernement a engagé un débat sur l’euthanasie, il est essentiel de rappeler que la seule réponse véritablement humaine, respectueuse de la personne et de sa vulnérabilité, demeure le développement massif et équitable des soins palliatifs. Toute évolution législative sur la fin de vie serait dénuée de fondement si elle ne s’appuyait pas d’abord sur un accès effectif aux soins d’accompagnement. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en œuvre pour garantir l’égalité territoriale en matière d’accès aux soins palliatifs et notamment pour renforcer l’offre hospitalière, ambulatoire et à domicile adaptée à l’accompagnement de la fin de vie dans le département de la Charente-Maritime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3034</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et des ambulanciers SMUR et hospitaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6279. — 29 avril 2025. — M. Bertrand Bouyx interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la reconnaissance et des ambulanciers SMUR et hospitaliers. L’ambulancier SMUR et hospitalier est un professionnel de santé spécialisé dans l’urgence et le transport médicalisé. Il fait partie intégrante des équipes de soins, notamment au sein des structures mobiles d’urgence, où il travaille aux côtés des médecins et des infirmiers pour assurer la prise en charge des patients dans des situations critiques. Il maîtrise les gestes techniques, la logistique médicale et le matériel embarqué. Pourtant, les textes réglementaires qui encadrent sa fonction semblent encore inadaptés. Nombre d’entre eux continuent de désigner les ambulanciers sous le terme de « conducteurs », terme réducteur et désormais contraire au décret du 26 décembre 2022, qui reconnaît pleinement leur statut de professionnels de santé. Cette imprécision n’est pas sans conséquence. Elle alimente des pratiques illégales : certains établissements commencent à former des personnels non habilités (brancardiers, aides-soignants) pour remplacer les ambulanciers formés, mettant en danger la qualité des soins et contournant le cadre légal. C’est notamment le cas dans le développement récent des unités mobiles hospitalières paramédicalisées (UMH-P), qui voient certains centres hospitaliers recruter des non-ambulanciers pour répondre à l’urgence de leur déploiement, au mépris des compétences spécifiques requises. Par ailleurs, les ambulanciers SMUR exercent aujourd’hui des gestes techniques essentiels (préparation de médicaments ou de perfusions simples) pour lesquels ils sont formés, mais non officiellement reconnus dans les textes. Ce décalage entre la réalité du terrain et le cadre réglementaire les expose à une insécurité juridique. Sur le plan salarial, malgré l’évolution de leur statut et l’augmentation de leurs compétences, aucune revalorisation n’a été prévue pour eux, contrairement à d’autres professions reclassées après le Ségur de la santé. Pourtant, leurs conditions de travail sont exigeantes : horaires décalés, contact permanent avec les patients, mobilisation en période de crise, etc. Enfin, la formation continue spécifique aux ambulanciers SMUR dans la fonction publique hospitalière mériterait d’être valorisée. Elle pourrait justifier à la fois une montée en catégorie (passage en catégorie B) et l’élargissement officiel de leurs compétences, notamment pour des actes liés à la préparation médicamenteuse. Dans ce contexte, il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour mieux reconnaître ces professionnels qui jouent un rôle vital dans la chaîne des soins d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3035</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés budgétaires des dispositifs territoriaux d’appui et de coordination
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6294. — 29 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés budgétaires croissantes rencontrées par plusieurs dispositifs essentiels d’appui et de coordination dans les territoires : les dispositifs d’appui à la coordination (DAC), les dispositifs d’expertise régionaux (DER), les dispositifs spécifiques régionaux (DSR), les centres locaux d’information et de coordination (CLIC) ainsi que les projets alimentaires territoriaux (PAT). Ces structures accompagnent chaque année plus de 300 000 personnes confrontées à des situations médico-psycho-sociales particulièrement complexes : personnes âgées isolées, personnes en situation de handicap, malades chroniques, enfants comme adultes, souvent sans autre recours. Leurs missions de proximité, de coordination et d’accompagnement global constituent un maillon indispensable du système de santé et d’action sociale. Ces dispositifs ont été intégrés, le 5 août 2024, dans le champ des structures devant appliquer la prime dite « Ségur » à leurs salariés. Cette revalorisation a permis une véritable reconnaissance des métiers du secteur. Toutefois, les financeurs (ARS et conseils départementaux) font face à une charge financière supplémentaire d’environ 5 000 euros par salarié, sans qu’aucun budget complémentaire n’ait été prévu pour couvrir cette charge. Cette situation met en péril la continuité des missions essentielles assurées par ces dispositifs et expose les usagers en situation complexe, souvent sans autre recours ou appui, à subir directement les conséquences d’une baisse inévitable de l’accompagnement. En outre, ce cadre impose une pression croissante aux établissements de santé et aux professionnels libéraux qui devront absorber ces prises en charge sans coordination adaptée et met en péril la continuité des parcours de santé alors que certaines de ces structures sont menacées de disparition. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement entend garantir la pérennité de ces dispositifs en inscrivant, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, un financement spécifique et à la hauteur des besoins engendrés par l’extension de la prime Ségur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3035</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6304. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des personnes atteintes de fibromyalgie et plus particulièrement sur l’absence de reconnaissance de cette pathologie en tant qu’affection de longue durée (ALD). La fibromyalgie, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1992, est une maladie chronique qui se manifeste par des douleurs diffuses, une fatigue intense, des troubles du sommeil, de l’attention et parfois de la mémoire. Elle concernerait plus de deux millions de personnes en France et jusqu’à 4 % de la population mondiale selon certaines estimations. Dans ses formes les plus sévères, elle entraîne une altération majeure de la qualité de vie, une précarisation sociale et professionnelle, ainsi qu’un risque suicidaire nettement accru par rapport à la population générale. Malgré les conséquences majeures de cette pathologie sur la qualité de vie des malades, celle-ci ne figure toujours pas dans la liste des affections de longue durée prévue à l’article D. 322-1 du code de la sécurité sociale. Cette non-reconnaissance empêche une prise en charge adaptée et systématique des soins, engendre des refus fréquents d’allocations et contribue à précariser encore davantage des patients déjà fragilisés sur le plan médical, professionnel et psychologique. Certes, une reconnaissance au titre des ALD « hors liste » est théoriquement possible, mais celle-ci est soumise à l’appréciation individuelle des médecins-conseils et se heurte dans les faits à une très grande disparité de traitement, ainsi qu’à un taux de refus élevé, parfois sans justification médicale ni examen du patient. En application de l’article L. 1110-5 du code de la santé publique, toute personne a pourtant droit à une prise en charge de la douleur, qui doit être évaluée et traitée en toutes circonstances. Or les patients atteints de fibromyalgie peinent à faire reconnaître la réalité de leurs souffrances, souvent minimisées, faute de formation des professionnels de santé et d’outils de diagnostic largement diffusés. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la reconnaissance de la fibromyalgie en tant qu’affection de longue durée (ALD), permettant ainsi une amélioration concrète de la prise en charge médicale et sociale de ces patients. Elle souhaite également savoir quelles actions sont envisagées pour renforcer la formation du personnel médical et garantir le respect du droit fondamental à la prise en charge de la douleur pour les personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3036</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Sensibilité chimique multiple ou MCS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6306. — 29 avril 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la sensibilité chimique multiple ou MCS. Cette affection chronique, souvent méconnue, se manifeste par des réactions graves à des substances chimiques présentes dans le quotidien, telles que les parfums et produits parfumés, les produits cosmétiques et d’hygiène personnelle, les produits d’entretien, les produits chimiques volatils, les additifs alimentaires, les matériaux de construction et d’ameublement. La pathologie toucherait près de 10 % de la population française dont 3 % gravement atteints. Elle a une grande incidence sur leur qualité de vie : fatigue chronique, nausées, vertiges, migraines. D’autres symptômes incluent l’asthme ou encore des inflammations de la peau, des articulations, des voies gastro-intestinales et des voies respiratoires. À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement pour guérir ce syndrome qui n’est pas reconnu en France alors qu’il l’est dans d’autres pays comme aux États-Unis d’Amérique, au Canada, en Espagne ou encore en Allemagne. Aucune prise en charge spécifique n’est donc proposée en France aux patients qui souffrent de sensibilité chimique multiple. Des personnes atteintes de cette pathologie s’expriment pour que ces troubles puissent être identifiés et reconnus par l’État. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement va s’engager dans cette reconnaissance de la sensibilité chimique afin que les malades puissent bénéficier d’une prise en charge réelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3036</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Problème radiologie - coupes budgétaires massives PLFSS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6330. — 29 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les défis auxquels est confrontée la profession de radiologue, en particulier dans le contexte des coupes massives prévues par la loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS). Ce PLFSS, passé en force par 49.3 et sans concertation aucune avec les professionnels de santé, prévoit notamment des économies de 300 millions d’euros sur trois ans dans le domaine de l’imagerie médicale. Ces réductions budgétaires compromettent l’accès aux technologies avancées d’imagerie, pourtant essentielles pour obtenir un diagnostic de qualité et une prise en charge optimale des patients. Les radiologues, acteurs clés du maillage territorial de santé, nous alertent sur le manque de moyens à leur disposition et se retrouvent désormais confrontés à des choix difficiles quant au renouvellement de leurs équipements. Ils craignent une dégradation rapide de la capacité de détection des maladies, poussant des dizaines de milliers de personnes à être pris en charge trop tardivement pour des maladies graves. Cette détection tardive aurait des conséquences dramatiques sur les patients, contraints alors à se soumettre à des prises en charge beaucoup plus lourdes et augmentant leur risque de décès prématuré. Très concrètement, face à ces contraintes budgétaires, le syndicat des radiologues d’Alsace se voit dès à présent contraint de limiter les prescriptions d’imagerie diagnostique, en les limitant uniquement aux cas qu’ils considèrent les plus urgents. Une fois de plus, la logique des économies à court terme entraîne des conséquences désastreuses à long terme. Non seulement elle impacte la santé des citoyens, comme M. le député l’a souligné, mais elle a également des répercussions économiques. Les services hospitaliers, déjà saturés, risquent de subir un effet domino, devant gérer des pathologies plus graves et coûteuses pour la sécurité sociale. En fin de compte, la réduction budgétaire de 300 millions d’euros sur trois ans se traduira par une perte économique bien plus importante, en dégradant la qualité des soins pour tous les patients. Le Gouvernement plonge ainsi le pays dans une spirale infernale. Par ailleurs, on constate dans la profession une pénurie de manipulateurs en électroradiologie, qui constitue déjà un obstacle majeur au bon fonctionnement des services d’imagerie médicale. Les coupes budgétaires exigées par le PLFSS risquent donc d’amplifier la pénurie, puisqu’une diminution des effectifs compromettrait encore davantage la continuité des soins. Il lui demande donc quelles mesures il envisage de prendre pour réévaluer les objectifs d’économies imposés à l’imagerie médicale, pour résoudre la question de la pénurie de manipulateurs en électroradiologie et quelles solutions pérennes elle propose pour garantir le bon fonctionnement des services d’imagerie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3037</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Profession d’ostéopathe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6331. — 29 avril 2025. — Mme Pascale Got attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de renforcer la régulation de la profession d’ostéopathe en France, d’harmoniser la qualité de la formation et de mieux reconnaître cette discipline au sein du système de santé. Plusieurs constats formulés par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans son dernier rapport soulignent des dysfonctionnements persistants : absence de gouvernance unifiée, hétérogénéité des formations, surproduction de professionnels et manque de reconnaissance institutionnelle. Le rapport appelle à un renforcement du pilotage national, une révision des critères d’agrément et une meilleure régulation de l’offre de formation, afin de garantir une meilleure qualité des soins pour les patients et une insertion professionnelle plus soutenable pour les jeunes diplômés. L’association Registre des ostéopathes de France (ROF) relaie ces préoccupations et propose plusieurs pistes : la création d’un système de gouvernance unique, inspiré du modèle britannique ( General Osteopathic Council ), l’instauration d’un numerus clausus pour éviter la saturation du marché, le contrôle renforcé des établissements de formation, le développement de passerelles universitaires et la reconnaissance pleine et entière de l’ostéopathie comme profession de santé, afin de permettre une intégration dans les structures pluridisciplinaires. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre à ces recommandations et garantir la qualité des soins, la sécurité des patients et la pérennité de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3037</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Complications consécutives à la pose d’implants transvaginaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6338. — 29 avril 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les complications graves rencontrées par de nombreuses femmes suite à la pose d’implants médicaux transvaginaux (bandelettes sous-urétrales et prothèses vaginales) destinés au traitement du prolapsus ou de l’incontinence urinaire. De nombreux témoignages, relayés notamment par le collectif « Bandelettes périnéales », font état d’effets indésirables lourds : douleurs chroniques, dyspareunies, infections, atteintes musculo-squelettiques, troubles fonctionnels invalidants et, dans certains cas, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Ces dispositifs médicaux, composés de polypropylène, sont permanents et leur retrait complet reste souvent impossible en France, faute de formation adaptée des chirurgiens. Malgré des encadrements réglementaires successifs (arrêtés de 2020), les manquements persistent : absence de consentement éclairé, informations incomplètes, non-respect de la matériovigilance, traçabilité des implants déficiente. Face à cette situation préoccupante, Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement entend : mettre en place un moratoire sur la pose de ces dispositifs médicaux ; créer des centres de référence spécialisés dans le diagnostic et le retrait des implants transvaginaux ; envisager une prise en charge par l’assurance maladie des retraits réalisés à l’étranger en cas d’impossibilité technique en France ; favoriser le remboursement d’alternatives comme les pessaires. Elle souhaite également connaître les intentions du Gouvernement afin de garantir aux patientes une prise en charge sécurisée, respectueuse et fondée sur le consentement éclairé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3038</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fin de l’expérimentation des "haltes soins addictions"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6340. — 29 avril 2025. — M. Pouria Amirshahi interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’avenir des « haltes soins addictions » (HSA) anciennement appelées salles de consommation à moindre risque (SCMR), dont l’une d’entre elles est située dans le 10e arrondissement de Paris. Depuis 2016, deux salles de consommation à moindre risque (SCMR) existent à Paris et à Strasbourg afin d’offrir un cadre sécurisé aux usagers de drogues les plus précaires. Ces dispositifs visent à réduire les risques de décès et de maladies graves liés à la consommation de drogues. Ils visent également à offrir un accompagnement social favorisant la réinsertion des usagers et la restauration de leur dignité, tout en améliorant la sécurité et le cadre de vie des quartiers exposés aux nuisances de la consommation de rue. Par ailleurs, un accompagnement social est proposé afin de les accompagner dans leurs démarches administratives, juridiques ou liées au logement. L’implantation d’une salle de consommation est pensée de manière stratégique, elle a pour objectif de contenir la consommation de drogues dans l’espace public : la « scène ouverte », comme le quartier de la Gare du Nord à Paris, où des usagers en errance sont présents depuis les années 1980. L’ouverture de la salle a permis de réduire la consommation en plein air et de diviser par trois le nombre de seringues abandonnées, des résultats comparables à ceux observés dans d’autres villes à l’échelle européenne et mondiale. La France reste en net retrait par rapport à ses voisins européens, qui comptent environ 80 structures de ce type, dont 24 en Allemagne. Pourtant, les rapports de l’INSERM de 2021, de l’IGA-IGAS de 2024 font état des effets positifs de ces structures : amélioration de la santé des usagers, notamment une diminution de la transmission du VIH et VHC, baisse des nuisances publiques, stabilisation de la délinquance locale. Ces rapports valident l’utilité de ces HSA et plaident pour leur pérennisation ainsi que pour l’ouverture de nouveaux sites. L’expérimentation de ces structures arrive à échéance le 31 décembre 2025. Il lui demande donc s’il entend prolonger l’expérimentation des HSA au-delà de cette date et à plus long terme, s’il envisage leur pérennisation, ainsi que le déploiement de nouvelles structures sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3038</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation extrêmement préoccupante de la psychiatrie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6341. — 29 avril 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation extrêmement préoccupante de la psychiatrie en France et plus particulièrement sur les difficultés croissantes rencontrées par les personnels soignants exerçant dans ce secteur, notamment dans des territoires déjà fragilisés comme la Nièvre. Depuis plusieurs années, les professionnels de santé mentale alertent sur une dégradation continue de leurs conditions d’exercice. Cette tendance s’accentue dans un contexte d’explosion de la demande en soins psychiatriques : près d’un Français sur cinq est aujourd’hui concerné par des troubles psychiques, soit environ 13 millions de personnes. Par ailleurs, plus d’un quart de la population consomme des psychotropes, tels que les anxiolytiques, les antidépresseurs ou les somnifères. Cette psychiatrisation croissante de la population, loin d’être compensée par une politique volontariste, se heurte à une pénurie aiguë de moyens humains et financiers. Les soignants, en sous-effectif chronique, doivent faire face à des charges de travail insoutenables, à la complexification des pathologies et à une insécurité croissante. En 2021, la psychiatrie représentait à elle seule 22,2 % des signalements de violences en milieu de santé, avec plus de 4 000 atteintes aux personnes et près de 1 000 atteintes aux biens. Le personnel soignant est en première ligne, représentant à lui seul 84 % des victimes d’agressions. Ces faits traduisent un climat de tension et de mal-être généralisé, qui alimente les départs en cascade, le burn-out et une perte de vocation préoccupante. Dans la Nièvre, la situation est encore plus alarmante. Le département affiche un taux d’hospitalisation pour tentatives de suicide supérieur à la moyenne régionale, ainsi qu’une mortalité prématurée évitable chez les moins de 65 ans particulièrement élevée : 251 décès pour 100 000 habitants, contre 200 pour l’ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté. Le centre hospitalier spécialisé Pierre-Lôo de La Charité-sur-Loire illustre parfaitement cet état de crise : malgré des besoins criants, seuls un à deux postes de psychiatres ont été pourvus sur les six nécessaires. Cette situation empêche la mise en œuvre d’une politique de santé mentale digne de ce nom dans un département rural déjà en souffrance. Il est urgent de reconnaître pleinement la psychiatrie comme un pilier fondamental de notre système de santé publique. Redonner des moyens à cette spécialité, revaloriser les carrières, améliorer la sécurité des soignants et garantir une qualité de prise en charge des patients ne sont plus des options mais des nécessités vitales. Aussi, il lui demande quelles mesures immédiates et structurelles il entend prendre pour : renforcer les effectifs en psychiatrie, en particulier dans les territoires ruraux comme la Nièvre ; revaloriser les métiers du soin psychiatrique et améliorer les conditions de travail et de sécurité des personnels ; développer une politique de santé mentale ambitieuse, cohérente et adaptée à l’évolution des besoins de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3039</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Augmentation des frais bancaires des associations à but non lucratif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6205. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les frais bancaires appliqués aux petites associations à but non lucratif. Les associations à but non lucratif jouent un rôle essentiel dans le maintien du lien social, la solidarité et la vie culturelle au sein des territoires. Cependant, ces structures, souvent gérées par des bénévoles et dotées de ressources limitées, sont confrontées à une augmentation significative des frais bancaires. Ceux-ci concernent notamment la tenue des comptes des associations, avec des hausses importantes de l’ordre de plusieurs euros par mois. Cette situation devient un frein pour de nombreuses petites associations qui, en raison de leurs faibles recettes, sont contraintes de réduire ou même d’abandonner certaines de leurs actions. Ces hausses tarifaires ont un impact direct sur leur fonctionnement, limitant ainsi leur capacité à mener à bien des projets d’intérêt local. Face à cette problématique, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour encadrer ces frais bancaires afin de préserver leur pérennité et leur contribution à la vie sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3039</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Absence de décret pour l’obligation d’honorabilité des encadrants esport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6345. — 29 avril 2025. — M. Denis Masséglia interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’absence de décret d’application relatif à l’obligation d’honorabilité pour les encadrants d’activités d’esport, prévue par la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. Cette obligation, introduite dans un souci de protection des pratiquants - notamment les plus jeunes - et d’encadrement éthique du secteur en pleine croissance de l’esport, demeure à ce jour inapplicable faute de décret précisant ses modalités de mise en œuvre. Il en va pourtant du besoin de structurer durablement la filière et de garantir un encadrement sécurisé des pratiquants. Il souhaite donc connaître le calendrier prévu pour la publication du décret d’application relatif à cette obligation d’honorabilité, ainsi que les mesures envisagées pour garantir sa mise en œuvre effective dans le secteur de l’esport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3039</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Conséquences de l’absence de recyclage des diplômes BEES
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6347. — 29 avril 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation des titulaires de l’ancien brevet d’État d’éducateur sportif (BEES), confrontés à une perte de reconnaissance professionnelle de leur diplôme en raison de l’absence de recyclage avant les échéances réglementaires. Le BEES, dans ses différents degrés, a longtemps constitué le diplôme d’État de référence pour l’encadrement sportif à titre professionnel, avant d’être progressivement remplacé par les diplômes d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS). Le maintien de la validité professionnelle du BEES est conditionné à un recyclage périodique. Une disposition transitoire a fixé une date limite pour effectuer ce premier recyclage : le 31 décembre 2022 pour les titulaires ayant obtenu leur diplôme après le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2020 pour ceux l’ayant obtenu avant cette date. À défaut de recyclage dans ces délais, les titulaires perdent la possibilité d’exercer professionnellement, bien que leur diplôme demeure acquis à vie. Si des campagnes d’information ont été menées par les fédérations et organismes de formation, certains éducateurs expérimentés, encore en activité, n’ont pas été pleinement informés des conséquences de cette échéance. Cette situation a pu entraîner l’exclusion automatique de professionnels engagés dans la vie associative ou dans des démarches de validation des acquis de l’expérience (VAE), même si, pour certaines disciplines, la VAE ne permet pas de régulariser la situation vis-à-vis du recyclage. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage un traitement au cas par cas des situations des encadrants n’ayant pu effectuer leur recyclage à temps, ou s’il prévoit toute autre mesure visant à garantir un traitement plus équitable et proportionné de ces situations, dans le respect de la réglementation et des spécificités de chaque discipline.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3040</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements généralisés de la REP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6227. — 29 avril 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés généralisées de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour les entreprises du bâtiment. Si ces dernières n’en contestent pas le principe, force est de constater que le dispositif nécessite de profondes évolutions. En théorie, la reprise des déchets de ces entreprises par les organismes de collecte devait être gratuite et rapide en rétribution de la taxe acquittée. Il s’avère cependant que le taux de reprise des déchets de catégorie 1 n’a pas évolué par rapport à la situation ex ante et pour ceux de catégorie 2, il est de seulement 7 %, alors même que la collecte directe sur les chantiers est quasiment inexistante. De nombreuses entreprises et fédérations professionnelles ont également des doutes quant à la transparence des fonds récoltés par l’acquittement de cette taxe auprès des éco-organismes en raison de hausses brutales et inopinées, empêchant les entreprises d’ajuster à temps leurs devis. Un moratoire a été décrété au mois de mars 2025 par le ministère de la transition écologique, en attendant une réforme. Malgré cette annonce, l’un des principaux organismes de collecte a, à nouveau, augmenté ses tarifs. Il lui demande donc si elle va procéder à une véritable remise à plat du système en lien étroit avec les entreprises des différents secteurs concernés, qui ne peuvent alourdir leurs charges et leurs coûts pour un dispositif qui ne fonctionne manifestement pas et qui suscite une profonde méfiance de la part des entreprises du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3040</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Inquiétudes face au dispositif REP dans le secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6228. — 29 avril 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés constatées dans la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) dans le secteur du bâtiment. Ce dispositif, instauré par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) et entré en vigueur en mai 2023, a pour ambition de structurer la filière de collecte et de recyclage des déchets de chantier. Dans la pratique, le service demeure perfectible. En 2024, la collecte des déchets de catégorie 1 (gravats, tuiles, béton) est ainsi restée au niveau de celle observée avant la mise en œuvre de la REP, tandis que moins de 10 % des déchets de catégorie 2 (bois, plâtre, métal, etc.) ont été effectivement repris. Bien que des points de collecte aient été déployés sur le territoire, leur accessibilité reste limitée et la reprise sur site ou sur chantier demeure encore peu développée. dans le même temps, les éco-organismes agréés poursuivent les hausses tarifaires sans que les professionnels puissent anticiper ces évolutions dans leurs devis. Face à ces constats, Mme la ministre a annoncé en mars 2025 un moratoire ainsi qu’une « refondation » du dispositif. Dans ce contexte, elle souhaiterait qu’elle puisse préciser les mesures qui pourraient être prises pour que la refondation annoncée de la REP bâtiment permette d’améliorer la reprise des déchets de chantier sur tout le territoire tout en assurant l’équité des contributions versées par les entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3040</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Responsabilité élargie des producteurs pour les entreprises du BTP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6229. — 29 avril 2025. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la responsabilité élargie des producteurs (REP), touchant les entreprises du bâtiment et des travaux publics, mise en place par la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dite « AGEC ». Repoussée à plusieurs reprises, la REP est entrée en vigueur en 2023. Basée sur le principe du « pollueur payeur », elle vise la réduction des dépôts sauvages en améliorant la collecte par une reprise sans frais des déchets, en développant le recyclage matière ainsi que le réemploi, contre une taxe reversée à des éco-organismes. Or, selon les fédérations du bâtiment, il semblerait que les entreprises du BTP paient pour un service quasi-inexistant. En 2024, la performance de collecte des déchets de catégorie 1 (gravât, tuile, béton) aurait été identique à la situation qui prévalait avant la mise en place de la REP. De la même manière, il semblerait que seulement 7 % des déchets de catégorie 2 (bois, métal, plâtre) auraient pu être repris. La REP ferait également l’objet de multiples dysfonctionnements qui ne répondent pas à la promesse de départ : une reprise gratuite et facile des déchets de chantier en contrepartie d’une taxe sur les produits et matériaux. Le Gouvernement aurait annoncé mi-mars 2025 un moratoire et se serait engagé à proposer une « refondation » de la REP, avec une concertation éclair dont les arbitrages seront rendus mi-mai. À ce titre, l’ensemble de la profession craindrait des mesures cosmétiques et de devoir payer plus pour ce service. Pour rappel, la REP s’applique aux grandes firmes, mais aussi aux commerçants, artisans et autoentrepreneurs. Ce coût supplémentaire pèse sur les structures, y compris les plus petites. Certains petits artisans font état de ce qu’ils sont assujettis à payer cette responsabilité élargie alors qu’ils recyclent déjà leur production et produisent des articles et marchandises zéro-déchet. Face à ces considérations, il lui demande si le Gouvernement compte mettre en place une véritable refondation de la REP. Il lui demande comment elle prévoit d’améliorer son efficacité en répondant aux objectifs fixés par le législateur : lutter contre la prolifération des décharges sauvages et de faciliter la revalorisation des déchets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3041</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Élodée du Canada
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6231. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les mesures mises en place par le ministère pour restreindre la prolifération de la plante invasive appelée « élodée du Canada » ou « peste d’eau ». Cette espèce, introduite en Europe à des fins ornementales, s’est rapidement répandue dans de nombreux plans d’eau, perturbant les écosystèmes et menaçant la biodiversité aquatique. L’élodée du Canada forme des tapis denses qui entravent la circulation de l’eau, limitent la lumière pénétrant dans les habitats aquatiques et réduisent la disponibilité d’oxygène, ce qui peut entraîner la mort de nombreuses espèces de poissons et de plantes aquatiques. De plus, cette plante invasive complique les activités humaines telles que la navigation, la pêche et les loisirs nautiques. Les coûts de gestion et de contrôle de cette espèce invasive peuvent être élevés et représenter un fardeau financier important pour les gestionnaires de plans d’eau. Ne figurant pas sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes interdites, M. le député souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant l’élodée du Canada. Pour être en conformité avec le plan d’action pour prévenir l’introduction et la propagation des espèces exotiques envahissantes 2022-2030, il est nécessaire de prendre des mesures pour que cette espèce soit inscrite sur cette liste et bénéficie d’un traitement spécifique en raison des risques non négligeables qu’elle représente. En outre, il s’avère nécessaire que cette plante soit caractérisée au regard de l’article 13 du règlement n° 1143/2014 du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 sur la prévention et la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. Ainsi, M. le député souhaite obtenir des informations sur les mesures spécifiques adoptées pour limiter la propagation de cette espèce invasive ainsi que  les démarches prévues pour inscrire cette espèce sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes interdites. Par ailleurs, il souhaite être informé des résultats des études menées sur l’impact environnemental et économique de ladite espère dans les différents plans d’eau touchés en France. Il la remercie de bien vouloir lui apporter des éléments de réponse sur ces points et sur toute autre initiative que le Gouvernement pourrait envisager pour lutter efficacement contre la prolifération de l’élodée du Canada.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3041</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Prolifération des écrevisses américaines dans les cours d’eau de l’Avesnois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6232. — 29 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences écologiques et économiques de la prolifération massive des écrevisses américaines dans les cours d’eau du département du Nord et plus particulièrement dans l’Avesnois. Lors d’une opération récente à Choisies, près de 1 200 écrevisses envahissantes ont été extraites en quelques heures de l’Helpe Majeure, confirmant une situation alarmante. L’écrevisse de Louisiane et l’écrevisse signal ( Faxonius limosus ) ont colonisé de nombreux milieux aquatiques de l’Avesnois, causant des déséquilibres majeurs dans les écosystèmes. Les conséquences sont nombreuses : disparition totale de l’écrevisse à pattes blanches dans le département, selon les études de la Fédération de pêche du Nord ; appauvrissement de la biodiversité, du fait du comportement agressif et de l’alimentation vorace des écrevisses invasives ; dégradation physique des berges par leurs terriers, accentuant l’érosion et l’envasement des zones de reproduction naturelles, notamment pour la truite fario ; risque sanitaire majeur, ces écrevisses étant porteuses de la peste de l’écrevisse, une maladie mortelle pour les espèces locales. La capacité de reproduction fulgurante de ces espèces est aussi préoccupante : une seule femelle peut pondre entre 200 et 700 œufs plusieurs fois par an, engendrant jusqu’à 2 tonnes d’écrevisses par hectare. Malgré les initiatives locales, souvent portées par des associations de pêche ou en partenariat avec le Parc naturel régional de l’Avesnois, les moyens humains et financiers restent largement insuffisants. Ainsi, elle souhaite savoir quelles mesures d’urgence le Gouvernement envisage pour lutter contre cette prolifération invasive dans les cours d’eau du Nord, notamment dans l’Avesnois ; s’il est prévu de simplifier les procédures de piégeage et d’en encourager la pratique citoyenne sous encadrement ; et si un plan d’aide aux collectivités impactées sera mis en œuvre pour restaurer les milieux naturels et préserver la biodiversité locale aujourd’hui gravement menacée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3042</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du droit de préemption dit « DFCI »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6233. — 29 avril 2025. — Mme Sophie Panonacle attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en œuvre du droit de préemption dit « DFCI », instauré par la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023. Cette loi vise à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification du risque incendie en instaurant un nouveau droit de préemption sur les parcelles forestières présentant un risque sérieux de départ d’incendie, en raison d’un défaut d’entretien. Ce droit, codifié à l’article L. 131-6-1 du code forestier, semble cependant ne pas être immédiatement applicable. Comme le souligne le rapport d’information n° 1282, l’année 2024 est considérée comme une « année de transition » pour la mise en œuvre de la loi, avec une adaptation progressive des territoires et des acteurs concernés (État, préfets, ONF, collectivités). Dès lors, elle lui demande de préciser les modalités et le calendrier de mise en application du droit de préemption DFCI, ainsi que la date à partir de laquelle ce dispositif pourra être pleinement opérationnel sur l’ensemble du territoire concerné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3042</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Persistance de la pratique de la pêche au vif en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6234. — 29 avril 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la persistance de la pratique de la pêche au vif en France. Le 26 avril 2025 marque l’ouverture de la pêche aux carnassiers tels que les brochets ou les sandres. À cette occasion, de nombreux pêcheurs recourront à la technique dite de la pêche au vif, qui consiste à embrocher un poisson vivant sur un hameçon dans le but d’attirer un prédateur. Le poisson transpercé va alors mourir à petit feu dans d’atroces souffrances. La souffrance des poissons désignés comme « vif » ne s’arrête malheureusement pas là. Au préalable, ils peuvent avoir été pêchés ou venir d’élevages surpeuplés. Dans tous les cas, ils attendront leur sentence dans des faibles volumes d’eaux désignés comme « seaux à vif » où ils patienteront des heures, voire des jours avant leur condamnation à l’embrochement. Alors que plusieurs pays européens - comme l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse - ont déjà interdit cette pratique, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage, à son tour, de mettre un terme à cette pratique en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3042</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Extension du décret REUT aux industries non alimentaires, dont les cosmétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6248. — 29 avril 2025. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité d’étendre le cadre réglementaire relatif à la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) aux industries non alimentaires, notamment le secteur cosmétique. Le décret n° 2024-769 du 8 juillet 2024 et l’arrêté du même jour ont permis aux industries agroalimentaires de réutiliser certaines eaux recyclées pour la préparation, la transformation et la conservation de denrées alimentaires, ainsi que pour le nettoyage des installations. Cette avancée réglementaire s’inscrit dans les objectifs du Plan eau présenté en mars 2023, visant à retraiter et réutiliser 10 % des eaux usées d’ici 2030. Cependant, les industries cosmétiques, soumises à des normes sanitaires strictes, ne bénéficient pas actuellement d’un cadre similaire leur permettant de réutiliser des eaux recyclées pour des usages tels que le nettoyage des installations. Cette situation freine les initiatives de sobriété hydrique dans un secteur pourtant engagé dans la réduction de son empreinte environnementale. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’étendre les dispositions du décret et de l’arrêté du 8 juillet 2024 aux industries non alimentaires, en particulier au secteur cosmétique, afin de leur permettre, sous conditions strictes, la réutilisation des eaux usées traitées pour des usages appropriés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3043</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Éolien en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6252. — 29 avril 2025. — Mme Christine Engrand alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les inquiétudes croissantes soulevées par le développement de l’éolien en mer, à la lumière d’une série d’incidents maritimes et de signaux d’alerte émis par des experts civils et militaires. En trois ans à peine, les trois parcs éoliens offshore actuellement en service en France ont déjà connu trois collisions maritimes graves, dont la dernière, en avril 2025, a nécessité le remorquage d’un chalutier en détresse au large de Saint-Nazaire. Ces évènements mettent en lumière la difficulté persistante d’articuler la sécurité maritime avec l’implantation de structures industrielles de grande ampleur en mer. Ces installations, qui couvrent des dizaines de kilomètres carrés, modifient les couloirs de navigation et posent des défis nouveaux pour les pêcheurs, les services de secours et les autorités maritimes. À cela s’ajoutent des préoccupations relatives à l’environnement et à la souveraineté nationale. Les risques de pollution en cas d’accident, notamment à proximité de centrales nucléaires, doivent être pris au sérieux, tout comme les conséquences géostratégiques d’un réseau énergétique de plus en plus exposé, à la fois sur le plan physique et numérique. Plusieurs experts en sécurité ont ainsi alerté sur la vulnérabilité croissante de ces infrastructures face aux cyberattaques, aux actes de sabotage et même à des manœuvres militaires étrangères. La Suède a, de son côté, récemment mis un coup d’arrêt à treize projets éoliens offshore sur les conseils de son armée, qui estime que ces installations nuisent à sa capacité de détection précoce d’attaques ennemies. Un décret français publié en 2023 prévoit déjà des distances minimales entre éoliennes et radars militaires, preuve que le sujet n’est pas marginal. Par ailleurs, le développement de l’éolien en mer suscite de vives inquiétudes quant à ses effets sur la biodiversité marine et aviaire. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a souligné que les parcs éoliens offshore peuvent entraîner une mortalité accrue chez les oiseaux marins, notamment en raison des collisions avec les pales des éoliennes. Une étude belge a ainsi estimé un taux de mortalité de 2,4 goélands par éolienne et par an. De plus, les mammifères marins, tels que les dauphins et les marsouins, sont perturbés par le bruit et les vibrations générés lors de la construction et de l’exploitation des parcs, ce qui peut les contraindre à fuir leurs habitats naturels. Ces perturbations s’ajoutent aux pressions déjà existantes sur les écosystèmes marins, comme la pollution et la surpêche, exacerbant ainsi les risques pour la biodiversité. Face à ces constats et dans un contexte où l’éolien offshore reste promu comme un pilier de la transition énergétique, elle lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer les conditions d’autorisation des parcs éoliens en mer afin de garantir qu’ils ne compromettent ni la sécurité maritime, ni la protection de l’environnement, ni les intérêts stratégiques de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3043</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Pompes à chaleur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6253. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dérives constatées dans la filière de la rénovation énergétique et plus particulièrement dans le cadre du développement des pompes à chaleur. Alors que le Gouvernement encourage activement cette technologie - avec pour objectif un million d’unités produites chaque année sur le territoire -, plusieurs difficultés sont signalées sur le terrain. Si les bénéfices environnementaux sont indéniables, les remontées d’usagers et de professionnels appellent à une vigilance accrue. D’une part, l’efficacité des installations dépend fortement de la qualité de l’isolation du logement et des conditions climatiques. Certains ménages rapportent une surconsommation en période de froid, avec à la clé des factures supérieures à celles de leur ancien système de chauffage. D’autre part, les dispositifs de contrôle semblent lacunaires. Des cas de malfaçons sont constatés malgré des audits jugés favorables. Le recours à différents organismes d’inspection, sans garanties suffisantes d’indépendance ni d’uniformité, suscite des interrogations sur la fiabilité des procédures. Enfin, les conditions de travail dans cette filière sont parfois préoccupantes : recours massif à la sous-traitance, manque de transparence dans l’organisation des chantiers et précarité pour les ouvriers. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant au renforcement des mécanismes de contrôle des installations, à la lutte contre les marges abusives de certaines entreprises et aux actions prévues pour garantir de meilleures conditions de travail dans le secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3044</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Ouvrages de lutte contre le recul du trait de côte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6308. — 29 avril 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les ouvrages de lutte contre le recul du trait de côte et de protection des plages, dont la réalisation est aujourd’hui entravée par des dispositions réglementaires. En effet, l’article R. 214-1 du code de l’environnement soumet ces ouvrages à déclaration si leur coût est inférieur à 1 900 000 euros, mais à autorisation environnementale s’il est supérieur à ce montant. Or cette procédure d’autorisation est complexe, longue et incertaine, alors même que les communes ont déjà mis en œuvre les études nécessaires à la réalisation de leurs projets et que ces projets sont nécessaires à la protection de leur littoral. Il lui demande donc, en vue de faciliter les actions des communes littorales, si elle va modifier, comme le suggère d’ailleurs l’ANEL (Association nationale des élus du littoral) l’article R. 214-1 en soumettant l’ensemble des ouvrages en mer destinés à limiter le recul du trait de côte à une procédure de déclaration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3044</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Recul du trait de côte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6309. — 29 avril 2025. — M. Lionel Causse interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les défis croissants liés au recul du trait de côte, phénomène accentué par le changement climatique et affectant de manière significative les littoraux français, notamment dans les départements tels que les Landes. Le recul du trait de côte, qui concerne environ 20 % du littoral métropolitain, menace des milliers de logements, d’infrastructures publiques et d’activités économiques. À Lacanau, en Gironde, par exemple, les autorités locales estiment que l’érosion pourrait coûter entre 8 et 17 milliards d’euros d’ici 2050, mettant en péril près de 7 000 logements et de nombreuses entreprises. Bien que la loi « climat et résilience » du 22 août 2021 ait inscrit l’érosion côtière parmi les priorités nationales et que le Comité national du trait de côte (CNTC) ait été mis en place pour coordonner les actions, les collectivités locales expriment des inquiétudes quant à la lenteur des procédures, au manque de financements dédiés et à l’absence de solutions opérationnelles à court terme. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour accélérer la mise en œuvre des stratégies locales d’adaptation, maintenir les moyens financiers alloués aux communes littorales et garantir une coordination efficace entre les différents niveaux de gouvernance afin de préserver les territoires côtiers et leurs habitants face aux effets du changement climatique. Dans cette perspective et en cohérence avec les orientations de la France, il aimerait connaître les fonds qui pourraient être envisagés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3044</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Pollution engendrée par le chauffage à bois résidentiel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6327. — 29 avril 2025. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences de l’utilisation des équipements de chauffage au bois sur la santé publique et sur l’environnement. Il l’interroge également sur la prise en compte des émissions de particules fines et très fines liées à ce type de chauffage dans les ZFE. L’antenne locale fontenaysienne du collectif RESPIRE a récemment fait état de la pollution produite par les équipements de chauffage au bois individuels, rappelant l’important volume de particules fines rejeté par ces derniers (PM10, PM2.5 et particules très fines PM1.0), toutes nocives pour la santé humaine. En 2018, les émissions de particules fines issues précisément du chauffage au bois ont constitué 27,5 % des émissions nationales de PM10, 43,3 % des émissions de PM2.5 et 55,3 % des émissions de PM1.0. Tout en reconnaissant la vertu du chauffage au bois résidentiel comme substitut à d’autres modes de chauffage plus polluants, le collectif RESPIRE interpelle ML le député sur les conséquences profondes et durables de son utilisation sur la santé des concitoyens. En avril 2021, Santé publique France estimait que la pollution par les particules fines était à l’origine de 40 000 décès par an et de près de 8 mois d’espérance de vie perdue. Les particules fines et très fines sont à l’origine de cancers, y compris pédiatriques, ainsi que d’autres maladies affectant les voies respiratoires. Le chauffage au bois résidentiel a une incidence particulièrement forte sur la qualité de l’air dans les grandes villes de France et leurs périphéries, alors même que ces territoires sont situés dans des ZFE, censées protéger la santé des habitants. Pourtant, les particules émises par les équipements de chauffage résidentiel sont précisément celles visées par les ZFE (PM2.5 et PM10). Par ailleurs, la réglementation sur les types d’équipements autorisés diffère entre Paris et la zone sensible située en dehors de Paris. Le caractère plus protecteur du cadre réglementaire pour les habitants intramuros crée une réelle inégalité dans la protection de la santé des concitoyens. Il l’interroge par conséquent sur l’harmonisation de la réglementation relative aux équipements de chauffage au bois résidentiel autorisés, ainsi que sur la prise en compte des émissions de particules fines et très fines liées à ce type de chauffage dans les ZFE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3045</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nécessité de clarification des conditions réglementaires de taille des haies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6363. — 29 avril 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de clarification des conditions réglementaires de taille des haies bordant les chemins ruraux et les voiries communales, dans l’objectif de garantir la sécurité de la circulation publique. Les collectivités territoriales rurales, et notamment les communes, rencontrent des difficultés croissantes dans l’application harmonieuse des textes réglementaires relatifs à la taille des haies bordant les chemins ruraux ou les voies communales, dans un contexte où la sécurité publique et la protection de la biodiversité doivent être conciliées. En application de l’article D. 161-24 du code rural et de la pêche maritime, les haies, arbres et arbustes bordant les chemins ruraux doivent être taillés « à l’aplomb des limites de ces chemins » et ce « à la diligence des propriétaires des fonds riverains ». Cette disposition vise notamment à garantir la libre circulation des usagers ainsi que la préservation du gabarit réglementaire de la voie. Elle participe donc directement à l’objectif de continuité et de sécurité de la circulation publique, notamment pour les piétons, cyclistes et véhicules agricoles ou d’entretien. Cependant, depuis l’introduction par le décret n° 2022-698 du 26 avril 2022 de l’article D. 614-52 du même code, un flou juridique est apparu sur le terrain. En effet, ce dernier interdit la coupe et la taille des haies et des arbres situés sur des parcelles agricoles entre le 16 mars et le 15 août de chaque année, dans une logique de protection des oiseaux en période de nidification. Nombre de communes se voient opposer cette interdiction par des riverains refusant d’autoriser ou de procéder à l’élagage, quand bien même les haies concernées empiètent sur des voies affectées à la circulation publique. De plus, les entreprises mandatées pour effectuer ces travaux rencontrent des obstacles pratiques et juridiques, redoutant des sanctions en cas d’interprétation divergente ou contestée de la réglementation. Or il apparaît que cette disposition de l’article D. 614-52 n’a pas vocation à s’appliquer aux haies bordant les chemins ruraux, dès lors que ces derniers appartiennent au domaine privé de la commune et que la parcelle concernée ne relève pas d’un régime d’éligibilité à la politique agricole commune (PAC). En effet, la notion de « parcelle agricole » dans ce contexte suppose une exploitation effective et une déclaration dans le cadre du régime des aides de la PAC, ce qui n’est pas le cas pour les chemins ruraux, même si ceux-ci traversent des territoires agricoles. En outre, l’intervention en période hivernale est fortement restreinte dans les territoires tels que la Nièvre, en raison des conditions climatiques. Les sols, gorgés d’eau entre novembre et avril, deviennent alors inaptes au passage d’engins, sous peine de dégradation irrémédiable des voiries. Le report des travaux aux mois de septembre et octobre se heurte, quant à lui, à la saturation des entreprises de travaux agricoles, généralement mobilisées sur d’autres travaux des champs à cette période, ce qui limite les disponibilités opérationnelles et engendre des conséquences économiques. Cette contradiction apparente entre les dispositions légales et réglementaires génère donc une grande insécurité juridique pour les élus locaux et les prestataires chargés de l’entretien des voiries, au détriment de la sécurité des usagers et compromet l’entretien régulier du réseau rural, pourtant essentiel à la cohésion territoriale et à la qualité de vie en milieu rural. Appuyée sur les éléments précis et concrets transmis par l’association Tous en chemin rural, investie dans la défense et la valorisation des chemins ruraux en tant que patrimoine commun et vecteur de mobilité douce, cette interpellation vise à attirer l’attention de Mme la ministre sur la nécessité de clarifier sans ambiguïté les régimes juridiques applicables à la taille des haies bordant les chemins ruraux. Aussi, M. le député demande si le Gouvernement envisage de modifier ou d’interpréter expressément les textes en vigueur, afin de permettre que la taille et l’élagage des haies bordant les chemins ruraux et les voiries communales puissent être effectués en toute période de l’année, lorsque ces interventions sont strictement nécessaires pour garantir la sécurité de la circulation publique et ce indépendamment du statut foncier de la parcelle voisine, dès lors que ladite haie déborde sur une voie affectée à l’usage public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3045</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Formation pour les collectionneurs de poids lourds anciens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6225. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés rencontrées par les collectionneurs pour conduire leurs véhicules historiques de plus de 3,5 tonnes. En effet, les collectionneurs de poids lourds anciens dont les véhicules de collection ne peuvent pas transporter des marchandises (article 23 bis de l’arrêté du 5 novembre 1984), sachant ici que seul leur poids à vide a un sens et celui-ci est souvent inférieur à 3,5 tonnes. Pour rappel, en France, le poids lourd est défini par la norme NF P-98-082 comme un véhicule dont le poids total autorisé en charge est au moins égal à 3,5 tonnes (PTAC = 35 kilonewtons). Cette définition diffère sensiblement de celle qui prévalait jusqu’en 1998, puisque le poids lourd était défini comme le véhicule dont la charge utile était d’au moins 5 tonnes (CU = 5 kilonewtons). De plus, la dérogation B79 au permis de conduire permet aux détenteurs du permis B de conduire un poids lourd de moins de 4,5 tonnes (notamment les camping-cars), à condition d’avoir obtenu le permis avant le 20 janvier 1975 et la dérogation 96 au permis B permet la même chose pour une remorque. Par ailleurs, il apparaît qu’en Allemagne, le permis VL est valable pour conduire certains véhicules jusqu’à 4,5 tonnes. Enfin, les acteurs de sécurité civile (sapeurs-pompiers, militaires, démineurs et bénévoles des associations agrées de sécurité civile) détenteurs du permis B ont la possibilité de conduire des véhicules de plus de 3,5 tonnes sans excéder 5,5 tonnes à la seule condition qu’ils suivent une formation spécifique d’une journée (7 heures). Aussi, dans la mesure où nombre de véhicules de collection ont un poids à vide inférieur à 5,5 tonnes, cette formation intéresse beaucoup les collectionneurs de poids lourds anciens qui souhaiteraient pouvoir en bénéficier. En effet, il convient de les maintenir roulants et éviter leur vente à l’étranger du fait de l’impossibilité de les conduire en France. Aussi, compte tenu de l’intérêt culturel de préserver le patrimoine automobile que constituent les poids lourds de plus de trente ans et de la baisse (surtout parmi les jeunes générations) du nombre de Français détenteurs du permis C avec la fin du service militaire, il lui demande s’il envisage d’entendre les collectionneurs détenteurs d’un simple permis B et de leur offrir la possibilité d’effectuer cette formation de 7 heures, conformément au respect du principe d’égalité de traitement entre les citoyens et de l’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3046</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pénurie d’inspecteurs du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6273. — 29 avril 2025. — M. Hubert Ott interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés d’accès à l’examen du permis de conduire dans certains territoires, en particulier en zone rurale et de montagne, comme en Alsace. La disponibilité limitée des inspecteurs du permis de conduire, combinée à une demande en hausse et à l’abaissement de l’âge légal à 17 ans, conduit à un allongement des délais pour passer l’examen. Cette situation a des conséquences sur les parcours de formation, d’insertion professionnelle et d’accès à la mobilité, notamment pour les jeunes. Dans les territoires où l’accès à des modes de transport alternatifs est limité, le permis de conduire constitue un outil essentiel de mobilité, tant pour l’emploi que pour la formation ou la vie quotidienne. Les auto-écoles rencontrent également des contraintes d’organisation liées à la gestion des places d’examen. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour renforcer les effectifs d’inspecteurs du permis de conduire et ainsi garantir un accès équitable et rapide à l’examen sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3046</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Exercice illégal de la profession de taxi via les plateformes numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6352. — 29 avril 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’exercice illégal de la profession de taxi via des plateformes numériques, pratique qui nuit gravement aux taxis légitimes. En effet, dans son arrêt rendu le 5 juin 2024 (pourvoi n° n° 23-22.122), la chambre commerciale de la Cour de cassation a confirmé la condamnation d’une société facilitant la mise en relation entre clients et chauffeurs non-taxi. Ces derniers, en circulant et en stationnant sur la voie publique pour attendre une réservation - privilège réservé aux taxis selon les articles L. 3121-1 et L. 3121-11 du code des transports - commettent ainsi un délit d’exercice illégal en violation de l’article L. 3122-9 du même code. Ce phénomène fausse la concurrence et porte préjudice aux taxis respectueux de la réglementation. Il lui demande donc de préciser les mesures que le Gouvernement entend prendre pour empêcher ces pratiques illégales, protéger l’activité des taxis et garantir une concurrence loyale dans le secteur des transports.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3047</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Perez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation de la ligne TER à Saint-André-le-Gaz (Isère)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6354. — 29 avril 2025. — M. Thierry Perez attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation continue du service ferroviaire sur la ligne TER reliant Lyon à Grenoble et Chambéry via Saint-André-le-Gaz, pourtant essentielle à la mobilité quotidienne de milliers de travailleurs, étudiants et usagers réguliers. Depuis plusieurs mois, cette ligne subit des suppressions de trains fréquentes, des retards récurrents, une absence d’information voyageur en temps réel et une saturation chronique des rames. Cette situation génère des conséquences économiques, professionnelles et psychologiques graves pour les usagers, lesquels continuent pourtant de payer leurs abonnements à tarif constant, voire majoré. La région Auvergne-Rhône-Alpes, en tant qu’autorité organisatrice de transport, a certes des responsabilités majeures, mais l’État ne peut s’exonérer de sa part : il revient au Gouvernement d’assurer une vision nationale cohérente, des financements adaptés aux enjeux climatiques et une pression suffisante sur SNCF Réseau comme sur SNCF Voyageurs pour garantir un minimum de service et de qualité. Dans ce contexte, il lui demande : premièrement, quels engagements budgétaires précis ont été pris par l’État pour la modernisation de cette ligne ; deuxièmement, quel mécanisme de suivi existe entre le ministère, SNCF Réseau et les régions pour garantir la régularité du service sur les lignes structurantes du quotidien ; troisièmement, quelle réponse le Gouvernement entend apporter aux milliers d’usagers qui réclament un retour à un service fiable et ponctuel, en pleine contradiction avec l’objectif de report modal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3047</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements liés à la procédure de remboursement des billets de train
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6355. — 29 avril 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les dysfonctionnements liés à la procédure de remboursement des billets de train en cas de retard important. Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 avril 2025, un incident sur la ligne Paris-Briançon a entraîné un retard de près de trois heures pour un train transportant 317 passagers. Cet évènement illustre une problématique plus large : la faible proportion de passagers effectivement indemnisés en cas de retard significatif. Selon les données tirées du rapport de l’Autorité de régulation des transports moins de quatre voyageurs sur dix ayant subi un retard important sollicitent les compensations prévues, malgré l’existence de dispositifs comme la Garantie 30 minutes (G30). La principale cause de ce taux de recours insuffisant réside dans la complexité excessive des démarches administratives. En effet, les usagers sont souvent contraints de naviguer sur plusieurs sites (SNCF Connect, SNCF Voyageurs, puis G30) pour finaliser leur demande. Même lorsque l’ensemble des étapes est respecté, le remboursement n’est pas toujours accordé, sans justification claire. En France, les compagnies ferroviaires versent environ 47 millions d’euros par an en indemnisation. Or si tous les passagers concernés faisaient valoir leurs droits, ce montant s’élèverait à près de 119 millions d’euros. Cette différence représente un manque à gagner de plus de 70 millions d’euros pour les usagers, alors même que le règlement européen n° 2021/782, transposé à l’article L. 2151-1 du code des transports, leur en reconnaît expressément le droit. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour simplifier les démarches d’indemnisation, garantir l’effectivité du droit au remboursement et s’assurer que les opérateurs ferroviaires respectent pleinement leurs obligations légales envers les voyageurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3047</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fermeture prévue de la ligne ferroviaire Paris-Normandie en 2028 ou 2029
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6356. — 29 avril 2025. — M. Bertrand Bouyx alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture prévue de la ligne ferroviaire Paris-Evreux-Caen-Cherbourg/Deauville en 2028 ou 2029. La ligne ferroviaire Paris-Évreux-Caen-Cherbourg/Deauville constitue un axe structurant pour les mobilités quotidiennes comme pour l’attractivité touristique et économique de l’ouest de la Normandie. Elle dessert de nombreux bassins de vie et permet à des milliers d’usagers de se déplacer chaque jour, notamment pour des trajets domicile-travail. Elle joue également un rôle majeur lors des périodes de vacances, en facilitant l’accès aux côtes normandes. Dans ce contexte, l’annonce d’une fermeture complète de la ligne Paris-Mantes-Cherbourg pendant une période de trois mois, entre juin et septembre 2028 ou 2029, suscite de vives inquiétudes. Cette interruption serait liée aux travaux de reconstruction du remblai d’Apremont, dont l’instabilité est connue depuis plus de vingt ans en raison d’affaissements répétés. SNCF Réseau envisage de reconstruire à l’identique cet ouvrage afin de garantir la pérennité de l’infrastructure. Cependant, une telle fermeture, même temporaire, soulève de nombreuses interrogations. Elle risque de pénaliser fortement les usagers du quotidien, les touristes, mais aussi l’activité économique locale. Un plan de substitution à la hauteur de ces enjeux doit être défini, notamment pour maintenir une continuité de service minimale pendant la durée des travaux. Dans ce contexte, il lui demande si ce projet est bien confirmé et, dans l’affirmative, quelles solutions alternatives concrètes seront mises en œuvre pour répondre aux besoins des usagers et éviter une rupture trop longue de la desserte ferroviaire dans les territoires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3048</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>LNPCA : un projet délétère pour la région Sud</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6358. — 29 avril 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur les conséquences délétères du projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’équilibre financier, écologique et démocratique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les phases 1 et 2, dont le lancement est programmé en 2025 pour des mises en services en 2030, visent principalement la rénovation et la restructuration des infrastructures ferroviaires des grandes métropoles (Nice, Marseille, Toulon). Les phases 3 et 4, envisagées pour 2040, prévoient ensuite une réorganisation de la ligne à grande vitesse régionale pour un gain de temps marginal entre Marseille et Nice. Les communes et intercommunalités plus éloignées, qui financent pourtant ce projet estimé à 15 milliards d’euros depuis des années, peinent à en percevoir l’intérêt. Pire encore, certaines d’entre elles, comme Saint-Raphaël, risquent de perdre toute desserte ferroviaire. La construction d’un tunnel sous le massif de l’Estérel compromet fortement l’attribution du label « Grand Site de France » à ce territoire. Par ailleurs, l’artificialisation de centaines d’hectares de terres agricoles laissera des traces irréversibles sur le patrimoine naturel de la région. Les alertes des élus locaux sont restées pour l’essentiel lettres mortes. La région sanctionne les communautés d’agglomération qui n’apportent pas un soutien sans réserve au projet : Estérel Côte d’Azur Agglomération voit ainsi 10 millions d’euros de dotations régionales amputées. S’y ajoute l’extension du versement mobilité à toutes les entreprises de plus de onze salariés, nouvelle taxe destinée à financer l’emballement des dépenses de « transports » et de « décarbonation », sans concertation préalable. Aussi, Mme la députée souhaite obtenir des réponses précises sur les points suivants : Quelles mesures M. le ministre entend-il prendre pour garantir une véritable concertation avec les élus locaux et les parties prenantes ? Quand et selon quelles modalités le Gouvernement compte-t-il publier une étude d’impact complète sur les phases 3 et 4, incluant un bilan coûts/bénéfices pour l’ensemble des territoires concernés ? Envisage-t-il de suspendre la réorganisation des dessertes ferroviaires de communes comme Saint-Raphaël, tant qu’aucune alternative satisfaisante n’a été débattue avec les élus et les usagers locaux ? Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3048</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Interdiction du travail des salariés dans les commerces de proximité le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6237. — 29 avril 2025. — M. Julien Dive attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’interdiction faite aux boulangers, bouchers, fleuristes, charcutiers et autres artisans de proximité de faire travailler leurs salariés le 1er mai. En vertu de l’article L. 3133-4 du code du travail, le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé, sauf exceptions. Si ce principe protège à juste titre le droit au repos, son application stricte pénalise de nombreux petits commerces de proximité, essentiels à la vie locale, qui souhaiteraient pouvoir ouvrir ce jour-là avec des salariés volontaires et rémunérés en conséquence. Les sanctions prévues (750 euros par salarié) apparaissent démesurées pour ces TPE déjà fragilisées par l’inflation, les charges et la baisse de fréquentation. Il lui demande si un assouplissement encadré, basé sur le volontariat, pourrait être envisagé afin de concilier respect du droit du travail et liberté d’entreprendre pour ces artisans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3049</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Effets dissuasifs de certaines aides qui tiennent les jeunes loin de l’emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6296. — 29 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les effets de concurrence indirecte entre l’accompagnement des jeunes assuré par les missions locales et leur éventuelle entrée en apprentissage. Dans la 18e circonscription du Nord, où le chômage des jeunes reste préoccupant, les acteurs de terrain, notamment les élus, constatent que certains jeunes préfèrent rester dans un parcours d’accompagnement via la mission locale plutôt que de s’engager dans un contrat d’apprentissage. Certes, les missions locales et les dispositifs d’apprentissage poursuivent des objectifs différents, complémentaires et nécessaires : les premières accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans en difficulté (manque de diplôme, de confiance, de logement, etc.) vers l’insertion professionnelle ou sociale ; les seconds sont des voies de formation mêlant théorie et pratique, avec un but précis, à savoir l’obtention d’un diplôme puis d’un emploi. Cela dit, chez certains jeunes, la préférence accordée au suivi par la mission locale au détriment d’une éventuelle entrée en apprentissage ne tient pas toujours à cette différence de nature et de fonction. Loin d’être seulement motivée par l’orientation ou le projet professionnel, elle semble parfois dictée par des considérations financières, voire par le choix de la facilité. En effet, un jeune inscrit à la mission locale peut bénéficier, sous conditions, de plusieurs aides cumulables : allocation du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, PACEA, (jusqu’à 497,50 euros/mois), aides ponctuelles au logement ou à la mobilité, accompagnement gratuit, voire soutien financier via le contrat engagement jeune (CEJ) pouvant atteindre 528 euros par mois. À l’inverse, un apprenti mineur perçoit une rémunération de 477 à 823 euros net selon son âge et son année de formation, tout en ayant des contraintes horaires et des responsabilités professionnelles. Certains jeunes, en particulier ceux éloignés de l’emploi ou peu enclins à reprendre une formation en alternance, privilégient ainsi un accompagnement perçu comme plus souple, moins contraignant, mais pourtant financièrement comparable, voire plus avantageux à court terme. Cette situation interroge sur l’articulation de ces dispositifs publics et le risque de détourner une partie de la jeunesse de parcours qualifiants, au profit de mécanismes d’attente, voire d’assistanat. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend réaliser une évaluation de cette « concurrence » entre accompagnement par les missions locales et apprentissage, notamment en matière d’effets dissuasifs, de pertes de chances de qualification et de coûts pour la collectivité ; proposer à la représentation nationale des pistes de réforme pour rendre l’apprentissage plus attractif financièrement et mieux articuler les aides versées dans le cadre des dispositifs d’accompagnement avec les objectifs d’insertion professionnelle durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3049</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Manque de transparence des arrêtés de représentativité patronale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6348. — 29 avril 2025. — M. Jérôme Buisson alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’absence de transparence concernant les indicateurs d’audience dans les arrêtés de représentativité patronale de branche. Depuis la loi du 5 mars 2014, la représentativité patronale repose sur sept critères cumulatifs fixés aux articles L. 2151-1 et L. 2152-1 du code du travail. L’un de ces critères essentiels est celui de l’audience, qui se mesure, selon les dispositions de l’article R. 2152-3, soit par le nombre d’entreprises adhérentes à jour de leur cotisation, soit par le nombre de salariés de ces mêmes entreprises, au cours de l’année précédant celle de la candidature. Le seuil requis est fixé à 8 %. Or les arrêtés de représentativité publiés par le ministère du travail, notamment celui du 30 mai 2024, ne précisent jamais lequel de ces deux indicateurs a été atteint par les organisations patronales reconnues représentatives. Ils se bornent à publier une liste sans détailler si la représentativité est fondée sur le nombre d’entreprises ou sur le nombre de salariés. Cette opacité contraste fortement avec les arrêtés de représentativité syndicale, qui précisent systématiquement les résultats d’audience. Cette asymétrie nuit à la transparence du dialogue social et à la confiance des partenaires dans l’établissement des accords collectifs de branche. Elle empêche par ailleurs une analyse fine de la représentativité des organisations selon leur base réelle : TPE, PME ou grandes entreprises. Elle est particulièrement préjudiciable aux organisations professionnelles qui représentent essentiellement les petites structures, pour lesquelles le critère du nombre d’entreprises est plus représentatif de la réalité économique et sociale du terrain que celui du nombre de salariés. En rendant opaques les critères d’audience retenus, l’administration porte atteinte à la lisibilité et à l’équité du système de représentativité, au détriment des fédérations patronales de proximité, souvent plus enracinées localement et qui défendent les intérêts des TPE-PME dans les négociations de branche. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend modifier les arrêtés de représentativité patronale à venir, afin qu’ils comportent, pour chaque organisation reconnue représentative, le nombre d’entreprises adhérentes et le nombre de salariés, conformément à l’esprit de la loi et aux exigences de transparence, d’équité et de loyauté du dialogue social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3050</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Renforcer la transparence des arrêtés sur la représentativité patronale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6349. — 29 avril 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur la nécessité de renforcer en urgence la transparence des arrêtés ministériels portant reconnaissance de la représentativité des organisations professionnelles d’employeurs dans les branches professionnelles. Depuis la loi du 5 mars 2014, la représentativité patronale est encadrée par sept critères cumulatifs définis aux articles L. 2151-1 et L. 2152-1 du code du travail. Le critère d’audience impose un seuil de 8 % à atteindre, soit en nombre d’entreprises adhérentes à jour de leur cotisation, soit en nombre de salariés employés par ces entreprises. Or les arrêtés publiés par le ministère du travail pour établir la représentativité dans chaque branche se limitent à citer les organisations reconnues représentatives, sans indiquer si cette reconnaissance repose sur l’un ou l’autre de ces deux indicateurs. Contrairement aux arrêtés de représentativité syndicale, ceux relatifs aux employeurs ne rendent pas publics les résultats détaillés de l’audience. Cette absence nuit à la transparence et à l’équité du processus, alors même que les données sont connues du ministère et du Haut Conseil du dialogue social (HCDS). Elle empêche également une lecture précise de la représentativité réelle des organisations, qui peuvent être très différentes en fonction du type d’entreprises qu’elles représentent (TPE, PME, grandes entreprises). Mme la députée, en concertation avec des syndicats, propose une évolution simple : ajouter, dans les arrêtés concernés, un article précisant pour chaque organisation le pourcentage d’audience obtenu selon chacun des deux indicateurs. Cette mesure, purement rédactionnelle, ne nécessiterait pas de réforme législative et renforcerait la lisibilité et la loyauté du dialogue social. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’intégrer ces précisions dans les futurs arrêtés de représentativité patronale, afin de garantir une meilleure transparence et une équité de traitement entre les partenaires sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3050</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Affiliation des anciens mineurs de Moselle au régime local
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6207. — 29 avril 2025. — M. Pascal Jenft attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des anciens mineurs de Moselle quant à leur cotisation obligatoire au régime général de complémentaire santé, sans la possibilité d’opter pour le régime local. En effet, l’article L. 325-1 du code de la sécurité sociale institue un régime local d’assurance-maladie complémentaire pour l’Alsace-Moselle. Il permet une meilleure prise en charge des frais de santé en contrepartie d’une cotisation salariale spéciale, inférieure à celle des contrats du régime général. Cependant, les mineurs de fond, ayant exercé sur le territoire mosellan, ne font pas partie des bénéficiaires de ce régime spécial. Cette situation semble injuste pour les anciens mineurs de fond pour qui une affiliation au du régime local pourrait être plus avantageuse. Par conséquent, M. le député demande au Gouvernement si une réforme est possible afin de permettre aux anciens mineurs de fond, ayant exercé sur le territoire d’Alsace-Moselle, de choisir entre une cotisation au régime de complémentaire santé général ou local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3050</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences préoccupantes hausse de la taxe de solidarité additionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6208. — 29 avril 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences préoccupantes de la hausse de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) sur l’équilibre du financement du système de protection sociale et sur l’accès aux soins. La TSA, instaurée en 2002, a pour objectif de financer la complémentaire santé solidaire (CSS). Elle est acquittée par les organismes complémentaires d’assurance maladie, tels que les mutuelles, les institutions de prévoyance et les sociétés d’assurance et s’applique à tous les contrats proposant des garanties de remboursement de frais médicaux. Toute augmentation de son taux se répercute inévitablement sur le coût de ces contrats, impactant ainsi directement le pouvoir d’achat des assurés. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, adoptée le 28 février 2025, prévoit une augmentation de la TSA de 13,27 % à 15,27 %, dans le but de générer un milliard d’euros supplémentaires. Cette mesure vise notamment à financer la prévention et les soins non programmés et à résorber le déficit de l’assurance maladie. Toutefois, elle suscite de vives inquiétudes parmi les acteurs du secteur. Les fédérations professionnelles, telles que la Mutualité française, alertent sur le poids fiscal croissant qui pèse sur les complémentaires santé. Dans ce contexte, nombre d’organismes pourraient être contraints de répercuter cette hausse sur les cotisations, en particulier dans les contrats individuels. Une telle dynamique pourrait avoir des effets contre-productifs, en provoquant une désaffiliation croissante des assurés les plus modestes, notamment ceux qui ne sont pas éligibles à la CSS mais restent très sensibles au moindre renchérissement. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage pour éviter que cette hausse de la TSA ne contribue, paradoxalement, à exclure davantage de citoyens de la couverture santé complémentaire, en particulier ceux situés juste au-dessus des seuils de la CSS, qui ne bénéficient d’aucune protection face à la hausse attendue des tarifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3051</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Des manquements fragilisent l’accès des salariés à la prévoyance prévue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6210. — 29 avril 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les manquements potentiellement graves à l’obligation de souscription effective d’une prévoyance complémentaire par certains employeurs et sur les conséquences humaines et sociales inacceptables qui peuvent en découler pour les salariés. En application de l’article L. 911-1 du code de la sécurité sociale, lorsqu’un accord collectif impose une couverture de prévoyance, il revient à l’employeur d’y souscrire effectivement, afin que chaque salarié bénéficie de la protection qui lui est due en cas d’invalidité, d’incapacité de travail ou de décès. Cependant, il existe des failles manifestes dans ce système. Des remontées du terrain font état de nombreux cas dans lesquels des salariés découvrent, souvent à l’occasion d’un accident ou d’une invalidité, qu’aucun contrat de prévoyance n’a été effectivement activé à leur bénéfice, malgré les cotisations affichées et prélevées sur leurs bulletins de salaire. Les salariés concernés croient alors être couverts en cas d’accident de la vie, d’invalidité ou d’incapacité, alors qu’ils ne bénéficient d’aucune protection réelle. À titre d’exemple, une ancienne salariée d’un établissement consulaire, de la circonscription de Mme la députée, a récemment été confrontée à une telle situation. Ce genre de dysfonctionnement met en lumière un problème structurel : l’absence de mécanisme fiable permettant de garantir que toute cotisation versée correspond bien à une affiliation effective et à des droits opposables. Autres questions légitimes : combien de salariés, dans le secteur public ou privé, se retrouvent ainsi sans couverture du fait d’un manquement non détecté de leur employeur ? Quels sont les moyens de vérification à leur disposition ? Et quelles sont les sanctions prévues à l’encontre des employeurs fautifs dans ce domaine ? Elle souhaite savoir si le Gouvernement dispose d’un état des lieux de ces pratiques et de leur ampleur ; quels contrôles sont aujourd’hui exercés pour garantir la réalité des couvertures souscrites ; et si des mesures sont envisagées pour assurer une transparence systématique, renforcer les obligations des employeurs et garantir aux salariés une information claire et vérifiable sur l’effectivité de leur protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3051</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Extension du régime local d’Alsace Moselle aux fonctionnaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6212. — 29 avril 2025. — M. Thierry Sother attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le régime local Alsace-Moselle, un régime obligatoire et complémentaire prévu par le code de la sécurité sociale. Le régime local d’assurance maladie couvre 2,1 millions de personnes, soit 2/3 de la population d’Alsace-Moselle. Il couvre les salariés exerçant une activité professionnelle en Alsace-Moselle, ceux d’un établissement implanté en Alsace-Moselle qui exercent une activité hors Alsace-Moselle, les chômeurs, les bénéficiaires d’une pension d’invalidité, les pré-retraités, les retraités et leurs ayants droit jusqu’au 24e anniversaire. Il couvre également dans la fonction publique les salariés hors statut de droit privé et les contractuels, ainsi que les salariés sous statut travaillant moins de 28 h par semaine. Le régime local assure un remboursement complémentaire au régime général pour les prestations de soins de ville à hauteur de 90 % du tarif de remboursement de la sécurité sociale et hospitalière à hauteur de 100 %. Le régime local est financé par une cotisation unique appliquée à l’ensemble des revenus salariaux et pensions de retraite des salariés, chômeurs et retraités. Ce taux de cotisation est fixé à 1,3 % depuis 2022. Depuis 30 ans, le régime est financièrement équilibré et le conseil d’administration a le pouvoir d’ajuster le taux de cotisation et le niveau de prestations à tout moment. Il s’agit d’un régime à haut niveau de degré de solidarité car chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Le régime local est également un investisseur important en matière de prévention et affecte des crédits au financement de 83 programmes de santé publique : prévention contre les maladies cardio-vasculaire, prévention des cancers, en faveur de la santé mentale, de l’audition et de la vision, etc. Chaque année, le conseil d’administration peut affecter près de 15 millions d’euros dans la prévention. Mais ce régime local ne concerne malheureusement pas encore les fonctionnaires titulaires sous statut. À Strasbourg, M. le député dialogue avec les responsables de la gestion locale du régime local pour étudier la faisabilité de l’ouverture de ce système à l’ensemble des fonctionnaires. Les calculs réalisés en prévision de cette démarche semblent tous valider cette proposition. En Alsace-Moselle, fin 2021, on dénombrait 147 271 fonctionnaires titulaires, non affiliés au régime local. Un actif ayant en moyenne 0,36 ayant droit (CNAM 2024), leur nombre est estimé à 53 018, soit un total de 200 289 nouveaux bénéficiaires. Selon les premières estimations du montant des cotisations et remboursements de prestations des fonctionnaires actifs réalisées par la gestion locale du régime local, le produit des cotisations annuelles serait de 71 millions d’euros et le total des charges à 50,7 millions. Le rapport cotisations/charges serait donc de 1,1 à 1,4, soit une rentrée de cotisations de 10 à 40 % supérieure aux charges. Ce modèle solidaire et exemplaire pourrait donc être, sans difficulté, étendu à l’ensemble des fonctionnaires d’Alsace-Moselle. Aussi, il lui demande si elle va permettre l’extension du régime local à l’ensemble des fonctionnaires d’Alsace-Moselle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3052</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la maladie du lipœdème et prise en charge
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6215. — 29 avril 2025. — M. Laurent Mazaury attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la maladie de lipœdème, reconnue par l’OMS depuis 2018, et qui touche 10 % des femmes en France, mais qui n’est toutefois pas reconnue par la sécurité sociale. Pourtant, le site internet de l’assurance maladie définit bien les symptômes associés à un lipœdème : sensation de lourdeur des jambes, jambes douloureuses et hypersensibles surtout au toucher, apparition de bleus ou d’hématomes suite à des chocs minimes, fatigue générale et souffrance psychologique. Le lipœdème peut être soulagé, mais pas soigné, par une activité sportive et une alimentation anti-inflammatoire équilibrée. Néanmoins, cette maladie chronique, évolutive et douloureuse, qui consiste en une accumulation importante et anormale des graisses, localisées en particulier dans les membres inférieurs du corps, comporte différents stades dont les 3 et 4 sont particulièrement invalidants pour les femmes qui en souffrent. Cette maladie est souvent confondue avec l’obésité ou la cellulite alors qu’elle nécessite des soins adaptés. Les femmes qui en sont atteintes se voient donc confrontées à de l’errance médicale, entraînant un coût élevé pour elles mais aussi pour la sécurité sociale. Pour les stades 3 et 4, des liposuccions spécifiques au lipoedème sont nécessaires, mais coûtent très cher et ne sont pas remboursées. Selon la présidente de l’AMFL (Association maladie du lipœdème France), certaines femmes finissent par se prostituer pour pouvoir se payer cette opération, car sinon, il s’agit alors pour elles de vivre avec des douleurs chroniques et de perdre leur mobilité. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour faire face à l’errance médicale concernant cette maladie, et pour garantir la prise en charge de tous les soins nécessaires, dès les premiers stades, pour que les femmes qui en sont atteintes ne souffrent plus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3052</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Remboursement des anti-migraineux de nouvelle génération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6216. — 29 avril 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le remboursement par l’assurance maladie du traitement contre la migraine, affection qui peut être très invalidante et qui touche environ 10 millions de Français. Beaucoup plus qu’un simple mal de tête, cette pathologie est parfois sous-estimée car elle n’est pas forcément visible et pourtant très invalidante. Certains patients vivent un véritable calvaire, avec des crises régulières qui empêchent parfois toute activité professionnelle ou physique pendant plusieurs jours. Depuis plus d’un an, de nouveaux traitements sont disponibles. Une bonne nouvelle pour tous les patients réfractaires ou intolérants aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou aux triptans, ce qui représente 10 % des personnes migraineuses. Ces molécules appelées anti-CGRP sont prescrites par certains neurologues sur des critères précis : plus de 8 jours de migraine par mois (soit quatre crises), en échec d’au moins deux traitements de fond et sans antécédent cardio-vasculaire. Mais le coût de ce traitement se situe entre 245 euros et 270 euros par mois et il n’est pas remboursé par l’assurance maladie, contrairement à de nombreux pays en Europe et dans le monde, ce qui pèse lourdement sur le budget des patients. Cette demande de prise en charge est pourtant portée par plusieurs associations ainsi que par de nombreux neurologues. La seule solution pour les patients d’obtenir un traitement sans frais est de faire venir SOS Médecins ou de se rendre aux urgences pour bénéficier d’une injection. Aujourd’hui, plus de 200 gènes de prédisposition à la migraine ont été identifiés. La recherche dans ce domaine avance vite. Il est temps de s’y adapter. Il lui demande donc si le Gouvernement entend modifier les règles de remboursement et ainsi respecter le droit des patients à bénéficier d’un traitement visant à soulager ces violentes douleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3053</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Définition légale de la notion de soins esthétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6236. — 29 avril 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la définition des soins esthétiques. En l’absence de définition légale, les professionnels de l’esthétique, titulaires d’un CAP ou d’un BP d’esthétique, sont victimes d’une forte imprévisibilité juridique qui mine leur profession car exposés à des revirements de doctrine administrative. En effet, si autrefois la frontière entre médecine esthétique et soins esthétiques était claire, l’apparition de nouvelles technologies sur le marché esthétique tend à la brouiller. À titre d’exemple, la pratique du microneedling, un soin du visage régénérant prodigué à l’aide de micro-aiguilles de 0,3 mm de longueur, a longtemps été encouragé par les pouvoirs publics. Pour certains professionnels, cette pratique représentait une part importante de leur chiffre d’affaires. Du jour au lendemain, il leur a été opposé qu’il s’agissait d’une pratique médicale dès lors qu’il y a une effraction cutanée. Or perceurs et tatoueurs bénéficient d’une dérogation à l’interdiction de l’effraction cutanée, leur permettant d’aller bien plus profond sous la peau, tout en ayant une formation bien moins complète que les professionnels de l’esthétique. L’autorisation aux professionnels de l’esthétique de pratiquer l’épilation laser et lumière pulsée depuis la publication du décret du 24 mai 2024 est bien la reconnaissance du fait que la destruction de tégument en matière esthétique n’est plus un tabou ; les professionnels du secteur sont tout à fait aptes à pratiquer de nouvelles techniques tout en garantissant la protection du consommateur. Il est essentiel que la notion de soin esthétique et que l’activité des métiers de beauté soient clairement définies afin de garantir, d’une part, la pérennité de la profession et, d’autre part, la sécurité sanitaire des usagers. Cela constituerait une véritable sécurité juridique pour tous. Aussi, elle souhaite savoir quelles dispositions seront prise en ce sens, dans l’intérêt de la profession et pour prévenir tout risque sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3053</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Levée de l’interdiction faite aux fleuristes de vendre du muguet le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6238. — 29 avril 2025. — M. Julien Limongi interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’interdiction qui frappe la vente de muguet par les fleuristes le 1er mai, jour de la fête du travail. En 2023 et 2024, des contrôles inopinés effectués par l’inspection du travail ont conduit à des rappels à la loi, voire à des verbalisations dans plusieurs commerces de fleurs et jardineries, alors même que les salariés concernés étaient volontaires et correctement rémunérés, conformément à leur convention collective, notamment avec une majoration de salaire. Cette situation suscite une profonde incompréhension dans la profession, d’autant plus que la vente à la sauvette, quant à elle, bénéficie d’une certaine tolérance. Il est difficilement justifiable que des professionnels déclarés, respectueux du droit du travail et désireux de travailler en toute transparence, soient sanctionnés, tandis que des pratiques informelles échappent à tout encadrement. Le 1er mai représente une opportunité commerciale importante pour les fleuristes. La législation actuelle ne prévoit pas de dérogation permettant aux fleuristes de vendre du muguet le 1er mai, même lorsque les salariés sont volontaires et correctement rémunérés. Une telle dérogation permettrait de concilier le respect de cette journée avec les attentes légitimes des professionnels du secteur. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre les dispositions réglementaires nécessaires pour permettre explicitement aux fleuristes d’exercer leur activité le 1er mai dans un cadre clair, sécurisé et équitable ; il précise qu’un simple décret suffirait à lever cette interdiction et que cette dérogation est largement soutenue par la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3053</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Règles relatives à l’emploi des salariés en boulangerie le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6240. — 29 avril 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les artisans boulangers concernant l’emploi de leurs salariés le 1er mai, jour férié chômé conformément à l’article L. 3133-4 du code du travail. Ce cadre juridique, bien que protecteur, génère une insécurité juridique préjudiciable pour les boulangeries, acteurs essentiels du tissu économique et social, notamment dans les petites communes. Historiquement, une tolérance ministérielle issue d’un courrier de Mme Martine Aubry (23 mai 1986) autorisait l’emploi de salariés le 1er mai pour les boulangeries le dimanche, en s’appuyant sur l’article L. 3133-6 du code du travail. Or lors d’une réunion le 13 mars 2025, le ministère a indiqué que cette position était désormais obsolète. Le travail des salariés le 1er mai est interdit, sauf pour les établissements dont l’activité ne peut être interrompue, comme ceux livrant des hôpitaux ou constituant l’unique boulangerie d’une commune. Cette interprétation, laissée à l’appréciation des inspecteurs du travail, expose les artisans à des sanctions, comme en témoignent les amendes infligées en Vendée en 2024 (750 euros par salarié, 1 500 euros par apprenti ou mineur). Cette situation plonge les boulangeries dans une impasse. Fermer le 1er mai entraîne des pertes financières significatives et prive les clients d’un service du quotidien essentiel. Faire travailler des salariés, souvent volontaires pour bénéficier d’un salaire doublé, expose les employeurs à des risques juridiques. Mme la députée souligne l’urgence de préserver l’activité des boulangeries, indispensables à la vitalité des territoires. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage une évolution législative autorisant explicitement les boulangeries à employer des salariés le 1er mai, une circulaire ministérielle clarifiant les critères d’exception de l’article L. 3133-6, afin de réduire l’insécurité juridique et d’harmoniser les pratiques des inspecteurs du travail, ou au moins une tolérance temporaire pour 2025, permettant aux boulangeries d’employer des salariés sans risque de sanction, dans l’attente d’une réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3054</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Sanctions appliquées aux boulangers employant des salariés le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6241. — 29 avril 2025. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les sanctions appliquées aux boulangers employant des salariés le 1er mai, malgré le caractère traditionnel et essentiel de leur activité. Le 1er mai, jour férié chômé en vertu de l’article L. 3133-4 du code du travail, fait l’objet d’exceptions pour certaines activités indispensables à la continuité de la vie sociale, comme les hôpitaux ou les transports. Toutefois, les boulangeries, bien qu’assurant un service de proximité indispensable, notamment dans les territoires ruraux, ne figurent pas parmi les secteurs explicitement autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là. Pourtant, il n’est pas rare que des boulangeries choisissent de maintenir une activité le 1er mai, notamment dans les petites communes où elles représentent parfois le seul commerce de proximité. Lorsqu’elles le font, c’est généralement dans le respect des règles en vigueur, en veillant à ce que les salariés mobilisés ce jour bénéficient des compensations prévues par l’article L. 3133-6 du code du travail, notamment par une rémunération doublée. Malgré cela, plusieurs établissements se sont vu infliger en 2024 des amendes particulièrement lourdes, pouvant atteindre 1 500 euros par salarié, pour avoir maintenu leur activité ce jour-là. Ces sanctions, appliquées à des entreprises artisanales souvent familiales, apparaissent disproportionnées et déconnectées de la réalité économique de ces commerces de proximité, qui contribuent activement à l’animation et à la cohésion sociale, notamment en milieu rural. Cette situation alimente une insécurité juridique majeure pour ces professionnels, les exposant à des sanctions malgré leur bonne foi et leur attachement à préserver l’activité économique locale. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le cadre réglementaire ou clarifier la situation des boulangers travaillant le 1er mai, afin de garantir à la fois la continuité de ce service essentiel et la sécurité juridique des employeurs respectueux du droit du travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3054</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Renforcement de la formation dans l’insertion par l’activité économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6249. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur différentes mesures en faveur du renforcement de la formation du secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE). En 2018, le Gouvernement lançait un premier Plan d’investissement dans les compétences 2018-2022 d’un montant de 15 milliards d’euros pour financer des actions visant à développer les compétences des demandeurs d’emploi faiblement qualifiés et des jeunes sans qualification ; répondre aux besoins de recrutement des entreprises, notamment pour des métiers en tension ; et contribuer à la transformation des compétences. Si les acteurs de l’insertion ont largement salué la volonté gouvernementale de renforcer encore le PIAE IAE avec un montant record (100 millions d’euros) pour 2023, un certain nombre de mesures plus réglementaires que financières apparaissent comme autant utiles pour le développement de la formation que facilement instaurables. À l’issue d’échanges menés dans sa circonscription, M. le député propose ainsi d’ouvrir les financements du PIC IAE aux salariés permanents des structures de l’IAE. En effet, le changement d’échelle de l’IAE ainsi que la nécessaire transition du secteur vers les secteurs d’avenir imposent de revoir à la hausse la capacité à former les salariés permanents. Et ce, dans l’optique de renforcer leurs compétences en lien avec l’accompagnement des salariés en insertion. Par ailleurs, M. le député propose que les structures d’insertion par l’activité économique aient accès aux fonds mutualisés de la contribution légale à la formation pour financer les formations de leurs salariés permanents et en insertion indépendamment de leurs effectifs - et ce, indépendamment de la limite des 50 ETP. En effet, les structures de l’IAE, par leur objet même, forment les salariés en parcours au bénéfice des entreprises de droit commun du territoire. Enfin, M. le député propose de réouvrir le dispositif Pro A aux salariés en insertion. La fermeture du dispositif Pro A aux salariés en insertion arrêtée par la réforme de 2018 semble en effet aller profondément à l’encontre de l’esprit d’une montée en compétence du secteur de l’IAE. Et ce, particulièrement dans le contexte actuel de fortes mutations du marché du travail où nombreux sont les salariés risquant de voir leur qualification devenir insuffisante à l’avenir. Il l’interroge sur sa position vis-à-vis de ces différentes propositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3055</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Atteinte des objectifs « EGAlim » à l’hôpital</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6266. — 29 avril 2025. — M. Boris Tavernier appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la réalisation des objectifs de la loi « EGAlim » concernant la restauration collective hospitalière. Le secteur hospitalier est loin derrière les autres secteurs de la restauration collective en matière d’atteinte des objectifs de la loi « EGAlim », qui fixe un objectif de 50 % de produits durables dont 20 % de bio pour la restauration collective. En effet, le secteur hospitalier ne propose que 15 % de produits durables dont seulement 2,6 % de bio. La plupart de la restauration collective ne peut pas atteindre ces critères par manque de moyens. En effet, selon la Fédération hospitalière de France, il faudrait 1 euro supplémentaire par repas pour respecter la loi « EGAlim ». Dans le secteur hospitalier, l’alimentation est souvent la variable d’ajustement du budget des établissements alors même qu’une alimentation nutritionnellement adaptée est reconnue comme un facteur accélérant la guérison des patients. Bien que la SNANC propose dans ses nouvelles recommandations un accompagnement accru de la restauration collective, rien n’est précisé par rapport aux spécificités du monde médical. Il souhaite savoir si des moyens financiers supplémentaires seront accordés aux établissements pour aider la restauration hospitalière à atteindre les objectifs de la loi « EGAlim ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3055</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Transparence sur la nationalité des bénéficiaires étrangers du RSA et de l’ASPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6272. — 29 avril 2025. — M. Laurent Jacobelli interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de données relatives à la nationalité des bénéficiaires étrangers des prestations sociales que sont le revenu de solidarité active (RSA) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Bien que ces dispositifs, financés par l’effort collectif de la Nation, représentent un poids budgétaire considérable, il demeure aujourd’hui impossible d’obtenir de l’administration des éléments chiffrés précis permettant d’identifier la part exacte des étrangers parmi les allocataires et ce malgré les nombreuses demandes formulées par la représentation nationale au fil des années. Une telle opacité statistique ne peut qu’interroger, dans un contexte où la soutenabilité du modèle social français, l’exigence d’un ciblage rigoureux des aides publiques et les tensions croissantes autour de la question migratoire imposent une transparence totale. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir indiquer, pour chaque année depuis 2017, le nombre de bénéficiaires étrangers du RSA et de l’ASPA, en précisant pour chacun d’eux leur nationalité, leur pays et année de naissance, ainsi que la durée de perception de l’allocation et de transmettre le montant total du coût annuel de ces dispositifs pour les finances publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3055</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisation des astreintes des praticiens hospitaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6280. — 29 avril 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de revalorisation des astreintes des praticiens hospitaliers, pourtant prévue dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024 et réaffirmée dans celle pour 2025. Alors que le Gouvernement a plusieurs fois annoncé vouloir améliorer l’attractivité de l’hôpital public et reconnaître l’engagement des soignants, les praticiens hospitaliers, titulaires comme contractuels, constatent que les promesses faites à leur égard ne sont pas suivies d’effet. L’article 38 de la LFSS 2024 prévoyait explicitement la revalorisation des astreintes médicales, avec des crédits budgétaires fléchés à cet effet, mais aucun décret d’application n’a été publié à ce jour et aucune mesure transitoire n’a été mise en œuvre. Les astreintes représentent pourtant un pilier fondamental de la permanence des soins : selon les chiffres officiels, 80 % de cette permanence est assurée par l’hôpital public et environ 70 % sous forme d’astreinte, c’est-à-dire hors présence physique obligatoire, mais avec une disponibilité totale et des déplacements possibles à toute heure. Ces heures d’astreinte, souvent de nuit ou les week-ends, sont rémunérées entre 40 et 200 euros bruts pour 14 heures, ce qui revient à une rémunération horaire inférieure à celle d’un baby-sitter et ce, alors même qu’elles concernent des actes critiques, comme la prise en charge d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus, de greffes, ou d’interventions chirurgicales lourdes. Plusieurs organisations syndicales - Alliance Hôpital, Action Praticiens Hôpital, INPH, Jeunes Médecins, AMUF - ont uni leurs forces pour dénoncer cette situation et ont déposé un préavis de grève illimitée à partir du 1er mai 2025. Ces syndicats dénoncent une stratégie gouvernementale consistant à différer indéfiniment les arbitrages : depuis trois ans, les ministres successifs évitent soigneusement le sujet, malgré les arbitrages rendus en interne validant le principe d’une revalorisation immédiate dans l’attente de textes pérennes. En parallèle, les praticiens hospitaliers n’ont toujours « rien vu sur leurs fiches de paye » et les budgets votés semblent ne pas avoir été utilisés. Le Gouvernement annonce désormais des mesures pour novembre 2025, sans prévoir de compensation rétroactive, ce que les organisations jugent inacceptable. À titre de comparaison, un médecin hospitalier de garde en Allemagne perçoit entre 30 et 50 euros nets de l’heure en moyenne pour des missions similaires. En France, cette rémunération peut tomber à moins de 4 euros nets de l’heure, sans reconnaissance du temps de travail ni récupération. Dans un contexte de crise profonde de l’hôpital public, marqué par une pénurie de spécialistes, une surcharge de travail chronique, une fatigue généralisée et une désaffection croissante des jeunes médecins pour la carrière hospitalière, cette situation apparaît intenable. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend ouvrir sans délai des négociations avec les organisations syndicales représentatives des praticiens hospitaliers afin de mettre en œuvre une revalorisation réelle, afin de garantir la continuité des soins pour les concitoyens, la nuit, le week-end et les jours fériés, tout en assurant une juste reconnaissance du dévouement des professionnels de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3056</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Fin de l’expérimentation des CDD multi-remplacement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6295. — 29 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences de la fin de l’expérimentation autorisant la conclusion de contrats à durée déterminée mentionnant plusieurs motifs sur une même période. Cette expérimentation, achevée le 13 avril 2025, permettait aux employeurs d’un même salarié, dans des structures du secteur médico-social confrontées à une forte pénurie de main-d’œuvre, de regrouper dans un contrat unique les heures effectuées au titre de divers motifs de recours autorisés (remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité, etc.) sur un même mois. La fin de cette disposition expérimentale représente un recul en matière de simplification administrative, tant pour les employeurs que pour les salariés concernés. Elle impose désormais la signature de multiples contrats distincts pour chaque motif et chaque mission, engendrant une surcharge de travail significative dans un secteur déjà très sollicité. Pour les salariés, notamment en EHPAD, cela se traduit par une multiplication des documents à conserver pour leur carrière ou leur retraite, une source de stress administratif et une complexité croissante dans leur gestion de la relation de travail. Du côté des employeurs, les conséquences sont également lourdes : augmentation des coûts liés à la production des contrats et des bulletins de salaire, mobilisation excessive des équipes administratives, diminution du temps consacré aux résidents, multiplication des risques d’erreurs et alourdissement des obligations d’archivage. Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage la reconduction ou la généralisation de cette expérimentation, ou, à défaut, la mise en place de dispositifs alternatifs visant à alléger la charge administrative pesant sur les structures médico-sociales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3056</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Amiante : Devenir des dispositifs nationaux de suivi du mésothéliome.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6302. — 29 avril 2025. — M. Édouard Bénard attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les dispositifs de surveillance du mésothéliome. Le mésothéliome est un cancer agressif qui affecte les membranes entourant les organes internes, principalement dû à l’exposition à l’amiante. Le mésothéliome pleural, le plus courant avec 85 % des cas, affecte l’enveloppe des poumons. Créé en 1998, le programme national de suivi du mésothéliome (PNSM), piloté par Santé publique France, se décline en trois volets : un « médical » qui couvre la validation du diagnostic, son incidence et la survie, un volet « expositions » dans le cadre d’enquêtes visant à retrouver une mémoire des expositions professionnelles et environnementales à l’amiante et un dernier volet « indemnisations » permettant de suivre les processus d’indemnisation ainsi que les difficultés rencontrées par les malades et les familles qui veulent faire valoir leurs droits. Les maladies liées à l’amiante sont susceptibles de se déclarer plusieurs décennies après qu’une personne a été exposée aux fibres en question. Aussi, le suivi du mésothéliome conserve toute sa pertinence au regard du nombre de personnes y ayant été exposées. De fait, plusieurs études démontrent que les cas de mésothéliomes pleuraux sont toujours plus nombreux. On estime aujourd’hui que 1 100 nouveaux cas de mésothéliome surviennent annuellement en France. En Seine-Maritime, une quarantaine de cas sont diagnostiqués chaque année. Le PNSM ne couvrant que 21 départements métropolitains et portant uniquement sur le mésothéliome pleural, le programme demeurait perfectible, aussi Santé publique France a créé en 2021 le dispositif national de surveillance des mésothéliomes (DNSM) avec l’objectif déclaré de moderniser et d’optimiser la surveillance de tous les mésothéliomes sur le territoire national. Alors que le mésothéliome est depuis 2012, une maladie à déclaration obligatoire au même titre que la tuberculose, moins d’un cas sur deux serait déclaré aux agences régionales de santé. La création du DNSM était censée améliorer cette médiocre exhaustivité des cas de mésothéliome. En décembre 2023, Santé publique France a informé plusieurs experts de l’interruption des dispositifs spécifiques de surveillance des mésothéliomes (PNSM et DNSM) du fait de ressources insuffisantes. Les associations de défense des victimes se sont rapidement mobilisées aux côtés d’experts et de scientifiques pour exiger le maintien des dispositifs nationaux de suivi des mésothéliomes. Interrogés par plusieurs parlementaires ainsi que par les associations de défense des victimes de l’amiante, M. le ministre délégué chargé de la médecine et de la prévention ainsi que Mme la ministre du travail, de la santé et des solidarités déclaraient, en avril et mai 2024, que le Gouvernement n’envisageait pas de renoncer à la surveillance du mésothéliome. Des difficultés techniques pour mettre en œuvre la stratégie de surveillance établie par anté publique France dans le cadre du DNSM étaient alors invoquées. L’annonce était faite qu’un nouveau protocole de surveillance devait être disponible au cours de l’année 2024. D’ici 2025, Santé publique France devait également actualiser les indicateurs de surveillance des données collectées entre 2018 et 2023 dans le cadre du PNSM. Selon le propos du ministère, France santé devait actualiser régulièrement les indicateurs de surveillance du mésothéliome et continuer de fournir des éléments de caractérisation des expositions à l’amiante identifiées comme étant à l’origine de ces cancers au-delà de 2025. Depuis le dernier renouvellement de l’Assemblée nationale en juillet 2024, aucune communication n’a été rendue publique sur la poursuite, ou non, des dispositifs de suivi des mésothéliome, leur contenu et leur financement. Selon des propos tenus par une chercheuse au congrès de l’Association nationale des victimes de l’amiante qui s’est tenu à Rouen le 24 mai 2025, la consigne de ne plus collecter les cas de mésothéliome diagnostiqués en 2024 était encore de vigueur. Aussi, il souhaite être assuré de la poursuite effective des dispositifs nationaux de surveillance du mésothéliome et obtenir des précisions sur leur financement ainsi que leurs déclinaisons dans les départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3057</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6303. — 29 avril 2025. — M. Paul Molac interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis, une maladie génétique rare liée à une inversion du rythme circadien de la mélatonine qui perturbe très fortement le sommeil (état de veille la nuit et de sommeil le jour). Le syndrome de Smith Magenis se caractérise par un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des troubles moteurs qui ralentissent très fortement les apprentissages et compromettent la socialisation et l’autonomie des personnes affectées. Cette maladie peut aussi s’accompagner d’anomalies diverses (des yeux, des oreilles, du cœur, du système urinaire) dont la sévérité varie beaucoup d’une personne à l’autre. L’association des troubles du sommeil et des troubles comportementaux, qui en résultent, met en péril le parcours scolaire puis professionnel du malade et impacte fortement l’équilibre familial. Toutefois, grâce à une prise en charge adaptée, il est possible de rétablir un rythme de sommeil normal et d’améliorer le comportement des malades. En effet, des traitements consistant à introduire de la mélatonine à libération prolongée chez les patients atteints de ce syndrome ont permis d’aboutir à une amélioration significative de la durée et de la qualité de leur sommeil et par conséquent de leur état de santé général. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) a été délivrée en 2021 pour les enfants de 2 à 18 ans, à la suite d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Circadin entre 2015 et 2021. Pour autant, aujourd’hui, aucune solution de prise en charge n’existe aujourd’hui pour les patients atteints du syndrome Smith Magenis après leurs 18 ans, les contraignant parfois, faute de moyens, à interrompre un traitement pourtant indispensable à leur équilibre de vie et à celui de leur famille. Afin de remédier à cette situation, une demande de mise en place de cadre de prescription compassionnelle (CPC) a été formulée par l’association Pas à Pas avec Alexia - Smith Magenis solidarité France. Son objectif : permettre la continuité des soins pour les patients adultes. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette demande qui permettrait de garantir une prise en charge continue et adaptée aux besoins spécifiques des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis devenues majeures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3058</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la souffrance des personnes atteintes de fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6305. — 29 avril 2025. — M. Romain Tonussi attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de fibromyalgie, une pathologie encore insuffisamment reconnue malgré son impact significatif sur la vie des patients. Environ 1,5 à 2 % de la population française serait concernée par ce syndrome complexe, dont le symptôme principal est une douleur chronique généralisée, souvent accompagnée de fatigue extrême, de troubles du sommeil et de dysfonctionnements cognitifs. Cette affection engendre des répercussions majeures sur la qualité de vie des patients et représente également un coût économique et social considérable. Toutefois, la fibromyalgie n’est toujours pas officiellement reconnue comme une maladie à part entière, ce qui empêche son inscription dans la liste des affections de longue durée (ALD). Cette situation s’explique notamment par l’absence de causes clairement identifiées, l’absence de critères médicaux spécifiques, le manque de tests diagnostiques standardisés et la diversité des approches thérapeutiques, autant d’éléments qui freinent l’élaboration d’un cadre médical cohérent pour une telle reconnaissance. Pourtant, dès 1992, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu la fibromyalgie, d’abord comme un trouble rhumatismal ou psychosomatique, avant de la classer, en 2006, comme une entité pathologique distincte, dotée d’un code propre dans la classification internationale des maladies. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intégrer la fibromyalgie à la liste des affections de longue durée, afin de garantir une prise en charge adaptée aux besoins des patients concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3058</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Coercition à l’installation des médecins, les syndicats appellent à la grève
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6307. — 29 avril 2025. — Mme Christine Loir alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’appel à la grève par les syndicats de médecins les 28 et 29 avril 2025 prochains. En effet, les différents syndicats médicaux ont appelé à la grève, suite à la proposition de loi en examen par le député socialiste M. Garot visant à encadrer la répartition des médecins dans les départements dans la lutte contre les déserts médicaux, examinée à l’Assemblée nationale. Les différents syndicats de médecins estiment que ce texte représente un triple danger : premièrement, un danger pour la lutte contre les déserts médicaux car elle appliquerait une répartition là ou une augmentation des effectifs serait nécessaire. Deuxièmement, un danger pour les patients et le système de santé car 4 580 communes seraient dans l’incapacité d’accueillir un médecin. Et enfin, un danger pour l’attractivité de la médecine ambulatoire, pilier du système de santé, dont les jeunes de cette médecine seraient écartés. Ces mêmes syndicats ne trouvent dans l’obstination à faire appliquer cette loi que le fruit du dogmatisme de certains groupes politiques, alors que d’autres solutions sont envisageables. C’est pourquoi l’examen du texte n’inciterait les médecins et étudiants qu’à revoir leurs vocations ou se diriger vers d’autres pays, ce qui conduirait à une baisse du nombre de médecins en France. Cela aurait donc pour conséquence l’augmentation de l’urgence dans les déserts médicaux dans les zones déjà touchées et l’aggravation des prises en charges médicales. Par ailleurs, selon un rapport d’information du Sénat daté du 29 mars 2022, 11 % des 17 ans et plus sont sans médecin traitant. Il est aussi important de noter le manque de CHU dans les départements français. Ces deux exemples accentuent la situation dramatique des déserts médicaux dans les zones les plus rurales. On estime aujourd’hui que 30,2 % de la population française vit dans un désert médical et selon la DREES, 93 départements ont vu leurs effectifs de médecins généralistes baisser, sans compter les spécialistes. En exemple, l’Eure dont les effectifs médicales sont aujourd’hui de seulement 73 médecins généralistes, soit 1 pour 2013 personnes, chiffres donnés par la CNAM en 2025. Face à cette situation, elle souhaiterait savoir de quelle façon le Gouvernement compte résoudre les inquiétudes des médecins en France avec une proposition de loi qui ne tend qu’à répartir les médecins plutôt que d’en augmenter le nombre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3058</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des militaires blessés originaires de Polynésie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6312. — 29 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les carences et les lenteurs administratives qui persistent dans la prise en charge des militaires blessés originaires de Polynésie française, ainsi que de leurs familles. La deuxième édition du Forum des blessés militaires, organisée récemment à Tahiti, a mis en lumière une situation profondément préoccupante : de nombreux dispositifs d’accompagnement et de soutien applicables dans l’Hexagone, qu’il s’agisse de couverture santé, de suivi psychologique, d’accès aux spécialistes, de soutien aux aidants ou d’aides à l’insertion par l’emploi, ne sont toujours pas opérationnels sur le territoire polynésien. Pourtant, ces dispositifs existent dans le cadre du plan ministériel « Blessés » ou relèvent du droit commun. Alors même que la Polynésie représente un vivier important de recrutement pour les armées françaises, les militaires blessés revenant au fenua se trouvent confrontés à un système fragmenté, parfois défaillant et à une absence d’équité dans l’accès aux droits et aux soins par rapport à leurs frères d’armes des autres territoires d’outre-mer ou d’Hexagone. Les témoignages entendus lors de ce forum ont souligné des parcours du combattant interminables pour accéder à des prestations pourtant prévues par la loi, ainsi qu’un accompagnement insuffisant des familles, pourtant premières lignes d’aide aux blessés. Il semblerait qu’une convention entre l’État, le Pays et la Caisse de prévoyance sociale soit en discussion depuis plusieurs années afin de garantir l’effectivité de ces dispositifs en Polynésie, sans qu’aucune avancée concrète n’ait été constatée à ce jour. Cette situation, injustifiable au regard des principes de solidarité nationale et d’égalité territoriale, est devenue injustifiable. En conséquence, il souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre, en lien avec les ministères concernés, pour accélérer la finalisation et la signature de la convention prévue entre l’État, le Pays et la CPS ; garantir l’égalité d’accès aux soins, aux aides sociales et aux parcours de réinsertion pour les militaires polynésiens blessés ; assurer une meilleure coordination institutionnelle entre les dispositifs nationaux et les dispositifs locaux en faveur de ces militaires et de leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3059</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Définition d’un objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6315. — 29 avril 2025. — Mme Sandrine Runel interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA) établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3059</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6316. — 29 avril 2025. — Mme Marie-Charlotte Garin interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA) établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3059</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Taché</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6317. — 29 avril 2025. — M. Aurélien Taché interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA) établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, il lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3060</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6318. — 29 avril 2025. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA) établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, il lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3060</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manque de travailleurs sociaux familiaux (TISF) pour les visites médiatisées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6333. — 29 avril 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque de travailleurs sociaux familiaux (TISF) dans le cadre des visites médiatisées. En effet, cette situation crée des difficultés significatives pour de nombreuses familles, entraînant des délais inacceptables dans la mise en place de ces visites essentielles pour le maintien des liens familiaux. Selon une étude de l’organisme d’Askoria, réalisée en 2018, 85 % des services d’aide à domicile déclaraient connaître des difficultés de recrutement. En cause : une pyramide des âges défavorable - 60 % des TISF avaient plus de 45 ans en 2018 - et des conditions de travail difficiles avec des interventions tôt ou tard le matin, avec beaucoup d’heures de pause et de trajet. En raison de ce manque de personnel, plusieurs enfants et parents se retrouvent dans l’impossibilité de se rencontrer pendant des périodes pouvant atteindre six mois. Ces délais nuisent non seulement à la stabilité émotionnelle des enfants, mais ils compromettent également les efforts de rétablissement des relations familiales. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour remédier au manque de TISF en matière de recrutement et d’attractivité du métier afin de garantir un accès rapide et équitable aux visites médiatisées et dans le but de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et de favoriser le bien-être des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3060</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Mesures à prendre face aux difficultés récurrentes rencontrées par l’EFS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6337. — 29 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les mesures à prendre face aux difficultés récurrentes rencontrées par l’EFS, le LFB et l’ensemble de la filière du sang. La collecte du sang est basée sur le volontariat et le bénévolat du donneur, de nature à éviter toute dérive sur le plan éthique. L’Établissement français du sang (EFS) assure la collecte et la distribution des produits du sang et le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) possède l’exclusivité du fractionnement du plasma sanguin, lequel permet d’élaborer des médicaments dérivés du plasma (MDP), comme les immunoglobulines. La nouvelle usine à Arras doit justement permettre à l’EFS d’augmenter fortement ses capacités de production des MDP, à condition d’augmenter aussi la collecte du plasma, sachant que son objectif de traitement est de 1,8 millions de poches. Or, devant des réserves insuffisantes, l’EFS lance fréquemment des appels au don de sang avec l’aide des associations de donneurs de sang bénévoles, mais les collectes, qui touchent des donneurs de plus en plus âgés, sont souvent annulées, surtout en secteur rural. En quelques années, la région Auvergne-Rhône Alpes a ainsi cumulé des centaines d’annulations de collectes, par manque de médecin, d’infirmier et d’autre personnel, les offres d’emplois n’étant pas pourvues, en raison d’une rémunération et d’une filière insuffisamment attractives. Par ailleurs, l’EFS et le LFB sont dans de mauvaises situations financières, les prix de cession entre les différents acteurs de la filière sang, fixés par l’État, ne permettant pas de couvrir le prix de revient. L’absence de revalorisation depuis des années a davantage fragilisé ces établissements publics, a entravé les efforts de recherche dans les médicaments de thérapies innovantes (MTI), en accentuant la situation de dépendance à l’égard des entreprises étrangères. Toujours très mobilisées, les associations des donneurs de sang demandent un plan de revalorisation des métiers de la filière du sang, une revalorisation des prix de cession et le maintien des autorisations de mise sous le marché (AMM) dérogatoires et des taxes sur les médicaments non éthiques. Aussi, il lui demande si elle va prendre en compte les propositions des associations de donneurs de sang, très attachées à leur principe éthique, afin de remédier à la baisse des collectes et aux fragilités structurelles, notamment financières, de l’Établissement français du sang et du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3061</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements graves et persistants du CRRA 15 du Nord-Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6339. — 29 avril 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les dysfonctionnements graves et persistants du Centre de réception et de régulation des appels (CRRA 15) du Nord-Franche-Comté. Basé à Besançon, ce centre régule les appels du 15 sur les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Depuis plusieurs mois, l’intersyndicale des sapeurs-pompiers de ces trois départements alerte les élus locaux et les autorités sur des anomalies récurrentes dans la régulation des appels, notamment une tendance préoccupante à privilégier l’engagement d’ambulances privées au détriment de celui des sapeurs-pompiers, y compris en cas d’urgence vitale. Plusieurs faits récents illustrent les conséquences directes de ces décisions de régulation : le 14 septembre 2019, à Lachapelle-sous-Chaux (90), un appel signalant des symptômes d’infarctus a conduit l’envoi d’une ambulance privée, sur diagnostic initial d’une simple gastro-entérite. Le véhicule est arrivé près d’une heure plus tard. La victime a fait un arrêt cardiorespiratoire et est décédée peu après son admission à l’hôpital de Trévenans. Le 27 février 2025, à Champey (70), un malaise signalé au 18 a conduit à l’envoi d’une ambulance privée depuis Delle (90) et du SMUR. Le CRRA 15 a refusé l’engagement immédiat des pompiers, qui auraient pu arriver plus tôt. La victime a fait un infarctus massif. Le 6 février 2025, un homme blessé aux doigts, transporté par les pompiers à l’hôpital de Trévenans, s’est vu demander de rejoindre par ses propres moyens un établissement spécialisé, faute d’ambulance privée disponible. Ces dysfonctionnements ne sont pas anecdotiques. Ils témoignent d’une régulation insuffisamment réactive et trop dépendante des transporteurs privés, dont les délais d’intervention ne sont pas compatibles avec les exigences des secours à personne en situation d’urgence vitale. Les sapeurs-pompiers disposent pourtant de moyens techniques, de formations et de délais d’intervention bien plus adaptés à ces situations. Plusieurs régions, comme la Bretagne ou le Grand Est, ont mis en place des coopérations efficaces entre SAMU et SDIS, où l’engagement conjoint est privilégié dès lors qu’un doute vital existe, ce qui permet de réduire significativement les délais d’intervention. La Cour des comptes a, dans un rapport de 2021, mis en garde contre une régulation reposant excessivement sur les ambulances privées, notamment dans les territoires semi-ruraux comme le Nord-Franche-Comté. Le Gouvernement reconnaît-il la réalité des dysfonctionnements du CRRA 15 de Besançon et leur impact sur la sécurité des habitants du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort ? Quelles mesures le Gouvernement entend-il prendre pour garantir une régulation médicale fondée sur les impératifs de rapidité, d’efficacité et de sécurité, notamment via un recours plus systématique aux sapeurs-pompiers. Le Gouvernement envisage-t-il une révision des protocoles locaux d’engagement afin d’aligner les pratiques du CRRA 15 sur celles, plus vertueuses, observées dans d’autres régions ? Enfin, elle lui demande si le Gouvernement prévoit le lancement rapide d’un audit indépendant du CRRA 15 de Besançon, afin de dresser un état des lieux objectif et de proposer des solutions concrètes à ces anomalies persistantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3061</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Urgence de renforcer l’encadrement des produits contenant du cannabidiol (CBD)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6342. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence de renforcer l’encadrement des produits contenant du cannabidiol (CBD), à la suite des récentes mises en garde formulées par l’UFC-Que choisir et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Alors que le CBD, molécule non stupéfiante extraite du cannabis, fait l’objet d’une consommation croissante pour ses effets anxiolytiques, antalgiques ou soporifiques, son statut réglementaire reste lacunaire. Une enquête récente de l’UFC-Que choisir a mis en évidence la mise sur le marché de produits non conformes, présentant des teneurs erratiques en cannabidiol et, dans certains cas, des contaminants ou substances interdites, en violation des exigences de sécurité prévues par le règlement (CE) n° 178/2002 relatif à la sécurité des denrées alimentaires. Par ailleurs, dans son avis d’août 2023, l’ANSES recommande le classement du CBD parmi les substances toxiques pour la reproduction, au titre du règlement CLP (classification, étiquetage et emballage), ce qui appelle une vigilance accrue quant à son accessibilité, notamment auprès des populations vulnérables telles que les femmes enceintes. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions sont envisagées pour renforcer la surveillance du marché des produits à base de CBD, y compris en matière de contrôle de conformité et de traçabilité ; si le Gouvernement entend établir un étiquetage obligatoire précisant les teneurs en cannabinoïdes et les contre-indications sanitaires ; et dans quel calendrier il envisage de clarifier le régime juridique applicable au CBD, notamment sa qualification en tant que complément alimentaire ou produit de santé, conformément au droit européen et à l’objectif de protection de la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3062</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Détournement des dispositifs d’activité partielle de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6359. — 29 avril 2025. — M. Manuel Bompard alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le détournement des dispositifs d’activité partielle de longue durée par les entreprises pour augmenter leur rentabilité avec de l’argent public. Des syndicalistes font en effet état d’entreprises qui, après avoir signé l’accord instituant l’APLD, ont recours à des intérimaires pour remplacer les salariés placés en chômage partiel. Ce détournement permet à ces entreprises de diminuer le « coût de leur main-d’œuvre » et de placer des salariés approchant de la retraite dans une forme de pré-retraite. Pourtant, le recours à l’intérim, synonyme de besoins liés à l’activité, est incompatible avec le ralentissement de l’activité censé justifier l’APLD. Ce détournement d’argent public est intolérable et doit être sanctionné. Le ministère du travail a-t-il été informé de tels faits ? A-t-il prévu un renforcement des contrôles des entreprises ayant recours à l’APLD pour mieux repérer et faire cesser son usage frauduleux ? Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3652</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3073</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3652. — 4 février 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre des armées sur l’actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense. Conscient que l’augmentation des cyberattaques et de leur intensité était susceptibles de porter atteinte, à tout moment, aux intérêts et à la souveraineté de la Nation, Edouard Philippe, alors Premier ministre, avait confié au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) le soin de rédiger en 2018 une revue stratégique de cyberdéfense. Véritable livre blanc, cette revue est le premier grand exercice de synthèse stratégique dans ce domaine et dresse un panorama de la cybermenace, formule des propositions d’amélioration de la cyberdéfense de la Nation et ouvre des perspectives visant à améliorer la cybersécurité de la société française. Si cette première édition marque le début d’une véritable prise de conscience de la menace et d’une stratégie pour le pays, 6 ans plus tard, force est de constater que les menaces cyber auxquelles il faut faire face ont évolué, augmenté et se sont intensifiées. Les crédits inédits (4 milliards) alloués à la cyberdéfense dans le cadre de la LMP 2024-2030 ou encore la future transposition de la directive NIS 2 témoignent de la nécessité d’investir et de renforcer l’arsenal aussi bien matériel que législatif dans le domaine cyber. Comme le recommande le rapport sur les défis de la cyberdéfense (2024) dont Mme la députée est co-auteure, il est nécessaire de mettre à jour cette revue stratégique afin de prendre en compte de nouveaux enjeux et de nouveaux acteurs telles que les collectivités locales. Enfin, alors que le Président de la République, lors de ses vœux aux armées le lundi 20 janvier 2025 a demandé l’actualisation de la revue nationale stratégique (RNS) d’ici le mois de mai prochain, notamment au regard du contexte géopolitique, la mise à jour de la revue stratégique de cyberdéfense apparaît très opportune. Aussi, elle souhaite savoir quand paraîtra l’actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3073</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La revue stratégique de cyberdéfense du 12 février 2018, faisant suite à un premier exercice de stratégie nationale du numérique datant de 2015, a constitué une incontestable avancée conceptuelle et organisationnelle pour le dispositif nationale de cybersécurité. Ainsi, c’est la revue stratégique de cyberdéfense qui a fixé l’actuelle organisation nationale en quatre chaînes de responsabilité, couvrant l’intégralité des besoins de cybersécurité du pays. C’est aussi la revue de 2018 qui a renforcé les structures de gouvernance du domaine de la cybersécurité et leur a donné leur forme actuelle. Depuis lors, et tout particulièrement depuis deux ans au moins, le contexte cybersécuritaire s’est considérablement dégradé. Comme les rapports de l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information consacrés à l’état de la menace le décrivent, les actes de malveillance à l’encontre des systèmes d’information ne cessent de croître. La cybermenace est donc désormais considérée comme une menace systémique. Sommairement, cette menace se décompose en trois : le cyberespionnage et l’ensemble des manœuvres menées ou commanditées par des États ; la cybercriminalité ; le militantisme hacktiviste. Indéniablement, les deux premières catégories sont les plus dangereuses. La menace de type étatique a muté et s’est aggravée : longtemps centrées sur l’espionnage, les opérations des services spéciaux comprennent désormais beaucoup de prépositionnements à des fins destructives, pouvant affecter des infrastructures vitales et donc les populations. Pour sa part, la cybercriminalité a industrialisé les attaques à des fins crapuleuses - notamment le blocage des systèmes d’information par rançongiciel - et cause des dégâts considérables au sein de certaines infrastructures d’intérêt public comme les hôpitaux, mais aussi parmi les acteurs économiques. Ce caractère systémique de la cybermenace allié à une dégradation de l’environnement géostratégique et un affaiblissement des cadres internationaux de régulation des tensions a amené le Président de la République à confier au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale la mission d’animer des travaux interministériels d’actualisation de la stratégie nationale de cybersécurité. Ce travail a été mené par l’ingénieur général de l’armement Bruno Marescaux qui a présenté les principes dégagés par ses travaux au cours du mois de décembre 2024. Le Président de la République a souhaité que divers aspects complémentaires soient étudiés en détail. Le rapporteur présentera le résultat de ces travaux complémentaires au Président de la République et au Premier ministre au mois de mai 2025. Par ailleurs, ces travaux alimenteront l’actualisation de la revue nationale de stratégie qui devrait être publiée à l’été 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5218</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3074</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>DOSB</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5218. — 18 mars 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre des armées sur la suspension de certaines épreuves sportives organisées au titre de l’amitié franco-allemande par les délégations militaires départementales. Certaines de ces épreuves, qui s’inscrivent dans une longue tradition de coopération et de camaraderie entre militaires français et allemands, ont été interrompues à la suite de la décision de la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur française de ne plus reconnaître la médaille du Deutscher Olympischer Sportbund (DOSB) parmi les décorations portatives autorisées en France. Cette décision a suscité beaucoup d’incompréhensions et une assez vive réaction de la part des autorités allemandes, qui estiment qu’un État ne peut pas reconnaître de manière sélective les distinctions honorifiques d’un autre État. Depuis septembre 2024, les responsables allemands du DOSB ont saisi les autorités françaises de cette question à un niveau ministériel, mais sont toujours en attente d’une réponse officielle. En conséquence, les manifestations sportives du DOSB prévues en France ont été suspendues, empêchant ainsi les militaires français de participer à ces épreuves. Il souhaiterait connaître les raisons ayant conduit à cette décision de non-reconnaissance de la médaille du DOSB et savoir si le Gouvernement envisage d’y remédier afin de permettre la reprise de ces épreuves sportives, qui participent activement au renforcement des liens entre les forces armées des deux pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3074</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’insigne de sport allemand (Deutsches Sportabzeichen) est un insigne décerné par la Confédération allemande des sports olympiques ou Deutscher Olympischer Sportbund (DOSB) pour la réussite d’épreuves sportives. Les épreuves à réussir pour son obtention sont classées selon les tranches d’âge, le sexe et les catégories de performance. Selon la performance, l’insigne de sport allemand est décerné en bronze, argent ou or. Il peut donc être assimilé à une médaille sportive comme celles qui récompensent les différentes épreuves qu’elles soient olympiques, mondiales ou locales et qui n’ont jamais été considérées comme des décorations en France. Il s’agit de récompenser des performances physiques supérieures à la moyenne et polyvalentes reposant sur les habiletés motrices de base que sont l’endurance, la force, la vitesse et la coordination. L’insigne de sport allemand peut aussi être obtenu par des personnes handicapées et par des enfants à partir de l’âge de six ans. Depuis décembre 2021, Thomas Weikert est le président du Deutscher Olympischer Sportbund (DOSB) ou Confédération allemande des sports olympiques et les diplômes délivrés avec l’insigne de sport allemand portent sa signature. En Allemagne seule est portée une barrette portant une agrafe « DOSB » ; un insigne de boutonnière est remis avec le diplôme. Il n’a jamais été prévu de décoration pendante. Ce n’est qu’en France que l’idée est venue de reprendre l’insigne métallique formé par le sigle DOSB entouré d’une couronne de laurier, pour le surmonter d’un ruban constitué d’une bande centrale de couleur noire, encadrée par des bandes plus étroites, bleue et jaune à gauche, verte et rouge à droite (couleurs des anneaux olympiques). En raison de cette apparence imitant une décoration et du port autorisé en Allemagne, la grande chancellerie a longtemps considéré, à tort, qu’il s’agissait d’une décoration délivrée par un Etat souverain dont le port pouvait être autorisé. L’examen des conditions d’attribution de l’insigne et des diplômes exclusivement délivrés par le président de la Confédération allemande des sports olympiques ont conduit à réviser cette position et à considérer que cet insigne ne répondait pas aux critères fixés par l’article R. 203 du code de la Légion d’honneur, de la médaille militaire et de l’ordre national du Mérite qui impose que toute décoration étrangère, quelle qu’en soit la dénomination ou la forme, soit délivrée par une puissance souveraine, c’est-à-dire le gouvernement fédéral allemand et non un comité olympique. Cette application stricte des règles a également concerné d’autres insignes sportifs étrangers qui se trouvaient dans une situation historique semblable, comme la médaille norvégienne de tir (N.A.I.S.), la médaille des sports américaine (« Presidential Sports Award ») et la médaille néerlandaise dite « des quatre jours de marche de Nimègue ». L’insigne de sport allemand n’est pas réservé aux militaires, il est même exclusivement civil. Les diplômes ne portent aucun grade, aucun titre, ce n’est qu’en 1956 que la Bundeswehr avait fait obligation aux élèves officiers de participer à ces épreuves pour vérifier leur forme physique. Progressivement des militaires français se sont inscrits aux mêmes épreuves. Par la suite, sous le contrôle de la Confédération allemande des sports olympiques, des épreuves ont été organisées dans différents pays étrangers et adaptées à différents publics. L’organisation de ces épreuves ne fait l’objet d’aucune interdiction ou restriction. La célébration de l’amitié franco-allemande et l’organisation et l’inscription à des épreuves sportives ne sont donc pas subordonnées à la possibilité pour les participants français d’être autorisés à porter un insigne sportif à l’identique d’une décoration. Il n’est d’ailleurs pas interdit aux participants de ces épreuves de recevoir un insigne sportif allemand, il est uniquement interdit de le porter comme une décoration (c’est-à-dire suspendu par un ruban et épinglé sur la poitrine) avec les décorations officielles françaises ou étrangères.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>199</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3075</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Dépenses liées au service public de la petite enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            199. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité de compenser intégralement les dépenses imposées aux collectivités territoriales du fait de la loi pour le plein emploi. En effet, la création d’un service public de la petite enfance va avoir des conséquences financières directes pour les communes. Elles vont notamment devoir consacrer davantage de ressources à l’accueil et à l’information des familles. Aussi, dans un contexte de forte dégradation des finances locales, il lui demande si elle entend s’engager à compenser intégralement ces nouvelles dépenses.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3075</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 17 de la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi est venu instituer un service public de la petite enfance et confère aux communes la qualité d’autorité organisatrice de l’accueil du jeune enfant devant exercer, selon leur population, jusqu’à quatre compétences. Conformément aux dispositions du troisième alinéa de l’article 72-2 de la Constitution et de l’article L. 1614-1-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), l’institution de nouvelles missions obligatoires pour les communes constitue une création de compétences ouvrant droit à un accompagnement financier librement déterminé par le législateur, sous réserve de ne pas remettre en cause le principe de libre administration de ces collectivités. Toutefois, dans la mesure où l’Etat n’exerçait aucune des quatre compétences créées et que les communes pouvaient librement et volontairement mettre en œuvre tout ou partie d’entre elles, l’institution du service public de la petite enfance ne peut juridiquement être qualifié de transfert de compétences, ce qui, en application du même troisième alinéa de l’article 72-2 de la Constitution et de l’article L. 1614-1 du CGCT, aurait ouvert droit à une compensation intégrale, égale aux dépenses exposées par l’Etat pour l’exercice de ces mêmes compétences au moment de leur transfert. En conséquence, le législateur a notamment choisi, au VI de l’article 17 de la loi pour le plein emploi, de réserver cet accompagnement financier aux seules communes de plus de 3 500 habitants, seuil démographique à partir duquel les communes ont l’obligation d’exercer l’intégralité des quatre compétences constituant ce nouveau service public. Dans le cadre des travaux préparatoires à l’élaboration du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, une enveloppe de 85,5 M€ a été réservée à cette fin sur le programme 304 "Inclusion sociale et protection des personnes". Les modalités de répartition de cette enveloppe sont encadrées par la loi de finances pour 2025 et seront précisées ensuite par un décret en Conseil d’Etat. Le soutien de l’Etat à cette politique publique ne se limite toutefois pas à ce seul accompagnement financier. Il se traduit également par un renforcement des moyens dédiés à la branche "famille" de la sécurité sociale, notamment dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion conclue entre l’Etat et la Caisse nationale d’allocations familiales qui est dotée de 5,5 Mds€ supplémentaires pour la période 2023-2027.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>624</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3075</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Autonomie régionale de l’Alsace</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            624. — 8 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la nécessité de rétablir une région Alsace autonome, distincte de la région Grand Est, conformément à la volonté exprimée par une large majorité d’Alsaciens. La loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions a imposé, sans concertation locale, une fusion des régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, donnant naissance à la région Grand Est. Ce nouveau découpage administratif, basé sur des considérations technocratiques, a rapidement montré ses limites. Les rapports successifs de la Cour des comptes ont souligné que cette fusion n’a pas permis de réaliser les économies d’échelle promises, bien au contraire. La région Grand Est a enregistré une augmentation notable des frais de fonctionnement, notamment des frais de déplacement, rendant cette réforme inefficace du point de vue économique et administratif. Au-delà des problèmes de gestion, la création de la région Grand Est a porté un coup sévère à l’identité alsacienne, laquelle est marquée par des spécificités historiques, culturelles linguistiques et juridiques profondément enracinées. L’Alsace possède une identité forte, que l’actuelle organisation administrative étouffe progressivement. Un sondage IFOP réalisé en 2018 révélait que 83 % des Alsaciens souhaitaient le rétablissement d’une région Alsace de plein exercice, sentiment confirmé en 2022 lors d’une consultation citoyenne organisée par la Collectivité européenne d’Alsace, où 92,4 % des participants se sont prononcés en faveur d’une sortie de l’Alsace du Grand Est. Cette revendication d’une région Alsace autonome ne remet pas en cause l’unité de la République. Au contraire, elle exprime une volonté légitime de la population alsacienne de disposer d’une gestion plus proche, plus efficace et mieux adaptée aux réalités locales. Cette situation est d’autant plus pressante que la taille démesurée de la région Grand Est, couplée à l’éloignement des centres de décision, nuit à la proximité et à l’efficacité de l’action publique. La création de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) en 2019, issue de la fusion des deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, a constitué une tentative de réponse partielle à ces aspirations, mais elle n’a pas répondu pleinement aux attentes des Alsaciens. La CeA ne dispose que de compétences limitées et aucune délégation de compétences régionales ne lui a été accordée par la région Grand Est. Cette situation ne satisfait ni les élus locaux ni la population, qui voient dans cette mesure un leurre, destiné à retarder le véritable débat sur la sortie de l’Alsace du Grand Est. M. le député souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend prendre en compte cette revendication légitime des Alsaciens et s’il envisage de prendre des mesures pour permettre une réorganisation territoriale conforme aux attentes de la population locale. Il l’interroge également sur la possibilité d’organiser un référendum en Alsace, afin que les Alsaciens puissent librement décider de l’avenir institutionnel de leur région.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3076</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après l’échec du référendum régional organisé le 7 avril 2013 visant à créer une collectivité territoriale unique, la création d’une collectivité issue de la fusion des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin est apparue comme une solution consensuelle permettant de répondre aux demandes des citoyens et des élus. Ainsi, sur le fondement des dispositions de l’article L. 3114-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), le décret n° 2019-142 du 27 février 2019 a regroupé les collectivités départementales du Haut-Rhin et du Bas-Rhin en une seule et même collectivité départementale dénommée « Collectivité européenne d’Alsace » (CeA), à compter du 1er janvier 2021. La CeA s’est vue dotée de compétences particulières. Elle dispose ainsi d’un rôle de chef de file en matière de coopération transfrontalière et de compétences pour la promotion du bilinguisme, l’animation et la coordination de la politique touristique ainsi que la gestion des routes et autoroutes non concédées. Le président de la République a, en outre, proposé à l’occasion de son déplacement à Strasbourg en avril 2024, que soit étudiée la possibilité pour la collectivité de se voir déléguer ou transférer certaines compétences actuellement exercées par la région Grand Est, comme le commerce, l’artisanat et le sport. Une modification du périmètre des régions nécessiterait une intervention législative en application de l’article L.4122-1 du CGCT, y compris pour prévoir les modalités d’un éventuel référendum dont ni le principe ni les modalités ne sont actuellement prévues par les textes en vigueur. Un nouveau redécoupage pourrait perturber la mise en œuvres des politiques publiques essentielles portées par la région, en particulier en matière de transport ou de développement économique. Le Gouvernement entend donc privilégier la stabilité institutionnelle de la région Grand Est et de la CeA, qui permet aujourd’hui à ces collectivités de mettre en œuvre efficacement leurs compétences.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2720</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3076</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Recrudescence des violences envers les élus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2720. — 10 décembre 2024. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence préoccupante des violences à l’encontre des élus, en particulier des maires et des conseillers municipaux, qui incarnent au quotidien le lien de proximité avec les citoyens. En 2022, 2 265 atteintes aux élus ont été recensées, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021. En 2023, cette tendance s’est encore aggravée avec 2 600 faits signalés, représentant une hausse de 15 %. Parmi les victimes, 60 % sont des maires et 20 % des conseillers municipaux, ce qui souligne la vulnérabilité particulière des élus de proximité dans l’exercice de leurs fonctions. En dépit de la loi n° 2024-247 du 21 mars 2024, visant à renforcer la sécurité et la protection des élus locaux, la situation reste alarmante. Les agressions, de plus en plus violentes, continuent de fragiliser ces acteurs essentiels de la démocratie locale. En outre, un maire sur quatre rapporte avoir été victime de cyberattaques, révélant une diversification des formes de menaces pesant sur les élus. Ces attaques, qu’elles soient physiques, psychologiques ou numériques, complexifient la protection des élus. Face à ces constats, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il pourrait mettre en œuvre pour améliorer la sécurité des élus. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3076</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La protection des élus locaux constitue un enjeu majeur pour le Gouvernement. Le constat d’une hausse des violences et actes d’incivilités auxquels les élus locaux, et en particulier les maires, sont confrontés dans l’exercice quotidien de leur mandat ont conduit les pouvoirs publics à apporter une réponse collective et inédite afin de lutter contre ce phénomène.  Celle-ci s’est d’abord traduite par le lancement d’un « pack sécurité » par la ministre chargée des collectivités territoriales le 17 mai 2023. Décliné en quatre objectifs (signaler, évaluer, protéger et sanctionner), il repose sur la mobilisation générale des gendarmes et des policiers et a permis la création d’un réseau de plus de 3 400 référents « atteintes aux élus » dans toutes les brigades de gendarmerie et tous les commissariats. Effectif sur la totalité du territoire, il s’est également traduit par le renforcement de dispositifs existants, tels que le dispositif « alarme élu », qui permet aux élus qui se sentent menacés de se manifester auprès de leur commissariat ou de leur gendarmerie. Les parquets ont également été mobilisés afin de mettre en place un traitement priorisé des procédures concernant les atteintes aux élus et de favoriser une réponse pénale systématique, ferme et rapide. De plus, un modèle de protocole « maire-parquet » a été rédigé conjointement entre le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice. Il permet à chaque préfet de département et à chaque procureur de s’en saisir pour formaliser les échanges entre les élus locaux et le parquet. Enfin, s’agissant des attaques numériques, la plateforme PHAROS a été mobilisée pour mieux détecter et judiciariser les attaques en ligne. Afin de piloter ces mesures au niveau national, le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAÉ) a été créé en 2023, lequel est notamment chargé de collecter et d’analyser les menaces et violences faites aux élus. Ce pack s’intègre aujourd’hui au plan national de prévention et de lutte contre les violences faites aux élus, lancé par le Gouvernement en juillet 2023. Composé de 12 mesures et doté de 5 millions d’euros, il cherche à agir sur quatre axes : mieux accompagner les élus, mieux les protéger, mieux sanctionner les agresseurs et mieux communiquer entre les élus et la justice. Plusieurs mesures annoncées dans ce cadre ont été déclinées sur le plan législatif. La compensation forfaitaire versée par l’État pour le financement des contrats d’assurance couvrant la protection fonctionnelle des élus, initialement destinée aux communes de moins de 3 500 habitants, a été étendue aux communes de moins de 10 000 habitants dans le cadre de la loi de finances pour 2024. De plus, la loi n° 2024-247 du 21 mars 2024 renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux a consolidé l’arsenal répressif en cas de violences commises à l’encontre d’élus locaux et a amélioré leur prise en charge. Elle a notamment rendu automatique l’octroi de la protection fonctionnelle au maire et au président de l’exécutif de la collectivité, à ses adjoints et vice-présidents, ainsi qu’aux membres de l’organe délibérant ayant reçu délégation ou à l’un de ces élus ayant cessé ses fonctions, lorsqu’ils sont victimes de violences, de menaces ou d’outrages à l’occasion ou du fait de leurs fonctions. La proposition de loi portant création d’un statut de l’élu local, dans sa version adoptée par le Sénat en première lecture en mars 2024, prévoit l’extension de ce dispositif. Au-delà de ces mesures législatives, le plan national de prévention et de lutte contre les violences aux élus continue d’être déployé sur le territoire national sous le pilotage de CALAÉ. En 2024, la quasi-totalité des mesures du plan ont été réalisées. Dernière action mise en œuvre, un numéro d’aide psychologique pour les élus victimes et/ou leur famille a été lancé. Il vient compléter une autre mesure phare annoncée dans le cadre du plan, les boutons d’appel, permettant aux élus menacés ou agressés de se signaler rapidement et d’être géolocalisés, dont la première phase de déploiement a eu lieu et qui sont actuellement en cours de généralisation. Aussi, les forces de sécurité intérieures ont été dotées de caméras de haute technologie mobilisables sur demande du procureur dans le cadre d’une enquête judiciaire. Enfin, les données recensées par CALAÉ permettent de constater que l’année 2024 marque pour la première fois sur les trois dernières années une baisse des faits commis à l’encontre des élus (-9,35% en 2024 par rapport à 2023).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2864</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3077</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime indemnitaire des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2864. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial sur la réforme des retraites. De façon inexplicable, ces dispositions furent finalement retirées du texte voté en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer d’éventuelles revalorisations. Enfin, le sujet retraite n’a pas été abordé dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement s’est efforcé d’afficher sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ces derniers n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre chaque jour. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend rouvrir les négociations sociales afin d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3077</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales fin 2023, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme est désormais achevée auprès des collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié en 2024, une réflexion globale est en cours, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1586</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3078</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Démarchage téléphonique abusif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1586. — 29 octobre 2024. — Mme Christelle Petex* alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le démarchage téléphonique abusif qui est devenu une source croissante de nuisance pour les citoyens. Au-delà de la gêne occasionnée, ces pratiques répétitives, souvent agressives, s’apparentent parfois à un véritable harcèlement. Malgré l’existence de dispositifs comme Bloctel, force est de constater que ces initiatives ne parviennent pas à éradiquer le problème. De nombreux consommateurs se disent submergés par des appels indésirables, affectant leur tranquillité au quotidien. Face à cette situation préoccupante, il apparaît nécessaire de renforcer les moyens de lutte contre ces abus. En particulier, l’idée de permettre des dépôts de plainte collectifs et simplifiés sur une plateforme dédiée pourrait constituer une réponse efficace pour décourager ces pratiques. Une telle mesure offrirait aux citoyens une voie plus accessible et rapide pour agir, tout en dissuadant les entreprises peu scrupuleuses de recourir à ces méthodes de démarchage agressif. D’autres solutions peuvent être envisagées telles qu’une limitation stricte des heures d’appel, l’interdiction de démarchage sans accord préalable ou faciliter l’inscription des citoyens sur des listes anti-démarchage. Elle souhaite connaître les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement ou s’il compte sur une mise en application des mesures précitées pour mieux protéger les citoyens contre le démarchage abusif. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5895</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3078</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Démarchage intempestif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5895. — 15 avril 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique contre le démarchage téléphonique et numérique abusif. De nombreux professionnels, notamment des chefs d’entreprise et commerçants, mais aussi des particuliers, font état d’un harcèlement quotidien par appels téléphoniques, SMS ou courriels non sollicités, malgré leur inscription sur la liste d’opposition Bloctel. Les demandes de désinscription, y compris lorsqu’elles sont formulées dans le cadre du règlement général sur la protection des données (RGPD), sont bien souvent ignorées et les sollicitations reprennent très rapidement. Ce démarchage intempestif constitue une nuisance importante dans le quotidien des professionnels, mobilisant du temps et de l’attention au détriment de leur activité, mais aussi une nuisance pour bon nombre de particuliers. Il représente aussi un coût environnemental non négligeable, en raison de l’énergie consommée par les réseaux de communication et les serveurs. Enfin, il cible fréquemment des publics vulnérables, notamment les personnes âgées, qui sont particulièrement exposées à ces pratiques insistantes. Par ailleurs, les outils mis à disposition pour signaler ces abus, à commencer par la plateforme Bloctel, sont jugés inefficaces. Leur accessibilité est limitée, les démarches complexes et les sanctions rarement dissuasives. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer le cadre juridique encadrant ces pratiques, mieux protéger les professionnels et les consommateurs, accroître les moyens de contrôle et rendre plus effectives les sanctions à l’encontre des entreprises qui ne respectent pas la réglementation en vigueur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3079</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BLOCTEL. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs  » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BLOCTEL s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (décret n° 2022-1313). Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BLOCTEL qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BLOCTEL tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi ° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2024, plus de 6 200 établissements ont été contrôlés dont la moitié ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique. En particulier, une procédure d’amende de plusieurs millions d’euros a été initiée à l’encontre d’une société située dans l’Union européenne pour avoir démarché 225 000 consommateurs inscrits sur la liste Bloctel, passé 855 000 appels hors des plages horaires et jours prévus par la règlementation et contacté plus de 5 millions de personnes via un automate sans leur consentement. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment « X » et « facebook », dans le cadre de sa politique du « name and shame » pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Par ailleurs, depuis juillet 2023, la loi impose aux opérateurs télécoms un système d’authentification des numéros de téléphone et l’interruption des appels qui ne seraient pas authentifiés. Confrontés à des difficultés techniques, les opérateurs n’ont pas immédiatement été en mesure de respecter cette obligation, mais ont annoncé que depuis le 1er juin 2024 le mécanisme d’authentification est opérationnel et que l’interruption des appels non authentifiés est possible depuis le 1er octobre 2024. Dit autrement, cela permettra de remonter plus facilement aux donneurs d’ordre d’appels téléphoniques illicites et donc de les sanctionner tout en faisant drastiquement diminuer le démarchage téléphonique usurpant des numéros. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant que vous appelez de vos vœux en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que lors de l’examen en première lecture de la proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, le Parlement a adopté une disposition précisant : « Il est interdit [à un professionnel] de démarcher téléphoniquement, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement à faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen ». Au sens de ce texte, à l’issue de son examen par le Sénat le 02 avril dernier, le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique. » Il appartiendra au professionnel d’apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli dans les conditions précitées. Ainsi, ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant, en 2026, sans qu’à ce stade, la date exacte ne soit encore connue, un régime dit « d’opt-in », afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs. Le régime de sanctions applicables en cas de manquement à ces nouvelles règles interdisant le démarchage téléphonique en l’absence du consentement du consommateur reste inchangé, à savoir, 75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale, en rappelant que « lorsque, à l’occasion d’une même procédure ou de procédures séparées, plusieurs sanctions administratives ont été prononcées à l’encontre du même auteur pour des manquements en concours, ces sanctions s’exécutent cumulativement » (article L. 522-7 du code de la consommation). Enfin, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique de lutte contre le démarchage téléphonique illicite et intrusif, la proposition de loi donne une base juridique aux échanges d’information entre la DGCCRF, l’ARCEP et la CNIL afin de lutter plus efficacement contre les fraudes relevant des champs de compétence respectifs de ces trois autorités. Les agents de la DGCCRF, de l’ARCEP et de la CNIL pourront ainsi se communiquer toute information obtenue dans le cadre de leurs missions respectives et susceptible d’être exploitée par l’une ou l’autre de ces autorités dans son champ de compétence. Actuellement, les échanges d’informations couvertes par le secret de l’enquête et de l’instruction entre agents de la DGCCRF, de la CNIL et de l’ARCEP ne sont pas autorisés légalement. Une disposition législative, telle que proposée par cet amendement, autoriserait ces échanges d’informations entre les agents de ces différentes autorités. Au cours de leurs enquêtes, les services de la DGCCRF relèvent régulièrement des pratiques illicites de la part de certains opérateurs au regard des règles encadrant l’utilisation du plan de numérotation. Par exemple, certains opérateurs téléphoniques attribuent directement des lignes à des centres d’appels installés à l’étranger pratiquant le démarchage téléphonique, sans représentant et/ou donneur d’ordre établi en France. Ces informations seraient susceptibles d’intéresser l’ARCEP dans le cadre de ses contrôles du respect du bon usage du plan de numérotation français. La proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, sur laquelle le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, doit encore faire l’objet d’un examen en commission mixte paritaire afin de de tenter de trouver un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur les dispositions restant en discussion. Le texte commun élaboré par la commission mixte paritaire devra ensuite être adopté par chacune des assemblées dans les mêmes termes. La loi sera, ensuite, transmise pour promulgation. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2821</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3081</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Protection de nos concitoyens contre le démarchage téléphonique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2821. — 10 décembre 2024. — Mme Sophia Chikirou appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur le fléau que constitue le démarchage téléphonique dans le pays. Selon l’Observatoire de la consommation UFC - Que Choisir, en 2023, près de trois quarts des Français sont victimes chaque semaine de démarchage sur leur mobile, 38 % le sont chaque jour et 49 % d’entre eux affirment également recevoir au moins un SMS de démarchage par semaine. 97 % des citoyens déclarent d’ailleurs être « très agacés« par ces démarchages considérés comme « intempestifs ». Ces pratiques, qui génèrent un mécontentement légitime, ont des effets néfastes sur le bien-être des citoyens et viennent s’ajouter aux troubles de l’attention engendrés par toutes les interruptions numériques auxquels ils sont déjà confrontés. Les études démontrent que ces démarchages intempestifs sont un facteur de stress important, font naître un sentiment de violation de la vie privée et conduisent à une perte de confiance dans les outils numériques et les appels téléphoniques. Ce phénomène pousse les personnes à ne plus répondre aux appels qu’elles reçoivent par crainte d’un nième démarchage, ce qui peut in fine provoquer une forme d’isolement. C’est particulièrement vrai pour les personnes âgées qui sont à la fois les plus vulnérables et les plus touchées, étant les utilisatrices les plus régulières du téléphone fixe. Ce n’est pas faute d’avoir légiféré pour tenter d’endiguer le phénomène. En France, le démarchage téléphonique est encadré depuis 1989. Il y a 10 ans, Bloctel était créé et pas plus tard qu’en juillet 2020, la loi n° 2020-901 entrait en vigueur pour encadrer le démarchage téléphonique et lutter contre les appels frauduleux, renforçant les obligations des professionnels en matière d’information des consommateurs et alourdissant les sanctions. Pour autant, Bloctel constitue un échec cuisant aux yeux des Français, puisque plus de la moitié des personnes inscrites continuent à être sollicitées, que 81 % des citoyens considèrent que le dispositif n’est « pas efficace » et que 75 % jugent que les appels sont en recrudescence sur les dix dernières années. Il faut tirer les conséquences de cette inefficience. Une proposition de résolution européenne invitant le Gouvernement à se prononcer en faveur de la modification du régime de démarchage téléphonique au niveau européen, qui préconise de passer à un système de consentement plutôt qu’un système d’opposition (le consommateur n’étant plus présumé consentant sans son accord explicite), a été adoptée en commission des affaires européennes. Une proposition de loi visant à basculer vers ce système d’ opt-in a également été adoptée au Sénat. Toutefois, il est extrêmement difficile de rendre ce principe effectif. Pour le groupe LFI-NFP, comme pour la plupart des citoyens et des associations de consommateurs, il est temps d’instaurer un véritable droit à la tranquillité et d’interdire purement et simplement le démarchage téléphonique. C’est déjà le cas pour certains secteurs, comme la rénovation thermique ou le compte personnel de formation. L’interdiction s’applique déjà, tous secteurs confondus, sur des plages horaires étendues (avant 10h, après 20h et les weekend et jours fériés). Elle souhaiterait donc connaître les mesures concrètes qu’elle compte proposer pour renforcer réellement la lutte contre le démarchage téléphonique, notamment en renforçant les moyens de contrôle de l’ARCEP et de la DGCCRF pour ce qui concerne la France, aller vers l’interdiction du démarchage qui crée des troubles sociaux et psychologiques chez les citoyens et les enferme dans le consumérisme et comment elle compte rendre le système du consentement opérationnel et éviter qu’il soit contourné, comme c’est massivement le cas actuellement (près de la moitié des entreprises contrôlées ne sont pas en conformité avec la réglementation en vigueur). – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3081</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BLOCTEL. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs  » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BLOCTEL s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (Décret n° 2022-1313). Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BLOCTEL qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BLOCTEL tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi ° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La direction générale de la concurrence, de la consommationet de la répression des fraudes (DGCCRF) poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2023, près de 5 300 établissements ont été contrôlés dont environ 60 % ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique et ont donné lieu à l’émission d’environ 4 millions d’euros d’amende. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment « X » et « facebook  », dans le cadre de sa politique du « name and shame » pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Par ailleurs, depuis juillet 2023, la loi impose aux opérateurs télécoms un système d’authentification des numéros de téléphone et l’interruption des appels qui ne seraient pas authentifiés. Confrontés à des difficultés techniques, les opérateurs n’ont pas immédiatement été en mesure de respecter cette obligation, mais ont annoncé que depuis le 1er juin 2024 le mécanisme d’authentification est opérationnel et que l’interruption des appels non authentifiés est possible depuis le 1er octobre 2024. Dit autrement, cela permettra de remonter plus facilement aux donneurs d’ordre d’appels téléphoniques illicites et donc de les sanctionner tout en faisant drastiquement diminuer le démarchage téléphonique usurpant des numéros. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant que vous appelez de vos vœux en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que lors de l’examen en première lecture de la proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, le Parlement a adopté une disposition précisant : « Il est interdit [à un professionnel] de démarcher téléphoniquement, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement à faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen ». Au sens de ce texte, à l’issue de son examen par le Sénat le 02 avril dernier, le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique. » Il appartiendra au professionnel d’apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli dans les conditions précitées. Ainsi, ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant, en 2026, sans qu’à ce stade, la date exacte ne soit encore connue, un régime dit « d’opt-in », afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs. Enfin, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique de lutte contre le démarchage téléphonique illicite et intrusif, la proposition de loi donne une base juridique aux échanges d’information entre la DGCCRF, l’ARCEP et la CNIL afin de lutter plus efficacement contre les fraudes relevant des champs de compétence respectifs de ces trois autorités. Les agents de la DGCCRF, de l’ARCEP et de la CNIL pourront ainsi se communiquer toute information obtenue dans le cadre de leurs missions respectives et susceptible d’être exploitée par l’une ou l’autre de ces autorités dans son champ de compétence. Actuellement, les échanges d’informations couvertes par le secret de l’enquête et de l’instruction entre agents de la DGCCRF, de la CNIL et de l’ARCEP ne sont pas autorisés légalement. Une disposition législative, telle que proposée par cet amendement, autoriserait ces échanges d’informations entre les agents de ces différentes autorités. Au cours de leurs enquêtes, les services de la DGCCRF relèvent régulièrement des pratiques illicites de la part de certains opérateurs au regard des règles encadrant l’utilisation du plan de numérotation. Par exemple, certains opérateurs téléphoniques attribuent directement des lignes à des centres d’appels installés à l’étranger pratiquant le démarchage téléphonique, sans représentant et/ou donneur d’ordre établi en France. Ces informations seraient susceptibles d’intéresser l’ARCEP dans le cadre de ses contrôles du respect du bon usage du plan de numérotation français. La proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, sur laquelle le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, doit encore faire l’objet, le 6 mai prochain, d’un examen en commission mixte paritaire afin de de tenter de trouver un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur les dispositions restant en discussion. Le texte commun élaboré par la commission mixte paritaire devra ensuite être adopté par chacune des assemblées dans les mêmes termes. La loi sera, ensuite, transmise pour promulgation. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4383</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3083</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Délai de rétractation dans les foires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4383. — 25 février 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de délai de rétractation pour les achats effectués lors des foires, salons et autres manifestations commerciales. Actuellement, le code de la consommation ne prévoit pas de protection spécifique pour les consommateurs qui concluent des achats dans ces évènements, les privant ainsi d’un droit de réflexion dont ils bénéficient pourtant pour les ventes à distance ou hors établissement. Or ces évènements commerciaux sont souvent le théâtre de pratiques de vente agressives, incitant les consommateurs à prendre des décisions précipitées sans possibilité de revenir sur leur engagement. Les montants des transactions réalisées peuvent être élevés, engageant durablement les finances des ménages, parfois sans que ceux-ci aient eu le temps d’évaluer sereinement la pertinence de leur achat. Dans ce contexte, il suffirait pourtant d’instaurer un droit de réflexion de quatorze jours pour les achats d’un montant supérieur à 2 000 euros réalisés dans ces foires et salons. Cette mesure permettrait de mieux protéger les consommateurs face aux pressions commerciales et d’harmoniser les droits en matière de rétractation, afin qu’un même niveau de protection s’applique quel que soit le mode de vente. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de prendre des mesures pour garantir aux consommateurs un délai de réflexion pour les achats effectués lors de foires et salons et s’il compte engager une réforme du code de la consommation en ce sens. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3083</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation qui impose aux professionnels de faire bénéficier les consommateurs d’un droit de rétractation, prévue à l’article L. 221-18 et suivants du code de la consommation, concerne les contrats à distance (notamment les contrats conclus sur internet) et les contrats hors établissement. Cette réglementation est issue de la transposition de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs qui est d’harmonisation maximale. En dehors de ces contrats, par exemple pour un contrat conclu dans un établissement commercial, le choix revient au professionnel de proposer ou non aux consommateurs la possibilité de revenir sur son achat, ceci n’étant pas une obligation légale. Les contrats conclus sur les foires et salons n’entrent pas dans la catégorie des contrats conclus à distance, ni dans celle des contrats conclus hors établissement, et ne sont donc pas soumis aux dispositions précitées du code de la consommation. Il convient, cependant, d’indiquer que les contrats hors établissements s’entendent de ceuxconclus en dehors d’un établissement commercial, mais également de ceux conclus dans un établissement commercial ou à distance immédiatement après que le consommateur a été sollicité « personnellement et individuellement dans un lieu différent de celui où le professionnel exerce en permanence ou de manière habituelle son activité et où les parties étaient, physiquement et simultanément, présentes » (article L. 221-1 ducode de la consommation). La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a été amenée à préciser la notion « d’établissement commercial » défini dans la directive 2011/83 comme le lieu où le professionnel exerce sonactivité « de manière permanente ou habituelle ». À cet égard, dans un arrêt CJUE, 7 août 2018 Verbraucherzentrale Berlin eV C-485/17, la Cour a précisé que le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière habituelle » ne devait pas être compris selon une acception temporelle mais doit être compris « comme renvoyant au caractère normal que revêt, sur le site concerné, l’exercice de l’activé en cause » (point39). En conséquence, le stand d’une foire ou d’un salon constitue bien un établissement commercial puisquel’exercice de l’activité de vente sur ce lieu revêt un caractère normal ou courant. Cette interprétation de la CJUEest confortée par le considérant 22 de la directive 2011/83/UE précitée qui souligne : « Il convient de considérer comme établissement commercial tout établissement, de quelque type que ce soit (qu’il s’agisse par exemple d’un magasin, d’un étal ou d’un camion), servant de siège d’activité permanent ou habituel au professionnel. Les étals dans les marchés et les stands dans les foires devraient être considérés comme des établissementscommerciaux s’ils satisfont à cette condition. ». Toutefois, un consommateur qui conclut un contrat sur un standde foire ou de salon peut néanmoins se rétracter de ce contrat s’il a été conclu immédiatement après avoir été personnellement et individuellement sollicité alors qu’ils se trouvaient dans un lieu qui n’est pas un établissement commercial, par exemple dans le hall ou l’allée d’exposition de la foire (cf. ordonnance CJUE,17 décembre 2019 B&amp;L Elektrogeräte GmbH C-465/19). Afin d’alerter les consommateurs sur l’absence de droitde rétractation dans le cadre des contrats conclus sur les stands de foires et salons, le législateur a imposé auprofessionnel d’afficher sur le stand qu’il occupe, un panneau informant les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation pour les contrats conclus sur ces lieux. Cette information doit être reprise dans un encadré apparent, rédigée en des termes clairs et lisibles, dans les offres de contrat faites dans les foires et les salons (articles L. 224-59 à L. 224-62 du code de la consommation et arrêté du 2 décembre 2014 relatif aux modalités d’information sur l’absence de délai de rétractation au bénéfice du consommateur dans les foires et salons). Par ailleurs, lorsque le contrat conclu sur un stand de foire ou de salon est assorti d’un crédit affecté, ce qui est souvent le cas pour des biens d’un certain montant, le consommateur bénéficie d’un droit de rétractation pour lecrédit servant à financer son achat. S’il l’exerce, le contrat de vente financé par le crédit est alors résolu de plein droit (article L. 224-62 du code de la consommation). En outre, les pratiques commerciales trompeuses dontpeuvent être victimes, le cas échéant, les consommateurs dans les foires et les salons sont sanctionnées de deux ans d’emprisonnement, voire, désormais, de trois ans d’emprisonnement lorsqu’elles sont suivies de la conclusion d’un contrat et d’une amende de 300 000 euros, pouvant être portée à 10% du chiffre d’affaires moyen annuel. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répressiondes fraudes (DGCCRF) font preuve d’une grande vigilance et restent fortement mobilisés sur ces sujets. Des enquêtes portant sur le respect des réglementations précitées par les professionnels dans les foires et salons sont régulièrement réalisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4641</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3084</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Midy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre les pratiques déloyales dans le commerce en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4641. — 4 mars 2025. — M. Paul Midy appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques de certaines plateformes, comme Shein et Temu, qui semblent dangereuses, déloyales et qui menacent l’écosystème du e-commerce français et européen. Ces nouveaux acteurs semblent bénéficier de financements considérables et de conditions particulièrement avantageuses, tels que des tarifs postaux préférentiels et des exemptions douanières, qui fausseraient le marché. Par ailleurs, ces acteurs pourraient également présenter des risques en matière de sécurité des consommateurs et de protection de l’environnement. Par exemple, selon une étude de la Fédération européenne des industries du jouet, 95 % des jouets testés sur Temu ne respectent pas les normes de sécurité. Dans ce contexte, il lui demande comment le Gouvernement entend protéger le marché français face à cette concurrence déloyale et quelles mesures seront mises en place pour assurer le respect des réglementations en vigueur, garantir la sécurité des consommateurs et préserver l’équité vis-à-vis des e-commerçants français et européens. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3084</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est plus que jamais mobilisée pour veiller à la sécurité et la conformité des produits vendus sur les places de marché en ligne. Elle organise ainsi chaque année depuis 2018 des campagnes de prélèvements reposant sur la procédure de l’« achat mystère » (permettant aux enquêteurs de se placer dans la situation d’achat d’un consommateur) de produits proposés sur les places de marché électroniques les plus populaires : Amazon, Temu, Shein, Aliexpress… Ces enquêtes annuelles permettent d’éprouver, d’une part, la réactivité des plateformes, qui se positionnent souvent comme de simples intermédiaires mais qui doivent malgré tout supprimer ou rendre inaccessibles promptement les annonces de produits illicites dès qu’elles sont informées de l’existence d’une anomalie, et, d’autre part, leur niveau de coopération pour la gestion des campagnes de rappel des produits dangereux. Lorsque nécessaire, les services de la DGCCRF établissent des fiches d’indice de danger pour que les produits identifiés comme dangereux puissent immédiatement être traités comme des alertes. S’agissant de produits proposés par des vendeurs non identifiés et vraisemblablement situés en dehors de l’Europe, la DGCCRF cherche systématiquement à contacter les opérateurs économiques en cause pour obtenir un prompt retrait des annonces de ces produits, selon la procédure dite de « notice &amp; takedown » (procédure prévue pour ce type d’opérateur de plateforme lorsqu’il est établi qu’il héberge un contenu illicite). En cas d’absence de réaction d’une place de marché face à des produits dont la dangerosité et la non-conformité constituent des manquements à la législation, une injonction de retrait des annonces illicites est alors formalisée. Elle se double si nécessaire d’une procédure d’injonction numérique [1], qui permet de solliciter les fournisseurs d’accès internet afin de rendre inaccessible aux internautes situés en France les pages web des sites incriminés. Par ailleurs, conformément au DSA [2], chaque fournisseur de service intermédiaire (dont les fournisseurs de places de marché) n’ayant pas d’établissement au sein de l’Union européenne mais y proposant des services, est tenu de désigner un représentant, responsable légal en cas de non-conformité au DSA. Enfin, la plupart de ces plateformes ayant été désignées « très grandes plateformes » par la Commission européenne, elles sont soumises à des obligations encore plus strictes, notamment d’atténuation des risques systémiques découlant de l’utilisation de sa plateforme. Les obligations de ces plateformes ont encore été renforcées récemment, avec l’entrée en vigueur du règlement sur la sécurité générale des produits, le 13 décembre 2024. Par exemple, elles doivent retirer les produits illicites de leurs plateformes sous 48 heures quand ils leur sont signalés. Et ils doivent veiller à ce que des produits identiques ne réapparaissent pas sur leur plateforme ensuite. En parallèle, afin d’assurer l’information des consommateurs susceptibles d’avoir acheté des produits dangereux, la DGCCRF publie régulièrement des communiqués de presse mettant en garde les consommateurs français à l’égard de produits clairement identifiés comme dangereux et/ou d’opérateurs dont le comportement enfreint la réglementation en vigueur (annonces illicites, absence de réponse aux sollicitations des autorités françaises demandant des mesures correctives, etc.). Plus largement, la DGCCRF appelle régulièrement les consommateurs à demeurer vigilants dans le choix des produits qu’ils achètent sur internet et particulièrement sur les places de marché électroniques, en les invitant à consulter sur son site ses conseils pour les achats en ligne ainsi que la liste des produits d’ores et déjà rappelés. Pour améliorer la surveillance des offres sur internet, les consommateurs peuvent également déposer sur la plateforme SignalConso un signalement de toute anomalie qu’ils auraient constatée. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé sur ce sujet important. Véronique Louwagie, ministre déléguée chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, a ainsi demandé un renforcement des contrôles sur ces plateformes, et promeut aux côtés d’Amélie de Montchalin, Ministre chargée des Comptes publics, l’accélération de la réforme de l’union douanière européenne, notamment pour réformer l’exemption de droits de douane sur les colis inférieurs à 150 euros. [1] Telle que prévue à l’article L. 521-3-1 du code de la consommation [2] Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4645</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3085</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Fonds prélevés sur les consommateurs via le relèvement du SRP+10</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4645. — 4 mars 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences du relèvement du seuil de revente à perte (SRP) dans le secteur de la grande distribution, notamment l’instauration d’une marge minimale garantie de 10 %. En effet, selon une étude récente, cette mesure a entraîné une ponction injustifiée de 1,4 milliard d’euros sur le pouvoir d’achat des consommateurs, sans pour autant améliorer les revenus des agriculteurs, qui continuent de faire face à des difficultés économiques en raison d’un manque d’encadrement des négociations commerciales. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’efficacité et à l’équité de cette mesure, qui semble profiter davantage aux acteurs de la grande distribution qu’aux producteurs ou aux consommateurs. L’effet inflationniste de cette mesure sur les produits alimentaires est désormais bien documenté et il est impératif de reconsidérer son impact sur l’économie dans son ensemble. Face à ces constats, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures envisagées pour évaluer et, le cas échéant, réviser cette politique afin de garantir un juste équilibre entre les intérêts des consommateurs, des producteurs et des distributeurs. Plus précisément, il souhaite savoir quelles actions concrètes seront mises en œuvre pour réévaluer l’impact du SRP+10 sur le pouvoir d’achat des consommateurs et son efficacité à soutenir les revenus des agriculteurs, mettre en place des sanctions dissuasives contre les pratiques commerciales abusives des industriels et des enseignes qui imposent des tarifs injustes aux agriculteurs, assurer une meilleure régulation des négociations commerciales pour protéger les intérêts des producteurs et des consommateurs. Enfin, il lui demande de préciser les initiatives prévues pour garantir une transition vers un modèle économique plus équitable et durable dans le secteur de la grande distribution. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3086</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Introduit par l’ordonnance n° 2018-1128 du 12 décembre 2018 relative au relèvement du seuil de revente à perte et à l’encadrement des promotions pour les denrées et certains produits alimentaires, le relèvement du seuil de revente à perte de 10 % sur les produits alimentaires (SRP+10) devait contribuer à améliorer la répartition de la valeur dans la chaîne de production agroalimentaire entre producteurs, industriels et distributeurs. L’objectif, en effet, était de contraindre les distributeurs à réaliser un minimum de marges sur les produits vendus sans marge (généralement les produits d’appel), afin que les négociations sur d’autres produits agricoles et alimentaires aboutissent à des prix convenus entre industriels et distributeurs plus élevés. Prolongé jusqu’en avril 2025 par la loi n° 2023-221 du 30 mars 2023 tendant à renforcer l’équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, et bien que son impact sur le revenu agricole soit difficilement mesurable compte tenu de la complexité de la chaîne de valeur, ce dispositif a néanmoins démontré son utilité à travers plusieurs aspects : - la stabilisation des prix : en freinant la guerre des prix, le SRP+10 a permis de réduire la pression sur les marges des producteurs et des transformateurs, contribuant ainsi à une plus grande stabilité économique pour les filières agricoles ; - le consensus entre les parties prenantes : le maintien de ce mécanisme est soutenu par une grande majorité des acteurs producteurs, transformateurs et, dans une large mesure, distributeurs, témoignant de son rôle structurant pour la filière. Par ailleurs, cette mesure n’a pas entraîné l’inflation redoutée initialement par les associations de consommateurs. Deux experts indépendants ont produit un rapport au Parlement, accessible sur le site de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui évalue l’impact des mesures de relèvement du seuil de revente à perte et d’encadrement des promotions. Le travail des experts conclut que l’effet causal de ces mesures sur les prix n’est pas statistiquement significatif. Pour ces raisons, le Gouvernement soutient donc la proposition de loi qui a été adoptée définitivement le 10 avril, et promulguée le 15 avril, permettant de prolonger la majoration du seuil de revente à perte jusqu’au 15 avril 2028. Ce texte garantira aux producteurs, transformateurs et distributeurs un cadre juridique stable, indispensable pour leur permettre de planifier leurs investissements et d’adopter des stratégies à long terme. La prolongation pour une période de trois ans constitue, par ailleurs, une opportunité de mesurer, avec plus de recul, les effets du SRP+10 sur les différents maillons de la chaîne alimentaire. Ces enseignements permettront de décider, en toute connaissance de cause, sa pérennisation ou une adaptation future. Pour ce faire, la ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire, Véronique Louwagie, a indiqué lors des débats parlementaires la mise en place d’un cadre méthodologique, concerté avec les acteurs professionnels, afin de disposer de référentiels communs et, ainsi, d’affiner la rémontée d’informations chiffrées permettant d’évaluer les effets du SRP+10. Par ailleurs, la loi du 15 avril 2025 prévoit désormais que la non-transmission par les distributeurs des informations chiffrées permettant d’évaluer les effets du SRP+10 sera passible d’une sanction pouvant atteindre jusqu’à 0,4 % du chiffre d’affaires France du distributeur. Enfin, il est assuré que la DGCCRF est pleinement mobilisée pour veiller à l’équilibre des relations commerciales entre distributeurs, industriels et producteurs de produits alimentaires. Ainsi, plus de 1 400 contrats industriels-distributeurs ont été contrôlés lors des dernières négociations commerciales afin de s’assurer du respect des dispositions encadrant les relations commerciales. Comme chaque année, la DGCCRF n’hésitera pas à sanctionner lourdement les manquements constatés lors de ces contrôles. En 2024, elle a notamment infligé des amendes de plusieurs millions d’euros aux centrales d’achat européennes de Leclerc et Carrefour qui n’avaient pas respecté la date-butoir pour la signature des contrats annuels et mis en œuvre plusieurs procédures d’injonction sous astreinte ou procédé à la liquidation d’astreintes en matière de pénalités logistiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5025</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3086</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Protection du consommateur lors d’achats effectués sur les foires ou les salons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5025. — 18 mars 2025. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la protection des consommatrices et des consommateurs lors d’achats effectués sur les foires ou les salons. L’article L. 221-18 du code de la consommation prévoit un délai de rétractation de quatorze jours pour les contrats conclus à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissements commerciaux. Pour les foires ou les salons, l’article L. 224-59 dispose que « Avant la conclusion de tout contrat entre un consommateur et un professionnel à l’occasion d’une foire, d’un salon ou de toute manifestation commerciale relevant du chapitre II du titre VI du livre VII du code de commerce, le professionnel informe le consommateur qu’il ne dispose pas d’un délai de rétractation ». Conférer au seul professionnel le soin d’informer le consommateur de l’absence de délai de rétractation n’apparaît pas comme une protection suffisante contre les éventuelles pratiques insistantes ou agressives. Aussi, les délais de rétractation relatifs aux contrats conclus à distance devraient s’appliquer aux foires ou aux salons. C’est pourquoi elle le prie de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur cette proposition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3087</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation qui impose aux professionnels de faire bénéficier les consommateurs d’un droit de rétractation, prévue à l’article L. 221-18 et suivants du code de la consommation, concerne les contrats à distance (notamment les contrats conclus sur internet) et les contrats hors établissement. Cette réglementation est issue de la transposition de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits desconsommateurs qui est d’harmonisation maximale. En dehors de ces contrats, par exemple pour un contrat conclu dans un établissement commercial, le choix revient au professionnel de proposer ou non aux consommateurs la possibilité de revenir sur son achat, ceci n’étant pas une obligation légale. Les contrats conclus sur les foires et salons n’entrent pas dans la catégorie des contrats conclus à distance, ni dans celle des contrats conclus hors établissement, et ne sont donc pas soumis aux dispositions précitées du code de laconsommation. Il convient, cependant, d’indiquer que les contrats hors établissements s’entendent de ceux conclus en dehors d’un établissement commercial, mais également de ceux conclus dans un établissement commercial ou à distance immédiatement après que le consommateur a été sollicité « personnellement et individuellement dans un lieu différent de celui où le professionnel exerce en permanence ou de manière habituelle son activité et où les parties étaient, physiquement et simultanément, présentes » (article L. 221-1 ducode de la consommation). La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a été amenée à préciser la notion « d’établissement commercial » défini dans la directive 2011/83 comme le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière permanente ou habituelle ». À cet égard, dans un arrêt CJUE, 7 août 2018 Verbraucherzentrale Berlin eV C-485/17, la Cour a précisé que le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière habituelle » ne devait pas être compris selon une acception temporelle mais doit être compris « comme renvoyant au caractère normal que revêt, sur le site concerné, l’exercice de l’activé en cause » (point 39). En conséquence, le stand d’une foire ou d’un salon constitue bien un établissement commercial puisque l’exercice de l’activité de vente sur ce lieu revêt un caractère normal ou courant. Cette interprétation de la CJUE est confortée par le considérant 22 de la directive 2011/83/UE précitée qui souligne : « Il convient de considérer comme établissement commercial tout établissement, de quelque type que ce soit (qu’il s’agisse par exemple d’un magasin, d’un étal ou d’un camion), servant de siège d’activité permanent ou habituel au professionnel. Les étals dans les marchés et les stands dans les foires devraient être considérés comme des établissements commerciaux s’ils satisfont à cette condition ». Toutefois, un consommateur qui conclut un contrat sur un stand de foire ou de salon peut néanmoins se rétracter de ce contrat s’il a été conclu immédiatement après avoir été personnellement et individuellement sollicité alors qu’ils se trouvaient dans un lieu qui n’est pas un établissement commercial, par exemple dans le hall ou l’allée d’exposition de la foire (cf. ordonnance CJUE,17 décembre 2019 B&amp;L Elektrogeräte GmbH C-465/19). Afin d’alerter les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation dans le cadre des contrats conclus sur les stands de foires et salons, le législateur a imposé au professionnel d’afficher sur le stand qu’il occupe, un panneau informant les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation pour les contrats conclus sur ces lieux. Cette information doit être reprise dans un encadré apparent, rédigée en des termes clairs et lisibles, dans les offres de contrat faites dans les foires et les salons (articles L. 224-59 à L. 224-62 du code de la consommation et arrêté du 2 décembre 2014 relatif aux modalités d’information sur l’absence de délai de rétractation au bénéfice du consommateur dans les foires et salons). Par ailleurs, lorsque le contrat conclu sur un stand de foire ou de salon est assorti d’un crédit affecté, ce qui est souvent le cas pour des biens d’un certain montant, le consommateur bénéficie d’un droit de rétractation pour le crédit servant à financer son achat. S’il l’exerce, le contrat de vente financé par le crédit est alors résolu de plein droit (article L. 224-62 du code de la consommation). En outre, les pratiques commerciales trompeuses dont peuvent être victimes, le cas échéant, les consommateurs dans les foires et les salons sont sanctionnées de deux ans d’emprisonnement, voire, désormais, de trois ans d’emprisonnement lorsqu’elles sont suivies de la conclusion d’un contrat et d’une amende de 300 000 euros, pouvant être portée à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel. Les services de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) font preuve d’une grande vigilance et restent fortement mobilisés sur ces sujets. Des enquêtes portant sur le respect des réglementations précitées par les professionnels dans les foires et salons sont régulièrement réalisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5438</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3087</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Fin au démarchage téléphonique sauvage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5438. — 25 mars 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les pratiques de démarchage téléphonique abusives, qui s’apparentent de plus en plus à une forme de harcèlement subi par l’ensemble des Français. Malgré la mise en place de divers dispositifs permettant à ceux qui souhaitent échapper à un démarchage téléphonique devenu intrusif, tels que Bloctel, force est de constater l’inefficacité de ces dispositifs ainsi que celle de l’interdiction faite aux démarcheurs d’effectuer leur activité depuis un indicateur mobile. En effet, il ne se passe pas une journée sans que des milliers de Français soient démarchés par un répondeur appelant depuis un numéro de téléphone commençant par 06, pourtant réservé théoriquement aux téléphones mobiles et quand bien même ils se sont inscrit sur la liste de Bloctel. Il lui demande ainsi ce qu’entend mettre en œuvre le Gouvernement pour faire respecter la volonté des Français qui souhaitent préserver leur tranquillité en mettant fin aux opérations de démarchage sauvage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3088</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BLOCTEL. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs  » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BLOCTEL s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (Décret n° 2022-1313. Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BLOCTEL qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BLOCTEL tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi ° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La DGCCRF poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2024, plus de 6 200 établissements ont été contrôlés dont la moitié ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique. En particulier, une procédure d’amende de plusieurs millions d’euros a été initiée à l’encontre d’une société située dans l’Union européenne pour avoir démarché 225 000 consommateurs inscrits sur la liste Bloctel, passé 855 000 appels hors des plages horaires et jours prévus par la règlementation et contacté plus de 5 millions de personnes via un automate sans leur consentement. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment « X » et « facebook », dans le cadre de sa politique du « name and shame » pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Par ailleurs, depuis juillet 2023, la loi impose aux opérateurs télécoms un système d’authentification des numéros de téléphone et l’interruption des appels qui ne seraient pas authentifiés. Confrontés à des difficultés techniques, les opérateurs n’ont pas immédiatement été en mesure de respecter cette obligation, mais ont annoncé que depuis le 1er juin 2024 le mécanisme d’authentification est opérationnel et que l’interruption des appels non authentifiés est possible depuis le 1er octobre 2024. Dit autrement, cela permettra de remonter plus facilement aux donneurs d’ordre d’appels téléphoniques illicites et donc de les sanctionner tout en faisant drastiquement diminuer le démarchage téléphonique usurpant des numéros. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant que vous appelez de vos vœux en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que lors de l’examen en première lecture de la proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, le Parlement a adopté une disposition précisant : « Il est interdit [à un professionnel] de démarcher téléphoniquement, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement à faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen ». Au sens de ce texte, à l’issue de son examen par le Sénat le 02 avril dernier, le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable par laquelle une personne accepte, par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique. » Il appartiendra au professionnel d’apporter la preuve que le consentement du consommateur a été recueilli dans les conditions précitées. Ainsi, ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant, en 2026, sans qu’à ce stade, la date exacte ne soit encore connue, un régime dit « d’opt-in », afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs. Le régime de sanctions applicables en cas de manquement à ces nouvelles règles interdisant le démarchage téléphonique en l’absence du consentement du consommateur reste inchangé, à savoir, 75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale, en rappelant que « lorsque, à l’occasion d’une même procédure ou de procédures séparées, plusieurs sanctions administratives ont été prononcées à l’encontre du même auteur pour des manquements en concours, ces sanctions s’exécutent cumulativement » (article L. 522-7 du code de la consommation). Enfin, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique de lutte contre le démarchage téléphonique illicite et intrusif, la proposition de loi donne une base juridique aux échanges d’information entre la DGCCRF, l’ARCEP et la CNIL afin de lutter plus efficacement contre les fraudes relevant des champs de compétence respectifs de ces trois autorités. Les agents de la DGCCRF, de l’ARCEP et de la CNIL pourront ainsi se communiquer toute information obtenue dans le cadre de leurs missions respectives et susceptible d’être exploitée par l’une ou l’autre de ces autorités dans son champ de compétence. Actuellement, les échanges d’informations couvertes par le secret de l’enquête et de l’instruction entre agents de la DGCCRF, de la CNIL et de l’ARCEP ne sont pas autorisés légalement. Une disposition législative, telle que proposée par cet amendement, autoriserait ces échanges d’informations entre les agents de ces différentes autorités. Au cours de leurs enquêtes, les services de la DGCCRF relèvent régulièrement des pratiques illicites de la part de certains opérateurs au regard des règles encadrant l’utilisation du plan de numérotation. Par exemple, certains opérateurs téléphoniques attribuent directement des lignes à des centres d’appels installés à l’étranger pratiquant le démarchage téléphonique, sans représentant et/ou donneur d’ordre établi en France. Ces informations seraient susceptibles d’intéresser l’ARCEP dans le cadre de ses contrôles du respect du bon usage du plan de numérotation français. La proposition de loi renforçant la lutte contre les fraudes aux aides publiques, sur laquelle le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, doit encore faire l’objet, le 6 mai prochain, d’un examen en commission mixte paritaire afin de de tenter de trouver un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur les dispositions restant en discussion. Le texte commun élaboré par la commission mixte paritaire devra ensuite être adopté par chacune des assemblées dans les mêmes termes. La loi sera, ensuite, transmise pour promulgation. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4626</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3090</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Déploiement du DAB+ et coexistence de la FM et du DAB+ dans le Finistère</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4626. — 4 mars 2025. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le développement de la technologie radio digital audio broadcasting (DAB+) dans les zones rurales et le maintien de modulation de fréquence (FM) dans les territoires ruraux. Équivalent pour la radio de ce qu’a été la télévision numérique terrestre (TNT) pour la télévision il y a 15 ans, cette technologie utilise le réseau de diffusion hertzien terrestre et offre des bénéfices majeurs aux auditeurs français. La nouvelle technologie radio DAB+ connaît ainsi un développement exponentiel depuis le début du XXIe siècle. Cette technologie présente plusieurs atouts allant d’un meilleur son à la possibilité d’utiliser plusieurs radios sur la même fréquence. Le développement du DAB+ offre lui aussi une nouvelle dimension au média radio en matière de qualité. Au-delà de ces aspects de confort d’écoute, le DAB+ permet l’arrivée de nouvelles stations et contribue à renforcer la diversité de l’offre avec de nouveaux formats. Le DAB+, c’est également la capacité d’enrichir le flux audio avec des données visuelles numériques. L’utilisation de la radio sera donc plus complète et plus riche. C’est pourquoi depuis plusieurs années, les gouvernements successifs et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), développent le DAB+ sur le territoire français afin de remplacer à terme la FM encore majoritairement utilisée en France. Cependant, si la technologie DAB+ trouve son public au sein des agglomérations françaises, son audience reste faible dans les zones rurales comme le nord-ouest du département du Finistère, notamment la commune de Lampaul-Plouarzel. En effet, si, par exemple, les véhicules neufs sont équipés de cette technologie, ce n’est pas le cas de l’ensemble des véhicules. Beaucoup d’auditeurs, dans les zones peu denses, ne sont ainsi pas équipés pour écouter le DAB+ mais disposent encore des équipements nécessaires pour écoûter la FM. Par ailleurs, il semble que l’ARCOM ne souhaite plus accorder de nouvelles fréquences FM aux radios locales. D’autre part, plusieurs remontées de terrain indiquent que le déploiement du DAB+ n’est pas encore prévu pour certains territoires comme certaines zones du Finistère, ce qui freine les perspectives de développement de radio locales associatives sur ce département. Enfin, il semble également que le développement de la technologie DAB+ soit plus difficile en zone rurale. Face à cette situation, la conservation de la FM, notamment pour les habitants des communes finistériennes, devrait permettre de conserver ce tissu local plutôt que de développer une technologie qui ne semble pas aujourd’hui adaptée à ces territoires. Après une deuxième phase de déploiement qui s’est achevée à l’été 2024, une troisième phase de déploiement doit être mise en œuvre à compter du second semestre de 2025. La feuille de route prévoyant d’ores et déjà le renforcement du maillage de la couverture du DAB+, il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour conserver la technologie FM au sein des zones rurales et permettre la coexistence de la FM et du DAB+ dans le Finistère. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3090</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le contexte d’une pénurie de fréquences FM que le déploiement du DAB+ a été initié en France et soutenu par le Gouvernement, tandis que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) est chargée de sa planification et de l’autorisation des services qui y sont diffusés. Cette technologie, qui s’appuie sur un réseau national et résilient en cas de crise, pour diffuser une offre souveraine, permet d’offrir aux auditeurs une qualité et une variété de nature à résister plus efficacement que la radio FM aux usages audio croissants par internet, qui font souvent la part belle à des acteurs internationaux. L’ARCOM a publié, en juin 2024, un livre blanc sur l’avenir de la radio dont le Gouvernement a accueilli favorablement les conclusions. L’Autorité y dresse une feuille de route destinée à pérenniser un média auquel les Français accordent leur confiance. Le régulateur y détaille notamment les objectifs de développement de la radio numérique terrestre en DAB+. Les coûts de diffusion du DAB+, qui se cumulent à ceux de la FM, pèsent de plus en plus lourdement sur les éditeurs, à mesure que le réseau s’étoffe. Pour cette raison, l’ARCOM envisage, dans son livre blanc, un possible début d’extinction de la FM après 2033, mais le conditionne à des prérequis d’audience et d’équipement des foyers, ainsi qu’à la mise en œuvre d’une planification plus proche de celle de la FM, tout particulièrement au niveau du maillage local. L’atteinte de ces objectifs passe par des travaux que mène l’ensemble du secteur, sous le pilotage de l’ARCOM, dont notamment des initiatives sectorielles de communication, soutenues par le Gouvernement, qui doivent permettre d’accroître la popularité du DAB+ et encourager l’équipement des foyers. En parallèle, le réseau de DAB+ continue de s’étendre. S’agissant du Finistère, l’ARCOM indique que plus d’une centaine de communes sont déjà couvertes par le DAB+, que ce soit par des multiplex dits métropolitains, qui ont vocation à proposer 26 services nationaux sur tout le territoire, par le multiplex « Brest étendu », qui a vocation à diffuser 13 services de catégories diverses sur tout le département et par le multiplex « Brest local », qui couvre le bassin de vie de Brest. La prochaine phase de déploiement des multiplex métropolitains, prévue en 2025 et 2026, visera à couvrir le sud de la Bretagne et complétera notamment la couverture du sud du Finistère. Par ailleurs, en juillet 2024, le régulateur a sélectionné les services qui pourront émettre sur les trois nouveaux multiplex locaux couvrant les zones de Lorient, Morlaix et Quimper. Les émissions des 39 radios commerciales ou associatives retenues devraient débuter dans les prochains mois, une fois le cadre technique de diffusion arrêté avec l’ensemble des acteurs. Enfin, la planification actuelle du DAB+ opérée par l’ARCOM, prévoit la diffusion de multiplex « locaux » complémentaires, particulièrement adaptés à la diffusion de radios locales associatives, selon un calendrier d’appel qui reste à déterminer. La couverture progressive du Finistère en DAB+ se poursuit donc pour proposer une offre plus riche et homogène que ne le permet la FM. Le Gouvernement, en collaboration avec l’ARCOM, restera particulièrement vigilant au maintien du tissu local de radios associatives, qu’il estime primordial à la cohésion territoriale et qu’il soutient largement à travers le fonds de soutien à l’expression radiophonique dont l’action porte sur la diffusion en FM, en DAB+, voire les deux pour les radios diffusées via les deux technologies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2450</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3091</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Plateformes d’achat en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2450. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le développement de certaines plateformes d’achats en ligne telles que Wish, Temu, Shein ou Aliexpress. Ces plateformes étrangères opèrent en tant que facilitateurs pour la conclusion de contrats à distance entre les consommateurs et des fournisseurs, le plus souvent chinois. Plutôt que d’agir en tant que vendeurs directs, elles adoptent ainsi un rôle d’intermédiaires, fournissant uniquement un service de mise en relation. Cette situation leur permet de se dégager d’une partie des responsabilités tout en multipliant les abus malgré la vigilance des autorités notamment de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ces plateformes connaissent pourtant un succès grandissant tandis que leur nombre se multiplie avec, chaque année, l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché français. Pratiquant des prix très bas et proposant des milliers de produits différents, elles sont critiquées pour non seulement promouvoir un mode de consommation irresponsable, mais également pour commercialiser des produits défectueux. Ainsi, une étude réalisée par la DGCCRF avait conclu, fin 2021, que Wish commercialisait un nombre important de produits non conformes. Près de 90 % des appareils électriques étaient ainsi considérés comme dangereux, tout comme 45 % des jouets. Un arrêt du référencement du site avait suivi cette enquête, mais cette sanction a pris fin en mars 2023. Globalement, ces plateformes d’achats en ligne affichent des tarifs très bas, mais compensent en assurant un suivi très incomplet. À une qualité souvent très mauvaise, vient s’ajouter la lourde empreinte écologique de produits fabriqués sans transparence et à la durée de vie incertaine tandis que publicités mensongères et livraisons jamais réalisées restent très fréquentes. Les plateformes chinoises telles que Temu ou Aliexpress sont aussi accusées d’abriter des logiciels espions ou du moins de ne pas respecter les règles de protection des données personnelles. De nombreux pays, à l’image des États-Unis d’Amérique d’Amérique, ont pris des mesures face à ces sites. En France, les fonctionnaires n’ont plus le droit d’avoir l’application Temu sur leur téléphone de travail, mais l’accès à la plateforme reste disponible à tous. Aussi souhaiterait-il connaître son avis sur ces plateformes et aimerait savoir quelles sont les prochaines mesures qui vont être mises en place afin de correctement réguler ce nouveau marché.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3091</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est plus que jamais mobilisée pour veiller à la sécurité et la conformité des produits vendus sur les places de marché en ligne. Elle organise ainsi chaque année depuis 2018 des campagnes de prélèvements reposant sur la procédure de l’« achat mystère » (permettant aux enquêteurs de se placer dans la situation d’achat d’un consommateur) de produits proposés sur les places de marché électroniques les plus populaires : Amazon, Temu, Shein, Aliexpress… Ces enquêtes annuelles permettent d’éprouver, d’une part, la réactivité des plateformes, qui se positionnent souvent comme de simples intermédiaires mais qui doivent malgré tout supprimer ou rendre inaccessibles promptement les annonces de produits illicites dès qu’elles sont informées de l’existence d’une anomalie, et, d’autre part, leur niveau de coopération pour la gestion des campagnes de rappel des produits dangereux. Lorsque nécessaire, les services de la DGCCRF établissent des fiches d’indice de danger pour que les produits identifiés comme dangereux puissent immédiatement être traités comme des alertes. S’agissant de produits proposés par des vendeurs non identifiés et vraisemblablement situés en dehors de l’Europe, la DGCCRF cherche systématiquement à contacter les opérateurs économiques en cause pour obtenir un prompt retrait des annonces de ces produits, selon la procédure dite de « notice &amp; takedown » (procédure prévue pour ce type d’opérateur de plateforme lorsqu’il est établi qu’il héberge un contenu illicite). En cas d’absence de réaction d’une place de marché face à des produits dont la dangerosité et la non-conformité constituent des manquements à la législation, une injonction de retrait des annonces illicites est alors formalisée. Elle se double si nécessaire d’une procédure d’injonction numérique [1], qui permet de solliciter les fournisseurs d’accès Internet afin de rendre inaccessible aux internautes situés en France les pages web des sites incriminés. Par ailleurs, conformément au DSA [2], chaque fournisseur de service intermédiaire (dont les fournisseurs de places de marché) n’ayant pas d’établissement au sein de l’Union européenne mais y proposant des services, est tenu de désigner un représentant, responsable légal en cas de non-conformité au DSA. Enfin, la plupart de ces plateformes ayant été désignées « très grandes plateformes » par la Commission européenne, elles sont soumises à des obligations encore plus strictes, notamment d’atténuation des risques systémiques découlant de l’utilisation de sa plateforme. Les obligations de ces plateformes ont encore été renforcées récemment, avec l’entrée en vigueur du règlement sur la sécurité générale des produits, le 13 décembre 2024. Par exemple, elles doivent retirer les produits illicites de leurs plateformes sous 48 heures quand ils leur sont signales. Et ils doivent veiller à ce que des produits identiques ne réapparaissent pas sur leur plateforme ensuite. En parallèle, afin d’assurer l’information des consommateurs susceptibles d’avoir acheté des produits dangereux, la DGCCRF publie régulièrement des communiqués de presse mettant en garde les consommateurs français à l’égard de produits clairement identifiés comme dangereux et/ou d’opérateurs dont le comportement enfreint la réglementation en vigueur (annonces illicites, absence de réponse aux sollicitations des autorités françaises demandant des mesures correctives, etc.). Plus largement, la DGCCRF appelle régulièrement les consommateurs à demeurer vigilants dans le choix des produits qu’ils achètent sur Internet et particulièrement sur les places de marché électroniques, en les invitant à consulter sur son site ses conseils pour les achats en ligne ainsi que la liste des produits d’ores et déjà rappelés. Pour améliorer la surveillance des offres sur Internet, les consommateurs peuvent également déposer sur la plateforme SignalConso un signalement de toute anomalie qu’ils auraient constatée. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé sur ce sujet important. Il étudie actuellement les conditions dans lesquelles les pratiques des plateformes ayant des pratiques déloyales ou dangereuses peuvent être encore mieux maîtrisées. Par exemple, Véronique Louwagie, Ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire, s’est exprimée le 13 février 2025 après la présentation du bilan annuel du e-commerce organisé par la FEVAD, et y a notamment appelé à accélérer la réforme de l’union douanière européenne, en particulier en ce qui concerne l’exemption de droits de douane sur les colis inférieurs à 150 euros. Une telle mesure participera à freiner la croissance des livraisons de ces petits colis, largement portée par les plateformes installées hors de notre continent. [1] Telle que prévue à l’article L.521-3-1 du Code de la consommation [2] Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>30</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3092</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Les fermetures de classes, symbole d’une jeunesse sacrifiée !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            30. — 1 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les suppressions de classes constatées, une fois de plus en cette rentrée, dans les écoles de tout le territoire. Dans la 7e circonscription du Rhône, ce ne sont pas moins de 12 fermetures nettes de classes qui sont à déplorer. Les perspectives d’avenir de la jeunesse et l’avenir du pays sont donc sacrifiés sur l’autel de l’austérité budgétaire dans une optique comptable à courte vue. Alors que le nombre d’élèves par classe reste plus élevé en France que dans le reste de l’Union européenne - 22 contre 19 en 2022 -, une telle politique est absurde. La situation est encore pire dans l’académie de Lyon, avec des effectifs plus lourds qu’au niveau national. Les études universitaires comme les remontées de terrain des professeurs montrent bien que des classes surchargées dégradent considérablement les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants. Les gouvernements successifs ont justifié les réductions de postes et les fermetures de classes par la baisse du nombre d’élève scolarisés. Cette baisse était pourtant l’occasion de ramener la France au niveau des meilleurs systèmes scolaires mondiaux en matière de nombre d’élèves par classe. L’occasion est manquée ! Le redressement de l’éducation nationale a été déclarée priorité politique cardinale en aout 2023. Force est de constater que cette promesse n’a pas été suivie d’actions concrètes. Les solutions sont pourtant connues et documentées. Il est urgent de rouvrir des classes et des écoles sur tout le territoire pour faire baisser les effectifs par division. Une réelle priorité donnée à l’éducation passe par un effort budgétaire conséquent, notamment en matière de rémunération des enseignants pour rendre aux concours leur attractivité. Le point d’indice doit donc immédiatement être revalorisé de 10 %. De telles mesures ne doivent pas être vues comme un coût mais comme un investissement dans l’avenir car le savoir est le premier bien commun de la Nation. Il lui demande quelles perspectives elle se donne pour avancer vers ces objectifs dans la période budgétaire qui s’ouvre actuellement. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3093</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget de l’éducation nationale reste le premier budget de la nation. Les moyens en emplois pour la rentrée 2025 ont été fortement réévalués, par rapport au projet de loi de finances déposé en octobre 2024, afin de répondre aux enjeux du système éducatif. Ainsi, le Gouvernement prévoit un maintien global des emplois d’enseignants et la création de 2 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ce maintien global des moyens d’enseignement s’inscrit dans la perspective d’une année scolaire 2025-2026 qui sera à nouveau marquée par une diminution forte du nombre d’élèves de l’ordre de 92 700, poursuivant une tendance démographique observée depuis plusieurs années. Il est prévu une baisse de 80 800 élèves dans le premier degré public et de près de 11 900 élèves dans le second degré public. L’amélioration historique des taux d’encadrement se poursuivra donc en 2025, exprimé en nombre d’élèves par classe, l’enseignement primaire public accueillait 23,2 élèves en moyenne en 2017, contre 21,3 en 2024. Une nouvelle diminution est prévue à la rentrée scolaire 2025, pour atteindre le plus bas niveau historique, s’établissant à moins de 21,1 élèves par classe en moyenne. La suppression de 3 155 postes d’enseignement dans le premier degré initialement prévue dans le projet de loi de finances 2025 sera finalement limitée à 470 moyens d’enseignement. Ces moyens consacrés à l’enseignement scolaire permettront de poursuivre les objectifs d’élévation générale du niveau de réussite scolaire et de réduction des inégalités sociales dans un environnement serein favorable au bien-être des élèves. En 2024, les écoles publiques de la 7e circonscription du département du Rhône ont enregistré une baisse de 351 élèves par rapport à 2023, passant de 14 560 à 14 209 élèves. À la rentrée 2024, 10 classes ont été ouvertes et 22 fermées, soit un solde de 12. Malgré les fermetures, le département poursuit l’amélioration du nombre moyen d’élève par classe pour l’ensemble des écoles du département passant de 24,1 en 2017 à 21,4 en 2024. À la rentrée 2025, le département du Rhône s’inscrira pour la sixième année consécutive dans un contexte de décroissance démographique, avec une baisse estimée à 4 117 élèves, soit 152 020 élèves attendus dans les écoles publiques. La dotation départementale prévoit, en conséquence, un retrait de 83 emplois. Malgré cette baisse, le nombre de postes pour 100 élèves (P/E) du Rhône continue de s’améliorer, passant de 6 en 2024 à une prévision de 6,11 pour la rentrée 2025. Le nombre moyen d’élèves par classe connaîtra ainsi une nouvelle baisse à la rentrée prochaine, favorable aux conditions d’apprentissage. Plus particulièrement au sein de la 7e circonscription, la prévision des mesures pour la rentrée 2025 est estimée à 25 ouvertures de classes et 44 fermetures soit un solde de 19.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>290</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3093</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Cohérence de la suppression du FSDAP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            290. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme* interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la cohérence de la décision du Gouvernement de supprimer le Fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP) à l’article 54 du projet de loi de finances pour 2024. Dans la réponse à la question écrite que M. le député avait adressée à M. le ministre chargé de l’éducation nationale le 11 avril 2023, portant sur la clarification nécessaire de la réglementation des rythmes scolaires dans le premier degré, M. le ministre affirmait que « le soutien financier de l’État qui accompagne la mise en œuvre des activités périscolaires dans le cadre de l’OTS à quatre jours et demi justifie son maintien comme seul cadre général ». Outre ses conséquences délétères pour des communes qui se trouvent pénalisées pour avoir respecté le cadre général de l’organisation du temps scolaire (OTS), la suppression du FSDAP vient donc en contradiction avec les arguments que M. le ministre avait alors avancé. Il l’interroge donc sur la cohérence de la suppression du FSDAP en l’absence de remise en cause du cadre général de l’organisation du temps scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>835</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3093</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Suppression du FSDAP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            835. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Lecamp* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression annoncée du Fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP). L’article 67 de la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République disposait qu’un fonds était instauré au bénéfice des communes et, le cas échéant, des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), pour organiser des activités périscolaires au bénéfice d’élèves scolarisés dans des écoles dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine ou huit demi-journées par semaine comprenant cinq matinées. La réforme des rythmes scolaires de 2013 créait l’obligation d’organiser des temps d’activités périscolaires, à la charge des communes. Le fonds instauré par la loi du 8 juillet 2013 avait donc vocation à soutenir les communes s’acquittant de ces obligations nouvelles. La possibilité de dérogation à la semaine de 5 jours introduite en 2017 a permis à la grande majorité des communes de revenir à la semaine de 4 jours (87 % d’entre elles avaient fait ce choix dès la rentrée 2018). En conséquence, le nombre de communes bénéficiaires a chuté de 22 616 pour l’année 2014-2015 à 1 262 en 2022-2023, l’enveloppe totale diminuant de 381 millions d’euros à 41 millions d’euros. Cependant, les communes qui ont maintenu l’organisation sur cinq matinées ont également maintenu l’organisation des activités périscolaires liées et doivent donc continuer d’assumer le coût budgétaire associé. Le fonds garde donc, pour elles, la même utilité que lors de sa création et continue de remplir un rôle identique. Dans le département de la Vienne, 103 communes sont concernées pour un montant total de 1,6 million d’euros. La loi de finances initiale pour 2024 a acté la suppression du fonds, initialement proposée dès la rentrée 2024, pour la rentrée 2025, sans proposer d’alternative aux communes bénéficiaires. M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur la situation particulière des communes de moins de 10 000 habitants pour lesquelles ce financement est essentiel à la soutenabilité budgétaire de l’organisation des TAP. Il l’interroge donc sur une alternative qui pourrait être proposée aux communes bénéficiaires du FSDAP à partir de la rentrée 2025 afin d’assurer la pérennité du financement des activités périscolaires, en particulier en milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3094</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP) a été institué par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. La vocation de ce fonds est de contribuer au développement d’une offre d’activités périscolaires au bénéfice des élèves pour lesquels sont organisées des activités périscolaires, dans le cadre d’un projet éducatif territorial, et qui sont scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires publiques et privées dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine ou huit demi-journées par semaine comprenant cinq matinées. Les aides apportées par l’État, dans le cadre de ce fonds, sont définies sur la base du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles des communes éligibles et comportent un montant forfaitaire et, le cas échéant, une majoration forfaitaire. Concernant l’année scolaire en cours, les aides seront calculées sur la base des taux établis par l’arrêté du 4 décembre 2024, soit 50 € pour le taux du montant forfaitaire et 40 € pour le taux de la majoration forfaitaire. Ces taux, inchangés au regard de ceux en vigueur au titre des années scolaires précédentes, sont de nature à garantir, à toutes les collectivités éligibles, un soutien financier à hauteur de celui apporté jusqu’à présent. À titre d’information, les aides versées, à travers ce fonds de soutien, ont représenté, au titre de l’année scolaire 2023-2024, un montant de 36,6 M€ versés à près de 1 200 collectivités. L’inquiétude, exprimée par certaines collectivités, à l’annonce, au mois de septembre 2023, du projet consistant à procéder à une mise en extinction progressive de ce fonds de soutien a été pleinement entendue et cela s’est traduit, d’une part, par un décalage d’une année scolaire dans la suppression du FSDAP et, d’autre part, par l’abandon du projet consistant à une réduction de moitié des taux du montant forfaitaire et de la majoration forfaitaire pour l’ultime campagne de ce fonds. La suppression du FSDAP interviendra donc, en application de l’article 234 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, à compter de la rentrée scolaire 2025. Conscient que la suppression de ce fonds est susceptible d’avoir un impact sur les collectivités concernées, tant sur le plan financier que dans la capacité à maintenir des activités périscolaires de qualité, des temps d’échange dédiés sont prévus et seront programmés afin d’assurer la transition la plus sereine possible. La mise en extinction du FSDAP se justifie, principalement, par les impacts du décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017 qui est venu assouplir les conditions d’organisation de la semaine scolaire en permettant aux communes d’opter pour une organisation du temps scolaire sur quatre jours. Dans le sillage de la publication de ce décret, une majorité de communes a choisi le retour à la semaine de quatre jours. Tandis qu’il bénéficiait à plus de 20 000 communes, pour 5,5 millions d’élèves, lors de l’année scolaire 2016-2017, le FSDAP ne concerne plus que 1 200 communes et 600 000 élèves actuellement. Divisé par 10, son coût ne représente plus que 37 M€, contre 380 M€ par an avant 2017. Près de 50% de son coût se concentre sur une quinzaine de communes, dont Paris qui représente à elle-seule une subvention annuelle de plus de 5 M€. Ce constat démontre que le FSDAP n’a qu’un très faible impact pour inciter les communes à maintenir les rythmes scolaires des élèves scolarisés dans leur territoire sur neuf demi-journées ou huit demi-journées comprenant cinq matinées. La diminution progressive et constante, observée depuis l’année scolaire 2017-2018, du nombre de collectivités bénéficiaires de ce fonds ainsi que du nombre d’élèves concernés vient attester des effets du décret précité et renforcer l’intérêt de mettre en extinction, de manière progressive et concertée, ce fonds de soutien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>292</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3095</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Défense de l’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            292. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par l’instruction en famille (IEF). La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République empêche les dérogations à l’obligation de scolariser les enfants de moins de 16 ans sauf autorisation délivrée par les services académiques. Les motifs invoqués doivent être en lien direct avec la situation de l’enfant et sont limitativement énumérés par la loi. De très nombreuses familles regrettent les contraintes imposées par cette loi, la chronophagie des formalités administratives et le manque de souplesse de l’éducation nationale dans l’octroi des dérogations, alors même que, dans la plupart des cas, l’instruction en famille se révèle très positive pour les enfants et que ces familles sont les mieux à même de savoir ce qui est bon ou pas pour leurs enfants. Il est ainsi assez fréquent que des familles aient obtenu un accord pour une année mais un refus pour l’année suivante, plaçant l’enfant dans les plus mauvaises conditions pour réussir son instruction, notamment en raison de l’angoisse de voir leur vie se transformer, à un âge tardif, en cas de scolarisation. D’une manière générale, les premières demandes ou les demandes de renouvellement aboutissent de plus en plus à des refus. Les conséquences de l’application de cette loi, au demeurant très variable en fonction des académies, aboutissent à ce que l’instruction en famille ne soit plus un droit mais une exception, une anomalie sur laquelle pèse une suspicion de séparatisme de la part des services de l’éducation nationale. Ces dispositions compliquent la vie des parents désirant s’investir dans l’éducation de leurs enfants, alors même que les abayas, les faits de harcèlement et la violence accrue dans l’institution scolaire montrent que la lutte contre le séparatisme devrait en premier lieu s’effectuer au sein des établissements scolaires, où il gagne du terrain. Il lui demande si elle compte revenir à un régime déclaratif ou, a minima, alléger les contraintes actuelles de demande d’autorisation. Ces allègements pourraient constituer en l’ajout de « raisons propres à l’enfant » à la liste des motifs dérogatoires ou éviter la remise en question de la dérogation chaque année. Il souhaite également savoir dans quelle mesure il est possible de préciser et d’harmoniser entre les académies les critères d’acceptation ou de refus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>870</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3095</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Problèmes avec l’instruction en famille (IEF)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            870. — 15 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour* alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés que rencontrent certaines familles lorsqu’il s’agit de scolariser leurs enfants à domicile plutôt que dans un établissement scolaire. Avant la rentrée scolaire de 2022, l’instruction en famille (IEF) était une possibilité offerte aux familles, soumise à des contrôles pédagogiques réguliers. Depuis la loi « séparatisme » du 24 août 2021, l’IEF n’est désormais plus un droit, mais une exception à la règle. De fait, de nombreuses familles reçoivent un refus car leur dossier ne respecte pas les stricts critères nécessaires à la validation. L’instruction en famille était considérée comme une liberté individuelle et la lourde restriction orchestrée par la loi séparatisme de 2021 a été perçue comme une grave atteinte à la liberté d’instruction et à la liberté éducative par certaines familles et une partie de la classe politique. L’un des arguments principaux de cette restriction, selon le gouvernement en fonction à l’époque, était de pouvoir limiter les dérives sectaires et séparatistes. Quelques années plus tard, le constat est le suivant : la grande majorité des familles dont les motivations étaient bien fondées ne peuvent plus pratiquer l’école à la maison, au détriment de quelques cas de radicalisation qui, qu’elles soient en école à la maison ou non, auraient été des cas de radicalisation. De nombreuses écoles coraniques font leur apparition en France et le radicalisme islamiste se développe dès le plus jeune âge. La loi « séparatisme » n’a pas visé les bonnes personnes et pénalise de fait les Français, car la grande majorité des familles pratiquant l’IEF le faisaient de manière responsable, sans lien avec des dérives sectaires ou séparatistes. Mme la députée dénonce aussi la loi « séparatisme » comme une dérive vers un contrôle excessif de l’État sur les choix éducatifs des parents. Elle exprime des inquiétudes quant à la centralisation du pouvoir décisionnel dans les mains de l’éducation nationale, comme une tentative de monopoliser l’éducation. Elle lui demande donc sa position sur la restriction de l’IEF introduite par la loi « séparatisme » et si elle n’exclut pas un retour en arrière sur cette dernière pour envisager une mesure suggérant de renforcer les contrôles pédagogiques et les inspections régulières afin de s’assurer de la qualité de l’instruction à domicile, plutôt que d’imposer une dérogation à ladite loi qui restreint la liberté éducative des familles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1435</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3096</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Nouvelle législation sur l’école à la maison</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1435. — 29 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet* interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’instruction à la maison. Le grand principe de l’obligation d’instruction n’existe plus et est remplacé par l’obligation de scolarisation. Elle lui demande comment l’État peut juger que l’instruction dans un établissement scolaire est meilleure que l’instruction à la maison, alors que le manque d’enseignants est important avec un non-remplacement d’enseignants absents prégnant et que tous les indicateurs montrent une baisse flagrante du niveau scolaire, et comment l’État détermine la capacité des parents instructeurs à délivrer le bon enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1440</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3096</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Urgence de rétablir l’instruction en famille !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1440. — 29 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour* alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par certaines familles lorsqu’il s’agit de scolariser leurs enfants à domicile plutôt que dans un établissement scolaire. Avant la rentrée scolaire de 2022, l’instruction en famille était une possibilité offerte aux familles, sous réserve de contrôles pédagogiques réguliers. Depuis la loi « séparatisme » du 24 août 2021, l’IEF n’est plus un droit, mais une exception. En conséquence, de nombreuses familles reçoivent un refus, leurs dossiers ne remplissant pas les stricts critères nécessaires à la validation. L’instruction en famille était perçue comme une liberté individuelle et la restriction imposée par la loi « séparatisme » de 2021 a été considérée comme une grave atteinte à la liberté d’instruction et à la liberté éducative, par certaines familles ainsi qu’une partie de la classe politique. Le gouvernement de l’époque avait justifié cette restriction pour limiter les dérives sectaires et séparatistes. Quelques années plus tard, le constat est différent : la majorité des familles dont les motivations étaient légitimes ne peuvent plus pratiquer l’école à la maison, tandis que quelques cas de radicalisation persistent, qu’ils soient liés ou non à l’IEF. Parallèlement, de nombreuses écoles coraniques émergent en France et le radicalisme islamiste se développe dès le plus jeune âge. La loi « séparatisme » n’a donc pas visé les bonnes personnes, pénalisant les familles françaises pratiquant l’IEF de manière responsable, sans lien avec des dérives sectaires ou séparatistes. Mme la députée critique également cette loi comme une dérive vers un contrôle excessif de l’État sur les choix éducatifs des parents. Elle exprime des inquiétudes quant à la centralisation du pouvoir décisionnel au sein de l’éducation nationale, perçue comme une tentative de monopoliser l’éducation. Mme la députée demande donc à Mme la ministre sa position sur la restriction de l’IEF introduite par la loi « séparatisme » et si elle envisage un retour en arrière ; elle propose de renforcer les contrôles pédagogiques et les inspections régulières pour garantir la qualité de l’instruction à domicile, plutôt que d’imposer une dérogation à la loi qui restreint la liberté éducative des familles françaises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3096</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis la rentrée scolaire 2022, les demandes d’autorisation d’instruction dans la famille doivent être fondées sur l’un des quatre motifs d’autorisation prévus par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite loi CRPR) : l’état de santé de l’enfant ou son handicap, la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives, l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ou l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Le Conseil d’État a précisé dans ses décisions du 13 décembre 2022 les modalités d’application de la loi CRPR. Lorsqu’ils sont saisis d’une demande d’autorisation d’instruction dans la famille fondée sur l’un des quatre motifs d’autorisation définis par la loi, les services académiques doivent rechercher, au vu de la situation de l’enfant, quels sont les avantages et les inconvénients pour lui, d’une part, de son instruction dans un établissement scolaire, d’autre part, de son instruction dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l’issue de cet examen, retenir la forme d’instruction la plus conforme à son intérêt. Les demandes d’autorisation font ainsi l’objet d’une instruction individualisée qui a donné lieu à une majorité d’autorisation. Ainsi plus des trois quarts des demandes effectuées au titre d’un des quatre motifs d’autorisation prévus par la loi ont fait l’objet d’une autorisation d’instruction dans la famille pour cette même année scolaire. Au regard de ces éléments, le Gouvernement n’envisage pas de modifier le cadre législatif et réglementaire afférent à l’instruction dans la famille qui place l’intérêt supérieur de l’enfant au centre de la procédure d’autorisation. Le calendrier pour déposer une demande d’autorisation est prévu par l’article R. 131-11 du code de l’éducation : - les personnes responsables d’un enfant doivent adresser leur demande d’autorisation d’instruction dans la famille entre le 1er mars et le 31 mai inclus précédant l’année scolaire au titre de laquelle cette demande est formulée permettant de garantir que l’ensemble de la procédure d’autorisation, y compris en cas de recours administratif préalable obligatoire contre une éventuelle décision de refus sera terminée avant la rentrée scolaire ; - possibilité de dépôt de demandes en cours d’année scolaire afin de tenir compte des changements imprévisibles dans la situation de l’enfant qui pourraient intervenir en cours d’année scolaire pour des motifs tenant à l’état de santé de l’enfant, à sa situation de handicap ou à son éloignement géographique, ainsi qu’en cas de menace pour l’intégrité physique ou morale d’un enfant scolarisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>297</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3097</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Maintien d’une offre scolaire garantissant équité et justice territoriales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            297. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le sujet des procédures de dérogation d’affectation scolaire pour les enfants des écoles élémentaires et pré-élémentaires, le maintien d’une offre scolaire garantissant équité et justice territoriales étant dans ce cadre primordial. En vertu des dispositions des articles L. 131-5 et L. 131-6 du code de l’éducation, le maire dresse chaque année la liste de tous les enfants soumis à l’obligation scolaire résidant dans sa commune. Toutefois, pour des motifs spécifiques, les parents peuvent demander à scolariser leur enfant dans une école d’une autre commune. C’est alors à la commune d’accueil qu’appartient la décision d’accepter ou de refuser la demande de dérogation. Pour les enfants non-résidents, le code de l’éducation prévoit six cas dans lesquels le maire, ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière scolaire, doit accepter l’inscription d’un enfant dans l’école demandée sans possibilité de refus. 1er cas : l’absence d’école ; 2e cas : la « capacité d’accueil insuffisante » ; 3e cas : les contraintes professionnelles des parents ; 4e cas : l’état de santé de l’enfant ; 5e cas : le regroupement de la fratrie ; 6e cas : l’enseignement d’une langue régionale. En dehors de ces motifs, pour lesquels le maire de la commune d’accueil doit toutefois informer le maire de la commune de résidence du motif de l’inscription dans un délai maximum de deux semaines (article R. 212-22 du code de l’éducation), le maire de la commune d’accueil doit impérativement recueillir l’avis du maire de la commune de résidence pour pouvoir délivrer le certificat d’inscription. Pourtant, dans les faits, l’accord préalable du maire de la commune de résidence n’est que peu souvent demandé. Ainsi, à titre d’exemple factuel, deux communes regroupées en RPI (regroupement pédagogique intercommunal), sur la 1ère circonscription des Deux-Sèvres, ont vu une classe fermée suite aux demandes de dérogation, dont certaines non conformes aux motifs légitimes, de 15 enfants vers les communes voisines, sans que le maire de la commune de résidence n’ait été consulté ou informé. C’est une véritable concurrence territoriale qui se met en place et qui porte atteinte au déploiement d’un maillage cohérent de l’offre de service d’éducation dans les territoires ruraux. Aussi, en dehors de la légitimité des cas particuliers, il lui demande quelle solution pourrait être envisagée afin de défendre un maillage du territoire efficient, allant dans l’intérêt du maintien de l’attractivité des communes rurales et de leurs enfants. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3097</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 131-5 du code de l’éducation dispose que « les personnes responsables d’un enfant soumis à l’obligation scolaire […] doivent le faire inscrire dans un établissement d’enseignement public ou privé ou bien, à condition d’y avoir été autorisées par l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation, lui donner l’instruction en famille ». Ce même article dispose que « les familles domiciliées à proximité de deux ou plusieurs écoles publiques ont la faculté de faire inscrire leurs enfants à l’une ou l’autre de ces écoles, qu’elle soit ou non sur le territoire de leur commune, à moins qu’elle ne compte déjà le nombre maximum d’élèves autorisé par voie réglementaire ». Ainsi, lorsqu’un maire reçoit une demande de scolarisation dans une école de sa commune pour un enfant d’une famille résidant dans une autre commune, il peut donner une suite favorable à cette demande, si la capacité d’accueil des écoles de la commune le permet, quand bien même il n’aurait pas obtenu l’accord du maire de la commune de résidence de la famille. En cas d’accord du maire de la commune de résidence de la famille pour une scolarisation hors de sa commune, une participation financière à la scolarisation des enfants concernés est alors versée à la commune d’accueil. Par ailleurs, la commune d’accueil ne peut prétendre également au versement d’une participation financière de la commune de résidence de l’enfant que dans les cas prévus à l’article L. 212-8 du code de l’éducation, et sous réserve d’informer le maire de la commune de résidence du motif de l’inscription dans un délai maximum de deux semaines (article R. 212-22 du code de l’éducation). Ce cadre vise ainsi à limiter les situations de dérogation scolaire sans motif. Le ministère chargé de l’éducation nationale reste toutefois attentif aux difficultés rencontrées par certaines communes rurales pour préserver l’existence de leur école, et veille à conserver l’équilibre et le maintien de l’offre scolaire sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales. Il n’est pas prévu de modifier la règlementation en vigueur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>871</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3098</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des AESH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            871. — 15 octobre 2024. — M. Loïc Kervran alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des AESH. De nombreux enseignants et parents d’élèves ont alerté M. le député en circonscription sur le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) dans les écoles du département. Ainsi, une centaine d’enfants dans le département du Cher n’auraient pas d’AESH malgré les notifications correspondantes. Aussi, M. le député aimerait d’abord connaître les raisons d’une telle situation (manque de moyens budgétaires, manque d’anticipation dans le recrutement pour la rentrée ?). Il souhaite également connaître son plan et son calendrier pour remédier à cette situation inédite et inacceptable qui fragilise l’apprentissage de nombreux enfants et complique fortement le travail des équipes éducatives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3098</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Membres à part entière de la communauté éducative, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des professionnels qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves en situation de handicap à l’école. Le système scolaire français accueille près de 480 000 élèves en situation de handicap. Leur prise en charge connaît une croissance très élevée de 6 % à 10 % par an. 11 000 postes d’AESH supplémentaires ont été créés depuis la rentrée scolaire 2022 afin de répondre au mieux à l’augmentation des besoins d’accompagnement humain pour les élèves en situation de handicap. De plus, la création de 2 000 équivalents temps plein d’AESH à la rentrée scolaire 2025 est prévue dans le projet de loi de finances pour 2025. Il s’agit là d’une mobilisation très forte et durable de l’État pour faire de l’inclusion une réalité. Face à la diversité des situations qui nécessitent chacune une réponse adaptée, la croissance du nombre d’AESH ne peut être la seule réponse aux besoins des élèves en situation de handicap. Les critères de notification, l’évaluation des besoins des élèves, les relations avec les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou encore la diversité des formes d’accompagnement sont autant de leviers sur lesquels il convient d’agir. Concernant la situation dans le département du Cher, le nombre d’élèves disposant d’une notification MDPH a augmenté de 19,5 % entre la rentrée scolaire de septembre 2022 et le 5 novembre 2024. Le nombre d’élèves en attente d’un accompagnement AESH est de 64 élèves pour 911 élèves disposant d’une notification d’accompagnement. Concernant la préparation de la rentrée de septembre 2024, tous les départs d’AESH du département avaient été anticipés par des recrutements au 1er septembre 2024. De plus, une nouvelle dotation départementale a été attribuée le 17 octobre 2024. D’une manière générale, le recrutement d’AESH qui est lié aux notifications émises par la MDPH suppose de la souplesse et certaines situations ne peuvent être anticipées, malgré les moyens croissants engagés et l’analyse fine et évolutive des besoins menée par les services académiques du Cher, comme par ceux de l’ensemble du territoire. Toutefois, cette analyse et les actions menées consécutivement visent à ce qu’aucun élève en situation de handicap ne reste durablement sans accompagnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>875</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3098</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Farida Amrani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Gestion des affectations scolaires : garantir une place pour tous les élèves</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            875. — 15 octobre 2024. — Mme Farida Amrani attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’absence persistante d’affectation pour des milliers d’élèves dans les établissements du second degré à chaque rentrée scolaire. À la rentrée de septembre 2024, plus de 13 000 élèves se trouvaient sans affectation. Cette situation touche aussi bien les lycées généraux et technologiques que les lycées professionnels. Elle est d’autant plus préoccupante que ces retards d’affectation, souvent de plusieurs semaines, désavantagent considérablement les élèves concernés, compromettant leur réussite scolaire et renforçant un sentiment d’exclusion sociale. Parmi les élèves les plus touchés, on retrouve les élèves aux dossiers scolaires les plus fragiles, les élèves souhaitant intégrer des lycées professionnels ou des filières technologiques ainsi que des lycéens confrontés à des contraintes socio-économiques ou géographiques. Claire Hédon, Défenseure des droits, a rappelé à plusieurs reprises que ce dysfonctionnement constitue une violation du droit à l’éducation tel que prévu par le code de l’éducation. Elle souligne également qu’il revient à l’État de s’adapter aux besoins des élèves, non l’inverse. Malgré cela, les problèmes d’affectation persistent, alimentés par un manque de transparence sur la gestion des places disponibles et une planification insuffisante. Mme la députée souhaite savoir quelles mesures Mme la ministre entend mettre en place pour garantir, à l’avenir, une affectation de tous les élèves avant la rentrée scolaire, comme le prévoit l’article L. 131-1 du code de l’éducation. Elle souhaite également savoir quelles actions seront mises en place pour améliorer la gestion des affectations, anticiper les besoins en places et assurer que les moyens humains et matériels alloués à l’éducation nationale soient à la hauteur des enjeux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3098</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ne laisser aucun élève sur le bord du chemin est une priorité fixée au niveau national. L’affectation est une compétence déconcentrée que les académies gèrent tout au long de l’année. Toutefois, le pilotage national des opérations a été renforcé depuis 2023 avec un objectif partagé que tous les élèves soient affectés à la rentrée scolaire. Ces trois dernières années, des difficultés d’affectation dans les lycées professionnels résultent de plusieurs facteurs combinés : - une élévation du nombre d’élèves choisissant la voie professionnelle après la classe de 3e (+ 4 points depuis 2021) ; - une concentration des demandes de 2/3 des élèves sur trois familles de métiers laissant des spécialités professionnelles plus insérantes peu choisies ; - des inscriptions non confirmées à la rentrée par les élèves qui rejoignent l’apprentissage ou des formations privées. Plusieurs dispositions ont été mises en oeuvre au niveau national pour favoriser l’atteinte de l’objectif : - un suivi des travaux sur la carte des formations professionnelles par voie scolaire visant à accroître les capacités d’accueil en voie professionnelle dans les secteurs les plus porteurs par rapport aux besoins économiques, avec une valeur cible déterminée de 6 % par an, pour atteindre une évolution de près d’un quart de la carte en 2026 ; - la mise en place de la découverte des métiers au collège afin d’ouvrir les horizons des élèves et de mieux connaître ces secteurs ; - l’enrichissement des informations disponibles dans le service en ligne de saisie des vœux qui comprend les taux d’insertion et de poursuite d’études après le diplôme des élèves sortant de chaque formation au niveau régional ; - un pré-tour d’affectation qui permet, en amont du tour principal d’affectation, de mieux accompagner les élèves dont les vœux risquent de ne pouvoir être satisfaits ; - des inscriptions bornées par un délai fixé en académie qui permet aux services de scolarité de disposer d’un état des places libérées pour les réattribuer plus rapidement ; - des tours supplémentaires au mois de juillet et en août plus nombreux. Au niveau des académies, les travaux sur la carte des formations ont été menés avec les collectivités territoriales en tenant compte des besoins économiques et de la demande sociale. Les actions de découverte de métiers ont été développées avec l’appui des régions et des acteurs économiques et professionnels territoriaux. Une prise en charge des élèves restant en attente d’affectation dans leur établissement d’origine a été organisée dans toutes les académies afin qu’ils puissent être accompagnés et maintenir leurs apprentissages durant le délai nécessaire au traitement de leur demande. Au tour principal de juin 2024, 35 000 élèves qui n’étaient pas assurés d’une affectation au pré-tour ont pu élargir leurs vœux et être affectés. Les vœux des 2/3 des élèves ont été répartis sur cinq familles des métiers au lieu de trois et les formations habituellement moins attractives malgré leur potentiel d’insertion ont été mieux valorisées. Dix jours après la rentrée, 13 831 élèves étaient en attente d’affectation tous niveaux confondus. Ils étaient 11 884 quinze jours après la rentrée, soit 0,2 % de la population scolarisée dans le second degré à la rentrée 2024 (contre 15 643 le 10 septembre 2024 et 16 585 le 14 septembre 2023). Parmi eux, il faut compter 2 830 élèves ayant emménagé tardivement dans l’académie et 2 464 élèves ayant renoncé à se former en apprentissage faute de pouvoir signer un contrat avec un employeur. Six semaines après la rentrée, 4 779 étaient en attente d’affectation tous niveaux confondus, soit 0,1 % de la population scolarisée dans le second degré à la rentrée 2024 (contre 5 219 le 8 octobre 2024 et 5 603 le 17 octobre 2023 ; contre 7 158 le 26 septembre 2024 et 7 868 le 26 septembre 2023). Les derniers élèves à affecter sont essentiellement des élèves emménageant dans l’académie, des élèves allophones nouvellement arrivés (2 287) et des élèves ayant renoncé à se former en apprentissage (2 379).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1134</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3099</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Modalités de financement applicables aux installations photovoltaïques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1134. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les modalités de financement applicables aux installations photovoltaïques. En effet, le syndicat mixte d’énergies du Doubs a mis en place un fonds de transition énergétique afin de soutenir les projets des collectivités. Ce fonds contribue ainsi à hauteur de 25 % au financement d’installations photovoltaïques et s’inscrit pleinement dans le cadre de l’article L. 5212-26 du code général des collectivités territoriales qui permet aux syndicats exerçant la compétence d’autorité organisatrice de la distribution publique d’électricité, de concourir au financement de telles installations de production d’électricité. Or l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques, dans son article 13, prévoit l’impossibilité de cumuler un soutien public provenant d’un régime d’aides local, régional, national ou de l’Union européenne, avec le bénéfice du tarif d’achat fixé par l’État. Cet article semble en totale contradiction avec les dispositions du CGCT et au-delà, n’encourage en rien les projets photovoltaïques communaux dont on connaît tous l’importance dans la volonté de souveraineté énergétique et de sortie des énergies fossiles. Il souhaite alors connaître sa position et savoir quelles mesures seront mises en œuvre pour lever cette ambiguïté. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3099</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositifs de soutien aux énergies renouvelables sont des aides d’État à l’énergie. Ils doivent être calibrés pour garantir une rémunération raisonnable des capitaux investis aux bénéficiaires de l’aide. À cette fin, l’article 13 de l’arrêté du 6 octobre 2021 dispose que le producteur ne peut pas cumuler les primes et tarifs prévus avec « un autre soutien public financier à la production ». Ce cumul s’apprécie donc uniquement par rapport à une aide à la production d’électricité. Or, les aides au développement du photovoltaïque peuvent porter sur d’autres coûts admissibles, par exemple les études amont. Une note de la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) [1] datant de mai 2022 précise les conditions d’application de cette règle de non-cumul qui « concerne les aides relatives directement à l’installation, telle que mentionnée par l’arrêté tarifaire ou le cahier des charges de l’appel d’offres dont le projet est lauréat ». Elle rappelle également que « les aides de l’État à la production étant dimensionnées pour couvrir les dépenses du projet d’installation et pour apporter une rémunération raisonnable des capitaux investis, celles-ci ne peuvent être cumulées avec des aides à l’investissement. » Elle précise enfin qu’à « l’inverse, les éventuels soutiens relatifs à des aspects du projet qui ne sont pas couverts par les arrêtés tarifaires ou les appels d’offres restent autorisés » en citant notamment, « les aides pour réalisation d’études, par exemple des études de faisabilité technico-économique du projet, des études de structure avant l’installation de panneaux PV sur un bâtiment ou une aide juridique de préfiguration de la société de projet » ; « la mise en place d’actions de sensibilisation des particuliers » ; « les aides pour la R&amp;D en phase amont du développement d’un projet » et « le coût de développement pour les projets d’autoconsommation collective ou communauté énergétique (AMO, MO) ». [1] Accessible à cette adresse : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/2022-133%20-%20Note%20interpre%CC%81tation%20Art.13%20Arrete%20PV.pdf]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1421</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3100</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Agrivoltaïsme et préservation des terres agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1421. — 29 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la multiplication de l’installation de panneaux photovoltaïques sur les terres agricoles. En effet, le décret encadrant le développement de l’agrivoltaïsme publié le 9 avril 2024, fixe jusqu’à 40 % la surface maximale du terrain agricole couverte de panneaux solaires. Ce taux particulièrement élevé inquiète à juste titre dans la mesure où il fragilise la production agricole, l’élevage et les filières agroalimentaires. Avec des loyers qui peuvent s’élever jusqu’à 5 à 10 000 euros par hectare, ce texte réglementaire met clairement en concurrence les revenus provenant de l’activité agricole et ceux de l’agrivoltaïsme. Dénué de garde-fous pour préserver les paysans et le foncier de l’appétit des énergéticiens, il est une porte ouverte à des effets d’aubaine avec le développement potentiel de projets basés exclusivement sur la seule activité énergétique au détriment de l’activité agricole et de production animale. Après échanges avec des élus locaux comme à Sully en Saône-et-Loire concernés par un projet d’agrivoltaïsme de 67 hectares sur des terres agricoles, M. le député est désireux de connaître l’appréciation de Mme la ministre concernant le développement massif de ces projets. Enfin et dans le cadre de l’évaluation attendue du décret du 9 avril 2024, il souhaiterait savoir si elle envisage de limiter drastiquement voire d’interdire le développement de l’agrivoltaïque sur les sols productifs pour privilégier uniquement l’installation de panneaux solaires sur des zones déjà artificialisées, terrains dégradés, ou sans valeur patrimoniale, archéologique ou écologique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3100</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret du 9 avril 2024 clarifie les modalités de développement de l’agrivoltaïsme, qui doit apporter un service direct à l’activité agricole parmi les quatre services suivants : amélioration du potentiel et de l’impact agronomiques, adaptation au changement climatique, protection contre les aléas ou amélioration du bien-être animal. Les installations agrivoltaïques doivent également garantir le maintien d’une activité agricole principale et significative ainsi que d’un revenu durable en étant issu. Les installations agrivoltaïques doivent enfin être réversibles. L’agrivoltaïsme est donc avant tout au service de l’agriculture, et il n’est pas question qu’il remplace l’activité agricole. Toutefois, la filière étant encore émergente et les technologies adaptées pouvant à la fois dépendre des territoires, du type d’activité agricole et de la nature de l’exploitation, le choix a été fait, dans la rédaction du décret, de ne pas multiplier les contraintes techniques ex ante mais de mettre l’accent sur les contrôles et sanctions a posteriori. En particulier, il n’existe pas de limite au taux de couverture pour les installations de moins de 10 MWc. Un arrêté pris au mois de juillet 2024 définit en particulier les contrôles et les modalités de calcul des revenus et des rendements, permettant de vérifier le caractère agrivoltaïque d’une installation. Un régime de sanction s’applique au porteur du projet en cas de manquement, et le Gouvernement entend bien le mettre en place dès lors que des projets ne respecteraient pas les conditions de l’agrivoltaïsme. Tous ces textes réglementaires d’application ont été rédigés en lien avec les différentes parties prenantes : les énergéticiens mais également le monde agricole. Le Gouvernement ne souhaite donc pas restreindre l’agrivoltaïsme, qui doit avant tout répondre à un besoin de l’activité agricole tout en permettant l’atteinte de nos objectifs de souveraineté énergétique. L’utilisation de l’agrivoltaïsme en autoconsommation permet d’ailleurs également d’être source de résilience économique pour les agriculteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1426</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3101</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Législation sur la revente d’électricité par un particulier producteur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1426. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question de la revente par un particulier d’électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Un habitant de Haute-Saône a alerté M. le député sur l’impossibilité pour lui de revendre le surplus d’énergie produite par son panneau plug and play. Ce surplus produit est réinjecté dans le réseau sans contrepartie pour ce propriétaire du panneau, car ce dernier n’a pas été installé par un technicien RGE (reconnu garant de l’environnement). L’article L. 315-1 du code de l’énergie de la loi du 24 février 2017 interdit la revente du surplus produit par son panneau à Enedis. Cette interdiction de revente désincite les particuliers à faire l’acquisition de ce type de panneau plug and play, qui participe pourtant à la production d’une énergie décarbonée et qui renforce l’indépendance énergétique du pays. Il lui demande si le Gouvernement envisage une évolution de la législation en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3101</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L.315-1 du code de l’énergie n’interdit pas la revente du surplus de production photovoltaïque mais définit l’autoconsommation individuelle comme « le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation ». Les kits prêts à connecter (plug and play) peuvent donc tout à fait servir à réaliser de l’autoconsommation individuelle. Cependant, ces kits ne respectent pas les conditions d’éligibilité aux mécanismes de soutien de l’Etat et l’électricité produite n’est donc pas éligible à l’obligation d’achat prévue par l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 pour les installations photovoltaïques sur bâtiment. En effet, l’intervention d’un technicien reconnu garant de l’environnement (RGE) est nécessaire pour bénéficier d’un soutien public, conformément au 5° de l’article 4 de l’arrêté tarifaire relatif aux installations photovoltaïques du 6 octobre 2021. Cette intervention permet de s’assurer de la qualité des installations soutenues par l’État et de leur conformité avec les mécanismes de soutien. Les surplus d’électricité qui ne sont pas autoconsommés peuvent par contre être vendus à un tiers dans le cadre d’une opération d’autoconsommation collective ou cédés à titre gratuit au gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité pour les installations de moins de 3 kW.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2829</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3101</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Manquement de prise en compte dans les règles d’urbanisme de la loi Abeille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2829. — 10 décembre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la non-prise en compte dans les règles d’urbanisme du corollaire des dispositions édictées par l’article 7 de la loi Abeille. À l’aune de la législation administrative en vigueur en matière d’urbanisme, une antenne-relais de téléphonie mobile peut être implantée en tout lieu pour peu qu’elle génère un niveau de champ électromagnétique reçu conforme aux valeurs visées au décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 pris en application du 12° de l’article L. 32 du code des postes et télécommunications et relatif aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication ou par les installations radioélectriques. Or la représentation nationale, en adoptant l’article 7 de la Loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, dite loi Abeille, a souhaité limiter drastiquement, voire interdire tout équipement distribuant un accès sans fil (Wifi) dans les établissements visés au Chapitre IV du Titre II du Livre III du code de la santé, c’est-à-dire les établissements d’accueil des enfants de moins de six ans. Ces équipements émettent, selon les chiffres de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), un niveau de champ reçu dans un rayon de 5 m qui est inférieur à 0.1 V/m. Ainsi il apparaît clairement que la volonté parlementaire est bien de soustraire les enfants concernés à toute exposition permanente au champ électromagnétique et ce quel que soit son niveau. En conséquence de quoi, elle lui demande si sera inscrite dans le code de l’urbanisme l’interdiction d’ériger toute antenne-relais de téléphonie mobile générant un champ électromagnétique au sein d’un établissement visé à l’article 7 de la loi Abeille, et ce quel que soit le niveau du champ électronique reçu au sein dudit établissement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3101</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 7 de la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, dite loi Abeille, dispose que, dans les établissements mentionnés au chapitre IV du titre II du livre III de la deuxième partie de code de la santé publique, l’installation d’un équipement terminal fixe équipé d’un accès sans fil à Internet est interdite dans les espaces dédiés à l’accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de trois ans. Il ne s’agit donc pas d’une interdiction générale pour l’établissement en question, puisqu’elle se limite à certains espaces dédiés aux seuls enfants de moins de trois ans. S’agissant des projets d’antennes-relais, ils doivent respecter les valeurs maximales d’exposition prévues par les dispositions du décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Ces valeurs sont issues de la recommandation 1999/519/CE du Conseil de l’Union européenne du 12 juillet 1999 relative à l’exposition du public aux champs électromagnétiques, elle-même fondée sur les lignes directrices établies par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants. Ces restrictions de base retenues sont cinquante fois plus faibles que le niveau d’exposition à partir duquel un premier effet délétère sur la santé est considéré comme établi scientifiquement (correspondant à une élévation de 1°C de la température corporelle). Les autorités ont donc pris des marges de sécurité importantes pour limiter l’exposition du public aux ondes électromagnétiques et ce dès 2002. Il n’en demeure pas moins que certains parents peuvent avoir des craintes lors de l’implantation d’antennes-relais à proximité d’un établissement scolaire. Pour leur permettre d’appréhender au mieux ces installations et notamment les niveaux de champs électromagnétiques, ils peuvent consulter le dossier d’information mairie (DIM) rendu obligatoire par la loi Abeille et qui est transmis par l’opérateur en mairie pour chaque projet d’implantation d’antennes-relais. Ce dossier, en présence d’établissements dits sensibles (établissements scolaires, crèches ou établissements de soins) à moins de 100 mètres de l’installation, précise l’estimation du niveau maximum de champs par rapport à la valeur limite d’exposition en vigueur. Cette disposition prévue par la loi Abeille illustre bien la volonté parlementaire : il n’était pas question de soustraire les enfants concernés à toute exposition permanente au champ électromagnétique quel que soit son niveau, mais plutôt d’assurer un équilibre entre sobriété (ou minimisation) de l’exposition et efficacité de l’infrastructure. Ainsi, à proximité de ces établissements, c’est-à-dire dans un rayon de 100 mètres, l’exposition du public est aussi faible que possible tout en préservant la qualité du service. Enfin, il est rappelé que toute personne peut demander à l’agence nationale des fréquences (ANFR) la réalisation de mesures de champs électromagnétiques pour un local d’habitation ou un lieu accessible au public. Ces mesures sont sans frais pour le demandeur car financées par le contribuable. Dans ce cadre, l’ANFR a fait réaliser, en 2023, 6 596 mesures révélant un taux de conformité de 100 % puisqu’aucune d’entre elles n’a été constaté au-dessus des seuils réglementaires]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3008</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3102</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Plan social Auchan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3008. — 31 décembre 2024. — M. David Habib appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la restructuration du groupe Auchan. Le 5 novembre 2024, Auchan a annoncé à ses salariés une restructuration de l’activité du groupe et la suppression de 2 389 postes. Cette annonce est évidemment un choc important pour les salariés. Les mesures prévues, actuellement dans le plan de sauvegarde de l’emploi, ne sont pas suffisantes. En effet, le non maintien des salaires en cas de reclassement du personnel n’est pas acceptable tout comme l’impossibilité d’être reclasser dans les entreprises appartenant à l’association famille Mulliez. Aussi, il souhaite que le Gouvernement puisse intervenir afin de garantir une solution pour les salariés d’Auchan. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3102</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Auchan Retail a annoncé le 5 novembre 2024 un plan de restructuration qui implique la suppression de 2 389 postes. Comme pour toute procédure de licenciement économique, ce plan est soumis aux obligations fixées par le code du travail. A cet effet, il est prévu à l’article L. 1233-4 que les employeurs reclassent les salariés dont les postes sont supprimés. L’ensemble de ces mesures négociées avec les partenaires sociaux sera détaillé dans le plan de sauvegarde de l’emploi d’Auchan Retail. Ces obligations ont pour but d’offrir aux salariés dont le poste est supprimé un maximum d’opportunités afin de maintenir une activité professionnelle. La direction d’Auchan a affirmé que des solutions sont actuellement étudiées pour proposer des reclassements dans toutes les entreprises détenues par la famille Mulliez. Le Gouvernement suivra de près les reclassements en cours. Le Gouvernement sera vigilant sur les opportunités de reclassement dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi et fera dès lors attention à ce qu’Auchan Retail respecte ses obligations. Il portera également son attention sur les évolutions d’Auchan Retail dans le cadre de leur plan de retour à la croissance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3318</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3103</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Il manque une signature pour que les plus précaires puissent se chauffer !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3318. — 21 janvier 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur le chèque énergie. « Le radiateur fonctionne pour essayer de maintenir une température correcte. Mais je ne peux pas me chauffer 24 h /24 tout l’hiver, même à 18 degrés. Je ne pourrai pas assumer les factures d’électricité », déplore Marie, mère célibataire de 44 ans. Comme elle, 85 % des Français se disent préoccupés par leurs factures d’énergie. 75 % des concitoyens affirment même avoir réduit le chauffage pour des raisons financières, selon le baromètre annuel du Médiateur national de l’énergie. Pour Annie, 83 ans, le radiateur n’est allumé dans la chambre « que 2-3 heures avant de me coucher, pour que ce ne soit pas glacé », explique-t-elle dans un article du Parisien. Elle empile sur son lit une couette et deux couvertures et porte sans cesse deux pulls. Les Français ne parviennent plus à décemment se chauffer chez eux. En cause, la hausse des tarifs : « Entre fin 2020 et fin 2024, la facture d’électricité moyenne a bondi de 47 % », rappelle Frédérique Fériaud, directrice générale du Médiateur national de l’énergie. Face à la crise, le dispositif chèque énergie a été mis en place dès 2018, bénéficiant, en fonction des années, à environ 5,7 millions de foyers d’après les chiffres de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statisitques (DREES). Cette aide, comprise entre 48 à 277 euros, était attribuée automatiquement en croisant les données des services fiscaux et les données de la taxe d’habitation. Or depuis la suppression progressive de la taxe d’habitation depuis 2023, ce croisement est devenu impossible. Si pour 2024, les pouvoirs publics ont décidé « de réattribuer automatiquement le chèque énergie à tous ceux qui l’avaient reçu en 2023, ce qui permettait de faire un versement automatique », comme l’explique à l’AFP Frédérique Fériaud. Nombre de Français ont pourtant été oubliés dans ce processus et n’ont pas eu les informations nécessaires afin de demander le versement de leur chèque énergie. Si 200 000 nouvelles demandes ont été enregistrées le 30 et 31 décembre 2024, 800 000 ménages risquaient encore d’être privés de cette aide essentielle au soir du 31 décembre selon le Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL). Manque d’accès physique aux services publics et saturation des plateformes internet, certains n’ont jamais pu déposer leurs dossiers. « Ma sœur qui a 98 ans avait systématiquement droit aux chèques énergie, maintenant il faut faire la demande sur un site dédié. C’est ce que j’ai tenté de faire. Malgré plusieurs essais, impossible d’accéder au site. Quand j’ai réussi, j’ai rentré les éléments demandés, il y a un rejet systématique de la demande », explique Michel, habitant de Haute-Vienne. Il est très loin d’être le seul dans ce cas. Pour venir en aide aux Français, un projet d’arrêté prolongeant l’accès à la plateforme numérique jusqu’au 31 mars a vu le jour. Ce projet a reçu, le 19 décembre 2024, un avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie. Mais depuis, aucune nouvelle. M. Barnier s’en est allé, laissant place au nouveau Gouvernement et le portefeuille de l’énergie, auparavant dans le giron du ministère de la transition écologique, est désormais rattaché à Bercy. « Cela complique les choses », juge Mme Thiebaut de la CNAFAL. M. le député interroge M. le ministre qui dit suivre « de près l’évolution des demandes », mais suivre ne suffit pas aux concitoyens pour se chauffer. Il faut agir. Il lui demande quand sera publié cet arrêté pour que les Français puissent espérer obtenir ce chèque énergie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3103</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jusqu’à présent, l’éligibilité au chèque énergie s’appréciait au regard des critères suivants : Le revenu fiscal de référence (RFR) de l’année N-2, établi à partir des éléments déclarés en année N-1 ; la composition du ménage, déterminée avec la taxe d’habitation au 1er janvier N-1. Par exemple, pour le chèque 2023, l’éligibilité au chèque énergie s’appréciait au regard des revenus 2021 et de la situation au regard de la taxe d’habitation au 1er janvier 2022. Compte tenu de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales au 1er janvier 2023, la liste des bénéficiaires du chèque énergie ne peut plus être établie selon les anciens critères depuis l’année 2024. Par conséquent, pour 2024, les bénéficiaires du chèque énergie sont les mêmes que ceux de 2023. Ainsi, 5,5 millions de ménages ont reçu leur chèque énergie automatiquement en avril 2024. En complément, un guichet de demande a également été mis en place pour permettre aux ménages qui sont éligibles au chèque énergie au titre de leur situation en 2022 (revenus et composition du ménage), mais ne l’étaient pas au titre de leur situation en 2021 ou dont la situation a changé depuis 2021, de demander respectivement un chèque énergie ou de demander un chèque énergie complémentaire. Cela concerne par exemple les jeunes qui entrent dans la vie active (primo-déclarants), les ménages qui ont connu une baisse de revenus entre 2021 et 2022 ou les ménages qui ont connu une naissance en 2022. Ce guichet de demande du chèque énergie 2024 a ouvert début juillet 2024. Il est fermé depuis 31 décembre 2024. En l’absence de loi de finances pour 2025, de nouvelles dépenses ne pouvaient être engagées et il n’a donc pas été possible de prendre l’arrêté prolongeant l’ouverture du guichet avant sa fermeture. Une réouverture du guichet quelques mois après viendrait apporter de la confusion avec les nouvelles modalités d’attribution du chèque énergie qui seront mises en œuvre pour 2025. Les chiffres des demandes formulées dans le cadre du guichet sont en cours de consolidations et des dossiers de demandes, par courrier notamment, sont encore en cours d’instruction. Les chiffres définitifs devraient être connus au printemps 2025. A ce stade, près de 168 000 chèques énergie ont été attribués via ce guichet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3397</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3104</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Starlink à Mayotte : quel plan pour une alternative française et souveraine ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3397. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Chenu interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le choix du Gouvernement de recourir à la solution d’accès à internet par satellite Starlink, développée par une entreprise américaine, pour rétablir les communications d’urgence à Mayotte à la suite du passage du cyclone Chido. Si cette initiative répond à une situation critique, elle suscite des interrogations sur la souveraineté numérique de la France et la dépendance envers des acteurs étrangers. Le déploiement de cette technologie, même temporaire, met en évidence le retard pris dans le développement d’une filière nationale et européenne capable de répondre à de telles crises. Les récentes crises sanitaires, climatiques et géopolitiques ont démontré l’importance stratégique de réduire la dépendance envers des puissances extérieures, notamment dans des moments de vulnérabilité. Ce choix soulève également des questions sur le manque de soutien aux acteurs français du secteur des télécommunications, qui disposent pourtant de solutions compétitives et sur les risques de fragilisation de l’écosystème technologique national. Par ailleurs, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur les opportunités économiques et industrielles qu’offrirait le développement d’une filière nationale des télécommunications par satellite. Une telle démarche permettrait non seulement d’assurer l’autonomie technologique de la France, mais également de contribuer à la réindustrialisation du pays, en créant des emplois qualifiés et à forte valeur ajoutée dans des secteurs stratégiques. Il lui demande donc quelles politiques le Gouvernement entend mettre en œuvre pour développer une filière nationale et européenne des télécommunications par satellite, réduire la dépendance technologique de la France à des acteurs étrangers, renforcer sa souveraineté numérique et industrielle, tout en soutenant l’innovation et l’emploi sur le territoire national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3104</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin que tous les Français puissent accéder au numérique en très haut débit, le Gouvernement soutient le déploiement des réseaux en fibre optique et 4G/5G sur l’ensemble du territoire. Cette politique de modernisation des réseaux de télécommunications est constituée de « deux jambes » : d’une part, le plan France Très Haut Débit (2013), qui prévoit les investissements nécessaires à la généralisation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire et, d’autre part, les programmes d’amélioration de la couverture mobile imposés aux opérateurs au titre des autorisations d’utilisation de fréquences. Mayotte ne fait pas exception à cette politique. En matière de réseaux fixes à très haut débit, le Gouvernement a programmé un soutien financier au déploiement d’un réseau de fibre optique à Mayotte (dans les deux ans), et le conseil départemental a attribué, par une délibération du 19 décembre 2024, un marché public poursuivant cette mission. En matière de réseaux mobiles, plus de 99 % de la population de l’île est couverte en 4G (état nominal hors effets du cyclone Chido) et l’État a imposé des obligations de renforcement de la couverture et de la qualité de service mobile – notamment le long des routes et sur des zones pré-identifiées, dans le cadre de la procédure d’attribution d’autorisations en bande 700 MHz menée en 2022, et dans le cadre de la procédure d’attribution d’autorisations dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz (2024). En matière de réseaux fixes, l’État ne considère les solutions technologiques d’accès à Internet par satellite qu’à titre subsidiaire, pour la proportion très marginale d’usagers qui ne sont pas encore couverts par la fibre optique, ou qui ne seront pas couverts à terme par ces réseaux (zone très isolée, difficulté exceptionnelle de raccordement…). Dans ces cas très spécifiques et limités, lorsqu’un usager n’est pas éligible à la fibre optique, il peut disposer d’un soutien dans le cadre du dispositif « Cohésion numérique des territoires » pour l’achat et l’installation de technologies hertziennes pouvant aller jusqu’à 300 € (et 600 € sur critères sociaux). Les opérateurs partenaires sont labélisés. C’est le cas à Mayotte pour les offres d’accès Internet via « WIFI » de l’opérateur mahorais STOI et les offres d’accès à Internet par technologie mobile (4G fixe) portées par SFR. Ce n’est pas le cas des offres portées par Starlink. Les réseaux de communications électroniques terrestres de Mayotte ont été fortement endommagés par le passage du cyclone Chido. Selon les opérateurs mobiles, seules 2 à 6 % de leurs antennes mobiles étaient opérationnelles au lendemain du passage du cyclone. Les opérateurs ont entrepris des travaux de rétablissement des réseaux très rapidement, en lien avec la progression de la réalimentation électrique. Deux semaines après le passage du cyclone, 70 % de la population bénéficiait à nouveau d’un service mobile. Cinq semaines après le passage du cyclone, 90 % de la population était à nouveau couverte. Le rétablissement des réseaux mobiles 4G a également permis aux opérateurs de proposer des services 4G fixes en remplacement du réseau ADSL endommagé. Ainsi, Orange a distribué 4 000 kits airbox 4G qui permettent de délivrer un service en très haut débit via le réseau mobile. Enfin, afin de permettre aux opérateurs de faire face à l’accroissement du trafic sur les réseaux mobiles et de proposer de la 5G fixe, de nouvelles fréquences ont été octroyées aux opérateurs début février 2025 et d’autres attributions de fréquence sont à venir. Dans le contexte exceptionnel du cyclone et face à l’urgence de rétablir les communications électroniques prioritaires, le Gouvernement a donné suite dans les premiers jours du cyclone à la proposition de l’opérateur Starlink de fournir des kits satellitaires. Toutefois, face à la mobilisation des opérateurs présents sur l’île pour rétablir rapidement les réseaux terrestres et proposer des services 4G/5G fixe, l’utilisation de ces kits pour répondre à une situation d’urgence devient progressivement sans objet. Dans ces premiers jours qui ont suivi le cyclone, outre l’offre de Starlink, Orange a également envoyé à Mayotte des dispositifs de communication de crise (« SafetyCase ») qui permettent d’établir une connexion Internet haut débit via satellite, tout en offrant un Wi-Fi sécurisé – et ce afin d’équiper un hôpital de campagne et Électricité de Mayotte (EdM). Au-delà des actions mises en œuvre pour généraliser une couverture à très haut débit par les réseaux terrestres, le Gouvernement a engagé depuis plusieurs années un vaste plan de transformation de l’industrie spatiale française pour accompagner le pivot vers les constellations de connectivité en orbite basse et le développement des technologies spatiales de demain, en vue de répondre aux besoins de souveraineté européenne. Ce soutien s’appuie sur tous les outils à notre disposition : les activités de recherche et de développement mises en œuvre par le Centre national d’études spatiales et l’Agence spatiale européenne dans le cadre du programme de recherche spatiale (P193), les appels d’offres pour l’achat de services dans le cadre du dispositif France 2030, la loi de programmation militaire ainsi que le programme spatial de l’Union européenne. Il s’agit d’accompagner au niveau national la maîtrise des technologies critiques pour les infrastructures spatiales afin, d’une part, de répondre aux besoins souverains des forces armées françaises et alliées, et, d’autre part, de contribuer significativement aux programmes spatiaux civils de l’Union européenne pour le passage à l’échelle. En particulier, la participation de nos entreprises au programme IRIS2 est essentielle pour développer une infrastructure de connectivité sécurisée et souveraine. Il s’agit pour la France d’être en mesure de proposer, en cas de crise à Mayotte, comme à l’ensemble de nos territoires, une solution compétitive et maîtrisée d’ici 2030.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3610</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3105</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Conséquences de la fermeture des réseaux 2G et 3G pour la téléassistance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3610. — 28 janvier 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur les conséquences de la fermeture des réseaux 2G et 3G annoncée, de façon unilatérale, par les opérateurs de télécommunication. En France, chaque opérateur de télécommunication a annoncé ses plans respectifs de l’arrêt des réseaux 2G et 3G dès la fin 2025, alors que d’autres pays européens ont voulu coordonner la fermeture des réseaux. Ceci entraîne un risque réel pour les bénéficiaires de services de téléassistance qui ne seraient potentiellement plus en mesure d’alerter les secours lors de situations d’urgence, car leur dispositif serait obsolète en raison de la fermeture des réseaux. En effet, malgré la mobilisation des entreprises pour assurer cette transition technologique, il semble que les opérations de migration soient lourdes et complexes. Ainsi, même dans un scénario accéléré de remplacement, 60 000 personnes âgées, en situation de handicap ou isolées en France risqueraient progressivement de ne plus bénéficier de services de téléassistance dès 2026. Afin d’éviter un tel risque et de garantir la sécurité des utilisateurs, certains opérateurs étrangers ont d’ores et déjà revu leur calendrier, aussi il lui demande si elle compte accéder à la demande des prestataires des systèmes de téléassistance électroniques en reportant les délais de fermeture des réseaux 2G et 3G d’au moins deux ans. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3105</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les différents plans d’extinction des réseaux 2G et 3G en France métropolitaine ont été annoncés par les opérateurs de télécommunication mobile Orange, SFR et Bouygues Telecom à partir de 2022, pour un basculement total vers les réseaux de nouvelles générations 4G et 5G à l’horizon de la fin des années 2028 ou 2029 selon les opérateurs. Ces décisions relèvent exclusivement de la stratégie des opérateurs, en tant que propriétaires des réseaux 2G et 3G. L’État délivre, quant à lui, des autorisations d’utilisation de fréquences dans le respect du principe de neutralité technologique. Les technologies 4G et 5G ont déjà pris le relais pour la majorité des usages, notamment pour l‘accès à Internet et l’essentiel des appels et SMS du grand public. De plus, la quasi-totalité des sites d’émission 2G et 3G est aujourd’hui équipée de 4G. Ces décisions d’extinction des anciennes technologies, qui suivent une tendance mondiale, sont motivées par plusieurs raisons, notamment l’amélioration de la qualité de service, avec la libération de nouvelles capacités fréquentielles pour les réseaux 4G et 5G, le renforcement de la sécurité des réseaux et une plus grande efficacité énergétique. Si certains équipements peuvent actuellement encore fonctionner exclusivement sur les réseaux mobiles 2G et 3G, il appartient aux usagers et aux fournisseurs de services ou de matériel de prendre sans attendre les actions nécessaires pour anticiper ces fermetures et procéder au changement de ces équipements, dans le respect des conditions contractuelles convenues avec leurs opérateurs. Les opérateurs de télécommunications mobiles accompagnent leurs clients en ce sens. Les services de l’État et l’Autorité de régulation des communications électroniques, des Postes et de la distribution de la presse (Arcep) œuvrent à ce que tous les utilisateurs concernés soient informés en avance des conséquences de l’extinction de ces réseaux d’ancienne génération. En particulier, une plaquette pédagogique sur le sujet, destinée aux usagers des équipements et services concernés sera mise en ligne dans les prochaines semaines. En outre, le cadre légal et réglementaire ne permettrait pas à la France d’imposer aux opérateurs le maintien de leurs réseaux 2G et 3G en l’absence d’accord de ceux-ci ou de compensations financières élevées se chiffrant en centaines de millions d’euros par an.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3621</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3106</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fermeture de la sucrerie de Souppes-sur-Loing</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3621. — 4 février 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la fermeture définitive de la sucrerie de Souppes-sur-Loing. Cette entreprise emblématique du sud de la Seine-et-Marne, active depuis plus de 150 ans, constitue un acteur clé de la filière agricole locale. Elle emploie près de 80 salariés (hors saisonniers) et représente une part importante de l’activité économique et sociale du territoire. Si des solutions ont été mises en place pour assurer l’avenir de la culture betteravière dans le sud du département, notamment grâce à l’accord avec le groupe coopératif Cristal Union permettant aux agriculteurs d’écouler leur production vers d’autres sites, la fermeture de cette sucrerie constitue un choc pour les salariés directement impactés et pour l’équilibre économique du territoire. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour accompagner les salariés concernés par cette fermeture, notamment en matière de reconversion professionnelle et de soutien social. Il souhaite également savoir quelles initiatives seront envisagées pour assurer le devenir de ce site industriel de Souppes-sur-Loing ; une reconversion réussie de ce site pourrait non seulement limiter l’impact économique de la fermeture, mais également permettre d’envisager une transition durable pour l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3106</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement tient à souligner que les services de l’État suivent de près, depuis plusieurs mois, la situation de cette sucrerie familiale. En effet, les aléas successifs tels que l’épidémie de jaunisse en 2020, la sécheresse de 2022, l’interdiction de certains pesticides en 2023 par l’Union européenne, ainsi que la baisse du prix du sucre, ont engendré de nombreuses complications pour les sucriers. La saisonnalité de l’activité constitue une difficulté structurelle supplémentaire. Plusieurs alertes avaient été émises, entraînant un accompagnement rapproché du site afin de protéger le tissu économique local. Par ailleurs, l’entreprise bénéficiait également du soutien de la commune pour les enjeux liés à la modernisation et à la rénovation de ses outils industriels. Malheureusement, malgré ces efforts, les difficultés rencontrées par Ouvré-Fils lors de la dernière campagne sucrière ont été telles que l’entreprise, déjà fragilisée, n’a pu surmonter ces épreuves. La préfecture, en lien avec les équipes déjà mobilisées, s’est saisie de cette problématique afin de tenter d’enrayer la dynamique négative à l’œuvre. Toutefois, les discussions n’ont pas permis d’éviter la fermeture du site. Afin d’accompagner cette transition difficile, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été mis en place. L’entreprise Ouvré-Fils a pris des mesures pour orienter ses planteurs de betteraves vers le groupe coopératif Cristal Union pour la prochaine campagne betteravière de 2025-2026, assurant ainsi la pérennité de leurs activités. Des discussions sont en cours concernant le transfert de certains salariés, et des points réguliers sont programmés afin de suivre la bonne mise en œuvre du PSE. Les services de l’État, tant au niveau local que national, restent particulièrement attentifs aux mesures prises par Ouvré-Fils pour atténuer les effets de la fermeture du site, en particulier sur les autres activités économiques du territoire. Ils sont pleinement mobilisés pour garantir la sauvegarde de l’emploi dans la région et pour soutenir la reprise économique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4216</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3106</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>La fermeture éventuelle des derniers hauts-fourneaux de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4216. — 18 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la suspension par ArcelorMittal des investissements censés décarboner les quatre derniers hauts-fourneaux en France. En effet, si en 2024, l’UE a pour la première fois depuis 2021, vu sa production d’acier brut progresser, les volumes restent inférieurs à ceux enregistrés en 2020, au plus fort de la crise sanitaire. Quant à la France, si elle a vu sa production augmenter de 7,6 % en 2024 à 10,76 millions de tonnes contre 14 millions de tonnes brutes en 2021, les chiffres de 2023 étaient très mauvais après qu’un incendie a mis à l’arrêt un haut-fourneau durant plusieurs mois chez ArcelorMittal à Dunkerque. Pour le patron d’ArcelorMittal France, dans une déclaration du 23 janvier 2025, tous les sites de productions d’acier en Europe sont menacés de fermeture, ceci pouvant expliquer la suspension par ArcelorMittal des investissements censés décarboner les quatre derniers hauts-fourneaux en France. De plus, le coût trop important de l’énergie en Europe, malgré une amélioration relative pour les ménages, reste une charge très lourde pour la métallurgie française très dévoreuse d’énergie et déloyalement concurrencée par le dumping économique de la Chine qui inonde le monde avec un acier à des prix très bas. Avec des charges fiscales beaucoup plus lourdes et qui ne vont pas s’arranger à la lecture de l’endettement de la France, l’acier français ne pourra pas rivaliser et va mourir. Enfin, le troisième élément déterminant réside dans une demande intérieure atone à cause d’une économie qui tourne au ralenti. La crise qui s’annonce est violente. Il lui demande de porter une attention toute particulière sur ce risque de fermeture des derniers hauts-fourneaux de France et quelles mesures il compte prendre pour empêcher cette fermeture qui s’annonce.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3107</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’industrie sidérurgique est un secteur stratégique pour l’économie de l’Union européenne, car elle fournit des intrants essentiels à de nombreux secteurs comme l’automobile, l’énergie, la construction et la défense. Une transition propre et numérique ne peut se faire sans l’acier, qui se trouve à la base de nombreuses chaînes de valeur industrielles. Le Gouvernement est conscient de la situation préoccupante de la sidérurgie européenne, confrontée à plusieurs défis majeurs menaçant sa pérennité. Les coûts de production ont augmenté en raison de la hausse des coûts de l’énergie et du carbone, alors que les prix ont chuté en raison des surcapacités mondiales, de la concurrence déloyale des pays tiers et de la baisse de la demande. En conséquence, la production de l’Union européenne a diminué et l’utilisation actuelle des capacités est inférieure aux niveaux de rentabilité. Cette situation compromet la décarbonation des usines sidérurgiques européennes, plusieurs producteurs ayant interrompu leurs investissements dans des projets d’acier vert, à l’image d’ArcelorMittal à Dunkerque, dont le projet de décarbonation est une étape indispensable dans le maintien – à terme – de son activité. Cette situation tout à fait inédite unique appelle la France à s’engager au niveau national (i) et au niveau européen (ii). Au niveau national, l’État soutient ce projet stratégique, puisqu’il a signé en janvier 2024, via l’ADEME, une convention d’aide de 850 millions d’euros. Cette aide n’a pas encore été versée puisqu’elle est conditionnée à la commande effective des actifs stratégiques du projet, à savoir les fours à arc électrique (EAF) et le réacteur DRP. Par ailleurs, pour permettre à ArcelorMittal et plus généralement aux industriels électro-intensifs d’accéder à une électricité compétitive, EDF développe, dans le cadre de l’accord conclu avec l’État en novembre 2023, une nouvelle politique commerciale basée sur des contrats de long terme d’environ 10 ans, négociés bilatéralement avec les industriels dans une logique de partage du risque. En janvier 2024, ArcelorMittal a d’ailleurs annoncé avoir signé avec EDF une lettre d’intention relative à la conclusion d’un contrat d’allocation de la production nucléaire, ce qui lui permettra de sécuriser ses approvisionnements futurs en électricité en France, et ce à un prix compétitif. Au niveau européen, le Gouvernement plaide pour des mesures urgentes nécessaires pour assurer à ArcelorMittal, ainsi qu’aux autres acteurs européens, des perspectives économiques claires et porteuses lui permettant d’engager ses investissements dès 2025. En octobre dernier, la France a été à l’initiative de la réouverture de la mesure de sauvegarde afin d’améliorer la protection de la filière de l’acier européen. La France a également alerté la Commission européenne sur la nécessité d’élaborer un plan d’urgence pour l’acier européen. Ce plan a figuré parmi les priorités des 100 premiers jours du nouvel exécutif européen, en faveur d’une amélioration significative des instruments de défense commerciale, afin qu’ils soient plus efficaces et rapidement opérationnels. Il a été annoncé le 19 mars 2025 par le Commissaire Séjourné et doit désormais être mis en oeuvre. En parallèle, et pour maintenir l’enjeu de la sidérurgie européenne sur le haut de la pile des priorités de l’Union Européenne, le Gouvernement a été à l’initiative d’un « Sommet européen pour une stratégie autour de l’industrie de l’Acier » coprésidé par les ministres chargés de l’industrie de la France, de l’Italie et de l’Espagne, et soutenu par les gouvernements de la Belgique, du Luxembourg, de la Roumanie et de la Slovaquie. Ce sommet tenu à Bercy a été l’occasion de rappeler à la Commission les mesures urgentes à prendre, notamment la mobilisation complète et accélérée des instruments anti-dumping et antisubventions dès que nécessaire. L’amélioration rapide de la mesure de sauvegarde actuellement en vigueur, y compris avec la mise en place de niveaux de quotas plus adaptés à la demande européenne ou encore la présentation d’un nouveau mécanisme de défense commerciale ont aussi été évoquées. Enfin, il a été question de l’amélioration du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour garantir que les aciers importés supportent une tarification carbone alignée sur celle que paient déjà les sidérurgistes européens dans le cadre de l’EU-ETS. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour assurer à ArcelorMittal un cadre national et européen lui permettant de confirmer ses investissements en France, en dessinant des perspectives solides à long terme. Il en va non seulement de notre souveraineté en matière de production d’acier, maillon essentiel de nombreuses chaînes de valeur, mais aussi de la capacité de notre sidérurgie à se décarboner, en assurant à la fois sa viabilité économique et la réalisation de nos objectifs climatiques. L’Union européenne et la France ne sauraient devenir un simple atelier de transformation d’acier produit hors du continent, toutes les grandes puissances industrielles étant également des puissances sidérurgiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4331</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3108</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Conséquences de l’arrêt des réseaux 2G et 3G</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4331. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences du calendrier d’arrêt des réseaux 2G et 3G. Les opérateurs télécoms ont annoncé la fermeture des réseaux 2G et 3G, respectivement en 2026 et en 2028/2029. Or ces réseaux sont aujourd’hui utilisés par de nombreux services essentiels pour la sécurité des citoyens (téléassistance, téléalarmes des ascenseurs, télésurveillance et alarmes connectées, équipements médicaux, services d’appel d’urgence des véhicules). Près de huit millions d’équipements fonctionneraient encore actuellement sur ces réseaux et quatre millions d’équipements fonctionnant en 2G devront être migrés d’ici 2026. Pour conserver les services aujourd’hui disponibles, l’extinction de ces réseaux impose de développer des solutions technologiques fonctionnant sur des réseaux alternatifs, de les industrialiser et de réaliser les opérations de migration qui requièrent des interventions humaines sur les différents équipements. Sans remettre en question les fermetures de ces réseaux, les acteurs de ces secteurs demandent aux opérateurs de repousser ces échéances de deux ans. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour éviter l’arrêt potentiel de centaines de milliers d’équipements nécessaires à la sécurité des concitoyens et notamment s’il envisage d’exiger un report du calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G. Il souhaite également savoir quelles dispositions seront prises pour qu’une telle situation ne se reproduise pas avec les générations suivantes de réseaux (4G, 5G).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3108</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les opérateurs de télécommunication mobile Orange, SFR et Bouygues Telecom ont annoncé dès 2022 leurs plans respectifs d’extinction des réseaux 2G et 3G en France métropolitaine, avec un basculement total vers les réseaux de nouvelle génération 4G et 5G à la fin des années 2028 ou 2029 selon les opérateurs. Les technologies 4G et 5G ont déjà pris le relai pour la majorité des usages, notamment pour l‘accès à internet et l’essentiel des appels et SMS du grand public. En outre, la quasi-totalité des sites d’émission 2G et 3G est aujourd’hui équipée de 4G. Les décisions d’extinction des technologies 2G et 3G relèvent de la stratégie de ces opérateurs, en tant que propriétaires des réseaux 2G et 3G, et ne relèvent pas des prérogatives du Gouvernement français, qui délivre des autorisations d’utilisation de fréquences respectant le principe de neutralité technologique. Ces décisions d’extinction des anciennes technologies, qui suivent une tendance mondiale, sont motivées par plusieurs raisons, notamment l’amélioration de la qualité de service, avec la libération de nouvelles capacités fréquentielles pour les réseaux 4G et 5G, le renforcement de la sécurité des réseaux et une plus grande efficacité énergétique. Aujourd’hui encore, si certains équipements peuvent fonctionner exclusivement sur la base des réseaux mobiles 2G et 3G, il appartient aux usagers et aux fournisseurs de services ou de matériel de prendre sans attendre les actions nécessaires pour anticiper ces fermetures et procéder au changement de ces équipements – et cela dans le respect des conditions contractuelles convenues avec leurs opérateurs. Les opérateurs de télécommunication mobile accompagnent leurs clients en ce sens. Concernant le cas particulier des véhicules équipés depuis 2018 du dispositif européen d’appel d’urgence dit e-call, mis en œuvre dans le cadre du règlement (UE) 2015/758 du 29 avril 2015, dont le volume est vraisemblablement inclus dans votre question sur les « 4 millions d’équipements » devant être migrés d’ici 2026, il est nécessaire de préciser que ces véhicules ont un dispositif fonctionnel en France au moins jusqu’à la fin 2029 – un seul réseau 3G en service étant suffisant. Une réflexion est engagée par la Commission européenne sur l’avenir du dispositif embarqué dans ces véhicules, avec plusieurs scenarii actuellement à l’étude. À ce jour, aucun plan de changement d’équipements n’a été imposé sur ces véhicules. Les services de l’État et l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) œuvrent à ce que tous les utilisateurs concernés soient informés en avance des conséquences de l’extinction de ces réseaux d’anciennes générations. En particulier, une plaquette pédagogique sur le sujet, destinée aux usagers des équipements et services concernés (principalement les systèmes de télésurveillance, de téléassistance et de téléalarmes d’ascenseurs, ainsi que les visiophones connectés et certains dispositifs médicaux) sera mise en ligne dans les prochaines semaines. En outre, le cadre légal et réglementaire ne permettrait pas à la France d’imposer aux opérateurs le maintien de leurs réseaux 2G et 3G en l’absence d’accord de ceux-ci ou de compensations financières élevées se chiffrant en centaines de millions d’euros par an.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4483</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3109</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Avenir de la sidérurgie en France et protection des emplois industriels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4483. — 25 février 2025. — M. Frédéric Weber alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les récentes déclarations alarmantes concernant l’avenir de la sidérurgie en Europe. Le président d’ArcelorMittal France a affirmé que tous les sites européens de sidérurgie pourraient être amenés à fermer dès 2025. Cette annonce fait suite à la décision du groupe de suspendre ses investissements dans la modernisation des hauts-fourneaux en France. Si la situation est préoccupante en Europe, elle est particulièrement critique en France, où la production d’acier est passée de 14 millions de tonnes en 2021 à seulement 10,76 millions de tonnes en 2024, soit une baisse de près de 23 %. Cette tendance s’explique par une combinaison de facteurs : une fiscalité lourde, des coûts énergétiques élevés et une concurrence accrue des importations chinoises, qui inondent le marché européen avec des prix artificiellement bas. La sidérurgie est pourtant un secteur clé pour de nombreuses industries stratégiques, notamment l’automobile, la construction et la défense. La fermeture des derniers sites de production français signifierait non seulement la perte de milliers d’emplois qualifiés, mais aussi une dépendance accrue aux importations d’acier, mettant en péril la souveraineté industrielle de la France. Les conséquences économiques, sociales et stratégiques d’un tel scénario seraient désastreuses pour des milliers de travailleurs et leurs familles. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour éviter l’effondrement de la sidérurgie française et empêcher la fermeture des derniers sites de production sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3109</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’industrie sidérurgique est un secteur stratégique pour l’économie de l’Union européenne, car elle fournit des intrants essentiels à de nombreux secteurs comme l’automobile, l’énergie, la construction et la défense. Une transition propre et numérique ne peut se faire sans l’acier, qui se trouve à la base de nombreuses chaînes de valeur industrielles. Le Gouvernement est conscient de la situation préoccupante de la sidérurgie européenne, confrontée à plusieurs défis majeurs menaçant sa pérennité. Les coûts de production ont augmenté en raison de la hausse des coûts de l’énergie et du carbone, alors que les prix ont chuté en raison des surcapacités mondiales, de la concurrence déloyale des pays tiers et de la baisse de la demande. En conséquence, la production de l’Union européenne a diminué et l’utilisation actuelle des capacités est inférieure aux niveaux de rentabilité. Cette situation compromet la décarbonation des usines sidérurgiques européennes, plusieurs producteurs ayant interrompu leurs investissements dans des projets d’acier vert, à l’image d’ArcelorMittal à Dunkerque, dont le projet de décarbonation est une étape indispensable dans le maintien – à terme – de son activité. Cette situation tout à fait inédite unique appelle la France à s’engager au niveau national (i) et au niveau européen (ii). Au niveau national, l’État soutient ce projet stratégique, puisqu’il a signé en janvier 2024, via l’ADEME, une convention d’aide de 850 millions d’euros. Cette aide n’a pas encore été versée puisqu’elle est conditionnée à la commande effective des actifs stratégiques du projet, à savoir les fours à arc électrique (EAF) et le réacteur DRP. Par ailleurs, pour permettre à ArcelorMittal et plus généralement aux industriels électro-intensifs d’accéder à une électricité compétitive, EDF développe, dans le cadre de l’accord conclu avec l’État en novembre 2023, une nouvelle politique commerciale basée sur des contrats de long terme d’environ 10 ans, négociés bilatéralement avec les industriels dans une logique de partage du risque. En janvier 2024, ArcelorMittal a d’ailleurs annoncé avoir signé avec EDF une lettre d’intention relative à la conclusion d’un contrat d’allocation de la production, ce qui lui permettra de sécuriser ses approvisionnements futurs en électricité en France, et ce à un prix compétitif. Au niveau européen, le gouvernement plaide pour des mesures urgentes nécessaires pour assurer à ArcelorMittal, ainsi qu’aux autres acteurs européens, des perspectives économiques claires et porteuses lui permettant d’engager ses investissements dès 2025. En octobre dernier, la France a été à l’initiative de la réouverture de la mesure de sauvegarde afin d’améliorer la protection de la filière de l’acier européen. La France également alerté la Commission européenne sur la nécessité absolue d’élaborer un plan d’urgence pour l’acier européen. Ce plan a figuré parmi les priorités des 100 premiers jours du nouvel exécutif européen, en faveur d’une amélioration significative des instruments de défense commerciale, afin qu’ils soient plus efficaces et rapidement opérationnels. Il a été annoncé le 19 mars 2025 par le Commissaire Séjourné. En parallèle, et pour maintenir l’enjeu de la sidérurgie européenne sur le haut de la pile des priorités de l’Union Européenne, le Gouvernement a été à l’initiative d’un « Sommet européen pour une stratégie autour de l’industrie de l’Acier » coprésidé par les ministres chargés de l’industrie de la France, de l’Italie et de l’Espagne, et soutenu par les gouvernements de la Belgique, du Luxembourg, de la Roumanie et de la Slovaquie. Ce sommet tenu à Bercy a été l’occasion de rappeler à la Commission les mesures urgentes à prendre, notamment la mobilisation complète et accélérée des instruments anti-dumping et antisubventions dès que nécessaire. L’amélioration rapide de la mesure de sauvegarde actuellement en vigueur, y compris avec la mise en place de niveaux de quotas plus adaptés à la demande européenne ou encore la présentation d’un nouveau mécanisme de défense commerciale ont aussi été évoquées. Enfin, il a été question de l’amélioration du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour garantir que les aciers importés supportent une tarification carbone alignée sur celle que paient déjà les sidérurgistes européens dans le cadre de l’EU-ETS. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour assurer à ArcelorMittal un cadre national et européen lui permettant de confirmer ses investissements en France, en dessinant des perspectives solides à long terme. Il en va non seulement de notre souveraineté en matière de production d’acier, maillon essentiel de nombreuses chaînes de valeur, mais aussi de la capacité de notre sidérurgie à se décarboner, en assurant à la fois sa viabilité économique et la réalisation de nos objectifs climatiques. L’Union européenne et la France ne sauraient devenir un simple atelier de transformation d’acier produit hors du continent, toutes les grandes puissances industrielles étant également des puissances sidérurgiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4494</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3110</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Garantir aux consommateurs une liberté de choix de leur propre modem</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4494. — 25 février 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la nécessité de garantir aux consommateurs une liberté de choix de leur propre modem. Les fournisseurs d’accès à internet (FAI) imposent généralement aux consommateurs l’utilisation de leur propre matériel, notamment des modems spécifiques, réduisant ainsi la liberté de choix des utilisateurs. Cette situation limite la possibilité pour les consommateurs de sélectionner le matériel qui répond le mieux à leurs besoins, tout en freinant l’innovation et la concurrence dans le secteur des équipements réseau. Garantir aux consommateurs la liberté de choisir leur propre modem permettrait de stimuler l’innovation technologique, de favoriser une concurrence accrue entre les fabricants et d’offrir des solutions plus performantes et adaptées. Cela pourrait également se traduire par une réduction des coûts pour les utilisateurs. Le règlement (UE) 2015/2120 établissant des mesures relatives à l’accès à un internet ouvert introduit des règles destinées à garantir un traitement égal et non discriminatoire du trafic internet (neutralité du réseau) entre les États membres de l’Union européenne. Certains pays, comme l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, et plus récemment la Belgique, ont déjà adopté des mesures permettant aux consommateurs de choisir librement leur modem ou routeur. Cependant, il est essentiel que cette liberté de choix soit accompagnée de mesures strictes garantissant la protection des données personnelles et le respect de la vie privée des consommateurs. Au regard de cette situation, il lui demande quelles initiatives juridiques le Gouvernement envisage de mettre en place pour garantir aux consommateurs la possibilité de choisir leur modem tout en assurant la sécurité de leurs données personnelles et la confidentialité de leurs informations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3110</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’utilisation par les consommateurs de leur propre matériel en lieu et place ou en complément des box fournies par les fournisseurs d’accès à internet doit être appréhendé au regard des différentes fonctions de connexion offertes par ces équipements : modem, routeur, wifi. S’agissant des fonctions de routeur et de wifi, les consommateurs sont déjà en mesure d’utiliser l’équipement de leur choix, en complément ou à la place de l’équipement du fournisseur. Cependant, selon les informations communiquées par les opérateurs, peu de consommateurs font ce choix (environ 1 %). S’agissant de la fonction de modem, les enjeux de fonctionnement et de qualité de service doivent être pris en compte : les fournisseurs d’accès à internet (FAI) conçoivent leurs infrastructures pour fonctionner de manière optimale avec des équipements homologués, garantissant ainsi un niveau de service constant. Des risques d’incompatibilité entre l’équipement du client et les infrastructures de l’opérateur pourraient impacter l’accès au service ou à certaines fonctionnalités. De plus, avec un modem tiers, l’opérateur pourrait rencontrer davantage de difficultés pour identifier d’éventuels dysfonctionnements et intervenir pour remettre en fonctionnement l’accès à Internet. Par ailleurs, les offres des opérateurs français figurent parmi les plus compétitives d’Europe avec un prix de l’abonnement qui intègre le modem, et la plupart du temps un routeur wifi. Les services d’enquêtes de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) veillent à ce que l’information précontractuelle fournie par les opérateurs soit claire et loyale, notamment en ce qui concerne les caractéristiques techniques des équipements ainsi que sur les allégations commerciales, afin que les consommateurs puissent faire un choix éclairé lors de la souscription de leur abonnement]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4595</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3111</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Les dysfonctionnements dans le déploiement de la fibre sur le territoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4595. — 25 février 2025. — M. Julien Limongi interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les nombreux dysfonctionnements liés au mode opératoire STOC (sous-traitance opérateur commercial), utilisé pour le raccordement des abonnés à la fibre optique. Ce modèle, adopté par les principaux fournisseurs d’accès à internet, délègue le raccordement final à des sous-traitants, parfois en cascade, ce qui entraîne une perte de contrôle sur la qualité des interventions. Cette organisation est à l’origine de nombreuses anomalies qui pénalisent à la fois les usagers et les collectivités. De nombreux abonnés se retrouvent déconnectés ou mal raccordés en raison d’interventions effectuées sans suivi rigoureux. Les infrastructures, telles que les armoires techniques et les boîtiers de raccordement, subissent des dégradations répétées. Le non-respect des routes optiques fragilise l’ensemble du réseau et entraîne un vieillissement prématuré des équipements. De plus, l’absence de traçabilité des interventions, due à la multiplication des niveaux de sous-traitance, complique l’identification des responsabilités et alourdit les coûts d’exploitation. Par ailleurs, les syndicats mixtes départementaux, censés fédérer et assurer le déploiement de la fibre sur le territoire, ne semblent être assujettis à aucune obligation de résultats. Ce manque de cadre entraîne des délais d’installation parfois très longs, difficiles à supporter pour les administrés qui restent dans l’attente d’un accès effectif à la fibre. Cette situation est d’autant plus préjudiciable pour les habitants des zones théoriquement éligibles à la fibre mais où le réseau n’a pas encore été déployé. Ne pouvant bénéficier d’offres alternatives comme les box 4G ou 5G proposées par les opérateurs aux zones non couvertes, ces administrés sont contraints de financer eux-mêmes un moyen d’accès à internet, souvent à un coût plus élevé que la moyenne. Face à ces constats et alors que la fibre optique constitue un enjeu majeur d’aménagement du territoire, il devient urgent de mieux encadrer ces pratiques afin de garantir un service fiable et durable pour les usagers. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures il entend prendre pour limiter ces dérives, renforcer la régulation et le contrôle de la sous-traitance, mais aussi imposer aux syndicats départementaux des obligations de résultats afin de garantir un accès effectif et rapide à la fibre pour l’ensemble des citoyens. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3111</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le mode de « sous-traitance à l’opérateur commercial » (STOC) a permis de répondre à une appétence forte des Français pour la fibre optique et de faire face à un rythme soutenu de demandes de raccordement à la fibre optique. La France est aujourd’hui la championne européenne en matière d’abonnements à la fibre optique, loin devant les autres pays européens. Toutefois, le mode STOC a pu affecter la qualité d’exploitation des réseaux déployés, bien que tous les dysfonctionnements ne puissent lui être imputés, des choix d’architectures de réseaux atypiques par les opérateurs d’infrastructures ayant également pu être à l’origine des problèmes de qualité. La filière s’est engagée en septembre 2022 pour une amélioration de la qualité de service. Ces engagements portent sur trois axes : Le premier axe relève du renforcement de la formation des intervenants et la qualité des interventions terrain par la mise en place d’une certification au niveau des intervenants et des entreprises. La filière s’est accordée sur des grilles de compétences qui ont été intégrées dans les contrats en avril 2023 par les entreprises concernées. Les techniciens sont désormais tenus de réaliser cette certification, et leur employeur de leur proposer des formations complémentaires dans le cas où tous les prérequis ne seraient pas respectés. Le second axe porte sur le renforcement des contrôles à la fois par : - La transmission des opérateurs commerciaux de leurs plannings d’intervention aux opérateurs d’infrastructure en faisant la demande est en cours d’expérimentation sur une vingtaine de réseau où la qualité de réseau est la plus dégradée. Pour en éprouver l’efficacité, un nombre plus significatif d’audits conduits par les opérateurs devra être réalisé ; - La mise en œuvre effective des comptes-rendus d’intervention (CRI), dispositif clé pour valider la qualité des raccordements, s’est maintenant généralisée ; - La mise en œuvre d’e-intervention, un outil partagé entre tous les opérateurs, qui permet d’envoyer des alertes en cas de débranchements involontaires voire volontaires. Le troisième axe porte sur la reprise des infrastructures dégradées, que ce soit au niveau des points de mutualisation ou des réseaux vieillissants ou mal dimensionnés qui nécessitent une reprise globale de l’infrastructure. A ce jour, Xp Fibre, Altitude et Free ont lancé des plans de reprise dont l’Arcep assure le suivi. Le Gouvernement demeure vigilant sur la mise en œuvre effective de ces trois axes par les opérateurs et en a confié le contrôle à l’Arcep. L’Autorité effectue un état des lieux de la mise en œuvre de chacun des axes à l’occasion des comités de concertation « réseaux fixes », qui réunissent tous les trimestres les associations de collectivités, les opérateurs d’infrastructures, les opérateurs commerciaux, les fédérations professionnelles, les services de l’Etat (DGE, ANCT), ainsi que la Commission Supérieure du Numérique et des Postes. En outre, l’Arcep publie chaque semestre un observatoire de la qualité des réseaux en fibre optique, évaluant pour chaque réseaux le taux de panne et le taux d’échec de raccordement. La dernière publication en date de mars 2025 atteste d’une amélioration de la qualité des réseaux en fibre optique. L’objectif gouvernemental est celui d’une généralisation des déploiements d’ici la fin de l’année 2025 ; les déploiements se poursuivent donc pour atteindre cet objectif. Concernant les personnes qui ne sont pas encore éligibles à la fibre optique et qui souhaiteraient disposer d’une connectivité très haut débit, l’Etat a mis en place le dispositif « Cohésion numérique des territoires » qui permet de prendre en charge les frais d’installation et d’équipements hertziens (4G/5G fixe, satellite…) jusqu’à 300 € (600 € sous conditions de ressources). Concernant la responsabilité des syndicats mixtes départementaux, il est à rappeler que la compétence d’établissement et d’exploitation des infrastructures de réseaux et de communications électroniques peut être confiée aux collectivités territoriales ou à leurs groupements en vertu de l’article 1425-1 du Code général des collectivités territoriales. Cet article précise qu’« une collectivité territoriale ou un groupement de collectivités territoriales peut déléguer à un syndicat mixte incluant au moins une région ou un département tout ou partie de la compétence relative à un ou plusieurs réseaux de communications électroniques ». Les projets de déploiements de réseaux d’initiative publique (RIP) sont soumis à plusieurs obligations qui contraignent les déploiements. Le cahier des charges « Réseaux d’initiative publique » indique que le projet pour s’assurer du soutien du financement de l’Etat doit prévoir à l’horizon 2025 « l’achèvement de la couverture du territoire en FttH, en créant les conditions permettant l’éligibilité de l’intégralité des locaux » ; Les projets de RIP sont soumis au cadre de régulation fixé par l’Arcep sur les réseaux FttH dit « cadre symétrique », qui fixe les modalités d’accès des opérateurs commerciaux à ces réseaux. Il impose notamment une obligation de « complétude » du réseau en zone moins dense dans le cadre de sa décision n° 2010-1312 en date du 14 décembre 2010. Cette obligation impose à l’opérateur d’infrastructure de déployer un réseau permettant de raccorder tous les logements et locaux à usage professionnel d’une zone dans un délai raisonnable (le délai de complétude). La décision n° 2020-1432 de l’Arcep en date du 8 décembre 2020 précisant les modalités de l’accès aux lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique, est également venue renforcer les obligations des opérateurs d’infrastructures relatives au délai de raccordement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1573</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3112</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mesures contre le vol de cuivre perturbant les infrastructures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1573. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les mesures pouvant être renforcées concernant le vol des câbles de cuivre. Partout et ce depuis plusieurs années, le phénomène connaît une recrudescence. Dans la circonscription de M. le député, un nouveau vol de câbles a été recensé, à Courchaton et Vellechevreux, en Haute-Saône. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 2023, des individus ont dérobé près d’un kilomètre deux cents de cuivre, dans des regards appartenant à l’opérateur Orange. Ces vols viennent fortement perturber les réseaux de télécommunications mais aussi, lorsqu’il est touché, le trafic SNCF, entraînant l’immobilité de milliers de Français. Il est à noter que le groupe Orange a signalé une augmentation de deux fois plus de vols par rapport à l’année précédente. Les mesures actuellement en place semblent insuffisantes pour endiguer ce phénomène, d’autant plus que le prix du cuivre a connu une augmentation significative au cours des cinq dernières années, incitant davantage aux délits. Des mesures existent pourtant pour contrer le phénomène. Pour exemple, la SNCF a mis en place des contre-mesures, telles que l’utilisation de drones et une surveillance accrue des voies ferrées. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce dossier et notamment quelles mesures il compte prendre pour endiguer ce phénomène de vols de métaux et garantir la sécurité des infrastructures pour les communications et les transports.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3112</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Définie par la loi de l’offre et de la demande, l’évolution des prix du marché de certaines matières premières conditionne, pour les malfaiteurs, l’intérêt à agir. Ainsi, le cours des métaux explique la commission de certains vols, dont celui du cuivre et des vols de câbles de télécommunication qui en sont particulièrement riches. Si la majorité des faits ont lieu principalement en bordure de routes, l’éclairage public constitue également une des cibles des groupes criminels (notamment dans le cas de lotissements isolés ou en construction). La gendarmerie nationale, compétente sur 96% du territoire national (Hexagone et outre-mer), est particulièrement impliquée dans la lutte contre ces trafics et la protection des populations qui en sont victimes. Le nombre de vols de cuivre constatés en ZGN a connu une hausse de de 19% entre 2022 et 2023. En revanche, le nombre de faits a diminué de 33,2 % en 2024 (3216 faits en 2023 contre 2149 en 2024), entraînant une diminution de 27,5% du nombre de procédures ouvertes pour des faits de vols de câbles de cuivre sur la voirie en zone gendarmerie (passant de 2492 en 2023 à 1806 procédures en 2024). En parallèle, les vols de cuivre au préjudice de l’opérateur Orange continuent d’augmenter. Au sein de l’agglomération parisienne, le phénomène de vols de câbles est relativement stable avec 143 vols signalés en 2024, contre 151 en 2023 et 147 en 2022. Pour lutter contre ce phénomène, une approche globale est mise en œuvre, d’une part, sur la prévention et le partenariat avec les entreprises privées et, d’autre part, sur le démantèlement des groupes relevant de la criminalité organisée. Le ministre de l’intérieur a signé le 9 mars 2021 avec les grands opérateurs de télécommunications et d’infrastructures une convention nationale de lutte contre la malveillance visant les réseaux de télécommunications. Cette convention a été déclinée par les préfets de département aux fins de lutter efficacement contre les actes de malveillance et les vols commis au préjudice des opérateurs nationaux de télécommunications. Ces échanges permettent une connaissance plus fine des problématiques rencontrées par les opérateurs et un partage de ces informations en temps réel aux agents sur le terrain et aux services d’enquête. Il peut également être rappelé qu’en octobre 2008, un protocole d’accord a été signé par le ministre de l’intérieur et le président de la FEDération des Entreprises de RECyclage (FEDEREC) en vue de lutter contre le vol et le recel de métaux. Ce protocole prévoit, entre autres, la mise en place d’une politique rigoureuse de l’achat au détail, la mise en place d’un réseau d’alerte et la mise en place d’un partenariat en matière de prévention situationnelle. Ce protocole a été décliné localement au niveau départemental entre 2009 et 2014. Enfin, il doit être rappelé que le ministère de l’intérieur continue de déployer un partenariat avec, par exemple, Télévision de France, Orange, les opérateurs de transport et de distribution d’électricité. Les groupements de gendarmerie et les services territoriaux de la police nationale mettent donc en œuvre des plans d’action conjoints avec les partenaires pour sécuriser le matériel sur site, créer un réseau d’alerte et mieux comprendre les modes opératoires, renforcer les échanges pour mieux détecter, prévenir les vols et préserver les traces et indices utiles à l’enquête. La mise en place de dispositifs préventifs permet d’accompagner les victimes potentielles de ce type de vols. Les forces de sécurité intérieure entretiennent le contact avec les professionnels de la filière. Les sites sensibles font l’objet d’une présence renforcée et de surveillances dédiées, dès qu’une menace potentielle est identifiée. Les référents et correspondants sûreté de la police et de la gendarmerie nationales apportent, en complément, leur concours et leur expertise en matière de prévention technique de la malveillance au profit des entreprises et opérateurs, afin d’identifier les vulnérabilités des sites tout en proposant des sécurités passives et actives adaptées. Aussi, le développement d’une véritable « culture sûreté » au sein des sociétés est vivement encouragé. Les référents et correspondants sûreté peuvent être sollicités pour dispenser des conseils en prévention situationnelle de nature à prévenir les vols de métaux ou, à tout le moins, à en réduire les conséquences. Ces professionnels, spécialement formés, peuvent : - identifier localement les principales sociétés susceptibles d’être victimes ou ayant déjà été victimes de vols, puis vérifier in situ leurs éventuelles vulnérabilités ; à l’issue, des conseils de sûreté sont prodigués aux demandeurs pour qu’ils puissent renforcer la sécurité de leurs locaux et espaces ; - organiser, au profit des professionnels, des réunions d’information et de sensibilisation aux problématiques de sûreté. Ce travail considérable de prévention et de conseil est complété par un renforcement de la présence de voie publique des deux forces, répondant ainsi à l’objectif de dissuasion des actes de malveillance, y compris ceux liés aux métaux précieux et aux biens d’utilité publique. Au-delà des patrouilles, chaque vol fait l’objet d’un traitement judiciaire adapté : identification préalable des opérateurs dans les systèmes d’information des centres d’information et de commandement (CORG et CIC) et traitement spécifique des plaintes prenant en compte leurs particularités techniques par le biais de constatations scientifiques systématiques et adaptées, complétées par une analyse des manières d’opérer afin de faciliter les rapprochements entre affaires. Concernant plus particulièrement le cas des réseaux d’éclairage public - qui demeurent vulnérables et constituent pour les groupes criminels une cible d’opportunité idéale qui induit des montants de préjudices très élevés pour les collectivités - la police et la gendarmerie nationales activent tous les leviers de coproduction de sécurité tels que l’aide aux diagnostics dans le cadre des projets de vidéo-protection et la réalisation de campagnes de sensibilisation afin de mieux détecter les agissements suspects. En collaboration avec les entreprises, la gendarmerie nationale encourage l’utilisation de systèmes de marquage des métaux (ex. : ADN synthétique) pour faciliter leur identification en cas de vol, permettre de retrouver plus facilement le métal volé et d’identifier les filières criminelles. Le déploiement de dispositifs de participation citoyenne est également vivement encouragé. La préfecture de police est d’abord mobilisée en matière de prévention situationnelle et conseille les sociétés de transport et les opérateurs de réseaux de communication franciliens sur les mesures à mettre en place afin de se prémunir contre les actes malveillants. Par ailleurs, toute documentation utile à la répression du trafic de métaux (fiche réflexe sur les vols de pots catalytiques, guide des métaux SNCF, guide du matériel utilisé par Orange, notes d’information et d’analyse criminelle de la police judiciaire au sujet des réseaux organisés spécialisés dans les vols et recels de métaux, etc.) est envoyée régulièrement aux enquêteurs. Les forces de sécurité intérieure organisent régulièrement des opérations coordonnées nationales et locales pour contrôler les activités des professions réglementées, points de vente de métaux et les centres de recyclage. Ces contrôles permettent de s’assurer de la traçabilité des métaux et d’identifier des transactions suspectes. Des actions complémentaires incluent des contrôles ciblés sur les registres des ferrailleurs, en lien avec les comités départementaux de lutte anti-fraude (CODAF) et les plateformes de recel en ligne, des contrôles des marchandises aux abords des sites de recyclage pour vérifier l’origine des métaux transportés, et une surveillance accrue des zones de brûlage utilisées pour dénuder les câbles volés. Pour la gendarmerie nationale, ces opérations sont parfois mises en œuvre et cordonnées dans le cadre des « cellules anti-cambriolages » départementales. Il en est de même dans les services de police où des enquêtes sont diligentées par les services locaux avec l’appui le cas échéant de services nationaux. Parce que ces vols de matières premières sont souvent le fait de groupes organisés, un office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) rattaché à la DGGN a été créé. Il s’agit d’une structure composée d’un échelon central à Arcueil (92) et de cinq détachements, à Nancy (54), Lyon (69), Toulouse (31), Rennes (35) et Senlis (60). L’OCLDI est chargé d’enquêter et de coordonner l’action des forces de sécurité intérieure dans ce domaine. Maillon essentiel de la lutte contre la délinquance itinérante, pour laquelle il assure également les échanges à l’international, l’OCLDI peut s’appuyer sur d’autres structures et compétences en matière de renseignement et d’enquête. Ainsi, le service central de renseignement criminel (SCRC) permet la détection de phénomènes émergents, mais également la compréhension des principaux mécanismes de ce type de délinquance, afin de mieux orienter le travail des unités. Cette lecture nationale est complétée par l’analyse des vulnérabilités identifiées sur chaque zone géographique. Les efforts combinés des forces tant au niveau central qu’au niveau local portent leurs fruits. Ainsi, entre janvier 2023 et octobre 2024, ce sont plus de 200 auteurs de vols de cuivre qui ont été interpellés par les unités de la gendarmerie sur l’ensemble du territoire national (Occitanie, Île-de-France, Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes). L’action des services de la préfecture de police de Paris a permis d’identifier et d’interpeller les auteurs d’une succession de vols de câbles d’alimentation en juillet et octobre 2023 sur les lignes T2, T6 et T7 du tramway à Paris, qui avait conduit à l’arrêt du trafic. En septembre 2024, 2 auteurs présumés du vol de plus de 3 tonnes de câbles ont été interpellés. En octobre 2024, l’interpellation de 2 individus pour le vol de 300 mètres de câble Orange ayant privé 47 foyers de l’accès à internet a conduit à une convocation en justice des auteurs. En décembre 2024, l’interpellation de 11 individus mis en cause pour 5 vols de cuivre, dont 2 avec séquestrations de personnes, commis sur les départements du Val de Marne (94), de l’Essonne (91) et d’Indre et Loire (37), fait suite à une enquête minutieuse ayant matérialisé un préjudice estimé à 3 millions d’euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3002</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3114</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Demande d’aide d’urgence pour les sinistrés Mahorais</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3002. — 31 décembre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre à la situation dramatique à Mayotte après le passage du cyclone Chido. Cette catastrophe naturelle a causé des destructions majeures, ravageant particulièrement les quartiers précaires où vivent des milliers de Mahorais et laissant de nombreuses personnes portées disparues. Dans un territoire déjà marqué par la pauvreté et la fragilité des infrastructures, cette catastrophe souligne la nécessité d’une réponse urgente et d’une stratégie de reconstruction ambitieuse. Mme la députée demande quelles mesures immédiates le Gouvernement a engagées ou entend mettre en œuvre pour localiser les disparus, secourir les populations affectées et répondre aux besoins essentiels tels que le relogement, l’accès à l’eau potable, la distribution de nourriture et les soins médicaux. Elle interroge également le ministre sur les actions prévues pour financer et accélérer la reconstruction, notamment par la mobilisation de fonds européens, comme le FEDER et le FSE+, ainsi que par le recours à une aide internationale pour restaurer les infrastructures essentielles. Marine Le Pen et le Rassemblement National avertissent depuis des années sur les risques encourus par Mayotte, sans jamais avoir été écoutés. L’immigration massive, notamment en provenance des Comores, pèse depuis trop longtemps sur les finances mahoraises, empêchant les habitants de vivre dans de bonnes conditions et de développer et sécuriser leur île. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles initiatives à long terme seront entreprises pour moderniser les équipements publics, réduire la vulnérabilité de l’île face aux catastrophes naturelles et pour s’attaquer aux causes profondes de la précarité, telles que la surpopulation, l’habitat insalubre et l’insécurité persistante, toutes aggravées par l’immigration massive.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3114</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réponse à la situation dramatique causée depuis décembre par le cyclone Chido à Mayotte est une priorité pour le Gouvernement. Cette réponse s’organise en trois phases : gestion de l’urgence et stabilisation, reconstruction, refondation. Quatre mois après le cyclone, la situation est stabilisée et il convient de créer la dynamique nécessaire à la reconstruction du territoire. La refondation renvoie aux mesures structurelles qui seront nécessaires pour dessiner l’avenir de Mayotte à horizon 2035. Une mission inter-inspections en charge de l’évaluation des dégâts et des besoins a été mandatée, dès décembre 2024, pour permettre d’apprécier l’ampleur du chantier de reconstruction. Le général Pascal FACON a été nommé préfigurateur de l’établissement public chargé de coordonner les travaux de reconstruction de Mayotte auprès du ministre d’Etat, ministre des outre-mer. Il dirige une mission interministérielle en charge de bâtir une stratégie de reconstruction et de refondation de Mayotte qui veillera notamment à garantir la résilience du territoire. En termes de mobilisation sur le plan financier : - La gestion de l’urgence induit un certain nombre de dépenses engagées par les différents ministères impliqués, à hauteur de près de 500 millions d’euros (M€). - Des crédits d’amorçage sont mobilisés par le ministère des outre-mer à hauteur de 100M€ pour soutenir les collectivités dans la reconstruction et la rénovation des bâtiments et infrastructures publics. Le recensement et la priorisation des besoins par la préfecture et la mission chargée de la reconstruction et de la refondation de Mayotte est en cours. - Le fonds de secours outre-mer (FSOM) du ministère des outre-mer a également été activé pour soutenir les exploitants agricoles (15 M€), les petites entreprises et les particuliers les plus vulnérables. - Une demande d’activation du fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE) a été adressée à la Commission européenne par la France le 6 mars 2025. La Commission dispose d’un délai de 6 mois pour instruire cette demande et la présenter au Parlement européen et au Conseil en vue de son approbation. En pratique, il faut entre 12 et 15 mois avant d’obtenir le versement de ce fonds. 97M€ sont espérés pour Mayotte. - Le règlement RESTORE permet de réorienter le FEDER et le FSE+ vers des dépenses de reconstruction à la suite d’une catastrophe naturelle. Un premier appel à projets RESTORE-FEDER d’un montant de 10M€ a été ouvert le 11 avril pour soutenir des projets dans les secteurs du tourisme, de l’industrie et des médias. Sur le plan législatif : - La loi d’urgence pour Mayotte a été promulguée le 24 février 2025. Elle prévoit notamment des assouplissements de règlementation en matière de construction, d’aménagement et de commande publique pour soutenir et accélérer la reconstruction de Mayotte. Les débats parlementaires ont notamment permis d’ajouter des dispositions visant à garantir la participation des petites entreprises locales. La loi prévoit également des dispositifs de soutien aux entreprises et aux particuliers (maintien des droits sociaux, activité partielle, suspension des cotisations et contributions sociales etc.) ; - Le projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte a été présenté en Conseil des ministres le 21 avril 2025. Il vise à affirmer les engagements de l’Etat pour la refondation de Mayotte, en particulier à travers la programmation de 3,2 milliards d’euros d’investissements prioritaires. Son objet est également de renforcer la lutte contre l’immigration clandestine (à travers la montée en puissance du dispositif opérationnel de surveillance et d’interception) et l’habitat insalubre (à travers le rallongement du délai de flagrance et l’adaptation de l’obligation de relogement), établir une trajectoire de convergence économique et sociale dès 2026 et soutenir l’attractivité du territoire, par exemple à travers la mise en place d’une zone franche globale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3333</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3115</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Situation des entreprises en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3333. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la situation des entreprises en Nouvelle-Calédonie. Il y a quelques mois, on déplorait toutes et tous les évènements tragiques de violences et d’émeutes survenus en Nouvelle-Calédonie. Les entreprises situées là-bas, ont elles aussi subi ces épisodes et les répercussions qui en ont découlé. Certaines d’entre elles ont même dû être liquidées et fermées et les différents prêts qui avaient été contractés par leurs dirigeants sont, eux, toujours d’actualité, alors que leurs activités professionnelles ont cessé. En effet, plusieurs entreprises et dirigeants ont dû tout abandonner sur place et se retrouvent actuellement dans un désespoir et une angoisse grandissants. Cette situation est profondément injuste. Il lui demande donc de lui indiquer ce que le Gouvernement compte faire pour remédier à cette situation et aider les entreprises douloureusement impactées par ces tragiques évènements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3115</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Nouvelle-Calédonie traverse une crise économique majeure, les violences du 13 mai 2024 ayant accentué les profondes difficultés préexistantes (déséquilibre structurel des finances publiques avec fortes dépenses et faibles recettes fiscales ; absence de compétitivité du secteur du nickel). Le soutien de l’État a été rapide et massif, cumulant en 2024, au-delà des transferts annuels et des aides financières aux entreprises de la filière nickel, 586 millions d’euros (M€) d’aide dont 390 M€ d’avances remboursables et 190 M€ de subventions. L’aide exceptionnelle de l’État s’est accompagnée d’une assistance technique de l’Inspection générale des finances chargée de négocier avec le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie des réformes économiques et budgétaires à effet de court terme. Le congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté les trois budgets 2025 (budget propre, budget de reversement et budget de répartition), le 28 mars dernier. Les autorités calédoniennes ont établi un plan triennal pour rééquilibrer les finances publiques et redonner des perspectives économiques au territoire. L’État s’est engagé à soutenir pleinement cette dynamique via l’ouverture en loi de finances initiale pour 2025 d’une garantie qui viendra couvrir un prêt à hauteur d’1 milliard d’euros (Md€) qui sera consenti par l’Agence française de développement à la Nouvelle-Calédonie. Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés économiques et sociales majeures auxquelles sont confrontées les entreprises de Nouvelle-Calédonie. La gravité de la situation, qui a conduit à la fermeture voire la liquidation de certaines entreprises a justifié le déploiement de plusieurs dispositifs dès le mois de mai 2024 afin d’accompagner les entreprises sinistrées et de favoriser la reprise économique : - aides d’urgence à destination des entreprises : un fonds de soutien spécifique, sous la forme d’une aide aux coûts fixes, a été déployé pour venir en aide aux entreprises les plus touchées, afin de leur permettre de faire face à leurs charges et d’engager une relance progressive de leur activité. Un dispositif d’activité partielle a, par ailleurs, été financé par l’Etat et, après plusieurs prolongations, restera en vigueur, selon des paramètres différents, jusqu’en juin prochain. - accompagnement bancaire et renégociation des prêts : le Gouvernement travaille en lien étroit avec les établissements bancaires pour aménager les conditions de remboursement des prêts contractés par les entreprises. - accompagnement de la reconstruction et de la relance économique : l’Etat prendra en charge la reconstruction des bâtiments publics jusqu’à 100 M€. Ce plan participera à la reconstruction d’une économie durable. Enfin, si certaines entreprises rencontrent des difficultés individuelles, elles ont la possibilité de solliciter les structures locales d’accompagnement telles que les fédérations professionnelles ou la chambre du commerce et de l’industrie. Ces acteurs sont en mesure d’apporter un suivi personnalisé et de faciliter l’accès aux dispositifs existants. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3553</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3116</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Radar hydrométéorologique à La Vigie (Mayotte)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3553. — 28 janvier 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la concrétisation du projet d’installation d’un radar hydrométéorologique à La Vigie à Mayotte. Le 14 décembre dernier, un cyclone dévastateur a ravagé Mayotte entraînant l’activation de l’état de calamité naturelle exceptionnelle. Depuis 2021, des pourparlers sont en cours pour engager un projet d’installation d’un radar hydrométéorologique à La Vigie. Malheureusement, il semble que les discussions soient au point mort, alors même que Mayotte est régulièrement en proie aux catastrophes météorologiques, qui pourraient être mieux anticipées avec des équipements de détection performants. À l’occasion de la visite de M. le député sur le site de Météo France à Toulouse en janvier 2025, il lui a été rappelé par Mme Virginie Schwarz, présidente-directrice générale, l’importance d’optimiser le système d’alerte à la population, qui passera nécessairement par le déploiement d’outils performants. Les attentes et les besoins étants forts sur ce territoire, il lui demande précisément l’état d’avancement du dossier ainsi que la clef de répartition financière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3116</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’installation d’un radar hydrométéorologique à Mayotte va contribuer à améliorer significativement l’anticipation de ces phénomènes extrêmes, et donc la prévention des risques associés aux fortes pluies, qu’elles soient liées à des cyclones tropicaux ou à des phénomènes de plus petite échelle. Il pourra ainsi identifier les précipitations dans un rayon de 250 km autour de l’île, et les quantifier jusqu’à 100 km, avec une résolution de l’ordre du kilomètre. Il permettra aussi de mieux gérer la ressource en eau, dans un contexte de forte tension sur le territoire. Les données issues du radar seront directement exploitées par les prévisionnistes de Mayotte, et par les équipes de Météo-France implantées à la Réunion, qui sont en charge de la veille cyclonique pour tout le bassin sud-ouest de l’Océan Indien, ainsi que par le Centre national de prévision à Toulouse. Elles pourront à plus long terme permettre de déployer des services d’avertissements pertinents concernant les pluies intenses. Le radar viendra en complément du système de prévision existant et d’un réseau de pluviomètres déjà disposés au sol.  Le 15 avril 2025 à l’occasion d’un déplacement à Mayotte, la ministre de la transition écologique a confirmé l’installation de ce radar hydrométéorologique, dont le portage financier est assumé par Météo France. Mayotte était le seul département français à ne pas être doté d’un équipement de ce type. Il permettra d’obtenir des informations précises sur les volumes et l’intensité des précipitations dans un rayon de 100 à 200 kilomètres. Les difficultés foncières relatives au terrain identifié pour son installation à La Vigie, en Petite Terre, ayant été levées, les études préalables et premiers travaux d’infrastructure commenceront dès 2025, en vue d’un achèvement des travaux d’ici à l’été 2027. La mise en service du radar est donc attendue pour 2027.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3728</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3116</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière d’assurance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3728. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’homologation des peines d’emprisonnement prévues par la loi du pays n° 2024-10 du 2 juillet 2024 portant modification du code des assurances applicable en Polynésie française. En effet, conformément à l’article 21 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004, pour qu’une infraction aux actes prévus à l’article 140 de ladite loi dénommés « lois du pays » soit assortie d’une peine d’emprisonnement, une loi d’homologation doit être adoptée par le Parlement. Jusqu’à l’entrée en vigueur de cette loi, seules les peines d’amende et les peines complémentaires éventuellement prévues sont applicables. Ainsi, le Gouvernement de la Polynésie émet le vœu de l’adoption d’une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues aux articles LP 324-2, LP 331-19, LP 331-20, LP 331-21, LP 514-1, LP 514-2 de la loi du pays n° 2024-10 du 2 juillet 2024 portant modification du code des assurances applicable en Polynésie. Ces peines n’excèdent pas la peine maximum prévue par la loi nationale pour une infraction de même nature. Les infractions prévues sanctionnent notamment le non-respect de la forme sociale. Par conséquent, elle lui demande s’il entend prendre les mesures nécessaires pour que les peines d’emprisonnement prévues par les lois du pays soient homologuées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3117</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues par les articles LP 324-2, LP 331-19 à LP 331-21, LP 514-1 à LP 514-2 du code des assurances applicable en Polynésie française dans leur rédaction résultant de la loi du pays n° 2024-10 du 2 juillet 2024 portant modification du code des assurances applicable en Polynésie française. Cette demande a été instruite par les ministères compétents, et notamment la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice, qui ont validé le principe de l’homologation dès lors que les peines respectent les critères fixés à l’article 21 de la loi organique du n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie. Ces peines pourront en conséquence être homologuées dès qu’un vecteur législatif adéquat sera identifié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3729</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3117</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière fiscale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3729. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’adoption d’une loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière fiscale. En effet, aux termes de l’article 21 de la loi organique n° 2004-192 modifiée portant statut d’autonomie de la Polynésie française : « La Polynésie française peut assortir les infractions aux actes prévus à l’article 140 dénommés lois du pays de peines d’emprisonnement n’excédant pas la peine maximum prévue par les lois nationales pour les infractions de même nature, sous réserve d’une homologation préalable de sa délibération par la loi. Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi d’homologation, seules les peines d’amende et les peines complémentaires éventuellement prévues par la délibération sont applicables ». Ainsi, le Gouvernement de la Polynésie française souhaite que soit adoptée une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues aux articles LP 520, LP 521 et LP 522 du code des impôts de la Polynésie française. Ces peines n’excèdent pas la peine maximum prévue par la loi nationale pour les infractions de même nature. Par conséquent, elle lui demande s’il entend proposer une telle loi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3117</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière fiscale prévues aux articles LP 520, LP 521 et LP 522 du code des impôts de la Polynésie française. Cette demande a été instruite en janvier 2025 par les ministères concernés, et notamment la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice, qui ont validé le principe de l’homologation dès lors que les peines respectent les critères fixés par l’article 21 de la loi organique du n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie. En conséquence, ces peines pourront être homologuées dès qu’un vecteur législatif adéquat sera identifié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3731</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3117</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Lutte contre les infractions liées aux affaires maritimes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3731. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur les infractions liées aux affaires maritimes. D’une part, le Gouvernement de la Polynésie française a une nouvelle fois transmis au ministre en charge des outre-mer un projet de loi du pays relative à la recherche et la constatation des infractions en matière d’affaires maritimes, conformément à l’article 32 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. Conformément à cet article, pour adopter des lois du pays intervenant dans le champ de l’article 31 du même statut (notamment la recherche et constatations des infractions), le président du Pays ou de l’Assemblée de la Polynésie doit transmettre le projet de loi du pays au ministre des outre-mer, qui dispose d’un délai de deux mois après l’accusé de réception pour présenter au Premier ministre un projet de décret. Il s’agit notamment de dispositions qui permettent de confier les pouvoirs d’enquête, de visites domiciliaires, de perquisitions et de saisies à des fonctionnaires et agents du service administratif de la Polynésie sous le contrôle de l’autorité judiciaire. Les deux précédentes saisines, en 2020 et 2022, sont restées sans réponse. D’autre part, le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation de la peine d’emprisonnement prévue à l’article L. 38 de la loi du pays n° 2020-16 du 2 juillet 2020 relative au pilotage maritime, qui prévoit une peine de trois mois d’emprisonnement et une amende de 447 400 FCFP en répression de la méconnaissance par un pilote maritime de ses obligations d’assistance à un navire en danger. Conformément à l’article 21 de la loi organique précitée, seule la peine d’amende peut être appliquée, la peine d’emprisonnement nécessitant une homologation par une loi nationale pour être appliquée. Par conséquent, elle lui demande s’il entend permettre à la Polynésie de lutter efficacement contre les infractions liées aux affaires maritimes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3118</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement de Polynésie française a transmis au ministre chargé des outre-mer le 29 août 2022, puis à nouveau en octobre 2024, une demande d’approbation du projet de loi du pays relatif à la recherche et à la constatation des infractions en matière d’affaires maritimes en Polynésie française, sur le fondement de la procédure prévue aux articles 31 et 32 de la loi organique du 27 février 2004. Toutefois, l’analyse de ce projet de loi du pays a fait apparaître des faiblesses ne permettant pas au Gouvernement d’approuver ce projet en l’état. D’une part, les infractions concernées par le régime envisagé pour leur recherche et leur constatation ne sont pas déterminées avec suffisamment de précision et ne font référence ni à des textes d’incrimination, ni aux lois du pays qui les contiennent (articles LP 1 et LP 2). D’autre part, il n’apparait pas souhaitable que des fonctionnaires ne disposant pas de la qualité d’officier de police judiciaire puissent se voir confier des missions de constatation des infractions et de recherche de leurs auteurs selon les règles fixées par le code de procédure pénale (article LP 3). Enfin, les prérogatives d’enquête prévues dans le projet de texte ne comportent pas suffisamment de garanties de nature à opérer une conciliation équilibrée entre l’objectif à valeur constitutionnelle de recherche des auteurs d’infractions avec l’exercice des libertés constitutionnellement garanties, au nombre desquelles figure l’inviolabilité du domicile. Les services compétents du ministère de la Justice, en lien avec la DGOM, vont se rapprocher des services du gouvernement de Polynésie afin de remédier à ces difficultés et d’aboutir à une approbation par décret d’un projet de loi du pays modifié. Enfin, s’agissant de la demande d’homologation de la peine d’emprisonnement prévue à l’article L. 38 de la loi du pays n° 2020-16 du 2 juillet 2020 relative au pilotage maritime, celle-ci, après instruction par la direction des affaires criminelles et des grâces, pourra être homologuée dès qu’un vecteur législatif adéquat sera identifié. Il est relevé à cet égard qu’une telle homologation est prévue à l’article 38 de la proposition de loi n° 172 portant diverses dispositions d’adaptation du droit des outre-mer de Mme Micheline Jacques déposée au Sénat le 28 novembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3732</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3118</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Position du Gouvernement sur le drapeau calédonien (compétitions sportives)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3732. — 4 février 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la réponse apportée par le ministre des sports dans une réponse à une question écrite parlementaire n° 1284 posée par le député M. Nicolas Metzdorf, publiée le 10 décembre 2024, à propos de l’utilisation du drapeau pour les équipes sportives calédoniennes dans les compétitions internationales. Dans cette réponse, le Gouvernement prend parti en faveur de l’exclusion du drapeau Kanaky des compétitions internationales, alors que le double pavoisement était d’usage depuis 2011. En effet lors de la cérémonie d’ouverture des jeux du Pacifique, présidée par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, deux porte-drapeau avaient porté le drapeau tricolore et le drapeau de Kanaky, instaurant un usage qui, s’il ne faisait pas l’unanimité, avait du moins perduré depuis. Cette décision unilatérale du Gouvernement de revenir sur cet usage, pour supprimer le drapeau de Kanaky est en contradiction totale avec l’impartialité que devrait avoir l’État. Le Gouvernement prend une fois encore parti en faveur du mouvement non-indépendantiste. Or l’impartialité de l’État est un des principes fondamentaux des accords de Matignon-Oudinot, qui ont permis de retrouver la paix civile après les évènements qui ont ensanglanté le territoire dans les années 1980. C’est parce qu’ils ont rompu avec cette impartialité que les gouvernements Castex, Borne et Attal ont provoqué une crise politique, économique et sociale qui s’aggrave de jour en jour, dont le projet de dégel unilatéral du corps électoral en dehors de tout consensus local a été le déclencheur. Plus encore, le moment de cette décision est donc singulièrement inopportun puisqu’elle intervient au moment où les acteurs calédoniens doivent engager un cycle de discussions autour de l’avenir institutionnel du territoire. La question du drapeau est un sujet éminemment identitaire, qui ne peut pas manquer de raviver les tensions déjà exacerbées et les tensions qui fracturent la société calédoniennes. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement compte revenir sur cette décision inopportune.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3118</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu de l’article 5 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie et du point 1.5 de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, ce territoire est compétent pour déterminer ses signes identitaires (nom, drapeau, hymne, devise, graphisme des billets de banque). Pour ce faire, le projet ou la proposition de loi du pays définissant le signe identitaire doit être adopté à la majorité des trois cinquièmes des membres du Congrès. Préalablement, il est transmis au Sénat coutumier par le président du Congrès et soumis, pour avis, au Conseil d’État, conformément aux articles 142 et 100 de la loi organique du 19 mars 1999. Cependant, à l’heure actuelle, le signe identitaire relatif au drapeau de la Nouvelle-Calédonie n’est pas déterminé. En effet, bien que déclarée constitutionnelle par le Conseil d’État dans son avis du 9 octobre 2012, la proposition de loi du pays relative au drapeau de la Nouvelle-Calédonie n’a pas été adoptée à la majorité des trois cinquièmes des membres du Congrès. En outre, le vœu émis par le Congrès, le 13 juillet 2010, qui suggérait que l’emblème national et le drapeau créé par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) soient arborés ensemble en Nouvelle-Calédonie, est dépourvu de force contraignante. Ainsi, le drapeau créé en 1984 par le FLNKS n’est pas un signe identitaire de la Nouvelle-Calédonie au sens de l’article 5 de la loi organique du 19 mars 1999 et du point 1.5 de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998. Ce drapeau ne constitue pas davantage un emblème de la Nouvelle-Calédonie au sens de ces mêmes dispositions. En effet, ce terme, qui n’est ni mentionné ni défini au sein de la loi organique du 19 mars 1999 et de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, est dépourvu de valeur juridique. C’est pourquoi, les sites internet officiels ne définissent pas le drapeau kanak comme un emblème de la Nouvelle-Calédonie. Par conséquent, conformément à l’article 2 de la Constitution, le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge est, actuellement, le seul emblème officiel de la Nouvelle-Calédonie. Pour autant, aucune législation ou réglementation, à l’exception de l’article L. 111-1-1 du code de l’éducation, n’encadre les modalités d’utilisation des drapeaux au sein des administrations étatiques et locales. Dès lors que le pavoisement des édifices publics résulte d’une pratique non écrite, les administrations ne sont pas contraintes, hormis rares exceptions (cérémonies commémoratives nationales officielles, deuils officiels et, pour les administrations étatiques, visites d’État), d’arborer le drapeau tricolore. Seuls les écoles et les établissements d’enseignement du second degré publics et privés sous contrat doivent, en vertu de l’article L. 111-1-1 du code de l’éducation, apposer sur leur façade les drapeaux tricolore et européen. Par ailleurs, aucune disposition législative ou réglementaire n’interdit à une administration d’apposer, aux côtés de l’emblème national, un drapeau non officiel tel que celui créé par le FLNKS. C’est ainsi que, depuis 2010, de nombreuses administrations présentes en Nouvelle-Calédonie pavoisent leur édifice de l’emblème national et du drapeau créé par le FLNKS. Toutefois, l’absence d’adoption par le Congrès, à la majorité des trois cinquièmes de ses membres, d’une loi du pays relative au drapeau de la Nouvelle-Calédonie, n’a pas rendu le drapeau créé par le FLNKS obligatoire et a laissé aux administrations le choix du pavoisement de leur édifice. En ce qui concerne les évènements culturels ou les compétitions sportives dans lesquels la Nouvelle-Calédonie est spécifiquement représentée, notamment les évènements ou les compétitions organisés dans un cadre régional tel que le Pacifique, le raisonnement est similaire : si rien n’oblige une équipe sportive calédonienne à arborer le drapeau du FLNKS ou le drapeau du comité territorial olympique et sportif de Nouvelle-Calédonie représentant un cagou huppé à côté du drapeau national, aucune disposition législative ou réglementaire ne l’interdit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3975</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3119</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Crise économique en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3975. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la crise économique que traverse actuellement la Nouvelle-Calédonie. Exacerbée par les violences de mai 2024, causées par le projet de loi constitutionnelle visant à modifier le corps électoral calédonien, qui ont détruit de nombreuses entreprises, le territoire connaît une augmentation significative du chômage. Le nombre de chômeurs de droit commun est passé de 2 400 en 2023 à environ 5 500 en janvier 2025. Cette situation met en péril le financement des allocations chômage, la CAFAT prévoyant un déficit mensuel de 850 millions de francs CFP (soit plus de 7 millions d’euros) pour 2025, ce qui constitue un manque de 10 milliards de francs CFP sur l’année. Face à cette situation alarmante, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a présenté un plan de sauvegarde et de reconstruction (PS2R) visant à revitaliser l’économie locale et à assurer la viabilité de la protection sociale. Il interroge donc le ministre sur les intentions de l’État français concernant un possible accompagnement du gouvernement calédonien dans la mise en œuvre du PS2R, notamment en ce qui concerne les réformes fiscales et économiques prévues pour assurer la viabilité à long terme de la protection sociale et la relance économique du territoire, ainsi que sur la mise en place d’une convention entre l’État et la Nouvelle-Calédonie visant à garantir le financement pérenne des dispositifs de chômage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3119</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Nouvelle-Calédonie traverse une crise économique majeure, les violences du 13 mai 2024 ayant accentué les profondes difficultés préexistantes (déséquilibre structurel des finances publiques avec de fortes dépenses et des faibles recettes fiscales, absence de compétitivité du secteur du nickel, etc.) Le soutien de l’État a été rapide et massif, cumulant en 2024 à 586 millions d’euros (M€) d’aide dont 390 M€ d’avances remboursables et 190 M€ de subventions ; s’ajoutant aux transferts annuels et aides financières aux entreprises de la filière nickel. L’aide exceptionnelle de l’État s’est accompagnée d’une assistance technique de l’Inspection générale des finances chargée de construire l’appui au gouvernement de Nouvelle-Calédonie et de discuter des réformes économiques et budgétaires à effet de court terme. Le congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté les trois budgets 2025 (budget propre, budget de reversement et budget de répartition), le 28 mars dernier. Les autorités calédoniennes ont établi un plan triennal pour rééquilibrer les finances publiques et redonner des perspectives économiques au territoire. Ce "plan de sauvegarde, de refondation et de reconstruction" (dit « S2R »), initié par le précédent gouvernement calédonien et couvrant 2025-2027, sert de base aux discussions entre autorités, société civile et État en définissant les priorités de réforme. L’État s’est engagé à soutenir pleinement cette dynamique via l’ouverture en loi de finances initiale pour 2025 d’une garantie de l’Etat de 1 milliard d’euros (1Md€) qui sera versée en plusieurs tranches sur les années 2025, 2026 et 2027. Cette garantie viendra couvrir les prêts consentis par l’Agence française de développement (AFD) à la Nouvelle-Calédonie avec un double objectif : d’une part, refinancer des avances d’urgence consenties par l’État en 2024 ; de l’autre, appuyer la dynamique de réformes économiques et budgétaires de la collectivité. S’agissant des réformes fiscales et économiques, l’État est disposé à apporter son expertise technique et à accompagner les efforts de modernisation engagés localement, notamment par le biais des services compétents du ministère de l’Économie et des Finances, mais aussi par un accompagnement en ingénierie par le biais de l’AFD et de la Banque des Territoires. Toute évolution devra être menée en concertation étroite avec les acteurs calédoniens, dans le respect des compétences propres du territoire. Concernant la pérennisation du financement de la protection sociale, l’État reste attentif aux propositions du gouvernement calédonien et aux mécanismes qui pourraient être envisagés pour renforcer la soutenabilité du modèle existant. La question de la contribution de l’État sera abordée dans le cadre des discussions bilatérales en cours, en veillant à garantir un équilibre entre solidarité nationale et responsabilité locale. Enfin, l’État s’est d’ores et déjà réengagé auprès de la Nouvelle-Calédonie par la prolongation de la convention de soutien au dispositif d’activité partielle jusqu’au 30 juin 2025. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3976</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3120</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Opération 100 % des contrôles à l’aéroport de Cayenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3976. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le dispositif « 100 % contrôle » mis en œuvre à l’aéroport Félix Éboué de Cayenne. Bien qu’il s’inscrive dans la lutte nécessaire contre le trafic de stupéfiants, ce dispositif soulève de nombreuses interrogations et suscite un malaise croissant. Ce mécanisme, régulièrement vanté pour ses résultats en matière de saisies de stupéfiants et d’interpellations de passeurs à destination de la France hexagonale, est cependant perçu négativement par une partie de la population. D’une part, sa base juridique pose question. Fondé sur les pouvoirs de police administrative du préfet aux abords de la zone aéroportuaire, le dispositif semble parfois flirter avec les prérogatives de la police judiciaire, brouillant la frontière entre ces deux domaines. D’autre part, sa mise en œuvre laisse planer un sentiment de ciblage discriminatoire. À titre d’exemple, le 4 février 2023, le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a annulé un arrêté préfectoral d’interdiction d’embarquer, jugé injustifié. Dans ce cas précis, la personne ciblée ne remplissait aucun des critères définis pour justifier une telle mesure. Si ce type de décision est rare, cela semble moins tenir à la légalité des arrêtés qu’au fait que peu de passagers concernés engagent des recours. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle conduit régulièrement des voyageurs innocents à être injustement suspectés de transporter des stupéfiants. Ces contrôles approfondis, qui les isolent des autres passagers, sont souvent vécus comme humiliants. Par ailleurs, les conséquences peuvent être lourdes : impossibilité de prendre leur vol, soit à cause de la durée excessive des contrôles, soit en raison d’un arrêté préfectoral d’interdiction d’embarquer. Dans un contexte où les populations guyanaises se sentent déjà stigmatisées - notamment après des mesures discriminatoires vécues durant la crise sanitaire - ce dispositif, mal calibré et générateur d’effets indésirables, renforce leur sentiment d’injustice. Il lui demande donc des précisions sur le fondement juridique du dispositif « 100 % contrôle » à l’aéroport de Cayenne. Il souhaite également savoir quelles mesures pourraient être envisagées pour corriger les dysfonctionnements de ce dispositif et garantir qu’il ne porte plus atteinte, de manière injustifiée, à la liberté d’aller et venir de voyageurs respectueux des lois. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3120</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Guyane occupe une position stratégique dans le trafic international de cocaïne, en tant que point de transit et de rebond, entre les zones de production d’Amérique latine et l’Europe. Cette situation découle de son positionnement géographique particulier, marqué par une frontière naturelle difficile à contrôler avec le Suriname, la présence d’un aéroport international et la facilité d’accès à l’Europe. Le phénomène dit des « mules », observé initialement à l’aéroport Félix Eboué de Cayenne, a conduit à l’instauration du dispositif « 100 % contrôle » depuis octobre 2022. Il est complété par une procédure administrative de refoulement de l’aéroport sous la forme d’arrêtés d’interdiction d’embarquer pour les personnes présentant une forte probabilité de participation au trafic de stupéfiants à destination de l’Hexagone. Ces contrôles sont sans préjudice, d’une part, des retenues douanières ou des procédures judiciaires, sous l’autorité du procureur de la République, qui peuvent être engagées sur initiative par les services compétents, et d’autre part, des procédures administratives de refus d’admission sur le territoire national que le service territorial de la police aux frontières (STPAF) diligente de manière régulière au débarquement des vols en provenance de Paris, à la porte de l’avion, afin de vérifier les conditions d’entrée des ressortissants étrangers sur le territoire national. Ce dispositif, désormais étendu à l’aéroport de Martinique depuis et vers la métropole, témoigne d’un choix des autorités compétentes de compléter l’arsenal pénal et les capacités des services concernés, exposés volontairement à un risque de saturation par les trafiquants, avec un traitement administratif des trafics de stupéfiants par l’intermédiaire d’arrêtés préfectoraux d’interdiction d’embarquement dans les aéronefs, à titre conservatoire. Les arrêtés préfectoraux trouvent leur fondement dans le pouvoir de police générale du préfet et sont soumis au contrôle du juge administratif. Le préfet de département, représentant de l’État, a la charge de l’ordre public et de la sécurité des populations en vertu de l’article 34 de la loi n° 82-213 du 2 mars 1982 et de l’article 11 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 sur le fondement duquel le Conseil d’État a jugé que ces dispositions caractérisaient le pouvoir de police générale du Préfet. Par ailleurs, s’agissant spécifiquement des aérodromes, l’article L. 6332-2 du code des transports prévoit que la police des aérodromes et des installations aéronautique est assurée par le préfet de département qui dispose bien, dans ce contexte, des pouvoirs spéciaux de police administrative. Or, cet article définit cette police spéciale des aérodromes comme conférant au préfet un pouvoir de police générale dans les emprises des aérodromes. La prévention des atteintes à l’ordre public, en l’occurrence dans les emprises des aérodromes, appliquée de manière nécessaire, proportionnée et temporaire, telle qu’elle découle des circonstances de temps et de lieu, est compatible avec le respect des libertés individuelles, notamment la liberté d’aller et venir, dont le Conseil constitutionnel, dans une décision n° 80-127 DC du 20 janvier 1981, a considéré que celle-ci doit être conciliée avec la sécurité des personnes et des biens. La mesure temporaire d’interdiction d’embarquement, d’une durée de 5 jours, apparaît proportionnée à la finalité poursuivie, en ce que ce laps de temps de 5 jours est le temps nécessaire à l’évacuation des gélules de cocaïne ingérées. Cette durée peut être portée à 10 jours pour des individus qui se présentent de manière réitérée aux contrôles, mais les services préfectoraux n’y ont plus recours que très rarement.  Depuis la mise en place de l’opération 100 %, le nombre d’arrêtés portant interdiction d’embarquer est en nette baisse (9 700 arrêtés préfectoraux en 2023, 4 193 en 2024, 628 depuis début 2025) à l’instar des « no-shows » de personnes ne se présentant pas à l’embarquement (10 770 en 2023, 6 831 en 2024). A l’aéroport Félix Eboué, la préfecture de Guyane adapte constamment le dispositif à la physionomie des flux et aux tentatives de contournement de la part des trafiquants (extension du contrôle sur le parking de l’aéroport). Depuis 2022, 46 recours en référés et recours au fond ont été engagés, devant la juridiction guyanaise, contre les arrêtés préfectoraux d’interdiction d’embarquer : 30 référés-libertés conduisant à 14 décisions favorables et 16 défavorables à la préfecture ; 16 recours au fond, dont 16 affaires enregistrées, 6 affaires jugées, toutes favorables à la préfecture. La mesure d’interdiction de monter à bord pour les personnes sur lesquelles pesaient de forts indices de participation à un trafic de stupéfiants a été considérée comme adaptée dès lors qu’il s’agissait du seul moyen de préserver l’ordre public, notamment le déroulement sans risque du vol et l’absence de risque de mort pour le passager en raison des conditions du transport, étant précisé que le Conseil constitutionnel a également érigé la protection de la santé publique en objectif de valeur constitutionnelle en se fondant sur l’alinéa 11 du Préambule de 1946 (DC n° 2022-835), pouvant ainsi justifier qu’il soit porté atteinte à la liberté d’aller et venir. Ce raisonnement a été validé par des jugements au fond du Tribunal administratif de la Guyane dès 2019, notamment dans un jugement du 23 octobre 2023. Il a été interjeté appel de ce jugement devant la cour administrative d’appel de Bordeaux, qui ne s’est pas encore prononcée. Les conditions de réalisation du dispositif 100 % contrôle ne sont par définition pas discriminatoires. En effet, toutes les personnes se présentant à l’aéroport et l’ensemble des passagers embarquant sur un vol font l’objet d’un contrôle administratif, non seulement afin de garantir l’efficacité des mesures, mais aussi pour prévenir toute forme de trouble à l’ordre public. A l’aéroport Félix Eboué, le dispositif opérationnel mobilise quotidiennement 35 effectifs du service de la Police aux frontières (SPAF), dont 12 enquêteurs chargés, par délégation du préfet, lorsque les circonstances sont réunies, de notifier aux intéressés un arrêté d’interdiction d’embarquer pour un délai de 5 jours, sans préjudice des éventuelles suites judiciaires à apporter lorsque ces individus, au cours du contrôle, sont trouvés porteurs de produits stupéfiants. Les décisions d’interdiction d’embarquement se fondent sur des critères communs et des éléments objectifs recueillis en amont du contrôle 100 % (mode de réservation, nature et quantité des bagages, durée et récurrence des séjours en métropole, origine et mode d’achat des billets, date de la réservation, antécédents en matière de stupéfiants…), ainsi qu’en aval dans le cadre d’entretien en deuxième ligne avec les enquêteurs dans des locaux dédiés, hors de la vue du public afin d’approfondir l’enquête administrative (destination et motifs du séjour, itinéraire et plan de transport, identité des individus accueillant la personne concernée à son arrivée, ressources financières compatibles avec le séjour, cohérence des déclarations, analyse comportementale…). A l’instar de la volumétrie des arrêtés, le nombre de personnes présentées pour entretien aux enquêteurs connaît une baisse importante, grâce à une connaissance plus grande des modes opératoires et à une sélection toujours plus fine des personnes susceptibles de transporter des produits stupéfiants. Le dispositif 100 % contrôle a une efficacité avérée dans la lutte, indispensable, contre le narco-trafic. La forte pression exercée sur les réseaux de trafics de stupéfiants et le succès de cette stratégie « 100 % contrôle » a permis, en Guyane, de mettre un terme aux filières nigérianes et baltes courant 2023 et provoqué un phénomène de déport vers les Antilles et les autres aéroports de la zone sud-américaine. Selon le rapport d’information « L’action de l’État outre-mer : pour un choc régalien » des sénateurs Philippe Bas et Victorin Lurel (janvier 2025), les chiffres de l’OFAST permettent d’établir que de novembre 2021 à octobre 2022, 359 « mules » en provenance de Guyane avaient été interpelées avant la mise en place du « 100 % contrôle », contre 156 après (588 kg de produits saisis avant, 381 kg après). Par ailleurs, les procureurs généraux de Fort-de-France et de Basse-Terre constatent sur leur ressort une augmentation du nombre d’interpellations de « mules ». Les saisies de cocaïne transportée par des voyageurs en provenance des Antilles ont augmenté de 81 % en 2023 et de 37 % sur les dix premiers mois de 2024. Les nouveaux contrôles instaurés en Guadeloupe et en Martinique depuis l’observation de ce phénomène ont déjà fait diminuer le trafic, au profit des liaisons entre le Brésil et Paris. L’opération 100 % contrôle a conduit en deux ans, à l’augmentation de plus de 43 % du nombre de gardes à vue pour trafic de stupéfiants en Guyane, avec 731 gardes à vue en 2024 pour la DTPN 973. L’efficacité de ce dispositif a conduit à son extension à l’aéroport international Aimé Césaire de Martinique ainsi qu’aux embarquements portuaires pour les liaisons inter-îles, et à l’aéroport international de Guadeloupe-Maryse Condé. En effet, le trafic de stupéfiants au départ de l’aéroport de Fort-de-France a connu une croissance forte témoignant d’une forme d’ancrage problématique : en 2024, 139 passagers ont été interpellés, au départ ou en provenance de Fort-de-France en possession de 698 kg de produits stupéfiants, alors qu’en 2023, 146 passagers avaient été interpellés en possession de 524kg de produits stupéfiants. La pérennisation de ce dispositif est essentielle pour atteindre les objectifs nationaux de lutte contre le narcotrafic.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4719</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3122</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Une politique pour l’année de la mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4719. — 4 mars 2025. — M. Marcellin Nadeau appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’année de la mer. Initiée par le chef de l’État pour souligner la prochaine Conférence des Nations unies sur l’océan, qui se tiendra à Nice en juin, cette année de la mer a pour but de lancer une prise de conscience collective, au-delà des seuls territoires marins, pour « faire connaître ce sujet et faire aimer » les océans. Or il faut reconnaître que la France peine à définir une grande politique maritime pourtant incarnée par la présence oubliée des outre-mer sur plusieurs océans de la planète. Il lui demande donc si, à cette occasion, il ne serait pas opportun de prendre de grandes initiatives. En particulier, la ratification du traité BBNG - traité des Nations-Unies pour la protection de la mer - est encore au stade du « vide juridique » concernant 60 % de la surface océanique. En effet, signée par 106 États, seulement 16 l’ont ratifié, dont la France. Mais il en faut 60 pour une mise en vigueur de ses dispositions, notamment celle consistant en un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins. De fait, il manque une volonté politique forte pour conforter des règles internationales claires et établies visant à la protection de notre principal écosystème outre-mer. Il lui demande donc s’il peut initier cette grande politique maritime française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3122</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Conférence des Nations unies sur les océans, co-organisée par la France et le Costa Rica, vise à renforcer la mobilisation internationale pour la préservation et l’utilisation durable de l’océan, conformément à l’Objectif de développement durable 14 des Nations unies. La France, en tant que nation maritime majeure avec des territoires ultramarins répartis sur trois océans, a une responsabilité particulière dans la protection de ces écosystèmes. Les territoires ultramarins abritent en effet une biodiversité marine exceptionnelle et jouent un rôle crucial dans la régulation du climat et la sécurité alimentaire. En ce qui concerne l’impulsion française sur la scène internationale, la France poursuit son action pour mobiliser l’ensemble des États membres de l’Union européenne et les inciter à signer le Traité international pour la protection de la haute mer et de la biodiversité marine (Marine Biodiversity of Areas Beyond National Jurisdiction - BBNJ) ouvert à signature depuis le 20 septembre 2023. Sur le plan national, la France a finalisé son processus avec la loi n° 2024-1018 du 13 novembre 2024 autorisant la ratification de l’accord. La France a déposé le 5 février 2025 aux Nations unies son instrument de ratification du traité BBNJ. Ce dépôt achève le processus français de ratification. L’engagement de la France pour la protection de l’océan se traduit également par le lancement, avec la Commission européenne, de la Coalition de la haute ambition pour le traité sur la biodiversité en haute mer (BBNJ) lors du One Ocean Summit organisé à Brest en 2022 et pendant la Présidence française de l’UE. Elle vise à rassembler les États en vue d’une mise en oeuvre du traité BBNJ et à les engager sur les aspects les plus ambitieux. 52 États ont rejoint cette initiative qui reste un outil important de mobilisation politique pour les travaux de préparation à la ratification. De même, le secrétaire d’État chargé de la Mer auprès du Premier ministre s’était rendu plusieurs fois au siège des Nations unies en 2023-2024, en présence de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et des organisations non gouvernementales de la High Seas Alliance. Dans le cadre d’un événement de la Coalition de haute ambition BBNJ, il a adressé un appel solennel à la communauté internationale pour la ratification de ce traité vital pour l’Océan. Par ailleurs, l’adoption d’un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins ne fait pas l’unanimité au niveau international. A ce titre, l’autorité internationale des fonds marins travaille à l’élaboration d’un code minier régissant ces activités. Néanmoins, la France est membre d’une coalition de 32 Etats visant à promouvoir les stratégies de préservation des écosystèmes marins fragiles et l’adoption d’un moratoire. A l’échelle internationale, l’UNOC3 sera l’occasion de rassembler l’ensemble des représentants des gouvernements du monde entier et d’adopter collectivement des accords internationaux engageants pour la gestion durable des océans. Le ministre d’Etat, ministre des outre-mer sera présent à cet événement diplomatique majeur et portera - en lien avec les représentants des territoires ultramarins qui seront présents à Nice - un certain nombre d’enjeux : la lutte contre les algues sargasses, la protection des grands fonds marins, la protection des récifs coralliens, la lutte contre la pêche illicite, ou encore le développement des aires marines protégées. Un pavillon des outre-mer au sein de la zone verte de l’UNOC - espace ouvert au grand public - permettra de valoriser l’action des outre-mer en matière de protection des océans et sensibiliser sur les grands défis auxquels sont exposés ces territoires sur le plan maritime.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5569</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3123</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Taux et délais de réponse aux questions écrites des parlementaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5569. — 1 avril 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de réponse aux questions écrites adressées par les parlementaires aux membres du Gouvernement. Les questions écrites constituent un outil essentiel du contrôle parlementaire et de l’information des élus sur les politiques publiques. Or il apparaît que de nombreuses questions restent sans réponse ou font l’objet de délais excessivement longs, limitant ainsi l’efficacité de cette procédure et portant atteinte au bon exercice du mandat parlementaire. Certains ministres ont des taux de réponse proches de zéro (intelligence artificielle et numérique, ville, comptes publics) ou marginaux (égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations, santé et accès aux soins, enseignement supérieur et recherche, ou encore outre-mer), à en croire une étude récente. Il souhaiterait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour améliorer le taux et les délais de réponse aux questions écrites, afin de garantir un dialogue plus fluide et efficace entre l’exécutif et le Parlement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3123</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[M. le Ministre délégué, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement partage la préoccupation de M. le Député sur les taux et les délais de réponse du Gouvernement aux questions écrites des parlementaires. Les questions posées par les parlementaires, sous leur forme orale ou écrite, sont l’un des instruments essentiels de contrôle de l’action du Gouvernement, mission confiée au Parlement par l’article 24 de la Constitution. Si les questions orales, et particulièrement les séances de Questions au Gouvernement, disposent d’une visibilité particulière, la possibilité offerte aux parlementaires d’interroger le Gouvernement par le biais d’une question écrite constitue l’une de leurs prérogatives tout aussi essentielle. Elle permet à chaque élu d’interpeller individuellement les ministres sur leurs différents sujets de préoccupations, qui peuvent être déterminantes pour leur territoire. Seule procédure parlementaire s’exerçant hors du cadre de la séance publique, les modalités de dépôt d’une question écrite sont encadrées par les règlements des assemblées parlementaires (article 135 du Règlement de l’Assemblée nationale, articles 74 et 75 du Règlement du Sénat). Bien que leur effet soit moins immédiat que celui des questions orales, les questions écrites doivent recevoir une réponse dans un délai de deux mois suivant leur publication, comme le prévoient les règlements des deux chambres. Si le nombre de questions écrites déposées sous chaque législature témoigne avec force du succès que rencontre cet exercice de contrôle parlementaire, depuis le début de la XVIIe législature, sur les 6 050 questions écrites déposées, 1 482 ont obtenu une réponse, soit 24,5 % de taux de réponse total (statistiques du 15 avril dernier). Ce taux est en progression constante depuis le début d’année : à titre de comparaison, le taux de réponse s’établissait à 10,53 % en janvier dernier. Bien conscient des efforts à fournir pour améliorer ces statistiques, M. le Ministre chargé des relations avec le Parlement présente règulièrement au Premier ministre un tableau de bord de cet indicateur. M. le Ministre a également adressé tout récemment un courrier à l’ensemble de ses collègues afin de leur rappeler l’importance de cet outil essentiel au contrôle de l’action du Gouvernement et de la mise en œuvre des politiques publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>72</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3124</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées en matière de tranfusion sanguine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            72. — 1 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées en matière de transfusion sanguine. Depuis plus de 70 ans, la France est autosuffisante en produits sanguins mais il semblerait que la quantité nécessaire devienne de plus en plus difficile à atteindre. Cette difficulté à atteindre un niveau de stocks raisonnables de produits sanguins crée des tensions sur l’approvisionnement en médicaments dérivés du sang pour les malades. En parallèle, il semblerait que les établissements français du sang ne soient plus en capacité d’assurer tous les prélèvements en raison du manque de personnels. Alors que le Président de la République prône la nécessité pour la France d’être autosuffisante sur un certain nombre de secteurs, celui des produits sanguins semble être une priorité absolue. Aussi, elle lui demande quelles actions il compte mettre en œuvre pour que l’Établissement français du sang ait les moyens de recruter et d’investir afin d’assurer la collecte et la distribution des produits sanguins indispensables aux malades. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3124</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement apporte un soutien continu à la préservation de la filière sang, à la sécurisation de la chaîne transfusionnelle et à la valorisation du modèle éthique français, dont l’Etablissement français du sang (EFS) est un acteur essentiel. Le Gouvernement a d’ailleurs porté la première réforme d’ampleur du modèle économique de l’EFS depuis sa création. Cette réforme vise à sécuriser les activités de l’établissement et permettre sa modernisation tout en conservant un financement principal par les cessions de produits sanguins labiles. Elle doit aussi permettre de sécuriser et de développer ses activités de collecte de plasma, essentielles à notre souveraineté en matière de Médicaments dérivés du plasma (MDP). Ainsi, les lois de financement de la sécurité sociale pour 2024 et pour 2025 ont permis l’octroi d’une dotation pérenne de l’Assurance maladie, pour garantir le financement de ses missions de service public et contribuer à redonner de la visibilité à l’établissement français du sang. La valorisation des parcours des professionnels de l’EFS est par ailleurs un point d’attention particulier. En parallèle, de nombreuses réflexions sont menées pour promouvoir le don, développer les activités en lien avec le plasma ainsi que pour poursuivre la modernisation de la collecte en valorisant les nombreuses maisons du don réparties sur l’ensemble du territoire. Avec le soutien du Gouvernement, compte tenu des enjeux liés à l’approvisionnement en plasma, l’EFS s’est d’ores et déjà attelé à déployer la téléassistance médicale en collecte, autorisée par le décret du 3 novembre 2023 pour les collectes de composants sanguins par aphérèse. Cela permet de faciliter la collecte de plasma et, par conséquent, d’augmenter les capacités de production de MDP au bénéfice des besoins nationaux. La collecte de plasma est l’un des sujets prioritaires du prochain contrat d’objectifs et de performance de l’EFS, qui sera conclu au premier semestre 2025. En outre, le Gouvernement travaille de concert avec les différentes agences, dont l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, afin de dégager tous les leviers d’assouplissement organisationnel et fonctionnel de cette filière très spécifique qui peuvent être actionnés dans le respect d’un haut niveau de sécurité pour les patients comme pour les donneurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1278</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3124</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de personnel médical en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1278. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés liées au manque de personnel médical en Nouvelle-Calédonie. Depuis la crise de la covid-19, la Nouvelle-Calédonie est confrontée à une pénurie de personnels soignants de plus en plus préoccupante. Cette crise touche les hôpitaux publics, les cliniques, les centres médico-sociaux, les libéraux, différentes spécialités et ce, sur l’ensemble du territoire. Les habitants ont plusieurs fois manifesté leur inquiétude, une dizaine de centre médico-sociaux ont une permanence assurée par des infirmières et infirmier, faute de médecin, certaines spécialités sont fortement recherchées, des services entiers sont ralentis par le manque de personnels dédiés ou spécialisés, sur la Grande Terre comme dans les Loyautés. Par exemple, en décembre 2023, le centre hospitalier du Nord (CHN) à dû suspendre son service de radiologie faute de personnel. D’autres services du même centre tels que les activités de chimiothérapie, de blocs opératoires, de consultations externes, de biologie ont été menacés d’être suspendus. De plus, les récentes émeutes ont exacerbées ses manquements. Si des solutions temporaires « pansements » ont été adoptées par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et les provinces, il est important de trouver des solutions plus pérennes et à long terme afin d’apporter de la visibilité et de l’attractivité au système de santé calédonien. Il souhaiterait donc savoir quelles actions il compte engager pour pallier le manque de personnel médical.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3125</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte de pénurie des ressources humaines en santé, la Nouvelle-Calédonie est confrontée depuis la crise de décembre 2023 à une aggravation des difficultés de son système de santé. L’Etat s’est pleinement mobilisé sur le volet santé aux côtés de la Nouvelle-Calédonie pour répondre à la crise. Trois avions gros porteurs ont ainsi été affrétés pour acheminer du matériel médical. La réserve sanitaire a également apporté un appui aux structures et organismes sanitaires en Nouvelle-Calédonie (arrêtés du 16 juillet 2024 et du 9 octobre 2024 relatifs à la mobilisation de la réserve sanitaire, à hauteur de quatorze réservistes). Compétente en matière de santé en vertu de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie (cf. article 22, 4°), la Nouvelle-Calédonie demeure l’autorité compétente pour initier une politique d’attractivité et de fidélisation des professionnels de santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1340</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3125</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement du don du sang</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1340. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance vitale du don de sang en France et la nécessité absolue d’assurer son financement. Le précédent gouvernement avait diligenté début 2023 une mission IGAS-IGF afin de faire un état des lieux de la filière sang et plasma. Les conclusions de cette mission ont souligné l’absence de financement constant pour l’activité de service public de la santé de l’Établissement français du sang. Sur la base de ce constat, il a été décidé, dans le cadre de la LFSS 2024, du principe d’une subvention pérenne de l’assurance maladie. Celle-ci doit être discutée annuellement dans le cadre du PLFSS. Pour 2024, elle a été fixée à 100 millions d’euros, ce qui représente environ 9 % des recettes de l’EFS. S’il s’agit d’un effort conséquent dans cette période de difficultés budgétaires, il convient pour autant de rappeler le rôle capital, à tous les niveaux, que représente le modèle transfusionnel public français à travers son opérateur public qu’est l’EFS. Outre la collecte et la distribution du sang aux établissements de santé, l’EFS assure, grâce à son très haut niveau de vigilance, une sécurité optimale des produits sanguins délivrés. La qualité et les connaissances de son personnel lui permettent d’assurer un conseil transfusionnel total aux praticiens hospitaliers, évitant ainsi de nombreux coûts additionnels aux caisses d’assurance maladie. Avec 5 plateformes de production, l’EFS est le premier producteur de médicaments de thérapie innovante (MTI) permettant aux équipes de recherche de pratiquer des essais cliniques de phase 1 (tolérance) et 2 (efficacité) sur le plan national. Il est, en outre, avec son partenaire le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, le vecteur majeur du renforcement de la souveraineté sanitaire pour les médicaments dérivés du plasma, parmi lesquels les immunoglobulines, qui permettent de traiter de très nombreuses pathologies et sont vitales pour 500 000 patients en France. Cette volonté se traduit par une forte augmentation de la collecte de plasma, visant un volume de 1,4 million en 2028, qui va nécessiter des investissements importants. Avec les bénévoles de la FFDSB, l’organisation de dizaines de milliers de collectes sur l’ensemble du territoire représente un vecteur de renforcement de la vie sociale et de l’intégration. Pour nombre de villages ruraux, la collecte de sang représente un point de rencontre et d’échange. Depuis plus de 75 ans, aucun malade n’a manqué de sang en France, y compris durant la période covid. Ce succès est l’œuvre d’un modèle éthique dont le socle est le partenariat entre l’opérateur public qu’est l’EFS et les centaines de milliers de bénévoles de la FFDSB. Quelle que soit leur sensibilité politique, l’ensemble des élus ont toujours soutenu ce trésor national. Il est donc primordial que chaque personne vivant en France puisse donner son sang afin qu’un million de patients disposent, en tout temps, tout lieu et quelles que soient leurs possibilités financières, des produits sanguins dont ils ont besoin. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont ses intentions pour assurer le financement du don de sang en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3125</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement apporte un soutien continu à la préservation de la filière sang, à la sécurisation de la chaîne transfusionnelle et à la valorisation du modèle éthique français, dont l’Etablissement français du sang (EFS) est un acteur essentiel. Le Gouvernement a d’ailleurs porté la première réforme d’ampleur du modèle économique de l’EFS depuis sa création. Cette réforme vise à sécuriser les activités de l’établissement et à permettre sa modernisation tout en conservant un financement principal par les cessions de produits sanguins labiles (PSL). Elle doit aussi permettre de sécuriser et de développer ses activités de collecte de plasma, essentielles à notre souveraineté en matière de Médicaments dérivés du plasma (MDP). Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a permis l’octroi d’une dotation pérenne de l’Assurance maladie, pour garantir le financement de ses missions de service public et contribuer à redonner de la visibilité à l’EFS. La valorisation des parcours des personnels de l’EFS est par ailleurs un point d’attention particulier. En parallèle, de nombreuses réflexions sont menées pour promouvoir le don, développer les activités en lien avec le plasma, ainsi que pour poursuivre la modernisation de la collecte en valorisant les nombreuses maisons du don réparties sur l’ensemble du territoire. Le tarif du plasma est augmenté, à compter du 1er janvier 2025 de 120 euros à 140 euros. Cette augmentation témoigne de la volonté du Gouvernement de doter l’EFS de tous les moyens nécessaires pour parvenir à atteindre des objectifs ambitieux en matière de collecte de plasma. Par ailleurs, avec le soutien du Gouvernement, compte tenu des enjeux liés à l’approvisionnement en plasma, l’EFS s’est d’ores et déjà attelé à déployer la téléassistance médicale en collecte, autorisée par le décret du 3 novembre 2023 pour les collectes de composants sanguins par aphérèse. Cela permet de faciliter la collecte de plasma et, par conséquent, d’augmenter les capacités de production de MDP au bénéfice des besoins nationaux. Enfin, la collecte de plasma est l’un des sujets prioritaires du contrat d’objectifs et de performance de l’EFS qui sera conclu au premier semestre 2025. Enfin, le Gouvernement travaille de concert avec les différentes agences, dont l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), afin de dégager tous les leviers d’assouplissement organisationnel et fonctionnel de cette filière très spécifique qui peuvent être actionnés dans le respect d’un haut niveau de sécurité pour les patients comme pour les donneurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1565</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3126</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Empoisonnement de l’eau du robinet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1565. — 29 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet rappelle à Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins les inquiétudes de la population d’Occitanie vis-à-vis de la potabilité de l’eau, notamment du fait de la concentration élevée en composés PFAS, polluants éternels, dangereux pour la santé humaine. Depuis de nombreuses années, les associations alertent sur la concentration en PFAS des eaux de surface françaises : M. le député avait déposé en novembre 2023 une question sur le sujet, sans que le ministre de l’époque ne daigne répondre. Pourtant, en 2022, le consortium de journalistes et de scientifiques Forever Pollution Project publiait une enquête qui répertoriait les lieux de contamination principaux à travers l’Europe. Plus de 17 000 sites dépassent le seuil réglementaire de 10 ng/L et 2 100 présentent un danger aigu, dépassant le seuil sanitaire de 100 ng/L. Dans l’Aveyron, à Sainte-Eulalie-de-Cernon, une concentration à 810 ng/L a même été mesurée au niveau de la source d’eau. C’est 8 fois plus que le seuil sanitaire. Conséquence : en 2020, le programme national de biosurveillance Esteban en a détecté des traces dans le sang de 100 % des Françaises et des Français, enfants inclus. Car quoique sous-étudiés, ces polluants éternels sont très toxiques. Perturbateurs endocriniens, ces composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés sont corrélés par plusieurs études avec les cancers de la thyroïde, des testicules, du sein ou des reins. Ils ont un impact sur la natalité et causent de nombreuses maladies cardio-vasculaires. Leur dangerosité est reconnue depuis 2001 grâce à la convention de Stockholm qui visait à réduire l’usage des PFAS les plus toxiques, comme l’acide perfluorooctanesulfonique. Ces composés utilisés dans l’industrie chimique et agroalimentaire, notamment pour un usage imperméabilisant sont aussi massivement présents dans la mousse anti-incendie (AFFF) utilisée dans les lieux publics. En janvier 2023, un plan d’action ministériel de lutte contre les PFAS a été présenté : la dangerosité est actée, puisque l’État affiche le souci de les interdire. Mais aucune mesure d’urgence sur cette contamination n’est annoncée. La responsabilité déléguée aux ARS de « compléter le contrôle sanitaire qu’elles mettent en œuvre » a pourtant porté ses fruits. Le directeur de l’ARS Occitanie, en étendant le périmètre des mesures, a confirmé par courrier interne ce que les associations dénoncent depuis des années : « Il y a des PFAS et des métabolites partout. Plus on va en chercher, plus on va en trouver ». « Ne plus faire » de contrôles ne peut être la solution idéale. Et surtout « ne plus consommer l’eau du robinet ». Dès lors, deux conclusions sont impératives. Premièrement, engager le principe de précaution en mobilisant la puissance publique pour une réduction drastique des risques, notamment sur l’eau de consommation qualifiée à tort de potable. Deuxièmement, rendre effectives et transparentes les données au niveau national à l’échelle la plus fine possible. Dans son rapport d’avril 2023, l’inspection générale de l’environnement et du développement durable recommande d’œuvrer pour engager une interdiction d’usage et de production des PFAS, pour plus de transparence, pour des bases de données centralisées ainsi que pour un inventaire national des concentrations de PFAS dans l’environnement. Surtout, elle plaide pour une feuille de route formalisée sur les PFAS avec un pilotage national. Considérant ces recommandations, considérant la communication alarmante de l’ARS Occitanie, considérant le report de la révision du règlement européen « REACH » pour 2025 au plus tôt, quelles mesures d’urgence envisage Mme la ministre afin de réduire les concentrations de PFAS dans les eaux françaises ainsi que dans les matériaux au contact des denrées alimentaires ? Prévoit-elle l’instauration d’une limite maximale résiduelle sur les PFAS en France ? Le Gouvernement prévoit-il la mise en place d’analyses nationales dont les résultats seraient public ? Quelle alternative à l’eau du robinet l’État s’engage-t-il à mettre en place pour garantir un approvisionnement non toxique aux populations d’Occitanie ? Le blocage des prix de l’eau en bouteille, permis par le code du commerce, figure-t-il au rang des solutions envisagées ? La santé des concitoyens est en jeu et l’opacité inquiétante dont les pouvoirs publics font preuve concernant la contamination aux PFAS ne peuvent qu’inquiéter. Il souhaite connaître sa position en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3127</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la transposition de la directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des Eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) (refonte), la recherche des substances perfluorées ou PFAS est rendue obligatoire dans le cadre du contrôle sanitaire des Agences régionales de santé (ARS), sur l’EDCH et les ressources en eau utilisées pour la production d’EDCH, à partir de janvier 2026, en lien avec les capacités analytiques existantes.  Certaines ARS intègrent d’ores et déjà progressivement les PFAS dans les paramètres du contrôle sanitaire. Pour les ARS qui auraient anticipé la recherche de ces substances, les nouvelles limites de qualité (0,1 µg/L dans l’EDCH et 2 µg/L sur l’eau brute), s’appliquent pour la somme de 20 PFAS (liste établie par la directive 2020/2184) depuis le 1er janvier 2023. Ces valeurs permettent aux autorités locales de gérer dès à présent les situations de détection de ces nouveaux paramètres.  Par ailleurs, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes conduit depuis 2019 un plan de contrôle de la présence du PFOA (acide perfluorooctanoïque) dans les matériaux au contact des denrées alimentaires. D’un point de vue plus général, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a été saisie par le Gouvernement en novembre 2022 afin d’évaluer les risques sanitaires et les expositions liés aux PFAS.  L’expertise de l’ANSES permettra de guider les acteurs nationaux et locaux en produisant des référentiels sanitaires pour des substances prioritaires et en proposant des mesures d’aide à la gestion des risques (surveillance, contrôle, réglementation, valeurs repères…). Plus spécifiquement concernant la présence de PFAS dans l’eau, après une première campagne de mesures sur les PFAS en 2010-2011, le laboratoire d’hydrologie de référence de l’ANSES a lancé une nouvelle campagne nationale exploratoire sur la période 2023-2026.  Dans ce cadre, 34 PFAS seront recherchés sur plusieurs centaines d’échantillons, avec plusieurs points de prélèvements par département. Sans attendre les conclusions des travaux l’ANSES, le haut conseil de la santé publique a également été saisi pour apporter un appui aux politiques publiques face aux contaminations de l’eau potable.  Par ailleurs, plusieurs Etats membres, avec le soutien de la France, ont également déposé en mars 2023 un projet de restriction des PFAS dans le cadre du règlement européen sur les produits chimiques, en vue d’interdire leur production, utilisation et mise sur le marché au niveau européen. En réponse aux préoccupations grandissantes concernant les impacts des PFAS sur la santé humaine et la biodiversité, le gouvernement a lancé, le 5 avril 2024, un plan d’action interministériel sur les PFAS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2038</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3127</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2038. — 19 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’annonce faite par le Premier ministre Gabriel Attal le 23 avril 2024 lors du 8e comité interministériel de la transformation publique de supprimer l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques. Cette mesure de simplification était très attendue par les communes et intercommunalités, et réclamée de longue date par l’association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) ou encore l’association nationale des élus en charge du sport (Andes). La suppression de l’obligation de vidange annuelle des piscines publiques permet de poursuivre un triple objectif : simplifier la vie des élus locaux, préserver les précieuses ressources en eau et ainsi contribuer à protéger l’environnement, et enfin permettre une économie globale de 30 millions d’euros pour les collectivités locales. Par ailleurs, les piscines publiques, classées comme établissements recevant du public (EPR), sont régulièrement contrôlées par les agences régionales de santé. Il est donc superflu de maintenir l’obligation réglementaire de vidange annuelle des bassins aquatiques dans la mesure où la qualité de l’eau respecte toujours les normes sanitaires en vigueur. Alors que le Gouvernement et les collectivités territoriales doivent trouver des sources d’économies, conciliables avec les objectifs environnementaux et sanitaires, elle lui demande quand cette promesse de supprimer l’obligation de vidange annuelle des piscines publique pourra être mise en œuvre et par quel moyen juridique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3127</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation de vidange annuelle complète est appliquée jusqu’à présent pour des motifs sanitaires afin de permettre notamment le nettoyage et la désinfection des bassins ainsi que le renouvellement de l’eau de la piscine dont la qualité ne peut plus être assurée par le traitement habituel. A la suite de la sécheresse de l’été 2022, le ministère chargé de la santé a saisi, le 9 juin 2023, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur ce point particulier, notamment sur l’opportunité d’envisager une vidange au cas par cas, en lieu et place d’une vidange périodique minimale obligatoire. Le rendu de ces travaux, au 1er semestre 2025, est un prérequis nécessaire avant l’engagement par le ministère chargé de la santé des travaux règlementaires. Dans l’attente, il est rappelé que, depuis le 1er janvier 2022, la réutilisation des eaux de lavage des filtres des bassins (sauf premières eaux et à condition de mettre en œuvre un traitement de microfiltration a minima) est autorisée pour le lavage des filtres ainsi que l’alimentation des bassins, des pédiluves et des rampes d’aspersion pour pieds. Par ailleurs, depuis le 1er septembre 2024, consécutivement au décret et à l’arrêté du 12 juillet 2024 relatifs à des utilisations des eaux impropres à la consommation humaine, les eaux issues des piscines (provenant notamment des vidanges partielles ou complètes) peuvent être utilisées pour divers usages domestiques (notamment pour l’évacuation des excréta, le lavage des surfaces extérieures, l’arrosage des toitures et des murs végétalisés à l’échelle du bâtiment). Ces nouvelles dispositions ont été prises dans le cadre du plan Eau de mars 2023 visant à une utilisation résiliente de l’eau dans un contexte de changement climatique et à aider notamment les collectivités locales à faire face aux tensions et à optimiser les usages de l’eau potable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2372</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3128</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stock d’iode en cas d’incident nucléaire majeur en Ukraine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2372. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de M. le Premier ministre sur la situation des stocks de comprimés d’iode dédiés à la protection de la population nationale en cas d’incident nucléaire majeur lié au conflit en Ukraine. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, s’est retrouvée à plusieurs reprises théâtre de combats et son alimentation en électricité régulièrement perturbée. En août 2024, l’Agence internationale de l’énergie atomique s’était inquiétée de la détérioration de la situation sécuritaire de la centrale. Si un incident nucléaire devait survenir, la population française risquerait d’être exposée au panache radioactif qui s’en dégagerait, avec des conséquences sanitaires catastrophiques. Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, service relevant du Premier ministre, a pour mission d’organiser la réponse des pouvoirs publics en cas d’incident nucléaire grave, notamment si celui-ci survient hors des frontières. Aussi, il lui demande de bien vouloir informer la représentation nationale sur le volume de stocks d’iode disponible et les dispositions mises en œuvre par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale pour préparer une distribution de grande ampleur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3128</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En plus des distributions préventives de comprimés d’iode stable réalisées périodiquement dans l’aire des plans particuliers d’intervention situés autour des centrales nucléaires et autres installations susceptibles de rejeter de l’iode radioactif, l’État dispose de stocks de comprimés d’iode susceptibles d’être distribués à la population, en cas de nécessité. Conformément au plan national de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, les stocks stratégiques de l’Etat visent à permettre une distribution de comprimés d’iode stable en tout point du territoire en situation d’urgence, aux populations résidentes en dehors des zones géographiques correspondantes aux plans particuliers d’intervention délimités autour des centrales nucléaires de production d’électricité, pour l’ensemble des habitants du territoire. Dans chaque département, les modalités de la distribution des comprimés d’iode stable auprès des populations concernées sont organisées par le préfet, dans le cadre du volet iode de la planification de l’organisation de la réponse de sécurité civile du dispositif (ORSEC-iode), à partir des stocks de l’Etat qui sont positionnés dans les départements et les plateformes zonales de l’agence nationale de santé publique réparties sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2795</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3128</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pollution des eaux potables aux PFAS et contrôle de la qualité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2795. — 10 décembre 2024. — M. Sylvain Berrios appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pollution relative aux per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans les eaux destinées à la consommation humaine, sur les mesures de contrôle existantes ainsi que sur le plan de gestion en cas de dépassement des limites autorisées. Les PFAS sont utilisées dans la production chimique, l’industrie et sont présentes dans certains pesticides. Ces molécules sont ensuite rejetées dans l’environnement où elles persistent et s’accumulent dans les nappes phréatiques et les cours d’eau, y compris la Seine et ses affluents dont la Marne, sur tout le territoire. Or ces molécules comportent des risques pour les écosystèmes et la santé humaine, avec notamment le développement de cancers et des impacts sur le système immunitaire et la fertilité. La révision de directive européenne sur l’eau potable (2020/2184), transposée en 2022 par ordonnance en droit français prévoit la mise en place de contrôles réguliers pour les PFAS dès le 1er janvier 2026 et instaure un seuil de 0,1 µg/L pour la somme de 20 types de PFAS listés particulièrement en raison de leur effet délétère pour la santé. Un autre paramètre plus global mesurant la somme d’un plus grand nombre de types de PFAS, PFAS « totaux », est également introduit avec une limite de qualité de 0,50 µg/L. Cependant, d’autres pays européens, comme les Pays-Bas, ont décidé de renfoncer la directive en établissant des limites plus contraignantes avec des seuils plus bas ou des restrictions spécifiques pour certains types de PFAS. En outre, en raison de la grande variabilité des résultats lors des contrôles, le dispositif actuel prévoit, en cas de contrôle positif aux PFAS, un deuxième contrôle ultérieur de l’eau pour confirmer la pollution, ce qui peut retarder la détection. Enfin, même avec un second contrôle positif et donc une eau déclarée non-conforme et selon la stratégie de gestion actuelle détaillée dans une position interministérielle actuelle établie en 2023, cette non-conformité n’entraîne pas de restriction sur l’usage de l’eau, mais uniquement l’obligation de prendre toute autre mesure nécessaire. Cette situation peut favoriser l’exposition des usagers de sources contaminées à une pollution prolongée aux PFAS. M. le député souhaite donc interroger la ministre, d’une part sur la stratégie adoptée pour garantir la qualité des contrôles relatifs aux PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine dont les moyens qui y sont alloués et la pertinence des seuils retenus pour la non-conformité. D’autre part, il appelle son attention sur la nécessité de mettre en place une réelle stratégie de gestion des cas de non-conformité, en renforcement de la position interministérielle actuelle. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3129</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Avec la transposition de la directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des Eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) (refonte), la recherche des composés perfluorés ou PFAS est rendue obligatoire dans le cadre du contrôle sanitaire des Agences régionales de santé (ARS), sur l’EDCH et les ressources en eau utilisées pour la production d’EDCH, à partir de janvier 2026. Les capacités analytiques des laboratoires se développent à cette fin. Certaines ARS intègrent d’ores et déjà les PFAS dans les paramètres du contrôle sanitaire. C’est également le cas de certaines Personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau (PRPDE) qui tiennent compte des PFAS dans leur programme de surveillance. En parallèle, après une première campagne de mesures sur les PFAS dans les EDCH en 2010-2011, le laboratoire d’hydrologie de Nancy (LHN) de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), laboratoire de référence pour les EDCH, a lancé, à la demande du ministère chargé de la santé, une nouvelle campagne nationale exploratoire sur la période 2023-2026. Dans ce cadre, 34 PFAS sont recherchés sur plusieurs centaines d’échantillons d’EDCH. L’acquisition de l’ensemble de ces données devrait permettre de disposer d’une vision des situations dégradées sur le territoire national d’ici à mi-2025. Par anticipation de la réglementation européenne, les nouvelles limites de qualité (0,1 µg/L dans l’EDCH et 2 µg/L sur l’eau brute), s’appliquent pour la somme de 20 PFAS (liste établie par la directive 2020/2184) depuis le 1er janvier 2023. Ces valeurs permettent aux PRPDE et aux autorités locales de gérer dès à présent les situations de non-conformités pour ces nouveaux paramètres. Afin d’appuyer les décisions en matière de gestion des risques sanitaires, l’Anses a été saisie par le Gouvernement en novembre 2022 afin d’évaluer les risques sanitaires et les expositions liés aux PFAS. L’expertise de l’Anses devrait permettre de guider les acteurs nationaux et locaux en produisant des référentiels sanitaires pour des substances prioritaires et en proposant des mesures d’aide à la gestion des risques (surveillance, contrôle, réglementation, valeurs repères, etc.). De son côté, la Commission européenne a saisi l’Organisation mondiale de la santé en décembre 2023 pour définir une méthodologie de priorisation des PFAS à enjeux sanitaires et établir des valeurs de gestion dans les EDCH. Les résultats de ces travaux sont attendus en 2025/2026. Sur cette base, la Commission européenne pourrait proposer de faire évoluer la directive n° 2020/2184. La gestion des situations de non-respect des exigences de qualité des eaux distribuées au robinet est très encadrée par la réglementation : elle repose sur l’appréciation, en particulier par l’Agence régionale de santé (ARS), de la situation et des risques encourus par la population. En cas de dépassement d’une limite de qualité, la personne responsable de la production et distribution de l’eau doit immédiatement informer le maire et les autorités sanitaires (ARS), procéder à une enquête afin de déterminer les causes du problème. Elle doit également prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la qualité de l’eau (par exemple, utilisation d’une autre ressource en eau, interconnexion des réseaux, dilution, traitement de l’eau). En cas de risque pour la santé, l’exploitant, en lien avec l’ARS, diffuse des recommandations d’usage à la population, en particulier aux groupes de population les plus sensibles. Selon les situations, il peut aussi recommander aux populations les plus sensibles de ne pas consommer l’eau pour l’alimentation ou pour l’hygiène quotidienne. Dans ce cas, le préfet peut demander la mise en place de mesures de réduction des émissions de PFAS par les activités industrielles productrices au titre de ses pouvoirs de police des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et dans le respect des règles de cette police administrative, notamment l’obligation d’une approche proportionnée et soutenable sur le plan technico-économique. L’évolution des connaissances scientifiques sur les dangers et les risques des PFAS permet de faire évoluer les mesures de gestion, le cas échéant. Les modalités de gestion spécifiques aux PFAS dans les EDCH sont d’ores et déjà précisées par instruction du ministère chargé de la santé aux ARS du 12 mars 2024. Cette instruction sera prochainement actualisée sur la base de l’avis du HCSP publié le 18 décembre 2024 afin de préciser les modalités de confirmation des signaux, d’améliorer la connaissance de la présence des PFAS dans les EDCH et d’engager des actions pour réduire au plus bas possible la contamination aux PFAS par la mobilisation de l’ensemble des acteurs sur le terrain depuis les rejets jusqu’au robinet des consommateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3324</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3130</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention du risque d’épidémie du virus H5N1</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3324. — 21 janvier 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le développement de l’épidémie du virus H5N1 et notamment du risque de transmission entre humains. Le virus H5N1, communément appelé grippe aviaire, est apparu pour la première fois en 1996. Depuis 2020, le nombre de foyers d’infection chez les oiseaux a explosé et un nombre croissant d’espèces de mammifères sont touchées, notamment dans les filières d’élevage avicole. Des cas d’infections transmises à l’humain sont régulièrement signalés ces dernières années, dans plus de 20 pays. Rien qu’aux États-Unis, ces derniers mois 66 cas de grippe aviaire ont été recensés sur l’homme. La France est pour l’instant épargnée, mais plusieurs signaux inquiètent. Si, dans la plupart des cas, l’infection est consécutive à un contact avec un animal infecté, des cas sont désormais recensés chez des personnes n’ayant eu aucun contact avec un animal. La possibilité d’une transmission du virus entre humains est donc clairement posée. Selon l’épidémiologiste Antoine Flahaut de l’Institut de santé globale, la très forte circulation du virus entre animaux accroît le risque d’une mutation du virus qui faciliterait alors la contamination de l’animal vers l’humain, voire entre humains. Des mutations du virus à l’intérieur de l’organisme humain sont aussi observées comme chez le premier patient décédé du virus aux États-Unis début janvier 2025. Dans un rapport d’information présenté en commission des affaires économiques en avril 2023, MM. les députés Charles Fournier et Philippe Bolo pointent 3 facteurs de risques qui contribuent à la diffusion du virus dans les élevages avicoles : le confinement et la concentration des animaux dans les bâtiments, la spécialisation des filières qui induit la multiplication des flux de transports d’animaux et la standardisation génétique des animaux. Face à ces risques, ils préconisent d’encourager la réduction de la densité en élevage, la réduction des flux de transports et une meilleure répartition géographique des élevages pour éviter la concentration. Il y a donc un lien entre les modèles agricoles et la santé publique. Quel travail commun le ministère de la santé et le ministère de l’agriculture ont-ils engagé sur le sujet pour donner suite aux conclusions de MM. les députés Fournier et Bolo ? Face à la menace d’épidémie, voire de pandémie, que représenterait une mutation du virus H5N1 ? Il est urgent d’agir et de prévenir. Aussi, elle lui demande quelles mesures il compte prendre en matière de surveillance épidémiologique, de recherche médicale et transformation des pratiques agricoles pour prévenir le développement du risque épidémique de la grippe aviaire sur l’humain.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3130</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La grippe aviaire, causée par le virus H5N1, représente un risque sanitaire en raison de sa propagation accrue parmi les oiseaux et de l’émergence de cas chez les mammifères, bien qu’aucune transmission interhumaine n’ait été observée à ce jour. Le risque pour la population générale reste considéré comme faible, tandis que pour les professionnels exposés, il est considéré comme modéré. Toutefois, la circulation du virus parmi les oiseaux, particulièrement le virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) A (H5N1), est un facteur de vigilance importante. En France, bien qu’aucun cas humain n’ait été détecté récemment, la surveillance animale a été renforcée, avec un niveau de risque élevé en raison de la propagation du virus parmi les volatiles. En complément de la récente prise en charge des tests RT-PCR de la grippe au profit des personnes exposées et présentant des symptômes, un protocole de surveillance active de la grippe aviaire a été mis en place dans plusieurs régions en collaboration avec les agences régionales de santé, Santé publique France (SpF) et les services du ministère chargé de l’agriculture. Ce protocole a permis de tester plusieurs personnes exposées ne présentant aucun symptôme dans des zones où des foyers aviaires ont été identifiés. Ces actions de surveillance sont essentielles pour détecter une éventuelle émergence de transmission chez l’homme. Afin de mieux anticiper les risques de transmission interhumaine, le ministère de la santé poursuit ses travaux en matière de préparation du système de santé. Des mesures de préparation et de réponse sont prévues, avec notamment la définition des mesures à adopter en cas de circulation active du virus, pour assurer la capacité d’accueil des cas. Une nouvelle conduite à tenir a ainsi été communiquée pour définir les mesures à mettre en œuvre autour d’un cas humain (contact-tracing, investigations, isolement, etc.). Ce travail est coordonné et réalisé dans une approche « Une seule santé », avec la Direction générale de la santé (DGS), la direction générale de l’alimentation, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et SpF. La DGS suit également les travaux de recherche concernant la surveillance des virus influenza, notamment par l’étude de l’opportunité de la mise en place d’une surveillance des virus dans les eaux usées, en s’inspirant des actions mises en place pour le SARS-CoV-2. Des efforts continus sont menés pour renforcer l’innovation en matière de surveillance épidémiologique et de préparation face à d’éventuels cas humains, notamment en ce qui concerne la place de la vaccination ou des thérapeutiques. Enfin, des actions de communication sur le risque IAHP sont réalisées constamment (plaquette d’information, actions auprès des éleveurs) et le risque a été intégré dans la doctrine de prévention liée aux infections respiratoires aiguës.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3381</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3131</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Préparation aux risques de flambée épidémiques et aux pandémies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3381. — 21 janvier 2025. — M. Fabrice Brun interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la préparation du pays face aux risques de flambées épidémiques et aux pandémies. En effet, selon le directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida - Maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE), d’autres pandémies que la covid-19 pourraient avoir lieu dans les prochaines années, même si on ignore aujourd’hui la manière dont elles risquent de se développer à l’échelle mondiale. Cette perspective pose la question de la préparation du pays aux épidémies et pandémie avec une acuité particulière alors que 87 hôpitaux ont déclenché un « plan blanc » face à la grippe. Pourtant, en pleine crise covid il y a cinq ans, la France à fait face à plusieurs pénuries, notamment de matériel, de masques, gel hydrolalcoolique et lits d’hôpitaux disponibles. Il semble ainsi fondamental de mieux pouvoir se préparer face à ces épidémies et anticiper ces problématiques. Le classement en « urgence de santé publique de portée internationale » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de la mpox en septembre 2024 en est un exemple. Afin de se protéger contre ces pandémies, plusieurs nouvelles technologies médicales existent, comme les vaccins ARNm ou le vaccin inter-nasal. La surveillance par le séquençage des virus permet également d’avoir une vision sur la mutation de maladies connues et anticiper de possibles souches virales. D’autres solutions existent pour endiguer plus efficacement les épidémies, comme agir concrètement pour relocaliser les entreprises fabriquant les médicaments et investir encore plus dans la recherche et dans l’innovation en santé. Aussi, selon l’ANRS-MIE, il semblerait que le renfort du système de santé, surtout dans les Ephad, permettrait de mieux lutter contre les épidémies. Face à ces considérations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin d’améliorer la préparation du pays face aux risques de flambée épidémique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3131</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La préparation de la France aux risques épidémiques et de pandémies constitue une priorité pour le Gouvernement. L’expérience des crises sanitaires récentes, notamment la pandémie de Covid-19, a conduit à renforcer les capacités de prévention, d’anticipation, de préparation et de réponse face aux menaces sanitaires émergentes, notamment en consolidant au sein du nouveau centre de crises sanitaires de la direction générale de la santé les missions relatives à la préparation aux crises, et notamment aux risques épidémiques.  Dans un contexte de menaces épidémiques plus fréquentes, complexes, intenses et possiblement simultanées, l’anticipation des risques, notamment infectieux, émergents ou ré-émergents (infections respiratoires aiguës, arboviroses, fièvres hémorragiques virales…), a été renforcée pour disposer de doctrines de réponse et de modalités de surveillance adaptées. Le ministère chargé de la santé assure conformément à ses prérogatives l’identification et l’analyse des différents risques épidémiques, la définition du cadre de la surveillance sanitaire, ainsi que le besoin de diagnostic, de prise en charge, de doctrine et de moyens de réponse afin de disposer de stratégies performantes et innovantes, en s’appuyant sur les agences sanitaires nationales et les collèges d’experts concernés. A ce titre, les pathologies dites prioritaires identifiées par le haut conseil de la santé publique font l’objet d’une vigilance particulière. Dans une logique de prévention et d’innovation, la France investit également dans la recherche et le développement de nouvelles technologies médicales. Par ailleurs, la surveillance génomique des virus, par l’intermédiaire du séquençage, permet d’anticiper l’émergence de nouvelles souches et d’adapter les stratégies de lutte contre les maladies infectieuses. Une veille scientifique en recherche, innovation et étude prospective en lien avec les différentes instances de recherche et d’innovation est également assurée. Le ministère chargé de la santé assure également la préparation et l’acquisition des moyens de réponse pour faire face aux risques épidémiques et à l’éventualité d’une pandémie. La constitution de stocks stratégiques de matériel de protection a été revue et optimisée sous l’égide de Santé publique France. En parallèle, des travaux ont été engagés pour favoriser la relocalisation de la production de médicaments et de dispositifs médicaux critiques, afin de réduire la dépendance aux chaînes d’approvisionnement internationales, conformément à la stratégie nationale de la résilience du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Le ministère chargé de la santé assure également l’organisation des renforts humains en cas de nécessité de mobiliser rapidement des professionnels de santé sur des territoires en difficulté, en lien avec la réserve sanitaire de Santé publique France et les agences régionales de santé. En matière de préparation du système de santé, le ministère a développé une planification dédiée (ORSAN) déployée sur le terrain par les agences régionales de santé en lien avec les professionnels de santé locaux. Enfin, les travaux du ministère pour se préparer aux risques épidémiques et biologiques s’inscrivent également dans une approche interministérielle, avec le plan interministériel pandémie récemment diffusé par le SGDSN.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3787</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3132</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques sanitaires liés à l’exposition au débit d’absorption spécifique (DAS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3787. — 4 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’incertitude quant aux risques sanitaires pour les adultes et les enfants exposés à de hauts niveaux de débit d’absorption spécifiques (DAS). La recommandation européenne 1999/519/CE fixe la valeur limite du « DAS tête » et du « DAS tronc » à 2W/kg, valeur reprise par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (ANSES), s’appuyant sur les mesures de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), a établi dans son rapport de juillet 2019 qu’une majorité de téléphones testés présente des valeurs de DAS bien supérieures à la limite autorisée, certaines valeurs pouvant aller jusqu’à 7 à 8 W/kg. M. le député s’interroge sur les éventuels effets sanitaires à long terme des ondes émises par les téléphones, notamment sur l’activité cérébrale ou sur le risque de développer une forme de cancer. D’autre part, pour le « DAS tronc », la norme NF EN 50566 prévoit une mesure faite à une distance pouvant être fixée librement par les constructeurs entre 0 mm et 25 mm jusqu’en avril 2016. Aujourd’hui, cette distance est restreinte à 5 mm maximum du fait de l’utilisation croissante de kits mains libres. En 2020, le gouvernement français a saisi la Commission européenne pour obtenir une norme de mesure à 0 mm du corps. Ainsi, il l’interroge sur les suites données à une telle proposition et sur la possibilité de renforcer les normes sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3132</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de protéger la population des risques sanitaires relatifs aux rayonnements électromagnétiques, le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 a fixé des valeurs limites d’exposition du public à ces rayonnements, valeurs fondées sur les lignes directrices de la Commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes, organisation internationale reconnue par l’organisation mondiale de la santé qui rassemble des experts scientifiques indépendants. Ces lignes directrices ont été reprises dans la recommandation européenne du 12 juillet 1999 (1999/519/CE) relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques. La Commission européenne a lancé, en 2022, le processus de révision de la recommandation européenne et a mandaté le comité scientifique européen sur la santé, l’environnement et les risques émergents afin de recueillir son avis sur les évolutions à apporter. La consultation publique sur le rapport du conseil scientifique sera lancée courant 2025. Le Gouvernement étudiera les modifications à apporter à la réglementation française en lien avec les évolutions de la recommandation européenne. S’agissant du contrôle des équipements radioélectriques, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) réalise des vérifications sur les téléphones portables mis sur le marché français dans le cadre de sa mission de contrôle de l’exposition du public aux rayonnements électromagnétiques. L’Agence procède à des prélèvements inopinés de téléphones sur les lieux de vente. Ces téléphones font ensuite l’objet de mesures de contrôle du Débit d’absorption spécifique (DAS) par des laboratoires accrédités. L’ANFR réalise chaque année environ une centaine de contrôles approfondis avec vérification en laboratoire. Les résultats sont publiés sur le site de l’agence. Par ailleurs, l’ANFR est engagée dans le processus européen de révision des normes relatives à la mesure du DAS des équipements radioélectriques. Le processus de révision de la norme relative au DAS tronc est toujours en cours. La mesure du DAS tronc est donc, en 2025, réalisée à une distance maximale de 5 millimètres du corps. Dans l’objectif de limiter l’exposition aux radiofréquences du grand public, des conseils de prévention ont été diffusés ces dernières années par le ministère chargé de l’environnement et par l’ANFR et sont disponibles sur les sites internet du ministère et de l’agence. Enfin, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a engagé la révision de son expertise sur le risque de cancérogénicité de l’exposition aux champs électromagnétiques des radiofréquences. L’agence a mis en consultation publique, fin 2024, le projet de rapport d’expertise correspondant, afin de recueillir d’éventuels commentaires scientifiques à considérer pour la rédaction de la version finale du rapport qui sera publiée au premier semestre 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>474</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3133</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Définition de l’environnement montagnard</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            474. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la définition de l’environnement montagnard dans le cadre des formations d’animateurs de loisirs sportifs. Il n’existe, en effet, pas de diplôme d’État d’accompagnateurs de « petite montagne ». Les personnes souhaitant exercer ce loisir ou cette profession, doivent passer une certification qualifiante dénommée « Animateurs de loisirs sportifs », avec une option activités de randonnées et d’orientations. Par la suite, lorsqu’on obtient cette formation, les prérogatives d’exercice sont les suivantes : 800 mètres d’altitude maximum et cotations strictement inférieures à trois sur les critères du risque et de l’effort. Malheureusement, cette certification ne permet pas d’obtenir de carte professionnelle, mais ce n’est pas la principale difficulté. En effet, l’arrêté du 6 décembre 2016 portant définition de l’environnement montagnard pour la pratique des activités assimilées à l’alpinisme, qui permettait une réelle définition de l’environnement montagnard, a été annulé par le Conseil d’État, jugeant qu’aucun texte n’habilitait le ministère des sports à édicter les mesures figurant dans l’arrêté du 6 décembre 2016. C’est donc l’arrêté du 14 juin 2007, portant définition de l’alpinisme, de ses activités assimilées et de leurs territoires et site de pratiques qui relèvent de l’environnement spécifique, qui est de nouveau applicable sur le territoire. Or cet arrêté ne serait jamais entré en vigueur faute de mesures d’application, notamment en ce qui concerne l’établissement de la liste des départements de montagne et des zones géographiques correspondant à un environnement montagnard. Ce flou juridique contraint donc les personnes à exercer ce loisir ou cette profession, sans réelle garantie de prise en charge assurantielle d’une part et sans définition claire de leur environnement de travail ou de loisir, d’autre part. Il demande donc au Gouvernement de préciser et d’éclaircir ce flou juridique qui subsiste, afin notamment de définir clairement ce qu’est l’environnement montagnard et par la suite établir la liste des départements et zones géographiques concernés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3133</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La définition juridique de l’environnement montagnard et ses conséquences dans le cadre des formations d’animateurs de loisirs sportifs font l’objet de l’attention du ministère chargé des sports. Tout d’abord, il convient de rappeler que l’arrêté du 6 décembre 2016 portant définition de l’environnement montagnard a été annulé par le Conseil d’État en 2018 au motif que le ministère n’est pas habilité à édicter une telle mesure par la voie d’un arrêté. Si un décret pris en Conseil d’État reste envisageable pour le définir, la circonscription de la notion d’environnement montagnard suppose l’établissement de critères clairs et objectifs (altitude, météorologie, enneigement, accidentologie, etc.) à établir au regard de la sécurité juridique. Ensuite, plusieurs échanges ont eu lieu cet hiver 2024-2025 et se poursuivront cette année entre les services du ministère et les principales organisations représentatives des acteurs de la montagne pour échanger à ce sujet, comprendre les enjeux et attentes de chacun, et le cas échéant, recueillir leurs préconisations en matière d’évolutions qui pourraient être envisagées. Le ministère chargé des sports est en effet attaché à ce que les acteurs partagent une position qui assure la conciliation entre la protection des pratiquants, enjeu prioritaire des politiques publiques, et un encadrement qui ne soit pas un frein au développement économique de l’activité en cause. Il est par conséquent important que la réglementation (ce qui est le cas aujourd’hui des dispositions du code du sport) permette à la fois d’assurer la protection des pratiquants dans des terrains potentiellement à risques et de ne pas limiter la liberté de commerce et d’industrie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>714</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3133</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Statut des coachs exerçant leur activité en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            714. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Roseren appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le statut des coachs sportifs exerçant en ligne. Avec l’essor rapide de ce secteur, ces professionnels, souvent en dehors des structures sportives traditionnelles, échappent aux obligations imposées à leurs homologues exerçant en présentiel. Il est nécessaire d’assurer une transparence accrue entre les coachs et leurs clients, d’abord par la présentation d’un diplôme attestant les compétences, mais aussi par la création d’un contrat et la souscription à une assurance, protégeant ainsi les deux parties. Or les coachs en ligne n’ont en général ni diplôme fédéral (comme le diplôme ABC en athlétisme) ni diplôme ministériel (diplôme d’État), alors que ces diplômes imposent la souscription à une assurance responsabilité civile et l’exigence d’un casier judiciaire vierge. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de réguler spécifiquement l’activité des coachs en ligne pour s’assurer qu’ils disposent des qualifications nécessaires, souscrivent aux assurances obligatoires et justifient d’une activité encadrée, conformément aux normes légales, notamment pour protéger les pratiquants. Par ailleurs, il serait pertinent d’exiger que ces coachs se conforment à un statut d’entrepreneur adapté (auto-entrepreneur, SAS, SARL, etc.), garantissant une plus grande transparence dans leur activité. Enfin, une clarification sémantique entre les termes « conseil à distance » et « coaching » semble nécessaire afin d’assurer une transparence vis-à-vis des coachés et d’éviter des confusions juridiques sur la nature des prestations proposées. Une régulation plus stricte apparaît ainsi indispensable pour garantir la sécurité des pratiquants, la qualité des services en ligne et l’équité de traitement avec les professionnels exerçant en présentiel. Il souhaite obtenir des informations plus détaillées à ce propos.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3134</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreux éducateurs sportifs exercent à travers des moyens numériques et en distanciel et contournent les obligations réglementaires imposées par le code du sport. En premier lieu, il convient de rappeler que l’article L. 212-1 du code du sport ne fait pas de distinction en fonction de la nature de l’intervention de l’éducateur sportif, qu’il se fasse en présentiel ou en distanciel. En effet, ce dernier dispose que « seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon habituelle, saisonnière ou occasionnelle, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du présent article et de l’article L. 212-2 du présent code, les titulaires d’un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle ». Ainsi, le critère retenu pour qualifier l’éducateur sportif d’éducateur sportif professionnel et ainsi exiger les qualifications nécessaires est le critère d’enseignement, d’animation ou d’encadrement d’une activité physique ou sportive. À ce titre, un coach sportif, bien qu’exerçant en ligne et non au sein d’un établissement d’activité physique et sportive, est soumis aux différentes obligations légales et réglementaires dès lors que son activité correspond à de l’enseignement, de l’animation ou de l’encadrement d’une activité physique et sportive : obligation de qualification, de déclaration sur le site officiel du ministère chargé des sports (doit être titulaire d’une carte professionnelle à jour), d’honorabilité et de souscrire une assurance responsabilité civile. L’essor de ces activités en ligne, que ce soit de mise en relation de professionnels avec des particuliers ou d’offres de coaching en ligne sont des sujets pris en compte par la direction des sports qui travaille avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour développer les actions de contrôle sur les plateformes numériques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1583</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3134</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Islamisme dans le sport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1583. — 29 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’attitude du ministère vis-à-vis de la tolérance adoptée face à l’islamisme dans le sport. En effet, il est rapporté par la presse qu’une sportive française, portant les couleurs françaises lors d’une compétition internationale, s’est affichée vêtue d’un voile islamique pour les photos officielles. Cette sportive, bien que méritante, à déjà été exclue de deux fédérations sportives dernièrement, notamment a cause de son prosélytisme religieux. L’actuelle fédération sportive de laquelle cette sportive dépend assume totalement sa position en vantant son multiculturalisme. Ce fait n’est pas isolé, la délégation française aux jeux Olympiques de Paris 2024 avait également été contrainte d’accepter un voile islamique vaguement dissimulé, attitude pourtant opposée aux instructions de Mme la ministre des sports d’alors. Notre pays affiche ainsi une tolérance vis-à-vis de l’islamisme dans le sport, notamment à l’échelle internationale, a l’encontre même du principe de neutralité. Il lui demande donc s’il envisage de sanctionner la fédération sportive agréée pour ces faits contraires aux décisions du Conseil d’État sur la laïcité dans le sport et à la position du ministère jusqu’alors constante à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3134</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un arrêt du 29 juin 2023, le Conseil d’État rappelle tout d’abord que les agents des fédérations sportives délégataires et, plus largement, toutes les personnes sur lesquelles elles ont autorité doivent, lorsqu’ils participent à l’exécution du service public, s’abstenir de manifester leurs convictions et opinions personnelles. Le Conseil d’État s’appuie sur le principe de neutralité du service public rappelé au I de l’article 1er de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (loi dite CRPR), qui dispose que « lorsque la loi ou le règlement confie directement l’exécution d’un service public à un organisme de (…) droit privé, celui-ci (…) veille à ce que ses salariés ou les personnes sur lesquelles il exerce une autorité hiérarchique ou un pouvoir de direction, lorsqu’ils participent à l’exécution du service public, s’abstiennent notamment de manifester leurs opinions politiques ou religieuses (…) ». Le Conseil d’État juge, d’une part, que la mission de service public que la loi confie aux fédérations sportives délégataires comprend non seulement l’organisation de compétitions sportives internationales (article L. 131-15 du code du sport) mais aussi, à travers les équipes de France qui représentent la nation et renforcent le sentiment d’appartenance nationale, la participation en elle-même à ces compétitions. D’autre part, lorsqu’un sportif est sélectionné en équipe de France, il est, pour le temps de la compétition ou de la manifestation sportive, mis à disposition de la fédération sportive délégataire, qui exerce sur lui un pouvoir de direction. Par conséquent, à cette occasion, les membres des équipes de France sont soumis au devoir de neutralité pour le temps des manifestations et compétitions auxquelles ils participent en cette qualité, c’est-à-dire pendant les compétitions. L’une des situations mentionnées concerne une sportive qui a concouru revêtue d’un hijab et l’a conservé sur le podium, alors qu’elle était en tenue officielle de l’équipe de France. En cas de non-respect de cette obligation de neutralité, la fédération sportive dispose de plusieurs leviers d’action : - la saisine du service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports territorialement compétent et de l’instance disciplinaire fédérale ; - le renfort de l’implication des cadres d’État dans la fédération, grâce à l’appui de la direction technique nationale, et ainsi de ne pas laisser aux seuls bénévoles accompagnants le contrôle du respect du devoir de neutralité, et plus généralement des règles régissant le déroulement de ces compétitions ; - un rappel des règles à l’ensemble des adhérents par l’ensemble des canaux de communication disponibles (site internet fédéral, procès-verbaux du bureau directeur, modules de formation fédéraux, etc.). Lorsqu’il a connaissance de ce genre de situation, le ministère chargé des sports, en lien étroit avec la direction technique nationale, rappelle systématiquement ces leviers d’action à la fédération concernée ainsi que ses obligations découlant de la conclusion du contrat d’engagement républicain, en application de la loi CRPR. En ce qui concerne le second cas mentionné, il convient de rappeler que la sportive concernée a porté la casquette conçue par l’équipementier, intégrée à la dotation des athlètes, floquée aux couleurs de l’équipe de France et dont le port était autorisé par le règlement, car ne marquant pas d’appartenance à une religion. Le ministère est engagé de façon résolue et constante à agir en faveur du respect des principes de neutralité et de laïcité dans le sport. Il a récemment publié un guide relatif à la laïcité et au fait religieux dans le champ du sport pour outiller les acteurs de terrain et leur apporter des solutions pratiques. Ce guide permet à chaque professionnel du sport de se familiariser avec le cadre juridique en vigueur et ainsi de réagir d’une manière appropriée et apaisée aux possibles remises en cause de la laïcité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2657</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3135</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Bilan d’application de la loi no 2022‑296 du 2 mars 2022 - PPS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2657. — 3 décembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’application de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. L’article 23 énonce que les fédérations sportives peuvent fixer les conditions dans lesquelles l’inscription aux compétitions pour les personnes majeures est subordonnée ou non à la présentation d’un certificat médical. Plus spécifiquement, la Fédération française d’athlétisme (FFA) a décidé de remplacer l’obligation de délivrance d’un certificat médical par l’obligation de réaliser un parcours d’information et de prévention aux risques pour la santé dans le cadre de la pratique athlétique, dénommé « parcours de prévention santé » (PPS). Depuis le 1er septembre 2024, ce PPS est obligatoire pour l’ensemble des courses à pied. De plus, la Fédération française de triathlon, sur avis favorable de sa commission nationale médicale rendu le 9 février 2023, a décidé de supprimer la présentation d’un certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition. Toujours dans l’optique d’accompagner les pratiquants dans une démarche de prévention des risques pour leur santé liés à la pratique d’une activité sportive, la Fédération française de triathlon a souhaité mettre en place un formulaire info santé. Néanmoins, ces dispositifs conduisent à s’interroger sur les éventuelles contraintes pour les pratiquants. Par exemple, le PPS n’est valable que pour une durée de 3 mois et les coureurs doivent veiller à ne pas le réaliser trop tôt et à le renouveler souvent. Se pose ensuite la question de l’articulation sous-optimale de ces dispositifs pour ce qui concerne des pratiquants multisport (ex. athlétisme et triathlon). Face à ce constat, il lui demande de lui communiquer un bilan sur l’application de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 au sujet de ces dispositifs qui viennent se substituer au certificat médical.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3135</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la suite de la publication de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France et en application de son article 23, la direction des sports a mené une enquête en juin 2023 auprès de l’ensemble des fédérations sportives pour connaître les types de dispositif se substituant au certificat médical qu’elles ont mis en place préalablement à l’obtention et au renouvellement de la licence ainsi qu’à la participation aux compétitions sportives. 81 fédérations sur 119, soit 68 %, ont répondu à cette enquête et les résultats montrent une grande diversité des dispositifs mis en place. Seules 22 fédérations dont 9 fédérations multisports ont supprimé l’obligation de présenter un certificat médical aussi bien pour la pratique de loisirs que pour la pratique compétitive et l’ont éventuellement remplacé par l’un des dispositifs suivants : - parcours de prévention santé (1 fédération) ; - information ou recommandations pour prévenir les risques liés à la pratique (2 fédérations) ; - information ou recommandations pour prévenir les risques liés à la pratique et attestation du renseignement d’un questionnaire de santé (3 fédérations) ; - attestation du renseignement d’un questionnaire de santé (10 fédérations) ; - aucun dispositif (6 fédérations). Par ailleurs, 11 fédérations ont supprimé l’obligation de présenter un certificat médical uniquement pour la pratique de loisirs et l’ont remplacé par l’un des dispositifs suivants : - aucun dispositif (9 fédérations dont 2 multisports) ; - attestation du renseignement d’un questionnaire de santé (2 fédérations). Les autres fédérations exigent un certificat médical avec une fréquence variable selon les disciplines ou selon l’âge des pratiquants, aussi bien pour la pratique loisir que pour la pratique compétitive, parfois avec une attestation du renseignement d’un questionnaire de santé dans l’intervalle entre deux certificats.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2899</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3136</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Situation financière des clubs de tennis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2899. — 17 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation financière préoccupante des clubs de tennis dans sa circonscription et à travers la France. Qu’ils soient sous forme associative ou avec un statut privé, les clubs de tennis ont fortement été affectés ces dernières années par l’augmentation de la taxe foncière. Ces structures sportives possèdent un foncier conséquent afin de pouvoir proposer à leurs adhérents des équipements de qualité. Sur certaines communes, les augmentations successives de la fiscalité locale mènent de nombreux clubs de tennis vers des difficultés croissantes, voire vers une fermeture faute de ressources financières nouvelles ou d’une mesure fiscale particulière. Dans un contexte qui se dégrade pour ces clubs sportifs, il est essentiel de réfléchir à un statut particulier qui prenne en compte les spécificités des clubs de tennis. Dans de nombreux territoires, ils ont façonné l’identité sportive des communes et ont participé à en écrire une partie de leurs pages d’histoire. Le tennis participe à travers ses valeurs à créer du lien social et à l’éducation des plus jeunes. Il lui demande sa position sur ce sujet ainsi que sur ce qui pourrait être fait pour sortir de cette spirale financière qui hypothèque l’avenir des clubs de tennis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3136</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative accompagne les fédérations sportives agréées et les acteurs déconcentrés de l’État dans le développement d’une offre sportive permettant aux publics de pratiquer une activité physique et sportive dans les meilleures conditions d’accueil. Ainsi, les collectivités locales, en relation avec les services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, permettent la mise en conformité et l’accessibilité de tous les sportifs aux équipements d’activités physiques et sportives exploités par les clubs sportifs. S’agissant des clubs sportifs en France, dont une grande partie sont des associations loi 1901 appartenant au secteur privé non marchand et dans un but non lucratif, ils mettent en place des activités sportives et sociales répondant aux besoins de la population et à des tarifs accessibles. La particularité des clubs de tennis est qu’ils sont dépendants d’une activité salariée importante et de la vente de prestations, individuelles et collectives, permettant de rémunérer leur encadrement professionnel. Les terrains de sports sont imposables à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) lorsqu’ils font l’objet d’une exploitation commerciale. C’est le cas des activités tennistiques. Le fait que le terrain de tennis soit exploité par un organisme sans but lucratif ne fait pas obstacle à son usage commercial et par conséquent à son imposition à la TFPB. Le transfert systématique de l’assujettissement des courts de tennis exploités commercialement de la TFPB à la TFPNB aurait des conséquences non négligeables sur les recettes des communes et de leurs groupements. Une telle mesure ne manquerait pas d’être sollicitée par d’autres secteurs d’activité comme les terrains de football ou de rugby, accentuant la perte de recettes pour les communes et leurs groupements. Aussi, l’introduction d’une exception à l’assiette de TFPB n’apparaît pas justifiée. Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative s’est rapproché de la fédération française de tennis à ce sujet et reste attentif à l’impact que les questions fiscales peuvent avoir sur les clubs sportifs, de tennis notamment, deuxième fédération sportive en France en nombre de licenciés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2985</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3136</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Abandon des sportifs de haut niveau : votons ma proposition de loi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2985. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les graves inégalités existant entre les sportifs de haut niveau d’avant et d’après 2012. En effet, pour les sportifs inscrits sur la liste de sportifs de haut niveau à compter du 1er janvier 2012, l’État offre gracieusement des trimestres dans la limite de seize trimestres au total. Plus précisément, les sportifs de haut niveau d’après 2023 pourront même bénéficier de trente-deux trimestres de retraite rachetés gratuitement par l’État. Fondé en avril 2023, le collectif des championnes et des champions de France (CCCF) entend porter les revendications des sportifs de haut niveau d’avant 2012 qui sont obligés de racheter les leurs sans gratuité, mais à un tarif dit préférentiel. Autrement dit, ces sportifs vont devoir s’endetter pour racheter leurs trimestres. Ils ont pourtant participé au rayonnement de la France au niveau international grâce à leurs exploits sportifs. Que ce soit Laura Flessel, double médaillée d’or à Atlanta en 1996, Alain Bernard, premier champion olympique français du 100 mètres nage libre en 2008 ou encore Arnaud Assoumani, médaillé d’or aux jeux Paralympiques de Pékin, ces médaillés ont participé à faire vibrer la France. Quand bien même, nombre de ces sportifs vivent dans des conditions de précarité. Par exemple, en 2016, lors des jeux Olympiques de Rio, près de 40 % des athlètes français vivaient sous le seuil de pauvreté. Être un sportif de haut niveau n’est clairement pas un synonyme d’allégresse et de richesse. Déjà en 2015, des athlètes publiaient une tribune pour alerter les pouvoirs publics sur leur précarité. L’ensemble des signataires, dont Renaud Lavillenie, Martin Fourcade ou encore Astrid Guyart expliquaient : « Nous vivons pour le sport, mais pour la plupart, le sport ne nous fait pas vivre ». Une fois à la retraite, il paraît difficile de leur imposer de s’endetter alors qu’ils ont déjà pour beaucoup bien peu de ressources. D’autant plus que pour des sportifs âgés, cet emprunt est particulièrement risqué. En effet, pour amortir ce genre d’investissement, Pascal Ezouan, le président du Collectif des championnes et champions français (CCCF), explique qu’il faudrait « parier sur une espérance de vie d’environ 16 années après l’âge de départ à la retraite, alors même que l’espérance de vie moyenne des Français est de 79 ans actuellement » pour les hommes. Sollicitée par Mme Cathy Fleury, première championne olympique de judo à Barcelone en 1992, présentement trésorière du CCCF et habitante de Gaillac dans le Tarn, Mme la députée souhaite donc alerter Mme la ministre sur cette grave discrimination entre les différentes générations de sportifs de haut niveau. Elle souhaite aussi tout particulièrement attirer l’attention sur le cas d’Emilie Le Pennec. Plus jeune championne olympique française à l’âge de 16 ans, multititrée en gymnastique, elle a arrêté sa carrière avant l’âge de 20 ans. De fait, selon les dispositions en vigueur, elle n’aura aucun droit à la retraite, car l’âge d’obtention du droit à gratuité ou à rachat est actuellement fixé à 20 ans pour les sportifs de haut niveau. Il est intolérable que la loi exclue de la sorte l’ensemble des sports de haut niveau pratiqués précocement tels que la gymnastique artistique. De ce fait, Mme la députée a déposé une proposition de loi transpartisane, cosignée par des députés issus de sept groupes parlementaires, afin d’élargir le dispositif retraite prévu à l’ensemble des sportifs et sportives de haut niveau. Alors que les jeux Olympiques et Paralympiques se sont clôturés, elle redépose cette question écrite avec pour ambition que le nouveau gouvernement mette fin à cette injustice. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3137</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de validation des droits à la retraite pour les sportifs de haut niveau (SHN) visait jusqu’alors à prendre en charge par l’État, sous conditions, le coût annuel des trimestres non validés (jusqu’à 16) pendant la période d’inscription sur les listes ministérielles après le 1er janvier 2012. La loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectitificative de la sécurité sociale pour 2023, dans son article 10,  prévoit deux progrès notables dans le champ sportif : la possibilité offerte par voie réglementaire d’augmenter le nombre de trimestres non cotisés et compensés par le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative pour les sportifs inscrits sur listes ministérielles des sportifs de haut niveau (en catégories relève, senior, élite ou reconversion) depuis le 1er janvier 2012 (al. 170) ; l’ouverture généralisée d’un droit au rachat des trimestres non cotisés pour les années d’inscription sur la liste ministérielle SHN (al. 16). Concernant la première disposition (article 10, al. 170), le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 (article 4) a permis de porter de 16 à 32 le nombre de trimestres acquis au titre des périodes assimilées, soit une période de deux olympiades, pour mieux prendre en compte la véritable durée d’un plan de carrière sportive. Créé en 2012, ce dispositif prévu au 7° de l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale s’adresse aux SHN âgés d’au moins 20 ans, justifiant de ressources financières inférieures à 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale et n’ayant pas déjà cotisé en totalité au régime de retraite de base sur l’année demandée. Cet encadrement réglementaire de la mesure permet de cibler, à l’aide de bornes objectivables, une population précise qui, compte tenu de son engagement sportif, diffère son entrée dans la vie active. Sans méconnaître les situations difficiles dans lesquelles peuvent se trouver les SHN issus de disciplines à maturité précoce, le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, en coordination avec les ministères en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, améliore les conditions de mise en œuvre du double projet des sportifs en matière d’information, de valorisation du parcours sportif et d’offre de formation scolaire et universitaire adaptée. Entré en vigueur le 1er janvier 2012, le dispositif de validation, en tant que trimestres assimilés, des périodes d’inscription sur la liste des sportifs de haut niveau n’est pas rétroactif pour les SHN listés avant le 31 décembre 2011, conformément à l’article 2 du code civil. La seconde disposition (article 10, al. 16) ouvre le droit au rachat prévu à l’article L. 351-14-1 du code de la sécurité sociale, à tous les SHN inscrits sur listes ministérielles, dans la limite de douze trimestres rachetés. Cette mesure vient compléter un droit qui pouvait être ouvert pour une partie des SHN dans le cadre d’années civiles incomplètes ou d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Par ailleurs, suite à l’ouverture de ce droit nouveau, le ministère des sports de la jeunesse et de la vie associative a ouvert en 2023 une concertation avec des représentants du collectif des championnes et champions français (CCCF), de la commission des athlètes de haut niveau (CAHN), du comité national olympique et sportif français (CNOSF), du comité paralympique et sportif français (CPSF) et des organismes de sécurité sociale. Elle a pour objectif de faire émerger des propositions sur les conditions de mise en œuvre d’un accompagnement au rachat, en particulier pour les plus de 40 000 sportifs inscrits sur la liste ministérielle entre 1984 et 2011 et qui ne peuvent bénéficier du système de validation, en tant que trimestres assimilés, des périodes d’inscription sur la liste des sportifs de haut niveau. Ces deux mesures s’inscrivent dans le prolongement des mesures portées par le Gouvernement pour améliorer la protection sociale des SHN, et ce, dans le cadre plus général du renforcement, à l’issue des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, de l’accompagnement socioprofessionnel des sportifs de haut niveau, avec notamment l’élargissement des aides personnalisées, l’augmentation du nombre de dispositifs de soutien à l’emploi, le financement des projets de formation continue, une meilleure prise en compte de la maternité et la création de cellules régionales dédiées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4767</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3138</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Danger écologique que constitue le secteur des croisières aériennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4767. — 4 mars 2025. — Mme Clémence Guetté appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur le danger écologique que constitue le secteur des croisières aériennes. Plusieurs entreprises basées en France, comme Ciels du Monde ou Safrans du Monde, organisent des séjours itinérants durant lesquels des avions privatisés permettent de se déplacer d’un pays à un autre. Ainsi, la compagnie Ciels du Monde propose par exemple un séjour de 23 jours au départ de Paris, incluant 10 trajets en avion et permettant de visiter le Mexique, le Pérou, l’Île de Pâques, la Polynésie française, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie, le Cambodge, l’Inde et la Jordanie. Malgré les affirmations proclamées par les documents de communication de l’entreprise, qui évoquent « des visites conçues dans le souci de la préservation de la nature et le respect des populations », il est évident que l’existence d’un tel secteur économique est incompatible avec la nécessité de faire face à l’urgence écologique. En effet, dès l’atterrissage du premier trajet, chacun des passagers aura dépassé son budget climat individuel, entendu au sens de la quantité d’émissions de gaz à effet maximum à émettre, rapportée à la population, afin de ne pas dépasser les objectifs des Accords de Paris. Ce type de voyage est réservé à une infime minorité d’ultra-riches : le séjour évoqué précédemment coûte de 21 900 à 57 900 euros par voyageur, selon la formule choisie. La communication de l’entreprise témoigne de l’impudence de ces privilégiés : « Seul effort : grimper dans l’avion, recevoir des fleurs et déguster du champagne. Il coulera d’ailleurs durant tout le voyage, à volonté, ne serait-ce que pour détendre l’atmosphère et favoriser le lien entre tous », y lit-on. Eu égard à l’incompatibilité de ce type de tourisme avec la nécessité de réduire les émission de gaz à effet de serre, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre afin d’empêcher des sociétés basées en France d’organiser et de faire la promotion de ce type d’activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3138</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La problématique sous-jacente à votre question est celle de la compatibilité entre liberté d’entreprendre et transition écologique dans le cadre d’une prestation de « voyage à forfait ». Il est donc utile dans ce cadre d’appréhender les précédents juridiques. Il n’existe pas d’incompatibilité à première vue entre l’activité des prestataires mentionnés et les textes nationaux et européens. Les prestations de voyages à forfait sont encadrées par un règlement européen [1], qui n’interdit pas la vente de « tour du monde ». Par ailleurs, votre question soulève également l’enjeu de l’impact des mobilités touristiques. En effet, dans le calcul de l’empreinte carbone du secteur touristique en France qui a été fait par l’ADEME sur l’année 2022 [2], la mobilité touristique représente 69% des émissions du secteur dont 29% pour l’aérien. La décarbonation des mobilités touristiques peut passer par plusieurs leviers, entre autres, la sensibilisation des clients sur l’empreinte carbone des mobilités touristiques, la communication responsable ou le levier prix. Depuis le 1er janvier 2025, l’article L. 1431-3 du Code des transports prévoit que « toute personne qui commercialise ou organise une prestation de transport de personnes, de marchandises ou de déménagement doit fournir au bénéficiaire de la prestation une information relative à la quantité de gaz à effet de serre émise par le ou les modes de transport utilisés pour réaliser cette prestation. » Sa mise en œuvre progressive permettra aux clients d’être sensibilisés sur l’empreinte carbone de leurs déplacements touristiques. De plus, des travaux interministériels ont également été menés récemment, afin d’évaluer l’impact des communications commerciales sur la consommation, sur l’efficacité de leur régulation au regard des enjeux environnementaux et sur leur capacité à susciter une consommation plus durable, pour l’environnement comme pour la santé. En cours de finalisation, ces travaux feront bientôt l’objet d’une publication et ont vocation à aboutir à des propositions concrètes visant à assurer un suivi global des communications commerciales et de leur contribution à une consommation plus durable. D’autre part, les influenceurs ont un impact important sur les choix des consommateurs, et particulièrement des jeunes, en termes de choix de destinations touristiques. Le Ministère du tourisme travaille ainsi avec l’Agence de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) pour sensibiliser les influenceurs sur la question du tourisme durable. Il est prévu d’intégrer un volet tourisme durable dans la formation permettant aux créateurs de contenu d’obtenir le « Certificat de l’Influence responsable » et aussi organiser une session du Club des créateurs de contenu certifiés portant sur la thématique « Nouveaux récits et tourisme durable », en collaboration avec l’Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu (UMICC). En outre, l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avions au 1er mars 2025 permet de jouer sur le levier prix. Elle touche dorénavant également les vols en jets privés au départ de la France, vols les plus émetteurs au kilomètre par passager (montant allant jusqu’à 2100€ pour un vol à plus de 5500 kms). Enfin, le Ministère du tourisme pilote un groupe de travail sur la transition des mobilités touristiques, portant notamment sur les nouveaux imaginaires du voyage à promouvoir, l’adaptation de l’offre de mobilités touristiques, l’accès à l’information et la prise en compte de la mobilité touristique dans la gouvernance des mobilités, tout en ayant une attention particulière au départ en vacances du plus grand nombre en France. Le Ministère de la transition écologique, des opérateurs de l’État (ADEME, Atout France, CEREMA) ainsi que les écosystèmes du tourisme et de la mobilité sont associés à ces travaux. Ils ont vocation, à terme, à aboutir à des propositions concrètes visant à faciliter l’usage des mobilités bas carbone dans le secteur du tourisme. [1] Directive (UE) 2015/2302 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 relative aux voyages à forfait et aux prestations de voyage liées. [2] Bilan des émissions de GES du secteur du tourisme en France, ADEME, 2024]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>120</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3139</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Parc photovoltaïque d’Auzainvilliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            120. — 8 octobre 2024. — M. Sébastien Humbert attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le projet de parc photovoltaïque prévu sur le territoire de la commune d’Auzainvilliers dans le département des Vosges. Malgré les signaux défavorables du conseil municipal de la commune d’une part, mais également du commissaire enquêteur suite à l’enquête publique d’autre part, il a été décidé par la préfecture d’octroyer un permis de construire au porteur du projet, à savoir, la Communauté de communes Terre d’eau. De nombreux habitants et élus ne s’expliquent pas cette décision, alors que l’opposition s’est faite entendre dès le début de ce projet. M. le député souhaiterait savoir dans quelle mesure les services d’une préfecture peuvent valider l’octroi d’un permis de construire pour un projet dont les conclusions d’une enquête publique sont défavorables, tout comme l’opinion publique. À l’heure où ou la crise de confiance envers les dirigeants politiques et l’administration bat son plein et où les Français ont l’impression ne pas être entendus, il l’interroge sur l’opportunité pour les préfectures de mieux prendre en considération ces éléments avant toute validation finale de ce type de projet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3139</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet consiste en la construction d’une centrale photovoltaïque sur 15 Ha de la zone d’activités d’Auzainvilliers, classée en zone AUX du Plan local d’urbanisme (PLU). Le maire d’Auzainvilliers a rendu un avis défavorable au projet le 2 mai 2023, de même que la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) le 22 mai 2023. Le commissaire enquêteur a également rendu un avis défavorable le 25 novembre 2023. La CDPENAF dispose d’une compétence générale en matière de lutte contre la consommation excessive des espaces agricoles, naturels et forestiers. En vertu de l’article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime, elle émet un avis sur l’opportunité, au regard de l’objectif de préservation des terres naturelles, agricoles ou forestières, de certaines autorisations d’urbanisme. La CDPENAF peut s’auto-saisir, en vertu de son règlement intérieur, sur tout projet d’urbanisme. L’auto-saisine sur les projets de centrale solaire consommant des espaces naturels, agricoles ou forestiers est pratiquée dans certains départements. D’autre part, l’avis formulé par le commissaire enquêteur, prévu aux articles L. 123-15 et R. 123-19 du code de l’environnement, qu’il soit favorable ou non au projet, ne lie pas l’autorité compétente pour prendre la décision à l’issue de l’enquête publique. Dès lors que les avis de la CDPENAF et du commissaire enquêteur étaient des avis simples, le service instructeur pouvait ne pas suivre ces avis. Au regard des avis ainsi formulés, l’autorisation du projet demeure à l’appréciation de l’autorité compétente en matière d’urbanisme qui dispose de l’entièreté du dossier afin d’en apprécier les caractéristiques. En l’espèce, il est apparu au service instructeur que le projet était conforme aux règles d’urbanisme, et notamment au règlement du PLU d’Auzainvilliers. En effet, au sein de la zone à urbaniser AUX, la zone AUX 1 n’interdit pas la production d’énergies renouvelables et la zone AUX 2 autorise, sous conditions particulières, les équipements d’infrastructures ou de production d’énergies renouvelables ainsi que les constructions liées à la réalisation et à l’exploitation de ces équipements. Ainsi, le permis de construire de la centrale photovoltaïque au sol a été accordé par la préfète des Vosges le 16 juillet 2024 au regard des avis formulés et sous réserve de respecter certaines prescriptions liées notamment au risque d’incendie et à l’implantation d’une citerne résistante à la corrosion, aux mesures de réduction des impacts négatifs sur l’environnement et la santé humaine et au renforcement de haies existantes pour assurer l’intégration du site dans le paysage. Il faut enfin remarquer que ce projet a été instruit sous l’empire des règles antérieures à la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3140</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Protection et soutien à la forêt française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            176. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’avenir de la forêt française. En effet, la forêt française constitue un espace aux multiples usages. Elle permet la production de bois et d’énergies renouvelables, concours à la construction d’habitants durables, protège la biodiversité, stocke le carbone et permet d’effectuer de nombreuses activités de loisirs. Or la forêt, qui couvre environ 30 % de l’Hexagone, présente aujourd’hui plusieurs difficultés, inquiétant les professionnels sur son avenir. Face aux défis actuels liés au changement climatique, à la biodiversité et à la transition vers une économie plus durable, l’avenir des forêts et sa préservation revêt ainsi d’une importance capitale. Afin d’enrayer ces difficultés, plusieurs solutions existent, comme la mise en place d’un plan ambitieux et d’une politique volontaire pour préserver ce patrimoine inestimable, les acteurs qui la valorisent et la sauvegarde de ses richesses. Aussi, face à ces constatations, il lui demande quelles sont les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour assurer la préservation et la gestion durable de la forêt française dans les années à venir. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3140</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pleinement conscient des défis auxquels le patrimoine forestier est confronté, le Gouvernement articule ses politiques publiques en faveur de la forêt autour de plusieurs axes. C’est pourquoi dans le plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3), présenté en mars dernier, figurent des mesures s’inscrivant autour de deux thématiques que sont les incendies en forêt et l’adaptation de l’amont et l’aval de l’écosystème et sa filière en France hexagonale et en outre-mer. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des initiatives menées depuis plusieurs années (assises de la forêt et du bois de 2022, feuille de route sur l’adaptation des forêts au changement climatique de 2020…). Elle confirme également les mesures inscrites dans la planification écologique - France Nation Verte. Parmi les mesures emblématiques, il est possible de citer le plan de renouvellement forestier qui a débuté lors de France Relance, puis France 2030. Cette action permet aux propriétaires forestiers de recevoir des crédits inédits pour la plantation d’arbres avec l’objectif de la présidence d’atteindre 1 milliard d’arbres et le renouvellement de 10 % du couvert forestier d’ici 2032. Le premier dispositif d’aides (France Relance) a permis la plantation de 58 millions d’arbres et le renouvellement de plus de 46 628 hectares. Cette dynamique se poursuit grâce au dispositif d’aides de France 2030, et au nouveau guichet d’aides ouvert le 5 novembre 2024 dans le cadre de la planification écologique. En 2024, les crédits de la planification écologique ont permis également de financer plusieurs appels à projet visant à la modernisation et à l’adaptation de la filière forêt bois, ainsi que plusieurs actions initiées par la loi du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la luttre contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Les actions se poursuivent en 2025 avec le maintien d’un fonds pérenne pour le renouvellement forestier. La Stratégie nationale biodiversité à l’horizon 2030 a été annoncée en 2023. Elle constitue une réponse collective pour faire face à l’urgence et préserver la biodiversité en France. Concernant les forêts, cette stratégie prévoit des mesures pour renforcer la résilience des écosystèmes forestiers que ce soit dans les modalités de mise en œuvre du renouvellement forestier, par le biais de la préservation des forêts subnaturelles ou encore par le déploiement de l’indice de biodiversité potentiel développé par le centre national de la propriété foncière qui vise à intégrer plus de biodiversité dans la gestion forestière des forêts privées. Par ailleurs, la recherche est mobilisée au travers du PEPR FORESTT, ambitieux programme de recherche interdisciplinaire sur la transition socio-écologique des systèmes forestiers, en zones tempérées et tropicales. Ce programme s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement France 2030. Doté d’un budget de 40 millions d’euros sur 7 ans (2024-2030), il rassemble l’ensemble de la communauté scientifique française autour de quatre défis dédiés à l’accroissement des connaissances et au traitement des enjeux sociétaux de la transition socio-écologique des forêts, du développement d’une bioéconomie circulaire et agile basée sur le bois, de l’adaptation et de la résilience des écosystèmes forestiers pour atténuer les effets négatifs des changements globaux, et de l’utilisation de systèmes de surveillance intelligents pour favoriser les découvertes scientifiques. Cette liste non exhaustive d’actions en faveur de la forêt s’inscrit dans le cadre de la multifonctionnalité des forêts françaises approche essentielle pour assurer préservation et gestion durable dans les années à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>177</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3141</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Recrudescence des vols de bois dans les forêts meusiennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            177. — 8 octobre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la recrudescence des vols de bois dans les forêts meusiennes. Depuis plusieurs mois, de nombreux propriétaires forestiers de la Meuse subissent des pillages importants de leur bois, portant ainsi atteinte au droit de propriété et au patrimoine meusien. Ces délinquants arrivent ainsi à extorquer, en moins d’une journée, des quantités importantes de ce matériau en toute illégalité. Des chênes, parfois centenaires, sont ainsi coupés, mettant en danger la pérennité et l’avenir de centaines d’hectares de forêt au profit d’un trafic illégal dont il reste à déterminer les profiteurs. Cette situation inadmissible conduit à une perte de ressources financières non négligeable dans une région où la filière forêt-bois est un acteur économique important. Face à cette alarmante situation, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour protéger efficacement les forêts meusiennes et lutter contre ce trafic. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3141</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Plusieurs mesures existent pour protéger efficacement les forêts et lutter contre le trafic de bois. En premier lieu, une protection est assurée au niveau juridique : en application de l’article L. 163-7 du code forestier, la coupe ou l’enlèvement d’arbres ayant au moins 20 centimètres de circonférence est puni conformément aux dispositions des articles 311-3, 311-4, 311-13, 311-14 et 311-16 du code pénal, qui concernent le vol. La peine est donc en principe de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Mais elle peut être plus importante en cas de circonstances aggravantes telles que mentionnées à l’article. 311-4 du code pénal, notamment si l’acte est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice. La personne physique coupable de cette infraction encourt aussi la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit. En application de l’article 311-9 du code pénal, le vol en bande organisée est par ailleurs puni de quinze ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende. En deuxième lieu, au niveau international, le règlement n° 995/2010 du Parlement européen et du Conseil du 20 octobre 2010 établissant les obligations des opérateurs qui mettent du bois et des produits dérivés sur le marché, dit règlement bois de l’Union européenne ou RBUE) interdit la mise sur le marché de l’Union Européenne du bois issus d’une récolte illégale ou de produits dérivés de ces bois. Pour ce faire, le RBUE oblige les opérateurs à mettre en place un système de diligence raisonnée permettant de vérifier la traçabilité du bois ou des produits dérivés de ces bois afin d’écarter toute risque d’illégalité. Ce règlement ne s’applique qu’à l’occasion de la première mise sur le marché européen des bois ou des produits issus du bois. S’agissant du suivi des exportations vers la Chine, des contrôles douaniers sont réalisés afin de renforcer la traçabilité des bois exportés. En troisième lieu, nos services participent aux comités opérationnels de lutte contre la délinquance environnementale (COLDEN), qui contribuent au renforcement de la coordination de l’action administrative et judiciaire sur ces sujets. Enfin, ce Ministère est alerté sur la disparition d’arbres de grand qualité dans la Meuse que vous évoquez, soyez assurée que mes services sont entièrement mobilisés sur ce sujet, en lien avec les services enquêteurs et de la magistrature.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>178</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3141</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Risques du projet BioTJet dans les Pyrénées-Atlantiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            178. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les risques du projet BioTJet dans les Pyrénées-Atlantiques. Alors que la France s’est engagée à « prendre des mesures pour conserver et, le cas échéant, renforcer les puits et réservoirs de gaz à effet de serre […] notamment les forêts ». Lors de l’accord de Paris en 2015, le puits de carbone français des forêts a été divisé par 2 en l’espace de 10 ans. La baisse du puits carbone risque de s’accélérer dans les années à venir, au regard des prévisions du cabinet Carbone 4 qui table sur 12 millions de tonnes de capacité de stockage carbone à l’horizon 2050, contrairement à la vision plus qu’optimiste du Gouvernement dans sa stratégie nationale bas-carbone (SNBC) avec 35 millions de tonnes captées. Mme la députée souhaite rappeler que les sols constituent au niveau mondial le premier stock de carbone biologique, selon les données fournies par le ministère de l’agriculture (si l’on exclut les océans et les roches sédimentaires). En captant du CO2 de l’air via la photosynthèse, une plante absorbe du carbone. Si cette plante se décompose dans le sol, elle lui restitue son carbone sous forme de matière organique. Le sol s’enrichit alors de carbone et devient plus fertile, plus résilient. Si l’on augmentait ainsi la matière organique des sols agricoles chaque année de 4 grammes pour mille grammes de CO2, on serait capable de compenser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre produits par la planète en un an. Dans le même temps, l’exploitation forestière liée à la biomasse a augmenté de 10 % en 10 ans. Au regard de ces éléments, Mme la députée souhaite alerter M. le ministre sur les risques que constituent les projets industriels d’exploitation de la forêt pour la biomasse. Dans le département de la Creuse, le projet d’usine à pellets, Biosyl, risque notamment d’augmenter la pression exercée sur la forêt limousine. Le projet BioTjet dans le bassin de Lacq (64) nécessitera 300 000 tonnes de bois par an qui viendront s’additionner aux 200 000 tonnes déjà prélevées dans les Pyrénées-Atlantiques. Cela représente 4,2 % du volume total du bois des forêts du département, alors même que les forêts ne croissent que de 2,8 % par an. Ainsi, en quelques décennies soit la forêt du département sera totalement rasée, soit l’entreprise devra recourir massivement à des importations climaticides de bois pour continuer à fonctionner. Qui plus est, le projet BioTJet vise à construire une unité commerciale de biocarburant à destination du secteur aéronautique et est largement financé par la puissance publique dans le cadre de France 2030. Ce projet de biocarburant n’est en aucun cas un projet durable au regard de son impact sur la forêt des Pyrénées-Atlantiques. Il s’agit d’un projet techno-solutionniste qui ne vise qu’à préserver le modèle néo-libéral, sans prendre en compte les objectifs de sobriété. Alors que Mme la ministre doit présenter dans les prochaines semaines son nouveau « Plan national d’adaptation au changement climatique », Mme la députée lui demande de se fonder sur les dernières prévisions en matière de captation carbone des forêts. Elle lui demande également si elle compte revoir les subventions et les autorisations accordées aux projets écocides dans le cadre du « Fonds Vert » et de France 2030, à l’image des fonds adressés au projet BioTJet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3142</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La transition écologique des transports suppose d’une part d’électrifier le parc automobile, d’autre part de développer des carburants durables pour les secteurs difficiles à décarboner, à savoir l’aérien et le maritime. Les biocarburants jouent ainsi un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de ces secteurs dans la mesure où le dioxyde de carbone (CO2) émis lors de leur combustion correspond à celui absorbé durant la croissance des végétaux. Ils permettent ainsi de ne pas recourir à des ressources fossiles.  Pour assurer la durabilité des biocarburants en Europe, ces derniers ne doivent pas être produits à partir de biomasse agricole issue de terres riches en biodiversité et de terres représentant un important stock de carbone ou de tourbières. Les critères s’appliquant à la biomasse forestière doivent se renforcer avec la mise en place en application de la directive énergies renouvelables récemment révisée (directive « RED 3 »). La réglementation distingue plusieurs catégories de biocarburants selon la nature de la matière première : les biocarburants issus de matières en concurrence avec les usages alimentaires (dits biocarburants première génération dont l’incitation à l’usage est plafonnée) et les biocarburants avancés élaborés à partir des ressources considérées comme les plus vertueuses et dont la liste est établie à la partie A de l’annexe IX de la directive 2018/2001 relative à la promotion des énergies renouvelables. Le projet BioTJet permettra la production de biokérosène à partir de biomasse lignocellulosique (résidus agricoles ou forestiers). Cette ressource, qui n’entre pas en concurrence avec les usages alimentaires, sera transformée par un processus de torréfaction et gazéification pour produire des biocarburants avancés. Un plan d’approvisionnement détaillé a également été soumis à l’expertise de la cellule biomasse régionale, rassemblant les services de l’Etat en région (DREAL, DRAAF, DREETS) et de l’ADEME. Cette expertise, issue d’une gouvernance multipartite, vise notamment à vérifier la durabilité et la crédibilité du plan d’approvisionnement du projet BioTJet au regard de la disponibilité effective en biomasse. Cette étape permet de déterminer si le projet, au stade de démonstration, pourrait être ou non industrialisé. Enfin, ce projet devrait contribuer à structurer les chaînes d’approvisionnement en biomasse locale comme les résidus forestiers et agricoles, tout en renforçant l’indépendance énergétique de la France et participer à la décarbonation du secteur des transports.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>475</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3142</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Sur le besoin d’accompagnement des stations de montagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            475. — 8 octobre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le besoin d’accompagnement des stations de montagne dans leur adaptation au territoire. En effet, les communes équipées de stations de montagne, telles que Camurac dans l’Aude, font face à une nécessaire évolution de leur modèle économique et touristique, notamment avec l’intégration de nouvelles activités au-delà des sports d’hiver. Les maires de ces communes ont demandé à plusieurs reprises un soutien accru pour développer des alternatives écotouristiques qui permettraient de maintenir l’attractivité et la viabilité économique de leurs stations, particulièrement face aux changements climatiques et à l’évolution des pratiques touristiques. Il demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour renforcer le développement durable et la diversification des activités des stations de montagne, afin d’assurer leur pérennité économique et environnementale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3142</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la politique en faveur de la montagne, deux types de financements sont mobilisés par l’Etat. 1-Les crédits du programme 112 « impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire » Dans le cadre de la loi Montagne du 9 janvier 1985, des crédits FNADT sont dédiés à l’auto-développement de la montagne (ADM), répartis entre 10 territoires (Corse, Guadeloupe, Martinique, Mayotte, La Réunion, Massif central, Massif du Jura, Massif des Vosges, les Pyrénées et les Alpes) afin d’assurer un développement d’initiative locale tourné vers le tourisme 4 saisons. Au titre de la loi de finances pour 2024, une enveloppe de 800 000 € a été consacrée à l’ADM dans le cadre des contrats de plan interrégionaux Etat/Régions (CPIER) et des contrats de convergence et de transformation (CCT) en Outre-mer afin de financer différents projets portés par les acteurs locaux (festival du film, salon du livre, actions culturelles en montagne, festival de l’air…). De plus, l’Etat continue de mobiliser les moyens en faveur des CPIER, et notamment des contrats de massifs signés en 2021, qui sont animés par des commissaires et permettant de soutenir en proximité des projets d’investissement et de développement en montagne. En 2024, les crédits CPIER s’élèvent à 30,9 M€ en AE et 16,7 M€ en CP. Dans le cadre de la LFI 2025, en raison du contexte budgétaire, ces ressources s’élèvent à date à 12,8 M€ en AE 3,3 M€ en CP. 2-Les crédits du plan de relance - Le Plan « Avenir Montagnes » Lancé le 27 mai 2021 par le Premier ministre pour répondre aux enjeux du changement climatique en montagne et développer un tourisme plus diversifié, durable et résilient, le Plan « Avenir montagnes » représente une mobilisation de plus de 650 M€ de crédits publics répartis sur 14 mesures, dont 170 M€ de crédits de l’Etat issus du plan de relance. Ce plan a représenté des moyens supplémentaires conséquents déployés par l’État dans un contexte exceptionnel et contraint, au service de la politique d’aménagement du territoire co-construite avec les collectivités territoriales. Il s’organise autour de trois axes : Favoriser la diversification de l’offre touristique et la conquête de nouvelles clientèles ; Accélérer la transition écologique des activités touristiques de montagne ; Dynamiser l’immobilier de loisir et enrayer le phénomène des « lits froids ». Le Plan « Avenir Montagnes » se décline en trois volets, investissement, mobilité et ingénierie, pour 331 M€. Le volet de soutien à l’investissement de 300 M€, Avenir Montagnes Investissement, est financé à parts égales entre l’État et les régions. Il est destiné à soutenir les projets d’investissement des territoires de montagne en faveur du développement d’une offre de tourisme diversifiée, durable et résiliente. A titre d’exemple, dans l’Aude, une subvention Avenir Montagnes de 13 324,68 € a été allouée à la communauté de communes des Pyrénées audoises pour la mise en place de « signalétiques et d’aménagements pour les sentiers de randonnée pédestre, VTT, parcours d’escalade et de pêche no-kill » (le projet est en cours de mis en œuvre). Le volet de soutien à la mobilité, avec l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) Avenir Montagnes Mobilités doté de 10 M€ de crédits de l’État et portés par l’ANCT et France Mobilités. Ce dispositif soutient, en termes d’ingénierie, des projets durables et innovants de mobilités dans les territoires de montagne. Après une première vague de 58 projets lauréats pour un montant de 6 M€ annoncée en mars 2022, 42 nouveaux lauréats ont été choisis en octobre 2022. Enfin, le troisième volet ingénierie prévoit une enveloppe de 31 M€ de crédits publics. Avenir Montagnes Ingénierie est porté par l’ANCT et accompagne 62 territoires de montagne qui ont été sélectionnés en deux vagues, en octobre 2021 et en mars 2022. Ces territoires bénéficient notamment du financement sur une base forfaitaire de 60 000€ par an, pendant 2 ans, d’un chef de projets dédié, pour accompagner la conception, la mise en œuvre et le suivi de leurs projets de transition. Depuis octobre 2021, l’appui des chefs de projets a non seulement permis d’amorcer les réflexions stratégiques sur des territoires encore totalement dépourvus de plan d’action mais également de renforcer les trajectoires déjà esquissées par certains lauréats. A titre illustratif, 40% d’entre eux mettent en place un programme d’action opérationnel grâce à la mobilisation et l’activation des ressources proposées. Ces territoires ont également accès à une offre de services en ingénierie d’une vingtaine de partenaires du programme dont la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) et Nordic France, aux côtés de l’ANCT et de la Banque des Territoires. Les besoins de crédits de paiement en 2025 permettant d’honorer les engagements de l’Etat dans le cadre du PAM, seront délégués aux préfectures au regard des besoins. 3- Le plan d’adaptation au changement climatique (PNACC) Le Gouvernement a conscience de l’importance de l’adaptation des territoires de montagne au changement climatique, et souhaite en faire une priorité, c’est pourquoi lors de l’annonce du PNACC, le 10 mars, il a été présenté le souhait de porter une attention particulière aux territoires forestiers, de montagne et au littoral. A ce titre, nous souhaitons mobiliser les services de l’Etat afin d’accompagner les territoires de montagne dans leur stratégie d’adaptation au changement climatique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>557</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3143</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pollution engendrée par les mégots</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            557. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, concernant la pollution engendrée par les mégots de cigarettes. En effet, les mégots de cigarettes représentent l’une des principales sources de pollution de l’environnement. Chaque mégot jeté dans la nature peut potentiellement contaminer jusqu’à 500 à 600 litres d’eau, affectant ainsi la qualité des ressources en eau. Sur les paquets de cigarettes actuels, seuls les avertissements sur les risques pour la santé liés au tabac sont présents, sans mention des dangers de la pollution causée par les mégots. Il est donc impératif de renforcer les actions de sensibilisation afin de résoudre ce problème qui affecte de plus en plus l’environnement. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place un message de sensibilisation axée sur cette problématique sur les paquets de cigarettes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3144</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le jet de mégots dans l’environnement est un véritable fléau écologique souvent sous-estimé par les fumeurs. La directive européenne de 2019 qui réglemente les objets en plastique à usage unique, dont les cigarettes font partie, a imposé l’adoption d’un marquage sur les paquets de cigarette. Le format de ce marquage (marquage dit de la tortue) a fait l’objet d’un règlement d’exécution de la Commission du 17 décembre 2020 (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/ ? uri=CELEX : 32020R2151). Ce marquage, rendu obligatoire en France par un décret du gouvernement du 30 septembre 2021, mentionne le fait que le filtre du mégot est en plastique, et qu’il ne doit pas être jeté dans la nature, car il est susceptible de nuire à l’environnement et notamment à la faune marine.  Pour aller au-delà de ces obligations de marquage, ces produits du tabac font l’objet d’une filière à responsabilité élargie du producteur. Le cahier des charges de cette filière prévoit notamment l’organisation, au moins une fois tous les deux ans, par les éco-organismes de la filière, d’une campagne d’information et de sensibilisation d’envergure nationale construite autour de la problématique de l’impact environnemental des mégots.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>818</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3144</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Inquiétant trafic de bois de chêne dans les forêts françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            818. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’inquiétant trafic de bois de chêne dans les forêts françaises révélé par une enquête de l’ONG Disclose. Depuis 2015 et la création par l’État d’un label « Transformation UE », les exploitants forestiers doivent transformer ou s’assurer de la transformation de leurs chênes en France, ou dans un pays membre de l’Union européenne, afin de bénéficier d’un accès prioritaire aux ventes de l’Office national des forêts. Malgré les réglementations, l’enquête révèle que des transactions illégales ont lieu par un détournement du système et un blanchiment du bois. Plusieurs centaines de milliers de m3 de chêne français partent par containeurs en Chine. En matière de contrôle, l’Association pour la promotion des emplois du chêne francais (APECF) rappelle que les entreprises labellisées sont, tous les ans, soumises à un contrôle de leurs documents comptables et qu’il y a en plus « 10 à 20 investigations complémentaires sur site tous les ans ». Ces procédures ne suffisent pas à décourager la fraude. Les agents de l’Office national des forêts (ONF) sont témoins de ces transactions et regrettent de manquer de moyens et de personnel pour lutter contre celles qui sont illégales. Il lui demande de donner à l’ONF les moyens et le personnel nécessaires pour contrôler les transactions, mais surtout de créer un cadre visant à lutter contre la concurrence déloyale étrangère, spécifiquement chinoise, afin d’éviter le pillage des forêts. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3144</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En tant qu’État membre de l’Union européenne (UE), la France se doit de respecter les règles du marché commun européen, qui repose sur le principe de la libre circulation des biens et des personnes. Aux règles de l’UE s’ajoutent celles de l’organisation mondiale du commerce (OMC). Par conséquent, la France n’a pas la possibilité d’interdire le commerce de bois, dès lors que ces bois sont récoltés légalement. À ce titre, toute mesure de restriction aux exportations de bois pourrait être jugée contraire aux engagements de l’UE, ainsi qu’aux règles de l’OMC. Par ailleurs, la Commission européenne s’oppose systématiquement, par voie de droit, aux mesures et réglementations qu’elle estime provoquer des distorsions injustifiées aux échanges intracommnautaires. Les autorités nationales souhaitent que la plus grande valeur ajoutée possible soit assurée sur le territoire européen. Dans le cas du chêne, l’État français a en effet introduit une modification dans sa réglementation nationale donnant la possibilité à l’office national des forêts (ONF) de réserver la première présentation de certains produits forestiers à des opérateurs s’engageant à les transformer ou à les faire transformer dans l’UE. Le label « transformation UE » porté par l’APECF (Association pour l’emploi des chênes et des feuillus français) et la labellisation des ventes de l’ONF partagent ce même objectif. En 2023, cette labellisation a concerné 88 % du bois d’œuvre de chêne commercialisé par l’ONF. L’ONF n’est pas le seul acteur à assurer une mise sur le marché de ces produits. Plusieurs organisations professionnelles et propriétés privées s’engagent également en faveur du label « transformation UE », porté par l’APECF, notamment dans le cadre de l’accord de filière chêne. L’État encourage depuis plusieurs années les partenaires de la filière forêt-bois à développer la contractualisation : c’est à cet effet que l’accord de filière chêne a été signé en 2022 et renouvelé en 2023, suite à un premier bilan positif. Parallèlement à cette montée en puissance de la contractualisation, les exportations de grumes de chêne ont diminué en 2023, à l’instar des grumes d’essences feuillues en général. Cette tendance se poursuit en 2024. Enfin, il convient de distinguer les non-respects d’engagements contractuels avec d’éventuelles pratiques illégales avec des éléments de preuve qui doivent faire l’objet de procédures en justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>885</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3145</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Remise du rapport pour une fiscalité cohérente avec l’objectif du ZAN</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            885. — 15 octobre 2024. — Mme Lisa Belluco attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la transmission du rapport relatif à la fiscalité comme outil de lutte contre l’artificialisation des sols prévu par la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux. L’artificialisation des sols constitue un problème majeur pour les sociétés et l’environnement. Elle implique le relâchement du carbone contenu dans les sols vers l’atmosphère et détruit la biodiversité qu’ils hébergent. Elle empêche l’eau de s’infiltrer dans les nappes et bétonne des espaces agricoles, ce qui met en péril la souveraineté alimentaire du pays. Elle dégrade enfin les paysages et menace les sociétés en renforçant les risques de ruissellement, d’inondations et les îlots de chaleur. Or de très nombreux outils fiscaux, hérités de logiques anciennes, incitent à artificialiser les sols (les aides à la construction de logements neufs individuels, certaines niches fiscales sur la taxe d’aménagement) ; d’autres qui pourraient limiter cette artificialisation ne sont pas mis en œuvre (baisse des taxes sur le foncier agricole, transformation de la nature de la taxe d’habitation, réhabilitation de la taxe pour sous-densité, taxe sur les logements vacants ou les surfaces commerciales, taxe générale sur l’artificialisation). Si le levier fiscal n’est pas le seul à devoir être mobilisé, il apparaît comme une composante nécessaire pour mettre en cohérence les politiques - en l’espèce, les politiques fiscales - et l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Or l’article 9 de la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux prévoit, dans un délai de 6 mois, la transmission par le Gouvernement d’un rapport relatif à la fiscalité comme outil de lutte contre l’artificialisation des sols au Parlement. Malgré le dépassement du délai initialement inscrit dans la loi, le Parlement n’a pas eu connaissance de ce rapport au rôle pourtant clé dans la mise en œuvre de cette loi. C’est pourquoi elle lui demande si elle compte transmettre ce rapport au Parlement, en amont du débat budgétaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3145</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par les lois des 22 août 2021 et 20 juillet 2023, le Parlement a fixé un cadre législatif volontariste en matière de sobriété foncière. D’ores et déjà, de nombreuses précisions ont été apportées par le pouvoir réglementaire et l’Etat a déployé des outils de mesure et des formations, nécessaires à l’atteinte de cette ambition. Le rapport sur la fiscalité comme outil de lutte contre l’artificialisation des sols, prévu à l’article 9 de la loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023, sera un complément utile de cette politique publique. Il permettra de conduire une réflexion quant aux évolutions possibles des modèles économiques, afin que tous les acteurs, publics et privés, puissent avancer dans un objectif partagé de sobriété foncière. C’est dans cette perspective qu’une mission d’inspection sur la fiscalité de l’artificialisation est en projet et devrait engager prochainement ses travaux, en complément de la mission d’information sur le financement du « zéro artificialisation nette » de l’Assemblée nationale, afin d’apporter des conclusions consolidées dans le cadre du rapport prévu par la loi « Climat » précitée. Le Gouvernement partage l’idée selon laquelle les leviers budgétaires, fiscaux et d’accompagnement des territoires sont essentiels pour l’atteinte des objectifs de sobriété foncière. Par exemple, le fonds vert, dans le cadre de la loi de finances 2025, continuera de porter des mesures en faveur du recyclage foncier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1385</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3145</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en application de l’interdiction de l’offre de cession en ligne des animaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1385. — 29 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en application de l’interdiction de l’offre de cession en ligne des animaux de compagnie prévue par l’article L. 214-8 VI du code rural et de la pêche maritime. Selon les dernières données publiées par la Fédération des fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO), depuis 1976, le nombre total d’animaux de compagnie en France a été multiplié par 2,5 pour atteindre aujourd’hui 75 millions d’animaux de compagnie, dont notamment 2,5 millions d’animaux de terrarium, 3,7 millions d’oiseaux et 29,8 millions de poissons. Un grand nombre des cessions de ces animaux de compagnie se produisent via des annonces déposées sur internet par des particuliers ou directement conclues via des plateformes de vente en ligne. Or l’article L. 214-8 VI du code rural et de la pêche maritime dispose que l’offre de cession en ligne d’animaux de compagnie est interdite, sauf exception pour les éleveurs de chiens et de chats et les vendeurs professionnels. Malgré cette interdiction issue de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, les annonces de vente portant sur des animaux de compagnie non domestiques pullulent sur internet, contribuant à un commerce en ligne entre particuliers que la loi précitée entendait pourtant endiguer. Le ministère de l’agriculture est en train de mettre en place un outil de vérification systématique en lien avec le fichier national d’identification des carnivores domestiques (I-Cad), la base nationale des opérateurs et les plateformes en ligne, visant à assurer une validation, avant mise en ligne des annonces, de la qualité du cédant (et donc son habilitation à céder en ligne), ainsi que de la réalité et l’exactitude de l’identification de l’animal cédé. Cet outil permet notamment de s’assurer qu’un particulier ne cède pas un animal de compagnie domestique en ligne et donc de se conformer à l’interdiction légale. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures concrètes Mme la ministre entend mettre en œuvre afin de contrôler la bonne application de cette interdiction pour la cession des animaux de compagnie non domestiques et notamment si des travaux coordonnés avec le ministère de l’agriculture sont envisagés afin de dupliquer l’outil de vérification systématique en cours de mise en place.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3146</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article L. 214-8 VI du code rural et de la pêche maritime, l’offre de cession en ligne d’animaux de compagnie est autorisée sous réserve qu’elle soit présentée dans une rubrique dédiée aux animaux de compagnie, ce qui inclut des espèces animales domestiques et non domestiques, et que cette dernière comporte des messages de sensibilisation. L’obligation d’information et de contrôle préalable, prévue par l’article L. 214-8-2 du même code, ne concerne que les carnivores domestiques. Ainsi, en raison de l’absence d’obligation légale en matière de vérification des annonces de cession pour les animaux non domestiques, aucune mesure spécifique n’a été à ce stade mise en place par le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche pour encadrer ces annonces. Il est à noter toutefois qu’en vertu de l’article L. 413-6 du code de l’environnement, un suivi statistique et administratif de la détention d’animaux non domestiques dont l’identification est obligatoire est mis en place. Ce suivi, réalisé par le fichier national d’identification de la faune sauvage protégée, dit « fichier i-fap », concerne les espèces protégées et les animaux inscrits aux annexes du règlement (CE) n° 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce, permettant ainsi la traçabilité d’un large éventail d’animaux non domestiques. En outre, toute vente d’animaux de compagnie doit s’accompagner, au moment de la livraison à l’acquéreur, de la délivrance d’une attestation de cession. Cette attestation de cession est obligatoire en France pour toute transaction, qu’elle soit gratuite ou payante, et concerne tous les animaux de compagnie. Ainsi, la traçabilité des animaux non domestiques fait l’objet d’un encadrement et d’un suivi, notamment lors de leur cession, afin d’assurer un meilleur contrôle et une transparence dans les transactions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1398</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3146</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interrogation sur l’accessibilité des forêts françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1398. — 29 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la limitation de l’accès aux forêts pour les concitoyens. En effet, on a réussi à restreindre l’engrillagement des espaces naturels afin que la faune et la flore françaises puissent se développer, grâce à la loi n° 2023-54 du 2 février 2023 visant à limiter l’engrillagement des espaces naturels et à protéger la propriété privée. Cependant, l’accès à ces espaces peut parfois être compromis. De nombreux propriétaires fonciers souhaitent vendre l’accès à leurs forêts ou les ferment au public en raison de dégradations constatées sur leurs propriétés, ou par crainte d’engager leur responsabilité civile en cas de blessure d’un promeneur. La fermeture de 75 % des espaces boisés est une réelle préoccupation. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les actions à mettre en œuvre, en concertation avec les élus locaux, les propriétaires et les différentes associations, afin que ces lieux demeurent accessibles à tous, dans le respect de la nature, des propriétaires, ainsi que de l’accessibilité et de la découverte de la riche faune et flore. Il souhaite également savoir quelle serait la responsabilité juridique et assurantielle en cas d’accident survenu au cours d’une promenade. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3146</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les forêts publiques (appartenant à l’État ou aux collectivités locales) sont en principe accessibles au public, sauf restrictions spécifiques pour des raisons de sécurité ou de protection de l’environnement. L’accès aux forêts privées (qui représentent 75 % de la superficie forestière en métropole) est soumis à l’autorisation de leurs propriétaires, qui peuvent le restreindre en application de l’article 544 du code civil. La loi n° 2023-54 du 2 février 2023 a limité l’engrillagement des forêts pour favoriser la libre circulation de la faune et garantir un meilleur accès aux espaces naturels. Toutefois, elle n’impose pas une ouverture systématique au public, respectant le droit des propriétaires à protéger leurs biens. Ainsi, le nouvel article 226-4-3 du code pénal, inséré par le biais de la loi précitée, pose le principe suivant lequel, sans préjudice de l’application de l’article 226-4 de ce même code, dans le cas où le caractère privé du lieu est matérialisé physiquement, pénétrer sans autorisation dans la propriété privée forestière d’autrui, sauf les cas où la loi le permet, constitue une contravention de la quatrième classe. Selon l’article 1242 du code civil, un propriétaire peut être tenu responsable des accidents survenant sur sa propriété, même s’il n’a pas commis de faute. En cas de forêts privées accessibles sans autorisation formelle, le propriétaire peut être tenu responsable des accidents causés par des éléments dangereux qu’il aurait dû entretenir (arbres menaçants, trous non signalés, etc.). Si l’accès est organisé par le propriétaire (chemins balisés, événements), il est davantage susceptible d’être tenu responsable. Une assurance responsabilité civile spécifique est recommandée pour couvrir ces risques. Il peut toutefois être rappelé que la forêt reste un milieu naturel sauvage, où la pratique de sports ou de loisirs peut comporter des risques. À ce titre, l’article L. 311-1-1 du code du sport fait valoir que le gardien de l’espace naturel dans lequel s’exerce un sport de nature n’est pas responsable des dommages causés à un pratiquant, lorsque ceux-ci résultent de la réalisation d’un risque normal et raisonnablement prévisible inhérent à la pratique sportive considérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1717</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3147</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Protection des plages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1717. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les difficultés de réalisation, par les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), de dispositifs de protection des plages contre l’érosion. L’érosion côtière est un sujet majeur de préoccupation et diverses mesures sont à l’étude pour assurer la protection des populations, lorsque des habitations se situent directement en bord de rivage. Un autre problème se pose, qui est celui du maintien des plages dans les zones littorales et touristiques. L’érosion côtière liée aux intempéries conduit, dans certaines zones du littoral et notamment sur le littoral méditerranéen, à la réduction de la largeur des plages. Ceci est évidemment particulièrement problématique dans les zones touristiques, où ce phénomène peut conduire à des difficultés économiques majeures, l’économie touristique étant intimement liée, en période estivale, à la fréquentation des plages. Un certain nombre de systèmes existent pour protéger les plages : mécanismes brise-houles, rochers artificiels, sacs géotextiles. Cependant, la mise en œuvre de ces systèmes, seule à même de protéger un certain nombre de plages, se heurte à deux difficultés. La première est économique, au regard du coût de ces solutions, malheureusement liées à la difficulté de leur installation. La seconde est administrative et doit évoluer. En effet, les collectivités et EPCI souhaitant implanter de tels systèmes se heurtent à de grandes difficultés pour obtenir les différentes autorisations auprès des services de l’État. Les réglementations changent régulièrement, les circuits de décision sont longs, les prescriptions parfois incompréhensibles au regard des enjeux. Chaque opération s’apparente de plus en plus à un parcours du combattant et nécessite des délais extrêmement longs. Cela est particulièrement décourageant pour les porteurs de projets, alors même qu’il faudrait au contraire les accompagner afin de réaliser les travaux dans des délais rapides. Il en est de même des simples opérations de ré-ensablement. Dans un contexte où la simplification administrative est une nécessité pour le pays et au regard des enjeux économiques et touristiques visiblement peu pris en compte à ce jour, il lui demande donc comment l’État envisage de simplifier les procédures actuelles afin de favoriser les opérations de protection des plages contre l’érosion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3325</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3147</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Protection des plages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3325. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés de réalisation, par les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), de dispositifs de protection des plages contre l’érosion. L’érosion côtière est un sujet majeur de préoccupation et diverses mesures sont à l’étude pour assurer la protection des populations, lorsque des habitations se situent directement en bord de rivage. Un autre problème se pose, qui est celui du maintien des plages dans les zones littorales et touristiques. L’érosion côtière liée aux intempéries conduit, dans certaines zones du littoral, et notamment sur le littoral méditerranéen, à la réduction de la largeur des plages. Ceci est évidemment particulièrement problématique dans les zones touristiques, où ce phénomène peut conduire à des difficultés économiques majeures, l’économie touristique étant intimement liée, en période estivale, à la fréquentation des plages. Un certain nombre de systèmes existent pour protéger les plages : mécanismes brise-houles, rochers artificiels, sacs géotextiles. Cependant, la mise en œuvre de ces systèmes, seule à même de protéger un certain nombre de plages, se heurte à deux difficultés. La première est économique, au regard du coût de ces solutions, malheureusement liées à la difficulté de leur installation. La seconde est administrative et doit évoluer. En effet, les collectivités et EPCI souhaitant implanter de tels systèmes se heurtent à de grandes difficultés pour obtenir les différentes autorisations auprès des services de l’État. Les réglementations changent régulièrement, les circuits de décision sont longs, les prescriptions parfois incompréhensibles au regard des enjeux. Chaque opération s’apparente de plus en plus à un parcours du combattant et nécessite des délais extrêmement longs. Cela est particulièrement décourageant pour les porteurs de projets, alors même qu’il faudrait au contraire les accompagner afin de réaliser les travaux dans des délais rapides. Il en est de même des simples opérations de ré-ensablement. Dans un contexte où la simplification administrative est une nécessité pour le pays et au regard des enjeux économiques et touristiques visiblement peu pris en compte à ce jour, il lui demande donc comment l’État envisage de simplifier les procédures actuelles afin de favoriser les opérations de protection des plages contre l’érosion.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3148</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à l’érosion côtière et à la montée du niveau de la mer, l’adaptation des territoires littoraux au recul du trait de côte et au changement climatique constitue un enjeu majeur pour les régions côtières. Compte tenu de la mobilité naturelle du littoral, des dynamiques sédimentaires et des conditions hydrodynamiques, les systèmes de défense contre la mer et de fixation du trait de côte se révèlent toutefois limités dans leur durabilité et leur efficacité sur le long terme. Le recours, à un endroit, à des ouvrages en dur (digues, enrochements, épis …) est notamment reconnu comme pouvant aggraver l’érosion dans d’autres zones et de part et d’autre des ouvrages. Les techniques de lutte active dite souples comme l’utilisation de géotextiles ou les rechargements en sable ne sont pas non plus sans risque d’effets secondaires : déchets notamment plastiques produits par la désagrégation des membranes textiles, impacts environnementaux des prélèvements et de rechargements massifs de sable. En outre, ces techniques ne pallient que temporairement les effets du recul du trait de côte, sans offrir de réelles garanties de protection sur le long terme. La Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte ambitionne ainsi de limiter le recours aux techniques de protection en dur pour les seules zones à forts enjeux (protection de biens bâtis en première ligne), le temps d’organiser la recomposition spatiale des territoires, et de promouvoir le recours aux solutions d’adaptation fondées sur la nature. Ces solutions, notamment la restauration des cordons dunaires et la re-végétalisation de hauts de plages, se révèlent plus efficaces et pérennes pour atténuer les impacts de l’érosion. L’élaboration de stratégies locales de gestion du trait de côte doit permettre de planifier l’adaptation des territoires sur le long terme en anticipant les évolutions de la bande côtière. C’est tout l’enjeu du volet littoral du PNACC que j’ai souhaité mettre en oeuvre avec le Comité National du Trait de Côte. Les procédures, qui encadrent aujourd’hui la réalisation d’opérations de protection des plages, visent à garantir l’évaluation des effets de ces opérations sur la cellule hydro-sédimentaire, les espaces et les écosystèmes concernés, et de justifier de l’intérêt de la protection envisagée par rapport à ses impacts sur l’espace public. Le rivage de la mer appartient au domaine public maritime naturel de l’État en application de l’article L. 2111-4 du code général de la propriété des personnes publiques. Un titre est nécessaire pour l’occuper, conformément à l’article L. 2122-1 du même code. Le Conseil d’État a d’ailleurs rappelé « qu’en vertu de l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, auquel se réfère le Préambule de la Constitution, la protection du domaine public est un impératif d’ordre constitutionnel ; que le pouvoir réglementaire ne pouvait donc également instaurer un régime d’autorisation tacite d’occupation du domaine public  » (C.E., 21 mars 2003, n° 189191, Synd. Intercom. De la Périphérie de paris pour l’électricité et les réseaux de communication de Paris, Rec. Lebon, p. 144). Le titre d’occupation pour installer des outils de défense contre la mer est délivré à l’issue d’une procédure qui permet d’étudier l’opportunité, l’impact et la compatibilité des installations projetées avec le domaine public maritime naturel. L’article L. 2124-1 du code général de la propriété des personnes publiques dispose d’ailleurs que « Les décisions d’utilisation du domaine public maritime tiennent compte […] des impératifs de préservation des sites et paysages du littoral et des ressources biologiques […]. Ces décisions doivent être compatibles avec les objectifs environnementaux du pland’action pour le milieu marin prévus aux articles L. 219-9 à L. 219-18 du code de l’environnement […] ». Au regard de ces impératifs qui sont pour le Gouvernement toujours d’actualité, il paraît inopportun d’assouplir la procédure actuelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2030</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3148</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application du nouveau droite de préemption dit « DFCI »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2030. — 19 novembre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en application du nouveau droit de préemption dit « DFCI ». La loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 vise à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Elle crée un nouveau droit de préemption de parcelles forestières qui représentent, en raison d’un défaut d’entretien, un risque sérieux de départ d’incendie. Ce nouveau droit dit « DFCI » est codifié à l’article L. 131-6-1 du code forestier. Il semble qu’il ne soit pas immédiatement applicable en absence de doctrine du ministère. Aussi, elle lui demande de bien vouloir se prononcer sur l’applicabilité immédiate de ce nouveau droit de préemption. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3149</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie a créé l’article L. 131-6-1 dans le code forestier. Celui-ci instaure un nouveau droit de préemption pour les communes en cas de vente, sur leurs territoires, d’un bien forestier non doté d’un document de gestion et localisé dans un massif forestier situé dans un territoire réputé particulièrement exposé au risque incendie. Toutefois, cet article est inapplicable en l’état car le délai et les modalités d’exercice du droit de préemption par la commune ne sont pas définis. Il en est de même pour les modalités de vérification, par le notaire, du respect des conditions précitées par le bien mis en vente. Ces éléments doivent être précisés dans un décret en Conseil d’État, en cours de rédaction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2217</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3149</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Avenir des animaux sauvages des cirques itinérants en 2028</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2217. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le plan d’accompagnement mis en place en vue de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants en 2028, ainsi que cela est prévu par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Des questions subsistent. Quel est l’avenir de ces animaux en captivité depuis des années ? Alors que les refuges et sanctuaires sont rares ou affichent complet, le Gouvernement doit appuyer la création de places supplémentaires dans ces structures, essentielles pour rendre possible cette transition et leur donner les moyens de se développer. Par ailleurs, il est indispensable d’étendre les aides de fonctionnement et de nourrissage aux refuges et sanctuaires, leur permettant une meilleure prise en charge des animaux. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte s’engager, dans son plan d’accompagnement, sur un budget conséquent pour la création de nouvelles structures et de places supplémentaires dans les refuges existants ainsi que sur une organisation durable d’appels à projets pour réussir cette transition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3149</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) est pleinement mobilisé pour l’accompagnement des établissements itinérants détenant des animaux sauvages impactés par l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. La création de places d’accueil pour ces animaux est un axe essentiel de cet accompagnement. L’article L. 413-10 du code de l’environnement prévoit d’ailleurs que « Des solutions d’accueil pour les animaux visés par les interdictions prévues aux I et II sont proposées à leurs propriétaires. Ces solutions garantissent que les animaux seront accueillis dans des conditions assurant leur bien-être. ». Ainsi, et afin d’accompagner les conséquences de la loi, le MTEBFMP a lancé deux Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) en 2022 et en 2023 pour la création de places d’accueil pour animaux sauvages détenus par des établissements itinérants (circassiens). En 2022, six projets ont ainsi été désignés lauréats pour un co-financement de 4,3 millions d’euros, permettant de créer plus d’une centaine de places pour les animaux de cirque réformés. En 2023, trois projets ont été désignés lauréats pour un co-financement de près d’un million d’euros, permettant de créer une vingtaine de places pour les fauves de cirque. De plus, pour accompagner leur transition économique, les professionnels des établissements itinérants ont été associés à l’élaboration d’un plan, doté d’un montant maximal de 35 millions d’euros sur 3 ans visant à les soutenir dans la reconversion de leurs activités ou pour le devenir de leurs animaux. Ce plan interministériel prévoit des aides financières et notamment une aide à la transition économique des entreprises, une aide à la reconversion des capacitaires, ainsi qu’une aide à la stérilisation des fauves. Une aide à la mise au repos en refuge des animaux non domestiques ou une aide au nourrissage dans l’éventualité où aucune place en refuge ne serait disponible sont également prévues par ce plan d’accompagnement. La promulgation de la loi de finances 2025 permet désormais d’envisager une publication prochaine de ce décret interministériel. Enfin, une reconnaissance entre les certificats de capacité pour la présentation au public au sein d’établissements itinérants et les certificats de capacité pour la présentation au public au sein d’établissements fixes a été mise en place, afin de faciliter la reconversion des professionnels impactés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2233</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3150</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les exploitants forestiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2233. — 26 novembre 2024. — M. Julien Guibert interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés rencontrées par les exploitants forestiers dans la Nièvre en raison des conditions climatiques particulièrement humides de cette année. Ces intempéries, qui se sont intensifiées depuis le début du mois d’octobre 2024, ont détrempé les sols et perturbent fortement les travaux forestiers, notamment les coupes et le débardage, qui se déroulent traditionnellement d’octobre à mi-avril. Les entreprises de la filière bois, déjà fragilisées, subissent d’importants retards et des surcoûts conséquents. En effet, l’investissement élevé dans les machines et le personnel doit être rentabilisé sur une période d’exploitation restreinte. Cette situation pénalise non seulement l’approvisionnement en bois de chauffage, essentiel pour de nombreux ménages, mais crée également des difficultés pour les scieries et l’ensemble de la chaîne de transformation primaire du bois. Dans le département de la Nièvre, où la forêt couvre 34 % du territoire et produit plus de 780 000 m3 de bois chaque année, cette filière représente environ 1 400 emplois. Il lui demande donc quelles mesures de soutien spécifiques elle envisage pour cette filière, afin de préserver l’activité économique et les emplois en milieu rural dans ce territoire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3150</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les exploitants forestiers, de la Nièvre ou ailleurs sur le territoire national, ont fait remonter des difficultés. Ces entreprises, essentielles pour la filière bois et l’activité économique dans les territoires ruraux, sont touchées par une conjoncture économique dégradée, aggravée par des conditions climatiques défavorables (parcelles forestières ennoyées depuis l’hiver 2023, inaccessibles aux engins de débardage des bois). L’interruption de l’exploitation forestière depuis fin 2023, dans de nombreux massifs forestiers, met à l’arrêt les entreprises d’exploitation et entraîne des ruptures de chaîne d’approvisionnement des scieries, dont les stocks sont au plus bas, malgré la conjoncture défavorable. Dans cette situation, chaque entreprise de la filière forêt-bois en difficulté peut contacter les services de l’État en département, afin de faire état des problèmes passagers rencontrés, demander un accompagnement et le bénéfice d’un plan de soutien. Les demandes des entreprises seront expertisées au cas par cas par les services de l’État. Elles feront l’objet d’une réponse circonstanciée. Les interlocuteurs des entreprises sont prioritairement situés à la direction départementale des finances publiques (DDFIP), où se tient à leur disposition un conseiller départemental aux entreprises en difficultés (https://www.economie.gouv.fr/entreprises/aides-entreprises-sortie-crise). Le conseiller peut établir un diagnostic sur les difficultés rencontrées par les entreprises. Il est force de proposition auprès des entreprises et du préfet, afin d’aider l’entreprise à traverser et à sortir de la situation de crise. Le ministère de la transition écologique suivra ces dossiers avec attention, en lien avec le ministère de l’économie des finances et de l’industrie. Les exploitants forestiers ont été par ailleurs éligible à plusieurs appels à projet « exploitation sylvicole performante et résiliente » conduits par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Ces appels à projet permettent aux entreprises d’obtenir une subvention pour l’achat d’un matériel plus performant notamment d’un point de vue de protection des sols et de l’environnement, et ainsi rentabiliser plus vite leur investissement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2328</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3150</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Demande de dérogation à la « loi Littoral » pour les restaurants démontables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2328. — 26 novembre 2024. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conséquences économiques, sociales et environnementales des dispositions du « décret plages » de 2006, en application de la loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite « Loi littoral », notamment dans les communes de Saint-Georges-de-Didonne et de Royan, situées sur la Côte de Beauté. Depuis l’été 2024, la commune de Saint-Georges-de-Didonne applique strictement ces dispositions, mettant fin à une tolérance historique qui permettait à des établissements construits en dur sur la plage de demeurer en place toute l’année. Les exploitants concernés ont été contraints de détruire leurs structures permanentes pour installer des bâtiments démontables, conformément aux exigences réglementaires. Ces nouvelles structures doivent être démontées et stockées chaque année pendant quatre mois, impliquant des coûts estimés entre 50 000 et 60 000 euros par saison, auxquels s’ajoutent les frais initiaux d’achat de structures spécifiques et les loyers annuels élevés. Ces contraintes ont entraîné une forte pression économique sur les exploitants, menaçant leur viabilité financière, notamment pour les petites entreprises locales. Elles pèsent également sur l’attractivité touristique et économique des communes concernées, puisque ces structures démontables, plus légères et souvent moins adaptées, ne peuvent pas garantir un service annuel. Cette situation complique également la fidélisation des salariés, déjà difficile dans un contexte de forte saisonnalité du tourisme. Par ailleurs, l’impact environnemental de ces mesures soulève des interrogations. Le démontage et le remontage nécessitent l’utilisation de moyens lourds, tels que des semi-remorques et des grues, entraînant des émissions de CO2 importantes. Ces opérations paraissent en contradiction avec les objectifs de transition écologique et de sobriété énergétique promus par le Gouvernement. Face à ces difficultés, les communes et les exploitants concernés demandent des ajustements. À Saint-Georges-de-Didonne, des responsables politiques et économiques locaux souhaitent obtenir une dérogation permettant de maintenir les structures démontables en place toute l’année. Ils soulignent que cette mesure, tout en respectant l’esprit de la « loi Littoral », permettrait de limiter les coûts pour les exploitants, de réduire l’impact environnemental et de soutenir l’attractivité touristique et économique du territoire. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision des dispositions du « décret plages » de 2006, afin d’autoriser, sous certaines conditions, le maintien à l’année des structures démontables dans les zones concernées. Il souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner ces entreprises dans leur transition, tout en conciliant les impératifs de préservation du littoral, de soutien à l’économie locale et de respect des engagements environnementaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3151</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral dite « loi Littoral » a énoncé le principe selon lequel « l’usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages », codifié depuis à l’article L. 321-9 du code de l’environnement. Dans le respect de ce principe législatif, le décret n° 2006-608 relatif aux concessions de plage a été élaboré et adopté le 26 mai 2006, puis codifié dans la partie réglementaire du code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP). L’article L. 2132-3 de ce code précise que : « Nul ne peut bâtir sur le domaine public maritime ou y réaliser quelque aménagement ou quelque ouvrage que ce soit sous peine de leur démolition, de confiscation des matériaux et d’amende […] ». Dans le respect de ces principes, les articles L. 2124-4 et R. 2124-13 et suivants du CGPPP permettent à l’État d’accorder sur le DPM naturel des concessions ayant pour objet l’aménagement, l’exploitation et l’entretien des plages. Seuls sont autorisés sur une plage les équipements et installations démontables ou transportables ne présentant aucun élément de nature à les ancrer durablement au sol et dont l’importance et le coût sont compatibles avec la vocation du domaine et sa durée d’occupation. En effet, ces équipements et installations doivent être conçus de manière à permettre, en fin de concession, un retour du site à l’état initial. L’économie générale du texte repose sur ce principe du démontage systématique des équipements et installations, de la fixation d’un pourcentage d’espace devant rester libre de toute occupation et d’une période de référence d’exploitation recouvrant la saison balnéaire, qui ne peut excéder 6 mois (article R.2124-16 du CGPPP), sauf dans certains cas limitativement énumérés. L’article R.2124-17 du CGPPP permet en effet d’étendre la durée d’occupation à 8 mois. De plus, l’article R.2124-18 du même code prévoit les cas pour lesquels l’occupation peut être annuelle. Ainsi, en dehors des espaces remarquables du littoral, sur le territoire des stations de tourisme, disposant depuis plus de deux ans d’un office de tourisme classé 4 étoiles au sens de l’article D. 133-20 du code du tourisme et justifiant de l’ouverture par jour, sur une période comprise entre le 1er décembre et le 31 mars, de plus de 200 chambres d’hôtels, le concessionnaire peut demander au préfet un agrément, valable pour la durée de la concession, pour autoriser le maintien en place des établissements de plage démontables ou transportables remplissant les conditions énumérées à l’article R. 2124-19 du CGPPP. Par suite, des aménagements et des dérogations sont déjà prévus par les textes.  Ce principe d’une occupation temporaire est inhérent à la nature même du domaine public maritime naturel. Il répond, tout d’abord, à des enjeux de sécurité publique, dont la responsabilité incombe à l’État, d’une part, en tant que propriétaire du domaine public maritime naturel, et aux communes d’autre part (article L.2212-3 du code général des collectivités territoriales) au regard des risques importants que peuvent présenter les installations notamment en cas de tempête, tout particulièrement pendant la période hivernale. Il permet ensuite aux milieux naturels de se reconstituer. Enfin, selon les constats et les études menées ces dernières années, le maintien d’installations permanentes sur les plages peut participer, dans certains cas, au phénomène d’érosion côtière, ayant pour conséquence une réduction de la surface des plages. Les principes généraux applicables aux concessions de plages permettent ainsi un équilibre entre la protection de l’environnement, la préservation des droits des usagers des plages, et les attentes économiques des concessionnaires, équilibre que le gouvernement ne souhaite pas remettre en question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2337</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3151</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Léa Balage El Mariky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Destruction d’un site classé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2337. — 26 novembre 2024. — Mme Léa Balage El Mariky attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les risques de destruction en cours d’une partie du « maquis de Montmartre » (75018 Paris), un site classé depuis le décret du 27 novembre 1991. À la suite de l’expulsion, le 21 octobre 2024, du club Lepic Abbesses pétanque (CLAP), une association exerçant depuis cinquante ans une activité sportive bénévole sur cette dépendance du domaine public, l’opérateur hôtelier à qui l’exploitation du site a été confiée a rapidement entrepris des travaux lourds, incluant la démolition d’installations, l’ouverture de clôture et la modification du terrain. Ces travaux, qui semblent avoir été menés sans autorisations conformément à la législation sur les sites classés, mettent en péril l’intégrité de ce vestige historique de Montmartre. Mme la députée demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de prendre des mesures urgentes pour suspendre ces aménagements en cours et garantir le respect de la protection du site, conformément aux dispositions de la législation sur les sites classés. Elle souhaite également savoir quelles actions seront mises en œuvre pour assurer le suivi de ce dossier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3152</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le maquis de Montmartre a été classé au titre des sites pour ses caractères historique et pittoresque par décret du 27 novembre 1991 en application de l’article L.341-1 du code de l’environnement en réponse à un projet d’artificialisation. Les enjeux paysagers de ce site classé de 3 520 m2 portent sur le maintien de l’état naturel des lieux, garant et témoin de ce que fut pendant des siècles la Butte Montmartre. Le Maquis de Montmartre représente un vestige de l’aspect naturel de la Butte avant son urbanisation. La préservation de ce lieu permet de maintenir un lien tangible avec le passé et de comprendre l’histoire du quartier. En 2022, la ville de Paris a lancé un appel à manifestation d’intérêt concurrent (AMIC) en vue de l’attribution d’une convention d’occupation du domaine public de la parcelle dite « terrain Junot », située dans le site classé du Maquis de Montmartre. Cette parcelle était occupée illégalement par une association de pétanque depuis 1971. Sollicités pour accompagner la ville de Paris dans ce projet, les services de l’État (la direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports et l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine) ont émis des recommandations en vue de l’AMIC visant à ce que le projet paysager favorise l’installation d’une végétation foisonnante et sauvage, afin que le terrain Junot retrouve son caractère de « maquis ». La ville de Paris a retenu la candidature de la société FREMOSC, propriétaire de l’Hôtel Particulier, situé sur la parcelle mitoyenne au terrain Junot. La convention d’occupation du domaine public a été cosignée le 25 juillet 2023. La direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports a été saisie le 6 novembre 2024 pour l’instruction d’un permis de démolir pour régularisation déposé par la société FREMOSC, attributaire de la convention d’occupation du domaine public du terrain Junot et porteur du futur projet. Il est regrettable que les travaux de démolition de la buvette aient été engagés sans autorisation préalable, quand bien même la disparition de cette construction sans qualité architecturale particulière ne participait pas à la qualité du site classé et n’est donc pas de nature à porter atteinte au site classé. La commission départementale de la nature, des paysages et des sites est allée dans ce sens en rendant, le 28 novembre 2024, un avis favorable au permis de démolir, qui prévoit la poursuite des démolitions engagées à travers la dépose de la dalle en béton. Les opérations de dépose du bâtiment à usage de buvette déjà réalisées, et la poursuite de la démolition totale du reste du bâtiment à usage de buvette avec le remplacement de la dalle par de la terre végétale ont donc été autorisées à la régularisation. Le terrain ainsi libéré pourra redonner libre cours à l’installation d’une végétation spontanée en cohérence avec les qualités du site classé. Les services du ministère ont d’ores et déjà invité le porteur de projet à les associer pour l’élaboration d’un projet paysager qui devra mettre en valeur la vocation de ce site. En tout état de cause, tout futur aménagement, toute future construction ou démolition ne pourront être entrepris sans autorisation spéciale de travaux, conformément au code de l’environnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2744</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3152</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Délais de délibération de la CDNPS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2744. — 10 décembre 2024. — Mme Marie-José Allemand appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les délais de délibération de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS). En effet, il semblerait que, dans certains départements, les délais entre la saisine auprès de la préfecture et la délibération devant être rendue par la CDNPS soient importants. Ces réponses étant nécessaires au lancement de projets structurants pour les territoires, il apparaît dommageable que ces réponses tardent. C’est le cas notamment de projets de développement de parcs photovoltaïques, qui se retrouvent paralysés en attente de décision. Aussi, elle souhaite l’interroger sur ces situations et sur ce qu’elle entend faire en la matière pour raccourcir ces délais. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3152</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accélération du déploiement des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, gaz renouvelables, etc.) est une priorité du Gouvernement pour atteindre les objectifs de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles importées et pour assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays. Le Gouvernement est mobilisé sur la réduction des délais de procédure liés aux projets de développement des énergies renouvelables, incluant les projets de développement de parcs photovoltaïques, et a déjà adressé des instructions en ce sens aux préfets. Ainsi, l’instruction du 16 septembre 2022 relative à l’organisation de la répartition et du délestage de la consommation de gaz naturel et de l’électricité dans la perspective du passage de l’hiver 2022-2023 et à l’accélération du développement des projets d’énergie renouvelable visait à rappeler les objectifs du Gouvernement et du Président de la République en matière d’accélération du déploiement des énergies renouvelables et le rôle majeur qui est attendu de la part des préfets et des services déconcentrés de l’État à court, moyen et long termes pour les atteindre. Cette instruction demandait notamment aux préfets de « faire en sorte qu’aucune instruction n’excède 24 mois, sauf situation très exceptionnelle. En particulier, un objectif de 18 mois entre la date de dépôt d’un projet de renouvellements ou d’augmentation de puissance de parcs éoliens existants, et sa mise en œuvre doit être observée ». L’importance de respecter cet objectif de réduction des délais avait été relayée par la Direction du management de l’administration territoriale et de l’encadrement supérieur du ministère de l’Intérieur, lors d’un séminaire réunissant les secrétaires généraux de préfectures en octobre 2022. Aussi, l’instruction du Gouvernement du 28 novembre 2023 relative aux missions du référent préfectoral à l’instruction des projets d’énergies renouvelables et des projets industriels nécessaires à la transition énergétique et à la géothermie de minime importance, adressée aux préfets de région et de départements, a de nouveau attiré leur attention sur l’importance de faciliter et d’accélérer les procédures d’autorisation des projets de développement des énergies renouvelables, dans la continuité de l’instruction du 16 septembre 2022. Enfin, l’entrée en vigueur, en octobre 2024, de la réforme de la procédure d’autorisation environnementale, issue de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte (dite loi « Industrie verte »), va contribuer à réduire les délais d’implantation des installations, grâce à la parallélisation de la phase d’examen et de consultation pour tous les projets relevant du champ de l’autorisation environnementale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3211</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3153</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Construction d’abris pour animaux sur des terres agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3211. — 21 janvier 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur une incohérence manifeste entre le code rural et de la pêche maritime (CRPM), qui interdit expressément de garder en plein air des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et des équidés en l’absence de dispositifs et installations destinés à les protéger contre les variations climatiques (article R. 214-18 du CRPM) et le code de l’urbanisme (CU), qui exige que le pétitionnaire souhaitant construire un abri en zone non constructible relève nécessairement du statut d’exploitant agricole (article L. 161-4 du CU). En l’état actuel des choses, un particulier qui possède par exemple un équidé et qui pratique une activité agricole dans un but de « loisir » exerce une activité d’élevage au sens du CRPM. Il doit donc prévoir l’installation d’un abri dédié à son animal sous peine de poursuites pour mauvais traitements. Dans le même temps, il n’est pas considéré comme agriculteur au titre du CU, ce qui l’empêche de construire un tel abri, l’autorisation étant réservée aux seules personnes exerçant une activité agricole au sens de l’article L. 311-1 du CRPM. Le principe d’indépendance des législations fait obstacle à l’application de l’article R. 214-18 du CRPM pour autoriser la construction. L’autorité compétente pour statuer sur la demande d’autorisation d’urbanisme ne peut en effet tenir compte de règles extérieures au droit de l’urbanisme, sauf lorsque la prise en compte de celles-ci est expressément prévue par les dispositions d’urbanisme. Au regard de ce blocage auquel font face les maires des communes concernées par de telles constructions, il lui demande si le Gouvernement entend modifier l’article R. 421-2 du CU, lequel liste les constructions et installations dispensées de toute formalité en raison de leur nature ou de leur très faible importance, en y introduisant la notion d’abris pour animaux tout en opérant un renvoi à l’article R. 214-18 du CRPM.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3153</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les articles R. 151-18 et R. 151-22 du code de l’urbanisme ouvrent la possibilité de classer respectivement en zone agricole et en zone naturelle et forestière certains espaces du territoire. Ces classements ont pour conséquence d’interdire par principe l’urbanisation dans ces secteurs. Ce principe d’inconstructibilité des espaces considérés comme agricoles, naturels et forestiers comprend un certain nombre d’exceptions prévues aux articles L.151-11, L.161-4, L.111-4 du code de l’urbanisme. Ces dispositions prévoient notamment que peuvent être autorisées dans les espaces agricoles, naturels et forestiers, les constructions et installations nécessaires à l’activité agricole. Les constructions pouvant bénéficier de cette exception sont celles pouvant être qualifiées d’agricoles au regard de leur destination et de leur usage effectif et non en fonction de la qualité ou de la profession des personnes qui en ont l’usage. La détention à titre de loisir d’animaux d’espèces bovines, ovines, caprines ou d’équidés ne consistant pas en une activité qualifiable d’exploitation agricole (Article L311-1 du code rural et de la pêche maritime), les propriétaires de ces animaux ne peuvent par conséquent pas bénéficier de l’exception prévue aux articles L.151-11, L.161-4, L.111-4 du code de l’urbanisme.  Introduire la notion d’abris pour animaux détenus à titre de loisir, à la liste des constructions et installations dispensées de toute formalité au titre de l’article R421-2 du code de l’urbanisme, serait sans effet sur le vide juridique évoqué.  Conscients de ces enjeux, les services du ministère de la Transition écologique et ceux du ministère de l’Agriculture ont engagé un travail de concertation visant à améliorer l’articulation entre le code rural et de la pêche maritime et le code de l’urbanisme sur ce sujet, dans un esprit d’écoute et de recherche de solutions équilibrées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3627</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3154</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Autorisation formelle des spectacles de fauconnerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3627. — 4 février 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les interdictions visant les spectacles itinérants avec animaux sauvages et la situation particulière des voleries et spectacles de fauconnerie. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes prévoit, dans son article 46, l’interdiction « d’acquérir, de commercialiser et de faire se reproduire des animaux appartenant aux espèces non domestiques en vue de les présenter au public dans des établissements itinérants ». Cette interdiction visait, selon les instigateurs de la loi, les circassiens et leurs animaux. Une précision a été apportée en commission mixte paritaire, indiquant clairement que « les voleries ne sauraient être concernées par l’interdiction de détention des animaux sauvages, dans la mesure où les spectacles de fauconniers ne relèvent pas de l’itinérance ». Lors de la lecture des conclusions de la commission mixte paritaire au Sénat, la rapporteure avait répété, avec l’accord du Gouvernement, que « les voleries ne relèvent pas de l’interdiction prévue ». Le rapport d’information n° 686 (2022-2023) déposé le 7 juin 2023 au Sénat sur l’application de cette loi identifie clairement le besoin de formaliser davantage le cas des spectacles de fauconnerie, par deux recommandations (sur 16) qui les concernent directement : recommandation n° 8 : « Exempter clairement les voleries des interdictions visant les spectacles itinérants avec animaux sauvages en définissant pour elles un régime spécifique - soit en modifiant l’arrêté du 25 mars 2004 relatif aux zoos, soit, de préférence, en prenant un arrêté spécifique à cette activité » ; recommandation n° 9 : « Donner rapidement un horizon clair aux voleries, qui vivent aujourd’hui dans l’incertitude, en leur permettant d’exercer leur activité en dehors de leur point fixe sur des périodes d’au moins sept jours consécutifs et en accompagnant la création de points fixes pour multiplier les solutions temporaires d’hébergement ». Il lui demande quelle suite elle envisage de donner à ces recommandations et quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour donner un cadre clair et incontestable aux organisateurs de spectacles de rapaces en vol libre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3154</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les humains, a interdit, en son article 46, "d’acquérir, de commercialiser et de faire se reproduire des animaux appartenant aux espèces non domestiques en vue de les présenter au public dans des établissements itinérants". Le Gouvernement a conscience que les oiseaux présents au sein des voleries mobiles constituent un cas particulier. En effet, ceux-ci ne participent que ponctuellement à des spectacles et retournent par la suite en établissement fixe. C’est pourquoi les parlementaires ont considéré, pour l’application de la loi, que les voleries mobiles n’étaient pas des établissements itinérants. En conséquence et en se basant sur le rapport de la commission mixte paritaire, le Gouvernement entend exclure les voleries mobiles du champ d’application de la loi précitée.Un arrêté en projet permettra de fixer les règles de fonctionnement des voleries mobiles (nécessité d’avoir un lieu fixe, durée de présentation à l’extérieur autorisée, conditions de présentation des oiseaux à l’extérieur, etc.). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3891</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3154</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Systématisation des tests salivaires en cas d’attaques sur le bétail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3891. — 11 février 2025. — Mme Mélanie Thomin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’expérimentation dans le Finistère de la systématisation des tests salivaires en cas d’attaques sur le bétail. Après un siècle d’absence, le loup s’est réimplanté en Bretagne. Si cette nouvelle est un signe positif quant à l’évolution de la biodiversité et est un résultat concret des politiques menées pour sa préservation et son développement, conformément à la signature de la Convention de Berne entrée en vigueur le 1er juin 1982, il est nécessaire d’en assumer toutes les conséquences. Partout en France les cas d’attaques sur le bétail se multiplient. En 2024, 26 nouveaux départements ont été concernés par le déploiement de l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation par le loup, faisant passer leur nombre total à 87. Pour beaucoup de ces attaques, il est difficile de déterminer avec précision quel animal est responsable. Cependant, cet enjeu est de taille au regard des règles d’indemnisation pour les éleveurs : s’il n’est pas possible de conclure sur l’origine des dommages, ceux-ci risquent de ne pas être dédommagés en fonction du contexte de prédation local. De plus, si la mort est consécutive à une prédation et que la responsabilité du loup n’est pas exclue, alors l’éleveur perçoit une aide financière. Il y a donc trois problématiques : le besoin des éleveurs dont le bétail a bien été victime du loup d’être justement indemnisés, le devoir pour les finances publiques que les aides de l’État correspondent bien à leur fléchage et la nécessité de déterminer précisément l’impact du loup sur les activités humaines. La mise en place de tests salivaires pourrait y répondre. Ceux-ci sont réalisés sur les carcasses des animaux d’élevage tués, où est prélevé sur les blessures ayant causé la mort un échantillon salivaire dont l’ADN permet d’identifier si un loup en est responsable. Bien que le plan national d’actions loup et activités d’élevage 2024-2029 ne prévoit pas ce dispositif, celui-ci est déjà expérimenté dans le département des Ardennes conformément à l’article 2.1. Inciter à l’innovation et encourager l’expérimentation, évaluer l’efficacité des procédés de ce même plan. Dans le Finistère, en 2024, ce sont plus de 40 % des dommages sur le bétail dont l’origine est indéterminée. Autoriser cette expérimentation donnerait aux services préfectoraux plus de moyens pour travailler à une coexistence apaisée entre l’humain et le loup, répondrait aux attentes concrètes des agriculteurs dans un département reconnu comme terre d’élevage et permettrait à ces services d’évaluer la pertinence de cette procédure. Elle lui demande donc s’il est envisagé d’expérimenter dans le Finistère la systématisation de ces tests salivaires, sur des communes préalablement ciblées, en cas d’attaque sur le bétail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3155</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en place de tests salivaires ADN, si cela est possible, prévoit le prélèvement de salive présente sur les plaies d’animaux récemment prédatés afin de réaliser des analyses génétiques permettant d’imputer, le cas échéant, la responsabilité du dommage au loup, avec davantage de certitude qu’une observation visuelle des stigmates de la prédation. Cependant, bien que cette méthode soit déjà en expérimentation dans les Ardennes, l’intérêt de son extension à d’autres départements reste limité. En effet, outre le coût de cette méthode et le délai nécessaire à l’analyse génétique des échantillons (2 mois), la probabilité de retrouver sur les plaies de la salive susceptible d’être prélevée reste faible. D’autre part, dans les cas où des tests salivaires peuvent être menés, les résultats sont décevants : seulement 20 % en moyenne offrent un résultat, 80 % étant inexploitables. Par ailleurs, lorsqu’un résultat est obtenu, il ne permet pas d’imputer avec certitude la responsabilité du dommage car il est extrêmement difficile de s’assurer que la salive prélevée sur la victime soit celle du prédateur responsable de la mort de l’animal. En effet, des animaux opportunistes, dont le loup, peuvent avoir consommé une partie de la carcasse après la mort de l’animal. Dans la plupart des cas, et malgré la réalisation d’un test salivaire, l’origine du décès reste donc inconnue. Il est cependant à noter que le décret n° 2019-722 du 9 juillet 2019 relatif à l’indemnisation des dommages causés aux troupeaux domestiques par le loup, l’ours et le lynx prévoit que « lorsque les éléments techniques du constat ne permettent pas de conclure avec certitude sur la responsabilité du loup, de l’ours ou du lynx sur la cause de la mortalité, le contexte local peut être pris en considération ». Ainsi, lorsqu’un constat de prédation conclut à une « mort d’origine indéterminée », et non à une « prédation loup non-écartée », le Préfet du Finistère a la possibilité de donner une suite favorable à une demande d’indemnisation, si le contexte local permet de caractériser une suspicion de déprédation. Pour apprécier cette exposition au risque de prédation, le Préfet du Finistère a publié le 20 décembre 2024 un arrêté portant délimitation des zones d’éligibilité à la mesure de protection des troupeaux contre la prédation par le loup (canis lupus) dans le département du Finistère pour l’année 2025. La présence de cercles loup 1, 2 et 3 dans ce département, tels que définis dans l’arrêté du 30 décembre 2022 relatif à l’aide à la protection des exploitations et des troupeaux contre la prédation du loup et de l’ours, participe, dans les communes concernées, à caractériser ce contexte local de prédation. Compte tenu de ces différents éléments, l’extension de l’expérimentation de tests salivaires dans le département du Finistère n’est pas envisagée. Le gouvernement fait de la coexistence entre les grands prédateurs et les activités humaines une priorité et s’attache dans cette perspective à poursuivre une politique volontaire et équilibrée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3155</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Qualité de l’air intérieur dans les bâtiments accueillant du public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4452. — 25 février 2025. — Mme Dominique Voynet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les enjeux de la qualité de l’air intérieur dans les bâtiments accueillant du public. L’article R. 221-30 du code de l’environnement met en place une surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains ERP, accueillant notamment des enfants, en cohérence avec les recommandations respiratoires 2024 de la SF2H. Certains établissements ont mis en place cette surveillance en 2024. D’autres devront le faire en 2025. Il manque hélas le décret prévu à l’article R. 221-30 cité plus haut. Mme la députée souhaite savoir quand ce décret très attendu sera produit ; elle appelle son attention sur l’intérêt d’un accompagnement des acteurs de terrain comme le recommande le Haut Conseil de la santé publique dans son avis du 4 avril 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3155</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les différents lieux de vie intérieurs représentent une part très importante des environnements fréquentés, qu’il s’agisse du domicile, du lieu de travail, d’enseignement, des moyens de transport, etc. Par ailleurs, les concentrations en polluants dans l’air y sont généralement plus élevés qu’à l’extérieur. La qualité des environnements intérieurs est donc un enjeu important de santé publique, notamment pris en compte dans les plans nationaux santé environnement successifs. Aussi,  depuis la loi n 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle II, la mise en œuvre d’une surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire pour le propriétaire ou l’exploitant de certains établissements recevant un public sensible (articles L. 221-8 et R. 221-30 et suivants du code de l’environnement). Depuis le 1er janvier 2023, une révision de la réglementation portant sur la surveillance de la qualité de l’air intérieure est entrée en vigueur dans des établissements recevant des mineurs : établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de 6 ans (crèches, haltes-garderies, etc.) ; établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du premier et du second degrés (écoles maternelles, écoles élémentaires, collèges, lycées d’enseignement général, technologique ou professionnel) et centres de loisirs. Ce dispositif comporte désormais une évaluation annuelle des moyens d’aération des bâtiments incluant notamment la mesure à lecture directe de la concentration en CO2 dans l’air intérieur (mesure qui rend compte du niveau de renouvellement de l’air) ; un autodiagnostic de la qualité de l’air intérieur au moins tous les quatre ans ; une campagne de mesures de polluants réglementés réalisée par un organisme accrédité à chaque étape clé de la vie des bâtiments, et la mise en œuvre d’un plan d’actions. Il était en effet prévu la mise en place au 1er janvier 2025 de dispositions analogues pour d’autres établissements accueillant des populations également identifiées comme « sensibles » : notamment d’autres établissements accueillant des mineurs tels que les établissements pénitentiaires et établissements sociaux et médico-sociaux, ou encore les établissements accueillant des personnes handicapées ou des personnes âgées. Les spécificités de ces établissements rendent nécessaires la production de dispositions adaptées, dont la mise en œuvre opérationnelle soit aisément accessible aux gestionnaires de ces établissements, et offre des garanties d’efficacité en matière de protection de la santé des personnes les fréquentant. Un travail interministériel est donc actuellement en cours afin de définir, avec les représentants des gestionnaires d’établissements concernés, les dispositions pratiques à mettre en œuvre dans ces établissements ainsi que les outils opérationnels visant à les accompagner pour une meilleure prise en compte de la problématique de la qualité de l’air intérieur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5712</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3156</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nombres d’éleveurs en France - Liste positive</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5712. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi n° 2021-1539 contre la maltraitance animale et, plus précisément, l’article L. 413-1-A du code de l’environnement, concernant la liste positive. En effet, il est prévu que la Commission de la faune sauvage captive travaille sur le protocole de création et d’évaluation de la liste qui définira les espèces pouvant être détenues comme animaux de compagnie ou dans le cadre d’élevages d’agrément. Ainsi que les critères de sélection pour évaluer les différentes espèces et le principe de précaution. Le Gouvernement a demandé en avril 2024 qu’un rapport d’expertise soit produit par une mission conjointe de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) dans un délai de 5 mois sur cette question. Cependant, à ce jour, aucun rapport ou arrêté n’a été publié sur ce sujet précis, laissant un vide juridique dans la réglementation actuelle. Aussi et selon toute vraisemblance, il ne semble pas exister de données officielles quant au nombre d’éleveurs non professionnels, dits éleveurs d’agrément, et d’éleveurs professionnels concernant l’élevage de reptiles et d’amphibiens en France ou autres espèces. Elle désire connaître le calendrier précis du Gouvernement sur la mise en application du principe de la liste positive et le nombre d’éleveurs professionnels et non professionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3156</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) partage pleinement l’ambition portée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi, particulièrement innovante, fixe des objectifs ambitieux, notamment dans son chapitre III relatif à la fin de la captivité d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales. En ce qui concerne la mise en place d’une liste d’espèces interdites à la détention pour l’agrément dite liste positive, une mission a été confiée à l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) afin d’analyser et comparer les méthodologies des pays européens ayant mis en place une telle liste. La mission se concentre sur les critères retenus et proposera une méthodologie d’élaboration, y compris les indicateurs à prendre en compte, et de mise à jour de la liste positive. Les conclusions de cette mission seront rendues courant 2025 et constitueront une base pour clarifier le cadre réglementaire applicable. Le travail pourra alors être engagé pour construire la liste positive. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4887</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3157</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Encadrement du regroupement des conseils de la vie sociale (CVS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4887. — 11 mars 2025. — M. Florent Boudié appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur les conditions de regroupement des conseils de la vie sociale (CVS) au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, conformément à l’article D. 311-3 du code de l’action sociale et des familles. Cet article autorise, sans l’imposer, la création d’une instance commune de participation lorsque plusieurs établissements sont gérés par une même entité publique ou privée pour une même catégorie d’établissements ou de services, alors que, jusqu’alors, chaque établissement disposait de son propre CVS. Si cette possibilité de regroupement peut présenter un intérêt administratif, elle soulève des difficultés qui nuisent à la participation des usagers et de leurs familles. En effet, les établissements concernés peuvent être éloignés géographiquement et accueillir des publics aux besoins distincts, rendant les réunions longues et difficiles à suivre, notamment pour les personnes en situation de handicap. Le nombre élevé de participants complique la prise de parole des plus vulnérables et la réduction du temps accordé à chaque établissement limite la capacité à traiter efficacement leurs enjeux spécifiques. Cette situation risque d’affaiblir le rôle des CVS et de décourager la participation des représentants des familles, pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements et à la défense des droits des usagers. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre d’engager une concertation avec les acteurs concernés afin de définir des critères encadrant la création d’une instance commune de participation, garantissant la proximité géographique, l’homogénéité des publics accueillis et un nombre de participants adapté. Il lui demande quels sont les conditions et le calendrier envisagés pour cette concertation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3157</pageJO><datePublication>2025-04-29</datePublication><noPublication>20250017</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil de la vie sociale (CVS) a été créé par la loi du 2 mars 2002 afin de permettre aux personnes accompagnées d’exprimer leurs besoins et attentes au sein d’une instance dédiée. Aussi, en première intention et si les personnes concernées le demandent, les CVS doivent d’abord être installés au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Toutefois, la règlementation permet en effet le regroupement des CVS, possibilité déjà inscrite dans les textes avant 2022. Le sujet de la mise en œuvre des CVS dans les territoires est régulièrement porté auprès du Gouvernement. Dans ce contexte, le Gouvernement a souhaité inscrire dans la stratégie nationale de lutte contre les maltraitances 2024-2027 un axe 1 consacré à l’effectivité des droits des personnes et qui se décline en une mesure 1.1 : « Conforter l’information, l’expression et la participation des personnes accueillies pour mieux surmonter les réserves au signalement et faciliter le règlement des difficultés en proximité ». Dans ce cadre, deux projets visant à l’élaboration de référentiels de formation pour les usagers des CVS sont soutenus dans le cadre du Fonds national de démocratie en santé. A l’issue de ces travaux qui seront conduits courant 2025, il pourra être mis en place une restitution de présentation de ces outils ainsi qu’un calendrier de déploiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>