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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-05-20" NumJO="20250020" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>6788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3477</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Situation des IRA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6788. — 20 mai 2025. — M. Michel Castellani attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation des IRA. Il y a encore quelques mois, le Gouvernement affichait sa volonté de renforcer les recrutements de cadres intermédiaires au sein de la fonction publique d’État. Les instituts régionaux d’administration (IRA) devaient jouer un rôle central dans cette dynamique, avec des promotions pouvant atteindre jusqu’à 200 élèves par établissement. Dans cet esprit, les IRA ont investi pour adapter leurs infrastructures ainsi que pour créer deux postes supplémentaires. Or il a d’abord été décidé la création d’un nouveau centre à Nanterre, rattaché à l’IRA de Lille. Conséquence : les deux postes nouvellement créés dans chaque institut doivent être supprimés pour doter ce centre. Ensuite, il a été décidé d’aller plus loin en annonçant la fusion des cinq IRA en une structure unique, ce qui représenterait un véritable coup de massue pour les établissements et notamment celui de Bastia. Se profilent en effet des réductions drastiques d’effectifs, une recentralisation des fonctions supports et un amoindrissement de l’autonomie pédagogique. L’organisation des concours serait elle aussi centralisée, retirant aux IRA leur rôle clé dans le recrutement, la formation et l’accompagnement des futurs cadres de l’État. L’IRA de Bastia, du fait de son insularité et de son ancrage territorial, serait particulièrement fragilisé par ces mesures. Remettre en question l’affectation géographique des élèves porterait un coup sévère à son attractivité, pourtant cruciale à son bon fonctionnement. M. le député se positionne sans ambiguïté pour le maintien total des fonctions, des compétences et des moyens de l’IRA de Bastia, dont il connaît l’utilité pédagogique, mais également le rôle social et sociétal qu’il remplit en faveur de Bastia et de la Corse. M. le député demande à M. le ministre quelle sera demain la place réservée à l’IRA de Bastia dans un système centralisé qui ne prend pas en compte les réalités locales. Il l’interroge également sur l’avenir des personnels et des élèves d’un institut dont l’autonomie et la singularité seraient niées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3477</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Prime et statut des scaphandriers de la région Occitanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6790. — 20 mai 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation des scaphandriers territoriaux employés par la Région Occitanie. Avant 2008, les scaphandriers intervenant dans les ports de Grau-du-Roi, Port-La-Nouvelle et Sète étaient des fonctionnaires de l’État. À ce titre, ils bénéficiaient d’une indemnité spécifique liée à leurs travaux sous-marins, calculée en fonction du nombre de plongées effectuées. Cette prime, représentant jusqu’à un quart de leur rémunération nette mensuelle, constituait une reconnaissance de la dangerosité et de la technicité de leur métier. Depuis le transfert de compétence aux régions en 2008, ces agents sont devenus des fonctionnaires territoriaux. Si une prime de plongée a été réintroduite par la Région Occitanie en 2017, elle reste juridiquement précaire. Elle s’élève à 6,69 euros brut de l’heure de plongée, avec majoration possible selon la profondeur. À cela s’ajoute une prime d’habillement de 9,10 euros brut. Concrètement, les scaphandriers perçoivent ainsi 29,88 euros brut par jour de plongée (environ 3 h en moyenne). Cependant, cette indemnité est fragile, car son attribution relève d’une simple décision du conseil régional, sans base statutaire solide ; elle est aussi inéquitable, car elle est exclusivement liée à la plongée effective, excluant les agents mobilisés pour la sécurité en surface, ou ceux momentanément indisponibles pour des raisons médicales, météorologiques, ou institutionnelles (réunions, formations, manque de personnel) ; elle est par ailleurs non cotisable, n’ouvrant pas de droits à la retraite ni à l’assurance-chômage. Par ailleurs, les scaphandriers territoriaux, malgré les exigences techniques et les risques inhérents à leur métier, restent classés en catégorie C. Leur évolution de carrière est bloquée, aucune passerelle n’étant prévue vers la catégorie B, à l’exception de deux chefs d’équipe, anciens OPA, qui ont bénéficié d’une reclassification lors de leur intégration. Cette situation génère un sentiment d’injustice et une précarité financière pour ces agents engagés dans un métier à forte pénibilité. Aussi, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement entend sécuriser juridiquement et revaloriser cette indemnité de plongée, en l’inscrivant dans le cadre statutaire de la fonction publique territoriale, afin de garantir son maintien, son équité et sa prise en compte dans le calcul des droits sociaux. Il l’interroge également sur les perspectives d’évolution de carrière pour ces agents, notamment sur l’ouverture du grade à la catégorie B.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3478</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir budgétaire du volet immatériel du DiNA Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6673. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir budgétaire du volet immatériel du dispositif national d’accompagnement des Cuma (DiNA Cuma). Mis en place en 2016, en rupture avec les dispositifs antérieurs centrés sur l’investissement matériel (notamment les prêts à moyen terme spéciaux MTS), le DiNA Cuma a permis d’introduire un soutien inédit à l’investissement immatériel, à travers le financement de conseils stratégiques destinés à accompagner les coopératives agricoles dans leurs dynamiques collectives : gouvernance, emploi, projet commun, transition agroécologique… Ce volet immatériel a fait l’objet d’une évaluation approfondie par le CGAAER, à la demande du ministère, pour en mesurer la pertinence et l’impact opérationnel. Les conclusions sont claires quant à une efficacité prouvée : plus de 3 000 conseils stratégiques ont été réalisés entre 2016 et 2020, générant la création de 700 emplois et une forte mobilisation sur les enjeux de transition, avec un coût moyen maîtrisé. Chaque année, plus de 600 Cuma et 14 000 agriculteurs sont concernés. Refondu en 2024 à l’issue d’une concertation entre la DGPE et le Réseau Cuma, le dispositif est désormais pleinement articulé avec les priorités du ministère : souveraineté alimentaire et énergétique, transition agroécologique, emploi rural, renouvellement des générations. Pourtant, malgré cette reconnaissance institutionnelle, les crédits alloués au conseil stratégique demeurent limités, mettant en péril des projets structurants dans de nombreux territoires. Dans le département de M. le député, l’Aveyron, le nombre de journées financées est passé de 90 en 2023 à 67 en 2024, alors que la demande locale reste soutenue. En Aveyron toujours, ce soutien a permis de faire émerger deux groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) issus de démarches DiNA : l’un sur la préservation des sols, l’autre sur la structuration d’une filière chanvre. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement entend garantir un financement pérenne et revalorisé du volet immatériel du DiNA Cuma, à la hauteur de son impact structurant pour l’agriculture de groupe et des besoins croissants exprimés dans les territoires. À tout le moins, il lui demande si le Gouvernement entend maintenir ce dispositif à un niveau cohérent avec les priorités nationales - transition agroécologique, emploi, renouvellement des générations - et en faire un appui stratégique aux coopérations agricoles de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3478</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6674. — 20 mai 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un sujet essentiel, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant ce dispositif qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3479</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Budget et calendrier du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6676. — 20 mai 2025. — Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Les débats sur le projet de loi de finances ont témoigné d’un soutien transpartisan à cette politique, avec plusieurs centaines d’amendements déposés par des parlementaires et l’adoption en commission mixte paritaire d’un amendement augmentant de 20 millions d’euros d’euros l’enveloppe du plan haies, portant son budget à 45 millions d’euros. Cependant, d’après les retours des acteurs concernés, ce montant risque aujourd’hui d’être remis en question du fait de la fongibilité de l’enveloppe « planification écologique ». Une baisse budgétaire qui, si elle était actée, interpellerait au regard de la volonté exprimée par le Parlement à travers le vote de la loi de finances. Cette situation interroge également compte tenu des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et dans la loi d’orientation agricole, tout juste promulguée : un soutien budgétaire ambitieux dans la durée est nécessaire pour atteindre les + 50 000 km de haies en 2030, prévus par ces deux textes. Pour rappel, le pacte en faveur de la haie prévoyait à son lancement en 2024, un engagement à 110 millions d’euros pour au moins 3 ans. En parallèle de cette baisse de budget, un report de la publication des appels à projets serait également envisagé. Initialement prévus au printemps, ils seraient désormais lancés en juillet au plus tôt. Ce report fragiliserait la mise en œuvre du pacte, qui nécessite notamment pour les agriculteurs d’anticiper leurs projets de plantation de haies. Ce nouveau calendrier tardif mettrait également en difficulté les structures de terrain (opérateurs de l’arbre et de la haie, techniciens, fédérations de chasseurs, chambres d’agriculture) accompagnant les agriculteurs, mais aussi les services de l’État, contraints de travailler dans un calendrier difficilement tenable. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, ce flou sur le budget disponible et ce retard dans le calendrier seraient fortement pénalisants. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros et si un calendrier de publication des appels à projets du pacte sera présenté, afin de sécuriser la planification des plantations pour l’hiver 2025/2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3479</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale de l’achat des produits phytosanitaires en Espagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6677. — 20 mai 2025. — M. Christophe Barthès attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les achats de produits phytosanitaires transfrontaliers qui représentent une concurrence déloyale à l’encontre des entreprises françaises de distribution agricole. En effet, les achats de produits phytosanitaires en Espagne ne cessent de croître face à la hausse des prix en France, particulièrement dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, proches de la frontière espagnole. Or ces produits sont soumis en France à la redevance de pollutions diffuses (RPD), centralisée à l’Agence de l’eau Artois Picardie. Lors d’un achat en Espagne (déclaré auprès de l’agence de l’eau), on retrouve une exonération qui va jusqu’à 100 euros. En France, au contraire, la RPD doit être payée dès le premier centime sans exonération, ce qui représente une véritable distorsion de concurrence. Cette situation est une perte pour l’économie et pour les entreprises françaises, alors que les règles devraient être les mêmes pour tous. La superposition de normes inutiles est bien française. Elle impacte fortement les entreprises de distribution agricole qui doivent en plus payer l’avance de TVA (ce qui n’est pas le cas en Espagne) et mettent en œuvre des facilités de paiement pour soutenir leurs clients agriculteurs, facilités bien souvent essentielles à leur survie face à la crise actuelle. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour mettre fin à la concurrence déloyale avec l’Espagne concernant les produits phytosanitaires et si elle va alléger la réglementation pour ces produis en France car ils sont essentiels et les agriculteurs ne s’en servent pas pour polluer, mais simplement pour avoir des rendements qui leur permettent de vivre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3479</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Continuité budgétaire du pacte en faveur des haies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6678. — 20 mai 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire du pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Les débats sur le projet de loi de finances pour 2025 ont témoigné d’un soutien transpartisan à cette politique, avec plusieurs centaines d’amendements déposés par des parlementaires et l’adoption en commission mixte paritaire d’un amendement augmentant de 20 millions d’euros l’enveloppe du plan haie, portant son budget à 45 millions d’euros. Cependant, d’après les retours des acteurs concernés, ce montant ferait l’objet d’une coupe budgétaire dans le cadre des 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires annoncées par le Gouvernement en 2025. Si elle est définitivement actée, cette baisse budgétaire interpellerait au regard de la volonté exprimée par le Parlement à travers le vote de la loi de finances. Cette situation interroge également compte tenu des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et dans la loi d’orientation agricole tout juste promulguée : un soutien budgétaire ambitieux dans la durée est nécessaire pour atteindre les + 50 000 km de haies en 2030, prévus par ces deux textes. Pour rappel, le pacte en faveur de la haie prévoyait à son lancement en 2024, un engagement à 110 millions pour au moins 3 ans. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, cette baisse budgétaire serait très dommageable sur les territoires. Elle souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement entend respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros prévue pour le pacte haie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3480</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire du dispositif DiNA pour les CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6679. — 20 mai 2025. — M. Jean-Michel Jacques alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Le dispositif DiNA qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir le budget de ce dispositif, essentiel à l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs et par conséquent à la souveraineté alimentaire de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3480</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6680. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Buchou alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Les coupes budgétaire de ce dispositif suscitent l’inquiétude de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3480</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6681. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022- 2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3481</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Extension d’un élevage porcin à Plougerneau : quels impacts ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6682. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’urgence environnementale et sanitaire que représente l’extension de l’élevage porcin et bovin du groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) Simon à Plouguerneau, dans le Finistère. Ce projet, situé au lieu-dit Kerdelan, prévoit une augmentation de 9 000 porcs supplémentaires, s’ajoutant aux 25 000 déjà présents sur la commune. Dans un secteur où la densité atteint déjà 3 000 porcs au km2, cette extension suscite une vive opposition des citoyens de Plouguerneau, ainsi que de nombreuses associations environnementales. Les risques liés à ce projet sont multiples. En effet, son implantation à proximité immédiate d’une école primaire, d’une zone Natura 2000 ainsi que de la source d’eau potable de la commune pose un problème sanitaire majeur. De plus, l’intensification de l’épandage de lisier aurait pour conséquence une pollution accrue des eaux de l’Aber-Wrac’h et du Quillimadec, renforçant les risques de prolifération des algues vertes. Cette extension contrevient aussi aux réglementations agricoles et environnementales en vigueur. La distance réglementaire de 500 mètres avec les cours d’eau ne serait pas respectée, tandis que l’intensification du recours aux pesticides et engrais chimiques menacerait encore davantage l’équilibre écologique du territoire. Les impacts sur la biodiversité sont également préoccupants, en particulier pour l’Agrion de Mercure, une libellule protégée au niveau européen, dont l’habitat se trouve à proximité immédiate du projet. Le collectif « Non à l’extension de la porcherie de Plouguerneau », soutenu par de nombreux acteurs locaux, espère encore une annulation de ce projet, d’autant plus que la consultation publique a montré une forte mobilisation citoyenne à son encontre. Toutefois, malgré ces oppositions, la municipalité et la préfecture ont validé l’extension, mettant en avant le respect des règles d’urbanisme, sans prendre en compte l’ensemble des enjeux environnementaux et sanitaires soulevés. Sur la base de ces éléments, il s’interroge sur les mesures urgentes qu’elle compte prendre pour assurer le respect des réglementations environnementales et protéger les habitants des risques sanitaires liés à ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3481</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement des CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6683. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3482</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Gel du budget alloué aux CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6684. — 20 mai 2025. — M. Joël Bruneau alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inquiétude des CUMA suite à une récente baisse du budget qui leur est alloué. Les CUMA sont des outils qui participent à diminuer les frais de structure des exploitations agricoles et donc à la force de l’agriculture française. Face à une concurrence internationale forte et à des difficultés structurelles et conjoncturelles, il paraît essentiel de préserver tous les éléments concourant à la force du modèle agricole français. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3482</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Baumel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interrogation sur le dispositif d’aide de FranceAgriMer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6685. — 20 mai 2025. — M. Laurent Baumel interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le dispositif d’aide nationale de FranceAgriMer sur l’acquisition de matériels d’agroéquipement des vergers pour aider à la transition écologique. Ce dispositif permet aux arboriculteurs d’acquérir du nouveau matériel agricole et d’investir dans la transition écologique. Cependant, lors de l’ouverture de la plateforme permettant de candidater pour obtenir les subventions et par conséquent la connaissance des pièces justificatives à fournir, plusieurs arboriculteurs se sont retrouvés devant un message leur indiquant que l’enveloppe budgétaire était épuisée. Ce message affiché seulement quelques minutes après l’ouverture de la plateforme montre un fonctionnement d’attribution des aides au « premier arrivé premier servi ». Ce fonctionnement décourage certains arboriculteurs, ne pouvant pas bénéficier de ce dispositif alors qu’ils souhaiteraient investir dans la transition écologique. Ce fonctionnement nécessitant de disposer d’un dossier déjà complet à l’ouverture de la plateforme créait de fait une rupture d’égalité entre les petits exploitants et les plus gros ayant l’habitude de déposer des dossiers. Cette méthode d’attribution pourrait également être source de suspicions entre les arboriculteurs alors que l’ensemble des demandeurs souhaitent œuvrer pour la transition écologique. Aussi, il souhaiterait connaître le bilan de ce dispositif pour l’année 2024, mais également connaître le mode de fonctionnement et d’attribution du dispositif d’aide nationale de FranceAgriMer sur l’acquisition de matériels d’agroéquipement des vergers pour aider à la transition écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3482</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien du dispositif DiNA pour les CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6687. — 20 mai 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire récemment intervenue concernant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif ne se limite pas au soutien à l’achat et au partage de matériel. Il accompagne les projets collectifs portés par les Cuma. Il contribue ainsi au développement de l’emploi en milieu rural, au renouvellement des générations, à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, à l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’à la souveraineté alimentaire et énergétique. DiNA a récemment fait l’objet d’un travail approfondi. Un rapport du CGAAER, une concertation menée entre la DGPE et le réseau Cuma en 2022-2023, puis une refonte du dispositif en 2024 ont permis de mieux l’adapter aux objectifs des politiques publiques. Il s’agit d’un outil précieux qui, par l’action des collectifs d’agriculteurs, démultiplie les impacts sur le terrain. Cette aide stratégique est unique en son genre dans le monde agricole. Chaque année, plus de 600 Cuma y ont recours à l’échelle nationale, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un enjeu central, elle souhaite savoir si elle entend maintenir et sécuriser dans la durée ce dispositif, qui reste aujourd’hui la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3483</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mettre en place une définition officielle et réglementée du plant truffier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6688. — 20 mai 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de mettre en place une définition officielle et réglementée du plant truffier. À côté des plants truffiers mycorhizés et contrôlés produits par plusieurs pépiniéristes, de nombreux plants vendus sous le nom de plant truffier n’apportent en réalité aucune garantie tant sur la conformité de l’inoculum que sur la qualité de la mycorhization. Ces plants non contrôlés conduisent à des cultures non rentables en raison des productions faibles voire à l’absence de production. Dans pareils cas, les conséquences sont néfastes non seulement pour les acheteurs trompés, mais aussi pour la trufficulture elle-même qui apparaît alors comme une culture peu fiable. Aussi, une définition officielle et réglementée du plant truffier permettrait, d’une part, aux acheteurs potentiels d’être mieux informés sur la qualité des plants qu’ils souhaitent acquérir et d’autre part aux organismes de contrôle et de la répression des fraudes de pouvoir intervenir afin d’écarter ce type de plants du marché. Pour la Fédération française de trufficulture et le Syndicat national des producteurs de plants truffiers, un plant truffier devrait répondre aux trois caractéristiques suivantes : un hôte végétal qui a été inoculé avec un inoculum préalablement contrôlé pour vérifier la bonne espèce de truffe ; dont la mycorhization aura été contrôlée avant sa commercialisation ; et dont l’aspect végétatif correspond aux normes en vigueur définies par des organismes de contrôle externes tels que l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) ou le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL). En résumé, cette demande de définition des plants truffiers vise à prévenir des pratiques commerciales trompeuses, à assurer une meilleure sécurité sanitaire et traçabilité des plants truffiers et plus largement à préserver le patrimoine et la gastronomie française. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3483</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre du pacte de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6689. — 20 mai 2025. — M. Guillaume Lepers attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir le maintien et le déploiement effectif du budget consacré au pacte en faveur de la haie pour l’année 2025. Les haies constituent un levier majeur pour la préservation de la biodiversité, la lutte contre l’érosion des sols, la régulation du cycle de l’eau et le stockage du carbone. Elles participent aussi au dynamisme économique local, en soutenant l’agriculture durable, les filières bois-énergie et l’emploi dans les métiers du paysage et de l’horticulture. Cela contribue à un cadre de vie harmonieux, apaisé et à l’attractivité des territoires et de l’artisanat local. Dans un contexte notamment économique fragilisé par plusieurs crises successives ces dernières années, il est essentiel de conforter des dispositifs structurants pour la vitalité écologique, économique et artisanal des territoires. Aussi, il lui demande de communiquer au Parlement sa feuille de route pour l’application du pacte de la haie. Par ailleurs, il lui demande si elle entend utiliser pour l’exercice budgétaire 2025 les 45 millions d’euros de crédits votés en faveur dudit pacte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3483</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Préservation des moyens du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6690. — 20 mai 2025. — M. Nicolas Ray interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les moyens alloués au pacte en faveur de la haie pour l’année 2025. Présenté en 2023, le « pacte en faveur de la haie » prévoit de limiter l’arrachage des haies et d’inciter à la plantation afin d’aboutir à une augmentation nette du linéaire de haies de 50 000 km entre 2020 à 2030. Cet objectif ambitieux a été confirmé par l’article 38 de loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Compte tenu de l’importance des haies bocagères pour la biodiversité, la prévention des risques climatiques et la sauvegarde des paysages ruraux, le pacte en faveur de la haie a été doté d’un budget de 110 millions d’euros en 2024 afin d’accompagner la gestion durable des haies et soutenir les démarches collectives et territoriales. De nombreux acteurs associatifs, agriculteurs et collectivités ont ainsi bénéficié de ce dispositif utile pour les territoires et l’environnement. Alors que le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait initialement de diminuer de 70 % les montants des crédits accordés au pacte en faveur de la haie, des amendements parlementaires ont permis d’accorder, de manière consensuelle, une rallonge de 20 millions d’euros à ce dispositif afin de limiter la coupe budgétaire et de porter son budget à 45 millions d’euros pour 2025. Cette mesure a été adoptée en commission mixte paritaire et intégrée à la loi de finances définitivement adoptée par le Parlement après l’engagement de la responsabilité du Gouvernement. Pourtant, le décret d’annulation de 3,1 milliards d’euros de crédits budgétaires inscrits dans la loi de finances pour 2025 publié le 27 avril dernier suscite de vives inquiétudes quant au respect de la volonté du législateur de préserver les moyens alloués au pacte en faveur de la haie. C’est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir lui indiquer si l’enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros allouée au pacte en faveur de la haie par la loi de finances pour 2025 sera préservée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3484</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réductions budgétaires du DiNA dédié aux Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6691. — 20 mai 2025. — M. Henri Alfandari attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes des agriculteurs et des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), face aux récentes réductions budgétaires des fonds dédiés au dispositif d’innovation en agriculture (DiNA). Les Cuma jouent un rôle clé dans la modernisation des exploitations agricoles et la transition écologique, en permettant aux agriculteurs de mutualiser équipements et innovations. Le DiNA, essentiel à leur financement, est indispensable pour soutenir leur développement et leur compétitivité. Cependant, les perspectives de nouvelles réductions budgétaires suscitent de vives inquiétudes, notamment en ce qui concerne l’impact sur l’accès à ce dispositif. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour préserver le financement du DiNA et garantir ainsi la pérennité des CUMA dans un contexte économique et agricole difficile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3484</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Reliquats des aides à la conversion en agriculture biologique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6692. — 20 mai 2025. — Mme Delphine Batho interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les reliquats de l’enveloppe des aides à la conversion en agriculture biologique (CAB) de la politique agricole commune 2023-2027. En effet, faute de conversions suffisantes en agriculture biologique, près de 240 millions d’euros issus de l’enveloppe des aides à la conversion en agriculture biologique n’ont pas été consommés à ce jour. Ce montant risque de s’élever à 850 millions d’euros à la fin de l’année 2027. L’agriculture biologique traverse une situation préoccupante, liée notamment à l’arrêt des aides au maintien qui fragilise les exploitations. Pourtant, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture fixe comme objectif dans son article 1er « 9° De favoriser l’installation économiquement viable d’exploitations agricoles en agriculture biologique, au sens de l’article L. 641-13 du présent code, en veillant à l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché national et pour atteindre les objectifs inscrits dans le programme national sur l’ambition en agriculture biologique, de manière notamment à ce que l’agriculture biologique représente 21 % de la surface agricole utile cultivée au 1er janvier 2030 ; ». Dans ce contexte, le reliquat de l’enveloppe des aides à la conversion en agriculture biologique doit être intégralement fléché pour répondre aux préoccupations légitimes de la profession qui demande notamment de porter l’éco-régime bio à 145 euros par hectare et par an, de revaloriser le crédit d’impôt bio jusqu’à 6 000 euros par ferme et de créer un paiement pour service environnemental (PSE) bio cumulable avec l’éco-régime et le crédit d’impôt bio. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui assurer que les reliquats CAB seront bien attribués exclusivement à l’agriculture biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3484</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien à la filière d’agriculture biologique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6693. — 20 mai 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les grandes difficultés rencontrées par la filière d’agriculture biologique. Face à la baisse du nombre de conversions en agriculture biologique et à une dynamique de déconversion croissante, la situation des paysans bio est particulièrement inquiétante et nécessite des mesures urgentes. En effet, cette tendance met en péril non seulement les exploitations, mais aussi les objectifs nationaux de surfaces en bio. Actuellement, seules 10,4 % des terres sont cultivées en bio alors que l’objectif national à atteindre en 2027 est de 18 %. Depuis la suppression en 2018 de l’aide au maintien de l’agriculture biologique (MAB) dans la politique agricole commune (PAC), la situation s’est particulièrement dégradée en France. Certaines régions ont pu maintenir cette aide de manière temporaire, mais de nombreux agriculteurs n’ont aucun soutien à la transition. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’utiliser le reliquat budgétaire de la période 2023-2027 de la PAC, estimé à 1 milliard d’euros, pour financer la remise en place d’une aide au maintien à l’agriculture bio.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3485</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Viticulture et pérennité de l’activité agricole face au dérèglement climatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6694. — 20 mai 2025. — Mme Karen Erodi interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation de grande fragilité dans laquelle se trouvent de nombreux jeunes viticulteurs, notamment dans le département du Tarn, face aux effets de plus en plus violents et imprévisibles du changement climatique. En 2024, les épisodes météorologiques extrêmes ont provoqué d’importantes pertes de récolte pour la filière viticole, fragilisant particulièrement les jeunes exploitants récemment installés, dont la situation économique était déjà précaire. La récente annonce d’une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros destinée à financer une « aide à l’arrachage » constitue un premier signal positif de reconnaissance par l’État des difficultés rencontrées sur le terrain. Toutefois, cette mesure, saluée par le réseau Jeunes agriculteurs, ne pourra pleinement remplir son rôle qu’à condition de faire l’objet d’une mise en œuvre rapide, claire et équitable. À ce titre, Mme la députée relaie les demandes portées par les Jeunes agriculteurs du Tarn, qui insistent sur la nécessité urgente d’ouvrir sans délai le guichet permettant d’accéder à ces aides, tout en précisant les critères d’éligibilité pour garantir une juste répartition des fonds : définition de l’année de référence, âge du chef d’exploitation, date d’installation, seuils de perte de chiffre d’affaires ou d’excédent brut d’exploitation (EBE) et niveau de perte de production. L’objectif est de permettre aux jeunes agriculteurs les plus exposés de bénéficier d’un soutien efficace et proportionné à la gravité de leur situation. Au-delà de l’urgence de cette aide ponctuelle, cette situation met en lumière une problématique plus structurelle : celle du maintien dans la durée des jeunes installés, dans un contexte climatique, sanitaire et économique de plus en plus instable. Si l’installation des jeunes en agriculture est une priorité clairement affirmée, leur pérennisation est tout aussi essentielle. Sans accompagnement renforcé, beaucoup risquent de quitter la profession dans les années à venir, remettant en cause le renouvellement des générations agricoles, la vitalité des territoires ruraux et la souveraineté alimentaire nationale. Mme la députée souhaite ainsi connaître les intentions du Gouvernement quant à la mise en place rapide d’un dispositif d’aide accessible à tous les jeunes viticulteurs touchés et si une concertation avec les organisations professionnelles agricoles, notamment les Jeunes agriculteurs, est prévue pour co-construire les modalités de mise en œuvre. Elle lui demande également quelles mesures plus durables seront prises pour intégrer les enjeux d’adaptation climatique dans les politiques d’accompagnement de l’installation et du maintien des jeunes agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3485</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fin de l’élevage en cage : quelles actions la France compte-t-elle mener ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6698. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les actions que le Gouvernement envisage pour soutenir la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Des données récentes du Comité national pour la promotion de l’oeuf (CNPO) montrent que 24,9 % des poules pondeuses sont élevées en cage en France, un chiffre nettement inférieur à la moyenne européenne de 38 %. Le CNPO annonce un objectif de moins de 10 % de poules en cage d’ici 2030. La France se distingue particulièrement des principaux fournisseurs d’oeufs, l’Espagne et la Pologne, qui ont encore plus de 60 % de poules élevées en cage. De plus, la loi EGALIM d’octobre 2018 interdit la mise en production de tout bâtiment nouveau ou réaménagé destiné à l’élevage de poules pondeuses en cage. Plusieurs États membres de l’Union européenne ont déjà légiféré sur la fin de l’élevage en cage des poules pondeuses : interdiction effective au Luxembourg et en Autriche et interdiction programmée en Allemagne, au Danemark, en République tchèque et en Slovaquie. La Commission européenne avait répondu favorablement à l’initiative citoyenne européenne « Pour une nouvelle ère sans cage », soutenue par plus d’un million de citoyens européens. Elle s’était engagée à présenter une proposition législative avant la fin de l’année 2023 pour interdire l’élevage en cage. Pourtant, aucun acte concret n’a été posé à ce jour. Cette inaction est d’autant plus préoccupante que 89 % des Français se déclarent favorables à la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Une telle mesure permettrait non seulement de renforcer les normes de bien-être animal, mais aussi d’éviter une concurrence déloyale vis-à-vis des éleveurs français. Compte tenu de ces éléments, elle lui demande quelles initiatives la France entend prendre pour que la Commission européenne respecte son engagement de proposer la fin de l’élevage en cage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3485</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Reconnaissance et réglementation de la chiropraxie animale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6699. — 20 mai 2025. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absence de reconnaissance et de réglementation de la chiropraxie animale en France. La chiropraxie animale, issue d’une spécialisation encadrée à l’international et accessible aux chiropracteurs et vétérinaires diplômés, est reconnue pour son efficacité dans la prise en charge des troubles neuro-musculo-squelettiques chez les animaux, qu’il s’agisse d’animaux de compagnie, d’élevage ou de compétition. Cette pratique, fondée sur des techniques manuelles précises, vise à restaurer la mobilité articulaire et à améliorer le bien-être animal, tout en évitant le recours systématique aux médicaments ou à la chirurgie. Or contrairement à la majorité des pays européens et nord-américains, la chiropraxie animale n’est ni reconnue, ni réglementée en France. Cette situation crée ainsi un vide juridique, la pratique étant actuellement assimilée à un exercice illégal de la médecine vétérinaire selon le Conseil national de l’ordre des vétérinaires. Cela survient alors même que la demande des propriétaires d’animaux pour ce type de soins ne cesse d’augmenter. La reconnaissance de la chiropraxie animale, assortie d’une formation et d’un cadre légal, permettrait de garantir la compétence des praticiens, d’assurer la sécurité des soins prodigués aux animaux et de répondre à une demande croissante. Aussi, il souhaite savoir si elle entend engager une démarche de reconnaissance et de réglementation de la chiropraxie animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3486</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Décret d’application de la loi du 14 mars 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6715. — 20 mai 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le plan de lutte de la prolifération du frelon asiatique. Le frelon asiatique, espèce exotique envahissante, représente un danger pour la biodiversité, notamment pour les pollinisateurs tels que les abeilles ainsi qu’un risque pour les particuliers. La loi du 14 mars prévoit la mise en place d’un plan national de lutte contre le frelon asiatique décliné au niveau départemental sous la responsabilité des préfets. Ses objectifs étant de clarifier les compétences, de fédérer les réponses publiques et privées et d’accompagner la filière agricole. La situation est aujourd’hui urgente : en ce début du mois de mai, période critique de nidification des femelles, une action rapide de destruction des nids est indispensable. Or faute de publication des décrets d’application et de la circulaire, les préfectures se trouvent aujourd’hui empêchées pour établir les plans départementaux. Cette situation a des effets importants dans l’intégralité du pays et plus spécifiquement dans le département des Alpes Maritimes où les professionnels de la désinsectisation expriment leurs inquiétudes. Le risque est une amplification de la prolifération qui causerait des dégâts sur la biodiversité et les particuliers. Au regard de ces éléments, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la publication prochaine du décret d’application, indispensable pour permettre la lutte efficace contre cette espèce invasive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3486</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Reconnaissance du statut des entrepreneurs de travaux forestiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6718. — 20 mai 2025. — M. Matthieu Bloch alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la reconnaissance du statut des entrepreneurs de travaux forestiers et sur la qualification juridique de leurs activités au regard du droit rural. Les entrepreneurs de travaux forestiers, notamment ceux engagés dans la production de plaquettes forestières à destination du chauffage ou de la litière animale, jouent un rôle croissant dans la valorisation des ressources locales et la transition énergétique du pays. Leurs activités s’inscrivent pleinement dans les objectifs de développement durable, de souveraineté énergétique et de dynamisation des territoires ruraux. Malgré leur rattachement au ministère de l’agriculture, leur affiliation à la Mutualité sociale agricole, leur éligibilité à certaines aides publiques et leur contribution directe à une économie de proximité, ces professionnels se heurtent à de nombreuses entraves administratives, principalement lorsqu’ils sollicitent des autorisations d’urbanisme pour implanter des bâtiments nécessaires à leur exploitation, notamment pour le stockage du bois déchiqueté. Dans plusieurs départements, les services de l’État considèrent que si l’activité de déchiquetage peut, sous certaines conditions, être regardée comme agricole en ce qu’elle participe à l’exploitation d’un cycle biologique, le stockage de la matière en aval relèverait quant à lui d’une activité commerciale. Une telle lecture, restrictive, prive ces professionnels de la reconnaissance pleine et entière de la nature agricole de leur activité, en dépit de leur intégration manifeste dans la chaîne de production primaire. De surcroît, un agriculteur ou une Cuma peuvent fournir des plaquettes à des chaufferies. Cela peut ainsi amener à une concurrence déloyale entre les différents professionnels notamment du fait de leurs différents statuts permettant à certains de construire des hangars de stockage et pas à d’autres. Ce défaut de reconnaissance, qui repose sur une appréciation parcellaire et souvent variable d’un territoire à l’autre, fragilise durablement une profession pourtant stratégique face aux défis climatiques et énergétiques. Il révèle surtout l’absence d’un statut juridique clair pour les entreprises de travaux forestiers, créant une incertitude constante et des inégalités de traitement face au droit. En conséquence, M. le député souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la clarification de la qualification juridique applicable aux activités de production et de stockage de bois-déchiqueté. Il l’interroge par ailleurs sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin de garantir aux entrepreneurs de travaux forestiers une sécurité juridique indispensable à la pérennité de leur engagement au service des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3487</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Organisation de la maréchalerie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6723. — 20 mai 2025. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le manque de structuration de la profession de maréchal-ferrant. Alors que l’article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime encadre strictement la réalisation d’actes de médecine et de chirurgie des animaux par des personnes n’ayant pas la qualité de vétérinaire et permet notamment aux maréchaux-ferrants de les réaliser pour le parage et les maladies du pied des équidés, cette profession ne dispose pas d’un ordre professionnel qui pourrait garantir la qualité du service rendu. Pourtant, la maréchalerie est une activité à laquelle l’ensemble des acteurs de la filière équine ont recours, essentielle à la santé et au bien-être des équidés et qui est exposée à un certain nombre de risques. La loi prévoit ainsi que la profession de maréchal-ferrant ne peut être exercée que par une personne ayant suivi une formation scientifique et professionnelle reconnue qui a abouti à la délivrance d’un certificat d’aptitude professionnelle ou brevet d’étude professionnelle de maréchal-ferrant. Elle punit par ailleurs de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros l’exercice illégal de la médecine et de la chirurgie des pieds des équidés. La création d’un ordre professionnel permettrait toutefois d’assurer un niveau de qualification homogène sur tout le territoire, garantir un niveau d’exigence pour l’entrée dans la profession, renforcer la formation continue, définir et faire respecter un code de déontologie, exercer un pouvoir disciplinaire et défendre les intérêts collectifs de la profession. Cette structuration de la profession de maréchal-ferrant s’inscrirait ainsi dans une dynamique vertueuse pour les mondes agricole et rural ainsi que pour les conditions et le bien-être des animaux. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour protéger la prise en charge des pieds des équidés et si la mise en place d’une règlementation de la profession de maréchal-ferrant sous la forme d’un ordre professionnel est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3487</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Gestion de la fièvre catarrhale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6754. — 20 mai 2025. — M. Anthony Boulogne interpelle Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur sa stratégie de gestion de la crise de la fièvre catarrhale. Depuis 2015, le Gouvernement est informé de l’existence de la fièvre catarrhale en son sérotype 8 (FCO 8). Depuis septembre 2023, la France est informée que le sérotype 3 circule sur le continent européen. La Meurthe-et-Moselle, territoire constitué à 53 % de terres agricoles, est en première ligne face à la propagation de la fièvre catarrhale. En effet, selon les données des services du ministère de l’agriculture, entre le 5 août 2024 et le 2 mai 2025, 10 763 foyers ont été recensés en France, 2 889 en Lorraine et 570 en Meurthe-et-Moselle. L’épidémie provenant des Pays-Bas se propage petit à petit sur l’ensemble du territoire national déjà touché par la FCO 8, menaçant le cheptel des exploitations lorraines. Des critiques se font entendre de la part des agriculteurs quant à la gestion des stocks de vaccins par l’État : en cas de regain de l’épidémie, les éleveurs ne pourraient pas faire vacciner l’ensemble de leur cheptel, la faute à des approvisionnements défaillants. Depuis début janvier 2025, une pénurie de vaccins gratuits pour le sérotype 3 de la fièvre catarrhale ovine et la maladie hémorragique épizootique sévit dans le pays. Le constat est le même pour les sérotypes 4 et 8. L’incapacité matérielle des éleveurs français à faire vacciner leur cheptel laisse craindre une perte de certains marchés à l’export. Pour les sérotypes 4 et 8, la vaccination est obligatoire pour l’export vers plusieurs pays européens, par exemple l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal ou encore la Suisse. L’absence de vaccination est synonyme de perte de marchés pour les éleveurs français et donc de difficultés économiques. L’agriculture tricolore, déjà fragilisée par la multiplication des normes contraignantes, des impôts, par la dérégulation du libre-échange instituant une concurrence déloyale, se passerait volontiers d’une crise sanitaire mal anticipée et mal gérée par les pouvoirs publics. Il en va du devoir de l’État de protéger les agriculteurs français en assurant la fourniture en quantité suffisante de vaccins pour le cheptel. Il lui demande donc de lui détailler la stratégie mise en place par ses services pour sécuriser l’approvisionnement et la fourniture de vaccins aux éleveurs contre les sérotypes 3, 4 et 8 de la fièvre catarrhale ovine et la maladie hémorragique épizootique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3488</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Indemnisation des éleveurs suite aux attaques de loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6755. — 20 mai 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les enjeux persistants en matière d’indemnisation des éleveurs victimes de prédation. Dans son département de la Meuse, le nombre d’animaux tués par le loup a augmenté de 41 % entre 2018 et 2024. Pourtant, la réponse indemnitaire apportée par le dispositif national reste très en deçà des enjeux. En effet, les délais de traitement et de versement des indemnisations atteignent parfois plus de six mois, mettant ainsi en péril la pérennité des élevages. Par ailleurs, au-delà des pertes directes, les éleveurs subissent des conséquences indirectes considérables. Une étude commandée par le ministère de la transition écologique, dans le cadre du Plan national d’action loup et activités d’élevage 2018-2023, a mis en évidence une baisse des mises bas pouvant atteindre 30 % à la suite des attaques. Ce même rapport a également souligné les limites des barèmes d’indemnisation, notamment en ce qui concerne les pertes indirectes. Malgré les promesses, aucune avancée significative n’a été mise en œuvre. Les barèmes d’indemnisation des pertes indirectes ne tiennent pas compte des données scientifiques actualisées, laissant un reste à charge non négligeable pour les éleveurs, qui doivent aussi supporter les conséquences psychologiques de ces attaques. De plus, Mme la députée rappelle que la requalification du statut du loup fin 2024, au niveau européen (convention de Berne), passant d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée », aurait dû conduire à une adaptation des transpositions normatives. Ce qui, à ce jour, n’a toujours pas été engagé en France. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes elle entend mettre en œuvre pour réduire les délais de traitement, rendre les barèmes plus représentatifs des pertes réelles et intégrer les données scientifiques disponibles sur les pertes indirectes et les mesures d’indemnisations exceptionnelles qui peuvent être mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3488</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Position de la France sur la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6756. — 20 mai 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la position de la France concernant la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Ces dernières années, les éleveurs français ont considérablement réduit la part de poules élevées en cages, passant de 70 % de poules en cages en 2015 à 24,9 % fin 2024 selon les chiffres de la filière œufs (CNPO). La filière s’est également fixé un objectif de moins de 10 % de poules en cages d’ici 2030. Toutefois, les efforts réalisés par les éleveurs français risquent d’être pénalisés par un environnement concurrentiel défavorable au sein du marché unique. La proportion moyenne de poules élevées en cages dans l’Union européenne est de 38 % selon la Commission européenne, soit un taux supérieur à celui de la France. De plus, les principaux fournisseurs d’œufs importés en France ont majoritairement recours à des systèmes d’élevage en cage : l’Espagne et la Pologne, qui fournissent à elles seules plus de trois quarts des importations d’œufs coquilles, élèvent encore respectivement 64 % et 67,7 % de leurs poules pondeuses en cages. Or la Commission européenne s’est justement engagée à proposer une interdiction des cages dans l’Union européenne en réponse à l’initiative citoyenne européenne « Pour une nouvelle ère sans cage », une démarche soutenue par 89 % des Français selon un sondage Ifop pour la Fondation 30 Millions d’amis. Compte tenu de ces éléments, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne et savoir s’il soutiendra activement la fin des cages à la fois publiquement et au sein des institutions européennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3488</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Préoccupations croissantes des éleveurs de la Nièvre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6757. — 20 mai 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations croissantes des éleveurs de la Nièvre concernant les méthodes actuelles de comptage du loup et leurs répercussions sur la gestion des prédations. Depuis le 1er janvier 2025, l’Office français de la biodiversité (OFB) a adopté une nouvelle méthode d’estimation de la population lupine, reposant exclusivement sur la technique dite de « capture-marquage-recapture » (CMR), basée sur des analyses génétiques d’échantillons biologiques tels que fèces, poils ou urine. Cette méthode remplace l’approche antérieure qui combinait la CMR avec l’« effectif minimal retenu » (EMR), lequel prenait en compte des observations visuelles et des indices de présence. Cette évolution méthodologique suscite des inquiétudes parmi les éleveurs, notamment en raison de la possibilité que l’absence d’indices biologiques ne soit interprétée comme une absence de loups, même dans des zones où leur présence est avérée. De plus, les délais prolongés pour l’obtention des résultats d’analyses génétiques, de plusieurs mois, limitent la réactivité nécessaire pour protéger efficacement les troupeaux. Par ailleurs, le plafond annuel de prélèvement de loups est fixé à 19 % de l’effectif moyen estimé, soit 209 individus pour l’année en cours. Cependant, si l’estimation de la population lupine est sous-évaluée en raison des limitations de la méthode CMR, le nombre de prélèvements autorisés pourrait être insuffisant pour contenir les prédations, exacerbant ainsi les pertes subies par les éleveurs. D’ailleurs, aujourd’hui, tous les intéressés s’accordent pour reconnaître une sous-évaluation certaine du nombre de loups. Dans le département de la Nièvre, l’élevage en mode parcellaire est la norme alors que les systèmes de protection contre les loups ne sont pas adaptés à celui-ci. Les attaques de loups sur les troupeaux ont des conséquences économiques et psychologiques significatives pour les éleveurs. La revalorisation des barèmes d’indemnisation, bien que bienvenue, ne compense pas entièrement les pertes subies, notamment tout le travail de génétique des troupeaux ni le stress engendré par ces prédations. En conséquence, il souhaite savoir : si le ministère envisage de réévaluer la fiabilité de la méthode CMR en l’associant à d’autres indicateurs, tels que l’EMR, pour obtenir une estimation plus précise de la population lupine ; quelles mesures sont prévues pour accélérer la communication des résultats d’analyses génétiques afin de permettre une réaction plus rapide face aux attaques de loups ; si une révision du plafond de prélèvement est envisagée en cas de sous-estimation avérée de la population lupine, afin de mieux protéger les élevages ; quelles actions spécifiques le ministère compte mettre en œuvre pour soutenir les éleveurs de la Nièvre confrontés à ces défis, notamment en matière de prévention spécifiquement adaptée au mode d’élevage parcellaire, d’indemnisation et d’accompagnement psychologique, sans oublier la différenciation des mesures entre les filières ovines et bovines. Il lui demande une réponse et surtout des actes vis-à-vis de cette question cruciale pour la pérennité de l’élevage dans la Nièvre et, plus largement, pour la souveraineté alimentaire du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3489</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées en France concernant la valorisation de la laine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6800. — 20 mai 2025. — M. Loïc Kervran attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées en France dans la valorisation de la laine en raison d’une application particulièrement stricte des règlements européens encadrant sa transformation. Classée comme sous-produit animal de catégorie 3, la laine est soumise au règlement européen (CE) n° 1069/2009, qui encadre les conditions de traitement et de transformation à des fins sanitaires. Si le lavage est reconnu comme un procédé de transformation suffisant pour des usages textiles techniques, les contraintes sont beaucoup plus strictes lorsque la laine est utilisée pour la fabrication de pellets fertilisants, en raison du retour au sol et du risque « théorique » de retour dans la chaîne alimentaire. Dans ce cadre, un traitement thermique de type stérilisation est exigé afin d’éliminer les spores pathogènes, ce qui suppose une montée en température incompatible avec le procédé de fabrication des pellets à base de laine. Une étape supplémentaire, coûteuse et techniquement complexe, serait nécessaire pour se conformer à la réglementation, rendant cette valorisation difficilement viable. Tous les États membres de l’Union européenne n’interprètent cependant pas de façon identique cette réglementation. L’Allemagne, par exemple, a mis en place des dérogations encadrées permettant le développement de cette filière, ce qui n’est pas le cas en France. À ce jour, il n’est même pas possible d’importer des pellets fabriqués en Allemagne à base de laine brute non stérilisée, en raison de cette divergence d’interprétation. L’ANSES doit remettre un avis sur les risques sanitaires liés à l’utilisation de la laine en suint à l’automne 2025, ce qui pourrait ouvrir la voie à une révision des exigences. D’ici là, plusieurs acteurs, dont la Fédération nationale ovine (FNO), s’engagent à démontrer que les volumes en jeu sont faibles et les risques sanitaires minimes. Dans ce contexte, il souhaite savoir pourquoi la France applique une lecture aussi stricte du règlement européen, alors que certains États membres, comme l’Allemagne, ont su adapter leur approche de manière pragmatique. Il lui demande également si des dérogations spécifiques pourraient être envisagées à court terme, en particulier dans le cadre de projets pilotes encadrés, afin de soutenir l’émergence de nouveaux usages de la laine, porteurs de valeur ajoutée économique, écologique et territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3489</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Accès à la profession d’ostéopathe animalier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6893. — 20 mai 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées par les étudiants en ostéopathie animale à l’issue de leur formation. Ces futurs ostéopathes animaliers suivent une formation longue et coûteuse. Or l’obtention de leur diplôme ne leur permet pas d’exercer directement : ils doivent réussir un examen d’aptitude organisé par le Conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV), composé d’une épreuve théorique et d’une épreuve pratique. Cet examen, dont le coût est élevé, est par ailleurs marqué par de fortes incertitudes : il n’existe ni programme officiel de révision, ni accès à des annales corrigées, ni possibilité de s’entraîner dans des conditions réalistes. En outre le délai entre la fin des études et la possibilité de passer l’examen peut atteindre plusieurs années, durant lesquelles les candidats sont dans l’impossibilité légale d’exercer leur activité, malgré leur qualification. Enfin, la possibilité pour les vétérinaires de pratiquer l’ostéopathie animale sans avoir reçu de formation spécifique dans ce domaine, créer une situation de concurrence et d’inégalité d’accès à la profession. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès équitable à l’exercice de l’ostéopathie animale, assurer la transparence et la qualité des modalités d’évaluation et permettre aux étudiants de valoriser leur formation dans des délais raisonnables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3490</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>France Relance : soutien à la résilience alimentaire et équité territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6901. — 20 mai 2025. — Mme Karen Erodi appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’exclusion problématique des territoires ruraux du dispositif de financement dédié aux jardins partagés dans le cadre du plan « France Relance ». Alors que la relocalisation de l’alimentation et le renforcement de la souveraineté alimentaire sont affichés comme des priorités stratégiques par le Gouvernement, les critères actuels du programme - réservant ce soutien exclusivement aux zones urbaines - laissent de côté une frange importante de la population, pourtant particulièrement exposée à la précarité alimentaire. Sur le terrain, des initiatives émergent pour pallier ce manque de reconnaissance institutionnelle. À Penne, dans le département du Tarn, un habitant a récemment mis en œuvre un projet de jardins vivriers partagés, financé sur ses fonds propres et soutenu par des dons d’habitants. Ces jardins, en accès gratuit, permettent à une vingtaine de personnes de produire localement une part de leur alimentation, dans une dynamique collective et solidaire. Loin d’être anecdotique, ce projet répond à un besoin vital dans une zone rurale marquée par l’isolement, le vieillissement démographique, la pauvreté structurelle et une forte dépendance automobile. Il participe pleinement aux objectifs de résilience locale, de santé publique, de lien social et de transition agroécologique. Ce type d’initiative s’inscrit dans les constats établis par des travaux comme ceux du CRATER - Les Greniers d’abondance, du Shift Project ou encore du PETR Bastides albigeoises, qui soulignent tous l’urgence de soutenir des formes d’agriculture vivrière et collective en milieu rural. Pourtant, malgré sa pertinence écologique, sociale et démocratique, ce projet ne bénéficie d’aucun accompagnement public. La Région Occitanie a en effet confirmé que les crédits de France Relance dédiés aux jardins partagés ne sont accessibles qu’en zone urbaine - ce qui exclut mécaniquement des territoires entiers, souvent plus vulnérables, du champ d’action des politiques de transition alimentaire. Mme la députée déplore cette logique restrictive, qui repose sur une représentation dépassée du monde rural : celle d’un territoire homogène, autosuffisant et disposant de terres et de ressources. Or nombre de foyers ruraux ne disposent pas de jardin individuel, en raison de la configuration du bâti, de la médiocrité des sols, ou encore d’un isolement social qui limite l’apprentissage de l’autoproduction. Par ailleurs, la consommation de produits locaux est loin d’être automatique en milieu rural, les circuits de distribution étant concentrés, les marchés inexistants et les productions agricoles tournées vers l’exportation ou des filières industrielles. Cette exclusion institutionnelle des campagnes d’un dispositif pourtant pensé pour répondre à la vulnérabilité alimentaire constitue une contradiction majeure dans la stratégie de résilience affichée par le Gouvernement. Elle nuit également à la cohérence de la transition écologique, en négligeant des zones où les initiatives citoyennes, associatives ou municipales sont nombreuses, mais privées d’appui financier. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre pour quelles raisons les projets de jardins partagés portés par des habitants et des habitantes ou des collectivités en territoires ruraux ne sont pas éligibles aux crédits de France Relance, alors même qu’ils remplissent pleinement les objectifs fixés par le programme. Elle l’interroge également sur les évolutions qu’elle envisage pour corriger cette inégalité manifeste : ouverture d’une enveloppe dédiée aux zones rurales, élargissement des critères d’éligibilité, accompagnement des collectivités dans la mise en place de ces jardins vivriers, ou encore articulation avec d’autres dispositifs (fonds européens, planification écologique, aides à l’économie sociale et solidaire). Enfin, elle souhaite savoir quelles démarches concrètes peuvent être entreprises par les porteurs de projet pour faire reconnaître leur action auprès des autorités compétentes et dans quel calendrier elle entend garantir une équité territoriale effective dans l’accès aux politiques de résilience alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3491</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Pribetich</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Interprétation de la notion de site dans le cadre d’une opération d’aménagement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6773. — 20 mai 2025. — M. Pierre Pribetich interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la notion de « site » au sens de la réglementation des ICPE dans le cadre d’opérations d’aménagement et des réalités afférentes. Au terme de la note d’explication de la nomenclature ICPE des installations de gestion et de traitement des déchets, la notion de site est définie comme l’emprise foncière placée sous la responsabilité de l’exploitant comprise dans une opération d’aménagement et constituée de « parcelles proches », comprise dans le périmètre d’une opération d’aménagement ou de génie civil ou sur laquelle sera réalisée une opération de construction faisant l’objet d’un même permis d’aménagement ou faisant l’objet d’un même permis de construire. Cette notion de « parcelles proches » nécessite d’être précisée car elle fait l’objet d’appréciation diverses par les services de l’inspection des installations classées. En effet, le classement de différentes parcelles d’une même opération d’aménagement en site unique a des conséquences directes sur cette opération, notamment au regard de la situation des terres polluées excavées qui acquièrent le statut de déchets lorsqu’elles sont traitées sur un site différent et relèvent donc de la réglementation ICPE avec les considérations techniques et financières qui s’imposent à l’aménageur. Il lui demande une clarification sur cette question essentielle afin d’éviter toute ambiguïté future.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3491</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Ingérence de l’Union européenne dans les politiques nationales du logement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6821. — 20 mai 2025. — Mme Florence Goulet interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’ingérence croissante de l’Union européenne dans les politiques nationales du logement. Alors que la France traverse une grave crise du logement, le Gouvernement semble accepter que des décisions cruciales échappent à sa souveraineté. La création, fin 2024, d’un poste de commissaire européen au logement en est la meilleure illustration. Mme la députée insiste sur le fait que le logement est une compétence nationale et alerte sur le poids des normes européennes et sa transposition au niveau français, qui freinent les projets, accroissent les coûts et paralysent la construction de logements. La réponse à cette crise du logement ne viendra pas de la bureaucratie bruxelloise. Aussi, elle lui demande comment il entend accepter une telle délégation émanant de la Commission européenne, éloignée des réalités auxquelles font face les acteurs économiques de ce secteur déjà très fragilisé et comment il compte garantir que toute décision en la matière n’interfère pas dans ce contexte national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3491</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régularisation des ralentisseurs non conformes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6914. — 20 mai 2025. — Mme Christine Loir alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les ralentisseurs jugés illégaux en France. En effet, le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 rend obligatoire la conformité des ralentisseurs aux normes en vigueur et fixe les délais de mise en conformité. L’article R-110-2 du code de la route définit que leur implantation est limitée aux agglomérations, aux voiries internes des aires de service ou de repos routières ou autoroutières ainsi qu’aux chemins forestiers. De plus, il fixe les lieux sur lesquels l’implantation des ralentisseurs est interdite, par exemple sur les routes à grande circulation ou sur les voies dont le trafic dépasse 3 000 véhicules par jour. En outre, la cour administrative d’appel de Marseille (CAA) valide définitivement dans un arrêt du 30 avril 2024 le fait que depuis le 27 mai 1994, tout ralentisseur implanté sur une voie ouverte au trafic routier public doit l’être conformément en tous points avec le décret n° 94-447 et ce quel que soit le nom qu’on lui donne (coussin enrobé, coussin lyonnais, coussin berlinois, plateau ralentisseur, plateau surélevé, plateau traversant, dos d’âne, ralentisseur trapézoïdal). En conséquence, aujourd’hui cela représenterait plus de 400 000 ralentisseurs qui seraient non conformes au décret de 1994. La CAA a également précisé que le guide « Coussins et plateaux » du CEREMA n’a aucune valeur réglementaire et ne peut être utilisé pour justifier des aménagements non conformes. Face à cette situation, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte régulariser ces ralentisseurs non conformes, dont certains sont dangereux, risquent de causer des accidents et détériorent les véhicules des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3492</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Déploiement fibre optique et les conséquences de la fermeture des réseaux RTC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6922. — 20 mai 2025. — M. Julien Brugerolles interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le déploiement de la fibre optique et sur les conséquences de la fermeture des réseaux RTC. Le plan France Très Haut Débit a pour objectif de permettre à tous les foyers français d’accéder à une connexion à internet en fibre optique d’ici fin 2025. Ainsi, la fin du réseau téléphonique commuté (RTC), communément appelé réseau cuivre, était programmée par paliers sur différents territoires. Malgré des projections et documents inhérents au déploiement de la fibre très ambitieux, les prévisions ne pourront sans doute pas être respectées. Toutefois, les opérateurs annoncent déjà à certaines communes la suppression prochaine du réseau cuivre sur leur territoire. Ceci n’est pas sans inquiéter légitimement les élus et les administrés en particulier les personnes âgées et les plus fragiles. Ces inquiétudes légitimes portent essentiellement sur les personnes non encore raccordées à la fibre, notamment en milieu rural où parfois, le raccordement à quelques foyers isolés nécessite de tirer plusieurs kilomètres de câble. Dans ces situations, la réponse technique la plus fréquente est de proposer un abonnement par satellite, malgré la connaissance des conséquences des aléas climatiques sur ce type de connexion. De plus, malgré une aide ponctuelle à l’installation, cette solution sera au final plus onéreuse pour l’abonné. D’autre part, certains élus constatent, sur leur commune, que les installations au réseau fibre comportent parfois des malfaçons techniques, des débranchements sauvages, des dégradations du bâti et des délais non respectés. Ces constations sont d’ailleurs mises en évidence par une enquête de l’UFC Que Choisir qui recensait plusieurs dizaines de milliers d’abonnés se plaignant de ces désagréments. Les élus et les usagers dénoncent aussi des délais d’intervention curative sur les installations ou sur les réseaux fibre plus longs que ceux constatés lors de dysfonctionnements sur le réseau cuivre. Les règles contractuelles des différents opérateurs ne précisent d’ailleurs pas les délais pour le rétablissement du réseau de la fibre optique suite à une coupure, laissant des abonnés parfois plusieurs semaines sans service. Aussi, il lui demande d’interdire toute fermeture des réseaux RTC tant que l’ensemble des abonnés concernés ne seront pas raccordés à la fibre optique. Par ailleurs, il souhaite également connaître les actions qu’il compte engager pour renforcer les obligations des opérateurs en matière de rétablissement du service en cas de coupures du réseau fibre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3492</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Marienia : préserver les terres agricoles et densifier la ville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6930. — 20 mai 2025. — M. Peio Dufau alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation du plateau agricole de Marienia à Cambo-les-Bains. Reconnues pour leur qualité agronomique majeure (sans pente, profondes, riches, labourables, etc.), les terres agricoles du plateau de Marienia constituent une ressource devenue trop rare au Pays Basque. Elles sont d’ailleurs actuellement pâturées par des brebis qui produisent du lait dans l’appellation Ossau-Iraty. Elles sont incluses dans le périmètre géographique de l’AOP piment d’Espelette et des cerisiers d’Itxassou et pourraient donc accueillir un autre usage agricole. Or, en 2019, le plan local d’urbanisme a changé la destination de ce terrain. Sur deux parcelles de 3,8 hectares, un promoteur immobilier et un opérateur de logements sociaux entendent construire 94 logements. Le permis de construire a été accordé, malgré l’identification du plateau de Marienia dans le SCOT comme espace de l’agro-pastoralisme à préserver, l’opposition unanime des acteurs du monde agricole et les réserves du préfet sur la « juste prise en compte de l’activité agricole ». Cette décision a provoqué une vive réaction de la population locale largement mobilisée contre le projet et pour la préservation de ces terres agricoles. Certes l’accès au logement sur la commune de Cambo-les-Bains, comme dans les communes alentours, est problématique. L’insuffisance de logements sociaux et donc la non-conformité avec la loi SRU, est le résultat d’un manque d’anticipation. D’autres leviers pour faciliter l’accès au logement existent et doivent faire l’objet d’efforts soutenus sur le territoire : lutter contre les logements vacants, favoriser la densification, inciter à la location de longue durée, encadrer les meublés de tourisme, etc. Cet exemple illustre la pression considérable qui continue de s’exercer sur le foncier agricole. Or l’agriculture en zone périurbaine répond à de multiples fonctions socio-économiques, paysagères et environnementales et devrait être préservée comme enjeu majeur d’aménagement du territoire. Il souhaite être informé des mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour endiguer la consommation et le mitage des bonnes terres agricoles par l’urbanisation, pour préserver les zones agricoles et forestières et pour améliorer la densification urbaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3493</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Remplacement du CAESAr
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6746. — 20 mai 2025. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des armées sur l’avenir du programme d’armement des canons de 155 mm, en particulier dans la perspective du remplacement du canon CAESAr à l’horizon 2040. Un projet de coopération avec l’Allemagne avait initialement été envisagé pour développer un système d’artillerie de nouvelle génération à cette échéance. Toutefois, le rapport parlementaire « L’artillerie à l’aune du nouveau contexte stratégique », rédigé par les députés Jean-Louis Thiériot (LR) et Matthieu Bloch (UDR), indique que « face aux difficultés ou retards rencontrés dans le cadre d’autres programmes de coopération franco-allemande, l’aboutissement » de ce projet a été repoussé de 2040 à 2045. Ce report fait peser un risque sérieux de perte de souveraineté industrielle sur un secteur stratégique, alors même que le retour d’expérience (RETEX) du conflit en Ukraine a mis en lumière la performance et l’importance de ce programme dans la guerre contemporaine. Dans le même temps, l’Allemagne poursuit ses efforts de manière indépendante. L’industriel KNDS Allemagne dispose du système RCH-155, conçu pour rester pertinent au-delà de 2040, contrairement au CAESAr. Par ailleurs, KNDS Allemagne a récemment présenté un nouveau canon, baptisé Nemesis, développé en coopération avec la filiale européenne du groupe étatsunien General Dynamics Land Systems (GDLS). Ce constat semble confirmer ce qui tend à devenir une règle : les partenariats avec l’Allemagne s’accompagnent systématiquement de retards préjudiciables sur des programmes pourtant essentiels à notre autonomie stratégique. À terme, ces retards pourraient contraindre la France à se tourner vers des achats sur étagère de systèmes conçus à l’étranger. La France risque ainsi de devoir acquérir du matériel allemand - présenté comme un progrès au nom de l’Europe de la défense - car ces derniers auront su préserver leur souveraineté sur ces programmes, là où les Français ont failli à la leur. Aussi, il lui demande s’il entend lancer une étude nationale sur un programme d’armement destiné à remplacer le CAESAr à l’horizon 2040, afin de garantir la souveraineté industrielle sur ce programme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3493</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Réserve prudentielle du secteur médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6805. — 20 mai 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation financière qui touche les structures pour personnes âgées et personnes en situation de handicap. En effet, lors de la présentation des grands axes de la future instruction budgétaire 2025, le Gouvernement a décidé d’élever la mise en réserve prudentielle des crédits appliqués à ces structures à hauteur de 241 millions d’euros. Ce gel particulièrement élevé est censé compenser d’éventuels dépassements d’enveloppes. Cependant, dans ce cas particulier, il n’a aucun fondement technique ou économique : à la différence des secteurs « soins de ville » et « hospitalier », pour lesquels les dépenses constatées peuvent être supérieures à celles prévues, le secteur médico-social fonctionne déjà en enveloppe limitative et ne dépasse jamais l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) fixé dans la loi de financement de la sécurité sociale annuelle. La réserve prudentielle n’a, dès lors, pas lieu d’être et ne devrait pas servir de variable d’ajustement pour les dépassements budgétaires d’autres secteurs de la santé. Elle est d’autant plus injuste que le secteur médico-social connaît déjà une pénurie de personnel, tandis que ses besoins explosent et que de nombreux établissements sont en déficit. La décision du Gouvernement risque donc d’avoir des conséquences délétères sur ces structures vitales pour les plus faibles et les plus âgés des compatriotes. Elle l’interroge donc sur les dispositions que compte prendre le Gouvernement afin de revaloriser les enveloppes budgétaires des structures pour personnes âgées et personnes en situation de handicap ; cela pourrait passer par la suppression du mécanisme de réserve prudentielle pour le secteur médico-social ou, a minima, par la restitution systématique des crédits gelés en fin d’année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3494</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Aménagement de véhicules automobiles pour handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6861. — 20 mai 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la prise en charge des frais d’aménagement de véhicules automobiles pour handicapés. Aujourd’hui, les personnes en situation de handicap qui ne peuvent se déplacer qu’en fauteuil roulant électrique (FRE) doivent engager des sommes considérables pour acquérir et aménager un véhicule automobile. Aujourd’hui la réglementation française n’autorise pour la fixation des fauteuils roulants électriques au poste de conduite et de passager de véhicules automobiles qu’un seul type de station d’arrimage uniquement mise en place sur des véhicules ayant été « crash -testés ». En pratique donc, les personnes handicapées sont obligées de se tourner vers des garagistes agréés en adaptation de véhicules. Dans ce dernier cas, le choix du type d’automobile accessible est particulièrement restreint et la facture pour s’acquitter d’un tel véhicule s’élève environ à plus de 80 000 euros, avec un prix de décaissement supérieur au prix du seul véhicule. Alerté ce sujet par un habitant de sa circonscription, il a été porté à la connaissance de M. le député que la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère avait indiqué que le décaissement pouvait être considéré comme un aménagement mais que les aides accordées au titre de la prestation de compensation du handicap (PCH) étaient limitées à un montant maximum de 10 000 euros tous les 10 ans. C’est pourquoi il lui demande si le coût du décaissement pourrait être considéré comme une compensation du handicap et, à ce titre, pris en charge par l’État ou la sécurité sociale. Plus généralement, il lui demande si le Gouvernement entend prendre en charge intégralement ces coûts de décaissement, de frais de fourniture et de pose d’équipements spécifiques comprenant l’élévateur, l’ensemble des équipements nécessaires au poste de conduite nécessaires pour la conduite ou le transport automobile des personnes ne pouvant se déplacer qu’en fauteuil roulant électrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3494</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Devenir des INJS et INJA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6863. — 20 mai 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation des instituts nationaux de jeunes sourds (INJS) et de jeunes aveugles (INJA). Depuis plus de deux siècles, les cinq INJ (Paris, Metz, Bordeaux et Chambéry pour les jeunes sourds ; Paris pour les jeunes aveugles) accueillent chaque année des centaines de jeunes sourds, malentendants, aveugles ou malvoyants, âgés de 3 à 20 ans, afin de leur offrir un accompagnement éducatif, pédagogique, social et médical d’une grande expertise, essentiel pour garantir l’inclusion et l’épanouissement de ces jeunes. Cependant, malgré une augmentation du nombre d’élèves accueillis (+9,2 % entre 2017 et 2022) et un contexte de complexification des profils accompagnés, marqué notamment par la présence accrue de troubles associés et par l’accueil de jeunes relevant de l’aide sociale à l’enfance, ainsi que par une dynamique continue de scolarisation en milieu ordinaire, les instituts nationaux de jeunes sourds et de jeunes aveugles semblent confrontés à une fragilisation progressive de leurs moyens et de leur fonctionnement, particulièrement dans les domaines des ressources humaines et de la gestion du patrimoine immobilier. La réforme envisagée depuis 2016, qui prévoyait notamment un transfert de la tutelle aux agences régionales de santé (ARS), une redéfinition des corps professionnels et une intégration partielle à l’éducation nationale et à la fonction publique hospitalière, n’a pas été mise en œuvre, alors même que le décret du 26 avril 1974 relatif à l’organisation et au régime administratif et financier des INJ n’a jamais réellement fait l’objet d’une actualisation ou d’une révision majeure. Cette absence de réforme structurante semble avoir contribué à un maintien dans l’incertitude organisationnelle. En 2025, l’éducation nationale a formellement mis fin à la prise en charge des enseignants affectés aux instituts. Dans ce contexte, elle l’interroge sur les orientations envisagées par le Gouvernement concernant l’avenir des instituts nationaux de jeunes sourds et de jeunes aveugles. Elle souhaite notamment connaître les mesures concrètes qui seront prises en matière de statut et de tutelle, ainsi que les intentions du Gouvernement concernant l’actualisation du décret du 26 avril 1974.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3494</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Insuffisance de la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6864. — 20 mai 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’inquiétante insuffisance de la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme (TSA) dans les territoires ruraux et tout particulièrement dans le département de la Nièvre, où l’absence de structures spécialisées et de professionnels formés empêche de répondre dignement aux besoins des enfants, des familles et des adultes concernés. Alors que la prévalence de l’autisme connaît une progression constante en France - on estime qu’une naissance sur cent est aujourd’hui concernée -, les familles vivant en zone rurale sont confrontées à des ruptures de parcours, à l’isolement, à l’absence de diagnostic précoce et à une offre médico-sociale dramatiquement insuffisante. Cette situation est d’autant plus alarmante que l’accompagnement structuré des personnes autistes, dès le plus jeune âge, est un facteur déterminant dans leur développement, leur autonomie et leur inclusion dans la société. Dans le département de la Nièvre, ces carences sont particulièrement visibles. Le projet territorial de santé mentale souligne un manque cruel de professionnels formés à la prise en charge du TSA, des délais d’attente inacceptables pour les diagnostics et une grande difficulté d’accès aux services paramédicaux tels que les orthophonistes ou psychomotriciens, souvent absents de ces territoires ou contraints de refuser des patients faute de moyens. Ce désert médico-social crée une véritable inégalité de traitement entre les Français selon leur lieu de résidence, en contradiction flagrante avec les principes républicains d’égalité et de solidarité. Par ailleurs, l’accès aux activités sportives adaptées, pourtant largement reconnues pour leurs effets bénéfiques sur la motricité, l’estime de soi, les interactions sociales et l’apaisement sensoriel des personnes avec autisme, est quasiment inexistant en milieu rural. Les structures sportives locales manquent de moyens, d’éducateurs formés et ne sont pas accompagnées par les pouvoirs publics pour inclure ces publics dits « atypiques ». Le sport adapté pourrait pourtant devenir un formidable levier de lien social et d’autonomisation, à condition que l’État s’engage pleinement aux côtés des collectivités et du monde associatif. Des dispositifs innovants, comme le « DRA TSA » de l’ADAPEI 58, montrent qu’il est possible d’apporter des solutions concrètes en faveur des familles. Mais ces initiatives restent isolées, peu soutenues et ne bénéficient pas de la visibilité nationale qu’elles mériteraient. La mobilisation de l’État est donc aujourd’hui indispensable pour assurer une meilleure couverture territoriale, garantir l’équité d’accès aux soins et favoriser la création de parcours personnalisés de qualité pour chaque personne autiste, quel que soit son lieu de résidence. En conséquence, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la mise en place d’un véritable plan d’action pour la prise en charge de l’autisme en milieu rural ; le renforcement du maillage territorial en professionnels formés au TSA ; la généralisation des partenariats entre établissements scolaires, centres de soins, associations sportives et collectivités pour faciliter l’accès au sport adapté pour les enfants et adultes autistes ; et plus largement, l’octroi de moyens pérennes pour soutenir les dispositifs expérimentaux réussis dans des départements comme la Nièvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3495</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Revalorisation PCH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6867. — 20 mai 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les effets contre-productifs de la récente revalorisation du tarif horaire brut de la prestation de compensation du handicap (PCH) dans le cadre de l’emploi direct. Depuis le 1er avril 2025, le tarif horaire brut pris en charge dans ce cadre est passé à 19,34 euros brut de l’heure, soit un salaire net de 12,75 euros (congés payés inclus), avec 6,59 euros de cotisations sociales. Jusqu’alors, ce tarif était de 18,96 euros, avec un net de 12,78 euros et 6,18 euros de cotisations. Cette revalorisation du brut s’accompagne donc, paradoxalement, d’une baisse du salaire net perçu par l’éducateur. Au-delà de la question financière, cette évolution pose un véritable problème sur le terrain. Il est déjà extrêmement difficile pour les familles de trouver un professionnel spécialisé. Plus encore, il s’agit de trouver un professionnel réellement adapté aux besoins spécifiques de leur enfant, ce qui exige du temps, de l’investissement et une stabilité qui ne peut être assurée que si la rémunération est juste et pérenne. Dans ces conditions, cette modification tarifaire suscite une réelle inquiétude, en décalage avec l’esprit de soutien que la PCH est censée garantir. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage des mesures correctrices afin que les revalorisations du tarif brut ne se traduisent pas par une baisse de la rémunération nette des intervenants et si des ajustements sont prévus pour garantir l’esprit initial de soutien et de justice sociale qui doit guider la PCH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3495</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Simplification des démarches auprès des MDPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6868. — 20 mai 2025. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la problématique de la complexité des démarches d’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap. En France, selon les critères retenus, entre 5,7 et 18,2 millions de personnes présentent une situation de handicap qui peut prendre différentes formes et avoir différents degrés de gravité et d’impact sur le quotidien. Il peut s’agir de pathologies lourdes et invalidantes, de situations de handicap entraînant des limitations fonctionnelles (mobilité physique, audition, vue, locution, cognition mentale), de troubles du neurodéveloppement (TSA, TDA-H, troubles DYS) ou de pathologies psychiatriques chroniques impactant le quotidien (schizophrénie, bipolarité, maladie dépressive). Pour chacune de ces situations, les personnes concernées peuvent en principe se voir accorder une reconnaissance et différents droits visant à compenser les répercussions de leur situation de handicap dans leur vie quotidienne. La loi pour l’égalité des droits et des chances, adoptée en 2005, avait constitué une réelle avancée en matière de reconnaissance des droits des personnes en situation de handicap, avec notamment la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Ce nouvel organe placé sous la compétence politique des conseils départementaux avait pour objet de constituer un guichet unique destiné à faciliter les démarches d’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap et leurs proches aidants. Cette création avait été largement saluée par les familles et les associations du secteur du handicap. Mais 20 ans après leur création, le fonctionnement de ces MDPH et la complexité des procédures placent très souvent les personnes concernées et leurs proches face à un véritable parcours du combattant. Le collectif national Handicaps, qui réunit 54 associations représentatives des personnes en situation de handicap, fait en effet état de délais de traitement de plus en plus longs, de formulaires trop complexes, d’une obligation trop fréquente de demander un renouvellement de droits, de trop nombreux rejets de demandes et de procédures ne prenant parfois pas suffisamment en compte les particularités liées à certaines situations. En décembre 2024, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu un rapport faisant état de nombreux dysfonctionnements et d’un fort allongement des délais de traitement et constatant que de nombreuses MDPH peinent à remplir leurs missions. En matière de délais de traitement, la loi prévoit en principe un délai maximal de 4 mois entre le dépôt de la demande et la décision de la Commission des droits et de l’autonomie des MDPH (CDAPH). Dans les faits, selon les données de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour le 4ème trimestre 2024, le délai national moyen est de 4,8 mois. Ces données renvoient cependant à de fortes disparités entre départements : certains comme la Haute-Marne pouvant traiter des dossiers en quelques semaines, quand d’autres oscillent entre 6 à 10 mois de traitement. Dans le département de la Sarthe, le délai est de 6 à 7 mois d’attente. Dans de nombreux cas, les personnes sont contraintes de refaire leurs dossiers tous les 2 ans pour des situations qui n’ont pourtant pas évolué ou sont permanentes. La constitution du dossier est à chaque fois un travail très lourd pour les familles avec des formulaires complexes à remplir et la nécessité d’adjoindre un grand nombre de documents justifiant du handicap et de ses répercussions afin de donner le plus de chances à la demande d’aboutir (certificats médicaux, attestations diverses, dépenses non-prises en charge). Le dossier déposé, c’est ensuite à la CDAPH qu’il revient de décider du taux d’invalidité de la personne et de lui attribuer ou non différents droits (AAH, PCH, RQTH, droit à AESH, accompagnement des aidants). Il est à noter que la CDAPH a la possibilité de rejeter une demande même lorsque les certificats médicaux attestent du handicap, évaluant elle-même la présence et le taux d’invalidité. Cela peut conduire à des disparités incohérentes entre départements, certaines MDPH étant plus restrictives que d’autres en matière de reconnaissance de handicap et d’attribution de droits à allocation. Le 27 février 2025, les annonces faites en matière de simplification des procédures sont venues nourrir un grand sentiment d’espoir. Elles ont été précisées lors du Comité interministériel du handicap du 6 mars et prévoient notamment une possibilité de prolongation automatique des droits pour les personnes dont le handicap n’a pas évolué, l’automaticité de l’attribution d’une RQTH sur simple déclaration médicale, la simplification des dossiers CERFA de dépôt de demande, la simplification des démarches en cas de déménagement et une volonté affichée de travailler à la réduction des délais de traitement par le recours à l’intelligence artificielle. Si ces annonces sont encourageantes et très attendues par les millions de personnes concernées, l’inquiétude sur l’effectivité de leur mise en œuvre locale au sein des MDPH demeure toutefois entière. Sans une refonte globale des procédures d’étude des dossiers et d’attribution des droits, sans moyens humains ou financements supplémentaires attribués aux MDPH via les conseils départementaux, la CNSA et l’État, il est en effet à craindre que les ambitions affichées ne puissent aboutir sur de réels résultats. Elle lui demande donc le détail des décisions et la méthode que son ministère entend mettre en œuvre pour assurer l’effectivité de ces mesures de simplification des démarches d’accès aux droits des personnes en situation de handicap, ainsi que les moyens financiers et humains qui seront octroyés aux MDPH dans ce but.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3496</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Versement de l’AAH après le décès des parents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6869. — 20 mai 2025. — Mme Béatrice Bellamy appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet du versement de l’AAH après le décès des parents. L’article L. 114 du code de l’action sociale prévoit que « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Cette limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société ouvre des droits, notamment celui de percevoir le versement de l’allocation adulte handicapé. Le critère du handicap prédominant, cette somme est attribuée à la personne reconnue handicapée. Le montant de cette somme est, lui, déterminé en fonction des revenus déclarés. Certains des concitoyens handicapés ne sont pas en capacité de travailler et d’avoir un emploi. Dans ce cas, la déclaration d’impôts de leurs parents est retenue pour déterminer le montant de l’AAH. Or, lorsque le décès des parents survient, certaines personnes en situation de handicap se retrouvent avec des biens légués par leurs parents. Il est dès lors possible que des personnes handicapées deviennent éligibles à l’impôt sur les biens locatifs. Ces citoyens se retrouveraient alors privés de l’AAH puisqu’ils seraient détenteurs d’un patrimoine trop important au regard des grilles établies. Cependant, le droit au versement de l’AAH est conditionné par le critère du handicap de la personne. C’est seulement son montant qui varie selon la prise en compte du patrimoine. Il est difficile de priver les citoyens handicapés de cette prestation sociale et de reconnaissance, sur simple observation de l’état de leur patrimoine, au détriment de leur état de santé. Elle lui demande de lui indiquer sa position sur le sujet et si elle va rassurer des familles qui s’inquiètent légitimement pour l’avenir de leurs enfants handicapés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3497</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Deux ans plus tard, les boulangers toujours en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6722. — 20 mai 2025. — M. Damien Maudet interpelle Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, au sujet des difficultés financières rencontrées par les artisans boulangers. La hausse des tarifs de l’électricité pousse nombre d’entre eux à devoir licencier, voire à mettre la clé sous la porte. « En deux ans, nous sommes passés de 35 000 euros à 3 000 euros de trésorerie. On s’est séparé de notre salariée, on s’est privé de 6 mois de salaires. Et on nous dit que tout va bien. Pour avoir du soutien, on devrait se mettre en liquidation judiciaire. Si une seule grosse facture arrive, on est mort », selon Dominique, boulanger à Saint-Priest-Taurion. Il y a deux ans, presque jour pour jour, M. le député renouvelait déjà son alerte auprès du ministre de l’économie, M. Bruno Le Maire, sur la situation des artisans boulangers, asphyxiés par la hausse des prix de l’énergie. Deux ans plus tard, la situation n’a pas changé, voire s’est empirée pour certains. Dans la circonscription de M. le député, les boulangers ont tenté de faire face à des multiplications par trois ou cinq de leurs factures d’électricité. Il dit bien tenter, car comme sur tout le territoire national, un nombre conséquent d’entre eux ont dû mettre la clef sous la porte, victimes d’un système européen qui indexe les prix de l’énergie sur le gaz et non pas sur les coûts réels de production. Entre novembre 2022 et octobre 2023, 1 100 boulangeries ont fait faillite dans le pays. Pour les plus petites boulangeries qui ont « tenu » face à la hausse des coûts de production - et des matières premières - le bilan n’est pas glorieux. Les trésoreries sont vidées, souvent les artisans ont dû se séparer de leurs salariés et se priver de salaire. C’est le cas de Dominique Lacotte à Saint-Priest-Taurion. En deux années, il est passé de 35 000 à 3 000 euros de trésorerie, ce qui signifie que la moindre facture, le moindre appareil dysfonctionnel peut le mettre à terre. Par ailleurs, s’il n’est pas à zéro, c’est parce qu’il a dû sacrifier une grande partie de son commerce et de sa vie privée : séparation de son apprenti, séparation de sa salariée, hausse du temps de travail de 5 à 6 heures par jour pour compenser, 6 mois sans se verser de salaire avec sa femme. Pourtant, à chacune de ses alertes, on lui répond qu’il n’est pas assez en difficulté pour être aidé. La situation est ubuesque et les « solutions » sont grotesques : pour les salaires : « On nous conseille de prendre le minimum en salaire et de demander la prime d’activité ! » ; pour la situation économique : « On me dit d’aller voir le tribunal de commerce quand je serai à zéro et de faire une liquidation judiciaire. Mais qu’est-ce qui me fait croire que ça va nous sauver ? » M. le Premier ministre a récemment déclaré que « Les Français ne travaillent pas assez ». Mme la ministre ne croit-elle pas, qui plus est à l’aune de cette situation, que c’est surtout le travail qui ne paie pas assez, y compris pour les artisans ? Sinon, comment comprendre que les boulangers soient asphyxiés, poussés à la liquidation judiciaire, sans aucune aide de l’État pour compenser les folles hausses des prix de l’énergie ? Aussi, il faut rappeler que cette situation ne fait pas que des malheureux. Si le taux de marge des boulangers est en moyenne de 8 % selon Xerfi, celui des énergéticiens était quant à lui de 80 % en 2024 d’après l’INSEE ! Un rééquilibrage entre les deux paraît plus que justifié, voire urgent. Au-delà de l’énergie, les prix des matières premières ont, eux aussi, connu un bond significatif : +50 % pour le sucre, + 74 % sur le chocolat, + 40 % sur la farine, + 30 % pour le beurre. Le taux de marge de l’industrie agroalimentaire est passé de 28 à 48 % entre fin 2021 et début 2023. Plutôt qu’un rééquilibrage et alors que la taxe sur les énergéticiens semble avoir raté sa cible selon la Cour des comptes, les boulangers vont, eux voir apparaître une nouvelle taxe : cette fois-ci sur les emballages. Pour que Mme la ministre puisse s’inspirer des réalités du terrain et prendre l’ampleur de la détresse vécue par les boulangeries, M. le député se permet de réitérer son invitation faite à son prédécesseur, à venir en Haute-Vienne faire le tour des petits commerces du département et saisir, au contact des commerçants et artisans, l’entièreté du problème. Avec son équipe, il reste à sa disposition pour l’organisation logistique de ce voyage en Haute-Vienne. En attendant la visite de Mme la ministre, il est urgent d’agir. À l’heure de la course contre le déficit, ce n’est pas aux plus petits de payer pour protéger les marges des plus profitables. On a besoin d’un rééquilibrage afin que les plus en difficulté soient protégés. Il lui demande quelles mesures elle compte mettre en place pour protéger les boulangeries et si elle compte revoir rapidement cette nouvelle taxe sur les emballages, menaçant de faire plonger un peu plus les boulangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3498</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Réinstaurer un seuil spécifique de TVA pour les entreprises de création
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6919. — 20 mai 2025. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’abaissement du seuil spécifique de TVA pour les entreprises individuelles de création artistique. L’inquiétude est vive dans le milieu culturel depuis l’instauration d’un seuil unique de TVA abaissé à 25 000 euros de chiffres d’affaires pour les entreprises, y compris les artistes en autoentreprises. Ce seuil était fixé jusqu’à présent à 47 000 euros pour les artistes car ils bénéficiaient d’un seuil spécifique adapté à la particularité de leur travail. En effet, la création artistique est généralement dissociée de revenus immédiats et proportionnels au temps de travail consacré, ce qui implique une irrégularité des revenus. Par ailleurs, les artistes-auteurs sont les seuls travailleurs non-salariés à qui une retenue à la source de la TVA est imposée dès le 1er euro sur leurs redevances de droit d’auteur versées par les éditeurs, les producteurs et les organismes de gestion collective, avec une réduction forfaitaire pour frais professionnels de seulement 0,8 %. Concrètement, cette mesure a un impact très dommageable sur leur rémunération alors qu’ils font déjà parties des travailleurs les plus précaires. Aussi, elle l’alerte sur les conséquences de cette mesure et lui demande de revenir sur l’abaissement des seuils spécifiques de TVA pour les entreprises individuelles de création artistique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3498</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Protection des comédiens de doublage face à l’intelligence artificielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6706. — 20 mai 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la nécessité de protéger les comédiens de doublage face à l’essor de l’intelligence artificielle, en modernisant le cadre réglementaire historique qui régit le secteur, un enjeu vital pour l’exception culturelle française. Depuis plusieurs mois, les professionnels se mobilisent massivement pour défendre leur métier, à l’image du collectif #TouchePasMaVF et de sa pétition signée par plus de 150 000 citoyens. Cette mobilisation, renforcée par des manifestations à Paris et des négociations urgentes avec les plateformes, traduit une inquiétude croissante face au remplacement progressif des voix humaines par des synthèses vocales générées par IA, une menace illustrée par la récente reproduction posthume de la voix d’Alain Dorval via des algorithmes. Depuis plus de soixante ans, le décret n° 61-645 du 7 juin 1961 impose que le doublage des œuvres cinématographiques internationales destinées au marché français soit réalisé sur le territoire national. Si cette exigence visait initialement à garantir une qualité artistique et à soutenir la filière professionnelle, ce cadre réglementaire s’avère aujourd’hui obsolète face aux défis technologiques actuels. En effet, rien dans le décret ne précise que ce doublage doit être effectué par des comédiens humains. Cette lacune permet désormais à des studios étrangers implantés en France de se conformer à la lettre du texte tout en ayant recours à des voix de synthèse générées par IA. Ce contournement, autorisant des solutions automatisées sans exigence de qualité ni respect des droits des artistes, représente une triple menace : pour l’emploi, la diversité artistique et l’authenticité des œuvres diffusées. Or le doublage français incarne un savoir-faire culturel unique, garant à la fois de la vitalité de la langue et du patrimoine audiovisuel. L’utilisation croissante de l’IA dans ce domaine risquerait non seulement d’appauvrir la qualité émotionnelle des œuvres, comme en témoignent les alertes de figures emblématiques telles que Brigitte Lecordier (voix de Son Goku), mais aussi de déstabiliser un secteur économique contribuant significativement à l’emploi et au rayonnement international de la création française. Face à cette urgence, les professionnels réclament une révision du décret afin d’y inscrire explicitement l’intervention obligatoire de comédiens professionnels pour tout doublage réalisé en France ou au sein de l’espace européen, en excluant strictement toute synthèse vocale automatisée. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de modifier le décret n° 61-645 pour y inclure une obligation de doublage humain réalisé par des comédiens dans des studios situés en France, afin de préserver les emplois, garantir la qualité des productions audiovisuelles et défendre le patrimoine culturel dans le contexte de développement de l’intelligence artificielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3499</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Protection des professions artistiques face à l’intelligence artificielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6707. — 20 mai 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur les dispositions prises pour protéger les professions de la photographie et de l’audiovisuel dans un contexte d’émergence de l’intelligence artificielle en ce domaine. Mme la députée souhaite en premier lieu interpeller Mme la ministre sur les professions relatives au doublage. Alors que le doublage français est reconnu pour ses qualités, l’émergence de l’intelligence artificielle en ce domaine, qui permet de recourir à des voix synthétiques pour doubler les acteurs, menace la profession. Ces doubleurs, qui garantissent la qualité et l’authenticité des œuvres diffusées, s’inquiètent également de l’utilisation non consentie des voix des artistes, qui, comme ils le soulignent « soulève des questions éthiques majeures concernant le respect des droits des interprètes ». Quelles dispositions Mme la ministre compte-t-elle prendre pour protéger les droits des artistes et encadrer l’utilisation de l’IA en matière de doublage ? Par ailleurs, Mme la députée s’inquiète de l’incidence de l’IA dans le domaine de la photographie. La génération d’images, par IA, risque d’engendrer une certaine confusion par rapport à la photographie. Elle souhaite savoir si elle compte encourager la création d’une mention obligatoire visant à souligner que les images générées ont été effectivement « créées par IA ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3499</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Absence de conservatoires classés dans plusieurs territoires ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6844. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’absence de conservatoires classés dans plusieurs territoires ultramarins, notamment en Guadeloupe et les conséquences éducatives et sociales de cette carence. Alors que l’accès à la culture pour tous est un principe fondamental, les jeunes ultramarins ne bénéficient pas des mêmes infrastructures d’enseignement artistique que ceux vivant en Hexagone. En Guadeloupe, comme en Martinique ou en Guyane, les structures existantes sont souvent non classées, ne suivent pas les référentiels du schéma national d’orientation pédagogique (SNOP) et ne délivrent pas de diplômes reconnus au niveau national. Cela engendre de fortes inégalités : les jeunes ultramarins qui aspirent à une carrière artistique professionnelle ou souhaitent intégrer des établissements d’excellence comme le Conservatoire national supérieur de musique doivent rattraper, en quelques années, une formation que d’autres entament dès l’enfance. Cette situation est également préjudiciable pour les familles qui veulent offrir à leurs enfants un accès équitable à l’éveil artistique et à la pratique musicale. Là où un enfant de l’Hexagone peut accéder à plusieurs conservatoires dans un rayon de 20 km, un jeune guadeloupéen doit parfois parcourir toute l’île, sans garantie d’une reconnaissance nationale du cursus suivi. Il lui demande donc quels dispositifs le Gouvernement envisage pour implanter des conservatoires classés en outre-mer, en particulier en Guadeloupe ; quels moyens budgétaires, partenariaux et techniques peuvent être mobilisés à court terme et si une stratégie nationale d’égalité culturelle est-elle envisagée pour corriger durablement ces inégalités d’accès à la formation artistique entre les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3499</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>État du fonds de l’EBAF à Gaza
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6855. — 20 mai 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la culture sur l’état du dépôt de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), situé dans la ville de Gaza. Le dépôt de l’EBAF de Jérusalem, dont le fonds est constitué de vestiges archéologiques (résultat de vingt-huit années de fouilles), est sous la responsabilité de la France. L’Institut du monde arabe, dans une rétrospective accordée aux trésors archéologiques de Gaza, a indiqué qu’en « janvier 2024, une vidéo montrant des soldats israéliens dans le dépôt fait craindre le pire pour la collection ». L’institution indique également que les « rares photographies réalisées après le cessez-le-feu de janvier 2025 montrent de nombreux débris et pièces cassées au sol ». Elle lui demande quel est l’état de ce fonds sous responsabilité française et quelles dispositions elle entend prendre pour inventorier et protéger ce fonds dont les pouvoirs publics sont garants de la bonne conservation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3500</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Maintenir les crédits alloués au pacte de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6686. — 20 mai 2025. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire du pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires grâce à la haie. La France est dotée d’environ 750 000 km de haies essentielles pour l’agriculture, les paysages. Les haies présentent de multiples bienfaits agronomiques, en matière de sols, de biodiversité, de stockage de carbone et de fourniture de biomasse (bois-énergie). En rallongeant le circuit de l’eau et par conséquent en ralentissant le transfert d’éventuels polluants vers les cours d’eau, les haies contribuent également à préserver la qualité de la ressource en eau. Toutefois, malgré des mesures prises en faveur de leur préservation, le linéaire de haies continue à reculer sous l’effet conjoint d’arrachages et de pratiques de gestion non durables. La perte de linaire avoisinerait les - 20 000 km par an en France. Face à ce constat, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a mené une mission qui a permis d’objectiver l’ampleur et les causes du phénomène d’arrachage de haies. Suite à ces travaux, le Gouvernement a construit un « pacte en faveur de la haie », avec un objectif ambitieux, planter 50 000 km de haie d’ici 2030 dans le cadre de la planification écologique. Lors des dernières discussions budgétaires, un budget de 45 millions d’euros a pu être consolidé pour le pacte en faveur de la haie, or un engagement de 110 millions d’euros pour au moins trois ans serait nécessaire afin d’atteindre les objectifs. Eu égard à la situation des finances publiques, le Gouvernement envisage des économies budgétaires supplémentaires à celles prévues par la loi de finances pour 2025 de l’ordre de cinq milliards. Mme la députée insiste sur la nécessité à ne pas dégrader le budget disponible pour les actions en faveur de la haie. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, une baisse budgétaire serait très dommageable sur les territoires. Elle lui demande si le Gouvernement va respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros prévue pour le pacte haie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3500</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Réforme du cadre réglementaire de la médaille d’honneur des douanes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6744. — 20 mai 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les modalités d’attribution de la médaille d’honneur des douanes et sur l’opportunité de la faire évoluer afin de mieux reconnaître l’engagement des agents au fil de leur carrière. Actuellement, cette décoration ne comporte qu’un seul échelon et ne peut être attribuée qu’une fois, indépendamment de l’ancienneté ou de la nature des services rendus par l’agent. Cette spécificité contraste avec les dispositifs existants dans d’autres versants de la fonction publique ou au sein d’autres corps d’État, tels que la police nationale, la gendarmerie, ou la fonction publique territoriale, où des médailles à plusieurs niveaux (bronze, argent, or) permettent une reconnaissance progressive, à différents stades de la carrière. Les missions assurées par les douaniers sont pourtant fondamentales : lutte contre la fraude et les trafics, protection des frontières, contrôle des marchandises stratégiques, application de la réglementation économique… Leur engagement quotidien mérite une reconnaissance qui soit à la hauteur de ces responsabilités. Dans cette perspective, la création de plusieurs échelons de la médaille d’honneur des douanes, sur le modèle des autres décorations professionnelles de l’État, pourrait contribuer à renforcer la motivation et la fierté d’appartenance des agents, sans coût budgétaire significatif. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisagerait d’initier une réforme du cadre réglementaire de la médaille d’honneur des douanes, afin de permettre une reconnaissance évolutive, juste et cohérente avec les pratiques des autres corps de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3501</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Défiscalisation des pensions alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6797. — 20 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la fiscalité applicable aux pensions alimentaires versées au titre de la contribution à l’éducation et à l’entretien des enfants en cas de séparation des parents. Chaque année, près de 380 000 enfants sont concernés par la séparation de leurs parents. La France compte aujourd’hui près de deux millions de familles monoparentales, soit une famille sur quatre. Cette situation a des conséquences économiques majeures : les familles monoparentales représentent un tiers des personnes concernées par la pauvreté et 41 % des enfants qui y vivent sont en dessous du seuil de pauvreté monétaire. Les mères isolées sont particulièrement exposées à cette précarité. En effet, le niveau de vie des femmes chute de 19 % après une séparation, contre seulement 2,5 % pour les hommes, en raison de plusieurs facteurs structurels bien documentés : inégalités salariales persistantes, difficultés de garde des enfants, temps partiel subi, etc. Résultat : 85 % des mères inactives avec deux enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Dans ce contexte, la pension alimentaire constitue un enjeu central pour assurer un minimum de ressources aux parents gardiens - dans 85 % des cas, des mères - et à leurs enfants. Pourtant, le traitement fiscal actuel des pensions alimentaires versées pour l’entretien et l’éducation des enfants est particulièrement défavorable aux parents qui les perçoivent. Ces sommes sont considérées comme un revenu imposable après un abattement de 10 %, tandis que le parent qui verse la pension peut la déduire intégralement de son revenu imposable. Cette asymétrie fiscale pénalise des familles déjà en situation de vulnérabilité et méconnaît l’objet même de la pension alimentaire, qui ne constitue pas un revenu pour le parent gardien mais un transfert affecté aux besoins de l’enfant. D’autres pays, comme le Canada, ont fait le choix de ne pas intégrer les pensions alimentaires dans le calcul de l’impôt, considérant qu’elles relèvent d’une dépense parentale liée à l’obligation alimentaire envers l’enfant. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de réformer la fiscalité applicable aux pensions alimentaires pour les exonérer d’impôt sur le revenu lorsqu’elles sont perçues par un parent isolé pour un enfant mineur, dans un objectif de justice fiscale, de réduction des inégalités de genre et de protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3501</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Entraves à l’intermédiation bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6710. — 20 mai 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) dans leurs relations avec les établissements bancaires, de laquelle débouche une certaine entrave à l’exercice même de leur profession. Exclusivement mandatés par leurs clients dans leur recherche de financement, les courtiers en crédit s’inscrivent ainsi comme un intermédiaire entre un établissement bancaire et un particulier en quête d’un crédit. Face au nombre croissant de sollicitations constatées auprès des courtiers, certaines banques ont fait le choix de refuser toute demande de prêt formulée par un consommateur qui serait conseillé par un intermédiaire. Or une telle situation méconnaît la réglementation en matière d’intermédiation bancaire et plus largement certains articles du code du commerce. Attentif à la dégradation des relations commerciales entre les intermédiaires en opérations de banques et les établissements de crédit, le ministère de l’économie a ainsi pu rappeler l’interdiction en droit de toute limitation de l’accès au marché et au libre exercice de la concurrence (l’article L. 420-1). Dans ce cadre, les établissements bancaires qui optent pour l’exclusion des courtiers du marché enfreignent la législation en vigueur et devraient pouvoir s’exposer à des sanctions de la part de l’Autorité de la concurrence. Ainsi, il l’interroge sur les mesures envisagées par les pouvoirs publics visant à garantir le respect du principe de libre concurrence, afin de limiter toute entrave à l’exercice du métier de courtier sur les marchés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3502</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Refus de dossiers par les banques : quelle protection pour les courtiers ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6711. — 20 mai 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les courtiers en crédit, profession pourtant encadrée, réglementée et reconnue pour son utilité auprès des consommateurs. Environ 34 000 intermédiaires en opérations de banque exercent aujourd’hui en France. Mandatés par leurs clients, ils les accompagnent dans la recherche de financements, notamment pour les prêts immobiliers. Le recours à leurs services est en constante augmentation : en 2021, près de 40 % des crédits ont été accordés via un courtier, preuve de leur efficacité et de la confiance que leur accordent les emprunteurs. Cependant, depuis plusieurs années, certaines banques ont pris la décision unilatérale de rejeter systématiquement les demandes de prêt présentées par l’intermédiaire d’un courtier, considérant leur intervention comme une concurrence indésirable. Cette pratique constitue une entrave inacceptable à la liberté de choix du consommateur et contrevient au droit en vigueur. En effet, l’article L. 121-11 du code de la consommation interdit de refuser la fourniture d’un service sans raison légitime et l’article R. 313-22 qualifie bien l’instruction d’une demande de crédit immobilier comme une prestation de service. Si le ministère a déjà reconnu le rôle central des courtiers dans l’accompagnement des emprunteurs et la nécessité de lutter contre certaines pratiques abusives des établissements bancaires, il reste que les autorités compétentes n’agissent pas. L’ACPR, pourtant chargée de superviser à la fois les banques et les courtiers, se déclare incompétente et renvoie la responsabilité à l’Autorité de la concurrence, laquelle reste silencieuse malgré de nombreux signalements. Dans ce contexte, pourquoi, lors de la réforme récente du secteur du courtage, le Gouvernement n’a-t-il pas réaffirmé clairement que l’accès à cette profession ne peut être entravé par des pratiques bancaires abusives ? Pourquoi les institutions publiques - Banque de France, ACPR, ORIAS, AMF, direction du Trésor - demeurent-elles sourdes aux alertes répétées des professionnels du secteur ? Et surtout, pourquoi la seule banque qui ne respecte pas la loi est-elle une banque d’État ? Il lui demande des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3502</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Scandale SFAM : les failles juridiques des prélèvements bancaires non autorisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6712. — 20 mai 2025. — M. Charles de Courson attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la problématique des prélèvements bancaires abusifs et sur les failles juridiques liées à leur prévention et à leur traitement. Le scandale SFAM a révélé des insuffisances importantes dans la réglementation applicable aux prélèvements bancaires. En vertu du règlement (UE) n° 260/2012 du 14 mars 2012, dit règlement SEPA, tout acteur disposant d’un IBAN peut initier un prélèvement. Toutefois, ce même texte impose que tout prélèvement soit précédé de la signature d’un mandat par le consommateur, document qui doit être conservé par le créancier et produit en cas de contestation. Or, dans la pratique, les consommateurs peinent à s’assurer que les banques vérifient systématiquement l’existence de ce mandat. Cela peut entraîner des litiges et oblige souvent les consommateurs à prouver qu’ils n’ont pas donné leur consentement. Le code monétaire et financier (articles L. 133-18 et suivants) impose aux banques de rembourser immédiatement les sommes indûment prélevées dès qu’un prélèvement est contesté, dans un délai de 13 mois. Cependant, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés dans l’application de cette disposition, les clients n’étant pas suffisamment informés de leurs droits. En outre, l’absence d’un mécanisme préventif, tel qu’une alerte systématique des clients à l’arrivée d’un nouveau créancier, aggrave la vulnérabilité des usagers. Ce silence des banques compromet la capacité des victimes à réagir rapidement, laissant un espace d’action aux fraudeurs. Une telle situation porte atteinte à la confiance des consommateurs envers le système bancaire et soulève des interrogations sur la conformité de ces pratiques avec les obligations légales de vigilance et de protection des clients. Des mesures préventives et correctives pourraient être envisagées pour remédier à ces lacunes. L’UFC-Que choisir appelle par exemple à instaurer une obligation pour les banques de notifier à leurs clients chaque tentative de prélèvement par un nouveau créancier et de leur permettre de le bloquer avant son exécution, afin de renforcer leur protection. Inspirée des règles applicables aux virements bancaires, une telle mesure limiterait les risques de fraude et restaurerait la confiance des consommateurs. Aussi, il lui demande quelles actions sont prévues pour garantir une meilleure application du code monétaire et financier en matière de remboursement des prélèvements non autorisés et si des discussions sont engagées au niveau européen pour réviser la réglementation SEPA, afin de combler les failles actuelles et mieux protéger les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3503</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Soutien aux propriétaires bailleurs victimes des abus liés au surendettement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6714. — 20 mai 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des propriétaires bailleurs confrontés aux effets collatéraux des procédures de surendettement initiées par certains locataires. En effet, il a été porté à sa connaissance le cas d’un propriétaire qui, tout en assumant le remboursement d’un prêt immobilier et le paiement des charges liées à son bien, est confronté à un locataire placé sous procédure de surendettement par la Banque de France. Cette situation entraîne une suspension, voire une annulation partielle des dettes locatives, sans considération suffisante pour la situation financière du bailleur, qui se retrouve ainsi privé de loyers indispensables à l’équilibre de son budget, voire au maintien de sa solvabilité. Ce déséquilibre, amplifié par le contexte actuel de crise du secteur immobilier, fragilise l’investissement locatif, pourtant essentiel pour répondre à la demande de logements. Il soulève en particulier une problématique de justice économique entre les parties : alors que certaines personnes surendettées continuent de maintenir un train de vie aisé, les bailleurs, eux, sont laissés sans recours effectif ni soutien institutionnel. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de réformer le régime du surendettement, notamment en y intégrant un mécanisme de protection ou de compensation financière pour les propriétaires bailleurs impactés, afin d’éviter leur basculement dans la précarité et de préserver un marché locatif déjà mis à mal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3503</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Flux de « petits » colis en provenance d’Asie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6725. — 20 mai 2025. — Mme Florence Goulet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de l’augmentation des flux de petits colis, en provenance d’Asie notamment. En effet, ce sont 91 % des petits colis qui entrent sur le marché européen et menacent les TPE-PME françaises, qui doivent affronter une concurrence déloyale de produits à moindre coût sans respect des normes sociales et environnementales et sans les standards de qualité et de sécurité imposés aux entreprises françaises, pourtant véritables moteurs de la vie locale, comme dans son département, en Meuse, qui en sont également victimes directement ou indirectement. Cette déferlante préoccupante de marchandises étrangères met également en danger la sécurité des consommateurs. Le Gouvernement a annoncé la mise en place, pour 2026, de frais de gestion appliqués aux plateformes chargées de ces flux. Aussi, elle lui demande s’il entend agir dans l’urgence face à l’accroissement de ces flux de colis étrangers et insiste sur la nécessité de mettre en œuvre une politique efficace de protection des productions nationales et d’information des consommateurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3503</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>CITEO et "ReUse"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6736. — 20 mai 2025. — Mme Marianne Maximi alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d’une situation préoccupante concernant l’industrie du réemploi des emballages alimentaires dans le contexte de mise en œuvre de la loi « antigaspillage pour une économie circulaire » du 10 février 2020, dite loi Agec. Cette loi impose un objectif de 10 % d’emballages réemployés en France pour 2027. Pourtant, les dernières données mesurées en 2023 indiquent seulement 1,5 % d’emballages réemployés. Dès lors, de nombreuses structures ayant à cœur d’œuvrer pour une industrie verte et équitable se sont saisies de cet objectif avec conviction. C’est par exemple le cas de France Consigne, un réseau de 11 acteurs engagés dans l’économie sociale et solidaire à travers la structuration de filières de réemploi des emballages en verre sur leurs territoires respectifs. Leurs activités ont vu le jour avant la loi Agec, certaines depuis 2017, preuve d’un engagement ancré. Le 23 décembre 2024, le Gouvernement a renouvelé l’agrément de l’éco-organisme CITEO jusqu’à fin 2029. En vertu de cet agrément, CITEO s’engage à respecter un cahier des charges qui stipule que « l’éco-organisme consacre annuellement les soutiens au développement de solutions de réemploi et réutilisation des emballages ménagers, y compris le développement d’un réseau d’infrastructure de réemploi ». En application de ce cahier des charges, CITEO a lancé cette année un dispositif test nommé « ReUse » dans 4 régions du Nord-Ouest. Les opérateurs de réemploi situés hors de cette zone test n’ont bénéficié d’aucun soutien financier pour le déploiement de leur activité sur leurs territoires. De plus, le déploiement de « ReUse » sur les 4 régions tests a eu un effet de gel auprès des GMS. Dès lors, les entreprises de la moyenne et grande distribution hors de ces zones tests préfèrent attendre les résultats qui émaneront de cette phase et repoussent leur engagement dans le réemploi de plus d’un an alors que la loi impliquait des objectifs dès 2027, nécessitant la participation active de tous les acteurs. Au-delà de cette phase de test, le projet ReUse invite toutes les parties prenantes à une concertation volontaire, comprenant les acteurs du réemploi des emballages, dont France Consigne, afin de « s’appuyer sur les travaux des parties prenantes ». Cependant, des inquiétudes demeurent sur la participation effective des différents acteurs déjà implantés. Il est primordial de leur donner un rôle qui ne les réduit pas à un rôle consultatif. Elle lui demande comment le Gouvernement entend atteindre les objectifs prévus pour 2027, affichés par la loi Agec, en utilisant et en valorisant le savoir-faire des acteurs locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3504</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du chèque énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6759. — 20 mai 2025. — Mme Marie-France Lorho appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur un nouveau dysfonctionnement du chèque énergie, dispositif coûteux et complexe qui pèse tant sur les administrés que sur l’administration. Le système du chèque énergie accumule les défaillances. En 2024, environ un million de ménages éligibles n’ont pas reçu leur chèque énergie, en raison des perturbations liées à la suppression de la taxe d’habitation. Les associations de consommateurs, telles que la CLCV et l’Unaf, ont dénoncé la complexité des démarches, avec seulement 3 % des nouveaux bénéficiaires potentiels ayant accédé à l’aide en 2024. À cela s’ajoutent des plaintes récurrentes sur des dossiers perdus, égarés ou mal traités, ainsi que sur les difficultés des ménages modestes à faire reconnaître leurs droits. Le report du versement du chèque énergie 2025 à novembre, contre avril-mai habituellement, en raison d’un retard dans l’adoption de la loi de finances, constitue une nouvelle avarie de ce système. Ce décalage place des milliers de Français, aux ressources limitées, dans une situation financière critique, notamment ceux confrontés à des factures de régularisation énergétique dès septembre 2025. Ce retard illustre une fois de plus l’inefficacité d’un dispositif qui, loin de simplifier l’accès à l’énergie, complique la vie des administrés et alourdit la charge administrative. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre les raisons précises du retard du versement du chèque énergie à novembre 2025 et l’impact estimé de ce décalage sur les ménages modestes confrontés à des factures avant cette date. Elle souhaiterait également avoir connaissance du coût total de gestion administrative du chèque énergie pour 2024 et 2025, y compris les dépenses liées aux erreurs, retards et réclamations. Enfin, elle lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour réévaluer ce dispositif au profit d’une politique énergétique plus directe, telle qu’une réduction des prix de l’énergie accessible à tous les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3504</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des jeunes enfants face à l’exposition aux écrans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6764. — 20 mai 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur une récente campagne publicitaire mettant en scène un enfant en bas âge, installé dans les bras de son père, tous deux regardant un contenu vidéo sur un téléphone mobile. Cela contribue à banaliser, auprès des parents, l’usage précoce des écrans par les jeunes enfants, en véhiculant l’image d’une pratique à la fois courante et acceptable. Cette publicité semble méconnaître les dispositions de l’article L. 5231-3 du code de la santé publique, introduit par la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010. Cet article dispose que « toute publicité, quel qu’en soit le moyen ou le support, ayant pour but direct de promouvoir la vente, la mise à disposition, l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants de moins de quatorze ans est interdite ». Alors même que le Gouvernement, ainsi que de nombreux professionnels de santé et de la petite enfance, alertent régulièrement sur les dangers liés à l’exposition précoce aux écrans et à leurs usages non encadrés, il est préoccupant qu’un opérateur majeur du secteur adopte une communication susceptible de contrevenir à la législation en vigueur et de brouiller les messages de prévention destinés aux familles. Elle souhaite savoir, au-delà du retrait de cette publicité, quelles actions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir l’application de la législation en vigueur et assurer la protection des jeunes enfants face à l’exposition aux écrans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3504</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fin de l’auto-certification des logiciels de caisse et facturation numérique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6772. — 20 mai 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fin de l’auto-certification des logiciels de caisse et sur la transmission dématérialisée des factures des entreprises aux services fiscaux. L’article 43 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ne permet plus aux éditeurs de logiciels de caisse de prouver leur conformité par la production d’une attestation individuelle. Elle ne peut être prouvée que par un certificat émis par un organisme accrédité. Cette situation engendre des surcoûts pour les entreprises éditrices de logiciels de caisse. Elles doivent dorénavant obtenir un certificat délivré par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) ou la certification NF525. Ces coûts peuvent atteindre jusqu’à 20 000 euros pour obtenir la certification et 7 000 euros les années suivantes. Dans le cadre de l’étude du projet de loi de simplification de la vie économique, l’État a également renoncé à mettre à la disposition des entreprises une plateforme gratuite et publique de transmission des factures aux services fiscaux. Ce renoncement contraint également les entreprises à des surcoûts en recourant à des plateformes privées de dématérialisation partenaires. Il lui demande s’il entend reprendre le développement du portail public de facturation et quelles mesures il entend mettre en œuvre afin de limiter les surcoûts aux entreprises liées à la modification de ces règles de conformité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3505</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>La prime de fidélisation territoriale 93 doit être un revenu exceptionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6787. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la prime de fidélisation territoriale dans la fonction publique d’État en Seine-Saint-Denis et son intégration dans la déclaration d’impôt sur le revenu. Prévue par le plan gouvernemental « Un État plus fort en Seine-Saint-Denis » pour surmonter les difficultés exceptionnelles en matière de ressources humaines dans le département, la prime de fidélisation territoriale a été instaurée par le décret n° 2020-1299 du 24 octobre 2020 et revue par le décret n° 2023-1026 du 2 novembre 2023 puis confirmée et précisée par un arrêté publié au Journal officiel le 20 décembre 2023. Ainsi, dans le courant du premier semestre 2024, les agents de la fonction publique d’État affectés en Seine-Saint-Denis relevant des ministères de l’éducation nationale, de la justice et du ministère de l’intérieur et entrant dans le périmètre du versement de cette prime ont perçu en fonction de leur ancienneté une voire deux tranches, soit entre 2 400 euros brut et 7 200 euros brut. Or, en pleine campagne de déclaration des revenus, les agents et les syndicats s’interrogent sur les modalités d’inscription de ce montant dans leur déclaration. Doivent-ils, en effet, l’intégrer dans les salaires ou s’agit-il d’un revenu exceptionnel ? Particulièrement sensible à la question de cette prime de fidélisation issue de travaux parlementaires auxquels il a fortement contribué, M. le député est donc naturellement très sollicité ces dernières semaines par les agents et leurs représentants sur ce sujet. Nombre d’entre eux craignant aujourd’hui que cette prime, créée pour inciter les agents à demander et à rester en Seine-Saint-Denis, ne devienne contreproductive. Afin de limiter les effets délétères, la solution trouvée serait que cette prime soit considérée comme un revenu exceptionnel. Or les démarches auprès des services fiscaux aboutissent pour l’heure à des interprétations différentes selon les lieux d’implantation. M. le député plaide pour que la prime de fidélisation territoriale soit considérée comme un revenu exceptionnel dans la mesure où elle bénéficie à des agents qui s’engage ou qui ont réalisé cinq années de service dans le département. Elle ne peut, d’ailleurs, pas être versée une deuxième fois. Par conséquent, M. le député appelle M. le ministre à une clarification en urgence sur le sujet afin que les contribuables ne se retrouvent pas sanctionnés en cas de déclaration erronée. Il souhaite donc connaître rapidement son avis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3505</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>TVA et DMTO : qualification des travaux portant sur des immeubles existants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6798. — 20 mai 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 257, I-2-2° du code général des impôts (CGI). Cet article définit les immeubles qui sont considérés comme des immeubles neufs à la suite de travaux qui portent sur un immeuble existant. Ces dispositions soulèvent des difficultés pratiques dans la mesure où les commentaires publiés au BOFIP le 29 septembre 2014 sous les références BOI-TVA-IMM-10-10-10-20 précisent au § 200 qu’« il convient de considérer les travaux au regard de l’immeuble pris dans son ensemble, y compris les parties ayant donné lieu à de simples travaux d’entretien et d’amélioration. Sont sans incidence à cet égard les circonstances suivantes : les locaux nouvellement aménagés sont affectés à plusieurs occupants ; l’affectation de certaines parties de l’immeuble est modifiée ; l’immeuble est affecté à plusieurs usages ; l’opération immobilière a pour effet de diviser physiquement ou juridiquement un immeuble constituant jusqu’alors une entité unique », alors que cette même référence du BOFIP contient au § 280 un rescrit publié RES n° 2007/34 (TCA) du 9 octobre 2007 qui admet, pour l’application du taux réduit de TVA prévu à l’article 279-0 bis du CGI, l’appréciation des travaux portant sur les éléments de second œuvre au niveau d’un lot de copropriété. Cette situation conduit certains services de l’administration fiscale (e.g. SJCF, DGE) à reconnaître le bénéfice de ce rescrit pour l’appréciation de la qualification fiscale des travaux portant sur tout type d’immeuble (e.g. bureaux, commerces), y compris pour des volumes et pour l’ensemble des conséquences qui y sont attachées, en matière de TVA (e.g. régime de la revente de l’immeuble) et de DMTO (i.e. engagement de construire lors de l’acquisition et taux réduit lors de la revente) car il s’agit de la seule manière de pouvoir faire fonctionner rationnellement le critère du second œuvre, alors que le bénéfice de cette tolérance est refusé par d’autres, y compris lorsque la position des premiers leur a été communiquée. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser que l’appréciation des travaux portant sur des immeubles collectifs, lesquels s’entendent des immeubles qui comprennent au moins deux locaux et dont les charges sont réparties entre au moins deux utilisateurs, peut être effectuée, à titre de tolérance, au niveau de chaque local, le cas échéant, formalisé par un lot de copropriété ou un volume ou encore par un simple état descriptif de division et que l’existence de ces locaux doit être appréciée lors de l’achèvement des travaux en cas de détention (immeuble immobilisé) ou lors de leur revente, le cas échéant, sous la forme de vente d’immeuble à rénover ou de vente en l’état futur d’achèvement (immeuble en stock). Il lui demande également de confirmer que cette appréciation par local concerne l’engagement de construire pris lors de l’acquisition de l’immeuble et les régimes de TVA et de DMTO applicables lors de la revente des locaux, ainsi que l’existence ou la remise à neuf de planchers non structurels (BOI-TVA-IMM-10-10-10-20 § 250), les tolérances concernant l’engagement de construire et le bénéfice du taux réduit de DMTO (BOI-ENR-DMTOI-10-40 § 120 et 230) y compris pour la vérification de l’application du taux réduit de TVA prévu à l’article 279-0 bis du CGI et enfin la taxe additionnelle de l’article 1599 sexies du CGI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3506</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Cotisation foncière des entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6799. — 20 mai 2025. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 24 nonies de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, qui modifie le deuxième alinéa du I de l’article 1478 du code général des impôts. Ce dispositif prévoit que, lorsqu’un démantèlement et une dépollution du site sont rendus obligatoires du fait de la cessation d’activité, le contribuable demeure redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) jusqu’à la remise en état du site, selon des conditions définies par décret. Cette mesure vise à inciter à la réhabilitation rapide des friches industrielles, tout en permettant aux collectivités locales de mieux gérer l’impact fiscal et environnemental des cessations d’activité. Cependant, à ce jour, le décret d’application prévu par la loi n’a pas été publié, ce qui rend le dispositif inopérant pour les entreprises concernées et les collectivités qui souhaitent s’en saisir. M. le député souhaite donc connaître la date prévue de publication de ce décret et demande à M. le ministre si le dispositif sera applicable de manière rétroactive à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025. Il souhaite également savoir comment seront définies les conditions de réhabilitation et si les entreprises concernées seront accompagnées dans cette démarche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3506</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Filière textile en crise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6802. — 20 mai 2025. — Mme Angélique Ranc alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation alarmante de la filière textile française, en particulier dans le département de l’Aube, gravement fragilisée par le redressement judiciaire de l’entreprise Le Coq Sportif. Acteur central du textile champenois, Le Coq Sportif, implanté à Romilly-sur-Seine, structure un écosystème d’entreprises spécialisées dans le tricotage, la teinture, la confection et les textiles techniques. Sa mise en difficulté menace près de 800 emplois dans la région, par effet domino sur ses sous-traitants directs et indirects. L’un des fournisseurs du territoire pourrait être contraint de déposer le bilan dès la fin du mois de mai 2025, illustrant l’urgence de la situation. Plusieurs mesures apparaissent aujourd’hui indispensables pour éviter un effondrement industriel : permettre, en cas de difficulté avérée, la renégociation des contrats énergétiques en cours pour les entreprises fortement consommatrices, afin de limiter les conséquences des hausses brutales du gaz et de l’électricité ; renforcer la vigilance dans l’attribution des marchés publics, en particulier ceux à caractère souverain (police, gendarmerie), afin que la fabrication française soit effectivement privilégiée ; garantir une application équitable des normes, en veillant à ce que les produits importés soient soumis aux mêmes exigences que ceux fabriqués en France ; s’assurer que tout plan de continuation du Coq Sportif repose sur un projet industriel solide et durable, fondé sur les savoir-faire de la filière textile locale. Elle demande donc quelles actions concrètes le Gouvernement entend engager à court terme pour soutenir les entreprises du textile, préserver les emplois et défendre un tissu industriel stratégique pour la souveraineté économique de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3507</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Renforcer l’encadrement législatif du travail des influenceurs numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6809. — 20 mai 2025. — M. Idir Boumertit attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les limites dans l’effectivité de la loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 encadrant l’activité des influenceurs. Si cette loi représente une avancée majeure dans la régulation du marketing d’influence, elle se heurte encore à plusieurs défis importants, limitant son efficacité réelle. Des analyses récentes, telles que celles publiées par l’autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) ou des cabinets spécialisés comme Dreyfus et Associés, révèlent que, malgré le cadre juridique instauré, persistent sur les plateformes des contenus illicites ou trompeurs, tels que la promotion d’actes de chirurgie esthétique, de plateformes de trading en cryptomonnaies (accompagnée de fausses promesses de réussite financière) et de produits « miracles » pour la perte de poids. De plus, le manque de moyens humains et techniques au sein de la DGCCRF limite la capacité de l’État à appliquer de manière rigoureuse les nouvelles règles. Par ailleurs, la loi n° 2023-451 semble insuffisante face à l’exposition accrue des jeunes, en particulier dans les zones populaires, à des contenus problématiques. Ces dérives, qui touchent particulièrement les jeunes issus de milieux vulnérables, favorisent des comportements à risque et aggravent les inégalités sociales, ce qui appelle une réponse spécifique et renforcée. Une étude récente menée en Seine-Saint-Denis, auprès de 1 949 jeunes âgés de 13 à 25 ans, révèle que 82 % d’entre eux estiment qu’il y a « trop » de publicité pour les jeux d’argent. Près d’un sur trois (32,2 %) a déjà joué ou parié de l’argent et 75,9 % jugent que ces jeux devraient être « moins disponibles, voire interdits ». Parmi les jeunes dits « vulnérabilisés », c’est-à-dire les jeunes issus de milieux socio-économiques vulnérables ou de zones géographiques sensibles, certains s’initient au jeu dès 14 ans et se retrouvent souvent en situation d’endettement. L’étude souligne également que les influenceurs jouent un rôle clé dans l’incitation au jeu, en particulier via les jeux vidéo et les loot boxes. En outre, plusieurs influenceurs contournent les règles françaises en se tournant vers des plateformes ou des environnements numériques moins surveillés, compliquant encore davantage l’efficacité du cadre en place. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour : renforcer les moyens d’action de la DGCCRF afin de mieux contrôler les contenus publiés sur les réseaux sociaux ; adapter le dispositif législatif aux besoins spécifiques des jeunes publics surexposés, notamment dans les territoires populaires et prioritaires ; envisager, en complément, des actions d’éducation et de prévention à destination des jeunes, notamment en milieu scolaire et sur les plateformes qu’ils fréquentent le plus, telles que TikTok, YouTube, Twitch, Instagram, Snapchat et Telegram.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3507</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais de levée d’hypothèque lors du remboursement anticipé d’un prêt immobilier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6820. — 20 mai 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les frais de levée d’hypothèque liés au remboursement anticipé d’un prêt. En effet, alors que l’hypothèque est automatiquement levée lorsque le prêt arrive à échéance, tel n’est pas le cas s’il fait l’objet d’un remboursement anticipé de la part de l’emprunteur. La levée de l’hypothèque nécessite alors un acte notarié et le règlement de frais de mainlevée, dont le montant est compris entre 0,3 et 0,6 % du montant initial de l’emprunt. À défaut de réaliser cette procédure et bien que le crédit ait été soldé, l’hypothèque demeure en vigueur et peut s’avérer bloquante, notamment si le propriétaire souhaite revendre son bien. Alors que l’on traverse depuis maintenant plusieurs années une crise immobilière et qu’un grand nombre de Françaises et de Français peinent à se loger, cette situation, en alourdissant le coût d’acquisition du logement sans raison apparente, vient compliquer un peu plus encore le parcours résidentiel des citoyennes et des citoyens. Il lui demande donc si le Gouvernement entend modifier le cadre réglementaire actuellement en vigueur afin de rendre automatique et sans frais la levée de l’hypothèque dans le cas d’un remboursement anticipé du crédit immobilier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3507</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Circulaire relative aux achats publics dans le secteur de la propreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6833. — 20 mai 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les spécificités du secteur de la propreté dans le cadre des marchés publics. Ce secteur, fortement intensif en main-d’œuvre et soumis à des obligations conventionnelles strictes - notamment la clause de reprise du personnel prévue à l’article 7 de la convention collective nationale des entreprises de propreté (IDCC 3043) - voit son modèle économique fragilisé par des pratiques d’achat public insuffisamment adaptées. Malgré des recommandations déjà formulées, notamment dans la circulaire n° 5688/SG du Premier ministre en 2013, les acheteurs publics ne tiennent pas toujours compte des réalités sociales, économiques et organisationnelles de ce secteur. L’absence de clauses spécifiques sur la reprise du personnel, l’insuffisante valorisation des critères sociaux et environnementaux, ou encore le manque de prise en compte du travail en continu ou en journée, mettent en difficulté les entreprises responsables et nuisent à l’amélioration des conditions de travail. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement entend publier une circulaire actualisée sur les achats publics dans le secteur de la propreté, afin d’encourager une approche d’achat plus équitable et durable, respectueuse des obligations conventionnelles, favorable à la qualité des prestations et à la reconnaissance du travail des agents de propreté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3508</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>TVA applicable aux exploitants professionnels de parachutisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6920. — 20 mai 2025. — Mme Pascale Got appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation alarmante des exploitants professionnels de parachutisme, consécutive à l’application du taux normal de TVA à 20 %, en lieu et place du taux réduit de 10 % précédemment en vigueur. Cette hausse repose sur l’abrogation du rescrit fiscal n° 2005/69 (TCA), sans fondement réglementaire ou législatif clair. Les justifications avancées par l’administration fiscale, notamment dans la réponse à la question écrite n° 35100 de M. Joël Giraud, se basent sur des interprétations qui semblent erronées, en particulier concernant l’article L. 6400-1 du code des transports, inchangé depuis 2010 et l’application du règlement européen 965/2012, entré en vigueur seulement en 2017 (arrêté du 9 février 2015). Or depuis le règlement CE 859/2008, les vols de largage de parachutistes sont reconnus comme des opérations de transport aérien commercial, bénéficiant d’exemptions spécifiques sans perdre leur nature commerciale. L’activité de saut en parachute biplace peut être considérée comme une activité de transport aérien au sens du 2° de l’article R. 421-1 du code de l’aviation civile et non de travail aérien au sens du 3° du même article, ce dernier consistant uniquement à emmener des parachutistes expérimentés n’ayant pas besoin d’être accompagnés afin de les larguer à une altitude donnée pour la réalisation de leur saut. En dépit de ces considérations, l’interprétation administrative de la loi fiscale met en grande difficulté économique les exploitants de parachutisme professionnels, en considérant leur activité comme relevant de la pratique sportive et de loisir et non du transport aérien, impliquant une TVA à 20 %. Ces entreprises, pourtant régies par le ministère des transports, se trouvent aujourd’hui sous pression fiscale injustifiée, alors même qu’elles constituent un moteur essentiel de l’aviation générale. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement entend rétablir l’application du taux réduit de TVA à ces opérations commerciales de largage de parachutistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3508</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact des réformes fiscales et de la concurrence sur les Gîtes de France ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6923. — 20 mai 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences des récentes réformes fiscales et réglementaires qui affectent les hébergements touristiques ruraux, en particulier ceux labellisés Gîtes de France. En effet, la réduction des abattements du régime micro-BIC depuis la loi du 19 novembre 2024, la remise en cause de l’exonération de taxe d’habitation pour des hébergements exclusivement dédiés à la location saisonnière, ainsi que la diminution du seuil de franchise en base de TVA prévue pour le mois de juin 2025, ont fragilisé de nombreux hébergeurs. Ces derniers exercent pourtant leur activité dans une logique de développement local, de valorisation du territoire et de diversification de l’économie rurale. Si ces mesures visent à répondre à des tensions observées dans certaines zones urbaines touristiques, leur application uniforme engendre des effets disproportionnés en milieu rural, menaçant la viabilité d’un modèle d’hébergement fondé sur la qualité, l’ancrage territorial et la convivialité, en place depuis plus de soixante-dix ans. Dans le même temps, la concurrence des grandes plateformes de réservation en ligne, qui échappent souvent à certaines obligations fiscales et réglementaires, accentue la pression sur ces acteurs historiques, sans garantir les mêmes retombées économiques locales ni les mêmes standards de qualité. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre en considération les spécificités des hébergements touristiques implantés en milieu rural et s’il envisage d’adapter le cadre fiscal applicable aux Gîtes de France afin de préserver ce modèle qui contribue activement à l’économie locale et au maintien de l’emploi sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3509</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Versement mobilité régional (VMR)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6925. — 20 mai 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les inquiétudes exprimées par de nombreux chefs d’entreprise de sa circonscription concernant la mise en place du versement mobilité régional (VMR), introduit à l’article 118 du projet de loi de finances de 2025. Ce nouveau prélèvement, applicable aux entreprises de plus de 11 salariés à hauteur de 0,15 % de la masse salariale, vise à financer les transports publics régionaux. Plusieurs présidents de région ont annoncé leur refus de mettre en œuvre ce versement. En effet, ils invoquent la nécessité de préserver la compétitivité des entreprises et de ne pas alourdir leurs charges fiscales dans un contexte économique incertain. Les chefs d’entreprise souhaitent que cette contribution supplémentaire soit accompagnée d’engagements clairs et concrets. En effet, aujourd’hui, beaucoup d’entreprises perçoivent un décalage entre le niveau des prélèvements et le service rendu aux salariés en terme de transport. Elles estiment qu’il est nécessaire d’améliorer les infrastructures actuelles de manière à inciter les salariés à les utiliser, sans quoi cette taxe n’a plus lieu d’exister. Nombre d’entre eux soulignent le décalage actuel entre le niveau de fiscalité locale et l’accessibilité réelle des transports pour leurs salariés, en particulier dans les zones mal desservies. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement compte conserver le VMR dans le prochain de projet de loi de finances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3509</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Cohérence des programmes scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6765. — 20 mai 2025. — Mme Géraldine Bannier appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la mise à mal de la cohérence des programmes scolaires. En effet, les propositions de modifications des programmes scolaires se multiplient au gré des différents examens de textes de loi. Les exemples s’accumulent pêle-mêle : éducation au cycle de la vie et de la mort, éducation aux dangers des réseaux sociaux, initiation à une utilisation sécurisée d’internet, sensibilisation aux discriminations, heures dédiées à l’éducation aux médias, enseignements spécifiques sur la préservation de l’environnement, etc. Ces thématiques sont toutes de première importance et il est toujours bénéfique que les élèves aient accès dans leur parcours à des sensibilisations sur ces sujets notamment via l’éducation nationale. Toutefois, l’ajout d’heures dédiées à ces enseignements posent trois problèmes. Tout d’abord, ces propositions, souvent faites par des élus parés de bonnes intentions, mais peu au fait du terrain, nient la réalité des écoles : ces thèmes « civiques » sont déjà abordés, de façon transversale, au travers des différentes matières des programmes scolaires. L’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique, le français, les heures CDI, sont autant de cours où les professeurs abordent l’éducation aux médias, l’utilisation des réseaux sociaux, la lutte contre les discriminations. Les sciences de la vie et de la terre sont un moment propice à l’évocation des enjeux environnementaux ou du cycle de la vie. Les exemples ne manquent pas et les enseignements se complètent entre eux. Le deuxième problème posé par cette multiplication des enseignements périphériques, c’est que les missions du Conseil supérieur des programmes lui sont peu à peu ôtées : en effet, c’est bien cet organisme qui est chargé de définir les enseignements au sein de l’éducation nationale, pour tous les niveaux. Ajouter, via des textes de loi, des contenus au socle commun des connaissances contrevient à l’essence même du CSP, autorité indépendante et composée d’experts qui fixe collégialement la nature des enseignements. Cela évite d’ailleurs la dérive d’une orientation qui serait trop politique des cours dispensés, si l’initiative était laissée à la charge des majorités parlementaires. Enfin, cet ajout constant de préventions et sensibilisations pose un risque pour l’apprentissage des matières fondamentales : le français, les mathématiques, l’histoire, les langues, les sciences ont peu à peu perdu du temps d’enseignement dans les programmes. En quarante ans, les élèves ont perdu 522 heures de français, primaire et collège additionnés. Il est nécessaire de sanctuariser ces heures d’enseignement. Malheureusement, la proposition de cours périphériques contribue à cet appauvrissement du temps d’apprentissage des fondamentaux. Elle lui demande donc comment elle compte s’assurer que les enseignements fondamentaux conservent leurs heures et leur primauté au sein de l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3510</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Prise en compte du veuvage précoce dans le barème de mutation des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6766. — 20 mai 2025. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’absence de prise en compte du veuvage précoce dans le barème des mutations des enseignants du second degré. À l’heure actuelle, le système de mutation repose sur un barème national prenant en considération différents critères, notamment le rapprochement de conjoint, la situation de parent isolé ou encore le handicap. Toutefois, il n’existe aucune bonification spécifique liée à la situation de veuvage, même lorsqu’elle intervient de façon soudaine et chez des enseignants en situation d’isolement géographique et affectif. Cette lacune crée une forme d’injustice humaine et sociale en empêchant certains personnels d’éducation de rejoindre leur famille ou leur académie d’origine à un moment où ils traversent une épreuve particulièrement éprouvante. Dans un contexte marqué par une crise de recrutement et une mobilité contrainte, il serait pourtant pertinent que l’administration tienne compte de ces situations exceptionnelles pour permettre un rapprochement familial à titre prioritaire. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intégrer le veuvage précoce comme critère de bonification dans le barème des mutations et si des travaux sont en cours pour adapter les règles de mutation aux réalités humaines vécues par les personnels de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3510</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Refus de subvention, regroupement scolaire dans le Doubs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6767. — 20 mai 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation profondément préoccupante que rencontrent plusieurs communes rurales de sa circonscription, en particulier Goux-lès-Dambelin et Dambelin, à la suite d’un projet de regroupement scolaire précipité, injustifié, mal préparé et rejeté par les élus locaux comme par les habitants. Après avoir essuyé un refus de subvention de la part du rectorat pour rénover l’école de Goux-lès-Dambelin - pourtant indispensable pour garantir une mise aux normes énergétiques et d’accessibilité -, le maire, M. Daniel Mornard, a été contraint de saisir directement le Président de la République. Ce n’est qu’à ce niveau que les pouvoirs publics ont enfin consenti à réexaminer le dossier, ce qui interroge sur l’écoute véritablement accordée aux élus ruraux par les autorités académiques. Mais plus grave encore, le rectorat a décidé, sans concertation préalable sérieuse, de transférer l’ensemble des élèves de Goux-lès-Dambelin vers le site de Dambelin pour la rentrée 2025. Cette décision, motivée par une supposée baisse d’effectifs (20 élèves en 4 ans), s’appuie sur des projections déconnectées des réalités du terrain. Selon les élus concernés, l’effectif est en réalité relativement constant, avec dix inscriptions en maternelle prévues pour la rentrée prochaine. Le fonctionnement pédagogique entre Goux-lès-Dambelin, Dambelin et Rémondans-Vaivre est à ce jour jugé satisfaisant par les parents et les enseignants. Le maire de Dambelin, M. Christophe Dalongeville, conteste publiquement ce transfert qu’il juge irréaliste et dangereux, son école ne disposant pas, selon lui, des capacités nécessaires pour accueillir les élèves supplémentaires : manque de salles, absence de locaux adaptés (notamment pour la motricité et les activités périscolaires), problème de sécurité et accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, etc. Comment expliquer qu’un rectorat décide de fermer un site scolaire fonctionnel, malgré l’opposition des élus locaux des deux communes concernées, sans que les capacités d’accueil du site de repli aient été vérifiées, ni que les moyens pour l’adapter soient engagés ? À l’heure où l’on invoque régulièrement l’importance de la proximité, de l’égalité des chances et du développement des territoires, cette décision s’apparente à un abandon organisé de l’école rurale. En France, certaines régions ou départements (à l’instar de la Lozère ou du Cantal) ont su instaurer des mécanismes innovants pour préserver leurs petites écoles, en développant des pédagogies adaptées au multi-niveaux, des dispositifs d’enseignement partagé ou encore des conventions entre communes permettant un maintien équilibré de la carte scolaire. L’exemple du programme québécois des « écoles de village » montre également qu’il est possible de concilier contraintes budgétaires et ancrage territorial de l’enseignement, en associant les collectivités locales dès la conception des projets, avec l’appui d’experts en ingénierie éducative. Pourquoi l’avis des maires de Goux-lès-Dambelin et Dambelin a-t-il été écarté dans la décision de regroupement ? Quelle évaluation concrète des capacités d’accueil du site de Dambelin a été menée en amont de cette décision ? Pourquoi la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), prévue pour soutenir les projets d’adaptation des bâtiments scolaires, a-t-elle initialement été refusée ? Mme la ministre entend-elle soutenir un moratoire sur ce transfert, tant que l’ensemble des travaux nécessaires à l’accueil des élèves ne sera pas garanti et budgété ? Enfin, quelles mesures le Gouvernement envisage-t-il pour garantir un véritable dialogue entre les rectorats et les élus locaux en matière d’organisation scolaire dans les territoires ruraux, à l’image de ce qui se pratique déjà dans certaines collectivités françaises ou à l’étranger ? Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3511</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des assistants sociaux scolaires dans le second degré
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6768. — 20 mai 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante des assistants sociaux scolaires exerçant dans les établissements du second degré. Ces personnels, bien que relevant de la catégorie A, ne bénéficient toujours pas d’une grille indiciaire alignée sur celles des autres personnels sociaux de l’éducation nationale, tels que les psychologues de l’éducation nationale ou les infirmiers scolaires. Ils sont exclus des récentes mesures de revalorisation salariale et ne perçoivent pas la prime Ségur/CTI, contrairement à leurs homologues d’autres ministères ou collectivités territoriales. Leurs missions, pourtant essentielles au bon fonctionnement des établissements - accompagnement des élèves en difficulté, interventions dans le cadre de la protection de l’enfance, lutte contre le harcèlement scolaire, appui aux équipes éducatives - sont insuffisamment reconnues. Les nouvelles orientations ministérielles, comme le plan « Brisons le silence », leur confient encore davantage de responsabilités sans moyens supplémentaires, ni reconnaissance concrète de leur engagement de terrain. Dans un contexte de forte hausse des signalements en matière de protection de l’enfance et de besoins accrus de soutien social dans les établissements scolaires, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour revaloriser concrètement le statut et les conditions d’exercice des assistants sociaux scolaires, notamment par une révision de leur grille indiciaire, l’octroi de la prime Ségur/CTI et une reconnaissance officielle de leur rôle dans les politiques publiques éducatives et sociales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3511</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cyrielle Chatelain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Libertés syndicales étudiantes dans les universités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6771. — 20 mai 2025. — Mme Cyrielle Chatelain interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la liberté d’expression et les libertés syndicales étudiantes dans les établissements d’enseignement supérieur. En décembre 2024, l’Union étudiante Grenoble a fait adopter une motion par le conseil d’administration et relayé sa position via une publication sur les réseaux sociaux. À la suite de cette prise de position, la présidente de l’association s’est vu notifier la suspension de l’agrément de l’association par l’université. Une semaine plus tard, elle a été informée de la saisine de la section disciplinaire à son encontre, ainsi que d’un signalement au procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Parmi les motifs évoqués pour justifier la procédure disciplinaire figure notamment une atteinte à la réputation de l’établissement. Ce motif, particulièrement imprécis, interroge. La notion de réputation, non définie juridiquement, peut donner lieu à des interprétations arbitraires, au détriment de la liberté de critique, pourtant constitutive du débat démocratique dans l’espace universitaire. De telles sanctions peuvent avoir pour effet de dissuader l’engagement syndical et militant des étudiants et des étudiantes, alors même que l’engagement étudiant est reconnu par le ministère comme étant un facteur d’émancipation, de citoyenneté et de vie démocratique à l’université. Mme la députée souhaite donc interroger Mme la ministre sur la compatibilité de telles procédures avec la garantie effective de la liberté d’expression des associations étudiantes. Elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour que des motifs flous, tels que l’atteinte à la réputation d’un établissement, ne puissent être utilisés pour restreindre abusivement les libertés syndicales étudiantes et réprimer l’engagement critique dans l’enseignement supérieur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3511</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Politiques en faveur de l’activité physique des jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6806. — 20 mai 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la politique d’accès à l’activité physique qu’elle entend mener. Selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité, 37 % des enfants de 6 à 10 ans et 73 % des jeunes de 11 à 17 ans n’atteignent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière d’activité physique : au moins soixante minutes par jour d’activité modérée à intense à cet âge. Ces statistiques sont très préoccupantes, tant sont connus les bienfaits de l’activité physique, sur la santé physique, mais également sur la santé mentale et sur la sociabilité des jeunes. L’activité physique comprend bien évidemment le sport, mais aussi la marche ou le vélo, comme moyen de locomotion ou pour le simple agrément. Décorréler l’activité physique de la performance et de la compétition est un axe intéressant, tant les élèves témoignent de leur stress face à la notation et à la concurrence entre eux. Par ailleurs, l’activité physique permet une certaine ouverture au monde, très précieuse dans la construction de chacun. Cette sédentarisation des jeunes va de pair avec une addiction aux écrans largement constatée, qui dévie les jeunes d’activités plus coûteuses en efforts, physiques ou sociaux. Ainsi, elle lui demande quelles politiques elle entend mener pour favoriser l’activité physique et lutter contre la sédentarité des jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3512</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Place des auteurs ultramarins dans l’enseignement scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6851. — 20 mai 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la place des auteurs ultramarins dans les programmes scolaires. En 1995, le ministre de l’éducation nationale décidait de retirer les deux seules œuvres antillaises du canon littéraire académique : « Cahier d’un retour au pays natal » et « Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire, les qualifiant de « résolument politiques ». Or la contribution littéraire d’Aimé Césaire, considéré comme l’un des écrivains antillais les plus étudiés et célébrés dans le monde, ne saurait se réduire à ces deux seuls ouvrages. Son œuvre diverse constitue une pierre angulaire de la littérature francophone ; son étude permettrait aux élèves de comprendre que la littérature française est plurielle et ne se limite pas aux seules frontières de la France hexagonale. Alors même que plusieurs rapports pointent la nécessité d’une meilleure adaptation des contenus pédagogiques à la diversité culturelle française, notamment ultramarins, il apparaît essentiel de s’interroger sur les leviers possibles pour garantir une représentation plus équitable des œuvres issues des outre-mer dans l’enseignement littéraire national. Il lui demande, si elle envisage de donner une place au sein des contenus pédagogiques aux figures majeures tels qu’Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé…, afin de construire un enseignement plus représentatif de la pluralité des récits constitutifs de l’histoire nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3512</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mesures d’urgence pour l’IRT Occitanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6918. — 20 mai 2025. — M. Hadrien Clouet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le péril qui guette l’institut régional du travail Occitanie. Les instituts du travail constituent des espaces originaux, syndicaux et universitaires, créés dans les années 1950 avec l’exemple pionnier de l’institut du travail de Strasbourg. Le monde ouvrier organise alors sa formation intellectuelle au sein de l’enseignement supérieur public, via des conseils paritaires entre l’administration publique, le syndicalisme salarié et les universitaires. S’y développe une pédagogie hybride, adaptée à des militants éprouvés, à hautes responsabilités collectives, très connaisseurs du droit au travail et représentatifs de toute la diversité du spectre syndical. La France comporte 10 instituts du travail, regroupés autour d’un réseau. Deux d’entre eux ont une vocation nationale (Bourg-La-Reine et Strasbourg), tandis que huit ont une vocation régionale (Toulouse, Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Nancy, Rennes, Saint-Etienne). Ces instituts du travail assurent cinq missions indispensables. D’abord, la formation des syndicalistes par le monde universitaire et de la recherche, via des sessions syndicales ou intersyndicales, qui prennent appui sur l’expérience professionnelle pour diffuser les connaissances les plus récentes en sciences humaines, sociales, économiques et juridiques. De tels stages sont rémunérés dans le cadre du congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale. Tous les ans, plusieurs centaines de stages et journées de formation prud’homale sont accueillis dans les instituts du travail. Chaque institut développe bien entendu sa propre pédagogie à destination de publics particuliers, à l’instar de l’IRT Toulouse, par exemple, qui prévoit aussi une formation santé et sécurité au travail destinée aux représentants du personnel non-syndiqués des entreprises de moins de 50 salariés, où la sinistralité est la plus élevée. Une activité de recherche y est aussi animée par des chercheurs de différents laboratoires universitaires, coordonnés à Toulouse par le conseil de développement de l’IRT. Dans le cas toulousain, il se penche particulièrement sur les questions d’égalité professionnelle femmes-hommes, la négociation collective, la prévention en santé et sécurité au travail (dont la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail) ou encore la lutte contre les discriminations dans l’emploi. En outre, loin de rester cloisonné sur eux-mêmes, les instituts du travail assurent des évènements ouverts au grand public. Échanges avec des intellectuels, débats entre syndicalistes, agora de salariés, échanges entre dirigeants d’entreprise et administrations publiques - autant d’occasions démocratiques de diffuser les résultats scientifiques et de recherche auprès du plus grand nombre. Ensuite et singulièrement, à l’IRT Occitanie, qui a créé un centre dédié à cet accompagnement, l’aide à la VAEM (validation des acquis de l’expérience militante) joue un rôle essentiel. Elle consiste à convertir les connaissances acquises dans la carrière et les responsabilités syndicales, associatives et d’élus territoriaux (municipalités, conseils départementaux et régionaux) en un diplôme ou une certification professionnelle. Cela assure à ces candidats engagés dans la vie citoyenne une mobilité horizontale et verticale sur le marché de l’emploi. Finalement, les instituts du travail abritent des centres documentaires originaux, accessibles aux étudiants ou aux stagiaires, sous forme papier ou en banques de données spécialisées. Cette tâche archivistique assure la conservation et l’accessibilité d’une vaste documentation sur le monde du travail. Ces missions sont en péril en Occitanie. Un institut régional du travail y a été créé en 2003, dans l’université du Mirail, aujourd’hui université Toulouse-Jean Jaurès. Son fonctionnement fait l’objet d’une révision en 2020, avec une refonte de ses statuts en lien avec les services juridiques de l’université. Ce travail est salué par toutes les parties prenantes et clôt le mandat de la directrice sortante, professeure recrutée en tant que PAST (professeur associé en service temporaire). Toutefois, les désaccords s’accumulent à partir de ce moment : contre l’avis du conseil de l’IRT et du conseil scientifique qualifié en sociologie, le recrutement de sa remplaçante se fait sous le classement de maître de conférences au lieu de professeur. Puis, le conseil de l’IRT et la présidence de l’université ne parviennent pas à s’accorder sur l’élection d’une nouvelle direction de l’IRT, conduisant à la nomination d’une administration provisoire, renouvelée au printemps 2022 dans les mêmes termes. Suite à de tels blocages interdisant à l’enseignante-chercheuse d’accéder au statut de professeur plutôt que de maître de conférences, elle démissionne. Ce poste d’enseignant-chercheur lui-même est supprimé dans l’IRT, contre l’avis du conseil et affecté au département de sociologie. Ces décisions unilatérales ont alors pour effet de dégrader considérablement les capacités de l’IRT a mener une grande partie de ses missions (perte de l’agréement pour les formation CPH, impossibilité de mener des activités de recherche et de collaboration académique). S’ensuit un renouvellement de l’ensemble des postes de l’IRT, pour des raisons de mutations internes ou de démissions, entraînant une vacance totale des postes pendant plusieurs mois. Face à ces difficultés, une médiation bienvenue est proposée par le recteur délégué à l’enseignement supérieur, en vue de redéfinir les statuts de l’IRT. Afin de faciliter son lancement en octobre 2024, le conseil de l’IRT n’est pas immédiatement renouvelé mais remplacé par un groupe de travail. Lors de la première séance, la direction de l’université exprime une volonté de se désengager de l’IRT, en raison des manques de dotation et des griefs vis-à-vis de certaines missions. Elle remet en cause son statut d’institut interne (pourtant commun à tous les instituts du travail), pour lui préférer une intégration aux services communs ou une transformation en centre associatif partenaire. Or ces options auraient pour grave conséquence de supprimer automatiquement tous les agréments du ministère du travail (donc ses financements) et suscitent l’opposition de la totalité des organisations syndicales. Le blocage autour de ce projet de liquidation provoque le boycott des réunions ultérieures par les organisations syndicales. En réalité, l’ensemble des parties prenantes au groupe de travail constatent en décembre 2024 que le maintien de l’IRT sous sa forme actuelle requiert une dotation spécifique de l’État. Celle-ci élargirait l’offre de formation et permettrait d’affecter un enseignant permanent, répondant aux critiques et aux ambitions de tous les acteurs. La fourniture d’une expertise ministérielle par l’accompagnement statutaire et réglementaire est demandée, afin de sécuriser les activités dans l’entre-deux. La demande est renouvelée le 8 avril 2025 par la présidence de l’université, soutenue par le recteur, afin que soit diligentée une mission ministérielle accompagnée par l’IGESR. À défaut, les trois contrats salariés ne sont renouvelés qu’à horizon de 6 mois (février-août 2025) D’après la direction juridique, qui mobilise des propos tenus en vidéoconférence par le DGESIP, les statuts de l’IRT, bien que similaires aux autres instituts du travail et basés sur les articles D. 713-12 et suivants, devraient respecter les dispositions générales du code de l’éducation et ne bénéficieraient pas d’une dérogation. Ainsi, les articles L. 713-9, D. 719-4 et D. 719-14 ne seraient pas respectés par les statuts de l’IRT dont le conseil d’institut interne, le statut des électeurs et éligibles ainsi que les personnalités extérieures seraient irréguliers. Pourtant, l’article L. 719-2 est bien clair : « des dispositions réglementaires peuvent prévoir des règles particulières de représentation des personnels d’enseignement et assimilés au sein des conseils des écoles et des instituts ». Aussi M. le député demande à Mme la ministre de prendre des mesures d’urgence, afin d’assurer l’avenir de l’IRT d’Occitanie à Toulouse, ses missions et les contrats de travail qui y sont associés. Premièrement, demandera-t-elle à ses représentants sur place de soutenir la reconfiguration du groupe de travail universitaire selon la composition initiale calquée sur le conseil sortant, soit un groupe élargi (VP de l’université, recteur, direction juridique, CGT, FO, CFDT, région, DREETS, ex-directrice de l’IRT) propice au partage et à la remontée d’information, respectueux des équilibres syndicaux ? Deuxièmement, entend-elle adopter des dispositions réglementaires prévoyant des règles adaptées à l’IRT d’Occitanie, pour stabiliser sa forme juridique en maintenant le statut d’institut d’université ? Troisièmement, prévoit-elle une dotation d’urgence en faveur de cette composante permettant de garantir les missions de l’année 2025 et de préserver les trois postes menacés d’ici l’hiver ? Quatrièmement, comment compte-t-elle assurer la pérennité de l’ensemble des Instituts du travail dont certains sont en situation précaire ? Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3514</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Coalition féministe - loi cadre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6785. — 20 mai 2025. — M. Thomas Lam interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le projet de « loi cadre » organisée par la Fondation des femmes et la coalition féministe en vue de ce projet de loi. Il faut le rappeler, la situation des femmes au regard des violences est un phénomène de société réel et essentiel : en 2023, 1 185 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives de féminicides directs ou indirects au sein du couple ; en 2022, le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou verbales commises par leur conjoint ou ex-conjoint est estimé à 373 000 femmes ; en 2022, le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles est estimé à 230 000 femmes, dont 61 % de ces agressions qui ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Ces estimations sont minimales et n’ont enregistré que les personnes vivant en ménage ordinaire. Le Gouvernement prend des mesures à cet effet et progresse dans la bonne direction, mais de nombreux acteurs, notamment de la société civile, estiment néanmoins que cela n’est pas suffisant. À ce titre, une coalition féministe de plus de 40 associations, dont notamment la Fondation des femmes, a été créée afin d’élaborer un projet de « loi cadre » qui propose plus de 130 propositions pour concrètement améliorer la place de la femme dans la société, harmoniser les mesures prises par le Gouvernement et assurer un socle stable et solide pour pérenniser la lutte contre les violences faites aux femmes. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement connaît cette initiative et quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mener vis-à-vis des violences faites aux femmes et si celui-ci entend reprendre certaines mesures de ce projet de loi cadre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3514</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégal bénéfice des actions financées par la CVEC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6769. — 20 mai 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’inégal bénéfice des actions financées par la contribution à la vie étudiante et de campus pour les étudiants qui s’en acquittent. La loi « orientation et réussite des étudiants » de 2018 a créé une taxe forfaitaire, la contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC), d’un montant de 103 euros pour la campagne 2024-2025. Cette taxe, dont est exemptée la plupart des boursiers, est prélevée sur les étudiants et vise à financer la vie des campus et les actions sociales, artistiques et sanitaires qui y sont menées. Les étudiants en BTS et classes préparatoires doivent s’en acquitter, au même titre que les étudiants à la faculté, alors même qu’ils ne bénéficient pas des actions financées par cette taxe. En effet, leurs locaux ne sont pas situés dans les facultés, mais dans les lycées, ou dans les murs d’associations, à l’instar de l’AFTEC. Cette taxe constitue un poste de dépenses élevé pour des budgets étudiants. À ce titre, l’iniquité du bénéfice de cette taxe interroge. Les étudiants en BTS ou classes préparatoires ne sauraient subventionner la vie étudiante des étudiants à l’université. Cela est contraire à l’égalité devant le service public et à l’esprit qui a présidé à la création de cette fiscalité affectée. Elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour réparer cette iniquité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3514</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Liberté académique en danger à l’université Lumière Lyon II
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6770. — 20 mai 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité de garantir la protection de la liberté académique au sein de l’université Lumière Lyon 2. Le mercredi 7 mai 2025, le conseiller spécial auprès du président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé la suspension des aides régionales allouées à l’université Lumière Lyon 2, invoquant une prétendue « dérive islamo-gauchiste » de l’établissement. Il est profondément préoccupant que des universitaires puissent faire l’objet de pressions ou d’être remis en cause pour avoir exprimé des positions sur la situation dramatique en cours à Gaza. La liberté d’expression, tout comme la liberté académique, constitue un pilier de la démocratie et ne saurait être fragilisé par des décisions politiques locales. Une telle ingérence constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux et met en péril le libre exercice des missions d’enseignement et de recherche. La liberté académique constitue un principe fondamental reconnu par les lois de la République. Le Conseil constitutionnel l’a expressément affirmé en 1984, en rappelant que « les fonctions d’enseignement et de recherche non seulement permettent mais demandent, dans l’intérêt même du service, que la libre expression et l’indépendance des personnels soient garanties ». De même, l’article L. 141-6 du code de l’éducation dispose que le service public de l’enseignement supérieur est « indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ». Dans ce contexte, Mme la députée s’inquiète qu’une décision de nature politique relative au financement d’un établissement d’enseignement supérieur puisse porter atteinte à ce principe fondamental et créer un précédent dangereux. Elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour assurer le respect de la liberté académique et prévenir toute ingérence politique dans la gestion des universités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3515</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Sécurité des personnels exposés aux prions dans les laboratoires de l’INRAE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6896. — 20 mai 2025. — M. Loïc Prud’homme attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la sécurité des personnels scientifiques travaillant sur les agents pathogènes, notamment les maladies à prions. C’est une question essentielle qui nécessite une vigilance accrue de la part des autorités publiques. Il est important de noter que les prises de risque dans ce domaine peuvent en partie s’expliquer par la pression exercée à l’époque par les pouvoirs publics, y compris le Gouvernement, pour répondre aux enjeux économiques et de santé publique. Or plusieurs décès de techniciens et de chercheurs, en France et à l’étranger, sont liés ou suspectés de l’être à leur exposition à ces agents infectieux, soulevant de graves interrogations sur les conditions de travail et les mesures de prévention mises en place dans les laboratoires concernés. L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) a été particulièrement touché, avec le décès de deux techniciennes de laboratoire, Emilie Jaumain en 2019 et Pierrette Costes en 2021, des suites de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, qu’elles ont contractée lors de manipulations de prions pathogènes, comme l’institut a fini par le reconnaître en 2022. Une enquête pénale est actuellement en cours pour homicide involontaire. Il est regrettable de constater que la direction de l’INRAE n’a pas fait preuve de la même éthique de mise en retrait des personnes impliquées que celle qu’elle a appliquée il y a deux ans en suspendant immédiatement les fonctions de l’un de ses hauts responsables concerné par une plainte pour harcèlement. Malgré ces drames, l’équipe de recherche sur les prions MAP2 de Jouy-en-Josas a continué à recruter, y compris des contractuels et des stagiaires, même pendant la période du moratoire ministériel censé encadrer ces activités. Cette situation pose un problème majeur de responsabilité et de prévention. L’un des responsables de l’équipe fait même partie du comité de pilotage d’une formation aux bonnes pratiques en laboratoire L3 alors que l’équipe est toujours visée par une enquête judiciaire pour manquement en matière de sécurité, ce qui est inquiétant. Par ailleurs, les recommandations émises par les missions d’inspection interministérielles ne sont toujours pas pleinement appliquées par l’INRAE. En particulier, la séparation effective des chaînes de responsabilité entre la sécurité et la recherche n’a pas été mise en place, malgré une demande unanime des représentants syndicaux. De plus, un recensement des personnes exposées au risque, permettant un suivi épidémiologique par Santé publique France, demeure incomplet. Enfin, l’information dispensée sur le site web d’INRAE à destination des agents exposés demeure extrêmement lacunaire, laissant de nombreux anciens agents dans une angoisse profonde quant aux conséquences potentielles de leur exposition. Face à ces manquements graves, il apparaît urgent que le ministère prenne des mesures fortes pour assurer la protection des travailleurs et garantir l’application stricte des recommandations d’inspection. Ainsi, il lui demande de préciser quelles dispositions il compte prendre pour : geler les recrutements dans l’équipe de recherche sur les prions de Jouy-en-Josas tant que l’enquête pénale est en cours ; assurer l’application effective des recommandations des missions d’inspection interministérielles, notamment en matière de séparation des responsabilités, de recensement des personnes exposées et d’accès à une information claire et à un suivi médicopsychologique pour ces personnes ; suspendre l’ensemble des travaux de recherche sur les prions de l’équipe MAP2, visée par une enquête pénale, tant que cette enquête n’est pas terminée et permettre le placement en congé administratif des responsables de l’équipe MAP2 de l’époque afin de garantir une enquête impartiale ; s’assurer que les membres organisateurs de formations concernant les mesures de sécurité pour la manipulation d’agents biologiques pathogènes comme le prion soient des personnes dont le parcours ne soit pas entaché de manquements sur ce même sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3516</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Critères d’accès aux stages proposés par le ministère des affaires étrangères
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6696. — 20 mai 2025. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les critères d’accès aux stages proposés par son ministère, qui excluent une partie croissante des étudiants français, notamment ceux inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger et ceux qui ne sont pas affiliés à la sécurité sociale française. Actuellement, près de 110 000 étudiants français étudient en dehors de la France. Nombre d’entre eux, malgré leur nationalité française et parfois un parcours remarquable, se voient refuser l’opportunité de réaliser un stage dans une ambassade ou à l’administration centrale du ministère, faute d’être rattachés à un établissement français pouvant émettre une convention de stage conforme au droit national. Cette règle revient à exclure automatiquement des profils souvent très qualifiés, multilingues et disposant d’une précieuse expérience internationale pour la diplomatie française. Bien que le ministère déclare vouloir diversifier ses profils et accroître l’attractivité de ses métiers pour la jeunesse, cette limitation semble peu efficace. Elle ôte aux services diplomatiques des compétences qui pourraient néanmoins améliorer l’image et l’efficacité de la France sur la scène internationale. Il souhaite donc savoir s’il envisage d’ouvrir les conditions d’accès à ses stages, en ajustant ses exigences administratives pour permettre à tous les étudiants, y compris ceux qui sont inscrits à l’étranger, de postuler, tout en assurant le respect des obligations légales et de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3516</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rafale, SPECTRA et LPI : quel avenir pour la supériorité aérienne française ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6745. — 20 mai 2025. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les implications stratégiques et industrielles des récents affrontements aériens au-dessus du Cachemire. Plusieurs sources ouvertes et spécialisées - incluant des analystes américains et des données de renseignement issues de partenaires de l’OTAN - confirment la perte d’au moins un Rafale indien, abattu par un missile PL-15E lancé depuis un J-10C pakistanais, équipé du radar AESA KLJ-10A. Cet engagement soulève une question stratégique majeure : le système de guerre électronique SPECTRA n’a semble-t-il ni détecté, ni perturbé une attaque émise dans des spectres désormais standards pour les radars à faible probabilité d’interception (LPI). Dans ce contexte, où l’Inde - comme d’autres partenaires potentiels - pourrait discrètement réévaluer ses orientations capacitaires, la France ne risque-t-elle pas de voir remis en cause à la fois l’avantage technologique du Rafale et le leadership industriel de sa base aérospatiale de défense ? Le Gouvernement peut-il confirmer que le standard F5 du Rafale intègre une refonte substantielle du système SPECTRA, adaptée aux nouvelles générations de radars AESA et de missiles à guidage actif et qu’il envisage sérieusement le développement d’une version « Rafale EW », spécifiquement dédiée aux missions SEAD/DEAD, sur le modèle du Growler américain, afin de préserver l’autonomie stratégique de la France et la crédibilité de l’offre française à l’export ? Cette réflexion devient d’autant plus urgente que des plateformes de 5e génération chinoises, telles que le J-20 et potentiellement le FC-31, pourraient être rapidement déployées dans la région indo-Pacifique, introduisant un saut capacitaire en matière de furtivité, de fusion de capteurs, de guerre électronique et d’interopérabilité multi-domaines. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3516</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Sécurités Vidéosurveillance algorithmique et logiciels de reconnaissance faciale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6750. — 20 mai 2025. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la généralisation des dispositifs de vidéosurveillance algorithmique (VSA) et des logiciels de reconnaissance faciale dans les politiques publiques de sécurité, alors qu’elle représente dans ce domaine une menace croissante pour les libertés publiques. Jusqu’où le Gouvernement est-il prêt à aller dans la généralisation de l’intelligence artificielle sécuritaire, au risque de transformer l’exception en norme, la prévention en surveillance de masse et l’État de droit en État algorithmique ? M. le député est d’autant plus inquiet que cette bataille industrielle et technologique prend de l’intensité au niveau international, en particulier entre la Chine et l’Amérique de Trump. Le développement de l’intelligence artificielle dans le domaine si particulier des libertés publiques au nom de la sécurité prend des relents autoritaires et préfigure une société dystopique. La vidéosurveillance algorithmique (VSA) avait été instaurée en mai 2023 dans le cadre de la loi relative aux Jeux Olympiques et Paralympiques, à titre expérimental. Ce dispositif a suscité dès l’origine des critiques, quant à son impact sur les libertés individuelles et collectives. Sous prétexte d’un caractère expérimental et donc temporaire, le Gouvernement a tenté de le pérenniser en l’intégrant, via un amendement, à un projet de loi portant sur le renforcement de la sûreté dans les transports, repoussant ainsi son échéance jusqu’en 2027. Cette tentative de banalisation de mesures d’exception a été a nouveau dénoncé sur le fond et sur la forme. Cette volonté de prolongation a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel le 24 avril 2025, au nom du respect des principes fondamentaux. Un rapport remis au ministère de l’intérieur au début de l’année 2025 a dressé déjà un bilan mitigé de l’utilisation de la VSA, pointant notamment les effets limités sur la sécurité, mais surtout alertant sur les risques importants en matière de protection de la vie privée et de surveillance de masse. En parallèle de ces tentatives, le gouvernement d’Emmanuel Macron, a dès la fin de l’année 2022, en secret, agi pour introduire dans la loi européenne sur l’IA (dite « IA Act ») la possibilité d’utiliser la reconnaissance biométrique, en temps réel, dans l’espace public s’il estime que la « sécurité nationale » est en jeu, le maintien de l’ordre en faisant partie. En effet, selon le média d’investigation Disclose ( https://disclose.ngo/fr/article/intelligence-artificielle-la-france-ouvre-la-voie-a-la-surveillance-de-masse-en-europe ), le 18 novembre 2022, au cours d’une réunion organisée à huis clos avec ses homologues européens, les journalistes rapportent que le représentant français prévient, selon le compte-rendu en leur possession : « L’exclusion des questions de sécurité et de défense [du cadre du règlement] doit être maintenue à tout prix ». De même, un courrier du secrétariat général pour les affaires européennes, repris par la presse, énonce clairement qu’« il est très important de préserver la possibilité de rechercher une personne sur la base de critères objectifs exprimant une croyance religieuse ou une opinion politique », faisant ainsi le lien avec l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique en temps réel en recherchant des personnes sur la base de ces critères « notamment le port d’un badge ou d’un accessoire ». M. le député s’inquiète et dénonce vivement cette obsession ultra-sécuritaire et le rôle du Gouvernement dans sa volonté de peser diplomatiquement au niveau européen pour persuader les autres pays de l’Union européenne de déroger pour la sécurité nationale à l’interdiction de l’usage de l’IA comme « risques inacceptables » pour distinguer « sur la base de la race, opinions politiques, affiliation à une organisation syndicale, convictions religieuses ou vie sexuelle ». En outre, l’influence croissante des acteurs privés dans l’élaboration de ces dispositifs technologiques se fait sentir dans un domaine régalien aussi sensible et stratégique que les libertés publiques. Ce lobbying intense de certaines entreprises spécialisées dans la surveillance algorithmique et la reconnaissance biométrique pointe la dépendance de l’État à l’égard de ceux-ci et interroge sur les véritables motivations derrière la généralisation de la VSA. Ainsi, dans les discussions entourant l’ AI Act, est pointé le rôle de l’entreprise Mistral AI et en particulier par Cédric O, un proche du Président de la République et ancien secrétaire d’État au numérique. Plusieurs sources journalistiques font état du rôle déterminant de Mistral AI pour obtenir des exemptions favorables à ses intérêts et la présence de Cédric O, cofondateur de l’entreprise et ancien membre du Gouvernement, renforce les suspicions de conflits d’intérêts et d’interférences dans le processus démocratique européen. Cette porosité entre sphère politique et secteur technologique alimente la crainte exprimée par M. le député d’une captation des politiques de sécurité par des logiques marchandes, au détriment des principes démocratiques et des libertés fondamentales. Au regard des éléments précis exposés ci-dessus et des inquiétudes légitimes formulées, M. le député souhaite obtenir des clarifications suivantes : quelles sont les intentions du Gouvernement sur la prolongation de l’utilisation de la VSA et de la généralisation des logiciels de reconnaissance faciale, au regard des doutes quant à leur efficacité et les risques pesant sur les droits et libertés fondamentales ; quel a été le niveau d’échange avec le secteur privé dans la préparation et la fixation des positions de la France dans le cadre des négociations relatives à l’ IA Act ; quelles sont les entreprises qui ont été associées à la discussion et quel ont été leur rôle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3517</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Apprentissage transfrontalier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6794. — 20 mai 2025. — M. Peio Dufau attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité d’accélérer la mise en place de l’apprentissage transfrontalier entre la France et l’Espagne. Alors qu’il n’existe pas encore de cadre commun à l’échelle de l’Union européenne pour la reconnaissance des diplômes de la formation professionnelle, l’ordonnance n° 2022-1607 du 22 décembre 2022 relative à l’apprentissage transfrontalier ouvre désormais la voie à la conclusion d’accords bilatéraux entre États membres voisins. La récente adoption par l’Assemblée nationale, le 13 février 2025, de la proposition de loi autorisant l’approbation de l’accord franco-allemand en matière d’apprentissage transfrontalier (T.A. n° 50) constitue une avancée majeure, qui doit désormais servir de référence pour des initiatives analogues, notamment avec l’Espagne. Dans les territoires frontaliers, où les jeunes aspirent à se former et à travailler des deux côtés de la frontière dans un espace de vie intégré, le développement de l’apprentissage transfrontalier répond à un besoin concret, à la fois pour les apprenants, les entreprises et les acteurs de la formation. Il souhaite ainsi connaître les perspectives de négociation d’un accord franco-espagnol en la matière et les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de faire avancer ce dossier dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3518</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Fiscalité des travailleurs transfrontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6795. — 20 mai 2025. — M. Peio Dufau attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité urgente de réviser la convention fiscale franco-espagnole contre la double imposition, signée en 1995. Dans les territoires frontaliers, comme celui qu’il représente, la vie quotidienne dépasse naturellement la frontière. Vivre d’un côté, travailler de l’autre, entretenir des liens familiaux, sociaux ou professionnels des deux côtés relève d’une continuité évidente pour les habitants, tant sur le plan humain que culturel. Pourtant, les citoyens, les institutions et les acteurs locaux se heurtent à des obstacles administratifs et juridiques qui ne correspondent plus aux réalités contemporaines de la vie transfrontalière. La situation des travailleurs frontaliers est particulièrement préoccupante. Ceux-ci subissent les effets combinés d’une coordination insuffisante des systèmes de sécurité sociale et de dispositions fiscales obsolètes, avec des répercussions concrètes et lourdes sur leurs conditions de vie : difficulté d’accès à l’assurance chômage, complexité dans la liquidation des droits à la retraite, incertitudes en cas d’arrêt maladie ou de reconnaissance d’une incapacité. La convention fiscale bilatérale actuelle repose sur une liste de communes établie en 1962 et sur un périmètre restreint à 20 kilomètres, un cadre qui ne reflète ni les dynamiques territoriales actuelles, ni les mobilités professionnelles et résidentielles désormais fréquentes. En outre, la mise en œuvre des « cartes frontalières » prévue par le texte n’a jamais été effective, ajoutant à l’insécurité juridique des travailleurs concernés. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la révision de cette convention fiscale franco-espagnole, dont les dispositions apparaissent manifestement inadaptées aux réalités du bassin de vie transfrontalier. Il lui demande des précisions sur le calendrier et les modalités d’une telle révision, ainsi que sur les mesures concrètes que la France entend proposer pour remédier à une situation devenue, pour de nombreux salariés, à la fois injuste et insoutenable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3518</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Crise alimentaire dans les camps de réfugiés birmans et en Birmanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6875. — 20 mai 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’ampleur de la crise alimentaire qui frappe la Birmanie et les réfugiés birmans. Suite aux coupures de financement, notamment de l’aide américaine, les rations alimentaires des réfugiés birman-rohingya au Bangladesh vont être réduites à 6 dollars par mois et par personne ; les rations alimentaires des réfugiés birmans en Thaïlande vont être réduites de 80 %. Pour rappel, ces réfugiés vivent dans des camps clos et n’ont pas le droit de travailler pour subvenir à leurs besoins. En Birmanie, le Programme alimentaire mondial a annoncé en mars 2025 arrêter, faute de financement, l’aide alimentaire à plus d’un million de Birmans, alors que le Programme de développement des Nations unies (UNDP) alerte sur un risque de famine dans certaines parties du pays et estime qu’un tiers de la population est en insécurité alimentaire, cela avant même le séisme dévastateur du 28 mars 2025. La production nationale agricole a chuté dramatiquement, les paysans ne pouvant plus cultiver les champs du fait du conflit, des attaques aériennes et des mines antipersonnel. Dans le même temps, l’inflation et la dévaluation de la monnaie rendent inabordables les importations pour la majeure partie de la population, qui reste donc sans solution. Le béribéri, maladie due à une carence en vitamines, fait son retour en Birmanie, tuant des nourrissons et enfants, qui auraient pu être sauvés par une simple piqûre de vitamine B. Il lui demande en conséquence les actions humanitaires et diplomatiques que la France mène pour aider à la résolution de cette crise alimentaire majeure et demande au Gouvernement si le sort des réfugiés birmans sera abordé lors des prochaines visites d’État du Président de la République en Asie du Sud-Est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3519</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Expansion chinoise au Bhoutan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6876. — 20 mai 2025. — M. Alexis Jolly attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la stratégie d’expansion territoriale progressive menée par la République populaire de Chine au détriment du royaume du Bhoutan. Depuis plusieurs années, la Chine met en œuvre une politique de « grignotage » dans les zones frontalières avec le Bhoutan, notamment par la construction de villages et d’infrastructures civiles et militaires dans des régions disputées. Ces implantations, telles que les villages de Gyalaphug ou de Pangda, s’inscrivent dans une volonté manifeste de modifier la réalité territoriale sur le terrain et de renforcer les revendications chinoises, notamment dans le corridor stratégique de Siliguri. Cette stratégie représente non seulement une atteinte à la souveraineté du Bhoutan, mais constitue également une menace directe pour la sécurité régionale, en particulier pour l’Inde, partenaire historique et privilégié du Bhoutan. En dépit de la signature en 2020 d’une feuille de route en trois étapes entre Pékin et Thimphou, la Chine continue ses actions d’annexion progressive et aurait d’ores et déjà empiété sur environ 768 km2 de territoire bhoutanais. Dans un contexte géopolitique marqué par la montée des tensions en Asie et par l’affirmation de la Chine sur plusieurs théâtres (Taïwan, mer de Chine méridionale, Himalaya, Pakistan, Cachemire), il apparaît essentiel que la France, attachée au droit international et à la souveraineté des États, réaffirme son soutien au Bhoutan face à ces menaces d’expansion. Il souhaite donc savoir quelle est la position du Gouvernement face à cette stratégie d’annexion rampante conduite par la Chine et si des démarches diplomatiques ont été engagées pour soutenir le Bhoutan et alerter la communauté internationale sur cette situation préoccupante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3519</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Incarcération de masse des palestiniens en territoire occupé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6877. — 20 mai 2025. — Mme Andrée Taurinya alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la condition des dizaines de milliers de prisonniers et prisonnières politiques palestiniens et palestiniennes victimes d’une politique ciblée d’incarcération massive et soumis à un droit d’exception dans le Territoire palestinien occupé (TPO). Les chiffres n’ont jamais été aussi alarmants dans le TPO, où plus de seize mille quatre cents arrestations ont été recensées depuis octobre 2023, dont celles de mille trois cents mineurs et cinq cent dix femmes. Plus de cent-soixante-dix journalistes ont été arrêtés. Plus de neuf mille neuf cents Palestiniens et Palestiniennes sont toujours détenues et détenues dans les prisons israéliennes, dont quatre-cents enfants. Parmi eux, trois mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit sont en détention administrative renouvelable sans limites dont une centaine d’enfants. Ce régime juridique exorbitant en violation flagrante du droit international permet d’emprisonner un homme, une femme, un mineur sans procès, sans qu’aucune charge, aucune preuve ne soit communiquée à l’avocat. À cette heure, le nombre exact des milliers de Gazaouis et Gazaouies - pour la plupart soumis à une disparition forcée, détenues et détenues dans des camps militaires israéliens est inconnu. Le système d’emprisonnement généralisé, les cours militaires et les milliers de détentions sans charges ni procès constituent l’un des outils fondamentaux de l’occupation israélienne illégale du territoire palestinien. Depuis dix-huit mois, ces pratiques ont atteint des proportions extrêmement alarmantes, tant au regard du nombre de Palestiniens et Palestiniennes arrêtés et arrêtées que de la multiplication des mauvais traitements infligés : harcèlement, tortures, conditions de détention inhumaines et dégradantes, absence de soins appropriés, d’hygiène, de nourriture correcte et suffisante, restrictions/interdictions des visites. Ces conditions indignes de détentions comme les actes de tortures qui y sont pratiquées à l’occasion sont notamment documentés par le rapport de l’ONG de défense des droits humains israélienne B’Tselem « Bienvenue en enfer » alors que l’État d’Israël continue d’interdire l’accès à ses prisons au Comité international de la Croix-Rouge, violant ainsi la convention de Genève. À cela s’ajoutent les destructions de maisons de la famille des prisonniers et l’absence de restitution des corps de ceux qui ont succombé aux conditions carcérales. Soixante-quatre prisonniers sont ainsi morts depuis octobre 2023, suite à la torture, la famine, l’absence de soins. Ce fut le sort réservé au jeune Walid Amed, dix-sept ans, qui a succombé à la faim le 24 mars 2025 après six mois de calvaire. Tout est mis en place pour briser un peuple, le placer en insécurité permanente, tenter de l’empêcher de résister face à l’occupation, à la colonisation et à l’ apartheid, par la déshumanisation et la punition collective des hommes, des femmes - sans même épargner les enfants - qui le composent. Mme la députée insiste sur les obligations qui incombent à la France, au regard des décisions et obligations rendues par l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet et la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU le 18 septembre 2024, exigeant la fin de l’occupation et de la colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé (TPO) dans un délai de douze mois, soit au 18 septembre 2025. Elle lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en œuvre pour contraindre l’État israélien à mettre fin au système d’emprisonnement généralisé perpétré à l’encontre du peuple palestinien dans le cadre de cette occupation illégale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3520</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Préoccupations quant à l’élection présidentielle à venir en République du Congo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6878. — 20 mai 2025. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique en République du Congo à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mars 2026. De nombreux signaux d’alerte nous parviennent faisant état d’une marginalisation de l’opposition par le régime, de la répression des voix critiques, d’atteintes à la liberté de la presse et d’un verrouillage de l’espace démocratique. Dans ce contexte, les conditions d’un scrutin libre, pluraliste et crédible semblent fortement compromises. En effet, plusieurs organisations internationales et observateurs indépendants pointent le risque d’élections privées d’une véritable compétition démocratique ce qui remettrait en cause la légitimité du processus électoral. La France, attachée à la promotion de la démocratie et de l’État de droit, a une voix à faire entendre dans ce contexte. Aussi, il souhaite savoir quelles initiatives diplomatiques la France entend prendre, tant dans le cadre bilatéral que par le biais des partenaires européens et internationaux, pour encourager un climat électoral apaisé et conforme aux standards démocratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3520</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Interprétation de la Convention européenne des droits de l’homme par la CEDH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6924. — 20 mai 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’interprétation actuelle de la Convention européenne des droits de l’homme par la Cour européenne des droits de l’homme, en particulier à l’encontre de la France. En effet, selon la presse, plusieurs pays membres du Conseil de l’Europe doivent rendre une protestation à l’encontre de la CEDH et des décisions pénalisantes qu’elle rend depuis des années, sanctionnant l’exercice de la souveraineté nationale par des États qui doivent faire face au péril migratoire, mettant en difficulté leurs fondamentaux sociétaux. La CEDH a notamment contraint les États à reprendre des individus dangereux expulsés (France, 2023), à créer un « droit au retour » pour les migrants clandestins (Danemark, 2024), ou encore à vérifier la réelle identité des clandestins (Belgique, 2025). Considérant que la France est régulièrement condamnée par la CEDH alors qu’elle ne fait qu’appliquer la loi sur son sol national, il souhaite savoir s’il envisage de s’associer à cette protestation, autant dans un intérêt d’exercice souverain de la législation française que pour éviter de devoir payer des sanctions financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3520</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Encadrement des comparateurs en ligne des offres d’énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6760. — 20 mai 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les pratiques de certains comparateurs en ligne des offres d’énergie. Depuis 2007 et l’ouverture à la concurrence des marchés français de l’électricité et du gaz naturel, le nombre d’offres de fourniture d’énergie a considérablement augmenté. Pour permettre aux consommateurs de choisir leurs contrats d’énergie, des comparateurs en ligne ont vu le jour. Si ces comparateurs répondent à un besoin des consommateurs, ils restent aujourd’hui insuffisamment encadrés par la loi et peuvent fournir à ces derniers des informations biaisées. Le médiateur national de l’énergie a notamment pointé l’activité de certains comparateurs dont les revenus proviennent de partenariats noués avec des fournisseurs d’énergie, sans que ces informations ne soient clairement affichées. Il précise également que nombre de comparateurs ne font pas mention explicite de la méthodologie utilisée et que certains indiquent même des estimations ou des prix de vente erronés. Le médiateur national de l’énergie a ainsi formulé plusieurs recommandations : renforcer les règles sur la transparence des comparateurs, labelliser les comparateurs respectant un standard de transparence, contrôler davantage ces plateformes et sanctionner les dérives, interdire aux comparateurs de cumuler leur activité avec celle de fourniture d’énergie et encadrer le courtage en énergie via une définition légale et des obligations de transparence. Il l’interroge donc sur la position du Gouvernement sur les recommandations formulées par le médiateur national de l’énergie ainsi que sur ses intentions pour encadrer les comparateurs d’énergie et limiter les dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3521</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fermeture de la verrerie de Vergèze (Gard)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6801. — 20 mai 2025. — M. Manuel Bompard attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la fermeture de la verrerie de Vergèze dans le Gard, annoncée le 9 avril 2025. Fondée en 1973, elle est la propriété depuis 2011 de l’entreprise américaine Owens-Illinois, laquelle a décidé de cette fermeture dans le cadre d’un vaste plan de suppressions d’emplois sur l’ensemble du pays (entre 556 et 316 suppressions d’emplois au total, soit a minima 15 % des 2 200 effectifs français, dont 164 à Vergèze). La verrerie de Vergèze est à la pointe de l’industrie française : elle est la seule à être capable de fabriquer la fameuse bouteille en verre de Perrier, dont la source est accolée à la verrerie et qui représente 75 % de sa production. Elle a su s’adapter de nombreuses fois, par exemple en modifiant son processus pour fabriquer une bouteille solide malgré la diminution de verre demandée, ou encore en utilisant un four particulièrement économe en énergie. La fermeture serait d’autant plus aberrante que la verrerie est rentable économiquement (7 % de bénéfice en 2024) et que cela demanderait des centaines de camions pour acheminer les bouteilles de Perrier depuis le nord de la France. Cela mettrait également 164 salariés sur le carreau (250 en comptant les sous-traitants). Cela serait d’autant plus aberrant qu’il a été constaté sur place que des investissements stratégiques pourraient renforcer et augmenter la pertinence de cet outil industriel dans l’objectif de la réindustrialisation de la France : rénovation périodique du four (entre 20 et 60 millions d’euros pour 15 ans), relance du second four pour relocaliser la production de bouteilles de vin, création d’un réseau de chaleur ou production de l’électricité à partir de la chaleur des fours… Les salariés demandent du temps pour permettre à d’éventuels repreneurs d’évaluer la situation et de mettre au point un plan de rachat. Il lui demande s’il va mettre toutes les chances de leur côté en faisant en sorte que le délai demandé leur soit accordé, voire en nationalisant temporairement la verrerie si cela était nécessaire, le temps de trouver un repreneur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3521</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Plan social à ArcelorMittal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6803. — 20 mai 2025. — Mme Claire Lejeune attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la situation préoccupante du groupe ArcelorMittal, qui a annoncé récemment le licenciement de 636 salariés, marquant ainsi une nouvelle étape dans la destruction de la sidérurgie française. Cette décision intervient suite à la suspension de ses projets européens de décarbonation, incluant notamment le projet emblématique de fours à hydrogène à Dunkerque, malgré les 850 millions d’euros de subventions et le versement de 622 millions d’euros depuis 2013 par l’État. Par ailleurs, l’entreprise a choisi d’investir près d’un milliard de dollars dans une nouvelle usine aux États-Unis d’Amérique, plutôt qu’en Europe. Les actionnaires d’ArcelorMittal ont quant à eux empoché, au cours des trois dernières années, 6 milliards d’euros, au détriment des salariés et des sites industriels. Il apparaît que le Gouvernement, en ne prenant pas de mesures face à cette situation, semble permettre une dégradation du tissu industriel français, dans un secteur particulièrement stratégique pour la souveraineté économique. Face à cette situation, la nationalisation d’ArcelorMittal apparaît comme la seule solution viable pour garantir la pérennité des sites, des emplois et de la production d’acier en France. Elle lui demande donc les mesures qu’il envisage de prendre au regard de ces éléments, notamment en ce qui concerne la nationalisation du groupe ArcelorMittal, et si une telle décision serait envisagée pour préserver les emplois et la production industrielle d’acier en France, secteur éminemment stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3522</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés d’obtention du quitus fiscal et impossibilité de prorogation du CPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6708. — 20 mai 2025. — M. David Magnier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les usagers dans l’obtention du quitus fiscal nécessaire à l’immatriculation d’un véhicule importé de l’étranger. Depuis la dernière réforme, la prorogation du certificat provisoire d’immatriculation (CPI) n’est plus permise. Or les délais de traitement pour l’obtention du quitus fiscal, pourtant indispensable à l’immatriculation définitive d’un véhicule importé, restent très longs dans de nombreux services fiscaux. Cette situation expose les usagers à des conséquences lourdes, notamment : l’impossibilité de circuler après l’expiration du CPI, des frais supplémentaires, des démarches administratives à recommencer alors même que les usagers ne sont pas à l’origine de ces retards, jusqu’à empêcher l’usage d’un véhicule pourtant acquis conformément à la loi. Face à ce blocage administratif qui pénalise injustement de nombreux usagers, une clarification s’impose. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir une possibilité de prorogation du certificat provisoire d’immatriculation ou, à défaut, de renforcer sans délai les moyens humains et numériques dédiés à l’instruction de ces demandes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3522</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Quelle solution pour remédier à la pénurie d’inspecteurs du permis de conduire ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6709. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Delannoy appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées dans l’accès à une date d’examen du permis de conduire dans le département du Nord. Dans certaines auto-écoles de la 3e circonscription du Nord et plus largement dans tout le département, les délais d’attente pour obtenir une date d’examen sont en moyenne de deux mois et peuvent atteindre jusqu’à six mois. Au fil d’échanges avec plusieurs professionnels du secteur, il apparaît que le département du Nord compte douze à treize centres d’examen pour une cinquantaine d’inspecteurs. Cependant des disparités notoires sont connues : alors que huit inspecteurs sont dédiés au centre d’examen de Prouvy-Rouvignies, un seul inspecteur officie pour celui d’Avesnes et deux pour Maubeuge. Dans ces conditions, il est aisé de saisir l’ampleur de la tension que cette répartition a créée. Bien évidemment, la volonté de pondérer les affectations des inspecteurs aux nombres de jeunes souhaitant passer leurs examens de conduite est logique, mais, même pondéré, le nombre d’inspecteurs par centre d’examen reste insuffisant. Cette pénurie induit de fait, un flux tendu tel que les responsables d’auto-école souhaitant proposer des dates d’examen aux jeunes inscrits se trouvent dans l’obligation de « sauter » sur les premières dates disponibles, semaine après semaine, en se connectant à l’heure pile de la publication des nouveaux créneaux, rafraîchissant encore et encore la page web de www.rdvpermis.fr, tels des groupies en mal de places de concert de leur idole. Malgré cette ponctualité et implication, ceux-ci ne peuvent garantir ni une date ni un créneau horaire tenant compte des obligations et préférences de l’élève. Un travail générateur de pression et d’anxiété pour ces gérants d’auto-école, qui, malgré la bonne volonté et les efforts déployés au quotidien, ne suffit pas. À cela s’ajoute le mécontentement de certains clients, que les gérants doivent affronter lorsqu’ils sont contraints de ralentir la fréquence des leçons des élèves faute de places d’examen à proposer. Autre facteur de pondération, à prendre en compte : les aléas de la vie tels qu’un congé maternité, un arrêt maladie, des congés, un nombre de départ à la retraite supérieur au nombre d’inspecteurs nouvellement formés, qui, de fait, minorent le nombre d’inspecteurs véritablement en fonction. En effet, seuls quarante inspecteurs sont formés chaque année à l’échelle nationale, nombre largement insuffisant eu égard aux besoins. Malgré certaines tentatives d’adaptation à ces imprévus, la situation reste tendue dans l’Avesnois. Cela étant exposé, elle lui demande donc ce qu’il compte faire pour remédier à cette tension sur le métier d’inspecteur du permis de conduire afin de garantir à chaque élève une date d’examen à un mois maximum de sa dernière leçon de conduite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3522</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fouquart</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Représentation du député par un conseiller municipal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6720. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Fouquart interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions dans lesquelles un député peut être représenté lors des cérémonies officielles en cas d’empêchement. Il est courant que les parlementaires soient conviés simultanément à plusieurs cérémonies publiques, notamment commémoratives, organisées dans leur circonscription. Dans ce contexte, il souhaite savoir si un député peut déléguer à un conseiller municipal le dépôt d’une gerbe durant la cérémonie, selon le rang de ce dernier inscrit au décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires. Il lui demande également si la faculté d’accepter une telle représentation relève de la seule appréciation de l’autorité organisatrice de la cérémonie et si cette dernière est en droit de refuser ladite représentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3523</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Infractions routières constatables sans interception
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6728. — 20 mai 2025. — M. Charles Sitzenstuhl attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la liste des infractions constatables sans interception. Les infractions routières mentionnées à l’article L.121-3 du code de la route pouvant être constatées aux moyens d’appareils automatisés sont celles listées aux articles R.121-6 et R. 130-11 du code de la route. Parmi elles figurent certains types de dépassement, dont le dépassement dangereux ou le dépassement par la droite. Le dépassement effectué par le conducteur d’un véhicule malgré une interdiction signalée, qui est une infraction prévue à l’article R. 414-14 du code de la route, est exclu du champ de l’article R. 121-6 du même code. À ce jour, cette infraction ne peut pas être constatée dans le cadre du contrôle sanction automatisé (CSA) et exige l’interception du véhicule du contrevenant. Or la gendarmerie départementale, malgré sa présence accrue sur les axes routiers concernés, rencontre des difficultés pour procéder aux contrôles et aux verbalisations nécessaires. L’intégration du dépassement effectué par le conducteur d’un véhicule malgré une interdiction signalée à la liste des infractions constatables sans interception permettrait d’accroître la sécurité routière et la sécurité des mobilités. L’extension de cette liste peut être prise par décret en Conseil d’État. Il lui demande son analyse et ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3523</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Âge légal usage des trottinettes électriques encadré par des professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6730. — 20 mai 2025. — Mme Pascale Got attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la réglementation encadrant l’usage des trottinettes électriques par les mineurs. Le décret n° 2023-848 du 31 août 2023 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) a fixé à 14 ans l’âge minimum pour utiliser une trottinette électrique sur la voie publique, dans un objectif de sécurité routière. Cette mesure, si elle répond à un enjeu légitime de protection des plus jeunes, limite néanmoins l’accès encadré à ce mode de déplacement dans certains contextes éducatifs, touristiques ou sportifs. De nombreux professionnels proposent des activités avec trottinettes électriques dans des conditions de sécurité optimales : port des équipements de protection, encadrement par du personnel qualifié, itinéraires sécurisés hors circulation dense, sensibilisation aux règles de conduite. Dans ce cadre, il pourrait être envisagé d’introduire une dérogation autorisant l’utilisation des trottinettes électriques dès l’âge de 12 ans, lorsque l’activité est encadrée par un professionnel, afin de permettre une initiation à la mobilité douce et responsable en toute sécurité. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage une évolution réglementaire permettant, à titre dérogatoire et sous conditions strictes d’encadrement, l’utilisation des trottinettes électriques par des mineurs âgés de 12 ans dans un cadre structuré et sécurisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3523</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dématérialisation des demandes de titre de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6778. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les graves et massives ruptures de droit engendrées par la dématérialisation des demandes de titres de séjour via la plateforme de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Depuis la mise en place de cette plateforme, de nombreuses associations ainsi que Le Défenseur des droits ont alerté à plusieurs reprises sur les atteintes aux droits que provoque cette dématérialisation. Si les objectifs initiaux du programme ANEF - tels que la simplification des démarches administratives, la facilitation de l’enregistrement des demandes ou la fluidification du traitement des dossiers - sont louables, les résultats concrets s’éloignent largement de ces ambitions. L’ANEF a, au contraire, contribué à complexifier l’accès aux démarches et à marginaliser davantage les personnes étrangères. Le rapport du Défenseur des droits « L’Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) : une dématérialisation à l’origine d’atteintes massives aux droits des usagers », datant du 11 décembre 2024, souligne des défaillances très récurrentes, notamment des cas de personnes confrontées à l’impossibilité de déposer leur demande de titre de séjour en ligne du fait de bugs techniques persistants. Entre 2020 et 2024, le nombre de réclamations reçues par le Défenseur des droits en matière de droit des étrangers a augmenté de 400 %. Les principaux concernés sont des étrangers et étrangères vivant déjà en France et sollicitant le renouvellement de leur titre de séjour. Ces démarches deviennent souvent inaccessibles, entraînant des ruptures de droits graves, telles que la perte du droit de travailler ou la perte d’accès aux prestations sociales (CAF). Les dispositifs d’aide mis en place tels que les points d’accueil numérique (PAN) ou le centre de contact citoyen (CCC) se révèlent largement inefficaces dans la résolution des dysfonctionnements. Une enquête de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) alerte sur le fait que 82 % des personnes ayant sollicité le CCC « estiment ne pas avoir reçu d’aide concrète de sa part, celui-ci apportant des réponses stéréotypées et ne pouvant agir sur les dysfonctionnements techniques ». En outre, les demandes de prises de rendez-vous en préfecture sont entravées par une saturation des plannings. Le Défenseur des droits le souligne en précisant que les saisines du Défenseur des droits ou du juge des référés demeurent trop souvent des voies préalables nécessaires à l’octroi d’un rendez-vous en préfecture. Les agents préfectoraux, en sous-effectif et déjà confrontés à un contexte de travail très dégradé, se retrouvent en première ligne pour gérer les conséquences de ces dysfonctionnements. Selon M. Antoine Goffinet, secrétaire du syndicat Force ouvrière de la préfecture du Bas-Rhin, « en près de dix ans, une cinquantaine de postes ont été supprimés à la préfecture, soit 10 % de l’effectif ». Faute de moyens suffisants, les agents doivent former du personnel temporaire peu qualifié, ce qui alourdit encore leur charge de travail sans garantir une amélioration de l’accueil ou de l’accompagnement des usagers. Dans une décision du 3 juin 2022, le Conseil d’État a pourtant rappelé que le dépôt d’une demande de titre de séjour via l’ANEF ne pouvait être imposé qu’à la condition de garantir un accès normal au service ainsi que l’effectivité des droits. Il en découle l’obligation de proposer une solution de substitution lorsque le dépôt en ligne est impossible. Cependant, cette exigence reste, à ce jour, très insuffisamment mise en œuvre. Au regard de ces constats, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour remédier aux dysfonctionnements de l’ANEF, garantir un accès effectif aux droits de personnes étrangères et assurer la pleine application des recommandations du Défenseur des droits et du Conseil d’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3524</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évaluation de l’impact de la dématérialisation des démarches de séjours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6779. — 20 mai 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les effets de la dématérialisation des procédures de demande et de renouvellement des titres de séjour, généralisée depuis 2023 sur la plateforme de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Si cette réforme répond à un objectif de simplification administrative et de modernisation de l’action publique, elle soulève depuis sa mise en œuvre de nombreuses difficultés concrètes pour les usagers : impossibilité d’accéder aux téléservices pour les personnes éloignées du numérique, bugs ou blocages de la plateforme, absence d’accompagnement humain, opacité des délais, ou encore défaut de réception des documents justificatifs. De nombreux acteurs - élus, associations, juridictions - alertent sur une rupture d’égalité devant le service public et sur une dégradation du traitement des demandes, avec des effets directs sur les droits des personnes concernées (perte d’emploi, radiation de droits sociaux, mise en insécurité administrative). Dans son rapport de 2020 intitulé « L’entrée, le séjour et le premier accueil des personnes étrangères », la Cour des comptes soulignait déjà les failles structurelles de la modernisation numérique dans ce domaine : retards, surcoûts, allongement des délais de mise en œuvre et surtout maintien de difficultés concrètes pour les usagers dans l’accès au service public. Dans ce contexte, il lui demande : s’il peut dresser un premier bilan d’étape de la généralisation de la plateforme ANEF ; si des mesures correctives sont prévues pour garantir un accès effectif au service public pour l’ensemble des usagers, notamment les plus vulnérables ; et s’il envisage une évaluation indépendante du dispositif pour mesurer son impact réel sur les délais de traitement, la qualité des décisions administratives et la protection des droits fondamentaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3524</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évaluations budgétaires des condamnations de l’État liées aux titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6780. — 20 mai 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences financières croissantes pour l’État des condamnations prononcées par les juridictions administratives en raison de dysfonctionnements dans le traitement des demandes de renouvellement de titres de séjour. En effet, les retards anormalement longs, les refus illégaux ou encore les absences de réponse dans les délais impartis conduisent un nombre croissant de ressortissants étrangers à engager la responsabilité de l’État devant les tribunaux. Ceux-ci reconnaissent régulièrement une faute de l’administration et ordonnent l’indemnisation des préjudices subis. Ces dysfonctionnements causent un double préjudice. D’une part, ils exposent l’État à des condamnations répétées, assorties de dommages et intérêts parfois conséquents. D’autre part - et c’est peut-être le plus grave -, ils placent les demandeurs dans des situations de grande vulnérabilité : impossibilité de justifier de leur séjour, perte d’emploi ou de contrat de travail, rupture de droits sociaux, impossibilité d’accéder à certaines prestations, ou encore mise en danger de leur vie familiale. Dans plusieurs rapports, la Cour des comptes a souligné les carences structurelles des services préfectoraux en matière de gestion des titres de séjour : sous-dimensionnement des effectifs, hétérogénéité des pratiques, opacité de certaines procédures, mais aussi absence de pilotage efficace du contentieux. Elle observe notamment une insuffisante traçabilité budgétaire des dépenses engagées au titre des condamnations de l’État dans ces affaires, ce qui nuit à la transparence et à l’évaluation des politiques publiques. Or aucune estimation globale n’est aujourd’hui disponible dans les documents budgétaires de l’État (lois de finances, rapports annuels de performance, etc.) quant au montant de ces condamnations, ni à leur évolution annuelle. Il lui demande donc : s’il peut transmettre une évaluation consolidée du coût budgétaire annuel de ces condamnations, sur les cinq dernières années ; s’il entend renforcer les moyens humains et numériques des préfectures afin de garantir un traitement conforme au droit et dans des délais raisonnables des demandes de renouvellement de titres de séjour et ainsi réduire l’exposition contentieuse de l’État ; et s’il envisage, à plus long terme, de mettre en place un mécanisme de suivi budgétaire et de transparence sur les condamnations financières liées aux contentieux administratifs dans le champ des politiques migratoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3525</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’article L. 435‑4 du CESEDA relatif aux métiers en tension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6781. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Mazars interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions de mise en œuvre effective des dispositions relatives à la régularisation des étrangers exerçant dans un métier dit « en tension ». L’article L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), introduit par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, institue, à titre expérimental et jusqu’au 31 décembre 2026, une procédure d’admission exceptionnelle au séjour au bénéfice des ressortissants étrangers en situation irrégulière, justifiant d’une résidence ininterrompue d’au moins trois années sur le territoire national et ayant exercé une activité salariée dans un métier caractérisé par des difficultés de recrutement pendant au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre derniers mois. En région Occitanie, plusieurs employeurs et représentants professionnels font état de difficultés concrètes d’accès à ce dispositif, en raison notamment de l’absence de procédure clairement identifiée dans certains départements, ou du refus de certaines préfectures d’instruire les demandes. Cette hétérogénéité dans l’application du droit génère une insécurité juridique pour les personnes concernées et nuit à l’objectif poursuivi par le législateur. Il lui demande donc quelles instructions ont été données aux préfectures afin de garantir une application homogène, transparente et équitable de ce dispositif sur l’ensemble du territoire et si des moyens humains, juridiques ou organisationnels spécifiques sont prévus pour accompagner les départements les plus affectés par les tensions de recrutement, notamment dans des secteurs stratégiques comme celui de l’hôtellerie-restauration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3525</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre d’OQTF prononcées et exécutées en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6782. — 20 mai 2025. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées et exécutées dans le département de Meurthe-et-Moselle. En 2019, le Président de la République déclarait dans un entretien à Valeurs actuelles vouloir atteindre 100 % d’exécution des OQTF. Pourtant, les taux d’exécution demeurent faibles, inférieurs à 7 % depuis 2020, selon les données du ministère de l’intérieur et de la Cour des comptes. Dans un département frontalier comme la Meurthe-et-Moselle, cette faiblesse de l’exécution des mesures d’éloignement soulève des préoccupations récurrentes en matière de sécurité. M. le député souhaite donc connaître, pour les années 2023 et 2024, le nombre d’OQTF prononcées et exécutées dans le département ainsi que le détail de leur exécution : expulsions forcées de ressortissants extra-européens ou européens, éloignements volontaires avec aide au retour et décisions restées sans effet. Alors que les annonces de fermeté du Gouvernement se multiplient, les citoyens constatent une exécution bien souvent défaillante. Il souhaite donc disposer de chiffres précis permettant de mesurer la réalité de l’action de l’État dans le département de Meurthe-et-Moselle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3526</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire - Heures obligatoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6784. — 20 mai 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la durée minimale de formation requise pour passer le permis de conduire. Actuellement, cette durée est fixée à 20 heures de conduite, ce qui s’avère insuffisant au regard de la moyenne réelle, estimée à 35 heures. En effet, un élève insuffisamment préparé, qui demande à passer son permis de conduire et qui échoue, doit nécessairement faire face à des coûts supplémentaires liés à la reprise de leçons et à la reprogrammation de l’épreuve qui à elle seule entraîne une hausse d’environ 20 % des coûts supplémentaires. Cette situation est d’autant plus problématique que, dans le même temps, le nombre d’inspecteurs du permis de conduire a fortement diminué, contribuant à allonger les délais pour obtenir une date d’examen. Ce phénomène s’est d’ailleurs accentué avec l’abaissement de l’âge légal pour passer le permis à 17 ans, qui a entraîné une augmentation significative du nombre de candidats. Ces difficultés impactent particulièrement les jeunes, notamment dans les zones rurales où l’accès à l’emploi ou aux études dépend souvent de la possibilité de se déplacer en voiture. La délégation à la sécurité routière, a demandé aux organisations professionnelles de réfléchir à une refonte de l’arrêté relatif à l’apprentissage de la conduite afin d’augmenter le nombre de places à l’examen et de réduire les délais de présentation. Ces dernières proposent une augmentation du nombre d’heures obligatoires à 28 heures, dont 24 heures de conduite effective et 4 heures de formation théorique collective afin que les candidats soient mieux préparés. Cela permettrait d’améliorer le taux de réussite, de désengorger le système en réduisant la nécessité de passages multiples à l’examen et, par conséquent, le besoin d’inspecteurs supplémentaires. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte prendre en considération la suggestion des organisations professionnelles en augmentant le nombre d’heures de formation obligatoires pour se présenter à l’examen du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3526</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Représentation des réservistes de gendarmerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6796. — 20 mai 2025. — M. Hadrien Clouet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le déficit de représentation du personnel dans la réserve de gendarmerie. Cette réserve de gendarmerie apparaît en 1999, instaurée par la loi du 28 octobre 1997 suspendant la conscription. Suite à la professionnalisation des corps armés, la réserve constitue un apport complémentaire indispensable pour pallier les risques d’évènements majeurs susceptibles de submerger les effectifs d’active. Mêlant des citoyennes et des citoyens d’horizons très diversifiés, à 70 % issus du monde civil, de toutes les classes sociales et à 21 % féminisée, elle regroupe près de la moitié des effectifs de la réserve militaire. Considérant que les personnels réservistes sont amenés à exercer des missions similaires à leurs camarades d’active, il apparaît inéquitable de réserver aux seuls gendarmes d’active le droit à une représentation et de la nier chez les réservistes. Pourtant, une telle représentation permet de discuter les conditions d’exercice, partager des retours d’expérience ou remonter des alertes éventuelles. Actuellement, seule la hiérarchie est en capacité de centraliser et diffuser l’information. Or, par défaut de temps ou d’accès aux enjeux propres des réservistes, les remontées sont inopérantes. Le dialogue social est pourtant essentiel pour uniformiser la doctrine d’emploi des réservistes, faire respecter les visites médicales obligatoires à échéance régulière (désormais éparses et rares au cours de l’avancée de carrière) ou établir les responsabilités en cas d’accident, par exemple si un réserviste se rend à la visite médicale. Face à un tel manque de représentativité, les réservistes se regroupent dans des associations telles que l’Association nationale des réservistes de la gendarmerie (Anareg) pour défendre leurs intérêts. M. le député demande donc quand M. le ministre mettra en place des représentants du personnel dans la réserve de gendarmerie. Il lui demande quelles mesures d’urgence il prendra d’ici là pour assurer la remontée des demandes de réservistes, structurer un dialogue social entre les corps et entre la base et le sommet ainsi que pour défendre leurs intérêts de travailleurs de la sûreté publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3526</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nécessité impérieuse de procéder à la fermeture de l’IESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6814. — 20 mai 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité impérieuse de procéder à la fermeture de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret, dans la Nièvre, en raison de faits graves et répétés mettant en cause la sécurité publique et les valeurs de la République. Depuis sa création en 1992, cet établissement privé de formation d’imams est régulièrement cité dans des affaires préoccupantes. Le 4 décembre 2024, l’IESH a fait l’objet d’une perquisition menée par la sous-direction antiterroriste et la police judiciaire, en présence de la procureure de Nevers, dans le cadre d’une enquête portant sur des financements étrangers non déclarés, notamment en provenance du Qatar, en infraction avec la législation sur le séparatisme. Dans le même esprit, l’établissement a fait l’objet d’une interdiction d’accueillir du public mineur par arrêté préfectoral à la suite d’inspections mettant en évidence des manquements graves aux normes de sécurité et à la protection des mineurs. Par ailleurs, dans le cadre des mesures de sécurité entourant les Jeux Olympiques de Paris 2024, un enseignant de l’IESH a été assigné à résidence en vertu d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance, en raison de soupçons de menaces sur la sécurité de l’évènement. Il n’a pas respecté cette obligation et a donc été incarcéré. Ces éléments inquiétants s’ajoutent à une affaire antérieure particulièrement grave : une ancienne élève de l’établissement a été condamnée en 2019 à trente ans de réclusion criminelle pour tentative d’attentat à la voiture piégée près de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Enfin, l’IESH est depuis plusieurs années soupçonné d’entretenir des liens idéologiques et structurels avec la mouvance des Frères musulmans, organisation considérée comme terroriste par de nombreux pays. Cette situation fait écho à l’actualité récente, notamment la fermeture administrative, en mai 2025, d’une école coranique à Colombes par arrêté préfectoral, pour des motifs similaires de manquements graves à la loi et de risques avérés pour l’ordre public. Cet acte courageux des autorités renforce la légitimité et l’urgence d’une action ferme à l’encontre de l’IESH. Ces éléments, pris ensemble, révèlent l’existence d’un foyer de radicalisation en totale contradiction avec les principes de la République et les exigences de sécurité nationale. Dans ce contexte, il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour procéder à la fermeture définitive de l’IESH de Saint-Léger-de-Fougeret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3527</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dépôt d’urnes funéraires dans des concessions perpétuelles existantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6838. — 20 mai 2025. — M. Loïc Kervran attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les communes rurales dans la gestion de leurs cimetières, liées à l’évolution des pratiques funéraires. Depuis quelques mois, plusieurs maires de communes rurales signalent une pratique émergente : le dépôt d’urnes funéraires dans des concessions perpétuelles existantes, souvent familiales, sans acquisition de nouvelle concession ni renouvellement. Ces dépôts sont réalisés par des descendants éloignés, qui invoquent leur lien de filiation pour justifier cette démarche, rendue possible en l’absence d’interdiction légale explicite, dès lors que la concession n’est pas nominative. Cette situation pose un double problème pour les collectivités locales. D’une part, elle complique la gestion des cimetières, en introduisant des usages non encadrés dans des espaces déjà saturés. D’autre part, elle menace l’équilibre économique de ces équipements communaux, dont l’entretien repose en grande partie sur les recettes issues de la vente ou du renouvellement des concessions. Si cette pratique devait se généraliser, de nombreuses communes rurales pourraient se retrouver en grande difficulté pour assurer l’entretien et la gestion de leurs cimetières. Il lui demande donc si le Gouvernement entend se saisir de cette problématique afin de clarifier le cadre juridique applicable aux dépôts d’urnes dans les concessions perpétuelles et, le cas échéant, de proposer une évolution législative ou réglementaire qui prenne en compte à la fois les évolutions sociétales et les contraintes financières des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3527</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de traitement des demandes de nationalité française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6840. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les délais pénalisants dans le traitement des demandes de nationalité française. Que ce soit des demandes de naturalisation par décret ou des déclarations de nationalité française, les délais d’attente pour le contrôle des dossiers, la réception en entretien et l’avis final semblent s’allonger indéfiniment depuis quelques années. Ainsi, la préfecture d’Ille-et-Vilaine affiche par exemple sur son site internet : « Sont actuellement convoqués en entretien : &gt; demandes par décret : les postulants qui ont adressé un dossier complet au 1er trimestre 2022. &gt; demandes par déclaration (mariage, fratrie et ascendant) : les postulants qui ont adressé un dossier complet au 3eme trimestre 2024. » Ainsi, il faut, pour certains, attendre 3 ans après le dépôt de leur dossier pour obtenir un entretien, avec toutes les difficultés que cela suppose en matière de renouvellement de titres de séjour, de recherche d’emploi ou de formation, de logement. Il semble également que cela est contreproductif pour les agents des préfectures : en effet, il faudra délivrer autant de titres de séjour temporaires aux postulants pendant leurs années d’attente. La dématérialisation de ce service public est également un problème majeur : dans certaines préfectures, il est impossible de déposer ou d’envoyer un dossier papier depuis plusieurs années. Cela pose de gros soucis d’accessibilité pour des publics divers. Quand la délivrance d’une nouvelle carte d’identité prend environ un mois (alors que la validité du document a été étendue à plus de dix ans après la date de péremption et donc que l’urgence du renouvellement est vraiment relative), cela pose questions sur les priorités des préfectures. Il lui demande ainsi de bien vouloir fournir des chiffres et de fournir les renseignements relatifs au nombre d’agents affectés à l’examen des dossiers de naturalisation et le nombre de demandes annuelles, par préfecture ; au nombre d’agents affectés au renouvellement de carte nationale d’identité et de passeports et le nombre de demandes annuelles, par préfecture ; les procédures mises en place pour faciliter l’accès à la nationalité française aux personnes qui en manifestent la volonté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3528</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés liées à la réglementation sur les drones
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6841. — 20 mai 2025. — M. Laurent Mazaury attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la réglementation en vigueur concernant l’utilisation des aéronefs sans passager à bord. Les entreprises et les collectivités qui utilisent des drones pour leurs activités, sont particulièrement inquiètes quant aux dispositions en vigueur et à celles qui seront bientôt effectives. Tout d’abord, l’arrêté « espace » du 3 décembre 2020, par son article 5, interdit le survol de l’espace public en agglomération sans autorisation préalable du préfet pour les drones de catégorie « ouverte ». Cette mesure pouvait se justifier par les mesures exceptionnelles et nécessaires de sécurité mises en place dans le contexte des Jeux Olympiques de Paris 2024. Or, malgré la fin des Jeux Olympiques, l’arrêté du 3 décembre 2020 n’a pas été modifié. Cette interdiction pose problème pour les utilisateurs professionnels de drones dans le contexte où les dispositions européennes vont changer à partir du 1er janvier 2026 et vont largement impacter leur activité. En effet, le règlement d’exécution de l’Union européenne 2019/947, en vigueur depuis 2020, permettait à la France de conserver ses scénarios nationaux, notamment concernant les diplômes de télépilotes et les drones utilisés. Néanmoins, ce règlement a été modifié. Ainsi, à compter du 1er janvier 2026, la réglementation européenne entraînera l’abandon des scénarios nationaux français (S1, S2, S3) au profit des scénarios standards européens (STS-01, STS-02) et des catégories A1, A2, A3, impliquant un coût économique important pour les entreprises et les collectivités dépendantes des aéronefs sans passager à bord qui doivent renouveler intégralement leur flotte. Par exemple, l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines détient aujourd’hui trois drones, mais deux d’entre eux ne seront plus utilisables et le troisième devra détenir de nouveaux équipements qui coûteront 1 500 euros. S’ajoutent également des frais liés à l’obtention de diplômes européens (le CATS, certificat d’aptitude théorique de pilote à distance pour les scénarios standard, remplaçant le CATT, certificat d’aptitude au télépilotage de drone technologique) et au financement de formations pratiques. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions le Gouvernement compte prendre afin de répondre aux inquiétudes des utilisateurs professionnels de drones, qui redoutent un impact fort sur leurs activités économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3528</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation nationale applicable aux drones
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6842. — 20 mai 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la réglementation nationale applicable aux télépilotes de drones dans le cadre de la future entrée en vigueur du règlement européen au 1er janvier 2026. Alors que la réglementation européenne prévoit une harmonisation plus souple des règles de vol, notamment en agglomération pour les drones de moins de 4 kg, la France semble faire le choix d’une surtransposition en maintenant, voire en renforçant, certaines obligations nationales. Il en résulte un cadre plus contraignant que celui prévu par le droit communautaire. À titre d’exemple, les drones de moins de 4 kg devront répondre à des exigences techniques proches de celles de drones de plus de 25 kg, avec des équipements coûteux comme un parachute homologué et une certification plus complexe. Par ailleurs, le certificat français d’aptitude théorique de télépilote (CATT), qui permettait jusque-là aux professionnels d’exercer légalement, est progressivement rendu obsolète au profit du certificat européen (CATS), plus exigeant et coûteux. Ces changements risquent d’exclure de nombreux professionnels déjà formés et équipés, notamment des auto-entrepreneurs ou petites structures, du marché du travail dans ce secteur. Cette évolution réglementaire soulève des inquiétudes légitimes dans la profession, d’autant plus que la fin du régime transitoire et l’absence de dérogation nationale semblent compromettre les conditions d’exercice d’une activité pourtant bien encadrée jusqu’ici. Elle pourrait également encourager le développement de pratiques illégales, en pénalisant uniquement les télépilotes respectueux des règles. Aussi, Mme la députée souhaite savoir pour quelles raisons le Gouvernement refuse d’appliquer pleinement la réglementation européenne à compter du 1er janvier 2026. Elle lui demande si une évolution de l’arrêté « air et espace » de 2020 est envisagée et s’il entend prendre des mesures pour alléger les contraintes pesant sur les télépilotes professionnels de drones, notamment ceux opérant avec des appareils de moins de 4 kg.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3529</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès des députés aux informations locales en matière de sécurité publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6854. — 20 mai 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accès des députés aux informations relatives à la sécurité publique dans leur circonscription. Les députés, en leur qualité de représentants de la Nation, sont légitimes à être informés de la situation de leur territoire, notamment en matière de sécurité, d’ordre public et de délinquance. Cette connaissance est indispensable pour exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, relayer les préoccupations locales et participer à l’évaluation des politiques publiques. Il ne s’agit pas d’accéder sans discernement à des données couvertes par le secret de l’enquête ou soumises à des obligations de confidentialité, mais de permettre aux députés de disposer d’un niveau d’information adapté à leur fonction. Cette transparence ciblée, encadrée et respectueuse du droit, contribuerait à renforcer le lien entre les services de l’État et les représentants de la Nation, sans porter atteinte aux impératifs de procédure ou de sécurité. En complément de cette information régulière, il serait également souhaitable que les députés soient systématiquement informés, dans les meilleurs délais, lorsqu’un évènement grave ou exceptionnel survient sur leur territoire (attaque à main armée, fusillade, violences collectives, drame localement marquant, etc.). Il en irait de même pour les opérations d’envergure, telles que le démantèlement d’un trafic de stupéfiants. Une telle transmission permettrait une meilleure coordination avec les services de l’État, une connaissance plus fine de la réalité du terrain utile au travail législatif et une réponse appropriée aux sollicitations des élus locaux ou des administrés. Il lui demande également si un député peut solliciter, à titre ponctuel, des informations précises sur un fait divers ou un évènement spécifique survenu dans sa circonscription et, le cas échéant, dans quelles limites et selon quelles modalités (niveau de détail, origine de la réponse, délai, etc.). Enfin, il l’interroge sur l’existence, ou l’éventuelle mise en place, d’un cadre homogène et encadré de communication entre préfets, forces de l’ordre et parlementaires, afin de garantir un accès équilibré, responsable et transparent à l’information locale en matière de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3529</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des effectifs de police en matière de vidéosurveillance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6874. — 20 mai 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés organisationnelles et procédurales que rencontrent de nombreux effectifs de police et de gendarmerie en matière de vidéosurveillance. En effet, l’entrée en vigueur le 1er octobre 2024, du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre de systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière, pris en application de la loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022, suscite de nombreuses interrogations au sein des commissariats et des brigades de gendarmerie. La limitation stricte de l’usage de la vidéosurveillance aux seuls individus présentant un risque d’évasion ou une dangerosité avérée désorganise le fonctionnement des commissariats et des brigades de gendarmerie et rend vulnérables les forces de l’ordre. Concrètement, l’obligation de surveillance physique continue des geôles mobilise au moins un agent en permanence, au détriment des effectifs affectés aux missions de terrain et au traitement des plaintes. Ainsi, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de revenir sur cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3529</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retraite des pompiers volontaires : à quand la publication du décret ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6898. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Viry alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’absence de publication du décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires aux sapeurs-pompiers volontaires. La réforme des retraites a introduit un mécanisme de bonification destiné à reconnaître l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires. Ce dispositif prévoit l’attribution de trois trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire, ainsi qu’un trimestre supplémentaire pour chaque période de cinq années supplémentaires de service. Il s’agit là d’une avancée majeure pour ces femmes et ces hommes qui s’investissent chaque jour, partout en France, pour protéger la population sans autre contrepartie que l’honneur du service. Pourtant, plus d’un an après la promulgation de la loi, le décret d’application permettant la mise en œuvre concrète de cette disposition n’a toujours pas été publié. Cette inertie administrative est inacceptable. Elle envoie un signal profondément négatif à l’égard des 197 000 sapeurs-pompiers volontaires que compte le pays, dont l’engagement est un pilier du modèle français de sécurité civile. M. le député avait alerté Mme la ministre du travail de l’époque, Catherine Vautrin, par courrier en date du 5 mai 2024. N’ayant reçu aucune réponse, il a renouvelé son interpellation auprès de l’actuelle ministre, Mme Astrid Panosyant Bouvet, sans plus de succès. Par ailleurs, M. le ministre a été interrogé sur ce sujet par le sénateur Olivier Cigolotti le 20 novembre 2024 et avait alors assuré que le décret interministériel serait publié « tout début 2025 ». Le mois de mai est entamé et le décret se fait toujours attendre. Aussi, il lui demande quand ce décret sera enfin publié et si le Gouvernement entend réellement honorer cette décision de la représentation nationale, dont la mise en œuvre est aujourd’hui attendue avec légitimité et impatience par les sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3530</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agressions dans les parcs du Val-de-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6910. — 20 mai 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les agressions, majoritairement à l’encontre des femmes, dans les parcs du Val-de-Marne. Ces dernières semaines, plusieurs agressions ont eu lieu au parc interdépartemental des sports, au croisement de trois villes du département, Créteil, Villeneuve-Saint-Georges et Choisy-le-Roi. Entre le 13 et le 21 avril 2025, un homme âgé de 18 ans a violé et agressé sexuellement 3 femmes qui faisaient du sport. En octobre 2024, deux promeneurs se sont fait agresser par un homme, connu des services de police. Ce dernier a poignardé plusieurs fois au couteau l’un deux ainsi que son chien qui tentait de le défendre. La victime a été conduite à l’hôpital, les pompiers jugeant son état de santé très préoccupant. Ces multiples agressions ne sont pas nouvelles. Déjà en 2010, une femme s’est faite violer par trois individus qui l’avait conduite dans ce même parc avant de l’agresser. Les cas d’agressions physiques semblent cependant se multiplier dans ces espaces conçus pour la détente, le sport et les familles, comme en 2024 à la base de loisirs de Créteil où plusieurs personnes ont été jetées dans le lac. Malgré l’intervention, parfois très efficace, des services de police lors de ces affaires, les habitants regrettent l’absence criante de politiques permettant de prévenir et de dissuader les agressions, d’alerter et de protéger sur les lieux et d’accompagner les victimes, particulièrement d’agressions sexuelles. Alors que le Gouvernement investit ses moyens dans la politique dans la guerre médiatique aux petites mains du narcotrafic, il semble délaisser la protection des citoyens dans l’espace public. Le développement d’une véritable police de proximité, à la formation et aux moyens dédiés à la tranquillité publique et à l’accompagnement des victimes est plus que jamais nécessaire. Elle l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement compte mettre en place afin de renforcer cette prévention et cette protection de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3530</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement des pompes après les inondations dans le Pas-de-Calais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6911. — 20 mai 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet des lacunes matérielles constatées au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) du Pas-de-Calais, en particulier en ce qui concerne l’acquisition de pompes de grande puissance, indispensables pour la gestion des inondations récurrentes en France ces derniers mois. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023,  assortie d’un financement initial de 30 millions d’euros, a été conçue pour renforcer les moyens des SDIS, notamment dans la lutte contre les feux de forêt. Ce dispositif incitatif, permettant de flécher une partie de l’investissements des SDIS en direction de moyens de lutte contre les feux de forêt a été dénommé « pacte capacitaire ». Il permet un subventionnement à hauteur de 60 % du montant des acquisitions en matière d’achat de ces matériels, dans le cadre d’une convention entre les SDIS et l’État, dont les clauses sont particulièrement restrictives dès lors qu’un besoin opérationnel autre que les feux de forêt nécessiterait une attention particulière. Ainsi,  les évènements récents survenus entre novembre 2023 et le printemps 2024 ont démontré la nécessité d’une adaptation de ces moyens, notamment pour faire face aux épisodes d’inondations exceptionnelles ayant touché le Pas-de-Calais. Ces épisodes ont mis en lumière une insuffisance critique en matière d’équipements de pompage, forçant à mobiliser des ressources extra-départementales et même internationales pour assurer une évacuation efficace des eaux. Le SDIS du Pas-de-Calais a établi un plan d’acquisition de pompes de grande puissance, indispensable pour garantir une réponse efficace aux prochaines crises. Ce plan, estimé à 3,2 millions d’euros, est actuellement financé à hauteur d’un tiers par les collectivités locales, mais nécessite encore le soutien de l’État pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace. Ce plan vient par ailleurs se surajouter à l’obligation de poursuivre l’exécution du pacte capacitaire, impliquant ainsi de poursuivre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt sur une région qui consacre aujourd’hui ses moyens sur la lutte contre les inondations. M. le député souhaite ainsi connaître les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour combler cette lacune, notamment en envisageant l’extension du « pacte capacitaire » feux de forêts vers un dispositif hybride intégrant les investissements liés aux pompes de grande puissance. Une réponse rapide est d’autant plus cruciale que les prévisions climatiques laissent entrevoir de nouveaux épisodes de crues dès l’hiver prochain. Les habitants du Pas-de-Calais, durement éprouvés, méritent la protection efficace que seuls des moyens matériels adaptés peuvent assurer. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3531</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Quelle réponse aux agressions des agriculteurs ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6912. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Delannoy alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la recrudescence des tensions et des violences à l’encontre des agriculteurs et de leurs exploitations. Si la population urbaine est habituée aux « rodéos motorisés », ce phénomène se déplace, de plus en plus vers les zones rurales. En effet, plusieurs faits récents rapportés par la presse et les acteurs du monde agricole, témoignent d’un climat de tension croissante à la campagne. En mars 2025, trois individus circulant à moto dans les champs d’un agriculteur d’Escobecques n’ont pas hésité à rouler sur les jambes et genoux de celui-ci, qui, défendant son exploitation, tentait de les interpeller. Ce n’est, bien évidemment, pas un cas isolé. Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2023, un agriculteur de Loire-Atlantique a surpris des individus taguant des messages anti-FNSEA sur ses bâtiments agricoles. Si l’agriculteur s’en est sorti indemne, un bâtiment de stockage et du matériel ont, eux, été incendiés. Aussi, en décembre 2023, un agriculteur de la commune d’Aulnoy-lez-Valenciennes a été hospitalisé après avoir été violemment agressé par un automobiliste armé d’un poing américain. Notons que ces groupements de quads, de motocross ou encore de buggys saccageant les terres agricoles se font de plus en plus fréquents. Rien que dans le Val d’Oise en 2024, on recensait 213 motos impliquées dans des rodéos en zone rurale. En 2025, on en compte déjà 97. Ces pratiques provoquent de lourds désagréments pour les agriculteurs et leurs terres. En effet, les passages répétés écrasent les semis, détruisent les cultures en place et entraînent une érosion accélérée des sols. Malheureusement, les exploitants, souvent seuls face aux problèmes, répondent parfois de façon violente à ces agressions et violations de propriété : le 6 avril 2025, un jeune homme à moto, poursuivi pour avoir circulé dans un champ, a été blessé à la cheville par le propriétaire de l’exploitation. Une occurrence parmi de multiples provocations qui traduit nettement l’exaspération des agriculteurs face à un sentiment d’abandon et d’impunité. Il faut rappeler que les terres agricoles sont l’outil de travail de ceux qui nourrissent la population française. Alors, face à ces agressions répétées et peu punies, il est à craindre que la France silencieuse, celle qui travaille et se lève tôt, à l’instar des agriculteurs, cherche de plus en plus à se faire justice elle-même. Cela étant exposé, elle lui demande donc quelles mesures il compte mettre en place pour endiguer ces rodéos, assurer la sécurité des agriculteurs, celle de leur propriété et la sérénité des campagnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3531</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation préoccupante dans le quartier du Mathiolan (Meyzieu)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6913. — 20 mai 2025. — Mme Tiffany Joncour alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation intolérable d’insécurité qui gangrène et sévit dans le quartier du Mathiolan à Meyzieu (Rhône). La violence, le trafic de drogue et le squat y sont désormais quotidiens, comme l’illustrent les récents tirs survenus de nuit, semant la terreur parmi les habitants. Le mardi 6 mai 2025, Mme la députée s’est rendue sur place, à la demande de riverains profondément choqués et à bout. Les témoignages recueillis sont bouleversants : « On ne vit plus, on survit », « Nos enfants ne dorment plus, ils ont entendu les balles siffler », « On a peur de sortir, même en plein jour ». La peur s’est installée et le sentiment d’abandon est devenu insupportable. Depuis octobre dernier, Mme la députée alerte les autorités compétentes. Un courrier a déjà été adressé au ministre de l’intérieur, M. Bruno Retailleau, à la préfète du Rhône, Mme Fabienne Buccio, ainsi qu’au maire de Meyzieu. Tous sont restés sans aucune réponse : aucun acte concret n’a suivi, aucune patrouille supplémentaire… Ni le commissaire, ni le procureur, ni la préfète n’ont jugé utile de répondre à ses sollicitations ou de se saisir sérieusement de la situation. Depuis, rien n’a changé. Le quartier du Mathiolan continue de sombrer dans la violence et devient progressivement une véritable zone de non-droit, où les secours comme les forces de l’ordre peinent désormais à intervenir sans être menacés ou pris pour cible. Dans ce contexte, Mme la députée juge que les mots ne suffisent plus. Elle réclame aujourd’hui des actes forts et immédiats pour restaurer l’ordre républicain. Elle demande : le renforcement urgent des effectifs de police nationale à Meyzieu, avec des patrouilles visibles et dissuasives ; l’installation de caméras de vidéoprotection supplémentaires dans les zones les plus sensibles du quartier du Mathiolan ; une enquête de police approfondie dont l’objectif est de démanteler durablement le trafic de drogue qui empoisonne le quotidien des habitants ; une réponse pénale ferme et visible, à la hauteur de la gravité des actes commis. Elle rappelle que les caméras existantes sont régulièrement prises pour cible et que les forces de l’ordre, elles-mêmes régulièrement visées par des tirs de mortier, ne peuvent remplir efficacement leur mission sans un soutien clair de l’État. Elle lui demande donc s’il compte écouter les sollicitations locales et appliquer ces mesures de bon sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3532</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>L’offre Klarna de la plateforme Sorare
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6808. — 20 mai 2025. — M. Philippe Latombe attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’offre Klarna de la plateforme SORARE. Depuis le 19 mars 2025, SORARE offre la possibilité à ses clients de recourir, via la société Klarna, au paiement en plusieurs fois ou au report de paiement de 30 jours pour l’achat de cartes NFT. SORARE remplit pourtant les conditions posées par la loi SREN pour être considéré comme un opérateur de JONUM et ce faisant, se doit de respecter l’article 41 XIV de cette loi qui interdit à toute entreprise de ce type « ainsi qu’à toute personne physique ou morale agissant de concert avec elle de consentir aux joueurs des prêts en monnaie ayant cours légal ou en cryptoactifs […] en vue de permettre l’achat d’objets numériques monétisables ou des autres récompenses éventuellement attribuées ». Étant a priori assimilables à des prêts, au sens du code de la consommation (articles L. 311-1-6° et L. 312-4-5°), les facilités de caisse proposées par la société Klarna semblent donc devoir être interdites aux entreprises de JONUM et donc à SORARE. Il souhaite pouvoir rapidement recueillir son avis à ce sujet. Le développement de SORARE ne peut se faire au détriment de la protection des joueurs et des publics les plus vulnérables. Il lui semble urgent de s’y intéresser, alors qu’un premier bilan d’étape sur la loi SREN doit être remis au Parlement d’ici novembre 2025 ( Cf. l’article 40 III de ladite loi) et que les décrets d’application sont en cours de finalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3532</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplification des démarches administratives pour les conjoints survivants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6839. — 20 mai 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la simplification des démarches administratives pour les conjoints survivants. Dans les mois suivant un décès, les conjoints survivants se trouvent confrontés à de nombreuses démarches administratives complexes, au moment même où ils doivent affronter un deuil difficile. Malgré l’existence de dispositifs d’accompagnement (France Services, Service-public.fr, notaires, associations), l’éparpillement des interlocuteurs, la multiplicité des pièces justificatives demandées et les délais particulièrement longs pour percevoir certaines prestations, notamment les pensions de réversion, placent de nombreuses familles dans des situations précaires. Le contexte émotionnel rend encore plus difficile la navigation dans ces démarches et nombre de veuves et veufs soulignent la nécessité d’une simplification radicale. Parmi les pistes évoquées, figure l’idée de créer une « carte du conjoint survivant » centralisant les principales informations et autorisations nécessaires pour faciliter et accélérer les démarches auprès des administrations et acteurs privés. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de renforcer les dispositifs existants, notamment via la mise en place d’un parcours simplifié et numérique dédié spécifiquement aux conjoints survivants et si une réflexion est engagée sur des outils pratiques innovants pour améliorer leur accompagnement dans cette période particulièrement vulnérable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3533</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Vente illégale de « puffs » sur un marché parallèle via les réseaux sociaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6909. — 20 mai 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les moyens mis en œuvre pour faire respecter l’interdiction des dispositifs électroniques de vapotage à usage unique, dite « puffs », entrée en vigueur le 24 février 2025. Si cette interdiction est globalement respectée dans les circuits de vente légaux, un marché parallèle s’est rapidement structuré sur les réseaux sociaux, en particulier via les applications Instagram et Snapchat. Ces plateformes permettent à de jeunes consommateurs d’accéder très facilement à ces produits, dont la vente est pourtant illégale. Ces dispositifs, souvent importés d’Asie, sont proposés à des prix attractifs, échappant à tout contrôle sanitaire ou fiscal et exposant les revendeurs à des sanctions prévues par la loi, jusqu’à 100 000 euros d’amende, voire 200 000 euros en cas de récidive. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre la diffusion de ces produits interdits sur les réseaux sociaux et assurer une application effective de la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3533</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir des conseillers numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6916. — 20 mai 2025. — M. Arnaud Saint-Martin interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la situation des conseillers numériques. Le projet France relance lancé en 2021 par l’Agence nationale de la cohésion des territoires et la Banque des territoires consistait à investir 250 millions d’euros pour « rapprocher le numérique du quotidien des Français ». 4 000 conseillers numériques ont ainsi été recrutés sous la forme de contrat aidés, sur tout le territoire français, formés et financés par l’État à hauteur de 50 000 euros par poste pour 24 mois et embauchés par des associations ou des collectivités territoriales dès 2021. Comme prévu, ce projet doit s’arrêter en 2027. Cependant, l’ensemble des objectifs n’ont pas été atteints. Aujourd’hui, 13 millions de Français restent éloignés du numérique. La situation n’a pas été résolue, voire même s’est empirée, avec l’explosion de l’intelligence artificielle et l’augmentation menaces cyber. Or les premiers contrats des conseillers numériques faisant partie du plan se sont arrêtés en 2023. La seconde vague de fin de contrat arrivera en 2025 et s’en suivra une troisième vague en 2027. Les conseillers numériques sont pourtant essentiels. Dans les collectivités et les associations, en complément de France Service généralement, ils accompagnent les usagers les plus vulnérables et les plus éloignés du numérique dans leurs démarches en ligne, dans l’acculturation au numérique et leur montée en compétence face à un monde toujours plus digitalisé. Aujourd’hui, il est urgent de construire une politique nationale stable de la médiation numérique. Le plan France Relance mis en place depuis 2021 a souffert d’un cruel manque de stabilité : recours aux contrats aidés, contrats courts, sous-traitance, fort turn-over, manque de planification. Finalement, des personnes précaires étaient embauchées par des structures précaires sur des contrats très courts, pour venir en aide à des publics précaires eux aussi, sans pouvoir assurer un suivi continu. En effet, les conseillers numériques recrutés restent en moyenne moins d’un an et demi en poste et dont 6 mois qui leur servent à être pleinement formés. Ce lourd turn-over ne permet pas d’assurer une la continuité, la qualité et la pérennité du service qui devrait être rendu. Il est urgent de budgéter le recrutement de médiateurs numériques, de pérenniser ces métiers et de les professionnaliser, en établissant une convention collective commune à tous les acteurs de la filière. Les enjeux liés à l’acculturation au numérique ne s’arrêteront pas en 2027. Par ailleurs, le rôle des conseillers numériques pourrait être étendu, en lien avec le projet de loi relatif à la cybersécurité. Faire face aux menaces, prendre en compte l’intelligence artificielle, accompagner les usagers les plus vulnérables, voilà tant de chantiers qui justifieraient d’une prolongation du rôle des conseillers numériques et d’une réelle politique publique de la médiation numérique, interministérielle, financée et programmée. Ainsi M. le député interroge Mme la ministre : en 2027, que vont devenir les conseillers numériques dont la formation a été financée par l’État ? Le dispositif va-t-il être pérennisé dans le cadre de l’application des directives européennes en matière de cyber sécurité, notamment pour accompagner les citoyens face aux nouvelles menaces du numérique ? Le Gouvernement va-t-il investir dans la formation continue des acteurs de terrain de la médiation numérique ? L’État va -t-il enfin établir une stratégie claire concernant la médiation numérique ? Va-t-il sanctuariser un budget pour mener une politique de médiation du numérique continue, programmée et adaptée aux besoins ? Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3534</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suivi judiciaire des auteurs de violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6786. — 20 mai 2025. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le suivi judiciaire des auteurs de violences conjugales, à la lumière de deux féminicides récents survenus dans le département de Saône-et-Loire. Le 6 novembre 2024, à Marmagne, une femme de 65 ans a été poignardée à mort par son conjoint de 70 ans. Ce dernier, déjà condamné pour violences conjugales en 2022 et ayant suivi un stage de responsabilisation, souffrait par ailleurs de troubles psychiatriques connus. Malgré ces antécédents, aucun dispositif n’a permis d’empêcher le drame. Le 12 mai 2025, une autre femme a été abattue en pleine rue. Son ex-conjoint, placé sous contrôle judiciaire et en attente de jugement pour des faits de violences conjugales datant de décembre 2024, a été arrêté. Ce féminicide s’est produit alors que l’agresseur était déjà dans le viseur de la justice. Ces deux tragédies locales s’inscrivent dans un contexte national alarmant : en 2023, 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Par ailleurs, 244 000 femmes déclarent chaque année avoir été victimes de violences physiques et ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint (source : Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, chiffres 2022). M. le député note également la diffusion récente, par les services de l’État, d’un guide de sensibilisation destiné aux élus locaux pour l’accueil et l’accompagnement des femmes victimes de violences intrafamiliales et sexuelles. Si cette initiative peut être saluée, elle suscite toutefois des interrogations quant à son utilité concrète sur le terrain, en l’absence de moyens opérationnels et humains suffisants pour mettre en œuvre les recommandations qu’il contient. Dans ce contexte, il lui demande donc : quelles mesures sont envisagées pour renforcer le suivi des auteurs de violences conjugales sous contrôle judiciaire, notamment en cas d’antécédents ou de séparation conflictuelle ; si les dispositifs de protection des victimes (bracelets anti-rapprochement, téléphones grave danger, etc.) sont effectivement déployés dans les territoires ruraux comme la Saône-et-Loire et selon quels indicateurs d’efficacité ; si une évaluation systématique du risque psychiatrique ou psychologique des conjoints violents est envisagée dans le cadre des procédures pénales ; et enfin, quelle est la stratégie du ministère pour assurer aux élus locaux un accompagnement effectif, au-delà de la simple sensibilisation, dans la prise en charge des victimes de violences conjugales, y compris sur les plans budgétaire et organisationnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3534</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Budget colossal pour la création d’un centre éducatif fermé à Verderonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6810. — 20 mai 2025. — M. David Magnier attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la construction d’un centre éducatif fermé dans sa circonscription, à Verderonne, dans l’Oise, pour un coût total estimé à 7 millions d’euros. Ce centre serait destiné à accueillir 12 mineurs, soit plus de 583 000 euros de dépenses publiques par mineur. Ainsi, ce projet suscite de fortes interrogations au sein des élus locaux, notamment des maires et adjoints des communes concernées, qui jugent le coût disproportionné au regard des besoins réels du territoire et de la capacité d’accueil prévue. Dans un contexte de forte contrainte budgétaire, où l’on demande aux collectivités territoriales de réaliser des économies importantes, la décision de financer un établissement aussi coûteux pour un nombre aussi restreint de bénéficiaires interroge sur l’arbitrage des priorités. À titre de comparaison, la rénovation de la cantine périscolaire de Verderonne, estimée à 1 million d’euros, permettrait selon le maire de la commune de maintenir l’école sur place, fréquentée par une centaine d’élèves issus de trois villages. Ainsi, il lui demande s’il va réétudier la pertinence de ce projet au regard de son coût et s’il ne serait pas préférable de réorienter les moyens publics vers des projets plus directement utiles aux enfants et aux familles du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3535</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice des SPIP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6811. — 20 mai 2025. — M. Paul Molac interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et sur la bonne prise en charge des personnes placées sous main de justice (PPSMJ) qui en découle. Services déconcentrés à l’échelle départementale de l’administration pénitentiaire française, les SPIP sont chargés d’assurer le contrôle et le suivi des personnes faisant l’objet de mesures restrictives ou privatives de liberté, sur décision de justice. Ils entendent ainsi prévenir le phénomène de récidive et favoriser la réinsertion des personnes condamnées. On considère que les SPIP s’occupent du suivi de 82 000 personnes détenues, auxquelles il faut additionner 175 000 personnes suivies en milieu ouvert. Or force est de constater que les moyens humains et budgétaires mis à leur disposition ne leur permettent pas d’exécuter convenablement leurs missions. En effet, les organisations syndicales du secteur déplorent l’insuffisance de personnels recrutés, un nombre important de postes vacants (526 recensés par l’administration), alors même que la population placée sous main de justice, en milieu ouvert comme fermé, a largement crû. Le nombre moyen de personnes suivies par conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation s’avère ainsi conséquent. Ainsi, les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation suivent en moyenne 80 personnes en milieu ouvert, bien au-delà des recommandations formulées par le Conseil de l’Europe et la CNDH. À ce manque de moyens humains dédiés aux SPIP, s’ajoutent des restrictions budgétaires qui placent les services dans des conditions de travail parfois précaires et conduisent concrètement à la réduction de leurs missions. Les services ont progressivement recours à des agents contractuels, renouvelés annuellement suivant les orientations budgétaires arrêtées, induisant ainsi une certaine instabilité des effectifs pourtant nécessaire à la continuité de l’accompagnement des auteurs d’infraction. Dans cette situation, les personnels des SPIP ont récemment eu l’occasion de se mobiliser afin de défendre leurs missions et revendiquer des moyens appropriés pour les exercer. Ils ont ainsi pu rappeler l’objectif central de réintégration citoyenne des personnes confiées au service public pénitentiaire, au-delà de la seule dimension sécuritaire et de la peine d’emprisonnement. Aussi, il lui demande quelles réponses il apporter aux nombreuses difficultés que rencontrent actuellement les services pénitentiaires d’insertion et de probation et quelles mesures il envisage afin d’assurer une meilleure prévention de la récidive et une réinsertion effective des personnes placées sous main de justice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3535</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Pena</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Inégalités persistantes en matière d’accès au droit en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6812. — 20 mai 2025. — M. Marc Pena alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les inégalités persistantes en matière d’accès au droit en France, en particulier dans le cadre des procédures prud’homales. Dans une affaire portée à sa connaissance, un justifiable a vu sa requête jugée irrecevable par le conseil des prud’hommes d’Aix-en-Provence au motif qu’elle aurait été déposée un jour après l’expiration du délai légal d’un an prévu par l’article L. 1471-1 du code du travail. Ce délai court à compter de la « notification » de la rupture du contrat de travail. Or ni le code du travail, ni les plateformes officielles de service public, ni les formulaires Cerfa ne précisent clairement si cette notification correspond à la date d’envoi ou de réception du courrier, créant une insécurité juridique de conséquence pour les justiciables non représentés. Cette affaire révèle un problème plus global : celui de l’inaccessibilité au droit pour une partie croissante de la population. Complexité des démarches, inégalités territoriales dans l’accès à l’aide juridique, exclusion numérique, manque de clarté des informations disponibles, délais et coûts souvent dissuasifs, etc. Tout concourt à écarter les plus précaires de l’exercice effectif de leurs droits. Alors qu’un quart des justiciables dans les contentieux du travail agissent sans avocat, cette situation constitue une rupture d’égalité devant la justice. L’accès au droit ne saurait être un privilège réservé à certains. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend clarifier de manière explicite y compris sur les supports d’information publics, la définition de la « notification » dans les procédures prud’homales. Il souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour renforcer l’accès effectif au droit, notamment en augmentant les moyens des maisons de justice et du droit, simplifiant l’aide juridictionnelle et élargissant ses critères, développant des outils de vulgarisation juridique accessibles à toutes et tous et formant les agents de greffe à l’accueil et à l’information des justiciables non représentés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3536</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Retard de paiement - experts judiciaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6813. — 20 mai 2025. — M. Franck Allisio alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les retards de paiement dont sont victimes les experts judiciaires, notamment les psychiatres, psychologues et traducteurs-interprètes, agissant auprès des juridictions. En effet, ces retards de paiement sont nombreux et représentent des sommes extrêmement importantes pouvant aller pour certains experts jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Face à ces retards, nombre d’experts, notamment libéraux, voient leur activité menacée. Ainsi, il souhaite savoir si le ministère de la justice entend s’engager à améliorer rapidement cette situation et à s’acquitter des sommes dues dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3536</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Accès des agents pénitentiaires aux infrastructures sportives des prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6815. — 20 mai 2025. — M. Pascal Jenft interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la possibilité d’accorder un accès aux infrastructures sportives des prisons aux agents pénitentiaires. Avec plus de 44 500 agents et 1 000 nouveaux postes ouverts en 2025, les agents pénitentiaires constituent la troisième force de sécurité du pays. Pourtant, contrairement aux policiers et gendarmes, les agents pénitentiaires ne disposent pas de créneaux horaires dédiés à la pratique sportive dans le cadre de leur activité professionnelle. Cela semble paradoxal, car une bonne condition physique est essentielle pour assurer le poste d’agent pénitentiaire, que ce soit pour leur sécurité ou celle des détenus. En plus de cela, les détenus ont un droit d’accès à des équipements sportifs pendant leur temps d’incarcération. Dans le même temps, le programme « numérique en détention », qui permet, entre autres, de distribuer des tablettes numériques aux détenus, a été mis en place. Il a cependant été suspendu par M. le ministre en raison de la vive réaction que cela a provoqué auprès des Français, outrés par cette mesure. Dans ce contexte, il serait légitime et nécessaire d’accorder aux agents pénitentiaires un accès aux infrastructures sportives des établissements où ils exercent, en dehors des heures dédiées aux détenus. Cette mesure, non coûteuse, peut améliorer leur bien-être et renforcer le sentiment de considération qui leur est dû. En conséquence, il lui demande s’il envisage de mettre en œuvre les dispositions nécessaires afin de que les agents pénitentiaires puissent bénéficier des infrastructures sportives des centres de détention, à des créneaux horaires distincts de ceux réservés aux détenus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3536</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dispositifs prévus pour les femmes enceintes et jeunes mères dans les prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6816. — 20 mai 2025. — Mme Perrine Goulet attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le sujet du maintien des liens entre les mères et leurs enfants dans les centres pénitentiaires et les dispositifs prévus à cet effet ainsi que ceux prévus pour les femmes enceintes, notamment à Fleury-Mérogis. Dans le cadre de ses fonctions de présidente de la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée nationale, Mme la députée a visité le centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis et, plus précisément, la maison d’arrêt des femmes (MAF). Cet établissement est particulièrement innovant en matière d’accueil des mères avec enfants. En 2019, le quartier nursery de la MAF a ouvert une micro-crèche destinée à accueillir les jeunes enfants des mères détenues afin que celles-ci puissent s’adonner pendant la journée à des activités préparant leur réinsertion. En outre, cette micro-crèche permet également aux enfants de se développer le plus « normalement possible », grâce au maintien du lien avec leur mère jusqu’à leurs 18 mois ; âge auquel nombre d’entre eux seront placés à l’aide sociale à l’enfance. Ce dispositif unique en France est financé d’une part, par la caisse d’allocations familiales (CAF) et, d’autre part, par la mairie de Fleury-Mérogis, qui mobilise deux emplois temps plein (ETP) pour assurer le fonctionnement de la micro-crèche ainsi que le département de l’Essonne. Ces enfants ne sont pas des détenus, aussi ils ne devraient pas être victimes collatérales des actions menées par leur mère. Ainsi, elle l’interroge sur les dispositifs en place et la mobilisation des différentes parties prenantes, et plus spécifiquement la mobilisation des collectivités locales, permettant d’assurer la pérennité de ces structures accompagnant les femme enceintes, les enfants et les jeunes mères dans le maintien du lien mère-enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3536</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Gaspillage alimentaire constaté dans les établissements pénitentiaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6817. — 20 mai 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le gaspillage alimentaire constaté dans les établissements pénitentiaires français. Conformément aux dispositions de l’article R. 57-6-18 du code de procédure pénale, chaque personne détenue doit recevoir quotidiennement une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins. Ce régime alimentaire comporte trois distributions par jour, assurées par l’administration pénitentiaire ou des prestataires privés. Or, dans la pratique, un nombre important de repas préparés ne sont pas consommés. Une partie des personnes détenues bénéficie en effet de ressources alimentaires alternatives : cantines internes, colis familiaux, voire jeûnes volontaires. Ces repas non consommés sont néanmoins produits, livrés et ensuite détruits, générant un gaspillage de denrées, d’énergie et de moyens budgétaires publics. Ce constat, corroboré par plusieurs rapports administratifs et études de terrain, soulève des interrogations majeures à la fois sur le plan économique (coût pour les finances publiques), environnemental (quantités de déchets non valorisés) et logistique (adéquation entre besoins réels et prestations servies). Cette problématique est d’autant plus aiguë dans les établissements suroccupés, où la planification alimentaire est rendue encore plus complexe. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend engager une réflexion sur l’adaptation du régime alimentaire en détention, en lien avec les pratiques effectives des personnes incarcérées. Elle lui demande s’il envisage, à droit constant, de permettre une modulation ou une option de renoncement formalisée, à certaines prestations alimentaires non sollicitées, tout en garantissant le respect strict du droit à l’alimentation et la prévention de toute forme de pression ou de discrimination à l’égard des détenus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3537</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Indisponibilité des outils de réduction des risques en prison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6818. — 20 mai 2025. — Mme Andrée Taurinya alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les entraves manifestes au déploiement des politiques de réduction des risques (RdR) dans les établissements pénitentiaires et notamment sur l’indisponibilité des outils de RdR. La loi du n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé a permis d’étendre le principe de continuité des soins entre le milieu ouvert et fermé à la RdR. Si le Conseil d’État a reconnu que l’application de cette politique aux personnes détenues n’est pas subordonnée à l’intervention préalable du pouvoir réglementaire - comme M. le ministre le rappelle dans sa réponse du 8 avril 2025 à la question écrite n° 2766 (JO du 10 décembre 2024, p. 6548) - Mme la députée constate que cette politique demeure aujourd’hui largement inappliquée. La prolifération de maladies infectieuses au sein d’une population carcérale précaire et extrêmement vulnérable est alarmante. Selon les données accessibles de l’enquête Prévacar (2010) qui appellent à être réactualisées, la prévalence de l’hépatite virale C (VHC) est estimée à 4,8 % parmi les détenus dont la moitié avec une charge virale positive, le mode de contamination dépendant de l’usage des drogues dans 70 % des cas. La prévalence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) était quant à lui 4,5 fois plus importante qu’en population générale, soit 1,04 % de la population détenue. Or 53,5 % de la population carcérale souffre d’un trouble de l’usage de substance contre 12, 9 % en population générale appariée (Fovet, 2022, France). Selon l’enquête OFDR ESSPRI (2023) relative au niveau d’usage de substances psychoactives chez les détenus, 49 % déclarent avoir consommé du cannabis, 13 % de la cocaïne, 4,7 % du crack, 5,4 % de l’ecstasy, 5,1 % de l’héroïne. Ils sont ainsi 3,5 % à avoir eu recours à l’injection d’une drogue ou d’un produit de substitution durant leur détention. Au 1er avril 2025, 82 921 personnes étaient détenues dans les établissements pénitentiaires. Dans un contexte d’augmentation continue de la surpopulation carcérale, la prison demeure un foyer important de transmission du VIH et du VHC. La continuité des soins n’y est pourtant pas assurée concernant la disponibilité des outils de RdR. C’est ce que révèle l’enquête de la Fédération Addiction de 2023 relative aux conditions d’exercices des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) référents en milieu pénitentiaire. Ainsi, 32 % des CSAPA interrogés affirment que des vapes sont disponibles dans leur établissement, 29 % pour des « roule-ta-paille », 22 % pour du javel. Plus grave, seuls 5 % des CSAPA interrogés affirment que des embouts, filtre en aluminium, pipe à crack, seringues sont à dispositions des détenus dans le cadre de programmes d’échanges (PES) alors que près de 3 000 personnes détenues seraient amenées à utiliser du matériel usagé, aggravant ainsi un problème majeur de santé publique. Le décret n° 2005-347 du 14 avril 2005 approuvant le référentiel national des actions de réduction des risques en direction des usagers de drogue n’est donc pas appliqué en détention, malgré l’extension du principe de continuité des soins en milieu fermé. Il inclut pourtant la distribution de matériel visé par ce référentiel, y compris des seringues, pipes à crack et roule-ta-paille. M. le ministre affirmait qu’« aucun décret n’est donc prévu, dans l’immédiat, en la matière », se prévalant d’une décision du Conseil d’État qui ne lui interdisait pas d’en prendre un. Pour autant, elle aimerait connaître les démarches concrètes que le Gouvernement mettra en œuvre pour se mettre en conformité avec la loi et le règlement et notamment quel matériel de réduction des risques, outre la Javel, les préservatifs et l’aluminium, seront déployés dans l’ensemble des prisons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3538</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des services pénitentiaires d’insertion et de probation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6819. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation préoccupante des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP). M. le ministre déclare vouloir donner toute leur place aux personnels de l’insertion et de la probation au sein de la direction de l’administration pénitentiaire. Les agents et leurs représentants constatent que la réalité des terrains reste éloignée de ces annonces. Les SPIP ne bénéficient pas de moyens à la hauteur de leurs missions. Les crédits sont toujours plus orientés vers la dimension sécuritaire des établissements pénitentiaires. Les recrutements de personnels en SPIP sont en nombre bien insuffisants. Ainsi selon l’administration, il y a 526 postes de CPIP vacants, selon les organigrammes de référence que la DAP a établis, sur la base des chiffres de 2023. À cela doivent également s’ajouter l’explosion de la population pénale (milieu ouvert et milieu fermé) et l’absence de recrutement depuis 3 ans. Ainsi c’est en réalité près de 1 200 postes, tous corps confondus, qui manquent en SPIP pour fonctionner normalement. En second lieu, les arbitrages budgétaires ont conduit à une réduction de certaines actions menées par les SPIP, à des restrictions de fourniture de bureau, des limitations des déplacements et de la formation des personnels. En Ille-et-Vilaine, cela s’est par exemple traduit par l’annulation d’activités dans certains quartiers, la disparition d’Enjeux d’Enfants, association exerçant sur le territoire depuis de nombreuses années pour l’accompagnement des enfants au parloir, la diminution de l’intervention de We Ker (mission locale), chargée de la prise en charge des détenus âgés de moins de 26 ans, le gel d’un poste d’assistant social en détention et à l’absence d’un assistant social en milieu ouvert. Pourtant les SPIP assurent une mission essentielle visant à prévenir la récidive et accompagner les personnes suivies à sortir de la délinquance. A contrario, la surenchère sécuritaire à laquelle nous assistons nie la dimension réhabilitatrice de la peine. Le cœur de métier des agents des SPIP est l’exécution de la peine, dans une visée d’accompagnement au changement et de réintégration au sein de la société des personnes confiées au service public pénitentiaire. Aussi elle lui demande d’allouer aux personnels de l’insertion et de la probation l’ensemble des moyens nécessaires (moyens humains et financiers) pour qu’ils puissent exercer leur mission de service public au sein de la direction de l’administration pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3538</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Stade de France : fiasco sécuritaire, mensonge d’État et impunité totale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6843. — 20 mai 2025. — M. Julien Odoul interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur sa responsabilité directe dans l’un des plus graves fiascos sécuritaires et diplomatiques récents, à savoir les évènements du Stade de France survenus lors de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai 2022, qui opposait le Real Madrid à Liverpool. Ce soir-là, des milliers de supporters, notamment britanniques, venus assister à un match de football ont été piégés dans un dispositif chaotique, brutalisés, gazés, agressés, volés. Les images ont fait le tour du monde : ce ne sont pas des hooligans qui ont semé la terreur, mais des bandes organisées issues de la délinquance locale, agissant en toute impunité, souvent déjà connues des services de police. Plutôt que d’assumer cet échec flagrant de la puissance publique, M. le ministre, alors ministre de l’intérieur, a sciemment menti à la Nation, en accusant les supporters de Liverpool d’être à l’origine des débordements. Une manipulation grossière, sans preuve, qui a provoqué un scandale diplomatique avec le Royaume-Uni, éclaboussé l’image de la France à l’étranger et décrédibilisé durablement l’État. Le 5 mai 2025, dans un entretien sur la chaîne Youtube Legend, M. le ministre a fini par reconnaître, du bout des lèvres, avec beaucoup de légèreté, que les accusations contre les supporters anglais étaient infondées. Pendant trois ans, il n’a ni reconnu sa faute, ni présenté sa démission, ni assumé les conséquences politiques de ce mensonge d’État. Comment un ministre peut-il à la fois provoquer un incident diplomatique, faillir à sa mission de sécurité intérieure, salir l’image de la France à l’étranger et mentir au Sénat, à l’Assemblée et à l’opinion, puis être promu garde des sceaux, c’est-à-dire garant de la justice et de la parole publique ? Il lui demande s’il considère que l’exemplarité républicaine autorise un tel comportement et dans le cas contraire, pourquoi il n’a toujours pas démissionné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3538</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remplacement des MJPMI en cas d’indisponibilité temporaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6892. — 20 mai 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par les mandataires judiciaires à la protection des majeurs exerçant à titre individuel (MJPMI) en cas d’indisponibilité temporaire. Ces professionnels, désignés nominativement par décision du juge des tutelles, ne disposent pas d’un cadre juridique leur permettant d’être remplacés lorsqu’ils sont temporairement indisponibles (maladie, congés, maternité, accident, etc.). Alors que dans les structures collectives, une organisation interne permet une prise en charge continue des dossiers, l’absence de dispositif spécifique pour les mandataires judiciaires à la protection des majeurs exerçant à titre individuel entraîne une période de latence dans le suivi des mesures de protection. Durant cette période, le juge est contraint de statuer en urgence et la personne protégée subit ce changement abrupt, ce qui nuit à la qualité de la mesure de protection. Cette situation pèse également sur l’attractivité du métier et pourrait freiner le renouvellement des professionnels, alors même que le vieillissement de la population laisse présager une augmentation significative du nombre de mesures de protection dans les années à venir. Aussi, il attire son attention sur la nécessité de mettre en place un dispositif permettant d’assurer la substitution temporaire en cas d’indisponibilité temporaire des MJPMI et l’interroge sur les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3539</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Dégradation de l’activité du BTP en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6713. — 20 mai 2025. — M. Frédéric Weber interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés persistantes du secteur du bâtiment et des travaux publics en Meurthe-et-Moselle. Selon les informations transmises par la Fédération française du bâtiment du département, la dynamique de la construction connaît un net repli. Les mises en chantier de logements neufs ont diminué de 9,5 % en un an, la surface de locaux non résidentiels autorisés a baissé de 19,9 % et la production de béton prêt à l’emploi a reculé de 6,5 %. Ces indicateurs traduisent un affaiblissement structurel de l’activité, avec des conséquences directes sur l’emploi local, l’investissement et la stabilité financière des entreprises du secteur. Ce ralentissement s’accompagne d’un engorgement préoccupant dans l’instruction des aides à la rénovation portées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En Meurthe-et-Moselle, plus de 600 dossiers demeurent en attente, représentant environ 20 millions d’euros d’aides publiques non versées. Cette situation entraîne le gel de nombreux chantiers et accentue les difficultés de trésorerie des petites entreprises. Par ailleurs, les retards dans le règlement des marchés, qu’ils soient publics ou privés, tendent à se multiplier. Cette dérive fragilise encore davantage les entreprises de proximité, qui disposent rarement de marges de manœuvre suffisantes pour absorber ces délais. Face aux constats dressés par les professionnels du secteur, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures concrètes pour stimuler la construction neuve, assurer le déblocage rapide des aides Anah et garantir le respect des délais de paiement contractuels dans les marchés de travaux, notamment pour les TPE et PME.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3539</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des personnes âgées sans domicile fixe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6823. — 20 mai 2025. — M. Thierry Tesson attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation préoccupante des personnes âgées sans domicile fixe, en particulier celles souffrant de problèmes de santé. Dans la 17e circonscription du Nord, deux retraitées, pourtant reconnues prioritaires au titre du droit au logement opposable (DALO), se trouvent sans solution de relogement depuis plus de neuf mois après avoir été expulsées de leur précédent logement locatif en raison de sa mise en vente par son propriétaire. Malgré des démarches répétées auprès des bailleurs sociaux, de la mairie et du centre communal d’action sociale, aucune proposition ne leur a été faite à ce jour. Cette situation met en lumière les difficultés structurelles rencontrées par les personnes âgées en situation de grande précarité pour accéder à un logement adapté et sécurisé. Le cumul de l’âge, de la fragilité sanitaire et de l’isolement social aggrave encore leur vulnérabilité, dans un contexte où les dispositifs de relogement peinent à répondre à l’urgence des besoins, y compris lorsque le DALO est reconnu. Avec un nombre de personnes âgées sans domicile fixe qui augmente, M. le député demande à Mme le ministre quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour garantir un accès plus rapide et effectif au logement pour les personnes âgées en grande difficulté. Il l’interroge également sur les actions spécifiques prévues pour améliorer la prise en charge des demandes de relogement dans les territoires où les offres de logement social sont insuffisantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3540</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Clauses anti-spéculatives du dispositif de prêt social location-accession (PSLA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6824. — 20 mai 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences des clauses anti-spéculatives du dispositif de prêt social location-accession (PSLA) lors de la revente des logements acquis. Institué par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, le PSLA est un dispositif d’accession sociale à la propriété destiné aux ménages modestes. Il repose sur une convention entre un opérateur et l’État ou la collectivité délégataire des aides à la pierre, par laquelle l’opérateur s’engage à construire, acheter ou, depuis 2020, réhabiliter des logements pour les vendre à des ménages sous conditions de ressources, dans le cadre d’un contrat de location-accession. Chaque opération doit être agréée par l’État ou son délégataire. Ce dispositif est particulièrement attractif en raison des nombreux avantages financiers et fiscaux qu’il offre. Cependant, alerté par des citoyens de sa circonscription, M. le député souligne que la clause anti-spéculative du PSLA, qui interdit de revendre le logement à un prix supérieur à son prix d’achat pendant une durée pouvant aller jusqu’à 35 ans, freine fortement la donation de ces biens. En effet, cette clause entre en contradiction avec la pratique notariale qui, en cas de donation, retient la valeur vénale du bien au moment de la donation. Cette situation constitue un obstacle majeur à la transmission des logements acquis via le PSLA. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour lever ce frein à la donation et quelle valeur sera retenue pour garantir que l’accès au logement par ce dispositif soit équitable et adapté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3540</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6825. — 20 mai 2025. — Mme Marianne Maximi attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les dysfonctionnements persistants du dispositif MaPrimeRénov’, qui freinent la rénovation énergétique et pénalisent les ménages les plus modestes. Alors que seuls 6 % des logements sont classés A ou B en 2024, la France accuse un retard préoccupant dans la massification de la rénovation énergétique. Ce retard alimente la précarité énergétique et oblige de nombreux ménages à s’endetter pour engager des travaux pourtant indispensables. Les logements les plus énergivores sont souvent occupés par les foyers les plus modestes, qui voient leur pouvoir d’achat fragilisé par les prix de l’énergie. Dans ce contexte, les aides publiques comme MaPrimeRénov’demeurent largement insuffisantes. Elles ne couvrent en moyenne que 40 % du coût des travaux, ce qui limite leur efficacité. À cela s’ajoutent des arbitrages budgétaires préoccupants. En février 2024, les annulations de crédits ont durement touché les enveloppes allouées à la transition écologique, dont celle de MaPrimeRénov’. Si une hausse de 600 millions d’euros a pu être obtenue grâce à la mobilisation des parlementaires lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025, elle reste en-deçà des besoins. Par ailleurs, certaines règles d’éligibilité freinent l’accès au dispositif. Les logements situés en rez-de-chaussée ou au dernier étage de copropriétés sont souvent exclus au motif que leur rénovation implique des travaux sur les parties communes. Cette logique, censée encourager la rénovation globale, a pour effet d’écarter des logements parmi les plus mal isolés, souvent occupés par des ménages modestes qui ne peuvent bénéficier ni des aides ni des travaux. Enfin, nombreux sont les habitants qui sont confrontés à des montants de prime revus à la baisse, à des blocages techniques dans les démarches administratives ou à des délais de versement très longs. Alors qu’il fallait en moyenne trois mois pour percevoir l’aide, il faut désormais patienter six mois. L’Agence nationale de l’habitat reconnaît que ses services sont saturés et que ses moyens humains sont insuffisants pour répondre à la demande. Dans ces conditions, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour faire de MaPrimeRénov’un outil véritablement accessible et efficace, à la hauteur des enjeux sociaux et écologiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3540</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté relatif aux montants unitaires mensuels de la RLS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6826. — 20 mai 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la publication de l’arrêté relatif à la baisse des montants unitaires mensuels de la réduction de loyer de solidarité (RLS). Mise en place en février 2018, la RLS est une aide de l’État visant à alléger le montant du loyer des foyers les plus précaires. Afin de mettre en œuvre la mesure actée dans la loi de finances pour 2025, un arrêté modifiant les montants unitaires mensuels de la RLS a été élaboré, puis soumis au Conseil national de l’habitat (CNH), qui a rendu un avis favorable. Cet arrêté vise à ajuster le barème de la RLS afin de permettre un atterrissage du coût global de cette mesure à 1,1 milliard d’euros pour 2025, auparavant de 1,3 milliard d’euros, conformément aux équilibres arrêtés dans le cadre du projet de loi de finances. L’arrêté RLS est désormais en attente de signature par les ministères concernés, sa publication rapide étant indispensable pour assurer le respect des équilibres politiques du PLF 2025 et permettre une application de nouveaux forfaits RLS pour les seuls mois suivant la publication de l’arrêté, une adoption tardive impliquant d’introduire une rétroactivité sur plusieurs millions de quittances de loyers sur les premiers mois de l’année. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la signature et à la publication de cet arrêté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3541</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Situation de MaPrimeRénov’et difficultés de versement des paiements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6827. — 20 mai 2025. — M. Lionel Causse interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation actuelle de MaPrimeRénov’et les difficultés rencontrées en matière de versement des paiements. Ce dispositif, mis en place en 2021 et géré par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), a pour objectif d’offrir des aides financières aux propriétaires occupants ou bailleurs souhaitant réaliser des travaux de rénovation énergétique afin d’améliorer l’isolation thermique ou la ventilation de son lieu d’habitation dans le but de réduire les consommations énergétiques et les factures de chauffage. Or de nombreux dysfonctionnements sont aujourd’hui observés dans le versement des primes et les entreprises conventionnées qui ont avancé les frais expriment leur inquiétude quant à l’allongement des délais de paiement de l’ANAH qui, justifiés par un renforcement des contrôles contre les fraudes, les fragilise, allant parfois jusqu’à des licenciements. Par ailleurs, M. le député avait interpelé Mme la ministre le 14 janvier 2025 sur les ajustements en cours de MaPrimeRénov’, en ce qui concerne l’écrêtement pour les ménages modestes et le cumul possible avec le prêt à taux zéro (PTZ) et lui avait demandé de bien vouloir préciser le calendrier de publication des textes réglementaires relatifs à ces ajustements et si le Gouvernement envisageait d’assouplir rapidement la réglementation pour permettre le cumul du PTZ avec Ma Prime Rénov’, notamment dans le cadre de la rénovation d’ampleur. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour remédier aux problèmes de paiement de MaPrimeRenov’, savoir quels sont les dossiers en cours et si le Gouvernement entend prendre des décisions face à la situation actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3541</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Aides aux films associatifs sur la mémoire locale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6697. — 20 mai 2025. — M. Julien Rancoule interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur les possibilités de financement offertes aux associations qui réalisent des films ou reportages consacrés à l’histoire locale, notamment lorsqu’ils traitent de la Résistance. Dans de nombreux territoires, des associations s’investissent pour préserver et transmettre la mémoire des évènements historiques locaux, en produisant des documentaires, courts ou longs-métrages mettant en lumière des parcours, des lieux ou des faits parfois méconnus. Ces réalisations, qui s’inscrivent dans une démarche de devoir de mémoire, viennent utilement compléter les productions à vocation nationale par un traitement plus fin, enraciné dans les réalités du terrain et les témoignages locaux. Souvent saluées par les établissements scolaires, les collectivités ou le grand public, ces initiatives rencontrent néanmoins des difficultés pour accéder à des financements permettant de couvrir les frais de réalisation, de montage ou de diffusion. Il souhaiterait donc savoir quels dispositifs d’aide spécifiques sont actuellement accessibles à ces associations et si le Gouvernement envisage de renforcer son soutien à ces démarches mémorielles à échelle locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3541</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Persistance de la crise de l’eau en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6850. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la persistance de la crise de l’eau en Guadeloupe, en particulier dans la commune du Gosier. Alors que M. le ministre a récemment déclaré poser un ultimatum au 30 juin 2025 pour le rétablissement de l’eau sur l’ensemble du territoire, il convient de rappeler que la situation sur le terrain reste critique. Au Gosier, commune de la deuxième circonscription, des habitants sont privés d’eau depuis plus d’un mois. Cette situation intolérable a de graves répercussions sanitaires, sociales et économiques. Il est important de souligner que la crise actuelle s’inscrit dans une histoire longue de désengagement, mais aussi d’interventions structurelles de l’État. En effet, la création du syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG), structure aujourd’hui chargée de la gestion de l’eau et de l’assainissement en Guadeloupe, a été impulsée et soutenue par l’État lui-même. Il ne peut donc être uniquement demandé à cette structure de « se débrouiller » sans que soient précisés les leviers mobilisés par l’État pour l’aider à relever un défi aussi complexe. Il lui demande donc quelles sont les aides financières, techniques et humaines effectivement débloquées par l’État pour atteindre l’objectif de retour à une distribution normale d’ici le 30 juin ; quels moyens d’accompagnement structurel sont prévus pour garantir la durabilité de la gouvernance de l’eau dans l’archipel et comment l’État entend assumer sa part de responsabilité dans la crise actuelle, compte tenu de son rôle dans la structuration du SMGEAG.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3542</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Pouvoi de l’État contre les victimes du chlordécone devant la Cour de Cassation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6852. — 20 mai 2025. — M. Marcellin Nadeau alerte M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la décision de l’État de former un pourvoi devant la Cour de Cassation pour contester l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris du 11 mars 2025. Il lui fait part de la stupéfaction des citoyens de Martinique et de Guadeloupe à cette annonce, alors même que plus de la moitié des terres antillaises sont polluées par le chlordécone. Cette décision affirme que « l’État a commis des fautes en accordant des autorisations de vente d’insecticides à base de chlordécone » et qu’il a une « responsabilité » dans le préjudice de santé provoqué, produit interdit et classé dangereux, élément déjà reconnu par le Chef de l’État en 2019 à l’occasion d’un voyage aux Antilles. Le recours de l’État en l’espèce marque donc un déni de réalité, comme un recul grave, refusant sa responsabilité. Il marque ce faisant, à nouveau, un mépris envers les habitants des terrioires d’outre-mer qui ont trop souvent été les victimes de la colonisation. Il lui demande en conséquence s’il va revoir sa décision de former un pourvoi devant la Cour de Cassation en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3542</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Affiliation sociale des étudiants français à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6700. — 20 mai 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des étudiants français poursuivant leurs études dans des pays étrangers hors Union européenne avec lesquels la France ne dispose pas d’accord bilatéral en matière de sécurité sociale. Ces dernières années, un nombre croissant d’étudiants français choisissent d’effectuer tout ou partie de leur parcours universitaire à l’étranger, notamment dans des pays comme les États-Unis d’Amérique ou certains pays d’Asie. Lorsque ces séjours dépassent une durée de six mois et qu’ils concernent des étudiants âgés de plus de 20 ans, ces derniers se voient fréquemment radiés du régime général de l’assurance maladie française, dès lors que leur formation ne s’inscrit pas dans un cadre d’échange institutionnel reconnu. Cette radiation a pour conséquence de priver ces étudiants de toute prise en charge de leurs frais de santé lors de leurs retours ponctuels en France, même lorsqu’ils conservent leur domicile fiscal sur le territoire national, restent à la charge de leurs parents et maintiennent des attaches familiales fortes. En l’absence de convention internationale de sécurité sociale couvrant leur situation d’étudiant, la seule alternative demeure l’adhésion volontaire à la Caisse des français de l’étranger (CFE), dont le coût mensuel n’est pas négligeable pour un étudiant et dont le fonctionnement reste peu connu du grand public. Cette situation soulève des interrogations sur l’égalité de traitement entre étudiants français, selon leur destination d’études. Elle crée une insécurité financière et sanitaire pour des jeunes qui, bien que poursuivant une formation à l’étranger, continuent d’être rattachés à la communauté nationale. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement tant sur une éventuelle évolution des critères d’affiliation au régime général de l’assurance maladie pour les étudiants français à l’étranger, que sur l’intensification des négociations bilatérales en matière de protection sociale, afin d’intégrer explicitement les étudiants dans les accords conclus avec les pays tiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3543</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avenir de la CANSSM FILIERIS en Moselle-Est
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6701. — 20 mai 2025. — M. Kévin Pfeffer attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’avenir de l’offre de soins assurée par la Caisse nationale autonome de sécurité sociale dans les mines (CANSSM) et son réseau de santé FILIERIS, notamment en Moselle-Est. La CANSSM-FILIERIS joue un rôle central dans la prise en charge sanitaire et médico-sociale des anciens mineurs et de la population locale. Elle propose une offre de soins de proximité couvrant notamment la médecine générale et spécialisée, les soins infirmiers, la prévention, ainsi que le maintien à domicile des personnes âgées et la prise en charge des maladies chroniques. Cette organisation constitue un pilier essentiel de la politique de santé publique dans des déserts médicaux, tels que la Moselle-Est. Or la convention d’objectifs et de gestion (COG) qui encadrait le fonctionnement et les financements de la CANSSM-FILIERIS est arrivée à échéance à la fin de l’année 2024. À ce jour, aucune nouvelle convention n’a été validée pour la période 2025-2028, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la pérennité du dispositif. L’absence de cadre financier risque d’affaiblir le réseau FILIERIS, de compromettre le recrutement des professionnels de santé et, à terme, d’entraîner une dégradation de l’offre de soins pour des milliers de patients. Dans ce contexte, des discussions sont en cours entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la CANSSM-FILIERIS en vue d’un éventuel rapprochement. Si une coopération renforcée entre ces structures peut être bénéfique, elle ne saurait se substituer à un engagement fort de l’État pour garantir le développement des missions de FILIERIS. Les organisations syndicales, ainsi que de nombreux élus locaux, plaident pour que la CANSSM-FILIERIS continue de bénéficier d’un soutien adapté à ses spécificités et aux besoins sanitaires de la population concernée. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend autoriser une nouvelle convention d’objectifs et de gestion (COG) entre l’État et la CANSSM-FILIERIS pour la période pluriannuelle 2025-2028 et s’il entend garantir par cette convention d’objectifs et de gestion à la CANSSM-FILIERIS les moyens budgétaires de fonctionnement et d’investissements pluriannuels permettant d’assurer la pérennité, le développement des missions et le recrutement indispensable des personnels et professionnels de santé en réponse aux besoins de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3543</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des analyses post-3 mois de grossesse pour malformations foetales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6703. — 20 mai 2025. — M. Hubert Ott interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge financière des analyses sanguines spécifiques permettant de détecter d’éventuelles malformations chez l’enfant, lorsqu’elles sont réalisées après les trois premiers mois de grossesse. Actuellement, cet examen, dont le coût s’élève à plus de 399 euros, reste entièrement à la charge des parents, y compris dans des situations exceptionnelles telles qu’un déni de grossesse tardif ou la présence d’antécédents familiaux graves. M. le député rappelle que le dépistage prénatal de la trisomie 21, lorsqu’il est effectué avant le terme des trois mois, bénéficie d’un remboursement. Cependant, dans le cas d’une grossesse découverte tardivement, les familles doivent assumer seules un coût financier important pour accéder à cette analyse, pourtant essentielle pour détecter d’éventuelles malformations et anticiper sereinement l’arrivée de l’enfant, en particulier lorsque des antécédents familiaux préoccupants existent. M. le député souligne également que, pour des raisons financières, certaines familles pourraient renoncer à cet examen, augmentant ainsi le risque de découvrir trop tardivement un problème de santé grave chez l’enfant. Cette situation crée une inégalité d’accès aux soins et place les parents concernés dans une position injuste et précaire. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place une prise en charge financière adaptée pour ces analyses sanguines lorsqu’elles sont pratiquées après les trois mois de grossesse, notamment dans les cas exceptionnels comme les dénis de grossesse ou les antécédents médicaux graves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3544</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Pribetich</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par l’assurance maladie de la pose de bas de contention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6705. — 20 mai 2025. — M. Pierre Pribetich attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conditions de prise en charge par l’assurance maladie de la pose des bas de contention. La réglementation en vigueur prévoit qu’un patient peut prétendre au remboursement de bas/collants de contention à hauteur de 8 paires par an sur prescription médicale. Dans certains cas (détérioration du produit, prise ou perte de poids, changement de classe), des paires supplémentaires peuvent être délivrées. L’article R. 4311-7 du code de la santé publique précise que la pose des bandes et des bas de contention par un infirmier sur prescription médicale est un acte de soins. Néanmoins, cet acte ne fait pas actuellement l’objet de remboursement de la part de la sécurité sociale et ne peut, en principe, pas être pris en charge par les complémentaires santé. Les frais qui en résultent pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des patients, en particulier pour celles et ceux ayant des ressources financières fragiles (le budget alloué peut représenter plusieurs centaines d’euros mensuels). Dans ce contexte, il l’interroge sur l’intention du Gouvernement de faire évoluer le droit en vigueur et ouvrir la prise en charge de ces actes infirmiers par la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3544</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gestion des DASRI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6738. — 20 mai 2025. — Mme Marie-Christine Dalloz interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en générale, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé déjà particulièrement sous pression et un risque important pour les opérateurs chargé de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Des accidents ont déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers en raison de l’apparition de DASRI, à la suite d’erreurs de tri et le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, elle lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI et quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3544</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gestion des déchets d’activités de soin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6739. — 20 mai 2025. — Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en générale, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé et un risque pour les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Il semble que des accidents aient déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers, à la suite d’erreurs de tri et le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, elle lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI et quelles mesures sont envisagées pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3545</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Impact de la réforme des SAD sur les SSIAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6748. — 20 mai 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la réforme des services autonomie à domicile (SAD) et ses conséquences pour les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), notamment dans les territoires ruraux. Cette réforme vise à regrouper les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), les services polyvalents (SPASAD) et les SSIAD au sein d’une entité unique, les SAD, afin de favoriser une coordination renforcée des parcours de soins et d’accompagnement à domicile. Si l’objectif d’une approche intégrée est partagé, les modalités actuelles de mise en œuvre suscitent de nombreuses inquiétudes parmi les acteurs de terrain. En particulier, l’obligation imposée aux seuls SSIAD de se regrouper avec un SAAD, sans contrainte équivalente, engendre un déséquilibre préjudiciable. Beaucoup de structures, notamment dans les zones peu denses, peinent à répondre à ces exigences, en raison de contraintes géographiques, d’un cadre réglementaire rigide et d’un accompagnement financier insuffisant. Dans un contexte de désertification médicale, les SSIAD jouent un rôle déterminant pour garantir le maintien à domicile des personnes vulnérables, en évitant ainsi des hospitalisations inutiles et en soutenant les familles et les aidants. En effet, la disparition progressive des SSIAD mettrait en péril la capacité à maintenir à domicile des centaines de patients, fragiliserait la continuité des soins dans les zones les plus éloignées, désorganiserait les dispositifs actuels fondés sur la proximité et la relation de confiance et entraînerait une pression supplémentaire sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ainsi que sur les services d’urgences hospitalières. Elle exposerait par ailleurs les usagers à des ruptures de soins, rendrait plus difficiles les retours à domicile après hospitalisation, accentuerait l’isolement des personnes âgées ou handicapées et conduirait à une perte du lien humain qui fait aujourd’hui la richesse de l’accompagnement à domicile. Enfin, une telle évolution risquerait d’aggraver les inégalités territoriales déjà marquées en matière d’accès aux soins. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage un assouplissement des modalités d’application de cette réforme, notamment ce qui concerne le calendrier, les conditions de regroupement et de soutien financier aux structures concernées, afin de préserver l’accès aux soins à domicile sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3545</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création d’une Journée nationale des SAMU-SMUR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6774. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la reconnaissance du 16 juillet comme Journée nationale des SAMU/SMUR. L’association ActuSAMU est une association loi 1901 qui œuvre pour la promotion des SAMU, SMUR et partenaires. Composée exclusivement de professionnels de santé partout dans l’Hexagone et en outre-mer, l’association a sollicité à de nombreuses reprises les services du ministère de la santé pour obtenir la reconnaissance du 16 juillet comme étant la journée nationale des SAMU/SMUR. Le 16 juillet correspond à la date de création du 1er SAMU à Toulouse en 1968 par le professeur Louis Lareng. La reconnaissance de cette journée constituerait un hommage rendu aux milliers de soignants qui exercent en SAMU/SMUR et qui portent secours et soins d’urgence toute l’année à la population. En 2024, l’association ActuSAMU a organisé cette journée à Toulon en organisant différentes animations visant à promouvoir l’activité des SAMU et SMUR. L’association projette de renouveler l’expérience en 2025 dans la ville du Mans. La reconnaissance officielle de cette journée constituerait un signal attendu pour saluer le travail des soignants de ces services indispensables à l’accès aux soins. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir accéder à la demande formulée par l’association ActuSAMU en faisant du 16 juillet la Journée nationale des SAMU-SMUR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3545</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Psychiatrie et santé mentale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6775. — 20 mai 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation alarmante de la psychiatrie hospitalière en France, en particulier dans le département du Nord, où les personnels soignants, les patients et les familles se heurtent à des conditions de prise en charge de plus en plus dégradées. Dans l’arrondissement de Douai, les équipes du centre hospitalier de Douai-Dechy ont récemment interpellé M. le député sur l’état préoccupant de leur service de psychiatrie. Les signalements font état d’un manque criant de personnels médicaux, d’infirmiers spécialisés et de lits, empêchant un accueil et un suivi dignes des patients atteints de troubles psychiques parfois très sévères. Les délais de prise en charge s’allongent, les hospitalisations se font en urgence et l’accompagnement des familles est devenu quasi inexistant. Ces constats ne sont pas isolés. Partout en France, les professionnels alertent sur une crise systémique de la psychiatrie hospitalière, marquée par une perte d’attractivité de la discipline, une pénurie chronique de psychiatres et une absence de vision stratégique de long terme. Le Conseil national professionnel de psychiatrie évoque, dans une lettre récente, « un sentiment d’abandon et d’impuissance des professionnels face à des moyens insuffisants pour faire face à une demande croissante ». Les chiffres confirment une tension préoccupante : entre 2010 et 2020, le nombre de lits en psychiatrie a chuté de près de 15 %, tandis que les besoins de santé mentale explosaient, notamment chez les jeunes et les populations précaires. La crise de la psychiatrie est aussi une crise d’égalité territoriale. Certains départements, comme ceux des Hauts-de-France, cumulent tous les indicateurs de fragilité : pauvreté, isolement, précarité psychique et désert médical. Pourtant, les plans successifs pour la santé mentale n’ont jamais été à la hauteur de l’enjeu. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour renforcer, de manière urgente, les moyens humains et financiers alloués aux services de psychiatrie en milieu hospitalier, notamment dans les territoires fragiles comme celui de Douai-Dechy, si un objectif national de redéploiement de lits, de recrutement de psychiatres et de création de structures d’accueil adaptées est envisagé, au regard des besoins massifs non couverts et enfin, s’il compte mettre en place un plan spécifique de soutien à la psychiatrie publique, concerté avec les professionnels de terrain, pour répondre à ce qui est aujourd’hui une véritable urgence sanitaire et sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3546</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Meilleure prise en compte du cancer de la prostate
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6828. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence d’une meilleure prise en compte du cancer de la prostate dans les politiques de prévention et de dépistage. Avec 60 000 nouveaux cas par an et 11 900 décès en 2022, ce cancer silencieux représente la première cause de cancer chez les hommes. Alors que la prévention est inexistante, il est trop souvent découvert de manière fortuite, à un stade déjà métastatique, imposant à un tiers des patients des traitements particulièrement lourds : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, souvent en mode combiné. Le coût direct pour l’assurance maladie s’élève à 2,4 milliards d’euros (555 870 patients), sans compter les souffrances physiques et psychologiques, l’isolement social ou la précarisation des familles. Pourtant, la prévention spécifique de ce cancer reste aujourd’hui inexistante. Les associations nationales APCLP, ANAMACaP et CERHOM, très actives sur le terrain, appellent à une mobilisation nationale. Elles proposent notamment la mise en place d’un dépistage précoce ciblé dès 50 ans, via un simple dosage du PSA, un examen peu coûteux (9,45 euros), surtout en comparaison avec une chimiothérapie (entre 5 000 et 20 000 euros l’unité) ou une hormonothérapie (30 000 euros par an, soit 80 euros par jour à domicile). Des campagnes d’information à tous les niveaux (national, local, en entreprise, en collectivité) sont opportunes. Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 prévoyait l’instauration de rendez-vous de prévention à des âges clés de la vie, notamment à partir de 45 ans et entre 60 et 65 ans. Ces consultations doivent être l’occasion d’aborder les risques de cancer de la prostate, afin de favoriser un dépistage précoce et de prévenir les formes les plus graves de la maladie. Alors que la revue The Lancet anticipe un doublement du nombre de cancers de la prostate d’ici à 2040, la situation appelle une réaction forte. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour engager une véritable politique de prévention du cancer de la prostate.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3546</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prise en charge de l’encéphalomyélite myalgique (SFC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6832. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation extrêmement préoccupante des personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique (EM), également connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique (SFC), une maladie neurologique grave, invalidante et encore largement méconnue en France. Bien que reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, cette pathologie, qui toucherait selon les estimations près de 500 000 personnes en France, dont 17 000 enfants, ne bénéficie d’aucun plan de recherche ni de reconnaissance médicale systémique. Les malades décrivent un quotidien marqué par l’épuisement chronique, les douleurs diffuses, les troubles cognitifs, les malaises post-efforts, l’hypersensibilité sensorielle et un isolement total, parfois jusqu’à la dépendance complète. Beaucoup vivent alités, dans le noir, sans soins adaptés, en dehors de tout parcours médical structuré. Cette situation a un coût humain immense, mais aussi un impact économique lourd : arrêts longue durée, perte d’autonomie, exclusion professionnelle, précarité des aidants. D’autres pays comme les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne ou l’Australie ont reconnu la gravité de cette pathologie et financent depuis plusieurs années des programmes de recherche dédiés. En France, aucun financement public n’est actuellement alloué à la recherche sur l’EM, malgré les avancées scientifiques récentes mettant en évidence des mécanismes immunologiques, neurologiques et post-infectieux, notamment après la covid-19. Elle lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour garantir la reconnaissance officielle de l’encéphalomyélite myalgique comme maladie neurologique grave et invalidante, améliorer sa prise en charge médicale et favoriser le développement de la recherche afin d’apporter des réponses aux patients durablement exclus du système de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3547</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la gynécologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6837. — 20 mai 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation de la gynécologie médicale en France. Pour la première fois depuis le rétablissement de la formation obtenu en 2003 avec le diplôme d’études spécialisées de gynécologie médicale, le nombre d’étudiants admis à suivre l’internat pour devenir gynécologue médical a subi une diminution d’ampleur, passant de 91 postes pour l’année 2023-2024 à 79 pour cette année. Cette diminution va totalement à l’encontre des décisions prises précédemment par les pouvoirs publics d’en faire une spécialité « sanctuarisée » quant à l’attribution du nombre de postes d’internes pour permettre sa nécessaire reconstruction. Il est de plus en plus difficile de trouver un gynécologue médical. Dans 11 départements, il n’y en a tout simplement plus. Délai d’attente de plus en plus long, distance à parcourir de plus en plus longue. Les femmes ont besoin d’un bien plus grand nombre de ces médecins spécialistes pour la prévention et le soin des infections sexuellement transmissibles, pour la prise en charge de la contraception et de l’IVG, pour l’éducation enfin, quand une étude de l’ISERM montre qu’en seulement 5 ans les jeunes ont considérablement modifié leur comportement : diminution du recours à la pilule, recul de la vaccination contre l’hépatite B et les HPV, hausse des grossesses non désirées, démédicalisation de la santé sexuelle. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions en la matière, pour sanctuariser le nombre de postes et redonner toute sa place nécessaire à cette spécialité essentielle à la vie des femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3547</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accompagnement à la prescription des antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6870. — 20 mai 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en place, à compter du 1er février 2025, du nouveau dispositif de sécurisation du circuit des médicaments adopté dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024. Les médecins prescripteurs des antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1) doivent désormais justifier leur décision en joignant à l’ordonnance un formulaire spécifique garantissant que la prescription respecte les indications thérapeutiques remboursables (ITR) et les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Pour facturer un AGLP-1 à l’assurance maladie, le pharmacien a ainsi l’obligation de disposer de ce document en sus de l’ordonnance. Ce dispositif vise à éviter le plus possible que ces médicaments, prescrits en dehors des usages recommandés par la HAS, ne soient remboursés par mégarde par la sécurité sociale. S’il est nécessaire de prévenir ces dérives et d’accompagner la pertinence des prescriptions, ce dispositif apparaît néanmoins comme une charge administrative supplémentaire pour les médecins. Face aux difficultés d’accès aux soins que connaissent encore bon nombre de Français, il est indispensable de réduire les charges administratives pour leur redonner du temps médical. C’est pourquoi il souhaiterait connaître son avis sur ce dispositif d’accompagnement à la prescription et les mesures qu’il envisage de mettre en œuvre pour réduire la charge administrative des médecins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3548</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gaspillage médicamenteux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6871. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le gaspillage médicamenteux. Plusieurs professionnels de soins à domicile ont tiré la sonnette d’alarme concernant le surstockage de médicaments qui arrivent à péremption sans avoir été utilisés. Ces dysfonctionnements sont particulièrement problématiques en ce qu’ils affectent la gestion des ressources en soins à domicile et ont des conséquences économiques et environnementales importantes. En effet, selon un chiffrage effectué par le collectif Convergence infirmière, appuyé par l’agence Primum Non Nocere, leader en santé environnementale, on peut estimer que le gaspillage médicamenteux coûte 125 millions d’euros par mois en France. Ce coût est supporté inutilement par la sécurité sociale, dans un contexte de restrictions budgétaires. Cette somme représente une manne financière considérable qui pourrait être réaffectée notamment à l’amélioration des rémunérations des infirmières. Par ailleurs, ce gaspillage s’accompagne d’un véritable saccage environnemental, puisqu’on parle de près de 655 000 tonnes d’équivalent CO2 gaspillées. Il est donc urgent de limiter la surproduction de médicaments, d’améliorer la répartition des ressources médicamenteuses disponibles et de se focaliser sur les besoins réels des patients. Pour améliorer la gestion des ressources, plusieurs solutions existent, comme instaurer systématiquement une consultation infirmière avant chaque prise en charge à domicile, permettant une vérification des stocks médicamenteux et les dispositifs médicaux déjà présents au domicile du patient. Une autre solution très simple pourrait consister en la modification des ordonnances médicales afin d’y inclure une mention explicite de la quantité de médicaments nécessaires au soin. Supprimer les emballages standardisés de 30 médicaments, où seuls 3 ou 4 gélules sont réellement utilisées, pour privilégier la distribution de médicaments via un conditionnement à l’unité serait très simple à mettre en place et résoudrait une grande partie du problème. Au-delà de ces mesures directement liées au suivi des patients, il convient de créer de toute urgence une filière nationale de recyclage des médicaments afin d’optimiser la gestion des produits invendus ou non utilisés et de réduire significativement leur simple destruction. L’ensemble de ces mesures devra être soutenu par un dispositif de contrôle et de sensibilisation directement organisé par l’État. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement changera son approche en matière de gestion des ressources en soins à domicile, afin d’instaurer des mesures correctives qui permettront de réduire de façon significative le gaspillage économique et environnemental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3548</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Article 41 de la LFSS et ses conséquences sur les structures de radiologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6881. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’article 41 de la loi de financement de la sécurité sociale et ses conséquences sur les structures de radiologie. Cet article, qui prévoit des baisses tarifaires d’ici au 31 octobre 2025 avec un objectif de 300 millions d’euros d’économie, suscite de vives inquiétudes parmi les professionnels de santé. Bien que la profession soit pleinement disposée à participer à une maîtrise des dépenses basées sur la pertinence des actes, les décisions unilatérales de la CNAM pourraient fragiliser davantage des structures déjà en grande difficulté. En Charente, l’accès à l’imagerie médicale est d’ores et déjà très dégradé : trois mois de délai pour une IRM, un an pour une mammographie de dépistage. Ces délais sont aggravés par la baisse démographique des radiologues et par les freins à l’installation en structures privées, liés notamment aux baisses tarifaires répétées depuis dix ans et à une répartition inégale des ressources sur le territoire. Mme la députée attire l’attention du de M. le ministre sur les conséquences concrètes de cette situation : en 2024, les remboursements des actes d’imagerie ont diminué de 1,8 % en Charente, alors qu’ils ont augmenté de 3,8 % en région et de 2,6 % au niveau national. Ce différentiel traduit une détérioration manifeste de l’accès aux soins pour les patientes et patients de mon département. Elle souhaiterait qu’il lui précise quelles dispositions il entend prendre pour garantir une concertation effective entre la CNAM et les représentants du syndicat des radiologues, afin de préserver l’accès à l’imagerie médicale dans les territoires déjà fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3548</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Attractivité du métier de manipulateur en électroradiologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6882. — 20 mai 2025. — M. Nicolas Ray alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’attractivité du métier de manipulateur en électroradiologie médicale (MEM). Ces professionnels de santé, à la fois soignants et techniciens, interviennent sur prescription médicale et sous la responsabilité d’un médecin spécialiste dans les domaines de l’imagerie médicale, de la médecine nucléaire, de la radiothérapie et des explorations fonctionnelles. À ce titre, ils participent activement au diagnostic des maladies et à la prise en charge des patients. Face aux besoins en matière d’offre de soins, les manipulateurs en électroradiologie médicale ont été identifiés comme un métier en tension. Pourtant, cette profession manque encore cruellement de reconnaissance. Leur rôle de soignant reste ainsi largement sous-estimé. Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en février 2021 a ainsi pointé ces difficultés et formulé des recommandations pour renforcer l’attractivité du métier. Quatre ans après ce rapport, la situation de la profession n’a pas évoluée. Parmi les 26 recommandations de l’IGAS, seule l’augmentation du nombre d’étudiants entrant en formation a été mise en œuvre. Par ailleurs, cette augmentation de l’offre de formation a été menée sans véritable concertation avec les structures existantes capables d’absorber ces nouveaux effectifs au moment de leurs stages. Les recommandations portant sur l’alignement du régime indemnitaire des manipulateurs en électroradiologie médicale sur celui des autres professions de santé, notamment en ce qui concerne la prime Veil, la reconnaissance des pratiques avancées ou encore les conditions de travail des MEM sont encore en attente d’application. C’est la raison pour laquelle il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer aux manipulateurs en électroradiologie médicale la reconnaissance qu’ils méritent et revaloriser ce métier indispensable à la permanence et à la qualité des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3549</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Création d’une mention IPA en santé au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6883. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la création d’une mention IPA en santé au travail. La loi du 2 août 2021 a introduit l’exercice spécifique de la pratique avancée en santé travail pour les infirmiers, en mentionnant de façon claire cette spécialité. Or depuis cette date, la mention santé travail prévue à l’article L. 4624-2-2 du code du travail et à l’article L. 4301-1-4 du code de la santé publique attend toujours sa mise en application. Cette absence de mise en application survient dans un contexte d’évolution majeure des besoins en santé au travail avec notamment une diminution du nombre de médecins du travail de 15 % en 10 ans, passant de 5 108 en 2012 à 4 298 en 2022. Les services de médecine de prévention, de santé au travail, peinent à recruter des médecins du travail et les équipes pluridisciplinaires en place restent sous-dotées pour assurer les actes réglementaires et les actions relevant du maintien en emploi. Ces éléments témoignent d’une pression accrue sur les services de santé au travail et d’un besoin urgent d’adaptation des compétences des professionnels impliqués. La mise en place d’une mention IPA en santé au travail permettrait de répondre à ces enjeux en dotant les infirmiers d’une expertise avancée. Les employeurs et les salariés ont besoin de professionnels qui les conseillent pour l’identification des risques professionnels et leur prévention, qu’elle soit individuelle ou collective. Grâce à leur formation initiale, complétée par une spécialisation en santé au travail, les infirmiers contribuent déjà activement à la promotion de la santé et à la préservation de la santé des travailleurs. Avec un diplôme d’IPA, ces infirmiers pourront aller plus loin dans l’exercice de la santé au travail avec des compétences cliniques nouvelles, une autonomie d’analyse des situations complexes et de leur prise en charge et la possibilité de prescription (examens complémentaires en santé travail, aménagements de poste, vaccinations en santé travail…). La formation pourrait facilement se mettre en place : de nombreuses universités proposent déjà un cursus de formation universitaire en santé travail et des spécialités IPA. Dans ce contexte, elle lui demande de mettre en place un groupe de travail sur le sujet, qui permettrait d’affiner les missions et activités, proposer un référentiel de missions et compétences et bâtir un référentiel de formation, afin de rendre pleinement effective la loi du 2 août 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3549</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement de la pratique de l’orthodontie par des non-spécialistes diplômés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6884. — 20 mai 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pratique d’actes d’orthodontie par des chirurgiens-dentistes non titulaires du diplôme d’études spécialisées (DES) en orthodontie. En France, l’orthodontie est une spécialité odontologique encadrée, nécessitant l’obtention d’un diplôme spécifique à l’issue d’une formation rigoureuse de trois années supplémentaires après le cursus de chirurgie dentaire. Or il est constaté que certains praticiens, ne disposant pas de cette spécialisation, réalisent malgré tout des actes orthodontiques, parfois de manière intensive, sans l’encadrement ni la formation adéquate. Cette situation soulève plusieurs problématiques : un risque potentiel pour la qualité des soins et la sécurité des patients, notamment chez les enfants ; une concurrence déloyale vis-à-vis des orthodontistes diplômés ; une dévalorisation de la spécialité et de l’investissement des professionnels ayant suivi le cursus spécialisé. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer le contrôle de la pratique de l’orthodontie par des professionnels non spécialisés, protéger la santé publique en garantissant une qualité de soins conforme aux standards de la spécialité et valoriser le titre et les compétences des orthodontistes diplômés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3550</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Incohérences et rupture d’égalité dans la sélection des praticiens PADHUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6886. — 20 mai 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les graves incohérences relevées dans le processus de sélection des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE), à l’issue des dernières épreuves de reconnaissance des qualifications professionnelles. Parmi les candidats ayant présenté ces épreuves, 290 membres de l’association IPADECC (intégration des praticiens à diplôme hors Union européenne engagés pendant la crise covid) ont tous obtenu une note supérieure à 10/20. Pourtant, aucun d’entre eux ne figure sur les listes principales ni sur les listes complémentaires des lauréats. Ces praticiens, souvent mobilisés durant la crise sanitaire sur le territoire national, devront donc repasser le concours malgré une performance jugée satisfaisante. Dans le même temps, 650 candidats placés sur listes complémentaires - dans des spécialités où les postes de la liste principale ont déjà été pourvus - sont sur le point d’être déclarés lauréats, bien que leur moyenne générale soit inférieure à celle des membres de l’IPADECC. Il apparaît également que certains de ces candidats n’exercent pas en France. Cette situation soulève une double inquiétude : une incohérence entre les résultats, les besoins exprimés par les décrets d’ouverture de postes et les affectations envisagées ; une rupture d’égalité de traitement entre candidats, au détriment de praticiens ayant exercé plusieurs années sur le territoire national, parfois en première ligne pendant la pandémie de covid-19. Sans remettre en cause la liste principale des lauréats, une mesure simple et de bon sens consisterait à publier une liste complémentaire élargie incluant l’ensemble des PADHUE de la promotion 2024 ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10/20, sans note éliminatoire et justifiant d’au moins deux ou trois années d’exercice effectif en France. Une telle mesure permettrait de réparer une injustice manifeste, de valoriser l’engagement de ces praticiens et de répondre rapidement aux besoins critiques en effectifs médicaux du système de santé français. En conséquence, il lui demande quelles vérifications il entend diligenter pour s’assurer de la cohérence et de l’équité du processus de sélection en cours, s’il envisage de revoir les critères de classement afin de garantir l’égalité de traitement entre candidats et, enfin, s’il est prêt à mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, une mesure d’extension des listes complémentaires, fondée sur la performance objective et l’expérience professionnelle sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3550</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie d’orthophonistes et revalorisation de leur rémunération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6887. — 20 mai 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de revaloriser la profession d’orthophoniste, confrontée à une pénurie préoccupante de praticiens. Alors même que les demandes de prises en charge sont en constante augmentation, les orthophonistes peinent à répondre aux besoins croissants de la population. Leur intervention est pourtant essentielle dans le système de soins, de la naissance à la fin de vie, ils accompagnent aussi bien les enfants rencontrant des troubles du langage ou de l’apprentissage que les personnes âgées atteintes de maladies dégénératives ou en rééducation à la suite d’un AVC. Du fait du vieillissement de la population, les sollicitations à leur égard ne cessent de croître. Or, faute de moyens suffisants, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous peuvent atteindre un an, compromettant l’accès aux soins pour de nombreux patients. Cette situation soulève l’inquiétude de l’ensemble des professionnels du secteur qui réclament une revalorisation du métier. Les tensions sont aggravées par le manque d’attractivité du statut de salarié. Sur les 24 000 orthophonistes en exercice en France, seuls 5 000 travaillent dans les structures publiques - notamment du fait d’une rémunération très faible. En 2024, avec un bac+5, le salaire de base était à peine supérieur à 1 700 euros brut. Cela entraîne de nombreux orthophonistes vers l’exercice libéral, qui n’est toutefois pas adapté à tous les publics. Enfin, le nombre de places en formation initiale est limitée - faute de moyens suffisants pour les universités. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour lutter contre la pénurie d’orthophonistes sur le territoire, revaloriser leur rémunération et améliorer les capacités de formation pour garantir un accès aux soins rapide et équitable pour tous les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3551</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réformer l’exercice de l’ergothérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6888. — 20 mai 2025. — M. David Magnier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des ergothérapeutes et l’urgence de régulariser leur cadre d’exercice. Professionnels de santé réglementés par le code de la santé publique, les ergothérapeutes interviennent auprès de publics variés pour prévenir le handicap et maintenir l’autonomie sur leurs activités de vie quotidienne. Soumis à prescription médicale, ils ne sont pourtant pas conventionnés et leur exercice est rarement précédé d’une prescription formelle. Ainsi, près de 65 % d’entre eux exercent ainsi sans prescription médicale. Cette situation place la majorité de la profession dans une illégalité de fait. La situation actuelle des ergothérapeutes, contraints bien souvent d’exercer hors du cadre légal, est à la fois préoccupante et intenable. Dans un contexte de tension sur le monde médical, il devient urgent d’adapter le cadre réglementaire aux réalités du terrain. Ainsi, il lui demande quels moyens le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour permettre aux ergothérapeutes d’exercer en accès direct, afin de sécuriser leur pratique et de garantir la continuité des soins dans une totale légalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3551</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réingénierie de la profession de psychomotricien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6889. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de la réingénierie de la profession de psychomotricien. Engagée depuis 2008 dans le cadre de la réforme européenne LMD (licence-master-doctorat), la réingénierie des formations paramédicales vise à adapter les contenus pédagogiques et les champs d’intervention des professions de santé à l’évolution des pratiques et aux besoins du système de soins. Alors que toutes les autres professions de rééducation ont terminé leur réingénierie, voire une deuxième mouture de celle-ci, celle des psychomotriciens est interrompue depuis 2011, alors même que leur rôle ne cesse de croître dans les politiques publiques de santé, notamment en matière de prévention, d’accompagnement du développement de l’enfant, de santé mentale ou encore de soutien aux personnes âgées. Le format actuel de la formation, limité à trois années d’études, ne permet plus de répondre aux exigences croissantes du métier, tant en matière de contenus pédagogiques que de maîtrise des compétences attendues sur le terrain, notamment pour ce qui relève du niveau de responsabilité et d’autonomie attendue. Les psychomotriciens interviennent pourtant de manière déterminante dans de nombreux dispositifs d’intérêt public, notamment dans le cadre de l’accompagnement des troubles du neurodéveloppement, des maladies neurodégénératives ou de la santé mentale et ce à tous les âges de la vie. L’évolution vers une formation de cinq ans, reconnue au grade de master, permettrait non seulement d’adapter le cursus aux réalités actuelles de la profession, mais aussi de renforcer la qualité et la continuité des parcours de soin, tout en renforçant sa structuration académique, notamment par le développement de la recherche, enjeu central pour l’évolution des pratiques de soin, l’évaluation des interventions et le développement des pratiques basées sur les preuves. Elle lui demande quand le Gouvernement va proposer cette reprise des travaux de réingénierie du diplôme d’État de psychomotricien et pour quel horizon de mise en œuvre. C’est aujourd’hui crucial pour faire évoluer la formation initiale vers un cursus mieux adapté aux exigences actuelles de la profession et de pouvoir ainsi répondre pleinement aux enjeux de santé au sein desquels les psychomotriciens ont un rôle essentiel à jouer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3551</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retard sur décret d’application de la loi assistant dentaire de niveau 2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6890. — 20 mai 2025. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le retard de publication du décret d’application relatif au statut d’assistant dentaire de niveau 2, prévu par la loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 visant à améliorer l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé. Ce texte a instauré une nouvelle fonction d’assistant dentaire de niveau 2, destinée à renforcer les équipes soignantes et à améliorer la prévention bucco-dentaire, sur le modèle des hygiénistes dentaires en vigueur chez plusieurs des voisins européens. Ce métier, très attendu par la profession, suppose toutefois la définition précise des actes pouvant être confiés aux assistants concernés, sous réserve d’une formation complémentaire. Ces dispositions relèvent d’un décret d’application toujours non publié à ce jour. Annoncé initialement pour avril 2024, ce décret fait toujours l’objet de concertations, notamment sur le niveau de diplôme requis et l’inscription éventuelle de la formation au RNCP. Ce retard empêche la mise en œuvre effective du dispositif, alors même que les cabinets dentaires s’interrogent sur les recrutements et les aménagements à anticiper. Il lui demande donc de bien vouloir préciser le calendrier envisagé pour la publication de ce décret, les raisons du retard constaté et les garanties que le Gouvernement entend apporter quant à la mise en œuvre effective de ce nouveau métier dans des délais compatibles avec les besoins du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3552</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Précarité des assistants de recherche clinique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6895. — 20 mai 2025. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des assistants de recherche clinique (ARC) investigateurs exerçant dans les établissements publics de santé et de recherche. Les ARC investigateurs sont des professionnels spécialisés dans le suivi et la gestion des études cliniques. Leur rôle est bien sûr essentiel pour le bon déroulement des essais cliniques, cruciaux pour l’avancement des connaissances médicales et l’amélioration des traitements. Les ARC supervisent les protocoles de recherche, veillent à la conformité des essais, gèrent les relations avec les patients et les équipes médicales et assurent la qualité et la rigueur des données collectées. Pourtant, de nombreux professionnels ont alerté Mme la députée sur leur maintien dans une précarité chronique. Les ARC investigateurs sont tout d’abord contraints d’enchaîner des contrats à durée déterminée. Cette situation résulte principalement du mode de financement des études cliniques ; celles-ci dépendent de subventions insuffisantes, mais surtout temporaires. Il n’y a que très peu d’établissements publics qui choisissent de sécuriser un poste permanent ; la plupart des ARC investigateurs n’ont ainsi aucune garantie de stabilité et voguent selon les contrats décrochés. Cette absence de perspective de titularisation, doublée de l’inexistence d’un concours dédié, a pour conséquence une stagnation des salaires et des carrières au point mort. Quel message envoie-t-on à ces professionnels, si ce n’est un mépris total pour leur métier ? Dans ces conditions, comment espérer qu’ils se sentent reconnus à la hauteur de leurs responsabilités ? Aussi, elle lui demande les mesures envisagées pour mettre fin à l’enchainement de CDD et permettre un statut pérenne pour les ARC investigateurs, améliorer le financement des études cliniques afin d’aider à la stabilité des équipes de recherche et assurer des perspectives d’évolution de carrière et des rémunérations décentes pour ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3552</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Arrêt de fabrication des pièces détachées de prothèses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6902. — 20 mai 2025. — M. Éric Pauget attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante des patients confrontés à l’arrêt de fabrication des pièces détachées de prothèses, compromettant leur santé et leur qualité de vie. Des patients ayant reçu des prothèses de genou entre 1986 et 1987 se heurtent aujourd’hui à une problématique majeure : l’indisponibilité des pièces de rechange indispensables à la maintenance de ces dispositifs. En l’absence de ces pièces, les prothèses, souvent impossibles à retirer sans risques, exposent les patients à une issue dramatique et inacceptable : l’amputation. Jusqu’en mars 2024, la société française SERF, fabricante de ces prothèses, assurait la production des pièces détachées. Cependant, depuis son rachat par le groupe américain Stryker, ce dernier a décidé de cesser la fabrication des pièces pour les modèles anciens, laissant les patients dans une impasse. Cette situation met en lumière une lacune réglementaire préoccupante : l’absence d’obligation pour les fabricants de garantir la disponibilité des pièces détachées sur le long terme. Les décisions commerciales des entreprises, comme celle de Stryker, priment ainsi sur les besoins vitaux des patients, qui se retrouvent tributaires de l’obsolescence programmée de leurs prothèses. Cette vulnérabilité est d’autant plus inacceptable que les prothèses sont des dispositifs implantés pour une durée de vie prolongée, engageant la responsabilité des fabricants envers les patients. Une réforme législative apparaît nécessaire pour imposer aux fabricants de prothèses l’obligation de produire et fournir des pièces détachées sans limite de temps, ou du moins pour une période adaptée à la durée de vie des implants. Une telle mesure préserverait la sécurité des patients, éviterait des interventions chirurgicales lourdes et réduirait les coûts pour l’assurance maladie. Aussi, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre à cette crise. Il lui demande si concrètement un projet de loi obligeant les fabricants à garantir la disponibilité des pièces détachées est à l’étude et le cas échéant, si le Gouvernement envisage par ailleurs de renforcer les obligations des groupes étrangers reprenant des fabricants français, afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients porteurs de dispositifs médicaux ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3553</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Étude concernant les effets secondaires associés aux vaccins contre la covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6903. — 20 mai 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de conduire une étude approfondie et actualisée concernant les effets secondaires associés aux vaccins contre la covid-19. Bien que les autorités sanitaires aient, à plusieurs reprises, affirmé que le rapport bénéfice/risque de ces vaccins demeure favorable, notamment pour les populations les plus vulnérables, des effets indésirables rares mais graves - tels que des thromboses atypiques, des myocardites ou des syndromes de Guillain-Barré - ont été signalés. Ces évènements ont suscité des inquiétudes légitimes au sein de la population, souvent amplifiées par des informations contradictoires ou incomplètes. Dans un contexte où la confiance des citoyens envers les politiques de santé publique est essentielle, il apparaît indispensable de disposer de données scientifiques récentes, transparentes et accessibles sur les effets secondaires des vaccins contre la covid-19. Une telle démarche permettrait non seulement de rassurer la population et de lutter contre la désinformation, mais également de prévenir une défiance généralisée envers l’ensemble des vaccins, y compris ceux qui sont essentiels à la prévention d’autres maladies. M. le député souhaite donc savoir si le ministère de la santé envisage de lancer une étude épidémiologique nationale, en collaboration avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et les autres instances compétentes, afin d’évaluer de manière précise et actualisée les effets secondaires des vaccins administrés contre la covid-19. Il souhaite également connaître les mesures prévues pour assurer une communication claire, rigoureuse et accessible des résultats de cette étude auprès du grand public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3553</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nécessité d’une meilleure prise en compte des cancers gynécologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6905. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité d’une meilleure prise en compte des cancers gynécologiques dans les politiques de prévention et de dépistage. Alors que l’Institut national du cancer estime à 187 526 le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chez les femmes en France métropolitaine en 2023, les cancers gynécologiques demeurent souvent les grands oubliés des stratégies de prévention. Le cancer de l’endomètre est actuellement le plus fréquent des cancers gynécologiques, tandis que le cancer de l’ovaire reste mal connu, y compris des médecins généralistes et largement sous-dépisté. En conséquence, une majorité de patientes sont diagnostiquées à un stade avancé de la maladie. En 2023, on comptait ainsi 5 348 nouveaux cas de cancer de l’ovaire, avec un taux de mortalité de 65 %, selon les chiffres de l’Institut national du cancer. Des initiatives de sensibilisation existent, telles que septembre Turquoise, mois de mobilisation autour de ces pathologies, ou La Fresque des géantes, opération de sensibilisation dans une centaine d’établissements hospitaliers. Cependant, ces actions demeurent encore insuffisamment connues du grand public. Dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, l’objectif est de réaliser un million de dépistages supplémentaires entre 2021 et 2025, y compris pour les cancers gynécologiques. Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 prévoit la mise en place de rendez-vous de prévention à des âges clés de la vie, notamment entre 60 et 65 ans et entre 70 et 75 ans. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’inclure, lors de ces rendez-vous de prévention, une sensibilisation systématique aux cancers gynécologiques - en particulier de l’endomètre et de l’ovaire - ainsi qu’une information ou orientation sur les possibilités de dépistage, afin de mieux faire connaître ces maladies, souvent taboues et d’améliorer leur diagnostic précoce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3553</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Promotion de la nicotine sur les réseaux sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6906. — 20 mai 2025. — M. Arthur Delaporte alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence de faire appliquer la législation en vigueur en matière de lutte contre la promotion de la nicotine sur les réseaux sociaux. Dans un récent communiqué, l’association Alliance contre le tabac (ACT) alerte sur le contournement, par plus de 229 influenceurs, des obligations en vigueur sur la promotion du tabac et de la nicotine. L’article 4 de la loi du 9 juin 2023, dite loi « influenceurs », dispose qu’est interdite « toute promotion, directe ou indirecte, des produits considérés comme produits de nicotine pouvant être consommés et composés, même partiellement, de nicotine ». ACT a pourtant recensé sur Instagram, depuis 2019, 948 publications promotionnelles illégales, touchant plus de 24 millions d’utilisateurs. Parrainages, offres promotionnelles et publicités cachées sont autant de moyens, pour les cigarettiers de promouvoir auprès de la jeunesse de nombreux produits nocifs pour la santé. Alors que le tabagisme est une des plus graves menaces ayant jamais pesé sur la santé publique, les cigarettiers cherchent toujours plus à contourner la loi pour promouvoir, au seul nom du profit, des produits nocifs pour les citoyens. Il l’interroge donc quant à l’urgence de faire appliquer l’interdiction de publicité et promotion des produits de nicotine, réel enjeu de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3554</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Encadrement des activités en trottinette électrique tout terrain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6731. — 20 mai 2025. — M. Thierry Tesson attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences du décret n° 2023-848 du 31 août 2023 ainsi que de l’article R. 412-43-1 du code de la route, pour les professionnels encadrant des activités en trottinette électrique tout terrain, lesquelles relèvent des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Ces dispositions interdisent désormais la conduite d’un EDPM par toute personne de moins de 14 ans sur les voies ouvertes à la circulation publique, y compris lorsqu’il s’agit d’activités encadrées, sécurisées et dûment déclarées auprès des services compétents. Cette interdiction impacte directement de nombreuses structures sportives, éducatives ou de loisirs, qui proposaient jusqu’ici des activités à destination des jeunes dans les territoires ruraux et périurbains, notamment sur des chemins déjà accessibles aux quads, motos vertes ou VTT à assistance électrique. De nombreux professionnels diplômés - tels que les titulaires du CQP « guide en véhicule motorisé à guidon », du BPJEPS cyclisme, du BPJEPS motocyclisme, ou encore des diplômes multisports inscrits à l’annexe II-1 du code du sport - se trouvent de ce fait empêchés d’exercer leur activité, bien que leurs compétences en matière d’encadrement, de sécurité, de mécanique et de respect de l’environnement soient reconnues. Parallèlement, l’absence d’une liste claire et officielle des diplômes habilitant à l’encadrement d’activités en EDPM entraîne des dérives préoccupantes : certaines structures continuent d’encadrer ce type de pratique avec des certifications totalement inadaptées, voire en l’absence de tout diplôme, au détriment de la sécurité des pratiquants et de la crédibilité des professionnels qualifiés. De plus, les recommandations gouvernementales enjoignant les structures à se tourner vers des terrains privés fermés à la circulation publique soulèvent également de nombreuses interrogations. À ce jour, aucune définition juridique, ni procédure administrative, ni critères d’aménagement ne permettent de savoir précisément ce que recouvre cette notion de terrain privé « fermé à la circulation ». Dans ce contexte, il lui demande s’il envisage de permettre une dérogation encadrée pour les jeunes de 12 à 14 ans, afin qu’ils puissent pratiquer l’EDPM dans le cadre d’activités encadrées par des professionnels diplômés et reconnues par l’État ; si peut être établie une liste officielle et restrictive des diplômes habilités à encadrer les activités en EDPM, afin de garantir le sérieux de l’encadrement et d’écarter les certifications sans lien avec la conduite d’un engin motorisé en pleine nature ; s’il est possible d’apporter une clarification juridique de la définition des EDPM, en s’appuyant uniquement sur le critère de la vitesse maximale par construction (inférieure ou égale à 25 km/h), tel que le prévoit l’article R. 311-1 du code de la route et non sur des critères de puissance, qui ne sont actuellement pas prévus par la loi ; s’il peut être envisagé de permettre un accès réglementé aux chemins déjà ouverts à d’autres véhicules (quads, VTT à assistance électrique, motos vertes), y compris certains tronçons de routes rurales limitées à 70 ou 90 km/h, pour les activités en EDPM encadrées par des professionnels qualifiés dans un cadre sécurisé et déclaré ; et enfin, si des critères précis peuvent être fixés pour la reconnaissance et l’aménagement de terrains privés fermés à la circulation publique, afin d’offrir un cadre clair aux structures souhaitant proposer une offre légale, structurée et sécurisée d’activités en trottinette électrique tout terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3554</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Les Jeux olympiques d’hiver 2030
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6917. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les nombreuses inquiétudes que suscite l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) d’hiver 2030, tant du point de vue écologique qu’économique. Les impacts environnementaux de ces Jeux soulèvent des interrogations majeures. Dans un contexte de changement climatique avéré, l’organisation d’un évènement de cette ampleur dans des régions où l’enneigement est de plus en plus incertain est contradictoire avec les engagements écologiques de la France. Le recours massif à la neige artificielle, l’artificialisation des sols ainsi que la construction et l’adaptation des infrastructures nécessaires ne feront qu’accentuer l’impact environnemental sur ces territoires fragiles. De plus, le récent retrait de Martin Fourcade du poste de président du comité d’organisation des JOP 2030 illustre ces tensions. Dans son communiqué, il déclarait : « Mon ambition pour ces Jeux est claire : ils doivent être en phase avec leur époque, pleinement conscients des enjeux écologiques et ancrés dans la réalité économique du pays ». Sur le plan financier, le budget du Comité d’organisation des JOP prévoit un apport public minimum de 462 millions d’euros, soit 23 % du budget total, un niveau de financement inédit. Depuis plusieurs mois, le Collectif citoyen JOP 2030, alerte donc sur les risques élevés de dérive budgétaire et sur l’impact financier disproportionné pour les régions et les contribuables. Ce collectif déplore également le manque de transparence et l’absence totale de consultation publique concernant un projet d’une telle envergure. Compte tenu de ces éléments, il souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin de limiter autant que possible l’impact environnemental et budgétaire des JOP 2030.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3555</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Aide d’urgence pour la conversion et le maintien en agriculture biologique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6672. — 20 mai 2025. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’urgence d’un soutien durable à l’agriculture biologique et la nécessité de mobiliser le reliquat budgétaire de l’aide à la conversion à l’agriculture biologique (CAB) pour financer une aide au maintien (MAB) nationale. Comme l’ont souligné de nombreux acteurs agricoles et territoriaux, la situation des agriculteurs biologiques en France est aujourd’hui alarmante. La dynamique de conversion s’essouffle, les déconversions se multiplient et les fermes déjà engagées dans l’agriculture biologique font face à des difficultés croissantes en raison de la baisse de la demande et de l’insuffisance des soutiens publics. Cette fragilisation de la filière ne menace pas seulement les producteurs, mais aussi les territoires et les objectifs environnementaux nationaux et européens. Or l’agriculture biologique, reconnue pour ses externalités positives sur la biodiversité, la santé et notamment la qualité de l’eau, constitue un pilier essentiel de la transition écologique. Dans ce contexte, il est primordial de garantir une stabilité économique et de visibilité pour les producteurs bio par des soutiens pérennes. La politique agricole commune (PAC) prévoit une aide à la conversion (CAB) sur 5 ans, mais, faute de nouvelles conversions, une partie significative de l’enveloppe - estimée à près d’un milliard d’euros pour la période 2023-2027 - reste non consommée. Mme la députée alerte le Gouvernement sur l’importance de conserver ces crédits au service de la bio et non de les réaffecter à d’autres usages. Elle demande que ce reliquat soit utilisé pour recréer une aide au maintien à l’agriculture biologique (MAB) nationale, pluriannuelle, plafonnée et équitable, accessible à tous les producteurs bio sur l’ensemble du territoire. Cette mesure, supprimée en 2018 et depuis partiellement reprise par certaines régions, avait pourtant fait ses preuves dans le soutien aux exploitations engagées dans la durée. Par ailleurs, Mme la députée appelle à une révision du crédit d’impôt bio dans le cadre du prochain projet de loi de finances (PLF), en revalorisant son plafond et en actualisant les seuils de cumul avec les aides CAB et MAB, aujourd’hui figés à 5 000 euros malgré l’augmentation du crédit d’impôt à 4 500 euros. Ces arbitrages budgétaires sont urgents et cruciaux : sans signal politique fort et mesures concrètes dans les prochaines semaines, la poursuite des déconversions compromettra définitivement l’atteinte de l’objectif de 18 % de surface agricole utile en bio d’ici 2027. Elle lui demande donc si le Gouvernement s’engage à sanctuariser le reliquat de la CAB pour soutenir l’agriculture biologique française via une MAB nationale et s’il entend adapter dès 2025 le cadre fiscal pour redonner de la visibilité et de la confiance aux paysans et paysannes bio.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3555</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Budget du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6675. — 20 mai 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire du plan en faveur de la haie, levier essentiel pour accompagner la transition agroécologique et renforcer la résilience des territoires. Les haies constituent un patrimoine écologique majeur, aujourd’hui menacé. Leur maintien, leur développement et leur gestion durable répondent à de nombreux enjeux environnementaux et agricoles : amélioration de la qualité des sols, infiltration et rétention de l’eau, limitation de l’érosion, préservation de la biodiversité, stockage de carbone, ombrage pour les animaux d’élevage, production de bois, ou encore atténuation des effets des crues. Déployées à l’échelle des bassins versants, elles jouent aussi un rôle important dans la préservation des zones humides et des zones d’expansion des crues. Le pacte en faveur de la haie lancé en 2024 vise à stopper leur disparition et à atteindre un objectif net de + 50 000 km de haies d’ici à 2030. Ce programme ambitieux a reçu un large soutien lors des débats budgétaires. Plusieurs centaines d’amendements transpartisans ont été déposés, traduisant une volonté claire du Parlement. En commission mixte paritaire, un amendement a été adopté pour porter l’enveloppe annuelle à 45 millions d’euros, contre 25 initialement. Or selon les retours des acteurs de terrain, cette enveloppe ferait aujourd’hui l’objet d’une coupe dans le cadre des 5 milliards d’euros d’économies annoncés par le Gouvernement pour 2025. Une telle décision irait à l’encontre de la trajectoire fixée par le Parlement dans la loi de finances. L’enveloppe de 2024 a été entièrement consommée, preuve de la mobilisation des territoires. Ce recul budgétaire serait d’autant plus incompréhensible que les haies sont désormais pleinement reconnues comme des alliées face au changement climatique. De plus, de nombreuses collectivités, notamment dans les COP régionales, ont intégré leur préservation comme priorité. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend maintenir l’engagement pris devant le Parlement, en garantissant une enveloppe de 45 millions d’euros en 2025 pour assurer la poursuite du pacte en faveur de la haie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3556</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Préservation de la biodiversité à Mayotte suite au passage du cyclone Chido
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6716. — 20 mai 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences sur la faune et la flore mahoraises du passage du cyclone Chido et l’interroge sur les moyens que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour restaurer et protéger la biodiversité de l’île. En décembre 2024, l’archipel de Mayotte a été frappé et durement sinistré par le cyclone Chido. Cette catastrophe naturelle, remarquable par son intensité, son ampleur et sa trajectoire, a occasionné de très importants dégâts matériels. Elle a aussi durement frappé les écosystèmes et dévasté la faune et la flore mahoraises. Si le projet de loi d’urgence est un premier pas nécessaire pour reconstruire les infrastructures et relancer la production, la question de la biodiversité en a cependant été éludée. Pourtant, en dévastant les forêts, mangroves et récifs coralliens, en détruisant les habitats et aliments nécessaires à la survie des espèces et en mettant à mal les écosystèmes marins et terrestres, le cyclone Chido a porté un coup particulièrement sévère à la biodiversité exceptionnelle de Mayotte. Il reste donc encore aujourd’hui beaucoup à faire pour reconstruire et protéger les écosystèmes de l’archipel, essentiels à l’équilibre écologique et au maintien de la biodiversité. Il souhaite donc l’alerter sur l’impératif d’agir rapidement pour protéger la faune et la flore de l’île et l’interroge sur les moyens que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour restaurer la biodiversité et préserver les espèces durement affectées par le cyclone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3556</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Préservation des anguilles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6717. — 20 mai 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation critique de l’anguille européenne classée en danger d’extinction. Étape ultime avant la disparition d’une espèce, le classement en danger critique d’extinction sonne comme un véritable signal d’alarme. Bien que la menace qui pèse sur l’anguille soit peu connue, elle représente une réelle urgence. Cette espèce a notamment été inscrite dans la liste rouge établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (l’UICN) comme l’un des animaux les plus en danger de la planète, avant même le dauphin ou encore l’ours polaire. La Somme a une histoire ancestrale autour de l’anguille, faisant partie intégrante de son patrimoine local. Au sein du département samarien, cette espèce représente également un enjeu majeur de l’économie locale. La pratique de la pêche à la civette place désormais les anguilles en tant qu’espèce en voie d’extinction. Après leur naissance dans la mer des Sargasses, près de la Floride, les anguilles traversent l’océan pour grandir dans les cours européens, plus propices à leur évolution, jusqu’à atteindre leur taille adulte. Elles retournent ensuite dans la mer des Sargasses afin de se reproduire. Cependant la pêche de ces alevins dans les fleuves européens empêche leur retour en Floride et donc leur reproduction. En Picardie, cette pêche intensive a des conséquences dramatiques. Chaque civette capturée est une anguille adulte de moins dans nos rivières et une espèce qui se rapproche un peu plus de l’extinction. À ce titre, la Fédération de la pêche et protection des milieux aquatiques de la Somme réclame un moratoire sur cette pratique très lucrative. Alors que l’export international est interdit depuis 2009, un véritable marché illégal a émergé. Avec un prix variant entre 150 euros et 250 euros du kilo et entre 1 000 et 2 000 euros sur le marché asiatique, l’anguille attise la convoitise des braconniers. Les civettes sont capturées à l’embouchure des fleuves pour être ensuite revendues à prix d’or sur les différents marchés. Au-delà de la sauvegarde d’une espèce, préserver les anguilles c’est protéger un patrimoine local, la vie des rivières et l’activité des pêcheurs professionnels qui est gravement menacée par le déclin de cette espèce. Il lui demande donc si elle entend mettre en œuvre un moratoire afin d’interdire la pêche de ce poisson migrateur et de lutter contre le braconnage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3557</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Inondations dans l’Audomarois : la double peine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6719. — 20 mai 2025. — M. François Ruffin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les inondations qui ont frappé l’Audomarois à l’automne 2023 et en janvier 2024 : à quand une solidarité entre territoires sinistrés et territoires épargnés ? M. le député vient de se rendre dans le Pas-de-Calais, à la rencontre des habitants et des élus de l’Audomarois, pour tirer le bilan, avec un an de recul, des inondations qui les ont frappés. Et ils sont victimes d’une double peine. À Blendecques, 900 maisons ont été inondées. Jusqu’à 1 m 40 d’eau dans les salons. Le mobilier qui flotte, les murs qui s’abîment. Plus d’électricité. Des familles ballottées pendant des semaines, hébergées chez des proches, dans des mobil homes. Et après le déluge, la galère : tout nettoyer, tout retaper, affronter les papiers, l’expert, l’assurance’et vivre avec la peur que ça recommence, l’hiver d’après. Et la deuxième lame : pour la commune, c’est le coût de l’assurance qui est triplée. Avec une franchise multipliée par cinq. 500 000 euros, c’est presque 10 % du budget annuel municipal. Eux ont des ponts à reconstruire, à hauteur de trois millions d’euros. Donc : ils subissent les inondations et derrière ils doivent payer. Comme si c’était logique. Comme si cela allait de soi. M. le député le conteste. Les inondations chez eux ont, semble-t-il, préservé d’autres communes, d’autres territoires, des villes, plus peuplées. L’Audomarois encaisse pour protéger Dunkerque. C’est ce qu’a affirmé le directeur de l’Institution intercommunale des Wateringues, qui gère l’évacuation des eaux du delta de l’Aa : « Le partiteur n’envoie pas plus d’eau dans le Dunkerquois que ce qui peut être pompé sinon on noie le Dunkerquois. Il ne faut pas dénoyer l’Audomarois pour noyer Dunkerque ». En cas de crue, les vannes s’ouvrent ou se ferment selon les capacités de pompage. Et si ça déborde à Dunkerque, on préfère noyer l’amont. L’Audomarois devient zone tampon. Ainsi, le minimum serait que le coût des reconstructions, des assurances, soit partagé à une échelle bien plus vaste, qu’il ne repose pas que sur les seules communes touchées. Ces épisodes étant, malheureusement, amenés à se reproduire, à se multiplier, l’État ne doit-il pas mettre en place une solidarité à une autre échelle, départementale ? régionale ? impliquant aussi les grandes métropoles épargnées ? pour répartir équitablement le fardeau ? Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3557</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en conformité du barrage de Montalivet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6727. — 20 mai 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’absence de mise en conformité du barrage de Montalivet, situé à Caen dans le Calvados, au regard des obligations réglementaires en matière de continuité écologique sur le fleuve de l’Orne. Ce barrage constitue un obstacle majeur à la libre circulation des poissons migrateurs et à la préservation de la biodiversité aquatique. Les ouvrages situés sur des cours d’eau classés, comme l’Orne, doivent être pourtant équipés de dispositifs permettant la protection des espèces. Or aucun aménagement conforme n’a été réalisé, méconnaissant de nombreuses dispositions nationales et communautaires. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour contraindre à la mise en conformité du barrage de Montalivet, incluant l’installation de dispositifs de franchissement adaptés à toutes les espèces concernées ainsi que le respect du débit minimum réglementaire sur ce tronçon de l’Orne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3557</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Abrogation du contrôle technique des deux-roues motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6729. — 20 mai 2025. — M. David Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’imposition du contrôle technique des deux-roues motorisés par l’arrêté du 23 octobre 2023. L’obligation faite aux propriétaires de deux-roues motorisés de se soumettre à un contrôle technique périodique suscite une vive incompréhension chez les motards. Selon l’étude MAIDS ( major accidents In depth study ) de 2009, seule une part infime des accidents mortels est imputable à une défaillance technique, ce qui remet en question la justification sécuritaire de cette mesure. La directive européenne 2014/45/UE permet pourtant aux États membres de ne pas imposer de contrôle technique aux deux-roues motorisés s’ils mettent en œuvre des mesures alternatives, comme cela avait été annoncé par le gouvernement en 2021 (prime à la conversion, radars antibruit, sensibilisation, équipements de protection). Cette décision déconnectée des réalités du terrain est vécue comme une contrainte supplémentaire injustifiée pour des centaines de milliers de motards. Ainsi, il lui demande quand le Gouvernement abrogera l’arrêté du 23 octobre 2023 et reviendra à la mise en place de mesures alternatives au contrôle technique obligatoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3558</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric-Pierre Vos</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Puissance des VAE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6732. — 20 mai 2025. — M. Frédéric-Pierre Vos attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la limitation légale de la puissance des vélos à assistance électriques (VAE) à un niveau insuffisant pour un usage normal sur certains types de trajet. Les vélos à assistance électrique voient leur vitesse maximale limitée à 25 kilomètres à l’heure et la puissance de leur moteur à 250 watts (C. route, art. R. 311-1, 6.11). Cette dernière limite ne permet pas le franchissement de côtes plus ou moins prononcées, ce qui empêche une utilisation normale par certains usagers sur leur trajet. Pourtant, ces appareils sont précisément conçus pour remplacer les modes de transport thermiques dans les trajets quotidiens autant qu’il est possible, y compris pour des personnes n’ayant pas la force physique nécessaire à l’utilisation d’un vélo classique. Cela suppose a minima qu’ils fonctionnent dans les côtes. Si la limitation de la vitesse se justifie amplement par des impératifs de sécurité, celle de la puissance semble moins pertinente de ce point de vue. Au contraire même, une puissance supérieure rendrait le trajet plus sûr si l’on considère le risque de chute inhérent à un arrêt involontaire en pleine pente. La puissance des trottinettes électriques, pourtant plus légères, est d’ailleurs limitée, elle, à 550 watts pour une vitesse maximale d’également 25 kilomètres à l’heure. Il lui demande si le Gouvernement entend apporter une solution à ce problème, en cohérence avec la volonté affichée de promouvoir ce qu’il est convenu d’appeler les « mobilités douces », par exemple en augmentant la puissance maximale des VAE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3558</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Amélioration de l’efficacité du dispositif REP bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6733. — 20 mai 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en œuvre du dispositif « Responsabilité élargie du producteur » (REP) applicable aux acteurs du bâtiment. La gestion des déchets issus des chantiers constitue un défi environnemental et économique majeur pour réussir notre transition écologique. Afin de répondre à ces enjeux, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) a instauré en mai 2023 le principe de responsabilité élargie du producteur (REP). Celui-ci doit permettre de renforcer le tri, le recyclage et la valorisation des déchets de chantier et doit permettre de lutter contre les dépôts sauvages. Ce dispositif prévoit la prise en charge financière du traitement des déchets par la filière du bâtiment au travers de la mise en place d’une éco-contribution directement ajoutée au prix de vente des matériaux. Cette eco-contribution est versée à des éco-organismes privés chargés d’organiser la filière de réemploi et de recyclage des déchets de construction. Alors que ce dispositif est nécessaire pour améliorer les taux de collecte, de valorisation et de recyclage, les entreprises du bâtiment regrettent de ne pas disposer d’informations satisfaisantes sur la nature des services fournis et sur les évolutions des montants des éco-contributions, souvent modifiés sans préavis ni justification. Les professionnels du bâtiment pointent en effet le manque d’efficacité du dispositif de traitement des déchets de chantier (suivant la fédération française du bâtiment, 80 % des volumes de déchets ne sont pas couverts par des points de collecte accessibles), le manque de transparence sur les moyens alloués à la collecte et la volatilité du montant de l’éco-taxe. Le moratoire annoncé en mars 2025 ne semble avoir entraîné aucun changement tangible. Aussi, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement pour réinterroger la gouvernance et les modalités de la REP bâtiment et apporter davantage de transparence sur les flux financiers, sans renoncer à l’objectif initial du dispositif. Il l’interroge également sur la manière dont elle entend intégrer les professionnels du bâtiment dans les réflexions à mener pour redéfinir le fonctionnement du dispositif REP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3559</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application de la responsabilité élargie du producteur (REP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6734. — 20 mai 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la responsabilité élargie du producteur (REP) dans le secteur du bois français. Le bois est un des matériaux dont le recyclage est performant depuis des années. En effet, l’intégralité des grumes débitées en scierie est valorisée. De plus, les résidus de construction en bois ne sont absolument pas source de déchets sauvages. En effet, de nombreuses déclinaisons de revalorisation des déchets de bois sont existantes depuis des années. Ces revalorisations se retrouvent notamment dans la réalisation de panneaux de particules ou bien au niveau énergétique. De plus, il s’avère que certaines pièces de bois démolies et dont l’état le permet, sont réemployées pour la construction d’autres ouvrages. Ainsi, les artisans et industriels du bois ont une approche particulièrement vertueuse en matière environnementale. Or la filière de la mobilisation et de la transformation du bois est fortement impactée par l’écocontribution sur les produits et matériaux de construction pour financer la filière à responsabilité élargie du producteur. Ses acteurs dénoncent une hausse régulière de cette écotaxe. De plus, ils soulignent que la filière du bois est celle qui est mise le plus à contribution, par exemple, quinze fois plus que les filières béton ou acier qui n’ont pas du tout le même impact environnemental. Par comparaison, un revêtement de sol en bois est taxé trois fois plus qu’un revêtement en plastique. Cela a conduit 70 % des entreprises à démissionner ces derniers mois de leur éco-organisme. Le 20 mars 2025, le ministère a annoncé un moratoire de la REP produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) et le lancement de concertations. Face à ce constat il lui demande où en sont les concertations avec les représentants des professionnels du bois français et quelles mesures elle envisage pour accompagner la filière bois vers un système plus juste et efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3559</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application de la responsabilité élargie du producteur (REP) bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6735. — 20 mai 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en application du dispositif de la responsabilité élargie du producteur (REP) bâtiment. Depuis la mise en place de la REP bâtiment en mai 2023, un grand nombre d’entreprises du secteur sont confrontées à des difficultés majeures concernant l’efficacité du dispositif et la transparence de sa mise en œuvre. Alors que la REP avait pour objectif d’assurer une reprise gratuite et fluide des déchets de chantier, les résultats sont, dans les faits, bien en deçà des attentes. En 2024, seulement 7 % des déchets de catégorie 2 ont pu être collectés, tandis que la collecte sur site, promise comme une solution clé, demeure très limitée. Par ailleurs, bien que les entreprises paient une éco-contribution en vertu de la loi, des préoccupations légitimes émergent sur la gestion des fonds collectés par les éco-organismes privés, notamment concernant l’absence de visibilité sur l’affectation de ces fonds et l’absence de communication claire sur les hausses tarifaires, souvent imposées sans délai suffisant pour les intégrer dans les devis. Si l’objectif environnemental de la REP est incontestable, il est crucial que le dispositif soit réellement opérationnel et accessible pour les entreprises de bâtiment. Dès lors, plusieurs questions se posent sur l’avenir de la REP et la manière dont elle pourrait être améliorée afin de mieux répondre aux attentes des professionnels. Dans ce cadre, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour garantir une refondation complète, transparente et ambitieuse de la REP bâtiment, respectueuse des engagements initiaux et des réalités du terrain. Quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage-t-il d’appliquer pour améliorer la collecte des déchets de chantier, notamment en ce qui concerne les déchets de catégorie 2 et la collecte sur site, afin de rendre ce service plus accessible et opérationnel pour les entreprises ? Quels mécanismes seront mis en place pour garantir une transparence totale sur l’utilisation des fonds collectés par les éco-organismes et comment ces derniers seront-ils tenus de rendre des comptes sur l’affectation des ressources destinées à la collecte et au recyclage des déchets ? Il lui demande des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3559</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Crise de la filière de tri et de valorisation des déchets textiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6737. — 20 mai 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la crise que traverse actuellement la filière de tri et de valorisation des déchets textiles, mettant en péril l’économie circulaire, les structures d’insertion et leurs emplois, ainsi que l’environnement. La première communauté d’agglomération de la circonscription de M. le député, Lorient Agglomération, a développé un partenariat avec RETRITEX, entreprise d’insertion locale implantée en Bretagne depuis plus de vingt ans. Cependant, cette filière se trouve aujourd’hui fragilisée par plusieurs facteurs : l’explosion de la fast fashion, la dégradation continue de la qualité des textiles collectés, l’évolution des usages vers la vente en ligne, ainsi que l’augmentation des tonnages non valorisables. Lorient Agglomération a donc apporté un soutien financier exceptionnel pour l’année 2025 visant à éviter une rupture du service de collecte, préserver l’emploi local et soutenir un acteur clé de l’économie circulaire et de l’insertion professionnelle. Malgré ce soutien local conséquent, il apparaît nécessaire d’engager une réflexion nationale sur le devenir de cette filière. Ainsi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter la réglementation, renforcer le soutien aux structures de tri et de valorisation des textiles et structurer une filière durable permettant de faire face aux défis posés par l’augmentation des refus de tri.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3560</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impacts sanitaires du centre d’enfouissement de déchets du Ham
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6741. — 20 mai 2025. — M. Maxime Laisney alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche à propos du centre d’enfouissement de déchets du Ham (dans la Manche) et de ses conséquences sur les habitants alentour. Sur le territoire hexagonal, on compte près de 1 200 centres d’enfouissement de déchets. Parmi ces centres, un nom résonne plus que d’autres, c’est celui du Ham. De nombreuses manifestations ont eu lieu pour arrêter complètement son utilisation. Un grand nombre d’habitants de cette zone se sont plaints de problèmes de santé presque tous similaires. Certains impliquent la difficulté à respirer, d’autres les yeux qui démangent, ou encore des maux de gorge et de tête ainsi que dans certains cas des infections aux oreilles. Quatre médecins de la zone ont fait une lettre pour alerter sur la surreprésentation de ces symptômes et leur lien très probable avec la présence de la décharge du Ham à proximité. Le sénateur de la Manche Sébastien Fagnen a déjà alerté sur ce problème sanitaire pour que des solutions durables soient trouvées afin de mettre un terme à ces nuisances, notamment olfactives, avec l’entreprise VEOLIA qui détient la SPEN, la filiale qui gère le site du Ham. Le site est totalement saturé et les rejets olfactifs sont toujours aussi importants. La hauteur en lixiviats des casiers contenant des déchets ne doit pas dépasser 50 centimètres. Cependant, on pouvait observer qu’à la fin du mois d’avril 2024 seulement 3 casiers sur 10 du site étaient conformes à cette norme. Quelques casiers dépassent même de 3 mètres 50 cette norme. La société a déjà fermé le « casier 15 » qui était la principale source des odeurs nauséabondes subies quotidiennement par les Hamaises et Hamais. C’est pour ces raisons qu’il tient à lui exprimer son inquiétude face à cette situation persistante. Il demande quelles solutions seront mises en place pour assurer la sécurité sanitaire des habitants et quelles mesures elle envisagerait pour une solution plus durable pour le traitement des déchets sans nuire aux populations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3560</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Responsabilité élargie des producteurs dans le secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6742. — 20 mai 2025. — M. Belkhir Belhaddad appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés soulevées par la mise en œuvre depuis 2023 de la responsabilité élargie du producteur (REP) pour le secteur du bâtiment. La loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC) a en effet prévu la mise en place d’une filière REP pour les produits et les matériaux de construction du secteur du bâtiment. L’un des objectifs poursuivis par la loi AGEC est d’améliorer la collecte par la reprise et le recyclage des déchets et la densification du maillage des points de collecte, cela permettant notamment de lutter contre les dépôts sauvages. Or dans les faits, les entreprises du bâtiment, qui s’acquittent d’une écocontribution sur les matériaux et produits de construction, ne bénéficient que très partiellement du service promis de reprise gratuite de leurs déchets. Selon les chiffres communiqués par la Fédération française du bâtiment (FFB), seuls 7 % des déchets de catégorie 2 (bois, plâtre, métal, menuiserie) ont été repris en 2024. La collecte des déchets de catégorie 1 (gravats, tuile, béton) serait identique à la situation qui prévalait avant la mise en place de la REP. La collecte directe sur les chantiers resterait marginale. Enfin, la FFB appelle à une plus grande transparence sur le montant des éco-contributions perçues par les éco-organismes et demande que la voix des artisans et des entrepreneurs puisse se faire entendre. Le moratoire, annoncé en mars 2025, a été lancé pour contribuer à la refondation de cette filière REP afin de définir les conditions d’un déploiement de la filière plus adapté aux spécificités du secteur du bâtiment. Les enjeux sont importants et le calendrier annoncé, avec de premiers arbitrages qui seraient rendus en mai 2025, semble trop contraint pour mener une refondation efficace et réaliste de cette filière. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir une mise en œuvre efficace, équitable et transparente de la REP bâtiment et répondre aux inquiétudes exprimées par les acteurs de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3561</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Captages d’eau potable d’Ingré et d’Ormes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6751. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des aires et programmes de protection des 3 captages d’eau potable d’Ingré et d’Ormes (« Ormes Z.I », « Ingré Montabuzard » et « Ingré Villeneuve »), qui sont classés comme prioritaires depuis la conférence environnementale de 2013 de par la dégradation de la qualité de leur eau brute par les pollutions diffuses. Ce classement est repris par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2022-2027 du bassin Loire-Bretagne, considérant que l’eau brute prélevée dans ces trois captages « Ormes ZI », « Ingré Villeneuve » et « Ingré Montabuzard » présente : une qualité dégradée par les nitrates, avec des teneurs dépassant, depuis 1999, le seuil de vigilance de 40 mg/l et, entre 2006 et 2013, la limite de qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EDCH) de 50 mg/l ; des teneurs en produits phytosanitaires dépassant, depuis 2005, pour l’atrazine déséthyl la limite de qualité fixée à 0,1 µg/l par substance individuelle et, pour l’atrazine et ses dérivés, la limite de qualité fixée à 0,5 µg/l pour la totalité des substances. Malgré cette reconnaissance ancienne, ces trois captages ne bénéficient toujours pas des dispositifs de protection réglementaires et opérationnels nécessaires, alors même que la qualité de l’eau continue à se dégrader. Cette situation est particulièrement préoccupante, d’autant plus que la directive (UE) 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine fixe une échéance de mise en conformité au plus tard en 2027. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir lui indiquer, de manière précise, l’état actuel du dossier concernant les captages d’Ingré et d’Ormes : notamment les étapes franchies, les blocages éventuels, les mesures prévues et le calendrier de mise en œuvre de ces aires de protection et programmes d’actions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3561</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Confusion des missions de contrôle des installations d’assainissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6752. — 20 mai 2025. — M. David Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la clarification nécessaire de la mission de contrôle des installations d’assainissement non collectif (ANC), telle que confiée aux services publics d’assainissement non collectif (SPANC). Les acteurs du traitement des eaux de la parcelle (ATEP) alertent depuis plusieurs années sur les dérives d’interprétation de la réglementation actuelle. En effet, l’annexe I de l’arrêté du 27 avril 2012 stipule que le SPANC doit « vérifier la mise en œuvre des dispositifs de l’installation conformément aux conditions d’emplois mentionnées par le fabricant (guide d’utilisation, fiches techniques) ». Cependant, cette formulation conduit parfois le SPANC à empiéter sur les responsabilités des maîtres d’ouvrage et des professionnels. Cette confusion engendre une insécurité juridique, des tensions sur le terrain et une perte de visibilité pour les usagers et les professionnels du secteur. Il est indispensable que les rôles de chacun soient clairement redéfinis, afin de garantir à la fois l’efficacité du contrôle public et le respect des compétences des professionnels. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour corriger officiellement cette erreur rédactionnelle et préciser sans ambiguïté les limites de la mission de contrôle du service public d’assainissement non collectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3561</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Directive européenne sur une éventuelle interdiction du chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6758. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur une proposition de directive européenne en cours d’élaboration, portant sur une éventuelle interdiction du chauffage au bois. Le 12 février 2025, la Commission européenne devait présenter un projet visant à encadrer plus strictement l’utilisation des équipements de chauffage au bois. Ce projet inclurait des normes susceptibles de conduire à la disparition progressive des poêles et chaudières à bois à partir de 2027. Une telle évolution réglementaire pourrait avoir des conséquences importantes tant pour les entreprises françaises du secteur que pour les foyers aux revenus modestes. Dans ce contexte, il souhaite connaître la position de la France sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3562</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Exclusion des chaudières gaz des aides à la rénovation énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6761. — 20 mai 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, sur les conséquences de l’évolution récente du dispositif d’aides à la rénovation énergétique, notamment dans le cadre de la loi « climat et résilience ». Depuis le 1er janvier 2025, les chaudières à gaz, bien qu’encore autorisées à l’installation, ne sont plus éligibles aux aides financières liées aux économies d’énergie, telles que « MaPrimeRénov’ ». Cette exclusion, intervenue sans concertation approfondie ni communication suffisante auprès des acteurs concernés, pose de sérieuses difficultés pour les projets de rénovation énergétique en copropriété. En effet, de nombreux diagnostics techniques globaux (DTG), prévus par la loi et réalisés ces dernières années, ont intégré la possibilité de remplacer des chaudières collectives existantes par des modèles modernes à condensation, à haut rendement. Ces équipements, bien que nettement plus performants que les anciens systèmes, sont désormais exclus du périmètre des aides, remettant en cause l’équilibre financier des projets votés en assemblée générale de copropriété. Cette situation a pour effet d’aggraver le reste à charge pour les copropriétaires et touche tout particulièrement les ménages modestes qui comptaient sur ces dispositifs pour accéder à une solution de chauffage performante, fiable et économiquement soutenable. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’adapter cette réglementation afin de tenir compte de la réalité technique des copropriétés, notamment en permettant une période transitoire pour les projets déjà engagés, ou en réintégrant sous conditions certains équipements à haut rendement dans le périmètre des aides.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3562</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Les conséquences sociales du recul du trait de côte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6848. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences sociales du recul du trait de côte, notamment en matière de relogement des personnes âgées touchées par des opérations de déplacement en zone littorale. En 2024, à la suite de la publication des cartes du centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) sur les prévisions du recul du trait de côte, son prédécesseur annonçait un plan ambitieux de co-construction territoriale, mené avec les élus locaux, visant à mieux comprendre le phénomène d’érosion du littoral et à construire des réponses adaptées aux spécificités locales. Alors que la Guadeloupe figure parmi les territoires les plus exposés au recul du trait de côte, il est aujourd’hui crucial d’évaluer l’avancée de cette démarche. À Saint-François, Le Moule, Marie-Galante ou encore Capesterre-Belle-Eau, l’érosion emporte chaque année plusieurs mètres de rivage. Cette situation conduit parfois à des opérations de relocalisation de populations, en particulier de personnes âgées, vers des logements collectifs souvent éloignés de leur environnement social habituel. De nombreux témoignages font état d’un mal-être profond, d’isolement accru, voire de dépressions consécutives à ces déménagements non accompagnés. Alors que l’État impulse ces stratégies de relogement via le décret n° 2023-698 du 31 juillet 2023 et dans le cadre de la loi climat et résilience, il est essentiel d’intégrer une approche humaine et sociale à ces politiques d’adaptation territoriale. Il souhaite donc l’interroger sur les points suivants : les suites concrètes données au projet de co-construction territoriale annoncé en 2023 pour la gestion de l’érosion du littoral, notamment en Guadeloupe et les dispositifs d’accompagnement psychologique et social prévus pour les personnes âgées déplacées à la suite de l’érosion. Il demande si le Gouvernement envisage la création d’un cadre de relogement tenant compte des liens sociaux, de la proximité familiale et des besoins spécifiques des personnes âgées dans les territoires exposés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3562</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Affichage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6894. — 20 mai 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les règles encadrant l’affichage publicitaire sur les murs non aveugles. En effet, les dispositions de l’article R. 581-22 du code de l’environnement interdisent l’affichage publicitaire sur les murs non aveugles, à savoir ceux comportant des ouvertures. Or dans le tissu urbain et commercial actuel, la majorité des murs ne sont pas aveugles, ce qui restreint considérablement les possibilités d’implanter des dispositifs publicitaires dans le respect des normes en vigueur. Il existe certes une possibilité de contourner cette interdiction en installant les dispositifs à l’intérieur des vitrines, mais cette solution présente un impact visuel moindre et une efficacité réduite par rapport à un affichage extérieur. Par ailleurs, contrairement aux panneaux publicitaires de grande taille ou aux affiches apposées sur des supports inappropriés tels que les poteaux, les murs non aveugles pourraient, sous certaines conditions, constituer un support régulé pour l’affichage publicitaire. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de modifier la réglementation en vigueur, ou s’il entend mettre en place des dérogations et, dans l’affirmative, selon quelles modalités celles-ci pourraient être accordées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3563</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Précarité des pensionnés de la marine marchande et de la pêche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6899. — 20 mai 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation des pensionnés de la marine marchande et de la pêche et plus particulièrement des veuves de marins, confrontées à des pensions de réversion notoirement insuffisantes. En effet, un grand nombre de ces veuves perçoivent des revenus mensuels inférieurs au seuil de pauvreté. Cette situation résulte notamment de l’application de règles dérogatoires limitant le montant des pensions de réversion à un niveau bien inférieur à celui garanti dans d’autres régimes, comme le régime général ou celui de la mutualité sociale agricole (MSA). Depuis plusieurs années, les revendications des représentants des pensionnés de la marine marchande, notamment celles visant à revaloriser les pensions de réversion pour qu’elles atteignent 60 % de la pension initiale, n’ont pas reçu de réponse satisfaisante. Le décret « Sarkozy » de 2010 est souvent invoqué pour justifier cette inertie, bien que son application soit en réalité limitée à d’autres régimes. Par ailleurs, la situation actuelle, marquée par une inflation élevée et une dégradation du pouvoir d’achat, aggrave les difficultés de ces pensionnés. Les organisations de retraités demandent une revalorisation urgente de 12 % pour faire face à cette crise. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer les règles applicables aux pensions de réversion dans le régime des marins pour les aligner sur celles des régimes généraux et agricoles. Il souhaite également savoir quelles mesures pourraient être prises pour garantir une amélioration du pouvoir d’achat des pensionnés, afin de répondre aux revendications des organisations représentatives du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3563</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Assurance transfrontalière pour les véhicules entre la Guyane et le Brésil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6845. — 20 mai 2025. — M. Davy Rimane attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de solution d’assurance automobile pour les véhicules immatriculés en France souhaitant circuler entre Saint-Georges-de-l’Oyapock (Guyane) et Oiapoque (Brésil). Alors que le pont binational sur l’Oyapock, inauguré en 2017, constitue un axe structurant de coopération transfrontalière, les usagers guyanais se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de souscrire une assurance valable au Brésil auprès d’un assureur opérant en Guyane, ce qui entrave fortement la mobilité des personnes et des biens entre les deux territoires. Cette situation paradoxale, qui permet d’être couvert pour des destinations bien plus lointaines mais pas pour le pays voisin immédiat, nuit à l’essor d’un véritable bassin de vie transfrontalier, pourtant encouragé par l’État et l’Union européenne. Il lui demande donc quelles démarches ont été entreprises auprès des assureurs pour résoudre ce blocage ; si des accords bilatéraux ou mécanismes spécifiques sont envisagés pour garantir une couverture transfrontalière adaptée aux réalités locales ; si le Gouvernement entend faciliter ou encadrer la mise en place d’une solution opérationnelle, en lien avec les autorités françaises et brésiliennes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3563</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Menace sur la ligne SNCF Auch-Toulouse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6926. — 20 mai 2025. — M. Hadrien Clouet alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la suppression potentielle de la ligne de train reliant Auch et Toulouse. Cette ligne SNCF est la seule ligne TER du Gers. Elle y relie la préfecture à la capitale régionale. 10 000 usagères et usagers l’utilisent quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail, fréquenter leur lieu d’étude, visiter leur famille ou encore assister à des consultations médicales. Cette fermeture va à contre-courant des discours politiques de l’État et de la région Occitanie. Comment peut-on promouvoir et financer l’inutile et chère autoroute A69 Toulouse-Castres au nom du désenclavement… et fermer la principale ligne de train qui relie la préfecture du Gers à la capitale régionale ? Comment l’État et la région Occitanie peuvent-ils se réclamer de la transition écologique et ériger la voiture individuelle en unique moyen de locomotion entre Toulouse et Auch ? Comment la puissance publique peut-elle délivrer des campagnes de prévention en sécurité routière, appeler à la transition écologique, ou encore critiquer l’engorgement des rocades toulousaines, tout en multipliant les véhicules individuels contraints de prendre la route ? Comment peut-on se résoudre à interdire toute mobilité aux compatriotes sans véhicule individuel ? État et région Occitanie ont su trouver 14 milliards d’euros pour la LGV et 300 millions d’euros pour la construction de la RN124. Il est évident qu’ils sont en capacité de lever les sommes bien inférieures destinées au maintien d’une ligne SNCF essentielle. Pourtant, les investissements pour la ligne Toulouse-Auch sont passés de 51 millions dans le CPER 2015-2021 à 3,5 millions d’euros dans le CPER 2023-2027. Aussi, il lui demande s’il garantit le maintien de cette ligne SNCF Auch-Toulouse, quels engagements financiers il prend à cet égard et quand il réunira l’ensemble des acteurs concernés par cette ligne (élus locaux, direction régionale de la SNCF, associations d’usagers…) pour les rassurer et développer un réseau de transport en commun correspondant aux besoins de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3564</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression d’un arrêt en garde de Vendôme-Villiers-sur-Loir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6927. — 20 mai 2025. — M. Christophe Marion attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur la suppression envisagée par la SNCF de l’arrêt du TGV de 8 h 52 en gare de Vendôme-Villiers-sur-Loir (direction de Paris-Montparnasse). Cette décision, motivée par des considérations purement logistiques, constitue une attaque directe contre les intérêts des Vendômois et contre le dynamisme économique du territoire. Il est inacceptable que le manque de matériel roulant assumé par l’entreprise ferroviaire pèse sur les très nombreux usagers (le nombre d’abonnés a augmenté encore de 18 % entre 2023 et 2024) et sur le développement économique du territoire. Car les conséquences sont dramatiques pour les habitants du nord du Loir-et-Cher qui, quotidiennement, vont travailler à Paris ; pour les entreprises (notamment celles dont les salariés viennent de Touraine et utilisent le TGV pour effectuer le trajet entre Tours et la gare de Vendôme) et plus généralement pour l’ensemble du territoire. Élus et usagers contestent cette disparition et la solution proposée par la SNCF à partir du 1er septembre 2025 (le remplacement de l’arrêt de 8 h 46 par un arrêt à 10 h 06) n’a absolument aucun intérêt professionnel car il permet une arrivée à Paris trop tardive. Il l’interroge sur les moyens d’action qui peuvent être mobilisés par l’État afin que la SNCF revienne sur sa décision et ne réduise pas l’attractivité économique d’un territoire dynamique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3564</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Abandon du projet de liaisons autoroutières A 133 et A 134
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6928. — 20 mai 2025. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur le devenir du projet de liaisons autoroutières à péages, A 133 et A134, dit contournement Est Rouen, qui cristallise une opposition frontale des élus des territoires directement impactés, des riverains, des associations environnementales et d’une partie des acteurs économiques. L’absence d’accord local sur le bien-fondé de ce projet étant de notoriété publique, les différents ministres en charge de la question des transports ont, jusqu’à présent, temporisé sur ce dossier en invitant l’ensemble des acteurs concernés à rechercher un hypothétique consensus introuvable depuis 2012, date de présentation des grandes lignes du projet. Les raisons invoquées par les opposants historiques sont multiples : saccage de dizaines d’hectares de forêt et de terres agricoles, fragmentation de plusieurs espaces sensibles Natura 2000, risques sur certaines nappes phréatiques alimentant la population, coût financier exorbitant du projet initial qui doit être réévalué au regard de la forte inflation des dernières années, fracture des territoires, notamment urbains, traversés par l’infrastructure, augmentation des pollutions aux particules fines et des nuisances sonores sur plusieurs secteurs résidentiels densément peuplés où les populations présentent un état sanitaire général déjà dégradé, accroissement programmé des émissions de gaz à effet de serre… Si ces nuisances majeures sont certaines, le report des flux routiers resterait marginal au sein de la métropole de Rouen. Aux nombreux maires, conseillers départementaux, métropolitains ou d’agglomération des départements de Seine-Maritime et de l’Eure opposés dès la première heure, à ce projet d’autoroutes, se sont joints par la suite d’autres responsables d’exécutifs locaux ainsi que leurs assemblées délibératives initialement favorables à cette infrastructure. Des élus qui ont pris conscience du caractère daté d’un projet qui ne tient pas compte des urgences de ce siècle. Ce cheminement intellectuel, de nombreux Seinomarins et Eurois l’ont également effectué et désapprouvent dorénavant ce projet. Enfin, les réserves majeures formulées par le Conseil d’orientation des infrastructures sont venues depuis discréditer un peu plus ce projet. Des solutions alternatives au tout routier existent pour désencombrer plus efficacement la métropole de Rouen, telles que la création d’un service express métropolitain et de la ligne nouvelle Paris-Normandie, ou encore la relance de l’activité du fret ferroviaire sur l’axe Seine, qui pourrait s’appuyer sur le triage SNCF de Sotteville-lès-Rouen. L’argent public, qui se fait de plus en plus rare pour répondre aux besoins collectifs des Français, se doit d’être employé de la manière efficiente possible. À ce titre, il lui demande si le Gouvernement entend abandonner ce projet autoroutier particulièrement contesté afin de réorienter les fonds publics correspondants sur les projets de mobilité alternatifs à l’automobile ainsi qu’au transport de marchandises par la route.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3565</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Nuisances causées par le transit illégal de poids lourds dans les communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6929. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les nuisances récurrentes causées par le passage illégal de poids lourds dans de nombreuses communes rurales, en particulier à Chevilly, dans le département du Loiret. Depuis de nombreuses années, plusieurs dizaines de camions traversent chaque jour et chaque nuit cette commune de 2 000 habitants pour éviter l’autoroute A10. Ce transit s’effectue en dépit d’un arrêté municipal datant de 1982 - renouvelé en janvier 2025 - interdisant explicitement la circulation des poids lourds dans le centre-ville, désormais situé sur la départementale 2020 (ex-nationale 20). Malgré les rappels à l’ordre, les contrôles restent insuffisants et les infractions se poursuivent en toute impunité. Cette situation, devenue intenable, provoque des nuisances sonores, met en danger la sécurité des riverains et pousse certains habitants à quitter leur logement. Elle illustre plus largement les difficultés rencontrées par de nombreuses petites communes pour faire respecter leurs arrêtés de circulation et lutter contre les comportements d’évitement des axes autoroutiers payants. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre, au niveau national, pour renforcer l’effectivité des interdictions de transit de poids lourds dans les communes rurales, améliorer la coordination entre les services de l’État et les municipalités et soutenir les maires confrontés à ces nuisances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3565</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Besoin de reconsidérer le bien-fondé du projet A154‑120
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6931. — 20 mai 2025. — M. Sylvain Carrière interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la poursuite du projet autoroutier A154-A120 entre Dreux et Chartres. Ce projet vise à transformer en autoroute concédée et payante la route nationale existante, déjà aménagée en 2x2 voies. Un projet aussi structurant et impactant pour l’ensemble de la région devrait relever d’un processus de décision démocratique et transparent et non d’une logique opaque et verticale. Il est essentiel de permettre aux citoyens, directement concernés par les conséquences de la construction d’un tel ouvrage, de prendre part aux discussions. Ce projet soulève en effet plusieurs problématiques majeures. Il suscite de fortes inquiétudes : parmi les élus locaux dont les communes seront très impactées, les agriculteurs dont les terres agricoles sont menacées de destruction par le tracé du projet, mais aussi de très nombreuses associations environnementales et riverains. La mise en concession entraînerait une augmentation du coût des trajets pour les usagers du quotidien, notamment les navetteurs entre Chartres et Dreux, qui empruntent régulièrement cet axe et par ricochet le budget des AOM. Cette mise en concession acte la privatisation d’un itinéraire national essentiel pour les habitants de la région, dont la construction a été financée par l’argent public. Pourtant, la mise en concession des autoroutes décidée en 2006 aurait entraîné, selon un audit mené par l’inspection générale des finances, près de 55 milliards d’euros de surprofits pour les sociétés concessionnaires au détriment des caisses publiques. Alors que selon le baromètre Wimoov, 15 millions de personnes sont en précarité mobilité, la privatisation de cette route nationale en une autoroute payante est indécente. Sans garantie au droit à la mobilité et faute d’alternatives ferroviaires, cette nouvelle charge pèsera directement sur les euréliens et euréliennes qui empruntent ce trajet pour aller au travail. Un trajet qui leur coûtera désormais 12 euros quotidiennement. Ainsi, ce tracé, loin de rendre la région attractive, risque avant tout de provoquer un report significatif du trafic de poids lourds vers le réseau secondaire, avec pour conséquence une dégradation de la sécurité routière dans les communes concernées. Par ailleurs, l’artificialisation des sols induite par l’aménagement de cette autoroute est un rétropédalage complet des engagements pris par le Gouvernement en matière de lutte contre l’étalement urbain et de transition écologique dans le cadre de la loi zéro artificialisation nette. En plus de menacer plus de 660 hectares de terres agricoles et de forêts, elle amplifie les risques d’inondations et participe à la perte de biodiversité de ces espaces naturels. Dans ce contexte, où la nécessaire bifurcation écologique nous oblige à promouvoir les mobilités alternatives à la voiture, à limiter l’impact environnemental des infrastructures et à renforcer la cohérence de l’aménagement du territoire, la confirmation de ce projet autoroutier pensé selon des logiques dépassées est anachronique. Le rapport du Haut Conseil pour le climat de 2024 soulignait déjà le manque de cohérence de la France dans sa trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre, notamment dans le secteur des transports. Il recommandait de limiter le développement des projets autoroutier entraînant une hausse du trafic automobile et d’actualiser les évaluations des projets en cours, en prenant en compte l’induction de trafic. Ainsi il souhaite savoir s’il envisage de reconsidérer ce projet dont la déclaration d’utilité publique (DUP) remonte à 2018 et d’examiner des solutions alternatives plus respectueuses des enjeux socio-économiques, environnementaux et territoriaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3566</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Insuffisance du suivi médical des travailleurs exposés à l’amiante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6671. — 20 mai 2025. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur plusieurs insuffisances du suivi médical post-professionnel des travailleurs et travailleuses ayant pu être exposés à l’amiante au cours de leur carrière. L’exposition à l’amiante constitue un risque majeur pour la santé. Depuis des décennies, il est établi par la science médicale que nombreuses pathologies, dont certaines extrêmement graves, sont la conséquence directe d’une exposition à cette particule interdite dans la construction depuis 1997. Ces pathologies sont nombreuses : asbestose, lésions pleurales, mésothéliome, cancers (bronches, larynx, ovaires, péricarde). De ce fait, chaque année, l’amiante est à l’origine de 4 000 maladies liées au travail, ce qui en fait la deuxième cause de maladies professionnelles. De nombreux secteurs sont concernés : la construction, la rénovation énergétique, les travaux publics, la gestion et le traitement des déchets, l’industrie, sans compter les activités professionnelles exercées dans des bâtiments publics ou privés pouvant être amiantés. Aussi, il est important de prendre en compte un élément important quant à ces pathologies : le délai de latence entre l’exposition et le déclenchement d’une maladie. En effet, ce délai peut être assez variable et une personne exposée peut déclencher sa maladie jusque dans les 35 années suivantes, c’est-à-dire dans de nombreux cas après avoir cessé l’activité professionnelle ayant occasionné l’exposition à l’amiante. C’est pourquoi l’existence d’un suivi médical régulier des personnes concernées est d’autant plus essentiel et cela aussi bien durant l’exercice de l’activité professionnelle concernée qu’après sa cessation. Ce suivi doit permettre de détecter les symptômes avant-coureurs du développement de pathologies liées à l’amiante, afin de les traiter au plus tôt et de lutter contre leur aggravation ou une surmortalité pouvant être évitées. En la matière, la législation prévoit un droit d’accès à un suivi médical renforcé pris en charge par la branche AT-MP de la sécurité sociale, pour tout travailleur, chômeur, inactif, pré-retraité ou retraité ayant pu être exposé à des facteurs de risque pour la santé dans le cadre professionnel, dont l’amiante. Pour ce faire, ces personnes doivent adresser une demande au médecin conseil de la sécurité sociale en y joignant une attestation d’exposition co-signée par le médecin du travail et l’employeur. Ce suivi donne droit à une consultation médicale et à un examen tomodensitométrique tous les 5 ans pour les personnes à fortes expositions et tous les 10 ans pour les personnes à expositions intermédiaires. En 2018, ce dispositif a été complété par la création d’une visite médicale de fin de carrière auprès de la médecine du travail. Cette visite vise à établir un état des lieux des possibles expositions occasionnées par les activités successives d’un salarié au cours de sa carrière. Cet état des lieux doit permettre d’organiser un meilleur suivi médical post-professionnel. Cette visite médicale a été rendue obligatoire, sur le principe, par décret de 2022. Cette visite et le suivi post-professionnel sont essentiellement basés sur les informations contenues dans le relevé de carrière et les déclarations du travailleur et de ses employeurs successifs sur les risques potentiels pour la santé liés au travail effectué. Si toutes ces évolutions sont positives sur le principe, en ce qu’elles visent à renforcer le suivi médical des travailleurs exposés à l’amiante, l’effectivité de leur mise en œuvre n’est malheureusement pas au rendez-vous. Dans les faits, le nombre réel de visites médicales de fin de carrière effectuées est très faible, malgré son caractère obligatoire et l’accès au suivi post-professionnel demeure très limité. Cela s’explique par une dégradation de l’accès à la médecine du travail. Le nombre de médecins du travail a diminué de près de 15 % en 11 ans, passant de 5 108 médecins en 2012 à 4 265 en 2023. Dans certains départements, il n’y a parfois qu’un seul médecin du travail pour 10 000 salariés. Cette pénurie de professionnels s’ajoutant à l’aspect chronophage de ces visites de fin de carrière qui visent à passer en revue l’ensemble des facteurs de risques potentiels de chacune des activités effectuées au cours d’une carrière, les médecins du travail se retrouvent de fait dans l’impossibilité d’effectuer toutes les visites de fin de carrière. L’effectivité du suivi médical post-professionnel se trouve également entravée par la réticence de nombreux employeurs de délivrer, comme la loi les y oblige pourtant, les attestations d’exposition à l’amiante, de crainte de se voir reprocher une faute. Ce phénomène est accentué par l’allégement progressif des obligations incombant aux employeurs en matière de traçabilité individuelle des expositions et de suivi médical des salariés. Depuis 2022, prévenir la médecine du travail du départ en retraite prochain d’un salarié n’est plus une obligation pour l’employeur, cette obligation reposant uniquement sur la CPAM. Il s’agit d’un élément supplémentaire pouvant conduire un salarié partant en retraite à ne pas se voir proposer sa visite médicale de fin de carrière. Il est enfin à noter que la périodicité des visites médicales rendues possibles dans le cadre d’un suivi renforcé a été espacée, passant d’une visite tous les 2 ans auparavant, à une visite tous les 5 ans après la réforme de 2022. Elle souhaite donc l’interroger sur l’action ministérielle qu’elle compte mettre en œuvre pour pallier ces lacunes et entraves en matière d’accès effectif à un suivi médical régulier, nécessaire à la prévention du taux de complication des personnes ayant été exposées à l’amiante dans le cadre du travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3567</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Ouverture des fleuristes le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6724. — 20 mai 2025. — M. Joël Bruneau appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’insécurité juridique à laquelle font face, notamment, les fleuristes lors du 1er mai. En effet, pour eux, de même que pour les boulangers, la réglementation est peu lisible. Pourtant, de nombreux contrôles sont réalisés et pénalisent des commerces dont la nature est particulièrement liée à ce jour férié. Il l’appelle donc à établir une doctrine claire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3567</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements à la CIPAV
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6900. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les dysfonctionnements récurrents au sein de la CIPAV, principale caisse de retraite des professions libérales. Ces dysfonctionnements ont un impact sur les droits à la retraite de nombreux affiliés. La Cour des comptes a dénoncé dans trois rapports successifs un service « gravement défaillant », une « gestion médiocre » et des « pratiques discriminatoires ». Les faits suivants sont remontés : trimestres non validés, pensions versées en retard ou sous-évaluées. Des milliers de recours contentieux à l’encontre de la CIPAV sont actuellement en instruction. Une information judiciaire a été ouverte pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux. Quatre dirigeants ont été mis en examen en 2024 pour corruption ou prise illégale d’intérêts. Des élections d’administrateurs ont été annulées pour irrégularités en 2023 puis de nouveau annulées en 2025 par le tribunal judiciaire de Paris en raison d’une ingérence manifeste. Dans son dernier rapport, la Cour des comptes recommande au ministère de tutelle de la caisse de nommer sans délai un commissaire du Gouvernement auprès de la CIPAV. Cette mesure permettrait de restaurer un contrôle effectif de l’État. Le commissaire au Gouvernement pourrait désigner un administrateur provisoire réellement indépendant, en l’absence de gouvernance légitime, procéder à la nomination d’un directeur général et mandater un audit indépendant afin d’établir un diagnostic objectif et exhaustif de la situation. Afin de permettre aux affiliés à la CIPAV de pouvoir avoir pleinement accès à leurs droits, elle lui demande donc de suivre la recommandation de la Cour des comptes et de procéder à la nomination d’un commissaire du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3567</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Appel d’offres concernant la gestion du 39 77</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6695. — 20 mai 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du projet d’appel d’offres de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) pour le 39 77. Celui-ci semble soulever plusieurs interrogations, notamment sur l’adaptation de structures associatives au nouveau système proposé. La question de la qualité du service et du bon accompagnement des victimes demeure essentielle. Dans le cadre du numéro 39 19, une limitation de la portée de la concurrence a été mise en place pour garantir un équilibre entre l’obligation légale d’appel d’offre, la nécessité de maintenir un lien de proximité avec les victimes et d’assurer un suivi de qualité. Cette solution a permis de répondre aux exigences légales tout en préservant l’efficacité du dispositif. Dans cette optique, Mme la députée souhaite savoir s’il est possible de transposer ce modèle au 39 77 et aux centres ALMA. À titre complémentaire, elle souhaite connaître la nature exacte de l’accompagnement que l’État prévoit de mettre en place, afin de garantir à la fois la continuité et la qualité du soutien apporté aux victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3568</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Détachement de travailleurs français en Allemagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6702. — 20 mai 2025. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les obstacles administratifs rencontrés dans le cadre du détachement de travailleurs français en Allemagne, notamment pour des missions de courte durée. En effet, les entreprises françaises amenées à intervenir ponctuellement en Allemagne, notamment dans le secteur du BTP ou des services, doivent, dans le cadre du détachement de leurs salariés, obtenir un certificat A1 attestant de l’affiliation des travailleurs à la sécurité sociale française. Or, dans la pratique, l’obtention de ce certificat s’avère souvent complexe et chronophage, même pour des missions de très courte durée (inférieures à une semaine), ce qui constitue un frein important à la mobilité professionnelle et à la réactivité des entreprises françaises dans un cadre transfrontalier. Cette difficulté administrative contrevient à l’esprit de simplification des échanges au sein de l’Union européenne et pénalise la compétitivité des entreprises françaises. Il souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage afin de simplifier ou déroger à l’obligation de délivrance de certificats A1 pour les missions courtes, notamment dans le contexte des échanges franco-allemands.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3568</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du lipœdème par la sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6704. — 20 mai 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de reconnaissance officielle et de prise en charge adaptée du lipœdème dans les dispositifs de santé publique. Le lipœdème est une pathologie chronique, évolutive et douloureuse, caractérisée par une répartition anormale du tissu adipeux, principalement au niveau des membres inférieurs. Cette affection touche quasi exclusivement les femmes et provoque un handicap fonctionnel et psychologique croissant, souvent confondu avec de l’obésité ou une insuffisance veineuse. À ce jour, le lipœdème ne figure pas dans la liste des affections de longue durée (ALD), ne bénéficie d’aucune reconnaissance spécifique dans les classifications médicales françaises et les traitements efficaces - notamment chirurgicaux comme la liposuccion thérapeutique - ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, contrairement à ce qui est pratiqué dans plusieurs pays européens (Allemagne, Belgique, etc.). Cette situation laisse de nombreuses patientes sans solution adaptée, confrontées à une errance médicale et à des coûts de soins importants non couverts. Il lui demande donc : si le Gouvernement envisage de faire reconnaître le lipoedème comme une pathologie à part entière ; quelles mesures il compte mettre en œuvre pour garantir une meilleure prise en charge diagnostique, thérapeutique et financière de cette maladie ; et si une inscription dans la liste des ALD ou un remboursement des actes de traitement pourrait être prochainement étudié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3568</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Risques des recours à la sous-traitance à France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6721. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les dangers de la collusion entre l’organisme public France Travail et des entreprises privées à but lucratif, par exemple le réseau social LinkedIn. Les deux structures travaillent de concert depuis quelques années pour « offrir toujours plus d’opportunités aux demandeurs d’emploi et aux recruteurs ». Néanmoins, elles ne peuvent, par essence, partager les mêmes buts : France Travail est un service public pour lequel les notions « d’objectifs à atteindre » et de « performances » ne doivent pas entrer en compte ; l’autre est une entreprise privée à but lucratif qui fait du marché de l’emploi son business. Il existe un risque fort et inquiétant d’un recours de plus en plus massif à la sous-traitance d’entreprises privées à France Travail, au vu de la multiplication des missions et de la baisse des effectifs. Non seulement cela pose des problèmes éthiques et politiques de marchandisation du chômage et de la précarité, mais cela paraît en outre aller contre la logique d’économies qui est mise en avant pour justifier la baisse des moyens. En effet, le recours à des organismes de placement privés coûte très cher à France Travail, qui n’est pas, loin s’en faut, le seul service public dans ce cas. Il lui demande ainsi quel est le regard qu’elle porte sur cette question et ce qu’elle compte mettre en place pour protéger le service public de l’emploi d’une logique marchande qui lui ferait perdre le sens, attaché au service public, de sa mission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3569</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Suivi des implants Essure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6726. — 20 mai 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les évolutions à donner au suivi des implants Essure. De 2002 à 2017, ce sont près de 220 000 Françaises qui ont recouru à l’implantation du dispositif Essure afin de garantir une contraception définitive et ce, sans intervention chirurgicale lourde ni concours hormonal. Pourtant, depuis 2017 ces implants n’ont plus été utilisés en France suite à de nombreux signalements de douleurs et d’effets secondaires lourds pour les femmes implantées. S’en est suivi un dispositif gouvernemental remarquable concernant le suivi et l’évaluation de la multiplication de ce dispositif mais aussi de son retrait (nécessitant une intervention plus lourde) par des femmes dont l’implantation devenait de plus en plus difficile à supporter. Si le CSST de 2017 a en effet rappelé que la balance coût-bénéfice du dispositif était bel et bien positive, il a aussi acté l’existence de très rares mais sévères cas qui incapacitent les femmes victimes. Le plan d’action de la puissance publique a été réaffirmé en 2020 après la réunion d’échange du 1er octobre qui a rappelé la nécessité d’informer largement les femmes porteuses, de permettre l’explantation pour celles qui souffrent de troubles disproportionnés, autant que de faire évoluer la recherche scientifique autour de ce dispositif. Aujourd’hui, après la mise en place par le CNP GO et GM en 2023 du registre de suivi des femmes atteintes, les victimes comme l’association RESIST reconnue d’utilité publique en la matière, reconnaissent des failles dans la prise en charge du plan d’action. En effet, les symptômes très larges et multiples inhérents à ces implantations peuvent être mal appréhendés par des médecins qui manquent d’une analyse fine liée à l’implantation, un manque qui empêche les femmes porteuses de pouvoir être accompagnées correctement alors qu’elles souffrent de ce dispositif menant à l’errance médicale. En conséquence, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir un accès généralisé des femmes concernées ainsi que du personnel médical à l’information concernant les effets secondaires de ce dispositif et pour faciliter la diffusion, l’encadrement et le contrôle du suivi du protocole d’explantation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3569</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6740. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI). L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en général, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Les acteurs de terrain n’ont pas été suffisamment consultés. Selon l’avis du 3 octobre 2024 du Haut Conseil de la santé publique, la DGS envisage de confier aux professionnels de santé la responsabilité de déterminer le caractère infectieux de leurs déchets. Cette redéfinition inquiète fortement la filière, car elle pourrait accroître les risques sanitaires, tant pour le personnel médical que pour les professionnels chargés de la gestion des déchets, d’autant que des incidents liés à la présence de DASRI dans les déchets ménagers ont déjà été constatés dans plusieurs départements. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé déjà particulièrement sous pression et un risque important pour les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Des accidents ont déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers en raison de l’apparition de DASRI, à la suite d’erreurs de tri, et le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, elle lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI, et quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3569</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Responsabilités en cas d’accident au tri des DASRI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6743. — 20 mai 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux. L’ensemble de la règlementation et des recommandations de bonnes pratiques applicables au tri des déchets d’activités de soins sont répertoriées dans le « Guide DASRI » en cours de mise à jour par la direction générale de la santé. Par leurs particularités et les dangers qu’ils présentent pour les professionnels de santé, les opérateurs de gestion des déchets et pour la population en générale, ces DASRI bénéficient d’un statut de déchets dangereux et du principe de précaution, inscrit dans la législation européenne relative à leur traitement. Pourtant, avant même tout changement de règlementation, de nombreux professionnels constatent déjà sur le terrain le déclassement d’un grand nombre de ces déchets d’activités de soins et leur réorientation vers la filière des déchets non dangereux. Cette situation pose deux problèmes majeurs : une complexification du geste de tri pour les professionnels de santé déjà particulièrement sous pression et un risque important pour les opérateurs chargés de la collecte, du traitement et du tri de la filière déchets qui seraient exposés à des déchets dangereux et infectieux. Des accidents ont déjà été recensés dans plusieurs centres de traitement de déchets ménagers en raison de l’apparition de DASRI, à la suite d’erreurs de tri et le déclassement en cours pourrait multiplier leur nombre dans les prochaines années. Dans ce contexte, il lui demande si les professionnels de santé seront considérés comme responsables en cas d’accident liés au tri des DASRI et quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour lutter contre ces risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3570</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Égalité d’accès dans l’aide à domicile pour les personnes en perte d’autonomie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6747. — 20 mai 2025. — Mme Océane Godard attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les différences de traitement entre les différents modes d’intervention à domicile dans un contexte de vieillissement accéléré de la population. Alors que la France comptera 21 millions de personnes de plus de 60 ans en 2030, le maintien à domicile s’affirme comme une priorité pour les politiques publiques de soutien à l’autonomie. Or les organismes mandataires, qui sont pourtant fortement plébiscités par les familles pour la stabilité relationnelle, la personnalisation de l’accompagnement et l’autonomie laissée aux personnes aidées, sont pénalisés par plusieurs dispositifs nationaux : d’une part, l’absence de tarif plancher national pour l’APA en mode mandataire provoque des inégalités territoriales majeures dans l’accès aux services à domicile avec des écarts de plus de 7 euros par heure entre départements ; d’autre part, ces organismes sont exclus du dispositif OSCAR de la CNAV, ce qui prive les retraités les plus fragilisés de la possibilité de choisir librement leur mode d’accompagnement ; par ailleurs, les aides à domicile employées par des particuliers via une structure mandataire ne bénéficient pas à ce jour de la carte professionnelle « aide à domicile » qui a été pourtant récemment instaurée pour valoriser cette profession essentielle. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour instaurer un tarif socle national pour l’APA en mode mandataire, garantir l’inclusion des mandataires dans le dispositif OSCAR afin de respecter le libre choix du mode d’intervention et étendre l’éligibilité à la carte professionnelle à toutes les aides à domicile quel que soit leur statut ou le mode d’exercice de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3570</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge de la dépendance en EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6749. — 20 mai 2025. — M. Guillaume Lepers attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les perspectives d’évolution de la politique publique en matière de prise en charge de la dépendance et l’accompagnement des personnes âgées dépendantes, en particulier pour les personnes âgées hébergées en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Il souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur les difficultés persistantes rencontrées par de nombreuses familles confrontées à la perte d’autonomie d’un proche. Si la qualité de l’accompagnement médical et humain proposé dans les établissements est saluée, le reste à charge pour les familles demeure souvent élevé et constitue un facteur de grande fragilité pour les ménages concernés. Dans les cas de dépendance lourde ou durable - comme c’est notamment le cas pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer - l’hébergement en EHPAD ne relève pas d’un simple choix de confort, mais d’une nécessité de santé et de sécurité. Ce besoin fondamental n’est toutefois pas toujours reconnu à sa juste mesure dans les dispositifs actuels de protection sociale, ce qui engendre une forme d’inégalité de traitement par rapport à d’autres situations médicales prises en charge de manière plus intégrale. Dans ce contexte, de nombreuses personnes âgées dépendantes et leurs proches doivent puiser dans les économies d’une vie pour assumer les frais liés à l’hébergement en établissement, ce qui engendre un enjeu moral et financier supplémentaire, en plus de l’épreuve humaine déjà traversée. Il lui demande ainsi les orientations du Gouvernement en matière de prise en charge de la dépendance, mais également les pistes d’action envisagées pour améliorer l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie et de leurs proches, tant sur le plan médical que financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3571</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Incertitudes budgétaires des structures d’insertion par l’activité économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6753. — 20 mai 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les incertitudes budgétaires qui fragilisent les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) et plus particulièrement les difficultés rencontrées dans le financement des actions de formation à destination des salariés en parcours. Les SIAE jouent un rôle fondamental dans la lutte contre l’exclusion et le retour à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail. Grâce à un accompagnement renforcé et individualisé, ces structures permettent chaque année à des milliers de personnes de retrouver une trajectoire professionnelle et de regagner en autonomie. La mise en œuvre du Plan d’investissement dans les compétences dédié à l’insertion par l’activité économique (PIC IAE) connaît de fortes tensions. Le budget 2025 s’établit à 70 millions d’euros, contre 85 millions en 2024 et 100 millions en 2023. Les opérateurs de compétences (OPCO) n’ont été informés de leurs enveloppes qu’en février 2025, avec une consigne initiale de n’engager les actions qu’à hauteur de 50 % du montant alloué en 2024. Cette communication tardive a entraîné des retards, voire des blocages, dans le lancement des formations. Par ailleurs, des disparités importantes existent selon les OPCO : certains appliquent une rétroactivité permettant de couvrir les formations commencées dès le 1er janvier 2025, d’autres non, sans que cette inégalité de traitement soit justifiée, alors même que les crédits proviennent tous de l’État. En parallèle, les effets de la revalorisation du SMIC intervenue en novembre 2024 ne semblent pas pris en compte dans les crédits pour 2025, ce qui pourrait aggraver encore davantage les déséquilibres. Ces incertitudes budgétaires, conjuguées à la diminution des moyens alloués et à la complexité des circuits de financement, pèsent lourdement sur l’action des SIAE. Certaines SIAE font déjà face à des licenciements, des fermetures d’activités, voire à la disparition pure et simple de leur structure. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour sécuriser, à court et moyen termes, les financements nécessaires à la pérennité des SIAE et garantir une équité de traitement dans l’accès à la formation des salariés en parcours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3571</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Crise de l’aide sociale à l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6762. — 20 mai 2025. — M. Serge Muller interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la crise que traverse l’aide sociale à l’enfance (ASE). En effet, l’ASE est confrontée à une crise profonde et persistante en France. Avec près de 400 000 prises en charge ces dernières années, le système est saturé, les professionnels sont en alerte et les conditions de prise en charge se dégradent. L’ASE fait face à une diminution significative du nombre de familles d’accueil et les éducateurs spécialisés, dépassés et surchargés, peinent à assurer un suivi efficace des enfants. Cette situation préoccupante impacte également la justice, avec des procédures longues et des aides qui tardent à arriver, laissant les familles les plus démunies dans un état d’abandon. Les jeunes issus de l’ASE, particulièrement vulnérables, sont également affectés par cette situation anxiogène. Face à cette situation alarmante, une coordination renforcée entre l’État et les départements est nécessaire pour garantir une protection efficace et équitable de tous les enfants confiés à l’ASE. Un investissement est vital pour répondre aux besoins des professionnels. En somme, des mesures concrètes doivent être prises rapidement pour améliorer les conditions de prise en charge des enfants. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3571</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Poursuite des actions de prévention et sensibilisation syndrome du bébé secoué
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6763. — 20 mai 2025. — Mme Océane Godard rappelle à Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles que, selon Santé publique France, la majorité des victimes du syndrome du bébé secoué ont entre deux et quatre mois et, en moyenne, un bébé est secoué une dizaine de fois avant d’être pris en charge (HAS, 2017). Ce syndrome entraîne un taux de mortalité de 20 % et parmi les survivants, 75 % souffrent de séquelles graves, telles que des troubles cognitifs, un retard psychomoteur, des déficits visuels, voire une cécité. La force de la secousse subie par ces nourrissons est comparable à celle d’un choc à 160 km/h lors d’un accident de la route. Face à ce fléau, le Gouvernement a engagé des actions notables, notamment à travers la commission des 1 000 premiers jours, mise en place en 2019 sur impulsion du Président de la République, et une campagne de sensibilisation lancée en 2022 à destination des futurs et jeunes parents. Il apparaît cependant essentiel de poursuivre et d’intensifier ces efforts. La prévention et la formation demeurent des leviers majeurs pour lutter contre cette maltraitance, notamment par la sensibilisation des pères, qui représentent 70 % des auteurs de ces actes, mais aussi les assistants maternels (20 %) et les mères (10 %). Dans cette perspective, Mme la députée interroge Mme la ministre sur l’état actuel de la politique des 1 000 premiers jours et sur son évolution à court et moyen terme. Quel bilan peut être dressé des actions menées au cours de l’année écoulée ? Quelles initiatives sont prévues pour renforcer encore le soutien à la parentalité et la prévention du syndrome du bébé secoué ? Par ailleurs, comment le secrétariat général des ministères sociaux organise-t-il le travail conjoint entre la direction générale de l’offre de soins et la direction de projets des 1 000 premiers jours pour garantir une approche coordonnée et efficace sur ce sujet ? Elle lui demande des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3572</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Repas à l’hôpital - Intégration de l’alimentation dans les critères IFAQ
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6776. — 20 mai 2025. — M. Boris Tavernier interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’instauration d’un nouveau critère d’incitation financière à l’amélioration de la qualité (IFAQ) concernant l’alimentation. Ce dispositif a été mis en place afin de récompenser financièrement les établissements de santé en fonction de leur performance sur différents critères liés à la qualité de l’offre de soins. Or, bien que l’alimentation joue un rôle essentiel dans la qualité de la prise en charge des patients et le bon fonctionnement des établissements, elle n’est aujourd’hui pas prise en compte dans l’évaluation globale de cette qualité. Par ailleurs, les services de restauration hospitalière sont déjà soumis aux objectifs de la loi « EGAlim » et des indicateurs permettant d’évaluer leurs performances existent donc déjà. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’introduire prochainement un critère dédié à la qualité de l’alimentation dans le cadre de l’IFAQ.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3572</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Statut des travailleurs et travailleuses des établissements thermaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6777. — 20 mai 2025. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du non-rattachement des établissements thermaux au champ réglementaire des établissements de santé. Alors même que les soins thermaux relèvent de prescriptions médicales et sont reconnus pour le traitement de pathologies chroniques, les établissements thermaux ne bénéficient pas du statut sanitaire. Ce statut hybride entre tourisme et santé a des conséquences concrètes sur les conditions de travail des personnels, la reconnaissance de leurs qualifications et l’accès des patients aux droits qui leur sont pourtant ouverts dans d’autres établissements de soins. Les professionnels de santé exerçant dans les établissements thermaux - infirmiers, kinésithérapeutes, agents thermaux - ne bénéficient ni de la revalorisation Ségur, ni de l’ouverture à certains actes courants (comme les soins simples), pourtant directement liés à leur exercice. Ce déclassement statutaire pèse sur l’attractivité des métiers, sur la qualité de vie au travail et sur la reconnaissance professionnelle. Cette situation entretient également une précarité statutaire à l’échelle de la branche : contrats saisonniers répétés, absence de reconnaissance de la pénibilité, retards dans la mise en œuvre de dispositifs internes en faveur des salariés âgés, tels que les plans seniors négociés dans certaines entreprises. Enfin, cette situation soulève une question de cohérence de la politique de santé publique : comment promouvoir les soins de prévention, reconnus médicalement, tout en maintenant les établissements thermaux en dehors du champ de droit commun des structures sanitaires ? Ainsi, il lui demande si elle entend mettre fin à cette exception réglementaire en reconnaissant les établissements thermaux comme établissements de santé et avec quelles conséquences en matière de rémunération, de conditions de travail et de droits des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3572</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retard de publication de la liste des métiers en tension
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6783. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Mazars attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retard constaté dans la publication de la liste actualisée des métiers caractérisés par des difficultés de recrutement, dite « liste des métiers en tension », prévue à l’article 27 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour le contrôle de l’immigration, l’amélioration de l’intégration et l’asile. Cette liste, dont la révision annuelle est désormais encadrée par la loi, constitue un outil essentiel d’orientation des politiques de l’emploi et de la formation. Elle revêt également une portée opérationnelle dans la mise en œuvre de l’article L. 435-4 du CESEDA, qui permet, à titre exceptionnel et jusqu’au 31 décembre 2026, la délivrance d’un titre de séjour temporaire aux étrangers en situation irrégulière justifiant d’une résidence ininterrompue d’au moins trois années sur le territoire national et ayant exercé une activité salariée dans un métier figurant sur cette liste pendant au moins douze mois au cours des vingt-quatre derniers mois. En région Occitanie, plusieurs secteurs, notamment l’hôtellerie-restauration, le bâtiment, l’aide à domicile ou le transport, sont particulièrement touchés par des pénuries structurelles de main-d’œuvre. Le retard de publication de cette liste, pourtant annoncée pour la fin du mois de février 2025, freine l’adaptation des dispositifs de formation et de recrutement, ainsi que la mise en œuvre des régularisations prévues par la loi. Il lui demande donc sous quelle échéance exacte la liste nationale actualisée, ainsi que ses déclinaisons régionales, seront publiées et si le Gouvernement entend clarifier et stabiliser la méthodologie de définition de ces listes afin d’en assurer la lisibilité, la prévisibilité et l’effectivité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3573</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Personnels de la fonction publique hospitalière à direction autonome
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6789. — 20 mai 2025. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur des injustices qui perdurent en lien avec les revalorisations successives liées au Ségur de la santé. Au mois de juillet 2020, le Gouvernement annonçait les premières conclusions et mesures du Ségur de la santé. L’une de ces mesures était la revalorisation salariale à hauteur de 183 euros sous forme de complément de traitement indiciaire (CTI) de certains personnels hospitaliers non médecins des secteurs public et privé non lucratif (infirmiers, aides-soignants, techniciens, brancardiers, etc.). Ces accords Ségur ont progressivement été étendus à l’ensemble des personnels des établissements sociaux et médico-sociaux rattachés aux établissements publics de santé, aux EHPAD relevant de la fonction publique hospitalière, ainsi qu’aux personnels soignants des structures publiques du secteur social et médico-social et aux agents exerçant des fonctions d’accompagnement socio-éducatif. Récemment encore, l’extension s’est prolongée avec l’entrée en vigueur de l’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur par arrêté en date du 6 août 2024 dans le cadre de la politique salariale en lien avec la négociation sur la CCUE dans le secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif. Il apparaît toutefois que les agents techniques et administratifs relevant du secteur médico-social de la fonction publique hospitalière à direction autonome restent exclus. Ils remplissent au quotidien les même fonctions que leurs homologues opérant dans des hôpitaux mais n’en retirent pas la même rémunération. De réelles problématiques de recrutement sont ainsi générées. C’est ce constat qui a amené les employeurs (Fédération hospitalière de France et GEPSO - groupe national des établissements services publics sociaux et médico-sociaux) à déposer une question prioritaire de constitutionnalité auprès du Conseil constitutionnel en décembre 2023. Cette situation concerne deux établissements dans le département du Finistère et une quinzaine d’agents au sein de l’établissement situé sur la quatrième circonscription du Finistère. À l’échelle du pays, cela représente seulement trois mille agents. Dans cette perspective, rééquilibrer cette injustice ne constituerait pas une dépense impossible à assumer pour les finances publiques. Elle lui demande si elle va corriger cette iniquité entre agents de la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3573</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé des agents de France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6791. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la santé à France Travail. En effet, depuis plusieurs années, les changements incessants subis par ce service public instaurent une insécurité profonde pour les salariés de France Travail. Le CSE de France Travail Bretagne a obtenu, en 2024, une étude indépendante sur la santé mentale des agents de FT Bretagne. Les résultats sont accablants : 26 % des personnels sont atteints de troubles anxieux avérés ; 12 % de troubles dépressifs. Tous les services ont subi des réductions de postes, une surcharge de travail, un management parfois toxique, des réglementations toujours plus complexes, un manque cruel de formations en présentiel. Ces souffrances sont accrues chez les agents publics (aujourd’hui 3 000 agents sur les 55 000 salariés de France Travail). Ceux-ci se sentent méprisés : ils ne sont pas concernés par les hausses de salaire et ne bénéficient plus du statut de fonctionnaire. On assiste à une véritable « Francetélécomisation » de ces personnels qui rencontrent en plus une crise de vocation. Ces agents ont choisi, au moment de la fusion entre l’ANPE et les ASSEDIC, de rester des agents publics par conviction. Aujourd’hui, ils sont soumis à des objectifs de performance, à des injonctions de contrôle et de sanction des inscrits, à la robotisation de leur travail par le recours à l’IA. France Travail abîme la santé de ses agents : une étude nationale menée en 2020 démontre que 67 % des travailleurs handicapés de France Travail n’étaient pas handicapés lors de leur arrivée. Maladies professionnelles, sédentarité, burn-out, dépression : France Travail fabrique du mal-être qui finit parfois en inaptitude au travail. Par ailleurs, les salariés de France Travail sont particulièrement exposés à la violence de la société et à la souffrance d’autrui. Les agressions physiques et les menaces de mort sont fréquentes. En 2024, dans le Finistère, 42 demandeurs d’emploi ont prévenu leur conseiller France Travail de leurs intentions suicidaires. Alors que la santé des salariés de France Travail et celle des demandeurs d’emploi est menacée par l’ensemble de ces facteurs, il semble que la réponse des gouvernements successifs soit de prévoir toujours plus de contrôles, donc de travail, et d’accorder toujours moins de moyens. Il l’interroge sur ce qu’elle compte mettre en place pour protéger les agents de France Travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3574</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Versement de l’IFSE au proche aidant exerçant dans la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6792. — 20 mai 2025. — M. Jonathan Gery appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur les conséquences du congé de proche aidant sur la rémunération des agents publics et notamment sur le versement de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Ce congé, prévu par les articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique, permet aux agents publics de suspendre temporairement leur activité professionnelle afin d’accompagner un proche en perte d’autonomie. Bien que ce dispositif réponde à une exigence d’humanité et de solidarité, son impact financier pour les agents publics demeure préoccupant. En effet, contrairement à d’autres congés assimilés à du service effectif, le congé de proche aidant ne garantit pas le maintien de l’IFSE, qui peut être suspendue. Or plusieurs autres types de congés permettent le maintien de cette indemnité : congés maternité, paternité ou d’adoption, congé de solidarité familiale ou, depuis septembre 2024, congé de longue maladie et congé de grave maladie. Dans un contexte de vieillissement de la population et de volonté affirmée de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, handicapées ou en perte d’autonomie, il serait souhaitable que le congé de proche aidant puisse bénéficier des mêmes dispositions, notamment en matière de reconnaissance financière. Le fait que ce congé ne soit pas rémunéré constitue un frein à son utilisation par les agents publics et notamment par les plus modestes, alors même que la solidarité familiale est aujourd’hui largement encouragée par les pouvoirs publics. Le maintien de l’IFSE pour les agents publics en congé de proche aidant représenterait une mesure de justice sociale et de reconnaissance de l’engagement des aidants, tout en sécurisant leur situation professionnelle. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de garantir le maintien de l’IFSE pendant toute la durée du congé de proche aidant, à l’instar d’autres congés assimilés à des périodes de service effectif, afin de soutenir les agents publics dans leur rôle essentiel d’aidants familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3574</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Écarts de coût des études de kinésithérapie selon les villes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6793. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les disparités importantes des frais de scolarité pour les étudiants en masso-kinésithérapie en France. Actuellement, le coût de la formation pour devenir kinésithérapeute varie entre 800 et plus de 40 000 euros selon le statut de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et ce, sans que les étudiants aient réellement le choix de leur établissement. Cette situation crée une inégalité majeure entre les futurs professionnels de santé, pénalise financièrement certains étudiants et impacte l’attractivité de la formation. Dans le cadre du septième avenant conventionnel, l’État s’était engagé à harmoniser ces frais avant le 1er janvier 2025 et à mettre en place une compensation financière via l’assurance maladie en cas de maintien des disparités. Toutefois, à ce jour, aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre dans le PLF ou le PLFSS pour 2025, laissant les étudiants dans une situation d’incertitude et de précarité croissante. Cette injustice est particulièrement visible en Bretagne : les 370 étudiants de l’IFMK de Rennes doivent payer plus de 7 000 euros par an, tandis que ceux de Brest ne paient que les frais universitaires, soit environ 200 euros par an. Pourtant, tous seront soumis aux mêmes obligations professionnelles une fois diplômés. Ainsi, cette situation freine la formation des futurs kinésithérapeutes et aggrave la désertification médicale en décourageant les vocations. Faute de solution, de nombreux étudiants renoncent à cette carrière ou partent se former à l’étranger. D’autres sont également contraints de travailler en parallèle des études, mettant en péril leur réussite et leur santé. Au regard de ces éléments, il souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre pour respecter les engagements pris en faveur d’une harmonisation des frais de formation en kinésithérapie et garantir un accès équitable à cette filière essentielle pour la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3574</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prime Ségur : une revalorisation financée toujours attendue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6804. — 20 mai 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’injustice qui perdure dans l’attribution de la prime Ségur. De nombreux personnels du secteur médico-social en sont toujours exclus. Instauré pour revaloriser les salaires des professionnels du secteur médico-social et favoriser leur maintien en poste après la crise du covid-19, le complément de traitement indiciaire (CTI) a progressivement été élargi à de nouvelles catégories de personnels. Toutefois, malgré ces ajustements, de trop nombreux agents restent exclus du dispositif. Par exemple, les agents des centres communaux d’action sociale (CCAS) de la ville de Brest, les agents administratifs de la fonction publique hospitalière de Bretagne, des agents d’établissements et service d’aide par le travail (ESAT), des associations de protection juridiques des majeurs, ont fait part à M. le député de cette inégalité de traitement, d’autant plus incompréhensible que, dans le même temps, le personnel du secteur privé bénéficie désormais de cette revalorisation. Les critères d’éligibilité stricts et cumulatifs définis par le décret en vigueur privent ainsi certains agents du CCAS de la prime. Par exemple, les agents du service dédié aux gens du voyage sont exclus au motif que leurs tâches relèvent de l’accueil et non de l’accompagnement, alors même qu’ils participent au suivi social des personnes concernées. De plus, une seule différence de niveau de diplôme suffit parfois à priver un agent de cette prime. À Brest, au sein du CCAS, environ 85 agents sont concernés par cette exclusion et se voient donc être privés d’un complément de salaire non négligeable de 183 euros nets par mois. Par ailleurs, l’octroi d’un financement par l’État de cette prime Ségur est un impondérable : plusieurs structures, associatives notamment, ont été mises en difficulté par l’application de la prime Ségur sans financement spécifique car elles ont dû le financer sur fonds propres. Compte tenu de ces éléments, il l’interroge sur les mesures immédiates qu’il entend prendre pour mettre fin à cette inégalité de traitement et garantir l’attribution du CTI financé à tous les agents du secteur médico-social, y compris ceux des CCAS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3575</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé mentale des jeunes : quelles actions pour répondre à l’urgence ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6807. — 20 mai 2025. — M. Alexis Corbière alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la dégradation préoccupante de la santé mentale des jeunes en France. Deux semaines après le terrible assassinat d’une lycéenne de 15 ans dans son établissement à Nantes, le suspect se trouve toujours en psychiatrie. Il y a une semaine, des professionnels de la pédopsychiatrie dressaient un tableau noir de l’état de la prise en charge de la santé mentale dans le pays. Les données les plus récentes témoignent d’une aggravation alarmante de la santé psychique des jeunes. Selon une étude de l’université de Bordeaux, 40 % des étudiants présentent aujourd’hui des symptômes dépressifs, contre 26 % avant la crise sanitaire. Chez les 18-24 ans, les idées suicidaires ont progressé de manière significative, passant de 21 % à 29 % entre 2019 et 2023. Santé publique France indique également que la proportion de jeunes de cette tranche d’âge souffrant de dépression a presque doublé entre 2017 et 2021, passant de 11 % à 21 %. Ces données préoccupantes devraient appeler une réaction forte du Gouvernement et l’engager à s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène. Or celles-ci sont multiples : la précarité étudiante croissante, l’isolement lié aux usages numériques, ou encore la pression scolaire et sociale. L’instabilité en matière de logement, les difficultés à se nourrir correctement, l’impossibilité d’accéder aux loisirs participent à l’apparition et à l’aggravation de symptômes dépressifs. Face à cette situation, les dispositifs existants restent insuffisants. Le système de médecine scolaire est dans un état de délabrement préoccupant : on compte seulement un médecin scolaire pour 16 000 élèves, le chiffre s’élève à 21 000 en Seine Saint-Denis, alors que la norme serait d’un pour 5 000. Dans la circonscription de M. le député, à Montreuil, aucun médecin scolaire n’est en poste depuis sept ans. À cela s’ajoute une réduction du personnel infirmier dans les établissements scolaires, comme au lycée Eugénie Cotton de Montreuil où l’infirmière scolaire se voit contrainte de réduire son temps de travail à mi-temps. Le nombre de psychologues de l’éducation nationale reste par ailleurs dramatiquement bas : environ un pour 1 500 élèves aujourd’hui, contre un pour 800 dans les années 1980. Le renforcement des effectifs de santé dans les établissements scolaires est essentiel pour garantir un accompagnement de qualité auprès des jeunes. Le dispositif du « chèque psy » a également révélé ses limites. Bien que sa nouvelle déclinaison, « Santé psy étudiant », ait apporté certaines améliorations, des progrès restent nécessaires, notamment pour renforcer l’attractivité du dispositif auprès des psychologues et favoriser une meilleure articulation avec la médecine scolaire. Au regard de cette situation sanitaire et sociale d’une extrême gravité, il est impératif d’engager une réponse à la hauteur. Cela suppose le recrutement massif de médecins et d’infirmières scolaires, la revalorisation de leurs métiers, l’augmentation significative du nombre de psychologues de l’éducation nationale (PsyEN), ainsi que l’amélioration et une meilleure visibilité des dispositifs d’accès aux soins psychologiques. En résumé, à l’heure où la santé mentale était proclamée « grande cause nationale » par l’ex-premier ministre Michel Barnier, il est paradoxal de constater l’absence d’engagements politiques et financiers clairs et de mesures concrètes à la hauteur de l’enjeu. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures elle compte prendre pour garantir un accès effectif à la prévention et aux soins psychologiques pour les jeunes ; comment elle envisage un plan de recrutement ambitieux pour la médecine scolaire et universitaire, incluant médecins, infirmiers et psychologues. Enfin, il souhaiterait savoir si une amélioration du dispositif « Santé psy étudiant » est à l’ordre du jour, afin que celui-ci puisse véritablement répondre aux besoins des jeunes en détresse psychique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3576</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Partage des allocations d’aide au logement en cas de garde alternée d’un enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6822. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés des parents séparés à faire valoir un partage des allocations d’aide au logement en cas de garde alternée d’un enfant. Mme la députée est interpellée par un citoyen ayant la garde alternée de son enfant. Ce dernier a demandé auprès de la CAF du département une réévaluation de son allocation logement prenant en compte la garde de l’enfant. Cette réévaluation lui a été refusée, au prétexte de respecter le principe d’unicité de l’allocataire. Pourtant, dans un arrêt en date du 21 juillet 2017, le Conseil d’État décide qu’en présence d’enfants en garde alternée, chaque parent peut obtenir le bénéfice de l’aide personnalisée au logement (APL). Cette décision fait aujourd’hui jurisprudence puisque la justice donne régulièrement tort à la CAF dans les contentieux de ce type qui lui sont soumis. En effet dans la pratique, les procédures de demande des aides au logement ne permettent pas la demande du partage de l’APL. Les CAF le justifient par une défaillance du logiciel qui ne permettrait pas de calculer automatiquement ces droits « partagés ». Ainsi, sans évolution du traitement informatique, le partage ne peut être obtenu qu’après recours de l’allocataire et à l’issue d’une action manuelle. Cette obligation d’en passer par le recours pour faire valoir son droit est en contradiction avec l’article L. 583-1 du code de la sécurité sociale qui indique que les organismes débiteurs des prestations familiales sont tenus en particulier d’assurer l’information des allocataires sur la nature et l’étendue de leurs droits et de leur prêter concours pour l’établissement des demandes dont la satisfaction leur incombe. Cette incohérence entre les pratiques administratives et les préconisations juridiques découle notamment du fait que le partage des allocations d’aide au logement n’est pas expressément mentionné dans le code de la sécurité sociale, à l’inverse des allocations familiales. En 2020, le gouvernement avait indiqué vouloir consacrer par décret dans le code de la sécurité sociale cette prise en compte la décision du Conseil d’État de 2017. Aujourd’hui ce décret n’est toujours pas paru. Aussi elle lui demande à quelle échéance le Gouvernement compte faire inscrire dans le code de la sécurité sociale le partage des allocations d’aide au logement en cas de garde alternée, afin d’impulser un changement de procédure au sein des CAF en cohérence avec la jurisprudence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3576</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants atteints du syndrome CASK
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6829. — 20 mai 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les familles d’enfants atteints de maladies rares et notamment du syndrome CASK. M. le député est en effet interpellé à ce sujet par l’association « Enfants CASK France » (AECF), dont le président réside dans sa circonscription. Cette association alerte sur deux problèmes majeurs : d’une part, l’absence de structures adaptées en France en matière de rééducation, qui oblige les familles à se rendre à l’étranger pour des soins de qualité. D’autre part, le coût très élevé du matériel spécialisé nécessaire à la vie quotidienne de ces enfants. Le syndrome CASK est une maladie génétique ultra rare. Elle affecte gravement le développement du cervelet et du tronc cérébral. Elle est encore peu connue, sans traitement ; sans les actions de cette association, aucune recherche ne serait menée sur ce sujet en France. Pourtant, un diagnostic précoce pourrait améliorer la prise en charge. Les familles, faute de centre de rééducation adaptés aux handicaps rares, n’ont pas d’autre choix que de se rendre à leur charge à l’étranger (notamment en Espagne, Pologne ou Hongrie) pour fournir ces prises en charge à leurs enfants. Ces thérapies dites « intensives » dans le sens où les séances de soins (ex : kiné motrice, psychomotricité, orthophonie, etc.) sont bien rapprochées dans le temps versus la prise en charge en France, commencent à peine à arriver en France et de plus sont réservées à des pathologies très spécifiques avec à peine quelques places par an au niveau national (ex : module HABIT-ILE pour les enfants atteints de paralysie cérébrale unilatérale). Plus largement, plus de 7 000 maladies rares concernent environ 3 millions de Français. Le nouveau Plan national maladies rares 2025-2030, récemment présenté, marque une volonté de mieux accompagner ces familles. Mais les associations alertent : les moyens financiers prévus restent insuffisants, en particulier sur le diagnostic, la recherche et l’accompagnement des malades et aidants. Aussi, le 25 avril 2025, l’Assemblée nationale accueillait un colloque intitulé « Dépister les maladies rares : Accélérer, anticiper, généraliser », réunissant professionnels de santé, chercheurs, représentants d’associations et parlementaires. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur les avancées en matière de dépistage néonatal des maladies rares et de promouvoir une stratégie plus ambitieuse à l’échelle nationale. Les échanges ont souligné l’importance d’un dépistage plus large, plus rapide et mieux intégré dans le parcours de soins, au bénéfice des familles concernées. À cette occasion, plusieurs pathologies rares ont été évoquées mais malheureusement pas CASK car sa prévalence est, comme beaucoup d’autres maladies ultra rares, bien trop faible pour un dépistage néonatal. Néanmoins, l’association a réussi à démarrer une étude de diagnostic anténatal en se rapprochant de l’AP-HP et en mobilisant ses fonds propres. Par ailleurs, M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour renforcer la recherche sur les maladies ultra rares encore orphelines comme le syndrome CASK et faciliter l’accès à des soins de rééducation sur le territoire national inspirés de ce qui se fait dans d’autres pays de l’UE. Enfin, il souhaiterait attirer l’attention du Gouvernement sur les prix très élevés pratiqués par les professionnels de santé pour les équipements et appareillages spécialisés indispensables à ces enfants dans leurs parcours de vie. Ces prix ne se justifient en rien au regard de la qualité des matériels et solutions proposés (absence de recherche et développement concernant les matériaux de construction employés, fragilité de certains équipements, absence de praticité à leur utilisation quotidienne, délais de livraison ubuesques raccourcissant la durée de vie de ces équipements car il faut sans cesse les adapter au développement de l’enfant donc engendrant un gaspillage effarant, etc.). Ainsi, le président de l’association « Enfants CASK France » (AECF) cite les exemple d’un « corset siège » ou d’un « verticalisateur » proposés pour sa fille, porteuse d’un polyhandicap lourd : les châssis sont en acier peint surdimensionné et donc très lourds à manipuler, impossibilité de voyager avec ces matériels sauf à avoir un véhicule type fourgon (ce qui n’est évidemment pas le cas de tout le monde), nécessité d’avoir en permanence une caisse à outils à portée de mains pour les réglages des appareils alors que des solutions rapides sans outils existent (type serrage roue de vélo). M. le député relaie ainsi la situation de toutes ces familles confrontées à ces réalités. Par ailleurs, il questionne Mme la ministre sur l’encadrement des prix pratiqués pour ces matériels remboursés par la sécurité sociale et souhaite savoir si des contrôles sont pratiqués auprès des fabricants qui facturent ces équipements. Dans le cadre des discussions budgétaires à venir et alors que la question de la dette publique est dans tous les esprits, il l’interroge à cet égard sur l’utilisation faite de l’argent public et l’absence de volonté des professionnels de santé et des fabricants à améliorer la qualité et la praticité des matériels pour l’intérêt prioritaire des malades et des aidants qui s’en occupent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3577</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la papillomatose respiratoire récurrente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6830. — 20 mai 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’insuffisante reconnaissance et visibilité de la papillomatose respiratoire récurrente (PRR) dans les dispositifs publics de lutte contre les papillomavirus humains (HPV). Maladie rare, la PRR est provoquée par les HPV de type 6 et 11. Elle touche notamment de très jeunes enfants, entraînant des troubles respiratoires graves nécessitant des chirurgies itératives sous anesthésie générale. Des réseaux de prise en charge existent pour les enfants (forme juvénile de la maladie), comme le réseau Malo ( via la filière TêteCou pour les lésions ORL pédiatriques) et le réseau OrphaLung ( via Respifil pour les complications affectant la trachée, les bronches et le parenchyme pulmonaire). Cependant, aucun parcours ORL labellisé n’est disponible pour les adultes, bien que la maladie puisse persister à l’âge adulte, affecter la voix et compromettre la vie professionnelle. De plus, des PRR peuvent également apparaître plus tard dans la vie, on parle de forme adulte de la maladie, affectant profondément la vie professionnelle des jeunes adultes concernés. L’absence de réseau spécialisé pour les adultes entraîne un risque de prises en charge inégales. Pour les personnes ayant développé des PRR durant l’enfance et devenues adultes, cela signifie aussi un manque de partage des connaissances sur l’évolution de la maladie et ses complications. Or il s’agit d’une maladie rare encore mal connue. L’association Vaincre PRR, membre de l’Alliance maladies rares et d’Eurordis, se mobilise depuis 2014 pour soutenir les familles, faire avancer la recherche et alerter les autorités sanitaires. Pourtant, la PRR demeure absente du dossier « Papillomavirus » publié par Santé publique France et est très peu mentionnée par l’Institut national du cancer, malgré son origine virale et les perspectives préventives qu’ouvre la vaccination contre les HPV. Aussi, elle lui demande comment elle entend intégrer la PRR aux campagnes de communication et aux dossiers officiels relatifs à la prévention des infections à HPV ; promouvoir activement une vaccination élargie contre les HPV, dès le plus jeune âge ; et reconnaître pleinement la PRR dans les politiques publiques de santé en y associant les associations de patients concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3578</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prise en charge de la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6831. — 20 mai 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des personnes atteintes de fibromyalgie, une pathologie chronique caractérisée par des douleurs diffuses, une fatigue persistante, des troubles du sommeil et des difficultés cognitives, dont souffrent plusieurs millions de Français. Malgré l’impact invalidant de cette maladie sur la vie quotidienne des patients, la fibromyalgie reste encore aujourd’hui insuffisamment reconnue par les institutions sanitaires. Son inscription dans les classifications officielles reste limitée, sa prise en charge est souvent partielle et le parcours de soins des malades est trop souvent marqué par l’errance médicale, le déni ou l’incompréhension. Les associations de patients, à l’instar de l’association Fibromyalgie Halluin dans le Nord, soulignent l’urgence de plusieurs mesures : une reconnaissance pleine et entière de la fibromyalgie comme affection de longue durée, une meilleure formation des professionnels de santé, la création de structures de soins adaptées à la complexité des symptômes, ainsi qu’un effort renforcé en matière de recherche. Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement entend engager pour : améliorer la reconnaissance de la fibromyalgie dans les dispositifs de soins et de compensation ; renforcer la formation des professionnels de santé sur cette pathologie ; favoriser la création de parcours de soins adaptés pour les malades ; soutenir activement la recherche scientifique sur cette maladie encore mal comprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3578</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Barusseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès au soin en gynécologie médicale pour les femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6834. — 20 mai 2025. — M. Fabrice Barusseau rappelle à Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles que l’accès aux soins gynécologiques reste contraignant, au regard de la situation de la gynécologie médicale en France La spécialité de gynécologie médicale, rétablie depuis 2003, subit actuellement un recul du nombre de praticiens. La rupture de formation qui a eu lieu entre 1984 et 2003 a entraîné l’absence de formation pour presque une génération de gynécologues médicaux et a pour conséquence le départ à la retraite en 2020 de 60 % des effectifs. Ce vide laissé par les anciens gynécologues médicaux n’est pas compensé et la baisse du nombre de postes en interne dans cette spécialité, depuis 2024, accroît ce manque. En effet, dans 11 départements français, les femmes ne trouvent plus aucun praticien de gynécologie médicale. L’accompagnement médical des femmes et notamment des plus jeunes, ne cesse de se détériorer, entraînant un manque flagrant de prévention et de suivi. Les conséquences sont lourdes pour les femmes, qui font face à des diagnostics tardifs, des complications, une augmentation des cancers du col de l’utérus, du sein, des IST non détectées et un accès plus difficile à la contraception. Ces conditions néfastes laissent les femmes dans l’incertitude d’un suivi médical tout au long de leur vie et de la possibilité d’être prises en charge. L’accès aux soins en France, porté par le Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM), doit être accessible aux plus de 30 millions de femmes en âge de consulter, afin de répondre à leurs besoins. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend engager afin d’augmenter le nombre de postes d’internes en gynécologie médicale, pour permettre la prise en charge des femmes tout au long de leur vie et d’accéder à la demande d’audience des responsables du CDGM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3578</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manque de gynécologues médicaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6835. — 20 mai 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante de la gynécologie médicale, notamment dans son département de la Meuse. La gynécologie médicale est une spécialité distincte de la gynécologie obstétrique, qui assure la prise en charge de la santé des femmes tout au long de leur vie, en matière de contraception, de prévention des cancers, de dépistage et de traitement des infections sexuellement transmissibles, de diagnostic et d’accompagnement de pathologies comme l’endométriose, ou encore du suivi de la ménopause. Or cette spécialité a connu un abandon de la part des pouvoirs publics entre 1987 et 2003, dans un contexte de restructuration de la formation des professionnels de santé. Pendant 17 ans, plus aucune formation n’a été assurée pour cette spécialité et ce n’est qu’en 2003 que le diplôme a été rétabli. Depuis, les effectifs formés restent pourtant insuffisants au regard des besoins. En 2024, le Gouvernement a diminué le nombre de postes alloués à cette spécialité, mettant encore davantage en péril l’accès des femmes à ces professionnels. Pourtant, les conséquences liées au manque de gynécologues médicaux sont nombreuses : retards de diagnostic, pertes de chance face aux cancers gynécologiques, absence de suivi post-cancer, etc. Selon l’Atlas national 2025 du Conseil de l’Ordre des médecins, 9 départements sont dépourvus de gynécologues médicaux. C’est le cas de la Meuse, où les patientes sont contraintes de parcourir de longues distances et de subir des délais d’attente inacceptables. Face à cette situation, elle lui demande comment elle entend remédier à la pénurie de gynécologues médicaux, revaloriser cette spécialité et garantir un accès à ces professionnels sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3579</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie de médecins généralistes et spécialistes dans l’agglomération de Forbach
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6836. — 20 mai 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la pénurie de médecins généralistes dans l’agglomération de Forbach. Actuellement, seuls 30 omnipraticiens exercent encore dans les 21 communes du territoire, contre 33 il y a un an. Cela représente 19 omnipraticiens de moins qu’il y a dix ans. La situation est d’autant plus préoccupante que 20 d’entre eux sont âgés de 60 ans ou plus et que plusieurs ont déjà annoncé leur départ à la retraite d’ici la fin de cette année. Cette raréfaction des professionnels de santé entraîne une hausse du nombre de patients sans médecin traitant, qui s’élève aujourd’hui à 1 196 personnes rien qu’à Forbach ville. La désertification médicale touche également certaines spécialités, notamment la dermatologie, totalement absente de l’agglomération depuis 2021. De nombreux autres spécialistes, tels que les pédiatres, neurologues, radiologues, ophtalmologues ou encore chirurgiens-dentistes, sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins de la population locale. Face à cette situation critique, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un accès équitable aux soins dans cette région. Il demande notamment quelles actions sont prévues pour inciter les jeunes médecins à s’installer durablement dans l’agglomération de Forbach et quelles dispositions sont envisagées pour renforcer l’offre de soins spécialisés sur ce territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3579</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Commercialisation préoccupante d’une boisson alcoolisée et énergisante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6846. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la commercialisation préoccupante d’une boisson alcoolisée et énergisante dénommée « Vody », en particulier dans les territoires ultramarins. Cette boisson, fabriquée en Allemagne mais interdite à la consommation sur le territoire allemand, est pourtant vendue dans l’Hexagone, en Afrique et dans les outre-mer. Présentée sous l’apparence anodine d’un soda, conditionnée dans des canettes colorées et vendue à bas prix, elle est composée d’un mélange de vodka et de boisson énergisante. Son goût sucré et son packaging attractif la rendent particulièrement accessible et séduisante pour les jeunes publics, favorisant une consommation massive et non encadrée. En Guadeloupe, plusieurs cas de comas éthyliques ont été signalés chez des adolescents après ingestion de ce produit. Ce phénomène inquiète profondément les professionnels de santé et les familles. Le docteur William Lowenstein, addictologue et président de SOS Addictions, alerte sur ce qu’il qualifie de « marketing cynique et pur », visant délibérément des publics vulnérables. Aussi, M. le député demande quelles mesures immédiates le Gouvernement entend prendre pour interdire la commercialisation de la boisson « Vody » sur le territoire français, notamment dans les outre-mer ; si une évaluation sanitaire nationale est envisagée pour mesurer les effets de ce produit sur la santé, en particulier chez les jeunes ; et si une campagne de prévention et de sensibilisation est prévue, pour alerter sur la dangerosité de cette boisson et prévenir les risques liés à sa consommation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3579</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>La décision de ne pas renouveler le financement du planning familial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6847. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la décision du ministère des outre-mer de ne pas renouveler le financement du planning familial pour l’année 2025 dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Cette décision constitue un recul alarmant en matière d’accès aux droits sexuels et reproductifs dans ces territoires déjà fortement fragilisés sur le plan sanitaire et social. En effet, les DROM se caractérisent par des inégalités structurelles d’accès à la santé sexuelle : sous-dotation en centres de santé, couverture territoriale incomplète des dispositifs de prévention, désertification médicale, précarité économique, difficultés de mobilité et accès inégal aux IVG, à la contraception et à l’éducation à la sexualité. La Guadeloupe, la Guyane et Mayotte connaissent notamment des taux d’incidence du VIH largement supérieurs à ceux observés dans l’Hexagone. En 2018, la Guyane enregistrait un taux de 896 nouveaux cas de séropositivité pour 1 million d’habitants, contre 203 en Île-de-France, région de l’Hexagone la plus touchée. De plus, les femmes y sont majoritairement concernées par ces nouvelles contaminations, dans un contexte marqué par des violences sexuelles et sexistes largement sous-traitées. Les taux d’IVG y sont également deux fois plus élevés que dans l’Hexagone, notamment chez les mineures. Ces chiffres, loin de refléter une problématique morale, traduisent des besoins urgents et massifs en matière d’accès à l’information, à la prévention et aux soins. Or les données disponibles sur la santé sexuelle dans les DROM restent lacunaires, tant dans les enquêtes quantitatives nationales que dans les travaux sociologiques et épidémiologiques. Dans ce contexte, les actions du planning familial sont essentielles. Elles constituent bien souvent l’unique point d’ancrage de proximité pour les populations vulnérables, notamment les jeunes, les femmes, les personnes LGBTQI+ ou encore les personnes migrantes. À titre d’exemple, en Guyane, les associations ont assuré à elles seules la moitié des dépistages VIH par tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) en 2016. Le tissu associatif ultramarin joue donc un rôle vital de compensation des manquements institutionnels. Supprimer le financement du planning familial dans les DROM revient à mettre en péril la pérennité de ces actions et à accroître les inégalités territoriales en matière de santé publique. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès équitable à la santé sexuelle et reproductive dans les DROM et s’il compte revenir sur la décision de suppression du financement au planning familial, dans un contexte d’urgence sanitaire avérée. Enfin, il demande quelles stratégies sont envisagées pour produire et actualiser les données relatives à la santé sexuelle dans les DROM, afin de mieux adapter les politiques publiques à la réalité de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3580</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Nécessité d’implanter une maison des aînés et des aidants en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6849. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’implanter une maison des aînés et des aidants en Guadeloupe, en particulier dans la région de la Grande-Terre. La Guadeloupe connaît un vieillissement accéléré de sa population. Selon le dernier rapport annuel de l’Institut des départements d’outre-mer, en 2021, les personnes âgées de 60 ans et plus représentaient 29,2 % de la population et celles de 75 ans et plus, 9,7 %. Ce vieillissement démographique est nettement plus marqué qu’en France hexagonale. Parallèlement, la région souffre d’un taux d’illettrisme élevé : en 2022, 17 500 personnes en Guadeloupe étaient en situation d’illettrisme, soit 9 % de la population contre 4 % en moyenne nationale. Dans ce contexte, les personnes âgées guadeloupéennes, souvent isolées, vulnérables et confrontées à des difficultés dans l’accès aux droits, sont particulièrement exposées. L’absence d’un guichet unique public d’accompagnement administratif, social, psychologique et médical accentue leur précarité, tout comme celle de leurs familles. De nombreuses familles sont aujourd’hui contraintes d’avoir recours à des établissements privés souvent coûteux, faute de solution locale adaptée, alors même que ce n’est pas leur premier choix. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage la création d’une maison des aînés en Guadeloupe dans les années à venir et selon quel calendrier ; quels leviers budgétaires, techniques et partenariaux sont mobilisables par l’État pour permettre son implantation, notamment dans une zone à fort enjeu comme la Grande-Terre et si un accompagnement spécifique est prévu pour les territoires ultramarins dans le cadre de la stratégie nationale pour le bien vieillir, notamment dans les territoires marqués par un fort taux de précarité et d’illettrisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3580</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Baptiste</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Urgence de la mise en place d’un dispositif gratuit de prise en charge psy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6853. — 20 mai 2025. — M. Christian Baptiste alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence de la mise en place d’un dispositif gratuit de prise en charge psychologique adapté aux réalités spécifiques de la Guadeloupe pour les victimes de violences sexistes et sexuelles. En effet, les données communiquées par les services de police et de gendarmerie en Guadeloupe révèlent une situation préoccupante : sur les huit premiers mois de l’année, 1 134 femmes ont été victimes de violences, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Parmi ces chiffres alarmants, on note notamment : 765 femmes victimes de violences physiques contre 747 en 2018 ; 276 femmes ayant subi des menaces ou du chantage contre 220 en 2018 ; 32 viols sur des femmes majeures contre 20 en 2018 ; 20 viols sur mineures contre 31 en 2018 ; 13 cas de harcèlements et agressions sexuelles sur majeures contre 11 en 2018 ; 24 cas de harcèlements et agressions sexuelles sur mineures contre 38 en 2018. Face à ces violences, les victimes se trouvent souvent isolées, démunies et sans accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques liés au contexte socio-culturel de la Guadeloupe. Il n’est pas acceptable que les victimes, qui subissent ces violences sans en être responsables, soient contraintes de payer elles-mêmes leurs séances de soutien psychologique alors que les agresseurs, bénéficiant de procédures judiciaires souvent longues, poursuivent leur vie sans avoir à se préoccuper des conséquences financières. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de mettre en place afin d’offrir aux victimes de violences sexistes et sexuelles en Guadeloupe un dispositif gratuit, efficace et adapté de prise en charge psychologique pour leur permettre de se reconstruire durablement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3581</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ambition du Gouvernement en matière de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6856. — 20 mai 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel rappelle à Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles que l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles, introduit par la loi de 2008 sur le revenu de solidarité active (RSA), établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantitatif de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année au Parlement par la transmission d’un rapport, des politiques publiques entreprises pour permettre la réalisation de cet objectif et de notifier les dispositifs, mesures et moyens financiers mis en œuvre pour dûment y satisfaire. Les premiers objectifs affichés en 2008, étaient de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui, d’après les données de l’Insee, 9,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans le pays. Depuis 2011, L’État ne s’est donné aucun nouvel objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte devant les parlementaires de son action sur ce sujet majeur de la réduction de la pauvreté et de la grande précarité en France. Sans ambition clairement définie, le pays ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les évaluer et le cas échéant, les corriger puis les améliorer. Elle lui demande donc quand le Gouvernement entendra respecter l’obligation prévue de fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport sur cette question sera remis aux parlementaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3581</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6857. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d’insertion établit l’obligation pour le Gouvernement de définir, tous les cinq ans, un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui, 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. 14,4 % de la population française vit donc sous le seuil de pauvreté. Cette augmentation de la pauvreté dans le pays est aussi visible dans la ville dans laquelle M. le député est élu, Strasbourg. Le taux de pauvreté en 2021 s’élevait à 26 %, un taux supérieur à celui de la moyenne française de plus de 10 points. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, il lui demande quelles mesures concrètes elle souhaite prendre et quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3581</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6858. — 20 mai 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L.115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en oeuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, il souhaite savoir si le Gouvernement entend fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3582</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6859. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3582</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Barusseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Rapport du Gouvernement sur l’avancement de la réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6860. — 20 mai 2025. — M. Fabrice Barusseau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les objectifs de réduction de la pauvreté en France. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles, tiré de la loi de 2008 généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d’insertion, établit l’obligation du Gouvernement de définir un objectif quantifié tous les 5 ans, visant à réduire le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays et de rendre compte auprès du Parlement, chaque année, dans un rapport, des conditions de réalisation de cet objectif, ainsi que des mesures et des moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Cet objectif quantifié, adopté pour la seule et unique fois en 2008, visait à faire passer le nombre de personnes en situation de pauvreté de 7,8 millions à 5,2 millions. Ce dernier n’a pas été respecté et les objectifs n’ont pas été remis à jour, laissant plus de 9 millions de personnes en situation de pauvreté en 2022. L’absence de rapport depuis 2011 pour rendre compte au Parlement de l’état de la réduction de la pauvreté, non conforme à l’obligation de l’article L. 115-4-1, maintient l’incertitude de l’efficacité des dispositifs permettant de lutter contre la pauvreté. Sans objectif clairement défini et sans évaluation, la France ne parviendra pas à diminuer la pauvreté et condamne une partie de la population à vivre dans des conditions insatisfaisantes, amplifiées depuis la crise du covid-19. Ainsi, il lui demande quand le Gouvernement va fixer un nouvel objectif de réduction de la pauvreté et la date à laquelle va être remis le rapport annuel au Parlement, comme demandé par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3582</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Calcul de l’AAH en complément d’une pension - CAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6862. — 20 mai 2025. — Mme Béatrice Bellamy interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de l’inapplication, par les CAF, de l’arrêt de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence du 7 février 2025. Cette décision a trait au calcul, par les CAF, du montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) différentielle en complément d’une pension de retraite. En cause, l’illégalité du mode de calcul qu’utilisent toutes les CAF de France : elles n’appliquent pas les trois abattements légaux sur la pension imposable avant de calculer l’AAH, considérant qu’ils « n’entrent pas en compte dans le calcul de l’AAH dite différentielle » versée en complément d’un avantage vieillesse ou invalidité. Or la Cour d’appel vient de condamner la CAF du Var au remboursement de l’AAH en tenant compte des abattements. La Cour de cassation vient d’être saisie. Toutefois, un pourvoi en cassation n’a pas d’effet suspensif. Or certaines CAF refusent encore d’appliquer lesdits abattements. Ainsi, elle souhaite connaître son positionnement sur l’application de cette décision juridictionnelle par l’ensemble des CAF, le délai d’application ainsi que la rétroactivité qu’il convient d’appliquer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3583</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manquements des MDPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6865. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les manquements des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) à leurs obligations légales et le défaut d’information et leurs conséquences sur l’accès aux droits. D’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), le non-recours aux prestations sociales reste un phénomène massif, qui s’explique notamment par la complexité des démarches et le manque d’information. Un rapport d’APF France handicap confirme cette analyse : les personnes en situation de handicap font face à une insuffisance grave des informations disponibles sur leurs droits, en particulier sur l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Les données concernant les ressources à déclarer, les règles de calcul ou les plafonds sont trop souvent imprécises, mal diffusées ou absentes. Cela complique fortement les démarches et rend difficile pour les demandeurs et demandeuses de connaître et de faire valoir leurs droits de manière éclairée. Pourtant, les organismes comme les CAF et les MDPH sont légalement tenus à une obligation d’information envers les assurés sociaux. Au-delà de l’information, les MDPH ne respectent pas systématiquement d’autres obligations légales. Selon l’enquête « Votre MDPH respecte-t-elle la loi ? », dans 70 % des cas, elles ne transmettent pas le plan personnalisé de compensation (PPC) aux familles, en violation de la loi du 11 février 2005. Or ce document est essentiel : il doit être communiqué en amont de la décision finale pour que la personne concernée puisse faire part de ses observations dans un délai de 15 jours. De même, dans près d’un cas sur deux, les demandes d’entretien avec l’équipe pluridisciplinaire ou de participation à la séance de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) sont refusées par les MDPH, bien que ces droits soient garantis par les textes. Ce déni de participation affaiblit encore la transparence et la confiance dans l’institution. Autre manquement fréquent : la non-motivation des décisions de la CDAPH, pourtant imposée par l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. 71 % des familles déclarent n’avoir reçu aucune justification des décisions les concernant, ce qui les empêche d’en comprendre les motifs ou de les contester. Enfin, les délais d’instruction des dossiers, légalement limités à quatre mois, ne sont pas respectés dans plus de la moitié des cas. Ce retard génère des ruptures de droits, des situations d’attente préjudiciables et contribue lui aussi au découragement des familles. Ces différents manquements soulignent des difficultés persistantes dans le fonctionnement des MDPH, notamment en matière d’information, de respect des délais et des droits des usagers. Ces lacunes ont des conséquences directes sur l’accès aux droits des personnes en situation de handicap, compliquant leurs démarches et générant des insécurités administratives. Il est par ailleurs important de souligner que ces défaillances trouvent en partie leur origine dans un manque structurel de moyens humains et financiers alloués aux MDPH et aux CAF. De nombreux rapports, notamment ceux de la Cour des comptes et du Défenseur des droits, pointent des effectifs insuffisants, une charge de travail croissante, ainsi qu’un sous-financement chronique qui entravent la capacité de ces organismes à assurer pleinement leurs missions. Ces difficultés structurelles conduisent à des retards d’instruction, une dégradation du service rendu et une détérioration du lien de confiance entre les institutions et les personnes en situation de handicap. Ainsi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le respect des obligations légales par les MDPH et les CAF, améliorer l’accès à l’information des personnes concernées et lutter contre les inégalités d’accès aux droits afin d’assurer aux usagers et usagères le respect de leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3583</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Moyens alloués au suivi des parcours de soin handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6866. — 20 mai 2025. — Mme Pascale Got attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des enfants en situation de handicap, confrontés à une rupture de parcours en raison du manque criant de places dans les instituts médico-éducatifs (IME) et de moyens insuffisants alloués aux dispositifs d’accompagnement de type PCPE (pôles de compétences et de prestations externalisées). Les listes d’attente pour une admission en IME ne cessent de s’allonger, laissant de nombreux d’enfants sans solution adaptée. Les PCPE, qui pourraient constituer une réponse souple et individualisée, demeurent aujourd’hui sous-dotés et largement insuffisants en nombre et en capacité. Ils ne peuvent répondre aux besoins croissants d’un public vulnérable, dont les troubles nécessitent pourtant un accompagnement spécialisé, structuré et durable. Cette situation porte gravement atteinte à leurs droits fondamentaux, à leur accès aux soins, à l’éducation et à l’accompagnement nécessaire à leur développement. Face à cette carence, les familles se retrouvent souvent seules, démunies, épuisées et dans l’impossibilité d’assurer une prise en charge adaptée à domicile. La démarche « Une réponse accompagnée pour tous » lancée en 2014 portait l’ambition de faire évoluer l’organisation et la coordination de tous les acteurs impliqués pour construire des solutions d’accompagnement inclusif et permettre un parcours de vie sans rupture. Force est de constater que ce virage inclusif débouche sur plus de détresse faute de moyens. Elle lui demande donc de bien vouloir indiquer les mesures qu’elle entend prendre, à court et moyen terme, pour : augmenter significativement le nombre de places en services médicalisés en direction des enfants via le « plan 50 000 solutions », renforcer les moyens humains et financiers des PCPE, garantir un parcours de soins et d’accompagnement continu et de qualité et, enfin, soutenir davantage les familles confrontées à cette détresse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3584</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments en psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6872. — 20 mai 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la persistance et l’aggravation des pénuries de médicaments psychotropes essentiels, qui mettent en danger des millions de patients. Alors que la santé mentale a été proclamée grande cause nationale en 2025, la situation actuelle des approvisionnements en médicaments essentiels à la psychiatrie est alarmante. Dans ce contexte, les ruptures d’approvisionnement de traitements essentiels comme la quétiapine - utilisée dans la schizophrénie - ou le lithium - indispensable aux personnes atteintes de troubles bipolaires - sont particulièrement préoccupantes. À ce jour, l’approvisionnement en quétiapine est complètement à l’arrêt dans tout l’Hexagone et les stocks dans les pharmacies sont épuisés ou en voie de l’être. Or ce médicament ne doit pas être interrompu brutalement, au risque d’effets secondaires graves et de rechutes cliniques potentiellement dangereuses. Les professionnels de santé et les associations de familles alertent depuis des mois sur ces pénuries, sans réponse suffisante des pouvoirs publics. Une étude menée dès 2019 par la Ligue contre le cancer indiquait que 75 % des soignants considèrent que ces pénuries entraînent une perte de chance pour les patients. Le dernier baromètre de France Assos santé révèle que 37 % des Français ont déjà été confrontés à une pénurie de médicaments en pharmacie en 2023, soit une hausse de 8 points en un an. Ces pénuries trouvent leur origine dans une diversité de facteurs : chaînes d’approvisionnement fragiles, dépendance à des sites industriels étrangers, stratégie des laboratoires privilégiant des marchés plus rentables, mais aussi régulation des prix jugée trop peu attractive. Il est urgent que l’État reprenne la main sur la politique d’approvisionnement en garantissant l’effectivité des obligations pesant sur les industriels. Il faut notamment renforcer les exigences de stock minimal de sécurité, aujourd’hui largement insuffisantes. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre, sans délai, pour mettre fin à ces pénuries de médicaments psychotropes, garantir la continuité des soins en psychiatrie et assurer la sécurité des patients les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3584</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments psychotropes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6873. — 20 mai 2025. — M. Hadrien Clouet alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la rupture totale de médicaments psychotropes qui frappe le pays depuis plusieurs mois. La situation ne tombe pas du ciel. Depuis janvier 2025, l’ANSM a déjà identifié pas moins de 14 tensions d’approvisionnement et ruptures de stock concernant des médicaments psychotropes dont la quétiapine, traitement le plus prescrit aux patients atteints de troubles bipolaires ou de schizophrénie, ainsi que la sertraline, l’un des antidépresseurs les plus utilisés. À l’heure actuelle, la quétiapine, prévue pour les troubles bipolaires ou schizophréniques de 250 000 patients, a disparu du pays. Cela fait près d’un an que l’usine grecque Pharmathen International tourne au ralenti. Officiellement, un défaut qualité est en cause. Mais c’est bien sa position de quasi-monopole privé qui transforme le moindre ralentissement en pénurie ! Si l’usine relance la production, elle doit rattraper le retard accumulé. Quant aux cinq autres laboratoires qui se fournissent ailleurs, ils ne couvrent pas la demande nationale. Enfin, l’activation du mécanisme de solidarité européenne qui a permis l’importation de quétiapine venant d’autres États n’a couvert, en cumulé, que 12 % des besoins mensuels. Les sels de lithium, traitement de fond dédié aux troubles bipolaires, sont également en pénurie sévère. Le retour à un approvisionnement normal est anticipé - sans certitude - pour le mois de juin 2025. La sertraline et la venlafaxine, antidépresseurs de première intention, ne sont plus stockés que dans de rares pharmacies - une seule dans la ville de Toulouse, par exemple. Les prescripteurs sont donc invités à priver les populations en besoin dans le cadre d’un contingentement. Face à la pénurie de sertraline, les pharmaciens habilités sont exceptionnellement et temporairement autorisés à fournir aux patients une préparation magistrale en remplacement de leur traitement. Cette solution d’urgence qui intervient presque 5 mois après l’alerte de l’ANSM n’est qu’un sparadrap sur une hémorragie : des mesures pérennes doivent rapidement être mises en œuvre pour empêcher les pénuries futures et garantir aux patients la continuité de leurs traitements. Ces pénuries ont de graves conséquences pour les patients. Des personnes en besoin n’y accèdent pas, des débuts de traitement sont retardés et des sevrages sauvages ont lieu. Des cas de déstabilisations cliniques allant jusqu’à l’hospitalisation ont été recensés suite à des remplacements de traitements. Le défaut d’approvisionnement de ces traitements qui figurent tous dans la liste des médicaments essentiels du ministère du travail, de la santé et des solidarités mettent en grave danger des dizaines de milliers de compatriotes. Au mois d’avril 2025, un collectif de psychiatres composé d’une trentaine de syndicats de praticiens hospitaliers a dénoncé l’inaction des autorités sanitaires et des laboratoires pharmaceutiques. Les signataires, parmi lesquels les unions syndicales APH (Action praticiens hospitaliers), USP (Union syndicale de la psychiatrie), SPHP (Syndicat des praticiens des hôpitaux publics), la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie et plusieurs syndicats de pharmaciens demandent la transparence des stocks et approvisionnements des médicaments, ainsi que des actions concrètes pour en garantir l’accès. Aussi M. le député demande-t-il à Mme la ministre de la santé quelles mesures d’urgence elle entend adopter pour remédier à la pénurie. La constitution d’un pôle public du médicament, capable de répondre à la demande plutôt qu’aux taux de profit, est-elle enfin envisagée ? Quelles mesures concrètes ont été mises en œuvre pour prévenir les pénuries depuis la création de la liste des médicaments essentiels en 2023 ? La transparence sur les approvisionnements et les stocks (de laboratoires, de grossistes répartiteurs, de dépositaires, de pharmacies hospitalières, de pharmacies d’officine) sera-t-elle améliorée, afin de centraliser l’information et d’optimiser la distribution sur les territoires ? Quel groupe de travail a-t-elle constitué, réunissant chercheurs, soignants, universitaires et experts, afin d’identifier des alternatives pharmaceutiques substituables aux produits disparus ? Il souhaite obtenir des précisions sur ces différents points.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3585</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisation du RSA et baisse des conseils départementaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6879. — 20 mai 2025. — Mme Élise Leboucher appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’insuffisance du soutien financier apporté par l’État aux conseils départementaux pour leur permettre de financer la revalorisation annuelle du revenu de solidarité active (RSA). L’État confie aux départements la responsabilité d’être les garants des solidarités de proximité. Cette solidarité recouvre de nombreux dispositifs : revenu de solidarité active (RSA), allocation personnalisée d’autonomie (APA), Prestation de compensation du handicap (PCH) ou autres dispositifs d’insertion. Pourtant, l’écart se creuse chaque année un peu plus entre cette responsabilité grandissante et les moyens alloués pour les exercer. Cette contradiction s’est de nouveau révélée à l’occasion de la revalorisation du RSA de 1,7 %, il y a quelques semaines. Automatique mais bien décidée par l’État, cette décision nationale imposée localement implique, pour les exécutifs locaux de prendre en charge des décisions qu’ils n’ont ni votées et surtout, ni budgétées. Le cas du département de la Sarthe qui a alerté comme beaucoup d’autres sur son incapacité à financer cette revalorisation, reflète une réalité plus large : celle d’une double tenaille budgétaire. D’un côté, une progression continue des dépenses, auxquelles s’ajoute la solidarité nationale ; de l’autre, des recettes et un budget qui diminuent. En Sarthe, la revalorisation du RSA pour 11 500 foyers entraîne une dépense supplémentaire de 1,2 millions d’euros pour le département, quand son budget prévisionnel prévoit 10 millions d’euros de recettes en moins provenant de l’État. L’augmentation de ces dépenses est multifactorielle : charges nouvelles, protection de l’enfance, hausse du nombre de personnes âgées dépendantes, etc. Cette pression est aggravée par la dernière loi de finances, passée en force à l’Assemblée nationale. Celui-ci ampute encore davantage les marges de manœuvre financières des collectivités locales. Ainsi, on demande aux départements de faire plus avec moins de moyens. Cette logique n’est pas tenable. Elle met à mal, à terme, la décentralisation, en affaiblissant le principe de libre administration des collectivités territoriales. En faisant porter le poids de nouvelles responsabilités sans en assumer le coût, l’État compromet la continuité des politiques sociales de proximité, tous les départements n’ayant pas la même santé financière. Aussi, elle lui demande solennellement de prendre en compte cette situation et d’enfin reconnaître le rôle essentiel des départements et de leur volet social, en leur garantissant les moyens d’exercer pleinement leurs missions. Il en va de la capacité des territoires à faire vivre les principes républicains. La priorité doit être donnée à la compensation de l’augmentation des allocations individuelles de solidarité, le RSA en premier lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3585</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences des dysfonctionnements du traitement des demandes d’AJPP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6880. — 20 mai 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés récurrentes rencontrées par les familles dans le traitement des demandes d’allocation journalière de présence parentale (AJPP) par la Caisse nationale des allocations familiales. L’AJPP permet à un parent d’interrompre ou de réduire son activité professionnelle pour s’occuper d’un enfant gravement malade, handicapé ou accidenté. Son versement conditionne souvent la stabilité financière du foyer concerné. Or de nombreuses familles signalent des délais anormalement longs dans le traitement des demandes initiales comme des renouvellements, souvent centralisés au sein d’une unique caisse spécialisée. Ces retards, parfois de plusieurs mois, plongent les familles dans de grandes difficultés financières, alors même qu’elles doivent assurer une prise en charge médicale exigeante pour leurs enfants. Dans le cas d’une mère résidant en Gironde, présidente d’une association venant en aide aux familles concernées, les délais de deux à trois mois sans AJPP se répètent chaque année, malgré des démarches anticipées. À cela s’ajoutent un manque de formation des agents sur ce dispositif spécifique et une information lacunaire, entraînant des erreurs administratives préjudiciables. Ces dysfonctionnements structurels ont des effets graves : interruption des soins pour les enfants concernés, accumulation de dettes, précarisation des familles. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend mettre en place des mesures concrètes pour accélérer le traitement des demandes d’AJPP, améliorer la lisibilité des démarches, renforcer la formation des agents des caisses d’allocations familiales sur ce dispositif et garantir un traitement humain, rapide et digne pour toutes les familles confrontées à ces situations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3586</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Faciliter la titularisation des PADHUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6885. — 20 mai 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des praticiens diplômés hors Union européenne (PADHUE) en France. En effet, ces professionnels de santé sont confrontés à une précarité administrative et sociale, ainsi qu’à une grande opacité dans les procédures de titularisation. Les PADHUE jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de nombreux établissements hospitaliers, notamment dans les déserts médicaux. Ils assurent des soins de première ligne, des gardes de nuit et pallient les défaillances du système de santé. Pourtant, ils sont souvent rémunérés à peine au-dessus du SMIC, doivent renouveler fréquemment leur titre de séjour et sont soumis à des procédures de reconnaissance professionnelle. Le décret de mai 2024 prévoyait l’ouverture de 4 000 postes. Or seuls 3 228 auraient été attribués sur 19 000 candidats. Dans certaines disciplines comme l’urologie ou la psychiatrie, de nombreux postes ont été retirés malgré les besoins urgents exprimés sur le terrain. Les praticiens PADHUE s’interrogent de plus sur la clarté et le mode d’évaluation des épreuves de vérification des connaissances (EVC). Alors même que certains obtiennent des résultats solides, avec des moyennes élevées, ils sont néanmoins ajournés sans explication transparente. En conséquence, elle lui demande si elle entend engager une réforme pour faciliter la titularisation des PADHUE, leur permettant de travailler dans des conditions stables, justes et dignes, à la hauteur de leur engagement au service de la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3586</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6891. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les assistants familiaux souhaitant prolonger leur activité professionnelle dans le cadre du cumul emploi-retraite. Alors que la profession d’assistant familial connaît une crise de recrutement préoccupante, accentuée par de nombreux départs à la retraite non compensés, les dispositions actuelles de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (PLFSS 2023) limitant à 5 % le plafond annuel du complément de retraite, soit 2 355 euros bruts en 2025, freinent la poursuite d’activité de ces professionnels pourtant indispensables à la protection de l’enfance. Cette restriction, en dépit des cotisations versées, empêche les assistants familiaux en cumul emploi-retraite d’acquérir des droits supplémentaires suffisants et contribue à fragiliser l’attractivité et la pérennité d’un métier déjà marqué par la précarité et la faiblesse des rémunérations. Dans un contexte où plus de 75 000 enfants sont accueillis en famille d’accueil et où près de 20 % des assistants familiaux ont 62 ans ou plus, cette situation risque de compromettre la continuité de l’accueil familial, reconnu comme l’un des modes les plus adaptés au bien-être des enfants placés. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de revoir à la hausse le plafond du complément de retraite dans le cadre du cumul emploi-retraite pour les assistants familiaux, afin de renforcer l’attractivité et la pérennité de cette profession essentielle à la protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3587</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraite : iniquité pour les mères aux carrières mixtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6897. — 20 mai 2025. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le traitement en matière de majoration de durée d’assurance retraite pour les mères ayant exercé une partie de leur carrière dans la fonction publique. En effet, dans le secteur privé, une mère bénéficie de 8 trimestres supplémentaires par enfant (soit 2 années par enfant) au titre des majorations de maternité et d’éducation. Dans la fonction publique, depuis la réforme intervenue sous le quinquennat de François Hollande, cette majoration a été réduite à 4 trimestres par enfant (soit 1 an). Or, lorsqu’une femme a exercé dans les deux régimes (privé et public), même de manière très marginale dans la fonction publique, c’est le régime public qui prévaut pour l’attribution de la majoration de durée d’assurance. Ce mécanisme pénalise lourdement les femmes concernées, en particulier lorsque les enfants sont nés durant leur période d’activité dans le secteur privé ; c’est le cas d’une habitante de la circonscription de Mme la députée. Ainsi, bien que cette habitante ait eu ses enfants lorsqu’elle travaillait dans le privé, elle ne peut prétendre qu’à 4 trimestres de majoration par enfant, au lieu des 8 auxquels elle aurait normalement droit si seule son activité dans le secteur privé était prise en compte. Ce traitement apparaît inéquitable, d’autant plus qu’il touche majoritairement les femmes aux carrières mixtes, parfois marquées par une courte période dans la fonction publique. Elle souhaite ainsi savoir si le Gouvernement envisage de réviser ce dispositif, afin de garantir une équité de traitement entre les assurés ayant eu des enfants dans le secteur privé et ceux du secteur public et de ne pas pénaliser les carrières mixtes, notamment lorsque l’activité dans le secteur public a été marginale et lorsque les enfants sont nés pendant la période d’activité libérale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3587</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manque de reconnaissance institutionnelle et obstacles réglementaires CSNP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6904. — 20 mai 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque de reconnaissance institutionnelle et les obstacles réglementaires auxquels sont confrontés les centres de soins non programmés (CSNP). Ces centres jouent un rôle déterminant dans la prise en charge rapide des patients présentant des pathologies ne relevant pas de l’urgence vitale et contribuent ainsi à désengorger les services d’urgence hospitaliers. Ils assurent des consultations de qualité, y compris le week-end (dimanche), sans bénéficier de cotation complémentaire. Pourtant, leur modèle organisationnel, fondé sur une coordination interprofessionnelle centrée sur le patient, n’est ni valorisé par les agences régionales de santé (ARS), ni intégré dans un accord conventionnel interprofessionnel (ACI). Par ailleurs, les CSNP se heurtent à des freins réglementaires qui entravent leur développement. En outre, le décret n° 2022-1237 du 16 septembre 2022 impose des conditions strictes pour l’installation d’équipements d’imagerie médicale lourde, obligeant ces centres à externaliser des examens pourtant indispensables. Par ailleurs, l’article L. 4321-1 du code de la santé publique, en lien avec l’arrêté du 20 mars 2024, fixe des quotas restrictifs pour l’installation de masseurs-kinésithérapeutes, entravant ainsi le renforcement des équipes de rééducation dans des zones où les besoins sont pourtant clairement identifiés. La reconnaissance et la valorisation des CSNP permettraient non seulement de renforcer la coordination des soins, mais également d’améliorer la continuité du suivi des patients et de compléter l’offre existante des maisons de santé et des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). En définitive, elle sollicite des éclaircissements quant aux mesures que le Gouvernement envisage pour reconnaître et simplifier le cadre réglementaire afin de soutenir ces structures indispensables aux soins de ville.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3587</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réalisation de prothèses dentaires en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6907. — 20 mai 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les problèmes rencontrés pour la réalisation de prothèses dentaires dans le pays. Une importante mutuelle a décidé de confier la réalisation des prothèses dentaires de ses adhérents à une entreprise chinoise plutôt qu’à une entreprise française ou à des prothésistes locaux. Il s’avère que les prothèses dentaires seraient livrées depuis la Chine à un tiers du coût de fabrication en France. Il n’est pas dans l’intention de M. le député de critiquer la décision de tel ou tel organisme français dans une telle situation mais de comprendre comment on peut en arriver à une telle différence de prix y compris après prise en compte des frais de transport. Il lui demande des explications sur les raisons d’une telle différence tarifaire et sur le fait de savoir si les produits ainsi fabriqués en Chine sont de niveau équivalent et respectent les règles sanitaires françaises. Si tel est le cas, il lui demande quelles initiatives compte prendre le Gouvernement pour favoriser l’organisation française des prothèses dentaires afin que les citoyens puissent continuer à bénéficier de prestations réalisées par les professionnels français qualifiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3588</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Stock de pilules d’iode en cas d’accident nucléaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6908. — 20 mai 2025. — M. Maxime Laisney attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le sujet des stocks de pilules d’iode dans le cadre d’accidents nucléaires et radiologiques. La France est le pays le plus nucléarisé du monde en proportion de la population, avec 57 réacteurs répartis sur 18 sites. En cas d’accident, les pilules d’iode permettent de protéger partiellement la thyroïde de la population contre les dangers de l’iode radioactif. Dans chaque département, les modalités de distribution des comprimés d’iode stable sont organisées par le préfet par le dispositif ORSEC-iode, à partir des stocks de l’État. Sauf erreur, les derniers chiffres fournis datent du 23 novembre 2021, dans une réponse à la question de M. François-Michel Lambert le 14 avril 2020, le ministère affirmait au sujet des stocks de pilules d’iode que « les stocks stratégiques visent à avoir 130 millions de comprimés d’iodure de potassium : à la date du 29 juin 2020, le stock de comprimés d’iode stable s’établissait à environ 95,7 millions de comprimés ». Aussi, on peut aisément déduire qu’il y avait un manque de 34,3 millions de pilules d’iode disponibles pour la population. À ce titre, M. le député adresse les questions suivantes à M. le ministre. Pourquoi y avait-il une telle différence entre le stock stratégique de pilules d’iode et le stock réel ? Quelles sont les conséquences de ce manque en cas d’accident nucléaire ou radiologique ? Toutes les mesures ont-elles été prises par le Gouvernement pour assurer les 130 millions de pilules d’iode de stock réel disponibles à la population depuis 2021 ? L’accès aux pilules d’iode en cas d’accident nucléaire ou radiologique étant particulièrement nécessaire pour la santé, il lui demande de bien vouloir confirmer que la France est dotée des 130 millions de pilules d’iode comme prévu par le dispositif ORSEC-iode.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3588</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Incompatibilité entre exercice des mandats sociaux et activités professionnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6915. — 20 mai 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés d’application du 5° de l’article L. 231-6-1 du code de la sécurité sociale, issu de l’ordonnance du 1er décembre 2021. Ce texte interdit aux administrateurs d’organismes de sécurité sociale, exerçant également des fonctions de direction dans une entreprise à but lucratif, de bénéficier d’aides financières de ces mêmes organismes. Si cette disposition vise à prévenir les conflits d’intérêts et à renforcer la déontologie des instances de gouvernance des caisses de sécurité sociale, sa mise en œuvre suscite plusieurs interrogations. Son application stricte contraint certains représentants des partenaires sociaux à choisir entre leur activité professionnelle et leur mandat, ce qui fragilise la représentativité et la stabilité de la gouvernance paritaire. Cette disposition exclut certaines entreprises du bénéfice d’aides financières uniquement en raison de l’engagement associatif ou social de leurs dirigeants. La situation est particulièrement problématique dans le cadre du Fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle (FIPU), fonds destiné à financer des équipements de prévention selon un cahier des charges national. Le risque de conflit d’intérêts est donc inexistant puisque les critères d’attribution sont objectifs, transparents et indépendants de l’appartenance au conseil d’administration d’une caisse. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de clarifier l’interprétation de cette disposition, afin de concilier exigence déontologique et respect des droits des représentants siégeant dans les caisses de sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3588</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Alerte sur la future convention CNAM et son impact sur les taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6921. — 20 mai 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des entreprises de taxi et en particulier sur les effets attendus de la future convention entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la profession. Alors que cette convention est en cours de révision, les représentants du secteur dénoncent à la fois le fond et la forme des négociations. Sur le fond, le projet de texte envisagerait de ne plus comptabiliser ni le temps d’attente, ni les trajets de retour à vide. Ces modifications entraîneraient, selon la Fédération des taxis de Champagne, représentant les taxis de l’Aube, une perte de chiffre d’affaires pouvant aller jusqu’à 30 %, alors même que les marges des entreprises du secteur sont aujourd’hui comprises entre 2 % et 5 %, comme le soulignait le rapport KPMG de 2023. Cela mettrait en péril la pérennité de nombreuses TPE locales et risquerait de provoquer des suppressions massives d’emplois. Sur la forme, les représentants de la profession dénoncent l’absence de réelle concertation : les échanges avec la CNAM se limiteraient à des présentations unilatérales, sans co-construction ni prise en compte des propositions syndicales, alors même que la convention engage des enjeux économiques, sociaux et sanitaires majeurs. Mme la députée souligne également le rôle central des taxis dans le maillage territorial en matière de transport sanitaire, notamment dans les zones rurales ou sous-dotées. Leur affaiblissement compromettrait l’accès aux soins de nombreux assurés sociaux, sans solution de remplacement, aggravant ainsi les inégalités territoriales. Par ailleurs, le secteur subit une concurrence déloyale croissante des plateformes de VTC, certaines favorisant illégalement la maraude électronique, en contradiction avec la réglementation en vigueur. L’inaction des autorités face à ces dérives alimente un profond sentiment d’injustice chez les taxis, qui respectent strictement leurs obligations légales. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend garantir l’ouverture de négociations véritables et équilibrées entre la CNAM et les représentants de la profession, incluant une révision des modalités proposées et si des mesures concrètes seront prises pour lutter contre les pratiques illégales des plateformes numériques de VTC ; elle appelle à une prise de conscience rapide des conséquences économiques et sociales d’une réforme conduite sans concertation.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3291</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3605</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Révision des avantages alloués aux anciens présidents et ministres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3291. — 21 janvier 2025. — M. Stéphane Viry interroge M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, sur les avantages octroyés aux anciens Présidents de la Républiques, Premiers ministres et anciens ministres après la cessation de leurs fonctions. Alors qu’un effort budgétaire est demandé à l’ensemble des Français pour réduire le déficit public et que les Gouvernements se succèdent avec un nombre croissant de ministres, ces avantages font l’objet d’une interrogation légitime de nombreux citoyens. En effet, le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019, relatif à la situation des anciens premiers ministres, octroie des avantages variés, tels que la mise à disposition de collaborateurs ou de moyens matériels. Si certains dispositifs, notamment ceux relatifs à la sécurité personnelle des anciens responsables politiques, peuvent se justifier pour assurer leur protection, d’autres avantages, moins directement liés à leurs fonctions passées, suscitent des interrogations dans un contexte de défiance croissante envers les institutions. Le décret n° 2016-1302 du 4 octobre 2016, portant sur les moyens alloués par l’État aux anciens présidents de la République pour leurs activités liées à leurs fonctions passées, prévoit également des dispositifs similaires. Ces avantages représentent un coût important dans le budget de l’État et leur maintien soulève des questions de justice sociale, à un moment où de nombreux Français sont confrontés à des mesures de réductions budgétaires. Dans une période où les Français sont appelés à consentir des efforts pour faire face aux défis économiques de la Nation, la question du train de vie des anciens responsables publics apparaît centrale pour restaurer la confiance dans les institutions. Il l’interroge sur la possibilité d’une révision des dispositifs prévus par ces décrets, afin d’adapter les avantages alloués aux anciens présidents de la République, premiers ministres et ministres aux contraintes budgétaires actuelles et aux attentes des citoyens en matière d’équité et de transparence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3605</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dépenses relatives aux moyens alloués par l’Etat aux anciens présidents de la République et aux anciens premiers ministres représentent une très faible part des dépenses du programme budgétaire 129 Coordination du travail Gouvernemental. En 2024, elles se sont élevées à 1,39 millions d’euros pour les deux anciens présidents et à 1,58 millions d’euros pour les anciens premiers ministres représentant moins de 0,4 % des dépenses du programme. La remise en cause de ces dispositifs ne permettrait donc pas de réduire de façon significative les dépenses de ce budget et ce d’autant qu’une partie des moyens alloués est directement associée à la protection que doit leur assurer le ministère de l’intérieur. Il convient en outre de rappeler que ces deux dispositifs ont déjà été réduits en 2016 et 2019 à l’occasion de l’adoption des décrets fixant les conditions de ce soutien. Il n’est pas envisagé de nouvelle réduction des dispositifs rappelés ci-dessous. Cessation des fonctions de Président de la République Le décret n° 2016-1302 du 4 octobre 2016, relatif à la situation des anciens Présidents de la République fixe les moyens qui sont mis à leur disposition. Le décret accorde à chaque Président de la République, pour les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonction la possibilité de demander la mise à disposition de 7 collaborateurs permanents ainsi que 2 agents de service. Au-delà des cinq années, les anciens Présidents de la République ne peuvent plus bénéficier que de 3 collaborateurs ainsi qu’un agent de service. A cela s’ajoute la mise à disposition de locaux meublés et équipés et les anciens Présidents bénéficient, pour leurs activités liées à leurs fonctions d’anciens chefs d’Etat, de la prise en charge des frais de réception ainsi que des frais de déplacements, pour eux-mêmes et un collaborateur. La mise à disposition d’un véhicule de fonction et d’un conducteur n’a pas été limitée dans le temps, ce dispositif contribuant à la protection de ces personnalités mise en place par le ministère de l’intérieur. Cessation des fonctions de Premier ministre Le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019 relatif à la situation des anciens Premiers ministres fixe les moyens qui sont mis à leur disposition. Le décret accorde à chaque Premier ministre la possibilité de demander la mise à disposition d’un conducteur et d’un véhicule de fonction, Ils peuvent en outre demander la mise à disposition d’un agent pour leur secrétariat particulier pendant une durée maximale de dix ans et au plus tard jusqu’à l’âge de soixante-sept ans. Pour les anciens premiers ministres dont les fonctions ont cessé avant 2019 la mise à disposition d’un agent pour leur secrétariat particulier est limitée à une durée maximale de dix ans à compter de la publication du décret. Le dispositif ne s’applique pas aux anciens Premiers ministres qui disposent de tels moyens au titre d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique. La mise à disposition d’un véhicule de fonction et d’un conducteur n’a pas été limitée dans le temps, ce dispositif contribuant à la protection de ces personnalités mise en place par le ministère de l’intérieur. Cessation de fonctions ministérielles La cessation d’une fonction ministérielle est régie par des dispositions particulières garantissant, pendant 3 mois et en l’absence d’une reprise d’activité, le versement d’une indemnité spécifique d’un montant égal au traitement qui était alloué au membre du Gouvernement, prévue par l’article 5 de l’ordonnance n° 58-1099 du 17 novembre 1958 portant loi organique pour l’application de l’article 23 de la Constitution. Sur ce fondement, l’indemnité n’est pas versée ou cesse d’être versée lorsque le membre du gouvernement retrouve un emploi avant le terme de l’échéance de 3 mois. Dans le cas particulier des parlementaires remplacés par leur suppléant pendant l’exercice d’une fonction de ministre, leur mandat reprend à l’expiration d’un délai d’un mois et il est mis fin, à cette échéance, au versement de l’indemnité.  Ce dispositif adopté en 1958 a pour objectif de faciliter les transitions entre l’exercice d’une fonction ministérielle et une activité professionnelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3507</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3606</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Moyens et avantages des premiers ministres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3507. — 28 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût pour le contribuable des moyens et avantages accordés aux anciens premiers ministres, qui représentent une charge financière significative pour l’État, surtout dans un contexte de contraintes budgétaires. Selon le rapport parlementaire de Mme Marie-Christine Dalloz, les dépenses liées aux anciens chefs de gouvernement se sont élevées à 1,42 million d’euros en 2023, enregistrant une hausse de 11 % par rapport à 2022. Ces avantages incluent, conformément au décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019, la mise à disposition, sur demande, d’un agent pour le secrétariat particulier des anciens premiers ministres pendant dix ans (ou jusqu’à 67 ans), un véhicule avec chauffeur, sans limitation de durée. Il convient également de noter que le coût de la protection policière allouée à ces personnalités, bien qu’exclu de ce rapport, a atteint 2,8 millions d’euros en 2019, comprenant salaires, heures supplémentaires, frais de mission et entretien des véhicules. Ces montants ne font que souligner l’ampleur des dépenses liées aux anciens locataires de Matignon. Le rapport met également en lumière des disparités dans les montants dépensés : Bernard Cazeneuve, Premier ministre pendant cinq mois, a coûté 201 387 euros en 2023, alors que Jean Castex, qui a occupé cette fonction pendant deux ans, a limité ses dépenses à 3 607 euros sur la même période. Ces écarts interrogent sur l’équité et la pertinence des moyens alloués. Face à ces chiffres et dans un contexte où le Gouvernement appelle à réduire le train de vie de l’État, M. le député souhaite obtenir des précisions sur plusieurs points, le détail des dépenses allouées à chaque poste (secrétariat, véhicule, autres frais), ventilé par ancien premier ministre, les critères qui justifient ces écarts de dépenses d’un ancien premier ministre à un autre, les mesures envisagées pour encadrer ces coûts, notamment la possibilité de fixer des plafonds budgétaires et de réviser les dispositifs actuels et enfin une mise à jour des frais totaux de protection policière accordée à ces anciens premiers ministres pour les années récentes, afin d’en garantir la transparence. Enfin, il rappelle que, dans une période où l’État demande des efforts financiers à tous les citoyens, il est impératif que les responsables publics incarnent l’exemplarité et la rigueur dans la gestion des deniers publics. Les moyens alloués aux anciens premiers ministres doivent être ajustés en fonction des réalités budgétaires actuelles, tout en préservant les exigences légitimes de reconnaissance et de sécurité. Il lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3606</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019 relatif à la situation des anciens Premiers ministres fixe les moyens qui sont mis à leur disposition. La dépense engagée à ce titre en 2024 s’élève à 1,58 millions d’euros soit moins de 0,2% des dépenses exécutées en 2024 sur le programme 129 « coordination du travail gouvernemental ». Elle est en progression par rapport à 2023 du fait de la prise en compte de trois nouveaux anciens premiers ministres au cours de l’exercice. Le décret accorde à chaque Premier ministre la possibilité de demander la mise à disposition d’un conducteur et d’un véhicule de fonction, dispositif qui s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la protection de ces personnalités par le ministère de l’intérieur. Ils peuvent en outre demander la mise à disposition d’un agent pour leur secrétariat particulier pendant une durée maximale de dix ans et au plus tard jusqu’à l’âge de soixante-sept ans. Le dispositif ne s’applique pas aux anciens Premiers ministres qui disposent de tels moyens au titre d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique. Cette condition explique les écarts qui peuvent exister entre les différents anciens Premiers ministres.  Ainsi en 2024, MM. Fabius, Castex et Philippe qui occupaient soit une fonction publique, soit un mandat d’élu local n’ont pas bénéficié du dispositif. Au cours de cette même année, Mme Borne et M. Attal une fois repris leur mandat de député ne pouvaient également plus bénéficier que du recours à un véhicule de fonction et à un conducteur. En outre certains anciens Premiers ministres ne demandent plus la mise à disposition d’un agent pour leur secrétariat particulier. Il s’agit de MM. Juppé, Ayrault et Balladur.  Le détail des dépenses effectuées en 2024 est le suivant : 45 187 euros de dépenses pour M. Gabriel Attal, dont 41 007 euros de dépenses de personnel et 4 180 euros pour les dépenses du véhicule ; 85 874 euros de dépenses pour M. Jean-Marc Ayrault, dont 75 602 euros de dépenses de personnel et 10 272 euros pour les dépenses du véhicule ; 102 288 euros de dépenses pour M. Edouard Balladur, dont 91 631 euros de dépenses de personnel et 10 657 euros pour les dépenses du véhicule ; 110 779 euros de dépenses pour Mme Elisabeth Borne, dont 87 335 euros de dépenses de personnel et 23 444 euros pour les dépenses du véhicule ; 4 225 euros de dépenses de véhicule pour M. Jean Castex ; 198 290 euros de dépenses pour M. Bernard Cazeneuve dont 183 871 euros de dépenses de personnel et 14 419 euros pour les dépenses du véhicule ; 157 223 euros de dépenses pour Mme Edith Cresson, dont 152 643 euros de dépenses de personnel et 4 580 euros pour les dépenses du véhicule ; 149 089 euros de dépenses pour M. François Fillon, dont 136 760 euros de dépenses de personnel et 12 329 euros pour les dépenses du véhicule ; 157 657 euros de dépenses pour M. Lionel Jospin, dont 152 664 euros de dépenses de personnel et 4 993 euros pour les dépenses du véhicule ; 84 035 euros de dépenses pour M. Alain Juppé, dont 77 728 euros de dépenses de personnel et 6 307 euros pour les dépenses du véhicule ; 123 508 euros de dépenses pour M. Manuel Valls, dont 114 194 euros de dépenses de personnel et 9 314 euros pour les dépenses du véhicule ; 158 208 euros de dépenses pour M. Jean-Pierre Raffarin, dont 146 306 euros de dépenses de personnel et 11 902 euros pour les dépenses du véhicule ; 207 072 euros de dépenses pour M. Dominique de Villepin, dont 198 805 euros de dépenses de personnel et 8 267 euros pour les dépenses du véhicule.  Aucune dépense n’a été réalisée en 2024 pour le soutien de M. Edouard Philippe ou celui de M. Laurent Fabius. Il en ira de même en 2025 pour les anciens premiers ministres entrés au Gouvernement : Mme Borne et M. Valls. En revanche M. Laurent Fabius quittant ses fonctions de Président du Conseil constitutionnel va de nouveau bénéficier d’un soutien.  Il n’est pas envisagé de réduire le dispositif de soutien mis en place auprès des anciens Premiers ministres qui ne représente qu’une très faible part du budget des services du Premier ministre. En outre, le dispositif a été réduit une première fois à l’occasion de la publication du décret n° 2019-973 relatif à la situation des anciens premiers ministres. En premier lieu, la mise à disposition d’un secrétariat particulier a été limité à une période de dix ans et jusqu’à l’âge de soixante-sept ans. A cet égard, M. Michel Barnier qui a quitté ses fonctions fin 2024 ne peut bénéficier d’un secrétariat particulier. Pour les anciens premiers ministres ayant quitté leurs fonctions avant 2019, la période de dix ans court à compter de la date de publication du décret, soit jusqu’en 2029.  La mise à disposition d’un véhicule de fonction et d’un conducteur n’a pas été limitée dans le temps, ce dispositif contribuant à la protection de ces personnalités mise en place par le ministère de l’intérieur.  Il n’est pas envisagé de nouvelles évolutions du dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4475</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3607</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Suppression des avantages accordés aux membres du gouvernement Barnier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4475. — 25 février 2025. — Mme Christine Pirès Beaune appelle l’attention de M. le Premier ministre au sujet de l’octroi d’avantages financiers aux anciens ministres et conseillers du gouvernement Barnier, malgré la très courte durée de leur mandat. En effet, ces membres du Gouvernement, restés en poste seulement trois mois, bénéficient d’indemnités équivalentes à leur traitement ministériel pour une période de trois mois après leur départ, ce qui représente près de 25 000 euros par ministre. Alors que la France traverse une période de crise économique sans précédent, où d’exigeantes contraintes budgétaires s’imposent à l’ensemble des administrations publiques et où de lourds efforts sont demandés aux Français, il apparaît légitime de s’interroger sur le maintien de telles dispositions injustifiées pour des responsables ayant exercé leurs fonctions aussi brièvement. Par ailleurs, cette situation intervient dans un climat d’instabilité gouvernementale forte, avec une succession record de premiers ministres et une éventuelle chute du gouvernement Bayrou, ce qui pourrait entraîner une multiplication de ces avantages et qui ne manquera pas de renforcer l’incompréhension des Français. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour éviter que la fragilité actuelle du pouvoir exécutif ne se traduise par une gestion onéreuse des fonds publics et un renforcement des inégalités dans l’effort soi-disant commun.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3607</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’exercice d’une fonction ministérielle n’est pas considéré comme une activité professionnelle, en dehors de tout contrat de travail, et ne peut donc conduire à une affiliation au régime d’assurance chômage. La cessation d’une fonction ministérielle est régie par des dispositions particulières garantissant, pendant 3 mois et en l’absence d’une reprise d’activité, le versement d’une indemnité spécifique d’un montant égal au traitement qui était alloué au membre du Gouvernement, prévue par l’article 5 de l’ordonnance n° 58-1099 du 17 novembre 1958 portant loi organique pour l’application de l’article 23 de la Constitution. Sur ce fondement, l’indemnité n’est pas versée ou cesse d’être versée lorsque le membre du gouvernement retrouve un emploi avant le terme de l’échéance de 3 mois. Tout membre de Gouvernement doit ainsi, pour chacune des mensualités, produire une attestation sur l’honneur certifiant l’absence de reprise d’activité. Dans le cas particulier des parlementaires remplacés par leur suppléant pendant l’exercice d’une fonction de ministre, leur mandat reprend à l’expiration d’un délai d’un mois et il est mis fin, à cette échéance, au versement de l’indemnité. Ce dispositif adopté en 1958 a pour objectif de faciliter les transitions entre l’exercice d’une fonction ministérielle et une activité professionnelle. S’agissant des membres d’un cabinet sortant, ils ont vocation soit à réintégrer leur administration d’origine s’ils sont fonctionnaires mis à disposition soit, s’ils sont contractuels et s’ils réunissent les conditions, à bénéficier d’une allocation de retour à l’emploi suite à leur inscription à Pôle emploi. Les ISP exceptionnelles versées lors de la chute d’un Gouvernement ont pour objet de tenir compte des difficultés de réintégration sur un même niveau de responsabilité, en particulier dans le secteur privé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>372</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3608</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Congés de longue durée pour les personnes atteintes de mucoviscidose</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            372. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les congés de longue maladie et les congés de longue durée. Aujourd’hui, par les dispositions du quatrième alinéa de l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relative à la fonction publique territoriale, seul le fonctionnaire atteint de tuberculose, de poliomyélite, de maladie mentale, d’affections cancéreuses ou du SIDA peut bénéficier d’un congé de longue durée de 5 ans non renouvelable. L’arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des longues maladies donnant droit à l’octroi de congés de longue maladie dresse, lui, la liste de près de trente pathologies permettant l’octroi de ce congé, d’une durée maximale de 3 ans (un an à plein traitement et 2 ans à demi-traitement) fractionnable par période de trois à six mois avec possibilité de reprise de travail entre ces absences. Toutefois, au regard des textes de 1984, de 1986 et de sa version de 2002, il semble nécessaire de modifier ce texte et de permettre aux malades souffrants des pathologies donnant droit à l’octroi d’un congé de longue maladie de bénéficier d’un congé de longue durée. Il est en effet pour le moins curieux que les textes en vigueur continuent de présenter la tuberculose ou la poliomyélite comme des affections permettant un congé de longue durée dans la mesure où la vaccination a éradiqué presque totalement ces deux maladies. Ainsi la poliomyélite est-elle non seulement éradiquée en France depuis 1995, en Europe depuis 2002 mais désormais dans le monde entier. Quant à la tuberculose, son taux d’incidence en 2021 est de 7,6 cas pour 100 000 habitants et concerne presque exclusivement les personnes sans domicile fixe, les personnes détenues et les personnes nées hors de France. Quant à la « maladie mentale » permettant un congé de longue durée, ce terme n’a guère d’efficience d’un point de vue médical dans la mesure où ce terme, beaucoup trop générique, recouvre une réalité touchant plus d’un quart de la population française qui va de légers troubles comportementaux jusqu’à des troubles graves et invalidants (le DSM IV de 1994, parfois contesté pour son souci d’exhaustivité, recensait tout de même jusqu’à 410 troubles psychiatriques). En revanche, des personnes qui, atteintes d’une affection grave, de longue durée et irréversible, vivant désormais plus longtemps qu’autrefois et qui ont parfois accès à un travail se voient interdites de bénéficier d’un congé de longue durée de cinq ans, quand bien même ce congé serait la solution la mieux adaptée à leur situation pour eux et leur entourage. Ainsi, concrètement, un fonctionnaire territorial atteint d’une sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot ne pourrait pas bénéficier d’un congé de longue durée alors que cette maladie neurodégénérative est irréversible et fatale et que sa durée totale, autrement dit l’intervalle entre l’apparition du premier symptôme et le décès, peut varier de quelques mois à plusieurs années et qu’elle est en moyenne inférieure à quatre ans, avec dans 50 % des cas un décès survenant dans les trois ans suivant la première manifestation clinique. Ainsi également de la mucoviscidose, également irréversible, pour laquelle les malades ne pourraient bénéficier que d’un congé de longue maladie et non d’un congé de longue durée. Les données 2005 du Registre français de la mucoviscidose, qui reposent sur l’étude d’environ 80 % des patients français, indiquaient pourtant pour la période 2003-2005 un âge moyen de décès de 24 ans, une espérance de vie à la naissance de 47 ans et une vie médiane de 46,7 ans. Les données 2015 du Registre français de la mucoviscidose indiquaient, elles, un âge moyen de décès de 34 ans. À ces personnes, on accorderait « généreusement » un congé de longue maladie alors qu’eux seuls, leur entourage et les équipes médicales qui les entourent savent réellement de quel type de congé ils ont besoin et quand ils en ont besoin. C’est pourquoi interpellé par le père d’une jeune femme atteinte de mucoviscidose qui s’est heurtée au refus de l’octroi d’un congé longue durée après une aggravation de ses symptômes et profondément choqué par les choix prévalant à l’octroi des congés de longues maladies en lieu et place de congés de longue durée, il lui demande quand l’arrêté du 14 mars 1986 sera révisé et permettra à des malades souffrant de certaines des trente pathologies répertoriées dans cet arrêté et donnant droit au bénéfice de congés de longue maladie de pouvoir bénéficier de congés de longue durée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3608</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des articles L. 822-2 à L. 822-17 du code général de la fonction publique (CGFP), le fonctionnaire en activité a droit à plusieurs types de congés de maladie, à savoir : - un congé de maladie ordinaire (CMO) d’un an maximum pour les pathologies les plus courantes, indemnisé à hauteur de 90 % du traitement pendant trois mois, hors jour de carence, et de neuf mois à demi-traitement ; - un congé de longue maladie (CLM) en cas d’affection grave et invalidante nécessitant un traitement et des soins prolongés, de trois ans maximum, indemnisé à plein traitement pendant un an et deux ans à demi-traitement dans la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière et à 60 % dans la fonction publique de l’État. Une part du régime indemnitaire est maintenue pendant ces périodes. Le droit à congé de longue maladie se renouvelle dès lors que le fonctionnaire a repris ses fonctions pendant au moins un an ; - un congé de longue durée (CLD) de cinq ans au maximum si le fonctionnaire est atteint par l’une des maladies graves listées au niveau législatif et qu’il est dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions. Ce congé est indemnisé à hauteur de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement sans maintien de primes. Le droit à congé de longue durée n’est pas reconstituable. Si la durée du CLD est supérieure à celle du CLM, l’absence de droits reconstituables du CLD, la perte de la part indemnitaire et l’épuisement total des droits à congé maladie au terme des cinq ans du CLD ne garantissent pas nécessairement une protection sociale supérieure à celle du CLM. Par ailleurs, il convient de souligner que l’arrêté du 14 mars 1986 établit une liste de maladies ayant vocation à donner droit au CLM mais que cette liste ne revêt qu’un caractère indicatif, l’octroi d’un CLM reposant légalement sur les seuls critères fixés à l’article L 822-1 du CGFP, à savoir une affection grave et invalidante nécessitant un traitement et des soins prolongés et mettant l’agent dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions. Dans tous les cas, au terme de ses droits à congés pour raison de santé, le fonctionnaire inapte provisoirement à reprendre le travail peut être placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) et, s’il est atteint d’une invalidité réduisant au moins des deux tiers sa capacité de travail, il peut percevoir une allocation d’invalidité temporaire (AIT). Le montant de cette allocation correspond, selon le degré d’invalidité, de 30 à 50 % de son traitement et de ses primes, dans la limite de 50 % du plafond de la sécurité sociale, éventuellement majoré de 40 % pour assistance d’une tierce personne. En cas d’inaptitude définitive, le fonctionnaire est placé en retraite pour invalidité et perçoit une pension de retraite. Conscient des difficultés auxquelles les fonctionnaires malades peuvent être confrontés, le Gouvernement a renforcé la couverture des agents confrontés à des situations de maladies longues. Depuis le 1er septembre 2024, la rémunération des fonctionnaires de l’État en CLM a ainsi été portée à 60 % pendant les deuxième et troisième années et l’assiette de rémunération prise en compte pour le calcul du niveau d’indemnisation de ce congé a été élargie. Elle comprend désormais le dernier traitement indiciaire brut ainsi que les primes et indemnités perçues par l’agent. En outre, la protection sociale complémentaire en prévoyance, que les employeurs de l’État mettent progressivement en place au profit de leurs agents depuis le 1er janvier 2025, met l’accent sur la couverture des maladies longues, en prévoyant notamment une couverture complémentaire du CLM à hauteur de 100 % de la rémunération la première année puis de 80 % les deux années suivantes. Enfin, la fonction publique territoriale, des évolutions sont en cours afin d’adapter les niveaux de prise en charge complémentaire de la longue maladie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1686</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3609</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Revalorisation des secrétaires de syndicats mixtes et adjoints administratifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1686. — 5 novembre 2024. — M. Anthony Brosse appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la situation des secrétaires de syndicat mixte. Bien que certaines de leurs missions divergent, leur profession se rapproche en de nombreux points de celle des secrétaires de mairie. Pourtant, ces derniers se sont retrouvés exclus de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’inclure, lors d’une prochaine réforme, les secrétaires de syndicat mixte ainsi que les adjoints administratifs afin que ces métiers soient eux aussi revalorisés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3609</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le métier de secrétaire de mairie, exercé par 23 000 agents publics, est essentiel à la bonne administration des communes et des services publics locaux. Le secrétaire de mairie apporte au maire un appui administratif, technique et juridique dans des domaines aussi spécialisés que variés, comme les ressources humaines, le budget, l’urbanisme, les marchés publics ou encore l’état civil. En vue de favoriser la reconnaissance des agents exerçant le métier de secrétaire de mairie et des compétences qu’il requiert, et afin d’en améliorer l’attractivité, une réforme revalorisant ce métier est mise en œuvre par la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023. Le législateur a souhaité spécifiquement revaloriser ce métier au regard des responsabilités endossées et des compétences requises pour en remplir les missions. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la loi prévoit que ces fonctions devront, à terme, être exercées par des agents de catégorie A ou B uniquement. Pour cela, l’article 1er de cette loi prévoit l’impossibilité, à compter du 1er janvier 2028, de recruter des agents de catégorie C sur ces emplois. La spécificité des missions des secrétaires généraux de mairie, leur rôle auprès des maires et leur positionnement en qualité de direction des services communaux expliquent que le législateur ait visé exclusivement ces fonctions dans la réforme. Les missions des secrétaires de syndicat mixte divergent de celles de secrétaire général de mairie. De ce fait, ces agents n’ont pas été intégrés dans la réforme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3033</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3610</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Attractivité des métiers de la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3033. — 7 janvier 2025. — Mme Catherine Rimbert attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification à propos de la crise d’attractivité des métiers de la fonction publique, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Un récent rapport de France Stratégie met en lumière les difficultés croissantes de recrutement dans la fonction publique, alimentées par des rémunérations jugées peu compétitives et des conditions de travail souvent difficiles. Les concours d’enseignants peinent à attirer suffisamment de candidats qualifiés, tandis que les professionnels de santé dans les hôpitaux publics dénoncent une surcharge de travail et un manque de reconnaissance. Cette situation compromet la capacité des services publics à remplir leurs missions essentielles, en particulier dans les territoires ruraux et défavorisés. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement prévoit de mettre en œuvre pour revaloriser les rémunérations des fonctionnaires, en particulier dans les filières en tension comme l’éducation et la santé. Aussi, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte améliorer les conditions de travail et l’attractivité des concours de la fonction publique, notamment par des campagnes de valorisation et des ajustements statutaires et ainsi répondre aux besoins spécifiques des zones rurales et des zones en difficulté, qui sont particulièrement touchées par les pénuries de personnel. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement envisage une réforme globale des grilles salariales et des conditions d’emploi pour garantir l’attractivité de la fonction publique dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3610</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le récent rapport de France Stratégie corrobore le constat fait depuis plusieurs années par les gouvernements successifs d’une baisse structurelle de l’attractivité de la fonction publique, constat qui a donné lieu à la mise en place de nombreuses mesures concrètes. En premier lieu, une circulaire de la Première ministre visant à rénover les concours d’accès à la fonction publique a ainsi été publiée le 29 septembre 2023. Sa mise en œuvre s’est accompagnée d’autres mesures, comme la création de la marque employeur « Choisir le service public », et l’ouverture du site éponyme qui regroupe l’ensemble des offres d’emploi des trois versants de la fonction publique. Concernant la revalorisation des carrières, et singulièrement les filières en tension de l’éducation et de la recherche, les mesures prises en faveur des agents publics entre 2021 et 2024 ont représenté un engagement financier de 3,9 milliards d’euros. Les Gouvernements successifs ont aussi adopté depuis 2021 une série de mesures de revalorisation des métiers de l’enseignement, dans le cadre du Grenelle de l’éducation (2021) puis du Pacte enseignant (2023). Sur le plan indemnitaire, ont été décidées la création et de la revalorisation de la prime d’attractivité pour les enseignants, des psychologues et des conseillers d’éducation (de 400 € à 2 200 € bruts/an), la revalorisation des parts fixes de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) et de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE), à hauteur de 2 550 € bruts annuels ; la création d’une nouvelle part fonctionnelle de ces indemnités visant à rémunérer des missions complémentaires, à hauteur de 1 250 € bruts annuels par mission, ou encore les revalorisations indemnitaires des personnels de direction (1 000 € bruts/an) et de directeurs d’école (675 € bruts/an). Sur le plan statutaire, les conditions de classement dans les corps enseignants ont été améliorées, de même que les déroulements de carrière, à travers plusieurs mesures dont la linéarisation de l’échelon spécial de la classe exceptionnelle des corps enseignants, l’assouplissement des conditions d’accès à ce grade et l’augmentation des taux de promotion des enseignants de classe normale à la hors classe. Plusieurs mesures ont par ailleurs été adoptées spécifiquement dans l’enseignement supérieur, en application de l’accord relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières signé dans le cadre de la loi de programmation de la recherche (2021-2030). D’une part, celui-ci prévoit une revalorisation indemnitaire de 644 millions d’euros d’ici 2027 par sept tranches annuelles de 92 millions d’euros. Ainsi, les chercheurs et enseignants-chercheurs verront leurs primes statutaires, qui étaient respectivement de 930 € et de 1 260 € en 2020, portées à 6 400 € en 2027. Les enseignants du secondaire affectés dans le supérieur, les personnels hospitalo-universitaires et les doctorants verront eux aussi leurs rémunérations augmenter progressivement sur la même période. D’autre part, le nombre de promotions des maîtres de conférences dans le corps des professeurs des universités a été augmenté pour les années 2021 à 2026 (à raison de 400 € par an) et les services antérieurs à l’entrée dans les corps de chercheurs et enseignants-chercheurs sont mieux pris en compte. Concernant le domaine de la santé, un panel de mesures a été adopté, notamment dans le cadre du Ségur de la santé (2020). Un certain nombre de primes ont été créées, telles que le complément de traitement indiciaire (environ 190 € nets mensuels), ouvrant droit à pension et bénéficiant aux personnels de l’hôpital public, des établissements sociaux et médico-sociaux et du service de santé des armées, ou la prime d’exercice en soins critiques (118 € bruts mensuels), bénéficiant aux infirmiers, aides-soignants, accompagnants éducatifs et sociaux, psychologues et sage-femmes au sein des services de soins critiques. D’autres indemnités ont été revalorisées, comme les indemnités horaires pour travail de nuit et travail intensif, l’indemnité forfaitaire pour travail les dimanches et jours fériés allouée aux personnels non-médicaux (à hauteur de 20 %), les indemnités de garde des personnels médicaux (à hauteur de 50 %). La carrière des praticiens hospitaliers a également été revalorisée (à hauteur de 17 000 € bruts annuels en sommital), de même que celles des personnels soignants (aides-soignants, infirmiers, cadres de santé, directeurs des soins, sage-femmes) et des personnels médico-techniques et de rééducation (avec des gains moyens en fin de carrière de 500 € nets mensuels). La qualité de vie et les conditions de travail (QVCT) des agents publics, qui constituent des facteurs d’attractivité et de fidélisation déterminants pour les administrations publiques, ont récemment donné lieu à l’ouverture de plusieurs champs de réflexion et axes de travail à l’échelle interministérielle. Ils alimentent des discussions régulières avec les organisations syndicales représentatives de la fonction publique. Des dispositions visnt à faciliter l’accès au logement des agents publics sont par aillleurs en cours de structuration et cela participera à l’attractivité de la fonction publique, notamment dans les départements en forte tension immobilière. Enfin, dans le cadre du dialogue social, le Ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification reste très attentif à toutes les dimensions de l’attractivité et les mesures susceptibles de poursuivre son renforcement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3034</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3611</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Circulaire du 2 octobre 2018 sur la formation aux premiers secours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3034. — 7 janvier 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’application de la circulaire du 2 octobre 2018 relative à la généralisation des formations aux gestes de premiers secours pour l’ensemble des agents publics. Cette circulaire prévoyait que tous les agents des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) bénéficient d’une formation obligatoire aux gestes de premiers secours afin de renforcer leur capacité à intervenir en cas d’urgence. Toutefois, plus de cinq ans après sa publication, de nombreux témoignages font état d’une application inégale et d’un manque d’harmonisation dans la mise en œuvre de ces formations au sein des administrations publiques. De nombreuses collectivités et établissements publics signalent également un manque de moyens financiers et organisationnels pour former l’ensemble de leurs agents dans des délais raisonnables, compromettant ainsi l’objectif fixé par la circulaire. Face à ces constats, M. le député souhaite connaître l’état d’avancement de la mise en œuvre de cette circulaire dans chaque fonction publique. Il demande également à M. le ministre des précisions sur le nombre d’agents formés depuis 2018 et la part restant à former. Il l’interroge sur les mesures prises ou envisagées pour garantir une application effective et homogène sur l’ensemble du territoire, ainsi que sur les financements alloués pour accompagner les administrations dans l’organisation de ces formations. Il lui demande enfin si le Gouvernement envisage d’inscrire cette obligation dans la loi afin d’en renforcer le caractère contraignant et d’en assurer une meilleure application.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3611</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du 2 octobre 2018 relative à la généralisation auprès de l’ensemble des agents publics des formations aux gestes de premiers secours a pour objet de former l’ensemble des agents publics.  Pour la fonction publique d’État, un bilan quantitatif a été établi à partir de la consolidation des données de neuf ministères, pour la période 2018-2021. Ce bilan sera actualisé, en 2025, avec les données de formation couvrant la période 2022-2024. Des données complémentaires ont été demandées aux secrétariats généraux des ministères pour l’ensemble des agents, quelle que soit leur affectation (administration centrale, services déconcentrés et établissements publics). En effet, les ministères peuvent recourir à plusieurs dispositifs de formation pour répondre à l’engagement du Gouvernement de former 80 % des agents aux gestes de premiers secours avant la fin du quinquennat. A cet égard, les formations réglementaires relatives au secourisme présentent pour certaines des équivalences entre elles. Ainsi, des agents qui suivent les formations « prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1) », « sauveteur secouriste du travail (SST) » ou encore la formation pour l’obtention de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU) sont considérés comment ayant satisfait à l’obligation de formation aux gestes de premiers secours et sont donc comptabilisés dans le bilan de suivi de la mise en œuvre de la circulaire du 2 octobre 2018. Ces données mettent en évidence qu’entre 2018 et 2021, 18 % des agents publics de l’État ont été formés aux gestes de premiers secours, dont 66 % au sein des services déconcentrés. Pour 72 % d’entre eux, il s’agissait d’une première formation, et pour 28 % d’une formation de rappel. 36,16 % des intéressés ont été formés via la formation « prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1) », 18,31 % via la « formation aux gestes qui sauvent », 6,05 % par la formation « sauveteur secouriste du travail (SST) », et 37,40 % par l’e-formation « sensibilisation santé sécurité au travail à distance ». Par ailleurs, afin d’atteindre l’objectif de généralisation de la formation aux premiers secours, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a mis en place, en partenariat avec l’université Bretagne occidentale, un module en ligne « sauvTage : apprendre à sauver une vie à tous les âges », disponible pour l’ensemble des agents publics de l’État sur la plateforme interministérielle de formation Mentor. Plus de 2 900 stagiaires ont suivi ce module ou sont en cours de formation. Enfin, la DGAFP accompagne, avec la direction des achats de l’État (DAE), le ministère des armées qui porte le marché interministériel de formation aux premiers secours dont l’ensemble des ministères et certains établissements publics sont bénéficiaire. Un premier bilan de l’exécution de ce marché interministériel de formation depuis sa notification en 2024 établit que les ministères mobilisent ce support de formation aux premiers secours de leurs agents. Plus de 1 200 stagiaires sont concernés dans le cadre des actions de formations sur les premiers secours. Sa mobilisation, conformément aux besoins exprimés par l’administration, sera logiquement plus importante à partir de 2025. Pour la fonction publique territoriale, qui compte plus de 50 000 employeurs différents, la direction générale des collectivités locales (DGCL) relève la complexité de la remontée d’informations, qui sont à ce stade, très partielles. Pour la fonction publique hospitalière, les éléments transmis par la direction générale de l’offre de soins (DGOS) établissent le total des agents formés dans le domaine du secourisme à 35 289.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3510</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3612</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Faciliter l’accès à la formation de secrétaire de mairie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3510. — 28 janvier 2025. — M. Christophe Blanchet appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la difficulté pour les mairies en milieu rurale à recruter des secrétaires de mairie. De plus en plus de maires alertent les autorités publiques et l’État sur la crise de vocation et le manque de reconnaissance de ce métier indispensable pour le bon fonctionnement des mairies en ruralité et l’animation des campagnes. Les secrétaires de mairie sont les principaux collaborateurs des maires mais aussi les interlocuteurs privilégiés des habitants et des acteurs locaux du territoire. Ce poste demande beaucoup de temps, d’énergie et de compétences. Les secrétaires de mairie sont de véritables couteaux suisses de la fonction publique territoriale. On doit faciliter l’accès à ces emplois qui permettent la vitalisation et la bonne administration des villages. Certains candidats, très motivés, se voient aujourd’hui refuser l’accès à la formation de secrétaire général de mairie, car ils sont considérés comme étant trop diplômés. Une personne titulaire d’un master se verra refuser la possibilité d’être au service de la ruralité,  car ce métier est réservé pour les bac +2 et les bac +3, ce qui est une véritable aberration, voir discriminatoire. On leur refuse de servir l’intérêt général car ils ont fait trop d’études. Doivent-ils mentir sur leurs diplômes et les cacher pour espérer réaliser leurs projets professionnels, chose d’autant plus inqualifiable en vue du manque de personnel au sein des mairies ? Face à cette situation, il lui demande s’il va permettre aux personnes qui possèdent des diplômes supérieurs au bac +3 de pouvoir accéder à la formation de secrétaire général de mairie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3612</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a soutenu l’initiative parlementaire tendant à revaloriser l’emploi de secrétaire de mairie et renforcer son attractivité par une meilleure reconnaissance de ces agents. La loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie et ses décrets d’application du 16 juillet 2024 a ainsi inscrit l’obligation de recruter à compter du 1er janvier 2028 a minima des agents de catégorie B et prévu des dispositifs de requalification et de promotion dans le cadre d’emplois de rédacteur territorial pour les fonctionnaires des grades d’avancement de la catégorie C occupant ces fonctions. La loi du 30 décembre 2023 a également introduit une nouvelle obligation de formation pour tout agent, fonctionnaire ou contractuel, occupant un premier emploi de secrétaire général de mairie, quel que soient les diplômes détenus. Le cas échéant, l’agent peut être dispensé, à sa demande, de tout ou partie de ses obligations de formation au regard de son parcours et des titres et diplômes qu’il détient. L’emploi de secrétaire général de mairie a vocation à être exercé par des fonctionnaires des cadres d’emplois d’adjoint administratif territorial (grades d’avancement de ce cadre d’emplois de catégorie C pouvant être recrutés sur cet emploi jusqu’au 31 décembre 2027), de rédacteur territorial (catégorie B) jusqu’à 2 000 habitants et d’attaché territorial (catégorie A). Ces cadres d’emplois sont accessibles par la voie du concours ou de l’examen professionnel. Des conditions minimales de diplôme sont prévues pour les concours externes, par exemple bac + 2 pour le rédacteur territorial ou bac +3 pour l’attaché territorial, mais aucune disposition législative ou réglementaire ne fixe un niveau maximal de qualification des candidats. Peuvent également être recrutés des agents contractuels. Dès lors que leur contrat à durée déterminée est d’une durée au moins égale à un an, ils sont soumis aux mêmes obligations de formation statutaire que les fonctionnaires. Il n’existe pas non plus de conditions maximales de diplôme pour accéder à ces dispositifs. Enfin, il existe des initiatives locales, notamment des centres de gestion de la fonction publique territoriale à destination des demandeurs d’emploi inscrits à France travail, sur financement des régions et du Centre national de la fonction publique territoriale. Il s’agit de délivrer une formation certifiante à ces publics les préparant à l’emploi de secrétaire général de mairie (présentation du concours ou recrutement contractuel par le centre de gestion ou une collectivité territoriale). Ne peuvent y accéder que les détenteurs d’un diplôme bac+2 ou justifiant d’une expérience significative en lien avec les aptitudes prioritaires attendues. Compte tenu des financements disponibles, des critères d’éligibilité peuvent être fixés pour cette formation : s’agissant par exemple du centre de gestion du Calvados, le dispositif est à destination des titulaires d’un diplôme bac+2 dans certaines filières, les titulaires d’un bac +3 n’étant admis que sur dérogation. Cette prérogative ressort de la seule compétence des organisateurs de ces dispositifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3850</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3613</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Conditions légales cumul des fonctions exercées par un fonctionnaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3850. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conditions légales encadrant le cumul des fonctions exercées par un fonctionnaire titulaire à temps complet lorsqu’il est également élu d’une commune et amené à occuper des responsabilités dans une société publique locale (SPL). Elle souhaiterait savoir si un fonctionnaire titulaire à temps complet, élu d’une collectivité territoriale, peut être nommé président ou président-directeur général d’une SPL sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une autorisation préalable de cumul d’activités de la part de son autorité hiérarchique. Cette interrogation porte notamment sur les cas où l’élu-fonctionnaire agit en tant que mandataire de la collectivité territoriale dont il est issu, les fonctions de direction de la SPL découlant directement de son mandat électif au sein de la société. Cette question revêt une importance particulière au regard de l’article 25 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, qui impose à ces derniers, sauf exceptions prévues par la loi, une obligation de consacrer l’intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans le cadre de leur emploi public. Or l’exercice de responsabilités au sein d’une SPL, bien que lié au mandat électif, pourrait être considéré comme une activité parallèle impliquant des responsabilités importantes, notamment en matière de gestion et de gouvernance. Mme la députée souligne également que les sociétés publiques locales, créées par la loi n° 2010-559 du 28 mai 2010, constituent des outils essentiels pour permettre aux collectivités territoriales d’exercer certaines compétences de manière flexible et efficace. Ces sociétés jouent souvent un rôle clé dans la gestion des services publics locaux, mais elles fonctionnent selon les règles du droit privé, ce qui peut susciter des interrogations quant à la compatibilité des fonctions exercées par un fonctionnaire public à plein temps dans un tel cadre. Mme la députée demande donc à M. le ministre de clarifier les points suivants : si un fonctionnaire titulaire à temps complet, élu d’une commune, peut être désigné président ou président-directeur général d’une SPL sans solliciter une autorisation de cumul d’activités ; si l’exercice de cette fonction au sein d’une SPL relève d’une activité distincte nécessitant une autorisation spécifique ou si elle peut être directement assimilée à son mandat électif. Enfin, elle l’interroge sur les garanties existantes pour éviter les conflits d’intérêts ou incompatibilités entre le statut de fonctionnaire et les fonctions de direction d’une SPL. Toutefois, elle rappelle que la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique et ses décrets d’application de 2014 prévoient des mécanismes de contrôle rigoureux pour prévenir de tels risques. Elle souhaite donc savoir si ces dispositions sont suffisantes pour garantir la sécurité juridique des élus-fonctionnaires concernés et éviter tout contentieux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3613</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 123-1 du code général de la fonction publique (CGFP) interdit aux agents publics de participer aux organes de direction de sociétés ou d’associations à but lucratif. En application de l’article L. 1531-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), la société publique locale, qui revêt la forme d’une société anonyme, peut être créée par les collectivités territoriales et leurs groupements dans le cadre des compétences qui leur sont attribuées par la loi. L’interdiction de principe posée par l’article L. 123-1 du CGFP ne s’applique pas en cas de désignation d’un agent public, élu d’une commune, aux fonctions de président ou de président-directeur général d’une société publique locale dès lors que l’exercice de ces fonctions résulte directement du mandat électif de l’agent conformément aux dispositions des articles L. 1524-5 et L. 1531-1 du CGCT. Ces dispositions précisent notamment les conditions d’exercice par les élus locaux agissant en qualité de mandataire d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités territoriales, de fonctions de direction au sein d’une société publique locale. Elles prévoient que ces représentants sont désignés par une délibération de l’assemblée de la collectivité ou du groupement actionnaire. Elles définissent également les règles applicables aux élus locaux en matière de prévention des conflits d’intérêts et d’obligation de déport lorsqu’ils participent aux organes de direction d’une société publique locale. Les recommandations de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ainsi que le guide pratique à l’attention des élus du bloc communal « Mieux gérer les risques d’atteintes à la probité », établi conjointement par l’Agence française anticorruption et l’Association des maires de France et des Présidents d’intercommunalité en novembre 2024 (en particulier la fiche n° 6 sur la situation de l’élu mandataire), rappellent ces mesures spécifiques de déport. La HATVP a précisé que ce régime aménagé de déport ne vaut cependant que si l’intéressé ne dispose pas d’un intérêt personnel au sein de l’organisme dès lors qu’une telle situation serait de nature à générer un conflit d’intérêts justifiant la mise en œuvre de mesures de déport plus larges. Les règles, fixées notamment par les dispositions de l’article L. 122-1 du CGFP visant à prévenir les situations de conflit d’intérêts susceptibles d’être rencontrées par l’agent public qui doit exercer, en toute circonstance, ses fonctions de manière indépendante, impartiale et objective, demeurent en outre applicables. Le cas échéant, les fonctionnaires exerçant un mandat d’élu local peuvent, sur leur demande et de plein droit, bénéficier, en application du dernier alinéa de l’article 7 de la loi n° 92-108 du 3 février 1992 relative aux conditions d’exercice des mandats locaux, d’une mise en disponibilité pendant la durée de leur mandat. Les intéressés peuvent également, conformément à l’article L. 2123-10 du CGCT, être placés, à leur demande, en position de détachement pour exercer des fonctions exécutives telles que celles de maire ou d’adjoint. Dans ce cas, ils restent, conformément à l’article 1er de la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, tenus aux mêmes obligations déontologiques que celles qui leur incombent en qualité de fonctionnaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3978</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3614</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Recrutement - Recourir aux concours nationaux à affectation locale en Guyane</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3978. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’opportunité d’étendre, en Guyane, le champ des concours nationaux à affectation locale. En effet, les services de l’État y rencontrant des difficultés pour recruter des titulaires, il paraît opportun d’y recourir. Cette voie de recrutement est pertinente, puisque le décret n° 2020-121 du 13 février 2020 relatif à l’organisation de concours nationaux à affectation locale pour le recrutement de fonctionnaires de l’État, vise les situations dans lesquelles sont constatées, par l’autorité organisatrice, des difficultés particulières à pourvoir les emplois relevant du corps concerné. Ces vacances de postes participent aux difficultés d’accès aux services publics endurés quotidiennement par de nombreuses populations guyanaises. Pourtant, il existe localement des profils susceptibles d’occuper ces emplois. En témoigne, le recrutement régulier de contractuels ou de vacataires, notamment dans l’éducation nationale. Si la volonté de se présenter à un concours pourrait les animer, rien ne garantit leur affectation immédiate en Guyane, circonstance pouvant leur sembler rédhibitoire. L’organisation en 2023, d’un concours national de greffiers à affectation en Guyane, constitue un pas qu’il faut saluer. Il a de plus, suscité un certain engouement auprès de personnels contractuels et de titulaires y voyant l’opportunité de connaître une évolution de leur carrière, avec la certitude d’être affectés dans leur territoire. Le nombre des corps concernés par ce type de concours, fixé par un arrêté du 11 septembre 2020 étant non seulement important mais également évolutif, les besoins de recrutement en Guyane pourraient être appréhendés par cette voie. Cette démarche présenterait d’une part l’avantage d’offrir des solutions locales de recrutement, sur un territoire connaissant un fort taux de chômage. Elle permettrait d’autre part de susciter l’intérêt de candidats n’ayant pas vocation à quitter leur région et disposant parfois d’une expérience professionnelle au sein d’un ou plusieurs services de l’État. Il l’interroge donc pour savoir s’il est envisagé de recourir à ce mode de recrutement en Guyane pour d’autres corps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3614</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 87 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a facilité la possibilité de recruter les fonctionnaires de l’État par voie de concours nationaux à affectation locale (CNAL). L’objectif poursuivi était de renforcer l’attractivité en offrant une visibilité aux candidats, dès l’ouverture du concours, sur les postes qui leur sont offerts en fonction de la ou des circonscriptions géographiques mais également de mieux répondre aux besoins des administrations dans leurs bassins d’emplois et ainsi garantir un égal accès à l’emploi sur l’ensemble du territoire, y compris en outre-mer. L’article 1er du décret n° 2020-121 du 13 février 2020 relatif à l’organisation de concours nationaux à affectation locale pour le recrutement de fonctionnaires de l’État prévoit que les CNAL peuvent être organisés par les employeurs sous réserve de deux conditions alternatives : soit pour faire face à des difficultés particulières de recrutement dans les emplois offerts dans certaines circonscriptions administratives sous tension ; soit lorsque la déconcentration ne constitue pas une réponse adaptée en raison du faible nombre de postes offerts aux concours dans les corps concernés. Si l’arrêté du 11 septembre 2020 fixe la liste des corps de fonctionnaires pour lesquels des CNAL peuvent être organisés, certains statuts particuliers ont expressément limité cette possibilité. Ainsi, les gardiens de la paix ne peuvent être recrutés par la voie du CNAL qu’en Ile-de-France, tandis que pour l’accès au corps des surveillants de l’administration pénitentiaire, seules la métropole, la Polynésie Française, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon peuvent avoir recours au CNAL. En dehors de ces limites, tous les autres corps cités dans l’arrêté du 11 septembre 2020 peuvent bénéficier des CNAL. Cela a notamment été le cas pour certains concours organisés par le ministère de la justice : le concours de greffiers, les concours communs de secrétaire administratif et d’adjoint administratif ainsi que pour le concours d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse. D’autres départements ministériels ont également organisé un CNAL comme le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche avec le concours interne du CAPES ou le ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche avec le concours de technicien supérieur principal du développement durable. Le Gouvernement reste fortement engagé en faveur du développement des CNAL comme le souligne la circulaire n° 6419/SG du 29 septembre 2023 dans laquelle la Première ministre a invité les ministères à développer, dans le respect du cadre juridique existant, les concours nationaux à affectation locale lorsque cela est possible.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4253</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3615</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Concours de la fonction publique et personnes en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4253. — 18 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’accès aux concours de la fonction publique pour les personnes en situation de handicap. Des aménagements, indispensables pour garantir l’accessibilité des épreuves, nécessitent la présentation d’un certificat médical délivré par un médecin agréé. Or cette consultation représente un coût important, entraînant un reste à charge parfois élevé. Cela constitue un réel frein pour les personnes en situation de handicap souhaitant passer les concours de la fonction publique et constitue une inégalité financière avec les autres candidats. Mme la députée a été interpellée à plusieurs reprises pour dénoncer cette inégalité. Bien que l’article 53 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la « désignation des médecins agréés, à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires » dispose que « les honoraires et les autres frais médicaux résultant des examens prévus au présent décret et les frais éventuels de transport du malade examiné, sont à la charge du budget de l’administration intéressée », celui-ci ne précise pas expressément que la prise en charge par l’administration est prévue en cas d’examen médical destiné à apprécier les aménagements nécessaires au concours, comme l’indique le Défenseur des droits, dans son règlement amiable RA-2019-083 du 24 juin 2019. Elle lui demande si des modifications réglementaires sont prévues afin d’inclure une prise en charge des frais d’honoraires des médecins agréés dans le cadre des concours de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3615</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur le fondement de l’article L. 352-1 du code général de la fonction publique, les personnes en situation de handicap qui souhaitent accéder à la fonction publique peuvent bénéficier de dérogations aux règles normales de déroulement des concours, des procédures de recrutement et des examens. L’article 2 du décret n° 2020-523 du 4 mai 2020 relatif à la portabilité des équipements contribuant à l’adaptation du poste de travail et aux dérogations aux règles normales des concours, des procédures de recrutement et des examens en faveur des agents publics et des candidats en situation de handicap prévoit que, sous réserve de la production d’un certificat médical établi par un médecin agréé moins de six mois avant le déroulement des épreuves, les candidats en situation de handicap bénéficient d’aides humaines et techniques ainsi que d’aménagements nécessaires pour leur permettre, compte tenu de la nature et de la durée des épreuves, de composer dans des conditions compatibles avec leur situation. Concernant les frais de visite de la médecine agréée engagés par les candidats en situation de handicap, aucune disposition règlementaire ne prévoit qu’ils puissent être pris en charge par l’administration. Le Gouvernement est pleinement engagé pour favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap notamment dans la fonction publique. C’est pourquoi, le ministre en charge de la fonction publique a engagé les travaux nécessaires à la modification du décret du 4 mai 2020 précité afin de permettre l’allongement de la durée de validité du certificat médical.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4462</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3615</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Suppression des chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4462. — 25 février 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression, depuis le 1er octobre 2023, des chèques-vacances pour les retraités civils et militaires de la fonction publique. La circulaire du 25 juillet 2023 a eu pour effet de priver les retraités civils et militaires d’une aide au départ en vacances, alors qu’ils sont 79 % parmi les 65 à 74 ans à partir plus d’une nuit par an, selon l’INSEE. M. le député souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour compenser cette perte de pouvoir d’achat pour les agents de l’État retraités, en particulier en ce qui concerne leur accès aux vacances. Humainement, les vacances sont essentielles pour le bien-être moral et les liens familiaux car bien souvent, les personnes retraitées partent avec leurs petits enfants ou chez leurs enfants. L’impact est également négatif sur les transports, plus particulièrement le train qui souffre d’une baisse de fréquentation de cette tranche d’âge. La réduction de type « carte senior » s’élève à - 25 % quand les chèques vacances offraient une réduction de - 50 %. De fait, pour des destinations hors de France, beaucoup de retraités se reportent sur l’avion, ce qui est un non-sens écologique. Cette mesure affecte non seulement le bien-être physique et psychologique et le pouvoir d’achat des fonctionnaires retraités, mais a également un impact négatif sur le secteur touristique français et les transports écologiques comme le train. Il l’interroge donc sur les possibilités et perspectives de rétablissement des chèques-vacances. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3616</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au regard de la situation des finances publiques, la circulaire du 25 juillet 2023 a modifié le champ des bénéficiaires des chèques-vacances dans la fonction publique d’État en réservant, à compter du 1er octobre 2023, les demandes d’ouverture de dossiers pour l’attribution de chèques-vacances aux seuls agents publics civils et militaires, sous conditions de ressources, comme cela est déjà le cas. Le Gouvernement continue de porter une attention particulière aux conditions de vie des agents retraités de l’État. En effet, les agents qui ont ouvert un plan d’épargne chèques-vacances avant le 1er octobre 2023 continuent de bénéficier de leur épargne mensuelle pour la durée restant à courir. De plus, les agents retraités de l’État continuent de bénéficier des prestations sociales (notamment les sorties culturelles et de loisir) attribuées localement par les sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS) et bénéficient également d’un accès aux restaurants inter-administratifs où ils peuvent bénéficier de subventions. Par ailleurs, l’accompagnement des agents pensionnés est maintenu par la voie de l’aide au maintien à domicile (AMD). L’État employeur participe en effet aux frais engagés par ses retraités (pensionnés civils et ouvriers de l’État de plus de 55 ans n’entrant pas dans le champ des allocataires de l’aide personnalisée à l’autonomie, APA) pour leur maintien à domicile et la prévention de leur perte d’autonomie. Enfin, les agents retraités de l’État bénéficieront du déploiement actuel du dispositif de protection sociale complémentaire cofinancé par l’État et qui offre une solution de couverture des frais de santé à un tarif plus avantageux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4464</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3616</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Temps partiel des agents de la fonction publique territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4464. — 25 février 2025. — Mme Christine Engrand attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur une demande récurrente des agents de la fonction publique territoriale, notamment ceux qui sont contraints de cumuler une seconde activité pour subvenir à leurs besoins au quotidien. En France, environ 15 % des fonctionnaires territoriaux exercent une activité supplémentaire pour compléter leurs revenus, en raison de l’insuffisance des salaires face à l’inflation et à l’augmentation du coût de la vie. Actuellement, la règlementation en vigueur limite la possibilité de travail à temps partiel pour les fonctionnaires territoriaux à une durée de quatre ans. À l’issue de cette période, ils doivent choisir entre leur emploi principal et leur activité complémentaire, les plaçant face à un dilemme impossible. Aujourd’hui, de nombreux fonctionnaires concernés demandent davantage de flexibilité. Cette flexibilité profiterait non seulement aux fonctionnaires eux-mêmes, mais aussi à l’économie locale et nationale, grâce aux contributions fiscales supplémentaires générées par ces activités secondaires. Elle lui demande donc s’il envisage de proposer une révision de la réglementation actuelle afin de permettre la création d’un temps partiel renouvelable ou pérenne pour les agents de la fonction publique territoriale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3616</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les articles L. 123-2 ainsi que les articles R. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique CGFP fixent les conditions dans lesquelles un agent public peut être autorisé à cumuler ses fonctions avec une activité privée lucrative à titre professionnel, une activité accessoire ou bien à créer ou reprendre une entreprise. La production des œuvres de l’esprit par un agent public s’exerce librement dans les conditions prévues par l’article L. 123-2 du CGFP. De même l’agent public membre du personnel enseignant, technique ou scientifique des établissements d’enseignement ou pratiquant des activités à caractère artistique peut exercer les professions libérales qui découlent de la nature de ses fonctions en application de l’article L. 123-3 du CGFP. L’agent public occupant un emploi permanent à temps non complet peut exercer une activité privée lucrative à titre professionnel si la durée de son temps de travail est inférieure ou égale à 70 % de la durée légale ou réglementaire du travail, sous réserve d’en faire la déclaration à l’autorité hiérarchique, conformément aux articles L. 123-5 et L. 123-6 du CGFP. Cette possibilité est ouverte aux agents à temps partiel dans les conditions prévues par les articles 1 et 10 du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 relatif à la mise en œuvre du temps partiel dans la fonction publique territoriale. L’agent public peut en outre être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève à exercer une activité à titre accessoire dans les conditions prévues par l’article L. 123-7 et les articles R. 123-7 et suivants du CGFP. Cette possibilité est également ouverte aux agents à temps partiel. De plus, un agent public occupant un emploi à temps complet peut, à sa demande, être autorisé à accomplir un service à temps partiel pour créer ou reprendre une entreprise, sous réserve des nécessités de service et compte tenu des possibilités d’aménagement de l’organisation du travail (article L. 123-8 du CGFP), le cas échéant après avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette autorisation de temps partiel est accordée pour une période comprise entre six mois et un an, renouvelable, pour la même durée, par tacite reconduction dans la limite de trois ans. À l’issue de cette période de trois ans, le renouvellement de l’autorisation de travail à temps partiel doit faire l’objet d’une demande et d’une décision expresses conformément à l’article 18 du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 précité. Cette autorisation peut dans ces conditions être indéfiniment renouvelable. Pour les agents contractuels bénéficiant d’un contrat à durée déterminée, l’autorisation d’accomplir un service à temps partiel ne peut pas être donnée pour une durée supérieure à celle du contrat restant à courir (article 16 du décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 précité). La limitation à trois ans de la durée pendant laquelle un agent public peut accomplir un service à temps partiel vise à préserver l’intérêt général, la qualité du service public et à favoriser la confiance des citoyens tout en permettant d’encourager l’initiative individuelle avec souplesse mais de façon temporaire et encadrée. Enfin, concernant la rémunération des agents, la plupart des fonctionnaires territoriaux peuvent bénéficier, sur délibération, du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). Compte tenu de sa structuration en deux parts modulables (indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise et complément indemnitaire annuel) et de ses plafonds élevés, ce régime indemnitaire offre dès à présent d’importantes marges de manœuvre aux employeurs territoriaux pour répondre aux besoins de leurs fonctionnaires en matière de rémunération. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2079</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3617</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crédits du « Pacte pour la haie »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2079. — 19 novembre 2024. — M. Yannick Monnet* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les crédits du Pacte pour la haie. Dans le département de l’Allier, où le bocage bourbonnais constitue à la fois une fierté et une spécificité paysagère, les multiples services apportés par les haies sont largement documentés, en matière de stockage du carbone, de production de bois énergie, d’avantages agronomiques, d’adaptation au changement climatique, ou encore de biodiversité. L’objectif affiché de replanter 50 000 km de haies en France d’ici 2030 visait, dans le « Pacte pour la haie » présenté par les ministres Marc Fesneau et Sarah El Haïry en fin d’année 2023, à inverser la tendance à la destruction et à la dégradation des haies observée depuis une cinquantaine d’années. Les appels à projet engagés dans le cadre de ce pacte ont rencontré un franc succès, la totalité de l’enveloppe ayant été consommée pour 2024. Or le projet de loi de finances pour 2025 envisage une baisse de 72 % des crédits de paiement de l’action 29.01 (Plan Haies), qui passerait de 110 millions à 30 millions d’euros, donnant un coup d’arrêt à un programme dont l’utilité est pourtant unanimement reconnue. Il semble incohérent de diviser l’enveloppe par 3 ou 4, à peine 18 mois après la mise en place de ce dispositif, a fortiori s’agissant d’une politique publique qui fonctionne. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre, si ces baisses de crédits sont entérinées, pour poursuivre une action publique forte en faveur du maintien et de la régénération du réseau de haies national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2290</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3617</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir du "pacte en faveur de la haie"</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2290. — 26 novembre 2024. — Mme Dominique Voynet* appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’évolution désastreuse du budget du « pacte en faveur de la haie ». Par de nombreuses mesures de soutien, de formation, d’harmonisation normative ou encore de valorisation économique, ce pacte - mis en place dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024 - visait à la mise en place d’une politique de protection des haies dotée de 110 millions d’euros. Les haies jouent un rôle crucial dans l’adaptation au dérèglement climatique et dans la préservation de la biodiversité. Elles protègent les cultures et les animaux élevés en plein air des intempéries, notamment du vent ; elles permettent de stocker de l’eau et de réguler les crues ; elles participent au stockage de carbone ; elles maintiennent les pollinisateurs et les prédateurs utiles à l’agriculture. Pour autant, par des arrachages et des pratiques d’aménagement des terres non durables dans le cadre de l’industrialisation de l’agriculture, 1,4 million de kilomètres de haies, soient près de 23 000 km chaque année, ont été perdues depuis 1950. Le pacte en faveur de la haie témoignait d’une certaine prise de conscience de ces enjeux cruciaux. Que son budget diminue de près de 75 % dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 est inexplicable et inexcusable. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures elle entend prendre pour permettre aux nombreux acteurs impliqués dans cette politique, agriculteurs, protecteurs de l’environnement, chasseurs, de ne pas se décourager face à cet effondrement des moyens dédiés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3618</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ministères chargés de l’agriculture et de la transition écologique accordent une attention toute particulière aux infrastructures agro-écologiques, dont font partie les haies et les alignements d’arbres intraparcellaires. Ce sont une composante essentielle de la diversité et de l’identité des paysages français. Elles rendent de multiples services à l’agriculture, la nature et aux sociétés humaines : habitat naturel pour de nombreuses espèces, corridor écologique, auxiliaire agricole, ressource de biomasse, levier de réduction des gaz à effet de serre (GES) et élément patrimonial, etc. Elles sont à la croisée des enjeux de production, de transition de l’agriculture face aux défis envrionnementaux dont la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. La planification écologique est cruciale pour limiter les émissions de GES du secteur agricole, renforcer la souveraineté alimentaire et adapter l’agriculture et la forêt face aux conséquences du changement climatique. La France vise ainsi l’atteinte des objectifs environnementaux fixés au niveau international et européen et une résilience plus importante de la ferme France aux changements de son environnement. C’est en ce sens qu’a été construit le pacte en faveur de la haie inscrit dans le cadre de la planification écologique en septembre 2023, s’inscrivant dans la planification écologique, un engagement de l’État dans la durée de manière à fédérer et engager le plus grand nombre d’acteurs concernés par les haies. En 2024, le ministère chargé de l’agriculture a bénéficié d’une hausse inédite de ses moyens pour déployer la planification écologique. En 2025, les moyens dédiés aux dispositifs d’investissement en faveur des haies (plantation en particulier) s’inscriront dans la trajectoire de maîtrise des comptes publics. Il convient néanmoins de rappeler qu’un certains nombre de mesures du pacte en faveur de la haie ne dépendent pas ou peu de moyens complémentaires sur le budget de l’État. Pour aboutir à l’objectif de 50 000 kilomètres de haies supplémentaires d’ici 2030 fixé par le Gouvernement, les plantations de haies sont un levier important, mais qui ne suffit pas : il faut en effet aussi enrayer la disparition des haies, qu’elles soient agricoles ou non agricoles. Ainsi, conformément au pacte, le Gouvernement a triplé le bonus haie de l’écorégime de la politique agricole commune destiné aux agriculteurs qui gèrent durablement les haies, et qui est passé de 7 à 20 euros dès la campagne 2025. De plus, l’article 37 de la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture crée un régime de déclaration et d’autorisation unique pour encadrer les arrachages et replantations de haies sur le territoire. Il s’agit d’un régime protecteur pour la haie, en ce qu’il crée un cadre plus simple et harmonisé d’application des réglementations existant aujourd’hui et qui s’appliquent sur les projets concernant des haies. Un guichet unique d’information et d’instruction de cette procédure, ainsi qu’un observatoire de la haie, complèteront ce dispositif. La mise en place de ce guichet unique d’instruction permettra de gagner en lisibilité et en cohérence pour les usagers dont les agriculteurs, et ainsi mieux protéger et valoriser les haies à l’échelle nationale. Les objectifs de cet observatoire, qui sera partenarial, sont d’identifier et de suivre la progression des haies pour collecter des données et créer un référentiel cartographique national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2202</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3618</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés des producteurs de cidre français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2202. — 26 novembre 2024. — M. Timothée Houssin alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les problèmes rencontrés par les producteurs de cidres français. La France, plus grand verger de cidre d’Europe et comptant près de 12 000 producteurs, rencontre bien des difficultés sur la filière, notamment depuis la crise sanitaire. En sa qualité de député de l’Eure, département producteur de cidre, M. le député s’inquiète sur le bond de l’inflation qui se répercute sur les intrants (environ 30 % en moyenne et pour tous les professionnels du secteur). Ces intrants sont vitaux pour les producteurs qui doivent augmenter leur prix pour absorber cette hausse des coûts de production. M. le député tient également à pointer du doigt la hausse de l’électricité (d’environ 26 % par rapport à 2020) qui elle aussi impacte considérablement les cidriers, qui doivent entretenir des températures adéquates pour leur processus de fermentation. Au-delà des problèmes économiques, s’ajoutent des problèmes d’ordre environnemental. Sous l’effet de la chaleur et de la sècheresse, les récoltes se font moins abondantes et plus précoces, ce qui a un effet direct sur la qualité et la quantité de production. À tout cela, s’ajoute le souhait de la Commission européenne d’élargir le mode de production autorisé pour le cidre à l’échelle de tous les États européens. Cet élargissement serait désastreux pour les cidriers, qui répondent à un cahier des charges bien spécifique assurant la qualité du cidre français. En effet, le cidre français étant composé à 100 % de jus de pomme, cela contribue à sa renommée dans le monde entier. Cependant, dans les autres pays européens, le cidre n’est pas tenu d’avoir cette teneur en jus de pomme, ce qui créerait une situation de concurrence intenable pour les producteurs de véritable cidre. Aux vues de toutes les problématiques que M. le député a relevées précédemment, il aimerait connaître la stratégie du Gouvernement pour aider les producteurs de cidre. Il aimerait par ailleurs connaître sa position sur l’élargissement du cahier des charges voulu par la Commission européenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3619</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a rappelé en différentes occasions toute l’attention prêtée par le Gouvernement à la filière cidricole. Le niveau d’exigence et de qualité élevé de la production française, garanti par une réglementation nationale qui est, à la demande des organisations professionnelles, l’une des mieux-disante en Europe et dans le monde, se traduit notamment par une origine du produit dont la teneur en fruits est de 100 %. A contrario, les contraintes de fabrication de produits nommés « cidre » au sein des autres pays européens divergent fortement. Dans ce contexte, ces différences pourraient donc constituer des formes de concurrence déloyale vis-à-vis des producteurs et des consommateurs français et mettrait en cause les équilibres économiques et territoriaux de l’ensemble du secteur cidricole français. L’ambition de la France est donc de valoriser la filière française et son haut niveau d’exigence dans le cadre des discussions en cours au niveau européen sur la révision des normes de commercialisation de l’Union européenne. Considérant à ce stade les écarts entre les positions des différents États membres sur ce sujet et en particulier l’impossibilité d’obtenir une teneur à 100 % de fruits, les autorités françaises s’opposent à l’ajout de normes de commercialisation pour le cidre afin de protéger la filière française.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2204</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3619</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Grogne des agriculteurs aubois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2204. — 26 novembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la grogne du monde agricole dans l’Aube, qui doit faire face à une convergence des crises : outre les mauvais rendements dans les céréales et les éleveurs ovins qui sont confrontés à la fièvre catarrhale, la possibilité d’un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur risque de provoquer l’importation massive de produits agricoles qui n’ont ni les normes environnementales, ni les standards sanitaires français. Cet accord, s’il est ratifié par la France, va affaiblir les agriculteurs, mettre en danger les emplois ruraux et risque de dégrader la qualité de l’alimentation. Mme la députée interroge Mme la ministre sur les mesures qu’elle souhaite prendre afin de pallier ces difficultés chez les agriculteurs aubois. Enfin, elle lui demande quand la simplification du millefeuille administratif en faveur des agriculteurs promise par M. le Premier ministre, Michel Barnier, sera mise en place au-delà du contrôle unique des exploitations agricoles. Si cette dernière initiative est un bon début, les agriculteurs ont besoin que cette mesure soit suivie d’autres actions concrètes pour alléger les contraintes réglementaires et permettre une gestion plus efficace de leurs exploitations. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3619</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Compte tenu des conditions particulières de pluviométrie et d’ensoleillement au printemps et à l’été 2024, la production agricole en France a subi des pertes importantes, notamment en céréales. Le Gouvernement s’est mobilisé pour répondre à la crise à travers une grande diversité d’actions mises en œuvre dans un temps court avec le souci de la simplicité et de l’efficacité. En particulier, différents dispositifs d’indemnisation des pertes de récolte en grandes cultures liées aux aléas climatiques ont pu être mobilisés. L’assurance récolte et notamment l’indemnité de solidarité nationale pour les risques d’ampleur exceptionnelle constituent un gage de sécurisation pour les producteurs. Ces dispositions ont été complétées par d’autres : avances sur les aides de la politique agricole commune, déduction pour épargne de précaution, prise en charge des cotisations de mutualité sociale agricole ou encore dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti. Parce qu’il est conscient des difficultés du monde agricole, la mobilisation du Gourvernement s’est poursuivie par la mise en place de deux dispositifs de soutien à la trésorerie des exploitations. Une première aide accompagne les agriculteurs qui traversent des difficultés conjoncturelles, du fait d’aléas climatiques ou sanitaires. Elle prend la forme de prêts de moyen terme (deux à trois ans) et, grâce à un effort partagé entre la banque prêteuse et l’État, le coût de ce prêt diminuera significativement pour les agriculteurs, pour atteindre des taux d’intérêt maximums de 1,75 % (1,5 % pour les jeunes installés). Le premier de ce prêts a été signé le 12 décembre. Une seconde aide de trésorerie permet de soutenir les agriculteurs qui traversent des difficultés plus structurelles du fait, par exemple, de l’impact du changement climatique de façon répetée. Ce soutien exceptionnel prend la forme de prêts de consolidation à long terme (maximum douze ans), octroyés par les établissements bancaires, adossés à une garantie publique de 70 % par BPI France. Le premier de ces prêts de consolidation a été signé le 23 février 2025 sur le stand du ministère lors du salon de l’agriculture. S’agissant des maladies vectorielles et plus particulièrement, de l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie touchant les ruminants et transmise par des moucherons, le Gouvernement est pleinement conscient de la difficulté des éleveurs, que leur élevage soit affecté par le sérotype 8 pré-existant ou le sérotype 3 ayant émergé en France à l’été, ou par ces deux sérotypes. En matière de prévention, la France a mis en place une zone régulée, restreignant les mouvements d’animaux pour limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres. Par ailleurs, afin d’apporter une réponse rapide aux éleveurs, l’État a commandé dès le 5 juillet 2024 des doses de vaccins contre la FCO3, avant même l’arrivée de la maladie sur le territoire et en anticipation de leur homologation. Afin d’accélérer le déploiement de la vaccination contre la FCO3 et ainsi réduire les impacts sanitaires sur les cheptels, l’État a défini courant août une première zone de vaccination volontaire dans laquelle celle-ci est intégralement prise en charge par l’État pour les éleveurs de bovins et d’ovins. Cette zone a été étendue à la France entière le 3 octobre 2024 pour les ovins, puis le 10 novembre 2024 pour les bovins. Au-delà du financement de la vaccination, le Gouvernement a très rapidement annoncé un fonds d’urgence doté de 75 millions d’euros, dont le solde est en cours de paiement. Concernant l’annonce de la conclusion de l’accord de commerce avec le Mercosur, le 6 décembre 2024, par la Présidente de la Commission européenne, le Gouvernement a clairement dit son opposition à la perspective de ce projet d’accord. En tout état de cause, cette annonce, si elle engage la Commission, n’engage pas les États membres. En effet, alors que l’annonce de la Commission pouvait laisser penser qu’il s’agissait de la fin du processus, en réalité, ce n’est que le début d’une nouvelle phase dans ces négociations qui durent depuis plus de vingt ans. Les travaux de simplification se poursuivent. La loi d’orientation agricole porte de nouvelles mesures de simplification très attendues. Par ailleurs, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire s’attache à faire évoluer ses outils pour faciliter ses échanges avec les exploitants. Enfin, les rendez-vous mensuels de la simplification permettent un travail continu avec les représentants professionnels. Le Gouvernement est donc pleinement mobilisé pour apporter des réponses concrètes aux agriculteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2368</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3620</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Retraites des agriculteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2368. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Barthès alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le sujet si important que sont les retraites agricoles. Comme beaucoup de Français, les agriculteurs rencontrent de nombreuses difficultés au quotidien avec une retraite plus ou moins égale à 1 100 euros net pour une carrière complète. Certes, la revalorisation de 2021 pour les chefs d’exploitation et celle de 2022 pour les conjoints d’exploitants sont positives, mais elles sont largement insuffisantes. De plus, les agriculteurs retraités doivent toujours s’acquitter des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) ce qui réduit le montant réellement perçu et les conjoints d’exploitants qui ont travaillé toute leur vie sans rémunération, sans rien coûter à la société, sont aujourd’hui oubliés. Deux fois par an, les retraites salariés et indépendants bénéficient de l’augmentation du Smic sur l’intégralité de leur retraite. Or pour les agriculteurs retraités, cette hausse ne porte que sur la retraite de base (qui est autour de 350 euros de mois pour les chefs d’exploitations). Le Gouvernement aurait promis une hausse de 50 euros par mois aux retraités salariés et indépendants ayant des faibles retraites. Mais, les anciens exploitants agricoles sont exclus de cette hausse forfaitaire de 50 euros. Mme la ministre, les retraites des agriculteurs doivent être augmentées voire indexées sur la moyenne des retraites nationales soit 1 430 euros net environ. Que compte faire le Gouvernement pour améliorer les retraites des agriculteurs ? Enfin, il lui demande si elle va prendre des mesures pour les conjointes d’exploitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3620</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement conscient des difficultés liées aux montants de pensions de retraite des agriculteurs et des agricultrices. Le niveau modeste des revenus agricoles, qui se répercute sur le niveau des pensions d’une part, ainsi que la mise en place encore relativement récente du régime de retraite complémentaire obligatoire (RCO) d’autre part, sont autant de causes de cette situation. C’est pourquoi il est fait appel à la solidarité nationale pour assurer le financement des retraites agricoles, via le mécanisme de compensation démographique et l’affectation de diverses taxes. Ces ressources couvrent ainsi les trois quarts des dépenses des régimes d’assurance-vieillesse des non-salariés agricoles. Elles permettent de procéder à des revalorisations de pensions, comme ce fut le cas de la loi du 3 juillet 2020 qui a permis de porter de 75 % à 85 % du salaire minimum de croissance (SMIC) net, via le complément différentiel (CD) de points gratuits de RCO, le minimum brut de pension de retraite des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, à titre exclusif ou principal, ayant accompli une carrière complète en cette qualité. Seules les carrières complètes en tant que chef d’exploitation permettent donc d’atteindre une pension de retraite agricole équivalente à 85 % du SMIC net agricole. En cas de carrière incomplète, le CD de RCO est calculé au prorata de la durée d’assurance validée en cette qualité de chef. Les périodes d’assurance validées dans le régime des non-salariés agricoles en qualité de conjoint participant aux travaux, de collaborateur d’exploitation ou d’entreprise agricole ou d’aide familial ne sont pas revalorisées au titre du CD de RCO. En effet, l’effort contributif -c’est-à-dire les cotisations sociales acquittées au titre de la retraite- correspondant à ces périodes est beaucoup moins important que celui correspondant à des périodes cotisées en qualité de chef. Cependant l’amélioration de la protection sociale des conjointes de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole a évolué progressivement avec, dès la création du régime de base, le statut présumé de « conjoint participant aux travaux » prévu par l’article L. 732-34 du code rural et de la pêche maritime (CRPM), statut fermé en 1999 pour les nouveaux affiliés et supprimé en 2009, qui n’ouvrait droit qu’à la retraite forfaitaire, puis avec le statut choisi de « collaborateur d’exploitation ou d’entreprise agricole » prévu par les articles L. 321-5 et L. 732-35 du CRPM, créé en 1999 et limité à 5 ans depuis 2022, qui ouvre droit à la retraite forfaitaire et, sur la base d’une assiette forfaitaire de 400 SMIC, à la retraite proportionnelle, ainsi qu’à la RCO, depuis 2011, sur la base d’une assiette forfaitaire de 1 200 SMIC. Dans un souci de maintien du caractère contributif des régimes de retraite, les mesures de revalorisations des retraites agricoles ont privilégié, notamment en RCO, les catégories qui ont accompli le plus grand effort contributif dans le régime des non-salariés agricoles. Néanmoins, la loi n° 2021-1679 du 17 décembre 2021 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles les plus faibles a récemment constitué une nouvelle avancée en ciblant l’ensemble des statuts de non-salariés agricoles et notamment les anciens conjoints participant aux travaux, les collaborateurs d’exploitation ou d’entreprise agricole et les aides familiaux. Cette loi du 17 décembre 2021 prévoit ainsi l’alignement de la pension majorée de référence (PMR), mise en place en 2009, correspondant au minimum de retraite de base non-salarié agricole (pensions de droit propre et de réversion), des anciens conjoints participant aux travaux, des collaborateurs d’exploitation ou d’entreprise agricole et des aides familiaux sur celle des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole. Elle a prévu également la revalorisation du montant de la PMR, désormais identique, quel que soit le statut, à hauteur du minimum contributif (MiCo) majoré des salariés relevant du régime général ou du régime des salariés agricoles pour une carrière complète de non-salarié agricole. Enfin, le plafond d’écrêtement de la majoration de la retraite de base pouvant être accordée au titre de la PMR a été relevé au niveau du montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) prévu pour une personne seule. Ces mesures sont entrées en vigueur pour les pensions dues dès le 1er janvier 2022 et ont concerné en 2022 plus de 200 000 personnes, majoritairement des femmes, pour un montant moyen de plus de 50 euros (€) brut par mois (et 70 € pour les femmes). En outre, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2023, la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale (LFRSS) pour 2023, a relevé la PMR de 100 € par mois pour une carrière complète de non-salarié agricole et son plafond d’écrêtement a été également relevé de 100 €. Par ailleurs, dans le régime de RCO, sous certaines conditions de durées d’assurance et dans certaines limites, des points gratuits de RCO peuvent être attribués pour certaines périodes antérieures à l’obligation d’affiliation à ce régime. Ainsi, depuis 2014, peuvent être attribués 66 points gratuits annuels de RCO, dans la limite maximale de 17 annuités, pour des périodes d’ancien conjoint participant aux travaux, de collaborateur d’exploitation agricole et d’aide familial, ainsi que pour des périodes de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole lorsque l’assuré ne justifie pas d’au moins 17,5 années d’assurance en cette qualité de chef permettant, depuis 2003, l’attribution de 100 points gratuits de RCO pour des périodes de chef antérieures à 2003. De plus, pour les personnes dont la pensions de retraite a pris effet à compter de 1997, l’article 18 de la LFRSS pour 2023 prévoit, à compter du 1er septembre 2023, un assouplissement des conditions d’ouverture du droit à ce dispositif de points gratuits, en remplaçant la condition de justifier du nombre de trimestres requis pour l’obtention du taux plein par la condition de justifier d’une pension à taux plein quelle qu’en soit la raison, et cette mesure s’appliquera aux actuels comme aux futurs retraités. Ainsi, lorsqu’elles en remplissent les conditions d’ouverture de droit, les anciennes conjointes participant aux travaux ayant pris leur retraite avant 1999 ou les conjointes qui ont conservé ce statut jusqu’en 2009 sans avoir opté pour le statut de collaborateur d’exploitation ou d’entreprise agricole ou celui de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole, bénéficient en retraite de base, à durée d’assurance identique, des mêmes droits qu’un chef d’exploitation ou d’entreprise agricole, alors même que leur effort contributif est moindre. Elles peuvent en outre bénéficier de droits gratuits en RCO sans avoir cotisé à ce régime. Ces revalorisations successives, financées par la solidarité nationale, sont une reconnaissance du travail accompli par plusieurs générations d’agriculteurs et d’agricultrices qui ont contribué à bâtir l’agriculture française. Par ailleurs, concernant les prélèvements sociaux, des exonérations totales ou partielles sont possibles selon la situation fiscale de l’assuré ou lorsque l’assuré bénéficie de certaines prestations. Pour les pensions de retraite, les exonérations et les taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG - taux normal de 8,3 %, taux médian de 6,6 % et taux réduit de 3,8 %), de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS - 0,5 %) et de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa - 0,3 %) varient notamment en fonction du seuil de revenus déterminé à partir du revenu fiscal de référence de l’avant dernière et de l’antépénultième année, du nombre de parts fiscales et du lieu de résidence (métropole, départements d’outre-mer) de l’assuré. Les montants minimums de pensions prévus par les régimes de retraite, puis calculés en fonction des durées d’assurance de chaque assuré, sont donc toujours des montants bruts, avant tous prélèvements dépendants des revenus et de la situation fiscale et sociale de l’assuré. Les pensions de vieillesse de base, de droit direct ou de droit dérivé du régime des non-salariés agricoles sont revalorisées, comme les pensions de retraite de base du régime général et des régimes alignés, dans les conditions prévues à l’article L. 161-23-1 du code de la sécurité sociale (CSS), soit au 1er janvier de chaque année, par application du coefficient mentionné à l’article L. 161-25 du CSS qui prévoit que la revalorisation annuelle est effectuée sur la base d’un coefficient égal à l’évolution moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, des douze derniers indices mensuels de ces prix. Les montants des retraites de base, des minima de pension et de certains minima sociaux seront revalorisés au 1er janvier 2025 d’un coefficient de 1,022, soit un taux de 2,2 %. Enfin, une réforme visant à faire converger le mode de calcul des pensions de base des non-salariés agricoles sur celui du régime général est inscrite à l’article 22 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. La mesure doit s’appliquer aux assurés partant en retraite à compter du 1er janvier 2026. Cette réforme consiste à calculer à terme la pension de base sur les vingt-cinq meilleures années de revenus, en prenant en compte l’ensemble des régimes d’affiliation. Dès le 1er janvier 2026, la mesure prévoit une amélioration concrète des pensions des non-salariés agricoles grâce à la prise en compte des meilleures années de points de retraite proportionnelle pour la partie de carrière antérieure à 2016, la mutualité sociale agricole (MSA) ne disposant de l’historique des revenus que depuis 2016. En outre, la réforme prévoit de relever le plafond d’écrêtement tous régimes de la PMR au niveau de celui du MiCo pour les pensions prenant effet à partir du 1er janvier 2026. Les mesures de revalorisation relatives à la PMR et au complément différentiel de RCO seront également étendues aux non-salariés agricoles exerçant cette activité à titre secondaire pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2026 et pour les périodes secondaires postérieures à cette date. Cette réforme s’appliquera aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2026, mais sera pleinement opérationnelle en 2028, à la suite de travaux d’adaptation du système informatique de la MSA. Le Gouvernement s’engage régulièrement au côté du Parlement, et dans un esprit de consensus, pour soutenir et revaloriser les retraites agricoles qui constituent un élément de reconnaissance du travail des agriculteurs et des agricultrices.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2718</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3622</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande d’autorisation de tirs simples et renforcés pour les éleveurs de bovins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2718. — 10 décembre 2024. — M. Christian Girard* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation dramatique des éleveurs de bovins des Alpes-de-Haute-Provence face à la prédation du loup. Ce territoire provençal, bastion historique du pastoralisme en France, figure malheureusement en tête de liste des départements les plus touchés au niveau national. Aujourd’hui, c’est un pan entier de l’économie rurale qui est menacé en raison de la prédation du loup et de la multiplication anarchique des attaques sur les troupeaux, au point que l’élevage pastoral bovin risque de disparaître. La problématique de l’inégalité de traitement dont souffrent les éleveurs de bovins, sur le plan de la protection autant que de l’indemnisation, est devenue inacceptable. De récentes études montrent que le loup s’attaque de plus en plus fréquemment aux bovins, avec une hausse significative des attaques ces derniers mois dans le principal bassin des Alpes-de-Haute-Provence. Trop d’éleveurs ont assisté, impuissants, au massacre d’une partie de leur troupeau. Concernant les bovins, le plan loup 2024-2029, le plus récent PNA, précise à la page 19 qu’il n’existe toujours pas à ce jour de schéma de protection techniquement valide et éprouvé. L’idée d’utiliser des chiens de protection, mentionnée dans le PNA, n’est pas toujours adaptée pour sécuriser un troupeau de bovins, car ceux-ci ne peuvent être confinés dans un périmètre restreint entouré d’un filet. Leurs pâturages peuvent s’étendre sur plusieurs hectares. Chaque mise à mort d’un animal représente non seulement une perte économique, mais aussi un traumatisme pour les hommes et femmes attachés à leur troupeau. Les dommages collatéraux sont innombrables : blessures au sein du troupeau, avortements, stérilité résultant du stress subi par les animaux pourchassés, accidents concernant les chiens de troupeau et de protection. Les accidents de travail sont nombreux et souvent graves, compte tenu de la réaction dangereuse et soudaine des bovins agressés, sans oublier la détresse psychologique de l’éleveur et de sa famille. Les éleveurs éprouvent un véritable sentiment de désarroi et d’abandon, se sentant condamnés à attendre une première attaque pour prétendre au tir de défense simple. Cette situation n’est plus supportable ni acceptable. Une solution efficace et pragmatique doit être adoptée en urgence pour aider ces éleveurs, notamment à travers une simplification de la mise en œuvre des tirs. À cet effet, M. le député demande que les éleveurs de bovins, qu’ils aient subi une attaque ou non au cours de l’année écoulée, puissent être formés pour accéder au droit de tir simple et à l’utilisation d’armes équipées de dispositifs de visée nocturne. Il souhaite également qu’un éleveur, victime d’une première attaque à proximité d’un troupeau déjà prédaté, puisse solliciter un tir de défense renforcé pour son propre troupeau ; il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3071</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3623</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection du loup</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3071. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Luc Warsmann* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le sentiment de révolte d’un nombre croissant d’éleveurs, d’élus et d’habitants ardennais devant les dégâts provoqués par le loup. Les acteurs agricoles des Ardennes font valoir que les mesures proposées par le plan loup ne sont absolument pas adaptées. Dans certains secteurs du département, par exemple autour de Thénorgues, de Briquenay ou de Saint-Juvin, les dégâts s’accumulent. Il semble que des constats d’attaques à proximité de maisons soient maintenant effectués. Le niveau de reproduction des loups amène de nombreux spécialistes à alerter les éleveurs sur le risque d’aggravation régulière de ces dégâts, voire d’une perte de contrôle de la densité de loups, si aucune mesure nouvelle n’est prise pour réguler fortement cette population. Enfin, les éleveurs ardennais demandent à M. le député d’interroger Mme la ministre sur les conséquences du vote des 50 États membres de la Convention de Berne le 3 décembre 2024 en faveur d’un abaissement du niveau de protection du loup proposé par l’Union européenne, faisant passer cette espèce d’un statut de strictement protégé et à un statut protégé. Il souhaite connaître les évolutions concrètes qui pourront en résulter dans les prochaines semaines sur le territoire des Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3199</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3623</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Attaques de loups</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3199. — 21 janvier 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les ravages causés par les attaques de loups sur les troupeaux de nombre d’éleveurs, notamment en Haute Marne. La presse s’en est encore récemment fait l’écho. Elle lui demande si elle compte, d’une part, élargir le droit de tir sur les loups et, d’autre part, augmenter l’aide financière des pouvoirs publics pour l’achat et l’installation des clôtures ainsi que pour inciter les éleveurs à prendre des chiens de protection (achat et entretien). Enfin, de manière plus générale, elle voudrait connaître les mesures qu’elle compte prendre pour aider les éleveurs à améliorer la sécurité des élevages.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3623</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La détresse des éleveurs est réelle et compréhensible. L’État est à leurs côtés, conscient de l’impact de la prédation par le loup sur leur activité, notamment en termes économiques, psychologiques et d’adaptation des pratiques agricoles. La population lupine, si elle semble se stabiliser d’après la nouvelle estimation 2024 de l’office français de la biodiversité (OFB) établie à un effectif moyen de 1 013 individus, a connu ces dernières année une augmentation ainsi qu’une expansion géographique. Cela a pour conséquence un nombre élevé de dommages aux troupeaux dont le bilan provisoire pour 2024 se chiffre à environ 12 000 animaux prédatés avec une augmentation en front de colonisation. Attentif à cette situation, l’État souhaite un accompagnement fort des éleveurs, autant pour prévenir que pour indemniser. C’est le sens du plan national d’actions (PNA) loup et activités d’élevage 2024-2029 qui vise à trouver le juste équilibre entre préservation de l’espèce et maintien de l’activité d’élevage. À cette fin, le ministère chargé de l’agriculture accompagne financièrement les éleveurs pour la mise en place de mesures de protection des troupeaux. Cette politique repose sur un triptyque de moyens de protection : gardiennage, mise en place de parcs électrifiés et recours aux chiens de protection des troupeaux. Ainsi, l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation a été maintenue et renforcée dans la nouvelle programmation de la politique agricole commune. Cette aide permet le financement du gardiennage par les bergers, de l’achat de clôtures, de l’achat et de l’entretien de chiens de protection, ainsi que la réalisation d’étude de vulnérabilité et d’un accompagnement technique. Malgré les nombreux efforts des éleveurs pour protéger leur troupeau, des difficultés réelles de protection de certains troupeaux subsistent. Aussi, l’objectif du PNA loup et activités d’élevage 2024-2029 est de délivrer les autorisations de tirs dans les meilleurs délais dès lors que les conditions préalables en termes de protection des troupeaux sont réunies. Pour l’année 2025, suite à la nouvelle estimation établie par l’OFB sur la base d’une nouvelle méthode plus solide scientifiquement, le plafond de spécimens pouvant être détruit est fixé à 192. Afin également d’apporter des réponses aux éleveurs bovins qui font l’objet de prédation, en l’absence d’un référentiel de protection validé, l’État souhaite faciliter l’accès aux autorisations de tirs de défense. Pour tenir compte des dispositions particulières pour les bovins et équins en matière de dérogation aux interdictions de destruction, sans reconnaître pour autant une non-protégeabilité générale pour ces troupeaux, l’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) a été modifié et publié en février 2025. Enfin, étant donné la remise en question de la vitalité de certains territoires face à ce phénomène de prédation, l’adaptation du statut de protection de l’espèce à son état de conservation réel dans les textes internationaux (Convention de Berne) et européens (directive Habitats) qui définisse sa protection est importante. Aussi, suite à la réunion du comité permanent de la Convention de Berne, la proposition d’abaissement du niveau de protection du loup portée par la Commission sur demande des États membres a été adoptée en mars 2025. Les États membres ont approuvé, le 16 avril 2025, la proposition de la Commission européenne de révision du statut de protection du loup dans le cadre de la directive Habitats. Ils devront néanmoins continuer à garantir un état de conservation favorable au loup et appliquer des mesures de surveillance pouvant conduire à des interdictions temporaires ou locales de chasse. Les soutiens de l’UE resteront disponibles pour les mesures de coexistence et de prévention, et les aides d’État destinées à indemniser les agriculteurs concernés par des attaques pourront être maintenues. Le Parlement européen a soutenu la proposition de la Commission européenne le 8 mai 2025.   Le Gouvernement français suit avec attention ce processus de révision pour qu’il puisse aboutir à une mise en œuvre à l’échelle nationale dans les meilleurs délais.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3014</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3624</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Viticulture française face au changement de politique américaine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3014. — 7 janvier 2025. — Mme Marie-France Lorho* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dispositions commerciales à prendre en matière viticole face au changement de politique économique américaine. Alors que le président élu Donald Trump prêtera bientôt serment, différentes menaces pèsent sur l’économie française. Ainsi, en décembre 2024, le président américain a brandi la menace des taxes douanières si l’Union européenne ne comblait pas « son énorme déficit avec les États-Unis en achetant à grande échelle [son] pétrole et [son] gaz ». Il a également indiqué pendant sa campagne envisager une taxe douanière universelle d’au moins 10 % voire 20 % quel que soit le pays d’origine. Premier pays consommateur de vin français, les États-Unis totalisent 14,4 % des ventes totales des vins et spiritueux français. À l’occasion de son premier mandat, le président états-unien avait imposé des taxes douanières importantes sur les vins et spiritueux français. Dès 2019, les droits de douanes s’élevaient à 25% sur les vins tranquilles (sous les 14 % d’alcool, conditionnés dans des contenants de moins de deux litres). En 2020, il avait été annoncé que cette taxe additionnelle s’appliquerait « aux vins tranquilles de plus de 14% ainsi qu’aux cognacs et brandies d’une valeur de plus de 38 dollars par litre ». Cette « taxe Trump » avait engendré une chute de 40 % des exportations de vins français en direction des États-Unis, si l’on en croit la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux ainsi qu’une perte de 500 millions d’euros. Elle lui demande quelles dispositions elle entend prendre pour faire face à une telle politique économique américaine et éviter une nouvelle chute des exportations viticoles françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3624</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Menaces des droits de douane américains sur les vins et spiritueux européens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5230. — 25 mars 2025. — M. Christian Girard* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les graves conséquences que pourraient avoir les droits de douane américains sur les vins et spiritueux européens. Le président des États-Unis a récemment annoncé son intention d’appliquer des droits de douane de 200 % sur les vins et spiritueux européens si l’Union européenne taxait le bourbon et les whiskies américains dans le cadre du conflit sur l’acier et l’aluminium. Cette menace soulève de vives inquiétudes au sein de la filière viticole française. Elle entraînerait l’arrêt immédiat des expéditions vers les États-Unis, premier marché mondial. La perte est estimée à près de 4 milliards d’euros d’exportations, sans marché de substitution possible. L’impact sur la filière viticole française serait brutal, immédiat et potentiellement irréversible. Les professionnels du secteur soulignent que cibler les spiritueux et vins américains ne permettrait pas d’atteindre l’objectif poursuivi par l’Union européenne, tout en fragilisant considérablement le secteur viticole européen. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour intervenir auprès de la Commission européenne afin qu’elle revoie sa stratégie et retire les vins et spiritueux des listes de sanctions potentielles. Il souhaite également savoir comment le Gouvernement entend encourager la recherche de leviers plus appropriés pour établir un rapport de force équilibré avec les États-Unis. Enfin, il l’interroge sur les moyens envisagés pour soutenir les propositions d’approche positive en matière d’accès réciproque aux marchés américains et européens, afin d’alimenter une négociation constructive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5349</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3624</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Droits de douane sur les spiritueux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5349. — 25 mars 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la volonté du Président Trump d’instaurer 200 % de droits de douane sur tous les alcools en provenance de l’Union européenne et plus spécifiquement sur le champagne qui semble être une cible prioritaire dans le contexte actuel. Cette mesure disproportionnée engendrerait des conséquences considérablement préjudiciables pour les viticulteurs qui souffrent déjà des fluctuations des marchés et des défis économiques. Il est important de souligner qu’il n’existe pas de marché de substitution viable pour compenser la perte liée à ces droits de douane, rendant les producteurs français particulièrement vulnérables. Il est essentiel d’envisager des mesures visant à exclure les vins et spiritueux de cette confrontation commerciale avec les États-Unis d’Amérique, ce qui contribuerait à préserver le patrimoine viticole qui doit déjà faire face à de nombreux défis. Aussi, elle lui demande d’agir en urgence et de prendre les mesures nécessaires pour soutenir les viticulteurs français face à ces nouvelles menaces économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5465</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3625</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Droits de douane sur les alcools</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5465. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les vives inquiétudes exprimées par les viticulteurs de Côte-d’Or concernant la volonté du président Trump d’instaurer 200 % de droits de douane sur tous les alcools en provenance de l’Union européenne si celle-ci taxait le bourbon et les whiskies américains dans le conflit sur l’acier et l’aluminium. En effet, cette mesure signifierait l’arrêt immédiat des expéditions et la perte de près de 4 milliards d’euros d’exportations vers le premier marché mondial, pour lequel il n’existe aucun marché de substitution. Pour la filière des vins de Bourgogne, ce seraient 370 millions d’euros de pertes, soit 25 % des exportations. L’impact sur la filière serait brutal, immédiat et irréversible. Ainsi, les viticulteurs de Côte-d’Or souhaitent que les vins et spiritueux soient exclus du rapport de force actuel pour préserver la filière viticole française. C’est pourquoi il lui demande comment elle entend agir pour soutenir les viticulteurs français face à ces menaces économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5467</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3625</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Risque des droits de douane USA sur les vins et spiritueux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5467. — 1 avril 2025. — Mme Virginie Duby-Muller* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les risques d’augmentation par l’administration américaine des droits de douane à 200 % sur les vins et spiritueux produits dans l’Union européenne. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump et ses annonces de guerres commerciales avec un certain nombre de partenaires économiques, y compris l’UE et donc la France, la filière française des vins et spiritueux est sous la menace d’une augmentation des droits de douane qui la met clairement en péril, puisque le marché américain est le premier marché mondial. Un arrêt immédiat des exportations conduirait à une perte de près de 4 milliards d’euros pour les producteurs de vins et spiritueux. Si un rapport de force nouveau doit être mis en place pour que les intérêts européens soient pleinement respectés, il ne faut pas intégrer la filière des vins et spiritueux. Ainsi, elle souhaite savoir quelle mesure le Gouvernement entreprend pour éviter que la filière française des vins et spiritueux ne subisse cette hausse de taxe et comment elle compte accompagner la filière face à ce risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5663</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3625</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences sur les vins et spiritueux de la menace de taxation américaine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5663. — 8 avril 2025. — M. David Taupiac* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences préoccupantes de la menace américaine d’une taxation à 200 % des vins et spiritueux européens, en représailles aux droits de douane récemment imposés par l’Union européenne sur certains produits américains, dont le whisky. Cette mesure, si elle venait à être appliquée, mettrait en grave difficulté la filière viticole française et plus particulièrement l’Armagnac, emblème du territoire et fortement dépendant du marché américain. Les États-Unis d’Amérique représentent aujourd’hui un débouché majeur pour les exportations françaises de vins et spiritueux, tant en volume qu’en valeur. Une telle surtaxation reviendrait à un quasi-embargo, rendant ces produits inabordables pour les consommateurs américains et mettant en péril des milliers d’emplois dans les territoires. La filière Armagnac, qui repose sur un savoir-faire ancestral et un tissu de producteurs indépendants, ne pourrait absorber une telle perte sans conséquences économiques et sociales dramatiques. Cette menace intervient dans un contexte déjà fragile pour le secteur, marqué par une baisse de la consommation en France et à l’international, des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles et des tensions commerciales croissantes. Par ailleurs, cette situation met en lumière une nouvelle fois le manque de concertation et d’anticipation de la part de la Commission européenne, qui expose les filières viticoles à des mesures de rétorsion disproportionnées, sans offrir de véritable soutien. Il souhaite donc savoir quelles actions le Gouvernement entend mettre en place pour défendre les intérêts de la filière viticole française et de l’Armagnac face à cette menace. Il lui demande également quelles démarches seront entreprises auprès de la Commission européenne afin que celle-ci adopte une stratégie commerciale plus équilibrée, évitant que des secteurs stratégiques pour l’économie et le patrimoine du pays soient pris en otage dans des conflits qui les dépassent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3626</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire partage les préoccupations exprimées quant à la menace d’imposition de droits de douanes supplémentaires sur les vins et spiritueux européens par les États-Unis. Les décisions prises en matière commerciale par les États-Unis sont regrettables et mettent en danger le commerce transatlantique, pourtant source de prospérité, de stabilité et d’emploi des deux côtés de l’Atlantique. Le 12 mars 2025, les États-Unis ont rétabli des droits de douane additionnels de 25 % sur les importations d’acier et d’aluminium, et prévoient d’appliquer ces droits à une série de produits dérivés contenant de l’acier et de l’aluminium. Après avoir entre temps décidé l’imposition de droits additionnels de 25 % pour le secteur automobile (véhicules et pièces détachées), le Président américain a annoncé, le 2 avril 2025, l’introduction de droits qualifiés par l’administration américaine de « réciproques », d’un taux de 20 % s’appliquant aux importations américaines en provenance de l’Union européenne (UE). Des taux plus élevés s’appliquent à certaines autres régions et pays du monde, tandis que le minimum annoncé (appliqué en particulier aux pays dont la balance commerciale avec les États-Unis est déficitaire) s’élève à 10 %. En réponse aux droits de douane supplémentaires imposés par les États-Unis sur l’acier et l’aluminium, l’Union européenne (UE) a adopté, le 9 avril 2025, des contremesures sur une liste de biens importés depuis les États-Unis. Le Gouvernement s’est mobilisé avec succès afin d’obtenir que cette liste de contremesures soit proportionnée et adaptée, afin de répondre aux actions américaines sans entrer dans un cycle d’escalade, préjudiciable aux deux parties. Le 9 avril 2025, le Président américain a suspendu l’application des droits supplémentaires de 20 % sur les importations européennes pour une durée de 90 jours, tout en maintenant les droits additionnels de 10 % applicables à tous les pays. Afin de privilégier la voie du dialogue avec le Gouvernement américain, l’UE a répondu en annonçant la suspension de ses propres contremesures pour la même durée. La France ne souhaite pas une escalade commerciale. Elle tient toutefois à ce que les intérêts nationaux et européens soient défendus. Le Gouvernement soutient donc l’approche européenne qui vise à apporter une réponse unie et proportionnée aux mesures commerciales américaines qui affectent l’UE. C’est le meilleur moyen de protéger les intérêts des filières et des entreprises, et d’entrer dans une éventuelle négociation en position de force. Le Gouvernement continuera à participer à la recherche, par l’UE, d’une solution commune au niveau de l’UE, négociée et constructive avec les États-Unis pour mettre fin aux droits infondés introduits ainsi qu’aux menaces visant notamment les vins et spiritueux français et européens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3021</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3626</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection du Label Rouge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3021. — 7 janvier 2025. — M. Yannick Monnet alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de défendre le Label Rouge, aujourd’hui mis en danger et confronté à des problématiques d’ordre divers, notamment dans la filière avicole. La production de volailles et d’œufs Label Rouge a ainsi chuté de 15 % au cours des deux dernières années. Outre la baisse globale du pouvoir d’achat et les pratiques commerciales de la distribution, cette situation trouve son origine dans un certain désengagement de l’État vis-à-vis des filières Label Rouge. Ainsi, les objectifs d’approvisionnement de la restauration collective en « produits durables et de qualité » prévus par les lois « EGALIM » ont progressivement intégré des produits ne correspondant que de manière lointaine aux objectifs initiaux, concurrençant ainsi directement les produits sous signe officiel de qualité ou d’origine (SIQO), dont fait partie le Label Rouge. Les poulets Label Rouge, en particulier, se trouvent souvent écartés de la restauration collective alors qu’ils sont particulièrement bien positionnés en matière de structuration de filière, d’approvisionnement local et de rapport qualité-prix. Par ailleurs, la multiplication des « labels », qui ne répondent dans les faits qu’à très peu de contraintes, induit les consommateurs en erreur et constitue clairement un détournement du mot « label » à des fins commerciales. La marque « Label Rouge » est pourtant une propriété de l’État, qui ne s’implique aujourd’hui pas suffisamment pour la protéger juridiquement. Les taux de marge de la distribution (et notamment des grandes et moyennes surfaces) sont également excessifs pour les produits avicoles Label Rouge et largement supérieurs aux taux de marge appliqués aux productions standard. Le prix de vente consommateur (PVC) s’avère de ce fait parfois rédhibitoire pour les clients, cassant la dynamique des produits Label Rouge, privant les Français de produits de qualité et démotivant les éleveurs concernés. Enfin, le Label Rouge, propriété de l’État, a besoin de davantage de visibilité auprès des consommateurs, donc d’opérations de communication et de promotion aujourd’hui très insuffisantes. Au regard de l’importance des filières Label Rouge avicoles (5 000 éleveurs, 200 entreprises), de leur présence sur tout le territoire français et des nombreux services qu’elles rendent aux territoires ruraux, notamment dans les zones agricoles défavorisées, il importe que l’État mette tout en œuvre pour défendre le Label Rouge, dont il est propriétaire et qui va célébrer ses 65 ans d’existence en 2025. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre si elle compte modifier l’article L. 230-5 du code rural pour revenir à l’esprit des lois « EGALIM » afin de recentrer l’objectif de 50 % sur les produits bénéficiant de certifications réelles et officielles de durabilité et de qualité, telles que le Label Rouge. Il lui demande également si elle compte protéger juridiquement le terme « label » en le réservant aux seuls produits bénéficiant d’un Label Rouge, afin de clarifier l’information des consommateurs et d’éviter le détournement du terme « label » à des fins commerciales. Il lui demande, en outre, quelles dispositions elle envisage de prendre afin d’encadrer davantage les marges de la distribution sur les volailles fermières et les œufs Label Rouge. Il lui demande enfin quel soutien budgétaire l’État envisage d’octroyer aux filières Label Rouge pour communiquer, auprès des consommateurs, sur les qualités du Label Rouge. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3627</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est pleinement conscient de l’importance des filières Label Rouge, qui représentent un maillage structurant des territoires ruraux, et salue l’engagement des 5 000 éleveurs et 200 entreprises qui y participent. S’agissant de l’application des lois pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable et accessible à tous, dites loi EGALIM, l’objectif de 50 % de produits durables et de qualité en restauration collective demeure une priorité du Gouvernement. Il repose sur une pluralité de démarches, incluant les signes officiels d’indentification de la qualité et de l’origine (SIQO) –dont le Label Rouge– ainsi que d’autres catégories de produits répondant à des critères environnementaux définis par décret. Ce cadre vise à conjuguer ambition environnementale, qualité alimentaire et viabilité économique pour les collectivités, tout en laissant une place pleine et entière aux produits Label Rouge. Le ministère chargé de l’agriculture est ainsi particulièrement attentif à la présence de produits Label Rouge en restauration collective publique. Sur la protection du terme « label », il convient de rappeler que le « Label Rouge » est une marque de garantie enregistrée, propriété de l’État et gérée par l’institut national de l’origine et de la qualité (INAO), qui en assure la protection et la défense. À ce titre, elle bénéficie d’une protection juridique robuste contre les pratiques d’imitation ou d’évocation trompeuse, en application notamment de l’article L. 432-2 du code de la consommation. Ce cadre permet déjà, au cas par cas, de lutter contre l’usage abusif du mot « label ». La proposition de réserver l’usage du terme « label » au seul Label Rouge serait toutefois incompatible avec les dispositions de l’article L. 640-2-1 du code rural et de la pêche maritime, qui reconnaît l’existence de labels privés encadrés. Concernant la demande d’encadrement des marges de la distribution sur les volailles fermières et les œufs Label Rouge, cette mesure soulève des difficultés importantes de compatibilité avec le droit de l’Union européenne (UE). Une telle mesure pourrait être jugée contraire à la liberté d’établissement garantie par les traités européens. En effet, elle pourrait dissuader un distributeur étranger de s’installer en France, et ne serait donc pas justifiable par une raison impérieuse d’intérêt général reconnue par la Cour de justice de l’UE. Par ailleurs, un tel dispositif serait également susceptible de contrevenir à la liberté d’entreprise protégée par l’article 16 de la charte des droits fondamentaux de l’UE, sa nécessité et sa proportionnalité n’étant pas établies de manière évidente. Enfin, le ministère chargé de l’agriculture soutient activement la notoriété du Label Rouge auprès des consommateurs. Une campagne de communication nationale pilotée par l’INAO a ainsi été lancée en 2024. Cette campagne de promotion des SIQO a permis d’améliorer la perception de la qualité et la connaissance du Label Rouge. L’INAO, avec le soutien du ministère chargé de l’agriculture, travaille activement à la poursuite d’actions de promotion afin de garantir une visibilité accrue et continue des SIQO auprès du grand public et de soutenir leur développement économique. Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire réaffirme ainsi son attachement à la préservation et à la valorisation des filières Label Rouge.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3100</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3627</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>FCO et difficultés rencontrées par les exploitants agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3100. — 14 janvier 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les multiples défis exacerbés par la crise sanitaire liée à la fièvre catarrhale (FCO) à laquelle font face les exploitants agricoles français. Cette maladie a provoqué des pertes importantes dans les élevages ovins et bovins, affectant directement la santé animale et la rentabilité des exploitations. Si des mesures comme la vaccination gratuite des ovins et bovins contre la souche FCO3 depuis novembre 2024 et des indemnisations pour les pertes dues à la FCO8 ont été mises en place, plusieurs problématiques persistent. D’abord, le packaging des vaccins est souvent inadapté, avec des doses excédant largement le nombre d’animaux à traiter, ce qui engendre un gaspillage important et une péremption rapide des stocks. De plus, les ports liés aux vaccins (inflammations locales) ainsi que les avortements post-vaccination augmentent les coûts pour les éleveurs. Sur le plan économique, les pertes dues à la FCO représentent environ 1,2 % du chiffre d’affaires des exploitations, ce qui fragilise davantage un secteur déjà sous pression. Les difficultés sont également aggravées par le manque de vétérinaires en zones rurales, notamment dans des « déserts médicaux vétérinaires » où les exploitants peinent à obtenir un suivi adapté pour leurs troupeaux. Les groupements de défense sanitaire (GDS) jouent un rôle crucial en sensibilisant les éleveurs et en les incitant à vacciner, mais leur action doit être renforcée par un plan national incluant des soutiens logistiques et financiers spécifiques. Des efforts permettront de protéger la santé animale tout en assurant la pérennité des exploitations agricoles. Il lui demande quelles mesures concrètes et adaptées le Gouvernement entend mettre en place pour garantir une meilleure gestion des vaccins, assurer des compensations économiques pérennes et déployer une stratégie nationale visant à pallier la pénurie de vétérinaires en milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3628</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO3) apparue aux Pays Bas fin 2023 a impacté très fortement le Benelux et l’Allemagne en 2024. La loi de santé animale européenne classe la FCO dans la catégorie des maladies à programme d’éradication volontaire laissé aux choix des États membres. Les professionnels de l’élevage ont souhaité en 2021 que la France ne porte pas auprès de la Commission européenne un programme d’éradication contre la FCO ce qui a eu pour conséquence de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Cette dernière est cependant nécessaire dans le cadre des échanges commerciaux d’animaux entre États membres de l’Union européenne (UE) et le cas échéant pour les exportations. Elle reste autorisée sur une base volontaire pour les éleveurs qui souhaitent protéger leur troupeau. Le ministère chargé de l’agriculture est pleinement mobilisé pour faire face aux cas de FCO, dans le cadre d’une stratégie sanitaire adaptative consistant à anticiper, dialoguer avec les parties prenantes de façon directe et trouver les bonnes solutions à partir des remontées de terrain. À ce titre, dès que la production des vaccins par les laboratoires l’a permise, le Gouvernement a mis à disposition des éleveurs, gratuitement, dès le mois d’août, des doses vaccinales contre la FCO-3 [11,7 millions de doses (M) commandées au total, dont 9,3 M pour les bovins et 2,4 M pour les ovins]. Pour permettre une couverture optimale de tout le territoire également pour les bovins, le Gouvernement a passé une nouvelle commande de 2 M de doses vaccinales en urgence impérieuse. La zone vaccinale FCO-3 a ainsi été étendue à la France entière pour les ovins et les bovins. L’État a ainsi commandé en 2024, 14 M de doses de vaccins pour un montant total d’environ 37 M d’euros (€). Il faut rappeler que la capacité à vacciner est au cœur de tout : - d’abord, lorsqu’une crise démarre plusieurs pays sont touchés en même temps ; - ensuite, les productions de vaccins sont faibles et reposent sur un très petit nombre de laboratoires ; - par ailleurs, parce que de nouveaux sérotypes se multiplient sans que ne puissent être produits au même rythme des vaccins multivalents ; - enfin, parce qu’il est indispensable de protéger les élevages et les exportations, même en dehors des périodes d’activité vectorielle ; L’enjeu est de pouvoir anticiper l’approvisionnement des élevages en vaccin, dans une approche globale de prévention. C’est tout le rôle du groupe de travail technique dédié aux maladies vectorielles, chapeauté par le ministère chargé de l’agriculture, en collaboration avec tous les acteurs du sanitaire, qui sont chargés de réfléchit aux solutions d’anticipation. Une réunion tripartite entre professionnels, État et laboratoires, sera également organisée très prochainement pour avancer concrètement et collectivement sur le chemin d’une meilleure préparation aux attaques sanitaires. Devant l’ampleur des pertes économiques, le Gouvernement avait arbitré début octobre 2024 comme précisé lors de l’intervention du Premier ministre au salon de l’élevage à Cournon : - pour la FCO-3, la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation ad hoc des éleveurs affectés par des pertes économiques liées à la seule FCO 3. Il a été précisé que cette indemnisation serait prise en charge dans le cadre d’une enveloppe dont le montant maximum a été arbitré à 75 M€ ; - pour la FCO-8, la mobilisation du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), compensé par l’État à hauteur de 65 % des indemnisations versées. Afin de décaisser au plus vite les versements, plutôt que d’attendre comme dans la majorité des cas plusieurs mois, il a été décidé que soit mis en place un volet avance du dispositif d’aide de l’État pour indemniser les éleveurs de bovins et d’ovins (foyers de FCO-3, sérotype émergent, surmortalités parmi les animaux de plus d’un an). Ce volet a concerné les éleveurs dont la confirmation de statut est intervenue du 5 août au 30 septembre 2024 afin de stabiliser les données et d’indemniser les éleveurs ayant connu des pertes tôt. Le téléservice a été ouvert du 18 novembre au 6 décembre 2024. Dans le cadre de cette avance, les surmortalités ont été calculées sur la base d’une estimation des mortalités de référence par catégorie (bovins d’un à 2 ans, bovins de plus de 2 ans, ovins de plus d’un an) par des taux de mortalité de référence (TMR) calculés, à l’échelle de l’ensemble des foyers, du 5 août au 30 septembre 2022, compte tenu du caractère peu représentatif de l’année 2023 pour l’élevage. Un dispositif simple pour les éleveurs, leur demandant très peu de temps de saisie a été mis en place. L’éleveur déclare ainsi, son effectif et les mortalités intervenues au sein de son troupeau. Outre son RIB (relevé d’identité bancaire), il n’a pas à verser de pièce justificative, les services instructeurs s’appuyant sur les confirmations officielles de foyers et les données d’effectifs et d’équarrissage dont l’État dispose. L’avance a été de 30 % de la somme due, à la condition qu’un plancher de 500 € soit respecté, et tient compte de la surmortalité dans les élevages foyers sur la période du 5 août au 30 septembre 2024. Ce guichet entendait répondre à l’urgence de certains élevages afin de leur apporter de la trésorerie dans l’attente du guichet solde, qui a vocation à porter l’essentiel des versements. L’instruction par les DDT (M) s’est faite au fil de l’eau et les premiers dossiers ont été payés avant la clôture budgétaire. De nouvelles réunions du groupe de travail avec les représentants des services déconcentrés et les représentants des organisations professionnelles se sont tenues. Pour la FCO-3, l’État indemnisera les mortalités des éleveurs ovins et bovins dont la confirmation de statut « foyer FCO-3 » est intervenue entre le 5 août et le 31 décembre 2024, que les éleveurs aient demandé ou non une avance, laquelle sera, le cas échéant, déduite de l’aide. Outre le volet FCO-3 (ovins-bovins), et comme indiqué dans le communiqué de presse publié le 14 novembre 2024, le principe de prise en charge de la FCO-8 pour les ovins a été intégré dans le guichet solde et non plus par le FMSE pour les foyers confirmés avant début septembre. C’est une avancée majeure, au terme d’une négociation interministérielle difficile dans le contexte budgétaire actuel. Les travaux conduits en janvier 2025, en étroite collaboration entre le ministère de l’agriculture et les filières, ont abouti à la nécessité d’élargir les critères d’indemnisation. En quelques semaines, et malgré les mêmes contraintes budgétaires, le Gouvernement a pris les décisions suivantes :  - de confirmer la prise en charge par l’État de l’ensemble des surmortalités ovines et bovines « adultes » FCO-3 pour la période prise en compte (et déduction de l’avance versée le cas échéant) ; - de confirmer l’éligibilité des foyers confirmés FCO-8 en ovins ; - d’assurer la prise en charge par l’État des surmortalités caprines FCO-3 et 8 ; - d’intégrer les jeunes bovins de moins d’un mois ; - des jeunes animaux de plus de 1-12 mois pour les ovins, bovins et caprins (1-12 mois) ; - de revaloriser des veaux de 0-6 mois (de 200 à 300 €) ; - d’étendre la période de prise en charge allant du 5 août au 31 décembre 2024 pour la FCO-3 et du 1er juin au 31 décembre 2024 pour la FCO-8 (foyers confirmés et mortalités), soit les périodes de suivi sanitaire pour lesquelles les données sont disponibles ; - de confirmer les modalités de dépôt simplifiées hors cas particuliers (exemple : mortalités en estives, carcasses laissées sur des placettes à nourrissage) pris en charge selon des modalités demandant un faible nombre de pièces justificatives. Le volet solde de ce dispositif a été déployé du 30 janvier au 14 février 2025. Les demandes sont actuellement en cours d’instruction par les DD (TM) (directions départementales des territoires et de la mer) et de paiement par FranceAgriMer. S’agissant des pertes indirectes, l’État ne les prendra pas directement en charge. En revanche, le FMSE travaille sur cette question et en collaboration le ministère chargé de l’agriculture pour objectiver ces pertes. Au regard de l’ensemble de ces éléments, au caractère exceptionnel dans le contexte budgétaire actuel, le Gouvernement respecte ses engagements pris en 2024, pour gérer les maladies vectorielles, en particulier la FCO, et continuera à les respecter en 2025. Plus largement, face à cette nouvelle donne, l’État et les professionnels doivent construire à moyen et long terme une stratégie de surveillance et de lutte qui s’appuiera sur la prévention et placera l’outil vaccinal au cœur du dispositif, permettant de limiter les effets négatifs, dans un contexte du « vivre avec ». Pour cette raison, la ministre chargée de l’agriculture a lancé les assises du sanitaire animal le 30 janvier 2025 devant plus de 200 acteurs du sanitaire. La préparation de ces assises a permis d’établir un diagnostic partagé par tous les acteurs sur les faiblesses et les atouts du dispositif sanitaire actuel dans toutes ses composantes. Les assises du sanitaire contribueront à coconstruire entre l’État et les professionnels, les contrats sanitaires de filières, stratégie de long terme permettant d’impliquer pleinement tous les acteurs. La méthode de travail et le calendrier pour la construction des contats sanitaire de filières ont été validés le 8 avril au CNOPSAV (conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale), le Parlement du sanitaire, dont la réunion a été présidée par la ministre chargée de l’agriculture. Concernant le maillage vétérinaire, l’État est très impliqué sur le sujet. Dès 2016, le ministère chargé de l’agriculture s’est engagé avec les professions vétérinaire et agricole dans une « feuille de route pour le maintien des vétérinaires en productions animales et en territoires ruraux » pour anticiper les évolutions démographiques du monde vétérinaire et assurer ainsi un maillage suffisant pour la santé animale et la santé publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3102</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3629</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Respect de la réglementation sur les élevages de poules pondeuses en cage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3102. — 14 janvier 2025. — M. Gabriel Amard* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la réglementation encadrant les élevages de poules pondeuses en cage en France. La France connaît une évolution notable vers l’abandon progressif de l’élevage en cage. De 70 % des poules élevées en cage en 2015, cette proportion n’est plus que de 27 % aujourd’hui. Le 25 octobre 2024, la filière œufs a réaffirmé son engagement de réduire cette part à 10 % d’ici 2030. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement européen plus large, plusieurs États membres ayant déjà légiféré pour interdire cette pratique, notamment au Luxembourg et en Autriche, ainsi qu’en Allemagne où l’interdiction prendra effet à partir de 2025. Des interdictions similaires entreront en vigueur dans les années à venir en Slovaquie et en République tchèque. En France, la loi « EGalim » de 2018 a interdit la création de nouveaux élevages en cage ainsi que l’augmentation des capacités existantes. Le décret n° 2021-1647 du 14 décembre 2021 est venu préciser cette interdiction, qui couvre la construction de nouveaux bâtiments, la transformation d’installations existantes pour l’élevage en cage, ainsi que tout réaménagement visant à augmenter le nombre de poules en cage dans les structures actuelles. Dans ce contexte, il souhaite obtenir des précisions sur les mécanismes déployés pour assurer le respect de ces dispositions réglementaires, notamment concernant les contrôles effectués auprès des exploitations existantes et les moyens mis en œuvre pour garantir l’application effective de cette législation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4403</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3630</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Stambach-Terrenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Accompagnement de la transition hors-cage de la filière poules pondeuses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4403. — 25 février 2025. — Mme Anne Stambach-Terrenoir* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les mesures prévues pour anticiper et accompagner la transition vers une filière poules pondeuses hors-cage en France. Cette question est le fruit d’un travail réalisé avec l’association Anima France. Depuis la loi EGALIM de 2018 et le décret n° 2021-1647, il est interdit de créer de nouveaux élevages cages ou d’augmenter les capacités des élevages cages existants. Cette évolution est renforcée par les engagements pris par la plupart des grandes entreprises françaises de cesser l’utilisation d’oeufs en cage en 2025 et par la filière oeufs elle-même qui vise une part de 10 % d’oeufs issus de ce mode d’élevage d’ici 2030. Par ailleurs, plusieurs pays européens, tels que l’Allemagne, la Slovaquie et la République tchèque, ont déjà programmé l’interdiction complète de l’élevage en cage dans les années à venir, tandis que la Commission européenne travaille sur une proposition législative dans le cadre de l’initiative citoyenne européenne « End the Cage Age ». Dans ce contexte, elle lui demande quelles actions sont prévues pour anticiper, accompagner et garantir le succès de cette transition vers des élevages hors-cage de poules pondeuses à l’échelle nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4819</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3630</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Accompagnement de la transition vers un élevage hors-cage en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4819. — 11 mars 2025. — M. Romain Eskenazi* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’accompagnement dans la transition vers un élevage hors-cage en France. À la suite de l’initiative citoyenne européenne « End the Cage Age » (Pour une nouvelle ère sans cage), qui a rassemblé plus de 1,4 million de signatures, la Commission européenne s’est engagée à proposer une interdiction progressive des cages pour les animaux d’élevage le 30 juin 2021. Plusieurs États membres, dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et le Danemark, ont déjà acté ou prévu la fin de l’élevage en cage. En France, la loi EGALIM de 2018 et le décret n° 2021-1647 de 2021 ont marqué un premier pas en interdisant la construction ou l’agrandissement de bâtiments destinés à l’élevage en cage des poules pondeuses. Grâce à ces mesures et aux évolutions du marché, la part des poules élevées en cage est passée de 70 % en 2015 à 27 % en 2023 et la filière vise moins de 10 % d’ici 2030. Toutefois, cette transition reste fragile et nécessite un accompagnement renforcé. De nombreux acteurs de la grande distribution (Métro, Intermarché), de la restauration hors domicile (Sodexo, Paul) et de l’agroalimentaire (Saint Michel, Nestlé) ont déjà pris l’engagement de ne plus utiliser d’oeufs de poules en cage d’ici fin 2025. Par ailleurs, le baromètre IFOP de février 2025 révèle que 89 % des Français sont favorables à la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Cette évolution répond à plusieurs enjeux contemporains, à la fois une attente sociétale forte, mais aussi à des impératifs de bien-être animal et de transition vers des systèmes d’élevage plus durables. Dans ce contexte de prise de conscience européenne de l’opinion publique, des législateurs et des acteurs économiques concernant l’impératifs de bien-être animal, il l’interroge sur sa position concernant l’interdiction des cages à l’échelle européenne et sur les mesures qu’il envisage pour accompagner les éleveurs français dans cette transition. Il lui demande si elle entend mettre en place des aides techniques et financières pour soutenir la modernisation des exploitations et garantir une transition juste pour les agriculteurs et si la France prendra une position claire en faveur de l’interdiction des cages dans l’UE et rejoindra ses voisins européens ayant déjà engagé cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5045</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3630</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de l’élevage en cage à l’échelle européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5045. — 18 mars 2025. — M. Denis Fégné* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les actions que le Gouvernement met en place en faveur de l’interdiction de l’élevage en cage à l’échelle européenne. Suite à l’initiative citoyenne européenne « End the Cage Age », la Commission européenne s’était engagée à proposer une interdiction progressive des cages pour les animaux d’élevage. Le 19 février 2025, la Commission a encore confirmé son engagement en ce sens dans sa vision pour l’agriculture et l’alimentation. Pourtant, elle n’a toujours pas présenté de proposition législative concrète sur l’interdiction des cages, contrairement à ce qu’elle s’était engagée à faire avant la fin de l’année 2023. Face à cette absence d’avancée concrète, plusieurs États membres ont pris les devants pour soutenir cette interdiction. Lors de la réunion du Conseil AGRIPECHE des 9 et 10 décembre 2024, l’Allemagne, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Finlande et la Slovénie ont demandé à la Commission de respecter son engagement à proposer l’interdiction de l’élevage en cage. De plus, certains pays ont déjà tourné la page des cages : les cages pour l’élevage de poules pondeuses sont interdites en Autriche et au Luxembourg, tandis que l’Allemagne, la Tchéquie et la Slovaquie ont prévu une interdiction respectivement en 2025, 2027 et 2030. La France est en avance en matière d’élevage hors-cage de poules pondeuses avec 27 % de poules élevées en cage contre 39 % pour la moyenne européenne. La filière française vise à réduire cette part à 10 % d’ici 2030. Une interdiction au niveau européen permettrait d’assurer une concurrence équitable entre les producteurs des différents États membres. Par ailleurs, cette interdiction bénéficie d’un large soutien de l’opinion publique, sensible au bien-être animal : selon le baromètre Ifop « Les Français et le bien-être des animaux », publié le 6 février dernier, 89 % des Français sont favorables à la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Dans ce contexte, il lui demande si la France va s’associer aux États membres qui demandent officiellement à la Commission européenne de proposer l’interdiction de l’élevage en cage à l’échelle européenne et d’assurer des mesures d’accompagnement à la transition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5909</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3631</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Transition vers un élevage hors-cage en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5909. — 15 avril 2025. — M. Pouria Amirshahi* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la transition vers un élevage hors-cage en France. Grâce à la loi EGALIM de 2018 et au décret n° 2021-1647 de 2021, la construction et l’agrandissement de bâtiments destinés à ce type d’élevage sont désormais interdits. Ainsi, la proportion de poules élevées en cage est passée de 70 % en 2015 à 27 % fin 2023. La filière vise moins de 10 % d’ici 2030. De nombreux États européens ont déjà mis un terme à l’élevage en cage : la République tchèque, le Luxembourg, l’Autriche et l’Allemagne ont interdit cette pratique, affirmant une volonté claire de renforcer le bien-être animal. Dans le même temps, de nombreuses grandes entreprises de la grande distribution et de la restauration hors-domicile notamment, ont pris l’engagement de ne plus utiliser d’œufs issus d’élevages en cage d’ici 2025. Par ailleurs, en réponse à l’initiative citoyenne « End the Cage Age » (Pour une nouvelle ère sans cage), signée par plus de 1,4 million de citoyens européens, la Commission européenne s’est engagée à proposer une interdiction des cages dans l’ensemble de l’Union européenne. Cette attente est largement partagée par la société : 89 % des Français y sont favorables. Cette transition ne pourra être pleinement réussie qu’à condition d’accompagner efficacement les éleveurs. Beaucoup s’inquiètent encore du manque de visibilité sur les aides financières et techniques qui leur permettront d’adapter leurs exploitations. Il souhaite donc l’interroger sur les mesures que le Gouvernement compte mettre en place, avec quels moyens et selon quels délais, pour garantir la transition effective vers un élevage sans cage en France et s’assurer que la Commission européenne tienne son engagement d’interdire cette pratique à l’échelle de l’Union.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3631</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un monde en évolution constante, les enjeux liés au bien-être animal et au climat sont devenus des préoccupations sociétales majeures dans de nombreux pays. L’initiative citoyenne européenne (ICE) « End the Cage Age » (Pour une nouvelle ère sans cage) appelle la Commission européenne à proposer une législation interdisant l’utilisation des cases de mise bas et les stalles pour les truies, les cages de poules pondeuses, lapins et palmipèdes, et les cases à veaux. Dans sa réponse à l’initiative citoyenne européenne, la Commission s’était engagée à présenter, avant la fin 2023, une proposition législative visant à supprimer progressivement et finalement interdire l’utilisation de systèmes de cages pour tous les animaux mentionnés dans l’initiative. L’amélioration du bien-être des animaux et la lutte contre la maltraitance animale sont des priorités du Gouvernement français. Il existe une attente sociétale forte et croissante de la part des consommateurs et des citoyens sur les questions de bien-être animal, et il faut y répondre. L’amélioration du bien-être animal est un facteur d’avenir des filières animales françaises et européennes. La France soutient la démarche proposée par la Commission de déterminer les modalités de la suppression progressive des cages, en fonction des avis scientifiques et d’une analyse d’impact. Ainsi, le 10 mars 2023, le Gouvernement a initié une concertation préalable des parties prenantes dans le cadre de la révision annoncée par la Commission européenne de législation relative au bien-être et à la protection des animaux, avec comme objectif de déterminer les points de convergence entre les nombreux acteurs de la protection animale en France et de promouvoir les expériences et les spécificités françaises auprès des acteurs européens. Plusieurs principes sous-tendent l’action du Gouvernement. Tout d’abord, l’un des enjeux est de prévenir toute distorsion de concurrence. En ce sens deux leviers sont privilégiés : le soutien d’une harmonisation européenne et l’accompagnement du renforcement des exigences relatives au bien-être animal au sein de l’Union européenne de règles équivalentes pour les animaux dont les produits sont importés. Ensuite, la transition a un coût. Ce surcoût doit être partagé avec l’ensemble des maillons des filières d’élevage, dont les distributeurs et les consommateurs. Enfin, le Gouvernement souhaite donner une visibilité suffisante aux opérateurs, notamment les nouvelles générations, pour qu’ils puissent se projeter dans l’avenir et investir. Avec près de 27 % des poules encore élevées en système cage, la France est en avance sur ces partenaires européens et en bonne voie vers la fin des cages à terme. La filière avicole s’étant aussi engagée dans cette voie avec un objectif d’atteindre 10 % de poules encore en système cage en 2030. En ce sens, le Gouvernement soutient de nombreux travaux de recherches dont certains vont dans le sens de l’arrêt des cages. Les plans d’aide à l’investissement que sont le plan de compétitivité et d’adaptation du second pilier de la politique agricole commune et le plan France Relance sont des mesures d’accompagnement accessibles aux éleveurs qui envisagent de changer de modalité de production en cessant un système cage pour un élevage hors-sol. D’une manière générale les aides à l’investissement doivent soutenir les éleveurs désireux d’engager cette transition hors cage et l’ensemble des travaux mobilisés par le Gouvernement doivent aider la ferme France à opérer cette transition nécessaire pour répondre aux attentes sociétales en faveur du bien-être animal et s’adapter à l’évolution du climat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3104</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3632</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vaccination FCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3104. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la très grande attente des éleveurs ardennais en matière de vaccination. Ceux-ci gardent un souvenir terrible du retard pris par la France dans la vaccination contre la FCO 3 en 2024. Alors qu’un vaccin avait été trouvé, il semble que le ministère de l’agriculture des Pays-Bas ait autorisé sa mise sur le marché en avril 2024, le ministère belge en mai de la même année. Il semble que la France ne l’ait autorisé que le 27 juillet 2024 et que la diffusion n’ait été effective qu’à partir du 16 août. Beaucoup d’éleveurs considèrent donc que si la France avait eu simplement la même réactivité que ces pays voisins, l’essentiel des pertes n’aurait pas eu lieu. Aussi y-a-t-il une très forte demande afin que pour 2025 toutes les dispositions nécessaires soient prises pour définir au plus vite les vaccins à utiliser, le calendrier de vaccination et le plan de financement pour vaccination généralisée, la question portant sur les FCO 3, 8 voire 12, ainsi que sur la MHE. M. le député se permet de suggérer à Mme la ministre d’être extrêmement attentive à l’attitude des pouvoirs publics en Belgique et aux Pays-Bas. Il lui est rapporté qu’en Belgique une stratégie semble avoir d’ores et déjà été arrêtée. Il la remercie de l’attention qu’elle pourra porter à cette question et pour ses éléments de réponse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3632</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO3) apparue aux Pays-Bas fin 2023 a impacté très fortement le Benelux et l’Allemagne en 2024. La loi de santé animale européenne classe la FCO dans la catégorie des maladies à programme d’éradication volontaire laissé aux choix des États membres. Les professionnels de l’élevage ont souhaité en 2021 que la France ne porte pas auprès de la Commission européenne un programme d’éradication contre la FCO ce qui a eu pour conséquence de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Cette dernière est cependant nécessaire dans le cadre des échanges commerciaux d’animaux entre États membres de l’Union européenne (UE) et le cas échéant pour les exportations. Elle reste autorisée sur une base volontaire pour les éleveurs qui souhaitent protéger leur troupeau. Le ministère chargé de l’agriculture est pleinement mobilisé pour faire face aux cas de FCO, dans le cadre d’une stratégie sanitaire adaptative consistant à anticiper, dialoguer avec les parties prenantes de façon directe et trouver les bonnes solutions à partir des remontées de terrain. À ce titre, dès que la production des vaccins par les laboratoires l’a permise, le Gouvernement a mis à disposition des éleveurs, gratuitement, dès le mois d’août, des doses vaccinales contre la FCO3 [11,7 millions (M) de doses commandées au total, dont 9,3 M pour les bovins et 2,4 M pour les ovins]. Pour permettre une couverture optimale de tout le territoire également pour les bovins, le Gouvernement a passé une nouvelle commande de 2 M de doses vaccinales en urgence impérieuse. La zone vaccinale FCO3 est ainsi étendue à la France entière pour les ovins et les bovins. L’État a ainsi commandé en 2024, 14 M de doses de vaccins pour un montant total d’environ 37 M d’euros (€). Par ailleurs, la capacité à vacciner est au cœur de tout :  - d’abord, lorsqu’une crise démarre plusieurs pays sont touchés en même temps ; - ensuite, les productions de vaccins sont faibles et reposent sur un très petit nombre de laboratoires ; - par ailleurs, parce que de nouveaux sérotypes se multiplient sans que ne puissent être produits au même rythme des vaccins multivalents ; - enfin, parce qu’il est indispensable de protéger les élevages et les exportations, même en dehors des périodes d’activité vectorielle.  L’enjeu est de pouvoir anticiper l’approvisionnement des élevages en vaccin, dans une approche globale de prévention. C’est tout le rôle du groupe de travail technique dédié aux maladies vectorielles, chapeauté par les services du ministère chargé de l’agriculture en collaboration avec tous les acteurs du sanitaire, qui réfléchit aux solutions d’anticipation. Une réunion tripartite entre professionnels, État et laboratoires, sera également organisée pour avancer concrètement sur le chemin d’une meilleure préparation aux attaques sanitaires. Devant l’ampleur des pertes économiques, le Gouvernement avait arbitré début octobre 2024 comme précisé lors de l’intervention du Premier ministre au salon de l’élevage à Cournon : - pour la FCO3, la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation ad hoc des éleveurs affectés par des pertes économiques liées à la seule FCO3. Il a été précisé que cette indemnisation serait prise en charge dans le cadre d’une enveloppe dont le montant maximum a été arbitré à 75 M d’€ ; - pour la FCO8, la mobilisation du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE), compensé par l’État à hauteur de 65 % des indemnisations versées. Afin de décaisser au plus vite les versements, plutôt que d’attendre comme dans la majorité des cas plusieurs mois, il a été décidé que soit mis en place un volet avance du dispositif d’aide de l’État pour indemniser les éleveurs de bovins et d’ovins (foyers de FCO3, sérotype émergent, surmortalités parmi les animaux de plus d’un an). Ce volet a concerné les éleveurs dont la confirmation de statut est intervenue du 5 août au 30 septembre 2024 afin de stabiliser les données et d’indemniser les éleveurs ayant connu des pertes tôt. Le téléservice a été ouvert du 18 novembre au 6 décembre 2024. Dans le cadre de cette avance, les surmortalités ont été calculées sur la base d’une estimation des mortalités de référence par catégorie (bovins d’un à 2 ans, bovins de plus de 2 ans, ovins de plus d’un an) par des taux de mortalité de référence (TMR) calculés, à l’échelle de l’ensemble des foyers, du 5 août au 30 septembre 2022, compte tenu du caractère peu représentatif de l’année 2023 pour l’élevage. Un dispositif simple pour les éleveurs, leur demandant très peu de temps de saisie a été mis en place. L’éleveur déclare ainsi, son effectif et les mortalités intervenues au sein de son troupeau. Outre son RIB (relevé d’identité bancaire), il n’a pas à verser de pièce justificative, les services instructeurs s’appuyant sur les confirmations officielles de foyers et les données d’effectifs et d’équarrissage dont l’État dispose. L’avance a été de 30 % de la somme due, à la condition qu’un plancher de 500 € soit respecté, et tient compte de la surmortalité dans les élevages foyers sur la période du 5 août au 30 septembre 2024. Ce guichet entendait répondre à l’urgence de certains élevages afin de leur apporter de la trésorerie dans l’attente du guichet solde, qui a vocation à porter l’essentiel des versements. L’instruction par les DDT (M) (directions départementales des territoires et de la mer) s’est faite au fil de l’eau et les premiers dossiers ont été payés avant la clôture budgétaire. De nouvelles réunions du groupe de travail avec les représentants des services déconcentrés et les représentants des organisations professionnelles se sont tenues. Pour la FCO3, l’État indemnisera les mortalités des éleveurs ovins et bovins dont la confirmation de statut « foyer FCO3 » est intervenue entre le 5 août et le 31 décembre 2024, que les éleveurs aient demandé ou non une avance, laquelle sera, le cas échéant, déduite de l’aide. Outre le volet FCO3 (ovins-bovins), et comme indiqué dans le communiqué de presse publié le 14 novembre 2024, le principe de prise en charge de la FCO8 pour les ovins a été intégré dans le guichet solde et non plus par le FMSE pour les foyers confirmés avant début septembre. C’est une avancée majeure, obtenue au terme d’une négociation interministérielle difficile dans le contexte budgétaire actuel. Les travaux conduits en janvier 2025, en étroite collaboration entre les services et les filières, ont abouti à la nécessité d’élargir les critères d’indemnisation. Les alertes de terrain ont permis de prendre en compte les situations problématiques. En quelques semaines, et malgré les mêmes contraintes budgétaires, les décisions suivantes on été prises par le Gouvernement :  - de confirmer la prise en charge par l’État de l’ensemble des surmortalités ovines et bovines « adultes » FCO3 pour la période prise en compte (et déduction de l’avance versée le cas échéant) ; - de confirmer l’éligibilité des foyers confirmés FCO8 en ovins ;  - d’assurer la prise en charge par l’État des surmortalités caprines FCO3 et 8 ; - d’intégrer les jeunes bovins de moins d’un mois ; - des jeunes animaux de plus de 1-12 mois pour les ovins, bovins et caprins (1-12 mois) ;  - de revaloriser des veaux de 0-6 mois (de 200 à 300 €) ; - d’étendre la période de prise en charge allant du 5 août au 31 décembre 2024 pour la FCO3 et du 1er juin au 31 décembre 2024 pour la FCO8 (foyers confirmés et mortalités), soit les périodes de suivi sanitaire pour lesquelles les données sont disponibles ;  - de confirmer les modalités de dépôt simplifiées hors cas particuliers (exemple : mortalités en estives, carcasses laissées sur des placettes à nourrissage) pris en charge selon des modalités demandant un faible nombre de pièces justificatives. La prise en charge des évolutions de paramétrage demandée par l’interprofession pourrait conduire à l’application d’un stabilisateur, dont les filières ont accepté le principe. Le volet solde de ce dispositif a été déployé du 30 janvier au 14 février 2025. Plusieurs milliers de demandes ont déjà été déposés, ce qui confirme l’ampleur de la crise, mais atteste également de l’adaptation du dispositif aux difficultés des éleveurs. S’agissant des pertes indirectes, l’État ne les prendra pas directement en charge. En revanche, le FMSE travaille sur cette question et les services du ministère chargé de l’agriculture sont prêts à s’associer à cette démarche technique d’objectivation de ces pertes. Au regard de l’ensemble de ces éléments, au caractère exceptionnel dans le contexte budgétaire actuel, le Gouvernement respecte ses engagements pris en 2024, pour gérer les maladies vectorielles, en particulier la FCO, et continuera à les respecter en 2025, avec l’objectif d’une anticipation renforcée, dont les conditions seront débattues dans le cadre des assisses du sanitaire animal, dont la réunion de lancement a été présidé le 30 janvier 2025 par la ministre chargée de l’agriculture. Plusieurs acteurs du sanitaire ont montré leur intérêt pour ces assises du sanitaire, plus de 200 acteurs avaient répondu présents à cette réunion de lancement. Les assises du sanitaire animal contribueront à la construction des contrats sanitaires de filières permettant d’impliquer pleinement l’ensemble des acteurs. Les travaux vont désormais se poursuivre tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3200</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3634</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt haute valeur environnementale - HVE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3200. — 21 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la labellisation Haute valeur environnementale (HVE). Le référentiel de la certification HVE a fait l’objet de modifications pour faire évoluer ses exigences environnementales. Le nouveau cahier des charges (V4) est entré en application le 1er janvier 2023. Le ministère dénombre 24 200 domaines viticoles certifiés HVE, soit une timide hausse de 3 % par rapport à janvier 2024. Concentrant 61 % des certifiés, la viticulture reste le poids lourd historique du label HVE. Cette quatrième version fait peser des contraintes importantes sur les producteurs qui espéraient bénéficier du crédit d’impôt conformément à de nombreuses annonces en ce sens indiquant qu’une exploitation ayant bénéficié du crédit d’impôt sous le référentiel V3 pourra à nouveau bénéficier du crédit d’impôt après sa certification sous le référentiel V4. Cependant, une publication du bulletin officiel des finances publiques du 27 novembre 2024 précise que, dès sa création par la loi de finances pour 2021, ce crédit d’impôt a été conçu comme une aide fiscale à versement unique et temporaire. L’intention du législateur était d’inciter les exploitations à s’engager rapidement dans une démarche agricole responsable et d’atténuer le coût administratif de la conversion. Ce dispositif vise ainsi uniquement l’obtention initiale de la certification par un exploitant agricole. Par conséquent, lorsqu’une exploitation a bénéficié du crédit d’impôt, elle ne saurait de nouveau être éligible à l’aide fiscale, y compris si le renouvellement de la certification a été obtenu sur la base du nouveau référentiel entré en vigueur au 1er janvier 2023. Ce positionnement qui va à l’encontre des annonces crée beaucoup de désarroi chez les agriculteurs. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement va appliquer ce qui a été annoncé dans un premier temps aux agriculteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3634</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article D. 617-4 du code rural et de la pêche maritime indique que les seuils et indicateurs de la certification haute valeur environnementale (HVE) « sont révisés au regard de l’évolution des connaissances techniques et scientifiques ainsi que de la réglementation en vigueur ». Conformément à cet article, le référentiel de la certification HVE a subi une révision majeure en 2022, soit dix ans après sa création, pour se conformer à la réglementation de la politique agricole commune (PAC) 2023-2027 et aux exigences environnementales actuelles. Le rehaussement du niveau d’exigences du référentiel HVE a marqué un ralentissement dans la dynamique exponentielle du nombre d’exploitations certifiées. Toutefois, le nombre d’exploitations certifiées HVE a continué d’augmenter en 2023 et 2024, et au 1er juillet 2024, plus de la moitié des exploitations viticoles certifiées HVE le sont sur la version 4 du référentiel HVE. Pour ce qui concerne le crédit d’impôt, conformément à la publication du ministère chargé des finances, autorité compétente pour interpréter les mesures fiscales, l’attribution d’un second versement du crédit d’impôt HVE pour les exploitants en ayant déjà bénéficié au titre de la certification HVE sur la version 3 du référentiel HVE n’est pas possible.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3414</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3634</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérémie Iordanoff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Alerte sur les pratiques préoccupantes constatées dans certains abattoirs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3414. — 28 janvier 2025. — M. Jérémie Iordanoff alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les pratiques préoccupantes constatées dans certains abattoirs français, notamment celles révélées par l’enquête de l’association L214 à l’abattoir de Maurienne en novembre 2024. Cet établissement, qui approvisionne des enseignes telles qu’E.Leclerc, Intermarché et Super U dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que des boucheries locales, aurait violé à plusieurs reprises des dispositions légales en vigueur concernant la protection animale. Selon les éléments rendus publics, des animaux seraient abattus encore conscients et sensibles, voire découpés vivants, sans qu’aucun contrôle de l’état d’inconscience après l’étourdissement ne soit effectué, ni recours à l’étourdissement d’urgence lorsque cela est nécessaire. Par ailleurs, les installations seraient inadaptées et les animaux manipulés avec brutalité. Pourtant, la loi du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine durable et accessible à tous impose des garanties strictes. Chaque abattoir est tenu de désigner un responsable bien-être animal chargé de veiller à la bonne application des règles de protection animale, tandis que des contrôles réguliers doivent permettre de s’assurer que les procédures respectent l’objectif d’épargner aux animaux « toute douleur, détresse ou souffrance évitable ». Il lui demande si elle envisage de commanditer un audit sur les pratiques de cet abattoir pour comprendre comment de tels dysfonctionnements ont pu se produire, notamment pourquoi le vétérinaire officiel de l’abattoir qui est responsable du contrôle du respect de la protection animale n’a pas alerté sur ces dysfonctionnements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3635</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La vidéo de L214 ne montre pas d’animaux découpés vivants, contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse. Cependant, le caractère parfois choquant des images, les anomalies de manipulation des animaux et de fonctionnement de l’abattage observées justifient parfois la suspension de l’activité de l’abattoir de la Maurienne. Par ailleurs, le territoire national compte aujourd’hui 226 abattoirs d’animaux de boucherie. Le nombre d’abattoirs d’animaux de boucherie a diminué de 16 % depuis les six dernières années. Cette baisse est à la fois due au contexte économique difficile que traverse la filière d’abattage mais également à la fermeture, par l’administration, d’abattoirs non conformes à la réglementation, sans perspective de mise aux normes. Si l’abattage est aujourd’hui une activité de marché, libre et concurrentielle, assurée en grande majorité par des acteurs privés qui restent les premiers responsables du respect de la réglementation, chaque fermeture d’abattoir impacte le maillage territorial et la possibilité des éleveurs de faire abattre leurs animaux à proximité du lieu d’élevage. Concernant la mise en place d’un audit sur les pratiques de cet abattoir, il convient de rappeler que l’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. Enfin, il convient de rappeler que l’exploitant de l’abattoir reste le premier responsable du contrôle du respect de la protection animale dans son établissement. Il doit mettre en place à cet effet un contrôle interne portant notamment sur les pratiques de ses opérateurs. Les inspecteurs officiels interviennent quant à eux en contrôle de second niveau. À ce titre, ils ne sont pas présents en permanence dans les locaux où les animaux vivants sont manipulés. Les mauvaises pratiques visibles sur la vidéo prise à l’abattoir de Maurienne n’ont pas été constatées par les agents du service d’inspection lors de leurs contrôles et n’ont pu être prises en charge par les services de l’État. Les autocontrôles réalisés par l’exploitant n’ont pas permis non plus de mettre en évidence ces pratiques pour les corriger. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisée à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste attaché à apporter toute la transparence nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3441</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3635</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3441. — 28 janvier 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les risques liés à la modification de l’arrêté du 9 mai 2006, relatif aux nutriments pouvant être utilisés dans la fabrication des compléments alimentaires. Cet arrêté est actuellement en cours de révision par la direction générale de l’alimentation, qui envisage de finaliser ses modifications pour le début de l’année 2025. Il est important de rappeler qu’au niveau européen, la législation de référence dans le domaine des compléments alimentaires est la directive 2002/46/CE. Depuis plus d’un an et en application de cette directive, la Commission européenne a engagé un processus d’harmonisation des niveaux maximaux autorisés en vitamines et minéraux, processus qui devrait se conclure au cours de l’année 2025. Dans ce contexte, la modification de la réglementation française quelques mois avant la finalisation de l’harmonisation européenne entraînerait pour les opérateurs français du secteur des compléments alimentaires deux reformulations successives de leurs produits. La seule modification de l’arrêté du 9 mai 2006 pourrait d’ores et déjà imposer la reformulation de près de la moitié des compléments alimentaires actuellement présents sur le marché français. Une telle situation générerait des coûts importants. En effet, la reformulation d’un produit représente un coût compris entre 10 000 et 50 000 euros pour chaque opérateur. Ainsi, le coût total pour l’ensemble des opérateurs français pourrait se situer entre 70 et 350 millions d’euros. À noter que cette estimation ne prend pas en compte les coûts additionnels liés aux éventuelles destructions de stocks et de produits déjà étiquetés. Dans ce cadre, elle sollicite la suspension des travaux de la direction générale de l’alimentation afin d’éviter une surtransposition inutile et préjudiciable aux opérateurs français et lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3636</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire habituel : il s’agit donc de produits qui peuvent être consommés par toute personne, sans obligatoirement de contrôle ou de conseil de professionnels de santé. Or certains nutriments, consommés au-delà de certaines teneurs, peuvent comporter des risques sanitaires (soit pour la population générale, soit pour des personnes vulnérables ou sous traitement médical). Les nutriments qui ne présentent pas de tels risques en propre, peuvent toutefois contribuer à fatiguer de façon prématurée le foie ou les reins. Les doses maximales en nutriments (vitamines et minéraux) fixées dans l’arrêté du 9 mai 2006 n’ont jamais été modifiées bien que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) -précédente administration chargée du secteur des compléments alimentaires avant la police sanitaire unique- ait permis une évolution des teneurs maximales admissibles pour certains nutriments, en publiant sur son site internet des lignes directrices jusqu’en janvier 2019. Avec la mise en œuvre de la police sanitaire unique, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a donc, dès 2023, annoncé aux organisations professionnelles du secteur des compléments alimentaires, engager des travaux visant à actualiser ce texte. La méthode suivie a été la suivante : les doses maximales précédemment admises par la DGCCRF ont été intégrées dans un projet d’arrêté (ayant vocation à remplacer l’arrêté de 2006) et l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie de ce projet de texte en septembre 2023. Sur la base de l’expertise rendue par l’Anses cet été, la DGAL a modifié certaines doses maximales journalières, en concertation avec la direction générale de la santé (DGS), co-signataire du texte, en suivant de façon systématique les recommandations de l’Anses : pour certains nutriments, les doses maximales sont plus faibles que les valeurs actuelles. Fin novembre 2023, soit après la saisine de l’Anses sur le projet de texte révisant l’arrêté « nutriments », les réflexions sur la fixation de doses maximales harmonisées pour les nutriments ont repris au niveau européen, dans le cadre d’un groupe de travail dédié, dont la dernière réunion s’est tenue à Bruxelles le 19 novembre 2024. À ce jour, il n’y a pas de projet de texte européen relativement consensuel, ni de calendrier prévisionnel de publication. Par conséquent, la Commission n’est pas en mesure d’initier la consultation des parties prenantes qu’elle souhaite mener. Ces réflexions ne sont donc pas assurées d’aboutir à moyen terme. D’autant plus que des travaux similaires avaient été conduits entre 2006 et 2009 avant qu’ils ne soient suspendus par la Commission européenne, a priori faute de consensus entre les États membres. Une réunion de concertation a été organisée par la DGAL le 7 novembre 2024 avec l’ensemble des associations représentatives du secteur des compléments alimentaires. À cette occasion, il a été convenu de continuer d’échanger pendant deux mois sur leurs principales sources d’inquiétudes : la diminution des teneurs maximales de certains nutriments pour lesquels l’Anses n’a pu se prononcer concernant leur sécurité (tant dans cet avis que dans les précédents avis rendus sur la base de la procédure « article 18 ») et les mesures transitoires. Ce n’est qu’une fois que les réunions de concertation avec la filière seront terminées que le projet de texte pourra être notifié au titre de la directive (UE) n° 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information (étape indispensable pour que les dispositions soient opposables aux opérateurs et qui suppose d’attendre au minimum trois mois afin d’envisager la publication du texte). Il est de l’intérêt de tous de poursuivre les réflexions pour la mise à jour de l’arrêté relatif aux nutriments dans les compléments alimentaires, tant pour une question de transparence (accessibilité de la règlementation pour tous les opérateurs), de sécurité sanitaire, que pour porter les teneurs françaises en nutriments auprès de la Commission européenne dans le cadre des négociations à venir (sous réserve que ces travaux ne soient pas de nouveau suspendus).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3548</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3636</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Couverture sociale des cotisants de solidarité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3548. — 28 janvier 2025. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation administrative précaire des cotisants de solidarité auprès de la Mutualité sociale agricole (« MSA » ci-après). Ces cotisants ne sont pas affiliés à ladite mutualité en raison de l’insuffisance de la surface sur laquelle s’exerce leur activité, que ce soit en tant qu’entreprise ou chef d’exploitation. Ainsi, ils sont rattachés à la MSA en tant que cotisants de solidarité, conformément aux articles D. 731-34 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Les cotisants de solidarité doivent remplir deux conditions alternatives : disposer d’une exploitation dont la superficie est inférieure à une surface minimale d’assujettissement (SMA) mais égale ou supérieure à un quart de la SMA, ou bien consacrer une activité agricole au moins égale à 150 heures et inférieure à 1 200 heures annuelles, avec des revenus générés atteignant un certain seuil tout en étant inférieurs à 800 SMIC. Ainsi, si leurs revenus ne sont ni nuls ni déficitaires, ils s’acquittent de la cotisation de solidarité, de formation professionnelle continue, de la CSG ainsi que de la CRDS. Toutefois, ce régime spécifique ne constitue pas un statut professionnel et n’ouvre droit à aucune protection sociale. Concrètement, ces plus de 100 000 cotisants (selon une information du ministère de l’agriculture publiée au Journal officiel du Sénat du 28 juin 2018) que l’on dénombre en France sont souvent élagueurs, jardiniers, viticulteurs, travaillent auprès de restaurateurs et des enseignes alimentaires et ne versent pas de cotisation auprès de l’assurance vieillesse ni de l’assurance maladie. La pluriactivité ne leur est pas toujours matériellement permise, en raison de la disponibilité parfois totale qu’ils doivent assurer auprès de leur contractant. Cette situation engendre un problème de renouvellement des générations, alimente la crise vocationnelle en cours et maintient une précarité statutaire assortie de carences en matière de prise en charge des risques sociaux. Pourtant, ces exploitants constituent la matrice d’initiatives innovantes pour la ruralité, notamment en culture biodynamique, en attention portée à la qualité des produits et la promotion des circuits courts. Elle lui demande donc quelles mesures il entend prendre en vue d’améliorer la couverture sociale des cotisants de solidarité, ce qui pourrait passer par une éventuelle révision du minimum contributif à leur égard, afin de leur garantir un filet de sécurité sociale et de soutenir leur activité agricole.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3637</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article L. 731-23 du code rural et de la pêche maritime, les personnes qui dirigent une exploitation ou une entreprise agricole dont l’importance est inférieure aux seuils d’assujettissement au régime des non-salariés agricoles, mais supérieure à un minimum fixé par décret, ont à leur charge une cotisation de solidarité calculée en pourcentage des revenus qu’ils tirent de leur activité professionnelle. La cotisation de solidarité a été mise en place par le législateur dès 1980 pour répondre au souci de ne pas laisser s’installer de distorsion de concurrence entre les exploitations et les entreprises agricoles dont l’importance justifie une affiliation en qualité de chef d’exploitation (et l’acquittement des cotisations sociales correspondantes) et les exploitations plus réduites qui échapperaient à tout prélèvement social. La protection sociale des cotisants de solidarité a toutefois été renforcée, afin de leur garantir une couverture minimale. Ainsi, depuis le 1er janvier 2008, ils sont affiliés à l’assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles lorsqu’ils dirigent une exploitation ou une entreprise agricole dont la superficie est supérieure aux 2/5e de la surface minimale d’assujettissement ou dont le temps de travail est au moins égal à 150 heures par an. Depuis 2009, ils peuvent également bénéficier d’actions de formation professionnelle continue, s’ils n’ont pas atteint l’âge d’ouverture du droit à une pension de retraite. Le statut de cotisant de solidarité constitue souvent un statut de passage, en début d’activité, vers celui de chef d’exploitation, ou bien de fin d’activité. Il n’a donc pas vocation à être occupé à titre exclusif durablement. En 2024, la mutualité sociale agricole dénombrait ainsi 66 577 cotisants de solidarité, dont 83 % exerçaient parallèlement une seconde activité professionnelle et bénéficiaient au titre de cette seconde activité d’une couverture sociale complète.  Enfin, depuis le 1er janvier 2024, toute personne exerçant une activité professionnelle agricole générant un revenu annuel d’au moins 800 SMIC (salaire minimum de croissance) est affiliée en tant que chef d’exploitation ou d’entreprise agricole. Elle bénéficie à ce titre d’une couverture sociale complète et adaptée aux professions agricoles, quelles que soient la superficie exploitée ou la durée de travail consacrée à l’activité agricole. Il est donc nécessaire d’attendre les premiers effets de cette évolution récente et d’en dresser le bilan, avant d’envisager toute modification des conditions d’affiliation au régime des non-salariés agricoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3815</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3637</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Menace pour l’apiculture : acarien Tropilaelaps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3815. — 11 février 2025. — M. Pierrick Courbon* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la menace croissante que représente l’acarien Tropilaelaps pour l’apiculture en France. Cet acarien, actuellement aux portes de l’Europe, constitue un danger majeur pour la santé des colonies d’abeilles et par conséquent, pour l’ensemble de l’agriculture française, qui dépend de la pollinisation de ces insectes. Dans ce contexte, plusieurs organisations apicoles européennes, dont l’Union nationale de l’apiculture française, appellent à des mesures préventives urgentes afin d’éviter la propagation de ce parasite sur le territoire national. M. le député souhaite savoir quelles sont les mesures envisagées pour renforcer la stratégie de lutte contre ce parasite et en particulier s’il est prévu d’interdire, à titre préventif, l’importation de reines, essaims et paquets d’abeilles en provenance de pays contaminés, ou de pays limitrophes à ceux déjà touchés. Il souhaiterait également savoir si des mesures d’indemnisation pour les apiculteurs seront prévues en cas de détection du parasite, afin d’assurer la pérennité de l’apiculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5232</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3638</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Delautrette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Stratégie de prévention face à l’arrivée de l’acarien Tropilaelaps en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5232. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Delautrette* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes déjà contaminés. Les apicultrices et apiculteurs, en Haute-Vienne comme partout en France, sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, il lui demande quelle stratégie de prévention et de lutte est envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5492</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3638</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Acarien Tropilaelaps et danger sur les abeilles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5492. — 1 avril 2025. — M. Sylvain Carrière* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe comme le rapporte la plateforme d’épidémiosurveillance santé animale (ESA) de l’ANSES dans sa note du 4 mars 2025. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solution pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, il l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps. Cette question a été travaillée avec l’union nationale de l’apiculture française. Il lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5859</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3638</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prévention de l’arrivée de l’acarien Tropilaelaps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5859. — 15 avril 2025. — M. Stéphane Viry* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps, qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite, ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, d’essaims et de paquets d’abeilles provenant des pays contaminés, qu’ils soient membres ou non de l’UE, l’interdiction d’importation en France et en UE de reines, d’essaims et de paquets d’abeilles provenant des pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solutions pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps, qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, lequel cause déjà de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, il l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente de Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5860</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3639</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Stratégie de prévention et lutte contre l’arrivée du Tropilaeps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5860. — 15 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps, qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solution pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, elle l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3639</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’infestation par les acariens du genre Tropilaelaps est une maladie réglementée au sein de l’Union européenne (UE), avec des obligations de déclaration et des règles aux mouvements. Au niveau international, l’infestation par Tropilaelaps spp. fait partie de la liste des maladies de l’organisation mondiale pour la santé animale (OMSA). L’UE est indemne de ce parasite des abeilles mellifères. L’évolution de la situation épidémiologique internationale de cet acarien est suivie dans le cadre de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (plateforme ESA). Les données de répartition géographique de Tropilaelaps invitent à une vigilance accrue dans le cadre des importations d’abeilles en provenance des territoires considérés comme « officiellement indemnes » mais proches géographiquement des zones infestées, ou entraînant des liens commerciaux ou « apicoles » avec ces derniers. Suite à la détection de Tropilaelaps en Russie et dans le Nord-Ouest de la Géorgie, la direction générale de l’alimentation du ministère chargé de l’agriculture a appelé tous les apiculteurs et leurs organisations à la plus grande vigilance vis-à-vis de ce danger sanitaire exotique, la prévention et la vigilance étant l’affaire de tous. La principale source d’introduction étant liée à l’importation de reines d’abeilles mélifères pour le renouvellement du cheptel apicole français, le ministère en collaboration des organisations apicoles et vétérinaires, a décidé de renforcer les mesures de prévention via un rappel de la réglementation relative aux mouvements d’abeilles et un renforcement des contrôles et de surveillance vis-à-vis de ce parasite. Il convient de s’assurer que tout soit mis en œuvre pour éviter toute introduction de cet acarien sur le territoire français, notamment en mettant en œuvre les mesures de lutte définies dans l’arrêté ministériel du 23 décembre 2009. Il est ainsi demandé en cas de suspicion de Tropilaelaps, d’informer au plus tôt le guichet unique de l’observatoires des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA) ou la direction départementale en charge de la protection des populations ou un vétérinaire. Le protocole de lutte consiste en la destruction systématique des colonies et des ruchers dont l’infestation a été confirmée, avec indemnisation des apiculteurs concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3820</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3639</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Audit sur les abattoirs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3820. — 11 février 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions d’abattage des animaux. Les dernières images publiées par l’association L214, dénonçant la situation d’un abattoir du Rhône, montrent des pratiques et des installations non conformes à la réglementation, dangereuses pour les employés et qui entraînent des souffrances extrêmes pour les animaux. Alors même que des vidéos et des photos montrent des animaux égorgés conscients malgré l’étourdissement préalable, ou encore d’autres animaux décapités alors qu’ils sont encore vivants, seul l’abattage des porcins a été suspendu par les services de l’État. Face à ce constat, un audit généralisé de tous les abattoirs de France doit être réalisé et étendu aux abattoirs de volailles et lagomorphes. En effet, un état des lieux transparent pour l’ensemble des contribuables semble essentiel ainsi que la publication des rapports de chaque établissement. En conséquence, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour veiller à une meilleure protection des animaux au sein des abattoirs ainsi qu’à une meilleure information des consommateurs sur les conditions d’abattage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3640</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient en premier lieu de signaler que, malgré le caractère parfois choquant des images diffusées, les propos tenus sont bien souvent exagérés par rapport à la réalité des faits. En effet, dans la vidéo mise en ligne, s’il peut être observé des anomalies de manipulation des animaux et de fonctionnement de certains équipements, il n’est pas montré pour autant d’animaux découpés vivants ni de sévices graves, contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse. L’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. Le niveau sanitaire des abattoirs déterminé à l’issue de ces contrôles est rendu public sur le site du ministère « Alim Confiance ». (https://dgal.opendatasoft.com/Voir également : https://agriculture.gouv.fr/alimconfiance-les-resultats-des-controles-sanitaires-accessibles-tous) La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale via le réseau des référents-experts nationaux abattoirs (RNA) et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste déterminé à apporter toute la réactivité nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage et à sanctionner de façon proportionnée au regard de la nature et de la gravité des non-conformités constatées les exploitants qui ne respecteraient pas les exigences de protection animale qui s’appliquent à tous. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3821</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3640</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions d’abattage inacceptables à Saint-Romain-de-Popey</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3821. — 11 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de mise à mort des animaux dans un abattoir public dans le Rhône. Une enquête a récemment révélé un non-respect manifeste de la réglementation en vigueur, fixée par l’arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d’immobilisation, d’étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs. Des vaches y sont décapitées vivantes et égorgées conscientes malgré l’étourdissement, les animaux y sont brutalisés, paniqués de voir les autres animaux traités de cette manière. Cet abattoir produit 3 200 tonnes de viande par an et prévoit d’augmenter sa capacité de 1 300 tonnes d’ici à 2026, tout en étant largement financé par de l’argent public. L’abattoir alimente aujourd’hui les cantines scolaires, supermarchés et bouchers du Rhône, sous certification Label rouge ou bio du Beaujolais. Le 3 février 2025, la préfète du Rhône a partiellement suspendu l’activité de l’abattoir, notamment la chaîne porcine à la suite d’une visite de la direction départementale de la protection des populations qui a constaté des « anomalies majeures en matière de protection animale durant l’abattage ». Elle lui demande si des procédures strictes de mise en conformité et de redressement sont prévues et si la généralisation des suspensions d’activité est envisagée face à l’ampleur du problème.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3640</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si la réalisation des contrôles en abattoirs et le suivi de la mise en place des actions correctives relève du niveau départemental, sous l’autorité du préfet, il convient de remarquer que l’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées, tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale via le réseau des référents-experts nationaux abattoirs (RNA) et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. En cas de dysfonctionnements graves constatés, des procédures administratives (suspension de l’agrément, fermeture…) peuvent être mise en place ainsi que des sanctions pénales. Le niveau sanitaire des abattoirs déterminé à l’issue de ces contrôles est rendu public sur le site du ministère « Alim Confiance ». (https://dgal.opendatasoft.com/Voir également : https://agriculture.gouv.fr/alimconfiance-les-resultats-des-controles-sanitaires-accessibles-tous) Dans le cas cité, les agents de contrôle en département ont réalisé une inspection de l’établissement le jour-même de la diffusion de la vidéo. Les constats réalisés lors de cette inspection ont conduit le préfet à suspendre l’activité porcine jusqu’à la mise en place d’actions correctives nécessitant des aménagements sur les équipements de l’abattoir. Le niveau de maîtrise du process d’abattage pour les autres espèces a été jugé suffisant pour maintenir l’activité. Les services de contrôle du département du Rhône, appuyés par l’administration centrale, sont mobilisés depuis lors pour accompagner le professionnel dans la mise en place des corrections de la chaîne porcine. La présence d’un RNA est prévue en appui des services locaux de contrôle lors des tests de reprise de l’abattage des porcs afin de vérifier la conformité vis-à-vis de la protection animale. Cette reprise d’activité ne pourra intervenir que si toutes les garanties sont apportées par l’exploitant. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste déterminé à apporter toute la réactivité nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage et à sanctionner de façon proportionnée au regard de la nature et de la gravité des non-conformités constatées les exploitants qui ne respecteraient pas les exigences de protection animale qui s’appliquent à tous. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3824</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3641</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Formation du personnel dans les abattoirs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3824. — 11 février 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les pratiques d’abattage et la formation du personnel dans les abattoirs français. Les enquêtes récentes menées par les associations de protection des animaux ont mis en lumière des pratiques préoccupantes dans certains établissements d’abattage, soulignant des écarts par rapport à la réglementation en vigueur. Cela soulève des questions importantes sur la formation des salariés et l’efficacité des contrôles. Renforcer la formation initiale et continue des employés d’abattoirs, notamment en matière de bien-être animal, semble devoir être nécessaire. En 2021, le programme France Relance initié par le Gouvernement se dotait d’un plan abattoir, accompagné d’une enveloppe de 115 000 000 euros pour moderniser, accompagner et mieux contrôler ces établissements indispensables à l’industrie agroalimentaire française. Mme la députée souhaiterait savoir quelles sont les constatations des premières évaluations de ce plan. Elle lui demande également quelles sont ses propositions pour co-construire, avec les professionnels du secteur, une évolution des pratiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3641</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La compétence du personnel en abattoir est une obligation réglementaire, tant pour l’hygiène de production que pour le respect de la protection animale. Sur ce dernier domaine, les opérateurs au contact des animaux vivants doivent obligatoirement posséder un certificat de compétence « protection des animaux dans cadre de leur mise à mort » (CCPA), obtenu à l’issue d’une formation et d’une évaluation favorable. De plus, chaque abattoir doit désigner au moins un « responsable de la protection animale », lui aussi formé et titulaire d’un certificat de compétence. Les organismes de formation pour les CCPA sont habilités par l’État sur la base du contenu de la formation dispensée et des méthodes pédagogiques mises en œuvre. Le plan de Relance a été l’occasion de participer au financement de la formation de plus de 1 215 employés en abattoir (https://agriculture.gouv.fr/france-relance-objectifs-atteints-pour-la-mesure-de-modernisation-des-abattoirs). Le contrôle des bonnes pratiques en abattoir reste nécessaire malgré la formation de ces intervenants en abattoir. À ce titre, il convient de rappeler que l’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale (https://agriculture.gouv.fr/la-protection-des-animaux-labattoir et https://agriculture.gouv.fr/la-protection-animale-dans-les-abattoirs-de-boucherie-en-france-questions-reponses). Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. En cas de dysfonctionnements graves constatés, des procédures administratives (suspension de l’agrément, fermeture…) peuvent être mise en place ainsi que des sanctions pénales. Le niveau sanitaire des abattoirs déterminé à l’issue de ces contrôles est rendu public sur le site du ministère « Alim Confiance ». (https://dgal.opendatasoft.com/Voir également : https://agriculture.gouv.fr/alimconfiance-les-resultats-des-controles-sanitaires-accessibles-tous) En ce qui concerne les propositions pour co-construire, avec les professionnels du secteur, une évolution des pratiques, l’exploitant de l’abattoir reste le premier responsable du contrôle du respect de la protection animale dans son établissement. Il doit mettre en place à cet effet un contrôle interne portant notamment sur les pratiques de ses opérateurs. Les inspecteurs officiels interviennent quant à eux en contrôle de second niveau. À ce titre, l’interprofession a construit depuis 2020 une démarche de progrès de la protection animale dans les abattoirs fondée sur des audits tierce-partie à toutes les étapes de manipulation des animaux vivants. Initialement centrée sur les bovins, cette démarche s’étend progressivement aux autres espèces d’abattage. L’État soutient cette démarche. Il convient de signaler également que l’administration a collaboré avec la filière professionnelle et avec la communauté scientifique pour produire un outil commun d’évaluation des signes de conscience/inconscience des animaux après étourdissement afin de disposer d’un référentiel commun. Un travail de mise à jour de cet outil est actuellement en cours pour prendre en compte l’avancée des connaissances scientifiques dans ce domaine. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste attaché à apporter toute la transparence nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3825</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3642</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réactivité de l’État vis-à-vis des abattoirs français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3825. — 11 février 2025. — M. Serge Muller appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réactivité de l’État vis-à-vis des abattoirs français, suite à l’incident dans un abattoir du Rhône. Les incidents mis en avant par l’association L214 dans cet abattoir sont des pratiques collectivement non admises par la société française. En effet, on ne peut admettre que des actes barbares soient commis dans les abattoirs. La France est un pays consommateur et producteur de viande depuis longtemps. Néanmoins, la consommation de viande doit s’accompagner d’une protection animale accrue, excluant ainsi toute pratique barbare à l’égard des animaux. Toutefois, cet évènement démontre que l’État n’agit que tardivement dans ce domaine, alors même que cela paraît fondamental pour un circuit alimentaire sain. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour assurer aux Français une réaction rapide de la part de l’État face aux abattoirs ayant des pratiques inhumaines.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3642</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient de rappeler que l’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. En cas de dysfonctionnements graves constatés, des procédures administratives (suspension de l’agrément, fermeture…) peuvent être mise en place ainsi que des sanctions pénales. Le niveau sanitaire des abattoirs déterminé à l’issue de ces contrôles est rendu public sur le site du ministère « Alim Confiance ». (https://dgal.opendatasoft.com/Voir également : https://agriculture.gouv.fr/alimconfiance-les-resultats-des-controles-sanitaires-accessibles-tous) Il convient de rappeler en outre que l’exploitant de l’abattoir reste le premier responsable du contrôle du respect de la protection animale dans son établissement. Il doit mettre en place à cet effet un contrôle interne portant notamment sur les pratiques de ses opérateurs. Les inspecteurs officiels interviennent quant à eux en contrôle de second niveau. À ce titre, ils ne sont pas présents en permanence dans les locaux où les animaux vivants sont manipulés. Les mauvaises pratiques visibles sur la vidéo prise à l’abattoir de Saint-Romain-de-Popey n’ont pas été constatées par les agents du service d’inspection lors de leurs contrôles et n’ont pu être prises en charge par les services de l’État. Les autocontrôles réalisés par l’exploitant n’ont pas permis non plus de mettre en évidence ces pratiques pour les corriger. Dès la connaissance de ces images, le préfet a cependant diligenté une inspection approfondie de l’établissement qui a conduit à la suspension de l’abattage des porcins. Les services de l’État accompagnent depuis lors le professionnel pour la reprise de cette activité dans des conditions conformes aux exigences de la règlementation. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste attaché à apporter toute la réactivité et la transparence nécessaires pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3888</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3643</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dangerosité des chiens de protection dans les zones d’élevage et d’alpage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3888. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la problématique croissante liée à la dangerosité des chiens de protection dans les zones d’élevage et d’alpage. Si ces chiens, tels que les patous ou les bergers d’Anatolie, jouent un rôle essentiel dans la défense des troupeaux face aux attaques de loups, de nombreux incidents sont régulièrement rapportés. Ils concernent notamment des agressions sur des randonneurs, des vététistes ou encore des animaux de compagnie, mettant en lumière les défis que représente leur présence dans les espaces naturels partagés. Ces incidents nuisent à la cohabitation entre les différents usagers de la montagne et soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des personnes et au développement touristique de ces territoires. Dans ce contexte, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les mesures envisagées pour encadrer et réguler l’utilisation des chiens de protection. Plus précisément : quelles initiatives pourraient être mises en place pour garantir la sécurité des usagers de la montagne tout en maintenant la protection des troupeaux ? Le Gouvernement prévoit-il de renforcer la formation des éleveurs et des chiens ou d’introduire des dispositifs de signalisation et de prévention adaptés ? Une réflexion est-elle en cours pour évaluer l’impact touristique et économique de cette situation sur les territoires concernés et pour proposer des solutions équilibrées ? Elle lui demande de bien vouloir apporter des éléments de réponse et des perspectives concrètes pour prévenir tout drame et améliorer la cohabitation dans ces espaces.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4779</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3643</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Les problématiques liées au statut des chiens de protection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4779. — 11 mars 2025. — M. Julien Rancoule* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les problématiques liées au statut des chiens de protection, notamment concernant les interactions avec le public. En effet, les chiens de protection sont essentiels pour la sécurisation des troupeaux face aux prédations, comme celles du loup et sont de plus en plus présents dans les zones pastorales. Ces animaux, sélectionnés et formés pour dissuader les prédateurs, peuvent cependant être à l’origine de conflits avec les usagers des espaces naturels, comme les randonneurs, les cyclistes ou les familles. Les signalements d’incidents, parfois graves, soulignent l’importance d’un encadrement spécifique concernant le statut de ces chiens dans leurs interactions avec le public. En revanche, le cadre actuel ne permet pas toujours de clarifier les responsabilités en cas de problème, ni d’informer suffisamment le public sur les comportements à adopter en présence de chiens de protection. Les éleveurs se trouvent parfois exposés à des poursuites judiciaires malgré leur volonté de respecter les réglementations. En ce sens, plusieurs syndicats dénoncent des contraintes supplémentaires qui viennent s’ajouter à la longue liste d’obligations administratives prescrites par le « plan loup » et qui s’imposent aux détenteurs de chiens de protection. Ils doivent désormais fournir à la direction départementale des territoires (DDT) un « certificat d’engagement et de connaissance » lors de l’achat d’un chien de protection. Ce certificat, conçu pour les animaux de compagnie, est l’obligation de trop pour les éleveurs dont le métier consiste à assurer le bien-être de leurs animaux au quotidien. Ainsi, M. le député demande à Mme la ministre si elle envisage de créer un statut spécifique pour les chiens de protection, prenant en compte leur rôle au sein des exploitations agricoles et leurs interactions avec le public. Il souhaite également savoir quelles mesures peuvent être mises en œuvre pour renforcer la sensibilisation des usagers des espaces naturels et mieux protéger juridiquement les éleveurs en cas d’incidents impliquant leurs chiens de protection.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3644</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En réponse à l’augmentation du nombre de loups sur le territoire national ces dernières années, de plus en plus de chiens de protection sont utilisés. Ces chiens sont un outil essentiel pour protéger les troupeaux face aux grands prédateurs. Pour accompagner les éleveurs à leur mise en place, l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation financée par le ministère chargé de l’agriculture dans le cadre de la politique agricole commune permet le financement de l’achat, de l’entretien, de la stérilisation des chiens de protection, ainsi que de l’accompagnement technique à leur mise en place. Dans le cadre d’une démarche de simplification, cette aide a fait l’objet de travaux afin de réduire la charge administrative qui pèse sur les demandeurs. Certaines pièces justificatives comme le certificat d’engagement et de connaissance ou l’attestation d’identification des chiens ne sont plus exigés. Pour sécuriser les détenteurs de ces chiens, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture permet des avancées pour reconnaître la spécificité des chiens de troupeau dans son article 47. D’une part, la loi (II. de l’article 47) permet d’adapter la règlementation en matière d’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) pour alléger la charge administrative pesant sur les infrastructures des détenteurs de chiens de protection. D’autre part, la loi (I. de l’article 47) permet d’assurer une plus grande sécurité juridique sur le plan pénal aux détenteurs des chiens et aux maires. Ainsi, en cas d’incidents avec un usager, la responsabilité pénale des détenteurs de chiens de protection et des maires ne sera pas engagée dès lors qu’ils ont rempli toutes leurs obligations préalables. Par ailleurs, il apparaît primordial de poursuivre la structuration d’une filière de ces chiens. Le réseau d’expertise sur les chiens de protection piloté par l’institut de l’élevage (Idele) poursuit son action de conseil et de formation auprès des éleveurs. L’Idele est aussi chargé d’effectuer le recensement et la caractérisation des chiens en activité dans le but de mettre en place une sélection des reproducteurs et un réseau d’éleveurs naisseurs. Ces travaux doivent permettre de disposer de chiens performants et adaptés à la cohabitation avec les autres usagers de la nature. En effet, si l’État souhaite encourager le recours à ces chiens de protection, il est aussi nécessaire de prévenir les difficultés liées à la cohabitation entre ces chiens de protection et les activités de pleine nature. Ainsi, de nombreux outils de communications (panneaux, guides, films, etc.) existent pour sensibiliser les différents publics (maires, touristes, randonneurs, etc.) à la présence de ces chiens et faire connaître le bon comportement à adopter. Par ailleurs, la préservation du loup est un engagement international des États membres de l’Union européenne, au titre de la convention de Berne et de la directive « Habitats ». Mais, face à l’amélioration de l’état de la population du loup sur le continent, l’adaptation de ces engagements est portée par le Gouvernement. Cette adaptation doit se faire à trois niveaux : - au niveau international, le statut du loup a été déclassé passant du « strictement protégé » à « protégé », la modification de la convention de Berne est entrée en vigueur le 7 mars ; - au niveau européen, la modification de la directive « Habitats », qui devra être adoptée par le Conseil et le Parlement européen est actuellement en cours ; - au niveau national, le Gouvernement travaille pour définir les modalités qui permettront d’assurer une régulation tout en garantissant un état favorable de l’espèce. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3906</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3644</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes d’enseignants dans l’enseignement agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3906. — 11 février 2025. — M. Matthieu Bloch* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet des profondes restrictions budgétaires qui affectent l’enseignement agricole public et se traduiront, à la rentrée 2025, par la suppression de 45 postes d’enseignants. Toute proportion gardée, cette diminution est comparable aux 4 000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale dans le cadre du budget de M. Barnier. Sans concertation préalable, la direction générale de l’enseignement et de la recherche a procédé à des réductions de dotations horaires globales dans l’ensemble des régions, à l’exception de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Cette décision engendre de lourdes conséquences : fermeture de classes, notamment de sections de BTS agricoles, regroupement de spécialités distinctes en bac pro, diminution du nombre d’élèves admis en classe de seconde générale et technologique, laquelle constitue pourtant un vivier essentiel pour la poursuite d’études dans les lycées agricoles. De surcroît, ces restructurations produiront inévitablement un effet significatif sur les personnels enseignants, qui se retrouvent plongés dans une profonde incertitude quant à leur avenir. Aucune mesure d’accompagnement ne semble avoir été anticipée, qu’il s’agisse de perspectives de reconversion ou de possibilités de mutation vers des postes vacants. Cette absence de planification accentue l’inquiétude et la précarité des enseignants concernés. Par ailleurs, cette réduction des capacités de formation dans l’enseignement agricole apparaît en totale contradiction avec les ambitions portées par le futur projet de loi d’orientation agricole, dont l’examen est imminent au Sénat. Ce projet de loi vise pourtant à assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs, à renforcer les compétences des professionnels du secteur, à accompagner les transitions climatiques et environnementales et à former 30 % d’actifs supplémentaires d’ici cinq ans. Comment ces objectifs pourront-ils être atteints si les moyens alloués à l’enseignement agricole public sont drastiquement réduits ? Aussi, il lui demande quelles dispositions elle entend prendre afin de préserver et de renforcer l’enseignement agricole public, élément essentiel de la pérennité et du dynamisme de ce secteur stratégique. En outre, il souhaite savoir si des ajustements sont envisagés afin de revenir sur ces suppressions de postes, dans un souci de garantir l’attractivité et la qualité des formations dispensées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3645</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Feld</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Amputation des moyens alloués à l’enseignement agricole public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4176. — 18 février 2025. — Mme Mathilde Feld* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse significative des moyens alloués à l’enseignement agricole public et son impact sur la filière agricole française. Selon des informations du SNETAP-FSU, début 2025, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) Nouvelle-Aquitaine a annoncé la suppression de 5 500 heures de dotation globale horaire (DGH). À l’échelle nationale, ce sont 28 830 heures de DGH qui seraient supprimées. Cette réduction devrait entraîner la disparition de 45 équivalents temps plein (ETP) au niveau national, dont 25 affectant directement les établissements publics agricoles. En Nouvelle-Aquitaine, l’enseignement agricole public perdra pour sa part 8,5 ETP. Plus précisément, le lycée de Blanquefort perdra ainsi 1 100 heures, menaçant une classe de BTSA viticulture-oenologie, tandis que le lycée de Bourcefranc devra fusionner des classes de première bac pro avec une réduction de 550 heures. Ces décisions semblent aller à l’encontre des objectifs affichés par le ministère dans le projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture, concernant la formation nécessaire d’effectifs croissants et la transition agricole et environnementale. Elles fragilisent la capacité de l’enseignement agricole à former des professionnels aptes à relever les défis stratégiques du secteur, notamment dans des domaines cruciaux tels que la viticulture, l’ostréiculture, les cultures céréalières et la production laitière. De plus, cette diminution budgétaire est particulièrement incompréhensible alors que le Gouvernement a renforcé les crédits des maisons familiales rurales (+ 12 millions d’euros), accentuant la disparité entre l’enseignement public et privé. Face à ces mesures, elle lui demande de bien vouloir lui exposer les raisons de cette contradiction entre l’objectif annoncé de renouvellement des générations en agriculture ainsi que de leur nécessaire formation pour la transition agricole et environnementale et la réalité des financements accordés à l’enseignement public agricole, amputé de 45 ETP dans ce nouveau budget 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4177</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3645</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes d’enseignants dans les établissements agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4177. — 18 février 2025. — M. Jean-Michel Jacques* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la loi de finances 2025 et la suppression de 45 postes d’enseignants dans les établissements agricoles à la rentrée 2025. Réduire la capacité de l’appareil de formation dans l’enseignement agricole est en contradiction avec les objectifs de la future loi d’orientation agricole (LOA) qui est actuellement examinée Sénat. L’une des grandes orientations du PLOA vise à traiter la problématique du renouvellement des générations en agriculture, à l’heure où environ 1 agriculteur sur 2 aura atteint l’âge de la retraite d’ici à 2030. Elle fixe donc des objectifs ambitieux en matière de hausse du nombre d’élèves de l’enseignement agricole. La suppression de 25 postes dans l’enseignement public et 20 postes dans l’enseignement privé aura des conséquences importantes sur l’atteinte de cet objectif et par là-même sur la formation des agriculteurs de demain et la souveraineté alimentaire de la France. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour garantir la pérennité des postes d’enseignants dans les établissements d’enseignement agricole.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3645</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient de l’importance de l’enseignement agricole, qui forme chaque année de nombreux élèves à une grande diversité de métiers dans des secteurs essentiels, tels que la production agricole, l’agroalimentaire, les métiers de l’aménagement du paysage, de la forêt ou encore des services. Les formations de qualité y étant dispensées répondent aux besoins éducatifs des apprenants, des professionnels et des territoires et contribuent au renouvellement des générations. La dotation allouée par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire aux établissements d’enseignement publics et privés dépend des moyens votés par le Parlement en loi de finances. À cet égard, la préparation de la rentrée scolaire 2025 s’organise dans un contexte où le ministère chargé de l’agriculture a dû contribuer, comme la très grande majorité des autres ministères, à l’effort de maîtrise des dépenses publiques. Cela se traduit concrètement par une diminution au niveau national de 45 équivalents temps plein. Cette baisse des effectifs a lieu dans un contexte où en 2024, le schéma d’emplois était le plus favorable depuis 10 ans. Le Gouvernement veiller néanmoins, malgré cette baisse, à la préservation de la qualité des enseignements et du maillage territorial des formations. Dans ce contexte, les services du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire ont attribué, dès la fin de l’année 2024, une première enveloppe de dotation par région, fondée sur une analyse fine de l’évolution des effectifs d’apprenants dans les établissements. De plus, les services du ministère chargé de l’agriculture sont en échange permanent avec les établissements afin de les accompagner au mieux. L’État demeure pleinement engagé en faveur de l’enseignement agricole et de la défense de son modèle, de ses spécificités et de son rôle crucial dans le renouvellement des générations en agriculture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4094</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3646</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fonds FEADER Bourgogne Franche-Comté</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4094. — 18 février 2025. — M. Matthieu Bloch* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet du blocage persistant des crédits du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) en Bourgogne-Franche-Comté, une situation qui met en péril la pérennité des exploitations agricoles de la région. Depuis plusieurs mois, les jeunes agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté alertent sur des retards considérables dans le versement des fonds européens destinés à la modernisation des exploitations agricoles. Alors qu’un plan de sortie de crise a été voté en décembre 2024 et qu’il était censé apporter une réponse aux blocages rencontrés, il faut déplorer que la situation demeure inchangée. De surcroît, de nombreux agriculteurs continuent de se heurter à des obstacles administratifs incompréhensibles et à une absence totale de communication de la part du conseil régional. Les remontées du terrain s’avèrent sans équivoque : des dossiers déposés depuis juin 2023 ne sont toujours pas validés, des modifications de critères d’éligibilité en cours de traitement perturbent les agriculteurs et l’opacité des échanges avec l’administration ne fait qu’exacerber leur désarroi. Chaque jour qui passe aggrave la situation économique des exploitants, qui ne peuvent pas investir ou réparer leur matériel. À titre d’illustration, Florian, éleveur en Haute-Saône, a déposé en juin 2023 une demande d’aide pour l’aménagement d’un point de gestion de l’eau et l’installation de clôtures. Après des mois d’attente sans réponse claire, son dossier s’est vu opposer un refus sous prétexte d’un permis de construire requis, avant qu’il ne soit informé plus tard que cette obligation n’existait finalement pas. Six mois après, il reçoit un mail lui signifiant l’impossibilité d’aboutir en raison du non-dépôt de ce même permis de construire. Ce cas, loin d’être isolé, illustre les aberrations administratives qui asphyxient les agriculteurs et les empêchent d’avancer. M. le député demande comment une telle situation peut être tolérée et comment justifier ces délais interminables, qui pénalisent les acteurs d’un secteur vital pour le pays. Il demande des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation. Il est impératif que les porteurs de projets reçoivent rapidement les conventions papier afin de débloquer les fonds et de permettre enfin aux agriculteurs de se projeter vers l’avenir. Attendre juillet 2025 pour une mise en conformité des outils numériques ne constitue pas une option envisageable. De plus, la CRP prévue en mars 2025 doit impérativement aboutir à un traitement accéléré des dossiers déposés fin 2023. Les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté ne peuvent plus attendre. Il demande une intervention sans délai afin de lever ces blocages administratifs et garantir le versement rapide des aides FEADER. La pérennité de nombreuses exploitations en dépend. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4611</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3646</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Déblocage FEADER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4611. — 4 mars 2025. — M. Hubert Brigand* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la vive colère exprimée par les jeunes agriculteurs de Bourgogne France-Comté au sujet du blocage des crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural FEADER. En effet, ce sont des fonds essentiels pour moderniser leurs exploitations et assurer la pérennité de l’agriculture. Or ces délais inacceptables mettent en péril la pérennité des exploitations agricoles de la région. Alors qu’un plan de sortie de crise a été voté en décembre 2024, les agriculteurs continuent de se heurter à des obstacles administratifs incompréhensibles et changeants ainsi qu’à une absence de communication de la part du conseil régional. Les projets déposés à partir de juin 2023 ne sont ainsi toujours pas validés. Chaque jour qui passe est une nouvelle entrave envers les agriculteurs qui ne peuvent pas investir, réparer leurs équipements, ou simplement maintenir leur activité. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement entend agir en urgence pour lever ces blocages administratifs et garantir le versement rapide des aides FEADER.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3647</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 20114-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (loi « MAPTAM »), et notamment son article 78 modifié par l’ordonnance n° 2022-68 du 26 janvier 2022 a confié aux régions qui le souhaitaient la gestion des aides non surfaciques du second pilier de la politique agricole commune. La région Bourgogne-Franche-Comté est donc, en tant qu’autorité de gestion régionale, responsable de la bonne gestion des dossiers concernés, et il en est de même pour les dossiers qui relèvent de la programmation 2014-2022, au cours de laquelle la région était également autorité de gestion du fonds européen agricole pour le développement rural. Depuis l’automne 2021, les services de l’État, en administration centrale comme dans les territoires, ont travaillé en lien étroit avec ceux des régions pour que le transfert de compétences prévu se réalise dans les meilleures conditions. À ce jour, la situation peut être qualifiée de normale dans la plupart des régions. Les difficultés rencontrées par la région Bourgogne-Franche-Comté dans la prise en charge des dossiers font l’objet d’une attention particulière des services de l’État. Ainsi, le préfet de région a demandé aux directions départementales des territoires (DDT) de reprendre progressivement l’instruction des dossiers du dispositif plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE) de la programmation 2014-2022. Ainsi, environ 1 000 dossiers ont été transmis pour instruction aux DDT entre juillet 2023 et octobre 2024. Un dernier envoi de 700 dossiers supplémentaires a été décidé en novembre 2024. Il s’agit d’une mobilisation exceptionnelle de l’État en réponse à la détresse des agriculteurs en attente de paiement. Au total, sur demande de la région, les services de l’État ont repris l’instruction d’environ 1 700 dossiers d’aide à l’investissement (PCEA) de la programmation 2014-2022 qui avaient été transférés au conseil régional. Par ailleurs, un dispositif de réunions techniques régionales et départementales rassemblant les chambres d’agriculture, l’agence de services et de paiement, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et les DDT, a été mis en place et permet un suivi partagé sur l’avancement de l’instruction des dossiers. Ces mesures et le soutien de l’État devraient permettre de résorber les retards cette année. Afin de suivre au plus près le bon déroulement du paiement des aides, un point de suivi hebdomadaire des mesures de la politique agricole commune est réalisé par la ministre. Il permet de détecter voire de prévenir les difficultés signalées, et de les résoudre au plus vite.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4098</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3647</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien à l’agriculture française face à la concurrence.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4098. — 18 février 2025. — Mme Tiffany Joncour alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les défis rencontrés par les agriculteurs de sa circonscription, notamment dans le secteur des céréales et du maraîchage, face à la concurrence croissante des produits importés à bas prix en provenance de pays où les normes de production sont moins strictes. L’agriculture de l’est lyonnais, en particulier dans des communes comme Pusignan, est dominée par la culture de céréales (blé, maïs, colza), mais ces exploitations sont de plus en plus confrontées à des produits en provenance de pays d’Europe de l’Est comme la Pologne, la Roumanie ou la Hongrie, où les coûts de production et les régulations sont plus souples. Il en va de même pour le secteur du maraîchage avec des communes comme Colombier-Saugnieu et Saint-Bonnet-de-Mure qui sont également touchées par l’importation de légumes de saison et de fruits, notamment du Maroc, de Tunisie ou d’Égypte. Ces produits arrivent à des prix bien inférieurs, mettant en péril la rentabilité des producteurs locaux. Cette concurrence nuit à ces exploitations françaises, particulièrement celles qui respectent des normes environnementales strictes. Les producteurs locaux se heurtent aussi à des obstacles liés à l’accès à la terre et à la fiscalité, tandis que la pression de la concurrence étrangère renforce leurs difficultés économiques. Beaucoup de ces agriculteurs se sont engagés dans des démarches de qualité, comme l’agriculture biologique ou raisonnée, mais peinent à maintenir leur compétitivité face aux produits importés, souvent moins chers et de qualité variable. Compte tenu de ces éléments, elle souhaite savoir quelles mesures elle envisage pour réguler les importations de produits agricoles, soutenir les circuits courts et aider les exploitations locales à faire face à la concurrence déloyale. Elle demande également des actions pour faciliter l’accès à la terre et aux financements pour les jeunes agriculteurs dans les communes du Rhône, où l’urbanisation rapide réduit l’espace agricole disponible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3647</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’agriculture et la souveraineté alimentaire confirme qu’il importe d’assurer la cohérence de la politique agricole commune (PAC), du Pacte vert pour l’Europe et de la politique commerciale commune notamment pour répondre aux attentes des consommateurs européens et prévenir les effets négatifs indésirables, liés en particulier au phénomène de fuites environnementales vers les pays tiers. C’est pourquoi la France a fait de la réciprocité des normes une des priorités dès sa présidence du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2022 et continue de porter des initiatives et des propositions sur ces sujets avec une détermination toujours plus grande. Ainsi, le déploiement des outils pertinents aux niveaux national, multilatéral et bilatéral est régulièrement exigé par la France auprès de la Commission européenne et dans les instances internationales : le réexamen des limites maximales de résidus des produits phytopharmaceutiques, la coopération dans les instances de normalisation internationale, le renforcement de l’étiquetage, l’application des normes européennes pertinentes aux produits importés au moyen de mesures miroirs (par exemple sur les médicaments vétérinaires, la déforestation et le bien-être animal) et la mise en place de conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux (par exemple sur les viandes bovines et ovines avec la Nouvelle-Zélande). À ce titre, le Gouvernement défend l’évaluation systématique dans les études d’impact de la Commission européenne de la pertinence d’introduire des mesures miroirs dans la règlementation européenne ainsi que des conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux. La France porte également auprès de l’Union européenne (UE) le renforcement du nombre et de la qualité des contrôles et un accroissement des missions d’audits sur les normes de production applicables dans les pays tiers qui souhaitent exporter dans l’UE. Les conséquences de résultats d’audits faisant état d’insuffisance ou de méconnaissance des obligations exigées par l’UE devraient également être renforcées. Par ailleurs, ce type de mesures ne doit pas exonérer de limiter les concessions pour les filières sensibles dans les accords de commerce, et le Gouvernement sera toujours aux côté des agriculteurs pour défendre avec fermeté des accords équilibrés pour le secteur agricole, c’est-à-dire des accords qui ne perturbent pas l’équilibre des filières et qui prennent dûment en compte l’impact cumulé des accords déjà conclus ou en cours de négociation entre l’UE et les pays-tiers. Enfin, il convient de rappeler l’engagement de l’État, dans les dispositions programmatiques de l’article 20 de la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Cette disposition vise à permettre un accès équitable aux biens fonciers agricoles via la transparence du marché foncier, une fiscalité adaptée, des outils de portage et des garanties de fermage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4100</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3648</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre des contrôles sur les conditions de mise à mort en abattoir</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4100. — 18 février 2025. — M. Hervé Saulignac interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’efficacité de contrôle des services de l’État dans les abattoirs. Depuis plusieurs années, nombre d’associations de défense des animaux diffusent des images insoutenables de sévices graves et de mauvais traitements au sein de certains abattoirs. Si la grande majorité des abattoirs respecte les règles sanitaires, d’hygiène et de bien-être animal imposées par la réglementation, ces dérives isolées jettent l’opprobre sur l’ensemble des établissements et cultivent une suspicion généralisée à leur égard. Si chacun convient du caractère intolérable de ces pratiques barbares, celles-ci sont aussi le révélateur d’un dysfonctionnement dans le déroulement des contrôles en abattoirs et notamment des audits volontaires mis en place depuis plusieurs années, dont l’efficacité semble limitée. Le « Plan abattoir », initié en juillet 2021 pour garantir une stricte application des exigences de protection animale lors de l’abattage, ne semble pas être parvenu à mettre un terme aux dérives. Aussi, il l’interroge sur les mesures de contrôle, d’inspection et de sanctions qu’elle compte mettre en œuvre auprès des abattoirs afin de garantir des conditions de mise à mort respectueuse des animaux et d’éviter les dérives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3648</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient en premier lieu de signaler que, malgré le caractère parfois choquant des images diffusées par certaines associations dans des abattoirs français, les propos tenus par ces associations sont bien souvent exagérés par rapport à la réalité des faits. En effet, dans les dernières vidéos mises en ligne, s’il peut être observé des anomalies de manipulation des animaux et de fonctionnement de certains équipements, ces vidéos ne montrent pas pour autant d’animaux découpés vivants ni de sévices graves, contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse. L’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. En cas de dysfonctionnements graves constatés, des procédures administratives (suspension de l’agrément, fermeture…) peuvent être mise en place ainsi que des sanctions pénales. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste déterminé à apporter toute la réactivité nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage et à sanctionner de façon proportionnée au regard de la nature et de la gravité des non-conformités constatées les exploitants qui ne respecteraient pas les exigences de protection animale qui s’appliquent à tous. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4154</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3649</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contrôle des conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4154. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les moyens de contrôle des conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs. Des témoignages, enquêtes et reportages récents sur les conditions d’abattage des animaux dans certains abattoirs ont mis en lumière des pratiques qui préoccupent et suscitent des réactions de citoyennes et de citoyens attachés au bien-être animal. Face à ces révélations, assurer la transparence sur la manière dont les animaux de boucherie sont mis à mort dans les abattoirs français apparaît comme une nécessité. S’il ne s’agit pas de jeter une forme de suspicion sur l’ensemble des abattoirs, il semble en revanche important d’assurer un contrôle efficace des abattoirs afin de permettre à l’État d’identifier ceux ne respectant pas les réglementations françaises, dans l’intérêt du bien-être animal, mais aussi dans l’intérêt de cette filière professionnelle. Les conditions dans lesquelles les animaux sont abattus doivent ainsi faire l’objet de contrôles rigoureux et réguliers pour s’assurer du respect de toutes les normes exigées par la réglementation.Il l’interroge donc sur les moyens mis en œuvre pour réaliser ces contrôles et sur les mesures envisagées pour renforcer les moyens alloués aux services de l’État chargés de réaliser ces contrôles ; construire une agriculture et une industrie agroalimentaire soutenables et durables apparaît comme un impératif de la nécessaire transition écologique que l’on doit réaliser.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3649</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient en premier lieu de signaler que, malgré le caractère parfois choquant des images diffusées par certaines associations dans des abattoirs français, les propos tenus par ces associations sont bien souvent exagérés par rapport à la réalité des faits. En effet, dans les dernières vidéos mises en ligne, s’il peut être observé des anomalies de manipulation des animaux et de fonctionnement de certains équipements, ces vidéos ne montrent pas pour autant d’animaux découpés vivants ni de sévices graves, contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse. L’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. En cas de dysfonctionnements graves constatés, des procédures administratives (suspension de l’agrément, fermeture…) peuvent être mises en place ainsi que des sanctions pénales. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste déterminé à apporter toute la réactivité nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage et à sanctionner de façon proportionnée au regard de la nature et de la gravité des non-conformités constatées les exploitants qui ne respecteraient pas les exigences de protection animale qui s’appliquent à tous. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4288</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3650</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pénurie de vétérinaires dans les territoires ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4288. — 18 février 2025. — M. Christian Girard alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pénurie de vétérinaires dans les territoires ruraux. Dans de nombreux départements français et particulièrement dans les Alpes-de-Haute-Provence, la pénurie de vétérinaires s’accroît d’année en année. Cette situation engendre de graves conséquences, plus de la moitié des structures vétérinaires cherchent à recruter, en vain, des personnels. Si la pénibilité des gardes de nuit et de week-end n’est pas la seule raison à cette difficulté de recrutement, elle revient régulièrement comme un « argument » pour ne pas donner suite aux candidatures que les centres vétérinaires reçoivent. Par ailleurs, beaucoup de salariés actuels sont tentés par l’arrêt de la pratique rurale et par un déménagement dans des territoires urbains, plus denses et dont les interventions concernent, en majorité, les animaux « classiques » de compagnie. Dans ces territoires, des structures spécifiques pour les gardes existent et prennent le relais la nuit. Malheureusement, ce type de schéma n’est pas compatible avec les territoires ruraux qui nécessitent du vétérinaire des déplacements de nuit pour intervenir sur une césarienne de vache ou une colique de jument par exemple. L’urgence est au recrutement afin de soulager la gestion de la continuité de soins la nuit et les dimanches et jours fériés. Même si des solutions existent, comme la mise en place de plateformes de régulation téléphonique des appels d’urgences, elle n’est pas suffisante pour assurer les permanences de garde dans les territoires moins bien dotés de structures ou de personnels. Aussi, il lui demande quelles mesures incitatives il envisage pour encourager l’installation des nouveaux vétérinaires dans ces départements moins bien pourvus, afin d’assurer enfin le soin nécessaire aux animaux et de sauvegarder le bien-être animal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3650</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession vétérinaire forme avec l’État, les éleveurs et les laboratoires d’analyse les quatre piliers du système sanitaire français dont les objectifs sont la détection précoce des maladies animales et une réaction rapide et efficace pour éviter leur diffusion. Les vétérinaires occupent en effet une place essentielle dans le dispositif de sécurité sanitaire, notamment en matière de surveillance, de prévention ou de lutte contre les maladies animales réglementées. Leur rôle en matière de préservation de la santé humaine est majeur, en prévenant les risques zoonotiques par une surveillance au plus près du terrain. Ceci est d’autant plus important qu’au moins 60 % des maladies humaines infectieuses ont une origine animale. La performance sanitaire et économique des exploitations et la préservation de la santé publique s’appuient sur la présence des vétérinaires dans les zones d’élevage. Cependant, le constat de la diminution du nombre de vétérinaires dans les territoires ruraux constitue une tendance forte et continue qui induit un phénomène de « désertification vétérinaire » pesant sur la bonne santé du cheptel français, ainsi que sur l’activité agricole en elle-même puisque les éleveurs se retrouvent démunis, faute de vétérinaire disponible. Le ministère chargé de l’agriculture s’est engagé, dès 2016, auprès des professions agricole et vétérinaire dans une « feuille de route pour le maintien des vétérinaires en productions animales et en territoires ruraux » afin d’anticiper les évolutions démographiques du monde vétérinaire et d’assurer ainsi un maillage suffisant pour la santé animale et la santé publique. Cette feuille de route a été recentrée autour de trois axes visant à renforcer le triptyque éleveurs-vétérinaires-État et à trouver des solutions pratiques à la problématique du maillage vétérinaire en mobilisant l’ensemble des acteurs. Un tel renforcement est indispensable au maintien du haut niveau de performance du dispositif sanitaire, à son adaptation aux évolutions en lien avec le règlement européen (UE) 2016-429 dit « Loi de santé animale » et aux actuels changements sociologiques et organisationnels de la profession vétérinaire. Les trois axes de cette feuille de route sont « favoriser l’ancrage territorial », « renforcer la relation éleveurs-vétérinaires » et « renforcer la relation vétérinaires-État ». Ce chantier sera marqué par l’organisation de réflexions réunissant les vétérinaires, les éleveurs et les services déconcentrés. De plus, le Gouvernement a initié un plan de renforcement des quatre écoles nationales vétérinaires (ENV) pour la période 2023-2025. Tout d’abord, une nouvelle augmentation du nombre d’étudiants porte la taille des promotions de chaque ENV à 180 étudiants contre 160 actuellement, cet accroissement s’accompagnant de recrutements d’enseignants ou de cliniciens. Par ailleurs, la loi de programmation de la recherche a créé un encadrement pour des écoles vétérinaires privées d’intérêt général avec les mêmes niveaux d’exigence que les écoles publiques. À ce titre, l’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen a été agréée pour la rentrée de septembre 2022 et accueille 120 étudiants par promotion. En parallèle, les études vétérinaires ont été réformées avec l’ouverture d’un concours post-bac des ENV. Il permet de devenir vétérinaire en 6 ans après le baccalauréat, contre 7 à 8 ans d’études par les autres voies de concours. Ce recrutement post-bac des ENV, limité initialement à 160 étudiants en 2021 pour l’ensemble des 4 ENV, a été renforcé pour atteindre 280 étudiants en 2024. L’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen recrute également selon les mêmes modalités. Ainsi, la proportion d’étudiants accédant à une école vétérinaire française directement après le baccalauréat est portée à 50 %, norme de recrutement des facultés vétérinaires des autres pays de l’Union européenne. Ce plan de renforcement des ENV et l’agrément de l’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen permettront d’augmenter le nombre de vétérinaires formés en France de 75 % entre 2017 et 2030. Enfin, l’appel à manifestation d’intérêt financé en 2022 par le ministère chargé de l’agriculture à hauteur de 300 000 euros a permis l’élaboration, dans 11 territoires sélectionnés, de diagnostics territoriaux sur le maillage en vue de trouver des outils et solutions adaptés pour lutter contre la désertification au sein de ces territoires. Le bilan de cette démarche expérimentale innovante met en évidence la nécessité d’associer tous les acteurs territoriaux concernés. Ainsi, des fiches actions opérationnelles sont à disposition de tout territoire souhaitant mettre en place des solutions concrètes de diagnostic et de lutte contre le délitement du maillage vétérinaire. D’autres chantiers portant sur les modalités d’exercice de la profession vétérinaire et les relations entre vétérinaires et éleveurs se poursuivent afin de renforcer la présence de ces professionnels partout sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4340</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3651</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dangers encourus par la filière betteravière en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4340. — 25 février 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dangers encourus par la filière betteravière en France. Récemment marquée par la fermeture de l’une des deux dernières sucreries familiales de France, la filière betteravière française est en danger. En 2017, la suppression des quotas avait engendré des difficultés pour les betteraviers, qui ne pouvaient plus bénéficier de revenus suffisants. L’importation massive de sucre d’Ukraine, passée de 20 000 tonnes annuelles à 700 000 tonnes de 2022 à 2023-2024, constitue par ailleurs une concurrence forte pour la production nationale. Une concurrence qui risque par ailleurs de s’accentuer en vertu de l’accord sur le Mercosur, qui pourrait engendrer l’importation de 190 000 tonnes de sucre originaires de cultures OGM. Cette concurrence est d’ordre déloyal puisque ces cultures importées comportent des produits interdits en France. L’interdiction de l’acétamipride sans solution de remplacement alternative a entériné cette concurrence déloyale. Elle lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour soutenir la filière betteravière française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3651</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La sucrerie Ouvré de Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne) a en effet arrêté son activité fin 2024 mais les betteraviers qui livraient dans cette usine ont pu livrer aux sucreries avoisinantes et être rémunérés pour ces livraisons. Pour les campagnes prochaines, ils ont la possibilité de livrer (en adhérant ou pas) à une des deux coopératives du secteur (Tereos ou Cristal Union). Des offres leur ont d’ores et déjà été adressées en ce sens. L’Ukraine a exporté vers l’Union européenne 496 000 tonnes (t) de sucre en 2023 et 332 000 t en 2024, exerçant une pression à la baisse sur le prix du sucre au sein du marché européen et provoquant une perte de parts de marché à l’export pour les fabricants français. En 2024, le mécanisme de frein d’urgence décidé au niveau européen a été déclenché le 2 juillet 2024 et a limité les volumes importés. Entre le 1er janvier et le 5 juin 2025 (date d’expiration du règlement relatif aux mesures de libéralisation temporaire), l’Ukraine pourra exporter à droits nuls au maximum 109 438,62 t de sucre. Les négociations sont engagées pour décider du niveau d’importation qui sera permis à compter du 6 juin 2025. L’accord du marché commun du Sud (Mercosur) prévoit pour le sucre l’élimination des droits de douane pour 180 000 t de sucre brut d’un contingent existant destiné au raffinage et un nouveau contingent de 10 000 t de sucre brut destiné au raffinage. L’ensemble des conditions que la France a posées n’étant pas satisfaites, la France continuera à s’opposer à la signature de cet accord. Le Gouvernement reste déterminé à défendre les intérêts de l’agriculture française avec toute la rigueur nécessaire. Ainsi, le Gouvernement se mobilise depuis déjà plusieurs mois pour réunir, le cas échéant, une minorité de blocage et faire peser les voix nombreuses qui s’opposent à un tel accord. Ce travail commence à porter ses fruits, et la France ne relâchera pas ses efforts. S’agissant de l’utilisation de l’acétamipride en protection des cultures, celle-ci n’est plus permise depuis l’interdiction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant une substance active de la famille des néonicotinoïdes (NNI) instaurée par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016. Des travaux législatifs sont en cours, notamment dans le cadre de la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur votée au sénat en janvier 2025, un article en discussion prévoyant une dérogation ciblée et strictement encadrée à cette interdiction. Face aux difficultés phytosanitaires rencontrées par la filière et afin de ne pas laisser les agriculteurs sans solution, le ministère chargé de l’agriculture délivre des autorisations de mise sur le marché au titre de l’article 53 du Règlement (CE) n° 1107/2009 pour des alternatives à ces produits. Pour mémoire, depuis 2020, le Gouvernement a pris des mesures pour sécuriser les surfaces betteravières, l’approvisionnement des sucreries et donc le maintien d’une filière sucrière forte et compétitive en France, tout en limitant l’impact des NNI sur les pollinisateurs. Le Gouvernement a notamment mis en place un plan national de recherche et d’innovation (PNRI) mobilisant au total environ 20 millions d’euros (M€) (dont 7,2 M€ de subventions) afin de faire face à la menace de la jaunisse, et d’apporter des solutions alternatives aux NNI qui soient techniquement et économiquement viables. Ce plan, inédit par son format, ses moyens et sa durée, permet aujourd’hui de disposer de meilleures connaissances sur les viroses de la jaunisse et sur les pucerons, vecteurs de ces viroses, ainsi que sur les différents leviers de luttes contre ces derniers afin de limiter la transmission de la maladie : pratiques agronomiques, produits et techniques de biocontrôle, génétique, etc. Le PNRI a mis en avant l’importance de la prophylaxie pour la gestion de la jaunisse, dont l’efficacité requiert un effort collectif au sein de la filière betterave à sucre, mais également en inter-filière avec les autres productions de betteraves (porte-graines, betteraves potagères), pour assurer la maîtrise des réservoirs viraux et réduire le niveau de pression de la maladie. Ces résultats sont diffusés vers l’ensemble de la filière par les acteurs du PNRI, et en premier lieu l’institut technique de la betterave (ITB). Par ailleurs en 2023, un nouveau plan d’action a été déployé afin d’assurer un soutien financier aux producteurs atteints par la jaunisse cette année-là, et poursuivre la recherche et le développement de nouvelles alternatives pour protéger ces cultures : cela a donné lieu à la décision du ministre chargé de l’agriculture de prolonger le PNRI via le nouveau dispositif « PNRI-C » (PNRI consolidé) qui est doté d’une enveloppe de 4 M€ du compte d’affectation spécial pour le développement agricole et rural. Ce nouveau programme de recherche-expérimentations permettra d’opérationnaliser les leviers de lutte contre la jaunisse identifiés dans le PNRI 2020-2023. L’un de ces piliers est notamment un dispositif innovant d’expérimentation en conditions réelles sur des fermes pilotes, qui permet d’accélérer le transfert des solutions et de prendre en compte le retour d’expérience des agriculteurs. Le Gouvernement se tient au côté des acteurs de la filière pour garantir la compétitivité et la viabilité de la filière betterave-sucre française. Dans ce contexte, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est pleinement engagé en faveur de la filière betteravière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4350</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3652</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pour un contrôle effectif et systématique des abattoirs français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4350. — 25 février 2025. — M. Jean-Louis Roumégas interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les atteintes au bien-être animal dans les abattoirs français et sur le manque de contrôle de ces établissements. Des bovins abattus dans une violence extrême et sans étourdissement à Venarey-les-Laumes, en Côte-d’Or ; des cochons qui brûlent à La Boissière-de-Montaigu, en Vendée ; des vaches décapitées alors qu’elles étaient encore conscientes et des animaux brutalisés à coups d’aiguillon électrique à Saint-Romain-de-Popey, dans le Rhône. Ces images, toutes révélées par l’association L214 entre avril 2024 et janvier 2025, choquent et émeuvent. Prises de manière inopinée, elles mettent en lumière les manquements graves aux normes de bien-être animal et de sécurité sanitaire qui existent dans les abattoirs français. Sans le travail des associations comme L214, ces scandales n’auraient probablement pas été connus. C’est grâce à leurs enquêtes et aux images qu’elles révèlent que le grand public prend conscience de ces pratiques inacceptables. Or si ces cas ont pu être documentés, combien d’autres restent encore inconnus, faute de moyens de contrôle et de transparence ? Pourtant, la règlementation existe : l’article L. 214 du code rural et de la pêche maritime impose aux abattoirs d’éviter toute souffrance inutile aux animaux, reconnus comme des êtres sensibles et prévoit des sanctions en cas de mauvais traitements. La loi prévoit le renforcement des contrôles et expérimentent la vidéosurveillance dans plusieurs abattoirs. Les normes européennes obligent les États membres à mettre en place des contrôles officiels pour vérifier le respect du bien-être animal. Ce ne sont donc pas les lois qui font défaut, mais plutôt leur application et la capacité de l’État à contrôler les activités de ces établissements. Déjà en 2020, un rapport de la Cour des comptes dénonçait un manque de moyens pour les inspections vétérinaires en abattoirs. Seule la mise en place de contrôles systématiques et réalisés à l’improviste, dans tous les abattoirs français, permettrait de sortir de cette impasse. Les résultats de ces inspections doivent être rendus publics afin d’assurer une transparence totale et ainsi restaurer la confiance des citoyens dans le respect des normes sanitaires et éthiques au sein de la filière d’abattage. Il lui demande quelles mesures concrètes elle compte mettre en place pour garantir le respect des règles de protection animale et de transparence dans les abattoirs français et comment l’État compte parvenir à contrôler de manière effective et systématique les abattoirs français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3652</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient en premier lieu de signaler que, malgré le caractère parfois choquant des images diffusées par certaines associations dans des abattoirs français, les propos tenus par ces associations sont bien souvent exagérés par rapport à la réalité des faits. En effet, dans les dernières vidéos mises en ligne et qui sont citées, s’il peut être observé des anomalies de manipulation des animaux et de fonctionnement de certains équipements, ces vidéos ne montrent pas pour autant d’animaux décapités ni découpés vivants et encore moins conscients, contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse. L’abattage des animaux de boucherie est l’une des activités économiques les plus contrôlées tout secteur confondu. En effet, des agents de l’État sont présents en permanence pour réaliser des contrôles durant toutes les périodes d’abattage. Cette activité de contrôle mobilise aujourd’hui 1 265 équivalents temps plein pour les abattoirs français. Les agents des directions départementales en charge de la protection des populations qui sont postés au quotidien dans les abattoirs réalisent des contrôles réguliers de la qualité des viandes, de l’hygiène de production et de la bientraitance animale. Par ailleurs, des audits complets de la protection animale sont réalisés au moins une fois par an, voire plus fréquemment si l’abattoir est identifié à risque particulier. Ces inspections donnent lieu à des rapports et, selon les besoins, à des suites proportionnées administratives et pénales, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement. La direction générale de l’alimentation (DGAL) assure un suivi des abattoirs à l’échelle nationale et, depuis début 2022, elle a renforcé sa capacité d’intervention en constituant une force d’inspection nationale (FINA) afin d’appuyer les services départementaux pour les cas les plus complexes. Cette force, issue du plan abattoir 2021 auquel il est fait référence, peut être mobilisée sur demande du préfet de département, qui est le seul à pouvoir décider de la fermeture d’un abattoir. À date, 26 abattoirs ont fait l’objet d’une intervention ciblée de la FINA recevant les suites nécessaires afin de se mettre en conformité avec la réglementation. Enfin, comme il est évoqué, le contrôle par vidéo de la protection animale en abattoir est un outil de progrès permettant de détecter et de réduire les non conformités éventuelles dans les procédures de maîtrise de la protection animale en abattoir. Le coût d’installation du dispositif ainsi que son acceptation par le personnel intervenant en abattoir restent cependant un facteur limitant à sa généralisation. Les suites à donner à ce sujet sont en cours de discussion avec les professionnels et avec les associations de protection animale. Particulièrement conscient des suspicions qui pèsent aujourd’hui sur les abattoirs, mais également pleinement sensibilisé à la place indispensable qu’ils occupent dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste déterminé à apporter toute la réactivité nécessaire pour maintenir la confiance des concitoyens vis-à-vis de l’activité d’abattage et à sanctionner de façon proportionnée au regard de la nature et de la gravité des non-conformités constatées les exploitants qui ne respecteraient pas les exigences de protection animale qui s’appliquent à tous. Il en va de la survie de la filière viande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4754</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3653</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Octroi de la prime transparence GAEC aux petits retraités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4754. — 4 mars 2025. — Mme Murielle Lepvraud alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés inhérentes à l’octroi de la prime transparence GAEC. Dans les Côtes-d’Armor, il apparaît qu’au moins une dizaine de personnes se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder à la prime transparence GAEC du fait de la liquidation de leurs droits à la retraite alors que cette dernière est bien moins élevée que le montant pouvant leur être octroyé par la prime transparence GAEC s’ils en étaient bénéficiaires. En effet, le b) du 3° de l’article D. 614-1 du code rural et de la pêche maritime prévoit que les demandeurs de la prime transparence GAEC au titre des aides PAC et MAEC « n’ont pas fait valoir leurs droits à la retraite auprès des régimes légaux ou rendus légalement obligatoires, de base et complémentaires, alors qu’ils ont atteint l’âge prévu au 1° de l’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale ». Ainsi, une personne ayant été exploitante/associée au sein d’un GAEC la majorité de sa vie et ayant travaillé quelques mois en tant qu’ouvrière agricole se verrait opposer un refus à sa demande de prime transparence GAEC (pouvant s’élever à 17 000 euros pour 2024) alors même que le bénéfice de sa retraite ne serait que de quelques euros par mois. Il s’avère par ailleurs que même dans l’éventualité où la personne concernée s’engagerait à rembourser les montants déjà touchés au titre de la retraire, celle-ci ne pourrait être éligible à la prime transparence GAEC puisqu’elle serait identifiée comme retraitée auprès de la CNAV. Il n’est pas acceptable que celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie pour nourrir la population se retrouvent dans une telle impasse administrative ayant pour conséquence qu’elles et ils se retrouvent à vivre avec seulement quelques dizaines d’euros par mois ou par an. Elle lui demande ce qu’elle compte faire pour permettre aux ayant-droits de la prime transparence GAEC qui auraient fait l’erreur de demander leurs droits à la retraite, si le montant de cette dernière est substantiellement inférieur au montant de la prime transparence GAEC, de voir leur situation s’améliorer en les rendant finalement éligible à la prime transparence GAEC.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3653</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation européenne adoptée début décembre 2021 fixe le cadre de la future politique agricole commune (PAC). Entrée en vigueur en 2023, elle impose aux États membres de définir une notion d’agriculteur actif, fondée sur des critères objectifs et non discriminatoires et qui conditionne le versement de certaines aides de la PAC aux demandeurs, en particulier les aides découplées, les aides couplées à la production et l’indemnité compensatoire de handicaps naturels. Cette notion vise à garantir que les aides sont versées uniquement à des demandeurs dont l’activité agricole est avérée et dépasse un niveau minimal sans pour autant que ce critère ait l’objectif d’écarter les pluriactifs. Dans le cadre des groupements agricoles d’exploitation en commun, seuls les associés répondant individuellement à la définition d’agriculteurs actifs sont pris en compte pour l’application de la transparence. Lors des réunions de concertation organisées en 2021 associant l’ensemble des parties prenantes, notamment l’État, les régions et les organisations professionnelles agricoles, il a été convenu que cette notion d’agriculteur actif reposerait sur deux critères cumulatifs : être assuré pour son propre compte contre les accidents du travail et les maladies professionnelles sous un régime de protection sociale des personnes non-salariées des professions agricoles (ATEXA ou régime spécial en vigueur dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle), et ne pas avoir fait valoir ses droits à la retraite si le demandeur a dépassé l’âge légal limite pour une retraite à taux plein. Cette définition doit permettre d’éviter qu’après 67 ans un exploitant cumule les aides de la PAC et les droits à la retraite et conserve, pour ce faire, son foncier agricole qui pourrait être nécessaire à l’installation de jeunes ou de nouveaux agriculteurs. Cette définition vise aussi à permettre non seulement un accès juste et équitable aux aides de la PAC aux agriculteurs qui continuent une réelle activité agricole mais aussi un départ en retraite digne. Le souhait d’interdire le cumul entre une pension de retraite et les aides de la PAC est très largement partagé, y compris dans d’autres États membres et notamment par les organisations professionnelles agricoles, en France, car un tel cumul constitue un frein à la transmission des exploitations, qui doit au contraire être favorisée, tout en assurant bien entendu de bonnes conditions de départ à l’exploitant cédant. La Commission européenne a examiné ce critère au même titre que l’ensemble des critères permettant de caractériser l’éligibilité des demandeurs aux versements des aides, et l’a validé dans le cadre de l’approbation du plan stratégique national le 31 août 2022.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5075</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3654</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes dans l’enseignement technique agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5075. — 18 mars 2025. — M. Jean-Claude Raux* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la suppression de postes dans l’enseignement technique agricole à compter de la rentrée 2025. Le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations, adopté définitivement le 20 février 2025, fixe à son article 7 un objectif des plus sérieux : une augmentation de 30 %, par rapport à 2022, du nombre d’apprenants dans les formations de l’enseignement technique agricole qui préparent aux métiers de l’agriculture. Cet objectif est d’autant plus crucial que 50 % des actives et actifs agricoles seront en situation de départ à la retraite d’ici cinq à huit ans et que la transition agroécologique des pratiques est une nécessité face à l’accélération du dérèglement climatique. Dans ce contexte, l’enseignement technique agricole constitue un levier essentiel pour le renouvellement des générations et la formation, initiale et continue, aux nouveaux modèles agricoles. Dans le même temps, la loi de finances initiale pour 2025 prévoit la suppression de 45 équivalents temps plein (ETP) dans l’enseignement technique agricole dès la rentrée 2025, soit 20 ETP dans l’enseignement privé et 25 ETP dans l’enseignement public. Ces suppressions apparaissent en totale contradiction avec les objectifs fixés par la loi et suscitent une vive incompréhension. M. le député rappelle qu’un courrier signé par une trentaine de parlementaires a été envoyé au Premier ministre le 23 janvier 2025 pour l’alerter sur les conséquences délétères de la suppression de ces 45 emplois. Ce sont 30 000 heures de dotation horaire en moins pour les lycées publics. Depuis janvier, cette baisse se traduit par des projets d’ouvertures de formation abandonnés, des fermetures, gels ou regroupements de classes, y compris de BTSA qui ont pourtant été ouverts à l’inscription sur Parcoursup et un abaissement des capacités d’accueil. Cette décision intervient alors même que les effectifs de l’enseignement agricole progressent à nouveau (+ 0,8 % dans le domaine de la production en 2024-2025, aussi bien en voie scolaire que par apprentissage). Le risque est évidemment de casser la dynamique retrouvée en dégradant les capacités et les conditions d’accueil de l’outil public de formation. Alors que la suppression de 4 000 postes d’enseignants dans l’éducation nationale a finalement été abandonnée lors de l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, opérer une telle politique de coupes budgétaires dans l’enseignement technique agricole interroge sur la considération qui lui est accordée. En tout état de cause, cette suppression de postes conduira à une fragilisation de l’enseignement technique agricole public, principalement concerné, acteur pourtant majeur des territoires ruraux et de la formation aux métiers de l’agriculture et du vivant. Une tout autre politique est attendue pour rééquilibrer la répartition public-privé dans l’enseignement agricole. Ainsi, en Pays-de-la-Loire, seulement un apprenant sur huit de l’enseignement technique agricole est inscrit dans l’enseignement public. En Loire-Atlantique, le taux des apprenants de l’enseignement technique agricole public est seulement de 13 % quand la moyenne nationale est de 44 %. Il demande en conséquence une neutralisation de la suppression de postes dans l’enseignement technique agricole et l’interroge sur le projet de schéma d’emplois de l’enseignement agricole pour atteindre les objectifs définis par la loi en matière de formation et d’accompagnement des futures générations en agriculture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5076</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3655</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Fournier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes dans l’enseignement technique agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5076. — 18 mars 2025. — M. Charles Fournier* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la suppression de postes dans l’enseignement technique agricole à compter de la rentrée 2025. Le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations, adopté définitivement le 20 février 2025, fixe à son article 7 un objectif des plus sérieux : une augmentation de 30 %, par rapport à 2022, du nombre d’apprenants dans les formations de l’enseignement technique agricole qui préparent aux métiers de l’agriculture. Cet objectif est d’autant plus crucial que 50 % des actives et actifs agricoles seront en situation de départ à la retraite d’ici cinq à huit ans et que la transition agroécologique des pratiques est une nécessité face à l’accélération du dérèglement climatique. Dans ce contexte, l’enseignement technique agricole constitue un levier essentiel pour le renouvellement des générations et la formation, initiale et continue, aux nouveaux modèles agricoles. Dans le même temps, la loi de finances initiale pour 2025 prévoit la suppression de 45 équivalents temps plein (ETP) dans l’enseignement technique agricole dès la rentrée 2025, soit 20 ETP dans l’enseignement privé et 25 ETP dans l’enseignement public. Ces suppressions apparaissent en totale contradiction avec les objectifs fixés par la loi et suscitent une vive incompréhension. M. le député rappelle qu’un courrier signé par une trentaine de parlementaires a été envoyé au Premier ministre le 23 janvier 2025 pour l’alerter sur les conséquences délétères de la suppression de ces 45 emplois. Ce sont 30 000 heures de dotation horaire en moins pour les lycées publics. Depuis janvier, cette baisse se traduit par des projets d’ouvertures de formation abandonnés, des fermetures, gels ou regroupements de classes, y compris de BTSA qui ont pourtant été ouverts à l’inscription sur Parcoursup et un abaissement des capacités d’accueil. Cette décision intervient alors même que les effectifs de l’enseignement agricole progressent à nouveau (+ 0,8 % dans le domaine de la production en 2024-2025, aussi bien en voie scolaire que par apprentissage). Le risque est évidemment de casser la dynamique retrouvée en dégradant les capacités et les conditions d’accueil de l’outil public de formation. Alors que la suppression de 4 000 postes d’enseignants dans l’éducation nationale a finalement été abandonnée lors de l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, opérer une telle politique de coupes budgétaires dans l’enseignement technique agricole interroge sur la considération qui lui est accordée. En tout état de cause, cette suppression de postes conduira à une fragilisation de l’enseignement technique agricole public, principalement concerné, acteur majeur pourtant des territoires ruraux et de la formation aux métiers de l’agriculture et du vivant. Une tout autre politique est attendue pour rééquilibrer la répartition public-privé dans l’enseignement agricole. Ainsi, en Pays-de-la-Loire, seulement un apprenant sur huit de l’enseignement technique agricole est inscrit dans l’enseignement public. En Loire-Atlantique, le taux des apprenants de l’enseignement technique agricole public est seulement de 13 % quand la moyenne nationale est de 44 %. Il lui demande en conséquence une neutralisation de la suppression de postes dans l’enseignement technique agricole et l’interroge sur le projet de schéma d’emplois de l’enseignement agricole pour atteindre les objectifs définis par la loi en matière de formation et d’accompagnement des futures générations en agriculture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5318</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3655</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppressions de postes dans l’enseignement agricole public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5318. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fernandes* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les suppressions de postes dans l’enseignement agricole public. Dans un contexte particulièrement tendu dans le monde agricole, le projet de loi de finances soumis par Michel Barnier au Parlement avait la décence de ne prévoir aucune suppression de postes dans l’éducation agricole. Malheureusement cela n’est plus le cas avec le projet de loi de finances de François Bayrou passé en force par 49.3. En effet, alors que le renouvellement générationnel a déjà du mal à s’opérer convenablement dans ce milieu et que les défis à relever sont immenses, le gouvernement de M. Bayrou a décidé d’opérer une réduction de 45 postes d’enseignants en équivalents temps-plein (ETP), dont 25 rien que pour les établissements publics. Ces mesures, prises dans la précipitation et sans concertation, menacent directement la bonne tenue des formations dans de nombreuses régions, par exemple dans le Grand-Est où les suppressions de postes équivalent à 4 200 heures d’enseignement perdues. Ces décisions contredisent les engagements qui ont pourtant été prises dans le cadre de la loi d’orientation agricole (LOA), qui visait notamment à favoriser la transmission des exploitations agricoles aux nouvelles générations. Ces décisions budgétaires à courte vue risquent au contraire de créer un désengagement massif des domaines agricoles dans des territoires pourtant déjà fragilisés. Dans un contexte d’urgence climatique et de difficultés sociales majeures pour les agriculteurs, il conviendrait plutôt d’augmenter les dotations allouées à l’enseignement agricole et de mettre tous les moyens nécessaires afin de développer l’enseignement des pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique et les méthodes de travail permettant de répondre aux attentes sociales et professionnelles des exploitants. Cette situation illustre malheureusement une nouvelle incohérence majeure du Gouvernement entre les effets d’annonce et les moyens réellement alloués. Il lui demande donc les mesures qu’elle entend prendre pour réaffecter les crédits nécessaires afin de préserver les dotations horaires et les postes dans l’enseignement agricole public, garantir la continuité et la qualité des formations et mettre fin à ces coupes budgétaires en contradiction avec les objectifs affichés de la LOA.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3656</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient de l’importance de l’enseignement agricole, qui forme chaque année de nombreux élèves à une grande diversité de métiers dans des secteurs essentiels, tels que la production agricole, l’agroalimentaire, les métiers de l’aménagement du paysage, de la forêt ou encore des services. Les formations de qualité y étant dispensées répondent aux besoins éducatifs des apprenants, des professionnels et des territoires et contribuent au renouvellement des générations. La dotation allouée par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire aux établissements d’enseignement publics et privés dépend des moyens votés par le Parlement en loi de finances. À cet égard, la préparation de la rentrée scolaire 2025 s’organise dans un contexte où le ministère chargé de l’agriculture a dû contribuer, comme la très grande majorité des autres ministères, à l’effort de maîtrise des dépenses publiques. Cela se traduit concrètement par une diminution au niveau national de 45 équivalents temps plein. Cette baisse des effectifs a lieu dans un contexte où, en 2024, le schéma d’emplois était le plus favorable depuis 10 ans. Le Gouvernement veille néanmoins, malgré cette baisse, à la préservation de la qualité des enseignements et du maillage territorial des formations. Dans ce contexte, les services du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire ont attribué, dès la fin de l’année 2024, une première enveloppe de dotation par région, fondée sur une analyse fine de l’évolution des effectifs d’apprenants dans les établissements. De plus, les services du ministère chargé de l’agriculture sont en échange permanent avec les établissements afin de les accompagner au mieux. L’État demeure pleinement engagé en faveur de l’enseignement agricole et de la défense de son modèle, de ses spécificités et de son rôle crucial dans le renouvellement des générations en agriculture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>822</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3656</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Revalorisation salariale des agents du réseau des CMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            822. — 15 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la nécessaire revalorisation salariale des agents du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA). L’année 2023 aura été une année difficile pour le réseau des CMA à la suite des annonces de baisses de ressources imposées par le Gouvernement. La décision prise par France compétences en juillet 2023 relative aux coûts des contrats d’apprentissage (NPEC) malgré l’avis défavorable des partenaires sociaux, ainsi que la baisse de recettes constituée par la taxe pour frais de chambre de métiers, déstabilisent durablement l’équilibre financier de ces établissements publics. Pourtant, les CMA, qui forment plus de 112 000 apprentis chaque année et accompagnent au quotidien plus de 1,8 million d’entreprises artisanales en France, se sont profondément réformées depuis plus de 10 ans pour répondre aux exigences de l’État. Le bilan partagé de la régionalisation complète du réseau des CMA il y a trois ans montre de grands signes de fragilité. Après les menaces sur l’emploi et la pérennité de certains sites, il apparaît que le dialogue social national est mis à mal. Les syndicats ne cessent d’alerter sur les nombreux dysfonctionnements des instances paritaires où les règles basiques du paritarisme ne semblent pas respectées. D’après le rapport CMA France de février 2020, les agents publics du réseau des CMA perçoivent des rémunérations inférieures de 15 % à 20 % à celles des salariés de mêmes compétences sur le marché général de l’emploi, alors mêmes que ces agents ont redoublé d’efforts ces dernières années pour s’adapter à la nouvelle organisation et aux nouveaux enjeux. Les personnels des CMA ont été exclus des majorations des grilles indiciaires appliquées aux fonctionnaires en juillet 2023 et en janvier 2024. Les agents ne peuvent non plus chaque année bénéficier de l’application automatique du taux de garantie individuelle de pouvoir d’achat. Dans ce contexte de blocage de carrière subi par nombreux agents du réseau en proie à une réelle paupérisation et dans le but de trouver une issue à la crise sociale actuelle, Mme la députée demande à Mme la ministre si les agents publics du réseau des CMA pourront très prochainement bénéficier des dispositifs existants d’avancement et de rattrapage de la perte du pouvoir d’achat. Elle souhaite également l’alerter sur l’urgence de recevoir les représentants syndicaux du réseau et de permettre de nouvelles négociations internes sur la revalorisation salariale et la pérennisation des CMA et souhaite connaître les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3656</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) sont des établissements publics à caractère administratif de l’État, placées sous la tutelle du ministre en charge de l’économie et des finances et régies par le code de l’artisanat, et par le code du travail en ce qui concerne ses missions relatives à la formation. En matière de droit social, les CMA ne relèvent ni du statut privé, ni du statut public mais du « statut du personnel des chambres de métiers et de l’artisanat ». Ce statut est issu des travaux d’une commission paritaire composée d’un collège représentant les employeurs et d’un collège représentant les agents des chambres, comme le prévoit la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952. Cette commission est présidée par le représentant du ministre en charge de l’artisanat qui fait preuve de neutralité afin de laisser le paritarisme s’exprimer. La rémunération des agents est donc une décision stratégique qui ne peut relever que du dialogue social entre les deux collèges lors des commissions paritaires. Elle doit être discutée et décidée en responsabilité par les partenaires sociaux, en tenant compte de la situation financière du réseau. La valeur du point d’indice, les modifications des grilles indiciaires et la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) sont de ce fait, régulièrement abordée lors des commissions paritaires. La valeur du point d’indice des agents des CMA est, quant à elle, conformément aux dispositions prévues par l’article 22 du statut du personnel des CMA, fixée par la commission paritaire nationale instituée par la loi du 10 décembre 1952, dite « CPN 52 », après examen par la commission paritaire nationale prévue par l’article 56, dite « CPN 56 », commission préparatoire. La dernière augmentation de la valeur du point d’indice des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) a été actée lors de la CPN 52 du 7 juin 2023, soit une augmentation de 1,85 %, ce qui équivaut à fixer la valeur du point des agents des CMA à 5,50 €. Cette augmentation fait suite à la hausse de 3,64 % de la valeur du point d’indice décidée lors de la CPN 52 du 24 octobre 2022. La majoration des grilles fait également l’objet de négociations régulières entre les collèges salariés et employeurs, menées dans le cadre des commissions paritaires. Enfin, il convient de noter que la CPN 52 du 24 octobre 2022 a également permis d’aboutir à un accord des deux collèges pour la mise en place d’une négociation annuelle obligatoire (NAO) au cours de laquelle sont abordées les questions des rémunérations mais également des avantages sociaux. S’agissant de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), à l’occasion de la CPN 52 du 26 mars 2019, le collège employeur et le collège salarié se sont accordés sur la mise en place d’une GIPA selon des modalités propres et indépendantes de la GIPA prévue pour les fonctionnaires. Il est ainsi prévu, à l’article 3 de l’annexe XXV du statut du personnel des CMA, que le taux de référence pour le calcul de cette indemnité différentielle doit faire l’objet d’un vote par l’assemblée générale (AG) de CMA France, instance décisionnelle du réseau des CMA, après avis de la CPN 56. Pour l’année 2024, malgré l’absence d’arrêté ministériel en raison de la suppression de la GIPA pour les fonctionnaires en 2024, les CMA devraient maintenir une GIPA dans le réseau. Deux réunions de la CPN 52 devraient être organisées durant l’année 2025. Elles seront précédées de plusieurs réunions de la CPN 56. Ces réunions seront l’occasion de discuter, de nouveau, de ces questions dans le cadre du dialogue social. Enfin, le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat, qui fait actuellement face à d’importantes baisses de ses ressources, est en cours de réflexion sur les mutations de ses missions et l’évolution de ses métiers pour répondre à la nécessité d’optimiser ses revenus. Si les modalités de mise en œuvre, le cas échéant de dispositifs de réduction de la masse salariale, sont déjà en cours de déploiement dans certaines chambres régionales, elles privilégient les non renouvellements de contrat, les non remplacements de départs en retraite et les départs volontaires afin d’éviter de devoir recourir en dernier lieu à des licenciements. Cette situation fait l’objet d’une attention particulière de la part des services du ministère.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>45</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3657</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe d’habitation pour les maisons d’assistantes maternelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            45. — 1 octobre 2024. — M. Sacha Houlié interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la question de la taxe d’habitation applicable aux maisons d’assistantes maternelles (MAM) considérées comme des résidences secondaires. Alors que d’autres établissements du même type bénéficient d’exonérations fiscales, les MAM sont toujours assujettis au paiement de la taxe d’habitation. Cette charge financière supplémentaire compromet leur capacité à fournir un service de qualité. Ces établissements offrent une solution de garde - et facilitent donc l’accès des parents à l’emploi - tout en participant au développement des enfants. Bien qu’étant des établissements privés, ils remplissent une mission de service public. Leur fonctionnement repose exclusivement sur les revenus des assistantes maternelles qui les composent. L’assujettissement à la taxe d’habitation est d’autant plus difficile à comprendre que c’est le rattachement de leurs locaux à la catégorie des résidences secondaires qui les rend passibles de cette charge. Par ailleurs, les assistantes maternelles qui exercent à domicile ne sont, elles, pas assujetties à la taxe d’habitation au titre de la résidence principale. Il lui demande donc si, dans une logique de traitement équitable des MAM et afin de protéger ces lieux dans un contexte de relance de la natalité, le Gouvernement envisage de faire évoluer la législation dans le but d’exonérer les MAM de la taxe d’habitation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3658</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans une logique de simplification et de rationalisation, le Gouvernement a soutenu l’adoption de l’article 110 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, qui recentre le champ d’application de la taxe d’habitation sur les seules résidences secondaires, c’est-à-dire les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre que principale. Ainsi, les locaux qui font l’objet d’un usage exclusivement professionnel, comme les maisons d’assistants maternels (MAM), ne sont plus imposés à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à compter du 1er janvier 2025 (code général des impôts - CGI, article 1407, I, 2ème alinéa). Cette évolution législative est favorable à la situation des MAM et répond à plusieurs problématiques qui se posaient jusqu’alors.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>116</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3658</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Droits d’accise sur les punchs ultramarins exportés dans l’Hexagone</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            116. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur les possibilités d’initier au niveau européen une réflexion sur l’application d’un tarif particulier des droits d’accise aux punchs produits dans les territoires de la Martinique, de la Guadeloupe, de La Réunion et de la Guyane importés dans l’Hexagone. La réglementation prévoit un tarif particulier de l’accise lors de la mise à la consommation du rhum traditionnel d’outre-mer en France hexagonale. Si ce tarif particulier était appliqué aux punchs artisanaux des territoires ultramarins, cela permettrait de lutter contre la concurrence déloyale des boissons à base de rhum en provenance d’états tiers qui ne répondent pas aux mêmes normes et ne garantissent pas le même niveau de qualité pour le consommateur que les punchs ultramarins. En outre, puisque les petites entreprises artisanales de fabrication de punch ultramarines participent au même titre que les distilleries de rhum au développement économique du territoire, il serait cohérent de leur appliquer la même exonération de 50 % des droits d’accise. Il lui demande s’il envisage d’initier une réflexion avec ses partenaires européens visant à appliquer un tarif particulier des droits d’accise aux entreprises artisanales de fabrication de punch des territoires ultramarins. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3658</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions relatives à l’accise sur les alcools prévues par le code des impositions sur les biens et services (CIBS) comprennent plusieurs spécificités relatives aux spiritueux consommés dans les quatre départements d’outre-mer ainsi qu’aux rhums traditionnels d’outre-mer consommés dans l’Hexagone. Ainsi la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion bénéficient de tarifs réduits pour les rhums et spiritueux, lorsque ces derniers sont fabriqués sur l’un de ces quatre territoires dont provient également la matière première, dès lors qu’ils sont consommés sur ce même territoire. Le Gouvernement est déterminé à protéger la production locale ultramarine de rhum ; c’est la raison pour laquelle les rhums des outre-mer consommés dans l’Hexagone bénéficient d’un tarif réduit par rapport aux autres alcools et boissons spiritueux. Ce tarif particulier constitue une aide octroyée par les autorités publiques en vue de compenser les surcoûts de production et de commercialisation supportés par les distilleries dans les départements et régions d’outre-mer et a fait l’objet d’une autorisation par le Conseil de l’Union européenne (UE) en date du 16 novembre 2020, et ce jusqu’au 31 décembre 2027. Concernant la proposition d’extension de ce tarif particulier aux punchs ultramarins mis à la consommation dans l’Hexagone, l’application du tarif particulier à de nouveaux types de produits nécessiterait de modifier le droit de l’UE et plus précisément la directive concernant l’harmonisation des structures des droits d’accises sur l’alcool et les boissons alcooliques, ce qui n’est pas à l’ordre du jour. Par ailleurs, le punch est un produit mélangé, qui n’est pas nécessairement fabriqué à partir de matières premières issues de territoires ultramarins, alors que le rhum provient de la canne à sucre récoltée directement dans ces territoires. De plus, cette proposition intervient dans un contexte difficile, marqué par une forte dégradation des finances publiques. Il n’est donc pas envisagé de créer de nouvelles dépenses, dans un contexte qui nécessite un effort collectif pour permettre le rétablissement des comptes publics. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>915</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3658</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Exonération de TFNB accordée aux propriétaires agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            915. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’exonération de taxe foncière sur le non bâti accordée aux propriétaires fonciers de parcelles rurales. Cette exonération, dont la disposition figure à l’article L. 411-24 du code rural et de la pêche maritime, permet en effet que dans le cas d’une indemnisation suite à des dommages subis (sécheresse, grêle), qui peut prendre la forme d’une exemption ou d’une réduction d’impôts fonciers, la somme ainsi dégagée par le propriétaire soit reversée au fermier, autrement dit à l’exploitant agricole. Cette mesure a notamment été utilisée à l’été 2022 ainsi qu’à l’été 2023, lors des épisodes de sécheresse qu’ont connus les agriculteurs, avec des températures plus élevées que la moyenne et un déficit de précipitations significatif. La mesure est appliquée, en fonction des négociations avec les chambres d’agriculture, aux territoires qui sont les plus touchés. Cette disposition s’applique dans le détail des parcelles cadastrées, en fonction de leur code cadastre et dont la liste est alors consultable en mairie. Cependant, ce niveau de détail complique considérablement l’application de cette disposition. Ainsi, le propriétaire foncier, souvent propriétaire de plusieurs parcelles, doit vérifier parcelle par parcelle s’il doit reverser le bénéfice de l’exonération de taxe foncière sur le non bâti à tel ou tel exploitant agricole. Comment Mme la ministre entend-elle simplifier cette mesure, afin que l’exploitant agricole puisse bénéficier des reversements dus à l’exonération de taxe foncière sur le non bâti plus rapidement et facilement ? Une plateforme recensant l’ensemble des parcelles et permettant une sélection en fonction de l’application du plan sécheresse par parcelle serait facilitatrice. Une telle plateforme est-elle en cours de création ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3659</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code général des impôts (CGI) institue un dispositif d’aide aux agriculteurs en cas de perte de récoltes. Le premier alinéa de l’article 1398 du CGI prévoit l’octroi, dans le cas de pertes de récoltes sur pied par suite de grêle, gelée, inondation, incendie ou autres événements extraordinaires, d’un dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties afférente aux parcelles atteintes. Ce dégrèvement, qui est proportionnel à l’importance des pertes subies, est accordé pour l’année du sinistre et, le cas échéant, pour les années suivantes si celui-ci fait sentir ses effets sur plusieurs années. Par principe, l’article 1398 du CGI précise que le bénéfice de cette exonération est subordonné à une réclamation présentée soit par le contribuable inscrit au rôle, à savoir le propriétaire, soit par le preneur (fermier ou métayer) des parcelles sinistrées, les intéressés ayant la faculté d’agir séparément ou de produire une réclamation commune. En outre, afin de simplifier ces démarches, lorsque les pertes de récoltes affectent une partie notable d’une commune, le maire peut formuler au nom de l’ensemble des contribuables intéressés, une réclamation collective mentionnant la nature des pertes, la date du sinistre et le nombre approximatif des contribuables atteints (CGI, art. 1398, al. 2). Aussi, le recours à la procédure du dégrèvement d’office, sans démarche individuelle des redevables, est privilégié chaque fois que les services fonciers sont en mesure de déterminer le périmètre des parcelles et les taux de perte définitifs, en partenariat avec les services de la direction départementale des territoires (DDT) ou des services de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) concernés et, le cas échéant, d’autres partenaires (Météo France, chambres d’agriculture, syndicats professionnels d’agriculteurs…). Dans les situations où les pertes individuelles s’avéreraient supérieures au taux retenu dans ce cadre collectif, les redevables pourront formuler des réclamations individuelles, qui seront examinées avec la plus grande attention. Ils bénéficieront alors d’un complément de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB). Conformément à l’article 1398 susvisé, ce dégrèvement est accordé au contribuable, c’est-à-dire au débiteur légal de l’impôt et, par suite, au propriétaire ou, le cas échéant, à l’usufruitier ou à l’emphytéote. En effet, la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) étant due par le propriétaire d’une parcelle en application de l’article 1400 du CGI, le dégrèvement qui lui est adossé s’avère de fait reversé au propriétaire, y compris lorsque ce dernier n’exploite pas lui-même cette parcelle. Toutefois, ce dégrèvement pour perte de récoltes accordé au bailleur d’un bien rural doit bénéficier au preneur. Concrètement, conformément au troisième aliéna de l’article L 411-24 du code rural et de la pêche maritime, le fermier déduit du montant du fermage à payer au titre de l’année au cours de laquelle a eu lieu le sinistre une somme égale à celle représentant le dégrèvement dont a bénéficié le bailleur. Dans le cas où le paiement du fermage est intervenu avant la fixation du dégrèvement, le propriétaire doit en ristourner le montant au preneur (Code rural, art. L. 411-24). Le montant du dégrèvement fiscal prévu à l’article L. 411-24 profite au propriétaire et au preneur dans la proportion fixée par le bail pour le partage des fruits (Code rural, art. L. 417-8). Dans un souci d’informer simultanément les bailleurs et les preneurs des dégrèvements prononcés, la liste des parcelles ayant fait l’objet d’un dégrèvement est consultable en mairie, et le cas échéant, sur le site internet de la commune. Afin de sensibiliser davantage encore les bailleurs et optimiser le reversement du dégrèvement accordé au fermier, l’avis de dégrèvement adressé au propriétaire a été aménagé pour rappeler ces dispositions du code de rural et de la pêche maritime, qui n’ont toutefois pas de portée fiscale. L’obligation, figurant antérieurement en note de bas de page sur l’avis, est désormais positionnée dans un encadré au centre du document, dans une taille de police identique au reste du corps du texte, ce qui lui assure une visibilité accrue. L’avis de dégrèvement, adressé au propriétaire des parcelles, est également accompagné d’un relevé des parcelles concernées. Pour chacune d’elles, identifiée par sa référence cadastrale, sont restitués le pourcentage de perte et le montant de dégrèvement calculé. Il n’est pas prévu à ce stade de déployer une plateforme informatique spécifiquement dédiée à ce dispositif fiscal. Le plan cadastral, qui permet d’identifier le parcellaire, est mis à disposition de tous les publics sur les portails internet www.cadastre.gouv.fr et sur le site www.geoportail.gouv.fr.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1039</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3660</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Amendes de composition pénale et manque de centres des finances publiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1039. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’impossibilité pour de nombreuses personnes de régler leur amende de composition pénale. La composition pénale est une procédure alternative aux poursuites destinée à répondre à un délit par l’acceptation et l’exécution volontaire à titre de sanction pénale de mesures proposées à l’auteur par le parquet et validée par le juge du siège. Le règlement d’amendes de composition pénale n’est possible qu’au sein d’un centre des finances publiques. Dès 2019, le ministre de l’action et des comptes publics de l’époque, Gérald Darmanin, avait annoncé la fermeture de deux tiers des trésoreries en 3 ans et la transformation d’autres centres en service de gestion comptable. La plupart des centres des finances publiques restant ne sont souvent ouverts au public que le matin. Plusieurs habitants du département du Nord ont interpellé M. le député pour souligner l’incapacité à régler une amende de composition pénale dans de telles conditions. Contraindre à poser une demi-journée de congés payés pour accéder à un service public n’est pas une sanction prévue par le code pénal. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour permettre le règlement facilité des amendes de composition pénale et plus largement, pour assurer un accès satisfaisant aux centres des finances publiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3660</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En l’état actuel de la réglementation, le paiement des amendes de composition pénale peut être effectué auprès de n’importe quel comptable de la direction générale des finances publiques. Cela désigne en particulier les services des impôts des particuliers (SIP), les services des impôts des entreprises (SIE), les services de gestion comptable (SGC) ou bien encore les trésoreries amendes dont le maillage territorial est très fin. Au surplus, le code de procédure pénale prévoit une liste limitative de moyens de paiements : si deux d’entre eux nécessitent l’accès à un guichet (espèces et paiement par carte bancaire), le troisième (paiement par chèque certifié) permet de s’en acquitter à distance. Les horaires d’ouverture des services comptables sont disponibles en consultant la cartographie départementale des points d’accueil mise en ligne sur le site www.impots.gouv.fr ou sur le lien suivant : https://www.data.economie.gouv.fr/pages/annuaire-des-services-dgfip/ ? headless=true (annuaire des services dgfip - data.economie.gouv.fr — Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3133</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3660</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Gestion déclarative de la taxe IFER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3133. — 14 janvier 2025. — M. Boris Vallaud attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la gestion déclarative de la taxe IFER par les sociétés de production d’énergie renouvelable. L’autonomie financière des collectivités territoriales reste un sujet primordial pour les collectivités territoriales. Une des recettes fiscales importantes pour celles-ci est l’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER) et notamment, pour les départements, communes et communautés de communes, l’IFER pour les installations photovoltaïques. Lorsqu’une entreprise installe une centrale de plus de 100kw, elle se doit de faire une déclaration au registre national des producteurs d’électricité et une déclaration fiscale, déclarant ainsi sa date de mise en service et d’injection des premiers électrons dans le réseau. Or les collectivités constatent des retards notoires, voire des oublis (volontaires ou non) de l’une ou des deux déclarations. L’absence de la déclaration fiscale a pour effet une perte conséquente de recettes fiscales, dans une période où le moindre euro est important pour équilibrer le budget. Le lien entre le registre national et les services fiscaux ne permettent pas d’obtenir des données fiables, laissant aux collectivités la responsabilité d’enquêter et d’alerter les services des finances publiques qui diligentent alors des contrôles fiscaux. Certaines collectivités n’ont pas les moyens humains de ce suivi et perdent ainsi des recettes fiscales auxquelles elles ont droit. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement visant à accompagner au mieux les collectivités territoriales et faciliter la déclaration fiscale des entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3660</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article 1519 F du code général des impôts (CGI), les centrales de production d’électricité d’origine photovoltaïque dont la puissance installée, au sens des dispositions de l’article L. 311-1 et suivants du code de l’énergie, est supérieure ou égale à 100 kilowatts, sont soumises à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) à compter du 1er janvier de l’année qui suit celle au cours de laquelle intervient la date de premier couplage au réseau électrique. L’exploitant de la centrale de production d’électricité souscrit auprès du service des impôts des entreprises (SIE) dont relève la commune d’implantation de l’installation au plus tard le deuxième jour ouvré qui suit le 1er mai de l’année de raccordement l’imprimé n° 1447-M-SD accompagné de l’annexe n° 1519-F-SD. Il y mentionne notamment la puissance électrique installée et la date de raccordement au réseau. Le SIE, informé par le guichet unique de formalité des entreprises de la création des établissements, suit attentivement le respect de leurs obligations déclaratives et procède à leur relance en cas de défaillance. Les omissions ou erreurs constatées sont réparées par l’administration fiscale dans le délai de reprise prévu à l’article L. 174 du livre des procédures fiscales, soit, sauf exception, avant le 31 décembre de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l’imposition est due. Ce processus permet aux collectivités territoriales de percevoir la part de produit d’IFER qui leur revient.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3696</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3661</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3696. — 4 février 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière. Conçu par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) en 2012, le dispositif 2D-DOC est un outil précieux pour lutter contre la fraude documentaire et simplifier les démarches administratives, mais également pour sécuriser les données échangées entre l’usager et l’administration. En effet, en scannant le code-barres se trouvant sur les justificatifs concernés (factures eau, téléphone, EDF, RIB, revenus…), un agent public peut tout de suite s’assurer de l’authenticité et de l’intégrité des données signées par l’usager. En étendant le code-barres à l’avis de taxe foncière, le dispositif 2D-DOC permettrait également de sécuriser les données échangées entre un propriétaire et un locataire. En effet, avec les documents concernés actuellement par le dispositif, un propriétaire peut s’assurer de l’existence du locataire mais l’inverse n’est pas possible. Le seul document dont un locataire pourrait se servir pour s’assurer de l’existence et du sérieux d’un propriétaire est l’avis de taxe foncière mais il ne contient malheureusement aucun code-barres 2D-DOC. Le nombre d’arnaques en ligne ne cesse d’augmenter, que ce soit pour les locations longue durée ou les locations courte durée, tant il est facile de se faire passer pour un propriétaire en utilisant une fausse identité sur les plateformes de location. Il serait donc pertinent que les locataires bénéficient d’un outil pour vérifier la qualité de propriétaire. Si le dispositif 2D- DOC était étendu à l’avis de taxe foncière, il suffirait au locataire de demander ce document au « supposé » propriétaire et de vérifier la véracité des informations en utilisant le code-barres. Aussi, elle lui demande ce que Gouvernement prévoit pour lutter contre les faux propriétaires et protéger les locataires et s’il prévoit l’extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3661</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code 2D-Doc permet, en effet, de vérifier que les données éditées sur un avis d’imposition utilisé comme justificatif n’ont pas été falsifiées. Ce code contient les informations clés du document et la date d’émission qui permettent de le sécuriser. Depuis plusieurs années les avis d’impôts sur les revenus comportent un 2D-Doc qui apporte satisfaction aux organismes qui sont amenés à octroyer des droits sur la base des éléments figurant sur ce document. La fraude documentaire, qui se traduit notamment par des escroqueries aux fausses annonces immobilières, peut en effet être limitée en laissant la possibilité aux candidats à la location de s’assurer que leur interlocuteur dispose bien de la qualité de propriétaire. Les avis de taxes foncières peut ainsi constituer un justificatif de la qualité de propriétaire et l’ajout d’un 2D-Doc sur ce document serrait de nature à éviter les possibilités de falsification. Par conséquent, l’ajout d’un code 2D-Doc sur les avis de taxes foncières sera donc réalisé à partir de la campagne des avis 2026, concernant les taxes foncières à régler au mois d’octobre 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4187</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3661</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Indépendance dans le cadre de l’examen de conformité fiscale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4187. — 18 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de précision entourant la notion d’indépendance dans le cadre de l’examen de conformité fiscale (ECF). La loi pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) a introduit plusieurs mesures destinées à renforcer la transparence et la sécurité juridique des entreprises en matière fiscale. Dans cette logique, le décret nº 2021-25 du 13 janvier 2021 a instauré l’ECF, permettant à un prestataire qualifié (expert-comptable, commissaire aux comptes ou avocat) d’auditer la conformité des déclarations fiscales d’une entreprise. Toutefois, ce texte présente un flou juridique en ce qui concerne l’indépendance du prestataire chargé de l’audit. L’article 1 du décret nº 2021-25 mentionne que celui-ci doit agir en toute indépendance, mais sans définir cette exigence. Cette absence de précision soulève une incertitude pour les professionnels concernés et leurs concurrents, qui ne peuvent déterminer si certaines situations sont conformes ou non aux règles en vigueur. À titre d’exemple, il n’est pas précisé si un même prestataire peut assurer à la fois la tenue comptable d’une entreprise et réaliser en parallèle un ECF pour cette même entreprise. Cette double mission pourrait interroger sur l’indépendance effective du contrôle et sur la nécessité que ces deux prestations soient réalisées par des entités distinctes. Ainsi, il souhaite savoir s’il envisage de préciser ou modifier le décret afin d’assurer une interprétation claire des règles encadrant l’ECF. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3662</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’examen de conformité fiscale (ECF), instauré par le décret n° 2021-25 du 13 janvier 2021, s’inscrit dans la dynamique de transformation de l’action publique engagée par la loi ESSOC du 10 août 2018. Il constitue un élément essentiel de la « relation de confiance » entre l’administration et les entreprises, en offrant à ces dernières la possibilité de faire auditer leur conformité fiscale par un prestataire de leur choix et en favorisant la mise en œuvre du « droit à l’erreur ». L’ECF est en effet une prestation contractuelle par laquelle un prestataire s’engage, à la demande d’une entreprise, à examiner l’ensemble des règles fiscales prévues dans le chemin d’audit prévu par l’arrêté précisant le décret précité, et à se prononcer sur leur conformité fiscale dans le respect du cahier des charges prévu par le même arrêté, qui en précise les modalités de conduite. Le prestataire engage donc sa responsabilité dans un cadre précisément défini : en cas de rehaussement ultérieur sur l’un ou plusieurs points garantis, l’entreprise est en droit de lui demander le remboursement de la part d’honoraires correspondante et aucune pénalité ni intérêt de retard ne seront appliqués, sauf en cas de manquements délibérés. Ce dispositif contribue ainsi au civisme fiscal, tout en favorisant une relation de confiance avec l’administration. L’absence de définition stricte de l’« indépendance » dans le décret traduit une volonté de s’appuyer sur les normes déontologiques et professionnelles existantes, adaptées aux spécificités de chaque profession concernée. En effet, l’ECF est une prestation qui s’intègre dans le cadre réglementaire déjà applicable aux experts-comptables, commissaires aux comptes et avocats, ces professions étant soumises à des obligations strictes en matière d’indépendance, de confidentialité et de prévention des conflits d’intérêts. En ce qui concerne la possibilité pour un expert-comptable d’assurer à la fois la tenue comptable et la réalisation d’un ECF pour une même entreprise, cette situation est autorisée sous réserve du respect des diligences nécessaires pour préserver son objectivité et son indépendance. Son cadre déontologique et réglementaire, déjà bien établi, assure la gestion des conflits d’intérêts potentiels ainsi que le régime de sa responsabilité, qui peut se voir engagée. Enfin, il convient de rappeler que l’ECF ne se substitue pas au contrôle fiscal. Il constitue un outil de sécurisation pour les entreprises, sans remettre en cause les prérogatives de l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4478</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3662</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Erreurs de l’administration fiscale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4478. — 25 février 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les erreurs de l’administration fiscale. Les contribuables de bonne foi peuvent être confrontés à des erreurs de l’administration fiscale dans le calcul de leurs obligations, notamment en matière de droits d’enregistrement ou d’imposition successorale. Or, lorsqu’une erreur est reconnue par l’administration, les contribuables restent souvent contraints de payer des intérêts de retard, alors même qu’ils ne sont pas responsables de la situation. Cette pénalisation apparaît d’autant plus injuste que, dans le secteur privé, une erreur commerciale n’est généralement pas répercutée sur le consommateur. Dans un souci d’équité et de renforcement de la confiance entre l’administration et les citoyens, il serait opportun d’examiner la possibilité d’introduire un mécanisme de remise systématique des intérêts de retard lorsque l’erreur initiale provient de l’administration fiscale. Par ailleurs, un renforcement de l’obligation pour l’administration de notifier rapidement les erreurs détectées permettrait d’éviter que les contribuables ne soient pénalisés par des délais excessifs et de garantir une meilleure transparence dans la gestion des rectifications fiscales. Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage des réformes en ce sens afin de mieux protéger les contribuables et d’assurer un traitement plus juste des erreurs administratives en matière fiscale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3662</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’intérêt de retard mis à la charge des contribuables constitue non une sanction mais la compensation forfaitaire du préjudice subi par l’État du fait du non-encaissement dans le délai légal d’une imposition qui lui était due. Dès lors, le fait que le retard de paiement puisse résulter d’une simple erreur, du contribuable comme de l’administration, est en principe sans incidence. Toutefois, la doctrine administrative, exprimée au BOI-CF-INF-10-10-10, § 30, prévoit expressément que, dans le cas où l’erreur détectée est imputable aux services de l’administration fiscale, l’intérêt de retard ne peut être exigé du contribuable concerné. Par ailleurs, depuis la loi de finances pour 2024, des intérêts moratoires sont alloués aux contribuables qui ont acquitté une imposition indue résultant d’une erreur de l’administration, lorsque l’imposition est dégrevée spontanément par cette dernière. Jusqu’alors, ces intérêts n’étaient versés qu’en cas de réclamation par le contribuable. Enfin, s’agissant du délai de notification des erreurs par l’administration fiscale, il est déjà strictement encadré puisque, dans la très grande majorité des cas et en présence de contribuables connus de l’administration ayant respecté leur obligation déclarative, le délai ouvert à l’administration pour réparer les omissions ou insuffisance d’imposition est limité à trois ans.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5323</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3663</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Facturation électronique obligatoire pour les entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5323. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la facturation électronique. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026, les entreprises devront pouvoir réceptionner des factures dématérialisées et les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) auront également l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. Ces mêmes obligations s’appliqueront aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027. À l’origine, un portail public de facturation devait voir le jour pour les entreprises. Malheureusement, en octobre 2024, il a été précisé par communiqué de presse des services du ministère de l’économie et des finances l’abandon de cette plateforme publique au profit de prestataires privés qui mettent à disposition une « plateforme de dématérialisation partenaire ». Cela signifie que toutes les entreprises en France devront payer pour émettre ou reçevoir une facture, ce qui peut sembler contraire au bon sens. Parallèlement, le recours à des prestataires privés pose aussi d’évidentes questions en matière de confidentialité et de secret des affaires. Dès lors, il l’interroge sur le bien-fondé de cette mesure et son maintien, à l’heure où il apparaît plus que nécessaire d’opérer une simplification de la vie économique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3663</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP).  Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. A ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Les PDP devront par ailleurs s’inscrire dans un processus d’immatriculation et d’audit, piloté par l’administration, particulièrement exigeant et de nature à garantir le respect de la confidentialité des données et leur sécurisation.  Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun pour tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR et qui réunit les acteurs principaux de l’éco-système facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP.  Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : - pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur, gain de temps et de productivité ; - pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5324</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3664</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Gratuité de la facturation électronique généralisée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5324. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) et à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et microentreprise. La réforme de la facturation électronique entre assujettis prévoyait la mise à disposition par l’État du volet facturation du portail public de facturation (PPF) gratuitement. Cette solution permettait de répondre aux attentes des entreprises notamment celles qui ne sont pas dotées de solution de facturation et aussi de limiter le coût d’adaptation. Or le ministère semble remettre en cause la possibilité d’avoir recours à cette plateforme dans un communiqué en date du 15 octobre 2024. Cela créerait donc une nouvelle charge pour les entreprises sachant que, selon un rapport de la irection générale des finances publiques (DGFIP) de 2020, le coût unitaire de traitement d’une facture par un opérateur de dématérialisation est compris entre 0,20 euro et 1 euro. Aussi, elle souhaiterait obtenir une clarification quant au recours à cette plateforme gratuite et savoir si la charge financière que cela représenterait pour les entreprises, en particulier les PME et les microentreprises, a été prise en compte. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3664</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF.  Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser.  Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun pour tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes.  Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la Commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR et qui réunit les acteurs principaux de l’éco-système Facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP.  Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : - pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur, gain de temps et de productivité ; - pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5352</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3664</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des communes et intercommunalités en milieu rural et de montagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5352. — 25 mars 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) et la fiscalité des communes et intercommunalités en milieu rural et de montagne. En 2010, lors de la suppression de la taxe professionnelle, l’État a mis en place une nouvelle fiscalité pour les entreprises et a prévu un mécanisme de compensation avec la réaffectation aux EPCI de la part départementale de la taxe d’habitation et des parts départementales et régionales de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Par exemple, pour les territoires comme celui de Cagire Garonne Salat, situé en Haute-Garonne dans la partie rurale et de montagne du département, la réorientation de cette « fiscalité ménage » générait plus de recettes que la taxe professionnelle supprimée. Un principe d’écrêtement a été institué, alimentant le FNGIR, ce fonds permettant de verser une compensation aux territoires qui perdaient plus de taxe professionnelle qu’ils ne percevaient de « fiscalité ménage ». Si l’ensemble avait vocation à rendre la réforme « neutre » pour les EPCI, il a montré depuis un défaut majeur : l’impôt auprès des habitants et des propriétaires est prélevé sur un territoire rural et reversé sur d’autres communautés de communes, communautés d’agglomération et métropoles, plus riches et dotées de nettement plus d’activités et de dynamique économique. Ainsi, en continuant l’exemple de cette communauté de communes de la Haute-Garonne, en 2024, la communauté de communes Cagire Garonne Salat a voté un produit fiscal attendu de 2 378 774 euros avec les taxes foncières et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, mais a reversé 1 620 218 euros au titre du FNGIR soit plus de 68 % de la fiscalité payée par les propriétaires et les habitants du territoire. Plus largement, 13 communautés de communes de Haute-Garonne contribuent au FNGIR, pour un total de près de 16 millions d’euros chaque année, représentant environ 40 % de leur produit fiscal ménage (taxes foncières et taxe d’habitation sur les résidences secondaires) et 3 en sont bénéficiaires pour au total pour près de 26 millions d’euros, dont la métropole toulousaine pour 24,6 millions d’euros. Le contribuable local paie des impôts qui repartent très largement dans les métropoles et les grandes agglomérations, quinze ans après cette réforme et aucun mécanisme d’atténuation ni de dégressivité. De plus, en 2021, la suppression de la taxe d’habitation a été mise en œuvre, ne laissant comme dynamique que la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Les communautés de communes ont reçu en compensation une part de FCTVA et les communes se sont vues attribuer la part départementale du foncier bâti. Ainsi le conseil départemental de Haute-Garonne, comme tous les départements, ne dispose plus de levier fiscal et ses recettes sont devenues, réforme après réforme, des compensations sur le budget de l’État. La Haute-Garonne, département qui connaît la plus forte hausse démographique, ne voit pas ses compensations suivre la même croissance et se retrouve confrontée à des difficultés financières entre recettes figées et hausse des dépenses liées à la population du fait de ses compétences. La communauté de communes, comme les communes, était largement aidée financièrement par le département, mais les finances départementales, de plus en plus contraintes, vont l’empêcher dorénavant d’être aux côtés des territoires et des projets locaux, pour se recentrer sur les compétences obligatoires et les dépenses inhérentes (collèges, APA, PCH, RSA, routes départementales, etc.). Ainsi, les habitants et les propriétaires fonciers des communautés de communes rurales et de montagne sont doublement impactés avec des impôts payés qui repartent vers d’autres territoires et un département appauvri qui a de plus en plus de mal à venir en appui aux initiatives locales, freinant donc la capacité d’investissement des communes et des intercommunalités. Aussi il demande au Gouvernement de faire évoluer le mode de calcul de ce dispositif figé depuis 15 ans qui pénalise fortement les petites communes et communautés de communes situées dans les territoires ruraux et de montagne. Il souhaite connaître sa position à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3665</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 78 de la loi de finances pour 2010 a prévu un mécanisme pérenne destiné à assurer la stricte neutralité financière de la réforme de la taxe professionnelle pour chaque collectivité. Ainsi, la compensation de cette taxe a été assurée par l’affectation d’une nouvelle fiscalité professionnelle aux collectivités concernées, avec en complément des dispositifs budgétaires. Ces derniers se composent d’une dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) financée par l’État et d’un fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR) qui sont aujourd’hui figés. Le FNGIR est un mécanisme d’équilibrage des recettes fiscales qui permet à chaque collectivité de disposer d’un niveau de ressources identique avant et après la suppression de l’impôt précité. Les collectivités qui auraient été surcompensées par le nouveau panier de ressources institué après la suppression de la taxe professionnelle sont prélevées au profit des collectivités qui auraient été sous-compensées. Ainsi, le dispositif du FNGIR fonctionne à enveloppe fermée et des réajustements individuels conduiraient à revoir l’ensemble des contributions et reversements au titre de ce fonds, remettant ainsi en cause la stabilité et la prévisibilité des compensations aux collectivités, ce qui n’est pas souhaitable.  Cependant, certaines collectivités territoriales, et particulièrement certaines communes contributrices au FNGIR, ont été confrontées depuis 2010 au départ de leur territoire d’entreprises qui justifiaient leur prélèvement. Ces communes peuvent bénéficier, si elles sont éligibles, à plusieurs mécanismes compensatoires de pertes de fiscalité économique pris en charge par l’État tels que ceux liés à la perte de cotisation foncière des entreprises (CFE) ou d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), définis au 3 de l’article 78 de la loi de finances pour 2010 et précisés dans le décret n° 2012-1534 du 28 décembre 2012. Ces mécanismes permettent d’apporter un soutien financier dégressif à chaque commune éligible pour l’accompagner face à une perte conséquente de fiscalité économique. Par ailleurs, l’article 79 de la loi de finances pour 2021 institue un prélèvement sur les recettes de l’État visant à soutenir les communes et les EPCI à fiscalité propre pour qui, d’une part, le prélèvement au titre du FNGIR représente plus de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement et qui ont, d’autre part, subi une perte de bases de cotisation foncière des entreprises de plus de 70 % depuis 2012. Les modalités d’application de la mesure sont précisées par le décret n° 2021-1242 du 28 septembre 2021. Pour les collectivités éligibles, l’État verse un soutien budgétaire à hauteur d’un tiers de leur prélèvement au titre du FNGIR. Près de 300 communes bénéficient chaque année de ce dispositif depuis 2021, particulièrement des communes rurales. Enfin, le Gouvernement est conscient de la situation financière tendue que connaissent les départements depuis 2023, après plusieurs années où le niveau élevé des droits de mutation à titre onéreux dont ils bénéficient leur a notamment permis de faire face à l’accroissement de leurs dépenses. Dès la loi de finances pour 2024, plusieurs mesures en faveur des départements en difficulté ont été prises, et le Gouvernement reste attentif à leur situation dans la préparation de la loi de finances pour 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1536</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3666</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Continuité des missions de service public de La Poste sur tout le territoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1536. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la nécessité d’assurer la continuité des missions de service public assurées par La Poste sur l’ensemble du territoire. La Poste assure quatre missions de service public que l’État lui a confiées par la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom. Ces missions sont : le service universel postal, dans les conditions définies par le code des postes et des communications électroniques, notamment ses articles L. 1 et L. 2 ; la contribution, par son réseau de points de contact, à l’aménagement et au développement du territoire ; le transport et la distribution de la presse dans le cadre du régime spécifique prévu par le code des postes et des communications électroniques, notamment son article L. 4 ; l’accessibilité bancaire dans les conditions prévues par le code monétaire et financier, notamment ses articles L. 221-2 et L. 518-25-1. La Poste assure sa mission de service public sur l’ensemble du territoire grâce au financement apporté par l’État dans le cadre du contrat de présence postale territoriale, signé par La Poste, l’Association des maires de France (AMF) et l’État pour la période 2023-2025. Ce contrat, assorti de crédits de 177 millions d’euros par an, permet de faire fonctionner les 17 000 points de contact postaux en compensant les pertes financières associées. Cela permet de mailler le territoire, permettant à 97 % de la population de se trouver à moins de 5 kilomètres d’un point de contact postal (bureaux de poste, agences communales et intercommunales, Maisons France Services etc.). M. le Premier ministre a réaffirmé l’engagement financier de l’État, après une première tentative d’amputer ce contrat de 50 millions d’euros dès cette année 2024, soit près d’un tiers du budget alloué. Le maintien annoncé du financement de l’État pour l’année en cours ainsi que les deux années suivantes est une bonne nouvelle mais il convient de rester vigilants dans un contexte de remise en cause des services publics de proximité. De plus, le maintien des financements ne garantit pas, à lui seul, le maintien de l’ensemble des bureaux de poste et points de contacts existants, ni la qualité du service. En effet, la privatisation de La Poste engagée depuis 2010 a eu pour effet de réduire la qualité du service rendu aux usagers : réduction de l’amplitude de l’accueil dans les bureaux de poste, suppressions de tournées de facteurs, transferts d’activités postales dans des commerces, baisse des effectifs. Par ailleurs, de nombreux bureaux de poste ferment régulièrement. En 2015, la France comptait encore 9 300 bureaux de poste ; seulement 5 ans plus tard en 2020, ils n’étaient déjà plus que 7 500. Certains partenariats pour assurer la présence de bureaux de poste sont aussi remis en question. À titre d’exemple, à Pinsaguel, commune de 2 800 habitants sur la 9e circonscription de Haute-Garonne, un contrat lie aujourd’hui une entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS) à la Poste pour assurer sa présence dans la commune. Or pour 2025, les services de la Poste ont réduit à 200 euros une prestation actuellement payée un peu plus de 1 000 euros, ce qui est inacceptable au regard du travail lié au service rendu. De plus, cela fragiliserait fortement le modèle économique de la structure au point de remettre en question le service postal à Pinsaguel, ce qui renverrait dans ce cas les usagers à un bureau de poste à 5 km. Les bureaux de postes et points de contact postaux sont bien plus que de simples points de retrait de colis. Ils constituent des lieux privilégiés du lien social et de la solidarité, particulièrement pour les populations les plus vulnérables : les personnes âgées ou en situation de handicap, les personnes éloignées du numérique, les personnes précaires… La suppression d’un point de contact postal entraîne toujours un accroissement des inégalités sociales et territoriales, à rebours des attentes des concitoyens. L’urgence est au renforcement des services publics pour lutter contre le sentiment d’isolement et de relégation en faisant de l’égalité, une réalité du quotidien pour chacune et chacun des concitoyens dans les communes. C’est pourquoi elle l’interpelle sur l’indispensable maintien du maillage territorial du service public postal et lui demande quelles actions le Gouvernement entend mener auprès de la Poste pour s’assurer du maintien du fonctionnement des 17 000 points de contact postaux existants, dont ceux réalisés par des structures de l’ESS comme à Pinsaguel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3667</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’actuel contrat de présence postale signé en février 2023 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’Association des maires de France (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en termes d’amplitude horaire mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Le Gouvernement s’était engagé, dès 2021, à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste à même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Dans un contexte général de baisse de la fréquentation de ses bureaux, le groupe La Poste doit en permanence adapter les modalités de sa présence. Les transformations et les adaptations horaires sont réalisées dans le respect du contrat de présence postale signé par la Poste, l’AMF et l’État. Pour remplir sa mission, La Poste dote son réseau de points de contact en nouant des partenariats locaux publics ou bien privés, à l’image des agences postales communales et des points La Poste Relais, et ce en recherchant la meilleure efficacité économique et sociale. Ces adaptations s’effectuent systématiquement avec les élus concernés. La convention liant La Poste à l’association Les Zéroïnes arrivait à échéance le 31 janvier 2025. Dès juin 2024, les services de La Poste ont pris son attache en proposant la nouvelle convention La Poste Relais pour les communes de plus de 2000 habitants où la rémunération est exclusivement variable. S’agissant de la somme de 200 euros qui est mentionnée, il s’agit d’une simulation effectuée à la demande de l’association, menée sur la base des données de trafic de ce point de contact dont la fréquentation moyenne est de 11 clients par jour. Les services de La Poste ont également indiqué qu’un échange a eu lieu le 23 janvier dernier avec le maire de la commune sous l’égide de la Présidente de la commission départementale de présence postale territoriale. Sous réserve d’un vote au conseil municipal courant mars, le maire a proposé la création d’une agence postale communale dans une partie des locaux de l’association avec, en sus, le recrutement d’une de ses deux salariées. Le Gouvernement s’est assuré que le critère d’accessibilité fixé par le contrat de présence postale était bien respecté dans ce secteur et confirme que le bureau de poste le plus proche est situé à Portet-sur-Garonne – soit à 2,3 kilomètres et 6 minutes en voiture. Il y en a un autre à Pins-Justaret, à moins de 4 kilomètres. Enfin, trois agences postales communales se trouvent dans un rayon de 2 à 4 kilomètres de Pinsaguel. Les services de La Poste ont par ailleurs indiqué que le délégué territorial du groupe dans votre département est à disposition pour tout renseignement sur ce dossier. Le Gouvernement est très vigilant au bon accomplissement par La Poste de ses missions de service public et reste attentif à ce que les adaptations menées par La Poste soient conçues et conduites de façon à garantir un haut niveau de qualité de service aux usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3493</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3667</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Accord tripartite État, Sanofi et CD&amp;</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3493. — 28 janvier 2025. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’accord annoncé par communiqué de presse conjoint de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et M. le ministre délégué chargé de l’industrie en date du 20 octobre 2024 entre l’entreprise Sanofi, le fonds d’investissement américain CD et R et le Gouvernement français à l’occasion de la cession d’Opella. Cet accord prévoit que pour disposer d’informations exhaustives, non seulement sur l’activité d’Opella, mais également sur la stratégie industrielle de l’entreprise en France à moyen et long terme, l’État a obtenu une participation de Bpifrance au capital d’Opella, associée à un siège avec droit de vote au conseil d’administration de l’entreprise. Cette mesure est présentée comme le moyen d’être alerté si une orientation non conforme aux engagements pris venait à être proposée et de permettre à l’État d’infléchir toute décision contraire à ses intérêts sanitaires et industriels. Compte tenu de ses éléments, M. le député s’interroge sur la pertinence du montage retenu afin de préserver l’intérêt national, notamment en matière de santé publique et de sécurité sanitaire. La procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF) prévoit en effet la possibilité d’émettre un refus concernant l’opération de rachat, mais cette possibilité est circonscrite aux cas dans lesquels il est prouvé que les conditions qui pourraient être imposées dans le cadre d’un avis favorable à l’opération ne permettent pas d’assurer la préservation des intérêts nationaux. Or de telles garanties de préservation de l’intérêt national auraient pu être obtenues sans participation capitalistique de la BPI, notamment au travers des engagements prévus par ladite police des investissements étrangers en France (IEF) énoncée aux articles L. 151-3 et suivants du code monétaire et financier. C’est pourquoi il lui demande de préciser la plus-value d’un tel montage financier par rapport à une décision d’autorisation assortie d’engagements qui auraient été pris conformément à la procédure IEF. Il lui demande également de préciser le montant chiffré (valeur et pourcentage) de cette participation au regard de l’opération d’investissement réalisée par CD et R dans Opella. Enfin, il souhaite connaître la nature juridique de cet accord tripartite, notamment s’il est susceptible de recours et si compte tenu de l’utilisation d’argent public apporté en l’espèce par la BPI, cette décision doit être validée par un acte administratif publié au journal officiel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3668</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En octobre 2024, Sanofi a fait part de son entrée en négociations exclusives avec le fonds américain Clayton Dubilier &amp; Rice - CD et R – pour lui céder 50 % du capital de sa filiale Opella. Afin d’assurer la préservation des intérêts nationaux, au-delà du champ strict du contrôle IEF (ordre public ou défense nationale), ce projet d’investissement a fait l’objet d’un contrat unilatéral irrévocable, conclu le 20 octobre 2024 entre l’État, l’investisseur étranger et le cédant. Ce contrat prévoit divers engagements à la charge de l’investisseur, permettant de concourir au développement industriel, au maintien de l’emploi, à l’approvisionnement local et à la protection de l’environnement. L’État a acquis une participation minoritaire de Bpifrance au capital d’Opella (entre 1 à 2 %, pour 100 à 150 M €), associée à un siège avec vote au conseil d’administration. Elle donnera à l’État un accès intégral aux informations relatives à l’activité et à la stratégie de l’entreprise, ce qui lui permettra d’être alerté de manière précoce sur toute orientation ou décision non conforme aux engagements et plus globalement de pouvoir influencer la stratégie de l’entreprise dans la durée – dans un sens favorable à la souveraineté économique de la France. La participation de l’État au capital d’Opella vient donc asseoir la portée du contrat et renforcer les moyens de contrôle de l’État pour assurer le respect des engagements pris. Cet acte unilatéral, qui ne résulte pas de l’exercice d’une prérogative de puissance publique, est distinct de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF) dans ses objectifs, et ne fait pas obstacle à la mise en œuvre par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique des pouvoirs qui lui ont été confiés par le législateur au titre de la police spéciale des IEF, visant à garantir l’ordre public et la sécurité publique, notamment par la protection de la santé publique. En tout état de cause, les principes qui régissent l’action des autorités titulaires d’un pouvoir de police s’opposent à ce que celles-ci renoncent à l’exercer dans le cadre d’engagements contractuels. Par ailleurs, l’article L. 151-3 du code monétaire et financier (CMF) prévoit que l’autorisation préalable accordée par le ministre chargé de l’économie peut être assortie, le cas échéant, de conditions visant à assurer que l’investissement projeté ne portera pas atteinte aux intérêts nationaux. Les finalités de ces conditions sont strictement encadrées et limitativement énumérées à l’article R. 151-8 du CMF. Celles-ci doivent, en vertu de cet article et dans le respect du principe de proportionnalité, viser principalement à assurer la pérennité et la sécurité des activités objet de la procédure des IEF, à garantir le maintien des savoirs et savoir-faire de l’entité-cible ou encore à fixer les modalités d’information de l’autorité administrative chargée du contrôle. L’État a déployé sur cette opération une stratégie de protection globale, qui permet d’inscrire le maintien et le développement de l’activité d’Opella en France dans une approche plus large de souveraineté sanitaire et industrielle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3913</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3668</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement des pratiques tarifaires des éditeurs de logiciels de gestion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3913. — 11 février 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés des entreprises françaises et plus particulièrement les petites et moyennes entreprises qui se retrouvent confrontées à une problématique croissante liée au quasi-monopole exercé par certains éditeurs de logiciels de gestion, comptabilité et paie. Ces acteurs dominants imposent des hausses tarifaires récurrentes, ce qui alourdit considérablement les charges des entreprises utilisatrices. Cette situation met en péril leur compétitivité, d’autant plus que ces outils sont indispensables pour répondre aux exigences légales et fiscales. Dans ce contexte, plusieurs interrogations émergent : ne serait-il pas opportun de mieux encadrer les prix pratiqués par ces éditeurs afin de protéger le tissu économique français ? Quelles mesures le Gouvernement envisage-t-il de prendre pour encourager l’émergence de solutions logicielles alternatives, innovantes et concurrentielles, afin de réduire la dépendance des entreprises à ces éditeurs dominants ? Est-il envisageable de promouvoir des solutions open source ou des initiatives nationales permettant de diminuer ces charges fixes qui pèsent sur les entreprises ? L’enjeu est crucial pour garantir la pérennité et la compétitivité des entreprises françaises face à ces pratiques qui, à défaut d’intervention, risquent de s’aggraver. Il souhaiterait donc savoir ce qu’il compte mettre en œuvre pour réguler cette situation qui devient insoutenable pour un grand nombre d’entreprises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3668</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement tient à rappeler que de nombreuses actions sont conduites pour faire connaître aux petites et moyennes entreprises des solutions alternatives à l’offre de grandes entreprises monopolistiques. En effet, l’initiative France Num, pilotée par la direction générale des entreprises en partenariat avec les régions, les organisations professionnelles et les réseaux consulaires, est dédiée à l’accompagnement numérique des TPE/PME. France Num s’appuie sur un réseau de plus de 3 500 experts du numérique – dont des fournisseurs de solutions variés, qui sont positionnés sur le marché des TPE/PME. Des actions d’information et de sensibilisation sur les questions de gestion, de comptabilité et de paie sont menées dans le cadre de France Num pour permettre aux TPE et PME d’être informées, conseillées, et in fine d’adopter les solutions les plus adaptées à leur taille et leur activité. France Num propose ainsi des dossiers thématiques sur ce sujet, sur son site internet francenum.gouv.fr, des formations gratuites financées par le plan France Relance, un moteur de recherche pour trouver un expert du numérique (« Activateurs France Num ») ou encore un moteur de recherche des aides financières permettant de faciliter la réalisation de ces projets. De nombreuses solutions françaises ont notamment été présentées lors d’un webinaire « Entreprises gagnez du temps avec des solutions de gestion proposées par les Activateurs France Num », et la possibilité de recourir au logiciel libre a été présentée lors du webinaire « Des logiciels libres pour ma TPE/PME ». Ainsi, dans toute cette offre, c’est bien la diversité des solutions et leur adaptation à la situation de l’entreprise qui est mise en exergue. Les start-ups plébiscitent désormais des solutions françaises pour leur comptabilité. Enfin, sur le long terme, c’est toute la politique d’innovation qui est au service de l’émergence d’un tissu d’acteurs numériques capables de fournir des briques logicielles intégrées et souveraines, à l’échelle européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4885</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3669</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fuite de l’acier en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4885. — 11 mars 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la question de la fuite de l’acier hors du territoire national. L’industrie sidérurgique française, qui joue un rôle clé dans l’économie et dans la transition vers une production plus durable, fait face à une concurrence accrue de pays appliquant des normes environnementales et sociales moins exigeantes. Cette situation entraîne une délocalisation progressive de la production et une dépendance accrue aux importations d’acier, compromettant la souveraineté industrielle de la France et menaçant des milliers d’emplois. Par ailleurs, cette fuite industrielle a un impact écologique négatif, les importations étant souvent issues de productions plus polluantes. Elle souhaite donc savoir quelles mesures il entend prendre pour renforcer la compétitivité de la filière sidérurgique française, limiter les distorsions de concurrence et garantir un cadre équitable favorisant le maintien et le développement d’une production d’acier sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3669</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’industrie sidérurgique est un secteur stratégique pour l’économie de l’Union européenne (UE) : elle fournit des intrants essentiels à de nombreux secteurs, notamment l’automobile, l’énergie, la construction ou encore la défense. Une transition propre et numérique ne peut se faire sans l’acier, qui se trouve à la base de nombreuses chaînes de valeur industrielles. Le Gouvernement est conscient de la situation préoccupante de la sidérurgie européenne, confrontée à plusieurs défis majeurs menaçant sa pérennité. Les coûts de production ont augmenté en raison de la hausse des coûts de l’énergie et du carbone, alors que les prix ont chuté en raison des surcapacités mondiales, de la concurrence déloyale des pays tiers et de la baisse de la demande. En conséquence, la production de l’Union européenne a diminué et l’utilisation actuelle des capacités est inférieure aux seuils de rentabilité. Au niveau européen, le Gouvernement plaide pour des mesures urgentes afin de garantir des perspectives économiques claires lui permettant d’engager ses investissements dès 2025. En octobre dernier, nous avons par exemple été à l’initiative de la réouverture de la mesure de sauvegarde afin d’améliorer la protection de la filière de l’acier européen.  Nous avions également alerté la Commission européenne (CE) sur la nécessité absolue d’élaborer un plan d’urgence pour l’acier européen. Ce plan a figuré parmi les priorités des 100 premiers jours du nouvel exécutif européen, en faveur d’une amélioration significative des instruments de défense commerciale, afin qu’ils soient plus efficaces et rapidement opérationnels. Il a été présenté par la Commission le 19 mars dernier. En parallèle, et pour maintenir l’enjeu de la sidérurgie européenne sur le haut de la pile des priorités de l’Union Européenne, le Gouvernement a été à l’initiative d’un « Sommet européen pour une stratégie européenne autour de l’industrie de l’acier », coprésidé par les ministres chargés de l’industrie de la France, de l’Italie et de l’Espagne, et soutenu par les gouvernements de la Belgique, du Luxembourg, de la Roumanie et de la Slovaquie. Ce sommet, tenu à Bercy, a été l’occasion de rappeler à la Commission les mesures urgentes à prendre, notamment la mobilisation complète et accélérée des instruments anti-dumping et antisubventions, y compris sur la base de la menace de préjudice. L’amélioration rapide de la mesure de sauvegarde actuellement en vigueur, y compris avec la mise en place de niveaux de quotas plus adaptés à la demande européenne, ou encore la présentation d’un nouveau mécanisme de défense commerciale, ont aussi été évoquées. Enfin, il a été question de l’amélioration du mécanisme d’ajustement aux frontières pour le carbone (MACF), afin de garantir que les aciers importés supportent une tarification carbone alignée sur celle que paient déjà les sidérurgistes européens dans le cadre de l’EU-ETS. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour assurer la souveraineté de notre pays en matière de production d’acier, maillon essentiel de nombreuses chaînes de valeur, en faisant coïncider viabilité économique et réalisation de nos objectifs climatiques. L’Union européenne et la France ne sauraient devenir un simple atelier de transformation d’acier produit hors du continent, toutes les grandes puissances industrielles étant également des puissances sidérurgiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1140</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3670</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Budget 2025 : suppression de 4 000 postes d’enseignants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1140. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression annoncée de 4 000 postes d’enseignants dans le budget de l’éducation nationale pour 2025, principalement en maternelle et en élémentaire. Alors que les gouvernements successifs ont toujours affirmé que l’éducation nationale constituait une priorité, cette réduction des effectifs enseignants vient s’ajouter à la suppression de 1 500 postes en 2023 et de près de 2 000 en 2022. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les petites communes rurales, qui seront les premières à subir les fermetures de classes et les suppressions de postes, menaçant ainsi l’égalité des chances en matière d’accès à une éducation de qualité sur tout le territoire. Or il est crucial que chaque enfant puisse poursuivre sa scolarité dans de bonnes conditions, afin de garantir leur avenir et celui du pays. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir que cette baisse des effectifs ne nuira pas à la qualité de l’enseignement, en particulier dans les zones rurales, et si elle envisage de revenir sur cette décision afin de préserver les conditions d’apprentissage de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3670</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget de l’éducation nationale reste premier budget de la nation. Les moyens en emplois pour la rentrée 2025 ont été fortement réévalués par rapport au projet de loi de finances déposé en octobre 2024, afin de répondre aux enjeux du système éducatif. Ainsi, le Gouvernement prévoit un maintien global des emplois d’enseignants et la création de 2 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ce maintien global des moyens d’enseignement s’inscrit dans la perspective d’une année scolaire 2025-2026 qui sera à nouveau marquée par une diminution forte du nombre d’élèves de l’ordre de 92 700, poursuivant une tendance démographique observée depuis plusieurs années. Il est prévu une baisse de 80 800 élèves dans le premier degré public et de près de 11 900 élèves dans le second degré public. La suppression de 3 155 postes d’enseignement dans le premier degré initialement prévue dans le projet de loi de finances 2025 sera finalement limitée à une baisse de 470 emplois. L’amélioration historique des taux d’encadrement se poursuivra donc en 2025, avec un taux inédit de 6,13 professeurs pour 100 élèves. Exprimé en nombre d’élèves par classe, l’enseignement primaire accueillait 23,2 élèves en moyenne en 2017, contre 21,3 en 2024. Une nouvelle diminution est prévue à la rentrée scolaire 2025, pour atteindre son plus bas niveau historique, s’établissant à moins de 21,1 élèves par classe en moyenne. Ces moyens consacrés à l’enseignement scolaire permettront de poursuivre les objectifs d’élévation générale du niveau de réussite scolaire et de réduction des inégalités sociales dans un environnement serein favorable au bien-être des élèves. Cette évolution historique permettra de répondre aux priorités suivantes : - agir en faveur de l’égalité des chances et de l’équité territoriale en préservant les moyens de l’école rurale, malgré la baisse démographique marquée, et en poursuivant la création de classes de toute petite section dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ; - accompagner l’école inclusive avec la création de nouvelles unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), d’unités d’enseignement autisme et de pôles d’appui à la scolarité ; - renforcer les brigades de remplacement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1199</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3670</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Accès au CNED réglementé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1199. — 22 octobre 2024. — Mme Amélia Lakrafi appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’accès à l’offre scolaire du CNED en format réglementé pour les Français de l’étranger. En effet, ce programme à distance spécifique présente l’avantage de garantir la continuité de la scolarité dans le système français et l’inscription automatique aux examens nationaux. L’accès à ce format règlementé est toutefois conditionné par les règles de l’instruction en famille et leurs récentes évolutions. Si le cadre légal et le processus de décision semblent être parfaitement lisibles pour les personnes résidant sur le territoire national, il l’est nettement moins pour ce qui est des compatriotes à l’étranger. La décision d’autoriser l’accès au « CNED réglementé » relève en effet du poste diplomatique du pays de résidence du demandeur, le dossier étant instruit par le service de coopération et d’action culturelle. Or, selon divers témoignages, il apparaitrait que le circuit de décision dans ces cas de figure précis est peu transparent et ne laisserait place à aucune forme de recours en cas de refus. A titre d’exemple, si le critère de la pratique intensive d’un sport fait partie des éléments ouvrant accès au CNED réglementé, une famille de sa circonscription s’est vue opposée un refus pour son enfant qui pratique le tennis à haut niveau, au motif que les établissements d’enseignement français homologués du pays concerné proposaient des parcours spécifiques pour ce type de profil, ce qui n’était pas nécessairement le cas dans les faits. Si elle comprend parfaitement la nécessité de faire respecter les règles qui encadrent l’instruction en famille et dont l’objectif est de préserver l’intérêt supérieur de l’enfant, elle plaide pour qu’une plus grande transparence et un meilleur dialogue avec les familles qui sollicitent ce type de demandes soient mis en place à l’étranger pour nos jeunes compatriotes. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3671</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les personnes responsables d’un enfant résidant en France et soumis à l’obligation d’instruction telle que prévue par l’article L. 131-1 du code de l’éducation, qui souhaitent l’inscrire au centre national d’enseignement à distance (CNED) en classe complète à inscription réglementée, doivent préalablement être autorisés par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du lieu de résidence de leur enfant à instruire leur enfant dans la famille. Conformément à l’article R. 131-11-8 du code de l’éducation, les autorisations délivrées au titre de l’état de santé de l’enfant ou de son handicap (motif 1°), de la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives (motif 2°) ou de l’itinérance de la famille en France ou de l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public (motif 3°) valent avis favorable du DASEN à une inscription au CNED en classe complète à inscription réglementée. Ce régime d’autorisation introduit par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République ne concerne que les enfants résidant sur le territoire français. S’agissant des enfants résidant à l’étranger, il convient pour les familles de prendre l’attache de l’ambassade de France du pays de résidence afin de s’informer des modalités d’instruction proposées. En outre, après avoir constaté une absence de solution de scolarité dans un établissement homologué par le ministère français chargé de l’Education, l’accès au CNED en classe complète réglementée pour les enfants résidant à l’étranger est alors soumis à des conditions d’inscription particulières. Il s’agit notamment pour les familles de recueillir l’avis favorable du conseiller culturel de l’ambassade de France du pays de résidence et de justifier d’une inscription dans le système français l’année précédant la demande au CNED dans un établissement public ou privé sous contrat en France, un établissement homologué de l’enseignement français à l’étranger ou une inscription au CNED en scolarité complète réglementée. Il s’agit également de présenter un avis d’orientation correspondant à la classe demandée, avec production de bulletins semestriels ou trimestriels de l’année scolaire précédant l’inscription demandée au CNED. Par ailleurs, le CNED propose d’autres solutions de scolarisation, à savoir la scolarité libre, accessible à toutes et à tous, permettant de bénéficier d’un enseignement complet, et le cas échéant, de s’inscrire aux examens du baccalauréat en candidat libre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3671</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Radicalisation islamique dans les écoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1231. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la récente perturbation des hommages rendus à Samuel Paty et Dominique Bernard dans plusieurs collèges français, révélant une progression inquiétante de comportements liés à une radicalisation islamiste au sein des établissements scolaires. Ces incidents, qui ont vu des élèves refuser de se conformer à la minute de silence en criant « Allah Akbar », ne sont malheureusement pas des cas isolés. Ils reflètent une tendance alarmante : un islamisme sectaire qui s’oppose aux valeurs républicaines et à l’éducation des jeunes. En effet, 78 incidents ont déjà été recensés dans les collèges et lycées. Ce chiffre est pour l’heure provisoire, car tous les « faits établissements » ne sont pas remontés le jour même par les principaux et proviseurs. En 2023, à la même époque, Gabriel Attal avait initialement évoqué 230 contestations et plusieurs semaines plus tard, plus de 600 sanctions avaient finalement été prononcées. De plus, lors de la minute de silence organisée en novembre 2020 en hommage au professeur Samuel Paty, l’éducation nationale avait recensé 400 violations, selon les chiffres communiqués par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation. L’école, sanctuaire de la laïcité, est aujourd’hui confrontée à un phénomène de radicalisation qui touche un nombre croissant d’élèves, influencés par des idéologies extrémistes véhiculées dans certains quartiers, au sein des familles ou via les réseaux sociaux. Les établissements scolaires, censés être des lieux de transmission des savoirs et des valeurs républicaines, se transforment en champs de bataille idéologiques, mettant en péril l’adhésion aux principes fondamentaux de la société. Ces incidents ne se limitent pas aux manifestations de rejet durant les hommages. Le climat de violence s’intensifie, comme en témoigne le cas d’une professeure récemment giflée pour avoir demandé à une élève de retirer son voile en classe. Ce genre d’agressions, visant à faire taire les enseignants qui défendent les principes de la laïcité, met en lumière la perte d’autorité des professeurs et la difficulté croissante à faire respecter les lois républicaines. Les enseignants, déjà en première ligne pour transmettre les savoirs, sont désormais exposés à des menaces physiques pour avoir simplement fait respecter la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les écoles. Les témoignages récents, provenant notamment d’Indre-et-Loire, révèlent une fracture profonde entre une partie de la jeunesse et les valeurs républicaines. L’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard aurait dû être un moment d’unité nationale, mais il a au contraire mis en lumière la présence croissante d’une radicalisation islamiste qui menace l’intégrité même de l’institution scolaire. Face à cette montée de la radicalisation islamiste, il est impératif que l’éducation nationale prenne des mesures fermes et immédiates. Les sanctions contre les élèves et les familles qui bafouent la laïcité doivent être exemplaires, incluant des exclusions définitives et des poursuites judiciaires si nécessaire. L’autorité de l’école doit être restaurée pour éviter que ces comportements ne se banalisent. En outre, cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de déstabilisation de la République par des mouvements islamistes radicaux. Ces idéologies ne visent pas seulement à opposer les jeunes à l’école, mais à fragiliser les bases mêmes de la société française, en s’en prenant également à des minorités comme la communauté juive, de plus en plus marginalisée dans certains établissements scolaires en raison de la montée de la haine antisémite. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de répondre aux questions suivantes. Quelle est la stratégie du Gouvernement pour prévenir et lutter efficacement contre la radicalisation islamiste dans les établissements scolaires ? Il est crucial de renforcer la formation des personnels éducatifs pour qu’ils soient mieux préparés à détecter les signes de radicalisation. Actuellement, les moyens alloués à cette formation sont insuffisants et beaucoup de professeurs se disent démunis face à des élèves de plus en plus provocateurs. Quelles sanctions sont prévues pour les élèves perturbant des hommages nationaux, comme ceux en mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard ? Il ne s’agit plus seulement de rappeler les principes républicains, mais d’adopter une politique de tolérance zéro face aux atteintes à l’ordre public dans les établissements scolaires. Comment l’éducation nationale peut-elle mieux collaborer avec les forces de l’ordre et les services de renseignement pour identifier les réseaux qui propagent ces idéologies extrémistes parmi les jeunes ? Il est nécessaire de renforcer cette coopération pour anticiper et prévenir l’apparition de cellules radicalisées au sein des établissements. Les cours d’instruction civique et de morale sont-ils encore adaptés face à cette montée de l’islamisme radical ? Il devient urgent de repenser le contenu des cours sur la laïcité, afin de mieux armer les élèves contre l’influence de ces idéologies. Quelles mesures de protection spécifiques l’éducation nationale compte-t-elle prendre pour garantir la sécurité des enseignants ? Alors que de nombreux enseignants sont menacés de mort ou victimes de violences verbales et physiques, il est indispensable de renforcer les dispositifs de protection, pour que l’école reste un lieu de savoir et non de peur. L’heure est grave et ces évènements doivent conduire le Gouvernement à réagir avec la plus grande fermeté. La France, en tant que patrie des droits de l’Homme et de la laïcité, ne peut tolérer que ses écoles soient infiltrées par des idéologies qui remettent en cause ses fondements. Le Gouvernement doit impérativement mettre en œuvre des mesures claires et concrètes pour protéger les enseignants et garantir que l’école demeure un sanctuaire républicain. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3672</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’école a pour mission de former des citoyens libres, égaux et fraternels. Le terrorisme et les idéologies mortifères qui l’alimentent en sont l’exact inverse. C’est pour cette raison que l’école a pu être la cible de ce fléau dont elle est aussi le premier antidote. Ses missions fondamentales sont de connaître au lieu d’ignorer, d’analyser plutôt que d’être perméable aux fausses informations, de débattre plutôt que de rejeter, de se souvenir plutôt que d’oublier. L’hommage aux professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard doit être, pour l’école de la République, à la hauteur à la fois du traumatisme subi, et des principes et des valeurs qui ont été attaqués à travers ces assassinats. Toute perturbation, toute contestation lors de ce temps d’hommage, toute atteinte au principe de laïcité et aux valeurs de la République ne saurait être tolérée. C’est avec détermination que le ministère agit pour soutenir et protéger ses agents et apporter des réponses fermes face à toute atteinte à la laïcité et aux valeurs de la République. La protection fonctionnelle est octroyée systématiquement à tous les personnels victimes de violence ou de menaces dans l’exercice de leurs fonctions. Lorsqu’un élève est l’auteur d’un acte grave contre un personnel ou d’une atteinte grave aux valeurs de la République, l’engagement d’une procédure disciplinaire est systématique. Si les faits sont susceptibles de revêtir une qualification pénale, le personnel victime sera accompagné pour déposer plainte et l’autorité hiérarchique procèdera sans délai à un signalement des faits au procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La ministre souhaite à cet égard que l’institution puisse elle-même porter plainte en lieu et place du personnel victime de violences ou de menaces, s’il en est d’accord. Concernant les enseignements, l’éducation aux médias et à l’information (EMI) a été renforcée et en partie incluse dans les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique (EMC). Elle contribue à protéger les élèves contre toute forme de manipulation et de radicalisation, en développant leur esprit critique, en particulier dans l’usage d’internet et des réseaux sociaux. Dans ces nouveaux programmes d’EMC, applicables depuis la rentrée 2024, la transmission des valeurs et principes de la République, en particulier du principe de laïcité, est une des grandes thématiques développées, du CP à la terminale. La formation des enseignants a également été renforcée. Le plan national de formation de tous les personnels à la laïcité et aux valeurs de la République a permis de former plus de 800 000 personnels depuis novembre 2021. Ce plan de formation s’accompagne de dispositifs adaptés pour certaines catégories de personnels (formateurs, personnels de direction, inspecteurs de l’éducation nationale, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, etc.). D’autres parcours de formation en ligne complètent les dispositifs existants, notamment sur les contestations d’enseignement afin de réassurer les enseignants dans leur pratique professionnelle face à d’éventuelles atteintes aux valeurs de la République. Un module de sensibilisation consacré à la prévention de la radicalisation a aussi été conçu. À l’échelle des académies, des formations spécifiques sont développées. Pour accompagner au mieux les personnels et les soutenir, les équipes académiques valeurs de la République (EAVR) conseillent et accompagnent les équipes éducatives. Elles assurent également des actions de prévention dans les établissements et des formations à destination des personnels. Les équipes mobiles de sécurité (EMS) sont également mobilisées lorsque la sécurité des personnels est mise en cause. Le plan ministériel pour la tranquillité scolaire, publié le 4 décembre 2024, renforce la protection et le soutien aux personnels. Il repose sur trois priorités : apaiser, protéger, responsabiliser. Sont notamment prévues la création d’un pôle d’accompagnement et de soutien aux personnels victimes dans chaque académie ainsi que la désignation d’un référent départemental chargé du climat scolaire.  Enfin, le décret du 29 janvier 2025 renforce la gouvernance académique, en prévoyant la mise en place dans chaque académie d’un service de défense et de sécurité académique (SDSA). Les SDSA coordonnent en particulier la mise en œuvre des politiques de défense, de sécurité ainsi que de lutte contre les atteintes aux valeurs de la République. Ils contribuent à améliorer la coordination opérationnelle avec les autorités judiciaires et les forces de sécurité, notamment dans le cadre d’instances dédiées aux niveaux départemental (état-major de sécurité) et communal (conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1653</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3673</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pratique du sport à l’école</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1653. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller* interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la pratique du sport lors du temps scolaire. La pratique du sport est une obligation réglementaire régit par le code de l’éducation. Toutefois, dans le secondaire, alors que le nombre d’élève augmente, le nombre d’enseignants d’éducation physique sportive (EPS) diminue, avec pour conséquence un nombre d’heures de cours d’EPS non assurées. Dans le primaire, le renforcement des enseignements fondamentaux « nécessaires » tend à se réaliser au détriment des heures de sport. Or cet enseignement est un enjeu majeur pour le bien-être des élèves, pour leur santé physique et mentale, ainsi que pour renforcer le lien social. Après la formidable organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 cet été, il est nécessaire d’assurer un héritage de cet évènement par le maintien des investissements dans tous les aspects du sport, y compris dans l’enseignement de l’EPS à l’école. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer la pratique du sport pour les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2185</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3673</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pratique de l’éducation physique et sportive lors du temps scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2185. — 19 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois* interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la pratique de l’éducation physique et sportive lors du temps scolaire. La France vient d’accueillir les Jeux olympiques et paralympiques. Ces derniers ont notamment montré que les pratiques sportives sont sources d’émancipation, de fraternité, de dépassement, de progrès humains et d’inclusion. Pourtant, la France se classe 119e sur 146 pays concernant l’activité physique des adolescents et des inégalités fortes persistent concernant l’accès aux pratiques sportives (femmes/hommes, catégories sociales, handicap, etc.). Il est urgent que la culture sportive soit renforcée dans le pays. Cela passe évidemment par une véritable politique publique du sport en France avec une aide au développement des clubs et associations mais aussi par une amélioration de l’EPS et du sport scolaire de la maternelle à l’université car l’école est un lieu où toute une génération, sans discrimination, se confronte à la culture, aux apprentissages. Pourtant, à la rentrée 2024, dans les établissements scolaires du 2nd degré public, plus de 1 456 heures hebdomadaires d’EPS n’étaient pas assurées sur le territoire national faute de recrutement. Le nombre d’élèves par classe explose et des classes à plus de 28 élèves ne sont pas rares en collège, comme celles à plus de 35 en lycée. Ainsi le temps de pratique se réduit d’autant pour les élèves. Après la formidable organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 cet été, il est nécessaire d’assurer un héritage de cet évènement par le maintien des investissements dans tous les aspects du sport, y compris dans l’enseignement de l’EPS à l’école. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer la pratique du sport pour les élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3673</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale est conscient à la fois de tout ce que permet la pratique sportive durable dès le plus jeune âge en matière de développement de l’enfant, de bien-être et de disponibilité aux apprentissages, et des difficultés à développer une pratique volontaire des jeunes qui s’inscrive dans la durée. C’est pourquoi plusieurs leviers sont mobilisés au service d’une ambition ministérielle réaffirmée : - garantir l’effectivité des heures d’EPS dues aux élèves à tous les niveaux de la scolarité – cela passe par un renforcement de la formation des professeurs des écoles, la réécriture en cours des programmes d’EPS de la scolarité obligatoire, mais aussi par une concertation locale sur l’utilisation des équipements sportifs au bénéfice des créneaux d’EPS dans le second degré ; - renforcer la pratique physique des élèves dans le premier degré avec la systématisation effective des trente minutes d’activités physiques quotidiennes dans chaque école (en complément de l’EPS), mesure de l’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (JOP 2024) ; - permettre aux élèves de l’éducation prioritaire (environ 1 100 collèges publics) les plus éloignés de la pratique sportive d’accéder à une offre locale adaptée grâce au dispositif des deux heures de sport en plus financé par le ministère chargé des sports, mesure de l’héritage des JOP 2024 également ; - offrir à tout élève volontaire une pratique sportive dans le cadre des associations sportives scolaires affiliées à l’union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP) ou à l’union nationale du sport scolaire (UNSS) dans le second degré – ainsi qu’à l’union générale sportive de l’enseignement libre (UGSEL) dans l’enseignement privé sous contrat –, ce sont ainsi par exemple plus de 1,2 million d’élèves du second degré qui sont licenciés à l’UNSS ; - marquer l’année scolaire par des temps forts de mise en valeur du sport à l’école, notamment avec la journée nationale du sport scolaire et la semaine Olympique et Paralympique ; - offrir aux élèves qui développent une appétence particulière pour le sport, éventuellement dans la perspective d’une pratique de haut niveau, des parcours scolaires proposant un renforcement des horaires de pratique sportive via les sections sportives scolaires ou les dispositifs sport-études, qui ont fait l’objet de la circulaire du 15 décembre 2023 qui reconnaît pour la première fois le caractère réglementaire de la notion d’allègement de scolarité, en plus de son aménagement ; - proposer des enseignements spécifiques pour les élèves qui souhaiteraient poursuivre leurs études dans les métiers du sport après le baccalauréat, avec la création de l’enseignement de spécialité « éducation physique, pratiques et culture sportives » et de l’unité professionnelle facultative secteur sportif. L’engagement du ministère se traduit également par la mise en œuvre de deux savoirs fondamentaux à l’école primaire, savoir nager et savoir rouler à vélo, mais aussi dans l’augmentation des effectifs des professeurs d’EPS, qui sont passés de 37 682 à la rentrée 2023 à 37 764 à la rentrée 2024. Pour autant, en fonction de la couverture des postes, des absences et de la disponibilité des professeurs, certains élèves peuvent ponctuellement ne pas avoir d’heures de cours d’EPS. Cela ne remet nullement en cause les efforts engagés pour soutenir cet enseignement et l’investissement remarquable des professeurs d’EPS. Le ministère entend donc profiter de l’héritage des JOP 2024 pour parvenir à renforcer la pratique du sport par les élèves. L’opération « ma classe aux jeux » a d’ailleurs permis à 192 000 élèves et leurs professeurs de vivre les jeux Paralympiques en septembre 2024, contribuant à l’acculturation des plus jeunes et bien au-delà, de leurs parents, leurs écoles et leurs territoires au parasport dans toute sa diversité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1663</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3674</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Révision du programme de SES au lycée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1663. — 5 novembre 2024. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur la nécessité d’adapter le programme de sciences économiques et sociales (SES) au lycée. Les programmes actuels, introduits en 2019 et 2020, sont jugés excessivement lourds et ne permettent pas aux élèves d’approfondir les concepts fondamentaux. En septembre 2023, il a été annoncé que les 12 chapitres de terminale seraient inclus au programme du baccalauréat pour mars, contre 7 chapitres l’an dernier. Cette surcharge, particulièrement en classe de terminale, a été dénoncée par l’Association des professeurs de SES (APSES) et met en difficulté élèves et enseignants, créant des inégalités dans l’apprentissage et la préparation des épreuves écrites et orales du baccalauréat. Face à cette situation intenable, le ministère a récemment informé le retrait de trois chapitres du programme de terminale pour l’année prochaine, concernant notamment les inégalités sociales, la justice sociale et les crises financières. Or ces sujets sont essentiels pour la formation citoyenne des élèves. Leur suppression porte atteinte à la compréhension des mécanismes qui façonnent les inégalités et la régulation économique, ce qui est particulièrement regrettable à une époque où 9,1 millions de citoyens français vivent toujours sous le seuil de pauvreté en France. Supprimer ces chapitres risque de réduire la capacité des élèves à appréhender les grands enjeux de société. Comme le formule l’Association des professeurs de SES, Mme la députée demande la création d’un groupe de travail sur le contenu de la formation de SES. Finalement, elle lui demande ainsi de mettre en œuvre des allègements ciblés au sein des chapitres eux-mêmes afin de préserver l’équilibre du programme, sans sacrifier les éléments essentiels à la formation citoyenne des élèves, tels que l’étude des inégalités sociales, de la justice sociale et des crises financières.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3674</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’annonce par le ministère chargé de l’éducation nationale du retrait de trois chapitres du programme de terminale en sciences économiques et sociales, en juillet 2024, s’est traduite par la réduction du périmètre de l’épreuve de cet enseignement de spécialité : elle porte en effet sur neuf des douze questionnements (ou chapitres) du programme de terminale. Cette réduction du périmètre de l’épreuve fait l’objet d’une note de service qui a été publiée au BOENJS le 19 septembre 2024. Dans le cadre de la demande d’adaptation des programmes de terminale de sciences économiques et sociales (SES), le ministère a reçu l’association des professeurs de SES (APSES) et les organisations syndicales le 10 septembre 2024. Les échanges lors de cette consultation ont souligné la lourdeur ressentie du programme par les enseignants et le souhait de l’APSES et des organisations syndicales d’aller vers un allègement du programme, tout en conservant les douze questionnements actuels, y compris les trois questionnements enlevés pour l’épreuve de la session 2025, ceux-ci contenant certains objectifs d’apprentissage jugés prioritaires pour les élèves. Le ministère envisage une réflexion avec l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche afin de dresser un bilan objectif de la mise en œuvre des programmes de l’ensemble des enseignements de spécialité sur lequel le ministère pourra, si cela est jugé opportun, décider d’engager des travaux sur d’éventuels ajustements, une fois les programmes de cycle 4 stabilisés et publiés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1311</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3675</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Automatisation du chèque énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1311. — 22 octobre 2024. — Mme Sophie Errante attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés d’accès au chèque énergie pour les ménages les plus modestes, aggravées par la fin de l’automatisation du dispositif à partir de 2025. La suppression de la taxe d’habitation a conduit à une refonte du système d’attribution, rendant l’obtention du chèque conditionnelle à une inscription sur une plateforme numérique. Or seuls 3 % des nouveaux bénéficiaires potentiels en 2024 ont effectivement obtenu leur chèque, en raison de la complexité de la procédure et du manque de communication. De plus, la nouvelle campagne prévoit de rendre obligatoire la saisie du numéro de PDL et du numéro fiscal, ce qui risque d’exclure un grand nombre de ménages vulnérables du dispositif. Compte tenu de l’augmentation du coût de l’énergie et des prévisions de hausse des taxes, il est impératif de revaloriser le montant du chèque énergie et d’en simplifier l’accès pour les foyers éligibles. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de revenir à une attribution automatique basée sur le revenu fiscal de référence, afin de protéger les 5,6 millions de ménages concernés de la précarité énergétique croissante. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3675</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le chèque énergie est une aide de l’État, attribuée aux ménages modestes en fonction de leurs revenus et de leur composition, pour les aider à payer les factures d’énergie de leur logement. Le bénéfice du chèque énergie donne également droit à des protections associées (ex. en cas d’incident de paiement). Jusqu’en 2023, le chèque énergie était attribué en avril de l’année N de façon automatique sur la base des données fournies par l’administration fiscale, en exploitant des données issues de la taxe d’habitation (qui fournissaient la composition du ménage dans le logement au 1er janvier N-1) et des avis d’imposition sur les revenus de l’année N-1, portant sur les revenus de l’année N-2. La disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales au 1er janvier 2023, qui a bénéficié tous les ménages, ne permet plus d’établir la liste des bénéficiaires du chèque énergie depuis la campagne 2024. Pour 2024, une solution transitoire a été mise en place : les bénéficiaires au titre de 2023 ont reçu un chèque énergie 2024 automatiquement. Ainsi 5,5 millions de chèques énergie ont été envoyés en avril 2024. En complément, un guichet de demande a également été mis en place pour permettre aux ménages qui sont éligibles au chèque énergie au titre de leur situation en 2022 (revenus et composition du ménage), mais ne l’étaient pas au titre de leur situation en 2021 ou dont la situation a changé depuis 2021, de demander respectivement un chèque énergie ou de demander un chèque énergie complémentaire. Cela concerne par exemple les jeunes qui entrent dans la vie active (primo-déclarants), les ménages qui ont connu une baisse de revenus entre 2021 et 2022 ou les ménages qui ont connu une naissance en 2022. Ce guichet était ouvert du 4 juillet au 31 décembre 2024. Une importante campagne de communication ciblée a été menée à partir de fin novembre pour informer des potentiels bénéficiaires (appartenant aux déciles de revenus 3 et 4, ayant précédemment bénéficié d’un chèque énergie) de l’existence de ce guichet. A fin avril, près de 170 000 chèques avaient été émis. A partir de 2025, sur le fondement des conclusions d’une mission confiée à l’IGEDD, l’IGF et le CGE, afin de conserver l’envoi d’un seul chèque par logement, le chèque énergie sera attribué par le croisement du numéro de compteur d’électricité (point de livraison ou « PDL ») du logement, avec le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal associés au numéro fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité. Afin de conserver un maximum d’automaticité dans l’envoi du chèque énergie, la liste des bénéficiaires du chèque énergie sera établie par le croisement par l’Agence de service et de paiement (ASP) d’une liste de données fiscales établie par la DGFIP avec (i) les données déjà en la possession de l’ASP (pré-affectations, paiement en ligne, activation automatique des protections associées) et celles des fournisseurs d’électricité ; (ii) les données des gestionnaires de réseaux publics de distribution d’électricité (GRD). Les foyers qui ne seront pas identifiés automatiquement dans ce cadre pourront déclarer leur numéro fiscal et leur numéro de PDL sur une plateforme en ligne ou par courrier pour demander leur chèque énergie. Ces dispositions ont été introduites à l’article 173 de la loi de finances pour 2025. Elles sont précisées par voie réglementaire, les projets de textes faisant actuellement l’objet de consultation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1645</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3676</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Chèque énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1645. — 5 novembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le chèque énergie. Ce dispositif, issu de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV), prévoit l’envoi automatique d’un chèque énergie aux ménages ayant un revenu fiscal de référence de moins de 11 000 euros. À travers son attribution automatique, le chèque énergie permet à de nombreux ménages, parmi les plus précaires, d’être soutenu pour assumer le coût de leur facture énergétique. Cependant, le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE) a augmenté de 70% sur les trois dernières années et de 81% sur les 5 dernières années ce qui fait du chèque énergie une aide nécessaire mais insuffisante. De plus, l’éligibilité et l’automaticité de cette mesure étaient adossées au revenu fiscal de référence et à la taxe d’habitation. Or, depuis la suppression totale de la taxe d’habitation en 2024, il n’est plus possible de disposer d’un fichier centralisant le nombre d’unité de consommation et donc de ménage. Face à cette problématique, le précédent gouvernement avait décidé, dans le cadre de la campagne de versement du chèque énergie 2024, de distribuer l’aide aux mêmes ménages qu’en 2023. Cette décision a exclu près d’un million de ménages nouvellement éligibles. Face à la mobilisation des associations de défense des consommateurs, une plateforme numérique a été mise en place le 4 juillet 2024 permettant aux ménages non concernés par l’automaticité du versement d’en faire la demande. Sur les 110 000 demandes enregistrées, seules 31 500 ont été satisfaites ce qui, rapporté au million de ménage nouvellement éligible, donne un taux de non-recours absolument considérable. Il souhaite donc l’interroger sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour permettre l’automaticité totale du chèque énergie et ainsi lutter contre le non-recours. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3676</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le chèque énergie est une aide de l’État, attribuée aux ménages modestes en fonction de leurs revenus et de leur composition, pour les aider à payer les factures d’énergie de leur logement. Le bénéfice du chèque énergie donne également droit à des protections associées (ex. en cas d’incident de paiement). Jusqu’en 2023, le chèque énergie était attribué en avril de l’année N de façon automatique sur la base des données fournies par l’administration fiscale, en exploitant des données issues de la taxe d’habitation (qui fournissaient la composition du ménage dans le logement au 1er janvier N-1) et des avis d’imposition sur les revenus de l’année N-1, portant sur les revenus de l’année N-2. La disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales au 1er janvier 2023, qui a bénéficié tous les ménages, ne permet plus d’établir la liste des bénéficiaires du chèque énergie depuis la campagne 2024. Pour 2024, une solution transitoire a été mise en place : les bénéficiaires au titre de 2023 ont reçu un chèque énergie 2024 automatiquement. Ainsi 5,5 millions de chèques énergie ont été envoyés en avril 2024. En complément, un guichet de demande a également été mis en place pour permettre aux ménages qui sont éligibles au chèque énergie au titre de leur situation en 2022 (revenus et composition du ménage), mais ne l’étaient pas au titre de leur situation en 2021 ou dont la situation a changé depuis 2021, de demander respectivement un chèque énergie ou de demander un chèque énergie complémentaire. Cela concerne par exemple les jeunes qui entrent dans la vie active (primo-déclarants), les ménages qui ont connu une baisse de revenus entre 2021 et 2022 ou les ménages qui ont connu une naissance en 2022. Ce guichet était ouvert du 4 juillet au 31 décembre 2024. Une importante campagne de communication ciblée a été menée à partir de fin novembre pour informer des potentiels bénéficiaires (appartenant aux déciles de revenus 3 et 4, ayant précédemment bénéficié d’un chèque énergie) de l’existence de ce guichet. A fin avril, près de 170 000 chèques avaient été émis. A partir de 2025, sur le fondement des conclusions d’une mission confiée à l’IGEDD, l’IGF et le CGE, afin de conserver l’envoi d’un seul chèque par logement, le chèque énergie sera attribué par le croisement du numéro de compteur d’électricité (point de livraison ou « PDL ») du logement, avec le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal associés au numéro fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité. Afin de conserver un maximum d’automaticité dans l’envoi du chèque énergie, la liste des bénéficiaires du chèque énergie sera établie par le croisement par l’Agence de service et de paiement (ASP) d’une liste de données fiscales établie par la DGFiP avec (i) les données déjà en la possession de l’ASP (pré-affectations, paiement en ligne, activation automatique des protections associées) et celles des fournisseurs d’électricité ; (ii) les données des gestionnaires de réseaux publics de distribution d’électricité (GRD). Les foyers qui ne seront pas identifiés automatiquement dans ce cadre pourront déclarer leur numéro fiscal et leur numéro de leur PDL sur une plateforme en ligne ou par courrier pour demander leur chèque énergie. Ces dispositions ont été introduites à l’article 173 de la loi de finances pour 2025. Elles sont précisées par voie réglementaire, les projets de textes faisant actuellement l’objet de consultation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1698</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3677</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Situation alarmante du secteur des équipementiers automobile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1698. — 5 novembre 2024. — M. Franck Allisio alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation alarmante du secteur des équipementiers automobiles. En effet, ce secteur qui compte aujourd’hui 57 000 salariés pourrait perdre la moitié de ses emplois dans les cinq prochaines années. Depuis 2004, le volume de production des véhicules a baissé dans le pays de 60 %, entraînant mécaniquement un affaiblissement des équipementiers automobiles. En outre, ce secteur repose encore pour 40 % de ses effectifs sur la mécanique des véhicules thermiques et sont donc condamnés à la disparition du fait des objectifs imposés par l’Union européenne d’arrêt de la production de ces véhicules en 2035. Face à la disparition programmée de tout un pan pourtant essentiel de l’industrie française, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de préserver ce secteur et ces emplois, face notamment aux objectifs européens irréalistes qui conduisent l’industrie automobile vers un affaiblissement dramatique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3677</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation de la filière automobile française, et notamment de la sous-traitance, reste en effet dégradée malgré une légère reprise depuis 2020. De multiples facteurs conjoncturels affectent négativement la santé de la filière depuis quelques années : les crises successives du Covid-19, des semi-conducteurs et des matières premières ont entraîné une dégradation de la compétitivité des acteurs de la filière. La poursuite des politiques de mise en concurrence avec des pays dits « à bas coûts » par les constructeurs, et la montée en puissance de la concurrence asiatique n’ont pas permis aux niveaux de production automobile européenne de retrouver leurs niveaux d’avant-crise, ceux-ci restant inférieurs de 20 % à ceux de 2019. Dans le contexte de la transition vers le véhicule électrique, les sous-traitants, et notamment les sous-traitants positionnés sur la chaîne de valeur du véhicule thermique, ont été tout particulièrement affectés : dans leur chiffre d’affaires dans un premier temps, puis dans leurs marges et emplois ensuite. Cette situation rend difficile la réalisation d’investissements pourtant nécessaires pour surmonter le défi de la transition écologique de la filière. Face à ces multiples difficultés, les sous-traitants automobiles et l’ensemble de la filière ont pu compter sur un soutien fort de l’État visant à répondre à leurs besoins d’investissement et d’innovation en vue du maintien des activités et des emplois en France dans le contexte de l’électrification accélérée de la filière. Ainsi, depuis 2020 à travers le Fonds de modernisation des sous-traitants automobiles, l’appel à projets « Soutien aux projets de diversification des sous-traitants de la filière automobile » et l’appel à projets « Soutien aux projets d’investissement pour produire en France les véhicules routiers de demain et leurs composants » ont permis l’essor de près de 650 projets d’investissement, de modernisation et de diversification. Ces projets ont été soutenus par 750 M€ d’aides publiques, permettant de réaliser près de 3 Md€ d’investissements dans la filière. La filière automobile a aussi pu bénéficier de soutien public pour ses projets d’innovation, à travers les appels à projets CORAM (Comité d’orientation pour la recherche automobile et mobilité), d’accompagnements individuels proposés en collaboration avec Bpifrance pour accélérer le repositionnement stratégique des entreprises exposées à la transition (avec par exemple l’Accélérateur automobile). Des dispositifs pour accompagner les salariés et territoires qui pourraient être affectés par la transition ont été mis en place avec efficacité, le Fonds d’accompagnement et de reconversion des salariés licenciés dans la filière automobile soutenant la reconversion de 3 500 personnes, issues de 26 entreprises. De même, concernant les enjeux de formation et aussi de revitalisation, les entreprises peuvent candidater aux dispositifs Transitions Collectives (TransCo) pour les sujets de reconversion, le Fonds national de l’emploi – Formation (FNE - Formation) pour les sujets de formation, tandis que le programme « Territoires d’industrie » propose des dispositifs adaptés à l’échelle locale pour maintenir et revitaliser les activités industrielles. Enfin, dans le cadre du « Plan sous-traitants » annoncé en octobre 2023, les entreprises de la filière automobile ont fait l’objet d’un suivi de l’État, opéré par les DREETS, se traduisant par de nombreuses visites mensuelles – et ce afin de connaître au plus près les sous-traitants, leurs problématiques et leurs projets, et surtout d’anticiper les enjeux de la filière et de proposer les réponses publiques adaptées. Au niveau européen, afin de répondre aux pratiques concurrentielles déloyales, la Commission européenne a mis en place en octobre 2024 des droits de douane anti-subventions concernant les véhicules légers électriques en provenance de Chine. Cette mesure vise à rétablir une concurrence équitable sur le marché intérieur. D’autre part, des normes européennes orientent la filière automobile vers une position de leader mondial sur les technologies liées à la recyclabilité, à l’éco-conception et à l’économie circulaire. En plus de créer des compétences et de l’innovation, ces développements créent pour les sous-traitants automobiles de la valeur ajoutée en Europe. Enfin, afin de soutenir le marché de l’électrique et d’orienter la demande vers les véhicules les plus vertueux, une réforme du bonus écologique aidant à l’achat de véhicules neufs a été mise en place en 2023. L’introduction de l’éco-conditionnalité a ainsi permis de réduire la part de marché des véhicules électriques extra-européens peu vertueux écologiquement de 45 % en décembre 2023 à moins de 20 % en mars 2024. Notre priorité collective doit désormais être la mise en place d’exigences de valeur ajoutée minimale réalisée en Europe pour les véhicules importés et produits sur notre territoire. Appliqués à la commande publique et privée, aux aides à l’achat ou encore aux subventions, ces critères permettront de protéger l’ensemble de la filière d’une concurrence en grande partie déloyale et d’assurer le maximum de pérennité aux emplois industriels d’aujourd’hui.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1959</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3678</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Obtention du chèque énergie par les publics les plus fragiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1959. — 12 novembre 2024. — M. Joël Bruneau attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés que rencontrent les consommateurs les plus fragiles pour l’obtention du chèque énergie auquel ils peuvent prétendre, en raison de la faiblesse de leurs ressources (environ 20 % des ménages, soit 5,6 millions). Cela concerne à la fois l’attribution des chèques 2024 et également celle des chèques 2025 du fait de la modification envisagée du dispositif qui figure dans le projet de loi de finances pour 2025 ( cf. article 60). En cas d’adoption de l’article 60 du projet de loi de finances pour 2025, il sera mis fin à l’automatisation de l’envoi du chèque énergie, cette aide qui ne concerne que les ménages très modestes et pour qui le chèque énergie constitue un impératif budgétaire. Les contraindre à en faire désormais la demande sur une plateforme aura pour effet d’exclure, pour non-recours, un grand nombre d’entre eux du dispositif. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour ne pas exclure les publics en question à cause du nouveau dispositif. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3678</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le chèque énergie est une aide de l’État, attribuée aux ménages modestes en fonction de leurs revenus et de leur composition, pour les aider à payer les factures d’énergie de leur logement. Le bénéfice du chèque énergie donne également droit à des protections associées (ex. en cas d’incident de paiement). Jusqu’en 2023, le chèque énergie était attribué en avril de l’année N de façon automatique sur la base des données fournies par l’administration fiscale, en exploitant des données issues de la taxe d’habitation (qui fournissaient la composition du ménage dans le logement au 1er janvier N-1) et des avis d’imposition sur les revenus de l’année N-1, portant sur les revenus de l’année N-2. La disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales au 1er janvier 2023, qui a bénéficié tous les ménages, ne permet plus d’établir la liste des bénéficiaires du chèque énergie depuis la campagne 2024. Pour 2024, une solution transitoire a été mise en place : les bénéficiaires au titre de 2023 ont reçu un chèque énergie 2024 automatiquement. Ainsi 5,5 millions de chèques énergie ont été envoyés en avril 2024. En complément, un guichet de demande a également été mis en place pour permettre aux ménages qui sont éligibles au chèque énergie au titre de leur situation en 2022 (revenus et composition du ménage), mais ne l’étaient pas au titre de leur situation en 2021 ou dont la situation a changé depuis 2021, de demander respectivement un chèque énergie ou de demander un chèque énergie complémentaire. Cela concerne par exemple les jeunes qui entrent dans la vie active (primo-déclarants), les ménages qui ont connu une baisse de revenus entre 2021 et 2022 ou les ménages qui ont connu une naissance en 2022. Ce guichet était ouvert du 4 juillet au 31 décembre 2024. Une importante campagne de communication ciblée a été menée à partir de fin novembre pour informer des potentiels bénéficiaires (appartenant aux déciles de revenus 3 et 4, ayant précédemment bénéficié d’un chèque énergie) de l’existence de ce guichet. A fin avril, près de 170 000 chèques avaient été émis. A partir de 2025, sur le fondement des conclusions d’une mission confiée à l’IGEDD, l’IGF et le CGE, afin de conserver l’envoi d’un seul chèque par logement, le chèque énergie sera attribué par le croisement du numéro de compteur d’électricité (point de livraison ou « PDL ») du logement, avec le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal associés au numéro fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité. Afin de conserver un maximum d’automaticité dans l’envoi du chèque énergie, la liste des bénéficiaires du chèque énergie sera établie par le croisement par l’Agence de service et de paiement (ASP) d’une liste de données fiscales établie par la DGFIP avec (i) les données déjà en la possession de l’ASP (pré-affectations, paiement en ligne, activation automatique des protections associées) et celles des fournisseurs d’électricité ; (ii) les données des gestionnaires de réseaux publics de distribution d’électricité (GRD). Les foyers qui ne seront pas identifiés automatiquement dans ce cadre pourront déclarer leur numéro fiscal et leur numéro de PDL sur une plateforme en ligne ou par courrier pour demander leur chèque énergie. Ces dispositions ont été introduites à l’article 173 de la loi de finances pour 2025. Elles sont précisées par voie réglementaire, les projets de textes faisant actuellement l’objet de consultation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2047</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3679</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Énergie - Frais de résiliation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2047. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question des frais de résiliation anticipée imposés par les fournisseurs d’énergie à leurs clients. D’après le Médiateur national de l’énergie et l’association UFC-Que choisir, plusieurs fournisseurs envisagent d’appliquer des frais de résiliation anticipée aux contrats des particuliers, un dispositif déjà en place pour leurs clients professionnels dans les contrats avec engagement. Ils indiquent que la législation et la réglementation actuelles permettent aux fournisseurs d’envisager cette modification de leurs offres contractuelles. Le Médiateur national de l’énergie ainsi qu’UFC-Que choisir mettent en garde contre l’impact que ce changement pourrait avoir sur le pouvoir d’achat des ménages. Ces frais dissuaderaient les particuliers de changer de fournisseur, même si une offre plus attractive est disponible. De plus, UFC-Que choisir fait remarquer que certains fournisseurs d’énergie ne préviennent leurs clients de modifications contractuelles qu’avec un préavis d’un mois. L’association estime qu’un délai légal de trois mois serait préférable pour assurer une information adéquate des consommateurs. Il souhaite ainsi connaître la position du Gouvernement à ce sujet et les éventuelles mesures envisagées pour renforcer la protection des consommateurs d’énergie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3679</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à la protection des consommateurs d’électricité et de gaz. Le code de l’énergie et le code de la consommation établissent un cadre de protection des consommateurs d’électricité et de gaz. S’agissant des frais de résiliation des contrats de fourniture d’électricité ou de gaz, tant pour les consommateurs domestiques que pour les consommateurs non domestiques relevant de la catégorie des petites entreprises (emploient moins de 50 personnes, dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 10 millions d’euros) ou assimilés (collectivités territoriales respectant les mêmes critères, le cadre législatif actuel garantit l’absence de frais de résiliation en cas de changement de fournisseurs, quelque soit le contrat de fourniture (article L. 224-15 du code de la consommation). Toutefois, en vertu du même article, le fournisseur peut facturer au consommateur les frais correspondants aux coûts qu’il a effectivement supportés par l’intermédiaire du gestionnaire de réseau au titre de la résiliation du contrat et seulement si ces frais étaient explicitement prévus dans l’offre. Il convient de noter que le droit européen prévoit la possibilité pour les Etats membres, d’autoriser des frais de résiliation pour ces consommateurs dans le cas particulier des contrats à prix fixe et à durée déterminée. Cette possibilité vise à prendre en compte le fait que, dans le cadre de ce type de contrat, les fournisseurs achètent usuellement, à la date de signature, l’intégralité de l’énergie qui sera livrée sur la durée déterminée. Le cadre législatif français actuel ne décline pas cette possibilité pour les consommateurs domestiques mais la met en œuvre pour les consommateurs non domestiques relevant de la catégorie des petites entreprises ou assimilés. Sur les modifications des contrats de fourniture d’électricité ou de gaz : le délai de prévenance de toute modification contractuelle initiée par le fournisseur, prévu à l’article L. 224-10 du code de la consommation, est d’au moins un mois. Dans ses lignes directrices publiées le 11 juillet 2024 visant à mieux protéger les consommateurs, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) demande aux fournisseurs d’électricité et de gaz signataires de s’engager, au-delà du cadre juridique du code de l’énergie, à ne pas effectuer de modification sur le prix prévu par leur contrat : « mesure 9 : le fournisseur s’engage à respecter pleinement et de bonne foi le droit applicable concernant toute promesse commerciale sur la formule de prix. En particulier, s’il existe une période au cours de laquelle le fournisseur s’est engagé sur le prix ou sur ses modalités de détermination, le fournisseur s’engage à ne pas les modifier, ni à résilier le contrat à son initiative sans faute ni défaut de paiement avérés du client, avant le terme de cette période. ». D’après une communication de la CRE, près de la totalité des fournisseurs ont fait le choix d’adhérer à ces lignes directrices. Ils représentent plus de 99 % des foyers de consommateurs résidentiels. Enfin, des avancées relatives à la protection des consommateurs ont été adoptées récemment au niveau européen (refonte de la directive sur le marché intérieur du gaz naturel et révision de la directive sur le marché intérieur de l’électricité), les travaux de transposition de ces dispositions sont en cours et pourraient conduire à modifier le cadre législatif actuel présenté ci-dessus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3327</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3680</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Multiplication du nombre de projets d’exploitation minière en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3327. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur la multiplication du nombre de projets d’exploitation minière en France. Depuis 2014, 21 nouveaux permis de recherches ont déjà été accordés. L’entreprise minière canadienne Aurania, sous la bannière de sa nouvelle société Corsica Ressources, projette d’exploiter du nickel dans le Cap Corse (2B) sur les plages de Nonza et d’Albu. De même, la start-up Breizh Ressources, elle aussi inféodée à Aurania, a déjà déposé trois permis de recherche dans le Maine-et-Loire (49) et en Bretagne. Ces divers projets inquiètent les citoyens et certaines associations environnementales. En Corse par exemple, U Levante est gravement préoccupée par les enjeux et risques liés à une potentielle exploitation sur les deux plages. En effet, celles-ci reposent sur les déchets de la mine d’amiante de Canari. Cela pourrait également menacer la biodiversité environnante, notamment la forêt de tamaris voisine de la plage d’Albu. Il apparaît donc essentiel de conditionner ces permis d’exploitation à des besoins réels au service de l’intérêt général humain. Cet exemple démontre la nécessité de mettre en place des critères sanitaires, environnementaux et sociaux importants avant d’autoriser l’ouverture de sites miniers et pose des questions concernant l’assise de la souveraineté française face à la prédation de certaines multinationales étrangères. Mme la députée souhaite donc savoir dans quelle mesure l’ouverture d’une nouvelle exploitation minière est subordonnée aux besoins réels du peuple français. De plus, elle l’interroge sur ce que compte mettre en place le Gouvernement pour garantir aux populations proches des projets d’exploitation que ces derniers ne constituent aucune menace pour les populations locales et limiter au maximum les conséquences de celles-ci sur la biodiversité. Enfin, elle l’interroge sur les objectifs et la stratégie du Gouvernement pour asseoir la souveraineté française sur les métaux stratégiques. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3680</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La transition écologique et le développement des nouvelles technologies engendrent un besoin croissant en ressources minérales, comme le lithium pour les batteries, ce qui peut créer de nouvelles dépendances. L’approvisionnement, la transformation et le recyclage des matières premières critiques en Europe, et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement sont ainsi des conditions nécessaires pour réussir la transition énergétique et numérique. Conscient des enjeux d’approvisionnement en ressources minérales de nos filières industrielles, le Gouvernement a engagé plusieurs actions structurantes afin de renforcer leur autonomie stratégique et assurer une sécurité d’approvisionnement à ces dernières. Le premier axe de cette stratégie repose sur le réinvestissement dans la connaissance de notre sous-sol à travers l’acquisition de données et le développement de projets d’exploration responsables et compatibles avec notre ambition environnementale. Les projets d’exploration permettent de compléter cette connaissance des ressources de notre sous-sol à un niveau de granularité beaucoup plus fin que ce que permettra l’inventaire minier.  Les nouvelles dispositions introduites dans le code minier par la loi climat et résilience du 22 aout 2021 ont ainsi renforcé les dispositions réglementaires afin d’intégrer pleinement l’extraction des ressources minérales dans le champ du code de l’environnement et de définir une véritable stratégie pour l’exploitation des ressources de notre sous-sol avec l’établissement d’une politique nationale des ressources et des usages du sous-sol pour une gestion minière durable. Par ailleurs, au cours de ces dernières années plusieurs projets de recherche de substances de mines ont émergé en France. L’État a accompagné ces derniers pour qu’ils puissent répondre à ses ambitions d’autonomie stratégique tout en répondant aux exigences environnementales et sociales des territoires. Aussi plusieurs projets ont donné lieu à des refus compte tenu des insuffisances relevées. Néanmoins l’opposition aux projets extractifs ne constitue pas un critère objectif de refus ; l’État apprécie la qualité des projets au regard des engagements en matière de préservation de l’environnement pris par les pétitionnaires ou encore de leurs capacités techniques et financières. Sur ce dernier point, le financement de l’exploration repose, du fait des incertitudes associées à la recherche d’un gisement exploitable, sur des jeunes entreprises minières de recherche et d’exploiration ("sociétés minières juniors") dont les fonds proviennent d’investisseurs majoritairement étrangers. En effet, sur une centaine de projet, un seul conduira à l’identification d’un gisement exploitable alors même que plusieurs dizaines voire centaines de millions d’euros auront été investis. Au regard de ces défis, lles investissements étrangers en matière d’exploration concourent à consolider la connaissance de notre sous-sol. À l’heure actuelle, 12 permis exclusifs de recherche sont valides. Ceux-ci ciblent des substances dissoutes comme le lithium, gazeuses tel que l’hélium ou métalliques. Leur but est de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable qui puisse alimenter le cas échéant l’une de nos filières industrielles avales au terme d’un processus de plusieurs années (10 à 15 ans). L’exploration repose sur les études scientifiques et techniques qui visent à élaborer en premier lieu un modèle géologique à l’échelle locale (district) qui permette de révéler des anomalies qui constitueront par la suite les cibles pour la réalisation de travaux plus précis comme des sondages de quelques dizaines à centaines de mètres. Ces projets ont un impact limité sur l’environnement car il s’agit de prélèvement ponctuels pour établir une cartographie du sous-sol.  En ce qui concerne les trois demandes de permis exclusifs de recherche déposées par la société Breizth Ressources, ces derniers sont actuellement en cours d’instruction. Ils font l’objet actuellement d’une évaluation environnementale par une autorité indépendante et donneront lieu à une consultation du public. Le second axe de la stratégie déployée par l’État repose sur la diversification et la sécurisation de l’approvisionnement en matières premières minérales. À ce titre, le Gouvernement a concentré un effort public majeur au profit de l’approvisionnement en matières premières critiques pour les filières industrielles stratégiques dans le cadre de France 2030 à travers : - un appel à projets sur une liste ciblée de métaux prioritaires ; - un appel à projets qui cible des solutions innovantes pour améliorer de la recyclabilité, le recyclage et la réincorporation des matériaux (RRR). À ce titre, la stratégie nationale « Recyclabilité, recyclage et réincorporation des matériaux » a pour objectif de lever les verrous technologiques du recyclage, d’élaborer et lancer des dispositifs de soutien à l’offre et à la demande de matières premières de recyclage, étroitement interconnectées, et d’accompagner par des mesures complémentaires le déploiement des solutions innovantes ; - la structuration d’un « fonds métaux », aux côtés des acteurs privés aux fins de prises de participation et de mettre en place des contrats d’approvisionnements de long terme, aux côtés d’opérateurs industriels, dans l’amont de la chaîne de valeur de la transition énergétique (mines, raffinage, première transformation, recyclage) avec, comme première priorité, l’amont de la mobilité électrique ; - la création d’un observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles, structure d’analyse et d’appui de l’État pour la conduite de cette politique publique. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3541</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3681</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Mauvaise utilisation du diagnostic de performance énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3541. — 28 janvier 2025. — M. Fabrice Roussel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dérives de l’utilisation du diagnostic de performance énergétique. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) existe depuis 2006 et fournit une estimation de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre d’un logement en évaluant sa performance énergétique à travers un classement allant de A (très économe) à G (énergivore). Ayant jusqu’ici un caractère informatif, il est devenu opposable depuis la Loi climat et résilience du 24 août 2021. Son importance n’est plus à prouver. Pourtant, depuis octobre 2021, seule la méthode « 3CL » qui s’appuie sur les caractéristiques techniques du bâti est autorisée. Beaucoup d’erreurs observées depuis 3 ans montrent que la note finale peut changer et poussent les vendeurs de biens à faire plusieurs diagnostics avec des résultats qui peuvent diverger. En ce sens, une enquête de la DGCCRF de 2019 démontrait que sur 312 établissement contrôlés, 72 % étaient en anomalie avec 161 avertissements envoyés. Il lui demande que le Gouvernement reprenne la main sur ce sujet en obligeant la DGCCRF à une surveillance accrue. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3681</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à la mise en œuvre de tous les dispositifs et outils destinés à favoriser la transition énergétique dans le domaine du logement. S’agissant plus spécifiquement du diagnostic de performance énergétique (DPE), la réforme de 2021 en a renforcé les effets juridiques, le rendant dorénavant obligatoire en cas de vente ou de location et opposable et en le fiabilisant. En effet, la réforme de 2021 a permis d’unifier et de consolider le calcul des DPE pour en faire un indicateur plus objectif des qualités thermiques intrinsèques des logements, indépendamment du comportement de leurs occupants. Les changements dans le calcul opérés en 2021 ont porté leurs fruits comme l’a observé le Conseil d’analyse économique (CAE) dans son rapport sur « Les effets des réformes du diagnostic de performance énergétique sur sa fiabilité  » publié en juin 2024 qui estime qu’avant les réformes de 2021, 3,9 % des DPE étaient manipulés et se trouvaient dans une catégorie plus favorable. En analysant les données avant et après les deux principales réformes (harmonisation et opposabilité du DPE, puis entrée en vigueur de l’interdiction de location des passoires énergétiques), on observe que la part des DPE soupçonnés d’être manipulés aux seuils diminue de plus de moitié, pour atteindre 1,7 % selon le CAE. Toutefois, parfaitement conscient de la qualité encore hétérogène des diagnostics réalisés, le Gouvernement a poursuivi ses efforts de fiabilisation du dispositif et a significativement renforcé, depuis le 1er juillet 2024, les exigences concernant les compétences nécessaires à l’obtention et au maintien de la certification des diagnostiqueurs : augmentation du volume horaire de formation et du niveau requis aux examens de certification, contrôle sur diagnostics par les organismes de certification tout au long de l’activité du diagnostiqueur. Ce à quoi s’ajoute le contrôle de cohérence des DPE par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) via son Observatoire DPE-Audit énergétique. La ministre chargée du logement a d’ailleurs présenté en mars dernier un plan comprenant dix mesures nouvelles pour restaurer la confiance dans cet outil, grâce à des contrôles plus poussés et à une meilleure prévention des fraudes (mise en place d’un QR code, détection d’anomalie par intelligence artificielle, renforcement du contrôle et des sanctions, …). La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est quant à elle habilitée à contrôler les pratiques commerciales des diagnostiqueurs et les exigences réglementaires encadrant l’exercice de leur profession (assurance professionnelle, détention de la certification et d’un matériel adapté, indépendance et impartialité). C’est dans ce cadre qu’elle contrôle annuellement les diagnostiqueurs depuis la mise en œuvre de la réforme de 2021. Si le taux d’anomalie observé par ses services demeure élevé, il est en constante baisse depuis 2022 (79 % en 2022, 69 % en 2023 et 61% en 2024) et reflète non pas la qualité des prestations réalisées par les diagnostiqueurs, mais les manquements aux droits des consommateurs (loyauté de la publicité, information précontractuelle, médiation, clauses contractuelles, droit de rétractation, …) observés sur la base de contrôles ciblés. Pour continuer de réduire de ce taux d’anomalie, la DGCCRF reconduit en 2025 ses enquêtes en matière d’activité des diagnostiqueurs afin de maintenir une forte pression de contrôle sur l’ensemble du territoire. Le Gouvernement a par ailleurs récemment soutenu un amendement dans le cadre de la proposition de loi contre les fraudes aux aides publiques en vue de donner accès aux données de l’observatoire ADEME recensant les DPE et audits à la DGCCRF et aux organismes de certification. Cette disposition permettra d’affiner encore mieux le ciblage de ces contrôles et de faciliter en particulier l’identification des comportements à « risque » de certains professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3698</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3682</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Un sous-traitant automobile en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3698. — 4 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation critique que traverse F2J Japy, sous-traitant automobile historique et fleuron industriel de Valentigney, dans le pays de Montbéliard. Entreprise emblématique de la région, F2J Japy est spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses et collabore principalement avec le groupe Stellantis. Depuis plusieurs années, elle est confrontée à des crises récurrentes, qui illustrent les difficultés structurelles de l’industrie automobile française face aux mutations du secteur. En effet, l’entreprise a dû mettre en œuvre six plans de sauvegarde de l’emploi en huit ans, réduisant ses effectifs de façon drastique. Alors qu’elle employait encore plus de 600 salariés au début des années 2000, ce chiffre a chuté à 102 en 2024 et pourrait tomber à 62 d’ici quelques mois, avec la suppression prévue de 40 postes, soit 40 % de ses effectifs actuels. Ce nouveau plan social, qui prendra effet en mars 2025, s’explique principalement par la chute des commandes liées à la production de véhicules thermiques, en raison des nouvelles normes environnementales européennes et de l’arrêt programmé des moteurs thermiques d’ici 2035. F2J Japy, dont le cœur de métier repose sur ces technologies, peine à s’adapter à cette transition écologique, imposée de façon brutale et sans anticipation suffisante. Par ailleurs, l’entreprise doit faire face à une concurrence étrangère toujours plus féroce, provenant notamment de pays où les normes sociales et environnementales sont bien moins exigeantes. Au-delà des chiffres, cette situation met en péril un savoir-faire unique et stratégique pour l’industrie automobile française. F2J Japy est reconnue pour la qualité de ses productions, qui reposent sur une expertise accumulée depuis plusieurs décennies. Cependant, faute d’un accompagnement adéquat, cette entreprise risque de disparaître, emportant avec elle des compétences précieuses et un outil industriel performant. Cette crise n’est pas seulement celle d’une entreprise isolée, mais celle de tout un territoire. Le pays de Montbéliard, déjà durement frappé par les restructurations dans l’industrie automobile, voit son tissu économique et social se fragiliser davantage. De nombreuses familles dépendent directement ou indirectement de F2J Japy et des autres sous-traitants de Stellantis. À titre d’exemple, la fermeture d’usines ou les licenciements massifs dans cette région ont des répercussions sur les commerces de proximité, les services publics, ainsi que sur l’attractivité générale du territoire. Malgré cela, la direction de F2J Japy et ses salariés ne baissent pas les bras. Ils ont exprimé leur volonté de diversifier l’activité de l’entreprise, notamment vers des solutions plus adaptées aux nouvelles exigences du marché, comme la fabrication de composants pour les véhicules hybrides ou électriques. Cependant, cette transition nécessite des investissements importants, que l’entreprise ne peut pas assumer seule dans un contexte de fortes pressions concurrentielles et de baisse des volumes de production. Cette situation illustre également l’incapacité structurelle de la France à anticiper les mutations économiques. Alors que l’Union européenne impose des normes environnementales contraignantes, les outils d’accompagnement pour aider les entreprises à relever ces défis restent insuffisants ou inadaptés. Par ailleurs, le manque de protection des industries nationales face à la concurrence internationale aggrave les difficultés rencontrées par les entreprises françaises, notamment dans des secteurs stratégiques comme l’automobile. Dans ce contexte, Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures concrètes et immédiates il envisage pour accompagner financièrement et stratégiquement la diversification de F2J Japy, afin de préserver son outil industriel, ses savoir-faire et ses emplois. Elle souhaite savoir s’il est prévu de mobiliser des fonds spécifiques, comme ceux du plan France 2030 ou des dispositifs européens, pour permettre à cette entreprise de se repositionner sur des marchés porteurs. Elle souhaite également savoir ce qui est prévu pour renforcer l’anticipation des transitions industrielles, afin d’éviter que des territoires entiers ne subissent une désindustrialisation massive et connaître les politiques que le Gouvernement compte mettre en place pour garantir une adaptation plus fluide des entreprises aux normes environnementales, tout en soutenant les sous-traitants, souvent les premières victimes de ces transformations. Elle souhaite savoir ce que le Gouvernement envisage pour soutenir le bassin d’emploi du pays de Montbéliard, en développant des dispositifs de formation et de reconversion adaptés et en favorisant l’installation de nouvelles activités industrielles et s’il envisage de créer des zones franches industrielles ou des incitations fiscales pour relancer l’attractivité de cette région fortement marquée par les crises économiques successives. Mme la députée appelle donc à une action rapide et ambitieuse pour préserver l’avenir industriel du pays de Montbéliard. L’exemple de F2J Japy illustre la nécessité de repenser le modèle économique et industriel, afin de garantir une transition écologique juste et équitable, sans sacrifier les savoir-faire ni les territoires qui font la force du pays. Elle lui demande si le Gouvernement est prêt à mettre en œuvre des solutions à la hauteur des enjeux, pour protéger les entreprises, les emplois et la souveraineté industrielle. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3683</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation de F2J Japy illustre la situation dégradée de la filière automobile européenne. En raison des crises successives du Covid-19, des semi-conducteurs et des matières premières, et de la poursuite des politiques de mise en concurrence avec des « pays à bas coûts » par les constructeurs, les niveaux de production automobile européenne restent inférieurs de 20 % à ceux de 2019. C’est pourquoi les sous-traitants, et notamment ceux de la chaîne de valeur du véhicule thermique, ont été particulièrement touchés, dans leur chiffre d’affaires d’abord, dans leurs marges et dans leurs emplois ensuite. Cette situation rend difficile la réalisation d’investissements qui sont pourtant importants en vue de la transition écologique de la filière. Dans ce contexte, les sous-traitants automobiles et l’ensemble de la filière ont pu compter sur un soutien fort de l’État visant à répondre à leurs besoins d’investissement et d’innovation – en vue du maintien des activités et des emplois en France. Ainsi, ont été déployés depuis 2020, à travers le Fonds de modernisation des sous-traitants automobiles, les appels à projets « Soutien aux projets de diversification des sous-traitants de la filière automobile » et « Soutien aux projets d’investissement pour produire en France les véhicules routiers de demain et leurs composants ». En ont résulté près de 650 projets d’investissement, de modernisation et de diversification qui ont été soutenus par 750 millions d’euros d’aide publique, permettant de sécuriser près de 3 milliards d’euros d’investissements dans la filière. Sur ce point, F2J Japy a pu bénéficier du Fonds de modernisation initié dans le cadre de France Relance pour leur projet « F2J JAPY 4.0 » – à hauteur de 40 % des investissements réalisés, soit 800 000 euros sur 1 997 000 euros. Ce projet consistait à moderniser l’usine, à l’adapter aux technologies 4.0 et à diversifier son activité. Aussi, la filière automobile a bénéficié d’un soutien public pour ses projets d’innovation, à travers les appels à projets CORAM, des accompagnements individuels proposés en collaboration avec Bpifrance – les « Accélérateurs Automobiles » – ou encore des dispositifs dédiés à la décarbonation opérés par l’Ademe (par exemple, l’appel à projets Décarb’Ind). De même, concernant la question de l’emploi et les enjeux territoriaux, les entreprises peuvent candidater au dispositif Transitions Collectives (Transco) pour les sujets de reconversion, au Fonds national de l’emploi (FNE) – Formation pour les sujets de formation, tandis que le programme Territoires d’Industrie propose des dispositifs adaptés à l’échelle locale. Les entreprises de la filière automobile font l’objet d’un suivi de l’État, opéré par les DREETS et se traduisant par de nombreuses visites mensuelles, et ce afin de connaître les sous-traitants, leurs problématiques et leurs projets, d’anticiper les enjeux de la filière et de proposer les réponses publiques adaptées. Un plan « sous-traitants » a par ailleurs été annoncé en octobre 2023 par le ministre de l’Industrie, afin de déployer au mieux les dispositifs de soutien existants. Enfin, afin de répondre à une concurrence déloyale, la Commission européenne a mis en place en octobre 2024 des droits de douanes anti-subventions concernant les véhicules électriques légers produits en Chine. Cette mesure vise à rétablir une concurrence équitable sur le marché européen du véhicule électrique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4361</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3683</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Aides à l’acquisition de véhicules électriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4361. — 25 février 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le montant des aides à l’acquisition finançant l’achat ou la location de véhicules électriques au titre de l’année 2025. Le précédent gouvernement entendait réduire son enveloppe à seulement 690 millions d’euros contre 1,5 milliard d’euro pour l’année précédente. Les aides à la conversion comprennent le bonus écologique, le leasing social et la prime à la conversion. Le bonus écologique permet de financer l’achat ou la location d’un véhicule peu polluant et bénéficie davantage aux foyers les plus aisés d’après la Cour des comptes. Le leasing social est réservé aux ménages les moins aisés en finançant la location d’un véhicule pendant 3 ans, sans premier loyer majoré. Enfin, la prime à la conversion est la seule aide qui permet de financer le remplacement d’un véhicule très polluant par une voiture peu émettrice. D’après l’analyse du commissariat général au développement durable, cette dernière aide bénéficie davantage aux ménages appartenant aux premiers déciles. Le maintien d’un niveau d’aides à la conversion suffisant et ciblé sur les ménages appartenant à la classe moyenne et populaire est nécessaire pour leur permettre de financer l’acquisition d’un véhicule électrique. Le coût d’achat d’un véhicule électrique - en moyenne 25 % plus cher qu’un modèle équivalent thermique - est un frein à la transition vers l’électrique malgré un coût total d’utilisation plus avantageux sur le long terme par rapport à celui d’un véhicule thermique. Le gouvernement précédent entendait diminuer les montants du bonus écologique et surtout supprimer la prime à la conversion, malgré le risque de pénaliser les ménages les plus précaires. La Cour des comptes, dans une note thématique en date de janvier 2025, suggère de restreindre le bonus aux véhicules de moins de 1 925 kilogrammes contre 2,4 tonnes, ce qui permettrait de financer le maintien de la prime à la conversion. L’UFC-Que choisir soutient ces orientations ainsi que le renforcement des aides sur les véhicules d’occasion, principal moyen d’acquisition des consommateurs. Il s’agit par ailleurs d’inciter les industriels à construire davantage de véhicule électrique de petite taille, moins chers et mois émetteurs. Aussi, il lui demande quelles sont les orientations que le Gouvernement entend prendre pour l’année 2025 en matière d’aides à l’électrification du parc automobile et notamment s’il entend conserver la prime à la conversion. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3684</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2024-1084 du 29 novembre 2024 recentre, à compter du 2 décembre 2024, les aides budgétaires au verdissement des véhicules sur le bonus écologique pour l’acquisition de voitures électriques neuves (par les personnes physiques) et sur la prime à la remotorisation ("rétrofit"). Malgré le contexte budgétaire contraint, le Gouvernement a ainsi choisi de maintenir un soutien budgétaire significatif en faveur de l’électrification des véhicules. En outre, afin d’encourager le développement de la filière, le Gouvernement a choisi de maintenir la prime à la remotorisation inchangée pour toutes les catégories de véhicules concernées. En parallèle, en complément des budgets octroyés en loi de finances pour cette action, des fiches d’opérations standardisées, dans le cadre du dispositif de certificats d’économies d’énergie (CEE), ont été créées ou revalorisées. Ces fiches soutiennent notamment l’achat, la location longue durée ou la remotorisation électrique de camionnettes par les personnes physiques et morales, l’achat ou la location longue durée de quadricycles électriques neufs et l’achat, la location longue durée ou la remotorisation d’autocars, d’autobus, de poids lourds (dont les bennes à ordure ménagère). Enfin, le Gouvernement a annoncé la reconduction du dispositif de location longue durée ("leasing") dans le cadre d’un programme CEE et pour un lancement qui devrait intervenir au second semestre 2025.  La réduction du seuil de masse pour l’éligibilité à ces aides publiques ne doit pas être privilégiée sur l’objectif prioritaire de réduction des émissions de CO2 des véhicules sur leur cycle de vie visé par l’éco-score. Il est en particulier souhaitable d’encourager les constructeurs à recourir à des matériaux bas carbone, notamment de l’acier ou de l’aluminium "vert", ou encore des batteries de grande autonomie correspondant aux usages des français y compris si cela implique une augmentation du poids des véhicules.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4515</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3684</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Situation des mineurs - Territoires miniers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4515. — 25 février 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression, en commission mixte paritaire, d’un amendement adopté au Sénat visant à corriger une injustice persistante à l’égard d’anciens mineurs et de leurs ayants droit. Cet amendement prévoyait une enveloppe de 12,7 millions d’euros pour financer la compensation des indemnités de logement et de chauffage, dont certains anciens mineurs n’ont pas ou mal bénéficié à la fin des années 1980, en raison d’inégalités de traitement liées aux modalités de rachat de ces avantages par les Houillères. Ce dispositif, qui souffrait d’un manque d’harmonisation, a laissé de nombreux retraités sans droits équitables, malgré leur contribution au développement du pays. Alors que plusieurs associations et collectivités locales dénoncent cette situation depuis des années, ce refus du Gouvernement d’assumer ses responsabilités est perçu comme un abandon supplémentaire des territoires miniers. Il est d’autant plus incompréhensible que cette mesure de justice sociale était portée par un consensus transpartisan au Sénat. Aussi, il lui demande quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour réparer cette injustice et garantir aux anciens mineurs concernés et à leurs ayants droit l’accès aux compensations qui leur sont dues. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3684</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour favoriser les projets personnels d‘acquisition de leur logement ou de construction d’un logement neuf, Charbonnages de France a offert à ses salariés, la possibilité de capitaliser, au moment de leur départ en retraite ou le cas échéant jusqu’à l’âge de 65 ans, leurs indemnités de chauffage et de logement, au lieu de continuer à les percevoir au fil du temps, tous les trimestres. Sur le plan fiscal, l’imposition de ce capital l’année de sa perception pouvait avoir des conséquences financières lourdes pour les mineurs. Par conséquent, un mécanisme plus adapté et très avantageux pour l’intéressé a été mis en place. Ainsi, dans le cadre de la formule dite du contrat « viager », le capital versé par l’employeur n’est pas un revenu imposable. En revanche, les indemnités dont les intéressés restent bénéficiaires en vertu du statut du mineur - bien qu’elles cessent de leur être versées - sont considérées comme un revenu annuel ; elles sont donc imposables et supportent des cotisations sociales. En contrepartie, l’agent renonce de manière définitive au versement des indemnités. Ainsi, le principe depuis l’origine est que le mineur opte librement et en toute connaissance de cause pour la capitalisation de ses indemnités et renonce définitivement pour l’avenir à la perception future de ses avantages en nature, sous quelque forme que ce soit.  Les contrats de capitalisation sont des contrats de droit privé et donc des contrats aléatoires au sens du code civil (articles 1964 à 1983). L’aléa est en l’espèce la date du décès du mineur : s’il décède avant l’âge retenu pour le calcul du capital, son conjoint survivant ou ses héritiers ne sont pas tenus de rembourser à l’ANGDM (agence nationale pour la garantie des droits des mineurs) jusqu’à concurrence de la somme versée initialement ; s’il vit au-delà de l’âge de référence, il ne peut plus prétendre aux indemnités qu’il aurait perçues en l’absence de contrat. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, ce mécanisme qui avait pour but initial d’être favorable en étalant l’imposition s’est révélé défavorable. Aussi, dans un souci d’équité, la loi de finances n° 2008-1425 pour 2009 est venu limiter dans le temps, (une fois atteint l‘âge de référence ayant servi au calcul du capital) la durée de la fiscalisation, l’objectif étant que ce dispositif fiscal viager prenne fin dès que le souscripteur du contrat s’est acquitté de l’intégralité des impôts correspondant au capital perçu. Par ailleurs, la Cour de cassation ayant définitivement tranché cette question du retour aux indemnités après l’âge retenu pour le calcul du capital, il n’est pas envisagé dans le contexte actuel un retour au versement des indemnités après l’âge retenu pour le calcul du capital. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4544</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3685</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Dotation de 12,7 millions d’euros pour les anciens mineurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4544. — 25 février 2025. — M. Bruno Clavet interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression de l’amendement sénatorial prévoyant une dotation de 12,7 millions d’euros pour abonder un fonds destiné aux anciens mineurs n’ayant pas ou mal bénéficié du dispositif de rachat des indemnités de logement et de chauffage par les Houillères dans les années 1980. Ce dispositif, mis en place pour compenser la fin de l’exploitation minière, a été appliqué de manière inégale selon les contrats et les régions, créant des disparités considérables entre les anciens travailleurs. Aujourd’hui, environ 15 000 ayants droit seraient concernés par ces injustices, dont un grand nombre dans le bassin minier du Pas-de-Calais. L’adoption de cet amendement représentait une avancée majeure pour ces anciens mineurs, souvent âgés, dont certains vivent dans une précarité aggravée par l’absence de compensation à laquelle ils auraient dû légitimement prétendre. Pourtant, le Gouvernement a choisi de supprimer cette mesure de réparation, alors même que ces 12,7 millions d’euros ne représentent qu’une fraction infime du budget de l’État. Dans le même temps, d’autres dispositifs ont été maintenus ou à peine réduits, comme l’aide médicale d’État (AME), dont le budget pour 2024 est estimé à 1,208 milliard d’euros. Dans ce contexte, il lui demande de préciser les raisons exactes qui ont motivé cette suppression et si le Gouvernement envisage de proposer un dispositif alternatif pour réparer cette injustice historique. Il rappelle également que la nation a un devoir de mémoire vis-à-vis de ceux qui ont contribué par leur travail et leur sacrifice à la prospérité du pays. Ce devoir de mémoire ne saurait se limiter aux commémorations : il implique aussi une reconnaissance financière concrète, afin que justice leur soit enfin rendue. Il souhaite connaître sa position à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3685</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour favoriser les projets personnels d‘acquisition de leur logement ou de construction d’un logement neuf, Charbonnages de France a offert à ses salariés, la possibilité de capitaliser, au moment de leur départ en retraite ou le cas échéant jusqu’à l’âge de 65 ans, leurs indemnités de chauffage et de logement, au lieu de continuer à les percevoir au fil du temps, tous les trimestres. Sur le plan fiscal, l’imposition de ce capital l’année de sa perception pouvait avoir des conséquences financières lourdes pour les mineurs. Par conséquent, un mécanisme plus adapté et très avantageux pour l’intéressé a été mis en place. Ainsi, dans le cadre de la formule dite du contrat « viager », le capital versé par l’employeur n’est pas un revenu imposable. En revanche, les indemnités dont les intéressés restent bénéficiaires en vertu du statut du mineur - bien qu’elles cessent de leur être versées - sont considérées comme un revenu annuel ; elles sont donc imposables et supportent des cotisations sociales. En contrepartie, le mineur renonce de manière définitive au versement des indemnités. Ainsi, le principe depuis l’origine est que le mineur opte librement et en toute connaissance de cause pour la capitalisation de ses indemnités et renonce définitivement pour l’avenir à la perception future de ses avantages en nature, sous quelque forme que ce soit.  Les contrats de capitalisation sont des contrats de droit privé et donc des contrats aléatoires au sens du code civil (articles 1964 à 1983). L’aléa est en l’espèce la date du décès du mineur : s’il décède avant l’âge retenu pour le calcul du capital, son conjoint survivant ou ses héritiers ne sont pas tenus de rembourser à l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) jusqu’à concurrence de la somme versée initialement ; s’il vit au-delà de l’âge de référence, il ne peut plus prétendre aux indemnités qu’il aurait perçues en l’absence de contrat. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, ce mécanisme qui avait pour but initial d’être favorable en étalant l’imposition s’est révélé défavorable. Aussi, dans un souci d’équité, la loi de finances n° 2008-1425 pour 2009 est venu limiter dans le temps, (une fois atteint l‘âge de référence ayant servi au calcul du capital) la durée de la fiscalisation, l’objectif étant que ce dispositif fiscal viager prenne fin dès que le souscripteur du contrat s’est acquitté de l’intégralité des impôts correspondant au capital perçu. Par ailleurs, depuis juillet 2024, les soixante derniers contentieux devant la cour d’appel de Metz sont arrivés au terme de la procédure puisque les appelants se sont tous désistés. La Cour de cassation ayant définitivement tranché cette question du retour aux indemnités après l’âge retenu pour le calcul du capital, il n’est pas envisagé dans le contexte actuel un retour au versement des indemnités après l’âge retenu pour le calcul du capital.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5303</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3686</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Méthodologie de calcul du prix des carburants à la pompe en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5303. — 25 mars 2025. — Mme Géraldine Grangier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la composition et la méthodologie de calcul du prix des carburants à la pompe en France, en comparaison avec d’autres pays européens qui, comme la France, dépendent largement des importations de carburant. Dans un contexte d’inflation persistante et de tensions sur le pouvoir d’achat, la hausse récurrente des prix à la pompe pèse lourdement sur les ménages français et les entreprises, en particulier dans les secteurs dépendants du transport routier. Pourtant, les critères exacts qui président à la fixation du prix final des carburants demeurent flous pour bon nombre de citoyens. La détermination du prix des carburants en France repose sur plusieurs composantes : le coût du brut, le raffinage, le transport, la distribution et la fiscalité. Chacune de ces étapes intègre différentes variables, dont les variations influencent directement le prix affiché à la pompe. Il convient notamment de rappeler que la fiscalité représente une part prépondérante du prix des carburants en France. En effet, les taxes appliquées aux carburants sont multiples : la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui constitue une taxe fixe par litre, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), appliquée à la fois sur le prix hors taxe et sur la TICPE, ainsi que la contribution climat-énergie (communément appelée « taxe carbone »), qui vise à répercuter le coût environnemental des émissions de CO2. S’agissant plus particulièrement de la taxe carbone, celle-ci a été instaurée dans le cadre de la loi de finances 2014 et intégrée à la TICPE sous forme d’une composante spécifique. Son montant est censé évoluer progressivement afin d’inciter à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Or, alors que cette taxe impacte directement le prix final du carburant, son montant exact et son mode de calcul sont rarement explicités aux consommateurs. Selon les dernières données disponibles, la taxe carbone était fixée à 44,60 euros par tonne de CO2 en 2024, contre 7 euros à son introduction en 2014. Sa trajectoire était initialement prévue pour atteindre 100 euros par tonne en 2030, avant d’être gelée en raison de la crise des gilets jaunes en 2018. Cependant, une comparaison avec d’autres pays européens dépendants des importations de carburant révèle des différences significatives dans la formation des prix à la pompe. En Allemagne, par exemple, la taxe sur les carburants est moins élevée que celle appliquée en France, ce qui permet aux consommateurs allemands de bénéficier de prix plus compétitifs. En Espagne et en Italie, des mesures temporaires de réduction fiscale ont été mises en place ces dernières années afin d’atténuer l’impact des hausses de prix sur les usagers. Par ailleurs, dans certains pays comme le Luxembourg, le modèle de taxation et de marges commerciales appliqué permet de maintenir des prix plus bas, ce qui incite de nombreux frontaliers français à s’y approvisionner. Cette situation soulève la question de la compétitivité fiscale française en matière de carburants et de son impact sur les dépenses des ménages et des entreprises françaises. Dès lors, Mme la députée souhaite obtenir une explication précise et transparente sur la méthodologie de calcul du prix des carburants. Quelle est la formule exacte permettant de déterminer le prix final à la pompe en fonction des différentes composantes (évolution du prix du baril, coûts logistiques, marges des distributeurs, taxes appliquées) ? Quelle est la part respective de chacune de ces composantes dans le prix du litre d’essence et de gazole et comment ont-elles évolué ces dernières années ? En ce qui concerne la taxe carbone, quel est son mode de calcul exact, sa répartition et son impact précis sur les prix des carburants ? Le Gouvernement prévoit-il une évolution de cette taxe dans les prochaines années et si oui, selon quelles modalités ? Enfin, alors que plusieurs pays européens ont mis en place des dispositifs de réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants pour atténuer l’impact des hausses de prix, la France envisage-t-elle une mesure similaire afin de soutenir le pouvoir d’achat des Français ? Plus largement, elle lui demande pourquoi des pays aux caractéristiques économiques et énergétiques comparables parviennent à proposer des prix plus abordables alors que la France demeure parmi les nations où le coût du carburant est le plus élevé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3687</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 1985, le prix des produits pétroliers est librement fixé dans l’hexagone et ses variations procèdent d’évolutions du marché. Ils suivent l’évolution des cours du pétrole brut et des produits raffinés sur le marché international, en cohérence avec l’évolution de l’offre et de la demande de pétrole brut. À titre d’exemple, depuis le début de l’année 2025, les prix toutes taxes comprises (TTC) de vente des carburants en France sont en forte baisse. En moyenne, le prix du gazole au 4 avril dernier a ainsi diminué de 6,5 c€/l par rapport à sa moyenne de l’année 2024, s’élevant à 1,63 €/l. Le prix du sans plomb 95 avec jusqu’à 10 % d’éthanol en volume (sp95-e10), essence la plus vendue en France, suit également cette tendance baissière, diminuant de 5,4 c€/l sur la même période. Le cours du pétrole Brent, référence internationale, a enregistré une forte baisse depuis le début du mois d’avril, atteignant 60 $/baril le 5 mai, soit son niveau le plus bas depuis avril 2021. D’autres facteurs contribuent également à la variation des prix des carburants vendus en France. La part du prix liée au raffinage, qui représente la différence entre les cotations de produits raffinés vendus sur le marché européen et la cotation de pétrole brut, a représenté environ 7 % du prix TTC du gazole et du sp95-e10 au titre de l’année 2024. La part liée au transport et à la distribution s’est élevée à 14 % en moyenne du prix TTC de ces deux carburants routiers au titre de l’année précédente. Cette composante reflète les coûts de logistique et de distribution à partir du point de mise à disposition du produit jusqu’à la station-service. Par ailleurs, elle couvre le coût des obligations réglementaires supportées par les carburants au titre de l’efficacité énergétique (certificats d’économie d’énergie), de l’utilisation d’énergies renouvelables dans les transports (taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans le transport), du recours au pavillon français ou encore de la gestion de stocks stratégiques. Les marges de raffinage et de transport-distribution font l’objet d’un suivi régulier par le Gouvernement qui publie leur évolution toutes les semaines. La fiscalité applicable aux produits pétroliers repose, d’une part, sur une accise (ex-TICPE) et, d’autre part, sur la TVA. L’accise est gelée depuis le 1er janvier 2019 y compris sa « composante carbone » informelle. Les produits pétroliers sont soumis au taux normal de TVA de 20 %, hors Corse qui bénéficie d’un taux réduit de 13 %. Ces deux taxes ont représenté en moyenne 54 % du prix TTC du gazole et du sp95-e10 en France en 2024. La comparaison des coûts des carburants avec d’autres pays européens appelle à une vigilance particulière au regard des spécificités réglementaires et de marché. De plus, le niveau de fiscalité applicable aux carburants routiers en France est plus élevé que dans d’autres pays européens, reflétant le choix du Gouvernement de s’appuyer sur la fiscalité pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles importées et pour répondre aux enjeux de décarbonation des transports. La comparaison des coûts disponible sur le site de la Commission européenne (https://energy.ec.europa.eu/data-and-analysis/weekly-oil-bulletin_en) permet de comparer l’évolution des prix du gazole et du sp95-e5 au sein de l’Union européenne. A titre d’exemple, au 5 mai 2025, le prix du gazole en France est moins cher que celui vendu en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Italie. Le prix du sp95-e5 est plus élevé en France que dans d’autres pays européens mais ce chiffre n’est pas représentatif. En effet, en 2024, elle ne représente que 14 % des ventes totales d’essence, reflétant l’étroitesse du marché en France, contrairement au sp95-e10, qui représente 60 % des ventes totales d’essence et dont le prix ne figure pas dans la comparaison présentée sur le site de la Commission européenne. Le Gouvernement est attentif à l’évolution des prix des produits pétroliers et à leur impact sur le budget des ménages. Lors d’épisodes de hausse des prix, le Gouvernement privilégie la mise en œuvre de mesures transitoires et ciblées afin de préserver le pouvoir d’achat des Français, comme cela a été fait fin 2021 avec le déploiement d’une indemnité inflation de 100 euros, puis en 2022 avec l’aide exceptionnelle à l’acquisition de carburants, et en 2023 avec la mise en place d’une indemnité carburant. Le barème kilométrique a également été revu à la hausse. Étant donné le niveau actuel des prix des carburants, la mise en place de nouvelles mesures d’accompagnement des ménages n’apparaît pas justifiée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3457</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3687</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence des violences envers les élus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3457. — 28 janvier 2025. — M. Aurélien Dutremble interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence préoccupante des violences envers les élus locaux. La santé mentale et le mal-être des maires figuraient au menu du 106e Congrès des maires de France de novembre 2024. Une étude publiée à cette occasion par l’Association des maires de France (AMF) révélait que plus de huit maires sur dix estimaient que leur santé physique ou mentale était affectée par leur mandat, précisant que les coups de fatigue, les moments de lassitude ou les troubles du sommeil des élus sont notamment causés par des « attaques brutales sur les réseaux sociaux ». En novembre 2023, le ministère de l’intérieur estimait que le cyberharcèlement représentait un quart des atteintes faites aux élus (qui concernaient elles 6 maires sur 10). Le problème dans ces situations est que les auteurs restent très difficiles à identifier sur l’internet et à condamner. Dans la loi du 21 mars 2024 renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux, les peines encourues pour violences contre des élus locaux ou nationaux ont été alignées sur celles visant les violences volontaires sur agents des forces de sécurité (jusqu’à 7 ou 10 ans de prison dans les cas les plus graves). Le cyberharcèlement a été ajouté comme circonstance aggravante et la peine encourue pour un cyberharcèlement peut aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. Physiques, psychologiques ou numériques, ces violences atteignent ceux qui incarnent au quotidien le lien de proximité avec les citoyens. Face à leur multiplication inquiétante et après le témoignage récent du maire d’Autun, en Saône-et-Loire, sur les pressions et intimidations subies, notamment un début d’incendie survenu devant son propre domicile, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures qu’il pourrait mettre en œuvre pour améliorer la sécurité des élus. Enfin, il souhaite connaître sous quels délais le Gouvernement remettra au Parlement les rapports prévus aux articles 18 et 19 de la loi de mars 2024 et qui doivent recenser les actions menées pour lutter contre les violences faites aux élus et leurs résultats, ainsi que le bilan des suites données aux plaintes déposées par les élus auprès des services de police ou de gendarmerie pour les faits de violences dont ils sont victimes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3688</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La préservation de la sécurité des élus et de leur famille revêt un caractère fondamental au sein de notre régime républicain. Elle permet le plein exercice, en sérénité, du mandat électif et donc la reconnaissance du pluralisme démocratique, qui constitue la garantie du bon fonctionnement des institutions. Sur le plan légal, l’arsenal juridique a bénéficié des avancées introduites par la loi du 21 mars 2024 renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux - issue d’une proposition sénatoriale. La gendarmerie nationale et la police nationale (préfecture de police et direction générale de la police nationale) ont développé une approche globale répondant à la triple ambition de prévenir les atteintes, de les réprimer plus efficacement et d’accompagner les élus pour qu’ils soient en capacité de mieux appréhender les situations à risques. Sur ce point, des formations à la gestion des incivilités à destination des élus ont été mises en œuvre, pour les sensibiliser aux menaces potentielles lors d’interventions du quotidien. Créée par la cellule nationale de négociation (CNN) du GIGN - pour ce qui concerne la gendarmerie nationale - et dispensée par les négociateurs régionaux de la gendarmerie, la formation à la gestion des incivilités a été proposée à l’ensemble des élus du territoire métropolitain et ultra-marin, dès le début d’année 2021. Ce module a rencontré un succès certain puisque que 27 000 élus ont été formés depuis le 1er janvier 2021. La police nationale (préfecture de police et direction générale de la police nationale) est également engagée dans la prévention et dans l’accompagnement des élus. La direction générale de la police nationale propose, depuis mai 2021, une formation à la gestion des comportements agressifs et violents, des incivilités et à la désescalade des conflits. La formation a été conçue avec le concours de la direction nationale de la sécurité publique (DNSP), du RAID et de l’École nationale supérieure de la police (ENSP). A ce jour, plus de 2 400 élus ont bénéficié de cette formation. Par ailleurs, une formation plus approfondie est proposée aux élus des métropoles et aux parlementaires par les négociateurs du RAID ou des chargés de formation de l’ENSP : plus de 260 élus ont bénéficié de ce format. En complément, la gendarmerie nationale a construit, en lien avec l’Association des Maires de France (AMF), une méthode d’analyse des risques synthétisée par l’acronyme « M. A.I.R.E.S », aidant à déterminer, selon les critères retenus, l’opportunité pour l’élu de s’engager personnellement ou de solliciter les forces de sécurité intérieure. Cet outil disponible sur l’application mobile « Gend’Elus » a été développé pour répondre aux besoins des élus en recensant des fiches pratiques et des conseils pour la gestion des situations du quotidien. Cette application a fait l’objet de près de 48 000 téléchargements depuis son lancement en 2021. Par ailleurs, la police nationale a mis en place des partenariats avec les principales associations nationales d’élus locaux, participant activement, par exemple, à des groupes de travail qui touchent à la sécurité ou en communiquant régulièrement des informations utiles. En zone de police comme en zone de gendarmerie, l’accompagnement individualisé s’appuie également sur la mobilisation de la chaîne de prévention situationnelle (référents et correspondants sûreté de la police et de la gendarmerie) qui, par son expertise, peut identifier les principales vulnérabilités des mairies, locaux communaux, permanences ou domicile personnel des élus afin d’établir des préconisations de sécurisation. Cette démarche peut se doubler d’une inscription dans le module « SIP » de la base de données sécurité publique de la gendarmerie, ou dans le logiciel « PEGASE » de traitement des appels au « 17 » pour les élus en zone de compétence de la police nationale (dispositif « alarme élus »), facilitant l’identification des situations individuelles les plus sensibles et un engagement adapté des moyens opérationnels, en cas de besoin. De plus, une surveillance accrue des abords des permanences des parlementaires ainsi que de leur domicile est assurée, tandis que dans le cyberespace, une veille des réseaux sociaux est menée pour détecter les discours de haine ou les menaces. La plateforme PHAROS de l’office anti-cybercrimianlité (OFAC) de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) est en particulier mobilisée pour analyser et recouper les signalements et le cas échéant judiciariser les menaces et autres atteintes commises dans l’espace numérique.  Sur le plan judiciaire, des enquêtes sont systématiquement diligentées avec tous les moyens d’investigation nécessaires. Des contacts sont pris avec les parlementaires et les élus locaux pour les sensibiliser et rappeler les démarches à accomplir en cas de menace ou d’incident. Des instructions ont été données pour accompagner avec soin les élus au moment du dépôt de plainte, en proposant des plaintes sur rendez-vous ou sur site (par exemple en mairie). Chaque fait est systématiquement signalé au procureur de la République. Un centre d’analyse sur les atteintes aux élus (CALAÉ) a été créé officiellement le 17 mai 2023 sous l’impulsion du ministre délégué chargé des collectivités territoriales et de la ruralité. Ce centre collecte et analyse les menaces et violences faites aux élus, afin d’adapter le dispositif de réponse en temps réel et mieux comprendre le phénomène. Son premier rapport annuel a été publié à la fin de l’année 2024. Localement, un « pack sécurité » est mis en œuvre par le préfet de chaque département au bénéfice des élus. Ce dernier vise notamment à renforcer l’engagement des référents et correspondants sûreté police et gendarmerie à leur profit, à déployer le dispositif « alarme élu », à développer la prise de plainte des élus à leur domicile, à leur permanence ou en mairie, ou encore à proposer la réalisation de diagnostics sûreté. Un réseau de 3 400 référents élus est par ailleurs pleinement opérationnel. Présents dans chaque brigade et commissariat, les référents élus sont les interlocuteurs privilégiés des élus. Leur connaissance du territoire (délinquance, population, etc.) leur permet de les conseiller utilement et d’apporter des réponses à leurs attentes sur les enjeux de sécurité. Le préfet du département applique la doctrine nationale « une menace = une évaluation » qui vise à apporter des réponses aux atteintes recensées sur son territoire. Des instructions ont ainsi été relayées par les préfectures aux unités de gendarmerie et de police afin de présenter ce centre d’analyse et de détailler les mesures du pack sécurité. En complément de la création de la cellule CALAE, le gouvernement s’est pleinement engagé dans la protection des élus en lançant en 2023 un plan national de prévention contre les violences aux élus. Doté de 4 axes, 12 mesures, et 5M€, ce plan décline plusieurs actions concrètes au profit des élus. Ainsi, une cellule d’appui psychologique a été officiellement mise en place en décembre 2023. Créée en partenariat avec la fédération France Victimes, elle est accessible par téléphone, 24h/24h et 7j/7j, et permet un suivi psychologique des élus et de leurs proches menacés ou agressés. Depuis sa création, plus de 70 élus ont fait la démarche (source CALAÉ). Dans la continuité de ces dispositifs, le CALAÉ a également supervisé la distribution de boutons d’appel d’urgence auprès d’élus faisant l’objet de menaces particulières. Ces boutons sont attribués par les préfectures après évaluation de la situation de l’élu concerné. Ils sont remis par les référents élus en brigade ou en commissariat. Ils permettent aux élus qui en bénéficient d’alerter un contact de confiance chargé de la levée de doute en cas de risque pour leur sécurité. Après une phase d’expérimentation concluante au premier semestre 2024 dans huit départements pilotes, ces boutons d’appels vont être généralisés sur l’ensemble du territoire d’ici la fin 2025. Ainsi, les forces de sécurité intérieure de l’Etat, interlocutrices de premier plan des élus, mais également les préfets, et les parquets, sont pleinement mobilisés localement pour assurer leur protection et les soutenir dans l’exercice de leurs fonctions. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, est particulièrement attentif à la sécurité des élus, fondement de notre démocratie. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1237</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3689</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Politique de réduction des risques en prison en matière de drogues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1237. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues. En janvier 2024, 17 associations ont interpellé l’État sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues, en titrant « la France ne respecte ni la santé ni les droits fondamentaux des personnes incarcérées ». En effet, depuis 2016, le Parlement a inscrit dans la loi santé l’extension du principe d’équivalence des soins entre le milieu ouvert et fermé à la réduction des risques (RdR). Huit ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié et la loi n’est toujours pas respectée. En conséquence, l’accès aux outils et dispositifs de RdR est quasiment inexistant en prison. La réponse actuelle en matière de réduction des risques en milieu carcéral ne répond pas à la hauteur des enjeux de santé publique. Le matériel mis à disposition en détention est bien plus limité qu’en milieu ouvert et sa distribution varie très fortement d’un établissement pénitentiaire à l’autre. Le très faible accès à la RdR en prison met en danger la santé des personnes incarcérées déjà particulièrement fragile, entrave le recul des épidémies VIH et hépatites ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Comme le soulignent les associations, la situation actuelle dans les prisons françaises est une véritable urgence sanitaire car elle cumule une forte prévalence des addictions, des conditions de consommation dégradées et une forte prévalence des maladies infectieuses. Dans ce contexte sanitaire particulièrement alarmant, qui n’a pas évolué depuis la loi de santé de 2016, il apparaît indispensable que soit encadré la mise en œuvre opérationnelle de la RdR en milieu carcéral par la publication d’un décret d’application. Ainsi, M. le député interroge le ministère de la justice afin de savoir si le futur décret entend : prévoir pour les personnes incarcérées les mêmes dispositifs et outils de réduction des risques et des dommages qu’à l’extérieur de la prison (voir la liste des matériels de prévention pour les services de réduction des risques, ministère des solidarités et de la santé, 2020, incluant les programmes d’échange de seringues) et garantir leur accès ; garantir l’accessibilité, en toute confidentialité, à ces outils (ce qui implique de prévoir une possible utilisation en cellule, sans condition d’encellulement individuel ou d’une densité carcérale inférieure à 100 %), outils qui ne sauraient être l’objet de mesures disciplinaires ; garantir l’accès aux outils et dispositifs de réduction des risques dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, sans exception (la mise en œuvre de la stratégie de réduction des risques est confiée aux unités sanitaires, en partenariat avec l’administration pénitentiaire et les différents intervenants publics et privés, dont les associations) ; garantir la participation de l’ensemble des acteurs, y compris les personnes incarcérées (selon la démarche participative) à l’élaboration et à la mise en œuvre de la réduction des risques à l’échelle de l’établissement pénitentiaire. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1701</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3690</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Absence de décret sur loi permettant prévention addictions en milieu carcéral</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1701. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Fernandes* alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’absence de publication du décret d’application de la loi de 2016, qui prévoit d’agir à la fois sur l’équivalence des soins et sur la réduction des risques entre le milieu ouvert et le milieu carcéral. Partant du constat que les maladies ont une prévalence bien plus élevée en milieu carcéral qu’en liberté, la loi du 18 janvier 1994 a confié au ministère chargé de la santé, en lien avec le ministère chargé de la justice, la prise en charge sanitaire des personnes détenues dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, afin de garantir l’égal accès aux soins de ces personnes. Cette avancée majeure a ouvert la possibilité à des centaines de milliers de personnes incarcérées de bénéficier d’une amélioration notable des soins en détention. La conséquence directe de cette décision est la diminution drastique du nombre d’épidémies en milieu fermé, qui étaient un véritable fléau et un danger pour la santé publique en général, y compris en milieu ouvert. Malheureusement, la loi de 1994 n’allait pas assez loin en matière de prévention des addictions et de transmission des infections sexuellement transmissibles (IST). Le constat est glaçant : un tiers des personnes qui entrent en prison présentent une problématique d’addiction (hors tabac) et la consommation des produits stupéfiants continue en établissement pénitentiaire. Plus de 40 % des détenus partagent le matériel de consommation (tout particulièrement les seringues) et pratiquement aucune protection n’est disponible lors des rapports sexuels. Le résultat est dramatique : la prévalence du VIH et des hépatites virales est aujourd’hui 6 à 10 fois plus importante en milieu carcéral qu’à l’extérieur. Par ailleurs, ces personnes étant amenées à sortir de prison et à se réinsérer dans la société, c’est un véritable sujet de santé publique qui se présente et qui dépasse largement les frontières des cellules. Pour faire face à ces risques, le 26 janvier 2016, la loi de modernisation du système de santé français a été adoptée. Elle prévoit une politique ambitieuse de réduction des risques en direction des usagers de drogue pour les personnes détenues. Cette politique inclut par exemple, la distribution gratuite de matériel, notamment des seringues stériles et des antidotes en cas de surdose, mais également des distributions de préservatifs ainsi qu’un programme de sensibilisation et de prévention en milieu fermé, assuré par des associations habilitées. M. le ministre l’aura compris, la mise en place de cette prévention est à la fois indispensable et urgente pour lutter efficacement contre les addictions et la diffusion de maladies mortelles. De manière totalement incompréhensible, huit ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié et la loi n’est donc pas appliquée. En conséquence, l’accès aux outils de prévention et d’évitement des maladies est quasiment inexistant en prison. Aussi, il lui demande d’alerter le Président de la République ou le Premier ministre au plus vite, afin que ce décret d’application soit publié et de permettre enfin la mise en place des actions de prévention à destination des détenus du pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3690</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice est pleinement mobilisé aux côtés du ministère de la santé et de l’accès aux soins pour favoriser l’accès aux soins des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). La prise en charge des conduites addictives et la lutte contre la consommation de drogues en milieu carcéral constituent des missions essentiellement dévolues au ministère de la santé et de l’accès aux soins en vertu de la loi n° 94-43 du 18 janvier 1994. Les services du ministère de la justice et du ministère de la santé et de l’accès aux soins travaillent conjointement à la mise en œuvre d’une politique de réduction des risques et des dommages en direction des usagers de drogue adaptée au milieu pénitentiaire. En ce sens, la feuille de route santé des PPSMJ 2024-2028 signée le 5 juillet dernier rassemble six actions dédiées à la lutte contre les addictions en milieu carcéral. En outre, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) nourrit une collaboration étroite avec les services de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). En 2024, l’appel à projets lancé dans le cadre du fonds de concours (FDC) « Drogues » de la MILDECA et auquel la DAP a répondu au même titre que les années précédentes, a permis d’allouer 1 190 000 € à la mise en œuvre de 44 projets répartis sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, l’administration pénitentiaire s’attache depuis de nombreuses années à tisser un réseau diversifié d’acteurs, notamment par le biais de conventions avec les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). La DAP a également signé des conventions avec les associations Alcooliques anonymes, Camerup et Narcotiques anonymes. Dans ce cadre, de multiples actions sont menées quotidiennement à l’échelle des établissements pénitentiaires, des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et des réseaux d’associations spécialisées dans les troubles addictifs afin de proposer des solutions durables. Ainsi, l’actuel cadre législatif permet de développer et déployer sur le territoire national les dispositifs de réduction des risques et des dommages à destination des PPSMJ. Aucun décret n’est donc prévu, dans l’immédiat, en la matière. Le Conseil d’Etat, dans une décision n° 466859 rendue le 8 avril 2024, a confirmé cette position, considérant qu’il ne « résulte pas que l’application de cette politique aux personnes détenues serait subordonnée à l’intervention préalable du pouvoir réglementaire ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>170</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3691</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Crise de la filière de la rénovation énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            170. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la crise que traverse la filière des artisans installateurs et plus globalement celle du bâtiment. Alors que ces dernières années, le secteur de la rénovation énergétique était en croissance constante, ces derniers mois, les mesures contradictoires sur la rénovation énergétique ont créé une forte instabilité réglementaire participant à fragiliser le secteur dans son ensemble et poussant les ménages mais également les personnes morales à retarder leurs projets. Dans le même temps, les délais d’instruction des dossiers liés aux certificats d’économie d’énergie (CEE) et Ma PrimeRénov’sont dangereusement allongés au-delà des 2 mois d’instruction légaux, augmentant d’autant les délais de paiement. Dans le département de la Haute-Garonne, des dossiers sont en attente depuis plus de cinq mois… La situation est telle que de nombreux artisans s’interrogent sur la viabilité de leurs structures. Les faillites se multiplient au sein de la filière. Aussi, il souhaiterait connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement pour remédier à cette situation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3691</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au 1er janvier 2024, le dispositif MaPrimeRénov’ a été restructuré autour de deux parcours : - Un parcours accompagné visant à financer des projets de rénovation d’ampleur avec un gain d’au moins deux étiquettes énergétiques ; - Un parcours « par geste » pour des rénovations simples ou monogestes. Au regard de la faible mobilisation des dispositifs constatée en début d’année 2024 et à l’issue d’échanges avec les fédérations des entreprises du bâtiment, le parcours « par geste » a été simplifié au 15 mai 2024 par rapport à la réforme mise en place au 1er janvier 2024 (pas d’obligation de DPE, pas d’interdiction pour les passoires énergétiques et pas d’obligation d’associer un geste « chauffage » au geste « isolation »). Ces mesures d’assouplissement ont eu un effet positif sur le nombre de dossiers déposés. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de stabiliser les paramètres sur les deux parcours pour l’année 2025. Dans ce contexte de forte demande et de montée en puissance du dispositif, avec l’extension des publics éligibles en 2021, la refonte des aides en 2024 et les évolutions intervenues en cours d’année, certaines demandes ont pu rencontrer des difficultés à aboutir dans les délais habituels. Les aides à la pierre représentent 35% des aides distribuées par l’Anah (Agence nationale de l’habitat) et 69% du montant d’aides distribuées en 2024. Elles sont gérées au plus près du terrain par les délégations locales de l’Anah, au sein des services déconcentrés de l’Etat et par les collectivités territoriales délégataires. Les délais ont été légèrement allongés en 2024, du fait des évolutions réglementaires ayant eu lieu durant l’exercice et de la forte appétence des ménages pour ces aides. En raison de l’absence de loi de finances au 1er janvier 2025, le gouvernement a été contraint de recourir au régime des services votés, ce qui a empêché l’engagement de nouvelles subventions. Bien que l’instruction des dossiers ait poursuivi son cours, elle n’a pas pu être finalisée avant l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025. Depuis sa publication le 14 février 2025, l’octroi de nouvelles subventions a pu reprendre. Par ailleurs, l’Anah accentue significativement, depuis septembre 2022, sa politique de lutte contre la fraude suite au constat de pratiques irrégulières. Ainsi, elle a été amenée à renforcer de manière substantielle ses contrôles sur les dossiers de demande de subvention. Ces contrôles ont permis de sécuriser le parcours des ménages concernés mais ont également généré un allongement des délais de traitement des dossiers. En parallèle, l’ANAH se mobilise fortement pour fluidifier le parcours usagers avec la mise en place d’une équipe dédiée aux situations les plus difficiles. Les dossiers en difficulté font l’objet d’un suivi individualisé pour résoudre au plus vite ces situations : analyse systématique des difficultés remontées, accompagnement des usagers, démarche proactive d’identification des dossiers en difficulté avant signalement et sécurisation globale des plateformes. Toutefois, l’afflux de dossiers, qui témoigne de l’attrait de MaPrimeRénov’auprès des ménages, a pu augmenter très fortement l’activité de certains services, et ralentir en conséquence l’instruction des dossiers. En complément de ces actions, la création du service public « France Rénov’ » en 2022 (comptant aujourd’hui 589 structures partout sur le territoire), complétée par la montée en charge progressive des structures agréées « Mon Accompagnateur Renov’ » (plus de 3 600 accompagnateurs agréés), permet de faciliter et de sécuriser le parcours des ménages dans leur projet de rénovation. Enfin, afin d’aider les ménages les plus éloignés du numérique à effectuer leurs démarches en ligne et à trouver les bonnes informations, l’Anah a conclu en 2023 un partenariat avec France Services, opérationnel depuis le 1er janvier 2024, pour accompagner et faciliter l’accès des ménages aux aides à l’amélioration de leurs logements. L’Anah met donc en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la qualité et la rapidité du traitement des dossiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>438</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3692</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Habitat solidaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            438. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la dégradation des conditions d’habitat des concitoyens les plus modestes. En effet, le logement est aujourd’hui un enjeu central puisqu’il pèse de plus en plus lourdement sur le budget de ces familles, notamment en raison de la crise énergétique. Un grand plan pour le logement doit être urgemment déployé pour un logement abordable eu égard à l’augmentation du nombre de familles monoparentales, des personnes âgées et handicapées, économe en énergie par la mise en place d’un parc de logements neutre en carbone d’ici 2050, adapté pour tous par la rénovation des habitations pour les rendre conforme aux normes handicap et vieillissement. Enfin, doit être enclenchée une dynamique de revitalisation des territoires par la mobilisation de 40 000 logements vacants en centre-ville par an. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, ce sont au total 1,1 million de logements vacants disponibles dans le parc privé en France. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3692</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès au logement, tout comme la lutte contre la vacance de logement, constituent un des axes d’actions prioritaires de la politique du logement du Gouvernement, notamment en faveur des concitoyens les plus modestes. A cette fin, il est nécessaire de maintenir les aides financières de l’Agence nationale de l’Habitat (Anah) vers les propriétaires occupants qui en ont le plus besoin, et promouvoir par ailleurs l’accession à la propriété en développant le bail réel solidaire pour permettre l’acquisition de logements à des prix abordables. En outre, le dispositif MaPrimeRénov’ soutient et finance la rénovation énergétique du parc privé. Concernant l’adaptation de l’habitat privé aux enjeux de l’autonomie, MaPrimeAdapt’, l’aide distribuée par l’Anah destinée aux seniors et aux personnes en situation de handicap permet depuis le 1er janvier 2024 de financer des travaux d’adaptation du logement afin de pouvoir vivre en autonomie à domicile. MaPrimeLogementDécent parachève le dispositif d’aide de l’Anah pour les ménages les plus modestes confrontés aux situations de logement les plus difficiles. Enfin, pour les propriétaires bailleurs qui s’engagent à créer des logements à loyers maîtrisés, le dispositif Loc’avantage est reconduit dans le cadre de la loi de finances pour 2025. Par ailleurs, le Plan national de lutte contre les logements vacants engagé en 2020 par le ministère chargé du logement, en lien avec le réseau des collectivités « Agir contre le logement vacant » et l’Agence nationale de l’habitat (Anah), a permis de mettre en place plusieurs outils opérationnels au service des territoires. En ce sens, les collectivités territoriales peuvent aujourd’hui suivre et identifier précisément chaque logement déclaré et identifié par les services fiscaux comme vacant. A noter que le plan national met à leur disposition gratuitement chaque année depuis 2020 la base de données LOVAC (https://datafoncier.cerema.fr/lovac). En outre, la Startup d’Etat Zéro Logement Vacant (ZLV) permet d’aider gratuitement les collectivités territoriales à visualiser ces données LOVAC, ainsi que les passoires énergétiques du parc locatif privé, et de repérer, contacter et ainsi convaincre les propriétaires de logements structurellement vacants (depuis plus de 2 ans) et de passoires énergétiques locatives de les rénover. Ce service public numérique a ainsi permis à plus de 400 communes et 550 intercommunalités utilisatrices de contacter 100 000 propriétaires de logements et 22 000 logements de sortir de la vacance ou de leur statut de passoire énergétique. Au-delà de ces actions portées par le Plan national de lutte contre la vacance, le Gouvernement a institué depuis le 1er janvier 2024 une prime de sortie de la vacance dans le cadre du programme France Ruralités de l’ANCT. Cette prime, venant en complément les aides Anah en faveur des propriétaires bailleurs sur les communes engagées dans une ORT, une OPAH-RU ou un PIG. En 2024, 353 logements vacants ont bénéficié de cette prime suite à une remise en location. L’ensemble des acteurs du logement doit être mobilisé pour développer une politique du logement plus adaptée aux territoires et socialement plus attentive à l’égard des publics demandeurs (étudiants, personnes âgées…). La lutte contre la vacance des logements et la reconquête du parc existant demeurent un enjeu majeur au service des politiques publiques foncières, d’aménagement et du logement dans le cadre de la mise en œuvre de la transition écologique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4242</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3693</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frantz Gumbs</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Défis posés par le statut de région ultrapériphérique (RUP) à Saint-Martin</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4242. — 18 février 2025. — M. Frantz Gumbs appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les défis posés par le statut de région ultrapériphérique (RUP) à Saint-Martin. Si ce statut offre des avantages certains, il soumet également l’île à la transposition automatique des normes et directives européennes, qui peuvent parfois constituer un frein au développement économique local et contribuer à un coût de la vie chère. Ces rigidités réglementaires poussent de nombreux habitants et entreprises à se tourner vers la partie néerlandaise de l’île, où les contraintes européennes ne s’appliquent pas de la même manière, mettant ainsi en difficulté les structures françaises. Conscient de cette problématique, le gouvernement avait déjà soutenu, en 2024, un projet de cadre dérogatoire permettant d’assouplir certaines normes européennes pour l’importation de matériaux de construction. Cette mesure, adoptée par le Parlement européen, avait été présentée comme une priorité par le précédent gouvernement. M. le député demande à M. le ministre de préciser l’état actuel de cette dérogation. Par ailleurs, lorsque la France transpose les directives européennes en droit national, ces règles s’appliquent uniformément à toutes les RUP françaises, mais aussi à Saint-Barthélemy dans les domaines où cette collectivité, bien que PTOM, a conservé certaines compétences. Or ces normes ne sont pas toujours adaptées aux réalités locales des RUP et peuvent représenter des contraintes excessives, notamment en matière d’approvisionnement régional. Afin de garantir un développement économique équilibré, de réduire le coût de la vie et d’assurer un cadre réglementaire plus souple sans compromettre la sécurité sanitaire et environnementale, une plus grande flexibilité semble nécessaire. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’ouvrir des discussions avec l’Union européenne afin d’adapter certaines réglementations, notamment en matière d’approvisionnement énergétique et alimentaire, pour mieux répondre aux spécificités de Saint-Martin et des autres RUP. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3693</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adaptation des normes adoptées par l’Union européenne (UE) aux spécificités des régions ultrapériphériques (RUP) est une possibilité ouverte par l’article 349 du traité de fonctionnement de l’UE (TFUE). En 2022, la Commission européenne a formalisé son engagement de recourir plus systématiquement à cet article dans l’élaboration de ses textes normatifs ou l’application de ses politiques au travers de l’adoption d’une communication intitulée « Donner la priorité aux citoyens, assurer une croissance durable et inclusive, libérer le potentiel des régions ultrapériphériques de l’Union ». Cette communication affichait un haut niveau d’ambition pour les RUP de l’UE, intégrant notamment l’objectif d’une meilleure utilisation des possibilités d’adaptation des normes aux RUP prévues par l’article 349 du TFUE. La mise en œuvre de cette communication a été suivie par les instances de l’UE : - le Parlement Européen a adopté une résolution sur ce sujet en 2023 ; - le Conseil a adopté des conclusions en 2022 ; - le Comité des régions a rendu un avis en 2023. La Commission a publié un rapport de mise en œuvre de cette communication, le 3 octobre 2024. Dans ce rapport, la Commission indique notamment avoir inscrit les spécificités des régions ultrapériphériques dans bon nombre de politiques de l’UE, telles que l’action pour le climat (système d’échange de quotas d’émission), la pêche (aides de minimis en faveur des petites flottes de pêche), les aides d’État (règlement général d’exemption par catégorie), la numérisation (paquet « connectivité »), la connectivité des transports (réseau transeuropéen de transport) et le commerce (évaluations de l’impact sur le développement durable). Enfin la Commission y confirme que, conformément à l’article 349 du TFUE, elle continuera d’accorder une attention particulière aux régions ultrapériphériques et de prendre des mesures adaptées aux contraintes permanentes auxquelles ces dernières sont confrontées. La France s’assure au quotidien que les spécificités des RUP sont prises en compte par les institutions et le rappelle régulièrement au sein du Conseil de l’UE. Elle veillera à ce que ces engagements soient suivis par la nouvelle Commission. S’agissant de l’adaptation de certaines réglementations en matière de construction, le Règlement du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 établissant des conditions harmonisées de commercialisation pour les produits de construction et abrogeant le règlement (UE) 305/2011, permet aux RUP de déroger au marquage "CE" pour faciliter l’importation de produits de construction. Cette avancée, applicable à compter du 7 janvier 2025, a notamment été obtenue grâce à la mobilisation des autorités françaises. Elle doit permettre de faire baisser les coûts des matériaux des constructions dans des territoires ultramarins, en facilitant leur importation depuis les pays voisins ou en utilisant des matériaux locaux, en substituant au marquage CE des équivalences ; en veillant à l’assortir de garanties permettant l’assurabilité des constructions. La proposition de loi expérimentant l’encadrement des loyers et améliorant l’habitat dans les outre-mer, adoptée en première lecture au Sénat, le 6 mars dernier avec le soutien du gouvernement, prévoit à son article 3 bis que le représentant de l’Etat peut créer des "comités référentiels construction", compétents sur des zones géographiques définies "afin de contribuer à la mise en œuvre de cette exemption et de contribuer à la définition de référentiels de construction en tenant compte des besoins de la production locale, des spécificités et contraintes locales". Dans cette lignée, le Gouvernement travaille actuellement sur des modifications législatives et règlementaires créant de nouveaux dispositifs d’homologation des matériaux de construction dans les territoires ultramarins. S’agissant de l’adaptation de certaines réglementations en matière alimentaire, ce domaine relève de l’UE au titre de ses compétences en matière de santé publique (article 168 TFUE), de protection des consommateurs (article 169 TFUE), d’agriculture et de pêche (article 43 TFUE) et du marché intérieur (article 114 TFUE). Dans ce cadre, l’UE s’est dotée d’un corpus réglementaire complet visant à encadrer la production et la commercialisation de produits agricoles et alimentaires, et notamment le règlement 178/2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, qui prévoit que “seules les denrées alimentaires et des aliments pour animaux sûrs peuvent être mis sur le marché de l’Union”. Il encadre ainsi autant la production que l’importation de produits alimentaires appelés à être consommés sur le territoire de l’UE. De la même façon, l’UE est compétente en matière environnementale (articles 11, 191 et 193 TFUE), avec des domaines d’action étendus, comprenant notamment la pollution de l’air et de l’eau, la gestion des déchets et le changement climatique. L’UE a ainsi adopté de nombreux textes sectoriels, dans le plein exercice de ses compétences, couvrant l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire (sécurité concernant la production primaire, conditions d’hygiène dans le domaine de la transformation alimentaire, l’emballage, l’étiquetage, contrôles officiels de la conformité en matière de sécurité alimentaire…) ; ou pour réaliser l’ambition du Green Deal, adopté en janvier 2020. Dans ce cadre, des dérogations ou des adaptations ont pu être négociées pour les RUP (à titre d’exemple : le marquage CE ou l’application différée dans le temps du marché carbone pour les ports et aéroports). Le Gouvernement fait de la simplification et de l’adaptation des normes applicables aux territoires ultramarins une priorité de son action, tout en garantissant le maintien de standards élevés en matière de santé publique, mais aussi de protection des consommateurs et des enjeux environnementaux. Ce chantier est un des leviers dans la politique du Gouvernement contre la vie chère, mais aussi dans sa politique d’engagement d’une transformation économique, via le renforcement du tissu économique local, la promotion des entreprises et les filières dans ces territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>466</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3694</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de gynécologues médicaux, agir vite pour préserver la santé des femmes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            466. — 8 octobre 2024. — M. Stéphane Peu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la crise que traverse la gynécologie médicale en France. M. le député s’inquiète, en effet, du devenir de la profession de gynécologue médical qui, suite à une formation spécifique, joue un rôle essentiel dans la vie et la santé des femmes. Tout aussi essentielle qu’elle soit, cette profession perd pourtant chaque année des praticiens. Une pénurie qui contraint de fait de très nombreuses femmes à reporter ou à renoncer à leur suivi médical, avec les risques que cela comporte sur leur santé. Cette désaffection de la profession est sans nul doute le résultat de décisions prises il y a plus de 30 ans et que les gouvernements qui se sont succédés depuis ont tardé à corriger. Ainsi, entre 1987 et 2003, la France n’a plus formé de gynécologues médicaux et le rétablissement de la formation il y a une quinzaine d’années ne comble pas les départs à la retraite. La récente constitutionnalisation de l’IVG appelle des mesures fortes de l’État afin de garantir ce droit. Pour l’heure, sur le terrain les moyens font défaut. En 15 ans, près de 130 centres d’IVG ont fermé en France, les praticiens en ville comme à l’hôpital sont en sous-effectif, les services dédiés dans les hôpitaux sont surchargés. Dans ce contexte, les gynécologues médicaux apparaissent comme des professionnels indispensables dans la mise en œuvre de ce droit constitutionnel. M. le député est donc convaincu qu’un effort sans précédent est nécessaire pour permettre à plus d’étudiants de bénéficier de cette formation. Il lui demande donc si elle envisage de prendre des mesures visant à augmenter sensiblement le nombre de places dans cette formation spécifique permettant de renforcer cette profession médicale et combler les départs en retraite. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3694</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés que traverse la gynécologie médicale et de son rôle essentiel dans l’accès aux soins des femmes. Il est néanmoins important de rappeler que des gynécologues médicaux et obstétriciens ont continué à être formés avant 2004 via le diplôme d’études spécialisées complémentaires de « médecine de la reproduction et gynécologie médicale » et celui de « gynécologie obstétrique ». Depuis 2004, la gynécologie médicale et la gynécologie-obstétrique sont devenues deux diplômes d’études spécialisées, permettant une formation plus ciblée. Par ailleurs, un effort conséquent a été réalisé pour ces deux spécialités, puisque depuis 2017, date de la dernière réforme du troisième cycle des études de médecine, 576 postes ont été ouverts en gynécologie médicale et 1 491 l’ont été en gynécologie obstétrique. Le nombre de postes ouverts, entre 2017 et 2023, a crû de 42 % et 19 % respectivement pour la gynécologie médicale et la gynécologie obstétrique, là où la croissance moyenne est de 14% toutes spécialités confondues. Ceci montre qu’un effort constant et significatif est réalisé pour pouvoir renforcer cette profession médicale et combler les départs en retraite. S’il convient de surveiller attentivement l’accès de toutes les femmes à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), l’offre de soins a été en mesure de répondre à l’augmentation de la demande d’IVG des dernières années (+ 8,2 % entre 2005 et 2021). Cette offre s’est profondément transformée depuis quinze ans, avec une diversification des lieux d’exercice et des professionnels impliqués. Alors que l’IVG était presque exclusivement réalisée dans les hôpitaux, 41 % des femmes ayant recours à une IVG se sont tournées vers un professionnel de ville en 2023. Par ailleurs, si les gynécologues assurent une part des IVG, l’engagement des médecins généralistes et des sages-femmes, pour lesquelles la possibilité de réaliser des IVG instrumentales en plus des IVG médicamenteuses est pérennisée depuis fin 2023, dans la pratique des IVG permet de renforcer l’effectivité de ce droit constitutionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>659</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3695</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État d’avancement de la SNANC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            659. — 8 octobre 2024. — M. Boris Tavernier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC). L’article 265 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite « loi Climat et Résilience », prévoit l’entrée en vigueur au 1er juillet 2023 d’une stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat. Celle-ci est censée déterminer les orientations de la politique de l’alimentation durable, moins émettrice de gaz à effet de serre, respectueuse de la santé humaine, davantage protectrice de la biodiversité, favorisant la résilience des systèmes agricoles et des systèmes alimentaires territoriaux et garante de la souveraineté alimentaire ainsi que les orientations de la politique de la nutrition, en s’appuyant sur le programme national pour l’alimentation et sur le programme national relatif à la nutrition et à la santé. Après près de deux ans de travaux des différents ministères concernés (santé, solidarité, transition écologique, consommation, agriculture et alimentation), une mobilisation importante de la société civile et des avis rendus par différentes autorités comme le Conseil national de l’alimentation et le Haut Conseil de santé publique (avril 2023), on n’a toujours pas connaissance d’un texte présentant cette stratégie qui aurait dû entrer en vigueur en juillet 2023. Ainsi, il souhaite savoir à quelle étape en est l’élaboration de la SNANC. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3695</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme prévu par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) vise à définir la politique du Gouvernement pour une alimentation durable favorable à la santé. Depuis plus de 2 ans, des travaux ont été menés afin d’élaborer les orientations et objectifs à l’horizon 2030 de la SNANC, sur la base des contributions du Conseil national de l’alimentation (CNA), du Haut conseil de la santé publique (HCSP), des agences et organismes d’expertise, de la société civile ainsi que de l’ensemble des ministères concernés. Une dernière phase de consultation sur le projet de SNANC doit être lancée auprès du CNA, de la Conférence nationale de santé et du Conseil national de la transition écologique. Une consultation publique est également envisagée. En raison du contexte politique de ces derniers mois, cette dernière phase de consultation n’a pas encore pu être lancée. Néanmoins, en parallèle, des travaux ont d’ores et déjà été initiés au sein de la Direction générale de la santé (DGS) afin d’élaborer la déclinaison opérationnelle de la SNANC, à travers le prochain Programme national nutrition santé (PNNS 5). En effet, sur la base de l’évaluation en cours du dernier PNNS par les inspections générales (affaires sociales, environnement et développement durable et agriculture), des objectifs de santé publique qui seront définis par le HCSP, des orientations stratégiques de la SNANC et des contributions de l’ensemble des parties prenantes, le PNNS 5 définira la politique de prévention nutritionnelle du Gouvernement pour la période 2025-2030, avec un objectif de publication en septembre 2025. Dans la continuité de la mise en œuvre du PNNS 4, les services de la DGS, en collaboration avec les autres ministères, travaillent d’ores et déjà à la construction opérationnelle de certains objectifs phares de la SNANC afin de pouvoir mettre en œuvre les mesures. Dans le cadre de la SNANC et du PNNS 5, le ministère chargé de la santé soutient notamment un renforcement de l’action publique sur le déploiement du Nutri-Score, l’encadrement de la qualité nutritionnelle des repas en restauration collective, la réduction de l’exposition des enfants aux publicités alimentaires pour des produits trop gras, sucrés, salés, l’optimisation de la fiscalité nutritionnelle, la promotion des mobilités actives ou encore l’allaitement maternel. L’objectif sera d’agir non seulement sur les comportements individuels mais également sur les environnements alimentaires et physiques, afin de lutter contre les inégalités sociales de santé et permettre à tous l’accès à un environnement nutritionnel sain et durable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2536</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3696</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Amélioration de l’accès aux soins palliatifs à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2536. — 3 décembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par certaines familles concernant l’accès aux soins palliatifs à domicile. Il persiste des obstacles administratifs liés à l’hospitalisation à domicile (HAD), notamment l’impossibilité pour les infirmiers libéraux d’accéder à certains matériels médicaux, tels que le kit de drainage PleurX, nécessaire au confort des patients en fin de vie. Cette restriction impose aux patients et à leurs familles de recourir au HAD, même lorsque ceux-ci préfèrent une prise en charge par une infirmière libérale à domicile, créant des situations de grande détresse et limitant la liberté de choix en fin de vie. Elle lui demande ainsi quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux soins palliatifs à domicile, en dehors du cadre strict de l’HAD et permettre aux patients d’exercer pleinement leur droit à choisir leur mode de prise en charge.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3696</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’accès aux soins palliatifs à domicile a été l’un des axes de travail du plan national « développement des soins palliatifs et accompagnement de la fin de vie » 2021-2024 et s’est traduit par des mesures concrètes pour faciliter ces prises en charge. Ainsi, le nombre de visites longues de soins palliatifs a été déplafonné, pour permettre au médecin traitant d’engager l’évaluation médicale, d’organiser et de coordonner la prise en charge du patient requérant des soins palliatifs. En février 2022, le MIDAZOLAM à usage de sédation palliative a été rendu accessible aux médecins traitants en officines de ville. Encadrée par les règles de bonnes pratiques professionnelles éditées par la haute autorité de santé, cette marge de manœuvre supplémentaire est véritablement mobilisée sur le terrain. L’Hospitalisation à domicile (HAD) figure parmi les effecteurs de soins et experts en soins palliatifs en capacité d’intervenir au chevet des patients aux différents niveaux de prise en charge. La feuille de route nationale de développement de l’HAD consacre un axe spécifique au développement des prises en charge en soins palliatifs et la récente réforme des autorisations vise à assurer une couverture optimale du territoire français. Par ailleurs, les moyens des équipes mobiles de soins palliatifs ont été renforcés à hauteur de 43,5 M€ durant le plan national 2021-2024 « développement des soins palliatifs et accompagnement de la fin de vie ». Ces équipes sont directement mobilisables par les professionnels pour accompagner les prises en charge à domicile et pour orienter les patients vers des structures quand cela est nécessaire. Dans le cadre de la stratégie décennale "soins d’accompagnement" annoncée en avril 2024, de nouvelles actions seront conduites en faveur du développement des prises en charge à domicile des personnes en soins palliatifs ou en situation de fin de vie. Les agences régionales de santé veillent à ce qu’à l’échelle territoriale, l’ensemble des modalités de prise en charge soit présent pour permettre un accès aux soins palliatifs sur le lieu de vie des personnes malades via notamment l’hospitalisation à domicile, l’intervention d’équipes mobiles de soins palliatifs et le développement des prises en charge ambulatoires. Des filières de soins palliatifs se structurent pour organiser les prises en charge dans une logique de proximité et de coordination des intervenants. Parce que l’accès aux soins palliatifs pour tous suppose de disposer des ressources humaines requises, les mesures de soutien de l’offre palliative se combinent avec des actions de développement de la formation des professionnels qui doivent permettre de proposer à tous ceux qui le nécessitent une prise en charge de qualité, y compris à domicile.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3696</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Données sur la fin de vie en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3689. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conclusions de la mission d’évaluation de l’Assemblée nationale de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vite, dite « Claeys-Leonetti ». Celle-ci constate une « absence de données robustes » relatives à la fin de vie et elle précise que la mission s’est déroulée « dans un contexte singulier », en raison des difficultés rencontrées dans « le travail d’évaluation quantitative de la loi ». Aussi, elle reconnaît que si elle a su mener à bien son travail d’évaluation qualitative de la loi, « il en va différemment du travail d’évaluation quantitative de la loi, pour lequel la mission a rencontré des difficultés que les rapporteurs souhaitent souligner ». Après le constat d’une méconnaissance réelle des circonstances exactes de la fin de vie posé par l’Inspection générale des affaires sociales en 2018, le manque d’indicateurs sur la mise en œuvre de la loi « Claeys-Leonetti » et, plus globalement, sur la fin de vie en France, est aujourd’hui d’une évidence criante. En l’absence de données robustes, la mission souligne qu’elle n’a pas été en mesure d’évaluer précisément l’écart entre l’offre et les besoins de soins palliatifs. Les données relatives aux directives anticipées restent aussi incertaines, tandis que l’on ne sait pas dénombrer précisément les sédations profondes et continues administrées chaque année, ni même les demandes à cet effet, pas plus que les procédures collégiales organisées. Les données publiées sont rares et parfois anciennes ou issues d’un échantillon peu représentatif. De plus, les données collectées sont muettes sur le parcours et l’expérience de la personne en fin de vie, dont les besoins sont mal évalués. Cette absence de retour d’expérience, limite la capacité à évaluer l’effectivité des dispositifs légaux en vigueur. Enfin, les travaux de recherche sont, eux aussi, largement manquants. Malgré la création en 2018 d’une plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie, ayant pour but de contribuer à la structuration, au développement et à la valorisation de la recherche française dans le domaine de la fin de vie et des soins palliatifs, les travaux de recherche ne sont pas à la mesure de l’importance de l’enjeu que constitue la fin de vie aujourd’hui. Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures concrètes qu’il entend prendre et dans quel délai, afin de remédier à cette situation qui hypothèque tout débat sur la fin de vie en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3697</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour évaluer l’adéquation de l’offre de soins palliatifs aux besoins des personnes requérantes et pour documenter, plus généralement, les conditions d’accès aux soins palliatifs ainsi que l’appropriation des dispositifs de la loi Léonetti, la collecte de données robustes, régulièrement actualisées et fines à l’échelle des territoires, est incontournable. Le centre national des soins palliatifs et de la fin de vie a vu ses missions recentrées sur l’information des citoyens ainsi que sur la collecte et l’analyse de données dans le champ des soins palliatifs et de la fin de vie. Il édite tous les deux ans l’atlas des soins palliatifs et de la fin de vie et développe des outils pour améliorer la lisibilité de l’offre de prise en charge en soins palliatifs. Concernant l’accès aux droits, un sondage va être lancé prochainement pour recueillir l’état des connaissances des citoyens sur les soins palliatifs et les dispositifs de la fin de vie. Réitéré régulièrement, il nous permettra de suivre l’évolution de l’appropriation des notions et de la connaissance des droits de chacun concernant la fin de vie. La stratégie décennale soins d’accompagnement, lancée en avril 2024, fera l’objet à échéances régulières de points de situation sur la mise en œuvre des différentes mesures qui la composent. Dans ce cadre, la remontée de données complètes sur l’activité des équipes de soins palliatifs, leur maillage ainsi que la prise en charge en ambulatoire des personnes suivies à domicile est organisée.  Depuis fin 2023, nous recueillons des informations sur les visites de soins palliatifs réalisées par les médecins au domicile de leurs patients. A compter de 2025, les sédations longues, profondes et continues jusqu’au décès pourront être saisies dans le système d’information des établissements de santé.  La plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie accompagne depuis 2018 les équipes mobilisées sur des projets de recherche en contribuant à la diffusion de leurs travaux. Ses actions se déploient à l’échelle du territoire national et à l’international. Des appels à projets de recherche sont également lancés tous les ans par le ministère de la santé, qui couvrent les champs de la recherche translationnelle, clinique, paramédicale, médico-économique et organisationnelle, et financent des projets relatifs à la fin de vie. Toutes ces actions concourent à une meilleure documentation de l’accès aux soins palliatifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4676</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3697</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermeture de lits dans les établissements de santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4676. — 4 mars 2025. — Mme Sophia Chikirou appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de la mise en place d’un observatoire indépendant des lits fermés dans les établissements de santé. Entre 2000 et 2022, le nombre de lits a baissé de 23 % pour l’ensemble des hôpitaux publics et privés. Depuis près de vingt ans, la diminution des capacités d’hospitalisation résulte de la mise en place d’une politique de réorganisation du système hospitalier ayant pour objectif de faire des économies sur le secteur de la santé. Entre 2003 et 2022, les établissements de santé ont dû faire face à la fermeture de 46 100 lits - soit un passage de 236 400 à 190 300 lits - causant une saturation des services d’aval des urgences et une augmentation de la pression sur le personnel hospitalier. Entre 2017 et 2022, c’est plus de 26 000 lits qui ont été supprimés. 2023 suit la même tendance avec la fermeture de 4 900 lits d’hôpitaux. Selon un récent rapport du SAMU datant du 16 janvier 2025, 69 % du personnel hospitalier sondé estime que l’afflux massif de patients aux urgences ne peut être absorbé par les urgences. L’hémorragie est telle qu’à ce jour, 20 % des lits d’hôpitaux sont fermés faute de personnel. La contraction des capacités d’accueil repose sur une explication multifactorielle et produit de nombreux effets délétères, tant au niveau de la prise en charge des patients que sur le travail des professionnels de santé. La fragilisation du système de prise en charge explique donc en dernier ressort la perte de qualité des soins, causant des drames sanitaires comme observé récemment face à l’épidémie de grippe. En effet, en janvier 2025, 85 % des établissements ayant répondu à l’enquête du SAMU ont activé un plan « Hôpital en tension« (HET). La fermeture continue des lits d’établissements de santé s’explique donc en premier lieu par la gestion purement économiciste et monétaire du soin en France depuis plusieurs années. Alors que la pérennité des établissements publics de santé est dépendante de l’assurance maladie qui finance 79,6 % de la consommation des soins et de biens médicaux (CSBM), cette dernière est en proie à de nombreuses attaques. Ainsi, la fermeture des lits d’établissements de santé est en partie la conséquence d’une politique de développement de l’hospitalisation en ambulatoire face à un contexte financier davantage contraint. Ces politiques mises en œuvre pour réduire les dépenses de soin sont faites au détriment d’un accompagnement complet des patients et ne leur offrent pas une prise en charge satisfaisante. La fermeture des lits d’établissements de santé s’explique également par la maltraitance du personnel de santé entraînant une vague de démissions dans le secteur. Les conditions de travail toxiques, la pression hospitalière et le manque de moyens sont la cause d’une recrudescence de démissions. Près de 180 000 infirmiers ayant encore l’âge d’exercer ont changé de métier. Les conditions de travail précaires poussent de nombreux professionnels à démissionner, entretenant ainsi un cercle vicieux de fermeture des lits, faute de personnel pour une prise en charge adaptée. La restructuration de l’organisation dans les établissements de santé et la pression sur les équipes de professionnels poussés à la démission sont donc deux phénomènes qui s’entretiennent et s’auto-alimentent. Pourtant, ils semblent être, en dernière instance, la conséquence d’un financement des établissements de santé peu ambitieux, une politique de « la petite économie » qui ne fait qu’amplifier ces phénomènes. La fermeture de lits dans les établissements de santé sont la conséquence de décisions politiques. La crise de l’hôpital est humaine ; les soignants font face à des cadences infernales, la prise en charge des patients est insuffisante. Pour toutes ces raisons, le groupe de La France Insoumise - NFP plaide pour la mise en place d’un observatoire indépendant des lits fermés dans les établissements publics. Demandé par de nombreux syndicats professionnels et associations, cet observatoire aura pour but de recenser et d’identifier le nombre exact de lits fermés en explicitant les raisons de la fermeture. Au-delà de sa mission empirique, l’observatoire aura également pour mission d’évaluer l’impact de ces fermetures sur les professionnels de santé, les patients et le système hospitalier en général. Partant de ces analyses, il formulera des recommandations pour rouvrir les lits fermés et faire face à une crise hospitalière chaque jour plus préoccupante. L’observatoire sera transparent et indépendant, composé des différentes parties prenantes du secteur (patients, professionnels, institutions et experts), tout en s’appuyant sur des données objectives et transparentes. La mise en place d’un observatoire indépendant pourra permettre aux pouvoirs publics de prendre des décisions adaptées pour répondre aux besoins des patients, garantir un cadre sain pour les professionnels de santé et faire face aux défis sanitaires auxquels font face les établissements de santé. Elle lui demande donc s’il entend mettre en œuvre la création d’un tel observatoire, ou à défaut s’il envisage de répondre de manière réellement efficace à la crise que traverse l’hôpital. Face à l’incapacité des établissements de santé d’accueillir dignement les patients et permettre aux professionnels d’exercer leur profession dans les meilleures conditions, des solutions urgentes sont exigées. Elle lui demande également si le Gouvernement prévoit des solutions concrètes pour anticiper les futures pandémies et si des conclusions constructives de la pandémie de coronavirus ont été prises. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3698</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie chaque année les données capacitaires au sein des hôpitaux. Les données les plus récentes par établissement sont en libre accès sur le site data.drees.solidarites-sante.gouv.fr (données 2023) et font l’objet d’une analyse par la DREES (études et résultats n° 1315 d’octobre 2024, par exemple). Cette publication souligne au global (pour l’ensemble du secteur hospitalier, public et privé) un recul du nombre de lits en état d’accueillir des patients de 1,3 % et une progression du nombre de places de 4,1 % en 2023 : « depuis une vingtaine d’années, l’organisation de l’offre de soins évolue vers une hausse importante de la capacité de l’hospitalisation partielle (sans nuitée) et de l’hospitalisation à domicile, avec en parallèle une diminution continue des capacités d’hospitalisation complète (lits). Des innovations en matière de technologies médicales et de traitements médicamenteux ont rendu possible ce « virage ambulatoire ». En 2023, le recul du nombre de lits en état d’accueillir des patients se poursuit (- 1,3 %, après - 1,8 % en 2022 et - 1,4 % en 2021) et reste plus rapide qu’avant la crise sanitaire (- 0,9 % par an en moyenne entre 2013 et 2019). En revanche, le nombre de places continue de progresser (+ 4,1 %), à un rythme plus soutenu qu’avant la crise sanitaire (+ 2,5 % par an). La hausse reste plus élevée en moyen séjour (+ 7,3 %) qu’en court séjour (+ 4,9 %) ; elle demeure relativement faible en psychiatrie (+ 1,1 %) ». Par ailleurs, au-delà de la seule évolution du nombre de lits et de places en établissements de santé, le niveau d’activité de médecine, chirurgie, obstétrique est particulièrement dynamique. L’agence technique de l’information sur l’hospitalisation, dans son rapport annuel sur l’activité hospitalière, précise notamment : « avec une croissance d’activité particulièrement dynamique entre 2022 et 2023, le niveau d’activité en médecine, chirurgie, obstétrique, odontologie (MCO) dépasse en 2023 celui atteint en 2019, période de référence précédant la crise sanitaire. En effet, le nombre d’hospitalisations en MCO a augmenté de 4,3 % entre 2022 et 2023, correspondant à une hausse annuelle de l’ordre de 790 000 hospitalisations. » Aussi, de nombreuses données sont produites sur le secteur hospitalier (capacitaire, activité, ressources humaines…) par les services statistiques ministériels et agences du ministère en charge de la santé et il n’apparaît pas nécessaire de mettre en place un observatoire spécifique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4861</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3699</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement public de maternités privées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4861. — 11 mars 2025. — Mme Murielle Lepvraud attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question du financement public accordé aux maternités privées. Cette situation soulève des interrogations quant à la répartition des budgets publics et l’équité dans l’accès aux soins. En effet, il apparaît que la maternité de l’hôpital privé de Plérin a reçu de l’agence régionale de santé (ARS) des financements publics à hauteur de 300 000 euros pour aider l’établissement à rémunérer le remplacement de 4 pédiatres ayant quitté l’établissement récemment et éviter de fermer la maternité. Cet établissement privé à but lucratif qui se situe à moins de 10 minutes de la maternité publique de Saint-Brieuc a absorbé une partie de l’activité de la maternité de Guingamp dont les accouchements sont suspendus depuis bientôt deux années, faute de professionnels. Comment justifier le subventionnement d’un établissement privé (qui a pour objectif de générer des profits) au détriment d’un établissement public qui garantit une prise en charge équitable sur le territoire ? Pourquoi la priorité n’est-elle pas été donnée à l’hôpital de Guingamp ? Il est à rappeler que l’accès aux soins est un droit fondamental, garanti par à l’alinéa 11 du Préambule de la Constitution française et l’article 35 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Financer des établissements privés pratiquant le dépassement d’honoraire tout en ne donnant pas les moyens suffisants aux établissements de santé publics contrevient à ces principes. L’assurance maladie, via les cotisations sociales des citoyens, finance en grande partie l’ARS. Les subventions allouées par l’ARS devraient donc en priorité bénéficier aux établissements de santé publics. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur les critères de sélection des établissements bénéficiant de financements publics, notamment dans un contexte où tous les services de santé publics présentent de grandes difficultés. Elle demande également quelles mesures sont envisagées pour garantir une répartition équitable des ressources, afin de soutenir en priorité les maternités publiques et assurer ainsi un accès universel et de qualité aux soins obstétricaux. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3699</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système de santé français repose sur une participation complémentaire et équilibrée entre établissements publics et établissements privés, à but lucratif et non lucratif. Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité, ce mécanisme de financement assure un financement public à l’ensemble des établissements selon les mêmes règles. Les spécificités de chacun des statuts sont également prises en compte, notamment s’agissant de la rémunération des médecins dès lors que ceux-ci sont salariés. Tous les établissements, y compris les maternités, sont par ailleurs éligibles aux mêmes aides de l’Agence régionale de santé (ARS). L’enjeu est d’assurer l’équilibre et la pertinence de l’allocation des financements entre établissements, au vu des besoins de santé de nos concitoyens.  Ce soutien exceptionnel de 300 000 euros par l’ARS Bretagne visait à répondre à une situation d’urgence : la démission de quatre pédiatres menaçait la continuité des soins et donc le maintien de la maternité. Ce soutien ciblé ne remet nullement en cause la priorité donnée au service public. En 2024, l’ARS a versé près de 29 millions d’euros d’aides de fin de campagne aux établissements du territoire, dont la très grande majorité au secteur public. L’Etat, par l’intermédiaire de l’ARS, est pleinement engagé pour le soutien de l’activité des maternités, dans les Côtes-d’Armor comme sur l’ensemble du territoire national, tout en assurant la meilleure sécurité et qualité des soins pour les parturientes. Les aides publiques octroyées aux établissements ayant une activité de maternité ne sont pas conditionnés au statut public ou privé, mais à l’objectif de garantir un accès sécurisé, équitable et continu aux soins sur l’ensemble du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4597</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3700</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Impact des dispositifs issus de la loi Le Meur pour les maisons d’hôte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4597. — 25 février 2025. — M. Henri Alfandari souhaite attirer l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur ses préoccupations concernant les effets des récents dispositifs, issus de l’adoption de la loi Le Meur, sur les maisons d’hôte. Ces structures, surtout en zone rurale, sont essentielles pour l’économie locale et l’attractivité touristique et sont désormais assimilées aux plateformes de location de type Airbnb, bien que leur mode de fonctionnement soit radicalement différent. En effet, tandis que les locations saisonnières en ville peuvent encourager la spéculation, les Maisons d’hôtes sont des entreprises familiales et artisanales, offrant un accueil et des prestations personnalisées, encourageant souvent le lien entre l’habitant et le visiteur. Cependant, les nouvelles mesures imposent des charges fiscales lourdes, avec une réduction de l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, des cotisations sociales accrues et l’instauration de la taxe d’habitation, malgré les paiements de la taxe foncière et de la CFE. L’obligation de recourir à un service de conciergerie pour bénéficier d’une exonération de la taxe d’habitation semble également contraire à l’esprit même de ces hébergements, qui privilégient un accueil humain et authentique. M. le député s’inquiète de l’impact de ces nouvelles contraintes. Il l’interroge sur les actions prévues pour adapter le cadre fiscal et réglementaire aux spécificités des maisons d’hôtes, afin de garantir leur survie à long terme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3700</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention de la ministre déléguée chargée du tourisme a été appelée sur la loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale et les incidences de cette loi sur les chambres d’hôtes et gites ruraux. Avec cette loi, le législateur a souhaité mieux réguler l’offre de meublés de tourisme tout en permettant aux propriétaires de continuer de valoriser leur bien à travers des services et des équipements spécifiques proposés à la clientèle grâce à une incitation au classement et en reconnaissant le caractère particulier des activités de chambre d’hôtes. Fiscalement ces dernières relèvent du 2° du paragraphe 1 de l’article 50-0 du code général des impôts (CGI) modifié par l’article 7 de la loi du 19 novembre 2024 et bénéficient donc du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires avec un abattement de 50 %. S’agissant des gites ruraux, ces derniers n’étant pas définis en droit, ils sont considérés comme des meublés de tourisme et bénéficient du même régime que les chambres d’hôtes lorsqu’ils sont classés. Conformément au 1° bis du même article, les meublés de tourisme non classés bénéficient pour rappel eux désormais d’un abattement ramené de 50 à 30 % dans la limite de 15 000 € de chiffre d’affaires. Le gouvernement a soutenu le compromis trouvé en commission mixte paritaire dans la mesure où il maintenait un abattement différencié de nature à préserver une incitation au classement et au déploiement d’une offre d’hébergement de qualité. Le seuil de 77 700 € est apparu par ailleurs au législateur suffisamment élevé pour tenir compte de la situation des petits propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites recherchant un revenu d’appoint, seuil qui reste très supérieur à celui des locations meublées de tourisme non classées. Enfin les propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites ruraux dont l’activité relève par ailleurs plus de la parahôtellerie et qui supportent des charges d’un montant supérieur à l’abattement de 50 % conservent toujours la possibilité d’opter pour le régime réel, en déduisant les frais et charges pour leur montant réel. Au demeurant, soucieuse de renforcer l’offre touristique notamment dans les zones rurales, la ministre a lancé un groupe de travail sur le sujet. Ces travaux s’inséreront dans une réflexion plus large sur le développement de l’agritourisme qui fait partie de la feuille de route de la ministre, sujet sur lequel, en lien avec sa collègue Annie Genevard, la ministre a proposé au Premier ministre de lancer une mission parlementaire ad hoc. S’agissant des impôts locaux, la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPB) est un impôt réel dû au titre de la détention de propriétés bâties (article 1380 du CGI). La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (article 1407 du CGI). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Par ailleurs, en application des dispositions de l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois de la CFE et de la THRS.  Toutefois, le 3° de l’article 1459 du CGI prévoit que, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre, sont exonérées de CFE les personnes qui louent en meublé des locaux classés ou non lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle. L’assujettissement à la CFE résulte ainsi d’une libre décision des collectivités locales concernées. Enfin, il est précisé que l’assujettissement à la CFE, même lorsque l’imposition est établie au lieu du domicile du redevable, ne conduit pas à une double imposition. En effet, l’objet de cette cotisation – faire participer aux charges publiques locales les personnes et organismes exerçant à titre habituel une activité professionnelle non salariée – est distinct de ceux de la TFPB et de la THRS. En conclusion, un même local peut effectivement servir d’assiette à plusieurs taxes, mais cette situation trouve sa cohérence dans la diversité des redevables (exploitant pour la CFE, occupant pour la THRS, propriétaire pour la TFPB) et des modalités de calcul.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3701</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Conséquences de loi Le Meur sur les maisons d’hôtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6176. — 22 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme sur les lourdes conséquences des nouveaux dispositifs issus de l’adoption de la loi Le Meur, pour les maisons d’hôtes sous le régime de la micro-entreprise dont le modèle économique n’a rien à voir avec les locations de courte durée. Cette activité est souvent une reconversion professionnelle, étudiée avec soin, un métier de cœur et un véritable projet de vie. Ces structures, principalement en zone rurale, sont essentielles pour l’économie locale et l’attractivité touristique mais sont désormais assimilées aux plateformes de location de type Airbnb, bien que leur mode de fonctionnement soit radicalement différent. L’alignement fiscal avec les meublés classés ne prend pas en compte la spécificité de cette activité, où les propriétaires habitent sur place à titre de résidence principale (sans peser donc sur la tension locative), servent un petit-déjeuner fait maison tous les matins, ou encore conseillent des activités de découverte des territoires, des produits du terroir ou autres sites touristiques dynamisant ainsi l’économie locale. Les nouvelles mesures imposent des charges fiscales lourdes, avec une réduction de l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, des cotisations sociales accrues et l’instauration de la taxe d’habitation, malgré les paiements de la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises (CFE). L’obligation de recourir à un service de conciergerie pour bénéficier d’une exonération de la taxe d’habitation semble également contraire à l’esprit même de ces hébergements, qui privilégient un accueil humain et authentique. Aussi, il souhaiterait savoir quelles actions sont prévues afin d’adapter le cadre fiscal et réglementaire aux spécificités des maisons d’hôtes, afin de préserver la pérennité-même de ce modèle économique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3701</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention de la ministre déléguée chargée du tourisme a été appelée sur la loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale et les incidences de cette loi sur les chambres d’hôtes et gites ruraux. Avec cette loi, le législateur a souhaité mieux réguler l’offre de meublés de tourisme tout en permettant aux propriétaires de continuer de valoriser leur bien à travers des services et des équipements spécifiques proposés à la clientèle grâce à une incitation au classement et en reconnaissant le caractère particulier des activités de chambre d’hôtes. Fiscalement ces dernières relèvent du 2° du paragraphe 1 de l’article 50-0 du code général des impôts (CGI) modifié par l’article 7 de la loi du 19 novembre 2024 et bénéficient donc du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires avec un abattement de 50 %. S’agissant des gites ruraux, ces derniers n’étant pas définis en droit, ils sont considérés comme des meublés de tourisme et bénéficient du même régime que les chambres d’hôtes lorsqu’ils sont classés. Conformément au 1° bis du même article, les meublés de tourisme non classés bénéficient pour rappel eux désormais d’un abattement ramené de 50 à 30 % dans la limite de 15 000 € de chiffre d’affaires. Le gouvernement a soutenu le compromis trouvé en commission mixte paritaire dans la mesure où il maintenait un abattement différencié de nature à préserver une incitation au classement et au déploiement d’une offre d’hébergement de qualité. Le seuil de 77 700 € est apparu par ailleurs au législateur suffisamment élevé pour tenir compte de la situation des petits propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites recherchant un revenu d’appoint, seuil qui reste très supérieur à celui des locations meublées de tourisme non classées. Enfin les propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites ruraux dont l’activité relève par ailleurs plus de la parahôtellerie et qui supportent des charges d’un montant supérieur à l’abattement de 50 % conservent toujours la possibilité d’opter pour le régime réel, en déduisant les frais et charges pour leur montant réel. Au demeurant, soucieuse de renforcer l’offre touristique notamment dans les zones rurales, la ministre a lancé un groupe de travail sur le sujet. Ces travaux s’inséreront dans une réflexion plus large sur le développement de l’agritourisme qui fait partie de la feuille de route de la ministre, sujet sur lequel, en lien avec sa collègue Annie Genevard, la ministre a proposé au Premier ministre de lancer une mission parlementaire ad hoc. S’agissant des impôts locaux, la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPB) est un impôt réel dû au titre de la détention de propriétés bâties (article 1380 du CGI). La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (article 1407 du CGI). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Par ailleurs, en application des dispositions de l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois de la CFE et de la THRS.  Toutefois, le 3° de l’article 1459 du CGI prévoit que, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre, sont exonérées de CFE les personnes qui louent en meublé des locaux classés ou non lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle. L’assujettissement à la CFE résulte ainsi d’une libre décision des collectivités locales concernées. Enfin, il est précisé que l’assujettissement à la CFE, même lorsque l’imposition est établie au lieu du domicile du redevable, ne conduit pas à une double imposition. En effet, l’objet de cette cotisation – faire participer aux charges publiques locales les personnes et organismes exerçant à titre habituel une activité professionnelle non salariée – est distinct de ceux de la TFPB et de la THRS. En conclusion, un même local peut effectivement servir d’assiette à plusieurs taxes, mais cette situation trouve sa cohérence dans la diversité des redevables (exploitant pour la CFE, occupant pour la THRS, propriétaire pour la TFPB) et des modalités de calcul.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6663</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3702</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Adapter le cadre fiscal aux réalités économiques des chambres d’hôtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6663. — 13 mai 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les conséquences des récentes réformes fiscales pour les chambres d’hôtes. Les dernières évolutions législatives et fiscales, notamment la loi dite « Le Meur » et l’abaissement du seuil d’assujettissement à la TVA, ont eu un impact significatif sur les chambres d’hôtes. Ces réformes se traduisent par une augmentation sensible des charges fiscales et sociales supportées par leurs exploitants, remettant en question la viabilité économique de nombreuses structures. Souvent implantées en zones rurales, les chambres d’hôtes participent activement à la vitalité de l’économie touristique locale. Elles offrent un hébergement authentique et de qualité, tout en valorisant les produits du terroir et les patrimoines culturels régionaux. Toutefois, les nouvelles dispositions, telles que l’augmentation des cotisations sociales des autoentrepreneurs de 12,3 % à 21,2 % ou la réduction de l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, fragilisent un modèle économique déjà marqué par la saisonnalité. Par ailleurs, l’application de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) à certaines chambres d’hôtes pourtant situées dans la résidence principale de l’exploitant, engendre une inégalité de traitement avec celles qui en sont exonéré. Certaines structures cumulent désormais THRS et cotisation foncière des entreprises (CFE), quand d’autres en sont partiellement ou totalement exonérées, ce qui crée une distorsion de concurrence entre les chambres d’hôtes. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le cadre fiscal et réglementaire aux réalités économiques des chambres d’hôtes, en vue de préserver leur pérennité et de soutenir leur rôle indispensable dans l’économie touristique des territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3702</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention de la ministre déléguée chargée du tourisme a été appelée sur la loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale et les incidences de cette loi sur les chambres d’hôtes et gites ruraux. Avec cette loi, le législateur a souhaité mieux réguler l’offre de meublés de tourisme tout en permettant aux propriétaires de continuer de valoriser leur bien à travers des services et des équipements spécifiques proposés à la clientèle grâce à une incitation au classement et en reconnaissant le caractère particulier des activités de chambre d’hôtes. Fiscalement ces dernières relèvent du 2° du paragraphe 1 de l’article 50-0 du code général des impôts (CGI) modifié par l’article 7 de la loi du 19 novembre 2024 et bénéficient donc du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires avec un abattement de 50 %. S’agissant des gites ruraux, ces derniers n’étant pas définis en droit, ils sont considérés comme des meublés de tourisme et bénéficient du même régime que les chambres d’hôtes lorsqu’ils sont classés. Conformément au 1° bis du même article, les meublés de tourisme non classés bénéficient pour rappel eux désormais d’un abattement ramené de 50 à 30 % dans la limite de 15 000 € de chiffre d’affaires. Le gouvernement a soutenu le compromis trouvé en commission mixte paritaire dans la mesure où il maintenait un abattement différencié de nature à préserver une incitation au classement et au déploiement d’une offre d’hébergement de qualité. Le seuil de 77 700 € est apparu par ailleurs au législateur suffisamment élevé pour tenir compte de la situation des petits propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites recherchant un revenu d’appoint, seuil qui reste très supérieur à celui des locations meublées de tourisme non classées. Enfin les propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites ruraux dont l’activité relève par ailleurs plus de la parahôtellerie et qui supportent des charges d’un montant supérieur à l’abattement de 50 % conservent toujours la possibilité d’opter pour le régime réel, en déduisant les frais et charges pour leur montant réel. Au demeurant, soucieuse de renforcer l’offre touristique notamment dans les zones rurales, la ministre a lancé un groupe de travail sur le sujet. Ces travaux s’inséreront dans une réflexion plus large sur le développement de l’agritourisme qui fait partie de la feuille de route de la ministre, sujet sur lequel, en lien avec sa collègue Annie Genevard, la ministre a proposé au Premier ministre de lancer une mission parlementaire ad hoc. S’agissant des impôts locaux, la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPB) est un impôt réel dû au titre de la détention de propriétés bâties (article 1380 du CGI). La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (article 1407 du CGI). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Par ailleurs, en application des dispositions de l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois de la CFE et de la THRS.  Toutefois, le 3° de l’article 1459 du CGI prévoit que, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre, sont exonérées de CFE les personnes qui louent en meublé des locaux classés ou non lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle. L’assujettissement à la CFE résulte ainsi d’une libre décision des collectivités locales concernées. Enfin, il est précisé que l’assujettissement à la CFE, même lorsque l’imposition est établie au lieu du domicile du redevable, ne conduit pas à une double imposition. En effet, l’objet de cette cotisation – faire participer aux charges publiques locales les personnes et organismes exerçant à titre habituel une activité professionnelle non salariée – est distinct de ceux de la TFPB et de la THRS. En conclusion, un même local peut effectivement servir d’assiette à plusieurs taxes, mais cette situation trouve sa cohérence dans la diversité des redevables (exploitant pour la CFE, occupant pour la THRS, propriétaire pour la TFPB) et des modalités de calcul.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6664</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3703</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Changements de la fiscalité des chambres d’hôtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6664. — 13 mai 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les changements de fiscalité pour les chambres d’hôtes. Ces dernières ont pour fonction essentielle de maintenir le service d’un logement touristique dans les territoires ruraux, auprès d’un public demandeur. Ces chambres voient leur régime fiscal modifié par la proposition de loi visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, adoptée par le Parlement le 7 novembre 2024. Leur abattement fiscal est depuis lors limité à 50 % pour les chambres d’hôtes à la place de 71 % auparavant et leur seuil de revenus annuels est limité à 77 700 euros contre 188 700 euros auparavant. Ces mesures drastiques compromettent la viabilité économique de cette activité professionnelle, puisque contrairement aux autres meublés de tourisme, cette activité génère des revenus limités, n’occupe pas des logements entiers mais seulement des chambres dont le nombre est encadré. Ces chambres, moteurs de l’activité touristique et économique de milieux ruraux, se retrouvent alors dans le même cadre fiscal que les autres meublés de tourisme bien qu’elles soient déjà soumises à un encadrement plus strict. Compte tenu de ces contraintes, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de prévoir un régime distinct aux propriétaires de chambres d’hôtes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3703</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention de la ministre déléguée chargée du tourisme a été appelée sur la loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale et les incidences de cette loi sur les chambres d’hôtes et gites ruraux. Avec cette loi, le législateur a souhaité mieux réguler l’offre de meublés de tourisme tout en permettant aux propriétaires de continuer de valoriser leur bien à travers des services et des équipements spécifiques proposés à la clientèle grâce à une incitation au classement et en reconnaissant le caractère particulier des activités de chambre d’hôtes. Fiscalement ces dernières relèvent du 2° du paragraphe 1 de l’article 50-0 du code général des impôts (CGI) modifié par l’article 7 de la loi du 19 novembre 2024 et bénéficient donc du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires avec un abattement de 50 %. S’agissant des gites ruraux, ces derniers n’étant pas définis en droit, ils sont considérés comme des meublés de tourisme et bénéficient du même régime que les chambres d’hôtes lorsqu’ils sont classés. Conformément au 1° bis du même article, les meublés de tourisme non classés bénéficient pour rappel eux désormais d’un abattement ramené de 50 à 30 % dans la limite de 15 000 € de chiffre d’affaires. Le gouvernement a soutenu le compromis trouvé en commission mixte paritaire dans la mesure où il maintenait un abattement différencié de nature à préserver une incitation au classement et au déploiement d’une offre d’hébergement de qualité. Le seuil de 77 700 € est apparu par ailleurs au législateur suffisamment élevé pour tenir compte de la situation des petits propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites recherchant un revenu d’appoint, seuil qui reste très supérieur à celui des locations meublées de tourisme non classées. Enfin, les propriétaires de chambres d’hôtes ou de gites ruraux dont l’activité relève par ailleurs plus de la parahôtellerie et qui supportent des charges d’un montant supérieur à l’abattement de 50 % conservent toujours la possibilité d’opter pour le régime réel, en déduisant les frais et charges pour leur montant réel. Au demeurant, soucieuse de renforcer l’offre touristique notamment dans les zones rurales, la ministre a lancé un groupe de travail sur le sujet. Ces travaux s’inséreront dans une réflexion plus large sur le développement de l’agritourisme qui fait partie de la feuille de route de la ministre, sujet sur lequel, en lien avec sa collègue Annie Genevard, la ministre a proposé au Premier ministre de lancer une mission parlementaire ad hoc.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1129</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3704</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Qualité de l’eau à La Réunion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1129. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la qualité de la distribution d’eau dans les foyers réunionnais. Mme la députée s’inquiète de la rupture d’égalité que cela implique lorsque 96 % des Français d’Hexagone ont un accès à une eau du robinet qui respecte les limites de la potabilité, alors que seulement seulement 45 % des Réunionnais consomment une eau du robinet sécurisée par un traitement sanitaire adapté. Selon les observations de l’ARS, 55 % des Réunionnais consomment une eau qui ne garantit pas une sécurité sanitaire suffisante, parmi eux 5 % prennent des risques micro-biologiques avérés à la consommation. Cela s’explique par le fait qu’à l’heure actuelle, une bonne partie des eaux ne subit qu’un simple traitement au chlore de désinfection, qui s’avère inefficace contre les eaux troubles. Ces phénomènes sont intensifiés notamment lors des périodes de pluie où les eaux sont infestées par les bactéries et les parasites. De plus, un bon nombre d’eaux usées et d’assainissement passent par des fosses septiques non conformes, renforçant les risques de contamination. Par ailleurs, à La Réunion, plus de la moitié de la population consomme des eaux dites superficielles, venant de masses d’eau courantes ou stagnantes. Selon le CESE, ces sources d’eau auraient tendance à se dégrader et 87 % des masses d’eau concernées seraient dans un état « inférieur à bon ». Les prévisions donnent à attendre jusqu’en 2030 pour bénéficier d’une eau du robinet potable sur l’intégralité de l’île. Mme la députée s’inquiète des possibles conséquences au court et moyen terme. Elle se préoccupe notamment de l’évolution de la teneur en nitrate dans les eaux réunionnaises. Actuellement, 100 % des abonnés sont alimentés par une eau en-dessous du seuil de dangerosité du nitrate. Il est cependant important de constater que la qualité de l’eau s’est nettement dégradée entre 1983 et 2022. À l’époque, 86 % des ressources en eau étaient dépourvues de nitrate et aujourd’hui seulement 71 %. L’accès à l’eau étant une question relevant des droits de l’Homme, il est difficilement concevable de faire payer une eau de mauvaise qualité à des populations qui souffrent de plus en plus de la précarité. À cette précarité économique s’ajoute alors une précarité sanitaire. Il est donc important d’engager des mesures sociales concrètes en engageant la gratuité des premiers mètres cubes d’eau vitaux. Mme la députée demande à Mme la ministre de poursuivre les efforts engagés pour l’accès à l’eau potable pour tous les ménages. Elle lui demande également d’investir dans la prévention et de prendre les mesures nécessaires sur le contrôle des produits phytosanitaires. Enfin, l’accès à une eau potable étant un droit humain reconnu par le Haut Commissariat des droits de l’Homme, elle lui demande si elle va s’engager à rendre gratuits les premiers mètres d’eau consommés par les ménages. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3704</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’enjeu de l’accès et de la qualité de l’eau dans les Outre-mer, notamment à La Réunion est une préoccupation centrale pour laquelle la Ministre et le Gouvernement sont pleinement investis.  Concernant l’amélioration des services publics d’eau à La Réunion, le plan « Eau DOM », lancé en 2016, a vocation à accompagner les collectivités compétentes dans la gestion de leurs services publics d’eau et d’assainissement. Pour répondre aux retards structurels importants en matière d’infrastructures de potabilisation sur le territoire, un volet sanitaire spécifique à l’eau potable, a été annexé au plan « Eau DOM ». Il constitue la feuille de route en matière d’amélioration de la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine à La Réunion. Ce plan a permis de structurer les politiques publiques sécurisant la qualité de l’eau distribuée, et s’est traduit par la construction d’usines de potabilisation sur plusieurs secteurs du département de La Réunion (23 mises en service depuis 2016, 2 usines en cours de finalisation, devant être mise en service courant 2025). D’ici la fin d’année 2025, environ 75 % de la population réunionnaise sera alimentée par une eau de qualité maîtrisée. Ces opérations représentent plus de 130 millions d’euros de travaux, qui font l’objet d’un solide accompagnement financier à hauteur de 82 millions d’euros de subventions publiques aux collectivités organisatrices du service public d’eau potable. L’engagement et l’accompagnement de l’Etat, et des différents partenaires, aux côtés des collectivités s’est traduit à la fois par un appui technique et par un soutien financier. Une nouvelle mouture du plan eau potable 2025-2029 est en cours de validation et aura pour objectif de poursuivre les efforts en matière de sécurisation de systèmes de production et de distribution d’eau potable. Ce nouveau plan s’inscrit dans une démarche de sécurité sanitaire globale telle que le prévoit la nouvelle directive européenne. Il s’agit à la fois de construire et d’adapter les filières de traitement de potabilisation non encore réalisées ou dysfonctionnelles, mais aussi d’améliorer la protection et la préservation des ressources en eau, de renforcer la surveillance de la qualité de l’eau, de mettre en œuvre la politique d’accès à l’eau pour tous, et enfin de contribuer à une meilleure compréhension par la population des sujets et enjeux relatifs à l’eau du robinet. À l’issue du second volet du plan eau potable, il est attendu que 92 % des réunionnais bénéficient d’une eau de qualité maîtrisée à leur robinet et que 90 % des captages soient protégés par des périmètres de protection. Pour ce faire, les financements disponibles doivent clairement flécher les projets de sécurisation du service d’eau potable afin d’inciter les collectivités à réaliser les investissements nécessaires. Concernant la dégradation de la qualité des nappes souterraines de La Réunion, il est en effet constaté un enrichissement progressif en nitrates imputable principalement aux activités agricoles et aux rejets insuffisamment maîtrisés notamment domestiques. La nouvelle réglementation eau potable a introduit les plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE). Il s’agit d’une démarche globale visant à garantir en permanence la sécurité sanitaire de l’approvisionnement en eau depuis la zone de captage jusqu’au robinet. Il est attendu d’ici juillet 2027 que les personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau ou (PRPDE) réalisent les PGSSE relatifs à la partie captages. Pour les captages dits sensibles, les collectivités devront établir un plan d’action visant à contribuer au maintien ou à l’amélioration de la qualité de la ressource. Concernant l’accès à l’eau pour tous, la nouvelle directive européenne demande aux États membres d’identifier les personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et les solutions alternatives à leurs dispositions, et de favoriser l’utilisation d’eau potable dans les lieux publics. Les collectivités sont en cours de réalisation de leur diagnostic territorial. Concernant la politique sociale de l’eau, depuis 2019, les collectivités sont autorisées à mettre en œuvre des mesures sociales visant à rendre effectif le droit d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement dans des conditions économiquement acceptables par tous. Les aides forfaitaires telles que l’allocation eau ou le chèque eau – et la tarification sociale de l’eau permettant notamment la réduction d’une part fixe, pouvant aller jusqu’à la gratuité, sont les principaux dispositifs de la politique sociale de l’eau. Le choix de recourir à la politique sociale de l’eau et, le cas échéant, le choix du dispositif à mettre en œuvre, relèvent de la libre administration des collectivités territoriales.  Toutefois, l’ordonnance n° 2022-1611 du 22 décembre 2022 relative à l’accès et à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine oblige désormais les communes et leurs établissements public de coopération à améliorer l’accès à l’eau sur leur territoire, et la politique sociale de l’eau fait partie des solutions à disposition des collectivités pour remplir cette obligation nouvelle. Ainsi, une augmentation du nombre de collectivités ayant recours aux mesures sociales favorisant l’accès à l’eau est attendue. Il convient de préciser que la politique sociale de l’eau est généralement financée par le budget « eau » des services publics d’eau et d’assainissement c’est-à-dire, par les redevances du service. Toutefois, pour tenir compte des difficultés de financement de certains services, les collectivités sont autorisées à prendre en charge dans leur budget propre tout ou partie du montant des dépenses prévues à cet effet par les services publics d’eau et d’assainissement, dans la limite de 2 % des montants hors taxes des redevances d’eau ou d’assainissement perçues (L.2224-12-1-1 CGCT). Le Gouvernement reste bien évidement très mobilisé sur cette question, et sur la mise en place de ces nouvelles mesures. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1423</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3706</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Décompte du ZAN des postes-sources de moins de 220 KV</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1423. — 29 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les conditions d’application des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols tel que définis dans la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. La perspective de parvenir à une « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols en 2050 suscite de nombreuses interrogations de la part de l’ensemble des acteurs publics et privés. La loi n° 2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux a certes permis d’assouplir la mise en œuvre de ces objectifs en excluant de l’enveloppe de consommation foncière un forfait national de 12 500 ha dédié aux projets d’envergure nationale ou européenne (PENE). Les catégories de ces projets sont définies par la loi : projets à maîtrise d’ouvrage directe ou déléguée par l’État, concession de service public de l’État, projets industriels d’indépendance nationale ou de transition énergétique, projets d’infrastructures de grande ampleur, aménagements en zones aéroportuaires… Toutefois, des inquiétudes demeurent en ce qui concerne les projets pourtant essentiels au bon fonctionnement des services publics mais d’envergure plus restreinte. C’est le cas notamment pour les postes sources. Ces ouvrages électriques à l’interface du réseau de transport et du réseau de distribution sont indispensables au fonctionnement quotidien du réseau électrique. Pour autant, rien ne permet aujourd’hui de s’assurer que les installations de postes sources d’une tension inférieure à 220 Kv ne seront pas comptabilisés dans le calcul de l’artificialisation (en effet la loi du 20 juillet 2023 réserve aux seuls postes électriques de tension supérieure à 220 kV la classification en tant que projets d’envergure nationale ou européenne (PENE). Alors que de nombreux postes sources sont désormais saturés, il est nécessaire de lever toutes les contraintes à l’implantation de nouveaux projets. En effet, aujourd’hui de nombreux projets d’implantations de panneaux photovoltaïques sont à l’arrêt, faute de postes sources suffisants. C’est la raison pour laquelle elle souhaite savoir si le Gouvernement entend sortir du décompte du ZAN les postes sources d’une tension inférieure à 220 Kv.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3706</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et à renforcer l’accompagnement des élus locaux a en effet complété les dispositions introduites par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (dite « loi Climat et résilience »). La loi dispose notamment que la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d’envergure nationale ou européenne et d’intérêt général majeur sera comptabilisée au niveau national, et non au niveau régional ou local. Il ne s’agit pas de les exclure du décompte de la consommation d’espaces, mais simplement d’en mutualiser la consommation au niveau national afin de ne pas peser sur les enveloppes de consommation d’espace des régions accueillant ces projets. Les projets répondant aux catégories fixées par la loi et présentant un intérêt général majeur sont listés par arrêté du ministre chargé de l’urbanisme, en fonction de catégories définies dans la loi, après consultation des régions, de la conférence régionale et du public. La loi fixe un forfait de 12 500 hectares pour la période 2021-2031, dont 10 000 hectares font l’objet d’une péréquation entre les régions couvertes par un SRADDET. Un premier arrêté ministériel a ainsi été publié le 31 mai 2024. L’article 194 de la loi Climat et résilience en vigueur inclut parmi les catégories de projets les « opérations de construction ou d’aménagement de postes électriques de tension supérieure ou égale à 220 kilovolts, selon des modalités précisées par arrêté du ministre chargé de l’urbanisme ». Cette catégorie permet de prendre en compte en particulier les postes dont l’envergure permet d’accompagner des projets très structurants (EPR, éolien en mer) pour la souveraineté énergétique de la France. Ils relèvent en cela du niveau national. Les projets de construction ou d’aménagement de postes électriques de tension inférieure à 220 kilovolts ne figurent pas dans cette catégorie et ne sont donc pas éligibles. La plupart de ces postes n’emporte pas de consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers au sens de la loi « Climat et résilience » dans la mesure où ils sont le plus souvent situés dans des espaces déjà urbanisés. Lorsque ce n’est pas le cas, les besoins en termes de foncier de ce type de postes représentent de l’ordre de 0.5 à 1 ha selon les chiffres d’ENEDIS, qui estime le nombre de création de nouveaux postes à 10 par an en moyenne. Dès lors, ce type de projets ne représente pas une consommation telle qu’elle nécessiterait de faire l’objet d’une mutualisation à l’échelle nationale dans le cadre du forfait défini par le législateur pour la décennie 2021-2031. Elle pourra toutefois, le cas échéant, faire l’objet d’une mutualisation à l’échelle régionale dans les SRADDET. Pour les postes de taille plus réduite, la mutualisation à l’échelle intercommunale pourra aussi être envisagée (SCoT, PLUi). Au-delà, pour ces projets - comme pour toute nouvelle construction – les porteurs sont encouragés à rechercher en priorité une implantation sur des espaces déjà urbanisés pour éviter la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2412</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3707</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Stambach-Terrenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Application de la loi no 2021‑1539 visant à lutter contre la maltraitance animale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2412. — 3 décembre 2024. — Mme Anne Stambach-Terrenoir interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi, saluée à l’époque comme une avancée majeure pour la condition des animaux sauvages en captivité, visait notamment à mettre un terme à des pratiques incompatibles avec le respect du bien-être animal. Cependant, trois ans après sa promulgation, certaines de ses dispositions demeurent partiellement ou totalement inappliquées, suscitant de nombreuses inquiétudes parmi les organisations de protection animale et les parlementaires engagés sur ces questions. Ainsi, les interdictions concernant la reproduction des animaux sauvages dans les cirques ne semblent ne pas être respectées. Des signalements font état de naissances de félins dans des cirques, laissant penser que la reproduction se poursuit malgré l’interdiction entrée en vigueur en 2023. Par ailleurs, des zones d’ombre subsistent concernant l’interdiction de la présentation au public de cétacés, prévue pour 2026, et les conditions d’éventuelles dérogations pour la reproduction des grands dauphins, alors que l’esprit de la loi visait à mettre un terme à cette activité. Un point particulièrement préoccupant concerne également la mise en oeuvre de l’article 14 de cette loi, qui instaure le principe d’une liste positive des espèces sauvages autorisées à la détention par les particuliers et les élevages d’agrément. Alors que cette liste devait être encadrée par des critères stricts prenant en compte le bien-être des animaux, leur statut de conservation, leur dangerosité et les risques pour la population et l’environnement, aucun texte d’application n’a encore été publié. Cette carence réglementaire entraîne une situation où des animaux sauvages, tels que des servals, serpents ou lynx, continuent d’être détenus dans des conditions souvent inadaptées, avec des conséquences parfois dramatiques pour les animaux eux-mêmes, la sécurité publique et la biodiversité. Plus globalement, ces carences réglementaires menacent de compromettre les objectifs initiaux du législateur, alors même que cette loi visait à changer durablement le rapport des Français aux animaux sauvages captifs. Mme la députée souhaite donc savoir si le gouvernement entend mettre en oeuvre les dispositions de cette loi dans leur intégralité, en veillant à en respecter l’esprit, et notamment à accélérer la publication des textes nécessaires pour rendre opérationnelle la liste positive prévue par l’article 14. Cette question est le fruit d’un travail avec Convergence Animaux Politique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3707</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) partage pleinement l’ambition portée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Depuis son adoption, plusieurs mesures concrètes ont été prises pour assurer sa mise en œuvre progressive. L’arrêté ministériel du 9 mars 2023 fixant le fonctionnement de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive (CNCFSC) a été institué par l’article L. 413-9 du code de l’environnement. En formation « certificats de capacité », cette commission est chargée d’émettre un avis sur certaines demandes de certificat de capacité ou d’organiser une épreuve d’aptitude pour les demandes de dispense de certificat de capacité. En formation « étude de la faune sauvage captive », elle émet des avis sur plusieurs sujets : les moyens d’améliorer les conditions d’entretien et de présentation au public des animaux d’espèces non domestiques tenus en captivité, la liste des espèces non domestiques pouvant être détenues comme animaux de compagnie ou dans le cadre d’élevages d’agrément, ainsi que le fonctionnement et l’adaptation du fichier national d’inscription des espèces animales sauvages protégées. Par ailleurs, l’arrêté du 28 juin 2024 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements autorisés à héberger des spécimens vivants de cétacés marque une étape importante vers l’interdiction des spectacles mettant en scène des dauphins et des orques et l’interdiction de détention en captivité, à partir du 1er décembre 2026, tout en garantissant leur bien-être pendant cette phase de transition. De plus, depuis le 1er décembre 2023, la reproduction d’animaux non domestiques destinés à être présentés au public dans des établissements itinérants est interdite. Les services de contrôle sont vigilants pour assurer le strict respect de ces nouvelles dispositions législatives. Enfin, à son article 14, la loi introduit un nouvel article L. 413-1-A dans le code de l’environnement. Celui-ci prévoit l’élaboration d’un arrêté ministériel définissant une « liste positive » d’espèces animales non domestiques pouvant être détenues à des fins de compagnie et d’agrément, ainsi qu’un décret fixant la notion d’élevage d’agrément. Après avoir échangé avec les différentes parties prenantes de ce sujet (services de contrôle, éleveurs, associations de protection animale), le MTEBFMP a décidé de missionner l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) afin d’analyser et comparer les méthodologies des pays européens ayant mis en place une liste positive. La mission se concentre sur les critères retenus et proposera une méthodologie d’élaboration, y compris les indicateurs à prendre en compte, et de mise à jour de la liste positive. Les conclusions de cette mission seront rendues publiques d’ici l’été et constitueront une base pour clarifier le cadre réglementaire applicable. La liste positive, une fois publiée, fera l’objet d’une révision triennale, fondée sur des données scientifiques récentes et fiables. Par ailleurs, toute personne physique ou morale pourra soumettre une demande d’examen pour l’ajout ou le retrait d’une espèce. Cette procédure permettra à la liste d’évoluer en fonction des avancées scientifiques concernant la faune sauvage captive.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2433</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3708</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Loi d’orientation sur la forêt de 2002‑602 du 9 juillet 2001</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2433. — 3 décembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la loi d’orientation sur la forêt n° 2002-602 du 9 juillet 2001. Suite à cette loi, tout citoyen qui effectue des plantations de feuillus sur ses propriétés non bâties peut bénéficier d’une exonération foncière de 50 ans. Or cette loi ne s’applique pas aux plantations antérieures à cette date et taxe dès la 31ème année de plantation. Il y a donc inégalité de traitement. D’une part, une plantation de 32 ans d’âge qui commence à capter beaucoup de carbone va payer plus d’impôts qu’une plantation de 23 ans qui ne paiera aucun impôt et, d’autre part, des opérations de réduction de gaz à effet de serre peuvent bénéficier d’un crédit carbone. Ainsi une entreprise va payer pour réduire son empreinte carbone, elle le peut en plantant des arbres pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre. Une entreprise polluante ne sera ainsi pas pénalisé alors qu’un particulier avec une plantation âgée de plus de 30 ans doit lui payer des impôts. Aussi, il voudrait connaître les possibilités d’adaptation de cette loi pour ne plus pénaliser les particuliers ayant une plantation de plus de 30 ans. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3708</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi d’orientation sur la forêt, n° 2002-602 du 9 juillet 2001, a modifié l’article 1395 du code général des impôts (CGI), afin de ramener la période d’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB), sur terrains ensemencés, plantés ou replantés, à dix ans pour les peupleraies, trente ans pour les résineux et cinquante ans pour les feuillus hors peuplier. Initialement cette distinction entre peupleraies, résineux, feuillus n’existait pas dans le CGI. L’ensemble des essences forestières étaient soumises à une exonération de taxe foncière de trente années. Cette modification du CGI s’est appliquée à compter du 1er janvier 2002, excluant les plantations antérieures à cette date de la majoration de vingt ans de l’exonération de taxe foncière pour les plantations de feuillus. Cette disposition visait non pas à favoriser les anciens propriétaires de boisements en feuillus, mais à orienter les futures plantations vers ce type d’essences. C’est pourquoi le législateur a choisi d’appliquer cette nouvelle législation à partir de l’année 2002, sans accorder le bénéfice d’une rétroactivité de la mesure aux terrains déjà ensemencés ou plantés avant cette date. Afin de conserver la vocation incitative de cette mesure fiscale, en faveur des investissements de renouvellement forestier après récolte des bois, il n’est pas aujourd’hui prévu de modification. Ajoutons que les propriétaires forestiers bénéficient, avec les propriétaires de terres agricoles, de l’exonération permanente de la TFPNB, à hauteur de 20 % de la base de calcul des parts communales et intercommunales en métropole. Dans le contexte du changement climatique et de ses effets déjà observables sur le territoire national, la valorisation des trajectoires de captation de carbone de la forêt prend une importance accrue dans les politiques publiques. En complément des aides fiscales mentionnées précédemment et des aides au renouvellement forestier prévues dans le cadre du fonds pérenne de France Nation Verte (guichet ouvert le 5 novembre 2024), des dispositifs complémentaires encouragent l’amélioration de la séquestration du carbone par les peuplements forestiers. C’est le cas par exemple du Label bas-carbone. Celui-ci repose sur l’additionnalité de stockage de carbone, par rapport à une situation de référence. Il ne s’agit pas de valoriser une sylviculture courante, mais d’encourager un changement de pratiques entraînant une dynamisation de la séquestration de carbone, ainsi soustrait à l’atmosphère. Un peuplement dont l’absorption de carbone résulte de travaux forestiers anciens ne serait pas éligible. Afin d’améliorer la séquestration de carbone future du peuplement, il convient de proposer un projet d’investissement facteur de stockage additionnel. Plusieurs méthodes sylvicoles sont d’ores et déjà labellisées Label bas-carbone, et d’autres sont en cours d’évaluation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4344</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3708</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Animaux du parc Marineland à Antibes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4344. — 25 février 2025. — Mme Marie Pochon* alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation des cétacés et des animaux du Marineland à Antibes. En novembre 2021, la France adoptait la loi visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, interdisant les spectacles de cétacés et les contacts directs entre les cétacés et le public, ainsi que leur détention, sauf au sein de sanctuaires ou de refuges, ou dans le cadre de programmes scientifiques, d’ici le 1er décembre 2026. Cinq ans après l’adoption de cette loi, la cessation des activités de spectacle et de détention de cétacés souffre d’un manque d’anticipation. Alors que le parc marin de Marineland d’Antibes a fermé ses portes, 4 000 animaux doivent encore trouver un refuge. En novembre 2024, le Gouvernement s’est opposé au transfert des orques du Marineland vers le Japon, soulignant le manque de réglementation stricte sur le bien-être animal dans ce pays. C’est un premier pas. Toutefois, les pistes envisagées pour les autres animaux du parc restent préoccupantes. En effet, alors que le Gouvernement avait annoncé que des parcs européens seraient capables d’accueillir les animaux, comme en Espagne, ce qui semblait être une piste intéressante, plusieurs delphinariums de l’Union européenne ont ensuite récemment annoncé la cessation de leurs activités liées aux cétacés et ainsi le transfert de leurs animaux vers des pays en dehors de l’UE. C’est le cas du zoo Attica en Grèce, qui avait accueilli en 2016 deux dauphins du parc Astérix et qui a récemment annoncé le transfert de cinq dauphins au Clearwater Aquarium, aux États-Unis d’Amérique. C’est aussi le cas du zoo Aquarium de Madrid appartenant au groupe Parques Reunidos, propriétaire du Marineland d’Antibes, qui a affirmé qu’il pourrait servir d’hébergement temporaire pour d’autres cétacés, comme ceux du Marineland, mais qui a récemment fermé et transféré ses dauphins vers le parc Hainan Ocean Paradise en Chine. Dans un contexte de rejet croissant de la captivité en Europe, est ainsi constaté un mouvement de transfert des animaux des parcs européens vers d’autres destinations, notamment l’Asie, où les normes de bien-être animal sont souvent insuffisantes. Ainsi, le transfert des animaux vers un parc d’un autre pays de l’Union européenne ne garantit en rien que ces animaux ne finiront pas dans des parcs aux conditions de bien-être animal qui ne concordent pas avec les règles françaises. Des solutions plus éthiques semblent pourtant exister. En Italie, le sanctuaire pour animaux de Tarente serait prêt à accueillir quatre dauphins du Marineland. Deux vétérinaires mandatés par le ministère de la transition écologique ont d’ailleurs donné un avis favorable à l’accueil de ces animaux dans le sanctuaire en 2024. Dans un contexte de fermeture très prochaine du parc de Marineland, elle souhaite lui demander quelles sont les pistes envisagées pour offrir aux animaux, jusqu’alors en captivité, de nouveaux refuges qui respectent leur bien-être, comme à Tarente, et pour respecter les engagements du Gouvernement en refusant d’accorder les permis de transport vers d’autres delphinariums, dans le respect des normes éthiques et de bien-être animal et en conformité avec le jugement rendu par le Conseil d’État le 31 décembre 2024, actant l’interdiction des transferts de cétacés à but commercial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4353</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3709</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Stambach-Terrenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Solution viable pour le transfert des orques du Marineland d’Antibes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4353. — 25 février 2025. — Mme Anne Stambach-Terrenoir* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le sort de Wikie et Keijo, les deux orques du Marineland d’Antibes, alors que le parc aquatique, qui vient de fermer, s’apprête à déposer une demande de permis de transfert dans les prochains jours. Ce transfert vers le Loro Parque, au nord de l’île espagnole de Tenerife, représente un danger pour le bien-être des deux orques, comme signalé par plusieurs associations et ONG, telles que One Voice et C’est assez. Selon l’association One Voice, renvoyer Wikie et Keijo en captivité revient à les précipiter vers une mort certaine en raison de la détresse psychologique que de tels animaux éprouvent dans des bassins aussi étroits que ceux du Loro Parque. Les décès prématurés d’Inouk et Moana, compagnons de Wikie et Keijo au Marineland, aux âges respectifs de 25 et 12 ans, alors que l’espérance de vie d’une orque en liberté est de 50 à 90 ans, illustrent l’impact néfaste de la captivité sur le bien-être et la longévité des animaux. Suite à l’interdiction de la détention et des spectacles de cétacés prévue par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, la direction du Marineland a décidé de fermer le parc animalier le 5 janvier 2025. Or, en cas de fermeture, cette même loi prévoit des solutions d’accueil garantissant le bien-être des animaux. Pour les associations, il est clair que le Loro Parque, qui a perdu quatre orques en quatre ans selon le rapport de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable de juin 2024, ne correspond pas à cet objectif de bien-être. Par ailleurs, mère et fils risquent d’y être séparés dès leur arrivée, ce qui mettrait le petit dans une situation de danger. Le transfert de ces deux orques au Loro Parque s’effectuerait donc en totale méconnaissance de la loi contre la maltraitance animale. Selon les associations, le sanctuaire marin constitue la meilleure solution, puisque les grandes aires maritimes garantissent une liberté de mouvement vitale aux orques qui peuvent parcourir jusqu’à 160 kilomètres par jour à l’état sauvage. Par conséquent, elle souhaite connaître ses intentions concernant la demande de permis de transfert déposée par le Marineland et l’interroge sur les mesures que le Gouvernement compte prendre pour assurer le bien-être de Wikie et Keijo afin de respecter les engagements pris en faveur de la protection animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4355</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3710</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Transfert de quatre dauphins du Marineland d’Antibes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4355. — 25 février 2025. — Mme Danielle Simonnet* appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le transfert de quatre dauphins du Marineland d’Antibes. Le 25 novembre 2024, Mme la ministre a exprimé publiquement sa ferme opposition au transfert des orques du Marineland vers le Japon, soulignant le manque de réglementation stricte sur le bien-être animal dans ce pays. Les dauphins, étant de la même famille que les orques, elles doivent être traitées avec les mêmes précautions que ces derniers. Mme la ministre a également précisé que des parcs européens, tels que ceux en Espagne, étaient capables d’accueillir ces animaux, faisant ainsi un premier pas vers la protection des droits des cétacés. Toutefois, depuis ces déclarations publiques, deux delphinariums de l’Union européenne ont fermé leurs portes et ont déjà commencé à transférer leurs dauphins vers des parcs en dehors de l’Union européenne. En 2016, le parc Astérix avait transféré deux dauphins Equinox et Naska au zoo Attica en Grèce. Ce dernier a récemment annoncé le transfert de cinq dauphins au Clearwater Aquarium, aux États-Unis d’Amérique d’Amérique. Récemment, le zoo Aquarium de Madrid a annoncé le transfert de ses dauphins vers le parc Hainan Ocean Paradise en Chine. Ce zoo, appartenant au groupe Parques Reunidos, propriétaire du Marineland d’Antibes, a d’ores et déjà affirmé qu’il pourrait servir d’hébergement temporaire pour d’autres cétacés, ce qui pourrait être le cas pour ceux du Marineland. Ce mouvement, parmi d’autres, démontre que les parcs européens, sous pression face au rejet croissant de la captivité des cétacés, cherchent à exporter leurs animaux vers d’autres destinations, notamment l’Asie, où les normes de bien-être animal sont souvent insuffisantes. Cela constitue la preuve qu’un transfert vers un pays de l’Union européenne ne garantit en rien que ces animaux ne finiront pas dans des conditions déplorables en Asie, particulièrement en Chine, où les lois sur le bien-être animal sont bien moins strictes qu’en France. Pourtant, le sanctuaire de Tarente en Italie offre une solution éthique en proposant un lieu où les cétacés réapprendront à vivre en douceur après une longue privation de liberté. Celui-ci se dit prêt à accueillir les quatre dauphins de Marineland et deux vétérinaires mandatés par le ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche ont donné un avis favorable à l’accueil de ces animaux dans ce sanctuaire en 2024. En outre, la suspension des services de l’I-FAP rend aujourd’hui toute transparence sur les déplacements d’animaux à l’étranger impossible. Cette situation suscite des inquiétudes légitimes au sein des associations, parmi lesquelles C’est Assez et le grand public. Par ailleurs, le Conseil d’État, dans sa décision n° 490953 du 31 décembre 2024, a jugé que les règles existantes relatives à la protection des cétacés faisaient obstacle à tout transfert ou importation à des fins d’utilisation commerciale, appuyant ainsi le transfert de ces cétacés dans un centre de réhabilitation et non dans d’autres delphinariums où leur captivité est utilisée à des fins commerciales. Ainsi, elle lui demande si, en tant qu’autorité CITES, dans le respect de ses engagements et de la décision du Conseil d’État, elle s’engage à refuser d’accorder les permis de transport de ces quatre dauphins vers des delphinariums européens et de privilégier la solution du sanctuaire du Tarente, solution la plus viable et validée par les vétérinaires de ses services ; cette question écrite reprend la lettre d’interpellation de l’association C’est Assez.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4780</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3710</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutter contre la maltraitance animale et le commerce des cétacés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4780. — 11 mars 2025. — Mme Dominique Voynet* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de transférer les cétacés vers des sanctuaires marins. Les alertes des associations de protection des cétacés ont sensibilisé l’opinion publique à la souffrance physique et psychologique des mammifères marins en captivité. La loi visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, adoptée en janvier 2021, prévoit la fin des delphinariums d’ici 2027. En décembre 2022, la commission des affaires économiques a publié un rapport sur l’application de cette loi, soulignant la nécessité d’anticiper des solutions d’accueil adaptées aux orques et dauphins encore détenus en captivité en France. Ont notamment été pointés le risque d’ineffectivité des interdictions en raison des dérogations possibles et le risque de transfert des animaux vers d’autres établissements situés hors de l’UE, où les réglementations en matière de bien-être animal sont bien moins strictes, après un détour de façade vers des parcs européens. Ainsi, le zoo aquarium de Madrid, propriété du groupe Parques Reunidos, s’apprête à envoyer des dauphins au parc Hainan Ocean Paradise en Chine. Fait aggravant : la suspension des services de l’I-FAP empêche tout suivi transparent des déplacements d’animaux. Elle l’alerte sur le sort des cétacés du Marineland d’Antibes, qui appartient également au groupe Parques Reunidos et a fermé ses portes le 5 janvier 2025. Les ONG recommandent un transfert vers des centres spécialisés dans la réhabilitation des animaux en captivité. Le sanctuaire martin de Tarente, en Italie, s’est déclaré prêt à accueillir quatre dauphins actuellement détenus à Antibes. Cette solution, validée par deux vétérinaires mandatés par le ministère, semble pourtant ignorée sans explication claire. Elle lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour faire respecter la volonté du législateur, garantir l’efficacité de la politique de lutte contre la maltraitance animale et faciliter le transfert des cétacés vers des destinations adaptées, telles que le sanctuaire de Tarente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5240</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3711</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Rousseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Devenir des orques et dauphins captifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5240. — 25 mars 2025. — Mme Sandrine Rousseau* alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation alarmante des orques et dauphins captifs qui courent le risque d’être transférés vers des parcs aquatiques à l’étranger à la suite de la fermeture du Marineland d’Antibes début janvier 2025. En raison du manque d’anticipation, d’accompagnement et de pilotage par l’État dans la mise en œuvre de la loi du 30 novembre 2021, visant à lutter contre la maltraitance animale et prévoyant la fin des spectacles de cétacés d’ici 2026, les orques et dauphins détenus risquent d’être transférés vers des aquariums étrangers, où les normes de captivité sont encore moins exigeantes. Cette situation suscite de vives inquiétudes. Après avoir été un temps envisagé au Japon ou en Chine, le transfert de Wikie et Keijo, les dernières orques survivantes, pourrait se faire vers le parc aquatique espagnol de Loro Parque. Cet établissement, fréquemment critiqué par les associations de défense des animaux, a été tristement marqué en 2006 par la mort tragique d’Alexis Martínez, un dresseur tué par une orque. De tels transferts sont en totale contradiction avec l’esprit de la loi, qui vise à lutter contre la maltraitance animale et non à dégrader davantage les conditions de captivité des cétacés en les transférant vers des aquariums étrangers. Plus globalement, le maintien en captivité, en bassin, de ces cétacés pose question. Pour rappel, il faut environ 1 400 tours de bassin en moyenne à une orque ou un dauphin pour parcourir la distance quotidienne qu’il aurait parcourue en milieu naturel. La vie en bassin pour les cétacés donne lieu au stress, à l’ennui, à la dépression, à de l’agressivité et leur espérance de vie y est 2 à 3 fois moins longue que dans la nature. Il est regrettable que, depuis 2021, rien n’ait été entrepris concernant la création de sanctuaires ou refuges marins pouvant accueillir les cétacés, ni en France ni à l’étranger. Cette inaction est d’autant plus incompréhensible que nombre d’associations comme Sea Shepherd, Onevoice, Péta, L214, La Fondation Brigitte Bardot, C’est assez ! , Réseau cétacés interpellent régulièrement le Gouvernement sur le sort des orques et dauphins et travaillent à des solutions dans des sanctuaires et refuges adaptés à l’accueil et aux soins de ces animaux. Mme la députée a porté à plusieurs reprises en 2022, en 2023 et en 2024 des amendements budgétaires pour que soient lancés des projets de création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir les cétacés aujourd’hui captifs. Elle a déjà interpellé le Gouvernement sur ce sujet par question écrite en mars 2024. Elle souhaite donc avoir connaissance des actions concrètes prévues par le Gouvernement pour préparer l’avenir des orques et des dauphins actuellement captifs sur le territoire français et éviter leur transfert commercial à l’étranger vers des structures moins exigeantes en matière de protection animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5471</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3711</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Orques de Marineland : quel sanctuaire pour les accueillir ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5471. — 1 avril 2025. — Mme Julie Lechanteux* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi dite Dombreval, visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes. Avec la fermeture définitive de Marineland, le 5 janvier 2025, en partie expliquée par l’interdiction de la captivité des cétacés prévue à l’horizon 2026, le sort de deux orques, Wikie et Keijo, est à présent plongé dans l’incertitude. Le Gouvernement peine à trouver une solution de relocalisation convenable pour ces deux mammifères, capable de garantir leur bien-être et le respect de leurs conditions de vie. Toutefois, Mme la ministre a indiqué, le 18 mars 2025, que le sanctuaire de Tarente, en Italie, serait prêt à les accueillir dignement. Malgré la pleine coopération des autorités italiennes, ce transfert ne pourrait avoir lieu avant l’année prochaine. Sachant que les soignants de Marineland quitteront le site à partir du 15 avril 2025, les deux cétacés seront dépourvus de soins, ne seront plus nourris et risquent d’être exposés à des avaries dans leurs bassins dégradés. Dès lors, l’évolution de la situation est particulièrement inquiétante, puisqu’elle révèle avant tout une impréparation flagrante du Gouvernement dans la relocalisation des espèces concernées par la loi Dombreval. Depuis sa promulgation en 2021, la recherche de solutions durables pour ces animaux aurait dû être une priorité absolue, afin que cette loi, visant à lutter contre la maltraitance animale, ne soit pas vidée de son sens. Le fiasco de la fermeture de Marineland et du sort de ses deux orques ne donne pas raison d’être optimiste pour l’échéance de 2028 concernant les animaux sauvages en captivité dans les cirques itinérants. Par conséquent, elle lui demande quelles mesures sont prévues par le Gouvernement pour accompagner l’application de cette loi et sauvegarder la dignité des animaux concernés, comment le Gouvernement compte agir face à l’urgence de trouver un sanctuaire pour Wikie et Keijo et si la France est dotée ou si elle prévoit de se doter, d’ici 2028, des infrastructures nécessaires pour recueillir les animaux encore captifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5866</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3712</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Placement des cétacés du Marineland</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5866. — 15 avril 2025. — Mme Corinne Vignon* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le devenir des cétacés détenus en captivité en France. Deux orques et douze dauphins sont actuellement gardés dans les bassins du Marineland d’Antibes. La structure a pourtant fermé ses portes au public le 6 janvier 2025 et l’exploitant souhaite transférer ses animaux d’ici le 15 avril 2025 pour se mettre en conformité avec la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. En effet, celle-ci prévoit l’interdiction, au 1er décembre 2026, de détenir et de faire se reproduire en captivité des spécimens de cétacés, en dehors d’un refuge ou d’un sanctuaire pour animaux sauvages captifs à but non lucratif. Or ce texte ne prévoit aucun accompagnement ni aucune solution pour l’administration et les détenteurs de cétacés. Pour autant, lors des débats parlementaires, la secrétaire d’État de l’époque déclarait dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale que « Les sanctuaires correspondent à un engagement très fort de la part de l’État (…) le Gouvernement ne prendrait pas la responsabilité de réaffirmer de tels engagements si des lieux pour accueillir ces animaux n’étaient pas prévus ». Aujourd’hui, il semblerait que le Gouvernement envisage un transfert « transitoire » de certains cétacés vers l’Espagne. Les 2 orques et 2 dauphins iraient dans le delphinarium du Loro Parque à Tenerife et les 10 autres dauphins seraient envoyés à Madrid, dans un delphinarium fermé. Il s’agirait pourtant d’une solution sans aucune garantie juridique de pouvoir ultérieurement les placer dans un sanctuaire. Aussi, elle souhaite savoir si toute demande de transfert vers un établissement étranger qui ne soit pas un sanctuaire sera refusée et quelles seront les actions menées par le ministère pour assurer la conservation dans de bonnes conditions des orques et des dauphins sur le territoire français en attendant que des solutions de transfert dans un sanctuaire ou un refuge soient possibles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3712</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes prévoit l’interdiction de détention en captivité de cétacés (orques et dauphins) à partir de décembre 2026, sauf dans le cadre de refuges pour animaux sauvages captifs ou de programmes scientifiques autorisés par le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP). Dans ce contexte, le parc Marineland a fait le choix de cesser son activité à compter du 5 janvier 2025 et souhaite donc identifier des solutions de placement pour l’ensemble des animaux qu’il détient, dont les douze dauphins et les deux orques, Wikie et Keijo. Le transfert de tous les animaux devra respecter une réglementation rigoureuse, notamment au titre de la Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et au regard des enjeux de bien-être animal. C’est pourquoi la Ministre chargée de l’environnement, s’est opposée en novembre 2024 au transfert des orques vers le Japon, au regard d’un trajet trop long, incompatible avec l’état de santé actuel des animaux. En alternative, l’établissement Marineland a sollicité un transfert des animaux vers le Loro Parque de Tenerife et le zoo de Madrid en Espagne mais cette option a été écartée par les autorités scientifiques espagnoles en raison de la capacité insuffisante des établissements d’accueil.  A ce jour, il n’existe pas de sanctuaire susceptible d’accueillir les animaux au niveau européen. Face à ce constat, la ministre a souhaité mettre en place un groupe de travail avec plusieurs pays de la Méditerranée afin d’identifier les freins et leviers au développement de ces sanctuaires. Les services de l’Etat sont en lien constant avec le parc Marineland afin d’identifier des solutions alternatives pour chacun des animaux avec pour objectif le respect de leur bien-être. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé afin d’identifier les solutions les plus adaptées. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4347</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3712</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Fournier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Évolution du régime déclaratif pour un spécimen sanglier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4347. — 25 février 2025. — M. Charles Fournier rappelle à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, que le régime déclaratif pour un spécimen sanglier doit évoluer. Le nombre de sangliers a fortement augmenté en France depuis les années 1970. À l’échelle nationale, il y a un peu plus de 800 000 individus abattus en 2021, contre 35 000 environ au début des années 1970. Sans revenir sur les causes anthropiques de cette augmentation exponentielle, M. le député veut souligner que la chasse des sangliers a renforcé le nombre d’interactions entre marcassins et personnes humaines. En effet de plus en plus de marcassins sont découverts, en milieu rural mais aussi de plus en plus proche des villes, dans des états d’hypothermie, de déshydratation, de danger de mort, qui nécessitent une intervention immédiate. Face à cette détresse et dans l’urgence, plusieurs particuliers recueillent des marcassins avant de se tourner vers les associations afin de prodiguer les premiers soins eux-mêmes, créant un lien émotionnel et physique indéfectible avec l’animal. Cependant dès lors que l’animal est soigné par des particuliers, il est imprégné et ne peut plus retourner à l’état sauvage, sous peine de mettre en danger sa survie en milieu naturel. De nombreux particuliers décident alors d’engager des démarches administratives pour régulariser la détention de l’animal imprégné. En France, l’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles de détention d’animaux d’espèces non-domestiques autorise la détention d’un unique spécimen de sanglier d’Europe ( sus crofa ) par un particulier, après déclaration de détention auprès de la préfecture de son département. Malgré la validité des critères de détention, les autorités de certains départements rejettent les demandes de régularisation d’un spécimen sanglier, à l’image du sanglier « Rillette » qui a défrayé la chronique ces derniers mois. L’histoire de ce sanglier a déclenché une vague d’émoi national et international suite à la décision du préfet de l’Aube interdisant à la propriétaire la détention du sanglier qu’elle avait recueilli à l’état sauvage en 2023 et demandant sa confiscation en vue de l’euthanasier. M. le député avait déjà alerté le ministère sur les refus préfectoraux récurrents de détention de sangliers imprégnés par des particuliers et leurs conséquences sur le bien-être des familles et des animaux. La réponse du ministère à la question écrite n° 9032 précisait que « Lorsqu’un cas de prélèvement illicite par un particulier est décelé, les services chargés de l’instruction peuvent ainsi prendre la décision de ne pas régulariser la situation ». Pourtant la licéité de l’origine n’est pas du tout une condition précisée par l’arrêté de 2018. Par exemple dans le cas de Rillette, la justice administrative a suspendu le refus de déclaration de détention, estimant que « le régime applicable à la détention des animaux non domestiques n’exige à aucun moment que ceux-ci soient nés et élevés en captivité ». Le caractère illicite du prélèvement de Rillette par sa propriétaire, argument le plus souvent avancé par les préfectures les plus réticentes pour justifier leur refus, n’a donc pas été reconnu par la justice administrative. De plus, même si la capture de sangliers dans la nature est en principe interdite, le juge a relevé que le préfet a toujours la possibilité de l’autoriser. Et cette interdiction (arrêté du 7 juillet 2006) qui se justifie pour prévenir la destruction ou favoriser le repeuplement du gibier ne s’applique pas à l’espèce sanglier en surpopulation. Les associations, centres de soins de la faune, acteurs de la protection animale alertent sur la multiplication des refus préfectoraux d’autoriser la détention de sangliers en raison de leur origine « illicite » alors que l’animal imprégné n’a pas été prélevé intentionnellement et que les conditions de détention sont remplies pour la régularisation. À l’aune des nouvelles décisions de justice dans « l’affaire Rillette », M. le député interpelle de nouveau M. le ministre sur le sujet afin que puisse être réexaminé le régime déclaratif pour les spécimens sangliers. Les associations Vida et Touche pas à mon Popotte suggèrent par exemple une modification règlementaire afin que la mention de l’origine de l’animal ne soit pas clairement une condition nécessaire à sa détention. Les associations précisent que l’état de danger imminent au moment du sauvetage pourrait être attesté par des professionnels. Il lui demande donc s’il pourrait envisager une telle modification réglementaire afin d’affiner le régime déclaratif pour un spécimen sanglier et éviter de futurs recours. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3713</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi et la réglementation en vigueur encadrent la capture, la détention et les éventuels relâchers d’animaux sauvages. Ainsi, l’article L. 424-11 du code de l’environnement soumet à autorisation préfectorale le prélèvement dans le milieu naturel d’animaux vivants d’espèces dont la chasse est autorisée, dans des conditions et selon des modalités fixées par l’arrêté du 7 juillet 2006 portant sur l’introduction dans le milieu naturel de grand gibier ou de lapins et sur le prélèvement dans le milieu naturel d’animaux vivants d’espèces dont la chasse est autorisée. Par ailleurs, l’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques précise les conditions à respecter pour garantir le bien-être des animaux sauvages détenus en captivité, la sécurité et la santé publiques. Cette réglementation a pour objectif de protéger les animaux sauvages ainsi que l’ensemble de la biodiversité, tout en encadrant les interactions entre les humains et la faune sauvage. Accueillir ou détenir des animaux sauvages comme des sangliers, en particulier des marcassins, sans autorisation appropriée peut provoquer des troubles physiques et comportementaux, rendant leur réintroduction dans leur habitat naturel plus difficile voire impossible. Cette réglementation répond également à des enjeux de biosécurité, visant à prévenir la propagation de maladies, à protéger les écosystèmes locaux et à s’assurer du bien-être des animaux détenus. Les centres de soins de la faune sauvage, dont l’activité est encadrée par l’arrêté du 11 septembre 1992 relatif aux règles générales de fonctionnement et aux caractéristiques des installations des établissements qui pratiquent des soins sur les animaux de la faune sauvage, sont les interlocuteurs privilégiés pour gérer le cas d’animaux sauvages découverts en situation de détresse dans le milieu naturel dans le respect des règles établies. Par conséquent, le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche encourage les citoyens à se tourner vers ces structures en cas de découverte ou de sauvetage d’un animal sauvage En ce qui concerne enfin la modification du régime de détention du sanglier une mission d’inspection de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable est en cours sur ce sujet et devrait rendre ses conclusions dans le courant de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4348</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3714</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction des méthodes létales et traitements cruels sur les pigeons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4348. — 25 février 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les méthodes létales utilisées pour limiter les populations de pigeons. Malgré une prise en compte croissante de la condition animale dans la société, la plupart des grandes villes françaises emploie encore des méthodes létales. Ce que les études épidémiologiques montrent en revanche de façon objective, c’est que les pigeons ne représentent aucune menace pour la santé publique, le risque de transmission de maladies des pigeons aux êtres humains étant négligeable. Rien ne justifie donc de tuer les pigeons en masse, d’autant qu’existent des méthodes alternatives de gestion des pigeons. Ces techniques, telles que le pigeonnier contraceptif et le maïs contraceptif, qui sont sans effet sur les humains ou les autres animaux, ont déjà fait la preuve de leur efficacité dans de nombreuses villes françaises et européennes. Au vu de tous ces éléments, il lui demande s’il envisage l’interdiction de toutes les méthodes létales de limitation des populations de pigeons urbains.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3714</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le pigeon biset est un colombidé qui, à l’origine, se reproduisait dans les cavités des parois rocheuses sur le littoral et en moyenne montagne. Cette espèce a, depuis très longtemps, été domestiquée par l’humain. Ce sont les souches domestiques retournées à l’état sauvage, qui ont colonisé les bâtiments des villes et villages et en particulier les édifices les plus anciens, riches en cavités propices à la nidification. L’augmentation des populations urbaines de ces pigeons est liée à l’abondance de la ressource alimentaire et une quasi absence de prédateurs. Le pigeon biset peut faire l’objet de campagnes de régulation en milieu urbain en cas de trouble à l’ordre public. Celles-ci sont effectuées par les maires sur la base de leurs pouvoirs de police pris en application de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. A cette fin, différentes méthodes peuvent être employées telles que la limitation à l’accès à la nourriture, le pigeonnier contraceptif, la capture et la stérilisation chirurgicale des pigeons. Un guide de NaturParif de 2011, établit sur la base des travaux d’un groupe de recherche interdisciplinaire et interprofessionnel « Le pigeon en ville : écologie de la réconciliation et gestion de la nature », coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle, a présenté les différentes méthodes de contrôle des populations de pigeons en ville, avec une évaluation de leur efficacité et de leurs impacts potentiels. Aucune méthode n’était considérée comme totalement efficace et sans risques. Il est donc essentiel que les collectivités établissent une stratégie globale selon leur situation incluant des méthodes répulsives, des pigeonniers avec stérilisation ou suppression des œufs, ou encore la présence des prédateurs naturels du pigeon. Plus récemment, l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement a réalisé une nouvelle synthèse qui vient compléter ces éléments. Elle souligne la difficulté de l’évaluation complète des risques pour l’environnement et pour les humains des substances contraceptives, dont la nicarbazine (contraceptif non hormonal). Cette incertitude soulève des préoccupations quant à leur impact potentiel sur d’autres espèces et sur la biodiversité, même si ces méthodes peuvent sembler plus éthiques. Le gouvernement laisse donc à la libre appréciation des collectivités locales le soin de choisir la ou les méthodes de luttes les plus appropriées au contexte, en veillant à privilégier des approches respectueuses du bien-être animal et visant une régulation équilibrée de la population de pigeons.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4354</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3714</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Suspension du fichier I-fap pour la faune sauvage captive protégée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4354. — 25 février 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la suspension du fichier national d’identification pour la faune sauvage captive protégée. Le 1er janvier 2025 le fichier national d’identification de la faune sauvage protégée ou fichier I-fap a affiché sur son site web, www.i-fap.fr, le lancement d’un nouveau site internet pour l’enregistrement des animaux dans le fichier I-fap indiquant par ailleurs : à partir du 1er janvier 2025, la suspension temporaire des enregistrements papier et dématérialisés dans le fichier I-fap jusqu’à l’ouverture de la nouvelle plateforme ; a partir du 15 février 2025 la fermeture de l’actuel site I-fap les données n’étant plus consultables par les utilisateurs ; et au printemps 2025 l’ouverture de la nouvelle plateforme dédiée à l’enregistrement des animaux dans le fichier I-fap. Cependant aux termes de l’article R. 413-23-1 du code de l’environnement, l’identification obligatoire des animaux d’espèces non domestiques (détenues en captivité) prescrite par l’article L. 413-6 comporte, d’une part, le marquage de l’animal, d’autre part, l’inscription sur le fichier national prévu au même article. En outre, le but du fichier I-fap est précisément de lutter contre le trafic d’animaux sauvages, le quatrième le plus lucratif au monde après ceux des stupéfiants, des contrefaçons et des êtres humains, en assurant une plus grande traçabilité des animaux. En suspendant toutes les inscriptions (papier et dématérialisées) au fichier I-fap pour une durée indéterminée, Mme la ministre ne permet plus de contrôler la traçabilité des animaux soumis à déclaration obligatoire et laisse la porte ouverte à toutes les dérives, alors même que le trafic prospère en France. Aussi, elle appelle le Gouvernement à la vigilance et désire connaître les dispositions qu’elle compte prendre afin de s’assurer du suivi et de la traçabilité des animaux le temps de la suspension du fichier I-fap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3715</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La suspension temporaire du fichier i-fap, dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle plateforme destinée à améliorer l’expérience utilisateur et à mieux répondre aux besoins des usagers et des services de l’État, ne remet pas en cause le principe de traçabilité des animaux ni les mesures de lutte contre le trafic d’espèces sauvages. En effet, les obligations réglementaires en matière d’identification et de suivi des animaux demeurent pleinement applicables. D’une part, en vertu de l’article L. 413-6 du code de l’environnement et de l’arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques, le marquage des animaux (par bague, transpondeur sous-cutané, photo ou tatouage) reste obligatoire et permet d’assurer leur identification physique. Seul l’enregistrement des informations de marquage dans le fichier national est momentanément interrompu. Toutefois, en cas de contrôle, tout animal doit être dûment marqué conformément à la réglementation en vigueur. D’autre part, l’obligation de tenue d’un registre des entrées et des sorties d’animaux demeure, avec l’enregistrement systématique du numéro d’identification de chaque spécimen. Pendant la période de suspension des enregistrements dans le fichier i-fap, les propriétaires sont donc tenus de procéder au marquage de leurs animaux et d’inscrire ces derniers dans leur registre d’entrées et de sorties. À la réouverture du service, ils devront effectuer l’enregistrement de leurs animaux dans le fichier i-fap. Ainsi, les mécanismes garantissant la traçabilité des animaux restent pleinement opérationnels durant la suspension temporaire du fichier i-fap, contribuant à maintenir les efforts engagés dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages. Les services de l’État restent entièrement mobilisés afin d’assurer la remise en service du fichier i-fap dans les meilleurs délais. Cette interruption, nécessaire au transfert des données vers la nouvelle plateforme, est exceptionnelle. Le Gouvernement demeure pleinement engagé dans la lutte contre le trafic d’animaux sauvages et dans le suivi des mesures de traçabilité associées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4374</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3715</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Récentes évolutions réglementaires concernant la chasse au poste aux grives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4374. — 25 février 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les récentes évolutions réglementaires concernant l’utilisation des appelants pour la chasse au poste aux grives. L’arrêté du 2 juillet 2024 a introduit des restrictions majeures en contraignant les chasseurs à n’utiliser que des oiseaux nés et élevés en captivité et en imposant, à partir du 1er janvier 2025, le baguage des oiseaux détenus avant le 1er octobre 2024. Ces mesures ont suscité une vive inquiétude parmi les chasseurs et ont conduit les fédérations départementales, régionales et nationale de chasse à demander un arrêté modificatif. Le ministère a publié cet arrêté modificatif le 14 décembre 2024, permettant aux chasseurs d’utiliser les appelants légalement détenus avant l’entrée en vigueur du texte « jusqu’à leur décès » et repoussant l’obligation de baguage au 1er mars 2025. Si ces avancées sont à saluer, elles ne règlent pas l’ensemble des difficultés soulevées par la profession. En effet, l’interdiction de l’usage des appelants capturés légalement à la glu lorsqu’elle était autorisée constitue une remise en cause directe des traditions cynégétiques locales et place de nombreux chasseurs dans une situation délicate, d’autant plus que l’élevage en captivité de ces espèces reste complexe et marginal. Cette situation soulève une problématique plus large sur l’élaboration des réglementations touchant la chasse, qui devraient davantage prendre en compte les réalités du terrain et les contraintes logistiques des pratiquants. Aussi, elle lui demande si elle envisage d’engager une concertation plus approfondie avec les acteurs de la chasse afin d’adapter la réglementation aux réalités cynégétiques et de garantir la pérennité des modes de chasse traditionnels, en particulier dans les départements méridionaux fortement concernés par cette pratique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3715</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté du 2 juillet 2024 portant modification de l’arrêté du 4 novembre 2003 a introduit deux nouvelles exigences concernant les appelants des espèces de merles et de grives. Les appelants de ces espèces doivent désormais être nés et élevés en captivité, ainsi que bagués. Les appelants détenus légalement avant l’entrée en vigueur de ce texte doivent également être identifiés par une bague ouverte depuis le 1er mars 2025. Ces exigences existaient déjà pour tous les appelants utilisés pour la chasse du gibier d’eau. Les merles et grives n’étaient jusqu’alors pas concernés par ces obligations car ils pouvaient être capturés à la glu en milieu naturel par la chasse aux gluaux. Or, cette chasse a été abrogée par l’arrêté du 17 juillet 2023 pris en application de la décision du Conseil d’État du 24 mai 2023. Ces nouvelles exigences (naissance en captivité et baguage) s’inscrivent dans ce nouveau cadre réglementaire, afin de limiter le trafic et d’éviter les captures illégales dans le milieu naturel. Le Gouvernement sera attentif aux préoccupations des chasseurs et entretient des échanges très réguliers avec leurs représentants, notamment la Fédération Nationale des Chasseurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4615</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3716</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Exploitation d’animaux sauvages captifs pour la publicité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4615. — 4 mars 2025. — M. Jean Laussucq interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’exploitation d’animaux sauvages captifs pour la publicité. Les animaux sont très présents dans les représentations. Sans surprise, ils se trouvent donc fréquemment dans les publicités. Alors que les possibilités ne manquent pas pour faire autrement (effets visuels, animatronique, etc.), nombre de ces animaux à l’écran sont des animaux sauvages captifs. Concrètement, cela signifie que ces animaux sont emprisonnés à vie. On sait pourtant que les animaux non domestiques ont des besoins très importants, en matière d’espaces, de dépenses physiques, de relations sociales, qui sont extrêmement difficiles si ce n’est impossible à combler en captivité. Au-delà de la privation de liberté, les animaux subissent le dressage et le transport. Ce dernier point est d’ailleurs un élément central dans la décision d’interdire les animaux sauvages dans les cirques itinérants d’ici 2028 (loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes). Dans la suite logique de la loi précédemment cité, il lui demande si elle pourrait envisager d’interdire d’exploiter des animaux sauvages captifs pour la publicité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3716</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) partage pleinement l’ambition portée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi, particulièrement innovante en la matière, fixe des objectifs ambitieux, notamment dans son chapitre III relatif à la fin de la captivité d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales. Son article 48 prévoit d’ailleurs que depuis décembre 2023, il est interdit « de présenter des animaux non domestiques, que ceux-ci soient captifs ou sortis de leur milieu naturel, lors d’émissions de variétés, de jeux et d’émissions […] diffusés sur un service de télévision […] ». Cette disposition, qui concerne uniquement les spectacles télévisés, n’interdit pas la présence d’animaux dans d’autres domaines artistiques, tels que le cinéma ou la publicité, en raison du principe de liberté artistique. Cette liberté de création et de diffusion des œuvres de l’esprit est garantie en tant que droit fondamental.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5093</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3716</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquences alarmantes de l’éolien sur la biodiversité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5093. — 18 mars 2025. — M. Guillaume Bigot attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences alarmantes du développement éolien sur la biodiversité, en particulier sur les espèces protégées. Le cas récent de l’aigle royal tué par une éolienne du parc de Bernagues dans l’Hérault illustre tristement les dégâts causés par ces infrastructures industrielles sur la faune. Ce drame n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une série. La société exploitante, filiale du groupe Valeco, fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires pour négligence répétée et destruction d’espèce protégée sans dérogation légale. L’impact des éoliennes ne se limite pas à la seule mortalité directe des espèces protégées. La construction des parcs éoliens nécessite une bétonisation importante des sols. Selon les données du secteur, chaque éolienne de 3 MW requiert une fondation de béton armé pouvant atteindre 800 tonnes, renforcée par 40 tonnes d’acier. Dans le Territoire de Belfort, département aux caractéristiques peu propices à l’éolien terrestre avec sa superficie limitée de 609 km2 et son relief vallonné, plusieurs projets éoliens sont néanmoins à l’étude, comme à Morvillars, Roppe et Chèvremont. Ces projets soulèvent des inquiétudes légitimes quant à leur impact cumulé sur la biodiversité locale et les sols du département. En dépit des affirmations selon lesquelles le béton serait inerte et sans incidence particulière, l’artificialisation massive et durable qu’il engendre perturbe l’écosystème souterrain et l’écoulement naturel des eaux, menaçant ainsi la biodiversité des sols sur lesquels repose la sécurité alimentaire française. Face à cette situation préoccupante, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour réévaluer l’impact environnemental réel des socles de béton des éoliennes sur les sols agricoles et la biodiversité. Il souhaite également savoir si le ministère envisage de renforcer les études d’impact environnemental préalables aux autorisations d’implantation d’éoliennes, en accordant une attention particulière aux cumuls d’artificialisation des sols dans des départements à forte densité comme le territoire de Belfort. Enfin, il lui demande si le Gouvernement prévoit d’imposer des compensations écologiques plus substantielles aux promoteurs éoliens pour contrebalancer efficacement la bétonisation et l’artificialisation des terres agricoles engendrées par ces installations industrielles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3717</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement des parcs éoliens terrestres est encadré par une réglementation stricte et précise. En particulier, la construction d’une éolienne de plus de 50 mètres de hauteur est soumise à autorisation environnementale. L’objectif de cette autorisation est de s’assurer que le projet ne créera pas d’impacts ou de risques importants pour le confort des populations, leur santé et leur sécurité, mais aussi pour la nature et l’environnement. Les impacts sur l’agriculture, le paysage et la biodiversité, dont notamment les conséquences de l’artificialisation des sols, sont ainsi examinés par le pétitionnaire dans le cadre d’une étude d’impact au titre des intérêts protégés. Chaque projet fait ainsi l’objet d’une analyse spécifique au regard de ses caractéristiques, de son contexte d’implantation et des enjeux locaux. Par ailleurs, un régime de protection stricte de certaines espèces de flore et de faune sauvages est établi par les articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l’environnement. Issu de la transcription en droit français des directives européennes « oiseaux » et « habitats, faune, flore », ce régime vise à maintenir voire à rétablir ces espèces dans un état de conservation favorable. Des études focalisées sur les espèces ou les secteurs les plus concernés existent également, et peuvent présenter un caractère plus opérationnel. Les travaux menés par l’observatoire des énergies renouvelables et de la biodiversité viendront également enrichir le corpus de connaissances sur le sujet des impacts des énergies renouvelables. De surcroît, en application de l’article L. 110-1 du code de l’environnement, l’exploitant doit mettre en œuvre des mesures de prévention afin d’empêcher la réalisation de dommages environnementaux (mesures d’évitement) ou d’en limiter les effets (mesures de réduction). Le cas échéant, des mesures de visant à compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées peuvent être envisagées. Ces mesures, développées dans l’étude d’impact, sont opposables à l’exploitant et peuvent être prescrites et complétées par le Préfet, si le contexte l’impose, dans un arrêté préfectoral. Concernant l’artificialisation des sols, l’ADEME estime qu’elle représente entre 0,12 et 0,19 ha/MW pour l’éolien terrestre. En 2024, les installations de production d’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent ont généré 47 TWh, dont 4 TWh pour l’éolien en mer. Il convient également de rappeler que le cadre réglementaire applicable aux éoliennes terrestres impose, en cas de cessation d’activité, l’excavation de la totalité des fondations, jusqu’à la base de leur semelle. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol sur la base d’une étude adressée au préfet et ayant été acceptée par ce dernier démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable. Les fondations excavées sont remplacées par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l’installation, permettant de remettre les terres à disposition pour leur usage précédent (souvent agricole voire forestier). Au-delà de l’analyse de l’impact de chaque projet sur son environnement, les zones d’accélération des énergies renouvelables, créées par l’article 15 de la loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, permettent aux communes qui le souhaitent, d’identifier sur le territoire communal des zones qu’elles estiment favorables et prioritaires au développement des énergies renouvelables. Le Gouvernement s’implique donc particulièrement pour permettre le déploiement de l’éolien tout en veillant à offrir un cadre protecteur et responsable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5458</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3717</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Prolifération des castors</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5458. — 1 avril 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la prolifération des castors dans certains territoires ruraux, notamment dans sa circonscription de la Meuse, où cette espèce cause d’importants préjudices aux exploitants agricoles. Aujourd’hui présents sur plus de 15 000 km de cours d’eau du pays, ces rongeurs construisent des barrages qui inondent les terres cultivables, rendant les sols impropres au semis et à la récolte. Les arbres subissent également des dégradations, fragilisant les écosystèmes agricoles. En Meuse, et malgré les préconisations de l’Office français de la biodiversité (OFB), la situation reste incontrôlable. Les organismes concernés (OFB, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, direction départementale des territoires…) reconnaissent leur incapacité à gérer durablement ce problème. Les interventions, complexes et coûteuses, nécessitent du matériel lourd, des autorisations administratives et restent entièrement à la charge des agriculteurs. Par ailleurs, les interventions humaines visant à faire cohabiter le castor avec les besoins agricoles n’ont aucun effet, celui-ci ne cessant de s’adapter et de modifier ses installations pour poursuivre son expansion territoriale. Ainsi, depuis 2020, les pertes directes de rendement avoisinent les 50 000 euros pour un agriculteur, sans compter le coût du matériel et le temps de travail supplémentaire. Si la réglementation actuelle protège les castors, interdit la destruction de leurs habitats, y compris des barrages, elle ne prévoit pas de régime d’indemnisation pour les dégradations qu’ils causent et qui pèsent lourdement sur les agriculteurs. Elle souligne qu’elle avait déjà interpellé le ministre de l’agriculture le 16 avril 2024, mais que la réponse obtenue n’était pas de nature à apporter des solutions aux différentes problématiques soulevées. Face à cette impasse, elle lui demande si des mesures urgentes peuvent être envisagées, notamment une aide spécifique pour compenser les pertes liées à la prolifération des castors et une simplification des démarches pour permettre une intervention rapide, efficace et pérenne. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3718</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Castor européen est une espèce animale protégée au titre du droit européen et national. À ce titre, sont interdites la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Le castor d’Europe est un herbivore strict qui a la particularité de pouvoir couper des arbres ou de les écorcer, que ce soit pour se nourrir ou pour utiliser les branches comme matériau de construction pour ses gîtes et barrages,. Lorsque la ripisylve naturelle est bien présente, il peut y trouver suffisamment de ressources pour couvrir ses besoins. Mais quand ce n’est pas le cas, il peut s’attaquer à des plantations qui se trouvent à proximité du cours d’eau : peupleraies, vergers, vignes… Des dommages peuvent être alors constatés. Pour répondre à ces problématiques, l’Office français pour la Biodiversité (OFB), forme et coordonne depuis 1987, un réseau de spécialistes de l’espèce, le réseau Castor. Dans ce cadre, l’OFB accompagne et conseille l’administration et les propriétaires ou exploitants qui subissent ces dommages : réalisation de constats de dommages, conseils techniques pour la protection, expertise technique sur les barrages et leurs déplacements éventuels. Les dégâts doivent être signalés auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT) du département concerné qui demande ensuite à l’OFB une expertise sur le terrain. À l’occasion du constat, des conseils de protection sont apportés par le correspondant du réseau Castor.  Dans certains cas, un arrêté préfectoral peut autoriser la dérogation à la protection de l’espèce pour faciliter la conciliation des activités humaines et la présence du castor dans nos cours d’eau. L’OFB est mobilisé pour trouver des solutions aux difficultés rencontrées et dans le respect de la réglementation, en lien avec les services de l’État chargés des demandes de dérogations relatives aux espèces protégées et à leurs habitats, en permettant par exemple l’écrêtage des barrages dans les périodes les moins critiques pour l’espèce, afin de concilier au mieux la présence du castor avec les activités humaines dans ces territoires. Cette pratique administrative a d’ailleurs été appliquée lors d’une récente procédure judicaire évoquée dans les médias. Elle a donné suite à la rédaction d’un rapport adressé par l’OFB aux services de la direction régionale de l’équipement, de l’aménagement et du logement (DREAL) préconisant notamment le démontage de deux barrages problématiques abandonnés par le castor et l’écrêtage d’un troisième. Ces mesures permettent généralement de supprimer ou de réduire significativement les dégâts occasionnés par les castors.  Les services de l’État sont mobilisés pour que soient apportées, en toutes circonstances, les réponses les plus appropriées aux problèmes posés par la cohabitation entre le castor et l’Homme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5469</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3718</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>État d’avancement de la mise en application de la loi no 2021‑1539 du 30/11/2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5469. — 1 avril 2025. — M. Vincent Ledoux demande à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche de bien vouloir lui faire connaître l’état d’avancement de la mise en application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les humains et plus particulièrement sur le volet relatif aux animaux captifs sauvages. À la connaissance de M. le député, la liste positive des animaux non domestiques autorisés à être détenus par les particuliers et dans les élevages d’agrément prévue à l’article 14 n’est toujours pas publiée. Cette liste doit recenser les espèces dont la détention ne pose pas de problème au regard de critères à définir, tels que le bien-être animal, le statut de conservation de l’espèce, sa dangerosité ainsi que les risques pour l’environnement et la santé publique. Or des saisies régulières de servals ou encore des errances sur la voie publique de serpents continuent de faire l’actualité. Concernant les cirques itinérants, M. le député salue les efforts de son ministère pour anticiper l’interdiction de 2028 en créant des places en structures d’accueil via les appels à manifestation d’intérêt de 2022 et 2023. Toutefois, ces efforts seront vains si la reproduction des animaux ne cesse pas immédiatement. En effet, bien qu’interdite depuis le 1er décembre 2023, cette pratique perdure faute de décret d’application. Plusieurs signalements de naissances de félins en 2024 montrent que l’insémination a eu lieu après la date limite, soulevant de sérieux risques de trafic d’espèces protégées. Le nombre de places créées dans les refuges et sanctuaires reste par ailleurs insuffisant pour accueillir tous les animaux concernés, qu’ils proviennent des cirques, des montreurs d’ours ou de loups. Leur avenir demeure donc incertain. Par ailleurs, la volonté politique d’accompagner les professionnels du cirque dans cette transition, notamment via une enveloppe de 35 millions d’euros, est louable. Mais les coupes budgétaires font craindre que ces fonds ne soient pas effectivement alloués dans les prochaines semaines, mettant en péril tout le processus de mise en œuvre de la loi. Il semble donc essentiel à M. le député que le Gouvernement réaffirme son engagement en garantissant les financements prévus et en mettant en place un calendrier précis pour leur déploiement. Sans ces moyens, la transition des cirques vers des spectacles sans animaux sauvages sera compromise, au détriment des professionnels engagés dans cette évolution et du bien être animal. De nombreux circassiens ont d’ores et déjà entrepris cette transition et travaillent activement avec les associations de protection animale pour assurer le placement des animaux en structures d’accueil adaptées. Il serait regrettable que leur démarche soit freinée par un manque de moyens, alors même qu’ils s’efforcent de se conformer aux objectifs de la loi. Dans cette optique, M. le député demande instamment à Mme la ministre de sécuriser le budget alloué à cette transition et de renforcer le suivi de son exécution afin d’assurer une application juste et efficace de la loi. Aussi, il souhaite connaître les mesures qu’elle envisage de prendre pour assurer l’application stricte de cette loi, accélérer les dispositifs nécessaires à son respect et renforcer les moyens des services de contrôle pour que les infractions fassent l’objet de sanctions exemplaires afin que la maltraitance animale ne soit plus tolérée sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3719</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) partage pleinement l’ambition portée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Cette loi, particulièrement innovante, fixe des objectifs ambitieux, notamment dans son chapitre III relatif à la fin de la captivité d’espèces sauvages utilisées à des fins commerciales. Depuis son adoption, plusieurs mesures concrètes ont été prises pour assurer sa mise en œuvre progressive. L’arrêté ministériel du 9 mars 2023 fixant le fonctionnement de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive (CNCFSC) a été institué par l’article L. 413-9 du code de l’environnement. En formation « certificats de capacité », cette commission est chargée d’émettre un avis sur certaines demandes de certificat de capacité ou d’organiser une épreuve d’aptitude pour les demandes de dispense de certificat de capacité. En formation « étude de la faune sauvage captive », elle émet des avis sur plusieurs sujets : les moyens d’améliorer les conditions d’entretien et de présentation au public des animaux d’espèces non domestiques tenus en captivité, la liste des espèces non domestiques pouvant être détenues comme animaux de compagnie ou dans le cadre d’élevages d’agrément, ainsi que le fonctionnement et l’adaptation du fichier national d’inscription des espèces animales sauvages protégées. Par ailleurs, l’arrêté du 28 juin 2024 fixant les caractéristiques générales et les règles de fonctionnement des établissements autorisés à héberger des spécimens vivants de cétacés marque une étape importante vers l’interdiction des spectacles mettant en scène des dauphins et des orques et l’interdiction de détention en captivité, prévue par la loi à partir du 1er décembre 2026. En ce qui concerne la mise en place d’une liste d’espèces interdites à la détention pour l’agrément dite liste positive, une mission a été confiée à l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) afin d’analyser et comparer les méthodologies des pays européens ayant mis en place une telle liste. La mission se concentre sur les critères retenus et proposera une méthodologie d’élaboration, y compris les indicateurs à prendre en compte, et de mise à jour de la liste positive. Les conclusions de cette mission seront rendues publiques d’ici l’été et constitueront une base pour clarifier le cadre réglementaire applicable. Afin d’accompagner les circassiens impactés par la loi n° 2021-1539, et notamment avec l’arrêt des spectacles en itinérance incluant des espèces d’animaux non domestiques à partir du 1er décembre 2028, le Gouvernement a élaboré un plan d’accompagnement destiné aux circassiens, incluant des aides financières. En l’absence de loi de finances pour 2025, la publication du décret établissant ce plan d’accompagnement a été retardée mais interviendra dans les prochains jours. Toujours dans l’objectif d’accompagner les professionnels circassiens impactés dans l’évolution de leur activité, le Gouvernement a mis en place une équivalence entre les certificats de capacité pour la présentation au public dans des établissements itinérants et ceux pour des établissements fixes, par arrêté ministériel du 3 juillet 2023. Enfin, l’article L. 214-9-1 du code rural et de la pêche maritime interdit, depuis son entrée en vigueur le 2 décembre 2021, les élevages de visons et d’autres espèces animales non domestiques exclusivement élevés pour leur fourrure. À ce jour, il n’existe plus d’établissements d’élevage de visons en activité sur le territoire français, les services compétents veillant au respect de cette interdiction sur le territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5864</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3719</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Elargissement de l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5864. — 15 avril 2025. — Mme Andrée Taurinya attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la question des spectacles mettant en scène des animaux sauvages captifs dans les parcs zoologiques. L’article 46 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 interdit, d’ici 2028, les spectacles d’animaux sauvages dans les établissements itinérants. Les zoos ne sont malheureusement pas concernés, étant des établissements fixes. Cette distinction est un non-sens, tant éthique que juridique, et crée une inégalité manifeste de traitement face à des situations pourtant similaires. Qu’ils soient détenus dans des structures fixes ou itinérantes, les animaux sauvages subissent des contraintes identiques : dressage, conditionnement, privation de comportements naturels, dans l’unique but de répondre aux attentes du public. Encore aujourd’hui, de nombreux animaux sauvages (perroquets, rapaces, otaries, manchots) demeurent exploités dans des spectacles au sein de parcs zoologiques. Par ailleurs, les parcs zoologiques ont pour vocation officielle la conservation des espèces, il est donc tout à fait absurde qu’ils réalisent des spectacles d’animaux, ce n’est tout simplement pas leur mission. Les animaux sauvages sont des êtres sensibles, doués de capacité à ressentir bonheur comme souffrance, ils ne doivent en aucun cas être traités comme des attractions. Elle désire savoir si le Gouvernement souhaite élargir l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages aux parcs zoologiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3720</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les parcs zoologiques sont soumis à des normes strictes en matière de bien-être animal et de conservation des espèces, garantissant que les pratiques mises en place respectent des standards élevés en faveur des animaux concernés. Ainsi, l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère précise que « les spectacles ou les animations effectués au sein des établissements avec la participation d’animaux doivent contribuer à la diffusion d’informations se rapportant à la biologie de ces animaux et, le cas échéant, à la conservation de leur espèce. ». De plus, le code éthique de l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ), appliqué par ses cent six parcs zoologiques membres, interdit les spectacles assimilables à des numéros de cirque. Les présentations doivent avoir une visée pédagogique et mettre en avant les comportements naturels des animaux, tout en prenant en compte les motivations et les capacités de chaque individu. Il n’est ainsi pas prévu d’étendre l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques et dans les autres établissements fixes de présentation au public, tant qu’ils respectent ces conditions et maintiennent une finalité pédagogique et de sensibilisation à la conservation des espèces.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5949</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3720</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nouvelle taxe sur les emballages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5949. — 15 avril 2025. — M. Jorys Bovet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences préoccupantes de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) pour les commerces de proximité. En effet, depuis le 1er janvier 2025, une tarification simplifiée sur les emballages est appliquée pour chaque secteur. Cette réglementation engendre des coûts supplémentaires pour les commerçants de proximité, tels que les boulangers, bouchers, fromagers et autres métiers de bouche, qui sont déjà lourdement affectés par la hausse des prix de l’énergie et des matières premières. Au-delà de son impact économique, cette règlementation soulève également des enjeux sanitaires. En effet, le règlement n° 1169 de l’Union européenne précise que « les denrées alimentaires doivent être délivrées aux consommateurs soit préemballées ou conditionnées, soit protégées d’une enveloppe en matière isolante ou en papier ». Par ailleurs, cette exigence pourrait entraîner une augmentation des prix des produits, aggravant ainsi la pression économique subie par les consommateurs, déjà confrontés à une inflation sans précédent. Dans l’exemple d’une boulangerie qui reçoit 2 000 clients par jour ces dépenses supplémentaires s’élèveraient à 15,80 euros par jour et 6 000 euros par an, soit 2 à 3 % du chiffre d’affaires lié aux coûts des emballages. Ces nouvelles contraintes vont fragiliser davantage ces entreprises, essentielles à la vitalité économique et sociale des territoires, en particulier dans les zones rurales, comme le département de l’Allier. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour alléger ces charges, soutenir les commerçants impactés par cette tarification et garantir la pérennité des commerces de proximité. Il souhaite savoir s’il envisage de supprimer cette nouvelle hausse pour protéger ces acteurs, essentiels à l’économie française et le pouvoir d’achat des consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3720</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 1993, les emballages des produits destinés aux ménages sont soumis à ce que l’on appelle une filière à responsabilité élargie des producteurs. Les metteurs sur le marché ont ainsi l’obligation de financer la fin de vie de leurs emballages (pour financer la collecte et traitement du déchet, le bac jaune). Cette filière concerne l’ensemble des emballages ménagers (pot de yaourt, conserve…), ainsi que les sacs "fruits et légumes" ou encore les sacs de caisses de papier mais aussi les poches à viennoiseries ou sachets baguettes des boulangers. Pour plus d’efficacité, les entreprises soumises à cette obligation mutualisent leurs obligations, en créant des organismes (exemples : Citeo, Leko), qui assurent leurs obligations, en contrepartie d’une contribution financière. Pour le cas des boulangers, il s’agit de CITEO/ADELPHE ou de LEKO. En 2024, CITEO/ADELPHE et la FEB (Fédération des Entreprises de Boulangeries) ont travaillé ensemble pendant plusieurs mois pour mettre en place un dispositif de contributions financières simplifiées en raison de la complexité du calcul antérieur de cette contribution. En effet, le calcul nécessitait de connaître le nombre et le poids de chaque emballage distribué. Dans ce cadre CITEO/ADELPHE, La Confédération générale de l’alimentation en détail, la Confédération Nationale de la Boulangerie et Boulangerie-Pâtisserie Française, la Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs, la Fédération des Fromagers de France ont signé un partenariat visant à simplifier les démarches. Le secteur de la boulangerie qui a été associé à ces discussions était représenté par la FEB. La FEB a été partie prenante de cet échange avec CITEO/ADELPHE pendant plusieurs mois. Ces travaux ont abouti à la mise en place en 2025 au système de contribution simplifié agréé entre la FEB et CITEO/ADELPHE. L’Etat ne participe pas à ces travaux, qui relèvent de négociations tarifaires. Ces travaux ont conduit à la mise en place d’une contribution forfaitaire, identique pour toutes les boulangeries de France qui souhaitent en bénéficier. Elle est de 0,0079€ par passage en caisse. Les boulangeries qui le souhaitent peuvent toujours effectuer une déclaration "classique" en poids/nombre d’emballages.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6405</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3721</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Défendre la chasse française face aux quotas européens injustes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6405. — 6 mai 2025. — M. Kévin Mauvieux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les quotas imposés aux chasseurs français par la Commission européenne. Depuis 2021, sous l’impulsion de la Commission européenne, la Task Force for the Recovery of Birds est chargée d’évaluer scientifiquement la « durabilité » des espèces d’oiseaux migrateurs. Sur la base de ses recommandations, la Commission impose désormais des quotas stricts sur certaines espèces jugées « menacées ». Or ces critères apparaissent largement déconnectés de la réalité du terrain : la comptabilisation des espèces est incomplète, notamment pour de nombreuses espèces migratrices en provenance de l’Est de l’Europe, qui ne sont pas intégrées de manière fiable dans les évaluations. Face à ces décisions technocratiques, il lui demande de défendre avec force la voix des chasseurs français au sein du Conseil de l’Union européenne. Au-delà d’une simple question de chiffres, c’est l’avenir d’une tradition séculaire, au cœur des territoires ruraux, qui est aujourd’hui menacé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3721</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche est informé de la situation des espèces citées (fuligule milouin, canard siffleur, canard souchet et canard pilet) et des propositions de moratoires formulées par la Commission européenne. Ces propositions ont été partagées par la Commission aux parties prenantes et en particulier les représentants cynégétiques et associations de protection de l’environnement. Le Gouvernement est pleinement conscient des préoccupations exprimées par les chasseurs, et de l’impact socio-économique de ces recommandations. La France joue un rôle central en tant que halte pour de nombreuses espèces migratrices, dont certaines vulnérables, qui transitent par nos zones humides. La préservation de ces écosystèmes (protection ou réduction des pressions) est un pilier pour leur conservation. Nous suivons de près la dynamique de ces populations. Les bilans de comptage du programme Wetland en 2024 sont encourageants pour la France : stabilité des populations d’anatidés, voire augmentation pour certaines espèces. Dans le cadre de la consultation organisée par la Commission, la France a rappelé certaines des incertitudes scientifiques qui entourent le statut des espèces citées et défend une chasse durable et compatible avec la dynamique de population observée. Les mesures sont toujours à l’étude et dans l’attente de précisions officielles de cette instance européenne, le Gouvernement plaide pour une prise en compte rigoureuse des données scientifiques disponibles, en particulier celles provenant du terrain. L’approfondissement des connaissances sur certains oiseaux chassables, associant l’ensemble des acteurs concernés, est un axe essentiel. Ainsi et concernant les impacts sociaux et culturels des éventuelles restrictions envisagées, le Gouvernement continue de défendre une approche équilibrée et concertée, qui respecte la nécessité de garantir la conservation des espèces tout en permettant une pratique durable et responsable des activités cynégétiques. Afin d’anticiper les demandes de la Commission et de défendre au mieux cette position, un travail de concertation est engagé avec les chasseurs pour les associer aux mesures de gestion qui devront être prises. La Commission européenne a formulé des propositions de moratoires et de réduction de prélèvement en novembre 2024 et confirmé ses positions en avril 2025. Des discussions sont en cours avec l’ensemble des parties prenantes pour mettre en œuvre ces recommandations dans le souci d’assurer la bonne conservation de ces espèces en France et en Europe et sa conciliation avec une chasse durable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6406</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3721</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Projet de règlement européen contre le plomb dans les munitions de chasse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6406. — 6 mai 2025. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les impacts économiques et territoriaux du projet de règlement européen visant à interdire progressivement l’usage du plomb dans les munitions de chasse. Présenté par la Commission européenne le 27 février 2025, ce projet prévoit notamment l’interdiction, dans des délais très courts, des balles à percussion centrale contenant du plomb et de la grenaille de chasse, ainsi que la fin de leur mise sur le marché à la vente au détail. Si les objectifs de réduction des pollutions liées au plomb sont légitimes, les modalités envisagées suscitent une vive inquiétude dans les territoires ruraux, où la chasse représente non seulement une pratique culturelle ancienne, mais aussi un vecteur essentiel de lien social, d’aménagement du territoire et d’activité économique. De nombreuses TPE-PME de l’armurerie, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux, s’inquiètent des délais extrêmement contraints pour adapter leur production. Certaines entreprises, déjà fragilisées par l’inflation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, redoutent de devoir réaliser des investissements lourds pour développer des alternatives aux munitions au plomb, sans accompagnement financier clair ni garanties de débouchés. Dans ce contexte, il lui demande la position de la France sur ce projet de règlement. Il lui demande en particulier si le Gouvernement entend défendre un allongement des délais de mise en œuvre, des exemptions partielles ou temporaires dans certains contextes et surtout, la mise en place d’un plan d’accompagnement spécifique pour les filières économiques concernées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3722</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Commission européenne a proposé aux Etats membres un projet d’interdiction du plomb dans les munitions de chasse et leur réglementation dans les stands de tir, dans le cadre de la réglementation sur l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques. Ce projet été présenté aux Etats membres le 27 février 2025. Il fait suite à l’interdiction en 2021 de l’usage de munitions au plomb dans les zones humides entrée en application le 15 février 2023. Ce projet va faire l’objet de discussions, et sans doute d’évolutions, avant sa publication officielle et son entrée en vigueur. Le projet de règlementation prévoit une période de transition de 18 mois pour les balles à percussion centrale de calibre supérieur à 5,6 mm et de 3 ans pour la grenaille de chasse. Ces durées sont justifiées à ce stade par la Commission qui considère qu’il existe des alternatives techniquement performantes et financièrement accessibles. Par exemple, le coût de la grenaille en acier est indiqué comme équivalent à la grenaille de plomb. Par ailleurs, afin de permettre l’entrainement pour les forces armées, il n’est pas prévu de restriction de mise sur le marché pour les balles de plomb, et l’usage des balles resterait autorisé dans les centres de tir (intérieurs et extérieurs), en soumettant toutefois les centres de tirs à autorisation préalable. Pour l’instant, le gouvernement étudie le projet et notamment ses impacts tant sur les gains environnementaux attendus (la Commission européenne soutient qu’il permettrait d’éviter le rejet de plus de 670 000 tonnes de plomb sur les deux prochaines décennies), ainsi que les effets néfastes associés sur la biodiversité, que sur les impacts économiques sur les chasseurs, dont les représentants ont été entendus par le ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Les conséquences sur la filière économique de production de munitions seront bien évidemment également analysées, même si le projet d’interdiction ne porte pas sur les munitions destinées aux forces armées, ni aux forces de police ou de gendarmerie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2759</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3722</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Homologation engins agricoles - réglementation UE 2015/68 sur le freinage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2759. — 10 décembre 2024. — M. Thierry Benoit interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question des délais d’homologation des engins agricoles par l’UTAC au regard de la réglementation européenne UE 2015/68 sur le freinage des engins agricoles. En effet, à partir du 1er janvier 2025, l’ensemble des remorques et outils semi-portés ou traînés immatriculés devra être équipé du système de freinage à double ligne hydraulique ou pneumatique dans le but de répondre à la réglementation européenne UE 2015/68 sur le freinage des engins agricoles. Avec ce dispositif à double ligne, tous les véhicules tractés pourront circuler jusqu’à 40 km/h. En conséquence, les autorités nationales interdiront la mise sur le marché et l’immatriculation de véhicules traînés neufs équipés d’une seule conduite hydraulique. Cela s’appliquera aux remorques agricoles (REA) et les semi-remorques agricoles (SREA), aux machines traînées, également appelées machines ou instruments agricoles remorqués (MIAR). Or les fabricants de matériels agricoles constatent que l’UTAC (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle) qui est le laboratoire désigné par l’État français pour effectuer des essais techniques destinés à homologuer des véhicules met beaucoup de temps (12 mois) pour réaliser les essais et les tests techniques alors que dans d’autres pays l’homologation est faite plus rapidement (4 mois). Ce retard de l’UTAC crée une concurrence déloyale pour les fabricants de matériels agricoles français vis-à-vis des concurrents étrangers. Aussi, il lui demande si les délais d’application du texte européen peuvent être reportés ou si les autorités françaises peuvent mettre en place des dérogations et plus globalement quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour résoudre cette question. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3723</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le but d’améliorer la sécurité des véhicules agricoles, l’Union Européenne a souhaité imposer le freinage double ligne à tous les véhicules agricoles (tracteurs et véhicules remorqués) à compter du 1er janvier 2025 (échéance initialement fixée au 1er janvier 2021 mais reportée par l’Union Européenne). L’article 17 du règlement européen délégué n° 2015/68 du 15 octobre 2014 vient préciser les modalités d’application. L’obligation de freinage double ligne sur les véhicules agricoles est connue des constructeurs depuis 10 ans maintenant, et s’applique à tous les véhicules vendus dans l’Union Européenne. En 2023, les services de l’Etat, accompagnés de l’UTAC, ont organisé des réunions d’information dans chaque région pour rappeler cette échéance aux constructeurs, et signaler la nécessité de l’anticiper. Fin 2023, les équipes de l’UTAC étaient prêtes à traiter les demandes mais très peu de dossiers ont été déposés. Les constructeurs ont déposé massivement leurs demandes d’homologation de leurs nouveaux systèmes de freinage en fin d’année 2024, ce qui a engendré une situation compliquée pour l’UTAC au dernier trimestre de 2024. Pour donner un ordre d’idée, l’UTAC a traité 46 dossiers en 2022, 63 en 2023 et 209 dossiers en 2024 (en majorité lors du deuxième semestre). L’UTAC a travaillé à harmoniser les dossiers de demandes pour accélérer le traitement des essais et annonce dorénavant un retour à une situation normale pour début avril. Cela signifie un délai de traitement des demandes en moyenne en 21 jours. En parallèle de cette situation, les constructeurs ont la possibilité de demander des dérogations pour les véhicules déjà fabriqués et non encore vendus sur un volume couvrant 2 années de production environ. Ces dérogations sont valables 2 ans à compter du 1er janvier 2025 ce qui permet d’assurer une certaine souplesse dans la période de transition. Par ailleurs, il est à noter qu’il n’est pas envisagé à date de faire évoluer la vitesse de circulation des véhicules sur route. Les évolutions quant aux vitesses ne concernent que les conditions d’homologation des véhicules (3 catégories d’homologation : 30, 40 et plus de 40 km/h) et non les vitesses maximales autorisées sur la voie publique détaillées dans le code de route.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2841</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3723</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Obligation d’installer un chronotachygraphe pour les artisans et TPE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2841. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation que subissent les artisans et les très petites entreprises (TPE) du pays, contraintes par l’obligation d’installer un chronotachygraphe, bien qu’elles ne soient pas des transporteurs. Cette exigence constitue une entrave au bon fonctionnement de ces entreprises. En application du règlement (CE) n° 561/2006 du Parlement européen et du Conseil, un chronotachygraphe est obligatoire, sauf exception, pour tout conducteur de véhicules de plus de 3,5 tonnes. À l’origine, ce texte avait pour but de sauver des vies et de réduire la concurrence déloyale en surveillant les temps de conduite des chauffeurs de poids lourds, afin de prévenir les abus des employeurs envers leurs salariés et de limiter le cabotage. Or cette obligation affecte également les artisans et TPE utilisant des véhicules utilitaires légers (VUL) avec remorque, dépassant le seuil de poids total roulant autorisé (PTRA), bien qu’ils ne soient pas des professionnels du transport, à l’image des paysagistes ou des distributeurs de matériel d’espaces verts. Ces entreprises se retrouvent donc contraintes de se soumettre à des temps de conduite imposés, ce qui complique davantage la gestion quotidienne de leurs activités non centrées sur le transport. Surtout, cela engendre des coûts et des complications pour ces structures déjà soumises à de nombreuses contraintes administratives et financières. Dans ce contexte, M. le député sollicite une dérogation par décret, fondée sur l’article R3313-2 du code des transports, permettant d’exempter ces artisans et TPE de cette obligation inadaptée. Il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage pour permettre une application plus juste et adaptée de la réglementation en matière de chronotachygraphes et dans quelle mesure une révision des critères d’application pourrait être envisagée pour soutenir ces entreprises dans la poursuite sereine de leurs activités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3723</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le règlement (CE) n° 561/2006 soumet à la réglementation sociale européenne (RSE) sur les temps de conduite et de repos des conducteurs de véhicules lourds, donc à l’équipement de ces véhicules en tachygraphes prévu par le règlement (UE) n° 165/2014, les personnes qui effectuent des transports de marchandises au moyen de véhicules de plus de 3,5 tonnes. Ces dispositions ont été adoptées par le législateur européen notamment pour répondre à des enjeux de sécurité routière et de protection sociale des salariés. Il accorde néanmoins des dérogations directes (article 3) ainsi que des possibilités de dérogations laissées au choix des Etats-membres (article 13) pour différentes activités spécifiques pour lesquelles l’application de la RSE n’a pas été considérée adaptée. Parmi ces dérogations, figure notamment, à l’article 3 du règlement, celle prévue pour les conducteurs de véhicules de moins de 7,5 tonnes utilisés dans un rayon de 100 kilomètres autour du lieu d’établissement de l’entreprise et dès lors que la conduite n’est pas l’activité principale du conducteur, pour le transport en compte propre de matériel, d’équipement ou de machines destinés au conducteur dans l’exercice de ses fonctions ainsi que le transport de marchandises fabriquées de manière artisanale. Une autre dérogation est prévue à l’article 13 du règlement et a été reprise à l’article R. 3313-2 du code des transports pour les véhicules de moins de 7,5 tonnes utilisés ou loués sans chauffeur par des entreprises d’agriculture, d’horticulture, de sylviculture, d’élevage ou de pêche pour le transport de biens dans le cadre de leur activité professionnelle spécifique dans un rayon maximal de 50 kilomètres autour du lieu d’établissement de l’entreprise. Les paysagistes ou les distributeurs de matériel d’espace verts peuvent bénéficier de ces exemptions dès lors qu’ils satisfont aux conditions prévues. Si le règlement (CE) n° 561/2006 prévoit ainsi des dérogations ciblées, au regard des activités exercées, dont certaines professions artisanales bénéficient, il ne prévoit ni ne permet de dérogations liées à la taille des entreprises eu égard aux objectifs de cette réglementation. Il ne peut donc être envisagé d’établir, en droit national, de dérogation bénéficiant spécifiquement à des très petites entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2904</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3724</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Instauration d’une prime de risque au bénéfice des patrouilleurs autoroutiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2904. — 17 décembre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de prime de risque attribuée aux patrouilleurs autoroutiers, malgré la dangerosité reconnue de leur métier. Ces agents jouent un rôle essentiel dans la sécurisation et la gestion du trafic sur les autoroutes, intervenant directement sur les voies de circulation pour signaler des accidents, retirer des débris ou entretenir les infrastructures. Ces tâches, réalisées dans des conditions parfois extrêmes et en présence de véhicules roulant à grande vitesse, exposent ces travailleurs à des risques importants, de jour comme de nuit et par tous les temps. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), plus de 350 accidents impliquant des personnels d’intervention sur autoroute ont été recensés en 2022, occasionnant plusieurs blessés graves et des décès. Ces chiffres reflètent la dangerosité inhérente à ce métier. Un rapport du Sénat publié en 2021 sur la sécurité des agents intervenant sur les routes soulignait déjà la nécessité d’une meilleure reconnaissance des risques encourus par les patrouilleurs autoroutiers. Selon le baromètre de sécurité publié en octobre 2024 par l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), 122 accidents impliquant des personnels en intervention ont été recensés depuis le début de l’année, causant la mort de deux agents et en blessant neuf autres, dont huit après avoir été directement heurtés par des véhicules. Malgré ce constat, aucune obligation légale ou réglementaire n’impose le versement d’une prime de risque pour ces agents, contrairement à d’autres professions à risques, telles que les sapeurs-pompiers ou les forces de l’ordre, qui bénéficient de dispositifs similaires. Cette situation semble d’autant plus injustifiée que les concessions autoroutières, en charge de l’entretien et de la gestion des autoroutes, réalisent des bénéfices substantiels qui sont reversés en grande partie sous forme de dividendes. Selon l’Autorité de régulation des transports (ART), leur chiffre d’affaires a continué de croître ces dernières années, porté notamment par l’augmentation des péages. Ces résultats financiers confortables offrent aux sociétés concessionnaires la capacité de mieux valoriser les métiers à risques, comme celui de patrouilleur autoroutier, sans mettre en péril leur équilibre économique. Dans ce contexte, il paraît indispensable d’envisager des mesures pour compenser financièrement les risques spécifiques encourus par ces agents. Cela pourrait passer par l’instauration d’une prime de risque obligatoire pour l’ensemble des patrouilleurs autoroutiers, quel que soit leur employeur. Il lui demande donc si le Gouvernement a conscience de cette problématique et s’il entend engager une concertation avec les acteurs concernés, notamment les syndicats professionnels et les sociétés concessionnaires, afin de mettre en place une telle mesure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3724</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les conditions de rémunération des agents des sociétés concessionnaires d’autoroute relèvent du dialogue social, conduit au sein de chaque société, dans le cadre des accords de branche applicables. Conformément aux principes régissant le droit du travail en France, l’État n’a pas vocation à intervenir au sein de ce processus. Pour autant, la sécurité des personnels en intervention sur autoroute fait l’objet d’une attention particulière de l’ensemble des membres du Gouvernement concernés, en charge des transports et de la sécurité routière. L’enjeu principal est de mieux connaitre les risques et les comportements des usagers qui peuvent en être à l’origine afin de les réduire grâce à des mesures adaptées. L’État (direction des mobilités routières, délégation à la sécurité routière, directions interdépartementales des routes) et les sociétés concessionnaires d’autoroutes travaillent de concert en ce sens. Plusieurs axes de travail ont ainsi été identifiés et diverses mesures ont d’ores et déjà été mises en œuvre, à la fois en termes règlementaires et en termes de pédagogie vis-à-vis des usagers. L’instauration du corridor de sécurité, la campagne de communication de la « sécurité routière » en mai et juin 2024 et l’ajout du thème « la sécurité des personnels en mission sur l’espace routier : la conduite en proximité des chantiers, le couloir de sécurité, la sécurisation des agents d’autoroute, des différents services publics ou privés mobilisés » au référentiel de formation des chauffeurs poids lourds en sont des illustrations pour celles ciblant les usagers. Diverses expérimentations relatives aux modalités d’intervention des agents sont également en cours. L’objectif principal de chacune d’entre elles est de réduire les risques grâce à la mise à disposition de systèmes d’alerte ou de solutions réduisant directement l’exposition. En cas d’évaluation favorables, elles seront ensuite généralisées. Des évolutions règlementaires ont par ailleurs permis de renforcer la visibilité des véhicules en intervention. D’autres sont en réflexion pour renforcer le respect des exigences du corridor de sécurité dont la signalisation, par des panneaux spécifiques sur le bord des chaussées, a fait l’objet d’une approbation par arrêté en date du 4 avril 2025. Enfin, les personnels intervenants sur autoroutes ne sont habilités à le faire qu’à l’issue d’un processus de formation initiale et continue qui garantit leur capacité à intervenir sur le réseau dans le respect des règles de sécurité. Les résultats des évaluations des expérimentations en cours et les analyses systématiques des accidents pourront faire émerger d’autres mesures. Toutes poursuivront l’objectif de l’amélioration de la sécurité des agents et de la réduction du risque.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3194</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3725</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>SNCF-Ouigo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3194. — 14 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les préoccupations croissantes concernant le parc de rames Ouigo de la SNCF, pointées par les organisations syndicales CGT, Unsa et Sud-Rail. Ces syndicats ont alerté sur des dysfonctionnements inquiétants, notamment en matière de fiabilité, d’hygiène et de maintenance des rames, lesquelles, dans le cadre du modèle low-cost, roulent beaucoup plus intensivement que les TGV classiques. Ils dénoncent, entre autres, des problèmes de vétusté avec des portes défectueuses, des toilettes condamnées et des infestations d’insectes. Une situation jugée aggravée par un temps de maintenance qu’ils estiment insuffisant, entraînant des risques accrus pour les passagers et les agents. L’exemple d’un incident récent concernant un essieu en mauvais état, qui aurait mis en danger la sécurité des passagers, illustre les limites de la gestion actuelle des rames. Par ailleurs, bien que SNCF Voyageurs ait annoncé des investissements conséquents pour moderniser et élargir la flotte Ouigo, des retards dans la livraison des rames rénovées et des inquiétudes sur leur fiabilité subsistent. Ces éléments interrogent sur l’équilibre recherché entre la rentabilité du modèle low-cost et la qualité du service rendu, notamment en matière de sécurité et de confort des voyageurs. Il souligne l’importance de garantir des conditions de travail satisfaisantes pour les cheminots et des standards de sécurité et de fiabilité élevés pour les usagers. La situation actuelle semble appeler une réflexion approfondie sur les moyens alloués à la maintenance, à la modernisation du parc, ainsi qu’à la gestion des retards dans les projets de rénovation. Il souhaite connaître les actions envisagées par le Gouvernement pour répondre à ces défis et s’assurer que l’offre ferroviaire, tout particulièrement dans sa version low-cost, reste synonyme de service public de qualité et de sécurité exemplaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3725</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif au maintien d’une offre ferroviaire de qualité et diversifiée, notamment vis-à-vis du service OUIGO de SNCF Voyageurs, qui assure une offre à bas coût importante au sein du marché ferroviaire français. Il rappelle que ce segment du marché, correspondant à une partie des services librement organisés, est totalement ouvert à la concurrence et ne relève pas de l’offre ferroviaire de service public constituée des services express régionaux, organisés par les régions, d’une part, et des lignes d’équilibre du territoire « Intercités », d’autre part, organisées par l’État. Pour autant, SNCF Voyageurs a assuré au Gouvernement que les rames immobilisées ces derniers mois ne sont pas le résultat d’une dégradation inhabituelle du matériel mais celui d’une série exceptionnelle de heurts dans un contexte de tempêtes survenues en novembre et décembre et qu’en aucun cas la sécurité ferroviaire n’a été compromise et aucun essieu en mauvais état n’a circulé. La maintenance des rames étant indexée sur les kilomètres parcourus, les rames OUIGO qui parcourent davantage de kilomètres sont plus souvent en maintenance, sans que cela signifie de dysfonctionnements. SNCF Voyageurs a initié un programme de rénovation et d’augmentation du parc des rames OUIGO, qui devrait se traduire par une augmentation du parc d’ici 2027 ; celui passerait de 38 à 50 rames. 40 rames seront entièrement réaménagées pour offrir un meilleur confort et 10 rames conserveront leur design actuel, mais seront tout de même rénovées. La première rame rénovée est en circulation depuis janvier 2025. Le Gouvernement est attentif à l’évolution de ce programme de rénovation, qui devrait permettre à l’offre ferroviaire à bas coût proposée par OUIGO de rester un service assurant une sécurité exemplaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3401</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3726</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Préserver les aéroports régionaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3401. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Barthès alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de préserver les aéroports régionaux. Ils jouent un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire, dans l’attractivité des départements et notamment dans la ruralité. La volonté d’augmenter fortement le produit de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) est une aberration qui, si elle est mise en œuvre, aura de graves conséquences sur l’économie et entraînera une importante perte de compétitivité. Les compagnies low cost se retireront d’un grand nombre d’aéroports régionaux, ce qui conduira à leur fermeture, comme c’est le cas à Carcassonne avec la compagnie Ryan Air. Des fermetures des petits aéroports conduiraient à la perte de nombreux emplois et isoleraient des territoires déjà trop souvent oubliés. Il faut aider les petits aéroports, qui sont si essentiels, et non les handicaper davantage. Il faut ouvrir de nouvelles lignes et non en fermer encore et encore. Comment expliquer qu’à Carcassonne il n’y a toujours pas de ligne vers Paris, alors que la cité médiévale est l’un des monuments les plus visités du pays ? Il faut également éviter que la direction générale de l’aviation civile (DGAC) ne se désengage de la gestion de certaines tours de contrôle en France, comme cela a été annoncé à Carcassonne. L’aéroport de cette commune génère à lui seul 85 millions d’euros chaque année, ce qui est vital pour un département rural comme celui de l’Aude. Il lui demande ce qu’il compte faire pour soutenir les petits aéroports français comme celui de Carcassonne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3726</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement partage l’importance des aéroports régionaux, y compris ceux relevant de la compétence des collectivités, pour les emplois qu’ils génèrent sur place, la connectivité des territoires et le développement du tissu économique local. C’est pourquoi, en ce qui concerne le tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers (TSBA), le texte adopté dans la loi de finances 2025 a permis de maintenir la taxe à un montant relativement modeste de 7,40 € pour les passagers ayant une destination finale « européenne ou assimilée » et voyageant en classe économique. Ce tarif devrait permettre de maintenir la connectivité des aéroports français tout en répondant à l’objectif de faire contribuer les passagers aériens à l’effort de rétablissement des comptes publics. L’absence de desserte sur la destination Paris-Carcassonne a également été prise en compte par le gouvernement. Le marché européen est entièrement libéralisé pour les compagnies européennes. Pour ce qui concerne ligne Carcassonne-Paris, aucune compagnie n’ayant pris l’initiative de présenter une offre de services aériens, les collectivités ont réagi en envisageant la mise en place d’obligations de service public (OSP) et le financement des services aériens. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a produit une étude en juillet 2023 pour accompagner les collectivités dans leur réflexion et fournir des estimations de coût associé. Si les collectivités souhaitent poursuivre un tel projet, il conviendra néanmoins de faire la démonstration du caractère « vital » de la ligne et de l’absence de concurrence déloyale aux vols proposés depuis les aéroports voisins, notamment celui de Toulouse. Enfin, en ce qui concerne la fermeture du service de contrôle sur certains aérodromes en métropole, la DGAC a présenté à plusieurs reprises depuis mi-2023, notamment aux exploitants d’aérodromes et à leur organisation nationale (l’Union des Aéroports Français &amp; Francophones Associés), sa stratégie de restructuration territoriale. Un des axes de cette stratégie consiste à retirer le service de contrôle d’aérodrome, là où il n’est pas indispensable et peut être remplacé par un service de type AFIS (Airfield Flight Information Service), soit un service d’information de vol et d’alerte. Ce service de type AFIS peut être adapté sur de nombreuses plates-formes, y compris en présence de trafic régulier commercial ou d’écoles de formation de pilotes. Il apporte de la souplesse et de la réactivité, y compris en termes d’horaires d’ouverture au regard de la situation actuelle de certaines plates-formes, et permet également de répondre aux besoins en termes de vols non programmés comme les charters ou les vols d’évacuation sanitaire. A contrario, la DGAC n’est plus en mesure d’offrir aujourd’hui ce niveau de service face aux tensions en matière de recrutement et au besoin de garantir la qualité de service du contrôle aérien attendue dans les organismes au sein desquels elle maintient sa présence. La DGAC a annoncé en 2024 la liste des six premiers terrains concernés, pour lesquels le service de contrôle fermera d’ici 2028. Ce préavis vise à assurer un délai suffisant pour construire un plan de transition avec les exploitants et assurer des réaffectations cohérentes pour les personnels. L’aéroport de Carcassonne ne fait pas partie de cette liste. Les prochaines étapes de cette restructuration territoriale n’interviendront pas avant 2031 et ne sont pas à ce jour complètement définies. L’ensemble de ces actions démontre, s’il en était besoin, que l’État est bien présent, au côté des collectivités, pour défendre la desserte aérienne des territoires et leur connectivité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3649</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3727</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Kit de conversion de vélo avec assistance électrique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3649. — 4 février 2025. — M. Jérôme Nury attire l’attention M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les restrictions croissantes concernant l’équipement des vélos traditionnels par des kits de conversion en vélos à assistance électrique (VAE). Ces kits, qui permettent à de nombreux Français de transformer leur vélo en un moyen de transport écologique et adapté aux trajets du quotidien, représentent une alternative économique à l’achat d’un VAE neuf, souvent bien plus coûteux. Il apparaît cependant que les normes techniques et réglementations encadrant ces équipements tendent à limiter leur utilisation par les particuliers. Cette situation est préoccupante, notamment pour les habitants des territoires ruraux ou périurbains, où le vélo est un mode de transport essentiel pour pallier l’insuffisance de l’offre de transport en commun. Certains assureurs refusent d’ailleurs de couvrir les particuliers ayant transformé leur vélo, en vélo à assistance électrique (VAE) à l’aide d’un kit homologué et ce même lorsque la modification respecte strictement les normes en vigueur. Ce refus d’assurance place les utilisateurs dans une situation juridique et financière incertaine. C’est la raison pour laquelle M. le député souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’assouplir les dispositions en vigueur afin de permettre aux particuliers de continuer à équiper leur vélo d’un kit VAE dans des conditions sécurisées et conformes aux exigences légales. Il s’interroge également sur les mesures qui pourraient être prises pour promouvoir cette solution innovante et accessible, en cohérence avec les objectifs de transition écologique et de développement de la mobilité douce. Enfin, il sollicite des précisions sur les perspectives de dialogue avec les acteurs du secteur pour établir un cadre réglementaire clair, garantissant à la fois la sécurité des particuliers avec une bonne couverture assurancielle et l’accès à des solutions de mobilité adaptées à tous les budgets.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3727</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’usage du vélo à assistance électrique se développe et participe de la croissance du vélo en France, en rendant plus accessible celui-ci aux personnes ne souhaitant pas ou n’ayant pas la possibilité de d’utiliser un vélo classique. Il permet également de rendre accessible l’usage du vélo dans les lieux vallonnés. Ce développement s’inscrit pleinement dans la politique de décarbonation des transports et de santé publique portée par le plan vélo et marche 2023-2027. Les vélos à assistance électriques et les kits d’électrification de vélo ne font pas l’objet de réception de véhicules au sens du règlement (UE) 168/2013 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules à deux ou trois roues et des quadricycles. En tant que dispositif électrique, ils sont toutefois soumis à l’application des règlements et directives 2006/42 relative aux machines et modifiant la directive 95/16/CE (refonte) et 2014/30 relative à l’harmonisation des législations des États membres concernant la compatibilité électromagnétique (refonte). La profession a par ailleurs constitué des normes d’application volontaire pour les vélos à assistance électrique. Il convient de rappeler que le règlement (UE) 168/2013 impose une distinction à 250 Watts pour la puissance du moteur électrique d’assistance au pédalage. Au-delà de cette valeur, le vélo, ou le vélo transformé avec un kit d’assistance électrique, rentre dans le champ d’application des vélos à moteurs (catégorie L1e-A), assimilés à des cyclomoteurs dans le code de la route avec obligation d’homologation européenne, d’immatriculation, et port du casque R22 en circulation. Aussi, il revient aux particuliers souhaitant équiper leur vélo d’un kit d’électrification de s’assurer avec un professionnel de la qualité et la compatibilité de l’équipement, en particulier au regard de la puissance du moteur électrique d’aide au pédalage. Par ailleurs, l’assurance n’est pas obligatoire pour circuler en vélo à assistance électrique. Il est cependant possible que certains vélos soient couverts par un contrat d’assurance aux biens. Dans ce cas, le vélo n’est couvert que dans la limite de sa valeur déclarée. Si l’assuré souhaite couvrir son kit d’électrification, il devra déclarer une modification auprès de son assureur, qui pourra le cas échéant réviser le montant de prime à la hausse. Compte tenu de ces éléments, le Gouvernement n’a pas d’intention de réglementer les kits d’électrification.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3807</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3727</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement des réparations des infrastructures SNCF en juillet 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3807. — 4 février 2025. — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur les conséquences financières liées aux dégradations subies par les infrastructures ferroviaires de la SNCF durant le mois de juillet 2024. En effet, à la veille de l’ouverture tant attendue des jeux Olympiques, le trafic des trains à grande vitesse (TGV) a été gravement perturbé en raison d’actes de sabotage d’une ampleur inhabituelle. Ces actes délictueux ont eu des répercussions directes sur environ 800 000 usagers, provoquant des retards et des désagréments majeurs pour les voyageurs ainsi que des perturbations pour le fonctionnement global du réseau ferroviaire national. Au-delà des pertes financières enregistrées par la SNCF, elle souhaiterait obtenir des précisions sur la provenance des fonds ayant permis la remise en état des infrastructures endommagées. Plus précisément, elle souhaite savoir si ces financements proviennent des assurances, de l’État, ou d’autres sources. Par ailleurs, elle lui demande le montant total des travaux de réparation entrepris pour rétablir le bon fonctionnement du réseau et toutes les conséquences financières indirectes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3728</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les actes de sabotage visant les infrastructures ferroviaires de la SNCF, survenus dans la nuit précédant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, ont engendré des coûts pour la remise en état des installations et pour le renforcement des mesures de surveillance pour SNCF Réseau estimés à plus de 11 M€. Le coût des travaux de remise en état des équipements attaqués et endommagés, incluant les matières premières, les ressources humaines mobilisées pour les réparations, les essais et les pertes de production liées à l’annulation de chantiers prévus, sont estimés à 3 M€. Les dépenses liées au renforcement de la surveillance sont évaluées à 6 M€. Ces coûts ont été financés par SNCF Réseau. Le manque à gagner engendré par la perte de recettes de péages, conséquence des annulations de circulations de TGV, représente environ 2 M€.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4141</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3728</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Controle technique Vélosolex</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4141. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’obligation de contrôle technique des deux-roues applicable depuis le 15 avril 2024. Il souhaite exposer le cas précis des cyclomoteurs Vélosolex. Cette marque Solex, emblématique de la jeunesse pour bon nombre de Français, a fabriqué entre 1946 et 1988 plus de 8 millions de ces cyclomoteurs restés populaires et conservés précieusement par des amateurs passionnés qui en possèdent souvent plusieurs. La règlementation entrée en vigueur prévoit un contrôle technique tous les 3 ans pour ces Solex de plus de trente ans et tous les 5 ans s’ils sont déclarés véhicules de collection. Ceux mis en circulation avant 1960 sont quant à eux dispensés de contrôle technique. Ce vélomoteur réputé pour sa faible vitesse (très inférieure à 45 km/h), ne présente pas un réel danger dès lors que ses utilisateurs respectent le code de la route et les règles les plus élémentaires de sécurité. De plus, ces Vélosolex sont souvent utilisés de façon occasionnelle lors de sorties organisées et encadrées. Compte tenu de ces spécificités, il lui demande si les Vélosolex pourraient, dans des conditions précises à définir, être soumis à un contrôle technique aménagé dont le coût et la fréquence ne seraient pas dissuasifs pour les passionnés qui les conservent et les maintiennent dans un état de bon fonctionnement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3728</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé tous les cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Les véhicules de collection de cette catégorie soumis au contrôle technique sont les véhicules mis en circulation postérieurement au 1er janvier 1960. En application de l’article R 323-27 du code de la route, « (…) 4° Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans à l’exception des cas de mutation.  » Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12% des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4410</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3728</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Accès des infrastructures de recharge électrique aux autoroutes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4410. — 25 février 2025. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés rencontrées par les opérateurs d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) dans le cadre des appels d’offres autoroutiers. En effet, bien que l’extension du réseau de bornes de recharge sur les autoroutes soit essentielle pour répondre aux objectifs de la transition énergétique et faciliter l’adoption des véhicules électriques, plusieurs acteurs du secteur font état d’obstacles importants à leur participation aux appels d’offres organisés pour la gestion et l’implantation de nouvelles infrastructures sur les autoroutes. Ces obstacles concernent les conditions d’allotissement qui excluent dans la plupart des cas les opérateurs spécialisés dans la recharge de véhicules électriques, au profit de grands groupes ayant une expertise principalement axée sur la gestion d’infrastructures routières traditionnelles. De plus, certains appels d’offres semblent ne pas tenir suffisamment compte des spécificités du marché de la recharge électrique et cela rend difficile la mise en place d’un réseau cohérent et accessible de bornes de recharge. Elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour favoriser une meilleure intégration des opérateurs d’infrastructures de recharge dans ces appels d’offres et garantir une concurrence équitable permettant d’accélérer le déploiement de bornes de recharge sur le réseau autoroutier national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3729</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les contrats relatifs à l’exploitation des installations de recharge pour véhicules électriques (IRVE) sur le réseau autoroutier concédé sont attribués par appels d’offres passés par les sociétés concessionnaires d’autoroutes en suivant un cadre réglementaire défini par l’État. Les contrats peuvent être allotis entre différentes aires et entre différentes activités (IRVE, carburant classique, boutique, restauration), afin de s’assurer d’obtenir des candidats pour chaque aire et chaque activité, conformément aux obligations liées au service public autoroutier. En l’espèce, plus de 60 % des stations IRVE installées suite à appels d’offres, allotis ou non, ont conduit à retenir un opérateur spécialisé s’agissant de l’activité de recharge électrique. L’autorité de régulation des transports (ART), qui rend un avis sur toutes les procédures d’appels d’offres relatives à l’exploitation d’installations commerciales sur le réseau autoroutier concédé, n’a d’ailleurs pas relevé de situation de faible concurrence traduite, par exemple, par l’éviction des opérateurs spécialisés. Au contraire, l’ART a analysé, dans l’édition 2023 de son rapport annuel sur les marchés passés par les SCA, la situation des opérateurs d’IRVE sur le réseau autoroutier concédé et fait état d’une grande diversité des opérateurs, ainsi que d’une intensité concurrentielle satisfaisante des appels d’offres. Par ailleurs, le développement de la recharge électrique fait partie des priorités de l’État en matière de décarbonation des transports. Depuis mi-2023, toutes les aires de service du réseau autoroutier concédé sont dotées d’installations de recharge pour les véhicules légers. En outre et dans une logique à la fois prospective et opérationnelle, un schéma directeur de déploiement des IRVE, visant à évaluer le besoin en recharge électrique à court, moyen et long terme, est en cours de réalisation par l’État en associant l’ensemble des parties prenantes et notamment les opérateurs de recharge, les gestionnaires des réseaux électriques, les associations professionnelles et les gestionnaires routiers. Son objectif est d’anticiper les aménagements nécessaires au déploiement des bornes et de donner de la visibilité aux acteurs économiques du secteur sur le développement de l’offre IRVE dans les années à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4718</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3729</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Stratégie indopacifique française et centre de contrôle de Tahiti</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4718. — 4 mars 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation inquiétante du centre de contrôle de l’aérodrome de Tahiti-Faa’a et ses impacts sur l’image de la France à l’international. En effet, pour la première fois de son histoire, le centre de contrôle de Tahiti-Faa’a, fort de son espace de 12,5 millions de km2 (soit 2,3 fois la ZEE de la Polynésie, soit 23 fois la surface de l’Hexagone) a fermé dans la nuit du 3 au 4 janvier 2025 à cause d’un manque d’effectifs. Plusieurs vols transocéaniques ont été perturbés par cette situation inédite. Des vols transitant dans l’espace aérien délégué à la France ont dû modifier leur route ou retarder leur départ, engendrant des problèmes d’exploitation et de dépassements d’amplitude de leurs équipages. Cet évènement a occasionné des questions des centres de contrôle adjacents : américain, néo-zélandais et chilien. En 2019, la France, qui s’était positionnée pour gérer un espace aérien no FIR ( no flight information region qui est un espace aérien non contrôlé) de près de 7 millions de km2, était bien placée devant deux pays d’Amérique du Sud. L’épisode de la covid-19 a momentanément suspendu les discussions. Mais la fermeture de l’unique centre de contrôle français dans le Pacifique, même momentanée, ne vient pas soutenir ces prétentions. Sur le seul mois de février 2025, ce ne sont pas moins de 19 vacations qui sont prévues avec un fonctionnement dégradé, entrainant une diminution des services de navigation aérienne rendus aux usagers et risquant potentiellement une nouvelle fermeture du centre. Pourtant des solutions existent et sont entérinées dans le protocole d’accord signé en mai 2024. Le coût engendré par l’application de ces solutions à Tahiti serait de l’ordre de 1 million d’euros pour l’année 2025. Par ailleurs, cette situation appelle à une réflexion globale. À l’heure où tous les regards sont tournés vers l’indopacifique, la stratégie française dans cette région est indubitablement décrédibilisée par la situation du centre de contrôle de Tahiti-Faa’a. La région indopacifique est le théâtre de rivalités entre les grandes puissances, dans laquelle la France s’efforce de se présenter comme la troisième voie. Or, la fermeture du centre de contrôle et la menace de la récurrence de cette situation font perdre son réel crédit à la France. Elle lui demande donc si la France entend fournir les moyens adéquats, notamment en trouvant une solution à la situation du centre de contrôle de l’aérodrome de Tahiti-Faa’a, pour réaliser son ambition d’être une puissance d’équilibre dans cette région dont l’Europe a grand besoin. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3730</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fermeture de la tour de contrôle de Tahiti-Faa’a la nuit du vendredi 3 janvier est essentiellement due à l’absence d’un contrôleur aérien dans une vacation de nuit où l’effectif était réduit. Du fait du court préavis de notification de son absence quatre heures avant une prise de service un vendredi soir, il n’a pas été possible d’anticiper et de remplacer cet agent. Cette fermeture a toutefois été gérée de manière à minimiser les contraintes de trafic et à ne générer aucune annulation de vols. L’impact opérationnel a été limité à 6 vols retardés à l’arrivée ou au départ de Tahiti-Faa’a de moins d’une heure, ainsi qu’un vol avec un retard constaté de trois heures et demie. Les vols transpacifiques ont pu être assurés moyennant un allongement de route, regrettable mais non rédhibitoire pour les compagnies aériennes. La situation des ressources humaines des contrôleurs aériens qualifiés dans ce centre de contrôle est particulièrement complexe et le demeurera jusqu’au mois de juillet 2025. Depuis l’année 2022, la direction des services de la navigation aérienne (DSNA) a veillé à ouvrir des postes de contrôleurs aériens de façon à remplacer les effectifs sortant avec suffisamment d’anticipation, en prenant en compte le temps de formation des nouvelles arrivées. Or depuis l’année 2023, de nombreux aléas n’ont pas permis cette anticipation et sont venus grever le potentiel d’agents qualifiés en Polynésie française. C’est ainsi que 5 agents sont revenus sur le territoire métropolitain avant la fin prévue de leur séjour, alors que ce n’était pas prévu. Un agent a demandé une retraite anticipée, trois agents ont demandé un congé parental d’un à six mois, un agent a été déclaré en arrêt de formation, et un agent a quitté le centre pour un mandat électif. Cette situation est conjoncturelle et les dates de qualification des contrôleurs aériens en formation (14 – un tiers de l’effectif) permettront au centre de contrôle de Tahiti Faa’a de retrouver un fonctionnement progressivement nominal à partir du mois de juillet 2025. En attendant le retour à cette situation, l’encadrement du centre de contrôle a mis en place, en coordination avec les compagnies aériennes, des restrictions de trafic les jours et les nuits où il n’est pas possible d’assurer un effectif nominal à la tour de contrôle. Le risque d’une nouvelle fermeture de nuit n’est pas à exclure pour les prochains mois. Notre priorité reste la sécurité et, dans une telle éventualité, nous limiterions fortement l’utilisation de l’espace aérien et demanderions à nos homologues américains et néo-zélandais de prendre en charge dans leurs espaces aériens les avions qui contourneraient l’espace aérien du centre de contrôle de Tahiti Faaa, sans annulation de vols. Les services de la DSNA poursuivront le plan d’affectation prévu pour atteindre le plus rapidement possible la cible de 40 contrôleurs qualifiés. Dans ce contexte particulier, vous me demandez de mettre en place une des options prévues au protocole d’accord signé en mai 2024. Cependant, l’enveloppe dédiée à cette option ne permet pas de prendre en compte de nouveaux organismes pour l’année 2025. Dans un contexte de désendettement du budget annexe contrôle et exploitation aériens et des difficultés sur le budget de l’État, l’obtention d’une rallonge de l’enveloppe n’est pas envisageable sur l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4766</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3730</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Généralisation de la gratuité des transports pour les personnes âgées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4766. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur une potentielle généralisation quant à la gratuité des transports en commun pour les personnes âgées. En effet, Mme la députée constate que depuis le 1er juin 2018, la RATP a mis en place un système de gratuité intégrale du titre de transport pour les plus de 65 ans. Pour pouvoir en bénéficier, il suffit d’être habitant de la ville de Paris depuis au moins trois ans. D’autres collectivités comme Toulouse ont instauré des mesures visant à aider les personnes âgées. Sur présentation de justificatifs, les personnes de 65 ans et plus disposant de faibles revenus (inférieurs ou égaux à 860 euros) peuvent prétendre à 80 % de réduction ou à la gratuité des transports. Pour Mme la députée, respecter et préserver le pouvoir d’achat des aînés doit être une priorité nationale. Depuis plusieurs années malheureusement, ils subissent un matraquage fiscal sans précédent (hausse du forfait hospitalier, hausse de la CSG) alors qu’en contrepartie ils n’ont le droit à presque rien. À cela s’ajoute le fait que leurs retraites ne sont toujours pas indexées sur l’inflation et ce, malgré une inflation galopante ces derniers mois. Forte de ce constat, Mme la députée souhaite donc redonner du pouvoir d’achat aux aînés en généralisant la gratuité des transports en commun pour les plus de 65 ans. C’est ainsi qu’en moyenne, près de 200 euros seraient économisés chaque année, ce qui est une somme non négligeable. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend généraliser cette gratuité à l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3730</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique tarifaire des transports publics locaux relève de la compétence des collectivités locales autorités organisatrices de la mobilité (AOM). En Île-de-France, il s’agit de l’établissement public Île-de-France Mobilités. Si les tarifs peuvent orienter les choix modaux vers les transports collectifs, les recettes tarifaires servent avant tout à financer ces services publics. Une politique de gratuité remettrait en cause, par la diminution des recettes, la capacité des autorités organisatrices à financer la qualité de service et le développement de son réseau de transport. Les AOM fixent leurs tarifs en fonction du contexte local, c’est-à-dire d’une part de la capacité contributive du territoire (employeurs, habitants, usagers) et d’autre part des charges de fonctionnement et de développement du réseau de transport public. Ainsi, l’Etat n’entend pas imposer aux AOM la mise en place d’une gratuité pour les personnes âgées de plus de 65 ans, qui impacterait négativement les finances des collectivités locales, les privant des recettes tarifaires des personnes âgées qui auraient les moyens de contribuer. La seule obligation imposée par la loi à toutes les AOM est une réduction d’au moins 50 % des tarifs pour les personnes dont les revenus sont modestes, c’est-à-dire inférieurs au plafond de ressources donnant droit à la protection complémentaire santé solidaire. Plus largement, sans que soit une obligation, les AOM peuvent mettre en place une tarification solidaire, accordant des réductions pouvant aller jusqu’à la gratuité totale en fonction du quotient familial. Une telle politique permet de concilier les enjeux sociaux, c’est-à-dire garantir le droit au transport pour les personnes aux revenus modestes, d’une part, et économiques en permettant de financer une offre de transport de qualité, d’autre part, de la tarification.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4969</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3731</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Règlementation des ralentisseurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4969. — 11 mars 2025. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les ralentisseurs de vitesse, l’avenir de ces installations et les règles à suivre par les collectivités. Afin de ralentir la circulation dans les communes, il existe plusieurs dispositifs de ralentissement, dont certains ne sont pas décrits par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994, qui fait encore référence aujourd’hui. En effet, seuls les ralentisseurs de type dos d’âne ou de type trapézoïdal sont soumis aux réglementations posées par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 et par la norme NF P98-300. Pour leur part, les coussins (appelés également « coussins berlinois »), les plateaux et les surélévations partielles ne font pas l’objet d’une norme et ne sont pas couverts par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. La norme NF P98-300 ne peut donc pas leur être opposée. Ils font cependant l’objet d’un guide de recommandations du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU) intitulé « Guide des coussins et plateaux », actualisé en 2010, qui n’a pas de valeur réglementaire. Si la jurisprudence montre de manière constante que ce guide est pris comme référence dès lors qu’un coussin, un plateau ou une surélévation partielle en carrefour fait l’objet d’un recours, les contestations se multiplient et de nombreux usagers et associations engagent des procédures sur la base d’une illégalité présumée des ralentisseurs qui n’apparaissent pas dans le décret de 1994. Lors d’une de ces procédures la cour d’appel de Marseille a rappelé en avril 2024 que tout ralentisseur doit être installé suivant les règles énoncées dans le décret de 1994, sans pour autant ordonner la destruction de tous ceux (jusqu’à 90 % des installations existantes, selon les associations) qui n’y sont pas soumis. À ce jour la question de leur maintien ou de leur destruction est en cours d’examen au Conseil d’État, qui doit donner sa réponse en fin d’année 2025. Depuis de nombreuses années, en parallèle, de nouveaux équipements tels que les chicanes ou les radars préventifs sont installés dans les communes et l’ensemble des usagers, à 2 ou à 4 roues, s’y est adapté. Il lui demande donc comment il entend renforcer la sécurité juridique des équipements existants et quelles sont les orientations qu’il compte prendre pour l’avenir en matière de normes et d’équipements visant à diminuer la vitesse de circulation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3731</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ralentisseurs sont des dispositifs de surélévation de chaussée destinés à modérer la vitesse des véhicules en agglomération, dans un but de protection des usagers vulnérables vis-à-vis des véhicules motorisés. Il existe cinq types de ralentisseurs : le ralentisseur de type trapézoïdal, supportant obligatoirement un passage piéton et signalé comme un passage piéton surélevé ; le ralentisseur de type dos d’âne ; le ralentisseur de type plateau ou plateau surélevé ; le coussin, appelé aussi « coussin berlinois » ; la surélévation partielle en carrefour (moins courante). Seuls les ralentisseurs de type dos d’âne et de type trapézoïdal ont fait l’objet d’une réglementation au travers du décret n° 94-447 du 27 mai 1994. L’arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Marseille du 30 avril 2024 (N°23MA02564) constitue un revirement de jurisprudence : « les dispositions du décret du 27 mai 1994 et ses annexes, qui n’excluent pas de leur champ d’application les ralentisseurs routiers de type coussins berlinois et plateaux traversants, fixent des règles d’implantation et de signalisation qui s’appliquent à l’ensemble des ralentisseurs de vitesse de type dos d’âne ou de type trapézoïdal  ». L’arrêt précise que les règles d’implantation et de signalisation fixées dans le décret du 27 mai 1994 sont les seules d’application obligatoire, de sorte que les recours ne peuvent se prévaloir des caractéristiques géométriques et des conditions de réalisation exposées dans la norme NF P98-300 qui n’est pas d’application obligatoire, pas plus que de celles présentes dans le guide « coussins et plateaux » du Certu (devenu depuis Cerema) qui n’a pas de portée réglementaire. Un nouveau cadre réglementaire est en cours de concertation avec les associations représentant les collectivités locales. Le nouveau cadre portera sur l’ensemble des cinq types de ralentisseurs identifiés ci-dessus et précisera non seulement les règles d’implantation et de signalisation mais également les caractéristiques géométriques des différents dispositifs. Enfin, les recommandations quant à leur bon emploi sur la voirie urbaine seront prescrites dans un guide qui actualisera les documents existants. Ce guide soulignera l’importance d’une approche globale de la modération de la vitesse en agglomération et présentera, comme vous le suggérez, l’ensemble des dispositifs de modération de la vitesse à disposition des autorités compétentes dont font partie, aux côtés des ralentisseurs, les chicanes, les écluses, les feux récompenses ou encore les plans de circulation et les radars.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4974</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3732</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle des chauffeurs VTC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4974. — 11 mars 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la concurrence déloyale subie par les taxis en raison du manque de contrôles appliqués aux voitures de transport avec chauffeur (VTC). Ainsi, les chauffeurs de VTC stationnent à proximité des lieux de passage où se situent les emplacements réservés aux taxis (gare, lieux touristiques), alors que leur statut leur impose de rester à leur siège social jusqu’à l’acceptation d’une course. Sans contrôle, cela permet aux chauffeurs VTC de réaliser des maraudes, normalement réservées aux taxis. Le manque de régulation, couplé à un accroissement conséquent du nombre de VTC, met en danger la stabilité financière des chauffeurs de taxi et dégrade l’expérience des clients. Elle lui demande ainsi s’il envisage la mise en place de contrôles renforcés pour les chauffeurs VTC. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3732</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code des transports réglemente le transport public particulier de personnes (T3P) qui comprend notamment les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Il pose un cadre différencié d’exercice de ces professions, soumises à des obligations et des droits en partie distincts. En particulier, les taxis ont l’exclusivité de la maraude (circulation ou stationnement sur la voie publique à la recherche de clientèle) dans le périmètre de leur autorisation de stationnement. Ils peuvent également opérer sur réservation préalable. Les VTC peuvent opérer sur l’ensemble du territoire national mais uniquement sur réservation préalable. En application de l’article L. 3122-9 du code des transports, les conducteurs de VTC ont l’obligation à la fin de chaque course soit de retourner à leur base, soit de stationner dans un lieu hors de la chaussée. Une fois en dehors de la voie publique, ils peuvent se connecter aux différentes centrales de réservation en attente d’une nouvelle réservation. Au-delà des équilibres nécessaires entre les professions du secteur du T3P, ces dispositions permettent de prendre en compte les besoins de mobilité des personnes et notamment, lors de manifestations importantes ou dans les zones touristiques, d’ajuster l’offre de transport aux fluctuations de la demande. En revanche, le non-respect des règles est de nature à créer une concurrence déloyale et à susciter des tensions. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a prévu d’intensifier les contrôles par les forces de l’ordre, sous la direction des préfets, sur l’ensemble du territoire national et notamment dans les territoires exposés à des tensions, comme cela a été le cas notamment pendant la période hivernale dans le secteur alpin. L’objectif est de contrôler la bonne application de la réglementation que ce soit l’existence d’une réservation préalable pour les VTC en circulation ou pour lutter contre le racolage de clients par des VTC ou par des faux professionnels. À cet effet, les préfets mobiliseront les différents services de l’État concernés et, le cas échéant, interviendront en coordination avec les parquets au sein des comités opérationnels départementaux anti-fraude.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5210</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3732</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Insécurité dans les transports : quelle réponse face aux délinquants étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5210. — 18 mars 2025. — M. Sébastien Chenu attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’ampleur de l’insécurité dans les transports en commun, aggravée par la surreprésentation des étrangers parmi les auteurs de violences. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports en commun en Île-de-France sont commis par des étrangers. Parallèlement, les violences sexuelles dans ces espaces ont augmenté de 86 % en dix ans, atteignant 3 374 victimes en 2024. En Île-de-France, sept femmes sur dix ont déjà été victimes d’une agression dans les transports et plus de la moitié d’entre elles déclarent ne pas s’y sentir en sécurité. Cette insécurité persistante oblige de nombreuses usagères à modifier leurs trajets ou leurs horaires pour éviter d’être confrontées à ces violences, ce qui constitue une restriction préoccupante de leur liberté de déplacement. Si plusieurs dispositifs d’alerte et de prévention ont été instaurés, ils ne répondent pas efficacement à l’ampleur du problème. L’absence de fermeté dans la lutte contre ces violences encourage un climat d’impunité, d’autant plus préoccupant lorsque les agresseurs sont des étrangers en situation irrégulière ou multirécidivistes. La priorité doit être donnée à la protection des usagers et notamment des femmes, dans ces espaces publics. Il est donc urgent que des mesures concrètes et immédiates soient mises en place pour renforcer la sécurité dans les transports en commun et assurer une réponse pénale et administrative à la hauteur des faits commis. Dans ce contexte, M. le député interroge M. le ministre sur les actions prévues pour : accroître la présence policière et assurer un contrôle renforcé dans les transports ; garantir des sanctions effectives à l’encontre des délinquants étrangers ; mettre en œuvre l’expulsion systématique des criminels étrangers coupables d’agressions ou de violences dans ces espaces. Enfin, il souhaite connaître les chiffres détaillés des agressions sexuelles et des violences dans les transports en commun sur l’ensemble du territoire national, afin d’évaluer l’ampleur de ce phénomène au-delà de l’Île-de-France et d’adapter les mesures de lutte en conséquence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3733</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences à caractère sexuel et sexiste dans les transports en commun, et plus généralement la sécurité sur les réseaux de transports, est un sujet de préoccupation pour le Gouvernement. Afin de mieux appréhender ce phénomène et d’identifier des leviers d’action, le ministère des transports publie chaque année depuis 2020 un bilan annuel des atteintes à caractère sexiste dans les transports qui recense les faits portés à la connaissance des opérateurs. Cet état des lieux n’est pas limité à l’Ile-de-France et concerne l’ensemble du territoire. Le ministère des transports ne dispose pas d’information sur la nationalité des supposés agresseurs. Les principaux enseignements à retenir du dernier bilan annuel, portant sur l’année 2023, sont que le nombre d’atteintes signalées ou remontées par les voyageurs a augmenté de plus de 15 % par rapport à 2022, soit un total de 4 091 atteintes sur l’ensemble des réseaux des opérateurs qui ont contribué à l’élaboration de ce bilan. L’augmentation constatée par les opérateurs peut partiellement résulter des dernières campagnes de communication et de la multiplication du nombre de dispositifs de recueil des déclarations mis en place par les opérateurs, qui ont sans doute contribué à libérer davantage la parole des victimes. Le ministère des transports accompagne depuis plusieurs années des dispositifs visant prévenir les agressions sexuelles dans les transports tels que le développement des marches exploratoires et de la descente à la demande. Par ailleurs, afin de renforcer les dispositifs de sécurisation des transports, le Gouvernement a soutenu la proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports présentée fin 2024 qui contient des mesures permettant de renforcer à la fois les contrôles et le dispositif de sanctions. Cette dernière prévoit notamment de doter de nouvelles prérogatives les services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, la SUGE et le GPSR (notamment sur les palpations administratives, la compétence aux abords des gares et la saisie des objets dangereux). Sur l’ensemble des réseaux, la protection des véhicules et des emprises est renforcée par de nouvelles interdictions d’accès et l’extension de Stop Fraude aux contrôleurs pour un usage en temps réel. Sans même attendre la promulgation de cette loi, intervenue le 28 avril 2025, le décret n° 2025-68 du 25 janvier 2025 relatif à la sûreté dans les transports publics a étendu aux espaces de transport de l’interdiction de transporter des matières ou objets dangereux et interdit dans ces espaces l‘interdiction du port d’objets présentant une ressemblance avec une arme de catégorie A à D et de nature à créer une confusion.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5214</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3733</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ralentisseurs non conformes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5214. — 18 mars 2025. — Mme Lisette Pollet attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la prolifération de ralentisseurs routiers non conformes dans l’agglomération valentinoise et plus largement en France ainsi que sur leurs conséquences néfastes pour la santé des conducteurs de transports en commun et la qualité du service rendu aux usagers. Le 12 mars 2025, plusieurs chauffeurs du réseau Citéa, soutenus par la CFDT, se sont mobilisés pour dénoncer le nombre excessif de ralentisseurs sur leurs itinéraires dont certains dépasseraient largement les normes légales fixées par l’arrêté du 27 mai 1994. Selon cet arrêté, la hauteur maximale d’un ralentisseur de type dos d’âne ou plateau traversant ne doit pas excéder 10 centimètres et sa longueur doit être d’au moins 4 mètres. Or certains dispositifs dans les communes de Bourg-lès-Valence et Malissard atteindraient jusqu’à 30 centimètres de hauteur obligeant les conducteurs à s’arrêter presque totalement pour les franchir. Ces ralentisseurs non conformes sont source de nuisances multiples. L’impact direct sur la santé des conducteurs est notable puisque les secousses répétées causées par ces infrastructures inadaptées entraînent des troubles musculo-squelettiques, notamment au niveau du dos, aggravant les conditions de travail et favorisant les arrêts maladie. L’inconfort pour les passagers est également un problème, car les usagers des transports en commun, dépourvus de sièges amortisseurs, subissent des à-coups brutaux ce qui nuit à la qualité du service et peut même représenter un risque de chute pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. De plus, la multiplication de ces obstacles entraîne des ralentissements excessifs allongeant les temps de trajet et compliquant le respect des horaires. Mme la députée lui demande quels contrôles sont actuellement mis en place pour s’assurer du respect des normes en matière d’implantation des ralentisseurs. Quelles actions le Gouvernement compte-t-il entreprendre pour contraindre les collectivités à la mise aux normes des ralentisseurs illégaux ? Elle lui demande également si une révision des recommandations sur l’usage des ralentisseurs en milieu urbain notamment en privilégiant des dispositifs moins contraignants pour les transports en commun tels que les coussins berlinois est envisagée. Un dialogue avec les syndicats des conducteurs de transports en commun pourrait être envisagé pour adapter ces infrastructures aux réalités du terrain tout en garantissant la sécurité routière. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3734</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ralentisseurs de type dos-d’âne et les plateaux traversants sont des dispositifs de surélévation de chaussée destinés à modérer la vitesse des véhicules en agglomération, dans un but de protection des usagers vulnérables vis-à-vis des véhicules motorisés. Cependant seuls les ralentisseurs de type dos-d’âne et ceux de type trapézoïdal doivent répondre aux normes en vigueur : leurs caractéristiques techniques sont définies par la norme NF P 98-300, et leurs conditions d’implantation sont stipulées dans le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Le décret précise également dans son article 3 que leur implantation « est également interdite en agglomération au sens du code de la route : […] sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés […] ». Les plateaux, de même que les coussins et les surélévations partielles en carrefour, ne font pas l’objet d’une norme et ils ne sont pas couverts par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Les règles de dimensionnement édictées dans la norme NF P98-300 ne leur sont par conséquent pas opposables. Ces ralentisseurs font l’objet d’un guide de recommandation du CERTU (devenu depuis Cerema) intitulé « guide des coussins et plateaux », actualisé en 2010 qui n’a pas de valeur réglementaire. Concernant les plateaux, le guide du CERTU recommande que leur hauteur ne dépasse pas 15 cm et que la pente des rampants pour les voies supportant une ligne régulière de transport en commun dont le trafic est supérieur à dix bus par jour et par sens soit de 7 % maximum. Il n’y a pas de limite de longueur ni inférieure ni supérieure concernant le plateau. Par ailleurs, le guide précise que le plateau « peut être éventuellement utilisé sur des voies où circulent des transports en commun et des poids lourds, la décision d’implantation relève du niveau de service (performance, confort des usagers) que l’on souhaite atteindre pour l’usager des TC[…] ». Cependant, dans le cas d’une voirie supportant un service de transport en commun, le guide du CERTU recommande l’usage des coussins qui « facilitent le franchissement des bus en réduisant l’inconfort pour les passagers, de par l’espacement plus grand entre les roues d’un même essieu […]  ». D’autre part, dans une décision du 29 février 2024, le tribunal administratif de Paris a considéré qu’aux termes des dispositions de l’article L.22213-1 du code général des collectivités locales, « le maire d’une commune est seul compétent, dans le cadre de ses pouvoirs de police de la circulation, pour décider de la mise en place de dispositifs de ralentissement sur les routes à l’intérieur de l’agglomération et sur le territoire de sa commune ou pour décider de leur retrait en cas de non-conformité. En cas de défaut de conception du ralentisseur, il appartient à l’intéressé de rechercher la responsabilité de l’administration ou de demander à l’administration puis au juge administratif la démolition, la régularisation ou le remplacement de cet ouvrage public ». Par ailleurs, dans un objectif de clarification, des travaux sont actuellement en cours, en lien avec les collectivités territoriales, afin de préciser, dans un texte unique de valeur réglementaire, les caractéristiques techniques de tous les types de ralentisseurs et leurs conditions de mise en service en fonction des caractéristiques de la voie concernée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5441</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3734</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir de la liaison transfrontalière Belfort-Bienne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5441. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir de la liaison ferroviaire transfrontalière entre Belfort et Bienne, dont l’exploitation sera interrompue à la frontière de Delle à compter de décembre 2025, à la suite d’une décision prise par la région Bourgogne-Franche-Comté. Depuis sa remise en service en décembre 2018, cette liaison constitue un axe stratégique pour les mobilités transfrontalières, offrant aux voyageurs suisses un accès direct à la gare TGV de Belfort-Montbéliard et, au-delà, au réseau ferroviaire à grande vitesse en direction de Paris et du sud de la France. De surcroît, elle représente une alternative de transport pour les travailleurs frontaliers et les usagers des transports scolaires. Toutefois, divers obstacles ont entravé son développement, parmi lesquels des problèmes d’exploitation liés à des correspondances peu adaptées, un manque de matériel roulant, une grille tarifaire dissuasive ainsi que des suppressions de trains récurrentes. Malgré ces difficultés, les autorités suisses, notamment le canton du Jura et la Confédération helvétique, ont manifesté leur volonté de renforcer cette desserte et ont proposé, dans le cadre du projet « Convergence 2026 », d’assurer, avec leur propre matériel roulant, un service cadencé à la demi-heure entre Belfort-Ville et Delémont, sans rupture de charge à Delle. Cette initiative aurait permis d’améliorer significativement l’attractivité de la ligne et de répondre aux attentes des usagers. Or la région Bourgogne-Franche-Comté a récemment annoncé son refus de poursuivre la coopération transfrontalière en matière ferroviaire et a décidé de privilégier une exploitation nationale distincte, impliquant la fin de la liaison directe et la nécessité d’une correspondance à Delle pour rejoindre la gare TGV. Cette décision suscite une vive incompréhension et de nombreuses inquiétudes, tant du côté suisse que français. Elle est d’autant plus regrettable que la Suisse et le Canton du Jura avaient investi plus de 27 millions d’euros dans la réhabilitation de cette ligne, aujourd’hui menacée d’un déclin prématuré. Dès lors, les autorités suisses appellent la France à garantir, a minima, des correspondances fiables et de qualité entre Delle et la gare TGV de Belfort-Montbéliard, afin de ne pas fragiliser davantage la desserte ferroviaire de ce territoire. Aussi, M. le député souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette interruption annoncée de la liaison ferroviaire directe entre Belfort et Bienne et sur la fin de la coopération transfrontalière en matière d’exploitation ferroviaire. Il l’interroge sur les mesures que l’État entend mettre en œuvre afin de préserver et d’améliorer l’accessibilité ferroviaire entre la France et la Suisse dans cette région. Il lui demande enfin s’il envisage d’engager une concertation avec la région Bourgogne-Franche-Comté et les partenaires suisses en vue de reconsidérer cette décision et d’examiner les solutions permettant d’assurer un service performant et pérenne au bénéfice des usagers et du dynamisme du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3735</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ligne entre Belfort et Delle, longue de 22 km, a été remise en service le 9 décembre 2018 afin de retrouver une desserte ferroviaire TER entre la nouvelle gare TGV de Belfort-Montbéliard et la Suisse. Le coût total de l’opération s’est élevé à 110,5 M€ financés par la région Franche-Comté (33,4 M€), l’État (33 M€), la Confédération suisse (24,7 M€), le département du Territoire de Belfort (5,5 M€), SNCF Réseau (4 M€), l’Union européenne (3,7 M€), la République et Canton du Jura (3,2 M€), la Communauté d’Agglomération Belfortaine (2,5 M€) et la Communauté de communes du Sud-Territoire (0,5 M€). L’organisation des dessertes ferroviaires régionales relève pleinement des régions, autorités organisatrices de la mobilité, en lien avec leurs partenaires étrangers lorsqu’il s’agit de liaisons transfrontalières. Sur la liaison entre Belfort et Bienne, la région Bourgogne – Franche-Comté a ainsi décidé de mettre en œuvre une rupture de charge à Delle mais avec une correspondance renforcée pour assurer un parcours voyageur satisfaisant. A compter de décembre 2025, l’accord trouvé entre les autorités organisatrices française et suisse prévoit une coordination des horaires de correspondance avec seize allers-retours par jour entre Belfort et Delle soit un train par heure et un cadencement de 30 minutes en Suisse entre Delle et Delémont. Le Gouvernement est attaché au principe de libre administration des collectivités territoriales quant à l’organisation et au développement des mobilités sur leur territoire mais suit avec attention les démarches engagées entre les autorités organisatrices pour définir une offre de service satisfaisante. A ce titre, le Gouvernement et la Suisse ont signé le 11 février 2025 une déclaration d’intention relative au développement stratégique des liaisons ferroviaires franco-suisses pour affirmer leur volonté d’augmenter l’attrait du transport de voyageurs par le rail et faciliter ainsi les échanges entre la France et la Suisse dans le cadre d’une mobilité durable et responsable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5655</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3735</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Non-respect de l’article L. 3122‑9 du code des transports en zones touristiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5655. — 1 avril 2025. — M. Xavier Roseren appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés liées à la présence prolongée de chauffeurs VTC venus d’Île-de-France dans certaines régions touristiques, notamment en Haute-Savoie, où ils effectuent des courses à des tarifs exorbitants, au détriment des chauffeurs locaux. Bien que l’article L. 3122-9 du code des transports impose aux chauffeurs VTC de retourner à leur lieu d’établissement après chaque course, certains contournent cette obligation en restant plusieurs semaines sur place et en enchaînant les courses. Cette situation crée une distorsion de concurrence et met en difficulté les chauffeurs locaux, dont l’activité est directement impactée. Si les forces de l’ordre sanctionnent ces pratiques par des amendes, cette réponse semble insuffisante au regard de l’ampleur du phénomène. Uber et les plateformes de mise en relation sont pleinement informées de ces pratiques, mais n’y apportent pas de réponse adéquate. Il semble donc indispensable de mettre en place des mesures plus contraignantes, notamment en responsabilisant directement les plateformes afin qu’elles suspendent les courses des chauffeurs ne respectant pas la réglementation lorsqu’ils restent plusieurs jours dans une zone où ils ne sont pas censés opérer. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer la réglementation applicable aux plateformes VTC pour garantir le respect de l’article L. 3122-9 du code des transports et assurer une concurrence loyale entre les chauffeurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3735</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code des transports réglemente le transport public particulier de personnes (T3P) qui comprend notamment les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Il pose un cadre différencié d’exercice de ces professions, soumises à des obligations et des droits en partie distincts. En particulier, les taxis ont l’exclusivité de la maraude (circulation ou stationnement sur la voie publique à la recherche de clientèle) dans le périmètre de leur autorisation de stationnement. Ils peuvent également opérer sur réservation préalable. Les VTC peuvent opérer sur l’ensemble du territoire national mais uniquement sur réservation préalable. En application de l’article L. 3122-9 du code des transports, les conducteurs de VTC ont l’obligation à la fin de chaque course soit de retourner à leur base, soit de stationner dans un lieu hors de la chaussée. Une fois en dehors de la voie publique, ils peuvent se connecter aux différentes centrales de réservation en attente d’une nouvelle réservation. Au-delà des équilibres nécessaires entre les professions du secteur du T3P, ces dispositions permettent de prendre en compte les besoins de mobilité des personnes et notamment, lors de manifestations importantes ou dans les zones touristiques, d’ajuster l’offre de transport aux fluctuations de la demande. En revanche, le non-respect des règles est de nature à créer une concurrence déloyale et à susciter des tensions. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a prévu d’intensifier les contrôles par les forces de l’ordre, sous la direction des préfets, sur l’ensemble du territoire national et notamment dans les territoires exposés à des tensions, comme cela a été le cas notamment pendant la période hivernale dans le secteur alpin. L’objectif est de contrôler la bonne application de la réglementation que ce soit l’existence d’une réservation préalable pour les VTC en circulation ou pour lutter contre le racolage de clients par des VTC ou par des faux professionnels. À cet effet, les préfets mobiliseront les différents services de l’État concernés et, le cas échéant, interviendront en coordination avec les parquets au sein des comités opérationnels départementaux anti-fraude.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5690</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3736</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fin des concessions autoroutières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5690. — 8 avril 2025. — M. Julien Dive interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir donné aux concessions autoroutières. Entre 2031 et 2036, les sept plus grandes concessions autoroutières arrivent au terme des contrats d’exploitation qui seront reversés automatiquement à l’État. À ces échéances, l’État devra décider de l’orientation à donner à l’exploitation de ces autoroutes dont les mises sur le marché ont suivi un processus qui a abouti en 2006 à leur privatisation totale. En plus du manque de contrôle sur les sociétés d’exploitation privées qui ont tiré profit des péages, il est important de s’interroger sur le degré de modernisation et l’état du réseau. Un récent rapport du Sénat a par ailleurs relaté que les sociétés privées d’exploitation toucheront d’ici la fin de leur contrat de concession plusieurs dizaines de milliards d’euros. À cet égard, il lui demande de bien vouloir indiquer quelle feuille de route il compte définir pour préparer la fin des concessions autoroutières, quels moyens il compte porter pour s’assurer de la poursuite des investissements de modernisation du réseau d’ici la fin des contrats par les sociétés privées et enfin quelles propositions seront données quant à la prolongation ou non de ces concessions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3736</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La préparation de la fin des concessions autoroutières historiques, qui s’étalera entre la fin de l’année 2031 et 2036, est un sujet d’attention majeur pour l’État, qui est déterminé à faire respecter l’ensemble des obligations des sociétés concessionnaires d’autoroutes, tant en termes de qualité, de sécurité, que de durabilité d’un réseau qui appartient à l’État, et dont elles sont gestionnaires. Ainsi et conformément au calendrier contractuel, les programmes d’entretien et de renouvellement nécessaires à l’atteinte du bon état d’entretien du patrimoine qui sera remis à l’Etat ont été notifiés aux sociétés SANEF et ESCOTA en début d’année 2025, étant les premières à voir le contrat qui les lient à l’État arriver à leur terme. Pour aboutir à ce résultat, un important travail de définition d’une doctrine technique a été mené par l’Etat. Le travail ainsi engagé se poursuivra avec les autres sociétés, conformément aux stipulations des contrats de concession. Depuis la mise en place du modèle de concession actuel au siècle dernier, les attentes des usagers ont évolué et les défis à relever sont désormais différents. Il est nécessaire de réinventer ce modèle pour répondre aux besoins des Français en termes de mobilité et aux impératifs de la transition écologique. C’est le sens du lancement par le Gouvernement de la démarche « Ambition France transports » qui conduira à repenser un modèle global de financement des mobilités dès le mois de mai. La question de la gestion du réseau autoroutier après la fin des concessions historiques sera une part essentielle des travaux de cette conférence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5853</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3737</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mobilité des seniors en milieu rural et périurbain</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5853. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés de mobilité rencontrées par les seniors dans leurs déplacements quotidiens, notamment en milieu rural et périurbain, et sur les mesures actuellement mises en place pour y remédier. Le vieillissement de la population s’accompagne d’un enjeu majeur : garantir aux seniors une mobilité adaptée à leurs besoins afin de préserver leur autonomie et leur qualité de vie. Or de nombreux obstacles freinent leurs déplacements au quotidien, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. La diminution de l’offre de transports en commun, la fermeture de certaines gares de proximité et la raréfaction des services de transport à la demande compliquent considérablement l’accès aux soins, aux commerces, aux services administratifs et aux activités sociales. Pour de nombreuses personnes âgées, l’usage de la voiture individuelle devient difficile, voire impossible, en raison de problèmes de santé, de capacités physiques réduites ou d’un coût devenu trop élevé. Cependant, les alternatives restent insuffisantes : les transports en commun ne couvrent pas toujours les zones rurales, les fréquences sont parfois trop faibles et les infrastructures ne sont pas toujours adaptées aux besoins spécifiques des seniors (manque d’aménagements accessibles, absence d’accompagnateurs, difficultés d’usage des outils numériques pour la réservation de trajets, etc.). Si certaines collectivités ont mis en place des solutions comme des navettes locales, des taxis solidaires ou des dispositifs de transport à la demande, ces initiatives restent trop souvent limitées et inégalement réparties sur le territoire. Des plateformes de transport solidaire telles que Rezo Séniors permettent aux personnes âgées d’effectuer des trajets de courtes distances grâce à une communauté de conducteurs solidaires. De plus, des services comme Sortir Plus, proposé par la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco, visent à favoriser la mobilité et le lien social des personnes de 75 ans et plus. Néanmoins, ces dispositifs ne couvrent pas l’ensemble des besoins et des territoires. Dans ce contexte, il est impératif que l’État joue un rôle moteur pour garantir aux seniors un droit à la mobilité, en facilitant le développement de solutions adaptées et en apportant un soutien financier aux collectivités engagées dans cette démarche. Aussi, il souhaite connaître les dispositifs actuellement en place au niveau national pour améliorer la mobilité des seniors et lui demande de détailler les mesures envisagées afin de renforcer leur accès aux transports du quotidien, notamment en zone rurale et périurbaine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3737</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, l’organisation des services de transport locaux se fait dans un cadre décentralisé : ce sont les collectivités autorités organisatrices de la mobilité (AOM) qui sont compétentes pour mettre en place et exploiter les services de transport public et tout autre service de mobilité sur leur territoire. Depuis la loi d’orientation des mobilité, tous les territoires sont couverts par une AOM d’envergure au moins intercommunale, responsable de la stratégie locale de mobilité, notamment à destination des publics vulnérables tels que les seniors. Dans les territoires urbains, les seniors peuvent recourir au réseau de transports en commun et bénéficient souvent de tarifications avantageuses mises en place par les collectivités, par exemple la « Formule Illimitée 60 ans et + » sur le territoire de la métropole de Nantes. Dans les territoires ruraux, l’enjeu est d’aider les seniors à recourir aux différentes solutions qui existent, et surtout de développer ces solutions lorsqu’elles manquent. L’État veille donc à ce que les collectivités puissent offrir des solutions de mobilité de manière structurelle dans le cadre des ressources qui leur sont allouées par la loi. La loi de finances pour 2025 (article 118) a ainsi créé au profit des régions un versement mobilité régional et rural (VMRR). Lorsque la région instaure ce versement, 10 % de son produit est affecté aux AOM rurales pour exercer leur compétence. Le VMRR assure ainsi une péréquation fiscale entre les territoires urbains et ruraux, apportant à ces derniers une nouvelle ressource qui peut financer des services à destination de publics fragiles, tels que les seniors. En complément, une communauté de communes AOM peut toujours lever un versement mobilité auprès des employeurs de son territoire dès lors qu’elle organise un transport public régulier. La compétence d’AOM locale étant nouvelle pour ces territoires, l’État les accompagne en amorçage au travers de la mesure mobilités durables en zones rurales du fonds vert, lancée en 2024 et reconduite en 2025. L’État apporte ainsi son soutien aux collectivités pour développer des bouquets de services de mobilité, notamment des services de mobilité solidaire adaptés aux seniors tels que le transport d’utilité sociale et le transport à la demande. Ce sont ainsi plus de 224 projets qui ont été accompagnés en 2024. Enfin, les seniors ont vocation à faire l’objet d’une attention particulière dans le cadre du plan d’action commun en faveur de la mobilité solidaire (PAMS), instauré par la LOM, et qui vise à coordonner les interventions au bénéfice des publics les plus fragiles à l’échelle de chaque bassin de mobilité, via un copilotage région-département.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3831</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3738</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>SPA et accès à la formation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3831. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une anomalie juridique portant atteinte aux conditions de travail des salariés et salariées de la Société protectrice des animaux (SPA). La SPA, association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, œuvre depuis 179 ans pour sauver, protéger et faire adopter des milliers d’animaux et ce, dans un cadre bien spécifique. Cependant, elle est actuellement rattachée à la convention collective des fleuristes, de la vente et des services des animaux familiers (IDCC 1978), qui régit les relations de travail entre employeurs et salarié (e) s dans le secteur des fleuristes et des animaleries. Cette affiliation semble non seulement inappropriée, mais également contre-productive, car elle ne prend pas en compte la spécificité des missions et des objectifs de la SPA. Les SPA n’ont pas pour vocation de vendre des animaux ou de les soigner dans un cadre commercial, mais d’offrir une protection aux animaux victimes de maltraitance, de négligence ou abandonnés. Les métiers dans ces structures, très différents de ceux des fleuristes ou des animaleries, nécessitent une approche adaptée en matière de formation et de conditions de travail, notamment en raison de l’impact psychologique de situations extrêmes telles que la maltraitance animale, la torture ou la zoophilie, auxquelles sont confrontés quotidiennement les salariés et salariées. Ce rattachement à une convention collective qui ne correspond pas à leur réalité professionnelle empêche les salariés et salariées d’accéder à des formations adéquates et spécialisées. Bien qu’elles cotisent chaque année des milliers d’euros auprès d’opérateurs de compétences des entreprises de proximité (OPCO EP) pour la planification et la logistique de la formation professionnelle, les SPA se retrouvent privées d’un accès à des formations qui répondent à leurs besoins spécifiques. Ce manque de soutien nuit également à leur évolution professionnelle, rendant les métiers de la SPÀ moins attractifs et aggravant encore les difficultés de recrutement dans ce secteur essentiel. Il est à noter qu’avant l’introduction de la convention collective des fleuristes et des animaleries, les SPA étaient précédemment soumises au droit du travail classique, ce qui leur permettait de mieux gérer leurs spécificités. Leur rattachement à cette convention a eu lieu en 2011, mais il semble qu’aucune réflexion n’ait été menée sur les spécificités du travail dans les refuges, qui diffèrent largement de ceux liés à la vente d’animaux ou à la floriculture. Aujourd’hui, l’intégration des refuges animaliers dans cette convention collective en 2011 est perçue comme une erreur par de nombreux acteurs du secteur. Elle souhaiterait donc savoir si elle envisagerait de revoir la catégorisation des refuges animaliers afin de les rattacher à une convention collective plus appropriée, permettant ainsi de garantir une meilleure prise en charge de la formation des salariés et salariées et de favoriser leur épanouissement au sein de ces structures qui jouent un rôle social fondamental. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3738</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au préalable, il est important de rappeler qu’il n’appartient pas à l’Etat de définir les contours des branches professionnelles mais que ceux-ci relèvent en premier lieu de la négociation collective de branche. Il convient également de rappeler les règles relatives au rattachement d’une activité professionnelle à une convention collective. En effet, l’article L. 2261-2 du code du travail définit les conditions d’applicabilité d’une convention de branche à une entreprise, et dispose que « La convention collective applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur. En cas de pluralité d’activités rendant incertaine l’application de ce critère pour le rattachement d’une entreprise à un champ conventionnel, les conventions collectives et les accords professionnels peuvent, par des clauses réciproques et de nature identique, prévoir les conditions dans lesquelles l’entreprise détermine les conventions et accords qui lui sont applicables. » En l’espèce, la convention collective nationale des fleuristes, de la vente et des services aux animaux familiers (IDCC 1978) comprend dans son champ d’application professionnel un secteur 3, services aux animaux de compagnie défini comme suit : « les entreprises, établissements, ou associations visés, sont ceux dont l’activité principale repose sur l’accomplissement de services de dressage, d’éducation, d’éducateur-comportementaliste, de présentation au public, promenade sans hébergement, d’entraînement, d’utilisation sportive, de transport d’animaux de compagnie, d’hébergement (chenils, pensions, refuges, fourrières…), d’entretien d’animaux de compagnie, d’opérations d’élevage et de soins d’animaux de compagnie (nourrissage, soins courants et paramédicaux hors soins vétérinaires, entretien, reproduction…), ainsi que l’accomplissement de services de secours et protection, capture, hébergement, entretien et placement d’animaux de compagnie en vue de leur adoption. Ces entreprises, établissements ou structures associatives sont notamment répertoriés aux codes NAF 96.09Z.P, entreprises artisanales de toilettage de chiens et chats, NAF 96.09Z, services aux animaux familiers, associés à la nomenclature de codification des produits française 96.09.11 services pour animaux familiers, hébergement, soins, dressage. » Ainsi, la Société protectrice des animaux (SPA), qui a pour activité de sauver, protéger et faire adopter des animaux victimes de maltraitance, de négligence ou abandonnés, apparaît exercer à titre principal des activités entrant dans le cadre de ce secteur 3. Cependant, si la convention collective n’apparaît pas adaptée aux spécificités des missions et objectifs de la SPA et des conditions de travail de ses salariés, il lui appartient de se rapprocher des organisations professionnelles d’employeurs et des organisations de salariés représentatives dans la branche des fleuristes, de la vente et des services des animaux familiers, afin que ceux-ci puissent engager des négociations soit pour adapter les stipulations de la convention collective répondant aux attentes de la SPA et de ses salariés, notamment en termes de formation professionnelle, soit pour modifier son champ d’application. Concernant cette dernière hypothèse, il est à noter que la ministre chargée du travail et de l’emploi accorde une attention particulière au fait que l’ensemble des salariés et des entreprises soit couvert par une convention collective, et qu’il est à ce titre souhaitable que la SPA trouve une couverture conventionnelle adaptée et ne se trouve pas en situation de vide conventionnel. Dès lors, si les activités de la SPA n’étaient plus couvertes par la convention collective des fleuristes, de la vente et des services des animaux familiers, il conviendrait que la SPA se rapproche des organisations professionnelles d’employeurs et des organisations de salariés représentatives d’une autre branche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3858</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3739</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Obligation de fermeture hebdomadaire pour les boulangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3858. — 11 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une réglementation datant de 1919, qui impose aux boulangeries et dépôts de pain une obligation de fermeture hebdomadaire. Cette disposition, conçue à l’époque pour préserver le repos hebdomadaire des travailleurs, pourrait aujourd’hui faire l’objet d’une réflexion approfondie afin de mieux tenir compte des réalités économiques et sociales contemporaines. À ce jour, 50 départements autorisent par arrêté préfectoral l’ouverture des boulangeries sept jours sur sept, tandis que 45 départements maintiennent encore une fermeture hebdomadaire obligatoire. Dans le département du Doubs, un arrêté préfectoral du 4 mars 1997 impose cette fermeture hebdomadaire, en application de l’article L. 3132-29 du code du travail. Cet article, à portée générale, confère aux préfets le pouvoir de réglementer les fermetures hebdomadaires dans différents secteurs d’activité, y compris la vente de pain. Cette mesure, initialement conçue pour garantir une journée de repos aux artisans boulangers travaillant souvent seuls ou en famille, a joué un rôle essentiel à son époque. Cependant, les évolutions des modes de vie, des attentes des consommateurs et de l’organisation des entreprises de boulangerie justifient aujourd’hui d’évaluer si cette disposition reste adaptée. Dans certains cas, elle peut limiter les possibilités de développement des entreprises ou fragiliser la présence de commerces de proximité, particulièrement dans des territoires où ces derniers jouent un rôle crucial. Permettre l’ouverture des boulangeries sept jours sur sept offrirait une option supplémentaire aux artisans qui souhaiteraient mieux répondre aux attentes de leurs clients et optimiser leur compétitivité. Il est important de souligner que cette mesure ne remettrait pas en cause la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de continuer à observer une fermeture hebdomadaire. Elle viserait simplement à leur offrir plus de flexibilité, tout en assurant une équité avec d’autres acteurs économiques, comme les grandes surfaces, qui ne sont pas soumises à de telles restrictions. Cette ouverture facultative pourrait également bénéficier aux jeunes en recherche de contrats adaptés pour financer leurs études, ainsi qu’aux employés qui verraient leur pouvoir d’achat augmenter grâce aux majorations salariales appliquées le dimanche. En tout état de cause, cette possibilité reposerait sur le volontariat, tant pour les employeurs que pour les salariés, permettant ainsi une adaptation aux spécificités et aux besoins de chacun. En permettant cette ouverture, le Gouvernement valoriserait le dynamisme des artisans boulangers, qui sont également des chefs d’entreprise engagés dans leurs territoires. Une telle mesure pourrait renforcer l’attractivité des métiers de l’artisanat, encourager l’emploi et contribuer à la revitalisation des territoires. Par ailleurs, elle répondrait à une demande croissante des consommateurs, soucieux d’avoir accès à des produits frais et locaux au quotidien. Mme la députée souhaite donc connaître la position de Mme la ministre concernant cette obligation de fermeture hebdomadaire imposée aux boulangeries. Elle l’interroge sur les éventuelles démarches envisagées pour réviser l’article L. 3132-29 du code du travail, afin d’adapter cette réglementation aux réalités actuelles, tout en maintenant une concurrence équitable au sein du secteur. Enfin, elle souhaiterait savoir comment elle entend réduire les disparités entre les départements, afin de promouvoir une égalité territoriale et d’assurer aux boulangers des conditions équitables, quel que soit leur lieu d’implantation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3739</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les arrêtés de fermeture constituent un outil de régulation de la concurrence entre grandes surfaces commerciales et petits commerces artisanaux. Ainsi, le Conseil d’Etat a pu rappeler dans une décision de 2003 (CE, 28 mai 2003, n° 247120) que les dispositions de l’article L. 221-17 du code du travail, figurant désormais à l’article L. 3132-29 du code du travail, visent à préserver la concurrence entre l’ensemble des établissements qui exercent la même profession. La chambre criminelle de la Cour de cassation a par ailleurs précisé dans un arrêt du 6 juillet 1996 que l’obligation de fermeture résultant d’un arrêté pris sur le fondement des dispositions précitées s’impose tant aux établissements employant des salariés qu’à ceux qui n’en emploient pas ou aux commerçants travaillant avec l’aide des seuls membres de leurs familles. Au surcroît, la Cour de cassation a jugé qu’un arrêté de fermeture peut également s’appliquer aux établissements autorisés de plein droit, en application des dispositions de l’article L. 3132-12 du code du travail, à déroger à la règle du repos dominical (voir en ce sens : Cass. soc., 11 mai 2017, n° 15-25195). En outre, un arrêté préfectoral de fermeture ne peut être pris qu’en cas d’accord intervenu entre les organisations syndicales de salariés et des organisations d’employeurs d’une profession et d’une zone géographique déterminées. Cet accord devant correspondre, pour la profession, à la volonté de la majorité indiscutable des établissements qui exercent cette profession. Les modifications apportées à l’article L. 3132-29 du code du travail par la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 ont par ailleurs eu pour objet d’impulser un mouvement d’actualisation desdits arrêtés, en précisant les conditions de vérification de la volonté des commerçants à l’instauration d’une fermeture hebdomadaire. Cette réglementation locale peut ainsi être modifiée et doit même être abrogée lorsque la majorité des membres de la profession ne souhaite plus imposer un jour de fermeture hebdomadaire au sein de la zone géographique concernée. Il est donc ainsi donné la possibilité de vérifier si les arrêtés de fermetures en vigueur demeurent adaptés et conformes à la volonté de la majorité de la profession. Dès lors, en raison des préoccupations toujours d’actualité auxquelles la règlementation sur les arrêtés de fermeture vise à répondre et des évolutions permises par la loi du 6 août 2015, il n’est pas envisagé de remettre en cause le principe des arrêtés de fermeture qui permet à une profession de s’autoréguler, localement, selon un principe majoritaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4025</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3740</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Assistantes maternelles face aux salaires impayés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4025. — 11 février 2025. — Mme Sophie Errante attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les difficultés rencontrées par les assistantes maternelles en cas de non-paiement de leur salaire. Actuellement, les parents employeurs perçoivent la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), une aide définie à l’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale comme une prestation familiale. Toutefois, selon l’article L. 533-4 du même code, ces prestations sont insaisissables, sauf en cas de fraude avérée ou de fausse déclaration de l’allocataire. Ainsi, lorsqu’une assistante maternelle n’est pas rémunérée et engage une procédure judiciaire, les sommes allouées par l’État pour la garde des enfants ne peuvent être utilisées pour régler la dette salariale. Cette situation peut placer les assistantes maternelles dans une précarité alarmante. Même lorsque les prud’hommes statuent en leur faveur, les huissiers se retrouvent dans l’impossibilité d’exécuter les décisions de justice, laissant ces professionnelles sans recours. En plus de ne pas percevoir leur dû, elles doivent assumer des frais judiciaires élevés et se voient souvent privées de leurs documents de fin de contrat nécessaires à l’ouverture de leurs droits aux indemnités de chômage. De nombreuses assistantes maternelles finissant par renoncer à leur métier face à ces impayés, les organisations représentatives, syndicales et associatives ont statué en faveur de la création d’un fonds national de garantie des salaires, or il semble qu’aujourd’hui aucune mesure concrète n’ait encore été prise pour remédier à cette injustice. Elle lui demande donc quelles actions le Gouvernement envisage pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3740</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de travail liant un particulier employeur à une assistante maternelle est encadré par le code de l’action sociale et des familles, le code du travail ainsi que par la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile du 15 mars 2021. Ainsi, la loi (article L. 423-2, 14° du code de l’action sociale et des familles) prévoit que les dispositions du code du travail s’appliquent en ce qui concerne l’obligation de paiement du salaire, qui doit être remplie dans les délais légaux. Pour les salariés mensualisés, la rémunération est due une fois par mois. Pour les autres, le versement doit intervenir au moins deux fois par mois, avec un intervalle maximal de 16 jours. Tout retard ou défaut de paiement constitue un manquement de l’employeur à ses obligations contractuelles et peut justifier une rupture du contrat à ses torts (Cass. soc., 26 oct. 2011, n° 10-17.396). Dès lors, en cas d’impayé, l’assistante maternelle peut saisir le conseil de prud’hommes pour obtenir la reconnaissance de la responsabilité de l’employeur. Si les faits sont avérés et suffisamment graves, la prise d’acte de la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse. À défaut, elle sera assimilée à une démission. L’employeur encourt également une amende prévue pour les contraventions de la 3e classe (article R. 3246-1 du code du travail). Cependant, lorsqu’une assistante maternelle n’est pas rémunérée et engage une procédure judiciaire, les prestations d’accueil du jeune enfant versées par l’État sur le fondement de l’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale pour la garde des enfants ne peuvent être utilisées pour régler la dette salariale (article L. 533-4 du code précité), ce qui peut en effet engendrer une grande précarité et conduire à renoncer à exercer cette profession. Face à cette problématique, le Gouvernement a présenté en octobre 2023 un plan pour l’accueil individuel comprenant quatre axes : susciter des vocations, prévenir les départs, favoriser le développement des nouveaux modes d’exercice et mieux rémunérer et valoriser les personnels. Ce plan est fondé sur les travaux que le comité de filière « petite enfance » a menés en lien étroit avec les représentants des associations et des syndicats concernés. Plusieurs pistes pour lutter contre les impayés de salaire ont été étudiées, dont le maintien du salaire sur plusieurs mois ou la constitution d’un fonds de garantie. La solution retenue est la garantie par le service optionnel et gratuit Pajemploi+ non plus d’un mois, mais de deux mois de salaire, dès le second semestre de 2024. Alors qu’auparavant cette couverture se limitait à un mois de salaire, elle peut désormais aller jusqu’à deux mois en cas de défaut de paiement du parent employeur pour les professionnels affiliés à Pajemploi+, soit 51 % des assistantes maternelles déclarées en septembre 2024. Ce service assure le versement de la rémunération sur le compte bancaire du salarié dans un délai de quatre jours suivant la déclaration sociale de la famille et prélève parallèlement sur le compte bancaire des parents employeurs la somme restant à leur charge, qui peut s’élever à deux mois de salaire en cas d’impayé. Cette mesure est opérationnelle depuis octobre 2024. Par ailleurs, le Gouvernement, qui a étudié avec intérêt la proposition de créer un fonds de garantie dans le cadre du plan d’accueil individuel, continuera de suivre les travaux des partenaires sociaux à ce sujet, car c’est à ces derniers qu’appartient l’initiative de constituer un tel fonds. S’agissant de la remise des documents de fin de contrat nécessaires à l’ouverture de leurs droits aux indemnités de chômage, celle-ci constitue une obligation légale pour l’employeur. L’article R. 1234-9 du code du travail impose à ce dernier de fournir au salarié, dès la cessation du contrat, les attestations requises et de les transmettre sans délai à France Travail. Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende (article R. 1238-7 du code du travail). En cas de refus ou de retard dans la remise des documents, l’assistante maternelle peut saisir le conseil des prud’hommes. Le bureau de conciliation et d’orientation peut alors contraindre l’employeur à délivrer les documents sous peine d’une astreinte financière. En outre, si ce retard cause un préjudice, une action en dommages et intérêts peut être engagée. Enfin, sur les frais de justice, les assistantes maternelles confrontées à des impayés doivent en effet souvent engager des procédures judiciaires, ce qui entraîne des frais non négligeables (honoraires d’avocat, frais d’huissier, frais de justice). Ces coûts peuvent aggraver la précarité des professionnelles concernées, d’autant plus qu’elles doivent attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’obtenir une décision exécutoire. Pour alléger cette charge financière, les assistantes maternelles peuvent bénéficier, sous conditions de ressources, de l’aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais de procédure. Par ailleurs, les syndicats et associations professionnelles peuvent accompagner ces démarches, notamment en offrant des conseils juridiques ou en mettant à disposition des modèles de courriers et de recours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4147</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3741</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Elargissement de la liste des motifs - déblocage de l’épargne salariale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4147. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’élargissement de la liste des motifs permettant le déblocage de l’épargne salariale, au financement d’un projet de rénovation énergétique ou d’installation d’un équipement de production d’énergie renouvelable. Encadré par l’article R. 3324-22 du code du travail, le déblocage anticipé du placement en épargne des avoirs de la participation et de l’intéressement versés aux salariés, est limité à des cas arrêtés parmi lesquels la naissance, le décès, l’invalidité, le surendettement ou l’acquisition d’une résidence principale. L’article ne prévoit pas de situation de déblocage liée au financement de projets de rénovation énergétique ou de production d’énergie. Or l’article 33 de l’accord national interprofessionnel (ANI) relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise, signé le 10 février 2023 par les organisations patronales et syndicales, a demandé la mise en place de nouveaux cas de déblocage anticipé de l’épargne, notamment pour « les dépenses liées à la rénovation énergétique des résidences occupées à titre principal ». Soutenu par le Gouvernement, dans le cadre du projet de loi visant à transposer cet ANI, la modification proposée à l’article L. 3324-10 du code du travail, afin que « les dépenses liées à la transition énergétique » fassent partie des motifs permettant un déblocage anticipé des sommes placées sur un plan d’épargne salariale n’a finalement pas été retenu dans le texte final. Interpellé par un citoyen désireux de financer l’installation de panneaux photovoltaïques avec son épargne salariale, il l’interroge sur la possibilité d’élargir la liste des motifs de déblocage exceptionnel de l’épargne salariale aux projets de rénovation énergétique, aux équipements de production d’énergie renouvelable et leur installation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3741</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Invités par le Gouvernement à négocier sur le sujet du partage de la valeur, les partenaires sociaux ont conclu un accord le 10 février 2023. Le Gouvernement s’est engagé à transposer fidèlement et loyalement cet Accord national interprofessionnel (ANI), notamment les mesures nécessitant une traduction législative pour pouvoir être mises en œuvre. La loi n° 2023-1107 portant transposition de l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise a ainsi été publiée le 29 novembre 2023. Les partenaires sociaux ont pu se saisir de la plupart des mesures figurant dans la loi qui sont entrées en vigueur dès sa publication. Pour autant, la transposition de certaines autres mesures demandées par les signataires de l’ANI, notamment la création de trois nouveaux cas de déblocage anticipé des sommes investies sur un plan d’épargne entreprise, notamment pour financer « les dépenses liées à la rénovation énergétique des résidences occupées à titre principal », relevait du niveau réglementaire. Cette mesure a donc fait l’objet du décret en Conseil d’Etat n° 2024-690 du 5 juillet 2024, publié au Journal officiel le 6 juillet 2024, qui a ajouté les trois nouveaux cas de déblocage prévus par l’ANI à la liste des cas déjà existants à l’article R. 3324-22 du code du travail. Toutefois, l’achat d’équipements de production d’énergie renouvelable et leur installation ne figuraient pas dans les cas prévus par l’ANI et, à ce stade, de nouvelles adaptations du cadre réglementaire des déblocages anticipés des plans d’épargne salariale ne sont pas prévues.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5891</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3742</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Travail des salariés le 1er mai dans le secteur de la boulangerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5891. — 15 avril 2025. — Mme Béatrice Bellamy* alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur le travail des salariés le 1er mai dans le secteur de la boulangerie. Le code du travail prévoit une interdiction générale de faire travailler les salariés le 1er mai. Il existe une exception à cette règle en faveur des établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre leur travail. Pour autant, la loi ne définit pas une liste officielle des établissements et services concernés. Le 1er mai a toujours été une journée de travail pour les artisans boulangers. Cette activité joue un rôle essentiel dans la vie des citoyens, par les produits vendus, par le partage et l’attractivité de ces commerces dans l’ensemble des communes du pays. Or le 1er mai 2024, en Vendée, 5 boulangeries se sont vues dresser un procès-verbal parce qu’elles travaillaient un 1er mai. Cette situation et les récents échanges entre la confédération nationale de la boulangerie et le ministère du travail ont suscité de très vives inquiétudes au sein de la profession et chez les élus locaux. Sanctionner par procès-verbal et une amende un chef d’entreprise parce qu’il a besoin de ses salariés pour que son entreprise puisse continuer de fonctionner renvoie une image très négative et porte atteinte à la valeur travail qui est défendue. Ces mesures sont très mal ressenties. Une boulangerie ou une boulangerie-pâtisserie n’est pas un commerce comme un autre, par son caractère patrimonial et social d’abord, par l’attachement des citoyens ensuite. Cette spécificité, que Mme la députée ose qualifier de culturelle, doit permette le travail des salariés dans les entreprises qui le souhaiteraient, tout en respectant le droit à ce jour chômé pour celles et ceux qui pourraient et voudraient en disposer. Elle lui demande quelles sont les dispositions qu’elle envisage afin de permettre le recours au travail des salariés le 1er mai dans le secteur de la boulangerie, maillon essentiel de la chaîne commerçante, et cela, sans que des sanctions ne soient appliquées au chef d’entreprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5892</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3742</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>1er mai et boulangeries</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5892. — 15 avril 2025. — M. Michel Guiniot* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’ouverture des boulangeries le 1er mai. La fête du travail établit le principe d’une interdiction du travail salarié pour le 1er mai et un principe dérogatoire pour les établissements et services qui ne peuvent s’interrompre. Depuis 1986, la position ministérielle constante, coïncidant avec l’usage, permettait aux boulangeries d’ouvrir et de faire travailler des salariés pour assurer un service primordial à la société, celui d’assurer le pain quotidien. Le Premier ministre avait même établi, au cours de l’épidémie de covid-19, que les boulangeries et commerces de pain étaient des commerces essentiels, ainsi que précisé à l’article 2 du décret n° 2021-99 du 30 janvier 2021. Aussi, il souhaite savoir si elle confirme la position ministérielle jusqu’alors constante permettant aux boulangeries qui dérogent au travail dominical de déroger également à l’interdiction de travail le 1er mai. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6074</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3742</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Clarification des règles d’ouverture des boulangeries le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6074. — 22 avril 2025. — M. François Jolivet* attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la situation des salariés dans les entreprises de boulangerie-pâtisserie pendant le 1er mai. Traditionnellement, ces établissements restent ouverts ce jour-là pour répondre aux besoins essentiels de la population. Cette ouverture est prévue par l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, ainsi que dans le cadre de l’article L. 3133-6 du code du travail, qui stipule que « dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur ». Cependant, lors de contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024, plusieurs boulangeries ont été sanctionnées, recevant des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 euros par salarié et ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir employé leurs salariés ce jour-là. Cette situation a conduit la Confédération nationale de la boulangerie française (CNBF) à déconseiller temporairement l’ouverture des boulangeries le 1er mai en attendant une clarification officielle. Bien que des démarches aient été entreprises auprès des services du ministère du travail, aucune position claire n’a été prise sur la validité de l’autorisation ministérielle de 1986, laissant ainsi les boulangers dans une grande insécurité juridique. Dans le même temps, il constate que la grande distribution, bien que soumise à des conditions similaires, peut continuer à ouvrir ses portes le 1er mai sans les mêmes contraintes. Afin de garantir une concurrence équitable entre les différents secteurs, il lui demande si le Gouvernement envisage de clarifier la réglementation applicable aux boulangeries concernant l’emploi des salariés le 1er mai, ainsi que les règles spécifiques qui régissent l’ouverture des établissements de grande distribution à cette date, dans un souci de non-distorsion de concurrence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6075</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3743</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Emploi des salariés en boulangerie le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6075. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’emploi des salariés des entreprises de boulangerie-pâtisserie la journée du 1er mai. La loi prévoit en effet que, seuls, les services essentiels à la population soient autorisés à faire travailler leurs salariés lors de ce jour férié de fête du travail. Des contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024 ont donné lieu à des poursuites judiciaires et des verbalisations entre 750 et 1 500 euros par salarié. Jusqu’alors, les boulangeries artisanales ouvraient leurs portes afin d’apporter un service attendu par la population, comme par les établissements de santé et d’hébergement (hôpitaux, maisons de retraite, etc.) reconnus, eux, comme essentiels. Chaque jour férié, la clientèle se fait nombreuse dans les boulangeries pâtisseries, avec à la clé, un volume de ventes non négligeable dans le chiffre d’affaires annuel. Dans un contexte économique et concurrentiel difficile, les boulangers expriment leur colère et leur incompréhension, d’autant que leur personnel est précisément intéressé de travailler ce jour où la convention collective nationale du 19 mars 1976 prévoit l’attribution d’une rémunération double. Afin de permettre aux boulangers pâtissiers de préparer cette journée du 1er mai, il demande au Gouvernement de clarifier sa position, avec l’espoir de sécuriser juridiquement les professionnels et d’apporter à la population ce service cher aux Français, au quotidien. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6077</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3743</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Interdiction du travail le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6077. — 22 avril 2025. — M. Lionel Tivoli* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des artisans boulangers à la suite de la suppression de la tolérance administrative qui permettait, depuis près de quarante ans, aux boulangers de faire travailler leurs salariés le 1er mai. Jusqu’en 2023, les boulangers s’appuyaient sur une interprétation souple d’une circulaire de 1986 pour maintenir leur activité ce jour-là, dans le respect des droits des salariés et avec leur accord. Or, en 2024, plusieurs boulangeries ont été sanctionnées pour avoir poursuivi cette pratique, sans qu’aucune communication préalable n’ait clairement annoncé un changement de doctrine. Cette situation a créé une vive incompréhension dans la profession, d’autant plus que les boulangers représentent un commerce de proximité essentiel, notamment dans les communes rurales et les centres-villes, où ils sont parfois les seuls commerces ouverts les jours fériés. Le 1er mai est un jour férié à caractère particulier, mais il est paradoxal que l’on interdise aux salariés volontaires de travailler, alors même que d’autres secteurs (hôpitaux, transports, sécurité, restauration etc.) bénéficient de dérogations et que la consommation de pain demeure un besoin quotidien. Cette rigidité nuit à l’activité économique des petites entreprises artisanales, alors que celles-ci sont déjà confrontées à une augmentation de leurs charges, à la concurrence des grandes surfaces et à la difficulté de maintenir des emplois pérennes. Dans ce contexte et alors que le Gouvernement semble avoir exprimé un soutien de principe à une évolution législative en faveur des boulangers, il lui demande si elle entend modifier le code du travail afin de permettre aux salariés des boulangeries de travailler exceptionnellement le 1er mai, sur la base du volontariat, avec des compensations salariales renforcées et si une telle disposition pourrait être étendue à d’autres métiers de l’artisanat de bouche qui répondent à des besoins essentiels et immédiats de la population. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3744</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 1er mai est en France un jour férié et obligatoirement chômé pour tous les salariés. Ce n’est que par exception qu’il est possible d’employer un salarié au cours de la journée du 1er mai. Cette exception concerne les établissements et les services qui ne peuvent interrompre leur activité. Ces règles sont d’ordre public, mais elles ne portent que sur les salariés. Ainsi, les personnes qui ne sont pas salariées et qui travaillent dans les boulangeries-pâtisseries peuvent naturellement le faire le 1er mai. Lorsqu’il souhaite employer des salariés le jour du 1er mai, il appartient donc toujours à l’employeur concerné d’établir que, dans sa situation particulière, la nature de l’activité que ses salariés exercent ne permet pas d’interrompre leur travail le jour du 1er mai, ainsi qu’il résulte de la jurisprudence constante de la Cour de cassation, et postérieure à la position ministérielle de 1986. La Cour de cassation (Cass. crim., 14 mars 2006, n° 05-83436) rappelle également qu’il n’existe pas de dérogation de principe au chômage du 1er mai en faveur des établissements bénéficiant d’une dérogation de droit au repos dominical en application de l’article R. 3132-5 du code du travail. Ainsi, il convient d’analyser au cas par cas chaque situation de fait afin de déterminer si, en raison de la nature de l’activité (au regard de circonstances ou de besoins particuliers avérés, des impératifs de sécurité ou de l’intérêt général), l’interruption du fonctionnement de l’entreprise le 1er mai est ou non possible. Certaines activités répondant à une mission de service public (par exemple, celle des hôpitaux ou des transports publics) ou qui sont indispensables à la continuité de la vie sociale en ce qu’elles concourent à la satisfaction d’un besoin essentiel du public pourraient ainsi justifier le travail d’un salarié le 1er mai. Afin de pouvoir s’inscrire dans ce cadre, il convient ainsi que l’employeur puisse démontrer par exemple que son activité est indispensable à la continuité de la vie sociale en concourant à un besoin essentiel du public qui ne peut être satisfait autrement, notamment lorsque, sur un territoire ou bassin de vie donné, le public ne peut satisfaire un besoin essentiel qu’auprès de cette entreprise. Il en résulte que si elle parvient à justifier de circonstances particulières liées à la nature de son activité, une boulangerie-pâtisserie peut employer des salariés le 1er mai, aucune stipulation conventionnelle n’imposant le repos ce jour-là (l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie renvoyant au régime légal s’agissant du 1er mai). Ces dispositions, précisées sur le site internet du ministère du travail, ont été rappelées à la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Les services du ministère chargé du travail et de l’emploi se sont mobilisés auprès du secteur pour lui permettre de s’inscrire dans ce cadre.  Toutefois, face aux difficultés remontées sur cette règlementation, le Gouvernement est favorable à une évolution de la loi pour clarifier le cadre applicable et tenir compte à l’avenir, de manière pragmatique, des besoins sur certains secteurs spécifiques, dont fait partie le secteur la boulangerie-pâtisserie. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1759</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3744</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Statut des conseillers conjugaux et familiaux en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1759. — 5 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le statut des conseillers conjugaux et familiaux en France. Vingt ans après l’adoption de la loi n° 2009-139 relative au divorce, la médiation familiale a démontré son utilité dans les procédures de séparation des couples. Dans le même temps et depuis les années 1950, le conseil conjugal et familial s’est développé jusqu’à devenir incontournable : en proposant un accueil inconditionnel et en menant un accompagnement au plus près des besoins des personnes, le soutien à la conjugalité peut contribuer à prévenir des ruptures, lourdes de conséquences pour les familles et la société. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommande, dans un rapport adopté en octobre 2017, de « mieux reconnaître, encadrer et valoriser les professionnels de la médiation familiale, du conseil conjugal et familial et de l’intervention sociale et familiale ». Une récente étude menée par un cabinet indépendant démontre qu’1 euro investi en financement du conseil conjugal se traduit par 5 à 11 euros d’économies directes pour les finances publiques. Au Danemark, deux tiers des communes financent ce conseil et estiment économiser de l’argent, en réduisant l’impact des divorces sur le quotidien (aides psychologiques, arrêts de travail, aides sociales, logement). Pourtant, les conseillers conjugaux et familiaux sont encore confrontés au flou juridique qui entoure leur profession : absence de diplôme d’État, de financement dédié et fléché, absence de communication auprès du grand public et des prescripteurs, rémunération faiblement attractive, etc. Une politique de prévention des ruptures familiales est appelée par une pluralité d’acteurs et institutions, notamment à travers un financement similaire aux pratiques de médiation familiale. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de soutenir et renforcer, de manière significative et durable, le métier de conseiller conjugal et familial.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3745</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les conseillers conjugaux et familiaux sont des professionnels formés pour accompagner chaque étape de la vie relationnelle, affective et sexuelle du couple. Leurs compétences portent sur l’ensemble des questions et des difficultés liées à la sexualité, aux relations conjugales, familiales, parentales, aux questions de l’égalité et de la parité entre hommes et femmes, ainsi qu’au soutien à la parentalité, à l’accompagnement du vieillissement, à la prévention des violences et des discriminations, à la restauration de la communication et à la gestion des conflits. Ils s’adressent tant aux personnes seules qu’aux couples, parents, familles, tant aux jeunes qu’aux adultes. Conscient des difficultés des Etablissements d’information, de consultation et de conseil familial (EICCF) dans lesquels les conseillers conjugaux et familiaux représentent la majorité des intervenants, mais aussi des difficultés rencontrées par ceux-ci en termes de reconnaissance professionnelle et de statut, plusieurs travaux ministériels ont été menés ces dernières années. Le Gouvernement a procédé tout d’abord à une rénovation du statut des EICCF en 2018 après un important travail de concertation portant sur leurs missions et leur financement. Ce travail a été conduit avec l’ensemble des associations gestionnaires d’établissements d’information et de conseil conjugal et familial. Au terme de cette réforme, les établissements d’information sont devenus des établissements vie affective relationnelle et sexuelle agréés par le préfet pour une durée de 10 ans, en lieu et place d’une déclaration auprès de l’agence régionale de santé avant l’ouverture de l’établissement. Les missions des établissements ont été revues et actualisées et sont toutes devenues obligatoires, permettant une meilleure couverture des besoins exprimés par les usagers. Les modalités de financement ont été alignées sur les règles de droit commun. Le versement de l’aide financière est subordonné à la conclusion préalable d’une convention pluriannuelle de financement et ne repose plus sur la simple présentation d’une facture par l’établissement des heures de conseil conjugal et familial dispensées. En ce qui concerne l’absence de reconnaissance professionnelle et de statut des Conseillers conjugaux et familiaux (CCF), celle-ci s’explique essentiellement par le nombre important et la dispersion des employeurs, ainsi que par l’absence d’inscription de la profession de conseiller conjugal et familial dans les grilles de la fonction publique. Cela conduit les employeurs, essentiellement personnes publiques, à comptabiliser la profession au regard non de l’activité de CCF, mais d’une autre activité jugée proche, voire parfois au regard de la formation initiale de la personne concernée. Les associations représentatives du secteur ont entrepris auprès de France compétences des démarches pour obtenir la validation pour une période de 3 ans de leur projet de certification. Le mouvement du planning familial français est le premier à avoir obtenu cette certification et qui vient d’être renouvelée en mars 2025 pour une durée de 5 ans et également la Fédération nationale couples et familles. D’autres associations ont entamé le même processus. Cette certification contribue à donner une meilleure visibilité aux conseillers conjugaux et familiaux, légitime leur rôle et place dans l’ensemble des services dans lesquels ils interviennent et, en particulier, dans les dispositifs de soutien à la parentalité et offre aux usagers une garantie sur le sérieux des conseils qui leur sont apportés par ces professionnels. Enfin, afin de renforcer la dimension préventive de la politique de soutien à la parentalité et compléter la palette des offres de services, le Gouvernement et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ont prévu dans la Convention d’objectifs et de gestion de la branche famille de la sécurité sociale pour la période 2023-2027 que la CNAF expérimente dans un nombre restreint de départements volontaires la mise en place d’une nouvelle offre d’accompagnement individualisé à la parentalité pour répondre au souhait des parents d’échanges individuels avec un professionnel sur leurs questions spécifiques (santé, social, éducation…), offre ponctuelle devant être portée par des acteurs proposant actuellement des actions collectives de soutien à la parentalité. A ce titre, une nouvelle offre de conseil conjugal et familial est expérimentée dans 5 territoires à partir du second trimestre 2025 (Deux-Sèvres, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, Ardennes, Territoire de Belfort). Cette expérimentation est adossée à des structures existantes et connues du réseau des caisses d’allocations familiales qui s’inscriront dans une logique partenariale avec les autres offres de service financées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3530</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3745</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement des crèches françaises et besoin de trésorerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3530. — 28 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le financement des crèches françaises et le besoin de préserver un certain niveau de trésorerie. La gestion financière des crèches et structures d’accueil de la petite enfance, qui jouent un rôle fondamental dans le soutien à la parentalité et la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, fait face à de nombreuses difficultés liées à la gestion de leur trésorerie et à l’accès à une liquidité suffisante. En effet, de nombreuses crèches publiques ou privées, rencontrent des difficultés pour assurer la pérennité de leur activité. Elles sont exposées à des contraintes budgétaires croissantes, avec des coûts fixes élevés liés au personnel (l’augmentation des salaires via les conventions collectives pour renforcer l’attractivité de la petite enfance) et à la mise en conformité avec les normes de sécurité et d’encadrement. Parallèlement, elles doivent faire face à un manque de prévisibilité dans les financements publics, ce qui met en péril leur trésorerie et la capacité de bénéficier d’un paiement anticipé par exemple. Aussi, M. le député souhaite interroger le Gouvernement sur les mesures qu’il envisage de prendre pour améliorer le financement et la liquidité des crèches, afin de garantir leur stabilité financière et d’assurer un accueil de qualité pour les enfants. Plus précisément, quelles actions seront entreprises pour : premièrement, faciliter l’accès à des financements à court terme ou à des prêts pour les crèches ayant des difficultés de trésorerie ; deuxièment, réduire les délais de paiement des financements publics afin d’assurer une meilleure fluidité dans les opérations financières de ces établissements ; troisèmement, mettre en place un système de prévisions budgétaires plus clair et plus stable, permettant aux crèches de mieux anticiper leurs recettes et dépenses. Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3746</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte une attention particulière aux difficultés que connaît le secteur de la petite enfance et veille à la pleine application des mesures résolument engagées dans le cadre du déploiement du service public de la petite enfance, qui a notamment pour ambition de sécuriser l’équilibre économique des modes d’accueil, considérés dans leur ensemble. La Convention d’objectifs et de gestion (COG) qui lie l’État et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) pour la période 2023-2027 constitue l’un des principaux cadres et vecteurs de la rénovation de la politique d’accueil du jeune enfant, avec des moyens d’action significativement renforcés par un budget augmenté de près de 6 milliards d’euros d’ici 2027. S’agissant de l’appui immédiat aux établissements les plus fragiles, la démarche « Informer, détecter, accompagner » (IDA) initiée en 2019 et déployée au sein du réseau des Caisses d’allocations familiales (CAF), au plus près des gestionnaires, vise à soutenir tous les établissements d’accueil du jeune enfant, financés par la Prestation de service unique (PSU), et ce quel que soit leur statut juridique (public, privé associatif ou privé marchand). Ce soutien consiste en la réalisation d’un diagnostic approfondi et partagé de situation et l’élaboration d’un plan d’actions, formalisé dans un contrat passé entre le gestionnaire et la CAF. Selon les difficultés rencontrées, les établissements peuvent dans ce cadre être aidés par une anticipation du paiement des acomptes, mais aussi par un financement complémentaire pour ceux dont la pérennité est compromise. En 2023, près de 800 établissements ont bénéficié de ces aides exceptionnelles des CAF pour un total de 12,1 millions d’euros. La démarche IDA ayant fait ses preuves, il est prévu qu’elle se développe pour une couverture optimale du territoire.  Par ailleurs, la CNAF a pour engagement prioritaire d’accentuer son effort pour la rénovation et l’amélioration du service rendu afin qu’il soit toujours plus accessible, plus rapide et de qualité sur l’ensemble du territoire. Pleinement consciente des enjeux de trésorerie pour la pérennité et le développement des établissements d’accueil du jeune enfant, la CNAF a déjà investi dans la modernisation de son système d’information et renforcé le pilotage de ses activités de service. Ainsi, depuis 2022, les délais de traitement des CAF se sont considérablement réduits avec une accélération des paiements en début d’exercice. Fin janvier 2025, près d’un quart des crèches avaient déjà reçu un acompte au titre de l’activité annuelle à venir ; la proportion est estimée à un tiers s’agissant du secteur privé (crèches à gestion associative ou lucrative). En outre, il convient de souligner que le délai de versement des fonds publics ne dépend pas uniquement de la réactivité des financeurs, mais également de la transmission rapide et régulière par les gestionnaires d’établissements des données d’activité prévisionnelles nécessaires au calcul du montant de la subvention à verser pour l’année. En termes de mesures de fond, en faveur du rééquilibrage du modèle économique des crèches et d’une atténuation des variations de ressources, la réforme du calcul de la PSU, qui s’appliquera dès ce début d’année, participe de l’objectif de faire gagner aux gestionnaires d’établissements en visibilité et en stabilité budgétaire. Cette réforme vise en effet à corriger les effets de seuils dans le calcul du taux de facturation, de manière à réduire les risques de ruptures au niveau des trésoreries. Parallèlement, l’augmentation de la part forfaitaire dans le financement direct des crèches par les CAF, en passant en moyenne de 28 % en 2022 à 32 % en 2027, contribuera à contrebalancer les limites du financement à l’activité. Ainsi, en 2025, les bonus « mixité sociale », « inclusion handicap » et « territoire convention territoriale globale » (forfaits complémentaires calculés par place permettant de prendre en considération certaines spécificités des publics accueillis et/ou des territoires d’implantation) seront revalorisés, en tenant compte de l’évolution à la hausse des prix de revient. Le lancement, dès ce début d’année, par le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles, de travaux pour une réforme globale du financement des modes d’accueil du jeune enfant, incluant les crèches, marque un engagement fort du Gouvernement pour assurer la qualité d’accueil des jeunes enfants et soutenir la viabilité économique des modes d’accueil, pour leur maintien et leur développement, au bénéfice des enfants et de leurs familles, ainsi que des professionnels du secteur de la petite enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4867</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3747</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Nom donné à des parents ayant perdu un enfant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4867. — 11 mars 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, quant au nom donné à des parents ayant perdu un enfant et ce, quel que soit son âge mais aussi quant à l’absence de nom donné à une fratrie ayant perdu un frère ou une soeur. En effet, s’il existe le mot « orphelin » pour l’enfant qui perd ses parents, veuf ou veuve pour celui ou celle qui perd sa femme ou son mari, il n’en existe toujours pas pour les mères et les pères dont le bébé ou l’enfant décède. Il n’existe pas plus de terme pour un frère perdant une soeur. Le terme « parange » a été proposé pour décrire l’impensable. Cependant il s’applique plus dans notre inconscient à des parents ayant perdu un bébé. Or les mots sont porteurs de sens et celui qui viendra représenter les familles endeuillées se doit de les représenter pour ce qu’ils sont : des parents, des frères et des soeurs amputés d’une partie de leur être, traumatisés par le décès de leur enfant, de leur frère ou de leur soeur. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>3747</pageJO><datePublication>2025-05-20</datePublication><noPublication>20250020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture a été saisi en 2021 dans le cadre du dispositif d’enrichissement de la langue française prévu par la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française dite loi Toubon, d’une demande terminologique concernant les parents ayant perdu un enfant. Ainsi, le collège d’experts compétent pour traiter des termes couvrant les domaines d’activité des ministères sociaux a été saisi et a élaboré un terme assorti d’une définition. Au terme du processus prévu par la réglementation, le terme « Orphelin d’enfant » (https://www.culture.fr/franceterme/terme/SANT277) a été publié au Journal officiel du 18 août 2023 et permet de désigner cette réalité. Le collège d’experts n’a pas été saisi de demande de nouveau terme pour désigner la fratrie se trouvant dans la situation de perte d’une sœur ou d’un frère. Toutefois, le terme créé utilise « orphelin », signifiant « privé de ». Cela signifie qu’il est possible d’être orphelin, -e de frère ou orphelin, -e de sœur, comme nous pouvons être orphelin, -e de mère, de père, de parents ou d’enfants. Le dispositif prévoit que toute personne peut suggérer un terme ou interroger le dispositif pour répondre à des besoins terminologiques via la plateforme FranceTerme et sa boîte à idées : https://www.culture.fr/franceterme/Boite-a-idees.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>