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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-05-06" NumJO="20250018" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>6426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3176</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Ateliers industriels de l’aéronautique : perte d’attractivité face au privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6426. — 6 mai 2025. — M. Florent Boudié appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation préoccupante des ouvriers de l’État travaillant au sein des ateliers industriels de l’aéronautique (AIA). Ces ouvriers, qui assurent des missions stratégiques de maintenance aéronautique pour le compte de l’État, subissent depuis plusieurs années une dégradation continue de leur pouvoir d’achat. La suppression des bordereaux ouvriers en 2017, combinée à l’indexation de leurs rémunérations sur le point d’indice de la fonction publique - gelé de 2017 à 2022 puis revalorisé de manière insuffisante en 2022 et en 2023 - a conduit à une perte estimée à plus de 20 % de leurs revenus. Dans le même temps, les entreprises aéronautiques privées concurrentes ont procédé à des augmentations salariales significatives, rendant le secteur public nettement moins attractif pour les travailleurs qualifiés. Cette situation compromet le recrutement et la fidélisation des compétences essentielles au bon fonctionnement des AIA. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour revaloriser la rémunération des ouvriers de l’État exerçant dans les AIA et assurer l’attractivité de ces métiers face au secteur privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3176</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Équivalence statutaire entre sous-officiers et corps civils de catégorie B
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6447. — 6 mai 2025. — Mme Stéphanie Galzy interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’absence d’équivalence statutaire entre le corps des sous-officiers des armées et les corps civils de catégorie B de la fonction publique. Actuellement, lors de leur intégration dans la fonction publique civile, les sous-officiers, y compris ceux ayant atteint les grades supérieurs de leur corps, sont systématiquement reclassés dans le premier grade des corps civils de catégorie B. Cette situation entraîne une perte significative de reconnaissance de leur expérience et de leurs responsabilités antérieures, ainsi qu’une diminution de leur niveau de rémunération. Cette absence d’équivalence statutaire constitue un frein à la mobilité professionnelle des sous-officiers et peut dissuader certains d’entre eux de poursuivre une carrière dans la fonction publique civile, malgré leur expertise et leur engagement au service de l’État. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place un groupe de travail chargé d’établir des correspondances entre les grades des sous-officiers et ceux des corps civils de catégorie B, afin de garantir un reclassement plus équitable et valorisant pour ces militaires lors de leur transition vers la fonction publique civile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3176</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Agriculteurs biologiques victimes de contaminations phytosanitaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6365. — 6 mai 2025. — M. Philippe Brun attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences des contaminations aux produits phytosanitaires pour les producteurs engagés dans l’agriculture biologique. De nombreux producteurs biologiques, voisins d’exploitations agricoles conventionnelles, voient leurs cultures contaminées par des résidus de produits phytosanitaires, en particulier le prosulfocarbe. Devenu l’herbicide le plus utilisé en France, devant même le glyphosate, le prosulfocarbe est connu pour sa forte volatilité. Malgré les restrictions d’usage instaurées par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) en 2023, la situation ne s’est pas améliorée. Ces contaminations ont des conséquences dramatiques pour les exploitants biologiques, contraints de détruire tout ou partie de leurs récoltes afin de respecter les exigences du label bio, subissant ainsi des pertes financières importantes. À ce jour, aucun mécanisme d’indemnisation adapté n’est prévu pour compenser ces préjudices. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur la création d’un dispositif d’indemnisation spécifique en faveur des agriculteurs biologiques victimes de contaminations phytosanitaires, afin de préserver l’équité entre les modes de production et de soutenir la filière biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3177</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des coupes budgétaires dans le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6366. — 6 mai 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue dans le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. En conséquence et alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3177</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire intervenue concernant le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6367. — 6 mai 2025. — M. Paul Molac alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue concernant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3178</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6368. — 6 mai 2025. — Mme Colette Capdevielle alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Celui-ci, au-delà de son premier rôle de partage des machines, soutient le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique. Il permet également d’aborder les enjeux de long terme de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif semble susciter l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA. Alors que l’accompagnement des agricultrices et des agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3178</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires sur le dispositif DiNA et avenir du soutien aux Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6369. — 6 mai 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences particulièrement préoccupantes de la réduction budgétaire imposée au dispositif national d’accompagnement (DiNA) des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Depuis sa création, le DiNA constitue un outil stratégique de soutien à l’agriculture collective française. Son objectif dépasse largement le simple partage de matériel entre agriculteurs : il favorise l’émergence de projets innovants au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la transition agroécologique, de l’adaptation au changement climatique et de la souveraineté alimentaire et énergétique. En permettant un accompagnement stratégique des Cuma dans leur organisation, leurs projets d’investissement, de mutualisation et d’innovation, ce dispositif contribue directement à la vitalité des campagnes et à la résilience du modèle agricole. Fruit d’une large concertation entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023, réformé en 2024 sur la base des recommandations du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), le DiNA a démontré son efficacité et sa pertinence. Chaque année, plus de 600 Cuma bénéficient de ce soutien, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs à l’échelle nationale. Dans ce contexte, la décision récente de réduire les crédits alloués au DiNA apparaît non seulement incompréhensible, mais également contradictoire avec les ambitions affichées par le Gouvernement en matière de souveraineté alimentaire, de transition écologique et de revitalisation des territoires ruraux. Alors que les agriculteurs français sont confrontés à des défis immenses : hausse des charges, pression environnementale, vieillissement de la profession, ouverture accrue à la concurrence internationale, il est profondément paradoxal de fragiliser un outil aussi performant, d’autant plus que son enveloppe budgétaire demeure extrêmement modeste comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Pire encore, un regard porté à l’international montre que plusieurs pays, au contraire, renforcent leur accompagnement aux coopératives agricoles. En Espagne, des dispositifs régionaux et nationaux soutiennent activement les coopératives d’agriculteurs, considérées comme des piliers essentiels de la compétitivité agroalimentaire. Les programmes du plan espagnol stratégique de la PAC 2023-2027 accordent une place importante aux organisations collectives, avec des enveloppes substantielles et une volonté affirmée de favoriser les investissements coopératifs. De même, en Italie, des fonds spécifiques soutiennent les initiatives des coopératives rurales, en matière de mutualisation de l’innovation agricole ou de modernisation des infrastructures collectives. En choisissant de fragiliser le DiNA, la France prend donc le risque de se marginaliser sur le plan européen, alors même que la structuration collective de l’agriculture est reconnue comme une des clés pour affronter les crises économiques, écologiques et sociales contemporaines. Le rôle des Cuma est d’autant plus crucial aujourd’hui qu’elles offrent un modèle de solidarité territoriale, permettant aux petites exploitations, souvent les plus vulnérables, d’accéder à des équipements modernes, de réduire leur impact environnemental et de diversifier leurs activités. À l’heure où la transition agricole nécessite des investissements massifs, souvent inaccessibles individuellement, la mutualisation portée par les Cuma est un levier incontournable. Elle demande si le Gouvernement compte garantir la pérennité du dispositif DiNA ; assurer un financement à la hauteur des besoins identifiés par le réseau des Cuma et clarifier son ambition quant au soutien aux coopératives agricoles dans le cadre de la future programmation de la PAC et des stratégies nationales. Enfin, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte revaloriser rapidement le budget du DiNA, afin d’envoyer un signal clair de soutien aux coopératives agricoles françaises, lesquelles sont non seulement des structures de production, mais aussi des vecteurs essentiels de transmission, d’innovation et de cohésion dans les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3179</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Evolution du dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6370. — 6 mai 2025. — Mme Anne-Cécile Violland attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3179</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6371. — 6 mai 2025. — Mme Pascale Got attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire et le calendrier du pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Les débats sur le projet de loi de finances ont témoigné d’un soutien transpartisan à cette politique, avec plusieurs centaines d’amendements déposés par des parlementaires et l’adoption en commission mixte paritaire d’un amendement augmentant de 20 millions d’euros l’enveloppe du plan haies, portant son budget à 45 millions d’euros. Cependant, d’après les retours des acteurs concernés, ce montant risque aujourd’hui d’être remis en question du fait de la fongibilité de l’enveloppe « Planification écologique ». Une baisse budgétaire qui, si elle était actée, interpellerait au regard de la volonté exprimée par le Parlement à travers le vote de la loi de finances. Cette situation interroge également compte tenu des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et dans la loi d’orientation agricole, tout juste promulguée : un soutien budgétaire ambitieux dans la durée est nécessaire pour atteindre les + 50 000 km de haies en 2030, prévus par ces deux textes. Pour rappel, le pacte en faveur de la haie prévoyait à son lancement en 2024, un engagement à 110 millions d’euros pour au moins 3 ans. En parallèle de cette baisse de budget, un report de la publication des appels à projets serait également envisagé par le Gouvernement : initialement prévus au printemps 2025, ils seraient désormais lancés en juillet 2025 au plus tôt. Ce report fragiliserait la mise en œuvre du pacte, qui nécessite notamment pour les agriculteurs d’anticiper leurs projets de plantation de haies. Ce calendrier tardif mettrait également en difficulté les structures de terrain (opérateurs de l’arbre et de la haie, techniciens, fédérations de chasseurs, chambres d’agriculture, etc.) accompagnant les agriculteurs, mais aussi les services de l’État, contraints de travailler dans un calendrier difficilement tenable. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, ce flou sur le budget disponible et ce retard dans le calendrier seraient fortement pénalisants. En relayant les inquiétudes du Réseau haies France, elle lui demande si le Gouvernement entend respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros et si un calendrier rapide et clair de publication des appels à projets du pacte sera présenté, afin de sécuriser la planification des plantations pour l’hiver 2025/2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3180</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien du crédit d’impôt bio
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6372. — 6 mai 2025. — Mme Colette Capdevielle alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’urgence de mettre en place un soutien durable à l’agriculture biologique, notamment par le rétablissement d’une aide au maintien du crédit d’impôt bio. Face à la baisse du nombre de conversions en agriculture biologique et à une dynamique de déconversion croissante, la situation des paysannes et paysans bio est alarmante. Cette tendance met en péril non seulement les exploitations, mais aussi les objectifs nationaux de surfaces en bio - alors que seulement 10,4 % des terres sont cultivées en bio aujourd’hui, bien loin des 18 % visés d’ici à 2027. Depuis la suppression en 2018 de l’aide au maintien de l’agriculture biologique (MAB) dans la politique agricole commune (PAC), la situation s’est particulièrement dégradée en France. Si certaines régions ont su maintenir cette aide, ce n’est pas le cas partout, laissant de nombreux agriculteurs et agricultrices sans soutien à la transition. Or il existe actuellement un reliquat budgétaire sur la période 2023-2027 au sein de la PAC. Ce reliquat, encore non fléché, pourrait servir à financer la remise en place d’une aide au maintien à l’agriculture bio. Dans ce contexte, les acteurs du secteur s’interrogent nécessairement sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour revaloriser le crédit d’impôt bio, actuellement plafonné à 3 500 euros, afin qu’il corresponde à la réalité économique des fermes, y compris de taille réduite, sur l’ensemble du territoire. Elle lui demande donc si le Gouvernement projette de mettre en place des dispositifs pour renforcer le soutien à l’agriculture biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3180</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien du financement du dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6373. — 6 mai 2025. — Mme Véronique Riotton attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs descoopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec votre administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3180</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6374. — 6 mai 2025. — Mme Delphine Batho interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le budget du pacte en faveur de la haie. Présenté le 29 septembre 2023, le pacte en faveur de la haie ambitionne de planter 50 000 kilomètres de haies en France d’ici 2030, avec un engagement financier de l’État de 110 millions d’euros par an pendant trois ans. Cette politique publique est utile pour l’adaptation face au changement climatique, la lutte contre les inondations et les sécheresses, pour lutter contre l’extinction de la biodiversité, mais aussi pour la restauration de la qualité des paysages et tous les usages valorisant la haie. Alors que le projet de loi de finances pour 2025 avait prévu une réduction drastique des crédits alloués au pacte en faveur de la haie, l’adoption d’amendements parlementaires avait permis d’augmenter l’enveloppe de 20 millions d’euros, portant son budget à 45 millions d’euros. Or certaines informations laissent à penser que le Gouvernement envisage de remettre en cause les moyens alloués au Pacte en faveur de la haie en utilisant la fongibilité de l’action 29 (« Planification écologique ») du programme 149 (« Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt »). Cette situation serait incohérente alors que le Gouvernement a fait voter l’article 38 de loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture qui fixe comme objectif « de tendre, à compter du 1er janvier 2030, par rapport au 1er janvier 2024, à une augmentation nette du linéaire de haies de 50 000 kilomètres, à un linéaire de haies en gestion durable, au sens de l’article L. 611-9, de 100 000 kilomètres et, à compter du 1er janvier 2048, à un linéaire de haies de 500 000 kilomètres, géré durablement, sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin. Il veille à la promotion de la valorisation économique des haies gérées durablement ». Par ailleurs, les appels à projets, initialement prévus au printemps, ne seraient lancés qu’en juillet 2025 au plus tôt, ce qui aura pour conséquence de mettre en difficulté l’ensemble des structures qui accompagnent les agricultrices et les agriculteurs en raison du manque d’anticipation de leurs projets de plantation pour l’hiver prochain. La remise en cause des moyens et du calendrier du pacte en faveur de la haie risque également de remettre en cause les emplois créés dans les structures de terrain qui mettent en œuvre concrètement les actions. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer si le budget alloué au pacte en faveur de la haie par la loi de finances 2025 sera préservé et de bien vouloir préciser le calendrier de publication des appels à projets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3181</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennisation du DiNA pour les Cuma dans le budget 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6375. — 6 mai 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse de la dotation budgétaire touchant le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives (DiNA) des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Comme le rappelle le réseau national des Cuma, le DiNA est un conseil stratégique organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en Cuma. Il a pour objectif de réaliser un état des lieux de chaque Cuma (gouvernance, situation économique et financière, organisation des chantiers, charges de mécanisation etc.) et de proposer un plan d’actions pour celles-ci. Ainsi le DiNA permet-il de soutenir, outre le partage des machines agricoles, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction de produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA, qui a fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation, en 2022-2023, entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) et dont le modèle a été refondu en 2024, s’articule de manière cohérente avec les enjeux actuels des politiques publiques menées en direction du monde agricole. Actuellement, le DiNA est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La baisse de crédits qui affecteraient ce dispositif particulièrement efficient, ne bénéficiant que d’une enveloppe budgétaire modeste, au moment même où il a été refondu en accord avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite donc une vive inquiétude et une grande incompréhension de la part de l’ensemble du réseau des Cuma. Il convient d’ailleurs de rappeler que le DiNA est le seul dispositif relatif aux Cuma à bénéficier d’une ligne budgétaire. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser ce dispositif, notamment dans le cadre de la préparation du budget 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3181</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6376. — 6 mai 2025. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau CUMA et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 CUMA chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau des CUMA, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3182</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA pour les CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6377. — 6 mai 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le soutien budgétaire de l’État apporté aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Freiner le déploiement de ce dispositif suscite inquiétude et incompréhension au sein du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central et d’avenir, il lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3182</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Permanence du dispositif DINA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6378. — 6 mai 2025. — M. Lionel Causse alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la restriction budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et consécutivement à l’adoption d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA, alors que l’enveloppe qui lui est dévolue reste modeste comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs apparaît chaque jour davantage comme un sujet central, il souhaiterait savoir quelle ambition et pérennité elle entend donner à ce dispositif, qui demeure à ce jour la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3182</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Perspectives budgétaires DiNA-CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6379. — 6 mai 2025. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les perspectives budgétaires du dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA-Cuma). Ce dispositif, qui constitue aujourd’hui le principal soutien public à l’accompagnement stratégique et au développement collectif des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), a récemment fait l’objet d’une refonte à l’issue d’une concertation menée entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE). Le DiNA-Cuma soutient chaque année plus de 600 coopératives à l’échelle nationale, impliquant plus de 14 000 agriculteurs et agricultrices. En Indre-et-Loire, ce sont 110 Cuma regroupant plus de 2 000 professionnels qui sont concernées. Au-delà du partage de matériel, ce dispositif accompagne les transitions agroécologiques, l’installation et la coopération en milieu rural, ainsi que les enjeux de souveraineté alimentaire et énergétique. Dans ce contexte, la baisse récente des crédits affectés au DiNA suscite des inquiétudes parmi les acteurs de terrain. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement quant à la trajectoire budgétaire et à l’ambition future de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3183</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Préservation des moyens des coopératives d’utilisation de matériel agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6380. — 6 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec les services du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA, et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3183</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prime à l’hectare pour l’agriculture biologique dans le PSN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6381. — 6 mai 2025. — M. Sacha Houlié interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les modalités de versement de la prime à l’hectare pour les surfaces en agriculture biologique au titre du plan stratégique national (PSN). À l’occasion de la mise en œuvre du PSN dans le cadre de la politique agricole commune, une aide forfaitaire de 110 euros par hectare avait été annoncée pour accompagner les exploitants engagés en agriculture biologique. Or le montant finalement retenu pour 2023-2024 serait inférieur, de l’ordre de 90 à 92 euros par hectare. Par comparaison, les agriculteurs certifiés en Haute valeur environnementale (HVE) perçoivent une aide avoisinant 60 euros par hectare, pour des démarches environnementales moins exigeantes que celles requises pour l’agriculture biologique. Par ailleurs, les chiffres récents suggèrent une diminution des surfaces certifiées en agriculture biologique, ce qui pourrait générer un reliquat budgétaire au sein de l’enveloppe dédiée. Cette situation offrirait la possibilité d’envisager une revalorisation du soutien accordé aux exploitants engagés en bio. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant au respect de l’engagement initial de 110 euros par hectare pour l’agriculture biologique. Il lui demande également si une revalorisation de cette aide est envisagée, au regard des marges budgétaires disponibles et de l’objectif de consolidation de la filière biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3183</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection de la filière apicole contre l’acarien Tropilaelaps
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6382. — 6 mai 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque de l’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps, nouvelle menace pour l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il semble nécessaire, dès à présent, d’élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Ces dernières semaines, le Parlement a légiféré sur la menace que représente le frelon asiatique à pattes jaunes pour la filière apicole et la création d’un plan national décliné en plan départementaux. Si l’on veut éviter qu’une nouvelle espèce exotique envahissante cause de nombreux dégâts dans les ruchers, on doit d’ores et déjà anticiper et éviter l’apparition de cet acarien sur le territoire français. Ainsi, cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite et répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solutions pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi et des moyens immenses pour le secteur. Aussi, elle l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3184</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Reliquat prévisionnel de la PAC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6383. — 6 mai 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la motion relative au reliquat prévisionnel de la PAC adoptée le 14 avril 2025 par la chambre d’agriculture de Côte d’Or. En effet, en raison du climat, de la situation sanitaire et de la baisse des cours en 2024, l’agriculture en zone intermédiaire (Zl) traverse une crise sans précédent avec des résultats d’exploitation proches de zéro (source Réseau d’information comptable agricole - RICA), notamment en zones défavorisées simples (ZDS), tous modes de production confondus. On constate en outre un ralentissement des conversions en agriculture biologique, voire des déconversions. Ainsi, la chambre d’agriculture de Côte d’Or souhaite, d’une part, que les exploitants agricoles puissent utiliser sans délai les reliquats prévisionnels de la PAC, estimés à 1 milliard d’euros ; d’autre part, obtenir une aide exceptionnelle destinée à maintenir une agriculture de production, sous forme d’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) en zone intermédiaire ou pour le moins en zones défavorisées simples (pour toutes les exploitations et modes de production). En outre, il sollicite la mobilisation des fonds des Agences de l’eau pour le soutien exceptionnel au maintien de l’agriculture bio compte tenu de la situation économique et pour prévoir rapidement un renforcement de la gestion de l’eau dans le département, tête de 3 bassins. C’est pourquoi il lui demande de lui indiquer avec quels moyens le Gouvernement entend répondre à cette situation d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3184</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien au dispositif CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6384. — 6 mai 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue concernant le DiNA Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif, qui soutient non seulement le partage de matériel mais aussi le développement de projets collectifs autour de thématiques majeures - emploi rural, renouvellement des générations, réduction des produits phytosanitaires, adaptation au changement climatique et souveraineté alimentaire et énergétique - est un levier stratégique pour l’agriculture française. Après un rapport du CGAAER, une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et une refonte récente en 2024, le DiNA a été pleinement aligné avec les priorités des politiques publiques agricoles. Mobilisé chaque année par plus de 600 Cuma, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs, ce dispositif unique par son approche d’accompagnement stratégique collectif suscite aujourd’hui une vive inquiétude suite à la réduction de ses crédits. Cette coupe budgétaire, au regard d’une enveloppe pourtant modeste, menace l’efficience et l’impact de ce soutien, dans un contexte où l’accompagnement des exploitations est plus que jamais crucial. Aussi, elle lui demande les intentions du Gouvernement quant à l’avenir et à la pérennité du dispositif DiNA Cuma qui se trouve aujourd’hui largement menacé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3185</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Stop au bio importé dans les cantines, soutenons l’agriculture française !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6385. — 6 mai 2025. — M. Aurélien Dutremble interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les contradictions de la loi EGALIM avec les objectifs de souveraineté alimentaire, en particulier concernant l’importation croissante de produits biologiques dans la restauration collective. Depuis le 1er janvier 2022, la loi EGALIM impose à la restauration collective publique de proposer au moins 50 % de produits durables ou sous signes de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique. Derrière une ambition louable, la mise en œuvre sur le terrain révèle en réalité une série de dérives inquiétantes. De nombreuses collectivités, confrontées à des contraintes budgétaires et à l’absence de filières bio françaises suffisantes, sont contraintes de recourir à des produits bio importés, souvent moins chers mais ne répondant pas aux standards environnementaux et sociaux exigés en France. Selon l’Agence Bio, plus de 33 % des produits biologiques consommés en France sont aujourd’hui importés. Dans certaines cantines, cette part dépasserait 50 %, ce qui constitue une distorsion de concurrence évidente pour les producteurs français au seul bénéfice de pays avec qui l’Union européenne a signé des accords d’équivalence, comme l’Argentine, la Corée du Sud, le Kenya ou le Mexique. Dans le même temps, l’agriculture biologique française est en crise : les surfaces cultivées en bio ont reculé de 2 % en 2023 (soit plus de 54 000 hectares), les conversions ont chuté de 30 % et plus de 3 000 producteurs ont abandonné leur certification. Cette dynamique alarmante va à l’encontre des objectifs affichés par le Gouvernement en matière de transition agricole et de souveraineté alimentaire. Dans ce contexte préoccupant, M. le député souhaite connaître : la part estimée des produits bio importés dans l’approvisionnement des cantines publiques depuis l’entrée en vigueur des seuils EGALIM ; les mesures envisagées pour privilégier l’origine France dans la commande publique, notamment en restauration scolaire ou hospitalière ; si le Gouvernement envisage d’adapter les critères d’éligibilité EGALIM pour mieux valoriser les productions locales de qualité, même si elles ne bénéficient pas de certification labélisée. Enfin, il souligne qu’une politique alimentaire ambitieuse doit allier qualité, proximité et soutien à l’agriculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3185</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suivi des conversions et déconversions en agriculture biologique en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6386. — 6 mai 2025. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le suivi des conversions et déconversions en agriculture biologique en France. La France s’est fixée pour objectif d’atteindre 21 % de sa surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d’ici 2030, dans le cadre du plan stratégique national de la politique agricole commune (PAC) et de la stratégie nationale bas-carbone. Selon les derniers chiffres publiés par l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (Agence Bio) en juin 2023, la part des surfaces cultivées en bio serait passée de 10,50 % à 10,36 %, suggérant une possible diminution après plusieurs années de croissance continue. Cette tendance, attribuée à plusieurs facteurs économiques et structurels, souligne l’importance d’un suivi précis et régulier des conversions et déconversions en agriculture biologique pour garantir l’atteinte de l’objectif fixé à l’horizon 2030. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les chiffres actualisés concernant les surfaces converties et déconverties en agriculture biologique, ainsi que la fréquence à laquelle le Gouvernement prévoit de publier ces données. Il lui demande également quelles mesures sont envisagées pour améliorer ce suivi et accompagner au mieux les agriculteurs dans leur engagement en faveur de l’agriculture biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3185</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Souffrance animale : nécessité d’un audit national et de mesures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6389. — 6 mai 2025. — M. Bérenger Cernon interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet de la souffrance animale au travers notamment des pratiques utilisées dans certains abattoirs. L’association L214 a présenté, il y a peu, une enquête sur un abattoir mettant en lumière un certain nombre de pratiques inacceptables envers les animaux. Les infractions relevées sont sans équivoque : des moutons sont découpés encore en vie, des animaux sont conscients lors de la saignée alors qu’ils sont censés avoir été étourdis, des opérateurs s’acharnent sur des vaches et des cochons en les frappant (dont des coups d’aiguillon électrique sur des parties du corps interdites), des cochons et des moutons saignés se décrochent du convoyeur, puis sont traînés sur le sol avant d’être replacés sur la chaîne, la pince à électronarcose automatique est souvent mal placée sur les cochons leur infligeant des chocs électriques sans les étourdir, des animaux sont abattus en dehors de la chaîne d’abattage sans être correctement immobilisés, aucun test d’inconscience n’est réalisé avant la saignée. Il est urgent d’agir et que toute la lumière soit faite sur ces pratiques. Par ailleurs, les alertes concernant des pratiques inacceptables dans certains abattoirs sont malheureusement régulières et doivent interpeller collectivement. Face à ces enjeux, il souhaite qu’un audit soit mené sur l’ensemble des abattoirs en France et que les conclusions soient rendues publiques. Il souhaite également connaître les mesures supplémentaires que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin que la souffrance animale soit réellement prise en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3186</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente d’animaux domestique en click and collect
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6391. — 6 mai 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie instituée par l’article 15 de loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 et entrée en vigueur au 1er janvier 2024. Une enquête menée par la Fondation 30 millions d’amis a révélé que l’interdiction, désormais prévue à l’article L. 214-6-3 II du code rural et de la pêche maritime, n’est en réalité que peu respectée, notamment en raison de l’absence de mesures dissuasives efficaces. On observe différents stratagèmes mis en place : la vente clandestine directement en arrière-boutique et la vente en ligne où un animal peut être commandé sur une plateforme et récupéré plus tard, modèle calqué sur celui du click and collect permettant d’adopter un animal sur simple commande et sans délai de réflexion. Adopter un animal est un acte qui engage et ne doit pas être sous-estimé. Le fait de pouvoir obtenir un animal directement, sans délai de réflexion, sans discussion avec un professionnel qualifié sur les contraintes et besoins de l’animal, peut être dangereux et favorise les abandons, les achats ayant souvent été faits sur le coup de l’impulsion. Ce phénomène va à l’encontre de l’esprit de la loi et des principes de protection animale. En effet, en reconnaissant l’animal comme étant un être vivant doué de sensibilité, il est préoccupant que l’absence de sanctions concrètes rende la législation actuelle inopérante. Le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022 relatif à la protection des animaux de compagnie, édictant les sanctions relatives à ladite loi, ne prévoit aucune peine en cas de violation de l’article L. 214-6-3 II du code rural rendant ipso facto inefficace l’interdiction en vigueur. Il lui demande donc quand elle prévoit de publier le décret sanctionnant le non-respect de l’interdiction afin de mettre fin à ces pratiques dangereuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3186</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente illégale d’animaux en animalerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6392. — 6 mai 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les manquements persistants à l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie, entrée en vigueur le 1er janvier 2024, conformément à la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021. Bien que cette avancée législative ait été saluée comme un véritable progrès en matière de bien-être animal, de nombreuses associations de protection animale signalent des violations manifestes de la loi. Certaines animaleries continuent à proposer des chiots et des chatons à la vente, parfois de façon détournée : en arrière-boutique, via des plateformes numériques ou encore par le biais de systèmes de retrait en magasin de type click et collect. Une récente enquête de la Fondation 30 millions d’amis a mis en lumière l’ampleur de ces contournements. Certaines enseignes n’hésitent pas à promouvoir ouvertement ces ventes sur leurs réseaux sociaux ou leurs sites internet. Une telle pratique va directement à l’encontre de l’objectif de la loi, qui visait à limiter les achats impulsifs et à encourager une adoption responsable. Il convient également de rappeler que la vente d’animaux à distance, sans interaction avec un conseiller ni rencontre préalable avec l’animal, ne garantit pas une décision d’adoption mûrement réfléchie. Cette inquiétude est d’ailleurs partagée par le Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC), représentant les éleveurs canins et félins en France. Or, à ce jour, le décret définissant les sanctions applicables en cas de non-respect de cette interdiction n’a toujours pas été publié. En l’absence de dispositif répressif, la loi reste partiellement inopérante, laissant prospérer une forme d’impunité. S’agissant de la période de transition ou de « tolérance » invoquée jusqu’ici, il apparaît qu’elle ne se justifie plus. Depuis le 1er janvier 2024, les animaleries ont eu tout le temps nécessaire pour s’organiser afin de se conformer à la loi. Entre la naissance d’un chiot ou d’un chaton et sa mise en vente, il s’écoule généralement trois à quatre mois. Il est donc peu crédible que des animaux soient encore en cours de « d’écoulement » en avril 2025, sauf à considérer que de nouvelles reproductions ont été volontairement engagées après l’entrée en vigueur de la loi - ce qui serait en totale contradiction avec son esprit et son objectif. Elle souhaite donc savoir à quelle échéance le Gouvernement prévoit la publication du décret d’application attendu, afin de garantir l’effectivité de cette interdiction et de mettre un terme aux pratiques qui continuent de la contourner, plus d’un an après son entrée en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3187</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Extension prime de fidélisation territoriale Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6444. — 6 mai 2025. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la possible extension du versement de la prime de fidélisation territoriale dans la fonction publique d’État en Seine-Saint-Denis aux agents relevant du ministère de l’agriculture. Prévue par le plan gouvernemental « Un État plus fort en Seine-Saint-Denis » pour surmonter des difficultés exceptionnelles en matière de ressources humaines dans le département, cette prime de fidélisation a été instaurée par le décret n° 2020-1299 du 24 octobre 2020 pour les agents relevant prioritairement des ministères de l’éducation nationale, de l’intérieur et de la justice. Cette prime est une reconnaissance pour ces agents publics impliqués dans le département et au contact des habitantes et des habitants. Initialement d’un montant de 10 000 euros et versée en une fois au terme de cinq années d’exercice effectif et continu dans le département, cette prime a connu une évolution de son montant, de son périmètre et des modalités de versement par le décret n° 2023-1026 du 2 novembre 2023 puis confirmé et précisé par un arrêté publié au JO le 20 décembre 2023. Désormais d’un montant de 12 000 euros, elle doit être versée en trois fractions : 20 % à la prise du poste, 40 % après trois années de service, 40 % à l’issue de la période des cinq années de service. Une évolution appliquée au premier semestre 2024. C’est dans ce contexte que les agents du ministère de l’éducation nationale affectés au lycée agricole Jeanne Barret de Montreuil ont pu percevoir une ou deux fractions de cette prime tandis que ceux relevant du ministère de l’agriculture dans ce même établissement en ont été privés alors qu’ils exercent le même métier et sont en contact avec le même public. Une situation qui créée une inégalité entre ces agents et nuit de fait à l’attractivité de l’unité de formation pour apprentis (UFA), pourtant essentielle à l’insertion professionnelle des jeunes du département. Aussi, M. le député suggère fortement de réparer cette inégalité en permettant à ces agents de percevoir cette prime de fidélisation territoriale. Il souhaite donc connaître son avis sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3187</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Plan de sortie des pesticides
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6474. — 6 mai 2025. — M. Perceval Gaillard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’effectuer des études spécifiques sur les liens entre l’exposition aux pesticides et la santé humaine à La Réunion et a fortiori en outre-mer ainsi qu’un plan de sortie des pesticides. Au travers de son dispositif de phytopharmacovigilance, l’Anses a analysé les résultats d’un travail scientifique d’envergure : l’expertise collective de l’Inserm sur les liens entre l’exposition aux pesticides et la santé humaine mise à jour en 2021. À l’issue de cette analyse, plusieurs signaux ont été identifiés. Les plus importants concernent les organophosphorés et surtout les pyréthrinoïdes. L’utilisation de ces substances insecticides est en effet encore très importante, aussi bien pour des usages professionnels agricoles que pour des usages biocides professionnels et amateurs. Plus précisément les pyréthrinoïdes sont des insecticides utilisés en milieu agricole (grandes cultures, vignes, fruits et légumes, antiparasitaires pour animaux d’élevage, horticulture, entrepôts, serres, etc.), pour la protection du bois (arboriculture, sylviculture, scieries, traitement des charpentes et des meubles, etc.), pour le traitement de bâtiments recevant du public (hôpitaux, bureaux, commerces, etc.), de véhicules de transport (trains, bateaux, aéronefs, etc.) et de marchandises transportées ou stockées, comme insecticides domestiques (logements, jardins, antiparasitaires pour animaux domestiques) et comme antiparasitaire humain (pédiculoses). Ce sont des insecticides à spectre très large, utilisés contre une très grande variété de nuisibles : insectes volants (moustiques, guêpes, frelons, mites), rampants (cafards, fourmis), puces, tiques, poux, gale, pucerons, cochenille, mouches des fruits et légumes, vers et insectes xylophages. Le volet de l’étude Esteban sur l’imprégnation de la population française par les pesticides (Santé publique France, 2021) montre des fréquences de quantification importantes pour les pyréthrinoïdes, plus élevées chez les enfants que les adultes. Le principal signal pour la famille des pyréthrinoïdes se rapporte aux troubles du comportement de type internalisé chez les enfants de mères exposées pendant la grossesse. Des atteintes spermatiques ont également été identifiées dans la population générale (toutes sources d’exposition confondues), néanmoins avec un niveau de présomption plus faible. Une substance de la famille des pyréthrinoïdes, la deltaméthrine, est également associée à un risque accru de leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytaire en lien avec une exposition professionnelle, avec un niveau de présomption moyen. L’agence identifie également des points de vigilance relatifs au glyphosate, au 2,4-D (Acide 2,4-dichlorophénoxyacétique) et aux triazines pour leur lien avec des cancers du système lymphatique chez les professionnels exposés. En 2023, le glyphosate est au rang 2 des ventes de PPP à usage professionnel ; La Réunion est le plus gros utilisateur de glyphosate de France, rapporté à la surface agricole utile, très loin devant les autres départements ultramarins. Le constat est le même pour le 2,4-D. Avec une quantité de 16,3 tonnes achetées, soit 0,42 kg/ha si l’on rapporte à la surface agricole utile, l’île est le département qui en consomme le plus de tout le pays. Bien que la Commission européenne ait réapprouvé en novembre 2023 la substance active glyphosate pour une durée de 10 ans, il convient de déployer à grande échelle des alternatives à la fois innovantes et concluantes. À titre d’illustration, à La Réunion, le projet CanecoH (2012 - 2018) a proposé des systèmes de culture canniers innovants assurant une protection suffisante des champs contre les adventices et la rentabilité des exploitations tout en garantissant les rendements. L’expérimentation est poursuivie dans le cadre du projet Canecoh 2. Celui-ci expérimente et teste sur l’île de La Réunion des pratiques de désherbage alternatif visant à réduire l’IFT de 75 %. Le projet sera basé sur la reconception des systèmes canniers, en concertation avec des planteurs. Un système « zéro herbicide » sera également testé et évalué. Il lui demande dès lors des études spécifiques sur les liens entre l’exposition aux pesticides et la santé humaine à La Réunion et a fortiori en outre-mer, accompagnées d’un plan de sortie des pesticides en s’appuyant sur des alternatives qui fonctionnent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3188</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Remise en question du droit de préemption des collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6414. — 6 mai 2025. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les atteintes croissantes au droit de préemption des communes, remettant en cause leur capacité à mener des politiques publiques d’aménagement cohérentes et conformes à l’intérêt général. Il constate que de plus en plus d’entreprises et d’opérateurs privés contestent systématiquement, parfois de manière dilatoire, les décisions de préemption prises par les communes, entravant gravement l’exercice de leurs compétences en matière d’urbanisme et de développement local. Récemment encore, la commune de Chamblanc en Côte-d’Or a vu son droit de préemption remis en cause alors même que celui-ci était exercé dans un but parfaitement légitime de protection du tissu économique local et de préservation du cadre de vie. Cette multiplication des contestations, souvent motivées par des intérêts strictement privés au détriment de l’intérêt général, contribue à fragiliser l’autorité des collectivités territoriales, ralentit les projets structurants et génère une insécurité juridique préjudiciable à l’action publique. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sanctuariser l’exercice du droit de préemption par les communes, sécuriser juridiquement leurs décisions face à des recours abusifs et rappeler fermement que l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers dans l’aménagement du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3188</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Lotissements-Jardins-Aménagement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6511. — 6 mai 2025. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur une problématique juridique touchant de nombreux propriétaires de terrains situés dans des anciens « lotissements-jardins » et plus particulièrement sur un cas précis rencontré dans la commune de Pecquencourt (59146), dans le département du Nord. Ces « lotissements-jardins », créés par arrêtés préfectoraux dans la première moitié du XXe siècle, sont soumis à des interdictions de construire inscrites dans les arrêtés ou dans les cahiers des charges annexés. Avant la réforme des autorisations d’urbanisme de 2007, l’article R. 315-52 du code de l’urbanisme permettait de modifier ces cahiers des charges, sous réserve que les terrains soient situés en zone constructible. Cette possibilité a disparu avec ladite réforme, laissant les propriétaires sans cadre juridique clair pour envisager une évolution de ces terrains. La question s’est alors posée de savoir si l’article L. 442-10 du code de l’urbanisme pouvait s’appliquer à ces lotissements-jardins. Une réponse ministérielle du 16 février 2010 (n° 57341) a écarté cette possibilité, renvoyant à une modification sur la base de l’unanimité des colotis dans le cadre d’un permis d’aménager. Toutefois, cette position est contestée par la doctrine juridique, qui souligne que même l’unanimité ne saurait suffire à lever une inconstructibilité réglementaire. De surcroît, l’article L. 442-9 du même code, en excluant les terrains mentionnés à l’article R. 115-6 du champ d’application de la péremption des règles de lotissement, semble condamner ces parcelles à rester perpétuellement inconstructibles, malgré leur classement en zone urbaine par les documents d’urbanisme. Cette insécurité juridique pénalise lourdement les propriétaires, entraîne une dépréciation importante de la valeur des terrains et décourage tout projet d’acquisition ou de construction, en particulier dans des territoires où la pression foncière est pourtant modérée et où les besoins en logements restent importants. Dans ce contexte, il lui demande s’il envisage une évolution législative permettant d’étendre explicitement l’application de l’article L. 442-10 aux anciens lotissements-jardins, afin de sécuriser juridiquement les demandes de transformation de ces terrains et de rendre possible leur valorisation en cohérence avec les objectifs de production de logements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3189</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Difficultés de recrutement dans les ateliers industriels de l’aéronautique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6427. — 6 mai 2025. — M. Florent Boudié appelle l’attention de M. le ministre des armées sur l’impact des difficultés de recrutement et de fidélisation des ouvriers de l’État dans les ateliers industriels de l’aéronautique (AIA), en particulier celui de Bordeaux. Ces ouvriers jouent un rôle stratégique dans le maintien en condition opérationnelle des aéronefs militaires et autres équipements aéronautiques de l’État. Or depuis plusieurs années, ils font face à une perte d’attractivité croissante de leur métier, en raison d’une stagnation de leur rémunération, inférieure aux standards des entreprises privées du secteur. La suppression des bordereaux ouvriers en 2017, ainsi que l’indexation des salaires sur un point d’indice gelé pendant plusieurs années, puis revalorisé de manière insuffisante, ont conduit à une baisse relative de leur pouvoir d’achat estimée à plus de 20 %. Cette situation fragilise les AIA, qui peinent à recruter et à conserver leurs effectifs qualifiés. Dans un contexte où la disponibilité opérationnelle des aéronefs est un enjeu majeur pour la défense nationale, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir l’attractivité des AIA et assurer le maintien des compétences indispensables à la souveraineté aéronautique de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3189</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Situation de la brigade "Anne de Kiev"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6428. — 6 mai 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de M. le ministre des armées sur les questions que soulève la situation de la brigade ukrainienne dite « Anne de Kiev », partiellement formée sur le sol français. Cette unité comprend 4 500 hommes, dont près de 2 300 ont été entraînés en France dans des camps militaires du Grand Est. Elle est censée incarner la coopération stratégique entre Paris et Kiev telle qu’elle a été formalisée dans l’accord du 16 février 2024, lequel encadre le soutien de la France a un pays victime d’une invasion et d’une guerre d’agression intolérables. La brigade « Anne de Kiev » a bénéficié d’un appui militaire considérable, incluant des véhicules blindés AMX-10 RC, des canons Caesar et des véhicules de l’avant blindés (VAB), ainsi que d’un soutien politique sans équivoque, symbolisé par la visite du Président de la République dans un camp de formation de l’est de la France le 9 octobre 2024. Or, quelques semaines après son déploiement sur le sol ukrainien, fin 2024, cette brigade est au centre d’interrogations dont la presse internationale s’est fait l’écho. Elle aurait en effet été désorganisée et fragmentée sur différents fronts et aurait enregistré un nombre important de désertions, en France comme en Ukraine. M. le ministre a confirmé, en janvier 2025, 55 désertions sur le territoire français durant la phase de formation. D’autres cas font aujourd’hui l’objet d’enquêtes par le bureau d’enquête d’État ukrainien, tandis que des commandants de cette unité ont été démis de leurs fonctions. Cette situation est déroutante à deux titres au moins. Sur le plan sécuritaire, la possibilité pour des soldats étrangers en formation dans le pays d’échapper à leur encadrement, surtout dans un contexte de guerre active, d’attaques hybrides et de menace terroriste persistante, suscite l’interrogation. Sur le plan militaire, l’image des armées françaises se trouve à risque lorsque le bénéfice des formations dispensées à des soldats étrangers est compromis par une gestion du pays partenaire qui semble défaillante. Dans ce contexte, il souhaite savoir si un retour d’expérience (RETEX) officiel a été engagé sur la brigade « Anne de Kiev » et comment il entend prévenir les cas de désertions ou de désorganisation dans le cadre de nouvelles coopérations similaires, avec l’Ukraine ou d’autres pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3190</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Suites disciplinaires d’une tribune de généraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6445. — 6 mai 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre des armées sur les suites disciplinaires données à la tribune publiée en 2021 par un groupe de militaires, dont plusieurs généraux 2S, appelant implicitement à une guerre civile. Cette tribune qui avait suscité l’émoi parmi l’ensemble des Français reprenait les pires obsessions de l’extrême droite. Le « délitement de la France » et « la haine entre communautés » alimentée par « un certain antiracisme », ainsi que « l’islamisme et les hordes de banlieue ». Ils se disaient également « disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la Nation » face au « chaos croissant » et prévenaient que si « le laxisme continue à se répandre », cela rendrait nécessaire « l’intervention des camarades d’active ». C’était un appel presque explicite à une intervention des militaires contre le peuple français et à provoquer une guerre civile au sein de la Nation. Face à cet appel à l’insurrection des forces armées, l’ancienne ministre des armées, Mme Florence Parly, avait promis des sanctions fermes, rappelant le caractère inacceptable d’un tel manquement au devoir de réserve et à la loyauté envers les institutions de la République. Pourtant, quatre ans plus tard, seuls deux des six généraux 2S déférés devant le Conseil supérieur de discipline viennent d’être sanctionnés par une radiation. Non seulement le délai de traitement est inexplicablement long au regard de la gravité des faits, mais en outre, la décision finale apparaît incomplète : quatre généraux échappent à toute sanction, alors même qu’ils auraient cosigné un texte appelant à remettre en cause l’ordre démocratique. Pendant ces quatre années, les intéressés ont conservé leur statut de généraux de deuxième section, les rendant toujours mobilisables, alors même qu’ils avaient publiquement tenu des propos ouvertement factieux et anti-républicains. Cette situation pose un problème majeur de sécurité et de respect des principes républicains au sein des forces armées. Aussi, il souhaite l’interroger sur les raisons de ce délai de quatre ans avant la décision du Conseil supérieur de discipline de l’armée, ainsi que sur les motifs ayant conduit ce dernier à ne prononcer la radiation que de seulement deux des six généraux 2S concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3190</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Absence d’un tarif national socle APA mandataire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6484. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’entrave au principe du libre choix du mode d’intervention pour la personne en perte d’autonomie et l’absence d’un tarif national socle de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) mandataire. En 2030, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans contre 18 millions aujourd’hui. 90 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Les accompagner représente donc un défi majeur. Les services d’aide à domicile sont un maillon indispensable pour y parvenir. Il l’interpelle sur une des entraves qui existe au principe du libre choix du mode d’intervention pour la personne en perte d’autonomie. Alors que depuis 2022, un tarif socle a été instauré pour l’APA prestataire (24,58 euros de l’heure en 2025), il n’existe aucun montant minimum pour l’APA mandataire. Outre cette différence de traitement entre les bénéficiaires selon le mode d’intervention choisi, cela conduit à une disparité considérable entre les départements (de 11,16 euros/heure à 18,40 euros/heure pour l’APA mandataire) et donc à une inégalité majeure entre les personnes âgées selon leur lieu de résidence. Un tarif plancher national, pour le mode mandataire et l’emploi direct, permettrait de gommer cette injustice. Les structures mandataires estiment ce tarif plancher national à 20,86 euros de l’heure. Il lui demande donc si l’instauration d’un tarif national socle, qui favoriserait le strict respect du libre choix du mode d’intervention, est prévue prochainement. Sinon, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour mettre fin à cette inégalité territoriale dans l’accompagnement au bien vieillir chez soi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3191</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Exclusion des mandataires du conventionnement CARSAT-dispositif OSCAR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6485. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur l’exclusion des mandataires du conventionnement Caisse d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) - dispositif offre de service coordonnée pour l’accompagnement de ma retraite (OSCAR). En 2030, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans contre 18 millions aujourd’hui. 90 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Les accompagner représente donc un défi majeur. Les services d’aide à domicile sont un maillon indispensable pour y parvenir. Interpellé par des structures mandataires présentes sur sa circonscription, il l’interroge sur une des entraves qui existe au principe du libre choix du mode d’intervention pour la personne en perte d’autonomie. Le dispositif OSCAR, déployé depuis 2021 par la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), participe à la politique de soutien de l’autonomie à domicile des personnes fragilisées. Le plan d’aide financière OSCAR repose sur un système de conventionnement entre les CARSAT et les services d’aides à domicile. Or la circulaire CNAV du 23 décembre 2023 impose dans les critères obligatoires que le service d’aide à domicile conventionné intervienne selon le mode prestataire, excluant de fait les agences qui interviennent en mode mandataire. Cette différence de traitement constitue de fait une entrave manifeste au principe du libre choix entre les modes d’intervention. Il lui demande donc comment elle compte remédier à cette injustice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3191</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Fluidité de parcours entre foyers et vie et ESAT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6486. — 6 mai 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la fluidité à trouver entre les foyers de vie et les ESAT. À l’heure présente, une personne handicapée ne peut travailler que dans le cadre d’un ESAT ou en milieu ouvert. Dans les foyers de vie et autres établissements d’accueil médicalisé, des adultes en situation de handicap bénéficient de stages de découverte ou d’insertion en entreprise (restaurants, crèches …) et d’autres participent à des actions de bénévolat, encadrement de jeunes, lectures …). Ces temps (une demi-journée à une journée) sont certainement limités et ne remettent pas en cause le projet de vie ni l’orientation. Pour autant, les entreprises seraient prêtes à rémunérer ces personnes et à les embaucher à temps partiel. Aujourd’hui, il n’existe pas de véhicule législatif permettant d’autoriser un cumul emploi avec une admission en établissement médico-social autre qu’un ESAT. L’objet de cette question n’est pas de systématiser le travail de la personne handicapée mais d’augmenter les opportunités qui lui sont offertes sans devoir choisir systématiquement entre foyer de vie et ESAT. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3191</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance du daltonisme comme un handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6487. — 6 mai 2025. — M. Olivier Falorni appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le daltonisme. Le daltonisme, ou déficience visuelle des couleurs, affecte environ 8 % des hommes et 0,5 % des femmes dans le monde. S’il est souvent perçu comme une simple particularité visuelle, ses répercussions sur la vie quotidienne, professionnelle, éducative et sociale des personnes concernées peuvent être profondes et handicapantes. Dans le cadre scolaire, les supports pédagogiques reposent fréquemment sur l’utilisation de codes couleur, rendant certains apprentissages plus complexes pour les élèves daltoniens. Dans le monde professionnel, certaines limitations d’accès à des métiers ou à des outils non adaptés peuvent freiner l’insertion ou l’évolution de ces personnes. Par ailleurs, le manque de sensibilisation du grand public et des employeurs contribue à une forme d’invisibilisation de cette déficience. Il est donc essentiel de réfléchir à la reconnaissance du daltonisme comme un handicap, au sens des politiques publiques, afin de favoriser la mise en place d’adaptations spécifiques dans les systèmes éducatifs et professionnels, de sensibiliser le grand public et les employeurs aux défis rencontrés par les personnes daltoniennes et d’encourager le développement de technologies et de solutions inclusives. Aussi, il lui demande quelles actions elle envisage de mettre en œuvre pour reconnaître officiellement le daltonisme comme un handicap ouvrant droit à des aménagements spécifiques ; intégrer des adaptations dans les milieux éducatif et professionnel ; encourager la recherche et l’innovation en matière de solutions technologiques adaptées ; et enfin, sensibiliser le public et les acteurs économiques à cette problématique encore trop méconnue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3192</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquence de la baisse de la consommation de fruits et légumes frais en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6408. — 6 mai 2025. — Mme Sophie Blanc appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la baisse structurelle de la consommation de fruits et légumes frais en France, et sur ses conséquences préoccupantes à la fois pour les commerçants indépendants du secteur et pour la santé publique. Selon les données du dernier Observatoire de la petite Entreprise (n° 95), publié en mars 2025 par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) en partenariat avec Banque Populaire, l’activité des 12 000 primeurs français - dont 5 100 exercent sur les marchés - a reculé de 4,7 % au troisième trimestre 2024. Cette baisse, qui confirme une tendance baissière entamée depuis plusieurs années, s’inscrit dans un contexte de repli généralisé de la consommation de produits frais. Ce phénomène s’est accéléré ces dernières années malgré une stagnation, voire un recul des prix en 2024, ce qui montre que le problème ne se limite pas à un effet conjoncturel d’inflation, mais traduit un changement durable des habitudes alimentaires, défavorable au secteur des primeurs traditionnels. Ces derniers, qui représentent encore 28 % des parts de marché du commerce de détail alimentaire, derrière la grande distribution, doivent affronter une double difficulté : d’une part, la flambée des prix de gros subie ces dix dernières années (+ 70 % pour les légumes, + 50 % pour les fruits) ; d’autre part, l’impossibilité de répercuter ces hausses sur les prix au détail, du fait de la concurrence écrasante des grandes enseignes, qui usent d’une politique de prix très agressive. Outre les enjeux économiques et sociaux que cela représente pour le commerce de proximité, cette désaffection pour les fruits et légumes pose une question cruciale de santé publique. L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) rappelle que la consommation quotidienne d’au moins 5 portions de fruits et légumes est essentielle pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers. Pourtant, selon Santé publique France, moins de 40 % des Français atteignent aujourd’hui ce seuil recommandé. Les plus modestes sont les plus touchés, non par manque d’information, mais en raison de choix contraints, privilégiant des produits transformés et caloriques jugés plus abordables. Ce recul du frais au profit de l’ultra-transformé, s’il se poursuit, risque d’aggraver les inégalités nutritionnelles, de peser sur les finances publiques via le coût des maladies évitables, et de déstabiliser un secteur économique fondé sur la qualité, la traçabilité et le lien direct avec les producteurs. Dans ce contexte, Mme la Députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir les détaillants indépendants spécialisés dans le frais, notamment les primeurs. Le Gouvernement envisage-t-il de rééquilibrer les règles de concurrence entre grande distribution et commerce de proximité, afin de restaurer un minimum de souveraineté économique locale ? Elle lui demande également quelles actions sont envisagées pour garantir l’accessibilité réelle des fruits et légumes frais à tous les Français, notamment les ménages modestes, dans une logique de justice nutritionnelle et de santé préventive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3192</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Taxe REP sur les emballages des boulangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6425. — 6 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’application aux boulangers de la taxe relative à la responsabilité élargie du producteur (REP) concernant les emballages de leurs produits, notamment le pain, les baguettes et autres denrées similaires. En effet, depuis l’extension du champ de la REP aux papiers et emballages commerciaux, les artisans boulangers se voient contraints de s’acquitter d’une contribution supplémentaire, parfois estimée à plusieurs milliers d’euros par an. Cette charge nouvelle s’ajoute à un contexte économique déjà fortement dégradé pour cette profession : flambée des prix des matières premières, augmentation continue des coûts de l’énergie, hausse des charges salariales et fiscales. Or les boulangers, au-delà de leur rôle économique, représentent un maillon essentiel du tissu social et commercial des territoires, en particulier en milieu rural. Ils participent à l’animation des centres-bourgs, au maintien du lien social, à la vitalité des campagnes, autant d’enjeux stratégiques à l’heure de la lutte contre la désertification rurale. Faire peser sur ces professionnels une charge supplémentaire risque non seulement de fragiliser leur équilibre économique déjà précaire, mais aussi d’aboutir à une répercussion inévitable sur les prix payés par les consommateurs, dans une période où le pouvoir d’achat constitue une préoccupation majeure des Français. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’exonérer les artisans boulangers de l’obligation de s’acquitter de la taxe REP sur les emballages papier destinés à la vente de produits de boulangerie, ou, à défaut, de prévoir des aménagements spécifiques ou des dispositifs compensatoires afin de soutenir cette profession essentielle à la vie des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3193</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Interruption de la diffusion des chaînes suisses dans le pays de Montbéliard
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6399. — 6 mai 2025. — M. Matthieu Bloch alerte Mme la ministre de la culture sur l’interruption récente de la diffusion des chaînes de télévision suisse dans plusieurs communes du département du Doubs et plus particulièrement dans le Pays de Montbéliard. Depuis plusieurs semaines, les habitants de cette zone frontalière constatent avec inquiétude la disparition des programmes suisses qu’ils recevaient traditionnellement par voie hertzienne. Cette situation, qui serait liée à des considérations d’ordre financier, n’a donné lieu à aucune concertation préalable, alors même qu’elle affecte directement un public nombreux, composé notamment de frontaliers, de doubles nationaux et de familles étroitement liées à la Suisse, par l’histoire, les échanges économiques et les affinités culturelles. Cette coupure intervient pour la seconde fois en l’espace de quatre années, suscitant un profond malaise et un sentiment d’abandon chez nombre des citoyens. Elle contribue, de manière regrettable, à distendre les liens d’amitié et de compréhension mutuelle qui unissent ces deux territoires si étroitement imbriqués. De surcroît, il est surprenant que cette problématique n’ait guère retenu l’attention des médias nationaux, alors même qu’elle touche à un aspect essentiel de la vie quotidienne dans ces régions transfrontalières. Dans un souci de cohésion territoriale et de continuité culturelle, il souhaiterait savoir quelles mesures elle envisage de prendre, en lien avec les autorités compétentes, tant françaises que suisses, afin de rétablir la diffusion de ces chaînes et de garantir, à l’avenir, la pérennité de ce lien audiovisuel transfrontalier auquel les populations concernées sont légitimement attachées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3193</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avenir du musée d’Argonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6478. — 6 mai 2025. — Mme Florence Goulet appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation préoccupante du musée d’Argonne, situé à Varennes-en-Argonne, dans sa circonscription de la Meuse. Fondé en 1973, ce musée consacré à l’histoire de l’Argonne présente des collections uniques liées à la période révolutionnaire, à la vie locale et à la Première Guerre mondiale. Il joue un rôle essentiel dans la préservation et la valorisation de ce patrimoine, tout en contribuant à la vitalité culturelle du territoire. Ce musée est un pilier de la culture locale et enrichit l’offre culturelle pour les habitants de la Meuse. Cependant, en raison de l’insuffisance des moyens financiers de la collectivité et du manque de soutien du ministère et des pouvoirs publics pour la rénovation et la sécurisation du bâtiment, ce musée est actuellement fermé pour une durée indéterminée. Elle tient à souligner que cette situation survient malgré l’annonce, par Mme la ministre en juillet dernier, d’un plan de 98 millions d’euros visant à « améliorer l’accès à la culture en milieu rural » et alors même que l’importance de l’offre culturelle dans ces territoires a régulièrement été soulignée par cette dernière. Dans ce contexte, elle lui demande si elle envisage de soutenir financièrement et logistiquement la rénovation du musée d’Argonne, afin de lui offrir un avenir durable, conformément aux engagements pris en faveur de la culture en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3194</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Les arnaques bancaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6401. — 6 mai 2025. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics au sujet des conséquences de la décision de la Cour de Cassation du 15 janvier 2025 concernant les arnaques bancaires. Dans cet arrêt, la cour a statué que les banques ne sont pas obligées de rembourser les consommateurs victimes d’arnaques bancaires qui impliquent des courriels frauduleux ou des pratiques de phishing. En principe, l’article L. 133 du code monétaire et financier impose aux banques de rembourser les dommages subis en cas d’escroquerie. Cependant, selon l’article 133-19 IV de ce même code, si le consommateur a été négligent et a conduit à causer cette escroquerie, alors la banque n’est plus dans l’obligation d’effectuer un dédommagement. Ainsi, la cour justifie cette décision en considérant que ces fraudes sont dues à un manque de vigilance de l’utilisateur et qui, par conséquent, engage sa responsabilité et non celle de la banque. Cette décision, défavorable pour les victimes d’arnaques bancaires marque un tournant pour la protection des consommateurs alors que ces arnaques se multiplient, avec des moyens de plus en plus sophistiqués. En effet, les arnaques en ligne connaissent une forte hausse en France avec le phishing comme principale menace. Cette pratique vise aussi bien les particuliers que les professionnels, exposant ainsi un grand nombre de personnes à ces arnaques bancaires. Face à des techniques de plus en plus redoutables, il est difficile pour les utilisateurs d’identifier une fraude, les rendant ainsi plus vulnérables à ces attaques, il est donc essentiel de renforcer les moyens de lutte contre ces pratiques et les mesures d’accompagnement et de réparation du préjudice subi. Il souhaite appeler l’attention du Gouvernement sur les conséquences des arnaques en ligne et l’interroge pour avoir connaissance des mesures qu’il envisage de mettre en œuvre pour protéger les utilisateurs face aux arnaques bancaires et assurer la réparation du préjudice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3194</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Évolution des critères de révision du Fonds national de garantie des ressources
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6407. — 6 mai 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les modalités de révision du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), dont la rigidité pénalise certaines communes depuis plus d’une décennie. Ce dispositif a été mis en place pour compenser les écarts de ressources entre collectivités, à la suite d’une réforme majeure de la fiscalité locale opérée par la loi de finances pour 2010. Les montants de prélèvement ou de reversement au titre du FNGIR ont été déterminés à cette date, en fonction de la situation fiscale des collectivités à l’époque. Ces montants sont restés figés depuis lors, sans prise en compte de l’évolution économique ou fiscale des territoires concernés. Or certaines communes se retrouvent durablement contributrices au FNGIR, alors même que leur tissu économique a changé et que leurs bases fiscales se sont contractées. Ces prélèvements, devenus structurels, représentent parfois une part significative de leurs recettes réelles de fonctionnement, limitant de fait leur capacité d’investissement, y compris dans des projets stratégiques pour le développement local. Si un mécanisme de révision existe, il demeure aujourd’hui très restrictif. Le principal critère - une baisse d’au moins 70 % de la base nette de cotisation foncière des entreprises (CFE) - est rarement atteint, même dans des situations clairement déséquilibrées. En conséquence, de nombreuses communes ne peuvent faire valoir leur situation, malgré des pertes de ressources réelles et durables. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de faire évoluer les critères actuels ou d’introduire davantage de souplesse dans la procédure de révision du FNGIR, afin que ce mécanisme puisse mieux refléter la situation financière réelle des collectivités et leur permettre de mobiliser leurs ressources dans des conditions plus équitables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3194</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Les conséquences de la réforme de la taxe d’habitation sur les communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6413. — 6 mai 2025. — M. David Magnier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les conséquences de la réforme de la taxe d’habitation sur l’autonomie fiscale et les ressources des communes. La réforme de la taxe d’habitation, engagée à partir de 2018, a conduit à sa suppression progressive pour l’ensemble des résidences principales. Afin de compenser cette perte de recettes pour les communes, l’État a transféré à ces dernières la part de taxe foncière qui était auparavant perçue par les départements. Si ce mécanisme se voulait neutre sur le plan budgétaire, il engendre dans de nombreux territoires des effets déséquilibrés, à la fois sur le plan financier et institutionnel, avec notamment une réduction de l’autonomie du département. C’est notamment le cas dans la circonscription de M. le député, dans la commune de Rieux, dans l’Oise, où les contribuables versent chaque année près de 90 000 euros de taxe foncière qui ne sont pas reversés à la commune. Ces évolutions interviennent dans un contexte de baisse continue des dotations de l’État aux collectivités locales : la commune de Rieux par exemple, a vu ses dotations diminuer de 50 000 euros entre 2014 et 2020, tandis que l’effet de l’inflation continue de frapper. À l’heure où les communes voient leurs marges de manœuvre se réduire avec une fragilisation des budgets locaux, il est impératif de garantir des ressources stables et équitables pour permettre aux élus locaux d’agir efficacement au service de leur population. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement compte garantir une redistribution plus équitable des ressources et une réelle autonomie fiscale des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3195</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des artisans exerçant une activité de service aux animaux de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6455. — 6 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les difficultés fiscales rencontrées par les artisans exerçant une activité de service aux animaux de compagnie. Depuis le décret n° 2017-861 du 9 mai 2017, les professions de toilettage, d’éducation comportementaliste et de pension pour animaux sont reconnues comme métiers artisanaux au sens de l’article L. 111-1 du code de l’artisanat. Toutefois, en matière de cotisation foncière des entreprises (CFE), l’exonération prévue par l’article 1452 du code général des impôts leur est majoritairement refusée, faute d’une adéquation stricte aux critères fiscaux traditionnels du travail « à façon ». Cette situation conduit à des pratiques divergentes selon les services fiscaux : certains artisans obtiennent un dégrèvement, tandis que d’autres se voient opposer un refus, alors même que leur activité repose essentiellement sur un travail manuel et personnalisé, comparable à celui d’autres professions artisanales reconnues. La charge de la CFE représente une contrainte financière lourde pour ces petites entreprises, souvent dans l’incapacité matérielle de contester les décisions devant la juridiction administrative. Ce traitement inégal porte atteinte au principe d’égalité devant les charges publiques et nuit au développement de ces activités économiques essentielles, qui contribuent à la structuration d’un secteur en forte croissance. Ainsi, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte clarifier l’éligibilité de ces artisans à l’exonération de CFE et l’interroge sur la possibilité d’introduire un nouvel article 1452 bis du CGI, instituant une exonération spécifique au profit des métiers artisanaux de service aux animaux de compagnie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3195</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Refus de collaboration de La Banque Postale avec les IOBSP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6402. — 6 mai 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques de La Banque Postale, établissement bancaire détenu majoritairement par l’État, concernant les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP). Il a été porté à la connaissance de M. le député que La Banque Postale refuserait systématiquement de collaborer avec les IOBSP, en rejetant les dossiers de prêts présentés par leur entremise. Cette pratique soulève des interrogations quant au respect des principes de libre concurrence et de liberté contractuelle. En effet, l’article L. 420-1 du code de commerce proscrit toute pratique ayant pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence. De plus, le ministère de l’économie a rappelé que les établissements bancaires ne peuvent rejeter une demande de crédit uniquement parce qu’elle est introduite par un courtier mandaté par le client. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre afin de garantir que La Banque Postale, seule et unique banque détenue par l’État, respecte les obligations légales en matière de concurrence et de traitement équitable des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP). Car en dépit de son statut public, La Banque Postale ne saurait bénéficier d’une quelconque exemption aux principes de libre concurrence garantis par le code de commerce. Il est impensable qu’un établissement bancaire appartenant à l’État soit le seul à se soustraire, à un cadre juridique que tous les autres acteurs du marché sont tenus de respecter. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3196</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements guichet unique et registre national des entreprises (RNE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6409. — 6 mai 2025. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les graves dysfonctionnements constatés depuis la mise en place du guichet unique et du registre national des entreprises (RNE) au 1er janvier 2023, s’agissant de la reconnaissance du statut des entreprises artisanales. Depuis plusieurs mois, de nombreux professionnels, élus consulaires et représentants des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) alertent sur les conséquences concrètes des anomalies de ce nouvel outil, qui remplace le répertoire des métiers auparavant géré par les CMA. Ces anomalies se traduisent notamment par la perte injustifiée de la qualité d’artisan pour certaines entreprises, la possibilité de déclarer une qualification sans justification, des erreurs de codification (APRM, APE, NAFA), ainsi qu’une catégorisation erronée qui empêche l’accès à des droits fondamentaux tels que la formation professionnelle (via le FAFCEA), l’assurance ou l’immatriculation adéquate. Plus inquiétant encore, les CMA se retrouvent dans l’incapacité de vérifier l’éligibilité de leurs propres élus au regard du statut d’artisan, ce qui fait peser un risque sérieux sur la régularité des élections consulaires prévues en 2026. Une vérification récente conduite par la CMA Auvergne-Rhône-Alpes montre que 10 % des élus seraient concernés, ce qui, par extrapolation, pourrait représenter près de 25 000 entreprises artisanales affectées dans cette région. Mme la députée lui demande donc quelles mesures sont envisagées pour corriger les erreurs constatées dans le RNE concernant la qualité d’artisan ; garantir la fiabilité du fichier des entreprises artisanales ; assurer aux CMA les moyens de remplir pleinement leurs missions de représentation et de contrôle et préparer les élections consulaires dans des conditions juridiques sécurisées. Elle lui demande également dans quels délais ces corrections pourront être apportées et si une évaluation indépendante du fonctionnement du guichet unique est envisagée afin de restaurer la confiance de l’ensemble des acteurs concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3196</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abandons de créance sur PGE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6436. — 6 mai 2025. — M. Olivier Marleix interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les abandons de créance consentis par l’État dans le cadre des prêts garantis par l’État (PGE). Entre 2021 et 2023, plusieurs grands groupes ont bénéficié d’abandons, partiels ou totaux, de leurs PGE, à l’image de Potel et Chabot, Air Austral, Btzi, Cityscoot ou encore Latécoère, pour des montants allant de plusieurs millions à près de 190 millions d’euros. Le cas de Latécoère, en particulier, suscite de nombreuses interrogations : entreprise déficitaire, majoritairement implantée à l’étranger, contrôlée par une société domiciliée dans un paradis fiscal, elle a pourtant bénéficié d’un abandon de créance de 183 millions d’euros. Cette situation interroge sur la cohérence des critères retenus pour l’effacement de dettes contractées sous garantie publique. Par ailleurs, le fait que les bénéficiaires de ces abandons de créances l’aient été au terme d’une instruction par le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) a exclu de fait les entreprises de moins de 400 salariés - et donc l’essentiel des TPE et PME - de ces dispositifs de soutien exceptionnels. Une telle asymétrie de traitement pose la question de l’équité dans l’accompagnement post-crise. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir lui communiquer un état exhaustif des abandons de créance consentis par l’État au titre des PGE depuis 2020 : combien de dossiers ont été concernés, pour quels montants, au bénéfice de quelles entreprises et sur la base de quels critères.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3196</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avance immédiate du crédit d’impôt pour les bénéficiaires de l’APA et de la PCH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6450. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avance immédiate du crédit d’impôt pour les bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). En 2030, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans contre 18 millions aujourd’hui. 90 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Les accompagner représente donc un défi majeur. Les services d’aide à domicile sont un maillon indispensable pour y parvenir. Interpellé par différentes structures d’aide à domicile présentes sur sa circonscription, il l’interroge sur l’inégalité qui existe entre les contribuables au détriment des bénéficiaires de l’APA et de la PCH. Depuis 2022, l’URSAFF propose un service d’avance immédiate du crédit d’impôt pour les dépenses de services à la personne. Or, 3 ans plus tard, les bénéficiaires de l’APA et de la PCH sont toujours exclus de ce dispositif essentiel permettant aux familles de ne pas faire l’avance de la totalité de la dépense d’aide à domicile. Cela est vécu comme une vraie injustice d’autant plus incompréhensible qu’elle touche les personnes parmi les plus fragiles. Certaines familles sont contraintes de renoncer à leurs droits. De plus, cette exclusion favorise un risque majeur de fraudes, car des organismes peu scrupuleux exposent leurs bénéficiaires à un risque fiscal en ne les informant pas du cumul interdit de l’avance immédiate de crédit d’impôt et l’APA ou la PCH. En cas de contrôle fiscal, le contribuable fragile encourt ainsi des sanctions financières. Il lui demande donc si les travaux liés aux systèmes d’information des départements pour permettre l’extension de l’avance immédiate du crédit d’impôt aux bénéficiaires de l’APA et de la PCH sont en cours ou programmés prochainement. Si non, quelles mesures il compte prendre pour combattre cette rupture d’égalité entre les contribuables, pénalisant les plus fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3197</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Déduction fiscale pour pensions vers l’étranger : quel encadrement ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6451. — 6 mai 2025. — M. Sébastien Chenu interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le dispositif fiscal permettant de déduire de ses revenus imposables les sommes versées à des membres de la famille résidant à l’étranger, au titre de l’obligation alimentaire. Alors même que la France traverse une situation budgétaire particulièrement dégradée, marquée par une dette publique atteignant 112 % du PIB, il semble paradoxal que l’État autorise, sans contrôle effectif suffisant, la déduction fiscale d’aides financières envoyées à l’étranger. Ce mécanisme, prévu aux articles 205 à 207 du code civil et à l’article 156 II. 2° du code général des impôts, permet à tout contribuable d’alléger son imposition en versant une pension à des proches (y compris lorsqu’ils résident à l’étranger) sans qu’aucune vérification réelle ne soit exigée quant à la véracité ou à la nécessité de cette obligation. Ce dispositif suscite de nombreuses interrogations sur le manque de contrôle dont il fait l’objet, sur les potentielles fraudes ou abus qu’il pourrait engendrer, ainsi que sur l’impact budgétaire d’une telle mesure, qui semble encourager les transferts de richesses hors du territoire national, au détriment de l’économie française. En conséquence, il souhaite connaître : le montant total des sommes déduites au titre de l’obligation alimentaire versée à des personnes résidant à l’étranger pour les années 2022, 2023 et 2024 ; le nombre de foyers fiscaux concernés par ces déductions chaque année sur la même période ; les modalités de contrôle effectives mises en œuvre par l’administration fiscale pour s’assurer de la réalité de cette obligation alimentaire lorsqu’elle concerne des personnes vivant dans des pays étrangers et les actions envisagées par le Gouvernement pour limiter les abus potentiels et garantir que cette mesure bénéficie uniquement aux cas réellement justifiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3197</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Impossibilité de bénéficier de plus d’une demi-part supplémentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6452. — 6 mai 2025. — Mme Stella Dupont interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur une question de justice fiscale. Un contribuable peut bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire pour invalidité s’il est titulaire d’une carte pour une invalidité au moins égale à 80 %. Pour faire valoir ce droit, il coche la case P de la rubrique relative à la situation du foyer fiscal de sa déclaration des revenus. Un contribuable titulaire de la carte du combattant peut aussi bénéficier d’une demi-part supplémentaire s’il a plus de 74 ans. Dans son cas, il coche la case W. Toutefois, pour un même foyer fiscal, les contribuables ne peuvent bénéficier de plus d’une demi-part supplémentaire s’ils ont déjà coché les cases P, L, G ou W. Donc si l’un des conjoints du couple bénéficie déjà de la demi-part pour invalidité, alors le conjoint ancien combattant ne peut pas bénéficier de sa demi-part. Elle lui demande ce qui justifie cette situation qui paraît injuste et si une évolution législative pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3197</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6454. — 6 mai 2025. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences d’un dispositif d’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties qui pénalisent les collectivités territoriales. En effet, une commune qui possède un terrain extraterritorial, i.e. sur le territoire d’une autre commune, peut bénéficier actuellement d’une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties si ledit terrain est utilisé à des fins non commerciales ou par une association sportive à but non lucratif. Cette disposition empêche des recettes potentielles pour la collectivité qui devraient normalement être générées au titre de la taxe foncière, sans compensation, si ledit terrain était utilisé à des fins commerciales. Ainsi, il vient donc lui demander s’il est envisagé un mécanisme compensatoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3198</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Surendettement des ménages ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6476. — 6 mai 2025. — M. Olivier Serva attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation de surendettement des ménages ultramarins. En effet, en mars 2025, l’agence IEDOM et la Banque de France ont publié le bilan de l’année 2024 sur le surendettement des ménages dans les départements et collectivités d’outre-mer démontrant une hausse des dépôts de dossiers de surendettement de 24 %. Cette augmentation est le plus haut pic enregistré dans les territoires ultramarins depuis 2014 et touche de plus en plus les personnes actives. De surcroît, ces taux de surendettement rendent plus difficile l’obtention d’un prêt immobilier pour les ménages. Ainsi, dans ce contexte économique particulièrement contraint pour les Français, notamment ultramarins, il lui demande si des actions sont ou vont être mises en place pour contribuer à la réduction de cette tendance ainsi que pour sensibiliser la population d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3198</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais de gestion de la protection sociale et nécessité d’un audit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6489. — 6 mai 2025. — M. Guillaume Florquin alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût des frais de gestion liés à la protection sociale en France, qui atteignent un niveau comparable à celui du budget de la défense nationale. En 2022, la France a consacré 848,9 milliards d’euros aux prestations sociales, soit 32,2 % de son PIB, un record au sein de l’Union européenne. Mais au-delà du montant colossal des prestations, ce sont surtout les frais de gestion - rémunérations, charges administratives, intérêts financiers - qui interpellent : entre 47,7 et 50 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du budget de l’armée (hors pensions militaires). Ces dépenses sont réparties entre de multiples régimes (généraux, spéciaux, complémentaires) et opérateurs, dans un système fragmenté, difficilement lisible, dépourvu de comptabilité analytique fiable, ce qui empêche toute évaluation précise. À titre de comparaison, la moyenne européenne des frais de gestion non financiers est de 0,8 % du PIB, contre 1,1 % pour la France. Une réduction au niveau de la moyenne permettrait une économie de 8 milliards d’euros par an. Dans un contexte de rigueur budgétaire où les Français sont appelés à l’effort, il est inacceptable que les frais de fonctionnement du système social restent à ce point opaques et dispendieux. Aussi, il lui demande qu’un audit indépendant soit mené sur l’ensemble des frais de gestion de la protection sociale et quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour rationaliser ces coûts et garantir un usage plus rigoureux de l’argent public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3198</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Midy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Clarification des règles pour les placements des régimes de sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6506. — 6 mai 2025. — M. Paul Midy appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le cadre juridique encadrant les placements des régimes de sécurité sociale et notamment leur capacité à investir dans des fonds d’investissement. La réglementation en vigueur, issue du décret n° 2002-1314 du 25 octobre 2002 et transposée dans le code de la sécurité sociale aux articles R. 623-2 à R. 623-10-4, limite à 5 % le montant des actifs pouvant être investis dans des fonds d’investissement. Ce cadre concerne notamment le CPSTI, les caisses de la CNAVPL, la CRPN, la CNBF, la CNRC des Artistes Auteurs, la CRPCEN, la MSA et l’IRCANTEC. Un décret ultérieur, n° 2017-887 du 9 mai 2017, visait à relever cette limite et à réformer la gouvernance de ces placements. Toutefois, ce texte a été annulé par le Conseil d’État en novembre 2018 à la suite de recours de plusieurs caisses concernées. Depuis, si le régime de 2002 aurait dû continuer à s’appliquer jusqu’à la parution d’un nouveau décret, l’incertitude règne sur le cadre réellement applicable puisque certaines caisses semblent avoir bénéficié depuis de dérogations aux règles fixées par le texte de 2002. Cette confusion réglementaire freine aujourd’hui la capacité des régimes de sécurité sociale à investir de manière dynamique, alors même que les besoins de financement sont importants dans un contexte d’effort pour la défense et la réindustrialisation. Permettre aux régimes de prévoyance et de retraite de participer à l’investissement de long terme relève à la fois d’un enjeu de souveraineté économique et également de soutenabilité des retraites complémentaires. En conséquence, il souhaiterait que le Gouvernement précise les règles applicables aux régimes de sécurité sociale visés par le décret de 2002 quant aux prises de participation dans des fonds d’investissement et il demande dans quel délai le Gouvernement pourrait engager une révision de ce décret afin de permettre aux caisses concernées de contribuer plus activement au financement de l’économie tout en générant des ressources dynamiques au bénéfice des assurés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3199</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Statut des AESH - Revalorisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6434. — 6 mai 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessaire poursuite de la revalorisation du métier d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). Les mesures mises en œuvre par le Gouvernement depuis la rentrée 2023 vont dans le sens souhaité, s’agissant par exemple de certaines indemnités ou de la facilitation de l’accès à des CDI. Cependant, des progrès doivent encore être accomplis en faveur d’une meilleure reconnaissance de ces personnels essentiels à la réussite de l’école inclusive. Les difficultés demeurent en effet nombreuses, avec bien trop souvent des contrats à temps partiel qui induisent des rémunérations plus faibles ou encore un manque de perspectives d’évolutions. Ces éléments freinent l’attractivité du métier et peuvent compromettre la continuité de l’accompagnement proposé aux élèves en situation de handicap. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à de nouvelles étapes possibles de revalorisation de cette fonction afin de mieux reconnaître l’engagement et le professionnalisme des AESH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3199</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Charges financières imposées aux établissements scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6494. — 6 mai 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les charges financières imposées aux établissements scolaires au titre des droits d’auteur, dans le cadre d’activités pédagogiques et culturelles. M. le député a en effet été interpellé par une enseignante exerçant dans une école élémentaire de sa circonscription, laquelle souhaite signaler une situation aussi récurrente que problématique. À l’occasion des fêtes de fin d’année, la commune concernée a, comme chaque année, offert aux élèves un spectacle de Noël, en prenant à sa charge l’intégralité du cachet des artistes. Toutefois, quelques semaines après cette représentation, la directrice de l’établissement a été contactée par la SACEM, qui l’a enjointe de s’acquitter d’une cotisation s’élevant à 110 euros, au titre de l’utilisation d’œuvres protégées. Par ailleurs, cette enseignante met chaque année en scène une pièce de théâtre jouée bénévolement par ses élèves devant les familles, les autres classes de l’école, une école maternelle voisine ainsi qu’une résidence pour personnes âgées. Or elle a récemment appris que ces représentations devaient être déclarées à la SACD, laquelle entend percevoir une redevance de 79 euros hors taxes par spectacle, ce qui représenterait une dépense de plus de 300 euros pour l’établissement. Ces sollicitations financières, bien que fondées sur le respect du droit d’auteur, constituent une charge difficilement soutenable pour les écoles primaires, dont les budgets demeurent très contraints. Aussi, il souhaiterait savoir si elle envisage la mise en place d’un mécanisme de prise en charge centralisée, sous la forme d’une indemnité forfaitaire versée annuellement par l’État à la SACEM et à la SACD, permettant d’exonérer les établissements scolaires de ces obligations dans le cadre d’activités à visée strictement pédagogique, non commerciale et d’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3200</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Accès des élèves de l’ENS aux postes de l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6435. — 6 mai 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés d’accès des élèves fonctionnaires d’une école normale supérieure (ENS) aux postes de professeur agrégé dans l’enseignement supérieur. Ainsi, les modalités d’affectation dans les établissements d’enseignement supérieur, précisées par bulletin officiel et note de service ( cf. B.O. n° 26 du 27 juin 2024 et note de service MENH2407165N du 24 mai 2024), ouvrent la possibilité aux élèves d’une école normale supérieure, lauréats d’un concours du second degré, d’effectuer leur année de stage dans un établissement d’enseignement supérieur. Or, dans les faits, il semblerait que ces dispositions ne soient pas appliquées. Les fonctionnaires stagiaires de l’ENS, utilisant comme le prévoit la procédure le domaine applicatif Galaxie, se voient souvent refuser leurs candidatures. Les universités sollicitées ne transmettent pas ces dossiers aux comités de sélection, considérant ces candidatures irrecevables du fait que les postulants ne sont pas titulaires au moment de la prise de fonction à la rentrée concernée. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il entend prendre pour que cette possibilité ouverte aux élèves d’une ENS puisse être effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3200</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Reconnaissance des crimes de génocide dans la bande de Gaza
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6488. — 6 mai 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position de la France au regard des accusations de crimes de génocide portées à l’encontre d’Israël, dans le cadre de l’opération militaire qu’il mène dans la bande de Gaza. Un rapport d’Amnesty international, publié le 5 décembre 2024 et intitulé « On a l’impression d’être des sous-humains : le génocide des Palestiniens et Palestiniennes commis par Israël à Gaza », se réfère explicitement à la définition du génocide telle qu’énoncée par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, que l’État d’Israël a lui-même signé et ratifié. Il s’emploie à démontrer que les attaques récurrentes d’Israël, comprenant des meurtres, des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale, ainsi que la soumission délibérée du peuple palestinien, de manière indistinguée entre civils et membres de groupes armés, pourraient être constitutifs de crimes de génocide à l’égard des Palestiniens et des Palestiniennes de la bande de Gaza. Il s’attache également à évaluer l’intention génocidaire, élément indispensable pour caractériser un crime de génocide, notamment au travers des déclarations de responsables israéliens ayant appelé à la destruction de Gaza et de ses habitants. Ces faits ont d’ores et déjà conduit la Cour pénale internationale à émettre deux mandats d’arrêt à l’encontre du premier ministre, M. Benyamin Netanyahou, et de son ancien ministre de la défense, M. Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Or, depuis la publication de ce rapport, la situation à Gaza ne s’est pas améliorée. Le territoire est quasiment intégralement dévasté, après quinze mois de bombardements intensifs, aggravant ainsi les éléments présentés dans le rapport d’Amnesty international. Si le Président de la République a indiqué, le 9 avril 2025, son intention de reconnaître « dans les prochains mois » un État de Palestine, cette annonce louable ne doit pas pour autant empêcher les investigations de se poursuivre. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre, de sa propre initiative ou en soutien aux juridictions internationales, afin de contribuer à faire toute la lumière sur les violations des droits humains et du droit international commises dans le cadre de ce conflit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3201</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Recherche et à l’exploitation des hydrocarbures en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6432. — 6 mai 2025. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences économiques de la loi n° 2017 1839 du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures en France. Si cette loi s’inscrivait dans une démarche environnementale, elle a également eu pour effet d’entraîner la disparition d’une filière industrielle, pourtant créatrice d’emplois et génératrice de recettes fiscales. Bien que modeste, l’extraction nationale d’hydrocarbures permettait de limiter, à son échelle, les importations et de garantir un cadre d’exploitation respectueux des normes environnementales françaises. À l’inverse, l’augmentation des importations d’hydrocarbures accroît la dépendance de la France vis-à-vis de pays tiers, dont certains posent des défis géopolitiques et économiques majeurs. Par ailleurs, l’évolution des technologies d’extraction et les incertitudes concernant le potentiel des sous-sols français en métropole et en outre-mer plaident en faveur d’une reprise de la recherche et de l’exploration. Une révision de cette interdiction pourrait permettre à la France de mieux maîtriser ses approvisionnements en énergie, de soutenir l’activité industrielle nationale et de réduire son déficit commercial. Dans ce contexte, il lui demande s’il envisage de réévaluer l’impact économique de cette loi et d’examiner la possibilité d’un assouplissement du cadre législatif afin de préserver une part de souveraineté énergétique et de redonner un avenir à cette filière industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3201</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien au développement de l’énergie marémotrice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6433. — 6 mai 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la nécessité de mieux prendre en compte l’énergie marémotrice dans la stratégie énergétique française. Alors que la France dispose d’un potentiel exceptionnel, unique en Europe, pour le développement de cette source d’énergie renouvelable, il est regrettable que la filière marémotrice reste largement absente des programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE) et plus généralement des ambitions politiques affichées en matière énergétique. L’usine marémotrice de la Rance, qui fêtera prochainement ses 60 ans, constitue l’exemple unique mais emblématique du potentiel de ce mode de production d’énergie. Semblable à l’énergie hydroélectrique, la force marémotrice permet de produire de manière stable, prévisible et à un coût compétitif, tout en offrant des bénéfices complémentaires de préservation des territoires littoraux. Néanmoins, faute d’impulsion politique nationale forte, les porteurs de projets, aux côtés d’élus locaux demandeurs, peinent à mobiliser les financements nécessaires au lancement d’études de faisabilité et d’investissements pourtant essentiels pour atteindre nos objectifs de transition énergétique. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement entend intégrer explicitement le développement de l’énergie marémotrice dans les orientations de la PPE 3 et, le cas échéant, selon quel calendrier et avec quels moyens d’accompagnement afin que l’énergie marémotrice soit pleinement identifiée comme une filière stratégique contribuant à la décarbonation de l’économie française et à la sécurisation de l’approvisionnement énergétique dans un contexte de recherche d’une pleine souveraineté dans le domaine stratégique de l’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3202</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil en préfecture : missions de filtrage des agents de sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6364. — 6 mai 2025. — M. Aly Diouara attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’accueil des usagers et en particulier des personnes en situation de handicap, au sein des préfectures et sous-préfectures, ainsi que sur la présence d’agents de sécurité privée chargés de l’accès à aux bâtiments préfectoraux. M. le député s’est personnellement rendu le 24 avril 2025 à 14 heures aux abords de la sous-préfecture de Saint-Denis afin d’y évaluer l’accessibilité des services publics. Lors de cette visite, un incident regrettable s’est produit : un agent de sécurité privée lui a opposé un refus d’accès, en dépit de la présentation de sa carte parlementaire. Ce refus n’a été levé qu’à la suite de l’intervention d’un responsable administratif, non sans que les forces de l’ordre municipales aient été contactées pour procéder à un contrôle d’identité de M. le député. Au-delà de ce traitement individuel absolument intolérable, cette situation met en lumière des dysfonctionnements plus profonds dans l’organisation de l’accueil des usagers au sein de ce service public et notamment en ce qui concerne l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Les aménagements - qu’ils soient matériels, humains ou organisationnels - apparaissent manifestement insuffisants pour garantir un accès fluide, digne et conforme aux exigences légales et constitutionnelles. Par ailleurs, la présence d’agents de sécurité privée en charge de l’accueil soulève une question de légitimité et de légalité. Dépourvus de la qualité d’agents assermentés ou dépositaires de l’autorité publique, ces personnels ne sauraient, en principe, être habilités à filtrer ou apprécier l’accès des usagers aux services de l’État. En application de l’article L. 613-1 du code de la sécurité intérieure, les agents de sécurité privée voient leur champ d’action limité aux lieux dont ils assurent la garde, avec, le cas échéant, une dérogation préfectorale strictement encadrée leur permettant d’intervenir sur la voie publique uniquement pour la protection de biens matériels. Toute mission d’accueil ou de régulation de flux humains ne saurait leur être confiée. Dès lors, confier à une entreprise privée de sécurité une mission d’accueil au sein d’un bâtiment de l’État constitue non seulement une délégation illégale de l’autorité publique, mais également une atteinte aux principes fondamentaux de la République, d’égalité d’accès, de neutralité et de continuité du service public. Une telle externalisation de fonctions régaliennes marque une dérive préoccupante dans l’exercice de l’autorité de l’État. En conséquence, M. le député souhaite connaître les mesures que M. le ministre entend prendre afin de garantir, de manière effective et pérenne, l’accessibilité pleine et entière des usagers et en particulier des personnes en situation de handicap, dans l’ensemble des services de l’État. Il lui demande également comment il envisage d’encadrer, voire de remettre en question, le recours à des agents de sécurité privée pour assurer des fonctions de filtrage et d’accueil dans les préfectures et sous-préfectures sur l’ensemble du territoire hexagonal et des départements dits d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3202</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation du titre de questeur au sein de conseils municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6415. — 6 mai 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la possibilité pour un conseil municipal de désigner un « questeur » parmi ses membres. La fonction de questeur est traditionnellement réservée aux assemblées parlementaires nationales, où elle désigne des élus chargés de la gestion administrative et financière interne de l’institution. Le code général des collectivités territoriales encadre strictement les fonctions au sein des conseils municipaux, sans mentionner la possibilité de créer un poste de questeur. Il souhaite savoir si un conseil municipal peut légalement attribuer ce titre à l’un de ses membres. Il l’interroge également sur les risques que pourrait représenter l’usage inapproprié d’un tel titre, notamment en matière de clarté institutionnelle, de respect des attributions légales et de bonne compréhension par les administrés du rôle effectif des élus municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3203</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance algorithmique et logiciels de reconnaissance faciale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6430. — 6 mai 2025. — M. Mickaël Bouloux interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la généralisation des dispositifs de vidéosurveillance algorithmique (VSA) et des logiciels de reconnaissance faciale. L’utilisation de la VSA avait été adoptée en mai 2023 dans le cadre de la loi relative aux jeux Olympiques et Paralympiques. Adoptée à titre expérimental, cette mesure a pris fin en mars 2025. Toutefois, dans le cadre d’un autre texte, visant au renforcement de la sureté dans les transports, le Gouvernement a fait adopter un amendement portant la prolongation de ce dispositif jusqu’en 2027. Cette mesure a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel le 24 avril 2025. Ce type de dispositifs est aujourd’hui largement questionné. Au début de l’année 2025, un rapport remis au ministère de l’intérieur a dressé un bilan mitigé de l’utilisation de la VSA. Par ailleurs, la question du respect des droits et libertés fondamentales demeure centrale. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’était déjà exprimée sur le sujet en 2022, puis à nouveau en 2024. Elle souligne notamment que ces caméras sont très différentes de celles traditionnellement utilisées en raison de leur caractère particulièrement intrusif. Elles reposent sur un traitement massif de données et soulèvent un risque de surveillance généralisée. Ce risque est d’autant plus préoccupant que ces dispositifs sont déployés dans des espaces où s’exercent de nombreuses libertés (liberté d’expression, de réunion, de manifestation, de circulation, etc.). Ainsi, il souhaite obtenir des clarifications sur l’intention du Gouvernement de prolonger l’utilisation de la VSA et de généraliser les logiciels de reconnaissance faciale, au regard des doutes quant à leur efficacité et les risques qu’il font peser sur les droits et libertés fondamentales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3203</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Défaillances administratives affectant le respect des droits des étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6439. — 6 mai 2025. — M. Jérôme Guedj attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les lenteurs et les dysfonctionnements administratifs affectant le respect des droits des étrangers, notamment en matière de délivrance des documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM) et de renouvellement des titres de séjour. Depuis plusieurs années, le collectif Exilés 91, qui rassemble diverses associations et syndicats du territoire essonnien, alerte sur la dégradation préoccupante de la situation dans les préfectures, en particulier à la sous-préfecture de Palaiseau. Lors de rassemblements organisés tous les quinze jours, dont le dernier a eu lieu le 11 avril 2025 devant la sous-préfecture, les membres du collectif ont dénoncé une situation toujours inacceptable pour un grand nombre d’usagers étrangers. Malgré quelques évolutions, de graves problèmes persistent. Le recours quasi systématique aux démarches numériques complique l’accès aux droits pour de nombreux usagers éloignés du numérique ou en difficulté pour accomplir des démarches en ligne. La possibilité théorique de retirer un formulaire papier reste, en réalité, très difficile d’accès. Par ailleurs, les délais d’attente demeurent anormalement longs : plusieurs mois, parfois plusieurs années, pour obtenir un rendez-vous de renouvellement de récépissé ou de prise d’empreintes et jusqu’à deux ans d’attente pour des jeunes majeurs présents en France depuis leur enfance, pourtant légalement éligibles à un titre de séjour. Ces délais provoquent des ruptures de droits dramatiques : perte d’emploi, perte de logement, interruption d’études, suspension d’allocations, etc. De nombreux usagers se retrouvent précarisés malgré une situation régulière et une parfaite intégration. Ces défaillances administratives engendrent par ailleurs une multiplication des contentieux, l’État manquant à ses propres obligations légales en matière de respect des droits des étrangers. Face à ces constats alarmants, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre afin de garantir un traitement administratif diligent, équitable et respectueux des droits fondamentaux des étrangers dans les préfectures, de réduire les délais de traitement, de faciliter l’accès aux démarches administratives, de prévenir les ruptures de droits et d’assurer une résolution effective des litiges susceptibles d’en découler.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3203</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre d’OQTF prononcées et exécutées en Saône-et-Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6440. — 6 mai 2025. — M. Aurélien Dutremble interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées et effectivement exécutées en Saône-et-Loire. Prononcées par le préfet, ces mesures obligent la personne concernée à quitter la France dans un délai de 30 jours, voire immédiatement en cas de menace à l’ordre public ou de risque de fuite. Depuis leur création en 2006, le nombre d’OQTF n’a cessé d’augmenter au niveau national : selon les données du ministère de l’intérieur et de la Cour des comptes publiées en janvier 2024, 134 280 OQTF ont été prononcées en 2022, contre 124 111 en 2021, 107 488 en 2020 et 122 839 en 2019. Pourtant, leur taux d’exécution reste faible, inférieur à 7 % depuis 2020. À plusieurs reprises, cette faible exécution a mis en lumière les limites de l’action de l’État en matière de sécurité. Dans son ouvrage L’Ordre nécessaire, l’ancien préfet de police de Paris, M. Didier Lallement, affirme : « À Paris, un délit sur deux est commis par un étranger, souvent en situation irrégulière ». Le service Interstats, du ministère de l’intérieur, précise que « 75 % des vols et violences dans les transports en commun sont le fait d’étrangers », lesquels sont également à l’origine de 32 % des violences sexuelles (63 % en Île-de-France) et de 93 % des vols « sans violence ». Ces chiffres soulignent un lien évident entre immigration irrégulière et insécurité. En Saône-et-Loire, 1 745 OQTF ont été prononcées entre 2019 et 2022. Il lui demande le nombre d’OQTF prononcées en 2023 et 2024, ainsi que le détail de leur exécution : expulsions forcées de ressortissants extra-européens ou européens, éloignements volontaires avec aide au retour et décisions restées sans effet. Face à la répétition des drames, la transparence s’impose. Les habitants de Saône-et-Loire ont le droit de savoir combien d’OQTF sont prononcées et exécutées dans leur département. Il souhaite donc obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3204</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numérisation des démarches administratives pour un visa long séjour temporaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6441. — 6 mai 2025. — Mme Marie Pochon appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le sujet de la numérisation et l’amélioration de la procédure de demande de visas long séjour temporaire. En 2024, les services de la direction générale des étrangers en France ont établi que 33 700 visas long séjour au motif « visiteur » avaient été délivrés. Ces visas permettent notamment à des personnes souhaitant visiter la France pendant une durée supérieure à 6 mois et assurant des ressources suffisantes de s’installer sur le territoire français de façon temporaire. D’autres personnes souhaitent venir profiter de leurs attaches avec la France pendant un long séjour régulier et doivent ainsi compléter la demande de titre de séjour auprès des autorités françaises. Ainsi, la démarche pour obtenir un visa long séjour temporaire est, au même titre que bien des démarches administratives, longue, coûteuse et fastidieuse. Les étrangers qui en font la demande doivent fournir des documents sur leur situation financière, leur couverture médicale ainsi que sur leur résidence en France. Ils doivent également se déplacer jusqu’au consulat ou l’ambassade dans leur pays d’origine afin de déposer leurs données biométriques. Certaines personnes qui viennent régulièrement en France doivent donc formuler ces demandes à chaque séjour, occasionnant une redondance des demandes auprès des services et des rendez-vous réguliers dans les consulats et les ambassades, monopolisant le temps de travail des fonctionnaires. À l’heure de la numérisation généralisée et alors que les données biométriques sont désormais conservées 5 ans par les autorités françaises, la question de la numérisation totale de ces démarches pour des visiteurs réguliers du pays peut se poser. Elle lui demande donc si des mesures concernant la numérisation des démarches de demande de visas long séjour temporaires, évitant des trajets aux consulats ou aux ambassades, peuvent être envisagées par l’administration, facilitant ainsi les demandes pour les résidents réguliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3204</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Côte-d’Or : impact de la pénurie d’inspecteurs du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6442. — 6 mai 2025. — Mme Océane Godard alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences alarmantes d’un nombre insuffisant d’inspecteurs du permis de conduire, freinant la mobilité des candidats. Depuis janvier 2025, le département de la Côte-d’Or fait face à une pénurie critique d’inspecteurs du permis de conduire. Cette situation, qui perdure, a des répercussions significatives sur la mobilité et les projets des usagers candidats. Le nombre d’inspecteurs a chuté de manière drastique, passant de onze à seulement sept. Cette diminution a entraîné des délais d’attente considérablement prolongés pour les candidats au permis de conduire, exacerbant les tensions au sein des auto-écoles entre gérants et élèves. Les délais de passage du permis de conduire se sont allongés de manière inquiétante, atteignant jusqu’à cinq mois pour une deuxième présentation en cas d’échec. Cette situation impacte négativement les projets professionnels et personnels des candidats. L’obtention du permis de conduire est souvent une étape cruciale pour accéder à un emploi, poursuivre des études ou simplement gagner en autonomie. Les retards actuels mettent en péril ces aspirations, créant un climat d’incertitude et de frustration. Mobilians Bourgogne-Franche-Comté a également souligné une augmentation des tensions due aux délais prolongés, dont de nombreux usagers sont victimes. Les chiffres sont alarmants : permis B : délai moyen pour la première présentation : 2,5 mois En cas d’échec, délai moyen pour la deuxième présentation : 5 mois. Permis moto : délai moyen pour la première présentation : 3 mois. En cas d’échec, délai moyen pour la deuxième présentation : 6 mois. Permis poids lourd : sur les sept inspecteurs restants, seulement deux sont habilités à faire passer l’examen du permis poids lourd, limitant encore davantage les possibilités pour les candidats. Face à cette situation préoccupante, il est impératif que des mesures concrètes soient prises rapidement. Elle lui demande quelles actions le Gouvernement compte entreprendre pour remédier à cette pénurie d’inspecteurs et améliorer les conditions de passage du permis de conduire en Côte-d’Or ainsi que dans l’ensemble des territoires sous-dotés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3205</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité des agents de surveillance de la voie publique (ASVP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6446. — 6 mai 2025. — M. José Gonzalez alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation préoccupante des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), de plus en plus exposés à des risques graves dans l’exercice de leurs missions. Les ASVP remplissent des missions indispensables au bon fonctionnement des collectivités. Ils sont chargés de veiller au respect des règles de stationnement, à la régulation de l’espace public et à la tranquillité quotidienne des villes et villages. Visibles sur la voie publique et reconnaissables à leur uniforme bleu, ils sont malheureusement devenus des cibles beaucoup trop régulières d’incivilités, d’intimidations et de menaces et trop souvent d’agressions physiques. Aujourd’hui, ces agents interviennent sans disposer de moyens de protection adaptés, ni d’un statut juridique clair susceptible de leur garantir la sécurité indispensable à l’accomplissement de leur mission. Cela les rend vulnérables et dans l’incapacité même d’user de la légitime défense alors que chaque jour elle s’impose un peu plus comme un recours vital dans l’exercice de leurs fonctions. Cet état de fait expose non seulement leur intégrité physique, mais place également les maires - responsables de leur sécurité - dans une situation de grande insécurité juridique puisqu’ils se heurtent à un vide réglementaire et à l’insuffisance des dispositifs de prévention et de protection existants. Face à l’intensification des tensions dans l’espace public et à la multiplication des actes de violence, l’inaction du Gouvernement ne saurait se poursuivre sans conséquence. Leur sécurité est non seulement un enjeu de respect et de reconnaissance de leur engagement, mais aussi une condition indispensable pour garantir l’efficacité de leurs missions et maintenir la confiance des citoyens dans l’autorité publique. La protection des ASVP ne peut plus être reléguée au second plan : leur sécurité est un impératif de justice, de responsabilité publique et de maintien de l’ordre républicain. Aussi, M. le député souhaite connaître les mesures immédiates que le Gouvernement compte engager pour assurer la sécurité des ASVP, notamment par la mise en place de formations spécifiques face aux risques d’agression, la dotation en équipements de protection individuels et le renforcement des dispositifs d’alerte et de coordination avec les forces de sécurité. Il lui demande également dans quels délais une réforme du statut des ASVP sera proposée afin de leur garantir une reconnaissance statutaire et une protection juridique à la hauteur des risques qu’ils encourent quotidiennement et ainsi doter les collectivités locales des outils nécessaires pour mieux protéger ces agents essentiels à la vie locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3205</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renouvellement urgent des effectifs et du matériel de la gendarmerie nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6449. — 6 mai 2025. — M. Nicolas Dragon interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le renouvellement des effectifs humains et du matériel composant la gendarmerie nationale. Cette question fait suite à l’audition, au Sénat, du général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie nationale, dont les révélations sont édifiantes quant à la crise que traverse actuellement cette institution. En particulier, il a été souligné qu’il n’y aurait aucun recrutement net pour l’année 2025, les départs à la retraite ou les démissions seront simplement remplacés, ce qui va à l’encontre de l’engagement présidentiel d’ouvrir 239 brigades supplémentaires d’ici 2027. Par ailleurs, les gendarmes sont confrontés à un matériel vétuste, ce qui nuit à leur engagement à servir et à protéger les Français. Le parc automobile, notamment, se dégrade rapidement et, afin de maintenir les capacités opérationnelles, il faudrait acquérir environ 3 650 nouveaux véhicules par an, alors que seulement 185 ont été livrés en 2024. À cela s’ajoutent des casernes vieillissantes, dont la rénovation est indispensable afin de garantir des conditions de vie et de travail décentes pour celles et ceux qui servent la France. Ces difficultés se cumulent dans un contexte de violences croissantes sur le territoire français, émanant d’individus dangereux prêts à tout pour préserver leurs trafics, bien souvent liés aux stupéfiants, de plus en plus présents en zones rurales, sans oublier les violences intrafamiliales également en hausse. Cela pèse lourdement sur les gendarmes et leurs familles, qui se sentent parfois abandonnés par l’État, entraînant de nombreuses démissions et un recul des vocations. De plus, on constate une baisse du budget alloué à la réserve de la gendarmerie, pourtant essentielle pour compenser le manque d’effectifs opérationnels. Or les objectifs affichés prévoient une augmentation de cette réserve, ce qui paraît irréalisable sans les moyens financiers nécessaires. Cela compromet également la capacité à assurer un maillage territorial efficace, garant de l’ordre et de la paix publique. Ainsi, il lui demande dans quelle mesure le Gouvernement compte agir pour répondre aux besoins financiers urgents de la gendarmerie nationale, afin de garantir un équipement suffisant pour assurer la sécurité des gendarmes comme celle des Français, de susciter de nouvelles vocations et de permettre un véritable recrutement net, afin de tendre vers les objectifs présidentiels et de préserver la pérennité de la gendarmerie nationale, représentant souvent l’un des derniers services publics de proximité auxquels les Français restent profondément attachés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3206</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les escroqueries en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6456. — 6 mai 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les escroqueries en ligne, qui touchent un nombre croissant de personnes, notamment âgées, mais aussi de plus en plus d’entreprises. Selon les données récentes, le nombre de victimes d’escroqueries a augmenté de 64 % entre 2016 et 2023 et les signalements d’escroqueries via la plateforme Thésée ont atteint 104 439 en 2023. Ces pratiques frauduleuses, en constante évolution, constituent une menace importante pour la sécurité des données personnelles et financières des internautes. Dans ce contexte, elle souhaiterait qu’il puisse préciser les mesures qui pourraient être envisagées pour renforcer la protection des personnes face à ces actes malveillants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3206</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pratique de l’humusation en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6466. — 6 mai 2025. — M. Paul Christophle interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution du cadre législatif et réglementaire français afin d’autoriser l’humusation en France. L’humusation est un processus naturel de transformation du corps humain en humus, terre fertile, à l’image du cycle de la forêt. Cette pratique, encore interdite en France, est pourtant reconnue pour ses nombreux avantages écologiques : absence de pollution des sols et des nappes phréatiques contrairement à l’inhumation, aucun rejet toxique ni émission de gaz à effet de serre comme dans le cas de la crémation et économie de ressources minérales et forestières. Dans un contexte d’urgence climatique et de raréfaction des ressources, repenser les pratiques funéraires devient un enjeu éthique, environnemental et sociétal. Plusieurs pays ou collectivités à l’étranger autorisent déjà cette alternative. En France, de plus en plus de personnes expriment le souhait de pouvoir y recourir, trouvant dans cette démarche une continuité entre leurs convictions écologiques et le choix de leur dernière demeure. Il lui demande donc si le Gouvernement entend engager une réflexion approfondie, en lien avec les acteurs du funéraire, les collectivités et les experts scientifiques, en vue de permettre la reconnaissance et la légalisation de l’humusation comme mode de sépulture alternatif, et dans quels délais une telle réforme pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3206</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interdiction des Frères musulmans en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6468. — 6 mai 2025. — M. Bruno Clavet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la résurgence dans l’espace public de structures, collectifs ou relais idéologiques directement liés à des associations dissoutes pour trouble à l’ordre public et proximité avec l’islamisme radical. Le jeudi 17 avril 2025, l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) a accueilli une projection-débat intitulée « 2004-2024 : Les 20 ans d’une loi d’exclusion », organisée dans le cadre d’une « semaine de lutte contre l’islamophobie ». Cet évènement s’est appuyé sur un film produit par le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), organisation fondée dans la foulée de la dissolution du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), décidée en 2020 en raison de ses liens avérés avec l’islam politique et de son rôle idéologique dans le climat ayant mené à l’assassinat du professeur Samuel Paty. Le CCIE, comme d’autres structures satellites, s’inscrit pleinement dans la nébuleuse idéologique des Frères musulmans, une mouvance politico-religieuse dont les relais, bien qu’interdits sous certaines formes, continuent d’agir au grand jour sous des appellations de substitution. Ces acteurs poursuivent leur stratégie d’entrisme dans les universités, les institutions et jusqu’au sein même de lieux de culte historiques. En multipliant les conférences, les projections ou les tribunes médiatiques, ces réseaux islamistes visent à affaiblir les lois françaises, fracturer la cohésion nationale et imposer leur vision séparatiste de la société. Le voile en devient l’étendard, la victimisation un outil et l’accusation d’« islamophobie » un moyen d’intimidation. Il apparaît donc nécessaire de passer d’une logique défensive à une action résolue et offensive. La dissolution d’associations ne suffit plus si leurs héritiers peuvent agir sans entrave. Il en va de la sécurité, de la souveraineté et de l’unité de la Nation. Aussi, il lui demande solennellement s’il envisage l’interdiction pure et simple des Frères musulmans en France, comme le demandent depuis plusieurs années les élus du Rassemblement National.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3207</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manifestation illégale et atteinte à la liberté de réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6469. — 6 mai 2025. — Mme Marine Hamelet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les manifestations illégales et l’atteinte à la liberté de réunion. Le samedi 26 avril 2025 à 18 h, le Rassemblement National organisait dans un lieu privé de la commune da Mamers (72) un cocktail privé sur invitations personnelles. Des appels publics à la mobilisation ont été lancés par un collectif dit « antifa » contre cette réunion strictement privée. Alors que la préfecture avait été prévenue, les gendarmes mobilisés sur place ont sciemment laisser passer et s’installer devant les grilles mêmes de la propriété un groupe de manifestants dont certains vêtus de noir et cagoulés, portant des pancartes haineuses et hurlant dans des mégaphones des slogans insultants voire menaçants. Cet attroupement avait manifestement pour intention d’intimider physiquement les invités et de forcer le bouclage des grilles d’accès à l’évènement interdisant aux invités d’entrer. Une invitée qui se présentait a d’ailleurs été frappée par un des participants à cette manifestation. C’est la troisième fois que la préfecture de la Sarthe laisse délibérément ainsi des gens cagoulés et menaçants perturber l’entrée directe de lieux de réunion du Rassemblement National dans le département. Les représentants publics invoquent « un désordre acceptable » pour justifier ces atteintes à la liberté de circulation et de réunion alors que le trouble à l’ordre public est à l’évidence constitué. Le droit de manifester étant soumis à autorisation formelle en France, Mme la députée prie M. Le ministre de bien vouloir lui indiquer si la préfecture de la Sarthe avait donné une autorisation de manifester devant un endroit privé pour protester contre un évènement privé. À défaut, elle lui demande pourquoi la préfecture n’a pas empêché cet attroupement illégal qui constituait en lui-même un trouble à l’ordre public et une entrave à la circulation dans la rue. Elle lui demande s’il entend rechercher les responsables de ce désordre manifeste à l’ordre public et à la loi. Elle le prie également de bien vouloir lui indiquer sur quel fondement juridique une préfecture peut invoquer un « désordre acceptable » pour s’abstenir d’intervenir devant des infractions et si cette notion juridique nouvelle invoquée figure dans les instructions qu’il donne en matière de sécurité publique aux préfets et aux dépositaires de l’autorité publique dans les départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3207</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Groupe sanguin sur les permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6497. — 6 mai 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’importance des interventions médicales d’urgence en cas d’accident de la route ou de la vie. Selon le bilan définitif de la sécurité routière en 2023, 3 398 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine et d’outre-mer. Bien que ce chiffre représente une diminution de 4,3 % par rapport à 2022 et de 2,9 % par rapport à 2019, il reste encore trop élevé. En outre, on dénombre 235 000 personnes blessées en 2023 sur les routes de France métropolitaine, dont 16 000 gravement. Certaines de ces personnes ont pu bénéficier d’une transfusion sanguine d’urgence pour tenter de les sauver. Afin de faciliter les transfusions sanguines d’urgence, le gouvernement du Sénégal a décidé d’inscrire le groupe sanguin sur les permis de conduire. Cette mesure, largement saluée, répond à la nécessité d’interventions rapides en cas d’accidents de la route, l’une des principales situations nécessitant des transfusions en extrême urgence. L’inscription du groupe sanguin sur le permis de conduire en France pourrait permettre aux services de secours de réaliser rapidement des transfusions sanguines sans attendre les résultats de « groupage » du laboratoire, ce qui fait gagner un temps précieux et augmente les chances de survie des victimes. Il vient donc lui demander donc si le Gouvernement envisage d’ajouter le groupe sanguin sur le permis de conduire des citoyens en France afin de faciliter les interventions d’urgence et ainsi pouvoir sauver des vies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3207</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Anomalies du CRRA 15 en Nord-Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6498. — 6 mai 2025. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les anomalies récurrentes du centre de réception et de régulation des appels (CRRA 15) du Nord-Franche-Comté. L’intersyndicale des sapeurs-pompiers du Territoire de Belfort, de la Haute-Saône et du Doubs se sont mis en rapport avec M. le député afin de lui faire part de leurs inquiétudes concernant des anomalies récurrentes du CRRA 15. En effet, le CRRA 15 tend à privilégier les ambulances privées sur l’engagement des sapeurs-pompiers, ce qui n’est pas sans conséquences potentiellement graves. Le 14 septembre 2019, à Lachapelle-sous-Chaux dans le Territoire de Belfort, un appel a été reçu au 15 pour des symptômes de crise cardiaque. Le centre régulateur, basé à Besançon, a alors décidé d’envoyer une ambulance privée pensant qu’il s’agissait d’une gastro-entérite. Après cinq appels, le véhicule mettra presque 1h pour arriver, la victime a fini par faire un arrêt cardio-respiratoire et décèdera en arrivant à l’hôpital Nord-Franche-Comté de Trévenans. Cet exemple dramatique prouve les anomalies du centre régulateur du 15 de Besançon, une intervention des sapeurs-pompiers aurait pu faire gagner un temps précieux dans ce cas. Un autre exemple, le 6 février 2025, un homme est transporté par les sapeurs-pompiers à l’hôpital Nord-Franche-Comté de Trévenans pour des doigts abimés. La victime indique dans un article paru dans l’Est Républicain que l’hôpital lui a demandé de se rendre par ses propres moyens dans un autre hôpital spécialisé dans la chirurgie de la main, car il n’y avait pas d’ambulance privée pour effectuer le transport. Cet exemple montre bien qu’avec ces anomalies, les ambulances privées ne sont plus disponibles pour leurs missions primaires. Dernier exemple en date, le 27 février 2025, sur la commune de Champey dans le 70, une demande de secours sur la ligne 18 pour un malaise. Le centre de régulation engage le SMUR NFC et une ambulance privée au départ de Delle dans le 90. Suite à cela, on déplore une dégradation de l’état de la victime qui fait un arrêt cardio-respiratoire. S’en suivent trois nouveaux appels au niveau du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours 70, déclenchant ainsi un véhicule de secours aux victimes 1 Héricourt et du véhicule infirmier de secours d’urgences 2, aussitôt annulé par le CRRA 15, car un vecteur est déjà en transit. Finalement le SMUR Nord-Franche-Comté s’est présenté 10 minutes avant l’ambulance privée. Plus tard, on constate le déclenchement d’un véhicule léger des sapeurs-pompiers à Héricourt pour renfort de l’ambulance privée au niveau du brancardage. La victime est évacuée. Au final, la victime aura fait un infarctus massif, nécessitant la pose de stent et pas de signe de réveil. Ces exemples rappellent que les sapeurs-pompiers constituent le moyen le plus adapté sur un engagement rapide. Bien que les protocoles d’engagement soient respectés, le temps d’intervention des ambulances privées reste problématique pour des urgences vitales. Qui plus est, les sapeurs-pompiers sont en possession d’un matériel plus adapté et de meilleures formations que les ambulanciers privés pour des urgences vitales. En matière de secours à la personne, comme les urgences vitales et les interventions sur la voie publique, les missions des sapeurs-pompiers ne s’avèrent donc pas respectées. Plusieurs alertes ont été formulées par l’intersyndicale, ainsi que les parlementaires auprès des préfets concernés et du préfet de région, sans qu’une réponse satisfaisante soit apportée. C’est pourquoi il lui demande ce qu’il compte mettre en œuvre pour que ces anomalies prennent fin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3208</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Besoin de reconnaissance et de revalorisation des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6502. — 6 mai 2025. — M. David Magnier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet du besoin urgent de reconnaissance et de revalorisation des sapeurs-pompiers volontaires. Le rôle des sapeurs-pompiers volontaires (SPV) en France est essentiel pour le modèle de sécurité civile français puisqu’ils représentent environ 80 % des effectifs des pompiers des SDIS et assurent la sécurité de la population face à des risques sociaux et climatiques (feux de forêts et de cultures, inondations, cyclones, etc.). Pourtant, ils sont aujourd’hui mal reconnus, voire même menacés. En effet, le manque de reconnaissance commence au sein même des instances de sapeurs-pompiers, au sein desquelles les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) ont une place plus prépondérante que les SPV alors même que les SPV représentent environ 80 % des effectifs. À ce manque de valorisation vient s’ajouter une menace qui pèse sur les SPV à propos de leur statut. En effet, la directive européenne 2003/88 considère les SPV comme des « travailleurs » alors même que le droit français fait état de « volontariat » et de « bénévolat » pour cette activité, menaçant ainsi directement le modèle de sécurité civile français. Ainsi, afin de mieux reconnaître et valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, M. le député demande à M. le ministre de préciser son calendrier en ce qui concerne la mise en application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 sur le financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 qui vise à mettre en place des trimestres de bonification. Il lui demande également quelles mesures il entend prendre pour protéger le modèle de sécurité civile français face aux directives européennes. Enfin, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour assurer une meilleure reconnaissance et place aux SPV au sein des instances concernant les sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3209</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Organisation des secours souterrains et rôle des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6503. — 6 mai 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les inquiétudes soulevées par la circulaire du 5 août 2024 relative à l’organisation des secours en milieu souterrain. Cette circulaire, établie sans consultation préalable des représentants des sapeurs-pompiers ni de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), soulève plusieurs interrogations quant à sa conformité avec les missions de secours et de soins d’urgence aux personnes confiées aux sapeurs-pompiers par l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En particulier, elle attribue la direction des secours souterrains au conseiller technique départemental en spéléologie (CTDS), écartant de fait les chefs d’unité et conseillers techniques des formations spécialisées SMPM-ISS et limitant le rôle de commandement des commandants des opérations de secours (COS), désormais subordonnés au directeur des opérations (DO) en cas de désaccord. Par ailleurs, le recours systématique au Spéléo secours français (SSF), y compris pour des cavités accessibles sans difficulté, risque d’entraîner une perte de compétence des équipes spécialisées sapeurs-pompiers, fragilise la chaîne opérationnelle classique (CODIS, COZ, COGIC) et pourrait compromettre la rapidité des secours, compte tenu de l’absence d’astreinte immédiate du SSF dans de nombreux départements. Il est également redouté que cette organisation expose les services d’incendie et de secours à des risques juridiques en cas de retard de secours et à des charges financières indues, alors même que leur rôle de commandement n’est plus effectif. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de réviser cette circulaire afin de rétablir un équilibre entre les compétences des services d’incendie et de secours et celles du SSF, dans l’intérêt d’une meilleure efficacité opérationnelle et d’une plus grande sécurité juridique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3209</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence de l’insécurité à Château-Gombert
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6504. — 6 mai 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans les quartiers résidentiels de Marseille, notamment dans les noyaux villageois de la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Alors que les discours officiels saluent une prétendue stabilisation, voire une baisse, des chiffres de la délinquance, le quotidien des habitants est tout autre. Ces derniers constatent une recrudescence des actes d’insécurité : cambriolages à répétition, agressions, dégradations de véhicules, trafics de stupéfiants, rixes et incivilités sont devenus monnaie courante. Dans certains quartiers, ces exactions sont si fréquentes que de nombreuses victimes, par découragement ou par crainte, renoncent à porter plainte, nourrissant un sentiment profond d’abandon par l’État et ses représentants. Cette situation, au-delà de son impact direct sur la qualité de vie des riverains, menace aujourd’hui gravement le pacte républicain lui-même. À Château-Gombert, par exemple, des habitants ont récemment exprimé leur intention de suppléer eux-mêmes aux insuffisances des forces de l’ordre pour protéger leurs familles et leurs biens. Ce phénomène traduit une perte de confiance préoccupante dans l’autorité publique et pourrait ouvrir la voie à des initiatives dangereuses pour l’ordre public et l’État de droit. Dans ce contexte, Mme la députée demande à M. le ministre s’il entend reconnaître sans détours l’aggravation de la situation sécuritaire à Marseille, en prenant en compte la réalité vécue par les habitants et non les seuls indicateurs statistiques. Elle souhaite également savoir si des mesures concrètes seront prises pour renforcer significativement les effectifs de police dans les zones les plus vulnérables, notamment dans les noyaux villageois aujourd’hui insuffisamment protégés. Elle l’interroge également sur les moyens supplémentaires qui pourraient être alloués à la justice locale afin d’assurer une réponse pénale rapide et systématique aux actes de délinquance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3209</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire au quartier du Mont-Liébaut (Béthune)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6505. — 6 mai 2025. — Mme Caroline Parmentier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation sécuritaire et les conditions de vie des habitants du quartier du Mont-Liébaut à Béthune. Dans la nuit du 27 au 28 avril 2025, un immeuble du boulevard des États-Unis d’Amérique a été la cible de tirs à l’arme à feu, exposant des familles à un grave danger et illustrant une nouvelle escalade de la violence dans ce quartier déjà touché par le trafic de drogue et la dégradation de l’ordre public. Les riverains, profondément choqués, expriment un sentiment d’insécurité croissant, qui s’installe durablement dans leur quotidien. Elle souhaite savoir quelles mesures immédiates et pérennes le Gouvernement entend prendre pour restaurer la sécurité et l’ordre dans le quartier du Mont-Liébaut. Elle le prie de bien vouloir lui indiquer si des moyens supplémentaires, humains et matériels seront déployés pour lutter contre les trafics de drogue et renforcer la tranquillité publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3210</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Montants de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6453. — 6 mai 2025. — Mme Sandra Regol interroge M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), dont une part est affectée aux services d’incendie et de secours en application de l’article 53 de la loi de finances pour 2005. Elle souhaite, dans un souci de transparence et afin d’éclairer les débats à venir sur le financement du modèle de sécurité civile, connaître le montant global généré par la TSCA pour les années 2023 et 2024. Elle souhaite également connaître le montant représenté par la part SIS de la TSCA et reversé à ce titre aux départements pour ces mêmes années 2023 et 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3210</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Lutte contre les dérives sectaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6501. — 6 mai 2025. — Mme Brigitte Liso appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la lutte contre les dérives sectaires. À l’occasion de la remise du rapport d’activité 2022 - 2024 de la Miviludes, M. le ministre a annoncé le déploiement en 2025 d’instances départementales dédiées, passant par la création de conseils départementaux aux actions de prévention et de répression des dérives sectaires. Ces instances seront présidées, dans les territoires, par les préfets et les procureurs. Aux côtés des instances publiques, le rôle et la présence des associations est indispensable. Depuis plusieurs décennies, des associations reconnues pour leur expertise (telles que l’UNADFI, le CCMM, le CAFFES ou encore le GEMPPI) jouent un rôle central dans l’identification des phénomènes sectaires, l’accompagnement des victimes, l’information du public et la sensibilisation des pouvoirs publics. Ces structures, qui s’appuient sur un réseau de professionnels, de bénévoles et d’anciennes victimes, accomplissent un travail essentiel pour préserver les principes de laïcité, de liberté de conscience et de protection des plus vulnérables. Par conséquent, elle souhaite d’une part, être informée du calendrier de mise en place des instances départementales dédiées et, d’autre part, s’assurer que les associations engagées dans la lutte contre les dérives sectaires bénéficieront d’un soutien financier adapté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3210</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>L’art à l’épreuve de l’IA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6467. — 6 mai 2025. — Mme Katiana Levavasseur appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la pertinence d’instaurer une obligation de mention explicite « Créée par IA », ou toute autre mention similaire, sur les images générées par intelligence artificielle, afin de garantir la transparence pour le public et la distinction claire entre photographie réelle et image synthétique. L’essor fulgurant des outils de génération d’images par IA bouleverse actuellement profondément l’univers de la photographie et de l’art visuel. Désormais, des algorithmes sophistiqués permettent de produire des images ultra-réalistes à partir de simples descriptions textuelles, rendant parfois impossible la distinction entre une photo prise par un photographe et une image créée artificiellement. Cette situation soulève des enjeux majeurs en matière d’éthique, d’information du public et de protection du métier de photographe. Si l’intelligence artificielle constitue une avancée indéniable dans le domaine artistique, son utilisation dans la création d’images pose plusieurs questions. D’une part, l’absence de distinction claire entre photographies et images générées par IA entraîne un risque de tromperie du public, en particulier dans les domaines du journalisme, de la publicité ou des concours artistiques. À titre d’exemple, plusieurs prix photographiques ont récemment été attribués à des œuvres générées par IA, sans que les jurys n’aient pu détecter leur nature synthétique, remettant en cause l’intégrité de ces compétitions. D’autre part, la prolifération des contenus IA accentue les risques de désinformation, notamment à travers la diffusion d’images truquées de personnalités ou d’évènements fictifs. Face à ces enjeux, plusieurs pays et instances internationales commencent à encadrer la transparence des images générées par IA. La Chine impose depuis 2023 une mention visible sur toutes les images IA diffusées sur son territoire. L’Union européenne, à travers le futur AI Act, prévoit également une obligation de signalement des contenus synthétiques et encourage le développement de solutions de marquage des images créées par IA. Aux États-Unis d’Amérique, des discussions législatives sont en cours pour garantir une meilleure traçabilité des contenus générés artificiellement. En France, bien que la question fasse l’objet de discussions, aucune régulation spécifique n’impose actuellement l’étiquetage des images générées par IA. Pourtant, d’autres obligations comparables existent déjà, comme la mention « Photographie retouchée » imposée depuis 2017 sur les publicités où l’apparence des mannequins a été modifiée. Aussi, Mme la députée se demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage d’instaurer une obligation légale de mention « Créée par IA », ou toute autre mention similaire, sur les images générées artificiellement. Elle souhaite également savoir si des discussions sont engagées avec les professionnels de l’image et les plateformes numériques pour définir les modalités d’application d’une telle mesure, en tenant compte des défis techniques liés à l’identification et au marquage des images générées par intelligence artificielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3211</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Évolution du statut juridique des animaux dans le droit français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6388. — 6 mai 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité de faire évoluer le statut juridique des animaux dans le droit français, afin de mieux prendre en compte leur sensibilité et leur place croissante dans nos sociétés. Un rapport remis au Gouvernement avait, dès 2011, souligné l’écart entre le droit civil français et les textes européens, qui reconnaissent de longue date la sensibilité des animaux. L’Union européenne, en particulier depuis le traité d’Amsterdam, considère explicitement l’animal comme un être vivant doué de sensibilité. En France, si des avancées ont été réalisées dans le code rural et le code pénal, notamment pour réprimer les actes de cruauté envers les animaux, le code civil les assimile toujours à des biens meubles, au même titre qu’un objet. Cette situation apparaît aujourd’hui en décalage avec les attentes sociétales et les principes d’éthique contemporaine. Les Français sont de plus en plus nombreux à considérer leurs animaux de compagnie comme des membres à part entière de leur foyer. De plus, les recherches scientifiques confirment que les animaux sont capables d’émotions, de stress, de souffrance - autant d’éléments qui mériteraient une reconnaissance juridique adaptée. Le rapport susmentionné proposait deux pistes de réforme du code civil : soit la création d’une nouvelle catégorie de « biens protégés », tenant compte de la spécificité des animaux ; soit, plus audacieusement, la création d’une troisième catégorie juridique, à mi-chemin entre la personne et la chose, permettant de définir l’animal pour ce qu’il est : un être vivant sensible, sans pour autant lui conférer la personnalité juridique. Elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ces propositions, ainsi que ses intentions en matière d’évolution du code civil, afin d’aligner le droit français avec les réalités scientifiques, les attentes citoyennes et les principes européens en matière de protection animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3211</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Requalification pénale du vol d’un animal de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6416. — 6 mai 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’augmentation préoccupante des vols de chiens en France et sur l’inadéquation du cadre juridique actuel pour appréhender ce phénomène. Chaque année, on estime à environ 75 000 le nombre de chiens volés en France. Bien que ces données soient difficiles à quantifier précisément, comme le souligne la brigade de protection animale (BPA), les témoignages se multiplient et la tendance est alarmante. Ces actes sont souvent motivés par la valeur marchande croissante des chiens, dont la revente illicite constitue un marché particulièrement lucratif. Certains vols s’apparentent désormais à des agressions, réalisés à l’arraché ou avec usage de ruse. Pourtant, le code pénal continue de considérer le vol d’un chien comme un vol de bien meuble, au même titre qu’un objet ou un appareil électronique. Cette approche entre en contradiction avec l’évolution du droit civil, qui depuis la loi du 16 février 2015, reconnaît les animaux comme des « êtres vivants doués de sensibilité ». Cette avancée reste malheureusement sans incidence sur la qualification pénale applicable, qui réduit encore ces faits à une simple appropriation frauduleuse. Or les conséquences de ces actes sont bien plus graves qu’un simple préjudice matériel. L’animal volé subit un stress intense, avec des répercussions comportementales et psychologiques importantes. Quant aux propriétaires, ils vivent ces disparitions comme de véritables traumatismes, souvent comparés à des enlèvements. De nombreux témoignages de familles concernées confirment la violence émotionnelle de ces situations. Face à cette réalité, Mme la députée interroge M. le ministre sur l’opportunité de faire évoluer le droit pénal afin que le vol d’un animal de compagnie, en particulier d’un chien, puisse être qualifié de vol aggravé, avec des peines plus lourdes, reflétant la sensibilité de l’animal et la gravité de l’impact subi par ses maîtres. Une telle évolution permettrait de renforcer la protection juridique des animaux de compagnie et de dissuader plus efficacement ces actes. Elle souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet et notamment si une modification législative est envisagée pour mieux prendre en compte la nature particulière du lien entre un animal et son propriétaire dans le traitement pénal de ces infractions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3212</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sécurisation des accès et des enceintes des établissements pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6457. — 6 mai 2025. — Mme Florence Goulet interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la grande dégradation de la sécurisation des accès et des enceintes des établissements pénitentiaires. Comme l’actualité récente l’a montré, la politique de l’excuse qui caractérise la politique pénale du pays depuis trop longtemps aboutit à cette situation révoltante où les vies des agents pénitentiaires et même de leurs familles - du fait des menaces et chantages de ces mafias - sont mises en danger. Les établissements sont devenus les cibles de voyous et mafias en tous genres qui n’hésitent pas à tirer à l’arme lourde sur les établissements, sans compter les projections de produits illicites, par drone parfois. La sécurité des établissements pénitentiaires, à l’intérieur comme à l’extérieur, est de plus en plus mal assurée. Les forces de police et de gendarmerie ne peuvent être mobilisées en permanence sur les lieux. Il serait possible cependant de mobiliser des équipes locales de sécurité pénitentiaires, mais cela n’est pas systématiquement mis en œuvre. De même, afin de limiter les risques d’agression violente, comme à Incarville, mais aussi réduire le temps des agents ainsi gaspillé, alors qu’il pourrait être affecté à une meilleure sécurisation des accès, il semble très souhaitable que la visioconférence devienne la règle pour les extractions judiciaires, voire pour certaines extractions médicales. Aussi, elle lui demande s’il entend mettre en œuvre une politique de protection des établissements pénitentiaires et de leurs agents pour répondre aux dangers que représentent aujourd’hui les narcotrafiquants et autres mafias qui gangrènent le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3212</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Spoliations foncières en Martinique : que fait la justice ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6475. — 6 mai 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le désordre foncier en Martinique : la justice française est-elle malhonnête ou incompétente ? La famille Bill habite le lieu-dit Durand, dans la commune de Saint-Joseph, depuis les années 1800, plus de deux siècles. Hier agriculteurs, ils possédaient et cultivaient 22 hectares. Ils ont tenu à montrer à M. le député leurs titres de propriété originaux : de vieux parchemins, qui datent pour certains des années 1920, effectués par un maître notaire à Fort-de-France. Mais voilà que, le 11 janvier 2008, une donation et une vente de leurs terres ont été réalisées sans qu’on leur demande leur avis. La famille se rend compte de cette situation seulement en 2023, lorsqu’elle voit des travaux débuter sur son terrain. On leur concède juste leur logement, 300 mètres carrés et sans même un coin pour le jardin ! Derrière leur habitation, les enfants ont planté un panneau : « Terrain volé ! » La famille entame donc des démarches auprès de la mairie et du service de la publicité foncière, puis elle décide de porter plainte le 12 mars 2025. Mais deux semaines plus tard, à peine, le tribunal de Fort-de-France leur renvoie « un avis de classement à victimes ». Classé sans suite. Et pour quelle raison ? Parce que, énonce le procureur de la République, « l’enquête n’a pas permis de déterminer les faits ». Mais quelle enquête ? Quelle enquête en moins d’un mois ? M. le député leur a demandé : ont-ils été interrogés par la police ? « Non ». Ont-ils été convoqués par un magistrat instructeur ? « Non ». Ont-ils reçu une demande d’information complémentaire ? « Non ». Le procureur de la République et ses services n’ont diligenté aucune enquête. Dans des affaires qui, pourtant, à première vue, ne sont pas simples, qui mériteraient une véritable enquête : une pareille spoliation n’est possible, semble-t-il, que par une collusion entre le néo-propriétaire et peut-être des élus et peut-être des notaires. M. le député l’ignore. Ou peut-être les Bill ont-ils vraiment tort. M. le député l’ignore. Mais la justice ici, à Fort-de-France, fait le choix de l’ignorer. Elle fait le choix de ne pas savoir. Elle fait le choix de laisser-faire cette spoliation. Pourquoi ? Est-ce par incompétence ? Par indifférence ? Par malhonnêteté ? Il n’y aurait que la famille Bill ! Mais l’ASSAUPAMAR (Association pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais) intervient dans plus de quatre cents dossiers ! Ce sont sans doute bien davantage, des milliers de personnes, qui se résignent, sans recourir à cette association. « Chaque semaine », témoigne Rosalie Gaschet, sa présidente, « nous avons cinq, dix, quinze personnes, qui nous apportent leurs papiers. Alors que ce n’est pas notre vocation ». Durant l’heure que M. le député a passée dans leur local, en effet, deux hommes se sont présentés, des petits paysans installés sur la commune du Lamentin et qui se voient soudain chassés par un promoteur. Alors, une véritable enquête sera-t-elle menée dans le cas de la famille Bill ? Le ministère prendra-t-il au sérieux ces spoliations de terres en Martinique ? Ou, comme dans le cas du chlordécone et dans cent autres affaires, les Martiniquaises et Martiniquais n’auront-ils le droit qu’à une sous-justice, complice et pourtant rendue en notre nom, gens de France ? Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3213</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Responsabilité élargie du producteur bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6403. — 6 mai 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la « responsabilité élargie du producteur » (REP). Depuis mai 2023, les entreprises de bâtiment françaises sont soumises à la REP, un dispositif censé financer la reprise et le recyclage des déchets de chantier. Cependant, malgré ses intentions louables, ce dispositif, rendu obligatoire par la loi AGEC, ne tient pas ses promesses. En réalité, les résultats sont décevants. Actuellement, des centaines de milliers d’entreprises de bâtiment en France paient pour un service quasi inexistant. En 2024, la performance de collecte des déchets de catégorie 1 (gravats, tuiles, béton) n’a pas progressé par rapport à la situation antérieure à la mise en place de la REP. Quant aux déchets de catégorie 2 (bois, métal, plâtre, menuiserie), seulement 7 % ont pu être repris. Les points de collecte et leurs accès ne couvrent que 20 % des volumes de déchets. Pour les 80 % restants, la collecte directe sur chantier ou en entreprise demeure embryonnaire. La REP bâtiment souffre de multiples dysfonctionnements et ne tient pas sa promesse initiale : une reprise gratuite et facile des déchets de chantier en contrepartie d’une taxe sur les produits et matériaux. Seul le paiement de la contribution est effectivement réalisé auprès d’éco-organismes qui n’ont d’écologique que le nom. Ces structures privées exercent un contrôle total sur la collecte sans jamais remettre en question leurs pratiques. Depuis des mois une publication anticipée des hausses de tarifs est réclamée par la profession pour pouvoir les intégrer dans les devis. Pourtant, les éco-organismes continuent de communiquer ces hausses sans explication et dans des délais très courts. Une absence totale de transparence sur les fonds mobilisés ! La Fédération française du bâtiment plaide pour la mise en place d’un conseil de surveillance de la REP bâtiment afin de faire entendre la voix des artisans et entrepreneurs. Ils demandent également une transparence totale sur le montant des éco-contributions perçues par les éco-organismes, par famille de déchets et sur le montant alloué à la collecte opérationnelle. Cette demande de transparence est plus que légitime compte tenu des montants en jeu. Après des mois de protestations, un moratoire a été décrété mi-mars et une « refondation » de la REP semble se profiler. Cependant, dès le lendemain de cette annonce, le principal éco-organisme, Valobat, a profité de l’occasion pour imposer une hausse importante de ses tarifs de reprise ! Cependant, le moratoire prévoit surtout, à ce stade, de suspendre les rares mesures de progrès pour les entreprises. Les arbitrages devraient être rendus début mai, un délai bien trop court pour remettre le dispositif à plat et tenir compte de l’ensemble des options réalistes. Si cette « refondation » aboutit à des mesures insuffisantes, la colère sera immense. Dans un contexte économique difficile, payer toujours plus pour un service qui existe toujours moins a largement dépassé les limites de l’acceptabilité. Cette injustice pourrait rapidement conduire à des actions sur le domaine public que l’organisation professionnelle du bâtiment ne pourra pas canaliser très longtemps. La colère des entrepreneurs du bâtiment gronde ! La profession ne rejette aucunement le principe de la REP et l’impérieuse nécessité de lutter contre les dépôts sauvages. Elle souhaite au contraire que le dispositif fonctionne et que le recyclage devienne une ambition partagée par tous en faveur de l’environnement. D’ailleurs, la Fédération française du bâtiment a créé, il y a 20 ans, un site web permettant de localiser les lieux de recyclage et demandant des sanctions fortes contre les dépôts sauvages. Cependant, elle conteste un système lucratif et abusif qui ne répond en rien aux objectifs fixés par le législateur en 2020. Elle est pour une REP efficace et non lucrative. Il lui demande si le Gouvernement envisage une « refondation » qui soit réellement une remise à plat d’ampleur du dispositif face à l’exaspération croissante des artisans et entrepreneurs du bâtiment et des attentes de ceux-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3214</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Faible mobilité dans le parc de logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6458. — 6 mai 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la faible mobilité dans le parc de logements sociaux et la difficulté d’accès pour les ménages modestes. Le taux de rotation dans le parc HLM est passé de 10,3 % en 2011 à 7,3 % en 2023, contre 19 % dans le parc locatif privé. Une augmentation d’un seul point de ce taux permettrait pourtant de dégager jusqu’à 60 % de logements supplémentaires chaque année. Or on compte aujourd’hui 1,8 million de ménages en attente d’un logement social pour 5,2 millions de logements existants. Une étude du ministère du logement estime par ailleurs à 13,1 milliards d’euros l’avantage cumulé que procure le loyer social par rapport au marché privé. Enfin, selon plusieurs sources, près de 8 % des locataires HLM ne rempliraient plus aujourd’hui les conditions d’accès s’ils devaient renouveler leur demande. Malgré ces constats, les débats autour de la proposition de loi visant à renforcer l’évaluation de la situation patrimoniale des locataires et à étendre l’application du supplément de loyer de solidarité (SLS) n’ont pas abouti, certains y voyant une remise en cause du droit au logement. Or cette démarche visait à assurer une meilleure allocation de la ressource publique, sans exclure les locataires modestes. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour favoriser la mobilité dans le parc social et mieux orienter l’accès aux logements sociaux vers les publics réellement prioritaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3214</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Malfaçons dans les rénovations des logements dans le bassin minier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6459. — 6 mai 2025. — M. Bruno Clavet attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’état des rénovations menées dans le cadre de l’engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM) dans le Pas-de-Calais. Initialement présenté comme un plan ambitieux pour améliorer l’habitat et en finir avec les passoires thermiques, ce programme suscite aujourd’hui de nombreuses critiques de la part des habitants. Les travaux réalisés sont souvent perçus comme bâclés, menés à la va-vite et sans traitement des causes structurelles des dégradations. De nombreux témoignages font état de moisissures persistantes, d’infiltrations non résolues et d’une dégradation rapide des logements rénovés. Face à cette situation, il souhaite savoir quel est le suivi effectif mis en place par l’État pour contrôler la qualité des rénovations engagées dans le cadre de l’ERBM ; si une charte de qualité, définissant des exigences minimales de résultat et de durabilité, encadre les travaux réalisés ; quelles mesures de correction ou de sanction sont prévues en cas de malfaçons constatées après rénovation ; et si l’État envisage de renforcer ses contrôles pour garantir aux habitants du bassin minier des logements véritablement sains, durables et conformes aux objectifs affichés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3214</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Mise en œuvre des critères de décence énergétique dans les zones de montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6460. — 6 mai 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la mise en œuvre des critères de décence énergétique définis par la loi climat et résilience dans les territoires de montagne. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent plus être proposés à la location. Cette interdiction s’étendra aux classes F en 2028, puis E en 2034. Si l’objectif de lutte contre les passoires thermiques est incontestablement nécessaire, son application pourrait poser des difficultés dans certains territoires comme les zones de montagne. Dans les zones de montagne comme les Hautes-Alpes, les contraintes climatiques, architecturales et patrimoniales rendent les travaux d’amélioration énergétique particulièrement complexes, coûteux et parfois inopérants pour atteindre les seuils requis. Il en résulte une forte inquiétude quant à la réduction rapide du parc locatif permanent, avec des logements qui, faute de conformité énergétique, ne peuvent plus être proposés à la location, quand bien même ils seraient décents sur le plan structurel. Cette situation risque d’aggraver des tensions déjà vives sur le logement, dans des territoires marqués par une forte pression immobilière, une croissance du nombre de résidences secondaires et des difficultés d’accès au logement pour les actifs, les saisonniers, les jeunes ou les familles modestes. Plusieurs maires de stations ou de communes de montagne alertent sur un risque de fracture résidentielle et sur l’impact que cela pourrait avoir sur le tissu social, l’économie locale et les services publics. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’adapter la mise en œuvre des critères de décence énergétique dans ces zones spécifiques, en prenant en compte les réalités techniques et économiques du bâti montagnard, afin de garantir une transition juste, sans fragiliser davantage l’accès au logement dans ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3215</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Avenir du Fonds national des aides à la pierre (FNAP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6462. — 6 mai 2025. — M. Lionel Causse interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’avenir du Fonds national des aides à la pierre (FNAP). Depuis sa création, le FNAP incarne un outil essentiel de soutien à la politique publique du logement, notamment par sa gouvernance tripartite réunissant l’État, les bailleurs sociaux et les collectivités territoriales. Toutefois, plusieurs signaux récents suscitent des interrogations quant à la pérennité de cette instance : la Cour des comptes a émis des critiques concernant la gestion et l’efficience de certaines aides versées, tandis que des propositions d’amendements parlementaires ont envisagé la suppression pure et simple du FNAP, au motif d’un paysage institutionnel jugé redondant avec celui de l’ANAH ou de l’ANCT. Dans ce contexte, il lui demande les intentions du Gouvernement quant à l’avenir du FNAP : sa conservation, sa transformation éventuelle ou sa suppression, ainsi que les conséquences envisagées pour le financement du logement social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3215</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Exploitation des hydrocarbures en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6472. — 6 mai 2025. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur les conséquences économiques et énergétiques de la loi n° 2017 1839 du 30 décembre 2017, qui interdit toute nouvelle exploitation d’hydrocarbures en France, y compris dans les territoires ultramarins. Alors que cette loi visait à limiter l’impact environnemental des activités pétrolières et gazières, elle a également privé certains territoires d’une ressource potentielle de développement économique. La Guyane, notamment, se trouve dans une situation paradoxale : alors que ses voisins immédiats - le Guyana, le Suriname et le Brésil - développent activement leurs réserves d’hydrocarbures, la France interdit toute exploration et exploitation sur son propre territoire, limitant ainsi ses perspectives d’indépendance énergétique et de croissance locale. Cette situation soulève plusieurs problématiques.Tout d’abord, elle freine le développement d’un secteur qui aurait pu contribuer à la création d’emplois et à la dynamisation économique de la région. Ensuite, elle maintient ces territoires dans une dépendance accrue aux importations d’hydrocarbures, avec un coût environnemental et financier souvent plus élevé que si ces ressources étaient exploitées localement sous un cadre strict et respectueux des normes françaises. Il lui demande donc s’il envisage de réévaluer l’impact de cette interdiction sur les territoires ultramarins et d’ouvrir une réflexion sur d’éventuelles adaptations spécifiques à ces régions ; une telle démarche permettrait d’envisager une exploitation maîtrisée des ressources locales, conciliant développement économique et respect des engagements environnementaux de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3215</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Naillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Financement du Planning familial en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6473. — 6 mai 2025. — M. Philippe Naillet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur sa préoccupation majeure concernant le financement des activités du Planning familial dans les territoires ultramarins. En effet, le Planning familial lui a signalé qu’à la suite d’échanges avec le cabinet de M. le ministre, il leur avait été notifié que pour l’année 2025 aucun financement ne leur serait accordé par le ministère, notamment dans le cadre du programme MOM. Cette décision, si elle était maintenue, entraînerait des conséquences majeures sur la continuité des actions menées par le Planning familial dans les DROM, tant sur le plan opérationnel que stratégique. À La Réunion, par exemple, cela signifierait la fin du soutien apporté à l’ouverture du centre LGBTQIA+ Sud, porté par le Planning familial Réunion. Ce centre a vocation à jouer un rôle fondamental en matière de prévention, d’accueil et de soutien psychologique et social pour des personnes souvent confrontées à de fortes discriminations et à l’isolement. Le programme MOM, en partenariat avec le ministère des outre-mer, est à la fois transversal et spécifique aux territoires d’outre-mer. Il vise à améliorer l’accès aux droits et à l’information en matière de santé sexuelle, en particulier pour les jeunes et les populations les plus vulnérables. Ce programme se décline ainsi en cinq axes : renforcer la coopération entre territoires, investir dans la promotion en santé sexuelle, améliorer la santé sexuelle et reproductive, répondre aux besoins spécifiques des populations vulnérables et promouvoir la recherche et l’innovation en santé sexuelle. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les raisons de cette décision de mettre fin au financement du Planning familial par son ministère et les mesures qu’il envisageait de prendre pour garantir le maintien des activités du Planning familial dans les outre-mer et notamment à La Réunion ; il est impératif que l’ensemble des populations de ces territoires, notamment les femmes et les jeunes, puissent continuer à bénéficier des services indispensables et de l’accompagnement du Planning familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3216</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Non-remboursement systématique des tests compagnons en oncologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6395. — 6 mai 2025. — M. Éric Pauget attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur prévention sur la problématique persistante du non-remboursement systématique des tests compagnons en oncologie, pourtant essentiels à la médecine de précision. Ces tests diagnostics, indispensables pour identifier les patients pouvant bénéficier de thérapies ciblées, demeurent financés de manière partielle via des dispositifs dérogatoires inadaptés, tels que le référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN). Depuis 2018, leur prise en charge repose sur une enveloppe largement insuffisante, laissant à la charge des établissements de santé près de 50 % du coût de chaque test. Cette situation pèse lourdement sur les budgets hospitaliers, en particulier dans les centres spécialisés en cancérologie. Initialement considérés comme innovants, ces tests sont aujourd’hui devenus des outils standards du parcours de soin en oncologie. Pourtant, un paradoxe subsiste : les traitements ciblés sont remboursés, mais les tests nécessaires à leur prescription ne le sont pas pleinement. Cette incohérence fragilise l’égalité d’accès aux soins, contraignant certains établissements à limiter la réalisation de ces examens, au détriment des patients qui se voient privés de diagnostics personnalisés et, par conséquent, de traitements optimaux. Les conséquences sont majeures : d’une part, une perte de chance thérapeutique pour les patients, avec des disparités territoriales inacceptables ; d’autre part, une pression financière croissante sur les hôpitaux, menaçant l’équilibre économique des structures les plus impliquées dans la lutte contre le cancer. À cela s’ajoute un frein à l’innovation, puisque l’absence de cadre de financement pérenne décourage l’introduction de nouveaux tests diagnostiques pourtant validés scientifiquement. Face à cette situation, il apparaît indispensable d’adopter une réforme ambitieuse et pragmatique. La solution proposée par les professionnels de santé consiste à instaurer le remboursement automatique des tests compagnons dès l’autorisation et le remboursement d’un médicament ciblé associé. Cette mesure garantirait la cohérence du parcours de soin et mettrait fin au décalage actuel entre avancées thérapeutiques et diagnostics. Aussi, il lui demande quelles actions concrètes il envisage pour sécuriser durablement le financement des tests compagnons, en réformant le dispositif RIHN et en intégrant ces actes essentiels au droit commun du remboursement et souhaite savoir s’il prévoit d’inscrire cette mesure dans le cadre du prochain PLFSS, afin d’assurer une égalité d’accès aux soins et de soutenir l’innovation en oncologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3216</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des soins réalisés à l’étranger par l’assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6396. — 6 mai 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la procédure de remboursement des soins réalisés à l’étranger par l’assurance maladie, désormais accessible en ligne via le compte Ameli. De nombreux assurés profitant d’un séjour à l’étranger, notamment pendant les vacances, peuvent être amenés à solliciter un remboursement pour des soins médicaux reçus hors du territoire national. Aussi, elle lui demande, pour les trois dernières années, quels sont les principaux types d’actes médicaux réalisés à l’étranger ayant donné lieu à un remboursement par l’assurance maladie, dans quels pays ces soins ont été le plus fréquemment effectués par les assurés français et quels sont les montants moyens et totaux remboursés au titre de ces soins à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3217</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par Ameli de soins réalisés à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6397. — 6 mai 2025. — M. Christian Girard appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la procédure de remboursement des soins reçus à l’étranger. De nombreux assurés, notamment lors de séjours à l’étranger pour les vacances, peuvent être amenés à demander le remboursement de soins médicaux effectués hors du territoire national. Il souhaite ainsi connaître, pour les trois dernières années, quels sont les principaux types d’actes médicaux réalisés à l’étranger ayant donné lieu à un remboursement par l’assurance maladie, quels sont les pays dans lesquels ces soins ont été le plus fréquemment dispensés, ainsi que les montants moyens et globaux remboursés au titre de ces soins à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3217</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gestion des déchets d’activités de soins à risques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6420. — 6 mai 2025. — M. Thierry Liger interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en général, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé déjà particulièrement sous pression et un risque important pour les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Des accidents ont déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers en raison de l’apparition de DASRI, à la suite d’erreurs de tri. Le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, il lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI et quelles mesures comptent prendre le Gouvernement pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3217</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes usagères de crack à Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6429. — 6 mai 2025. — Mme Sarah Legrain interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation médico-sociale et les difficultés quotidiennes liées à la présence, dans l’espace public, de personnes usagères de crack. Depuis le démantèlement de la « colline du crack », puis du square de Forceval, les consommateurs et consommatrices de crack de Paris se sont massivement déplacés dans le 19e arrondissement, notamment sur le boulevard Macdonald, autour de la forêt linéaire qui s’y trouve et sur les quais du canal. Depuis plusieurs années, les réunions sur le sujet se sont succédé, sans évolution notable. Les habitants et habitantes, collectifs et associations se sentent peu informés et informées et peu entendus et entendues alors qu’il en va de leur vie quotidienne, qui semble se détériorer toujours plus. De fait, ils disent constater une dégradation de la situation et sont confrontés chaque jour à des scènes choquantes, voire dangereuses. Le collectif « Rosa Craque » et ses membres font ainsi état de nuisances diverses : présence de personnes consommatrices de crack aux comportements parfois agressifs et violents envers elles-mêmes et les autres, scènes dégradantes atteignant à la dignité de ces personnes comme pour les passants et passantes et les enfants qui y assistent, recours à la prostitution dans certains espaces publics, consommation dans les transports en commun, occupation des halls, cages d’escaliers et caves d’immeubles avoisinants, départs de feux, dégradations et nuisances sonores répétées. Si la présence de forces de police supplémentaires à l’occasion des JOP de Paris 2024 a pu permettre de masquer temporairement le problème, en diminuant artificiellement ces nuisances tout en réprimant et dispersant les personnes concernées sans leur fournir d’accompagnement, la situation est de nouveau intenable. De toute évidence, la réponse sécuritaire ne résout rien sans une prise en compte médicale, sanitaire et sociale globale, digne et pérenne. Toutes les personnes présentes lors des différentes réunions publiques, en présence de M. le préfet de police ainsi que des représentants et représentantes de l’ARS, de la mairie de Paris ainsi que de la mairie d’arrondissement, s’accordaient sur ce point. La création de nouveaux dispositifs sanitaires et sociaux ou la montée en charge des dispositifs existants étaient alors mises en avant. Dans ce contexte, elle l’interroge sur les résultats obtenus par ces dispositifs et leur état d’avancement, sur les mesures qu’il compte prendre pour que la prise en charge médico-sociale s’améliore et plus largement sur l’accompagnement des personnes usagères de drogue à Paris, à l’heure où la question de la pérennisation de l’expérimentation des salles HSA est posée dans le débat public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3218</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la loi ratio minimum de soignants par patient hospitalisé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6437. — 6 mai 2025. — Mme Sandrine Runel alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le retard pris dans l’application de la loi n° 2025-74 du 29 janvier 2025 relative à l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé. En effet, trois mois après la promulgation de cette loi, on constate avec inquiétude que la Haute Autorité de santé (HAS) n’a toujours pas reçu de lettre de saisine lui permettant d’entamer ces travaux. Pourtant, la loi dispose clairement que « le ratio prévu au premier alinéa est établi par un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, pour une période maximale de cinq ans ». Ce retard repousse la mise en œuvre d’une loi largement adoptée par la représentation nationale et très attendue par les professionnels de santé, compromettant ainsi gravement l’amélioration de la prise en charge des patients. Elle rappelle l’importance vitale de cette loi et lui demande ainsi de bien vouloir lui confirmer qu’une saisine de la Haute Autorité de santé aura lieu dans les meilleurs délais afin de ne pas retarder davantage l’application de cette loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3218</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retards de versement des enveloppes hospitalières par les ARS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6438. — 6 mai 2025. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences des retards de versement des enveloppes hospitalières aux établissements de santé par les agences régionales de santé (ARS). Chaque année, plusieurs établissements hospitaliers, à l’image de l’hôpital de Wissembourg situé dans sa circonscription, rencontrent des difficultés liées au décalage entre la période d’engagement des dépenses et celle de réception effective des financements attendus. Ces retards de paiement, imputables à des délais de traitement au niveau des services de l’État et répercutés sur les ARS, empêchent ces dernières de notifier en temps utile aux établissements le montant précis des aides financières qui leur seront attribuées. En conséquence, les établissements sont contraints de différer le paiement de leurs propres fournisseurs et prestataires, ce qui fragilise leur trésorerie et complique leur gestion financière quotidienne. De telles pratiques sont d’autant plus préoccupantes dans un contexte de tension accrue sur les budgets hospitaliers, où la capacité de planification budgétaire est essentielle pour assurer la continuité des soins et la qualité du service public hospitalier. Ce phénomène met en lumière un problème structurel d’anticipation et de fluidité dans l’allocation des financements publics destinés au fonctionnement hospitalier. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin d’assurer une meilleure prévisibilité et une régularité accrue des versements aux établissements hospitaliers par l’intermédiaire des ARS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3218</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prendre en charge les personnes touchées par le syndrome Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6463. — 6 mai 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, concernant les conditions de prise en charge des personnes atteintes du syndrome de Smith Magenis. Maladie orpheline, se manifestant par un déficit intellectuel, un retard psychomoteur, des troubles de comportement et des troubles du sommeil, elle nécessite un traitement médical spécifique pour en diminuer les effets. Les troubles du sommeil, causés par une inversion du rythme circadien de la mélatonine, viennent accentuer les difficultés d’apprentissage et les troubles du comportement se caractérisant par une forte agressivité. Ce syndrome est particulièrement invalidant et impose une vigilance constante des parents. Des traitements permettant d’améliorer grandement la qualité et la durée du sommeil sont actuellement disponibles. Le Slenyto, version pédiatrique du Circadin, a obtenu en 2021 une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les patients âgés de 2 à 18 ans. Cependant, le Circadin, ayant prouvé son efficacité à la suite d’une autorisation temporaire d’utilisation (RTU) entre 2015 et 2021, n’est toujours pas pris en charge pour les personnes âgées de 18 ans ou plus atteintes du syndrome de Smith Magenis. Ce traitement est pourtant indispensable pour la santé des personnes touchées par ce syndrome. L’absence de prise en charge du Circadin, seul traitement permettant de soulager les symptômes, rend impossible, pour certains malades majeurs, l’accès à ce médicament. Faute de moyens, les familles sont contraintes de mettre fin au traitement chez leurs enfants devenus majeurs. Il est inconcevable que le manque de moyens financiers puisse altérer et dégrader l’état de santé d’une personne. À ce titre, il lui demande s’il envisage de prendre des mesures pour assurer la prise en charge de ce traitement pour les patients âgés de 18 ans et plus, dans une optique de continuité du traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3219</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes touchées par le syndrome Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6464. — 6 mai 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur une attente formulée par les personnes touchées par le syndrome Smith Magenis. Il s’agit d’une maladie orpheline qui se manifeste par un déficit intellectuel, des troubles du comportements et des troubles du sommeil. Ces personnes subissent une inversion de l’horloge biologique qui les maintient en état de veille la nuit et de sommeil le jour. Un seul traitement peut inverser la sécrétion de la mélatonine, le Circadin. Les patients âgés de 6 à 18 ans ont bénéficié d’une RTU (recommandation temporaire d’utilisation) sur le Circadin de 2015 à 2021. Cela a abouti à l’obtention d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) en 2021 pour le Slentyo, version pédiatrique du Circadin. Face à ces résultats, les patients souhaitent obtenir un CPC (cadre de prescription compassionnelle) pour les plus de 18 ans afin de leur assurer une continuité de soins. Aussi, il lui demande s’il est prévu la mise en place d’un CPC permettant une prise en charge du traitement afin de garantir à ces personnes touchées par ce syndrome une meilleure qualité de vie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3219</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Formation des thanatopracteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6465. — 6 mai 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la formation des thanatopracteurs. En effet, depuis la loi « bioéthique » du 2 août 2021 et son décret d’application du 27 avril 2022 relative aux dons du corps à la science, l’accès aux laboratoires d’anatomie pour l’apprentissage des thanatopracteurs a été supprimé, que ce soit dans le cadre de la formation initiale mais également pour les formations complémentaires telles, par exemple, que les formations en matière de reconstruction après traumatisme. Pour les thanatopracteurs français qui souhaiteraient enrichir leurs compétences, la seule possibilité semble être désormais de se former à l’étranger, notamment en Belgique où est dispensée une formation relative aux corps donnés à la science. Plus généralement, il semblerait que la qualité des services proposés en thanatopraxie régresserait en raison du manque flagrant de formation. C’est pourquoi, interpellé à ce sujet par un thanatopracteur du Finistère, il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour revenir sur le décret du 27 avril 2022 précité et permettre aux facultés de médecine de proposer la délivrance d’un diplôme universitaire de réhabilitation post-traumatique sur défunts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3219</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégâts du chlordécone en Martinique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6470. — 6 mai 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les impacts du chlordécone sur les ouvriers agricoles des bananeries. « L’État doit payer une enquête épidémiologique ». M. le député a rendu visite il y a quelques jours au Collectif des ouvriers agricoles empoisonnés au pesticide dans la commune du Lamentin, en Martinique. Le président de l’association lui racontait qu’il a vu sa mère, ouvrière agricole dans une bananeraie, mourir d’une leucémie. Sa maison familiale est entourée par trois exploitations de bananes et dans son entourage, parmi les travailleurs, les cancers de la prostate, les cancers du poumon, les cancers du sein, les cas de cécité, de surdité ou de paralysie faciale se sont multipliés. À cause du chlordécone, mais pas que… à cause d’un cocktail de pesticides, de fongicides, d’herbicides auquel les ouvriers et ouvrières sont très exposés. Un autre membre de l’association témoignait à M. le député qu’« en 1974, déjà, lors du massacre de Chalvet, les ouvriers agricoles faisaient grève pour les salaires, c’est vrai, pour le Smic. Mais aussi pour être protégés des "poisons". On ne disait pas pesticide, à l’époque ». Aussi, lorsqu’éclate le scandale du chlordécone, en compagnie d’une médecin épidémiologiste, Anne-Marie Dumoutier, eux lancent une enquête populaire auprès de 500 ouvriers et ouvrières des bananeraies ainsi que de leurs descendants. Cette enquête révèlera une omniprésence des pathologies liées à l’empoisonnement des pesticides dans la population étudiée. Mais bien que sérieuse, cette étude, menée par des militants, n’a pas valeur scientifique et ne peut donc servir de base à une indemnisation des victimes. Aussi, depuis des années, ils réclament à l’État une véritable enquête épidémiologique. Mais le ministère de la santé et l’ARS de Martinique, s’y opposent. Il lui demande quand l’État compte mener cette enquête pour analyser les impacts sur les ouvriers et ouvrières agricoles de l’utilisation du chlordécone et d’autres pesticides utilisés dans les bananeries.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3220</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Épidémie de chikungunya à La Réunion : mesures de soutien et de prévention</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6471. — 6 mai 2025. — Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation sanitaire préoccupante à La Réunion, où une forte épidémie de chikungunya sévit depuis janvier 2025. Plus de 40 000 cas ont été recensés à ce jour et plusieurs décès sont malheureusement à déplorer. Cette crise sanitaire met sous forte tension les établissements de santé, ayant conduit au déclenchement du plan blanc. Face à cette situation, une campagne de vaccination ciblant les populations les plus à risque avait été initiée, avant d’être récemment suspendue par mesure de précaution. Cette décision, tout en témoignant d’une vigilance légitime des autorités sanitaires, souligne l’importance de continuer à renforcer la protection des personnes les plus vulnérables. Dans ce contexte, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour accompagner les habitants de La Réunion face à l’épidémie, pour garantir l’accès rapide à des solutions de prévention et de protection adaptées, et pour soutenir les soignants mobilisés sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3220</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement du protocole État-régions, formations sanitaires et sociales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6490. — 6 mai 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les financements du protocole État-régions. Partout en France, les hôpitaux publics alertent : il faut rouvrir des lits mais le personnel soignant manque. La solution : former et recruter. Alors que la loi relative à l’instauration d’un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé a récemment été adoptée et sera applicable dès 2027, les services hospitaliers sont en forte tension faute de personnel, une situation qui pourrait conduire à davantage de fermetures. Le protocole État-régions en faveur des formations sanitaires et sociales, signé en mars 2022, vise à prolonger la dynamique engagée par le Ségur de la santé après la crise du covid-19, en établissant un cadre durable pour la planification et le financement de l’offre de formation sanitaire et sociale. La poursuite de ces financements est essentielle pour le système de santé, pourtant, le Gouvernement est resté jusqu’ici silencieux quant à leur maintien. Sans garanties concrètes, plusieurs centaines voire milliers de places dans les instituts de formation pourraient fermer, affectant particulièrement les infirmiers et les aides-soignants. Le système de santé doit continuer de prôner solidarité et responsabilité et s’engager pour la qualité du service public et le financement des formations sanitaires et sociales. Il lui demande donc si le Gouvernement prévoit de pérenniser ses engagements sur la formation des soignants dans un souci d’intérêt général et afin de garantir l’accès aux soins pour tous, partout.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3220</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Statut des manipulateurs en électroradiologie médiale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6492. — 6 mai 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de reconnaissance statutaire des manipulateurs en électroradiologie médicale (MEM), personnels essentiels au bon fonctionnement des hôpitaux et cliniques. Professionnels de santé qualifiés, intervenant dans l’imagerie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie, les MEM exercent sous prescription médicale des actes décisifs pour le diagnostic et le suivi des patients. Pourtant, leur statut reste flou, oscillant entre technicien et soignant, sans reconnaissance officielle de leur rôle de soignant, contrairement aux infirmiers. Cette situation engendre un fort sentiment de déclassement professionnel. Le rapport IGAS n° 2020-063R, publié en 2021, a identifié ces difficultés et formulé 26 recommandations pour y remédier. À ce jour, seule l’augmentation du nombre d’étudiants en formation a été amorcée, sans vérifier les capacités d’absorption de tels effectifs des structures locales existantes pour leurs stages et sans que les enjeux de qualité pédagogique, de reconnaissance des pratiques avancées ou d’organisation territoriale ne soient réellement pris en compte. Dans un contexte de tension croissante sur les effectifs, elle lui demande si le Gouvernement entend reconnaître pleinement les manipulateurs en électroradiologie médicale comme des soignants à part entière et prendre des mesures pour clarifier leur statut et revaloriser ce métier indispensable à la permanence et à la qualité des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3221</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Obligation à servir pour les médecins titulaires d’une équivalence de diplôme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6495. — 6 mai 2025. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence d’obligation de service pour les médecins à l’issue de la période de validation du parcours post EVC (épreuves de vérification des connaissances). Actuellement, lorsqu’un médecin étranger obtient l’autorisation d’exercer en France (inscription à l’ordre des médecins) à l’issue de la période de consolidation (minimum 2 ans) suite au concours des EVC, aucune obligation de servir n’est imposée aux lauréats par rapport à l’établissement de santé public qui a contribué à leur accueil et à leur formation. Cette situation pose de réelles difficultés pour les hôpitaux publics, qui investissent dans l’intégration et l’accompagnement de ces médecins et qui, une fois l’obtention de l’autorisation d’inscription à l’ordre, voient souvent partir ces professionnels vers d’autres structures, voire vers le secteur privé. Dans un contexte de forte tension sur les ressources médicales, notamment dans les hôpitaux de proximité et les zones sous-dotées, cette situation apparaît d’autant plus problématique. Elle va à l’encontre de la logique d’attractivité et de stabilisation des équipes médicales dans les établissements publics. Il lui demande ainsi si le Gouvernement envisage de conditionner l’obtention de l’autorisation d’exercer en France à un engagement de service public pour une durée minimale au sein de l’établissement ayant accompagné leur formation, à l’instar d’autres dispositifs existants pour certaines professions de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3221</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre la désinformation médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6499. — 6 mai 2025. — M. Éric Pauget alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de renforcer les moyens de lutte contre la désinformation en matière de santé. La propagation massive de fausses informations sanitaires, notamment via les réseaux sociaux et certaines plateformes en ligne, constitue aujourd’hui une menace réelle pour la santé publique. Qu’il s’agisse de discours antivaccins, de remèdes inefficaces voire dangereux, ou de théories complotistes, cette désinformation alimente la défiance envers les institutions, encourage des comportements à risque et fragilise les efforts de prévention et de prise en charge médicale. S’il est fondamental de préserver la liberté d’expression, pilier de la démocratie, il est tout aussi essentiel de rappeler que cette liberté connaît des limites lorsqu’il s’agit de protéger la vie et la santé des citoyens. La diffusion intentionnelle de fausses informations médicales ne relève pas de l’expression d’une opinion, mais bien d’un acte dangereux aux conséquences parfois dramatiques. À ce jour, la législation française sanctionne la diffusion de fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public, mais ne prévoit aucun dispositif spécifique ciblant la désinformation en matière de santé. Face à l’ampleur du phénomène, il apparaît nécessaire d’adapter l’arsenal juridique. Une évolution du code pénal pourrait ainsi permettre d’interdire explicitement la diffusion de fausses informations sanitaires mettant en danger la vie d’autrui, avec des sanctions adaptées pour les personnes physiques comme morales. Aussi, il l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour endiguer la désinformation médicale et lui demande si une réforme législative spécifique est prévue pour sanctionner la diffusion de fausses informations en santé publique, tout en préservant la liberté d’expression.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3221</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Présence de substances indésirables dans de nombreuses huiles d’olive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6500. — 6 mai 2025. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les résultats particulièrement préoccupants d’une enquête publiée le 24 avril 2025 par le magazine 60 Millions de consommateurs, mettant en lumière la présence de substances indésirables dans de nombreuses huiles d’olive vierge extra commercialisées en France. Cette étude, qui a porté sur 22 références, incluant des produits issus de l’agriculture biologique comme de la filière conventionnelle, révèle que toutes les huiles analysées contiennent des traces de plastifiants, notamment des phtalates, ainsi que des hydrocarbures d’huiles minérales de type MOSH et MOAH. Ces substances, potentiellement issues des matériaux utilisés pour le conditionnement, le stockage ou le transport, sont connues pour leurs effets délétères sur la santé humaine, en particulier en tant que perturbateurs endocriniens ou substances suspectées d’être cancérogènes. Il apparaît par ailleurs que certaines de ces huiles dépassent les seuils jugés acceptables par les autorités sanitaires européennes. Alors que l’huile d’olive est couramment perçue par les consommateurs comme un aliment sain, aux vertus reconnues notamment pour la santé cardiovasculaire, cette révélation suscite une inquiétude légitime. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour renforcer les contrôles sur la qualité des huiles d’olive vendues en France et garantir leur conformité aux normes sanitaires en vigueur. Il l’interroge également sur les mesures susceptibles d’être mises en œuvre pour inciter les acteurs de la filière à supprimer l’usage de matériaux susceptibles de contaminer les produits finis. Enfin, il lui demande quelles sont les initiatives envisagées pour informer clairement les consommateurs sur la composition réelle des huiles qu’ils consomment, ainsi que sur les éventuels risques sanitaires associés, dans un souci de transparence et de protection de la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3222</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Fournier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Décret sur les sanctions relatives à la reproduction dans les cirques itinérants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6387. — 6 mai 2025. — M. Charles Fournier appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi contre la maltraitance animale sur la question des cirques avec animaux non domestiques. Dans le cadre de la loi n° 2021-1539 contre la maltraitance animale, l’interdiction de la reproduction et de l’acquisition des animaux d’espèces non domestiques en vue d’être présentés au public dans les établissements itinérants est entrée en vigueur à compter du 30 novembre 2023. Ainsi, depuis cette date, aucun nouvel animal sauvage ne devrait voir le jour dans un cirque itinérant. Or à ce jour, aucun décret d’application de cette mesure n’a été publié par le ministère de la transition écologique, notamment concernant les sanctions. L’association Code animal alerte sur trois portées faites dans le cirque Claudio Zavatta en 2024. En mai, juillet et août, neuf lionceaux de trois femelles différentes son nés. Le prix d’un lionceau peut s’élever jusqu’à 15 000 euros, un prix suffisamment élevé pour inciter les cirques à continuer de reproduire des animaux d’espèces non domestiques malgré l’adoption de la loi. Il ne s’agit pas uniquement du cirque Zavatta car Code animal a identifié formellement trois autres cirques avec des petits : un lionceau, cinq tigraux. Il appelle à la vigilance le Gouvernement et désire connaître la date de publication du décret sur les sanctions relatives à la reproduction dans les cirques itinérants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3222</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Souffrance animale, stop aux pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6390. — 6 mai 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité d’interdire les pièges à colle, responsables de souffrances animales extrêmes et non sélectifs. Ces dispositifs, principalement utilisés pour capturer des rongeurs, consistent à piéger les animaux sur une surface enduite de colle, les condamnant à une agonie prolongée. Les animaux ainsi capturés peuvent subir des blessures graves, telles que des déchirures cutanées, des fractures ou des lésions oculaires, en tentant de se libérer. Outre leur cruauté, ces pièges ne sont pas sélectifs : des espèces protégées, comme les hérissons, moineaux ou rapaces, peuvent également être capturées, mettant en danger la biodiversité. D’ailleurs, de nombreux chasseurs s’opposent à ces méthodes, les jugeant contraires à l’éthique de la chasse et nuisibles à l’image de leur pratique et des pays tels que l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne ou la Nouvelle-Zélande ont déjà interdit ces pièges. En France, bien que certaines enseignes aient cessé leur commercialisation, d’autres continuent à en proposer à la vente. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la chasse à la glu a été interdite en 2023 par le Conseil d’État, en raison de son manque de sélectivité et de la souffrance infligée aux animaux. Mme la députée souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de faire interdire la production, la commercialisation et l’utilisation des pièges à colle, afin de mettre fin à une pratique cruelle et dangereuse pour la faune sauvage et de s’aligner sur les engagements de la France en matière de bien-être animal et de protection de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3223</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation des conservatoires botaniques nationaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6404. — 6 mai 2025. — M. Michel Castellani attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation des conservatoires botaniques nationaux. Ces établissements, sans but lucratif, exercent des missions d’intérêt général dans le domaine de la connaissance et de la conservation de la biodiversité végétale et fongique. Ils sont des acteurs majeurs du service public de l’environnement, reconnus comme tels. Le réseau des conservatoires botaniques nationaux couvre le territoire national, métropole et outre-mer. Leur modèle est singulier puisqu’il s’appuie sur un ancrage territorial fort, associant les différents échelons des collectivités locales et sur un agrément délivré par le ministère de l’écologie. Ce modèle est en outre unique et regardé avec intérêt par les voisins européens. La mise en œuvre des missions de service public repose sur des financements publics, dont le caractère pérenne n’est aucunement garanti. La question de leur devenir est en jeu. Les élus en charge de la gestion de ces établissements sont très inquiets ; la situation se dégrade significativement en 2025, l’emploi est désormais clairement menacé et des procédures de licenciement s’engagent. Dès 2023, le ministère de la transition écologique a été saisi des fragilités financières qui préoccupent les conservatoires botaniques ; des propositions ont été faites au ministère en 2024, sur la base d’un état de la situation du réseau et les échanges se sont poursuivis ces derniers mois. Aussi, il lui demande les suites que le Gouvernement et le ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, en premier lieu, envisagent de donner à cette situation désormais grave et urgente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3223</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Défendre la chasse française face aux quotas européens injustes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6405. — 6 mai 2025. — M. Kévin Mauvieux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les quotas imposés aux chasseurs français par la Commission européenne. Depuis 2021, sous l’impulsion de la Commission européenne, la Task Force for the Recovery of Birds est chargée d’évaluer scientifiquement la « durabilité » des espèces d’oiseaux migrateurs. Sur la base de ses recommandations, la Commission impose désormais des quotas stricts sur certaines espèces jugées « menacées ». Or ces critères apparaissent largement déconnectés de la réalité du terrain : la comptabilisation des espèces est incomplète, notamment pour de nombreuses espèces migratrices en provenance de l’Est de l’Europe, qui ne sont pas intégrées de manière fiable dans les évaluations. Face à ces décisions technocratiques, il lui demande de défendre avec force la voix des chasseurs français au sein du Conseil de l’Union européenne. Au-delà d’une simple question de chiffres, c’est l’avenir d’une tradition séculaire, au cœur des territoires ruraux, qui est aujourd’hui menacé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3223</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Projet de règlement européen contre le plomb dans les munitions de chasse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6406. — 6 mai 2025. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les impacts économiques et territoriaux du projet de règlement européen visant à interdire progressivement l’usage du plomb dans les munitions de chasse. Présenté par la Commission européenne le 27 février 2025, ce projet prévoit notamment l’interdiction, dans des délais très courts, des balles à percussion centrale contenant du plomb et de la grenaille de chasse, ainsi que la fin de leur mise sur le marché à la vente au détail. Si les objectifs de réduction des pollutions liées au plomb sont légitimes, les modalités envisagées suscitent une vive inquiétude dans les territoires ruraux, où la chasse représente non seulement une pratique culturelle ancienne, mais aussi un vecteur essentiel de lien social, d’aménagement du territoire et d’activité économique. De nombreuses TPE-PME de l’armurerie, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux, s’inquiètent des délais extrêmement contraints pour adapter leur production. Certaines entreprises, déjà fragilisées par l’inflation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, redoutent de devoir réaliser des investissements lourds pour développer des alternatives aux munitions au plomb, sans accompagnement financier clair ni garanties de débouchés. Dans ce contexte, il lui demande la position de la France sur ce projet de règlement. Il lui demande en particulier si le Gouvernement entend défendre un allongement des délais de mise en œuvre, des exemptions partielles ou temporaires dans certains contextes et surtout, la mise en place d’un plan d’accompagnement spécifique pour les filières économiques concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3224</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nouvelle réglementation sur les emballages (REP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6411. — 6 mai 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020, dite loi AGEC. Depuis le 1er janvier 2025, cette loi prévoit un élargissement du champ d’application du régime de responsabilité élargie des producteurs (REP) en matière d’emballages. Cette nouvelle norme concerne dorénavant les petits commerçants tels que les boulangers, les fromagers, les bouchers ou en encore les charcutiers. Elle représente une nouvelle charge financière et administrative : une dépense supplémentaire à chaque passage en caisse, une adhésion annuelle à un éco-organisme et du temps passé à déclarer auprès de l’administration à déclarer les emballages utilisés. Beaucoup de professionnels dénoncent une nouvelle taxe déguisée. Par ailleurs, le principe même de cette mesure est questionné : il repose sur le nombre de passages en caisse et non le nombre d’emballages utilisés. Concrètement, même en mettant en place un système d’emballages réutilisables auprès de leurs clients, les commerçants seraient quand même obligés de payer une taxe sur les emballages. Pourtant, des alternatives à la mise en place de cette mesure ont été proposées telles que la taxation directement auprès des fabricants d’emballages. Dans un contexte de crises successives depuis plusieurs années (covid, guerre en Ukraine, hausse des prix de l’énergie et des matières premières), la mise en application de la loi AGEC avec une nouvelle contribution va se répercuter soit sur la trésorerie des entreprises, soit sur les prix de vente. Plus généralement, elle contribue au sentiment de ras-le-bol des entrepreneurs et au mille-feuille administratif. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement sur l’élargissement du champ d’application du régime de responsabilité élargie des producteurs et comment le Gouvernement compte accompagner les commerçants nouvellement touchés pour que cette mesure n’impacte pas ni leur trésorerie, ni les prix de vente auprès des consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3224</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements concernant la responsabilité élargie du producteur bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6417. — 6 mai 2025. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dysfonctionnements majeurs rencontrés dans la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour les déchets du bâtiment, en vigueur depuis mai 2023. Si le principe de la REP bâtiment, instauré par la loi AGEC, est soutenu par les professionnels du secteur pour sa finalité environnementale, sa mise en œuvre pratique suscite aujourd’hui une très vive inquiétude. En effet, les entreprises du bâtiment, qui s’acquittent d’une éco-contribution sur les matériaux et produits de construction, ne bénéficient que très partiellement du service promis de reprise gratuite de leurs déchets. Selon les chiffres communiqués par la Fédération française du bâtiment (FFB), seuls 7 % des déchets de catégorie 2 (bois, plâtre, métal, etc.) ont été repris en 2024, tandis que la collecte directe sur les chantiers reste marginale. En parallèle, les hausses de tarif décidées unilatéralement par les éco-organismes, sans transparence ni justification, pèsent lourdement sur la trésorerie des entreprises. Ce manque de lisibilité et d’efficacité alimente un sentiment d’injustice croissant sur le terrain. Le moratoire annoncé récemment par le Gouvernement est accueilli avec prudence par les professionnels, qui craignent qu’il ne débouche que sur des ajustements à la marge, sans réelle remise à plat du dispositif. La FFB alerte également sur l’absence de transparence quant à l’utilisation des fonds collectés et demande la création d’un conseil de surveillance représentatif des artisans et entrepreneurs. Mme la députée souhaite donc savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour garantir une mise en œuvre efficace, équitable et transparente de la REP Bâtiment ; si une réforme structurelle du dispositif, incluant un pilotage renforcé et une meilleure représentativité des professionnels du secteur, est envisagée dans le cadre de la refondation annoncée et, enfin, comment seront associées les organisations représentatives du bâtiment aux arbitrages à venir, notamment pour garantir que l’éco-contribution s’accompagne d’un véritable service sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3225</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Éco-organismes et entreprises du réemploi dans le secteur de l’événementiel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6418. — 6 mai 2025. — M. Philippe Bolo attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conditions de contractualisation entre les éco-organismes et les entreprises, dans le cadre des filières à responsabilité élargie du producteur (REP), en particulier la REP Bâtiment, pour la mise en place d’actions de réemploi. La loi AGEC et ses textes d’application ont affirmé l’importance du réemploi dans la gestion des déchets, notamment en mobilisant les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Toutefois, certains acteurs du réemploi spécialisés dans la récupération, la transformation et la redistribution de matériaux issus des aménagements, éphémères par essence, de l’évènementiel, rencontrent des difficultés majeures. Malgré leur contribution avérée aux objectifs de la loi AGEC : réduction des déchets, ancrage territorial, mise à disposition gratuite de matériaux à des structures de l’ESS, soutien à des démarches solidaires ou environnementales etc., ces entreprises se heurtent au refus systématique de certains éco-organismes de contractualiser avec elles, en particulier dans le cadre de la REP Bâtiment. Pour justifier ce refus, les éco-organismes invoquent une exigence d’appartenance statutaire au secteur de l’ESS. Pourtant aucune disposition des articles L. 541-10, L. 541-10-5, L. 541-10-6, R. 541-86, R. 541-117 ou R. 543-290-4 du code de l’environnement ne semble instaurer une telle exclusivité. De plus, les matériaux issus de l’évènementiel sont aujourd’hui en grande partie exclus des filières de traitement, au motif qu’ils relèvent d’un usage « éphémère », ce qui les rend inéligibles aux schémas prévus par les REP (alors même que d’autres produits tout aussi éphémères, tels que les emballages à usage unique par exemple, font partie intégrante d’autres REP). Cette interprétation écarte de fait un gisement pourtant significatif et réduit les perspectives de valorisation de matériaux en parfait état et donc réemployables pour un usage durable par des acteurs du secteur de l’ESS. Dans ce contexte, il souhaite savoir, d’une part, si une exclusivité de contractualisation avec les acteurs de l’ESS est expressément prévue par les textes en vigueur, ou s’il y a lieu de rappeler aux éco-organismes qu’ils peuvent, dans le respect de la législation, contractualiser avec des entreprises qui remplissent les objectifs de la loi, indépendamment de leur statut ; et d’autre part, s’il est envisageable de clarifier, dans les cahiers des charges ou les textes d’application, l’éligibilité des matériaux issus de l’évènementiel aux dispositifs de la REP Bâtiment, afin de ne pas exclure des gisements uniquement en raison de leur caractère « éphémère ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3225</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre de la filière REP PMCB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6421. — 6 mai 2025. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la loi AGEC du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, notamment la mise en place de la filière responsabilité élargie du producteur des produits et matériaux de construction du bâtiment (REP PMCB). Cette filière devait répondre à trois objectifs : la suppression des dépôts sauvages grâce à un maillage dense de points de reprise, l’augmentation du recyclage du fait de consignes de tris unifiées et la réduction de la quantité de déchets grâce au réemploi. Aujourd’hui, 5 ans après le vote de la loi AGEC et alors que l’instauration de cette filière a été retardée en 2023 par décision ministérielle, les entreprises du bâtiment et les collectivités souhaitent, non pas la remise en cause de cette filière qui provoquerait un désastre économique et écologique dans les territoires, mais au contraire, sa totale mise en œuvre. En Ariège, les collectivités partagent avec les professionnels du bâtiment le constat que des solutions doivent être trouvées pour améliorer le service attendu. Dans ce territoire rural, le réseau de points de maillage tous les 10 à 20 km, imposé par la loi pour collecter sélectivement 6 catégories de matériaux ainsi que les inertes, n’a pu être développé car il n’existe pas suffisamment de solutions par des prestataires privés et les points de distribution de matériaux de plus de 4 000m2 sont très rares. Ainsi, faute d’initiative privée en Ariège, le secteur public a assumé une charge organisationnelle et financière (250 000 euros d’investissement) pour déployer la REP PMCB dans toutes les déchèteries dont le foncier le permettait. Elles accueillent donc gratuitement les professionnels, sans avoir perçu un quelconque soutien depuis sa mise en œuvre le 1er juillet 2024. À défaut de percevoir rapidement ces soutiens, le secteur public se trouverait dans de grandes difficultés et ne pourrait continuer à accueillir gratuitement les déchets de la filière PMCB. Ces soutiens attendus des éco-organismes assurent l’équilibre économique de la filière PMCB. Les organisations professionnelles ariégeoises du bâtiment demandent, quant à elles, à continuer de bénéficier du service gratuit de la collecte sélective des déchets, en contrepartie des éco-contributions versées. Elles souhaiteraient aussi que les éco-organismes communiquent leurs barèmes 9 mois avant de les mettre en œuvre afin de pouvoir s’adapter financièrement. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour assurer aux collectivités le soutien financier des éco-organismes et maintenir ainsi le principe d’une collecte de proximité et d’une reprise gratuite des déchets promis aux professionnels par la filière REP PMCB.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3226</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre de la REP bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6422. — 6 mai 2025. — Mme Nicole Le Peih appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les nombreux dysfonctionnements observés dans la mise en œuvre de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour le secteur du bâtiment. Depuis mai 2023, les entreprises du bâtiment financent cette REP à travers une contribution obligatoire, censée permettre la reprise et le recyclage de leurs déchets de chantier. Or dans les faits, la promesse initiale d’un service accessible, gratuit et efficace reste largement non tenue. Le taux de reprise des déchets reste extrêmement faible, seulement 7 % pour les déchets de catégorie 2 et les points de collecte sont trop souvent inaccessibles, couvrant à peine 20 % des volumes produits. Les entreprises du bâtiment dénoncent également un manque total de transparence sur les fonds collectés par les éco-organismes et leur usage réel. Les hausses de tarifs sont imposées sans préavis ni justification et les professionnels ne sont ni associés aux décisions, ni informés de manière satisfaisante. La gouvernance actuelle de la REP, perçue comme verrouillée, ne permet pas de représenter la voix des artisans et entrepreneurs. Alors qu’un moratoire et une refondation du dispositif ont été annoncés en mars 2025, les premières orientations semblent indiquer un simple ajustement à la marge. Le calendrier prévu pour arbitrer cette réforme, début mai, apparaît bien trop contraint pour aboutir à une refonte sérieuse et co-construite. Elle lui demande quelles mesures précises le Gouvernement entend prendre pour garantir une transparence totale sur les contributions perçues par les éco-organismes, pour associer pleinement les professionnels à la gouvernance de la REP bâtiment et pour engager une véritable refondation du dispositif, à la hauteur des attentes du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3226</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Moratoire national sur les projets d’unités d’incinération de CSR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6423. — 6 mai 2025. — M. Jean-Louis Roumégas interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pertinence du développement de la filière d’incinération des déchets via les unités de valorisation énergétique utilisant des combustibles solides de récupération (CSR). Ce modèle présente aujourd’hui des impasses majeures sur les plans sanitaire, environnemental, économique et stratégique, rendant urgente la mise en place d’un moratoire national sur les nouveaux projets en cours d’autorisation. Le projet actuellement envisagé sur le site de l’usine Amétyst à Montpellier illustre cette dérive : il prévoit la combustion de 45 000 tonnes par an de CSR, composés principalement de résidus plastiques. Ce type d’installation soulève plusieurs préoccupations graves : elle constitue un risque sanitaire majeur, lié à l’émission dans l’air, l’eau, les sols de polluants persistants comme les dioxines, furanes, métaux lourds, oxydes d’azote, particules fines (PM), composés organiques volatils (COV), mais aussi aux PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), désormais identifiés comme perturbateurs endocriniens particulièrement préoccupants. L’implantation de telles unités au cœur des zones urbaines densément peuplées interroge profondément la politique de santé publique, en exposant les populations aux effets délétères et cumulatifs d’émissions toxiques : cancers- impacts cardio-vasculaires- stérilité- malformations, etc. L’impact environnemental sera incompatible avec les engagements de la France en matière de transition écologique et de politique climatique. En effet, la combustion de CSR est une énergie sale, non renouvelable, car issue de la combustion majoritaire de plastiques et dérivés pétroliers. Elle génère par ailleurs des gaz à effet de serre et 30 % de cendres qui se retrouve sous forme de résidus de fumées et mâchefers, à traiter dans des filières spécialisées. Il faut souligner que 75 % des ordures ménagères résiduelles des foyers ne sont pas valorisables en CSR, leur pouvoir calorifique étant insuffisant. Par conséquent, plus de 85 % des déchets passés par cette filière TMB-CSR devront être enfouis ou incinérés ailleurs. Ce type d’installation est également un contresens stratégique. Le CSR permet in fine de maintenir une filière condamnée, celle du TMB déjà évaluée comme inutile et contraire aux objectifs de tri et de réduction des déchets. La filière CSR est bien une chaîne industrielle : un tri mécano biologique suivi d’une structure de préparation de CSR, suivi d’un incinérateur à plastiques. Il convient de noter que cette filière funeste et obsolète pénalise grandement, par ses coûts, une diversification vers le solaire et la géothermie éminemment plus souhaitables. Elle est par ailleurs, par sa nature même, aspiratrice de plastiques et contraire aux politiques de lutte contre le jetable, le suremballage et, plus largement, à l’impératif de valorisation matière. Ce sont donc bien deux stratégies antinomiques qui se font face : celle de la réduction, du réemploi et de l’économie circulaire, face à celle du tri industriel des déchets et de l’incinération. Cette dernière est clairement basée sur la stabilité du volume de déchets afin de garantir la charge nominale des structures industrielles. Enfin, ces installations représentent un gouffre financier pour les collectivités locales : actuellement, la gestion des déchets représente le troisième poste de dépenses de la Métropole de Montpellier, soit 120 millions d’euros par an. La TEOM a été augmentée deux fois en 4 ans, pour atteindre le plus fort taux de taxes en France. Montpellier, pour avoir suivi depuis 20 ans la funeste filière TMB, se situe au sommet des dépenses à ce poste. La filière CSR va considérablement alourdir encore les coûts de traitement et, ainsi, à elle seule obérer gravement notre capacité d’investissement. Cette dynamique enferme les collectivités dans des contrats longs, rigides et dépendants d’un volume constant de déchets à brûler, au détriment des politiques de réduction à la source. C’est donc bien le tandem TMB-CSR qu’il s’agit de dénoncer. En l’absence d’évaluation indépendante des impacts cumulatifs et de vision stratégique cohérente avec la hiérarchie des modes de traitement des déchets définie par la directive-cadre 2008/98/CE, ce type de projet fragilise la transition écologique et détourne les ressources publiques de solutions circulaires et soutenables. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend décréter un moratoire immédiat sur les nouveaux projets d’unités d’incinération à base de CSR, dans l’attente d’une évaluation nationale approfondie sur leur efficacité réelle, leur viabilité financière, leur compatibilité avec les engagements climatiques et leur impact sur la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3227</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Moratoire responsabilité élargie du producteur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6424. — 6 mai 2025. — M. Joël Bruneau interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le moratoire à propos de la « Responsabilité élargie du producteur » dans le secteur du bâtiment. Depuis sa mise en place en 2020, ce dispositif a échoué à résoudre les problématiques identifiées en matière de recyclage des déchets issus des chantiers. À l’heure actuelle, les entreprises du bâtiment paient pour un service peu performant. En 2024, la collecte de déchets de catégorie 1 était similaire à ce qu’elle était avant la mise en place de la REP. Pour les déchets de catégorie 2, seuls 7 % ont pu être repris. Il semble également que les éco-organismes agréés décident d’augmentations, parfois significatives, des tarifs sans prévenir en amont les entreprises concernées. Malgré l’annonce d’un moratoire, les professionnels du secteur sont inquiets de ne pas voir aboutir une véritable remise à plat d’un dispositif qui ne donne pas satisfaction. Il lui demande si les professionnels seront consultés dans le cadre d’une réelle refondation de la REP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3227</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de certains moyens de chauffage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6431. — 6 mai 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’évolution de la législation en matière de chauffage bois. En effet, la révision en cours de la directive européenne Eco design (directive 2009/125/CE) fait craindre à l’horizon 2027 une interdiction de certains types de poêles, chaudières et foyers. Cette nouvelle réglementation inquiète les particuliers qui craignent de se retrouver hors-la-loi ou de ne pas avoir les moyens de financer les travaux nécessaires. Par ailleurs, cette décision intervient après deux baisses successives des aides MaPrim’Rénov de 30 % en avril 2024 puis au 1er janvier 2025. Cette situation inquiète particulièrement les professionnels de l’énergie qui craignent une baisse des installations et un ralentissement de rénovation du parc énergétique. Pourtant, le chauffage au bois permet une diminution de la consommation d’électricité notamment lors des périodes de tension en hiver. C’est également une énergie durable, locale, économique et qui favorise l’économie circulaire. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en matière d’application de la nouvelle réglementation européenne et en matière d’accompagnement financier des particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3228</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Alexandre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Harmonisation des aides au permis de conduire pour les jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6443. — 6 mai 2025. — M. Laurent Alexandre appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet de l’éligibilité à l’aide au financement du permis de conduire pour les élèves des lycées professionnels et les apprentis de moins de 18 ans. Depuis le 1er Janvier 2024, il est possible de passer son permis de conduire à 17 ans. Cette mesure, prise par décret et 2023, s’était accompagnée de la promesse faite le 20 juin 2023 d’élargir l’aide de 500 euros au financement du permis de conduire aux lycéens professionnels. Cette aide de 500 euros existe déjà pour les apprentis âgés de plus de 18 ans. Ce décret vise à favoriser la mobilité des jeunes, leur autonomie et leur accès aux études et à l’emploi, notamment en milieu rural. Il est donc nécessaire que son application et l’éligibilité aux aides au permis se construisent de la manière la plus inclusive possible. Aujourd’hui, bien qu’annoncée, cette aide n’a toujours pas été mise en place pour les lycéens professionnels de 18 ans. Ces jeunes se trouvent donc encore aujourd’hui toujours dans l’attente de la mise en place du dispositif. Par ailleurs, il est essentiel que l’abaissement de l’âge légal pour se présenter à l’examen du permis de conduire à 17 ans s’accompagne d’un élargissement des dispositifs d’aide existants. C’est pourquoi M. le député considère que cette aide de 500 euros au financement du permis de conduire devrait être accessible, dès 17 ans, à l’ensemble des jeunes en formation professionnelle, qu’ils soient apprentis ou lycéens professionnels. Ainsi, il souhaite connaître ses intentions et ses engagements en matière d’élargissement de l’aide de 500 euros pour le passage du permis de conduire aux jeunes en formation professionnelle et aux lycéens professionnels de 18 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3228</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pass Rail 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6508. — 6 mai 2025. — M. Loïc Prud’homme appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de relancer le dispositif du Pass Rail pour l’été 2025. L’engouement des jeunes Françaises et Français pour le train n’est plus à démontrer. Ce mode de transport, à la fois efficace, écologique et pratique, constitue une alternative durable et responsable à l’usage de la voiture individuelle ou de l’avion sur le territoire national. L’expérimentation du Pass Rail, mis en œuvre durant l’été 2024, a permis aux jeunes de moins de 27 ans de voyager de manière illimitée sur les trains régionaux (TER) et Intercités, pour un tarif mensuel très accessible. Bien que le nombre de ventes ait été inférieur aux prévisions initiales - avec 205 000 forfaits vendus contre 700 000 espérés - cette première édition ne saurait être interprétée comme un échec. Au contraire, elle a su séduire un large public de jeunes voyageurs, répondant aux enjeux de mobilité accessible et de transition écologique. Au-delà des chiffres, ce dispositif a joué un rôle structurant : il a permis à de nombreux jeunes de découvrir le train comme moyen de transport, avec un fort potentiel de fidélisation à long terme. Les retours d’usagers ont salué la simplicité d’accès, sa souplesse d’utilisation, ainsi que sa contribution à la découverte de territoires parfois mal desservis ou méconnus. Les témoignages recueillis par les régions participantes et les opérateurs ferroviaires ont confirmé l’intérêt de pérenniser et d’élargir cette initiative. Le coût de ce dispositif s’est élevé à 15 millions d’euros, répartis à 80 % à la charge de l’État et 20 % à celle des régions, autorités organisatrices des TER. Cette répartition a illustré une collaboration efficace entre l’État et les collectivités territoriales, qu’il serait judicieux de reconduire et d’approfondir. Une nouvelle édition du Pass Rail, dans une version améliorée, pourrait s’appuyer sur cette dynamique partenariale, notamment en renforçant la communication autour de l’offre et en ajustant certains paramètres tels que la période de vente, les critères d’éligibilité, ou encore l’intégration d’autres réseaux de transport. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 un amendement visant précisément à reconduire cette offre pour l’été 2025 a été adopté en commission, traduisant un large soutien parlementaire. Toutefois, il a été supprimé du texte final à la suite de l’activation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution par le Gouvernement, interrompant cette avancée pourtant consensuelle. Dans un contexte où la lutte contre le réchauffement climatique et la transition écologique doivent être des priorités absolues, il apparaît indispensable d’encourager et de renforcer l’usage des transports collectifs, en particulier ferroviaires. Une politique incitative en faveur du train s’inscrit pleinement dans cette démarche et répond aux attentes d’une jeunesse de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux et désireuse de privilégier des moyens de transport plus durables. Afin de poursuivre cette dynamique et de permettre à un plus grand nombre de jeunes de bénéficier d’un accès facilité au train durant la période estivale, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de reconduire le dispositif du Pass Rail ou de mettre en place une mesure équivalente pour l’été 2025. Il lui demande également quelles sont les modalités envisagées, les pistes d’amélioration à l’étude, ainsi que les efforts budgétaires et partenariaux susceptibles d’être consentis pour garantir le succès de ce dispositif sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3229</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cormier-Bouligeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Situation dans les ports français notamment au regard des grèves
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6510. — 6 mai 2025. — M. François Cormier-Bouligeon attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation des ports français. Les ports de France connaissent actuellement de fortes perturbations. Les dockers français protestent contre les conditions d’âge de départ à la retraite et les risques sanitaires liés à leur travail (amiante, horaires en 3x8). La situation s’est aggravée, avec des arrêts de travail planifiés (72 heures les 18, 19 et 20 mars, incluant une journée de « port mort » le 18 mars, grèves de 4 heures les 10, 12, 14, 24, 26 et 28 mars). Tous les grands ports français sont affectés. Les conséquences opérationnelles sont nombreuses et importantes : difficulté d’accès aux terminaux pour l’import/export de containers, pénurie de containers vides et de châssis de camions, modifications d’horaires voire annulations d’escales par les compagnies maritimes (détournement vers Anvers, Rotterdam, Barcelone ou Gênes), congestion logistique généralisée, retardant livraisons et chargements, coûts supplémentaires possibles (stockage prolongé, frais de sécurisation, détention de marchandises). Cette situation pénalise gravement l’activité économiques des entreprises françaises qui travaillent dans l’import/export. Il lui demande ce qu’il compte faire pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3229</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide au permis de conduire pour les apprentis de moins de 18 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6400. — 6 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’aide financière accordée aux apprentis pour le permis de conduire. La mobilité est un élément essentiel pour garantir la liberté de chacun, y compris de la jeunesse. Depuis le 1er janvier 2024, les jeunes de 17 ans peuvent passer le permis de conduire. Cette mesure contribue à garantir l’émancipation et l’autonomie des jeunes dans le pays. Or le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis précise dans son article 1er que pour bénéficier de l’aide au permis de conduire, l’apprenti doit « être âgé d’au moins dix-huit ans ». Cette situation est injuste pour les plus jeunes apprentis. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage une révision de ce décret pour qu’il soit davantage cohérent sur ce point avec la réalité d’aujourd’hui, en abaissant ce seuil à 17 ans pour que les apprentis puissent bénéficier de cette aide pour financer leur permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3229</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cormier-Bouligeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Légaliser l’emploi des salariés en boulangerie le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6410. — 6 mai 2025. — M. François Cormier-Bouligeon appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’emploi des salariés des entreprises de boulangerie-pâtisserie la journée du 1er mai. Actuellement, seuls les services essentiels à la population sont autorisés par la loi à faire travailler leurs salariés lors de la journée fériée du 1er mai. Des boulangeries artisanales ouvrent néanmoins leurs portes afin d’apporter un service apprécié par leurs clients, particuliers comme collectifs, à l’exemple des établissements de santé et d’hébergement (hôpitaux, Ehpad, etc.) reconnus quant à eux comme essentiels à la population. Chaque jour férié, la clientèle est nombreuse et le chiffre d’affaire important, représentant un apport essentiel à l’équilibre économique de ces entreprises qui souffrent depuis plusieurs mois et années de la hausse du prix de l’énergie et des matières premières. Les boulangers, professionnels courageux et artisans emblématiques d’un art de vivre à la française, ne peuvent assumer seuls, sans leurs collaborateurs, les missions de fabrication et de vente ces jours-là. Or des contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024 sur les salariés ont donné lieu à des poursuites judiciaires et des sanctions. Dans le contexte économique difficile décrit supra, les boulangers expriment leur colère et leur incompréhension, d’autant que leurs salariés sont précisément intéressés à travailler ce jour puisque la convention collective nationale du 19 mars 1976 prévoit l’attribution d’une rémunération double. Afin de permettre aux boulangers-pâtissiers de préparer les prochains 1er mai dans les meilleures conditions, il lui demande de clarifier la position du Gouvernement, avec l’espoir de sécuriser juridiquement les professionnels concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3230</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Travail le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6412. — 6 mai 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur le travail des salariés le 1er mai. S’il existe bien une dérogation possible, la loi ne prévoit pas de liste des services et des entreprises concernés. Ce vide juridique, qui est sujet à interprétation, peut faire basculer certains employeurs dans l’illégalité et c’est notamment le cas pour les boulangeries. Chaque année, des boulangers sont condamnés à des amendes et parfois poursuivis en justice pour cela. Cette situation est perçue comme injuste par les professionnels qui doivent déjà affronter de nombreuses crises (covid, hausse des prix de l’énergie, etc). Plus généralement, le 1er mai est une période importante pour bon nombre de commerces comme les fleuristes (avec la traditionnelle vente de muguet) ou encore les horticulteurs (avec un pic des productions au mois de mai et de nombreux marchés et foires spécialisés). Pour ces secteurs dont l’activité est très saisonnière, ne pas pouvoir travailler le 1er mai est une perte pour les entreprises. Cette situation est d’autant plus incompréhensible que les salariés qui pourraient travailler un jour férié et donc être payés le double sont volontaires. Alors que le chef du Gouvernement déclare que « les Français ne travaillent pas assez », comment expliquer qu’il n’est pas possible pour des employeurs de faire travailler des salariés qui sont demandeurs ? C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en matière d’évolution de la loi sur le travail le 1er mai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3230</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6479. — 6 mai 2025. — Mme Céline Hervieu interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3230</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences graves de la hausse de la TSA sur le pouvoir d’achat des Français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6393. — 6 mai 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences alarmantes que peut avoir la hausse de la taxe de la solidarité additionnelle (TSA) sur le financement du système de protection sociale français. La TSA instaurée en 2002 a pour objectif de contribuer à l’alimentation du fonds destiné à la complémentaire santé solidaire (CSS). Elle est supportée par les organismes d’assurance maladie complémentaire, tels que les mutuelles, les institutions de prévoyance ou encore les sociétés d’assurance et pèse sur l’ensemble des contrats proposant des garanties en matière de frais médicaux, qu’il s’agisse de prestations en nature ou en espèces. C’est pourquoi rehausser son taux pourrait avoir des conséquences graves sur le pouvoir d’achat des Français. En effet, la loi de financement de la sécurité sociale de 2025, adoptée le 28 février 2025, prévoit une augmentation du taux de la TSA de 13,27 à 15,27 % dans l’ambition de générer un milliard d’euros supplémentaires pour répondre à un besoin accru de financement du système de santé. Bien que cette mesure ait pour objectif de réduire le déficit de l’assurance maladie et de financer la prévention et des soins non programmés, elle suscite de nombreuses inquiétudes. Des fédérations professionnelles, telles que la Mutualité française, alertent sur la charge fiscale croissante pesant sur les complémentaires santé, soumises à la TSA ou d’autres prélèvements spécifiques. Les conséquences de cette hausse risquent d’être lourde, car face à cette pression fiscale croissante, les organismes d’assurance maladie complémentaire n’auront d’autre choix que de répercuter ces hausses sur les cotisations, notamment dans le secteur individuel. Or cette évolution pourrait entraîner une désaffiliation croissante parmi les publics modestes qui ne sont pas éligibles à la CSS, mais qui sont particulièrement sensibles au moindre renchérissement des contrats de complémentaires santé. Dans cette perspective, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement prévoit afin d’éviter que cette hausse de la TSA n’exclue davantage de Français du système de couverture de santé complémentaire, en particulier ceux qui se situent juste au-dessus des seuils de la CSS et qui ne bénéficieront d’aucune protection particulière face à la hausse attendue des tarifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3231</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Extension du régime local d’assurance maladie aux fonctionnaires titulaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6394. — 6 mai 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’opportunité d’étendre le bénéfice du régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle (RLAM), prévu à l’article L. 325-1 du code de la sécurité sociale, à l’ensemble des agents de la fonction publique sous statut travaillant en Alsace-Moselle. Aujourd’hui, seuls les agents contractuels et les fonctionnaires à temps partiel inférieur à 28 heures bénéficient du régime local. Cela crée une iniquité flagrante de traitement entre agents partageant les mêmes lieux de travail et exerçant souvent les mêmes missions, simplement en fonction de leur statut. Cette situation est difficilement compréhensible pour les agents concernés et constitue une rupture d’égalité devant les charges sociales et les prestations. Par ailleurs, cette extension représenterait un gain budgétaire net pour le régime local. En effet, une étude économique récente estime à 71 millions d’euros les cotisations annuelles que verseraient les agents concernés, pour des remboursements de prestations estimés à 50,7 millions d’euros. Le rapport cotisations/charges atteindrait ainsi 1,4, assurant une contribution supérieure aux prestations perçues, donc une solidité accrue du régime local sans coût supplémentaire pour l’État. Enfin, cette intégration permettrait à plusieurs dizaines de milliers d’agents de bénéficier d’un régime solidaire, simple et performant, qui assure un remboursement significativement supérieur à celui du régime général seul, notamment pour les soins hospitaliers (100 %) et les consultations de ville (90 %). Cela faciliterait l’accès aux soins, tout en réduisant le reste à charge pour les agents et leurs familles. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour proposer une modification législative de l’article L. 325-1 du code de la sécurité sociale afin d’élargir le périmètre des bénéficiaires du régime local aux fonctionnaires titulaires exerçant en Alsace-Moselle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3231</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Transport sanitaire bariatrique, mise en place de la grille tarifaire spécifique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6398. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la mise en place de la grille tarifaire spécifique concernant les transports sanitaires bariatriques et sur l’évolution de la rémunération des entreprises de transport sanitaire qui investissent dans le transport sanitaire bariatrique. Var Assistance, la plus grande entreprise de transport sanitaire du Var est la seule dans le département à proposer un transport bariatrique sécurisé à la fois pour le patient et ses employés. Elle est donc de plus en plus sollicitée par tous les acteurs de santé pour la prise en charge du transport de patients obèses. Var Assistance a investi dans du matériel adéquat (40 000 euros le brancard au lieu de 4 000 euros ou une chaise portoir à 15 000 euros au lieu de 1 000 euros en moyenne par exemple). L’entreprise prévoit un temps d’intervention rallongé avec une équipe d’ambulanciers spécifique compte tenu du poids du patient et des contraintes associées et donc une charge salariale augmentée mais elle n’est pas plus rémunérée que pour un transport sanitaire traditionnel. Pourtant, le surcoût d’un transport bariatrique est exponentiel. Si l’on prend l’exemple concret d’un patient devant quitter son domicile de Toulon au 4e étage sans ascenseur pour aller à l’hôpital de la Seyne-sur-Mer : avec un transport traditionnel, la facture Var Assistance sera de 75,13 euros. Par contre, si le patient pèse 155 kilos, 4 ambulanciers seront nécessaires en plus du matériel dédié et le temps du domicile au véhicule ne sera plus de seulement quelques minutes. La facture grimpera à 1 650 euros. Les cliniques et autres structures prescriptrices, y compris dans le cadre de l’article 80, refusent sauf exception de payer ces factures majorées. Var Assistance n’a alors d’autre choix que de facturer au patient, qui ne veut ou ne peut pas régler cette dette. Le transport bariatrique reste donc trop souvent à l’unique charge de l’entreprise de transport sanitaire. L’article 13 de l’arrêté du 3 mai 2023, paru au Journal officiel le 6 mai 2023 portant approbation de l’avenant 11 à la convention nationale organisant les rapports entre les transporteurs sanitaires privés et l’assurance maladie proposait la création d’une grille tarifaire spécifique pour le transport sanitaire bariatrique, sans aboutissement à ce jour. En région Provence-Alpes Côte d’Azur, le budget dédié du Plan obésité, perçu par l’agence régionale de santé (ARS) PACA et revu triennalement à la hausse depuis 2010, a été partagé entre les 2 CSO (centre spécialisé de l’obésité) des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. Et pour cause, il n’existe pas de CSO dans les 4 autres départements de la région. Ces CSO prennent en charge les suppléments tarifaires du transport bariatrique uniquement au sein de leur département respectif. Ce qui signifie que les personnes obèses de 4 départements sur 6 de la région ne peuvent pas bénéficier du budget dédié au transport sanitaire lorsqu’elles en ont besoin, même en cas d’urgence. Cette situation provoque une discrimination certaine pour ces patients différents, suivant leur lieu de résidence ou d’hospitalisation et une inégalité certaine entre les entreprises de transport sanitaire qui investissent dans du matériel, des salariés et du temps. Var Assistance, pionnière du transport bariatrique dans le Var, fait face à des refus de prise en charge des suppléments spécifiques à l’obésité, même en situation d’urgence et même lorsqu’elle est requise par l’ARS. Une grille tarifaire spécifique et une rémunération par la CPAM mettraient fin à ces injustices et ces inégalités de soins sur le territoire national. Il lui demande donc la date de mise en application de l’article 13 de l’avenant 11 en créant la grille tarifaire dédiée, pour que les entreprises de transport sanitaire soient enfin rémunérées de leur temps et de leur investissement et assurer dans chaque département une égalité dans le parcours de soin des personnes obèses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3232</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Gestion des déchets d’activités de soin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6419. — 6 mai 2025. — M. Philippe Fait appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en générale, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé déjà particulièrement sous pression et un risque important pour les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Des accidents ont déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers en raison de l’apparition de DASRI, à la suite d’erreurs de tri et le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, il lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI et quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3232</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>PSSM et CPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6448. — 6 mai 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence d’éligibilité de la formation « premiers secours en santé mentale » (PSSM) au compte personnel de formation (CPF), malgré la reconnaissance croissante de la santé mentale comme enjeu prioritaire dans les politiques publiques et dans les entreprises. Alors que plus d’un salarié sur deux se dit exposé à des risques psychosociaux (Baromètre BVA pour la Fondation Ramsay santé, 2023) et que le coût du mal-être psychologique au travail est estimé à plus de 100 milliards d’euros par an pour la société française (Institut Sapiens, 2022), il est crucial de permettre un accès facilité aux formations qui permettent d’y faire face. La formation PSSM, qui forme à l’identification précoce et à l’orientation des personnes en souffrance psychique, représente à ce titre un levier concret et peu coûteux de prévention, en cohérence avec les ambitions affichées par le Gouvernement dans son choix de faire de la santé mentale « la grande cause nationale 2025 ». Cependant, cette formation de courte durée (14 heures) et d’un coût modéré (environ 250 euros) n’est pas éligible au CPF, ce qui freine son accessibilité, en particulier pour les indépendants, les personnes en reconversion ou les demandeurs d’emploi souhaitant intégrer des compétences de prévention dans leur activité. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’inscrire la formation PSSM au répertoire des formations éligibles au CPF, afin de mieux soutenir l’effort collectif de prévention en santé mentale et d’encourager son intégration dans les pratiques managériales et RH au sein des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3233</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès au dispositif VISALE aux bénéficiaires de l’AAH sans emploi.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6461. — 6 mai 2025. — M. Philippe Brun attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les manquements du dispositif VISALE (visa pour le logement et l’emploi), mis en place par le groupe Action Logement et reconnu d’utilité sociale. Ce dispositif vise à faciliter l’accès au logement en apportant une garantie locative aux personnes en situation de précarité. Toutefois, l’accès à la garantie VISALE pour les personnes porteuses de handicap, éligibles à l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et sans emploi, demeure restreint. Actuellement, pour les personnes de plus de 30 ans, la garantie VISALE est majoritairement réservée aux salariés, ce qui exclut de nombreux adultes en situation de handicap qui, en raison de leur état de santé, n’ont pas d’activité professionnelle. Cette limitation constitue un obstacle important à leur autonomie et à leur droit fondamental à un logement décent. Afin de préserver l’indépendance et l’autonomie des personnes en situation de handicap, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant les mesures envisagées pour étendre effectivement l’accès au dispositif VISALE aux bénéficiaires de l’AAH sans emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3233</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Transparence et moyens pour lutter contre le chikungunya
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6477. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le défaut de transparence quant au retrait de la vaccination contre le chikungunya pour les seniors de plus de 65 ans et sur les moyens alternatifs envisagés pour poursuivre la lutte contre l’épidémie. À la suite de l’hospitalisation de trois personnes vaccinées, âgées de plus de 80 ans et présentant des comorbidités préexistantes, il a été décidé de suspendre la vaccination pour les personnes âgées de 65 ans et plus, présentant ou non des comorbidités. Cette nouvelle, annoncée par simple communiqué de presse, est venue renforcer la méfiance mais aussi la défiance des Réunionnais envers les autorités sanitaires et politiques. Les interrogations quant à la fiabilité du vaccin IXCHIQ et au manque de communication détaillée sur les raisons de ce retrait ne cessent d’augmenter. Un point éclairé sur la situation et sur les motifs de cette décision est plus que nécessaire. La transparence est plus que nécessaire pour restaurer la confiance. Si le ministre des outre-mer, M. Manuel Valls recommande de faire confiance aux autorités sanitaires, il est important de rappeler que La Réunion n’est pas et ne doit pas être considérée comme un territoire d’expérimentation. En plus de nouveaux moyens alternatifs de lutte contre l’épidémie, il est essentiel de rétablir les PEC engagés pour la lutte antivectorielle contre le chikungunya. À ce jour, l’outil PEC n’est plus une option mais une nécessité qui permettra d’intensifier les actions de nettoyage des sites, de sensibilisation et de médiation auprès de la population, à l’image des efforts déployés lors de l’épidémie de 2005-2006. En parallèle, des moyens financiers supplémentaires doivent être alloués aux collectivités locales pour soutenir la lutte de proximité et rendre d’avantage accessible la distribution gratuite de kits anti-moustiques au sein des foyers. Ainsi, M. le député souhaiterait savoir si les raisons de ce changement de cible vaccinale seront communiquées. Il souhaiterait savoir si un suivi sanitaire est prévu pour toutes les personnes déjà vaccinées, indépendamment de leur âge, afin d’anticiper des risques futurs. Enfin, il souhaiterait savoir quelles seront les mesures envisagées pour renforcer les PEC LAV, ainsi que sur la réévaluation des budgets locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3233</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6480. — 6 mai 2025. — Mme Anne-Cécile Violland interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3234</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pauline Levasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6481. — 6 mai 2025. — Mme Pauline Levasseur interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3234</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6482. — 6 mai 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles, introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA), impose au Gouvernement de définir un objectif chiffré de réduction de la pauvreté. Il doit également rendre compte annuellement au Parlement des conditions de réalisation de cet objectif, ainsi que des mesures et des moyens financiers mis en œuvre pour l’atteindre. Le premier objectif, fixé en 2008, visait à réduire le nombre de personnes en situation de pauvreté de 7,8 millions à 5,2 millions. Cependant, selon les dernières statistiques de l’Insee, 9,1 millions de personnes vivent actuellement dans la pauvreté. Depuis 2011, l’État n’a ni fixé de nouvel objectif de réduction de la pauvreté ni rendu compte de ses actions au Parlement. Sans un objectif clairement défini, la France ne pourra pas évaluer l’efficacité des dispositifs existants de lutte contre la pauvreté, ni les ajuster en conséquence. Ce manquement rend impossible l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques en matière de lutte contre la pauvreté et empêche tout ajustement stratégique pertinent. Face à ces constats, il lui demande à quelle échéance le Gouvernement prévoit de fixer un nouvel objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera présenté au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3234</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Fournier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réduction objectifs de pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6483. — 6 mai 2025. — M. Charles Fournier appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces éléments, il lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3235</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Formation continue des chiropracteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6491. — 6 mai 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’encadrement de l’obligation de formation continue des chiropracteurs. La chiropraxie, profession réglementée à usage de titre, est encadrée par les articles 75 et 81 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002. Le cinquième alinéa de l’article 75 prévoit une obligation de formation continue pour les praticiens. Celle-ci avait été précisée par le décret n° 2022-1768 du 30 décembre 2022, qui a toutefois été annulé par une décision du Conseil d’État du 31 décembre 2024, au motif de l’absence de dispositions précises sur la fréquence, le volume et les modalités de mise en œuvre de cette obligation. Cette annulation impose désormais au Gouvernement de prendre un nouveau décret dans un délai de six mois. Or l’obligation de formation continue ne peut être effective sans un cadre clair, un mécanisme de contrôle et des sanctions adaptées en cas de non-respect. L’incertitude actuelle engendre une insécurité juridique, tant pour les professionnels, qui attendent une clarification de leurs obligations, que pour les patients, qui doivent pouvoir bénéficier d’une qualité et d’une sécurité des soins garanties, d’autant plus que les chiropracteurs exercent en accès direct et pratiquent des actes de mobilisation ou de manipulation dans la prise en charge des troubles musculosquelettiques. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sécuriser durablement cette obligation de formation continue et dans quel calendrier il envisage la publication du nouveau décret attendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3235</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Carte professionnelle « Aide à domicile ».</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6493. — 6 mai 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la carte professionnelle « Aide à domicile ». En 2030, la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans contre 18 millions aujourd’hui. 90 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Les accompagner représente donc un défi majeur. Les services d’aide à domicile sont un maillon indispensable pour y parvenir. Interpellé par différentes structures intervenant en mode mandataire, présentes sur sa circonscription, il l’interroge sur le sujet de la carte professionnelle « Aide à domicile ». Depuis le 1er janvier 2025, les professionnels intervenant au domicile des personnes âgées ou handicapées peuvent être munis de cette carte. Elle permet aux professionnels de bénéficier de facilités pour leurs déplacements et aurait été particulièrement utile en période de crise sanitaire ou de pénurie d’essence par exemple. Or les aides à domicile employées par des particuliers employeurs, via l’emploi direct ou la structure mandataire, ne sont pas éligibles à cette carte nouvellement instaurée. Pourtant, les conditions d’exercice de leur métier sont identiques à celles des structures en mode prestataire. Cette exclusion, même d’ordre symbolique, participe à une non-reconnaissance du caractère essentiel de la profession. Il l’interroge donc sur la volonté du Gouvernement de mettre fin à cette discrimination entre professionnels du même métier, dans un secteur qui peine à recruter et souffre d’un manque cruel de reconnaissance. Il demande quelles mesures elle compte prendre pour que tous les aides à domicile, quel que soit leur employeur, soient reconnus à leur juste valeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3235</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers : des droits en attente</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6496. — 6 mai 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence de reconnaître pleinement la pénibilité du métier de sapeur-pompier professionnel, ainsi que sur les retards persistants qui entravent l’application de réformes pourtant votées. Depuis près de dix ans, les représentants de la profession alertent sur les conditions d’exercice particulièrement exigeantes de cette mission essentielle : gardes de 24 heures, interventions nocturnes, exposition constante à des risques physiques et psychologiques. Si des discussions ont été engagées dès 2015 avec les services de l’État, force est de constater qu’aucune mesure concrète n’a vu le jour à ce jour. Le dossier reste en suspens, alors même que la profession subit une crise d’attractivité grandissante et que les départs anticipés se multiplient. Des propositions claires et réalistes ont été formulées par les organisations syndicales : appliquer un coefficient compensatoire pour les gardes de 24 heures, fondé sur un temps d’équivalence harmonisé à l’échelle nationale ; instaurer un coefficient supplémentaire pour les interventions de nuit, en reconnaissance de leur pénibilité accrue ; permettre que ces compensations soient épargnées sur le compte épargne-temps réglementé, afin d’être transformées en temps de repos ou en droits à la retraite (notamment via un dispositif dédié). Ces mesures sont attendues. Elles doivent désormais être entendues. Un autre point d’alerte concerne la faiblesse de la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) pour les sapeurs-pompiers professionnels. La faible prise en compte des primes et indemnités, notamment de la prime de feu, porte atteinte à l’équité du système. Une réforme s’impose pour garantir à ces agents une retraite à la hauteur de leur engagement. Enfin, l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023, qui prévoit une bonification de trimestres pour les sapeurs-pompiers volontaires, n’est toujours pas applicable en raison de l’absence de décret. Ce retard est incompréhensible. Il prive les intéressés de droits pourtant validés par le Parlement, nourrissant frustration et incompréhension, d’autant plus vives que les annonces gouvernementales avaient suscité de fortes attentes. Le Gouvernement ne peut pas, d’un côté, saluer l’engagement des sapeurs-pompiers, et de l’autre, retarder les mesures concrètes censées le reconnaître. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement va publier dans les plus brefs délais le décret d’application de l’article 24 de la loi du 14 avril 2023, en précisant si les années de service antérieures seront bien prises en compte, et donner une suite rapide aux revendications portées par la profession, notamment celles liées à la valorisation de la pénibilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3236</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact de la réforme de la CNAM sur les taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6507. — 6 mai 2025. — M. Guillaume Bigot alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation critique des taxis conventionnés face aux nouvelles propositions tarifaires imposées par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) pour 2025. Les taxis conventionnés constituent un maillon vital du système de santé français, particulièrement dans les territoires ruraux, où ils assurent le transport des patients vers leurs rendez-vous médicaux. La nouvelle tarification préparée par la CNAM pour 2025 menace directement la survie économique de ces entreprises. Selon la profession, cette grille tarifaire entraînerait des pertes considérables : jusqu’à 27 % pour les trajets de 30 km et 25 % pour ceux de 50 km, qui constituent l’essentiel de l’activité de ces artisans. La Fédération nationale des artisans taxi (FNAT) estime que près de 40 000 emplois sont menacés par ces mesures bureaucratiques. Les manifestations qui se multiplient à travers le territoire national témoignent de l’exaspération des professionnels face à des décisions prises unilatéralement, sans véritable concertation avec les représentants du secteur. Cette situation est d’autant plus alarmante que, dans de nombreuses zones rurales, les taxis conventionnés représentent souvent l’unique solution de transport pour les personnes âgées et vulnérables nécessitant des soins réguliers. La disparition de ces services creuserait considérablement la fracture sanitaire que subissent les campagnes, délaissées par les services publics. Si une prorogation temporaire de la convention actuelle a été obtenue à la suite des mobilisations de décembre 2024, elle ne constitue qu’un sursis face à la menace persistante pesant sur ces artisans. L’annonce d’une grève nationale, prévue le 19 mai 2025, illustre le désespoir d’une profession qui s’estime acculée. M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour garantir la survie économique des taxis conventionnés et préserver ces emplois. Il souhaite également savoir si elle va intervenir auprès de la CNAM pour exiger l’abandon de cette réforme punitive et l’établissement d’une tarification équitable, respectueuse des coûts réels supportés par ces professionnels. Enfin, il lui demande comment elle compte défendre l’accès aux soins dans les territoires ruraux, où cette profession joue un rôle irremplaçable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3236</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie d’effectifs au sein des services d’inspection du travail en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6509. — 6 mai 2025. — Mme Marie Mesmeur alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la pénurie d’effectifs au sein des services d’inspection du travail en France, une situation aux conséquences préoccupantes. Depuis la réforme initiée par le décret du 20 mars 2014, qui visait notamment à faire évoluer les agents de contrôle du grade B au grade A, les effectifs se sont progressivement réduits. Cette fragilisation s’est aggravée avec les réformes successives, au point qu’aujourd’hui, les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Les chiffres confirment cette tendance inquiétante. La Confédération générale du travail alerte : 296 sections d’inspection seraient vacantes et seuls 19 départements disposent d’effectifs complets, tandis que 32 affichent plus de 10 % de postes vacants. De plus, selon la Cour des comptes dans un rapport de 2020, la baisse des effectifs est manifeste et mise en avant dans les conclusions générales. Le rapport flash sur les effectifs du SIT au 31 décembre 2024 indique qu’entre 2017 et mars 2020, le nombre d’agents de contrôle (hors responsables d’unité) est passé de 1 950 à 1 784 à l’échelle nationale. Ainsi, l’État lui-même confirme cette tendance à travers ses différents rapports. Le département d’Ille-et-Vilaine, où se situe la circonscription de Mme la députée, n’est pas épargné. Entre 2015 et 2022, le nombre de salariés est passé de 313 733 à 388 453. Or le nombre d’inspecteurs n’évolue pas en proportion de cette progression - bien au contraire. Il semble que le département ne respecte pas la recommandation du Bureau international du travail, qui préconise un agent pour 1 000 salariés sur le territoire. Il manquerait 5 postes d’agents de contrôle par rapport aux 34 existants. Derrière ces chiffres se trouvent des entreprises, des salariés, des associations et des usagers, potentiellement privés d’un service public essentiel, garant du respect du droit du travail. Il est donc primordial de le préserver et de lui allouer les effectifs nécessaires à son bon fonctionnement. Or les 179 inspecteurs du travail actuellement en formation, qui ne rejoindront les services qu’à l’été 2025, ne suffiront pas à résoudre un problème dénoncé de manière récurrente depuis des années et évoqué de manière sommaire par cette question écrite. Face à cette situation critique, qui est pointée à la fois par l’État et les organisations représentatives, elle lui demande quelles mesures concrètes seront prises pour pallier le manque d’effectifs et préserver la mission fondamentale de l’inspection du travail.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>96</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3247</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Clarification du cadre juridique de la lutte contre la prolifération du chardon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            96. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la clarification du cadre juridique de la lutte obligatoire contre la prolifération du chardon ( cirsium arvense ). L’arrêté du 31 juillet 2000 établissant la liste des organismes nuisibles aux végétaux, produits végétaux et autres objets soumis à des mesures de lutte obligatoire prévoyait au chapitre 1er de son annexe B le principe d’une obligation de lutte en France métropolitaine contre le cirsium arvense. Or l’arrêté du 16 avril 2020 portant établissement des listes d’organismes nuisibles au titre du 6°de l’article L. 251-3 du Code rural et de la pêche maritime (CRPM) a abrogé le chapitre 1er de l’annexe B de l’arrêté du 31 juillet 2000 ; il n’y est plus fait expressément mention de l’obligation de lutte contre le cirsium arvense. Cela peut entraîner de fait une négligence dans la lutte contre le chardon par certains propriétaires, ce qui a des conséquences non négligeables sur les exploitations agricoles. Les maires des territoires ruraux se trouvent démunis à régler des conflits entre administrés. Aussi, il lui demande quelles dispositions peuvent être prises pour permettre la mise en place de mesures contraignantes et rendre obligatoire la lutte contre le cirsium arvense.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3247</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le chardon des champs (Cirsium arvense) est une adventice des cultures qui peut être difficile à maîtriser. À ce titre, certains départements ont pu adopter des mesures de lutte obligatoire dans le passé. La réglementation européenne relative à la santé des végétaux a été révisée en 2016, ce qui s’est traduit par l’adaptation des dispositions concernant les organismes nuisibles réglementés dans le code rural et de la pêche maritime. Le chardon est une plante très largement disséminée dans l’Union européenne (UE) qui ne fait pas partie des organismes nuisibles de quarantaine dans l’UE. Par conséquent, une réglementation nationale des mesures de lutte contre cette plante correspondrait à une surtransposition. En outre, les services de l’État doivent concentrer leurs moyens pour prévenir et lutter contre les bioagresseurs les plus dangereux, qui sont encore peu ou pas présents sur le territoire. Cependant, le cadre actuel permet aux autorités locales de gérer des situations d’infestations fortes qui peuvent poser des problèmes en zone agricole ou à proximité des zones cultivées. Les bases juridiques suivantes sont disponibles : - l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT), qui autorise le maire à prendre les mesures de police nécessaires et lui confie le soin de prévenir, « par des précautions convenables, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature » ; - l’article L. 2213-25 du CGCT, qui prévoit une obligation pour le propriétaire ou ses ayants droit d’entretenir un terrain non bâti situé à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à une distance maximum de 50 mètres des habitations, dépendances, chantiers, ateliers et usines lui appartenant. Cet article est utilisable seulement pour des parcelles insérées dans l’espace bâti ; - l’article L. 134-6 du code forestier, qui précise les modalités du débroussaillement obligatoire dans les zones situées à moins de 200 mètres des terrains en nature de bois, forêts, landes, maquis, garrigue, plantations ou reboisements. Cette servitude de débroussaillement concerne notamment les abords des constructions et installations de toute nature sur une profondeur minimum de 50 mètres, les terrains situés en zone urbaine… En dernier recours, une procédure de déclaration de parcelle en état d’abandon est prévue aux articles L. 2243-1 et suivants du CGCT. Enfin, la problématique du chardon pourra être traitée dans le cadre des programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC) une fois que la nouvelle gouvernance sanitaire sera opérationnelle. Saisi par les professionnels, le conseil régional d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CROPSAV), placé auprès du préfet de région, pourra émettre un avis favorable sur la possibilité d’un PSIC relatif à un programme de surveillance et la lutte vis-à-vis du chardon dans des zones définies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>126</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3247</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Budget alloué aux associations pour la stérilisation des chats errants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            126. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la dotation prévue pour répondre à la problématique de la prise en charge des chats errants, notamment de leur stérilisation, qui concerne de nombreuses collectivités. En effet, les chats prolifèrent de façon rapide puisqu’un unique couple de chats peut en engendrer 20 000 autres en l’espace de quatre années seulement, difficulté qu’il faut chercher à pallier. De nombreuses associations prennent ainsi en charge les chats errants, mais les frais associés sont importants et assumer ce coût représente une lourde charge. En effet, la stérilisation d’un chat femelle revient en moyenne à 150 euros et la stérilisation d’un chat mâle à 100 euros. Afin que les collectivités puissent répondre à la problématique grandissante de l’accroissement de la population féline ainsi qu’à la hausse des abandons, une aide de 3 millions d’euros a été votée par le Parlement dans le cadre de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 en vue d’accompagner les communes dans le cadre des stérilisations. Il souhaiterait dès lors connaître les modalités de mise en œuvre concrète de la loi et les démarches à entreprendre par les élus locaux afin de pouvoir bénéficier de cette aide. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3248</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de finances pour l’année 2024 a prévu une enveloppe de 3 millions d’euros (M€) dédiée à la stérilisation des chats errants et des chats domestiques par les collectivités territoriales. Dans ce cadre, la direction générale de l’alimentation du ministère chargé de l’agriculture a ouvert un appel à projets pour soutenir les projets de gestion des chats errants portés par les communes et, par transfert de compétences, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) volontaires. Cette subvention a été attribuée dans le cadre de l’expérimentation prévue par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi prévoit en effet la mise en place de conventions entre l’État et les maires ou les présidents des collectivités territoriales et les EPCI volontaires, afin d’améliorer la gestion et la prise en charge des populations de chats errants ou en divagation et d’articuler les compétences et les moyens de chaque signataire dans cet objectif. Dans les départements et régions d’outre-mer, des modalités particulières peuvent être mises en place sous la responsabilité des préfets de région. Ainsi, en fonction des particularités des territoires, les chiens d’espèce domestique peuvent être éligibles, sous réserve que les deux espèces, canine et féline, soient concernées par le projet. Pour solliciter cette subvention, les communes et les EPCI concernés pouvaient répondre à l’appel à projets mentionné précédemment, dont le guichet était ouvert du 2 septembre au 10 octobre 2024. L’ensemble des informations relatives à cet appel à projets sont disponibles sur le site internet du ministère chargé de l’agriculture. Cette dotation de 3 M€ ne permet pas de financer la gestion des chats errants de toute la France et ne vise donc pas cet objectif. De plus, plusieurs études montrent que la gestion des chats errants ne fonctionne qu’au long terme et qu’une campagne sporadique est inefficace. Dans ce cadre, le choix a été d’appuyer des communes qui ont déjà un dispositif de gestion des chats errants en place (sachant que c’est dans leurs prérogatives) pour voir les bonnes pratiques existantes et utiliser cette dotation au mieux. L’expérimentation prend donc tout son sens avec cet appui financier, disponible en 2024 uniquement. Par la suite, il s’agira de faire un bilan de cette expérimentation pour rédiger le rapport du Gouvernement au Parlement prévu par la loi susmentionnée. L’expérimentation pourrait alors mettre en avant des recommandations et des bonnes pratiques, qui bénéficieraient à toutes les communes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>138</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3248</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pisciculture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            138. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt concernant les préoccupations exprimées par de nombreux acteurs de la pisciculture en France, qui font face à des difficultés dans leurs démarches auprès des directions départementales des territoires (DDT). En effet, les lois et réglementations actuelles, qui requièrent la réalisation d’une étude d’impact en vue d’obtenir l’autorisation d’exploiter un étang à des fins de pisciculture, semblent constituer un obstacle majeur pour les professionnels de ce secteur. Le renforcement de l’interprétation de ces réglementations ces dernières années restreint de plus en plus la possibilité de développer de nouvelles installations. Pour preuve, aucune nouvelle installation de pisciculture n’a été enregistrée en France depuis plus de vingt ans. Cette situation met sérieusement en péril la pérennité de cette filière pourtant essentielle, non seulement en matière de soutien à l’économie rurale, mais également en ce qui concerne la préservation de l’environnement. La préservation de l’activité de pisciculture revêt par ailleurs une grande importance, notamment dans le contexte actuel où la question de la souveraineté alimentaire est un enjeu majeur. C’est pourquoi M. le député souhaite obtenir des informations plus détaillées concernant les dispositions légales et réglementaires en vigueur relatives à l’exploitation d’étangs à des fins de pisciculture. De plus, il souhaite savoir si des mesures d’aide sont actuellement disponibles pour soutenir les pisciculteurs face aux défis rencontrés par cette filière en crise. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3248</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le soutien à la pisciculture mis en œuvre à l’heure actuelle s’inscrit pleinement dans les mesures prises par les précédents Gouvernements dans le cadre plus large de l’aquaculture. Le rapport du Haut-Commissariat au plan « le développement de l’aquaculture : un enjeu de souveraineté alimentaire » paru en novembre 2023 confirme le panorama d’un marché national à conquérir et du potentiel que représente le savoir-faire des filières aquacoles, notamment piscicoles, pour répondre à ce défi. Le Gouvernement a bien identifié le besoin d’évolution et de soutien des producteurs continentaux et marins, souvent héritiers d’une longue tradition et emblématiques d’une activité locale structurante, mais confrontés à de nombreux défis (acceptation locale des projets, gestion de la ressource en eau, réchauffement climatique, prédation, etc.). Le plan « Aquacultures d’avenir » 2021-2027, stratégie nationale pour un développement durable de l’aquaculture française, a ainsi été signé en 2022 par les ministères chargés de la mer, de l’agriculture et de la transition écologique, par Régions de France et par les représentants professionnels (comité national de la conchyliculture et comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture). Il vient réaffirmer l’engagement conjoint de l’État, des collectivités, des acteurs économiques, et des partenaires techniques et scientifiques, au service d’une aquaculture innovante, répondant aux attentes sociétales et aux enjeux environnementaux et garantissant un approvisionnement national pérenne et durable. Plus concrètement, compte tenu de l’intégration de l’aquaculture au sein de la politique commune des pêches en tant que compétence partagée avec la Commission européenne, le principal levier financier pour mettre en œuvre les actions du plan « Aquacultures d’avenir » 2021-2027 est le fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), qui a pris, pour la programmation 2021-2027, la relève du fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP). Depuis près de dix ans, les filières aquacoles ont su mobiliser pleinement cet outil, les mesures du FEAMP dédiées à ce secteur ayant présenté un des meilleurs taux de consommation du fonds. Cette dynamique se confirme au vu du nombre de dossiers déposés dans les régions littorales et auprès de FranceAgriMer pour bénéficier du FEAMPA, sur des projets d’innovation, d’investissements productifs, d’acquisition de connaissance et projets scientifiques, de transformation, de communication, de valorisation ou de renforcement de la structuration des filières. Les piscicultures ont pleinement accès à ces financements et ont su s’en emparer, notamment pour moderniser leurs infrastructures et gagner en autonomie énergétique. Elles bénéficient également des projets de recherche portés par l’interprofession en lien avec des instituts techniques et scientifiques [Itavi, l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), etc.], également soutenus par le FEAMPA. Le fonds pour la souveraineté alimentaire et la transition écologique permettra aussi d’accompagner la filière, puisque le Gouvernement a prévu que les activités aquacoles, et de fait les piscicultures, puissent bénéficier d’un financement dans le cadre de projets territoriaux structurants. Le Gouvernement confirme donc son intention de soutenir pleinement le développement de l’aquaculture, dans toutes ses composantes, et notamment la filière piscicole française, afin de reconquérir sa souveraineté. En ce qui concerne l’exigence d’une étude d’impact pour autoriser un étang à devenir pisciculture, elle n’est en aucun cas systématique. Dès lors qu’un étang est régulièrement existant, l’élevage de poissons n’est soumis qu’à quelques règles d’agrément de la provenance du poisson et éventuellement à un porté à connaissance avec des éléments d’information sur les incidences du projet, qui peut justifier des prescriptions pour encadrer la remise en eau ou en gestion de l’étang en étang « piscicole ». L’étude d’impact n’est exigible que pour la création d’une pisciculture installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), ou pour la création, ou la régularisation d’un plan d’eau qui ne serait pas autorisé, avant l’empoissonnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>256</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3249</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière avicole et nécessité d’un plan de soutien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            256. — 8 octobre 2024. — M. Paul Molac interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés de la filière avicole, particulièrement en Bretagne, première région productrice dans ce domaine et sur la nécessité de mettre en œuvre un plan de soutien visant à aider les professionnels les plus durement impactés. Le constat est simple : en 20 ans, la production de volailles a diminué de 31 % en Bretagne. Au niveau national, la baisse de production est globalement similaire. Résultat : la France n’est plus auto-suffisante en poulets depuis 2014. La consommation nationale est depuis lors assurée en majorité par les importations alors que paradoxalement la demande intérieure et l’attrait des consommateurs pour la viande de volailles d’origine française est croissante. Un évènement a accentué ce phénomène d’importation : la guerre en Ukraine, pays qui se veut être le second fournisseur de viande de volailles de l’Union européenne. Effectivement, en France, depuis le début du conflit, du fait de la suppression des droits de douane par l’Union européenne, les importations de poulets ukrainiens ont bondi de 113,5 % entre 2022 et 2023 ; et cela sans compter la volaille ukrainienne importée et transformée en Pologne ou dans les Pays-Bas et présents sur les étals français en étant estampillés « Union européenne ». La hausse des importations de volailles ukrainiennes impacte directement les professionnels du pays. Pour preuve, les producteurs bretons perdent en moyenne un lot de production sur les six produits en moyenne sur l’année ; entraînant environ quatre semaines de vide sanitaire au lieu des deux usuelles et donc des pertes de revenus conséquentes. La région Bretagne est particulièrement affectée par l’augmentation de ces importations car elle produit majoritairement à destination de la restauration hors foyer (RHF), un secteur très contraint par la concurrence afin de pouvoir répondre à la contrainte de pouvoir d’achat des consommateurs. En effet, en France, si un poulet consommé sur deux est importé, en RHF, ce sont jusqu’à 80 % des poulets qui sont issus de l’importation. Or avant de subir les conséquences de la suppression des droits de douanes et donc les importations ukrainiennes, les éleveurs de volailles étaient déjà affaiblis : par les épisodes successifs de grippe aviaire, par une inflation galopante - notamment en matière de consommation énergétique - et par l’augmentation déjà galopante des importations, favorisées par des coûts de main-d’œuvre moindres, des normes de production moins exigeantes ou encore par des accords commerciaux avantageux selon les pays de provenances. Toutes ces difficultés successives mettent en péril la viabilité des élevages, nuisent aux investissements et porte préjudice à l’attractivité du métier. C’est pourquoi M. le député demande à ce qu’un plan de soutien soit rapidement mis en œuvre en faveur des éleveurs ayant subi un vide sanitaire excédant les durées habituelles entre janvier 2023 et juin 2024, que soit renouvelé le décret obligeant à l’étiquetage de l’origine des viandes en RHF et de veiller à ce que l’application de l’étiquetage de l’origine des viandes transformées et élaborées en RHF soit contrôlée ; afin d’informer au mieux le consommateur. En outre, il aimerait connaître la stratégie globale qui sera optée par le Gouvernement afin remédier au manque de compétitivité des producteurs de volailles en vue de répondre aux grands enjeux de souveraineté alimentaire nationale. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3250</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, un poulet consommé sur deux est importé, un chiffre souvent mis en avant pour illustrer les difficultés de la filière avicole. Cependant, il est important de rappeler qu’une part significative de la production est exportée. Ainsi, le taux d’auto-approvisionnement en poulet de chair qui correspond au ratio production sur consommation atteint un peu plus de 70 %. Malgré ce résultat, ce niveau reste insuffisant, et les services du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sont pleinement mobilisés pour accompagner la filière dans sa reconquête de souveraineté. Par exemple, durant la crise ukrainienne, la France a œuvré au niveau européen pour inclure la volaille dans le mécanisme de frein d’urgence mis en œuvre en 2024 et qui consiste à rétablir des quotas d’importation associés à des droits de douanes, ce qui a permis de limiter les importations ukrainiennes à moins de 2 % de la production européenne. La fragilité de la filière est également liée aux épisodes récurrents d’influenza aviaire depuis 2015, conduisant plusieurs milliers d’éleveurs à suspendre temporairement leur activité. La situation ne s’est stabilisée qu’en octobre 2023, grâce à la vaccination des canards, financée à 85 % par l’État pour la campagne 2023-2024 puis à 70 % par l’État pour la campagne 2024-2025. Ainsi, l’État, qui a par ailleurs versé plus d’un milliard d’euros à l’ensemble de la filière (amont et aval) pour compenser les coûts sanitaires et les pertes de production supportés depuis 2015, a également joué un rôle déterminant dans cette stabilisation. Lors de l’épisode d’influenza aviaire hautement pathogène 2023-2024, l’État a apporté un soutien financier aux éleveurs de volailles affecté. Ainsi, les éleveurs de volailles (palmipèdes, gallinacés et colombinés) situés dans des zones réglementées (zones de protection, zones de surveillance) dans les départements du Morbihan, du Nord, de la Somme et de la Vendée, mises en place pour lutter contre l’épizootie d’influenza aviaire 2023-2024 et ayant subi des pertes économiques, pourront déposer via un téléservice géré par FranceAgriMer une demande d’aide à compter du 24 mars à 14 h et jusqu’au 5 mai à 14 h (https://www.franceagrimer.fr/Accompagner/Dispositifs-par-filiere/Aides-de-crise/INFLUENZA-AVIAIRE/IAHP-2024-Amont). Cette aide, financée par l’État pour un budget maximum de 10 millions d’euros vient compenser à hauteur de 90 % les pertes liées à l’arrêt de la production dans les exploitations en raison des interdictions de mise en place et de mouvement de volailles. Comme l’a indiqué la Cour des comptes en 2024, la souveraineté alimentaire repose également sur une transparence accrue de l’origine des denrées, notamment en restauration hors foyer. Depuis 2022, l’indication de l’origine des viandes de volaille achetées crues est obligatoire (décret n° 2022-65), et a été étendue en 2023 aux plats à emporter (décret n° 2023-492) puis en 2024, aux viandes utilisées comme ingrédients (décret n° 2024-171). Deux décrets permettent désormais de pérenniser les obligations sur l’origine des viandes achetées crues qui avaient une date limite d’application au 29 février 2024 : elles sont permanentes depuis juillet 2024 pour les plats à emporter et en livraison (décret n° 2024-760), et depuis février 2025 (décret n° 2025-141) pour le reste de la restauration hors foyer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>770</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3250</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Dégats importants de gibiers sur les parcelles agricoles dans l’Aisne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            770. — 15 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les dégâts de gibiers sur les parcelles agricoles. En effet, depuis plusieurs années, M. le député est interpellé par bon nombre d’agriculteurs concernés par des dégâts de gibiers sur des parcelles agricoles situées sur la circonscription, qu’il représente à l’Assemblée nationale. Des dégâts particulièrement importants sont ainsi constatés couramment et M. le député a pu à plusieurs reprises s’en rendre compte, cela encore récemment. Cette situation met clairement en danger les revenus des agriculteurs et maraîchers qui dépendent de la bonne tenue de leur récolte. Les agriculteurs sont déjà à la merci des conditions climatiques parfois difficiles comme en 2024. Cependant, sans compter les conditions climatiques, pour récolter, il ne faut pas qu’il y ait aussi des destructions de gibiers qui peuvent être évitées ou atténuées. Or bien que les chasseurs fassent ce qu’ils peuvent pour réduire la nuisance, cela ne suffit pas, compte tenu de la prolifération notamment exponentielle de sangliers et de chevreuils, très friands des cultures agricoles. C’est une véritable calamité. À la fois nationale, mais aussi pour le département de l’Aisne ; les témoignages se multiplient. M. le député rappelle que la souveraineté alimentaire nationale dépend essentiellement de la production des agriculteurs français. Ils y passent du temps, cela leur coûte du temps et de l’argent : sur le plan de la consommation des énergies fossiles, par exemple, un tracteur consomme environ 18 litres de gasoil par hectare. Aucune profession ne tolérerait de voir son travail saccagé après tant d’efforts. Le travail de la terre est parmi les plus difficiles. Seul celui qui ne l’a jamais pratiqué ne peut pas le savoir. Enfin, les indemnisations potentiellement versées par la fédération des chasseurs, bien qu’elles existent, sont loin de compenser les efforts, le temps passé ainsi que leur désarroi. En conséquence, M. le député souhaiterait connaître les dispositions prises pour renforcer et lutter contre cette calamité, sur le plan départemental et national. Dans le cas contraire, il souhaiterait connaître les intentions de l’État en la matière, pour si ce n’est y mettre un terme, au moins la réduire par tous les moyens autorisés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3251</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Compte-tenu de la recrudescence, sur une grande partie du territoire, des dégâts causés aux exploitations agricoles, mais aussi des risques pour la sécurité publique, liés à l’augmentation des populations de sangliers, l’État a souhaité mettre rapidement en place une gestion maîtrisée de ces populations, en concertation avec les partenaires concernés. À cet effet, l’État a permis la signature d’un accord sur les dégâts de gibiers le 1er mars 2023 au salon international de l’agriculture entre les principaux organismes professionnels agricoles et la fédération nationale des chasseurs d’une part et entre l’État et la fédération nationale des chasseurs (FNC) d’autre part, afin d’élargir considérablement les méthodes d’actions visant à réduire les populations de sangliers. Cet accord a conduit au décret du 28 décembre 2023 relatif à la réduction et à l’indemnisation des dégâts causés par le gibier, qui a récemment réformé le système d’indemnisation des agriculteurs par les FNC et a élargi les modes, armes et techniques de chasse aux sangliers. Parmi les outils qui peuvent être mis en œuvre, on trouve l’extension de la période de chasse pour protéger les semis, le piégeage, l’agrainage encadré, l’utilisation de chevrotines dans trente départements (non applicable dans l’Aisne), le tir depuis un poste fixe matérialisé pendant la récolte (au niveau national). Dans chaque département, les préfets et leurs directions départementales des territoires peuvent mettre en œuvre et adapter ce nouvel outillage réglementaire, afin de réduire les populations conformément à l’esprit de l’accord.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2064</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3251</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des éleveurs face aux conséquences de la FCO 3 et 8</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2064. — 19 novembre 2024. — M. David Taupiac alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans le département du Gers. En effet, au 1er octobre 2024, 108 foyers infectés de FCO ont été recensés, dont 36 dans des élevages bovins, 67 dans des élevages ovins et 5 dans des élevages caprins et 12 suspicions supplémentaires sont en cours d’examen. Cette situation sanitaire suscite une grande inquiétude parmi les éleveurs du département, qui sont d’autant plus alarmés par la progression rapide du sérotype 3, dit « exotique », de la FCO, qui se propage du nord vers le sud-ouest de la France. Les éleveurs gersois expriment leur crainte face aux effets similaires du sérotype 8, dont la propagation pourrait entraîner des pertes économiques importantes et des effets néfastes sur la santé des troupeaux (baisse de production, avortements, mortalité élevée). Si des mesures de vaccination gratuites ont été mises en place pour le sérotype 3, les professionnels déplorent que la vaccination contre la FCO-8 ne bénéficie pas du même traitement et demeure à la charge des éleveurs. La répartition inégale des coûts entre ces deux sérotypes engendre une pression financière supplémentaire sur les éleveurs du Gers, qui estiment que la prise en charge par l’État de la vaccination contre les deux sérotypes (FCO-3 et FCO-8) représenterait un coût-bénéfice bien supérieur à l’indemnisation des pertes directes liées à ces maladies. La progression continue des deux sérotypes pourrait entraîner des conséquences sanitaires graves dans les élevages du Gers et les mesures actuelles semblent insuffisantes pour endiguer cette crise. Dans ce contexte, les récentes annonces de Mme la ministre concernant la généralisation de la vaccination contre le FCO-3 et le déploiement d’un fonds d’urgence pour indemniser les éleveurs touchés par cette souche ont été bien accueillies dans le département. Cependant, les éleveurs du Gers regrettent que la vaccination contre le FCO-8 ne soit pas également prise en charge par l’État. Il lui demande donc quelles mesures supplémentaires elle envisage pour garantir une prise en charge équitable de la vaccination contre la FCO dans le Gers, tant pour le sérotype 3 que pour le sérotype 8, afin de protéger les élevages contre les effets dévastateurs de ces épidémies, tout en allégeant la charge financière pesant sur les professionnels du secteur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3252</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de santé animale européenne classe la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans la catégorie des maladies à programme d’éradication volontaire laissé aux choix des États membres. Les professionnels de l’élevage ont souhaité en 2021 que la France ne porte pas auprès de la Commission européenne un programme d’éradication contre la FCO ce qui a eu pour conséquence de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Cette dernière est cependant nécessaire dans le cadre des échanges commerciaux d’animaux entre États membres de l’Union européenne et le cas échéant pour les exportations. Elle reste autorisée sur une base volontaire pour les éleveurs qui souhaitent protéger leur troupeau. Les mesures de surveillance, de prévention et de lutte applicables à la lutte contre la FCO et prévues dans l’arrêté du 4 juillet 2024 peuvent varier en fonction du caractère enzootique ou exotique des sérotypes. Aussi, depuis plusieurs années, l’ensemble du territoire métropolitain est considéré comme enzootique pour le sérotype 8. Pour ce sérotype 8, un nouveau variant est apparu en France en août 2023 pour lequel il existe plusieurs vaccins autorisés depuis les années 2010. Dès début septembre 2023, la direction générale de l’alimentation en a informé toutes les organisations professionnelles agricoles, la fédération nationale des groupements de défense sanitaire (GDS France) et la société nationale des groupements techniques vétérinaires. De même, dès l’automne 2023, les autorités scientifiques ont démontré que ces vaccins étaient efficaces contre ce nouveau variant. Dès 2023, tous les éleveurs et leurs organisations professionnelles disposaient des éléments pour élaborer une stratégie de prévention de filière par la vaccination sans qu’il y eût alors de pénurie de vaccins. Le ministère chargé de l’agriculture est pleinement mobilisé pour faire face aux cas de FCO, dans le cadre d’une stratégie sanitaire adaptative consistant à anticiper, dialoguer avec les parties prenantes de façon directe et trouver les bonnes solutions à partir des remontées de terrain. À ce titre, dès que la production des vaccins par les laboratoires l’a permise, le Gouvernement a mis à disposition des éleveurs, gratuitement, dès le mois d’août, des doses vaccinales contre la FCO-3 [11,7 millions (M) de doses commandées au total, dont 9,3 M pour les bovins et 2,4 M pour les ovins]. Pour permettre une couverture optimale de tout le territoire également pour les bovins, le Gouvernement a passé une nouvelle commande de 2 M de doses vaccinales en urgence impérieuse. La zone vaccinale FCO-3 a ainsi été étendue à la France entière pour les ovins et les bovins. L’État a ainsi commandé en 2024, 14 M de doses de vaccins pour un montant total d’environ 37 M d’euros (€). Il faut rappeler que la capacité à vacciner est au cœur de tout : - d’abord, lorsqu’une crise démarre plusieurs pays sont touchés en même temps ; - ensuite, les productions de vaccins sont faibles et reposent sur un très petit nombre de laboratoires ; - par ailleurs, parce que de nouveaux sérotypes se multiplient sans que ne puissent être produits au même rythme des vaccins multivalents ; - enfin, parce qu’il est indispensable de protéger les élevages et les exportations, même en dehors des périodes d’activité vectorielle. L’enjeu est de pouvoir anticiper l’approvisionnement des élevages en vaccin, dans une approche globale de prévention. C’est tout le rôle du groupe de travail technique dédié aux maladies vectorielles, chapeauté par le ministère chargé de l’agriculture, en collaboration avec tous les acteurs du sanitaire, qui sont chargés de réfléchir aux solutions d’anticipation. Une réunion tripartite entre professionnels, État et laboratoires, sera également organisée très prochainement pour avancer concrètement et collectivement sur le chemin d’une meilleure préparation aux attaques sanitaires. Devant l’ampleur des pertes économiques, le Gouvernement avait arbitré début octobre 2024 comme précisé lors de l’intervention du Premier ministre au salon de l’élevage à Cournon : - pour la FCO-3, la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation ad hoc des éleveurs affectés par des pertes économiques liées à la seule FCO 3. Il a été précisé que cette indemnisation serait prise en charge dans le cadre d’une enveloppe dont le montant maximum a été arbitré à 75 M d’euros ; - pour la FCO-8, la mobilisation du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), compensé par l’État à hauteur de 65 % des indemnisations versées. Afin de décaisser au plus vite les versements, plutôt que d’attendre comme dans la majorité des cas plusieurs mois, il a été décidé que soit mis en place un volet avance du dispositif d’aide de l’État pour indemniser les éleveurs de bovins et d’ovins (foyers de FCO-3, sérotype émergent, surmortalités parmi les animaux de plus d’un an). Ce volet a concerné les éleveurs dont la confirmation de statut est intervenue du 5 août au 30 septembre 2024 afin de stabiliser les données et d’indemniser les éleveurs ayant connu des pertes tôt. Le téléservice a été ouvert du 18 novembre au 6 décembre 2024. Dans le cadre de cette avance, les surmortalités ont été calculées sur la base d’une estimation des mortalités de référence par catégorie (bovins d’un à 2 ans, bovins de plus de 2 ans, ovins de plus d’un an) par des taux de mortalité de référence (TMR) calculés, à l’échelle de l’ensemble des foyers, du 5 août au 30 septembre 2022, compte tenu du caractère peu représentatif de l’année 2023 pour l’élevage. Un dispositif simple pour les éleveurs, leur demandant très peu de temps de saisie a été mis en place. L’éleveur déclare ainsi, son effectif et les mortalités intervenues au sein de son troupeau. Outre son RIB (relevé d’identité bancaire), il n’a pas à verser de pièce justificative, les services instructeurs s’appuyant sur les confirmations officielles de foyers et les données d’effectifs et d’équarrissage dont l’État dispose. L’avance a été de 30 % de la somme due, à la condition qu’un plancher de 500 € soit respecté, et tient compte de la surmortalité dans les élevages foyers sur la période du 5 août au 30 septembre 2024. Ce guichet entendait répondre à l’urgence de certains élevages afin de leur apporter de la trésorerie dans l’attente du guichet solde, qui a vocation à porter l’essentiel des versements. L’instruction par les directions départementales des territoires (et de la mer) [DDT (M)] s’est faite au fil de l’eau et les premiers dossiers ont été payés avant la clôture budgétaire. De nouvelles réunions du groupe de travail avec les représentants des services déconcentrés et les représentants des organisations professionnelles se sont tenues. Pour la FCO-3, l’État indemnisera les mortalités des éleveurs ovins et bovins dont la confirmation de statut « foyer FCO-3 » est intervenue entre le 5 août et le 31 décembre 2024, que les éleveurs aient demandé ou non une avance, laquelle sera, le cas échéant, déduite de l’aide. Outre le volet FCO-3 (ovins-bovins), et comme indiqué dans le communiqué de presse publié le 14 novembre 2024, le principe de prise en charge de la FCO-8 pour les ovins a été intégré dans le guichet solde et non plus par le FMSE (fonds nationale agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental) pour les foyers confirmés avant début septembre. C’est une avancée majeure, au terme d’une négociation interministérielle difficile dans le contexte budgétaire actuel. Les travaux conduits en janvier 2025, en étroite collaboration entre le ministère de l’agriculture et les filières, ont abouti à la nécessité d’élargir les critères d’indemnisation. En quelques semaines, et malgré les mêmes contraintes budgétaires, le Gouvernement a pris les décisions suivantes : - de confirmer la prise en charge par l’État de l’ensemble des surmortalités ovines et bovines « adultes » FCO-3 pour la période prise en compte (et déduction de l’avance versée le cas échéant) ; - de confirmer l’éligibilité des foyers confirmés FCO-8 en ovins ; d’assurer la prise en charge par l’État des surmortalités caprines FCO-3 et 8 ; d’intégrer les jeunes bovins de moins d’un mois ; - des jeunes animaux de plus de 1-12 mois pour les ovins, bovins et caprins (1-12 mois) ; de revaloriser des veaux de 0-6 mois (de 200 à 300 €) ; - d’étendre la période de prise en charge allant du 5 août au 31 décembre 2024 pour la FCO-3 et du 1er juin au 31 décembre 2024 pour la FCO-8 (foyers confirmés et mortalités), soit les périodes de suivi sanitaire pour lesquelles les données sont disponibles ; - de confirmer les modalités de dépôt simplifiées hors cas particuliers (exemples : mortalités en estives, carcasses laissées sur des placettes à nourrissage) pris en charge selon des modalités demandant un faible nombre de pièces justificatives. Le volet solde de ce dispositif a été déployé du 30 janvier au 14 février 2025. Les demandes sont actuellement en cours d’instruction par les DDT (M) et de paiement par FranceAgriMer. S’agissant des pertes indirectes, l’État ne les prendra pas directement en charge. En revanche, le FMSE travaille sur cette question et en collaboration le ministère chargé de l’agriculture pour objectiver ces pertes. Au regard de l’ensemble de ces éléments, au caractère exceptionnel dans le contexte budgétaire actuel, le Gouvernement respecte ses engagements pris en 2024, pour gérer les maladies vectorielles, en particulier la FCO, et continuera à les respecter en 2025. Plus largement, face à cette nouvelle donne, l’Éat et les professionnels doivent construire à moyen et long terme une stratégie de surveillance et de lutte qui s’appuiera sur la prévention et placera l’outil vaccinal au cœur du dispositif, permettant de limiter les effets négatifs, dans un contexte du « vivre avec ». Pour cette raison, la ministre chargée de l’agriculture a lancé les assises du sanitaire animal le 30 janvier 2025 devant plus de 200 acteurs du sanitaire. La préparation de ces assises a permis d’établir un diagnostic partagé par tous les acteurs sur les faiblesses et les atouts du dispositif sanitaire actuel dans toutes ses composantes. Les assises du sanitaire contribueront à co-construire entre l’État et les professionnels, les contrats sanitaires de filières, stratégie de long terme permettant d’impliquer pleinement tous les acteurs. Les travaux vont désormais se poursuivre tout au long de 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3253</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>AOC Bois du Jura</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4367. — 25 février 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la récente évolution de la règlementation européenne relative à la protection des indication géographiques. Les produits forestiers ne figurant pas dans la liste des produits dits « agricoles » dans le sens du règlement (CE) n° 2024-1143, les appellations d’origine contrôlée « Bois » ne peuvent pas être homologuées en AOP pour une protection au niveau européen. La filière bois devrait donc relever du règlement relatif aux indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels (IGPAI). La reconnaissance en AOC des produits forestiers est inscrite dans la loi d’orientation forestière du 9 juillet 2001. Cette loi a ouvert aux sylviculteurs du massif du Jura depuis 2019 la possibilité de mettre en avant leurs bois comme AOC, produit originaire d’un lieu déterminé dont la qualité est due aux facteurs naturels et humains qui lui sont inhérents et dont toutes les étapes de production ont lieu dans une aire géographique délimitée. Ils contribuent ainsi de manière vertueuse à la qualité environnementale de leurs territoires et assurent le maintien de la qualité des sols, de l’eau et de l’air. Grâce à leur caractère non-délocalisable, l’AOC Bois du Jura permet de préserver et d’encourager la transmission de pratiques sylvicoles locales et des savois-faire des entreprises de sciage. Le passage en IG aura des conséquences particulièrement délétères. Les acteurs de la filière seront confrontés à une concurrence déloyale avec l’émergence possible d’autres IG qui auront des cahiers des charges et plans de contrôle plus permissifs que ceux des anciennes AOC. Cela irait à l’encontre des politiques mises en place pour faire face aux enjeux climatiques d’aujourd’hui et au rôle positif que joue la forêt-bois en AOC : circuit court, économie locale, puits de carbone, préservation des écosystèmes et de la biodiversité. C’est pour toutes ces raisons qu’elle souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre pour préserver cette AOC Bois du Jura et qu’elle puisse être reconnue au niveau européen comme AOP. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3254</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les produits forestiers ne figurent pas dans le champ des produits couverts par le nouveau règlement (UE) 2024/1143 relatif aux indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles. En conséquence, il existe désormais une difficulté juridique, d’ordre conventionnel, pour homologuer l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Bois du Jura en tant qu’appellation d’origine protégée (AOP) et de la faire bénéficier d’une protection étendue sur tout le territoire de l’Union européenne (UE) au titre de ce nouveau règlement. L’AOC Bois du Jura est cependant une appellation importante à laquelle sont très attachés les producteurs comme cette appellation témoigne d’une qualité reconnue et permet aux consommateurs d’acheter du bois issue d’une production durable et française. Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est donc à leur côté pour trouver des solutions d’ici janvier 2026. Les services de l’État (ministère chargé de l’agriculture, institut national de la propriété industrielle, direction générale des entreprises, institut national de l’origine et de la qualité) ont déjà eu des échanges avec les organismes de défense et de protection de l’AOC pour les informer des évolutions réglementaires et les accompagneront dans les démarches à opérer. Par ailleurs la direction des affaires juridiques du ministère chargé de l’agriculture a été saisie pour fiabiliser la catégorie de produits à laquelle l’AOC Bois du Jura peut correspondre, afin de ne pas perdre la protection offerte par l’appellation et le fruit des investissements réalisés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3737</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3254</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accessibilité universelle et compensation du handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3737. — 4 février 2025. — M. Mickaël Bouloux* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés persistantes que rencontrent les 12 millions de personnes en situation de handicap et leurs proches, vingt ans après l’adoption de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. De fait, en 2025, les personnes en situation de handicap ne peuvent toujours pas vivre dignement et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré deux nouveaux engagements pris par la France depuis 2005 : la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé pour les vingt ans de la loi de 2005 par le collectif Handicaps est formel. Pour ce collectif qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et leurs familles, l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi : l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. De même, l’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, alors même que le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Enfin, les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3255</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Léa Balage El Mariky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bilan de l’application de la loi du 11 février 2005 sur le handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3738. — 4 février 2025. — Mme Léa Balage El Mariky* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis, à savoir : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3739</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3255</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Droits des personnes en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3739. — 4 février 2025. — Mme Sylvie Bonnet* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le vingtième anniversaire de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, elle n’a malheureusement pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. En effet, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. Par ailleurs, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le constat dressé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. Vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. Quant à l’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien, il relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est ainsi très inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. La stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures que le Gouvernement va prendre en 2025 pour enfin rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3742</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3256</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Handicap : quel bilan de la loi du 11 février 2005 ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3742. — 4 février 2025. — Mme Marie-Charlotte Garin* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles à l’occasion des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3743</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3256</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Loi 2005‑102 du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3743. — 4 février 2025. — M. Denis Fégné* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cet anniversaire met malheureusement en lumière que cette loi n’a pas tenu toutes ses promesses d’inclusion. Les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En effet, les personnes handicapées en 2025 ne peuvent toujours pas vivre dignement dans l’espace public et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3744</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3257</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Où en sont les droits des personnes en situation de handicap ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3744. — 4 février 2025. — M. Abdelkader Lahmar* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3747</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3257</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Vingt ans après la loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3747. — 4 février 2025. — M. Philippe Fait* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi, reconnue comme une avancée majeure pour les droits des personnes en situation de handicap, met pourtant en lumière, vingt ans après sa promulgation, des résultats en deçà des attentes. En effet, malgré les engagements forts qu’elle portait, les attentes des 12 millions de personnes handicapées et de leurs proches demeurent vives, et ces derniers continuent de faire face à des difficultés qui les empêchent de vivre pleinement comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré des engagements internationaux, comme la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010, et des évolutions nationales, notamment la création en 2020 de la cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie. D’une part, les lois françaises et l’action publique restent insuffisamment alignées sur les engagements internationaux, malgré les rappels à l’ordre réguliers des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie est encore trop faiblement dotée et ne s’inscrit pas dans une stratégie pluriannuelle cohérente, limitant son impact sur le terrain. Le bilan établi par le Collectif handicaps, qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap, est clair : il est urgent de rendre effectifs les droits fondamentaux garantis par la loi de 2005, en particulier en matière d’accessibilité universelle et de droit à compensation. Cependant, l’accessibilité universelle, qui englobe les bâtiments, les transports, la communication ou encore le numérique, est encore loin d’être une réalité. Par ailleurs, l’accès à une compensation personnalisée pour faire face aux conséquences du handicap reste un véritable parcours du combattant. Les conséquences sont graves : une personne en situation de handicap sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou à la santé sont encore largement bafoués, et la stigmatisation ainsi que l’invisibilisation des personnes handicapées et de leurs aidants demeurent une réalité inacceptable en 2025. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour traduire enfin en actes les promesses de la loi du 11 février 2005 et pour rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap. Il lui demande également quelles ressources et stratégies seront mises en oeuvre pour garantir l’accessibilité universelle et une véritable compensation des conséquences du handicap, tout en assurant une meilleure inclusion des personnes concernées dans la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3748</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3258</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>20 ans de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3748. — 4 février 2025. — Mme Maud Petit* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés, 20 ans plus tard. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la société française ni agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création, en 2020, de la cinquième branche de la sécurité sociale, dédiée au soutien à l’autonomie. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées de la France par les instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins de terrain. Le bilan rédigé par le collectif Handicaps, qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi : l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle, qui a pour but équité et approche inclusive (cadre bâti, transports, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie de ces personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. Mme la députée déplore la pérennité de la stigmatisation et de l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale, qu’elle considère comme autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables dans la France de 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes pragmatiques et efficaces et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3985</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3259</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Application de la loi 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3985. — 11 février 2025. — Mme Anne-Cécile Violland* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3990</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3259</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3990. — 11 février 2025. — M. Stéphane Buchou* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle comprend deux dispositifs : la nécessaire compensation du handicap qui permet de prendre en compte l’ensemble des surcoûts induits par le handicap et l’obligation d’accessibilité de l’ensemble de la chaîne des déplacements. En 2025, la France compte 12 millions de personnes en situation de handicap. Or 20 ans après le vote de cette loi, des disparités au niveau de ces deux principes persistent : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre et l’accessibilité universelle n’est toujours pas une réalité. Aussi, il l’interroge sur la possibilité de prendre des mesures complémentaires afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi de 2005.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3991</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3259</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Loi du 11 février 2005 - Bilan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3991. — 11 février 2025. — Mme Manon Meunier* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3992</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3260</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mettre en oeuvre la loi du 11 février 2005 sur le handicap - Accessibilité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3992. — 11 février 2025. — M. Laurent Mazaury* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le collectif handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences du handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3998</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3260</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3998. — 11 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. La Fondation pour le logement des défavorisés a indiqué dans son rapport annuel que seuls 6 % des logements sociaux sont à la fois accessibles et adaptés aux personnes handicapées. La loi Elan de 2018 a aggravé la situation en limitant à 20 % l’obligation de logements neufs accessibles. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle elles doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3999</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3261</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>20 ans de la loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3999. — 11 février 2025. — M. Christophe Naegelen* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4251</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3262</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Simion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Bilan de la loi du 11/02/2005 en faveur des personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4251. — 18 février 2025. — M. Arnaud Simion* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4256</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3262</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Handicap : bilan et perspectives vingt ans après la loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4256. — 18 février 2025. — M. Emmanuel Duplessy* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Comme le relève le Collectif Handicaps, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés puisqu’elle n’a pas été mise en œuvre. En effet, les 12 millions de personnes en situation de handicap, visible comme invisible, ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4261</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3263</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Quel bilan pour les 20 ans de la loi Handicap ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4261. — 18 février 2025. — Mme Karen Erodi* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet du bilan de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, vingt ans après son adoption. Cet anniversaire met en lumière que l’application concrète de cette loi n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis 2005 notamment avec la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la cinquième branche de la sécurité sociale sur l’autonomie, créée en 2020, reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Selon le bilan rédigé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi handicap, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. En ce qui concerne l’accessibilité, de nombreux logements font face à un mépris des objectifs en matière de personnes à mobilité réduite (PMR). L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences du handicap sur le quotidien relève donc du parcours du combattant. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est aussi inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait du handicap. Peu d’avancées ont également été réalisées dans la prise en compte et la reconnaissance des nouveaux handicaps. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ilsdoivent faire face, le manque de professionnels d’accompagnement et du soin, ainsi que l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4529</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3263</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Bilan des vingt ans de la loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4529. — 25 février 2025. — M. Emmanuel Fernandes* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005. Cette loi, dite pour l’égalité des droits et des chances, introduit pour la première fois une définition du handicap et vise à une meilleure accessibilité des personnes concernées, directement ou indirectement, par ces problématiques. Cette loi universaliste, qui concerne plus de 12 millions des concitoyens, peut être considérée comme une des grandes lois de la République. Malheureusement, elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, vingt ans après, force est de constater que les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Pendant ces deux décennies, la France a pris de nombreux engagements : ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 ou encore la théorique création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. Malgré cette bonne volonté de façade, l’action politique n’est pas la hauteur dans les faits. La France est régulièrement condamnée par les instances internationales pour ses manquements de respect du droit international sur la question du handicap. Quant à la branche autonomie, toutes les associations actives dans le domaine du handicap sont unanimes pour estimer que c’est une coquille vide, insuffisamment dotée et sans vision politique. Pourtant, il existe pléthore de supports sur lesquels s’appuyer pour améliorer la situation. M. le député pense notamment au bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Il précise par exemple que l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi : l’accessibilité universelle et le droit à compensation. Vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (que ce soit dans le bâti, les transports ou la communication notamment) n’est toujours pas effective. Trop de dérogations existent et aucune politique incitative n’est mise en place pour favoriser la modification vers cette accessibilité. Concernant l’accès à une compensation effective et personnalisée, celle-ci relève du parcours du combattant, alors bien même que les conséquences sur le quotidien sont terribles pour les personnes en situation de handicap. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est en situation de pauvreté. Cette statistique doit nous alerter sur les manquements des politiques publiques à ce sujet. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement entend mettre en place concrètement et dans les plus brefs délais, pour enfin traduire les promesses non tenues de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4724</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3264</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Garantir les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4724. — 4 mars 2025. — M. Romain Eskenazi* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet du bilan des vingt ans de la promulgation de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi, bien qu’elle représente une étape majeure dans la lutte pour l’égalité des droits, n’a pas encore permis d’atteindre les objectifs escomptés. Les attentes des personnes en situation de handicap et de leurs proches demeurent fortes. Des progrès restent à accomplir pour garantir que les droits des 12 millions de Français en situation de handicap soient véritablement respectés et appliqués sur l’ensemble du territoire. En 2025, les personnes en situation de handicap rencontrent toujours de graves difficultés pour mener une vie digne et pleine dans la société. Bien que la France ait ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et créé en 2020 la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée à l’autonomie, les droits des personnes handicapées et l’action publique ne sont toujours pas pleinement alignés avec les normes internationales. De plus, la branche autonomie demeure insuffisamment dotée et souffre d’une vision politique à court terme, ne permettant pas de répondre adéquatement aux besoins de terrain. Le bilan dressé par le Collectif Handicaps regroupant 54 associations, est sans appel : il est urgent de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap, en particulier ceux liés à l’accessibilité universelle et au droit à compensation. En effet, vingt ans après l’adoption de cette loi emblématique, l’accessibilité universelle, qu’il s’agisse des bâtiments, des transports, de la communication ou du numérique, reste inachevée. De même, l’accès à une compensation adéquate, personnalisée et sans entrave est souvent un véritable parcours du combattant, rendant difficile la réalisation des projets de vie des personnes en situation de handicap. Par ailleurs, le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches reste largement inférieur à celui de la population générale, avec près d’une personne handicapée sur quatre vivant dans la pauvreté. Les droits fondamentaux à l’éducation, à l’emploi, au logement et à la santé continuent d’être négligés du simple fait du handicap. La stigmatisation, l’invisibilisation, la précarité, le manque de professionnels et l’inaccessibilité généralisée demeurent des freins majeurs et des injustices qui ne peuvent plus être tolérées en 2025. Dans ce contexte, il l’interroge sur les mesures et actions que le Gouvernement entend mettre en place pour rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap garantir qu’elles puissent vivre de manière autonome, dignement et pleinement intégrées dans la société, concrétisant ainsi les engagements de la loi du 11 février 2005. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4911</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3264</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Bilan de la loi du 11 février 2005 sur le handicap.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4911. — 11 mars 2025. — M. Jean-Michel Brard* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les suites à donner au bilan de la loi du 11 février 2005 sur le handicap. La loi handicap du 11 février 2005 a marqué un tournant important en France en matière de droits des personnes en situation de handicap. Son objectif principal était de garantir l’égalité des droits et des chances, ainsi que la pleine participation des personnes handicapées à la vie sociale, économique et culturelle. Cette loi a renforcé les droits de ces personnes, en les reconnaissant comme des citoyens à part entière. Cela a également contribué à une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les politiques publiques. En termes d’accessibilité, cette loi a imposé des normes pour les bâtiments publics et les transports, ce qui a permis d’améliorer l’accès aux lieux publics pour les personnes en situation de handicap. Cependant, des défis subsistent, notamment dans les infrastructures anciennes et dans l’accès à certains transports. Ce texte a également favorisé l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap, en encourageant leur intégration dans les établissements scolaires ordinaires. Cela a permis à de nombreux enfants de bénéficier d’une éducation adaptée. Des mesures pour favoriser l’emploi des personnes handicapées ont été mises en place comme l’obligation pour les entreprises de recruter un certain pourcentage de travailleurs handicapés. Malgré cela, force est de constater que le taux de chômage reste encore trop élevé pour cette population malgré les différentes politiques instaurées dans ce domaine depuis 20 ans. Cette loi a également instauré la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) qui centralisent l’information et l’accompagnement des personnes handicapées, facilitant ainsi l’accès aux droits et aux services. Mais dans beaucoup de départements les délais de traitement sont encore trop longs. Depuis 2017, le Gouvernement a pris conscience de la nécessité d’agir pour et avec les personnes handicapées, en particulier grâce aux soixante-quinze propositions de la Conférence nationale du handicap d’avril 2023. L’année 2024 a été marquée par une réussite des jeux Paralympiques de Paris qui ont largement contribué au changement de regard porté sur les différents handicaps. Aussi, au-delà du bilan des 20 ans de cette loi qui a marqué une avancée importante pour le droit des personnes en situation de handicap, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour mobiliser davantage de moyens pour faire en sorte que ces personnes puissent vivre leur vie plus facilement dans une société plus inclusive et que les freins qui persistent puissent être levés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5801</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3265</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Évaluation du fonctionnement des MDPH et impact des restrictions budgétaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5801. — 8 avril 2025. — Mme Ségolène Amiot* interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le contrôle et l’évaluation de l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, en particulier au sein des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Vingt ans après la promulgation de cette loi, les MDPH ont été investies d’un rôle clé dans l’accès aux droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Cependant, un certain nombre de dysfonctionnements compromettent la mise en œuvre effective des droits prévus par la loi. L’absence de transmission du plan personnel de compensation (PPC) avant les décisions des CDAPH, alors que l’article R. 146-29 du code de l’action sociale et des familles (CASF) l’exige, empêchant ainsi les usagers de faire des observations sur les propositions de mesures envisagées. Le refus de certaines MDPH de permettre à toutes les personnes en faisant la demande d’assister à la commission qui les concerne, en vertu du CASF. Une hétérogénéité des pratiques d’attribution des aides, notamment en ce qui concerne la prestation de compensation du handicap (PCH), qui varie considérablement d’un département à l’autre et alors même que les besoins de compensation devraient être intégralement financés partout et pour tous. Des délais d’instruction excessivement longs pour l’ouverture des droits, aggravant la précarité des personnes concernées. Un manque de transparence dans le paiement de la PCH, les bénéficiaires ne recevant pas systématiquement de documents comptables détaillant les montants versés. Des refus de financement pour des projets d’habitat, pourtant encouragés par la loi, laissant certaines familles sans solution d’hébergement adaptée et ceci, en contradiction avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU qui réaffirme que toutes les personnes doivent bénéficier de tous les droits et libertés fondamentaux et, en particulier, du respect de la dignité, de l’autonomie individuelle et de l’indépendance de la personne. Les financements publics doivent être orientés vers une accessibilité réelle de toute la société, afin que chacun puisse vivre où il le souhaite, avec les aménagements et les aides nécessaires. Le tour de France des solutions, lancé par Mme la ministre le 20 mars 2025, vise à identifier et résoudre ces problèmes. Si cette démarche est bienvenue, elle soulève toutefois une question de fond : les MDPH disposent-elles des moyens financiers et humains nécessaires pour remplir correctement leurs missions ? En effet, les départements, financeurs des MDPH et de la PCH, ont vu leurs dotations budgétaires réduites ces dernières années, limitant leur capacité à répondre aux demandes croissantes. Sans ressources suffisantes, les MDPH peinent à recruter et à payer du personnel en nombre suffisant, à moderniser leurs outils et à harmoniser les pratiques d’évaluation et d’attribution des aides, ce qui entraîne de fortes inégalités territoriales. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir comment le Gouvernement entend garantir une évaluation véritablement indépendante et exhaustive du fonctionnement des MDPH dans le cadre du tour de France des solutions et quelles mesures budgétaires concrètes seront mises en place pour permettre aux MDPH d’appliquer pleinement la loi de 2005 et de se mettre en conformité avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU. Elle lui demande également si un plan national d’harmonisation des pratiques est envisagé pour éviter que l’accès aux droits des personnes handicapées ne dépende de leur lieu de résidence. La généralisation du SPDA cette année ne semble pas de nature à répondre à cette interrogation. Elle lui demande donc comment le Gouvernement peut garantir que la création du SPDA ne se traduira pas par une complexification administrative supplémentaire sans moyens dédiés, comment il compte s’assurer que l’intégration des associations gestionnaires ne favorisera pas le remplissage des établissements existants au détriment d’un véritable choix de vie pour les personnes handicapées. Elle lui demande par ailleurs quelles mesures seront prises pour préserver la confidentialité des informations échangées entre la MDPH et France Travail. Elle lui demande enfin comment justifier la précipitation et le manque de transparence dans l’élaboration de ce projet, laissant planer des doutes sur son efficacité réelle pour améliorer l’accès aux droits des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3266</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Vingt ans après la promulgation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, des progrès significatifs ont été réalisés, mais de nombreux défis persistent. Le Gouvernement, conscient des attentes légitimes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches, s’engage à accélérer les efforts pour une société plus inclusive. Dans le domaine de l’accessibilité, pour accélérer la mise en conformité des Etablissements recevant du public (ERP), les agendas d’accessibilité programmée ont été mis en place en 2015. Ce dispositif a permis à 700 000 ERP d’entrer dans une démarche d’accessibilité et 350 000 ERP ont été déclarés accessibles depuis 2015. Toutefois, il reste encore 900 000 ERP qui ne sont engagés dans aucune démarche, dont près de 90 % relèvent de la 5ème catégorie. Plusieurs leviers ont été mis en place afin d’accélérer l’accessibilité des territoires et des ERP : le fonds territorial d’accessibilité ; les dotations du fonds de soutien à l’investissement local ; la direction de l’immobilier de l’État. Ces aides seront maintenues avec le déploiement de nouvelles initiatives comme la mise en accessibilité de sentiers domaniaux et le contrôle des ERP, en ciblant ceux n’ayant pas entrepris de démarche en matière d’accessibilité et qui pourront se voir infliger des sanctions. Pour accompagner les territoires, l’Etat lancera en 2025 un comité de suivi visant à réaffirmer les orientations de la charte « Pour une société pleinement inclusive ». Dans les transports, en 2024, la recherche et la réservation des billets de train a fait l’objet d’une simplification pour les usagers en situation de handicap avec la mise en place de la plateforme unique de réservation. Dans le secteur aérien, certaines mesures ont vocation à être pérennisées, comme les dispositifs de continuité des parcours, pour permettre, par exemple, l’acheminement des fauteuils roulants jusqu’au pied de l’avion, la sensibilisation et la formation des personnels aéroportuaires. En outre, l’accessibilité du numérique est une priorité afin d’assurer l’accès aux principales démarches en ligne. Ainsi, après la définition d’un cadre normatif dédié, la mise en accessibilité des sites serviciels va s’accélérer. Le respect des obligations de mise en accessibilité des sites et des applications numériques des personnes morales de droit public est placé sous le contrôle de l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Par ailleurs, un cadre normatif, issu de l’acte législatif européen sur l’accessibilité et entrant en vigueur le 28 juin 2025, précise les obligations qui seront prochainement applicables aux services de communication électronique, ainsi qu’aux sites et applications numériques de commerce électronique, bancaires, de médias audiovisuels et de transports. Ce dispositif, qui renforce la régulation des acteurs privés, fera notamment l’objet de contrôles de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. En matière d’éducation, l’accès à la scolarisation pour les élèves en situation de handicap a connu une nette amélioration en deux décennies. Entre la rentrée 2005 et celle de 2024, le nombre d’élèves en situation de handicap a plus que triplé, passant de 151 500 à 520 000. Le développement des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) a constitué une avancée importante pour offrir un soutien adapté aux élèves, avec près de 140 000 personnels dédiés. Au niveau national, ce sont ainsi 15 000 postes d’AESH qui ont été créés en quatre ans, dont 3 000 à la rentrée 2024. 2 000 postes seront créés à la rentrée prochaine. Les efforts se poursuivent pour structurer davantage le modèle de l’école pour tous en simplifiant les démarches, en renforçant la formation des professionnels et en réaffirmant la nécessité d’amplifier la coopération avec les professionnels du secteur médico-social au sein même de l’école, avec des réponses graduées selon la nature des besoins évalués. C’est le sens du développement des pôles d’appui à la scolarité dont le nombre sera considérablement augmenté à la rentrée 2025 et qui seront généralisés à la rentrée 2027. Dans l’enseignement supérieur, l’accessibilité est soutenue, notamment en ce qui concerne le bâti avec un soutien aux établissements. Afin d’accélérer des changements structurels au sein des établissements pour l’accessibilité des formations et l’environnement de la vie étudiante, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a lancé un appel à projet pour permettre à six universités de devenir démonstratrices des meilleures pratiques inclusives et des outils pour se former à une pratique pédagogique inclusive. Plus de 10 millions d’euros (10,5 M€) seront engagés par le ministère jusqu’en 2026 pour accompagner le financement des projets des six lauréats : l’université de Pau et Pays de l’Adour, l’université d’Angers, l’université Lyon 3, l’université Bretagne occidentale, l’université de Lorraine, l’université Sorbonne Nouvelle. L’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap a fait l’objet de nombreuses réformes depuis 2005. La loi a renforcé l’obligation d’emploi de 6 % pour les entreprises de plus de 20 salariés, favorisant ainsi l’embauche de travailleurs en situation de handicap. Depuis 2017, le taux de chômage des personnes handicapées est passé de 19 % à 12 % en 2024. La transformation du service public de l’emploi et l’implication des entreprises dans une démarche inclusive ont permis de diversifier les opportunités professionnelles et d’améliorer l’accompagnement des travailleurs handicapés, notamment via l’emploi accompagné et les plateformes de mise en relation. La France poursuit cette dynamique avec des mesures visant à lever les freins à l’accès à l’emploi : le déploiement de plateformes de prêt de matériel adapté et l’accompagnement renforcé vers l’environnement de travail le plus adapté. La liste des emplois exigeant des conditions d’aptitudes particulières sera révisée dans le but de mettre fin progressivement au dispositif. Par ailleurs, lors de la conférence nationale du handicap du 26 avril 2023, le Président de la République a annoncé le plan pluriannuel de transformation de l’offre médico-sociale, dit « plan des 50 000 solutions » qui a pour objectifs de : conforter l’offre d’accompagnement en volume, corriger les disparités territoriales constatées et accompagner la transformation de l’offre vers la transition inclusive. Doté d’un montant de 1,5 milliard d’euros programmés sur la période 2024-2030, il a notamment vocation à servir les engagements nationaux traduits dans les différentes stratégies nationales (agir pour les aidants, stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, plan de prévention des départs non souhaités des enfants en situation de handicap en Belgique, plan de développement accéléré de l’offre médico-sociale pour les départements d’Outre-mer) et à créer des solutions à destination de publics identifiés comme prioritaires, parmi lesquels ceux relevant de l’aide sociale à l’enfance. Enfin, la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap a souhaité engager des travaux sur l’amélioration du parcours des personnes en situation de handicap. Fin janvier 2025, elle a ainsi annoncé la mise en place d’une taskforce « MDPH et facilitation des parcours », un groupe de travail dédié à la simplification des démarches, à l’accélération des délais, à la facilitation des parcours des personnes en situation de handicap et de leurs aidants et à l’homogénéité des pratiques au sein des différents territoires. Cette taskforce a été officiellement lancée le 26 mars 2025. La ministre a également souhaité lancer un « Tour de France des solutions » permettant de donner la parole aux usagers, à leurs aidants et aux agents des MDPH. Des temps d’échanges se tiennent dans une douzaine de départements, depuis début mars et jusque fin juin 2025, avant un temps fort national de restitution de ce Tour de France. Ces rencontres permettent la co-consturction de solutions et nourrissent le travail de la taskforce, qui pilote des actions in itinere en même temps qu’elle propose des évolutions des pratiques et des dossiers. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5591</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3267</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique de santé publique concernant les maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5591. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Duplessy* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les maladies neurodégénératives qui touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 et n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque François Braun ait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Comme le souligne notamment l’association APF France handicap, cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2025 mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé…) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche,… Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, il souhaiterait savoir quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5770</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3268</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre de la stratégie nationale maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5770. — 8 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet* interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en œuvre de la stratégie nationale maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé - après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes, et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé…) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche… Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, elle lui demande la position du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3268</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les maladies neurodégénératives constituent un enjeu majeur de santé publique pour la France. 1,2 million de personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer et plus de 2 millions d’aidants apportent leur soutien quotidien aux personnes souffrant de cette maladie. Par ailleurs, 275 000 personnes sont traitées pour une maladie de Parkinson, avec 25 000 nouveaux cas chaque année, et 110 000 personnes souffrent de sclérose en plaques, avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives a augmenté au cours des dernières décennies et continuera de croître de manière régulière dans les années à venir, principalement en raison du vieillissement de la population. Cet enjeu est pleinement pris en compte par le Gouvernement qui y répond notamment par une politique spécifique, dédiée aux maladies neurodégénératives. Le premier programme pour lutter contre ces maladies date de 2001. Il concernait les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées (notamment, la maladie à corps de Lewy et la maladie fronto-temporale). Par la suite, quatre plans se sont succédés et, depuis 2014, se sont élargis à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques en visant une seule et même dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement. En effet, ces maladies ont plusieurs caractéristiques communes qui invitent à favoriser une approche coordonnée. La feuille de route maladies neurodégénératives 2021-2022 a d’emblée été présentée comme une étape intermédiaire dans une période encore fortement marquée par la crise de la Covid-19. Cette feuille de route a permis de maintenir des actions essentielles pour renforcer la réponse collective aux enjeux des maladies neurodégénératives et notamment la prise en soins et l’accompagnement des personnes malades et de leurs proches aidants. Dès sa mise à disposition en juin 2021, les sociétés savantes et les professionnels experts ont été invités, en lien avec les associations du « Collectif maladies neurodégénératives », à l’enrichir par des travaux complémentaires. Ces travaux ont fait l’objet d’une synthèse en 2022. En parallèle, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a également été saisie en juin 2021 par le ministre des solidarités et de la santé pour évaluer les « dispositifs spécialisés de prise en charge des personnes atteintes de maladies neurodégénératives » et définir la place qu’ils peuvent occuper dans les années à venir. En effet, des dispositifs spécialisés de prise en charge se sont développés depuis quelques années au bénéfice des personnes atteintes de maladies neurodégénératives (pôles d’activité et de soins adaptés, unités d’hébergement renforcé (UHR), unités cognitivo-comportementales, unités de vie Alzheimer en établissements ainsi que les équipes spécialisées Alzheimer auprès de personnes résidant à leur domicile). Le rapport de l’IGAS a été rendu public en septembre 2023 (https://igas.gouv.fr/IMG/pdf/2021-104r.pdf). Nourris de l’ensemble des contributions précitées, le ministère des solidarités et des familles et le ministère de la santé et de la prévention ont préparé des projets de mesure pour apporter des réponses coordonnées aux enjeux et aux défis qui se présentent. Par ailleurs, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale a été saisi pour produire des propositions d’axes de recherche et d’innovation dans le domaine des maladies neurodégénératives. Le Gouvernement a souhaité largement partager ses orientations avec l’ensemble des parties prenantes et a lancé une étape de concertation et de discussion jusqu’au début de l’année 2024. Environ 200 personnes ont pu participer à des réunions de concertation et de discussion thématiques, coordonnées par un pilotage interministériel. Leurs propositions ont été expertisées et, depuis, des arbitrages sont en cours en vue du lancement, en 2025, de la nouvelle stratégie maladies neurodégénératives 2025-2030. Le Gouvernement prépare une nouvelle stratégie dédiée, à la hauteur des enjeux et comportant des mesures spécifiques destinées à répondre aux problématiques singulières médicale, médico-sociale, sociétale et de recherche de ces maladies. Au-delà, plusieurs plans ou stratégies, bien que non spécifiques, viennent en soutien de la stratégie maladies neurodégénératives : la stratégie nationale de mobilisation et de soutien des aidants, la stratégie nationale bien vieillir, la grande cause santé mentale peuvent être citées. Par ailleurs, le plan national de santé publique Priorité prévention, le programme de dépistage multidimensionnel ICOPE, qui sera généralisé, les « bilans de prévention » aux âges clés de la vie qui se déploient actuellement, participent à favoriser des comportements et des habitudes de vie favorables à la santé et contribuent ainsi à la prévention des maladies neurodégénératives. Le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique continue sur le sujet des maladies dégénératives et a engagé des travaux pour enrichir et prolonger avec ambition et réalisme la feuille de route 2021-2022 par une nouvelle stratégie destinée à couvrir la période 2025-2030.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5806</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3269</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5806. — 8 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation préoccupante des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et plus particulièrement celle de la Seine-Maritime. Selon un baromètre de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), la MDPH de Seine-Maritime présente les délais de traitement des dossiers les plus longs de France métropolitaine au premier trimestre 2024. Malgré les efforts annoncés par le département et l’appui technique de la CNSA, l’engorgement persiste, avec environ 28 000 dossiers en attente à ce jour. Face à cette situation, Mme la ministre a récemment annoncé un « tour de France des départements » et la mise en place d’une « task force » visant à simplifier les démarches administratives et accélérer le traitement des dossiers dans les MDPH, en s’appuyant notamment sur des expérimentations locales, des recrutements complémentaires et des outils numériques. Toutefois, au vu de l’ampleur des difficultés rencontrées en Seine-Maritime, des mesures d’urgence supplémentaires sont nécessaires afin d’améliorer rapidement l’accès aux droits des personnes en situation de handicap. En ce sens, elle souhaite savoir quelles actions concrètes et immédiates le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour réduire les délais d’instruction des dossiers dans ce département et garantir un accompagnement adapté aux usagers. Elle veut également connaître les engagements précis pris par l’État pour soutenir durablement les MDPH les plus en difficulté et assurer une véritable équité territoriale en matière d’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3269</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis leur création en 2006, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont connu une augmentation continue de leur activité, marquée par une multiplication par trois du nombre de décisions et d’avis rendus entre 2006 et 2021, passant de 1,58 à 4,7 millions. Cette tendance se poursuit, comme en témoignent les volumes importants de dossiers à traiter. En 2023, la MDPH de Seine-Maritime a reçu 107 400 demandes et a rendu 80 625 avis et décisions. En termes de ressources humaines, l’effectif de la MPDH (105 agents) représente 92 Equivalents temps plein (ETP) théoriques en moyenne sur l’année 2023, soit une augmentation de 7,6 ETP théoriques par rapport à l’année 2022. Cette forte évolution s’explique par le recrutement de 16 professionnels au cours de l’année 2023 dans le cadre du plan d’actions pour le rétablissement de l’activité de la MDPH validé par le département de la Seine-Maritime. Toutefois, la différence entre ETP travaillés et ETP théoriques s’est élevée à -16,4 en 2023 (75,6 ETP travaillés contre 92 ETP théoriques). Il est également important de rappeler qu’en 2022, la MDPH a subi une cyberattaque qui a impacté son fonctionnement et donc le traitement des demandes. Les MDPH sont ainsi confrontées à un niveau d’activité intense et croissant dont la gestion ne doit pas se faire au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. Le délai moyen de traitement des dossiers, qui est un indicateur important, en premier lieu pour les personnes en situation de handicap et leurs représentants eux-mêmes, demeure préoccupant. En effet, bien que la durée réglementaire de traitement soit fixée à quatre mois (article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles), le délai moyen de traitement national des demandes (tous droits et prestations confondus) au deuxième trimestre 2024 était de 4,7 mois. Ces délais restent trop longs pour nos concitoyens, avec des variations importantes entre les territoires et selon la complexité des dossiers. Par exemple, en 2023, les délais moyens de traitement pour des prestations comme la carte mobilité inclusion stationnement, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou l’allocation aux adultes handicapés étaient compris entre 3,8 et 4,8 mois, tandis que ceux pour la prestation de compensation du handicap, plus complexe, atteignaient 5,9 mois. Au niveau national, de nombreuses mesures visant à améliorer le service rendu par les MDPH ont d’ores et déjà été menées et des moyens y ont été affectés. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 a notamment augmenté de 15 millions d’euros par an, de manière pérenne, le financement national au titre des MDPH (concours dédié au fonctionnement des MDPH versé par la Caisse nationale des solidarités pour l’autonomie (CNSA) à chaque MDPH). La réforme du concours susmentionné, prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 et précisée par le décret n° 2021-834 du 29 juin 2021, vise à permettre une meilleure adéquation des moyens des MDPH à l’activité et à assurer une répartition plus équitable entre les territoires. Ce décret garantit un niveau supplémentaire de financement 2021 d’au moins 10 % pour chaque MDPH. En contribuant au renforcement des moyens des MDPH, le nouveau mode de financement des MDPH instauré en 2021 contribue aux ambitions partagées d’amélioration de leur fonctionnement. Par ailleurs, deux des cinq axes de la précédente feuille de route des MDPH 2022 visaient justement à maitriser les délais et la qualité de service ainsi qu’à renforcer les moyens d’action pour garantir l’équité de traitement. La « garantie délai » était notamment un « projet phare » de cette feuille de route. Cette dynamique et les actions initiées seront poursuivies, notamment dans le cadre des travaux de la Taskforce « MPDH et facilitation des parcours » lancée par la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, Madame Charlotte Parmentier Lecocq. Ce groupe de travail est dédié à la simplification des démarches, à l’accélération des délais et à la simplification des parcours des personnes en situation de handicap et de leurs aidants. Enfin, la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021 a permis la création d’une Mission d’appui opérationnel (MAOP) aux MDPH en difficulté, placée au sein de la CNSA. 10 M€ sur deux ans ont ainsi été affectés à cet objectif. L‘objectif général de la mission est d’accompagner des MDPH impactées durablement par des difficultés (délais moyens de traitement durablement supérieur à 5 ou 6 mois, volume de dossiers en cours (entre déposés et décidés) supérieur à 50% de l’activité annuelle). Depuis 2020, 23 MDPH ont été accompagnées par la MAOP dans la réduction de leurs stocks et de leurs délais. L’accompagnement par la MAOP, qui dure entre 18 et 24 mois, permet de résorber progressivement les stocks et les délais : dès le 3e trimestre à partir de la date de contractualisation, 40% des MDPH accompagnées ont vu leurs délais baisser de plus de 10 %. Au bout du 7e trimestre, cette proposition passe à 75 %. Plus généralement, ces accompagnements ont permis de construire, ajuster et fiabiliser la méthode avec les territoires accompagnés ainsi que d’identifier les difficultés communes aux MDPH accompagnées pour capitaliser sur les solutions à construire ensemble afin qu’elles puissent profiter à toutes les MDPH (proposition d’outils à disposition des MDPH). L’amélioration des délais de traitement, l’équité de traitement et un meilleur accompagnement des personnes en situation de handicap restent des priorités fortes, comme l’a rappelé le Président de la République lors de la sixième conférence nationale du handicap du 26 avril 2023. Une démarche de facilitation du parcours des personnes est en cours via notamment un "Tour de France des Solutions", qui vise à rencontrer les personnes, leurs aidants, les représentants d’usagers et les agents.  Ce’Tour de France’a débuté à Rouen et a permis de voir que la MDPH est engagée dans un important travail de réduction des délais qui porte ses fruits. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4721</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3271</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Eglise Saint-Martin de Fresnes-sur-Escaut</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4721. — 4 mars 2025. — M. Guillaume Florquin appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation préoccupante de l’église Saint-Martin de Fresnes-sur-Escaut, fermée au public depuis le 10 novembre 2010 en raison de son état de dégradation. Cette église, consacrée le 20 juin 1871, constitue un élément central du patrimoine architectural et historique de la commune. Bien qu’elle ne soit pas classée au titre des monuments historiques, elle revêt une importance particulière pour les habitants de Fresnes-sur-Escaut, ville emblématique de l’histoire industrielle française. En effet, c’est sur son territoire, le 3 février 1720, que fut découvert le premier gisement de charbon de terre de la région, marquant ainsi le début de l’ère minière du Nord-Pas-de-Calais. L’association de sauvegarde et transmission du patrimoine et d’union culturelle autour de l’église (ASTUCE) se mobilise activement pour la préservation de cet édifice, témoignant de l’attachement des habitants à ce lieu chargé d’histoire. La visite de M. Stéphane Bern en 2023 a par ailleurs mis en lumière la nécessité d’une intervention urgente pour restaurer et rouvrir ce patrimoine religieux et culturel. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour soutenir la réhabilitation de l’église Saint-Martin de Fresnes-sur-Escaut et accompagner les collectivités locales et associations dans leur démarche de sauvegarde.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3271</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture mène une politique volontariste de soutien en faveur de la conservation du patrimoine, qui passe à la fois par sa protection au titre des monuments historiques, lorsqu’elle est justifiée, et par l’entretien et la restauration des monuments protégés à ce titre. Dans ce cadre, le patrimoine bâti religieux, ou d’origine religieuse, occupe une place très importante. La France compte près de 45 000 édifices affectés à la célébration du culte, dont environ 10 500 (incluant les 87 cathédrales appartenant à l’État) sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques, soit 34 % de l’ensemble des immeubles protégés à ce titre. Le ministère de la culture, via les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), engage chaque année des crédits (300 millions d’euros en 2025) en faveur de l’entretien et de la restauration des immeubles protégés au titre des monuments historiques, dont 45 % bénéficie au patrimoine religieux. Pour ce qui concerne les édifices non protégés au titre des monuments historiques, et notamment les édifices du culte appartenant aux communes, ceux-ci sont éligibles à la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) ou à la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), dans les conditions prévues respectivement aux articles L. 2334-32 à L. 2334-39 et L. 2334-42 du code général des collectivités territoriales. Ces subventions ne relèvent pas de la compétence du ministère de la culture. Il convient également de rappeler que le financement des travaux sur le patrimoine rural non protégé (PRNP) ne relève plus du ministère de la culture. Ces crédits ont en effet été transférés aux départements en application du IV de l’article 99 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Il peut être recherché des ressources auprès de la Fondation du patrimoine. Pour les édifices appartenant à des collectivités territoriales, celle-ci peut aider à des levées de fonds, par l’organisation de souscriptions publiques. Dans le cadre de ses missions, elle peut également aider des édifices, protégés ou non au titre des monuments historiques, sélectionnés dans le cadre du « loto du patrimoine », en plus de contributions volontaires (mécénat, dons ou subventions de personnes publiques ou privées). Enfin, la Fondation du patrimoine organise une collecte nationale en faveur du patrimoine religieux en milieu rural, dont les donateurs peuvent bénéficier d’un taux de défiscalisation exceptionnelle. Quant à la fondation La Sauvegarde de l’art français, qui œuvre pour la conservation du patrimoine religieux et intervient le plus généralement en faveur d’églises et chapelles rurales, elle peut également apporter un soutien financier après examen par son comité d’action.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4722</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3271</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Exposition "Nouvelles Reines" en la crypte de la basilique de Saint-Denis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4722. — 4 mars 2025. — M. Julien Odoul interroge Mme la ministre de la culture sur l’organisation de l’exposition « Nouvelles Reines » au sein de la crypte de la basilique Saint-Denis, lieu emblématique de l’histoire de France où reposent les sépultures des rois et reines qui ont façonné la nation française. Cette exposition, qui rend hommage à des immigrées clandestines et à des femmes voilées en les qualifiant de « nouvelles reines », suscite une profonde indignation. Il est inconcevable que dans un lieu aussi chargé de symboles et d’histoire, où reposent les souverains de France, on puisse détourner le patrimoine national pour en faire un support idéologique et militant. Cette mise en scène, qui s’inscrit dans une logique de provocation et de réécriture de l’histoire, constitue une atteinte au respect dû à ce haut lieu de la mémoire nationale et à ceux qui y sont inhumés. M. le député rappelle que la basilique Saint-Denis est un monument inscrit au titre des Monuments historiques et qu’à ce titre, il est du devoir du ministère de la culture de veiller à ce que sa vocation patrimoniale et mémorielle soit respectée. La récupération idéologique d’un tel site sous couvert de création artistique ne peut être tolérée, d’autant que les Français attendent de leurs institutions qu’elles préservent et valorisent leur patrimoine plutôt que de le détourner à des fins militantes. Il demande donc à Mme la ministre de la culture de bien vouloir s’expliquer sur l’organisation d’une telle exposition, d’indiquer quels ont été les critères de sélection de ce projet et de préciser quelles mesures elle entend prendre pour garantir que les lieux emblématiques de l’Histoire nationale ne soient plus instrumentalisés au mépris de leur signification historique et culturelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3272</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, dite « loi LCAP », a consacré trois principes fondamentaux : son article 1er affirme la liberté de la création artistique ; son article 2 garantit la liberté de la diffusion de la création artistique, qui s’exerce dans le respect des principes encadrant la liberté d’expression ; son article 3 prévoit notamment que l’État et les collectivités territoriales veillent au respect de la liberté de programmation artistique. La basilique de Saint-Denis est aujourd’hui à la fois un lieu de culte et un établissement culturel majeur géré par le Centre des monuments nationaux, établissement public du ministère de la culture. Parce qu’elle est chargée d’une forte importance symbolique, en Seine-Saint-Denis comme en France en général, les gestionnaires de ce monument se sont engagés depuis de nombreuses années dans une programmation culturelle ouverte au plus grand nombre. Par ailleurs, les utilisations culturelles des édifices cultuels, même lorsqu’ils appartiennent à l’État ou à une commune, sont systématiquement subordonnées, conformément à l’article L. 2124-31 du code général de la propriété des personnes publiques, à l’accord de l’affectataire cultuel, c’est-à-dire le curé nommé par l’évêque, pour leur utilisation à des fins d’activités non cultuelles. L’exposition « Nouvelles Reines », organisée en partenariat avec la Ville de Saint-Denis et avec de nombreuses associations locales, s’inscrit dans ce cadre continu d’actions nationales et locales menées en faveur de la démocratie culturelle. Le projet, soutenu par la direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, mené avec des femmes de Seine-Saint-Denis et de nombreuses structures du champ social, vise à mettre en lumière leurs parcours et leur résilience en dehors de tout caractère religieux ou revendicatif. Il répond aux critères appliqués à l’ensemble des projets soutenus au titre de ces actions et aux objectifs de participation du plus grand nombre à la vie culturelle. Dans ce cadre, la sélection du projet a été effectuée en plein accord avec les autorités chargées de la gestion du lieu. La sélection a été menée avec transparence, au titre du soutien aux actions « Politique de la ville hors appel à projets », fondées sur des objectifs d’action culturelle en direction des habitants des quartiers Politique de la ville, avec des ateliers menés avec des femmes de Saint-Denis et d’Aubervilliers, réunies grâce aux associations du champ social et aux structures partenaires (cellule d’accompagnement des violences faites aux femmes de la Ville de Saint-Denis, maison de quartier Pierre Sémard, Femmes du Franc-Moisin…). Il n’y a donc eu ni récupération ni dénaturation, ni détournement patrimonial. En revanche, le ministère de la culture ne peut que s’opposer aux actions de censure et de recouvrement des œuvres menées à l’encontre de l’exposition « Nouvelles Reines » le 11 mars dernier. Ces actions constituent en effet une atteinte aux libertés fondamentales de la création artistique, de sa diffusion et de sa programmation, telles que protégées par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, ainsi qu’au droit de chacune et de chacun à prendre part librement à la vie culturelle de la communauté et de jouir des arts, tel qu’énoncé à l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. C’est pourquoi, face au constat, ces dernières années, d’une recrudescence des entraves à ces libertés, le ministère de la culture a mis en place, en décembre 2024, un plan d’action en faveur de la liberté de création. À travers cette démarche nationale, il s’agit de mieux protéger les acteurs culturels contre tout acte ou toute tentative de censure, mais également de sensibiliser l’ensemble des partenaires, du champ professionnel comme de la société civile, à la nécessité de préserver et de garantir les libertés de création artistique, de diffusion et de programmation, sans lesquelles il n’existe pas de démocratie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4933</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3272</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Soutien aux diffuseurs de presse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4933. — 11 mars 2025. — M. Bertrand Sorre alerte Mme la ministre de la culture sur le soutien à apporter aux diffuseurs de presse. Les difficultés économiques qui affectent le commerce de proximité n’épargnent pas les commerces de presse. Au sein de la circonscription de M. le député, après celles de Mortain-Bocage et d’Avranches, la Maison de la presse de Saint-Hilaire du Harcouët a fermé ses portes l’été 2024. Au-delà du service, du lien social et de l’animation qu’ils assurent localement, ces diffuseurs de presse jouent d’autres précieux rôles, notamment en milieu rural. Outre la diffusion des idées et de l’information, les commerces de presse permettent un accès à la lecture à destination de tous les publics et notamment des enfants dès leur plus jeune âge. Ils proposent aussi une offre de proximité pour les jeunes bénéficiant du pass culture. Aussi, il souhaite connaître les mesures et aides envisagées pour l’évolution des rémunérations des diffuseurs de presse et pour soutenir cette profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3273</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture est pleinement conscient des difficultés économiques que traversent les diffuseurs de presse, acteurs essentiels de la diffusion et du pluralisme de l’information en France. Ces professionnels assurent un maillage territorial indispensable, notamment en milieu rural, où ils contribuent non seulement à l’accès à l’information de tous mais aussi à la lecture, à la culture et au dynamisme des centres-bourgs. Face aux mutations du secteur de la presse et à la diminution continue du nombre de points de vente, le ministère de la culture a renforcé son engagement à travers plusieurs dispositifs d’accompagnement. Une aide à la modernisation des diffuseurs de presse a été créée en 2004 afin d’accompagner les marchands dans l’informatisation de leurs outils et la rénovation de leurs magasins. Ce soutien a été doublé pour atteindre 12 millions d’euros par an en 2021 et 2022 dans le cadre du plan de relance. En 2023 et 2024, les critères de l’aide ont été révisés afin d’améliorer l’accompagnement des marchands dans leurs efforts de modernisation et d’attractivité. Un soutien complémentaire de 10 points de pourcentage et sans plafond d’aide a également été accordé aux points de vente ruraux dans le cadre du Plan culture et ruralité. Le ministère de la culture suit par ailleurs avec attention les travaux engagés par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) concernant l’évolution de la rémunération des diffuseurs, conformément à l’article 18 de la loi dite « Bichet ». L’ARCEP a rappelé, lors du comité de concertation de la distribution de la presse du 16 octobre 2024, l’importance de renouveler l’attractivité du métier de marchands de presse notamment pour les points de vente spécialisés et les kiosques. Des négociations sont en cours avec les acteurs de la filière et devraient aboutir au cours du premier semestre 2025. Enfin, dans le cadre de sa mission visant à garantir la continuité territoriale de la distribution de la presse et pour favoriser la modernisation du réseau, l’ARCEP a engagé des travaux de réalisation d’une cartographie nationale de l’implantation des points de vente afin d’identifier les zones fragiles et de mieux cibler les besoins de la filière. Le ministère de la culture est pleinement mobilisé pour préserver un réseau dense et diversifié de marchands de presse, acteurs importants du lien social sur l’ensemble du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4950</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3273</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Redevance pour la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4950. — 11 mars 2025. — M. Bruno Clavet alerte Mme la ministre de la culture sur l’instauration récente d’une redevance pour la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires, mise en place par la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). Cette décision, qui impose aux familles en deuil une nouvelle charge financière pour rendre un dernier hommage à leurs proches, suscite une vive incompréhension. Il est particulièrement troublant de voir que des droits d’auteur puissent être exigés dans un cadre strictement privé et non lucratif, alors même que les proches sont déjà confrontés à des frais funéraires élevés. Cette mesure semble révélatrice d’une logique purement mercantile qui ne prend aucunement en compte la dimension humaine du deuil. Il paraît inconcevable qu’un hommage rendu par la musique, qui fait partie du patrimoine émotionnel et culturel de tous, soit désormais conditionné à une contribution financière supplémentaire. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte intervenir pour empêcher cette taxation des cérémonies funéraires, soit en interdisant la perception de droits d’auteur dans ce cadre spécifique, soit en exonérant les familles de cette charge injuste.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3273</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code de la propriété intellectuelle (CPI) reconnaît aux titulaires de droits de la musique des droits patrimoniaux sur leurs œuvres, prestations ou phonogrammes. S’agissant des droits d’auteur, l’intervention de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) est juridiquement fondée sur l’article L. 122-2 du CPI, qui soumet à l’autorisation de l’auteur la représentation de son œuvre, laquelle consiste dans la « communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque ». Il résulte en l’occurrence d’une décision du tribunal judiciaire de Paris, en date du 31 janvier 2024, que la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires constitue bien une « communication au public » soumise à autorisation préalable. Il apparaît également que la rémunération sollicitée par la SACEM à ce titre n’est pas récente et ne concerne pas les individus composant le cercle de famille du défunt, mais uniquement les sociétés de pompes funèbres. Le jugement fait en effet apparaître qu’il existe depuis 2006 un contrat général de représentation liant la SACEM à des organismes de pompes funèbres pour la diffusion de phonogrammes lors des obsèques. Il y est également précisé qu’à la différence des parents et amis du défunt, une société de pompes funèbres, qui diffuse dans le cadre de son activité lucrative des phonogrammes lors des obsèques, ne peut valablement se prévaloir de l’exception de représentation privée et gratuite dans un cercle de famille prévu à l’article L. 122-5, 1° du CPI pour se dispenser d’une autorisation préalable. Au-delà du bien-fondé de l’intervention de la SACEM et de sa portée circonscrite à l’égard des opérateurs funéraires, il importe de mentionner aussi la nature et le niveau des rémunérations des droits en cause. Ces rémunérations ne constituent en aucun cas une taxe ou une redevance de nature fiscale et les organismes de gestion collective chargés de percevoir ces rémunérations, tels que la SACEM, constituent des entités de droit privé et non des établissements placés sous la tutelle du ministère de la culture. Il ne lui appartient donc pas d’intervenir pour décider de fixer, limiter ou exonérer du paiement de ces droits. Le ministère de la culture demeure néanmoins attentif à ce que les organismes de droit privé, tels que la SACEM, maintiennent un dialogue constructif avec les professionnels du secteur funéraire en recherchant ensemble un juste équilibre des droits et des intérêts en présence. Des avancées positives ont pu être enregistrées en ce sens et se sont traduites par la conclusion récente d’un accord de partenariat entre la SACEM et plusieurs représentants du secteur : la Fédération nationale du funéraire, la Fédération nationale des pompes funèbres et l’Union pôle funéraire public. Ce nouvel accord prévoit une simplification des démarches avec une centralisation des déclarations et des paiements et une baisse du montant des redevances pour les entreprises adhérentes. Ces dernières bénéficient d’une baisse de 20 % par rapport au tarif normal déclaré, passant de 3,33 euros hors taxe (HT) à 2,66 euros HT, voire d’un forfait de 1,624 euros HT par cérémonie en cas de centralisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1600</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3274</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>L’avenir du service commun des laboratoires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1600. — 5 novembre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’avenir du service commun des laboratoires (SCL) dans le contexte de la suppression de 4 équivalents temps plein annuel travaillés (ETPT) en 2024. Le SCL, rattaché à la douane et à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), garantit impartialité et objectivité lors de prestations complètes (analyse de prélèvement, ciblage, exploitation) pour la caractérisation d’infractions et met son expertise au service des dossiers traités par la DGCCRF. Elle aimerait connaître son avis sur la perte d’efficacité des missions de service public assurées par le SCL et sa difficulté à s’adapter à la modernisation de l’administration publique engagée en 2007 lors de la révision générale des politiques publiques (RGPP). À ce jour, il semblerait que l’organisation du SCL doive être surveillée. Afin de remédier à la situation, le SCL informe Mme la députée avoir besoin des mesures suivantes : le maintien des implantations actuelles et l’arrêt des suppressions d’emploi, un plan pluriannuel de recrutement de fonctionnaires pour combler les manques d’effectifs, un plan ministériel de qualification pour une reconnaissance de l’investissement des agents et des crédits suffisants pour remplir l’ensemble de ses missions annuelles. Dans ce contexte, elle souhaite savoir s’il envisage de prendre des mesures dans cette direction et si des réflexions sont déjà en cours sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3274</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attaché à préserver le rôle du service commun des laboratoires (SCL) qui constitue un acteur essentiel pour que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), mais également la DGAl, réalisent leurs missions avec efficacité et réactivité. Le SCL met en œuvre des missions d’analyse et d’expertise, avec une garantie de qualité scientifique et d’impartialité, qui répondent aux besoins des directions auxquelles il est rattaché. Dans ce contexte, les directions générales de rattachement (DGCCRF, DGDDI et DGAl depuis 2024) ainsi que le Secrétariat général du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ont engagé avec le SCL des travaux de transformation afin de lui permettre de conforter, de manière efficiente, l’exercice de ses missions et la qualité du service rendu à ses bénéficiaires au regard de leurs propres priorités d’action. Trois chantiers de réflexion sont ainsi ouverts portant sur la stratégie et les missions confiées au SCL, sa réorganisation interne et sa gouvernance. Une étude d’impact approfondie devra permettre dans les prochains mois de mesurer notamment les conséquences de potentielles évolutions de l’organisation du SCL à l’aune des enjeux de plus long terme. Les moyens humains et budgétaires du SCL ont par ailleurs fait l’objet d’une attention particulière lors de ces derniers exercices et en programmation pour 2025 et le SCL a vu ses moyens préservés. En particulier, en 2024, le schéma d’emplois du SCL a été réévalué puisque le SCL a conclu l’année avec 6 créations d’emplois alors que 4 suppressions étaient prévues en LFI. Pour 2025, le schéma d’emploi programmé autorise la stabilité des effectifs tandis que la trajectoire de la LPFP prévoyait des suppressions d’emplois. S’agissant de fonctionnement, le SCL a été préservé des mesures de régulation budgétaire, qui ont affecté les crédits du programme 218 auquel le SCL est rattaché. Il a ainsi consommé 10.6 M€ de crédits de paiement soit une augmentation de 35 % par rapport à la réalisation de 2023 et de 26 % au regard des crédits alloués au titre de la LFI. Pour 2025, l’effort pour réduire la contribution du SCL à la diminution des crédits budgétaires sera poursuivi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3275</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Silence de la France face aux dérives de la junte guinéenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            59. — 1 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation particulièrement préoccupante des opposants au régime guinéen, MM. Oumar Sylla, dit Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah. Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 et le renversement du président Alpha Condé, la Guinée est sous le contrôle du général Mamadi Doumbouya qui avait alors initialement promis une transition démocratique de trois ans, avec l’engagement qu’il quitterait le pouvoir au plus tard en janvier 2025. Depuis, non seulement la junte militaire est revenue sur cette promesse mais les progrès vers une transition démocratique réelle sont extrêmement limités. Les autorités de transition semblent en réalité peu enclines à s’effacer en faveur d’un régime démocratique durable, comme en témoignent les nombreuses violations des droits humains observées sur place. En effet, les dérives de ce Gouvernement se multiplient : interdiction des manifestations en juin 2022, fermeture de médias d’opposition en mai 2024 ou encore suspension de la délivrance des agréments aux associations et aux organisations non gouvernementales en septembre 2024 au motif que seraient menées des « actions de trouble à l’ordre public menées sur le terrain par plusieurs ONG et mouvements associatifs ». Amnesty international rapporte que les répressions systématiques des manifestations ont causé la mort d’au moins 47 personnes entre septembre 2021 et avril 2024 tandis que les arrestations arbitraires et emprisonnements d’opposants sont aujourd’hui la norme. L’ancien numéro 2 de la transition, le général Koulibaly, est d’ailleurs décédé lors d’une incarcération. Pourtant, depuis mars 2022, la France a repris une coopération sécuritaire avec le pouvoir guinéen, dont la nature exacte reste floue et opaque. Il semblerait que Paris cherche à soutenir la junte, notamment par le détachement de fonctionnaires français auprès du ministère de la justice guinéen. Une enquête menée par Thomas Dietrich pour le journal Marianne et publiée en août 2024 souligne également la présence de coopérants militaires français au sein des forces de l’ordre et de l’armée guinéenne. De plus, cette enquête affirme que des forces françaises sont présentes dans l’est du pays, dans le camp militaire de Soronkoni, afin de former les forces spéciales du président Doumbouya, notamment le GFIR censé empêcher toute intrusion terroriste, mais qui s’est en réalité surtout fait connaître pour avoir réprimé des manifestations civiles et pacifiques. Lors de son audition à l’Assemblée nationale le 25 septembre 2024, le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard a par ailleurs confirmé qu’il pouvait y avoir des « détachements opérationnels » en Guinée. Dernier évènement en date, l’Organisation internationale de la francophonie a levé, le mardi 24 septembre 2024, la suspension de la Guinée prévu début octobre en France. C’est dans ce contexte particulièrement inquiétant que la gendarmerie guinéenne aurait procédé à l’enlèvement de deux opposants politiques majeurs, Oumar Sylla, dit Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, le 9 juillet 2024. Ces deux responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont aujourd’hui toujours portés disparus tandis que les autorités du pays nient toute implication. Fait rare dans le domaine, les États-Unis d’Amérique ont indiqué être « préoccupés par [leur] disparition et [leur] bien-être ». La France, elle, est restée étonnamment silencieuse, d’autant plus que le général Balla Samoura, suspecté d’avoir orchestré cet enlèvement, est conseillé par un gendarme français. Aussi, monsieur le député souhaite savoir pourquoi l’exécutif reste silencieux devant ces enlèvements et pour quelles raisons il apporte un total soutien à la junte que peu de choses distinguent d’autres semblables dans la région. Il lui demande également quels intérêts supérieurs justifient que le Gouvernement ferme les yeux sur de si inquiétantes dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4018</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3275</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rupture des engagements pris par la junte militaire en Guinée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4018. — 11 février 2025. — M. Aurélien Saintoul* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation en Guinée. Le général Mamadi Doumbouya qui a évincé par un coup d’État l’ancien président guinéen Alpha Condé le 5 septembre 2021, n’a pas tenu sa promesse de rendre aux civils la direction de l’État, au plus tard le 31 décembre 2024. En décembre 2023, il avait fait la promesse d’un référendum pour la création d’une nouvelle Constitution nécessaire à l’organisation du scrutin présidentiel, qui n’a, à ce jour, pas été respectée. La junte guinéenne avance donc sans calendrier électoral, sa feuille de route étant le maintien au pouvoir du général Doumbouya. Cela s’est confirmé puisqu’en février 2025 la junte et le Gouvernement ont appelé à une candidature du général Doumbouya à la présidentielle. Le retour à l’ordre constitutionnel s’éloigne tandis que le régime militaire s’enracine durablement à la tête de l’État guinéen. Depuis juillet 2024, Foniké Menguè et Billo Bah, deux membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), ont été enlevés par un commando assimilé aux forces de sécurité. Habib Marouane Camara, journaliste, a aussi disparu depuis le 3 décembre 2024 et n’a toujours pas été retrouvé. La même année, plusieurs médias considérés comme opposés au régime ont par ailleurs été fermés. En décembre 2024, les Forces Vives de Guinée, collectif rassemblant des groupes d’opposition au Gouvernement putschiste, ont publié un communiqué réitérant leur décision de ne plus reconnaître la junte au pouvoir à partir de 2025. Or la posture actuelle de la junte guinéenne montre qu’elle est décidée à ne pas respecter un quelconque processus démocratique et à le faire savoir violemment contre ses opposants. Bien que la Guinée ait été suspendue des instances de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union Africaine depuis le coup d’État, les sanctions qui pesaient sur elle à cause du putsch, ont été levées en février 2024. Lors du sommet de l’organisation ouest-africaine à Abuja en décembre 2024, son cas n’a même pas été évoqué. Par ailleurs, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a finalement décidé de réintégrer la Guinée et d’accepter sa participation lors du sommet d’octobre 2024 qui s’est tenu en France. Ces éléments renforcent l’idée d’un traitement de faveur pour la Guinée et le sentiment d’impunité dans lequel la junte s’enlise. Il souhaite donc savoir si M. le ministre prévoit de condamner la rupture des engagements pris par la junte militaire au pouvoir depuis décembre 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4929</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3276</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Relations diplomatiques avec la junte autoritaire au pouvoir en Guinée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4929. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les agissements de la junte militaire en Guinée. En 2021, après sa prise de pouvoir par la force suite au coup d’État mené contre l’ancien président, le chef de la junte avait promis de rendre le pouvoir au peuple de Guinée au bout de trois ans maximum. Quatre ans plus tard, le processus de transition démocratique à été confisqué par le chef de la junte militaire, qui ne semble pas vouloir s’effacer en faveur d’un régime démocratique durable. Le gouvernement guinéen a même entrepris une tournée dans le pays tandis que le président de la transition annonce à demi-mot qu’il présentera sa candidature à la future présidentielle. Face à la montée de la contestation populaire, le régime s’est engagé dans une spirale de répression et de violence envers toute personne demandant un retour à l’ordre constitutionnel. La panoplie des outils répressifs mis en place par la junte vise manifestement à étouffer tout mouvement contestataire : interdiction des manifestations depuis 2022, dissolution des partis politiques d’opposition, suspension de la délivrance des agréments aux associations et organisations non gouvernementales, fermeture des médias non gouvernementaux et autres sites d’information ou encore restriction de l’accès à internet. Amnesty international rapporte que les répressions systématiques des manifestations ont causé la mort d’au moins 47 personnes entre septembre 2021 et avril 2024. Récemment, le 6 janvier 2025, 3 nouveaux manifestants ont été tués par balle lors d’une manifestation pacifique. Depuis quelques mois, le gouvernement a accéléré sa répression, semant la terreur parmi la population, en faisant de l’enlèvement d’opposants une pratique courante. C’est dans ce contexte que deux militants du FNDC ont été enlevés par un groupe d’hommes cagoulés en tenue militaire en juillet 2024, pour être emmenés de force vers un lieu inconnu. Depuis, ils demeurent introuvables. Peu de temps après, le 3 décembre 2024, un journaliste guinéen administrateur général du site d’information Le Révélateur 224, a lui aussi été enlevé en pleine rue, de nuit, par des gendarmes. Depuis lors, il n’a plus donné signe de vie. Enfin, très récemment, le coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée a été enlevé à son domicile le 19 février 2025. Il a par la suite été retrouvé le soir-même, non loin d’une base militaire de la junte. Il avait été torturé et ne peut plus se servir de ses membres supérieurs depuis. Pourtant, malgré ces exactions, il semble que la France continue de soutenir la junte, notamment par le détachement de fonctionnaires et de militaires français. Le journaliste Thomas Dietrich souligne, par exemple, qu’un officier français est actuellement détaché en tant que conseiller auprès de la gendarmerie guinéenne. Celui qui dirige cette instance est pourtant suspecté d’avoir notamment orchestré des enlèvements d’opposants. Il est par ailleurs nommément visé par une plainte déposée devant la justice française par les familles des deux militants. M. le député interpelle donc M. le ministre sur la continuité du soutien du Gouvernement à la junte militaire alors même que la France n’a pas hésité à rompre ses relations diplomatiques avec d’autres pays de la région du fait de leurs abus de pouvoir. Il lui demande la nature exacte de la coopération diplomatique et sécuritaire tissée entre la France et le régime guinéen. Il l’interroge sur le nombre et les missions du personnel militaire français engagé auprès des dirigeants au pouvoir en Guinée. Il l’interroge sur les raisons expliquant le différentiel de traitement et de relations diplomatiques entre le pouvoir guinéen et les autres pays de la région aux mains de gouvernements autoritaires. Il l’interroge enfin sur les actions que le Gouvernement compte mettre en place afin de favoriser le respect des droits du peuple guinéen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3276</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France entretient un dialogue transparent et exigeant avec les autorités de transition, notamment sur l’importance d’avancées concrètes pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, dans un esprit d’apaisement avec l’ensemble des forces politiques. La réintégration de la Guinée au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie doit contribuer à cet objectif. Les libertés fondamentales et les principes de l’État de droit doivent être garantis pour l’ensemble des forces politiques et de la société civile. Nous avons appelé les autorités de transition guinéennes à accentuer leurs efforts en ce sens. Comme l’a indiqué le porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères le 7 mars, nous avons exprimé aux autorités guinéennes notre préoccupation concernant les disparitions des activistes Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, Mamadou Billo Bah et celle du journaliste Marouane Camara. Nous sommes tout autant préoccupés par l’enlèvement et les violences dont a été victime l’activiste Abdoul Sacko. Nous avons appelé les autorités guinéennes, auxquelles nous avons fait part à haut niveau de notre inquiétude, à faire toute la lumière sur les circonstances de ces disparitions et à ce que des réponses soient apportées aux inquiétudes légitimes des familles et des proches. En cohérence avec ses principes, la France continue d’appeler les autorités guinéennes à garantir la liberté d’expression et la sécurité de l’espace civique, conformément à leurs engagements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3625</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3277</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Réciprocité des conditions de circulation des diplomates algériens en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3625. — 4 février 2025. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions de circulation sur le territoire national des diplomates de la République algérienne démocratique et populaire. Alors que les autorités algériennes insultent quotidiennement la France et mènent une campagne d’influence hostile sur le sol français, la libre circulation des diplomates algériens pose question. Ces représentants de l’État algérien peuvent, en toute liberté, circuler en France alors que, par contraste, les diplomates français affectés en Algérie font l’objet de restrictions de circulation tout aussi humiliantes que contraignantes. De fait, les diplomates français n’ont pas le droit de franchir, sans y être dûment autorisés, un périmètre de 40 km autour d’Alger. Au vu des actions hostiles du pouvoir algérien sur le sol français, il apparaît indispensable d’appliquer aux diplomates algériens le même traitement que celui réservé à leurs homologues français en Algérie. Elle lui demande s’il compte, comme il en la possibilité par décret, appliquer une restriction de circulation aux diplomates algériens présents sur le territoire national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3277</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les autorités algériennes ont, depuis longtemps, mis en place une mesure de restriction de circulation qui concerne tous les membres des missions diplomatiques à Alger. En effet, dès lors qu’ils souhaitent se déplacer à l’extérieur du département (wilaya) d’Alger, les agents diplomatiques doivent adresser une demande officielle d’autorisation au ministère algérien des affaires étrangères. Si le déplacement est autorisé, ce qui est le plus souvent le cas, une escorte est mise à disposition par les autorités algériennes pendant toute la durée du déplacement. L’article 26 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques indique que « sous réserve de ses lois et règlements relatifs aux zones dont l’accès est interdit ou réglementé pour des raisons de sécurité nationale, l’État accréditaire assure à tous les membres de la mission la liberté de déplacement et de circulation sur son territoire. » Cette restriction de circulation est donc permise par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires dès lors qu’elle répond à des raisons sécuritaires, et ne peut être considérée comme discriminatoire. A l’inverse, dès lors que de telles raisons sécuritaires ne peuvent être invoquées à Paris, la France ne peut mettre en œuvre de telles mesures sur son territoire. Si des raisons sécuritaires imposaient la mise en œuvre de telles mesures, celles-ci seraient applicables à tous les membres de missions diplomatiques à Paris, indépendamment de leur nationalité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3688</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3277</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des couples binationaux extra-européens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3688. — 4 février 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les difficultés rencontrées par les couples binationaux extra-européens dans leurs démarches de reconnaissance de leur union et d’obtention de visa. Selon les chiffres de L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), parmi les 236 300 mariages conclus en France en 2015, près de 15 % unissaient une personne de nationalité étrangère et une personne de nationalité française, alors qu’ils ne représentaient que 6 % en 1950. Néanmoins, nombre de ces couples font face à des procédures administratives particulièrement complexes, souvent perçues comme un véritable parcours du combattant et dont les conséquences peuvent être lourdes, que cela soit sur le plan psychique ou pratique. À titre d’exemple, le Collectif des couples franco-indiens souligne que ces démarches peuvent être vécues comme un traumatisme, laissant planer une suspicion d’union de complaisance presque systématique. Cet état de fait, conjugué à l’exigence de fournir des documents administratifs qui n’ont parfois pas d’équivalents dans leur pays d’origine, complexifie encore davantage leur situation. Ces obstacles entraînent des séparations prolongées et une grande détresse pour les couples concernés. Elle lui demande donc comment le Gouvernement entend répondre aux préoccupations exprimées par ces couples et ainsi permettre l’exercice effectif de leurs droits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3278</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La délivrance de visas de long séjour pour les conjoints de Français, quelle que soit la nationalité du conjoint étranger, se fait en application des articles L312-3, L423-1 à 6, R312-2, R431-16 6° du CESEDA (code d’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Les visas de court séjour sont délivrés en application du code Schengen. Les conjoints de Français se voient délivrer gratuitement et de plein droit des visas de long séjour permettant leur installation en France, sans aucune autre formalité. Le demandeur doit seulement justifier de son mariage et de la nationalité française de son conjoint. Aucun autre justificatif n’étant demandé, cette facilité est généralement saluée par nos ressortissants vivant à l’étranger ainsi que leurs conjoints. Ce type de visa n’est refusé qu’en cas de motif d’ordre public, de fraude, ou d’annulation du mariage. La non dissolution du mariage est prouvée par la simple présentation d’une copie intégrale récente de l’acte de mariage français, transcrit ou dressé. Par ailleurs, la loi du 14 novembre 2006 relative au contrôle de la validité des mariages, entrée en vigueur le 1er mars 2007, a instauré un contrôle a priori des unions célébrées à l’étranger (articles 171-2 et 171-4 du code civil) et renforcé le contrôle a posteriori des mariages (articles 171-6 à 171-8 du code civil) aux fins de lutter contre les mariages entachés d’un défaut de sincérité d’intention matrimoniale ainsi que les mariages forcés. Ce changement permet de préserver les ressortissants Français d’éventuels mariages de complaisance ou d’annulations ultérieures de mariages entachés d’un motif de nullité tel que la minorité du conjoint français, le défaut de comparution personnelle du conjoint français, la bigamie, les mariages prohibés entre parents et le mariage célébré par un officier public incompétent. Désormais, même si les actes de mariages célébrés à l’étranger continuent à produire des effets à l’égard des époux et des enfants, ils doivent être transcrits pour que les époux puissent se prévaloir de cette qualité auprès des tiers et des administrations publiques, notamment lors d’une demande de visa en qualité de conjoint de ressortissant français. Les modalités du contrôle de la validité des mariages sont encadrées et soumises à des délais. Lorsqu’un couple souhaite s’unir à l’étranger, il doit obligatoirement solliciter la délivrance d’un certificat de capacité à mariage (CCAM), en application de l’article 171-2 du code civil. Toutes les modalités de cette procédure sont explicitées sur le site Internet Service Public et sur ceux des ambassades et consulats. En cas de doute sérieux concernant la validité de ces projets d’union, des auditions des deux conjoints peuvent être menées en France ou à l’étranger. Si ces doutes sont avérés, il est sursis à la délivrance du CCAM, et le tribunal judiciaire de Nantes est saisi dans le cadre d’une procédure d’opposition à mariage. La juridiction doit statuer dans un délai de deux mois à compter de sa date de saisine. A chaque étape de cette procédure, les délais de traitement sont contractés dans toute la mesure du possible, au regard des moyens dévolus aux ambassades et consulats ainsi que des disponibilités des mairies réquisitionnées pour auditionner le conjoint résidant en France. Les époux n’ayant pas sollicité de CCAM ou n’ayant pas attendu l’aboutissement de leur demande avant de se marier, peuvent tout de même solliciter la transcription de leur acte de mariage. Ils doivent alors être auditionnés, ce qui peut allonger les délais de traitement. En cas de saisine du parquet de Nantes après la célébration du mariage, dans le cadre de la demande de transcription (articles 171-7 ou 171-8 du code civil), le Procureur de la République de Nantes dispose de 6 mois pour autoriser la transcription ou s’y opposer. En l’absence de réponse dans ce délai, l’acte ne peut être transcrit qu’à sa demande ou à celle du tribunal judiciaire de Nantes. Par ailleurs, la vérification de la validité de l’acte de mariage étranger au regard de l’article 47 du code civil est effectuée concomitamment, ce qui peut induire des délais supplémentaires si des levées d’acte sont à effectuer auprès des autorités locales. Le couple est tenu informé à chaque étape de cette procédure par les postes diplomatiques et consulaires et le cas échéant par le parquet de Nantes. Le renforcement du contrôle de la validité des mariages n’a pas alourdi les démarches des ressortissants français de manière disproportionnée. En 2024, plus de 38 000 actes de mariage ont été transcrits dans les registres de l’état civil consulaires, et seuls 5 % ont fait l’objet d’une saisine du parquet de Nantes, soit un peu moins de 2 000 mariages ou projets de mariage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4012</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3278</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Agression de la RDC par les miliciens du groupe M23</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4012. — 11 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny* attire l’attention de M. le ministre des armées sur la situation en République démocratique du Congo (RDC). En effet, depuis plusieurs mois, la RDC est le théâtre d’un conflit dévastateur, marqué par l’offensive du groupe armé M23, largement soutenu par le Rwanda selon de nombreux rapports internationaux. Cette situation constitue une violation manifeste de la souveraineté congolaise et entraîne une crise humanitaire d’une ampleur dramatique, avec des millions de déplacés et des exactions de grande ampleur. Or face à l’agression de l’Ukraine par la Russie, la France et ses partenaires européens ont réagi avec célérité et fermeté, en mobilisant des moyens diplomatiques, militaires et financiers d’une ampleur sans précédent. Pourtant, lorsque la RDC subit une invasion de son territoire par des milices appuyées par un État voisin, la réaction de la communauté internationale, y notamment celle de la France, apparaît bien timide. Comment le Gouvernement justifie-t-il cette différence de traitement entre ces deux crises, alors même que les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale sont en jeu dans les deux cas ? Quelles mesures concrètes la France compte-t-elle prendre pour condamner cette agression, soutenir la RDC et œuvrer à une résolution définitive du conflit ? Enfin, au regard de cette apparente asymétrie des réactions face aux violations du droit international, comment la France peut-elle espérer préserver la cohérence et la crédibilité de son engagement diplomatique et militaire dans cette région de l’Afrique ? Il lui demande de porter une attention toute particulière sur ce risque d’embrasement de cette région de l’Afrique et de s’interroger sur l’attitude française à géométrie variable qui justifierait la décision de plusieurs États africains de rompre leurs accords militaires avec la France. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4274</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3279</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Action de la France pour la paix au Kivu en République démocratique du Congo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4274. — 18 février 2025. — M. François Gernigon* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères concernant la situation géopolitique dans la région des Grands Lacs et plus spécifiquement au Kivu en République démocratique du Congo. Depuis plus de 20 ans, de nombreuses violations des droits de l’Homme sont constatées dans la région. De nombreux massacres de populations civiles ainsi que des violences sexuelles à l’encontre des femmes et des enfants sont commis par différents groupes armés. Le bilan est catastrophique : on compte ainsi plus de 6 millions de morts depuis 1998, 4 millions de déplacés, sans compter les millions de femmes et d’enfants victimes de viols et de mutilations depuis le début de ces guerres. Les richesses minières, très présentes dans la région du Kivu, alimentent les conflits. Le lien entre ces derniers et l’exploitation du coltan, un minerai extrêmement convoité et nécessaire à la création des téléphones portables, est tel qu’on en vient à parler désormais de « coltan de sang ». Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier 2025, la capitale de la province congolaise du Nord-Kivu, Goma, a été prise par le groupe armé M23, qui sévit dans cette province depuis plusieurs années. Ce groupe est activement soutenu par les forces armées rwandaises selon plusieurs rapports de l’ONU. Cet évènement alarmant souligne les fragilités structurelles auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée. À terme, l’approvisionnement français en minerais stratégiques risque d’être entièrement contrôlé par des groupes armés comme le M23 qui se renforcent de jour en jour grâce à leur exploitation, comme en témoigne le contrôle de la mine de Rubaya. C’est pourquoi à la suite de cette étape de plus dans un engrenage interminable de la violence, il l’interroge concernant l’action de la France pour protéger les populations civiles et aboutir à un apaisement du conflit. Plus largement, il demande si la France envisage des sanctions financières ciblées sur l’exportation du coltan afin de priver le M23 et ses soutiens de cette source de financement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5614</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3279</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Position de la France et conflit en République démocratique du Congo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5614. — 1 avril 2025. — Mme Dominique Voynet* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les tentatives de déstabilisation politico-militaires menées par le mouvement rebelle M23 avec le soutien du gouvernement rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo. Face à cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 21 février 2025, une résolution (2773/2025) qui demande au Rwanda de cesser tout appui au M23 et de retirer immédiatement et sans conditions, ses troupes déployées en RDC, exigeant également du M23 qu’il cesse les hostilités et évacue les zones conquises, notamment les villes de Goma et Bukavu. Les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont imposé un certain nombre de sanctions à l’égard du gouvernent rwandais. Constatant que la France ne s’est pour l’heure pas associée à ces mesures, elle lui demande de préciser si des accords antérieurs passés entre la France et le Rwanda sont de nature à freiner la France dans la mise en place de sanctions contre le gouvernement rwandais et, le cas échéant, d’en préciser également le contenu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3279</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La position de la France sur la crise à l’est de la RDC est claire et constante depuis 2022. Elle condamne l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23), le soutien apporté par le Rwanda à ce groupe armé, ainsi que la présence de troupes rwandaises sur le territoire congolais. La souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo (RDC) doivent être préservées. C’est une préoccupation majeure pour la France, qui est pleinement mobilisée dans la recherche d’une solution politique à cette crise. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères s’est rendu en RDC le 30 janvier et au Rwanda le 31, afin de porter les messages du Président de la République, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à un retour de l’ensemble des parties au conflit à la table des négociations. Par ailleurs, la France a multiplié ses actions au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. En tant que plume, nous avons mené les discussions pour la rédaction et le vote à l’unanimité de la résolution 2773 du 21 février 2025, condamnant l’offensive du M23 soutenu par le Rwanda et appelant à une solution politique au conflit. Nous avons soutenu l’adoption d’une résolution par le Conseil des droits de l’Homme, à Genève le 7 février, qui crée deux mandats d’enquête sur les violations des droits de l’Homme à l’est de la RDC, dont certaines ont déjà été recensées et dénoncées par l’ONU. La France est très préoccupée par le démantèlement des camps de déplacés par le M23, ainsi que par l’augmentation des violences sexuelles et basées sur le genre. C’est pourquoi la France s’est engagée à apporter une aide supplémentaire de 3 millions d’euros aux ONG œuvrant à la protection des populations civiles. La situation humanitaire est catastrophique et se dégrade de jour en jour. Depuis janvier, l’offensive du M23 a fait près d’un million de déplacés, et 2 900 morts lors de la prise de Goma selon l’ONU. Pour maintenir la pression sur les forces déstabilisatrices dans la région, la France plaide, aux Nations unies et à l’UE, en faveur de l’adoption de mesures restrictives individuelles ciblant notamment le M23 et les acteurs contribuant à la crise actuelle, y compris rwandais. Depuis décembre 2022, elle a travaillé avec les autres Etats membres à renforcer le régime de sanctions européen : de nouveaux critères ont ainsi été adoptés et désormais 24 personnes font l’objet d’un gel des avoirs et d’une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE. L’adoption de nouvelles sanctions a été approuvée sur le principe lors du Conseil des affaires étrangères de l’UE du 24 février, et devrait être rapidement confirmée. La France poursuit ses efforts et soutient l’adoption rapide par l’UE d’un nouveau train de sanctions. La France est favorable à l’adoption de sanctions supplémentaires en cas de poursuite du conflit. La solution à la crise actuelle ne pourra être que politique. La France soutient, de façon constante, les processus diplomatiques régionaux. A ce titre, nous soutenons les initiatives conjointes de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et de l’EAC (Communauté est africaine) en vue d’un cessez-le-feu, d’une cessation des hostilités et de la reprise d’un processus politique. La France poursuit ses échanges avec l’ensemble des pays de la région sur le sujet. Parallèlement, la France poursuit ses efforts pour répondre aux causes profondes de cette crise, notamment en ce qui concerne une gestion plus transparente des ressources naturelles. Ainsi, une déclaration d’intention bilatérale sur les métaux critiques et la transition énergétique a été signée en présence des deux Chefs d’Etat français et congolais, le 9 mars 2023, mettant l’accent sur les investissements, la mise en place de chaines de valeur résilientes, soutenables et équilibrées, et de standards environnementaux, sociaux, de gouvernance et de formation plus élevés. Plusieurs projets ont été lancés pour mettre en œuvre ces engagements, dont le déploiement de deux experts techniques internationaux (ETI) au sein d’ITIE RDC à Lubumbashi et de l’Université de Kolwezi pour l’accompagner dans la création d’une Haute école des Mines et de l’Industrie. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) français est également fortement mobilisé auprès du Service géologique national du Congo (formation, banque de données) et de la société minière de RDC, la Gécamines (évaluation de la teneur en minerais de plusieurs terrils). Au niveau européen, en octobre 2023, la France a appuyé la signature par l’UE et la RDC d’un partenariat stratégique sur les chaînes de valeur des substances minérales stratégiques et critiques exploitées en RDC. L’enjeu est de rétablir la souveraineté congolaise sur ses minerais tout en renforçant la transparence de leur exploitation. Un protocole d’accord sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières a été signé entre l’UE et le Rwanda en février 2024 : la France appelle aujourd’hui à sa suspension par la Commission européenne du fait de l’implication de Kigali dans la crise. La France et l’UE n’ont pas ménagé leur effort sur la gestion des minerais stratégiques, alors même que les pays asiatiques (Chine, Hong-Kong, Singapour), les Emirats Arabes Unis et les Etats-Unis sont les principaux importateurs des minerais rwandais et congolais. Concernant spécifiquement le coltan, qui est exporté majoritairement vers la Chine et les Etats-Unis, la France n’importe que du coltan raffiné, provenant de raffineries allemandes à 93 % et du Kazakhstan à 7 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4014</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3280</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Montants de l’aide publique au développement pour l’Algérie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4014. — 11 février 2025. — M. Guillaume Bigot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’opportunité des aides financières servies par la France à l’Algérie, dans un contexte diplomatique marqué par l’absence de coopération de la part de cet État et même par l’expression de sa franche hostilité. En 2022, la France a engagé près de 132 millions d’euros d’aide publique au développement en direction de l’Algérie, dont l’essentiel (121 millions, soit 92 % du montant total de l’aide) a été allouée à des bourses d’étudiants algériens en France. En dépit de cette générosité, l’Algérie persiste à refuser systématiquement la réadmission de ses ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), laissant chaque année près de 10 000 reconduites non exécutées. Entre 2019 et 2022, sur les 58 700 OQTF prononcées à l’encontre de ressortissants algériens, seulement 2 600 ont été effectivement exécutées, soit un taux d’exécution dérisoire de 4,4 %. Ce comportement d’Alger à l’égard de la france n’est pas qu’inamical, il traduit une violation des engagements souscrits par l’Algérie. Face à cette mauvaise volonté manifeste, M. le député souhaite obtenir communication du montant exact des crédits engagés en 2024 et prévus pour 2025, au titre de l’aide au développement et destinés à l’Algérie et connaître les raisons pouvant encore justifier le maintien de ces financements alors que ce pays bafoue ouvertement les accords de réadmission de 1968. M. le député demande aussi à être informé de l’ensemble des flux financiers partant de France et à destination de l’Algérie, incluant non seulement les financements publics mais également les transferts privés effectués par la diaspora algérienne. Ces flux pourraient constituer un levier stratégique dans les relations bilatérales. Il souhaite connaître leur volume exact et leur impact économique global. Il appelle également le ministre à bien vouloir l’informer de son intention ou non de conditionner strictement l’aide publique au développement à une réadmission effective des ressortissants algériens sous le coup d’une mesure d’éloignement. Compte tenu du refus obstiné de l’Algérie de coopérer sur les OQTF et de libérer le ressortissant Boualem Sansal, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prendre d’autres mesures de rétorsion et, le cas échéant, lesquelles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3281</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est attachée à sa relation avec l’Algérie, avec laquelle nous sommes unis par des liens humains denses et des intérêts partagés. L’Algérie est un partenaire stratégique de la France. Toutefois, ces dernières semaines, les autorités algériennes ont adopté une attitude d’hostilité, qui n’est pas à la hauteur des liens entre nos deux pays. L’amélioration de notre coopération dans le domaine migratoire, et en particulier en matière de réadmission de ressortissants algériens par l’Algérie, figure parmi nos priorités. Seule une coopération exigeante peut se révéler efficace sur le long terme. C’est le choix que nous avons fait en 2022, à travers la signature de la Déclaration d’Alger.  S’agissant de l’aide publique au développement (APD) bilatérale française en Algérie, elle a atteint 136 millions d’euros en 2023, un montant stable par rapport à 2022 (131 millions d’euros). Les données d’APD pour l’année 2024 ne sont pas encore disponibles et seront publiées à la fin de cette année. Le montant alloué en 2023 consiste principalement en des bourses à destination d’élèves algériens étudiant en France, ainsi que leurs coûts imputés, à hauteur de 128 millions d’euros (16,1 millions d’euros pour les bourses et 111,8 millions d’euros pour les coûts imputés). Ces bourses sont un outil clé du rayonnement de la France et de son influence à l’étranger, en particulier en matière culturelle, scientifique et technique, de Francophonie et de place du français comme langue internationale. Elles contribuent à l’attractivité de l’excellence académique et scientifique en France. Aucun projet ne sera par ailleurs financé par le don-projet de l’AFD en Algérie en 2025. Enfin, les services de l’Etat demeurent pleinement mobilisés pour suivre la situation de notre compatriote Boualem Sansal,  dont l’emprisonnement ne repose sur aucun motif sérieux,  et lui permettre de bénéficier de la protection consulaire au titre de sa nationalité française.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4016</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3281</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Procès politique au Haut-Karabakh</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4016. — 11 février 2025. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante de seize prisonniers politiques arméniens, capturés illégalement par l’armée azerbaïdjanaise lors de la prise de l’Artsakh en septembre 2023, qui doivent comparaître devant un tribunal militaire à Bakou. Ces personnalités - pour la plupart des anciens dirigeants de l’Artsakh dont l’ancien ministre d’État du Haut-Karabakh Ruben Vardanyan ainsi que trois anciens présidents de l’Artsakh, Arkadi Ghukasyan (1997-2007), Bako Sahakyan (2007-2020) et Ariyak Harutyunyan (2020-2023) - sont emprisonnés depuis plus de dix-huit mois en Azerbaïdjan, dans des conditions extrêmement difficiles. Tous sont poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation : « planification et conduite d’une guerre d’agression », « violation du droit international humanitaire pendant un conflit armé », « meurtre », « terrorisme » ou encore « formations de groupes armés non prévus par la loi ». Le procès qui débute est uniquement politique et son issue très probable risque d’être la prison à vie pour l’ensemble des accusés. L’objectif non avoué de l’Azerbaïdjan est clair : tuer symboliquement la République de l’Artsakh après le nettoyage ethnique systématique qui a été mené durant des mois, après avoir chassé la population, détruit le patrimoine religieux, culturel, les cimetières, l’art et les archives de trois mille ans de présence arménienne sur ce territoire. Face à cette situation très inquiétante, il lui demande de bien vouloir lui indiquer, devant cette parodie de justice, les mesures diplomatiques énergiques envisagées afin de manifester le mécontentement de la France et les sanctions économiques ciblées qu’il souhaite prendre contre l’Azerbaïdjan et ses dirigeants afin de concrétiser pleinement la position de la France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3281</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France suit attentivement les procès des Arméniens du Haut-Karabagh, qui ont débuté le 17 janvier 2025 au tribunal militaire de Bakou, et prête une attention toute particulière aux inquiétudes exprimées par les organisations de défense des droits de l’Homme quant à l’équité des procès et au traitement des accusés. Nous avons rappelé à plusieurs reprises au gouvernement azerbaïdjanais ses obligations internationales en matière de respect des droits fondamentaux et continuerons à le faire. En particulier, l’Azerbaïdjan doit garantir le droit de chaque individu à une procédure régulière et à un procès équitable, ainsi qu’assurer des conditions de détention dignes et sûres. Nous avons rappelé que les signalements de torture et de mauvais traitements doivent notamment faire l’objet d’une enquête rapide et impartiale. Les procès du tribunal militaire de Bakou touchent toutefois à la question bien plus vaste de l’instauration d’une paix durable entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. A cet égard, la France a salué l’annonce de l’aboutissement de la négociation d’un traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Plus rien ne s’opposant désormais à sa signature, nous avons appelé les parties à fixer sans délai une date pour signer et ratifier le traité de paix. La normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, dans le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté des deux États, doit permettre au Sud-Caucase de devenir un espace de paix, d’intégration et de coopération, avec des frontières ouvertes, au bénéficie des populations de la région.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4276</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3282</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabrina Sebaihi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>M. Netanyahu a survolé l’espace aérien français malgré un mandat d’arrêt (CPI)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4276. — 18 février 2025. — Mme Sabrina Sebaihi attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le survol de l’espace aérien français par M. Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le dimanche 2 février. Dans le cadre de son voyage vers Washington, M. Netanyahu a survolé l’espace aérien de la Grèce, de l’Italie et de la France. D’après l’article 1er de la Convention de Chicago de 1944, la France à la souveraineté totale sur son espace aérien, qui constitue en droit international une partie de son territoire. Selon l’article 86 du Statut de Rome auquel la France est partie, cette dernière a l’obligation de coopérer avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu’elle mène et a donc l’obligation d’arrêter quelconque personne visée par un mandat de la CPI présente sur son territoire. La seconde chambre préliminaire de la CPI a clarifié le 24 octobre 2024 que, selon l’article 27 du statut de Rome, les chefs et d’État et de gouvernement - dont ceux qui ne proviennent pas d’État partie - n’ont aucune immunité face aux mandats d’arrêt. Dans ce contexte, elle lui demande de préciser la position du Gouvernement sur le survol du territoire national par une personne visée par un mandat d’arrêt de la CPI et d’indiquer si la France a expressément permis à M. Netanyahou d’emprunter l’espace aérien français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3282</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le vol transportant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a été autorisé à emprunter, le 2 février 2025, l’espace aérien français dans le cadre de son voyage officiel à Washington et ce, dans le plein respect des droits et obligations de la France en vertu du droit international. En effet, le statut de Rome ne pose pas d’obligation s’agissant du survol de son territoire par un aéronef d’Etat ayant parmi ses passagers une personne visée par un mandat d’arrêt. Concernant les mandats d’arrêt délivrés par la Cour pénale internationale le 21 novembre 2024, la France respectera ses obligations internationales, fidèle à son engagement de longue date en soutien à la justice internationale. La France rappelle son attachement au travail indépendant de la Cour pénale internationale, conformément au Statut de Rome.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4381</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3282</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Prévention des rétorsions cognac / bourbon face au conflit commercial USA - UE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4381. — 25 février 2025. — Mme Caroline Colombier alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le risque de rétorsion ciblant l’eau-de-vie de cognac dans le cadre du conflit commercial opposant l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique sur l’acier et l’aluminium. Le règlement d’exécution (UE) 2023/2882 du 18 décembre 2023 suspendait des mesures de politique commerciale visant certains produits originaires des États-Unis d’Amérique au regard du conflit commercial cité. Cette suspension touche les produits énumérés aux annexes du règlement d’exécution (UE) 2018/886, du 1er janvier 2024 au 31 mars 2025. Au regard de la politique commerciale américaine annoncée ces derniers jours, Washington envisage de répercuter des droits additionnels réciproques sur les produits similaires. L’interprofession du cognac est gravement touchée par les mesures de rétorsion frappant son produit sur le marché chinois, suite à la taxation à l’importation des véhicules électriques chinois vers l’Europe.Cette même interprofession avait vu ses produits frappés de droits additionnels à l’entrée sur le territoire américain au début de l’année 2021 en mesure de rétorsion de la politique commerciale européenne. Ces tarifs ont provoqué une baisse importante de la consommation de l’eau-de-vie des Charentes sur le sol américain, premier marché de la filière. Eu égard à la nouvelle politique commerciale américaine et à la probable réinstauration des droits additionnels européens sur les produits visés au règlement d’exécution (UE) 2018/886, elle lui demande s’il envisage de faire modifier la liste des produits visés afin d’en exclure avant le 31 mars 2025 les spiritueux d’appellation, produits non délocalisables comme le bourbon (code SH 2208 30 11/19), afin de sauvegarder le premier marché du cognac, spiritueux générateur de 77 000 emplois directs et indirects sur le sol national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3283</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est fermement engagé à protéger les intérêts de nos filières des menaces tarifaires énoncés par le Président des Etats-Unis, notamment la filière des spiritueux et du cognac, filière d’excellence à l’export bénéficiant du marché américain. La France est pleinement consciente que cette menace pourrait s’additionner aux droits déjà imposés par la Chine sur le cognac. La France ne souhaite nullement une escalade commerciale avec les Etats-Unis ; elle l’a rappelé aux autorités américaines, en lien avec les autres pays européens. Pour autant, la France estime que l’Union européenne doit être en mesure de défendre ses intérêts économiques et stratégiques en répondant à ces tarifs arbitraires. C’est dans cet esprit que la Commission européenne travaille sur des contre-mesures ciblées, tout en laissant ouverte la possibilité d’un dialogue avec l’administration américaine pour éviter une hausse des tarifs dont les conséquences économiques seraient dommageables, pour l’Union européenne comme pour les Etats-Unis.  Le Président de la République et le Gouvernement ont soutenu le besoin de protéger les intérêts commerciaux de nos filières, que ce soit devant l’administration américaine ou auprès de l’Union européenne. Ce travail sera poursuivi dans les semaines et mois à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4517</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3283</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Bilan d’étape du partenariat entre le Cned et l’AEFE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4517. — 25 février 2025. — M. Vincent Caure interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle par les établissements membres du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle qui s’est tenu à Paris du 10 au 11 février 2025 à Paris a accéléré la prise de conscience sur la nécessité de construire nos propres outils numériques respectueux des valeurs, notamment dans le domaine éducatif. À ce sujet, un partenariat a été signé en 2023 entre le Centre national d’enseignement à distance (Cned) et l’AEFE avec pour objet la mise à disposition de l’agent conversationnel d’aide aux devoirs basé sur l’IA appelé « Jules » pour le niveau collège. Aussi, il souhaiterait savoir si un bilan d’étape a déjà été réalisé, permettant d’évaluer l’efficacité de ce dispositif ainsi que le nombre d’utilisateurs pour l’Europe du Nord. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3283</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jules est un agent conversationnel d’aide aux devoirs, accessibles aux élèves, de la 6e à la 3e pour répondre aux questions qu’ils se posent sur les programmes et pour les aider à réaliser des exercices ou à faire leurs devoirs. Cette assistance personnalisée offre des contenus rédigés par des enseignants de l’éducation nationale et couvre les programmes de français, mathématiques, histoire-géographie, sciences de la vie et de la terre et physique-chimie. C’est un outil qui favorise également l’autonomie des élèves et développe des compétences de recherche et d’organisation. Conçu initialement pour la France par le Centre national d’enseignement à distance (CNED), il a nécessité des développements spécifiques pour pouvoir être déployé dans le réseau d’enseignement français à l’étranger. Après une phase de tests techniques à petite échelle, le déploiement s’est effectué à l’automne 2023, dans le cadre d’une convention signée par les deux opérateurs le 25 septembre 2023, accompagnée d’une communication spécifique de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en novembre 2023.Les statistiques mensuelles permettent de suivre l’appropriation de cet outil par les élèves du réseau. Si les premiers mois suivant l’officialisation de son déploiement attestent d’un intérêt pour l’outil (90 connexions en novembre 2023, 455 en décembre 2023), cette dynamique ne s’est pas maintenue dans la durée et le nombre de connexions a rapidement chuté (148 connexions en janvier 2024, 81 en février 2024) pour se stabiliser aujourd’hui à une trentaine de connexions par mois. Rapporté au nombre de collégiens du réseau susceptibles de recourir à l’outil (autour de 115 000) ce chiffre est largement en-deçà des estimations initiales. Il donne à penser que l’outil n’a pas rencontré son public ou qu’il ne répond pas aux attentes des élèves de l’enseignement français à l’étranger (EFE). Jules étant conçu pour un usage en complète autonomie par l’élève, celui-ci choisit les points sur lesquels il souhaite un rappel ou une nouvelle explication pour mieux comprendre ses cours et se sent ensuite davantage confiant pour participer en classe. Cette autonomie explique peut-être la difficulté du public de l’EFE à s’emparer de l’outil. Plus largement, ce constat illustre la difficulté à implanter durablement, dans les usages scolaires, les outils numériques proposés en partenariat avec le CNED (à l’instar du dispositif Program’cours qui peine aussi à trouver son public). La durée moyenne d’utilisation de l’outil s’élève à 5-6 minutes par connexion et le mode d’accès par application téléchargeable est apprécié. Les thèmes les plus travaillés à l’aide de Jules portent sur les questions sociales (34 % des interrogations), les mathématiques (23 %), les Sciences de la vie et de la terre (15 %) et le français (13 %). A l’inverse, la géographie (5 %) et la physique-chimie (3 %) sont peu consultées. Plus largement, l’AEFE s’est engagée dans une réflexion sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans le réseau. La stratégie e-nov, actuellement en cours de déploiement dans toutes les zones, propose, à travers trois axes (butiner, transformer, essaimer), l‘opportunité de développer une culture commune de l’IA au sein du réseau de l’EFE. Les nombreuses pratiques innovantes d’utilisation de l’IA déjà mises en œuvre par des chefs d’établissement, des formateurs et des enseignants pourront être identifiées, testées et mutualisées. Cela permettra à tous les membres du réseau de renforcer leurs compétences sur cette thématique et de diversifier leurs pratiques. De plus, l’intégration de l’IA dans les pratiques professionnelles pourra faire l’objet de projets collectifs transformants et être valorisée dans le cadre d’un processus de labellisation des établissements innovants. À cet égard, les établissements du réseau auront la possibilité de candidater au label établissements innovants conçu par l’AEFE en lien avec le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR). Lors des séminaires destinés aux chefs d’établissement et directeurs du primaire, des intervenants forment régulièrement les participants aux fondamentaux de l’IA et à son utilisation dans diverses tâches administratives. Parallèlement, l’offre de formation élaborée pour l’année 2024-2025 répond aux besoins exprimés par les différentes catégories de personnels du réseau AEFE, qui souhaitent être formés et informés sur les opportunités offertes par l’IA. Quelles que soient leurs modalités et leurs périmètres, les actions de formation pourront, dès l’année prochaine, s’appuyer sur le parcours Monde IA, conçu par une équipe de formateurs experts de l’AEFE, sous la direction du Bureau de la formation et de l’innovation, en partenariat avec Réseau Canopé. Ce parcours sera disponible dès la prochaine rentrée scolaire. Notre réseau de formateurs est également équipé d’outils issus de la Ressourcerie numérique, incluant une assistance IA et permettant de générer des activités interactives engageantes, basées sur les sciences cognitives et l’IA. Consciente des avancées, des enjeux et des craintes suscités par l’IA, l’AEFE a choisi d’en faire une thématique centrale pour l’année 2025-2026, intitulée « Cultiver la créativité et la pensée critique à l’ère de l’IA ». Cette thématique s’incarnera dans les différents temps forts de l’Agence. Ainsi, le développement des IA génératives est une opportunité de renforcer notre réseau, de le rendre plus efficace, plus attractif et de renforcer l’image de la France dans le monde, en valorisant la qualité de ses chercheurs, ses intellectuels, ses ingénieurs, et ses professeurs. Pour cela, l’Agence dispose d’un cadre réglementaire, s’appuie sur une volonté forte et dispose déjà d’outils internes permettant d’envisager un développement fructueux, pensé et efficace dans les mois et les années à venir. Dans la continuité des échanges entre l’AEFE et la Direction du numérique éducatif du MENESR, l’Agence s’assurera de l’usage de cette future IA souveraine à destination des formateurs et des enseignants du réseau comme c’est déjà le cas avec le nouveau dispositif de formation continue en ligne « Magistère » et la prochaine plateforme d’apprentissage en ligne pour les élèves « ELEA ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4736</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3284</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Protéger les chrétiens de la violence islamiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4736. — 4 mars 2025. — M. Éric Pauget* appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’alarmante situation que connaît la communauté chrétienne, en Afrique subsaharienne. Alors que selon l’Organisation non gouvernementale « Portes ouvertes », qui défend la cause des chrétiens persécutés, plus de 380 millions de chrétiens sont discriminés dans 78 pays, soit un chrétien sur sept dans le monde, l’Afrique subsaharienne est la région du globe qui compte le plus de victimes chrétiennes de la folie meurtrière du terrorisme islamique. Avec près de 4 500 chrétiens tués par an, les chiffres se montrent hélas tristement éloquents et le constat édifiant. Cette triste situation est donc particulièrement patente et inquiétante pour cette partie de l’Afrique car elle ne cesse d’évoluer et le nombre de chrétiens victimes d’augmenter. Aussi, l’ONG précitée estime à juste titre que la France, pays des Droits de l’Homme et conformément aux règles de droit international, s’honorerait de mener une action humanitaire et diplomatique, forte et concrète, pour leur défense et leur protection. En conséquence, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement quant à la politique qu’il envisage de mener pour soutenir les acteurs confessionnels et les victimes chrétiennes des violences religieuses dans cette partie du monde et, partant, de garantir davantage la liberté de croire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5400</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3284</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Crise humanitaire et violences au Sahel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5400. — 25 mars 2025. — M. Thierry Sother* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’ampleur des crises humanitaires et des violences subies par les civils dans la région du Sahel. Dans cette région, les institutions sont fragilisées par la prolifération des groupes terroristes. La violence des groupes armés non gouvernementaux et les opérations militaires contre eux entraînent la mort et le déplacement de millions de personnes. Dans ce contexte, les communautés chrétiennes minoritaires sont particulièrement vulnérables, notamment au Nigéria, Mali, Burkina Faso, Mauritanie ou Niger. Il apparaît qu’une discrimination dans l’accès à l’aide humanitaire pour des motifs religieux au sein des camps de déplacés soit observée. Beaucoup de chrétiens optent alors pour des camps de fortune, oubliés des agences humanitaires et sans sécurité. Il est pourtant essentiel que les minorités en situation de vulnérabilité soient traitées avec dignité et respect. Aussi, M. le député souhaite savoir quelle part de l’aide internationale de la France est investie dans le dialogue interreligieux pour contrer l’idéologie intolérante de ces groupes extrémistes. Il l’interroge également sur le soutien apporté par la France aux victimes de violences religieuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5616</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3285</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des chrétiens en Afrique subsaharienne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5616. — 1 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des chrétiens en Afrique subsaharienne. Si les conflits violents ne sont pas un phénomène nouveau dans la région, l’ampleur des crises humanitaires et des violences subies par les civils ces dernières années constitue un défi sécuritaire sans précédent. Le Sahel demeure une région très diverse sur les plans ethnique, linguistique et religieux. Les institutions sont fragilisées par la prolifération des groupes terroristes, dont beaucoup ont prêté allégeance à Al-Qaïda ou au groupe État islamique, qui prônent un modèle islamique de société basé sur la charia. La violence qui sévit a déjà entraîné la mort et le déplacement de millions de personne, causant une crise humanitaire de grande ampleur. Dans ce contexte, les communautés chrétiennes, dans les zones où elles sont minoritaires, sont particulièrement vulnérables. 3 100 chrétiens ont été tués pour des raisons liées à leur appartenance religieuse au Nigéria, 355 au Congo (RDC), 201 au Burkina Faso, au moins une centaine au Niger et au Cameroun. Des centaines d’églises sont attaquées, ou abandonnées suite à la fuite des communautés. D’après le rapport 2023 du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (UNOWAS), sur 34,5 millions de déplacés en Afrique subsaharienne, 16,2 millions sont chrétiens. L’échec des forces de sécurité à les protéger engendre une impunité pour les responsables. De plus, une discrimination dans l’accès à l’aide humanitaire pour des motifs religieux est rapporté au sein des camps de déplacés officiels. Ainsi, beaucoup de chrétiens optent pour des camps de fortune, relativement oubliés des agences humanitaires et sans sécurité. Aussi, il lui demande des précisions sur l’aide humanitaire de la France dans les pays d’Afrique subsaharienne et sur la prise en compte des vulnérabilités particulières liées à l’appartenance religieuse des individus. De plus, il l’interroge sur le soutien apporté par la France aux acteurs confessionnels locaux qui ont un accès privilégié à ces populations et qui sont souvent les premiers à répondre aux crises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3285</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est très attachée au respect de la liberté de religion ou de conviction, telle qu’énoncée notamment à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et à l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle accorde une grande attention aux violations de la liberté de religion ou de conviction dans le monde. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères entretient un dialogue régulier à cet égard avec les organisations qui documentent ces violations, telles que Portes ouvertes et Aide à l’Eglise en détresse, qui publient chaque année, pour la première, un Index mondial de persécution des chrétiens et tous les deux ans, pour la seconde, un Rapport sur la liberté religieuse dans le monde. Si la liberté religieuse au Sahel n’a pas fait l’objet de restrictions formelles de la part des Etats, on observe toutefois une augmentation inquiétante de l’extrémisme religieux et du terrorisme djihadiste. Ces phénomènes affectent les populations tant chrétiennes que musulmanes ou animistes. La France est particulièrement attentive à ces situations. Dans le contexte politique actuel, l’aide humanitaire française au Sahel central est limitée en raison des restrictions posées par les juntes au pouvoir et par une situation sécuritaire très dégradée pouvant affecter la sécurité du personnel des organisations humanitaires. Cette aide a toutefois été maintenue là où cela était possible, notamment s’agissant de l’aide alimentaire et des financements à l’action humanitaire des Nations unies. La France s’efforce également de maintenir son appui humanitaire dans le nord des Etats côtiers du Golfe de Guinée menacés par l’extension de la menace terroriste au Sahel. Le ciblage des bénéficiaires des actions soutenues est réalisé au plus près du terrain par les organisations partenaires et prend en compte l’ensemble des vulnérabilités particulières des individus et des communautés, y compris celles liées au genre, à l’âge, à la classe sociale et à l’appartenance communautaire ou confessionnelle. L’aide humanitaire soutenue par la France dans les pays du Sahel et du Golfe de Guinée a pour objectif de ne pas aggraver les tensions et les inégalités, y compris celles qui affectent les minorités religieuses et communautaires. Plusieurs des programmes financés par la France visent à venir en aide aux populations victimes des groupes djihadistes, y compris les personnes déplacées. La France soutient par ailleurs le dialogue interreligieux et intercommunautaire ainsi que la lutte contre les discours de haine, au Sahel et dans les pays voisins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4863</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3286</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Accès aux soins - Conventions bilatérales - Coût budgétaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4863. — 11 mars 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la prise en charge des soins médicaux en France pour les ressortissants étrangers provenant de pays ayant signé une convention bilatérale avec la France. Chaque année, la France soigne des patients venus de l’étranger, parfois pour des traitements lourds et coûteux. Ces soins sont pris en charge en vertu d’accords bilatéraux. Or ces accords sont anciens. Ils n’ont pas toujours été révisés à l’aune de l’évolution du système de santé français, ni de l’équilibre réel des remboursements entre États. Ces conventions sont-elles toujours avantageuses pour la France ? La compensation financière versée par ces pays couvre-t-elle l’intégralité des coûts supportés par le système de santé français ? À l’heure où l’hôpital public traverse une crise profonde, il serait légitime de s’assurer que la générosité de la France reste compatible avec la soutenabilité de ses comptes sociaux. Il lui demande donc quels sont les montants réellement remboursés par ces pays à la France et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renégocier ces accords lorsque l’équilibre financier n’est plus assuré.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3286</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de sécurité sociale, la France possède un important réseau conventionnel comportant 42 accords bilatéraux (bientôt 44 en comptant la Moldavie et la Chine) auxquels il convient d’ajouter les Règlements européens de coordination incluant les Etats-membres de l’Union européenne (UE) et de l’Espace économique européen (EEE). Tous ces instruments poursuivent le même objectif à savoir garantir la continuité des droits à protection sociale aux personnes en situation de mobilité internationale. A ce titre, les conventions de sécurité sociale complètent utilement les conventions de non double imposition. En raison des flux de personnes ou encore des liens historiques entre la France et certains Etats, les conventions bilatérales ne contiennent pas toutes les mêmes dispositions, particulièrement en matière d’assurance maladie. Contrairement aux règlements européens de coordination qui prévoient des dispositions sur l’accès aux soins lors d’un séjour dans un autre Etat, la plupart des conventions, parmi celles qui coordonnent le risque maladie, se limitent à la prise en charge des soins par l’institution du lieu de résidence pour le compte de l’institution compétente, des personnes qui continuent à relever de la législation d’un Etat tout en résidant dans l’autre (détachés et fonctionnaires, pensionnés uniquement du régime français ou encore membres de la famille de ces personnes). S’agissant des coûts induits par les dispositifs de coordination, il importe de distinguer les créances dites publiques, qui font l’objet d’un remboursement entre les organismes de sécurité sociale, des dettes dites privées impliquant des patients non assurés en France ou auprès d’un régime coordonné ayant reçu des soins dans les établissements hospitaliers français en dehors des circuits d’une convention bilatérale. D’une manière générale, pour ce qui est des créances publiques, la France est davantage créancière que débitrice. 99% des créances présentées concernent des soins reçus en France par un assuré d’un Etat de l’UE, l’EEE, la Suisse ou du Royaume-Uni tandis que 80% des dettes sont introduites par ces mêmes Etats. En dehors des territoires ultramarins disposant d’un régime propre de sécurité sociale et faisant donc l’objet d’une coordination particulière, les Etats hors UE représentent 6% des dettes introduites. S’il est vrai que des délais peuvent être observés, notamment en attendant la tenue d’une commission mixte entre deux Etats pour procéder à l’apurement des comptes, il n’en demeure pas moins que les créances présentées par la France ont un fort taux de recouvrement. En 2021, celui-ci était de 97%.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4931</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3286</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation Politique - République de Guinée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4931. — 11 mars 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique actuelle en République de Guinée, notamment en ce qui concerne l’organisation des élections présidentielles et législatives annoncées pour 2025. Comme M. le ministre le sait, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a déclaré que ces élections marqueraient une étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel et la stabilité démocratique du pays. Cependant, il semblerait qu’à ce jour, les préparatifs nécessaires à la tenue de ces scrutins ne soient pas encore engagés ou avancés. Cette situation suscite des interrogations légitimes sur la faisabilité d’élections libres, transparentes et inclusives dans les délais annoncés. Dans ce contexte, il souhaite connaître sa position sur cette question ainsi que les éventuelles actions diplomatiques que la France pourrait envisager pour accompagner la Guinée dans ce processus électoral ; en tant qu’acteur clé sur la scène internationale et partenaire historique des pays africains, la France pourrait jouer un rôle déterminant pour encourager un dialogue constructif entre les parties prenantes guinéennes et garantir un processus électoral crédible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3286</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France suit avec une grande attention la situation en Guinée, pays avec lequel nous avons un partenariat riche et diversifié. Il appartient aux autorités de transition guinéennes d’organiser, courant 2025, un processus électoral libre, transparent et inclusif. Dans ce contexte, la France, comme la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Nations unies, l’Union européenne ou encore l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), maintient avec les autorités de transition guinéennes un dialogue exigeant. Nous les appelons à des avancées concrètes pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, dans un esprit d’apaisement avec l’ensemble des forces politiques. Nous restons également mobilisés pour accompagner les Guinéens dans la préparation des échéances électorales. Nous avons fait part aux autorités de transition de nos attentes et préoccupations, s’agissant notamment des faits de disparitions forcées et de violences ayant touché des responsables politiques et des membres de la société civile ces derniers mois. En cohérence avec ses principes, la France continue d’appeler les autorités guinéennes à garantir la liberté d’expression et la sécurité de l’espace civique, conformément à leurs engagements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5064</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3287</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Bilan d’étape du label EFE3D</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5064. — 18 mars 2025. — M. Vincent Caure interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le bilan du label « établissement français à l’étranger en démarche de développement durable » (EFE3D) pour l’Europe du Nord. Créé en 2020, il valorise et incite les établissements membres du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) à entrer dans une démarche d’« éducation au développement durable » (EDD), notamment en développant des partenariats avec des acteurs locaux et à travers trois niveaux de labellisation. Pour la campagne 2022-2023, le label a été décerné à près de 40 % des établissements du réseau avec l’objectif qu’en 2030, l’ensemble des établissements soient labellisés. Cette année, la procédure de demande de labellisation a été simplifiée et celle-ci est désormais attribuée pour une durée de quatre ans. Il lui demande si des données chiffrées sont disponibles pour l’Europe du Nord comprenant l’évolution du nombre d’établissements labellisés depuis la création du label et leur répartition selon les trois niveaux d’avancement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3287</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le label « établissement français à l’étranger en démarche de développement durable » (EFE3D) a été créé en 2021 par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), opérateur sous tutelle du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Ce label vise à soutenir et à valoriser les actions liées au développement durable au sein des établissements d’enseignement français à l’étranger. Ce label a rencontré un franc succès, près de la moitié des 600 établissements homologués du réseau sont actuellement labellisés. Les 3 niveaux de labellisation se déclinent ainsi : - le niveau 1 repose sur l’engagement, c’est-à-dire la volonté de l’établissement de s’engager dans la démarche ; - le niveau 2 repose sur l’approfondissement, c’est-à-dire, la mise en œuvre d’une stratégie exigeante dans l’établissement. Les élèves sont acteurs du changement et les actions sont pérennisées ; - le niveau 3 repose sur l’expertise, faisant de la démarche E3D partie intégrante du pilotage de l’établissement. Pour l’année 2023-2024, 138 établissements sont labellisés au niveau 1, 114 au niveau 2 et 38 au niveau 3. Le tableau en annexe illustre l’évolution des labellisations au cours des trois dernières années, la première année étant une expérimentation. Les chiffres de l’année scolaire 2024-2025 ne sont pas encore consolidés (la campagne se termine en juin 2025), mais la tendance est toujours à la hausse. Ce label atteint son objectif, à savoir une meilleure prise en compte des enjeux du développement durable mais aussi, une meilleure connaissance des Objectifs de développement durable (ODD) dans les établissements du réseau homologués, et une mobilisation plus importante des éco-délégués : des rendez-vous annuels de zone géographique, comme des simulations de COP, se mettent en place. L’AEFE accompagne les établissements non labellisés afin qu’ils le deviennent. L’objectif de cet accompagnement est de structurer les actions « Enjeux du développement durable » (EDD) mises en œuvre dans l’établissement. Toutes ces actions peuvent être coordonnées par un référent EDD d’établissement qui reçoit une formation (animation du groupe des éco-délégués). L’AEFE apporte une aide financière pour la mise en œuvre de ces actions, à travers une « action pédagogique monde » intitulée « Je m’engage, tu agis - tous et toutes responsables ! ». Cette action vise à encourager les établissements et les zones à proposer des projets éducatifs et pédagogiques liés aux objectifs de développement durable. Elle a vocation à s’articuler avec une démarche de labellisation EFE3D présentée par l’établissement. Elle peut donner lieu à un soutien financier de l’Agence, à hauteur maximale de 50 % du budget prévu par l’établissement, par le biais des Instituts régionaux de formation (IRF). Plusieurs catégories d’interlocuteurs EDD sont à distinguer pour remplir cette mission : - le référent EDD de zone : chef d’établissement ou adjoint, il coordonne l’EDD au sein d’une zone ; - les formateurs EDD (2 par zone) : ils interviennent dans le cadre des formations prévues au plan régional de formation (PRF) de la zone. Ils sont coordonnés par le référent EDD de zone, en lien avec les IA-IPR (inspecteurs d’académie – inspecteurs pédagogiques régionaux) et IEN (inspecteurs de l’éducation nationale) de la zone. Ils sont formés régulièrement avec la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) et d’autres partenaires (AFD, Tara Océan, Office for climate education, Institut du numérique responsable) ; - le référent EDD d’établissement : personnel désigné par le chef d’établissement, il est en lien avec le référent EDD et les formateurs EDD et reçoit régulièrement des informations : campagne de labellisation, projets et concours EDD, actualités des partenaires (Tara Océan, AFD), etc. Enfin, les établissements labellisés ont la possibilité de participer au prix national de l’action éco-déléguée : il s’agit d’un prix récompensant l’action d’éco-délégués dans leur établissement ou sur leur territoire. Les projets lauréats sont diffusés sous forme de vidéos par l’AEFE. L’opérateur travaille également sur la publication d’un document sur la valorisation et la mise en place d’actions liées aux EDD dans les établissements d’enseignement français à l’étranger. Il recensera les projets remarquables menés dans l’EFE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5662</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3288</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Arbitrages budgétaires relatifs aux fonds mondial pour 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5662. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Gouffier Valente* interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les arbitrages actuellement en discussion concernant le budget 2025 de la France et leur impact sur la lutte contre les pandémies dans le cadre de l’aide publique au développement (APD). La France est le deuxième bailleur historique du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, juste après les États-Unis d’Amérique qui contribuent à hauteur d’un tiers de ses ressources totales. Le fonds mondial joue un rôle central dans la santé mondiale, représentant 28 %, 76 % et 62 % des financements internationaux contre, respectivement, le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. En 2022, la France s’est engagée à contribuer au fonds mondial à hauteur de 1,596 milliard d’euros pour la période 2023-2025. La dernière tranche de cette contribution qui doit être versée en 2025 est déterminante pour l’effectivité des programmes en cours et s’élève à 426 millions d’euros. Cependant, un risque de retard de décaissement de la dernière tranche de la contribution américaine - soit 1,3 milliard de dollars - fait peser une menace immédiate sur la trésorerie du fonds mondial. Les financements bilatéraux américains, qui couvrent 50 % des financements internationaux contre le VIH/sida et 35 % contre le paludisme, sont actuellement suspendus. Dans ce contexte, un retard ou une baisse de la contribution française compromettrait sérieusement la mise en œuvre des programmes pour la période 2024-2026, affectant directement les malades et la lutte mondiale contre ces pandémies. Il l’interroge par conséquent sur le calendrier du décaissement de la dernière tranche de la contribution française au fonds mondial et sur les éventuelles coupes prévues dans les contributions de la France, au vu de la baisse de l’APD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6180</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3288</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Leadership de la France en matière de lutte contre le paludisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6180. — 29 avril 2025. — M. Denis Fégné* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences dévastatrices des coupes américaines relatives à l’aide extérieure et sur l’impact des diminutions drastiques des crédits d’aide publique au développement, adoptées dans la loi de finances pour 2025, promulguée le 30 décembre 2024, sur la lutte contre le paludisme, la santé mondiale et plus globalement sur la solidarité internationale. La France, deuxième contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme - près de 60 % du financement international pour la lutte contre le paludisme - et premier bailleur mondial pour le renforcement des systèmes de santé et la préparation aux pandémies, joue un rôle central dans la santé mondiale. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quel niveau d’engagement politique et financier la France prévoit pour le fonds mondial dans la cadre de la 8e reconstitution de ses ressources et quelles initiatives politiques seront mises en œuvre pour renforcer la coordination européenne et éviter une résurgence des pandémies actuelles et l’émergence de nouvelles menaces sanitaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3288</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est un acteur incontournable et engagé en santé mondiale et y consacre une part substantielle de ses investissements solidaires et durables. La lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme reste aujourd’hui l’une des priorités de la stratégie française en santé mondiale (2023-2027). La France est, en effet, le 1er contributeur européen et 2e donateur historique derrière les États-Unis du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, depuis sa création en 2002. Les incertitudes causées par les annonces américaines posent un risque majeur pour la santé publique et les organisations en santé mondiale, indispensables pour garantir notre sécurité sanitaire. Les Etats-Unis étant le premier bailleur d’aide internationale pour la lutte contre ces maladies, ces décisions ont déjà des conséquences majeures sur le terrain et affectent, entre autres, la lutte contre le VIH et contre le paludisme, et a fortiori l’action du Fonds mondial. Dans le contexte de très fortes contraintes sur les finances publiques, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères étudie actuellement les modalités et le calendrier de décaissement de la contribution française au Fonds mondial au titre de 2025. En tout état de cause, la contribution annoncée par le Président de la République en septembre 2022 au titre du cycle financier 2023-2025 sera honorée, le financement du Fonds mondial étant un investissement pour la stabilité et la sécurité internationales, ainsi que pour le bien-être des populations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3289</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>L’abaissement du seuil de TVA et les très petites entreprises en Outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4715. — 4 mars 2025. — M. Marcellin Nadeau appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la loi de finances 2025 et son impact concernant les outre-mer au regard de l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel pour les micro-entreprises. Cette mesure n’a pas donné lieu à une étude d’impact et une concertation préalable avec les acteurs économiques et politiques outre-mer, or elle risque de grandement fragiliser l’activité des travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs concernés et en particulier les artisans des territoires, qui subissent de plein fouet la crise de la vie chère. Au moment où le Gouvernement entreprend légitimement de lutter contre la vie chère en outre-mer, il serait dommageable que par cette disposition il aggrave le problème qu’il souhaite résoudre. En effet, les auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants, du fait de cette disposition fiscale, sont dans l’obligation d’augmenter leur prix pour y faire face, et ils s’exposent ainsi à une perte de clientèle possible, et/ou à une perte de leur chiffre d’affaire et donc une baisse de leur protection sociale. Ce dispositif s’annonce également contre-productif car il va avoir pour conséquence une hausse de la fraude administrative en tout genre et une augmentation des chiffres du chômage, 25 % des micro-entrepreneurs déclarant avoir l’intention de cesser leur activité à la suite de cette annonce. Les 75 % restant verront leur charge administrative considérablement alourdie, en totale contradiction avec les actions de simplification que le Gouvernement souhaite par ailleurs mener. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour protéger les indépendants et le tissu économique local dans les outre-mer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3289</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’instauration d’un seuil unique de franchise en base de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par la loi de finances pour 2025 (article 32) vise à lutter contre les évitements de TVA et réduire les distorsions de concurrence. En effet, les niveaux de seuil actuels, qui sont de 85 000 € pour le commerce de biens et de 37 500 € pour les prestations de services sont très élevés et génèrent des distorsions de concurrence importantes au sein du segment des petites et moyennes entreprises, entre celles qui exercent en franchise de TVA et celles qui y sont soumises pour une même prestation de service ou de travaux. En outre, ce régime, fondé sur des seuils de franchise différents en fonction du secteur d’activité, est particulièrement complexe, à rebours de la finalité d’un dispositif dédié aux petits acteurs économiques et des objectifs de simplification. Cette réforme ne remet en aucune façon en cause le régime des micro-entrepreneurs et les avantages fiscaux et sociaux associés. En effet, le Gouvernement souhaite préserver ce régime essentiel au dynamisme de l’entreprenariat de notre pays. Néanmoins, face aux interrogations et préoccupations suscitées par la mesure, le Gouvernement a décidé de reporter son application. La Ministre déléguée chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, a déjà annoncé, par un communiqué de presse en date du 28 mars, le report au 1er juin 2025 de la réforme. La réforme étant d’ores-et-déjà suspendue jusqu’au 1er juin, l’objectif pendant ce délai est de travailler avec les acteurs et les parlementaires à des réponses adaptées aux préoccupations exprimées. Dans l’attente des conclusions de cette consultation, les entreprises et organismes concernés ne sont pas tenus d’effectuer les nouvelles démarches déclaratives en matière de TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5386</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3289</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>La Réunion : activation du Fonds de secours pour les outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5386. — 25 mars 2025. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur l’activation possible du Fonds de secours pour les outre-mer par son ministère. En effet, le président de la Chambre de commerce et de l’industrie de La Réunion, monsieur Pierrick Robert, a alerté M. le député sur le nombre important d’entreprises non assurées (34 % selon la dernière enquête menée par la CCIR) qui se retrouvent en difficulté après le passage du cyclone Garance à La Réunion. Le Fonds de secours pour les outre-mer est un dispositif permettant l’aide financière en faveur des victimes des calamités publiques se trouvant dans une situation économique et sociale fragile, mises en situation de grande précarité par une catastrophe. Ce dispositif n’est donc pas une indemnisation (du type « assurance ») mais bien un secours destiné aux situations les plus critiques. Le financement des secours à partir de ce programme se décompose en deux catégories : le dispositif de secours d’extrême urgence pour verser une aide limitée mais immédiate aux sinistrés afin de leur permettre d’acquérir des produits de première nécessité (produits alimentaires, vêtements, bâches pour la couverture de maisons ; etc.) ; le fonds de secours proprement dit pour aider les particuliers (sous condition de ressources), les entreprises à caractère artisanal ou familial dont les biens non assurés ont subi d’importants dommages ; les exploitants agricoles peuvent aussi en bénéficier pour leurs pertes de fonds et de récolte, de même que les collectivités territoriales s’agissant de leur patrimoine non assurable (ponts, routes, réseaux d’adduction d’eau potable, réseaux d’assainissement, mobilier urbain en particulier). 19 jours après le passage de Garance à La Réunion, la situation catastrophique de nombreuses familles et entreprises justifie pleinement l’activation de ce fonds qui l’a été en 2024 pour la tempête Candice ou le cyclone Belal à La Réunion ou pour les tempêtes et ouragans Philippe et Tammy en 2023 à la Guadeloupe. Complémentaire du fonds d’urgence de 200 millions d’euros à destination des collectivités annoncé lors de la venue de M. le ministre à La Réunion, il permettrait à nombre d’entreprises artisanales ou familiales de ne pas mettre la clef sous la porte et à nombre de particuliers de pouvoir subvenir à leurs besoins les plus essentiels. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3290</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A la suite du passage du cyclone Garance qui a touché l’Ile de La Réunion le 28 février dernier de manière brutale et qui a causé des dégâts exceptionnels, l’Etat s’est immédiatement mobilisé, aux côtés des collectivités, pour venir en aide à la population, réparer les dégâts et rétablir la situation. Les arrêtés de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont été pris en mars 2025 pour permettre une meilleure prise en compte des dégâts. Le fonds de secours pour les outre-mer (FSOM) est l’expression de la solidarité nationale lorsque les territoires ultramarins sont touchés par un événement naturel exceptionnel. Le FSOM vise notamment à aider les catégories de sinistrés les plus touchés par l’événement en cause. A ce titre, il concerne notamment les exploitants agricoles, les petites entreprises à caractère artisanal ou familial ainsi que les particuliers dans une situation socio-économique fragile. Le FSOM comprend également un volet "extrême urgence" qui vise à soutenir les efforts des services déconcentrés de l’Etat pour subvenir aux besoins essentiels de la population et des services de secours (bâches, lits picots, etc.) dans les premières semaines après l’événement en cause. Le FSOM a été activé dans l’ensemble de ses composantes après le passage de Garance. Pour le volet "extrême urgence", les crédits confiés à la préfecture ont permis notamment l’achat de bâches afin de protéger les bâtiments publics et privés endommagés par le cyclone. Les autres volets du FSOM ont été activés au profit des exploitants agricoles, des petites entreprises à caractère artisanal ou familial et particuliers dans une situation socio-économique fragile, pour des biens assurés et non assurés. Il permet également de soutenir les réparations et la reconstruction des bâtiments publics des collectivités locales, avec des subventions pouvant aller jusqu’à 80 % des dépenses et 100 % pour les écoles. Des aides exceptionnelles ont également été mises en place pour les cultivateurs de cannes, de letchis et de vanille. Enfin, le Fonds de secours d’urgence exceptionnelle a été activé pour aider les personnes sinistrées les plus vulnérables qui ont dû faire face à des dépenses pour leurs besoins essentiels et de première nécessité après le passage du cyclone. Les services de l’Etat à La Réunion sont pleinement mobilisés pour organiser la procédure, instruire les dossiers dans les meilleurs délais et accélérer le versement des aides du FSOM qui doivent intervenir dans les trois mois après le cyclone.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5792</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3290</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Suppression CESER de France / CESEC Polynésie française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5792. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’amendement de suppression des CESER France au sein du projet de loi relatif à la simplification économique. Les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) des territoires ultramarins et le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de Polynésie française jouent un rôle fondamental dans la gouvernance locale et la concertation démocratique. Leur éventuelle suppression remettrait en cause un équilibre institutionnel fragile et nuirait à la démocratie participative dans des territoires où les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont particulièrement spécifiques. Les CESER ultramarins et le CESEC de Polynésie sont les seules instances permettant d’associer la société civile organisée aux politiques publiques régionales et locales. Composés de représentants des entreprises, des syndicats, des associations et du secteur de l’enseignement et de la recherche, ils constituent des espaces d’échange et de proposition essentiels pour adapter les politiques publiques aux réalités ultramarines. En Polynésie française, le CESEC occupe une place particulière puisqu’il est inscrit dans le statut d’autonomie du territoire. Il joue un rôle d’interface entre le Gouvernement local, l’Assemblée de la Polynésie française et la société civile. Son existence garantit un dialogue permanent et stabilisateur, essentiel au bon fonctionnement des institutions autonomes. Les CESER et le CESEC ont vu leurs missions renforcées par le législateur au fil des ans : la loi Grenelle 2 (2010) leur a confié des compétences environnementales, la loi NOTRe (2015) a consolidé leur rôle d’évaluation des politiques publiques et la loi 3DS (2021) les a placés au cœur de la prospective territoriale. Leur suppression viendrait en contradiction avec ces avancées législatives et priverait les territoires d’outre-mer d’une expertise précieuse. Leur coût budgétaire est, par ailleurs, extrêmement limité - représentant en moyenne 0,1 % des budgets régionaux - alors que leur apport en matière de dialogue social, de prospective et d’anticipation des transformations économiques et environnementales est considérable. Dans ce contexte et au regard des enjeux particuliers des outre-mer, il apparaît injustifié et préjudiciable de supprimer ces instances. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend garantir le maintien des CESER ultramarins et du CESEC de Polynésie française, afin de préserver un outil essentiel à la stabilité institutionnelle et à la démocratie participative dans ces territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3291</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de loi de simplification de la vie économique a été préparé par le Gouvernement avec la préoccupation constante de simplifier la vie des entreprises (en particulier les TPE et PME), afin de leur permettre de se développer. Il poursuit trois objectifs majeurs. Le premier vise à diminuer radicalement la charge engendrée par les démarches administratives. Le second consiste en un changement de paradigme dans la relation entre l’administration et les entreprises. Le troisième grand principe, c’est la rationalisation de la norme, que ce projet de loi amorce dans de nombreux secteurs afin de limiter les contraintes inutiles, d’accélérer les délais, d’éviter les surtranspositions ou de renoncer aux procédures excessivement rigides. La version initiale du texte présentée par le Gouvernement et celle adoptée au Sénat en première lecture, le 22 octobre 2024, ne comportaient pas de mesure de suppression des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER). C’est par l’adoption d’amendements en commission spéciale à l’Assemblée et contre l’avis du Gouvernement qu’a été ajoutée la suppression des CESER dans l’ensemble des régions, et des comités comparables dans certains territoires d’Outre-mer. Lors de l’examen en séance publique, les députés ont voté le maintien des CESER ainsi que de leurs pendants dans les collectivités de l’article 73 de la Constitution, avec l’avis favorable du Gouvernement. La première lecture de l’examen de ce projet de loi doit se poursuivre à l’Assemblée, à compter du 29 avril et un vote solennel est prévu, mardi 6 mai. Sous réserve de l’adoption définitive du texte, les CESER seraient maintenus, notamment dans les collectivités ultramarines. En outre, le conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de la Polynésie française est une institution prévue à l’article 5 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 modifiée portant statut d’autonomie de la Polynésie française. Il n’était donc pas concerné par l’amendement de suppression qui a été présenté lors de l’examen du projet de loi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5149</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3291</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Décrets d’application - majorité numérique à 15 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5149. — 18 mars 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le projet de référendum sur la majorité numérique à 15 ans. Le Parlement, dont le rôle constitutionnel vise notamment à voter la loi fixant les règles concernant les droits civiques, est l’expression de la souveraineté nationale que le peuple exerce par ses représentants et a voté un texte visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne. Cette proposition de loi a été adoptée par les deux chambres le 29 juin 2023 et promulguée le 7 juillet 2023. Pourtant, près de deux ans après, aucun décret d’application n’a été publié, au motif que ces mesures sont liées à une décision de la Commission européenne considérant le dispositif législatif lui ayant été notifié comme conforme au droit de l’Union européenne. Ces éléments ont d’ailleurs été rappelés par le Président de la République le 11 mai 2024, allant à l’encontre de l’avis du Gouvernement et du Parlement. Nonobstant, le Président de la République a évoqué le 2 février 2025 qu’une mesure sur les réseaux sociaux pouvait être à venir, faisant le lien avec le souhait du Président de la République de consulter la population sur des « sujets déterminants ». Aussi, il déplore l’absence de décret d’application et l’interroge sur l’opportunité de publier les deux décrets d’application de la loi n° 2023-566 du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne, puisqu’il s’agit d’un enjeu de société approuvé par la représentation nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3291</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement partage pleinement la préoccupation du Parlement d’agir vigoureusement et concrètement en faveur de la protection des mineurs en ligne. A cet égard, le Parlement a adopté en 2024 la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (« Loi SREN ») qui porte un nouveau dispositif majeur en ce qui concerne la protection des mineurs vis-à-vis de l’exposition à des contenus de pornographie en ligne. Ce dispositif confie à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), le soin d’élaborer un référentiel déterminant les exigences techniques minimales applicables aux systèmes de vérification de l’âge mis en place pour l’accès aux services visés diffusant des contenus à caractère pornographique. Les services en ligne qui ne respectent pas ces exigences sont passibles de lourdes amendes. Ce référentiel a été publié par l’Arcom en octobre 2024. Il prévoit notamment différentes exigences minimales : Afin de préserver les exigences en matière de protection de la vie privée, les mesures de vérification de l’âge doivent être mises en place par un prestataire indépendant du fournisseur de service ; Les services visés diffusant des contenus à caractère pornographique doivent limiter les possibilités de contournement des solutions techniques qu’ils mettent en place ; Obligation de proposer au moins une solution de vérification d’âge qui respecte le principe de « double anonymat ». Depuis le 11 janvier 2025 ce dispositif s’applique aux acteurs français, ainsi que ceux établis hors de l’Union européenne. S’agissant des acteurs établis au sein de l’Union européenne, un arrêté ministériel paru le 6 mars 2025 répertorie dix-sept premiers sites européens qui sont désormais soumis aux pouvoirs de contrôle de l’Arcom. Comme le prévoit la loi SREN, les mesures que pourrait prendre l’Arcom à l’encontre de ces services seront applicables à l’issue d’un délai de trois mois suivant la publication de l’arrêté, d’ici l’été 2025. Cette loi confère également directement à l’Arcom les pouvoirs d’injonction de blocage des sites pornographiques qui ne respectent pas leurs obligations sans passer par un juge, après une première mise en demeure restée infructueuse. La France figure aujourd’hui parmi les pays européens les plus avancés en la matière et souhaite être moteur dans l’adoption de mesures aussi ambitieuses au niveau européen. Le Gouvernement entend poursuivre cet engagement et concrétiser de nouveaux progrès significatifs dans la protection de l’enfance en ligne, tout particulièrement en direction des réseaux sociaux. La loi n° 2023-566 du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne n’a, pour sa part, pas pu prospérer en raison de frottements avec le droit de l‘Union européenne. Ceux-ci ont été mis en lumière dans un courrier du 14 août 2023 de la Commission européenne dans lequel elle a indiqué que ces dispositions, ainsi que celles de la loi « influenceurs » du 9 juin 2023, avaient été adoptées selon une procédure non conforme à la directive 2015/1535 (ce qui les rend inapplicables), et sur le fond, qu’elles méconnaissaient le DSA et le principe du pays d’origine résultant de la directive e-commerce. Le Gouvernement en a pris acte et engage aujourd’hui de nouveaux travaux en vue de parvenir à un encadrement résolument renforcé dans l’accès des mineurs aux services de réseaux sociaux ainsi que dans la protection vis-à-vis de certaines fonctionnalités de ces réseaux particulièrement nocives pour l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6287</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3292</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Taux de réponse alarmant des ministères aux questions écrites des députés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6287. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de réponse alarmant des ministères aux questions écrites des députés. Au 22 avril 2025, le site de l’Assemblée nationale affichait un taux de réponse global aux questions écrites des députés de 25 %. Le taux de réponse obtenue dans le délai de deux mois est encore plus alarmant, représentant 11,6 % (soit 475 réponses sur 4 088 questions écrites). Si le taux de réponse global connaît une croissance légère depuis sept mois, le fait que 75 % des questions écrites demeurent sans réponse est inquiétant et témoigne de l’intérêt restreint porté par le Gouvernement aux travaux des représentants de la Nation. Elle lui demande quelles dispositions il entend mettre en œuvre pour améliorer sensiblement le taux de réponse adressé par les ministères aux parlementaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3292</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[M. le Ministre délégué, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement partage la préoccupation de Mme la Députée sur les taux et les délais de réponse du Gouvernement aux questions écrites des parlementaires. Les questions posées par les parlementaires, sous leur forme orale ou écrite, sont l’un des instruments essentiels de contrôle de l’action du Gouvernement, mission confiée au Parlement par l’article 24 de la Constitution. Si les questions orales, et particulièrement les séances de Questions au Gouvernement, disposent d’une visibilité particulière, la possibilité offerte aux parlementaires d’interroger le Gouvernement par le biais d’une question écrite constitue l’une de leurs prérogatives tout aussi essentielle. Elle permet à chaque élu d’interpeller individuellement les ministres sur leurs différents sujets de préoccupations, qui peuvent être déterminantes pour leur territoire. Seule procédure parlementaire s’exerçant hors du cadre de la séance publique, les modalités de dépôt d’une question écrite sont encadrées par les règlements des assemblées parlementaires (Article 135 du Règlement de l’Assemblée nationale, articles 74 et 75 du Règlement du Sénat). Bien que leur effet soit moins immédiat que celui des questions orales, les questions écrites doivent recevoir une réponse dans un délai de deux mois suivant leur publication, comme le prévoient les règlements des deux chambres. Si le nombre de questions écrites déposées sous chaque législature témoigne avec force du succès que rencontre cet exercice de contrôle parlementaire, depuis le début de la XVIIe législature, sur les 6 050 questions écrites déposées, 1 482 ont obtenu une réponse, soit 24,5 % de taux de réponse total (statistiques du 15 avril dernier). Ce taux est en progression constante depuis le début d’année : à titre de comparaison, le taux de réponse s’établissait à 10,53 % en janvier dernier. Bien conscient des efforts à fournir pour améliorer ces statistiques, M. le Ministre chargé des relations avec le Parlement présente régulièrement au Premier ministre un tableau de bord de cet indicateur. M. le Ministre a également adressé tout récemment un courrier à l’ensemble de ses collègues afin de leur rappeler l’importance de cet outil essentiel au contrôle de l’action du Gouvernement et de la mise en œuvre des politiques publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>329</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3293</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État d’urgence de la psychiatrie en France et de l’hôpital Camille Claudel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            329. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’état d’urgence dans lequel se trouve la psychiatrie publique en France et, à titre de signal, le centre hospitalier Camille Claudel, seul établissement de soins psychiatriques en Charente. Suite à l’annonce, contenue dans le discours de politique générale de M. le Premier ministre Michel Barnier, de faire de la santé mentale, la grande cause nationale de l’année 2025, que peut-il être clairement envisagé pour cet établissement aux locaux dégradés et en pénurie de soignants ? Sachant que cette question écrite a déjà été déposée le 6 février 2024 sans obtenir une réponse au 11 juin 2024, date à laquelle l’ensemble des questions écrites sans réponse ont été retirée suite à la dissolution. En décembre 2023, le conseil de surveillance, le directoire, la commission médicale d’établissement et le comité social d’établissement ont adopté à l’unanimité une motion pointant les trop grandes difficultés budgétaires auxquelles la structure doit faire face et la nécessaire intervention financière des autorités de santé pour permettre sa « survie ». L’hôpital estimait alors le déficit pour l’exercice 2023 à plus d’un million d’euros, déficit qui pourrait être multiplié par trois pour 2024. Additionnant la hausse des coûts de l’énergie et des assurances, le besoin de fonctionnement pour financer les mesures salariales qui ne sont qu’en partie compensées par l’État, le besoin d’investissement pour répondre à la vétusté des bâtiments et des matériels et la nécessité de leur mise aux normes et le besoin de recrutement, l’établissement se sait dans une situation critique. Une visite de l’établissement a permis à M. le député de constater notamment la vétusté du « logis ». De nombreuses infiltrations d’eau de pluie gangrènent également les bâtiments. La situation de l’hôpital pose également la question de l’égalité territoriale d’accès au service public. Une analyse comparée des dotations annuelles de financement (DAF historique) des départements de la région Nouvelle-Aquitaine met en lumière la sous-dotation historique de la psychiatrie en Charente : quand il est consacré, à l’échelle régionale, en moyenne 172 euros par habitant, c’est seulement 141 euros en Charente. Ce déficit exponentiel est aussi le résultat d’un abandon par l’État du secteur public de la psychiatrie. Entre 1976 et 2016, ce sont 60 % des lits qui ont été fermés. Depuis la pandémie de la covid-19, au moins 25 % des établissements ont fermé jusqu’à 30 % de leurs capacités d’accueil. Pour l’établissement de Camille Claudel, ce serait 100 lits fermés en 5 ans. Selon une étude de l’Unafam, 47 % des malades ont dû attendre deux ans pour qu’un diagnostic soit posé. Selon le baromètre 2023 de l’Union des familles et amis de personnes malades ou handicapées psychiatrique, sur 4 000 interrogés, 60 % disent que le patient a subi une mesure d’isolement et pour 44 % des répondants, il y a eu un refus de visite du patient. Lors de leur visite de l’hôpital en 2021, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la santé Olivier Véran avaient annoncé une enveloppe supérieure à 16 691 000 euros. Depuis, l’établissement n’a reçu que 358 000 euros. Il lui demande, dans l’esprit de la promesse faite en 2021, s’il peut s’engager à rehausser le financement de la psychiatrie à la hauteur de la moyenne régionale et à débloquer une aide à la hauteur de la situation de l’hôpital au regard de cette grande cause nationale annoncée par M. le Premier ministre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3293</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient tout d’abord de souligner que de nombreuses mesures ont été prises ces dernières années pour soutenir l’offre de soins dans le secteur de la psychiatrie. Ainsi, l’objectif de dépenses de l’Assurance maladie correspondant aux activités de psychiatrie, qui était de 9 milliards d’euros en 2020, s’élève désormais à 12,8 milliards d’euros, soit une augmentation de 42 % entre 2020 et 2024. Ces financements ont permis de soutenir l’activité des établissements sur les territoires, en déclinaison des priorités définies par le ministère. Par ailleurs, la réforme du financement des activités de psychiatrie entrée en vigueur en 2022 vise à harmoniser les modalités de financement entre les secteurs, mais également à réduire les inégalités territoriales constatées et à soutenir la nécessaire transformation de ce champ d’activité. Ainsi, un modèle de financement combiné a été défini pour les établissements de psychiatrie en lien étroit avec les représentants des établissements et des professionnels. Il permet de tenir compte de l’activité des établissements, mais également des besoins de la population du territoire d’implantation de l’établissement, de certaines activités spécifiques proposées, de la qualité des prises en charge ou encore de l’engagement de la structure dans l’activité de recherche. Le centre hospitalier Camille Claudel a fait état d’un déficit pour l’exercice 2023 de plus d’un million d’euros. Il a cependant pu bénéficier d’une dotation de 2,3 M€, compte tenu du fait que le département de la Charente présente un ratio de financement de la psychiatrie par habitant inférieur à la moyenne régionale. L’état des lieux du bâti de l’établissement justifie l’engagement de travaux pour améliorer la qualité de prise en charge des patients. Dans ce cadre, un projet d’investissement présenté par l’établissement en 2022 a été validé par l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine. Des discussions sont en cours entre l’ARS et le centre hospitalier sur sa mise en œuvre, en tenant compte de l’évolution de la situation financière de l’établissement. L’ARS Nouvelle-Aquitaine met tout en œuvre afin d’accompagner au mieux la structure et de lui permettre de continuer à accueillir les patients présentant des troubles psychiatriques dans des conditions d’accueil dignes et de qualité, en cohérence avec les orientations fixées par la feuille de route nationale « santé mentale et psychiatrie ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2934</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3294</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Récurrence des fermetures de maternité en Gironde</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2934. — 24 décembre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la récurrence des cas de fermeture des maternités, notamment illustrée par celle de l’hôpital de Blaye en mai 2024. Cette situation n’est pas inédite, puisque la maternité de Blaye avait déjà été contrainte de fermer en août 2023. En Nouvelle-Aquitaine, ces fermetures deviennent de plus en plus fréquentes. Par exemple, en décembre 2023, la maternité de Lesparre-Médoc a dû fermer pendant quelques jours, obligeant les femmes enceintes à parcourir de longues distances en vue d’accéder à des soins. Cette situation s’est également produite à Sarlat-la-Canéda. En juillet 2024, sa maternité a été contrainte de fermer et, bien que sa réouverture fût initialement prévue pour début octobre, elle n’a pas eu lieu et n’est pas encore programmée. Ces fermetures répétées emportent pour conséquence de mettre en danger les patientes comme leurs enfants à naître et surchargent les autres hôpitaux girondins. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place afin d’éviter ces fermetures intempestives des maternités et d’assurer l’accès à ces services essentiels pour tous les habitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3294</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès à une prise en charge périnatale de qualité en tout point du territoire est un sujet d’attention particulière du Gouvernement, alors que les maternités, comme l’ensemble des activités des établissements de santé, connaissent aujourd’hui des tensions liées aux effectifs de personnels soignants. De même, la natalité baisse depuis plusieurs années. Les acteurs locaux, au premier rang desquels les Agences régionales de santé (ARS), sont confrontés à la double exigence de garantir à la fois l’accessibilité et la sécurité des prises en charge périnatales, cette dernière se traduisant notamment par l’existence de seuils d’activité et de ratios minimums de personnels définis au niveau national. Les fermetures de maternités observées au cours des dernières années sont la conséquence directe de l’impossibilité pour un certain nombre de petites structures de respecter les normes définies nécessaires à une prise en charge sécurisée et de qualité des femmes enceintes et des nouveau-nés. La plupart du temps, les fermetures ou les suspensions temporaires sont la résultante de problématiques de ressources humaines et non d’un nombre d’accouchements trop bas. La sécurité des soins est la première priorité du ministère, des ARS et des professionnels de santé qui concourent à la prise en charge des futures mamans. Lorsqu’une maternité n’a pas d’autre choix que de se reconvertir, l’ARS compétente se mobilise, en lien avec les acteurs de terrain, pour mettre en place un ensemble de mesures permettant de continuer à proposer aux femmes un suivi de grossesse et une prise en charge après l’accouchement en proximité de leur domicile. Sur le site de l’ancienne maternité, des centres périnataux de proximité prennent ainsi le relai pour offrir un large panel de soins en matière de périnatalité et éviter des déplacements aux femmes et à leurs nouveau-nés. Ils sont aujourd’hui plus d’une centaine sur le territoire national. Enfin, depuis 2019, à travers le dispositif « Engagement maternité », un hébergement non médicalisé en proximité des maternités de référence est également proposé aux femmes qui résident dans une commune située à plus de quarante-cinq minutes d’une maternité, avec un financement par l’assurance maladie. Le Gouvernement maintient son ambition en faveur de conditions d’accouchement sécurisées pour les femmes et les nouveau-nés et d’un suivi pré et post-partum de proximité et de qualité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3026</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3295</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès et manque de personnel du nouvel hôpital Paris-Saclay</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3026. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés d’accès au nouvel hôpital Paris-Saclay et sur le manque de personnel qui limite son fonctionnement optimal. Inauguré en 2024, cet établissement moderne, attendu comme un outil majeur pour améliorer l’offre de soins sur le territoire, souffre néanmoins de plusieurs carences. Tout d’abord, les infrastructures de transport en commun demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins des patients, visiteurs et personnels. Malgré les aménagements prévus à moyen terme (ligne 18 du Grand Paris Express et liaisons supplémentaires), les usagers se heurtent aujourd’hui à des difficultés d’accès, exacerbées par un stationnement payant. Ces contraintes impactent directement la fréquentation et l’utilisation de cet établissement. De surcroît, comme dans de nombreux établissements hospitaliers en France, l’hôpital Paris-Saclay est confronté à un manque criant de personnels médicaux. Cette situation engendre une détérioration forte des prises en charge des patients surtout au niveau des urgences, affectant ainsi la capacité de cet hôpital à remplir pleinement ses missions. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures urgentes et concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour améliorer l’accessibilité de l’hôpital Paris-Saclay, que ce soit par le développement des transports publics ou la révision de la politique de stationnement. Il souhaite également connaître les initiatives envisagées pour remédier à la pénurie de personnels, afin d’assurer une prise en charge efficace et durable des habitants du territoire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3295</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le nord de l’Essonne est un territoire qui connait depuis juillet 2024 une réorganisation de son offre de soins hospitalière. Grâce à un investissement public de 247 millions d’euros, l’ouverture dans les délais prévus d’un nouvel hôpital sur le plateau de Saclay permet de répondre au besoin d’un pôle de prise en charge d’excellence et d’innovation dans cette terre d’avenir. Sur les 490 lits prévus, 480 sont à ce jour ouverts et fonctionnels. L’hôpital connaît encore quelques difficultés de recrutement concernant le personnel infirmier de réanimation, et plus spécifiquement de nuit, et cela explique qu’une dizaine de lits soit encore fermée. Il a pu y avoir, au moment de l’ouverture, une difficulté liée au temps de dépose des patients rencontrée par le service départemental d’incendie et de secours de l’Essonne et les transporteurs sanitaires aux urgences de Saclay mais la mobilisation sans faille des soignants de cet hôpital a permis de diminuer largement ce temps, qui retrouve aujourd’hui la moyenne des autres services d’accueil des urgences du département. Par ailleurs, concernant le stationnement, le budget de construction d’un parking aurait alourdi considérablement le budget prévu pour la construction de l’hôpital. Aussi, une solution intermédiaire a été trouvée en confiant celui-ci à un opérateur privé, selon un cahier des charges strict, qui prévoit une dégressivité en fonction de la durée, mais également une gratuité pour les usagers spécifiques comme ceux atteints de handicaps. De plus, le ministère travaille actuellement à la rédaction d’une charte de bonne pratique sur les tarifs de parking avec les professionnels du secteur qui devrait aboutir dans les prochains mois. Enfin, s’agissant de l’accessibilité de l’établissement grâce aux transports en commun, 4 lignes de bus permettent d’accéder au site, en partant des secteurs suivants : - Massy-Palaiseau ; - Evry / Sainte-Geneviève-des-Bois / Montlhéry ; - Palaiseau ; - Longjumeau.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3011</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3295</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Redomiciliation locale des crédits de l’ANS au profit des clubs sportifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3011. — 31 décembre 2024. — M. Jiovanny William appelle l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les difficultés rencontrées par des petits clubs sportifs locaux pour obtenir des financements via la dotation territoriale de l’agence nationale du sport (ANS). Gérée à ce jour à l’échelle nationale, elle est versée aux fédérations nationales, à charge de redistribution. Cela peut entraîner une disparité en fonction des territoires. À titre d’exemple, les associations sportives locales de la Martinique sont chaque année contraintes de se rabattre sur l’enveloppe du fonds de développement de la vie associative (FDVA), afin d’espérer un financement. À la Martinique, un tiers de l’enveloppe FDVA est attribué aux associations sportives à défaut de financement suffisant via les crédits ANS. En outre, les demandes de ces associations sportives portent souvent sur l’achat de matériel, le financement d’instructeurs, la prise en charge de formations, postes inéligibles au FDVA 1. Par suite, M. le député suggère que les crédits ANS soient redomiciliés à l’échelle territoriale via les délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), afin qu’ils soient répartis de manière équitable et au profit du plus grand nombre. Il la prie de bien vouloir indiquer son positionnement sur cette problématique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3296</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les associations sportives peuvent bénéficier principalement de deux enveloppes de crédits provenant de l’agence nationale du sport (ANS), la première gérée par les fédérations, la seconde confiée par l’ANS aux délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES). La première est celle des projets sportifs fédéraux (PSF) qui est d’un montant de 70 M€ en 2025. Il s’agit de crédits répartis par les fédérations à leurs organes déconcentrés et aux clubs. Les bénéficiaires sont désignés par les fédérations à l’agence, après instruction des demandes, sur la base d’une note de cadrage de chaque fédération relative à sa stratégie pour le développement de la pratique sportive des disciplines qu’elle fédère. Les modalités d’attribution de ces financements pour l’année 2025 sont détaillées dans la note de service relative aux PSF récemment publiée par l’ANS.  La deuxième enveloppe est celle des aides aux projets sportifs territoriaux (PST) d’un montant de 66,9M€ pour 2025. Ces crédits, gérés par les services déconcentrés de l’État (DRAJES), visent à financer en particulier l’emploi, et également les dispositifs savoir-nager et savoir rouler à vélo, ainsi que des actions liées à la lutte contre toutes les formes de violences dans le sport, à la promotion du sport-santé, etc. Cette enveloppe est composée en 2025 d’aides pour l’emploi pour 47,39 M€. Les détails de l’attribution des crédits par territoire sont disponibles dans la note de service relative aux PST récemment publiée par l’ANS.  En Martinique, une enveloppe d’1M€ a été allouée en 2025 au PST, dont 773 000€ dédiés à l’emploi. Par ailleurs, dans le contexte de la fin de l’olympiade de Paris 2024 et du terme de la première convention d’objectifs et de moyens entre l’État et l’agence, un certain nombre de bilans-audits ont d’ores et déjà été engagés ou sont programmés concernant l’agence nationale du sport. Ces travaux permettront d’évaluer l’impact des différents dispositifs mis en œuvre par l’agence et de proposer toute modification utile.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4587</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3296</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Gestion de l’Aréna Stade Couvert de Liévin</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4587. — 25 février 2025. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation préoccupante de l’Arena Stade Couvert de Liévin dont la gestion a récemment fait l’objet d’un rapport particulièrement sévère de la Chambre régionale des comptes. Ce rapport met en lumière des irrégularités majeures notamment un manque de transparence dans la gestion des mises à disposition de l’équipement, une grille tarifaire incohérente et non respectée ainsi qu’une absence de stratégie de diversification des recettes. Ces dysfonctionnements ont conduit à une dégradation inquiétante de la situation financière du site, compromettant son équilibre budgétaire et sa pérennité. Par ailleurs, l’Arena nécessite d’importants investissements, notamment pour la rénovation de sa toiture estimée à 1,5 million d’euros. Alors que l’État affirme son engagement en faveur du développement des infrastructures sportives et culturelles, il apparaît légitime de s’interroger sur les moyens que le Gouvernement pourrait mobiliser pour garantir la pérennité de cet équipement structurant pour la région Hauts-de-France. Il souhaite ainsi savoir quelles actions elle entend entreprendre pour accompagner les collectivités locales dans le redressement de l’Arena Stade Couvert de Liévin notamment en matière de gouvernance, de gestion économique et de financement des investissements nécessaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3296</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Arena stade couvert de Liévin est un équipement sportif structurant, emblématique de la région Hauts-de-France et participant au rayonnement de la France au travers de son meeting international d’athlétisme. Son exploitation est assurée, depuis 2012, par un syndicat mixte regroupant la région, le département du Pas-de-Calais et l’établissement public de coopération intercommunale Lens-Liévin. Il lui revient de s’assurer d’une gestion conforme et d’une stratégie pertinente pour assurer la pérennité de l’équipement. Il doit également tirer les conséquences du non-respect de ses délibérations et des diverses infractions réglementaires pointées par la chambre régionale des comptes dans son rapport d’observations définitives sur le syndicat mixte délibéré le 25 octobre 2024. La compétence budgétaire du syndicat mixte est soumise au contrôle de légalité du représentant de l’État dans le département, comme le dispose l’article L. 5721-4 du code général des collectivités territoriales. Dès lors, le syndicat mixte peut solliciter l’appui de la préfecture du Pas-de-Calais afin de se mettre en conformité avec la réglementation. Comme le pointe le rapport de la chambre régionale des comptes, il est de la responsabilité du syndicat mixte de définir un modèle économique pérenne, impliquant notamment une application claire et équitable de la grille tarifaire en matière de mise à disposition de l’équipement. L’élaboration de ce nouveau modèle économique doit permettre d’atteindre l’équilibre budgétaire, tout en s’assurant que l’équipement conserve comme vocation première de contribuer au dynamisme sportif du territoire tel que mentionné dans les statuts et le projet d’établissement 2018-2024. Les services de l’État sont donc à la disposition du syndicat mixte pour l’accompagner vers une meilleure gouvernance mais ne sauraient s’ingérer dans sa gestion en vertu du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Au demeurant, si le syndicat mixte venait à estimer nécessaire la réalisation de travaux de rénovation de l’Arena, il pourrait présenter un dossier de financement auprès de la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports des Hauts-de-France. Cette demande de soutien pourrait relever du volet des « équipements structurants » du plan 2024-2026 « 5000 équipements – génération 2024 » opéré par l’agence nationale du sport. Il convient de noter que dans ce cadre, le taux de subvention ne peut excéder 20 % du montant subventionnable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4588</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3297</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Sport Santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4588. — 25 février 2025. — M. Belkhir Belhaddad interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la stratégie nationale sport santé 2019-2024 et sur les actions du Gouvernement en matière de sport santé pour l’avenir, notamment le plan annoncé pour la période 2025-2030. S’appuyant sur le constat et les chiffres qui démontrent que l’activité physique et sportive est un facteur clé de santé, la stratégie nationale sport santé 2019-2024 avait pour ambition de promouvoir l’activité physique et sportive comme un élément déterminant en matière de santé et de bien-être, pour toutes et tous, tout au long de la vie. Elle était une politique publique qui devait s’inscrire pleinement dans l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Compte tenu des enjeux en matière de santé publique, il apparaît nécessaire que le bilan de cette stratégie nationale sport santé 2019-2024 soit fait et publié au plus vite. Il faut également que le sport santé comme politique publique soit pérennisé au-delà de 2024 et que les acteurs pleinement impliqués dans le sport santé puissent avoir de la visibilité sur les actions que mènera le Gouvernement dans les années à venir. Ainsi, il lui demande à quelle date le bilan de la stratégie nationale sport santé pour la période 2019-2024 sera disponible et quelles sont les actions que mènera le Gouvernement pour les prochaines années en matière de sport santé et notamment la confirmation du lancement et la mise en œuvre d’un plan sport santé pour la période 2025-2030.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3297</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie nationale sport-santé (SNSS) 2019-2024 a constitué un axe majeur de l’action du ministère chargé des sports, avec pour ambition de développer et de renforcer l’accès à la pratique d’une activité physique et sportive pour tous, tout au long de la vie, en s’appuyant sur les bienfaits scientifiquement démontrés de l’activité physique pour la santé. Un bilan de la SNSS 2019-2024 devrait être publié mi-2025. Il est élaboré en prenant en compte les évaluations réalisées par : - le comité de pilotage national, réunissant l’ensemble des acteurs, qui a suivi régulièrement le déploiement de la stratégie et a permis d’identifier les points forts et les axes d’amélioration ; - les administrations centrales en charge de la mise en œuvre des actions de la stratégie, qui ont apporté leur expertise et leurs retours sur leur mise en œuvre effective ; - les services déconcentrés de l’État (DRAJES, SDJES, ARS et DT-ARS), qui ont joué un rôle clé dans le déploiement territorial. Ces services ont mis en avant de nombreuses évolutions positives allant dans le sens d’une réduction de la sédentarité et d’une augmentation de la pratique d’activité physique. Il intégrera également les bilans des maisons sport-santé (MSS), réalisés par la direction des sports et son pôle « Ressources national sport santé », qui permettent de mesurer leur impact et leur rôle dans l’orientation et la prise en charge des publics éloignés de l’activité physique. Les avancées sont nombreuses et bien réelles, comme le montre les 536 MSS actives sur notre territoire, qui ont accueilli plus de 700 000 personnes depuis leur création. Il est important de rappeler d’ailleurs que l’on observe depuis 2017 une augmentation du nombre de pratiquants réguliers (+ 4 points chez les 15 ans et plus, soit plus de 3 millions de pratiquants supplémentaires) et du nombre de licences sportives (+ 8 % en 2023 par rapport à 2022 et + 5,4 % en 2024 par rapport à 2023). La nouvelle stratégie est portée avec ambition par la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative et par le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins. Ils portent une attention particulière à pleinement capitaliser sur la réussite des jeux de Paris 2024 et de la Grande cause nationale 2024, pour poursuivre le travail de sensibilisation générale aux bienfaits de l’activité physique et sportive. Aussi, sur la base des travaux de bilan et des publications en la matière - notamment le raport du Dr Dominique DELANDRE - la stratégie nationale sport-santé 2025-2030 visera à lutter contre la sédentarité et l’inactivité physique, en renforçant les dispositifs d’incitation à la pratique et en intégrant des recommandations précises adaptées à chaque tranche d’âge et contexte de vie, et à promouvoir l’activité physique adaptée (APA) comme thérapie non médicamenteuse, en intégrant davantage l’exercice physique dans la prise en charge des maladies chroniques et des parcours de soins.  La direction des sports et la direction générale de la santé sont missionnées pour travailler de concert à cette planification co-construite et co-portée.  Si la question des moyens mobilisés est importante, il faut également des connaissances (formations, diffusion des bonnes pratiques), un réseau d’acteurs (facilitation des collaborations entre acteurs du sport et de la santé) et du matériel et des infrastructures adaptées (espaces accessibles, équipements spécifiques pour certaines pathologies). Une phase de consultation est en cours. Elle a pour objectif de solliciter les principaux acteurs du sport-santé pour recueillir les avis et suggestions (scientifiques, maisons sport-santé, fédérations, associations, mutuelles, organisations professionnelles et syndicales, acteurs marchands, professionnels de la santé, etc.). A l’issue de celle-ci, il est prévu un premier temps de communication avant l’été et la publication de la future SNSS 2025-2030 à la rentrée scolaire 2025-2026, afin d’assurer une continuité dans les politiques de promotion de l’activité physique et du sport santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1594</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3298</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mécanisme « d’écocontribution » ciblant les poids lourds</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1594. — 29 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en œuvre du mécanisme « d’écocontribution » ciblant les poids lourds qui circulent sur les axes routiers mis à disposition des régions par l’État. La région Grand Est, qui s’est lancée dans « une gestion expérimentale 2025-2029 du réseau routier national » non concédé, correspondant à 46 % du réseau routier national existant dans la région, compte lever un milliard d’euros qui seront prélevés sur les transporteurs routiers, grâce à cette taxe. Loin de remédier au report de trafic des poids lourds étrangers sur les routes nationales, l’écocontribution, qui s’appliquera à chaque étape de transit d’un produit, accroîtra la concurrence déloyale avec les entreprises étrangères, au détriment des structures familiales, nationales et locales. Au final, c’est le consommateur qui sera lésé après répercussion sur le prix de vente des biens de consommation. Les représentants de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) ont exprimé de vives inquiétudes quant à la mise en place de cette écocontribution très prochainement en Alsace, ainsi qu’en région Grand Est, notamment en l’absence de dispositif de compensation crédible. Aussi, le risque de report de trafic sur les routes secondaires est à prendre en considération, sachant que certains transporteurs routiers ne pourront supporter le coût de cette énième taxe. Il lui demande quelles sont ses intentions vis-à-vis de cette nouvelle taxe sur les poids lourds et, si celle-ci est pérennisée, quels mécanismes il entend mettre en œuvre pour pallier les répercussions sur l’économie locale et régionale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3298</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadre législatif applicable à l’écocontribution envisagée par la région Grand Est relève l’ordonnance n° 2023-661 du 26 juillet 2023 prise en application de l’article 137 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience. Ce dispositif complète la possibilité offerte aux régions qui le souhaitaient d’obtenir la mise à disposition d’une partie des routes nationales non concédées, telle que prévue par la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale. Elle traduit la volonté du Gouvernement d’accompagner les collectivités et notamment les régions dans la mise en œuvre de leurs compétences en termes d’organisation des mobilités à l’échelle régionale.  Si l’Etat a fixé le cadre législatif, c’est aux collectivités intéressées que revient la décision de mettre en œuvre, ou non, le dispositif sur leur territoire, en appréciant, notamment, l’équilibre du financement des mobilités à l’échelle régionale, les spécificités des réseaux routiers concernés, la typologie des flux de trafic et l’environnement économique. Les textes laissent ainsi aux collectivités une importante marge de manœuvre dans les modalités d’application de l’écocontribution tant au niveau du périmètre assujetti, qu’au niveau des taux ou des exonérations applicables. La région Grand Est a par ailleurs l’obligation de mener les concertations nécessaires avec, notamment, les différents acteurs socio-économiques concernés pour évaluer les impacts de son projet, et, le cas échéant, mettre en œuvre les dispositifs d’accompagnement adaptés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5031</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3298</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique des deux-roues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5031. — 18 mars 2025. — M. Guillaume Bigot attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur l’inefficacité et la disproportion du contrôle technique obligatoire pour les deux-roues motorisés, entré en vigueur le 15 avril 2024 en dépit de l’opposition massive des usagers concernés. Au-delà de représenter une charge financière supplémentaire, cette mesure ne répond pas aux véritables enjeux de sécurité routière pour les motards. Les statistiques d’accidentologie sont éloquentes : selon le rapport MAIDS, qui fait autorité dans ce domaine, seuls 0,3 % des accidents impliquant des deux-roues motorisés sont liés à un défaut technique du véhicule. À l’inverse, l’observatoire national interministériel de la sécurité routière confirme que 30 % des accidents comportent un facteur causal lié à l’infrastructure routière. Ce déséquilibre flagrant entre les causes réelles d’accidents et les mesures mises en œuvre questionne la pertinence même du dispositif. Les premiers résultats du contrôle technique confirment cette analyse. Selon les données recueillies par les centres de contrôle, le taux de contre-visites pour les motos de plus de 125 cm³ n’est que de 9 %, contre près de 19 % pour les automobiles. Plus révélateur encore, sur les 50 711 défaillances relevées, seules 73 ont été classées comme « critiques » avec interdiction de circuler. Ces chiffres démontrent que les motards, conscients de leur vulnérabilité, entretiennent rigoureusement leurs machines. La mise en œuvre de ce contrôle technique présente par ailleurs de sérieuses lacunes : contrôleurs insuffisamment formés aux spécificités techniques des deux-roues, impossibilité de tester les freins de manière complète en raison de l’inadaptation des bancs de freinage standards et nouvelles contraintes coûteuses prévues pour 2025 avec l’introduction de tests sonores et de vitesse nécessitant des équipements spécifiques onéreux. Face à ces incohérences, la résistance des usagers est très significative : bien que leurs propriétaires s’exposent à une amende forfaitaire de 135 euros, 80 % des motos éligibles n’ont toujours pas passé ce contrôle obligatoire. M. le député souhaite savoir pourquoi le Gouvernement persiste dans l’application d’une mesure manifestement inadaptée et rejetée par une écrasante majorité des usagers concernés, alors que les ressources pourraient être dirigées vers des solutions bien plus efficaces pour la sécurité des motards, telles que l’amélioration des infrastructures routières, la mise en place de marquages granulés antidérapants ou l’installation de poteaux fusibles et de glissières adaptées. Il demande également si le Gouvernement envisage de suspendre ce dispositif inefficace pour engager une véritable concertation avec les représentants des motards, afin d’élaborer des mesures réellement adaptées à la protection de ces usagers vulnérables qui représentent 22 % des personnes tuées sur les routes françaises alors qu’ils constituent moins de 2 % du trafic routier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3299</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. Le Conseil d’État a par ailleurs rejeté le 12 mars 2025 les recours dirigés contre le décret et l’arrêté finalisant la mise en place du contrôle technique obligatoire des « deux-roues » motorisés imposé par la directive européenne 2014/45/UE du 3 avril 2014. Il a alors rappelé, dans le prolongement de sa décision d’octobre 2022, que les mesures alternatives qui avaient été alors envisagées avant octobre 2022 étaient trop ponctuelles et insuffisantes pour permettre à la France de ne pas instaurer le contrôle technique. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12 % des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3299</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mouvement social au sein de la société Sepur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2393. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Portes* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la gestion sociale de la société Sepur, entreprise du secteur des ordures ménagères qui opère dans le ramassage des bennes à ordures. Ses salariés, qui exercent un métier particulièrement pénible soumis aux intempéries, aux dangers de la circulation routière, aux odeurs désagréables et à une charge physique conséquente, dénoncent depuis des années de nombreux abus en matière de droit du travail. En 2021, l’entreprise était accusée d’avoir employé des étrangers sans papiers et d’avoir racketté ses salariés. Par ailleurs, cette société a manifestement abusivement recours au travail temporaire. Sur ses 3 000 travailleurs, 40 % sont des intérimaires : cet usage excessif du travail intérimaire mène à une précarisation massive des travailleurs, à la non-application des accords d’entreprise et au non-paiement de leurs heures supplémentaires. Les salariés permanents ne semblent pas non plus épargnés, avec des pratiques de lissage annuel des salaires qui mènent, là aussi, à un non-paiement d’une partie des heures de travail réalisées. De nombreux jugements au CA de Paris et aux conseils de prud’hommes (CPH) de Pontoise, Créteil, Versailles, Montmorency, Evry Courcouronnes, Bobigny et Longjumeau ont d’ores et déjà requalifié près de 2 000 contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) dans les 14 dernières années, attestant du besoin avéré de l’entreprise de contrats durables. Les multiples condamnations de cette entreprise pour son non-respect du code du travail sont alarmantes et ne laissent aucun doute quant au refus catégorique et structurel de sa direction à employer des salariés dans des contrats durables en adéquation avec ses besoins de ressources humaines. Depuis le 25 octobre 2024, un mouvement social mobilise 60 travailleurs sans papiers, rejoints depuis deux semaines par d’autres de leurs collègues qui réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, l’augmentation de leurs salaires et l’égalité de traitement entre tous les salariés. M. le député alarme M. le ministre sur le traitement des travailleurs au sein de cette société et l’interroge sur sa position quant à ses multiples infractions du droit du travail. La société Sepur réalisant en outre des missions de services publics, pour le compte de collectivités territoriales en Île-de-France par exemple, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la nécessité que les missions réalisées au nom des services d’intérêt général dans le pays soient confiées à des employeurs responsables et respectueux des lois de la République. Il lui rappelle enfin la nécessité de prendre des mesures préventives pour mieux protéger les travailleurs dans le secteur du nettoyage, dans lequel le recours à des personnes sans titre de séjour ou aux intérimaires sont largement répandus et donnent lieu à des abus de leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4497</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3300</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Restrictions pesant sur l’emploi des mineurs titulaires du BAFA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4497. — 25 février 2025. — M. Corentin Le Fur* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les restrictions pesant sur l’emploi des mineurs titulaires du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). Le BAFA est une qualification permettant aux jeunes d’accéder à des emplois dans l’animation et l’encadrement de mineurs. Afin de favoriser l’engagement des jeunes, le décret n° 2022-1323 du 14 octobre 2022 a abaissé l’âge minimum pour passer ce diplôme de 17 à 16 ans, permettant ainsi aux jeunes d’être formés plus tôt et d’acquérir une première expérience professionnelle dès 17 ans. Cette évolution, conjuguée à l’abaissement de l’âge du permis de conduire à 17 ans par le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023, vise à renforcer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes. En dépit de ces évolutions, de nombreux titulaires mineurs du BAFA se heurtent à des difficultés pour être embauchés. En cause, certaines restrictions du code du travail, qui encadrent strictement les conditions d’emploi des jeunes travailleurs. L’article L. 3162-1 du code du travail dispose ainsi que « les jeunes travailleurs ne peuvent être employés à un travail effectif excédant huit heures par jour et trente-cinq heures par semaine ». Or, dans les colonies de vacances et les structures d’accueil collectif de mineurs, l’organisation du travail nécessite souvent une amplitude horaire plus large, ce qui peut constituer un frein à l’embauche de jeunes animateurs. Ce décalage entre les évolutions législatives facilitant l’accès au BAFA et les restrictions du code du travail empêche ainsi beaucoup de jeunes de valoriser leur diplôme et d’exercer dans le secteur pour lequel ils ont pourtant bénéficié d’une formation anticipée. Afin de garantir aux mineurs titulaires du BAFA la possibilité de travailler, il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’assouplir la législation en vigueur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3300</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Des règles spécifiques concernant la durée du travail régissent le secteur de l’animation, notamment le contrat spécifique d’engagement éducatif, destiné aux personnes qui exercent, de façon occasionnelle, des fonctions d’animation et d’encadrement dans des accueils collectifs de mineurs, définis à l’article R. 227-1 du code de l’action sociale et des familles.  Ces règles ne font cependant pas obstacle à l’application des dispositions de l’article L. 3162-1 du code du travail relatif aux durées maximales pour les jeunes travailleurs. Les mineurs titulaires du Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) sont donc soumis aux durées maximales de 8 heures par jour et 35 heures par semaine. Toutefois, le décret n° 2005-908 du 2 août 2005 relatif à la durée du travail dans l’animation prévoit un régime d’équivalence dans ce secteur, applicable y compris aux salariés mineurs de 16 à 18 ans. Ainsi, selon les dispositions de ce décret, la durée de travail des personnels amenés à travailler dans le cadre d’un accueil ou d’un accompagnement de groupe avec nuitées rendant leur présence obligatoire nécessaire, de jour comme de nuit, est fixée à 7 heures pour une durée de présence journalière de 13 heures. Pour ces mêmes salariés, la durée du travail, dans le cadre de permanences nocturnes effectuées sur le lieu de travail et comportant des périodes d’inaction, est fixée à 2 h 30 pour une durée de présence de 11 heures. Ce régime d’équivalence permet ainsi aux mineurs, titulaires du BAFA, de travailler au sein d’accueils collectifs de mineurs comportant des nuitées, tout en respectant le cadre légal de la durée du travail, fixé par l’article L. 3162-1 du code du travail. En outre, ce même article prévoit, à titre exceptionnel, la possibilité de demander une dérogation à l’inspecteur du travail pour porter la durée du travail des mineurs jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine. En conséquence, il n’est pas prévu de modifier la législation applicable aux mineurs titulaires du BAFA en matière de durée du travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4336</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3301</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Décès sur un chantier à Aubervilliers : agir sur les conditions de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4336. — 25 février 2025. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur le fléau des accidents du travail, notamment dans le secteur du BTP. Le samedi 15 février 2025, un nouveau drame est survenu, un ouvrier du bâtiment a chuté mortellement du troisième étage d’un immeuble en construction à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. Cet homme de 50 ans a basculé dans le vide quand les étais ont lâché pendant qu’il montait une balustrade à installer. Il s’agit déjà du deuxième mort du travail en Seine-Saint-Denis depuis le début de l’année. Le 16 janvier 2025 à Stains, un ouvrier était décédé enseveli par des gravats lors du creusement d’une tranchée. Ces drames posent avec acuité la question des conditions de travail des professionnels du bâtiment. La France est le pays de l’Union européenne qui compte le plus d’accidents et de décès au travail. C’est plus de 1 000 morts par an, soit la mort quotidienne d’un ouvrier du secteur BTP sur un chantier. C’est aussi un accident du travail toutes les cinq minutes. Selon Eurostat 2022, la France est l’avant-dernier des pays européens en matière de sécurité au travail avec près de 4 morts pour 100 000 travailleurs tout secteur confondu. Il y a donc urgence à mettre en place des actions fortes visant à améliorer la sécurité et la considération des travailleurs. Dans ce dessein, M. le député indique partager les demandes formulées depuis de nombreuses années par la CGT préconisant : le mieux-disant social dans les appels d’offres, publics et privés ; une limitation du recours à l’intérim aux salariés détachés dans le but de mettre fin à la précarité ; une interdiction de la sous-traitance à plus de deux niveaux et de la sous-traitance de capacité ; un renforcement de l’inspection du travail et des services de la prévention permis par une augmentation des moyens interministériels ; la création d’un observatoire national des accidents et la création d’un service d’assistance psychologique, administrative et juridique pour les familles des victimes. Il souhaite connaître son avis sur ces propositions et les mesures qu’elle envisage de prendre pour mettre un terme à ces drames.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3301</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après une réduction significative au cours des dernières décennies, le nombre d’accidents du travail mortels semble avoir atteint un palier autour du début des années 2010. En 2023, ce sont ainsi 810 travailleurs salariés du régime général et du régime agricole qui sont décédés au travail. Parmi eux, 38 avaient moins de 25 ans. Ces accidents dramatiques laissent derrière eux des familles endeuillées et des collectifs de travail bouleversés. Pourtant, les accidents du travail ne sont pas une fatalité : la connaissance des risques professionnels, les démarches d’évaluation des risques, la formation des salariés, la mise en place d’équipements de protection collective et individuelle sont des leviers significatifs pour renforcer la prévention. C’est pourquoi le ministère chargé du travail et de l’emploi déploie une politique visant à renforcer la culture de prévention en entreprise, notamment en accompagnant les TPE-PME, et qui cible les risques professionnels prioritaires, via le déploiement du 4e Plan de santé au travail (PST4) et du Plan de prévention des accidents du travail graves et mortels (PATGM). En particulier, le PATGM prévoit 27 mesures ciblant les publics les plus vulnérables aux accidents du travail (jeunes, nouveaux arrivants, intérimaires, travailleurs détachés, etc.) et les risques prioritaires et émergents. Il prévoit à la fois la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la santé au travail et la sensibilisation du grand public sur le sujet des accidents du travail graves et mortels. Il met en œuvre plusieurs leviers complémentaires tels que les actions de sensibilisation et de formation, le renforcement des mesures de prévention et enfin le développement des outils de connaissance et de suivi des accidents du travail graves et mortels. Dans ce cadre, des actions spécifiques sont mises en œuvre à destination des employeurs et travailleurs du Bâtiment et travaux publics (BTP). En lien avec le ministère chargé de l’éducation nationale et les organismes de prévention, de nombreuses actions de sensibilisation et de formation à la santé et sécurité au travail sont conduites à destination des jeunes en formation dans le BTP, avec l’intégration d’un socle de compétences en santé-sécurité au travail dans les diplômes de formation initiale, des interventions de l’Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP) auprès des élèves en formation initiale et universitaire, la conduite de projets pédagogiques en lien avec les établissements, un outillage des établissements de formation initiale et universitaire, la conception d’outils de sensibilisation à destination des jeunes et enfin des campagnes de communication ciblant les jeunes en formation professionnelle. Des actions spécifiques sont également conduites à destination des travailleurs intérimaires et des entreprises utilisatrices du BTP, à l’image du déploiement par l’OPPBTP de campagnes ciblées sur les entreprises utilisatrices et les travailleurs intérimaires (sensibilisation aux risques auxquels les travailleurs sont exposés, partage de bonnes pratiques relatives à l’accueil des travailleurs intérimaires, etc.). Des actions sont par ailleurs conduites sur la prévention des risques prioritaires auxquels sont exposés les travailleurs du secteur du BTP. En ce qui concerne le risque de chutes de hauteur, des actions de communication à destination des employeurs et des salariés sont organisées. Du 21 mai au 5 juillet 2024, une nouvelle campagne pour sensibiliser les professionnels aux chutes de hauteur, avec un court-métrage, des témoignages forts d’entreprises et des podcasts, avec le slogan « Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres », a été menée par l’OPPBTP avec l’appui des partenaires institutionnels, dont la direction générale du travail. Des travaux sont également en cours avec le secteur des cordistes, particulièrement exposés, pour mieux prévenir le risque. En ce qui concerne le risque de Troubles musculosquelettiques (TMS), en complément des aides financières de la branche AT-MP, le PST4 prévoit la mise à disposition d’outils d’évaluation prédictive du risque TMS adaptés à différents secteurs et branches concernés (comme Eval Risk TMS pour le BTP). En ce qui concerne le risque d’exposition à la canicule, des travaux réglementaires sont en cours pour renforcer les obligations d’évaluation et de prévention de l’employeur. Par ailleurs, les entreprises du BTP bénéficient des dispositifs de droit commun de la politique de santé au travail, qui leur permettent d’être accompagnées dans la mise en œuvre de démarches de prévention : action des services de prévention et de santé au travail et des préventeurs, aides financières de la branche AT-MP sur la prévention de certains risques, etc. Le 3 février 2025, à l’occasion de la séance du conseil national d’orientation des conditions de travail réunissant les partenaires sociaux et les acteurs de la prévention, la ministre a insisté sur sa volonté de poursuivre et d’amplifier la lutte contre les accidents du travail graves et mortels. Pour ce faire, elle a, d’une part, annoncé l’installation d’un « groupe de contact » qui aura pour mission de mobiliser pleinement le dialogue social des branches à fort enjeu de sinistralité en faveur de l’amélioration de la prévention des accidents du travail graves et mortels. Le secteur du BTP pourra faire partie des branches engagées dans la démarche. D’autre part, la ministre a annoncé la création et la mise en route immédiate d’un volet « mobilisation », complémentaire au PATGM, via plusieurs mesures. Premièrement, l’élaboration d’une instruction par le ministère chargé du travail et de l’emploi et le ministère chargé de l’économie et des finances à destination des donneurs d’ordre publics pour les responsabiliser davantage dans leur politique d’achat, afin que celle-ci valorise davantage les démarches de prévention ambitieuses de leurs prestataires. Une instruction par le ministère chargé du travail et de l’emploi et le ministère chargé de la justice sera également élaborée pour renforcer la coopération entre les services judiciaires et l’inspection du travail en matière d’enquêtes à la suite d’accidents du travail graves et mortels. A également été actée la création d’une « équipe analyse accidents du travail », composée de préventeurs et d’agents de contrôle et placée auprès de la direction générale du travail. Cette équipe aura pour mission d’analyser, à partir des remontées de l’inspection du travail, les cas récurrents d’accidents mortels et leurs causes ainsi que d’identifier et formuler d’éventuelles évolutions règlementaires nécessaires pour limiter le nombre et la gravité des accidents et de diffuser largement les mesures de prévention. L’accompagnement des employeurs par les services de prévention et de santé au travail dans l’établissement du document unique d’évaluation des risques professionnels sera amélioré, sans que cet accompagnement ne se traduise par une tarification complémentaire. Enfin, la mobilisation du levier de la formation par l’obligation pour tout projet de certification professionnelle déposé au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sera approfondie en prenant désormais en compte les compétences en matière de santé et de sécurité au travail. Par ailleurs, la mesure prévoit la précision accrue du cadre de la formation et des missions du salarié désigné compétent qui accompagne l’employeur dans sa démarche de prévention des risques professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4395</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3302</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Discriminations à l’emploi pour les personnes atteintes de maladies chroniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4395. — 25 février 2025. — Mme Isabelle Rauch appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les discriminations persistantes à l’emploi à l’encontre des personnes atteintes de maladies chroniques telles que le diabète, la maladie de Crohn ou encore l’hémophilie. La loi du 6 décembre 2021 a posé le principe selon lequel les conditions de santé exigées pour l’accès à un emploi ou à une formation doivent être proportionnées aux risques réels encourus par la personne ou les tiers. Dans ce cadre, un comité interministériel dit « des métiers interdits » avait été mis en place afin d’actualiser les textes discriminatoires à la lumière des progrès médicaux. Toutefois, les associations d’usagers de la santé (Fédération française des diabétiques, AFA Crohn France, AIDES, France assos santé et transhépate) ont récemment quitté ce comité, dénonçant son inefficacité et l’absence d’avancées concrètes. Elles alertent sur la persistance d’inaptitudes médicales d’office empêchant, encore aujourd’hui, des millions de Français d’accéder à certaines professions. En outre, dès 2022, la police nationale a abandonné le référentiel SYGICOP, suivie récemment par le ministère des armées pour l’accès à la réserve, au profit d’une évaluation basée sur la fiche de poste ou au cas par cas. Ces décisions, censées concrétiser la loi de 2021, n’ont pourtant pas mis fin aux exclusions injustifiées qui persistent. Ainsi, de nombreuses personnes malades restent empêchées d’exercer des métiers comme sapeur-pompier, gendarme, militaire de réserve ou encore capitaine de navire. Dans ce contexte, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette situation et les mesures envisagées pour garantir l’application effective de la loi et l’égalité d’accès au travail. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3303</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 6 décembre 2020 a constitué une avancée majeure pour l’accès aux emplois et formations des personnes atteintes de maladies chroniques. Elle fixe en effet des principes législatifs forts en matière d’aptitude aux métiers et formations : proportionnalité des restrictions aux risques pour le candidat et les tiers, évaluation individualisée de l’aptitude du candidat, etc. La loi a prévu la création d’un comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques pour travailler à lever les difficultés d’embauche de ces personnes. Ce comité a été institué il y a un peu plus de deux ans et a associé des associations de patients. Ces dernières années, des évolutions réglementaires significatives ont été réalisées pour réduire les restrictions d’accès des personnes atteintes de maladies chroniques aux emplois et formations. A titre d’exemple, le ministre des armées a annoncé en mai 2023 la levée des restrictions à l’embauche de personnes séropositives qui a été formalisée par l’arrêté du 9 mai 2023. Le ministre a également publié l’arrêté du 11 décembre 2023 modifiant l’arrêté du 29 mars 2021 relatif à la détermination du profil médical d’aptitude en cas de pathologie médicale ou chirurgicale : ce texte prévoit que les médecins d’aptitude prennent leurs décisions en s’appuyant sur les indications du SIGYCOP (référentiel cotant les états de santé des candidats pour déterminer leur aptitude) mais qu’ils peuvent désormais s’en écarter si la situation individuelle du candidat le justifie. Par ailleurs, concernant les métiers de la police nationale, l’arrêté du 29 mars 2021 et le décret du 24 novembre 2022 mettent fin à l’usage du référentiel SIGYCOP au sein de la police nationale, en lui substituant un dispositif d’appréciation d’aptitude plus individualisé. A noter que, depuis janvier 2025, le SIGYCOP ne s’applique plus pour l’ensemble des réservistes des armées et de la gendarmerie, pour lesquels l’aptitude sera établie en fonction de la fiche de poste. Ces textes ont en commun de permettre aux médecins d’aptitude d’apprécier individuellement la capacité à servir d’une personne atteinte de maladie chronique au regard des exigences du service, comme prévu par la loi du 6 décembre 2020. Ils bénéficieront à l’ensemble des personnes souffrant de maladies chroniques et notamment aux personnes atteintes de diabète. La loi du 6 décembre 2020 a également prévu que le comité adresse chaque année, via son secrétariat, au Gouvernement et au Parlement un rapport sur l’avancée de ses travaux et sur les évolutions constatées des réglementations relatives à l’accès à une formation ou à un emploi des personnes atteintes d’une maladie chronique. Le comité a transmis le rapport portant sur l’activité 2022 en juin 2023 et le rapport portant sur l’activité 2023 en février 2025. Le rapport portant sur l’activité 2024 est en cours de préparation. Alors que le comité arrivera dans quelques mois au terme de son mandat, des réflexions sont en cours sur la manière d’assurer la poursuite de ses missions, dans un cadre opérationnel et efficace en lien avec les ministères concernés par les textes et les associations de patients.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5508</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3303</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Réglementation applicable aux boulangeries et pâtisseries le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5508. — 1 avril 2025. — M. Jérôme Nury attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’emploi des salariés des entreprises de boulangerie-pâtisserie le 1er mai. Ces établissements sont traditionnellement ouverts le 1er mai afin d’assurer un service essentiel à la population, répondant ainsi aux besoins quotidiens des Français. Une ouverture prévue en pratique à l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, ainsi que dans le champ d’application de l’article L. 3133-6 du code du travail qui énonce, que « Dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur ». Or à l’occasion de contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024, plusieurs boulangeries ont cependant fait l’objet d’amendes (jusqu’à 1 500 euros par salarié) et de poursuites judiciaires pour avoir employé leurs salariés ce jour-là. Une incompréhension qui a conduit la Confédération nationale de la boulangerie française (CNBF) a déconseillé temporairement aux entreprises du secteur de faire travailler leurs employés le 1er mai dans l’attente d’une clarification. Malgré les démarches entreprises auprès des services du ministère du travail, aucune position officielle n’a été prise pour confirmer ou infirmer la validité de l’autorisation ministérielle de 1986, ce qui place aujourd’hui les boulangers dans une insécurité juridique majeure. C’est la raison pour laquelle il lui demande s’il entend clarifier la réglementation applicable aux boulangeries concernant l’emploi des salariés le 1er mai afin de garantir la continuité de ce service, tout en apportant aux employeurs la sécurité juridique nécessaire à l’exercice de leur activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3303</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 1er mai est en France un jour férié et obligatoirement chômé pour tous les salariés. Ce n’est que par exception qu’il est possible d’employer un salarié au cours de la journée du 1er mai. Cette exception concerne les établissements et les services qui ne peuvent interrompre leur activité. Ces règles sont d’ordre public mais elles ne portent que sur les salariés. Ainsi, les personnes qui ne sont pas salariées et qui travaillent dans les boulangeries peuvent naturellement le faire le 1er mai. Lorsqu’il souhaite employer des salariés le jour du 1er mai, il appartient donc toujours à l’employeur concerné d’établir que, dans sa situation particulière, la nature de l’activité que ses salariés exercent ne permet pas d’interrompre leur travail le jour du 1er mai, ainsi qu’il résulte de la jurisprudence constante de la Cour de cassation, qui est vue s’opposer à la position ministérielle adoptée en 1986. La Cour de cassation (Cass. crim., 14 mars 2006, n° 05-83436) rappelle également qu’il n’existe pas de dérogation de principe au chômage du 1er mai en faveur des établissements bénéficiant d’une dérogation de droit au repos dominical en application de l’article R. 3132-5 du code du code du travail. Ainsi, il convient d’analyser au cas par cas chaque situation de fait afin de déterminer si, en raison de la nature de l’activité (au regard de circonstances ou de besoins particuliers avérés, des impératifs de sécurité ou de l’intérêt général), l’interruption du fonctionnement de l’entreprise le 1er mai est ou non possible. Certaines activités répondant à une mission de service public (par exemple celle des hôpitaux ou des transports publics) ou qui sont indispensables à la continuité de la vie sociale en ce qu’elles concourent à la satisfaction d’un besoin essentiel du public pourraient ainsi justifier le travail d’un salarié le 1er mai. Afin de pouvoir s’inscrire dans ce cadre, il convient ainsi que l’employeur puisse démontrer par exemple que son activité est indispensable à la continuité de la vie sociale en concourant à un besoin essentiel du public qui ne peut être satisfait autrement qu’auprès de cette entreprise sur un territoire ou bassin de vie donné. Il en résulte que si elle parvient à justifier de circonstances particulières liées à la nature de son activité, une boulangerie-pâtisserie peut employer des salariés le 1er mai, aucune stipulation conventionnelle n’imposant le repos ce jour-là (l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie renvoyant au régime légal s’agissant du 1er mai). A défaut, elle s’expose en effet au prononcé d’une amende prévue pour les contraventions de quatrième classe, en application de l’article R. 3135-3 du code du travail.  Ces dispositions, précisées sur le site internet du ministère du travail, ont été rappelées à la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie. Il n’est donc pas possible en l’état actuel de la loi pour le ministère du travail d’adopter une position contraire au droit ce qu’a rappelé la Cour de Cassation en 2006. Pour autoriser de droit les boulangeries à ouvrir, il faudrait que le législateur modifie la loi. Il convient en outre de rappeler que si l’inspection du travail est indépendante, le contrôle du respect du caractère chômé du 1er mai pour les salariés des boulangeries n’a jamais été un axe des plans nationaux d’actions de contrôle du ministère du travail. Ainsi et alors que notre pays compte 33 000 boulangeries, le ministère a recensé moins d’une dizaine d’amendes dans les dix dernières années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1329</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3304</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Limitation du nombre d’enfants accueillis par un assistant maternel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1329. — 22 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la limitation du nombre d’enfants pouvant être accueillis par un assistant maternel. Selon la Fédération des particuliers employeurs, 938 220 parents confient aujourd’hui la garde de leurs enfants à 247 010 assistantes maternelles. Ainsi, près d’un enfant sur trois est accueilli par une assistante maternelle. L’essor des maisons d’assistantes maternelles (MAM), instituées par la loi n° 2010-625 du 9 juin 2010, a participé au développement de l’activité des assistants maternels. Alors qu’elles n’étaient qu’une centaine en 2010, on compte aujourd’hui près de 3 600 MAM partout en France. Cette progression montre que ces structures parviennent à répondre à un vrai besoin, du côté des parents d’une part, mais également du côté des professionnels qui peuvent rompre avec l’isolement de l’exercice à domicile. Toutefois, le nombre de MAM connaît un léger recul, tandis que le nombre d’assistants maternels diminue de manière continue depuis 2013 (- 72 000 places entre 2016 et 2020), reflétant la diminution du nombre d’agréments. En effet, le métier peine à recruter alors qu’une vague de départs en retraite est attendue dans les 10 prochaines années : ainsi, selon l’observatoire de l’emploi à domicile, 104 500 assistants maternels exerçant auprès d’enfants de moins de trois ans partiront à la retraite d’ici 2030. L’attractivité du métier est en baisse, du fait de faibles rémunérations et d’un manque de reconnaissance. Parmi les motifs de découragement qu’ils signalent, les assistants maternels pointent la limitation du nombre d’enfants qu’ils sont en droit d’accueillir, qu’ils exercent à domicile ou au sein d’une MAM. Celui-ci est limité à 4 s’agissant d’enfants de moins de trois ans, tandis que le nombre total des enfants âgés de moins de 11 ans sous la responsabilité exclusive de l’assistante maternelle ne peut être supérieur à 6. Les assistants maternels ont la possibilité, sur dérogation, d’accueillir deux enfants supplémentaires. Mais ces dérogations sont limitées dans le temps et conditionnées à une évaluation du conseil départemental, qui diffère d’un territoire à l’autre. Nombre d’assistants maternels demandent à ce que cette limitation du nombre d’enfants accueillis soit assouplie, afin de pouvoir accueillir davantage d’enfants. En effet, alors que de nombreuses familles font le choix d’une garde à temps partiel, le revenu des assistants maternels se trouve réduit, sans possibilité d’être complété par l’accueil d’autres enfants. Ainsi, seulement 28 % des assistants maternels travaillent à temps plein, touchant de faibles revenus, tandis que subsistent de grandes disparités de salaire selon le territoire. D’autre part, alors que le système d’accueil des jeunes enfants est saturé dans de nombreux territoires et notamment en milieu rural, assouplir cette limitation permettrait de pallier le manque de places d’accueil qui pousse de nombreux parents, souvent la mère, à interrompre leur vie professionnelle pour s’occuper des enfants. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin d’assouplir davantage les règles applicables à l’accueil individuel d’enfants par les assistants maternels afin de pallier le manque de places d’accueil des jeunes enfants et d’enrayer la contraction de l’offre d’accueil individuel, condition sine qua non de la réussite du projet de service public français de la petite enfance. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3305</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’assistant maternel accueille habituellement et de façon non permanente des mineurs à son domicile ou dans un lieu distinct de son domicile appelé maison d’assistants maternels. Le nombre d’enfants qu’un professionnel est autorisé à accueillir en sa qualité d’assistant maternel dans le cadre de son agrément est de quatre en application des dispositions de l’article L. 421-4 du code de l’action sociale et des familles. Cette capacité d’accueil des assistants maternels a fait l’objet d’assouplissements notables ces dernières années. Elle a ainsi été augmentée une première fois en décembre 2008, passant de trois enfants à quatre enfants, intégrant à ce nombre l’enfant de moins de trois ans de l’assistant maternel présent au domicile. L’ordonnance du 19 mai 2021 relative aux services aux familles et le décret du 14 décembre 2021 relatif à la gouvernance des services aux familles et au métier d’assistant maternel ont permis de faciliter l’accueil des enfants auprès d’un assistant maternel. Ainsi, l’agrément de l’assistant maternel ne mentionne plus ni l’âge des enfants ni les horaires de l’accueil. L’article L. 421-4 du code de l’action sociale et des familles établit par ailleurs une distinction entre le nombre d’enfants accueillis par un assistant maternel en cette qualité (c’est-à-dire le nombre d’enfants pour lesquels un contrat d’accueil est établi et pour l’accueil desquels il perçoit une rémunération), et le nombre d’enfants placés sous sa responsabilité (incluant le cas échéant ses propres enfants ainsi que d’autres enfants présents au domicile). Cette disposition prévoit que le nombre d’enfants qu’un professionnel est autorisé à accueillir en sa qualité d’assistant maternel dans le cadre de son agrément est de quatre (deux lors d’un premier agrément), mais que « pendant les heures où il accueille des enfants en sa qualité d’assistant maternel, le nombre total de mineurs âgés de moins de onze ans simultanément sous la responsabilité exclusive de l’assistant maternel ne peut excéder six, dont au maximum quatre enfants de moins de trois ans ». En outre, des dérogations à cette capacité d’accueil sont prévues. La première permet que le nombre d’enfants que l’assistant maternel peut accueillir au titre de son activité puisse être majoré d’un enfant par rapport à la décision ou l’attestation d’agrément. Cette dérogation s’applique de manière ponctuelle, notamment pour remplacer un autre assistant maternel momentanément indisponible ou pour l’accueil occasionnel d’enfants de parents demandeurs d’emploi ou en parcours d’insertion sociale et professionnelle. Une seconde dérogation est possible et concerne le nombre d’enfants placés sous la responsabilité exclusive d’un assistant maternel. Le nombre maximum d’enfants placés sous sa responsabilité exclusive peut être porté à huit enfants de moins de 11 ans et dont, au maximum, quatre enfants de moins de trois ans. Cette disposition permet notamment que la présence des enfants de l’assistant maternel pendant les vacances scolaires ne réduise pas la capacité de son accueil au titre de sa profession. L’ensemble de ces dérogations est limité dans le temps et conditionné notamment à une évaluation des conditions d’accueil et de sécurité par le conseil départemental. En effet, la responsabilité exclusive d’un trop grand nombre de très jeunes enfants placés peut nuire à la qualité de l’accueil et présenter un risque pour la sécurité des enfants. Le rapport relatif à la qualité de l’accueil et à la prévention de la maltraitance dans les crèches rappelle par ailleurs que la littérature scientifique établit un optimum à 1 pour 3 pour les enfants de moins de 2 ans, et de 1 pour 4 ou 1 pour 5 pour les enfants de plus de 2 ans. Aussi, il n’est pas envisagé, à ce stade, d’assouplir davantage les règles applicables à l’accueil individuel. Une mission conduite par l’inspection générale des affaires sociales doit prochainement rendre ses conclusions sur la qualité de l’accueil du jeune enfant et la rémunération des assistants maternels. Elle formulera des propositions notamment sur sa sécurisation au regard du nombre d’enfants reçus simultanément. La mise en place du service public de la petite enfance doit en effet contribuer à lever les freins au développement de l’offre d’accueil notamment individuel sans compromettre la santé et la sécurité des enfants accueillis.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4299</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3306</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Service Public de la Petite Enfance : finances publiques locales en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4299. — 18 février 2025. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le service public de la petite enfance qui a été remodelé au 1er janvier 2025, redéfinissant les contours de l’accueil et de la garde des enfants de moins de trois ans. Il est supposé officialiser une compétence communale et communautaire. Si l’ambition de conférer au niveau local une mission d’analyse des besoins et de déploiement concerté de l’offre de crèches est louée par les élus locaux, ce début d’année fut en la matière une douche froide. Les décrets d’application ne sont toujours pas parus, malgré les nouvelles obligations qui sont en vigueur. L’enveloppe de 86 millions d’euros, prévue dans les annexes budgétaires du projet de loi de finances 2025, est totalement insuffisante et ne couvrira pas l’ensemble des dépenses induites. « Entre 50 et 80 % » pour les communes, ce qui est trop peu. Mais en plus, il n’y a, à date, pas de compensation pour les EPCI, qui ont souvent absorbé cette prérogative dans la ruralité ! Certes, le texte dispose bien que « l’État accompagne financièrement les communes pour l’exercice de leurs compétences obligatoires en matière d’accueil du jeune enfant ». Mais la fin de l’article précise que cet accompagnement est réparti « en tenant notamment compte du nombre de naissances et du potentiel financier par habitant de chaque commune ». Qu’en dit l’association de maires de France (AMF), qui n’a jamais consultée pour le moindre décret d’application ? « Les critères de répartition de la compensation financière, actuellement envisagés, à savoir le potentiel financier et le nombre de naissances, sont imparfaits et insuffisants et ils doivent être redéfinis en concertation avec les maires de France ». Il y a par exemple ce point aveugle dans les clefs de répartition : les jeunes enfants qui viennent d’emménager sur un territoire avec leur famille et qui ne comptent pas dans le calcul des financements. On pourrait croire à une impréparation, voire à un amateurisme dans la mise en œuvre, qui conduit le Gouvernement à jouer avec les finances publiques locales déjà exsangues. De manière générale, il manque 10 000 personnels. À ce rythme, l’objectif de créer 200 000 places en crèche d’ici à 2030 est d’ores et déjà caduque, selon l’AMF. Par conséquent, Mme la députée demande à Mme la ministre d’agir en urgence sur ces enjeux. Quelques mois après la sortie du nouveau livre choc du journaliste d’investigation Victor Castanet, « Les Ogres », à la lumière du travail d’enquête sur les crèches privées de son ancien collègue député William Martinet et après la tragédie survenue à Lyon au sein du groupe « People and Baby », on aurait pu espérer des acteurs publics une révolution en actes pour la petite enfance. Alors que Mme la députée soutient la volonté de mieux répondre aux besoins et de renforcer les contrôles, l’opération « crèches mortes » du secteur privé lucratif vient décupler les craintes des parents, des professionnels et des élus : en effet, cette opération était motivée par un chantage à l’emploi et à la place en crèche pour résister au renforcement de la sécurité des enfants, ce qui est inacceptable. Elle lui demande donc de répondre à la demande des exécutifs locaux, à savoir que l’État investisse 86 millions d’euros supplémentaires, pour faire face à l’augmentation des coûts et à la pénurie des 10 000 professionnels manquants dans ces services publics. Elle lui demande également d’agir pour endiguer les velléités d’un marché privé toujours aussi vorace et d’enfin planifier le déploiement d’un service vraiment public de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3306</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2023, le Gouvernement a engagé une refonte d’envergure de la politique d’accueil du jeune enfant, en dotant, par deux vecteurs complémentaires, les acteurs du secteur de la petite enfance de moyens d’actions renforcés pour lever progressivement l’ensemble des obstacles à un accueil accessible pour tous et de qualité. D’une part, de nouvelles dispositions en matière de gouvernance, de régime d’autorisation, de sanctions et d’inspection-contrôle des modes d’accueil du jeune enfant ont été introduites par la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. D’autre part, les moyens en ingénierie et financiers dédiés à l’accueil du jeune enfant ont été significativement renforcés dans le cadre de la Convention d’objectifs et de gestion (COG), établie entre l’État et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), pour la période 2023-2027, avec près de 6 milliards d’euros supplémentaires qui seront mobilisés par la branche famille de la sécurité sociale à l’horizon 2027. L’article 17 de la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi précise le périmètre des collectivités bénéficiaires d’un accompagnement financier pour l’exercice de leurs compétences en qualité d’autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant. Il dispose également, qu’en conformité avec l’article 72-2 de la Constitution, cet accompagnement financier est librement déterminé, tant dans ses modalités de répartition que dans son montant, par le législateur. L’adoption de la loi de finances pour 2025 a posé le principe d’une répartition entre les communes concernées, sur la base notamment des critères portant sur le nombre de naissances ainsi que sur le potentiel financier par habitant de chaque commune. Des précisions sur les modalités de calcul et de répartition de l’accompagnement financier seront déterminées par un décret en Conseil d’État, qui fera l’objet de concertation avec les représentants des communes et de leurs groupements. Par ailleurs, il convient de relever que le montant total de l’accompagnement financier dévolu aux autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant pour 2025 s’élève à 86 millions d’euros. S’agissant de la pénurie de professionnels en crèches et des moyens financiers investis pour l’endiguer, le Gouvernement a pris un engagement fort en 2024 pour la revalorisation des salaires, en participant à l’effort financier des employeurs dans le cadre de la COG établie avec la CNAF. Cette participation prend la forme d’un forfait (dit « bonus attractivité ») versé par les caisses d’allocations familiales aux gestionnaires des établissements financés par la prestation de service unique. Ce dispositif se traduit concrètement pour les professionnels par une augmentation de leur rémunération mensuelle de 100 euros nets pour les personnels communaux et de 150 euros nets en moyenne pour les salariés des établissements privés. En contrepartie, des évolutions des conventions collectives en faveur d’une amélioration durable et équitable des salaires, ainsi que des conditions de travail, sont attendues. Ainsi, des mesures fortes ont déjà été prises et sont amenées à se développer encore en 2025 et en 2026 dans le cadre du déploiement du service public de la petite enfance, et ce, tant en matière de lutte contre la pénurie de professionnels et de soutien du secteur de la petite enfance, qu’en matière de garantie et d’encadrement de la qualité du service rendu, avec comme objectif l’intérêt des jeunes enfants et de leurs familles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5719</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3307</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manque de places en crèche et accessibilité des solutions de garde</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5719. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la pénurie persistante de places en crèche et l’accessibilité insuffisante des solutions de garde d’enfants en France. La petite enfance constitue un enjeu majeur pour le développement de l’enfant, l’égalité des chances et l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Cependant, de nombreuses familles, notamment dans les zones rurales et périurbaines, peinent à trouver une place en crèche ou un mode de garde adapté. Ce manque d’infrastructures compromet non seulement l’épanouissement des enfants, mais freine également le retour à l’emploi de nombreux parents, en particulier des mères. Dans les Bouches-du-Rhône, la situation est préoccupante. En 2022, le taux de couverture global des besoins en accueil du jeune enfant était de 49,3 %, soit 11 points en dessous de la moyenne nationale. Cette insuffisance est accentuée par une offre en accueil individuel faible et en diminution, avec une baisse de 21,6 % du nombre d’assistantes maternelles agréées entre 2015 et 2020. Dans la ville de Marseille, par exemple, l’offre de garde collective permet d’accueillir près d’un enfant sur deux, avec une capacité théorique d’accueil de 48,5 %. Cependant, cette moyenne masque des disparités importantes entre les arrondissements. De plus, certaines communes affichent des taux de couverture inférieurs ou égaux à 25 % et certaines même n’offrent aucune place d’accueil pour les jeunes enfants. Cette situation crée une inégalité d’accès aux services essentiels pour le développement de l’enfant et complique la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les parents. Les alternatives, telles que les assistantes maternelles ou les micro-crèches, bien que pertinentes, ne suffisent pas à répondre à la demande croissante, notamment dans les zones rurales où ces solutions sont moins disponibles. De plus, le financement de la création de nouvelles places en crèches reste insuffisant et inégalement réparti entre les régions. Face à ce constat, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer l’offre de places en crèche, notamment dans les territoires ruraux et périurbains, et quelles actions seront prises pour soutenir la création de nouvelles structures de garde adaptées aux besoins des familles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3307</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250018</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a fait de la refondation de la politique d’accueil du jeune enfant une priorité, avec des actions clés pour remédier aux difficultés du secteur des crèches. Avec la mise en œuvre du service public de la petite enfance, entré en vigueur au 1er janvier 2025, un recensement des offres d’accueil disponibles (individuelles et collectives) et des besoins des familles en matière d’accueil du jeune enfant va se déployer. Cette démarche inclut la planification stratégique pour déterminer le nombre de places nécessaires, les types d’accueil, ainsi que des questions d’accessibilité financière et géographique. Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont devenues les autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant et devront garantir l’accès des familles à des modes d’accueil adaptés, tout en veillant à la qualité des services. Les communes de plus de 10 000 habitants doivent également se doter d’un relais petite enfance d’ici janvier 2026 pour accompagner les familles. Le Gouvernement reconnaît les défis actuels du secteur, notamment la pénurie de professionnels. Pour y remédier, un comité de filière petite enfance a été créé depuis 3 ans et apporte des solutions concrètes et concertées. Une étude est en cours en collaboration avec la caisse nationale des allocations familiales, afin de mieux identifier les besoins et ajuster les politiques de formation, de recrutement et de fidélisation du personnel. Cette enquête permettra aussi d’évaluer la répartition des professionnels sur le territoire et les besoins. Le Gouvernement se mobilise pour rendre plus attractifs, les métiers de la petite enfance. Ainsi, des travaux sont engagés : - pour la création d’un nouveau titre professionnel de niveau 4 (fortement sollicitée par le comité de filière petite enfance) qui sera accessible en formation initiale et par voie de Validation des acquis de l’expérience (VAE) d’ici cet automne ; - pour un accès facilité à la VAE aux professionnels disposant d’une année d’expérience et souhaitant acquérir le Diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture (DEAP) dont la difficulté réside à ce jour, dans l’acquisition du bloc de compétences « sanitaires » (accessible uniquement si le salarié a travaillé préalablement dans le secteur hospitalier) afin que l’organisme certificateur puisse prononcer l’obtention d’une VAE partielle si les autres blocs de compétences sont validés. Le salarié pourra ensuite choisir soit de compléter son cursus par le suivi d’une formation spécifique pour le versant sanitaire dans un délai qui reste à définir avec les Instituts de formation d’auxiliaires de puériculture (IFAP) afin d’obtenir à terme, le DEAP soit d’opter pour la poursuivre vers le nouveau titre professionnel de niveau 4. Par ailleurs, les aides financières récentes apportées au secteur de la petite enfance visent à améliorer à la fois l’attractivité des métiers, la qualité de l’accueil et à faciliter l’accès pour les familles. Elles sont particulièrement importantes pour renforcer l’attractivité des métiers et améliorer les conditions d’exercice. Pour les assistants maternels, un plan relatif à l’accueil individuel inclut des mesures significatives : la prime à l’installation est triplée et une réforme du complément de libre choix du mode de garde emploi direct dont la mise en œuvre est prévue au 1er septembre 2025 permettra notamment de mieux rémunérer les horaires spécifiques, d’accompagner la prise en charge des enfants (jusque 12 ans pour les familles monoparentales) et surtout de diminuer le reste à charge pour les parents. Des garanties sont également mises en place pour lutter contre les impayés de salaire ; de même que le doublement de l’aide au démarrage pour toutes les Maisons d’assistants maternels (MAM) qui se créent, ainsi que l’accès au fonds de modernisation pour les MAM déjà en place. Concernant les Etablissements d’accueil du jeune enfant (EAJE), des évolutions de la prestation de service unique visent à alléger la pression financière liée au financement à l’heure. Une revalorisation salariale de 100 à 150 € pour les professionnels des EAJE bénéficiant de la prestation de service unique est versée par la caisse d’allocations familiales. Par ailleurs, un financement des journées pédagogiques (jusqu’à trois jours par an) et le doublement des heures de concertation sont prévus pour renforcer les pratiques professionnelles. Enfin, pour les parents, l’offre d’accueil sera élargie avec la création de 1 000 places supplémentaires pour les parents en recherche d’emploi ou en formation. Le Gouvernement est déterminé à mettre en œuvre ces mesures pour garantir un accueil de qualité pour chaque enfant, soutenir les professionnels de la petite enfance et améliorer l’accès et les conditions d’accueil pour les familles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>