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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-06-03" NumJO="20250022" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>346</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Pression fiscale sur les chambres d’hôtes et préservation du tourisme rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        346. — 3 juin 2025. — M. Hubert Ott attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les difficultés croissantes rencontrées par les propriétaires de chambres d’hôtes, en raison du cumul de plusieurs réformes récentes : la loi « Le Meur », la baisse du seuil d’exonération de TVA ainsi que l’application de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Ces mesures, lorsqu’elles s’additionnent, pèsent lourdement sur un secteur pourtant essentiel à l’économie touristique, en particulier dans les territoires ruraux. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a bien introduit un seuil de chiffre d’affaires différencié de 77 700 euros (au lieu de 188 700 euros), assorti d’un abattement forfaitaire de 50 % (au lieu de 70 %). Ces mesures s’ajoutent à d’autres contraintes fiscales, administratives et sociales imposées aux exploitants de chambres d’hôtes. En effet, ces derniers doivent assumer seuls des charges importantes (entretien, énergie, matériel, fiscalité, cotisations sociales en constante hausse), sans bénéficier des protections sociales accordées à d’autres professions (arrêts maladie, congés, RTT, etc.). Bien que les chambres d’hôtes soient souvent installées au sein même de la résidence principale de leurs exploitants, nombre d’entre eux se voient désormais redevables de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, ce qui représente pour certains l’équivalent d’un mois de salaire. Selon les acteurs du secteur, près de 10 500 chambres d’hôtes risquent de disparaître dans les années à venir. Or ces établissements jouent un rôle majeur dans l’attractivité touristique, la valorisation des productions locales, le maintien du commerce de proximité et la promotion d’un accueil authentique, souvent très apprécié des visiteurs étrangers. Ils ne peuvent être comparés aux meublés de tourisme, tant leur modèle repose sur la convivialité, le service personnalisé et le lien au territoire. Le manque d’accompagnement, notamment en matière comptable et administrative, et la complexité grandissante des démarches renforcent le sentiment d’injustice exprimé par les professionnels. Ces derniers soulignent que, dans le cadre des prochaines réformes, une concertation renforcée ainsi qu’une prise en compte plus fine des spécificités économiques de ces petites structures seraient souhaitables. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour préserver ce secteur fragile mais stratégique. Il lui demande en particulier si une révision des seuils fiscaux et de l’assiette de la taxe d’habitation est envisageable, ainsi que la mise en place d’une concertation avec les représentants du secteur afin d’évaluer les conséquences réelles des réformes en cours. Il appelle enfin à un ajustement pragmatique de la réglementation pour garantir la viabilité de ces structures essentielles pour le dynamisme touristique et la vitalité des territoires et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>347</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire à Clermont-Ferrand et dans le Puy-de-Dôme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        347. — 3 juin 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation sécuritaire à Clermont-Ferrand et dans le Puy-de-Dôme. La 4e circonscription du Puy-de-Dôme que Mme la députée a l’honneur de représenter à l’Assemblée nationale est un concentré de France, mêlant quartiers relevant de la politique de la ville, zones périurbaines dynamiques et territoires ruraux nichés aux pieds du Livradois-Forez et du Sancy. Chacun de ces espaces connaît des problématiques de sécurité spécifiques, qui appellent des réponses différenciées mais coordonnées. L’État est bien présent : policiers et gendarmes sont engagés au quotidien, deux nouvelles brigades mobiles de gendarmerie ont été annoncées et des casernes sont en cours de construction à Issoire et à Romagnat. Pour autant, la montée d’une insécurité multiforme impose de repenser sans délai le continuum de sécurité à toutes les échelles. À Clermont-Ferrand, dans le quartier de Saint-Jacques que Mme la dépuéte a l’honneur de représenter, les forces de l’ordre, sous l’autorité du préfet et avec l’appui de la justice, déploient une action déterminée face à une délinquance structurée, alimentée par les trafics de stupéfiants. Malgré ces efforts, les habitants, commerçants et soignants du quartier font face à une violence quotidienne, à un sentiment d’abandon et à une présence policière jugée insuffisante. Le commissariat du quartier traite de questions judiciaires, alors même que l’on sait que la visibilité et la régularité des forces de l’ordre sur le terrain sont décisives. Au-delà du cœur urbain, les zones périurbaines subissent une hausse des cambriolages, tandis que les territoires ruraux doivent faire face à des vols de câbles qui désorganisent les réseaux et alimentent un profond sentiment d’insécurité. La LOPMI et la loi contre le narcotrafic ont donné aux forces de sécurité des outils nouveaux et des moyens supplémentaires. Il est désormais crucial que leur mise en œuvre réponde aux attentes concrètes des territoires. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre : d’intégrer Clermont-Ferrand dans la liste des villes à sécurité renforcée ; de renforcer durablement les effectifs de la police nationale dans le Puy-de-Dôme ; de réinvestir le quartier de Saint-Jacques avec des patrouilles de police renforcées et coordonnées avec la police municipale ; d’adapter la présence des forces de sécurité dans les zones périurbaines et rurales, notamment face aux cambriolages et aux vols de métaux ; d’activer les 2 brigades de gendarmerie mobile dans le Puy-de-Dôme. La sécurité est une exigence républicaine. Les habitants, qu’ils vivent en ville ou à la campagne, attendent des actes. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>348</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4062</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mieux accompagner les projets industriels face à la bureaucratie MRAE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        348. — 3 juin 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur un projet économique stratégique dans sa circonscription, la 7e de l’Isère : la plateforme Inspira, à Salaise-sur-Sanne. Ce parc industriel de 340 hectares peut créer 2 000 emplois en attirant des entreprises innovantes, grâce à son accès au Rhône et ses connexions rail-route. Présidente de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône jusqu’en 2020, Mme la députée a porté ce projet avec détermination. À l’heure où la France doit réindustrialiser et affirmer sa souveraineté, on ne peut laisser Inspira stagner ! Validé le 26 avril 2024 dans le cadre de France 2030, ce projet a été freiné par des combats juridiques, avec des permis annulés en 2018 et 2024 pour des raisons environnementales - consommation d’eau, artificialisation des terres. Ces sujets ont été traités via un plan de gestion. Mais le vrai problème est la bureaucratie des missions régionales d’autorité environnementale (MRAE) d’Auvergne-Rhône-Alpes, dont les procédures lentes entravent un accompagnement efficace. Soutenu par la région et l’intercommunalité Entre Bièvre et Rhône, Inspira est crucial pour l’Isère. Elle lui demance ce que compte faire le Gouvernement pour que les MRAE accompagnent mieux des projets comme Inspira, en garantissant le respect de l’environnement sans les bloquer par une administration lourde, répondant ainsi à l’urgence de la réindustrialisation et de la création d’emplois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>349</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4062</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Conséquences de l’électrification massive de l’industrie automobile sur l’emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        349. — 3 juin 2025. — M. Jérôme Nury souhaite attirer l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences préoccupantes de la politique européenne d’électrification massive de l’industrie automobile, notamment vis-à-vis des sous-traitants. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un impératif que nul ne conteste. La France fait pour cela figure d’exemple avec son mix électrique basé très majoritairement sur le nucléaire et l’hydroélectricité. Miser sur l’électrification plus dense des usages peut donc avoir du sens en matière environnementale mais encore faut-il que cela fasse l’objet d’une véritable stratégie qui prend en considération le tissu industriel actuel. Or force est de constater que les politiques européenne et française d’électrification massive de l’industrie automobile suscitent de sérieuses inquiétudes sur le plan social et économique. En réduisant drastiquement les besoins en moteurs thermiques et en composants associés à ces véhicules dans des calendriers intenables, ces décideurs publics ont sous-estimé les répercussions directes sur l’emploi dans ces filières sur les territoires. Le cas de la fermeture annoncée d’ici la fin de l’année 2026 du site de Forvia à Messei, dans l’Orne, en est une illustration frappante. Cette fin d’activité pour les 109 salariés de ce site spécialisé dans la fabrication de pots d’échappement - segment appelé à disparaître avec la fin programmée des véhicules thermiques - aura des conséquences humaines et économiques majeures pour le bocage ornais. Par ces décisions idéologiques prises sans concertation avec les filières industrielles, l’État a largement délaissé les sous-traitants automobiles souvent implantés en zones rurales sans prévoir une réelle politique d’accompagnement de transition pour permettre aux salariés concernés un reclassement ou une reconversion. Il lui demande donc quelles actions urgentes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour soutenir les sites menacés comme celui de Messei, afin d’accompagner les salariés dans des parcours de formation et de reconversion dignes et de permettre aux entreprises sous-traitantes de s’adapter aux mutations de l’industrie automobile. Il souhaite également savoir comment l’État entend intégrer davantage les sous-traitants dans les politiques industrielles liées à la transition écologique ; la transition environnementale ne pourra s’appliquer sereinement qu’avec l’assentiment des personnes concernées et non à leur détriment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>350</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement public aberrant de la protection des loups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        350. — 3 juin 2025. — M. Vincent Rolland alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le financement public aberrant de la protection des loups. Financer la protection du loup pendant que les éleveurs souffrent : une aberration ! Alors que les attaques de loups se multiplient, mettant en péril l’élevage en zone de montagne, les éleveurs doivent se contenter de mesures partielles et de plus en plus encadrées. Il convient de dénoncer fermement cette incohérence flagrante de la politique actuelle face à la prédation du loup : dans certains secteurs, l’activité est aujourd’hui tout simplement menacée ! Les attaques sont toujours plus nombreuses et malgré les dispositifs mis en place (gardiennage, clôtures, chiens de protection, effarouchement…), les éleveurs sont démunis face à une prédation massive qui cause détresse psychologique, épuisement physique et incertitude économique. Dans ce contexte, le non-choix de l’État est particulièrement choquant ! D’un côté, l’État consacre des moyens pour tenter de protéger les troupeaux et indemniser les pertes avec des démarches longues et complexes voire impossibles pour les bovins ; de l’autre, il finance en parallèle des actions directement destinées à protéger le loup ou à expérimenter des méthodes alternatives via des projets portés par certaines associations ou établissements publics comme l’expérimentation du tir d’effarouchement traumatique (TEFT) menée par le Conservatoire d’espaces naturels, qui consiste à équiper des loups de colliers GPS pour mesurer leur réaction aux tirs. Comment ne pas susciter la colère largement justifiée du terrain ! Une méthode absurde et incompréhensible pour les éleveurs qui vivent dans l’urgence et la détresse ! Les tirs de défense simplifiés (TDS) seul moyen efficace de réponse immédiate, sont limités par des arrêtés-cadres et aucun nouveau tir n’est autorisé en cas d’attaque sur des bovins. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement prévoit de réviser concrètement sa doctrine. Le niveau de protection du loup va-t-il effectivement être abaissé dans les textes et avec quelles conséquences concrètes ? Le nombre de prélèvements autorisés va-t-il être augmenté et dans quelle proportion ? L’État entend-il simplifier les procédures d’autorisation de tir et accélérer les indemnisations ? Enfin, il lui demande comment le Gouvernement envisage de mieux organiser la cohabitation entre les chiens de protection devenus indispensables et les randonneurs, souvent mis en difficulté par leur présence. Face à un coût financier croissant pour la collectivité et aux résultats limités, il lui demande si une suppression des crédits affectés à la protection du loup est envisagée afin de garantir la priorité absolue à la reconquête pastorale et à la sauvegarde des éleveurs de montagne en première ligne dans ce déséquilibre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>351</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Parc à thème Rocher Mistral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        351. — 3 juin 2025. — Mme Sophie Taillé-Polian interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation du parc d’attractions Rocher Mistral, au château de La Barben dans les Bouches-du-Rhône, classé au titre des monuments historiques. Le parc est situé dans des zones de protection de l’environnement et de la biodiversité (zone Natura 2 000, zone de protection spéciale et zone d’intérêt écologique et faunistique). Depuis son ouverture en 2021, plusieurs aménagements ont été réalisés sans autorisation, notamment un parking de 450 places sur un espace naturel protégé, la perturbation d’espèces protégées ainsi que la transformation non autorisée d’un jardin classé, et cela en méconnaissance des législations relatives à la protection du patrimoine et de l’environnement. Le 28 avril 2023, une visite de la sous-commission départementale de sécurité conclut à un avis défavorable à la poursuite d’exploitation de l’établissement, pointant un manque de culture de sécurité et de maîtrise technique de l’encadrement, ainsi qu’une nouvelle extension non autorisée des aménagements. Un jugement du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, rendu le 13 février 2024, a condamné la SAS Rocher Mistral à une amende de 70 000 euros avec sursis, ainsi que son président, à une amende de 20 000 euros avec sursis. Le tribunal a également ordonné des mesures de remise en état du site du château et de son environnement. Le procès en appel qui devait se tenir le 7 mai 2025 a été reporté au 19 novembre de la même année. En dépit de ce jugement, les atteintes à l’environnement et au patrimoine persistent. Deux nouvelles plaintes ont été notamment déposées par les associations France nature environnement 13 et Ethicpol. Malgré les alertes et tandis que les plaintes et les nuisances s’accumulent, il est difficile de comprendre la bienveillance constante et ininterrompue des services de l’État à l’égard de la SAS Rocher Mistral. Un exemple parmi d’autres : en juillet 2023, un arrêté municipal a interdit l’accès au chemin menant au parking illégal du Rocher Mistral. En mars 2024, la mairie a bloqué physiquement cet accès. Le préfet des Bouches-du-Rhône soutient néanmoins l’exploitation de ce parking illégal, en totale contradiction avec la décision du tribunal correctionnel ainsi qu’avec la position des services de l’État mentionnée plus haut, invoquant la liberté du commerce et de l’industrie pour contester l’arrêté municipal. Le 5 juin 2024, le tribunal administratif de Marseille a confirmé la légalité de cet arrêté. Ce cas illustre à lui seul toutes les contradictions de l’État, qui soutient dans ce dossier un contrevenant. Deux notes internes rédigées en janvier 2025 par le directeur régional des affaires culturelles pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le sous-préfet d’Aix-en-Provence, révélées par la presse régionale, montrent que l’État reconnaît des manquements aux codes de l’urbanisme, du patrimoine et de l’environnement imputables à un chef d’entreprise, mais préfèrent régulariser a posteriori. Les services de l’État envisagent, selon ces notes, la mise en place d’un plan de régularisation avec une feuille de route partagée, et ce alors même que le jugement en appel de la décision du tribunal correctionnel de février 2024 n’a pas encore été rendu. Mme la députée craint que cette stratégie de régularisation a posteriori n’ait pour effet de compromettre l’autorité et l’effectivité de la décision à venir de la cour d’appel. Elle l’interroge sur la bienveillance persistante de l’État à l’égard d’un opérateur reconnu responsable d’infractions graves et dont les agissements traduisent un mépris répété des règles de droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>352</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4064</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Fournier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Expérimentation d’un titre de transport unique sur la ligne Tours-Le Mans-Caen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        352. — 3 juin 2025. — M. Charles Fournier attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’expérimentation d’un titre de transport unique sur la ligne Tours-Le Mans-Caen. Cette question a été rédigée par un groupe de citoyennes et citoyens tourangeaux membres du parlement de circonscription mis en place par M. le député. 80 personnes participent régulièrement à ses travaux parlementaires et formulent des propositions pour des projets de loi, des questions au Gouvernement ou toutes autres initiatives parlementaires. Parmi les sujets retenus pour cette 3e saison du parlement, celui de l’accessibilité et l’organisation des transports publics. Plusieurs d’entre eux sont présents aujourd’hui. Pour venir, certains ont dû louer un vélo, acheter un ticket de tram, un billet de train puis un ticket de métro : quatre opérateurs et autant de tarifications différentes. On compte aujourd’hui plus de 200 systèmes de billettique en France. Alors que le secteur des transports reste le premier émetteur de gaz à effet de serre, la dernière Stratégie nationale bas carbone identifie le report modal comme un levier essentiel de réduction de ces émissions. Si l’on souhaite le favoriser, cela implique de lever de nombreux freins dont la complexité tarifaire et la dispersion des dispositifs d’aides. En 2020, la Convention citoyenne pour le climat avait proposé de développer des cartes « uniques » multimodales et de mettre en place un service public numérique sous la tutelle de l’État qui regrouperait toutes les offres de transports. Les travaux du parlement de circonscription de Tours confirment l’intérêt des citoyens pour un tel outil, à condition qu’il réponde à plusieurs exigences : une plateforme unique recensant les offres publiques comme privées et proposant les meilleurs itinéraires, selon leur prix, leur empreinte carbone et le profil des utilisateurs ; une tarification en pré et post-paiement avantageuse pour ceux qui se déplacent beaucoup, y compris sur plusieurs réseaux de transports ; un titre de transport physique et dématérialisé, qui couvre tous les types de trajets intermodaux (vélo-train ou autopartage-car par exemple) ; une centralisation des données personnelles au regard des aides et dispositifs proposés, évitant aux usagers de devoir recourir à de multiples démarches administratives auprès de chaque opérateur. Suite au Forum de l’Agence de l’innovation pour les transports en février 2023, M. Clément Beaune, alors ministre des transports, avait annoncé un « billet unique » pour tous les transports publics de France dans les deux ans. Une idée reprise dans la dernière Stratégie de développement de la mobilité propre, publiée en mars 2025 par le Gouvernement. La mise en œuvre du pass rail, dont l’abandon est malheureusement un non-sens au regard des enjeux actuels, a été un bel exemple de coopération entre l’État et les régions vers une réflexion nationale sur des nouveaux modes de billettique et de financement des mobilités. La métropole de Tours, qui réunit 22 communes, a été désignée en mai 2024 comme l’un des territoires pilotes de l’expérimentation d’un titre de transport unique sur la ligne Tours-Le Mans-Caen. Une volonté forte est portée à l’échelle locale par le Syndicat des mobilités de Touraine, premier signataire de la convention d’expérimentation. Celui-ci mène par ailleurs un travail essentiel avec Tours Métropole et la Région Centre-Val-de-Loire sur une unité tarifaire dans le cadre du futur service express régional métropolitain (SERM) de Touraine. Deux ans après les annonces de M. le ministre et un an après le lancement de l’expérimentation, les acteurs locaux sont prêts à se mettre autour de la table et sont demandeurs de solutions. Aujourd’hui, chaque région développe son propre système d’interopérabilité, voire d’unification tarifaire en vue des SERM. Cela doit représenter un premier pas vers une interopérabilité plus large. Le rôle de l’État est primordial pour contribuer au financement, à la gouvernance et à l’ingénierie nécessaires pour aller vers une coordination et une uniformisation des normes au niveau national. Ce dispositif, dont les bénéfices économiques, sociaux et écologiques sont prometteurs et déjà éprouvés ailleurs en Europe, semble toutefois au point mort. Avec le retrait partiel de la Région Pays de la Loire et le changement de chef de projet, la poursuite de l’expérimentation soulève des interrogations. Quelles conclusions M. le ministre tire-t-il de l’échec actuel de cette expérimentation ? S’engage-t-il à poursuivre cette démarche en lançant une deuxième expérimentation ? Un projet sur un territoire plus resserré comprenant Limoges-Tours-Orléans a été évoqué. Est-il toujours d’actualité ? La loi d’orientation des mobilités a posé des fondations solides pour organiser l’interopérabilité des solutions de mobilité à l’échelle nationale. Il lui demande quels leviers, législatifs et surtout financiers, le Gouvernement est aujourd’hui prêt à activer pour y parvenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>353</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4065</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Programme « Aval du futur » et ses impacts pour le territoire de la Manche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        353. — 3 juin 2025. — M. Stéphane Travert attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le programme « Aval du futur » et ses impacts pour le territoire de la Manche. Il y a un peu plus d’un an, à la Hague, dans le département de la Manche, le Gouvernement annonçait, par l’intermédiaire du ministre de l’économie, le programme « Aval du futur » lancé par Orano. Ce chantier d’ampleur, tant à l’échelle nationale qu’européenne, vise à moderniser les installations de traitement et de recyclage des combustibles nucléaires usés en France d’ici 2040-2050. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la relance de la filière nucléaire française, aux côtés des nouveaux réacteurs EPR2 et représente également une réponse stratégique pour la souveraineté énergétique nationale, dans un contexte de tensions internationales (guerre en Ukraine, dépendance aux énergies fossiles). Pour le territoire de la Manche, ce programme engendrera de nombreuses transformations : la création d’une nouvelle usine de traitement des combustibles usés, la construction d’une usine de fabrication de MOX dès les années 2040 ainsi que de nouvelles infrastructures de stockage et de traitement, dont un bâtiment de 6 700 m2 à Cherbourg. Le programme représente une véritable opportunité pour la Manche et le Cotentin, mais il soulève plusieurs défis pour le territoire. Parmi ceux-ci, la question de la formation et du recrutement. En effet, la nécessité de créer des formations adaptées pour préparer la main-d’œuvre locale et attirer les talents requis devient un enjeu majeur. Par ailleurs, la création de milliers de nouveaux emplois (près de 10 000) pose également un défi en matière de logement. L’arrivée de ces nouveaux travailleurs va accentuer la demande de logements dans les zones proches des sites de production, notamment dans le Cotentin, Valognes, La Hague, Cherbourg. Il est donc essentiel de garantir une offre de logements suffisante pour accueillir ces salariés dans un secteur déjà sous pression. Enfin, la question de la mobilité, y compris des mobilités douces, reste cruciale, notamment en ce qui concerne l’accès aux sites industriels. L’expérience des chantiers EDF pourrait être utile. Ainsi, il souhaite l’interroger sur les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place pour accompagner les collectivités de la Manche face à ces défis essentiels pour le succès de ce programme et la compétitivité du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>354</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4065</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Sophie Ronceret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Baisse du nombre de postes ouverts à l’internat en gynécologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        354. — 3 juin 2025. — Mme Anne-Sophie Ronceret alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante de la gynécologie médicale en France, une spécialité essentielle pour la santé des femmes, mais confrontée à une pénurie alarmante de praticiens. Un collectif de gynécologues médicaux et de patientes souligne que depuis le rétablissement du diplôme d’études spécialisées (DES) de gynécologie médicale en 2003, cette spécialité a progressivement reconstruit son réseau de soins. Pourtant, pour la première fois depuis ce rétablissement, le nombre de postes ouverts à l’internat a été réduit, passant de 91 en 2023-2024 à 79 en 2024-2025, à rebours des engagements pris pour sanctuariser cette spécialité. Dans certains départements, les femmes n’ont plus accès à aucun gynécologue médical, entraînant des retards de diagnostic, une augmentation des infections sexuellement transmissibles et des difficultés croissantes pour accéder à la contraception, à l’IVG et au suivi de la ménopause. Alors que les besoins sont immenses, cette réduction du nombre de postes inquiète profondément tant les professionnels que les patientes. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour corriger cette diminution du nombre de postes, renforcer l’attractivité de cette spécialité et garantir un accès rapide et universel aux soins gynécologiques pour toutes les femmes sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>355</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Rôle limité des maires dans les commissions d’attribution des logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        355. — 3 juin 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le rôle limité des maires dans les commissions d’attribution des logements sociaux. La crise du logement qui frappe le pays depuis 2022 s’aggrave, notamment dans les zones tendues. Pour de plus en plus de citoyens, accéder à un logement abordable près de son lieu de travail relève de l’impossible. Beaucoup se tournent vers le logement social. D’autres renoncent, découragés par l’ampleur des délais et le manque de perspectives. Certaines communes, comme celle de Bauvin dans la cinquième circonscription du Nord, dont le maire a récemment alerté M. le député, engagent des investissements lourds pour construire des logements sociaux. Pourtant, leur rôle dans leur attribution reste limité. Ils siègent de droit dans les commissions d’attribution des logements (CAL) mais leur voix pèse peu puisque les représentants de l’organisme HLM y sont majoritaires. La répartition entre réservataires prive donc souvent les habitants de ces communes de l’accès aux logements sociaux. Un résident de longue date ou une personne y travaillant peut se voir refuser un logement au profit d’un candidat venu d’ailleurs. Cette situation alimente l’incompréhension, puis la colère. Et cette colère monte. Elle fragilise le lien social et menace le vivre-ensemble, à un moment où celui-ci est plus que jamais nécessaire. Il apparaît donc nécessaire de mieux aligner les responsabilités des maires avec leur pouvoir réel dans ces commissions. Ils devraient avoir des pouvoirs spécifiques en matière de primo-attributions des logements sociaux puisque ce sont celles qui façonnent durablement l’équilibre d’un quartier et la réussite d’un programme. Le maire, qui connaît son territoire, est souvent le mieux placé pour en évaluer les enjeux. Ces mesures figuraient dans la proposition de loi sur l’attribution des logements sociaux et le projet de loi sur le développement de l’offre de logements abordables. Malheureusement, ces textes ne sont pas allés au bout de leur parcours législatif. Il lui demande si elle prévoit de rouvrir ce chantier essentiel dans un esprit de confiance avec les élus locaux et pour répondre collectivement au défi du logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>356</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés liées à l’enseignement de l’allemand
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        356. — 3 juin 2025. — M. Charles Sitzenstuhl alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés liées à l’enseignement de l’allemand en France. Malgré de précédentes interpellations, la situation de l’apprentissage de cette langue demeure inquiétante. En 2024, seulement 13 % des élèves du second degré apprenaient l’allemand, un chiffre en baisse depuis 2020. Si les résultats de la session 2024 du concours de recrutement du second degré public ont affiché une légère amélioration, près de 54,5 % des postes d’enseignants d’allemand ont été non-pourvus. Il l’interroge sur les mesures qui seront prises pour parvenir à augmenter les effectifs et atteindre l’objectif fixé dans la stratégie pour le développement de l’apprentissage de la langue du partenaire du 24 novembre 2022 prévoyant une hausse du nombre d’élèves germanistes de 5 % d’ici 2025 et de 10 % d’ici 2030.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>357</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suites gouvernementales au rapport Les Frères musulmans et islamisme politique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        357. — 3 juin 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les suites que le Gouvernement entend donner aux recommandations formulées dans le rapport déclassifié « Les Frères musulmans et islamisme politique en France ». Commandé par le ministère de l’intérieur, ce document alerte sur la progression méthodique d’un islamisme politique porté par la mouvance frériste, visant à rendre progressivement la société compatible avec les principes de la charia, au moyen de stratégies d’entrisme, de prédication et de séparatisme.  Alors qu’un Conseil de défense et de sécurité nationale s’est tenu ce mercredi 21 mai 2025 autour du Président de la République, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour faire face à cette menace identifiée, notamment en matière de traduction juridique des recommandations, de démantèlement des réseaux concernés et de protection effective de la République, de ses citoyens et de ses valeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>358</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Allocation de rentrée scolaire pour les pupilles de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        358. — 3 juin 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’allocation de rentrée scolaire pour les pupilles de l’État. L’allocation de rentrée scolaire est versée chaque année à 3 millions de familles, soit 5 millions d’enfants de 6 à 18 ans, afin de les aider à faire face aux dépenses liées à la rentrée scolaire. Pour les enfants qui sont confiés au service de l’aide à l’enfance, cette allocation de rentrée scolaire est versée sur un compte bloqué, géré par la Caisse des dépôts et consignations. Ce compte est bloqué jusqu’à la majorité du jeune concerné, qui peut alors récupérer ce petit pécule, à l’âge de 18 ans, afin de l’aider à démarrer dans la vie adulte. La question de M. le député concerne, plus particulièrement, les enfants pupilles de l’État. De manière surprenante, ces enfants ne sont pas attributaires de l’allocation de rentrée scolaire, les pouvoirs publics considérant qu’ils n’ont pas de parents allocataires et que c’est le conseil départemental qui prend en charge l’ensemble de leurs frais d’éducation. De ce fait, les pupilles de l’État ne peuvent constituer ce petit pécule, à l’instar des autres mineurs accueillis en protection de l’enfance, alors qu’ils en auraient réellement besoin. M. le député alerte Mme la ministre sur cette situation, qui est vécue comme une injustice par les jeunes concernés, ainsi que par les services de l’aide à l’enfance. Aussi, il lui demande si elle envisage de faire évoluer la loi sur cette question. Il en profite pour l’alerter sur le fait que, concernant les enfants placés à l’aide à l’enfance, le versement de ce pécule n’est pas automatique à l’âge de 18 ans : ils doivent en faire la demande, en ligne ou par courrier, auprès de la Caisse des dépôts. Aussi un certain nombre d’entre eux, par méconnaissance du dispositif, semblent passer à côté. C’est sa deuxième question : il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin de s’assurer que les enfants placés récupèrent effectivement ce pécule au jour de leurs 18 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>359</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Sansu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge de la dépendance et du grand âge dans le Cher
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        359. — 3 juin 2025. — M. Nicolas Sansu interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge de la dépendance dans le département du Cher, autour des difficultés financières de plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (EHPAD) du département ainsi que de la liquidation d’associations de maintien à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>360</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés des pêcheurs professionnels en eau douce
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        360. — 3 juin 2025. — Mme Anne-Cécile Violland attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés actuelles auxquelles sont confrontés les pêcheurs professionnels en eau douce, telles que la question des AOT, l’importance de l’affichage de la provenance des poissons locaux sur les cartes de restaurant, ou encore la différence de statut entre les pêcheurs professionnels en mer et en eau douce. Les premiers sont rattachés au ministère de la transition écologique alors que les seconds dépendent du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Cette différence de gestion revêt plusieurs écueils et souvent les pêcheurs en eau douce restent les grands oubliés des politiques publiques. Par ailleurs, depuis plusieurs mois, les pêcheurs professionnels en eau douce rencontrent des difficultés croissantes menaçant leur exercice et d’une manière générale mettant en péril la pérennité de cette profession déjà lourdement touchée. De nombreuses espèces de poissons sont en danger ou ont vu leurs populations diminuer, souvent à cause de la surexploitation. Cela rend la pêche plus difficile et moins rentable. Ils sont confrontés aux conséquences des pollutions des eaux, notamment par les produits chimiques, les plastiques et les métaux lourds, qui affectent la qualité de l’eau et la santé des écosystèmes aquatiques. Les poissons peuvent être contaminés, ce qui a des conséquences économiques et sanitaires. Les variations de température, les sécheresses et les inondations perturbent les habitats aquatiques et les cycles biologiques des poissons. Ces changements affectent les périodes de reproduction et les zones de pêche traditionnelles. Les réglementations sur les quotas de pêche et les périodes de pêche sont de plus en plus sévères pour protéger les stocks de poissons. Ces restrictions peuvent limiter les possibilités de pêche et réduire les revenus des pêcheurs. L’urbanisation, l’agriculture intensive et les travaux d’aménagement des cours d’eau (barrages, digues, etc.) dégradent les habitats naturels des poissons, ce qui réduit la diversité et la productivité des écosystèmes aquatiques. Ces difficultés nécessitent une gestion durable des ressources et une adaptation continue des pratiques de pêche pour assurer la viabilité économique et écologique de l’activité. Les pêcheurs, particulièrement concernés par les questions de la faune et de la flore aquatiques sont les premiers ambassadeurs de leur préservation. Néanmoins, cela se répercute nécessairement sur leur activité réduite qui est dépendante des arrêtés de suspension de pêche. Les administrations déconcentrées tentent, pour certaines, d’apporter des réponses temporaires pour soutenir cette économie par des réduction ou exonérations de licences mais il s’agit de mesures momentanées, qui ne sont pas égales sur l’ensemble du territoire et qui ne répondent pas aux difficultés croissantes qui nécessitent un appui plus complet auprès de cette profession. Ils sont les ambassadeurs d’un savoir-faire et d’une économie qui est en disparition, où les vocations font défaut compte tenu de la rudesse du métier et de ces difficultés croissantes. Aussi, elle souhaiterait connaître les actions que le Gouvernement entend mener pour soutenir les pêcheurs professionnels en eau douce, cette économie locale et ce savoir-faire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>361</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4068</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Préoccupations des personnes victimes d’usurpation d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        361. — 3 juin 2025. — Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les très fortes préoccupations des personnes victimes d’usurpation d’identité. Des témoignages de ces personnes, plus invraisemblables les uns que les autres, font régulièrement l’actualité. Certaines se trouvent confrontées à des emprunts qu’elles n’ont pas contractés, d’autres à des amendes liées à des transports non effectués, d’autres encore à la réception de plusieurs contraventions par jour dans leurs boîtes aux lettres liées à des véhicules immatriculés à leur nom. Dans sa circonscription, plusieurs victimes ont appelé son attention, dont l’une reçoit depuis plusieurs mois en moyenne cinq courriers par jour lui réclamant entre autres le paiement d’un excès de vitesse, des informations complémentaires dans un accident de la circulation ou encore des remboursements pour une vente frauduleuse. À ce jour, des escrocs ont acheté, en utilisant son nom, plus de 3 000 voitures. Ces victimes doivent alors consacrer d’innombrables heures à la résolution de cette fraude, entre les différentes plaintes à déposer auprès des services de la gendarmerie ou police et les réponses aux nombreuses institutions répercutant les amendes et toute autre poursuite liée à la fraude. Au-delà des conséquences directes de l’escroquerie financière, l’inquiétude et l’angoisse deviennent le quotidien des victimes, ne sachant pas comment stopper cette fraude malgré parfois l’aide apportée par leur avocat. La résolution de ces cas d’usurpation d’identité est souvent longue car très complexe et demande beaucoup d’énergie aux personnes concernées pour défendre leurs intérêts et faire reconnaître la fraude dont elles sont victimes auprès des organismes bancaires, de l’officier du ministère public ou toute autre institution. Il devient alors compliqué pour les personnes concernées d’avancer dans leur vie quotidienne et tout simplement de faire valoir leurs droits comme parfois contracter un prêt. Face à cette situation, elle souhaite connaître les mesures mises en place et celles envisagées afin de renforcer la lutte contre l’usurpation d’identité et améliorer la coopération entre les différents acteurs concernés ; la centralisation d’informations est indispensable afin d’éviter aux victimes de multiplier les démarches administratives longues et complexes qui restent parfois malheureusement, sans réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>362</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4068</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Manque de places en IME
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        362. — 3 juin 2025. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le manque criant de places dans les instituts médico-éducatifs (IME), qui prive des milliers d’enfants du droit fondamental à l’éducation. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 garantit le principe d’égalité des droits et des chances, de la participation et de la citoyenneté des personnes handicapées. Sur le plan scolaire, cette loi pose comme principe que tout enfant ou adolescent en situation de handicap doit pouvoir être scolarisé dans un établissement scolaire adapté. En 2022, la France compte environ 400 000 enfants en situation de handicap qui sont scolarisés. Parmi eux, environ 70 000 enfants bénéficient d’un accompagnement en IME. Ce n’est pas assez. Il manque des places pour des milliers d’enfants dont les troubles relèvent pourtant clairement de ces établissements. Classe ULIS sans encadrement suffisant, classe ordinaire sans AESH ou avec des personnels non-formés : ces orientations par défaut ne permettent pas de répondre aux besoins médicaux et éducatifs de ces enfants. Pire, elles les exposent à l’échec scolaire, à la déscolarisation, à la souffrance mentale et à l’isolement social. La circonscription de Mme la députée fait face à de multiples défaillances en matière de services publics et est particulièrement touchée par le manque de places en IME. Pas une semaine ne se passe sans que des parents à court de solutions ne viennent solliciter Mme la députée dans l’espoir d’obtenir une place en institut pour leur enfant. Il y a un mois encore, une mère élevant seule son jeune garçon, porteur d’un trouble autistique, demandait son appui auprès de la MDPH car aucune solution adaptée ne lui avait été proposée. L’enfant est déscolarisé et sa mère est contrainte de réduire son temps de travail à 80 % pour pouvoir s’en occuper, ce qui condamne la famille à la précarité. Ce cas, malheureusement trop répandu, reflète de véritables défaillances de notre système de prise en charge et les conséquences désastreuses de ce manque de places sur l’avenir des enfants concernés et sur la vie de leurs familles. En 2018, déjà, on estimait à 30 000 le nombre de places manquantes en IME. Les témoignages d’associations comme Tout pour l’inclusion de la ville de Mitry-Mory indiquent une aggravation de la situation. Face à ces constats, elle souhaite l’interroger sur les mesures concrètes envisagées pour ouvrir de nouvelles places en IME, en particulier dans les territoires les plus touchés et garantir un accès à l’éducation pour toutes et tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>363</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4069</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contre l’invisibilisation du Covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        363. — 3 juin 2025. — Mme Nadège Abomangoli alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en compte du covid long par les autorités publiques. Après une infection au SARS-Cov-2, des centaines de milliers de citoyens vivent aujourd’hui avec le covid long, défini comme un ensemble de symptômes invalidants perdurant au moins deux mois. Troubles du sommeil, désordres neurologiques, troubles cognitifs, symptômes cardiorespiratoires, les manifestations chroniques du covid long, près de 200 types de symptômes, prennent une forme sévère pour 700 000 Français. Derrière la sévérité de la maladie, le covid long est aussi le nom d’une mise au banc sociale, comme rappelé par l’infectiologue Dominique Salmon-Ceron : « ce sont des gens qui, après trois ans, n’ont plus d’indemnités, plus de salaire, donc ils peuvent être licenciés, ils sont obligés éventuellement de reprendre un travail, mais avec la saturation intellectuelle, ce sont souvent des emplois à temps partiel. À la faculté, ce sont des jeunes qui sont quelquefois radiés de leurs études ». Le 24 janvier 2022 était voté un texte visant à la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19. À ce jour, les décrets d’application de ce texte n’ont toujours pas été publiés. La non création de cette plateforme ainsi que la difficulté d’accès aux tests PCR empêchent la détection de la maladie et une prise en compte de celle-ci par le corps médical. Dès lors, les malades du covid long ne savent souvent pas qu’ils le sont et se retrouvent avec un traitement symptôme par symptôme. Cette invisibilisation des malades du covid long a également des répercussions sur la recherche car, faute de recensement, aucune ligne budgétaire n’est débloquée pour la recherche autour du covid long. Ainsi, alors que nombre de pays voisins procèdent à des essais cliniques, la France apparaît à la traîne avec exclusivement des questionnaires portant sur les symptômes. Elle lui demande pourquoi les décrets d’application de la loi du 24 janvier 2022 n’ont pas été pris, elle lui demande pourquoi être revenu sur le remboursement des tests PCR sauf ordonnance. Elle lui demande quels investissements sont faits pour la recherche autour du covid long. Enfin, elle lui demande quelles pistes sont envisagées pour la reconnaissance du covid long comme affection de longue durée à part entière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>364</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4069</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Feld</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermetures de classes et délabrement des bâtiments scolaires dans la ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        364. — 3 juin 2025. — Mme Mathilde Feld alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les fermetures de classes programmées à la rentrée 2025 en Gironde. La Gironde paye un lourd tribut dans les fermetures de classes pour la rentrée prochaine. La direction des services départementaux de l’éducation nationale prévoit toujours 106 fermetures de classe. C’est encore bien trop, du point de vue des parents d’élèves, professeurs, élus locaux mobilisés contre ces fermetures dont Mme la députée se fait ici le relais. Les enfants qui habitent dans la ruralité ne doivent pas servir de variables d’ajustement. Ils n’ont pas à subir une logique purement comptable et court-termiste. Ils ne sont pas des élèves de seconde zone. Ces fermetures ne feraient que renforcer les conclusions de l’ouvrage « Géographie de l’école », publié en 2021 par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’éducation nationale, qui démontrait que les élèves des territoires urbains denses s’en sortent mieux que le rural éloigné, indépendamment de leur niveau socioéconomique. Les études sont nombreuses à alerter sur l’état de l’école publique. La dernière en date est le rapport de la Cour des comptes publié le 20 mai 2025, qui fait état d’une baisse de niveau dans le premier degré depuis 10 ans à laquelle s’ajoute une augmentation des inégalités sociales de réussite scolaire. Le Conseil d’analyse économique préconise de son côté de dédoubler l’intégralité des classes dans le premier degré. Dans les communes rurales, les écoles jouent un rôle essentiel dans la cohésion sociale et le maintien des services publics de proximité. Elles sont un point de ralliement dans un habitat dispersé. « L’école, c’est le poumon de notre village », pour reprendre l’expression du maire de Saint-Martin-de-Sescas. L’attractivité et les perspectives de développement des communes se trouvent fragilisées par des décisions prises en déconnexion avec les besoins identifiés localement. Toute décision de fermeture a un impact sur le maillage scolaire, le temps de transport des enfants et c’est la vie des familles qui s’en trouve bouleversée. Très concrètement, ces fermetures impliqueraient une détérioration notable des conditions d’enseignement pour les enfants, les enseignants et personnels d’éducation, avec une augmentation du nombre de niveaux dans les classes restantes et une augmentation des effectifs. Elles impliqueraient également la désorganisation de certains regroupements pédagogiques intercommunaux. La baisse des effectifs devrait au contraire être l’occasion de favoriser un meilleur encadrement, de renforcer l’accompagnement pédagogique et de garantir de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves et les enseignants. De plus, il est systématiquement fait référence aux « moyennes départementales » pour justifier ces fermetures de classe. Ces moyennes ne répondent qu’à une logique comptable à nouveau : elles font fi des difficultés socioéconomiques, du casse-tête des mobilités en campagne, de la disparition progressive de tous les services aux publics dans ces territoires et du cumul de toutes ces inégalités, qui se renforcent mutuellement. En outre de trop nombreux bâtiments scolaires sont en piteux état sur la 12e circonscription de Gironde. Locaux sous-dimensionnés, collèges équipés pour accueillir 600 élèves et qui en accueillent aujourd’hui deux fois plus, salles de classe dans lesquelles il pleut… La situation financière des collectivités territoriales, affectées par des coupes budgétaires conséquentes lors du dernier PLF, ne permet pas à ce jour d’entreprendre les travaux indispensables à la bonne tenue des enseignements. Elle lui demande donc si elle compte renoncer à ces fermetures de classes dans la ruralité et quelles mesures concrètes elle entend entreprendre afin de permettre la rénovation générale des bâtis scolaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>365</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fermeture du centre des finances publiques de l’Argonne et conséquences du NRP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        365. — 3 juin 2025. — Mme Sarah Legrain interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fermeture du centre des finances publiques de l’Argonne, dans le 19e arrondissement de Paris. Les agentes et agents du centre de l’Argonne sont actuellement mobilisés en intersyndicale pour refuser la fermeture annoncée de ce centre dans le cadre du déploiement du « Nouveau Réseau de Proximité », (NRP). Depuis le lancement du NRP, les fermetures de centres se multiplient. Sur 25 centres existants dans tout Paris en 2021, il ne devrait en rester que 12 d’ici 2028. Depuis 2010, les effectifs de la direction générale des finances publiques à Paris ont été réduits de près de 40 %. Ces réductions d’effectifs concernent principalement des fonctionnaires des catégories C et B, c’est-à-dire celles et ceux qui sont en contact direct avec le public, au quotidien. Depuis des années, la direction régionale des finances publiques réduit les effectifs, limite les jours d’ouverture au public, ferme des centres. Cela crée ainsi une situation de maltraitance institutionnelle double : non seulement un accueil correct du public est rendu impossible, notamment par les longues files d’attentes engendrant des tensions et des frustrations, mais cela entraîne une perte de sens pour les agents engagés au quotidien au service de leurs concitoyens. La fermeture du centre de l’Argonne met en lumière les conséquences du NRP, qui s’apparente à un démantèlement des services publics des finances. La fermeture de ce centre situé dans l’un des arrondissements les plus populaires de Paris, pour concentrer l’ensemble de l’accueil du public du nord est parisien sur un seul établissement dans le 20e arrondissement, semble particulièrement inadapté et injuste. L’argument invoqué pour ces fermetures est le recours à des services dématérialisés. Or la dématérialisation pèse sur les populations les plus fragiles : précaires, âgées, en situation de handicap, peu familières avec la langue, le système fiscal ou encore leurs droits. Ces personnes auront toujours besoin d’un accueil physique et seraient donc contraintes de se déplacer plus loin. Le 13 mai 2025, Mme la députée a adressé à M. le ministre un courrier co-signé par tous les députés LFI-NFP de Paris, lui demandant de revenir sur cette fermeture, sans réponse à ce jour. Elle tient à rappeler que l’Assemblée nationale a adopté en première lecture fin 2023 la proposition de loi de sa collègue Danièle Obono visant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics. Dans ce contexte, elle souhaite l’interroger sur la cohérence entre les objectifs affichés de développer le service public de proximité et la fermeture du centre de l’Argonne et lui demander les mesures qu’il compte prendre pour prendre mettre un terme aux dégradations des conditions d’accueil et de travail des agents, afin de garantir un accès effectif et adapté aux services publics à l’ensemble des habitants du 19e arrondissement et du nord-est de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>366</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Sanquer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Prime d’installation aux fonctionnaires ultramarins affectés dans l’Hexagone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        366. — 3 juin 2025. — Mme Nicole Sanquer alerte M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation des fonctionnaires originaires des collectivités d’outre-mer (les plus éloignés du territoire hexagonal) qui font face à des inégalités de traitement face aux fonctionnaires originaires des départements d’outre-mer. Ces injustices, largement reconnues, nourrissent un sentiment de relégation de ces agents publics pourtant pleinement engagés dans leurs missions. Ils ont plus d’une centaine à passer les concours nationaux dans tous les secteurs (police, gendarmerie, finances, secteur pénitentiaire, douanes, éducation, etc.) et à le réussir. Ils font le choix de quitter leur famille, leur île sans garantie d’un possible retour pour exercer sur leur territoire d’origine. Ils s’engagent pour la France, pour leur avenir et deviennent des fonctionnaires d’État à part entière. L’article premier du décret n° 2001-1225 du 20 décembre 2001 instaure une prime spécifique d’installation pour les fonctionnaires de l’État et les magistrats, titulaires ou stagiaires, affectés dans un département d’outre-mer ou à Mayotte, dès lors qu’ils reçoivent une première affectation en métropole à la suite d’une mutation ou d’une promotion, s’ils y accomplissent une durée minimale de quatre années consécutives de service. Cette prime compense en partie les coûts de déplacement et d’installation dans l’Hexagone. Or il ressort de ces dispositions que sont exclus du bénéfice de cette prime les fonctionnaires issus des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, îles Wallis et Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon). Il ne s’agit ni plus, ni moins d’une discrimination envers les fonctionnaires fondée sur leur territoire d’origine. La réussite à un concours national oblige les Polynésiens à commencer leur carrière en France sans aucun soutien financier de l’État, contrairement aux stagiaires issus des DROM. Il en va de même lorsqu’en cours de carrière après réussite à un examen professionnel les fonctionnaires doivent être affectés sur des postes situés hors de leur territoire. Les militaires engagés du Pacifique ont subi cette injustice pendant plus de 50 ans et le ministère des armées a corrigé cette discrimination par décret en avril 2022. Aussi, afin de mettre fin à cette inégalité de traitement, elle lui demande s’il a l’intention d’étendre les mêmes conditions applicables aux fonctionnaires issus des autres territoires ultra-marins aux fonctionnaires issus des collectivités du Pacifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>367</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4071</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Crise de la filière de l’imprimerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        367. — 3 juin 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation critique de la filière de l’imprimerie en France et en particulier sur le territoire de Mayenne Communauté. Les professionnels de l’imprimerie, composés majoritairement de TPE et PME, font face, depuis plusieurs mois, à une crise structurelle amplifiée par des facteurs conjoncturels récents : libertés accordées aux maisons d’édition en matière de facturation en lien avec la dérogation de la loi « LME », créant une forte pression sur les imprimeurs en fragilisant leurs marges et leur trésorerie ; hausse continue des coûts et tensions sur l’approvisionnement en papier, accentués par des déséquilibres géopolitiques et écologiques ; transformations technologiques rapides qui nécessitent des investissements lourds pour rester compétitif, en particulier dans les domaines de l’impression numérique, de la personnalisation à grande échelle et de la réduction de l’empreinte carbone ; difficultés rencontrées par les entreprises de la branche, majoritairement sous-capitalisées, pour accéder à l’investissement, en raison de la perception défavorable du secteur par les établissements bancaires. À ces contraintes s’ajoute une menace de plus en plus pressante : la délocalisation progressive de la production imprimée vers d’autres pays européens qui présentent des coûts de main-d’œuvre très bas. Plusieurs maisons d’édition commencent déjà à externaliser une part croissante de leurs impressions, faute d’un écosystème français suffisamment soutenu. Ces éléments fragilisent l’ensemble de la chaîne de valeur, menaçant des emplois qualifiés, un savoir-faire reconnu et des entreprises ancrées localement. Sur le territoire de Mayenne Communauté, plusieurs sites industriels sont aujourd’hui en difficulté, alors même qu’ils contribuent à la vitalité économique locale et participent à la structuration de filières complémentaires (édition, logistique, distribution). Les professionnels de l’imprimerie appellent donc à une concertation sur l’évolution des pratiques contractuelles entre éditeurs et imprimeurs, dans un esprit de rééquilibrage équitable et durable ; à la saisine du médiateur des entreprises pour mener cette concertation ; à la mise en place de mécanismes d’aides ciblées pour soutenir l’investissement dans les technologies d’impression de nouvelle génération et enfin à reconnaissance de l’imprimerie comme un secteur stratégique dans les politiques industrielles régionales et nationales, en tenant compte de sa dimension culturelle de son poids en emploi, en innovation et en structuration territoriale. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner la filière de l’imprimerie dans cette transition et ainsi préserver la pérennité d’une filière qui demeure essentielle à la diversité culturelle, à l’aménagement du territoire et à la souveraineté industrielle de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>368</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Noyau villageois : couverture internet et préservation du patrimoine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        368. — 3 juin 2025. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la couverture des réseaux internet dans le noyau villageois de la Treille, village de Marcel Pagnol. Ce noyau villageois se trouvant à 14 km du Vieux-Port souffre d’une très mauvaise couverture internet par rapport au centre-ville de Marseille. Les habitants de la Treille sont handicapés dans leurs activités en ligne (administratives, professionnelles, exercice de leurs libertés d’expression et d’information) et il faut évoquer les difficultés pour l’installation de la fibre optique, qui confrontée à divers obstacles pour les opérateurs de réseaux, notamment la préservation du patrimoine immobilier, culturel et végétal de ce village historique de la Provence. L’installation de la fibre optique par des câbles souterrains ou accrochés n’est pas possible au regard de cet enjeu patrimonial du village de la Treille. D’autres moyens peuvent être mis en œuvre, les réseaux 5G ou encore la connexion par satellite. Aussi, elle lui demande si l’État ne peut inciter les opérateurs de réseaux pour privilégier ces méthodes alternatives plutôt que la fibre optique, afin de satisfaire à l’objectif du plan France très haut débit et préserver le paysage provençal cher à tous les Marseillais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>369</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michaël Taverne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Avenir de l’aérodrome de la Salmagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        369. — 3 juin 2025. — M. Michaël Taverne appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir de l’aérodrome de la Salmagne, situé sur le territoire des communes de Vieux-Reng et d’Elesmes, dans le département du Nord. En effet, l’avenir de cet aérodrome est menacé, malgré son importance pour le territoire. Ainsi, la communauté d’agglomération de Maubeuge Val de Sambre entend soutenir un projet de création d’un data center qui viendrait piocher dans les 84 hectares de cet aérodrome mais également dans les terres agricoles voisines, alors même que de nombreuses friches industrielles existent à proximité. De nombreuses solutions permettant de mettre en valeur la Salmagne et son aérodrome peuvent être envisagées. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend le préserver.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>370</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surcharge des juridictions pour mineurs : le cas alarmant d’Évreux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        370. — 3 juin 2025. — Mme Katiana Levavasseur alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation particulièrement préoccupante que connaît actuellement le tribunal pour enfants d’Évreux, dans le département de l’Eure. En effet, en raison d’une hausse de plus de 18 % des dossiers d’assistance éducative entre 2023 et 2024, les magistrats ont été contraints de mettre en place des mesures dites de « gestion dégradée », les amenant à statuer, dans de nombreux cas, sans audience ni débat contradictoire. Les associations de protection de l’enfance du territoire, réunies au sein de l’URIOPSS Normandie, tirent ainsi la sonnette d’alarme. Elles s’inquiètent des conséquences d’une justice rendue uniquement sur dossier, sans débat contradictoire et dénoncent la charge émotionnelle injustement transférée aux équipes éducatives. Déjà fortement sollicitées, celles-ci se retrouvent désormais seules pour annoncer des décisions judiciaires prises sans audience. Et ce cas n’est pas isolé. À l’échelle nationale, 522 juges pour enfants doivent suivre plus de 260 000 mineurs en danger. Nombre d’entre eux sont en charge de plus de 450 situations, certains dépassant même les 800. Une telle surcharge engendre une saturation du système et des retards qui compromettent profondément l’efficacité de la justice des mineurs. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte engager pour rétablir des conditions dignes de fonctionnement au tribunal pour enfants d’Évreux et quels moyens humains et budgétaires l’État entend mobiliser afin de garantir à chaque enfant vulnérable le droit d’être réellement entendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>371</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Avenir du projet de zone de mouillage et d’équipements légers de Porquerolles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        371. — 3 juin 2025. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet de création d’une zone de mouillage et d’équipements légers (ZMEL) à Porquerolles prévu en 2026. En effet, l’immense majorité des plaisanciers est opposée à l’artificialisation du sol marin de Porquerolles par l’implantation de marinas en pleine eau avec 350 bouées d’amarrage qui risque de transformer ses plus jolies baies, ses meilleurs abris en une succession de parkings à bateaux. En l’absence d’une véritable concertation en amont, l’Union pour la préservation d’une navigation côtière responsable (UPNCR) revendique, face à ce projet démesuré de six ZMEL à Porquerolles, la liberté et la gratuité d’ancrage sur le sable sans exception ni réserve. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer sa position sur ce projet de création de ZMEL à Porquerolles et si elle souhaite faire droit aux opposants à la création de ces ZMEL afin que ces projets ne puissent aboutir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>372</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4073</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Suivi des recommandations du rapport relatif à la gestion des marnières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        372. — 3 juin 2025. — M. Robert Le Bourgeois interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le suivi des recommandations du rapport de la CGEDD de mai 2019 sur « La gestion des risques engendrés par les marnières abandonnées ». En effet, si la recommandation d’augmenter de 30 à 80 % le taux de subvention pour les opérations de prévention et de comblement des marnières dans le cadre du fonds « Barnier » a bel et bien été respectée, il n’en va pas de même de toutes les préconisations du rapport. Il soulignait ainsi que la disparité des doctrines communales ou départementales en matière de gestion des cavités souterraines devait laisser la place à « une harmonisation régionale, voire nationale ». Il en appelait également à une amélioration des « méthodes de détection à grand rendement des marnières ». Cette recommandation semble particulièrement d’actualité pour certaines communes du Pays de Caux et du Pays de Bray dont 80 % du territoire est concerné par un risque de marnières (communes du Catelier ou de La Chaussée par exemple), mettant un coup d’arrêt à tous les projets en cours. Il en va de même pour de nombreux agriculteurs pour lesquels la DDTM ne réclame plus seulement un décapage mais également un forage, bien plus coûteux, ce qui remet en cause la viabilité économique des projets. En somme, il souhaiterait savoir comment l’État entend accompagner les élus et personnes concernés et apporter les réponses proposées par ce rapport, attendues par les Normands afin que leur territoire ne soit pas, demain, entièrement paralysé en raison de suspicions de cavités souterraines et de marnières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>373</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4073</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale et situation des agents pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        373. — 3 juin 2025. — M. Christophe Barthès alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation carcérale à Carcassonne et les difficultés des agents pénitentiaires. La maison d’arrêt de Carcassonne connaît une population carcérale de 250 %, une situation intenable ; de plus, le bâtiment, datant de 1899 a besoin d’important travaux de rénovation, mais les financements manquent. Les agents pénitentiaires également connaissent des difficultés. De nombreux départs à la retraite vont avoir lieu cette année et la suivante, un grand besoin de recrutement se fait sentir. Pour cela, la profession attend une meilleure reconnaissance et une plus grande attractivité. Sur ces derniers points, les agents craignent que la prochaine assermentation mise en place ne serve qu’à prendre des sanctions disciplinaires à leur égard. De plus, ces derniers font état d’infiltrations par la voie des concours de candidats servant d’indicateurs aux trafiquants. Ce système vient gravement fragiliser leurs équipes, ils attendent des mesures. Aussi, il lui demande quelles mesures l’État compte mettre en place pour désengorger les prisons et entreprendre une rénovation des bâtiments ; et comment il entend rendre son attractivité à la profession d’agent pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>374</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4073</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fatiha Keloua Hachi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du RER E
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        374. — 3 juin 2025. — Mme Fatiha Keloua Hachi attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les vives difficultés rencontrées par les franciliens usagers de la ligne de RER E, notamment les habitants de sa circonscription à Gagny, Rosny-sous-Bois et Villemomble. Depuis plusieurs mois, les difficultés se concentrent sur la ligne Paris-Chelles-Gournay et la ligne Paris-Tournan. Fermetures en soirée, interruption le week-end, trains annulés en dernière minute : ces problématiques ont des répercussions concrètes sur les vies personnelles et professionnelles des usagers. Ce sont des retards au travail, du stress et de la fatigue supplémentaires, des difficultés de garde d’enfants, mais aussi un sentiment d’abandon lié à un service public qui n’est pas à la hauteur. Si ces difficultés sont expliquées selon la direction par les travaux sur la ligne et une nouvelle exploitation de celle-ci, l’offre de bus de substitution n’est pas à la hauteur et les habitants continuent à payer un prix identique à celui d’un abonnement pour un service fonctionnel. Par ailleurs, certaines gares de la ligne E ne sont pas encore complètement accessibles pour les personnes en situation de handicap, alors même que la France s’est donnée l’objectif il y a maintenant plus de 20 ans, de rendre accessible l’ensemble de son réseau de transports aux concitoyens en situation de handicap. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de garantir un fonctionnement fiable du RER E et assurer l’accessibilité de l’ensemble des gares de la ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>375</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prime en faveur des agents des établissements pénitentiaires de haute sécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        375. — 3 juin 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les modalités de mise en œuvre de la prime annoncée en faveur des personnels affectés dans les nouveaux établissements pénitentiaires de haute sécurité. Dans sa circonscription se trouve le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, l’un des deux premiers établissements à être classé prison de haute sécurité. À compter du 15 octobre prochain, il accueillera les « quartiers de lutte contre la criminalité organisée », destinés à héberger, les « cent plus gros narcotrafiquants » afin de les empêcher de poursuivre leurs activités criminelles depuis leur cellule. Dans ce contexte, M. le garde des sceaux a annoncé la création d’une prime à destination de ces personnels exposés à des risques au quotidien. En l’état, elle ne concernerait que les agents directement en contact avec les narcotrafiquants et serait perçue sous une forme spécifique à l’administration pénitentiaire, encore méconnue à ce stade. Il semblerait que le personnel soignant intervenant auprès des détenus ne soit pas éligible à une telle prime. Pourtant, les risques encourus concernent l’ensemble des personnels intervenant au sein du centre pénitentiaire, qu’ils soient en contact direct ou indirect avec les détenus, à l’instar du personnel administratif et soignant. En effet, les organisations professionnelles alertent sur le fait que les narcotrafiquants sont susceptibles d’ordonner des actions en dehors de la prison sans distinction entre les agents exposés physiquement ou non aux détenus. Mme la députée souhaite savoir si cette prime sera étendue aux soignants détachés de l’hôpital public appelés à intervenir au sein de ces établissements ainsi qu’à l’ensemble des agents du centre pénitentiaire. Elle souhaiterait également connaître les moyens qui seront mis en œuvre par le ministère de la justice pour mobiliser ces financements indispensables. Par ailleurs, elle souhaite être informée de la date d’entrée en vigueur de cette prime ainsi que de son montant exact.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>376</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la torture au pays basque et enjeux de coopération judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        376. — 3 juin 2025. — M. Peio Dufau interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les faits de torture et mauvais traitements révélés dans le cadre du conflit basque et leurs implications en matière de coopération judiciaire. La France est signataire de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants de 1987, qui dans son article 15 dispose qu’aucune déclaration obtenue par la torture ne peut être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a été faite. Toutes les garanties juridiques essentielles doivent en outre être assurées afin que les personnes accusées soient jugées de manière équitable. La France est également partie à la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit explicitement en son article 3 la torture et engage les États à mener des enquêtes efficaces sur les allégations crédibles de mauvais traitements. À ce jour, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Espagne à 12 reprises pour avoir manqué à cette obligation. Dans l’affaire Portu et Sarasola, la Cour a même constaté des traitements inhumains et dégradants. Plus récemment, une décision de l’Audience nationale espagnole est venue reconnaître la réalité de faits de torture dans une autre affaire, brisant ainsi un tabou institutionnel et marquant un tournant dans la reconnaissance judiciaire de ces pratiques. Depuis plusieurs années déjà, de nombreux éléments concordants, issus d’expertises médicales, de rapports d’organisations internationales et de travaux d’instituts attestaient également de cas de torture subie en garde à vue en Espagne. Ces éléments concernant une ancienne dirigeante de l’ETA ont été versés aux débats dans le cadre des procédures de mandats d’arrêt européens instruites sur le territoire français. La coopération judiciaire entre la France et l’Espagne repose sur la confiance mutuelle, mais l’usage de déclarations extorquées sous la torture ou les mauvais traitements ne saurait être compatible avec l’État de droit, ni avec les engagements internationaux de la France en matière de droits humains. La reconnaissance de ces pratiques ne peut se limiter à des affaires individuelles. Au Pays Basque, 5 657 cas de torture ont été comptabilisés par la fondation Euskal Memoria d’après ses chiffres de 2021. La plupart étaient des ressortissants de l’État espagnol. Ces chiffres, croisés à de nombreuses expertises indépendantes et décisions de justice, révèlent une dimension systémique des mauvais traitements dans le cadre du conflit basque. Cette réalité ne peut être ignorée si l’on souhaite avancer vers une résolution juste et durable. Mettre toute la lumière sur ce qu’il s’est passé est une condition nécessaire pour construire une paix fondée sur la vérité, la reconnaissance et la responsabilité. Dans ce contexte, alors que la torture a été reconnue dans plusieurs cas par la justice européenne, documentée par des experts indépendants et commence à l’être également par certaines juridictions espagnoles, M. le député souhaite connaître les suites que le Gouvernement entend donner à cette situation, notamment en matière de coopération judiciaire avec l’Espagne et d’évaluation des dossiers de mandats d’arrêt européens concernés. Au regard des révélations concordantes sur le caractère systémique des violences commises dans le cadre du conflit basque, il souhaite également connaître les engagements que le Gouvernement est prêt à prendre et les suites qu’il entend donner à cette réalité dans la résolution du conflit basque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>377</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4075</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Régulation de l’enseignement supérieur privé à but lucratif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        377. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité de réguler le secteur de l’enseignement supérieur privé à but lucratif. Dans le vaste ensemble que représentent les établissements privés d’enseignement supérieur, dont la place centrale au sein du paysage éducatif français n’est plus à démontrer, une sous-catégorie s’est progressivement développée loin du contrôle de la puissance publique : celle de l’enseignement supérieur privé à but lucratif. Selon les données du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), le privé lucratif représenterait aujourd’hui 15 % de la population étudiante totale. Près de 400 000 jeunes sont exposés à des pratiques commerciales abusives, s’engageant parfois dans des formations à prix d’or sans reconnaissance académique desquelles ils ne peuvent se défaire. Cet essor du secteur privé lucratif dans l’enseignement supérieur depuis les années 2015-2020 est le résultat d’une conjonction de facteurs. Outre l’attrait propre aux formations proposées et l’incapacité de l’enseignement public à absorber un public étudiant toujours plus nombreux, le niveau et le dynamisme des investissements publics et privés consentis, mais également le développement de l’apprentissage, ont joué un rôle déterminant en la matière. Le succès de la politique de l’apprentissage lancée en 2018 s’est accompagné d’une vitalité nouvelle des établissements privés lucratifs, qui ont su tirer parti de cette opportunité. Le 18 février 2025, M. le député a déposé une proposition de loi visant à un meilleur encadrement du secteur. Fruit d’un travail transpartisan et porté par plus de 100 signataires provenant de 8 groupes politiques différents, ce texte a pour objectif principal de mieux protéger les étudiants face à des pratiques commerciales abusives et de renforcer les contrôles exercés sur ces établissements. Utile et nécessaire, cette proposition de loi, rejetée en Conférence des présidents le 13 mai 2025, n’est toujours pas inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Face à l’urgence, M. le député souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement pour assurer une véritable régulation du secteur. M. le ministre ayant d’ores et déjà fait mention de plusieurs mesures à venir, il demande également à connaître les détails de ces dispositions ainsi que le véhicule législatif que l’exécutif priorisera pour assurer une entrée en vigueur dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>378</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4075</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transports frigorifiques le week-end
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        378. — 3 juin 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la circulation des camions frigorifiques pendant les week-ends et sur les dérives potentielles que permet le régime dérogatoire actuellement en vigueur. En principe, le transport de poids lourds de plus de 7,5 tonnes est interdit de circulation sur l’ensemble du réseau routier national le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés. Toutefois, les camions frigorifiques bénéficient d’une dérogation permanente dès lors qu’ils transportent des denrées périssables, au nom de la continuité de la chaîne logistique alimentaire. Or ce régime soulève aujourd’hui une problématique et des préoccupations sécuritaires. Plusieurs enquêtes récentes ont mis en lumière l’utilisation de ces véhicules à des fins détournées, notamment pour le transport de stupéfiants ou encore de migrants en situation irrégulière, dans des conditions inhumaines et dangereuses. La structure même des camions réfrigérés est fermée, insonorisée, thermiquement isolée, ce qui donne naissance à une discrétion de la marchandise transportée qui est difficilement contrôlable ; ces caractéristiques sont ainsi utilisées par les trafiquants en tout genre. En parallèle, de nombreux élus locaux et citoyens dénoncent l’impact de cette circulation sur la saturation du réseau routier le week-end, les nuisances sonores et les risques accrus pour la sécurité routière, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Par ailleurs, il est constaté que de nombreux camions circulent à vide durant le week-end, ce qui soulève une problématique d’efficacité logistique et de saturation inutile des routes. Limiter ces déplacements permettrait également de favoriser le bien-être des conducteurs routiers, en leur offrant plus de temps pour leur vie familiale et personnelle. Cela contribuerait aussi à une meilleure organisation du travail en permettant de concentrer les effectifs sur les jours de semaine, où les besoins sont plus importants. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend réévaluer le cadre de cette dérogation, notamment en limitant son champ aux seules urgences sanitaires dûment justifiées et en renforçant les contrôles coordonnés entre forces de sécurité intérieure, douanes et inspection des transports.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>379</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4076</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Ciotti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’hôpital Lenval
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        379. — 3 juin 2025. — M. Éric Ciotti alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation de l’hôpital pédiatrique Lenval. Cette institution, fondation de droit privé à but non lucratif, véritable pilier du système de santé régional en matière de pédiatrie, se trouve aujourd’hui en effet dans une situation difficile contenu d’un conflit avec la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice sur la mise en œuvre d’un accord entre les deux institutions de répartition d’actes de soin. En effet, depuis 2013, l’agence régionale de santé (ARS) a confié à la fondation toute la pédiatrie de la ville de Nice afin d’offrir une prise en charge d’excellence. Toutefois, des difficultés dans la mise en œuvre de cette répartition se sont faites jour, avec notamment le non-respect de la part de la direction et de la présidence du CHU de Nice de leurs obligations de transfert d’un certain nombre d’actes et ce en dépit des engagements pris. Cette situation met en péril non seulement la logique de répartition de l’offre de soin, dans le but d’offrir la meilleure qualité de soin possible aux enfants de la commune, mais aussi l’équilibre financier de la fondation. Ces difficultés provoquent des mouvements de grève et de contestation du personnel soignant, qui continue pourtant à effectuer un travail remarquable malgré un contexte inédit. Aussi, il lui demande quelles actions l’État entend mener afin de renouer un dialogue constructif entre ces deux institutions et permettre le respect le plus rapidement possible des engagements pris mutuellement.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>7159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4090</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Absence de solutions d’assurance adaptées pour l’autopartage entre particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7159. — 3 juin 2025. — M. Christophe Proença attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les difficultés rencontrées par les sociétés de partage de véhicules et plus particulièrement sur l’absence de solutions d’assurance satisfaisantes pour les groupes d’autopartageurs entre particuliers. À ce jour, très peu d’offres adaptées existent sur le marché pour couvrir les risques liés à l’utilisation partagée de véhicules hors des plateformes commerciales classiques. Dans la pratique, les groupes d’autopartage fonctionnent souvent à titre expérimental, sur la base de la confiance entre membres où en cas de sinistre, l’emprunteur s’engage à prendre en charge les réparations causées, généralement moyennant un défraiement au kilomètre. Toutefois, il est particulièrement complexe d’estimer la valeur cumulée du malus généré par un sinistre jusqu’à son extinction, ce qui rend difficile l’imputation équitable de ce coût à l’emprunteur. Cette incertitude freine le développement de l’autopartage entre particuliers et expose les propriétaires à des risques financiers importants. Il souhaite connaître quelles sont les mesures en attente d’être mise en œuvre pour encourager les assureurs à proposer des contrats adaptés à l’autopartage entre particuliers, permettant ainsi de sécuriser juridiquement et financièrement cette pratique, tout en favorisant la mobilité partagée et la transition écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4090</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Définir un véritable statut d’agent France services
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7207. — 3 juin 2025. — M. Aurélien Pradié attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur le métier d’agent France services. Dès 2016, les maisons de services au public (MSAP) se sont généralisées sur l’ensemble du territoire pour répondre aux besoins d’accès aux services publics des usagers. Désormais, structurées en réseau de niveau national, les maisons France services, labellisées, assurent des missions de service public confiées par plusieurs organismes : CAF, CPAM, France travail, CARSAT, La Poste, retraite complémentaire, MSA, DGFIP, ANTS, ministère de la justice, mais aussi France Rénov. D’autres services complémentaires peuvent aussi être déployés par les collectivités. Ce nouveau modèle de services au public est vite apparu incontournable face au développement de la dématérialisation des services publics qui a éloigné une partie des usagers d’un accès facilité aux services. Faute d’équipements et en raison de l’illectronisme qui touche 15 % de la population, ce sont essentiellement les plus âgés, les plus modestes, les moins diplômés, les personnes seules, donc les plus fragiles, qui pâtissent de cette mutation. En structures fixes ou en bus itinérants, France services est présent en zone rurale et dans les quartiers prioritaires afin d’apporter un service de proximité à moins de 30 minutes mais aussi un contact humain d’accompagnement indispensable. Il faut rappeler que les grands principes, de valeur constitutionnelle, qui régissent les services publics exigent la continuité du service public, l’égalité devant le service public et l’adaptabilité du service. Les collectivités locales et les associations ont été en première ligne pour s’organiser et répondre au sentiment d’abandon par l’État de populations en zone rurale ou dans les quartiers prioritaires. Les MSP remplissent désormais des missions de service public, en premier niveau, en lien avec les opérateurs. Or la principale charge budgétaire des MSP repose sur les collectivités. L’État et les partenaires sur la base de deux fonds apportent un financement forfaitaire par maison France services à hauteur de 35 000 euros qui sera porté progressivement à 50 000 euros. L’État doit assumer pleinement ce nouveau mode d’organisation des services au public dont il a la responsabilité avec un financement à la hauteur mais aussi, en reconnaissant pleinement le métier d’agent France services. La définition d’une charte de qualité France services et la mise en place d’une animation du réseau sont de premières étapes. Ce métier, exercé par des fonctionnaires territoriaux de catégorie C, formés, dont l’expertise est reconnue, doit bénéficier d’un vrai statut avec certification professionnelle et VAE. Régulièrement, de nouvelles missions sont confiées aux agents France services en raison de la dématérialisation constante des services. Les agents France services, polyvalents, effectuent de l’accueil, de la médiation, de l’accompagnement social (rédaction de courriers, de CV) et assument la maîtrise de plusieurs procédures administratives, parfois complexes. Ce métier nécessite désormais une reconnaissance officielle avec la définition d’une catégorie d’emploi et d’une grille indiciaire afin d’éviter le découragement et les difficultés de recrutement des agents. Aussi, il lui demande ce qu’il entend mettre en place pour définir et reconnaître pleinement le statut des agents France services.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4091</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Turquois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Hausse de la TICGN et impact sur la filière maraîchère sous serre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7138. — 3 juin 2025. — M. Nicolas Turquois attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire concernant l’impact de la fiscalité sur les maraîchers serristes ayant recours à la cogénération. En France, près de 90 % des tomates et concombres sont produits sous serres chauffées. Cette production, qui couvre environ la moitié de la consommation nationale, représente plus de 11 000 emplois directs et constitue un pilier de l’économie rurale. Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de souveraineté alimentaire mais aussi de décarbonation. Pourtant, en trois ans, la taxe intérieure de consommation du gaz naturel (TICGN), ou accise sur le gaz naturel, est passée de 8,43 euros/MWh à 17,16 euros/MWh. Cette hausse représente une charge particulièrement lourde pour les exploitants, qui dépendent de cette énergie pour chauffer leurs serres et altère significativement leur compétitivité face aux autres pays producteurs. Les exploitants agricoles se heurtent à une double contrainte : si l’article L. 312-61 du code des impositions sur les biens et services prévoit un taux réduit de TICGN à 0,54 euros/MWh pour le gaz naturel utilisé à des fins agricoles, les sociétés de cogénération, pourtant essentielles aux activités maraîchères, ne bénéficient pas de ce dispositif, ayant été constituées selon un objet social de l’entreprise différent (SARL / SAS). Cette exclusion empêche de nombreuses exploitations de financer leur transition énergétique et ainsi d’accompagner le verdissement de leur mode de chauffage, alors même que la cogénération constitue un levier majeur d’optimisation énergétique et de réduction des émissions. Ce système, en produisant simultanément de la chaleur et de l’électricité, avec un rendement supérieur à 95 %, représente une solution durable. En outre, la cogénération est parfaitement alignée avec les objectifs nationaux de transition énergétique et de décarbonation de l’agriculture. Elle assure un rôle stratégique pour la stabilité du réseau électrique en période hivernale, contribuant à l’équilibre offre - demande à des moments critiques, rôle qu’a rappelé la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Associée au biogaz, la cogénération constitue également un moteur essentiel de la transition. Encourager cette compatibilité pourrait permettre de concilier performance énergétique et réduction de l’empreinte carbone, dans un cadre fiscal adapté. Il convient également de noter que si les chaudières à gaz utilisées par les exploitations agricoles bénéficient de ce taux réduit sur la TICGN, les maraîchers doivent composer avec une procédure de remboursement complexe (chorus pro), effectuée sur demande l’année suivante, générant une avance de trésorerie de près de 60 000 euros par hectare et mettant en péril la soutenabilité économique des exploitations. Cette situation fiscale menace la filière toute entière. Dans ce contexte, le maintien d’un traitement fiscal défavorable vis-à-vis de la cogénération expose la filière à un désavantage compétitif croissant face à ses voisins européens, notamment les Pays-Bas et l’Espagne, où des dispositifs fiscaux plus favorables sont en place. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement envisage d’ouvrir explicitement le bénéfice du taux réduit agricole de TICGN aux unités de cogénération rattachées aux exploitations agricoles et de simplifier l’application de ce taux en créant un encart spécifique sur le formulaire CERFA n° 16197* 02 de déclaration de TICGN, permettant son application immédiate lors de la facturation, sans perte de recettes fiscales pour l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4091</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inquiétude sur le pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7139. — 3 juin 2025. — M. Christophe Bex attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir budgétaire du pacte en faveur de la haie, outil stratégique de la transition agroécologique aujourd’hui fragilisé. Le pacte en faveur de la haie, lancé en 2024 avec une enveloppe de 110 millions d’euros sur trois ans, vise à ajouter 50 000 kilomètres de haies sur le territoire français d’ici 2030. Dans la mesure où la France est aujourd’hui pourvue de 750 000 kilomètres de haie dont 20 000 disparaissent chaque année, il déplore que ce plan reste encore trop peu ambitieux. Il répond cependant à des enjeux écologiques majeurs : conservation de la biodiversité, protection des cultures et des élevages, stockage de carbone, lutte contre les inondations, régulation des températures, amélioration de la qualité de l’eau et production locale de bois. Celles-ci sont également indispensables à la préservation des paysages et à l’adaptation des territoires face aux effets du changement climatique. Alors que la totalité des crédits 2024 semble avoir été mobilisée avec succès et que les retours de terrain confirment l’adhésion des agriculteurs, collectivités et opérateurs locaux, le budget alloué pour 2025 fait aujourd’hui l’objet d’inquiétudes croissantes. En commission mixte paritaire, un amendement parlementaire avait permis de porter l’enveloppe du pacte à 45 millions d’euros pour 2025, contre 25 millions initialement prévus. Toutefois, cette enveloppe pourrait être à nouveau réduite dans le cadre des 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires annoncées par le Gouvernement, notamment via la fongibilité de l’enveloppe « planification écologique ». Une telle coupe budgétaire mettrait en péril la capacité des agriculteurs à anticiper leurs projets pour l’hiver 2025-2026, alors même que ces plantations nécessitent un temps de préparation long et coordonné. Dans un contexte de crise agricole et de dérèglement climatique, affaiblir un outil structurant comme le Pacte reviendrait à freiner une transition agroécologique pourtant urgente et à renoncer aux services écosystémiques essentiels que les haies rendent aux territoires. Aussi, il souhaite interroger le Gouvernement pour savoir si ce dernier entend garantir le maintien intégral de l’enveloppe de 45 millions d’euros négociée en commission mixte paritaire et approuvée par le Parlement pour l’année 2025, ainsi que la publication rapide d’un calendrier clair pour les appels à projets, permettant de sécuriser les acteurs engagés dans la protection et la régénération des haies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4092</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réduction budgétaire du DiNA Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7142. — 3 juin 2025. — Mme Katiana Levavasseur interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir du dispositif DiNA Cuma, récemment affecté par une réduction budgétaire. Ce dispositif national d’accompagnement des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA Cuma) constitue un levier stratégique pour soutenir les dynamiques collectives en milieu rural, en favorisant notamment l’installation de jeunes agriculteurs, la transition agroécologique, l’adaptation au changement climatique, ainsi que la souveraineté alimentaire et énergétique. Aussi, plus de 600 Cuma, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs, y recourent chaque année. Or, à la suite d’un processus de concertation entre les services du ministère et le réseau Cuma, le dispositif a été refondu en 2024, entraînant une réduction des moyens qui lui sont alloués. Cette situation suscite de vives inquiétudes, alors même que le DiNA constitue un outil d’accompagnement stratégique unique en son genre, au service de l’agriculture collective et durable. Elle souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement quant à la pérennité et au financement de ce dispositif essentiel, seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4092</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Gouvernance et les modalités d’exercice du droit de préemption par les SAFER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7144. — 3 juin 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la gouvernance et les modalités d’exercice du droit de préemption par les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER). Créées par la loi n° 60-808 du 5 août 1960, les SAFER ont pour mission de contribuer à la structuration du monde agricole et à l’aménagement du territoire rural. Elles agissent principalement par l’acquisition foncière, soit à l’amiable (environ 87 % des cas), soit via l’exercice du droit de préemption, afin notamment de faciliter l’installation et le maintien d’agriculteurs, de lutter contre la spéculation foncière, de préserver les paysages, l’environnement et la biodiversité et de garantir un usage agricole des terres. Les SAFER sont organisées à l’échelle régionale (ou départementale) et s’appuient sur des comités techniques qui rendent des avis dans le cadre des décisions foncières. Ces comités sont censés refléter la diversité des acteurs économiques, agricoles et territoriaux. Toutefois, plusieurs analyses académiques et rapports soulignent un déséquilibre possible dans la représentation effective des acteurs au sein de ces comités, en raison des modalités indirectes de désignation des membres par les conseils d’administration d’organismes partenaires. Cette situation pourrait restreindre la diversité des points de vue dans l’analyse des projets, voire soulever des interrogations quant à l’impartialité du traitement des dossiers. Par ailleurs, bien que les critères d’exercice du droit de préemption soient définis par le code rural, la mise en œuvre concrète de ce droit par les SAFER manque de lisibilité. Peu de dispositifs de publicité existent autour des arbitrages opérés, qu’il s’agisse des dossiers retenus ou de ceux écartés. Cette opacité perçue suscite, sur certains territoires, une incompréhension de la part des porteurs de projets et des élus. Enfin, les décisions de préemption peuvent parfois concerner des terrains sur lesquels les collectivités territoriales ont engagé une réflexion ou portent elles-mêmes un projet à vocation agricole, sociale ou environnementale. Il n’existe cependant aucune obligation formelle de concertation avec ces collectivités dans le cadre des procédures engagées par les SAFER. Ce défaut d’articulation peut générer des blocages, en particulier dans les territoires ruraux soumis à une forte pression foncière. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’évaluer la gouvernance interne des SAFER, notamment la composition de leurs comités techniques, afin de garantir une représentation équilibrée des différentes sensibilités dans les décisions de préemption. Elle l’interroge également sur la possibilité que des mesures soient prises pour renforcer la transparence des décisions de préemption, notamment par la publication d’avis motivés, la communication des critères utilisés ou la diffusion des décisions d’attribution des terrains. Enfin, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant l’instauration d’une obligation formalisée de concertation avec les collectivités territoriales en amont des opérations foncières, particulièrement lorsque des projets locaux portés par ces collectivités sont concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4093</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Chiens de protection des troupeaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7145. — 3 juin 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les moyens à la disposition des éleveurs pour la protection de leurs troupeaux contre les attaques de prédateurs, celles des loups notamment. En effet, outre des clôtures adaptées, certains éleveurs utilisent des chiens de protection - des patous - ou envisagent de le faire. Or dans le rapport de mission de conseil n° 23029 de juillet 2023, le Conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a certes reconnu l’efficacité du recours aux chiens de protection, mais a également relevé des problèmes de cohabitation avec les autres usagers des zones d’élevages ou leurs riverains (risques de morsures si les chiens se sentent menacés, nuisances sonores liées aux aboiements …). Le CGAAER a ainsi conclu que la structuration et l’organisation de la filière sont indispensables pour limiter les risques juridiques et pour renforcer l’acceptabilité de cette technique de protection contre la prédation. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement entend aider les éleveurs à protéger leurs troupeaux en utilisant, s’ils le souhaitent, des chiens de protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4093</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pour un audit de l’ensemble des abattoirs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7146. — 3 juin 2025. — M. Aurélien Le Coq appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les pratiques inhumaines d’abattage pratiquées dans certains abattoirs de France. Le 25 avril 2025, une enquête réalisée par l’association L214 mettait en lumière les techniques d’abattage au sein d’un abattoir. L’enquête révèle des actes de cruauté, sévices graves et mauvais traitements à l’égard des animaux. Ces pratiques ne sont malheureusement pas singulières et de nombreux abattoirs sont régulièrement mis en cause. Ces révélations, au-delà de souligner la persistance de méthodes cruelles d’abattage, illustrent également l’incapacité des pouvoirs publics à veiller correctement au respect de ses propres normes. Ces pratiques contreviennent aux objectifs fixés par le règlement (CE) n° 1099/2009, notamment quant au fait que les « exploitants ou toute personne associée à la mise à mort des animaux devraient prendre les mesures nécessaires pour éviter la douleur et atténuer autant que possible la détresse et la souffrance des animaux ». Il lui demande un audit sur l’ensemble des abattoirs français avec publication des rapports afin de garantir la transparence et le respect des normes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4093</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quelles mesures pour éviter la prolifération des chats errants ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7147. — 3 juin 2025. — Mme Sandra Delannoy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la prolifération préoccupante des chats errants sur le territoire national et en particulier dans les territoires ruraux comme l’Avesnois, où cette situation génère désormais des conséquences graves tant sur le plan sanitaire, qu’animalier et social. Selon l’association One Voice, la France compterait aujourd’hui plus de 11 millions de chats errants. Ces animaux, livrés à eux-mêmes, se reproduisent rapidement, causent des nuisances dans les communes (miaulements, odeurs, transmission de maladies) et sont trop souvent conduits à l’euthanasie en l’absence de dispositif structuré de stérilisation et de prise en charge. Le droit actuel, notamment les articles L. 211-22 et L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime, offre aux maires la possibilité, mais non l’obligation, de mettre en œuvre des campagnes de stérilisation. Cette approche, purement facultative, entraîne de fortes disparités territoriales et laisse nombre de communes démunies face à la situation. Dans des territoires comme l’Avesnois, cette prolifération non maîtrisée des chats errants entraîne désormais un déséquilibre écologique manifeste : la recrudescence de renards, attirés par ces colonies félines, devient une source d’inquiétude croissante pour les habitants. Ces prédateurs, n’hésitent plus à attaquer et dévorer les chats errants. Cette situation reflète un cercle vicieux où l’inaction publique favorise à la fois la souffrance animale et l’aggravation des nuisances en milieu rural. Des initiatives associatives (comme celles de la fondation 30 millions d’amis ou de la SPA) ont montré leur efficacité : stérilisation, identification, relâchement et encadrement éthique des populations félines. Cependant, leur succès dépend largement du volontarisme local et de la capacité associative, ce qui crée des inégalités territoriales majeures. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend instaurer une obligation nationale de stérilisation et d’identification des chats errants et quelles mesures immédiates pourraient être prises pour répondre à l’augmentation de la présence des renards en zones rurales et éviter que la prolifération des chats errants ne serve de levier à un déséquilibre écologique dommageable et cruel pour les animaux concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4094</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Tests pour les pathologies monogéniques pour les chiens et chats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7148. — 3 juin 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les maladies raciales d’origine génétiques chez les chiens, appelés aussi « phénotypes délétères ». Il s’agit d’abord des maladies monogéniques, c’est-à-dire des maladies causées par la modification d’un seul gène. Des tests existent d’une valeur modique (160 euros), à faire une seule fois dans la vie de l’animal, pour savoir si l’animal est porteur de la maladie. 74 % des cavaliers King Charles sont atteints de myélopathie dégénérative, 16 % des bergers australiens de cataracte héréditaire (source Antagene). Si c’est le cas, il n’est pas conseillé qu’ils se reproduisent ou seulement avec un autre animal non porteur de la maladie. Le deuxième cas concerne les animaux dits hypertypés, exagérations de caractéristiques liées au standard préjudiciables à la santé. Les chiens dits brachycéphales (bouledogues français et anglais, carlins, etc.) sont les cas les plus connus. Ces chiens souffrent de problèmes respiratoires et de problèmes cardiaques, d’obésité. Les chiens de petite taille (teckel, basset) rencontrent des problèmes dorsaux, les chiens de grande taille (berger allemand…) souffrent de dysplasie de la hanche ou du coude, ainsi que d’atteintes au niveau des os et du cartilage. Ces questions sont connues et dénoncées unanimement par les vétérinaires, comme entre autres, l’Académie française vétérinaire (2018) et la Fédération européenne des vétérinaires pour animaux de compagnie (FECAVA, 2018). La réglementation française sanctionne ces excès (article R. 214-23 du CRPM) et la France a signé la Convention européenne des animaux de compagnie (article 5). Les problèmes persistent aujourd’hui. L’association Animal Cross estime que plus de 100 000 animaux brachycéphales souffrent de syndrome obstructif respiratoire et que plus de 150 000 chiens souffrent de problème ostéo-articulaires causés par la race. Les cabinets vétérinaires sont remplis d’animaux souffrant de maladies hypertypés. Aussi, Mme la députée souhaite connaître les actions de Mme la ministre pour contrôler les élevages selon les prérogatives des directions départementales de la protection animale. Elle souhaite également savoir s’il serait possible de rendre obligatoire les tests pour les principales pathologies monogéniques et de durcir le système pour empêcher soit la confirmation, soit la reproduction des chiens et chats souffrant de maladies héréditaires liées à la race.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4094</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Salariés agricoles - accident sur le lieu de travail - indemnités journalières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7157. — 3 juin 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des assurés agricoles placés en arrêt de travail à la suite d’un accident sur leur lieu d’activité, lorsque la Mutualité sociale agricole (MSA) engage une instruction complémentaire pour statuer sur le caractère professionnel de l’accident. Dans ces cas, le versement des indemnités journalières au titre des accidents du travail est suspendu jusqu’à décision définitive. Or certaines caisses n’engagent pas de versement à titre provisoire d’indemnités journalières maladie, laissant l’assuré sans aucun revenu pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cette situation place les salariés agricoles dans une précarité immédiate, en contradiction avec le principe de continuité de la protection sociale. Pourtant, dans d’autres branches du régime général, les caisses ont la possibilité de verser des indemnités maladie à titre transitoire, qui sont régularisées a posteriori si l’accident est reconnu d’origine professionnelle. Il lui demande si une instruction peut être donnée à la Mutualité sociale agricole afin de systématiser, dans ce type de situation, le versement d’indemnités journalières maladie à titre provisoire, dans l’attente de la décision sur la qualification d’accident du travail et d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4094</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Cantine - alimentation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7165. — 3 juin 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la mise en œuvre du Plan bio régional 2023-2027 dans le département du Nord, et plus particulièrement dans la 16e circonscription. La Région Hauts-de-France s’est engagée à atteindre 20 % de produits bio d’origine régionale dans la restauration collective d’ici 2027. Cette initiative, bien que visant à promouvoir une alimentation de qualité, soulève des questions quant à sa mise en œuvre et à l’équilibre des approches adoptées. Une association importante, interlocutrice régionale de la filière biologique, accompagne depuis plus de dix ans les collectivités dans l’intégration de produits bio en restauration collective. Elle propose des outils et des formations adaptés aux différents acteurs, des élus aux personnels de cuisine. À ce jour, plus de 250 communes ont été accompagnées par cette association, dont 30 ont obtenu le label « Territoire bio engagé ». Toutefois, il est essentiel de s’assurer que cet accompagnement respecte la diversité des territoires et des choix politiques locaux. Il convient de veiller à ce que les collectivités puissent bénéficier d’une information complète et équilibrée, leur permettant de prendre des décisions éclairées en fonction de leurs spécificités et de leurs priorités. Dans le Douaisis, territoire comprenant 35 communes et environ 148 500 habitants, la surface agricole utile (SAU) est de 10 786 hectares, dont seulement 3,61 % sont consacrés à l’agriculture biologique. Cette proportion reste inférieure à la moyenne nationale, malgré les efforts engagés localement. Par ailleurs, le taux de pauvreté dans le Douaisis atteint 19,5 %, avec un revenu médian de 18 190 €. Ces indicateurs socio-économiques soulignent la nécessité d’une approche équilibrée, tenant compte des contraintes budgétaires des collectivités et de l’accessibilité des repas pour les familles. En conséquence, il souhaite savoir quels mécanismes le ministère envisage pour garantir une information transparente et équilibrée aux collectivités sur les différentes options d’approvisionnement en produits de qualité, incluant le bio mais aussi d’autres filières locales et les productions en circuits courts, comment le ministère s’assure que les accompagnements proposés par des associations prônant le bio respectent la neutralité et la diversité des choix politiques des collectivités et enfin quelles mesures sont prévues pour évaluer l’impact économique et social de l’introduction du bio dans la restauration collective, notamment en termes de coûts pour les collectivités et d’accessibilité pour les familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4095</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditionner les vaccins pour volailles en formats adaptés aux petits élevages.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7183. — 3 juin 2025. — M. Frédéric Boccaletti alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inégalité persistante dans l’accès aux moyens de prévention sanitaire entre les grands élevages avicoles industriels et les petites structures d’élevage. La France compte des milliers de petits éleveurs avicoles, amateurs, familiaux, ou professionnels de petite taille, qui participent activement à la préservation de nombreuses races, menacées de disparition. Leur rôle est fondamental : ils contribuent à la conservation de la biodiversité domestique, un pan essentiel du patrimoine national vivant. Or ce patrimoine est en net déclin. L’accès aux vaccins avicoles est aujourd’hui largement déconnecté des réalités et des besoins de ces structures. En effet, les vaccins ne sont produits et homologués par les laboratoires vétérinaires, sous le contrôle de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - agence nationale du médicament vétérinaire (ANSES-ANMV), qu’en conditionnements de 1 000, 10 000 voire 20 000 doses, à des tarifs rendus inabordables pour les petits élevages. Qu’il s’agisse d’autoproduction familiale, d’élevages amateurs de sélection de races anciennes, ou de petites unités locales professionnelles, aucun de ces modèles ne peut rationnellement supporter une offre aussi indécente. Dans ce contexte, seule l’aviculture industrielle intensive peut se permettre de vacciner ses volailles dans des conditions économiquement viables. À titre d’exemple, un éleveur familial souhaitant protéger son petit cheptel, doit débourser jusqu’à 480 euros pour un flacon de 1 000 doses, dont les trois quarts finiront à la poubelle. Ce gaspillage absurde, financièrement insoutenable, est en contradiction manifeste avec les principes de santé publique, de rationalité économique et avec les engagements internationaux de la France en faveur de la protection des races domestiques à faible effectif. Pendant des décennies, l’aviculture familiale a été un pilier de la ruralité, à travers des concours, des salons, des clubs transgénérationnels, mettant en avant le respect du vivant bien avant que le bien-être animal ne devienne un enjeu public. Aujourd’hui, un grand nombre de ces éleveurs passionnés baissent les bras, broyés par un système kafkaïen. Ils réduisent leur cheptel, voire cessent totalement leur activité, faute de soutien adapté. Ce recul fragilise directement la pérennité de nombreuses races anciennes, condamnées à terme. Il lui demande donc quelles mesures concrètes elle entend prendre pour permettre enfin la mise à disposition de vaccins conditionnés dans des formats adaptés aux besoins des petites structures d’élevage. Cette réforme est urgente pour éviter que disparaissent définitivement des pans entiers du patrimoine génétique avicole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4095</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement des lycées agricoles privés sous contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7191. — 3 juin 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le financement des lycées agricoles privés sous contrat. Depuis 2022, les subventions accordées aux lycées agricoles privés sous contrats ont diminué alors même que les coûts de fonctionnement de ces établissements, notamment à cause de l’inflation, augmentent. Les établissements agricoles privés, reliés au Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), représentent 30 % de l’enseignement agricole en France avec plus de 45 000 élèves et 12 000 apprentis répartis dans 176 établissements qui réalisent une mission d’utilité publique. Les relations financières entre le réseau du CNEAP et l’État sont fixées par la loi Rocard du 31 décembre 1984 qui prévoit une aide définie annuellement par décret. Historiquement, cette aide est calculée en référence au coût d’un élève de l’enseignement public agricole. Cependant depuis 2022, l’État a modifié la base du calcul de l’aide accordée aux établissements reliés au CNEAP en y excluant les crédits régionaux auxquels ont droit les établissements agricoles publics. Les établissements agricoles privés n’ont en effet pas été concernés par les lois de décentralisation de 1985 et 2005 qui permettent aux établissements publics de recevoir des financements régionaux. Ainsi en ne prenant en compte que son financement direct des lycées agricoles publics, l’État pénalise les établissements du CNEAP déjà en difficulté financière. Cette modification du calcul du montant de l’aide accordée aux lycées agricoles privés représente pour ces derniers un manque à gagner de 35 à 40 millions d’euros par an, les mettant alors en péril. Les établissements du CNEAP sont pourtant d’un intérêt majeur pour l’agriculture française. Il demande donc au Gouvernement comment il entend répondre à ce besoin de financement des établissements du CNEAP qui sont un maillon essentiel de l’enseignement agricole français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4096</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Dotation globale de fonctionnement des communes nouvelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7170. — 3 juin 2025. — M. Denis Masséglia interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les déséquilibres croissants engendrés par le mode de répartition actuel de la dotation globale de fonctionnement (DGF) entre les communes dites « nouvelles » et celles ayant conservé leur autonomie. Alors que la DGF constitue une ressource essentielle pour les collectivités locales, de nombreuses communes voient leur dotation diminuer chaque année, sans que cette baisse soit corrélée à une diminution de leurs charges. Cette situation les contraint très souvent à réduire voire supprimer certains services publics, ou à augmenter la fiscalité locale. Bien que la DGF allouée au global au département du Maine-et-Loire soit en augmentation (208,2 millions d’euros en 2024 contre 215 millions d’euros en 2025), cette progression ne bénéficie pas équitablement à l’ensemble des territoires. Ainsi, certaines communes rurales de l’ex-communauté d’agglomération du Choletais ont vu leur dotation chuter de 31 % en dix ans, tandis que des communes nouvelles de taille similaire ont connu une progression de leur DGF de plus de 44 % par habitant sur la même période. Par exemple, la commune de La Séguinière voit sa DGF passer de 337 000 euros en 2024 à 311 000 euros en 2025, soit une baisse de 7,72 %, représentant environ 74 euros par habitant. À l’inverse, certaines communes nouvelles bénéficient d’une hausse significative, pouvant atteindre 335 euros par habitant, décorrélée de l’évolution de sa population. L’exemple de Saint-Léger-sous-Cholet est également révélateur : malgré une croissance démographique de 19 % en dix ans, sa DGF a été divisée par deux sur la même période, passant de 297 679 euros en 2015 à 186 516 euros en 2025, ramenant la dotation par habitant de 112 euros à 59 euros, soit une baisse de plus de 47 %. Il lui demande si le Gouvernement envisage une réforme des critères de répartition de la dotation globale de fonctionnement, afin de mieux prendre en compte les réalités économiques, fiscales et démographiques des territoires et de garantir un traitement équitable de l’ensemble des communes françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4096</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Intégration de la commune de Molène au dispositif ZRR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7171. — 3 juin 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’opportunité d’intégrer la commune de Molène au dispositif « France ruralités revitalisation » (ZFRR). Instaurées par la loi n° 95-115 du 4 février 1995 relative à l’aménagement et au développement du territoire, les zones de revitalisation rurale ont été créées pour répondre aux difficultés spécifiques de certains territoires ruraux : isolement, déclin démographique, faible densité de population, ou encore insuffisance d’équipements. Elles permettent aux communes concernées de bénéficier d’avantages fiscaux et sociaux destinés à stimuler l’activité économique. Le classement s’appuie sur des critères régulièrement actualisés, tels que la densité de population ou la richesse fiscale par habitant, précisés notamment par le décret n° 2017-965 du 10 mai 2017. Dans la continuité de cette politique, le gouvernement a lancé en 2023 le programme « France ruralités revitalisation », un nouveau zonage prioritaire conçu pour accompagner les communes rurales fragiles. Ce dispositif ouvre droit à un soutien renforcé, fiscal, social et en ingénierie, afin de dynamiser l’économie locale, maintenir les services publics essentiels et améliorer le cadre de vie. Les critères d’éligibilité tiennent compte de la densité de population, du niveau de revenus, des taux de vacance de logements et d’autres indicateurs révélateurs de fragilités socio-économiques. Le zonage ZFRR repose sur une méthodologie transparente, croisant plusieurs indicateurs statistiques pour cibler les territoires les plus vulnérables. Les communes éligibles présentent des caractéristiques précises : faible densité d’emplois, difficultés d’accès aux services, ou encore déclin démographique. Cette démarche vise à garantir une réponse adaptée et équitable aux besoins spécifiques des territoires ruraux en difficulté. Dans le Finistère, la commune d’Ouessant (INSEE 29155) a par exemple été officiellement intégrée au dispositif ZFRR par arrêté ministériel en date du 19 juin 2024, avec effet au 1er juillet 2024. Ce classement ouvre droit à des mesures concrètes : exonérations d’impôt sur les bénéfices, de cotisation foncière des entreprises (CFE), de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), ainsi qu’à des exonérations de cotisations sociales patronales pour les nouvelles embauches (jusqu’à la 50e). Ces dispositifs ont vocation à soutenir l’emploi, favoriser l’implantation d’entreprises et maintenir les services de proximité dans les territoires ruraux les plus isolés. Or la situation de Molène, commune située sur la 3ème circonscription du Finistère, présente de nombreuses similitudes avec celle d’Ouessant. Cette île du Finistère connaît elle aussi un dépeuplement constant, le départ des jeunes générations, la fermeture progressive de commerces et un affaiblissement des services publics. Molène répond objectivement aux critères du dispositif ZFRR. Son intégration permettrait non seulement de renforcer son tissu économique et social, mais aussi de préserver les fonctions stratégiques qu’elle remplit en matière de biodiversité marine et de patrimoine culturel insulaire. Il s’agit là d’un enjeu de cohésion territoriale et d’équité républicaine. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intégrer la commune de Molène au dispositif ZFRR lors de la prochaine actualisation du zonage, afin de lui garantir les mêmes leviers de développement que ceux déjà accordés à Ouessant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4097</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Fin ADSL - difficultés des usagers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7229. — 3 juin 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés qui affectent les usagers du service public de communication électronique. Malgré des paiements à jour et un abonnement toujours actif, nombreux sont les citoyens à subir les désagréments d’une connexion internet ADSL instable voire régulièrement inexistante. Il s’avère que la technologie ADSL touchera à sa fin en 2030 et qu’il n’y a donc plus de nécessité d’entretenir ce réseau. Mais certains opérateurs continuent de faire souscrire des contrats, alors même qu’ils ne sont pas en capacité de les honorer, notamment en l’installant dans certains quartiers, profitant de l’ignorance des clients sur le sujet. En plus de la fracture numérique encore présente, vient s’ajouter une fracture territoriale, car parmi ces millions de Français toujours abonnés à l’ADSL et ne disposant pas de connexion à internet en très haut débit, se trouve une part importante de citoyens ruraux, creusant ainsi toujours plus la machine à produire des inégalités entre les villes et les campagnes. C’est pourquoi il souhaiterait savoir ce qu’entend faire le Gouvernement en la matière pour obliger les opérateurs à prévenir les clients de la fin programmée de l’ADSL et quelles solutions il propose pour que tous les Français, quel que soit leur territoire, puissent bénéficier d’une connexion stable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4097</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Prolongement piste cyclable D 964
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7270. — 3 juin 2025. — Mme Sandra Delannoy attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la prolongation d’une piste cyclable le long de la départementale D 964, reliant Wignehies à Fourmies. En effet, dans la commune de Wignehies, une piste cyclable a été construite, ce qui facilite la mobilité des habitants non véhiculés. Cependant, cette piste cyclable s’arrête « net » aux abords de Fourmies, ce qui met en danger les usagers du début de piste, obligés, dès lors, de rouler ou de marcher au bord de la départementale, la partageant alors avec des automobilistes lancés à 80 km/h. Aussi, même si la mairie de Fourmies souhaite également le prolongement de cette piste cyclable, elle en est empêchée eu égard aux coûts que ce projet ferait peser sur la commune. Elle souhaite donc savoir ce qu’il compte faire concernant le prolongement opportun et nécessaire de cette piste cyclable, à l’heure où les mobilités douces sont encouragées et où toutes les parties prenantes sont de bonne volonté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4098</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Respect de la réglementation sur des ralentisseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7273. — 3 juin 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le respect de la réglementation pour les ralentisseurs. Le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 relatif aux caractéristiques et aux conditions de réalisation des ralentisseurs de type dos d’âne ou de type trapézoïdal stipule dans son article 2 que tous les ralentisseurs devront être conformes aux règles de ce décret dans les 5 années qui suivront la publication de celui-ci. La norme NF P98-300 reprendra par la suite les caractéristiques précisées dans le décret. Or, selon les associations PUMSD (Pour une mobilité sereine et durable) et la Ligue de défense des conducteurs, 90 % des 450 000 ralentisseurs présents en France ne répondraient pas à ses normes, en particulier les coussins et les plateaux, qui bien que présentés dans un guide du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) publié en 2010, ne remplissent pas les obligations réglementaires. Dans sa décision du 23 octobre 2023, le Conseil d’État rappelle l’obligation pour les collectivités de respecter les normes du décret du 27 mai 1994, même s’il n’ordonne pas leur destruction dans sa décision du 27 mars 2025. Il est donc confirmé qu’un nombre important de collectivités en charge d’un réseau routier méconnaît la réglementation, même si elles n’ont pas d’obligation de les enlever. Ces irrégularités entraînent des risques de dégâts matériels et d’accidents de la circulation, pouvant s’avérer très graves, en particulier pour les deux-roues. Cela accroît également des désagréments acoustiques pour les riverains et des gènes pour les usagers de la route souffrant de certaines douleurs physiques. Aussi, elle souhaite connaître les mesures qui seront engagées pour que les collectivités et les entreprises de travaux publics se conforment aux règles en vigueur en matière de ralentisseurs pour les futurs travaux de voirie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4098</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Contentieux de prévoyance militaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7150. — 3 juin 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de M. le ministre des armées sur la situation de nombreux militaires blessés qui, malgré leur engagement et leurs blessures en service, n’ont jamais reçu les allocations prévues par les fonds de prévoyance militaire. Depuis 1984, un décret permettait aux militaires blessés et réformés pour raison médicale de toucher une allocation. Pourtant, cette disposition est longtemps restée méconnue, y compris dans les unités et des centaines de blessés, parfois grièvement atteints lors d’opérations extérieures, n’en ont jamais été informés. Aujourd’hui encore, certains anciens combattants découvrent l’existence de ce droit des décennies après leur blessure. En 2018, sans information préalable ni modification du décret d’origine, une prescription de quatre ans a été appliquée aux demandes, empêchant de nombreux anciens blessés d’être indemnisés. Cette mesure, prise juste après la diffusion d’une fiche d’information sur le sujet, semble avoir été mise en place pour restreindre l’accès à ces droits, plutôt que pour mieux les faire connaître. Plus récemment, un décret de 2024 a fortement diminué les montants versés aux blessés, notamment en ne tenant plus compte des enfants dans les calculs, ce qui réduit parfois les indemnités de plus de moitié. Dans le même temps, 100 millions d’euros issus de ces fonds sont utilisés pour financer des projets de construction de logements, sans que leur rentabilité soit prouvée, au détriment des militaires blessés. Il lui demande donc s’il compte lever la prescription mise en place en 2018 pour permettre aux blessés oubliés de faire valoir leurs droits ; s’il envisage de réviser le décret de 2024, qui pénalise financièrement de nombreuses familles de blessés ; et enfin, s’il peut garantir que les fonds financés par les cotisations des militaires servent en priorité à indemniser les blessés, avant d’être utilisés à d’autres fins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4098</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Alerte sur le conflit social au sein de Naval Group et ses conséquences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7178. — 3 juin 2025. — M. René Pilato attire l’attention de M. le ministre des armées sur le conflit social au sein de Naval Group et sur les possibles conséquences sur la livraison de matériel militaire. Depuis le début d’année 2025, un conflit social d’ampleur traverse l’entreprise Naval Group, spécialisé dans la construction navale de défense. Les salariés réclament l’ouverture de discussions suite à la dégradation des conditions de travail. Ils dénoncent notamment la division de la participation aux bénéfices des salariés par deux, une récente révision à la baisse de la convention collective de la métallurgie, du nouvel accord d’entreprise (travail le dimanche, recours aux heures supplémentaires au détriment de l’emploi et des difficultés d’évolution professionnelle, projet de travail en trois 8, etc.) et des négociations annuelles obligatoires (NAO) en fortes baisses vis à vis de l’année passée malgré des bénéfices supérieurs. Face au refus de dialogue de la part de la direction de l’entreprise, le conflit risque de durer, ce qui va inévitablement porter préjudice à la livraison des équipements demandés par un des corps armés, la marine nationale. Le ministère des armées doit dans son périmètre d’activité se soucier de répondre aux besoins matériels et humains des différents corps armés, pour garantir la souveraineté de la France. Il doit s’assurer que les entreprises, qui interviennent dans la production de matériel militaire, vont bien répondre et à temps aux besoins des différents corps armés. Il est donc de la responsabilité du Gouvernement de créer les conditions du retour du dialogue social dans cette entreprise, afin de garantir la bonne livraison des équipements et ceux pour assurer les missions essentielles et stratégiques de la marine nationale. Par ailleurs, du fait de la nature des activités de Naval Group et alors que l’État en est l’actionnaire majoritaire, le Gouvernement et a fortiori le ministère des armées, doit pouvoir intervenir. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4099</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Sanquer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Dépôt de munitions et droit des propriétaires fonciers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7231. — 3 juin 2025. — Mme Nicole Sanquer interroge M. le ministre des armées sur les contreparties que l’armée entend proposer aux Polynésiens qui ne peuvent plus disposer librement de leurs terres familiales en raison d’un dépôt de munitions de l’armée situé dans leur périmètre. Le code de la défense a instauré en Polynésie française un polygone d’isolement autour d’un dépôt de munitions implanté sur la commune de Teva I Uta impliquant pour tout propriétaire souhaitant construire une maison d’habitation sur ses terres de se conformer à de nombreuses contraintes mais surtout d’obtenir l’autorisation préalable du commandant supérieur des forces armées. L’important périmètre de cette servitude instaurée pour l’armée impose une limitation de construction à 2 000 habitants en y incluant la population de la prison de Tatutu estimée à 700 personnes. A défaut, toute construction nouvelle est impossible rendant de ce fait inconstructible l’ensemble du foncier restant disponible inclut dans le polygone. Pour autant, les familles polynésiennes n’ont jamais été clairement informées de ces conséquences ni perçu une quelconque indemnisation à ce titre. C’est ainsi que désormais les familles apprennent au fil des dévolutions successorales et sorties d’indivision, souvent laborieuses et onéreuses, ou demandes de permis de construire après avoir engagé de nombreux frais d’études, que leur patrimoine hérité de leurs aïeux, ne pourra plus leur permettre d’y bâtir leur vie au prétexte qu’un centre de munition est situé à 690 mètres de leur parcelle. En Polynésie française, la rareté du foncier est une réalité et la pression financière en matière immobilière ne cesse de croitre de manière inquiétante ces dernières années empêchant de ce fait les jeunes Polynésiens d’acquérir leur indépendance autrement qu’en disposant d’une terre familiale. Dernièrement, une jeune Polynésienne s’est vu refuser son permis de construire après plusieurs longs mois d’échanges avec l’armée laissant penser que plus aucun permis ne pourra être accordé. Elle lui demande quelles contreparties l’armée entend proposer aux Polynésiens qui ne peuvent plus disposer librement de leurs terres familiales pour un dépôt de munition de l’armée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4099</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Restrictions horaires des visites en établissements de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7201. — 3 juin 2025. — Mme Christine Arrighi interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, suite à une question adressée en octobre dernier à la ministre de la santé et de l’accès aux soins, à ce jour restée sans réponse. Alors, Mme la députée alertait le Gouvernement sur un phénomène observé dans des EHPAD et d’autres établissements de santé du territoire. En effet, la direction de certains de ces établissements applique de façon arbitraire des restrictions sur les horaires de visite pour leurs résidents. La raison de ces décisions est toujours la même : dans un contexte de tension et difficultés de recrutement dans le secteur du soin et de la santé, ces mesures visent à simplifier le fonctionnement des services et l’organisation des soins par les équipes. Cependant, ces mesures font défaut aux exigences de la loi Bien vieillir publiée au Journal Officiel le 8 avril 2024, qui prévoit que les établissements doivent « garantir le droit des personnes qu’ils accueillent, de recevoir chaque jour tout visiteur de leur choix (…) sans que cette visite ne doive faire l’objet d’une information préalable ». Pour rappel, le législateur a circonscrit les interdictions de visite aux seuls cas de menaces à l’ordre public ou pour la santé du ou des résidents et celle des équipes. Ce cadre légal vise ainsi à protéger la santé mentale et la dignité des publics accueillis, de leurs familles et de leurs proches. En ce sens, la restriction des visites participe d’un isolement des publics, d’une dégradation de leur santé mentale tout en accentuant la pression sur les proches, pour lesquels les horaires de visite autorisée ne sont pas toujours compatibles avec leurs impératifs professionnels. Laisser la restriction d’horaires de visite s’appliquer dans ces établissements, c’est se résigner à laisser les établissements et les soignants trouver des solutions pratiques, quitte à être hors-la-loi, pour contourner toujours le même problème : le manque de ressources humaines et la complexité des recrutements dans les secteurs sanitaire et social. In fine, c’est surtout accepter que le fonctionnement d’un service de soin, aille à l’encontre de l’intégrité physique et psychologique des patients. Ne serait-ce pas là pourtant, la base du « prendre soin » ? Elle l’interroge sur la temporalité et le contenu des mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour préserver la santé mentale des résidents en EHPAD et autres établissements de santé en assurant la pleine application du droit de visite encadré par la loi de 2024. Elle lui demande quand le Gouvernement donnera au secteur les moyens de renforcer l’attractivité des métiers du soin et de la santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4100</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Création d’une catégorie intermédiaire de stationnement aux titulaires de la CMI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7238. — 3 juin 2025. — M. Jean-Louis Thiériot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la réglementation applicable aux places de stationnement réservées aux titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « stationnement ». Actuellement, la réglementation interdit de cumuler, sur un même emplacement, la fonction de stationnement « sédentaire » pour les personnes handicapées et celle de dépose-minute. Cette incompatibilité repose sur des finalités différentes : d’un côté, permettre un stationnement de plus ou moins longue durée à proximité des établissements recevant du public ; de l’autre, assurer une rotation rapide des véhicules. Cette dualité, compréhensible en droit, se heurte toutefois à des situations concrètes non couvertes par le dispositif actuel, en particulier pour les personnes à mobilité réduite ayant besoin d’être accompagnées sans pour autant nécessiter un stationnement prolongé. De nombreux aidants ou conducteurs accompagnateurs soulignent l’absence d’emplacements adaptés pour assurer une dépose et un accompagnement sécurisé de la personne handicapée vers l’entrée de l’établissement, sans risquer une verbalisation pour stationnement non autorisé ou pour arrêt gênant. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’introduire une catégorie intermédiaire d’emplacements réservés, permettant une dépose ou un stationnement de très courte durée (15 à 30 minutes) exclusivement réservé aux titulaires de la CMI, afin de mieux répondre aux besoins des usagers en situation de handicap et de leurs accompagnants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4100</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance juridique des déficiences auditives acoustiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7240. — 3 juin 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la nécessaire reconnaissance juridique des déficiences auditives acoustiques. L’acouphène et l’hyperacousie, deux troubles auditifs douloureux et invalidants, affectent une population toujours plus importante et en constant rajeunissement, à travers l’augmentation des facteurs de risque et un environnement sonore envahissant. S’il existe peu de chiffres certifiés pour la population concernée par ces troubles, 14 à 17 millions de personnes environ souffriraient d’acouphènes, tandis que l’hyperacousie concernerait environ 8 % de la population. L’hyperacousie et les acouphènes désignent deux troubles acoustiques douloureux, perturbant la vie sociale et familiale, mais aussi les activités professionnelles, la vie intime et les loisirs. Dans leurs formes les plus sévères, ces troubles se révèlent fortement invalidants et tendent finalement à exclure les personnes affectées de la société. Parfois indépendantes et comprenant chacune plusieurs seuils d’invalidité, ces pathologies peuvent également se cumuler ou faire office de symptômes à des déficiences plus graves (maladie de Ménière). En tout état de cause, ces déficiences auditives acoustiques pâtissent d’un manque d’intérêt général, de recherche, de formation, de connaissances et de sensibilisation. Dans ces conditions, le diagnostic médical s’avère difficile à poser et souvent tardif, laissant les personnes affectées en proie à un sentiment d’abandon. L’absence de reconnaissance et de prise en compte de ces pathologies en limite évidemment les formes de traitements appropriés et efficaces. Des thérapies sont en cours de développement, consistant à apprendre aux patients à « vivre » avec leurs troubles ou associant rééducation du système auditif et travail sur les émotions. Pour autant, aucun des traitements proposés ne fait encore consensus au sein du corps médical. De nouvelles recherches, concernant le processus de réparation des déficiences acoustiques, demeurent particulièrement attendues chez les personnes affectées. Ainsi se pose la question de la reconnaissance officielle, sur le plan juridique, des déficiences auditives acoustiques en lien avec les professionnels de santé et les autorités médicales compétentes. Considérant les conséquences invalidantes de l’hyperacousie et des acouphènes, les associations militant pour la reconnaissance de ces pathologies plaident pour leur intégration juridique dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Il s’agirait d’une pleine et entière reconnaissance de ces troubles, au même titre que les autres familles de déficiences invalidantes et de handicaps, tels que la baisse d’audition, la surdité et l’hypoacousie, sans restriction liée à l’environnement professionnel ou à l’association à une autre pathologie aggravante. Finalement, une telle reconnaissance juridique doit pouvoir favoriser la recherche autour desdits troubles, le développement des traitements et l’accompagnement des personnes concernées. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage favorablement l’inclusion des acouphènes et de l’hyperacousie au sein de la loi du 11 février 2005 et s’il entend s’engager en faveur de la prise en compte des personnes atteintes de ces déficiences, au même titre que celles dont le handicap a été officiellement reconnu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4101</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Obligation d’assurance applicable aux tondeuses autoportées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7160. — 3 juin 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’obligation d’assurance applicable aux tondeuses autoportées, ainsi que sur l’information délivrée aux consommateurs à ce sujet. L’article L. 211-1 du code des assurances prévoit qu’un véhicule terrestre à moteur doit obligatoirement être couvert par une assurance garantissant la responsabilité civile, même lorsqu’il est utilisé exclusivement dans un cadre privé. La jurisprudence reconnaît les tondeuses autoportées comme relevant de cette catégorie, en raison de leur motorisation, de leur autonomie et de leur usage. Elles ne sont donc pas couvertes par les contrats d’assurance habitation, qui excluent expressément ce type d’engin. Pourtant, de nombreux particuliers ignorent cette obligation légale et pensent à tort que leur tondeuse est couverte par leur assurance habitation. Cette méconnaissance peut avoir des conséquences lourdes en cas de sinistre, notamment lorsque l’engin cause un dommage à autrui ou subit une dégradation. Il apparaît donc essentiel que les utilisateurs soient clairement informés de la nécessité de souscrire une assurance automobile spécifique. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître quels dispositifs d’information sont aujourd’hui prévus pour alerter les particuliers sur cette obligation. Elle l’interroge également sur le rôle des vendeurs et distributeurs de tondeuses autoportées, notamment en matière d’obligation légale d’information aux acheteurs sur la nécessité de souscrire une assurance adaptée. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer l’information délivrée aux consommateurs au moment de l’achat, par exemple par une mention obligatoire sur les documents de vente ou les notices d’utilisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4101</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Concurrence étrangère : menace sur les artisans français du bâtiment</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7166. — 3 juin 2025. — M. Romain Baubry attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la concurrence déloyale qu’exercent les microentreprises étrangères vis-à-vis des artisans français du bâtiment. En effet, depuis le 1er janvier 2025, les microentreprises de l’espace communautaire bénéficient du seuil de franchise de TVA de 25 000 euros, qui n’était jusqu’ici réservé qu’aux microentreprises françaises. Ces microentreprises des autres pays européens constituent une concurrence déloyale au détriment des artisans français du bâtiment qui ne bénéficient pas du seuil de franchise de TVA. De plus, les artisans français du bâtiment sont soumis à des contraintes lourdes que ce soit sur le plan fiscal ou social, telles que la souscription obligatoire à une assurance décennale, avoir une qualification professionnelle préalable ou tenir une comptabilité complète. Il souhaite savoir ce que compte faire le Gouvernement pour protéger les artisans français du bâtiment et des travaux publics en limitant les conséquences de cette concurrence issue de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4101</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Procédures et obligations pesant sur les salons de coiffure
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7167. — 3 juin 2025. — M. Romain Baubry attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les charges croissantes et les obligations réglementaires qui pèsent sur les professionnels de la coiffure en France. Le secteur de la coiffure, composé majoritairement de petites entreprises artisanales, subit une pression administrative et financière de plus en plus forte. Outre les charges sociales et fiscales élevées, les professionnels doivent se conformer à de nombreuses obligations : normes d’hygiène strictes, accessibilité aux personnes en situation de handicap, règles spécifiques d’affichage, ou encore une formation continue obligatoire. Par ailleurs les contraintes liées à l’ouverture ou à la reprise d’un salon, telles que la nécessité d’une qualification professionnelle, de procédures d’enregistrement strictes, mais aussi des contrôles multiples, à l’ouverture et après, accentuent ce problème. Ces obligations, si elles sont justifiées par la protection du consommateur et des travailleurs, représentent une lourde charge pour de nombreux artisans, en particulier dans les zones rurales. Elles favorisent l’installation de grandes chaînes au désavantage des commerces à taille humaine qui peuplent les centres-villes des petites communes. Dans un contexte de difficultés de recrutement, d’inflation et de transformation des modes de consommation, ces contraintes peuvent freiner la pérennité, voire empêcher l’installation de nouveaux professionnels, notamment les jeunes ou les indépendants. Les coiffeurs sont des artisans, disposant d’un véritable savoir-faire, qui forment un lieu de vie indispensable des petites communes et y forment l’un des lieux d’échanges entre les habitants. Ainsi il lui demande par quelles mesures le Gouvernement envisage une simplification des procédures et obligations pesant sur les salons de coiffure, ainsi qu’un allègement ciblé des charges administratives ou fiscales, permettant de soutenir la vitalité de ce secteur essentiel au tissu économique local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4102</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Fermeture de la radio Vivre FM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7162. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Grégoire appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la fermeture de la radio Vivre FM. Le 3 avril 2025, le tribunal de commerce de Paris a prononcé une liquidation judiciaire à effet immédiat pour la radio Vivre FM. Cette décision marque l’arrêt d’un média inclusif unique en Europe qui diffusait depuis 21 ans. Elle permettait la sensibilisation de 500 000 auditeurs aux sujets du handicap, ainsi qu’une insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. Cette fermeture intervient vingt ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap et seulement neuf mois après les jeux paralympiques de Paris 2024. L’accessibilité et la visibilité des personnes en situation de handicap ne peuvent connaître un recul de ce type. Au-delà de ces enjeux de visibilisation, le contenu diffusé par Vivre FM a également permis de mettre en lumière les acteurs qui agissent chaque jour pour accompagner les personnes en situation de handicap. Cette disparition est un nouveau signal inquiétant envoyé aux personnes en situation de handicap, qui pourrait être compris comme une nouvelle fragilisation de leur inclusion dans la société. M. le député s’inquiète que les moyens nécessaires pour assurer la représentation de toutes les personnes ne soient pas mis en œuvre par le Gouvernement et Mme la ministre. Le départ du financeur OVE ne peut pas constituer une raison suffisante à la disparition du média qui fournit une mission d’intérêt général. Cette question dépasse les clivages politiques. Ainsi, M. le député s’inquiète que la question écrite de M. Patrick Hetzel, député de la 7e circonscription du Bas-Rhin, appartenant au groupe Droite Républicaine, portant sur le même sujet, soit restée à ce jour sans réponse, plus d’un mois après sa publication au Journal officiel. Il lui demande si elle entend agir pour que la station Vivre FM puisse reprendre sa diffusion, en assurant son financement, ce qui lui permettrait d’assurer l’insertion professionnelle et la visibilisation des personnes en situation de handicap dans le paysage médiatique français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4102</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation sur les bâtiments communaux.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7215. — 3 juin 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la taxe d’habitation sur les bâtiments communaux. En effet, depuis la réforme de la taxe d’habitation intégralement mise en place depuis le 1er janvier 2023, certaines communes ont reçu des avis d’imposition relatifs à la taxe d’habitation pour des salles communales qui n’avaient jamais fait l’objet de telles impositions. Ces salles sont pourtant souvent mises à disposition des associations locales et peuvent également être louées pour des évènements privés organisés par des habitants des communes concernées. Ces locaux sont des lieux importants de convivialité et de rencontre, en particulier dans les territoires ruraux. Malgré cette large ouverture au public et leur fonction de service public de proximité, les salles communales ne bénéficient pas des exonérations de la taxe d’habitation prévues aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts (CGI). Elle souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement envisage d’élargir l’exonération de taxe d’habitation aux bâtiments communaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4103</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prévention des escroqueries au virement bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7163. — 3 juin 2025. — M. Romain Tonussi attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence apparente de contrôle exercé par certains établissements bancaires lors de virements de montants importants effectués par des conseillers bancaires, notamment dans le cadre de projets de financement. Une administrée de sa circonscription a récemment été victime d’une escroquerie portant sur plus de 200 000 euros. Dans le cadre de démarches visant à obtenir un prêt bancaire auprès d’un établissement français, un conseiller bancaire a effectué un virement important censé constituer un apport personnel. Or il s’est avéré que les fonds ont été détournés au profit d’une société frauduleuse étrangère, sans qu’aucune alerte, mise en garde ou vérification ne soit déclenchée par sa banque. Cet exemple illustre un défaut manifeste de vigilance dans le traitement de certaines opérations à risque, et pose la question de la responsabilité des conseillers bancaires et des dispositifs de sécurité internes en cas de virements de montants significatifs. Il lui demande en conséquence si des obligations spécifiques de contrôle existent actuellement pour les banques lors de la réception ou de l’exécution de virements d’un montant important, notamment lorsqu’ils sont liés à des démarches de prêt. Il souhaite également savoir si des mesures nouvelles sont envisagées pour encadrer plus strictement ces pratiques, prévenir les fraudes et renforcer la protection des clients particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4103</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Barusseau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Nécessité d’un accord pour la levée des taxes chinoises sur le Cognac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7168. — 3 juin 2025. — M. Fabrice Barusseau alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité d’obtenir un accord avec les autorités chinoises avant la fin du moratoire, le 5 juillet 2025, pour soulager le secteur viticole français, notamment la filière du Cognac qui représente 14 000 emplois directs et 58 000 emplois indirects. L’enquête anti dumping chinoise ouverte le 5 janvier 2024 a mis à mal les filières viticoles françaises et, plus singulièrement, celle du Cognac pour laquelle le marché chinois représentait 25 % des ventes en 2023. Selon le Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC), les expéditions vers la Chine ont chuté de 9,6 % en volume et 23,8 % en valeur par rapport à 2023 depuis l’instauration de taxes chinoises le 11 octobre 2024. En 2025, sur le seul mois de février, les exportations vers la Chine ont chuté de 72 %. Ces mesures viennent en réponse à une politique douanière européenne visant entre autres les importations de véhicules électriques chinois pour laquelle la France s’est montrée particulièrement à l’avant-garde. En 2025, la nouvelle taxation sur les petits colis venus de Chine décidée par le Gouvernement est venue dégrader les relations commerciales entre les deux pays. Les conséquences sur les filières déjà ciblées comme celles des vins et spiritueux sont d’ores et déjà connues : maintien voire durcissement par la Chine des taxes à l’importation sur ces produits. Cette rivalité commerciale a déjà des conséquences sur les professionnels impliqués dans la filière du Cognac : non renouvellement des intérimaires et des contrats à durée déterminée, licenciements et chute des commandes auprès des fournisseurs. C’est tout un écosystème qui est touché. Pour une bouteille de Cognac, ce sont des savoir-faire ancestraux qui sont mobilisés : vignerons, bien sûr, mais aussi chaudronniers, tonneliers, maîtres et ouvriers de chais, etc. La crise commerciale se double donc d’un risque de la perte d’un patrimoine immatériel. Aussi, il lui demande ce qu’il compte mettre en œuvre dans les négociations avec la Chine pour obtenir qu’un terme soit mis à la taxation chinoise sur les vins et spiritueux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4103</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prévenir l’ouverture de crédits à la consommation avec usurpation d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7173. — 3 juin 2025. — Mme Annaïg Le Meur interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les moyens mis en place pour prévenir l’ouverture de crédits à la consommation en cas d’usurpation d’identité. L’usurpation d’identité, inscrit à l’article 226-4-1 du code pénal, est un délit consistant en l’utilisation d’informations personnelles sans l’accord de leur propriétaire dans le but de réaliser en leur nom des actions frauduleuses commerciales, civiles ou pénales. Chaque année en France, environ 200 000 personnes en sont victimes. Cela peut notamment prendre la forme de souscription de crédits à la consommation en utilisant l’identité de ses victimes. Aujourd’hui, les personnes informées d’un vol de données personnelles ne sont pas en mesure de se prémunir face à l’utilisation frauduleuse future de leur identité. Ainsi, même si la victime a déposé plainte, que l’usurpation est avérée et déclarée, il n’est pas possible de bloquer préventivement les démarches d’ouverture de nouveaux comptes et de lignes de crédit en son nom. Des outils ont été mis en place comme le fichier national de comptes bancaires (FICOBA) permettant à la victime de vérifier que de nouvelles actions n’ont pas été commises en son nom. Cependant l’ouverture nouveaux de crédits à la consommation reste toujours possible pour l’usurpateur. Aussi, elle lui demande s’il serait possible de mettre en place des mesures préventives auprès de la FICOBA en créant par exemple une liste des personnes victimes d’usurpation d’identité et en imposant aux organismes de crédit de réaliser une vérification renforcée de l’identité du client lors d’une demande d’ouverture de crédits au nom des personnes inscrites sur cette liste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4104</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Labellisation du cuir comme matière recyclée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7177. — 3 juin 2025. — M. Pierre Meurin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la labellisation du cuir comme matière recyclée. Le cuir, fierté française avec la filière du luxe et de la maroquinerie, pilier de l’économie du pays, est une matière noble et vertueuse vis-à-vis de l’environnement, mais qui pourtant ne dispose d’aucune reconnaissance juridique ou normative sur son caractère écologique. Il y a en effet une absence de labellisation sur le cuir, qui pourrait être considéré comme une matière recyclée. Le cuir est le maillon final de toute la filière de l’élevage ; du pastoralisme, en passant par l’agroalimentaire, à la consommation de viande. Il permet une exploitation des peaux en évitant ainsi la destruction de celles-ci. Le cuir est en ce sens, un recyclage des peaux afin d’en faire un produit durable et de qualité. L’industrie du cuir transforme aujourd’hui plus de 10 millions de tonnes de peaux, donc des potentiels déchets, en matériaux divers et pratiques, dont la destruction aurait un impact environnemental considérable. En plus de ce recyclage des peaux, de plus en plus d’accessoires sont créés avec les chutes de cuirs, permettant un recyclage intégral de cette matière. Le cuir mériterait donc l’attribution de label écologique par exemple le « Global Recycled Standard (GRS) » ou le « Recycled Claim Standard (RCS) ». Enfin, il faudrait que le cuir soit pris en compte dans les proportions minimales de produits recyclés et réemployés à respecter pour les acheteurs de l’État comme l’impose l’article 58 de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). La loi AGEC oblige en effet la commande publique à acquérir 8 % de produits textiles réemployés et au moins 20 % recyclés. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement entend valoriser le cuir au titre d’une matière vertueuse pour l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4104</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>La stratégie normative de la France pour sa souveraineté et sa compétitivité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7198. — 3 juin 2025. — Mme Eva Sas attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la stratégie normative de la France pour sa souveraineté, complémentaire de son pouvoir réglementaire. Dans un contexte de recomposition des équilibres industriels mondiaux, la France fait face à une double urgence : réindustrialiser durablement sur ses territoires, mais aussi préserver sa capacité à s’inscrire dans un environnement géoéconomique tendu. Par exemple, la Chine entreprend une politique commerciale toujours plus agressive et réaffirme sa volonté d’imposer ses standards au reste du monde. En effet, pendant que la France parle relocalisation, la Chine soumet les autres puissances à son potentiel économique : son plan « Made in China 2025 » a déjà atteint 86 % de ses objectifs, positionnant le pays en leader mondial de divers secteurs. De plus, avec « China Standards 2035 ». Pékin entend désormais prescrire ses normes à l’échelle mondiale, en matière industrielle notamment. Ce contexte prend un relief particulier alors que M. le ministre a rencontré M. He Lifeng, l’un des quatre vice-Premiers ministres de Chine. Cette recomposition s’inscrit en réalité dans un combat normatif. Ce sont aujourd’hui les normes internationales, définies collectivement au sein notamment de lSO (organisation internationale de normalisation) ou de l’IEC (commission internationale électrotechnique), qui structurent les marchés et déterminent les conditions de la compétition économique mondiale. Pourtant, Mme la députée s’inquiète que la nature même de ces standards soit souvent mal comprise par les acteurs nationaux. Contrairement à la réglementation, les normes résultent d’un consensus entre acteurs économiques, experts et institutions. Elles ne sont pas juridiquement contraignantes, mais elles s’imposent dans les faits, en fixant des standards et un cap que les entreprises doivent suivre pour accéder aux marchés et garantir l’interopérabilité entre leurs solutions. Les normes volontaires constituent un véritable levier d’influence au niveau mondial. Elles permettent de structurer des secteurs clés pour l’avenir technologique, économique et sécuritaire, tels que la transition énergétique, pilier de l’ambition climatique française. Pourtant reconnue à ses débuts comme une véritable puissance normative, la France perd aujourd’hui en influence. Pour la première fois, elle glisse au 4e rang mondial au sein des organismes internationaux de normalisation, derrière la Chine, les États Unis et l’Allemagne. Elle lui demande donc comment il entend relancer pleinement la dynamique de normalisation et soutenir activement la participation des entreprises françaises aux instances normatives internationales. En effet, ne pas encourager ces entreprises à le faire reviendrait à abdiquer une part de la souveraineté française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4105</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt emploi à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7212. — 3 juin 2025. — Mme Laure Miller attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir des aides fiscales accordées aux particuliers employeurs. La Cour des comptes, dans une communication rendue publique en fin d’année 2024, a suggéré la possibilité d’un recentrage des dispositifs fiscaux et sociaux bénéficiant aux ménages ayant recours à l’emploi direct à domicile. Ces annonces suscitent une vive inquiétude au sein de la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM). Plus de trois millions de Français ont recours à ce dispositif dans le cadre de la dépendance, du handicap, de la garde d’enfants ou de l’aide à domicile afin d’employer une personne pour répondre à ces besoins essentiels. Le crédit d’impôt et les exonérations sociales associées à ces emplois constituent non seulement un soutien à l’emploi local et non délocalisable, mais aussi un outil de lutte contre le travail dissimulé, tout en permettant le maintien à domicile de personnes âgées ou en situation de handicap. Bien que le contexte budgétaire actuel appelle à toutes les économies possibles, toute remise en cause de ces dispositifs risquerait d’engendrer un recul de ces formes d’emploi formel, un renchérissement du coût du service pour les ménages et une aggravation des inégalités d’accès aux services à la personne. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend préserver les dispositifs fiscaux et sociaux incitatifs en faveur de l’emploi direct à domicile et s’il envisage d’associer les partenaires du secteur à toute évolution des politiques publiques en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4105</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime d’imposition à la TH et CFE des locations saisonnières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7214. — 3 juin 2025. — M. Aurélien Pradié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le régime de la taxe d’habitation appliqué aux locations saisonnières assujetties à la cotisation foncière des entreprises. En effet, l’article 1407 du code général des impôts prévoit au 1er du II que les locaux passibles de la cotisation foncière des entreprises, lorsqu’ils ne font pas partie de l’habitation personnelle des contribuables, ne sont pas imposables à la taxe d’habitation. Le Bulletin officiel des impôts (BOI-IF-TH-10-20-20/12/2020) vient toutefois éclairer la notion de l’article 1408 du CGI « de disposition ou de jouissance des locaux imposables » assujettis à la TH. Ainsi, il convient de se placer du point de vue du loueur de meublé afin de déterminer si l’habitation constitue l’habitation personnelle du loueur. L’habitation personnelle étant le local occupé par le contribuable ou le local dont il se réserve l’usage. Le principe qui s’en dégage est que le local loué meublé qui n’est pas l’habitation personnelle mais qui est spécialement destiné à la location n’est pas imposable à la TH mais imposable en principe à la cotisation foncière des entreprises. Tel est le cas, par exemple, des chambres d’hôtel. Cependant, la TH est établie pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année. Est redevable de la TH le locataire d’un local imposable au 1er janvier de l’année d’imposition. Le propriétaire d’une location saisonnière peut être regardé comme voulant se garder la possibilité d’une jouissance du fait de la courte durée des locations proposées, dans ces circonstances, il est redevable de la TH. Or les meublés de tourisme sont des locations spécialement destinées à la location de courte durée : ces locations cumulatives rendent la jouissance impossible car elles constituent la destination même conférée au local, au même titre que des chambres d’hôtel. La dérogation au principe engendre donc une double taxation pour les loueurs de meublés saisonniers, TH et CFE, contraire à l’article 1407 du CGI. Il peut être établi par le loueur de meublés de tourisme qu’il ne peut en avoir la jouissance au 1er janvier de l’année puisque le bien est en location sur un site dédié à l’année et que la destination principale est la location saisonnière. Ainsi, en considérant que la location saisonnière de courte durée laisserait supposer que le propriétaire s’en garde la jouissance, sans s’attacher à la destination du local qui n’est pas la résidence personnelle, le loueur est soumis à la fois à la TH et à la CFE. Il faut aussi noter que sont exonérés de la CFE (article 1459 du CGI) les propriétaires qui louent en meublé des pièces de leur habitation principale, ceux qui louent tout ou partie de leur habitation personnelle à titre de gîte rural, les locations de meublés classés ou de meublés, si elles sont comprises dans leur habitation personnelle. Si le loueur est redevable de la TH, c’est donc que le local est considéré comme une habitation personnelle dont il se réserve la jouissance. Dans ce cas, le propriétaire doit bénéficier d’une exonération de la CFE. Le régime fiscal appliqué aux locations saisonnières spécialement destinées à cet usage nécessite un éclaircissement car le régime d’imposition à la TH dans ce cas particulier semble faire l’objet de différentes applications dont des exonérations. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser la règle applicable au regard de la TH en matière de location saisonnière assujettie à la CFE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4106</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hébergement de la mutuelle ALAN sur Amazon Web Services
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7230. — 3 juin 2025. — M. Philippe Latombe alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le choix de la mutuelle ALAN par de nombreux organismes publics, pour fournir une complémentaire santé à leurs agents. En un an, cette licorne française a en effet remporté les appels d’offres de l’Élysée, du ministère de la transition écologique, de Matignon, et, tout dernièrement, celui du ministère de l’économie et des finances. On peut certes parler d’un succès fulgurant. Cependant, cette plateforme héberge ses données chez Amazon Web Services (AWS) et se trouve donc assujettie à l’extraterritorialité du droit américain. M. le député s’étonne d’un tel choix, surtout dans le contexte transatlantique actuel. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage, dans un souci de protection des données sensibles de ses agents et de cohérence avec les directives qu’il émet, de demander à ALAN de migrer vers un cloud souverain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4106</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Acquisition de l’allemand Hornetsecurity par l’américain Proofpoint
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7249. — 3 juin 2025. — M. Philippe Latombe alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la toute récente acquisition de l’allemand Hornetsecurity, et donc de Vade, par l’américain Proofpoint. Entreprise française fondée en 2008, experte en cybersécurité des emails, Vade, anciennement Vade Secure, utilise l’intelligence artificielle pour détecter et bloquer les menaces, notamment sur Microsoft 365. Alors qu’elle est implantée au États-Unis d’Amérique depuis 2014 et qu’en 2019, elle espère s’introduire sur le marché américain et lever 70 millions d’euros auprès du fonds General Catalyst, Proofpoint, un éditeur américain et concurrent direct, lui intente un procès, l’accusant d’infractions au copyright et de vol de secrets industriels et commerciaux. Reconnue coupable par un tribunal américain en 2021, Vade écope alors d’une amende de 13,5 millions de dollars. Malgré cela, en 2022, l’entreprise, en laquelle le Président de la République, Emmanuel Macron, voyait l’année précédente l’une des trois plus prometteuses pour devenir une licorne, réalise une levée de fonds de 28 millions d’euros. En mars 2024, elle est rachetée par son concurrent allemand, Hornetsecurity, lui-même spécialisé dans la protection des environnements Microsoft 365, qui devient ainsi un leader européen de la cybersécurité. Il y a quelques jours, Proofpoint annonçait l’acquisition d’Hornetsecurity. L’entreprise américaine neutralise ainsi ses anciens rivaux, renforce sa position sur le marché européen de la cybersécurité et vient contrecarrer l’émergence de solutions souveraines européennes. Estimant que cet achat américain affaiblit considérablement l’écosystème européen de la cybersécurité et par là-même la souveraineté numérique nationale et européenne, M. le député demande que le service de l’information stratégique et de la sécurité économiques (SISSE) se saisisse de ce dossier. Il souhaite savoir dans quelle mesure il serait possible de s’opposer à cette acquisition, notamment en interpellant le gouvernement allemand.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4106</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assistants familiaux : cumul emploi/retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7260. — 3 juin 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le cumul emploi-retraite pour les assistants familiaux. De nombreux retraités ont fait le choix de s’investir dans le métier d’assistant familial. Ils mettent au profil de l’aide sociale à l’enfance leur expérience, leur compétence et leur dynamisme. Mais cela à un coût car il existe une contrainte financière pour ces assistants familiaux qui cumulent un revenu issu de leur activité auprès de l’ASE, ou d’un établissement public et une pension de retraite anticipée ou incomplète. Ils ne peuvent pas dépasser un plafond de revenus sans être dans l’obligation de rembourser une part de leur pension annuelle auprès de leur caisse de retraite. Une mesure qui contribue à accentuer la crise à laquelle sont actuellement confrontés les services de l’aide sociale à l’enfance, la majorité de ces assistants décidant de rompre leur contrat après s’être vu réclamer, pour certains, des remboursements jusqu’à 14 000 euros. Le code général des impôts précise le cadre des abattements forfaitaires concédés à la profession pour le calcul de l’impôt mais les caisses de retraite ne retiennent que le montant brut du revenu annuel pour réaliser un calcul favorable à un remboursement. Aussi, il aimerait savoir quelles mesures il entend prendre pour corriger ce déséquilibre et garantir à une personne retraitée qui occupe un poste salarié d’assistant familial de ne plus subir un plafonnement de revenu annuel et ainsi encourager l’engagement dont l’ASE a tant besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4107</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>L’école de la République à l’épreuve de la montée de l’antisémitisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7181. — 3 juin 2025. — M. Patrick Hetzel interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’école de la République à l’épreuve de la montée de l’antisémitisme. En effet, la Fondation Jean Jaurès vient de publier une étude en mars 2025 qui décrit l’installation de l’antisémitisme à l’école publique. Cette publication montre que le phénomène est hélas ancien, bien ancré et qu’il est très insuffisamment traité par l’institution scolaire. Il souhaite donc savoir quelles sont les mesures concrètes que le Gouvernement compte entreprendre afin de lutte enfin efficacement contre cette dérive intolérable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4107</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Atteintes croissantes à la sécurité des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7187. — 3 juin 2025. — M. Antoine Armand alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les atteintes croissantes à la sécurité des enseignants et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de protection dans les établissements scolaires. Les actes de violence verbale, physique ou symbolique à l’encontre des professeurs se multiplient dans et hors des établissements scolaires. Récemment, une enseignante du collège de Gaillard, en Haute-Savoie, a été la cible d’un tir de feu d’artifice en plein cours. Cet acte d’une extrême gravité met directement en cause la sécurité des enseignants et des élèves dans l’enceinte même des écoles, où la présence d’objets dangereux ou d’armes par destination devient une inquiétude croissante. Ce fait, aussi choquant que révélateur, illustre une réalité que vivent de nombreux enseignants sur le territoire. Au-delà de cet incident, plusieurs professionnels de l’éducation expriment un profond sentiment d’insécurité, aggravé par un manque de moyens adaptés pour prévenir ou faire face à ces violences. Ces atteintes à leur intégrité compromettent la sérénité des apprentissages, la confiance dans l’institution scolaire et l’attractivité du métier. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour renforcer la sécurité des personnels éducatifs (présence accrue d’adultes formés, de médiateurs ou de forces de sécurité aux abords des établissements les plus exposés), mieux prévenir l’introduction d’objets dangereux ou d’armes par destination dans les enceintes scolaires (en clarifiant les procédures de contrôle, de fouille ou de signalement), améliorer la coordination entre l’éducation nationale, les forces de l’ordre et les collectivités locales (traitement rapide des incidents et la sécurisation des établissements sensibles), garantir une réponse pénale adaptée et dissuasive en cas d’agression contre un enseignant ; offrir un accompagnement psychologique renforcé aux équipes éducatives confrontées à des violences et prévenir les risques d’usure professionnelle liés à ces tensions croissantes. Il souhaite également savoir si une évaluation globale des protocoles de sécurité dans les établissements scolaires est envisagée, ainsi qu’un possible renforcement du cadre réglementaire en matière de détection et de signalement des comportements violents ou menaçants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4107</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Examen des primo-demandes d’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7188. — 3 juin 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’examen des primo-demandes d’instruction en famille (IEF). Depuis l’adoption de la loi du 24 août 2021 et en particulier de son article 49, l’instruction en famille est conditionnée à la délivrance d’une autorisation préalable par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du département de résidence du requérant. Plusieurs familles de l’académie de Lyon lui signalent qu’il existe depuis l’année dernière une restriction sur les autorisations délivrées. Tandis que les renouvellements sont acceptés, les primo-demandes seraient plus systématiquement refoulées. Il convient de veiller à ce qu’aucun traitement différencié ne soit délibérément appliqué aux primo-demandeurs, afin d’éviter toute injustice et de préserver la cohérence du parcours scolaire des élèves. Par conséquent, il l’interroge sur les raisons qui poussent l’administration à recevoir défavorablement les primo-demandes d’IEF, dont le dossier est complet et si elle compte agir auprès de son administration pour faire évoluer sa position sur ce sujet. Il souhaite en particulier pouvoir bénéficier de chiffres actualisés sur ces demandes, au niveau départemental mais aussi au niveau national, afin que la représentation nationale puisse être utilement et précisément informée en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4108</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mise à pied d’une enseignante remettant en cause sa liberté pédagogique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7189. — 3 juin 2025. — M. Rodrigo Arenas rappelle à Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qu’elle affirmait dans une réponse adressée à Monsieur Karoutchi au Sénat, que les enseignants disposaient de la liberté pédagogique pour aborder le sort des victimes du conflit israélo-palestinien, afin de leur rendre hommage et entretenir leur mémoire. Pourtant, une enseignante du lycée Janot-Curie de Sens a été suspendue pour avoir organisé une minute de silence en hommage aux enfants tués à Gaza, à la demande de ses élèves, le 31 mars 2025. Cette initiative, menée en dehors des heures de cours, visait à sensibiliser à la tragédie humanitaire en cours. L’enseignante a agi dans un souci pédagogique, conformément à l’esprit de la liberté évoquée. Dans ce contexte, il demande comment justifier la suspension de cette enseignante, alors même qu’elle semble avoir exercé sa liberté pédagogique dans le respect des valeurs républicaines et humanistes que l’École est censée promouvoir et qui est prônée régulièrement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4108</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation mentale des élèves et des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7190. — 3 juin 2025. — Mme Martine Froger alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation alarmante de la santé mentale des élèves et des enseignants. Selon le baromètre de Santé publique France, les recours aux soins d’urgence pour troubles de l’humeur, idées et gestes suicidaires ont fortement augmenté en 2021 puis 2022, pour rester depuis à un niveau élevé. Chez les jeunes de 18-24 ans, la hausse s’est même poursuivie de façon marquée en 2023. En septembre de la même année, les gestes et idées suicidaires ou encore les troubles de l’humeur et troubles anxieux ont mené aux urgences nombre d’enfants de moins de 18 ans et en particulier les 11-17 ans. Par exemple, parmi les jeunes de 17 ans, 9,5 % étaient concernés par des symptômes anxio-dépressifs sévères en 2022 contre 4,5 % en 2017 et 18 % ont eu des pensées suicidaires dans l’année contre 11 % en 2017. De plus, le pourcentage des enfants scolarisés en élémentaire présentant au moins un trouble de santé mentale (13 %) ainsi que l’explosion des prescriptions de psychotropes chez les 12-25 ans (+ 60 % entre 2019 et 2023, d’après un récent rapport de l’assurance-maladie) représentent des indicateurs particulièrement préoccupants. L’éducation nationale a un rôle primordial à jouer dans la réponse à la grande cause nationale de 2025 qu’est la santé mentale. En effet, il est nécessaire que la lutte contre la souffrance mentale des élèves s’accompagne d’une amélioration de la formation et de l’écoute des enseignants. La détresse mentale des enseignants ne doit pas être oubliée, comme en témoigne la récente vague de suicides en Normandie - neuf enseignants et personnels éducatifs depuis juin 2024 - un mal-être profond et structurel existe bel et bien. Dès lors, la lutte contre la souffrance des élèves ne peut être dissociée de celle des adultes qui les accompagnent. La crise de la profession entraîne nécessairement des souffrances psychologiques qu’il est essentiel de prendre en compte. Leur santé mentale conditionne en partie leur capacité à remplir leur mission auprès des élèves. Former les enseignants aux compétences psychosociales, telles que définies par l’OMS et leur apporter davantage de connaissances scientifiques biomédicales, contribuerait à améliorer le bien-être tant des élèves que des professeurs. Face à ce manque de formation, d’écoute, de prise en compte de la santé mentale des professeurs, elle lui demande quels moyens vont être mis en place par le Gouvernement pour remédier à ces souffrances tant chez les élèves que chez les professeurs et ainsi garantir une prise en charge équitable et efficace des besoins de santé de chacun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4109</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suspension des remplacements d’enseignants dans les établissements catholiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7192. — 3 juin 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la décision prise par le rectorat de l’académie de Rennes de suspendre les demandes de suppléance dans les établissements catholiques bretons, décision entrée en vigueur au retour des vacances de printemps 2025. Dans le département du Morbihan, où plus de la moitié des élèves sont scolarisés dans l’enseignement privé sous contrat, cette mesure a un impact particulièrement lourd. Elle prive de nombreux élèves de la garantie d’un enseignement continu, sans qu’aucune distinction de traitement ne soit fondée sur leur mode de scolarisation. Alors même que le remplacement des enseignants absents constitue une priorité affirmée par le ministère de l’éducation nationale dans l’intérêt pédagogique et la lutte contre les inégalités, cette suspension constitue une rupture manifeste du principe d’équité territoriale. Les arbitrages budgétaires ne peuvent se faire au détriment du droit à l’éducation. En réponse à un courrier du président du conseil départemental du Morbihan, Mme la rectrice a confirmé une modulation forte des recrutements en raison de plafonds budgétaires atteints, tout en évoquant des priorités de remplacement qui laissent craindre que de nombreux établissements restent encore sans solution dans les semaines à venir. Elle lui demande donc si des moyens supplémentaires pourront être rapidement alloués à l’académie de Rennes afin d’assurer le remplacement effectif des enseignants dans tous les établissements sous contrat et garantir aux élèves morbihannais, sans distinction, un accès effectif et continu à l’enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4109</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Conditions de mise en œuvre de l’objectif de parité en spécialité mathématiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7193. — 3 juin 2025. — M. Arnaud Le Gall interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’objectif fixé de 50 % de filles en spécialité mathématiques en terminale d’ici 2030, afin de « renforcer la place des femmes dans les filières d’ingénieur et du numérique ». Cette ambition affichée de féminiser les filières scientifiques, louable sur le principe, semble déconnectée des réalités actuelles de l’éducation nationale. Aujourd’hui, le système éducatif français souffre d’une crise structurelle majeure. Le recrutement d’enseignants est en chute libre, notamment dans les disciplines scientifiques. En 2023, seulement 790 postes ont été pourvus sur les 1 040 ouverts au CAPES de mathématiques, soit un déficit de plus de 20 %. En physique-chimie, la situation est similaire, avec moins de 60 % des postes pourvus dans certaines académies. Cette pénurie chronique conduit à multiplier les recours à des contractuels pas ou peu formés et à allonger les délais de remplacement, ce qui nuit directement à la qualité de l’enseignement. Les conditions d’exercice du métier d’enseignant sont également alarmantes. Les professeurs français sont parmi les moins bien rémunérés d’Europe (OCDE, 2023) et les classes sont parmi les plus chargées. Ces conditions dégradées dissuadent de plus en plus de candidats potentiels. S’ajoute à cela l’effet délétère de la réforme du baccalauréat portée par Jean-Michel Blanquer. Cette réforme, qui a supprimé les filières S, ES et L au profit d’un système de spécialités, a eu pour effet immédiat une baisse significative du nombre de filles poursuivant un cursus scientifique. Selon une étude de l’inspection générale (2022), la part des filles en spécialité mathématiques est passée de 48,4 % en 2019 à 38,6 % en 2021 et le nombre total de filles suivant un profil scientifique a chuté de 28 % sur la même période. Ces reculs ne sont pas anecdotiques : ils traduisent un affaiblissement global de l’égalité des chances et une orientation genrée toujours très prégnante dans les établissements scolaires. Dans ce contexte, Les annonces de Mme la ministre visant à encourager artificiellement les filles à se tourner vers les mathématiques semblent largement insuffisantes si elles ne sont pas accompagnées de mesures structurelles fortes : recrutement massif d’enseignants qualifiés, amélioration des conditions de travail, revalorisation salariale réelle, lutte contre les stéréotypes dès l’enseignement primaire et soutien renforcé à l’orientation. Il lui demande d’indiquer quels moyens concrets seront alloués pour garantir que son objectif de 50 % de filles en spécialité mathématiques d’ici 2030 soit rendu possible via une dotation suffisante en professeurs formés et rémunérés dignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4109</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inéligibilité des élèves en BMA aux bourses de lycée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7194. — 3 juin 2025. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées par les élèves inscrits en brevet des métiers d’art (BMA) pour accéder aux bourses lycéennes. Le BMA, diplôme national de niveau 4, relève de l’enseignement secondaire. À ce titre, ses élèves devraient être éligibles aux bourses de lycée versées par l’État via les académies. Or plusieurs familles se heurtent à un refus d’instruction de leur demande, au motif que la formation ne serait pas reconnue ou codifiée dans les outils administratifs utilisés par les établissements ou rectorats. Ce type de blocage, s’il repose sur des lacunes techniques ou une mauvaise interprétation de la réglementation, constitue une rupture d’égalité inacceptable. Il conduit à ce que des jeunes, souvent issus de milieux modestes, soient empêchés de suivre une formation d’excellence pour des raisons purement administratives. Il souhaite connaître les mesures envisagées par le ministère pour garantir un accès effectif aux bourses de lycée pour les élèves de BMA et pour éviter que des freins administratifs n’excluent des jeunes de leur droit à la scolarité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4110</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Utilisation excessive des écrans dans l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7197. — 3 juin 2025. — Mme Florence Goulet alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les dangers de l’utilisation excessive des écrans dans l’éducation nationale. En mai 2024, elle avait déjà alerté sa prédécesseure sur l’addiction aux écrans chez les jeunes et les enfants, considérée comme une catastrophe sanitaire et éducative. En effet, le choix du « tout numérique » de l’école au lycée participe à cette situation. L’usage des plateformes en ligne est obligatoire pour pratiquement toutes les démarches et les enfants utilisent des écrans et des logiciels comme Pronote en permanence, si bien qu’ils sont, dès le plus jeune âge, exposés aux écrans à l’école, sans compter une utilisation compulsive des réseaux sociaux sur les smartphones dans les cours de récréation, quand ce n’est pas pendant la classe. De plus, cette pratique des écrans représente un coût budgétaire dans le montant des dépenses effectuées par l’État et les collectivités territoriales pour équiper les écoles, collèges et lycées d’écrans en tous genres : tableau numérique interactif, tablettes, ordinateurs portables et autres outils informatiques destinés aux élèves, ainsi que le coût de développement de logiciels spécifiques à l’éducation nationale, de type Pronote. Aussi, elle lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour limiter l’accès aux écrans dans le cadre du travail scolaire et si les éventuelles mesures envisagées s’appliqueront à l’ensemble des établissements : écoles primaires, collèges et lycées. Par ailleurs, elle lui demande si un rapport peut être établi sur le coût total des dépenses engagées depuis ces 5 dernières années par les communes, les départements, les régions et l’État concernant l’utilisation des outils numériques par les écoliers, collégiens et lycéens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4110</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Refonte de la carte du réseau d’éducation prioritaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7199. — 3 juin 2025. — M. Matthias Tavel interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la refonte attendue de la carte du réseau de l’éducation prioritaire. En effet, sur le territoire national, 500 écoles dites « orphelines » ont été recensées dans le rapport « Mission territoires et réussite » remis le 5 mars 2019. Ces écoles, qui présentent un indice de position sociale (IPS) particulièrement bas, sont privées des dispositifs du réseau d’éducation prioritaire (enseignants supplémentaires, dédoublement des classes de grande section, CP et CE1, pour limiter à 12 le nombre d’enfants par classe, temps de formation renforcé, décharge horaire des directeurs et prime financière des enseignants, personnel infirmier et social plus nombreux). Dans la huitième circonscription de la Loire-Atlantique, sont concernées à Montoir de Bretagne l’école Albert Vinçon (IPS = 82,4), à Saint-Nazaire, les écoles Gambetta (IPS = 85,9), Jules Ferry (IPS = 87,3), Pierre Brossolette (IPS = 87,7) et Bert Le Monnier (lPS = 81,7). Si elle présente une avancée, la mise en place des contrats locaux d’accompagnement (CLA) avec certains établissements n’est pour autant pas suffisante pour répondre aux besoins des écoles orphelines. À l’occasion de sa conférence de rentrée, un ancien ministre de l’éducation nationale Gabriel Attal, avait déclaré en 2023 ne prendre « aucun engagement » quant à un calendrier de réforme de l’éducation prioritaire et que ce travail « devait être mené de concert » avec la révision de la carte des quartiers de politique de ville. Il lui demande donc si elle entend mener de concert avec la révision de la carte des quartiers de politique de la ville, la refonte totale de la carte du réseau d’éducation prioritaire et, dans l’affirmative, à quelle échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4110</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Programme EILE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7205. — 3 juin 2025. — M. Christian Girard appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la pertinence et le coût du programme d’enseignement des langues et cultures d’origine (EILE), instauré en 1977 à la suite d’une directive européenne relative aux enfants de travailleurs migrants. Initialement conçu pour favoriser la continuité linguistique et culturelle des enfants de familles migrantes, ce programme s’adresse désormais à des élèves nés en France ou ayant acquis la nationalité française. Il propose des enseignements optionnels en arabe, portugais, italien ou turc, organisés en partenariat avec les États d’origine dans le cadre d’accords bilatéraux. Si l’intention initiale était de faciliter l’intégration scolaire et sociale de ces élèves, la réalité actuelle du système éducatif impose une réévaluation de ses priorités. Dans un contexte d’effondrement préoccupant du niveau de français, de lecture, d’orthographe et plus globalement du niveau global d’instruction dans les établissements scolaires, le maintien d’un tel dispositif, sans évaluation rigoureuse de ses effets pédagogiques, sociaux et linguistiques, interroge. Aussi, il lui demande la communication des budgets consacrés, directement ou indirectement, au programme EILE au cours des cinq dernières années. Il lui demande également si le Gouvernement entend engager une évaluation nationale du programme EILE quant à ses effets réels sur la réussite scolaire et l’intégration républicaine des élèves concernés, et s’il envisage de réorienter tout ou partie de ce dispositif au profit de modules de français renforcé, notamment dans les établissements REP et REP+, afin de recentrer les efforts sur la maîtrise de la langue française, pilier fondamental de la réussite scolaire et de la cohésion nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4111</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Supplément familial de traitement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7209. — 3 juin 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur une écriture surprenante du décret numéro 99-491 du 10 juin 1999 relatif au supplément familial de traitement (SFT). Le SFT est très normalement attribué au parent qui a la charge complète de l’enfant ou des enfants après séparation entre des parents dont l’un des deux est agent public. De même, lorsque l’un des deux parents agent public a refait sa vie et a un ou des enfants supplémentaires, la répartition continue à se faire au prorata de la charge effective de ces enfants. Si par exemple un agent public a eu deux enfants d’un premier lit et deux enfants d’un second lit et qu’il n’assure pas la charge des enfants du premier lit, il y aura une répartition moitié-moitié entre celui ou celle qui assure la garde des enfants du premier lit et le parent assurant la charge des enfants issue de la seconde union. En résumé, le passé comme le futur sont correctement traités par le décret. Par contre, le décret comprend une faiblesse rédactionnelle concernant les situations de régularisation. Si un parent agent public ne demande pas le SFT immédiatement après la naissance d’un enfant de la seconde union, l’administration va régulariser lorsque la demande sera faite. Et là, la rédaction du décret conduit l’éducation nationale à attribuer cette régularisation qui correspond pourtant exclusivement à la charge de l’enfant de la seconde union au prorata du nombre des enfants. Autrement dit, le parent concerné par la charge des enfants de la première union bénéficie d’une part de régularisation d’un enfant qu’il n’a pas élevé et n’élèvera pas. Il est demandé à Mme la ministre une clarification du décret de 1999.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4111</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Ouvertures multiples d’écoles privées dans le secteur de l’optique ophtalmique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7210. — 3 juin 2025. — Mme Danielle Brulebois appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’ouverture multiple de structures privées de formation dans l’optique ophtalmique. Le danger que représente à terme l’arrivée soudaine et anarchique de nouveaux acteurs privés dans la formation et l’enseignement de l’optique est réel, quand on sait que trois structures pourraient rapidement voir le jour dans la seule région Bourgogne-Franche-Comté. La multiplication de structures privées, dispensant des formations basées essentiellement sur l’alternance, n’est pas la réponse adéquate aux besoins de la profession. Ces nouveaux acteurs représentent une réelle menace pour l’image et l’avenir du métier quand les enseignements dispensés ne sont pas contrôlés. De plus, les impacts sur la santé visuelle des Français à terme sont totalement probables. Enfin, il est probable que des établissements historiques, comme le Lycée Victor Bérard de Morez, soient fortement pénalisés à terme par une concurrence déloyale qui va résulter de pratiques opportunistes issues de la seule logique économique. Il ne faudrait pas que l’apparition de ces nouveaux acteurs fragilise un peu plus un écosystème déjà perturbé par une forte délocalisation, des enjeux économiques forts et une réglementation complexe. Aussi elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le ministère afin d’encadrer ce développement et préserver le savoir-faire national en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4112</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dispositif lycéen : un outil contre la déscolarisation et la précarité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7219. — 3 juin 2025. — Mme Eva Sas alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la suppression du dispositif lycéen, dix ans après sa mise en place à Paris. Le dispositif lycéen a été mis en place pour faire face au grand nombre d’élèves scolarisés à Paris et vivant sans domicile fixe. Il relevait d’une convention tripartite entre la DRIHL (direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement) qui dépend de la préfecture d’Île-de-France, la ville de Paris et le rectorat et offrait à ces jeunes un hébergement, un accompagnement socio-éducatif et une aide alimentaire. Le dispositif lycéen a permis depuis dix ans de répondre de manière adaptée à une situation d’urgence sociale. Le suivi éducatif mis en place a été efficace pour assurer l’insertion de ces jeunes scolarisés. Environ un millier de jeunes en dix ans ont pu bénéficier d’un hébergement dans la région parisienne. En suspendant en décembre 2024 son aide, qui représentait les deux tiers du financement du dispositif lycéen, la DRIHL a mis fin de facto au dispositif. Cela a mis en péril le parcours d’insertion et l’avenir des jeunes actuellement bénéficiaires. 108 jeunes ont perdu leur hébergement à la suite de la décision de la DRIHL Certains lycéens n’ont eu que dix jours pour déménager à l’autre bout de la France. Il leur a été imposé une orientation dans différents centres en Île-de-France ou en région. Ce nouveau dispositif consiste en des hébergements très précaires, qui ne durent pas plus de trois semaines. Les conditions de vie dans ce type d’hébergement vont mettre en péril les études et la réussite aux examens des jeunes. Alors qu’ils sont dans leurs études et en voie de stabilisation, la précarisation de leur hébergement aura pour conséquence de les pousser à abandonner leur projet éducatif en pleine année scolaire, à arrêter les suivis médicaux pour ceux qui ont des problèmes de santé et à rompre les liens professionnels, sociaux et affectifs qu’ils avaient créés. Pour celles et ceux ayant déposé des dossiers de régularisation auprès de la préfecture de police de Paris, ou étant en procédure de recours ou d’appel au tribunal des enfants de Paris, cela compromet aussi leur situation administrative. Elle souhaite savoir si le Gouvernement compte répondre aux revendications des syndicats et associations qui l’ont interpellée en janvier 2025, à savoir le rétablissement du dispositif lycéen et son élargissement pour accueillir tous les jeunes en situation de précarité, y compris les mineurs non accompagnés. Elle apporte tout son soutien à ces revendications et au dispositif lycéen. Elle souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4112</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mesures concrètes sur la santé mentale des jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7266. — 3 juin 2025. — Mme Marie Mesmeur attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les mesures concrètes à mettre en œuvre pour améliorer la santé mentale des jeunes. D’après Santé publique France, un lycéen sur dix déclare avoir fait une tentative de suicide et quatre étudiants sur dix présentent des symptômes dépressifs. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques, mais le reflet d’une détresse profonde. La souffrance des jeunes est alimentée par un système éducatif anxiogène, une précarité grandissante et un manque de perspectives. Une enquête menée par le député Louis Boyard auprès de dizaines de milliers de lycéens montre que quatre jeunes sur cinq ressentent de l’angoisse face à Parcoursup, dont la logique de sélection permanente engendre une pression insoutenable. La précarité est également un facteur aggravant, alors que la bourse maximale reste en dessous du seuil de pauvreté et que de nombreux étudiants peinent à se loger et à se nourrir. À cette réalité s’ajoute une surcharge de travail qui épuise les lycéens et contraint la moitié des étudiants à se salarier pour financer leurs études. Face à cette crise, l’offre de soins en santé mentale est largement insuffisante. Un récent rapport de l’association Nightline (novembre 2020) souligne notamment le manque de psychologues universitaires en France : en France, il y a un psychologue pour 30 000 étudiants, alors qu’aux États-Unis d’Amérique, ce ratio est d’un pour 1 500. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les mesures concrètes prises par le Gouvernement pour réduire cet écart et garantir un accès aux soins psychologiques conforme aux recommandations internationales. Elle lui demande également si des recrutements de psychologues ont été engagés dans les établissements scolaires et universitaires et si des moyens supplémentaires seront alloués à ces structures. Alors que la santé mentale a été proclamée « grande cause nationale », elle questionne également les actions mises en place pour lutter contre la précarité étudiante. Elle lui demande si le Gouvernement prévoit une revalorisation des bourses et un renforcement des aides au logement pour permettre aux étudiants d’étudier dans des conditions dignes. Elle s’inquiète aussi de l’impact de Parcoursup sur le bien-être des jeunes et lui demande si une refonte du système d’orientation est envisagée afin de limiter le stress qu’il génère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4113</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés dans le secteur dentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7195. — 3 juin 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés d’accès aux études odontologiques dans le cadre des passerelles entre filières. Dans un contexte de tension croissante sur l’accès aux soins bucco-dentaires et de pénurie de chirurgiens-dentistes sur de nombreux territoires, le dispositif de passerelles permettant à des étudiants ou diplômés issus d’autres formations, notamment paramédicales, d’intégrer les études odontologiques, suscite de nombreuses attentes. Or il apparaît que les critères de sélection retenus dans le cadre de ces passerelles sont parfois jugés opaques, subjectifs ou insuffisamment adaptés à la diversité des profils et des parcours professionnels. Plusieurs témoignages font état de refus motivés par une « inadéquation du projet professionnel avec les objectifs de la formation », sans entretien préalable ni prise en compte approfondie des compétences acquises, ce qui peut générer incompréhension et démotivation. Dans le même temps, de nombreux jeunes professionnels motivés, souvent déjà actifs dans le secteur de la santé, se voient contraints de se tourner vers des formations à l’étranger, aux coûts élevés, en raison d’un accès restreint aux études dentaires en France, malgré un besoin important de professionnels. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour améliorer la transparence et l’équité des critères de sélection dans le cadre des passerelles vers les études de santé, notamment en odontologie ; mieux reconnaître les parcours et compétences issus des filières paramédicales dans ces procédures ; renforcer les capacités de formation nationales afin de répondre aux besoins en chirurgiens-dentistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4113</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Rousseau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Détention d’activistes au Vietnam
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7250. — 3 juin 2025. — Mme Sandrine Rousseau attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante des droits humains au Viêt Nam, en particulier en ce qui concerne la répression des défenseurs et défenseuses de l’environnement et des droits humains. Alors que le Président de la République se rend au Viêt Nam à la fin du mois 2025, Mme la députée souhaite connaître la manière dont la question du respect des droits humains et notamment la libération des défenseurs et défenseuses de l’environnement et des droits humains actuellement emprisonnés et emprisonnées sera abordée avec les autorités vietnamiennes. Depuis l’annonce par le Viêt Nam, lors de la COP à Glasgow en 2021, de son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et la signature en 2022 du Just Energy Transition Partnership (JETP) avec les pays du G7, le Danemark et la Norvège, au moins cinq dirigeants et dirigeantes d’ONG environnementales et climatiques ont été arrêtés et arrêtées, souvent sur la base d’accusations contestées d’« évasion fiscale ». Ces détentions, dont celle de Dang Dinh Bach, encore incarcéré à ce jour, visent à intimider l’ensemble de la société civile vietnamienne et compromettent les principes mêmes de transition juste, pourtant au cœur du JETP. Cette situation entrave l’accès à l’information, la participation du public et la redevabilité du gouvernement dans la mise en œuvre de ses engagements climatiques. Elle souhaite donc savoir comment le Président de la République compte aborder ces atteintes aux droits humains avec ses homologues vietnamiens lors de sa visite, les mesures concrètes que la France entend prendre pour s’assurer du respect par le Viêt Nam de ses engagements internationaux en matière de droits humains, notamment dans le cadre de l’Examen périodique universel des Nations unies et du JETP ainsi que savoir si le renforcement des relations bilatérales, dans le cadre du partenariat stratégique entre la France et le Viêt Nam, sera conditionné à des avancées tangibles sur les droits humains, notamment la libération des prisonniers et prisonnières d’opinion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4113</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire en Haïti
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7251. — 3 juin 2025. — M. François Gernigon alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation sécuritaire et humanitaire alarmante en Haïti. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, le pays est plongé dans une profonde instabilité politique et sécuritaire. Cela fait bientôt quatre ans que les habitants vivent dans le chaos. Les violences organisées par des groupes armés se sont intensifiées. Elles ciblent directement les populations civiles, fragilisent de plus en plus les institutions étatiques, menacent les droits de l’homme et mettent en danger l’efficacité de certaines infrastructures vitales. Le Conseil présidentiel de transition, en place depuis plus d’un an, ne parvient pas à rétablir l’ordre seul. Les autorités nationales reconnaissent leur incapacité à assurer la sécurité de la population, ce qui a conduit, dès 2023, à la mise en place de mesures d’autodéfense prises par les citoyens, illustrant le profond désespoir de la population. Malgré le déploiement, en juillet 2024, d’une mission internationale de soutien dirigée par le Kenya, soutenue par les Nations unies et économiquement appuyée par la France, la situation reste critique. Les violences augmentent et la crise humanitaire s’aggrave. Depuis le début de l’année 2025, plus de 1 600 personnes ont été tuées et les chiffres continuent d’augmenter. Ainsi, M. le député souhaite connaître la position de la France face à cette dégradation continue de la situation en Haïti. Quelles sont les mesures concrètes engagées ou envisagées pour encourager la stabilisation politique, protéger les civils, garantir la pérennité des institutions étatiques et, par extension, protéger les ressortissants français présents dans le pays ? Enfin, quel pourrait être le rôle de la France pour garantir la bonne tenue des prochaines élections générales en Haïti, prévues pour novembre 2025 ? Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4114</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien au développement du photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7185. — 3 juin 2025. — Mme Martine Froger attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet du Gouvernement visant à réduire les tarifs d’achat aux installations photovoltaïques de petite et moyenne puissance jusqu’à 500 kWC, à travers une révision de l’arrêté dit « S21 », avec une application rétroactive au 1er février 2025. Cette réforme semble avoir été élaborée sans concertation avec les filières des énergies renouvelables, ni avec les collectivités porteuses de projets, ni avec les acteurs du secteur du bâtiment, de l’artisanat et de l’agriculture, pourtant directement concernés. Une telle baisse soudaine des aides compromettrait la viabilité économique de nombreux projets de solarisation de toitures et d’ombrières, essentiels à la transition énergétique et au développement durable des territoires. Alors que le pays accuse déjà un sérieux retard en matière d’énergies renouvelables, cette mesure fait en effet peser un risque accru de non-respect des engagements en la matière au niveau européen, dont l’objectif à atteindre, issu de la directive RED III, est de 42,5 % en 2030. La filière photovoltaïque, qui représente 67 000 emplois et 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, est pourtant un levier indispensable pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, en évitant l’artificialisation des sols et en maximisant l’autoconsommation locale et réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles. Remettre en cause son développement risque d’entraver sérieusement la décarbonation du mix énergétique et de freiner l’atteinte des objectifs climatiques nationaux et européens. Cette réforme risque également de fragiliser les PME, les artisans, les exploitants agricoles et les collectivités territoriales qui ont investi dans ce type d’installations et de provoquer un effondrement de l’activité comparable au moratoire sur le solaire de 2010, qui avait conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Alors même que le pays est déjà confronté à une nouvelle vague de désindustrialisation, cette réforme va donc affaiblir encore davantage la dynamique industrielle nationale et la trajectoire de réindustrialisation d’un secteur stratégique. Par ailleurs, de nombreuses collectivités avaient prévu d’équiper leurs infrastructures publiques - écoles, hôpitaux, gymnases, parkings - afin de produire une énergie locale et de réduire leurs factures énergétiques. Cette réforme remet ainsi en cause ces projets et la capacité des collectivités à jouer un rôle moteur dans la transition énergétique, alors même que leur implication est cruciale pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et garantir une production d’énergie verte et décentralisée. Elle lui demande ainsi de préciser les motivations de cette réforme et de justifier l’absence de concertation avec les acteurs concernés. Elle lui demande également si le Gouvernement envisage de revenir sur cette mesure afin de garantir un cadre de soutien stable et prévisible au photovoltaïque sur toiture, en cohérence avec les engagements climatiques, économiques et industriels de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4114</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Hausse des signalements à l’ARCEP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7278. — 3 juin 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la hausse considérable du nombre de signalements effectués par les administrés concernant le déploiement et le raccordement à la fibre optique. Cette hausse témoigne d’un mécontentement grandissant lié aux retards de raccordement et au manque de qualité du réseau sur certains points du territoire national. Ces données sont significatives. Selon les chiffres de l’ARCEP, 17 421 signalements ont été enregistrés en 2024, contre 11 343 en 2023, soit une hausse nette de presque 35 % sur une seule année. Elle souhaiterait savoir ce que le Gouvernement envisage d’entreprendre afin d’enrayer cette tendance négative et d’assurer d’une meilleure qualité du réseau fibré optique sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4115</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Santé mentale au sein des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7137. — 3 juin 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la santé mentale au sein des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers. La santé mentale et les troubles psychiques constituent un enjeu majeur de santé publique. Ce constat a conduit les pouvoirs publics à faire de la santé mentale la grande cause nationale pour l’année 2025. Ce phénomène est particulièrement prégnant au sein des forces de l’ordre ainsi que chez les sapeurs-pompiers, professionnels comme volontaires. Ces agents sont exposés à une forte pression opérationnelle, à des situations traumatisantes, à des agressions répétées ou encore à des tensions internes liées à l’organisation du travail. Ces facteurs peuvent engendrer une grande souffrance psychique, pouvant aller jusqu’au suicide, comme l’illustrent plusieurs drames survenus au sein de ces corps. Si des dispositifs de soutien existent, leur efficacité, leur accessibilité et leur visibilité restent variables. Par ailleurs, la détection des signes de mal-être est souvent rendue difficile par le manque de formation spécifique des encadrants et par la persistance de tabous sur les questions de santé mentale dans les milieux dits de « culture du devoir ». Il apparaît donc nécessaire de renforcer les politiques de prévention, de développer des cellules d’écoute et de soutien adaptées et de mieux former les chaînes hiérarchiques à la détection et à l’orientation des agents en souffrance. Mme la députée souhaite également attirer l’attention de M. le ministre sur la situation de ces agents qui, en raison de troubles psychiques ou physiques, ne sont plus en mesure d’exercer leurs fonctions opérationnelles. Trop souvent, ces personnels se retrouvent isolés, sans accompagnement suffisant, ni perspectives de reclassement. Il semble impératif de mieux structurer les dispositifs d’accompagnement et de réorientation professionnelle, afin d’offrir à ces agents une reconstruction digne et adaptée à leur situation. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour garantir un soutien psychologique effectif, confidentiel et accessible à l’ensemble des agents qui en expriment le besoin et pour développer des dispositifs de reconstruction adaptés à ceux dont l’exercice de leurs fonctions est devenu insurmontable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4115</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retards d’indemnisation des inondations de janvier 2025 en Ille-et-Vilaine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7161. — 3 juin 2025. — Mme Marie Mesmeur interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les retards constatés dans le traitement des indemnisations par les assurances suite aux inondations survenues en janvier 2025 dans plusieurs communes d’Ille-et-Vilaine. Ces inondations ont causé d’importants dégâts matériels dans les habitations, les commerces et les équipements publics, affectant durablement le quotidien des habitants et le fonctionnement des collectivités locales. Plusieurs maires de communes sinistrées, à travers l’Association des maires ruraux d’Ille-et-Vilaine, ont fait part de leur inquiétude quant à la lenteur des procédures d’indemnisation, en particulier pour les biens relevant de la garantie de catastrophe naturelle. Cette situation freine la remise en état des différentes infrastructures publiques. Pourtant, M. le ministre l’a lui-même assuré le 1er février 2025 lors de son déplacement à Redon, d’une procédure accélérée pour les 70 communes d’Ille-et-Vilaine touchées et identifiées dans l’arrêté publié au Journal officiel du dimanche 9 février 2025. À cette occasion, il avait indiqué « Nous avons tenu à ce que ces délais soient comprimés au maximum afin qu’en matière d’assurance, en matière d’indemnisation, la solidarité nationale soit présente le plus rapidement possible ». Or, force est de constater, d’après le témoignage des maires concernés qu’ils peinent à obtenir des réponses claires et des délais précis de la part des assureurs, plusieurs mois après les faits. Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accélérer les délais d’indemnisation dans ce type de situation, comme promis, et s’il envisage de renforcer les obligations des compagnies d’assurance en matière de transparence et de rapidité dans le traitement des dossiers liés aux catastrophes naturelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4116</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conséquences pratiques du décret no 2022‑210 du 18 février 2022</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7169. — 3 juin 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences pratiques du décret n° 2022-210 du 18 février 2022 relatif aux brigades cynophiles de la police municipale. Ce texte, pris dans le cadre de la réforme de la police municipale, vise à encadrer l’utilisation des équipes cynotechniques relevant des collectivités territoriales. Toutefois, plusieurs organisations syndicales représentatives ont exprimé de fortes réserves quant à ses modalités d’application et aux difficultés concrètes qu’il engendre. En premier lieu, le décret prévoit que les chiens policiers sont désormais détenus non plus par les agents eux-mêmes mais par les communes, ce qui soulève des problèmes logistiques, matériels et financiers. La construction et l’entretien de chenils municipaux représentent une charge importante pour les collectivités et certaines d’entre elles ne disposent ni des moyens, ni de l’espace nécessaire pour assurer dans de bonnes conditions le bien-être animal. Ce changement affaiblit également le lien opérationnel maître-chien, qui repose en grande partie sur la relation de proximité et de confiance quotidienne entre l’agent et son chien. En second lieu, le décret encadre strictement l’usage du chien par les policiers municipaux, limitant son emploi aux situations de légitime défense, à l’exclusion de toute utilisation dissuasive. Cette restriction est jugée problématique par de nombreux agents, pour qui la simple présence dissuasive d’un chien constitue un outil de prévention efficace, permettant souvent d’éviter une mise en danger directe du policier. La contrainte actuelle implique qu’un agent ne peut utiliser son chien qu’une fois en situation critique, ce qui va à l’encontre des logiques de prévention et de protection qui fondent l’action des forces de sécurité. Aussi, il l’interroge sur l’opportunité de réviser ou d’assouplir certaines dispositions du décret n° 2022-210, afin de laisser aux collectivités la libre administration d’avoir des chiens administratifs ou personnels mis à disposition et de réintroduire la possibilité d’un usage dissuasif du chien, dans le respect du cadre juridique de la police municipale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4116</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Apprentissage du français langue étrangère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7202. — 3 juin 2025. — Mme Sandra Regol alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les risques que comporte l’application de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration sur l’apprentissage du français. Le niveau minimal de français exigé dans la loi pour l’octroi d’une carte de résident et pour la naturalisation (niveaux B1 et B2) n’est malheureusement pas acquis pour nombre de citoyens français, il paraît encore moins atteignable pour des personnes qui ne sont pas nées francophones. Aussi, les associations engagées pour l’apprentissage du français comme langue étrangère plaident pour un meilleur accompagnement des personnes primo-arrivantes et des formations linguistiques de qualité. Or, depuis avril 2024, les arbitrages budgétaires ont réduit, voire gelé, l’accès aux formations dans certaines régions et le nouveau marché public des cours de l’OFII projette de dématérialiser les cours de français pour les personnes allophones ayant été scolarisées. Elle lui demande s’il envisage la suspension de la publication des décrets d’application de la loi du 26 janvier 2024 et l’augmentation du budget dédié à l’apprentissage du français afin de mettre en conformité les exigences de la loi et la réalité du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4116</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>L’État français fabrique-t-il lui-même ses sans-papiers ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7203. — 3 juin 2025. — M. Idir Boumertit attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les atteintes persistantes à l’accès aux droits des personnes étrangères, en particulier dans le cadre des démarches relatives aux titres de séjour. Depuis plusieurs années, les services préfectoraux font face à des difficultés structurelles qui compromettent l’effectivité du droit au séjour : délais largement supérieurs à ceux prévus par l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, complexité des procédures, saturation des plateformes de prise de rendez-vous, absence d’accueil physique, ou encore recours exclusif aux démarches en ligne. Le rapport 2024 du défenseur des droits souligne que 76 % des réclamations dans le champ du droit des étrangers concernent les titres de séjour. Ces défaillances administratives, combinées à la généralisation de la dématérialisation, exposent les personnes concernées à des ruptures de droits : suspension des prestations sociales, résiliation de contrats de travail, fermeture de comptes bancaires, voire basculement dans l’irrégularité malgré une situation initialement régulière. Plusieurs juridictions administratives ont rappelé que l’État a l’obligation d’assurer un accès effectif et non discriminatoire au service public. Ces décisions soulignent l’urgence de mesures correctives, notamment en faveur des usagers confrontés à l’illectronisme, qui touche près de 17 % de la population selon l’Insee. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir le respect de la loi, rétablir un accueil physique accessible dans les préfectures et assurer à toutes les personnes étrangères un accès effectif et équitable à leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4117</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge des mineurs non accompagnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7204. — 3 juin 2025. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA). Selon le rapport annuel de l’observatoire national de l’enfance en danger (ONED) de 2023, le nombre de MNA pris en charge par les départements a dépassé les 45 000 jeunes en 2022, soit une hausse de plus de 30 % en cinq ans. Cette croissance impacte fortement les départements, tels que la Saône-et-Loire, où les moyens d’accueil et d’accompagnement restent limités. Le nombre de MNA pris en charge par le département de Saône-et-Loire a ainsi augmenté de manière significative, avec 361 jeunes pris en charge au 31 décembre 2024, contre 340 l’année précédente, selon le compte administratif 2024 de la collectivité. Chaque année, le département leur consacre plus de 7 millions d’euros de son budget et les départements français au total plus de 1,5 milliard d’euros, assumant la quasi-totalité de la charge financière de la mission d’accueil et d’évaluation des MNA. Or celle-ci vient s’ajouter aux dépenses sociales en faveur des compatriotes les plus fragiles ainsi qu’aux crédits qu’ils consacrent à la protection de l’enfance, leur mission première. Cette charge financière considérable pèse lourdement sur les budgets départementaux. Par ailleurs, d’après le rapport de la Cour des Comptes publié en mars 2024, près de 40 % des jeunes se déclarant mineurs sont en réalité majeurs à l’issue des évaluations. En outre, plusieurs alertes, notamment du Conseil d’État et du Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, mettent en lumière les risques de fraude à la minorité ainsi que les problématiques de sécurité liées à certains profils de jeunes en situation irrégulière. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour renforcer les contrôles médicaux et juridiques visant à garantir la véracité de la minorité des jeunes pris en charge ; quels dispositifs sont envisagés pour prévenir et sanctionner les fraudes à la minorité ; et enfin comment compte-t-il mieux répartir les charges financières entre l’État et les départements, afin de soulager ces derniers en grande difficulté budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4117</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mettre à jour la réglementation liée à l’apprentissage en conduite supervisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7206. — 3 juin 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de mettre à jour la réglementation relative à l’apprentissage en conduite supervisée. Depuis le 1er janvier 2024, l’âge minimal pour se présenter à l’examen pratique du permis de conduire de la catégorie B a été abaissé de 18 à 17 ans, conformément aux annonces gouvernementales visant à faciliter l’accès des jeunes à la mobilité. Toutefois, certaines dispositions réglementaires n’ont pas encore été actualisées en conséquence. En particulier, l’article R. 211-5-1 du code de la route précise toujours que la conduite supervisée est accessible « à partir de l’âge de dix-huit ans », ce qui crée une ambiguïté pour les professionnels de l’enseignement de la conduite, les candidats et leurs familles. Cette discordance entre la pratique désormais autorisée et les textes en vigueur suscite des incertitudes sur le terrain et nuit à la lisibilité du droit. Dans un objectif de sécurité juridique et de clarté administrative, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour mettre en cohérence les dispositions réglementaires relatives à la conduite supervisée avec l’abaissement de l’âge minimal à 17 ans et dans quels délais cette mise à jour pourrait intervenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4117</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge des dégradations sur les aires d’accueil des gens du voyage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7211. — 3 juin 2025. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences financières supportées par les collectivités locales à la suite des dégradations constatées sur les aires d’accueil des gens du voyage. Les communes et intercommunalités ont l’obligation légale d’aménager et de gérer des aires d’accueil destinées aux gens du voyage, en application de la loi du 5 juillet 2000. Cette responsabilité est assumée par de nombreuses collectivités qui, soucieuses de respecter les exigences de la République, ont investi dans des équipements adaptés. Cependant, force est de constater que ces aires font fréquemment l’objet de dégradations importantes : destruction d’équipements sanitaires, branchements sauvages, dépôts illégaux de déchets, usages non prévus. Ces dégradations, parfois répétées, nécessitent des remises en état coûteuses, à la seule charge des collectivités. Aucun dispositif de soutien financier spécifique, ni de mécanisme de responsabilisation ou de caution à l’égard des usagers, n’est aujourd’hui prévu par les textes. Cet état de fait alimente un profond découragement chez les élus locaux, dont la volonté de respecter la loi se heurte à l’absence de soutien effectif de l’État. Il lui demande si le Gouvernement envisage de créer un fonds d’indemnisation spécifique pour couvrir les dégradations, de mettre en place un mécanisme de garantie ou de caution applicable à l’entrée sur les aires, ou encore d’ouvrir une concertation nationale associant élus, représentants de l’État et associations des gens du voyage, afin de restaurer un cadre de responsabilité équilibré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4118</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Absence de financement et développement des ateliers socio-linguistiques (ASL)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7216. — 3 juin 2025. — Mme Sarah Legrain interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le financement et le développement des ateliers sociolinguistiques (ASL) dans le pays. Les ASL sont des formations de proximité, dispensées par des associations et des centres sociaux et culturels, qui, par leur approche de mise en situation sociale et thématique, vont au-delà des cours de français. En effet, on y apprend, en plus de la langue, les codes et savoirs socioculturels qui permettent aux personnes bénéficiaires d’évoluer en toute autonomie dans la vie. Cela leur permet ainsi de s’impliquer pleinement dans la vie citoyenne et de prendre part au bon fonctionnement de la société, des institutions et des services publics. Par ailleurs, beaucoup des personnes accueillies dans ces ASL sont des femmes, souvent mères de famille, désireuses de lever les freins que l’apprentissage de la langue et des usages sociaux représentent pour la vie quotidienne de leurs familles et le suivi de la scolarité des enfants. Ces ateliers représentent donc un levier d’intégration et d’émancipation fondamental, notamment pour ces femmes. À ce jour, le financement de l’État et de ses représentants pour ces ASL, en recul constant depuis plusieurs années, a maintenant quasiment disparu, alors que les centres sociaux et culturels ont besoin de personnel dédié et compétent pour former et accompagner les bénévoles qui assument les cours au quotidien. À titre d’exemple, selon les calculs de la Fédération des centres sociaux parisiens, financer un responsable ASL et le fonctionnement d’une telle activité dans chacun des 30 centres sociaux parisiens représenterait un coût inférieur à 2 millions d’euros annuels, pour 30 salariés et 4 500 bénéficiaires. Par ailleurs, il convient de mettre cette somme en relation avec l’effet de levier énorme contenu dans une telle mesure, puisque chaque salarié financé mobilise par la suite un grand nombre de bénévoles. Dans ce contexte et alors que les centres sociaux et culturels croulent sous les demandes d’ASL, elle l’interroge sur les projets du Gouvernement en ce sens et les raisons de cette absence quasi-totale de financement à ce jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4118</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Achat frauduleux d’un véhicule et usurpation d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7233. — 3 juin 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les achats de véhicule réalisés grâce à usurpation d’identité. L’usurpation d’identité, inscrite à l’article 226-4-1 du code pénal, est un délit consistant en l’utilisation d’informations personnelles permettant d’identifier une personne sans son accord dans le but de réaliser en son nom des actions frauduleuses commerciales, civiles ou pénales. Dans certains cas, l’usurpation d’identité sert à l’achat frauduleux d’un véhicule. En plus de devoir payer un crédit pour un véhicule qu’elle ne possède pas, la victime peut aussi être amenée à devoir payer les amendes en cas d’infractions commises par l’usurpateur ou encore voir sa responsabilité engagée en cas d’accident ou en cas de délit commis par le conducteur si celui-ci n’est pas identifié. Une habitante de sa circonscription, victime de ce procédé, a expliqué que malgré un dépôt de plainte, une reconnaissance d’usurpation d’identité et l’identification du véhicule, les forces de l’ordre lui ont annoncé que le véhicule ne peut être ni immobilisé ni signalé comme volé, au sens de l’article 311-1 du code pénal. Ainsi, la victime continue à subir les conséquences de cette usurpation. Aussi, s’il s’avère que ces signalements sont effectivement impossibles dans de pareils cas, elle souhaite savoir s’il entend mettre en place des mesures permettant de changer cette situation et de permettre l’inscription de ces véhicules dans le fichier des objets et des véhicules signalés (FOVeS).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4118</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais d’instruction des autorisations de port d’arme des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7246. — 3 juin 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les lenteurs administratives affectant la procédure d’autorisation de port d’arme des policiers municipaux, en particulier dans les départements franciliens. Conformément à la législation en vigueur, les policiers municipaux peuvent être autorisés à porter une arme, sur demande motivée du maire, après délivrance d’une autorisation nominative par le préfet et à condition qu’une convention de coordination soit en cours de validité. Si ce cadre garantit un nécessaire équilibre institutionnel, sa mise en œuvre se heurte néanmoins à des délais d’instruction particulièrement longs, notamment en Île-de-France, où l’encombrement des services préfectoraux freine considérablement le traitement des demandes. Ces retards sont de nature à compromettre la sécurité des agents sur le terrain et à freiner la montée en puissance opérationnelle des polices municipales dans un contexte de pression sécuritaire accrue. Les maires, premiers responsables de la sécurité sur leur territoire, se retrouvent ainsi dans une situation délicate : ils peuvent constater un besoin urgent d’armement pour certains agents, sans pouvoir obtenir une réponse administrative rapide et cohérente. Ce décalage entre l’évaluation locale du risque et la capacité effective à équiper les agents fragilise l’efficacité de l’action de proximité des polices municipales. Aussi, il l’interroge sur les mesures qu’il entend prendre afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle des policiers municipaux, notamment en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4119</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension des prérogatives des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7247. — 3 juin 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’extension de certaines prérogatives opérationnelles des policiers municipaux dans le cadre de la lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants. Si la lutte contre les stupéfiants relève des compétences régaliennes de la police nationale et de la gendarmerie, les policiers municipaux sont en première ligne face à ses conséquences dans la vie quotidienne des habitants : occupation illicite de halls d’immeubles, deals de rue, consommation dans l’espace public ou à proximité des établissements scolaires. Pourtant, leur efficacité se trouve aujourd’hui limitée par un cadre juridique et opérationnel insuffisamment adapté. En particulier, les policiers municipaux ne sont pas habilités à verbaliser les usagers de stupéfiants par amende forfaitaire délictuelle (AFD), prévue par l’article 495-17 du code de procédure pénale, bien qu’ils soient souvent les premiers à constater ce type d’infractions. L’efficacité reconnue du dispositif d’AFD, fondée sur l’immédiateté et la simplicité de la sanction, est aujourd’hui réservée aux seules forces nationales. Les policiers municipaux, eux, doivent se contenter de constater la situation sans pouvoir intervenir directement, ce qui génère des lenteurs administratives, des sollicitations supplémentaires pour les services nationaux et une perte de réactivité sur le terrain. Dans la même logique, les syndicats représentatifs réclament également un accès numérique itinérant, sécurisé et encadré, à certains fichiers essentiels comme le fichier des personnes recherchées (FPR) ou le fichier des véhicules assurés (FVA). Cet accès permettrait de fluidifier les contrôles, d’améliorer le partage d’informations et de renforcer l’efficacité des missions de police de proximité, sans remettre en cause les équilibres institutionnels existants. Aussi, il l’interroge sur les mesures qu’il entend prendre afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle des policiers municipaux, notamment en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4119</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque d’effectifs au sein des forces de police
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7248. — 3 juin 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le manque croissant d’effectifs au sein des forces de police et les conséquences directes sur l’efficacité des missions de sécurité intérieure. Depuis plusieurs années, les policiers nationaux et municipaux sont confrontés à une intensification de leurs missions, dans un contexte de hausse des tensions sociales, de menaces terroristes persistantes et de délinquance en mutation rapide. À ces exigences opérationnelles s’ajoutent des attentes fortes des élus locaux et des citoyens, en matière de présence sur le terrain, de réactivité et de maintien de l’ordre public. Pourtant, dans de nombreux territoires, un véritable manque d’effectifs se fait ressentir, aggravant la pression sur les agents en poste. À titre d’exemple, dans le département du Val-de-Marne, il manquerait aujourd’hui entre 300 et 400 policiers. Cette situation nuit gravement à la continuité du service public de la sécurité et alimente un sentiment d’abandon dans certains quartiers. À l’échelle nationale, les dynamiques de recrutement peinent à compenser les départs en retraite ou les reconversions. Les concours, bien que maintenus, n’attirent plus suffisamment de candidats, tandis que la fidélisation des jeunes recrues devient de plus en plus difficile. Les organisations syndicales pointent également une dégradation des conditions de travail, une charge mentale excessive et des rémunérations peu attractives, qui participent à cette crise d’effectifs durable. Aussi, il l’interroge sur les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour remédier à cette problématique et garantir aux forces de sécurité les moyens humains nécessaires à l’exercice de leurs missions, notamment dans les départements les plus exposés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4120</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution du dispositif de bonification de retraite des pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7261. — 3 juin 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la bonification de la durée de service prise en compte pour le calcul de la pension de retraite prévue à l’article 15 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003, applicable aux sapeurs-pompiers professionnels. Cette disposition permet aux sapeurs-pompiers et anciens sapeurs-pompiers professionnels de bénéficier, sous conditions, d’une bonification égale à un cinquième du temps de service effectivement accompli en cette qualité. Pour y prétendre, l’agent doit justifier d’au moins dix-sept années comme sapeur-pompier professionnel et de vingt-sept années de service en tant que fonctionnaire. Cette bonification est plafonnée à cinq années et ne peut porter la durée de liquidation au-delà du maximum légal. Si cette mesure traduit une volonté de reconnaissance des sujétions propres au métier de sapeur-pompier, elle présente aujourd’hui deux limites notables. D’une part, son accès est réservé aux agents remplissant strictement les deux seuils de durée, excluant de facto ceux ayant exercé de manière significative sans pouvoir les atteindre. D’autre part, le plafond de cinq années empêche de valoriser pleinement les carrières longues, notamment au-delà de vingt-sept ans de service effectif. Il convient également de rappeler que les sapeurs-pompiers professionnels acquittent un taux de cotisation spécifique majoré en contrepartie de cette bonification, y compris lorsqu’ils ont déjà atteint le plafond de cinq années. La bonification est donc pleinement financée, y compris au-delà du plafond, ce qui rend d’autant plus légitime son adaptation aux réalités de terrain. Il lui demande si une évolution du dispositif est envisagée, permettant, d’une part, de proratiser cette bonification en fonction du temps effectivement accompli en qualité de sapeur-pompier professionnel, y compris en deçà des seuils actuels et d’autre part, de relever voire de supprimer le plafond de cinq années, afin de mieux prendre en compte l’usure professionnelle propre à ce métier d’engagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4120</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Généralisation du numéro unique 112
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7268. — 3 juin 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la généralisation du numéro 112 comme numéro unique. Depuis le discours du Président de la République en 2016 puis la mise en place de l’expérimentation en 2021, l’ambition était annoncée de se doter d’un numéro unique qui permette de centraliser les appels d’urgence de tout le pays. Cependant, la méthode par expérimentation voulue par le chef de l’État semble désormais au point mort, ce qui inquiète les professionnels du secteur, qui voyaient dans cette mesure un espoir de simplification au profit de la sécurité des citoyens. Cette plateforme unique serait un véritable levier de coordination des centres de traitement qui favoriserait le décloisonnement des plateformes et permettrait ainsi d’accélérer la prise en charge des victimes. Et ce, particulièrement, dans les territoires ruraux, où aux déserts médicaux s’ajoute la sur-représentation d’une population vieillissante et où la distance comme les temps de trajet plus importants créent des inégalités entre les concitoyens dans l’accès aux soins et aux secours. La démultiplication des numéros d’urgence nationaux aux contours flous créent de l’incompréhension chez les citoyens, freinant leur accès à un service public souvent vital. Une harmonisation pourtant logique sur le plan européen permettrait à toutes et à tous de bénéficier d’un accès gratuit au secours, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, dans plus de 80 pays. En France, les tentatives d’expérimentations dans les départements portent leurs fruits et démontrent une meilleure prise en charge des victimes et ce, avec un recul notable sur cette plateforme unique. À l’heure où changements climatiques comme multiplication des maladies chroniques accroissent la charge de travail des sapeurs pompiers, il semble urgent de leur donner toutes les clefs pour mener à bien leur mission avec une mesure plébiscitée par la profession et qui a déjà bénéficié d’un premier saut Gouvernemental. Aussi, elle lui demande un état des lieux de cette étape d’expérimentation dans les départements et souhaite savoir pourquoi la mesure n’est pas généralisée à l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4120</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hausse de la délinquance et de la criminalité dans l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7269. — 3 juin 2025. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique de la hausse de la violence et de l’insécurité dans de nombreux territoires et tout récemment dans le département de l’Oise. Le tragique meurtre d’un adolescent de dix-sept ans par arme blanche sur le parking d’un supermarché à Nogent-sur-Oise a profondément bouleversé les habitants de la commune. Cet énième acte de criminalité s’inscrit dans une spirale d’augmentation continue des agressions physiques qui touchent désormais l’ensemble des zones du territoire français. Ces actes de délinquance et de criminalité mettent gravement en danger la sécurité des biens et des personnes et éprouvent toujours davantage nos forces de l’ordre, en première ligne pour assurer la sécurité des concitoyens. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui dresser un état des lieux précis de la situation sécuritaire dans le département de l’Oise, ainsi que des moyens actuellement déployés pour lutter contre la délinquance et la criminalité, qu’elles soient l’œuvre d’individus isolés ou de bandes organisées, pour in fine garantir enfin l’effectivité du droit à la sécurité dont bénéficient les habitants de ces communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4121</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Registre national des mandats de protection future
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7180. — 3 juin 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le registre national des mandats de protection future. Le mandat de protection future a été instauré par la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 réformant la protection juridique des majeurs. Il permet à une personne, appelée mandant, de désigner à l’avance une ou plusieurs personnes, les mandataires, pour la représenter le jour où elle ne serait plus en état de pourvoir seule à ses intérêts. Il peut être également organisé par les parents d’un enfant handicapé pour le cas où, au-delà de sa majorité, cet enfant ne pourrait plus pourvoir seul à ses intérêts. Afin de renforcer l’attractivité de ce dispositif d’anticipation volontaire, la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a prévu la publicité du mandat de protection future selon les modalités définies par l’article 477-1 du code civil. Celui-ci prévoit une inscription sur un registre spécial dont les modalités et l’accès sont déterminés par décret en Conseil d’État. Plus de huit ans plus tard, le 16 novembre 2024, le décret relatif au registre des mandats de protection future voit enfin le jour. Il est ainsi établi que la charge d’accomplir les formalités incombe, selon le cas, au mandant, au mandataire ou au greffier. Il encadre également les conditions d’accès au registre, sans toutefois prévoir explicitement l’accès des notaires et des avocats. Cette lacune est préoccupante : ces professionnels du droit, garants de la validité et de l’efficacité des actes qu’ils rédigent, doivent pouvoir consulter le registre pour accomplir pleinement leur mission. Ne pas leur en donner les moyens affaiblit l’efficacité pratique du dispositif. Pour que ce registre se matérialise, un arrêté reste encore à publier. Sa rédaction sera donc déterminante en cas de mandat établi par le ministère d’un notaire ou avec l’aide d’un avocat pour qu’ils puissent accomplir les formalités idoines pour le compte du mandant ou du mandataire. Près de dix ans après l’adoption de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, il lui demande donc quand sera publié l’arrêté permettant la mise en œuvre du registre national des mandats de protection future et si sa rédaction garantira aux notaires et aux avocats un accès effectif à ce registre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4121</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Désinformation juridique dans l’espace numérique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7218. — 3 juin 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’essor préoccupant de la désinformation juridique dans l’espace numérique et sur l’absence d’une réponse structurée de l’État à ce problème. Depuis plusieurs années, des contenus diffusés sur les réseaux sociaux, plateformes de vidéos ou forums prétendent vulgariser le droit mais véhiculent en réalité de nombreuses erreurs. Ils entretiennent la confusion sur les droits et devoirs des citoyens, le fonctionnement de la justice ou les garanties procédurales. Il s’agit tantôt de mésinformation (erreurs involontaires), tantôt de désinformation délibérée visant à discréditer les institutions ou à promouvoir des thèses sans fondement. Des vidéos sur TikTok, Instagram ou YouTube abordant le droit pénal, de la famille ou du travail atteignent parfois des centaines de milliers de vues. Certains contenus appellent au refus de comparution, à contester l’autorité des juges ou à invoquer de prétendus « droits naturels » opposables au droit positif. Cette désinformation prolifère dans un contexte de faible régulation, fragilise la lisibilité du droit, alimente la défiance envers les professionnels et peut dissuader des justiciables d’agir. Magistrats, avocats et universitaires dénoncent l’émergence d’un « droit parallèle » forgé par les algorithmes, l’émotion virale et des influenceurs sans qualification. Ce brouillage affaiblit le débat démocratique, dégrade l’accueil dans les juridictions, rend les décisions moins compréhensibles et nuit à des principes fondamentaux comme la présomption d’innocence ou le contradictoire. Dans ce contexte, il l’interroge sur la position du Gouvernement. Envisage-t-il de reconnaître la désinformation juridique comme une catégorie spécifique, distincte de la désinformation politique ou sanitaire ? Souhaite-t-il intégrer cette problématique dans la stratégie nationale de lutte contre les infox ? Prévoit-il de renforcer l’éducation au droit à l’école, en lien avec les programmes d’éducation civique et à la citoyenneté numérique ? Enfin, le Gouvernement entend-il faire de la lutte contre la désinformation juridique un axe structurant de la défense de l’État de droit, en lien avec les professionnels du droit, les autorités administratives indépendantes et les acteurs de l’éducation ? Il souhaite connaitre sa position sur la question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4122</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Inactivité des détenus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7220. — 3 juin 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conclusions qu’il entend tirer du rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté, notamment ayant trait à l’inactivité des détenus. Le 21 mai 2025, le contrôleur général des lieux de privation de liberté a rendu son rapport annuel. En plus de relever la constante augmentation de la densité carcérale, l’auteur alerte sur l’inactivité grandissante des détenus, qui affecte très largement leur santé mentale. Si l’orientation du garde des sceaux est de prohiber les activités à caractère ludique en milieu carcéral, tel que le prévoyait l’instruction du 19 février 2025 annulée par le Conseil d’État, l’activité professionnelle et éducative doit à tout prix être encouragée. L’hostilité grandissante des entreprises à passer des contrats avec des prisons, associée à l’augmentation de la population carcérale, limite grandement la possibilité pour les détenus d’accéder à une activité professionnelle. Or le travail en prison présente des effets bénéfiques largement relayés par l’administration pénitentiaire, concernant la qualité des relations sociales, l’estime personnelle des détenus, ou encore la discipline collective. Leur proposer davantage d’opportunités de travail paraît à cet égard constituer un préalable pour tenter de colmater les tensions en milieu carcéral, exacerbées par la surpopulation. Par ailleurs, le travail permet aux détenus de préparer leur sortie, en dégageant des revenus et en cotisant pour leur retraite, mais aussi pour l’assurance-chômage, depuis le 1er janvier 2025. S’y jouent donc l’insertion dans la société des ex-détenus et, incidemment, la prévention de la récidive. Ainsi, elle lui demande quelles sont les mesures qu’il entend prendre pour inciter davantage d’entreprises à faire appel au travail pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4122</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation de la section française de l’Observatoire international des prisons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7221. — 3 juin 2025. — Mme Martine Froger attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les inquiétudes de la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) concernant sa pérennité, en raison des difficultés financières qu’elle rencontre du fait de la diminution significative des subventions publiques dont l’observatoire bénéficiait. L’OIP fait valoir une perte de 67 % de ses subventions publiques en 10 ans, celles-ci passant de 424 211 euros à 135 107 euros. L’OIP joue un rôle essentiel dans la société démocratique en scrutant les conditions contraires aux droits de l’homme que peuvent subir les détenus. Ces sujets sont difficiles. Les informations qu’il apporte aux parlementaires comme à chaque citoyen sont significatives. À ce titre, attentif à la situation dans les prisons françaises, il est un acteur essentiel de la lutte contre la récidive. Alors que, chaque mois, depuis plusieurs mois, les records de surpopulation carcérale sont dépassés, son rôle apparaît toujours plus essentiel. Il est donc paradoxal que les moyens dont il dispose soient en diminution. Compte tenu de l’importance de sa mission, sa survie ne saurait relever seulement d’appels aux dons, mais bien d’une participation effective de la puissance publique. À cet égard, elle lui demande quelles sont ses intentions pour assurer l’avenir de la section française de l’OIP, tout en lui permettant de conserver sa pleine indépendance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4122</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Autopsies judiciaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7228. — 3 juin 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la question des autopsies judiciaires notamment suite à un accident de la route. Bien que les articles 230-28 à 230-31 du code de procédure pénale, issus de la loi du 17 mai 2011, permettent de mettre fin au vide juridique relatif au statut des prélèvements d’organes réalisés dans le cadre d’une autopsie judiciaire, ces articles ne sont pas suffisants. Il y a toujours une carence réglementaire quant aux organes prélevés. En effet l’article 230-30 du code de procédure pénale prévoit la destruction par principe des organes prélevés ; la restitution est seulement possible lorsque les prélèvements constituent les seuls éléments ayant permis l’identification du défunt et que l’autorité judiciaire autorise leur restitution en vue d’une inhumation ou d’une crémation, sous réserve de contraintes de santé publique. La destruction des organes comme « déchets anatomiques » lors des autopsies judiciaires vient rajouter de la souffrance dans un deuil déjà compliqué pour les proches des défunts. Les victimes d’accidents de la route, d’homicides, d’attentats, ou autres, sont bien souvent sujettes à des autopsies judiciaires à l’insu de la famille qui récupère un corps mutilé et incomplet. En principe et conformément à la recommandation européenne R (99) 3 le prélèvement d’organe doit être réalisé par échantillon, mais dans la réalité des organes entiers sont prélevés, comme le cœur ou le cerveau. Si actuellement, les familles de victimes de la route peuvent demander la restitution des organes prélevés, elles ne le savent que très rarement. Alors que beaucoup d’entre elles auraient aimé récupérer ces organes, le délai est souvent dépassé et les organes détruits. Or pour que les proches du défunt puissent traverser l’épreuve du deuil dans les meilleures conditions, il convient de modifier cette procédure. Ainsi il demande donc au Gouvernement de poursuivre le travail législatif de la loi du 17 mai 2011 afin que la restitution des organes devienne la pratique et la destruction l’exception.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4123</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité dans les DPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7184. — 3 juin 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur les effets du coefficient d’énergie primaire (CEP) appliqué à l’électricité dans le cadre du diagnostic de performance énergétique (DPE), réformé par le décret n° 2020-1609 du 17 décembre 2020 et l’arrêté du 31 mars 2021. Fixé à 2,3, ce coefficient pénalise les logements chauffés à l’électricité, pourtant alimentés en énergie majoritairement décarbonée en France, en les classant injustement comme « passoires thermiques ». Ce classement entraîne des conséquences lourdes pour les propriétaires, notamment en matière d’interdiction de location (art. L. 173-1-1 du code de la construction et de l’habitation). Ce biais va à l’encontre des objectifs fixés par la loi climat et résilience (n° 2021-1104 du 22 août 2021) et favorise paradoxalement les énergies fossiles, pourtant plus émettrices de CO2. La directive européenne 2018/844 recommande un coefficient de 1,9, plus conforme à la réalité du mix énergétique français. Dans ce contexte, elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une révision rapide du coefficient d’énergie primaire affecté à l’électricité, afin de garantir la fiabilité du DPE, mieux cibler les logements réellement énergivores et sécuriser les propriétaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4123</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Défaillances structurelles dans l’application du DALO et du DAHO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7223. — 3 juin 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les défaillances graves et persistantes du droit au logement opposable (DALO), institué par la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 et du droit à l’hébergement opposable (DAHO), codifié à l’article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent le droit à un logement, dans des conditions dignes et sécurisées, à toute personne qui, résidant en France de façon stable et régulière, n’est pas en mesure d’accéder à un logement décent ou de s’y maintenir. Selon les dernières données du Haut comité pour le droit au logement publiées en 2023, 109 546 recours DALO logement ont été déposés en 2023 (+4,2 % par rapport à 2022), 36 532 ménages ont été reconnus prioritaires, mais 51 % n’ont pas été relogés dans les délais légaux, 95 725 ménages reconnus DALO sont toujours en attente de relogement hors délais depuis 2008. Selon les chiffres de la préfecture pour la Loire-Atlantique, le taux de reconnaissance a chuté à 18,7 % en 2023 contre 37,3 % au niveau national alors que le nombre de demandes ne cesse de croître. Au-delà de ces chiffres alarmants, les associations et collectifs signalent des dysfonctionnements systémiques. Ainsi, les commissions de médiation (COMED) ne respectent pas les délais légaux d’instruction et ne transmettent plus systématiquement d’accusés de réception ce qui prive les requérants de date officielle d’enregistrement ou de numéro de dossier avec des conséquences sur les éventuels recours. D’autre part, lorsque les refus sont notifiés, les motifs de rejet sont souvent flous, voire illégaux. En théorie, les personnes concernées peuvent introduire un recours contentieux (recours pour excès de pouvoir, recours en injonction ou recours indemnitaire), mais dans les faits, les délais d’audience excèdent 18 mois en Loire-Atlantique. Cela dissuade la plupart des requérants. Pour les plus résilients, leur situation a souvent changé au moment de l’examen, rendant leur dossier caduc. Le phénomène de non-recours par manque d’information, de moyens, d’accompagnement est par ailleurs criant. De la même manière, le droit opposable à l’hébergement subit les mêmes manquements. Malgré un délai d’instruction légal de six semaines, de nombreuses personnes restent sans réponse formelle, sans numéro de dossier et sans compréhension de la procédure, ce qui constitue une violation manifeste du droit prévu à l’article L. 345-2-2 du CASF. En 2023, le Gouvernement détaillait la mise en œuvre du second plan quinquennal « Logement d’abord », censé améliorer la situation avec la création de 25 000 places de résidences sociales, 35 000 places d’intermédiation locative, 10 000 pensions de famille, un effort massif en logements très sociaux (PLAI) avec un appui de la Banque des territoires (8 milliards d’euros de prêts bonifiés pour 650 millions d’euros équivalents subvention) et un accord signé avec l’Union sociale pour l’habitat (USH) le 3 octobre 2023 pour adapter la production aux besoins territoriaux. Elle l’interroge sur les actions concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour mettre fin aux manquements systémiques des COMED notamment pour garantir l’enregistrement, la notification régulière des dossiers et harmoniser les pratiques sur le territoire. De la même manière, elle voudrait savoir ce qui sera mis en place pour garantir le respect des délais d’examen des dossiers au titre aussi bien du DALO que du DAHO. Elle lui demande également quelles mesures sont prévues pour réduire drastiquement les délais de traitement contentieux devant les juridictions administratives. Plus globalement, elle souhaiterait savoir si les demandes des associations pour la mise en place d’un plan d’urgence de relogement des prioritaires DALO/DAHO sur tous les départements où les retards s’accumulent seront enfin prises en compte. Enfin, elle souhaiterait connaître l’état d’avancement réel des objectifs annoncés dans le cadre du plan Logement d’abord, et quelle part de ces nouvelles places bénéficie ou bénéficiera concrètement aux publics reconnus DALO ou DAHO pour que ces droits ne se réduisent pas à des effets d’annonce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4124</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Insécurité juridique ventes en l’état futur d’achèvement (VEFA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7224. — 3 juin 2025. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’insécurité juridique, entourant les ventes en l’état futur d’achèvement (VEFA), notamment en ce qui concerne la répartition des logements sociaux au sein des programmes immobiliers. De nombreux acquéreurs découvrent, au moment de la livraison, que leur bâtiment -initialement présenté comme destiné exclusivement à l’accession libre - comporte en réalité une majorité de logements sociaux, vendus à des bailleurs sociaux en cours de chantier, sans qu’aucune information ne leur ait été communiquée. Ces situations, de plus en plus fréquentes, provoquent une perte de valeur du bien, mais aussi un sentiment de tromperie, d’autant plus que les contrats de réservation évoquaient une répartition différente. Or la jurisprudence actuelle considère que ces modifications ne sont pas fautives, dès lors que le lot concerné n’est pas directement affecté. Aucune règle n’oblige aujourd’hui les promoteurs à respecter la destination des bâtiments qu’ils annoncent lors de la commercialisation, ni à informer les acquéreurs des modifications opérées en matière de mixité sociale dans leur immeuble. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend mettre en place un cadre juridique plus contraignant, garantissant aux acquéreurs VEFA une meilleure information et un respect des engagements contractuels initiaux, notamment quant à la répartition des types de logements au sein des bâtiments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4124</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Situation de MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7225. — 3 juin 2025. — M. Belkhir Belhaddad interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation actuelle de MaPrimeRénov’et les difficultés rencontrées en matière d’instruction des dossiers et versement des paiements. Lancée en 2020, MaPrimRénov’est une aide de l’État, gérée par l’ANAH, l’Agence nationale de l’habitat, à destination des propriétaires qui souhaitent réaliser des travaux de rénovation énergétique au sein de leur logement, notamment pour engager des travaux pour en améliorer l’isolation thermique, changer le système de chauffage ou de ventilation, cela afin de réduire les consommations énergétiques et les factures de chauffage. Or, depuis plusieurs semaines, les médias font état de la situation d’entreprises et d’artisans de la rénovation énergétique et de particuliers qui se plaignent que l’aide versée par l’État met de plus en plus de temps à arriver, les délais de paiement de MaPrimeRénov’étant jugés trop longs et susciteraient des milliers de procédures de contestation. De nombreuses difficultés sont aujourd’hui observées dans le versement des primes et les entreprises du secteur qui ont avancé les frais expriment leur inquiétude quant à l’allongement des délais de paiement de l’ANAH, une situation qui les fragilise et qui peut amener certaines à des licenciements ou à des défaillances. Si l’ANAH précise dans un communiqué de presse qu’il y a un allongement des délais en raison du succès de MaPrimRénov’et du renforcement des contrôles contre les fraudes, cette situation, qui pénalise particuliers et entreprises, ne peut perdurer. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour remédier aux difficultés rencontrées dans le cadre de l’instruction des dossiers et du versement des primes MaPrimeRénov’par l’ANAH et dans quel délai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4125</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Gestion des sargasses inefficace, à revoir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7232. — 3 juin 2025. — M. Marcellin Nadeau attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur le rapport de la chambre régionale et territoriale des comptes (CRTC) des Antilles et de Guyane sur la gestion communale des sargasses au Vauclin, commune côtière du sud de la Martinique. Ce document souligne de graves lacunes organisationnelles et financières. S’intéressant aux plages et à la ville littorale du Vauclin mais pouvant être étendu à la quasi totalité des communes de l’île, il met en évidence un problème majeur : l’invasion des sargasses, ces algues brunes toxiques et envahissantes perturbent fortement l’écosystème local et pénalisent tout aussi bien les riverains que l’activité économique, notamment touristique et les finances des communes vitruellement seules à traiter cette catastrophe naturelle. Le rapport de la chambre des comptes met en exergue en effet l’absence « d’une stratégie élaborée de lutte contre la pollution ». Les communes ne disposant d’aucun moyen, l’État a bien en partie financé les opérations de ramassage des sargasses mais sans réel suivi ni encadrement des associations qui réalisent ces collectes. Le rapport souligne aussi une absence d’information et de protection de l’environnement en dépit de « plans sargasses » répétés mais tous autant inefficaces. Mais outre la problématique des sargasses, le rapport pointe la dommageable dégradation des finances communales et la très faible indemnisation des victimes. Il lui demande en conséquence s’il compte mettre en œuvre une vraie politique de lutte contre les sargasses à brève échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4125</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Absence de prise en charge systématique des tests compagnons en oncologie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7151. — 3 juin 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge systématique des tests compagnons en oncologie. Ces tests permettent d’identifier les patients susceptibles de bénéficier de thérapies ciblées, devenues un pilier du traitement du cancer. Bien qu’ils soient aujourd’hui intégrés aux standards de soins, leur financement repose encore largement sur des dispositifs dérogatoires, en particulier le référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN), dont les moyens sont limités et inadaptés à leur usage courant. En pratique, les établissements de santé doivent souvent assumer près de 50 % du coût de ces examens, ce qui fragilise les centres spécialisés et crée des inégalités territoriales d’accès au diagnostic et aux traitements. Cette situation apparaît d’autant plus incohérente que les traitements ciblés, eux, font l’objet d’un remboursement. Le non-alignement entre la prise en charge des médicaments et celle des tests diagnostiques nécessaires à leur prescription freine le déploiement de la médecine personnalisée, génère une pression budgétaire sur les structures hospitalières et retarde l’introduction de nouveaux outils validés scientifiquement. Les professionnels de santé appellent à une évolution du cadre actuel en instaurant un remboursement automatique des tests compagnons dès lors que le médicament ciblé associé est autorisé et remboursé. Une telle réforme permettrait de garantir la cohérence du parcours de soins, de soutenir l’innovation et d’assurer une égalité d’accès pour tous les patients. Dans ce contexte, il souhaite connaître les orientations du Gouvernement en matière de financement des tests compagnons et lui demande s’il envisage d’intégrer leur prise en charge au droit commun dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4125</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Distorsion de tarification hospitalière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7152. — 3 juin 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la distorsion de tarification hospitalière entre les établissements publics et privés qui était prévue pour 2024. En effet, l’arrêté du 15 avril 2024 fixant la tarification nationale journalière des prestations des établissements mentionnés à l’article L. 162-22 du code de la sécurité sociale prévoyait une augmentation de 4,3 % des prix payés par la sécurité sociale pour les actes effectués dans les hôpitaux publics, contre une augmentation de 0,3 % pour les établissements privés. Si des mesures de blocage tarifaire ont déjà été prises par le passé, c’est la première fois qu’une distinction est faite entre le public et le privé. Cette différence de traitement est perçue comme discriminatoire par les professionnels de santé exerçant dans le privé. Elle pénalise directement les cliniques et hôpitaux privés, qui se retrouvent dans l’impossibilité d’augmenter les salaires de leurs personnels soignants. Les établissements hospitaliers privés sont pourtant nécessaires et assurent un service complémentaire au secteur public. Le personnel soignant des hôpitaux privés travaille avec autant d’engagement et de dévouement que leurs homologues du public et mérite donc une tarification équitable. En définitive, elle sollicite des éclaircissements quant aux actions que le Gouvernement envisage pour restaurer l’égalité de tarification hospitalière entre les établissements publics et privés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4126</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Alexandre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inquiétude des entreprises de taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7153. — 3 juin 2025. — M. Laurent Alexandre interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les réponses à apporter aux chauffeurs de taxis mobilisés en réaction à la convention-cadre 2025-2029. La profession se mobilise car elle s’estime menacée par cette nouvelle convention ordonnée par la Caisse nationale d’assurance maladie. Les taxis et les patients des territoires ruraux seraient particulièrement affectés par la mise en place des trajets partagés. Ces nouvelles dispositions ne sont pas adaptées à des territoires de plus en plus éloignés des grands pôles de santé. En effet, l’organisation de la concentration de l’offre médicale en pôles de santé et l’intensification de la désertification médicale conduisent mécaniquement à une hausse des transports médicaux et des coûts induits. Dans des territoires où l’habitat est souvent éclaté, où les distances à parcourir se comptent en dizaines de kilomètres et où la voiture est nécessaire pour se rendre dans un établissement de santé, le transport individuel est nécessaire et déjà long. Imposer aux taxis conventionnés des courses « partagées », c’est allonger encore le temps de trajet pour des patients dont l’état de santé est fragile et le repos nécessaire. Cela impacte directement la qualité du service de santé et revient aussi à une remise en cause de l’intimité des patients pris en charge. C’est aussi un rôle crucial de la profession car les chauffeurs deviennent souvent des oreilles attentives, un soutien à ceux qui sont frappés par la maladie. Cette nouvelle convention prévoit aussi une baisse de la tarification prise en charge par l’assurance maladie qui menace la viabilité économique de nombreuses entreprises de taxis conventionnés. Ceux-ci vont subir un effet de ciseau avec d’un côté l’augmentation des coûts intermédiaires (carburants, assurances, etc.) et de l’autre la baisse des tarifs conventionnés alors même que 85 % des taxis font du transport conventionné de personnes malades. C’est près de la moitié des entreprises qui risquent des licenciements économiques. Pour certains, cette réforme revient à une baisse de 40 à 50 % de leur chiffre d’affaires. Les professionnels le plus durement impactés seront ceux qui évoluent dans les campagnes puisque le transport conventionné de personnes malades représente entre 75 et 80 % de leur activité. De plus, la menace d’une éventuelle introduction des VTC dans le transport conventionné plane sur le modèle des taxis, en instaurant une logique concurrentielle privée au sein d’un dispositif jusqu’ici fondé sur la solidarité. Cela reviendrait à remettre en cause l’un des piliers du système de santé français, solidaire par essence, dont les garde-fous doivent impérativement être préservés. Ainsi, il cherche d’une part à savoir si M. le ministre envisage d’agir pour préserver la relation entre les taxis conventionnés et la CNAM et d’interdire formellement l’introduction des VTC dans cette convention. D’autre part, il lui demande s’il entend répondre positivement aux professionnels mobilisés en retirant cette nouvelle convention et en ouvrant de nouvelles négociations afin de garantir un transport conventionné de qualité et viable économiquement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4126</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mobilisation des taxis : appel à une concertation urgente</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7154. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de concertation avec les représentants des chauffeurs de taxi conventionnés dans le cadre de la réforme du transport sanitaire actuellement portée par l’assurance maladie. Les nouvelles modalités envisagées par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) en matière de tarification des transports de patients, notamment les dispositions sur le remboursement des trajets à vide et la généralisation du transport partagé, suscitent une vive inquiétude parmi les artisans taxis, en particulier dans les zones rurales ou peu denses. Dans les Bouches-du-Rhône, où 590 chauffeurs de taxi exercent leur profession, cette réforme pourrait fragiliser l’équilibre économique du secteur, menaçant la viabilité de nombreuses entreprises et, par extension, l’accès aux soins des populations dépendantes de ce mode de transport. Ces professionnels, dont une part significative de l’activité repose sur les courses médicales, dénoncent une réforme menée sans véritable dialogue, alors même que leurs organisations représentatives ont multiplié les alertes, notamment par la mobilisation nationale des 19 et 20 mai 2025. Les conséquences de cette réforme, si elle était mise en œuvre en l’état, seraient particulièrement lourdes : perte de chiffre d’affaires, désertification du transport de patients dans certains territoires, détérioration de l’accès aux soins pour les publics les plus fragiles. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend engager dans les plus brefs délais une concertation formelle et structurée avec les représentants des chauffeurs de taxi conventionnés, afin de garantir une réforme juste, concertée et respectueuse du service de proximité rendu quotidiennement par ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4127</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ouverture du tiers-payant systématique aux personnes en invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7155. — 3 juin 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés rencontrées par les personnes reconnues en invalidité par un médecin-conseil de la caisse primaire d’assurance maladie. En effet ces dernières ne bénéficient pas d’un accès systématique au tiers payant. La pension d’invalidité concerne plus de 840 000 personnes. Parmi elles, les bénéficiaires des pensions de catégorie 2 et 3 sont dans l’incapacité de travailler. Pourtant, ils ne bénéficient pas automatiquement du tiers payant, alors même qu’il leur est souvent difficile d’avancer les frais médicaux. Pour les personnes disposant de faibles revenus avant leur incapacité, le montant mensuel de la pension, qui est en moyenne de 850 euros en catégorie 2 selon les données disponibles les plus récentes, ne suffit pas à garantir un niveau de vie décent. Cela crée une situation d’injustice sociale et constitue une entrave à l’accès aux soins puisqu’ils pourraient orienter leurs dépenses vers d’autres biens et services essentiels, tels que la nourriture ou le logement par exemple. Dans ce contexte, l’accès systématique au tiers payant constituerait une mesure concrète pour alléger une partie de leurs charges de santé et améliorer leurs conditions de vie. Elle lui demande donc s’il compte élargir l’accès au tiers payant à ces personnes fragilisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4127</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>EHPAD : quelles solutions dans des zones à forte tension immobilière ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7179. — 3 juin 2025. — M. Éric Pauget attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) situés dans des zones à forte tension immobilière, à l’image de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes. Dans ce territoire où le coût du foncier, de la vie et des services est particulièrement élevé, les structures médico-sociales rencontrent de grandes difficultés pour équilibrer leur budget de fonctionnement tout en maintenant une qualité d’accompagnement digne des attentes. Les dépenses incompressibles, qu’il s’agisse des loyers, de la masse salariale adaptée à la tension du marché de l’emploi local ou encore des charges générales, sont bien supérieures à celles constatées dans des territoires à coût modéré. Ce différentiel, aujourd’hui non reconnu dans les dotations de financement, conduit à des arbitrages défavorables pour les résidents comme pour le personnel. Dans le même temps, les besoins vont croissant. Le vieillissement de la population est particulièrement marqué dans le sud-est de la France et notamment dans ce secteur très attractif auprès des personnes âgées, tant pour sa qualité de vie que pour ses infrastructures sanitaires. L’insuffisance du nombre de places en EHPAD publics et associatifs dans certaines communes accentue la pression sur les familles, confrontées à des listes d’attente toujours plus longues ou à des coûts d’hébergement prohibitif dans le secteur privé. Face à ce double enjeu - soutenabilité économique des établissements et accessibilité financière pour les familles -, il apparaît urgent que les critères de répartition des dotations de l’État tiennent compte du contexte local et notamment de l’indice de tension immobilière ou du coût de la vie. Une modulation des forfaits soins et dépendance, un soutien à l’investissement ou encore une enveloppe spécifique pour les territoires « à haut coût » pourraient constituer des leviers efficaces pour corriger les inégalités territoriales. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend revoir les modalités de financement des EHPAD pour intégrer ces disparités géographiques et garantir à chaque résident âgé, quel que soit son lieu de vie, un accompagnement digne et accessible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4127</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Face au fléau de légionellose qui s’abat sur les quartiers, l’État doit agir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7182. — 3 juin 2025. — M. Idir Boumertit attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’augmentation préoccupante du nombre de cas de légionellose en France et l’insuffisance du cadre législatif et réglementaire en matière de prévention et de surveillance de ce risque sanitaire. La légionellose est une maladie infectieuse grave, provoquée par l’inhalation de fines gouttelettes d’eau contaminée par des bactéries du genre Legionella. Le taux de mortalité reste supérieur à 10 % et cette pathologie touche principalement les personnes âgées, immunodéprimées, ou résidant dans des habitats collectifs dégradés, souvent dans les quartiers populaires. Depuis une décennie, le nombre de cas signalés ne cesse d’augmenter : en 2023, 2 201 cas ont été notifiés, soit une hausse de 16 % par rapport à 2022 (1 897 cas), dépassant le précédent pic de 2018. Ce constat alarmant reflète une réalité largement sous-estimée : les réseaux d’eau vétustes, mal entretenus, favorisent la prolifération de légionelles dans des conditions propices (température tiède, stagnation de l’eau, biofilm). Pourtant, à ce jour, la législation ne prévoit aucune obligation spécifique de surveillance ou de diagnostic du risque de légionelle dans les bâtiments collectifs d’habitation ou les établissements recevant du public (ERP). L’article L. 1321-4 du code de la santé publique impose uniquement une surveillance générale de la qualité de l’eau, sans ciblage particulier de ce risque pourtant bien documenté par les autorités sanitaires. Les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), des agences régionales de santé (ARS) ou du Haut Conseil de la santé publique, bien que techniquement solides, restent dépourvues de portée contraignante. Cette situation crée une triple insécurité : sanitaire pour les usagers, juridique pour les gestionnaires d’immeubles et sociale pour les habitants des quartiers populaires. Dans de nombreux cas, la déclaration d’un cas de légionnellose n’est pas suivie d’un encadrement suffisamment clair des mesures de désinfection, de réparation, ou d’information des habitants. Le rôle des ARS varie d’un territoire à l’autre et il existe aujourd’hui un flou juridique sur les obligations post-déclaration. La légionellose est une maladie de classe. Elle résulte de l’abandon de l’État et de l’indifférence des bailleurs et des pouvoirs publics. Elle a à la fois un impact psychologique et financier sur les habitants des quartiers populaires, qui vivent dans la défiance vis-à-vis de l’eau du robinet et sont contraintes d’acheter des packs d’eau, parfois sans en avoir les moyens. Il est inacceptable que dans la septième puissance économique mondiale, on meurt d’avoir bu de l’eau du robinet contaminée. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend, d’une part, reconnaître la nécessité de créer une obligation spécifique de surveillance du risque légionelle dans les réseaux d’eau chaude sanitaire des bâtiments collectifs et ERP, en particulier les plus anciens, d’autre part, clarifier les obligations post-déclaration pour les gestionnaires, propriétaires ou exploitants d’immeubles ou d’équipements collectifs ; mais aussi doter les collectivités et les bailleurs sociaux des moyens financiers et techniques nécessaires à la rénovation des installations à risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4128</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Formation à la prescription vaccinale dans les cursus infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7196. — 3 juin 2025. — Mme Eva Sas appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence d’intégration de la formation à la prescription vaccinale dans le cursus des étudiants infirmiers diplômés entre 2024 et 2028. L’arrêté du 8 août 2023 autorise les infirmiers diplômés d’État à prescrire l’ensemble des vaccins du calendrier vaccinal pour les personnes âgées de 11 ans et plus, sous réserve d’avoir suivi une formation spécifique d’une durée de 10 heures et 30 minutes. Or cette formation ne sera intégrée au programme officiel des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) qu’à partir de septembre 2026, pour une première délivrance de diplômes en juin 2029. En l’absence d’instruction nationale permettant d’anticiper cette intégration, environ 130 000 infirmiers diplômés entre 2024 et 2028 seront donc exclus de cette nouvelle compétence. Dans un contexte où les établissements de santé manquent de moyens et faute de temps et de personnel pour organiser de telles sessions, ces jeunes diplômés ne pourraient retrouver cette opportunité après leur intégration dans le corps médical. Cette situation d’inertie administrative constitue une véritable perte de chance pour la population en matière de prévention vaccinale, en particulier dans les territoires sous-dotés et freine l’évolution des compétences infirmières, pourtant reconnues par la règlementation. Alors que le système de santé peine à répondre aux besoins croissants de la population, il est incompréhensible de se priver durablement de professionnels compétents, disponibles et reconnus. Et ce d’autant que la formation, non planifiée dans un cursus qui comporte 4 600 heures sur 3 ans, ne dure que 10 heures 30. Dans ce contexte, elle souhaite donc savoir pour quelles raisons la formation à la prescription vaccinale n’a pas encore été intégrée dans les cursus des instituts de formation en soins infirmiers pour les étudiants actuellement en formation ; quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour permettre à ces professionnels d’être certifiés à la sortie de leurs études et si le Gouvernement envisage de rendre cette intégration obligatoire pour toutes les promotions à venir avant celle de 2029.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4129</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et prévention de la papillomatose respiratoire récurrente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7226. — 3 juin 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le manque de visibilité de la papillomatose respiratoire récurrente (PRR) dans les politiques publiques de prévention et de prise en charge des infections à papillomavirus humains. La PRR est une pathologie rare, chronique affectant les muqueuses du larynx, en particulier les cordes vocales. Elle provoque la formation de papillomes, petites tumeurs bénignes en forme de chou-fleur, qui entraînent des troubles de la voix, une toux persistante et des difficultés respiratoires. La PRR est due à des papillomavirus ou HPV ( human papilloma virus ), généralement les HPV 6 et 11. Cette maladie demeure méconnue malgré ses conséquences dramatiques : interventions chirurgicales à répétition, handicaps professionnels et sociaux et, dans certains cas, une évolution vers un cancer. Aucun traitement curatif n’existe à ce jour. Faute d’alternatives, les malades continuent de subir de multiples opérations chirurgicales sous anesthésie générale. Elles sont parfois complétées par un traitement médical adjuvant s’il y a plus de quatre chirurgies par an. L’association Vaincre la papillomatose respiratoire récurrente, membre de l’Alliance maladies rares et d’Eurordis, engagée au sein du collectif « Demain sans HPV », œuvre depuis 2014 pour être « la voix de ceux qu’on n’entend pas ». Pourtant, en France, la reconnaissance de cette pathologie reste insuffisante. Elle est absente du dossier papillomavirus de Santé publique France et n’est que très peu mentionnée par l’Institut national du cancer. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour encourager la recherche sur la PRR, promouvoir une vaccination plus large et précoce contre les HPV et intégrer pleinement cette pathologie dans les politiques publiques de prévention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4129</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments psychotropes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7242. — 3 juin 2025. — Mme Clémentine Autain alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur une situation insoutenable rencontrée par les patients sous traitement psychotrope. Depuis plusieurs mois, la France connaît une pénurie inquiétante de médicaments psychotropes essentiels, notamment de quétiapine, un médicament utilisé pour traiter la bipolarité, ainsi que de sertraline et de médicaments antipsychotiques à base de sels de lithium. Ces ruptures d’approvisionnement se répètent inlassablement et n’attirent toujours pas l’attention requise, alors que les Français et Françaises concernés et concernées par les troubles bipolaires sont de l’ordre de 600 000 à 1 600 000. La prévalence des troubles psychiatriques est en augmentation constante et préoccupante, notamment chez les plus jeunes, mais jamais l’orientation des politiques de santé ni la baisse des dotations dédiées aux services de psychiatrie ne sont remises en question. Les solutions qui ont été mises en place jusqu’alors ne sont pas suffisantes et mettent à la fois les patients et patientes et les officines dans une situation de tension chronique. Le rationnement des médicaments génère une anxiété et un stress constant liés au fait de disposer de quelques jours de traitement seulement et de n’avoir aucune visibilité sur sa disponibilité à la prochaine échéance de renouvellement. La préparation magistrale ne permet pas de reproduire les effets des traitements préparés à échelle industrielle, ne permettant pas de libération prolongée du principe actif et n’est possible que dans des pharmacies disposant des moyens matériels et humains pour la préparer. Par ailleurs, l’interruption de tels traitements, ne serait-ce qu’un jour, peut engendrer des situations dramatiques pour les patients et patientes avec effet immédiat : décompensation, syndrome de manque, crises d’angoisses, mal-être psychique aigu, pouvant aller jusqu’aux pensées suicidaires et l’atteinte à l’intégrité physique. Ces considérations ne sont en rien alarmistes : un patient bipolaire sur cinq décèderait par suicide en l’absence de traitement. Alors même que la santé mentale a été décrétée grande cause nationale de 2025, cette crise passe encore une fois en dessous des radars et ne suscite pas l’attention du ministère de la santé. De nombreux psychiatres déplorent en effet ne recevoir aucune information de la part des services de santé compétents et sont tenus au courant des pénuries par leurs patients. Antoine Pelissolo, chef de service au CHU Henri-Mondor (Créteil) a déclaré récemment à Libération : « Ni les laboratoires ni le ministère de la santé n’ont informé qu’il y avait un risque de rupture d’approvisionnement sur ce médicament essentiel [la quétiapine]. C’est tout simplement inadmissible ».Elle lui demande donc quelles mesures sont proposées pour accompagner les patients et patientes et les professionnels et professionnelles de santé, identifier les causes de la pénurie et les résoudre durablement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4130</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments psychotropes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7243. — 3 juin 2025. — M. Corentin Le Fur alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences préoccupantes de la pénurie de médicaments psychotropes. Depuis le mois de janvier 2025, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a signalé plusieurs tensions d’approvisionnement et ruptures de stock concernant des psychotropes pourtant essentiels à la prise en charge médicamenteuse de nombreux patients. Figurent parmi les médicaments concernés des antipsychotiques, des thymorégulateurs comme le lithium, ainsi que des antidépresseurs, notamment la sertraline. Ces traitements figurent sur la liste des médicaments essentiels établie par le ministère du travail, de la santé et des solidarités, ce qui témoigne de leur rôle central dans la stabilisation au long cours de patients souffrant de troubles psychiatriques. La pénurie actuelle trouverait son origine dans des difficultés de production affectant une usine située en Grèce. Cette dépendance critique à un acteur étranger soulève de sérieuses interrogations quant à la chaîne française d’approvisionnement en médicaments psychotropes. À titre d’exemple, la quétiapine, qui bénéficie à 250 000 patients en France, est distribuée par sept laboratoires exploitants mais produite à 60 % dans cette seule usine. Les conséquences pour les patients sont majeures, au stress psychique inhérent à leur pathologie s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir accéder à leur traitement. Dans ces circonstances, nombre d’entre eux doivent effectuer de longues recherches ou se déplacer sur de grandes distances pour espérer trouver une pharmacie disposant encore de leur médicament. Surtout, les psychotropes ne sauraient être considérés comme des médicaments substituables sans risque. En effet, toute modification, même mineure, de molécule ou de posologie peut entraîner des effets graves tels que des rechutes, des épisodes dépressifs, voire des idées suicidaires. Aussi, il lui demande quelles mesures urgentes il entend prendre afin de garantir, à court terme, la continuité des soins pour les patients concernés. Il souhaite également connaître les initiatives envisagées, à plus long terme, pour constituer un stock national stratégique de médicaments psychotropes, dans l’objectif de réduire la dépendance vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement étrangères et de renforcer la souveraineté sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4130</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Rupture de médicaments : faut-il attendre des morts ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7245. — 3 juin 2025. — Mme Michèle Martinez alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les ruptures de plusieurs psychotropes et antidépresseurs. Cette situation met en danger la santé des patients et même leur vie. Les maladies concernées, comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, peuvent exposer à un risque de suicide élevé si elles ne sont pas prises en charge par un traitement adapté ou en cas de modification du traitement. Plusieurs molécules comme le lithium, la venlafaxine, la sertraline ou la quétiapine sont en rupture d’approvisionnement. Concrètement, de nombreux patients n’ont pas accès aux médicaments sous les noms desquels elles sont commercialisées. La situation perdure depuis plusieurs mois. Elle est donc tout sauf anecdotique. Elle s’explique par les tensions pesant sur la chaîne du médicament renforcées par les années covid, la hausse de la consommation de certains médicaments et des difficultés de production dans des pays comme la Grèce. Les Français se retrouvent donc exposés à des choix de politique économique désastreux qui ont conduit, comme dans bien d’autres domaines, à sacrifier des pans entiers de l’industrie pharmaceutique et à les délocaliser. M. le ministre est chargé de l’accès aux soins. Depuis plusieurs mois, aucun résultat tangible n’est observé. Cette situation inacceptable fait écho à l’actualité récente : le Gouvernement porte une loi sur le suicide assisté et l’euthanasie mais il est incapable d’assurer la santé des Français qui souffrent et qui s’exposent à la mort faute de soins. La priorité de la médecine, et donc du ministère qui en a la charge, est pourtant de soigner, non de donner la mort. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures il compte enfin adopter pour que les Français aient accès aux médicaments essentiels à leur santé et s’il faut attendre des morts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4130</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Comité d’évaluation pour l’accès au marché du travail pour maladies chroniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7252. — 3 juin 2025. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’activité du comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques. C’est la loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé qui a institué ce comité. L’une de ses missions était de formuler des recommandations d’adaptation et d’actualisation des textes visant à améliorer l’accès à certaines professions des personnes atteintes de maladies chroniques, notamment le diabète. Un grand nombre d’associations s’étaient investies dans les travaux de ce comité considérant cette participation comme une opportunité essentielle pour faire entendre la voix des patients et contribuer à la construction de politiques publiques inclusives et équitables, tout en assurant une meilleure prise en charge de la santé dans le cadre de l’activité professionnelle. Toutefois, ayant estimé que ce comité ne remplissait pas sa mission, toutes les associations de patients et d’usagers de la santé ont décidé de le quitter. Après avoir interrogé à plusieurs reprises les ministères sur les obstacles rencontrés par les personnes diabétiques dans leur vie professionnelle, il souhaite connaître la volonté du Gouvernement d’avancer sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4131</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inclusion de centres de santé dans la réforme de l’internat de médecine générale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7256. — 3 juin 2025. — M. Christophe Proença interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les modalités d’application de la réforme de l’internat de médecine générale. La mise en œuvre prochaine de la quatrième année du diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale en janvier 2026 soulève de nombreuses interrogations, notamment sur la place accordée aux centres de santé dans ce nouveau dispositif. Si l’objectif de cette réforme est de renforcer la formation des futurs médecins et de mieux les préparer à l’exercice autonome, il apparaît regrettable que les centres de santé ne soient, à ce jour, nullement intégrés dans la réflexion sur les terrains de stage et d’encadrement de ces futurs professionnels. Les centres de santé, au nombre de 900 en France et en constante augmentation, jouent un rôle essentiel dans l’accès aux soins, notamment dans les territoires ruraux. Les collectivités territoriales investissent dans des locaux partagés, fournissent jusqu’au matériel et supportent les charges de fonctionnement. Elles répondent aux attentes des jeunes professionnels de santé : exercice salarié, travail en équipe pluridisciplinaire, charge administrative réduite. Ne pas intégrer les centres de santé à la mise en œuvre de la quatrième année d’internat risque non seulement de fragiliser ces structures, mais également d’aggraver les inégalités sociales et territoriales de santé, déjà très marquées. Dans les zones très rurales, comme dans le département du Lot, les centres de santé représentent parfois l’unique recours médical pour une population vieillissante, éloignée des pôles hospitaliers et de la médecine de ville. Exclure ces structures des lieux de stage viendrait compromettre les perspectives d’installation des jeunes médecins dans ces territoires et accentuerait la désertification médicale. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend revoir le périmètre d’application de la réforme de la quatrième année de médecine générale ou le préciser, afin d’y intégrer pleinement les centres de santé comme lieux de formation et d’apprentissage pour les médecins juniors.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4131</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation préoccupante de la filière française de prothèses dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7259. — 3 juin 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante de la filière française de prothèses dentaires, fragilisée par la recrudescence des importations et un manque persistant de transparence à l’égard des patients. Depuis la signature de la convention professionnelle des chirurgiens-dentistes en 2020, qui a plafonné les honoraires prothétiques en contrepartie d’une revalorisation des soins conservateurs, on observe une augmentation significative des importations de prothèses dentaires en provenance de pays à bas coûts, notamment la Chine, la Turquie, Madagascar ou encore le Maroc. Ce phénomène met en péril la pérennité des laboratoires français, confrontés à une concurrence déloyale exacerbée par des écarts importants en matière de salaires, de normes sociales et de conditions de production. Cette situation entraîne la fermeture progressive de nombreux ateliers sur le territoire national, alors même que le métier de prothésiste dentaire représente un vivier d’emplois qualifiés, attractifs pour la jeunesse et porteurs d’un véritable savoir-faire industriel. Par ailleurs, il n’est pas établi que les économies réalisées sur ces prothèses importées profitent aux patients, en raison de la non-dissociation des actes et d’un manque de transparence dans les devis et certificats de conformité. En l’absence d’obligation claire sur l’information relative à l’origine des dispositifs médicaux, les patients ne sont souvent pas en mesure de connaître la provenance exacte des prothèses qui leur sont posées, ni d’en vérifier la qualité ou la traçabilité. Dans un contexte où le Gouvernement appelle à la relocalisation des filières stratégiques pour renforcer la souveraineté sanitaire du pays, il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour soutenir la filière française de prothèses dentaires, garantir la transparence sur l’origine des dispositifs médicaux et assurer un meilleur contrôle de leur qualité et de leur traçabilité, dans l’intérêt des patients comme des professionnels de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4132</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dérives autour du dispositif « 100% santé »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7264. — 3 juin 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les dérives persistantes entourant le dispositif « 100 % santé », qui devait garantir à tous les assurés un accès sans reste à charge à des soins optiques, dentaires et auditifs de qualité. Trois ans après sa généralisation, les enquêtes menées par la DGCCRF montrent qu’une large majorité des professionnels contrôlés (près de 8 sur 10 dans certains secteurs) ne respectent pas leurs obligations d’information, dissimulent l’offre ou la dénigrent. Plus grave encore, des réseaux organisés démarchent illégalement des patients à domicile, notamment des personnes âgées, pour leur vendre des équipements médicaux sans prescription ni qualification, dans un climat de confusion renforcé par l’autorisation actuelle de publicité sur certains dispositifs, comme les aides auditives. Ces pratiques fragilisent l’accès aux soins, nourrissent la méfiance des patients et détournent un dispositif public au profit d’intérêts commerciaux. Aussi, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour renforcer les contrôles et sanctionner plus systématiquement les professionnels en infraction et s’il envisage de revoir le cadre réglementaire de la publicité sur les dispositifs médicaux afin de protéger les patients des pratiques commerciales agressives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4132</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre les TCA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7265. — 3 juin 2025. — M. François Piquemal attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les troubles des conduites alimentaires (TCA), dont les trois principaux sont l’anorexie mentale, la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Il s’agit d’un problème de santé publique majeur, dont l’ampleur et la gravité sont, non seulement sous-estimées, mais aussi négligées. En France, d’après la Fédération française anorexie boulimie (FFAB), qui se fonde sur les résultats des publications scientifiques internationales et nationales, 19 % de la population est concernée par des troubles des conduites alimentaires au sens large. Soit 13 millions de personnes au total, dont la majeure partie n’est pas repérée et donc pas traitée. Parmi elles, près de 900 000 personnes de moins de 35 ans présentent des troubles sévères, qui consistent en une dérégulation grave de la prise alimentaire, diminuée dans le cas de l’anorexie mentale et augmentée dans le cas de la boulimie et de l’hyperphagie boulimique ; avec des conséquences sur leur santé mentale, physique et leur insertion sociale, aujourd’hui et à plus long terme, car ce sont très souvent des troubles chroniques. C’est autant que le nombre de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, compris entre 900 000 et 1,2 million de personnes, selon les différentes fondations mobilisées pour vaincre la maladie. C’est la jeunesse qui est d’abord victime des TCA. La majorité des cas concerne des personnes de moins de 25 ans, selon un rapport de la FFAB de juillet 2023, réalisé avec le soutien de la direction générale de la santé (DGS) et 40,2 % des personnes qui présentent ces troubles à l’adolescence présentent aussi des TCA avérés à l’âge adulte. Ils touchent plus souvent les femmes, mais existent chez les hommes et sont encore moins bien repérés. Si les mécanismes qui président au développement des TCA sont complexes et multifactoriels, il n’en reste pas moins que les violences sexistes et sexuelles (VSS) dont les femmes sont victimes, ainsi que le stress et l’anxiété générés par les normes et les injonctions corporelles qui pèsent plus lourdement sur elles, constituent un facteur de vulnérabilité non négligeable. Les TCA menacent dangereusement et durablement la santé de la jeunesse. Il s’agit de troubles chroniques, avec un risque de rechute élevé, qui affectent la santé globale du patient et l’isolent socialement. Les TCA tuent : la surmortalité est de 5 à 14 fois celle de la population générale du même âge et même sexe, soit par suicide tant leur souffrance est importante, soit par complications somatiques, selon les données de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Cette situation est d’autant plus dramatique qu’elle est loin d’être inévitable. D’une part, parce que les TCA peuvent être guéris. D’autre part, parce que les manquements en matière de politiques publiques sont connus et que les pistes de recommandations ont déjà été formulées à de nombreuses reprises par les professionnels de santé - en particulier dans un rapport collaboratif FFAB-DGOS en 2021 - ainsi que par les différents acteurs qui accompagnent les patients et leurs proches, souvent démunis et en proie au désespoir. Trois axes se dégagent clairement. Premièrement, développer la prévention - primaire mais aussi et surtout secondaire - afin d’identifier rapidement les troubles. Cela nécessite une meilleure formation des médecins généralistes et plus largement des professionnels de premier recours, qui ne savent pas toujours identifier les symptômes. Plus le diagnostic est précoce, moins les risques de complications et de rechutes sont élevés et plus l’efficacité des traitements est grande. Deuxièmement, développer une offre de soins graduée, avec plusieurs niveaux de prises en charge et déployée de façon uniforme sur le territoire, afin d’améliorer et de fluidifier la prise en charge. Les disparités territoriales en la matière sont criantes, déplorées depuis plusieurs années par l’ensemble des acteurs mobilisés sur la question. Troisièmement, développer la formation, l’enseignement et la recherche. À l’occasion de la journée mondiale des TCA, le lundi 2 juin 2025, la FFAB organise une semaine de sensibilisation aux TCA en France, qui s’étendra jusqu’au 8 juin. M. le député interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour répondre urgemment à ce fléau qui frappe de plein fouet majoritairement les jeunes, mais aussi les enfants et les adultes de tous âges. Il lui demande pourquoi les différents points mentionnés dans l’instruction de la direction générale de l’offre de soins (DGOS) de 2020, relative à l’organisation de la prise en charge des troubles des conduites alimentaires, tardent à voir le jour. Il lui demande également s’il entend augmenter drastiquement les crédits dédiés à la santé mentale, afin de lancer un grand plan d’urgence pour lutter contre les TCA, à l’image de ce qui a été fait dans de nombreux pays européens et au Royaume-Uni.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4133</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tenue de la commission traitant les demandes de financement du FNSAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7267. — 3 juin 2025. — Mme Sandrine Runel interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la tenue de la commission en charge de rendre les avis sur les demandes de financements au titre du Fonds national de solidarité et d’actions mutualistes (FNSAM). Le Fonds national de solidarité et d’action mutualistes (FNSAM) a pour mission essentielle d’accorder un soutien financier (prêts ou subventions) aux mutuelles et unions du livre III (du code de la mutualité) pour la création et le développement de services de soins et d’accompagnement mutualistes (SSAM). Les décisions de prêts et subventions FNSAM sont prises par le ministre chargé de la santé après avis d’une commission dédiée. En juillet 2023, les mutualités ont été notifiées de la tenue, au cours du mois de décembre 2023, de la commission en charge de rendre les avis sur les demandes de financement au titre du FNSAM. Les mutualités ont ainsi déposé des projets et y ont fléché des moyens budgétaires. Seulement, aucune commission ne s’est tenue depuis le dépôt de ces projets, il y a plus d’un an. Ayant alloué une partie de leur fonds propres aux projets déposés pour financement FNSAM au détriment d’autres projets, ce délai de réponse anormalement long met les mutualités dans une situation financière complexe et freine, voire empêche, la réalisation de nouveaux projets. Par ailleurs, ces projets sont tous structurants pour les territoires et répondent à une attente de la population que l’on ne peut ignorer. Les mutualités attendent aujourd’hui la tenue de cette commission, afin d’avoir des réponses quant aux résultats de cet appel à projets datant de septembre 2023. Aussi, elle lui demande d’indiquer la date prévue de réunion de cette commission ainsi que le délai dans lequel il pourrait être en capacité de leur notifier sa décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4133</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7277. — 3 juin 2025. — M. Matthieu Marchio interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le projet de démantèlement du service du contrôle médical (SCM), actuellement engagé par la direction de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), et sur les atteintes graves qu’il implique à la fois pour les droits des assurés sociaux et pour l’équilibre institutionnel de la République. Depuis l’automne 2024, la CNAM a lancé un processus de transfert contraint des personnels du SCM, praticiens conseils, infirmiers, techniciens, vers les caisses primaires d’assurance maladie, sans base législative claire ni concertation loyale avec les représentants du personnel. Cette manœuvre, rejetée à plusieurs reprises par l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 (articles 16 bis -C puis 51), a pourtant été réintroduite de façon insistante par voie réglementaire. Le 28 février 2025, le Conseil constitutionnel a d’ailleurs censuré l’article 51 de la loi de financement, considérant qu’un tel projet de réforme n’avait pas sa place dans une loi de financement de la sécurité sociale. Et pourtant, le 15 avril 2025, M. le Premier ministre a saisi à nouveau le Conseil constitutionnel, cette fois pour demander le déclassement de l’article L. 224-7 du code de la sécurité sociale, garantissant l’indépendance technique des praticiens conseils vis-à-vis des caisses primaires. Ce déclassement permettrait au Gouvernement de modifier par décret et sans débat parlementaire un principe fondamental du fonctionnement impartial de l’assurance maladie. Cette démarche est une tentative de contournement du Parlement et un précédent dangereux en matière de respect de la séparation des pouvoirs. Ce projet ouvre en outre la voie à un démantèlement de l’indépendance du contrôle médical, au risque d’une instrumentalisation des décisions médicales par les objectifs financiers des caisses, au détriment du secret médical, de l’impartialité des contrôles et des droits des 67 millions d’assurés sociaux. M. le député souligne également que la CNAM, en parallèle, tente d’imposer un accord de transition avec les syndicats, alors même que le fondement juridique du projet était suspendu à une décision constitutionnelle. Cet ultimatum social est inacceptable. Les syndicats ont d’ailleurs assigné la CNAM en référé le 24 avril 2025 devant le tribunal judiciaire de Paris, pour obtenir la suspension du projet. L’audience est prévue le 10 juin 2025. Dans ce contexte de confusion juridique, de précipitation administrative et de désaveu parlementaire répété, il lui demande s’il va mettre un terme immédiat à ce projet de réorganisation, de respecter l’indépendance du SCM et de s’engager formellement à ne pas modifier, par voie réglementaire, des dispositions législatives qui relèvent du seul pouvoir du Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4134</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Transport en minibus dans le cadre des accueils collectifs de mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7274. — 3 juin 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les conditions de transport en minibus dans le cadre des accueils collectifs de mineurs (ACM) et plus particulièrement sur le niveau de vigilance et de repos des encadrants éducatifs appelés à conduire ces véhicules. Le recours à des minibus de neuf places, ne nécessitant pas de permis spécifique, est courant dans les ACM, notamment lors des vacances scolaires, des congés professionnels, des séjours de loisirs, ou encore lors de déplacements sportifs. Dans ce cadre, la conduite est fréquemment assurée par des animateurs ou encadrants éducatifs, souvent après des journées de travail prolongées. Cette pratique soulève des préoccupations importantes en matière de sécurité, notamment en lien avec les risques de fatigue, d’hypovigilance ou de somnolence au volant. L’instruction du 21 juin 2024, publiée au Bulletin officiel de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports (BOENJS n° 27 du 4 juillet 2024), a rappelé les recommandations issues des enquêtes techniques du bureau d’enquêtes sur les accidents de transports terrestres (BEA-TT), notamment à la suite d’accidents impliquant des minibus conduits par des encadrants dans un contexte de fatigue. Ce texte insiste sur l’importance de la préparation des trajets, de la mise en place de pauses régulières, de la limitation des trajets de nuit et recommande la rotation des conducteurs. Cependant, malgré ces recommandations détaillées, il n’existe à ce jour aucune obligation réglementaire imposant un temps de repos minimal effectif avant la prise du volant, ni l’exigence de la présence d’un second adulte accompagnateur pour les trajets impliquant des mineurs. Par ailleurs, les dérogations autorisées dans le cadre du contrat d’engagement éducatif permettent encore de réduire la durée de repos en deçà de onze heures, sans dispositif de contrôle suffisant concernant l’état de fatigue du conducteur. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant le renforcement du cadre juridique applicable à ces trajets. Elle lui demande s’il envisage de rendre obligatoire un repos effectif de onze heures consécutives avant toute conduite dans le cadre d’un accueil collectif de mineurs. Elle l’interroge également sur l’opportunité d’interdire les départs de nuit lorsqu’un trajet long est assuré par un encadrant non professionnel et de rendre obligatoire la présence d’un second adulte accompagnateur dans le véhicule. Enfin, elle souhaite savoir si des mesures de contrôle ou d’évaluation systématique du respect de ces règles sont envisagées afin de garantir un niveau de sécurité adapté aux enjeux de protection des mineurs transportés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4134</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Préserver les moyens du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7140. — 3 juin 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le calendrier et le budget du pacte en faveur de la haie. Cette politique est indispensable pour la restauration de la qualité des paysages, la lutte contre les inondations et les sécheresses, l’adaptation au changement climatique ou encore pour la lutte contre l’extinction de la biodiversité. Ce pacte représente un outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Ainsi, il apparaît nécessaire de garantir la continuité budgétaire et le calendrier du pacte en faveur de la haie. Alors qu’à l’origine le projet de loi de finances pour 2025 prévoyait une réduction drastique des crédits alloués à ce pacte, les débats parlementaires sur la loi de finances se sont illustrés par un fort soutien à cette politique avec une augmentation de 20 millions d’euros supplémentaires alloués à l’enveloppe plan haies, portant le budget final à hauteur de 45 millions d’euros. Pourtant, ce montant risque d’être remis en question du fait de la fongibilité de l’enveloppe « Planification écologique » (action 29 du programme 149 dit « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt »). Cette décision serait d’autant plus incohérente au regard des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et la loi d’orientation agricole promulguée depuis peu. En effet, cette politique nécessite un budget d’envergure inscrit dans la durée afin d’atteindre les + 50 000 km de haies avant l’échéance de 2030 prévue par ces textes. À titre informatif, le pacte en faveur de la paix prévoyait à son lancement en 2024, un engagement s’élevant à 110 millions d’euros s’étalant sur trois ans. Cette baisse budgétaire serait possiblement assortie d’un report de la publication des appels à projets. Ces derniers, initialement prévus pour le printemps, seraient désormais lancés au plus tôt en juillet. Les agriculteurs doivent pouvoir anticiper leurs projets de plantation de haies. Ce projet fragiliserait et retarderait donc la mise en œuvre du pacte. En outre, ce calendrier tardif entraînerait également des difficultés de structures de terrain - tels que les chambres d’agricultures, les opérateurs de l’arbre et de la haie, les fédérations de chasseurs ou encore les techniciens - qui accompagnent tant les agriculteurs que les services de l’État. Le retard du calendrier et l’incertitude quant au budget pénaliseraient fortement les agriculteurs, a fortiori compte tenu des excellents résultats du pacte sur le terrain. Il lui demande donc si le Gouvernement entend respecter l’engagement budgétaire voté en loi de finances et présenter un calendrier de publication des appels afin de sécuriser la planification des plantations pour l’horizon 2025/2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4135</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Quel avenir pour le Pacte en faveur de la haie ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7141. — 3 juin 2025. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’avenir budgétaire du pacte en faveur de la haie, outil stratégique de la transition agroécologique aujourd’hui fragilisé. Le pacte en faveur de la haie, lancé en 2024 avec une enveloppe de 110 millions d’euros sur trois ans, vise à ajouter 50 000 kilomètres de haies sur le territoire français d’ici 2030. Dans la mesure où la France est aujourd’hui pourvue de 750 000 kilomètres de haie dont 20 000 disparaissent chaque année, rappelons que ce plan reste peu ambitieux. Il répond cependant à des enjeux écologiques majeurs : conservation de la biodiversité, protection des cultures et des élevages, stockage de carbone, lutte contre les inondations, régulation des températures, amélioration de la qualité de l’eau, et production locale de bois. Celles-ci sont également indispensables à la préservation des paysages et à l’adaptation des territoires face aux effets du changement climatique. Alors que la totalité des crédits 2024 a été mobilisée avec succès, et que les retours de terrain confirment l’adhésion des agriculteurs, collectivités et opérateurs locaux, le budget alloué pour 2025 fait aujourd’hui l’objet d’inquiétudes croissantes. En commission mixte paritaire, un amendement parlementaire avait permis de porter l’enveloppe du pacte à 45 millions d’euros pour 2025, contre 25 millions initialement prévus. Toutefois, cette enveloppe pourrait être à nouveau réduite dans le cadre des 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires annoncées par le Gouvernement, notamment via la fongibilité de l’enveloppe « planification écologique ». Une telle coupe budgétaire mettrait en péril la capacité des agriculteurs à anticiper leurs projets pour l’hiver 2025-2026, alors même que ces plantations nécessitent un temps de préparation long et coordonné. Dans un contexte de crise agricole et de dérèglement climatique, affaiblir un outil structurant comme le pacte reviendrait à freiner une transition agroécologique pourtant urgente, et à renoncer aux services écosystémiques essentiels que les haies rendent aux territoires. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend garantir le maintien intégral de l’enveloppe de 45 millions d’euros votée par le Parlement pour l’année 2025, ainsi que la publication rapide d’un calendrier clair pour les appels à projets, permettant de sécuriser les acteurs engagés dans la protection et la régénération des haies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4135</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre de la compétence GEMAPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7143. — 3 juin 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les inégalités de financement et les limites structurelles rencontrées dans la mise en œuvre de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) dans les territoires de montagne. Dans les zones peu peuplées mais géographiquement étendues comme les Hautes-Alpes, les intercommunalités doivent assumer des responsabilités de gestion sur des bassins versants vastes, complexes et souvent exposés à des risques naturels importants. Or le produit de la taxe GEMAPI, même lorsqu’elle est appliquée à son plafond de 40 euros par habitant, reste très insuffisant pour couvrir les besoins réels d’investissement et d’entretien des ouvrages hydrauliques. Les collectivités sont donc confrontées à une inégalité structurelle de moyens, en comparaison avec les territoires urbains plus densément peuplés. Il serait pertinent qu’un mécanisme de solidarité financière interterritoriale, à l’échelle d’un bassin versant ou d’une région, puisse venir corriger ces déséquilibres. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage la création d’un fonds de péréquation GEMAPI ou d’un dispositif équivalent. Par ailleurs, elle attire l’attention du ministre sur le déséquilibre constaté entre les volets de la GEMAPI. Les financements disponibles sont en grande majorité absorbés par la prévention des inondations, notamment l’entretien ou la remise en état d’anciens systèmes d’endiguement, au détriment des actions de restauration écologique, de continuité des cours d’eau ou de préservation des zones humides. Ces actions sont pourtant essentielles pour répondre aux exigences de la directive-cadre sur l’eau (DCE), qui impose d’atteindre le bon état écologique des masses d’eau. Elle demande donc quelles mesures sont envisagées pour renforcer les crédits dédiés à la gestion des milieux aquatiques, dans le cadre ou en complément des outils actuels (PAPI, contrats de rivière, agences de l’eau, etc.). Elle souligne également la fragilité des dispositifs de subvention existants, particulièrement dans les territoires de montagne : taux de financement insuffisants, critères restrictifs, ou absence de visibilité pluriannuelle. Face à des investissements lourds et souvent urgents, elle interroge le Gouvernement sur l’opportunité de créer une dotation spécifique montagne, permettant un taux de subvention majoré (jusqu’à 70 %) pour les projets structurants liés à la GEMAPI. Enfin, elle insiste sur les limites de la gouvernance actuelle. La multiplicité des syndicats de rivière, l’absence de cohérence entre les périmètres administratifs et hydrographiques, ou encore la difficulté à mutualiser l’ingénierie, freinent la coordination et l’efficacité des politiques publiques. Elle demande si le Gouvernement prévoit un soutien renforcé à la mutualisation de l’ingénierie territoriale, à la structuration de comités de bassin en zone de montagne et plus largement, à la consolidation des syndicats mixtes existants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4136</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du dispositif de responsabilité élargie du producteur (REP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7164. — 3 juin 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dysfonctionnements persistants du déploiement de la responsabilité élargie du producteur (REP) dans la filière des déchets du bâtiment. Pensé comme un levier majeur de la transition écologique, le dispositif REP repose sur un principe vertueux : faire porter aux producteurs la responsabilité du traitement en fin de vie des produits mis sur le marché, afin de favoriser l’écoconception, le recyclage et la réduction des déchets. Toutefois, de nombreux acteurs économiques alertent sur une application inopérante : lenteur du déploiement, injonctions contradictoires, barèmes de soutien inadaptés et opacité du fonctionnement des éco-organismes. Le principe légal de reprise sans frais, prévu dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), s’avère particulièrement problématique : il complexifie le tri, déséquilibre les marchés, désincite les professionnels à aller au-delà du minimum exigé et bloque l’intégration pleine et entière des entreprises dans le système REP. Dans de nombreux cas, ce principe rend économiquement non viable la gestion des déchets, tant pour les derniers détenteurs que pour les opérateurs spécialisés. Une suppression de ce principe légal permettrait de rétablir une logique de concurrence, de garantir un meilleur équilibre économique et d’améliorer l’efficacité environnementale de la filière. Il semble par ailleurs indispensable de conserver le périmètre initial des matériaux couverts par la REP afin de ne pas vider le dispositif de sa portée. Les entreprises doivent aussi pouvoir s’adapter progressivement pour une meilleure stabilité réglementaire et une meilleure concertation. Il serait opportun de laisser aux acteurs de terrain, comme à l’administration, le temps de comprendre pleinement les enjeux avant toute décision hâtive, potentiellement contre-productive. Enfin, le fonctionnement opaque des éco-organismes REP, dénoncé par de nombreux professionnels, appelle à un audit national indépendant de leur gouvernance, de leurs soutiens financiers et de leurs obligations. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour réformer de manière structurelle le dispositif REP dans le secteur du bâtiment, dans le sens d’une plus grande efficacité environnementale, économique et opérationnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4136</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés de la Responsabilité Elargie du Producteur (REP) dans le Bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7175. — 3 juin 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés rencontrées par les professionnels du bâtiment avec le dispositif de la responsabilité élargie du producteur (REP) censé permettre, depuis mai 2023, la reprise et le recyclage des déchets de chantier. Les acteurs du secteur dénoncent « un service quasi-inexistant », alors que des centaines de milliers d’entreprises du bâtiment paient une taxe sur les produits et matériaux utilisés. Ainsi, aucune amélioration significative n’est aujourd’hui observée dans les performances de collecte, tant pour les déchets de catégorie 1 (gravats, tuiles, béton) que pour ceux de catégorie 2 (bois, métal, plâtre, menuiserie). Par ailleurs, les pratiques des éco-organismes en charge du dispositif sont contestées, notamment quant aux hausses de tarifs imposées de manière intempestive et non argumentées. Devant les protestations exprimées par les professionnels du bâtiment, un « moratoire » et une « refondation » du dispositif ont récemment été annoncés par le Gouvernement, mais la crainte subsiste que cette refondation soit superficielle sans résoudre le fond des problématiques posées. Aussi il lui demande quelles mesures fondamentales elle compte prendre pour assurer une véritable efficacité d’un système (dont le principe n’est, du reste, nullement remis en cause par la profession) et pour assurer une totale transparence sur le montant et l’utilisation des éco-contributions perçues par les éco-organismes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4137</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Entreprises du bâtiment : pour un meilleur recyclage des déchets de chantier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7176. — 3 juin 2025. — M. Éric Pauget appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les préoccupations exprimées par les entreprises du secteur du bâtiment et les difficultés qu’elles rencontrent quant à l’application du dispositif « responsabilité élargie du producteur » (REP), rendu obligatoire par la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC). Bien que ces professionnels reconnaissent le caractère vertueux et ambitieux du dispositif, en tant qu’il permet de financer la reprise et le recyclage des déchets de chantier, il s’avère en pratique inopérant car aujourd’hui des centaines de milliers d’entreprises du secteur du bâtiment paient pour un service qu’elles estiment quasi-inexistant. En effet, eu égard aux éléments d’information portés à sa connaissance par la Fédération du bâtiment et des travaux publics du département Alpes-Maritimes, la performance de collecte des déchets de catégorie 1 (gravats, tuiles, béton) était en 2024 identique à la situation qui prévalait avant la mise en place de la REP. Quant aux déchets de catégorie 2 (bois, métal, plâtre, menuiserie), seuls 7 % ont pu être repris pour la même année. De plus, si les points de collecte sont plutôt bien déployés sur le territoire, leur accès s’avère restrictif car il ne concerne que 20 % des volumes de déchets. Ces dysfonctionnements ne semblent donc pas répondre au but initial qui vise une reprise gratuite et facile des déchets de chantier en contrepartie d’une taxe sur les produits et matériaux. Aussi, pour pallier une situation préoccupante, ces professionnels souhaitent d’une part, que soit publiées, en amont de l’établissement de leurs devis, les hausses de tarif imposées par les éco-organismes en charge de la collecte de leurs déchets et d’autre part, qu’ils puissent bénéficier d’un dispositif d’encadrement et de surveillance de l’évolution du montant des éco-contributions perçues par les éco-organismes. Il sait qu’un moratoire quant à l’application de la REP a été décidé en mars 2025 et que le Gouvernement s’est engagé à en proposer une « refondation ». En conséquence, il souhaite connaître l’état d’évolution de la réflexion du Gouvernement à ce sujet et lui demande s’il entend donner une suite favorable aux vœux formés par les entreprises du bâtiment. Il y va de l’avenir de ce secteur et partant, de celui d’une partie importante du tissu entrepreneurial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4137</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Suppression du dispositif de certificats d’économies d’énergie (CEE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7200. — 3 juin 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences de la suppression brutale du dispositif de certificats d’économies d’énergie (CEE) pour l’isolation des points singuliers. Selon les informations transmises par plusieurs entreprises du secteur, la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a récemment mis fin à la bonification des CEE pour l’isolation des vannes, robinets et autres points singuliers situés dans les chaufferies et réseaux de chaleur. Cette décision, prise sans concertation préalable, suscite une vive inquiétude dans la filière et menace l’activité de nombreuses petites entreprises, spécialisées et souvent mono-produit, qui ne disposent ni du temps, ni des moyens pour se redéployer immédiatement. Plusieurs centaines d’emplois sont ainsi directement menacés dans un secteur vertueux, contribuant aux économies d’énergie dans les bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels. Aussi, il lui demande quelles mesures peuvent être envisagées par le Gouvernement afin de laisser aux entreprises concernées un délai d’adaptation raisonnable et d’éviter un choc économique et social majeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4137</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquences des pannes d’ascenseur à répétition
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7222. — 3 juin 2025. — Mme Anaïs Sabatini interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la multiplication des pannes d’ascenseurs dans les immeubles collectifs. Chaque année, 1,5 million de pannes d’ascenseur sont signalées en France et certaines pannes persistent jusqu’à 10 mois. Des milliers de personnes se retrouvent entravées dans leur liberté de circulation sans qu’aucune solution pérenne ne leur soit proposée. Cette situation concerne aussi bien les logements sociaux que les copropriétés et touche de manière disproportionnée les personnes les plus vulnérables : personnes âgées, personnes à mobilité réduite, femmes enceintes ou familles avec enfants en bas âge. Pour ces habitants, l’ascenseur n’est pas un confort, mais une nécessité vitale. Au-delà des difficultés du quotidien, ces pannes compromettent l’accès aux soins, à l’emploi, aux services publics et aux activités de la vie sociale. Ces dysfonctionnements sont souvent la conséquence d’un défaut d’entretien, d’une vétusté manifeste des installations ou de carences dans les contrats de maintenance. Trop souvent, les interventions sont tardives, peu efficaces et les mêmes problèmes reviennent quelques jours plus tard puis de façon répétée. Elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour encadrer plus strictement les obligations des bailleurs, des syndics et renforcer les contrôles des dispositifs de maintenance des ascenseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4138</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Chasse et handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7236. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le renouvellement annuel de l’autorisation de chasse pour les personnes en situation de handicap mental. Aujourd’hui, les personnes en situation de handicap peuvent bénéficier, à titre dérogatoire, d’une autorisation d’une journée de chasse délivrée par les fédérations départementales. Cette disposition, bien que bienvenue, ne peut être accordée qu’une seule fois dans une vie, sans possibilité de renouvellement, même si la personne souhaite poursuivre cette activité dans un cadre encadré, sécurisé et formateur. Or, pour beaucoup des compatriotes en situation de handicap mental, cette journée représente bien plus qu’un simple moment de découverte : c’est une véritable occasion de lien social, d’inclusion et de contact avec la nature, souvent dans des territoires ruraux qui leur sont chers. Elle favorise aussi l’autonomie et la responsabilisation recherchées pour ces personnes. Il n’y a donc aucune raison de leur refuser la possibilité de renouveler chaque année cette expérience, dans les mêmes conditions de sécurité, avec une formation adaptée et reconduite systématiquement tous les 12 mois. Les fédérations sont prêtes, le cadre est éprouvé et les résultats sont positifs. Refuser cette ouverture, c’est entretenir une forme d’inégalité d’accès à une pratique encadrée, au seul motif d’une rigidité administrative. Il lui demande si le Gouvernement envisage de modifier la réglementation pour permettre aux fédérations de renouveler chaque année cette autorisation, dans le cadre d’un encadrement strict et de la réalisation d’une formation annuelle adaptée aux spécificités du handicap mental, pour les personnes dans cette situation qui souhaitent continuer à pratiquer la chasse ; ce modèle a déjà démontré sa faisabilité et ses effets positifs sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4138</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Création d’un organisme administrativement indépendant chargé du désamiantage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7254. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Mandon expose à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche que la présence massive d’amiante, sous diverses formes, dans les bâtiments publics et privés et dans les installations économiques, engendre un risque de santé publique à la fois massif, établi et imprévisible. En effet, 2 % seulement des déchets d’amiante sont traités annuellement alors que l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) énonce la présence de 200 000 tonnes d’amiante libre et 20 millions de fibrociment sur le territoire. Cette dissémination de l’amiante touche ainsi l’ensemble du territoire et concerne l’ensemble des citoyens puisque chacun peut y être exposé. Cette situation qui perdure appelle une réponse d’envergure de la part de l’État, pour accompagner les collectivités territoriales responsables du bâti scolaire, les propriétaires et tous les secteurs d’activité. L’interdiction de fabrication et de commercialisation de l’amiante depuis 1997 et depuis 10 ans la mise en œuvre de mesures budgétaires apparaissent nettement insuffisantes par rapport à l’ampleur et la persistance du problème. Il s’avère dorénavant indispensable d’intensifier et d’organiser la réponse collective en vue d’accélérer le développement des actions de désamiantage qui sont d’une urgence vitale. À cette fin, il semble nécessaire, au nom de l’intérêt général, de confier la coordination de ces actions à une structure administrativement indépendante associant responsables publics, représentants des activités économiques, représentants des organisations syndicales et représentants des victimes de la pollution à l’amiante, en vue de la définition d’un programme précis d’éradication soumis à l’examen et à la décision du Gouvernement et du Parlement. Il lui demande par conséquent sa position et ses intentions quant à la création d’un tel établissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4139</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Récalde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Impact négatif de l’augmentation - taxe de solidarité  billets d’avion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7213. — 3 juin 2025. — Mme Marie Récalde attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’impact négatif de l’augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) au 1er mars 2025 sur les emplois et certains aéroports dont l’activité des vols privés est vitale. Selon le Haut Conseil pour le climat, le secteur du transport représente 34 % des émissions nationales territoriales, des 127 Mt éqCO2 /an attribués à ce secteur, 4 le sont aux vols intérieurs, sans compter, donc, les vols qui sont faits depuis ou en direction de l’étranger. La taxe de solidarité représente une mesure de justice sociale et permet de réduire de manière effective le trafic aérien. Si son renforcement est donc bienvenu, il induit un coût plus élevé pour les entreprises françaises que pour les entreprises étrangères, qui ont la possibilité de contourner le dispositif. En effet, certaines compagnies étrangères n’appliquent ni la TVA ni la TSBA sur certains vols qui concernent le territoire français. De plus, celles-ci peuvent plus facilement lisser le coût élevé de cette taxe puisque la majorité de leur activité se fait en dehors du territoire national. De la filière du privé dépend 100 000 emplois directs et indirects et 9 % des vols en France. Elle contribue largement à la viabilisation économique des aéroports régionaux. Si l’augmentation de la TSBA est une mesure de justice sociale nécessaire, elle ne doit pas se faire au dépend des entreprises et de tout l’écosystème qui l’entoure. Si le droit s’applique à tous, alors la compétition pourra se faire sur un pied d’égalité. C’est pourquoi elle souhaite l’interroger sur les dispositifs qui pourraient être mis en place pour que les entreprises étrangères aient l’obligation de présenter des prix TTC qui lisseraient la compétition limitant ainsi l’impact sur les entreprises françaises. Elle lui demande aussi s’il défendra un dispositif à l’échelle européenne. À défaut, il serait souhaitable de créer des exemptions pour les vols à vocation médicale. Elle souhaiterait connaitre sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4139</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ralentisseurs illégaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7271. — 3 juin 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur ralentisseurs illégaux. Neuf dos-d’âne sur dix ont en effet été reconnus par le Conseil d’État comme non conformes avec les normes en vigueur. Ainsi, la quasi-totalité des 450 000 ralentisseurs ne respecte pas le décret n° 94-447 du 27 mai 1994, qui les réglementent. Après trois décennies de non-respect de ce décret, le Conseil d’État en 2023 et la cour administrative d’appel de Marseille en 2024 ont rappelé que les ralentisseurs doivent respecter les normes de 1994. Sans rendre obligatoire une destruction systématique de tous les ralentisseurs irréguliers, notamment pour des raisons budgétaires, ces cas de jurisprudence rendent beaucoup plus facile leur destruction en cas de recours à la justice. Le tribunal administratif de Toulouse a déjà appliqué cette évolution jurisprudentielle ordonnant la destruction de dos-d’âne ne respectant pas les normes. Il y a actuellement plus de 200 procédures similaires en cours, un nombre qui devrait vraisemblablement augmenter. Des recours pourraient même être menés contre les élus, en cas d’accident à cause de la non-conformité du dos d’âne. Cela risque d’entraîner une congestion des tribunaux administratifs déjà engorgés. Pourtant, ces ralentisseurs illégaux sont un véritable problème en raison de leurs risques pour la sécurité routière, mais aussi pour leurs conséquences néfastes sur l’état des véhicules. Devant la nécessité de mettre en application les normes de 1994, autant pour les automobilistes que pour éviter un engorgement judiciaire, il lui demande comment les élus et les automobilistes pourraient s’en sortir par le haut.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4139</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Rapport Barbe - Sécurité des usagers de la route
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7272. — 3 juin 2025. — M. Pouria Amirshahi interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, à la suite de la remise, le 28 avril 2025, du rapport confié à M. Emmanuel Barbe sur les violences routières. Ce rapport met en avant plusieurs mesures structurelles utiles, en matière d’aménagements urbains, de sensibilisation et de prévention des comportements à risque. Ces propositions vont dans le bon sens pour faire reculer l’insécurité routière ; elles devront être intégrées dans le prochain budget afin d’être mises en place. Il peut toutefois sembler lacunaire au regard de l’absence de recommandations précises pour prévenir et sanctionner les actes de violence délibérée commis par certains conducteurs violents. Alors même que ces comportements mettent gravement en danger la vie des usagers les plus vulnérables (piétons, cyclistes), le rapport ne propose aucune mesure visant à exclure ces individus de la circulation. Cette carence est d’autant plus frappante que ce rapport faisait notamment suite à l’assassinat de Paul Varry, cycliste tué en octobre dernier après avoir été volontairement percuté par un conducteur sur une piste cyclable. Ce drame a provoqué une prise de conscience collective sur la question des violences entre usagers de la route, relançant la nécessité d’une réponse pénale face aux violences motorisées. L’association Paris en Selle demande par exemple la suspension de permis et le retrait du véhicule pour tout auteur de violence. Au-delà de la question des violences, c’est toute la question de la sécurité des usagers de la route qui doit être abordée. Des propositions existent comme par exemple l’évaluation à intervalles réguliers de l’aptitude à la conduite des conducteurs, proposée notamment par l’association « Sauver des vies, c’est permis ». Il lui demande si des compléments sont envisagés pour intégrer au plan d’action contre les violences routières des mesures qui auront un effet immédiat, permettant d’écarter dès maintenant les conducteurs dangereux des voies de circulation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4140</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>L’État et l’avenir de la ligne POLT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7279. — 3 juin 2025. — M. Aurélien Pradié attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation préoccupante de la ligne ferroviaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). Axe structurant du territoire national, cette ligne historique relie la capitale à plusieurs villes majeures du centre et du sud-ouest de la France telles que Orléans, Châteauroux, Limoges, Brive, Cahors, Montauban et Toulouse. Elle joue un rôle essentiel en matière de desserte des territoires ruraux et de désenclavement des régions non couvertes par le réseau à grande vitesse pour 5 millions de Français. Malgré le lancement d’un programme de modernisation en 2018, pour un montant annoncé de 1,9 milliard d’euros d’ici à 2027, les difficultés persistent. Le service est marqué par une vétusté importante du matériel roulant, des retards récurrents, des suppressions de trains, des problèmes d’accessibilité dans plusieurs gares et une offre insuffisamment fiable pour les usagers d’un territoire égal aux autres et ne méritant pas d’être aussi mal desservi. Les travaux actuellement en cours sur les infrastructures, notamment le renouvellement des voies et des caténaires entre Orléans et Montauban, impliquent de nombreuses interruptions de circulation, sur la période 2025 et 2026. Par ailleurs, la livraison des nouvelles rames Intercités Oxygène, initialement prévue pour 2023, a été reportée à janvier 2027 en raison de problèmes techniques. Cette situation suscite de vives inquiétudes et frustrations parmi les usagers, les élus locaux et les associations mobilisés qui constatent une dégradation continue de la qualité du service sur cette ligne pourtant essentielle à la cohésion des territoires ainsi qu’un manque de cohérence quant à l’ambition écologique du ferroviaire. Une récente mobilisation dans le département du Lot, ayant rassemblé de nombreux usagers et élus, a notamment mis en lumière l’exaspération croissante des territoires traversés par la ligne POLT, qui craignent d’être relégués à une desserte ferroviaire marginalisée. En conséquence, il lui demande comment le Gouvernement entend garantir le respect du calendrier et des engagements financiers annoncés pour la modernisation de la ligne POLT ? Quelles dispositions sont envisagées pour anticiper la mise en service effective des nouvelles rames Oxygène ? Quelles mesures concrètes seront prises pour limiter l’impact des travaux sur la qualité du service, en particulier en matière de ponctualité et de continuité de la desserte ? Quelles garanties peuvent être apportées quant au maintien, voire au renforcement, de la desserte des gares intermédiaires, dans une logique d’égalité territoriale et d’accès au service public ferroviaire ? Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4140</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Situation préoccupante TER reliant Perpignan à Villefranche-de-Conflent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7280. — 3 juin 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation préoccupante de la ligne ferroviaire reliant Perpignan à Villefranche-de-Conflent, dont un tronçon demeure totalement fermé à la circulation depuis le déraillement d’un train régional survenu le 24 juillet 2024. Dix mois après cet accident, la circulation des TER entre Ille-sur-Têt et Villefranche-de-Conflent reste suspendue, sans qu’aucun calendrier de travaux n’ait été établi. Cette situation pèse lourdement sur les quelque 700 usagers quotidiens de la ligne, contraints d’effectuer leur trajet en bus, avec un allongement significatif des temps de parcours (passant de 40 minutes à environ 1 h 15). Les associations d’usagers ainsi que de nombreux élus locaux alertent sur l’inaction qui entoure ce dossier. L’expertise du pont touché par l’accident a conclu à la nécessité de sa démolition avant toute reprise du trafic. Si « SNCF Réseau » s’est dit prête à financer cette opération à titre conservatoire, la commune d’Eus, propriétaire de l’ouvrage, a refusé le protocole proposé en février 2025, conditionnant toute démolition à une reconstruction simultanée du pont. L’absence de décision ferme et concertée entre les différentes parties prenantes bloque aujourd’hui toute avancée, au détriment des usagers, des habitants, des professionnels du tourisme et de l’attractivité d’un territoire déjà fragilisé par des coupures régulières de cette même ligne (fermée près de 4 années sur les 7 dernières). Cette situation devient d’autant plus inquiétante qu’à ce rythme, l’interruption pourrait atteindre, voire dépasser, 1 an. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir le rétablissement rapide du service ferroviaire sur cette ligne essentielle et dans quelle mesure l’État peut jouer un rôle de médiateur ou de facilitateur entre les différents acteurs (commune, SNCF Réseau, région, etc.) afin de débloquer une situation qui semble durablement enlisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4141</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Hausse des tarifs des complémentaires santé et précarisation des retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7149. — 3 juin 2025. — M. Inaki Echaniz attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la hausse notable des tarifs des complémentaires en 2024. Depuis plusieurs années, les cotisations pour l’assurance santé ne cessent d’augmenter, affectant particulièrement les retraités et notamment les plus modestes pour qui ce poste de dépenses tend à prendre une part prépondérante dans leur budget. Certains en viennent même à renoncer à se couvrir et donc à se soigner. Si 4 % de la population n’est pas couverte par une complémentaire santé, ce taux grimpe à 10 % parmi les retraités pauvres. Comme l’a fait observer la Cour des comptes en 2021, la pratique de la tarification à l’âge s’est généralisée, passant, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, de 64 % des contrats en 2006 à 97 % en 2016. L’instauration de certains dispositifs a priori intéressants comme le 100 % santé qui a permis un meilleur équipement en prothèses dentaires, lunettes et prothèses auditives, ont eu un effet inflationniste sur les cotisations des patients âgés. En effet, le coût de cette réforme est en grande partie supporté par les organismes complémentaires de l’assurance maladie et donc répercuté sur les cotisations et primes des assurés sociaux, particulièrement les 60 ans et plus. Il lui demande d’indiquer les mesures que le Gouvernement envisage pour endiguer l’augmentation de ces contributions qui touche particulièrement certains publics précaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4141</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie au titre des affections de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7156. — 3 juin 2025. — M. Édouard Bénard attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’ouvrir droit à la demande de reconnaissance de la fibromyalgie au titre des affections de longue durée (ALD). Depuis plusieurs années, la fibromyalgie constitue un sujet de santé publique dont se sont saisis de nombreux parlementaires. Pourtant, la reconnaissance de cette pathologie demeure inaboutie. Aujourd’hui, plus de 1,2 million de personnes en France sont atteintes de cette maladie, dont les symptômes : fatigue intense, troubles du sommeil, de l’attention et de la mémoire, altèrent profondément la qualité de vie dans toutes ses dimensions. La fibromyalgie perturbe les activités quotidiennes, engendre des difficultés dans le maintien dans l’emploi et provoque un repli sur soi, voire un isolement social. Depuis que l’Organisation mondiale de la santé a attribué en 1992, le statut de maladie à la fibromyalgie, plusieurs pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis d’Amérique ou encore l’Australie, ont fait de même ouvrant ainsi droit à une prise en charge spécifique. En France, le Gouvernement s’en tient à une prise en charge de droit commun des soins liés à la fibromyalgie. Cette position est motivée par l’absence de causes connues permettant de définir des critères médicaux d’admission, le manque d’examens de diagnostics identifiés ainsi que la variabilité des prises en charge et des traitements, lesquels ne permettraient pas de constituer les bases de la création d’une affectation de longue durée. De fait, les mesures concrètes demeurent insuffisantes pour améliorer significativement la prise en charge médicale ainsi que le quotidien des patients souffrant de cette pathologie. Les quatre axes stratégiques retenus par le ministère de la santé à savoir, l’amélioration de l’information des professionnels et du diagnostic, la structuration de la filière douleur chronique et le renforcement de la recherche, relèvent davantage de la déclaration de principes et ne se traduisent pas par une amélioration substantielle de la qualité du parcours de soins. Aucun de ces axes ne permet actuellement une amélioration tangible pour les malades en errance de diagnostic ou en souffrance chronique. Les délais pour obtenir un diagnostic restent excessivement longs, la reconnaissance de l’ALD au titre de l’article R. 322-6 du code de la sécurité sociale (affection hors liste) demeure particulièrement aléatoire et les traitements proposés restent trop souvent inadaptés en raison de l’absence de référentiels clairs et partagés. En invoquant l’absence de causes médicalement identifiées pour refuser l’intégration de la fibromyalgie dans la liste des affections de longue durée, l’État maintient ces patients dans une zone d’incertitude médicale et juridique, soumise à l’interprétation variable des médecins-conseils. Cette approche technocratique ne tient pas compte de la complexité et de la souffrance réelle des personnes concernées. Aujourd’hui encore, nombre de patients se trouvent en arrêt de travail prolongé, sans reconnaissance de leur pathologie, exposés à la précarité et à une grande détresse psychologique. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement quant à la reconnaissance de la fibromyalgie comme affection de longue durée, ainsi que les mesures concrètes envisagées par celui-ci pour garantir aux patients une prise en charge effective, équitable et digne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4142</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Transformation du service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7158. — 3 juin 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet de transformation du service du contrôle médical (SCM) de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). En effet, ce projet qui prévoit notamment l’intégration des praticiens conseils et autres professionnels du SCM au sein des caisses d’assurance maladie, suscite des inquiétudes concernant l’indépendance du contrôle médical et la protection des droits des salariés concernés. Après la censure de certaines dispositions par le Conseil Constitutionnel, de nombreuses interrogations subsistent quant aux modalités de poursuite de cette réforme, notamment sur les garanties apportées en matière d’objectivité du SCM et le respect des droits des travailleurs. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant cette réorganisation et comment il entend répondre aux préoccupations soulevées par les professionnels du SCM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4142</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Menaces sur les CCAS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7172. — 3 juin 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’avenir des centres communaux d’action sociale (CCAS), menacé par une mesure récente de simplification administrative. Le CCAS est un outil essentiel de solidarité à l’échelle communale. Il constitue un maillon central de l’action sociale de proximité, permettant à chaque citoyen et particulièrement aux plus fragiles, personnes âgées, en situation de précarité ou d’exclusion, d’être informé, orienté, ou directement accompagné. Il agit notamment dans les domaines du logement, de l’insertion, de l’autonomie ou de l’aide d’urgence. Or dans le cadre du « Roquelaure de la simplification », présenté en avril 2025 par le ministère de l’aménagement du territoire, il a été proposé de laisser aux élus locaux la liberté de créer, ou non, un CCAS ou une caisse des écoles. Une telle évolution, en supprimant l’obligation de mise en place de ces structures, suscite de très vives inquiétudes chez de nombreux élus locaux et acteurs sociaux. Présentée comme une norme encombrante, cette mesure semble méconnaître la réalité de terrain. Le CCAS n’est pas un poids, mais un pilier. À travers lui, ce sont 15 000 structures dans tout le pays dont 46 dans le seul département des Pyrénées-Orientales qui permettent aujourd’hui de répondre aux besoins sociaux les plus immédiats. Sa remise en cause pourrait fragiliser les financements, particulièrement dans les territoires ruraux, où il n’existe pas toujours d’alternatives comparables en matière de proximité, de souplesse et d’efficacité. Elle lui demande si le Gouvernement entend garantir le maintien du caractère obligatoire des CCAS, en tant que vecteurs essentiels de solidarité locale et d’équité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4142</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Éligibilité du permis moto au financement par le compte personnel de formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7174. — 3 juin 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de l’éligibilité du permis moto au financement par le compte personnel de formation (CPF). En vertu de la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023 visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire, il est prévu que le CPF puisse financer la préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire, y compris le permis moto (A1 et A2). Il est à noter qu’un amendement à l’article 3 a été adopté par le Gouvernement, précisant ainsi que « les conditions et les modalités d’éligibilité au compte personnel de formation de la préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur sont précisées par décret, après consultation des partenaires sociaux ». En cette période d’élaboration du décret d’application de la loi susmentionnée, il apparaît crucial de souligner l’importance du financement du permis moto par le CPF dans la dynamisation du tissu économique. Restreindre l’accès à ce financement serait contreproductif. Les organisations professionnelles représentant les services de l’automobile et de la mobilité, soit près de 180 000 entreprises de proximité et 500 000 emplois sur l’ensemble du territoire, ainsi que les 12 500 écoles de conduite et 40 000 professionnels s’interrogent sur l’orientation que le Gouvernement va donner à ce décret et s’inquiètent qu’il entrave le financement du permis moto par le CPF. Cette restriction poserait d’abord un problème pour certains professionnels dont l’exercice des fonctions dépend de leur mobilité, notamment urbaine, la moto étant alors la seule solution envisageable. Le permis moto est indispensable dans une pléthore de secteurs professionnels tels que les livraisons, les soins à domicile et divers métiers commerciaux. De surcroît, la limitation du droit au financement du permis moto par le CPF n’est pas économiquement justifiable. Actuellement, le taux d’utilisation du CPF est inférieur à 6 % et le financement du permis moto représente moins de 1 % du budget total du CPF, qui s’élève à 2,35 milliards d’euros. Le financement du permis moto par le CPF n’est donc, in fine, pas assujetti à un effet d’aubaine qui détournerait l’objectif principal des permis de conduire, lesquels visent à contribuer « à la réalisation d’un projet professionnel ou à favoriser la sécurisation du parcours professionnel du titulaire du compte », tel qu’en dispose l’article D. 6326-8 du code du travail. En définitive, elle sollicite des éclaircissements sur l’orientation que le Gouvernement souhaite donner au décret d’application relatif à la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023, notamment afin de soutenir le financement du permis moto par le CPF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4143</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Politique de protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7186. — 3 juin 2025. — Mme Martine Froger attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les politiques de protection de l’enfance. Un rapport alarmant a été rendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale le 7 avril 2025 concernant les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance. Contrairement aux orientations données par l’ONU, le système français a encouragé, depuis 2022, l’accueil en établissement en tant que modalité d’accueil la plus fréquente. Cette culture du placement très forte en France a été déplorée par le rapport de la commission. Il indique que, parmi les adultes nés en France et hébergés par un service d’aide ou fréquentant un lieu de distribution de repas, 23 % ont été placés dans leur enfance. Il recommande de privilégier la prévention primaire et propose un changement d’approche visant à prendre appui sur les parents, la famille élargie ou les tiers dignes de confiance présents dans l’environnement de l’enfant quand les conditions le permettent. Il convient de souligner que les politiques de protection de l’enfance jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les inégalités de destin. Le ministère rappelle d’ailleurs que « les 1 000 premiers jours sont une période clé pour le développement et la santé de l’enfant et de l’adulte qu’il deviendra ». Elle lui demande donc si le Gouvernement compte suivre la recommandation de ce rapport quant à la généralisation des délégués départementaux à la protection de l’enfance en dotant les préfectures de personnel expert dans ce domaine. Elle souhaite également savoir s’il est envisageable de nommer un ministre de plein exercice chargé de l’enfance et de lui adjoindre le concours d’un conseil scientifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4143</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Agents de France Travail en Seine-Saint-Denis : pour une prime de fidélisation !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7208. — 3 juin 2025. — Mme Clémentine Autain alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une injustice flagrante qui frappe les agents publics de France Travail en Seine-Saint-Denis, exclus sans justification de la prime de fidélisation territoriale. Depuis 2020 et l’application du plan « L’État plus fort en Seine-Saint-Denis », une prime de fidélisation de 10 000 euros vise à répondre à la crise de l’attractivité de la fonction publique d’État dans un département parmi les plus marqués par les inégalités sociales et territoriales. Le décret n° 2023-1016, qui modifie le décret d’application initial n° 2020-1299, a élargi son champ à des services essentiels de l’État : ceux de l’économie, de l’emploi, du travail, des solidarités, entre autres. Et pourtant, alors même qu’ils incarnent précisément ces missions, les agents de droit public de France Travail en Seine-Saint-Denis ne rentrent pas dans le champ d’application de ce décret. Leur exclusion est d’autant plus incompréhensible qu’ils travaillent au quotidien dans des conditions particulièrement exigeantes, auprès d’un public en grande précarité, avec un engagement que nul ne peut contester. Cet état de fait discriminatoire a été confirmé par le directeur général de France Travail Thibaut Guilly, qui a informé les organisations syndicales que cette prime ne pourrait être octroyée aux agents de France Travail en Seine-Saint-Denis si et seulement si l’organisme était spécifiquement mentionné dans le décret. Que dit-on alors à ces agents ? Que leur mission serait moins utile, leur engagement moins digne, leur réalité moins rude ? Que même s’ils travaillent quotidiennement pour l’emploi, le travail et les solidarités des Séquano-Dionysiens, ils ne rentrent pas dans le champ d’application d’un décret qui vise précisément les « services publics de l’hébergement, du logement, de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, de l’environnement, de l’aménagement et des transports » ? Que justifie une telle exclusion si ce n’est un manque de considération criant pour les agents de France Travail ? Cette non-intégration relève d’un traitement inégal et inacceptable. Les beaux discours sur l’égalité des territoires, sur la reconnaissance du service public, ne peuvent se heurter, une fois encore, au mur de l’oubli pour la Seine-Saint-Denis. Elle lui demande donc si elle compte enfin faire inscrire noir sur blanc, sans ambiguïté, l’intégration des agents publics de France Travail en Seine-Saint-Denis au décret sur la prime de fidélisation territoriale. Il est plus que temps de réparer cette injustice et de rendre aux agents publics de ce territoire la reconnaissance concrète qu’ils méritent. Elle souhaite connaître son intention à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4144</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prime Ségur pour les salariés des associations du social et médico-social privé.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7217. — 3 juin 2025. — M. Emmanuel Maurel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur sur la mise en oeuvre de l’arrêté du 6 août 2024, relatif à l’extension de la prime Ségur aux salariés des associations du secteur social et médico-social privé. Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté du 6 août 2024, de nombreuses structures associatives, à l’instar de l’association Sauvegarde du Val-d’Oise oeuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance, se sont mises en conformité avec cette obligation réglementaire. Elles versent ainsi une prime mensuelle de 238 euros bruts par salarié, représentant un coût particulièrement lourd : 360 000 euros pour cette seule association. Or, à ce jour, aucune compensation financière n’a été versée par l’État. Ce désengagement met en péril la viabilité économique de ces acteurs essentiels du lien social, qui assurent des missions d’intérêt général auprès des publics les plus vulnérables. Par ailleurs, les associations n’ont reçu aucune information claire concernant la création annoncée d’une instance de pilotage partagée entre l’État et les départements, censée acter les grandes décisions affectant leurs finances. Aussi, il souhaite savoir dans quels délais l’État entend honorer ses engagements financiers et apporter les clarifications attendues sur la gouvernance de cette réforme, afin de garantir aux associations concernées les moyens de poursuivre leur action dans des conditions dignes et soutenables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4144</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation alarmante de la gynécologie médicale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7227. — 3 juin 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante de la gynécologie médicale en France. Cette spécialité, se différenciant de la gynécologie obstétrique, qui a trait aux femmes enceintes, est indispensable afin d’assurer un suivi médical global aux femmes tout au long de leur vie. En effet, la gynécologie médicale fait face depuis une décennie à une grave pénurie de praticiens, ayant des conséquences inquiétantes quant à l’accès aux soins de millions de femmes et notamment des plus jeunes. Le rétablissement du diplôme d’études spécialisées de gynécologie médicale en 2003, après sa suppression en 1983, n’a pas suffi à enrayer cette pénurie. En 2007, il existait 1 945 gynécologues, en 2023 il n’en reste que 816 en exercice pour 30 millions de femmes ; le secteur subit de plein fouet le vieillissement des praticiens. Actuellement, il y a 11 départements dans lesquels aucun gynécologue médical n’est disponible et dans les autres, les délais s’allongent inexorablement. Cet allongement des délais met en péril des millions de femmes pour les diagnostics de cancer par exemple, mais aussi pour le suivi post-accouchement, la prise en charge de l’endométriose, la ménopause, etc. Le délai d’attente pour une femme, n’étant pas enceinte, pour obtenir un rendez-vous chez le gynécologue est aujourd’hui de 60 jours. Cette situation, bien loin de s’améliorer, se dégrade avec une diminution du nombre de postes en internat dans ce secteur, il est effectivement passé de 91 pour 2023-2024 à 79 pour 2024-2025. Cette réduction est en totale rupture avec l’objectif de faire de la gynécologie médicale une priorité, afin de reconstituer le personnel vieillissant. L’augmentation du nombre de sage-femmes est une chance, mais qui ne peut combler le manque de gynécologues médicaux. Ce péril de la gynécologie met la santé des femmes en danger. Ainsi, il lui demande ce qu’elle compte mettre en place afin de pallier cette carence de gynécologues médicaux afin de permettre un accès au soin et un suivi, pour toutes les femmes, sur tout le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4145</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Application de l’article L. 245‑2‑1 du CASF et continuité des droits
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7234. — 3 juin 2025. — Mme Katiana Levavasseur interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences de l’article L. 245-2-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF), qui autorise les présidents de conseil départemental à demander une réévaluation des droits à compensation du handicap lorsqu’une personne handicapée change de département. Sous couvert d’une adaptation aux « nouveaux besoins » éventuellement liés à un déménagement, cette disposition permet une remise en cause des droits et aides accordés à des personnes handicapées, parfois à vie ou pour une durée pluriannuelle, bien avant leur échéance et sans nécessairement reposer sur des éléments nouveaux comme l’exige pourtant l’article R. 131-3 du même code. Dans les faits, ces réévaluations sont souvent déclenchées de manière automatique, sans justification individualisée, conduisant à une insécurité juridique et sociale pour les personnes concernées. Cette situation engendre une forme de discrimination territoriale inacceptable : à handicap égal, les droits peuvent varier d’un département à l’autre et leur continuité n’est pas assurée malgré le principe constitutionnel d’égalité devant la loi, rappelé à l’article 1er de la Constitution. Elle porte en outre atteinte à l’autonomie des personnes handicapées, qui doivent pouvoir solliciter elles-mêmes une réévaluation si elles estiment que leur situation le justifie. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend mettre fin à cette inégalité en abrogeant l’article L. 245-2-1 du CASF ou, à tout le moins, en encadrant strictement ses conditions d’application, afin de garantir la continuité et la portabilité des droits à compensation du handicap sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4145</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Delautrette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cartes européennes de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7235. — 3 juin 2025. — M. Stéphane Delautrette interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’obtention des cartes européennes de stationnement et en particulier pour l’APAJH Haute-Vienne (Association pour adultes et jeunes handicapés), qui, parmi ses activités, organise des séjours adaptés et se trouve confrontée à un écueil regrettable quant au stationnement des véhicules qu’elle est amenée à louer dans ce cadre. En effet, alors que les véhicules appartenant à la structure peuvent bénéficier de l’obtention des cartes européennes de stationnement réservées aux personnes à mobilité réduite, tel n’est pas le cas pour les véhicules de location. De ce fait, les personnes accompagnées pâtissent d’une difficulté d’accès aux lieux publics et touristiques lorsque le séjour nécessite un tel usage. L’injustice qui en résulte, en contradiction avec la recherche de l’inclusion que M. le député partage, est profondément inacceptable. Face à une faille règlementaire, il serait heureux que Mme la ministre puisse s’emparer de ce sujet pour y remédier. Sachant pouvoir compter sur son écoute et sur son approche constructive des dossiers, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures urgentes envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4145</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Création d’instituts médico-éducatifs sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7237. — 3 juin 2025. — Mme Christine Loir alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque inquiétant de place dans les instituts médico-éducatifs (IME). Ces établissements sont essentiels pour l’accompagnement des enfants et adolescents en situation de handicap mental ou présentant des troubles du neurodéveloppement. En effet, de nombreuses familles, dans l’ensemble du territoire, déplorent des délais d’attente extrêmement longs pour accéder à une place en IME, ce qui prive leurs enfants d’un accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques. Au-delà de la problématique persistante des déserts médicaux, cette pénurie de structures spécialisées entraîne des ruptures de parcours, de l’épuisement parental et une inégalité d’accès au droit à l’éducation et aux soins. Ce manque de places est aggravé par l’absence de solutions suffisantes pour les jeunes adultes en situation de handicap. Les IME accueillent généralement les enfants jusqu’à l’âge de 17 ans, mais en réalité, de nombreux jeunes restent plus longtemps faute d’alternatives adaptées à leur âge et à leurs besoins. L’absence de structures pour jeunes adultes engorge davantage les IME, empêchant de nouveaux enfants d’y être admis. Au-delà du manque de places, les conditions d’accueil au sein de certains IME restent à améliorer, notamment en matière de locaux, de moyens humains et de qualité des accompagnements proposés. Il apparaît indispensable d’agir non seulement sur l’augmentation du nombre de structures, mais aussi sur l’amélioration qualitative de l’accueil offert aux enfants. Face à cette situation, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte renforcer le maillage territorial des IME, afin de réduire les délais d’attente et améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants et jeunes adultes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4146</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Harmonisation des prises en charge des personnes atteintes d’un handicap.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7239. — 3 juin 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences de l’application de l’article L. 245-2-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF), qui autorise les présidents de conseil départemental à réévaluer les droits à la prestation de compensation du handicap (PCH) lorsqu’un bénéficiaire change de département. Cet article, censé permettre une adaptation aux besoins supposément nouveaux liés au changement de résidence, est en réalité perçu par de nombreuses personnes handicapées comme un facteur d’instabilité, voire de discrimination territoriale. De nombreux témoignages rapportent que les droits, pourtant en cours de validité, sont réexaminés de manière systématique parfois sans fondement médical ou social nouveau, ce qui peut conduire à une diminution, voire une suppression, des aides antérieurement accordées. Cette situation crée une insécurité juridique et sociale inacceptable pour des citoyens déjà vulnérables. Cette pratique est d’autant plus problématique qu’elle révèle des écarts profonds entre départements dans l’appréciation du handicap et dans l’attribution des aides, malgré l’existence de grilles nationales d’évaluation. Elle contrevient au principe d’égalité devant la loi et à la continuité des droits sociaux sur l’ensemble du territoire national. Il souhaite également rappeler que cette situation ne peut être traitée uniquement par l’injonction à l’harmonisation : elle nécessite un accompagnement et des dispositifs renforcés à l’initiative de l’État auprès des départements, afin de leur permettre de répondre de façon équitable et soutenable aux besoins des personnes en situation de handicap, quelle que soit leur origine géographique. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la portabilité effective des droits liés au handicap entre départements, sans remise en cause automatique liée au seul fait d’un déménagement. Si une modification de l’article L. 245-2-1 du CASF est envisagée afin d’encadrer strictement les cas dans lesquels une réévaluation peut être engagée par un département, en l’absence de demande du bénéficiaire. Enfin, il demande s’il envisage de renforcer l’accompagnement de l’État envers les départements pour leur permettre d’assumer pleinement et durablement leurs compétences en matière de compensation du handicap, dans un esprit de solidarité nationale et inter-départementale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4146</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Interpellation sur la pénurie de pharmaciens en France et leur formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7241. — 3 juin 2025. — M. Romain Baubry interpelle Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la pénurie de pharmaciens en France et des difficultés de formation de la filière. Le manque de pharmaciens, qui atteint aujourd’hui 15 000 postes vacants selon la fédération des syndicats pharmaceutiques et la fermeture de 1 750 officines en France, seront bientôt renforcés par le départ à la retraite de plusieurs milliers de pharmaciens. Ces éléments dressent un constat alarmant de la profession. Si les manques en la matière ont fait l’objet d’une réforme de l’enseignement de la santé en 2020, cette solution n’est pas idéale selon les professionnels qui, à l’image de la Conférence des doyens des facultés de pharmacies, appellent à la réforme du parcours d’accès spécifique santé (PASS) / licence « accès santé » (LAS), ou à la mise en place d’un accès direct depuis Parcoursup. En effet le manque de pharmaciens à venir, ainsi que la fermeture de nombreuses officines, présente le risque de dégrader la qualité des soins prodigués par les parcours de soins français, voire d’en réduire l’accès. Ainsi, les pharmaciens appellent à de nombreux changements dans la formation des futurs praticiens, en effet un tiers des places en facultés de pharmacies, 1 100 places en 2022, sont vacants et selon le président de la Conférence des doyens des facultés de pharmacie, le professeur Vincent Lisowski, ce sont de 2022 à 2024 pas moins de 1 800 futurs pharmaciens qui manquent à la filière. Il semble donc nécessaire de rendre la formation de pharmaciens plus attractive et de mieux orienter les étudiants de santé vers les filières qui manquent de candidats. Les pharmaciens sont l’une des étapes clés de la chaîne du soin en France, ils sont souvent le premier contact, le plus accessible offert aux patients. Ils prodiguent un conseil indispensable et orientent leurs patients vers les médecins et spécialistes, ainsi que dans la prise de leurs traitements. Par ailleurs ils sont un véritable poumon des centres-villes des petites bourgades, indispensables à la vie de nombre des aînés et des familles en milieu rural. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour renforcer l’attractivité de la formation de pharmaciens, mieux orienter les étudiants à leur entrée en études médicales et ainsi favoriser les recrutements de praticiens dont la formation est reconnue et cohérente avec le système de soins français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4147</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénuries persistantes de médicaments en pharmacie d’officine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7244. — 3 juin 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les pénuries persistantes de médicaments en pharmacie d’officine. Depuis environ un an, plusieurs traitements psychotropes, notamment des antidépresseurs tels que la sertraline ou la venlafaxine, ainsi que des antipsychotiques comme la quétiapine, font l’objet de ruptures régulières d’approvisionnement. Malgré les signalements effectués par les officines, les grossistes et les répartiteurs auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les mesures prises s’avèrent souvent tardives, voire inefficaces. Cette situation compromet gravement la continuité des soins. De nombreux patients, privés de traitement, connaissent des épisodes de décompensation. Les alternatives proposées, lorsqu’elles existent, sont souvent inadaptées ou peu efficaces, notamment dans le cadre de pathologies psychiatriques chroniques. Face à une problématique qui s’aggrave et dont les conséquences médicales et sociales sont majeures, elle souhaiterait connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour prévenir ces ruptures d’approvisionnement, garantir un accès équitable et sécurisé aux traitements psychotropes et mieux anticiper les pénuries.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4147</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accompagnement des parents d’enfants gravement malades
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7253. — 3 juin 2025. — M. Julien Gokel alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les parents contraints d’interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper d’un enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, nécessitant une présence constante et des soins contraignants. L’allocation journalière de présence parentale (AJPP), qui leur est destinée, est actuellement limitée à 310 jours sur une période de trois ans pour un même enfant et une même pathologie. Un renouvellement exceptionnel peut être accordé, sur décision du service du contrôle médical. Toutefois, dans les faits, plusieurs familles se voient opposer un refus par leur caisse d’allocations familiales, en cas de rechute ou de récidive, au motif que les droits auraient déjà été consommés, en contradiction avec l’esprit du dispositif. Cette situation engendre une insécurité financière majeure pour les familles, qui vient s’ajouter à l’épuisement psychologique et aux contraintes matérielles liés à la maladie. Elle révèle les limites d’un cadre réglementaire trop rigide, mal adapté aux réalités des parcours de soins longs, complexes et parfois imprévisibles. M. le député demande à Mme la ministre si elle envisage une évolution réglementaire ou législative permettant d’assouplir et de clarifier les conditions de renouvellement de l’AJPP, notamment en cas de récidive de la pathologie initiale. Il souhaite également connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour renforcer l’accompagnement global, matériel, psychologique et organisationnel proposé à ces familles confrontées à des épreuves humaines et sociales particulièrement lourdes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4147</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ergothérapeutes : pour un accès direct et une reconnaissance conventionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7255. — 3 juin 2025. — M. Stéphane Viry alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des ergothérapeutes sur le territoire vosgien, reflet d’une problématique nationale désormais alarmante. Les ergothérapeutes jouent un rôle essentiel dans le maintien de l’autonomie, la rééducation et l’adaptation de l’environnement pour les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie. Pourtant, malgré la reconnaissance progressive de leur expertise, leur cadre d’exercice demeure juridiquement fragile et inadapté aux besoins actuels de la population. Cette profession, réglementée par le code de la santé publique, est soumise à la prescription médicale, qui, dans la majorité des cas, n’est pas remboursée. Or, selon le rapport d’activité 2023-2024 de l’Association nationale française des ergothérapeutes (ANFE), seuls 35 % exercent systématiquement sur la base d’une prescription médicale nominative réglementaire, tandis que 65 % des patients sont orientés sans prescription conforme, plaçant ainsi la majorité des professionnels dans une situation d’illégalité persistante. Un métier donc soumis à un cadre d’exercice juridiquement incohérent et une insécurité professionnelle injustifiée compliquant l’accès aux soins pour les patients. Ce dysfonctionnement est d’autant plus exacerbé par le manque croissant de disponibilité des médecins généralistes sur les territoires ruraux comme les Vosges. Alors, il conduit à un retard de l’établissement de prescription freinant les parcours de soin et ainsi, amenant à une surconsommation de consultations médicales pour des actes évitables. Cette situation renforce l’inégalité d’accès aux soins, en contradiction avec les objectifs de santé publique et de maîtrise des dépenses. Le décret de juin 2023 les autorisant à prescrire certaines aides techniques (lits médicalisés, déambulateurs, etc.) représentait une avancée notable. Cependant, 71 % des ergothérapeutes n’utilisent pas ce droit en raison de lourdeurs administratives ou du manque d’information sur les modalités d’application. Le potentiel de fluidification des parcours de soin offert par ce décret reste donc largement inexploité. M. le député rappelle que, malgré de multiples alertes adressées au ministère de la santé, depuis deux ans, aucune réponse concrète n’a été apportée pour régulariser le cadre d’exercice des ergothérapeutes. Cette inertie administrative pénalise les professionnels, les patients et l’ensemble du système de santé. Dans ce contexte, il devient urgent d’adapter le cadre réglementaire de l’ergothérapie. Cela pourrait passer par la reconnaissance d’un accès direct aux soins d’ergothérapie dans des cas définis (notamment pour les bilans initiaux ou l’attribution de matériel), à l’image de ce qui a été fait récemment pour d’autres professionnels de santé paramédicaux. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend engager une réforme permettant de sécuriser et de clarifier l’exercice des ergothérapeutes, de leur reconnaître pleinement leur rôle d’experts en prévention de la perte d’autonomie et de garantir un accès plus rapide et plus équitable aux soins, notamment via leur intégration conventionnelle dans les parcours remboursés par l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4148</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Intégration prescription vaccinale pour les étudiants infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7257. — 3 juin 2025. — M. Philippe Vigier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence d’intégration de la formation à la prescription vaccinale pour les étudiants infirmiers. L’arrêté du 8 août 2023 autorise l’ensemble des infirmiers à prescrire les vaccins inscrits dans le carnet vaccinal, pour les personnes âgées de 11 ans et plus. Par ailleurs, il prévoit le bénéfice, pour les étudiants, d’une formation de 10 h 30 sur la prescription vaccinale. Cependant, ce décret ne sera applicable qu’en 2026 pour une première diplomation en 2029. Plus de 25 000 étudiants infirmiers sortent donc chaque année sans cette compétence. À l’heure où l’accès aux soins est devenu difficile et où les rappels de vaccins sont de plus en plus nombreux, il lui demande pourquoi la formation de 10 h 30 n’a pas encore été intégrée à l’ensemble des promotions actuelles et futures et quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour leur faire bénéficier de cette formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4148</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>La situation critique des PADHUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7258. — 3 juin 2025. — Mme Isabelle Santiago attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation critique des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE). Ces professionnels de santé souvent engagés depuis plusieurs années dans les établissements publics hospitaliers, contribuent de manière essentielle au fonctionnement du système de soin en particulier dans les déserts médicaux et les services hospitaliers en tension. Au 1er janvier 2024, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), sur les 237 300 médecins en activité inscrits à l’ordre, 17 619 sont des PADHUE, soit environ 7,5 %. Parmi ces derniers, 1 413 exerçaient en anesthésie-réanimation. Malgré leur implication décisive dans la crise covid-19, de nombreux PADHUE se retrouvent confrontés à des difficultés à faire reconnaître leur diplôme et ainsi accéder à un statut professionnel digne. La procédure de régularisation via les commissions d’autorisation d’exercice (CAE) reste lente et opaque. Pendant ce temps, la pression et les enjeux sur le terrain sont croissants. Les dérogations prévues dans le cadre de la loi du 24 Juillet 2019 peinent à apporter des solutions concrètes. Cette précarité administrative a des conséquences humaines et professionnelles importantes. Il est essentiel pour les citoyens que ceux qui les soignent puissent exercer dans les meilleures dispositions. Si cela n’est pas fait, il y a un réel risque de voir les conditions de soin se dégrader, dans un contexte où l’hôpital public est déjà en tension. Agir en faveur de ces praticiens, c’est agir pour tous. La situation exige de ne pas laisser ces derniers dans l’indifférence et montrer que leurs efforts n’ont pas été vains. Elle lui demande de simplifier et accélérer les procédures afin de répondre à l’urgence des soins dans les territoires. Elle lui demande si les services de l’État portent actuellement une réforme pour répondre à la nécessaire reconnaissance de ces praticiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4148</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bonification retraite pour enfant adopté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7262. — 3 juin 2025. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les droits à pension liés à l’adoption d’un enfant. L’article L.12 du code des pensions civiles dispose que les femmes, fonctionnaires ou militaires, ayant accouché postérieurement à leur recrutement, bénéficient de deux trimestres supplémentaires. Il s’avère que la mesure concernerait uniquement les femmes ayant accouché et pas celles ayant adopté. Il apparaît donc qu’une réelle différence de traitement existe en matière des droits à pension pour les femmes selon que l’enfant serait adopté ou naturel. Cette approche serait basée sur le concept du « préjudice de carrière » résultant de l’interruption ou la réduction d’activité lors de l’arrivée de l’enfant au sein du foyer à sa naissance. C’est bien ce qui est décrit par la loi n° 2002-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites qui attribue la majoration de durée d’assurance en objet pour « compenser le désavantage de carrière résultant de l’interruption d’activité à l’occasion de la grossesse ». Il est permis de s’interroger quant au fait que seul le fait de concevoir et mettre au monde un enfant serait de nature à impacter la vie professionnelle. Bien plus, le fait d’élever l’enfant au quotidien oriente les choix de carrière des femmes. Quelle que soit la manière dont l’enfant est accueilli, il aura une résonance sur la vie et le parcours professionnel des mères. D’ailleurs, congé d’adoption et congé de maternité peuvent avoir la même durée, de sorte qu’adoption et maternité entraînent la même durée d’interruption d’activité, reconnaissant ainsi le bouleversement que constitue l’accueil d’un enfant par l’adoption. Les règles d’assurance retraite créent ainsi une rupture d’égalité. La différence entre enfant naturel et enfant adopté est vécue par les femmes comme une forme de discrimination, qui touche d’autant plus intimement en raison du parcours de vie des femmes s’étant dirigée vers l’adoption, souvent après des tentatives infructueuses pour concevoir un enfant. Elle lui demande si elle compte faire évoluer ce sujet afin d’assurer une pleine reconnaissance de l’adoption et de garantir une égalité de traitement entre tous les parents, qu’ils soient adoptants ou non.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4149</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Harmoniser les dates de versement de la complémentaire et de la retraite de base
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7263. — 3 juin 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la possibilité d’harmoniser les dates de versement de la complémentaire et de la retraite de base. Des retraités alertent légitimement sur le fait que le versement de la complémentaire intervienne le premier du mois et la retraite de base, quant à elle, le neuf du mois comme le prévoit pour cette dernière l’arrêté du 11 août 1986 complétant le décret du 28 janvier 1986. Ce manque de concordance peut s’avérer pénalisant et entraîner des difficultés pour programmer toutes sortes de paiements incontournables comme le loyer, la complémentaire santé individuelle, les assurances auto et habitation ou encore les éventuels remboursements d’emprunt. Dans un esprit de simplification et d’offrir une meilleure lisibilité aux retraités, il lui demande donc si le Gouvernement envisage de réviser l’arrêté du 11 août 1986 afin de fixer une date de versement unique, le premier jour du mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4149</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Incompatibilité entre mandats sociaux et activités professionnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7275. — 3 juin 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les régimes d’incompatibilité entre l’exercice des mandats sociaux d’une part et des activités professionnelles d’autre part, et en particulier sur les difficultés d’application du cinquièmement de l’article L. 231-6-1 du code de la sécurité sociale issu de la modification apportée par l’ordonnance du 1er décembre 2021. Le renforcement des règles d’éthique ces dernières années a conduit à établir des régimes d’incompatibilité entre l’exercice des mandats sociaux d’une part et des activités professionnelles d’autre part. Cet article du code de la sécurité sociale entend prévenir un risque déontologique en interdisant le bénéfice d’un concours financier aux administrateurs et membres de conseil d’organismes de sécurité sociale, salariés ou non, exerçant les fonctions d’administrateur, de directeur ou de gérant d’une entreprise, institution ou association à but lucratif. Cette disposition limite de facto la liberté des partenaires sociaux de choisir leurs représentants alors même que ces derniers sont pour le cas principal dans l’incapacité d’appréhender la réalité du risque déontologique qu’ils sont censés prévenir. En effet, sur la durée d’un mandat de quatre ans, il ne peut être reproché à un dirigeant d’ignorer qu’il pourrait recourir à un moment ou à un autre à une aide financière pour améliorer la prévention des risques professionnels dans son entreprise. L’incertitude ainsi créée est en outre susceptible de porter atteinte à la pérennité des conseils d’administration et des conseils des caisses de sécurité sociale. Ces conseils sont principalement paritaires, composés de membres désignés par les organisations syndicales et patronales, auxquels s’ajoutent des personnalités qualifiées. La mise en œuvre de cet article conduit à une situation paradoxale, puisqu’il oblige, au nom de la déontologie, les administrateurs représentants les partenaires sociaux à choisir entre leur activité et leur mandat. Cet article est par ailleurs invoqué par la direction de la sécurité sociale dans le cadre de la mise en œuvre des aides aux entreprises accordées au titre du Fipu (Fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle), créé par la loi portant réforme de la retraite du 14 avril 2023. En 2024, plus de 45 millions d’euros d’aides ont été alloués aux entreprises, dont 63 % pour l’acquisition d’équipements. Or cette aide à l’acquisition d’un équipement n’est possible que si celui-ci correspond à un cahier des charges défini au niveau national. Dans ce cadre, il est de toute évidence indifférent que l’entreprise bénéficiaire soit gérée par un membre du conseil d’administration de la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) puisque la maîtrise du risque financier résulte de l’exacte correspondance entre la description technique d’un matériel et un cahier des charges. C’est pourquoi il le sollicite afin de savoir quelle est l’interprétation conforme aux droits fondamentaux d’égalité devant la loi pour tous les représentants des organismes patronaux et syndicaux siégeant dans les conseils d’administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4150</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Critères d’audience dans les arrêtés de représentativité patronale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7276. — 3 juin 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’assurer la transparence des critères d’audience dans les arrêtés de représentativité patronale. Depuis la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, la représentativité des organisations professionnelles repose sur sept critères cumulatifs, fixés aux articles L. 2151-1 et L. 2152-1 du code du travail. Parmi ces critères, on retrouve celui de l’audience, qui s’évalue soit par le nombre d’entreprises adhérentes à jour de leur cotisation, soit par le nombre de salariés employés dans ces entreprises, au cours de l’année précédant la demande de reconnaissance de représentativité. L’atteinte d’un seuil de 8 % de l’ensemble de la branche est exigée sur l’un ou l’autre de ces indicateurs. Or ces arrêtés ministériels publiés à l’issue de la procédure de reconnaissance de la représentativité ne précisent ni les données d’audience utilisées, ni les résultats chiffrés atteints par chaque organisation, se contentant seulement de nommer les organisations reconnues représentatives, sans davantage de transparence sur les éléments ayant permis d’établir cette qualité. Il s’agit d’une pratique qui diffère considérablement de celle en vigueur pour les syndicats des salariés, dont les arrêtés mentionnent explicitement les pourcentages de suffrages obtenus dans les élections professionnelles. Ce défaut de publication des indicateurs d’audience constitue, par conséquent, une rupture d’égalité de traitement, désavantageant notamment pour les TPE/PME, ainsi qu’une entrave à la lisibilité du dialogue social. En prenant en compte que les données d’audience sont connues de la part de la direction générale du travail et sont transmises au Haut Conseil du dialogue social, il devient nécessaire de les rendre publiques pour une meilleure légitimité et équité du système de représentativité patronale. Aussi, elle lui demande si elle entend modifier la rédaction des futurs arrêtés de représentativité patronale, afin d’y intégrer un article précisant, pour chaque organisation reconnue représentative, le nombre d’entreprises adhérentes ainsi que le nombre de salariés employés par ces entreprises, en fonction du critère d’audience choisi.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3301</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4182</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Accès aux cahiers de doléances faisant suite au Grand débat national</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3301. — 21 janvier 2025. — M. Matthias Renault interroge M. le Premier ministre, chargé de la planification écologique et énergétique, sur l’accès aux cahiers de doléances rédigés par les citoyens à l’occasion du Grand débat national en 2019, dans le contexte de la crise des gilets jaunes. Ces cahiers, déposés dans les mairies et collectés par les services de l’État, constituent un témoignage précieux des attentes, préoccupations et aspirations des Français. Cependant, depuis leur collecte, leur accessibilité s’est avérée très limitée. Transférés aux archives départementales, la consultation de ces documents reste contrainte par des impératifs liés à la protection des données personnelles. En conséquence, leur accès s’est restreint aux salles de lecture des archives, rendant difficile leur utilisation à des fins de recherche ou de débat public, alors que c’était bien là leur raison d’être. Lors de sa déclaration de politique générale du 14 janvier 2025, M. le chef du Gouvernement a annoncé son intention de rouvrir ces cahiers de doléances, soulignant leur importance en tant qu’expression démocratique directe. Cette prise de position ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour la valorisation de ces contributions citoyennes, mais suscite également des interrogations quant aux modalités concrètes envisagées pour garantir leur accessibilité. Dans ce cadre, M. le député souhaite connaître les mesures précises que le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux cahiers de doléances. Il lui demande si des initiatives sont prévues pour procéder à leur numérisation et à leur mise en ligne sur une plateforme dédiée, permettant ainsi leur consultation par tous les citoyens intéressés, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles. Il lui demande également de préciser si un calendrier est envisagé pour la mise en œuvre de ces mesures. Enfin, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement quant à l’utilisation des informations contenues dans ces cahiers. Il souhaite savoir si une analyse approfondie des contributions sera menée, afin d’en extraire les principales préoccupations et propositions et si ces dernières pourront être intégrées dans le processus de décision publique à venir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4182</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Monsieur le Premier ministre rappelle l’engagement qu’il a pris, dans sa déclaration de politique générale le 14 janvier 2025, de reprendre l’étude des cahiers de doléances rédigés dans le cadre du Grand Débat national de 2019, tenu à l’initiative du président de la République à la suite du mouvement des Gilets jaunes. Ces milliers de pages constituent une forme d’expression démocratique inédite, où figurent des revendications exprimées précédemment mais également des attentes restées jusque-là inexprimées. Leur contenu doit être pris en compte dans la définition des politiques publiques. Comme toutes les contributions au Grand Débat national, ces cahiers ont fait l’objet d’une synthèse mise en ligne sur le site internet du Grand Débat dès 2019. Cette synthèse est actuellement consultable à la page : https://granddebat.fr/pages/syntheses-du-grand-debat. Les comptes rendus des réunions locales ainsi que les contributions en lignes au Grand Débat sont accessibles en open source sur le site : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-ouvertes-du-grand-debat-national/. Le Gouvernement a soutenu la proposition de résolution de l’Assemblée nationale n° 283 relative à la publication des doléances du Grand Débat national, adoptée le 11 mars 2025. Pour y donner suite, l’arrêté du 29 avril 2025 pris en vertu de l’article L213-3 du code du patrimoine par le Premier ministre et la ministre de la Culture a permis la libre communication des cahiers citoyens, des contributions individuelles ou collectives, des questionnaires remplis auprès des stands de proximité et des comptes rendus de réunions d’initiative locale produits ou reçus à l’occasion du Grand Débat national et conservés aux Archives nationales et dans les Archives départementales. Sur demande, ces documents sont à présent consultables par tous. Un groupe de travail, comprenant un représentant de chaque groupe parlementaire de l’Assemblée nationale et du Sénat, des représentants des associations de maires et des membres du Conseil économique, social et environnemental, a également été mis en place pour définir les modalités de la mise en ligne en open data des cahiers citoyens, dont la numérisation a été effectuée dès 2019. Ce groupe de travail se réunira pour sa première séance de travail le jeudi 5 juin 2025. Il aura la charge d’identifier les réponses aux enjeux techniques, juridiques et budgétaires de la mise en ligne des cahiers citoyens. Il effectuera par la suite des tests sur des échantillons de données, afin d’évaluer la faisabilité des solutions envisagées. Sur la base des conclusions de ce groupe de travail et comme l’a souhaité le président de la République, le Gouvernement entend proposer aux Français d’ici 2026 une version numérisée, facilement consultable et exploitable des cahiers citoyens, afin de satisfaire l’exigence croissante d’un système démocratique plus participatif et plus transparent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1599</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4183</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Développement de l’intelligence artificielle dans la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1599. — 5 novembre 2024. — M. Karl Olive interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la vision stratégique du ministère en matière de développement de l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’administration publique. Alors que de nombreux outils d’IA, comme les chatbots et systèmes de traitement automatisé de données, se déploient dans le secteur privé, ces technologies pourraient jouer un rôle clé pour améliorer la qualité de service, accroître l’efficacité des traitements, optimiser les coûts et personnaliser la relation avec les usagers dans les services publics. Si de nombreuses expérimentations ont vu le jour dans de nombreux ministères et si l’État s’est engagé sur le sujet ces derniers mois, M. le député souhaite connaître les ambitions du ministère pour un passage à l’échelle des solutions d’IA au sein de l’administration, en particulier dans les services déconcentrés et les opérateurs de l’État. Il s’interroge également sur les mesures prévues pour garantir une formation massive et adaptée des agents aux nouvelles technologies d’IA générative, afin de leur permettre de bénéficier pleinement des gains de productivité dans leurs tâches quotidiennes et spécifiques. Enfin, il souhaite connaître les actions envisagées pour dépasser le fonctionnement en silo, coordonner les incubateurs et harmoniser les initiatives, afin que l’IA devienne un véritable levier d’efficience et de modernisation pour l’administration publique dans son ensemble.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4183</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans l’administration n’est pas un fait nouveau. L’État mobilise en effet l’IA prédictive depuis plusieurs années, comme dans le projet « Foncier innovant », où des images satellitaires ont permis d’identifier des piscines non déclarées, générant des recettes fiscales supplémentaires significatives. Ces premières applications démontrent le potentiel de l’IA pour optimiser l’action publique. Avec l’émergence récente des modèles d’IA dite "générative", une nouvelle étape est franchie : ces technologies permettent de répondre à des besoins plus complexes, notamment grâce à leur capacité à produire des textes, synthétiser des informations et interagir de manière intuitive avec les usagers. Elles présentent autant d’opportunités pour améliorer le fonctionnement des services publics que de défis pour en garantir une intégration responsable et sécurisée. L’État ambitionne d’en faire un levier d’efficacité des services publics, dans une logique de simplification et de soutien aux agents dans leur quotidien.  Pour atteindre ces objectifs, de nombreuses expérimentations ont été lancées dans les ministères. En appui de ces initiatives, la direction interministérielle du numérique (DINUM) a adopté une approche pragmatique, centrée sur des expérimentations conduites à petite échelle auprès d’agents volontaires (administrations centrales, services déconcentrés, opérateurs publics). Ces expérimentations permettent de mesurer l’impact des outils IA sur des tâches répétitives : réduction des délais, amélioration de la précision des traitements ou encore renforcement de la qualité des réponses apportées aux usagers. Chaque expérimentation s’appuie sur une méthode agile et itérative, qui favorise des ajustements rapides en fonction des retours du terrain. L’enjeu n’est pas uniquement d’automatiser, mais de redonner du sens au travail des agents, en leur permettant de se recentrer sur des missions stratégiques et à forte valeur ajoutée. La DINUM joue un rôle clé dans cette transformation. En lançant l’incubateur ALLiaNCE à l’été 2023, elle a mis en place une structure dédiée au développement et à l’accompagnement de projets d’IA à fort impact pour les agents publics et les usagers. Cette démarche s’appuie également sur la mise en place d’une interface logicielle Albert-API, permettant aux administrations d’accéder à une IA générative conçue pour mutualiser les ressources technologiques et accélérer le déploiement des solutions incubées. Albert API offre des fonctionnalités transversales : traduction automatisée, synthèse documentaire, agents conversationnels et assistance à la programmation. En tant que socle technologique, Albert API garantit une interopérabilité immédiate entre les projets incubés et les administrations, tout en optimisant les coûts de développement grâce à la mutualisation. Le fonds pour la transformation de l’action publique (FTAP) qui permet de financer des projets de transformation a soutenu neuf projets innovants couvrant un large spectre de cas d’usage. Les outils ainsi développés sont actuellement utilisés dans plusieurs administrations, ont déjà démontré des résultats prometteurs.  L’objectif est maintenant de passer à l’échelle, en généralisant les produits qui auront démontré leur impact et en renforçant les infrastructures nécessaires à leur adoption pour faire de l’IA un outil au service de nos politiques publiques et de plus d’efficacité administrative. Ceci implique notamment la mise en place d’infrastructures souveraines, sécurisées et mutualisées, conformes aux normes SecNumCloud, pour garantir la protection des données publiques sensibles et limiter les risques de dépendance et d’ingérence. L’ensemble de ces initiatives sont désormais rassemblées au sein d’une unique stratégie pour le déploiement de l’intelligence artificielle dans le secteur public, dévoilée par le Gouvernement à l’occasion du Comité interministériel de l’intelligence artificielle du 6 février 2025 et conduite par le Ministère de l’action publique, de la fonction publique et de la transformation. Elle prévoie un déploiement rapide et massif de premiers services d’IA générative avec un effort particulier porté aux domaines de l’Education Nationale, la Santé, la Justice et la Transition Ecologique, et s’appuiera sur le développement d’une IA de confiance. Le déploiement de l’IA dans le secteur public s’appuiera également sur le dialogue social pour permettre un déploiement respectueux des agents publics. La formation des agents publics est, en particulier, un objectif prioritaire. Le Campus du numérique public, développé par la DINUM, met ainsi à disposition des modules de formation destinés à garantir que les agents publics puissent pleinement maîtriser et tirer profit des solutions IA dans leurs missions quotidiennes. La plate-forme MENTOR propose également une formation généraliste de sensibilisation à l’IA générative.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1692</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4184</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Application de la doctrine dite « cloud au centre »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1692. — 5 novembre 2024. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le Premier ministre sur l’application de la doctrine dite « cloud au centre ». Introduite en 2021 par la circulaire n° 6282-SG du 5 juillet 2021 relative à la doctrine d’utilisation de l’informatique en nuage par l’État et actualisée en 2023, la doctrine « cloud au centre » a fait du cloud le mode d’hébergement et de production par défaut des services numériques de l’État. Ces derniers doivent impérativement être hébergés sur l’un des deux cloud interministériels internes de l’État ou sur une des offres de cloud proposées par les industriels qualifiées SecNumCloud. Depuis lors, si cette doctrine a permis la croissance significative de l’utilisation des services de cloud nationaux comme en atteste le montant annuel des commandes adressées aux fournisseurs de cloud sur le marché opéré par l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) a cru de 70 % entre 2022 et 2023 et les offres des cloud internes interministériels Pi et Nubo ont également vu leurs capacités augmenter rapidement, d’après la direction interministérielle du numérique (DINUM). Malgré ce bilan positif dont on ne peut que se réjouir, de nombreuses administrations et projets numériques de l’État semblent encore bénéficier de dérogations aux règles de la doctrine « cloud au centre », préférant ainsi recourir aux services d’acteurs extra-européens dont les services ne sont pas qualifiés SecNumCloud. Aussi, dans ce contexte et en amont de l’application de l’article 31 de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN) qui vient entériner cette doctrine et l’élargir, Mme la députée souhaite connaître le bilan détaillé de l’application de la doctrine « cloud au centre ». Elle souhaite également savoir combien de dérogations à cette doctrine ont été recensées ainsi que les raisons qui les ont motivées. Enfin, elle souhaite savoir quel contrôle est effectué et par qui, afin de s’assurer que les ministères, leur administration ainsi que les organismes d’État concernés respectent cette doctrine. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4184</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La doctrine dite « cloud au centre » a fait du cloud le mode d’hébergement par défaut pour tous les nouveaux projets numériques ou refontes majeures de systèmes d’information de l’État ou des opérateurs placés sous sa tutelle. Pour ce faire, les administrations ont le choix de se tourner vers l’une des deux offres de clouds interministériels de l’État (Pi et Nubo) ou vers les acteurs commerciaux. L’objectif premier de cette doctrine est d’engager les administrations dans la transformation numérique de leurs organisations, tout en veillant à ne pas fragiliser la sécurité des systèmes d’information de l’État. Outre le recours au cloud, la doctrine de l’Etat en matière de recours à l’informatique en nuage engage à privilégier le mode produit dans la conduite des projets numériques depuis juillet 2021, afin de soutenir la transformation des organisations publiques, tout en veillant à la souveraineté numérique de la France et au soutien de l’écosystème cloud national. Les progrès se mesurent sur trois axes : - l’adoption du mode produit, le choix d’un socle ou d’architectures de référence cloud ; - l’alignement des politiques d’infrastructure des administrations sur les prescriptions de la doctrine, qui limitent les choix aux clouds interministériels et aux offres commerciales ; - le recours à des hébergements de confiance pour toutes les données sensibles. Des obstacles au plein déploiement de la doctrine ont été identifiés. Notamment : - les effort à fournir pour changer d’hébergement ; - certains établissements publics ont estimé ne pas être soumis à la doctrine en raison de leur indépendance statutaire. Le recours au cloud poursuit néanmoins sa croissance avec une consommation soutenue. Les ministères ont par ailleurs pris le réflexe du cloud, et notamment du cloud de confiance pour leurs données sensibles. Pour consolider ces acquis, la direction interministérielle du numérique (DINUM) poursuit ses efforts afin : - d’améliorer la mesure de l’adoption du cloud ; - de guider et d’encourager les efforts des industriels dans l’amélioration de leurs offres, notamment SecNumCloud ; - de construire une offre de cloud interministériel ; - de mieux suivre la dépense numérique globale, cloud compris. Dans le cas particulier de données d’une sensibilité particulière, la doctrine et désormais l’article 31 de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN), imposent que l’hébergement soit impérativement effectué dans le « cloud de confiance » (i.e. sur l’un des deux clouds interministériels internes de l’État, ou sur une des offres commerciales qualifiées SecNumCloud par l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ou par une qualification équivalente offrant des garanties d’isolation aux normes extra-européennes). Une dérogation à la doctrine était prévue pour les projets qui ne seraient pas en conformité et qui auraient été déjà engagés au moment de la parution de la doctrine. Dans ce cas, les projets devaient solliciter une dérogation auprès du Premier ministre. Les seuls cas de dérogation connus à date sont : - la plateforme des données de santé ; - certaines suites de travail collaboratif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2365</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4185</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Hausse des cotisations des employeurs territoriaux à la CNRACL</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2365. — 26 novembre 2024. — Mme Florence Joubert attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la hausse de 4 points des cotisations des employeurs territoriaux à la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales), afin de résorber son déficit. Selon les premières estimations, cette augmentation entraînera une perte d’environ 1,3 milliard d’euros pour les collectivités territoriales et de 1,2 milliard pour les employeurs de la fonction publique hospitalière. Directement ponctionnée sur leurs budgets de fonctionnement, cette mesure empêchera les élus d’augmenter leurs agents et limitera donc fortement l’attractivité des métiers de la fonction publique territoriale. Par ailleurs, si la CNRACL est aujourd’hui déficitaire, c’est en grande partie à cause du système de la compensation démographique. Instauré en 1974, il l’oblige à s’acquitter d’une contribution à la compensation inter-régimes. En d’autres termes, grâce à sa bonne santé financière, elle a rééquilibré le déficit d’autres caisses, au nom du principe de « solidarité nationale entre les régimes vieillesse ». Selon les inspections générales des finances, des affaires sociales et de l’administration, la CNRACL aurait ainsi versé 100 milliards d’euros depuis 1974. Ainsi, elle lui demande s’il compte renoncer à cette augmentation des cotisations et s’appuyer plutôt sur les préconisations des employeurs territoriaux qui plaident pour une révision totale du système, notamment en ce qui concerne le mode de calcul de la compensation démographique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4185</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mesure de hausse du taux de contribution employeur à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) vise à engager le rétablissement de la situation financière de cette caisse de retraite dont le déficit est estimé à 3,8 milliards d’euros fin 2024. Dans ce contexte, et à la suite des recommandations formulées par les inspections générales des finances, de l’administration et des affaires sociales dans leur rapport conjoint de 2024, il a été décidé d’ajuster progressivement le taux de cotisation employeur pour assurer la soutenabilité du régime à moyen terme. Cette mesure budgétaire s’avère nécessaire pour éviter une dégradation plus importante de son déficit. Conscient de l’impact de cette mesure pour les employeurs territoriaux, le Gouvernement a décidé d’aménager la trajectoire de montée en charge initialement prévue sur trois ans en l’échelonnant sur quatre ans. Cette décision permettra aux collectivités d’intégrer plus progressivement cette évolution dans leur programmation budgétaire et financière pluriannuelle. Par ailleurs, la loi de 1974 qui instaure le mécanisme de compensation démographique précise que son objectif est de « remédier aux inégalités provenant des déséquilibres démographiques et des disparités de capacités contributives entre les différents régimes d’assurance vieillesse ». La CNRACL a en effet contribué à ce mécanisme et il est intéressant de noter qu’elle pourrait en devenir bénéficiaire dans les prochaines années. L’augmentation des cotisations ne suffira pas à elle seule à résorber le déficit de la CNRACL. Aussi, des réflexions complémentaires sont en cours pour répondre aux enjeux de l’évolution du régime à plus long terme. Ces travaux sont menés dans une logique de concertation approfondie, avec l’ensemble des parties prenantes, y compris les employeurs territoriaux, les partenaires sociaux et les associations d’élus, et vont d’ailleurs bénéficier de l’appui d’une nouvelle mission des inspections.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2583</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4185</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Hébergement des données des Français en France ou dans l’Union européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2583. — 3 décembre 2024. — Mme Catherine Rimbert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la question cruciale de la souveraineté numérique et de la sécurité des données des citoyens, des entreprises françaises, des armées et des services publics. Dans un contexte où les données constituent un enjeu stratégique majeur pour les États et les entreprises, de nombreux acteurs opérant sur le territoire national confient encore le stockage de leurs données à des opérateurs non européens. Or cela soulève des interrogations concernant la sécurité, la confidentialité et le respect des réglementations européennes en vigueur, notamment le règlement général sur la protection des données (RGPD). Certaines entreprises françaises démontrent que des solutions souveraines et fiables existent sur le territoire français et européen. Toutefois, ces acteurs peinent à concurrencer les grands opérateurs extra-européens, souvent favorisés pour des raisons économiques ou par méconnaissance des risques associés. Face à ces enjeux, il apparaît nécessaire d’envisager des mesures législatives et réglementaires contraignant les administrations, les services publics et les entreprises françaises et surtout les armées dont les données sont toujours hébergées par les Américains, à confier leurs données à des opérateurs français ou européens, localisés en France ou dans l’Union européenne. Cette démarche permettrait non seulement de renforcer la souveraineté numérique de la France, mais également de soutenir les acteurs nationaux et européens du numérique. Aussi, elle lui demande quelles actions le Gouvernement envisage pour garantir que les données des citoyens, des entreprises et des services publics soient exclusivement hébergées par des opérateurs français ou européens, sur le territoire français ou dans l’Union européenne. Elle souhaiterait également savoir si une réflexion est en cours pour rendre cet hébergement obligatoire dans un cadre législatif, afin de préserver la souveraineté numérique et économique du pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4186</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement engagé dans la protection de la souveraineté numérique de la France et le renforcement de la sécurité des données des citoyens, des entreprises, des armées et des services publics. La Direction interministérielle du numérique (DINUM) joue un rôle central dans la structuration et le pilotage de la stratégie numérique de l’État, notamment en matière d’hébergement et d’usage des solutions cloud. Pour garantir que l’administration publique adopte des solutions conformes aux exigences de sécurité, de confidentialité et de souveraineté, la DINUM veille à ce que les systèmes d’information de l’État soient protégés contre les réglementations extra-européennes et maintiennent une capacité de substitution des composants pour éviter toute dépendance à un fournisseur unique. La note DINUM-DIR-210901 du 15 septembre 2021 concrétise cet engagement et rappelle à cet égard aux administrations l’obligation d’utiliser des services numériques garantissant l’indépendance stratégique de l’État. La DINUM promeut par ailleurs activement l’usage des solutions qualifiées SecNumCloud, un label de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) certifiant des niveaux de sécurité stricts et une protection contre les réglementations extraterritoriales telles que le Cloud Act américain. Cette démarche s’inscrit dans le cadre plus global de la stratégie « Cloud au centre », définie par la circulaire n° 6282-SG du 5 juillet 2021, qui établit la doctrine d’utilisation de l’informatique en nuage par l’État. Cette stratégie souligne l’importance de recourir à des services cloud souverains pour préserver l’indépendance stratégique de l’État. Par ailleurs, la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024, visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN), introduit des mesures pour renforcer la sécurité des utilisateurs en ligne et encadrer les pratiques des grandes plateformes numériques. La DINUM collabore par ailleurs étroitement avec l’ANSSI et le SGDSN (Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) pour renforcer la protection des infrastructures numériques stratégiques et garantir la résilience des systèmes d’information de l’État. Cette approche repose sur deux piliers. Le premier est technologique et vise à favoriser le développement et l’adoption de solutions souveraines à l’échelle nationale et européenne, en s’appuyant sur des logiciels libres afin de garantir l’indépendance technologique et la maîtrise des coûts. Le second repose sur le réarmement des compétences internes, car seule une exploitation en propre permet une compréhension approfondie des enjeux, défis et risques liés à ces systèmes. Ces engagements se traduisent déjà par des réalisations concrètes comme, par exemple, le Réseau interministériel de l’État (RIE), qui constitue une infrastructure numérique mutualisée et sécurisée, totalement alignée sur les standards internationaux et opérée en interne avec des partenaires de confiance.  Fort de cette dynamique, la France et l’Allemagne ont initié en février dernier un projet de suite numérique collaborative interopérable, intégrant un système d’authentification unique et reposant sur des normes techniques communes. Plutôt que de multiplier les subventions dispersées, cette approche vise à structurer un écosystème ouvert, garantissant l’indépendance technologique et la maîtrise des données publiques au niveau français mais aussi européen. La première version bêta de La Suite est d’ores et déjà utilisée par plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires, certains composants ayant joué un rôle essentiel lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. Le Gouvernement reste très mobilisé pour garantir une souveraineté numérique durable et, par le biais de la DINUM, développe des alternatives performantes et sécurisées, adaptées aux besoins des administrations et des citoyens. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3644</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4187</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Prise en charge ARE par les collectivités territoriales - faute grave</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3644. — 4 février 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences pour les collectivités territoriales de la prise en charge des allocations pour recherche d’emploi (ARE) dans des situations où un agent a été licencié pour faute grave ou condamné pénalement. Actuellement, les règles en vigueur imposent aux collectivités territoriales de prendre en charge les ARE de ces agents, même lorsque leur comportement est contraire aux principes d’exemplarité attendus dans la fonction publique. Cette situation crée un paradoxe : les collectivités, déjà contraintes par des impératifs de rigueur budgétaire, se voient dans l’obligation de supporter des charges financières importantes, ce qui peut paraître injuste et contre-intuitif au regard des responsabilités des employeurs publics. Il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer ces dispositions afin d’introduire des règles plus équilibrées et équitables, qui préserveraient à la fois les droits des agents concernés et les impératifs de bonne gestion des deniers publics pour les collectivités territoriales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4187</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions du I de l’article L. 5422-1 du code du travail prévoient qu’ont droit à l’allocation d’assurance les travailleurs aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d’âge et d’activité antérieure et dont notamment la privation d’emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire. En application de l’article 2 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 relatif au régime particulier d’assurance chômage applicable à certains agents publics et salariés du secteur public, sont considérés comme ayant été involontairement privés d’emploi les agents publics licenciés pour tout motif, à l’exclusion des personnels licenciés pour abandon de poste. Dans ces conditions, un agent territorial licencié pour faute grave et condamné pénalement est considéré comme ayant perdu involontairement son emploi au sens du code du travail, l’employeur étant à l’initiative de la rupture. Par conséquent, il peut percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi, sous réserve de remplir les autres conditions prévues à l’article L. 5422-1 de ce code.  En application des articles R. 5424-2 et 5424-3 du code du travail, l’employeur qui aura la charge de supporter le versement de cette indemnisation sera déterminé en fonction des durées d’emploi de l’agent auprès de ses différents employeurs publics et privés. L’employeur qui aura employé l’agent pendant la plus longue période supporte la charge du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi. En cas d’égalité de durées d’emploi, cette allocation sera supportée par le dernier employeur. Enfin, conformément à l’article L. 5424-2 du code du travail, les collectivités territoriales et leurs établissements publics assument, selon le système de l’auto-assurance, la charge financière de l’allocation chômage de leurs anciens fonctionnaires. Mais ils peuvent choisir d’adhérer, pour leurs anciens agents non titulaires, de manière révocable et sous la forme d’un contrat d’une durée de six ans renouvelable par tacite reconduction, au régime d’assurance chômage géré par l’Unédic. Dans l’hypothèse d’une telle adhésion, l’employeur public verse à l’URSSAF des contributions destinées à la couverture des dépenses relatives au financement de l’assurance-chômage dont il est redevable au titre des rémunérations qu’il verse. S’il n’est pas envisagé à ce stade de modifier le régime assurantiel d’indemnisation des agents publics dont la privation d’emploi est involontaire, une réflexion au niveau du Gouvernement et des associations représentatives d’élus pourrait néanmoins être engagée prochainement pour questionner la pertinence d’une disposition en vigueur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3907</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4187</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Attentes des ATSEM en matière de conditions de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3907. — 11 février 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation et les attentes des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) en matière de conditions de travail, de reconnaissance et de rémunération. Les ATSEM font partie de la filière médico-sociale et relèvent d’un cadre d’emploi de la catégorie C, le moins élevé des trois catégories dans lesquelles sont répartis les fonctionnaires. Ces professionnels de la petite enfance, qui jouent un rôle absolument essentiel dans le bon déroulement de la scolarité des plus petits, sont particulièrement en souffrance du fait du manque de reconnaissance à la fois de l’importance des missions qu’ils accomplissent et de l’engagement que celles-ci requièrent. La loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a instauré une obligation de scolarisation des enfants dès 3 ans, contre 6 ans auparavant. L’admission en maternelle est conditionnée, tacitement, à la capacité pour l’enfant d’être propre et relativement autonome. PAr ailleurs, le développement croissant de l’accueil en école maternelle des enfants de moins de trois ans est un aspect essentiel de la priorité donnée au primaire. Or, en rendant la scolarisation obligatoire dès 3 ans et facultative avant cet âge, sont admis à l’école maternelle des enfants qui ne sont pas encore physiologiquement autonomes et dont les ATSEM devront, de fait, s’occuper notamment en changeant leurs couches, au détriment de leurs fonctions habituelles d’accompagnement des enfants durant le temps scolaire et périscolaire. Ces charges supplémentaires, qui n’ont pas été prévues explicitement par la loi, peuvent générer des conflits dans beaucoup d’écoles entre les parents, les ATSEM et les services municipaux. L’augmentation du temps de présence des enfants dans les écoles maternelles en dehors des horaires scolaires stricto sensu les a conduits à une plus grande mobilisation dans des missions nouvelles, notamment en matière d’encadrement et d’animation d’activités périscolaires. Les ATSEM sont devenus des adultes de référence pour les enfants tout au long de la journée ; ils le sont aussi pour les parents qui, le matin ou le soir, n’ont plus affaire à l’enseignant mais à l’ATSEM chargé du périscolaire, qui est, le plus souvent, celui affecté à la classe de leur enfant. Ils assurent donc aujourd’hui, de facto, dans une grande proportion de situations un accompagnement éducatif complet sur l’ensemble de la journée. La diversité et l’importance pour le bien-être des enfants des fonctions des ATSEM et les nombreuses évolutions de leur métier justifient une meilleure reconnaissance de leurs missions et de leurs compétences en tant que membres de la communauté éducative, notamment via une revalorisation salariale et statutaire. Alors que les auxiliaires de puériculture ont été reclassés en catégorie B par le décret n° 2021-1882 du 29 décembre 2021, les personnels ATSEM, dont les missions quotidiennes se rapprochent de l’activité des auxiliaires de puériculture, portent la revendication d’un reclassement de leur profession en catégorie B. Une telle évolution permettrait notamment de reconnaître leur rôle pédagogique en lien avec les professeurs des écoles. C’est pourquoi il l’interroge sur les réponses que pourrait apporter le Gouvernement en matière de revalorisation statutaire et salariale des ATSEM.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4188</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a porté des mesures ambitieuses pour favoriser la réussite de tous les élèves et améliorer la qualité et l’efficacité du service public de l’éducation. Cette loi traduit la concrétisation de l’ambition républicaine du Gouvernement pour l’école, l’élévation du niveau général des élèves et la justice sociale. L’ensemble de la communauté éducative peut ainsi s’appuyer sur l’appareil législatif renforcé pour rendre effectif le droit de chaque enfant à accéder à l’école. Depuis la rentrée scolaire 2019, chaque enfant de 3 à 16 ans présent sur notre territoire est concerné par l’instruction obligatoire, sans exception. En abaissant à 3 ans l’âge du début de l’instruction obligatoire, la loi garantit un égal droit d’accès à l’école à tous les enfants, sans aucune distinction, en tenant compte de leurs besoins éducatifs particuliers. Aucune autre disposition législative ne conditionne l’accès à l’école à la maturité physiologique des enfants. Tout enfant de plus de 3 ans doit donc pouvoir être inscrit dans une école maternelle. Cependant, il est prévu que les enfants scolarisés en petite section d’école maternelle puissent bénéficier, à l’initiative de leur famille, d’un aménagement de leur temps de présence à l’école. La loi du 26 juillet 2019 précitée n’emporte pas nécessité de modifier le statut particulier du cadre d’emplois des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM). Le décret n° 2018-152 du 1er mars 2018 indique explicitement que les ATSEM sont chargés de l’assistance au personnel enseignant pour l’accueil et l’hygiène des enfants, et qu’ils peuvent également assister les professeurs dans les classes accueillant des enfants à besoins particuliers. Le décret n° 2018-152 du 1er mars 2018, à la suite d’une concertation menée sur la base d’un rapport des inspections générales de l’administration et de l’éducation nationale, avec l’Association des maires de France et les représentants du personnel, a revalorisé le statut des ATSEM, notamment en renforçant les perspectives d’évolution de carrière et en leur ouvrant des voies d’accès, par concours interne ou par promotion interne, aux cadres d’emplois des agents de maîtrise (catégorie C+) et des animateurs territoriaux (catégorie B). Les ATSEM sont, en outre, éligibles au nouveau dispositif global de promotion interne tel qu’il résulte du décret n° 2023-1272 du 26 décembre 2023 modifiant les dispositions statutaires relatives à la promotion interne dans la fonction publique territoriale. La promotion interne des agents des collectivités territoriales est soumise à des quotas. Ce décret est venu assouplir ce mécanisme de contingentement avec notamment le passage de la règle de 1 promotion pour 3 recrutements externes à la règle de 1 pour 2, en vue de faciliter la promotion des agents et de simplifier la gestion des ressources humaines par les employeurs territoriaux. S’agissant du classement dans la catégorie hiérarchique B, les ATSEM, qui relèvent d’un cadre d’emplois de la filière sociale, n’ont pas relevé du périmètre des accords dits du « Ségur de la santé », à la différence des auxiliaires de puériculture qui sont des professionnels de santé qui collaborent aux soins infirmiers dans les conditions définies à l’article R. 4311-4 du code de la santé publique (article 3 du décret n° 2021-1882 du 29 décembre 2021 portant statut particulier du cadre d’emplois des auxiliaires de puériculture territoriaux).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4467</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4188</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>La suppression de la garantie individuelle du pouvoir d’achat</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4467. — 25 février 2025. — M. Daniel Grenon attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la suppression de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) depuis le 23 octobre 2024. Celle-ci permettait, depuis 2008, de compenser la perte de pouvoir d’achat de certains agents confrontés à une inflation supérieure à l’évolution de leurs rémunérations, en raison du gel ou de la faible augmentation de leurs salaires, ainsi que de la faible progression de leur carrière. En moyenne, la GIPA représentait une aide de 663 euros par an. Elle constituait l’un des rares dispositifs encore en place pour garantir un pouvoir d’achat suffisant à une partie des agents, dans un contexte d’inflation galopante. Ainsi, selon son ministère, en 2023, un agent bénéficiaire sur deux appartenait à la catégorie A, tandis que ceux ayant atteint le dernier échelon de la grille indiciaire de leur grade étaient les plus susceptibles d’en bénéficier. Or cette suppression intervient au pire moment, alors qu’il apparaît nécessaire de revaloriser les revenus des fonctionnaires, à la fois pour les recruter et les fidéliser, notamment face à la concurrence du secteur privé. Cette suppression aggrave également un problème récurrent de la fonction publique : le plafonnement des rémunérations, en particulier pour les agents de catégorie A. De plus, certains secteurs sont particulièrement touchés, comme les chambres des métiers et de l’artisanat, où les salaires moyens sont déjà significativement inférieurs à ceux du marché. Pourtant, les artisans y exercent des missions essentielles au bon fonctionnement de ce secteur clé. Pour toutes ces raisons, il souhaiterait savoir s’il entend revenir sur la suppression GIPA ou, à défaut, mettre en place des mesures pour protéger la rémunération des fonctionnaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4189</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Instaurée par le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008, l’indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) résulte de la différence constatée entre l’évolution du traitement indiciaire brut (TIB) détenu par l’agent sur une période de référence de quatre ans (entre le 31 décembre de l’année N-4 et le 31 décembre de l’année N-1) et celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac) sur la même période. Circonscrit à la rémunération indiciaire, le mode de calcul de la GIPA ne tient pas compte de l’évolution de la rémunération indemnitaire ni du large panel de mesures catégorielles mises en place ces dernières années. La GIPA bénéficie en outre principalement aux agents classés à l’échelon sommital de leur grade, un profil qui correspond de fait majoritairement aux agents se situant en fin de carrière. Au regard d’un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Gouvernement a décidé de ne pas reconduire ce dispositif en 2024, d’autant plus que ce dispositif n’avait pas vocation à être pérennisé à sa création. La question de la rémunération des agents publics, qui ne repose pas uniquement sur la GIPA, fait l’objet d’échanges continus avec les partenaires sociaux dans le cadre du dialogue social. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4682</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4189</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>La participation prévoyance des employeurs publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4682. — 4 mars 2025. — M. Nicolas Meizonnet appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification, sur les conséquences des nouvelles règles en matière de participation obligatoire des employeurs publics à la protection sociale complémentaire, entrées en vigueur le 1er janvier 2025. Cette réforme découle de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, qui impose aux employeurs publics de contribuer à la protection sociale complémentaire de leurs agents. Si cette mesure vise à renforcer la protection sociale des agents, de nombreux retours d’employeurs publics font état de difficultés majeures quant à la mise en place de ces nouveaux contrats. En effet, pour que la participation des employeurs soit effective, les contrats doivent être labellisés, ce qui entraîne dans de nombreux cas une obligation pour les agents de souscrire à une garantie supplémentaire couvrant le risque « invalidité ». Or la plupart des agents bénéficient déjà d’une couverture pour ce risque, notamment dans le cadre de leurs emprunts immobiliers. Cette obligation engendre donc une augmentation des cotisations demandées par les mutuelles, souvent supérieure au montant de la participation financière des employeurs publics. Par conséquent, cette réforme, initialement pensée comme une avancée sociale, se traduit dans les faits par une charge accrue pour les agents, rendant son application difficile et peu avantageuse. Les collectivités locales et la fonction publique en général font pourtant déjà face à une baisse critique de leurs moyens dans un contexte de rigueur budgétaire. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de réviser les critères de labellisation des contrats ou d’introduire des ajustements permettant de limiter l’augmentation des cotisations supportées par les agents, tout en garantissant un véritable bénéfice pour ces derniers ainsi qu’une mise en œuvre soutenable pour les employeurs publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4189</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2025, les contrats/règlements garantissant les risques visés à l’article L. 827-11 du code général de la fonction publique (ci-après « prévoyance ») doivent couvrir a minima les risques « incapacité temporaire de travail » et « invalidité » dans les conditions définies par le décret n° 2022-581 du 20 avril 2022 relatif à la protection sociale complémentaire. Sur ce fondement, les employeurs territoriaux doivent participer a minima à hauteur de 20 % du montant de référence de 35 euros, soit 7 euros. Des évolutions juridiques, économiques et sociales sont intervenues depuis la publication de ce décret, et modifient l’équilibre économique entre le niveau des garanties minimales en prévoyance et le montant de participation obligatoire des collectivités territoriales. Une proposition de loi visant à réformer la couverture prévoyance des agents publics territoriaux a été déposée au Sénat par la sénatrice Isabelle Florennes pour transposer l’accord collectif national portant réforme de la protection sociale des agents publics territoriaux du 11 juillet 2023. Cette proposition de loi prévoit de renforcer la participation des employeurs territoriaux à hauteur de 50 % de la cotisation ou de la prime individuelle. Par ailleurs, le Gouvernement rappelle que les employeurs territoriaux peuvent se saisir de cette question au niveau local dans le cadre de la négociation collective avec les organisations syndicales représentatives et, le cas échant, conclure un accord collectif prévoyant une meilleure prise en charge de la couverture des agents au titre de la prévoyance. Ces négociations locales constituent un levier d’action efficace. En effet, selon les données du rapport social unique, en 2022, soit antérieurement à l’obligation qui leur été faite, 18 600 collectivités participaient à la prévoyance de leurs agents pour un montant annuel de 17 euros par mois. L’approbation de la proposition de loi permettra dans le moment venu de répondre à l’attente des employeurs territoriaux et des syndicats signataires de l’accord de 2023 et ainsi assurer une meilleure protection sociale complémentaires pour les agents territoriaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6282</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4190</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Indemnité de résidence versée aux fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6282. — 29 avril 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les critères d’attribution de l’indemnité de résidence versée aux fonctionnaires dans les grandes agglomérations urbaines. Cette indemnité, censée compenser les disparités du coût de la vie, est accordée selon une classification en zones géographiques. Or certaines villes moyennes ou grandes, comme La Rochelle, bien que confrontées à une pression foncière particulièrement élevée et à un coût de la vie en forte hausse, ne bénéficient pas de cette indemnité ou ne sont classées que dans la deuxième catégorie, peu avantageuse. Cette situation crée une inégalité de traitement entre agents de la fonction publique exerçant dans des territoires aux réalités économiques pourtant similaires. Elle nuit également à l’attractivité de la fonction publique dans ces zones, alors même que des besoins importants de recrutement y sont identifiés, notamment dans le secteur de la santé. En conséquence, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage une révision des critères de zonage permettant une meilleure prise en compte des dynamiques locales réelles en matière de coût de la vie et de pression immobilière, afin de garantir une équité territoriale dans l’attribution de l’indemnité de résidence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4190</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pris pour l’application des articles L. 712-1 et L. 712-7 du code général de la fonction publique, l’article 9 du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié fixe les modalités d’attribution de l’indemnité de résidence, commune aux trois versants de la fonction publique. Son montant est calculé en appliquant au traitement brut de l’agent un taux variable selon la zone territoriale dans laquelle est classée la commune où il exerce ses fonctions. Les communes sont ainsi classées en trois zones : la 1ère zone correspond au pourcentage 3 %, la 2ème zone à celui de 1 % et la 3ème zone à celui de 0 %. La commune de La Rochelle, à l’instar de toutes les communes de Charente-Maritime, est classée dans la 3ème zone. Elle n’ouvre donc pas droit à une indemnité de résidence. Le Gouvernement reste très attentif aux préoccupations exprimées sur les dispositifs indemnitaires dont bénéficient les agents publics, notamment s’agissant des enjeux d’attractivité de la fonction publique et en particulier d’accès au logement. Il n’est pas envisagé à court terme de faire évoluer le dispositif de l’indemnité de résidence. L’amélioration de l’accès des fonctionnaires au logement est un sujet au coeur de l’agenda social et qui va connaître des avancées avec la création récente, au sein de la DGAFP, d’une mission dédiée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3455</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4190</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien de la prise en charge de la vaccination contre l’IAHP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3455. — 28 janvier 2025. — M. Boris Vallaud attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de prise en charge de la vaccination contre l’IAHP. La France est le premier pays exportateur de volailles à expérimenter grandeur nature la vaccination contre l’IAHP avec un plan de surveillance draconien associé. Entre octobre 2023 et septembre 2024, l’État a pris en charge 85 % du coût de la vaccination. Depuis le 1er octobre 2024, cette prise en charge a chuté à 70 % et n’est à ce stade pas assurée après le 31 décembre 2024. Combinée aux mesures de surveillance et de biosécurité, la vaccination a prouvé son efficacité. Victime de cinq épisodes d’influenza aviaire au cours des dix dernières années, la filière française des palmipèdes à foie gras a perdu jusqu’à 50 % de sa production et reste particulièrement fragile. Le coût de la vaccination n’est pas soutenable pour la filière sans l’intervention de l’État, qui, en coordination avec l’UE, peut déployer une stratégie vaccinale. En conséquence et au regard des nombreux enjeux économiques, sanitaires et de santé publique, il lui demande quelles sont ses intentions visant le maintien d’une prise en charge partielle des coûts de vaccination.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4191</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’impact de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur la filière avicole demeure une préoccupation majeure, tant sur le plan économique que sanitaire. Les répercussions de cette maladie sur les élevages, les exportations et l’ensemble de la chaîne agroalimentaire nécessitent une vigilance constante et une réponse adaptée. Conscient des enjeux cruciaux pour la sécurité alimentaire et la pérennité des élevages français, l’État a pris des mesures en concertation étroite avec les professionnels du secteur. Cette collaboration vise à renforcer la résilience de la filière en associant vaccination, surveillance et mesures de biosécurité, tout en garantissant un soutien adapté aux éleveurs confrontés à ces défis. Dans ce cadre, une première campagne de vaccination a été lancée en octobre 2023. Associée à un plan de surveillance rigoureux, cette stratégie vaccinale constitue un levier essentiel pour limiter la propagation du virus et préserver la durabilité du secteur. Pour accompagner la filière avicole face à ces enjeux, la première campagne de vaccination a été prise en charge financièrement à hauteur de 85 % par l’État. Une deuxième campagne de vaccination a été lancée le 1er octobre 2024, avec une prise en charge à hauteur de 70 % jusqu’au 30 septembre 2025. Cet engagement financier témoigne du soutien continu de l’État à la filière afin de préserver sa résilience et sa compétitivité. Concernant la troisième campagne de vaccination 2025-2026, l’État continue d’accompagner les éleveurs, en prenant à sa charge la supervision officielle des chantiers de vaccination, la réalisation de la surveillance active en élevages et les analyses en laboratoires agréés des prélèvements vétérinaires réalisés lors de la surveillance active à hauteur de 40 %, soit 40 millions d’euros. Les autres dépenses, dont l’achat de vaccins, seront désormais à la charge des filières professionnelles. S’agissant des indemnisations économiques pour l’IAHP, l’État a déployé deux dispositifs. Le premier, dit IAHP amont 2023-2024, est ouvert du 24 mars au 5 mai pour les éleveurs de volailles afin de prendre en charge une partie des pertes (90 %) liées aux arrêts de production du fait des mesures de police sanitaire 2023-2024. Le second, dit IAHP œuf 2022-2023, a été ouvert le 14 mai et le restera jusqu’au 27 juin pour les producteurs d’œufs afin de prendre en charge une partie des pertes liées à leur dévalorisation durant les restrictions sanitaires 2022-2023 (à hauteur de 90 %) ainsi que les arrêts prolongés de production supérieurs à 150 jours après la levée des restrictions (à hauteur de 50 %). Le budget alloué pour ces deux dispositifs est d’environ 12 millions d’euros. En dépit des contraintes budgétaires, le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour accompagner la filière et poursuivre les échanges avec l’ensemble des parties prenantes afin d’adapter la stratégie vaccinale aux enjeux sanitaires et économiques du secteur avicole. Les assises du sanitaire animal, lancé par la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire en janvier 2025 et dont les travaux se poursuivent, permettront de déployer une approche plus durable et adaptée aux enjeux sanitaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4351</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4191</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection légale des animaux domestiques en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4351. — 25 février 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de renforcer la reconnaissance juridique et la protection des animaux dans la législation française. En France, le code civil reconnaît les animaux comme des « êtres vivants doués de sensibilité », mais cette avancée reste limitée par le fait que le code pénal continue de les considérer comme de simples biens matériels. Cette disparité législative affaiblit leur protection effective, notamment face à des actes tels que le vol d’animaux de compagnie ou leur exploitation dans des spectacles. En effet, le vol d’animaux domestiques dépasse largement la notion de préjudice matériel. Pour l’animal, cela peut constituer une atteinte directe à sa santé et à sa survie et pour les propriétaires d’importantes souffrances morales : le lien construit avec un chien ou un chat n’est pas le même qu’avec une bicyclette. Un renforcement des mesures de protection et d’identification des animaux domestiques, ainsi qu’une reconnaissance des préjudices subis, seraient donc essentiels. En mai 2024, la Belgique a inscrit le bien-être animal dans sa Constitution, renforçant ainsi les obligations des pouvoirs publics en matière de respect et de protection animale. Cette réforme répond à une demande croissante d’une meilleure protection animale exprimée par les associations et l’opinion publique. Compte tenu de ces éléments, il l’interroge sur les mesures prévues pour garantir une meilleure reconnaissance des droits fondamentaux des animaux et lutter contre leur vol et leur exploitation dans des spectacles, afin de mieux répondre à leur statut d’être sensible et aux attentes des citoyens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4191</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. À ce titre, depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par le ministre chargé de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Ce plan est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie. Le premier axe de ce plan consiste à mieux caractériser et objectiver les situations d’abandon, d’errance et de maltraitance et d’aboutir à l’élaboration de statistiques fiables et précises. À cet égard, la mobilisation de l’expertise de l’observatoire de protection des carnivores domestiques et la centralisation sur une plateforme unique des données relatives aux situations susmentionnées permettront une prise de décision éclairée des pouvoirs publics. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture veillera à faciliter l’appropriation des nouvelles obligations réglementaires à l’égard des professionnels et des particuliers, dans le cadre notamment d’un parcours d’acquisition responsable, ainsi que par le renouvellement des campagnes de communications ayant trait à la lutte contre les abandons et les maltraitances, sur la stérilisation et l’identification des animaux, et l’accès aux soins pour les personnes démunies. De plus, le ministère chargé de l’agriculture s’attachera à intégrer ces préoccupations au sein des formations professionnelles relatives aux animaux. La mise en œuvre efficace de ces mesures nécessite en outre de faciliter les synergies entre les différents acteurs impliqués dans la protection animale, par l’instauration notamment d’une gouvernance interministérielle précisant le rôle de chacun. Dans ce cadre, le ministère chargé de l’agriculture pilote les politiques publiques relatives à la protection des animaux domestiques, le ministère chargé de l’écologique assure celles relatives aux animaux sauvages, le ministère de l’intérieur assure la répression de la maltraitance et des trafics d’animaux et accompagne les autres ministères dans l’application des procédures judiciaires, sous le contrôle du ministère de la justice. Dans ce cadre, une formation interministérielle sur la lutte contre la maltraitance animale a été développée à l’ensemble des agents concernés, dont les forces de l’ordre, et a été mise en ligne à l’automne 2024. De plus, la plateforme « Ma sécurité », pilotée par le ministère de l’intérieur sera consolidée, afin d’être l’outil privilégié et centralisé des signalements de maltraitance adressés aux services de l’État. De même, une réflexion sera engagée avec les associations de protection animale, afin d’identifier les leviers permettant de professionnaliser les associations locales, en matière de formation aux bonnes pratiques et dispositions réglementaires. Enfin, le ministère de l’agriculture renforcera ses actions de sensibilisation des maires sur la lutte contre l’errance et la gestion des fourrières. Il s’agira également de rendre la réglementation actuelle plus protectrice, en évaluant d’une part l’application de la loi maltraitance animale de 2021 et en actualisant d’autre part l’arrêté du 3 avril 2014 encadrant les activités liées aux animaux de compagnie. De plus, une évolution de la législation européenne est en cours, sous l’impulsion de l’État français, avec la proposition de la Commission européenne, le 7 décembre 2023, relative au bien-être et à la traçabilité des chiens et des chats mis sur le marché européen. Le Gouvernement entend aller plus loin en portant au niveau européen des mesures fortes, telles que l’interdiction de l’usage des colliers électriques, de la caudectomie ou bien de l’usage prolongé de la muselière dans les lieux de détention des animaux. L’État sera au rendez-vous afin de renouveler les mécanismes de financement mis en œuvre dans le cadre des précédentes lois de finances, en matière notamment de stérilisation des animaux errants et d’aides aux collectivités territoriales dans ce but, par la création d’un fonds de concours intitulé « France protection animale », destiné à recueillir les éventuels dons émanant d’entreprises. En application de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, les animaleries ne peuvent plus céder à titre onéreux ou gratuit des chiens et des chats dans leur établissement depuis le 1er janvier 2024. Elles peuvent en revanche présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou associations de protection animale, en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Le dernier alinéa du paragraphe VI de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) prévoit quant à lui que les animaleries puissent réaliser une cession en ligne à titre onéreux d’animaux de compagnie. Une révision à venir de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques permettra d’encadrer plus précisément les locaux de détention des chiens et des chats dans ce cas. Compte tenu du délai nécessaire pour réviser cet arrêté, une période de transition est en cours pendant laquelle une tolérance est appliquée concernant l’hébergement de chiens et de chats par les animaleries pour la vente en ligne. Durant cette période de tolérance, les animaux doivent toutefois bien continuer à être détenus dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale. En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, les inspecteurs peuvent être amenés à dresser un procès-verbal avec mise en demeure. De plus, sur la vente en ligne, la loi maltraitance animale introduit une obligation de contrôle préalable, par l’annonceur, des offres de cession, onéreuses comme gratuites, de chiens, chats et furets. Seules les annonces vérifiées, contenant toutes les informations obligatoires, pourront être labellisées et mises en ligne. Le contrôle de ces informations obligatoires, relatives à la fois à l’animal et à son propriétaire, doit se faire en lien avec le fichier national des identifications des carnivores domestiques. Pour ce faire, le ministère chargé de l’agriculture a travaillé avec Ingenium Animalis, société chargée de la base de données des identifications, à la mise en place d’un outil permettant la vérification de ces informations obligatoires, et qui est disponible pour les annonceurs depuis le mois de mai 2024. La labellisation apportera aux personnes souhaitant acquérir un chien ou un chat par le biais d’une offre de cession (achat ou vente) en ligne la garantie de l’origine de l’animal, de l’exactitude de sa description et de l’accord du propriétaire déclaré. Si l’absence de contrôle des annonces est passible d’une amende de 7 500 euros, la sensibilisation des particuliers à l’importance de cette labellisation demeure un enjeu majeur pour la réussite de cette mesure. En ce qui concerne la vente de chiens et de chats sur des foires et salons, l’article L. 214-7 du CRPM prévoit que « la cession, à titre gratuit ou onéreux, des chiens et des chats et autres animaux de compagnie est interdite dans les foires, marchés, brocantes, salons, expositions ou toutes autres manifestations non spécifiquement consacrés aux animaux ». L’article R. 214-29 du CRPM prévoit quant à lui que « les activités mentionnées aux articles L. 214-6-1 à L. 214-7 doivent s’exercer dans des locaux et à l’aide d’installations et d’équipements adaptés, selon les espèces concernées, aux besoins biologiques et comportementaux des animaux ainsi qu’aux impératifs sanitaires de l’activité ». Ce même article prévoit que « les règles applicables à l’aménagement et à l’utilisation de ces locaux, installations et équipements sont précisées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture compte tenu des caractéristiques de chaque activité ». Ainsi, un projet d’arrêté encadrant les règles applicables à l’aménagement et à l’utilisation de locaux, installations et équipements dans les foires, marchés, brocantes, salons, expositions ou toutes autres manifestations spécifiquement consacrés aux animaux de compagnie est en cours de rédaction. Un décret sanctionnant la vente des chiens et chats dans les établissements sera élaboré par le Gouvernement et les contrôles seront également renforcés. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4404</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4193</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Aide à la prise en charge des surmortalités liées à la fièvre catarrhale ovine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4404. — 25 février 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’aide à la prise en charge des surmortalités liées à la fièvre catarrhale ovine (FCO). Le 4 octobre 2024, le Gouvernement a annoncé la mise en place d’une aide d’urgence pour les éleveurs subissant les conséquences sanitaires et économiques du sérotype 3 de la FCO, dont le périmètre a été élargi le 14 novembre 2024 aux effets du sérotype 8. Cette aide, mise en œuvre et versée par FranceAgriMer pour le compte de l’État, est instruite par les services déconcentrés au niveau du département. Elle comprend une avance destinée aux élevages touchés par la FCO-3 entre le 5 août et le 30 septembre 2024, ainsi qu’un solde, dont le téléservice était ouvert du 30 janvier au 14 février 2025, dans la limite d’un budget total alloué de 75 millions d’euros. Si la mise en place d’un tel dispositif est une mesure bienvenue pour compenser les pertes liées à la mortalité animale dans les élevages déclarés foyers FCO, notamment dans un contexte de difficultés financières, concurrentielles, sociales et environnementales accrues pour l’agriculture française, de nombreux éleveurs ainsi que des organisations syndicales et professionnelles s’inquiètent du manque de communication quant à son éventuelle reconduction. En l’absence d’annonce officielle, certains redoutent un arrêt pur et simple de cette aide pourtant essentielle au maintien de leurs exploitations. Le groupement de défense sanitaire contre les maladies des animaux de Seine-Maritime (GDMA 76), qui représente la voix des éleveurs confrontés aux maladies touchant leurs cheptels, confirme qu’aucune instruction n’a, à ce jour, été transmise concernant une prolongation du dispositif après le 1er janvier 2025, hormis le versement du solde déjà prévu par la première communication du Gouvernement. De nombreux éleveurs de la sixième circonscription de Seine-Maritime expriment ainsi leur inquiétude face à cette incertitude. Dans ce contexte, il apparaît essentiel d’assurer une visibilité aux éleveurs confrontés à ces pertes économiques majeures. L’absence d’engagement clair sur la reconduction de l’aide risque d’aggraver les difficultés des exploitations déjà fragilisées. Face à cette situation, il souhaite savoir si elle envisage de prolonger ce dispositif de soutien au-delà du 1er janvier 2025 et, le cas échéant, quelles mesures complémentaires pourraient être mises en place afin de garantir la pérennité des élevages impactés par la fièvre catarrhale ovine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4194</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fièvre catarrhale ovine (FCO), dite « maladie de la langue bleue », est une maladie touchant les ruminants (bovins, caprins et, plus mortellement, les ovins) transmise par des moucherons. Celle-ci a des répercussions économiques, avec des animaux malades dans les élevages. S’agissant du volet prévention, la France a mis en place une zone régulée, restreignant les mouvements d’animaux pour limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres. Par ailleurs, afin d’apporter une réponse rapide aux éleveurs, l’État a commandé dès le 5 juillet 2024 des doses de vaccins contre la FCO3, avant même l’arrivée de la maladie sur le territoire et en anticipation de leur homologation. Pour accélérer le déploiement de la vaccination contre la FCO3 afin de réduire les impacts sanitaires sur les cheptels, l’État a défini courant août 2024 une première zone de vaccination volontaire où celle-ci est intégralement prise en charge par l’État pour les éleveurs de bovins et ovins. Cette zone a été étendue à la France entière le 3 octobre 2024 pour les ovins puis le 10 novembre 2024 pour les bovins. Ainsi, depuis cette date, les vaccins du stock de l’État sont disponibles pour les bovins et les ovins sur l’ensemble de la France. En plus du financement de la vaccination, l’État déploie une aide d’urgence de 75 millions d’euros afin de prendre en charge forfaitairement à hauteur de 100 % les surmortalités liées à la FCO3 survenues du 5 août au 31 décembre 2024 des élevages bovins, ovins et caprins et les surmortalités liées à la FCO8 observées du 1er juin au 31 décembre 2024 des élevages ovins et caprins. Cette aide d’État s’appuie sur le régime exempté de notification relatif aux aides destinées à remédier aux dommages causés par des maladies animales, qui ne permet pas la prise en charge des pertes indirectes. Les différents paramètres de cette aide ont fait l’objet d’un cycle de consultation des organisations professionnelles agricoles nationales dans un calendrier contraint. Dans un souci de simplicité et de rapidité, l’aide est, à l’exclusion des cas particuliers (exemple : mortalités en estive, évolution du cheptel de plus de 30 %), versée sans exiger de pièce justificative (hors relevé d’identité bancaire) sur la base des déclarations des éleveurs vérifiées grâce aux bases de données dont dispose l’État sur la situation sanitaire des élevages [statut de foyer, effectifs et mortalités desquelles sont déduites la mortalité de référence (2022)]. Le dépôt de la demande d’aide prenait à peine quelques minutes. Ainsi, le Gouvernement a déployé deux guichets : un guichet « avance » versé aux éleveurs touchés par la FCO3 dont les cheptels ont été déclarés foyers en août et septembre 2024 et qui en ont fait la demande entre le 18 novembre et le 6 décembre 2024 sur le téléservice mis en œuvre par FranceAgriMer, ce qui a permis de répondre à l’urgence en novembre 2024 à hauteur de 30 %. Le deuxième guichet « solde » qui concerne l’ensemble du périmètre du fonds d’urgence a été ouvert du 30 janvier au 14 février 2025, avec près de 9 425 dossiers déposés. Ces dossiers sont instruits par les services déconcentrés en département [DDT (M)] le paiement est réalisé par FranceAgriMer pour le compte de l’État. Par ailleurs, en avril 2025 le ministère a élargi cette aide aux veaux mort-nés. En conséquence, toutes les demandes relatives aux veaux morts-nés seront pris en charge à la suite du traitement des premiers dossiers par les DDTM et par FranceAgriMer. Ainsi, l’État a respecté son engagement et est pleinement mobilisé pour accompagner les éleveurs dont le cheptel est affecté par la FCO, par le biais du déploiement de la vaccination et de l’aide d’urgence. En 2025, L’Etat va sécuriser l’approvisionnement en vaccins, en raison des tensions qui existent sur le marché. Ainsi, des doses de vaccins ont été commandées pour lutter contre la FCO 8 au sein des cheptels d’ovins, considérés comme les plus sensibles pus des vaccins contre la FCO 1 afin de déployer un véritable bouclier sanitaire, notamment dans les régions les plus proches de l’Espagne. Toutes seront à disposition gratuitement, dès cet été. Les éleveurs pourront se les procurer via leur vétérinaire sanitaire.  La participation financière de l’État à la gestion de cette maladie est exceptionnelle et limitée dans le temps de manière à apporter un appui aux éleveurs. Pour autant, l’État n’a pas vocation à pallier l’ensemble des pertes supportées par les éleveurs. En effet, et en complément des mesures mises en place par l’État, dans certains départements, les groupements de défense sanitaire (GDS) et les collectivités territoriales peuvent également apporter des aides financières complémentaires. Par ailleurs, les professionnels peuvent s’organiser dans le cadre du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) pour la mise en place d’un programme d’indemnisation couvrant une partie des coûts et pertes économiques conformément à l’arrêté du 12 avril 2012. L’État contribue à hauteur de 65 % aux dépenses du FMSE. Il existe par ailleurs, des systèmes assurantiels ou des caisses coups durs relevant d’initiatives volontaires qui peuvent aider les éleveurs à mieux supporter les pertes causées par la FCO. Dans ce contexte, l’État et les professionnels doivent construire à moyen et long terme une stratégie de surveillance et de lutte qui s’appuiera sur la prévention et placera l’outil vaccinal au cœur du dispositif, permettant de limiter les effets négatifs dans un contexte de « vivre avec ». Les assises du sanitaire animal souhaitées par la ministre et dont les travaux ont été engagés depuis fin janvier 2025 doivent contribuer à la construction de cette stratégie de long terme, notamment la co-construction des contrats sanitaires de filières, permettant d’impliquer pleinement l’ensemble des acteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4982</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4195</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Accaparement des terres agricoles françaises par des investisseurs étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4982. — 18 mars 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’accaparement des terres agricoles françaises par des investisseurs étrangers et les inégalités de traitement qui en découlent pour les agriculteurs français. Alors que la France s’inquiète de sa souveraineté alimentaire, cette situation menace directement l’avenir de l’agriculture française et l’installation de jeunes exploitants. L’accaparement des terres agricoles par des investisseurs étrangers n’est pas un phénomène anecdotique. Selon l’association Terre de Liens, environ 640 000 hectares de terres agricoles françaises sont détenus par des investisseurs étrangers, soit près de 14 % de la surface agricole utile. Ce phénomène est en constante augmentation, avec une croissance de 40 % en dix ans. L’augmentation du prix des terres agricoles en France, qui a progressé de 3,2 % en 2022 selon la Fédération nationale des Safer, profite ainsi à des groupes étrangers plutôt qu’aux agriculteurs français. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones frontalières, notamment dans le Doubs et le nord de la Franche-Comté, où les agriculteurs français sont confrontés à la concurrence des exploitants étrangers, en particulier suisses. Dans ces régions, les prix du foncier sont tirés vers le haut par des investisseurs helvétiques disposant de moyens financiers largement supérieurs à ceux des exploitants locaux. À titre d’exemple, dans le canton du Jura suisse, le prix de l’hectare agricole est en moyenne deux à trois fois plus élevé qu’en France. Il est donc plus avantageux pour un agriculteur suisse d’acheter ou de louer des terres en France que dans son propre pays. Outre cet effet inflationniste sur le foncier, les exploitants étrangers bénéficient d’un avantage réglementaire inéquitable. Lorsqu’un agriculteur français souhaite obtenir la location de terres agricoles en France, il doit soumettre un dossier à la direction départementale des territoires (DDT), qui détermine si l’attribution est conforme à l’équilibre agricole local. La commission départementale d’orientation de l’agriculture (CDOA) analyse ensuite le dossier selon plusieurs critères, dont la surface d’exploitation du demandeur. Cependant, les exploitants étrangers ne sont pas tenus de déclarer les surfaces qu’ils possèdent ou exploitent dans leur pays d’origine, ce qui leur permet d’accroître leur assise foncière en France sans contrainte, contrairement aux agriculteurs français soumis à des limitations. Cette situation a déjà été soulevée par des parlementaires, avec notamment des exemples concrets où des agriculteurs français avaient vu leurs demandes rejetées au profit d’exploitants étrangers disposant d’une capacité financière bien supérieure et bénéficiant d’un système de déclaration partiel. Par ailleurs, certaines acquisitions de terres agricoles françaises par des investisseurs étrangers ne sont pas destinées à être exploitées directement, mais à alimenter des logiques purement financières. Est observé, en particulier dans les régions céréalières, l’achat massif de terres par des fonds d’investissement asiatiques, notamment chinois, qui visent à produire des cultures à vocation exportatrice sans réinvestir dans le tissu agricole local. Cette financiarisation croissante du foncier agricole français constitue une menace directe pour la transmission des exploitations et la préservation du modèle agricole familial français. La France pourrait s’inspirer de l’exemple d’autres pays européens qui ont adopté des législations plus restrictives en matière d’acquisition de terres agricoles par des investisseurs étrangers. Ainsi, en Hongrie, une loi de 2014 interdit la vente de terres agricoles à des personnes non résidentes. En Autriche, les acquisitions par des étrangers sont soumises à une autorisation préalable de l’état régional, avec un examen rigoureux des impacts sur l’agriculture locale. Elle lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour garantir une concurrence loyale entre agriculteurs français et étrangers et préserver la souveraineté alimentaire nationale et si le Gouvernement prévoit des mesures pour faciliter l’installation des jeunes agriculteurs français face à cette concurrence accrue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4195</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le maintien de la vocation agricole du foncier est une priorité du Gouvernement, conscient que la souveraineté alimentaire passe par la maîtrise des outils de production des produits agricoles, à commencer par le foncier. Il convient de revenir sur plusieurs points pour préciser les termes de ce débat. En effet, le rapport de Terre de Liens auquel il est fait référence évoque le fait que 14 % de la surface agricole utile (SAU) du pays sont cultivés, et non possédés par des sociétés permettant la présence d’associé non exploitant. De plus, cette étude indique que de telles sociétés possèderaient en propriété 640 000 hectares, soit environ 2 %, et non 14 % de la SAU de la France. Surtout, ce rapport n’aborde pas la question de la nationalité des actionnaires. Il est donc tout à fait abusif de considérer qu’une société permettant à des actionnaires de ne pas être exploitant est de facto une « société étrangère ». En effet, les actionnaires non exploitant de sociétés détenant ou exploitant du foncier sont, dans leur très grande majorité, des citoyens français. De plus, en application des dispositions relatives au contrôle des investissements étrangers réalisés en France, en en particulier des articles L. 151-2 et L. 151-3 du code monétaire et financier, le foncier agricole fait partie des actifs stratégiques surveillés, dont l’acquisition par un investisseur étranger peut être soumis à accord du ministère chargé des finances. Par ailleurs, la loi 2021-1756 portant mesures d’urgence pour assurer la régulation de l’accès au foncier agricole au travers de structures sociétaires soumet à autorisation préfectorale toute prise de contrôle de sociétés détenant ou exploitant une surface agricole supérieure à un seuil qui a été défini dans chaque région. Enfin, toute mise en valeur de terres agricoles, au-delà d’un certain seuil de surface lui aussi défini régionalement, est soumis aux dispositions relatives au contrôle des structures, qui s’applique quel que soit la nationalité du demandeur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4997</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4196</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente d’animaux sur internet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4997. — 18 mars 2025. — M. Bruno Bilde* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dérives liées à la vente d’animaux sur internet. Depuis 2016, la vente d’animaux domestiques est interdite aux particuliers. Depuis le 1er janvier 2024, les animaleries ont interdiction de vendre des chiens et des chats dans leurs locaux. Cependant, certaines ont trouvé une alternative en mettant en place un système de click et Collect, qui permet la vente en ligne d’animaux avec un retrait en magasin. Un animal ne devrait pas être traité comme un simple objet qui s’achète en ligne. La provenance de l’animal est souvent douteuse. La naissance des animaux ayant échappé au contrôle des autorités, ce mode de commercialisation en ligne peut engendrer de nombreuses dérives sanitaires, de la négligence et des maltraitances. D’autre part, la vente d’animaux sur internet par le biais d’un système de click and collect favorise l’achat compulsif et irréfléchi, ce qui crée les conditions favorables à un abandon futur. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de contrôler la bonne application de la législation en vigueur et pour lutter contre le commerce illégal des animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5243</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4196</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction vente chiens et chats en animalerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5243. — 25 mars 2025. — Mme Corinne Vignon* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats par les animaleries, prévue par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 et en vigueur depuis le 1er janvier 2024. En effet, les organisations de protection animale alertent régulièrement les parlementaires sur la poursuite de cette activité commerciale malgré l’interdiction et la Fondation 30 millions d’amis vient de diffuser les résultats d’une enquête révélant les pratiques développées par ces établissements pour contourner la loi. Manifestement, des animaleries continuent de vendre des chiens et des chats, en l’affichant ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet et en réalisant la vente en arrière-boutique ou via un achat en ligne avec récupération de l’animal en boutique, sur le principe du click and collect. Du point de vue de la protection des animaux, le développement de la vente de chiens et de chats sur internet, sans aucune discussion avec un conseiller et avant même que l’acheteur n’ait été mis en contact avec l’animal, est particulièrement préoccupant. Cette pratique ne permet pas de répondre aux conditions d’une acquisition responsable, éclairée et réfléchie et est dénoncée même par le syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC), qui représente notamment les éleveurs canins et félins. Il apparaît par ailleurs que le décret prévoyant la sanction applicable à la violation de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie n’a toujours pas été publié, ce qui permet d’y contrevenir en toute impunité. Aussi, elle lui demande quand elle entend publier le décret sanctionnant l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie et quels moyens vont être mis en œuvre pour entraver le développement de la vente de ces animaux sur internet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5473</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4196</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Répression des infractions à la loi luttant contre la maltraitance animale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5473. — 1 avril 2025. — M. Bastien Lachaud* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie, instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 et en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Pourtant, cette loi, déjà peu ambitieuse et limitée aux chats et aux chiens, est déjà contournée par des vendeurs. Récemment, la Fondation 30 Millions d’amis a publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi. Des établissements affichent même ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet cette activité commerciale et en procèdent à la vente en arrière-boutique ou via un système de vente en ligne avec retrait en click et collect. Or le principe de l’achat en ligne est précisément le contraire de ce que la loi cherchait à produire, à savoir un véritable engagement à l’adoption de l’animal. Au contraire, les achats en arrière-boutique ou en ligne alimentent des pratiques que la loi voulait interdire, comme les achats inconsidérés qui se soldent souvent par des abandons, les adoptions d’animaux non-sevrés, trop jeunes et gardés dans des boutiques dans des conditions contraires aux réglementations. Les achats en ligne permettent une marchandisation totale de l’animal, puisqu’aucun conseil n’est donné à l’acheteur sur l’animal qu’il achète, aucune vérification élémentaire n’est faite sur sa capacité à l’accueillir. Certains sites de vente d’animaux donnent très peu d’informations sur ces derniers (âge, sexe, race uniquement), d’autres affichent des numéros d’identifications étrangers et alimentent ainsi le trafic international d’animaux vivants. L’entrée en vigueur de la loi a conduit certaines animaleries à cacher leurs animaux, dans leurs réserves, leurs bureaux, dans des conditions précaires et propices à la maltraitance des animaux. La vente dans des conditions illégales ne peut qu’alimenter maltraitance, trafics, arnaques en tout genre. Rien ne garantit à l’acheteur que l’animal qu’il achète est bien de la race affichée si celui-ci n’a pas les connaissances suffisantes pour l’identifier. Le contrat d’engagement prévu par la loi, qui doit être signé 7 jours avant la transmission de l’animal, qui était censé lutter contre les achats compulsifs, est aisément contourné par des signatures antidatées. In fine, la mise en œuvre de la loi a créé une situation qui à certains égards est pire pour les conditions de vie et d’adoption qu’avant. Il est à craindre que l’objectif de lutter contre les abandons d’animaux ne puisse être atteint dans ces conditions. Or il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de cette interdiction n’a toujours pas été publié. M. le député souhaite donc savoir quand Mme la ministre prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui enfreignent à la loi. Plus largement, il souhaite apprendre ce qu’elle compte faire pour lutter contre les infractions à la loi visant à lutter contre la maltraitance animale, lutter contre les trafics et la marchandisation des animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5474</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4197</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente de chiens et de chats en animalerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5474. — 1 avril 2025. — M. Olivier Falorni* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la vente de chiens et de chats en animalerie. La loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes interdit la vente de chiens et de chats en animalerie. En partenariat avec des fondations ou associations de protection des animaux, les établissements de vente d’animaux de compagnie mentionnés au même premier alinéa peuvent présenter des chats et des chiens appartenant à ces fondations ou associations, issus d’abandons ou dont les anciens propriétaires n’ont pas été identifiés. Ces présentations s’effectuent en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Malgré cette interdiction qui pourtant est très claire, certains établissements continuent d’en proposer à la vente dans des sous-sols ou des bureaux, à l’abri des regards. Le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022, édictant les sanctions relatives à la loi de 2021, ne prévoit aucune peine en cas de violation de l’article L. 214-6-3 II du code rural. Aussi, il aimerait savoir si ces animaleries qui contournent la loi ne peuvent pas être sanctionnées car les textes réglementaires ne le mentionnent pas et ce que compte faire le Gouvernement pour remédier à cette situation inacceptable. Il lui rappelle que l’interdiction posée par la loi de 2021 visait à encourager les gens à acquérir ou adopter un animal de façon réfléchie et raisonnée, pour éviter l’achat « coup de cœur » qui mène souvent à la maltraitance et à l’abandon. Il lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5475</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4197</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente illicite des chiens et des chats/Non respect de la loi du 30 novembre 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5475. — 1 avril 2025. — M. Vincent Ledoux* rappelle à Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, que depuis le 1er janvier 2024, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 interdit aux animaleries de vendre des chiens et des chats, dans le but de lutter contre la maltraitance animale et les abandons. Cependant, une enquête récente de la Fondation 30 Millions d’Amis a révélé que certaines animaleries contournent cette interdiction en proposant des ventes via « click et collect » ou livraison à domicile. Les méthodes de contournement identifiées sont : le stockage en arrière-boutique, les animaux n’étant plus exposés en magasin mais conservés dans des espaces non accessibles au public. Sur demande, les clients peuvent voir et acheter ces animaux ; la vente en ligne : certaines animaleries continuent de proposer des chiens et des chats sur leur site internet ou via des plateformes comme Leboncoin. Les clients peuvent commander en ligne et récupérer l’animal en magasin ou opter pour une livraison à domicile ; le non-respect des procédures légales : la loi impose la signature d’un certificat d’engagement et de connaissance des besoins spécifiques de l’espèce, suivi d’un délai de 7 jours avant l’acquisition. Certaines animaleries antidatent ces certificats ou ne respectent pas ce délai, facilitant ainsi des achats impulsifs. M. le député demande donc à Mme la ministre de bien vouloir partager avec lui l’évaluation de la première année de mise en œuvre de ladite loi. Et par ailleurs, il souhaite connaître les mesures qu’elle compte prendre pour lutter contre la vente en ligne non contrôlée de chiens et de chats qui, favorisant les trafics et les achats irresponsables, va à l’encontre des objectifs de la loi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4198</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. À ce titre, depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par le ministre chargé de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Ce plan est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie. En application de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, les animaleries ne peuvent plus céder à titre onéreux ou gratuit des chiens et des chats dans leur établissement depuis le 1er janvier 2024. Elles peuvent en revanche présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou associations de protection animale, en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Le dernier alinéa du paragraphe VI de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime prévoit quant à lui que les animaleries puissent réaliser une cession en ligne à titre onéreux d’animaux de compagnie. L’articulation entre ces deux articles est susceptible de créer une incompréhension, car les chiens et les chats peuvent toujours être détenus et souvent visibles dans l’établissement après la date d’application de la loi maltraitance (1er janvier 2024). Une révision à venir de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques permettra d’encadrer plus précisément les locaux de détention des chiens et des chats dans ce cas. Avant cette révision, les animaux doivent continuer à être détenus dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale. En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, les inspecteurs peuvent être amenés à dresser un procès-verbal avec mise en demeure. De plus, sur la vente en ligne, la loi visant à lutter contre la maltraitance animale introduit une obligation de contrôle préalable, par l’annonceur, des offres de cession, onéreuses comme gratuites, de chiens, chats et furets. Seules les annonces vérifiées, contenant toutes les informations obligatoires, peuvent être labellisées et mises en ligne. Le contrôle de ces informations obligatoires, relatives à la fois à l’animal et à son propriétaire, doit se faire en lien avec le fichier national des identifications des carnivores domestiques. Pour ce faire, le ministère chargé de l’agriculture a travaillé avec Ingenium Animalis, société chargée de la base de données des identifications, à la mise en place d’un outil permettant la vérification de ces informations obligatoires. Celui-ci est disponible pour les annonceurs depuis mai 2024. Cette labellisation apportera aux personnes souhaitant acquérir un chien ou un chat par le biais d’une offre de cession en ligne (achat ou vente) la garantie de l’origine de l’animal, de l’exactitude de sa description et de l’accord du propriétaire déclaré. Si l’absence de contrôle des annonces est passible d’une amende de 7 500 euros, la sensibilisation des particuliers à l’importance de cette labellisation demeure toutefois un enjeu majeur pour la réussite de cette mesure. Le Gouvernement élaborera également un décret sanctionnant la vente de chiens et de chats par ces établissements et renforcera les contrôles dans ces établissements. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5072</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4199</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Préservation de l’enseignement agricole en Corse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5072. — 18 mars 2025. — M. Paul-André Colombani alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les récentes décisions concernant la carte de formation des lycées agricoles de Corse, qui suscitent une vive inquiétude au sein des communautés éducatives, des élèves et de leurs familles. En effet, l’ensemble des syndicats de l’enseignement agricole en Corse dénonce la décision du ministère de supprimer l’option « transformation alimentaire » du bac sciences et technologies de l’agriculture et du vivant (STAV) à Borgo, de regrouper plusieurs options de bac en une seule classe à Borgo et Sartène et de ne pas allouer les heures nécessaires à la poursuite du bac pro agroéquipement à Sartène. Ces mesures, motivées par des considérations budgétaires, risquent pourtant de fragiliser l’enseignement agricole en Corse en réduisant son attractivité et en compromettant l’adaptation des formations aux besoins des filières locales. Or l’enseignement agricole constitue un enjeu stratégique pour l’avenir de la Corse. Il est essentiel de former la jeunesse aux métiers de l’agriculture et de l’accompagner dans son installation afin de garantir la pérennité et le développement des filières agricoles insulaires. Affaiblir ces formations revient à fragiliser tout un secteur économique essentiel au développement de la région et à décourager les vocations dans un contexte où le renouvellement des générations agricoles est déjà un défi majeur. Ces décisions sont d’autant moins bien accueillies qu’elles semblent entrer en contradiction avec les engagements du Premier ministre, M. François Bayrou, qui avait assuré que le projet de loi de finances 2025 ne poursuivrait pas les suppressions de postes initiées par le précédent gouvernement. Elles vont également à l’encontre des recommandations pédagogiques édictées par l’inspection de la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER), qui préconise un enseignement adapté aux spécificités professionnelles des élèves. Dans ce contexte, il lui demande de répondre aux attentes légitimes des communautés éducatives en garantissant les moyens nécessaires au maintien d’un enseignement agricole de qualité en Corse, en préservant l’intégrité de la carte de formation votée par l’Assemblée de Corse et en assurant une dotation horaire globale suffisante pour le bon fonctionnement de ces établissements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4199</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les deux établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles de Corse, comme l’ensemble des établissements d’enseignement agricole, constituent un appareil de formation et d’éducation remarquable, dont l’efficacité en termes notamment de réussite et d’insertion professionnelle des jeunes, est reconnue. Ils contribuent à répondre aux enjeux de développement de la production agricole en Corse, de souveraineté alimentaire et de renouvellement des générations en agriculture. L’engagement très fort de la collectivité de Corse en faveur de l’enseignement agricole, en particulier les investissements financés dans les deux établissements, est d’ailleurs à saluer. L’État a toujours été particulièrement engagé dans ce domaine. Il apporte chaque année le financement des personnels d’enseignement, de direction et de support administratif et technique. Cela représente près de 73 équivalents temps plein (ETP), soit plus de 4,1 millions d’euros (M€). Cela se traduit notamment par l’attribution d’un certain nombre d’heures d’enseignement pour assurer les formations. L’État apporte également chaque année 0,5 M€ pour financer différentes mesures, dont l’attribution de bourses aux élèves, le financement des assistants d’éducation ou des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) recrutés par l’établissement, ou encore l’organisation des examens. Les établissements d’enseignement agricole de Corse bénéficient d’un traitement différencié, qui se justifie par l’enjeu de disposer de leur présence dans des territoires spécifiques et d’y assurer les formations utiles, notamment pour les filières agricoles et agroalimentaires, même si le nombre d’élèves est réduit dans certaines classes. Il est à ce titre intéressant d’observer l’indicateur objectif que constitue le nombre d’heures d’enseignants financés rapporté au nombre d’élèves. Pour les élèves inscrits en formation initiale scolaire au sein des établissements de Sartène et de Borgo, ce taux d’encadrement est très nettement supérieur à la moyenne nationale : la dotation en heures par élève en Corse correspond à 170 % de celle du niveau national. Ainsi, à la rentrée 2024, la moyenne d’heures d’enseignants par élève en Corse était de 134 heures, alors qu’elle est de 78 heures au niveau national. On peut également relever que les régions comparables à la Corse en termes d’effectifs et de structures, affichent une moyenne de 103 heures par élève. Dans le contexte budgétaire actuel, comme dans l’ensemble de l’enseignement agricole, une diminution de la dotation globale horaire (DGH) pour la Corse a été appliquée : elle passe de 31 810 heures pour l’année scolaire 2024-2025 à 31 700 heures pour l’année scolaire 2025-2026, soit une diminution effective de 110 heures. Cette réduction a été déterminée au regard d’une part, du taux d’encadrement et d’autre part, de l’évolution des effectifs élèves, qui ont diminué de 13 % entre 2018 et 2024, et ce malgré tous les efforts d’attractivité déployés par les établissements et qui méritent à nouveau d’être salués. Elle demeure donc limitée au regard des indicateurs mentionnés précédemment. L’évolution de la DGH financée par l’État sur les 5 dernières années est en hausse de près de 15 % avec une augmentation d’un peu plus de 4 000 heures. Cette évolution s’est accompagnée d’ouvertures nettes de classe ou de sections. Aucune option et aucune classe, et ce dans les deux établissements, ne sont proposées à la fermeture à la rentrée 2025. L’option transformation du baccalauréat technologique de Borgo est, par exemple, maintenue malgré la présence de seulement trois élèves. La DGH de la Corse à hauteur de 31 700 heures pour 2025-2026, comprend par ailleurs 770 heures au titre de l’ouverture de la deuxième année du brevet de technicien supérieur agricole (BTSA) métiers du végétal au lycée de Borgo. Le scénario de regroupement des classes est proposé pour maintenir un recrutement possible dans toutes les sections même celles à très faibles effectifs. Les regroupements, quand ils seront à opérer, ne portent que sur les matières générales. La direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) et les directions des deux lycées recherchent avec les équipes pédagogiques les meilleures solutions pour dédoubler les matières générales les plus sensibles. L’exercice est en cours et des améliorations sont encore recherchées. Les référentiels pédagogiques seront respectés : chaque élève recevra le nombre d’heures de formation qui lui est dû. Les directeurs des lycées, afin de maintenir la qualité d’encadrement pour l’accueil des élèves en difficulté ou en situation de handicap, auront aussi la possibilité de mobiliser d’autres dispositifs que la DGH avec notamment la mobilisation du « Pacte enseignants ». Concernant l’inclusion, rappelons aussi notamment le recrutement depuis 2024 de 1,5 ETP d’AESH à Borgo et le maintien de 3 AESH à Sartène. Pour toutes ces raisons, il apparaît que les établissements d’enseignement agricole corses disposent de moyens adaptés. L’État soutient la volonté d’un enseignement agricole dynamique et attractif en Corse, alors que les effectifs ont diminué au cours de ces dernières années. Cette volonté sera confortée par les dispositions de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture du 24 mars 2025. L’analyse des besoins en formation agricole désormais inscrite au code de l’éducation et au code rural et de la pêche maritime, ainsi que le contrat territorial de consolidation ou de création de formations qui en découle constitueront des atouts majeurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5073</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4200</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation financière critique des établissements d’enseignement agricole privés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5073. — 18 mars 2025. — Mme Hanane Mansouri* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation financière particulièrement préoccupante que connaissent de nombreux établissements d’enseignement agricole privés sous contrat avec l’État en application de la loi « Rocard » du 31 décembre 1984. Mme la députée s’étonne que le ministère de l’agriculture puisse s’affranchir de ses obligations légales en matière de prise en charge des charges de fonctionnement courant de ces établissements. Elle souhaite connaître les suites que le Gouvernement entend donner à la procédure pré-contentieuse engagée par les établissements d’enseignement agricole privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5317</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4200</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation financière des établissements d’enseignement agricole privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5317. — 25 mars 2025. — M. Yannick Monnet* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation financière des établissements d’enseignement agricole privé regroupés au sein du CNEAP (Conseil national de l’enseignement agricole privé). Nombre de ces établissements rencontrent actuellement des difficultés financières sérieuses pouvant conduire à des fermetures, des placements en redressement judiciaire ou des choix budgétaires douloureux menaçant leur pérennité. L’augmentation des charges (énergie, alimentation entre autres) et une révision de la base de calcul du financement par l’État dans le protocole 2022-2026, sont pointées du doigt pour expliquer l’aggravation de ces difficultés. Le CNEAP conteste ce protocole 2022-2026 (qui selon lui ne respecte plus la loi du 3 décembre 1984, dite loi Rocard) et l’absence de « clause de revoyure », au point d’engager aujourd’hui une procédure contentieuse avec l’État. Aussi il lui demande son appréciation de la situation et les mesures qu’elle compte prendre pour assurer la pérennité de ces établissements dont le rôle est reconnu dans le maillage du territoire et le tissu économique local.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4200</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement mesure l’engagement du conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP) qui, fort de 44 000 jeunes en formation de la 4ème au brevet de technicien supérieur et de 11 000 apprentis, occupe une place centrale au sein de l’enseignement agricole. Le 10 janvier 2025, la ministre chargée de l’agriculture a visité le lycée Giel Don Bosco et a pu constater très concrètement, à cette occasion, l’engagement des équipes éducatives et la motivation des élèves au service de l’agriculture française. Au nom des 173 associations de lycées agricoles privés sous contrat, le CNEAP a formé un recours gracieux à l’encontre de l’arrêté du 13 novembre 2024 fixant au titre de l’année civile 2024 le montant de la subvention de fonctionnement allouée aux associations et organismes responsables des établissements d’enseignement agricole privés mentionnés à l’article L. 813-8 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Le Gouvernement a accepté la demande du CNEAP de réunir la commission de conciliation prévue à l’article L. 813-7 du CRPM, dont la première réunion se tiendra dans les semaines à venir. En outre, les services du ministère chargé de l’agriculture demeurent en contact régulier avec la fédération, afin de trouver rapidement une solution collective et pérenne destinée à préserver la qualité des enseignements délivrés dans les établissements du CNEAP et à garantir le lien de confiance entre l’État et la fédération.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5294</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4201</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inadaptation de l’aide couplée animale (ACA) à la filière mohair</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5294. — 25 mars 2025. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inadaptation de l’aide couplée animale (ACA) aux spécificités de la filière mohair. L’aide couplée animale (ACA), mise en place dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), vise à soutenir l’élevage caprin en octroyant une aide par tête de bétail aux agriculteurs détenant un minimum de 25 chèvres. Toutefois, ce dispositif repose sur des critères d’éligibilité fondés principalement sur la production laitière et la reproduction, excluant ainsi les mâles castrés et non castrés de l’évaluation des effectifs. Or dans le cadre de l’élevage des chèvres angora, dont la finalité première est la production de mohair, tous les animaux du troupeau sont directement impliqués dans la rentabilité de l’exploitation. Les mâles castrés jouent un rôle essentiel dans cette production, leur absence de production hormonale permettant d’obtenir une fibre de meilleure qualité. De la même manière, les mâles reproducteurs sont indispensables à la pérennité de l’élevage et contribuent ainsi directement à l’économie de la filière. Leur exclusion du calcul de l’ACA constitue donc une iniquité manifeste pour les éleveurs spécialisés dans la laine mohair, dont l’ensemble du troupeau génère pourtant de la valeur économique. Cette situation met en difficulté les exploitants caprins orientés vers la production lainière, qui ne bénéficient d’aucune compensation financière adaptée à la spécificité de leur activité. Alors que la filière mohair représente un secteur d’excellence et de savoir-faire en France, notamment à travers le label Mohair des fermes de France, cette inadaptation de l’ACA nuit à la compétitivité des éleveurs et fragilise leur modèle économique. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision des critères d’attribution de l’ACA afin d’y inclure les mâles castrés et non castrés des élevages de chèvres angora, en reconnaissance de leur rôle économique dans la production de mohair. Il lui demande également quelles alternatives financières ou dispositifs de soutien spécifiques pourraient être envisagés pour assurer l’équité de traitement entre les différentes formes d’élevage caprin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4201</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide caprine prévue dans le cadre du plan stratégique national (PSN) vise à soutenir les revenus des éleveurs caprins. L’aide est versée en fonction du nombre de chèvres éligibles détenues sur l’exploitation. Pour la campagne 2023, près de 850 000 chèvres ont été primées au titre de l’aide caprine pour un montant total de 12,7 millions d’euros. L’article 33 du règlement (UE) 2021/2115, qui fixe le cadre de la programmation de la politique agricole commune (PAC) 2023-2027, entrée en vigueur le 1er janvier 2023, liste les secteurs de production pouvant bénéficier de mesures de soutien spécifique. Cette législation ne permet l’octroi d’aides couplées qu’à la production de lait et de viande caprine. La production de viande caprine en France étant majoritairement tournée vers la production de chevreaux, sous-produit de l’activité laitière, le choix a été fait sur les programmations antérieures de la PAC de cibler l’aide couplée sur les femelles reproductrices. Lors de la concertation sur le PSN, les parties prenantes ont demandé le maintien de l’aide existante, donc basée sur les femelles. En conséquence, les mâles ne sont pas pris en compte et il n’est pas envisagé de révision de ce critère. Par ailleurs, à la suite de la diffusion du rapport « La valorisation de la laine et des peaux lainées » du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, un plan d’action pour la structuration des filières laines françaises a été mis en place et est conduit par les professionnels de la filière, sous l’égide de FranceAgriMer. Ces travaux rassemblent tous les maillons de la filière, des représentants d’éleveurs ovins et caprins aux entreprises de la transformation et valorisation des produits à base de laine. Un premier groupe de travail s’est déroulé le 5 décembre 2024 avec les acteurs du projet pour présenter les travaux menés et le deuxième groupe de travail est dès à présent programmé au 10 juin 2025. Les conclusions de ce groupe de travail interprofessionnel permettront, éventuellement, d’envisager une évolution de l’aide caprine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5464</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4201</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Définition du « cidre »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5464. — 1 avril 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes croissantes des producteurs de cidres et de poirés français face aux travaux en cours au sein des instances européennes visant à harmoniser la définition du « cidre ». Si la récente publication du décret n° 2025-162 du 20 février 2025 a permis de renforcer la reconnaissance du savoir-faire cidricole français, les discussions engagées à l’échelle européenne pourraient, au contraire, fragiliser cet équilibre. En effet, le projet de normes communautaires en cours d’examen risque d’autoriser la mise sur le marché de produits ne respectant pas les critères de qualité français, notamment en permettant l’ajout de sucres ou une composition ne garantissant pas l’utilisation exclusive de fruits. Une telle évolution créerait une distorsion de concurrence défavorable aux producteurs français et compromettrait la valorisation des appellations, garantes d’un savoir-faire ancestral. À titre de précédent, l’Union européenne avait déjà envisagé de permettre la production de rosé par mélange de vins rouges et blancs, projet qu’elle avait heureusement abandonné sous la pression des acteurs concernés. Il est essentiel que la même vigilance soit exercée pour protéger les cidres et poirés français, dont l’authenticité repose sur un strict respect des matières premières et des procédés de fabrication traditionnels. Aussi, il lui demande quelle position entend défendre la France dans ces négociations européennes et quelles démarches elle envisage pour préserver l’intégrité et la qualité des cidres et poirés français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4202</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, la définition du cidre et du poiré est traditionnelle et encadrée depuis récemment par le décret du 20 février 2025 : la dénomination doit être « réservée à la boisson provenant de la fermentation de moûts de pomme fraîche ou d’un mélange de moûts de pomme et de poire fraîches ». En 2021, la Commission européenne a lancé une consultation portant sur la révision des normes de commercialisation de l’Union européenne (UE) pour les produits agricoles. Après des échanges avec les États membres, la Commission européenne a transmis en avril 2023 son rapport au Parlement européen et au Conseil dans lequel étaient détaillées les différentes options envisagées pour le cidre et le poiré. Le Gouvernement a indiqué que les différentes options proposées étaient susceptibles d’aller à l’encontre des intérêts de la filière cidricole française et que la France n’était favorable qu’à une norme de commercialisation de l’UE pour le cidre et le poiré fixant un seuil minimal unique de teneur en jus de fruit de 100 %, sans ajout de sucre ou d’alcool exogènes. Les discussions ont repris en décembre 2024 à la suite de la transmission par la Commission européenne de deux projets de règlements délégués ajoutant le cidre et le poiré à la liste des produits pouvant bénéficier de normes de commercialisation et fixant également les normes pour ces produits. Le Gouvernement a à cette occasion réaffirmé son opposition à tout projet de règlement délégué en l’état de la proposition et sera vigilant, tout au long des discussions, à défendre les intérêts de la filière française des producteurs de cidre et de poiré.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5493</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4202</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Risque nuisible pour l’apiculture française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5493. — 1 avril 2025. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solution pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Ainsi, elle l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4202</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’infestation par les acariens du genre Tropilaelaps est une maladie réglementée au sein de l’Union européenne (UE), avec des obligations de déclaration et des règles aux mouvements. Au niveau international, l’infestation par Tropilaelaps spp. fait partie de la liste des maladies de l’organisation mondiale pour la santé animale (OMSA). L’UE est actuellement indemne de ce parasite des abeilles mellifères. Cependant, l’évolution de la situation épidémiologique internationale de cet acarien est suivie dans le cadre de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (Plateforme ESA). Les données de répartition géographique de Tropilaelaps invitent en effet à une vigilance accrue dans le cadre des importations d’abeilles en provenance des territoires considérés comme « officiellement indemnes » mais proches géographiquement des zones infestées, ou entraînant des liens commerciaux ou « apicoles » avec ces derniers. Suite à la détection de Tropilaelaps en Russie et dans le Nord-Ouest de la Géorgie, la direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a appelé tous les apiculteurs et leurs organisations à la plus grande vigilance vis-à-vis de ce danger sanitaire exotique, la prévention et la vigilance étant l’affaire de tous. La principale source d’introduction étant liée à l’importation de reines d’abeilles mélifères pour le renouvellement du cheptel apicole français, le ministère en collaboration avec des organisations apicoles et vétérinaires, a décidé de renforcer les mesures de prévention via un rappel de la réglementation relative aux mouvements d’abeilles et un renforcement des contrôles et de surveillance vis-à-vis de ce parasite. Il convient de s’assurer que tout soit mis en œuvre pour que Tropilaelaps n’arrive pas sur le territoire français, et si des premiers foyers étaient découverts, que des mesures de lutte soient mises en œuvre pour se donner une chance de l’éradiquer, en appliquant les dispositions prévues par l’arrêté ministériel du 23 décembre 2009. Il est ainsi demandé en cas de suspicion de Tropilaelaps, d’informer au plus tôt le guichet unique de l’observatoires des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA) ou la direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) ou un vétérinaire. Le protocole de lutte consiste en la destruction systématique des colonies et des ruchers dont l’infestation a été confirmée, avec indemnisation des apiculteurs concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5528</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4203</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prise en compte du bien-être animal</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5528. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la prise en compte du bien-être animal dans la commercialisation des produits alimentaires d’origine animale. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été promulguée le 10 juin 2020. Elle rend obligatoire l’information des consommateurs sur la provenance des produits qu’ils consomment mais la question du bien-être animal et notamment des conditions d’élevage mais aussi d’abattage restent secondaires. Pourtant, les différents ministres de l’agriculture qui se sont succédés, ont toujours assuré que la question du bien-être animal était primordiale Aussi, il lui demande si elle entend étudier la mise en place d’indicateurs sur l’ensemble des produits alimentaires afin que les consommateurs puissent être informés quant au bien être de l’animal d’élevage qu’ils choisissent, que ce soit des produits bruts ou des produits transformés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4203</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime, et il condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. Le Gouvernement est conscient des attentes des français relatives à l’origine des produits qu’ils consomment. À cet égard, l’étiquette ou les écriteaux d’affichage, en cas de produits non préemballés, revêtent une importance particulière en matière d’informations relatives à l’origine des productions et aux conditions d’élevage. La France privilégie à ce jour, pour l’étiquetage sur le bien-être animal, une approche basée sur le volontariat : une telle approche permet au producteur qui le souhaite de mettre en valeur des pratiques qui vont au-delà du simple respect de la législation européenne. L’étiquetage ne doit, par ailleurs, pas dévaloriser le respect de la législation européenne en matière de bien-être animal, qui est déjà l’une des plus exigeantes au monde, au regard de produits importés qui ne respecteraient pas ce niveau. De plus, s’il n’existe pas à l’heure actuelle d’étiquetage spécifique au bien-être animal, il est important de souligner que certains signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine ou mentions valorisantes intègrent des critères relatifs aux conditions d’élevage. Parfois, elles sont notées distinctement, comme pour les « œufs de poules élevées en plein air », mais la plupart du temps, ces informations ne figurent pas de manière particulièrement explicite sur les étiquettes. Aussi, dans la feuille de route issue des États généraux de l’alimentation, le conseil national de l’alimentation a été chargé de mener une réflexion sur l’expérimentation de l’étiquetage des modes d’élevage des animaux. Cette démarche pourrait se traduire par un étiquetage similaire à ce qui existe déjà pour les œufs, mais pour l’ensemble des filières de production animale. Cette expérimentation permettrait notamment de définir les conditions de mise en œuvre d’une telle indication pour une meilleure information du consommateur. En outre, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), attentive aux nombreuses initiatives privées en matière de référentiels sur le bien-être animal en productions animales, a engagé une auto-saisine pour produire, à partir d’une expertise collective scientifique, des lignes directrices qui visent à assurer à la fois la pertinence des référentiels d’étiquetage au regard du bien-être des animaux et une harmonisation entre les différents référentiels. Outre l’Anses, l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, les écoles nationales vétérinaires et l’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer ont participé à cette expertise.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5664</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4204</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réévaluation annuelle des fermages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5664. — 8 avril 2025. — Mme Hélène Laporte alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le taux de réévaluation annuelle des fermages. Aux termes de l’alinéa 4 de l’article L. 411-11 du code rural et de la pêche maritime, le montant des fermages versés dans le cadre des baux ruraux en cours d’exécution, ainsi que le montant minimal et maximal des fermages, sont actualisés chaque année suivant un indice national des fermages établi par arrêté du ministre de l’agriculture. Aux termes des alinéas suivants, cet indice national est établi à partir de deux composantes : l’évolution du revenu agricole brut au niveau national sur les cinq dernières années (60 % de l’indice) et l’évolution générale des prix de l’année précédente (40 %). Cet indice national a été introduit par la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010, en remplacement d’un indice établi par l’autorité administrative dans chaque département et prenant notamment en compte l’évolution du revenu agricole départemental sur les cinq dernières années. Avec cette réforme, les fortes disparités interdépartementales dans le revenu agricole ne sont plus prises en compte dans une actualisation des fermages devenue uniforme sur l’ensemble du territoire. De plus, l’indice national étant déterminé à hauteur de 40 % par l’évolution générale des prix, l’augmentation des fermages a été tirée à la hausse par la très forte inflation des années 2022 et 2023, sans que cela ne traduise une forte hausse du revenu agricole. Ainsi, l’indice national des fermages a connu des réévaluations particulièrement élevées de 5,63 % en 2023 et 5,23 % en 2024. Alors que le revenu agricole, en valeur réelle, a baissé de 40 % en France entre 1992 et 2022 (comme l’a établi un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux d’avril 2022), les modalités actuelles d’indexation des fermages sont de nature à aggraver la paupérisation croissante des agriculteurs exploitant une ferme donnée à bail rural. Elle l’appelle donc à réformer les modalités d’actualisation annuelle du montant des fermages, afin d’assurer une prise en compte adéquate de la réalité économique des exploitations, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4204</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Concernant la base du loyer (fermage), le cadre dans lequel des baux ruraux, sont conclu intègrent les spécificités territoriales. En effet, le montant du fermage doit être convenu par les parties dans un intervalle de prix arrêté par le préfet du département, sous forme de maxima et minima, après consultation de la commission consultative paritaire départementale des baux ruraux. Concernant l’évolution annuelle, les raisons qui ont conduit le législateur, par la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010, à passer d’une évolution calculée au niveau départemental à une évolution nationale sont toujours valables. En effet, le dispositif actuel associe, pour le loyer des terres nues, la prise en compte des différences territoriales, avec la révision au plus tard tous les six ans des minima et maxima, avec un mode de calcul simple de son évolution annuelle. Un calcul territorialisé de l’évolution du fermage risquerait de complexifier les relations entre preneurs et bailleurs, notamment dans le suivi de son application pour des biens présents sur plusieurs territoires. En outre, l’actualisation annuelle s’effectue non pas en comparant uniquement les indices du RBEA (revenu brut de l’exploitation agricole) et du PIB (produit intérieur brut) d’une année sur l’autre, mais en comparant leurs moyennes quinquennales, ce qui a pour objectif et pour effet d’amoindrir les variations annuelles. Enfin, les dernières évolutions marquées à la hausse de l’indice depuis 2022 ont succédé à des évolutions de hausse modérée (2011-2015, 2019-2021) ou de baisse (2016-2018) de l’indice. Il n’est ainsi pas prévu de modifier les modalités de fixation du fermage actuellement en vigueur, qui s’inscrivent pleinement dans le respect de l’équilibre du statut du fermage, qui est un des piliers de la compétitivité du modèle agricole français.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5665</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4204</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Relever les défis de l’intelligence artificielle au service de l’agriculture.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5665. — 8 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les défis de l’intelligence artificielle au service de l’agriculture. L’agriculture française vit une transition décisive. Elle se situe à la croisée des chemins entre traditions séculaires et innovations de rupture. Aujourd’hui, être agriculteur, c’est manier à la fois la fourche et le microprocesseur, conjuguer la sagesse des générations passées avec la puissance des outils numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA). Cette technologie, loin d’être une simple mode, représente un levier majeur pour répondre aux défis du XXIe siècle : hausse des coûts de production, raréfaction des ressources naturelles, exigence de traçabilité, changement climatique, exigence accrue des consommateurs… L’IA permet d’optimiser les rendements, de réduire l’usage des intrants, d’améliorer la santé animale et végétale, de mieux anticiper les aléas climatiques ou encore d’automatiser des tâches chronophages. En somme, elle peut contribuer à renforcer la compétitivité des filières tout en accélérant les transitions agroécologiques. Mais aujourd’hui, l’accès à ces technologies reste inégal et les freins sont nombreux, en particulier pour les petites et moyennes exploitations : coûts d’investissement, manque de formation, absence d’accompagnement adapté, difficultés de couverture numérique dans certaines zones rurales… Se pose par ailleurs la question de la dépendance que l’utilisation de certains outils d’intelligence artificielle peut entraîner pour le pays. Il ne faudrait pas que l’amélioration de la souveraineté alimentaire, par une utilisation adéquate de l’intelligence artificielle, porte préjudice à la souveraineté industrielle, en raison d’une autonomie technologique insuffisante, voire nulle. La France doit donc se donner les moyens d’une IA agricole souveraine. Or la loi d’orientation agricole, qui se veut un cadre structurant pour l’avenir de notre modèle agricole, n’aborde de manière explicite aucune de ces questions, alors même que son titre II affiche l’ambition de « former et mettre l’innovation au service du renouvellement des générations et des transitions en agriculture ». Une telle omission interroge. Car si l’innovation doit être un moteur de transformation, encore faut-il en garantir l’accès pour tous, dans un esprit de justice sociale, de performance collective et de souveraineté garantie. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour lever les freins à l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur agricole, afin que cette révolution technologique soit une opportunité pour tous les agriculteurs et pas seulement pour une minorité déjà connectée et équipée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4205</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’agriculture est depuis plusieurs années l’une des professions les plus numérisées. Il faut rappeler que les premiers usages de robots de traite remontent au milieu des années 90. Aujourd’hui, l’observatoire des usages du numérique en agriculture, soutenu par la chaire AgroTIC, elle-même composée de l’institut Agro Montpellier et Bordeaux Sciences Agro, évalue à 18 000 le nombre de robots en élevage, contre 10 000 en 2018, et à 600 en cultures végétales, pour 100 en 2018. Ces chiffres révèlent donc une hausse de 85 % du nombre de ces systèmes en service en 5 ans. Dans l’élevage, 14 000 robots de traite sont recensés en France, ce qui représente 75 % de l’effectif global des robots. Dans ce secteur, ils précèdent les racleurs et aspirateurs de lisier, au nombre de 2 800, ainsi que les 1 000 robots d’alimentation et de fourrage bovins. Dans le secteur végétal, l’usage de la machinerie est beaucoup plus récent. En 2018, si seuls 5 modèles étaient disponibles sur le marché, il y en a aujourd’hui plus de 25. La viticulture et le maraîchage se partagent l’essentiel des usages, avec respectivement 47 % et 42 % des robots en activité pour le désherbage et le travail du sol, ainsi que le semis des légumes. Les agriculteurs utilisent aussi déjà très largement nombre d’autres outils numériques au quotidien. Les trois-quarts d’entre eux utilisent internet tous les jours. De plus, un tiers d’entre eux possède des capteurs de rendement. En outre, plus de 50 % des agriculteurs utilisent la géolocalisation, les tracteurs étant souvent équipés de GPS. Enfin, plus d’un quart des exploitations disposent des logiciels de gestion technico-économique. Il faut également rappeler que par ailleurs, la mise en œuvre de la politique agricole commune (PAC) mobilise des moyens numériques considérables : 9 agriculteurs sur 10 utilisent l’outil dédié TelePAC pour leurs déclarations, ainsi que l’imagerie satellite qui permet, entre autres fonctionnalités, un suivi fin des cultures.  Pour autant, des freins subsistent à une adoption plus large des outils numériques, comme l’a montré la Cour des comptes dans son rapport de février 2025, intitulé « l’innovation en matière agricole ». Ces freins sont tout d’abord liés à la complexité du numérique. Si les jeunes exploitants nés avec le numérique sont très à l’aise avec ces outils, les plus anciens restent confrontés à une approche technique des outils qui peut encore rebuter certains, la résistance au changement étant présente dans le secteur agricole comme dans beaucoup d’autres. Les technologies numériques impliquent des compétences pour maximiser leur usage et leur efficacité dans la conduite des exploitations. L’appareil de formation a ainsi développé l’enseignement de ces compétences depuis plusieurs années via des modules spécifiques et des simulateurs. C’est un enjeu essentiel dans la perspective du départ à la retraite de 100 000 exploitants dans les années à venir car le pilotage des fermes reposera de plus en plus sur les données. Le coût des outils numériques est en outre un facteur à prendre en considération. Sans démonstration claire de l’apport de valeur, un exploitant hésitera davantage à s’en doter, a fortiori car les outils numériques requièrent une maintenance plus fréquente et contraignante que les machines non connectées, dans un contexte où la situation économique de nombre d’exploitations reste fragile. Par ailleurs, malgré les efforts menés dans le cadre du plan national « très haut débit », certaines zones rurales ont encore un accès difficile au réseau. Des technologies alternatives permettront toutefois de dépasser cet obstacle, notamment la connexion par satellite. Enfin, la captation de la valeur des données agricoles par l’aval du système alimentaire demeure une crainte parfois fondée qui peut maintenir une réticence à les échanger, notamment au regard des risques d’utilisation des données pour l’agribashing, voire par la cybercriminalité. On peut regretter à ce titre la disparition fin 2024 de l’acteur Agdatahub dont l’État s’apprêtait à faire une solution publique et souveraine pour un échange consenti et sécurisé des données. Toutefois, le cadre réglementaire européen récent (Data Act, Data Governance Act) est aujourd’hui de nature à renforcer la confiance des agriculteurs en la matière. Conscient des conséquences potentielles du développement de l’intelligence artificielle (IA), le ministère chargé de l’agriculture a décidé, à la suite d’un rapport du conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) rendu fin 2024 relatif aux impacts de l’IA sur les métiers du ministère, la définition d’une feuille de route IA. À cet égard, le CGAAER est chargé de caractériser cette nouvelle révolution technique en cours dans le secteur et de formuler les recommandations d’action nécessaires, pour une intégration de ces nouveaux enjeux au sein des politiques publiques. Il convient par ailleurs de saluer les initiatives que prend d’ores et déjà la profession en la matière, notamment le travail remarquable de l’association de coordination technique agricole, celui de la ferme digitale qui a organisé son second hackathon IA au salon de l’agriculture en février 2025, ou encore le très récent livre blanc de la coopération agricole sur l’IA générative. L’IA en agriculture est désormais une priorité stratégique au niveau européen. Ainsi, la commission européenne a multiplié les annonces en la matière depuis le début de l’année 2025, avec notamment la proposition d’une « stratégie numérique agricole » pour le second semestre de l’année 2025 dans laquelle l’IA tiendra une place prépondérante. Il en va de même pour le programme de travail numérique pour 2025-2027 publié le 28 mars 2025, mettant l’IA au premier rang des priorités et proposant un soutien à 100 % d’un nouvel instrument de réalisation de projets numériques agricoles. Il s’agit du consortium européen pour les infrastructures numériques pour l’agriculture et l’alimentation, qui est en cours de création. Développé avec plus d’une dizaine d’États membres, ce projet est piloté depuis 18 mois par le ministère. Enfin, le plan d’actions continent IA, publié le 9 avril 2025, fait une large place à l’IA en agriculture avec notamment un appel à projet dédié qui vient d’être lancé et auquel le consortium précité est appelé à candidater pour développer des cas d’usage dans diverses filières.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5675</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4206</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5675. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Grégoire* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie. Instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie n’est toujours pas respectée. La Fondation 30 Millions d’amis a récemment publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi. Des établissements affichent même ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet cette activité commerciale et en procèdent à la vente en arrière-boutique ou via un système de vente en ligne avec retrait sur le principe du click et collect. Cette évolution est particulièrement inquiétante du point de vue de la protection animale. La vente de chiens et de chats sur internet, sans échange préalable avec un conseiller et sans rencontre avec l’animal avant l’acquisition, ne garantit pas une adoption consciencieusement réfléchie. Cette pratique est d’ailleurs dénoncée par le Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC), qui représente notamment les éleveurs canins et félins en France. En outre, il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de cette interdiction n’a toujours pas été publié, rendant son application inefficace et laissant place à une impunité préoccupante. Il souhaite donc savoir quand elle prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui contreviennent à la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5676</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4206</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quelles sanctions pour la vente d’animaux en click et collect ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5676. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie, instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021. Malgré cette interdiction, des établissements continuent de commercialiser des chiens et des chats. Aussi, la Fondation 30 Millions d’amis a publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi, notamment la vente en ligne, sur les réseaux sociaux, proposant même un service de retrait en click et collect des animaux achetés en deux clics. Cette évolution est particulièrement inquiétante du point de vue de la protection animale. La vente de chiens et de chats sur internet, sans échange préalable avec un conseiller et sans rencontre avec l’animal avant l’acquisition, ne garantit pas une adoption consciencieusement réfléchie. Il est d’ailleurs également obligatoire de respecter un délai de 7 jours après la signature d’un contrat d’engagement avant de devenir officiellement propriétaire d’un chien par exemple. Or les éleveurs agréés constatent que de plus en plus de vendeurs se permettent d’antidater sciemment ces contrats d’engagement afin d’inciter à la vente lors de salons d’exposition. Il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de l’interdiction de vente en ligne d’animaux n’a toujours pas été publié, rendant son application impossible et laissant place à une impunité préoccupante. Mme le député souhaite donc savoir quand Mme la ministre prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui contreviennent à la loi. Elle souhaite savoir ce qu’elle compte faire pour lutter également contre les certificats d’engagement antidatés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5678</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4207</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente des animaux domestiques en animalerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5678. — 8 avril 2025. — M. Philippe Fait* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie, prévue par la loi du 30 novembre 2021 et entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Cette interdiction, inscrite à l’article L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime, vise à lutter contre les achats impulsifs d’animaux, à prévenir les abandons et à encourager l’adoption responsable. Toutefois, il apparaît que certains établissements contournent cette interdiction en continuant de vendre des animaux en arrière-boutique ou en utilisant des pratiques de vente en ligne avec retrait en magasin, détournant ainsi l’esprit de la loi. À titre d’exemple, des signalements ont été effectués concernant une animalerie où des ventes de chiens et de chats continueraient à être pratiquées en toute illégalité. De plus, il semblerait qu’aucune sanction ne soit prévue en cas de violation de cette interdiction, le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022 fixant les sanctions relatives à la loi de 2021 n’incluant pas de dispositions spécifiques pour sanctionner ces pratiques frauduleuses. Ainsi, en l’absence de cadre répressif clair, les animaleries qui ne respectent pas la loi continuent d’exercer en toute impunité. Dans ces conditions, il souhaite connaître les mesures qu’elle entend prendre pour garantir le respect de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie et assurer un contrôle plus strict des établissements concernés. Il souhaite également savoir si elle envisage de compléter le cadre réglementaire afin d’intégrer des sanctions spécifiques pour toute infraction à l’article L. 214-6-3 du code rural. Enfin, il l’interroge sur la possibilité de supprimer la dérogation actuelle permettant aux animaleries de vendre des animaux en ligne, afin de renforcer l’objectif initial de la loi et d’éviter tout contournement de cette interdiction.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4207</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. En particulier depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par la ministre chargée de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Ce plan est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie. En application de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, les animaleries ne peuvent plus céder à titre onéreux ou gratuit des chiens et des chats dans leur établissement depuis le 1er janvier 2024. Elles peuvent en revanche présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou associations de protection animale, en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Le dernier alinéa du paragraphe VI de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime prévoit quant à lui que les animaleries puissent réaliser une cession en ligne à titre onéreux d’animaux de compagnie. Ce même article prévoit que « les règles applicables à l’aménagement et à l’utilisation de ces locaux, installations et équipements sont précisées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture compte tenu des caractéristiques de chaque activité ». Une révision à venir de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques permettra d’encadrer plus précisément les locaux de détention des chiens et des chats dans ce cas. Avant cette révision, les animaux doivent continuer à être détenus dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale. En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, les inspecteurs peuvent être amenés à dresser un procès-verbal avec mise en demeure. De plus, sur la vente en ligne, la loi visant à lutter contre la maltraitance animale introduit une obligation de contrôle préalable, par l’annonceur, des offres de cession, onéreuses comme gratuites, de chiens, chats et furets. Seules les annonces vérifiées, contenant toutes les informations obligatoires, peuvent être labellisées et mises en ligne. Le contrôle de ces informations obligatoires, relatives à la fois à l’animal et à son propriétaire, doit se faire en lien avec le fichier national des identifications des carnivores domestiques. Pour ce faire, le ministère chargé de l’agriculture a travaillé avec Ingenium Animalis, société chargée de la base de données des identifications, à la mise en place d’un outil permettant la vérification de ces informations obligatoires. Celui-ci est disponible pour les annonceurs depuis mai 2024. Cette labellisation apportera aux personnes souhaitant acquérir un chien ou un chat par le biais d’une offre de cession en ligne (achat ou vente) la garantie de l’origine de l’animal, de l’exactitude de sa description et de l’accord du propriétaire déclaré. Si l’absence de contrôle des annonces est passible d’une amende de 7 500 euros, la sensibilisation des particuliers à l’importance de cette labellisation demeure toutefois un enjeu majeur pour la réussite de cette mesure. Le Gouvernement est donc bien déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5729</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4208</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement des établissements du CNEAP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5729. — 8 avril 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations exprimées par les établissements du CNEAP quant à leur financement. Régis par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984, ces établissements bénéficient d’une aide dont le montant est fixé par décret. Or, depuis 2022, cette subvention est restée inchangée, alors même que les coûts ont fortement augmenté, notamment les frais d’énergie (+19 %) et d’alimentation (+14 %). Par ailleurs, la modification du mode de calcul des subventions, qui exclut désormais les financements régionaux pris en compte pour les lycées agricoles publics, représente un manque à gagner annuel estimé entre 35 et 40 millions d’euros, soit près de 25 % de la subvention actuelle. Cette situation met en péril l’équilibre financier de nombreux établissements, dont certains sont déjà en déficit lourd. Malgré les démarches engagées par le CNEAP auprès de la DGER et la commission de conciliation, les divergences de compréhension entre l’État et les établissements persistent, empêchant toute révision du protocole en raison des contraintes budgétaires. Aussi, au regard de l’enjeu crucial que représente l’enseignement agricole pour l’avenir de l’agriculture française et des territoires, elle lui demande si elle envisage une réévaluation du financement des établissements du CNEAP afin d’assurer leur pérennité et de garantir une équité de traitement avec les lycées agricoles publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4208</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement mesure l’engagement du conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP) qui, fort de 44 000 jeunes en formation de la 4ème au brevet de technicien supérieur et de 11 000 apprentis, occupe une place centrale au sein de l’enseignement agricole privé. Le 10 janvier 2025, la ministre chargée de l’agriculture a visité le lycée Giel Don Bosco et a pu constater très concrètement, à cette occasion, l’engagement des équipes éducatives et la motivation des élèves au service de l’agriculture française. Au nom des 173 associations de lycées agricoles privés sous contrat, le CNEAP a formé un recours gracieux à l’encontre de l’arrêté du 13 novembre 2024 fixant au titre de l’année civile 2024 le montant de la subvention de fonctionnement allouée aux associations et organismes responsables des établissements d’enseignement agricole privés mentionnés à l’article L. 813-8 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Le Gouvernement a accepté la demande du CNEAP de réunir la commission de conciliation prévue à l’article L. 813-7 du CRPM. En outre, les services du ministère chargé de l’agriculture demeurent en contact régulier avec la fédération, afin de trouver rapidement une solution collective et pérenne destinée à préserver la qualité des enseignements délivrés dans les établissements du CNEAP et à garantir le lien de confiance entre l’État et la fédération.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6052</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4208</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Perez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des coupes budgétaires sur le dispositif DiNA pour les CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6052. — 22 avril 2025. — M. Thierry Perez* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les coupes budgétaires opérées sur le dispositif national d’accompagnement (DiNA), seul outil d’ingénierie collective spécifiquement dédié aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). À l’heure où la souveraineté agricole française est gravement fragilisée par des accords de libre-échange déloyaux, la concurrence de produits extra-européens et une politique agricole commune de plus en plus éloignée des réalités de terrain, les CUMA jouent un rôle stratégique. Par la mutualisation des équipements, la structuration locale et le développement de projets collectifs, elles participent à la résilience des exploitations, à la transmission agricole, ainsi qu’à la transition agroécologique. La suppression ou la réduction du soutien au DiNA apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle s’inscrit précisément dans les objectifs affichés par le Gouvernement en matière de réduction des intrants, de lutte contre l’artificialisation des sols et de relocalisation de la production. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de rétablir, voire de renforcer, ce dispositif, afin de ne pas fragiliser davantage l’agriculture de proximité et les structures collectives essentielles à la souveraineté alimentaire de la nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6053</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4209</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire du dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6053. — 22 avril 2025. — M. Inaki Echaniz* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et de l’enveloppe modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6054</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4209</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6054. — 22 avril 2025. — Mme Nicole Le Peih* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6055</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4209</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6055. — 22 avril 2025. — Mme Pascale Got* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques. Il permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6057</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4210</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennisation du dispositif DiNA pour les CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6057. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6058</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4210</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Terlier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA pour l’avenir des CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6058. — 22 avril 2025. — M. Jean Terlier* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) qui ont fait les frais de récentes coupes budgétaires sur la ligne budgétaire qui accompagne les transitions agricoles des groupes d’agricultrices et d’agriculteurs : le DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Dans le Tarn, cela concerne 100 Cuma. Or de nouvelles coupes budgétaires s’annoncent. Le dispositif DiNA soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des CUMA au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 CUMA chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec les services du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau CUMA au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il lui demande d’assurer de son soutien quant à la pérennité de ce dispositif qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6059</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4211</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien au DiNA CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6059. — 22 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la compression budgétaire qui touche le seul soutien budgétaire de l’État apporté aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Les CUMA sont des coopératives de services qui partagent du matériel et effectuent des travaux agricoles pour le compte des associés coopérateurs, souvent avec le concours de salariés mutualisés au sein de la structure. Sur le territoire breton, cela concerne plus de 600 CUMA dont près de 170 dans le Finistère. Avec l’évolution des enjeux agricoles ces dernières décennies, outre leur rôle premier de partage de machines agricoles, les CUMA se sont engagées dans le développement de projets collectifs au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique et de la souveraineté alimentaire et énergétique. Autant d’enjeux ambitieux nécessitant du conseil stratégique. Le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) remplit ce rôle de démarche de prospective stratégique. Unique dispositif de l’État à destination des CUMA, le DiNA CUMA est un dispositif national visant à accompagner la réflexion stratégique des CUMA. Ce conseil est organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en CUMA. Il permet de réaliser un état des lieux de la CUMA, en matière de gouvernance, de situation économique et financière, d’organisation des chantiers, de charges de mécanisation et de proposer un plan d’actions en impliquant pleinement les agriculteurs à chaque étape. Il a fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau CUMA et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023. Une nouvelle mouture du dispositif a pu être adoptée en concertation avec l’administration en 2024 afin de démultiplier via les collectifs d’agriculteurs leurs impacts. On peut relever un succès du dispositif puisqu’il a été mobilisé par plus de 600 CUMA chaque année impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Dès lors, l’arrêt de son financement, alors qu’il représente une enveloppe bien modeste au regard d’autres dispositifs mobilisés par les finances publiques, suscite l’incompréhension. L’accompagnement des agricultrices et des agriculteurs est plus que jamais un sujet d’avenir et de souveraineté. Elle lui demande quelle ambition et quelle pérennité elle souhaite donner au dispositif DiNA, seule ligne budgétaire dédiée eux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6182</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4211</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir des Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6182. — 29 avril 2025. — M. Hubert Brigand* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du Réseau Cuma, au niveau de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6183</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4211</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif DiNA-Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6183. — 29 avril 2025. — Mme Josiane Corneloup* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences préoccupantes engendrées par la réduction budgétaire affectant le DiNA-Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif, bien plus qu’un simple soutien au partage de matériel entre agriculteurs, constitue un levier structurant pour l’essor de projets collectifs à l’échelle locale. Il accompagne de nombreuses dynamiques rurales porteuses de transitions : création d’emplois en zones agricoles, soutien à l’installation de jeunes exploitants, diminution du recours aux intrants chimiques, innovations face au changement climatique et renforcement de la souveraineté alimentaire et énergétique. Fruit d’un important travail d’évaluation par le CGAAER et de concertations menées avec la DGPE en 2022-2023, le DiNA-Cuma a été révisé en 2024 pour en renforcer la pertinence et l’efficacité. Chaque année, ce sont plus de 600 Cuma et plus de 14 000 agriculteurs qui mobilisent ce dispositif d’accompagnement stratégique, aujourd’hui sans équivalent dans le paysage agricole français. Dans ce contexte, les récentes coupes budgétaires suscitent une vive inquiétude parmi les acteurs du réseau Cuma. Elles apparaissent en contradiction avec les ambitions partagées pour la transition agroécologique et le soutien aux formes collectives d’organisation agricole. Au regard de son efficacité prouvée et du coût modéré qu’il représente, maintenir ce soutien semble d’autant plus crucial. Elle la questionne donc sur ses intentions quant à la pérennité de ce dispositif unique, seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma, et les moyens qui seront mobilisés pour assurer sa continuité à la hauteur des enjeux qu’il incarne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6184</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4212</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Budget des coopératives d’utilisation en commun de matériel agricole (Cuma)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6184. — 29 avril 2025. — M. Corentin Le Fur* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse du budget du dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives (DiNA) des coopératives d’utilisation en commun de matériel agricole (Cuma). Depuis sa mise en place en 2016, le dispositif DiNA Cuma soutient notamment le développement des projets collectifs des Cuma par le partage des machines et des compétences. Ces projets permettent de mieux accompagner les changements de la profession, de faciliter l’accès à une nouvelle génération d’agriculteurs. Ils contribuent donc à garantir l’avenir de l’agriculture française et la souveraineté alimentaire du pays. Depuis 2021 et à l’issue du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), une nouvelle mouture du DiNA Cuma a été élaborée pour mieux articuler les politiques publiques. Unique en son genre, ce dispositif destiné à plus de 600 Cuma chaque année au niveau national profite à plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Le dispositif DiNA a récemment fait l’objet d’une diminution des moyens qui lui sont alloués. Cette diminution suscite des questionnements et l’ensemble des réseaux Cuma s’interrogent sur les conséquences de cette baisse sur leur fonctionnement et sur leur capacité à innover. Si les conséquences de cette réduction peuvent être dommageables pour les Cuma déjà existantes, elles risquent de l’être davantage pour les projets d’avenir. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin d’accompagner efficacement les coopératives d’utilisation du matériel en commun (Cuma), essentielles au monde agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6187</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4212</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires intervenues sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6187. — 29 avril 2025. — M. Jean-Claude Raux* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6188</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4213</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>CUMA Dispositif DINA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6188. — 29 avril 2025. — M. David Habib* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6189</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4213</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Diminution des crédits d’aide aux Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6189. — 29 avril 2025. — Mme Hélène Laporte* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’évolution en 2025 des crédits alloués à l’aide aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). L’examen en commission mixte paritaire du projet de loi de finances pour 2025 au début de cette année a donné lieu à une restriction importante des autorisations d’engagement et crédits de paiement alloués à l’agriculture. Ainsi, le programme n° 149 - « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » a été diminué à hauteur de près de 200 millions d’euros en AE et CP par rapport au PLF déposé à l’automne 2024. Au sein de ce programme, l’action n° 23, « Appui au renouvellement et à la modernisation des exploitations agricoles » a été ramenée au niveau de 2024 (lui-même en nette diminution par rapport à 2023), alors qu’une hausse de 500 000 euros en AE et de 3,3 millions d’euros en CP était initialement programmée. Les dépenses d’aide aux entreprises sont les premières affectées par ce choix austéritaire. Celui-ci est ainsi de nature à se répercuter sur la sous-action « Aide aux CUMA », laquelle financer le dispositif national d’accompagnement (DiNA) des projets et des initiatives des Cuma. Ce dispositif vise à soutenir, au-delà de leur rôle premier de mise en commun des engins agricoles, le développement des projets collectifs des Cuma, lesquels bénéficient à l’emploi rural, au renouvellement des générations en agriculture, à l’adaptation des exploitations aux conditions climatiques en mutation, au renforcement de leur productivité et, en conséquence, à la souveraineté alimentaire de la France. Cette aide stratégique, unique en son genre dans l’agriculture, bénéficie chaque année à plus de 600 Cuma regroupant plus de 14 000 agriculteurs sur l’ensemble du territoire. Aussi, la perspective d’un affaiblissement de ce dispositif suscite au sein du réseau Cuma une légitime inquiétude et une profonde interrogation. S’élevant à 1,5 million d’euros en 2024, le DiNA représente une enveloppe budgétaire modeste qui a largement démontré son efficacité. Elle l’appelle donc à s’expliquer sur ses intentions quant à la pérennité du dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6190</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4213</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif DiNA - Situation des coopératives d’utilisation du matériel agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6190. — 29 avril 2025. — M. Antoine Armand* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA le 6 février 2025 (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) affectant les coopératives d’utilisation du matériel agricole (Cuma). Ce dispositif constitue, à ce jour, le seul soutien budgétaire de l’État spécifiquement dédié aux Cuma, qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des transitions agricoles : réduction de l’usage des produits phytosanitaires, adaptation au changement climatique, développement de la souveraineté alimentaire et énergétique, renouvellement des générations en agriculture et création d’emploi rural. Jouant un rôle important pour imaginer et concevoir l’agriculture de demain, plus de 600 Cuma, dont une centaine en Haute-Savoie, mobilisent ce dispositif à l’échelle nationale chaque année, représentant plus de 14 000 agriculteurs. Or les restrictions budgétaires en cours provoquent une vive inquiétude et une incompréhension parmi les acteurs du secteur, qui alertent sur le risque de démobilisation des collectifs agricoles face à l’affaiblissement d’un outil qui a démontré son efficacité, dans le cadre d’une enveloppe budgétaire pourtant modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à la pérennité et à l’ambition budgétaire du dispositif DiNA, ainsi que les garanties qu’elle peut apporter pour assurer sa continuité dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6191</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4214</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6191. — 29 avril 2025. — M. Didier Le Gac* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse de la dotation budgétaire ayant impacté le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA). Comme le rappelle le réseau national des Cuma, le DiNA est un conseil stratégique organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en Cuma. Il a pour objectif de réaliser un état des lieux de chaque Cuma (gouvernance, situation économique et financière, organisation des chantiers, charges de mécanisation, etc.) et de proposer un plan d’actions. Le DiNA implique ainsi, de A à Z, les agriculteurs dans la construction commune des constats et dans l’élaboration des propositions et actions. Ainsi le DiNA permet-il de soutenir, outre le partage des machines agricoles, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction de produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA, qui a fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation, en 2022-2023, entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) et dont le modèle a été refondu en 2024, est bien articulé avec les enjeux actuels des politiques publiques, notamment les politiques publiques menées en matière agricole. Grâce aux collectifs d’agriculteurs, le DiNA permet de rendre plus efficient les effets de ces politiques publiques. Actuellement, en Bretagne, le DiNA concerne potentiellement plus de 600 Cuma dont près de 170 dans le Finistère. La baisse de crédits qui affecteraient ce dispositif particulièrement efficient, ne bénéficiant que d’une enveloppe budgétaire modeste, au moment même où il a été refondu en accord avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite donc une vive inquiétude et une grande incompréhension de la part de l’ensemble du réseau des Cuma. Il convient de rappeler, en outre, que le DiNA est le seul dispositif concernant les Cuma à bénéficier d’une ligne budgétaire. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser ce dispositif, notamment dans le cadre préparatoire du budget 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6193</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4214</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la réduction budgétaire du dispositif DiNA pour les Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6193. — 29 avril 2025. — Mme Océane Godard* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire affectant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce programme, au-delà de faciliter le partage de matériel, encourage le développement de projets collectifs au sein des Cuma. Ces initiatives visent à promouvoir l’emploi rural, le renouvellement générationnel en agriculture, la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique, ainsi que la souveraineté alimentaire et énergétique. Fort d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une refonte en 2024, ce dispositif s’aligne avec les objectifs des politiques publiques. Il amplifie, grâce aux collectifs d’agriculteurs, l’impact des actions entreprises. Cette aide stratégique, unique dans le secteur agricole, est sollicitée chaque année par plus de 600 Cuma à l’échelle nationale, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La remise en question de ce dispositif, malgré sa récente refonte en collaboration avec l’administration de Mme la ministre, suscite une vive inquiétude et une incompréhension au sein du réseau Cuma. Cette préoccupation est d’autant plus grande que le DiNA a prouvé son efficacité, tout en bénéficiant d’une enveloppe budgétaire modeste comparée à d’autres dispositifs de soutien. Étant donné l’importance cruciale de l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs, elle souhaite connaître les ambitions et les perspectives qu’elle envisage pour ce dispositif ; celui-ci représente, en effet, la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6195</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4215</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mobilisation des Cuma contre une nouvelle coupe budgétaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6195. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif soutient, au-delà de son premier rôle de partage de matériel, le développement de projets collectifs portés par les Cuma, au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique, ainsi que de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une refonte en 2024, ce dispositif est étroitement articulé avec les grands enjeux des politiques publiques agricoles. Il permet, via des dynamiques collectives d’agriculteurs, de démultiplier l’impact des actions de terrain. L’aide apportée par ce dispositif à l’accompagnement stratégique des coopératives est aujourd’hui unique dans le paysage agricole français. Elle est mobilisée chaque année par plus de 600 Cuma à l’échelle nationale, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La réduction de l’enveloppe budgétaire dédiée à ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’appui de l’administration, suscite une vive inquiétude et une incompréhension légitime au sein du réseau Cuma. Cela est d’autant plus préoccupant que le DiNA présente une grande efficience et repose sur une enveloppe budgétaire modeste, comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Dans un contexte où l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un enjeu fondamental, il souhaite savoir quelle ambition et quelle pérennité elle entend donner à ce dispositif, qui constitue la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6196</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4215</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA des Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6196. — 29 avril 2025. — M. Anthony Brosse* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6197</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4215</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quel avenir pour le DiNA ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6197. — 29 avril 2025. — M. Benoît Biteau* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire affectant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des Cuma). Ce dispositif, bien au-delà de son rôle initial de soutien au partage de matériel agricole, accompagne le développement de projets collectifs portés par les Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole). Il contribue notamment à l’emploi en milieu rural, au renouvellement des générations agricoles, à la réduction de l’usage des pesticides, à l’atténuation du changement climatique, ainsi qu’à la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA a récemment fait l’objet d’une évaluation par le CGAAER, d’une concertation approfondie entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023, puis d’une refonte en 2024, en cohérence avec les orientations des politiques publiques. Il constitue un levier unique pour l’accompagnement stratégique des collectifs agricoles, mobilisé chaque année par plus de 600 Cuma, soit plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs à l’échelle nationale. Dans ce contexte, la baisse de son financement suscite une vive inquiétude au sein du réseau Cuma, d’autant plus que le dispositif, récemment actualisé en concertation avec les services du ministère, s’avère particulièrement efficace pour un coût relativement modeste comparé à d’autres aides. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un enjeu crucial, il souhaite connaître ses intentions quant à l’avenir et à la pérennité du DiNA, seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6200</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4216</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien aux Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6200. — 29 avril 2025. — M. Christophe Marion* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration de Mme la ministre, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4216</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre chargée de l’agriculture est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant les moyens attribués au dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole, dit DiNA-CUMA.  La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a dans ses objectifs, le redressement des comptes publics de 50 milliards d’euros et de ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut en 2025. Pour ce faire, la loi de finances prévoit de réduire les dépenses de l’État et de ses opérateurs, dans une optique d’effort partagé. Le programme budgétaire « compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » connaît une réduction sensible des moyens lui étant affectés.  En dépit de ce contexte budgétaire, l’État poursuit pleinement ses efforts en faveur de l’agriculture française et déploie des moyens importants pour soutenir l’activité agricole en France. Ainsi, malgré une réduction de ses moyens, le dispositif DiNA-CUMA sera bel et bien maintenu en 2025.  Le DiNA est en effet essentiel pour les CUMA, depuis sa mise en place en 2016, à la suite des aides à l’investissement matériel sous forme de prêts à moyen terme spéciaux. Il a ainsi permis d’accompagner environ 30 % des CUMA sous la forme d’une aide aux investissements immatériels par la mise en œuvre d’un conseil stratégique réalisé par un organisme de conseil. Parmi les coopératives en ayant bénéficié, 25 % d’entre elles en ont réalisé au moins deux et 6 % en ont réalisé au moins trois.  Malgré la diminution des crédits alloués au dispositif DiNA-CUMA, celui-ci continue d’aider les coopératives en priorisant les dossiers déposés, afin notamment d’appuyer celles n’ayant jamais été financées pour une demande d’aide au conseil stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l’instruction technique, en 2023, en étroite collaboration avec la fédération nationale des CUMA. Une alternative consisterait à diminuer le taux d’aide publique de ce dispositif à 80 % ou 70 %, contre 90 % aujourd’hui, ce qui permettrait de continuer à soutenir l’ensemble des CUMA, sans critère de priorisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6104</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4216</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contentieux entre l’État et les établissements agricoles privés du CNEAP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6104. — 22 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le contentieux entre l’enseignement agricole privé et l’État, en raison de l’importante précarité des établissements agricoles privés selon le Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP). Celui-ci fédère 176 établissements accueillant environ 45 000 élèves en formation initiale soit près de 30 % des élèves dans l’enseignement agricole. Les relations financières entre les établissements fédérés par le CNEAP et l’État sont encadrées par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984, publiée au Journal Officiel. L’article 3 fixe les conditions de contractualisation avec l’État, incluant une aide financière, dont le montant est défini annuellement par décret, une aide qui varie selon le statut de l’élève (externe, demi-pensionnaire, interne) et est calculée en référence au coût d’un élève de l’enseignement public agricole. Jusqu’en 2021, ce coût de l’élève était calculé par une enquête quinquennale à partir d’un échantillon d’une vingtaine d’établissements publics et servait de référence pour déterminer la subvention octroyée par l’État à l’élève du privé. Cependant, depuis la signature du protocole 2022-2026 en mars 2022, le montant de la subvention par élève est fixé pour toute la durée du protocole, un montant d’abord augmenté de 8 % pour faire face aux contraintes budgétaires antérieures, mais qui reste inchangé jusqu’en 2026. Le CNEAP a constaté un nombre croissant de ses établissements rencontrant d’importantes difficultés financières. Au 31 août 2023, le CNEAP comptait près de quarante établissements en situation de déficit lourd. Cependant, l’État, depuis le nouveau protocole, estime ne pas avoir à intégrer dans son calcul le financement des régions et leurs crédits et inclut uniquement ses propres financements. Ainsi, cela entraîne un manque à gagner considérable pour les établissements du CNEAP, évalué entre 35 et 40 millions d’euros par an. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin de répondre à la précarité des établissements agricoles du CNEAP, qui a pour cause le nouveau protocole 2022-2026 adopté en mars 2022.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4217</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement mesure l’engagement du conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP) qui, fort de 44 000 jeunes en formation de la 4ème au brevet de technicien supérieur (BTS) et de 11 000 apprentis, occupe une place centrale au sein de l’enseignement agricole privé. Le 10 janvier 2025, la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a visité le lycée Giel Don Bosco dans l’Orne et a pu constater très concrètement, à cette occasion, l’engagement des équipes éducatives et la motivation des élèves au service de l’agriculture française. Au nom des 173 associations de lycées agricoles privés sous contrat, le CNEAP a formé un recours gracieux à l’encontre de l’arrêté du 13 novembre 2024 fixant au titre de l’année civile 2024, le montant de la subvention de fonctionnement allouée aux associations et organismes responsables des établissements d’enseignement agricole privés mentionnés à l’article L. 813-8 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Le Gouvernement a accepté la demande du CNEAP de réunir la commission de conciliation prévue à l’article L. 813-7 du CRPM. Cette dernière se réunira au mois de juin 2025. Néanmoins, les services du ministère demeurent en contact régulier avec la fédération afin de trouver rapidement une solution collective et pérenne destinée à préserver la qualité des enseignements délivrés dans les établissements du CNEAP et à garantir le lien de confiance entre l’État, la fédération et l’ensemble des établissements de l’enseignement agricole privé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6198</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4217</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réglementation sanitaire et vente en circuit court</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6198. — 29 avril 2025. — M. Julien Limongi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées par certains producteurs engagés dans la vente en circuit court, confrontés à un cadre réglementaire inadapté à la réalité de leur activité. Si le règlement (CE) n° 853/2004 fixe les normes sanitaires applicables aux denrées alimentaires d’origine animale, il permet néanmoins aux États membres de prévoir des dérogations à l’agrément sanitaire, notamment pour les producteurs en vente directe ou indirecte. En France, cette dérogation est soumise à trois conditions cumulatives : la nature du produit concerné, un rayon de livraison inférieur à 80 kilomètres et le respect de seuils de quantités maximales hebdomadaires. Cependant, ces quantités maximales ne permettent pas aux producteurs d’assurer la viabilité, ni de leur activité, ni de la vente en circuit court. Cette restriction, largement contournée dans les faits, empêche pourtant les producteurs de se conformer à l’esprit de la loi « Egalim », qui vise à promouvoir une alimentation locale, saine et durable. Par ailleurs, les éleveurs de bovins et d’ovins, déjà confrontés à une vague de maladies entraînant la perte de nombreux animaux, subissent des conséquences sanitaires et économiques particulièrement lourdes. En conséquence, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de revoir les seuils de quantités autorisées dans le cadre de la dérogation à l’agrément sanitaire concernant les circuits courts afin de concilier de manière durable les exigences de la sécurité sanitaire avec la réalité économique des petits producteurs tout en garantissant une application effective et équitable des objectifs portés par la loi « Egalim ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4217</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Concernant les modalités d’application de la dérogation à l’obligation d’agrément sanitaire aux producteurs engagés dans la vente en circuit court dans le cadre du commerce de détail, il convient tout d’abord de rappeler l’absence de définition réglementaire du circuit court. Les produits durables et de qualité au sens de l’objectif fixé par la loi EGALIM, complétée de la loi climat et résilience, sont listés à l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime, qui concerne la restauration collective, et non l’ensemble des activités de remise directe. À ce titre, afin de rapprocher la production agricole durable et de qualité de la consommation, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire soutient les projets alimentaires territoriaux (PAT), dans le respect de la règlementation sanitaire en vigueur. Ces projets peuvent mobiliser la transformation et la distribution à l’échelle locale. Il convient également de rappeler que le principe d’une dérogation à l’obligation d’agrément sanitaire européen est posé par le point 5 de l’article 1 du règlement (CE) n° 853/2004 du 29 avril 2004. Cette disposition concerne la fourniture de denrées alimentaires d’origine animale par un établissement de vente au détail à d’autres établissements de vente au détail. Le règlement impose en outre que cette fourniture soit « une activité marginale, localisée et restreinte ». Au vu de ces éléments, l’activité de fournir des denrées directement aux consommateurs finaux, que ce soit sur l’exploitation, dans un distributeur automatique, sur un marché ou une foire, par les ventes en ligne ou via des associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP), n’entre pas dans le champ de cette dérogation et, par conséquent, n’est pas limitée par les plafonds définis en annexe III de l’arrêté du 8 juin 2006 relatif à l’agrément sanitaire des établissements mettant sur le marché des produits d’origine animale ou des denrées contenant des produits d’origine animale. Seule entrerait dans le champ de cette dérogation, la fourniture de denrées d’origine animale à d’autres commerces de détail (établissements de remise directe, établissements de restauration collective : cantines, restaurants d’entreprises, etc.), qui sont indiquées dans l’annexe III de l’arrêté du 8 juin 2006 rappelé plus haut. Les plafonds d’activité définis en annexe III de l’arrêté du 8 juin 2006 sont cumulatifs entre produits appartenant à des catégories différentes [par exemple, 800 kilogrammes (kg) de viande de bœuf s’additionnent à 250 kg de charcuteries]. Au-delà de ces seuils, les exploitants doivent disposer d’un agrément sanitaire. Des dossiers d’agrément type sont disponibles sur le site « mes démarches agriculture ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4218</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des coupes budgétaires dans le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6366. — 6 mai 2025. — M. Eric Liégeon* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue dans le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. En conséquence et alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4218</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire intervenue concernant le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6367. — 6 mai 2025. — M. Paul Molac* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue concernant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6368</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4219</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6368. — 6 mai 2025. — Mme Colette Capdevielle* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Celui-ci, au-delà de son premier rôle de partage des machines, soutient le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique. Il permet également d’aborder les enjeux de long terme de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif semble susciter l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA. Alors que l’accompagnement des agricultrices et des agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6369</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4219</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires sur le dispositif DiNA et avenir du soutien aux Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6369. — 6 mai 2025. — Mme Sophie Blanc* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences particulièrement préoccupantes de la réduction budgétaire imposée au dispositif national d’accompagnement (DiNA) des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Depuis sa création, le DiNA constitue un outil stratégique de soutien à l’agriculture collective française. Son objectif dépasse largement le simple partage de matériel entre agriculteurs : il favorise l’émergence de projets innovants au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la transition agroécologique, de l’adaptation au changement climatique et de la souveraineté alimentaire et énergétique. En permettant un accompagnement stratégique des Cuma dans leur organisation, leurs projets d’investissement, de mutualisation et d’innovation, ce dispositif contribue directement à la vitalité des campagnes et à la résilience du modèle agricole. Fruit d’une large concertation entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023, réformé en 2024 sur la base des recommandations du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), le DiNA a démontré son efficacité et sa pertinence. Chaque année, plus de 600 Cuma bénéficient de ce soutien, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs à l’échelle nationale. Dans ce contexte, la décision récente de réduire les crédits alloués au DiNA apparaît non seulement incompréhensible, mais également contradictoire avec les ambitions affichées par le Gouvernement en matière de souveraineté alimentaire, de transition écologique et de revitalisation des territoires ruraux. Alors que les agriculteurs français sont confrontés à des défis immenses : hausse des charges, pression environnementale, vieillissement de la profession, ouverture accrue à la concurrence internationale, il est profondément paradoxal de fragiliser un outil aussi performant, d’autant plus que son enveloppe budgétaire demeure extrêmement modeste comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Pire encore, un regard porté à l’international montre que plusieurs pays, au contraire, renforcent leur accompagnement aux coopératives agricoles. En Espagne, des dispositifs régionaux et nationaux soutiennent activement les coopératives d’agriculteurs, considérées comme des piliers essentiels de la compétitivité agroalimentaire. Les programmes du plan espagnol stratégique de la PAC 2023-2027 accordent une place importante aux organisations collectives, avec des enveloppes substantielles et une volonté affirmée de favoriser les investissements coopératifs. De même, en Italie, des fonds spécifiques soutiennent les initiatives des coopératives rurales, en matière de mutualisation de l’innovation agricole ou de modernisation des infrastructures collectives. En choisissant de fragiliser le DiNA, la France prend donc le risque de se marginaliser sur le plan européen, alors même que la structuration collective de l’agriculture est reconnue comme une des clés pour affronter les crises économiques, écologiques et sociales contemporaines. Le rôle des Cuma est d’autant plus crucial aujourd’hui qu’elles offrent un modèle de solidarité territoriale, permettant aux petites exploitations, souvent les plus vulnérables, d’accéder à des équipements modernes, de réduire leur impact environnemental et de diversifier leurs activités. À l’heure où la transition agricole nécessite des investissements massifs, souvent inaccessibles individuellement, la mutualisation portée par les Cuma est un levier incontournable. Elle demande si le Gouvernement compte garantir la pérennité du dispositif DiNA ; assurer un financement à la hauteur des besoins identifiés par le réseau des Cuma et clarifier son ambition quant au soutien aux coopératives agricoles dans le cadre de la future programmation de la PAC et des stratégies nationales. Enfin, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte revaloriser rapidement le budget du DiNA, afin d’envoyer un signal clair de soutien aux coopératives agricoles françaises, lesquelles sont non seulement des structures de production, mais aussi des vecteurs essentiels de transmission, d’innovation et de cohésion dans les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6370</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4220</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Evolution du dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6370. — 6 mai 2025. — Mme Anne-Cécile Violland* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6373</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4220</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien du financement du dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6373. — 6 mai 2025. — Mme Véronique Riotton* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs descoopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec votre administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6375</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4221</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennisation du DiNA pour les Cuma dans le budget 2026</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6375. — 6 mai 2025. — Mme Géraldine Bannier* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse de la dotation budgétaire touchant le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives (DiNA) des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Comme le rappelle le réseau national des Cuma, le DiNA est un conseil stratégique organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en Cuma. Il a pour objectif de réaliser un état des lieux de chaque Cuma (gouvernance, situation économique et financière, organisation des chantiers, charges de mécanisation etc.) et de proposer un plan d’actions pour celles-ci. Ainsi le DiNA permet-il de soutenir, outre le partage des machines agricoles, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction de produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Le DiNA, qui a fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation, en 2022-2023, entre le réseau des Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) et dont le modèle a été refondu en 2024, s’articule de manière cohérente avec les enjeux actuels des politiques publiques menées en direction du monde agricole. Actuellement, le DiNA est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La baisse de crédits qui affecteraient ce dispositif particulièrement efficient, ne bénéficiant que d’une enveloppe budgétaire modeste, au moment même où il a été refondu en accord avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite donc une vive inquiétude et une grande incompréhension de la part de l’ensemble du réseau des Cuma. Il convient d’ailleurs de rappeler que le DiNA est le seul dispositif relatif aux Cuma à bénéficier d’une ligne budgétaire. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser ce dispositif, notamment dans le cadre de la préparation du budget 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6376</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4221</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6376. — 6 mai 2025. — M. Antoine Villedieu* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau CUMA et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 CUMA chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau des CUMA, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6377</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4221</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA pour les CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6377. — 6 mai 2025. — M. Michel Lauzzana* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le soutien budgétaire de l’État apporté aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Freiner le déploiement de ce dispositif suscite inquiétude et incompréhension au sein du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central et d’avenir, il lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6378</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4222</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Permanence du dispositif DINA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6378. — 6 mai 2025. — M. Lionel Causse* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la restriction budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et consécutivement à l’adoption d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA, alors que l’enveloppe qui lui est dévolue reste modeste comparativement à d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs apparaît chaque jour davantage comme un sujet central, il souhaiterait savoir quelle ambition et pérennité elle entend donner à ce dispositif, qui demeure à ce jour la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6379</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4222</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Perspectives budgétaires DiNA-CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6379. — 6 mai 2025. — M. Daniel Labaronne* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les perspectives budgétaires du dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA-Cuma). Ce dispositif, qui constitue aujourd’hui le principal soutien public à l’accompagnement stratégique et au développement collectif des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), a récemment fait l’objet d’une refonte à l’issue d’une concertation menée entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE). Le DiNA-Cuma soutient chaque année plus de 600 coopératives à l’échelle nationale, impliquant plus de 14 000 agriculteurs et agricultrices. En Indre-et-Loire, ce sont 110 Cuma regroupant plus de 2 000 professionnels qui sont concernées. Au-delà du partage de matériel, ce dispositif accompagne les transitions agroécologiques, l’installation et la coopération en milieu rural, ainsi que les enjeux de souveraineté alimentaire et énergétique. Dans ce contexte, la baisse récente des crédits affectés au DiNA suscite des inquiétudes parmi les acteurs de terrain. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement quant à la trajectoire budgétaire et à l’ambition future de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6380</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4222</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Préservation des moyens des coopératives d’utilisation de matériel agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6380. — 6 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec les services du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA, et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6384</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4223</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien au dispositif CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6384. — 6 mai 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue concernant le DiNA Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif, qui soutient non seulement le partage de matériel mais aussi le développement de projets collectifs autour de thématiques majeures - emploi rural, renouvellement des générations, réduction des produits phytosanitaires, adaptation au changement climatique et souveraineté alimentaire et énergétique - est un levier stratégique pour l’agriculture française. Après un rapport du CGAAER, une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et une refonte récente en 2024, le DiNA a été pleinement aligné avec les priorités des politiques publiques agricoles. Mobilisé chaque année par plus de 600 Cuma, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs, ce dispositif unique par son approche d’accompagnement stratégique collectif suscite aujourd’hui une vive inquiétude suite à la réduction de ses crédits. Cette coupe budgétaire, au regard d’une enveloppe pourtant modeste, menace l’efficience et l’impact de ce soutien, dans un contexte où l’accompagnement des exploitations est plus que jamais crucial. Aussi, elle lui demande les intentions du Gouvernement quant à l’avenir et à la pérennité du dispositif DiNA Cuma qui se trouve aujourd’hui largement menacé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4223</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre chargée de l’agriculture est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant les moyens attribués au dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole, dit DiNA-CUMA.  La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a dans ses objectifs, le redressement des comptes publics de 50 milliards d’euros et de ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut en 2025. Pour ce faire, la loi de finances prévoit de réduire les dépenses de l’État et de ses opérateurs, dans une optique d’effort partagé. Le programme budgétaire « compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » connaît une réduction sensible des moyens lui étant affectés.  En dépit de ce contexte financier, l’État poursuit pleinement ses efforts en faveur de l’agriculture française et déploie des moyens importants pour soutenir l’activité agricole en France. Ainsi, malgré une réduction de ses moyens, le dispositif DiNA-CUMA sera bel et bien maintenu en 2025.  Le DiNA est en effet essentiel pour les CUMA, depuis sa mise en place en 2016, à la suite des aides à l’investissement matériel sous forme de prêts à moyen terme spéciaux. Il a ainsi permis d’accompagner environ 30 % des CUMA sous la forme d’une aide aux investissements immatériels par la mise en œuvre d’un conseil stratégique réalisé par un organisme de conseil. Parmi les coopératives en ayant bénéficié, 25 % d’entre elles en ont réalisé au moins deux et 6 % en ont réalisé au moins trois.  Malgré la diminution des crédits alloués au dispositif DiNA-CUMA, celui-ci continue d’aider les coopératives en priorisant les dossiers déposés, afin notamment d’appuyer celles n’ayant jamais été financées pour une demande d’aide au conseil stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l’instruction technique, en 2023, en étroite collaboration avec la fédération nationale des CUMA. Une alternative consisterait à diminuer le taux d’aide publique de ce dispositif à 80 % ou 70 %, contre 90 % aujourd’hui, ce qui permettrait de continuer à soutenir l’ensemble des CUMA, sans critère de priorisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6382</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4224</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection de la filière apicole contre l’acarien Tropilaelaps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6382. — 6 mai 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque de l’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps, nouvelle menace pour l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il semble nécessaire, dès à présent, d’élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Ces dernières semaines, le Parlement a légiféré sur la menace que représente le frelon asiatique à pattes jaunes pour la filière apicole et la création d’un plan national décliné en plan départementaux. Si l’on veut éviter qu’une nouvelle espèce exotique envahissante cause de nombreux dégâts dans les ruchers, on doit d’ores et déjà anticiper et éviter l’apparition de cet acarien sur le territoire français. Ainsi, cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite et répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solutions pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi et des moyens immenses pour le secteur. Aussi, elle l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4224</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’infestation par les acariens du genre Tropilaelaps est une maladie réglementée au sein de l’Union européenne (UE), avec des obligations de déclaration et des règles aux mouvements. Au niveau international, l’infestation par Tropilaelaps spp. fait partie de la liste des maladies de l’organisation mondiale pour la santé animale (OMSA). L’UE est actuellement indemne de ce parasite des abeilles mellifères. Cependant, l’évolution de la situation épidémiologique internationale de cet acarien est suivie dans le cadre de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (plateforme ESA). Les données de répartition géographique de Tropilaelaps invitent en effet à une vigilance accrue dans le cadre des importations d’abeilles en provenance des territoires considérés comme « officiellement indemnes », mais proches géographiquement des zones infestées, ou entraînant des liens commerciaux ou « apicoles » avec ces derniers. Suite à la détection de Tropilaelaps en Russie et dans le Nord-Ouest de la Géorgie, la direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture et de la souverainté alimentaire a appelé tous les apiculteurs ainsi que leurs organisations à la plus grande vigilance vis-à-vis de ce danger sanitaire exotique, la prévention et la vigilance étant l’affaire de tous (message publié le 30 avril 2025 sur le site du ministère chargé de l’agriculture). La principale source d’introduction étant liée à l’importation de reines d’abeilles mélifères pour le renouvellement du cheptel apicole français, le ministère, en collaboration des organisations apicoles et vétérinaires, a décidé de renforcer les mesures de prévention via un rappel de la réglementation relative aux mouvements d’abeilles et un renforcement des contrôles et de surveillance vis-à-vis de ce parasite. Il convient de s’assurer que tout soit mis en œuvre pour que Tropilaelaps n’arrive pas sur le territoire français, et si des premiers foyers étaient découverts, que des mesures de lutte soient mises en œuvre pour se donner une chance de l’éradiquer, en appliquant les dispositions prévues par l’arrêté ministériel du 23 décembre 2009. Il est ainsi demandé en cas de suspicion de Tropilaelaps, d’informer au plus tôt le guichet unique de l’observatoires des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA) ou la direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) la plus proche du lieu de détection de cet acarien ou un vétérinaire. Le protocole de lutte consiste en la destruction systématique des colonies et des ruchers dont l’infestation a été confirmée, avec indemnisation des apiculteurs concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6514</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4224</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6514. — 13 mai 2025. — M. Christophe Plassard* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. En Charente-Maritime, ce sont 209 Cuma, représentant près de 5 600 exploitations agricoles, toutes filières confondues, qui facilitent l’accès à des équipements modernes aux agriculteurs sans supporter seuls les coûts d’investissement. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec le ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6516</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4225</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif national d’accompagnement CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6516. — 13 mai 2025. — M. Vincent Rolland* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les récentes coupes budgétaires affectant le dispositif national d’accompagnement (DiNA), destiné à soutenir les projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Ce dispositif, essentiel pour l’accompagnement de plus de 600 CUMA et 14 000 agriculteurs chaque année, joue un rôle stratégique dans l’appui au développement d’une agriculture collective, durable et résiliente. Il contribue à des objectifs prioritaires pour la France : maintien de l’emploi rural, transition agroécologique, réduction de l’usage des produits phytosanitaires, renouvellement des générations agricoles, adaptation au changement climatique et souveraineté alimentaire. Alors même que ce dispositif a fait l’objet d’une refonte concertée récemment, appuyée par les recommandations du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), les réductions envisagées sur la seule ligne budgétaire dédiée à l’accompagnement des CUMA suscitent une forte inquiétude. Elles remettent en cause la capacité de ces structures à continuer de porter des projets collectifs structurants sur les territoires. Il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures pour garantir le maintien et la pérennisation du DiNA CUMA et assurer que les moyens affectés à ce dispositif soient à la hauteur des enjeux qu’il porte pour l’avenir de l’agriculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6518</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4225</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien apporté aux Cuma et au dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6518. — 13 mai 2025. — M. Mickaël Bouloux* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse du soutien apporté par l’État aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Sociétés coopératives ayant pour objet la mise en commun par les agriculteurs des moyens nécessaires à leur activité, les Cuma organisent le partage de matériel et de personnel agricoles, ainsi que la réalisation de travaux et la mise en place d’achats groupés. Elles permettent ainsi aux agriculteurs de réduire considérablement leurs coûts tout en améliorant leur performance et de partager les risques liés aux investissements lourds. Lieux d’échange et de partage d’expérience, elles renforcent enfin les dynamiques locales et contribuent à réduire l’impact des activités agricoles sur l’environnement. Malgré les vertus de ce modèle, le soutien public apporté aux Cuma a été considérablement réduit à l’occasion du budget pour l’année 2025, au travers de la baisse des crédits accordés au dispositif DiNA, destiné à contribuer au financement des projets et des initiatives des Cuma. Cette décision, particulièrement préjudiciable compte tenu des difficultés récurrentes que rencontrent les agriculteurs, vient directement menacer non seulement les plus de 10 000 Cuma françaises, mais aussi les 200 000 agriculteurs qui y adhèrent. Elle vient par ailleurs compromettre l’atteinte d’un certain nombre d’objectifs publics auxquels le DiNA contribue directement : développement de l’emploi rural, renouvellement des générations en agriculture, réduction des produits phytosanitaires, adaptation au changement climatique ou encore souveraineté alimentaire et énergétique. Alors que le DiNA a déjà été réformé en 2024, il lui demande si le Gouvernement compte effectivement assurer la pérennité de ce dispositif et plus généralement quel soutien il entend apporter aux Cuma afin de garantir leur existence et leur fonctionnement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4225</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre chargée de l’agriculture est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant les moyens attribués au dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole, dit DiNA-CUMA.  La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a dans ses objectifs le redressement des comptes publics de 50 milliards d’euros et de ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut en 2025. À cette fin, la loi de finances prévoit de réduire les dépenses de l’État et de ses opérateurs, dans une optique d’effort partagé. Le programme budgétaire « compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » connaît une réduction sensible des moyens qui lui sont affectés.  En dépit de ce contexte budgétaire, l’État poursuit pleinement ses efforts en faveur de l’agriculture française et déploie des moyens importants pour soutenir l’activité agricole en France. Ainsi, malgré une réduction de ses moyens, le dispositif DiNA-CUMA est bel et bien maintenu en 2025.  Le DiNA est en effet essentiel pour les CUMA, depuis sa mise en place en 2016, à la suite des aides à l’investissement matériel sous forme de prêts à moyen terme spéciaux. Il a ainsi permis d’accompagner environ 30 % des CUMA sous la forme d’une aide aux investissements immatériels par la mise en œuvre d’un conseil stratégique réalisé par un organisme de conseil. Parmi les coopératives en ayant bénéficié, 25 % d’entre elles en ont réalisé au moins deux et 6 % en ont réalisé au moins trois.  Malgré la diminution des crédits alloués au dispositif DiNA-CUMA, celui-ci continue d’aider les coopératives en priorisant les dossiers déposés, afin notamment d’appuyer celles n’ayant jamais été financées pour une demande d’aide au conseil stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l’instruction technique, en 2023, en étroite collaboration avec la fédération nationale des CUMA. Une alternative consisterait à diminuer le taux d’aide publique de ce dispositif à 80 % ou 70 %, contre 90 % aujourd’hui, ce qui permettrait ainsi de continuer à soutenir l’ensemble des CUMA, sans critère de priorisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6936</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4226</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires relatives au dispositif DINA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6936. — 27 mai 2025. — M. Boris Tavernier* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec le ministère suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6937</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4226</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif d’accompagnement des CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6937. — 27 mai 2025. — M. Vincent Descoeur* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse des crédits affectés au « dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole » (DiNA Cuma). Ce dispositif permet d’apporter un appui stratégique sous forme d’audit aux coopératives d’utilisation de matériel agricole pour accompagner leurs réflexions sur leur fonctionnement, leurs projets et investissements. La Région Auvergne-Rhône-Alpes figure parmi les principales utilisatrices de ce dispositif et se retrouve de ce fait particulièrement exposée aux conséquences de ce réajustement budgétaire, qui se traduirait au niveau national par une diminution de 30 % de l’enveloppe utilisée en 2024, elle-même en diminution par rapport à 2023. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant le devenir de ce dispositif, dont l’utilité a été démontrée par plusieurs rapports et qui apparaît essentiel pour accompagner le développement de l’agriculture de groupe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6942</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4226</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA pour les Cuma à la suite de la coupe budgétaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6942. — 27 mai 2025. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les crédits alloués dans la loi de finances pour 2025, au DiNA-Cuma (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif prévoit le soutien du partage de matériel mais encore le développement de projets collectifs autour de thématiques centrales à l’image du renouvellement des générations, de l’emploi rural, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique et de la souveraineté alimentaire et énergétique. De fait, il s’agit d’un levier stratégique prépondérant pour l’agriculture française. Ce dispositif est essentiel pour accompagner les agriculteurs et leurs exploitations, chose cruciale à l’heure actuelle. D’autant plus que le DiNA-Cuma soutient chaque année plus de 600 coopératives à l’échelle nationale, impliquant plus de 14 000 agriculteurs et agricultrices. En effet, dans le Puy-de-Dôme, on dénombre 172 Cuma. De surcroît, ce dernier a fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024. C’est la raison pour laquelle la mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu avec l’administration du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de la productivité que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. À cet effet, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à l’avenir et à la pérennité du dispositif DiNA qui se trouve aujourd’hui largement menacé, alors qu’il est pourtant la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4227</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre chargée de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant les moyens attribués au dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole, dit DiNA-CUMA.  La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a dans ses objectifs, le redressement des comptes publics de 50 milliards d’euros et de ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut en 2025. À cette fin, la loi de finances prévoit de réduire les dépenses de l’État et de ses opérateurs, dans une optique d’effort partagé. Le programme budgétaire « compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » connaît une réduction sensible des moyens qui lui sont affectés.  En dépit de ce contexte budgétaire, l’État poursuit pleinement ses efforts en faveur de l’agriculture française et déploie des moyens importants pour soutenir l’activité agricole en France. Ainsi, malgré une réduction de ses moyens, le dispositif DiNA-CUMA est bel et bien maintenu en 2025.  Le DiNA est en effet essentiel pour les CUMA, depuis sa mise en place en 2016, à la suite des aides à l’investissement matériel sous forme de prêts à moyen terme spéciaux. Il a ainsi permis d’accompagner environ 30 % des CUMA sous la forme d’une aide aux investissements immatériels par la mise en œuvre d’un conseil stratégique réalisé par un organisme de conseil. Parmi les coopératives qui en ont bénéficié, 25 % d’entre elles en ont réalisé au moins deux et 6 % en ont réalisé au moins trois.  Malgré la diminution des crédits alloués au dispositif DiNA-CUMA, celui-ci continue d’aider les coopératives en priorisant les dossiers déposés, afin notamment d’appuyer celles qui n’ont jamais été financées pour une demande d’aide au conseil stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l’instruction technique, en 2023, en étroite collaboration avec la fédération nationale des CUMA. Une alternative consisterait à diminuer le taux d’aide publique de ce dispositif à 80 % ou 70 %, contre 90 % aujourd’hui, ce qui permettrait de continuer à soutenir l’ensemble des CUMA, sans critère de priorisation. Il est important de noter également que le dispositif TO-DE (travailleurs occasionnels-demandeurs d’emploi) a été étendu aux CUMA dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>968</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4227</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Les délais d’obtention d’une carte mobilité inclusion mention invalidité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            968. — 15 octobre 2024. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les délais d’obtention d’une carte mobilité inclusion mention invalidité. Cette carte permet de faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. Cependant, les délais de traitement de demande de cette carte peuvent s’avérer longs. Or lorsque la progression de la pathologie est rapide, le délai reste le même. Ainsi, il l’interroge sur la possibilité d’avoir par exemple une date butoir pour la réponse, afin de réduire les délais lorsque l’invalidité progresse rapidement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4227</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis leur création en 2006, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont connu une augmentation continue de leur activité, marquée par une multiplication par trois du nombre de décisions et d’avis rendus entre 2006 et 2022, passant de 1,58 à plus de 4,8 millions. Cette tendance se poursuit, comme en témoignent les volumes importants de dossiers à traiter. Au 31 décembre 2022, 5 940 000 personnes ont au moins un droit ouvert par les MDPH, pour un total de 12,7 millions de droits ouverts. Ces droits concernent principalement les personnes en situation de handicap, mais ils peuvent également inclure l’attribution des cartes mobilité inclusion et concernent alors aussi des personnes âgées de plus de 60 ans en situation de perte d’autonomie. Parmi les droits ouverts : dans 32,9 % des cas, les droits actifs concernent les attributions de Cartes mobilité inclusion (CMI), instruites et décidées par des MDPH, mais non spécifiques aux personnes en situation de handicap, et plus particulièrement, 10 % de l’ensemble des droits ouverts concernent des CMI mention invalidité. En 2022, 637 034 décisions favorables de CMI mention invalidité ou priorité ont été prises, soit une augmentation de plus de 20,25% depuis 2015. D’ailleurs, les taux d’accord de la CMI invalidité ou priorité (76,9 % en 2022 contre 64,6 % en 2015) font partie des plus élevés. Les MDPH sont ainsi confrontées à un niveau d’activité intense et croissant dont la gestion ne doit pas se faire au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. Le délai moyen de traitement des dossiers, qui est un indicateur important, en premier lieu pour les personnes handicapées et leurs représentants eux-mêmes, demeure préoccupant. La durée règlementaire de traitement est fixée à quatre mois (article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles). Malgré cela, le délai moyen de traitement national des demandes (tous droits et prestations confondus) au dernier trimestre 2023 était de 4,8 mois. Concernant les demandes « adultes », le délai moyen des demandes de prestations telles que la CMI (entre autres) était, en 2022, de 4,1 mois. Ces délais restent longs pour nos concitoyens, avec des variations importantes entre les territoires et selon la complexité des dossiers. Par exemple, en 2021, les délais moyens de traitement pour des prestations comme la carte mobilité inclusion stationnement, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou l’allocation aux adultes handicapés étaient compris entre 4,2 et 5 mois, tandis que ceux pour la prestation de compensation du handicap, plus complexe, atteignaient 5,5 mois. De nombreuses mesures visant à améliorer le service rendu par les MDPH et à réduire les délais de traitement ont, d’ores et déjà, été menées au niveau national et des moyens y ont été affectés. La Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021 a notamment augmenté de 15 millions d’euros par an, de manière pérenne donc, le financement national au titre des MDPH (concours dédié au fonctionnement des MDPH versé par la Caisse nationale des solidarités pour l’autonomie (CNSA) à chaque MDPH). La réforme du concours susmentionné, prévue par la LFSS pour 2021 et précisée par le décret n° 2021-834 du 29 juin 2021, vise à permettre une meilleure adéquation des moyens des MDPH à l’activité et à assurer une répartition plus équitable entre les territoires. Ce décret garantit un niveau supplémentaire de financement 2021 d’au moins 10 % pour chaque MDPH. En contribuant au renforcement des moyens des MDPH, le nouveau mode de financement des MDPH instauré en 2021 contribue aux ambitions partagées d’amélioration de leur fonctionnement. Par ailleurs, deux des cinq axes de la précédente feuille de route des MDPH 2022 visaient justement à maitriser les délais et la qualité de service, ainsi qu’à renforcer les moyens d’actions pour garantir l’équité de traitement. La « garantie délai » était notamment un « projet phare » de cette feuille de route. Cette dynamique et les actions initiées seront poursuivies. Enfin, la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021 a permis la création d’une Mission d’appui opérationnel (MAOP) aux MDPH en difficulté, placée au sein de la CNSA. 10 M€ sur deux ans ont ainsi été affectés à cet objectif. L‘objectif général de la mission est d’accompagner des MDPH impactées durablement par des difficultés (délai moyen de traitement durablement supérieur à 5 ou 6 mois, volume de dossiers en cours (entre déposés et décidés) supérieur à 50 % de l’activité annuelle). Depuis 2020, 23 MDPH ont été accompagnées par la MAOP dans la réduction de leurs stocks et de leurs délais. A ce jour, 18 MDPH sont encore en cours d’accompagnement. L’accompagnement dure entre 18 et 24 mois. L’accompagnement par la MAOP permet de résorber progressivement les stocks et les délais : dès le 3e trimestre à partir de la date de contractualisation, 40 % des MDPH accompagnées ont vu leurs délais baisser de plus de 10 %. Au bout du 7e trimestre, cette proposition passe à 75 %. Plus généralement, ces accompagnements ont permis de construire, ajuster et fiabiliser la méthode avec les territoires accompagnés, ainsi que d’identifier les difficultés communes aux MDPH accompagnées pour capitaliser sur les solutions construites ensemble, afin qu’elles puissent profiter à toutes les MDPH (proposition d’outils à disposition des MDPH). Des mesures facilitant l’attribution de la CMI ont également déjà été prises. En effet, les demandeurs ou bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) peuvent adresser leur demande de CMI aux services du département ou à la MDPH. Si la personne âgée est déjà bénéficiaire de l’APA, elle peut utiliser un formulaire de demande simplifiée. Si elle relève d’un GIR 1 ou 2, les mentions « invalidité » et « stationnement pour personnes handicapées » sont attribuées sans autre condition. Si elle relève d’un GIR 3 ou 4, la communication d’un certificat médical est requise pour l’attribution des mentions « priorité » et « stationnement ». Par ailleurs, les demandeurs de la mention « invalidité » qui sont titulaires d’une pension d‘invalidité de troisième catégorie peuvent fournir une attestation de l’attribution de ladite pension en lieu et place du certificat médical. L’amélioration des délais de traitement, l’équité de traitement et un meilleur accompagnement de nos concitoyens les plus fragiles par les MDPH sont en effet des ambitions fortes rappelées par le Président de la République lors de la clôture de la sixième conférence nationale du handicap du 26 avril 2023. Un Tour de France des solutions a été engagé en mars, pour co-construire des actions de facilitations des parcours et de simplification des demandes, avec les personnes, leurs aidants, les agents des MDPH et les représentants des usagers. Destinées à réduire les délais et harmoniser les pratiques, ces solutions sont examinées par un groupe de travail restreint qui rendra ses conclusions à l’été. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3046</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4229</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Lutter contre l’uberisation des travailleurs du médico-social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3046. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la précarisation des travailleurs du médico-social et l’essor de l’uberisation dans ce secteur. Alors que certains établissements de santé, notamment les EHPAD, rencontrent de grandes difficultés pour recruter ou remplacer leurs personnels, le recours à des travailleurs indépendants ou auto-entrepreneurs se développe de manière préoccupante. Des plateformes en ligne telles que Mediflash facilitent cette mise en relation, permettant aux établissements de réaliser des économies substantielles sur les cotisations sociales, tout en dégradant les conditions de travail des soignants. Ces solutions, qui garantissent des rémunérations jusqu’à 25 % supérieures à celles perçues en intérim ou en CDI, ne suffisent toutefois pas à garantir la sécurité de l’emploi ni une couverture sociale adéquate pour les travailleurs. Ce phénomène conduit à la précarisation des professionnels du secteur, qui ne bénéficient ni de stabilité ni de protections sociales. Le 1er janvier 2025, un arrêté censé renforcer l’attractivité des métiers du soin, jusque-là en tension, est entré en vigueur. Cependant, ce texte semble s’apprêter à ouvrir davantage le secteur à des plateformes numériques qui, progressivement, s’emparent du marché, précarisant davantage les travailleurs contraints à l’auto-entrepreneuriat. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour lutter contre l’uberisation des travailleurs du médico-social et garantir des conditions de travail dignes pour ces derniers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4229</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient des défis liés à la précarisation des travailleurs du secteur médico-social et à l’essor des plateformes numériques facilitant le recours au statut d’indépendant, notamment dans des secteurs en tension tels que les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes. En premier lieu, il convient de rappeler que les conditions d’exercice de certaines professions réglementées, comme celle d’aide-soignant, limitent légalement la possibilité d’exercer sous un statut indépendant. En effet, l’article R. 4311-4 du code de la santé publique dispose ainsi que « lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle propre sont dispensés dans un établissement ou un service à domicile à caractère sanitaire, social ou médico-social, l’infirmier ou l’infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture ou d’accompagnants éducatifs et sociaux qu’il encadre et dans les limites respectives de la qualification reconnue à chacun du fait de sa formation. Cette collaboration peut s’inscrire dans le cadre des protocoles de soins infirmiers mentionnés à l’article R. 4311-3 ». De plus, l’arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’aide-soignant et portant diverses dispositions relatives aux modalités de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux précise que « le diplôme d’Etat d’aide-soignant atteste de l’acquisition des compétences requises pour exercer la profession d’aide-soignant sous la responsabilité d’un infirmier dans le cadre de l’article R. 4311-4 du code de la santé publique ». Par conséquent, en l’état actuel de la réglementation, un aide-soignant ne peut légalement exercer de manière autonome en tant que travailleur indépendant, mis à disposition sous ce statut via des plateformes numériques et ne peut exercer qu’en établissement ou en service à domicile à caractère sanitaire, social ou médico-social. En deuxième lieu, bien que certaines professions de santé puissent être exercées sous un statut libéral, comme celui des infirmiers diplômés d’État, leur exercice en tant que travailleur indépendant au sein d’un établissement de santé ou médico-social peut tomber sous le coup de la qualification de travail dissimulé. Le recours au statut d’indépendant dans ces établissements peut, dans certains cas, être requalifié en contrat de travail salarié s’il est démontré que les conditions d’exercice ne permettent pas une réelle autonomie du professionnel. En effet, un travailleur indépendant doit notamment disposer d’une liberté de choix de ses horaires, utiliser son propre matériel et être en mesure de développer une patientèle propre. Si ces conditions ne sont pas respectées, la relation contractuelle peut être qualifiée de travail dissimulé, exposant les établissements concernés à des sanctions pénales, assorties du paiement des cotisations sociales dues aux unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales. Le Gouvernement demeure attentif aux enjeux d’attractivité de ses professionnels et du rôle important des aides-soignants en lien étroit avec les autres professionnels de santé, pleinement conscient du rôle essentiel que chacun joue dans la qualité de l’accompagnement. Cette attention s’inscrit dans une approche globale visant à valoriser ces métiers et à sécuriser les parcours professionnels, notamment par le renforcement de la formation, l’amélioration de l’accès à des emplois durables et l’augmentation des rémunérations. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4292</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4230</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Simplification des transmissions entre SIDOBA et logiciels métiers des SSIAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4292. — 18 février 2025. — Mme Graziella Melchior interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur la charge administrative pesant sur les professionnels des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et notamment sur les infirmiers coordinateurs. Ces derniers, qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, consacrent une part importante de leur temps à des tâches administratives, comme la saisie et la transmission des données sur la plateforme SIDOBA, gérée par la CNSA. Cette charge réduit leur disponibilité pour des missions prioritaires de terrain, telles que les évaluations de l’autonomie et la coordination des soins et interventions au domicile des bénéficiaires. De plus, ces retranscriptions répétitives augmentent les risques d’erreurs, pouvant nuire à la qualité et à la fiabilité des données transmises. Les éditeurs de logiciels métiers utilisés par les SSIAD ont confirmé leur capacité à transmettre directement les données nécessaires vers SIDOBA via des interfaces de programmation ouvertes (API). Une telle interopérabilité permettrait de simplifier et d’automatiser les transmissions, réduisant à la fois la charge administrative et les erreurs potentielles, tout en libérant du temps pour les missions de terrain. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour permettre cette interopérabilité et renforcer ainsi l’efficacité des transmissions de données, tout en recentrant les professionnels sur leurs missions auprès des bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4230</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Système d’information de l’offre de la branche autonomie (SIDOBA) est une plateforme mise en place par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), visant à renforcer le pilotage de la branche autonomie. SIDOBA va remplacer progressivement les outils existants d’ici 2026, en s’enrichissant de nouvelles fonctionnalités pour la collecte, le traitement et le partage de données des Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et autres établissements médico-sociaux. Ce système d’information fait l’objet de mises à jour régulières pour mieux répondre aux besoins de ses utilisateurs et faciliter le travail de saisie et de transmission des données. La CNSA a engagé dès 2023 un travail destiné à concevoir une Interface de programmation d’application (API) permettant de connecter un logiciel ou un service à un autre pour échanger des données et fonctionnalités. La conception de cette API a été conduite en lien avec les éditeurs de logiciels, ce qui fait qu’elle peut déjà réceptionner les données des SSIAD en test pour les éditeurs. Si l’affichage dans SIDOBA nécessite encore des développements, il est d’ores et déjà possible de valider la bonne réception des données véhiculées par l’API. Les éditeurs ont, dans un premier temps, à réaliser une démarche de validation du protocole de transport, avant de venir sur l’espace test de la CNSA. Actuellement, la CNSA est en contact avec 4 éditeurs, dont au moins 2 particulièrement représentés dans le champ des SSIAD, qui sont en cours de planification de leurs travaux de développement et de test. Cependant, aucun éditeur n’a encore entrepris sa démarche auprès du validateur de protocole, bien qu’ils disposent de tous les outils pour développer et réaliser les tests. L’API ne sera mise en production qu’une fois que les tests auront été réussis avec au moins un éditeur. Elle a vocation à être utilisée pour véhiculer d’autres données entre établissements, services autres que les SSIAD et SIDOBA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1157</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4230</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du guichet unique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1157. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés que rencontrent actuellement les entreprises pour effectuer leurs démarches administratives par le biais du guichet unique. Depuis 2023, l’ensemble des formalités de création, de modification de situation, de cessation d’activité des entreprises et les dépôts de comptes annuels s’effectue désormais sur le site du guichet unique. Cela représente plusieurs millions de formalités par an. Malheureusement, ce guichet unique rencontre depuis sa mise en service de nombreux dysfonctionnements, ce qui a rendu nécessaire une procédure de secours jusqu’au 31 décembre 2023. Le guichet unique devait pourtant constituer une simplification importante pour les entreprises en remplaçant six réseaux de centres de formalités des entreprises et plus d’une cinquantaine de formulaires CERFA différents. Or, plutôt que de simplifier les démarches des entreprises, la plateforme, en raison de ses dysfonctionnements, les a alourdies. Les entreprises rencontrent désormais des graves difficultés pour répondre à leurs obligations légales et faire valoir leurs droits. De nombreux dossiers sont ainsi en attente de régularisation depuis plusieurs mois auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Certains formulaires issus de la plateforme sont également rejetés par le greffe en raison d’une non-conformité. Cette situation inacceptable qui alourdit les démarches des chefs d’entreprises doit être traitée en urgence afin de ne pas ajouter des difficultés aux entreprises qui rencontrent déjà une conjoncture économique tendue. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour corriger les dysfonctionnements rencontrés lors de l’utilisation du guichet unique et notamment faciliter les démarches auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4231</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2023, le Guichet Unique a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. En 2024, il y a eu ainsi 1,3 millions de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. Avec 92 % des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72 % des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil essentiel pour cette population. Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’État (registre national des entreprises -RNE-), et répertoire SIRENE). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023 et en 2024, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, le guichet est en cours d’évolution et d’amélioration.  Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, la procédure de continuité s’est arrêtée le 31 décembre 2024. Elle n’était d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50 % des formalités. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été utile, elle a occasionné deux types de difficultés structurelles ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté est celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90 % des recours à Infogreffe se faisaient directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté est celle de la circulation des données au sein de l’État et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée soit transcrite directement dans les deux registres tenus par l’État (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF).  Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023 et en 2024, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel, pour prendre en compte les recommandations, et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. Son articulation avec l’offre de conseil gratuit des chambres consulaires et de l’URSSAF a été revue. En outre, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées et continueront d’être apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’État est de revoir les interfaces d’ici la fin du premier semestre 2025. Enfin, concernant le rejet de formulaires de synthèse issus de la plateforme par certains greffes, des travaux présidés par la mission interministérielle de simplification des formalités d’entreprises sont en cours pour diminuer les taux de rejet, lesquels varient selon les valideurs. Une amélioration de la synthèse a déjà été effectuée et un accord a été obtenu par le collège stratégique du guichet unique pour que tous les acteurs s’accordent sur les informations qui doivent être examinées, mais le guichet unique n’apparaît pas en soi comme un facteur de rejet de la formalité. Le Gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la direction interministérielle du Numérique (DINUM), dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4232</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Situation délicate dans laquelle se trouvent les professionnels de la coiffure</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1630. — 5 novembre 2024. — M. Pascal Jenft* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation délicate dans laquelle se trouvent les professionnels de la coiffure. L’activité de coiffeur est une activité professionnelle réglementée par les articles L. 121-1 et R. 121-1 du code de l’artisanat. La législation impose aux coiffeurs et aux gérants d’un salon de coiffure d’être détenteur d’un diplôme (CAP, BEP ou autre diplôme homologué). Si un premier contrôle est effectué lors de l’immatriculation de la société par le Registre national des entreprises (RNE), le contrôle des salons de coiffure par la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREEST) permet de s’assurer que les établissements de coiffure sont bien tenus par des personnes qualifiées. Cependant, il est observé une augmentation des salons de type barbier, depuis l’année 2019. Or ces derniers ne se limitent pas aux prestations d’entretien de barbes, certains se permettent de proposer des services de coiffure au rabais sans les diplômes requis par le code de l’artisanat. Outre cette illégalité, ils opposent une concurrence déloyale aux salons de coiffure. Alertée par cette situation, la préfecture d’Eure-et-Loir a réalisé une série de contrôle de l’activité des salons de type barbier sur son territoire. Le constat fut sans appel : des salons sont contraints de fermer pour exercice illégal de l’activité de coiffure et pour emplois de personne en situation irrégulière. C’est pourquoi il lui demande si elle va faire en sorte que les contrôles des salons de coiffure par la DREEST soient systématiquement effectués pour tous les salons de type barbier présents sur le territoire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4639</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4232</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Protection de la profession de coiffeur contre la concurrence déloyale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4639. — 4 mars 2025. — M. Éric Michoux* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des coiffeurs. En effet, les professionnels de la coiffure se retrouvent souvent en situation de concurrence déloyale face à la profession des barbiers, qui pour certains abusent de la dérogation qui leur permet d’ouvrir un salon après avoir travaillé trois ans dans un salon de coiffure. Ainsi, force est de constater la multiplication des barber shops ou salons barbier qui en réalité proposent un service de coiffure déguisé et au rabais. Les professionnels du secteur dont le métier est très réglementée ne cessent d’alerter face à cette tendance qui est également dangereuse pour les consommateurs. Si la profession de coiffeur est particulièrement réglementée, ce n’est pas le cas pour celle des barbiers. Par ailleurs, on observe également des phénomènes d’escroquerie au diplôme ou de prête-nom avec des personnes qui ont travaillé trois ans dans des salons de coiffure, qui ouvrent des enseignes de type barbiers mais qui n’exercent pas directement. Enfin, malgré des contrôles qui existent, trop peu d’établissements sont fermés malgré un non-respect des normes flagrant. Face à cette situation, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour lutter contre les fraudes et l’exercice déguisé de la profession de coiffeur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4232</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation de qualification professionnelle pour l’exercice de l’activité de coiffure résulte du 9° de l’article L. 121-1 du code de l’artisanat et des articles R. 121-1 et suivants pour ce qui relève des dispositions réglementaires. Les contrôles relatifs à ces obligations sont prévus aux articles L. 151-1 à 5 de ce même code. Les salons de barbiers, dits barber shops, répondent à la même réglementation. Les agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF), enquêteurs au sein des directions départementales de la protection des populations (DDPP), diligentent régulièrement des contrôles de salons de coiffure et barbiers afin de vérifier en particulier le bon affichage des prix et la qualification professionnelle. L’emploi de personnes en situation irrégulière ne relève pas de leur compétence mais de celle des agents dont la liste figure à l’article L. 8271-1-2 du code du travail, notamment les agents de contrôle de l’inspection du travail et les officiers et agents de police judiciaire. Les contrôles diligentés par la DGCCRF dans les domaines qui lui reviennent peuvent donc également être réalisés de façon conjointe et organisée avec ces autres administrations, dans le cadre de comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF). Aux différents échelons, locaux et nationaux, la DGCCRF - en lien avec la direction générale des entreprises (DGE) qui réglemente la qualification professionnelle des professions artisanales telles que la coiffure – se mobilise pour réguler ce secteur. Des échanges ont lieu à ce sujet avec les organisations professionnelles, en particulier l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC). Une vigilance dans le secteur de la coiffure et des barbiers continuera d’être apportée en 2025. De nombreux contrôles seront diligentés sur l’ensemble du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3234</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4233</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Blin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Défaillances d’entreprises en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3234. — 21 janvier 2025. — Mme Anne-Laure Blin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la hausse inquiétante des défaillances d’entreprises françaises au cours de 2024. D’après l’étude annuelle publiée par BPCE L’Observatoire sur les défaillances d’entreprises, celles-ci ont atteint leur point le plus haut depuis 15 ans. Sur le seul 4e trimestre 2024, 17 966 entreprises ont fait faillite, soit une hausse de plus de 20 % par rapport à 2019. Sur l’ensemble de l’année 2024, ce chiffre monte à 66 422 défaillances d’entreprises, soit une augmentation alarmante de 28 % par rapport à 2019. Ces chiffres sont la résultante à rebours de la crise covid, puisque 37 % des défaillances évitées pendant la crise (en 2020, 2021 et 2022) se sont manifestées, ce taux atteignant 100 % pour les seules PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI). Cela signifie que pour les PME et ETI, toutes les défaillances évitées pendant la crise sanitaire se sont désormais matérialisées. Ces défaillances représentent alors près de 260 000 emplois menacés en 2024, soit près d’1 salarié sur 82 dans le pays. Les commerçants et artisans y sont surreprésentés, notamment dans les secteurs du bâtiment et des commerces de proximité. Pourtant, ces entreprises sont le socle du tissu économique français, mais se retrouvent aujourd’hui menacées par l’augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie ou encore des taux d’intérêt. Et ce, sans compter le poids écrasant de la fiscalité et des normes qui joue une part importante dans leur baisse de compétitivité. De nombreux présidents de chambres des métiers et de l’artisanat alertent sur le risque de voir apparaître des « déserts artisanaux ». Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour accompagner ces entreprises vitales à notre économie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4233</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif à la situation des entreprises françaises, et en particulier des commerçants et artisans, qui jouent un rôle essentiel dans le dynamisme économique et social des territoires. Une étude de la direction générale des entreprises (DGE) (« Comment expliquer l’augmentation des faillites d’entreprises ? », 2025) montre que la hausse des défaillances en cours depuis 2024 s’inscrit dans un contexte de sortie de crise pandémique et peut s’expliquer en partie par une logique de rattrapage : certaines entreprises peu performantes qui auraient fait défaillance ont pu bénéficier des aides d’urgence lors de la pandémie, repoussant l’échéance de leur faillite après le retrait de ces mesures. Par ailleurs, cette étude souligne combien la création d’emplois et d’entreprises a permis une bonne réallocation des facteurs vers les entreprises pérennes : au troisième trimestre 2024, l’emploi salarié est en hausse de 5,3 % par rapport à son niveau de 2019. Ces défaillances ont des conséquences sur l’emploi qui restent donc limitées. Le Gouvernement demeure aujourd’hui pleinement mobilisé pour accompagner les entreprises confrontées à des défis tels que la hausse des coûts de l’énergie, des matières premières et des taux d’intérêt, avec une attention particulière pour les artisans et commerçants. Par exemple, les petites entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics qui comptent jusqu’à 15 salariés bénéficient d’une mesure d’accompagnement – ladite mesure est un soutien financier à l’utilisation de gazole non routier. Par ailleurs, un projet de loi de simplification de la vie économique est actuellement débattu au Parlement avec des propositions de mesures concrètes.  Ces mesures portent, entre autres, sur une simplification des démarches administratives afin de renforcer la compétitivité des TPE et PME. D’autres mesures visent à protéger la trésorerie des commerçants. C’est notamment le cas de la consécration du droit à la mensualisation du loyer pour les locaux commerciaux, ou encore du plafonnement du dépôt de garantie à trois mois de loyer. Concernant le droit des entreprises en difficulté, un groupe de Travail a été lancé sous l’égide du Ministre de la Justice et de la Ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire afin de simplifier le parcours des entreprises en défaillance. En matière de trésorerie des TPE et PME, le Gouvernement est également attentif aux retards de paiement inter-entreprises, mais également au retard de paiement des acteurs publics qui doivent être exemplaires.  Enfin, les chambres consulaires, tout particulièrement les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), jouent un rôle clé dans l’accompagnement des entreprises de proximité : c’est en lien avec ces institutions que le Gouvernement améliore en permanence les dispositifs de soutien aux entreprises en difficulté. Cela comprend la réalisation de diagnostics personnalisés, la mise en place de programmes de formation adaptés voire l’élaboration de plans de restructuration, le tout afin d’assurer la pérennité des activités artisanales et commerciales locales. Le Gouvernement veille donc à préserver le socle économique local et à empêcher l’apparition des « déserts artisanaux ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4378</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4234</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Définition légale de la notion de soins esthétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4378. — 25 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la définition légale de la notion de soins esthétiques. Les professionnelles de l’esthétique, titulaires d’un CAP ou BEP d’esthétique, attirent l’attention de Mme la députée, sur le manque de réglementation spécifique à la profession qui peut entraîner des ambiguïtés quant aux pratiques autorisées (micorneedling, épilation laser, etc.) et aux compétences requises. C’est pourquoi face à ces revendications de la profession, elle souhaite connaître les mesures qu’il prévoit d’adopter pour établir une définition claire et précise des soins esthétiques afin de mieux encadrer l’exercice de leur activité et garantir la qualité et la sécurité des services proposés aux clients. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5887</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4234</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Définition juridique des soins esthétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5887. — 15 avril 2025. — Mme Laure Miller* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’absence d’une définition juridique précise des soins esthétiques et les conséquences pour les professionnels du secteur. Actuellement, l’article 16 de la loi du 5 juillet 1996 modifiée relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat dispose que les soins esthétiques « ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci ». Or les soins esthétiques, en eux-mêmes, ne bénéficient d’aucune définition légale, mise à part une réponse d’une FAQ du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. L’absence de cadre clair sur ce que recouvrent exactement ces soins crée une insécurité juridique pour les professionnels de ce secteur. Certaines pratiques, bien que maîtrisées par ces professionnels qualifiés, sont interdites au motif qu’elles pourraient être assimilées à des actes médicaux. Ce vide réglementaire les empêche d’exercer pleinement leur métier et les contraint à se tourner vers des alternatives technologiques coûteuses, pesant lourdement sur les structures artisanales et indépendantes. L’interdiction du microneedling, un soin du visage utilisant des micro-aiguilles, réservé aux professionnels de santé au titre de l’effraction cutanée que cette pratique sous-entend, a constitué une contrainte dans les habitudes des professionnels de l’esthétique. Une telle interdiction ne s’applique, d’ailleurs, pas aux tatoueurs et perceurs, bénéficiant d’une dérogation leur permettant des actes impliquant une effraction cutanée sans appartenir au corps médical. Cette incohérence réglementaire soulève des questions d’équité de traitement. L’absence de définition légale des soins esthétiques nuit à la profession et freine son développement. Il en résulte une incertitude pour les professionnels ainsi qu’une confusion pour les consommateurs quant aux pratiques autorisées, au regard des vingt-deux questions de la FAQ « Encadrement des soins esthétiques et de la coiffure ». Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’inclure une définition juridique et réglementaire claire des soins esthétiques afin de mieux encadrer ces pratiques et d’établir une distinction précise entre les actes relevant du bien-être et ceux nécessitant une compétence médicale. Elle souhaiterait également savoir si une harmonisation des règles liées à l’effraction cutanée pourrait être envisagée, afin d’assurer une cohérence réglementaire et une égalité de traitement entre les métiers concernés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5889</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4234</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Mise en place d’un cadre légal pour le marché de l’esthétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5889. — 15 avril 2025. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessaire refonte de la régulation du marché de l’esthétique. Ce secteur a considérablement évolué et la réglementation en application n’est donc plus adaptée aux techniques actuelles des soins esthétiques. L’article L. 121-1 du code de l’artisanat dispose que les soins esthétiques « ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci », mais aucune disposition légale ou réglementaire ne définit ce qu’est un « soin esthétique ». En l’absence de définition légale, les professionnels de l’esthétique, titulaires d’un CAP ou d’un BP d’esthétique, sont victimes d’une forte imprévisibilité juridique qui mine leur profession car exposés à des revirements de doctrine administrative. En effet, si autrefois la frontière entre médecine esthétique et soins esthétiques était claire, l’apparition de nouvelles technologies sur le marché esthétique tend à la brouiller. Ainsi, la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté propose que soit adoptée une définition légale des soins esthétiques incluant une destruction de tégument et l’effraction cutanée limitée à l’épiderme. C’est ce critère qui a été retenu dans le Manuel du groupe de travail sur les produits cosmétiques sur le champ d’application du règlement cosmétique (CE) n° 1223/2009, dont l’objectif était de donner des modalités de distinction concrète entre les produits médicaux et esthétiques. D’autres techniques adoptées depuis des années par le secteur sont menacées du fait de l’absence d’encadrement et d’une définition juridique claire. 76 % des professionnels pratiquent aujourd’hui des soins dits « technologiques ». Certains appareils de soins esthétiques coûtent plusieurs dizaines de milliers d’euros, il s’agit d’investissements conséquents pour une profession majoritairement artisanale. Cette absence de clarté sur leur champ de compétence induit un flou tant juridique que financier. Pourtant, la prise en compte de ces pratiques permettrait de les encadrer lorsque cela est nécessaire et de faciliter leur inclusion dans les assurances professionnelles. Ce sujet fait l’objet d’interpellations répétées depuis 2021 aux différents gouvernements qui se sont succédés sans que la moindre piste d’évolution législative et réglementaire n’ait été proposée à la profession. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quel délai il compte se saisir de ces enjeux afin de donner un cadre stable à la profession qui prendrait en compte le développement rapide de nouvelles technologies et la sécurité des consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4235</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte la plus grande attention à la situation des professionnels de l’esthétique et à la nécessité de mieux définir les périmètres d’intervention et qualifications professionnelles dans ce secteur. La qualification professionnelle relative au secteur de l’esthétique est prévue à l’article L. 121-1 du code de l’artisanat qui précise en son point 5° que ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci « les soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et les modelages esthétiques de confort sans finalité médicale ». Les pratiques esthétiques sont caractérisées par une pluralité d’acteurs, de prestations et le recours à des appareils esthétiques innovants. Les pratiques réalisées par les esthéticiens se développent, à côté des simples prestations de bien-être ne nécessitant pas de qualification professionnelle et de la médecine esthétique. Le cadre législatif et réglementaire applicable (code de la santé publique, code de l’artisanat notamment) est ancien et ne permet pas d’établir une définition précise des soins esthétiques. Il ne prend pas non plus en compte l’émergence de nouvelles pratiques sur le marché de l’esthétique et leur impact sur les périmètres d’intervention relevant des soins esthétiques et de la médecine esthétique. En l’état du droit en vigueur, les pratiques impliquant une effraction cutanée nécessitent une intervention médicale, au regard du principe de l’inviolabilité du corps humain posé par le code civil. Ainsi, la pratique du microneedling, dès lors qu’elle implique une effraction cutanée, est interdite aux esthéticiens, comme rappelé sur le site internet de la direction générale de la concurence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) [1]. En effet, l’association de la perforation de la peau avec des cosmétiques ne peut pas être considérée comme anodine et il n’existe actuellement aucune expertise publique permettant de corroborer l’absence de risque du microneedling pour la santé. En revanche, l’épilation au laser et à la lumière pulsée a été récemment ouverte aux esthéticiens ainsi qu’aux infirmiers, au regard notamment d’un rapport de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) [2]. Cette libéralisation s’est traduite par un cadre réglementaire spécifique introduit dans le code de la santé publique par le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 relatif aux actes d’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique et l’arrêté du 19 février 2025 relatif aux caractéristiques de la formation obligatoire pour la réalisation des actes d’épilation à la lumière pulsée intense ou au laser à visée non thérapeutique. Une communication sur les sites internet du ministère de la santé et de la DGCCRF a veillé à rendre les règles de qualification professionnelle les plus transparentes possibles tant à l’égard des professionnels du secteur que des consommateurs. La redéfinition des soins esthétiques, intégrant l’apparition de nouvelles pratiques sur le marché et des évolutions technologiques, nécessite une démarche coordonnée des administrations avec une concertation des représentants des professionnels concernés, au regard des enjeux économiques pour les professionnels et de sécurité pour les usagers. Ce travail de fond sur le périmètre des pratiques et la qualification des professionnels de l’esthétique est un préalable indispensable avant d’envisager toute modification des textes en vigueur. Il s’agit d’un travail d’ampleur, qui ne saurait se résumer à une seule mesure mais doit porter une vision systémique des pratiques esthétiques actuelles et futures et des lignes de partage entre esthéticiens et médecins esthétiques. [1] https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/faq-encadrement-des-soins-esthetiques-et-de-la-coiffure [2] https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2019SA0124Ra.pdf]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5017</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4236</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Encadrement des restrictions de vente en ligne et préservation de la concurrence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5017. — 18 mars 2025. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques de certains fabricants qui interdisent à leurs distributeurs agréés de vendre leurs produits sur certaines places de marché et plateformes en ligne. Ces restrictions ont des conséquences préoccupantes pour la concurrence, le pouvoir d’achat des consommateurs et la souveraineté économique européenne. En limitant l’accès des distributeurs à des canaux de vente en ligne plébiscités par les consommateurs, ces pratiques restreignent la concurrence, réduisent l’offre disponible et nuisent directement au pouvoir d’achat des Français. Par ailleurs, elles freinent l’émergence de plateformes européennes capables de rivaliser avec les géants du numérique américains et chinois, ce qui va à l’encontre des objectifs de souveraineté numérique portés par la France et l’Union européenne. Dans ce contexte, il lui demande quelles actions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un cadre concurrentiel équitable dans le commerce en ligne, protéger les consommateurs, soutenir le développement de plateformes européennes et renforcer la souveraineté numérique. Il l’interroge également sur les mesures envisagées pour encourager les autorités compétentes à examiner ces pratiques et, si nécessaire, adapter le cadre réglementaire afin de prévenir leurs effets anticoncurrentiels. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4236</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les restrictions relatives à l’utilisation des places de marché en ligne sont souvent convenues dans le cadre de systèmes de distribution sélective. Elles ont donné lieu à de multiples décisions judiciaires ces dernières années et sont encadrées par les droits européen (articles 101 et 102 du TFUE et règlement UE 2022/720) et national (articles L. 420-1 et L. 420-2 du Code de commerce) des pratiques anticoncurrentielles. Le fournisseur est en principe libre d’organiser le mode de distribution de ses produits aux fins de protéger l’image et le positionnement de sa marque, décourager la vente de produits contrefaits, assurer des services de prévente et des services après-vente appropriés ou veiller au maintien d’une relation directe de l’acheteur avec les clients. Cependant, la mise en place d’un système de distribution sélective ne doit pas porter atteinte à la concurrence. La jurisprudence Métro de la Cour de justice de l’Union européenne a établi un triple-test pour apprécier si le système de distribution sélective est susceptible de constituer une entente verticale prohibée (CJCE, 25 octobre 1977, Metro SB – Großmärkte GmbH &amp; Co. c/ Commission, aff. C-26/76) : la mise en place du réseau de distribution sélective doit être justifiée par les caractéristiques des produits concernés, la tête de réseau doit choisir ses distributeurs sur la base de critères qualitatifs objectifs, fixés de manière uniforme et appliqués de façon non discriminatoire et les restrictions imposées doivent être proportionnées au regard de l’objectif poursuivi. Avec le développement de la vente par internet sont apparues des restrictions sur les ventes en ligne au sein des réseaux de distribution sélective. Dans l’affaire Pierre Fabre, la Cour de justice de l’Union (CJUE, 13 octobre 2011, aff. C-439/09), puis la Cour d’appel de Paris (CA Paris, 31 Janvier 2013, n° 2008/23812), ont affirmé que l’interdiction absolue de commercialiser des produits en ligne constitue une restriction de concurrence par objet, qui n’est pas susceptible d’être exemptée sur le fondement du règlement d’exemption par catégorie, mais qui peut bénéficier d’une exemption individuelle. Dans l’affaire Coty, la Cour de justice a eu à trancher la question de savoir si une clause qui interdit aux distributeurs agréés de vendre par internet sur des plateformes tierces était contraire à l’article 101, paragraphe 1, du TFUE (CJUE, 6 décembre 2017, aff. C 230/16). La Cour a admis qu’une clause visant à préserver l’image de luxe d’un produit pouvait satisfaire les deux premières conditions de l’arrêt Métro. S’agissant de la proportionnalité de la restriction, la Cour a énoncé que la clause doit être appropriée à l’objectif poursuivi et ne pas aller au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. La Cour a admis qu’une telle clause, destinée à protéger l’image de luxe d’un produit, satisfaisait la condition de proportionnalité dès lors qu’elle n’empêchait pas toute vente par internet et qu’il s’agissait uniquement d’interdire la vente via une plateforme tierce opérant de façon visible à l’égard des consommateurs. Les accords verticaux sont également susceptibles de bénéficier d’une exemption par catégorie si les parties à l’accord ne détiennent pas respectivement plus de 30% des parts de marché et si l’accord ne contient pas de restriction caractérisée (article 2 du règlement UE 2022/720). En outre, les lignes directrices comportent des précisions sur les restrictions relatives à l’utilisation des places de marché en lignes (Commission européenne. Lignes directrices sur les restrictions verticales, 30 juin 2022, paragraphes 332 et suivants). A cet égard, la Commission énonce que les accords verticaux qui restreignent l’utilisation des places de marché en ligne peuvent bénéficier de l’exemption par catégorie, à condition que l’accord n’ait pas directement ou indirectement, pour objet d’empêcher l’utilisation effective de l’internet par l’acheteur pour vendre les biens ou services contractuels sur des territoires spécifiques ou à une clientèle spécifique, au sens de l’article 4, point e) du règlement et que les parts de marché tant du fournisseur que de l’acheteur n’excèdent pas 30 %. Dans les cas de figure où ces seuils de parts de marché sont dépassés, la Commission précise que l’appréciation des effets anticoncurrentiels des restrictions de l’utilisation des places de marché en ligne requiert d’évaluer le niveau de concurrence intramarque et intermarque, le type et la portée des restrictions, l’importance de la place de marché soumise à restrictions ainsi que l’existence d’autres restrictions de concurrence imposée par la tête de réseau et leur effet cumulatif. Enfin, la Commission estime que sont insusceptibles de bénéficier d’une exemption individuelle les cas où : le fournisseur utilise lui-même la place de marché en ligne que l’acheteur ne peut utiliser, il impose la restriction à certains distributeurs, mais pas à d’autres, l’opérateur de la place de marché en ligne est lui-même un membre agréé du système de distribution sélective. En conclusion, les pouvoirs publics sont attachés au respect de l’exercice du libre exercice du jeu de la concurrence notamment s’agissant de la possibilité pour les distributeurs d’utiliser internet pour commercialiser leurs produits ou services. A cet égard, l’Autorité de la concurrence (AdlC) a eu l’occasion de sanctionner des ententes verticales visant à interdire la vente en ligne (Décisions n° 23-D-12, 23-D-13 et 24-D-02) ou des pratiques commerciales discriminatoires entravant la vente en ligne commises par une entreprise en position dominante (Décision n° 22-D-16 ; Confirmé par CA Paris, 12 déc. 2024, 22/19114). En outre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a été à l’origine de plusieurs affaires sanctionnées par l’Adlc (par exemple : Décision n° 24-D-02) et a par ailleurs prononcé des amendes transactionnelles à des entreprises qui avaient interdit les ventes en ligne (voir, par exemple : DGCCRF, Communication relative aux pratiques anticoncurrentielles relevées dans le secteur de l’édition et de la distribution de tissus d’ameublement : www.economie.gouv.fr). Le cadre juridique actuel, rappelé ci-avant, paraît suffisant pour apprécier et, le cas échéant, sanctionner les restrictions relatives à l’utilisation des places de marché en ligne lorsque les fournisseurs ont un certain pouvoir de marché et que les pratiques en cause ont des effets anticoncurrentiels ou bien empêchent l’utilisation effective de l’internet par les distributeurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5507</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4237</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Réforme des titres-restaurant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5507. — 1 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les suites du vote de la loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025 prolongeant la dérogation sur l’utilisation des tickets restaurant par les salariés pour acheter des produits alimentaires non directement consommables. En effet, lors des débats parlementaires, il a été acté que serait présentée dès cet été une grande réforme du régime des titres-restaurant. Cette réforme devrait notamment permettre de généraliser la dématérialisation des titres, mais aussi de renforcer la concurrence sur le marché des sociétés émettrices et de renforcer les moyens de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) afin de multiplier les contrôles de la bonne utilisation des titres. Toutefois, le secteur de la restauration, qui était initialement le seul bénéficiaire de ce régime, se montre particulièrement préoccupé par cette mesure qui, depuis sa mise en place, a entraîné une baisse de 15 % de son chiffre d’affaires en moyenne alors que les charges et les contraintes ne cessent d’augmenter. Cette combinaison de charges plus élevées et de clients qui utilisent désormais leurs titres-restaurant en grande surface pour l’achat de produits bruts met en danger nombre d’établissements et les emplois qui en dépendent. Cette situation inquiétante se reflète dans l’augmentation de 20 % des défaillances d’entreprises de ce secteur au 3ème trimestre 2024. C’est pourquoi les professionnels du secteur demandent à trouver un équilibre qui préserve à la fois le pouvoir d’achat des consommateurs et leurs établissements en instaurant d’une part, un double plafond journalier de dépenses (15 euros en grande surface et 25 euros dans la restauration) et d’autre part, le droit d’utiliser les titres-restaurant le dimanche et les jours fériés pour manger au restaurant afin de s’adapter aux nouveaux modes de consommation des utilisateurs et soutenir l’activité des restaurateurs. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour répondre aux attentes légitimes de ce secteur économique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4237</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le titre-restaurant est un avantage social bénéficiant à plus de 5,4 millions de salariés. Son usage a évolué, ces dernières années, en lien avec les modes de consommation. De nombreux Français peuvent ainsi, grâce à la souplesse permise par la loi du 21 janvier 2025, acheter des produits alimentaires non-directement consommables pour cuisiner des plats chez eux, qu’ils emportent ensuite sur leur lieu de travail.  Le Gouvernement entend les préoccupations soulevées par le secteur de la restauration. C’est pourquoi, la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire a engagé le 6 février 2025 une large phase de consultation pour trouver les meilleures modalités d’évolution du titre-restaurant, et ce, conformément à l’engagement pris devant le Parlement lors des débats sur la loi mentionnée supra. Il s’agit notamment de simplifier les démarches administratives pour les restaurants et autres commerçants, avec une ambition de dématérialisation des titres-restaurant et de simplification de leurs demandes d’adhésion au dispositif. Il s’agira également de renforcer la régulation du secteur qui gère 10 milliards d’euros par an de titres et d’examiner la faisabilité des différentes propositions d’évolution des usages et de périmètre d’utilisation des titres-restaurant. Diverses réflexions sont également en cours, relatives au niveau des commissions acquitées par les accepteurs de titres-restaurants. Lors de ces consultations, plusieurs options ont été mises en avant, dont celle d’un double plafond de dépenses. Celle-ci fait l’objet d’analyses juridiques approfondies, compte tenu des préoccupations (en termes d’égalité devant la loi, notamment) qu’elle est susceptible de soulever. Le Gouvernement ambitionne de présenter d’ici à l’été 2025 les grands axes d’une réforme pour une modernisation de ce dispositif. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5907</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4238</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Économie sociale et solidaire, un outil de développement : combien pour 2025 ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5907. — 15 avril 2025. — Mme Béatrice Bellay interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, au sujet des crédits du programme 305 « Stratégies économiques » dédiés à l’action 04 « Économie sociale et solidaire et responsable » (ESS) au sein de la mission « Économie » de la loi de finances 2025. En effet, les acteurs du soutien de proximité à l’ESS n’ont aucune visibilité sur la part qui sera réellement dédiée à leur mode de développement économique et si le montant (19,2 millions d’euros en 2024) est bien en augmentation de 30 % en 2025 comme cela avait été annoncé par Mme  Marie-Agnès Poussier-Winsback en novembre 2024. Cette enveloppe, déjà considérée unanimement comme largement sous-dimensionnée eu égard aux plus de 200 000 entreprises de l’ESS ainsi que l’avait pointé le rapport du député Paul Midy sur ces crédits dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2025, demeure aujourd’hui inconnue. Le sujet prend un relief particulier à l’aune de la conjoncture d’autant plus que ces crédits financent des acteurs de proximité dédiés au soutien à l’ESS (chambres régionales de l’ESS, dispositif local d’accompagnement). Les réductions budgétaires des collectivités territoriales affectent particulièrement l’ESS et elle fait face à une situation économique difficile, plongeant les structures dans des difficultés et incertitudes importantes. L’union des employeurs de l’ESS (UDES) avait alerté sur un risque de disparition de 186 000 emplois en raison des dispositions du projet de loi de finances 2025 affectant particulièrement l’ESS (budgets du sport, de l’insertion, taxe sur les mutuelles, etc.) et sur le risque de choc social dès le second semestre de 2025 et le premier semestre 2026. Lors de la conférence régionale de l’ESS en Martinique du 27 mars 2025, les acteurs ont alerté sur cette incertitude manifeste et les conséquences de ce manque de confiance sur les investissements et activités économiques du territoire, tout en manifestant un volontarisme fort de développement. À la lumière de ce contexte et alors que la loi de finances a été promulguée le 14 février 2025, elle souhaite connaître la répartition des montants du programme 305 décidée par le Gouvernement et la sous-répartition au sein de l’action 4 dédiée à l’économie sociale et solidaire et responsable, afin que les acteurs de l’ESS puissent prévoir la réalité du soutien dont ils bénéficieront.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4238</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le PLF 2025 prévoyait initialement une baisse des crédits de l’action 04 « Economie sociale et solidaire » (ESS) du programme 305 à 15,6 M€ en autorisations d’engagement (AE) et 16,8 M€ en crédits de paiement (CP). Finalement pour 2025, les crédits alloués à l’ESS sont stables, portés à 17,6 M€ en AE et 20,5 M€ en CP, après rabots, reports et mise en réserve. Les crédits de l’ESS 04 se décline en trois sous-actions : Développement de l’économie sociale et solidaire (ESS) et soutien à l’investissement à impact social (IIS) : 3,6 M€ en AE et 6,4 M€ en CP. Cette sous-action finance les têtes de réseaux de l’ESS, les organismes fédérateurs et think-tanks de l’ESS, les associations spécialisées de l’investissement à impact social, les chambres régionales de l’ESS (CRESS) et les contrats à impact social. Elle finance aussi le développement européen et international de l’ESS, et porte une partie des dépenses de fonctionnement liées à cette politique publique. Dispositif local d’accompagnement (DLA) : 12,6 M€ en AE et CP. Ce dispositif, cofinancé par l’État, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et le Fonds social européen (FSE), vise à accompagner la consolidation et le développement des structures employeuses de l’ESS. Les crédits sont délégués aux directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) : 1,48 M€ en AE et CP. Les crédits de l’ESS financent l’identification continue de nouveaux lauréats PTCE au travers d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) permanent et la constitution d’un bouquet de services permettant d’organiser un transfert de compétences entre PTCE – offre de services dont peuvent notamment bénéficier les PTCE lauréats de l’AMI. Alors que les dépenses de l’Etat sont sous très forte contrainte, les crédits alloués au BOP ESS du programme 305 sont globalement maintenus. Par ailleurs, les soutiens publics à l’ESS dépassent le seul périmètre du programme 305. En 2022, l’État a ainsi alloué plus de 10 Mds€ à l’ESS sous forme de subventions et de dépenses liées à des prestations de services. Les structures de l’ESS ont bénéficié de 118 489 versements répartis entre 36 missions du budget de l’État totalisant 105 programmes budgétaires. Si l’essentiel des crédits publics versés aux associations et aux fondations sont constitués de subventions, ceux versés aux coopératives relèvent presque autant de subventions que de prestations de services, ce qui témoigne de leur rôle spécifique en tant qu’offreurs sur les marchés de biens et de services. Quant aux mutuelles, 80% des crédits perçus prennent la forme de subventions dont les bénéficiaires finaux sont des ménages. En outre, l’État fournit un soutien indirect à l’ESS, notamment par le biais de dépenses fiscales et des dispositifs de contrats aidés, dont les coûts se sont élevés en 2022 à respectivement 4,544 Mds€ et 1,148 Mds€. D’autres personnes publiques apportent également un concours financier important en soutien à l’ESS, au premier rang desquelles les collectivités locales, mais également les opérateurs de l’État, les agences (Agence de la transition écologique par exemple), les organismes de la Sécurité Sociale et les banques publiques (Banque publique d’investissement et Caisse des dépôts et consignations notamment). La volonté de l’Etat de soutenir le développement de l’ESS doit s’accompagner de travaux visant à augmenter l’impact de chaque euro supplémentaire pour les acteurs des structures ESS sur le terrain. Il convient pour cela de redéfinir nos priorités de financements de l’ESS, notamment pour développer l’ancrage territorial et construire des passerelles avec l’économie conventionnelle. Par ailleurs, les missions en cours (Conseil Général de l’Economie, Cour des comptes) devraient permettre d’envisager de manière plus informée des évolutions du rôle et du positionnement de l’Etat dans le financement de l’ESS. Toutefois, si tous les acteurs économiques doivent participer à l’effort collectif de réduction des dépenses publiques, le Gouvernement continuera de rester attentif aux besoins spécifiques du secteur de l’ESS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2869</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4239</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Faciliter l’accès à l’identité numérique pour les Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2869. — 17 décembre 2024. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger sur les obstacles persistants rencontrés par les Français établis hors de France pour accéder aux services administratifs numériques. La dématérialisation des services administratifs, bien qu’elle vise à simplifier les démarches et à améliorer leur accessibilité, pose des défis majeurs pour les citoyens français résidant à l’étranger. Mme la députée est fréquemment sollicitée par des Français établis en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui signalent des difficultés persistantes pour se connecter à FranceConnect. Les conditions nécessaires pour accéder à ce portail excluent de facto une partie significative des Français vivant hors de France, notamment car ils disposent d’un numéro de téléphone non compatible avec les modalités de connexion proposées. En effet, le compte Yris, censé permettre aux Français établis à l’étranger une connexion gratuite à FranceConnect depuis n’importe quel pays (contrairement à La Poste qui ne fonctionne que pour une trentaine de pays), rencontre de nombreuses difficultés. Plusieurs Français résidant en Amérique latine et dans les Caraïbes, notamment en République Dominicaine et au Pérou, ont signalé des dysfonctionnements continus avec Yris. Mme la députée souhaite savoir quelles peuvent-être les mesures mises en place par le Gouvernement pour remédier aux dysfonctionnements empêchant l’accès à l’identité numérique et dans quel délai celle-ci sera véritablement accessible à tous les Français, peu importe leur pays de résidence. En outre, Mme la députée est convaincue qu’il est essentiel de renforcer l’accompagnement des Français établis à l’étranger face à la digitalisation des services publics. En France, des formations informatiques sont régulièrement organisées par les mairies ou des centres sociaux pour accompagner les citoyens dans leurs démarches numériques. Or ces initiatives font défaut à l’étranger, où l’isolement numérique aggrave les inégalités d’accès aux services publics souvent très éloignés géographiquement. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de déployer des initiatives, telles que l’organisation de sessions de formation dans les consulats ou la mise en place de lignes d’assistance téléphonique dédiées pour répondre aux difficultés rencontrées par les Français établis à l’étranger. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4239</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) est très attaché à permettre l’accès le plus large possible des Français établis à l’étranger à une identité numérique, afin de faciliter leurs démarches en ligne. La possibilité pour tout citoyen de l’Union européenne de s’identifier et de s’authentifier en ligne auprès de tous les services publics de l’UE, par la reconnaissance mutuelle de moyens d’identification électronique créés par chaque Etat membre, a été consacrée en droit européen par l’adoption en 2014 du règlement e-Idas (Règlement UE n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil). La notion de moyen d’identification électronique est actuellement traduite en droit français à l’article L.102 du code des postes et télécommunications électroniques. Cette disposition définit l’identification électronique, pose pour principe qu’un moyen d’identification électronique (MIE) peut apporter la preuve de l’identité aux fins de se connecter à un service en ligne, et énonce les principes gouvernant la certification de ces MIE, certification qu’elle confie à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI). A ce jour, les usagers peuvent se connecter à la solution FranceConnect en utilisant un compte personnel parmi l’une des sept options suivantes : un compte impots.gouv.fr proposé par l’administration fiscale ; un compte Ameli.fr proposé par l’assurance maladie ; un compte proposé par la MSA (mutualité sociale agricole) ; ou encore une identité numérique proposée par l’un des quatre fournisseurs suivants : La Poste ; YRIS ; France Identité et, récemment, Trust Me. Certains usagers peuvent rencontrer des difficultés pour accéder depuis l’étranger à France Connect via des fournisseurs privés d’identité numérique, tels que La Poste ou Yris, pour plusieurs raisons de couverture géographique, liée à l’indicatif téléphonique, limitée à un certain nombre de pays ; mauvaise réception des SMS ; personnes nées à l’étranger qui ne figurent pas au répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP). Or, un grand nombre d’usagers résidant à l’étranger ne disposent pas de compte Ameli auprès de l’assurance maladie ou de compte impots.gouv.fr auprès de l’administration fiscale. Le MEAE travaille, en lien avec le ministère de l’intérieur, au déploiement de France Identité, solution régalienne d’identité numérique de niveau élevé, adossée à la carte nationale d’identité électronique (CNIe), au profit des Français établis à l’étranger, comme peuvent en bénéficier les Français établis en France. Cette solution est fondée sur le décret n° 2022-676 du 26 avril 2022 autorisant la création d’un moyen d’identification électronique dénommé « Service de garantie de l’identité numérique » (SGIN). Il est prévu que la certification de l’identité numérique de niveau élevé soit possible de façon progressive dans les consulats au premier semestre 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3440</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4240</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Taxes douanières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3440. — 28 janvier 2025. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur l’opportunité qui se présente de rappeler l’importance de la coopération internationale en matière climatique et de protéger les industries françaises des pratiques commerciales agressives. Il semblerait que certains dirigeants, adeptes des coups d’éclat, aient récemment décidé d’augmenter les taxes douanières sur les produits européens, invoquant des motifs pour le moins discutables. Parallèlement, ces mêmes nations ont choisi de se retirer de l’accord de Paris sur le climat, tournant ainsi le dos aux engagements environnementaux mondiaux. Face à ces décisions unilatérales, ne serait-il pas opportun d’envisager une réponse proportionnée et dans l’intérêt des Européens ? Par exemple, augmenter de 25 % les taxes douanières sur les produits en provenance des pays ayant quitté l’accord de Paris. Cette mesure aurait le double avantage de rappeler l’importance de la coopération internationale en matière climatique et de protéger les industries françaises des pratiques commerciales agressives. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4240</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne (UE) et le Gouvernement est pleinement engagé pour porter les différents enjeux auprès de la Commission européenne et des Etats membres. S’agissant, spécifiquement, de la lutte contre les pratiques commerciales agressives, la France a soutenu avec succès, depuis plusieurs années, la mise en œuvre prioritaire d’un agenda de politique commerciale assertive pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales de certains Etats tiers et nous protéger de toute forme de coercition économique. Nous soutenons, dans ce cadre, le renforcement et le recours ambitieux aux outils de défense commerciale, et plus généralement, à tous les outils à la disposition de l’UE, dans le respect des règles multilatérales, pour rétablir des conditions de concurrence équitable à l’échelle mondiale. S’agissant, par ailleurs, de la lutte contre le changement climatique, il faut souligner que le relèvement unilatéral et systématique par l’UE de ses droits de douane vis-à-vis de tout pays ne respectant l’Accord de Paris serait dépourvu de toute base légale. Nous veillons, en revanche, à la bonne application de l’Accord de Paris, par différents canaux. Tout d’abord, en soutenant, conformément à la nouvelle approche de l’UE en la matière, la reconnaissance de l’Accord de Paris comme « élément essentiel » dans les accords de commerce bilatéraux de l’UE. Cela permet de suspendre tout ou partie de ceux-ci en cas de violation exceptionnelle de l’accord de Paris. La France soutient par ailleurs la mise en place dans les accords de commerce de mécanismes efficaces de règlement des différends pour le chapitre développement durable, à l’instar de ce que l’UE a obtenu dans l’accord avec la Nouvelle-Zélande. Tous les engagements en matière de développement durable exigés dans ce type de chapitre acquièrent ainsi une portée beaucoup plus forte. Au-delà de ces actions par le biais des accords de commerce bilatéraux, la France s’engage pour défendre un agenda ambitieux de développement durable applicable à l’ensemble des pays entretenant des relations commerciales avec l’UE. C’est le soutien au développement de « mesures miroir », pour garantir, lorsque cela est pertinent et conforme au droit de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’application des normes de production européennes aux produits importés dans l’UE, dans l’objectif de protéger la santé et l’environnement. Dans ce contexte, plusieurs textes européens récemment adoptés vont progressivement être mis en œuvre. Enfin, la France regrette fortement l’officialisation par les États-Unis de leur retrait de l’accord de Paris, qui sera effective en janvier 2026 aux termes de l’accord. Il y a 10 ans, 195 États réunis à Paris ont pris la décision historique d’accélérer la lutte contre le dérèglement climatique. Alors que les conséquences humaines, économiques et sociales du changement climatique s’aggravent partout dans le monde, nous devons nous remettre collectivement sur la bonne trajectoire, celle qui permettrait d’atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de limiter l’augmentation de la température moyenne à +1,5°C. Ceci implique de revoir les contributions déterminées au niveau national (CDN) pour être à la hauteur de cette ambition. Avec l’UE, la France se tiendra aux côtés du Brésil pour faire de la COP30 à Belém un succès. Nous continuerons de défendre un système multilatéral fort et efficace pour relever les défis globaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1403</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4241</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Montée inquiétante de la fraude du tabac</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1403. — 29 octobre 2024. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la montée inquiétante de la fraude du tabac dans le pays. Ce fléau, qui se traduit par une hausse constante du marché parallèle, porte gravement atteinte aux buralistes, commerçants de proximité, tout en privant l’État de recettes fiscales significatives. Dans le département de M. le député, de nombreux buralistes témoignent des répercussions directes sur leurs activités, leurs chiffres d’affaires étant en chute libre en raison de la concurrence déloyale des produits de contrebande. Ces produits, de plus, posent de graves risques pour la santé des consommateurs. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures immédiates et concrètes le Gouvernement envisage pour freiner ce phénomène. Il lui semble essentiel de renforcer les contrôles douaniers, d’intensifier la coopération avec les voisins européens de la France pour mieux réguler les flux de tabac illicites et d’offrir un soutien accru aux buralistes qui subissent de plein fouet cette concurrence déloyale. Les buralistes, acteurs clés du tissu économique local, jouent un rôle essentiel dans les communes, particulièrement en milieu rural, où ils sont souvent le dernier lien commercial de proximité. Il est donc impératif d’agir rapidement pour protéger leur activité et, par extension, la vitalité économique des territoires. Il le remercie de bien vouloir lui indiquer les dispositifs envisagés pour lutter contre ce fléau et protéger à la fois les commerçants et les consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4241</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plan national de lutte contre les trafics illicites de tabacs 2023-2025 renforce encore la capacité d’action douanière contre toutes les formes de commerce illicite de tabacs. La douane intervient, en effet, comme administration cheffe de file dans la lutte contre ces trafics, qui est une des priorités de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Articulé autour de quatre engagements qui structurent l’action douanière contre ce fléau jusqu’à la fin de l’année 2025, ce plan porte sur des mesures importantes, qui correspondent à autant de nouveaux moyens déployés par la douane. D’abord, la douane a investi dans des capacités de détection permettant de lutter contre les trafics, dont ceux liés aux tabacs. En effet, différents équipements de détection non intrusive sont déployés et continueront à l’être d’ici la fin de l’année 2025. Il s’agit de caméras endoscopes (depuis septembre 2024), de scanners (depuis décembre 2024) et d’équipes maître de chien anti-tabac supplémentaires, d’ici fin 2025. Ensuite, des groupes de lutte anti trafics de tabacs (GLATT) ont été créés afin de répondre au besoin d’adapter l’organisation des services douaniers pour faire face à celle des trafiquants. Créés en 2023, dans des bassins de fraude prioritaires, ils permettent de faire travailler de façon plus efficace et coordonnée, l’ensemble des services douaniers concernés, en coopération avec des services partenaires. Ils exploitent, notamment, les fiches "Stop Trafic Tabac" émises par les buralistes pour signaler des ventes illicites de produits du tabac. Ces groupes ont été enrichis d’un réseau douanier cyber déconcentré pour lutter contre les trafics sur internet. De plus, les opérations coordonnées ou « coups de poing » constituent un levier important et nécessaire de lutte contre les trafics illicites de tabac. En plus d’inscrire la réponse étatique sur le plan médiatique, ces opérations envoient un signal fort aux trafiquants. Les opérations « COLBERT » constituent l’illustration du pilotage par la DGDDI du groupe opérationnel national antifraude (GONAF), aux côtés de la mission interministérielle de coordination antifraude (MICAF). Ces opérations ont également renforcé la présence de la douane au sein des comités opérationnels départementaux antifraudes (CODAF). Les cibles d’intérêt douanier, notamment les commerces vendant illégalement des produits du tabac, sont ainsi régulièrement inscrites dans les plans de contrôle des CODAF. L’opération nationale COLBERT II, qui a eu lieu du 20 au 27 mars 2024, a permis la saisie de 27 tonnes de tabacs sur cette période. Par ailleurs, le législateur a fait évoluer le régime juridique entourant la lutte contre les trafics de tabacs via la loi n° 2023-610 du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces. Le durcissement des sanctions encourues fait écho aux échanges réguliers avec la confédération des buralistes. La peine d’emprisonnement encourue pour la fabrication, la détention frauduleuse en vue de la vente, la vente hors du monopole, l’introduction ou l’importation frauduleuse de tabacs manufacturés passe ainsi de un à trois ans, et peut aller jusqu’à cinq à dix ans pour les mêmes infractions réalisées en bande organisée ; de même, la durée de fermeture administrative encourue par les commerces revendant du tabac de manière illicite passe de 3 à 6 mois maximum encourus. En outre, une sanction pour non-respect des mesures de fermeture administrative est instaurée, l’infracteur étant désormais passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. Cet affermissement de la réponse étatique vise à envoyer un signal fort aux infracteurs qui détournent des commerces de leur vocation d’origine pour s’adonner au commerce illégal de tabac. Depuis la publication du décret n° 2024-276 du 27 mars 2024, la DGDDI a mis en place un observatoire sur les achats transfrontaliers de tabacs afin de suivre au plus près les contentieux réalisés par ses services, mais également les ventes mensuelles de tabacs dans les départements concernés. En outre, ce décret offre la possibilité aux douaniers de retenir d’autres critères que celui portant que la quantité de tabacs transportés afin d’établir si un particulier rapporte du tabac d’un autre pays de l’Union européenne pour sa consommation personnelle et non pour un but commercial. Dans le cadre du plan national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025, la douane a également entamé des travaux, en coopération avec la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), visant au développement d’une capacité publique souveraine d’estimation et d’analyse du marché parallèle des produits du tabac. Celle-ci devra permettre de mieux comprendre, de façon indépendante, les ressorts criminologiques et socio-économiques du marché parallèle de tabacs. Cette meilleure maîtrise permettra une communication publique argumentée en la matière, et améliorera le niveau de connaissance douanière des marchandises de fraude. Les premiers résultats de ces recherches seront publiés dans le courant de l’année 2025. Enfin, dans le cadre du programme national de lutte contre le tabac pour 2023-2027, co-porté par les ministères chargés de la santé et des comptes publics, une des mesures phares de l’axe 4 « Transformer les métiers du tabac et lutter contre les trafics » est d’agir au niveau de l’Union européenne et des États membres pour mieux harmoniser la politique fiscale et réduire les écarts de prix. La position française reste inchangée sur cette nécessité d’harmonisation, et des échanges réguliers avec les homologues européens permettent de garder cet objectif au centre de l’actualité en matière de tabac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2093</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4242</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Casser la DGFiP est un non-sens politique et financier !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2093. — 19 novembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation de la direction générale des finances publiques (DGFiP). Au cours des 20 dernières années, la DGFiP a été vue comme un réservoir de postes à supprimer par les gouvernements successifs. Ce ne sont pas moins de 50 000 emplois qui ont été supprimés entre 2002 et 2024. Pourtant, les agents de la DGFiP remplissent des missions essentielles de service public au profit de l’intérêt général. Collecte de l’impôt, information des usagers contribuables, missions comptables et foncières, lutte contre l’évasion fiscale… En ces temps de difficultés budgétaires, il est totalement irresponsable et contreproductif de s’attaquer encore aux moyens et aux effectifs de la DGFiP. Les fonctionnaires des finances publiques font rentrer de l’argent dans les caisses de l’État, ils sont donc indispensables à toute action publique d’ampleur. Pourtant, la version initiale du projet de loi de finances pour 2025 (PLF 2025) prévoit encore 550 suppressions de poste. C’est un non-sens politique, économique et financier ! Cette nième offensive contre la DGFiP s’inscrit dans le cadre plus large d’attaques répétées contre l’ensemble de la fonction publique au cours des 7 dernières années. Les récentes mesures annoncées par le ministre de la fonction publique en sont la preuve : suppression de l’indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), allongement du délai de carence, baisse du traitement en cas d’arrêt maladie… Casser du sucre sur le dos des fonctionnaires semble être le sport favori du Gouvernement. Mais c’est une fois de plus un pari perdant. Les Françaises et Français sont attachés aux services publics et veulent les voir se déployer partout sur le territoire. À la DGFiP cela passe, entre autres, par l’augmentation des moyens humains, l’arrêt des suppressions d’emplois, une réimplantation des services de la DGFiP dans les territoires au plus près des usagers avec la réouverture des accueils physiques de proximité, l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation des rémunérations et des moyens de fonctionnement, le maintien et le renforcement des missions à la DGFiP, etc. Conscients du rôle essentiel joué par la DGFiP et ses agents dans la lutte contre l’évasion fiscale - qui représente chaque année 100 milliards d’euros de manque à gagner -, de nombreux députés ont amendé le PLF 2025 en vue de donner à la DGFiP les moyens humains et matériels d’accomplir sa mission. Les amendements CF 1834, CF 1207, CF 1433, CF 1110, CF 1201, CF 1212, CF 1216 et CF 1219 vont tous dans ce sens. Ils proposent des embauches de personnels, l’investissement dans du matériel de meilleure qualité et dans la formation des agents, la création d’une direction interministérielle de lutte contre l’évasion fiscale et la titularisation des contractuels de la DGFiP. Tous ces amendements ont été adoptés en première lecture par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il lui demande si le Gouvernement va retenir ces mesures votées par la représentation nationale dans la version finale du budget ; la DGFiP et ses agents en ont un besoin urgent. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4243</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale des finances publiques (DGFIP) participe à l’effort global de l’État afin de permettre le rétablissement des finances publiques et d’assurer une trajectoire soutenable sans compromettre la réalisation de ses missions. La trajectoire des emplois à la DGFIP depuis près de 15 ans témoigne de gains de productivité importants grâce au développement du numérique mais aussi d’une modernisation de l’organisation de la DGFIP, de ses outils de travail et des services rendus aux citoyens. En effet, dans un contexte de développement important du numérique et de modernisation des procédures (prélèvement à la source, dématérialisation des échanges, etc), la suppression des emplois générés par ces gains de productivité depuis 2008 n’a pas conduit à remettre en cause le maillage territorial de la DGFIP qui s’est au contraire renforcé depuis 2020. Le développement du nouveau réseau de proximité (NRP) entre 2020 et 2024 a été réalisé en concertation avec les agents et les représentants syndicaux de la DGFIP ainsi que les parlementaires, les maires et les présidents d’EPCI. Dans le cadre de cette réforme, la DGFiP a instauré un accueil de proximité à ses propres guichets, mais aussi en France services ou en mairies, notamment dans les communes les plus éloignées des centres urbains où les usagers peuvent être accompagnés et réaliser leurs démarches. Au 31 décembre 2024, 3 064 communes disposent d’un accueil de la DGFiP, soit une augmentation de près de 55 % par rapport au 1er janvier 2019, ce qui démontre que la trajectoire des emplois à la DGFIP ne dégrade pas son maillage territorial. La création de nouveaux France services a permis d’atteindre ce résultat : en fin d’année 2024, 2 913 France services sont labellisés. Le « paiement de proximité » chez les buralistes complète ce dispositif en offrant aux usagers la possibilité de payer leurs créances fiscales, leurs factures de cantines, garderies, piscines ou encore leurs amendes en espèces (dans la limite de 30€) et par carte bancaire auprès des buralistes agréés. Ce réseau, composé à ce jour de plus de 15 500 buralistes, permet, sur des plages horaires élargies, d’assurer un réel service de proximité dans de bonnes conditions de confidentialité et de sécurité. S’agissant de la lutte contre la fraude et l’objectif de meilleur recouvrement des amendes, les redéploiements d’emplois opérés au sein de la DGFIP lui ont permis de renforcer les moyens humains depuis 2023. A cet effet, 633 emplois ont été créés : 281 en 2023, dont 171 au titre du seul contrôle fiscal, et 352 en 2024, dont 256 pour le contrôle fiscal. Les renforts ont été répartis au niveau de l’ensemble des structures de la DGFIP : les Directions Interrégionales de Contrôle Fiscal (DIRCOFI), les directions nationales, les services centraux et les directions départementales et régionales des finances publiques. Les choix de renforts reflètent les priorités de la feuille de route notamment l’augmentation de 25% d’ici 2027 des contrôles des particuliers et plus particulièrement en direction des plus fortunés. Les services chargés du contrôle des particuliers, notamment concernant les plus fortunés - la direction nationale des vérifications des situations fiscales (DNVSF), les brigades patrimoniales des directions interrégionales de contrôle fiscal (DIRCOFI) et les pôles de contrôle des revenus et des patrimoines (PCRP) des directions régionales et départementales des finances publiques - se verront quant à eux dotés de plus d’une centaine d’emplois. A titre d’illustration, ces moyens supplémentaires permettront à la DIRCOFI Île-de-France d’engager la création de deux nouvelles brigades patrimoniales. De plus, l’Office National Anti-Fraude (ONAF) créée en mai 2024, anciennement le Service d’Enquêtes Judiciaires des Finances (SEJF), est devenu un service à compétence nationale et voit sa compétence étendue à toutes les infractions portant atteinte aux finances publiques et notamment aux escroqueries aux aides publiques. Il a bénéficié au titre de 2024 de 20 renforts en emplois afin d’avoir les moyens nécessaires pour lutter contre les cas de fraude complexe. En 2025, malgré la diminution de 550 emplois, votée en Loi de Finances, la DGFIP poursuivra le renforcement des moyens alloués à la lutte contre la fraude fiscale avec 147 emplois supplémentaires qui sont créés. Les nouveaux renforts qui seront alloués viseront notamment à amplifier le renseignement fiscal dans le cadre de la lutte contre les très grandes fraudes et tout particulièrement la fraude internationale. Une partie de ces emplois permet à la DGFIP de participer pleinement aux structures transverses dédiées à la lutte contre toutes les fraudes et qui présentent les enjeux les plus importants comme Tracfin, mais aussi l’ONAF, renforcée de 20 emplois supplémentaires au titre du PLF 2025. La DGFIP participe aussi à la création en 2025 de l’unité du renseignement fiscal au sein de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Elle a en charge la lutte contre les fraudes à forts enjeux dans les domaines économiques et financiers impliquant des réseaux de délinquance organisée. 25 emplois supplémentaires seront ainsi accordés à la DNRED dont les missions ont été étendues au recueil, au traitement et à la diffusion du renseignement en matière de fraude fiscale grave pour le compte de la DGFIP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2247</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4244</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Menaces sur la filière vélo en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2247. — 26 novembre 2024. — M. Lionel Causse alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur sur les menaces qui pèsent sur la filière française de conception et de fabrication de vélos face à une concurrence déloyale qui s’exerce sur cette activité. En effet, les entreprises du secteur constatent que bon nombre de concurrents étrangers parviennent à contourner les frais de douanes et les taxes anti-dumping qui sont censées préserver les règles équitables pour le bon fonctionnement de ce marché. Elles déplorent notamment l’incertitude et les atermoiements des services douaniers dans l’interprétation de la réglementation constatées à l’occasion de commandes pour l’importation de pièces non disponibles en Europe - nécessitant le recours à des fournisseurs asiatiques - qui sont pourtant indispensables pour l’assemblage des vélos. L’allongement des délais de livraison, la lourdeur des taxes appliquées qui relèvent d’une interprétation illisible de la réglementation constituent un niveau de charges insupportables dans un marché aussi concurrentiel. Cela est d’autant plus préjudiciables qu’il est aisé de constater qu’ a contrario les plateformes de vente en ligne les plus en vue n’hésitent pas à mettre à disposition de leur clientèle des vélos chinois a des prix cassés dont on peut légitimement considérer qu’ils ont échappé à la taxe anti-dumping ou aux règles de la TVA, avec de surcroît une livraison à domicile à moindres frais. Plus grave encore, les exemples abondent que bon nombre de ces vélos contreviennent aux critères d’homologation visés par la norme EPAC EN 15 194 qui dispose de la limitation de moteurs à 250 W et 25 km/h pour le vélo alors qu’une simple commande en ligne permet de vérifier que des vélos non homologués (1 000 W moteur, avec full gâchette et roulant à plus de 50 km/h) sont aisément disponibles. Face à ces éléments qui décrivent une situation mortifère pour la filière française du vélo, il lui demande de préciser les intentions du Gouvernement pour rétablir une situation de marché équitable, ainsi que de lui confirmer quelles dispositions seront mises en œuvre pour la juste application des mesures de contrôle et d’homologation des vélos importés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4244</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne (UE), ce qui signifie qu’il revient à cette dernière et non aux États membres de légiférer sur les questions commerciales. Pour protéger les producteurs de l’UE, la Commission peut adopter des mesures antidumping ou anti-subventions qui ont pour objet de rétablir une concurrence loyale entre les produits importés des pays tiers et les produits fabriqués dans l’UE.  C’est dans ce contexte que la Commission européenne a institué depuis septembre 1993 un droit antidumping sur les importations de bicyclettes complètes originaires de la Chine. Constatant l’existence d’opérations de contournement de cette règlementation via l’importation de cycles complets en pièces détachées avec pour seul objectif d’éviter le paiement de ces droits de douane, la Commission a étendu en 1997 le droit antidumping aux importations de certaines pièces détachées dites "essentielles" originaires de Chine. En 2019, ces mesures ont été étendues aux bicyclettes à l’état monté ou non, équipées d’un système de pédalage et d’un moteur auxiliaires électriques originaires de Chine.  Depuis 1997, la réglementation européenne permet, sous conditions, aux entreprises de l’Union de bénéficier d’une exemption du droit antidumping lorsqu’ils importent des pièces détachées, notamment en vue de leur assemblage sur le territoire communautaire.  En France, dans le cadre de leur mission de conseil des entreprises, les pôles régionaux d’action économique de la douane française accompagnent les opérateurs en amont de la réalisation de leurs projets mais également au fur et à mesure de leurs importations.  Par ailleurs, garante de la protection des intérêts financiers de l’UE, la direction générale des douanes et droits indirects est chargée de veiller au respect des exigences réglementaires et de percevoir les droits de douane et antidumping.  Depuis le 1er juillet 2021, toutes les marchandises commerciales importées dans l’UE à partir d’un pays tiers sont soumises à la TVA, indépendamment de leur valeur. Concomitamment, afin de permettre de traiter de manière industrielle la taxation dès le premier euro de tous les envois e-commerce, la réglementation européenne a introduit une nouvelle déclaration en douane d’importation électronique dite "H7" pour les envois dont la valeur intrinsèque (valeur de la marchandise à l’exportation) n’excède pas 150 euros. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2555</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4244</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Augmentation des frais de notaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2555. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’augmentation des frais de notaire dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Cette proposition qui consiste à relever les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), principale composante des frais d’acquisition immobilière, qui pourraient passer de 4,5 % à 5,5 % du prix de vente des biens immobiliers est une fausse bonne idée. Si cette initiative répond à la nécessité urgente de compenser les pertes financières des départements, confrontés à une baisse significative des recettes due à la diminution des transactions immobilières, elle soulève de nombreuses inquiétudes quant à ses répercussions sur les ménages, le marché immobilier et les dynamiques économiques locales. Les droits de mutation représentent déjà une part importante des frais d’acquisition immobilière, qui oscillent actuellement entre 7 % et 8 % du prix de vente dans l’immobilier ancien. L’ajout d’un point supplémentaire porterait ces frais à environ 9 % du montant total de l’opération, une hausse conséquente. Pour un bien immobilier vendu à 300 000 euros, par exemple, cette augmentation représenterait un surcoût de 3 000 euros pour l’acquéreur. Cette hausse toucherait particulièrement les primo-accédants et les ménages issus des classes moyennes, déjà fortement éprouvés par la montée des taux d’intérêt, qui a doublé voire triplé en deux ans et par une inflation persistante pesant sur leur capacité d’épargne. Ces catégories de population, souvent peu éligibles aux aides au logement, voient dans l’acquisition d’un bien immobilier un moyen de sécuriser leur avenir et de stabiliser leurs dépenses de logement à long terme. En alourdissant le coût d’entrée sur le marché, cette mesure risque de dissuader de nombreux candidats à l’achat, freinant ainsi l’accession à la propriété, un pilier historique de la stabilité sociale en France. Par ailleurs, cette surcharge fiscale aggraverait les inégalités d’accès au logement, particulièrement dans les zones où les prix sont déjà élevés, comme en Île-de-France ou sur la Côte d’Azur. Le marché immobilier traverse une crise profonde, marquée par une baisse significative des volumes de transactions (-32 % en un an) et une chute des prix dans certaines grandes villes comme Paris (-2,2 %) ou Nantes (-2,9 %). Cette conjoncture s’explique par une combinaison de facteurs, incluant la hausse des taux d’intérêt, qui renchérit le coût des crédits immobiliers et la réduction du pouvoir d’achat des ménages. Dans ce contexte, l’augmentation des frais de notaire viendrait alourdir encore davantage la facture pour les acquéreurs, réduisant leur capacité à acheter. Une telle mesure risquerait de provoquer une nouvelle contraction du marché, en particulier dans l’ancien, où les droits de mutation sont les plus élevés. Dans les Pyrénées-Orientales le marché de l’immobilier est en nette régression par rapport à 2023 avec une chute de 28 % sur les transactions, poursuivant ainsi une courbe dangereuse après une année 2023 déjà difficile. Un accroissement de la diminution des transactions aurait des conséquences en chaîne. Paradoxalement, l’objectif de cette hausse - compenser la baisse des recettes des DMTO - pourrait ne pas être atteint si la réduction des transactions se poursuit. Une contraction excessive du marché pourrait aboutir à une perte nette de recettes fiscales pour les départements. L’immobilier joue un rôle central dans l’économie française, avec des retombées importantes sur le secteur du bâtiment, les artisans et les services financiers. Une baisse des transactions pourrait affecter ces acteurs et aggraver les difficultés économiques déjà rencontrées dans certaines régions. Cette proposition s’inscrit dans un schéma récurrent où les collectivités territoriales, confrontées à des difficultés budgétaires, optent pour des augmentations fiscales plutôt que pour des réformes structurelles. Depuis la suppression de la taxe d’habitation, les départements ont vu leurs ressources diminuer, sans que des solutions pérennes soient mises en place pour compenser ce manque à gagner. Les droits de mutation représentent aujourd’hui jusqu’à 20 % des recettes des départements, soit une dépendance préoccupante à une taxe qui fluctue en fonction des cycles immobiliers. Cette situation soulève deux questions fondamentales : pourquoi le Gouvernement n’a-t-il pas anticipé cette crise en proposant une réforme globale de la fiscalité locale, mieux adaptée aux réalités économiques actuelles ? Quelles garanties le Gouvernement peut-il offrir que cette augmentation des DMTO, présentée comme « temporaire », ne deviendra pas une charge fiscale permanente pour les ménages ? En outre, il est regrettable que l’État continue de déléguer aux départements la responsabilité d’assurer l’équilibre budgétaire par le biais d’une fiscalité locale inadaptée, plutôt que de s’engager dans une révision plus large des dépenses publiques et des modes de financement des collectivités. L’impact de cette mesure ne sera pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Les zones rurales et les petites communes, déjà fragilisées par la baisse des transactions et le ralentissement économique, pourraient être les plus touchées. En effet, ces territoires dépendent souvent des DMTO pour financer leurs projets locaux, mais ils sont aussi les plus sensibles à une diminution de l’attractivité immobilière. Cette hausse pourrait aggraver les déséquilibres territoriaux en rendant encore plus difficile l’accès à la propriété dans les zones où les revenus des ménages sont limités. Par ailleurs, elle risque de freiner les investissements dans ces régions, accentuant leur déclin démographique et économique. Mme la députée demande à M. le ministre de clarifier les intentions du Gouvernement sur les points suivants. Le Gouvernement a-t-il conduit une étude d’impact approfondie sur les effets de cette mesure, notamment sur les classes moyennes, les primo-accédants et le marché immobilier dans son ensemble ? Pourquoi aucune réforme fiscale ou budgétaire d’envergure n’a été proposée pour rééquilibrer durablement les finances des départements ? Le Gouvernement envisage-t-il d’introduire une fiscalité locale plus juste et moins dépendante des cycles immobiliers ? Quelles autres solutions ont été étudiées pour compenser les pertes des départements, sans alourdir encore la charge fiscale des ménages ? Comment le Gouvernement entend-il protéger les territoires les plus fragiles des effets négatifs de cette mesure ? Elle souhaite obtenir des précisions sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4246</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de permettre aux départements d’augmenter leurs ressources fiscales dans un contexte marqué par la hausse de leurs dépenses et la baisse du nombre de mutations immobilières constatée en 2023 et 2024, le II de l’article 116 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a introduit un dispositif dérogatoire autorisant les conseils départementaux à rehausser le taux de la taxe de publicité foncière ou du droit d’enregistrement prévu à l’article 1594 D du code général des impôts (CGI) au-delà de 4,5 % et dans la limite de 5 %. Cette possibilité n’est offerte que pour les actes et conventions conclus à partir du 1er avril 2025 et jusqu’au 31 mars 2028, sous réserve d’avoir délibéré selon le calendrier d’entrée en vigueur prévu au III de l’article 116 susmentionné. Toutefois, ce rehaussement du taux ne s’applique pas aux primo-accédants au sens du I de l’article L. 31-10-3 du code de la construction et de l’habitation (CCH), c’est-à-dire aux acquéreurs n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale les deux dernières années précédant la signature de l’acte d’acquisition lorsque le bien acquis est destiné à un usage de résidence principale. Le bénéfice de ce dispositif est subordonné à la condition que l’acquéreur prenne l’engagement d’affecter le bien exclusivement et de manière continue à l’usage de sa résidence principale pendant une durée minimale de cinq ans à compter de son acquisition. Le Gouvernement, conscient des enjeux immobiliers, veille à l’équilibre entre, d’une part, la soutenabilité financière des budgets locaux et, d’autre part, la préservation de l’accession à la propriété. Enfin, il convient de rappeler qu’il existe d’autres dispositifs visant à faciliter l’accession à la propriété des ménages, notamment les plus modestes, qui peuvent être cumulés avec la non application de la hausse du taux départemental. C’est le cas du bail réel solidaire, ou encore du prêt à taux zéro élargi par la loi de finances pour 2025 à l’ensemble des logements neufs, individuels comme collectifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2818</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4246</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>TVA et location de meublés de tourisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2818. — 10 décembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur un effet de bord de la loi sur les meubles de tourisme. Il apparaît qu’une partie au moins des propriétaires loueurs seront soumis au régime de la TVA. Or ils n’ont pu bénéficier, ou n’avaient pas fait ce choix, du régime de la TVA lors de l’acquisition du bien loué ou lors de sa construction-rénovation. Les dispositions évoquées conduiraient à payer deux fois la TVA lors de la construction ou l’acquisition à l’entrée du bien dans le patrimoine et lors de la location elle-même. Si un assujettissement a posteriori à la TVA intervient, il semblerait alors logique qu’il puisse aussi intervenir au point de départ. Il l’interroge sur la cohérence de l’application du régime de la TVA et souhaite savoir s’il est prévu ou possible de réouvrir le droit à assujettissement initial.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4246</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions du 4° de l’article 261 D du code général des impôts (CGI), les locations de logements meublés sont en principe exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Toutefois, sont exclues de l’exonération les prestations d’hébergement fournies dans le cadre des secteurs hôtelier et para-hôtelier, dont la définition est fondée sur un double critère de durée des offres de location proposées aux clients (n’excédant pas 30 nuitées) et de fourniture de services annexes à la mise à disposition d’un local meublé (au moins trois des prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle). Sont également soumises à la TVA les locations de logements meublés dans le secteur résidentiel avec fourniture de ces mêmes services annexes. Ces conditions de taxation des prestations d’hébergement à la TVA sont propres à cette taxe et sont indépendantes de celles prévues pour l’imposition des revenus. Il s’ensuit que l’adoption de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale est sans effet sur l’appréciation de la situation des loueurs en meublés au regard des règles applicables en matière de TVA. Par ailleurs, ainsi que le prévoient les règles de droit commun régissant la déduction de la TVA par les assujettis, dans le cas où un bien constituant une immobilisation acquis par un assujetti agissant en tant que tel a été affecté à la réalisation d’opérations exonérées devient par la suite affecté à des opérations taxées, l’assujetti peut bénéficier d’un droit à déduction partiel de la TVA ayant grevé l’acquisition dudit bien (« crédit de départ »). Les modalités de cette déduction, prévue par application du 4° du 1 et du 4° du 2 du III de l’article 207 de l’annexe II au CGI, sont décrites par l’administration au Bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOFiP-I) référencé BOI-TVA-DED-60-40. Ce dispositif de portée générale a ainsi vocation à s’appliquer notamment à des personnes qui ont acquis un logement pour le donner en location meublée non assortie des prestations annexes précitées (locations exonérées) et qui, ultérieurement, décideraient d’accompagner ces locations de la fourniture desdites prestations. En revanche, aucune déduction ne peut être opérée au titre des biens qui, lors de leur acquisition, ont été affectés exclusivement à des besoins privés ou aux besoins d’activités placées en dehors du champ d’application de la TVA (Cour de justice des communautés européennes, décision du 11 juillet 1991, H Lennartz, aff. C-97/90, point 15). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3303</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4247</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements concernant la taxe d’urbanisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3303. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur des dysfonctionnements vécus par les services de la DGFIP concernant la collecte des taxes d’urbanisme. Depuis que la collecte des taxes d’urbanisme est passée sous la responsabilité de la DGFIP en septembre 2022, il apparaît que le fisc ne recouvre plus correctement cet impôt auprès des contribuables qui ont déposé un permis de construire et cela pour diverses raisons : problème informatique avec l’applicatif GMBI (« Gérer mes biens immobiliers »), décalage de la date d’exigibilité de la taxe à la date d’achèvement des travaux, un transfert de mission qui ne s’est pas accompagné d’un transfert adéquat de personnel DGFIP, qui se retrouve en sous-effectif et pas suffisamment formé pour cette tâche. À titre d’exemple, pour le département de l’Hérault, un seul agent a intégré la DDFIP 34 pour 4 nouveaux postes proposés. Il l’interroge sur les moyens qu’il compte mettre en mettre pour résoudre ces dysfonctionnements au sein de la DGFIP qui, bientôt, créeront un gros manque à gagner pour le budget des collectivités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4247</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 155 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 pose le cadre du transfert de la gestion de la taxe d’aménagement des directions départementales des territoires (DDT) à la direction générale des Finances publiques (DGFiP), qui n’en assurait jusqu’alors que le recouvrement. À cet effet, cet article reporte notamment la date d’exigibilité de la taxe d’aménagement à la date de réalisation définitive des opérations au sens du I de l’article 1406 du code général des impôts. Afin de renforcer les synergies avec les impôts fonciers, la déclaration de la taxe d’aménagement s’effectue dorénavant dans les mêmes conditions que les déclarations des changements fonciers prévues par l’article 1406 du CGI, à savoir dans les 90 jours à compter de la réalisation définitive des travaux : les obligations déclaratives fiscales en matière foncière et d’urbanisme sont ainsi unifiées. La date d’achèvement des travaux retenue pour l’exigibilité de la taxe ne repose donc pas sur la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux (DAACT) prévue par le droit de l’urbanisme, mais sur les obligations fiscales existantes. Ainsi, cette nouvelle règle d’exigibilité n’induit aucune charge supplémentaire pour les collectivités, ni ne fait peser de risque de perte de l’assiette fiscale. En effet, grâce à cette réforme, la vérification de l’achèvement des travaux est effectuée par l’administration fiscale en tirant profit de l’expérience acquise par la DGFiP en matière de surveillance et de relance des contribuables s’agissant des taxes foncières. À cet égard, il est rappelé que l’inexactitude ou l’omission des déclarations de changements fonciers sont actuellement sanctionnées par l’application d’amendes fiscales prévues à l’article 1729 C du code général des impôts et la perte ou réduction d’exonération temporaire. Dans le cadre du transfert de la gestion des taxes d’urbanisme, la DGFiP a été dotée d’une compétence en matière de contrôle et de pénalisation des usagers défaillants. Ainsi, conformément à l’article 1635 quater P du code général des impôts, la DGFiP peut, au vu des informations à sa disposition, engager une procédure de taxation d’office des taxes d’urbanisme dues et pénaliser tant le non-respect de l’obligation déclarative que les retards de paiement. De ce point de vue, le transfert des opérations de liquidation des taxes d’urbanisme à la DGFiP lui permet de mettre en oeuvre des procédures de contrôle et de rectification identiques à celles appliquées en matière de contributions directes (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés etc). Une ré-ingénierie et une optimisation des modalités de liquidation des taxes sont mises en oeuvre dans le cadre du transfert à la DGFiP, qui s’accompagnent d’une dématérialisation du processus déclaratif, la création d’un référentiel des délibérations des collectivités locales et l’automatisation du calcul des taxes d’urbanisme. Tous ces éléments vont concourir à l’optimisation des délais de traitement. Toutefois, une modification de la séquence de trésorerie peut apparaître dans le cas des très grands projets, dont la construction s’étale sur plusieurs années. Pour ces derniers, près de 3 % des titres seraient émis avec un décalage supérieur à 12 mois en comparaison avec le système antérieur. Pour cette raison, dans le cas particulier des grands projets immobiliers, l’ordonnance n° 2022-883 du 14 juin 2022 relative au transfert à la direction générale des Finances publiques de la gestion de la taxe d’aménagement et de la part logement de la redevance d’archéologie préventive crée un système de deux acomptes permettant de neutraliser les effets du décalage de l’exigibilité de la taxe. Pour les constructions dont la surface est supérieure à 5 000 m2, deux acomptes égaux à 50 % et 35 % des montants de la taxe prévisionnelle sont ainsi instaurés, dus respectivement 9 mois puis 18 mois après la validation de l’autorisation d’urbanisme. Des dysfonctionnements opérationnels ont effectivement pu être observés à l’occasion de la mise en œuvre du transfert. L’instauration du processus déclaratif en mode dématérialisé a pu susciter des interrogations de la part des usagers et aboutir à des erreurs déclaratives qui ont freiné la liquidation des taxes. Afin d’éviter l’envoi de titres de paiement erronés aux usagers, la DGFiP a mis en œuvre un système de vérification préalable des titres, freinant de fait la fluidité de leur envoi et les paiements associés. Ce dispositif de contrôle est toutefois à distinguer des clôtures automatiques évoquées, qui ne concernent que les autorisations d’urbanisme dépourvues d’effet fiscal. En effet, à l’instar de ce qui était observé avant le transfert, le droit de l’urbanisme prévoit des obligations administratives qui n’entraînent aucune conséquence d’un point de vue fiscal ; c’est le cas, à titre d’exemple, des ravalements de surface qui nécessitent une autorisation d’urbanisme mais n’entrent pas dans le champ d’application des taxes d’urbanisme. Les services de la DGFiP sont pleinement mobilisés pour stabiliser le parcours déclaratif, optimiser la gestion applicative et atteindre pleinement l’objectif de simplification des procédures de gestion de la taxe d’aménagement au profit des redevables comme des collectivités. Ces quelques dysfonctionnements n’ont toutefois pas tari le flux des taxes perçues par les collectivités locales, étant rappelé que seuls les montants de taxe effectivement encaissés par les services du ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques (MTECP) comme de la DGFiP, leur sont reversés. Ainsi, à titre d’information, au titre de 2023, le MTECP et la DGFiP ont émis environ 600 000 titres pour un montant de taxe d’aménagement de près de 2,3 milliards d’euros. Les chiffres d’émission de titres en 2024 restent dans les mêmes tendances, étant entendu que la majorité des montants émis relèvent du stock d’autorisations d’urbanisme dont la demande a été déposée avant le 1er septembre 2022, qui reste sous gestion des services du MTECP. Par ailleurs, l’émission des acomptes de taxe d’aménagement pour les projets concourant à la création d’une superficie supérieure à 5 000 m2 a débuté en octobre 2024 par les services de la DGFiP. Enfin, le transfert de la gestion des taxes d’urbanisme à la DGFiP n’a pas eu pour effet de modifier les compétences de police administrative des maires. En qualité d’officiers de police judiciaire, les maires restent titulaires de pouvoirs de police administrative les habilitant à dresser un procès-verbal d’infraction sur le territoire de leur commune en présence de constructions illégales sans autorisation d’urbanisme. En revanche, la DGFiP est juridiquement compétente et pleinement engagée pour tirer les conséquences de tels procès verbaux et régulariser l’établissement de la taxe au profit de la collectivité locale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3394</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4248</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Certification des éditeurs de logiciels de caisse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3394. — 21 janvier 2025. — M. Charles de Courson interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la certification des éditeurs de logiciels de caisse et son efficacité dans la lutte contre la fraude à la TVA. Plusieurs amendements ont été déposés lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025 pour mettre fin à la possibilité pour les éditeurs d’auto-attester la conformité de leurs logiciels de caisse, en invoquant le rôle supposé de ces logiciels dans des pratiques de fraude fiscale. Des sanctions fiscales et pénales importantes sont déjà prévues pour les éditeurs dont les logiciels permissifs sont mis en cause dans les constats de fraude (15 % du chiffre d’affaires du logiciel concerné). Compte tenu des enjeux de lutte contre la fraude fiscale et de préservation de la confiance dans les deux dispositifs légaux (certification et attestation éditeur), M. le député demande à M. le ministre combien de logiciels ou systèmes de caisse sont actuellement répartis entre les trois catégories suivantes : « absence de certificat ou attestation de conformité », « présence d’une attestation de conformité fournie par l’éditeur », « présence d’un certificat de conformité délivré par un organisme accrédité ». Il lui demande également combien d’éditeurs de systèmes d’encaissement ont été mis en cause pour « complicité/permissivité » dans des situations de fraude à la TVA et, parmi ces éditeurs, combien relèvent de chacune des trois catégories mentionnées ci-dessus. Par ailleurs, un jugement en cassation de la cour d’appel de Paris du 24 juin 2020 a révélé que des logiciels certifiés par un organisme accrédité pouvaient également être utilisés dans des pratiques frauduleuses en modifiant le système lors de l’installation, ce qui est également possible avec un double système de caisse. La certification de centaines de milliers d’installations annuelles n’étant pas réalisable, il lui demande donc si un bilan complet de la loi dite « antifraude » applicable depuis 2018 a été réalisé afin d’identifier les nouvelles mesure à prendre pour lutter contre la fraude. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4248</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est résolument engagé à lutter contre la fraude fiscale en particulier lorsqu’elle vise la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et qu’elle a été favorisée par un tiers au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse permissif. Depuis le 1er janvier 2018, en application du 3° bis du I de l’article 286 du code général des impôts (CGI), toute personne assujettie à la TVA qui effectue des livraisons de biens et des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistre les règlements reçus en contrepartie au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse, est tenue d’utiliser un logiciel ou un système qui satisfasse aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle par l’administration fiscale. Cette obligation doit être justifiée par un certificat délivré par un organisme accrédité ou une attestation individuelle de l’éditeur du logiciel. La loi de finances du 16 février 2025 a supprimé cette dernière possibilité, généralisant ainsi l’obligation de certification des logiciels et systèmes de caisse. Actuellement les déclarations fiscales ne font pas mention du nom du logiciel de caisse utilisé par l’entreprise. La direction générale des finances publique (DGFIP) ne dispose donc d’aucun moyen matériel lui permettant d’estimer de façon globale le poids respectif de chaque logiciel de caisse ainsi que la proportion réelle du nombre de solutions auto-attestées par rapport à celles certifiées. Les seules données disponibles sont celles issues des contrôles réalisés par la DGFIP notamment en application de la procédure prévue l’article L. 80 O du livre des procédures fiscales (LPF) applicable depuis le 1er janvier 2018 et qui permet à l’administration de contrôler de façon inopinée la conformité des logiciels ou systèmes de caisse utilisés par les assujettis à la TVA. En cas de manquement, l’administration peut sanctionner l’utilisateur d’une amende de 7 500 € mais également celui qui met à disposition le logiciel ou système de caisse non conforme, passible dans ces circonstances d’une amende égale à 15 % de son chiffre d’affaires ainsi qu’une solidarité de paiement des droits mis à la charge de l’utilisateur (CGI, art. 1770 undecies). Par mesure de tolérance, durant la période transitoire exceptionnellement étendue en raison de la crise sanitaire, l’application de l’amende a été restreinte au cas où aucune démarche de mise en conformité n’avait été entreprise par l’usager suite à un rappel à la loi. Cette mesure de tolérance a été levée permettant l’application de l’amende pour défaut d’attestation ou de certification (CGI, art. 1770 duodecies). Au cours des trois dernières années, plus de 4000 opérations de contrôle portant sur la conformité du logiciel ou système de caisse ont été réalisées (1249 opérations en 2022, 1343 opérations en 2023 et 1498 opérations en 2024 – source : Application ALPAGE). L’amende pour défaut de production de l’attestation ou du certificat prévus au 3° bis du I de l’article 286 du CGI (CGI, art. 1770 duodecies) a été appliquée dans au moins 69 opérations pour un montant cumulé de 600 000 € (l’outil statistique du suivi du contrôle fiscal de la DGFIP, ALPAGE, ne permet pas un suivi des amendes infligées par les brigades de contrôle et de recherches). Sur cette même période, une seule opération a abouti à la sanction d’un éditeur à raison du caractère frauduleux de son logiciel (CGI, art. 1770 undecies). L’amende a été appliquée à l’éditeur ainsi qu’aux deux distributeurs qui commercialisaient le logiciel pour un montant cumulé de 1 285 243 €. En l’espèce, le logiciel litigieux était auto-attesté et n’avait pas fait l’objet d’une certification. Comme rappelé dans la question, si la certification constitue indéniablement un barrage efficace contre la fraude avec son référentiel, ses contraintes de signature, ses obligations d’archives fiscales, ses audits de conformité, il n’en reste pas moins vrai que la certification ne constitue pas une garantie absolue contre la fraude. En effet, elle ne peut prémunir contre d’éventuelles modifications a posteriori de la solution notamment via un script additionnel contenu sur une clef USB (CA Paris, pôle 5 - ch. 15, 24 juin 2020, n° 19/03413). Par ailleurs, aucun logiciel ne peut garantir l’inviolabilité des données. La certification des logiciels de caisse participe néanmoins à la fiabilisation des données de gestion des assujettis à la TVA et contribue à la qualité des données qui seront transmises à l’administration en e-reporting dans le cadre de la facturation électronique. Enfin, la DGFIP rend régulièrement compte de l’efficacité des actions qu’elle mène dans le cadre de la lutte contre la fraude. L’ensemble des informations chiffrées, ici reprises, sur le contrôle des logiciels et systèmes de caisse sont d’ailleurs déjà publiques et sont consultables dans le document de politique transversale annexé chaque année au projet de loi de finances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3495</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4249</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Obligation de facturation électronique des entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3495. — 28 janvier 2025. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les conditions de mise en œuvre de l’obligation de facturation électronique pour les entreprises. Initialement prévue au 1er juillet 2024, la généralisation de la facturation électronique a été reportée par l’article 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024. Ainsi, à partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir réceptionner des factures dématérialisées ; les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) auront l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. L’année suivante, ce seront les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) qui seront concernées à leur tour par l’obligation d’émission des factures dématérialisées. Lors de la discussion au Parlement, le Gouvernement avait annoncé que ces nouvelles obligations se feraient sans frais supplémentaires pour les entreprises. Pour cela, le développement d’un portail public de facturation (PPF) gratuit était envisagé jusqu’à ce que, par communiqué en date du 15 octobre 2024, le ministère de l’économie et des finances renonce à cette plateforme. Les entreprises devront alors recourir à un prestataire privé figurant parmi une liste de plus de 70 plateformes de dématérialisation immatriculées. Cette annonce a suscité de nombreuses inquiétudes, notamment parmi les TPE-PME, qui redoutent les coûts associés à ces solutions et les difficultés techniques de leur mise en œuvre. C’est pourquoi M. le député souhaite connaître les mesures que M. le ministre entend prendre pour garantir que l’obligation d’émission des factures dématérialisées puisse se faire de manière accessible et équitable pour l’ensemble des entreprises. Il souhaiterait que soit réétudiée la possibilité de proposer une plateforme publique à l’ensemble des PME et TPE pour la mise en œuvre de cette obligation de facturation électronique. À défaut, il souhaite savoir si des dispositifs d’accompagnement financier et technique seront prévus par l’État afin de soutenir les TPE-PME, souvent confrontées à des contraintes budgétaires et à un manque de compétences numériques. Enfin, il aimerait connaître les mesures de régulation qu’il envisage pour éviter les dysfonctionnements potentiels des plateformes certifiées et les surfacturations des services fournis aux entreprises. La simplification et la modernisation des relations entre l’administration fiscale et les entreprises ne peuvent en effet se faire en alourdissant les charges de ces dernières, qui subissent déjà des prélèvements obligatoires parmi les plus élevés d’Europe. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4250</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun pour tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la Commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR et qui réunit les acteurs principaux de l’éco-système Facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : - Pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur ; - Pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA. La facturation électronique constitue un véritable levier d’efficacité et de compétitivité, y compris pour les TPE et les PME. En effet, le coût d’une facture électronique est en moyenne dix fois inférieur à celui d’une facture papier. Par ailleurs, la réforme de la facturation électronique permettra de simplifier et d’alléger les obligations déclaratives (en termes de gestion des factures et de la TVA) et ainsi de moderniser l’économie, comme l’ont déjà mise en œuvre plusieurs de nos voisins. Grâce à l’annuaire de l’administration et à l’horodatage des factures, les erreurs d’adressage et les retards de paiement seront réduits, améliorant ainsi la trésorerie des entreprises. Cette réforme est en outre protectrice des données des entreprises : les textes imposent des exigences particulières aux plateformes de dématérialisation partenaires lors de leur immatriculation ; ces dernières doivent notamment respecter la norme de sécurité informatique SecNumCloud (en cas d’hébergement cloud) et l’interdiction de faire sortir les données du territoire de l’Union Européenne, la conformité à plusieurs normes de sécurité informatique et de traçabilité de l’exploitation des données, de respect des règles relatives au respect du secret professionnel et des règles d’utilisation des données personnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3712</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4250</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Service en ligne « Gérer mes biens immobiliers » de Bercy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3712. — 4 février 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le lancement en 2023 par Bercy de l’application « Gérer mes biens immobiliers », présentée comme un outil moderne destiné à simplifier les démarches des 24 millions de propriétaires en France pour déclarer la fonction du logement qu’ils possèdent. Ce lancement a rapidement été marqué par de nombreux dysfonctionnements et un mécontentement des usagers : afflux de connexions, bugs informatiques. Pour y remédier, le prédécesseur de M. le ministre a demandé en 2024 de déclarer seulement les changements ou modifications d’occupation de l’année précédente. Malgré cela, deux ans après le lancement de l’application, la Cour des comptes a publié un rapport sur ce service. Elle dresse un bilan préoccupant de cet outil, qui a eu des très lourdes conséquences financières pour l’État. Loin des 12,7 millions prévus initialement, la direction générale des Finances publiques avance un montant total de ce projet à 37,2 millions d’euros. À cela s’ajoutent les mesures d’urgence que le rapport estime à 19,2 millions d’euros. À ce jour, la mise en place de « Gérer mes bien immobiliers » avait donc coûté 56,4 millions d’euros d’après la Cour des comptes. Cette dérive budgétaire est partagée par de nombreux grands projets informatiques portés par l’État. En outre, le coût des dégrèvements que l’État a dû supporter est considérable, s’élevant à 1,3 milliard d’euros. Cette somme correspond aux annulations d’impôts causées par 50 % d’erreurs supplémentaires sur les résidences secondaires. Dans ce contexte, M. le député souhaite interroger M. le ministre et lui demander quelles sont selon lui les principales causes des dysfonctionnements de l’application « Gérer mes biens immobiliers », ainsi que les mesures précises qui ont été prises par la DGFIP pour améliorer l’application depuis son lancement en 2023 et leurs résultats concrets. Il souhaite également connaître les actions supplémentaires qui sont envisagées pour restaurer la confiance des usagers et garantir la fiabilité de l’outil. Enfin, il souhaite savoir comment le ministère envisage de réévaluer la stratégie de développement et de déploiement des outils numériques publics, afin de tirer les enseignements des multiples retours d’expériences afin d’éviter que de telles dérives budgétaires ne se matérialisent à nouveau. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4251</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet gérer mes biens immobiliers (GMBI) vise à tirer les conséquences, par l’administration fiscale, de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales et du maintien des taxations sur les résidences secondaires ou les logements vacants. Pour pouvoir émettre correctement ces taxes, l’administration doit connaître précisément les résidences secondaires et les locaux vacants, dont la situation est susceptible d’évoluer chaque année (achats, ventes, déménagements, locations, etc.). Cela implique pour la direction générale des finances publiques (DGFiP) d’affecter à chacun des 71 millions de locaux présents dans son système d’information un statut d’occupation précis (résidence principale, résidence secondaire, local vacant), et mis à jour chaque année en cas de modification. A cette fin, les 34 millions de propriétaires concernés doivent donc depuis 2023, pour chacun de leurs logements, déclarer à quel titre ils les occupent et, quand ils ne les occupent pas eux-mêmes, préciser l’identité des occupants et la période d’occupation. Depuis 2024, seuls les changements de situation doivent être déclarés à l’administration fiscale. Pour la mise en œuvre de la déclaration d’occupation et du nouveau processus de taxation, l’administration fiscale a créé le nouveau service en ligne GMBI, qui est accessible aux propriétaires depuis leur espace particulier ou professionnel sur le site impots.gouv.fr. Le service en ligne GMBI permet également à tous les propriétaires de transmettre leur déclaration d’achèvement de constructions nouvelles ou d’aménagement de locaux (déclaration foncière) et leur déclaration relative aux taxes d’aménagement et d’archéologie préventive (taxes d’urbanisme). Enfin, il permet de collecter les informations relatives aux loyers dus par les locataires nécessaires à la mise en œuvre de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation (RVLLH). Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet sont dues principalement à trois facteurs. En premier lieu, la complexité et l’ambition du projet dont le périmètre a été sensiblement accru par rapport à son contenu initial. La reprise de la gestion des taxes d’urbanisme (TU) a entraîné des aménagements du parcours usagers dans GMBI pour tenir compte des spécificités de ces TU. De même, le report de la RVLLH a complexifié le projet initial, en désynchronisant la collecte des déclarations d’occupation de celle des loyers, qui avaient été conçues au départ pour être conduites de concert. En outre, le projet finalement déployé en 2023 repose sur une solution informatique de nature mixte, dans laquelle la taxation reste transitoirement effectuée via le système d’information historique, ce qui a induit une complexité supplémentaire. En second lieu, même si la communication relative à l’obligation déclarative comme à l’outil GMBI a été très importante dès 2021 - des explications ont été jointes aux avis de taxe foncière adressés à tous les propriétaires en 2021 et en 2022, puis des campagnes de communication grand public ont été mises en place dès le début 2023 et lors de la campagne à l’impôt sur le revenu 2023 – les 34 millions de propriétaires ont eu du mal à comprendre le motif de la mise en place d’une nouvelle obligation déclarative, alors même que la taxe d’habitation disparaissait. La communication en direction des personnes les plus éloignées d’internet a également été insuffisante. La campagne déclarative a néanmoins permis à plus de 82 % des petits propriétaires (moins de 200 biens) de déclarer leur situation d’occupation en 2023. En troisième lieu, une part importante des difficultés provient de la défaillance déclarative des usagers, puisque près de 20 % des locaux des petits propriétaires n’ont pas fait l’objet d’une déclaration d’occupation en 2023. Cette situation a conduit à plus de 960 000 erreurs de taxation sur un parc de 71 M de locaux soit un taux d’erreurs limité de 1,4 %. Cela étant, les locaux qui devaient être taxés l’ont été et les collectivités locales ont bénéficié de la ressource fiscale associée. Les contribuables concernés ont parallèlement tous obtenu sur réclamation de leur part l’annulation des taxations erronées, et n’ont versé aucun impôt à tort. Pour corriger ces difficultés, la DGFiP a mis en place dès la fin de l’année 2023 un plan d’action comportant de nombreuses mesures correctives. Tout d’abord, la DGFiP a accentué ses actions de relance et de communication auprès des propriétaires, par des envois de courriels et de courriers, pour mieux leur expliquer les raisons de la nouvelle déclaration ainsi que son utilité, et les sensibiliser à l’importance d’accomplir leur obligation déclarative. De plus, les parcours déclaratifs en ligne sont améliorés pour les rendre plus lisible pour les usagers. Un lien plus étroit a été établi en 2024 entre la déclaration d’occupation et la déclaration de l’impôt sur le revenu, faisant de la première un passage obligé du parcours déclaratif des propriétaires dans leur déclaration des revenus. Le taux de déclaration des locaux des petits propriétaires (moins de 200 biens) est ainsi passé de 82 % à 88 % entre 2023 et 2024. La déclaration par fichier des grands propriétaires (GP) (plus de 200 biens) a été simplifiée, et un dispositif d’accompagnement dédié a été mis en place. Le taux de locaux déclarés par les GP est ainsi passé de 45 % à 78 % entre 2023 et 2024. En 2025, afin de faciliter l’accomplissement de leur obligation déclarative, les grands propriétaires, notamment ceux d’entre eux qui ne sont pas gestionnaires directs de leur parc immobilier, ont désormais la possibilité de déléguer à un tiers la mise à jour des occupants de leurs logements. Par ailleurs, la DGFiP poursuit ses travaux de stabilisation informatique du dispositif mixte de taxation, pour en améliorer la performance et assurer sa qualité technique. Ensuite, la loi de finances pour 2025 a introduit plusieurs dispositions qui visent à accroître la fiabilité des bases d’imposition. En premier lieu, elle clarifie le champ d’imposition de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) en le recentrant sur les seuls locaux à usage d’habitation et exclue les locaux à usage professionnel. Elle a par ailleurs introduit une nouvelle obligation déclarative au III de l’article 1418 du code général des impôts. Afin d’éviter d’émettre à tort des avis de THRS aux locataires d’une résidence secondaire, les personnes qui louent ou disposent d’une résidence secondaire dont ils ne sont pas propriétaires, pour des raisons professionnelles ou personnelles, doivent désormais la déclarer dans leur déclaration de revenus. Enfin, afin de mieux identifier les raisons de la vacance des logements, la loi de finances pour 2025 impose aux propriétaires de déclarer les motifs de la vacance. L’ensemble de ces mesures doit permettre de mieux identifier les logements imposables à la THRS et aux taxes sur les logements vacants et ainsi fiabiliser les bases d’imposition. A terme, l’outil GMBI, dans toutes ses composantes, constituera un outil de modernisation de l’administration fiscale et de meilleure qualité des données foncières et d’occupation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3854</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4252</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Impact de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) sur les collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3854. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’attribution de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et son impact sur les collectivités territoriales, en particulier dans le contexte actuel de fragilité financière de ces entités. Actuellement, la législation permet que la perte involontaire d’emploi, suivie d’une période de travail dans le secteur privé excédant 65 jours, neutralise la démission dans la fonction publique territoriale, conduisant à l’octroi rétroactif de l’ARE. Cette contrainte financière est imposée aux collectivités. Face à cette situation, il lui demande si le Gouvernement envisage favorablement des modifications législatives visant à « sécuriser » les collectivités territoriales face à ces demandes d’ARE, compte tenu de leur situation budgétaire précaire et du caractère obligatoire de cette indemnisation, contrairement aux situations similaires dans le secteur privé qui sont examinées en commission. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4252</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions du I de l’article L. 5422-1 du code du travail prévoient qu’ont droit à l’attribution d’aide au retour à l’emploi (ARE), les travailleurs aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d’âge et d’activité antérieure et dont notamment la privation d’emploi est involontaire, ou assimilée à une privation involontaire. La condition liée à la perte d’emploi est précisée par l’article 4 du règlement d’assurance chômage annexé au décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage, qui prévoit que sont éligibles à l’ARE les agents ayant démissionné volontairement justifiant une durée d’affiliation d’au moins 65 jours travaillés ou 455 heures travaillées depuis leur départ volontaire. S’agissant de la prise en charge de l’ARE, conformément à l’article L. 5424-2 du code du travail, les collectivités territoriales et leurs établissements publics assument, selon le système de l’auto-assurance, la charge financière de l’allocation chômage de leurs anciens fonctionnaires, mais ils peuvent choisir d’adhérer pour leurs anciens agents non titulaires, de manière révocable et sous la forme d’un contrat d’une durée de six ans renouvelable par tacite reconduction, au régime d’assurance chômage géré par l’Unédic. Dans l’hypothèse d’une adhésion au régime d’assurance chômage, l’employeur public verse à l’URSSAF des contributions destinées à la couverture des dépenses relatives au financement de l’assurance-chômage dont il est redevable au titre des rémunérations versées par lui-même. Il faut observer que le nombre de cas de démissions reste limité dans la fonction publique territoriale. En effet, en 2022 et toutes collectivités confondues, 111 875 départs sont dénombrés pour les titulaires, dont seulement 6 800 démissions (cas de démissions légitimes ouvrant droit à l’ARE ou démissions n’ouvrant aucun droit), soit 6 % des départs. S’agissant des agents contractuels, sur 123 130 départs, 18 148 démissions sont comptabilisées, représentant 15 % des causes de départ. En outre, le code général des collectivités territoriales prévoit la possibilité pour les collectivités territoriales de constater, dans le cadre de l’élaboration de leurs budgets, la probabilité de la survenance de divers risques, et ainsi de prévoir une dotation d’un montant égal au risque évalué. En particulier, les articles L. 2321-2 et R. 2321-2 de ce code permettent de constituer des provisions pour risques et charges dès l’apparition d’un risque avéré. Ces dispositions couvrent ainsi le risque relatif au financement des allocations dues à une perte d’emploi d’un ancien agent territorial. Compte tenu du faible nombre de cas de démissions volontaires et de la possibilité pour les collectivités d’anticiper dans leurs budgets le risque de versement de l’ARE, il n’est pas envisagé de procéder à une modification de ces dispositions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3941</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4253</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Conséquences liées au lancement de l’outil Gérer mes biens immobiliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3941. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences financières et organisationnelles liées au lancement de l’outil « Gérer mes biens immobiliers » en 2023. Destiné à permettre aux 24 millions de propriétaires français de déclarer la fonction et les occupants de leurs biens immobiliers, cet outil numérique devait simplifier les démarches déclaratives via le site impots.gouv. Cependant, selon le rapport de la Cour des comptes du 23 janvier 2025, ce dispositif a connu un déploiement marqué par de nombreux dysfonctionnements. Initialement estimé à 12,7 millions d’euros, le coût total de sa mise en œuvre s’élève désormais à plus de 56 millions d’euros, incluant 19 millions liés à des mesures d’urgence. Ces dysfonctionnements ont également entraîné des erreurs dans l’imposition de certains contribuables, nécessitant des dégrèvements massifs estimés à 1,3 milliard d’euros, entièrement supportés par l’État. Par ailleurs, le rapport souligne que l’outil reste inachevé et qu’un travail important est encore nécessaire pour fiabiliser les données et finaliser l’automatisation du recouvrement des taxes foncières. Ces surcoûts et ces erreurs, survenus dans un contexte de contrainte budgétaire, interrogent sur la pertinence de la planification et du suivi de ce projet numérique. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il envisage pour rectifier les erreurs liées à l’outil « Gérer mes biens immobiliers » et en assurer le bon fonctionnement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4253</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation (TH) a été supprimée pour toutes les résidences principales, mais elle reste cependant applicable sur les résidences secondaires (THRS) et les logements vacants. Pour pouvoir émettre correctement ces taxes, l’administration doit connaître précisément les résidences secondaires et les locaux vacants, dont la situation est susceptible d’évoluer chaque année (achats, ventes, déménagements, locations, etc.). Cela implique pour la DGFiP d’affecter à chacun des 71 millions de locaux présents dans son système d’information un statut d’occupation précis (résidence principale, résidence secondaire, local vacant), et mis à jour chaque année en cas de modification. A cette fin, les propriétaires doivent donc depuis 2023, pour chacun de leurs logements, déclarer à quel titre ils les occupent et, quand ils ne les occupent pas eux-mêmes, préciser l’identité des occupants et la période d’occupation. L’ensemble des propriétaires devaient effectuer une déclaration pour l’ensemble de leurs biens lors de la mise en place de la réforme en 2023. Depuis 2023, seuls les changements de situation doivent être déclarés à l’administration fiscale. Pour la mise en œuvre de la déclaration d’occupation et du nouveau processus de taxation, l’administration fiscale a créé le nouveau service en ligne « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI), qui est accessible, depuis début 2023, aux propriétaires depuis leur espace particulier ou professionnel sur le site impots.gouv.fr. Le service en ligne « GMBI » permet également à tous les propriétaires de transmettre leur déclaration d’achèvement de constructions nouvelles ou d’aménagement de locaux (« déclaration foncière) et leur déclaration relative aux taxes d’aménagement et d’archéologie préventive (« taxes d’urbanisme »). Concernant le coût du projet Gérer mes biens immobiliers (GMBI), il a en effet sensiblement évolué, pour passer de 12,7 M€ à 37,2 M€ entre le lancement du projet en mars 2020 et mai 2024. Cette augmentation est due principalement à trois facteurs. En premier lieu, la complexité du projet a été sensiblement accrue par rapport à son contenu initial du fait de l’élargissement progressif de son périmètre. La reprise de la gestion des taxes d’urbanisme (TU) a entraîné des surcoûts liés à l’aménagement du parcours usagers dans GMBI pour tenir compte des spécificités des TU. De même, le report de la RVLLH a complexifié le projet initial, en désynchronisant la collecte des déclarations d’occupation de celle des loyers, qui avaient été conçues au départ pour être conduites de concert, ce qui a également généré des surcoûts. En deuxième lieu, l’augmentation du coût du projet provient également d’effets de périmètre après l’intégration progressive du chiffrage de modules dont le coût et la durée n’avaient pu être estimés au départ. Cette méthode incrémentale de chiffrage progressif au fur et à mesure de l’expertise des différents modules était difficilement évitable pour un projet pluriannuel de cette ampleur. Enfin, le projet finalement déployé en 2023 repose sur une solution informatique de nature mixte, dans laquelle la taxation de THRS reste transitoirement effectuée via le système d’information historique, qui a induit un coût complémentaire nécessaire à la stabilisation du dispositif. Consciente du caractère insatisfaisant du nouveau dispositif déclaratif et de taxation des résidences secondaires et des logements vacants, issu de l’accroissement progressif du périmètre du projet conduit en temps limité, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a mis en place dès la fin de l’année 2023 un plan d’action comportant de nombreuses mesures correctives. - Tout d’abord, afin d’éviter les erreurs de taxation qui sont principalement dues aux défaillances et erreurs déclaratives des propriétaires, la DGFiP accentue ses actions de relance et de communication auprès des propriétaires, par des envois de courriels et de courriers, pour leur expliquer les raisons de la nouvelle déclaration, son utilité et les sensibiliser à l’importance de l’accomplissement de leurs obligations déclaratives. - De plus, les parcours déclaratifs en ligne sont améliorés pour les rendre plus lisible pour les usagers. Un lien plus étroit a été établi en 2024 entre la déclaration d’occupation et la déclaration de l’impôt sur le revenu, faisant de la première un passage obligé du parcours déclaratif des propriétaires dans leur déclaration des revenus. Le taux de déclaration des locaux des petits propriétaires (moins de 200 biens) est ainsi passé de 82 % à 88 % entre 2023 et 2024. La déclaration par fichier des grands propriétaires (GP) (plus de 200 biens) a été simplifiée et un dispositif d’accompagnement dédié a été mis en place. Le taux de locaux déclarés par les GP est ainsi passé de moins de 45 % à 78 % entre 2023 et 2024. - Enfin, en 2025, afin de faciliter l’accomplissement de leurs obligations déclaratives, les grands propriétaires ont la possibilité désormais de déléguer à un tiers la possibilité de mettre à jour le périmètre des occupants de leurs logements. - Par ailleurs, la DGFiP poursuit ses travaux de stabilisation informatique du dispositif mixte de taxation pour en améliorer la performance et assurer sa qualité technique. La loi de finances pour 2025 a également a introduit plusieurs dispositions qui visent à accroître la fiabilité des bases d’imposition : - En premier lieu, elle clarifie le champ d’imposition de la THRS en le recentrant sur les seuls locaux à usage d’habitation et exclue les locaux à usage professionnel. - Puis, elle introduit une nouvelle obligation déclarative au III de l’article 1418 du code général des impôts. Afin d’éviter d’émettre à tort des avis de THRS aux locataires d’une résidence secondaire, les personnes qui louent ou disposent d’une résidence secondaire dont ils ne sont pas propriétaires, pour des raisons professionnelles ou personnelles, doivent désormais la déclarer dans leur déclaration de revenus. - Enfin, afin de mieux identifier les raisons de la vacance des logements, la loi de finances pour 2025 impose aux propriétaires de déclarer les motifs de la vacance. L’ensemble de ces mesures doit permettre de mieux identifier les logements imposables à la THRS et aux taxes sur les logements vacants et ainsi fiabiliser les bases d’imposition.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4132</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4254</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Déstabilisation du réseau des buralistes par le marché illégal du tabac</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4132. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la déstabilisation du réseau des buralistes par le marché illégal du tabac et leur concurrence européenne. En 2024, 40 % de la consommation de cigarettes en France provenait du marché parallèle, contre 23 % il y a 5 ans. Cette augmentation s’explique conjointement par une augmentation du prix du tabac et une expansion de son trafic. Le tabac est devenu un produit de luxe, facilement revendable, qui alimente ainsi une recrudescence des braquages et des cambriolages de bureau de tabac. Les circonstances actuelles alimentent autant l’insécurité des buralistes qu’elles les mettent en danger économiquement. En effet quand le paquet de 20 cigarettes coûte en moyenne 13 euros en France, il ne coûte que 5 euros en Espagne et 6 euros en Italie, les débiteurs de tabac français sont dans une position de concurrence déloyale face à leurs voisins européens. Pour combler le manque à gagner, les buralistes tentent de se diversifier, mais cela ne suffit pas : 11 000 bureaux de tabac ont disparu en 20 ans. Il lui demande donc ce qu’il compte faire pour protéger les buralistes du danger contenu à la fois dans le réseau illégal de vente de tabac et dans la concurrence déloyale constitué par leurs homologues européens. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4254</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plan national de lutte contre les trafics illicites de tabacs 2023-2025 renforce la capacité d’action douanière contre toutes les formes de commerce illicite de tabacs.  Articulé autour de quatre engagements qui structurent l’action douanière contre ce fléau jusqu’à la fin de l’année 2025, ce plan porte sur des mesures importantes, qui correspondent à autant de nouveaux moyens déployés par la douane. D’abord, la douane a investi dans des capacités de détection permettant de lutter contre les trafics, dont ceux liés aux tabacs. En effet, différents équipements de détection non intrusive sont déployés et continueront à l’être d’ici la fin de l’année 2025. Il s’agit de caméras endoscopes (depuis septembre 2024), de scanners (depuis décembre 2024) et d’équipes maître de chien anti-tabac supplémentaires, d’ici fin 2025. Ensuite, des groupes de lutte anti trafics de tabacs (GLATT) ont été créés afin de répondre au besoin d’adapter l’organisation des services douaniers pour faire face à celle des trafiquants. Créés en 2023, dans des bassins de fraude prioritaires, ils permettent de faire travailler de façon plus efficace et coordonnée l’ensemble des services douaniers concernés, en coopération avec des services partenaires. Ils exploitent, notamment, les fiches Stop Trafic Tabac émises par les buralistes pour signaler des ventes illicites de produits du tabac. Ces groupes ont été enrichis d’un réseau douanier cyber déconcentré pour lutter contre les trafics sur internet. De plus, les opérations coordonnées ou « coups de poing » constituent un levier important et nécessaire de lutte contre les trafics illicites de tabac, qui envoient un signal fort aux trafiquants. Les opérations « COLBERT » constituent l’illustration du pilotage par la DGDDI du groupe opérationnel national antifraude (GONAF), aux côtés de la mission interministérielle de coordination antifraude (MICAF). Ces opérations ont également renforcé la présence de la douane au sein des comités opérationnels départementaux antifraudes (CODAF). Les cibles d’intérêt douanier, notamment les commerces vendant illégalement des produits du tabac, sont ainsi régulièrement inscrites dans les plans de contrôle des CODAF. L’opération nationale COLBERT II, qui a eu lieu du 20 au 27 mars 2024, a permis la saisie de 27 tonnes de tabacs sur cette période. Par ailleurs, le législateur a fait évoluer le régime juridique entourant la lutte contre les trafics de tabacs via la loi n° 2023-610 du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces. Le durcissement des sanctions encourues fait écho aux échanges réguliers avec la confédération des buralistes. La peine d’emprisonnement encourue pour la fabrication, la détention frauduleuse en vue de la vente, la vente hors du monopole, l’introduction ou l’importation frauduleuse de tabacs manufacturés passe ainsi de un à trois ans, et peut aller jusqu’à cinq à dix ans pour les mêmes infractions réalisées en bande organisée ; de même, la durée de fermeture administrative encourue par les commerces revendant du tabac de manière illicite passe de 3 à 6 mois maximum encourus. En outre, une sanction pour non-respect des mesures de fermeture administrative est instaurée, l’infracteur étant désormais passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. Cet affermissement de la réponse étatique vise à envoyer un signal fort aux infracteurs qui détournent des commerces de leur vocation d’origine pour s’adonner au commerce illégal de tabac. Depuis la publication du décret n° 2024-276 du 27 mars 2024, la DGDDI a mis en place un observatoire sur les achats transfrontaliers de tabacs afin de suivre au plus près les contentieux réalisés par ses services, mais également les ventes mensuelles de tabacs dans les départements concernés. En outre, ce décret offre la possibilité aux douaniers de retenir d’autres critères que celui portant que la quantité de tabacs transportés afin d’établir si un particulier rapporte du tabac d’un autre pays de l’Union européenne (UE) pour sa consommation personnelle et non pour un but commercial. Dans le cadre du plan national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025, la douane a également entamé des travaux, en coopération avec la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), visant au développement d’une capacité publique souveraine d’estimation et d’analyse du marché parallèle des produits du tabac. Celle-ci devra permettre de mieux comprendre, de façon indépendante, les ressorts criminologiques et socio-économiques du marché parallèle de tabacs. Cette meilleure maîtrise permettra une communication publique argumentée en la matière, et améliorera le niveau de connaissance douanière des marchandises de fraude. Les premiers résultats de ces recherches seront publiés dans le courant de l’année 2025. Enfin, dans le cadre du programme national de lutte contre le tabac pour 2023-2027, co-porté par les ministères chargés de la santé et des comptes publics, une des mesures phares de l’axe 4 « transformer les métiers du tabac et lutter contre les trafics » est d’agir au niveau de l’UE et des États membres pour mieux harmoniser la politique fiscale et réduire les écarts de prix. La position française reste inchangée sur cette nécessité d’harmonisation, et des échanges réguliers avec les homologues européens permettent de garder cet objectif au centre de l’actualité en matière de tabac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4223</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4255</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Déclaration de biens immobiliers auprès de l’administration fiscale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4223. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la complexité de déclaration de biens immobiliers auprès de l’administration fiscale. Requise pour le calcul de la valeur locative cadastrale servant de base d’imposition à divers impôts locaux, la déclaration de la surface d’un bien auprès de l’administration fiscale est obligatoire et doit être actualisée dès lors qu’un changement affecte la valeur locative du bien (nouvelles constructions ou reconstruction ; changement de consistance, d’affectation, de caractéristiques physiques, d’environnements). Or le manque de lisibilité de la procédure de déclaration et la multiplication des différentes méthodologies de calcul de surface rendent cette procédure commune extrêmement difficile. Conformément à l’article 324 M de l’annexe III au Code général des impôts, la détermination de la surface pondérée d’une propriété retient la surface réelle déclarée par le propriétaire, qui doit être mesurée au sol entre murs ou séparations et arrondie au mètre carré inférieur, après application des corrections prévues aux articles 324 N à 324 S de l’annexe III au Code général des impôts. Elle permet de réaliser le calcul de la valeur locative qui doit, dans certaines circonstances, être réajustée, notamment dans le cas d’une habitation mansardée. La surface réelle à déclarer se distingue ainsi de la surface habitable ou de la surface dite « loi Carrez » définie à l’article R. 156-1 du Code de la construction et de l’habitation, qui déduit de la surface plancher construite les surfaces notamment occupées par les murs et cloisons, marches et cages d’escaliers et les espaces d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre. Alerté par certains citoyens désireux de déclarer la surface réelle de leur bien, sur l’absence de répertoriage des surfaces mansardées assimilées à des surfaces non habitables par l’administration fiscale, il l’interpelle plus largement sur la complexité du processus de déclaration ici présenté et sur le manque de lisibilité d’une procédure qui retient des calculs de surface extrêmement compliqués, décorrélés des surfaces habitables communément utilisés par les propriétaires et locataires. Il l’interroge sur les mesures de simplification pouvant être entreprises par l’administration fiscale pour alléger ces démarches. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4256</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 324 M de l’annexe III au code général des impôts prévoit que la surface à indiquer sur les déclarations décrivant la consistance des locaux d’habitation est la surface mesurée au sol ou plancher entre murs ou séparations. Cette surface ne tient pas compte de la spécificité des pièces mansardées. En effet, la surface cadastrale retenue, au sens de la législation fiscale, est différente de la surface au plancher définie par le code de l’urbanisme, qui est égale à la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 mètre. La surface des pièces mansardées est prise en compte pour la totalité pour l’évaluation foncière, sans appliquer les règles utilisées en urbanisme qui consistent à retenir les seules surfaces dont la hauteur de plafond est supérieure à 1,80 mètre (notion de surface dite "Carrez"). La coexistence de ces deux notions de surfaces qui ne sont pas convergentes constitue effectivement une source de complexité pour les propriétaires ayant à répondre à deux obligations fiscales – foncière et de taxes d’urbanisme - de façon concomitante, à savoir dans les 90 jours de l’achèvement des travaux. Aussi, la possibilité de faire converger la notion de surface utilisée, et de déterminer une définition de surface qui soit utilisée en matière foncière comme pour la détermination des taxes d’urbanisme correspond à une volonté de simplification d’ores et déjà identifiée par l’administration fiscale, qui est en cours d’étude dans la perspective d’une proposition de modification législative prochaine. Par ailleurs, l’administration poursuit ses efforts pour simplifier les formalités attendues des usagers. Le parcours déclaratif en ligne, accessible au sein de l’espace personnel sécurisé du site impots.gouv.fr (service « gérer mes biens immobiliers »), guide les propriétaires dans la réalisation de leurs obligations déclaratives : l’usager est guidé au fil des rubriques, des aides à la saisie des éléments requis sont proposées, par exemple via des bulles d’aide ou encore des questions/réponses les plus fréquentes. Avec la même volonté d’accompagner les usagers propriétaires, en cas de difficulté et en particulier pour les usagers éloignés d’internet, il est possible de contacter l’administration fiscale par téléphone ou de se rendre directement dans le service foncier compétent. Les coordonnées de ce service sont affichées en haut de page de l’espace particulier du site impots.gouv.fr dans la rubrique "contact et prise de RDV". En outre, dans l’espace France services le plus proche de chez eux, les usagers peuvent accéder à un ordinateur en libre service et bénéficier au besoin d’un accompagnement personnalisé pour réaliser leurs démarches.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4323</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4256</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fraude sociale - Sanctions prises contre les fraudeurs sociaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4323. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les mesures prises dans le cadre de la lutte engagée contre la fraude sociale. Ces mesures significatives visent à endiguer ce fléau qui coûterait à l’État entre 6 et 8 milliards d’euros par an. Parmi ces mesures, celle mise en œuvre depuis le 1er janvier 2024 impose une pénalité additionnelle de 10 % aux individus reconnus coupables de fraude aux allocations sociales, représentant les frais de dossier. Cette initiative vise à renforcer la dissuasion et l’équité, en veillant à ce que les charges liées à la gestion des fraudes ne soient pas supportées par les contribuables respectueux des règles. Dans ce contexte, elle le prie de bien vouloir lui indiquer combien de fraudeurs ont été assujettis à cette pénalité depuis son instauration ; cette information permettrait d’évaluer l’efficacité de cette mesure et son impact sur la réduction des fraudes sociales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4256</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre toutes les formes de fraude, qu’elles soient fiscales, sociales, douanières ou liées aux aides publiques, demeure une priorité constante du Gouvernement. Cette action s’inscrit dans une démarche de justice fiscale et sociale, de respect de l’effort contributif des citoyens et de protection de nos finances publiques. Les résultats obtenus en 2024 traduisent un changement d’échelle : près de 20 milliards d’euros de fraudes ont été détectés, contre 8,2 milliards en 2020. La fraude sociale représente à elle seule 2,9 milliards d’euros détectés, soit une progression de 150 % depuis 2020. Cette dynamique repose sur un renforcement des moyens humains, une modernisation des outils de détection, une meilleure coordination entre administrations ainsi qu’un durcissement des sanctions. Dans ce contexte, l’article 100 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2023 permet désormais aux caisses de sécurité sociale, en cas d’indu consécutif à une fraude d’un bénéficiaire, employeur, professionnel ou établissement de santé, de recouvrer une indemnité équivalant à 10 % des sommes versées à tort. Cette indemnité permet de couvrir - au moins en partie - les frais de gestion engagés par les organismes, dans un contexte où, les modes opératoires des fraudeurs se complexifiant, des moyens de plus en plus importants doivent être consacrés à la détection de la fraude. Cette mesure - qui ne correspond donc nullement à une sanction financière additionnelle - est effectivement entrée en vigueur pour la branche famille à compter du 1er janvier 2024 et les premiers éléments de bilan communiqués par la Caisse nationale des allocations familiales, au titre des résultats de l’année 2024 en matière de contrôle et de lutte contre la fraude, révèlent qu’elle a été pleinement appliquée par les caisses de son réseau (CAF). En 2024, le nombre de fraudes qualifié a ainsi augmenté de 5 % par rapport à 2023 (49 030 vs 46 866). De plus, le préjudice global qualifié a augmenté de 20 % par rapport à 2023 (+ 75,1 M€). Il est passé de 374,1 M€ à 449,2 M€ en 2024 dont 28 M€ au titre de la majoration de 10 %, entraînant notamment une progression du préjudice moyen de 7 981 € en 2023 à 9 163 € en 2024, soit une progression de 15 %. En ce qui concerne la branche maladie, il est rappelé que ces nouvelles dispositions sont entrées en vigueur dès 2023 et il a déjà été pu relever la forte progression du montant des indus frauduleux notifiés passant de 142,9 M€ en 2022 à 214,3 M€ en 2023 (hors dépôts de plainte), démontrant la pleine implication et efficacité des caisses d’assurance maladie dans la lutte contre la fraude et la mise à profit de tout l’arsenal juridique à leur disposition. Si la Caisse nationale d’assurance maladie n’a pas encore produit en totalité les éléments de bilan détaillés pour l’année 2024, les premiers chiffres connus (628 M€ de préjudices subis et évités détectés) tendent à confirmer cette dynamique. Il est indispensable de poursuivre cet effort dans la durée et de renforcer encore notre capacité d’action. La lutte contre la fraude doit désormais changer de dimension pour frapper plus vite, plus fort, et plus juste.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4481</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4257</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Augmentation de la taxe foncière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4481. — 25 février 2025. — Mme Tiffany Joncour interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’impact de l’augmentation des taxes foncières sur les familles et les entreprises locales dans certaines communes, notamment celles de la périphérie des grandes agglomérations, comme c’est le cas pour la ville de Saint-Priest dans la Métropole de Lyon. En effet, au cours des dernières années, plusieurs communes de l’Est lyonnais ont connu une augmentation significative de la taxe foncière, qui a eu un effet direct sur le pouvoir d’achat des familles, notamment celles des classes moyennes et populaires, ainsi que sur la compétitivité des petites entreprises locales. La ville de Saint-Priest est un exemple parmi d’autres, ayant enregistré l’une des augmentations les plus marquées en France. Selon l’Observatoire national des taxes foncières, entre 2016 et 2023, la taxe foncière à Saint-Priest a augmenté de 50 %, un chiffre parmi les plus élevés pour une ville de cette taille. À Décines-Charpieu également, elle augmente de 25 % entre 2016 et 2021. Cette pression fiscale, bien que nécessaire pour financer les investissements locaux, affecte de manière disproportionnée les ménages et les petites entreprises, déjà confrontés à des difficultés économiques croissantes avec l’inflation. De nombreux habitants de la commune, qu’ils soient propriétaires ou locataires, se retrouvent dans une situation difficile, alors même que les charges fiscales locales ne sont pas toujours proportionnelles aux revenus des ménages. Une politique publique plus équilibrée est donc indispensable pour garantir que les projets de la municipalité ne conduisent pas à une surcharge fiscale qui pourrait nuire à la qualité de vie des résidents et à la compétitivité des entreprises locales. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour limiter la hausse des taxes foncières dans les communes en forte croissance démographique, telles que Saint-Priest ou Décines-Charpieu, où les hausses peuvent atteindre des niveaux insoutenables pour les familles et les entreprises locales. Elle lui demande si une révision des critères de calcul de la taxe foncière, prenant davantage en compte la capacité de paiement des habitants, pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4257</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fiscalité locale vise à fournir aux collectivités locales pouvant connaître une croissance démographique les ressources financières nécessaires à l’exercice des leurs compétences et des différentes politiques publiques déclinées au niveau des territoires.  Si les dernières réformes de la fiscalité locale ont conduit à alléger le poids des impôts locaux sur les ménages et les entreprises, elles ont également garanti aux collectivités locales la compensation des ressources fiscales supprimées. D’une part, la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (THRP) par l’article 16 de la loi de finances pour 2020 a entraîné une évolution de la fiscalité locale pour les collectivités territoriales et leurs groupements. Dès 2020, environ 80 % des foyers fiscaux n’acquittaient déjà plus cette taxe et l’État a pris en charge les dégrèvements au titre de l’année 2020.  Le nouveau schéma de financement des collectivités locales est entré en vigueur le 1er janvier 2021. Les 20 % de contribuables restants ont été progressivement exonérés à compter de 2021 jusqu’en 2023, le produit de la taxe d’habitation acquitté par ces redevables en 2021 et en 2022 étant perçu par l’État. Pour rappel, les taux applicables sont votés chaque année par les collectivités dont dépendent les biens concernés.  D’autre part, des mesures ont permis d’alléger de manière conséquente la fiscalité pesant sur les entreprises pour renforcer leur compétitivité. Ces mesures visent la révision des valeurs locatives des locaux professionnels qui permet de mieux corréler la fiscalité au marché immobilier, la baisse des impôts de production dès 2021 ainsi que la suppression définitive programmée de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à l’horizon 2030. La hausse de la taxe foncière sur les propriétés bâties peut être due à la revalorisation annuelle des valeurs locatives foncières prévue à l’article 1518 bis du code général des impôts (CGI), notamment pour les locaux affectés à l’habitation, ceux servant à l’exercice d’une activité salariée à domicile ou les locaux industriels. Cette hausse peut également s’expliquer par une hausse de taux décidée par les collectivités délibérantes en vertu du principe de libre administration. Toutefois, le vote des taux des impôts directs locaux est encadré, notamment par les règles de plafonnement et de lien. Par ailleurs, le 2 du I de l’article 1636 B sexies du CGI permet aux communes et à leurs établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) dont les taux de l’année N de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et/ou de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) sont supérieurs à la fois au taux moyen national de chaque taxe foncière et au taux de cotisation foncière des entreprises (CFE) de l’année N-1 de la collectivité de diminuer leurs taux de TFPB et/ou de TFPNB sans avoir à diminuer parallèlement leurs taux de TFPNB, de taxe d’habitation et/ou de la CFE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4482</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4258</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>DMOT et taxes d’aménagement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4482. — 25 février 2025. — M. Lionel Causse appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les montants perçus par les communes et les départements au titre des taxes d’aménagement et des droits de mutation à titre onéreux (DMTO). Ces recettes représentent une part importante des ressources locales, en particulier pour le financement des infrastructures et des services publics. Cependant, il apparaît nécessaire d’évaluer précisément l’évolution de ces prélèvements et leur répartition géographique. Afin de mieux appréhender la dynamique de ces ressources fiscales, il souhaiterait obtenir des informations détaillées sur les montants perçus par les communes et les départements au cours des quatre dernières années (2021, 2022, 2023 et 2024), avec une distinction selon les différentes strates démographiques pour les communes et par département pour les DMTO ; une telle analyse permettrait de mieux comprendre l’impact de ces taxes sur les finances locales et de mesurer les disparités territoriales éventuelles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4258</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2023, les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) perçus par les départements s’élèvent à 13,0 milliards d’euros (Md€), soit 15,8 % de leurs recettes de fonctionnement. Ils ont diminué de 3,7 Md€ par rapport à 2022 (-22,2 %) pour revenir au niveau observé entre 2019 et 2020. Les recettes issues des DMTO sont inégalement réparties entre les départements. Les départements des littoraux atlantique et méditerranéen, ceux des Alpes et de l’ouest francilien perçoivent des DMTO par habitant de plus de 211 €, soit près du double des départements plus ruraux du centre de la France. En 2023, les difficultés du marché de l’immobilier ont fragilisé la situation financière des départements ayant enregistré une forte baisse des recettes de DMTO. Leurs recettes de fonctionnement ont baissé par rapport à 2022 entraînant un recul des investissements et une augmentation de la dette dans un contexte de hausse des dépenses sociales. Sur une période plus longue, les DMTO restent en 2023 plus élevés qu’en 2012, mais les départements ayant connu les plus fortes progressions depuis 2012 ne sont pas nécessairement ceux ayant enregistré les plus fortes baisses en 2023. Si les disparités entre départements se sont globalement accrues entre 2012 et 2019, elles ont tendance à se réduire depuis lors. L’ensemble des informations sont disponibles sur le lien figurant ci-après : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/Accueil/DESL/2024/BIS_190_DMTO.pdf mais également dans le cadre du rapport relatif aux finances publiques 2024 rendu public. Dans ce document, si la Cour des comptes observe une baisse du niveau des DMTO en 2023, celui-ci reste à un niveau élevé sur les 10 dernières années. La cour relève également qu’à fin 2023, 0,2 Md€ de recettes de DMTO étaient mises en réserve au niveau national, venant s’ajouter au milliard d’euros de mises en réserve effectuées à leur initiative par un tiers des départements. Les chiffres pour l’année 2024 seront définitivement connus lors de la publication des comptes financiers, mais la tendance des recettes perçues au titre des DMTO montre que la baisse se poursuit dans une moindre mesure sous l’effet des évolutions récentes du marché de l’immobilier. Les taxes d’aménagement départementales s’élèvent à 0,59 Mds € en 2023, 0,57 Mds € en 2022 et 0,58 Mds € en 2021. Concernant les communes, hors péréquation, les droits de mutation à titre onéreux s’élèvent à 2,7 milliards d’euros en 2023 contre 3,5 Mds € en 2022 et 3,4 Mds € en 2021. Les taxes d’aménagement communales s’élèvent à 0,98 Mds € en 2023 contre 0,96 Mds € en 2022 et 0,97 Mds € en 2021. La tendance est globalement à la hausse puisque le montant était de 0,56 Mds € en 2015 et a augmenté continuellement jusqu’en 2019 (0,89 Mds €) puis a diminué en 2020 (0,86 Mds €).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4772</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4259</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Allègements Fillon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4772. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dispositions liées aux réductions générales des cotisations patronales communément appelées « allègements Fillon ». En effet, Mme la députée constate que ces allègements permettent aux employeurs de baisser le montant de leurs cotisations sociales dans la limite d’un salaire brut mensuel de 2 795,52 euros. Ces derniers portent précisément sur les charges patronales de sécurité sociale, à l’exception des cotisations d’accidents du travail. Mme la députée note que ce dispositif a eu, bien évidemment, une action bénéfique sur le maintien de l’emploi, même si un effet d’aubaine a pu être remarqué sur certaines embauches. À cet effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes. C’est ainsi que plus de 250 000 emplois ont été créés grâce à ces allègements et que ce sont entre 550 000 et 1,1 million d’emplois qui ont pu être sauvegardés grâce à la mise en place de ce dispositif. Ce faisant, il apparaît à Mme la députée nécessaire et de bon sens de renforcer la volonté d’alléger le coût du travail tout en redonnant du pouvoir d’achat aux Français. Car il résulte de ce qui précède que les « allègements Fillon » ont permis de réduire le coût du travail de 18% voire même de 19,5% pour les entreprises de moins de 20 salariés. Pour Mme la députée, ce sont des mesures efficaces qu’il convient de renforcer. C’est la raison pour laquelle elle lui demande si le Gouvernement entend modifier la législation actuelle et permettre à ce que les « allègements Fillon » soient possibles pour des revenus allant jusqu’à 5 591,01 euros bruts par mois. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4259</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réduction générale dégresssive des cotisations patronales (anciennement "réduction Fillon") s’applique, pour les employeurs qui y sont éligibles, sur les rémunérations inférieures à 1,6 SMIC (soit 2883 euros par mois en 2025). Elle est cumulable avec deux réductions proportionnelles, des taux des cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales, respectivement applicables sur les rémunérations inférieures ou égales à 2,25 SMIC (soit 4054 euros en 2025) et 3,3 SMIC (soit 5946 euros en 2025).  Ces trois dispositifs, qui composent les allègements généraux de cotisations patronales, ont fait l’objet d’une importante réforme (cf. article 18 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025) laquelle vise à assurer leur continuité tout en permettant de maitriser leur coût particulièrement croissant depuis 2021, du fait notamment des nombreuses revalorisations du SMIC sur les dernières années.  Dans ce cadre, à compter du premier janvier 2026, les trois dispositifs seront refondus au sein d’une réduction unique, la réduction générale degressive unifiée (RGDU), applicable sur les rémunérations inférieures à 3 SMIC (soit 5406 euros en 2025). Les paramètres de calcul de la réduction seront fixés dans un décret d’application à paraître. Par ailleurs, son champ d’application de cette RGDU pourra faire l’objet de discussions dans le cadre des travaux relatifs à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Cette réforme qui prendra effet dans quelques mois permettra donc l’application d’allègements sur une distribution assez importante, de l’ordre de celle que vous évoquez dans votre question. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4854</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4259</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Facturation électronique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4854. — 11 mars 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’obligation de facturation électronique à compter du 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille moyenne et à compter du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et micro entreprises. L’application de cette mesure, initialement prévue au 1er juillet 2024, a déjà été reportée compte tenu des difficultés engendrées. En effet les entreprises ne pourront plus utiliser des outils bureautiques classiques pour émettre une facture, mais devront obligatoirement utiliser une plateforme de dématérialisation privée et partenaire de l’administration fiscale (PDP) puisque l’option pour un portail public et donc gratuit a été abandonnée. Cette réforme va engendrer des coûts supplémentaires particulièrement difficiles à assumer pour des entreprises déjà fragilisées et une complexité administrative encore accrue. Elle lui demande donc sa position sur le dossier et s’il envisage de suspendre l’application de ces dispositions jusqu’à la mise en place d’une plate-forme publique et donc d’accès gratuit comme cela avait été envisagé initialement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4260</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par toutes les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun pour tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR (association française de normalisation) et qui réunit les acteurs principaux de l’éco-système facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : - pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur, gains de temps et de productivité ; - pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Un report ou une suspension retarderait le développement de solutions adaptées aux besoins des entreprises. La facturation électronique constitue en effet un levier d’efficacité et de compétitivité, y compris pour les TPE et les PME. En effet, le coût d’une facture électronique est en moyenne dix fois inférieur à celui d’une facture papier. Par ailleurs, la réforme de la facturation électronique permettra de simplifier et d’alléger les obligations déclaratives (en termes de gestion des factures et de la TVA) et ainsi de moderniser l’économie, comme l’ont déjà mise en œuvre plusieurs de nos voisins. Grâce à l’annuaire de l’administration et à l’horodatage des factures, les erreurs d’adressage et les retards de paiement seront réduits, améliorant ainsi la trésorerie des entreprises. Cette réforme est en outre protectrice des données des entreprises : les textes imposent des exigences particulières aux plateformes de dématérialisation partenaires lors de leur immatriculation ; ces dernières doivent notamment respecter la norme de sécurité informatique SecNumCloud (en cas d’hébergement cloud) et l’interdiction de faire sortir les données du territoire de l’Union Européenne, la conformité à plusieurs normes de sécurité informatique et de traçabilité de l’exploitation des données, de respect des règles relatives au respect du secret professionnel et des règles d’utilisation des données personnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5245</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4260</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des dons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5245. — 25 mars 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la fiscalité des dons effectués par les particuliers en faveur des associations et fondations reconnues d’utilité publique. Actuellement, les contribuables imposables bénéficient de réductions d’impôt sur le revenu pour les dons réalisés, ce qui constitue un encouragement significatif à la générosité publique. Cependant, cette mesure exclut de facto les contribuables non imposables, qui ne peuvent bénéficier de ces avantages fiscaux malgré leur contribution potentielle aux mêmes causes. Cette situation crée une inégalité de traitement entre les citoyens, en fonction de leur situation fiscale et pourrait décourager les dons de la part des foyers les plus modestes. Afin de promouvoir une plus grande équité fiscale et d’encourager davantage les dons, il serait pertinent d’examiner la possibilité de remplacer la réduction d’impôt actuelle par un crédit d’impôt. Ce dispositif permettrait à tous les contribuables, qu’ils soient imposables ou non, de bénéficier d’un avantage fiscal pour leurs dons, renforçant ainsi la solidarité nationale et le soutien aux associations et fondations. Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte envisager une piste de réflexion pour revoir le système de don en faveur des associations et fondations reconnues d’utilité publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4261</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime fiscal à l’impôt sur le revenu applicable aux dons des particuliers est l’un des plus généreux au monde. En application de l’article 200 du code général des impôts (CGI), les dons et versements effectués au profit d’organismes d’intérêt général ouvrent droit, sous certaines conditions, à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction excédant ce plafond est par ailleurs reportable successivement sur les cinq années suivantes. La réduction d’impôt est également exclue du champ d’application du plafonnement global des niches fiscales. Dans certaines situations, les dons et versements peuvent donner lieu à un avantage fiscal renforcé. C’est ainsi le cas lorsqu’ils sont effectués au profit d’organismes qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins et, depuis le 15 février 2025, lorsqu’ils sont effectués au profit d’organismes d’intérêt général qui, à titre principal et gratuitement, accompagnent les victimes de violence domestique ou contribuent à favoriser leur relogement. Le taux de la réduction d’impôt est alors porté à 75 % et les versements, soumis à un plafond spécifique, ne sont pas pris en compte pour l’application du plafond de 20 % du revenu imposable. Le plafond des dons et versements éligibles au taux majoré de 75 %, qui avait été porté exceptionnellement à 1 000 € en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire et sociale liée à l’épidémie de Covid-19, puis régulièrement prorogé, a été pérennisé par l’article 6 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025. Ainsi, ce dispositif présente, depuis son origine, les caractéristiques d’une réduction d’impôt dont les paramètres ont été successivement modifiés pour renforcer l’avantage fiscal associé. En régulière progression, le coût de cette réduction d’impôt a atteint près de 1,9 Md€ en 2023. La transformation de cette réduction d’impôt en crédit d’impôt conduirait à accroître très significativement le coût de la dépense fiscale alors même que rien ne démontre qu’elle engendrerait un surcroît de dons au profit des organismes les recevant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5325</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4261</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Impact de l’abandon du PPF sur les PME : quelles mesures de compensation ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5325. — 25 mars 2025. — M. Marc Chavent alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences majeures de l’abandon du portail public de facturation (PPF) pour les microentreprises et les PME. Jusqu’à présent, ces entreprises utilisaient l’application de la plateforme Chorus Pro pour transmettre leurs factures aux services administratifs. Cependant, l’évolution de la législation, combinée à l’abandon du projet de création d’un PPF au motif que « l’écosystème des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) [serait] suffisamment robuste et dynamique pour prendre en charge cette mission », contraindra les petites entreprises à souscrire des abonnements payants auprès de ces plateformes. Ces abonnements représenteront un coût supplémentaire estimé entre 20 et 30 euros par mois au minimum, pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros pour les entreprises émettant un volume important de factures. Si cette évolution vise notamment la lutte contre la fraude à la TVA et l’optimisation de l’action de l’État, elle repose financièrement sur les chefs d’entreprise, qui devront absorber ces nouvelles charges. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place une aide financière issue des économies générées par cette réforme ou, à défaut, d’engager une réduction des effectifs au sein de la irection générale des Finances publiques (DGFIP) accompagnée d’une baisse des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4261</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité des modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par toutes les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Depuis l’arbitrage du 15 octobre dernier, certaines PDP ont annoncé qu’elles proposeraient des offres de base gratuites ou sans surcoût. Ces offres seront directement intégrées aux systèmes d’information des entreprises exploitant des logiciels de gestion, de facturation ou possédant un compte bancaire, contrairement à l’offre portée par le PPF, certes gratuite, mais qui aurait impliqué des raccordements supplémentaires hors-réseau et donc davantage de complexité. La création d’une aide financière publique au bénéfice des entreprises, en plus de peser sur le budget de l’État, nuirait à la pérennité des offres commerciales des PDP et aboutirait à déséquilibrer le marché des plateformes en train de se structurer. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun à tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la commission de normalisation de facturation électronique administrée par association française de normalisation (AFNOR) et qui réunit les acteurs principaux de l’écosystème facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : Pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur, gains de temps et de productivité ; Pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5347</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4262</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des pensions alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5347. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la fiscalité des pensions alimentaires. L’article 371-1 du code civil dispose que chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. Ces besoins incluent notamment les frais alimentaires, d’habillement, d’hébergement, d’épanouissement et d’éducation. Le paiement effectif et régulier des pensions alimentaires constitue un enjeu de justice sociale et de lutte contre la précarité des familles monoparentales. Actuellement, environ un million de familles perçoivent une pension alimentaire, avec un montant moyen de 170 euros par mois et par enfant. Le code général des impôts prévoit que la pension alimentaire est imposable pour le parent qui la reçoit, tandis qu’elle est déductible du revenu imposable pour le parent qui la verse. Cette situation crée un déséquilibre fiscal entre les deux parents. Le Conseil d’État, dans une décision du 14 avril 2022, a jugé que les contributions à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ne devaient pas être prises en compte pour évaluer les ressources des parents. En outre, la pension alimentaire perçue par le parent bénéficiaire ne constitue pas un revenu supplémentaire puisqu’elle est censée être intégralement utilisée pour subvenir aux besoins de l’enfant. En comparaison, dans de nombreux pays européens, la pension alimentaire n’est ni déductible pour le parent débiteur ni imposable pour le parent bénéficiaire. Il demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour réformer la fiscalité des pensions alimentaires et ainsi contribuer à lutter contre la précarité des familles monoparentales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4262</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément au 2° du II de l’article 156 du code général des impôts (CGI), le débiteur de la pension alimentaire résultant de l’obligation civile de contribution à l’entretien et à l’éducation d’un enfant peut déduire la somme effectivement versée de son revenu imposable. Corrélativement, la pension perçue, en nature ou en numéraire, est imposable chez le bénéficiaire, conformément aux principes généraux de l’impôt sur le revenu selon lesquels sont inclus dans le revenu global servant de base à l’impôt l’ensemble des pensions ainsi que tous les avantages en argent ou en nature dont le contribuable dispose au cours de l’année. Ce traitement fiscal des pensions alimentaires est conforme aux règles d’imposition des revenus des personnes physiques et permet d’appréhender les facultés contributives du débiteur et du bénéficiaire de la pension. Les évolutions suggérées soulèvent par ailleurs de sérieuses difficultés juridiques, en particulier au regard du principe d’égalité devant les charges publiques. En premier lieu, elles créeraient une rupture d’égalité entre les parents supportant seuls la charge d’un enfant selon l’origine de leurs revenus : le parent non titulaire d’une pension qui supporte également seul la charge d’un enfant serait, à revenu équivalent, imposé, pour sa part, sur l’ensemble de ses revenus. En deuxième lieu, elles créeraient une rupture d’égalité entre le parent créancier, qui bénéficierait à la fois de la majoration de quotient familial (QF) et de l’exonération de la pension reçue, et le parent débiteur, qui ne pourrait ni déduire la pension ni bénéficier de la majoration de QF. La situation de famille du débiteur ne serait, de ce fait, prise en compte d’aucune manière, ce qui serait manifestement contraire au principe d’égalité devant les charges publiques. En dernier lieu, le cumul de la majoration de QF et de l’exonération de la pension alimentaire conférerait au parent créancier un cumul d’avantages injustifié, tandis que la charge que le débiteur supporte effectivement pour l’éducation et l’entretien de ses enfants mineurs ne serait prise en compte que partiellement, voire pas du tout, dans l’appréciation de ses facultés contributives. Ce dernier subirait ainsi une hausse importante d’impôt sur le revenu du fait du caractère non déductible de la pension versée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5418</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4263</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Paiement Chorus aux professions libérales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5418. — 25 mars 2025. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la difficulté à laquelle sont confrontées de nombreuses professions libérales lorsqu’elles agissent comme fournisseurs pour une personne publique (services, travaux…). Alors que les professions libérales sont confrontées à une fiscalité particulièrement lourde (impôts, TVA, cotisations sociales, URSSAF, cotisations à un ordre professionnel, frais liés à l’usage du local professionnel…) qu’elles sont tenues d’acquitter dans le respect de délais très stricts sous peine de pénalités de retard, elles doivent souvent attendre très longtemps que les personnes publiques, via le système Chorus pro, règlent les factures à leur endroit. Une fois la facture déposée sur Chorus pro, c’est souvent très compliqué à faire, les délais d’attente sont bien trop longs et, surtout, le fournisseur privé ne dispose d’aucune visibilité sur le calendrier de paiement. Ceci peut lui causer de nombreuses difficultés liées à des décalages de trésorerie, alors qu’il doit acquitter ses charges publiques et faire vivre sa famille. Ces préoccupations sont communes à des avocats, à des entreprises de travaux, de service, à des restaurateurs, à des consultants… Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour remédier à cette situation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4263</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les délais de traitement des factures destinées aux services de l’État sont globalement très satisfaisants. En 2024, le délai global de paiement des dépenses de l’État au titre des factures déposées par les fournisseurs sur Chorus Pro s’élevait à 16,5 jours en moyenne, très largement en dessous du délai réglementaire de 30 jours. Même si le taux de factures payées au-delà de 30 jours reste limité, de l’ordre de 10 %, sa réduction constitue un objectif prioritaire pour l’ensemble des acteurs de fonction financière de l’État. Le délai de traitement des factures destinées aux collectivités locales est également tout à fait satisfaisant puisque le délai de paiement était de 19,7 jours en 2024, bien en-dessous du délai réglementaire à 30 jours. Le taux de factures payées au-delà de 30 jours reste également limité, de l’ordre de 16,2 %. Pour les établissements publics de santé, qui connaissent davantage de difficultés de trésorerie que les collectivités locales, le délai de paiement moyen est de 63,4 jours et dépasse le délai réglementaire de 50 jours. Le taux de factures payées au-delà de 50 jours continue de progresser et s’élève à 44,8 %. Il est précisé que, via Chorus Pro, le fournisseur dispose à tout moment de la faculté de suivre la situation de sa facture. Ainsi, dès qu’une facture est déposée sur Chorus Pro, elle est immédiatement transmise aux services des acheteurs publics (État et ses organismes publics, collectivités locales, établissements publics de santé), et un fournisseur peut en suivre le traitement en se connectant au portail de facturation ou en interrogeant l’agent conversationnel (chatbot Claudia) de Chorus Pro, accédant ainsi au cycle de vie de sa facture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5446</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4263</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Non au transfert du centre des finances publiques de Vénissieux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5446. — 1 avril 2025. — M. Idir Boumertit appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir du centre des finances publiques de Vénissieux, dont le transfert vers le site de Bron suscite de vives préoccupations tant pour les agents que pour les usagers, bien au-delà de la 14ème circonscription du Rhône, à l’échelle de l’ensemble du département. Service public de proximité, ce centre des impôts accueillait plus de 60 000 usagers par an. Sa fermeture définitive risque d’accentuer les inégalités d’accès aux services fiscaux, en pénalisant les usagers qui ne disposent pas d’alternatives numériques ou de moyens de déplacement aisés. Or le service public fiscal joue un rôle fondamental d’accompagnement et de conseil pour tous les citoyens. Lors d’une récente rencontre avec l’intersyndicale, M. le député a pu mesurer l’ampleur des inquiétudes générées par ce projet de délocalisation. Les agents lui ont fait part des difficultés concrètes qu’un tel déplacement engendrerait sur leurs conditions de travail, ainsi que des répercussions directes pour les usagers, notamment ceux confrontés à des difficultés de mobilité. Cette délocalisation pourrait également avoir des conséquences particulièrement préoccupantes pour les personnes les plus vulnérables, en raison de la fracture numérique qui limite leur capacité à effectuer leurs démarches en ligne. La dématérialisation des services administratifs ne constitue pas une réponse adaptée aux besoins des usagers issus des quartiers défavorisés, qui sont plus exposés à l’illectronisme. Ce phénomène accentue le risque de non-recours aux démarches administratives pour ces publics, privant ainsi de nombreux citoyens de l’accès à leurs droits. Sur la circonscription de M. le député et plus largement sur l’ensemble du Rhône, la proximité des services publics est essentielle. Il tient à souligner que les représentants du personnel lui ont fait part de pistes de solutions concrètes permettant d’envisager des alternatives via bles, conciliant les impératifs organisationnels avec le maintien d’un service de proximité de qualité. Il lui semble donc primordial qu’un dialogue constructif soit engagé afin d’explorer ces propositions et d’identifier des solutions pérennes. Aussi, il lui demande s’il organisera à ce sujet une concertation approfondie permettant de répondre aux exigences de réorganisation tout en préservant l’accès aux services publics pour les habitants du Rhône. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4264</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le centre des finances publiques de Vénissieux a été transféré sur la commune de Bron consécutivement aux travaux de restructuration engagés par la SACOVIV sur le bâtiment abritant le service des impôts des particuliers (SIP). Malgré l’intérêt des propositions locatives de Madame la Maire de Vénissieux visant à un relogement sur son territoire, le directeur régional des finances publiques n’a pas pu donner une suite favorable dans la mesure où les deux options ne répondaient pas parfaitement au cahier des charges fonctionnel de la direction générale des finances publiques (DGFiP), ni aux exigences de la politique immobilière de l’État. A contrario, le site de Bron présente toutes les caractéristiques immobilières (surface, état d’entretien, locaux de réception parfaitement adaptés) pour l’accueil des agents et des usagers. Il est précisé qu‘en 2024, la fréquentation du SIP de Vénissieux s’est stabilisée à 22 000 contribuables, en raison notamment du recours accru à la dématérialisation. Néanmoins, afin de maintenir la présence du service public sur ce territoire, notamment au regard de l’expérimentation « territoire zéro non-recours », l’organisation de permanences pérennes et de qualité sur Vénissieux a été actée en complément d’un établissement France service, déjà implanté. Ainsi, un accueil sur rendez-vous est mis en place pour les usagers de Vénissieux dans les locaux du siège de la direction régionale de l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) aux Minguettes (QPV). Cette solution d’accueil est opérationnelle depuis le 10 avril et sera renforcée en cas de besoin notamment pendant la période déclarative. Une seconde permanence est en cours de définition avec les services de la mairie de Vénissieux dans le prolongement de la rencontre entre le directeur régional et la Maire en date du 23 avril 2025. En outre, les permanences dans les trois communes voisines (Corbas, Feyzin et St Fons) relevant du SIP de Vénissieux sont également opérationnelles pendant les périodes de campagne, à la satisfaction des élus comme des administrés. Enfin, la concertation avec les personnels a permis de combiner plusieurs solutions pour les quelques agents désireux in fine de revenir à Vénissieux : télétravail assoupli, participation aux permanences physiques à Vénissieux ou encore mutation dans un autre service.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5571</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4264</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Demi-part fiscale pour les veufs et veuves</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5571. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la demi-part fiscale autrefois accordée aux personnes veuves. La suppression en 2014 de ce dispositif a entraîné une augmentation du revenu fiscal de référence des intéressés, les faisant soit devenir imposables, soit subir une forte hausse de leur impôt sur le revenu. Les conséquences matérielles pour les personnes modestes, qui étaient jusque-là non imposables, sont conséquentes et impactent négativement leur quotidien, leurs conditions de vie et leur capacité à accéder aux soins. Bien que la demi-part ait été partiellement rétablie pour les veuves d’anciens combattants, cette mesure reste insuffisante car elle ne concerne qu’un nombre restreint de bénéficiaires. Dans ce contexte, il lui demande si elle compte revenir sur cette mesure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4264</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jusqu’à l’imposition des revenus de 2008, les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, sans enfant à charge, bénéficiaient d’une majoration d’une demi-part supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils vivaient seuls et avaient un ou plusieurs enfants faisant l’objet d’une imposition distincte ou avaient eu un enfant décédé après l’âge de seize ans. Ces dispositions dérogatoires, instituées après la Seconde Guerre mondiale pour prendre en compte principalement la situation particulière des veuves de guerre, ne correspondaient plus à la situation actuelle. Le quotient familial a en effet pour objet de tenir compte des personnes à charge au sein du foyer dans l’évaluation des capacités contributives du contribuable. L’attribution d’une demi-part indépendamment du nombre de personnes effectivement à charge constitue une importante dérogation à ce principe et confère au bénéficiaire un avantage fiscal par ailleurs croissant avec son revenu. Le législateur a décidé de recentrer cet avantage fiscal, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2009, au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls, à titre exclusif ou principal, la charge d’un enfant pendant au moins cinq années. À défaut de respecter ces conditions, les personnes seules bénéficient uniquement d’une part de quotient familial. Le dispositif est distinct de la demi-part supplémentaire accordée aux conjoints survivants, âgés de plus de 74 ans, des personnes qui étaient titulaires de la carte du combattant au moment de leur décès, qui n’a pas le même objet et répond à des conditions d’application différentes. Si le Gouvernement n’est pas favorable au rétablissement de la demi-part de quotient familial dans sa version antérieure à 2009, il est particulièrement sensible à la situation des ménages aux revenus modestes et a mis en place, au cours des dernières années, plusieurs mesures destinées à soutenir leur pouvoir d’achat. L’article 2 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 a ainsi substantiellement allégé l’impôt sur le revenu pour les contribuables disposant de revenus modestes. La diminution, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2020, de 14 % à 11 % du taux de la première tranche imposable au barème progressif ainsi que l’atténuation de la pente de la décote ont eu pour effet de reculer durablement le seuil d’imposition des personnes seules qui s’établit, pour les revenus de 2024, à 17 438 € de revenu net imposable (après application du seuil de mise en recouvrement). Au total, la diminution a concerné plus de 18 millions de foyers fiscaux, pour un gain moyen de l’ordre de 300 €. En outre, la taxe d’habitation sur la résidence principale ainsi que la contribution à l’audiovisuel public ont été totalement supprimées. Par ailleurs, plus de 7 millions de ménages composés d’au moins une personne âgée de plus de 65 ans ou d’une personne invalide bénéficient d’un abattement sur leur revenu imposable. Celui-ci s’élève à 2 796 € pour l’imposition des revenus de 2024 si leur revenu imposable n’excède pas 17 510 € et à 1 398 € si leur revenu imposable est compris entre 17 510 € et 28 170 €. Au surplus, les pensionnés dont les revenus sont les plus modestes, parmi lesquels figurent les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), sont exonérés de prélèvements sociaux sur les revenus de remplacement. Pour les pensionnés non exonérés, le taux de contribution sociale généralisée sur les revenus de remplacement applicable aux contribuables dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est supérieur à 16 755 € et inférieur à 26 004 € pour la première part de quotient familial a été rétabli à 6,6 % au lieu de 8,3 %. Enfin, le montant du minimum vieillesse et de l’ASPA a fait l’objet d’une revalorisation significative depuis 2018 et atteint 1 034 € par mois en 2025, soit 231 € par mois de plus qu’en 2018. Ces mesures, ciblées et d’ampleur significative, sont de nature à répondre aux préoccupations des contribuables les plus fragiles, notamment les veuves et les veufs, et sont plus équitables qu’une majoration de quotient familial.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5699</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4265</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Les communes lésées par des recensements partiels et des dotations faussées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5699. — 8 avril 2025. — Mme Christine Loir interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dotations d’États distribuées aux communes en fonction des recensements de la population. En effet, dans les communes de moins de 10 000 habitants, un recensement exhaustif n’a lieu que tous les 5 ans et tous les habitants ne répondent pas au questionnaire, ce qui fausse les statistiques. Par ailleurs, dans les communes de plus de 10 000 habitants, seulement 8 % de la population est officiellement recensé tous les ans, ce qui donne environ 40 % de données fiables tous les 5 ans. Une estimation trop approximative pour optimiser au mieux et au plus juste les dotations de l’État. C’est pourquoi, entre les habitants non recensés (population âgée, non informée) et ceux qui refusent de remplir le questionnaire, cela fausse les statistiques et provoque une baisse des aides de la commune, ces dernières comptant particulièrement sur les dotations de l’État pour leur bon développement, leur sécurité et leur stabilité financière. Face à cette situation, elle souhaiterait savoir quelles garanties le Gouvernement peut mettre en œuvre pour assurer un recensement complet et que les refus ne faussent pas les statistiques afin d’éviter une baisse des dotations de l’État. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4265</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux articles 156 à 158 de la loi 2002-276 du 27 février 2002, le recensement de population est conjointement réalisé par l’Insee et les communes, qui déploient de nombreux efforts afin de favoriser la participation de tous les habitants. Dans les communes de moins de 10 000 habitants, un recensement exhaustif est réalisé tous les cinq ans, même si les chiffres de population sont actualisés chaque année pour tenir compte des évolutions démographiques, et ajuster les dotations de l’Etat. Dans ces communes, la part des ménages n’ayant pu être contactés par un agent recenseur s’élève seulement à 3,2 % en 2025. Le nombre d’habitants de ces ménages est parfois connu à travers les renseignement pris auprès du voisinage ou de la commune elle-même. Dans le cas contraire, l’Insee procède à une estimation. Ainsi, tous les habitants, qu’ils aient ou non répondu au recensement, sont bien pris en compte pour le calcul des dotations de l’État, et notamment la dotation globale de fonctionnement (DGF). Dans les communes de plus de 10 000 habitants où la part des ménages n’ayant pu être contactés s’élève à 5,6 % en 2025, ces procédures d’estimation s’appliquent également. Le recensement de 40 % des logements sur 5 ans vise à fournir une estimation du nombre moyen d’habitants par logement, ce nombre moyen étant ensuite appliqué au nombre de logements exhaustif de la commune, connu notamment à partir des sources fiscales. Ainsi, les processus de contrôle et de calcul des populations de référence des communes qui servent de base aux dotations de l’Etat, prennent bien en compte l’ensemble des habitants, y compris ceux n’ayant pu être contactés par les agents recenseurs]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4266</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Absence de lisibilité des crédits outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5781. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de lisibilité des crédits destinés aux outre-mer. Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF), les crédits destinés aux outre-mer sont répartis au sein de multiples missions budgétaires et ne se limitent pas à la seule mission « Outre-mer ». Cette dispersion des crédits rend difficile pour les parlementaires une appréhension globale et précise de l’effort budgétaire consenti par l’État en faveur de ces territoires. Selon la Cour des comptes, en 2023, les crédits budgétaires consacrés aux outre-mer représentaient un peu plus de 3,8 % des dépenses du budget général de l’État, soit 22,16 milliards d’euros en crédits de paiement, répartis sur 101 programmes relevant de 32 missions différentes. La mission « Outre-mer » ne représentait que 13 % de cet effort, loin derrière la mission « Enseignement scolaire », qui regroupait à elle seule 37 % des crédits destinés aux outre-mer. Cette fragmentation des crédits nuit à la lisibilité de l’effort budgétaire réel de l’État en faveur des territoires ultramarins. Elle complique l’analyse pour les parlementaires, rendant plus difficile l’appréhension globale des engagements financiers de l’État à l’égard de ces territoires. Le document de politique transversale (DPT) « outre-mer » est censé offrir une vision consolidée de l’effort financier de l’État. Cependant, selon un rapport du Sénat, ce document souffre d’un manque de lisibilité évident et n’est pas disponible dans des délais permettant au Parlement de l’exploiter efficacement lors des débats budgétaires. Face à ce manque de visibilité et à la complexité qui en découle, il lui demande s’il envisage de mettre à disposition des parlementaires ultramarins un document récapitulatif détaillant l’ensemble des crédits consacrés aux outre-mer, toutes missions confondues, afin de faciliter l’examen budgétaire et d’assurer une meilleure transparence sur les engagements financiers de l’État. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4266</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La transparence et la lisibilité de l’effort budgétaire de l’État au titre des différentes politiques publiques intervenant sur les territoires des outre-mer constituent une priorité pour le Gouvernement. Conscient des spécificités de ces territoires, le Gouvernement veille à garantir une information budgétaire consolidée et accessible, permettant de mieux appréhender l’ensemble des actions publiques menées à leur destination. Si les crédits dédiés aux outre-mer sont effectivement répartis entre plusieurs missions du budget général, cette structuration traduit la diversité des politiques publiques concernées : éducation, santé, sécurité, emploi, logement, justice, ou transition écologique. Elle reflète l’intégration des territoires ultramarins dans les politiques publiques de droit commun. Dans ce contexte, le document de politique transversale (DPT) « outre-mer » constitue aujourd’hui l’outil unique permettant d’agréger l’ensemble des crédits que l’État consacre aux outre-mer, toutes missions confondues. Publié chaque année en annexe du projet de loi de finances, il donne une vision globale de l’effort budgétaire national à destination de ces territoires. Ce document rassemble les crédits de paiement ventilés par programme, mission ministérielle et politique publique, et inclut une présentation synthétique des priorités d’action de l’État dans les outre-mer. La mission « outre-mer » ne constituant qu’une part de l’effort total à destination des territoires ultramarins (13 %), le DPT joue un rôle fondamental pour offrir une lecture transversale et consolidée de l’action de l’État. Il constitue à ce jour le document structurant permettant d’identifier de façon cohérente et claire l’ensemble des financements publics dédiés aux territoires ultramarins. Le Gouvernement reste attentif aux observations formulées sur les conditions d’utilisation de ce document, en particulier sur sa lisibilité et son accessibilité. Dans cet esprit, les services de l’État poursuivent leurs travaux d’amélioration continue des documents budgétaires mis à disposition du Parlement, afin de répondre au mieux aux attentes exprimées, tout en respectant les grands principes qui fondent l’architecture budgétaire de l’État.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6289</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4266</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Taxe de séjour pour les campings</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6289. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les modalités d’application du régime « au réel » de la taxe de séjour pour les emplacements de camping loués à l’année. L’article L. 2333-30 du code général des collectivités territoriales prévoit que la taxe de séjour, lorsqu’elle est établie « au réel », doit être calculée sur la base du nombre de nuitées effectivement occupées. Toutefois, plusieurs communes ont décidé, par délibération, que la taxe « au réel » devait s’appliquer sur la durée totale du contrat de location, même lorsque l’emplacement n’est occupé que ponctuellement durant la période du contrat de location. Cette pratique interroge, tant sur le plan juridique qu’administratif, en ce qu’elle pourrait contrevenir à la logique même du régime « au réel » en s’apparentant à une taxation forfaitaire déguisée, relevant de l’article L. 2333-41 du même code. Elle soulève également des enjeux de lisibilité pour les contribuables et de cohérence dans l’exécution budgétaire des collectivités locales. Aussi, M. le député souhaite savoir si, dans le cadre du régime « au réel », il est conforme à la réglementation de percevoir la taxe de séjour sur la durée totale d’un contrat annuel de location, ou si elle doit strictement être calculée sur le nombre exact de nuitées réellement effectuées. Il lui demande enfin quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sécuriser juridiquement cette disposition et garantir une application homogène de l’article L. 2333-30 sur l’ensemble du territoire national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4267</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe de séjour peut être instituée « au réel » et être perçue par les hébergeurs pour chaque touriste logé, ou « au forfait » et être perçue par les collectivités et déclarée a priori à ces mêmes collectivités pour chaque hébergement en fonction de la capacité d’accueil de celui-ci. Conformément aux dispositions de l’article L. 2333-30 du code général des collectivités territoriales (CGCT), le tarif de la taxe de séjour est fixé, pour chaque nature et pour chaque catégorie d’hébergement, par personne et par nuitée de séjour. Les modalités de taxation sont identiques, quel que soit le type d’hébergement implanté sur un terrain de camping. Lorsque la taxe de séjour est instituée au réel, elle est établie sur les personnes qui ne sont pas domiciliées dans la commune. Il convient toutefois de rappeler qu’en application de l’article D. 331-1-1 du code du tourisme, il n’est pas possible d’élire domicile dans un camping. Les personnes qui séjournent sur une aire de camping sont donc assujetties à la taxe de séjour sauf si elles sont par ailleurs domiciliées sur le territoire de la commune. Ainsi, pour un mobil-home, la taxe de séjour est due sur toute la durée du contrat de location pendant laquelle la personne dispose du mobil-home et au tarif fixé par le camping. En l’état actuel des dispositions relatives à la taxe de séjour, il n’est pas prévu de régime particulier pour les locations d’emplacements à l’année ou pour tenir compte de l’effectivité du séjour. De la même manière qu’une personne qui louerait une chambre pour un séjour de longue durée dans un hôtel, le propriétaire d’un mobil-home est tenu de s’acquitter du paiement de la taxe de séjour pour toute la période où il dispose de l’hébergement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6407</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4267</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Évolution des critères de révision du Fonds national de garantie des ressources</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6407. — 6 mai 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les modalités de révision du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), dont la rigidité pénalise certaines communes depuis plus d’une décennie. Ce dispositif a été mis en place pour compenser les écarts de ressources entre collectivités, à la suite d’une réforme majeure de la fiscalité locale opérée par la loi de finances pour 2010. Les montants de prélèvement ou de reversement au titre du FNGIR ont été déterminés à cette date, en fonction de la situation fiscale des collectivités à l’époque. Ces montants sont restés figés depuis lors, sans prise en compte de l’évolution économique ou fiscale des territoires concernés. Or certaines communes se retrouvent durablement contributrices au FNGIR, alors même que leur tissu économique a changé et que leurs bases fiscales se sont contractées. Ces prélèvements, devenus structurels, représentent parfois une part significative de leurs recettes réelles de fonctionnement, limitant de fait leur capacité d’investissement, y compris dans des projets stratégiques pour le développement local. Si un mécanisme de révision existe, il demeure aujourd’hui très restrictif. Le principal critère - une baisse d’au moins 70 % de la base nette de cotisation foncière des entreprises (CFE) - est rarement atteint, même dans des situations clairement déséquilibrées. En conséquence, de nombreuses communes ne peuvent faire valoir leur situation, malgré des pertes de ressources réelles et durables. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de faire évoluer les critères actuels ou d’introduire davantage de souplesse dans la procédure de révision du FNGIR, afin que ce mécanisme puisse mieux refléter la situation financière réelle des collectivités et leur permettre de mobiliser leurs ressources dans des conditions plus équitables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4267</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 78 de la loi de finances pour 2010 a prévu un mécanisme pérenne destiné à assurer la stricte neutralité financière de la réforme de la taxe professionnelle pour chaque collectivité territoriale. Il se compose, par catégorie de collectivités, d’une dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) financée par l’État et d’un fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR). Le FNGIR est un mécanisme d’équilibrage des recettes fiscales des collectivités territoriales et de leurs groupements institués après la suppression de la taxe professionnelle en 2010. Il permet à chaque collectivité territoriale de disposer d’un niveau de ressources identique avant et après la suppression de cet impôt. Les collectivités territoriales qui auraient été surcompensées par le nouveau panier de ressources institué après la suppression de la taxe professionnelle (cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, etc.) sont prélevées au profit des collectivités territoriales qui auraient été sous-compensées. Le FNGIR existe pour chaque catégorie de collectivité territoriale. Ainsi, les prélèvements sur le bloc communal et les départements sont reversés au sein de chaque catégorie. L’article 196 de la loi de finances pour 2022 a abrogé le FNGIR des régions pour l’intégrer dans un dispositif plus global de péréquation. Les prélèvements et reversements au titre du FNGIR sont figés et reconduits chaque année pour un montant identique. Dans la majorité des cas, les collectivités territoriales qui sont prélevées au titre du FNGIR sont dans une situation favorable : en effet, elles ont bénéficié de la dynamique de leurs recettes fiscales depuis 2010, sans subir une hausse de leur prélèvement au titre du FNGIR. Cependant, certaines collectivités territoriales, et particulièrement certaines communes contributrices au FNGIR, ont été confrontées depuis 2010 au départ de leur territoire d’entreprises qui justifiaient leur prélèvement. Ces communes sont éligibles à plusieurs mécanismes de compensation tels que ceux liés à la perte de bases de contribution économique territoriale (CET) et d’imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER), lesquels ont été renforcés par l’article 79 de la loi de finances pour 2019, mesure qui a constitué une première réponse à votre préoccupation. Ensuite, l’article 79 de la loi de finances pour 2021 a institué un prélèvement sur les recettes de l’État visant à soutenir les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre pour qui, d’une part, le prélèvement au titre du FNGIR représente plus de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement et qui ont, d’autre part, subi une perte de bases de cotisation foncière des entreprises de plus de 70 % depuis 2012. Les modalités d’application de la mesure ont été précisées par le décret n° 2021-1242 du 28 septembre 2021. Pour les collectivités éligibles, l’État verse un soutien budgétaire à hauteur d’un tiers de leur prélèvement au titre du FNGIR. Près de 300 communes bénéficient chaque année de ce dispositif depuis 2021, particulièrement des communes rurales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6413</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4268</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Les conséquences de la réforme de la taxe d’habitation sur les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6413. — 6 mai 2025. — M. David Magnier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les conséquences de la réforme de la taxe d’habitation sur l’autonomie fiscale et les ressources des communes. La réforme de la taxe d’habitation, engagée à partir de 2018, a conduit à sa suppression progressive pour l’ensemble des résidences principales. Afin de compenser cette perte de recettes pour les communes, l’État a transféré à ces dernières la part de taxe foncière qui était auparavant perçue par les départements. Si ce mécanisme se voulait neutre sur le plan budgétaire, il engendre dans de nombreux territoires des effets déséquilibrés, à la fois sur le plan financier et institutionnel, avec notamment une réduction de l’autonomie du département. C’est notamment le cas dans la circonscription de M. le député, dans la commune de Rieux, dans l’Oise, où les contribuables versent chaque année près de 90 000 euros de taxe foncière qui ne sont pas reversés à la commune. Ces évolutions interviennent dans un contexte de baisse continue des dotations de l’État aux collectivités locales : la commune de Rieux par exemple, a vu ses dotations diminuer de 50 000 euros entre 2014 et 2020, tandis que l’effet de l’inflation continue de frapper. À l’heure où les communes voient leurs marges de manœuvre se réduire avec une fragilisation des budgets locaux, il est impératif de garantir des ressources stables et équitables pour permettre aux élus locaux d’agir efficacement au service de leur population. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement compte garantir une redistribution plus équitable des ressources et une réelle autonomie fiscale des collectivités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4268</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (THRP) par l’article 16 de la loi de finances pour 2020 a permis une baisse conséquente des prélèvements obligatoires pour les ménages. Elle a également entraîné une refonte de la fiscalité locale pour les collectivités territoriales et leurs groupements. Dès 2020, environ 80% des foyers fiscaux n’acquittaient plus de THRP. L’État a pris en charge les dégrèvements au titre de 2020.  Le nouveau schéma de financement des collectivités locales est entré en vigueur le 1er janvier 2021. Les 20 % de contribuables restants ont été progressivement exonérés à compter de 2021 et jusqu’en 2023, le produit de la taxe d’habitation acquitté par ces redevables en 2021 et en 2022 étant perçu par l’État. La compensation de la perte de la THRP s’est mise en œuvre à deux niveaux. D’une part, la compensation versée aux communes a pris la forme d’une transfert de la part départementale de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) des départements à leur profit et, pour le solde, d’un transfert par l’État de frais de gestion de fiscalité directe locale à compter de 2021. Les communes ont fait l’objet d’une compensation intégrale et dynamique, assise sur le taux de taxe d’habitation qu’elles avaient adopté en 2017. Au niveau d’une commune, le montant transféré de TFPB n’est pas nécessairement équivalent au montant de la THRP perdu : il peut être supérieur, la commune étant surcompensée, à l’image de la commune de Rieux (60539), ou inférieur, la commune se trouvant alors en situation de sous-compensation.  Afin de garantir à toutes les communes une compensation égale à l’euro près au montant de THRP supprimée, un mécanisme d’équilibrage neutralisant les sur ou sous-compensations a été mis en place. Ce mécanisme, dénommé "coefficient correcteur", est fixe et a été mis en œuvre pour la première fois en 2021. Le coefficient correcteur est calculé à partir du différentiel entre les ressources THRP communales de référence et les ressources TFPB départementales sur le territoire communal avant réforme et des ressources TFPB communales après réforme. A noter que les communes pour lesquelles la surcompensation était inférieure ou égale à 10 000 € ne sont pas concernées par ce dispositif. L’État participe au financement du système de compensation des communes car le montant de THRP perdu par ces dernières était supérieur au montant de TFPB départemental qu’elles ont récupéré. En 2023, cette participation de l’État s’est élevée à plus de 700 M€. D’autre part, la compensation versée aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) pour la perte de la part intercommunale de THRP, et aux départements, pour la perte de la part de TFPB, a pris la forme d’une fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Par ailleurs, les départements bénéficient d’une fraction supplémentaire de TVA de 250 M€, pérenne et dynamique, divisée en deux parts. Une première part, égale chaque année, à 250 M€, est répartie en fonction de critères de ressources et de charges. Une seconde part est placée dans un fonds de sauvegarde mobilisé pour venir en aide aux départements en difficultés. La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (THRP) a donc fait l’objet d’une compensation à l’euro près, et dynamique dans le temps. La suppression de cet impôt local n’est donc pas de nature à causer une attrition du volet financier du principe de libre administration, que ce soit au niveau du bloc communal ou du département. Enfin, conformément à l’article 72-2 de la Constitution, les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l’ensemble de leurs ressources. En application de la loi organique du 29 juillet 2004, le niveau de ces recettes ne peut ainsi être inférieur à leur niveau constaté au titre de l’année 2003. Afin de mesurer leur évolution, le Gouvernement transmet au Parlement, le 1er juin de chaque année, un rapport faisant "apparaître, pour chaque catégorie de collectivités territoriales, la part des ressources propres dans l’ensemble des ressources ainsi que ses modalités de calcul". A l’issue de la réforme de la taxe d’habitation, ce ratio ne s’est pas dégradé. Pour l’année 2022, les derniers ratios d’autonomie financière intégrant les ressources de compensation versées aux collectivités dans les ressources propres s’élèvent à 71,3% pour le bloc communal et 75,6 % pour les départements, nettement supérieurs à ceux constatés au titre de l’année 2003. Concernant la commune de Rieux et plus globalement pour le bloc communal, les collectivités gardent un pouvoir de vote de taux sur quatre impôts directs locaux : les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la cotisation foncière des entreprises, dans le respect des règles de plafonnement et de lien entre les taux définies par la loi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6579</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4269</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Obligation faite aux TPE/PME de payer pour émettre des factures électroniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6579. — 13 mai 2025. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’obligation faite aux TPE et PME de payer pour pouvoir émettre des factures électroniques, lorsqu’elles collectent la TVA. Cette obligation s’imposera aux TPE et PME à compter du 1er septembre 2027. Le Gouvernement a mis en avant quatre objectifs pour défendre cette réforme : renforcer la compétitivité des entreprises grâce à la diminution de la charge administrative liée à la création, à l’envoi et au traitement des factures au format papier, ainsi qu’à la sécurisation des relations commerciales ; faciliter les déclarations de TVA par le pré-remplissage ; lutter contre la fraude fiscale et réduire l’écart de TVA au moyen de recoupements automatisés ; et permettre une connaissance en temps réel de l’activité des entreprises afin de favoriser un pilotage précis des actions du Gouvernement en matière de politique économique. Si l’objectif est parfaitement compréhensible et louable, le fait de devoir passer par un prestataire privé représente un coût injuste et incompréhensible pour ces entreprises. Il semble que, lorsque la réforme a été actée, une alternative publique et gratuite était envisagée. Pourtant, les auto-entrepreneurs, commerçants et artisans ont découvert qu’ils devront passer par des prestataires de services privés, donc payants. Ainsi, elle souhaite connaître les raisons qui ont conduit le Gouvernement à renoncer à proposer une plateforme publique et gratuite mise à la disposition des entreprises et l’invite à reconsidérer sa position afin qu’une telle alternative puisse voir le jour. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4269</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par toutes les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun à tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR (association française de normalisation) et qui réunit les acteurs principaux de l’écosystème facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur, gains de temps et de productivité ; pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4270</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>EcoPTZ mobilités, un dispositif fantôme ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12. — 1 octobre 2024. — Mme Eva Sas appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le prêt à taux zéro « mobilité » (PTZ-m), supposé financer l’acquisition de véhicules peu polluants. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 « climat et résilience » prévoit dans son article 107 que les établissements de crédit et les sociétés de financement puissent consentir un prêt à taux zéro (PTZ) à titre expérimental afin de financer l’acquisition d’un véhicule peu émetteur, depuis le 1er janvier 2023. Cette expérimentation a été étendue par l’article 42 de la loi de finances pour 2024 jusqu’au 31 décembre 2025. Pourtant, il semble qu’aucun établissement de crédit ou qu’aucune société de financement n’ait consenti à signer une convention avec la Société de gestion des financements et de la garantie de l’accession sociale à la propriété (SGFGAS), représentant l’État. Alors que l’expérimentation doit s’achever par un rapport d’évaluation du dispositif, Mme la députée demande à M. le ministre s’il attend d’y voir figurer « dispositif fantôme » pour agir, ou si l’abandon des métropolitains à faible revenu fait partie de son projet politique. Elle demande donc à M. le ministre d’œuvrer afin de permettre réellement de soutenir la transition écologique des habitants des zones à faible émissions ayant un faible pouvoir d’achat. Alors que les prêts à taux zéro existent pour le logement et sont acceptés par le secteur bancaire, il paraît incompréhensible que la mobilité des Françaises et Français ne puisse, elle, bénéficier des mêmes outils de financement, pourtant prévus par la loi. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4270</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est soucieux d’accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le dispositif expérimental de prêt à taux zéro « mobilité » (PTZ-m) s’inscrit en cohérence avec les ambitions de réindustrialisation et de réduction de l’empreinte carbone. Il vise à faciliter l’acquisition, y compris par le recours à la location (location avec option d’achat (LOA) ou location longue durée (LLD) ), de véhicules dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 50 grammes par kilomètre. Il est ouvert également pour financer la transformation d’un véhicule à motorisation thermique en véhicule à motorisation électrique. Ce dispositif est réservé, sous conditions de ressources, aux personnes physiques et morales domiciliées dans ou à proximité d’une commune ayant mis en place une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) pour l’achat d’un véhicule à faibles émissions, électrique ou hybride. A ce PTZ-m est adossée une réduction d’impôt pour les établissements de crédit et les sociétés de financement qui viendraient distribuer ce produit. À ce jour, malgré la présence complète du corpus légistique et juridique, aucun établissement n’a conventionné avec l’État, sans doute expliqué en partie par la limitation temporelle liée à son caractère expérimental. Il appartient d’abord aux banques, en fonction de leur stratégie commerciale, de se positionner sur ce produit afin d’en assurer sa commercialisation. Le Gouvernement continuera de soutenir la hausse continue des ventes de voitures électriques à travers des politiques publiques ambitieuses en 2025. Ce soutien passera par le maintien d’un niveau élevé de l’aide à l’achat de véhicules électriques (bonus écologique). A contrario, l’exemple allemand illustre les conséquences négatives sur la dynamique d’électrification d’une interruption brutale du soutien public. Le "leasing social" ayant connu un fort succès populaire en 2024 et engendré une demande additionnelle de véhicules électriques chez les ménages modestes, il sera reconduit en 2025. Enfin, ces aides seront accompagnées d’un renforcement progressif du malus sur les émissions de CO2 des véhicules neufs, contribuant à accroitre les incitations économiques en faveur des véhicules électriques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>242</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4271</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Abattement fiscal en cas de donation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            242. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie concernant le montant de l’abattement fiscal accordé en cas de donation ou de succession. En France, l’abattement fiscal pour les donations et les successions dépend de la relation entre le donateur ou le défunt et le bénéficiaire. Il y a des abattements différents pour les donations entre conjoints, les donations à des descendants directs (enfants, petits-enfants, etc.) et les donations à d’autres bénéficiaires. De même, pour les successions, les abattements dépendent du degré de parenté entre le défunt et les héritiers. L’un des cas les plus courants concerne la donation ou la succession d’un parent en faveur de son enfant. Le montant de l’abattement dans ce type de situation est actuellement de 100 000 euros par parent et il n’a pas évolué depuis 2013. Cependant, la valeur de cet abattement baisse d’année en année si l’on prend en compte l’importante inflation que rencontre le pays, notamment ces dernières années. 100 000 euros en 2024 n’ont en effet plus la même valeur qu’en 2013, puisque l’on constate une inflation cumulée d’environ 20 % en 11 ans. À cela s’ajoutent des prix de l’immobilier qui ont très fortement augmenté depuis 2013 et ce sur l’ensemble du territoire français. En cas de donation ou de succession, les biens doivent être déclarés à leur valeur vénale, c’est-à-dire au prix du marché au jour du décès ou de la donation. Les bénéficiaires vont de ce fait devoir s’acquitter d’un montant plus élevé, car la part taxable sera plus importante. Or augmenter les abattements fiscaux pour les donations et les successions encouragerait les particuliers à transmettre plus de biens et d’argent à leurs proches, ce qui peut stimuler l’économie en augmentant la consommation et les investissements. C’est d’ailleurs particulièrement le cas en ce qui concerne l’immobilier, car plus l’abattement est élevé, plus l’héritier ou le donataire sera en mesure d’investir pour entretenir et maintenir en bon état le bien qu’il a reçu. En cette période où la dégradation du patrimoine immobilier s’accélère et où les normes pour réduire la consommation en énergie des bâtiments sont de plus en plus restrictives, augmenter l’abattement permettrait de lutter contre les tensions immobilières qui s’annoncent et qui risquent de pénaliser tous les acteurs, dont l’État et les collectivités territoriales. Enfin, il paraît important d’octroyer de meilleurs avantages fiscaux en cas de succession ou de donation, car ces dernières sont le fruit d’une vie de labeur que le parent laisse ou remet à son enfant. C’est un acte symbolique durant lequel un parent passe en quelque sorte le flambeau à son enfant pour qu’il assure la pérennité de ce qu’il reçoit. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage d’augmenter l’abattement fiscal pour les donations et les successions, le cas échéant à quel montant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4271</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code général des impôts (CGI) comporte plusieurs dispositions ayant pour effet d’alléger l’impôt dû à l’occasion des donations ou des successions. Le I de l’article 779 du CGI dispose que, pour la perception des droits de mutation à titre gratuit (DMTG) sur les transmissions en ligne directe, il est effectué un abattement de 100 000 € sur la part de chacun des ascendants et de chacun des enfants. Ainsi, pour un couple avec deux enfants, il est possible d’effectuer une donation jusqu’à 400 000 € sans payer de droits (100 000 € x 2 parents x 2 enfants). Par ailleurs, l’article 790 G du CGI prévoit une exonération de DMTG, dans la limite de 31 865 €, des dons de sommes d’argent consentis en pleine propriété au profit d’un enfant, d’un petit-enfant, d’un arrière-petit-enfant. En application de l’article 784 du CGI, ces abattements sont, le cas échéant, cumulables, et sont renouvelables tous les 15 ans. Il résulte de l’ensemble de ces dispositions que la très grande majorité des transmissions s’effectue en franchise d’impôt, eu égard au patrimoine médian net des français estimé par l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à environ 124 800 € selon la dernière « Enquête Histoire de vie et patrimoine », publiée le 8 décembre 2023. Par conséquent, un relèvement pérenne du montant de l’abattement en ligne directe n’aurait que peu d’effets immédiats pour les contribuables mais pourrait représenter un coût très élevé pour les finances publiques, peu compatible avec la situation budgétaire actuelle. En matière de droits de succession, le Gouvernement, conscient des difficultés actuelles du marché de l’immobilier, a privilégié dans la loi de finances pour 2025 des mesures ciblées. Dans cette perspective, le Parlement a adopté une mesure temporaire permettant d’exonérer de DMTG les dons de sommes d’argent consentis en pleine propriété à un enfant ou un petit-enfant, dans la double limite de 100 000 € par un même donateur à un même donataire et de 300 000 € par donataire, sous réserve que celui-ci les affecte à l’acquisition d’un immeuble neuf ou en état futur d’achèvement, à usage de sa résidence principale ou de location à usage d’habitation, pendant 5 ans minimum. L’exonération concerne aussi les cas d’affectation de la somme d’argent à des travaux de rénovation énergétique dans l’habitation principale dont le donataire est propriétaire. Cette mesure temporaire soutient conjoncturellement la demande de logements neufs en mobilisant l’épargne privée afin de relancer la commercialisation de logements. Elle permet en outre de soutenir l’accès à la propriété des ménages et de faciliter les travaux de rénovation thermique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>250</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4272</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Restructuration des groupes économiques et solidaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            250. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’accompagnement des groupes économiques et solidaires favorisant l’accompagnement et l’inclusion de la petite enfance, des familles et des personnes âgées. De nombreuses structures actives dans les territoires interpellent les élus quant à leur situation et à l’avenir de ce secteur d’activité. Ce sont plus de 1,3 millions de Français qui sont en situation de forte dépendance et qui ont besoin d’un accompagnement quotidien. D’autant plus que la population française ne cesse de vieillir. Selon les chiffres avancés par le Haut Commissariat au plan, le nombre des 75-84 ans va enregistrer une croissance inédite de 49 % entre 2020 et 2030, passant de 4,1 millions à 6,1 millions. Les plus de 65 ans, qui représentent un cinquième de la population française en 2020, représenteront un quart de la population en 2040, puis près de 30 % à partir de 2050. De ce fait, la demande d’accompagnement ne cessera d’augmenter dans les années à venir. C’est pourquoi elle lui demande quelles sont les pistes de réflexions engagées au sujet de la restructuration des groupes économiques et solidaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4272</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le nombre de personnes âgées va augmenter fortement dans les 30 prochaines années, passant de 18,9 millions aujourd’hui à 24,3 millions en 2050. Ce vieillissement se traduira par un accroissement du nombre de personnes dépendantes - aujourd’hui estimé par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) à 1,4 million de personnes, qui atteindra 1,9 million en 2050, et donc également par un accroissement des besoins. Conscient que la période actuelle est cruciale pour préparer l’avenir, le Gouvernement porte à ce titre, et en lien avec les départements, une feuille de route pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie, déclinée en 4 axes : prendre en compte de nouveaux besoins et reconnaître la place des séniors, donner le choix de vieillir où l’on souhaite, accompagner les solidarités entre générations, et enfin garantir les droits et la participation des citoyens âgés. Pour accompagner le vieillissement de nos concitoyens chez eux, le Gouvernement porte ainsi une stratégie ambitieuse visant notamment à augmenter les financements des services à domicile et en améliorer la qualité. Cette stratégie se poursuit désormais avec en ligne de mire la création de 25 000 places dans les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) d’ici à 2030, ainsi que la mise en œuvre de la réforme de leur financement.  Parallèlement, le Gouvernement a souhaité rénover le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en investissant 2,1 milliards d’euros sur cinq ans pour améliorer le bâti, les équipements du quotidien et le numérique tout en rendant les établissements plus chaleureux, plus humanisés et plus ouverts sur l’extérieur. Pour aller plus loin, le Gouvernement a également mené la montée en qualité des structures existantes, avec un vaste plan de contrôle des 7 500 EHPAD de France mené en 2023 et 2024, ainsi qu’à travers de multiples dispositifs visant à l’amélioration de la qualité d’accompagnement et à plus de transparence dans les EHPAD. L’enjeu est similaire au sein du secteur de la petite enfance, malgré la baisse continue du nombre de naissances que connaît la France depuis 2010. La capacité théorique d’accueil par les modes de garde formels est actuellement d’1,3 million de places, soit environ 60 places pour 100 enfants de moins de 3 ans. L’offre s’articule essentiellement autour de deux catégories de modes d’accueil, soutenus par le Gouvernement afin de garantir aux parents des solutions adaptées et diversifiées, conciliant leurs impératifs professionnels et leur vie familiale : les assistants maternels, qui représentent 54 % de la capacité totale d’accueil, ainsi que les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE), qui offrent 36 % des places disponibles. Pour faire face à la demande d’accueil, en constante augmentation, le Gouvernement poursuit un objectif volontariste de création de 200 000 places supplémentaires à l’horizon 2027. Afin d’atteindre cet objectif, la COG 2023-2027 de la branche Famille de la Sécurité sociale alloue près d’1,4 milliards d’euros supplémentaires sur la période, permettant de développer l’offre de garde et maintenir les places existantes. En matière d’accueil collectif, trois grandes mesures ont récemment été mises en œuvre : la revalorisation du prix plafond de la prestation de service unique de 6,71 % afin que les crèches puissent faire face à l’augmentation des coûts de fonctionnement, la reconduction des majorations de barèmes du plan crèches, pour soutenir les projets de création de places nouvelles, et enfin l’augmentation de 20 % du barème du fonds de modernisation des établissements, afin de rénover les structures existantes et éviter leur fermeture. Pour l’accueil individuel, le montant de la prime d’installation a notamment été multiplié par quatre et porté à 1 200 € sur tous les territoires, afin d’encourager le renouvellement de la profession d’assistant maternel. Les groupements de l’économie sociale et solidaire (ESS) jouent un rôle crucial tant dans la structuration de l’offre de prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie que dans l’accueil des jeunes enfants, que ce soit à domicile ou en établissement. Il y aurait en effet plus de 170 000 places en EHPAD gérées par des structures de l’ESS en 2023 selon les données FINESS, soit près d’un tiers du total, proportion stable ces dernières années. Plus généralement, l’économie sociale et solidaire regroupe près de 60% des professionnels de l’action sociale. Ces groupements économiques et solidaires font parfois face à des difficultés économiques, au même titre que l’ensemble des structures non lucratives, qui sont notamment liées à leur modèle solidaire. Le rapport du Haut conseil à la Vie Associative de 2021 souligne ainsi le rôle prépondérant des structures non lucratives dans l’accueil de patients à des tarifs solidaires, alors même que ces structures présentent des tailles généralement inférieures aux structures lucratives, et sont moins à même de réaliser des économies d’échelles. Conscient de ces difficultés, le Gouvernement a autorisé par décret au 1er janvier 2025 aux EHPAD non lucratifs une nouvelle différentiation de leurs tarifs selon les ressources des résidents, leur permettant de dégager une marge de manœuvre financière supplémentaire, et assurant ainsi la soutenabilité du modèle économique de ces structures. Plus globalement, le Gouvernement élabore sa feuille de route pour la stratégie nationale de l’ESS. Dans cette optique, une réflexion approfondie sur les modèles économiques et les mécanismes de financement des structures de l’ESS pourra être envisagée dans le cadre de la stratégie nationale. L’objectif sera notamment d’analyser l’origine et la répartition des financements publics et privés à destination de ces acteurs, afin d’assurer leur pérennité et de mieux structurer leur développement. Dans ce cadre, l’approche adoptée s’appuiera, en adéquation avec les réalités du terrain, sur des consultations menées à différents niveaux – national, régional et citoyen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>409</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4273</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Recouvrement de la taxe d’aménagement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            409. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le recouvrement de la taxe d’aménagement qui n’est plus à la diligence des communes ou des intercommunalités compétentes mais à celle des directions départementales des finances publiques (DDFiP) sur la déclaration volontaire d’achèvement des intéressés. En réponse à une question écrite du 6 octobre 2022, le ministère chargé des collectivités territoriales et de la ruralité a écrit le 4 mai 2023 que compte tenu du délai moyen de réalisation des constructions de 24 mois et suite à la publication de l’ordonnance du 14 juin 2022, le Gouvernement ne disposait pas alors d’un recul suffisant sur les conséquences de cette réforme mais que tout se passerait bien, les DDFiP ayant démontré leur maîtrise en matière de taxe foncière. Cette question a toujours inquiété les communes pour lesquelles la taxe d’aménagement est une ressource importante et force est de constater que nombre d’entre elles ne perçoivent plus cette taxe, ou de manière aléatoire, depuis la réforme. Dans le département du Tarn en particulier, le premier bilan est clairement défavorable, les recettes étant asséchées non faute de recouvrement mais faute du déclencheur à savoir la déclaration d’achèvement. Il souhaiterait savoir s’il est possible d’avoir rapidement un premier bilan de la mise en œuvre de la réforme du recouvrement de la taxe d’aménagement et si le Gouvernement peut s’engager sur des mesures correctives en liaison avec les parlementaires et les collectivités locales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4273</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 155 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 pose le cadre du transfert de la gestion de la taxe d’aménagement des directions départementales des territoires (DDT) à la direction générale des Finances publiques (DGFiP), qui n’en assurait jusqu’alors que le recouvrement. À cet effet, cet article reporte notamment la date d’exigibilité de la taxe d’aménagement à la date de réalisation définitive des opérations au sens du I de l’article 1406 du code général des impôts. Afin de renforcer les synergies avec les impôts fonciers, la déclaration de la taxe d’aménagement s’effectue dorénavant dans les mêmes conditions que les déclarations des changements fonciers prévues par l’article 1406 du CGI, à savoir dans les 90 jours à compter de la réalisation définitive des travaux : les obligations déclaratives fiscales en matière foncière et d’urbanisme sont ainsi unifiées. La date d’achèvement des travaux retenue pour l’exigibilité de la taxe ne repose donc pas sur la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux (DAACT) prévue par le droit de l’urbanisme, mais sur les obligations fiscales existantes. Ainsi, cette nouvelle règle d’exigibilité n’induit aucune charge supplémentaire pour les collectivités, ni ne fait peser de risque de perte de l’assiette fiscale. En effet, grâce à cette réforme, la vérification de l’achèvement des travaux est effectuée par l’administration fiscale en tirant profit de l’expérience acquise par la DGFiP en matière de surveillance et de relance des contribuables s’agissant des taxes foncières. À cet égard, il est rappelé que l’inexactitude ou l’omission des déclarations de changements fonciers sont actuellement sanctionnées par l’application d’amendes fiscales prévues à l’article 1729 C du code général des impôts et la perte ou réduction d’exonération temporaire. Dans le cadre du transfert de la gestion des taxes d’urbanisme, la DGFiP a été dotée d’une compétence en matière de contrôle et de pénalisation des usagers défaillants. Ainsi, conformément à l’article 1635 quater P du code général des impôts, la DGFiP peut, au vu des informations à sa disposition, engager une procédure de taxation d’office des taxes d’urbanisme dues et pénaliser tant le non-respect de l’obligation déclarative que les retards de paiement. De ce point de vue, le transfert des opérations de liquidation des taxes d’urbanisme à la DGFiP lui permet de mettre en oeuvre des procédures de contrôle et de rectification identiques à celles appliquées en matière de contributions directes (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés etc). Une ré-ingénierie et une optimisation des modalités de liquidation des taxes sont mises en oeuvre dans le cadre du transfert à la DGFiP, qui s’accompagnent d’une dématérialisation du processus déclaratif, la création d’un référentiel des délibérations des collectivités locales et l’automatisation du calcul des taxes d’urbanisme. Tous ces éléments vont concourir à l’optimisation des délais de traitement. Toutefois, une modification de la séquence de trésorerie peut apparaître dans le cas des très grands projets, dont la construction s’étale sur plusieurs années. Pour ces derniers, près de 3 % des titres seraient émis avec un décalage supérieur à 12 mois en comparaison avec le système antérieur. Pour cette raison, dans le cas particulier des grands projets immobiliers, l’ordonnance n° 2022-883 du 14 juin 2022 relative au transfert à la direction générale des Finances publiques de la gestion de la taxe d’aménagement et de la part logement de la redevance d’archéologie préventive crée un système de deux acomptes permettant de neutraliser les effets du décalage de l’exigibilité de la taxe. Pour les constructions dont la surface est supérieure à 5 000 m2, deux acomptes égaux à 50 % et 35 % des montants de la taxe prévisionnelle sont ainsi instaurés, dus respectivement 9 mois puis 18 mois après la validation de l’autorisation d’urbanisme. Des dysfonctionnements opérationnels ont effectivement pu être observés à l’occasion de la mise en oeuvre du transfert. L’instauration du processus déclaratif en mode dématérialisé a pu susciter des interrogations de la part des usagers et aboutir à des erreurs déclaratives qui ont freiné la liquidation des taxes. Afin d’éviter l’envoi de titres de paiement erronés aux usagers, la DGFiP a mis en oeuvre un système de vérification préalable des titres, freinant de fait la fluidité de leur envoi et les paiements associés. Ce dispositif de contrôle est toutefois à distinguer des clôtures automatiques évoquées, qui ne concernent que les autorisations d’urbanisme dépourvues d’effet fiscal. En effet, à l’instar de ce qui était observé avant le transfert, le droit de l’urbanisme prévoit des obligations administratives qui n’entraînent aucune conséquence d’un point de vue fiscal ; c’est le cas, à titre d’exemple, des ravalements de surface qui nécessitent une autorisation d’urbanisme mais n’entrent pas dans le champ d’application des taxes d’urbanisme. Les services de la DGFiP sont pleinement mobilisés pour stabiliser le parcours déclaratif, optimiser la gestion applicative et atteindre pleinement l’objectif de simplification des procédures de gestion de la taxe d’aménagement au profit des redevables comme des collectivités. Ces quelques dysfonctionnements n’ont toutefois pas tari le flux des taxes perçues par les collectivités locales, étant rappelé que seuls les montants de taxe effectivement encaissés par les services du ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques (MTECP) comme de la DGFiP, leur sont reversés. Ainsi, à titre d’information, au titre de 2023, le MTECP et la DGFiP ont émis environ 600 000 titres pour un montant de taxe d’aménagement de près de 2,3 milliards d’euros. Les chiffres d’émission de titres en 2024 restent dans les mêmes tendances, étant entendu que la majorité des montants émis relèvent du stock d’autorisations d’urbanisme dont la demande a été déposée avant le 1er septembre 2022, qui reste sous gestion des services du MTECP. Par ailleurs, l’émission des acomptes de taxe d’aménagement pour les projets concourant à la création d’une superficie supérieure à 5 000 m2 a débuté en octobre 2024 par les services de la DGFiP. Enfin, le transfert de la gestion des taxes d’urbanisme à la DGFiP n’a pas eu pour effet de modifier les compétences de police administrative des maires. En qualité d’officiers de police judiciaire, les maires restent titulaires de pouvoirs de police administrative les habilitant à dresser un procès-verbal d’infraction sur le territoire de leur commune en présence de constructions illégales sans autorisation d’urbanisme. En revanche, la DGFiP est juridiquement compétente et pleinement engagée pour tirer les conséquences de tels procès verbaux et régulariser l’établissement de la taxe au profit de la collectivité locale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>413</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4274</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fermeture de l’usine Solvay à Salindres (Gard)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            413. — 8 octobre 2024. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fermeture programmée en 2025 de l’usine Solvay, à Salindres dans le Gard. Alors que l’usine de chimie gardoise existe à Salindres depuis 1855, le groupe Solvay qui l’avait reprise en 2011 annonce vouloir fermer le site entre janvier et octobre 2025. Sur les quatre-vingt-seize emplois de ce site, soixante-huit seront supprimés. Des générations s’étant succédées dans cet établissement qui fait la fierté du territoire gardois, la violence de cette décision n’en n’est que décuplée. Il faut ajouter que le 31 juillet 2024, le journal Les Échos affirmait que « le chimiste Solvay a relevé [ce jour-là] l’ensemble de ses objectifs financiers pour 2024 [et] que ses résultats sont ressortis légèrement supérieurs aux prévisions des analystes au deuxième trimestre ». Sur l’ensemble du premier semestre de 2024, Solvay a généré un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros. Si le flux de trésorerie disponible du groupe a reculé de 36,2 % par rapport à la période correspondante de 2023, la situation n’en reste pas moins révoltante pour les salariés. Cette fermeture signe aussi la fin de la production de molécules chimiques à destination du secteur pharmaceutique. L’usine de Salindres est la seule unité productrice d’acide trifluoroacétique (TFA) en Europe. Cette molécule est pourtant un composant essentiel des traitements antiviraux et des traitements contre le cancer. La fermeture de cette usine aura pour conséquence l’importation intégrale de cette molécule en provenance de l’Asie. Cette fermeture va donc à l’encontre du Plan France 2030 qui prévoit la relocalisation et l’augmentation des capacités de production de médicaments en France et en Europe. Les conséquences économiques de cette fermeture seraient dramatiques pour le Gard, considéré par l’INSEE comme le sixième département le plus pauvre de France. M. le député demande donc à M. le ministre de qu’il compte faire pour convaincre le groupe Solvay de maintenir l’activité existante au nom de la souveraineté médicale et la pérennité de l’industrie française. Subsidiairement et à défaut, il souhaite l’interroger sur la volonté ferme du Gouvernement en faveur de solutions acceptables pour les soixante-huit employés et leurs familles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4275</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention du Ministre est appelée sur le projet d’arrêt, pour mi-2025, de la production d’acide trifluoroacétique (TFA) pour la fabrication de pesticides et de médicaments de l’usine SOLVAY de Salindres spécialisée dans la chimie du fluor. L’acide trifluoroacétique est une substance perfluoroalkyles (PFAS), classe de molécules très persistantes qui peuvent présenter des effets néfastes pour la santé (cf. loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées). Le Gouvernement regrette cette décision, annoncée brutalement, qui touche les communes de l’agglomération d’Alès et tout particulièrement celle de Salindres et qui pourrait entraîner la suppression de 68 postes de travail sur les 96 salariés actuellement employés par l’entreprise. Les 28 autres salariés seront conservés dans le GIE gérant la plateforme avec AXENS. Les services du ministère et notamment le Commissaire aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises sont mobilisés en lien avec les acteurs locaux afin d’accompagner l’entreprise dans sa recherche de repreneur, réalisée dans le cadre de l’obligation légale « Loi Florange ». Cette recherche de repreneur présente un intérêt majeur pour le territoire. À ce titre, il a été rappelé à l’entreprise qu’elle devait s’inscrire dans une démarche très active associant tous les acteurs territoriaux afin de rechercher un repreneur permettant de conserver une empreinte industrielle forte, les compétences des salariés de SOLVAY mais aussi la vingtaine d’emploi des entreprises sous-traitantes présentes sur le site. Un suivi est assuré par la préfecture du Gard avec des points réguliers réalisés avec l’entreprise et le cabinet ONEIDA, mandaté par l’entreprise pour l’assister dans cette recherche. Près de 100 entreprises spécialisées dans la chimie du fluor ont été ciblées, dont certaines avec l’appui de Business France,  6 marques d’intérêt ont ainsi été révélées dont 4 encore actives provenant d’acteurs asiatiques et européens. Ces actions seront poursuivies et pourront être étendues à d’autres acteurs, un changement d’activité étant possible. Parallèlement à ces actions menées pour la recherche de repreneur, le Gouvernement veillera à ce que ce projet de fermeture et de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) soit mené conformément au cadre légal et avec un dialogue social solide et constructif avec les organisations syndicales dans le but d’aboutir à la signature d’un accord majoritaire de PSE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>807</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4275</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Indemnisation des sinistrés victimes d’intempéries</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            807. — 15 octobre 2024. — M. Hubert Brigand attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les attentes des habitants et des communes de sa circonscription victimes de graves intempéries (inondations, coulées de boue …) qui espèrent toujours une expertise et a fortiori une indemnisation plus de deux mois après les faits. En effet, il semble que certaines compagnies d’assurance soient moins diligentes que d’autres et attendent le cas échéant la publication d’un arrêté de catastrophe naturelle avant toute assistance aux sinistrés. Cette situation n’est pas admissible dans la mesure où certains assurés vivent dans des conditions de précarité inacceptable. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment il entend intervenir auprès de ces compagnies d’assurance pour qu’elles remplissent leurs obligations dans des délais raisonnables compte tenu des circonstances. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4275</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement vigilant au respect par les assureurs de la procédure d’indemnisation des assurés après un sinistre lié à une catastrophe naturelle. Dans une volonté de transparence accrue, le Gouvernement a publié une instruction ministérielle le 29 avril 2024 relative à la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle qui précise les modalités d’instruction des demandes communales, les démarches à effectuer par les assurés et le rôle des assureurs. Pour que la garantie « catastrophe naturelle », prévue par l’article L. 125-1 et suivants du code des assurances, soit mise en jeu, il est nécessaire : i) que le bien endommagé soit couvert par un contrat d’assurance dommage, ii) que le phénomène à l’origine soit une catastrophe naturelle (l’agent naturel doit présenter une intensité anormale), iii) que les territoires touchés par cet agent naturel soient identifiés par un arrêté interministériel adopté au terme d’une procédure de reconnaissance et iv) qu’un lien de causalité déterminante existe entre les dommages constatés et le phénomène ayant fait l’objet d’une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. La circulaire permet de répondre aux attentes de nombreux élus et sinistrés en harmonisant les procédures. La reconnaissance de la commune en état de catastrophe naturelle est une condition préalable indispensable au versement de l’indemnité d’assurance. En vertu de l’alinéa 4 de l’article L.125-1 du code des assurances, l’arrêté doit être publié au Journal officiel dans un délai de deux mois à compter du dépôt des demandes à la préfecture. De manière exceptionnelle, si la durée des enquêtes diligentées par le représentant de l’Etat dans le département est supérieure à deux mois, l’arrêté est publié au plus tard deux mois après la réception du dossier par le ministre chargé de la sécurité civile. Le Gouvernement est attentif à ce que les dossiers soient traités dans les meilleurs délais et la procédure accélérée peut être déclenchée après des phénomènes d’ampleur exceptionnelle. En procédure accélérée, le déroulement de l’instruction est alors adapté. Votre circonscription de la Côte d’Or a été touchée par des évènements naturels d’une intensité anormale en mars, avril et juillet 2024. Six communes ont bénéficié de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en 2024, dont une fois en procédure accélérée (délai de 11 jours entre la transmission du dossier et la publication de l’arrêté). S’agissant des délais d’indemnisation, le quatrième alinéa de l’article L.125-2 du code des assurances prévoit un délai d’un mois maximum fixé à l’assureur entre la réception de la déclaration du sinistre – ou la date de publication de l’arrêté reconnaissant l’état de catastrophe naturelle lorsque celle-ci est postérieure – et l’information de l’assuré sur la mise en jeu des garanties et du lancement, si nécessaire, d’une expertise. L’assureur dispose d’un mois à réception de l’état estimatif, en l’absence d’expertise, ou de la réception du rapport d’expertise définitif pour proposer une indemnisation ou une réparation en nature. A partir de l’accord de l’assuré sur sa proposition d’indemnisation, il aura 21 jours pour verser l’indemnisation à l’assuré ou un mois pour missionner une entreprise pour réaliser des travaux. En tout état de cause, une provision sur les indemnités dues au titre de cette garantie doit être versée à l’assuré dans les deux mois qui suivent la date de remise de l’état estimatif des biens endommagés ou des pertes subies, ou la date de publication de l’arrêté Cat Nat, et l’indemnité complète doit être versée dans les trois mois dans les conditions précitées. De plus, le projet de loi de simplification de la vie économique prévoit des dispositions pour encadrer davantage la réalisation des expertises et raccourcir les délais de procédure. Le Gouvernement a engagé de nombreuses actions pour renforcer l’indemnisation des sinistres pour les particuliers et les professionnels. La loi du 28 décembre 2021, dite loi Baudu, vise à accélérer l’indemnisation des victimes des catastrophes naturelles. Le décret du 2 janvier 2023 prévoit ainsi la généralisation de la prise en charge des frais de relogement d’urgence sur une durée pouvant aller jusqu’à 6 mois, par la garantie couverte par le régime Cat Nat. Cela concerne les sinistrés assurés dont la résidence principale serait rendue inhabitable à la suite d’une catastrophe naturelle. Cette loi prévoit également la nomination d’un référent « Cat Nat » dans chaque département, qui est chargé localement de la gestion des catastrophes naturelles et de leur indemnisation. Ces référents ont pour mission de promouvoir une meilleure information des communes et de renseigner les sinistrés sur les dispositifs d’aide et d’indemnisation pouvant être engagés après la survenue d’une catastrophe naturelle. Le Gouvernement entretient un dialogue constructif et continu avec les compagnies d’assurance pour pouvoir continuer à apporter une aide rapide aux sinistrés dans les situations critiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>916</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4276</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité des logements dédiés à une activité de location saisonnière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            916. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’assujettissement à la taxe d’habitation pour les résidences secondaires des logements dédiés à une activité de location saisonnière via des plateformes en ligne telles que Airbnb ou Abritel. Le 1° du II de l’article 1407 du code général des impôts dispose que les locaux passibles de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et ne faisant pas partie de l’habitation personnelle des contribuables sont exemptés de cette taxe. L’administration fiscale interprète cette disposition comme ne s’appliquant pas aux propriétaires louant leur bien via des plateformes en ligne malgré le paiement de la CFE. Elle considère en effet que les propriétaires peuvent disposer de leur bien pendant certaines périodes de l’année, du fait de la nature des locations saisonnières proposées, lesquelles peuvent être acceptées ou refusées par le propriétaire. Elle souhaite une clarification des critères utilisés par l’administration fiscale pour déterminer l’assujettissement à la taxe d’habitation dans ce contexte de location saisonnière via des plateformes en ligne et demande si des dispositions sont envisagées afin d’assurer une taxation plus juste. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4277</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation sur les résidence secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (code général des impôts – CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (CGI, article 1407). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Ainsi, l’activité de location saisonnière via des plateformes en ligne entraine l’imposition à la THRS des logements concernés. Par ailleurs, l’activité de location de locaux d’habitation meublés qu’elle soit réalisée via des plateformes en ligne ou non est, par nature, constitutive de l’exercice habituel d’une activité professionnelle. Ainsi, conformément à l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois à la CFE et à la THRS. Néanmoins, cette imposition double peut être supprimée ou atténuée dans certains cas. À ce titre, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre (CGI, article 1459, 3°), les personnes qui louent en meublé des locaux, classés ou non, sont exonérées de CFE, lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle (principale ou secondaire), lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle (principale ou secondaire). Ainsi, l’assujettissement à la CFE résulte d’une libre décision des collectivités locales concernées. En outre, les conséquences de l’imposition à la CFE des loueurs en meublé non exonérés sont le plus souvent atténuées, d’une part, par l’établissement, en général, d’une cotisation minimum, prévue à l’article 1647 D du CGI et proportionnée aux capacités contributives des redevables, et d’autre part, par une exonération de cette cotisation minimum pour ceux réalisant un montant de chiffre d’affaires ou de recettes qui n’excède pas 5 000 €. Par ailleurs, dans les zones France ruralités revitalisation (FRR), entrées en vigueur le 1er juillet 2024, les communes et EPCI peuvent également, conformément à l’article 1466 G du CGI, exonérer de la CFE les activités qui se créent sur leur territoire, dont les activités de location de meublés de tourisme. Enfin, dans les FRR, les communes peuvent, sur délibération (CGI, article 1414 bis), exonérer de THRS les meublés de tourisme classés dans les conditions prévues à l’article L. 324-1 du code du tourisme et les chambres d’hôtes au sens de l’article L. 324-3 du même code. Cette exonération n’est accordée qu’à raison de la superficie affectée aux locaux classés meublés de tourisme ou à la chambre d’hôtes, et non pour l’ensemble de la propriété bâtie. Les locaux dont l’utilisation est commune à l’occupant en titre et à l’activité touristique – notamment les pièces et accès partagés dans une chambre d’hôte – ne sont pas exonérés. En l’état du droit, les dispositifs en place répondent ainsi aux préoccupations exprimées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>917</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4277</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            917. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) en tant que taxe annexe à la taxe foncière. Effectivement, la TEOM est calculée sur la même base que la taxe foncière, c’est-à-dire la moitié de la valeur locative cadastrale. Le montant de la taxe est ensuite calculé en partant de la base retenue multipliée par le taux fixé par la collectivité auxquels s’ajoutent des frais de gestion. Toutefois, l’évolution de la TEOM soulève de nombreuses difficultés dans la mesure où, inventée à une époque où la surface d’habitation avait une relation directe avec le nombre d’occupants et donc la quantité de déchets, celle-ci est aujourd’hui totalement déconnectée de cette réalité. En effet, en 2024, le monde n’est plus celui des années 1960. Ainsi, en raison du vieillissement de la population et de l’envolée des prix de l’immobilier, les surfaces importantes d’habitation sont désormais majoritairement occupées par de jeunes retraités ayant hérité pour construire. De plus, la valeur locative variant d’une maison à l’autre, il apparaît qu’une maison construite récemment est considérée « par défaut » comme forcément plus « luxueuse » qu’une maison ancienne. Dès lors celle-ci a une valeur locative plus élevée, ce qui conduit à des augmentations importantes de TOEM (jusqu’à 15 % ou 20 %) malgré une division par deux du nombre de ramassage (soit une fois par semaine au lieu de deux depuis toujours) et parfois un enfouissement ou une incinération des déchets à une distance éloignée contraire aux principes écologiques. Aussi, une limite au consentement de l’impôt ayant été franchie pour une certaine catégorie de citoyens, elle lui demande si des mesures sont à l’étude non seulement pour corriger ces défauts en modifiant par exemple la base de calcul de la TOEM avec un abattement, mais encore, pour ralentir l’augmentation importante et incessante des nouvelles catégories en matière de tri et ce afin de réduire son coût.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4278</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont la possibilité de financer la collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés par le recours à leur budget général, à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), prévue à l’article 1520 du code général des impôts (CGI) ou à la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), prévue à l’article L. 2333 76 du code général des collectivités territoriales. La TEOM porte sur toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) ou qui en sont temporairement exonérées (CGI, article 1521). Il ne s’agit pas, comme la REOM, d’une redevance pour service rendu, mais d’une imposition de toute nature. Par conséquent, son assiette peut, par définition, ne pas être corrélé de manière précise au service rendu effectivement à l’usager puisque le montant dû par un contribuable ne vient pas rémunérer une prestation mais financer un service public. Toutefois, les collectivités disposent de plusieurs leviers permettant de moduler le coût de la TEOM. En effet, en application du I de l’article 1522 bis du CGI, les communes et les EPCI qui font application de la TEOM peuvent instituer une part incitative de la taxe s’ajoutant à la part fixe afin d’encourager la réduction et le tri des déchets. Cette part incitative, déterminée en multipliant la quantité des déchets produits pour chaque local imposable l’année précédant celle de l’imposition par un ou des tarifs, tient compte de la quantité ou de la nature des déchets produits. Ainsi, en adoptant des comportements écoresponsables, les contribuables réduisent leur production de déchets, permettent d’économiser les matières premières et de restreindre les impacts environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie (fabrication, transport, élimination) mais aussi le coût du service de collecte et traitement des ordures ménagères. Afin d’encourager le développement de la tarification incitative, le h du A du I de l’article 1641 du CGI, issu de l’article 23 de la loi de finances pour 2019, prévoit la diminution des frais de gestion perçus par l’État sur la TEOM de 8 % à 3 % au titre des cinq premières années au cours desquelles est mise en œuvre la part incitative mentionnée au I de l’article 1522 bis du CGI. Par ailleurs, les communes et leurs EPCI, ainsi que les syndicats mixtes, ont la faculté d’instituer, sur délibération, un plafonnement des valeurs locatives des locaux à usage d’habitation passibles de la TEOM, fixé dans la limite d’un montant qui ne peut être inférieur à deux fois la valeur locative moyenne communale (CGI, article 1522, II). Ce dispositif répond particulièrement à la préoccupation exprimée puisqu’il vise notamment les locaux à valeurs locatives importantes mais peu producteurs de déchets permettant ainsi d’éviter une disproportion manifeste entre le poids de la taxe et le service rendu.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>940</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4278</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression PTZ maisons neuves - Impact pour les personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            940. — 15 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’impact pour les personnes handicapées de la suppression du prêt à taux zéro pour l’acquisition d’habitations individuelles neuves. Prévu aux articles L. 31-10-2 et suivants du code de la construction et de l’habitation, le prêt à taux zéro (PTZ) représente une aide publique indirecte pour favoriser la primo-accession des Français à la propriété de leur résidence principale. Ainsi, l’article L. 31-10-3 en exclut les personnes physiques ayant déjà été propriétaires de leur résidence principale ou ayant acquis sur elles des droits réels immobiliers. Toutefois, en raison de la particularité de la situation des personnes en situation de handicap, le même article a prévu en faveur des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés ou de l’allocation d’éducation d’enfant handicapé ainsi que des titulaires d’une carte mobilité inclusion ou d’une carte d’invalidité une exception à cette règle. En effet, dans une logique de justice sociale, la nécessité d’acquérir un logement bénéficiant d’aménagements spécifiques pour une personne handicapée justifie une ouverture plus large du dispositif aux personnes concernées, même s’ils ne sont pas primo-accédants. La loi n° 2023-1322 de finances pour 2024, dans une logique de lutte contre l’artificialisation des sols, a prévu au V de son article 71 d’exclure du PTZ les logements individuels neufs, le réservant à ceux situés dans des bâtiments collectifs. Au-delà des évidents problèmes posés par cette réforme en période de crise du logement et de la construction, il apparaît que la situation des personnes handicapées n’a pas été prise en compte, aucune exception n’ayant ici été prévue en leur faveur. Pourtant, la maison individuelle constitue dans de nombreux cas l’unique solution pour ces personnes d’accéder à la propriété d’un logement leur offrant des conditions de vie dignes eu égard aux contraintes imposées par leur invalidité. Aussi, elle l’invite à lui faire part des solutions qu’elle entend donner à la problématique de l’accession à la propriété des personnes handicapées et en particulier si elle est disposée à soutenir un aménagement des conditions de bénéfice du PTZ pour les maisons individuelles neuves en leur faveur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4279</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des articles L. 31-10-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation (CCH), les établissements de crédit et les sociétés de financement peuvent octroyer des prêts ne portant pas intérêt (prêt à taux zéro, dit « PTZ ») à des personnes physiques, sous condition de ressources, qui acquièrent leur résidence principale en première propriété. Ainsi, la condition de première propriété ne s’applique pas lorsque le bénéficiaire du prêt ou l’un des occupants du logement à titre principal se trouve dans l’une des situations mentionnées au I de l’article L. 31-10-3 du CCH, et notamment si celui-ci se trouve en situation de handicap. Afin de soutenir l’accession à la propriété, l’article 71 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 a prorogé le PTZ de quatre ans, soit jusqu’au 31 décembre 2027, rehaussé les plafonds de condition de ressources et revalorisé le coefficient familial pris en compte dans le cadre du dispositif. Dans un contexte de lutte contre l’artificialisation des sols et l’étalement urbain, ce même article a recentré le PTZ pour l’acquisition de logements neufs (PTZ « neuf ») sur les logements situés dans un bâtiment d’habitation collectif en zones tendues (A et B1), excluant les maisons individuelles. Par exception, les opérations faisant l’objet d’un contrat de prêt social location accession ou d’un contrat de bail réel solidaire, les opérations d’accession sociale à la propriété réalisées dans le périmètre d’une zone de l’agence nationale pour la rénovation urbaine, ainsi que l’aménagement, avec ou sans acquisition, de locaux non destinés à l’habitation en locaux à usage de logement, sont restés éligibles, y compris en logement individuel et dans les zones détendues du territoire (B2 et C). Toutefois, afin de maintenir un haut niveau de soutien à l’accession à la propriété des ménages, notamment ceux aux revenus les plus modestes, l’article 90 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 est revenu sur ce recentrage, en procédant à une extension temporaire du PTZ « neuf » à l’ensemble des logements neufs, individuels et situés dans un bâtiment d’habitation collectif, sur l’ensemble du territoire, pour les offres de prêts émises à compter du 1er avril 2025 et jusqu’au 31 décembre 2027. Cette mesure permet ainsi aux personnes en situation de handicap respectant les conditions d’éligibilité d’accéder à la propriété d’un logement facilitant leur équilibre de vie, eu égard aux contraintes imposées par leur invalidité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1160</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4279</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Position dominante de SILAE et impact sur l’indépendance de nos entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1160. — 22 octobre 2024. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la position et les décisions prises par l’éditeur de solutions en ressources humaines et en paie, SILAE. Le logiciel de gestion sociale SILAE est aujourd’hui utilisé par plus de 80 % des professionnels et plus de 50 % des déclarations sociales nominatives françaises sont établies par son entremise. Fort de ce succès commercial indéniable et à la suite du rachat de cette entreprise, auparavant française, par un fonds d’investissement américain (SilverLake Partners), SILAE entend désormais valoriser sa position quasi monopolistique. Après diverses hausses sous forme d’« options » obligatoires ayant abouti au triplement du prix au cours des deux dernières années, le prestataire envisage une nouvelle fois de doubler unilatéralement ses tarifs. En effet, en septembre dernier, l’entreprise avait annoncé une forte augmentation de ses tarifs, notamment pour la facturation des bulletins de paie. Lors du 79e Congrès national des experts-comptables qui s’est tenu à Marseille, le prestataire semble être revenu sur ses annonces de septembre, en précisant, à la suite de la forte mobilisation des experts-comptables, une révision de ses augmentations. Néanmoins, cette situation appelle à une très grande vigilance. Les relations entre le prestataire et ses clients vont bien au-delà de simples relations commerciales. Il en va de la pérennité des TPE/PME, qui sont et seront les premières impactées, mais aussi de l’indépendance stratégique de la France, alors que 50 % des données sociales et de la collecte fiscale afférente transitent par un prestataire étranger unique. Aussi, il souhaite connaître les mesures qui pourraient être mises en œuvre, notamment via l’Autorité de la concurrence, afin de limiter la vulnérabilité des entreprises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4279</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De façon générale, les pratiques anticoncurrentielles (i.e. ententes et abus de domination), sont attentivement surveillées par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), de l’autorité de la concurrence et de la Commission européenne. S’agissant de l’existence d’un abus de position dominante, le droit français (article L. 420-2 du code de commerce) et le droit européen (article 102 du TFUE) sanctionnent les entreprises en position dominante, uniquement lorsqu’elles abusent de cette position, notamment en imposant des conditions de transaction inéquitables ou en appliquant des prix excessivement élevés. À ce titre, les autorités de concurrence ont été amenées à sanctionner des opérateurs économiques qui ont abusé de leur position dominante en pratiquant des prix qui n’avaient pas de relation raisonnable avec la valeur des produits et services commercialisés, et ce, sans justification objective. À titre d’illustration, l’autorité de la concurrence, dans une décision du 28 juillet 2009, a sanctionné France Télécom pour avoir pratiqué des prix excessifs concernant la seule liaison permettant de fournir des accès à internet haut débit à La Réunion. Dans le même sens, aux termes d’une décision du 22 décembre 2022, l’autorité de la concurrence a considéré qu’une société active sur le marché du contrôle technique des poids lourds en Guadeloupe, CTPL-AG, avait abusé de sa position dominante en fixant des tarifs à des niveaux substantiellement élevés, sans rapport raisonnable avec les coûts des prestations. Au cas d’espèce, les professionnels concernés peuvent saisir l’Autorité de la concurrence des pratiques qu’elles entendent dénoncer. L’Autorité de la concurrence peut prononcer en urgence, dans l’attente d’une décision au fond, des mesures provisoires, appelées aussi « mesures conservatoires ». Celles-ci ne peuvent intervenir que si la pratique dénoncée porte une atteinte grave et immédiate à l’économie générale, à celle du secteur intéressé, à l’intérêt du consommateur ou à l’entreprise plaignante, conformément à l’article L. 464-1 du code de commerce. Les entreprises plaignantes peuvent également déposer plainte auprès des services de la DGCCRF, notamment auprès des directions régionales compétentes en matière de régulation concurrentielle des marchés (DREETS). Par ailleurs, il convient d’indiquer que l’opération de rachat de la société SILAE a été examinée par l’Autorité de la concurrence. En effet, dans le cadre de sa mission de contrôle des opérations de concentrations, l’Autorité de la concurrence a examiné la conformité de l’opération de prise de contrôle exclusif par Silver Lake Group de la société SILAE SAS au droit de la concurrence. En vertu de la décision n° 20-DCC-102 du 12 août 2020, l’Autorité de la concurrence a considéré que l’opération n’était pas de nature à porter atteinte à la concurrence sur les marchés concernés, et l’a, en conséquence, autorisée. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1170</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4280</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Erwan Balanant</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Défiscalisation - dons aux associations luttant contre les violences conjugales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1170. — 22 octobre 2024. — M. Erwan Balanant* alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’absence de pérennisation et donc la suppression du taux majoré à 75 % pour les dons faits aux associations réalisant des « actions concrètes pour venir en aide aux victimes de violences domestiques, qui leur proposent un accompagnement ou qui contribuent à favoriser leur relogement ». L’article 200 du code général des impôts précise que les dons faits à certaines entités telles que les fondations, les associations, les œuvres, les établissements d’enseignement supérieur peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable. Le dispositif « Coluche » permet de porter à 75 % le taux de cette réduction d’impôt pour les « versements effectués au profit d’organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins (…) à des personnes en difficulté » dans la limite d’un plafond majoré de 1 000 euros au lieu de 552 euros jusqu’en 2026. L’article 163 de la loi de finances pour 2020 a permis d’étendre à titre expérimental le bénéfice de ce taux majoré de 75 % pour les dons faits aux associations réalisant des « actions concrètes pour venir en aide aux victimes de violences domestiques, qui leur proposent un accompagnement ou qui contribuent à favoriser leur relogement ». Initialement prévu pour deux ans, ce dispositif a été prorogé de deux années supplémentaires pour s’appliquer aux versements effectués jusqu’au 31 décembre 2023. L’adoption du dispositif expérimental en 2019 était également assortie d’une demande de rapport qui devait être remis avant la fin de l’année 2021 sur l’opportunité de prolonger ce dispositif. En l’absence de rapport et anticipant la fin de l’expérimentation, plusieurs amendements avaient été déposés lors des débats sur les projets de loi de finances pour 2023 et 2024 afin, si ce n’est de pérenniser le dispositif, a minima de prolonger son expérimentation. Ces propositions n’ont toutefois pas été retenues par le Gouvernement dans la loi de finances pour 2023 non plus que dans la loi de finances pour 2024. Le Président de la République a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes l’une des grandes causes de son second quinquennat. Le 25 novembre 2023, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes il a réitéré sa volonté de mettre fin à ces violences. Selon les chiffres du ministère de la justice, 94 féminicides ont été commis en France en 2023, ce qui représente une baisse de 20 % par rapport à 2022. Loin d’être satisfaisant, ce chiffre montre toutefois que les actions du Gouvernement et du Parlement portent leur fruit. Cette baisse ne serait pas non plus possible sans le travail des organismes précités. Il est indéniable que leur action est un rouage essentiel dans la lutte contre les violences domestiques ainsi que la prise en charge et la protection des victimes et des co-victimes de ces violences. Pour toutes ces raisons, il lui demande s’il ne faudrait pas pérenniser cette expérimentation afin d’assurer la continuité des dons en faveur de ces organismes de lutte contre la violence domestique et permettre à ces derniers de venir en aide à toutes les victimes de violences domestiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1478</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4281</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Incitation aux dons pour les organismes luttant contre les violences conjugales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1478. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’incitation aux dons en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales et intra-familiales. Par l’amendement n° II-1903 de M. le député Erwan Balanant, voté dans le cadre du projet de loi de finances 2020, était votée une expérimentation sur deux ans ouvrant une réduction fiscale exceptionnelle de 75 % pour les dons effectués par des particuliers en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales, au lieu de 66 % auparavant. Ce vote s’inscrivait dans un contexte de violence inédit avec une explosion du nombre de féminicides et de violences conjugales pour partie engendrée par la crise sanitaire de la covid-19 et de ses multiples confinements. Cette mesure exceptionnelle avait été prolongée, à l’initiative du Gouvernement, jusqu’au 31 décembre 2022 et devait donc prendre fin au 1er janvier 2023. Dans ce même amendement avait pourtant été votée la réalisation d’un rapport par le Gouvernement avant la fin de l’année 2021 sur l’opportunité de prolonger ce dispositif. Ce rapport n’a pour l’heure pas vu le jour. À ce titre et au regard de l’augmentation croissante du nombre de féminicides et de demandes d’accompagnement des victimes de violences conjugales et intra-familiales, elle lui demande s’il ne serait pas nécessaire de pérenniser ce dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4281</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 200 du code général des impôts, les dons et versements effectués au profit d’organismes d’intérêt général ouvrent droit, sous certaines conditions, à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction excédant ce plafond est par ailleurs reportable successivement sur les cinq années suivantes. La réduction d’impôt est également exclue du champ d’application du plafonnement global des niches fiscales. Le taux de la réduction d’impôt est porté à 75 %, dans une limite de 1 000 euros, pour les dons et versements effectués au profit d’organismes qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins. L’article 5 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a étendu, de façon pérenne, le bénéfice du taux majoré de 75 % aux dons effectués à compter du 15 février 2025 en faveur d’organismes sans but lucratif qui, à titre principal et gratuitement, accompagnent les victimes de violence domestique ou contribuent à favoriser leur relogement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4281</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Double paiement de TVA par les résidents ultramarins lors de livraisons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1269. — 22 octobre 2024. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la double taxation que subissent les résidents des territoires ultramarins souhaitant se faire livrer un bien en provenance de l’Hexagone. Les entreprises de France hexagonale sont exonérées de TVA si elles effectuent une livraison de biens en direction des départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte ou La Réunion). En effet, selon le 1° du 2 de l’article 294 du code général des impôts (CGI), les départements d’outre-mer sont considérés comme des territoires d’exportation, la facture devant donc comporter la mention suivante : « Exonération de TVA en application de l’article 294 du code général des impôts ». La TVA locale s’applique une fois le bien arrivé sur le territoire ultramarin et doit donc être acquittée par le destinataire. Or de trop nombreux ultramarins sont victimes d’une double taxation dans la mesure où une large majorité des entreprises hexagonales n’appliquent pas cette première exonération de TVA. Le client final se voit ainsi contraint de régler la TVA hexagonale de 20 % et la TVA locale de 8,5 % à La Réunion par exemple. Ce défaut d’application de la loi n’est pas tolérable et impacte lourdement le pouvoir de vivre des compatriotes ultramarins déjà fortement fragilisés par la cherté de la vie. Le Gouvernement doit prendre conscience de la situation. Elle lui demande donc quels moyens nécessaires à la bonne application de cette disposition il compte mette en œuvre. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4281</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application du 1° du 2 de l’article 294 du code général des impôts (CGI), bénéficient de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue en matière d’exportation (I de l’article 262 du CGI), les livraisons de biens meubles corporels transportés ou expédiés depuis la France métropolitaine à destination des départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de Mayotte, de la Martinique ou de la Réunion. De son côté, l’introduction de tels biens dans ces départements – à l’exception de la Guyane et de Mayotte où la TVA n’est pas applicable – constitue une importation imposable à la TVA (CGI, b du 1° de l’article 296 du CGI). Cette importation bénéficie le cas échéant des dispositifs d’exonération de droit commun prévus aux II, III et IV de l’article 291 du CGI, ainsi que des dispositions spécifiques aux départements d’outre-mer prévues par les 2° et 5° et 6° de l’article 295 du même code. Par ailleurs, selon les situations, ces importations sont taxées au taux normal de 8,50 % en vigueur dans les départements d’outre-mer qui appliquent la TVA, voire du taux réduit de la TVA de 2,10 % (a et b du 1° de l’article 296 du CGI). Il est précisé que certains produits mentionnés à l’article 296 bis du CGI, bénéficient d’un taux de la TVA plus faible de 1,05 % ou de 1,75 %. Ce faisant, il est confirmé que les ventes de biens depuis la métropole et à destination des départements de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion constituent des livraisons à l’exportation qui bénéficient de l’exonération de la TVA. À cet égard, l’information afférente à l’exonération de ces exportations est déjà accessible à l’ensemble des opérateurs effectuant des échanges commerciaux entre la métropole et les territoires ultra-marins puisqu’elle figure sur l’espace professionnel du site impots.gouv.fr ainsi que dans la doctrine administrative publiée au Bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-TVA-GEO-20-40 § 60. Il est confirmé à la parlmentaire que les ventes de biens depuis la métropole à destination des départements de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion constituent des livraisons à l’exportation qui bénéficient d’une exonération de taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ainsi le cumul de deux niveaux de cette taxe décrit dans la question n’est effectivement pas régulier. L’information afférente à l’exonération de ces exportations est présentée à destination de l’ensemble des opérateurs effectuant des échanges commerciaux entre la métropole et les territoires ultra-marins sur l’espace des professionnels du site impots.gouv.fr et dans la doctrine administrative publiée au Bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-TVA-GEO-20-40 § 60. En résumé : - en application du 1° du 2 de l’article 294 du code général des impôts (CGI), bénéficient de l’exonération TVA prévue en matière d’exportation (I de l’article 262 du CGI) les livraisons de biens meubles corporels transportés ou expédiés depuis la France métropolitaine à destination des départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de Mayotte, de la Martinique ou de la Réunion. - L’introduction de tels biens dans ces départements – à l’exception de la Guyane et de Mayotte où la TVA n’est pas applicable – constitue une importation imposable à la TVA (b du 1° de l’article 296 du CGI). Ces importations sont taxées au taux normal de 8,50 % en vigueur dans les départements d’outre-mer qui appliquent la TVA ou au taux réduit de la TVA de 2,10 % (a et b du 1° de l’article 296 du CGI). Certains produits (mentionnés à l’article 296 bis du CGI) bénéficient d’un taux de la TVA plus faible de 1,05 % ou de 1,75 %. Ces importations peuvent aussi bénéficier de dispositions d’exonération de droit commun (prévues aux II, III et IV de l’article 291 du CGI) ou de dispositions spécifiques aux départements d’outre-mer (prévues par les 2°, 5° et 6° de l’article 295 du même code). Même facturée à tort, la TVA hexagonale est due par le fournisseur hexagonal du seul fait de sa facturation en vertu du 3 de l’article 283 du CGI. S’agissant du client, deux situations sont possibles selon que le client est un assujetti à la TVA ou un particulier. - Pour le client ultramarin assujetti à la TVA au taux métropolitain, celle-ci n’est pas déductible en raison du caractère irrégulier de sa facturation (a du 1 du II de l’article 271 du CGI). Si le fournisseur hexagonal a déclaré et payé au Trésor la TVA irrégulièrement facturée et si le client ultramarin assujetti à la TVA n’a, pour sa part, pas procédé à la déduction de cette même taxe, en l’absence de préjudice pour le Trésor public, il ne peut être procédé à aucun rappel de taxe. Toutefois, les services de contrôle doivent rappeler le droit applicable et inviter le fournisseur hexagonal et le client ultramarin assujetti à la TVA à régulariser les opérations qui doivent l’être. Pour cela, le premier doit émettre des factures rectificatives ne mentionnant plus la TVA. Ces factures lui permettront d’obtenir auprès du Trésor la restitution de la TVA initialement collectée qu’il pourra ainsi rembourser à ses clients ultramarins. Le second pourra alors solliciter auprès de son fournisseur hexagonal la restitution de la TVA acquittée à tort, si besoin en mettant en œuvre l’action en répétition de l’indu en invoquant l’exonération prévue par les dispositions précitées du 1° du 2 de l’article 294 du CGI et du 1° du I de l’article 262 du même code. Après remboursement de cette taxe, le client ultramarin assujetti à la TVA sera en mesure de restituer à ses propres clients la taxe hexagonale irrégulièrement répercutée sur ces derniers. - Dans le cas où le client ultramarin est un particulier non assujetti et non identifié à la TVA qui réalise « en direct » une importation en provenance de métropole soumise à tort à la TVA hexagonale, ce dernier peut en solliciter la restitution auprès de son fournisseur hexagonal en mettant si besoin en œuvre l’action en répétition de l’indu précitée. Toutefois, dans l’hypothèse où la restitution de la taxe irrégulièrement facturée s’avère définitivement impossible ou excessivement difficile auprès du fournisseur hexagonal (ex : liquidation judiciaire ; prescription de l’action civile), le remboursement pourra être obtenu, en dernier recours, auprès de la DGFiP. Pour faire cesser la facturation irrégulière de TVA au taux de la métropole par une plateforme d’achat en ligne domiciliée en France, les consommateurs et leurs représentants doivent demander directement auprès de la plateforme la facturation hors taxe sur la base de laquelle ils appliqueront le taux de TVA à l’importation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1480</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4283</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Consentement à l’impôt</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1480. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret du 25 août 2023 permettant l’élargissement du nombre de collectivités locales autorisées à surtaxer les propriétaires de résidences secondaires. Si le souhait de demander une contribution supplémentaire à un propriétaire de résidence secondaire dans une collectivité où le logement est en tension peut être justifié, le choix du montant de cette surtaxe est laissé aux collectivités. Dans le Vaucluse, la très grande majorité des communes a voté en moyenne une majoration de 50 %. Or la grande majorité des propriétaires concernés ne votant pas dans la commune où ils possèdent un bien, ils n’ont pu participer à l’élection du conseil municipal. De ce fait, ils n’ont pas désigné les élus qui décident d’une taxe qui leur est pourtant exclusivement destinée. Ce point touche à la question fondamentale du consentement à l’impôt. Elle lui demande si cette question démocratique a été examinée par le Conseil constitutionnel et, dans l’affirmative, quelle est la teneur de son avis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4283</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans sa décision n° 2014-708 DC du 29 décembre 2014, le Conseil constitutionnel a déclaré conformes à la Constitution les dispositions de la majoration de la cotisation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) prévue à l’article 1407 ter du CGI, tel qu’il résulte du 3° du paragraphe I de l’article 31 de la loi de finances rectificative pour 2014. Après avoir rappelé dans sa décision que l’objet de la majoration est d’inciter la personne occupant un logement à titre autre que celui de sa résidence principale dans une zone qui se caractérise par la tension du marché immobilier à donner à ce logement un usage de résidence principale, le Conseil constitutionnel relève que les critères d’assujettissement retenus sont en rapport direct avec l’objectif poursuivi. Il souligne également, qu’afin d’assurer le respect de ce périmètre d’assujettissement, le législateur a prévu des dégrèvements de cette majoration pour les logements occupés par des personnes contraintes de résider pour des raisons professionnelles dans un lieu distinct de celui de leur habitation principale ainsi que pour des logements ayant vocation, dans un délai proche, à disparaître ou à faire l’objet de travaux dans le cadre d’opérations d’urbanisme, de réhabilitation ou de démolition ou pour des logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur. Par ailleurs, bien que nul ne puisse être inscrit sur plusieurs listes électorales (code électoral, art. L. 10), chaque électeur disposant d’une résidence secondaire et ayant la qualité de contribuable communal depuis au moins deux ans peut toutefois déclarer vouloir exercer ses droits électoraux dans la commune de cette résidence (code électoral, art. L.11, I-2°). Dès lors, la majoration de cotisation de THRS, telle qu’encadrée par le code général des impôts, ne soulève pas de risque constitutionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1482</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4283</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Renommer la taxe d’habitation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1482. — 29 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur la dénomination de la taxe d’habitation. Cette contribution fiscale est perçue au profit des collectivités locales. Une réforme sur la taxe d’habitation est entrée en vigueur en 2018 a lancé sa suppression progressive jusqu’en 2023 pour toutes les résidences principales. Cette taxe est toujours en vigueur pour les résidences secondaires et les logements vacants. Au vu de cette réforme, le nom « taxe d’habitation » n’est plus conforme au type de logement qui doivent contribuer à cette taxe. En effet, elle ne s’applique plus qu’aux résidences n’étant pas habitées à l’année. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend renommer la taxe d’habitation pour un nom plus conforme à sa nature actuelle. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4283</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans une logique de simplification et de rationalisation, le Gouvernement a soutenu l’adoption de l’article 110 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, qui recentre le champ d’application de la taxe d’habitation sur les seules résidences secondaires. Cette mesure a corrélativement eu pour effet de ne plus imposer les autres locaux meublés non affectés à l’habitation. Ainsi, à compter des impositions établies au titre de l’année 2025, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) reste due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principale (code général des impôts – CGI, article 1407, I, 1er alinéa). À la suite de cette récente évolution législative, l’appellation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est dorénavant pleinement conforme à son objet et il n’y a pas lieu de procéder à sa modification.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1484</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4284</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crise automobile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1484. — 29 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les récentes déclarations des syndicats et les inquiétudes croissantes autour de l’avenir des usines de Stellantis et plus particulièrement du site historique de Sochaux qui soulèvent des questions cruciales quant à la pérennité de l’industrie automobile dans la région. Le 14 octobre 2024, un article de L’Est Républicain rapportait les propos d’un syndicaliste de Stellantis Sochaux qui se demandait : « Le site de Sochaux sera-t-il encore là dans 10 ans ? ». Cette interrogation, à la fois légitime et inquiétante, résonne comme un signal d’alarme pour les milliers de travailleurs et de sous-traitants locaux dont la subsistance dépend de la bonne santé de cette usine emblématique. Le groupe Stellantis, fruit de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, se trouve à un tournant stratégique majeur, confronté aux défis de la transition énergétique et aux mutations de l’industrie automobile mondiale. Toutefois, derrière les annonces optimistes de modernisation et de transformation, les salariés et les observateurs locaux ne peuvent ignorer les menaces de restructuration qui planent sur les sites français et en particulier celui de Sochaux, qui emploie encore aujourd’hui des milliers de travailleurs directs et indirects. En effet, selon le même article de L’Est Républicain, certains représentants syndicaux accusent le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, de mener une stratégie de « coup de pression » pour obtenir des aides supplémentaires de l’État. Les récentes fermetures d’usines dans d’autres régions du monde et les réductions d’effectifs en Europe renforcent les craintes que le site de Sochaux pourrait un jour être menacé de fermeture ou de réduction significative de ses activités, en dépit de son importance historique et stratégique. Cette situation inquiète particulièrement les sous-traitants locaux, qui dépendent de l’activité de Stellantis pour leur propre survie. Le tissu industriel autour de Sochaux est fortement lié à l’activité de l’usine automobile. Si cette dernière venait à ralentir ou, pire encore, à fermer ses portes, les conséquences pour l’économie locale seraient catastrophiques. De nombreuses petites et moyennes entreprises, déjà fragilisées par les crises récentes, risquent de disparaître, entraînant avec elles des centaines, voire des milliers, d’emplois. Dans ce contexte, plusieurs questions se posent. Quelles garanties l’État peut-il apporter quant à la pérennité du site de Sochaux ? La fermeture ou la réduction des activités de cette usine serait un véritable désastre pour l’emploi dans le Doubs et au-delà Mme la députée demande à M. le ministre que le Gouvernement prenne des mesures concrètes pour s’assurer que Stellantis ne se détourne pas de ses obligations envers la région et ses travailleurs. Quels sont les engagements du Gouvernement concernant le soutien aux sous-traitants locaux ? Les entreprises qui fournissent des pièces et des services à Stellantis sont tout aussi vulnérables que les salariés directs du groupe. Si le Gouvernement se montre disposé à soutenir Stellantis, il doit également garantir que les sous-traitants locaux bénéficieront de mesures de soutien adaptées pour surmonter les incertitudes économiques actuelles. Quel est le plan de l’État pour encourager la transition écologique de l’industrie automobile tout en préservant les emplois en France ? Le secteur automobile est en pleine mutation avec le passage aux véhicules électriques et Stellantis a déjà fait part de sa volonté d’accentuer cette transition. Cependant, il est impératif que cette évolution se fasse en concertation avec les acteurs locaux et qu’elle ne se traduise pas par des délocalisations massives ou des pertes d’emplois. Le Gouvernement doit mettre en place des mesures incitatives pour que la France reste un acteur majeur de l’industrie automobile, sans sacrifier les emplois. Le plan d’investissement de Stellantis dans la transition énergétique, bien qu’ambitieux, suscite des inquiétudes quant à la relocalisation des unités de production dans des pays offrant une main-d’œuvre à bas coût. Il est essentiel que cette transition se fasse avec un accompagnement fort de l’État pour garantir la modernisation des sites français comme celui de Sochaux et pour éviter que ces usines ne deviennent obsolètes dans un contexte de mondialisation exacerbée. Les travailleurs de Sochaux, tout comme leurs collègues des autres sites français, ont souvent été en première ligne des ajustements stratégiques du groupe. Des efforts ont déjà été consentis lors des précédentes réorganisations, notamment lors de la fusion avec Fiat Chrysler. Aujourd’hui, ils sont à nouveau appelés à s’adapter à des changements majeurs dans leur environnement de travail. Toutefois, ces ajustements ne peuvent se faire au détriment de l’emploi local et du tissu économique régional. Mme la députée lui demande également que l’État veille à ce que Stellantis respecte ses engagements en matière de responsabilité sociale des entreprises (RSE). Les grands groupes multinationaux ne peuvent pas prendre des décisions purement financières sans tenir compte de l’impact social et économique qu’elles peuvent avoir sur les territoires. Le site de Sochaux, symbole de l’industrie automobile française, mérite d’être soutenu par des politiques publiques fortes qui garantiront sa pérennité. Quelles sont les discussions en cours entre le Gouvernement et la direction de Stellantis concernant l’avenir des sites français et plus particulièrement celui de Sochaux ? Des réponses claires sont attendues de la part du Gouvernement quant aux engagements de Stellantis sur le territoire français. La fermeture de certaines usines ou une réduction massive des effectifs aurait des conséquences dramatiques pour des régions entières. Le Doubs, en particulier, ne peut se permettre de perdre une partie si essentielle de son tissu industriel. L’avenir de l’usine de Sochaux est aussi celui de milliers de familles, de sous-traitants, de commerçants et de collectivités locales. Il ne s’agit pas seulement d’une question industrielle, mais bien d’un enjeu économique, social et territorial majeur. La France doit défendre son industrie automobile et ses travailleurs avec détermination. Elle lui demande donc quelles mesures précises il envisage de prendre pour garantir l’avenir de cette usine et de son écosystème et pour s’assurer que Stellantis continue de jouer un rôle moteur dans l’économie française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4285</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le groupe Stellantis est un acteur stratégique pour la filière automobile française. Il possède aujourd’hui 11 sites en France dont 5 usines de production de véhicules (Sochaux en fait partie), et 6 usines de mécanique. Le groupe a produit environ 600 000 véhicules en 2024. Le site de Sochaux est en effet un site majeur et historique du groupe en France. Créé en 1912, cette usine figure encore aujourd’hui parmi les sites de production les plus importants sur le territoire français. Elle emploie 6 000 personnes et produit aujourd’hui deux modèles de la marque Peugeot : la 3008 et la 5008 dans ses différentes versions électrique, thermique et hybride. L’usine de Sochaux demeure un site de production central de Stellantis en France. Ainsi, face au succès commercial du modèle e-3008 et avec la mise en production de la e-5008, le groupe a annoncé la création de plusieurs centaines d’emplois intérimaires et l’équipe de nuit a été relancée fin 2024. En outre, le groupe s’est engagé dans l’avenir de cette usine avec, par exemple, un investissement de 100 millions d’euros dans un nouvel atelier de peinture qui devrait ouvrir en 2025. De manière générale, le groupe a significativement investi dans son usine de Sochaux, avec le soutien de l’État et des collectivités, en faveur dans la transition vers l’électrique avec l’ambition de faire du site un champion de la mobilité électrique. Le 3 octobre dernier, le Gouvernement s’est rendu sur le site de Sochaux pour y saluer les engagements pris par le groupe en faveur du Made In France et notamment la production des modèles e-3008 et e-5008 à Sochaux. Le Gouvernement a tenu à féliciter le groupe pour les investissements consentis sur le territoire national mais a également rappelé l’importance de maintenir une production française dans cette période critique pour notre industrie automobile. L’État restera mobilisé pour maintenir l’empreinte industrielle française de l’industrie automobile, en cohérence avec les objectifs réindustrialisation et de renforcement de la souveraineté industrielle. Depuis 2020, avec la mise en place du Plan de relance automobile, l’État s’est d’ailleurs pleinement engagé pour accompagner la transition de la filière automobile française. Ce soutien proactif a été prolongé dans le cadre du plan France 2030, doté d’un budget de 54 milliards d’euros, qui a permis de lancer plusieurs appels à projets pour soutenir les activités de recherche et développement et les activités d’industrialisation liées au véhicule électrique. France 2030 vise en effet de développer la capacité pour produire 2 million de véhicules électriques et hybrides par an en France. En 2023, l’appel à projets « Soutien aux projets d’investissements » pour le véhicule de demain a été ouvert aux sous-traitants et aux constructeurs de la filière automobile pour maintenir et relocaliser en France les infrastructures de production. Il a permis de soutenir 120 projets pour 315 millions d’euros d’aide et 1,5 milliard d’euros d’investissements, à la suite d’un premier appel à projets qui avait déjà permis de soutenir 82 projets de sous-traitants à hauteur de 90 millions d’euros d’aides pour 380 millions d’euros d’investissements. En 2024, ce sont 6 nouveaux lauréats qui ont été sélectionnés pour des projets de recherche et développement totalisant près de 75 millions d’euros d’investissements et qui seront soutenus à hauteur de 35,5 millions d’euros d’aides de l’État (via France 2030). En ce sens, l’ensemble des instruments mis en place grâce à France 2030 a créé un cadre de soutien exceptionnel pour renforcer la compétitivité des sites français et créer de l’emploi sur des filières d’avenir. Depuis 2021, les groupes Renault et Stellantis ont mis en production dans leurs sites français plus de 20 modèles de véhicules électriques et hybrides et ont engagé la transition de leurs sites secondaires vers la production de composants électriques. Quoiqu’il en soit, le Gouvernement ne perdra pas de vue les inquiétudes de certains employés et représentants syndicaux sur l’avenir du site de Sochaux, de même qu’il restera très vigilant quant à l’évolution de la stratégie du groupe Stellantis concernant ce site.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1697</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4285</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Quelle révolution fiscale pour la France ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1697. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’état du système fiscal français. Après l’échec de la mise en place d’une taxe sur les transactions financières à l’échelle européenne en 2014, dite « taxe Tobin », a été instituée une taxe sur les transactions financières françaises pour les achats d’action par des sociétés dont la capitalisation s’élève à plus de 1 milliard d’euros et siégeant socialement en France. Son taux est de 0,3 % depuis 2021 et depuis lors, il n’a jamais été question de l’augmenter, ou d’élargir son assiette à la réalité d’une économie financiarisée, où les produits dérivés tant que les transactions à haute fréquence représentent une part prépondérante des transactions financières quotidiennes. La TTF a certes un rendement budgétaire pour l’État, mais elle ne remplit aucunement les buts visés à son instigation, trahissant, au large, un manque d’adaptation à la conjoncture actuelle. Un référé de la Cour des comptes en date du 19 juin 2017 pointe que « le rendement budgétaire de la taxe est réel » mais « qu’aucun des trois objectifs visés lors de sa création n’a été atteint ». Ces trois objectifs se traduisaient par l’imposition des opérations à haute fréquence, les acquisitions de contrat d’échange sur défaut, ainsi que les acquisitions de titre de capital ou assimilées. À l’heure actuelle, ces mêmes trois objectifs, ces mêmes trois composantes, sont davantage nécessaires face au besoin de financement de l’État et les pertes béantes causées par la fraude et l’évasion fiscale. À ce manque s’ajoute le fait, rappelé par la Cour des comptes, que « les activités les plus spéculatives ne sont de facto pas taxées ». En effet, les opérations à haute fréquence ont un rendement nul et le seul déplacement des transactions à l’étranger permet d’échapper à la taxe. Avoir réduit l’assiette au pays d’émission des opérations d’acquisitions nettes des ventes réalisées au cours de la même journée a été un choix préjudiciable à la taxation. Qualifier de superficielle l’actuelle TTF n’est dès lors pas un abus de langage au regard de l’inadaptabilité de sa structure à la réalité du marché financier, qu’on ne peut plus résumer à de simples achats d’actions de sociétés françaises. L’inefficience de l’imposition amène à questionner sa subsistance, notamment quand des catégories de contribuables ressentent le poids de l’augmentation de la fiscalité, notamment de la contribution sociale, alors que l’imposition des transactions financières en France ne suit pas l’accroissement du volume du marché financier, sans oublier la fraude et l’évasion qui sont encore des fuites de rendement préjudiciables à l’intérêt général. Émerge en conséquence un indéfectible sentiment d’injustice fiscale. Ainsi, il lui demande si l’État compte revenir sur le taux et l’assiette de la TTF afin d’accroître ses recettes, convenir aux objectifs précédant son institution et corriger l’injustice fiscale prégnante en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4286</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe sur les transactions financières (TTF) a rapporté 1,6Md€ en 2023 et 1,5Md€ en 2024 et contribue ainsi significativement au budget de l’État. Par ailleurs, elle s’applique à chaque transaction concernée et est donc à ce titre bien proportionnelle à l’accroissement du volume de transaction. Le taux de la TTF est déjà élevé et le Gouvernement ne souhaite pas aller au-delà. La loi de finances pour 2025 a fait passer ce taux de 0,3% à 0,4 %. Il est rappelé que le taux a ainsi déjà été quadruplé par rapport à celui initialement prévu lors de la création du dispositif : initialement prévu à 0,1 %, il a finalement été porté à 0,2 % dès sa création en 2012 puis augmenté à 0,3 % en 2017. Toute augmentation supplémentaire pourrait conduire à une baisse des transactions, compte tenu de la sensibilité du volume au taux, et avoir un impact négatif sur les recettes de l’État. Un tel risque d’éviction est renforcé par le fait qu’une nouvelle hausse singulariserait encore davantage la France au niveau européen, nuisant à l’image d’attractivité de la place de Paris (pour mémoire, de nombreux pays ne disposent pas d’une telle taxe, comme par exemple l’Allemagne ou les Pays-Bas ; par ailleurs le taux de la TTF appliqué par la France se situe déjà dans la fourchette haute des pays européens disposant d’une telle taxe : 0,1 % ou 0,2 % en Italie, 0,2 % en Espagne, 0,5 % au Royaume-Uni mais avec des exemptions très nombreuses qui réduisent de facto significativement les revenus et l’impact de la taxe). Par ailleurs, le Gouvernement n’est pas favorable à une extension du champ de la taxe sur les transactions financières. En effet, la suggestion d’appliquer la taxe aux produits dérivés et aux opérations intra-journalières poserait de nombreuses difficultés techniques majeures ; et une telle extension unilatérale en France risquerait de générer d’importants mouvement de flux financiers hors de France. La diversité et le faible degré de standardisation des produits dérivés rendent extrêmement complexe une taxation homogène et fiable de ces transactions. En pratique, la détermination d’une assiette unique, d’un taux unique et d’un fait générateur unique (conclusion ou dénouement) est extrêmement difficile au regard de l’impératif de lisibilité de la taxe et de traitement équitable de produits économiquement substituables. Une taxe sur les dérivés serait difficile à contrôler et son recouvrement complexe. Une partie significative des produits dérivés ne sont en effet pas soumis à l’obligation de compensation centrale et s’échange de gré-à-gré, ce qui prive l’administration fiscale d’un point d’accès simple au registre des transactions. Économiquement, l’extension de la TTF aux produits dérivés conduirait probablement à une migration des activités des transactions dans d’autres pays de l’Union européenne comme cela s’est observé en Suède en 1989 lors de l’extension de la TTF nationale des actions aux obligations et instruments dérivés, conduisant à une baisse du marché des dérivés de 85 % - au profit de la place de Londres - et au retrait de la taxe en 1990. Les produits dérivés sont des contrats (et non des titres de propriété) qui sont particulièrement mobiles en raison de la facilité à changer de contrepartie dans un écosystème où les acteurs financiers sont suffisamment nombreux pour assurer une grande profondeur de marché. Enfin, il existe un risque de double taxation, dans la mesure ou certains dérivés déclenchent l’acquisition du titre sous-jacent, auquel s’applique la TTF. De même, la taxation des opérations intra-journalières intervenant avant l’inscription au compte titres d’un dépositaire central (Euroclear en France) impliquerait de modifier le fait générateur de la taxe, aujourd’hui fondé sur la notion juridique de transfert de propriété, ce qui susciterait des difficultés de mise en œuvre de la taxe et des risques de contentieux. Enfin, il est rappelé que le Gouvernement soutient la mise en place d’une taxe européenne sur les transactions financières sur le modèle de la taxe française ainsi que les travaux internationaux pour établir une telle taxe au niveau mondial, dans le cadre du G20 notamment.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1798</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4287</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nouvelle convention franco-suisse sur la double imposition des successions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1798. — 5 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la reprise des négociations avec la Suisse pour établir une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Alors que la convention fiscale franco-suisse du 31 décembre 1953 permettait de régir ces situations et éviter les doubles impositions, celle-ci fut dénoncée par la France le 17 juin 2014. Depuis le 1er janvier 2015, ce sont, en France, les dispositions du code général des impôts qui s’appliquent, engendrant parfois des doubles impositions, comme dans le cas où un résident français hérite de biens situés en France appartenant à un défunt résident suisse. Cette situation peut imposer aux héritiers une taxation en Suisse puis en France, pouvant atteindre un montant supérieur à la valeur de l’héritage. Face à cette situation délicate qui peut impacter de nombreuses familles installées dans les territoires transfrontaliers, une nouvelle convention fiscale entre la Suisse et la France visant à éviter les doubles impositions apparaît particulièrement souhaitable. Le Conseil national suisse a adopté, le 19 septembre 2023, une motion pour relancer les négociations avec la France en vue d’une nouvelle convention. En France, un avenant à la convention entre la France et la Suisse du 9 septembre 1966 a été déposé au Sénat par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères le 26 juin 2024, mais celui-ci concerne uniquement les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et non les successions. En juillet 2024, Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, a déclaré publiquement être prêt à réviser la convention fiscale sur les successions lors d’un déplacement à Genève. Elle sollicite donc des précisions sur l’avancement de cette réflexion et les démarches envisagées pour une reprise des négociations avec les autorités suisses.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4287</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les successions, signée à Paris le 31 décembre 1953, liait la France et la Suisse jusqu’au 31 décembre 2014. Cette convention était incompatible avec la bonne application de la législation française actuelle en matière de droits de succession, car elle créait des situations de non-imposition et d’optimisation au détriment des finances publiques françaises. C’est pourquoi un projet de nouvelle convention, conforme aux principes internationaux reconnus, avait été finalisé en 2012 entre les autorités fiscales françaises et suisses. Cependant, du fait de son rejet par le Parlement suisse, la France a procédé à la dénonciation de la convention de 1953 le 17 juin 2014. Cette dénonciation a été publiée le 24 décembre 2014 et la convention a donc cessé de produire ses effets au 1er janvier 2015. C’est désormais la législation française qui s’applique intégralement. Elle prévoit l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger lorsque le défunt a son domicile fiscal en France. De même, les transmissions de meubles et d’immeubles situés en France qui font suite au décès d’un non-résident et sont effectuées au profit d’un autre non-résident peuvent être taxées en France. Par ailleurs, la législation française permet l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger reçus par un héritier ayant son domicile fiscal en France et qui l’a eu pendant au moins six ans au cours des dix années précédant celle de la transmission. En parallèle, l’article 784 A du code général des impôts prévoit un mécanisme permettant d’assurer l’élimination de la double imposition relative aux biens meubles et immeubles situés à l’étranger, qui peut résulter de la mise en œuvre concurrente de plusieurs dispositifs nationaux. En revanche, s’agissant de successions relatives à des biens situés en France, il ne serait ni justifié, ni légitime que la France renonce à imposer au profit d’un autre État. Enfin, il convient de noter que si la France dispose d’un vaste réseau conventionnel puisqu’elle est liée avec plus de 120 partenaires par une convention d’élimination des doubles impositions, le nombre de traités couvrant les successions reste très minoritaire (33). Ceux-ci sont généralement anciens, car la France, comme de nombreux États, ne souhaite plus en conclure. Le contexte franco-suisse n’a par conséquent rien d’exceptionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1918</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4287</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Mise en œuvre du principe de réciprocité dans les marchés publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1918. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en œuvre de la disposition, prévue à l’article 29 de la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l’industrie verte, visant l’application du principe de réciprocité dans les marchés publics. Cette mesure, qui vient traduire une disposition du droit européen, permet aux entités adjudicatrices de rejeter certaines offres présentées dans le cadre de la passation d’un marché de fournitures ou de travaux de pose et d’installation de ces fournitures. Cette disposition est permise lorsque les offres susmentionnées proposent une majorité de produits originaires d’un pays tiers à l’Union européenne (UE) avec lequel aucun accord assurant un accès comparable et effectif des entreprises de l’UE aux marchés de ces pays n’a été conclu, ou auquel le bénéfice d’un tel accord n’a pas été étendu par une décision du Conseil de l’Union européenne. Elle permet aux acheteurs publics d’écarter les offres d’entreprises qui exercent une concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises françaises en pratiquant un dumping environnemental, social et sanitaire. La mise en œuvre à grande échelle de cette faculté offerte à l’acheteur public pourrait ouvrir la voie à la structuration, à la pérennisation et à la modernisation des filières industrielles françaises. Aujourd’hui, alors que cette clause de réciprocité est d’ores et déjà déclenchée par certains donneurs d’ordre publics, l’acte réglementaire qui en fixe les conditions n’a toujours pas été publié, alors que cette publication était prévue en avril 2024. Face à ce constat, il lui demande quand le Gouvernement entend publier cet acte réglementaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4288</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions réglementaires d’application de l’article 29 de la loi n° 2023-973 du 23 octobre relative à l’industrie verte figurent à l’article 6 du décret n° 2024-1251 du 30 décembre 2024 portant diverses mesures de simplification du droit de la commande publique, publié au Journal officiel du 31 décembre 2024. Elles renvoient aux articles R. 2153-3 à R. 2153-5 du code de la commande publique qui, conformément à l’article 85 de la directive 2014/25/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 relative à la passation de marchés par des entités opérant dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des services postaux, précisent les modalités d’accès aux marchés publics de fournitures passés par les entités adjudicatrices pour les opérateurs économiques dont l’offre est composée majoritairement de produits originaires d’États tiers à l’Union européenne qui n’ont pas conclus, dans un cadre bilatéral ou multilatéral, un accord assurant un accès comparable et effectif des entreprises européennes aux marchés de ces pays. Ainsi, ces dispositions permettent, d’une part, aux entités adjudicatrices de rejeter ces offres au seul motif que la part des produits originaires de pays tiers excède 50 % de leur valeur totale et leur imposent, d’autre part, en cas d’équivalence des offres, d’accorder un droit de préférence aux offres qui n’ont pas une telle composition. Ce dispositif, allié aux mesures de restriction d’accès que peut prendre la Commission européenne en application du règlement (UE) 2022/1031 du 23 juin 2022 relatif aux marchés internationaux (règlement IMPI) ainsi qu’à la récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur l’accès des opérateurs économiques de pays tiers aux marchés publics européens (CJUE, 22 octobre 2024, Kolin In aat Turizm Sanayi ve Ticaret A, aff. C-652/22), constitue un outil permettant de protéger les entreprises nationales et européennes face à la concurrence internationale et de renforcer la souveraineté européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2026</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4288</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fraudes à la carte bancaire sur internet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2026. — 19 novembre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la recrudescence des fraudes à la carte bancaire sur internet. En effet, trois millions de Français sont victimes de telles fraudes chaque année, révélant ainsi d’importantes failles de sécurité liées à ce moyen de paiement. Les fraudes à la carte bancaire ont considérablement augmenté, avec une hausse moyenne de 7,3 % par an depuis 2016, soit près de 60 % de victimes supplémentaires en 2023 par rapport à 2016. La carte bancaire est d’ailleurs le moyen de paiement le plus sujet à la fraude en valeur, avec un montant atteignant 256,5 millions d’euros au premier semestre 2023. Sa part a augmenté pour atteindre environ 42 % des fraudes au premier semestre 2023 contre 35 % sur la même période en 2022 Selon l’article L. 133-18 du code monétaire et financier, en cas d’opération de paiement non autorisée signalée par l’utilisateur dans les conditions prévues, la banque est tenue de procéder au remboursement immédiat des opérations non autorisées. Le remboursement peut toutefois être refusé si l’utilisateur du compte est soupçonné de comportement frauduleux ou de négligence grave. L’encadrement juridique en la matière est rappelé dans une réponse du ministre de l’économie du 22 juin 2023 à la question sénatoriale n° 04481 sur le remboursement des victimes de fraudes bancaires. Celle-ci précise la notion de négligence grave à partir d’exemples issus de textes européens et de la jurisprudence, à savoir la conservation des données utilisées pour autoriser une opération de paiement à côté de l’instrument de paiement et la transmission à un tiers des données personnelles. C’est pourquoi il demande comment les procédures de remboursement sont appliquées et quels moyens de contrôle sont mis en place pour assurer la défense des consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4288</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fraude aux moyens de paiement est une préoccupation du Gouvernement en ce qu’elle touche l’ensemble des citoyens et en particulier les plus vulnérables. Selon le rapport annuel 2023 de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP), le taux de fraude sur la carte de paiement, qui constitue le principal moyen de paiement du quotidien, est à son plus bas niveau historique, à hauteur de 0,053 %, pour un montant de 496 millions d’euros. Ce taux de fraude historiquement bas s’explique par les effets bénéfiques de l’authentification forte, mise en place par la deuxième directive sur les services de paiement (DSP2), notamment dans le cadre de l’enrôlement des cartes de paiement dans des applications mobiles. Si le taux de fraude sur la carte de paiement est en baisse, le Gouvernement ne néglige pas pour autant le traitement des réclamations des usagers victimes de fraude. À ce titre, l’OSMP a publié en mai 2023 des recommandations de place visant à clarifier les modalités de remboursement des opérations de paiement frauduleuses au bénéfice d’une protection accrue des utilisateurs. Le Gouvernement a appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier les recommandations de l’OSMP et à adopter les meilleurs pratiques et comportements à cet égard. Lors du traitement des contestations, les recommandations de l’OSMP éclairent les démarches de remboursement des victimes de fraude auprès de leurs prestataires de services de paiement tout en rappelant la responsabilité des utilisateurs dans la sécurité de leurs moyens de paiement. L’article L. 133-6 du code monétaire et financier prévoit que le consentement du payeur est nécessaire pour qu’une opération de paiement soit considérée comme autorisée. Dans le cas où un consommateur nie avoir autorisé une opération de paiement qui a été exécutée, les articles L. 133-18 et suivants s’appliquent s’agissant des modalités de traitement de la contestation et du potentiel remboursement. En pratique, si une transaction contestée par l’utilisateur a fait l’objet d’une authentification forte, alors il revient à l’établissement teneur de compte de déterminer si cette transaction peut être considérée comme autorisée par l’utilisateur. Cette analyse doit s’appuyer sur les différents paramètres associés à la transaction (origine de la transaction, paramètres de l’authentification forte, interactions avec le payeur, etc.), l’existence d’une authentification forte n’étant pas suffisante en soi pour considérer que la transaction a été autorisée. Après analyse du dossier et à défaut d’éléments suffisants pour justifier le caractère autorisé de la transaction ou démontrer une négligence grave de l’utilisateur, l’établissement est tenu de rembourser sans délai l’opération en cause. Par ailleurs, dès lors qu’une transaction contestée par le titulaire du compte n’a pas fait l’objet d’une authentification forte, l’établissement teneur de compte est tenu de la lui rembourser sans délai c’est-à-dire au plus tard à la fin du premier jour ouvré après réception de cette contestation. En cas de litige non résolu avec la banque et après avoir épuisé les deux premiers niveaux de dialogue entre le client et la banque (agence bancaire et le service relations clientèle de l’établissement), le payeur peut se rapprocher du service de médiation auprès de sa banque. Ce service ne se substitue pas aux dispositifs de traitement des réclamations des banques mais offre un ultime recours avant une éventuelle action en justice. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), en lien avec la Banque de France, assure le suivi de la mise en œuvre des recommandations précitées de l’OSMP. Il ressort d’un premier bilan effectué fin 2024 que les pratiques des prestataires de services de paiement sont globalement satisfaisantes s’agissant des dispositifs de blocage et de contestation et que les recommandations ont eu un impact positif sur les processus de sensibilisation des utilisateurs. Cependant, à ce stade, le niveau général de remboursement des utilisateurs a peu évolué à ce jour. Une nouvelle phase d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations par les prestataires de services de paiement français est toujours en cours. Le Gouvernement continuera d’être attentif à la prévention et la lutte contre la fraude ainsi qu’au traitement des contestations pour s’assurer que les recommandations de l’OSMP sont le plus justement appliquées. Le règlement sur les services de paiement, qui remplacera à terme l’actuelle directive sur les DSP2, comprendra une série de mesures visant à combattre plus efficacement la fraude aux paiements tout en renforçant le droit au remboursement des victimes en cas de fraude aux moyens de paiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2027</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4289</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fraudes liées aux banques en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2027. — 19 novembre 2024. — M. Stéphane Viry interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’augmentation des fraudes liées aux banques en ligne. Celles-ci, bien que pratiques et accessibles, sont devenues des cibles privilégiées pour les cybercriminels et plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance. Contrairement aux banques dites traditionnelles, où des procédures d’identification rigoureuses sont appliquées en physique, les banques en ligne reposent principalement sur des vérifications numériques, qui peuvent, parfois, être contournées. Les cybercriminels utilisent diverses techniques, à l’instar du phishing, de logiciels malveillants, du vol d’identité etc. Par ailleurs, la nature même de la banque en ligne, qui permet d’effectuer des transactions à tout moment et de n’importe où, peut faciliter les fraudes. Les clients, souvent mal informés sur les mesures de sécurité à adopter, peuvent être davantage vulnérables aux attaques. Si les banques traditionnelles et en ligne investissent massivement dans des technologies de sécurité avancées, comme l’authentification à deux facteurs, le cryptage des données et des systèmes de surveillance des transactions en temps réel pour détecter les activités suspectes, il demeure que les fraudeurs évoluent constamment et s’adaptent aux nouvelles technologies. Aussi, il interroge le Gouvernement sur les mesures qu’il entend prendre afin, d’une part, de sécuriser les consommateurs, notamment par des actions de sensibilisation, mais également de renforcer les protocoles de sécurité et, d’autre part, d’assurer la souveraineté économique et numérique de la France - au regard d’établissements ayant leur siège social en dehors du territoire national - tout en limitant au maximum la fraude fiscale et monétaire ainsi que le blanchiment d’argent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4290</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des difficultés auxquelles peuvent être confrontées les personnes qui sont victimes de fraude bancaire. Tout d’abord, le Gouvernement tient à rappeler que selon les statistiques de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP), le montant total de la fraude aux paiements scripturaux se stabilise en 2023 à hauteur de 1,195 milliards d’euros. Par ailleurs, la fraude par manipulation, qui représentait un montant total de 379 millions d’euros en 2023, marque un début d’infléchissement au premier semestre 2024, en baisse de 2,0 %. Si cette tendance doit encore être confirmée sur le reste de l’année, le Gouvernement souligne que cette baisse s’inscrit dans la lignée d’efforts collectifs de la place française des paiements pour aller contre les fraudes bancaires. En effet, si la généralisation de l’authentification forte du payeur en application de la deuxième directive européenne sur les services de paiement du 25 novembre 2015 (dite DSP2) a largement permis de réduire les taux de fraude, les fraudeurs contournent la robustesse de cette authentification en manipulant les victimes pour les amener à valider elles-mêmes des opérations ou en leur soutirant des données personnelles, notamment par des SMS frauduleux, en vue de réaliser à la place des utilisateurs des opérations de paiement. Le Gouvernement rappelle que le règlement (UE) 2024/886 du Parlement européen et du Conseil du 13 mars 2024 relatif aux virements instantanés en euros rendra obligatoire, pour tous les virements, un système de vérification de la correspondance entre le numéro IBAN du bénéficiaire et le nom du compte à compter d’octobre 2025, ce qui sera de nature à réduire la fraude à la substitution d’IBAN. Par ailleurs, une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la fraude bancaire déposée par le député Daniel Labaronne, adoptée le 31 mars en première lecture à l’Assemblée nationale vise à créer un fichier national avec le soutien du gouvernement, des comptes de dépôt ou de paiement susceptibles d’être frauduleux, afin de renforcer les moyens préventifs de lutte contre la fraude. Une telle proposition s’inscrit dans le cadre des négociations en cours du paquet paiements, qui instituera à terme des mécanismes européens de partage de données à des fins de lutte contre la fraude entre prestataires de services de paiement. Au-delà de l’écosystème des paiements, la mise en œuvre de la loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux a permis le développement d’un mécanisme d’authentification des numéros de téléphone (MAN) par les opérateurs télécom français, afin de lutter contre le spoofing (ou usurpation de numéros de téléphones) qui est utilisé notamment dans le cadre de la fraude au faux conseiller bancaire. Le Gouvernement estime également que le renforcement de la lutte contre la fraude repose également sur la prévention à destination de l’ensemble des publics. Il est donc crucial de sensibiliser les particuliers aux potentiels risques de fraude aux paiements. Plusieurs moyens de sensibilisation et de prévention ont été actionnés en ce sens ces derniers mois. Le Gouvernement a ainsi appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier les recommandations de l’OSMP de mai 2023 sur le traitement des demandes de remboursement des utilisateurs et à adopter les meilleurs pratiques et comportements à cet égard. Par ailleurs, une grande campagne nationale de sensibilisation en presse écrite, radio et sur internet a été lancée depuis le 8 juin 2024 par le ministère de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, la Banque de France et la profession bancaire. Enfin, les prestataires de services de paiement ont déployé des messages spécifiques de sensibilisation à destination des utilisateurs dans leurs applications mobiles. Le Gouvernement invite également les utilisateurs victimes de fraude à déposer plainte auprès des services de police et de gendarmerie en cas de fraude aux paiements via les plateformes Thésée et Perceval afin de faciliter le travail d’enquête des forces de l’ordre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2045</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4290</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditions de retour des produits achetés en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2045. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conditions de retour des produits achetés en ligne. De nombreux commerçants en ligne mettent en vente des produits à de faibles prix. Les conditions de retour de ces produits manquent souvent de transparence. Ainsi, ce manque de clarté met en péril les droits des consommateurs. À titre d’exemple, l’adresse de retour de certains produits achetés sur les sites Shein ou Ali express est située à l’étranger. Or le coût d’un retour en recommandé à l’étranger est souvent rédhibitoire, ce qui prive le consommateur de son droit à la rétractation. Selon l’article L. 221-18 du code de la consommation, « le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d’autres coûts que ceux prévus aux articles L. 221-23 à L. 221-25 ». Cette pratique met, en outre, les vendeurs français en difficulté. Le taux de retour des vendeurs français est supérieur, ce qui ne fait qu’augmenter leur prix de vente. Outre le coût pour le consommateur, un retour à l’étranger a aussi un coût sur l’environnement non négligeable. Il paraîtrait, dès lors, nécessaire pour les consommateurs de connaître clairement et dès l’achat, la provenance du produit en vente, ainsi que le pays et l’adresse d’un retour éventuel et les conditions de ce retour éventuel. Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures qui pourraient être prises par le ministère de l’économie afin d’obliger les vendeurs en ligne à davantage de transparence sur les conditions de retour de leurs produits. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4291</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la réglementation de la vente à distance, dont les contrats conclus sur internet font partie, le code de la consommation prévoit, outre l’existence d’un droit de rétractation, des obligations d’information précontractuelle renforcées sur les conditions et les modalités d’exercice de ce droit. Ainsi, préalablement à la conclusion du contrat, le professionnel doit fournir au consommateur une information « lisible et compréhensible » concernant « le cas échéant, le fait que le consommateur supporte les frais de renvoi du bien en cas de rétractation », lorsque le professionnel ne les prend pas à sa charge (art. L. 221-5 8° C. consom). A cet égard, le consommateur ne supporte pas les coûts de renvoi s’il n’a pas été informé préalablement à la conclusion du contrat qu’ils sont à sa charge ou à celle du professionnel, au choix de ce dernier (art. L. 221-23 al 2 C. consom). La réglementation en vigueur n’impose pas expressément, au titre de l’information précontractuelle, de préciser, par une mention dédiée, le pays vers lequel les produits doivent être renvoyés, mais elle oblige à préciser les modalités d’exercice de ce droit et la personne (consommateur ou professionnel) prenant en charge les frais de renvoi ainsi que l’identité, et les coordonnées postales et téléphoniques du vendeur professionnel, notamment, son adresse géographique, ce qui, en réalité, permet au consommateur, dans la grande majorité des cas, de connaître le pays à destination duquel le produit doit être retourné en cas d’exercice de son droit de rétractation. Cette réglementation est issue de la transposition de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs qui est d’harmonisation maximale, les Etats membres ne pouvant prévoir de conditions plus restrictives. Les agents de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont habilités à contrôler le respect des dispositions du code de la consommation relatives à la vente à distance. A cet égard, ils disposent notamment d’un pouvoir d’injonction pour faire cesser les pratiques illicites (L. 521-1 C. consom) et de réquisition numérique qui peut conduire au déréférencement d’un site internet et aller même jusqu’à ordonner la suppression du nom de domaine du site (L. 521-3-1 C. consom), lorsque l’infraction constatée est passible d’une peine d’au moins deux ans d’emprisonnement et est de nature à porter une atteinte grave à la loyauté des transactions ou à l’intérêt des consommateurs, ce qui est notamment le cas des pratiques commerciales trompeuses. En outre, ils peuvent sanctionner d’une amende administrative les manquements constatés à la réglementation de la vente à distance. A cet égard, les articles L. 242-10 et L. 242-13 C. consom sanctionnent les manquements relatifs à l’information précontractuelle et à l’exercice du droit de rétractation précités d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros pour une personne physique et 75 000 euros pour une personne morale. Les services de la DGCCRF font preuve d’une grande vigilance et restent fortement mobilisés en faveur de la protection des consommateurs utilisant des outils numériques qui constitue l’un des axes prioritaires de son Plan national d’enquête pour 2025. Des enquêtes sont régulièrement réalisées en ce domaine. A cet égard, les consommateurs peuvent faire des signalements en cas de non-respect des règles de la vente en ligne par un professionnel, via l’outil "Signal Conso" (rubrique achat sur internet). Ces signalements pourront servir de base pour mener une enquête. La DGCCRF effectue également des actions de communication pour prévenir et sensibiliser sur la règlementation relative à la vente à distance (par exemple : guide du vendeur e-commerce). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2058</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4291</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Coût de l’accueil des personnes dépendantes en Ehpad ou UP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2058. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Juvin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le financement du séjour dans les Ehpad ou UP (Unités protégées) des personnes dépendantes atteintes de maladies neurodégénératives. Il reçoit, dans le cadre de ses fonctions, de nombreux témoignages de proches de personnes dépendantes atteintes de maladies neurodégénératives (comme Alzheimer) qui ne parviennent pas à débourser les sommes conséquentes demandées par les Ehpad ou les UP. Certains sont forcés de vendre leur maison pour assurer les paiements, de l’ordre de 50 000 euros par an. À la détresse de voir l’un de ses proches atteint d’une maladie neurodégénérative, s’ajoute souvent la détresse financière. L’article 199 quindecies du code général des impôts prévoit un crédit d’impôt pour les frais d’accueil liés à la dépendance (Ehpad ou établissement de soins de longue durée). Cependant, ils sont plafonnés à 25 % des dépenses supportées, dans une limite annuelle de 10 000 euros par personne hébergée. La réduction d’impôt maximale est donc de 2 500 euros par personne hébergée, quel que soit le coût annuel du séjour. C’est souvent insuffisant. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière et comment il compte limiter le coût de la prise en charge des proches atteints de maladie neurodégénérative. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4292</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article 199 quindecies du code général des impôts (CGI), une réduction d’impôt sur le revenu est accordée aux contribuables fiscalement domiciliés en France qui sont accueillis soit dans des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, soit dans des établissements de santé (publics ou privés) qui ont pour objet de dispenser des soins de longue durée et comportant un hébergement à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d’entretien. La réduction d’impôt est égale à 25 % du montant des dépenses effectivement supportées par le contribuable, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par personne hébergée. Cette réduction d’impôt au titre des dépenses afférentes à la dépendance n’a pas pour objet de compenser intégralement les frais qui résultent d’un séjour en établissement, mais d’alléger la cotisation d’impôt sur le revenu lorsque l’état de santé de la personne justifie un tel placement. Tel qu’il est aujourd’hui calibré, l’avantage fiscal au titre des dépenses afférentes à la dépendance est important, tant par son assiette (frais d’hébergement incluant le logement et la nourriture) que par le plafond des dépenses éligibles, fixé à 10 000 €. Une augmentation du plafond de cette réduction d’impôt aurait un coût élevé pour les finances publiques, qui s’ajouterait à l’ensemble des aides sociales prévues en la matière au titre desquelles figurent notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Par ailleurs, il convient de rappeler que le soutien des pouvoirs publics à la situation des personnes dépendantes s’exprime aussi à travers d’autres mesures fiscales favorables. La prise en compte de l’invalidité donne ainsi droit à un avantage fiscal particulier : lorsqu’il est titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles (invalidité d’au moins 80 %), un contribuable bénéficie d’une demi-part supplémentaire de quotient familial. Elles peuvent également bénéficier d’un abattement sur leur revenu global net, égal à 2 796 € pour l’imposition des revenus de 2024 si leur revenu global net n’excède pas 17 510 €, et à 1 398 € si leur revenu global net est compris entre 17 510 € et 28 170 €. Le montant de l’abattement est par ailleurs doublé pour les couples mariés et soumis à imposition commune lorsque chacun des époux remplit les conditions pour en bénéficier. En tout état de cause, la prise en charge des dépenses liées à la dépendance doit être appréciée en tenant compte, au-delà des mesures fiscales, de l’ensemble des aides et allocations à caractère social versées par l’État, les collectivités territoriales ou les organismes sociaux aux personnes concernées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2289</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4292</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Maturité des prêts garantis par l’État accordés pendant la crise sanitaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2289. — 26 novembre 2024. — M. Philippe Juvin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité d’augmenter la maturité des PGE (prêts garantis par l’État) octroyés aux entreprises pendant la crise sanitaire. De nombreuses TPE / PME doivent rembourser leur PGE sur 4 ans (après en moyenne 2 ans de différé), garanti à 90 % par l’État. Or ces financements atteignent parfois jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires, ce qui est hors de portée d’un grand nombre de PME qui n’ont pas un taux de marge suffisant. Dans ce contexte, les banques accordent très peu de moratoires ou de rééchelonnements des prêts. Certaines entreprises se retrouvent donc dans une situation de grande difficulté. Une récente étude du Conseil d’analyse économique (CAE) indique qu’en cas de faillite, le taux de perte sur ces PGE pourrait s’élever in fine à 4 % des prêts accordés aux PME et TPE, ce qui signifie que l’État pourrait être amené à subir une dizaine de milliards d’euros de pertes directes. En plus de ce coût direct pour l’État, s’ajouteraient les pertes liées aux coûts de faillite des entreprises concernées (prise en charge des arriérés de salaires et des indemnités de licenciements, diminution des recettes fiscales, coût social etc.). Il souhaite donc savoir si le Gouvernement a l’intention de répondre aux difficultés de ces entreprises par l’allongement des délais de remboursement des PGE, un étalement du remboursement sur 10 ans lui semblant raisonnable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4292</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Alors que notre pays était frappé par la crise du COVID-19, le dispositif des PGE a permis d’éviter une paralysie de l’économie. 600 000 entreprises ont pu lever ces prêts garantis par l’État (PGE) en moins de 3 mois et donc trouver une sécurisation immédiate en trésorerie. Tandis que pour celles qui n’ont pas eu recours au PGE, le fait de savoir que cette possibilité existait a permis une continuité de l’activité économique. C’est donc toute la chaîne qui a tenue grâce à ce dispositif massif, psychologiquement et financièrement impactant. En premier lieu, il est utile de rappeler que les perspectives macroéconomiques de remboursement de PGE sont encourageantes à ce stade. À la fin juin 2024, 62 % des montants octroyés ont été remboursés et cette proportion est la même quelle que soit la taille d’entreprise. Les appels en garantie s’élèvent à cette date à 4,3 Mds euros, soit 3 % du total octroyé. La part des PGE dans l’emprunt des entreprises représente désormais une portion marginale de leur dette bancaire. Pour les entreprises devant encore finir de rembourser leur PGE, le Gouvernement continue de s’attendre à ce que la très grande majorité d’entre elles soit en situation de le faire. Face aux difficultés de remboursement, le Gouvernement reste attentif au fait que les entreprises qui pourraient rencontrer des difficultés puissent effectivement utiliser les possibilités d’étalement de ces prêts au-delà de 6 ans qui ont déjà été ouvertes. Le cadre existant le permet déjà, et aucune modification du régime des PGE pour augmenter leur étalement n’est possible.  En effet, les étalements de PGE au-delà de 6 ans sont possibles dans le cadre de procédures amiables pour tout débiteur qui en aurait le besoin au vu de sa situation. En particulier, il est attendu que ces étalements soient mis en œuvre sous l’égide d’un tiers qui veille au juste partage de l’effort entre les créanciers lorsqu’il en existe plusieurs de même rang, de sorte à ce que le PGE ne soit pas systématiquement plus mal traité au motif qu’il est garanti par l’État. Ces étalements furent possibles dans le cadre européen des aides accordées lors de la crise du COVID-19. Le contexte économique a aujourd’hui changé et la France ne pourrait plus obtenir une nouvelle dérogation. Par ailleurs, le régime des aides aux entreprises en difficulté est très encadré au niveau européen afin d’éviter toute distorsion de concurrence entre les États membres. Depuis janvier 2022, une procédure simplifiée a même été créée pour les plus petits dossiers (moins de 50 000€), et fait intervenir la médiation du crédit. Cette procédure est gratuite et confidentielle, ce qui est particulièrement sécurisant pour les très petites entreprises (TPE) qui envisageraient d’y recourir, qui auraient autrement pu être découragées par les frais administratifs des procédures judiciaires amiables ou par la publicité de leurs difficultés financières. Bien que simplifiée, il s’agit néanmoins d’une procédure aboutissant le cas échéant à une restructuration amiable, ce qui signifie d’une part qu’elle nécessite in fine l’accord de la banque et du débiteur, qui doivent co-signer l’accord de restructuration du prêt, et d’autre part le classement du prêt en prêt non performant si tel n’était pas déjà le cas. Autrement dit, pour l’entreprise sollicitant un étalement de son PGE auprès de sa banque dans le cadre d’une de ces procédures, il n’y a donc jamais de certitude sur l’issue de la procédure. La banque est en effet amenée à prendre en compte une multitude de facteurs propres à la situation de l’entreprise, notamment l’état de sa trésorerie, son niveau d’activité et sa solvabilité, qui réunis permettent à la banque d’apprécier la nécessité avérée d’un allongement du prêt. L’État est garant du prêt mais le prêt en lui-même relève de l’échange entre la banque commerciale qui l’a accordé et l’entreprise bénéficiaire, sans ingérence de l’État dans cette négociation privée. En outre, la règlementation bancaire européenne en vigueur, en particulier le règlement CRR (article 178), impose aux banques de requalifier un prêt, garanti ou non, comme « prêt non-performant » dans le cas d’une restructuration telle que celle intervenant dans le cadre de la procédure mentionnée précédemment et régie par la médiation du crédit, si elle ne l’avait pas déjà fait auparavant au vu de sa perception de la dégradation de la situation financière de l’entreprise. Cependant cette requalification n’est connue que de la banque concernée. De plus, les TPE qui auraient besoin de mesures de restructuration supplémentaires à la suite d’un premier étalement obtenu à l’aide de la médiation du crédit, peuvent solliciter l’ouverture d’une procédure amiable judiciaire, où les allongements n’ont alors pas d’autre limite dans le temps que celle qu’approuvera ou constatera le juge. Pour terminer, il est utile de rappeler que ces mesures d’étalement des PGE, qui sont indispensables dans certains cas, impliquent toujours un coût accru pour l’État, qui se trouve exposé sur une durée plus longue à un risque de défaillance de l’emprunteur. Aussi, limiter les allongements de PGE aux cas où cela est réellement nécessaire et adapté à la situation de l’entreprise est une mesure essentielle pour prévenir tout dérapage du coût du dispositif pour les finances publiques. Le Gouvernement y est particulièrement attentif dans le contexte budgétaire actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2556</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4293</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Majoration de la taxe d’habitation sur la résidence secondaire des Ultramarins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2556. — 3 décembre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les conséquences pour les Français ultramarins de la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale. Un certain nombre de retraités des territoires d’outre-mer, de Guadeloupe entre autres, ont fait l’acquisition d’un petit logement en France hexagonale qui leur permet de venir rendre visite à leurs enfants et petits-enfants, l’inverse étant devenu très difficile depuis quelques années en raison de l’augmentation exorbitante des prix des billets d’avion. Pour des raisons de proximité familiale, ce logement est souvent situé en zone tendue. Or le taux maximum et indifférencié de 60 % qui peut s’appliquer à la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires représente une charge financière telle qu’il compromet la possibilité pour les Ultramarins de conserver ce logement. Il lui demande si une réclamation du contribuable résidant outre-mer, fondée sur le 3° du II de l’article 1407 ter du code général des impôts, peut justifier une demande de dégrèvement de la majoration de la taxe d’habitation au motif de l’éloignement géographique, de la nécessité de maintenir un lien avec la famille résidant dans l’Hexagone et de la continuité territoriale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4294</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes des dispositions du I de l’article 1407 ter du code général des impôts (CGI), les communes situées dans le périmètre d’application de la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) peuvent, sur délibération, majorer d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 % la part communale de la cotisation de taxe d’habitation (THRS) des logements meublés non affectés à l’habitation principale. Cette mesure vise à sensibiliser les personnes qui conservent un logement ne constituant pas leur habitation principale en zone tendue à l’impact socio-économique négatif provoqué par le manque de logements disponibles. Elle soutient ainsi l’accès à la résidence principale dans les communes où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements. Peuvent néanmoins bénéficier d’un dégrèvement sur réclamation de la majoration de THRS (CGI, art. 1407 ter, II), les personnes contraintes de maintenir un logement à proximité de leur lieu de travail distinct de leur résidence principale (1°), les personnes hébergées durablement dans certains établissements d’assistance et qui conservent la jouissance exclusive du logement qui constituait leur résidence principale avant leur hébergement (2°), ainsi que les personnes qui, pour une cause étrangère à leur volonté, ne peuvent affecter le logement à un usage d’habitation principale (3°). En particulier, la cause étrangère à la volonté de l’occupant s’entend du logement qui ne peut faire l’objet d’une occupation durable dans des conditions normales d’occupation ou qui ne trouve pas preneur malgré sa mise en location ou en vente au prix du marché. Comme tous les contribuables placés dans le champ d’application de la majoration de THRS, les Français établis dans les territoires d’outre-mer peuvent bénéficier de la mesure de dégrèvement pour leur résidence secondaire, s’ils respectent les conditions exposées ci-dessus. Néanmoins, étendre les causes permettant de bénéficier du dégrèvement de la majoration de THRS à l’éloignement géographique ou au maintien du lien familial des Français établis dans les territoires d’outre-mer porterait atteinte au principe constitutionnel d’égalité devant la loi et aux principes du droit de l’Union européenne de non-discrimination en raison de la nationalité, vis-à-vis des propriétaires de nationalité française ou non, résidant à l’étranger et placés dans une situation comparable. Par conséquent, une évolution législative ou doctrinale n’est pas envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2704</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4294</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Révision des conditions d’utilisation des tickets-restaurants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2704. — 10 décembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la révision des conditions d’utilisation des tickets-restaurants pour protéger l’activité des restaurateurs face aux grandes surfaces alimentaires. En effet, pour pallier la forte inflation, l’État a autorisé, en 2022, l’usage des titres-restaurants pour l’achat de produits alimentaires dans les grandes surfaces avec la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, reconduite pour un an avec la loi n° 2023-1252 du 26 décembre 2023. Le 20 novembre 2024, une proposition de loi visant à prolonger la dérogation jusqu’à fin 2026, a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Or cette mesure inquiète les restaurateurs et les commerces de proximité. Selon la Commission nationale des titres-restaurants (CNTR), les grandes et moyennes surfaces ont engrangé 30,8 % du flux financier du marché au premier semestre 2024 et un milliard d’euros de chiffre d’affaires sur un an. Par ailleurs, les défaillances d’entreprises dans le secteur de la restauration ont bondi de 20 % au 3ème trimestre 2024 par rapport à 2023. Il paraît donc crucial de recentrer ce dispositif, notamment en augmentant la valeur faciale du ticket pour la rapprocher du coût réel d’un repas. D’autres possibilités existent, comme augmenter l’exonération de la part de l’entreprise ou encore créer un double plafond, pour protéger l’activité des restaurateurs et des commerces de bouche : l’un pour eux et l’autre plus faible pour les grandes surfaces alimentaires. Pour rappel, selon le CNTR, les titres-restaurants sont un outil efficace pour dynamiser les centres-villes et permettent de pérenniser 76 000 emplois directs. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement compte réformer l’usage de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4294</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le titre-restaurant est un avantage social bénéficiant à 5,4 millions de salariés. Son usage a évolué en lien avec les modes de consommation. De nombreux Français préfèrent ainsi, grâce à cette souplesse leur permettant d’acheter des produits frais, cuisiner des plats chez eux pour ensuite les apporter sur leur lieu de travail. Selon un sondage de mars 2024 commandé par la commission nationale des titres-restaurant (CNTR), 96 % des salariés utilisateurs de titre-restaurant sont ainsi favorables à la prolongation de cet usage étendu du titre-restaurant. C’est pourquoi, à court terme, le Gouvernement a soutenu l’initiative parlementaire adoptée par le Parlement le 14 janvier 2025 visant à prolonger l’utilisation étendue du titre-restaurant à l’achat de produits alimentaires non directement consommables, de manière dérogatoire et temporaire jusqu’au 31 décembre 2026. Le Gouvernement accompagne également par cette mesure le reflux de l’inflation. Au-delà de cet enjeu de court terme, le Gouvernement entend conduire, à moyen terme, une réforme plus structurelle du dispositif dans la lignée des pistes qui avaient été explorées avec les parties prenantes en 2024. C’est pourquoi le Gouvernement souhaite prochainement réunir l’ensemble des acteurs du secteur afin de trouver collectivement les meilleures modalités d’évolution du dispositif titre-restaurant, notamment en matière de dématérialisation, de gouvernance et de régulation. La réforme à venir sera donc le fruit d’un travail de co-construction exigeant, associant tout au lond des réflexions l’ensemble des parties prenantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2756</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4295</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation envisagée des droits de mutation à titre onéreux (DMTO)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2756. — 10 décembre 2024. — M. Lionel Tivoli* attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’augmentation envisagée des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) dans le cadre de l’acquisition d’un bien immobilier. Ces DMTO, couramment appelés « frais de notaire », représentent 7 à 8 % du prix de vente et doivent être acquittés par l’acquéreur lors de la signature de l’acte authentique de vente. Le produit de ces droits est reversé essentiellement aux départements, contribuant à plus de 15 % de leurs ressources. La crise du logement qui se poursuit depuis de nombreux mois - traduite notamment par un recul de près de 23 % du nombre de ventes au premier trimestre 2024 - a substantiellement affecté le budget des collectivités départementales. Dans ce contexte, l’augmentation d’environ 1 % du montant de ces droits de mutation est avancée afin de combler ce manque de ressources. Cependant, si elle était adoptée, cette hausse aurait un effet non négligeable sur l’ensemble des acquéreurs de biens immobiliers qui verraient encore davantage s’alourdir le coût global de leur acquisition. Alors que la situation économique globale se détériore et que le pouvoir d’achat reste la préoccupation première d’une majorité de Français, la hausse de la fiscalité sur l’achat d’un bien immobilier serait particulièrement malvenue. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui confirmer l’abandon de ce projet de hausse des droits de mutation à titre onéreux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3524</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4295</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conséquences d’une hausse des frais de notaire en 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3524. — 28 janvier 2025. — M. Romain Baubry* appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences de la hausse à venir des droits de mutation à titre onéreux (« DMTO » ou « frais de notaire »). Le jeudi 16 janvier 2025, M. le Premier ministre a annoncé que les départements qui le souhaitent pourront bientôt augmenter ces frais de 0,5 point pendant 3 ans, sauf pour les primo-accédants (ceux qui achètent leur premier bien) dans la limite de 250 000 euros de la valeur de leur bien. Cette annonce inquiète tant les professionnels que les particuliers. Il a ainsi relancé les craintes provoquées en novembre 2024 par une annonce similaire de M. Michel Barnier. Les frais de notaire portent mal leur nom. Ils sont en réalité composés en majorité de taxes nationales et locales. Aussi, une telle augmentation ne bénéficierait pas aux notaires mais uniquement aux départements. Aujourd’hui, les DMTO représentent déjà 7 à 8 % du prix d’un bien ancien, contre 2 à 3 % d’un bien neuf. Dans les départements qui suivraient l’annonce de M. le Premier ministre, les particuliers qui achèteront un bien devront ainsi payer 500 euros supplémentaires de frais de notaire pour chaque tranche de 100 000 euros, en comparaison avec ce qu’ils devraient payer en achetant aujourd’hui. Cette hausse affecterait tous les achats, mais impacterait particulièrement les petits budgets. Le marché de l’immobilier a déjà souffert en 2024 d’une baisse des transactions de 11 % par rapport à 2023. La hausse des taxes ne pourrait qu’aggraver ce taux en 2025. M. le député soutient les professionnels et les particuliers qui s’opposent à de telles hausses et espère que ce projet n’aboutira pas. Il lui demande les solutions envisagées par le Gouvernement pour relancer le secteur immobilier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4883</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4295</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Possible hausse de la part départementale des frais de notaire en 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4883. — 11 mars 2025. — Mme Marine Hamelet* alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les répercussions de la prochaine hausse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), communément appelés « frais de notaire ». Le 16 janvier 2025, M. le Premier ministre a annoncé que les départements pourront, s’ils le souhaitent, augmenter ces frais de 0,5 point pour une durée de trois ans, à l’exception des primo-accédants pour les biens d’une valeur maximale de 250 000 euros. Cette mesure suscite des inquiétudes tant chez les professionnels de l’immobilier que chez les particuliers. Elle ravive les craintes déjà engendrées par une annonce similaire faite en novembre 2024 par M. Michel Barnier. L’appellation « frais de notaire » est trompeuse, ces derniers étant en grande partie constitués de taxes nationales et locales. Ainsi, cette hausse ne profiterait pas aux notaires mais exclusivement aux départements. Actuellement, les DMTO représentent déjà entre 7 et 8 % du prix d’un bien ancien, contre 2 à 3 % pour un bien neuf. Si certains départements appliquent cette augmentation, les acheteurs devront s’acquitter de 500 euros supplémentaires de frais de notaire pour chaque tranche de 100 000 euros, comparé aux montants exigés aujourd’hui. Cette hausse toucherait tous les acheteurs, mais pèserait particulièrement sur les budgets modestes. Le marché immobilier a déjà subi une baisse des transactions de 11 % en 2024 par rapport à 2023. Une augmentation des taxes ne ferait qu’aggraver cette tendance en 2025. Mme la députée soutient les professionnels et les particuliers opposés à cette hausse et espère que ce projet ne verra pas le jour. Elle lui demande donc quelles sont les solutions envisagées pour relancer le secteur immobilier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4296</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de permettre aux départements d’augmenter leurs ressources fiscales dans un contexte marqué par la hausse de leurs dépenses et la baisse du nombre de mutations immobilières constatée en 2023 et 2024, le II de l’article 116 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a introduit un dispositif dérogatoire autorisant les conseils départementaux à rehausser le taux de la taxe de publicité foncière ou du droit d’enregistrement prévu à l’article 1594 D du code général des impôts (CGI) au-delà de 4,5 % et dans la limite de 5 %. Cette possibilité n’est offerte que pour les actes et conventions conclus à partir du 1er avril 2025 et jusqu’au 31 mars 2028, sous réserve d’avoir délibéré selon le calendrier d’entrée en vigueur prévu au III de l’article 116 susmentionné. Toutefois, ce rehaussement du taux ne s’applique pas aux primo-accédants au sens du I de l’article L. 31-10-3 du code de la construction et de l’habitation (CCH), c’est-à-dire aux acquéreurs n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale les deux dernières années précédant la signature de l’acte d’acquisition lorsque le bien acquis est destiné à un usage de résidence principale. Cette disposition a été soutenue par le Gouvernement. En effet, le Gouvernement, conscient des enjeux immobiliers, veille à l’équilibre entre, d’une part, la soutenabilité financière des budgets locaux et, d’autre part, la préservation de l’accession à la propriété. Ainsi, le Gouvernement a également soutenu la création du nouvel article 1594 F septies du CGI, issu du I de l’article 116 de la loi de finances pour 2025, permettant aux conseils départementaux sur délibération, de réduire le taux départemental voire d’exonérer de taxe de publicité foncière ou de droits d’enregistrement les acquisitions des primo-accédants au sens du I de l’article L. 31-10-3 du CCH. Le bénéfice de ce dispositif est subordonné à la condition que l’acquéreur prenne l’engagement d’affecter le bien exclusivement et de manière continue à l’usage de sa résidence principale pendant une durée minimale de cinq ans à compter de son acquisition. Enfin, il convient de rappeler qu’il existe d’autres dispositifs visant à faciliter l’accession à la propriété des ménages, notamment les plus modestes, qui peuvent être cumulés avec la non application de la hausse du taux départemental. C’est le cas du bail réel solidaire, ou encore du prêt à taux zéro élargi par la loi de finances pour 2025 à l’ensemble des logements neufs, individuels comme collectifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2757</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4296</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Exonération TH - Maison d’assistante maternelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2757. — 10 décembre 2024. — M. Lionel Causse* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’absence de dérogation pour les maisons d’assistante maternelle (MAM) quant au paiement de la taxe d’habitation. En effet, les associations à but non lucratif sont redevables de la taxe d’habitation pour les locaux meublés qu’elles occupent à titre privatif et qui ne sont pas retenus pour l’établissement de la cotisation foncière des entreprises. M. le député a été interpellé par plusieurs structures à ce sujet ; il apparaît cependant primordial que ces dernières puissent bénéficier de cette exonération, au regard de l’importance du service public rendu et la nécessité pour les pouvoirs publics d’offrir aux citoyens une offre de garde adaptée et accessible financièrement. Aussi, il souhaiterait connaître les réflexions du Gouvernement en la matière et son positionnement quant à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3525</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4296</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe d’habitation en direction des MAM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3525. — 28 janvier 2025. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conditions d’exonération de la taxe d’habitation pour les maisons d’assistantes maternelles (MAM). Les maisons d’assistantes maternelles (MAM) constituées en société reçoivent un avis de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) au titre des locaux utilisés pour accueillir les enfants en bas âge, quand dans le même temps les locaux à usage professionnel sont exclus de la THRS. Les MAM ne peuvent pas être considérées comme des résidences secondaires, mais comme des lieux à usage professionnel, occupés aux fins d’accueillir des enfants en bas âge ; des locaux meublés occupés à titre privatif par des sociétés, associations ou organismes privés. En conséquence, il lui demande quelles sont ses intentions visant l’exonération de la taxe d’habitation en direction des MAM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4211</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4297</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exonération de la THRS pour les maisons d’assistants maternels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4211. — 18 février 2025. — M. Fabrice Roussel* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le régime fiscal auquel sont soumises les MAM. Les Maisons d’assistants maternels (MAM) contribuent à la diversification des modes d’accueil du jeune enfant et permettent de répondre aux besoins des familles, notamment en milieu rural ou dans les territoires où l’offre d’accueil proposée par les collectivités territoriales est insuffisante. Ces MAM sont aujourd’hui soumises à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), alors même que les locaux qu’elles occupent sont utilisés à des fins professionnelles et ne constituent pas des résidences secondaires au sens courant du terme. Cette charge fiscale représente un poids significatif sur leur budget et met en exergue l’absence d’un statut juridique propre pour ces structures, ce qui entraîne des ambiguïtés en matière fiscale et administrative. Afin d’assurer la pérennité et le développement de ce mode d’accueil, il conviendrait d’envisager une exonération partielle ou totale de la THRS pour les locaux utilisés par les MAM, à l’instar de certains allégements fiscaux existant pour d’autres structures d’accueil de la petite enfance. Aussi, il lui demande d’engager une réflexion en ce sens, afin d’alléger les MAM de cette charge fiscale et ainsi mieux reconnaître leur rôle essentiel dans le paysage de la petite enfance. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4297</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans une logique de simplification et de rationalisation, le Gouvernement a soutenu l’adoption de l’article 110 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, qui recentre le champ d’application de la taxe d’habitation sur les seules résidences secondaires, c’est-à-dire les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre que principale. Ainsi, les locaux qui font l’objet d’un usage exclusivement professionnel, comme les maisons d’assistants maternels (MAM), ne sont plus imposés à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à compter du 1er janvier 2025 (code général des impôts - CGI, article 1407, I, 2ème alinéa). Cette évolution législative favorable aux MAM répond aux préoccupations du député.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2915</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4297</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Bataille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Déséquilibre entre le prix au kilo des formats familiaux et formats standards</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2915. — 24 décembre 2024. — M. Jean-Pierre Bataille appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation sur les effets de bord regrettables sur le pouvoir d’achat des familles du déséquilibre entre le prix au kilo des produits « format famille » et celui des produits vendus « à l’unité ». Conformément au phénomène dit «  shrinkflation  », les consommateurs font face à une pratique commerciale selon laquelle le prix du produit augmente ou reste identique tandis que la quantité vendue baisse. En vertu de l’arrêté du 16 avril 2024, depuis le 1er juillet 2024, les supermarchés doivent obligatoirement informer les consommateurs des produits dont la quantité diminue qui sont vendus à un prix identique ou plus élevé. Au-delà de cette pratique commerciale peu scrupuleuse et malgré l’action Gouvernementale limitée, aujourd’hui, il semble qu’il y ait une stratégie commerciale additionnelle qui reste à être encadrée. En effet, un réel déséquilibre semble se creuser entre le prix au kilo des produits « format famille » et celui des produits vendus « à l’unité ». Cette stratégie n’est pas nouvelle : en avril 2023, dans un supermarché de la métropole lilloise, le paquet standard (500 g) des coquillettes Panzani est vendu à 1,22 euro le kilo alors qu’en version maxi (1 kg) son prix grimpe à 1,37 euro le kilo, qui reste loin d’être un cas isolé. Compte tenu de ces éléments, il souhaite obtenir des éclaircissements quant aux nouvelles actions gouvernementales visant à réglementer cette pratique commerciale contre-nature, largement au désavantage des familles. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4297</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte économique demeurant sensible aux évolutions de prix, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) fait preuve d’une vigilance accrue quant au respect des règles d’information du consommateur sur les prix et des contrôles réguliers sont effectués par ses services, en particulier dans les grandes surfaces, portant, notamment, sur la vérification des conditions d’indication du prix des produits. Dès lors que le poids ou volume effectif est affiché, et que le prix au kilo ou au litre l’est aussi, la « réduflation » qui consiste à réduire le poids ou le volume d’un produit en maintenant son prix, sans indiquer le nouveau poids ou volume n’est pas interdite. Toutefois, dans la mesure où la diminution de quantité n’est pas annoncée par les industriels, celle-ci n’est pas toujours perceptible par les consommateurs au moment de l’acte d’achat. Ce faisant, cette situation peut être perçue comme déloyale. Pour répondre à cette préoccupation et permettre aux consommateurs de prendre leurs décisions d’achat de façon éclairée, un arrêté visant à améliorer l’information des consommateurs sur les prix des produits dont la quantité a diminué a été adopté le 16 avril 2024 et est entré en vigueur le 1er juillet 2024. Sont concernés les produits préemballés vendus à quantité nominale constante (denrées alimentaires et produits non alimentaires) et les produits composés de plusieurs unités, qui ont subi (i) une modification de quantité à la baisse accompagnée (ii) d’une hausse du prix ramené à l’unité de mesure. L’information sur les prix étant une obligation pesant sur les vendeurs, la nouvelle obligation est mise à la charge des distributeurs. Elle pèse sur les principaux acteurs de la distribution de détail à prédominance alimentaire (établissement d’une superficie supérieure à 400 m2). Si les conditions prévues par le texte sont remplies, le distributeur doit diffuser un message d’information, pendant une durée de deux mois à compter de la mise en rayon du produit dans sa nouvelle quantité, portant sur l’indication de la diminution de la quantité vendue et l’évolution à la hausse du prix du produit ramené à l’unité de mesure. Cette obligation spécifique d’information prend la forme de l’apposition directement sur l’emballage ou sur une étiquette attachée ou placée à proximité du produit, de la mention suivante à l’exclusion de toute autre : « Pour ce produit, la quantité vendue est passée de X à Y et son prix au (préciser l’unité de mesure concernée) a augmenté de …% ou …€.». S’agissant plus particulièrement des formats spéciaux, plus grands, du type « maxi », « familial » que les consommateurs pensent plus avantageux alors que le prix rapporté à l’unité de mesure peut être plus élevé que celui des mêmes produits dans une quantité moindre. Malgré leur caractère déceptif, ces pratiques ne sont pas illicites. C’est en réalité la présentation du produit et l’information du consommateur qui sont déterminantes. En effet, les prix sont libres et rien n’empêche un professionnel, de vendre, par exemple, à un prix plus élevé les produits réunis dans un pack que lorsqu’ils sont vendus à l’unité. C’est l’indication du prix à l’unité de mesure d’un produit (litre, kilogramme…) qui permet au consommateur de comparer objectivement le coût à l’unité des produits et d’effectuer un achat en toute connaissance de cause. Cette indication est obligatoire pour de nombreux produits préemballés dont la liste est reprise en annexe de l’arrêté du 16 novembre 1999 relatif à la publicité, à l’égard du consommateur, des prix de vente à l’unité de mesure de certains produits préemballés. Par ailleurs, la pratique visant à faire croire à l’existence d’une promotion ou d’un avantage économique non avéré est susceptible d’être qualifiée de pratique commerciale trompeuse au sens de l’article L. 121-2 2° c du code de la consommation, qui prévoit qu’une pratique commerciale est trompeuse lorsqu’elle repose notamment sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur le caractère promotionnel du prix. Sur le plan juridique, les pratiques commerciales visant à induire en erreur le consommateur, dites « pratiques commerciales trompeuses » sont punies d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 euros. Le montant de l’amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel, calculé sur les trois derniers chiffres d’affaires annuels connus à la date des faits, ou à 50 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique constituant ce délit. Le Gouvernement reste attentif à la protection du pouvoir d’achat des consommateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3019</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4298</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prévention contre les démarchages téléphoniques abusifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3019. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la politique de prévention contre les démarchages téléphoniques abusifs. Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir, 100 % des Français jugent le démarchage téléphonique « agaçant » et constatent qu’il est en augmentation. En moyenne, les Français sont importunés 5 fois par semaine, avec des cas avancés par les associations de consommateurs qui indiquent jusqu’à 15 appels par jour. Ces sollicitations constituent une pénibilité significative dans la vie quotidienne des Français, perturbant de manière intrusive leur tranquillité et leur intimité. La loi « Hamon » de 2014 a bien mis en place un service de lutte contre les démarchages abusifs, BlocTel, mais, depuis début 2018, on dénombre plus de 200 500 signalements de consommateurs inscrits sur Bloctel qui disent continuer de recevoir des appels de démarchage à des fins commerciales. On peut également noter que les réclamations des consommateurs ont conduit à seulement 638 contrôles depuis 2016 et la faiblesse des sanctions, qui s’élèvent à 15 000 euros pour une personne physique contactant une personne inscrite sur BlocTel et 75 000 euros pour une personne morale. Enfin, force est de constater que les mesures de lutte contre les démarchages abusifs ne suffisent pas à endiguer le développement du secteur d’activité, qui est estimé à 18,6 % entre 2019 et 2021. Face à l’état alarmant du développement du démarchage abusif dans le pays, alors qu’il est une préoccupation majeure des Français et que les mesures pour lutter contre son développement sont manifestement insuffisantes, il souhaite savoir quelles mesures il envisage de prendre en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4299</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BlocTel. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BlocTel s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (décret n° 2022-1313 du 13 octobre 2022 relatif à l’encadrement des jours, horaires et fréquence des appels téléphoniques à des fins de prospection commerciale non-sollicitée). Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BlocTel qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BlocTel tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2023, près de 5 300 établissements ont été contrôlés dont environ 60 % ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique et ont donné lieu à l’émission d’environ 4 millions d’euros d’amende. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment X et Facebook, dans le cadre de sa politique du name and shame pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que le Sénat a adopté en première lecture, le 14 novembre 2024, la proposition de loi pour un démarchage téléphonique consenti et une protection renforcée des consommateurs contre les abus qui « interdit à un professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement pour faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen sauf si le consommateur a consenti à être appelé ». Cette proposition de loi précise que le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique et informée par laquelle une personne accepte que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à fin de prospection commerciale par voie téléphonique. » Ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant un régime dit « d’opt-in » afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3036</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4300</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Colin-Oesterlé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision de la fiscalité des revenus locatifs pour les seniors en EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3036. — 7 janvier 2025. — Mme Nathalie Colin-Oesterlé attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des personnes en situation de dépendance vivant en EPHAD, bailleurs de biens locatifs assujettis à l’impôt sur le revenu. Aujourd’hui, les personnes âgées hébergées en EHPAD peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 25 % des dépenses d’hébergement dans la limite de 10 000 euros par an, soit une réduction maximale de 2 500 euros par personne hébergée, conformément à l’article 199 quindecies du code général des impôts. Toutefois, dans la réalité, de nombreuses personnes en situation de dépendance mettent en location leur bien immobilier pour financer ces frais souvent très élevés. Elles restent néanmoins imposées sur la totalité des revenus locatifs perçus, ce qui alourdit considérablement leur charge fiscale. Cette situation aggrave l’injustice fiscale pour des personnes déjà vulnérables. Dans un contexte marqué par des difficultés financières persistantes dans les EHPAD et l’entrée en vigueur de la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie, il semble indispensable de réviser la fiscalité applicable aux personnes en situation de dépendance. À l’image des revenus versés à un ascendant dans le besoin qui sont déduits de l’impôt sur le revenu, une piste similaire pourrait être envisagée pour les revenus locatifs des personnes âgées vivants en EPHAD. Elle lui demande ainsi si une telle mesure est envisageable pour les aînés en situation de vulnérabilité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4300</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À titre liminaire, il est rappelé que les revenus versés à un ascendant dans le besoin ne sont pas déductibles du revenu imposable du bénéficiaire. En revanche, par dérogation au principe de l’imposition des pensions alimentaires entre les mains de celui qui les reçoit, les participations aux frais d’hébergement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) versées par les enfants ne sont pas imposables au nom du bénéficiaire lorsqu’elles sont réglées directement à l’établissement et à la condition que la personne hébergée ne dispose que de faibles ressources. Les personnes en situation de dépendance qui mettent en location leur bien immobilier pour financer leurs dépenses d’hébergement relèvent du droit commun des revenus fonciers. Ainsi, elles sont imposables sur leur revenu net, après application d’un abattement de 30 % représentatif des charges supportées pour le calcul du revenu net foncier imposable lorsqu’ils relèvent du régime du micro-foncier, ou après déduction de l’ensemble des frais et des charges effectivement supportés au cours de l’année sur le montant des revenus bruts fonciers lorsqu’ils sont imposés au régime réel conformément à l’article 28 du code général des impôts (CGI). Il n’est pas envisagé d’accorder aux contribuables hébergés en EHPAD une exonération au titre des revenus qu’ils tirent de la location de leurs biens immobiliers. Une telle mesure avantagerait injustement les seuls contribuables propriétaires de leur bien puisque les contribuables qui étaient locataires avant d’être hébergés en EHPAD ne pourraient, par construction, pas en bénéficier. Elle profiterait ainsi aux contribuables les plus aisés, possiblement multi-propriétaires au détriment des contribuables qui ne sont pas ou faiblement imposables. À cet égard, les contribuables non redevables de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et dont le revenu fiscal de référence n’excède pas la limite mentionnée au II de l’article 1417 du CGI bénéficient d’une exonération de l’impôt sur le revenu sur la plus-value réalisée lors de la cession de leur ancienne résidence principale dans les deux ans suivant leur entrée en EHPAD (CGI, article 150 U, II, 1° ter). Le mécanisme de réduction d’impôt prévu à l’article 199 quindecies du CGI est donc plus adapté à la situation des personnes hébergées en EHPAD au regard de l’impôt sur le revenu, en ce qu’il permet d’alléger leur cotisation d’impôt sur le revenu. En effet, les contribuables fiscalement domiciliés en France qui sont accueillis soit dans des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, soit dans des établissements de santé (publics ou privés) qui ont pour objet de dispenser des soins de longue durée et comportant un hébergement à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie, et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d’entretien, bénéficient d’une réduction d’impôt est égale à 25 % du montant des dépenses effectivement supportées, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par personne hébergée. Ce dispositif s’ajoute, au demeurant, à l’ensemble des aides sociales existantes en faveur des personnes âgées ayant de faibles ressources ou des aides liées à leur état de santé, notamment l’allocation personnalisée d’autonomie, l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou l’aide sociale à l’hébergement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3135</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4301</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation pour les meublés touristiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3135. — 14 janvier 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la taxe d’habitation imposable aux propriétaires de logements secondaires qualifiés de locations meublées saisonnières. Depuis la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, qui a supprimé la taxe d’habitation des résidences principales à compter de 2023, la base d’imposition de cette taxe s’applique uniquement aux propriétaires de résidences secondaires et à leur surface annexe, dont ces dernières inclues des locations de meublés classées en gîte. En effet, cette taxe s’applique à des logements meublés saisonniers si le loueur en conserve la disposition une partie de l’année. En revanche, si le logement est mis en location toute l’année, ce dernier est exonéré de taxe d’habitation. Il existe aussi une exonération si le logement est situé dans une commune en zone de revitalisation rurale (ZRR). De ce fait, l’exonération de la taxe d’habitation n’est pas possible pour un gite en location une majorité de l’année. Or ce type d’hébergement est la base même du développement touristique et économique des communes ardennaises. Plus qu’une seconde rémunération pour les habitants d’une zone rurale en difficulté, ces résidences permettent de développer les offres de logement et ainsi l’attractivité touristique des communes. Cette taxe d’habitation, encore imposable pour ces propriétaires qui mettent à disposition leurs logements au bénéfice du tourisme, est un frein à ce développement. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement envisage de rectifier la législation applicable à l’imposition des propriétaires de locations meublées saisonnières.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4301</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation sur les résidence secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (code général des impôts – CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (CGI, article 1407). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Ainsi, l’activité de location saisonnière via des plateformes en ligne entraine l’imposition à la THRS des logements concernés. Par ailleurs, l’activité de location de locaux d’habitation meublés qu’elle soit réalisée via des plateformes en ligne ou non est, par nature, constitutive de l’exercice habituel d’une activité professionnelle. Ainsi, conformément à l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois à la CFE et à la THRS. Néanmoins, cette imposition double peut être supprimée ou atténuée dans certains cas. À ce titre, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre (CGI, article 1459, 3°), les personnes qui louent en meublé des locaux, classés ou non, sont exonérées de CFE, lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle (principale ou secondaire). Ainsi, l’assujettissement à la CFE résulte d’une libre décision des collectivités locales concernées. En outre, les conséquences de l’imposition à la CFE des loueurs en meublé non exonérés sont le plus souvent atténuées, d’une part, par l’établissement, en général, d’une cotisation minimum, prévue à l’article 1647 D du CGI et proportionnée aux capacités contributives des redevables, et d’autre part, par une exonération de cette cotisation minimum pour ceux réalisant un montant de chiffre d’affaires ou de recettes qui n’excède pas 5 000 €. Par ailleurs, dans les zones France ruralités revitalisation (FRR), entrées en vigueur le 1er juillet 2024, les communes et EPCI peuvent également, conformément à l’article 1466 G du CGI, exonérer de la CFE les activités qui se créent sur leur territoire, dont les activités de location de meublés de tourisme. Enfin, dans les FRR, les communes peuvent, sur délibération (CGI, article 1414 bis), exonérer de THRS les meublés de tourisme classés dans les conditions prévues à l’article L. 324-1 du code du tourisme et les chambres d’hôtes au sens de l’article L. 324-3 du même code. Cette exonération n’est accordée qu’à raison de la superficie affectée aux locaux classés meublés de tourisme ou à la chambre d’hôtes, et non pour l’ensemble de la propriété bâtie. Les locaux dont l’utilisation est commune à l’occupant en titre et à l’activité touristique – notamment les pièces et accès partagés dans une chambre d’hôte – ne sont pas exonérés. En l’état du droit, les dispositifs en place répondent ainsi aux préoccupations exprimées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3136</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4302</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir de l’usine Stellantis Douvrin : emplois et souveraineté industrielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3136. — 14 janvier 2025. — M. Bruno Bilde appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir incertain de l’usine historique Stellantis de Douvrin et sur les conséquences des politiques européennes sur l’industrie automobile française. Depuis plus de cinquante ans, l’usine de Douvrin ancien fleuron de la production de moteurs thermiques incarne un savoir-faire industriel unique dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Cependant, sous l’effet des décisions stratégiques du groupe Stellantis, de l’accélération de la transition vers l’électrique et des normes contraignantes imposées par la Commission européenne cette usine emblématique est aujourd’hui menacée de disparition. Avec une réduction massive des effectifs de 5 800 salariés au début des années 2000 à 430 contrats à durée indéterminée actuellement et une chute drastique de la production, l’usine se trouve dans une spirale inquiétante qui conduira à sa fermeture définitive en 2025. Les promesses de reconversion et de transfert des salariés vers la gigafactory voisine de batteries électriques ACC se heurtent à une réalité bien plus préoccupante : des embauches au compte-gouttes, des reclassements insuffisants et un grand nombre de salariés laissés sans perspectives concrètes. Les syndicats unanimes dénoncent une gestion opaque et une stratégie visant à vider l’usine de sa substance sans plan social formel condamnant les salariés à l’incertitude et à une lente agonie professionnelle. Parallèlement, la filière automobile française autrefois un pilier de la souveraineté industrielle nationale est mise à genoux par des normes européennes de plus en plus punitives. L’objectif irréaliste de 100 % de véhicules électriques d’ici 2035 combiné à des amendes exorbitantes et à une concurrence déloyale des véhicules chinois accélère la désindustrialisation du pays menaçant des dizaines de milliers d’emplois et aggravant le déficit commercial. M. le député demande au ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un avenir à l’usine de Douvrin et à ses salariés dans un contexte de transition écologique qui à ce jour sacrifie la souveraineté industrielle française sur l’autel de décisions idéologiques européennes. Il souhaite également savoir comment le Gouvernement compte agir auprès de la Commission européenne pour infléchir des normes déconnectées des réalités économiques et sociales du pays afin de protéger l’industrie automobile française et ses emplois. Enfin, il demande quelles garanties concrètes peuvent être apportées aux salariés de Stellantis Douvrin concernant leur reclassement, leur rémunération et leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4302</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’usine Stellantis de Douvrin est un site important pour la filière automobile française, qui a produit plus de cinquante millions de moteurs. En octobre 2024, la direction du site a confirmé l’arrêt de la fabrication du moteur EP. Cette décision est source de préoccupations légitimes pour les employés du site, avec un fort enjeu en matière d’emplois et de reconversions. Néanmoins, elle intervient également dans un contexte où Douvrin a été choisi pour mettre en place une nouvelle feuille de route industrielle, ambitieuse, avec l’accueil de la gigafactory de batteries exploitées par Automative Cells Company (ACC), co-entreprise en partie détenue par Stellantis. L’implantation de cette nouvelle usine à Douvrin aura des retombées absolument majeures pour l’industrie automobile française et permettra d’équiper les véhicules électriques produits en Europe avec des batteries produites en France. La mise en œuvre de ce projet stratégique pour la filière automobile française repose sur un investissement du groupe et un soutien de l’État tous deux très importants. Par ailleurs, l’implantation ce cette gigafactory à Douvrin ouvre des perspectives importantes en matière d’emploi, y compris aux employés de l’usine historique de Douvrin via une politique de reconversion et de transfert vers la nouvelle usine ACC. Dans le cadre des accords négociés, la réduction des effectifs salariés de l’usine de Douvrin entre 2020 et 2023 s’est faite au travers de mesures sociales, de retraites anticipées, mais aussi de passerelles vers l’usine ACC. Cette politique de reconversion a aussi été rendue possible par l’ouverture du « Battery Training Center » de Douvrin, dont la première promotion a intégré la gigafactory à la fin de l’année 2023. L’État, via le dispositif Transitions collectives (Transco) déployé par la délégation générale à l’emploi et à la formation, a aussi accompagné les salariés désireux d’entamer une reconversion à titre individuel. Un ensemble de solutions ont ainsi été identifiées et mises en oeuvre pour accompagner l’évolution de Douvrin – couplée à la montée en puissance de l’usine ACC. Depuis 2020, l’État est pleinement engagé afin de renforcer et de défendre la compétitivité de la filière automobile française, de garantir l’acceptabilité de la transition et de soutenir la croissance des entreprises du secteur. Avec le plan de relance automobile en 2020, l’État s’est engagé pour soutenir l’ensemble de la filière automobile face aux enjeux de transition industrielle. Un soutien proactif prolongé dans le cadre du plan France 2030, doté d’un budget de 54 milliards d’euros, qui a permis de lancer et de maintenir de nombreux appels à projets afin de soutenir le développement et les activités d’industrialisation de la filière automobile française. Ainsi, l’ensemble de ces instruments ont créé un cadre de soutien transverse doté de moyens exceptionnels pour aider les sites automobiles français de toutes tailles à gagner en compétitivité et à s’inscrire sur les marchés d’avenir. Le Gouvernement a pris note de votre alerte concernant le site de Douvrin et restera vigilant quant à l’évolution de la stratégie du groupe Stellantis à ce sujet. Enfin, concernant l’action auprès de la Commission européenne, la France a demandé et obtenu de la Commission européenne le lancement d’un dialogue stratégique sur la filière automobile, lancé le 30 janvier 2025, qui a permis de dévoiler un plan d’action le 5 mars 2025, afin d’accompagner l’industrie automobile européenne dans sa transformation vers la production de véhicules sans émissions de gaz à effet de serre et plus connectés. Concernant les normes que vous mentionnez, la Commission a justement entendu l’appel de la filière à un lissage des objectifs d’électrification des ventes, pour ne pas pénaliser les constructeurs qui seraient engagés dans l’électrification. La révision du règlement CAFE a été adoptée par le Parlement européen le 8 mai, ouvrant des flexibilités pour les constructeurs, ce dont nous pouvons nous réjouir. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3191</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4303</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mécanisme de calcul de TVA faisant l’objet d’une rétrocession à Monaco</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3191. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le mécanisme de calcul du montant de TVA faisant annuellement l’objet d’une rétrocession à Monaco. La convention fiscale de 1963 unifie les marchés français et monégasque quant à la collecte de la TVA. Afin que chaque pays touche in fine sa « juste part » du montant collecté, une formule détermine la manière dont est partagé ce « pot commun ». Si l’essence de ce mécanisme ne semble pas a priori problématique, la formule utilisée pour le partage l’est plus. La formule initiale définissait la part revenant à Monaco comme le chiffre d’affaires monégasque, divisé par le chiffre d’affaires total (France + Monaco), multiplié par 1,6. La présence de ce facteur x1,6 n’a, à date, fait l’objet d’aucune explication officielle. De plus, la méthodologie de calcul a évolué en 2005 par l’intermédiaire du décret n° 2005-1078. Le reversement de la France à Monaco est désormais obtenu par indexation du reversement de référence de l’année 2001 (montant dont le calcul n’a jamais été explicité), en fonction du taux d’évolution des recouvrements nets annuels de TVA et d’accises des deux États, pondéré à concurrence de 5/6 pour les recouvrements français et de 1/6 pour les recouvrements monégasques. Elle lui demande d’expliciter la formule initiale, la raison du changement de formule survenu en 2005, le mécanisme désormais en vigueur (notamment le montant de base en 2001 et la formule d’indexation) ainsi que son plan d’actions dans la mesure où l’investigation descellerait une anomalie dans les modalités de partage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4303</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La convention fiscale signée le 18 mai 1963 à Paris entre la France et Monaco prévoit, en son article 17, le principe de répartition, entre ces deux gouvernements, du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dès lors que les deux pays forment un territoire unique au sens de la TVA. Le compte de partage a donc pour objet de rétablir ce qu’auraient été les recettes de TVA de chacun des deux États s’ils avaient formé deux territoires distincts au regard de cette taxe et encaissé leurs propres recettes de TVA. Le principe en est fixé par la convention et les modalités de calcul en ont été précisées par échanges de lettres entre les deux États avec l’objectif de rester fidèle à la réalité économique tout en atténuant les fluctuations susceptibles de survenir d’une année sur l’autre. C’est ce qui a conduit à mettre en place une formule théorique accompagnée d’un mécanisme de rebasage périodique permettant de l’adapter à l’exécution réelle passée. La formule initiale définie par l’échange de lettres du 18 mai 1963 annexé à la convention bilatérale, qui dispose d’une valeur historique, a été progressivement affinée en s’appuyant sur les améliorations des systèmes informatiques afin d’être toujours au plus proche de l’exécution réelle. Ainsi, depuis l’entrée en vigueur en 2013 de l’échange de lettres du 26 février 2010, le compte de partage est arrêté tous les cinq ans à un montant correspondant à la moyenne des données réelles disponibles des cinq années précédentes. Dans l’intervalle, le résultat de la formule théorique est comparé chaque année aux données réelles et conduit à une révision du montant forfaitaire en cas d’écart significatif. Cette formule permet ainsi une actualisation par rapport à la réalité des flux tout en lissant les reversements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3330</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4303</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lancement du cloud AWS European Sovereign Cloud</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3330. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le lancement de l’AWS European Sovereign Cloud d’Amazon Web Services (AWS). Amazon a annoncé le 25 octobre 2023 le lancement de sa nouvelle offre à destination des entreprises et autorités publiques européennes. L’entreprise américaine explique que cette nouvelle offre sera « physiquement et logistiquement » séparée des autres régions cloud existantes tout en ayant « la même sécurité, la même disponibilité et les mêmes performances ». Il est prévu que la première région cloud à être mise en place soit l’Allemagne. Toutefois, malgré toutes ces promesses, cette solution, qui n’est en outre pas codéveloppée avec une entreprise européenne, reste soumise aux législations extraterritoriales telles que le Foreign intelligence surveillance Act (FISA) et le Cloud Act. Le danger d’accès par des autorités publiques américaines aux données conservées dans ce cloud demeure donc présent, peu importe la qualification de « cloud souverain » qu’Amazon prétend donner à sa solution. En outre, l’Office fédéral allemand de la sécurité de l’information (BSI) semble vouloir prendre la tête de ce projet dans l’optique d’imposer ce nouveau cloud au reste de l’Europe et ce, en opposition au SecnumCloud. C’est avec enthousiasme que Claudia Plattner, présidente du BSI accueille le projet, déclarant : « Le développement d’un cloud AWS européen facilitera l’utilisation des services AWS par de nombreuses organisations du secteur public et des entreprises ayant des exigences élevées en matière de sécurité et de protection des données (…) Nous sommes conscients du pouvoir d’innovation des services cloud modernes et nous voulons contribuer à les rendre disponibles en toute sécurité pour l’Allemagne et l’Europe ». Il lui demande donc quelle est la position du Gouvernement français sur l’utilisation de ce cloud prétendument souverain et sur le problème posé par sa validation par le BSI, homologue de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), tous deux étant censés co-valider ce type de décision.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4304</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement suit avec la plus grande attention le développement du marché du cloud, et ce dans le cadre de la stratégie nationale cloud, lancée en 2021. Il a, à ce titre, pris acte du lancement de l’offre l’AWS European Sovereign Cloud d’Amazon Web Services (AWS). La stratégie d’un cloud de confiance repose sur la certification « SecNumCloud ». Délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), elle assure un niveau de protection très élevé des services qualifiés, et cela contre tout accès non-autorisé aux données qu’ils hébergent et qu’ils traitent – notamment via des lois extraterritoriales. Par ailleurs, au moyen de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN), et à la demande des parlementaires, les dispositions législatives tenant à la protection des données sensibles contre les législations extraterritoriales s’agissant à la fois des administrations de l’État, de ses opérateurs ou de certains groupements d’intérêt public, ont été renforcées. À cet égard, toute offre d’informatique en nuage, qu’elle soit présentée par AWS ou tout autre prestataire, devra systématiquement être évaluée en conformité avec les critères relevant de la qualification SecNumCloud 3.2 pour pouvoir être qualifiée comme telle, y compris en ce qui concerne son niveau de protection vis-à-vis du droit extra-européen. Seules les offres étant in fine qualifiées SecNumCloud pourront – par définition – être retenues lorsque la loi impose le recours à une telle offre. Cela étant, l’Allemagne est et demeure souveraine dans ses choix. Les propos de la présidente du BSI (Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information et homologue allemand de l’ANSSI) n’engagent nullement la France ou l’Union européenne. Le schéma de certification allemand repose, en effet, sur un système d’évaluation différent et indépendant du schéma français, étant précisé qu’il n’y a, aujourd’hui, pas encore de schéma européen. La certification allemande s’appuie ainsi sur le catalogue des contrôles de conformité de « cloud computing », dénommé C5, qui n’a pas été reconnu équivalent au référentiel français SecNumCloud. En tout état de cause, la France continue à soutenir l’ambition d’assurer le développement d’un marché diversifié et concurrentiel du cloud de confiance, en mesure de répondre aux besoins d’innovation et de sécurité de nos administrations et de nos entreprises. Une position que nous défendons également de manière cohérente et sans faillir dans le cadre des négociations au niveau européen, notamment dans le cadre de la certification de cybersécurité des services cloud (EUCS) afin de disposer d’un cadre fiable, complet, robuste, transparent et qui garantisse une protection efficace des données sensibles en Europe – en particulier contre l’application de législations extraterritoriales. Ces négociations sont complexes, mais la France continue de porter fortement, dans le cadre de ces discussions qui sont encore en cours, sa position visant à maintenir la possibilité pour les États membres de protéger les données les plus sensibles des administrations comme des entreprises, et nous ne ménageons pas nos efforts pour continuer de rallier les autres États membres à notre volonté d’assurer à l’UE une autonomie stratégique suffisante pour protéger ses données les plus sensibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3332</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4304</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Rééchelonnement des PGE en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3332. — 21 janvier 2025. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la possibilité pour les entreprises calédoniennes de bénéficier d’un rééchelonnement pur et simple de la durée de remboursement de 5 à 10 ans des prêts garantis par l’État (PGE) accordés aux entreprises calédoniennes. Lors de sa venue sur le territoire du 25 au 27 novembre 2023, M. le ministre a affirmé que les entreprises calédoniennes « ont droit à un étalement de dix ans et sans stigmatisation » de leur prêts garantis par l’État. Cependant, si cette possibilité existe, elle demeure lourde et compliquée et n’est pas sans conséquences pour les entreprises. On est donc bien loin de la procédure simplifiée permettant aux petites et moyennes entreprises (PME) en difficulté avérée de rééchelonner le règlement de leurs PGE. Au regard de l’actualité économique calédonienne particulièrement difficile et dense, avec l’extension de la durée de remboursement des PGE de 5 à 10 ans et la révision des autres modalités de ces prêts, l’État apporterait aux entreprises calédoniennes qui en feraient la demande, une bouffée d’oxygène leur permettant de tenter de survivre dans ce contexte tendu. Il lui demande donc quels sont les moyens envisagés pour simplifier l’accès au rééchelonnement des prêts garantis par l’État et ainsi soulager les entreprises calédoniennes qui en ont grandement besoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4305</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de faciliter et de fluidifier les reports d’échéance, un arrêté a déjà été publié pour modifier le cadre des prêts garantis par l’État (PGE) en Nouvelle-Calédonie. Cet arrêté a porté la maturité maximale des PGE déjà accordés à 6 ans et 6 mois sur le territoire calédonien. Il permet ainsi de conserver le bénéfice de la garantie au-delà de 6 ans dans les cas où les reports d’échéance octroyés par les banques pour alléger la trésorerie des entreprises concernées conduiraient à dépasser cette limite. Par ailleurs, le service de médiation du crédit assuré par l’institut d’émission d’Outre-mer (l’IEOM) a été renforcé afin d’assurer un traitement fluide des demandes dans le cadre de la procédure simplifiée à destination des petites entreprises. Il est utile de rappeler que ces mesures d’étalement des PGE, qui sont indispensables dans certains cas, impliquent toujours un coût accru pour l’État, qui se trouve exposé sur une durée plus longue à un risque de défaillance de l’emprunteur. Aussi, limiter les allongements de PGE aux cas où cela est réellement nécessaire et adapté à la situation de l’entreprise est une mesure essentielle pour prévenir tout dérapage du coût du dispositif pour les finances publiques. Le Gouvernement y est particulièrement attentif dans le contexte budgétaire actuel. Si un nouvel allongement du dispositif des PGE en Nouvelle-Calédonie ne semble pas opportun, le Gouvernement a choisi de déployer un autre outil pour accompagner les entreprises calédoniennes dans leur accès au financement. Le fonds de garantie SOGEFOM a ainsi été recapitalisé sur les crédits du ministère chargé des Outre-mer, et les lignes de garantie mises à disposition par la SOGEFOM à partir du 1er juillet 2024 jusqu’au 31 décembre 2026. Les acteurs locaux se sont largement saisis de ces nouveaux prêts garantis par l’État et les parlementaires nationaux ont souhaité mobiliser une dotation spécifique dans la loi de finances 2025 pour pouvoir abonder de nouveau le fonds de garantie en 2025. L’offre a également été considérablement élargie pour permettre d’accompagner de nouveaux besoins en lien avec la reconstruction et les difficultés rencontrées par les entreprises lors des émeutes : la garantie de l’État porte ainsi sur des prêts de court, moyen et long terme pour couvrir une large gamme des besoins de crédits (trésorerie, besoins de fonctionnement, investissements nécessaires à reconstruction, etc.) et une garantie adossée à la restructuration de crédits existants a été créée spécifiquement pour accompagner les entreprises ne pouvant plus faire face à un montant d’échéances de crédit aussi élevé après la crise qu’avant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3391</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4305</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Statut juridique des particuliers employeurs pour l’aide à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3391. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le statut juridique des particuliers employeurs dans le secteur de l’aide à domicile. Les services d’aide à domicile pour les personnes âgées sont souvent fournis par des structures intermédiaires qui mettent en relation des particuliers employeurs avec des intervenants. Dans ce cadre, les particuliers deviennent les employeurs légaux des aides à domicile, assumant ainsi les obligations sociales et fiscales afférentes, notamment le paiement des cotisations à l’Urssaf. Cependant, des situations ont été signalées où les structures intermédiaires, bien que percevant les paiements des particuliers, n’effectuent pas les déclarations ou les versements des cotisations sociales. En conséquence, l’Urssaf se retourne contre les particuliers employeurs, légalement responsables, pour le recouvrement des sommes dues. Ces situations rappellent la complexité du statut juridique des particuliers employeurs dans le secteur de l’aide à domicile. Ces derniers, souvent peu informés des obligations légales qui leur incombent, se retrouvent exposés à des risques financiers et juridiques en cas de défaillance des structures intermédiaires. À titre de comparaison, le secteur de la petite enfance a connu des réformes visant à renforcer la qualité et la sécurité de l’accueil des jeunes enfants. Par exemple, depuis 2021, les structures d’accueil doivent s’assurer que tout leur personnel respecte des critères stricts d’honorabilité. Il serait pertinent d’envisager, sur le modèle du secteur de la petite enfance, des obligations similaires pour les structures mettant en relation particuliers employeurs et aides à domicile, afin de garantir le respect des obligations sociales et fiscales et de protéger les particuliers employeurs de potentielles défaillances des intermédiaires. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte légiférer en la matière, peut-être par la création d’un statut juridique hybride, pour mieux s’adapter à la situation des Français employeurs d’intervenants à domicile, qui n’ont parfois aucun contrôle sur la fiche de paie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4306</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsqu’un particulier emploie une aide à domicile, il peut être accompagné par un organisme de service à la personne, dit « mandataire », qui agit en son nom pour l’accompagner dans le recrutement de son salarié, et accomplir les formalités administratives et sociales afférentes. Ces organismes sont ceux qui ont choisi d’assurer leur activité selon les modalités prévues au 1° de l’article L. 7232-6 du code du travail visant au « placement de travailleurs auprès de personnes physiques employeurs ainsi que, pour le compte de ces dernières, l’accomplissement des formalités administratives et des déclarations sociales et fiscales liées à l’emploi de ces travailleurs. » Ces structures d’intermédiation mandataires agissent pour le compte du particulier-employeur dans le cadre d’un contrat de mandat précisant les responsabilités de chaque partie afin de garantir le recrutement d’un salarié qualifié, l’établissement des bulletins de salaire et des déclarations sociales, et leur paiement. Le développement du modèle mandataire permet de mieux accompagner les particuliers-employeurs, en particulier les personnes âgées, permettant ainsi de répondre à la demande croissante d’accompagnement à domicile d’ici 2030, liée au vieillissement de la population. En 2021, il représentait près de 50 millions d’heures, à apprécier au regard des 845 millions d’heures de SAP réalisées tous modes d’intervention confondus. Ces structures doivent respecter l’ensemble du cadre juridique s’appliquant aux activités de services à la personne (notamment les articles L. 7231-1 à L. 7234-1 du code du travail). En particulier, dans le cadre d’activités auprès de publics fragiles (petite enfance, personnes âgées et handicapées), ces organismes mandataires sont soumis à un cahier des charges de l’agrément services à la personne défini par l’arrêté du 24 novembre 2023, visant à renforcer la qualité de service et protéger ces bénéficiaires. Ce cahier des charges prévoit notamment : Qu’un référent doit être désigné pour assurer le suivi des interventions et garantir la conformité des prestations réalisées, qu’un livret d’accueil doit être remis au bénéficiaire mentionnant les informations essentielles (notamment les prestations proposées et les tarifs associés, une information des clients en matière fiscale, une information du client sur ses principales responsabilités en qualité d’employeur…) ; qu’une évaluation des besoins du bénéficiaire doit être réalisée ; que le mandataire a pour mission de vérifier que l’intervention sous le mode mandataire est adaptée à la réalité de la situation de la personne et que son état lui permet d’assurer les responsabilités inhérentes à son statut d’employeur. L’organisme doit également vérifier, concernant les intervenants, les qualifications et l’absence de condamnation incompatible avec l’exercice de l’activité, notamment au regard du fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles et/ou violentes (FIJAISV) et du bulletin n° 2 (B2), ce qui garantit un haut niveau d’honorabilité des intervenants et de protection de l’employeur. Le cadre juridique apparaît donc, à date, sécurisant pour les bénéficiaires tout en permettant la coexistence de différents modes d’intervention (particulier-employeur, mandataire, etc). Aussi, dans un souci de simplification de la vie économique – une priorité gouvernementale –, et de lisibilité du cadre juridique pour les particuliers, il n’apparaît pas judicieux de créer de nouveaux statuts pour les organismes de services à la personne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3497</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4306</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation Indexia/SFAM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3497. — 28 janvier 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation de l’entreprise Indexia. Le groupe (ex-SFAM) implanté à Roanne et dont le siège se situe à Romans fait l’objet des plus vives inquiétudes. Depuis plusieurs mois, la situation des salariés se détériore face à la suppression graduelle de postes, aux licenciements pour faute grave contestés, à la fermeture de certains services, au contournement de l’obligation légale du dépôt de ses comptes annuels au registre du commerce et des sociétés (RCS), aux loyers impayés au sein de l’agglomération qui héberge ses locaux. À présent, cette entreprise vient d’être assignée en liquidation judiciaire par l’Urssaf Rhône-Alpes en vue de recouvrir 11,76 millions d’euros de créances qui s’ajoutent à une autre dette de 1,5 million d’euros de l’administration fiscale. Aussi, il lui demande quelles actions le Gouvernement entend mettre en place d’ici à la présentation d’Indexia le 24 avril prochain devant la chambre du conseil du tribunal de commerce de Paris.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4306</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’entreprise roannaise SFAM, spécialisée dans les assurances affinitaires pour les produits multimédias permettant aux clients de bénéficier de garanties spécifiquement liées au produit ou au service qu’il achète, et appartenant au groupe INDEXIA a en effet été assignée en liquidation judiciaire par l’Urssaf Rhône-Alpes en vue de recouvrir 11,76 millions d’euros de créances s’ajoutant à une autre dette de 1,5 million d’euros de l’administration fiscale et à une dette de plusieurs de centaines de milliers d’euros à la Communauté d’Agglomération de Roanne. Un mois après la liquidation de la SFAM, l’entité historique du groupe, la holding ainsi que les autres entités du groupe dont la SFAM Roanne ont été placées en liquidation judiciaire en juin 2024 par le tribunal de commerce de Paris. Les salariés licenciés ont bénéficié du Contrat de Sécurisation Professionnelle et d’un accompagnement par France Travail. Il est à noter également que dans ce dossier, Sadri FEGAIER, PDG de cette entreprise a été condamné le 17 décembtre 2024 en première instance par le tribunal correctionnel de Paris aux peines maximales prévues par la loi, soit 300.000 euros d’amende, deux ans d’emprisonnement dont 8 mois avec un sursis probatoire de deux années conditionné au remboursement des victimes lésées et du Trésor public ainsi que 5 ans d’interdiction de gérer pour ne pas avoir pris en compte les demandes de résiliation des contrats souscrits et les demandes de remboursement de sommes indûment prélevées, sur une période s’étalant de 2014 à 2023. Six de ses sociétés ont, par ailleurs, été condamnées pour pratiques commerciales trompeuses en tant que personnes morales à des amendes comprises entre 150.000 et 1,5 million d’euros. Un appel ayant été interjeté, l’affaire sera rejugée au printemps 2026 devant la cour d’appel de Paris et les peines prononcées n’ont pas été immédiatement exécutées. Plusieurs plaintes ont également été déposées pour « pratiques commerciales trompeuses » par des associations de consommateurs, des clients et des vendeurs et font l’objet d’instances judiciaires en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3498</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4307</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Transformation d’une SCIC en SAS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3498. — 28 janvier 2025. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la très grande difficulté rencontrée par une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) pour se transformer en société par actions simplifiées. Cette SCIC a pour mission d’intervenir au profit de la ruralité en accompagnant ses coopérateurs dans les domaines du conseil, de la formation et des services À ce jour, aucun texte n’est prévu pour les SCIC dans la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947. Ainsi, la transformation souhaitée ne requiert pas la tenue d’une assemblée générale extraordinaire, comme cela est prévu par la loi du 19 juillet 1978 (en son article 3) pour les sociétés coopératives de production (SCOP), mais l’unanimité des coopérateurs en vertu de l’article L. 227-3 du code de commerce. Cette coopérative, qui existe sous la forme de société anonyme depuis 2005 suite à la transformation d’une association datant de 1957, ne peut se développer sereinement au regard du nombre de ses coopérateurs (2 400). Aussi, elle souhaite se transformer en société par actions simplifiées (SAS) pour gagner en souplesse face aux lourdeurs du fonctionnement des SA. M. le député propose d’intégrer à l’article 19 quinquies de la loi de 1947 les mêmes dispositions que celles de l’article 3 de la loi de 1978, à savoir : « Les sociétés coopératives d’intérêt collectif sont des sociétés anonymes, des sociétés par actions simplifiées ou des sociétés à responsabilité limitée à capital variable régies, sous réserve des dispositions de la présente loi, par le code de commerce. Elles peuvent, à tout moment, par une décision des associés prise dans les conditions requises pour la modification des statuts, passer de l’une à l’autre de ces formes. Cette modification n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle. Elles ont pour objet la production ou la fourniture de biens et de services d’intérêt collectif, qui présentent un caractère d’utilité sociale. Ces biens et services peuvent notamment être fournis dans le cadre de projets de solidarité internationale et d’aide au développement. » Aussi, il lui demande de bien vouloir examiner sa proposition, qui pourrait profiter à l’ensemble des SCIC de France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4307</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), a été créée par la loi n° 2001-624 du 17 juillet 2001 portant diverses dispositions d’ordre social, éducatif et culturel [1]. Les règles qui lui sont applicables ont ainsi été assouplies par la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire [2]. La SCIC, qui obéit à de nombreux principes partagés avec les autres sociétés coopératives, et notamment les sociétés coopératives de production (SCOP), s’en distingue notamment dans la mesure où elle est pensée comme un outil tourné vers l’utilité sociale, avec une composition du sociétariat tout à fait singulière et hétérogène. S’agissant de la transformation des SCIC en société par actions simplifiée (SAS), la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 ne contient pas de dispositions spécifiques, et il sera donc fait application des dispositions applicables du code de commerce [3]. Ainsi l’article L.227-3 du code du commerce prévoit que « la décision de transformation en société par actions simplifiée est prise à l’unanimité des associés ». Cette règle de l’unanimité se justifie au regard des conséquences que la transformation d’une SCIC en SAS est susceptible d’emporter à l’égard des associés. Il est à relever que cette exigence d’unanimité dans la décision de transformation n’apparaît pas à l’article 3 de la loi n° 78-763 du 19 juillet 1978 portant statut des SCOP, laquelle dispose qu’« elles peuvent, à tout moment, par une décision des associés prise dans les conditions requises pour la modification des statuts, passer de l’une à l’autre de ces formes ». Le Gouvernement, sensible aux conditions de développement des sociétés coopératives, et notamment des SCIC, est attentif à la situation mentionnée par le député dans sa proposition qui fera l’objet d’une étude approfondie. [1] SCIC est régie par les dispositions du Titre II de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération (art. 19 quinquies à 19 quindecies). [2] La loi du 31 juillet 2014 a notamment permis aux SCIC d’adopter la forme de SAS. [3] Article 19 quinquies de la loi 47-1775 du 10 septembre 1947 : « Les sociétés coopératives d’intérêt collectif sont des sociétés anonymes, des sociétés par actions simplifiées ou des sociétés à responsabilité limitée à capital variable régies, sous réserve des dispositions de la présente loi, par le code de commerce ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3521</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4308</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dispositif fiscal - enseignement à distance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3521. — 28 janvier 2025. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les mesures de crédit d’impôt destinées aux cours de soutien scolaire dispensés en visioconférence. Il rappelle que les personnes qui engagent des dépenses pour des cours particuliers bénéficient d’une réduction d’impôt qui prend la forme d’un crédit d’impôt dont le montant s’élève à 50 % des dépenses engagées au cours de l’année. Compte tenu des difficultés d’assurer une continuité pédagogique durant les périodes de confinement, en 2020 puis en 2021, il a été proposé dans des territoires localisés d’étendre ces crédits d’impôt pour des cours individuels réalisés en visioconférence. Or cette disposition a été particulièrement appréciée en milieu rural pour des parents ayant du mal à trouver des cours de soutien à domicile dans des territoires peu denses. Il indique par ailleurs que ces cours en visioconférence contribuent à aider également les enfants sortis pour des raisons de santé du système présentiel scolaire. Aussi, il lui demande si un crédit d’impôt pour les cours de soutien scolaire en visioconférence ne pourrait être prévu de manière pérenne dans ces territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4308</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 199 sexdecies du code général des impôts, les sommes versées par un contribuable domicilié en France au titre de l’emploi d’un salarié directement ou du recours à une association, une entreprise ou un organisme agréés pour les services, définis aux articles L. 7231-1 et D. 7231-1 du code du travail, rendus à la résidence du contribuable, ouvrent droit, sous certaines limites et conditions, à un crédit d’impôt sur le revenu. La résidence du contribuable s’entend du lieu où le contribuable est susceptible d’habiter ; il peut s’agir de sa résidence principale ou secondaire, que ce dernier en soit ou non propriétaire. Elle doit être située en France. Dès lors, les prestations de soutien scolaire et les cours n’ouvrent droit au crédit d’impôt que s’ils sont réalisés à la résidence du contribuable ainsi entendue. Ce principe de réalisation de la prestation de service au domicile du contribuable figure, depuis la loi n° 2021-1900 de finances pour 2022 (article 3), expressément à l’article 199 sexdecies précité, qui confirme que les services à la personne doivent être fournis à domicile. Par conséquent, les cours effectués en visioconférence ne remplissent pas les conditions légales d’éligibilité au crédit d’impôt. La dérogation temporaire à ce principe, annoncée par le ministre délégué chargé des comptes publics le 22 mars 2020, s’explique par les circonstances particulières de la crise sanitaire due à la Covid-19. Seuls les prestations de soutien scolaire et les cours qui étaient réalisés à domicile et ouvraient droit au crédit d’impôt ont en effet continué, à titre exceptionnel et temporaire, à ouvrir droit au bénéfice de cet avantage fiscal lorsqu’ils ont dû être réalisés à distance pendant la période consacrée à lutter contre la propagation de la Covid-19 au cours de laquelle les déplacements étaient limités, toutes autres conditions remplies par ailleurs. Cette tolérance n’a pas vocation à être pérennisée en dehors des périodes de confinement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3611</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4308</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Clauses abusives opposées aux propriétaires de mobil homes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3611. — 28 janvier 2025. — Mme Edwige Diaz appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les tensions croissantes qui existent entre les propriétaires de  mobil homes  et les gestionnaires de  camping . Les propriétaires de  mobil homes  sont placés dans une situation juridique précaire, en raison des lacunes du cadre légal régissant ces contrats souvent asymétriques et déséquilibrés. Les exemples sont nombreux : le 4 mai 2023 à Carnac, un gérant de  camping  excluait un propriétaire au motif que son  mobil home  était trop ancien, sans véritable expertise menée en amont. Une situation similaire s’est également produite en juillet 2022 dans l’Isère. Les propriétaires dénoncent un cadre flou qui permet toute forme d’abus et l’introduction de clauses parfois jugées abusives par l’Autorité de la concurrence, à l’instar d’augmentations substantielles des loyers de parcelle pour contraindre les propriétaires à quitter les  campings , de frais de droit d’entrée, de commissions sur la vente et la location de résidence (qui peuvent être à la discrétion du gestionnaire en cas de cession dans l’enceinte de l’établissement et atteindre un montant forfaitaire de 10 % du prix de vente définitif) ou encore de procédures d’expulsion enclenchées sans fondement légitime. Ainsi, les contrats conclus entre les propriétaires de  mobil homes  et les gestionnaires de  camping  font de plus en plus l’objet de plainte auprès de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ainsi que des tribunaux. Ce sujet a déjà attiré l’attention des députés et des sénateurs, qui ont interpellé le gouvernement sur la nécessité d’établir un équilibre contractuel. Mme la députée songe notamment à la question n° 8520 posée le 30 mai 2023, à laquelle une réponse insatisfaisante a été apportée le 29 août 2023, énonçant laconiquement que « les services de l’État réfléchissent notamment à un renforcement de l’information précontractuelle des acheteurs de  mobil homes  ». Elle rappelle également la question écrite n° 03087 publiée le 6 octobre 2022 et qui a obtenu une réponse pas plus signifiante le 11 janvier 2024, retenant qu’un « groupe de travail réunissant les principaux acteurs de la filière pourrait être mis en place » en vue de mieux informer les acheteurs potentiels des contraintes et de leurs droits au regard des clauses abusives. En outre, de nombreux propriétaires de  mobil homes  sont des personnes retraitées, qui n’ont pas les ressources pécuniaires suffisantes pour supporter ces redevances et ces coûts opposés par les gérants de  camping . Elle lui demande donc quelles mesures elle compte prendre en vue de répondre aux attentes légitimes des propriétaires de  mobil homes  et de lutter contre les clauses abusives introduites dans ces contrats. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4309</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif aux difficultés rencontrées par les consommateurs propriétaires de mobil-homes dans le secteur de la location d’emplacements à l’année dans les terrains de camping. Les litiges signalés évoquent généralement un déséquilibre initial du contrat au profit du gestionnaire de camping, avec une accentuation de ce déséquilibre au moment du renouvellement du contrat qui impose souvent de nouvelles conditions tarifaires. Comme indiqué dans les réponses aux questions écrites précédemment posées sur ce sujet, le contrat de location d’emplacement de mobil-homes sur un terrain de camping ou dans un parc résidentiel de loisirs relève du droit commun : la durée du bail, le montant du loyer, et d’une manière générale les obligations respectives des parties sont librement fixées. En revanche, ce contrat étant passé entre un professionnel (le gérant du terrain de camping) et un consommateur (le propriétaire du mobil-home), le droit de la consommation s’applique et le contrat doit notamment être exempt de clauses abusives. En outre, l’information des propriétaires de mobil-homes préalablement à la conclusion du contrat de location d’emplacement à l’année est encadrée par le décret du 17 février 2014 et son arrêté d’application. Ces textes instaurent un modèle-type de règlement intérieur pour les terrains de camping et imposent la remise d’une notice d’information à tous les propriétaires de résidence mobile de loisir louant un emplacement à l’année. Ces personnes doivent attester en avoir pris connaissance avant la signature du contrat. De même, l’arrêté du 24 décembre 2014 impose en particulier aux professionnels de remettre au consommateur, sur support durable, et avant toute conclusion d’un contrat de location d’emplacement à l’année, des informations portant notamment sur les prix et sur les conditions de renouvellement et de modification du contrat. À la suite de l’adoption des mesures précitées, en 2018, les professionnels ont élaboré, sous l’impulsion de l’État, un contrat-type, dont l’usage est recommandé, mais non obligatoire. Malgré ces mesures, de nombreux consommateurs propriétaires de mobil-homes continuent de faire part de difficultés qui montrent l’existence de clauses contractuelles litigieuses et des modalités d’information préalables insatisfaisantes. Dans ces conditions, le Gouvernement a saisi, le 27 décembre 2023, la Commission des clauses abusives (CCA), pour qu’elle examine des contrats de location d’emplacement à l’année collectés par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ce travail permettra de formuler des recommandations visant à modifier ou supprimer les clauses qu’elle estimerait abusives. En parallèle, la DGCCRF, en lien avec la direction générale des entreprises (DGE), a organisé au second semestre 2024 un groupe de travail réunissant les principaux acteurs du secteur et des associations de consommateurs. Réuni déjà à trois reprises, ce groupe de travail est chargé de proposer des mesures permettant de mieux informer les acquéreurs potentiels de mobil-homes sur leurs droits avant l’achat, de mettre en place un cadre de gestion de la fin de vie des mobile-homes, et enfin de prendre en compte les recommandations que formulera la CCA. A l’issue de ces travaux, les contrôles de la DGCCRF pourront utilement s’appuyer sur les conclusions de la CCA et le cas échéant, des évolutions du cadre juridique pourront être mises en œuvre. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3658</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4309</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taux actuels de recouvrement des amendes dressées pour trafic de stupéfiants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3658. — 4 février 2025. — M. Frédéric Weber attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les taux actuels de recouvrement des amendes forfaitaires dressées pour infractions liées aux stupéfiants. En juin 2023, le Président de la République annonçait dans le quotidien La Provence la mise en place d’un système permettant le paiement immédiat des amendes forfaitaires délictuelles pour consommation de stupéfiants, afin d’en améliorer le recouvrement et de renforcer son efficacité dissuasive. Il indiquait également qu’au total, 350 000 amendes avaient été dressées depuis septembre 2020, mais que seulement 35 % d’entre elles avaient été recouvrées. Cependant, les premiers bilans dévoilés récemment soulignent que les paiements immédiats demeurent très faibles. Entre mai et novembre 2023, seulement 544 amendes auraient été réglées sur le champ par carte bancaire ou en espèces, un chiffre qui semble dérisoire au regard des objectifs fixés. Au regard des enjeux de sécurité publique et de lutte contre l’usage de stupéfiants, il est impératif d’évaluer l’impact réel de cette mesure. Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui communiquer les taux actuels de recouvrement des amendes forfaitaires dressées dans le cadre des infractions liées aux stupéfiants. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4310</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale des finances publiques (DGFiP) ne dispose pas des données relatives à l’émission et au paiement des avis d’amendes délictuelles, au stade forfaitaire, c’est-à-dire en amont de l’application de la majoration (pour absence de paiement dans les délais légaux) et de la prise en charge par les postes comptables amendes de la DGFiP du titre exécutoire d’amende forfaitaire majorée délictuelle. Les données sur le paiement immédiat ou différé après réception des avis d’amendes forfaitaires délictuelles pour usage de stupéfiants sont ainsi détenues par les autorités de verbalisation (ministère de l’intérieur) ou par le parquet compétent (ministère de la justice). Les résultats restitués dans le tableau ci-dessous correspondent donc à l’activité de la DGFiP et ne concernent que le recouvrement des amendes forfaitaires majorées pour usage de stupéfiants prises en charge (PEC) par ses comptables après la majoration. Il peut être ainsi observé que les différents taux présentés ci-dessous (% en montant recouvré) sont en augmentation au fil du temps depuis l’année de prise en charge de l’amende par les comptables de la DGFiP jusqu’au point d’observation fixé au 31 décembre 2024. En effet, cette progression est le fruit de l’ensemble des actions de recouvrement forcé engagées par les comptables de la DGFiP (principalement par voie de saisies administratives à tiers détenteur) mais qui nécessitent des délais longs de mise en œuvre.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td><br> Amendes forfaitaires majorées délictuelles</br><br> Usage de stupéfiants</br></td><td><br>Prises en charge nettes</br></td><td rowspan="2"><br>Taux de recouvrement forcé</br><br>&gt;au 31/12/2024 – en % du montant des prises</br><br>en charge</br></td></tr><tr><td><br>année</br></td><td><br>nombre</br></td></tr><tr><td><br>2020</br></td><td><br>76</br></td><td><br>8</br></td></tr><tr><td><br>2021</br></td><td><br>57 425</br></td><td><br>28,67</br></td></tr><tr><td><br>2022</br></td><td><br>73 543</br></td><td><br>24,33</br></td></tr><tr><td><br>2023</br></td><td><br>97 111</br></td><td><br>20,49</br></td></tr><tr><td><br>2024</br></td><td><br>126 535</br></td><td><br>7,98</br></td></tr></table></center></div>]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3713</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4310</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Vojetta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Statut des résidences en France des Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3713. — 4 février 2025. — M. Stéphane Vojetta attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le statut des résidences détenues par les Français expatriés à l’étranger. Dans la plupart des cas, le besoin de garder sa résidence en France est souvent impératif pour les expatriés. Aussi, la location saisonnière leur permet notamment de couvrir les frais afférents à la conservation de leur bien immobilier, tout en gardant l’opportunité d’utiliser le logement lors du retour en France, au même titre qu’une résidence principale. À ce titre, il semblerait opportun, compte tenu de la situation particulière de Français résident hors de France, que leur résidence ne soit pas traitée par l’administration fiscale comme une « résidence secondaire » au même titre que celles de leurs compatriotes dont la résidence principale est établie en France. M. le député précise également que la particularité juridique de « l’habitation unique » en France d’un contribuable non-résident français ou européen existe déjà à l’article 150 U du code général des impôts. Par extension, il souhaiterait savoir si l’élaboration d’un statut juridique spécifique pour l’habitation détenue en France par des Français de l’étranger serait envisageable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4310</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions des articles 1407 et 1408 du code général des impôts (CGI), la taxe d’habitation (TH) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance de locaux meublés affectés à l’habitation autre qu’à titre principal. Les personnes qui n’ont pas leur domicile fiscal en France, mais y disposent d’une ou plusieurs habitations dans le champ de la taxe, en sont donc redevables. L’habitation principale s’entend du logement dans lequel le contribuable réside habituellement et effectivement avec sa famille et où se situe le centre de ses intérêts professionnels et matériels ou, lorsque le contribuable exerce une profession qui l’oblige à de fréquents déplacements, le logement dans lequel sa famille réside en permanence. Dès lors, les contribuables établis hors de France ne peuvent bénéficier des avantages prévus en faveur de l’habitation principale, à moins que leur famille ne réside de façon permanente dans le logement situé en France. Il n’est pas prévu de changer le cadre juridique sur ce point. Toutefois, le Gouvernement a soutenu l’adoption de l’article 147 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 codifié à l’article 1414 A du CGI. Il permet aux non-résidents, ainsi qu’aux agents civils et militaires établis hors de France, situés dans une zone de crise, de bénéficier d’un dégrèvement de TH au titre de l’année de leur retour sur le territoire national pour le logement qui constituait leur résidence principale lors de leur départ de France. Ces zones de crise sont définies chaque année par arrêté conjoint du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé du budget. Pour l’année 2024, elles correspondent aux territoires des quatre pays suivants : Haïti, Iran, Liban et Vanuatu.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3801</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4311</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Faire cesser le démarchage téléphonique abusif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3801. — 4 février 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dérives du démarchage téléphonique. Ces dernières années, le Gouvernement a mis en place plusieurs règles afin de limiter les nuisances que cause le démarchage téléphonique. Les plages horaires d’appels ont été limitées (de 10 h à 13 h puis de 14 h à 20 h sauf les week-ends et jours fériés où cela est complétement interdit) et la création de la liste Bloctel a permis à ceux et celles qui ne voulaient pas être importunés de ne plus être contactés. Néanmoins, aujourd’hui les Français sont de nouveau harcelés par les démarcheurs téléphoniques que cela soit avec des numéros dédiés commençants autant qu’avec des numéros courants voire des numéros dédiés aux téléphones portables qui ne sont en aucun cas référencés comme démarcheurs téléphoniques. Même les personnes inscrites sur Bloctel reçoivent ces appels. Ces divers comportements sont proscrits par la loi. Ces appels incessants sont une pollution permanente pour tout le monde et de surcroît aboutissent souvent à des escroqueries. Ainsi face à ce nom respect des normes et à la création de nouveaux moyens illégaux pour faire des démarchages téléphoniques, elle lui demande ce qu’il compte faire pour que ces pratiques cessent. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4311</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BlocTel. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BlocTel s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (décret n° 2022-1313 du 13 octobre 2022 relatif à l’encadrement des jours, horaires et fréquence des appels téléphoniques à des fins de prospection commerciale non-sollicitée). Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BlocTel qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BlocTel tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2023, près de 5 300 établissements ont été contrôlés dont environ 60 % ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique et ont donné lieu à l’émission d’environ 4 millions d’euros d’amende. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment X et Facebook, dans le cadre de sa politique du name and shame pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que le Sénat a adopté en première lecture, le 14 novembre 2024, la proposition de loi pour un démarchage téléphonique consenti et une protection renforcée des consommateurs contre les abus qui « interdit à un professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement pour faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen sauf si le consommateur a consenti à être appelé ». Cette proposition de loi précise que le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique et informée par laquelle une personne accepte que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à fin de prospection commerciale par voie téléphonique. » Ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant un régime dit « d’opt-in » afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3802</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4312</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Chambres d’hôtes et loi« Airbnb »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3802. — 4 février 2025. — M. Fabien Di Filippo alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les conséquences pour les chambres d’hôtes de la loi promulguée le 19 novembre 2024, dite loi « Airbnb », dont l’objectif est d’encadrer la location des meublés de tourisme afin d’en réduire le nombre. Sur le plan fiscal, cette loi impose des contraintes particulièrement lourdes : la réduction de l’abattement du régime micro-BIC de 71 % à 50 % augmente mécaniquement les cotisations URSSAF et le revenu imposable, tandis que l’abaissement du plafond de chiffre d’affaires autorisé de 188 700 euros à 77 700 euros fragilise davantage les petites structures. Si cette loi vise à répondre à la crise du logement permanent dans les secteurs touristiques et les grandes villes, en encadrant une activité qui a causé la pénurie de logements classiques et une hausse des loyers, elle englobe également les chambres d’hôtes, une activité pourtant bien différente et qui n’aggrave en rien cette crise. En effet, les chambres d’hôtes jouent un rôle essentiel pour la vitalité des territoires. Elles constituent souvent la seule solution d’hébergement à la nuitée dans les zones rurales, contribuant à la lutte contre la désertification et représentent une activité économique essentielle pour de nombreux ménages, De plus, en accueillant personnellement leurs hôtes, les propriétaires valorisent le savoir-vivre et le savoir-accueillir à la française, faisant de ce type d’hébergement une spécificité culturelle enviée à l’international. Elles mettent également en avant la gastronomie et la cuisine de terroir tout en participant à l’entretien de bâtisses de caractère, assurant ainsi la préservation du patrimoine. Enfin, elles ne se prêtent pas aux locations longue durée, étant obligatoirement situées au sein de la résidence principale du loueur ou dans une dépendance. Pourtant, la loi actuelle, en appliquant les mêmes règles qu’aux meublés de tourisme, met en péril ce modèle économique unique. Les chambres d’hôtes, pour échapper à cette évolution législative, devraient potentiellement adopter le statut de société, souvent inadapté et avec des conséquences fiscales encore plus pénalisantes lorsque les investissements importants ont déjà été réalisés. Le nombre de chambres d’hôtes en France, stable depuis des années autour de 20 000, témoigne de l’équilibre d’une activité qui ne cherche ni à profiter d’avantages fiscaux indus, ni à concurrencer les meublés de tourisme, dont le nombre ne cesse d’augmenter et est aujourd’hui estimé à 800 000. Pourtant, elles deviennent des victimes collatérales d’une législation conçue pour répondre à une problématique qui ne les concerne pas. M. le député appelle le Gouvernement à différencier clairement les chambres d’hôtes des meublés de tourisme dans le cadre législatif et à ne pas entraver le développement des premières, qui apportent une réelle valeur ajoutée aux territoires ruraux et au patrimoine. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4313</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 7 de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale modifie les modalités d’application du régime micro-BIC prévu à l’article 50-0 du code général des impôts (CGI). Conformément au 2° de cet article, modifié par le texte résultant des travaux de la commission mixte paritaire, la location de chambres d’hôtes relève désormais du régime micro-BIC avec une limite de chiffre d’affaires de 77 700 € et un abattement de 50 %. Ce seuil de 77 700 € est très supérieur à celui des locations meublées de tourisme non classées qui a été abaissé à 15 000 € avec un abattement de 30 %. À cet égard, un seuil de 77 700 € de chiffre d’affaires a paru au législateur suffisamment élevé pour tenir compte de la situation des propriétaires de chambres d’hôtes. Par ailleurs, les propriétaires qui supportent des charges d’un montant supérieur à l’abattement de 50 % conservent la possibilité d’opter pour le régime réel, en déduisant les frais et charges pour leur montant réel. En effet, le régime micro-BIC est un régime d’imposition simplifié qui ne revêt aucun caractère incitatif et n’a pas pour objet d’offrir aux propriétaires une réduction de leur base imposable supérieure aux charges qu’ils supportent effectivement. Dans ces conditions, le Gouvernement n’a pas l’intention de proposer de modification de ces dispositions législatives qui s’appliquent de plein droit aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2025 et sont issues d’un consensus parlementaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3803</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4313</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Négociations sur une convention fiscale franco-suisse sur les successions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3803. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’absence de convention fiscale bilatérale relative à la double imposition des successions entre la France et la Suisse. Depuis la dénonciation par la France, en 2014, de la convention fiscale franco-suisse en matière de succession, les contribuables concernés sont soumis à un risque significatif de double imposition. Cette situation crée une incertitude juridique et financière importante pour les familles, notamment lorsque des biens ou des héritiers sont situés de part et d’autre de la frontière. L’absence d’un cadre fiscal clair et harmonisé complique la transmission du patrimoine et peut entraîner des charges fiscales cumulées, parfois excessives, pour les héritiers. Dans un contexte de mobilité internationale croissante, cette incertitude est particulièrement préjudiciable, en particulier entre deux économies aussi interdépendantes que la France et la Suisse. Cette situation est également susceptible de nuire à l’attractivité de la France pour les investisseurs et les résidents suisses, ainsi qu’aux relations économiques bilatérales entre ces deux pays. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le ministre si des négociations ont été engagées avec les autorités suisses en vue de conclure une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Il lui demande également quelles sont les perspectives pour parvenir à un accord et les mesures envisagées par le Gouvernement pour traiter cette question dans les meilleurs délais. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4313</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les successions, signée à Paris le 31 décembre 1953, liait la France et la Suisse jusqu’au 31 décembre 2014. Cette convention était incompatible avec la bonne application de la législation française actuelle en matière de droits de succession, car elle créait des situations de non-imposition et d’optimisation au détriment des finances publiques françaises. C’est pourquoi un projet de nouvelle convention, conforme aux principes internationaux reconnus, avait été finalisé en 2012 entre les autorités fiscales françaises et suisses. Cependant, du fait de son rejet par le Parlement suisse, la France a procédé à la dénonciation de la convention de 1953 le 17 juin 2014. Cette dénonciation a été publiée le 24 décembre 2014 et la convention a donc cessé de produire ses effets au 1er janvier 2015. C’est désormais la législation française qui s’applique intégralement. Elle prévoit l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger lorsque le défunt a son domicile fiscal en France. De même, les transmissions de meubles et d’immeubles situés en France qui font suite au décès d’un non-résident et sont effectuées au profit d’un autre non-résident peuvent être taxées en France. Par ailleurs, la législation française permet l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger reçus par un héritier ayant son domicile fiscal en France et qui l’a eu pendant au moins six ans au cours des dix années précédant celle de la transmission. En parallèle, l’article 784 A du code général des impôts prévoit un mécanisme permettant d’assurer l’élimination de la double imposition relative aux biens meubles et immeubles situés à l’étranger, qui peut résulter de la mise en œuvre concurrente de plusieurs dispositifs nationaux. En revanche, s’agissant de successions relatives à des biens situés en France, il ne serait pas justifié, que la France renonce à imposer au profit d’un autre État. Si la France dispose d’un vaste réseau conventionnel puisqu’elle est liée avec plus de 120 partenaires par une convention d’élimination des doubles impositions, le nombre de traités couvrant les successions reste très minoritaire (33). Ceux-ci sont généralement anciens, car la France, comme de nombreux États, ne souhaite plus en conclure. Le contexte franco-suisse n’est donc pas exceptionnel. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3833</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4314</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Déduction des cotisations de complémentaire santé des retraités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3833. — 11 février 2025. — Mme Stella Dupont interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’impossibilité pour les retraités de déduire de leur revenu imposable les cotisations versées au titre d’une assurance complémentaire santé. Actuellement, les salariés bénéficiant d’un contrat collectif obligatoire peuvent, sous certaines conditions, déduire de leur revenu imposable la part salariale des cotisations de complémentaire santé. En revanche, cette disposition ne s’applique pas aux retraités, qui doivent assumer seuls le coût croissant de leur couverture santé, leurs cotisations augmentant avec l’âge. Face à cette inégalité fiscale entre actifs et retraités, elle souhaite savoir s’il envisage de permettre aux retraités de déduire ces cotisations de leur revenu imposable afin de rétablir une plus grande équité sur ce point spécifique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4314</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La déduction du revenu imposable des cotisations de prévoyance complémentaire, y compris les versements éventuels de l’employeur et ceux du comité d’entreprise, n’est admise que sous certaines conditions et dans certaines limites. Ces cotisations doivent être versées dans le cadre de l’exercice d’une activité professionnelle et au titre d’un contrat d’assurance de groupe, s’il s’agit de travailleurs non-salariés, ou revêtir un caractère obligatoire en vertu d’un accord collectif ou d’une décision unilatérale de l’employeur, s’il s’agit des salariés. En outre, concernant l’abondement de l’employeur, sa déduction n’est possible que pour la part ne couvrant pas des garanties « frais de santé ». Il s’agit, en pratique, des cotisations versées au titre des garanties incapacité, invalidité, décès et dépendance. L’adhésion à un régime de prévoyance complémentaire a alors pour objet essentiel de garantir aux intéressés, en cas de maladie ou d’invalidité conduisant à l’interruption de l’activité professionnelle, le versement pendant la période correspondante d’un revenu de remplacement, en complément des prestations en espèces servies par les régimes de base de sécurité sociale. En contrepartie de la déductibilité des cotisations, ces prestations complémentaires sont soumises à l’impôt sur le revenu. En revanche, les cotisations versées auprès d’un organisme de prévoyance complémentaire, dans le cadre d’une adhésion individuelle et facultative, constituent un emploi du revenu d’ordre personnel. Elles ne sauraient, par conséquent, être déduites du revenu imposable des cotisants, que ceux-ci soient des actifs ou des retraités. Il est néanmoins rappelé que l’absence d’avantage fiscal au titre des primes versées a pour corollaire l’exonération d’impôt sur le revenu des prestations servies par les organismes de prévoyance complémentaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3861</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4314</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lutte contre les pratiques déloyales des plateformes chinoises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3861. — 11 février 2025. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques dangereuses et déloyales des plateformes asiatiques, comme Shein et Temu, qui menacent gravement l’écosystème du commerce français et européen. Selon Philippe Wahl, président directeur général de La Poste, Temu et Shein représentent désormais 22 % des colis acheminés par l’entreprise sur le territoire national, contre moins de 5 % il y a cinq ans. Shein et Temu figurent ainsi parmi les 10 sites commerçants les plus visités en France et comptent plusieurs millions de clients, dépassant ainsi les acteurs français établis. Après son lancement en France en avril 2023, Temu a multiplié ses ventes par six en six mois. De son côté, Shein est désormais le site e-commerce le plus populaire dans la mode féminine en France, avec plus de 20 % de parts de marché, devant tous les leaders européens et mondiaux. Or ces nouveaux acteurs font peser une réelle menace sur l’ensemble du tissu commercial français et européen. Cette menace est d’autant plus inquiétante que ces groupes s’appuient sur des financements considérables, y compris étatiques, qui créent des distorsions de concurrence impossibles à résorber. Ces pratiques soulignent que les enjeux dépassent les simples considérations économiques. Par ailleurs, ces acteurs ne respectent pas les réglementations en vigueur en France et en Europe. Cela crée des distorsions de concurrence graves et nourrit l’incompréhension des acteurs du commerce et du e-commerce implantés en France et qui respectent le cadre légal en vigueur. Ces pratiques se font aussi au détriment de la sécurité des consommateurs (selon une étude de Toy industries of Europe, 95 % des jouets testés sur Temu sont non conformes aux normes de sécurité) et de la protection de l’environnement. Aujourd’hui, ces sites agissent sur le sol français au mépris des lois et en toute impunité, alors même que les moyens légaux permettant de mettre un terme à ces agissements existent, comme l’ont prouvé les mesures prises en d’autres temps à l’encontre du site Wish. Malgré l’annonce faite il y a deux ans par les autorités d’une enquête à l’encontre de ces sites, ces procédures n’ont toujours pas abouti. Enfin, ces acteurs bénéficient d’avantages disproportionnés, tels que des tarifs postaux préférentiels et des exemptions douanières, qui faussent le marché et affaiblissent le tissu commercial national. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend protéger le marché français face à cette concurrence déloyale et quelles mesures immédiates sont mises en place pour assurer le respect des réglementations en vigueur, garantir la sécurité des consommateurs et préserver l’équité vis-à-vis des commerçants français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4315</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est plus que jamais mobilisée pour veiller à la sécurité et la conformité des produits vendus sur les places de marché en ligne. Elle organise ainsi chaque année depuis 2018 des campagnes de prélèvements reposant sur la procédure de l’« achat mystère » (permettant aux enquêteurs de se placer dans la situation d’achat d’un consommateur) de produits proposés sur les places de marché électroniques les plus populaires : Amazon, Temu, Shein, Aliexpress… Ces enquêtes annuelles permettent d’éprouver, d’une part, la réactivité des plateformes, qui se positionnent souvent comme de simples intermédiaires mais qui doivent malgré tout supprimer ou rendre inaccessibles promptement les annonces de produits illicites dès qu’elles sont informées de l’existence d’une anomalie, et, d’autre part, leur niveau de coopération pour la gestion des campagnes de rappel des produits dangereux. Lorsque nécessaire, les services de la DGCCRF établissent des fiches d’indice de danger pour que les produits identifiés comme dangereux puissent immédiatement être traités comme des alertes. S’agissant de produits proposés par des vendeurs non identifiés et vraisemblablement situés en dehors de l’Europe, la DGCCRF cherche systématiquement à contacter les opérateurs économiques en cause pour obtenir un prompt retrait des annonces de ces produits, selon la procédure dite de « notice &amp; takedown » (procédure prévue pour ce type d’opérateur de plateforme lorsqu’il est établi qu’il héberge un contenu illicite). En cas d’absence de réaction d’une place de marché face à des produits dont la dangerosité et la non-conformité constituent des manquements à la législation, une injonction de retrait des annonces illicites est alors formalisée. Elle se double si nécessaire d’une procédure d’injonction numérique [1], qui permet de solliciter les fournisseurs d’accès internet afin de rendre inaccessible aux internautes situés en France les pages web des sites incriminés. Par ailleurs, conformément au DSA [2], chaque fournisseur de service intermédiaire (dont les fournisseurs de places de marché) n’ayant pas d’établissement au sein de l’Union européenne mais y proposant des services, est tenu de désigner un représentant, responsable légal en cas de non-conformité au DSA. Enfin, la plupart de ces plateformes ayant été désignées « très grandes plateformes » par la Commission européenne, elles sont soumises à des obligations encore plus strictes, notamment d’atténuation des risques systémiques découlant de l’utilisation de sa plateforme. Les obligations de ces plateformes ont encore été renforcées récemment, avec l’entrée en vigueur du règlement sur la sécurité générale des produits, le 13 décembre 2024. Par exemple, elles doivent retirer les produits illicites de leurs plateformes sous 48 heures quand ils leur sont signalés. Et ils doivent veiller à ce que des produits identiques ne réapparaissent pas sur leur plateforme ensuite. En parallèle, afin d’assurer l’information des consommateurs susceptibles d’avoir acheté des produits dangereux, la DGCCRF publie régulièrement des communiqués de presse mettant en garde les consommateurs français à l’égard de produits clairement identifiés comme dangereux et/ou d’opérateurs dont le comportement enfreint la réglementation en vigueur (annonces illicites, absence de réponse aux sollicitations des autorités françaises demandant des mesures correctives, etc). Plus largement, la DGCCRF appelle régulièrement les consommateurs à demeurer vigilants dans le choix des produits qu’ils achètent sur internet et particulièrement sur les places de marché électroniques, en les invitant à consulter sur son site ses conseils pour les achats en ligne ainsi que la liste des produits d’ores et déjà rappelés. Pour améliorer la surveillance des offres sur internet, les consommateurs peuvent également déposer sur la plateforme SignalConso un signalement de toute anomalie qu’ils auraient constatée. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé sur ce sujet important. Il étudie actuellement les conditions dans lesquelles les pratiques des plateformes ayant des pratiques déloyales ou dangereuses peuvent être encore mieux maîtrisées. Cela pourra passer par une accélération de la réforme de l’union douanière européenne, notamment pour mettre fin à l’exemption de droits de douane sur les colis inférieurs à 150 euros, ce qui participera à freiner la croissance des livraisons de ces petits colis, largement portée par les plateformes installées hors de notre continent. [1] Telle que prévue à l’article L.521-3-1 du code de la consommation [2] Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3865</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4316</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Persistance du démarchage téléphonique abusif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3865. — 11 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la persistance du démarchage téléphonique abusif. Cette pratique continue de susciter un fort mécontentement parmi la population malgré de nombreuses mesures prises par le législateur et le Gouvernement afin d’éradiquer cette nuisance. Le registre Bloctel mis en place en 2016 mais aussi les interdictions sectorielles et les restrictions d’horaires mises en place en 2023 ont un impact limité. De nombreux consommateurs continuent de signaler des appels intempestifs malgré l’inscription sur le registre Bloctel, mais aussi des pratiques trompeuses, ou encore l’utilisation de numéros masqués. Les personnes en situation vulnérable sont particulièrement victimes de cette pratique. Ainsi, il lui demande les intentions du Gouvernement concernant un durcissement de la législation en vigueur et quelles actions concrètes il souhaite mettre en œuvre pour dissuader et sanctionner plus efficacement les pratiques abusives liées au démarchage téléphonique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4316</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BLOCTEL. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs  » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BLOCTEL s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (Décret n° 2022-1313. Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BLOCTEL qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BLOCTEL tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi ° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créée une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2023, près de 5 300 établissements ont été contrôlés dont environ 60 % ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique et ont donné lieu à l’émission d’environ 4 millions d’euros d’amende. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment « X  » et « facebook », dans le cadre de sa politique du « name and shame  » pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant que vous appelez de vos vœux en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que le Sénat a adopté en première lecture, le 14 novembre 2024, la proposition de loi pour un démarchage téléphonique consenti et une protection renforcée des consommateurs contre les abus qui « interdit à un professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement pour faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen sauf si le consommateur a consenti à être appelé ». Cette proposition de loi précise que le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique et informée par laquelle une personne accepte que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à fin de prospection commerciale par voie téléphonique ». Ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant un régime dit « d’opt-in » afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3912</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4317</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du guichet unique INPI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3912. — 11 février 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les défaillances du guichet unique de l’institut national de la propriété industrielle (INPI). Ce guichet unique, issu de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, répond à un objectif de simplification et de modernisation en permettant à une société, quels que soient la forme juridique ou le secteur d’activité, d’effectuer ses formalités (création, modification, cessation, dépôts d’actes isolés et de comptes annuels). Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités doivent être faites sur cette plateforme, ce qui engendre des dysfonctionnements réguliers, parfois pendant plusieurs jours, dus à la massification des flux et des connexions. En Gironde, la chambre des métiers et de l’artisanat constate de nombreux désagréments ainsi que des remontées négatives de la part des professionnels et des collaborateurs. En pratique, l’accomplissement des formalités d’entreprise est entravé, les professionnels ne pouvant pas faire leurs démarches dans un délai raisonnable. Aussi, il lui demande de diligenter les mesures nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ce guichet unique nécessaire à la réalisation des formalités d’entreprise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4317</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises. Après des difficultés en 2023, le guichet unique est fonctionnel et stable, ce qui a permis de mettre fin à la procédure de continuité offerte par Infogreffe (le 31 décembre 2024). Par le dépôt des formalités sur le guichet unique, la donnée est inscrite aux registres tenus par l’État (registre national des entreprises, RNE, et répertoire SIRENE), ce qui permet la circulation sans délai des données vers les organismes fiscaux et sociaux, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Par ailleurs, des travaux techniques sont engagés sur le RNE pour assurer la qualité des données. En ce sens, une procédure relative à la complétude ou à la correction des informations inscrites au RNE avant toute formalité de modification a été mise en place lorsque (i) sont constatées des carences par l’entreprise ou lorsque (ii) des informations inscrites sont en contradiction avec celles figurant au registre du commerce et des sociétés (RCS). La fiabilisation des données du RNE va ainsi assurer que les élections consulaires se déroulent dans de bonnes conditions. Plus encore, une collaboration étroite entre la mission interministérielle de simplification et de modernisation des formalités d’entreprises, l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et CMA France a pour objet d’améliorer le traitement des formalités des entreprises relevant du secteur des métiers et de l’artisanat. Le sujet de la catégorisation de l’activité menée, qui conditionne la validation des données par la CMA et l’appartenance de l’entreprise au secteur des métiers et de l’artisanat, a été identifié et des solutions seront apportées au cours du 1er semestre 2025. Par ailleurs, des travaux en cours visent à améliorer la double validation d’une CMA et d’un greffe pour éviter les rejets intempestifs. Des échanges entre l’INPI et CMA France, en décembre 2024, ont été l’occasion de clarifier l’offre d’accompagnement de l’INPI et de communiquer au réseau des CMA une voie d’accès privilégiée dans le but que les mandataires puissent bénéficier d’une prise en charge plus rapide de l’assistance de l’INPI. Des webinaires et des formations régulières sont également organisées par l’INPI. Celui du 19 décembre 2024 a été relayé par CMA France auprès de l’ensemble du réseau, ce qui a permis de dresser un état des lieux, de rassurer et d’expliquer les chantiers à venir. Enfin, les difficultés rencontrées par le réseau des CMA pour accéder à certaines fonctionnalités du guichet unique, à l’automne 2024, ont pu être résolues. En outre, les fonctionnalités et l’ergonomie du guichet unique progressent dans une démarche d’amélioration continue, et cela en tenant compte des avis des organismes destinataires des formalités, mais aussi d’un panel d’entreprises et de professionnels des formalités ou d’autres acteurs qui font le choix d’y participer dans leur domaine de compétence. Aussi un comité des utilisateurs se réunit-il régulièrement depuis le mois de juillet 2023, sous la présidence de l’INPI et avec la participation des représentants de CMA France. Concernant l’interface, de nombreuses améliorations ont déjà été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN) et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Aussi, l’objectif de l’État est de revoir significativement les interfaces au 1er semestre 2025, après avoir conduit un examen critique des attentes des entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3959</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4318</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Sur une meilleure protection juridique des propriétaires de mobile-homes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3959. — 11 février 2025. — M. Stéphane Hablot* souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de cadre juridique spécifique encadrant les droits des propriétaires de mobile-homes et les déséquilibres contractuels qui en résultent. Actuellement, ces propriétaires relèvent du droit commun et du droit de la consommation, ce qui les place dans une situation de grande précarité juridique face aux exploitants de terrains de camping ou de parcs résidentiels. En l’absence d’un statut propre, ces derniers peuvent imposer des conditions contractuelles déséquilibrées, notamment par le biais de contrats à durée courte sans obligation de renouvellement et par des hausses arbitraires des loyers, sans justification ni contrepartie. Sur ces pratiques, il avait été envisagé de saisir la commission des clauses abusives (CCA), placée auprès du ministre chargé de la consommation. Il souhaiterait savoir si cette démarche a abouti et quelles suites y ont été données. Par ailleurs, les propriétaires de mobile-home sont soumis à de nombreuses obligations, souvent perçues comme injustifiées et particulièrement coûteuses. À titre d’exemple, il leur est souvent interdit d’héberger leurs proches sans autorisation préalable de l’exploitant de la parcelle. Bien que les propriétaires de mobile-home bénéficient du statut de consommateur, cette qualification juridique demeure insuffisante pour encadrer et clarifier efficacement leur situation. S’agissant principalement de retraités, ces derniers sont en position de vulnérabilité et nécessitent une véritable protection contre tout abus et dérives. Dans ces conditions, il lui demande s’il prévoit la reconnaissance d’un statut juridique spécifique pour les propriétaires de mobile-homes, à l’instar de celui applicable aux locataires de logements, afin de mieux encadrer leurs droits et de prévenir les pratiques abusives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5263</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4318</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des propriétaires de mobil-home</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5263. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante des propriétaires de mobil-homes installés dans les campings. Malgré plusieurs interpellations parlementaires, aucune mesure concrète n’a été adoptée pour protéger ces propriétaires, victimes d’une asymétrie juridique et de déséquilibres contractuels manifestes. En effet, certains gestionnaires de campings imposent une clause de renouvellement abusive, conduisant à une dépréciation arbitraire des mobil-homes après seulement 10 ou 15 ans, bien en deçà de leur durée de vie garantie. Cette clause, appliquée pour des raisons d’image plutôt que pour des motifs objectifs tels que la sécurité ou une véritable vétusté, oblige les propriétaires à remplacer leur bien prématurément, engendrant des hausses de loyer injustifiées et des frais supplémentaires (droits d’entrée, commissions sur revente ou sous-location). Dans la mesure où la location des parcelles de terrain louées est souvent faite sur la base d’un contrat type, de nombreux propriétaires demandent la révision de ce dernier. Si la saisine de la Commission des clauses abusives a été évoquée, les avancées concrètes se font toujours attendre et les décisions judiciaires montrent que ces pratiques abusives perdurent, alimentant un nombre croissant de contentieux. Il souhaiterait donc savoir quelles actions concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour garantir une protection durable et effective des propriétaires de mobil-home face à l’application de cette clause abusive et aux autres pratiques contractuelles déséquilibrées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4319</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif aux difficultés rencontrées par les consommateurs propriétaires de mobile home dans le secteur de la location d’emplacements à l’année dans les terrains de camping. Les litiges signalés évoquent généralement un déséquilibre initial du contrat au profit du gestionnaire de camping, avec une accentuation de ce déséquilibre au moment du renouvellement du contrat qui impose souvent de nouvelles conditions tarifaires. Le contrat de location d’emplacement de mobile home sur un terrain de camping ou dans un parc résidentiel de loisirs relève du droit commun : la durée du bail, le montant du loyer, et d’une manière générale les obligations respectives des parties sont librement fixées. En revanche, ce contrat étant passé entre un professionnel (le gérant du terrain de camping) et un consommateur (le propriétaire du mobile home), le droit de la consommation s’applique et le contrat doit notamment être exempt de clauses abusives. De plus, l’information des propriétaires de mobile home préalablement à la conclusion du contrat de location d’emplacement à l’année est encadrée par le décret du 17 février 2014 et son arrêté d’application. Ces textes instaurent un modèle-type de règlement intérieur pour les terrains de camping et imposent la remise d’une notice d’information à tous les propriétaires de résidence mobile de loisir louant un emplacement à l’année. Ces personnes doivent attester en avoir pris connaissance avant la signature du contrat. De même, l’arrêté du 24 décembre 2014 impose en particulier aux professionnels de remettre au consommateur, sur support durable, et avant toute conclusion d’un contrat de location d’emplacement à l’année, des informations portant notamment sur les prix et sur les conditions de renouvellement et de modification du contrat. À la suite de l’adoption des mesures précitées, en 2018, les professionnels ont élaboré, sous l’impulsion de l’État, un contrat-type, dont l’usage est recommandé, mais non obligatoire. Malgré ces mesures, de nombreux consommateurs propriétaires de mobile home continuent de faire part de difficultés qui montrent l’existence de clauses contractuelles litigieuses et des modalités d’information préalables insatisfaisantes. Dans ces conditions, le Gouvernement a saisi, le 27 décembre 2023, la commission des clauses abusives (CCA), pour qu’elle examine des contrats de location d’emplacement à l’année collectés par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Ce travail permettra de formuler des recommandations visant à modifier ou supprimer les clauses qu’elle estimerait abusives. En parallèle, la DGCCRF, en lien avec la direction générale des entreprises (DGE), a organisé au second semestre 2024 un groupe de travail réunissant les principaux acteurs du secteur et des associations de consommateurs. Réuni déjà à trois reprises, ce groupe de travail est chargé de proposer des mesures permettant de mieux informer les acquéreurs potentiels de mobile home sur leurs droits avant l’achat, de mettre en place un cadre de gestion de la fin de vie des mobile homes, et enfin de prendre en compte les recommandations que formulera la CCA. À l’issue de ces travaux, les contrôles de la DGCCRF pourront utilement s’appuyer sur les conclusions de la CCA et le cas échéant, des évolutions du cadre juridique pourront être mises en œuvre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4011</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4319</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>La situation et les prévisions économiques de la France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4011. — 11 février 2025. — M. Anthony Boulogne interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation économique de la France et les prévisions de croissance pour le pays. Les indicateurs économiques publiés récemment par l’Insee mettent en lumière la conjoncture maussade qui touche l’économie tricolore. Le premier point d’inquiétude concerne la croissance du produit intérieur brut (PIB), qui se replie légèrement au quatrième trimestre de l’année 2024, avec -0.1 %. Ce recul constaté de la richesse nationale produite s’explique en partie par la diminution des exportations (-0.2 % au quatrième trimestre, après -0.8 % au troisième trimestre). En moyenne sur l’année 2024, l’investissement en France enregistre un recul de -0.3 %, contribuant donc négativement à la croissance nationale. Sur l’ensemble de l’année, la croissance s’est établie à 1.1 %, tirée, en partie, par les retombées économiques des Jeux olympiques de Paris. Pour l’année 2025, les prévisions macroéconomiques n’augurent rien de bon : dans son avis relatif aux PLF et PLFSS amendés pour l’année 2025, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) souligne le caractère « optimiste » de la prévision de croissance du PIB pour 2025, établie par le Gouvernement (+0.9 %), la prévision du consensus des économistes étant fixée à +0.7 %. Le Haut Conseil estime que « la prévision de déficit repose aussi sur des hypothèses macroéconomiques un peu optimistes ». Les prévisions de croissance économique déterminant directement le niveau des retombées fiscales, il est essentiel que ces prévisions correspondent aux réalités macroéconomiques. Il en va de la crédibilité du budget de la nation. Il lui demande de lui détailler les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de stimuler la croissance pour l’année 2025. Il lui rappelle que la crédibilité des prévisions macroéconomiques est indispensable pour garantir celle des comptes publics. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4320</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’économie française a été résiliente en 2024. La croissance a atteint 1,1 %, soit un rythme plus élevé qu’en Allemagne (-0,2 %) et en Italie (+0,5 %), et que la moyenne de la zone euro (+0,8 %). Selon l’Insee, les Jeux olympiques et paralympiques ont soutenu la croissance à hauteur de 0,2 point au 3ème trimestre 2024, avec un effet de l’ordre de +0,1 point sur la croissance annuelle 2024. La baisse du PIB au 4ème trimestre est ainsi en trompe-l’œil car elle reflète le contrecoup de l’effet des Jeux olympiques et paralympiques sur le PIB. Hors cet effet, la croissance sous-jacente a été de l’ordre de 0,1 %, avec une progression significative de la consommation des ménages et une quasi stabilisation de l’investissement. Pour 2025, le Gouvernement a revu en janvier sa prévision de croissance à 0,9 % pour tenir compte du niveau élevé d’incertitude au niveau national, puis à 0,7 % en avril pour tenir compte des risques de guerre commerciale sur le plan international. Malgré ces révisions à la baisse, l’activité serait soutenue par la demande intérieure privée : la consommation accélérerait, en lien avec le reflux confirmé de l’inflation, et l’investissement des ménages et des entreprises se stabiliserait grâce à la détente des conditions de financement. Selon l’Insee, l’effet sur l’activité des mesures de consolidation budgétaire serait par ailleurs modéré. Sur le plan international, la hausse des droits de douane américains devrait ralentir les échanges, mais avec un impact sur l’économie française qui resterait limité à court terme.  Dans ce contexte difficile, les réformes et investissements poursuivis par le Gouvernement concourent à soutenir la croissance, en la conjuguant avec un effort de redressement des finances publiques, en particulier en améliorant l’efficience de la dépense publique. Dans cette perspective, le Gouvernement poursuit une vision stratégique de long terme pour stimuler la croissance, en mobilisant cinq leviers prioritaires, mais dont les effets porteront dès 2025 : (i) assurer la soutenabilité des finances publiques sans obérer la croissance, avec un ajustement budgétaire en 2025 qui est majoritairement porté par une baisse des dépenses les moins efficientes tandis que les mesures en recettes sont ciblées sur les plus grandes entreprises et les ménages les plus aisés (qui ont la plus faible propension marginale à consommer) ; (ii) poursuivre la politique en faveur de l’emploi et du renforcement des compétences, (iii) simplifier et renforcer la compétitivité des entreprises, avec notamment le projet de loi de simplification de la vie économique et le soutien au niveau européen des initiatives visant à alléger les obligations règlementaires pesant sur les entreprises, en particulier les PME et ETI, (iv) soutenir l’innovation et la réindustrialisation, avec la poursuite du déploiement du plan « France 2030 » et de la loi de programmation de la recherche ou encore avec le renforcement de la place de la France sur les technologies et usages numériques à haute valeur ajoutée comme l’intelligence artificielle ; et (v) accélérer la transition écologique et énergétique, en incitant notamment l’innovation verte. La qualité des prévisions macroéconomiques demeure un objectif majeur. Les performances des prévisions ont été satisfaisantes sur la période récente : pour 2023, les prévisions de croissance (1,0 % prévu au PLF 2023 contre 0,9 % réalisé) et d’inflation (4,2 % contre 4,9 % réalisé) ont été plus précises que celles du Consensus des économistes (prévision de croissance de +0,6 % et d’inflation de +3,6 % en septembre 2022). Pour 2024, la prévision de croissance, établie à 1,4 % à l’automne 2023 pour le PLF 2024, a été ajustée à la baisse dès février 2024 à 1,0 % (contre 1,1 % réalisé). Le Consensus prévoyait quant à lui 0,8 % en septembre 2023. La prévision d’inflation a été supérieure au réalisé (2,6 % contre 2,0 %), mais moins que Consensus de septembre 2023 (+2,7 %). Dans une note du 18 septembre 2024, le secrétariat permanent du Haut Conseil des finances publiques (HCFP) avait indiqué que « depuis la création du HCFP et le projet de loi de finances 2014, la précision des prévisions de croissance du Gouvernement s’est améliorée, si bien qu’elle a rejoint celle des prévisions du consensus sur la période 2014-2023 ». Les services en charge des prévisions ont le souci constant d’améliorer leurs méthodes, leurs outils, ainsi que la présentation du scénario économique et de finances publiques des textes financiers. Le plan d’action pour renforcer le pilotage des finances publiques présenté le 3 mars 2025 prévoit ainsi une plus grande transparence sur l’incertitude inhérente aux prévisions et sur les écarts constatés a posteriori, une association accrue du Parlement au suivi de l’exécution budgétaire et un renforcement des outils de prévision.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4083</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4320</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régularisations annuelles de TVA - immeubles immobilisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4083. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les régularisations annuelles de TVA prévues à l’article 207, II de l’annexe II au Code général des impôts s’agissant des immeubles immobilisés. Aux termes de cet article, « 1. Pour les biens immobilisés, une régularisation de la taxe initialement déduite est opérée chaque année pendant cinq ans, dont celle au cours de laquelle ils ont été acquis, importés, achevés, utilisés pour la première fois ou transférés entre secteurs d’activité constitués en application de l’article 209. 2. Chaque année, la régularisation est égale au cinquième du produit de la taxe initiale par la différence entre le coefficient de déduction de l’année et le coefficient de déduction de référence mentionné au 2 du V. Elle prend la forme d’une déduction complémentaire si cette différence est positive, d’un reversement dans le cas contraire. 3. Par dérogation à la durée mentionnée au 1 et à la fraction mentionnée au 2, cette régularisation s’opère pour les immeubles immobilisés par vingtième pendant vingt années ». Ces dispositions soulèvent des difficultés d’interprétation en cas de changement de méthode de déduction de TVA entre l’année de détermination du coefficient de taxation de référence et une année postérieure, par exemple, l’application des règles de l’affectation pour le coefficient de taxation de référence et application d’un coefficient de taxation unique au titre d’une année postérieure. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser les conséquences de ce changement au titre des régularisations annuelles de TVA. À cet égard, il lui demande de bien vouloir préciser si ces conséquences sont identiques lorsque le coefficient de référence a été déterminé en application de la tolérance administrative prévue au § 160 du BOI-TVA-CHAMP-50-10 ou du § 30 du BOI-TVA-IMM-10-30.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4321</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article 184 de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée (dite directive TVA), la déduction de cette taxe initialement opérée par un assujetti est régularisée lorsqu’elle est supérieure ou inférieure à celle qu’il était en droit d’opérer. L’article 187 de la directive TVA prévoit les modalités pratiques de cette régularisation. En droit interne, les 1 et 3 du II de l’article 207 de l’annexe II au code général des impôts (CGI), transposant ces dispositions, prévoient que, pour les biens immobilisés, une régularisation de la taxe initialement déduite est opérée chaque année pendant cinq ans, dont celle au cours de laquelle ils ont été acquis, importés, achevés, utilisés pour la première fois ou transférés entre secteurs d’activités constitués en application de l’article 209 de cette même annexe. Cette régularisation s’opère pour les immeubles immobilisés par vingtième pendant vingt ans. Le 2 du II du même article prévoit que cette régularisation, dont le montant est égal au cinquième ou au vingtième (s’agissant d’immeubles immobilisés) du produit de la taxe initialement déduite par la différence constatée entre le coefficient de déduction de l’année et celui de référence se rapportant au bien considéré, peut se traduire soit par une déduction complémentaire de la taxe initialement déductible en cas de variation positive de ce montant ou d’un reversement de cette taxe dans le cas contraire. Le 4 du II dudit article prévoit qu’il n’y a pas lieu de procéder à une régularisation lorsque la différence entre le produit des coefficients d’assujettissement et de taxation de l’année et le produit de ces mêmes coefficients de référence n’est pas supérieure en valeur absolue à un dixième. Par ailleurs, le III de l’article 207 de l’annexe II au CGI prévoit notamment que lorsque certains événements liés à l’affectation ou l’utilisation du bien immobilisé interviennent (par exemple, la cessation d’utilisation à des opérations ouvrant droit à déduction), la régularisation de la taxe initialement déduite au titre des biens doit être opérée de façon globale. Cette régularisation est alors égale à la somme des régularisations qui auraient été effectuées jusqu’au terme de la période de régularisation en fonction de l’événement. En l’occurrence, au cours de la période de la régularisation, une évolution dans la méthode de détermination du coefficient de taxation entre celle retenue au titre de l’année de référence et celle d’une année postérieure peut être de nature à générer des régularisations annuelles, voir des régularisations globales, dans les conditions prévues par les dispositifs précités. Cette interprétation trouve notamment à s’appliquer lorsque le coefficient de déduction de référence a été déterminé selon les modalités de déduction admises par les commentaires figurant au Bulletin officiel des Finances publiques- Impôts sous les références BOI-TVA-CHAMP-50-10 (§ 160) ou BOI-TVA-IMM-10-30 (§ 30). Pour autant, lorsque cette évolution est de nature à générer une régularisation annuelle, il est rappelé qu’elle n’interviendra que s’il est constaté une variation entre le coefficient de déduction de l’année et le coefficient de déduction de référence dans les proportions mentionnées au 4 du II de l’article 207 précité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4108</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4321</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assujettissement de la taxe d’habitation pour les associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4108. — 18 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’assujettissement de la taxe d’habitation pour les associations disposant de locaux. Dans un contexte compliqué pour les associations, il paraît primordial de porter une attention particulière à l’ensemble de ces structures, de leurs dirigeants et leurs bénévoles et ne pas fragiliser leurs finances. L’ensemble des associations sur le territoire jouent un rôle fédérateur, de lien social, de développement de soi, de pratique sportive ou culturelle, et il est important de ne pas les mettre en péril par des impôts trop lourds à supporter. Plus précisément, seuls les locaux associatifs ouverts au public sont exonérés de cette taxe. Pour les autres associations, elles doivent payer la taxe sur leurs locaux meublés pour leur occupation générale à titre privatif, de même que sur leurs locaux mis à disposition gratuitement. Or beaucoup d’associations locales disposent de fonds très limités et le maintien de cette taxe d’habitation, alors qu’elle est supprimée pour les particuliers sur les résidences principales, obère progressivement leurs finances. Certes, les collectivités subventionnent leurs associations mais, là encore, le contexte économique actuel, l’alourdissement des charges ne permettront pas aux municipalités d’augmenter les dotations aux associations. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage favorablement la demande d’exonération de la taxe d’habitation aux associations à but non lucratif. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4322</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans une logique de simplification et de rationalisation, le Gouvernement a soutenu l’adoption de l’article 110 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, qui recentre le champ d’application de la taxe d’habitation sur les seules résidences secondaires, c’est-à-dire les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre que principale. Ainsi, les locaux qui font l’objet d’un usage exclusivement professionnel, de la part notamment des associations à but non lucratif, ne sont plus imposés à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à compter du 1er janvier 2025 (code général des impôts - CGI, article 1407, I, 2ème alinéa). Devenu obsolète, l’article 1414 B bis du CGI a par voie de conséquence été abrogé (loi de finances pour 2025, article 110, I, 10°).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4186</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4322</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés des TPE-PME au remboursement des prêts garantis par l’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4186. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les obstacles rencontrés par les TPE-PME dans le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE), un mécanisme qui, bien que salvateur durant la crise de la covid-19, met aujourd’hui en péril de nombreuses entreprises. Pour surmonter les fermetures administratives et les baisses d’activité, ces entreprises ont contracté des PGE avec des conditions initiales de remboursement sur cinq ans. Cependant, plusieurs facteurs économiques, tels que l’envolée des prix des matières premières à la suite de la guerre en Ukraine et le ralentissement actuel de nombreux secteurs, ont considérablement réduit leur capacité de remboursement. Dans la circonscription de Mme la députée, une entreprise de construction illustre parfaitement cette difficulté à laquelle se heurtent des milliers d’autres. Confrontée à une baisse d’activité et à des marges réduites, elle se trouve dans l’impossibilité d’honorer les échéances de son PGE tout en maintenant les investissements nécessaires à sa survie. Une demande de renégociation auprès de sa banque pour un étalement sur dix ans des échéances a été refusée, en raison des impacts négatifs qu’une telle démarche aurait sur sa cotation Banque de France. De plus, une inscription à la Banque de France compromettrait son accès aux assurances crédit, indispensables pour garantir ses relations avec ses fournisseurs et clients. Ce cumul d’obstacles plonge cette entreprise dans une situation critique, risquant à terme de provoquer une cessation d’activité et la perte d’emplois locaux. Mme la députée rappelle l’urgence d’apporter des solutions concrètes et adaptées pour préserver l’activité économique des entreprises concernées, essentielles au tissu économique local et national. Elle lui demande donc s’il pouvait mettre en place un dispositif national permettant l’allongement des durées de remboursement des PGE sur une période de 10 ans pour les entreprises en difficulté, sans impact sur leur notation bancaire, ou un gel temporaire des remboursements, sur un à deux ans, pour permettre aux entreprises de retrouver une capacité d’autofinancement, et un mécanisme simplifié de renégociation des PGE, sans recours obligatoire au médiateur de crédit, afin de répondre rapidement aux besoins des entreprises. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4322</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Alors que notre pays était frappé par la crise du COVID-19, le dispositif des prêts garantis par l’État (PGE) a permis d’éviter une paralysie de l’économie. 600 000 entreprises ont pu lever ces PGE en moins de 3 mois et donc trouver une sécurisation immédiate en trésorerie. Tandis que pour celles qui n’ont pas eu recours au PGE, le fait de savoir que cette possibilité existait a permis une continuité de l’activité économique. C’est donc toute la chaîne qui a tenue grâce à ce dispositif massif, psychologiquement et financièrement impactant. En premier lieu, il est utile de rappeler que les perspectives macroéconomiques de remboursement de PGE sont encourageantes à ce stade. À la fin juin 2024, 62% des montants octroyés ont été remboursés et cette proportion est la même quelle que soit la taille d’entreprise. Les appels en garantie s’élèvent à cette date à 4,3 Mds euros, soit 3% du total octroyé. La part des PGE dans l’emprunt des entreprises représente désormais une portion marginale de leur dette bancaire. Pour les entreprises devant encore finir de rembourser leur PGE, le Gouvernement continue de s’attendre à ce que la très grande majorité d’entre elles soit en situation de le faire. Face aux difficultés de remboursement, le Gouvernement reste attentif au fait que les entreprises qui pourraient rencontrer des difficultés puissent effectivement utiliser les possibilités d’étalement de ces prêts au-delà de 6 ans qui ont déjà été ouvertes. Le cadre existant le permet déjà, et aucune modification du régime des PGE pour augmenter leur étalement n’est possible.  En effet, les étalements de PGE au-delà de 6 ans sont possibles dans le cadre de procédures amiables pour tout débiteur qui en aurait le besoin au vu de sa situation. En particulier, il est attendu que ces étalements soient mis en œuvre sous l’égide d’un tiers qui veille au juste partage de l’effort entre les créanciers lorsqu’il en existe plusieurs de même rang, de sorte à ce que le PGE ne soit pas systématiquement plus mal traité au motif qu’il est garanti par l’État. Ces étalements furent possibles dans le cadre européen des aides accordées lors de la crise du COVID-19. Le contexte économique a aujourd’hui changé et la France ne pourrait plus obtenir une nouvelle dérogation. Par ailleurs, le régime des aides aux entreprises en difficulté est très encadré au niveau européen afin d’éviter toute distorsion de concurrence entre les États membres. Depuis janvier 2022, une procédure simplifiée a même été créée pour les plus petits dossiers (moins de 50 000€), et fait intervenir la médiation du crédit. Cette procédure est gratuite et confidentielle, ce qui est particulièrement sécurisant pour les très petites entreprises (TPE) qui envisageraient d’y recourir, qui auraient autrement pu être découragées par les frais administratifs des procédures judiciaires amiables ou par la publicité de leurs difficultés financières. Bien que simplifiée, il s’agit néanmoins d’une procédure aboutissant le cas échéant à une restructuration amiable, ce qui signifie d’une part qu’elle nécessite in fine l’accord de la banque et du débiteur, qui doivent co-signer l’accord de restructuration du prêt, et d’autre part le classement du prêt en prêt non performant si tel n’était pas déjà le cas. Autrement dit, pour l’entreprise sollicitant un étalement de son PGE auprès de sa banque dans le cadre d’une de ces procédures, il n’y a donc jamais de certitude sur l’issue de la procédure. La banque est en effet amenée à prendre en compte une multitude de facteurs propres à la situation de l’entreprise, notamment l’état de sa trésorerie, son niveau d’activité et sa solvabilité, qui réunis permettent à la banque d’apprécier la nécessité avérée d’un allongement du prêt. L’État est garant du prêt mais le prêt en lui-même relève de l’échange entre la banque commerciale qui l’a accordé et l’entreprise bénéficiaire, sans ingérence de l’État dans cette négociation privée. En outre, la règlementation bancaire européenne en vigueur, en particulier le règlement CRR (article 178), impose aux banques de requalifier un prêt, garanti ou non, comme « prêt non-performant » dans le cas d’une restructuration telle que celle intervenant dans le cadre de la procédure mentionnée précédemment et régie par la médiation du crédit, si elle ne l’avait pas déjà fait auparavant au vu de sa perception de la dégradation de la situation financière de l’entreprise. Cependant cette requalification n’est connue que de la banque concernée. De plus, les TPE qui auraient besoin de mesures de restructuration supplémentaires à la suite d’un premier étalement obtenu à l’aide de la médiation du crédit, peuvent solliciter l’ouverture d’une procédure amiable judiciaire, où les allongements n’ont alors pas d’autre limite dans le temps que celle qu’approuvera ou constatera le juge. Pour terminer, il est utile de rappeler que ces mesures d’étalement des PGE, qui sont indispensables dans certains cas, impliquent toujours un coût accru pour l’État, qui se trouve exposé sur une durée plus longue à un risque de défaillance de l’emprunteur. Aussi, limiter les allongements de PGE aux cas où cela est réellement nécessaire et adapté à la situation de l’entreprise est une mesure essentielle pour prévenir tout dérapage du coût du dispositif pour les finances publiques. Le Gouvernement y est particulièrement attentif dans le contexte budgétaire actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4207</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4323</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais de gestion administrative pour les Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4207. — 18 février 2025. — M. Vincent Caure attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des Français résidant à l’étranger, qui se voient de plus en plus confrontés à des frais de gestion administrative élevés sur leurs comptes bancaires en France, en raison de leur résidence fiscale à l’étranger. Bien que les banques aient la liberté de moduler leurs conditions tarifaires, conformément à la loi et après notification préalable au client dans un délai de deux mois, il semble que l’augmentation régulière et significative de ces frais, simplement en raison de la résidence, constitue une forme de discrimination à l’égard des Français de l’étranger. Face à cette situation, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures visant à plafonner ces frais de gestion, notamment pour les comptes bancaires détenus en France depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4323</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif à la question des frais bancaires de tout consommateur (qu’il s’agisse de résidents en France, ou de Français expatriés) auprès d’établissements exerçant sur le territoire national. Il tient à rappeler que conformément au principe de libre détermination des prix fixé par l’article L. 410-2 du code de commerce, les établissements de crédit et de paiement restent par principe libres d’établir, en fonction de leur stratégie commerciale, les prix et les conditions tarifaires applicables à leurs services. Toutefois, le devoir d’information des établissements bancaires vis-à-vis de leur clientèle est fixé, selon les produits concernés (compte, crédit, instrument de paiement, etc) par diverses dispositions du code monétaire et financier et du code de la consommation, elles-mêmes reprises pour une large part des réglementations européennes qui encadrent ces services. Ces dispositions ont pour but d’harmoniser les conditions de mise à disposition et de présentation des supports d’information tant au niveau national qu’au niveau européen. Ces textes ont notamment permis de fixer des terminologies harmonisées pour la dénomination des services ou des frais appliqués par les établissements bancaires, qui permettent de faciliter la comparaison des tarifs entre les établissements pour les consommateurs. Dans ce contexte, rappelons que les expatriés sont libres de faire jouer la concurrence et de chercher parmi l’ensemble des acteurs de marché les offres bancaires qui conviendraient le mieux à leurs besoins. En cas d’incompréhension, un client peut toujours solliciter son conseiller clientèle, qui a l’obligation de lui fournir un conseil pertinent et loyal. Les clients qui voudraient disposer d’éléments complémentaires peuvent également consulter le site ABE Info Service (www.abe-infoservice.fr) tenu par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, l’Autorité des marchés financiers et la Banque de France, ou encore le site internet du Comité consultatif du secteur financier (www.ccsfin.fr), qui ont pour fonction d’aider à informer les consommateurs dans les domaines de la banque, de l’assurance et des placements financiers. Si des expatriés s’estimaient victimes d’une mauvaise gestion de compte bancaire, il leur serait loisible dans un premier temps de saisir le service relations clientèle de la banque pour faire part de la situation. Si le problème persistait, ils auraient la possibilité de se rapprocher du service de médiation auprès de la banque. Les coordonnées de ces services figurent sur les sites internet des banques. En cas de soupçon de discrimination, plusieurs possibilités sont offertes aux personnes qui s’estiment victimes de telles pratiques, il est possible de saisir le Défenseur des droits de la République Française (https://www.defenseurdesdroits.fr) et si nécessaire d’effectuer un signalement auprès de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution via la Banque de France (par courrier TSA 50120, 75035 Paris cedex 01, par téléphone 3414 ou par formulaire en ligne https://accueil.banque-france.fr/uti/#/accueil) qui contrôle la conformité des pratiques commerciales des établissements de crédit et sanctionne leurs manquements le cas échéant. Par ailleurs, la jurisprudence a développé une acception large des faits relevant des pratiques discriminatoires. Cette interprétation, alliée aux aménagements de la charge de la preuve tels qu’ils résultent de la loi, sont protecteurs pour les victimes, qui demeurent libres d’ester en justice contre leur établissement bancaire si elles estiment que la mauvaise gestion d’un compte bancaire est constitutive d’une pratique discriminatoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4215</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4324</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Industrie - menaces contre le secteur du luxe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4215. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les récentes manifestations menées par des groupes environnementalistes, notamment la PETA, lors des « fashion weeks » internationales et plus particulièrement celles ciblant des marques de luxe françaises. Elles soulèvent des questions préoccupantes concernant l’avenir de l’industrie française du luxe. Ces actions, visant à dénoncer l’utilisation de matières animales et l’impact environnemental de la production de luxe, ont reçu une large couverture médiatique et pourraient potentiellement nuire à la réputation de cette industrie emblématique du patrimoine et du savoir-faire du pays. En tant que pilier économique et culturel de la France, le secteur du luxe - dont celui du cuir - contribue de manière significative à l’économie nationale, à l’emploi et au rayonnement international du pays. Toutefois, les préoccupations environnementales et éthiques grandissantes des consommateurs et des organisations militantes posent un défi majeur à ce secteur. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour soutenir et défendre l’industrie du luxe français. Elle lui demande également comment il compte accompagner ces maisons de luxe dans leur adaptation aux nouvelles exigences en matière de durabilité et de respect de l’environnement, tout en préservant l’héritage et le savoir-faire qui font la renommée de cette industrie du luxe à travers le monde.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4324</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est le premier acteur mondial de la mode et du luxe. Le chiffre d’affaires direct de la filière s’élevait, en 2023, à 154 milliards d’euros dont 59,1 milliards d’euros en exportation de biens (+ 22,9 % sur un an), soit 11,8 % de l’ensemble des exportations totales de biens. Ce dynamisme s’explique notamment par le savoir-faire et la qualité des produits qui constituent l’identité du luxe français. Le Gouvernement accompagne l’ensemble des filières de la mode et du luxe dans leur adaptation aux transitions écologique, énergétique, numérique et éthique – et ce à travers les contrats d’objectifs et de performance (COP). Ces contrats signés avec l’État précisent les missions prioritaires des comités professionnels de développement économique (CPDE) afin d’accompagner les entreprises dans l’ensemble de ces nouveaux enjeux, tout en préservant les savoir-faire de ces industries qui font leur renommée en France comme à l’international. Par ailleurs, dans le cadre du contrat signé en 2023 entre l’État et la filière, le groupe de travail « RSE » du comité stratégique de filière « Mode et luxe » mène des travaux sur les enjeux de traçabilité, de recyclabilité, de sobriété hydrique, et de développement de matières durables et innovantes. S’inscrivent également dans cette démarche de développement durable et de renforcement de la filière, différents projets de relocalisation de l’activité de production en France qui ont pu être financés dans le cadre du plan de relance avec les appels à projet territoire d’industrie et résilience ou encore le guichet industrie du futur. Le Gouvernement accompagne également la filière sur les enjeux de bien-être animal, notamment à travers les contrats d’objectifs et de performance des CPDE de la filière (Centre technique du cuir, défi, institut français du textile et de l’habillement). Pour rappel, le principe de bien-être animal est encadré par l’article L. 214 du code rural et de la pêche maritime établissant l’interdiction d’exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu’envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour soutenir la filière de la mode et du luxe, pilier stratégique de l’économie française et symbole de son excellence à l’international, dans son adaptation aux défis contemporains et la préservation de son savoir-faire d’exception.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4326</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4325</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse de la TVA applicable aux équipements de protection individuelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4326. — 18 février 2025. — M. Yannick Monnet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse significative, depuis le 1er janvier 2025, du taux de TVA applicable aux équipements de protection individuelle (EPI) et ses répercussions plus particulièrement pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Pour rappel, un taux réduit de 5,5 % avait été instauré en mai 2020, dans un contexte de crise sanitaire, afin de favoriser l’accès à ces équipements essentiels. La fin de cette mesure exceptionnelle au 31 décembre 2024 a marqué le retour au taux normal de TVA de 20 %. Dans le secteur médico-social, ces équipements concernent spécifiquement les gants à usage unique, les gants de toilette molletonnés, les gels hydroalcooliques, les masques, les charlottes, les surchaussures, les combinaisons, etc. Il n’est aujourd’hui plus à démontrer à quel point ces produits sont incontournables pour minimiser les risques de contamination entre professionnels et patients ou résidents, ils demeurent indispensables dans le fonctionnement quotidien des établissements, particulièrement en période de circulation de la grippe et autres virus respiratoires. Or aujourd’hui, 85 % des Ehpad publics sont déficitaires, le déficit cumulé étant estimé à 1,3 milliard d’euros. Cette hausse va donc creuser encore un peu plus l’abîme financier et ajouter encore au mal-être des professionnels qui se sentent une fois de plus abandonnés. Il lui demande quelle disposition il envisage de prendre afin de soutenir les Ehpad publics face à cette nouvelle charge financière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4325</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le contexte de crise sanitaire du printemps 2020, le législateur a procédé à une baisse du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux masques, tenues de protection et produits destinés à l’hygiène corporelle adaptés à la lutte contre la propagation de la Covid-19. Cette mesure issue de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificatives pour 2020 a été codifiée aux K bis et K ter de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI). Cette mesure, qui devait initialement s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2021, a été exceptionnellement prorogée à deux reprises, dont la dernière par la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, jusqu’au 31 décembre 2024. Ainsi, depuis le 1er janvier 2025 les équipements de protection individuelle sont passibles du taux normal de la TVA. Si le droit européen régissant la TVA (directive n° 2006/112/CE relative au système commun de la TVA) offre la faculté aux États membres de l’UE d’appliquer une exonération avec droit à déduction ou un taux réduit pour ces équipements, il a en effet été fait le choix de ne plus faire usage de cette faculté dans la mesure où l’application du taux réduit de la TVA s’inscrivait dans le contexte exceptionnel de leur très haut niveau de prix lors de la survenance de la pandémie. Outre le retour des prix à leur niveau normal, la stabilisation de la situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 ne nécessite plus la prise de mesures exceptionnelles. Au demeurant, l’expérience montre que les baisses de taux de la TVA sont des outils peu efficaces pour la mise en œuvre des politiques publiques dès lors qu’elles ne sont que très marginalement répercutées sur le prix final payé par le client et que les principes du droit européen régissant cette taxe – notamment son principe de neutralité – ne tolèrent pas leur ciblage en faveur de certains types de consommateurs. Pour l’ensemble de ces raisons, et sans méconnaître les légitimes préoccupations dont vous vous faites l’écho, le Gouvernement n’envisage pas une baisse du taux de la TVA applicable aux équipements de protection individuelle. Une telle mesure, comme plus généralement toute baisse du taux de la TVA, constituerait également un mauvais signal pour le rétablissement de nos finances publiques. Cela étant, au cours des dernières années, il s’est largement mobilisé en faveur des EHPAD publics confrontés à des difficultés financières, notamment en signant le 13 juillet 2020 les accords du Ségur de la santé qui ont prévu l’allocation de 8,2 Mds€ pour la revalorisation des métiers des établissements de santé et des EHPAD et l’attractivité de l’hôpital public. Plus récemment, en 2023, un soutien exceptionnel de 100 M€ a été apporté aux agences régionales de santé (ARS) afin de venir en aide financièrement aux EHPAD publics situés sur le ressort de leur territoire. Enfin, la loi n° 2025-199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale a créé un fond d’urgence de 300 M€ destiné à soutenir ces mêmes établissements en situation de grande difficulté financière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4346</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4326</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Défiscalisation du pet sitting</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4346. — 25 février 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de défiscalisation des services de garde d’animaux à domicile, communément appelés « pet sitting ». Actuellement, certaines prestations à domicile, telles que le nettoyage, le bricolage, l’aide administrative à domicile, bénéficient d’un avantage fiscal, tandis que la garde d’animaux à domicile en est exclue. Pourtant, ce service s’inscrit pleinement dans le cadre des services à la personne, à l’instar de la réparation informatique, qui bénéficie de cet avantage. Cette différence de traitement crée une inégalité entre les secteurs et engendre une distorsion de concurrence. Les entreprises d’aide à la personne peuvent ainsi proposer des services défiscalisés, alors que les professionnels du pet sitting, qui réalisent souvent des prestations similaires en plus de la garde des animaux, n’en bénéficient pas. De plus, cette exclusion favorise le travail dissimulé sur certaines plateformes de mise en relation, ce qui nuit à la structuration du secteur et à la garantie d’un service de qualité. L’intégration du pet sitting dans le dispositif de défiscalisation présenterait plusieurs avantages : encourager la professionnalisation du secteur et limiter le travail non déclaré, favoriser la création d’emplois dans un domaine en forte demande, garantir aux propriétaires d’animaux un service déclaré, assuré et encadré par des professionnels et, enfin, assurer une rémunération plus juste des professionnels, tout en évitant une répercussion excessive des coûts sur les clients. Aussi, elle lui demande s’il envisage d’étendre l’avantage fiscal des services à la personne aux prestations de garde d’animaux à domicile, afin de garantir une équité entre les différents secteurs et de structurer durablement cette activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4326</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 199 sexdecies du code général des impôts, les sommes versées par un contribuable domicilié en France au titre de l’emploi direct d’un salarié ou du recours à une association, une entreprise ou un organisme agréés pour les services à la personne définis aux articles L. 7231-1 et D. 7231-1 du code du travail et rendus à la résidence du contribuable ouvrent droit, sous certaines limites et conditions, à un crédit d’impôt sur le revenu. À ce titre, la garde d’animaux de compagnie à domicile pour le grand public ne constitue pas une activité de service à la personne définie par les dispositions précitées du code du travail, qui serait par elle-même éligible à cet avantage fiscal. Les dépenses engagées au titre de la garde d’animaux de compagnie à domicile pour le grand public n’ouvrent ainsi pas droit au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Seule l’activité de soins et promenades d’animaux de compagnie pour les personnes dépendantes, à l’exception des soins vétérinaires et du toilettage, mentionnée au 12° du II de l’article D. 7231-1 du code du travail permet de bénéficier du crédit d’impôt au titre des services à la personne. Les bénéficiaires sont strictement limités aux personnes dépendantes, qui se définissent comme les personnes atteintes de pathologies chroniques invalidantes ou présentant momentanément une affection les empêchant d’accomplir les actes ordinaires de la vie quotidienne. Comme tout avantage fiscal, ce crédit d’impôt, qui a engendré une dépense fiscale de plus de 6 milliards d’euros en 2023, ne peut être préservé que si sa mise en œuvre est strictement limitée, ce qui fait obstacle à une extension de son champ d’application.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4385</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4326</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taux de recouvrement des amendes forfaitaires délictuelles (AFD)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4385. — 25 février 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur le taux de recouvrement des amendes forfaitaires délictuelles, étendues par la loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur. Actuellement, près d’une centaine de nouveaux délits sont forfaitisés. C’est au comptable public qu’appartient la mission de recouvrer les sommes dues. Cependant, le législateur ne dispose d’aucun chiffre relatif au taux de recouvrement des créances apparues suite à l’émission d’une amende forfaitaire délictuelle. Dès lors, il souhaiterait disposer de ces informations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4326</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale des finances publiques (DGFiP) ne dispose pas des données relatives à l’émission et au recouvrement des amendes délictuelles, au stade forfaitaire, c’est-à-dire en amont de l’application de la majoration pour absence de paiement dans les délais légaux et de la prise en charge du titre exécutoire par les postes comptables amendes de la DGFiP. Les données sur le recouvrement des amendes forfaitaires majorées (AFM) délictuelles sont détenues par les ministères de l’intérieur et de la justice. Les résultats restitués dans le tableau ci-dessous correspondent donc à l’activité de la DGFiP et ne concernent que le recouvrement des amendes forfaitaires délictuelles majorées prises en charge par ses comptables. Il peut être ainsi observé que les résultats présentés ci-dessous sont en augmentation au fil du temps, depuis l’année de prise en charge de l’amende par les comptables de la DGFiP jusqu’au point d’observation fixé dans le présent document au 31 mars 2025. Cette progression est le fruit de l’ensemble des actions de recouvrement forcé engagées par les comptables de la DGFiP (principalement par voie de saisies administratives à tiers détenteur), qui nécessitent des délais de mise en œuvre. Ces résultats sont encore susceptibles de progresser, en particulier pour les prises en charge les plus récentes.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td align="center"/><td align="center"><br>Année de prise en charge par la DGFiP</br></td><td align="center"><br>Nombre d’amendes</br></td><td align="center"><br>Taux de recouvrement forcé</br><br>au 31 mars 2025 - en %</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>Amendes forfaitaires</br><br>majorées délictuelles</br><br>Tous types</br></td><td align="center"><br> 2020</br><br> 2021</br><br> 2022</br><br> 2023</br><br> 2024</br></td><td align="center"><br> 9 930</br><br> 197 096</br><br> 172 179</br><br> 226 568</br><br> 325 532</br></td><td align="center"><br> 30,83</br><br> 27,45</br><br> 24,63</br><br> 21,45</br><br> 10,21</br></td></tr></table></center></div> Le recouvrement de ces amendes est difficile compte tenu de leur montant élevé : par exemple pour défaut de permis, l’amende forfaitaire est de 600 euros et l’AFM de 1 600 euros. Par ailleurs, le niveau du taux de recouvrement forcé de ces amendes augmente au fil du temps (c’est-à-dire entre l’année de leur prise en charge (PEC) par la DGFiP au stade majoré et la date d’observation du taux de recouvrement réalisé) car les actions en recouvrement forcé engagées par les postes comptables de la DGFiP nécessitent des délais longs de mise en œuvre. Cela explique ainsi, par exemple, que le taux de recouvrement forcé des AFM délictuelles PEC tout au long de l’année 2024 soit, à la date d’observation du 31 mars 2025, en retrait de 11 points environ par rapport à celui relatif aux PEC de 2023, sachant notamment qu’à la date du 31 mars 2025, les premiers actes de poursuites viennent à peine d’être effectués s’agissant des PEC réalisées lors du dernier trimestre 2024. Ainsi, en se référant par exemple aux 9 930 AFM délictuelles prises en charge par la DGFiP au cours de l’année 2020, le taux de recouvrement pour ces amendes au 31 mars 2025 s’élève à 30,83 % (montant total recouvré cumulé sur la période 2020 au 31 mars 2025 sur ces amendes sur le montant total à recouvrer pris en charge en 2020). Le tableau précise donc pour chaque année le nombre d’amendes prises en charge par la DGFiP : la création sur cette période de nouvelles natures d’amendes forfaitaires délictuelles induit une hausse importante du nombre d’amendes émises et de facto du nombre d’amendes forfaitaires majorées délictuelles prises en charge par la DGFiP. Le recouvrement forcé mis en oeuvre par la DGFiP s’échelonne sur plusieurs années compte tenu des mesures mises en oeuvre : mise en demeure, phase comminatoire amiable, saisie administrative à tiers détendeur (SATD) bancaires ou employeurs, saisies…]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4476</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4327</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Déduction d’impôt sur l’obligation alimentaire vers les pays étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4476. — 25 février 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la défiscalisation du transfert d’argent vers les pays étrangers dans le cadre de l’obligation alimentaire. L’article 156 II. 2° du code général des impôts autorise la déduction d’impôt pour les virements envoyés vers un pays étranger dans le cadre de l’obligation alimentaire telle que définie par les articles 205 à 207 du code civil. La déduction fiscale des transferts d’argent vers l’étranger représente un manque à gagner budgétaire pour l’État, qui ne se justifie pas nécessairement par un bénéfice social ou économique en France. Ils n’y soutiennent pas la consommation, échappent à la TVA et constituent, en réalité, une perte pour l’économie française. Ce mécanisme s’apparente en réalité à une évasion fiscale. Elle lui demande quel est le montant des sommes versées à l’étranger, par pays, des bénéficiaires de la déduction d’impôt au titre de l’obligation alimentaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4327</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’administration fiscale ne dispose pas des données sur la répartition par pays des montants des sommes versées à l’étranger au titre de l’obligation alimentaire et bénéficiant de la déductibilité prévue au 2° du II de l’article 156 du CGI. Dès lors il n’est pas possible de donner le coût de cette déduction fiscale. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4480</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4327</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Transmission à l’administration fiscale des revenus issus de réseaux sociaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4480. — 25 février 2025. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la nécessité de mettre en place une transmission automatique et obligatoire à l’administration fiscale des revenus issus de réseaux sociaux à abonnement destinés à partager des contenus photographiques ou vidéographiques tels que Justforfans, Onlyfans ou encore Mym. Ces réseaux sociaux dédiés aux créateurs de contenus proposent aux utilisateurs des contenus exclusifs avec un service d’abonnement payant pour les fans. Le profil des créateurs de contenus est diversifié en comprenant par exemple des artistes, des sportifs, des coachs, des influenceurs qui produisent et diffusent sur internet des contenus variés, parfois sensibles d’ailleurs. Ces types de réseaux sociaux sont réputés pour générer des revenus de façon rapide et significative. Les revenus de ces créateurs de contenus doivent être dûment déclarés et imposés au nom de la justice fiscale et de la lutte contre la fraude fiscale. Or de nombreux créateurs ne procèdent pas aux déclarations obligatoires. Dans le cadre de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude, des plateformes de vente en ligne de biens ou de services ont désormais l’obligation de transmettre à l’administration fiscale les revenus perçus par leurs utilisateurs. C’est notamment le cas d’Airbnb, Vinted, Ebay, Blablacar ou Leboncoin, sous conditions d’un seuil de recettes et de nombre de transactions. Mais le champ d’application de cette loi n’intègre pas des réseaux sociaux à système d’abonnement. Dans ce cas précis, les conditions pourraient être fixées en fonction d’un seuil de revenus et d’un nombre d’abonnés à ces contenus payants. Il faudrait que ces plateformes précitées aient notamment l’obligation de transmettre à l’administration fiscale la liste des personnes de nationalité française inscrites en tant que créateurs de contenus, mais également la liste des créateurs résidant en France. Cela permettrait à l’administration fiscale de contrôler leur qualité de résident fiscal français et de vérifier que les montants déclarés correspondent bien aux montants perçus par eux via ces plateformes. Au moment où le redressement des comptes publics et la lutte contre la fraude constituent des priorités, elle souhaite connaître les engagements concrets que compte prendre le Gouvernement pour rendre automatique et obligatoire la transmission à l’administration fiscale, par ces plateformes, des revenus des créateurs de contenus sur des réseaux sociaux avec un système d’abonnement, ainsi que pour renforcer les contrôles fiscaux liés à ce type d’activité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4328</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de répondre à cette question, il convient de différencier les ventes ou les prestations réalisées en utilisant une plateforme de mise en relation et les contenus produits par les influenceurs pour leur propre compte leur permettant de générer des revenus via des plateformes de diffusion. S’agissant des plateformes de mise en relation, une obligation déclarative mise à la charge des opérateurs a été créée en France par l’article 10 de la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude. Elle a été abrogée par l’article 134 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, qui a transposé en droit interne la directive (UE) 2021/514 du Conseil du 22 mars 2021 modifiant la directive 2011/16/UE relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal, dite « DAC 7 ». Cette directive, transposée sous les articles 1649 ter A à 1649 ter E du code général des impôts, a mis en place à partir du 1er janvier 2023 un dispositif déclaratif au sein de l’Union européenne pour les opérations réalisées à compter de cette même date. Le dispositif transfrontalier prévoit l’obligation pour les opérateurs de procéder à la déclaration des opérations réalisées sur leur plateforme auprès de leur État de rattachement, les États ainsi collecteurs procédant ensuite entre eux à l’échange automatique de ces informations, en fonction du lieu de situation des vendeurs ou des biens immobiliers loués, le cas échéant. Certains des réseaux sociaux à système d’abonnement, mentionnés dans la présente question, sont établis hors de France et relèvent ainsi d’un État tiers pour la collecte des données relatives aux opérations qui y sont réalisées. Le nouveau dispositif de collecte et d’échange couvre plusieurs types d’opérations spécifiquement définis par la directive. Au cas particulier, il couvre le type d’opérations appartenant au domaine des services personnels, définis comme "un travail à l’heure ou à la tâche qui est exécuté par une ou plusieurs personnes physiques agissant soit de manière indépendante soit pour le compte d’une entité, et qui est fourni à la demande d’un utilisateur, soit en ligne soit physiquement hors ligne, après avoir été facilité par l’intermédiaire d’une plateforme". Par ailleurs, il convient d’apprécier ces opérations en tenant compte de l’interprétation développée par l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) des règles types de déclarations applicables aux plateformes numériques et dont le dispositif DAC7 est la traduction européenne. A ce titre, l’OCDE a notamment précisé que la définition de services personnels couvrait les contenus audiovisuels délivrés sur des plateformes numériques. Lorsque le contenu fourni à la demande du consommateur est personnalisé, l’opération entre dans la définition d’un service personnel et est alors déclarable. Dès lors qu’elles sont réalisées dans ces conditions, les opérations évoquées dans la question entrent dans le champ de l’obligation déclarative DAC7 et doivent donc être déclarées. Les opérateurs concernés ne répondant pas à leur obligation déclarative peuvent se voir appliquer l’amende prévue au XI de l’article 1736 du code général des impôts. Les informations ainsi collectées ou échangées auprès de ces opérateurs peuvent être mobilisées en matière de contrôle fiscal en cas de défaillance déclarative de créateurs de contenus audiovisuels. Concernant les plateformes de diffusion de contenus, qu’elles disposent ou non d’un système d’abonnement, elles sont hors du champ d’application de la DAC7 et effectivement utilisées par les influenceurs pour générer des revenus liés à leur popularité. Ces revenus sont imposables et doivent donc être déclarés par les intéressés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4522</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4329</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Application du taux réduit de TVA pour la restauration et la construction naval</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4522. — 25 février 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante des chantiers navals spécialisés dans la construction et la restauration de navires en bois. Ce savoir-faire, reconnu comme un patrimoine culturel immatériel et inscrit à l’Institut national des métiers d’art, joue un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine maritime et fluvial français. Or ces entreprises, souvent de petite taille, font face à des difficultés économiques croissantes, notamment en raison du taux de TVA appliqué à leurs prestations. Contrairement à d’autres secteurs liés à la mer, tels que certaines activités de la pêche, qui bénéficient d’un taux réduit, les travaux de restauration de ces navires restent soumis au taux normal de TVA, ce qui pénalise les associations et particuliers engagés dans cette démarche. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’abaisser le taux de TVA applicable à la restauration et à la construction navale en bois à 10 %, afin de favoriser la transmission de ces savoir-faire et d’encourager une approche durable du secteur. Il l’interroge également sur les mesures envisagées pour structurer et soutenir cette filière, notamment en matière de formation, d’approvisionnement en matériaux et de coordination entre les différents acteurs concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4329</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE) et plus particulièrement de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Dans ce cadre, l’application de taux réduits de la TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévues et mentionnées à l’annexe III à la directive TVA. En droit interne, la France a fait usage de cette faculté en prévoyant l’application du taux réduit de la TVA aux différentes livraisons de biens et prestations de services mentionnées au B du I du chapitre 1er du titre II de la première partie du livre premier du code général des impôts (CGI). En revanche, aucune disposition issue de la directive TVA ni de son annexe III, n’autorise les États membres de l’UE à appliquer un taux réduit de TVA à la construction ou la restauration navale en bois. De plus, le principe de neutralité impose qu’un produit donné soit soumis à un seul et même taux, indépendamment des conditions de sa fabrication. En particulier, le taux ne peut varier selon la filière concernée ou les modalités de commercialisation du produit concerné. À cet égard, le fait que les navires conçus ou restaurés soient en bois n’emporte pas de conséquence sur le taux de TVA applicable. Toutefois et de manière plus générale, le Gouvernement s’est engagé à maintenir son soutien en faveur de l’économie maritime des littoraux français en prévoyant la reconduction du fonds d’intervention maritime en 2024 auquel a été allouée une dotation de 15 M€. Ce fonds a pour objet de financer dans de nombreux domaines des projets portant sur l’aménagement du littoral, la formation aux métiers de la mer ou encore le développement de l’économie bleue et la planification (un projet de rénovation de bateaux patrimoniaux a ainsi pu être aidé via ce fonds). Enfin, il est rappelé qu’il existe certains dispositifs d’exonération de la TVA spécifiques au monde maritime issus directement de la directive TVA. Ainsi, conformément au 2° du II de l’article 262 du CGI, sont notamment exonérées de la TVA la livraison et les prestations de réparation, de transformation et d’entretien portant sur les navires de commerce maritime affectés à la navigation en haute mer, sur les bateaux utilisés pour l’exercice d’une activité industrielle en haute mer, sur les bateaux affectés à la pêche professionnelle maritime et sur les bateaux de sauvetage et d’assistance en mer. Les navires en bois qui respectent les conditions prévues par ces dispositifs en bénéficient de plein droit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4609</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4329</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Départ vers le secteur privé d’un haut fonctionnaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4609. — 4 mars 2025. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le départ vers le secteur privé d’un haut fonctionnaire exerçant des responsabilités stratégiques au sein du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI). Le CIRI, sous l’autorité de la direction générale du Trésor, accompagne les entreprises en difficulté en facilitant leur restructuration financière et en coordonnant les interventions publiques. Ce rôle implique des négociations avec des acteurs financiers de premier plan. Or la loi du 6 août 2019 portant réforme de la fonction publique a renforcé les règles encadrant le passage des agents publics vers le secteur privé afin de prévenir les conflits d’intérêts. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) dispose désormais de pouvoirs accrus pour contrôler ces mobilités afin de prévenir tout risque de conflit d’intérêt. Dans ce contexte, il est surprenant que le ministère considère que ce départ n’entre pas dans le champ des obligations prévues par la loi, alors même que les missions exercées impliquaient des interactions directes avec les acteurs du secteur concerné. Il lui demande sur quels critères, au terme de quelles doctrines internes l’administration se fonde pour se dispenser de saisir la HATVP dans la situation évoquée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4330</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article L. 124-4 du code général de la fonction publique, « l’agent public cessant ou ayant cessé ses fonctions depuis moins de trois ans, définitivement ou temporairement, saisit à titre préalable l’autorité hiérarchique dont il relève ou a relevé dans son dernier emploi afin d’apprécier la compatibilité de toute activité lucrative, salariée ou non, dans une entreprise privée ou un organisme de droit privé ou de toute activité libérale avec les fonctions exercées au cours des trois années précédant le début de cette activité ». En outre, l’alinéa 3 de ce même article dispose que « lorsque l’autorité hiérarchique a un doute sérieux sur la compatibilité de l’activité envisagée avec les fonctions exercées par l’agent public au cours des trois années précédant le début de cette activité, elle saisit pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue. Lorsque l’avis de ce dernier ne permet pas de lever ce doute, l’autorité hiérarchique saisit la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). » Les fonctions exercées par l’intéressé au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), qui s’apparentent à des fonctions de chef d’un bureau d’administration centrale, ne relèvent par ailleurs pas du champ d’application de l’article L. 124-5 du code général de la fonction publique qui oblige l’autorité hiérarchique d’un agent partant exercer dans le privé à saisir la HATVP. En l’espèce, le référent déontologue ministériel a retenu que lors des trois précédentes années, l’agent n’avait commis, à l’égard de son futur employeur, aucun des actes constitutifs d’une prise illégale d’intérêt et a émis un avis de compatibilité sous réserve que l’intéressé s’abstienne notamment, durant trois ans : - de toute relation professionnelle, à son initiative, avec le service du financement de l’économie de la direction générale du Trésor, en particulier avec le CIRI, ainsi qu’avec le directeur général du Trésor et le directeur général adjoint du Trésor qui étaient en poste durant ses fonctions au CIRI, s’agissant de dossiers de restructuration d’entreprises qu’il viendrait à conseiller ; - de réaliser des opérations de conseil pour le compte d’entreprises qui ont bénéficié de décisions de restructuration de dettes publiques ou d’aides financières préconisées ou attribuées par le CIRI ; - de réaliser des opérations de conseil pour le compte d’entreprises qui ont bénéficié de l’action du CIRI conduite par lui-même au sein du CIRI. Dans ces conditions, il est apparu que l’activité envisagée par l’agent était compatible avec ses précédentes fonctions au CIRI et que les conditions de saisine de la HATVP n’étaient donc pas remplies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4330</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés des associations françaises de soutien aux Palestiniens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4630. — 4 mars 2025. — Mme Julie Laernoes appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique s sur les difficultés multiples rencontrées par des associations françaises de soutien au peuple palestinien pour effectuer des virements bancaires à destination des territoires palestiniens. Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs associations de soutien aux Palestiniens ne peuvent plus effectuer de virement à leurs partenaires dans le territoire palestinien occupé. En cause, des banques invoquant leur obligation de vérifier la destination des fonds. Dans un article de presse, il est possible de prendre connaissance d’exemples détaillés à ce sujet. Ainsi, une association basée à Grenoble a rencontré des difficultés pour effectuer des virements vers les banques de ses partenaires en Cisjordanie, via son compte à la Banque postale qui a notifié des refus d’effectuer des paiements de façon répétée. Le 31 octobre 2024, un groupe du Nord a reçu un refus ainsi motivé : « Vous avez fait une demande de virement vers la Palestine. Je vous informe que la Palestine ne fait plus partie de l’offre de la Banque postale ». La présidente de l’Association France Palestine solidarité Calvados (AFPS 14) a également rapporté dans cet article de presse les difficultés qu’elle a rencontrées avec leur agence de la Caisse d’épargne en Normandie, qui interdit désormais tout virement et cela sans explications. Dans l’immense majorité des exemples cités, il s’agit d’associations déclarées officiellement (en France et en Palestine) et les transferts de fonds concernent des projets spécifiques et justifiés financièrement via des rapports d’activités et ils sont régulés par des conventions de partenariat. Il y a, par ailleurs, de nombreux exemples de virements effectués par des associations de soutien aux Palestiniens sans la moindre difficulté, ce qui témoigne d’une absence de consigne claire au niveau des banques et au niveau étatique. La Cour de cassation, saisie d’un pourvoi, a rendu une décision le 14 février 2024 dans laquelle elle apporte un éclairage sur le régime applicable lorsqu’est en cause un virement réalisé dans une devise monétaire autre que l’euro : « À réception d’un ordre de virement, le banquier (…) est tenu de s’assurer que celui-ci émane bien du titulaire du compte à débiter ou de son représentant et ne présente aucune anomalie apparente, formelle ou intellectuelle, il doit vérifier que l’opération n’est pas manifestement irrégulière ou inhabituelle dans la pratique commerciale de son client ». Par ailleurs, les banques sont également tenues au respect de règles relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ainsi, les établissements bancaires auraient renforcé leur évaluation du risque représenté par des virements internationaux à destination d’artisans palestiniens, ce qui peut expliquer le plafonnement de certaines opérations, voire leur suspension temporaire. Pourtant, selon les propos du Gouverneur de la banque de France rapportés dans l’article de presse, « lorsque (et seulement lorsque) des éléments de risques sont identifiés par les établissements ». Par conséquent, elle lui demande quel est le positionnement du Gouvernement concernant les difficultés de virements que rencontrent des associations françaises qui semblent ne pas relever des procédures normales prévues par les banques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4331</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le virement permet, sur la base d’une instruction donnée à un prestataire de services de paiement, de débiter un compte pour créditer celui d’un bénéficiaire. Dans le cas d’un virement international, les fonds sont envoyés en dehors de la zone SEPA et, dans la plupart des cas les virements internationaux sont effectués dans une devise étrangère (ex : dollar, yen, …). Dans certaines situations, le virement peut transiter par une banque correspondante (qui peut aussi être appelée intermédiaire) : le transfert de fonds transite alors par une autre banque que celle du donneur d’ordre. Il convient de préciser que, conformément à l’article L. 561-4-1 du code monétaire et financier, les organismes financiers sont tenus d’identifier, d’évaluer et de classer les risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés en fonction, entre autres, des caractéristiques de leurs clients, ainsi que de mettre en place une politique adaptée à ces risques. Dès lors, en vertu de l’article L. 561-10-1 du code monétaire et financier, lorsqu’ils jugent que le risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme présenté par une relation d’affaires, un produit ou une opération est élevé, les organismes financiers doivent mettre en place des mesures de vigilance dites renforcées à leur endroit. Cette approche par les risques, sur laquelle repose le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en France et dans l’ensemble des pays se conformant aux recommandations du groupe d’action financière (GAFI), peut donc conduire certaines banques à prévoir dans leurs politiques et procédures internes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) que l’entrée en relation d’affaires avec certaines catégories de clients est subordonnée, par exemple, à la délivrance d’informations ou de pièces justificatives supplémentaires. La politique nationale de prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme ne prescrit cependant pas le rejet de toute opération à destination d’une géographie évaluée comme à risque. Il revient à l’autorité de supervision compétente en matière de LCB-FT, en l’occurrence l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour ce qui est des banques, d’évaluer à la fois le degré de connaissance et de maîtrise par l’établissement contrôlé des risques auxquels il est exposé, mais aussi l’adéquation des mesures prises pour atténuer ces risques. Si les associations concernées s’estiment victimes de pratiques non-conformes à la réglementation bancaire ou de discrimination, elles ont la possibilité de mobiliser plusieurs voies de droit. Elles peuvent notamment adresser un signalement au service de la protection de la clientèle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR/ 4 Pl. de Budapest CS 92459, 75436 Paris / 01 49 95 40 00) qui contrôle la conformité des pratiques commerciales des établissements de crédit et sanctionne leurs manquements le cas échéant. En cas de soupçon de discrimination, il leur sera possible de saisir le Défenseur des droits de la République Française (https://www.defenseurdesdroits.fr) et si nécessaire d’effectuer un signalement. La jurisprudence a développé à ce sujet une acception large des faits relevant des pratiques discriminatoires. Cette interprétation, alliée aux aménagements de la charge de la preuve tels qu’ils résultent de la loi, sont protecteurs pour les victimes, qui demeurent libres d’ester en justice contre leur établissement bancaire si elles estiment que le refus d’ouverture de compte est constitutif d’une pratique discriminatoire. Par ailleurs, il convient de rappeler la mise à disposition d’un guide pratique sur l’accès aux services financiers des organismes à but non lucratifs qui exercent des activités de solidarité internationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4693</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4331</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération de l’impôt sur les plus-values immobilières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4693. — 4 mars 2025. — Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conditions d’exonérations de l’impôt sur les plus-values immobilière. En effet, l’article 150 U, II, 1 bis du Code général des impôts dispose que la plus-value réalisée lors de la première cession d’un logement autre que la résidence principale peut être exonérée si le produit de la vente est réinvesti dans l’acquisition ou la construction d’une résidence principale. Le réinvestissement doit se faire dans un délai de 24 mois à compter de la cession. Cependant, il n’y a pas de mention explicite d’une durée minimale de conservation de la nouvelle résidence principale pour conserver l’exonération. De même, le Bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOFIP) spécifie le délai de 24 mois pour le réinvestissement, sans aborder la période pendant laquelle l’exonération s’applique. Enfin, le projet de loi de finances pour 2025 a introduit un amendement qui propose de modifier les dispositions qui permettent d’obtenir l’exonération de l’impôt sur les plus-values immobilières. Mais il n’aborde pas la durée de conservation nécessaire pour maintenir l’exonération fiscale. Elle lui demande quelle est la durée minimale de détention de la résidence principale pour que le propriétaire puisse conserver le bénéfice de l’exonération de la plus-value réalisée lors de la vente d’un bien locatif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4332</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 1° bis du II de l’article 150 U du code général des impôts (CGI) prévoit une exonération d’impôt sur le revenu, pour les plus-values résultant de la première cession d’un logement, autre que la résidence principale, sous condition de remploi par le cédant de tout ou partie du prix de cession, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession, à l’acquisition ou la construction d’un logement affecté à son habitation principale. L’exonération est subordonnée à la condition que le cédant ne soit pas, au jour de la cession, directement ou par personne interposée, propriétaire de sa résidence principale et qu’il ne l’ait pas été non plus au cours des quatre années qui précèdent. Ainsi, le législateur n’a pas fixé de condition tenant à la durée d’affectation à la résidence principale pour le bénéfice de cette exonération. Sont considérés comme une résidence principale au sens du 1° bis précité du II de l’article 150 U du CGI pour l’application de la condition de remploi, les immeubles ou parties d’immeubles constituant la résidence habituelle et effective du propriétaire. La résidence habituelle doit s’entendre du lieu où le contribuable réside habituellement pendant la majeure partie de l’année. Il s’agit d’une question de fait qu’il appartient à l’administration d’apprécier, sous le contrôle du juge de l’impôt. En outre, la notion de résidence effective implique qu’une utilisation temporaire d’un logement ne peut être regardée comme suffisante pour que celui-ci ait le caractère d’une résidence principale susceptible d’ouvrir droit à l’exonération à ce titre. Lorsqu’un doute subsiste, le contribuable est tenu de prouver par tous moyens l’effectivité de la résidence. L’affectation du logement à la résidence habituelle et effective du contribuable doit être d’une durée suffisamment significative pour que la réalité de cette affectation ne puisse être remise en cause. Il s’agit toutefois également d’une question de fait, appréciée au cas par cas par l’administration, sous le contrôle du juge de l’impôt. Il en résulte par conséquent qu’il ne peut être fixé inabstracto une durée d’occupation qui serait présumée suffisante pour emporter l’exonération sans examiner l’ensemble des circonstances de fait.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4694</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4332</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais d’activité bénévole : opportunité d’un crédit d’impôt</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4694. — 4 mars 2025. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’opportunité d’instituer un crédit d’impôt pour les frais engagés dans le cadre d’une activité bénévole. L’alinéa 14 de l’article 200 du code général des impôts prévoit que la réduction d’impôt de 66 % prévue par le premier alinéa du même article s’étend aux frais engagés dans le cadre d’une activité bénévole en vue de la réalisation de l’objet social d’une association reconnue d’utilité publique. Cette réduction couvre ainsi notamment les frais de déplacement effectués pour le compte de l’association dans un véhicule dont le contribuable est propriétaire. Ce dispositif permet une juste prise en compte fiscale de l’engagement associatif des contribuables. Toutefois, il crée une différence significative de traitement entre les bénévoles à raison de leur niveau de revenu. En effet, le bénévole dont le revenu fiscal de référence est suffisamment élevé pour que son impôt sur le revenu excède 66 % des frais supportés profitera pleinement de la réduction. Celui dont l’impôt est inférieur ne pourra en bénéficier que dans la limite de celui-ci. Le bénévole non contribuable de l’impôt sur le revenu ne bénéficiera pour sa part d’aucune prise en charge publique des frais consentis. La transformation de cette réduction d’impôt en crédit d’impôt répondrait à cette problématique et constituerait par le fait même un encouragement significatif de l’engagement bénévoles des Français. Elle lui demande donc sa position sur l’opportunité de mettre en œuvre une telle réforme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4332</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bénévolat se caractérise par la participation à l’animation et au fonctionnement d’un organisme sans but lucratif, sans contrepartie ni aucune rémunération au profit du bénévole sous quelque forme que ce soit, hormis, éventuellement, le remboursement, pour leur montant réel et justifié, des dépenses engagées par les bénévoles dans le cadre de leurs activités associatives. Les frais supportés par les contribuables dans le cadre d’une activité bénévole effectuée strictement pour la réalisation de l’objet social de l’organisme, qui sont par ailleurs dûment justifiés et constatés dans les comptes de l’organisme, peuvent soit être remboursés par l’organisme, soit ouvrir droit au bénéfice de la réduction d’impôt relative aux dons prévue à l’article 200 du code général des impôts (CGI), à condition que le contribuable renonce expressément à leur remboursement et puisse présenter, à la demande de l’administration, le reçu fiscal mentionnant le montant du remboursement de frais auquel il a renoncé. L’organisme doit conserver à l’appui de ses comptes la déclaration d’abandon du remboursement de frais par le bénévole ainsi que les pièces justificatives correspondant à ces frais. Si les frais doivent, en principe, correspondre au montant des dépenses réellement engagées, les bénévoles peuvent également recourir à un barème forfaitaire pour le calcul de ces frais. L’article 21 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 a légalisé la possibilité de recourir à un barème forfaitaire et a substitué au barème kilométrique spécifique prévu par la doctrine celui prévu au huitième alinéa du 3° de l’article 83 du CGI prévu pour les salariés optant pour le régime des frais réels, plus favorable. Il n’est pas envisagé de modifier l’avantage fiscal dont peuvent bénéficier les bénévoles ayant renoncé au remboursement des frais engagés au profit de l’organisme au sein duquel ils agissent. Le système actuel ne pénalise en rien les bénévoles non imposables, puisque ces derniers peuvent demander le remboursement des frais exposés à l’organisme pour lequel ils agissent. Il est toutefois rappelé que le Gouvernement est sensible à la question du bénévolat et soutient activement l’engagement associatif au moyen de dispositifs dédiés, non exclusivement. À titre d’illustration, au-delà du régime fiscal et social favorable dont bénéficie le chèque repas du bénévole – lequel est exonéré d’impôt sur le revenu pour le bénévole et exempt, s’agissant de la contribution de l’association au financement des chèques, de tout prélèvement social ou fiscal - le fonds de développement de la vie associative (FDVA), doté de 33 millions d’euros en 2025, permet de financer la formation de bénévoles ainsi que les projets innovants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4697</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4333</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité applicable à certains propriétaires de loueurs en meublé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4697. — 4 mars 2025. — M. Didier Le Gac appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’interprétation de la fiscalité applicable à certains propriétaires de logements exerçant une activité de loueurs en meublé au regard de l’imposition à la taxe d’habitation. Il est acquis que les propriétaires de tels logements sont redevables de la cotisation foncière des entreprises dès lors que le logement en cause est qualifié de meublé de tourisme classé, qu’il se distingue de leur habitation personnelle et qu’il est aménagé uniquement en vue de la location meublée (BOI-IF-MCFE-10-30-30-50, § 175). En revanche, ces logements classés en meublé de tourisme ne sont pas soumis à la taxe d’habitation dans la mesure où, s’ils peuvent être situés à proximité directe de l’habitation personnelle du propriétaire, ils ne constituent pas sa résidence principale et ne sont pas assimilables à une résidence secondaire car n’étant pas occupés par ce propriétaire en dehors des périodes de location. Or il apparaît que pour certains d’entre eux l’administration fiscale appelle au recouvrement de la taxe d’habitation en lieu et place de la CFE, parfois même des deux impositions, comme c’est le cas dans sa circonscription du Finistère. Cette confusion est préjudiciable aux propriétaires en particulier lorsqu’il s’agit d’agriculteurs à la retraite qui tirent de l’activité de location de « gîtes ruraux » un complément de revenu non négligeable. Une telle situation est surprenante pour les propriétaires qui sont en mesure de démontrer que le logement en cause ne fait pas l’objet de jouissance privative de leur part. Ainsi, par exemple, les conventions de mandat entre les propriétaires de meublé de tourisme et les organismes chargés de leur commercialisation démontrent que les logements sont proposés à la location tout au long de l’année sans utilisation privative par leurs propriétaires ou leur famille. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend clarifier l’interprétation des dispositions fiscales pertinentes afin que les propriétaires de logements classés meublé de tourisme soient imposés sur l’une ou l’autre des taxes concernées mais non sur les deux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4333</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation sur les résidence secondaires (THRS) est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables (code général des impôts – CGI, articles 1407 et 1408). Elle est due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). En revanche, les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel ne sont pas soumis à la THRS (CGI, article 1407). Dans ce cadre, et conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (CE, 15 juin 2023, n° 468195), lorsqu’au cours de l’année, des locaux sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est loisible au propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance ou la disposition. Ainsi, l’activité de location saisonnière via des plateformes en ligne entraine l’imposition à la THRS des logements concernés. Par ailleurs, l’activité de location de locaux d’habitation meublés qu’elle soit réalisée via des plateformes en ligne ou non est, par nature, constitutive de l’exercice habituel d’une activité professionnelle. Ainsi, conformément à l’article 1447 du CGI, les personnes qui exercent l’activité de location de meublés de tourisme sont imposables à la CFE. Il résulte des dispositions susmentionnées qu’un logement meublé, loué et qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est imposable à la fois à la CFE et à la THRS. Néanmoins, cette imposition double peut être supprimée ou atténuée dans certains cas. À ce titre, sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) doté d’une fiscalité propre (CGI, article 1459, 3°), les personnes qui louent en meublé des locaux, classés ou non, sont exonérées de CFE, lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle (principale ou secondaire). Ainsi, l’assujettissement à la CFE résulte d’une libre décision des collectivités locales concernées. En outre, les conséquences de l’imposition à la CFE des loueurs en meublé non exonérés sont le plus souvent atténuées, d’une part, par l’établissement, en général, d’une cotisation minimum, prévue à l’article 1647 D du CGI et proportionnée aux capacités contributives des redevables, et d’autre part, par une exonération de cette cotisation minimum pour ceux réalisant un montant de chiffre d’affaires ou de recettes qui n’excède pas 5 000 €. Par ailleurs, dans les zones France ruralités revitalisation (FRR), entrées en vigueur le 1er juillet 2024, les communes et EPCI peuvent également, conformément à l’article 1466 G du CGI, exonérer de la CFE les activités qui se créent sur leur territoire, dont les activités de location de meublés de tourisme. Enfin, dans les FRR, les communes peuvent, sur délibération (CGI, article 1414 bis), exonérer de THRS les meublés de tourisme classés dans les conditions prévues à l’article L. 324-1 du code du tourisme et les chambres d’hôtes au sens de l’article L. 324-3 du même code. Cette exonération n’est accordée qu’à raison de la superficie affectée aux locaux classés meublés de tourisme ou à la chambre d’hôtes, et non pour l’ensemble de la propriété bâtie. Les locaux dont l’utilisation est commune à l’occupant en titre et à l’activité touristique – notamment les pièces et accès partagés dans une chambre d’hôte – ne sont pas exonérés. En l’état du droit, les dispositifs en place répondent ainsi aux préoccupations exprimées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4747</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4334</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Estelle Mercier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression du régime "Jeune docteur" du crédit d’impôt recherche (CIR)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4747. — 4 mars 2025. — Mme Estelle Mercier alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression du régime « Jeune docteur » du crédit d’impôt recherche (CIR) dans le cadre de la loi de finances pour 2025. Ce dispositif, qui permet aux entreprises de bénéficier d’un doublement de l’assiette du CIR pour le recrutement d’un jeune docteur durant les deux premières années de son embauche, a facilité l’intégration des titulaires de doctorat dans les entreprises, en particulier les TPE et PME, tout en renforçant l’innovation et la compétitivité de la recherche et développement en France. Sa suppression dans la loi de finances pour 2025, va fortement pénaliser les petites et très petites entreprises ayant anticipé ce dispositif pour embaucher des jeunes docteurs, mettant en péril leur équilibre financier et leur capacité à mener des projets de recherche ambitieux. Cette décision semble d’autant plus paradoxale que la France affiche un retard en matière d’intégration des docteurs dans le secteur privé par rapport à d’autres pays européens. En conséquence, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour compenser la suppression de ce dispositif et éviter que les TPE et PME engagées dans le recrutement de jeunes docteurs ne se retrouvent en difficulté. Plus largement, elle l’interroge sur les solutions prévues pour continuer à encourager l’embauche des docteurs en entreprise et soutenir la recherche et l’innovation en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4334</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une évaluation réalisée par France stratégie courant 2018 soulignait la faible efficacité du dispositif JEI : si le dispositif a des effets significatifs sur la vitesse d’accès à l’emploi, il ne semble pas permettre une augmentation sensible du taux d’accès à la recherche et le développement (R&amp;D) des jeunes docteurs, trois ans après la thèse – sauf pour les docteurs qui possèdent aussi un diplôme d’ingénieur. Cette étude souligne également que la qualité des emplois dans la R&amp;D, telle qu’elle est perçue par les docteurs, semble s’être légèrement dégradée dans le sillage de la création du dispositif jeunes docteurs en 2007, pouvant ainsi traduire un potentiel effet d’aubaine. D’autres dispositifs existent pour soutenir l’innovation au sein des petites structures. Les PME (petites et moyennes entreprises) ayant embauché des jeunes docteurs pour mener des travaux de R&amp;D peuvent toujours bénéficier du crédit d’impôt recherche (CIR), et ce à hauteur de 30 %, et/ou du crédit d’impôt innovation (CII), à hauteur de 20 %. De plus, elles bénéficient durant leurs 8 premières années du dispositif JEI (jeunes entreprises innovantes), qui exonèrent les emplois liés à la R&amp;D de cotisations sociales si leurs dépenses dans ce domaine dépassent 20 %. Par ailleurs, elles sont vivement encouragées à s’adresser à leur direction régionale Bpifrance, qui pourra les accompagner grâce à une gamme d’outils de financement bancaire et subventionnel. Ces outils bénéficient de dotations budgétaires de l’État, portées par la mission France 2030. Des réflexions sont par ailleurs en cours pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes docteurs. Trois axes sont tout particulièrement étudiés par le Gouvernement, et ce à la lumière de plusieurs rapports remis récemment sur ces sujets. D’une part, le renforcement et la simplification des modalités d’implication des chercheurs en entreprise, avec un effort de sensibilisation des jeunes chercheurs à l’entreprenariat et aux activités de recherche en entreprise. D’autre part, la prise en compte effective des projets entrepreneuriaux dans la carrière des chercheurs. Enfin, le soutien aux établissements favorisant la mobilité de leurs chercheurs en entreprise.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4761</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4335</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Différences d’équipement entre douaniers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4761. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur les différences d’équipement entre douaniers. Les douaniers occupent un poste stratégique clé dans la protection des frontières. Toutefois, alors que les douaniers affectés en poste aux frontières sont, dans l’exercice de leurs responsabilités, équipés d’un pistolet-mitrailleur HK, modèle UMP 9 millimètres parabellum - une arme performante qui répond à leurs besoins - leurs homologues chargés de la protection des ports et aéroports n’en sont pas dotés. Dans le contexte actuel, marqué par l’urgence du risque attentat, il est impératif de garantir que tous les agents des douanes disposent des outils nécessaires pour assurer efficacement la sécurité des citoyens ; des incohérences dans la dotation d’équipements de défense des douaniers pourrait compromettre la capacité à répondre de manière prompte et adéquate en cas d’urgence. Pour ces raisons, elle sollicite des éclaircissements sur les actions qu’il entend entreprendre afin d’harmoniser l’équipement des douaniers et notamment s’il compte doter les douaniers portuaires et aéroportuaires en pistolets-mitrailleurs HK UMP 9mm.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4335</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le double constat du durcissement des conditions de contrôles douaniers et du ridque de confrontation de toute nature rencontré par les agents des douanes a conduit la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) a mener une réflexion sur l’évoltuion de l’armement des unités douanières et des méthodes de travail dans le cadre de leur mission de contrôle.  Cette réflexion fait suite aux attaques terroristes meurtrières perpétrées en France et dans différents pays, notamment l’incident survenu le 13 novembre 2015.  La décision a donc été prise de déployer des armes longues au sein des unités de la surveillance terrestre et une doctrine d’emploi a été mise en oeuvre dès mars 2017, après une phase d’expérimentation de l’arme d’épaule HK UMP auprès de plusieurs unités.  De manière générale, le choix s’est porté sur les brigades de surveillance exerçant sur les vecteurs routiers les plus sensibles et dont l’action de contrôle des moyens de transports ne pouvait être sécurisée autrement qu’en autonomie.  Les critères ayant présidé au choix du déploiement de ce nouvel armement devaient répondre à plusieurs objectifs :  de défense :  L’objectif premier de l’arme d’épaule est de permettre aux agents de disposer d’un moyen de défense significatif en cas d’attaque où le rapport de force serait défavorable à l’administration. Contrairement aux unités spécialisées du ministère de l’intérieur ou des armées, les agents des douanes ne sont pas formés à la neutralisation de tous types d’attaques. Ils doivent ainsi être en capacité d’assurer prioritairement leur sécurité et celle des tiers et non d’engager un assaut à l’encontre des attaquants. A ce titre, l’arme longue est considérée comme un élément de réponse adapté à l’attaque.  de sécurisation :  L’objectif est de renforcer les moyens de sécurisation et de dissuasion des unités ne pouvant sécuriser leurs contrôles autrement que par elles-mêmes. En effet, un certain nombre de plateformes importantes (aéroports, gares, ports, …) faisant déjà l’objet d’un cadre de sécurisation apporté par la proximité des autres administrations (armée, police, gendarmerie), la dotation en armes longues a été attribuée en priorité aux unités n’exerçant pas dans ce type d’environnement sécurisé.  Les unités ferroviaires et aéroportuaires ont été écartées du déploiement en raison de la présence de militaires et/ou policiers assurant la sécurisation de l’environnement dans lesquels les douaniers exercent leur contrôle. Par ailleurs, l’arme d’épaule fait apparaître de fortes contraintes dans ces zones très fréquentées et très exiguës, pour une utilisation efficace et sans risques significatifs de dommages collatéraux (trains et aéroports). L’intervention dans ce type d’environnement nécessite des formations dont les agents de la DGDDI ne bénéficient pas à ce jour.  Le choix s’est donc porté sur les brigades de surveillance, intérieures et extérieures, exerçant sur les vecteurs routiers les plus sensibles et dont l’action de contrôle des moyens de transports ne pouvait être sécurisée autrement qu’en autonomie.  Les unités frontalières exerçant sur des axes secondaires mais à la sensibilité averée telles que celles positionnées sur la frontière franco-belge et franco-espagnole, ainsi qu’une partie des unités du tunnel sous la Manche ont également été dotées. En effet, ces brigades sont géographiquement exposées à des flux sensibles notamment au risque de terrorisme ou de fraudes liées à la criminalité organisée.  de pérennité :  Cet objectif est d’assurer le déploiement de moyens dont l’utilisation ne serait pas limitée aux seules périodes de crises telles que l’État d’urgence ou le plan vigipirate mais également pour la majorité des missions courrantes des unités terrestres.  Néanmoins, le fort développement, sur le vecteur maritime, des saisies portant sur de très importantes quantités de marchandises de fraude (notamment cocaïne, tabacs) expose le service à de nouveaux risques. Ainsi, dans le cadre de l’élaboration de la doctrine d’emploi du contrôle des conteneurs ou le déplacement de quantités importantes de marchandises saisies, il a été décidé d’étendre la dotation du HK sur certaines plate-formes portuaires (Le Havre par exemple). Le déploimeent du HK aux fins de renforcment des plate-formes portuaires sera envisagé au regard des conditions d’environnement, des risques encourus ainsi que du bilan à tirer de cette extension.  Par ailleurs, il est prévu de mener une réflexion pour les unités exerçant sur les plateformes aéroportuaires. Des exercices simulant des attaques terroristes (périples meurtriers) en milieu aéroportuaire sont régulièrement réalisés dans les aérogares des grandes plateformes nationales telles que Paris, Nice et Marseille. Ainsi, il est apparu lors de ces exercices que les agents des douanes travaillant dans cet environnement pouvaient être amenés à agir en tant que primo-intervenant. Une réflexion sera menée pour évaluer la pertinence d’une dotation de ces unités en armes longues et les contenus de formation nécessaires à leur mise en place, préalable essentiel à toute nouvelle dotation. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4762</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4336</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime juridique des groupements d’intérêt public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4762. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le fonctionnement et le régime juridique des groupements d’intérêt public (GIP). Créés initialement pour les besoins du secteur de la recherche, les groupements d’intérêt public regroupent des partenaires publics et privés afin que ces acteurs mettent en commun des moyens pour leurs missions d’intérêt général. À la fin des années 1990, sous l’égide du Conseil d’État, le législateur a uniformisé le régime juridique de ces groupements. À des fins de simplification, ces entités se sont dotées d’une autonomie administrative et financière pour servir, désormais, à la gestion de toutes sortes d’opérations ponctuelles impliquant une pluralité d’acteurs, qu’il s’agisse de l’organisation de grands événements sportifs ou culturels ou de la réalisation de grands projets industriels et de recherche. Effectivement, le recours à la forme du GIP satisfait naturellement à une exigence de souplesse de fonctionnement, de partage des financements et de création de valeur additionnelle. Ces GIP sont régis par le chapitre II de la loi n° 525-2011 de simplification et d’amélioration du droit du 17 mai 2011 et son décret d’application n° 2012-91 du 26 janvier 2012. L’article 112 de la loi susvisée précise que ces structures peuvent opter pour une comptabilité privée, tenue par un expert-comptable et certifiée par un commissaire aux comptes. Les paiements sont donc réalisés directement par le GIP qui dispose, contrairement aux administrations, de moyens de paiement propres (cartes bancaires, chéquiers). Le percepteur public ne dispose donc d’aucun contrôle ni a priori ni a postériori sur les dépenses qui sont engagées par les GIP. La souplesse attachée aux groupements d’intérêt public jumelée à une absence totale de contrôle peuvent donner lieu à d’importantes dérives. Le groupement d’intérêt public du Grand prix de France en est un exemple criant. Composé à 92 % par des collectivités territoriales, il est financé par des dizaines de millions d’euros de subventions émanant de ses membres. Il s’agit donc d’argent public. La comptabilité du GIP est tenue et sa gestion assurée selon les règles du droit privé. Or force est de constater que le premier exercice comptable de 2018 s’est soldé par un déficit net de 2 495 000 euros. Que l’année suivante, soit en 2019, le GIP du Grand prix de France a enregistré un résultat négatif de 14 517 000 euros avec des capitaux propres négatifs de 17 475 000 euros. En 2021, le déficit comptable était de 10 385 000 euros et une situation nette négative de 22 144 000 euros en 2022, laquelle dépasserait - 33 000 000 euros à ce jour. Le président du GIP n’a pris aucune mesure afin de remédier à ces déficits abyssaux, bien au contraire. Le GIP a maintenu ses dépenses effrénées incluant des centaines de milliers d’euros de frais de voyage, des millions d’euros « d’hospitalités », une masse salariale qui explose à 2,8 millions d’euros outre des primes discrétionnaires de 9 à 12 % et des frais d’avocat de plus de 1,2 million d’euros attribués sans publicité et sans mise en concurrence. Le GIP a continué à mener grand train. La situation économique et financière du GIP de France est irrémédiablement compromise si bien que ses membres ont acté le principe de sa dissolution liquidation selon l’assemblée générale du 2 février 2023, dissolution qui emporte sa liquidation. Pour Mme la députée, le choix fait par le président de soumettre le GIP à une comptabilité privée en application des dispositions de l’article 112 de la loi précitée justifie qu’il soit fait application, par analogie, des dispositions prévues par les articles L. 651-2 et suivants du code du commerce qui permettent, en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance de l’actif ayant conduit à la liquidation de la structure, de mettre à la charge du dirigeant fautif tout ou partie dudit passif. En d’autres termes, elle lui demande si l’action en comblement du passif est ouverte à l’encontre des présidents de GIP ayant opté pour une comptabilité privée et ayant commis une faute de gestion et, dans la négative, s’il entend prendre des mesures afin de responsabiliser les élus auxquels sont confiés des fonds publics par création d’une responsabilité personnelle, civile, pénale et financière des élus qui ne gèrent pas l’argent public qui leur est confié en bon père de famille.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4336</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à ses statuts, la comptabilité du GIP ainsi que sa gestion sont régies selon des règles de droit privé en application des dispositions de l’article 112 de la loi n° 525-2011 de simplification et d’amélioration du droit du 17 mai 2011 qui dispose que « la comptabilité du groupement est tenue et sa gestion assurée soit selon les règles de droit public lorsque le groupement assure, à titre principal, la gestion d’une activité de service public administratif, soit selon les règles de droit privé lorsque le groupement assure, à titre principal, la gestion d’une activité de service public industriel et commercial ». L’application des dispositions prévues par les articles L. 651-2 et suivants du code de commerce qui permettent en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif et menant à la dissolution de la structure, de mettre à la charge du dirigeant fautif tout ou partie dudit passif, suppose que la faute de gestion puisse être qualifiée dans le cadre d’une procédure juridictionnelle. En l’espèce, il apparaît qu’un contrôle de la gestion du GIP a été engagé par les juridictions financières et qu’il serait toujours en cours. Sur la base des conclusions des magistrats financiers et en application de l’article L. 142-1-1 du code des juridictions financières, la chambre régionale des comptes pourra saisir le parquet de la Cour des comptes et que celui-ci pourra renvoyer l’affaire devant la chambre du contentieux de la Cour des comptes au titre du régime de responsabilité financière des gestionnaires publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4764</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4337</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération TVA redevances d’assistanat et collaboration professionnels de santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4764. — 4 mars 2025. — Mme Alexandra Martin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’assujettissement à la TVA des redevances d’assistanat et de collaboration perçues par les kinésithérapeutes libéraux titulaires de leurs cabinets. En 2024, la France comptait 89 809 kinésithérapeutes libéraux, dont 38 643 exerçant en tant qu’assistants ou collaborateurs au sein de cabinets de kinésithérapeutes titulaires. Ces derniers perçoivent de leur part, en contrepartie de la prise en charge de leur patientèle, de la mise à disposition d’outils technologiques professionnels, d’un secrétariat ainsi que des locaux, des redevances de collaboration et d’assistanat afin de couvrir les frais du cabinet. À ce jour, l’administration fiscale considère pourtant ces compensations comme des revenus commerciaux, lesquels sont donc assujettis à la TVA. Or la baisse du plafond de franchise de TVA au 1er mars 2025 risque de peser fortement sur les revenus des kinésithérapeutes titulaires de leurs cabinets, déjà mis à mal par une forte baisse de leur pouvoir d’achat au cours de la dernière décennie. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement prévoit de changer la doctrine fiscale en la matière, afin d’exonérer de TVA les redevances d’assistanat et de collaboration des professionnels de santé libéraux en général et des kinésithérapeutes en particulier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4337</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 1° du 4 de l’article 261 du code général des impôts (CGI) exonère de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) les prestations de soins à la personne effectuées dans le cadre de l’exercice des professions médicales et paramédicales réglementées. Ce dispositif constitue la transposition de l’article 132, paragraphe 1, sous c de la directive relative au système comme de la TVA (dite « directive TVA ») qui exonère de cette taxe les prestations de soins à la personne effectuées dans le cadre des professions médicales et paramédicales telles qu’elles sont définies par les États membres de l’Union européenne (UE). Pour être exonérée, la prestation doit ainsi remplir les deux conditions cumulatives suivantes. D’une part, elle doit constituer un soin à la personne, c’est-à-dire être effectuée dans le but de diagnostiquer, de soigner et, dans la mesure du possible, de guérir des maladies humaines ou des anomalies de santé (en ce sens, notamment le point 28 de l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne le 5 mars 2000 dans l’affaire C-48/19 « X-Gmbh »). D’autre part, la prestation doit être délivrée par le membre d’une profession médicale ou paramédicale réglementée ou toute autre personne possédant les qualifications suffisantes pour délivrer un soin d’une qualité équivalente. Dans ce cadre, les prestations de soins rendues par les masseurs-kinésithérapeutes bénéficient de l’exonération de la TVA. Dans la situation évoquée dans la présente question, pour l’exercice de leur activité, les membres de cette profession peuvent conclure entre eux des contrats de collaboration par lesquels le collaborateur exerce sa profession en son nom et sans lien de subordination avec le titulaire, perçoit les honoraires liés aux soins et reverse au titulaire une redevance couvrant les frais de mise à disposition de la patientèle, d’outils professionnels, d’un secrétariat et de locaux. Dans ce cadre, les honoraires reversés par le masseur-kinésithérapeute titulaire d’un cabinet à un masseur-kinésithérapeute qui en est le collaborateur en contrepartie des soins réalisés par ce dernier à la patientèle bénéficient de l’exonération de TVA précitée. En revanche, la redevance versée par le masseur-kinésithérapeute collaborateur au titre de la mise à disposition de locaux aménagés, du matériel nécessaire à l’exercice de la profession, du personnel du cabinet ainsi que de la clientèle, ne saurait être exonérée dans la mesure où ces sommes ne sont pas la contrepartie d’une prestation de soin à la personne. Ces redevances doivent dès lors être soumises de plein droit à la TVA. Par ailleurs, les masseurs-kinésithérapeutes bénéficient du mécanisme de la franchise en base institué à l’article 293 B du CGI pour leurs opérations dont le chiffre d’affaires annuel dépasse une certaine limite fixée par le législateur. La loi de finances pour 2025 a réformé le régime de franchise de TVA en créant un plafond unique à 25 000 € de chiffre d’affaires à compter du 1er mars 2025. Face aux interrogations qu’ont suscitées cette mesure et sa mise en œuvre initialement prévue le 1er mars 2025, le Gouvernement a organisé courant février 2025 une grande concertation. En attendant les adaptations de ce dispositif dans le prochain projet loi de finances, le Gouvernement a décidé de suspendre la réforme jusqu’à la fin de l’année 2025 afin de travailler avec les acteurs et les parlementaires à des réponses adaptées aux préoccupations exprimées. Dans cette attente, les seuils en vigueur au 1er janvier 2025 restent opposables à l’administration. Ainsi, pour l’année 2025, le masseur-kinésithérapeute peut bénéficier de la franchise s’il n’a pas effectué un chiffre d’affaires d’opérations constitué des montants mentionnés au B du I de l’article 293 D du CGI (ce montant n’inclut pas le chiffre d’affaires des prestations de soins à la personne exonérées) excédant 37 500 € en 2024 et 41 250 € au cours de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4787</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4338</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taux de TVA applicable aux associations du patrimoine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4787. — 11 mars 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le taux de TVA applicable aux associations qui entreprennent des travaux de rénovation du patrimoine. Actuellement, les associations constituées pour la rénovation de patrimoine ancien dont elles sont propriétaires payent une TVA à 20 % sur les travaux de rénovation entrepris. Ces travaux, souvent coûteux, deviennent alors insurmontables pour ces structures associatives à but non lucratif. Si ces associations peuvent obtenir une aide financière des directions régionales des affaires culturelles, elles doivent néanmoins avancer le montant total des travaux et s’acquitter d’une TVA à 20 % sur le reste à charge. Il souhaite par conséquent connaître les solutions envisageables pour faciliter la réalisation de travaux de rénovation par les associations constituées pour la sauvegarde du patrimoine. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4338</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et les règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE) et plus particulièrement de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Dans ce cadre, l’application de taux réduits de la TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévues et mentionnées à l’annexe III à la directive TVA. À ce titre, le point 10 de cette annexe autorise les États membres de l’UE à appliquer un taux réduit ou une exonération avec droit à déduction notamment aux travaux de rénovation et de transformation, y compris de démolition et de reconstruction, et la réparation de logements privés. En droit interne, la France a fait usage de cette faculté en prévoyant à l’article 279-0 bis du code général des impôts (CGI) l’application d’un taux réduit de 10 % de la TVA aux travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien réalisés dans des locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans. Le champ d’application du taux réduit est donc conditionné par la nature des travaux et par l’affectation à un usage d’habitation du bâtiment sur lequel portent les travaux. À cet égard, la doctrine administrative publiée au Bulletin officiel des finances publiques-impôts sous la référence BOI-TVA-LIQ-30-20-90-10, tout en précisant que le classement par exemple d’un immeuble comme monument historique est sans incidence sur l’application du taux réduit, indique que seule est prise en compte la destination de l’immeuble sur lequel portent les travaux pour l’appréciation du respect des conditions d’éligibilité au taux réduit. Partant, les travaux de rénovation du patrimoine ancien ne peuvent relever d’un taux réduit sauf s’ils sont réalisés sur un local à usage d’habitation. Cela étant, il est rappelé qu’au-delà du taux réduit de la TVA sur les travaux, les associations sont susceptibles de bénéficier d’autres aides pour leurs projets de rénovation de patrimoine ancien dont elles sont propriétaires. Tel est notamment le cas des subventions d’entretien et de restauration d’immeubles présentant un intérêt patrimonial versées par les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) au titre de travaux portant sur des immeubles protégés au titre des monuments historiques, des subventions versées par les collectivités locales (départements/ régions) au titre de travaux portant sur le patrimoine rural bâti, ou encore l’aide apportée par la fondation du patrimoine qui peut mobiliser le mécénat « populaire » pour compléter le financement d’un projet de restauration de patrimoine bâti.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4791</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4338</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Rémunération des intermédiaires d’assurance pour les collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4791. — 11 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la rémunération perçue par les intermédiaires d’assurance lors la conclusion d’un contrat d’assurance avec une collectivité. En effet, alors que les collectivités font face à une hausse conséquente du montant de leurs assurances et qu’un nombre croissant d’entre elles rencontrent des difficultés pour souscrire ce type de contrat, les rémunérations perçues par les courtiers, servant d’intermédiaires entre la collectivité et la compagnie d’assurance sont complexes et méconnues. Un courtier serait ainsi rémunéré à la fois par la collectivité sous forme d’honoraires et par la compagnie d’assurance sous forme de commission, rémunération à laquelle peuvent s’ajouter des frais de gestion. Ainsi, la rémunération totale du courtier peut dans certains cas atteindre le quart de la somme perçue par la compagnie d’assurance, alors que le premier n’est qu’un intermédiaire et que cette dernière porte l’entièreté du risque. Il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures visant à rendre la rémunération des intermédiaires d’assurance plus transparente. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4339</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est très attaché au sujet de l’assurabilité des collectivités territoriales notamment sur les difficultés qu’elles rencontrent quant aux souscriptions mais également aux montants de leurs assurances. Plusieurs actions sont prévues pour soutenir les collectivités en situation de défaut d’assurance involontaire ou ayant été contraintes d’accepter de très fortes hausses de leurs primes. À titre d’exemple, une nouvelle édition du guide pratique de passation des marchés publics d’assurance des collectivités sera publiée cet été, comportant notamment des explications sur le rôle des intermédiaires d’assurance. En France la rémunération de la plupart des intermédiaires d’assurance provient des organismes d’assurance, pour lesquels ils distribuent les contrats auprès d’une clientèle privée comme publique, dont font partie les collectivités. La rémunération des intermédiaires inclut, quasi exclusivement, une commission rétrocédée par l’assureur au titre de l’acte de souscription, suivie de versements périodiques tout au long de la vie du contrat. Il existe également des courtiers indépendants, dont les services sont plus fréquemment utilisés pour la couverture de risques liés à une activité professionnelle. Ceux-ci peuvent alors être rémunérés directement par leurs clients sous forme d’honoraires. La transparence et l’information des consommateurs sur ces frais a été l’un des piliers de la directive sur la distribution d’assurances (DDA), qui a été transposée en droit français, en mai 2018, dans le code des assurances. En particulier, l’article L. 521-1 du code des assurances dispose qu’en amont de la conclusion d’un contrat d’assurance, les informations relatives à la nature et la source des rémunérations doivent être communiquées au client. Par ailleurs, quand ce dernier doit payer directement des honoraires, l’intermédiaire doit communiquer au client le montant des honoraires ou, lorsque cela n’est pas possible, la méthode de calcul desdits honoraires. De plus, les intermédiaires ont l’obligation d’informer le client de ses liens financiers ou capitalistiques avec un ou plusieurs organismes d’assurance, ses partenariats ainsi que si ceux-ci l’obligent contractuellement à travailler avec un ou plusieurs organismes, en application de l’article L. 521-2 du code précité. Enfin, dans le cadre des assurances souscrites en raison d’une activité professionnelle, le client peut demander, au titre de l’article R. 511-3, le montant du commissionnement ou de toute autre rémunération que perçoit l’intermédiaire de l’organisme d’assurance, dès lors que le contrat dépasse 20 000 euros de primes annuelles. Le Gouvernement demeurera attentif à ce sujet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4792</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4339</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Résiliations et souscription d’assurance suite à des accidents non responsables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4792. — 11 mars 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la prise en compte des accidents non responsables par les sociétés d’assurance pour la résiliation et la souscription de contrats d’assurance automobiles. Un conducteur est considéré comme non responsable d’un sinistre routier lorsqu’il n’a commis aucune faute lors de celui-ci. À l’issue d’un sinistre automobile non responsable, un assuré se voit intégralement rembourser l’indemnisation des dommages subis, sans application d’une franchise et sans malus sur son contrat d’assurance. Mais suite à cette protection, des personnes ayant subi des accidents non responsables se voient régulièrement résilier leur contrat d’assurance automobile au motif d’un nombre important de sinistres non responsables, alors même qu’ils ne sont aucunement en tort vis-à-vis de la loi ou de leur contrat d’assurance. Les assureurs utilisent alors l’article L. 113-12 du code des assurances, leur laissant la possibilité de résilier de manière unilatérale un contrat à l’expiration d’un délai d’un an, par lettre recommandée au moins deux mois avant l’échéance du contrat. Le motif évoqué lors de ces résiliations est l’accumulation de sinistres. Par ailleurs, ces automobilistes ne disposant plus d’assurance automobile éprouvent de grosses difficultés à se réassurer, car leur relevé d’information indique ces sinistres non responsables. Il y a donc dans une situation où des personnes n’ayant commis aucune faute se retrouvent dans l’impossibilité de s’assurer et donc de conduire une automobile, avec des conséquences lourdes dans leur vie, notamment dans les zones rurales où l’usage de la voiture est indispensable pour travailler et vivre au quotidien. Aussi, elle lui demande si des mesures sont envisagées pour empêcher la prise en compte des accidents non responsables dans la résiliation ou la souscription d’assurances automobiles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4339</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le droit pour l’assureur de résilier le contrat à l’échéance annuelle s’applique aux contrats d’assurance automobile tout comme à la plupart des autres contrats d’assurance destinés aux particuliers (tel que l’assurance multirisque habitation, par exemple). L’assureur dispose d’un pouvoir de résiliation unilatérale qu’il peut exercer à la condition d’envoyer une lettre recommandée au moins deux mois avant la date d’échéance du contrat. Il est tenu de motiver sa décision, en application de l’article L.113-12-1 du code des assurance. À la différence de ce que peuvent prévoir les contrats comportant des garanties autres que la responsabilité civile automobile, l’assureur ne dispose pas de la possibilité de résilier après sinistre, sauf si le conducteur était en état d’ébriété ou sous l’emprise de stupéfiant, ou s’il était coupable d’une infraction entraînant une annulation ou une suspension du permis de conduire d’au moins un mois (article A. 211-1-2 du code des assurances). De plus, le droit de résiliation unilatéral de l’assureur n’est pas absolu et est soumis au contrôle du juge. À cet égard, la Cour de cassation a jugé dans un arrêt du 18 janvier 2018 (Civ. 2e, n° 16-26.494) que l’usage de ce droit pouvait, dans certaines circonstances, comporter un caractère abusif et que la seule survenance d’un sinistre ne pouvait fonder l’assureur à utiliser à bon droit cette faculté. Dans cet arrêt, la Cour, ayant constaté que le nombre de sinistres n’avait pas augmenté avant la résiliation par l’assureur, invite ainsi les juges du fond à examiner les circonstances de fait pour déterminer si cette résiliation avait ou non un caractère abusif. Enfin, une procédure spécifique est prévue pour les personnes qui ne trouveraient pas à s’assurer. Toute personne qui, ayant sollicité la souscription d’un contrat d’assurance de responsabilité civile résultant de l’emploi d’un véhicule terrestre à moteur, se voit opposer un refus par une entreprise d’assurance agréée pour ce type assurantiel peut saisir le bureau central de tarification (BCT) – 26, bd Haussmann – 75311 Paris cedex 9 -– www.bureaucentraldetarification.fr - email : bct@agira.asso.fr - Téléphone : 01.53.21.50.40). Celui-ci fixe alors le montant de la prime moyennant laquelle l’assureur, choisi par la personne, est tenu de garantir le risque. L’assurance qui peut faire l’objet de la saisine du BCT se restreint à la responsabilité civile automobile (dommages matériels et corporels qu’un conducteur peut engendrer à un tiers). Le montant de la prime est fixé par le BCT sur la base d’un prix de marché en cohérence avec le profil de risque du souscripteur. Conscient des difficultés que la résiliation unilatérale pose aux assurés pour trouver rapidement un nouvel assureur et un contrat aux niveaux de garantie et de prix équivalents au précédent, le Gouvernement continuera à veiller au bon équilibre des droits et obligations entre assureurs et assurés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4795</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4340</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplifier pour favoriser l’achat d’un véhicule neuf par les familles nombreuses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4795. — 11 mars 2025. — M. Robert Le Bourgeois appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur l’inutile complexité que constitue la procédure de remboursement des taxes de malus écologiques pour les familles nombreuses. En effet, au-delà de la question de la justesse du malus en lui-même, la procédure actuelle pour obtenir une réduction place les familles nombreuses dans une impasse. Beaucoup de familles se voient en effet soumises à ce malus et prétendent ensuite à la réduction à laquelle elles ont droit, selon les conditions fixées. Pour autant, ces familles ciblent deux problématiques. La première concerne le délai de remboursement, théoriquement fixé à 30 jours, mais qui, semble-t-il, est parfois plus important. La seconde concerne les montants que les familles sont tenues d’avancer avant remboursement, s’élevant souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. M. le député appelle donc l’attention de M. le ministre sur l’opportunité d’appliquer la réduction sur les malus CO2 et masse dès l’achat du véhicule. L’administration fiscale est tout à fait en mesure de mettre en place un tel dispositif et celui-ci serait accueilli très positivement par les familles comme par les concessionnaires automobiles, en tant qu’il faciliterait et favoriserait l’achat de véhicules neufs par les ménages. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4340</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A titre liminaire, il convient de rappeler qu’il n’y a pas de délai de remboursement fixé réglementairement au titre de cette procédure d’abattement. Toutefois, comme c’est le cas pour l’ensemble des dispositifs dont elle a la charge, l’administration des finances publiques met tout en œuvre pour concilier au mieux les impératifs de célérité de traitement des demandes de remboursement avec ceux de sécurisation des opérations de cette nature qui sont en effet porteuses de risques de fraudes. A ce titre, la loi de finances pour 2024 a d’ailleurs limité le bénéfice de cet abattement à une fois tous les deux ans. En complément de cet objectif de lutte contre les fraudes, qui est un axe constant de l’action de la direction générale des finances publique (DGFiP), la perspective d’appliquer dès l’achat les dispositions spécifiques aux familles nombreuses suppose une évolution du cadre législatif et se heurterait à des difficultés applicatives dans un contexte de modernisation du système d’information des immatriculations de véhicules. Des échanges en ce sens sont toutefois en cours entre le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et le ministère de l’intérieur afin de concilier au mieux les objectifs de sécurisation des opérations et de simplification des démarches pour les usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4804</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4340</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés économiques des boulangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4804. — 11 mars 2025. — M. Jean-Michel Jacques alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés économiques conséquentes que rencontrent les boulangers du pays. Au 1er février 2023, un dispositif d’aides a été mis en place pour soutenir les boulangers fortement touchés par la hausse des prix de l’énergie. Deux ans plus tard, leur situation ne s’est pas améliorée : la profession est très affectée par les augmentations successives des matières premières, de l’énergie et des charges sociales rendant la gestion de leurs coûts de production de plus en plus préoccupante. Par ailleurs, la profession n’attire plus les jeunes et les recrutements sont de plus en plus difficiles, obligeant les artisans à réduire leur jours d’ouverture. Véritablement passionnés par leur métier, la plupart d’entre eux sont aujourd’hui usés par la gestion de leur entreprise et désoeuvrés quant à l’avenir de leur profession. Enfin, la fermeture d’une boulangerie dans une commune, qui plus est dans les petites communes rurales, ne se limite pas à la perte d’un commerce, elle entraîne également des conséquences profondes sur la communauté locale, sa vie sociale et l’attractivité de son territoire. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour protéger les artisans boulangers et améliorer l’attractivité de la profession pour préserver ce précieux commerce de proximité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4341</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte une attention particulière aux artisans-boulangers dont le savoir-faire fait la fierté de la France. Dans l’ensemble, le secteur de la boulangerie-pâtisserie artisanale se porte bien, avec des indicateurs qui repassent au vert après une sortie de crise sanitaire difficile (le résultat net moyen augmente de 9 % en 2024 par rapport à 2023). La fréquentation des établissements, le ticket moyen et le résultat net moyen des boulangeries-pâtisseries sont en hausse. Cela témoigne, d’une part, de la capacité de résilience de la boulangerie-pâtisserie française, qui a su s’adapter à un contexte économique difficile et, d’autre part, de l’attachement des Français à leur boulanger et plus largement au savoir-faire artisanal. Selon l’étude CSA-CGAD de septembre 2024, les Français sont d’ailleurs près de 90 % à avoir une bonne image de leur boulanger, qui apparaît systématiquement comme le commerçant qu’il est important d’avoir près de chez soi. C’est pourquoi le Gouvernement reste particulièrement vigilant sur tout élément susceptible de perturber cette dynamique, notamment sur la hausse du prix des matières premières (en particulier s’agissant du beurre), sur les coûts de l’énergie pour les entreprises et sur les aides à l’apprentissage. Le Gouvernement a, depuis 2018, développé une politique ambitieuse de soutien à l’apprentissage. Cette politique volontariste a porté et continue de porter ses fruits puisque que nous sommes passé de près de 440 000 contrats d’apprentissage au 31 décembre 2018 à plus de 1 million fin 2023, dont plus de 40 000 dans le secteur de l’artisanat-alimentation et 30 000 dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Le nombre d’apprentis tous secteurs confondus a donc été multiplié par 2,3 en seulement 5 ans. En 2025, le Gouvernement a souhaité, compte tenu des contraintes budgétaires, concentrer les aides au recrutement d’un apprenti sur les entreprises qui en ont le plus besoin. Ainsi, pour les entreprises artisanales, dontle recours aux apprentis est particulièrement important, l’aide est passée de 6 000€ à 5 000 €. En revanche, elle a été fortement réduite pour les entreprises de plus de 250 salariés, passant à 2 000 € par contrat. Concernant les prix de l’énergie, une très grande partie des boulangeries-pâtisseries sont éligibles aux taux réduits de taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE). Le Gouvernement encourage donc les professionnels à adresser l’attestation ad hoc à leur fournisseur d’électricité pour bénéficier de cet avantage. Par ailleurs, en cas de litige avec un fournisseur d’énergie, les TPE et PME peuvent respectivement saisir le médiateur national de l’énergie et le médiateur des entreprises pour le résoudre. La saisine du médiateur national de l’énergie se fait en déclarant directement votre litige en ligne avec SOLLEN ou par courrier et celle du médiateur des entreprises s’effectue via un formulaire « démarches simplifiées ». Enfin, le gouvernement lancera, au mois de mai, des Assises de la Restauration et des Métiers de Bouche afin d’élaborer un plan d’action permettant de répondre aux défis majeurs rencontrés par ces secteurs : pénurie de main-d’œuvre, transitions écologique et numérique, disparition des commerces de proximité, modification des habitudes de consommation des ménages, …]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4814</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4341</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Critères ESG et leur impact sur le financement de la BITD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4814. — 11 mars 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’impact des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur le financement des entreprises du secteur de l’armement. Ces critères jouent un rôle central dans la réorientation des flux financiers vers des projets et entreprises respectueux des objectifs de développement durable. Toutefois, certaines entreprises du secteur de la défense, essentielles à l’autonomie stratégique de la France, expriment des difficultés croissantes pour accéder aux financements, en raison de la manière dont ces critères ESG leur sont appliqués. La base industrielle et technologique de défense (BITD) se retrouve en effet souvent pénalisée par les établissements financiers, qui peuvent interpréter leurs activités comme étant incompatibles avec les objectifs de durabilité et de responsabilité. Cette situation pourrait potentiellement nuire à la compétitivité du secteur de la défense et à l’indépendance stratégique de la France, en restreignant l’accès à des financements nécessaires à leur modernisation et leur développement. La situation est d’autant plus critique au regard du réarmement général du monde. Or la Banque de France, à travers l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), supervise les institutions financières en matière de gestion des risques climatiques et de conformité avec les critères ESG. Dans ce cadre, elle lui demande d’étudier les pistes d’assouplissement des critères ESG en faveur du BITD français sous forme de rapport. De façon générale, elle lui demande quel rôle la Banque de France pourrait jouer pour garantir un meilleur équilibre entre les critères ESG et les besoins de financement des entreprises de défense.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4342</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réglementation en matière de finance durable ne comprend aucune disposition désincitant le financement du secteur de la défense, au-delà bien évidemment des armes interdites. Le ministère de l’économie, des finances de la souveraineté industrielle et numérique (MEFSIN) et le ministère des armées (MINARM) ont travaillé ensemble ces dernières années pour assurer que les armes controversées soient définies de manière limitative dans la réglementation, afin d’éviter toute divergence d’interprétation. Dans la réglementation européenne ESG récente (SFDR, CSRD, lignes directrices de l’Autorité européenne des marchés financiers sur les noms des fonds), les armes controversées contiennent ainsi quatre types d’armes uniquement, interdites par des conventions internationales signées par la France : mines anti-personnel, armes chimiques, armes biologiques, armes à sous-munitions. Le MEFSIN et le MINARM plaident pour l’utilisation du terme « armes interdites » plutôt que celui d’ « armes controversées », afin de mieux refléter cette approche. Toutefois, il existe des entreprises financières qui appliquent, indépendamment des exigences de la réglementation, des exclusions plus larges du secteur de la défense. Accélérer le changement des pratiques est un des objectifs du dialogue de place initié le 20 mars par le Gouvernement. De nombreux établissements financiers français ont rappelé à cette occasion les changements récents et importants déjà opérés dans leur politique de financement. Par ailleurs, la Commission européenne a publié le 19 mars son Livret blanc sur la défense. Elle évoque la possibilité d’apporter des clarifications additionnelles relatives à la compatibilité entre le cadre ESG et le financement de la défense, qui pourraient être proposées à l’occasion de la révision du règlement SFDR. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé poursuivre activement ses contributions à ces travaux normatifs européen visant à garantir que la réglementation en matière de finance durable n’oppose aucun obstacle indu au financement de la défense.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4856</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4342</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Midy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Motifs de rejet des demandes de remboursement immédiat du CIR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4856. — 11 mars 2025. — M. Paul Midy attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’application du II de l’article 199 ter B du code général des impôts, relatif au remboursement immédiat du crédit d’impôt recherche (CIR). Selon cette disposition, certains contribuables, tels que les PME, les jeunes entreprises innovantes (JEI) ou les entreprises en difficulté, peuvent bénéficier d’un remboursement immédiat de leur créance de CIR. Cependant, il est observé que l’administration fiscale rejette fréquemment les demandes de remboursement de ces entreprises, souvent sans fournir de motivation explicite ni de base légale sur laquelle s’appuyer pour justifier ces refus. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les autres bases légales sur lesquelles l’administration fiscale pourrait fonder ces rejets. Dans le cas où aucune base légale ne serait invoquée, il lui demande comment l’administration fiscale prévoit de respecter les obligations prévues par le II de l’article 199 ter B du code général des impôts, notamment en ce qui concerne le remboursement immédiat des créances de CIR pour les contribuables éligibles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4342</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En principe, la créance de crédit d’impôt en faveur de la recherche est imputée sur l’impôt sur les bénéfices dû au titre de l’année au cours de laquelle les dépenses ont été engagées et son remboursement n’intervient qu’à l’expiration d’une période de trois années suivantes celle au cours de laquelle elle a été constatée. Par exception, certaines entreprises (petites et moyennes entreprises, les entreprises nouvelles, les jeunes entreprises innovantes, les entreprises en difficulté) peuvent demander un remboursement immédiat de leur créance de crédit d’impôt recherche, en application du II de l’article 199 ter B du code général des impôts. Cette demande, comme toute demande de remboursement d’un crédit d’impôt, constitue une réclamation contentieuse, qui doit être traitée dans un délai de six mois suivant la date de présentation de la demande (article R* 198-10 du livre des procédures fiscales). Dans le cadre du plan d’actions portant simplification de la vie économique présenté le 24 avril 2024, le Gouvernement a fixé à l’administration l’objectif d’atteindre un traitement des deux tiers des restitutions des créances de crédit d’impôt recherche dans un délai de moins de trois mois. L’instruction de la demande nécessite, outre l’examen de la recevabilité en la forme, a minima un contrôle formel et de cohérence de la part de l’administration, ainsi que l’obtention d’informations complémentaires le cas échéant. L’administration doit également examiner la qualité de l’entreprise pouvant prétendre à la demande de remboursement immédiat. L’analyse de ces demandes de remboursement est fondée sur les dispositions légales et réglementaires relatives au crédit d’impôt recherche, dans le respect des dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux réclamations contentieuses. Ces principes étant rappelés, il ne peut être répondu de manière plus précise à l’auteur de la question sur la situation particulière d’une entreprise en l’absence d’identification des difficultés rencontrées. Par ailleurs, il existe des procédures de rescrit spécifiques relatives aux dépenses éligibles au crédit d’impôt recherche et à la qualification de jeune entreprise innovante (3°, 3° bis et 4° de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales), qui permettent de sécuriser la situation des entreprises au regard de ces deux sujets et qui sont de nature à conforter leurs demandes de remboursement immédiat des créances de crédit d’impôt recherche. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche met également à la disposition des entreprises un modèle de dossier justificatif présentant les travaux de recherche et de développement ainsi que les dépenses exposées au titre du crédit d’impôt recherche, qui est de nature à faciliter l’instruction des demandes de remboursement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4858</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4343</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression de l’avantage CIR pour l’embauche des jeunes doctorants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4858. — 11 mars 2025. — Mme Christine Arrighi alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression, dans la loi de finances, de l’avantage fiscal lié à l’embauche d’un jeune doctorant dans le cadre du crédit impôt recherche (CIR). Jusqu’ici, ce dispositif permettait aux entreprises de bénéficier d’une prise en charge à 100 % du salaire des doctorants affectés à des activités de recherche, favorisant ainsi leur insertion professionnelle et la dynamique d’innovation des entreprises. Si le CIR fait l’objet de débats récurrents quant à son efficacité et à son équité, notamment vis-à-vis des grandes entreprises, cette mesure spécifique représentait un levier essentiel pour l’emploi des jeunes chercheurs et un soutien particulièrement pertinent pour les PME et les bureaux d’études. Alors que les débouchés académiques se restreignent, la suppression de cet avantage risque d’accentuer les difficultés d’insertion des jeunes doctorants, pourtant détenteurs d’un bagage de très haut niveau, tout en privant les entreprises innovantes d’un accès facilité à ces compétences stratégiques. Par ailleurs, d’autres ajustements du CIR auraient pu être envisagés pour en améliorer l’équité et l’efficacité, notamment en différenciant davantage les mesures selon la taille des entreprises ou en s’attaquant à certaines pratiques contestables, comme le recours quasi obligatoire à des cabinets d’accompagnement, dont les prestations, parfois discutables, ponctionnent jusqu’à 12,5 % des montants obtenus. Aussi, elle lui demande de préciser les justifications de cette suppression et d’indiquer si le Gouvernement envisage des dispositifs alternatifs pour encourager l’embauche des jeunes doctorants, notamment au sein des PME et des structures de recherche appliquée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4343</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une évaluation réalisée par France Stratégie courant 2018 soulignait une faible efficacité : si le dispositif a des effets significatifs sur la vitesse d’accès à l’emploi, il ne semble pas permettre une augmentation sensible du taux d’accès à la R&amp;D des jeunes docteurs, trois ans après la thèse – sauf pour les docteurs qui possèdent aussi un diplôme d’ingénieur. Cette étude souligne également que la qualité des emplois dans la R&amp;D, telle qu’elle est perçue par les docteurs, semble s’être légèrement dégradée dans le sillage de la création du dispositif Jeunes Docteurs en 2007, pouvant ainsi traduire un potentiel effet d’aubaine. D’autres dispositifs existent pour soutenir l’innovation au sein des petites structures. Les PME ayant embauché des jeunes docteurs pour mener des travaux de R&amp;D peuvent toujours bénéficier du crédit d’impôt recherche (CIR), et ce à hauteur de 30 %, et/ou du crédit d’impôt innovation (CII), à hauteur de 20 %. De plus, elles bénéficient durant leurs 8 premières années du dispositif jeunes entreprises innovantes (JEI), qui exonèrent les emplois liés à la R&amp;D de cotisations sociales si leurs dépenses dans ce domaine dépassent 20 %. Par ailleurs, elles sont vivement encouragées à s’adresser à leur direction régionale Bpifrance, qui pourra les accompagner grâce à une gamme d’outils de financement bancaire et subventionnel. Ces outils bénéficient de dotations budgétaires de l’État, portées par la mission France 2030. Des réflexions sont par ailleurs en cours pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes docteurs. Trois axes sont tout particulièrement étudiés par le Gouvernement, et ce à la lumière de plusieurs rapports remis récemment sur ces sujets. D’une part, le renforcement et la simplification des modalités d’implication des chercheurs en entreprise, avec un effort de sensibilisation des jeunes chercheurs à l’entreprenariat et aux activités de recherche en entreprise. D’autre part, la prise en compte effective des projets entrepreneuriaux dans la carrière des chercheurs. Enfin, le soutien aux établissements favorisant la mobilité de leurs chercheurs en entreprise.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4881</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4343</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dégrèvement taxe d’habitation logements meublés soumis CFE location saisonnière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4881. — 11 mars 2025. — M. Frédéric Falcon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le dégrèvement de la taxe d’habitation pour les propriétaires bénéficiant du statut de loueur meublé professionnel. Les propriétaires disposant du statut de loueur en meublé professionnel acquittent la cotisation foncière des entreprises (CFE), calculée en fonction de la valeur locative des locaux utilisés pour l’exercice de leur activité professionnelle. Par conséquent, ils sont exonérés de la taxe d’habitation. Or dans son interprétation, il semble que l’administration fiscale impose également à certains propriétaires jouissant du statut de LMP la taxe d’habitation sur les logements concernés, notamment ceux loués dans un cadre saisonnier, sous prétexte que ces derniers pourraient être occupés occasionnellement par leurs propriétaires au titre d’une résidence secondaire. Il lui demande de clarifier la position de son administration sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4344</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est due pour tous les locaux meublés d’habitation autre qu’à titre principal, même s’ils sont par ailleurs imposables au titre de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel n’y sont pas soumis. L’habitation personnelle s’entend comme tout local occupé par le contribuable ou dont il se réserve l’usage comme habitation principale ou secondaire. Lorsqu’au cours de l’année, des locaux meublés sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est au soin du propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance. Dans ce cas, il est donc soumis à la THRS.  Lorsque le propriétaire donne en location saisonnière un bien, il doit le déclarer en ligne. Si le propriétaire indique en conserver la jouissance, il est imposé de la THRS, selon les modalités d’imposition en vigueur depuis 2023. Si un redevable demande à être dégrevé de la THRS, il doit établir qu’il a mis en location son bien pour l’année entière et n’a pas pu en disposer en dehors de ces périodes. Cette démarche est soumise à des critères exigeants, puisqu’elle est soumise à l’existence d’un engagement juridiquement contraignant empêchant le propriétaire de disposer du bien à quelque moment de l’année que ce soit. Ainsi, il doit produire, pour chaque année et pour chaque bien loué : l’éventuelle déclaration de la mise en location meublée du bien auprès de la commune ; un décompte des jours de location effectués auprès de chacune des plateformes numériques utilisées et un récapitulatif des locations, ce qui permet souvent que la taxe de séjour correspondante soit collectée et reversée à la commune par la plateforme de réservation habilitée par le propriétaire à percevoir cette taxe ; le mandat de location ou la convention conclue avec chaque prestataire de services en ligne, signé avant le début de l’année d’imposition, pour déterminer l’intention du propriétaire au 1er janvier ; tout autre justificatif permettant d’établir que le propriétaire a entendu dédier son bien exclusivement à la location meublée de courte durée pour toute l’année. Ces éléments seront rappelés aux services de la direction générale des finances publiques (DGFIP) qui seront amenés à traiter les réclamations contentieuses. Enfin il est rappelé que dans les zones France ruralités revitalisation, les communes peuvent, sur délibération (CGI, article 1414 bis), exonérer de THRS les meublés de tourisme classés dans les conditions prévues à l’article L. 324-1 du code du tourisme et les chambres d’hôtes au sens de l’article L. 324-3 du même code. Cette exonération n’est accordée qu’à raison de la superficie affectée aux locaux classés meublés de tourisme ou à la chambre d’hôtes, et non pour l’ensemble de la propriété bâtie. Les locaux dont l’utilisation est commune à l’occupant en titre et à l’activité touristique – notamment les pièces et accès partagés dans une chambre d’hôte – ne sont pas exonérés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5005</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4344</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assurance des conducteurs mineurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5005. — 18 mars 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’assurance des conducteurs mineurs. Depuis le 1er janvier 2024, l’âge minimal pour passer le permis de conduire a été abaissé à 17 ans. Cependant, cette mesure soulève des difficultés pratiques, en particulier en ce qui concerne l’assurance des jeunes conducteurs. Ils et elles se heurtent effectivement à un obstacle majeur lorsqu’il s’agit de souscrire à une assurance automobile. En effet, en vertu du cadre légal, un mineur ne peut pas contracter un contrat d’assurance de manière indépendante. Certaines assurances refusent d’assurer les conducteurs mineurs, d’autres acceptent puis se rétractent, d’autres encore appliquent des tarifs élevés et des surprimes dissuasives pour les conducteurs. Par ailleurs, ce sont les parents, ou tuteurs légaux qui doivent souscrire à un contrat au nom du mineur, situation qui soulève par ailleurs des questions juridiques en cas d’infractions graves. Ces difficultés démontrent un décalage important entre la volonté de rendre le permis accessible plus tôt, ce qui peut être extrêmement utile dans certains territoires ruraux ou périurbains notamment, sans services de transports publics adaptés, et la réalité des démarches administratives et assurantielles qui incombent aux jeunes conducteurs. Ainsi, elle souhaiterait connaître les actions et mesures spécifiques que le Gouvernement envisage de mettre en place pour faciliter l’accès à l’assurance automobile pour les jeunes conducteurs mineurs et assurer une meilleure concertation avec les assureurs pour éviter ces situations contradictoires et préjudiciables au droit à la mobilité, également, des jeunes ruraux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4344</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2023, la Première ministre a annoncé l’abaissement de l’âge de passage du permis de conduire à 17 ans à compter du 1er janvier 2024. Cette mesure reposait principalement sur des considérations socio-économiques. Elle était destinée à favoriser la mobilité des jeunes, en particulier dans les zones rurales moins bien desservies en transport en commun, ainsi que leur insertion dans l’emploi. En effet, l’obtention du permis est, dans de nombreux cas, une condition requise pour accéder au monde du travail. Les mineurs, qui ne disposent pas de leur pleine capacité juridique, ont recours à leur représentant légal (un parent, dans la majorité des cas) pour souscrire un contrat d’assurance. Dans ce cadre, le représentant légal contracte une garantie au nom et pour le compte du mineur. Cette pratique existait déjà avant l’abaissement du permis à 17 ans, notamment pour des contrats d’assurance de deux-roues relevant du permis « A1 » soumis à obligation d’assurance ou encore d’engins de déplacement personnel motorisé (trottinette électrique). Alternativement, le représentant légal peut inclure un jeune conducteur sous son propre contrat d’assurance. Dans ce cadre, le mineur est considéré comme un « conducteur secondaire » dans le contrat. En France et dans l’Union européenne, la tarification des polices d’assurance est libre. La liberté tarifaire a pour objectif de favoriser la concurrence par les prix entre assureurs et proposer aux consommateurs des polices au meilleur prix, en faveur du consommateur, particulier ou professionnel. En outre, la fixation du prix d’un produit d’assurance dépend de sa sinistralité et des caractéristiques du portefeuille de clients des assureurs (moins le portefeuille est diversifié, moins la mutualisation des risques est possible et plus les tarifs sont élevés). Elle est par conséquent propre à chaque assureur, ce qui contribue à expliquer certaines différences de prix entre produits d’assurance similaires. Toutefois, des mécanismes d’encadrement existent pour protéger les assurés contre des niveaux de primes trop élevés. Le code des assurances encadre ainsi le taux de la « surprime » des jeunes conducteurs, qui ne peut être supérieure au double de la prime de référence lors de la première année de contrat ou à 50 % pour les conducteurs ayant effectué une période de conduite accompagnée. Par ailleurs, toute personne ne parvenant à souscrire d’assurance obligatoire automobile auprès d’un assureur peut solliciter le bureau central de tarification (BCT) pour bénéficier d’une couverture afin d’être en régularité avec la loi. Compte-tenu de la faible profondeur voire de l’absence d’historique de sinistralité des nouveaux conducteurs (absence du « bonus » auto), la tarification des primo-contractants est supérieur à la moyenne. En outre, les jeunes présentent un profil de risque supérieur aux conducteurs expérimentés (34 % des conducteurs impliqués dans un accident corporel en 2021 avaient moins de 30 ans par exemple), ce qui explique également un niveau de prime élevé. Cependant, le Gouvernement restera attentif à l’évolution des prix afin de garantir que l’assurance reste accessible et abordable pour tous les Français, et en particulier les jeunes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5053</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4345</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Nouvelle TVA sur les chaudières THPE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5053. — 18 mars 2025. — M. Éric Michoux* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nouvelle hausse de la TVA sur les chaudières à très haute performance énergétique (THPE) prévue dans la loi de finances pour 2025. La hausse de 14.5 % de la TVA inquiète les professionnels du bâtiment. Elle fait craindre aux entreprises et aux consommateurs une augmentation conséquente de la facture. Dans un secteur touché de plein fouet par la crise économique actuelle, cette décision risque de contribuer au retour du travail dissimulé. D’autre part, la hausse de la TVA sur les chaudières à très haute performance énergétique est interprétée comme un mauvais signal vis-à-vis des équipements les plus performants et donc les moins polluants. Le chauffage au gaz permet de diversifier le mix énergétique du pays en utilisant une énergie moins émettrice de CO2 et qui favorise l’économie circulaire. Il souhaite donc savoir quelles sont les intentions du Gouvernement concernant l’évolution la TVA sur les chaudières à très haute performance énergétique et plus particulièrement s’il compte engager une discussion avec les professionnels du chauffage et du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5300</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4345</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse de la TVA sur l’installation des chaudières de gaz à condensation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5300. — 25 mars 2025. — M. Antoine Villedieu* alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse de la TVA sur l’installation des chaudières de gaz à condensation. En effet, une première hausse a eu lieu le 1er janvier 2025, faisant croître le taux de 5,5 % à 10 % avant de passer, en application de la loi de finances, de 10 % à 20 % dès le 1er mars 2025. Il s’agit d’un signal désastreux envoyé aux professionnels de la filière mais également aux consommateurs de revenus modestes qui subiront les répercussions de cette décision à travers la hausse moyenne de 14,5 % de leur facture de fourniture et de pose d’équipement. C’est aussi un coup de canif porté aux investissements financiers importants réalisés depuis de nombreuses années dans ce secteur afin que le gaz vert puisse alimenter les réseaux de distribution alors même que les différents gouvernements se sont toujours prononcés dans leurs discours en faveur de solutions durables à coûts maîtrisés pouvant sécuriser le mixte énergétique de la France. Ainsi, il lui demande s’il compte ouvrir une concertation avec les représentants de la filière afin de trouver une solution pour permettre que l’énergie vertueuse retrouve toute sa place dans la transition énergétique et que des entreprises spécialisées puissent continuer leur activité dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4346</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE) et plus particulièrement de la directive 2006/112/CE du conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). L’application de taux réduits de la TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévus mentionnées à l’annexe III de la directive susmentionnée. Depuis l’adoption de la directive (UE) du 24 avril 2024 relative à la performance énergétique des bâtiments, à compter du 1er janvier 2025, les États membres de l’UE ne sont plus autorisés à accorder d’incitation financière, tel qu’un taux réduit de TVA, à l’installation de chaudières autonomes utilisant des combustibles fossiles. En conformité avec cette directive, l’article 32 de la loi de finances pour 2025 exclut l’application des taux réduits de 5,5 % et 10 % de la TVA aux travaux comprenant la fourniture ou l’installation d’une chaudière utilisant des énergies fossiles, telles les chaudières au gaz ou au fioul, que ce soit une chaudière standard, à basse température, à micro-cogénération ou à haute ou très haute performance énergétique, réalisés à compter du 1er mars 2025. Ces équipements relèvent désormais du taux normal de la TVA. La mesure ne s’applique cependant pas aux travaux de fourniture et d’installation ayant fait l’objet d’un devis établi, accepté par les deux parties et ayant donné lieu à un acompte encaissé avant le 1er mars 2025. Il en résulte notamment que la mesure ne s’applique pas lorsqu’un devis émis et signé avant le 1er mars 2025 a donné lieu à la remise, à titre d’acompte, d’un chèque par le client à l’entreprise de travaux avant cette date. La circonstance que ce chèque soit endossé et remis par cette dernière à sa banque postérieurement à cette date est sans incidence. En outre, les prestations d’entretien et de réparation des chaudières à énergie fossile réalisées à compter du 1er mars 2025 restent soumises au taux réduit de la TVA de 5,5 % en application de l’article 278-0 bis A du code général des impôts (CGI) lorsqu’elles portent sur un équipement respectant les critères prévus par l’arrêté du 4 décembre 2024 pris pour l’application de ce dispositif et au taux intermédiaire de la TVA de 10 % lorsqu’elles respectent les conditions prévues par l’article 279-0 bis du même code. De manière plus générale, l’adoption de cette mesure s’inscrit dans un objectif global de réponse aux problématiques de qualité du parc des logements et aux enjeux climatiques et s’inscrit pleinement au sein d’autres dispositifs incitatifs allant dans ce sens tel que le dispositif « MaPrimeRénov’ ». À cet égard, en 2025, le Gouvernement a prévu de continuer de soutenir à hauteur de 2,1 Md€, dans le cadre de ce dispositif, les rénovations performantes. Pour compenser la hausse de TVA sur la fourniture et l’installation des chaudières à énergies fossiles, il maintient et renforce la prime « Coup de pouce chauffage », qui permet de financer le remplacement d’une chaudière fonctionnant au gaz, au fioul ou au charbon par un équipement plus performant et utilisant une énergie renouvelable. Enfin, et pour l’ensemble de ces raisons, il n’envisage pas d’engager une concertation avec les professionnels du secteur du chauffage et du bâtiment sur cette problématique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5088</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4346</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des entreprises contre la concurrence déloyale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5088. — 18 mars 2025. — M. Laurent Jacobelli interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de protection dans l’exercice de certaines activités commerciales, pouvant constituer un risque de concurrence déloyale. L’entreprise Odometric SA présente sur sa circonscription en est un exemple : Ce bureau d’étude spécialisé dans l’analyse olfactive exerce son activité soumise à une obligation d’accréditation selon la norme ISO 17025, valable en Belgique et au Luxembourg, à l’exception de la France. Il s’interroge sur l’absence de protection en France pour les entreprises telles que Odometric face à d’éventuels concurrents ne respectant pas les mêmes normes. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le besoin de reconnaissance de ce type d’entreprise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4346</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), la réglementation précise que « les mesures dans l’air à l’émission sont réalisées par un laboratoire accrédité selon la norme NF EN ISO/IEC 17025 par le Comité français d’accréditation ou par un organisme signataire de l’accord multilatéral pris dans le cadre de la Coordination européenne des organismes d’accréditation ». S’agissant des odeurs et pour les secteurs industriels plus particulièrement concernés, il est fait mention de la norme NF EN 13725 relative à la détermination de la concentration d’une odeur par olfactométrie dynamique, ou de toute autre méthode considérée comme équivalente. Ainsi, l’entreprise mentionnée, comme les autres entreprises concurrentes exerçant la même activité, doivent être accréditées par le Comité français d’accréditation ou par un organisme signataire de l’accord multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4347</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fraudes à la TVA sur les plateformes d’e-commerce</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5222. — 18 mars 2025. — M. Manuel Bompard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur les enquêtes concernant la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pratiquée par les entreprises de l’ e-commerce, notamment les plus grandes d’entre elles. En novembre 2019, un rapport de l’IGF montrait que 98 % des entreprises étrangères sur les plateformes de e-commerce fraudaient la TVA. Cela représentait un manque à gagner d’environ 5 milliards d’euros en 2019. Le parquet national financier en avait été informé en 2018 par la direction nationale des enquêtes fiscales. Quelles ont été les suites de ces signalements, des procédures judiciaires ont-elles été engagées ? La cadre législatif a évolué en 2020 en permettant d’obliger les plateformes à établir des correctifs lorsque des situations de fraude des vendeurs sont soupçonnées et en dernière extrémité de rendre les plateformes solidaires de la TVA dûe. Cela ne garantit aucunement que les pratiques frauduleuses aient disparu. C’est ce qu’a constaté l’Italie en enquêtant sur une grande plateforme d’ e-commerce, soupçonnée d’avoir couvert la fraude de ses vendeurs hors Union européenne et de ne pas avoir payé pour leur compte la TVA comme la loi le prévoit là-bas depuis 2019. Des contrôles ont-ils été diligentés envers les grandes plateformes de e-commerce depuis l’évolution du cadre législatif en 2020 ? Il lui demande, au regard des faits constatés en Italie, de mener des enquêtes approfondies et des investigations semblables sur les comportements de ces plateformes en matière de TVA.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4347</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’essor rapide du commerce électronique depuis une dizaine d’années expose à des risques de fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) générant des pertes de recettes fiscales et de distorsion de concurrence au détriment des opérateurs de bonne foi. L’arsenal législatif a été renforcé et il en est fait pleinement usage : renforcement du régime d’accréditation des représentants fiscaux des sociétés non européennes, extension des cas d’invalidation des numéros de TVA intra-communautaire des opérateurs à risques, déréférencement par les plateformes des entreprises défaillantes et mise en jeu de la solidarité de paiement des plateformes le cas échéant. Ainsi, depuis plusieurs années, l’action de contrôle de la direction générale des finances publiques (DGFIP) dans ce secteur y est particulièrement engagée. Pour ce faire, les services de contrôle s’appuient sur des outils de détection de la fraude, notamment la possibilité de demander aux plateformes les registres de leurs opérations. Depuis le début d’année 2025, la mise en service de la base de données européennes portant sur les paiements transfrontaliers (dite CESOP) offre des capacités renforcées de détection des fraudes à la TVA dans le e-commerce. De nombreuses actions de contrôle ont été engagées ces dernières années, d’autres sont encore programmées pour couvrir des centaines de sociétés sur tout le territoire. Ces contrôles visent notamment les sociétés fictivement domiciliées dans l’Union européenne pour se soustraire à l’obligation de désignation d’un représentant fiscal. Au-delà, des contrôles coordonnés avec les autres États européens sont également en cours, cette coopération étant essentielle pour lutter efficacement contre ce type de fraude. Les résultats de ces actions sont significatifs, en effet les rappels de TVA, effectués par la DGFIP suite à contrôle, atteignent en 2023 un montant d’un peu plus de 2 milliards d’euros, dont près de 300 M€ pour les rappels de TVA à l’international (incluant ceux portant sur le commerce électronique). Ces chiffres sont en hausse constante depuis plusieurs années et suivent la même tendance en 2024. Les invalidations de numéro de TVA intra-communautaire ont par ailleurs doublé en 2024, permettant de limiter la fraude en excluant du marché des vendeurs défaillants. Ces actions de contrôle doivent bien entendu se poursuivre. Elles doivent s’accompagner également d’un nouveau renforcement du cadre juridique au niveau européen, thème que la France soutient très activement afin de sécuriser les recettes de TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5227</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4347</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Contrôles fiscaux - entreprises horticoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5227. — 25 mars 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, au sujet de l’intensification des contrôles fiscaux visant les entreprises horticoles, en particulier la requalification en espaces commerciaux des serres intégrant un espace de vente directe. Cette évolution dans la lecture de l’administration fiscale remet en cause le principe d’exonération jusqu’ici appliqué aux serres en raison de leur lien direct avec l’activité de production agricole. En effet, il semblerait que les services fiscaux contestent de plus en plus le fait que les activités issus de la vente issue de la production de l’entreprise soient le prolongement de l’acte de production, impactant ainsi la fiscalité de l’activité de vente directe sur site. Par conséquent, les redressements engagés entraînent l’assujettissement de ces exploitations à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE), faisant peser une pression fiscale insoutenable sur ces entreprises. Dans certains cas, les montants exigés dépassent la valeur des exploitations concernées, menaçant leur pérennité et risquant de conduire à de nombreuses liquidations judiciaires. Cette situation concerne plus de 1 400 entreprises représentant 25 % du chiffre d’affaires horticole national en 2023 et mettant en péril 3 450 emplois. Si cette nouvelle lecture venait à se généraliser, elle compromettrait un modèle économique fondé sur la vente directe, qui favorise les circuits courts, la consommation locale et le maintien d’emplois non délocalisables. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour clarifier le cadre fiscal applicable aux serres à usage mixte, afin de garantir une interprétation stable et cohérente des dispositions du code général des impôts et d’éviter la fragilisation d’une filière essentielle à l’économie agricole nationale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4348</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), sont exonérés les bâtiments qui servent aux exploitations rurales tels que granges, écuries, greniers, caves, celliers, pressoirs et autres, destinés, soit à loger les bestiaux des fermes et métairies ainsi que le gardien de ces bestiaux, soit à serrer les récoltes (code général des impôts - (CGI) art. 1382, 6°, a). Cette exonération est applicable aux bâtiments qui sont affectés de façon permanente et exclusive à un usage agricole (BOI-IF-TFB-10-50-20-10, § 10). Dès lors, pour l’octroi de l’exonération, seule doit être prise en considération la situation des bâtiments et non la situation de l’exploitant au regard de l’imposition des bénéfices retirés de l’exploitation rurale. C’est ainsi que peuvent bénéficier de l’exonération les bâtiments affectés à un usage agricole par une société à forme commerciale passible de l’impôt sur les sociétés. Inversement, l’exonération ne saurait être étendue à des locaux affectés à un usage non agricole, tels que les locaux affectés à la vente des produits agricoles, quand bien même les revenus tirés de cette activité accessoire seraient imposés dans la catégorie des bénéfices agricoles en application de l’article 75 du CGI. En effet, les locaux utilisés pour vendre une production ne sont pas affectés à des opérations constituant le prolongement d’une activité agricole (BOI-IF-TFB-10-50-20-10 § 200). Toutefois, l’exonération est maintenue si la moyenne des recettes tirées de l’exercice de cette activité accessoire dans un bâtiment au cours des trois années précédant celle de l’imposition n’excède pas 10 % de la moyenne des recettes tirées de l’activité totale réalisée dans ce bâtiment au cours des mêmes années (CGI, art. 1382, 6°, a). De même, lorsqu’un bâtiment inclut des locaux distincts exclusivement utilisés pour un usage non agricole, l’exonération de TFPB est maintenue pour les autres locaux à la condition qu’ils soient affectés de manière permanente et exclusive à un usage agricole (BOI-IF-TFB-10-50-20-10, § 350). En matière de contribution foncière des entreprises (CFE), en application des dispositions de l’article 1450 du CGI, les exploitants agricoles sont exonérés de CFE. Ces derniers s’entendent des exploitants individuels et des personnes morales qui exercent une activité agricole au sens de l’article 63 du CGI. Les opérations de transformation, de conditionnement ou de vente sont susceptibles d’être exonérées de CFE, en tant que constituant le prolongement normal d’une activité agricole, uniquement à la condition que ces opérations portent sur des produits provenant de l’exploitation. Ainsi, les pépiniéristes qui cultivent leurs propres plants en vue de la vente sont considérés comme des exploitants agricoles et exonérés de CFE pour cette activité. Toutefois, l’exonération accordée aux agriculteurs ne s’étend pas aux activités exercées par les intéressés lorsqu’elles présentent un caractère industriel ou commercial au sens de l’article 34 du CGI et de l’article 35 du CGI. Il en est ainsi de la revente, par un pépiniériste, de plants qu’il a achetés auprès de tiers, qui constitue une opération commerciale imposable à la CFE. Les biens passibles de taxe foncière affectés à cette activité commerciale doivent donc être intégrés dans la base d’imposition à la CFE conformément aux dispositions de l’article 1467 du CGI. Par conséquent, l’application ou non d’une exonération aux serres à usage mixte dépend strictement d’une situation de fait.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4348</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Olivia Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision de la terminologie des diamants synthétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5268. — 25 mars 2025. — Mme Olivia Grégoire interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la terminologie relative aux diamants synthétiques contenue dans le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles. L’alinéa 4 de l’article 4 du décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles impose l’usage de l’adjectif « synthétique » pour désigner les pierres dont la fabrication, provoquée totalement ou partiellement par l’homme, reproduit les propriétés physiques, chimiques et la structure cristalline des pierres naturelles. Cette définition large inclut notamment les diamants produits en laboratoire. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en lien avec la direction générale des entreprises (DGE) et la direction générale des douanes et des droits Indirects (DGDDI), a lancé une consultation en juillet 2022 auprès des fédérations professionnelles concernées et des membres du Conseil national de la consommation (CNC). Elle visait notamment à recueillir des avis sur l’intégration de la terminologie « diamant créé en laboratoire », en opposition à l’appellation actuelle « diamant synthétique ». Cette dernière est perçue par certains comme dévalorisante auprès des consommateurs et pourrait désavantager les acteurs français face à des concurrents étrangers utilisant la dénomination « laboratory-grown diamond ». Les réponses obtenues ont majoritairement soutenu le maintien en l’état du décret, malgré une diversité des positions au sein de la filière dont il faut rendre compte. En octobre 2023, la DGCCRF a donc rendu son avis sur cette consultation, annonçant qu’après examen des retours, le décret ne serait pas modifié. Or, dans le secteur de la haute joaillerie, où les clients investissent des sommes considérables, le terme « synthétique » peut être perçu comme un frein à l’achat, influençant ainsi les choix des consommateurs. Il semble donc nécessaire de réévaluer cette terminologie pour s’assurer qu’elle reflète fidèlement les avancées technologiques et les attentes actuelles du marché. Une telle réflexion doit être menée avec une vision politique claire, capable de valoriser l’ensemble de la filière française, y compris le savoir-faire traditionnel, tout en reconnaissant les avantages des innovations modernes. La production de diamants en laboratoire génère en effet des externalités positives remarquables. En réduisant drastiquement l’empreinte écologique associée à l’extraction minière, cette méthode de production s’aligne parfaitement avec les ambitions de transition écologique et de responsabilité environnementale de la France. Rouvrir ce débat permettrait non seulement de soutenir une industrie en évolution, mais aussi de renforcer la compétitivité de produits français sur le marché international, sans dévaloriser nullement le marché du diamant naturel. Mme la députée demande donc à M. le ministre quelle est la position du Gouvernement concernant une éventuelle révision de la terminologie utilisée pour les diamants synthétiques dans le cadre du décret n° 2002-65. Il lui demande si une adaptation permettant l’usage de l’appellation « diamant créé en laboratoire » pourrait être envisagée, afin de mieux refléter les avancées technologiques et de répondre aux attentes des consommateurs, tout en préservant la transparence et la loyauté des transactions commerciales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4349</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la suite de la sollicitation d’un opérateur produisant des diamants synthétiques, la direction générale de la concurrence, de la consomaation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a effectivement organisé en 2022, conjointement avec la direction générale des entreprises (DGE) et la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), une consultation écrite de l’ensemble des professionnels et des associations de consommateurs sur l’évolution éventuelle du décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles. Plus précisément, a été réinterrogée la pertinence du qualificatif réglementaire « synthétique », imposé par l’alinéa 4 de l’article 4 du décret précité, pour désigner certaines « pierres » créées en tout ou partie de la main de l’homme, avec la possibilité de proposer, le cas échéant, une autre expression, telle que « créé en laboratoire ». Près d’une quarantaine d’opérateurs économiques, incluant les organisations professionnelles représentatives, ont répondu à cette consultation. Il est ressorti de l’analyse des réponses reçues qu’une majorité d’acteurs s’est prononcée en faveur du maintien du décret précité en l’état. En conséquence, et faisant suite à des échanges ultérieurs entre administrations ainsi qu’avec des professionnels du secteur, aux positions contrastées, le ministère de l’économie et des finances a arbitré, à l’automne 2023, en faveur de l’absence de modification dudit décret. En l’état, la teneur de ce texte concilie l’intérêt général - qui réside notamment dans la communication au consommateur d’informations utiles, transparentes et pertinentes sur les produits, afin qu’il puisse prendre sa décision d’achat en toute connaissance de cause, en écartant les risques de confusion et de tromperie - et les intérêts particuliers des différents opérateurs économiques (fabricants, importateurs et distributeurs). À noter que ce décret s’applique à toutes les pierres gemmes et perles sans distinction et ne saurait traiter le cas des diamants différemment de celui des rubis ou des émeraudes, par exemple. Par ailleurs, sur le plan écologique, l’affirmation selon laquelle la production de diamants synthétiques serait plus vertueuse que celle des diamants issus de mines est controversée, notamment en raison des procédés très énergivores des installations industrielles utilisées pour produire les diamants de synthèse (qui ne peuvent être fabriqués simplement en « laboratoires »). En toute hypothèse, faire une analyse comparée des deux filières (diamants de synthèse vs diamants naturels) sur le plan environnemental serait extrêmement complexe, car cela nécessiterait de mettre en balance toutes les externalités négatives, et non de prendre en compte uniquement les atteintes directes liées à l’excavation des minerais. Enfin, depuis l’automne 2023, il n’y a pas eu d’évolution notable sur les plans juridique, économique, ou technologique en matière de diamants synthétiques. Dans ces conditions, il n’apparaît pas opportun de rouvrir ce débat récent, ni de remettre en cause l’arbitrage rendu à son issue. Soyez assurée du soutien que la France apporte à la filière industrielle des diamants synthétiques, lesquels ont toute leur place sur le marché, aux côtés des diamants naturels issus de mines. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5348</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4350</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt pour la garde d’enfants hors domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5348. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le crédit d’impôt pour la garde d’enfants hors domicile. En effet, ce crédit d’impôt n’est actuellement ouvert que pour les dépenses effectivement supportées pour la garde des enfants âgés de moins de six ans. Or de nombreux parents continuent d’avoir besoin d’une solution de garde en dehors des heures d’école après que leurs enfants aient passé l’âge de 6 ans. C’est par exemple le cas de certains postes qui nécessitent une garde avant l’école, bien souvent durant la pause méridienne, après l’école, le mercredi ou pendant les vacances scolaires… La garde d’enfants hors domicile est aujourd’hui un poste de dépense très lourd pour de nombreuses familles. Aussi elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant une extension de ce crédit d’impôt aux enfants de plus de dix ans dans une logique de soutien au pouvoir d’achat des familles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4350</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 200 quater B du code général des impôts (CGI), les dépenses effectuées par un contribuable domicilié en France au titre de la garde des enfants âgés de moins de six ans qu’il a à sa charge ouvrent droit, sous certaines limites et conditions, à un crédit d’impôt sur le revenu. Le crédit d’impôt est réservé aux seules dépenses nécessitées par la garde des enfants à l’extérieur du domicile du contribuable (cf. BOI-IR-RICI-300 § 50). Afin de renforcer le soutien apporté aux familles, le plafond annuel du crédit d’impôt pour frais de garde des jeunes enfants a été substantiellement revalorisé par la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023, qui l’a porté de 2 300 € à 3 500 €. En outre, alors que cet avantage fiscal visait, lors de son instauration, à apporter un soutien financier aux contribuables dont les enfants ne sont pas intégrés dans le cycle de la scolarisation obligatoire, que la plupart des enfants débutaient auparavant à l’âge de six ans, les conditions d’application du crédit d’impôt sont restées inchangées en dépit de la baisse de l’âge de l’instruction obligatoire de six à trois ans depuis la rentrée 2019 (article 11 de la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance). Il en résulte que le dispositif est plus avantageux qu’auparavant, en ce qu’il permet aux contribuables de continuer de bénéficier du crédit d’impôt au titre des frais engagés pour la garde d’enfants âgés de trois à six ans, alors que ceux-ci sont scolarisés. Il n’est, dès lors, pas envisagé d’étendre cet avantage fiscal aux frais de garde des enfants âgés de plus de six ans, à plus forte raison dans le contexte budgétaire actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5476</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4350</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Extension du bénéfice du crédit d’impôt Corse au secteur de la pêche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5476. — 1 avril 2025. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité d’étendre au secteur de la pêche le bénéfice du crédit d’impôt investissement Corse (CIIC). En effet, la filière pêche connaît en Corse un déclin préoccupant. En 2005, l’île comptait 230 navires de pêche immatriculés ; ce chiffre n’était plus que de 124 en 2023, soit une baisse de près de 50 %. Cette diminution importante et rapide traduit les difficultés croissantes auxquelles fait face cette activité traditionnelle de l’économie insulaire. Un tel déclin entraîne également des conséquences directes sur l’emploi maritime : la filière, qui employait encore plusieurs centaines de marins embarqués il y a quelques décennies, a vu le nombre d’emplois directs générés par la pêche diminuer de plus de 40 % ces dernières années. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : vieillissement prononcé des effectifs, contraintes réglementaires européennes de plus en plus restrictives et une politique nationale jugée peu adaptée aux spécificités insulaires. Le renouvellement générationnel est particulièrement compromis, puisque plus de 60 % des patrons-pêcheurs corses ont désormais plus de 50 ans. En effet, très peu de jeunes parviennent aujourd’hui à s’installer dans la profession en raison du coût élevé de l’investissement initial, estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros. Acquérir un navire, financer les équipements nécessaires et obtenir les autorisations indispensables représentent ainsi des obstacles majeurs pour les jeunes entrepreneurs disposant de moyens limités. Ce contexte met ainsi en péril la transmission du savoir-faire traditionnel ainsi que la pérennité même de la filière. Actuellement, le CIIC accompagne le développement des entreprises insulaires dans divers secteurs tels que l’industrie, le commerce ou encore le tourisme, en favorisant leurs investissements. Toutefois, le secteur de la pêche en est exclu alors qu’il nécessite des investissements conséquents, que ce soit pour renouveler les flottes, renforcer la sécurité des marins, moderniser les équipements en réponse aux défis environnementaux ou accompagner la transition écologique vers des pratiques durables et respectueuses de l’environnement. Intégrer la pêche professionnelle au dispositif du CIIC représenterait un coût budgétaire marginal pour l’État compte tenu de la taille modeste de la flotte corse. Les bénéfices économiques et sociaux seraient en revanche significatifs : préservation et création d’emplois locaux, maintien du patrimoine maritime, renforcement de la souveraineté alimentaire et accompagnement des jeunes entrepreneurs. Dans ce contexte, il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’élargir le champ d’application du crédit d’impôt investissement Corse à la pêche professionnelle afin de soutenir cette filière en danger.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4351</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application du 1° du I de l’article 244 quater E du code général des impôts (CGI), les petites et moyennes entreprises relevant d’un régime réel d’imposition peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt au titre des investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2027 et exploités en Corse (CIIC) pour les besoins d’une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole, à l’exception de certaines activités expressément exclues par la loi, au nombre desquelles figurent les activités relevant du secteur de la pêche. L’exclusion des activités relevant du secteur de la pêche du champ du CIIC résulte de l’encadrement européen sous lequel ce dispositif fiscal est placé. En application du V de l’article 244 quater E du CGI, le bénéfice du CIIC est subordonné au respect de l’article 14 du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité (RGEC). Or, le a) du 3 de l’article 1er du RGEC dispose que ce règlement ne s’applique pas aux aides à l’investissement octroyées dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture en dehors des régions ultrapériphériques (c’est-à-dire, pour ce qui concerne la France, les départements d’outre-mer et Saint-Martin). Compte tenu des contraintes juridiques posées par le droit européen, le Gouvernement n’entend pas ouvrir le champ d’application du CIIC au secteur de la pêche professionnelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5487</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4351</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Tarif des assurances pour les jeunes conducteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5487. — 1 avril 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût élevé des assurances automobiles pour les jeunes conducteurs. L’application systématique d’une surprime, calculée en fonction de l’âge et du type de véhicule, alourdit considérablement leur cotisation. Bien qu’elle diminue progressivement en l’absence de sinistre et disparaisse après deux années sans accident responsable, cette charge reste un frein important, notamment pour les jeunes en insertion professionnelle ou en études. De surcroît, la surprime peut se cumuler avec les effets du bonus-malus en cas de sinistre, rendant le coût de l’assurance encore plus contraignant. Face à ces difficultés, de nombreux jeunes conducteurs peinent à s’assurer ou reportent l’achat d’un véhicule alors même que la mobilité est un enjeu crucial pour accéder à l’emploi ou à la formation. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin d’atténuer l’impact financier de l’assurance automobile pour les jeunes conducteurs. Il l’interroge sur la possibilité d’engager une concertation avec les acteurs concernés en vue d’une révision du dispositif de surprime ou de la mise en place d’aides spécifiques. Enfin, il souhaite connaître les conditions et le calendrier envisagés pour une telle concertation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4351</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’application d’une surprime est encadrée par le code des assurances (article A 121-1-1) afin de protéger les assurés contre des niveaux de primes trop élevés. Cependant, elle est laissée libre à l’appréciation de l’assureur. Aussi un assureur peut choisir de ne pas l’appliquer suivant sa politique commerciale et la négociation exercée par les deux contractants lors de la souscription du contrat. L’assureur peut appliquer une surprime lors de la souscription du contrat auto dans deux cas : le conducteur dispose d’un permis depuis moins de 3 ans (jeune conducteur) ou le conducteur dispose d’un permis depuis plus de 3 ans, mais n’a pas été assuré depuis plus de 3 ans (conducteur inexpérimenté). La surprime est calculée par l’application d’un pourcentage à la cotisation de base, soit 100 % la première année. Elle est dégressive en l’absence de sinistre et diminue de moitié chaque année sans accident impliquant la responsabilité du conducteur. Elle disparaît au terme de 3 années complètes d’assurance sans accident responsable. En outre, le pourcentage de la majoration est abaissé en cas de formation anticipée d’apprentissage de la conduite : elle est de 50 % de la cotisation de référence la première année, de 25 % la 2ème année, de 12 % la 3ème année et disparaît au terme de 3 années sans sinistre impliquant la responsabilité du conducteur. Statistiquement, les jeunes conducteurs ont plus de probabilités d’avoir un sinistre responsable ou des comportements dangereux au volant : vitesse excessive, consommation de produits interdits ou utilisation du téléphone au volant sont des facteurs d’aggravation de risque. Par exemple, 34 % des conducteurs impliqués dans un accident corporel en 2021 avaient moins de 30 ans. En outre, l’absence d’historique de sinistralité des nouveaux conducteurs présente aussi une aggravation du risque. Ainsi, pour un assureur, le risque à couvrir s’avère plus important si le bénéficiaire est un novice ou n’a pas conduit depuis longtemps. C’est pourquoi le code des assurances permet aux compagnies d’assurance d’appliquer une surprime pendant les trois premières années, différentiée suivant le profil du conducteur : jeune conducteur avec conduite accompagnée ou jeune conducteur sans conduite accompagnée. Pour limiter la surprime, il est tout d’abord indispensable de comparer les assurances auto jeune conducteur puisque certaines compagnies n’appliquent pas la surprime. De même, certaines assurances se sont spécialisées afin d’offrir des tarifs avantageux aux jeunes conducteurs. Pour un jeune conducteur, le choix de l’assureur de ses parents permet aussi dans de nombreuses situations de négocier plus facilement et de faire baisser les tarifs en minimisant et mutualisant les risques pour la compagnie d’assurance. En outre, le choix de la voiture est un élément déterminant dans le prix de l’assurance pour un jeune conducteur. Les compagnies préfèrent assurer un véhicule peu puissant aux mains d’un jeune conducteur. En conséquence, la prime sera moins importante mais il sera aussi plus facile de choisir un assureur. La conduite accompagnée permet aussi de réduire le risque et, substantiellement, le montant de la surprime, ce choix-là peut donc être anticipé par les parents et le jeune conducteur. Par ailleurs, toute personne ne parvenant à souscrire d’assurance obligatoire automobile auprès d’un assureur peut solliciter le Bureau central de tarification (BCT) pour bénéficier d’une couverture minimale en responsabilité civile afin d’être en régularité avec la loi. Le Gouvernement a engagé des discussions avec les acteurs de place afin de favoriser l’accès des jeunes conducteurs à l’assurance automobile et il reste attentif à la stricte application de la surprime jeune conducteur ainsi qu’à l’évolution des prix en matière d’assurance automobile dédiée aux jeunes conducteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5491</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4352</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation critique d’une entreprise essentielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5491. — 1 avril 2025. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante de la société AXS, située à Torvilliers dans l’Aube. Cette entreprise, spécialisée dans les interventions en milieu complexe, joue un rôle essentiel dans la réalisation de chantiers d’envergure à travers la France, contribuant ainsi à la préservation du patrimoine culturel. Grâce à son expertise, la remise en place des ailes du Moulin Rouge est possible et AXS a également travaillé sur des projets emblématiques tels que l’Arc de triomphe, l’Arche de la Défense, ainsi que sur diverses cathédrales dont celle de Notre-Dame de Paris, le Panthéon, Matignon, le ministère de l’intérieur, le ministère des finances ou le Sénat. Malheureusement, AXS se trouve actuellement dans une situation critique. L’entreprise a subi une perte d’activité significative en raison des impacts économiques liés aux Jeux Olympiques en France, ce qui a eu des répercussions néfastes sur son volume d’affaires et sur l’emploi de ses salariés, qui portent fièrement les couleurs de la nation sur leurs tenues de travail. La société a investi de manière importante pour maintenir son activité, mais elle est désormais dans l’incapacité de trouver des solutions financières viables. Malgré ses efforts pour obtenir un prêt de 160 000 euros, nécessaire à la finalisation d’un plan d’apurement, elle a essuyé des refus de la part des institutions financières. La Banque publique d’investissement (BPI) avait initialement manifesté un intérêt pour soutenir l’entreprise, mais des incidents récents signalés par la Banque de France ont suscité des inquiétudes quant à sa viabilité financière. AXS pourrait dupliquer son savoir-faire dans d’autres grandes métropoles françaises, mais la situation actuelle ne lui permet pas d’envisager cette expansion. Mme la députée demande donc à M. le ministre de bien vouloir examiner cette situation d’urgence et de considérer les actions possibles pour soutenir AXS et préserver les emplois qu’elle représente. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4352</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation de l’entreprise AXS, située dans votre territoire, est préoccupante. En effet, l’entreprise composée de cinq salariés à la fin de l’année 2024 se retrouve actuellement confrontée à des difficultés économiques, et ce en raison d’une perte significative d’activité et de marchés. Sa viabilité financière est menacée par des incidents bancaires et se posent aussi des problématiques de trésorerie – des impayés rapportés par la banque de France, ainsi que des rejets de TVA annoncés par la direction départementale des finances publiques (DDFiP) en décembre 2024 et janvier 2025. Cela étant, il est nécessaire d’explorer toutes les voies de soutien ou de médiation existantes en vue de stabiliser la situation de l’entreprise AXS. Dans un premier temps, il est envisageable de saisir le comité départemental d’examen des difficultés des entreprises (CDED 10) en lien avec la DDFiP, afin d’examiner l’éventualité d’une orientation vers la commission des chefs de services financiers (CCSF). Le Gouvernement vous invite à contacter M. Friedlander (philippe.friedlander@dgfip.finances.gouv.fr). En parallèle, l’entreprise pourrait recourir à la médiation du crédit proposée par la banque de France, afin d’étudier les possibilités de modulation des conditions sur d’éventuels prêts ou des remboursements en cours, auprès de Monsieur Alain Piat (alan.piat@banque-france.fr). Il pourrait être utile d’orienter l’entreprise vers des établissements bancaires de financement à court terme, susceptibles de lui apporter un soutien temporaire si besoin.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5514</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4353</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Contraventions majorées sans prévention</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5514. — 1 avril 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique des contraventions qui, dans certains cas, aboutissent à une amende majorée sans que les citoyens concernés n’aient été préalablement informés de leur infraction. Malgré la digitalisation de l’administration et l’émergence d’outils de plus en plus sophistiqués, de nombreux dysfonctionnements persistent. Il arrive encore trop souvent que certains contrevenants reçoivent une amende majorée ou soient directement sanctionnés financièrement sans avoir jamais reçu la première notification de leur infraction, en contradiction avec le principe du contradictoire garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et le droit à un recours effectif prévu par l’article 13 de cette même convention. En principe, l’avis de contravention doit être notifié au titulaire du certificat d’immatriculation afin qu’il puisse contester l’infraction ou s’acquitter de l’amende dans les délais impartis. Cependant, dans la pratique, des citoyens se retrouvent confrontés à une absence totale d’information, ne recevant ni l’avis initial, ni les relances prévues avant la majoration, comme l’exige l’article R. 49-7 du code de procédure pénale. Si des moyens de recours existent, ils se révèlent souvent inefficaces ou inadaptés. Les usagers verbalisés, qui n’ont parfois pris connaissance de leur infraction que plusieurs mois après l’avoir commise, sont contraints de payer une contravention d’un montant largement supérieur à l’amende initiale qui ne leur a pourtant jamais été notifiée, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de défiance à l’égard de l’administration. Aussi, il souhaiterait savoir comment il compte perfectionner ces procédures afin que les citoyens soient systématiquement informés de leurs infractions avant toute majoration. Il souhaiterait également savoir si des améliorations du processus de contestation et de recours sont envisagées de manière à ne pas laisser des contrevenants sans réponse. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4353</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsqu’une infraction au code de la route est constatée, notamment par un dispositif de contrôle automatisé (radars et dispositifs feux rouges), un avis de contravention est envoyé directement au titulaire du certificat d’immatriculation à l’adresse figurant dans le système d’Immatriculation des véhicules (SIV).  La distribution effective de l’avis peut être compromise en cas d’inexactitude de cette adresse, par exemple suite à un changement d’adresse non signalé, bien qu’il s’agisse d’une obligation réglementaire fixée par l’article R. 322-7 du code de la route.  En ce cas, l’usager est privé de la possibilité de payer son amende dans le délai du paiement minoré, et peut in fine à défaut de paiement faire l’objet d’une saisie à tiers détenteur (SATD) sur son compte bancaire ou sur son bulletin de salaire.  En ce cas, les coordonnées du comptable public à l’origine de la SATD figurent dans le pavé « service à contacter » du formulaire adressé à l’usager. Le redevable peut donc contacter le service émetteur de la SATD notamment pour solliciter un bordereau de situation pour chacune des amendes, objet de la SATD émise.  Pour limiter ces désagréments, les usagers sont invités à mettre à jour leurs coordonnées de carte grise recensées dans le SIV.  De leur côté, les acteurs de la chaîne de gestion des amendes travaillent à la fiabilisation de la notification des avis d’amendes aux usagers à partir des informations d’identité dont dispose l’administration fiscale, qui sont souvent les plus à jour grâce aux campagnes annuelles de déclaration des revenus. Cette fiabilisation, qui impliquera les habilitations législatives nécessaires à la gestion des données personnelles comme au respect du secret fiscal, a notamment pour objectif de disposer de l’adresse la plus récente de l’usager, afin qu’il soit bien destinataire, et le plus rapidement possible, de ses avis de contravention. Enfin, s’agissant des améliorations relatives aux processus de contestations et de recours, elles relèvent de la compétence des ministres de l’intérieur et de la justice. Lorsqu’une infraction au code de la route est constatée, notamment par un dispositif de contrôle automatisé (radars et dispositifs feux rouges), un avis de contravention est envoyé directement au titulaire du certificat d’immatriculation à l’adresse figurant dans le système d’Immatriculation des véhicules (SIV).  La distribution effective de l’avis peut être compromise en cas d’inexactitude de cette adresse, par exemple suite à un changement d’adresse non signalé, bien qu’il s’agisse d’une obligation réglementaire fixée par l’article R. 322-7 du code de la route.  En ce cas, l’usager est privé de la possibilité de payer son amende dans le délai du paiement minoré, et peut in fine à défaut de paiement faire l’objet d’une saisie à tiers détenteur (SATD) sur son compte bancaire ou sur son bulletin de salaire.  En ce cas, les coordonnées du comptable public à l’origine de la SATD figurent dans le pavé « service à contacter » du formulaire adressé à l’usager. Le redevable peut donc contacter le service émetteur de la SATD notamment pour solliciter un bordereau de situation pour chacune des amendes, objet de la SATD émise.  Pour limiter ces désagréments, les usagers sont invités à mettre à jour leurs coordonnées de carte grise recensées dans le SIV.  De leur côté, les acteurs de la chaîne de gestion des amendes travaillent à la fiabilisation de la notification des avis d’amendes aux usagers à partir des informations d’identité dont dispose l’administration fiscale, qui sont souvent les plus à jour grâce aux campagnes annuelles de déclaration des revenus. Cette fiabilisation, qui impliquera les habilitations législatives nécessaires à la gestion des données personnelles comme au respect du secret fiscal, a notamment pour objectif de disposer de l’adresse la plus récente de l’usager, afin qu’il soit bien destinataire, et le plus rapidement possible, de ses avis de contravention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5527</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4354</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Explosion des cotisations d’assurance pour les manadiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5527. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’agonie des manadiers causée par l’explosion de leurs cotisations d’assurance. Les fêtes traditionnelles constituent aujourd’hui l’âme vibrante du Sud de la France, notamment en Camargue. Au-delà de leur dimension festive, elles sont l’expression vivante du patrimoine culturel immatériel français et contribuent à renforcer le lien social et le sentiment d’appartenance à une région française. Évidemment, le taureau de Camargue est au centre de cette culture. Son élevage se pratique de manière traditionnelle, c’est-à-dire extensive : les animaux pâturent toute l’année en extérieur. Outre l’identité culturelle qu’il véhicule, cet élevage participe de manière prépondérante à la préservation d’un écosystème et d’une biodiversité uniques au monde : la Camargue. Déjà durement touchés au cours de la crise sanitaire, les manadiers sont aujourd’hui à l’agonie et ce en raison d’une modification substantielle de leurs cotisations d’assurance. On parle d’une multiplication par cinq du montant de ces cotisations depuis novembre 2019. L’urgence de cette situation s’accélère avec le retrait annoncé ou effectif des principaux assureurs de ces fêtes traditionnelles. Au cours des dernières années, au regard des difficultés conjoncturelles, les manadiers ont mené de véritables actions de diversification de leur activité : obtention d’une appellation d’origine protégée (AOP), réception de visiteurs, location de salles, etc. Malgré cela, les manades risquent aujourd’hui de disparaître définitivement et, avec elles, une part de la culture et de l’économie locales, mais aussi des acteurs essentiels au maintien d’un écosystème unique en Europe, celui de la Camargue. Une solution pour remédier à cette menace substantielle serait de modifier le régime de responsabilité qui incombe aujourd’hui aux manadiers en cas de dommage causé par l’animal. Les manadiers sont en effet automatiquement responsable d’un tel dommage, même si cela n’est pas toujours justifié (risques pris par la victime, mauvaise protection du lieu, intervention d’un tiers…). C’est à cause de ce régime de responsabilité, appliqué dans aucune exception, que les manadiers peinent aujourd’hui à être assurés ou à trouver un contrat d’assurance à un prix accessible. Ainsi, M. le député souhaite lui demander s’il souhaite mettre en place un nouveau régime de responsabilité ou s’il envisage d’autres solutions pour résoudre ce fléau mettant en péril les manadiers et la tenue de fêtes traditionnelles qui font la richesse de la France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4354</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France et dans l’Union européenne, la tarification des polices d’assurance est libre. La liberté tarifaire a pour objectif de favoriser la concurrence par les prix entre assureurs et proposer aux consommateurs des polices au meilleur prix, en faveur du consommateur, particulier ou professionnel. Par ailleurs, il convient de noter que la fixation du prix d’un produit d’assurance dépend de sa sinistralité anticipée par l’assureur et des caractéristiques du portefeuille de clients des assureurs (moins le portefeuille est diversifié, moins la mutualisation des risques est possible et plus les tarifs doivent être élevés pour assurer la solidité financière de l’établissement). Elle est par conséquent propre à chaque assureur. Ce principe fondamental de la liberté contractuelle ne saurait être remis en cause et les pouvoirs publics ne peuvent, dans la plupart des cas, intervenir pour imposer à une entreprise d’assurance la souscription d’un risque ou le montant de la prime afférente à la garantie. Le Gouvernement rappelle à ce titre, que la couverture d’un risque sur un segment de marché par les assureurs et un tarif d’assurance négocié passent aussi par une bonne prévention du risque. Les assureurs émettent d’ailleurs régulièrement des recommandations aux assurés afin de se prémunir au mieux des risques. Conscient des difficultés qu’éprouvent les manadiers, le Gouvernement ne souhaite toutefois pas modifier l’équilibre existant entre assurés et assureurs et faire évoluer le droit des assurances en la matière mais reste particulièrement vigilant à la protection des assurés et continuera à vérifier le bon équilibre entre droits et obligations des assureurs et des assurés. Le Gouvernement veillera ainsi à l’accès à une assurance, dans des conditions de couverture raisonnables, des communes et manadiers organisateurs de fêtes camarguaises. En plus d’une mobilisation des assureurs, le Gouvernement appelle aux efforts de prévention les plus ambitieux possible des organisateurs de ces fêtes, afin de réduire les risques associés et, ainsi, de faciliter leur accès à l’assurance. Des travaux en ce sens ont été engagés par la préfecture du Gard avec les principaux assureurs concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5573</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4355</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Pourquoi avoir épargné à Vivendi une amende de 320 millions d’euros ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5573. — 1 avril 2025. — M. Aurélien Le Coq interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics sur l’abandon par l’administration fiscale des poursuites à l’égard de Vivendi. Selon un article du Canard enchaîné du 26 mars 2025, Vivendi, propriété du groupe Bolloré et du milliardaire Vincent Bolloré, aurait profité du renoncement par le fisc d’une pénalité de 320 millions d’euros. En 2004, Vivendi cède sa filiale Vivendi Universal Entertainment à General Electric pour 8 milliards d’euros, dont 5 milliards payés en actions comptabilisées comme « titres de portefeuille ». À la revente de ces titres, Vivendi enregistre une perte de 2,4 milliards d’euros, inscrite en déficit reportable, permettant une économie de 800 millions d’euros sur les impôts futurs. Cependant, selon le fisc, ces actions n’étaient pas des titres portefeuille mais de simples « titres de participation » ne donnant pas droit à une déduction des pertes. Compte tenu de la maîtrise de la législation fiscale par Vivendi, l’administration a considéré qu’il s’agit d’une « erreur délibérée » et pénalisé le groupe à hauteur de 40 % du montant d’impôt évité : soit une amende de 320 millions d’euros. Dans cet article, il apparaît toutefois que l’administration a renoncé à cette pénalité. À ce jour, ni l’administration ni le ministère n’ont apporté de réponse à cette question simple : à l’heure où le Gouvernement organise l’austérité dans les services publics et fait les poches des plus pauvres, pourquoi avoir abandonné le recouvrement d’une pénalité de 320 millions d’euros prise à l’égard d’un groupe fraudant délibérément le fisc ? Il souhaite connaître la réponse à cette question. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4355</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2004, la société Vivendi a cédé sa participation dans la société Vivendi Universal Entertainment à la société National Broadcasting Company Universal (NBCU) pour 8 milliards d’euros dont 4,929 milliards d’euros ont été payés sous la forme de titres NBCU. Vivendi, qui détenait alors 20 % du capital de la société NBCU a inscrit ces titres au bilan de son exercice clos en 2006 dans un compte de titres de participation. En 2008, Vivendi a estimé avoir commis une erreur lors de l’inscription initiale des titres en 2006 et a modifié la catégorie de ces titres en les reclassant comptablement en « titres immobilisés de l’activité du portefeuille-TIAP » (titres de placement). Vivendi a ensuite constaté, entre 2008 et 2011, une provision pour dépréciation puis une moins-value de cession sur les titres NBCU pour un montant total de 2,4 milliards d’euros. L’inscription en TIAP lui a permis de déduire fiscalement cette perte. A l’issue de plusieurs contrôles fiscaux, l’administration fiscale a remis en cause la déduction de cette moins-value. L’administration fiscale a ainsi estimé, d’une part, que les titres NBCU devaient recevoir, comptablement, la qualification de titres de participation et, d’autre part, que Vivendi ne pouvant ignorer que ces titres répondaient bien à la définition des titres de participation, le reclassement de 2008 constituait ainsi un manquement délibéré passible d’une pénalité de 40 %. Toutefois, la Commission nationale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires, saisie du litige à la demande de Vivendi a émis un avis défavorable à la thèse de l’administration tant sur le fond que sur la pénalité appliquée. À la suite de cet avis, dès lors que la qualification comptable des titres NBCU était empreinte d’une grande incertitude juridique, l’administration fiscale a décidé de maintenir les rectifications sur le fond mais a abandonné, en droit, la pénalité de 40 %. En effet, l’administration doit démontrer le caractère délibéré du non-respect de la règle fiscale par l’entreprise. Le juge de l’impôt considère que l’incertitude et la complexité des règles ne permettent pas de caractériser un manquement délibéré (ex : CAA Paris, 11 avril 2024, n° 22PA03869). L’abandon de la pénalité de 40 % n’est par ailleurs pas constitutif au cas d’espèce d’un dégrèvement car cette décision de l’administration a été prise avant l’étape de la mise en recouvrement. En outre, il convient de souligner que le groupe Vivendi disposait, au titre de la période vérifiée, d’un stock de déficits fiscaux supérieur à la rectification de 2,4 milliards d’euros de sorte que la rectification ne s’est traduite par aucun supplément d’impôt sur les sociétés mais par une réduction, à due concurrence, du stock de déficit reportable dont disposait le groupe fiscal. Dans ces conditions, le maintien de la pénalité n’aurait, en tout état de cause, eu aucune conséquence financière sur les années vérifiées. En effet, la législation ne permet pas le recouvrement de pénalités tant que les résultats sont déficitaires. Enfin, si la décision du Conseil d’État du 12 mars 2025 (instance n° 491714) est favorable à l’administration, elle ne confirme pas le motif initial du redressement qu’avait proposé l’administration fiscale. Ce dernier reposait comme on l’a dit sur la qualification de titres de participation. Or le Conseil d’État juge que les titres étaient des titres de placement, ainsi que le soutenait la requérante. Si l’administration préserve néanmoins son redressement au terme de cette décision, c’est qu’elle a proposé au juge, en cours de procédure juridictionnelle, une substitution de base légale au rehaussement initial en faisant valoir que la première inscription comptable des titres (en tant que titres de participation) opérée par Vivendi en 2006 était une erreur délibérée. Lorsqu’une erreur est commise de manière délibérée, il ne s’agit en effet plus d’une véritable « erreur » de sorte que l’entreprise ne pouvait plus la corriger. Le rapporteur public avait quant à lui estimé que les titres étaient des titres de participation. Au total, l’administration fiscale a réussi, dans le respect du contradictoire, à préserver un montant en base d’imposition de 2,4Mds d’euros au terme d’un contentieux complexe.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5701</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4356</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Éditeurs utilisant des numéros surtaxés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5701. — 8 avril 2025. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les résultats des enquêtes de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) concernant les pratiques des éditeurs de services utilisant des numéros surtaxés et les opérateurs techniques qui les gèrent. Sur 21 établissements contrôlés en 2023, 8 ont été sanctionnés pour non-conformité à la réglementation en vigueur, notamment pour des pratiques commerciales trompeuses et des manquements aux obligations d’information envers les consommateurs. Les infractions relevées incluent la fourniture d’indications fausses sur les sites internet incitant les consommateurs à composer des numéros surtaxés, l’allongement volontaire de la durée des appels payants, ainsi que l’absence d’information claire sur les tarifs appliqués. De plus, certains opérateurs n’ont pas respecté leur obligation de suspendre les numéros surtaxés en cas d’inexactitude des informations fournies dans l’annuaire inversé. Ces constats soulèvent des préoccupations quant à la protection des consommateurs face aux abus liés aux numéros surtaxés. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il envisage de mettre en place pour renforcer la surveillance et la régulation des éditeurs de services et des opérateurs techniques utilisant des numéros surtaxés, afin de prévenir les pratiques commerciales trompeuses et de garantir une information transparente aux consommateurs. Par ailleurs, il est attentif aux actions qu’il pourrait promouvoir pour sensibiliser le public aux risques associés à l’utilisation de ces numéros et pour encourager les signalements en cas d’abus. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4356</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secteur des services à valeur ajoutée a régulièrement fait l’objet d’enquêtes de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de lutter contre les pratiques commerciales déloyales incitant les consommateurs, en particulier les personnes les plus vulnérables, à rappeler des numéros surtaxés. Depuis 2021, les opérateurs de services à valeur ajoutée ont notamment de nouvelles obligations prévues par la loi Naegelen n° 2020-901 du 24 juillet 2020 afin de renforcer la lutte contre les pratiques frauduleuses. L’objectif est de responsabiliser les opérateurs de communications électroniques en leur imposant de suspendre un numéro surtaxé dans certains cas de présomption de fraude. Les enquêtes de la DGCCRF ont abouti à plusieurs suites administratives et pénales concernant 19 établissements sur les 63 contrôlés entre 2021 et 2023. En novembre 2024, deux sociétés et leur président ont été condamnés pour des pratiques commerciales trompeuses préjudiciables à des milliers de consommateurs lors d’appels téléphoniques surtaxés.  En parallèle à ces contrôles, la DGCCRF mène des actions de communications institutionnelles auprès du grand public sur le thème des pièges aux numéros surtaxés, avec France Télévisions en 2023, puis en 2024 avec une campagne de prévention à destination des consommateurs sur les réseaux sociaux. Ces campagnes de communication ont pour but d’appeler le grand public à garder les bons réflexes : utiliser l’annuaire inversé du site www.surmafacture.fr pour se renseigner sur le coût de l’appel, ne pas rappeler en cas de doute, se protéger en activant l’option de blocage prévue par les dispositions de l’article L. 224-54 du code de la consommation. Cette dernière option empêche le consommateur qui l’a activée auprès de son opérateur de téléphonie d’appeler certaines tranches de numéros surtaxés définies par l’arrêté du 26 décembre 2017. Le Gouvernement continuera de rester vigilant sur les pratiques du secteur des services à valeur ajoutée afin de prévenir le développement de fraudes. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5735</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4356</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation des charges des TPE et PME et hausse des défaillances en 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5735. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’alourdissement des charges pesant sur les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que sur la hausse préoccupante des défaillances d’entreprises observée en 2024. Les TPE et PME constituent le cœur du tissu économique français et jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois et le dynamisme des territoires. Cependant, elles font face à une accumulation de charges qui freine leur développement et menace leur pérennité. En 2024, la France a enregistré un nombre record de défaillances d’entreprises. Selon les données d’Altares, 67 830 procédures de défaillance ont été recensées sur l’année, marquant un seuil historique. Cette augmentation concerne particulièrement les TPE et PME, qui, en raison de leur taille et de leurs ressources limitées, sont plus vulnérables aux fluctuations économiques et à l’alourdissement des charges. Dans le département des Bouches-du-Rhône, la situation est tout aussi préoccupante. Au troisième trimestre 2024, 630 défaillances d’entreprises ont été enregistrées, tous secteurs confondus. Cette hausse des défaillances est notamment attribuée à l’augmentation des coûts de l’énergie, à la hausse des cotisations sociales, à la multiplication des contraintes administratives et à la pression fiscale croissante qui pèsent lourdement sur ces structures, en particulier dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et de l’industrie. Si certaines aides ont été mises en place pour accompagner les entreprises dans ce contexte difficile, elles restent souvent limitées, complexes d’accès et insuffisantes pour compenser l’impact des hausses successives des charges. De nombreux dirigeants alertent sur un risque accru de fermetures et sur la nécessité d’un allègement durable du poids fiscal et social qui pèse sur leurs activités. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour alléger les charges des TPE et PME, simplifier leurs obligations administratives et garantir un cadre plus favorable à leur compétitivité et à leur développement, afin d’enrayer la hausse préoccupante des défaillances d’entreprises observée en 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4357</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement prend toute la mesure des risques pesant sur l’activité des entreprises françaises, notamment les TPE et PME qui constituent le cœur du tissu économique national. Le nombre de défaillances enregistrées en 2024 a atteint un niveau historiquement élevé. Il s’explique par le phénomène de rattrapage des défaillances évitées pendant le Covid, grâce aux aides déployées par l’État comme le fonds de solidarité, le prêt garanti par l’État (PGE) et l’activité partielle. En 2025, le niveau des défaillances devrait diminuer au fur et à mesure que le stock d’entreprises artificiellement restées en vie pendant le Covid se réduit, pour converger vers sa moyenne historique (proche des niveaux observés avant la crise Covid). La maîtrise des charges sociales et fiscales des entreprises est un objectif renouvelé. Aussi la loi de finances pour 2025 poursuit-elle l’objectif de suppression progressive de la CVAE d’ici à 2030. Afin d’alléger les obligations administratives qui pèsent sur les TPE et PME, le Gouvernement porte une volonté de simplifier la vie des entreprises, et la discussion entamée du projet de loi portant simplification de la vie économique (SVE) doit conduire à lever des obstacles et faciliter les démarches des entreprises, notamment par la suppression de 80 % des Cerfa à l’horizon 2026 (100 % en 2030). Par ailleurs, le Gouvernement est particulièrement impliqué dans les travaux de simplification portés par la Commission européenne afin de favoriser l’émergence d’un cadre favorable à la croissance et au développement des entreprises. S’agissant de la compétitivité et du développement, l’État a pour objectif de mieux orienter les porteurs de projets vers les dispositifs adaptés. C’est le cas, par exemple, de la plateforme gratuite « Conseillers-Entreprises », qui propose un conseil personnalisé aux TPE et PME françaises. Le service compte plus de 10 000 conseillers issus de 40 partenaires publics couvrant des domaines tels que le financement, le recrutement, la formation, la transition écologique, le numérique ou encore la gestion des difficultés financières. En novembre 2023, l’État a lancé le programme ETIncelles destiné à accompagner les PME à fort potentiel dans leur transformation en ETI. Ce dispositif vise à renforcer les liens entre les entreprises et les pouvoirs publics (accès aux financements, aux compétences, à l’innovation et à l’export), en s’appuyant sur un référent unique au sein des Services économiques de l’État en Région (SEER), et en mobilisant un réseau d’experts au sein des administrations publiques. En complément, l’État reste attentif à la situation des entreprises en difficulté et poursuit l’effort de promotion des dispositifs existants auprès des entrepreneurs et chefs d’entreprises. L’accompagnement des entreprises les plus exposées se manifeste par une mobilisation continue des services de l’État, notamment dans l’anticipation des défaillances, la prévention au plus près des spécificités territoriales (par les conseillers départementaux aux entreprises en difficulté, et les commissaires aux Restructurations et à la Prévention des difficultés). Pour les plus grandes entreprises, il y a également le Comité interministériel aux restructurations industrielles (CIRI). Le dispositif « Rebond », introduit par la LFSS pour 2025, a vu ses modalités d’application précisées récemment – par décret du 15 avril 2025, dans le but de mettre en œuvre un dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD) au service des entreprises en difficulté. L’État soutient également les acteurs associatifs accompagnant le rebond des entreprises et des entrepreneurs ayant perdu leur entreprise, regroupés au sein du « Portail du Rebond ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5756</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4357</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Iniquité du CIR et distorsion de concurrence sur les PME</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5756. — 8 avril 2025. — M. Thomas Lam interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’iniquité du crédit impôt recherche (CIR) qui bénéficie disproportionnellement aux grandes entreprises au détriment des PME. Initialement conçu comme un instrument de soutien à l’innovation, le CIR pose aujourd’hui question sur son rapport coût/efficacité dans un contexte budgétaire de plus en plus restreint. Plus particulièrement, de nombreuses études pointent le manque de ciblage des allègements fiscaux en fonction de la taille des entreprises bénéficiaires, un rapport de l’Institut Montaigne évoquant même des « effets de distorsion qui agissent en faveur des grandes entreprises au détriment des PME ». Dans les faits, les cinquante premières entreprises bénéficiaires captent la moitié de la créance totale du CIR tandis que les PME, qui représentent 91 % des bénéficiaires, totalisent moins de 32 % des crédits. Cette situation interroge d’autant plus que l’efficacité du CIR s’observe de manière inversement proportionnelle à la taille des entreprises : plus les entreprises sont petites, plus l’effet d’incitation est important. Ainsi, pour chaque euro d’aide fiscale reçue, les sociétés de moins de cinquante salariés investissent plus de 1,40 euros en R et D, chiffre qui tombe à un maigre 0,40 euro pour les grandes entreprises. Des questions réelles de distorsion de concurrence se posent donc dès lors que les effets positifs de ces allègements fiscaux décroissent à mesure qu’augmente la taille de l’entreprise bénéficiaire. Pour toutes ces raisons, il souhaite savoir ce que le Gouvernement compte faire afin de garantir une plus juste contribution du CIR, garantissant d’une part une plus grande incitation à l’innovation quelle que soit la taille de l’entreprise bénéficiaire et d’autre part annulant les effets de distorsion de concurrence qui pénalisent les PME.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4358</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 244 quater B du code général des impôts (CGI), les entreprises industrielles et commerciales ou agricoles imposées d’après leur bénéfice réel ou exonérées en application de certaines dispositions peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt au titre de certaines dépenses de recherche (CIR) qu’elles exposent au cours de l’année. Ce crédit d’impôt est un dispositif d’ordre général qui bénéficie à toutes les entreprises au titre des dépenses de recherche qu’elles exposent, quels que soient leur taille, leur chiffre d’affaires, leur secteur d’activité ou leur type de production. Il constitue un outil essentiel de soutien public à la recherche et développement (R&amp;D) et à l’innovation des entreprises en France. À ce titre, la dernière évaluation du CIR publiée par France Stratégie en juin 2021 confirme ses effets positifs en matière de R&amp;D, d’innovation ainsi que sur les performances économiques des entreprises et conclut qu’en moyenne, un euro additionnel de dépense fiscale entraîne un surcroît de dépense de R&amp;D proche d’un euro chez les entreprises bénéficiaires. Cet effet de levier, bien que de moindre ampleur pour les grandes entreprises, n’est pas négligeable eu égard aux retombées économiques de la recherche des grandes entreprises sur l’écosystème de la R&amp;D et sur l’emploi. Aussi, l’introduction de mesures visant à réduire le CIR pour les grandes entreprises pourrait entraîner une diminution importante de la R&amp;D privée, dont elles représentent plus de 40 %. Ces mesures fragiliseraient en outre le CIR au regard du droit de l’Union européenne en matière d’aides d’État. Le Gouvernement a soutenu les initiatives parlementaires, en loi de finances pour 2025, visant à recentrer le CIR sur les dépenses de R&amp;D stricto sensu, suivant les recommandations formulées dans la revue de dépenses réalisée par l’Inspection générale des finances (IGF) en mars 2024, pour une économie annuelle de 440 M€. Une mesure paramétrique du CIR qui conduirait à réduire le soutien à la R&amp;D des grandes entreprises, aurait un impact négatif sur l’écosystème de recherche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5805</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4358</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplification des démarches administratives du fonds d’aide à l’accessibilité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5805. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la complexité des démarches administratives liées au fonds d’aide à l’accessibilité pour les professionnels de santé. Ce dispositif, qui vise à améliorer l’accueil des personnes à mobilité réduite dans les structures de santé, demeure aujourd’hui inaccessible pour de nombreux professionnels. Bien que l’intention derrière ce fonds soit salutaire, beaucoup de spécialistes se trouvent confrontés à une procédure complexe et chronophage rendant l’accès à cette aide difficile, voire impossible. Cela pénalise particulièrement les petites structures qui, faute de ressources humaines et administratives, peinent à accéder à cette aide pourtant essentielle. Elle lui demande s’il envisage de simplifier les démarches administratives liées à ce dispositif afin qu’il soit réellement accessible à tous les professionnels de santé et non uniquement à ceux disposant de moyens nécessaires pour faire face à cette lourde charge administrative. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4358</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Fonds territorial d’accessibilité (FTA) a été spécifiquement élaboré afin de soutenir les établissements recevant du public (ERP) de 5 catégories dans leur mise en conformité en matière d’accessibilité. Ce dispositif vise ainsi à accompagner les petits ERP du quotidien, en tenant compte de leurs réalités opérationnelles et de leurs moyens. Par ailleurs, les démarches administratives ont été volontairement allégées afin de ne pas constituer un frein à la mobilisation du dispositif. Lorsque le porteur de projet réalise son dossier de demande, il est ainsi seulement demandé au porteur de projet de fournir des justificatifs attestant de son identité, de sa qualité à agir et – le cas échéant – de la réalisation ou de la planification des travaux. Lorsque la demande de subvention est accordée, il appartiendra au demandeur de transmettre son relevé d’identité bancaire accompagné des factures acquittées, et cela pour attester de la bonne réalisation des travaux. Ces pièces, facilement accessibles renouent avec la vocation première du fonds : faciliter concrètement le quotidien des français grâce à une transition des ERP de 5 catégorie vers une accessibilité renforcée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5849</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4359</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxation des produits alimentaires locaux et proposition de réduction de la TVA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5849. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fiscalité appliquée aux produits alimentaires locaux et sur la possibilité d’instaurer une baisse de la TVA pour les produits issus de circuits courts. Les circuits courts et les produits alimentaires locaux représentent une part croissante de la consommation des Français, soucieux de privilégier des produits de qualité, respectueux de l’environnement et soutenant l’économie locale. Selon le « Baromètre 2022 des circuits-courts », le prix constitue le premier facteur de désaffection des circuits-courts. Actuellement, les produits alimentaires bénéficient d’un taux réduit de TVA à 5,5  %. Cependant, cette fiscalité uniforme ne tient pas compte des spécificités des produits locaux issus de circuits courts. En mars 2023, le groupe Rassemblement National et ses députés ont déposé une proposition de loi visant à expérimenter une exonération de TVA pour les produits alimentaires commercialisés en circuits courts dans les territoires ruraux. Face aux défis liés à la crise climatique, à l’augmentation des coûts des matières premières et à la nécessité de favoriser une agriculture durable, il serait pertinent d’envisager une fiscalité plus incitative pour les produits locaux. L’une des solutions serait d’introduire une réduction de la TVA sur les produits alimentaires provenant d’un rayon de 50 kilomètres autour d’une commune. Une telle mesure aurait pour objectif de favoriser la consommation de produits locaux, de réduire l’empreinte carbone des produits alimentaires en limitant les trajets de transport et de soutenir les agriculteurs et producteurs locaux dans un contexte de pression sur leurs marges. En effet, de nombreux acteurs de la filière agricole, notamment les petits producteurs, se trouvent désavantagés par la concurrence des produits importés, souvent subventionnés ou moins coûteux en raison de leur faible coût de production et de transport. Une baisse de la TVA sur les produits locaux permettrait de rétablir une certaine équité, tout en favorisant la transition vers des modes de consommation plus respectueux de l’environnement. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage la mise en place d’une telle mesure, visant à réduire la TVA sur les produits alimentaires locaux, et quel serait son impact sur les prix, les consommateurs et les producteurs et, auquel cas, quelles mesures il compte prendre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4359</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE), et plus particulièrement de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Dans ce cadre, l’application de taux réduits de TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévues et mentionnées à l’annexe III de la directive TVA. En droit interne, la France a fait usage de cette faculté en prévoyant au 1° du A de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI) l’application du taux réduit de 5,5 % de la TVA aux denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, à l’exception de certains produits limitativement listés. Par ailleurs, la directive TVA encadre strictement les différences de traitement qu’il est permis d’introduire entre les produits et les services sous réserve qu’elles soient compatibles avec le principe de neutralité de la TVA. Ce principe impose que des produits répondant à des besoins similaires appréciés au niveau de l’acheteur et susceptibles d’être placés dans une situation de concurrence ou de substitution ne doivent pas être traités différemment pour les besoins de la taxe. En particulier, le taux de TVA applicable à un produit ne peut varier selon ses conditions de fabrication ou ses modalités de commercialisation. Ainsi, votre proposition d’appliquer un taux de TVA réduit sur les denrées alimentaires produites dans un rayon de 50 kms de distance n’est pas conforme au droit européen et au principe de neutralité évoqué. De plus, elle produirait en tout état de cause des effets de seuils particulièrement peu justifiables et entrainerait des contraintes de mise en œuvre particulièrement complexes. En outre, l’expérience montre que les baisses de taux de TVA sont des outils inefficaces pour la mise en œuvre des politiques économiques. En effet, elles ne sont généralement que très partiellement répercutées sur le prix final payé par le consommateur. Au cas particulier des produits alimentaires commercialisés dans le cadre de circuits courts, le signal prix pour le consommateur serait ainsi au mieux très faible puisque ces produits relèvent déjà d’un taux réduit de 5,5 % de la TVA. En revanche, le coût d’une telle mesure pour les finances publiques est certain et disproportionné par rapport à l’atteinte des objectifs recherchés. Une telle mesure n’est pas soutenable au regard du contexte budgétaire dégradé actuel. Cela étant, il est rappelé que les exploitants agricoles dont le montant moyen des recettes annuelles, calculé sur deux années civiles consécutives, n’excède pas 46 000 €, relèvent de droit du régime du remboursement forfaitaire agricole (RFA). À ce titre, ils sont dispensés du paiement de la TVA et des obligations incombant aux assujettis, et bénéficient à ce titre d’une compensation forfaitaire de la charge de TVA ayant grevé leurs approvisionnements et investissements et les services qui leur sont rendus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5851</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4360</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conséquences de la loi dite Le Meur pour les chambres d’hôtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5851. — 8 avril 2025. — Mme Béatrice Bellamy alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les conséquences de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale qui pèsent sur les chambres d’hôtes. La loi dite Le Meur modifie le régime fiscal des chambres d’hôtes et les aligne sur les meublés de tourisme, notamment en réduisant l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, en abaissant le seuil de revenus annuels à 77 700 euros classés et en augmentant les cotisations sociales. Ces modifications menacent la viabilité d’une activité essentielle au tourisme, qui se distingue nettement des meublés touristiques et des logements type Airbnb. En effet, conformément aux réglementations en vigueur, les exploitants de chambre d’hôtes sont des propriétaires qui vivent dans les lieux à titre de résidence principale. Ces exploitations ne pèsent donc pas sur la tension locative et immobilière. Il s’agit souvent pour les propriétaires d’un projet de vie dans le cadre d’une reconversion professionnelle et non d’une acticité spéculative. Par ailleurs, cette activité génère des revenus limités tout en impliquant une mobilisation quotidienne et des horaires étendus. Elle joue pour autant un rôle majeur dans l’attractivité touristique et économique des territoires, dans l’accueil de qualité des touristes et des travailleurs de passage, dans la mise en valeur du patrimoine et des cultures locales. Aussi, elle lui demande s’il est envisagé un correctif de ce nouveau cadre fiscal et si le Gouvernement partage la nécessité d’un régime fiscal distinct pour les chambres d’hôtes au regard de la réalité de cette activité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4360</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 7 de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, modifie les modalités d’application du régime micro-BIC, prévu à l’article 50-0 du code général des impôts (CGI), pour l’activité de location de logements meublés. Pour les locations meublées de tourisme non classées, les dispositions nouvelles codifiées au 1° bis abaissent à 15 000 € le seuil de chiffre d’affaires pour bénéficier de ce régime et ramènent l’abattement représentatif de charges à 30 %. Ces dispositions, destinées à réduire l’écart entre les régimes fiscaux applicables à la location meublée touristique et à la location nue notamment de résidences principales, sont applicables aux revenus perçus à compter de l’année 2025. En revanche, les propriétaires de chambres d’hôtes bénéficient du régime micro-BIC dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires, avec un abattement de 50 %. À cet égard, un seuil de 77 700 € de chiffre d’affaires a paru au législateur suffisamment élevé pour englober les petits propriétaires de chambres d’hôtes et de meublés classés recherchant un revenu d’appoint et qui font l’objet de vos préoccupations. Par ailleurs, les propriétaires qui estiment que le taux d’abattement forfaitaire en régime micro-BIC est insuffisant, peuvent opter pour le régime réel d’imposition qui permet de déduire les frais et charges pour leur montant réel, si ceux-ci sont supérieurs. En revanche, il est rappelé que le régime micro-BIC est un régime d’imposition et de déclaration simplifié. Il n’a pas vocation à constituer une niche fiscale en faveur de certains propriétaires en leur conférant une déduction sur leurs revenus locatifs sans lien avec les frais supportés. Dans ces conditions, le Gouvernement n’a pas l’intention de modifier ces dispositions qui s’appliquent de plein droit à compter du 1er janvier 2025 et résultent d’un consensus parlementaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5930</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4360</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Pierre Rixain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Transposition et pleine application en France de la directive européenne CSRD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5930. — 15 avril 2025. — Mme Marie-Pierre Rixain attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de garantir l’application pleine et entière, en France, des obligations prévues par la directive européenne CSRD (corporate sustainability reporting directive). Adoptée en décembre 2022, la CSRD marque une avancée majeure en matière de transparence et de responsabilité des entreprises sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle étend le champ des entreprises concernées et renforce la qualité, la comparabilité et la vérifiabilité des données publiées. Elle constitue à ce titre un levier stratégique pour orienter l’économie vers des modèles plus soutenables et résilients, tout en répondant aux attentes croissantes des investisseurs, des consommateurs, des territoires et de la société civile. Alors même que les parlementaires européens viennent de valider le report des obligations prévues par cette directive à l’échelle européenne, il importe que la France, qui s’est historiquement illustrée comme pionnière en matière de reporting extra-financier, demeure exemplaire dans son attachement et à la mise en œuvre de ces dispositions. Il en va de la cohérence de l’engagement de la France en faveur de la transition écologique, mais également de la compétitivité de long terme des entreprises françaises, qui gagneraient à anticiper les exigences du marché en matière de durabilité. La CSRD introduit par ailleurs une exigence nouvelle et structurante : la publication d’indicateurs détaillés sur l’égalité entre les femmes et les hommes. À travers les normes européennes ESRS, les entreprises devront notamment rendre compte de la répartition femmes-hommes à tous les niveaux de l’organisation, des écarts de rémunération, de la mise en œuvre de politiques en matière de parité, de lutte contre le harcèlement sexuel ou encore de conditions de travail équitables. « Il faut compter les femmes pour que les femmes comptent » : la mesure via des indicateurs harmonisés est pourtant un préalable indispensable à l’action. En rendant obligatoire la publication d’indicateurs précis, comparables et vérifiables sur l’égalité professionnelle, la CSRD permet de faire de ce sujet un levier stratégique de transformation des entreprises. Elle contribue également à mieux orienter les financements durables, qui intègrent de plus en plus les critères sociaux dans leurs décisions. En conséquence, elle lui demande les intentions du Gouvernement quant au calendrier de transposition, à la pleine application des obligations CSRD, y compris celles relatives à l’égalité femmes-hommes et aux moyens mobilisés pour accompagner les entreprises, notamment les PME, dans la montée en compétence liée à cette nouvelle obligation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4361</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement français est attaché à la mise en œuvre des obligations de transparence en matière de durabilité des grandes entreprises. Un accord sur la directive relative à la publication d’information en matière de durabilité par les entreprises ou directive (CSRD) fut trouvé sous présidence française du conseil de l’union européenne. La France fut ensuite le premier pays européen à avoir transposé la directive. La publication d’informations fiables et comparable par les entreprises sur leurs impacts, risques et opportunités en matière de durabilité, notamment environnementale, est en effet une condition de l’atteinte des objectifs du Pacte vert. Les obligations de transparence en matière de durabilité permettent en effet aux entreprises de bénéficier d’outils de gestion utiles à la conduite de la transition et aux investisseurs d’informations robustes permettant de motiver leurs décisions d’investissement durables et au service de la transition.  Cependant, pour être pleinement efficaces, ces réglementations doivent être proportionnées. Elles doivent cibler les entreprises qui bénéficient effectivement de leviers d’action significatifs, impliquer des coûts de mise en œuvre raisonnables qui ne portent pas atteinte à la compétitivité des entreprises européennes et cibler les informations nécessaires aux décisions de gestion et d’investissement. C’est l’objet du paquet « Omnibus » présenté par la commission européenne en février 2025 que le gouvernement soutient fermement. Celui-ci implique notamment : i) un report de deux ans de l’entrée en vigueur des obligations de transparence pour les entreprises initialement concernées à partir de l’exercice 2025, c’est-à-dire répondant à deux des trois critères de 250 salariés, 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20 millions d’euros de bilan ; ii) un rehaussement des seuils à 1 000 salariés conduisant à une réduction de 80% du champ initial ; iii) à l’annonce d’une simplification à venir du contenu des informations à publier, applicable à partir de l’exercice 2027 selon le calendrier proposé par la commission. En aucun cas, l’ambition de la réglementation ne doit être remise en cause. A ce titre, l’information relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit demeurer un élément structurant des informations sociales à publier. Ces évolutions permettront une meilleure proportionnalité de la réglementation et contribueront par conséquent à faciliter l’atteinte des objectifs du Pacte vert. Le gouvernement français soutient donc ferment le travail de simplification engagé au niveau européen. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5950</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4361</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Décorrélation des taux de taxe d’habitation et de la THLV</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5950. — 15 avril 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la nécessité de décorréler le taux de la taxe d’habitation et celui de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV). En effet, de nombreuses communes classées « petite ville de demain » font face à un besoin urgent de restructurer leur centre-ville et à un nombre particulièrement élevé de logements vacants. Cette décorrélation permettrait ainsi pour ces communes de disposer d’un levier incitant les propriétaires de ces logements soit de les rénover, soit de les vendre, afin que les communes concernées puissent réaliser les travaux de restructuration qu’elles doivent mettre en place, sans pour autant pénaliser leurs habitants en augmentant leur taxe d’habitation. Il lui demande ainsi si une telle décorrélation ou toute autre mesure incitative comme précédemment évoquée est envisagée pour le prochain projet de loi de finances à venir. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4361</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2023, plus aucun ménage n’est imposé à la taxe d’habitation au titre de sa résidence principale. La taxe d’habitation reste cependant due pour tous les locaux meublés conformément à leur destination d’habitation autre qu’à titre principal, c’est-à-dire les résidences secondaires (THRS) (code général des impôts – CGI, art. 1407). À ce titre, la THRS répond à un objectif de rendement, en frappant la jouissance ou la disposition de locaux meublés qui ne sont pas occupés à titre de résidence principale. Dans le cadre de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, les règles de lien entre les taux des impositions locales qui trouvaient à s’appliquer avant la réforme ont été adaptées, faisant de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) la taxe de référence, en remplacement de la taxe d’habitation, à compter des impositions établies au titre de l’année 2020. Les règles de lien entre les taux des impositions locales sont conçues pour maintenir une juste répartition de la pression fiscale entre les contribuables. Elles visent en effet à prévenir toute concentration excessive de la charge fiscale sur les contribuables non électeurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels. Les logements vacants sont aujourd’hui imposables sous conditions, soit à la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) de plein droit en zones tendues, c’est-à-dire les zones où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements (CGI, art. 232), soit à la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) sur délibération communale ou intercommunale hors de ces zones (CGI, art. 1407 bis). Les locaux vacants sont par nature non meublés et inoccupés, ils ne sont donc pas soumis à la THRS. Dès lors, la THLV est un levier à la disposition des collectivités locales situées en zones non tendues, pour imposer ces biens, en fonction de la politique de logement qu’elles souhaitent mener. La THLV permet ainsi aux collectivités ayant décidé de l’instituer, d’imposer à la taxe d’habitation les logements de leur territoire laissés volontairement vacants depuis plus de deux ans. Elle a donc vocation, compte tenu de sa construction, à suivre les mêmes règles de lien que la THRS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5994</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4362</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Manque de données sur l’assurance des biens en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5994. — 15 avril 2025. — M. Frédéric Maillot alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le manque de données relatives au taux de couverture assurantielle des biens en outre-mer. Dans le contexte des derniers évènements climatiques majeurs qui ont frappé plusieurs territoires ultramarins, dont La Réunion avec deux cyclones, deux années d’affilée, le désengagement de la part de certains assureurs français de la couverture des dommages aux biens est devenu une réalité qu’il n’est plus possible de nier. Dans un courrier en date du 9 janvier 2025, la Fédération des entreprises des outre-mer (FEDOM) alertait M. le Premier ministre sur la crise assurantielle en cours dans de nombreux territoires ultramarins, en particulier s’agissant de la couverture des biens à usage professionnel. En effet, si les problématiques d’assurance et de réassurance en outre-mer sont anciennes, la multiplication récente des évènements climatiques et des situations d’émeutes a créé une prise de conscience pour les assureurs en place que ces régions n’étaient plus rentables, entraînant un risque accru de retrait et hypothéquant ainsi l’avenir économique et social des péi dits d’outre-mer. Cependant, les services de l’État ne semblent pas disposer de données relatives au taux de couverture assurantielle des biens particuliers et professionnels en outre-mer. D’ailleurs, le rapport de mission sur l’assurabilité des risques climatiques, conduit par M. Thierry Langreney, ne mentionne pas les difficultés d’assurance des biens dans ces régions. Face à cette situation, le risque est de laisser les compatriotes ultramarins sans solution assurantielle pour les prochaines années. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend lancer une mission interministérielle sur le taux d’assurance des biens en outre-mer, sur l’offre assurantielle disponible dans ces régions et sur les conditions de réassurance liées aux territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4362</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte une attention particulière à la problématique de l’assurance en outre-mer. Les services de l’État ont été fortement mobilisés à la suite du passage du cyclone Garance à la Réunion pour reconnaître au plus vite les communes en état de catastrophe naturelle et accompagner les sinistrés afin qu’ils bénéficient d’une indemnisation rapide, en mobilisant toute la sphère économique, et en premier lieu les compagnies d’assurance et les experts. Corrélativement, et suivant une recommandation du rapport conduit par M. Langreney, M. Le Cozannet et Mme Mérad, l’État a missionné la caisse centrale de réassurance (CCR) pour mettre en place un observatoire de l’assurabilité, qui permettra d’objectiver la présence des assureurs sur le territoire, y compris en outre-mer. De premières informations seront disponibles dès cette année, portant sur l’assurance des biens des particuliers. L’observatoire donnera lieu à la remise d’un rapport annuel aux ministres chargés de l’économie et de la transition écologique et son périmètre pourra ensuite être étendu le cas échéant. Ce dispositif fournira aux pouvoirs publics ainsi qu’au secteur privé une vision objective, partagée et détaillée de la couverture assurantielle des territoires ultramarins, qui favorisera la compréhension mutuelle et nourrira le dialogue. Le rôle central que cet observatoire est appelé à jouer a été pleinement consacré par son inscription inscrite dans la mesure 2 du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), publié en début d’année. Dans un contexte d’évènements climatiques extrêmes, les données collectées dans le cadre de cet observatoire permettront d’orienter et d’évaluer précisément les politiques publiques de soutien à l’assurabilité. Le gouvernement confirme ainsi son attachement sans faille au maintien d’une offre d’assurance solidaire et mutualisée face aux risques climatiques sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6076</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4363</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement des nouvelles pratiques esthétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6076. — 22 avril 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de réformer la régulation du marché de l’esthétique. Le secteur de l’esthétique, bien qu’en plein essor demeure largement ignoré par le législateur, avec des règles de régulation qui ne correspondent plus aux évolutions des techniques de soins. L’article L. 121-1 du code de l’artisanat stipule que les soins esthétiques « ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci » mais aucune définition légale ou réglementaire n’existe quant à ce que recouvrent précisément les « soins esthétiques ». Cette absence de définition a des conséquences importantes pour les professionnels du secteur, notamment ceux titulaires d’un CAP ou d’un BP, qui se retrouvent confrontés à une forte imprévisibilité juridique. Cette situation est d’autant plus problématique que l’apparition de nouvelles technologies dans le domaine de l’esthétique a progressivement brouillé la frontière entre médecine esthétique et soins esthétiques. La confédération nationale artisanale des instituts de beauté propose l’adoption d’une définition légale des soins esthétiques, incluant notamment les actes de destruction du tégument et d’effraction cutanée limitée à l’épiderme, comme cela est prévu dans le cadre du règlement européen (CE) n° 1223/2009 sur les produits cosmétiques. Face à l’essor de ces nouvelles pratiques, 76 % des professionnels utilisent des dispositifs dits « technologiques », pour lesquels l’absence d’encadrement juridique est source d’insécurité. Ces dispositifs, coûteux, représentent des investissements lourds pour une profession majoritairement artisanale, d’autant que l’imprécision sur les compétences autorisées et l’absence de cadre légal clair entraînent des risques financiers pour les praticiens. Elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour établir un cadre juridique stable et adapté au secteur de l’esthétique, prenant en compte les évolutions technologiques récentes et garantissant à la fois la sécurité des consommateurs et la pérennité de la profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4363</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte la plus grande attention à la situation des professionnels de l’esthétique et à la nécessité de mieux définir les périmètres d’intervention et qualifications professionnelles dans ce secteur. La qualification professionnelle relative au secteur de l’esthétique est prévue à l’article L. 121-1 du code de l’artisanat qui précise en son point 5° que ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci « les soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et les modelages esthétiques de confort sans finalité médicale ». Les pratiques esthétiques sont caractérisées par une pluralité d’acteurs, de prestations et le recours à des appareils esthétiques innovants. Les pratiques réalisées par les esthéticiens se développent, à côté des simples prestations de bien-être ne nécessitant pas de qualification professionnelle et de la médecine esthétique. Le cadre législatif et réglementaire applicable (code de la santé publique, code de l’artisanat notamment) est ancien et ne permet pas d’établir une définition précise des soins esthétiques. Il ne prend pas non plus en compte l’émergence de nouvelles pratiques sur le marché de l’esthétique et leur impact sur les périmètres d’intervention relevant des soins esthétiques et de la médecine esthétique. En l’état du droit en vigueur, les pratiques impliquant une effraction cutanée nécessitent une intervention médicale, au regard du principe de l’inviolabilité du corps humain posé par le code civil. Ainsi, la pratique du microneedling, dès lors qu’elle implique une effraction cutanée, est interdite aux esthéticiens, comme rappelé sur le site internet de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). En effet, l’association de la perforation de la peau avec des cosmétiques ne peut pas être considérée comme anodine et il n’existe actuellement aucune expertise publique permettant de corroborer l’absence de risque du microneedling pour la santé. En revanche, l’épilation au laser et à la lumière pulsée a été récemment ouverte aux esthéticiens ainsi qu’aux infirmiers, au regard notamment d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Cette libéralisation s’est traduite par un cadre réglementaire spécifique introduit dans le code de la santé publique par le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 relatif aux actes d’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique et l’arrêté du 19 février 2025 relatif aux caractéristiques de la formation obligatoire pour la réalisation des actes d’épilation à la lumière pulsée intense ou au laser à visée non thérapeutique. Une communication sur les sites internet du ministère de la santé et de la DGCCRF a veillé à rendre les règles de qualification professionnelle les plus transparentes possibles tant à l’égard des professionnels du secteur que des consommateurs. La redéfinition des soins esthétiques, intégrant l’apparition de nouvelles pratiques sur le marché et des évolutions technologiques, nécessite une démarche coordonnée des administrations avec une concertation des représentants des professionnels concernés, au regard des enjeux économiques pour les professionnels et de sécurité pour les usagers. Ce travail de fond sur le périmètre des pratiques et la qualification des professionnels de l’esthétique est un préalable indispensable avant d’envisager toute modification des textes en vigueur. Il s’agit d’un travail d’ampleur, qui ne saurait se résumer à une seule mesure mais doit porter une vision systémique des pratiques esthétiques actuelles et futures et des lignes de partage entre esthéticiens et médecins esthétiques. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/faq-encadrement-des-soins-esthetiques-et-de-la-coiffure https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2019SA0124Ra.pdf]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6081</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4364</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assurance des collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6081. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés de plus en plus importantes que rencontrent les collectivités locales pour s’assurer. La crise de l’assurance des collectivités locales est sans précédent. En cause, la réponse des compagnies d’assurance face à la multiplication d’évènements exceptionnels comme les émeutes ou les catastrophes naturelles. Pour les communes, cette réponse se traduit par des primes d’assurance qui s’envolent, des résiliations brutales qui se multiplient, des appels d’offres qui restent sans candidat, des indemnisations qui sont revues à la baisse et des franchises qui explosent. Des centaines de communes de toutes tailles, qu’elles soient urbaines ou rurales, qu’elles aient un taux de sinistralité élevé ou non, sont concernées. Nombre d’entre elles se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de s’assurer. Pour l’association des maires de France (AMF), cette situation est particulièrement préoccupante car « assurer les collectivités, c’est garantir la pérennité des services publics et protéger les contribuables ». En effet, le « recours forcé » à l’auto-assurance expose la collectivité à des risques financiers importants, voire insurmontables, en cas de sinistre. Par ailleurs, la réforme du code des assurances a également un effet néfaste. Depuis le 1er janvier 2024, le calcul de la franchise applicable lors d’une prise en charge des dégâts causés par une catastrophe naturelle a été modifié. Jusqu’à présent, cette franchise était plafonnée à 10 % des montants concernés et serait désormais égale au montant de la franchise le plus élevé figurant au contrat de la collectivité. Par exemple, pour une commune comme Rive-de-Gier, qui a été durement touchée par les inondations en octobre 2024, cette modification est lourde de conséquences. La ville a connu des émeutes à l’été 2023 suite à la mort du jeune Naël à Nanterre. Au 31 décembre 2023, la compagnie qui l’assurait jusqu’alors a résilié le contrat. La commune a retrouvé un assureur mais qui lui a appliqué une franchise de 2,5 millions d’euros en cas de dégâts liés à de nouvelles émeutes urbaines. Suite à la réforme du code des assurances, c’est donc cette franchise qui sert de référence. Ce qui signifie, qu’aujourd’hui, alors que les dégâts sur le patrimoine municipal suite aux inondations ont été évalués à 2 millions d’euros, la commune se retrouve soumise à une franchise plus élevée que le montant des dégâts. C’est la double peine. Pour l’AMF, il est urgent de trouver des solutions. À cette fin, dès l’été 2023, l’association a demandé au gouvernement une mission sur l’assurabilité des collectivités territoriales afin d’en analyser les dysfonctionnements. Cette mission a rendu son rapport en septembre 2024. 25 propositions y sont formulées parmi lesquelles : l’extension au risque « émeutes » du fonds de gestion de l’assurance et de la réassurance des risques attentats et actes de terrorisme (GAREAT), un renforcement du contrôle de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) sur le marché de l’assurance des collectivités, la simplification des procédures de passation de marchés publics d’assurance, la révision du système de catastrophes naturelles, la création d’un dispositif de mutualisation du risque social exceptionnel ou encore la création d’un observatoire de l’assurance dans le secteur public. En complément, les assureurs ont également avancé des pistes de réflexion. Ils proposent notamment de hiérarchiser les sinistres avec des petits sinistres qui seraient couverts en auto-assurance, des sinistres plus importants, comme un incendie dans un bâtiment communal, où les assureurs interviendraient et des évènements exceptionnels qui seraient pris en charge par l’État. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte se saisir de ces propositions afin de répondre à l’impasse actuelle dans laquelle se trouvent de nombreuses collectivités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4364</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Du fait de la sinistralité croissante liée notamment à la recrudescence des aléas climatiques et l’apparition de risques nouveaux (cyber-risques par exemple), certains assureurs ont quitté le marché de l’assurance des collectivités dans un contexte d’offre assurantielle réduite et marquée par des équilibres techniques difficiles à trouver pour les acteurs présents. De ce fait, un nombre croissant de collectivités rencontrent aujourd’hui de plus en plus de difficultés à s’assurer. Cette raréfaction de l’offre assurantielle pour les acheteurs publics se traduit par une pression à la hausse des primes, voire par l’absence de réponse à certains appels d’offre. En outre, pour les contrats existants, certains assureurs font application des dispositions législatives du code des assurances pour résilier les contrats ou imposer des conditions tarifaires qui peuvent être difficilement soutenables. Les dispositions législatives du code des assurances – qui priment sur les normes de nature réglementaire du code de la commande publique – autorisent en effet les assureurs à résilier de façon anticipée et unilatérale leurs contrats en cas d’aggravation du risque au titre de l’article L.113-4 du code des assurances. C’est bien cette raréfaction de l’offre assurantielle due à la recrudescence des risques auxquels sont soumis les collectivités qui rend difficile leur assurabilité et non l’application de la convention IRSI (convention d’indemnisation et de recours des sinistres immeubles) qui ne concerne qu’une partie limitée des sinistres des collectivités. Cette dernière est un accord entre les compagnies d’assurance pour faciliter la prise en charge et l’indemnisation des sinistres incendie et dégâts des eaux pour les immeubles en copropriété dont la réparation des dommages ne dépasse pas 5 000 €. Face à ces difficultés assurantielles, l’évaluation du risque et de la valeur assurée avec le plus haut degré de précision possible est, pour les collectivités, une condition indispensable pour faciliter le dialogue avec les assureurs et accroître leurs chances d’obtenir des réponses aux appels d’offres. Par ailleurs, plutôt que de chercher une couverture totale du risque, une évaluation préalable détaillée permet d’accepter des franchises et primes en adéquation avec les réalités économiques de la collectivité et d’envisager l’auto-assurance dans certains cas. La mise en œuvre d’une politique ambitieuse de prévention et de protection contre les risques est en outre fondamentale pour réduire le coût de l’assurance. Il existe notamment une corrélation forte entre l’existence d’un plan de prévention du risque inondation sur un territoire et la fréquence des sinistres, de la même manière que la mise en place d’un plan de prévention des inondations se traduit, en moyenne, par une réduction de 28 % du coût des sinistres. A ce titre, il existe des dispositifs permettant d’accompagner les collectivités dans leurs efforts de protection contre les risques. L’État a ainsi porté à 225 M€, dans la loi de finances pour 2024, le budget pour 2024 alloué au fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit « fonds Barnier »), qui peut être mobilisé par les collectivités pour financer des dépenses d’investissement afin de réaliser des études, des travaux ou des équipements de prévention ou de protection contre les risques naturels. Sur la base des recommandations émises par le rapport rendu par Alain Chrétien, maire de Vesoul et Jean-Yves Dagès, ancien assureur, le Premier ministre a annoncé, le 14 avril dernier, un plan d’action gouvernemental pour venir en aide aux territoires face aux problèmes d’assurabilité prévoyant notamment un accompagnement des collectivités, CollectivAssur. Outre son rôle d’accompagnement, CollectivAssur va se voir également confier d’autres missions. Elle va servir en particulier d’observatoire du marché de l’assurance des collectivités. De plus, une charte de l’assurabilité des collectivités signée entre l’État, France Assureurs et les principales associations d’élus identifie les actions réciproques en vue de faciliter la souscription d’assurance. Enfin, des travaux lancés par le Gouvernement sont actuellement en cours en lien avec les collectivités pour faciliter la passation de marchés publics. Ainsi, la mobilisation du Gouvernement est entière pour accompagner les collectivités dans la souscription de contrats d’assurance et assainir la situation devenue préoccupante dans ce secteur pour un nombre croissant de collectivités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6239</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4365</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Limites posées par l’article L.112‑6 du code monétaire et financier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6239. — 29 avril 2025. — M. François Hollande alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les limites posées par l’article L. 112-6 du code monétaire et financier, en matière de rachat de métaux précieux par les professionnels, notamment les bijoutiers-horlogers. Depuis la modification de cet article par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, le paiement des achats d’or et autres métaux précieux ne peut être effectué que par virement ou chèque barré. Or la loi interdit l’utilisation de moyens non monétaires comme les avoirs, les bons d’achat ou les bons de réduction. Ces derniers ne constituent pas des instruments de paiement au sens strict mais relèvent de pratiques commerciales classiques dans de nombreux secteurs. Les professionnels concernés, bien que pleinement soumis aux exigences de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT), ne peuvent ainsi proposer à leurs clients de contrepartie commerciale autre qu’un virement ou un chèque. Cette situation freine inutilement le développement de circuits courts, circulaires et traçables, alors même que les dispositifs LCB-FT actuels permettent une identification rigoureuse des clients et des opérations. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de modifier l’article L. 112-6 du code monétaire et financier, afin de permettre expressément l’utilisation de moyens non monétaires tels que les avoirs, bons d’achat ou de réduction dans le cadre des opérations de rachat d’or par les professionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4365</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie et orfèvrerie, de même que les négociants de métaux précieux et de pierres précieuses, sont assujettis aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) au titre des 11° et 11° bis de l’article L.561-2 du code monétaire et financier. Les analyses sectorielles des risques du secteur du luxe réalisées par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fautes (DGCCRF) et des négociants de pierres et métaux précieux, publiées par la douane, mettent en exergue les risques élevés de blanchiment de capitaux dans ce domaine mécaniquement puisqu’il s’agit de biens de grande valeur, facilement transportables, dans un secteur où la confidentialité et la discrétion envers le client prédominent et/ ou le nombre de paiement en espèces reste élevé. Plus spécifiquement, les professionnels du secteur démontrent une appropriation encore perfectible de leurs obligations. Ainsi, dans les rares déclarations de soupçon au Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin), il a été constaté, lors de contrôles, que ces derniers méconnaissaient leurs obligations et les risques propres à leurs secteurs. Les mesures suivantes, déjà mises en œuvre afin de renforcer la traçabilité des transactions répondent à ces risques et visent à les atténuer : (i) limitation des paiements en espèces (1 000 euros pour les résidents français, 15 000 euros pour les acheteurs dont le domicile fiscal est à l’étranger), (ii) obligation pour le professionnel de régler par chèque barré ou virement en cas de rachat d’un vendeur à un particulier, (iii) obligation de tenir un registre des achats et ventes d’objets en métaux précieux (dit « livre de police »), (iv) obligation de déclaration en douane lors du transport transfrontalier de métaux précieux, (v) obligation de « poinçons » sur les ouvrages en métaux précieux. Permettre à un vendeur de régler un rachat de métaux précieux à un particulier par chèque cadeau, bons d’achat ou acompte engendrerait des risques car ce type de règlement ne nécessite pas l’intervention d’intermédiaire financier assujetti à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) contrairement aux paiements par virement ou par chèque. L’intervention de ces intermédiaires apporte en effet une sécurité supplémentaire en matière de vérification de l’identité des clients, de traçabilité des transactions (notamment via les données de paiement indiquant l’origine du montant de la transaction, la date et l’heure du paiement), de déclaration des opérations suspectes pour la cellule de renseignement financier, et permet d’identifier les individus effectuant de multiples achats auprès de différents vendeurs via le fractionnement – une pratique de blanchiment déjà observée. Par ailleurs, la mise en circulation de bons d’achat ou chèque cadeaux pour des biens de haute valeur pourrait plus généralement créer un risque de diffusion de moyen d’échange non traçable (similaire à ce que l’on observe déjà avec les tickets gagnant de loterie ou de paris sportifs, qui sont parfois revendus en espèces et dont les gains peuvent alors être présentés comme une source légitime de revenu). Enfin, la possibilité de combiner espèces et chèque cadeau, bons d’achat ou acompte lors d’un seul et même paiement, favoriserait l’acquisition de biens d’une valeur supérieure au seuil des paiements en espèces, dans des conditions similaires d’opacité. Aussi, le Gouvernement n’envisage pas de modifier l’article L. 112-6 du code monétaire et financier, afin de permettre expressément l’utilisation de moyens non monétaires tels que les avoirs, bons d’achat ou de réduction dans le cadre des opérations de rachat d’or par les professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6243</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4366</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Pratiques commerciales liées au surdimensionnement des emballages alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6243. — 29 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques commerciales liées au surdimensionnement des emballages alimentaires, qui peuvent induire les consommateurs en erreur quant à la quantité réelle de produit contenue. Il est régulièrement observé, dans les rayons de la grande distribution, que certains produits sont conditionnés dans des emballages manifestement disproportionnés par rapport à leur contenu. Ces pratiques, qui donnent une impression trompeuse de volume ou de quantité, sont de nature à altérer le consentement éclairé du consommateur au moment de l’achat, notamment lorsque l’information sur le poids net est peu lisible ou reléguée à un emplacement discret. Si l’article L. 121-2 du code de la consommation prohibe les pratiques commerciales trompeuses et si le règlement (UE) n° 1169/2011 prévoit une obligation d’information loyale et transparente sur les denrées alimentaires, il semble que les mécanismes actuels de contrôle et de sanction ne permettent pas de prévenir efficacement ces dérives. Dans ce contexte, il souhaite savoir : si une évaluation a été menée récemment par la DGCCRF sur l’ampleur de ces pratiques dans les circuits de distribution ; quelles marges d’amélioration sont envisagées pour renforcer la transparence des conditionnements (par exemple via un rapport volume réel / volume d’emballage, ou des mentions obligatoires plus visibles) ; et si une évolution du cadre réglementaire national ou européen est à l’étude pour mieux encadrer ces pratiques et mieux protéger le consommateur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4366</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le suremballage, notamment des denrées alimentaires, soulève deux problématiques : la bonne information du consommateur sur la quantité de produit effectivement contenue dans l’emballage et le volume de déchets d’emballages généré. Le consommateur est informé de la quantité nette de produit contenu dans l’emballage, une telle mention étant rendue obligatoire par le règlement européen concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires. Cette information est par ailleurs complétée par l’indication, également obligatoire, du prix à l’unité de mesure, de sorte qu’un consommateur raisonnablement attentif a accès à l’information qui lui est nécessaire. Le suremballage est toutefois susceptible de créer un biais de perception chez celui-ci, d’autant plus lorsque la quantité de produit est diminuée, sans modification de l’apparence extérieure de l’emballage (pratique de la « réduflation »). Le projet de règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages en cours de discussion au niveau de l’Union européenne, dont l’objectif est la réduction des déchets d’emballages, devrait permettre d’appréhender plus facilement la pratique du suremballage par les opérateurs du secteur alimentaire, en imposant directement aux opérateurs responsables de la mise sur le marché des produits emballés, de veiller à ce que le poids et le volume des emballages soient réduits au minimum, sauf lorsque la conception de l’emballage garantit une protection. Dans le cadre de ces négociations la France soutient l’ambition de la Commission sur la minimisation des emballages, dans la continuité des mesures mises en place par la loi AGEC avec notamment la suppression de l’emballage plastique autour des fruits et des légumes qui peuvent être vendus en vrac. S’agissant de la bonne information du consommateur sur la quantité de produit effectivement contenue dans l’emballage, l’arrêté du 16 avril 2024 relatif à l’information des consommateurs sur le prix des produits dont la quantité a diminué, publié au Journal officiel du 4 mai 2024, impose, depuis le 1er juillet 2024, pour les produits de grande consommation qui ont subi une modification de poids ou de volume à la baisse entrainant une hausse de prix à l’unité de mesure une obligation spécifique d’information des consommateurs, portant sur ces évolutions. Cette information est apportée par les distributeurs dans les grandes et moyennes surfaces, à proximité immédiate des produits concernés. Elle doit figurer dans ces magasins physiques durant les deux mois qui suivent la date de commercialisation des produits concernés et ce, qu’il s’agisse de produits de marque nationale ou de marque de distributeur. Cette information spécifique vient en sus des informations légales en vigueur sur les prix et la quantité nette de produit dans l’emballage susmentionnées. Les manquements aux dispositions de cet arrêté, pris en application de l’article L. 112-1 du code de la consommation, sont passibles d’une amende administrative dont le montant peut atteindre 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Les agents de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes peuvent utiliser, pour faire cesser ces manquements, les pouvoirs de police administrative (injonction) qui leur sont octroyés par l’article L. 521-1 du code de la consommation. Ces décisions peuvent faire l’objet d’une mesure de publicité aux frais du professionnels, en application de l’article L. 521-2 de ce code.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>287</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4367</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Application de la « loi Aubry » de 2001 sur l’éducation à la sexualité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            287. — 8 octobre 2024. — M. Damien Girard alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’application très parcellaire des obligations légales prévues par la loi dite « loi Aubry » de 2001 relatives à l’éducation à la sexualité. L’article L. 312-16 du code de l’éducation instauré par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception prévoit qu’une « information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». Pourtant, dans son avis « Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle » publié le 10 septembre 2024, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) affirme que seuls 15 % des élèves bénéficient de cet enseignement et 25 % des établissements scolaires déclarent ne l’avoir jamais mise en place. Un constat similaire à celui présenté par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes dans son rapport n° 2016-06-13-SAN-021 relatif à l’éducation à la sexualité. Si l’éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) agite le débat public, notamment sous la pression de certains collectifs de parents d’élèves réactionnaires qui considèrent qu’elle perturberait les enfants, l’EVARS est largement reconnue comme étant un levier d’émancipation des jeunes, un moyen d’éduquer à l’égalité entre les femmes et les hommes et au consentement, un outil de lutte contre les violences sexistes et sexuelles ainsi que de prévention des violences intrafamiliales. Fin juin 2024, la ministre de l’éducation nationale annonçait un nouveau programme d’éducation à la vie affective et sexuelle du CP à la terminale, sans que celui-ci n’ait pu voir le jour du fait de la démission du gouvernement. Dans le contexte du procès des viols de Mazan, qui illustre l’incapacité collective à faire reculer les violences sexistes et sexuelles, l’apprentissage du consentement dès le plus jeune âge doit devenir une priorité. Il l’interroge donc sur les moyens concrets engagés pour permettre une application réelle et complète de la loi dite « loi Aubry ». – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4367</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient que l’éducation à la sexualité est essentielle pour le respect de soi et le respect d’autrui, mais aussi que sa mise en œuvre se heurte à des difficultés, le ministère chargé de l’éducation nationale a renforcé sa mobilisation depuis plusieurs années. Lancé à la rentrée 2022, le label « égalité filles-garçons » vise à mettre en cohérence et valoriser les politiques d’établissement qui, en se fondant sur le pilotage, la formation des personnels, l’action pédagogique, l’action éducative et les partenariats, concourent notamment à garantir un climat scolaire dégagé du sexisme et des violences sexuelles. Par ailleurs, le ministère chargé de l’éducation nationale est co-pilote de la stratégie de développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes 2022-2037. Dans ce cadre, il a notamment généralisé, à la rentrée 2024, des séances visant à développer l’empathie et les comportements altruistes et prosociaux dans les écoles, ce qui contribue à améliorer les relations à soi et les relations aux autres et à prévenir les comportements violents. Enfin, l’éducation aux médias et à l’information et les outils du Clemi sont utilisés pour prévenir les cyberviolences sexistes et sexuelles. En 2023, un groupe de travail réunissant les acteurs de l’éducation à la sexualité (administrations, associations, experts) a permis de dégager des points de convergence pour renforcer l’effectivité et la qualité des séances. Des mesures ont ensuite été annoncées en juin 2023, dont la saisine du Conseil supérieur des programmes (CSP) pour élaborer un programme d’éducation à la sexualité et le déploiement d’un plan de formation qui vise les formateurs et les intervenants. À la suite de ces annonces, en mars 2024, une consultation nationale menée sur le projet de programme du CSP, auprès de tous les personnels de l’éducation, des organisations syndicales, d’autres ministères et institutions publiques et des associations a permis d’aboutir à un projet de programme définissant une progression adaptée à l’âge et à la maturité des élèves. Le 29 janvier 2025, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) a voté à l’unanimité le programme d’éducation à la sexualité qui se décline en deux volets : « l’éducation à la vie affective et relationnelle » à l’école maternelle et élémentaire et « l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité » au collège et au lycée. Publié au BOENJS n° 6 du 6 février 2025, il incarne l’ambition du ministère sur le sujet. Son application, dès la rentrée de septembre 2025, concernera tous les élèves, de la maternelle au lycée. Conformément au code de l’éducation, qui définit cette éducation obligatoire, ce programme sera mis en œuvre à travers au moins trois séances annuelles spécifiques. Il rappelle que l’éducation à la sexualité vise l’égalité de considération et de dignité, en particulier l’égalité entre les femmes et les hommes, contribue à la lutte contre toutes les discriminations, sensibilise au principe du consentement et contribue à la prévention des différentes formes de violences, notamment de violences sexistes et sexuelles (y compris l’inceste). Le ministère est donc pleinement mobilisé sur la réalisation des objectifs posés par la loi. Il poursuit les efforts engagés depuis plusieurs années pour garantir l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>873</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4368</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Financement des écoles et langues régionales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            873. — 15 octobre 2024. — M. David Habib appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la participation des communes de résidence au financement de la scolarisation des enfants dans les écoles situées dans d’autres communes et assurant un enseignement en langue régionale. Si les dispositions législatives du code de l’éducation sur le financement des écoles publiques (article L. 212-8) et privées (article L. 442-5-1) sont quasi identiques, leur rédaction semble conduire à des interprétations différentes sur leurs conséquences en droit. En effet, le guide du maire établi par la direction générale des collectivités territoriales (DGCL) et par la direction générale des finances publiques (DGFiP), écrit à propos des écoles publiques, que « le Maire de la Commune de résidence n’est pas tenu […] de participer financièrement à cette scolarisation ». En outre, dans ses observations devant le Conseil constitutionnel sur la loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, le Gouvernement a indiqué que « la rédaction de l’article 6 de la loi déférée ne diffère pas de celle de la deuxième phrase du cinquième alinéa de l’article L. 212-8 du code de l’éducation, dans sa rédaction issue de l’article 101 de la loi du 7 août 2015, qui a trait à la participation financière que la commune de résidence d’élèves inscrits dans une école publique d’une autre commune proposant, à la différence de la première, un enseignement de langue régionale, peut verser à la commune d’accueil ». Or dans le même temps, la circulaire du 14 décembre 2021 intitulée « Langues et cultures régionales : cadre applicable et promotion de leur enseignement » précise que « l’article 6 de la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion (loi « Molac ») oblige les communes de résidence qui ne disposent pas d’écoles bilingues à contribuer aux frais de scolarité des élèves concernés dans les écoles privées sous contrat proposant un enseignement bilingue ». Compte tenu des rédactions similaires du code de l’éducation susvisées et dans la mesure où la volonté politique est de garantir la parité de financement entre les écoles publiques et privées, il paraît surprenant qu’une commune ne disposant pas d’une école dispensant un enseignement en langue régionale doive financer les écoles privées hors de son territoire, alors qu’elle n’aurait pas à le faire pour une école publique se trouvant dans la même situation. Il lui demande si la participation financière de la commune de résidence est toujours obligatoire, que les enfants soient scolarisés dans une école publique ou privée d’une autre commune dispensant un enseignement en langue régionale, lorsque cette commune de résidence ne dispense pas d’enseignement en langue régionale. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4369</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La modification de l’article L. 442-5-1 par l’article 6 de la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 a repris à l’identique les dispositions du cinquième alinéa de l’article L. 212-8 du code de l’éducation, qui concerne les écoles publiques : la situation vis-à-vis de l’enseignement des langues régionales est désormais identique pour le secteur public et le secteur privé sous contrat. L’article L. 442-5-1 du code de l’éducation oblige la commune de résidence d’un enfant inscrit dans une école privée sous contrat dispensant un enseignement de langue régionale situé sur le territoire d’une autre commune à contribuer aux frais de scolarité de cet enfant si elle ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale. Cet article dispose également que cette participation financière « fait l’objet d’un accord entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune ». Il convient toutefois de souligner que l’accord conclu tient compte, pour déterminer le montant de la contribution, « des ressources de cette commune [de résidence] […] et du coût moyen par élève […] de l’ensemble des écoles publiques de la commune d’accueil » d’une part, et ne peut pas « être supérieur au coût qu’aurait représenté pour la commune de résidence l’élève s’il avait été scolarisé dans une de ses écoles publiques » d’autre part. Enfin, « à défaut d’accord, le représentant de l’État dans le département réunit le maire de la commune de résidence et le responsable de l’établissement concerné afin de permettre la résolution du différend en matière de participation financière ». Il convient de préciser que les dispositions des articles L. 212-8 et L. 442-5-1 citées sont relatives à l’enseignement de langue régionale et non en langue régionale : si les élèves bénéficient de cours de langue régionale selon les horaires règlementaires, la commune de résidence n’est pas tenue de verser de forfait scolaire à une commune accueillant un établissement privé sous contrat proposant un enseignement bilingue, c’est-à-dire un enseignement en langue régionale. Ces dispositions permettent ainsi d’assurer autant d’équité que possible entre les élèves d’une part, et entre les communes et le financement de leurs écoles d’autre part.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2509</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4369</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Extension de l’enseignement du rugby dans l’enseignement secondaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2509. — 3 décembre 2024. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’opportunité de développer l’enseignement du rugby dans les cours d’éducation physique et sportive (EPS) dispensés dans l’enseignement secondaire. Le rugby suscite un engouement populaire croissant, en atteste la ferveur suscitée par la Coupe du Monde qui s’est tenue en France à l’automne 2023. Il porte de très belles valeurs telles que le respect, la cohésion et l’humilité qui font cruellement défaut à notre société de plus en plus individualiste et violente. Faut-il rappeler que les matches de rugby, qui attirent plusieurs dizaines de milliers de spectateurs et de supporteurs, ne génèrent pas le moindre trouble à l’ordre public ? Dans ce contexte, son enseignement aux jeunes doit être encouragé. Cela implique de former les professeurs d’EPS à ce sport qu’ils ne maîtrisent pas toujours comme d’autres sports tels que le football. Des intervenants des clubs et des fédérations où se situent les établissements scolaires pourraient également être sollicités, renforçant ainsi l’attractivité de ce sport et sa pratique dans le cadre d’un club sportif. Alors que la jeunesse est de plus en plus sédentaire, avec des conséquences délétères en matière de lien social et de santé, encourager la pratique de ce sport collectif serait bienvenu. Elle lui demande donc si elle est favorable à l’extension de l’enseignement du rugby dans les cours d’EPS et quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour y parvenir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4369</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’éducation physique et sportive (EPS) participe à l’ouverture culturelle des élèves sur les différentes activités sportives et artistiques existantes. Les programmes de la discipline EPS imposent aux enseignants de la matière de sélectionner scrupuleusement les activités proposées aux élèves afin d’en équilibrer les effets sur le développement des capacités physiques et de s’adresser aux appétences du plus grand nombre. Ce choix d’activités physiques, sportives et artistiques doit impérativement couvrir quatre champs d’apprentissage au collège (cinq au lycée). Ces champs reprennent les grands domaines d’expérience de la motricité : l’atteinte d’une performance mesurable, la confrontation au milieu naturel, le passage devant un public lors d’un numéro artistique ainsi que l’opposition individuelle ou collective, instrumenté ou non. Au lycée, le 5e champ permet aux élèves d’être éduqués aux activités d’entretien de soi. Cette disposition permet aux élèves d’être sensibilisés à un nombre non négligeable de pratiques et de sports qui restent des supports éducatifs aux apprentissages et à l’acquisition de compétences. Le choix de ces activités supports par les enseignants d’EPS est le fruit d’une réflexion des équipes éducatives, fondée sur le diagnostic des caractéristiques des élèves, et en pleine cohérence avec les axes du projet d’établissement et du projet académique. Ces enseignants sont formés à l’enseignement de l’EPS. Dans le second degré, des sessions de formation continue sont mises en place régulièrement avec les différentes fédérations pour améliorer leur connaissance des activités. À l’école, des partenariats peuvent être noués avec les fédérations sportives avec lesquelles le ministère a signé une convention. Récemment, la fédération française de rugby a distribué dans ce cadre des ballons de rugby dans les écoles et proposé un support pédagogique permettant aux enseignants de proposer la pratique de cette activité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2510</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4370</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Formation aux métiers de l’industrie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2510. — 3 décembre 2024. — M. Marc Chavent alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur le manque d’attractivité des filières formant aux métiers de l’industrie. En effet, 77 % des lycéens interrogés ont une bonne opinion de l’industrie et un lycéen sur deux en filière générale ou technologique souhaite travailler dans l’industrie. Toutefois, parmi les lycéens, plus de 60 % estiment qu’ils sont mal informés sur les métiers industriels et les parcours de formation associés. Bien que le Gouvernement ait mis en place le portail « Osons l’industrie du futur » pour promouvoir les formations et les offres d’emplois industriels, les entreprises peinent à recruter de nouveaux profils qualifiés malgré des niveaux de rémunération souvent supérieurs au salaire moyen. Aussi, il lui demande quelle politique elle compte mettre en œuvre pour permettre de renforcer l’attractivité des formations débouchant sur les métiers de l’industrie attendue par la jeunesse et les industriels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4370</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale accorde une grande importance aux parcours de formation menant aux métiers de l’industrie et à leur valorisation auprès des élèves. Du collège jusqu’à la terminale, le parcours Avenir scande la découverte des métiers. Des rencontres avec les professionnels sont organisées dès la 5e ; la séquence d’observation d’une semaine en 3e permet une première immersion dans le monde professionnel. Au lycée, les élèves de seconde générale et technologique (GT) peuvent choisir des enseignements optionnels. Ils découvrent aussi les métiers durant la séquence d’observation en milieu professionnel de deux semaines en fin d’année en seconde GT introduite depuis l’année scolaire 2023-2024. Les collégiens et lycéens bénéficient d’opérations d’information sur les métiers industriels et les formations associées en lien avec les régions dont c’est la compétence. Elles visent à montrer la diversité du secteur, révéler les talents et déconstruire les clichés : semaine de l’industrie, année de l’ingénierie, partenariat avec la compétition des métiers WorldSkills France qui valorise les métiers industriels de France 2030 (75 000 collégiens se sont déplacés en septembre à Lyon pour la finale internationale de l’édition 2024), soutien à la plateforme Forindustrie dédiée aux métiers industriels. Pour soutenir ces dispositifs, le ministère signe des conventions nationales avec d’autres ministères, des entreprises, des fédérations patronales et des associations. Ces conventions prévoient des actions à destination des élèves, apprentis ou étudiants qui peuvent être déclinées en région et constituent un appui aux politiques d’attractivité conduites. Elles ont permis d’augmenter l’offre de stages notamment dans les grandes entreprises industrielles (Airbus, Dassault, Michelin, Safran, etc.). Plus de 80 campus des métiers et des qualifications industriels organisent des opérations d’attractivité en région (ex. : 10 campus sur les filières industrielles aéronautique, énergie, automobile et chimie dans la région Auvergne-Rhône-Alpes). En cycle terminal de la voie générale, un lycéen construit son parcours par une combinaison d’enseignements de spécialité lui permettant d’envisager des études supérieures conduisant à l’exercice de fonctions d’encadrement et d’ingénierie dans le secteur industriel. Ainsi, la physique est la troisième spécialité la plus choisie par les élèves tant en première (43,9 %) qu’en terminale (31,1 %), tout juste derrière celle de sciences économiques et sociales. La spécialité sciences de l’ingénieur, moins déployée dans les établissements, accueille 4,5 % des élèves de première. Dans la voie technologique, trois séries à dominante industrielle - sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D), sciences et technologies de laboratoire (STL) et sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) - rassemblent 27 % des élèves de cette voie. Elles permettent aux filles et garçons de s’engager dans des formations de la filière production. Enfin, dans la voie professionnelle, 43 % des élèves préparent un CAP ou un baccalauréat professionnel dans des secteurs de la production. Depuis 2019, le ministère a renforcé l’attractivité des filières industrielles par la création des familles de métiers qui offre une meilleure lisibilité aux diplômes qui les composent. De nombreuses spécialités conduisent à des métiers de l’industrie (ex. : ouvrier spécialisé, technicien). L’ouverture d’un bureau des entreprises dans chaque lycée professionnel à la rentrée 2023 contribue à l’accompagnement des élèves dans leur orientation vers les filières d’avenir. La poursuite d’études supérieures en BTS est favorisée par la mise en place de places réservées à ces profils d’élèves qui pourront ainsi occuper des postes de technicien supérieur dans l’industrie. Le ministère agit pour l’émergence, dans toute leur diversité, des talents dont l’industrie française a besoin.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2511</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4371</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque d’enseignants en Seine-et-Marne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2511. — 3 décembre 2024. — Mme Ersilia Soudais alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur une situation urgente en Seine-et-Marne : depuis la rentrée scolaire, le manque d’enseignants s’aggrave dans plusieurs établissements et certains ne sont plus capables d’assurer l’enseignement de matières primordiales pour la formation des collégiens et lycéens. Mme la députée prend à titre d’exemple le collège Jean-Jacques Rousseau, à Othis, dans sa circonscription : de nombreux élèves n’ont pas eu cours dans des disciplines fondamentales durant plusieurs mois, faute d’enseignants. « Ils ont créé les groupes de besoin, donc ça a multiplié les postes en français et mathématiques. Problème : il n’y en a pas », explique Bélinda Borsali, vice-présidente de la FCPE de Seine-et-Marne. Chaque semaine, les élèves perdent plusieurs heures de cours et cela depuis septembre. Cela pose particulièrement problème pour des élèves de 6e, 5e et 4e, qui n’ont pas eu de cours de français depuis la rentrée scolaire, par exemple. Le collège n’était pas en mesure non plus d’assurer des cours d’espagnol jusqu’à récemment. Malgré plusieurs courriers au rectorat de la part des organisations, aucune solution n’a été trouvée. En tant qu’ancienne enseignante de français, cette situation scandalise particulièrement Mme la députée, qui s’inquiète pour l’avenir éducatif des enfants de Seine-et-Marne. Mme la députée demande à Mme la ministre si elle compte intervenir auprès du rectorat pour garantir que l’ensemble des collégiens et des lycéens de Seine-et-Marne puissent accéder à une éducation complète, ce qu’elle prévoit plus spécifiquement pour assurer l’égalité des chances et le rattrapage des heures de cours manquées et s’il ne lui semblerait pas opportun de renoncer aux groupes de niveau.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4371</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’Éducation nationale) sont pleinement mobilisés. Depuis la rentrée scolaire de septembre 2024, le ministère et les académies poursuivent leur action afin de pourvoir tous les besoins, dans le premier comme dans le second degré, dans le cadre d’un suivi renforcé de chaque situation afin de répondre le plus rapidement possible aux besoins identifiés dans chaque école et dans chaque établissement. Les services du rectorat de Créteil, en lien étroit avec la direction départementale des services de l’éducation nationale de Seine-et-Marne, mettent tout en œuvre pour répondre aux besoins de remplacement identifiés en complément de l’action engagée au sein des établissements du second degré dans le cadre de remplacements de courte durée, et cela dans un contexte où dans certaines disciplines les viviers de personnels remplaçants sont forts contraints parce que très mobilisés. En effet, dans le second degré, l’efficacité du remplacement des enseignants absents et plus particulièrement la capacité des services académiques à mobiliser les ressources de remplacement se heurte à une double contrainte géographique et disciplinaire. Concernant, le collège Jean-Jacques Rousseau d’Othis, la situation est bien identifiée par les services et fait l’objet d’un suivi particulier, notamment le besoin d’un poste en Lettres classiques effectivement non couvert depuis le début de l’année (13 heures de français et 5 heures de latin). Dans l’attente d’une solution pérenne, un enseignant a été affecté fin novembre pour couvrir une partie du service d’enseignement de français. En complément, l’établissement a la possibilité de recourir aux heures supplémentaires pour assurer le service complet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2734</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4371</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Concours enseignants - Disparité dans les conditions de classement des lauréats</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2734. — 10 décembre 2024. — Mme Michèle Tabarot* appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur une inégalité affectant certains enseignants et personnels assimilés (PRCE, PRAG, ESAS). Cette situation résulte de l’application des décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023, modifiant le décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951. Ces textes, bien que salués pour leur ambition d’améliorer les conditions de classement des lauréats des concours en valorisant davantage les services accomplis dans le secteur privé ou en tant que contractuels, ne s’appliquent qu’aux lauréats des concours postérieurs à septembre 2022 ou septembre 2023. En conséquence, des enseignants disposant d’une ancienneté et d’une expérience plus importantes se retrouvent moins bien classés et moins bien rémunérés que leurs collègues récemment titularisés. Cette disparité impacte directement leurs rémunérations, freine leurs perspectives d’avancement, restreint leurs opportunités de mutation et réduit leurs droits à la retraite. Face à cette situation, elle lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures correctives pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2735</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4372</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inégalité salariale entre enseignants - décrets no 2022‑708 et no 2023‑729</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2735. — 10 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur une situation inquiétante d’inégalités salariales entre les enseignants de l’éducation nationale, résultant de l’entrée en vigueur des décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023. Ces décrets modifient les conditions de classement des lauréats des concours, permettant notamment de reprendre en compte les services réalisés dans le secteur privé, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des services effectués en tant que contractuel au sein de l’éducation nationale. Cependant, ces mesures ne concernent que les lauréats à partir de septembre 2022 ou 2023, selon la date du concours. Par conséquent, des enseignants ayant une ancienneté plus importante dans l’éducation nationale se retrouvent désavantagés par rapport à leurs collègues, nouvellement entrants ou lauréats des concours de ces années, qui bénéficient de conditions de classement et de rémunération bien plus avantageuses, malgré une expérience moins significative dans l’éducation nationale. Outre la disparité salariale immédiate, cette situation a des répercussions profondes sur les parcours de carrière des enseignants, notamment en matière de mutation, d’accès à la hors-classe ou à la classe exceptionnelle et par conséquent, sur leurs futures retraites. Il est donc question de l’avenir professionnel et financier d’une partie significative du corps enseignant. Le Gouvernement a justifié son refus d’étendre ces nouvelles conditions aux anciens lauréats en invoquant le principe de non-rétroactivité des actes administratifs. Toutefois, des précédents existent dans l’enseignement supérieur et l’éducation nationale, où des mesures rétroactives ont été appliquées, comme le montre le décret n° 2014-1006 du 4 septembre 2014, qui a permis aux agents publics non titulaires d’obtenir une révision rétroactive de leur classement. Dans une profession déjà en grande tension, il est essentiel de garantir une reconnaissance juste du travail et de l’engagement des enseignants. Leur rôle est crucial pour l’avenir de la jeunesse du pays. Aussi, il souhaite savoir si elle envisage de prendre des mesures pour remédier à ces inégalités salariales, notamment en introduisant un décret permettant d’étendre les bénéfices susmentionnés aux anciens lauréats des concours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2929</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4372</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inégalités de reclassement des enseignants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2929. — 24 décembre 2024. — Mme Marie Mesmeur* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les inégalités salariales engendrées par l’application des décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023 relatifs au classement des lauréats des concours d’enseignement. Ces décrets, en permettant une meilleure reprise des services accomplis dans le secteur privé ainsi que ceux effectués en tant que contractuels, ont constitué une avancée pour les nouveaux lauréats des concours à partir de septembre 2022 et 2023. Cependant, ces dispositions ne s’appliquent pas rétroactivement aux enseignants titularisés avant ces dates, bien que ces derniers présentent souvent une ancienneté équivalente, voire supérieure. Cette situation crée une inégalité de traitement évidente entre enseignants, qui perçoivent des salaires différents malgré des parcours similaires au sein de l’éducation nationale. De nombreux agents se retrouvent ainsi pénalisés financièrement, avec un sentiment d’injustice, comme le souligne le collectif des enseignants concernés. Elle lui demande donc de bien vouloir préciser si des mesures correctives sont envisagées pour permettre une équité de reclassement entre tous les enseignants, notamment par l’extension rétroactive de ces décrets, afin de garantir une égalité salariale conforme aux principes d’équité et de justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2940</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4372</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gaëtan Dussausaye</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Inégalité salariale entre lauréats des concours de l’éducation nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2940. — 24 décembre 2024. — M. Gaëtan Dussausaye* alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’inégalité salariale créée par les décrets n° 2022-708 du 26 avril 2022 et n° 2023-729 du 7 août 2023, qui modifient les règles de classement des lauréats des concours en permettant une meilleure reprise des services effectués dans le privé ou en tant que contractuels. Or ces dispositions ne s’appliquent qu’aux lauréats des sessions de septembre 2022 et 2023, générant une différence de traitement injuste avec les promotions antérieures, malgré une ancienneté parfois supérieure. Cette inégalité impacte directement les salaires, les mutations et l’accès à la hors classe ou à la retraite. Plusieurs exemples de rétroactivité dans l’éducation nationale existent pourtant, notamment l’article 47 de la loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur dite « loi LPR » de 2020 et le décret du 4 septembre 2014. Alors que l’institution peine à recruter, des enseignants envisagent même de démissionner pour repasser un concours déjà réussi. Il lui demande donc d’ouvrir un dialogue pour remédier à cette situation préjudiciable à la cohésion du corps enseignant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4373</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale a engagé depuis plusieurs années un chantier d’ampleur en vue d’améliorer les règles statutaires de reprise des services lors de la nomination dans un corps enseignant, afin de diversifier les profils recrutés et d’offrir des secondes carrières attractives. En 2022, les modifications règlementaires ont porté sur l’amélioration de la reprise des services de droit privé pour les lauréats des troisièmes concours. Cette mesure a été étendue au 1er septembre 2023 aux lauréats issus des autres voies de concours (externe et interne). Certains lauréats des concours bénéficient également d’une reprise plus avantageuse de leurs services publics. Ces mesures concernent le classement à l’entrée dans un corps enseignant ou assimilé et non le déroulement de carrière qui s’ensuit. En effet, les dispositions du décret n° 2023-729 du 7 août 2023 constituent une mesure d’attractivité par le biais d’un nouveau classement plus favorable, et non une mesure de revalorisation des enseignants recrutés antérieurement. Sauf exceptions strictement encadrées, les dispositions règlementaires n’ont pas vocation à régir des situations juridiquement constituées et ne valent que pour l’avenir. Aussi, seuls les nouveaux lauréats d’un concours donnant accès à un corps régi par le décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951 peuvent bénéficier de ces modalités de classement. Par ailleurs, selon une jurisprudence constante, un décret instituant des règles de reprise d’ancienneté et ne comportant pas de dispositions permettant d’en faire bénéficier les agents déjà en fonctions ne constitue pas une discrimination contraire au principe d’égalité de traitement des fonctionnaires d’un même corps (par exemple : CE n° 260508, 10 décembre 2004, Syndicat national des infirmiers conseillers de santé).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2736</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4373</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Prime REP+ des AED et AESH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2736. — 10 décembre 2024. — M. Manuel Bompard interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les primes REP+ (réseau d’éducation prioritaire - renforcé) des assistants d’éducation (AED) et accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) de l’éducation nationale. Cette indemnité est encadrée par les décrets n° 2015-1087 du 28 août 2015 et l’arrêté du 28 août 2015 et est présentée comme une mesure visant à stabiliser les équipes éducatives et pédagogiques ainsi qu’à reconnaître l’engagement des personnels exerçant dans les REP/REP+. Elle n’était au départ pas versée aux AED et AESH, puis l’est depuis avril 2023 ; mais ces deux catégories de personnel n’ont droit qu’à 3 263 euros par an, contre 5 114 euros pour les enseignants, CPE et psychologues. Les AED et AESH étant en première ligne dans les établissements scolaires, comment Mme la ministre justifie-teelle cet écart de prime ? Il lui demande si elle a l’intention de rehausser leur prime à hauteur de celle des enseignants et de la verser rétroactivement à ceux qui exerçaient comme AED ou AESH entre 2015 et 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4373</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Membres à part entière de la communauté éducative, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des professionnels essentiels de l’école inclusive et participent dans ce cadre à la réussite des élèves. Les assistants d’éducation (AED) sont quant à eux essentiels au bon fonctionnement des établissements. Ils apportent un soutien indispensable à l’équipe éducative pour l’encadrement, la surveillance et l’assistance pédagogique des élèves. Les AESH et les AED exerçant dans les écoles et établissements relevant des programmes « Réseaux d’éducation prioritaire » et « Réseaux d’éducation prioritaire renforcés » bénéficient, depuis le 1er janvier 2023, de l’extension de l’indemnité de sujétions. Depuis cette date, les AESH et AED exerçant dans une école ou établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire (REP) bénéficient d’une indemnité de sujétions annuelle de 1 106 € et les AESH et AED exerçant dans une école ou un établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+) bénéficient d’une indemnité de sujétions de 3 263 € (part fixe) et d’au plus 448 € (part modulable). Sauf exceptions strictement encadrées, les dispositions règlementaires n’ont pas vocation à régir des situations juridiquement constituées et ne valent que pour l’avenir. 8 495 AED et 14 965 AESH ont été concernés par ces augmentations de rémunération. Pour un AED en CDI, le bénéfice de l’indemnité de sujétions REP représente une augmentation de sa rémunération de l’ordre de 5 % et le bénéfice de l’indemnité de sujétions REP+ une augmentation de l’ordre de 17 %. Pour un AESH au 6e échelon de la grille indiciaire, le bénéfice de l’indemnité de sujétions REP correspond à une augmentation de près de 5 % de sa rémunération et de l’indemnité de sujétions REP+ une augmentation de sa rémunération de l’ordre de 16 %. Concernant la différenciation des montants instituée par l’arrêté, elle est justifiée par la différence de situations entre les AED ainsi que les AESH et les autres catégories de personnels, compte tenu des missions exercées et de leurs niveaux de rémunération respectifs (augmentation de leur rémunération comparable à celle dont bénéficient les autres catégories de personnels). Cette différenciation des montants est en rapport direct avec l’objectif consistant à inciter les personnels à demander une affectation dans les écoles et établissements relevant des programmes de l’éducation prioritaire et à y servir durablement. Le ministère chargé de l’éducation nationale est attentif à l’amélioration de la rémunération de ces deux populations qui sont essentielles au bon fonctionnement du service public de l’éducation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4374</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Fermetures de classes dans l’Oise</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2738. — 10 décembre 2024. — M. Alexandre Sabatou attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les fermetures de classes dans le département de l’Oise. Pour la rentrée de septembre 2024, il est prévu que 63 classes du premier degré soient fermées dans le département, pour seulement 19 ouvertures. Cette situation fait suite à la fermeture de 73 classes à la rentrée de septembre 2023. Au sein de la 3e circonscription de l’Oise, en septembre 2024, 9 classes ont été fermés (Chambly : école Elsa Triolet et Thérèse Declemy ; Cires-les-Mello : école du Centre ; Méru : école Jean Moulin élémentaire, Louis Pasteur et Bellonte élémentaire ; Thiverny : école Jean Cassé ; Ercuis : école Patrick Baudry ; Blaincourt-les-Précy). Ces fermetures successives suscitent de vives inquiétudes parmi les parents d’élèves, les enseignants et les élus locaux, notamment en milieu rural, où elles accentuent la fragilisation du système éducatif, contribuent à la désertification des territoires et compromettent l’égalité des chances en obligeant les enfants à effectuer des trajets longs et fatiguant. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour répondre à cette situation et garantir un accès équitable à l’éducation pour tous les élèves de l’Oise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4374</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget de l’éducation nationale est premier budget de la nation. Les moyens en emplois pour la rentrée 2025 ont été fortement réévalués, par rapport au projet de loi de finances déposé en octobre 2024, afin de répondre aux enjeux du système éducatif. Ainsi, le Gouvernement prévoit un maintien global des emplois d’enseignants et la création de 2 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ce maintien global des moyens d’enseignement s’inscrit dans la perspective d’une année scolaire 2025-2026 qui sera à nouveau marquée par une diminution forte du nombre d’élèves de l’ordre de 100 000 élèves, tous secteurs confondus, poursuivant une tendance démographique observée depuis plusieurs années. Il est prévu une baisse de 78 896 élèves dans le premier degré public et de près de 10 244 élèves dans le second degré public. L’amélioration historique des taux d’encadrement se poursuivra donc en 2025, avec un taux inédit de 6,13 professeurs pour 100 élèves grâce à des suppressions de postes limitées à 470 emplois. Exprimé en nombre d’élèves par classe, l’enseignement primaire accueillait 23,2 élèves par classe en moyenne en 2017, contre 21,3 en 2024. Une nouvelle diminution est prévue à la rentrée scolaire 2025, pour atteindre son plus bas niveau historique, s’établissant à moins de 21,1 élèves par classe en moyenne. S’agissant plus particulièrement du département de l’Oise, à la rentrée 2023, après un constat de 1214 élèves en moins, le département aurait pu, en suivant cette baisse démographique, se voir retirer 57 postes pour conserver son taux d’encadrement. C’est en fait 40 postes en moins qui ont permis d’améliorer le taux d’encadrement et de procéder ainsi à plus de 20 ouvertures de classes sur le département. À la rentrée 2024, après un constat similaire de baisse à 1223 élèves, le retrait de 33 postes a lui aussi permis d’améliorer globalement l’encadrement des élèves, en opérant 27 ouvertures pour 54 fermetures. Enfin, les conditions de la rentrée 2025 s’annoncent encore meilleures dans un contexte national d’effort conséquent. Pour l’Oise, c’est seulement un retrait de 10 postes dans le premier degré pour une prévision de baisse de 1302 élèves. L’amélioration sensible et continue du taux d’encadrement va permettre de limiter les fermetures de classes sur tous les territoires, tout en ouvrant des classes, là où cela s’avérerait nécessaire, garantissant ainsi la meilleure équité possible pour les jeunes oisiens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3009</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4374</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manque de statistiques sur la formation aux premiers secours à l’école</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3009. — 31 décembre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque de statistiques sur la formation aux premiers secours dans l’éducation nationale. En effet, les articles D. 312-40 à D. 312-42 du code de l’éducation prévoient une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours, une formation aux premiers secours ainsi qu’un enseignement des règles générales de sécurité dans tous les établissements scolaires publics ou privés sous contrat. Ces articles du code de l’éducation sont complétés par l’instruction interministérielle n° 2016-103 du 24-8-2016 sur l’éducation à la sécurité. Dans cette instruction, il est précisé qu’un « suivi qualitatif et quantitatif des actions accomplies en matière de sensibilisation au secourisme sera effectué chaque année au niveau académique ». M. le député souhaiterait ainsi obtenir des informations et des statistiques plus détaillées sur les initiatives entreprises au sein de chaque académie en France. Ceci vise à garantir que la sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours s’effectue effectivement dans les établissements scolaires. L’obtention de données statistiques permettrait par la suite de proposer des évolutions législatives ou réglementaires judicieuses, afin de continuer à améliorer la formation des élèves aux gestes de premiers secours. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4375</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement poursuit l’objectif, fixé par le Président de la République, de former 100 % de la population aux gestes qui sauvent. Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche contribue à la réalisation de cet objectif dans le cadre du continuum de formation aux premiers secours mis en œuvre pour tous les élèves de l’école au lycée. Les élèves bénéficient tout au long de leur scolarité d’une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours et d’un apprentissage des gestes de premiers secours, comme le prévoit l’article L. 312-13-1 du code de l’éducation. Après avoir progressé sensiblement, la dynamique de formation a été ralentie en raison de la crise sanitaire du covid-19 et des difficultés liées à l’organisation de sessions en présentiel. Elle a été relancée depuis par le ministère et montre des résultats encourageants qui devront se confirmer les prochaines années, le niveau de formation constaté avant la crise étant en cours de rattrapage. Former 100 % des élèves sortant du collège aux premiers secours (certificat de compétences de citoyen sauveteur - PSC) demeure ainsi l’objectif poursuivi et une priorité pour le ministère. Il déploie à cette fin un important dispositif de formation au niveau national et dans les académies qui permet de former les personnels de l’éducation nationale afin qu’ils fassent bénéficier tous les élèves de l’éducation aux gestes de premiers secours. Pour l’année scolaire 2022-2023, les statistiques consolidées par le ministère font état d’un taux de certification PSC des élèves de 29 % (ratio correspondant au nombre de collégiens certifiés rapporté à l’effectif des élèves en classe de 3e, indicateur retenu pour mesurer l’atteinte de l’objectif). En outre, la même année, près de 20 000 personnels de l’éducation nationale ont été formés au PSC. Par ailleurs, chaque école et établissement doit préparer «  sa propre organisation de gestion de l’événement  » (article R. 741-1 du code de la sécurité intérieure) et à ce titre se doter d’un plan particulier de mise en sûreté (PPMS), qui décrit la conduite à tenir face à ces risques et menaces (circulaire du 8 juin 2023). Dans ce cadre, le PPMS fait l’objet chaque année de deux exercices, l’un sur le volet « attentat-intrusion » et l’autre sur les « risques majeurs », qui permettent de le tester, le mettre à jour et l’améliorer le cas échéant au moyen des retours d’expérience effectués à l’issue. S’agissant des écoles et établissements publiques, l’enquête annuelle réalisée par le service de défense et de sécurités (SDS), fait état de 85 % d’exercices attentat-intrusion et de 62 % d’exercices risques majeurs réalisés pour l’année 2023-2024. Ces deux exercices qui doivent être réalisés avant les congés d’hiver s’ajoutent aux trois exercices « incendies » annuels. Les établissements privés sous contrat, au titre de leur prérogative sur l’organisation et la vie de l’établissement, peuvent mettre en œuvre par leurs propres moyens les mesures jugées utiles pour la sécurisation des personnes et des biens. L’organisation des exercices PPMS ainsi que la participation accrue à la journée nationale de la résilience (JNR) sont autant d’occasions pour sensibiliser à la culture de la sécurité dans les écoles et établissements scolaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3109</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4375</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Attaques récurrentes visant le modèle éducatif français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3109. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les attaques récurrentes visant le modèle éducatif français et ses principes fondamentaux de laïcité. Depuis plusieurs années, l’application des principes de laïcité dans les établissements scolaires publics fait l’objet de vives critiques et de contestations. Certains discours et rapports, notamment émanant du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), dépeignent l’école publique française comme un espace d’exclusion ou de discrimination. Le CCIE, organisation basée en Belgique après la dissolution en 2020 du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), accuse, dans son rapport annuel 2023, les enseignants français de perpétrer des « discriminations systémiques » envers les élèves musulmans et qualifie l’école républicaine de « lieu privilégié de l’islamophobie ». Ces accusations sont développées dans un rapport à destination européenne, qui cible particulièrement la France. Ce document constitue une tentative manifeste de discréditer le modèle éducatif français, ce qui est d’autant plus inquiétant dans le contexte actuel marqué par la menace persistante du terrorisme islamiste que connaît la France. Dans ces critiques, la loi du 15 mars 2004, qui interdit le port de signes ou tenues ostensiblement religieux dans les écoles, est particulièrement visée. Présentée comme discriminatoire, cette loi est pourtant essentielle pour garantir la neutralité de l’espace éducatif et préserver l’unité républicaine au sein des établissements scolaires du service public de l’éducation nationale. La loi répond également au besoin fondamental des enfants de disposer d’un cadre serein, où l’instruction et l’acquisition des règles qui fondent la citoyenneté doivent primer sur les appartenances communautaires ou religieuses. Ces critiques surviennent alors que les enseignants et les personnels éducatifs sont confrontés à une pression croissante, malheureusement trop souvent accompagnée de menaces explicites et d’actes de violence. Les assassinats de Samuel Paty en octobre 2020 et de Dominique Bernard en 2023 illustrent tragiquement les dangers auxquels s’exposent ceux qui défendent les valeurs républicaines. Plus récemment, le proviseur du lycée Maurice-Ravel à Paris a été menacé de mort pour avoir appliqué les règles de neutralité à l’école. Ces évènements témoignent de la montée d’une violence alarmante contre ceux qui ont pour mission de transmettre les principes fondamentaux de la République, les « hussards de la République », dont le dévouement doit être pleinement soutenu et protégé. Dans ce contexte préoccupant, il est essentiel de réaffirmer avec force les principes de laïcité et de neutralité au sein des établissements scolaires. La décision du Conseil d’État du 27 septembre 2024 a permis de rappeler cette nécessité en jugeant conforme à la loi l’interdiction du port de l’abaya, tenue interprétée comme un signe ostensible d’appartenance religieuse. Par ailleurs, le rapport d’information du Sénat du 5 mars 2024 et rédigé par les sénateurs François-Noël Buffet et Laurent Lafon, vient souligner les nombreux défis auxquels sont confrontés les enseignants dans l’application des principes de laïcité. Ce rapport insiste également sur l’urgence de fournir un soutien accru de la part des pouvoirs publics pour accompagner les personnels éducatifs et garantir un climat de sérénité au sein des établissements scolaires français. Mme la députée souhaite savoir quelles actions le ministère de l’éducation nationale entend prendre pour défendre le modèle éducatif républicain français et ses principes de laïcité. Elle demande quelles mesures seront renforcées pour protéger et accompagner les enseignants face aux contestations et menaces et comment le Gouvernement compte sensibiliser les élèves et leurs familles à ces valeurs. Enfin, elle s’interroge sur les initiatives prévues pour lutter contre les campagnes de dénigrement fussent-elles orchestrées depuis l’étranger et promouvoir une image juste et équilibrée de l’école publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4376</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La laïcité est un principe républicain au fondement de notre société et de notre école, qui garantit la liberté de conscience de tous et préserve les élèves de tout prosélytisme religieux. Face aux campagnes de dénigrement et face aux contestations, le ministère a renforcé son action autour de deux axes : la transmission des valeurs républicaines et la protection des élèves et des personnels. Afin de renforcer la transmission du principe de laïcité et du modèle républicain, le ministère a accru la place accordée aux valeurs de la République dans les programmes scolaires. Les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique, applicables depuis la rentrée 2024, font de la transmission des valeurs et principes de la République l’une des grandes thématiques développées du CP à la terminale. Le principe de laïcité est abordé dans tous les cycles de la scolarité des élèves. L’éducation aux médias et à l’information, qui a également été renforcée dans les nouveaux programmes d’enseignement moral et civique, contribue à protéger les élèves contre toute forme de manipulation et de radicalisation, en développant leur esprit critique, en particulier dans l’usage d’internet et des réseaux sociaux. Le ministère agit de façon constante et concrète pour protéger les personnels et apporter des réponses fermes face à toute atteinte à la laïcité et aux valeurs de la République. La protection fonctionnelle est octroyée de plein droit et sans délai à tous les personnels victimes de violence ou de menaces dans l’exercice de leurs fonctions. En cas d’atteinte grave aux principes de la République, notamment au principe de laïcité, le décret du 16 août 2023 a systématisé l’engagement d’une procédure disciplinaire à l’encontre de l’élève auteur. Lorsque les faits sont susceptibles de revêtir une qualification pénale, ils font l’objet d’un signalement au procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Le plan ministériel pour la sécurité des élèves, des personnels et des établissements du 4 avril 2024 prévoit de nombreuses mesures de protection : sécurité, assistance juridique, soutien médical ou psychologique, réparation des préjudices subis, etc. Ces mesures ont été complétées par le plan ministériel pour la tranquilité scolaire du 4 décembre 2024 qui repose sur trois priorités : protéger, apaiser et responsabiliser. Il se traduit par de nouveaux moyens et des mesures destinées à améliorer la protection des personnels, apaiser le climat scolaire, renforcer la sécurité des établissements et responsabiliser les élèves comme leur famille. Les équipes de vie scolaire sont renforcées dans les collèges et les lycées les plus exposés aux risques de violences. 170 postes de conseillers principaux d’éducation et 600 postes d’assistants d’éducation supplémentaires sont en cours de déploiement. Afin de venir en soutien aux équipes éducatives, les équipes académiques « valeurs de la République » apportent expertise et conseils, interviennent dans les écoles et les établissements si nécessaire, assurent des actions de prévention et forment les personnels. Plus de 800 000 personnels ont été formés dans le cadre du plan national de formation des personnels à la laïcité et aux valeurs de la République. Les équipes mobiles de sécurité sont également mobilisées lorsque la sécurité des personnels est mise en cause et pour apaiser le climat scolaire. Les services de défense et de sécurité académiques, créés par le décret n° 2025-75 du 29 janvier 2025, renforcent la gouvernance académique en matière de sécurité en rectorat et en direction départementale des services de l’éducation nationale. Ils doivent rassembler l’ensemble des missions visant à assurer la sécurité dans les écoles et les établissements scolaires et à lutter contre les atteintes aux valeurs de la République. La création de ces services permettra à l’institution scolaire d’agir de manière forte et unifiée afin d’assurer la protection des personnels et des élèves et de leur garantir un cadre sécurisé au service des apprentissages et du bien-être de tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3110</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4377</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Gestion des élèves allergiques et bénéficiant d’un PAI à la cantine scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3110. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les élèves en PAI (projet d’accueil individualisé) qui doivent apporter leurs repas à la cantine. Il est particulièrement préoccupant de constater que de nombreux enfants bénéficiant d’un projet d’accueil individualisé (PAI) en raison d’allergies alimentaires se voient contraints d’apporter leur propre repas à la cantine. Cela est souvent dû à l’incapacité des établissements à personnaliser leurs repas en tenant compte de leurs besoins spécifiques. Ces jeunes, qui font déjà face à des défis liés à leurs allergies graves, ressentent une profonde stigmatisation et une forme d’exclusion lorsqu’ils sont écartés des repas à la cantine. Le partage d’un repas est un moment essentiel de socialisation et d’intégration au sein de la communauté scolaire et il est injuste que ces élèves aient à se sentir encore plus isolés en raison de leurs contraintes alimentaires. Quelles actions concrètes le ministère de l’éducation nationale envisage-t-il de mettre en œuvre pour assurer une inclusion effective de ces enfants lors des repas dans les écoles ? Comment Mme la ministre prévoit-elle de sensibiliser les établissements scolaires et de former le personnel afin qu’ils puissent mieux répondre aux besoins alimentaires spécifiques des élèves tout en favorisant un environnement accueillant pour tous ? Elle souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4377</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère note avec satisfaction que les textes émis aident effectivement les enfants allergiques à être pris en compte selon leurs besoins, d’une manière sécurisée et sans rupture scolaire. Depuis la circulaire de 2021, ont été mises en ligne, avec accès pour tous les médecins traitants, les parties 3 du document PAI concernant la conduite à tenir en cas d’urgence, permettant une harmonisation des pratiques et une plus grande équité sur le territoire (https://eduscol.education.fr/1207/poursuite-de-la-scolarite-avec-des-traitements-medicaux-particuliers). Le ministère note également les contraintes que représente la surveillance des enfants allergiques. Cette situation concerne tout particulièrement les enfants jeunes qui ne savent pas encore gérer eux-mêmes le choix des aliments, notamment avant 6 ans. En effet, pour les autres qui représentent la majorité des élèves, l’affichage réglementaire INCO doit leur permettre de repérer sans risque les allergènes, même en cas de modification du menu. Le règlement INCO s’applique à tous les opérateurs du secteur alimentaire, donc aux restaurations scolaires. Il s’agit de déclarer la présence des 14 allergènes à déclaration obligatoire (gluten, crustacés, œufs, poissons, arachide, soja, lait, fruits à coques, céleri, sésame, moutarde, sulfites, lupin, mollusques). Cet affichage est malheureusement encore trop souvent absent. Il convient de le généraliser pour sécuriser l’enfant et le personnel. Par ailleurs, l’achat d’un autoinjecteur d’adrénaline permettant de faire face aux anaphylaxies inaugurales sur appel du 15 est vivement recommandé aux établissements scolaires. La présence de ce traitement d’urgence sur le lieu de la restauration scolaire devrait sécuriser également les enfants, les familles et le personnel. Le ministère compte de son côté d’une part évaluer les accidents de santé, notamment allergiques, et analyser les événements indésirables survenus pour les éviter plus facilement et d’autre part renforcer la formation des personnels sur ces accidents allergiques et sur la conduite à tenir. Pour autant, la restauration méridienne ne relève pas de la compétence de l’Education Nationale, mais des collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3158</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4377</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manque d’AESH dans les établissements scolaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3158. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans les établissements scolaires et sur les solutions que l’État entend mettre en œuvre pour répondre à cette problématique préoccupante. Malgré les efforts déployés ces dernières années, le déficit d’AESH fragilise l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Bien que 3 000 postes supplémentaires aient été créés pour la rentrée 2024, portant le total à 88 502 AESH, cela reste insuffisant face à des besoins en constante augmentation. Cette situation risque de compromettre les engagements des gouvernements précédents en matière d’égalité des chances et d’inclusion qui sont des thématiques centrales dans les politiques éducatives. La situation dans le Bas-Rhin, où environ 200 AESH ont démissionné lors de l’année scolaire 2023-2024, est révélatrice d’une problématique nationale : près de 500 enfants dans ce département ont été privés du soutien indispensable à leur scolarité. Partout en France, des élèves restent sans accompagnement adapté, compromettant leur scolarisation et leur développement éducatif. Les familles doivent souvent pallier cette absence, au détriment de leur vie professionnelle, tandis que les enseignants rencontrent des difficultés pour maintenir la qualité de l’enseignement. Par ailleurs, les AESH eux-mêmes, confrontés à des conditions de travail précaires et à une formation insuffisante, désertent cette profession essentielle à l’inclusion scolaire. Il s’interroge sur les solutions concrètes que l’État souhaite mettre en œuvre pour résoudre cette problématique et garantir à chaque élève en situation de handicap l’accompagnement humain auquel il a droit.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4378</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la rentrée 2024, 519 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire, soit une augmentation de 8,1 % par rapport à 2023. Parmi eux, 332 742 élèves sont notifiés pour un accompagnement humain, soit 9,3 % de plus que l’an dernier à la même période. Au niveau national, 15 000 postes d’AESH ont été créés en quatre ans, dont 3 000 à la rentrée 2024. Dans le département du Bas-Rhin, 968 équivalents temps pleins d’AESH accompagnent les 3 826 élèves notifiés par un accompagnement humain. Les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) sont chargés de la gestion de l’accompagnement humain, en prenant en compte l’ensemble des besoins du territoire, et le degré d’autonomie de chaque élève. Depuis la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024, la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne constitue un progrès significatif pour les élèves ayant des besoins spécifiques pour le temps méridien. En cohérence avec la priorité donnée à l’inclusion scolaire, le ministère a engagé en septembre 2023 une nouvelle marche de revalorisation des AESH (+ 240 millions d’euros en année pleine). Au total, entre juin 2023 et janvier 2024, la rémunération des AESH a progressé en moyenne de 13 % sous l’effet de la revalorisation de leur grille indiciaire, de la création d’une indemnité de fonction d’un montant de 1 529 euros bruts annuels, du relèvement de 10 % de l’indemnité de fonction des AESH référents, de la revalorisation de la valeur du point d’indice au 1er juillet 2023 et de l’octroi de 5 points d’indice majoré au 1er janvier 2024. À la rentrée 2024, près de 65 % des AESH bénéficiaient d’un CDI. Enfin, les AESH bénéficient de temps de formation initiale et continue. Une formation obligatoire de 60 heures dès le début de leur contrat est mise en place afin de garantir une meilleure qualité de scolarisation des élèves. Des formations inscrites aux plans départementaux et académiques de formation sont proposées sur l’ensemble des territoires, et les AESH peuvent également participer à des modules de formation d’initiative nationale (MIN), spécifiques à leur métier ou communs avec les professeurs. Tous les élèves bénéficiant d’un projet personnalisé de scolarisation n’ont pas nécessairement besoin d’un AESH, il appartient à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapés (CDAPH) de statuer sur un accompagnement ou de décider d’aménagements. Au-delà de l’accompagnement humain, l’école inclusive vise à renforcer l’accessibilité des apprentissages afin d’apporter une réponse la plus adaptée aux besoins de l’élève pour lui permettre de progresser. Elle repose sur : la mise en œuvre de dispositifs inclusifs ; la formation des enseignants à l’école inclusive ; du matériel pédagogique adapté ; un travail avec les partenaires de l’école, en particulier ceux du secteur médico-social. Beaucoup est mis en œuvre pour rendre l’école plus inclusive et améliorer les parcours scolaires des élèves à besoins éducatifs particuliers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3277</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4378</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Instruction en famille et situation propre de l’enfant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3277. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés rencontrées par les familles souhaitant recourir à l’instruction en famille (IEF) au titre du quatrième critère fixé par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021. Ce quatrième critère, censé permettre l’instruction en famille en raison de la « situation propre de l’enfant », demeure flou et interprétable, suscitant une insécurité juridique et administrative pour les familles concernées. Le manque de précision quant à la définition des « situations propres » engendre une application inégale et parfois arbitraire selon les académies. Certaines familles se voient ainsi refuser leur demande malgré des situations légitimes liées à des besoins spécifiques de l’enfant. Par ailleurs, cette opacité complique la constitution des dossiers pour les familles, qui peinent à anticiper les critères sur lesquels elles seront jugées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que des refus d’autorisation non justifiés peuvent avoir des répercussions graves sur les enfants concernés, notamment en matière de continuité pédagogique et de sérénité familiale. Dans ce contexte, il lui demande si elle envisage de circonscrire plus clairement la définition de « la situation propre de l’enfant » afin que les pratiques entre académies soient harmonisées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4378</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil d’État a apporté des précisions concernant le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, effectuées au titre du motif fondé sur la situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. L’autorité administrative doit ainsi contrôler que « cette demande expose de manière étayée la situation propre à cet enfant motivant, dans son intérêt, le projet d’instruction dans la famille et qu’il est justifié, d’une part, que le projet éducatif comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de cet enfant, d’autre part, de la capacité des personnes chargées de l’instruction de l’enfant à lui permettre d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l’article L. 122-1-1 du code de l’éducation au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement de la scolarité obligatoire » (décisions CE n° 462274, 466623 et 467550 du 13 décembre 2022). Il en résulte que les responsables légaux sollicitant une autorisation d’instruction dans la famille pour ce motif ne doivent pas seulement justifier de la situation propre de leur enfant et présenter un projet éducatif. Ils doivent justifier que ce projet éducatif est conçu en fonction de la situation de leur enfant et adapté à celle-ci, de telle manière que l’enfant puisse bénéficier d’un enseignement conforme à l’objet de l’instruction obligatoire. Ainsi n’est pas recevable un projet éducatif qui se contente de reprendre la plaquette commerciale d’un organisme d’enseignement à distance sans étayer la situation personnelle de l’enfant et sans préciser en quoi ce projet est adapté à cette situation. Le ministère accompagne les services académiques afin d’harmoniser le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, dans l’intérêt de l’enfant et de ses droits, notamment son droit à l’instruction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3278</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4379</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>L’éducation des jeunes Français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3278. — 21 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’éducation des jeunes Français. Former des Français aux esprits brillants, aux mains habiles, qu’ils se destinent à des métiers intellectuels, manuels, ou d’aide à la personne, c’est préparer l’avenir de la Nation. Garantir leur réussite à travers l’éducation nationale, c’est assurer l’avenir collectif du pays. Pourtant, un constat s’impose : avec six ministres en deux ans, les passages à la tête du ministère sont extrêmement brefs et les politiques associées évoluent avec une cohérence qui peut sembler particulièrement ésotérique, alors que chaque réforme enclenche des modifications aux répercutions profondes et durables. Se pose un enjeu de cohérence dans le temps long et d’adéquation, tant avec l’acquisition des savoirs fondamentaux qu’avec les besoins du marché du travail. L’éducation nationale, en tant que socle de la Nation, mérite une attention particulière. Instruire les jeunes et transmettre toute la culture et le savoir que l’on peut ne rendra la société française que plus prospère. Face à la multiplication des initiatives, souvent louables dans leur intention, on ne peut que constater le décrochage de ce qui est pourtant au cœur de la mission de l’éducation nationale. M. le député souhaite ainsi porter à l’attention de Mme la ministre quelques chiffres préoccupants : résultats internationaux en baisse : le classement PISA 2023 révèle une chute significative des performances des élèves, la plus forte depuis 2000. En mathématiques, la France perd 21 points par rapport à 2018 et 19 points en compréhension de l’écrit ; attractivité en crise : en 2023, seuls 11 269 candidats ont passé le concours du CAPES, contre 44 265 en 2001. Cette chute de 75 % en deux décennies reflète un manque criant d’attractivité du métier d’enseignant, aggravé par des salaires jugés insuffisants et des conditions de travail dégradées ; Suppression de postes : alors qu’en 2017, 7 500 postes étaient ouverts aux concours du CAPES, ils ne sont plus que 5 122 en 2024. À cela s’ajoute la potentielle suppression de 4 000 postes d’enseignants envisagée par le précédent premier ministre. La prise en compte des réalités démographiques et budgétaire est nécessaire mais elle ne peut occulter ni les effets de seuil dans les campagnes, ni l’importance fondamentale de l’instruction des plus jeunes dans leur parcours de citoyen et d’adulte et donc, le retour sur investissement pour la société toute entière. Ces données traduisent une réalité alarmante. À cela s’ajoutent des dossiers complexes comme le devenir du « choc des savoirs », de la réforme des programmes, de la suppression de l’épreuve de mathématiques en classe de seconde dès 2026, de la mise en place du futur programme « d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ». Face à ces multiples défis, il souhaite savoir quelle est la stratégie du Gouvernement sur les mois à venir et en particulier comment elle entend assurer la transmission et l’acquisition des savoirs fondamentaux sur lesquels le système se révèle actuellement gravement insuffisant et sans lesquels aucune politique d’enseignement supérieur, de recherche ou de développement économique ne saurait prospérer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4379</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le 1er degré, la mise en place d’évaluations nationales à tous les niveaux de l’école élémentaire permet à chaque enseignant de repérer les besoins de chaque élève et d’adapter son enseignement pour assurer la maîtrise des savoirs fondamentaux de tous. Les nouveaux programmes, qui seront mis en œuvre dès septembre 2025, précisent ce que les élèves doivent savoir à la fin de chaque année des cycles 1 et 2 en français et mathématiques. Ces objectifs sont désormais fixés par niveau de classe ou par âge pour l’école maternelle, s’appuyant sur une progression annuelle et structurée. Certains objets de savoir sont enseignés plus précocement dans le cursus afin d’en favoriser la maîtrise sur le long terme. Des documents d’accompagnement vont paraître pour que chaque enseignant puisse développer des pratiques efficaces pour la réussite de tous les élèves et être vigilants à des éléments clés favorisant la maîtrise par tous. Les mesures portées par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche visent également à élever le niveau général des collégiens en renforçant la maîtrise des savoirs fondamentaux. Il s’agit, là aussi, de donner à chaque élève les moyens de réussir en lui proposant un accompagnement adapté à ses besoins. À cette fin, les enseignements de français et de mathématiques en classes de 6e et de 5e sont organisés en groupes en fonction des besoins des élèves sur tout l’effectif horaire. La dynamique d’élévation du niveau général se poursuit en 4e et en 3e avec le renforcement des enseignements par un accompagnement pédagogique adapté aux besoins de tous les élèves, notamment pour préparer le diplôme national du brevet. Pour fonder cette stratégie de réussite, les équipes éducatives disposent de plusieurs leviers : « devoirs faits », les stages de réussite ainsi que les heures supplémentaires de soutien pour renforcer la maîtrise des savoirs fondamentaux. Pour les élèves, acquérir la maîtrise des savoirs fondamentaux passe aussi par une meilleure maîtrise de l’écrit et de sa compréhension. Dans le projet de nouveaux programmes de français du CM1 à la 6e, l’objectif central en matière de lecture est la compréhension, travaillée dans toutes les disciplines et soutenue par le travail sur la langue. Dans le nouveau socle commun en cours d’élaboration, les compétences en littératie constitueront le premier pilier. De plus, pour la rentrée scolaire 2025, les professeurs disposeront d’un guide pour enseigner l’écriture au cycle 3. Les compétences en mathématiques constitueront le deuxième volet du socle commun, ce qui permettra une meilleure prise en charge de ces compétences par un ensemble de disciplines. L’action en faveur d’une meilleure maîtrise par les élèves se matérialise par la poursuite du « plan mathématiques » au premier degré et au collège, à la suite du rapport Villani-Torossian (2018). Afin de renforcer la dynamique de l’enseignement de cette discipline et faire réussir tous les élèves, le ministère soutient activement la mise en œuvre académique en accompagnant les équipes par des formations et des ressources nationales et en les invitant à cibler les interventions pour répondre aux besoins les plus importants. Enfin, afin de rehausser le niveau d’exigence et d’ambition pour tous les élèves, les modalités d’attribution du diplôme national de brevet évoluent à partir de la session 2026. Avec le renforcement du poids des épreuves terminales qui représenteront 60 % de la note finale et le contrôle continu fondé sur les moyennes annuelles de toutes les disciplines obtenues en classe de 3e, il s’agit de redonner du sens et de la valeur à ce diplôme. A toutes ces mesures qui s’appliquent dans la classe au bénéfice direct des élèves, s’ajoute la réforme de la formation initiale des enseignants qui permettra à la fois de mieux préparer les futurs professeurs à leur entrée dans le métier et de redonner au métier l’attractivité qu’il mérite.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3465</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4380</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Lutte contre la dépendance des jeunes aux écrans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3465. — 28 janvier 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la lutte contre la dépendance des jeunes aux écrans. Depuis que la plupart des établissements scolaires utilisent une plateforme numérique pour y mettre les devoirs, les documents à télécharger ou les exercices en ligne, l’utilisation d’internet chez les collégiens est devenue une obligation quotidienne qui pose de nombreux problèmes. La dépendance liée à l’utilisation excessive d’écrans et ses conséquences sur la santé sont connues. Or l’obligation quotidienne de se connecter à ces plateformes contribue à la banalisation de l’usage d’internet dès le plus jeune âge. Ce système représente une contrainte pour les parents qui sont obligés de vérifier si leur enfant est réellement connecté à la plateforme de l’établissement. Aussi, les problèmes techniques ou la nécessité de se munir d’autres appareils (imprimante, scanner) sont courants et source de difficultés pour les familles. Aussi, il lui demande quelles actions elle entend mettre en place pour trouver des solutions alternatives à l’usage obligatoire d’internet dans le cadre scolaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4380</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les services numériques mis en place au service de la communauté éducative regroupent notamment les environnements numériques de travail (ENT) mis à disposition des établissements scolaires par les collectivités territoriales et les logiciels de vie scolaire que les établissements choisissent d’acquérir en complément. Accessibles sur internet, ces services regroupent des outils adaptés aux besoins des élèves, des enseignants, des parents et des personnels administratifs. Pour les élèves, ils permettent l’accès aux cours, devoirs, notes, emplois du temps et ressources pédagogiques interactives. Pour les enseignants, ils offrent la possibilité de partager des documents, planifier des activités, évaluer les élèves et communiquer directement avec eux ou leurs parents. Pour les parents, ils permettent un suivi régulier de la scolarité de leurs enfants. Enfin, pour les personnels administratifs et de direction, ils proposent la gestion des emplois du temps, des absences et des statistiques scolaires. Comme pour tout outil, l’usage de ces services doit être encadré pour éviter en particulier de créer une dépendance aux écrans. La commission « écrans » mise en place par le Président de la République fait de la déconnexion un enjeu majeur pour la santé, le développement et le bien-être des enfants et des adolescents. Elle appelle à une mobilisation de l’ensemble de la société pour promouvoir une utilisation responsable et équilibrée du numérique et mettre en œuvre ce droit à la déconnexion à tous les niveaux : élèves, professeurs, parents et agents de l’État. Le ministère met en œuvre plusieurs actions à cette fin. Ces actions concernent bien évidemment les services numériques et leurs usages. Le schéma directeur des espaces numériques de travail a été modifié afin d’inclure les fonctionnalités suivantes : modification de la gestion des notifications, pour inclure obligatoirement un paramétrage des dates et plages horaire d’envoi ; modification de la gestion des notes pour garantir qu’il n’y aura pas de notes diffusées aux parents sur l’ENT avant information de l’élève en classe ; ajout d’un paramétrage de restriction des horaires d’accès au blog et aux espaces de discussions ; désactivation des messageries instantanées, des forums, etc. dans le primaire. Une mission de l’inspection générale en cours sur l’évalution de l’impact de ces services sur la relation Ecole-famille rendra ses conclusions très prochainement et pourra orienter les travaux d’ici la prochaine rentrée scolaire, notamment à travers des recommandations de paramétrage par défaut de ces services ou un guide de bonnes pratiques des ENT et logiciels de vie scolaire à destination de l’ensemble de la communauté éducative. Des documents d’accompagnement seront également mis à disposition de la communauté éducative. Enfin, il est important de noter que ce travail tient compte de la liberté pédagogique de chaque enseignant de choisir ses méthodes et outils, en particulier numériques, dans la mesure où leur usage est responsable et mesuré, ce que doivent rappeler les documents d’accompagnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4427</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4381</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Refus d’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4427. — 25 février 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’instruction en famille (IEF). Depuis l’application de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021, confortant le respect des principes de la République, l’IEF nécessite une autorisation préalable. De nombreuses familles voient de plus en plus leur demande d’IEF refusée pour des motifs pédagogiques avant même que les contrôles académiques n’aient lieu. Dans l’académie de Nancy-Metz, une enquête collective réalisée le 15 juillet 2024 indique un taux de refus de 51 % des demandes d’IEF toutes demandes confondues et 59 % pour le motif 4 « existence d’une situation propre à l’enfant » et 71 % de refus maintenus après les recours administratifs préalables obligatoires (RAPO). Les rectorats gèrent directement ces refus et les taux de refus varient selon les départements. Des familles se sentent discriminées et sont contraintes à des démarches juridiques coûteuses et complexes sans garantie de succès, ce qui contredit les promesses gouvernementales de protéger la liberté d’enseignement. Il lui demande donc si le Gouvernement a l’intention de garantir l’instruction en famille pour les demandes basées sur le motif n° 4 et ainsi de rendre l’application de la loi la plus homogène possible sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4381</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en œuvre du régime d’autorisation d’instruction dans la famille introduit par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République fait l’objet d’un accompagnement régulier des services académiques par le ministère en charge de l’éducation nationale afin d’harmoniser, sur l’ensemble du territoire, le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille. À cette fin, la direction générale de l’enseignement scolaire a mis en place un réseau de référents académiques et départementaux chargés du suivi de l’instruction dans la famille et a régulièrement organisé des séminaires et webinaires à destination des services académiques afin d’harmoniser l’examen des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille. Ce cadrage n’entraîne nullement une interdiction sans discernement de tous les dispositifs d’instruction dans la famille ni une atteinte aux pratiques positives. La notion d’intérêt supérieur de l’enfant et le respect des droits de l’enfant, en particulier son droit à l’instruction, sont les critères principaux qui gouvernent l’ensemble du dispositif et l’action du Gouvernement. Il appartient ainsi à l’administration de traiter chaque demande de manière individualisée et de « rechercher, au vu de la situation de [l’] enfant, les avantages et les inconvénients pour lui de son instruction, d’une part dans un établissement ou école d’enseignement, d’autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l’issue de cet examen, […] retenir la forme d’instruction la plus conforme à son intérêt » (décision du Conseil d’État n° 467550 du 13 décembre 2022). L’instruction de ces demandes a donné lieu à une majorité d’autorisation : 30 644 demandes ont fait l’objet d’une autorisation au titre de l’année scolaire 2024-2025 sur les 39 974 demandes instruites, soit 76,7 % des demandes (données arrêtées au 1er novembre 2024). Ainsi, plus des trois quarts des demandes déposées par les familles ont fait l’objet d’une autorisation d’instruction dans la famille pour cette année scolaire. Il appartient également à chaque service académique d’instruire les demandes d’autorisation d’instruction dans la famille en veillant, d’une part, au respect du cadre légal et réglementaire et, d’autre part, en répondant aux problématiques qui leur sont propres par leur connaissance des spécificités de leur territoire. Dans l’académie de Nancy-Metz, sur les 1 367 demandes d’autorisations instruites au titre de l’année scolaire 2024-2025, 874 ont fait l’objet d’une autorisation, soit près de 65 %. Sur les 517 demandes déposées au titre du motif relatif à l’existence de la situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif (motif 4°), 268 ont fait l’objet d’une autorisation, soit plus de la moitié au titre de cette même année scolaire (données arrêtées au 1er novembre 2024). Le Gouvernement n’envisage pas de modifier le cadre législatif et réglementaire afférent à l’instruction dans la famille.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4428</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4382</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppression de postes dans le Cantal</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4428. — 25 février 2025. — M. Jean-Yves Bony alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le projet de suppression de 31 postes d’enseignants dans l’académie de Clermont-Ferrand, dont 11 postes pour le seul département du Cantal, alors même que le Gouvernement avait affiché sa volonté de n’en supprimer aucun dans le premier degré lors des discussions du projet de loi de finances pour 2025. Si la démographie scolaire diminue en France (98 000 élèves en moins), la baisse est limitée dans le Cantal (seulement 145 élèves en moins) ; l’effort de redéploiement des moyens n’est donc ni proportionnel ni juste. Par ailleurs, ces suppressions engendreraient une augmentation du nombre d’élèves par classe, réduiraient la qualité d’accompagnement pédagogique de chaque enfant et dégraderaient les conditions de travail des enseignants. Enfin, l’école est un service public essentiel pour la cohésion sociale, le maintien de la population et l’attractivité des territoires ruraux. Ce projet suscite donc légitimement colère et incompréhension des habitants du Cantal. Cette incompréhension est d’autant plus grande que le programme « France ruralité », présenté en 2023, prévoyait une visibilité à trois ans sur les effectifs dans l’éducation nationale afin de permettre aux collectivités d’anticiper les décisions prises par l’État en la matière. Or la suppression desdits 11 postes va à l’encontre de cet engagement et ne fait que renforcer le sentiment d’abandon des habitants des communes concernées. Il lui demande à cet égard si elle va reconsidérer cette question d’une importance majeure pour les territoires ruraux, dont le Cantal, et se conformer aux engagements pris par l’État. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4382</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget de l’éducation nationale reste le premier budget de la Nation. Les moyens en emplois pour la rentrée 2025 ont été fortement réévalués, par rapport au projet de loi de finances déposé en octobre 2024, afin de répondre aux enjeux du système éducatif. Ainsi, le Gouvernement prévoit un maintien global des emplois d’enseignants et la création de 2 000 postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ce maintien global des moyens d’enseignement s’inscrit dans la perspective d’une année scolaire 2025-2026 qui sera à nouveau marquée par une diminution forte du nombre d’élèves de l’ordre de 92 700, poursuivant une tendance démographique observée depuis plusieurs années. Il est prévu une baisse de 80 800 élèves dans le premier degré public et de près de 11 900 élèves dans le second degré public. L’amélioration des taux d’encadrement se poursuivra donc en 2025 grâce à des suppressions de postes limitées à 470 emplois : le nombre d’élèves par classe va ainsi atteindre son plus bas niveau historique à moins de 21,1 élèves par classe en moyenne à la rentrée scolaire 2025 alors qu’il accueillait 23,2 élèves par classe en moyenne en 2017. S’agissant de l’académie de Clermont-Ferrand, les mesures de rentrée correspondent à un retrait de 31 postes. Ce niveau tient compte à la fois du rééquilibrage entre académies et de la nécessité de préserver l’école rurale malgré une baisse démographique forte. Compte tenu de la baisse du nombre d’élèves prévue (1 648 élèves entre les rentrées 2024 et 2025, soit - 1,8 %), le seul maintien du taux d’encadrement aurait pu conduire à une reprise de près de 100 emplois. Les mesures de rentrée décidées conduisent donc à un taux d’encadrement en hausse, de 6,36 professeurs pour 100 élèves à la rentrée 2025 contre 6,28 à la rentrée 2024. La répartition des mesures de rentrée entre les quatre départements de l’académie garantit l’augmentation ou le maintien du taux d’encadrement pédagogique par rapport à 2024 dans tous les départements. La suppression de 11 postes dans le département du Cantal permet de maintenir son taux d’encadrement à 8,04 professeurs pour 100 élèves à la rentrée 2025. Ce taux, le plus fort de l’académie, prend en compte le caractère rural du département (16,9 élèves par classe en moyenne) - soit un taux d’encadrement beaucoup plus favorable que la moyenne nationale - et assure la préservation des petites écoles rurales. Ces éléments ont fait l’objet d’un dialogue nourri avec les préfets de département, les partenaires sociaux aux niveaux académique et départemental, ainsi qu’avec les élus locaux dans chaque conseil départemental de l’éducation nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4438</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4382</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inscription au CNED pour les enseignements de spécialité au lycée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4438. — 25 février 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les modalités d’inscription au Centre national d’enseignement à distance (CNED) pour les enseignements de spécialité au lycée. Le décret n° 2018-614 du 16 juillet 2018 a modifié l’organisation de l’examen du baccalauréat à partir de 2021, en remplaçant le système de filières (ES, L, S) par le système d’enseignement de spécialités. Cette réforme emporte des conséquences sur le fonctionnement du CNED et notamment sur les modalités d’inscription pour les lycéens. Lorsque les élèves optent pour l’option « cours à la carte réglementés », l’inscription pour les matières de tronc commun est directement réalisée par la famille, à condition que le chef d’établissement scolaire émette un avis favorable. En revanche, pour les matières de spécialités, les inscriptions sont exclusivement gérées par les établissements. Ces deux catégories de matières obligent à faire deux fiches d’inscriptions distinctes pour chaque élève, ce qui ajoute des formalités administratives et complexifie le suivi scolaire. Par ailleurs, cette double inscription a des répercussions financières pour les parents qui ne peuvent plus bénéficier pleinement des tarifs dégressifs, ces tarifs dépendant en effet du nombre de matières choisies à la carte pour chaque inscription. Cette question soulève des problématiques de rupture d’égalité dans la mesure où de nombreux enfants en situations de handicap suivent tout ou une partie de leur scolarité grâce à ces dispositifs d’enseignement à distance. Poursuivre un travail de simplification des inscriptions permettrait d’améliorer significativement les conditions de scolarisation de ces élèves. Ainsi, il souhaiterait connaître les raisons motivant des modalités d’inscription différentes pour les enseignements de spécialité et demande au Gouvernement les solutions envisagées pour que les élèves choisissant des matières « à la carte » puissent bénéficier pleinement des tarifs dégressifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4383</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réglementation du baccalauréat général et technologique induite par la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, a impliqué une révision de la carte des formations du Centre national d’enseignement à distance (CNED). Pour les inscriptions au CNED, en scolarité réglementée en lycée, deux situations coexistent avec des financements différents ce qui explique qu’il faille finaliser indépendamment les inscriptions : - dans le cadre de la politique de « carte étendue », pilotée par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), le CNED conclut des conventions avec les académies, afin d’offrir la possibilité aux élèves de lycée de suivre des spécialités non enseignées dans leur établissement : la prise en charge financière des frais d’inscription au CNED est assurée au niveau ministériel. L’inscription des élèves dans ce dispositif est soumise à une autorisation par la rectrice ou le recteur d’académie ; - si au contraire, l’enseignement est proposé dans l’établissement de l’élève, que ce soit une matière de tronc commun ou un enseignement de spécialité, mais pour des raisons particulières liées à un motif d’empêchement ce dernier souhaite le/les suivre au CNED, le chef d’établissement valide la demande de l’élève afin que celui-ci puisse finaliser son inscription. Dans ce cas, les frais d’inscription sont à la charge de la famille.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3922</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4383</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Financement de l’extension de la prime Ségur pour les salariés des CIDFF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3922. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation inquiétante des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) en Bretagne et plus largement en France. Par arrêté du 6 août 2024, l’extension de la prime Ségur a été actée pour les salariés du secteur social privé, incluant ceux et celles des CIDFF, sans qu’aucune compensation financière ne soit prévue. Si cette revalorisation salariale constitue une reconnaissance légitime du travail mené par ces professionnels, son absence de financement place ces associations dans une situation budgétaire difficilement tenable. En Bretagne, les CIDFF accompagnent chaque année plus de 6 000 personnes individuellement, dont 2 500 victimes de violences et près de 10 000 personnes collectivement. Or la charge financière supplémentaire de 281 000 euros par an à l’échelle régionale et de 5,7 millions d’euros pour l’ensemble du réseau national met directement en péril leur existence. Alors même que l’État appelle à un renforcement des services de proximité pour garantir l’accès aux droits et la lutte contre les violences faites aux femmes, il risque de provoquer la fermeture de ces structures faute de financement adapté. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité financière des CIDFF et assurer que l’extension de la prime Ségur ne se traduise pas par une fragilisation des associations œuvrant pour les droits des femmes et des familles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4383</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l’État constitue également une priorité. À cet égard, l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s’imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d’information sur les droits des femmes et des familles, ils ne disposent pas du statut d’établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l’action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l’extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l’Etat pour contribuer aux coûts liés à l’extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d’euros doit ainsi être consacrée à cet objet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4196</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4384</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Menaces pesant sur le CIDFF Loire-Atlantique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4196. — 18 février 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation alarmante du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Loire-Atlantique, association nationale signataire d’une convention d’objectifs et de moyens avec l’État. Ses missions essentielles de lutte contre les violences faites aux femmes et d’accompagnement vers l’insertion et l’égalité professionnelle sont aujourd’hui gravement menacées par des restrictions budgétaires. Depuis plus de 50 ans, les CIDFF exercent une mission d’intérêt général, soutenue par l’État, en assurant un accès gratuit à l’information juridique, en accompagnant les femmes dans leurs démarches d’insertion et en menant des actions de prévention contre les violences sexistes et sexuelles. En Loire-Atlantique, le CIDFF assure plus de 2 400 accompagnements par an, notamment en milieu rural, où ses permanences sont parfois les seules structures d’accueil pour les femmes en difficulté. Pourtant, le CIDFF Loire-Atlantique fait aujourd’hui face à une double crise financière. En effet, la suppression des subventions régionales par la région des Pays de la Loire, soit une perte de 32 700 euros, met en péril la tenue de 225 permanences annuelles dans 15 communes rurales, tandis que l’absence de compensation par l’État de la prime Ségur, qui représente un surcoût de 71 000 euros, contraint l’association à envisager la suppression de 2,6 équivalents temps plein. Le CIDFF voit ainsi son budget grevé de 100 000 euros sur un total de 600 000 euros, soit 1/6 pour l’année 2025. Cette situation est d’autant plus incompréhensible qu’elle est en contradiction flagrante avec les engagements pris par l’État et la région dans le cadre du contrat de plan État-région (CPER) 2021-2027. L’objectif stratégique 4.5 de ce contrat prévoit en effet un engagement de 6 millions d’euros mobilisés à parité par l’État et la région pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes et lutter contre les violences faites aux femmes. Ce même document affirme que l’État et la région doivent coordonner leurs financements pour garantir une couverture territoriale efficace des associations œuvrant dans ce domaine. De plus, cette remise en cause des financements des CIDFF va à l’encontre des engagements du Gouvernement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Le Gouvernement s’est en effet engagé à concrétiser cette égalité sur le plan professionnel, économique et social en adoptant un plan d’action interministériel couvrant la période 2023-2027. Ce plan, annoncé le 8 mars 2023, a été présenté comme une grande cause du quinquennat. Or comment prétendre faire de cette cause une priorité tout en laissant des associations comme les CIDFF, qui en sont des actrices majeures, en grande difficulté financière ? Le CIDFF Loire-Atlantique est un acteur essentiel et reconnu dans la lutte contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité professionnelle. Sa fragilisation budgétaire est en contradiction totale à la fois avec les engagements du CPER et avec ceux du Gouvernement. Dans ce contexte, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les points suivants : dans quels délais et à quel niveau l’État compte-t-il compenser la prime Ségur pour le CIDFF Loire-Atlantique et les autres structures associatives concernées ? Comment le Gouvernement explique-t-il qu’un acteur clé de l’accompagnement des femmes en difficulté voie ses financements réduits, alors même que le CPER prévoit des engagements clairs en faveur des associations luttant contre les violences faites aux femmes ? Quels dispositifs de contrôle l’État entend-il mettre en place pour s’assurer que la région respecte ses engagements financiers dans le cadre du CPER et ne se désengage pas de missions pourtant essentielles ? Elle souhaite obtenir des précisions sur ces différents points.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4384</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l’État constitue également une priorité. À cet égard, l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s’imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), ils ne disposent pas du statut d’établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l’action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l’extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l’Etat pour contribuer aux coûts liés à l’extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d’euros doit ainsi être consacrée à cet objet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4869</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4385</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Extension de la prime Ségur CIDFF de Côte d’Or</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4869. — 11 mars 2025. — Mme Océane Godard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’impact financier de l’extension de la prime Ségur pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et en particulier sur la situation du CIDFF de Côte d’Or. L’arrêté publié au Journal Officiel le 6 août dernier a permis aux salariés des CIDFF de percevoir une prime mensuelle de 238 euros bruts. Si cette mesure constitue une avancée attendue de longue date, elle engendre néanmoins une augmentation significative des charges pour ces structures. Ainsi, pour le CIDFF de Côte d’Or qui emploie six salariés, cette prime représente un surcoût de 21 106 euros par an, répartis comme suit : 14 612 euros pour le service d’accès aux droits, 4 000 euros pour le service de médiation familiale et 2 500 euros pour le centre AVIV, qui accompagne les victimes de violences sexistes et sexuelles. Pour l’année 2024, cette dépense s’élèvera à plus de 8 000 euros. Or à ce jour, aucune information n’a été communiquée sur une éventuelle prise en charge de ces coûts par l’État. Sans compensation financière, le CIDFF de Côte d’Or risque de ne plus être en mesure d’assurer l’ensemble de ses missions, ce qui aurait des conséquences directes sur les femmes qu’il accompagne, en grande majorité en situation de précarité ou victimes de violences. Aussi, elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en place afin de garantir une compensation intégrale de cette charge et d’assurer la pérennité des services essentiels rendus par les CIDFF.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4385</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l’État constitue également une priorité. À cet égard, l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s’imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d’information sur les droits des femmes et des familles, ils ne disposent pas du statut d’établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l’action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l’extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l’Etat pour contribuer aux coûts liés à l’extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d’euros doit ainsi être consacrée à cet objet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5234</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4386</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Extension du 3919 aux hommes victimes de violences conjugales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5234. — 25 mars 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la nécessité d’élargir le dispositif téléphonique d’écoute et d’orientation « 3919 - Violences femmes infos » aux hommes victimes de violences conjugales et d’exclusion parentale. Depuis sa création en 2014, ce dispositif, géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), offre un accueil téléphonique gratuit, anonyme et de qualité aux femmes victimes de violences conjugales. Il a fait ses preuves en recevant 112 593 appels en 2023, avec un taux de réponse de 86,5 %. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 2021, ce dispositif joue un rôle crucial dans l’accompagnement des victimes et leur orientation vers des structures spécialisées. Cependant, bien que les femmes constituent la majorité des victimes de violences conjugales (86 % selon les chiffres du ministère de l’intérieur en 2022), les hommes représentent également une part significative, estimée à 14 % des victimes. Ces violences, souvent de nature psychologique, peuvent entraîner des drames humains, comme des suicides. Face à ce constat, il est devenu impératif d’étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Cela impliquerait une formation spécifique des écoutants pour répondre aux besoins particuliers de ces victimes, ainsi qu’une prise en charge optimale, 24h/24 et 7j/7. Un tel élargissement permettrait une reconnaissance plus juste et équitable des violences conjugales subies par les hommes et offrirait une réponse adaptée à l’ensemble des victimes de violences, sans distinction de sexe. Ainsi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences, garantir la formation des écoutants et renforcer l’équité dans la prise en charge des victimes de violences conjugales en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4386</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le numéro national 3919 – Violences Femmes Info, géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), est un service d’écoute, d’information et d’orientation dédié aux femmes victimes de violences. Il constitue un outil central de la politique publique de lutte contre les violences faites aux femmes en France. Ce dispositif a été conçu dès l’origine pour répondre à un besoin spécifique : celui des femmes victimes de violences systémiques, s’inscrivant dans un cadre social et historique marqué par les inégalités entre les femmes et les hommes. Il s’agit donc d’un espace sécurisé, animé par des écoutantes formées à la complexité des violences faites aux femmes. Les enquêtes et statistiques disponibles confirment que ces violences sont massivement genrées : en 2023, selon les données du ministère de l’Intérieur, les services de sécurité ont enregistré 271 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire (+ 10% par rapport à 2022). 85% des victimes enregistrées par les services de sécurité sont des femmes et 86% des mis en cause sont des hommes. Ces chiffres ne reflètent pas uniquement une prévalence statistique, mais une réalité sociale dans laquelle les femmes sont majoritairement exposées au contrôle coercitif, aux violences physiques, psychologiques, administratives, économiques, et sexuelles s’exerçant dans un contexte d’inégalités. Ainsi, le 3919 s’inscrit dans une logique de prise en charge spécialisée, complémentaire à d’autres dispositifs d’écoute. Il ne s’agit pas d’un numéro généraliste ouvert à l’ensemble des victimes de violences conjugales, mais d’un outil dédié à un public spécifique, fondée sur une expertise construite sur plusieurs décennies. Cette logique de spécialisation n’est pas propre à la France : selon une analyse menée par la FNSF sur 107 pays, 56 % disposent d’un numéro d’écoute exclusivement dédié aux femmes, contre 16 % proposant une ligne mixte et 28 % un service généraliste. Il convient de rappeler que les hommes victimes de violences conjugales ne sont pas laissés sans solution. Plusieurs dispositifs existent et sont accessibles à toutes les victimes. Le 3039, piloté par le ministère de la Justice, numéro gratuit et anonyme qui permet d’obtenir des informations ou une aide pour accomplir une démarche juridique et de prendre rendez-vous avec un professionnel du droit. SOS Homophobie (01 48 06 42 41), pour les personnes LGBTQ+ victimes de violences dans le cadre de relations conjugales ou familiales. Enfin, le 116 006, numéro national d’aide aux victimes, géré par France Victimes. Il propose une écoute gratuite, confidentielle, et l’orientation vers les structures compétentes. Les hommes victimes de violences au sein du couple bénéficient ainsi comme toutes les victimes d’infractions pénales d’un soutien auprès de plus de 130 associations d’aide aux victimes réparties sur le territoire national. En outre, les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), dont certaines sont agréées aide aux victimes, sont aussi susceptibles d’accompagner ce public. Enfin, lorsque des hommes appellent le 3919, ils ne sont pas laissés sans réponse. Un pré-accueil est mis en place, permettant une orientation vers les services compétents selon leur situation. Cette procédure garantit que toute victime bénéficie d’une réponse adaptée. En conclusion, l’ouverture du 3919 à un public mixte reviendrait à neutraliser son objet fondamental et à diluer la réponse spécialisée apportée aux femmes victimes. Une telle évolution risquerait également d’affaiblir le message de sensibilisation à destination du grand public, en occultant la nature systémique des violences faites aux femmes et les dynamiques de genre à l’œuvre dans les violences conjugales. Ce positionnement n’exclut en aucun cas le renforcement de la prise en charge des hommes victimes. Il souligne au contraire la nécessité de développer des parcours spécifiques et cohérents pour chaque public, en s’appuyant sur des expertises distinctes. L’enjeu n’est pas d’uniformiser les dispositifs, mais de garantir une réponse adaptée, équitable et spécialisée, à chaque situation de violence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5235</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4387</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Le Nabour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Ouverture du numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5235. — 25 mars 2025. — Mme Christine Le Nabour attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’ouverture du numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Le numéro 3919 constitue depuis 2014 un dispositif d’écoute et d’orientation pour les femmes victimes de violences conjugales. Ce service, accessible 24h/24 et 7j/7, a été un outil essentiel pour soutenir les victimes dans un contexte de crise sanitaire, avec plus de 112 000 appels reçus en 2023, dont près de 74 % pour des violences faites aux femmes. Cependant, bien que les femmes constituent la majorité des victimes de violences conjugales, il est également essentiel de reconnaître la réalité des violences faites aux hommes, qu’il s’agisse de violences au sein d’un couple hétérosexuel ou homosexuel. Selon les données du ministère de l’intérieur, en 2022, environ 14 % des victimes de violences conjugales étaient des hommes, un chiffre qui ne peut être ignoré dans la prise en charge globale des violences conjugales. Le numéro 3919 joue un rôle crucial en tant que premier point de contact pour les victimes, permettant une orientation rapide vers des solutions adaptées. Pourtant, en l’état actuel, il ne prend pas en charge les hommes victimes de violences conjugales, créant ainsi une forme de déséquilibre dans l’accompagnement des victimes. Afin d’assurer une réponse complète aux violences conjugales, il semble indispensable d’étendre ce dispositif aux hommes et d’intégrer à sa gouvernance des associations spécialisées dans leur accompagnement, en complément d’une formation adaptée des écoutants. Dans le cadre du projet de loi de finances 2025, Mme la députée avait déposé un amendement en ce sens. Elle l’interroge donc sur sa volonté d’étendre le numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales, dans un souci d’égalité d’écoute et de prise en charge.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4387</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le numéro national 3919 – Violences Femmes Info, géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), est un service d’écoute, d’information et d’orientation dédié aux femmes victimes de violences. Il constitue un outil central de la politique publique de lutte contre les violences faites aux femmes en France. Ce dispositif a été conçu dès l’origine pour répondre à un besoin spécifique : celui des femmes victimes de violences systémiques, s’inscrivant dans un cadre social et historique marqué par les inégalités entre les femmes et les hommes. Il s’agit donc d’un espace sécurisé, animé par des écoutantes formées à la complexité des violences faites aux femmes. Cette spécialisation est essentielle pour permettre à ce public de s’exprimer dans un cadre de confiance, sans crainte de jugement ni de minimisation. Les enquêtes et statistiques disponibles confirment que ces violences sont massivement genrées : en 2023, selon les données du ministère de l’Intérieur, les services de sécurité ont enregistré 271 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire (+ 10% par rapport à 2022). 85% des victimes enregistrées par les services de sécurité sont des femmes et 86% des mis en cause sont des hommes. Ces chiffres ne reflètent pas uniquement une prévalence statistique, mais une réalité sociale dans laquelle les femmes sont majoritairement exposées au contrôle coercitif, aux violences physiques, psychologiques, administratives, économiques, et sexuelles s’exerçant dans un contexte d’inégalités. Ainsi, le 3919 s’inscrit dans une logique de prise en charge spécialisée, complémentaire à d’autres dispositifs d’écoute. Il ne s’agit pas d’un numéro généraliste ouvert à l’ensemble des victimes de violences conjugales, mais d’un outil dédié à un public spécifique, fondée sur une expertise construite sur plusieurs décennies. Cette logique de spécialisation n’est pas propre à la France : selon une analyse menée par la FNSF sur 107 pays, 56 % disposent d’un numéro d’écoute exclusivement dédié aux femmes, contre 16 % proposant une ligne mixte et 28 % un service généraliste. Il convient de rappeler que les hommes victimes de violences conjugales ne sont pas laissés sans solution. Plusieurs dispositifs existent et sont accessibles à toutes les victimes. Le 3039, piloté par le ministère de la Justice, numéro gratuit et anonyme qui permet d’obtenir des informations ou une aide pour accomplir une démarche juridique et de prendre rendez-vous avec un professionnel du droit. SOS Homophobie (01 48 06 42 41), pour les personnes LGBTQ+ victimes de violences dans le cadre de relations conjugales ou familiales. Enfin, le 116 006, numéro national d’aide aux victimes, géré par France Victimes. Il propose une écoute gratuite, confidentielle, et l’orientation vers les structures compétentes. Les hommes victimes de violences au sein du couple bénéficient ainsi comme toutes les victimes d’infractions pénales d’un soutien auprès de plus de 130 associations d’aide aux victimes réparties sur le territoire national. En outre, les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), dont certaines sont agréées aide aux victimes, sont aussi susceptibles d’accompagner ce public. Enfin, lorsque des hommes appellent le 3919, ils ne sont pas laissés sans réponse. Un pré-accueil est mis en place, permettant une orientation vers les services compétents selon leur situation. Cette procédure garantit que toute victime bénéficie d’une réponse adaptée. En conclusion, l’ouverture du 3919 à un public mixte reviendrait à neutraliser son objet fondamental et à diluer la réponse spécialisée apportée aux femmes victimes. Une telle évolution risquerait également d’affaiblir le message de sensibilisation à destination du grand public, en occultant la nature systémique des violences faites aux femmes et les dynamiques de genre à l’œuvre dans les violences conjugales. Ce positionnement n’exclut en aucun cas le renforcement de la prise en charge des hommes victimes. Il souligne au contraire la nécessité de développer des parcours spécifiques et cohérents pour chaque public, en s’appuyant sur des expertises distinctes. L’enjeu n’est pas d’uniformiser les dispositifs, mais de garantir une réponse adaptée, équitable et spécialisée, à chaque situation de violence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5246</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4388</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Situation préoccupante liée à l’extension de la prime Ségur pour les CIDFF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5246. — 25 mars 2025. — Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur la compensation financière liée à l’extension de la prime Ségur pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). En effet, dans un arrêté publié le 5 août 2024 au Journal officiel, le Gouvernement actait l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social et médico-social privé, une demande et une reconnaissance qu’attendaient de longue date les professionnels « oubliés du Ségur », dont les 22 salariés du CIDFF de la Drôme qui s’occupent notamment des 6 500 demandes annuelles dans le cadre de l’accès aux droits. Toutefois, cette avancée importante implique une augmentation substantielle de la masse salariale des CIDFF, qui n’est pas compensée par de nouvelles recettes, notamment étatiques. En effet, sans compensation financière de la part de l’État, le réseau national, régional et départemental des CIDFF se verra contraint de réduire ses effectifs, pouvant aller jusqu’à la fermeture de certains des centres du réseau, dans un contexte où les subventions des collectivités locales se raréfient du fait de budgets contraints. Cette situation serait extrêmement dommageable pour l’accès aux droits des bénéficiaires des CIDFF, majoritairement des femmes en grande difficulté, des femmes en situation de précarité, des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, particulièrement dans les zones rurales où ces difficultés se voient aggravées par les distances et le manque d’anonymat. Au vu de la menace qui pèse sur ces structures essentielles pour les territoires, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte soutenir financièrement les CIDFF face aux nouvelles charges auxquelles ils doivent faire face et leur permettre de maintenir leur activité d’accès aux droits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4388</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l’État constitue également une priorité. À cet égard, l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s’imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), ils ne disposent pas du statut d’établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l’action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l’extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l’Etat pour contribuer aux coûts liés à l’extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d’euros doit ainsi être consacrée à cet objet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5705</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4389</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Nécessité de reconnaître et protéger les droits trans et non-binaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5705. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur la nécessité de reconnaître et protéger les droits trans et non-binaires. M. le député interpelle Mme la ministre sur la nécessité de faire progresser les droits des personnes trans ou non-binaires en France. L’État ne reconnaît pas suffisamment le droit des personnes trans comme des personnes non-binaires à vivre leur vie, alors que les droits trans sont des droits humains. Il a quasiment fallu attendre la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg dans l’affaire Garçon et Nicot contre France pour faire adopter la loi du 18 décembre 2016 qui a enfin arrêté d’exiger des personnes trans leur stérilité pour changer leur état civil. Plus récemment, le Parlement a étendu avec difficulté aux personnes trans la protection de la loi du 31 janvier 2022 interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Surtout, des insuffisances demeurent aujourd’hui dans la loi qui reste discriminante à l’encontre des personnes trans et surtout non-binaires, dont les droits humains ne sont que partiellement conquis. Ainsi, le Conseil constitutionnel a reconnu le 8 juillet 2022, dans sa décision sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) de l’association Groupe d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles, que le législateur a volontairement écarté les personnes trans de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA). Cette différence de traitement ne saurait être justifiée : le législateur empêche aujourd’hui un homme trans, ayant obtenu la modification en ce sens de son état civil, d’accéder à la PMA alors même que son corps lui permet de porter un enfant. Dans les faits, il s’agit d’un obstacle posé à la reconnaissance pour les personnes trans de leur genre, qui préfèrent parfois, malgré les difficultés profondes dans lesquelles cela peut les plonger et la haine auxquelles elles peuvent faire face, ne pas faire reconnaître leur situation. Ainsi, il souhaite lui demander quel est son plan d’action pour permettre aux personnes trans ou non-binaires de conquérir les droits qui ne leurs sont pas encore reconnus par la loi. Des chantiers profonds demeurent à ouvrir dans de nombreux domaines. Le premier domaine est celui de l’état civil. Malgré la loi de 2016, le rapport « État civil de demain et transidentité » de la mission de recherche Droit et justice pointe plusieurs questions qui demeurent aujourd’hui sans cadre légal : la modification de marqueur de sexe pour les mineurs non-émancipés représentés par leur parents et l’absence de lien entre sexe à l’état civil et des critères biologiques. Les associations militant en faveur des droits trans plaident de plus pour la fin de la judiciarisation de leurs vies par l’accès au changement de marqueur de sexe en mairie, comme c’est le cas aujourd’hui pour le changement de prénom. Enfin, l’existence de personnes non-binaires demeure un impensé du droit français et de l’état civil. Cette existence nécessite une reconnaissance, par exemple via la fin de l’enregistrement du marqueur de sexe sur les documents d’identité. Le deuxième domaine est celui de la filiation. C’est le cas de l’accès à la PMA pour les hommes trans qui en sont injustement exclus, toute personne en capacité de porter un enfant devrait avoir le droit à la PMA. Aujourd’hui, il y a encore une absence de garantie légale de possibilité d’utilisation des gamètes des personnes trans conservés avant un traitement hormonal, tel que le permet pourtant la décision MSP-2015-009 du 22 octobre 2015 du Défenseur des droits. Il est enfin nécessaire d’organiser des campagnes actives pour encourager le don de gamètes. Plus profondément, il s’agit de l’ouverture de la filiation pour qu’elle puisse correspondre aux réalités des personnes trans ou non-binaires, pour faire en sorte que ces personnes n’aient plus jamais à adopter leur propre enfant, qu’elles ont parfois accouché. Le troisième domaine est celui des conditions de vie des personnes trans ou non-binaires. Celles-ci doivent être mieux protégées de la haine transphobe ou embyphobe et du rejet de leurs identités, face à la crise de violence pointée par le rapport 2023 de l’association SOS Homophobie. Les soins de transition trans, dont certains pourtant absolument nécessaires à une vie normale pour ces personnes, demeurent extrêmement coûteux, doivent être rendus accessibles, notamment via une meilleure formation sur ces questions des professionnels de la santé qui améliorera également le respect des droits des patients médicaux, le libre choix des parcours médicaux sur la base du consentement éclairé, mais également par un remboursement à 100 % des soins de santé trans par l’assurance maladie. Le Gouvernement doit enfin faire cesser les mutilations génitales sur les nourrissons et enfants intersexes, qui visent à faire conformer une réalité biologique complexe avec un imaginaire social binaire du genre. M. le député, en tant que représentant de la Nation, se fait le relais des voix trans et non-binaires sur la question demande à Mme la ministre quelle politique elle compte mener dans le domaine. Les droits des personnes trans et non-binaires doivent être reconnus et protégés. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4390</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ce 26 mai 2025 s’est tenu le 1er comité de suivi du plan national pour l’égalité, et contre la haine et les discriminations LGBT+ présidé par la Ministre Aurore Bergé, en lien avec la DILCRAH. Ce plan, structuré autour de cinq grands axes d’action (nommer, mesurer, former, protéger, sanctionner), mobilise l’ensemble des ministères, les collectivités, les établissements publics et un large réseau d’associations partenaires. La ministre a fixé trois priorités d’action pour accélérer sa mise en œuvre : Renforcer la protection des personnes LGBT+ et sanctionner les auteurs de propos haineux, Assurer un accès équitable aux services de santé pour les personnes LGBT+, L’éducation comme pilier central de la lutte contre les discriminations. Les droits des personnes LGBT+ sont des droits fondamentaux, protégés à titre égaux devant la loi (orientation sexuelle et identité de genre). En droit français, le mineur (sauf s’il est émancipé) est juridiquement incapable d’exercer seul un certain nombre d’actes ou droits. Le changement de sexe à l’état civil est considéré comme un acte d’une grande portée personnelle, ce qui justifie une approche prudente du législateur et des juges. Le sexe à l’état civil n’est plus juridiquement lié à des critères biologiques (chromosomes, organes génitaux, etc.), mais à l’identité de genre telle qu’exprimée et vécue par la personne. En effet, le changement de sexe à l’état civil ne dépend plus de preuves médicales ou biologiques : depuis la loi de 2016 (article 61-5 du Code civil). Depuis la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 (dite Justice du XXIs), la procédure de changement de la mention de sexe à l’état civil n’a pas été déjudiciarisée mais on peut considérer qu’elle a été simplifiée. Il n’est plus nécessaire de subir une opération chirurgicale ou un traitement médical pour demander la modification de la mention de sexe (question de droits fondamentaux/ dignité bien sûr). La personne doit démontrer que la mention de sexe figurant sur son état civil ne correspond pas à celle dans laquelle elle se présente et est connue. La campagne #FaitesDesParents menée à l’automne 2024 a permis de multiplier par 2,5 les candidatures au don de spermatozoïdes et par 2 celles au don d’ovocytes dans les centres concernés, ainsi qu’une forte hausse de la fréquentation des sites dédiés (+x6 et +x12). Une nouvelle agence de communication a été engagée début 2025. Pour 2025, une nouvelle tournée dans 10 villes est prévue, avec une campagne nationale en septembre et des kits de communication mis à disposition pour les autres territoires Le Plan national traduit l’engagement du Gouvernement pour éradiquer les violences et la haine, garantir l’égalité des droits et construire une société où chacun peut être soi-même. Il mobilise l’ensemble des ministères, les préfectures, les collectivités territoriales, les établissements publics, les institutions judiciaires et éducatives, ainsi qu’un large réseau d’associations, partenaires indispensables et exigeants des pouvoirs publics. Le dernier rapport du Ministère Intérieur indique : 4824 infractions LGBT+ en 2024 ; +5% par rapport à 2023 C’est pourquoi un comité de suivi du Plan national pour l’égalité contre la haine et les discriminations anti LGBT+ (2023-2026) s’est tenu ce 26 mai en présence de tous les Ministères parties prenantes, services et cabinets ainsi que de toutes les associations co-constructrices de ce Plan qui se développent en 117 mesures dont 85 % sont engagées autour de 5 grands axes, dont les 4 suivantes : Sanctionner les auteurs, Accompagner les victimes, Éduquer les jeunes et former tout au long de la vie et Défendre les droits des personnes LGBT en Europe et dans le monde. Sanctionner les auteurs : La mise en place de 2 plateformes de signalements l’une dédiée à l’atteinte aux personnes et l’autre à la haine en ligne et le renforcement des sanctions contre les propos discriminatoires, notamment en milieu sportif Accompagner les victimes : Le développement les réseaux des référents LGBT+ (police, gendarmerie, enseignement supérieur) La direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire s’est elle aussi dotée d’un réseau national en matière d’égalité, de diversité et de lutte contre toutes les formes de violence et de discriminations (Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire). Une circulaire est en cours pour intégrer les enjeux liés à la diversité dans les missions des Hauts fonctionnaires à l’Égalité (Ministère de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification).  Conformément à l’engagement pris par la Première ministre, Élisabeth Borne, le 4 août 2022, une enveloppe de 10 millions d’euros est consacrée au financement des Centres LGBT+ et à la création de nouvelles structures sur la période 2022 - 2026. Depuis 2022, 21 nouveaux Centres ont été créés, soit deux fois plus que l’objectif initialement annoncé. En 2025, l’État finance ainsi 59 Centres LGBT+ à travers 51 départements (dont la Guadeloupe, la Réunion, la Martinique, la Polynésie française et la Guyane), contribuant à un maillage territorial renforcé. Le 24 avril dernier, la Ministre a inauguré le premier Centre LGBT+ de Guadeloupe. Éduquer les jeunes et former tout au long de la vie : Avec la mise en œuvre du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). En France, les soins médicaux liés à la transition de genre peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie dans le cadre de l’Affection de Longue Durée (ALD) 31, une ALD hors liste. Cependant, la prise en charge varie selon les soins concernés. Les mutilations génitales sont évidemment interdites dans notre pays. L’encadrement de l’intervention médicale concernant les enfants présentant des variations du développement génital a fait l’objet de discussions pendant la loi de bioéthique. L’article 30 de la loi du 2 août 2021 inscrit dans la loi les principes de concertation préalable à toute intervention. En France, les soins médicaux liés à la transition de genre peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie dans le cadre de l’Affection de Longue Durée (ALD) 31, une ALD hors liste. Cependant, la prise en charge varie selon les soins concernés. Les mutilations génitales sont évidemment interdites dans notre pays. L’encadrement de l’intervention médicale concernant les enfants présentant des variations du développement génital a fait l’objet de discussions pendant la loi de bioéthique. L’article 30 de la loi du 2 août 2021 inscrit dans la loi les principes de concertation préalable à toute intervention]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5706</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4391</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Offensive réactionnaire face aux personnes trans ou non-binaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5706. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’offensive réactionnaire face aux personnes trans ou non-binaires. M. le député alerte Mme la ministre sur l’offensive réactionnaire face aux personnes trans, non-binaires, intersexes, queers et plus largement LGBTQIA+. Cette offensive est palpable dans la société : le rapport 2023 de l’association SOS homophobie sur les LGBTIphobies a ainsi pointé une augmentation de 27 % de témoignages de transphobie par rapport à 2022 et affirme que « depuis 2020, un véritable pic de violences à l’égard des personnes trans se dessine ». Les personnes trans et plus largement les personnes queer font encore face à un véritable continuum de violences à tous les niveaux : dans le milieu éducatif, dans l’emploi, dans l’accès aux soins, face aux administrations et dans la société. Les attaques contre les personnes trans et plus largement les non-binaires sont graves, de la simple dégradation de symboles, aux menaces à l’ordre public face aux lectures ateliers de lecture animés par des artistes drags, à l’attentat terroriste à la bombe artisanale à l’encontre du centre LGBT de Tours. Ces violences sont encouragées par l’offensive réactionnaire antitrans qui se développe au niveau politique. Cette offensive réactionnaire contre les personnes trans et non-binaires s’organise et s’institutionnalise concrètement et rapidement. Ainsi, l’extrême-droite a lancé en avril 2023 une « Association des parlementaires contre le wokisme » qui entend notamment s’attaquer aux personnes trans et à leurs droits. Le Sénat a récemment annoncé lancer un groupe de travail en vue d’un rapport sur la « transidentification des mineurs », un poncif qui consiste à voir l’identité sexuée comme un phénomène de mode, alors que la Cour européenne des droits de l’homme la reconnaît comme un des aspects les plus intimes de l’identité personnelle. La présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale a reçu en grande pompe des femmes qui se revendiquent féministes antitrans. L’une d’elles, sur le plateau d’une émission à grande audience, a avili la première maire publiquement trans de France en affirmant qu’elle n’est pas une femme mais « un homme transféminin ». M. le député interroge donc Mme la ministre sur la riposte qu’elle entend mener face à cette offensive réactionnaire contre les droits, vies et identités des personnes trans ou non-binaires, qui s’étend malheureusement jusque dans ses rangs politiques. La République doit réaffirmer que la transphobie et l’enbyphobie ne sont pas des opinions mais des délits puni de sanctions pénales. Dans d’autres pays pourtant considérés comme des démocraties, des offensives réactionnaires similaires se sont développées sans réponse et remettent aujourd’hui totalement en question la simple existence des personnes trans ou non-binaires. Aux États-Unis d’Amérique ainsi, par exemple dans l’État de Floride, de nombreuses personnes trans ou non-binaires préfèrent s’exiler de leur État plutôt que de subir les lois brutales et insensées qui leurs sont imposées, les forcent à détransitionner et obligent à dénoncer les mineurs trans ou non-binaires. Au Montana, la première représentante trans élue dans l’histoire de l’État, Zooey Zephyr, a été censurée dans sa fonction pour avoir défendu les personnes trans et non-binaires et l’ensemble des commissions auxquelles elle participait ont été vidées de leur contenu, l’empêchant d’exercer de manière effective son mandat électif, du simple fait qu’elle est une femme trans. Au Royaume-Uni, les rares lieux offrant des soins aux personnes transgenres avec des délais insensés de plus de cinq ans pour un premier rendez-vous ont fait face à des menaces d’attentat. M. le député souhaite savoir comment Mme la ministre entend empêcher que l’offensive réactionnaire antitrans en France se développe jusqu’à ce niveau de violence. En France, les agressions continuent face aux personnes trans ou non-binaires. L’invisibilisation et l’infantilisation dont sont victimes les personnes transmasculines, tout comme la haine et bestialisation à laquelle font face les personnes transféminines, constituent un ensemble de violences inacceptables auxquelles les personnes trans ou non-binaires doivent faire face. En tant que représentant de la Nation, il se fait le relais des voix trans sur la question et lui demande quels moyens sérieux sont mis en œuvre pour mettre fin à cette offensive réactionnaire, pour garantir les droits des personnes trans et non-binaires, protéger leurs vies et faire respecter leurs identités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4391</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les haines et contre les discriminations est une politique prioritaire du Gouvernement, c’est pourquoi plusieurs Plans nationaux pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ ont été mis en place, dont le dernier en juillet 2023.Ce Plan national traduit notre engagement pour éradiquer les violences et la haine, garantir l’égalité des droits et construire une société où chacun peut être soi-même. Il mobilise l’ensemble des ministères, les préfectures, les collectivités territoriales, les établissements publics, les institutions judiciaires et éducatives, ainsi qu’un large réseau d’associations. Partenaires indispensables et exigeants des pouvoirs publics, elles trouveront toujours mon soutien. Le dernier rapport du Ministère Intérieur indique : 4824 infractions LGBT+ en 2024 ; +5% par rapport à 2023. Un comité de suivi du Plan national pour l’égalité contre la haine et les discriminations anti LGBT+ (2023-2026) s’est tenu en en présence de tous les Ministères parties prenantes, services et cabinets ainsi que de toutes les associations co-constructrices de ce Plan qui se développent en 117 mesures dont 85 % sont engagées autour notamment d’axes prioritaires : Sanctionner les auteurs, Accompagner les victimes, Éduquer les jeunes et former tout au long de la vie et Défendre les droits des personnes LGBT en Europe et dans le monde.   1/ Sanctionner les auteurs : • La mise en place de 2 plateformes de signalements l’une dédiée à l’atteinte aux personnes et l’autre à la haine en ligne, le renforcement des sanctions contre les propos discriminatoires, notamment en milieu sportif. 2/ Accompagner les victimes : Le développement les réseaux des référents LGBT+. Depuis le 1er janvier 2024, l’organisation des services de police judiciaire a été rationalisée et harmonisée : chaque département dispose désormais d’une délégation départementale d’aide aux victimes, et toutes les circonscriptions de police nationale sont dotées d’un délégué local d’aide aux victimes. Ces professionnels sont formés pour prendre en charge avec compétence et sensibilité les problématiques liées aux discriminations et violences envers les personnes LGBT+. Ils sont à la fois un point de contact privilégié et un relais des associations sur leur ressort de compétence. Une liste publique des référents sera diffusée afin de faciliter l’accès des victimes et des associations à ces interlocuteurs privilégiés. Au sein de la gendarmerie, un réseau de référents victimes est en place et décliné jusqu’au niveau compagnie, avec un référent par arrondissement, afin de renforcer le maillage territorial. Les interlocuteurs privilégiés pour les associations sont les officiers adjoints commandement des groupements départementaux. En complément, chaque département dispose également d’une Maison de protection des familles. Tous les parquets généraux ainsi que l’ensemble des parquets des tribunaux de grande instance disposent en effet d’un magistrat référent pour ces questions au sein de pôles anti-discriminations (environ 200 sur l’ensemble du territoire). Les établissements publics d’enseignement supérieur dispose d’un réseau de chargés de mission “égalité et diversité” en charge de la lutte contre la haine anti-LGBT+. La direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire s’est elle aussi dotée d’un réseau national en matière d’égalité, de diversité et de lutte contre toutes les formes de violence et de discriminations. Une circulaire est en cours pour intégrer les enjeux liés à la diversité dans les missions des Hauts fonctionnaires à l’Égalité. Conformément à l’engagement pris par la Première ministre, Élisabeth Borne, le 4 août 2022, une enveloppe de 10 millions d’euros est consacrée au financement des Centres LGBT+ et à la création de nouvelles structures sur la période 2022 - 2026. Depuis 2022, 21 nouveaux Centres ont été créés, soit deux fois plus que l’objectif initialement annoncé. En 2025, l’État finance ainsi 59 Centres LGBT+ à travers 51 départements (dont la Guadeloupe, la Réunion, la Martinique, la Polynésie française et la Guyane), contribuant à un maillage territorial renforcé. Le 24 avril dernier, la Ministre a inauguré le premier Centre LGBT+ de Guadeloupe. 3/ Éduquer les jeunes et former tout au long de la vie : Avec la mise en œuvre du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) – Alors que toutes les trois minutes, un enfant est victime d’agression sexuelle (Rapport de la CIIVISE - Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants), que 2,3 millions de mineurs sont exposés chaque mois à la pornographie (Enquête de l’ARCOM - Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), que des milliers d’élèves LGBT sont moqués, insultés, harcelés, en complément du rôle des parents des élèves, cette éducation revêt un caractère obligatoire. Le premier programme EVARS sera mise en œuvre à la rentrée prochaine sur l’ensemble du territoire, dans les établissements publics et privés sous contrat. Les professeurs devront porter ces enseignements dans un cadre qui peut être interdisciplinaire, avec les personnels éducatifs, sociaux et de santé de l’Éducation nationale, qui jouent un rôle essentiel grâce à leur expertise. Cette formation vise à sensibiliser les jeunes au respect de l’autre.Pour la Gendarmerie nationale, un réseau de 100 formateurs-relais « crimes de haine » a été créé en 2023, accompagné d’une mallette pédagogique intégrant un volet dédié aux LGBTphobies. À ce jour, ce dispositif a permis la sensibilisation de près de 27 000 militaires, avec un objectif fixé à 57 300. Par ailleurs, la formation initiale et continue intègre désormais les enjeux liés aux LGBTphobies, notamment grâce à l’action de 700 référents égalité-diversité. En 2024, les référents ont sensibilisé 33 481 personnels sur un total de 1096 séances dispensées Au sein de la Police nationale, la formation initiale comprend un module spécifique de 10 heures consacré aux LGBTphobies pour les élèves gardiens de la paix, ainsi que des interventions destinées aux officiers et commissaires, assurées notamment par l’association FLAG ! . En 2023, 6 159 élèves ont suivi cette formation, et 5 496 en 2024. La formation continue s’adresse également aux cadres, avec 542 managers formés sur l’éthique et la lutte contre les discriminations. Pour appuyer ces actions, plusieurs guides pratiques ont été élaborés en 2024. Côté pénitentiaire, un réseau de formateurs relais a été structuré en 2024 pour assurer le déploiement opérationnel du premier référentiel national pour la prise en charge des personnes LGBT+ sous main de justice et la prévention des discriminations en milieu pénitentiaire. Ce référentiel a été intégré aux formations initiales des personnels pénitentiaires. Enfin, le marché interministériel de formation se déploie auprès des agents publics de la fonction publique d’État depuis 2023. Un des quatre modules de formation est dédié à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti-LGBT+, à la diversité et à la lutte contre toutes les formes de discriminations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5707</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4393</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Plafonds de verre auxquels font face les personnes trans ou non-binaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5707. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les plafonds de verre auxquels font face les personnes trans ou non-binaires dans le monde du travail, dans les domaines culturels et médiatiques et en politique. M. le député interroge Mme la ministre sur les moyens qui sont donnés pour éliminer les plafonds de verre qui amènent les personnes trans, non-binaires et queers à faire face à une inégalité des chances. Aujourd’hui, les personnes trans et surtout non-binaires sont quasi-totalement absentes des postes à responsabilité que ce soit dans le public ou dans le privé, absentes du paysage culturel, médiatique et politique qui discute d’elles sans elles et absentes des fonctions électives. Dans l’accès à l’emploi et encore plus aux fonctions à responsabilité, de nombreuses études ont pointé les plafonds de verre auxquels font face l’ensemble des personnes LGBTQIA+. Ces discriminations affectent tout particulièrement les personnes trans ou non-binaires, encore plus lorsqu’elles sont non-blanches et amènent ces populations à être en moyenne significativement plus isolées et plus pauvres que la moyenne nationale. Les personnes trans font face à beaucoup d’incompréhension voire de discriminations dans l’emploi. Ce phénomène amène un certain nombre d’entre elles à ne pas faire de coming-out, ce qui est néfaste pour leur santé mentale et inacceptable dans une société fondée sur la liberté où chacun et chacune devrait pouvoir affirmer son identité. Ces discriminations peuvent même évoluer vers des actes transphobes ou du harcèlement. M. le député interroge donc le Gouvernement sur ses stratégies pour mettre fin à ces barrières à l’emploi et l’évolution dans l’emploi pour les personnes trans pour faire disparaître les plafonds de verre et vivre le principe d’égalité des chances. Dans le paysage culturel et médiatique, alors que des personnalités trans ou non-binaires ont émergé dans plusieurs autres pays, l’absence de ces personnes en France est criante et empêche l’expression de leurs réalités. Les seules personnes trans connues en France ont largement construit leur audience par elles-mêmes via des plateformes numériques par exemple et les espaces culturelles et médiatiques ne parviennent pas à créer de place pour elles. Pourtant, l’exposition à ces réalités diverses serait d’une vraie utilité pour permettre une meilleure compréhension des enjeux spécifiques à ces personnes par l’ensemble de la population française et permettrait de diminuer les agressions et discriminations transphobes dont l’association SOS Homophobie a pointé dans son rapport 2023 qu’elles atteignent un pic. M. le député estime ainsi que ce n’est pas seulement pour l’égalité des chances que la présence culturelle et médiatique des personnes trans ou non-binaires est nécessaire, mais que l’effacement de ces plafonds de verre serait bénéfique pour diminuer les violences dans la société. Il l’interroge donc sur l’inclusion de ces objectifs dans les plans de lutte contre l’homophobie et la transphobie du Gouvernement. Enfin, au niveau politique, une seule personnalité trans est médiatisée en France : la maire d’une commune d’environ 500 habitants, parmi les 35 000 maires de communes. Sur le plateau d’une émission à grande écoute, cette unique maire trans médiatisée a été, de plus, disqualifiée dans ce qu’elle est, faisant face à cette violence inacceptable. L’acceptation des personnes trans et non-binaires, ainsi que de leurs identités, ne peut constituer des sujets de débat, pour lesquels les journalistes devraient faire œuvre de contradictoire. La Cour européenne des droits de l’homme a affirmé, dans sa jurisprudence, que l’identité sexuelle fait partie des aspects les plus intimes de la vie privée et qu’elle est à ce titre protégée, notamment au regard du droit à la vie privée et du droit à la non-discrimination dans l’accès aux droits garantis par la convention. Dans ce cadre, les personnes trans et non-binaires ne sauraient être exclues de l’office électif, l’article 3 du protocole additionnel à la convention garantissant le droit à des élections libres. Si aucun dispositif légal explicite n’exclut en droit les personnes trans et non-binaires de l’accès à des fonctions électives, force est de constater que la simple absence d’interdiction ne suffit pas à permettre l’égalité des chances. Ainsi, alors que selon les études scientifiques, entre une personne sur mille et deux personnes sur cent sont trans et malgré le début récent d’acceptation par la société de ces parcours de vie, aucune personne trans n’a jamais été élue au niveau départemental, régional, ni national. Une égalité des chances réelle signifierait qu’à l’Assemblée nationale, à chaque mandature il y ait entre un ou une et une dizaine de députés et députées trans : il n’y en a jamais eu aucune ni aucun. De même, elle supposerait qu’il y ait entre une cinquantaine et un millier de maires trans : là aussi, la République est loin du compte. Il y a donc en réalité une succession de plafonds de verre qui s’opposent aux personnes trans ou non-binaires, les empêchant d’avoir accès à ces postes électifs. La Constitution donne aux partis et groupements politiques la responsabilité de concourir à l’expression du suffrage. Elle garantit la liberté de l’exercice de leur activité, mais leur impose également en son article 4 la contribution à la mise en œuvre de la parité en politique et le respect des principes de la démocratie. Parmi ces principes démocratiques doivent figurer l’égalité des chances et l’absence réelle de discrimination. Il est nécessaire qu’un jour l’accès d’une personne trans ou non-binaire à un poste en responsabilité devienne un non-évènement, comme cela devient heureusement progressivement le cas, par des efforts qu’il convient d’approfondir, pour les personnes homosexuelles ou bisexuelles. Dans ce cadre, il lui demande comment elle entend mener un travail avec l’ensemble des partis et groupements politiques, mais également avec les partenaires médiatiques et culturels de l’État, pour que les personnes trans et non-binaires puissent profiter de l’absence de discrimination sur le genre qui est le fondement du principe de parité. Les personnes trans ne peuvent porter elles-mêmes leurs voix devant le Parlement, aucune n’ayant été élue jusqu’à ce jour ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat. En tant que représentant de la Nation, il se fait donc le relais des voix trans et non-binaires sur la question et lui demande quels moyens sont mis en œuvre pour l’égalité des chances pour les personnes LGBTQIA+ et en particulier trans et non-binaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4394</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 26 mai 2025 s’est tenu le 1er comité de suivi du plan national pour l’égalité, et contre la haine et les discriminations LGBT+ présidé par la Ministre Aurore Bergé, en lien avec la DILCRAH. Ce plan, structuré autour de cinq grands axes d’action (nommer, mesurer, former, protéger, sanctionner), mobilise l’ensemble des ministères, les collectivités, les établissements publics et un large réseau d’associations partenaires co-constructrices de ce Plan qui se développent en 117 mesures dont 85 % sont engagées. Plusieurs mesures du plan ont pour objectif de répondre à la problématique que vous soulevez. Le ministère du travail a engagé plusieurs chantiers et notamment celui de solliciter auprès des organismes de formation les données relatives à l’exercice des formations réalisées en application de l’article L. 1131-2 du code du travail. La DARES a publié une enquête en mars 2024 une étude qualitative intitulée « Quelles sont les caractéristiques de l’offre de formation à la non-discrimination à l’embauche ? »., Cette étude est réalisée en deux parties : d’abord l’identification des éléments de la formation (organismes, formats, contenu) puis une partie axée sur les attentes des participants. Une enquête quantitative devrait être réalisée par la Dares sur les résultats de l’enquête EFE. Un autre chantier consiste en la poursuite des échanges avec les éditeurs d’outils de gestion des ressources humaines concernant la bonne prise en compte de la civilité et du prénom d’usage des personnes trans et la lutte contre la transphobie. Une réunion a eu lieu avec des membres de l’association SDDS, qui regroupe des éditeurs de logiciels, à l’occasion de laquelle les éditeurs ont soulevé des difficultés techniques liées aux impacts sur les normes de déclaration en DSN. Le Ministère du travail s’est également engager à renforcer la professionnalisation des CFA en matière de lutte contre les discriminations en promouvant les actions de sensibilisation et de formation des associations LGBT+ auprès des CFA Depuis fin 2023, la DGEFP, en partenariat avec le Réseau des Carif-Oref, a mis à disposition des CFA un kit ressource et organisé un webinaire sur la lutte contre les discriminations, suivi par 401 CFA. Depuis 2024, un module e-learning sur la prévention des discriminations anti-LGBT+ est accessible à l’ensemble des agents de l’inspection du travail. Il propose contenus, vidéos, quiz et témoignages pour renforcer la sensibilisation et l’action sur le terrain. Accompagner les CCI et CMA dans l’intégration des problématiques LGBT+ à la lutte contre les discriminations dans l’entreprise Mesure en cours : le travail est en cours de recensement. En outre, le soutien financier aux associations est un levier important de cet objectif de briser les plafonds de verre : pour exemple, le financement par la DILCRAH de l’Autre Cercle, spécialisé sur ces thématiques, et la signature de la charte d’engagement auprès de plusieurs entreprises et ministères. La politique menée par le Gouvernement est de se vouloir opérationnelle en matière de lutte contre toutes les discriminations dans tous les domaines ; les élections reflètant la société dans son ensemble. Les 117 mesures du plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations LGBT+ concernent donc tous les domaines et engagent l’ensemble des ministères : intérieur, armées, justice, éducation nationale, enseignement supérieur et recherche, sport, fonction publique, travail, culture etc. La plupart des partis politiques ont une association ou une groupe LGBT+. En matière de manifestation, le gouvernement valorise le mois des Fiertés autour d’une thématique annuelle, de manifestations culturelles et scientifiques de haut niveau, des productions scolaires (concours, séminaire national, formations académiques, et de diffusion de messages politiques forts relayés dans les médias nationaux, régionaux locaux et réseaux sociaux. En lien avec la Semaine de la lutte contre l’homophobie et la transphobie, faire du 17 mai, une journée majeure de mobilisation des médias (nationaux et locaux) sur la lutte contre les LGBTphobies.  Le ministère de la Culture a renouvelé la signature de la Charte de l’Autre Cercle, le 15 mai 2025. Par ailleurs, il soutient de nombres actions de lutte contre la haine anti-LGBT+ : la Queer Palm au Festival de Cannes et le Queer Palm Lab, un nouveau programme de mentorat, la Fédération française des festivals de films LGBTQIA+, l’association Sauve qui peut le court métrage. Ce soutient s’opère également via les services déconcentrés sur l’ensemble du territoire, dont par exemple le Festival international du film LGBTQIA+ "Chéries, chéris", le projet du Théâtre de la Croix Rousse et sa 5e édition du Festiv.iel, ou encore l’édition 2025 de la Marche des Fiertés à Paris sera soutenue pour son volet artistique. Dans les écoles d’art, d’architecture, de journalisme et tous les établissements publics sous tutelle du ministère de la Culture, intégrer des contenus de formation sur la lutte contre les stéréotypes homophobes et transphobes, les discriminations et le rôle de la culture dans l’émancipation et la représentation des citoyens La lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre est inscrite dans la Stratégie ministérielle de l’enseignement supérieur Culture 2024-2027. Chaque établissement dispose d’un référent discrimination, en lien avec la haute fonctionnaire à l’égalité et des formations sur la diversité et le management inclusif sont proposées aux agents. La sensibilisation des étudiants passe par des séminaires, débats ou activités de vie étudiante. Le guide « Accompagner le changement d’identité de genre » recommande l’usage du prénom choisi sur les documents scolaires. En cas de changement d’état civil, un duplicata de diplôme est possible. Le ministère promeut aussi la Charte d’Engagement LGBT+ de l’Enseignement Supérieur de l’Autre Cercle auprès de ses écoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5993</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4395</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Inauguration du mémorial des victimes de l’esclavage et justice réparatrice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5993. — 15 avril 2025. — M. Olivier Serva interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’avancement du projet de mémorial national pour les victimes de l’esclavage et la nécessité d’une justice réparatrice en France. Le mémorial, initialement prévu aux Tuileries, est désormais en phase de réalisation dans les jardins du Trocadéro. Après des années de désaccords, un nouveau comité de pilotage a été mis en place en juillet dernier afin de relancer le projet. M. Serge Romana, co-président du comité de pilotage, a estimé que l’inauguration pourrait avoir lieu le 23 mai 2026 au lieu du 23 mai 2025 comme M. Gabriel Attal l’avait annoncé. Il apparaît important de rappeler le travail de l’association Comité Marche du 23 mai 1998 sur ce sujet. Cette association mémorielle antillaise, née au lendemain de la Marche du 23 Mai 1998, s’est donnée pour mission de réhabiliter, honorer et défendre la mémoire des victimes de la traite négrière et de l’esclavage des ex-colonies françaises. Ce « jardin de mémoire », vise à offrir une déambulation didactique et méditative, incluant un « archipel des noms », présent en partie grâce au CM98, avec environ 90 000 noms et 234 000 prénoms, en majorité de la Guadeloupe et de la Martinique, mais aussi d’autres régions. Par ailleurs, l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 mars 2024, a souligné l’importance d’une « justice réparatrice » lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Plusieurs voix se sont élevées pour demander des réparations et une responsabilisation face aux conséquences durables de l’esclavage. À cette occasion, il a été demandé par M. Dennis Francis, président de l’assemblée générale des Nations Unies de l’époque, que la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024) soit renouvelée au regard de la nécessité d’instaurer une justice réparatrice. L’inauguration d’un tel monument est une amorce de démarche réparatrice. Compte tenu de ces éléments, M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir lui préciser la date exacte à laquelle ce mémorial sera inauguré. Il lui demande également de préciser quelles mesures spécifiques le Gouvernement compte mettre en œuvre pour répondre aux appels à une justice réparatrice, conformément aux recommandations de l’ONU et comment il compte soutenir les initiatives visant à éduquer les générations futures sur ce pan de l’histoire de France que sont l’esclavage et la traite transatlantique, afin de favoriser une culture de tolérance, de compréhension et d’harmonie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4395</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 27 avril 2018, à l’occasion du 170e anniversaire de la signature du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le Président de la République s’est engagé à faire ériger à Paris un mémorial qui rende hommage aux victimes de l’esclavage. L’État, en lien étroit avec la Ville de Paris et les membres du comité de pilotage, œuvre depuis à la concrétisation de cet engagement. Le 23 mai 2025, journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial, le Président de la République a annoncé les noms des lauréats du projet : l’équipe composée du paysagiste Michel Desvigne et de l’architecte Philippe Prost a été retenue pour concevoir cette œuvre mémorielle, qui sera implantée dans les jardins du Trocadéro, haut lieu de notre conscience universelle, où fut proclamée en 1948 la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce mémorial constitue une étape majeure dans le processus de reconnaissance de l’histoire de l’esclavage. Il prendra la forme d’un jardin de mémoire, lieu de recueillement, de transmission et de dignité. Il comprendra notamment un « archipel des noms », rendant visible l’identité de plus de 200 000 personnes affranchies, dont les noms ont été retrouvés grâce à un travail archivistique exceptionnel de plusieurs décennies par des associations et milliers de bénévoles. À ce jour, les travaux préparatoires sont en cours. La ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et l’ensemble du Gouvernement suivent avec la plus grande attention l’évolution du calendrier. Ce projet s’inscrit dans une démarche de reconnaissance et de mémoire qui s’est régulièrement renforcée depuis l’adoption de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Cette loi a également posé les fondements d’une politique de transmission : inscription dans les programmes scolaires, soutien à la recherche, création du comité (devenu fondation) pour la mémoire de l’esclavage instauration de deux journées nationales du souvenir les 10 et 23 mai. Ce processus s’est poursuivi avec l’inauguration en 2015 du Mémorial ACTe, centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage et que le Président de la République a érigé en musée national de l’esclavage. Aussi, l’article 217 de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté a abrogé de manière explicite la loi du 30 avril 1849, qui avait octroyé une indemnité aux anciens colons en compensation de l’abolition de l’esclavage, texte contraire à l’esprit de justice et de reconnaissance que la République entend aujourd’hui porter. Dans le prolongement de cette dynamique et en réponse à une question posée par le président du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires M. Laurent Panifous le 13 mai, le Premier ministre a pris l’engagement qu’un texte actant l’abolition formelle du Code noir soit présenté au Parlement. A la demande du Premier ministre, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations engagera, dès le début du mois de juin 2025, un travail de concertation autour de l’élaboration d’un projet ou d’une proposition de loi avec les parlementaires, avec le concours de la fondation pour la mémoire de l’esclavage. L’abrogation formelle de cette législation coloniale qui a légitimé et organisé pendant plus d’un siècle et demi un système fondé sur la déshumanisation et la privation des droits les plus fondamentaux revêtirait une grande portée symbolique, mémorielle et républicaine. La République ne peut construire un avenir commun sans reconnaître avec lucidité l’ensemble de son histoire. C’est pourquoi le Gouvernement poursuivra, avec détermination, ses efforts pour transmettre cette mémoire aux générations futures, lutter contre les discriminations qui en sont les héritages, et faire vivre les valeurs de dignité, de justice et d’égalité au cœur du pacte républicain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6276</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4396</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Situation financière des CIDFF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6276. — 29 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation financière des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). Association créée il y a déjà cinquante ans, le CIDFF œuvre pour l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ainsi que l’insertion professionnelle des femmes, en particulier les plus éloignées de l’emploi. Au service de la cause des femmes en danger, le CIDFF remplit des missions essentielles. En 2024, les CIDFF bretons ont accompagné gratuitement 10 000 personnes dont 2 500 victimes de violences. Le CIDFF du Finistère, quant à lui, a reçu 6 839 personnes dont 107 bénéficiaires des dispositifs « Téléphone grave danger » et « Bracelet anti-rapprochement ». Il a également formé 1 440 personnes à la prévention des violences sexistes et sexuelles. Son modèle traverse aujourd’hui une crise financière qui menace ses fondamentaux et la continuité de ses missions. Cette situation extrêmement tendue sur le plan budgétaire est liée à l’entrée en vigueur de l’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur par arrêté en date du 6 août 2024 dans le cadre de la politique salariale en lien avec la négociation sur la CCUE dans le secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif, qui engendre le paiement de l’indemnité Ségur aux salariés et ce, de manière rétroactive au 7 août 2024. Cette extension du Ségur représente pour le CIDFF du Finistère un surcoût de 97 000 euros, sur un budget estimé à 980 000 euros. Avec seulement 1 % des activités de l’association facturées et 76 % du budget consacré aux ressources humaines, dont huit juristes pour couvrir l’ensemble du département du Finistère, l’équilibre financier de la structure est menacé par cette évolution qui n’est pas compensée. L’antenne de Morlaix est supprimée et des permanences sur le territoire sont suspendues. Concernant l’activité d’accès au droit plus généralement, les juristes vont connaître une diminution du temps de travail, conséquence pour le moins paradoxale puisque l’objectif initial était de mieux reconnaître le travail de ces professionnels en agréant le complément Ségur. La cessation de paiement a pu être évitée in extremis en mars 2025, mais il est à craindre que l’accès aux droits et la protection des femmes victimes de violences ne s’en trouve durablement fragilisés. Faute de moyens suffisants pour maintenir l’activité, le CIDFF est donc contraint de poursuivre ses missions en mode dégradé. Leurs services ne sont plus aussi accessibles au plus grand nombre et notamment aux plus vulnérables, une situation inquiétante alors que les violences faites aux femmes ne marquent pas le pas au sein de la société. Les CIDFF recevant des financements spécifiques de l’État, elle lui demande si un redéploiement de crédits ou des moyens complémentaires pourraient être envisagés afin de que les structures puissent faire face à la revalorisation Ségur imprévue et non compensée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4396</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été pris en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. La prise en charge des coûts induits par cette extension au sein des ESSMS financés par les programmes budgétaires de l’État constitue également une priorité. À cet égard, l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles prévoit expressément que « les conventions ou accords agréés s’imposent aux autorités compétentes en matière de tarification » des ESSMS à but non lucratif, garantissant ainsi une prise en compte obligatoire de ces nouvelles dispositions. En ce qui concerne les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), ils ne disposent pas du statut d’établissement et service social et médicosocial (ESSMS) au sens du L 312-1 du code de l’action sociale et des familles. De ce fait, la compensation des coûts liés à l’extension du Ségur ne constitue pas une obligation pour les pouvoirs publics. Toutefois, soucieux de la pérennité financière de ces structures essentielles, notamment dans l’accompagnement des femmes victimes de violences, des amendements ont été adoptés au Sénat, prévoyant un soutien financier de l’Etat pour contribuer aux coûts liés à l’extension du Ségur dans ces structures. Une enveloppe de 7 millions d’euros doit ainsi être consacrée à cet objet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6981</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4397</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Sur la lutte contre les LGBTIphobies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6981. — 27 mai 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la réponse du Gouvernement face à la persistance des violences et discriminations visant les personnes LGBTI. Le 15 mai 2025, SOS homophobie a publié la 29e édition de son rapport annuel dressant un état des lieux des violences, discriminations et obstacles auxquels sont confrontées les personnes lesbiennes, gays, bies, transgenres et intersexes en France. Elle y recense 186 cas d’agressions physiques en 2024. Ces agressions prennent des formes variées allant de coups et blessures (66 % des cas) à des agressions sexuelles ou des viols (12 %) voire à des meurtres (3 %). Selon les chiffres officiels transmis par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, les infractions anti-LGBTI enregistrées en 2024 ont connu une progression de 5 %. Ces chiffres s’inscrivent dans un climat où les discours de haine et les violences à l’encontre des personnes LGBTI tendent à se banaliser, renforçant des dynamiques d’exclusion et d’invisibilisation. Si le Gouvernement a mis en place en 2023 un Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+, intégrant notamment la formation des forces de l’ordre et un soutien aux associations, les effets concrets sur le terrain restent largement insuffisants. Les associations alertent sur le manque de moyens financiers, humains et structurels pour mener à bien leurs missions, ainsi que sur la difficulté persistante des victimes à porter plainte ou à obtenir une réponse institutionnelle adaptée. Il lui demande quelles mesures supplémentaires le Gouvernement entend prendre pour renforcer la lutte contre les LGBTIphobies, notamment en matière de soutien aux victimes, de moyens alloués aux associations, de prévention et de formation des personnels scolaires, de santé, de la police et de la justice.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4397</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les haines et contre les discriminations est une politique prioritaire du Gouvernement, c’est pourquoi plusieurs Plans nationaux pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ ont été mis en place, dont le dernier en juillet 2023. Ce Plan national traduit l’engagement du gouvernement d’éradiquer les violences et la haine, garantir l’égalité des droits et construire une société où chacun peut être soi-même. Il mobilise l’ensemble des ministères, les préfectures, les collectivités territoriales, les établissements publics, les institutions judiciaires et éducatives, ainsi qu’un large réseau d’associations. Partenaires indispensables et exigeants des pouvoirs publics, elles trouveront toujours mon soutien. Le dernier rapport du Ministère Intérieur indique 4824 infractions LGBT+ en 2024 ; +5% par rapport à 2023.  C’est pourquoi un comité de suivi du Plan national pour l’égalité contre la haine et les discriminations anti LGBT+ (2023-2026) s’est tenu en présence de tous les Ministères parties prenantes, services et cabinets ainsi que de toutes les associations co-constructrices de ce Plan qui se développent en 117 mesures dont 85 % sont engagées autour des axes prioritaires suivants : Sanctionner les auteurs, accompagner les victimes, éduquer les jeunes et former tout au long de la vie, défendre les droits des personnes LGBT en Europe et dans le monde. Ainsi, la plateforme numérique de signalement des atteintes aux personnes et d’accompagnement des victimes (PNAV) permet à toute victime ou témoin d’actes de haine ou de discriminations de le signaler anonymement. L’ensemble des personnels affectés à cette plateforme a reçu une formation spécialisée. La plateforme PHAROS permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites de l’internet. Une augmentation des moyens d’actions et un développement des partenariats avec des professionnels du signalement a permis une meilleure prise en compte des signalements. L’année passée, les signalements en matière d’actes discriminatoires sur la plateforme ont augmenté de 45 % (passage de 24 654 à 35 929 signalements). En outren, l’article 18 de la loi olympique du 19 mai 2023 impose désormais la peine complémentaire d’interdiction judiciaire de stade pour toute personne prononçant des propos discriminatoires visant les personnes LGBT+ lors des manifestations sportives. Cette disposition vise à protéger l’intégrité et la dignité dans le sport, en sanctionnant fermement les comportements haineux, en venant s’ajouter à toutes les peines contre les infractions à caractère homophobe et transphobe (Loi de la presse ; code pénal). Cette disposition est rappelée dans la circulaire du 6 mars 2025 relative au renforcement de la prévention des violences liées aux rencontres de football du Ministère de l’Intérieur et du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. Pour accompagner les victimes, le développement les réseaux des référents LGBT+ a été renforcé. Depuis le 1er janvier 2024, l’organisation des services de police judiciaire a été rationalisée et harmonisée : chaque département dispose désormais d’une délégation départementale d’aide aux victimes, et toutes les circonscriptions de police nationale sont dotées d’un délégué local d’aide aux victimes. Ces professionnels sont formés pour prendre en charge avec compétence et sensibilité les problématiques liées aux discriminations et violences envers les personnes LGBT+. Ils sont à la fois un point de contact privilégié et un relais des associations sur leur ressort de compétence. Au sein de la gendarmerie, un réseau de référents victimes est en place et décliné jusqu’au niveau compagnie, avec un référent par arrondissement, afin de renforcer le maillage territorial. Les interlocuteurs privilégiés pour les associations sont les officiers adjoints commandement des groupements départementaux. En complément, chaque département dispose également d’une Maison de protection des familles. Tous les parquets généraux ainsi que l’ensemble des parquets des tribunaux de grande instance disposent d’un magistrat référent pour ces questions au sein de pôles anti-discriminations (environ 200 sur l’ensemble du territoire). Les établissements publics d’enseignement supérieur disposent d’un réseau de chargés de mission “égalité et diversité” en charge de la lutte contre la haine anti-LGBT+ (Ministère de l’Enseignement supérieur). La direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire s’est elle aussi dotée d’un réseau national en matière d’égalité, de diversité et de lutte contre toutes les formes de violence et de discriminations.  Une circulaire est en cours de préparation pour intégrer les enjeux liés à la diversité dans les missions des Hauts fonctionnaires à l’Égalité.  Conformément à l’engagement pris par la Première ministre, Élisabeth Borne, le 4 août 2022, une enveloppe de 10 millions d’euros est consacrée au financement des Centres LGBT+ et à la création de nouvelles structures sur la période 2022 - 2026. Depuis 2022, 21 nouveaux Centres ont été créés, soit deux fois plus que l’objectif initialement annoncé. En 2025, l’État finance ainsi 59 Centres LGBT+ à travers 51 départements (dont la Guadeloupe, la Réunion, la Martinique, la Polynésie française et la Guyane), contribuant à un maillage territorial renforcé. Le 24 avril dernier, la Ministre a inauguré le premier Centre LGBT+ de Guadeloupe. Alors que toutes les trois minutes, un enfant est victime d’agression sexuelle (Rapport de la CIIVISE - Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants), que 2,3 millions de mineurs sont exposés chaque mois à la pornographie (Enquête de l’ARCOM - Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), que des milliers d’élèves LGBT sont moqués, insultés, harcelés, en complément du rôle des parents des élèves, cette éducation revêt un caractère obligatoire. Le premier programme EVARS sera mise en œuvre à la rentrée prochaine sur l’ensemble du territoire, dans les établissements publics et privés sous contrat. Les professeurs devront porter ces enseignements dans un cadre qui peut être interdisciplinaire, avec les personnels éducatifs, sociaux et de santé de l’Éducation nationale, qui jouent un rôle essentiel grâce à leur expertise. Cette formation vise à sensibiliser les jeunes au respect de l’autre. Pour la Gendarmerie nationale, un réseau de 100 formateurs-relais « crimes de haine » a été créé en 2023, accompagné d’une mallette pédagogique intégrant un volet dédié aux LGBTphobies. À ce jour, ce dispositif a permis la sensibilisation de près de 27 000 militaires, avec un objectif fixé à 57 300. Par ailleurs, la formation initiale et continue intègre désormais les enjeux liés aux LGBTphobies, notamment grâce à l’action de 700 référents égalité-diversité. En 2024, les référents ont sensibilisé 33 481 personnels sur un total de 1096 séances dispensées Au sein de la Police nationale, la formation initiale comprend un module spécifique de 10 heures consacré aux LGBTphobies pour les élèves gardiens de la paix, ainsi que des interventions destinées aux officiers et commissaires, assurées notamment par l’association FLAG ! . En 2023, 6 159 élèves ont suivi cette formation, et 5 496 en 2024. La formation continue s’adresse également aux cadres, avec 542 managers formés sur l’éthique et la lutte contre les discriminations. Côté pénitentiaire, un réseau de formateurs relais a été structuré en 2024 pour assurer le déploiement opérationnel du premier référentiel national pour la prise en charge des personnes LGBT+ sous main de justice et la prévention des discriminations en milieu pénitentiaire. Ce référentiel a été intégré aux formations initiales des personnels pénitentiaires. Enfin, le marché interministériel de formation se déploie auprès des agents publics de la fonction publique d’État depuis 2023. Un des quatre modules de formation est dédié à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti-LGBT+, à la diversité et à la lutte contre toutes les formes de discriminations. Sous l’impulsion du gouvernement, la France a intégré dans sa politique diplomatique la défense des droits LGBT+. L’action de l’ambassadeur pour les droits des personnes LGBT+ a permis la création d’un réseau diplomatique engagé, le renforcement des liens avec les acteurs locaux et une présence affirmée dans toutes les enceintes internationales. Ainsi, la France place la dépénalisation de l’homosexualité et de la transidentité au cœur de sa diplomatie et apporte tout son soutien aux organisations de la société civile qui œuvrent souvent dans des conditions difficiles. En mai 2023, une circulaire a été envoyée à toutes les ambassades pour structurer leur engagement. 100 % des postes diplomatiques disposent désormais d’un référent LGBT+ chargé d’un rapport annuel et d’interventions en cas d’atteintes aux droits. Plus de 30 missions conduites par l’ambassadeur assurent un suivi régulier et un soutien constant aux associations locales. Le Quai d’Orsay a lancé en 2023 un fonds de 2 millions d’euros sur 4 ans pour accompagner les ONG internationales qui défendent les droits des personnes LGBT+. En moins de deux ans, plus de 1,2 million d’euros ont été distribués à des associations dans une quinzaine de pays. L’AFD finance des actions conjointes entre ONG françaises et partenaires étrangers, incluant la création de refuges, l’assistance juridique et d’autres initiatives cruciales (3 millions d’euros mobilisés). Depuis 2023, les moyens dédiés aux ONG qui œuvrent auprès des populations LGBT+ ont plus que doublé, avec un soutien financier de plus de 5,6 millions d’euros, renforçant ainsi l’Initiative française en faveur de la santé et des droits. Par ailleurs, les financements des associations s’effectuent par les appels à projets locaux et nationaux de la DILCRAH.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1450</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4399</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Sous-financement chronique des universités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1450. — 29 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la diminution de 2 %, soit 670 millions d’euros, du budget du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le projet de loi de finances pour 2025, alors que le manque de moyens de l’enseignement supérieur est d’ores et déjà amplement ressenti par les professionnels de l’université, les étudiants inscrits et ceux qui souhaiteraient l’être. L’an dernier déjà, l’inflation et les coupes budgétaires avaient mis 30 % des universités en situation déficitaire. L’estimation pour 2024 est que cette proportion sera plus que doublée. Parmi les conséquences directes de cette austérité, la croissance du recours aux contractuels, aux heures complémentaires assurées par des titulaires ou aux heures assurées par des vacataires. Avec comme incidence en cascade la chute du nombre de candidats aux postes d’enseignants - de 7,7 candidats par poste de maître de conférences en 2021 à 5 candidats par poste en 2024 - et des postes non pourvus : les évaluations sur l’année scolaire qui s’ouvre font état de 12 % de postes non pourvus chez les maîtres de conférence, 20 % de postes non pourvus chez les professeurs des universités et 25 % de postes non pourvus chez les agrégés et les certifiés. Ces enseignants surmenés se retrouvent en face d’étudiantes et d’étudiants qui paient, elles et eux aussi, l’austérité décidée par les précédents ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche. Les 175 000 places de logement du CROUS ne permettent pas de loger les 675 000 étudiants boursiers du pays, contraints de se tourner vers le parc privé, dont les loyers augmentent bien plus vite que les aides ou que les salaires que certains gagnent par un travail parallèle qui pèse sur leurs études. En France, en 2024, 1 étudiant sur 5 a recours à l’aide alimentaire, 1 étudiant sur 3 saute régulièrement un repas. La faim et l’anxiété ne sauraient remplacer le calme et la concentration nécessaires à la complétion des études supérieures par les étudiants. M. le député souligne également l’impossibilité pour de nombreux étudiants d’exercer leur droit à l’éducation, en accédant à l’enseignement supérieur et aux formations qui leurs correspondent. Au sortir des premières affectations du système de sélection Parcoursup, 85 000 étudiants n’avaient pas d’affectation et se sont vu proposer de rejoindre des formations qui ne figuraient pas dans leurs choix prioritaires. Pourtant, le code de l’éducation ne souligne pas l’omniscience de l’État pour indiquer aux étudiants dans quels domaines de formation ils pourront s’épanouir, ou non. Près de 2 mois après les rentrées universitaires, les présidences des universités de Lille, de Nanterre, de Lyon 2 ou de Montpellier font encore état de listes d’attente de plusieurs centaines d’étudiants attendant de pouvoir commencer ou reprendre des études. Elles s’accordent toutes pour répondre, aux collectifs d’étudiants mobilisés pour faire inscrire les étudiants « sans-fac », qu’elles ne peuvent procéder à des inscriptions supplémentaires d’étudiants faute de moyens de leurs établissements. Il lui demande ce qu’il compte faire pour pallier la chute des moyens de l’université et ses effets proprement délétères sur les enseignants, les étudiants inscrits à l’université et ceux qui ne peuvent l’être.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4399</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient de souligner que, dans le cadre de l’adoption de la loi de finances initiale pour 2025 et en dépit des fortes contraintes pesant sur les finances publiques, les ressources dédiées, d’une part, au financement des établissements publics de l’enseignement supérieur (programme budgétaire 150) et d’autre part au soutien aux étudiants à travers notamment le réseau des Crous et les bourses sur critères sociaux ont été préservés. Le volume budgétaire global de ces programmes est en hausse. Le gouvernement a notamment compensé intégralement le rehaussement du taux de cotisation au compte d’affectation spéciale des pensions de l’État (+ 200 millions d’euros) pour les établissements, maintenu la dynamique des mesures de ressources humaines de la loi n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche (pour plus de 90 millions d’euros), lancé le dispositif d’aide à la restauration étudiante dit "Lévi" ou encore poursuivi le renforcement des moyens d’investissement des Crous pour la construction et la rénovation de résidences et de restaurants universitaires. Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), parmi lesquels les universités, connaissent des situations contrastées. Toutefois, leur santé financière globale reste satisfaisante, caractérisée notamment par des niveaux de trésorerie historiquement élevés. Le financement global dédié aux établissements et aux étudiants a, lui aussi, été préservé en 2025 par rapport à 2024. Au regard des trois critères de soutenabilité du budget des EPSCP désormais fixés par le décret n° 2024-1108 du 2 décembre 2024, à savoir le niveau final de trésorerie (seuil d’alerte à 30 jours de coûts de fonctionnement couverts par la trésorerie), le niveau final du fond de roulement (15 jours de fonctionnement) et la part des charges de personnel par rapport à l’ensemble des produits budgétaires dits « encaissables » (seuil à 83 % ou 85 % selon la catégorie d’établissement), une dizaine d’établissements ne respectaient pas au moins l’un de ces trois critères à la fin d’année 2024 sur près de 140 opérateurs concernés. Les processus budgétaires des établissements les conduisent fréquemment à des prévisions excessivement pessimistes, un écart favorable important étant constaté entre les prévisions inscrites aux budgets initiaux et les résultats constatés en fin d’année dans les comptes financiers. Les résultats consolidés infirment ainsi l’hypothèse d’une augmentation significative du nombre d’établissement en situation de déficit budgétaire. Les niveaux agrégés de trésorerie brute s’élèvent quant à eux fin 2024 à plus de 5 milliards d’euros, s’inscrivant dans une tendance stable pour rapport à 2024 : ils demeurent ainsi une source de financement substantielle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2517</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4400</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalité de financement et discrimination entre universités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2517. — 3 décembre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les fortes inégalités de financement qui se creusent entre universités et leurs conséquences pour les étudiants et les personnels des établissements les moins bien dotés, à l’image de l’université Paris-Est Créteil. L’UPEC est l’une des universités les moins bien financées d’Île-de-France, avec une dotation annuelle par étudiant de 7 000 euros, contre 11 000 euros pour la Sorbonne par exemple. Ces inégalités de financement, ainsi que la mise en concurrence des établissements, conduisent à dégrader les conditions d’études et à dévaloriser les diplômes des étudiants venant de quartiers populaires. À l’UPEC, les témoignages relatant la vétusté des locaux, les cours surchargés et les contrats précaires des professeurs se multiplient. Cette sous-dotation se cumule avec les difficultés économiques et sociales du département, où le taux de pauvreté des jeunes est de 22,5 %. Cette situation est la conséquence directe de la loi LRU de 2007, qui a précarisé le modèle universitaire français et mis en concurrence les établissements. En plus d’avoir dégradé les conditions d’étude et de travail, elle a aggravé les difficultés budgétaires des universités ne figurant pas en haut des classements. 60 universités sur 75 seraient désormais en déficit selon le syndicat Snesup-FSU, l’UPEC faisant partie des plus en difficulté avec près de 10 millions d’euros manquants. Dans ces conditions, un acte II de l’autonomie des universités serait une véritable catastrophe, aggravant la paupérisation de l’enseignement supérieur public et enfonçant davantage les universités les moins bien dotées. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte mettre en place afin de corriger ces inégalités de dotation et pour restaurer un enseignement supérieur égalitaire, ouvert à tous et de qualité sur l’ensemble du territoire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4400</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Cour des comptes a relevé dans son rapport du 2 février 2023 une dégradation de la situation financière de l’université Paris-Est Créteil (UPEC). La Cour a identifié que cette dégradation était liée à des dysfonctionnements dans l’organisation et le pilotage interne de l’université. Ainsi, la Cour a noté la nécessité de stabiliser et de professionnaliser la fonction financière et comptable, de réorganiser plus particulièrement le processus de recettes, et de formaliser le rôle de chacun des acteurs de la chaîne financière. Elle a également insisté sur l’importance de renforcer le pilotage central de l’université et de doter l’établissement d’outils de gestion prévisionnelle, en particulier pour renforcer et affiner le suivi des effectifs et de la masse salariale. Sur la base des recommandations du rapport de la Cour des comptes et avec le soutien des services du rectorat, l’établissement a défini et adopté un plan de retour à l’équilibre financier qui doit s’exécuter sur trois ans, de 2024 à 2026. Les données du compte financier 2024 laissent apparaître un redressement de la situation de l’établissement. Les efforts réalisés par l’établissement conjugués aux divers soutiens alloués par le ministère et à l’accompagnement des services du rectorat ont donc déjà porté leurs fruits, comme l’illustre l’amélioration des indicateurs financiers de l’établissement. Ainsi, le résultat comptable présente un bénéfice de 5,2 M€ (soit + 13,5 M€ par rapport à 2023), la capacité d’autofinancement est de 15,4 M€ (contre 0,6 M€ en 2023), et le niveau de trésorerie est en augmentation de 6 M€, soit 80 M€ contre 74 M€ en 2023. Néanmoins, le niveau du fonds de roulement continue de diminuer pour s’établir à 4,9 M€, soit 6 jours de fonctionnement (contre 15 jours en 2023). Si la situation financière de l’établissement s’améliore, il est toutefois important que l’université poursuive la mise en œuvre des mesures de son plan de redressement pour parvenir à définitivement assainir sa situation et redresser de manière pérenne sa trajectoire financière. Le ministère reste pleinement concerné par la situation de l’université et mobilisé pour l’accompagner tel que l’atteste le soutien financier significatif alloué et qui n’a cessé de croître depuis 2017. L’UPEC a en effet obtenu depuis 2018 des ressources nouvelles au titre de la mise en œuvre de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants. Ces financements pérennes, qui s’élèvent à 7,1 M€, ont vocation à ouvrir des places supplémentaires dans les filières en tension et, a fortiori, à permettre le recrutement de personnels supplémentaires. De plus, dans le cadre de la loi n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche, l’UPEC bénéficie d’une enveloppe de 5,4 M€ pérennes destinés à développer les activités de recherche et à améliorer l’attractivité des carrières. Par ailleurs, des moyens financiers supplémentaires sont attribués depuis 2022 afin de soutenir l’établissement dans la maîtrise de sa trajectoire financière et salariale. Au global, 2,6 M€ ont été versés à l’établissement.  Aussi, par rapport à 2017, ce sont plus de 13,6 M€ supplémentaires pérennes dont bénéficie l’UPEC pour le financement des nouvelles mesures pour les ressources humaines (protection sociale complémentaire, impact de la revalorisation du point d’indice, mesures catégorielles et statutaires, etc.). Enfin, dans le cadre de la mise en place de contrats d’objectifs, de moyens et de performance (COMP) destinés à renforcer l’articulation entre stratégie des établissements et déploiement des politiques publiques portées par le Gouvernement, 3,9 M€ ont été alloués à l’UPEC depuis la signature en 2024, correspondant à 80 % du montant total pluriannuel programmé (dont 50 % en 2024 et 30 % en 2025). Au total, la subvention pour charges de service public allouée à l’UPEC a été réévaluée de + 18 % entre 2017 et 2024, passant de 194 M€ à 229 M€. Des moyens supplémentaires seront alloués à l’établissement dans le cadre des prochaines notifications de subventions pour charges de service public pour l’année 2025, au titre notamment de la poursuite de la mise en œuvre de la loi de programmation de la recherche précitée et de la compensation de la hausse du compte d’affection spécial « pensions » au 1er janvier 2025. Ces accompagnements témoignent de la reconnaissance par le ministère chargé de l’enseignement supérieur des efforts réalisés par l’UPEC pour favoriser l’accueil et la réussite de ses étudiants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3479</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4401</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité à l’aide à la mobilité pour les étudiants de master</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3479. — 28 janvier 2025. — Mme Annaïg Le Meur interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les critères d’éligibilité à l’aide à la mobilité accordée aux étudiants inscrits en première année du diplôme national de master. Cette aide permet de faciliter la mobilité des étudiants boursiers ou bénéficiaires d’allocations lorsque ceux-ci doivent changer de territoire pour poursuivre leurs études en première année de master. Les critères d’éligibilité sont définis par le décret n° 2017-969 du 10 mai 2017. Parmi ceux-ci, l’article 3 du décret dispose que cette aide ne peut être obtenue que si l’étudiant est inscrit en première année du diplôme national de master l’année universitaire qui suit l’obtention de son diplôme national de licence. Cela revient donc à exclure les étudiants en reprise d’études ou ceux ayant fait une année de césure pour travailler en vue de financer la fin de leurs études, étudiants qui bénéficient d’aides sur critères sociaux. Aussi, elle lui demande si cet article peut être revu afin de ne plus exclure les étudiants ayant eu des parcours non linéaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4401</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide à la mobilité en master a été instituée à la suite de la réforme du master mise en œuvre en application de la loi n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 portant adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système licence-master-doctorat. Des dispositions règlementaires prévoient les modalités selon lesquelles les titulaires d’une licence qui ne sont pas admis en première année d’une formation du deuxième cycle de leur choix malgré plusieurs demandes peuvent demander de se voir proposer l’inscription dans une formation du deuxième cycle (articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l’éducation). L’aide à la mobilité en master a été mise en place afin de faciliter la mobilité géographique des étudiants titulaires du diplôme national de licence compte tenu de la réforme des conditions d’entrée dans une formation conduisant au diplôme national de master. Il n’est pas envisagé de modifier pour la rentrée 2025 les conditions d’attribution de l’aide à la mobilité en master aux étudiants bénéficiaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche. Des réflexions sont toutefois en cours en vue de la rentrée 2026 pour prendre en compte les étudiants boursiers dont les parcours ne sont pas linéaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5084</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4402</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Augmentation des loyers des résidences universitaires gérées par les Crous</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5084. — 18 mars 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la hausse des loyers des résidences universitaires gérées par les Crous prévue pour la rentrée 2025-2026. En 2024, le baromètre annuel de la précarité étudiante réalisé par l’association Cop1 et l’Ifop révélait que près de 30 % des étudiants français peinent à payer leurs charges locatives dans les délais, tandis que 27 % disposent de moins de 50 euros par mois pour vivre après le paiement de leur loyer et de leurs charges. Les prix des loyers sont la principale cause de la précarité étudiante. D’après Cop1, le loyer représente en moyenne 70 % du budget d’un étudiant, ce qui limite drastiquement les ressources disponibles pour les besoins essentiels et bien davantage pour les dépenses secondaires. Ainsi, 42 % des étudiants doivent fréquemment recourir à une aide alimentaire. Selon la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), la précarité constitue le premier facteur de décrochage et d’échec scolaire : faim, stress et fatigue ainsi engendrés entravent non seulement la concentration des étudiants en sapant leur motivation, mais peuvent aussi avoir de graves conséquences sur la santé psychologique des jeunes qui souffrent davantage du sentiment de solitude que le reste de la population. Afin de pallier cette précarité et tenter de vivre décemment, les étudiants sont souvent contraints de travailler, ajoutant à leur emploi du temps universitaire des heures de salariat. Ainsi, durant l’année 2023/2024, 44 % des étudiants déclaraient exercer une activité rémunérée. Au sein de cet ensemble, 60 % des jeunes jugeaient leur activité indispensable pour vivre et subvenir à leurs besoins primaires et 19 % considéraient cet emploi comme ayant un impact négatif sur leur scolarité. En plus de causer un épuisement physique et moral, l’exercice d’un emploi amoindrit le temps qui devrait être accordé aux études. Cette situation n’est pas acceptable. Pourtant, malgré les nombreuses contraintes déjà existantes et une situation plus qu’alarmante à laquelle est confrontée chaque jour une large partie de la population étudiante, les Crous ont reçu la consigne d’augmenter leurs loyers pour la rentrée 2025-2026. L’an passé, les loyers avaient déjà été augmentés de près de 3,5 %. Ces augmentations étaient loin d’être anecdotiques : elles représentaient une hausse de 2 à 6 euros par mois et ce une fois les aides personnalisées au logement (APL) perçues. Cette année, la hausse prévue avoisine les 12 euros supplémentaires par mois et pourrait atteindre 200 euros par an pour certains logements du Crous. Chaque académie est appelée à se prononcer sur cette décision entre le 10 et 15 mars 2025. Une action rapide de la part de M. le ministre est donc d’une absolue nécessité. Face à l’urgence, il souhaite savoir quelles justifications le Gouvernement apporte aux nouvelles augmentations et quelles mesures il entend prendre pour éviter que les étudiants, déjà confrontés à une grave précarité, ne soient une fois de plus les premiers impactés par les arbitrages budgétaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4402</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement attache la plus grande importance à l’amélioration des conditions de vie des étudiants. Le ministère en charge de l’enseignement supérieur a ainsi engagé une réforme des bourses de l’enseignement supérieur, se traduisant, à la rentrée 2023, par une revalorisation du montant des bourses pour tous les échelons de 37 € par mois (soit 370 € par an). Cela correspond à une augmentation de 34 % pour le premier échelon et à une augmentation supérieure à l’inflation pour l’échelon le plus élevé. Il s’agit de la plus forte revalorisation depuis 10 ans. Cette réforme permet également de mieux prendre en compte la situation des étudiants en situation de handicap et des étudiants aidants du fait de l’octroi de 4 points supplémentaires pour le calcul du droit à bourse. Concernant plus particulièrement l’accès à une offre de restauration, le Gouvernement a mis en place, par l’intermédiaire du réseau des œuvres scolaires et universitaires, une offre de repas à 1 € au bénéfice des étudiants boursiers et des étudiants précaires qui en font la demande (le dispositif pour en bénéficier a été simplifié pour le rendre aisément accessible) et a maintenu un tarif à 3,30 € pour tous les autres étudiants. Parce que pour les étudiants chaque euro compte, il a été décidé de supprimer les frais de demande de dossier social étudiant, depuis le 1er mars 2024, d’un montant de 5 €. C’est aussi une mesure de simplification de l’accès au droit, qui contribuera à lutter contre le non-recours. Des aides financières complémentaires (ponctuelles ou spécifiques) sont également mobilisables auprès des CROUS pour répondre aux situations de précarité et tenir compte de la diversité des situations. Pouvoir proposer aux étudiants un logement à tarif social constitue un autre levier majeur de soutien du réseau des œuvres universitaires et scolaires, alors que se loger constitue le premier sujet d’inquiétude des étudiants et de leurs familles, le premier poste de dépenses également, ainsi que le moyen de suivre un parcours choisi dans l’enseignement supérieur. Les étudiants logés en résidence universitaire ont bénéficié d’une mesure exceptionnelle de gel de leurs loyers depuis 2020. Les gels successifs, du 1er janvier 2020 au 1er septembre 2024, ont permis d’empêcher une hausse des loyers de plus de 6 %. Parallèlement, les aides au logement (APL) ont régulièrement été revalorisées (+ 7 % sur la période). Cependant, et malgré les compensations intégrales par le budget de l’État à hauteur de 40 millions d’euros, cette mesure a fragilisé le modèle économique du réseau des œuvres avec un impact direct sur la capacité des CROUS à assurer la maintenance du bâti et à investir en termes de rénovations et de constructions nouvelles. Le centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) a ainsi annoncé en février 2024 la fin du gel exceptionnel des loyers. Les loyers des logements des résidences universitaires évolueront également au 1er septembre 2025 de 3,26 %, conformément à la règlementation en vigueur (l’article L. 353-9-3 du code de la construction et de l’habitation dispose que les loyers et redevances pratiqués de tous les logements conventionnés à l’APL sont révisés chaque année selon l’indice de révision des loyers). En tenant compte de l’évolution des aides au logement relatives à l’exercice 2026, le reste à charge supplémentaire pour les étudiants logés en résidence universitaire sera compris entre + 4 € et + 7 € par mois. Les décisions exceptionnelles et temporaires de gel des loyers continuent par ailleurs à produire leurs effets. Ces gels de loyers ont conduit à un niveau de tarification inférieur à ce qu’il aurait été. Par ailleurs, la hausse des loyers pourra être minorée dans certaines situations particulières : - lorsque les loyers du parc privé libre du territoire concerné sont trop faibles et proches de ceux d’un logement du CROUS (villes en déprise démographique notamment) ; - lorsque les résidences concernées doivent faire l’objet de travaux de réhabilitation lourde eu égard à leur vétusté. L’évolution appliquée par le réseau des CROUS est identique à celle mise en œuvre par les bailleurs sociaux. L’activité d’hébergement doit en effet assurer l’équilibre financier permettant aux CROUS d’investir et de financer de nouveaux projets au même titre que les bailleurs sociaux. Cette nouvelle hausse des loyers permettra de garantir aux étudiants d’être logés dans des logements décents et de qualité à tarif social et de construire de nouveaux logements afin de pouvoir satisfaire les demandes d’un plus grand nombre d’étudiants. La poursuite de l’évolution des loyers des CROUS permettra ainsi de : - préserver les ressources financières en matière d’hébergement ; - proposer de nouveaux logements et lutter contre la crise du logement ; - garantir aux étudiants d’être logés dans des logements décents et de qualité, - maintenir des loyers à tarif social. Parallèlement, l’État continue de soutenir et renforcer les activités des CROUS avec une hausse des crédits d’investissements de 25 M€ en 2024, renouvelée en 2025. Entre 2021 et 2025, le montant de la subvention de charge pour service public alloué au réseau des œuvres universitaires et scolaires a ainsi augmenté de près de 25 %, passant de 513 millions d’euros à 638 millions d’euros dont 30 M€ supplémentaires alloués au titre de la loi de finances 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6631</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4403</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Fuchs</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de la francophonie et des partenariats internationaux</ministreQuestion><ministreJO>Francophonie et partenariats internationaux</ministreJO><Objet>Intégrer les critères environnementaux dans les projets internationaux (APD)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6631. — 13 mai 2025. — M. Bruno Fuchs attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de la francophonie et des partenariats internationaux, sur la nécessité d’intégrer des normes environnementales dans les appels d’offres lancés par l’Agence française de développement (AFD). Depuis la loi « climat et résilience » du 22 août 2021, la préservation de l’environnement et les enjeux de développement durable se sont imposés dans la passation et l’exécution des marchés publics en France. Cependant, cette obligation ne s’applique pas nécessairement aux projets internationaux financés par l’aide publique au développement et par d’autres bailleurs. Il est donc crucial d’intégrer des critères environnementaux dans les appels d’offres internationaux. Des critères tels que la mesure de l’impact carbone des projets, le taux de recyclage des matériaux utilisés ou l’utilisation de technologies bas carbone devraient être systématiquement pris en compte. La réduction des empreintes environnementales est primordiale, surtout dans le secteur du BTP, responsable d’environ 40 % des émissions mondiales de CO2. Le continent africain, qui est le plus exposé aux conséquences du changement climatique, est celui dont les besoins en infrastructures sont les plus considérables. Cette promotion par l’AFD d’un développement des infrastructures plus respectueux de l’environnement pourrait donc avoir une influence vertueuse sur les entreprises et bénéficierait aux territoires concernés. Il apparaît donc nécessaire que le ministère se mobilise pour valoriser sur la base de critères quantifiés et objectifs les propositions les plus vertueuses en matière environnementale dans la passation des marchés publics financés par la coopération française. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4403</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Agence française de développement (AFD) finance et accompagne des projets concourant aux objectifs du développement durable. Ce faisant, elle veille à ce que l’ensemble des projets qu’elle soutient respectent les normes environnementales et sociales les plus exigeantes. Cela passe notamment par l’intégration d’exigences sociales et environnementales dans les appels d’offres des marchés financés par l’AFD. Ces exigences correspondent aux normes, lois et réglementations environnementales et sociales applicables dans le pays où est réalisé le marché, auxquelles s’ajoutent les normes et certifications définies par la communauté internationale : conventions internationales pour la protection de l’environnement (accords sur le climat, convention sur la diversité biologique, convention de protection des espèces menacées, etc.) et certifications internationales : ISO 14 001 (gestion environnementale) et ISO 45001 (santé, sécurité au travail). Ces normes sociales et environnementales, conformes aux meilleurs standards internationaux, concernent par exemple la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité et la réduction de la pollution. L’intégration de ces exigences dans les dossiers d’appel d’offres, et le strict contrôle des directives de passation des marchés permettent d’écarter des marchés financés par l’AFD les entreprises ne remplissant pas les critères, de rejeter les offres non conformes, et en aval de sanctionner une entreprise qui ne respecterait pas ses engagements. Ces dernières années, l’AFD a lancé plusieurs chantiers pour continuer de renforcer les exigences environnementales, sociales, santé et sécurité (ESSS, dont font partie les normes environnementales) dans les appels d’offres. Par exemple, dans les marchés de « fournitures et équipements » qu’elle finance, l’AFD envisage d’intégrer des exigences sur les conditions dans lesquelles ces fournitures sont produites dans les usines de fabrication (conditions de travail, gestion environnementale). Un travail interne a démarré pour évaluer la faisabilité et le périmètre possible (type de fournitures et d’équipements ciblés ; pratiques des entreprises, acheteurs et bailleurs ; normes et certification existantes). Des consultations ont eu lieu avec le secteur privé et se poursuivront. Ce processus constant de renforcement des normes environnementales dans les appels d’offres place l’AFD en position pionnière parmi les bailleurs internationaux. Un dialogue étroit et des échanges de bonnes pratiques réguliers est organisé entre l’AFD et ses partenaires, qu’il s’agisse d’autres agences nationales (par exemple la KFW allemande) ou de banques multilatérales de développement (dont la Banque Mondiale). Les personnels de l’AFD et ses contreparties sont régulièrement formés sur ces enjeux. De manière plus générale, le mandat et les activités de l’AFD sont pleinement alignés sur les Accords de Paris pour le climat. Le bilan carbone des projets est calculé afin d’évaluer les co-bénéfices de chaque opération pour le climat en matière d’atténuation mais aussi d’adaptation au changement climatique. En 2024, 7,7 milliards d’euros ont de financement présentaient des co-bénéfices climat, dont 3,1 milliards dédiés à l’adaptation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>281</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4404</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Tuiles solaires photovoltaïques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            281. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la question des tuiles solaires, aussi appelées tuiles photovoltaïques. Dans l’objectif de produire de l’électricité renouvelable, de plus en plus de Français se tournent vers les tuiles solaires qui présentent des avantages, notamment esthétiques, face aux panneaux photovoltaïques. Ces tuiles ont un réel intérêt dans la recherche de solutions alternatives pour produire de l’énergie verte. Cependant la pratique reste récente et marginale, ce qui soulève des questions quant à l’encadrement des professionnels pratiquant les poses de tuiles, ainsi que sur les aides pouvant être accordées. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour encadrer au mieux l’achat, la pose et l’utilisation des tuiles photovoltaïques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4404</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 fixe les modalités de soutien des installations photovoltaïques installées sur des bâtiments d’une puissance inférieure à 500 kWc. Une prime à l’intégration paysagère, définie à l’article 8 de l’arrêté du 6 octobre 2021 et à laquelle les systèmes de tuiles photovoltaïques sont éligibles a été mise en place durant les 2 premières années après l’entrée en vigueur de l’arrêté. Depuis le 7 octobre 2023, elle n’est donc plus mobilisable. Toutefois, les installations photovoltaïques avec des tuiles solaires continuent à bénéficier des autres dispositions de soutien définies par cet arrêté, à savoir le tarif d’achat de l’électricité injectée sur le réseau et la prime à l’investissement le cas échéant. Il n’existe pas, aujourd’hui, de réglementation contraignante concernant l’encadrement de l’installation des tuiles photovoltaïques. Toutefois, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a produit plusieurs avis techniques sur les tuiles photovoltaïques, qui constituent des aides au choix de systèmes adaptés. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2267</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4405</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Contrats de production domestique d’électricité de panneaux photovoltaïques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2267. — 26 novembre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les contrats de production d’électricité de panneaux photovoltaïques des particuliers. De plus en plus de Français installent des panneaux photovoltaïques à leur domicile. Cela permet de faire des économies en utilisant leur propre production pour leur consommation d’électricité personnelle et de revendre cette énergie à un fournisseur. Cependant, à l’issue du contrat de revente passé avec un fournisseur, certains particuliers se retrouvent sans solution de renouvellement (ou autres) afin de pouvoir continuer à optimiser leur installation. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures pour encourager et soutenir davantage ces installations photovoltaïques en laissant la possibilité, aux particuliers, de renouveler leur contrat initial ou d’apporter une solution de revente après la fin de la période contractuelle. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4405</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’installation de panneaux photovoltaïques et la production d’électricité à partir de ces panneaux bénéficient de dispositifs de soutien mis en place par l’État, dont l’objectif principal est d’assurer un développement de ces installations aux fins d’atteindre les objectifs de production d’électricité renouvelable que s’est fixé la France. Pour les plus petites installations, notamment celles que peuvent installer des particuliers à leur domicile, ce soutien prend la forme de dispositifs d’obligation d’achat, par lesquels un acheteur obligé (EDF OA ou une entreprise locale de distribution) est tenu de racheter l’électricité produite par l’installation à un tarif fixé, pour une durée de 20 ans. Cette durée correspond à la durée de vie moyenne d’une installation. Les tarifs d’achat sont définis de manière à permettre de rentabiliser l’investissement sur la durée du soutien (20 ans), sans créer de sur-rentabilité. Ces dispositifs ne peuvent bénéficier qu’à des installations nouvelles afin d’être conformes aux règles européennes. Des arrêtés tarifaires précisent leurs modalités d’application. Les contrats les plus anciens ont principalement été conclus dans le cadre fixé par les arrêtés tarifaires du 10 juillet 2006, du 12 janvier 2010 et du 31 août 2010. Ces contrats étaient conclus pour une durée de 20 ans. A partir de 2026 les premiers contrats vont donc arriver à leur terme, et les installations concernées ne pourront pas bénéficier d’un nouveau mécanisme de soutien, ces installations n’étant pas nouvelles.  Cependant, il est tout à fait possible pour les installations de production de poursuivre leur exploitation à l’échéance du contrat. Les producteurs disposent de plusieurs moyens de valorisation de l’électricité qu’ils produisent : autoconsommer l’électricité produite, vendre la totalité de l’électricité produite ou le surplus non autoconsommé, par exemple. Le producteur peut également choisir de renouveller son installation, afin d’installer des panneaux plus efficaces, la technologie ayant évolué depuis l’installation des panneaux initiaux. Dans ce cas, l’installation peut être considérée comme nouvelle et le producteur peut être éligible à un soutien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2482</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4405</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Remise en question de l’automaticité de l’attribution du chèque énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2482. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’évolution des modalités de versement du chèque énergie. Le chèque énergie permet aux ménages modestes de faire face aux dépenses liées à leur consommation d’énergie, notamment pour le chauffage. Ce dispositif repose sur une procédure d’automaticité des versements, permise par l’utilisation de fichiers fiscaux de la direction générale des finances publiques (DGFIP). Depuis 2022, un portail en ligne permettait également aux ménages dont la situation financière évoluait de solliciter cette aide. Cependant, cette procédure est remise en cause pour des raisons purement techniques. Or un retour à un système nécessitant une demande de versement risquerait d’exclure une partie des bénéficiaires potentiels, particulièrement parmi les populations les plus fragiles, souvent éloignées des outils numériques. M. le député s’interroge sur les raisons techniques et budgétaires qui motivent une telle évolution et demande à Mme la ministre de préciser les mesures envisagées pour garantir l’accessibilité du chèque énergie à tous les ménages éligibles. Il l’interroge également sur la possibilité de maintenir un dispositif d’automaticité basé sur des fichiers régulièrement mis à jour afin de préserver l’efficacité de cette aide essentielle pour les ménages les plus fragiles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4405</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jusqu’à présent, l’éligibilité au chèque énergie s’appréciait au regard des critères suivants : Le revenu fiscal de référence (RFR) de l’année N-2, établi à partir des éléments déclarés en année N-1 ; La composition du ménage, déterminée avec la taxe d’habitation au 1er janvier N-1. Par exemple, pour le chèque 2023, l’éligibilité au chèque énergie s’appréciait au regard des revenus 2021 et de la situation au regard de la taxe d’habitation au 1er janvier 2022. Compte tenu de la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales au 1er janvier 2023, la liste des bénéficiaires du chèque énergie ne peut plus être établie selon les anciens critères depuis l’année 2024. Par conséquent, pour 2024, les bénéficiaires du chèque énergie sont les mêmes que ceux de 2023. Ainsi, 5,5 millions de ménages ont reçu leur chèque énergie automatiquement en avril. En complément, un guichet de demande a également été mis en place pour permettre aux ménages qui sont éligibles au chèque énergie au titre de leur situation en 2022 (revenus et composition du ménage), mais ne l’étaient pas au titre de leur situation en 2021 ou dont la situation a changé depuis 2021, de demander respectivement un chèque énergie ou de demander un chèque énergie complémentaire. Cela concerne par exemple les jeunes qui entrent dans la vie active (primo-déclarants), les ménages qui ont connu une baisse de revenus entre 2021 et 2022 ou les ménages qui ont connu une naissance en 2022. Ce guichet était ouvert du 4 juillet au 31 décembre 2024. Au 31 décembre 2024, plus de 125 000 chèques ont été attribués dans ce cadre. Depuis fin novembre, une communication ciblée a été effectuée pour informer des potentiels bénéficiaires (appartenant aux déciles de revenus 3 et 4, ayant précédemment bénéficié d’un chèque énergie) de l’existence de ce guichet. L’émission de chèques se poursuivra au cours du 1er trimestre 2025, en réponse aux demandes réalisées notamment au cours du mois de décembre. En particulier, plus de 200 000 demandes ont été effectuées les 30 et 31 décembre 2024. Une mission IGF/CGEDD/CGE a étudié les nouvelles modalités d’attribution du chèque énergie à partir de 2025. Elle recommande de fonder l’attribution du chèque énergie sur les informations fiscales et de conserver l’envoi d’un seul chèque par logement. Pour cela, elle recommande de prévoir à partir de 2025 que l’attribution du chèque énergie soit associée au compteur d’électricité (numéro de point de livraison - PDL) du logement. Cette solution nécessite de collecter les références de PDL d’un logement et de l’associer au numéro fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité, pour vérifier les conditions de ressources. Le Gouvernement met tout en œuvre pour automatiser au maximum l’attribution du chèque énergie en 2025.  Les dispositions législatives pour cette réforme ont été introduites en loi de finances pour 2025. Elles devront, par ailleurs, être précisées par un décret d’application. Pour 2025, l’objectif est que le chèque énergie soit attribué de manière automatique au plus grand nombre par le croisement, par l’Agence de service et de paiement, d’une liste établie par la DGFiP avec les données des gestionnaires de réseaux publics de distribution d’électricité ; les données déjà en sa possession (pré-affectations, paiement en ligne, activation automatique des protections associés) et celles des fournisseurs d’électricité. Les foyers qui ne seront pas identifiés automatiquement dans ce cadre pourront déclarer leur numéro fiscal et leur PDL sur une plateforme en ligne ou par courrier pour demander le chèque énergie 2025. Cette solution, associée à une forte communication gouvernementale, sera de nature à diminuer le nombre de foyers qui devront se déclarer sur cette plateforme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2558</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4406</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Situation de la sidérurgie française face à la concurrence internationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2558. — 3 décembre 2024. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la situation préoccupante de la sidérurgie française face à la concurrence internationale. En effet, l’industrie française et européenne de l’acier traverse une crise sans précédent en raison de la concurrence chinoise, qui domine le marché mondial en vendant sa production à des prix extrêmement bas. Le soutien massif des pouvoirs publics en Chine, les faibles coûts de l’énergie et des réglementations environnementales moins strictes confèrent aux producteurs chinois un avantage compétitif auquel les entreprises françaises peinent à répondre. Malgré les mesures anti-dumping prises au niveau européen, le déficit de compétitivité du pays persiste. Ce contexte met en péril le Dunkerquois, territoire emblématique du savoir-faire industriel français, où l’industrie sidérurgique joue un rôle moteur pour toute l’économie locale. L’aciériste ArcelorMittal a récemment suspendu son projet de décarbonation des sites de Dunkerque et de Mardyck, en dépit de la promesse de soutien de l’État à hauteur de 850 millions d’euros, dont 125 millions d’euros déjà engagés. Cette décision compromet l’avenir du site, où plusieurs milliers de salariés sont actuellement en chômage partiel. Face à cette situation critique, l’intervention de l’État est indispensable. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la compétitivité de l’industrie sidérurgique française. Quelles sont les intentions du Gouvernement en matière de renforcement des mesures de sauvegarde contre les importations extra-européennes ? Peut-il agir pour accélérer la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) au niveau européen ? Comment l’État peut-il favoriser la signature des contrats d’allocation de production nucléaire (CAPN) avantageux entre les entreprises électro-intensives et EDF, afin de garantir un accès à une électricité à bas coût, autour de 55 euros par MWh ? Quelle est la position du Gouvernement sur la suspension du projet de décarbonation des sites dunkerquois d’ArcelorMittal ? Entend-il maintenir une pression ferme pour que l’entreprise honore ses engagements en matière de transition, étape indispensable pour sécuriser l’avenir du site ? L’État doit s’assurer du bon usage de l’argent public qui a été engagé. La sidérurgie est un pilier de la souveraineté industrielle de la France. Elle nécessite des mesures ambitieuses et immédiates. Il en va de l’avenir économique et social du Dunkerquois, ainsi que de nombreux autres territoires industriels en France et en Europe. Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4407</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement partage pleinement le constat d’une situation très préoccupante pour la sidérurgie européenne face aux défis majeurs menaçant sa pérennité. Les surcapacités mondiales de production, accentuées par la fermeture de plusieurs marchés régionaux stratégiques, à l’image du marché américain, conduisent à une redirection massive des flux vers l’Union européenne, exposant celle-ci à une pression commerciale sans cesse plus intense. Par conséquent, cette situation appelle la France à s’engager au niveau européen afin de porter la cause d’une sidérurgie compétitive et souveraine, dans le respect des principes d’une concurrence loyale. Il est impératif d’agir, tout en dessinant des perspectives solides au-delà de l’horizon 2026. Il en va non seulement de la souveraineté européenne en matière de production d’acier, maillon essentiel de nombreuses chaînes de valeur, mais aussi de la capacité de notre sidérurgie à se décarboner, en assurant à la fois sa viabilité économique et la réalisation de nos objectifs climatiques. Toutes les grandes puissances industrielles sont également des puissances sidérurgiques, et la France défend la nécessité d’une production primaire et secondaire sur le sol européen, et ce pour assurer notre indépendance. Sur la situation spécifique d’ArcelorMittal à Dunkerque, la convention signée en janvier 2024 entre ArcelorMittal France et l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) reste valable et en vigueur. Elle prévoit une subvention de 850 millions d’euros, conditionnée à la commande des actifs stratégiques, tels que les fours à arc électrique et le réacteur DRP, ainsi qu’à la performance environnementale du projet, notamment l’utilisation d’hydrogène. Le Gouvernement tient également à souligner qu’aucun versement partiel n’a encore été effectué. Par ailleurs, l’action résolue du Gouvernement, déployée à plusieurs niveaux en faveur de la sidérurgie européenne, doit permettre à ArcelorMittal d’engager son projet avec des perspectives économiques claires et porteuses. À court terme, le Gouvernement a alerté la Commission européenne et obtenu l’annonce d’un plan d’urgence pour l’acier européen en mars 2025. Ce plan doit, qui vise une amélioration significative des instruments de défense commerciale, doit désormais être mis en oeuvre. En parallèle, l’État incite les acteurs de la filière à utiliser les instruments existants autant que possible, notamment par le dépôt de demandes d’enquête auprès de la Commission dès que nécessaire. Pour permettre aux industriels électro-intensifs d’accéder à une électricité compétitive, Électricité de France (EDF), dans le cadre de l’accord conclu avec l’État en novembre 2023, développe une nouvelle politique commerciale basée sur des contrats de long terme d’environ 10 ans, négociés bilatéralement avec les industriels dans une logique de partage de risque. Cet outil est essentiel pour garantir la décarbonation et la réindustrialisation du pays. Par ailleurs, le Gouvernement demeure attentif à ce que les outils développés par EDF permettent de dégager les moyens nécessaires au financement des investissements dans le parc de production nucléaire tout en assurant durablement la compétitivité de l’industrie. En parallèle, la réforme du marché de l’électricité engagée en France, et la signature avec EDF d’une lettre d’intention relative à la conclusion d’un contrat d’allocation de la production, devrait aussi permettre à ArcelorMittal de sécuriser ses approvisionnements futurs en électricité en France. En outre, la France plaide pour un cadre global permettant de répondre aux défis conjoints des surcapacités mondiales et de la décarbonation. Concernant la problématique de concurrence déloyale liée aux surcapacités, il est essentiel de mettre en place un outil pérenne de politique commerciale européenne, succédant à la mesure de sauvegarde actuelle qui prendra fin en 2026. Sur le plan de la décarbonation, la mise en œuvre du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) devra garantir que les aciers importés fassent l’objet d’une tarification carbone alignée sur celle que paient déjà les sidérurgistes européens dans le cadre de l’EU-ETS. La France appelle donc à une mise en œuvre pragmatique et équilibrée de ce mécanisme, qui, combiné au cadre de l’EU-ETS, doit soutenir ces objectifs climatiques sans compromettre la compétitivité des aciers européens ni leur capacité à engager les investissements nécessaires à leur transition écologique. La France porte ces propositions avec détermination auprès de la nouvelle Commission européenne, forte du soutien de nombreux États membres, en particulier des grandes puissances industrielles du continent, réunies au sein de l’alliance de l’industrie lourde à l’initiative de la France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2755</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4407</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Suspicion de harcèlement au sein d’EDF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2755. — 10 décembre 2024. — M. Maxime Laisney appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le harcèlement qui aurait été subi par des salariés d’Électricité de France (EDF). Employés par différents sites et occupant différents postes, plusieurs salariés d’EDF interpellent sur les pratiques managériales opérées au sein de la société de production et de fourniture d’électricité, détenue à 100 % par l’État français. Leur point commun essentiel tient au harcèlement qu’ils subissent ou ont subi dans le cadre de leur fonctions professionnelles. Certains ont été reconnus comme lanceurs d’alerte. Des articles au sujet du traitement subi par ces salariés sont parus dans la presse, notamment un dossier de quinze articles intitulé « EDF, la machine à broyer » publié par le média Blast. Plusieurs décisions de justice ont reconnu des situations de harcèlement moral. Des accusations de discriminations sont également portées à l’encontre d’EDF, en raison de l’état de santé, du handicap, du sexe, des origines et convictions religieuses prêtées ou encore des fonctions syndicales des salariés. Ces salariés font état de mises au placard et de licenciements abusifs et alertent sur la généralisation de ces pratiques de harcèlement et de discrimination. Ils évoquent également plusieurs cas de suicide et de tentatives de suicide. L’État, en tant que détenteur à 100 % de la société EDF, est fondé à se pencher sur ces alertes préoccupantes. Il lui demande ce qu’elle a l’intention de mettre en œuvre pour faire la lumière sur ces allégations et sur ces cas reconnus par la justice de harcèlement d’EDF à l’encontre de certains salariés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4408</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le député interroge le Ministre de l’industrie et de l’énergie sur les actions mises en place par l’Etat sur les différentes accusations d’harcèlement moral et de discrimination de salariés au sein d’EDF et sur le sujet de la santé mentale. L’Etat, actionnaire à 100% d’EDF et représenté au conseil d’administration de l’entreprise, veille au bon suivi des enjeux de sécurité-sûreté et de bien-être au travail au sein de la gouvernance du Groupe. En particulier, ces questions font l’objet d’un rapport annuel au Comité de responsabilité d’entreprise, où siègent deux administrateurs nommés sur proposition de l’Etat. La présence du représentant de l’Etat au Comité des nominations, des rémunérations et de la gouvernance permet également de s’assurer de la prise en compte de ces enjeux essentiels dans la rémunération des dirigeants du Groupe. EDF a ainsi rendu compte au sein de ces instances de multiples actions mises en place : Charte Ethique, Politique Prévention Santé Sécurité, formation des salariés à ces sujets, enquête annuelle, mise en place d’un numéro vert « Ecoute et Soutien », etc. L’Etat actionnaire, au-delà du seul cas EDF, est attaché à ce que les entreprises de son portefeuille apportent toute l’attention nécessaire sur les sujets de santé-sécurité au travail. L’Agence des Participations de l’Etat a notamment transmis à ses entreprises, dont EDF, une charte en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale au sein de laquelle il leur est demandé d’établir et d’évaluer des systèmes de prévention du stress et des risques psycho-sociaux, et de déployer activement des politiques de prévention pour améliorer le bien-être au travail. Cet effort a vocation à continuer et à s’accentuer sur ces sujets particulièrement sensibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2945</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4408</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Multiplication de fermetures de sites industriels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2945. — 24 décembre 2024. — M. Jorys Bovet alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la multiplication de fermetures de sites industriels. Le 12 décembre 2024, Le Figaro révélait que, pour la première fois depuis 2015, l’année 2024 comptera plus de fermetures d’usines que d’ouvertures. En effet, depuis six mois, les annonces de fermetures de sites, de réduction d’effectifs ou de redressement judiciaires se sont multipliées en France. Le consultant spécialisé sur l’industrie Tendreo, qui tient un baromètre des usines depuis 2009, en a comptabilisé près de 260, dont une cinquantaine concerne plus de 100 suppressions d’emplois. Le secteur automobile est particulièrement touché notamment par la fin programmée du moteur thermique en 2035 et la concurrence des Chinois sur les batteries électriques. Force est de constater que la stratégie France 2030 de pousser à la décarbonation des industries françaises atteint aujourd’hui ses limites. Il souhaite savoir quelles mesures vont être mises en place par le Gouvernement pour endiguer le mouvement de désindustrialisation du pays et sauver les fleurons industriels français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4408</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’industrie est essentielle à la prospérité, à la souveraineté et à la cohésion de notre pays. Celle-ci permet non seulement de produire les moyens de vivre au quotidien, mais aussi les solutions clefs de notre avenir dans tous les domaines : la santé, l’énergie, ou encore la défense. De surcroît, l’industrie représente une activité au service de la vitalité de nos territoires, notamment en faveur de la création d’emplois ainsi que pour l’activité des commerces et des services de proximité. Depuis six ans, la France est devenue le pays le plus attractif d’Europe pour les investissements étrangers. Malgré une longue période de désindustrialisation, notre pays a réussi à inverser la tendance en matière de fermeture d’usines avec plus de 400 ouvertures ou extensions nettes depuis 2022. Plus de 130 000 emplois industriels ont été créés depuis 2017, dans tous les territoires. Toutefois, certains secteurs restent en tension, tels que l’automobile, la sidérurgie et la chimie. Ces difficultés s’expliquent par de profondes transformations, mais aussi par une concurrence internationale de plus en plus féroce et déloyale. Dans le prolongement de la crise énergétique, les puissances de l’Union européenne, à l’instar de l’Allemagne, se retrouvent aussi menacées par un risque de déclin industriel se traduisant par l’annonce de plans sociaux au sein de grands groupes européens. Face aux difficultés de certaines entreprises, l’accompagnement de l’État vise à détecter les signaux faibles afin de les soutenir le plus tôt possible, mais également d’œuvrer à la consolidation des filières connaissant des fragilités pour ainsi renforcer le tissu industriel. À tous les niveaux, les acteurs publics se sont organisés et coordonnés sur le terrain afin de répondre aux besoins des entreprises. On retrouve notamment les commissaires aux restructurations et aux préventions des difficultés en entreprises (CRP) à l’échelle régionale, en lien avec la délégation interministérielle aux restructurations des entreprises (DIRE) et le comité interministériel aux restructurations industrielles (CIRI), deux services ayant pour mission d’aider les entreprises en difficulté à déployer des solutions permettant d’assurer leur pérennité. En étroite collaboration, les services de l’État ont développé une gamme diversifiée d’outils qui ont démontré leur efficacité, en particulier lors des crises récentes. Par exemple, la start-up d’État Signaux Faibles a conçu un algorithme d’intelligence artificielle programmé pour croiser les données de l’État dans le but de repérer en amont les difficultés des entreprises. Chaque trimestre, environ 100 entreprises sont détectées permettant de prioriser les actions des CRP. Le fonds de développement économique et social (FDES) est également mobilisé pour accompagner les entreprises en difficulté. Par ailleurs, la stratégie du Gouvernement consiste à renforcer la compétitivité de notre pays en poursuivant nos investissements dans le développement industriel. En premier lieu, malgré un contexte budgétaire contraint, le soutien à l’innovation demeure notre priorité à travers les initiatives du Plan France 2030, doté de 54 milliards d’euros, ou encore le maintien du crédit d’impôt recherche. À cet égard, la France se distingue par un niveau élevé de soutien à la R&amp;D, reposant sur des incitations fiscales à hauteur de 8,6 milliards d’euros en 2023 et 2,3 milliards d’euros d’aides directes en 2023. En deuxième lieu, la France porte un agenda ambitieux de simplification au niveau national et européen, dans l’objectif d’assurer une visibilité ainsi qu’une stabilité réglementaire aux entreprises, de garantir les investissements et de faciliter l’implantation de projets industriels en France. À l’échelle nationale, le projet de loi de simplification de la vie économique comprend notamment des mesures sectorielles d’allégement de contraintes, conciliant l’attractivité et l’impératif environnemental. En troisième lieu, la décarbonation est une opportunité de reconquérir notre souveraineté en continuant d’allier la transition écologique et la production en Europe. Dans cette perspective, la France demande à la Commission européenne d’appliquer les recommandations du rapport Draghi en dotant l’Europe d’une stratégie industrielle à la hauteur des enjeux de la décarbonation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3326</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4409</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Décret no 2024‑740 du 5 juillet 2024 sur l’exploitation du lithium</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3326. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la publication du décret n° 2024-740 du 5 juillet 2024 qualifiant de projet d’intérêt national majeur l’extraction et la transformation de lithium par la société Imerys dans l’Allier (03). En effet, le statut octroyé par celui-ci a été créé par la loi du 23 octobre 2023 dite « Industrie verte » et simplifie les procédures administratives (à travers des dérogations entre autres) pour certains projets industriels. Cette publication est intervenue alors qu’un débat public organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) ayant réuni plus de 3 000 participants était en cours depuis le 11 mars 2024 et devait se conclure le 31 juillet 2024, soit moins d’un mois après la publication de ce décret. Ce choix de calendrier interroge et coïncide sans grande surprise avec la date du second tour des élections législatives anticipées ayant eu lieu le 7 juillet 2024. En effet, ce projet a suscité et suscite encore de nombreuses contestations et le débat public était grandement attendu et indispensable. Ne pas attendre la fin de ce débat avant d’acter l’accélération de l’exploitation minière constitue une violence anti-démocratique non négligeable vis-à-vis de tous les citoyens impliqués dans ce processus de consultation et ainsi que vis-à-vis de la CNDP dont la mission est « d’organiser les débats publics sur les projets ayant un impact significatif sur l’environnement ». La multiplication des attaques envers celle-ci est par ailleurs préoccupante. Le 4 décembre 2024, un projet de décret Gouvernemental a été mis à consultation du public. Il vise à exclure du champ d’intervention de CNDP l’ensemble des projets industriels. Ceux-ci constituent près de la moitié des projets nécessitant des consultations. Elle souhaite donc l’interroger sur les intentions du Gouvernement vis-à-vis de la CNDP et sur ce qu’il compte mettre en place afin de garantir la place de la concertation citoyenne concernant les projets industriels contestés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4409</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme du champ d’application de la Commission nationale du débat public (CNDP) s’inscrit dans la stratégie globale de réindustrialisation portée par le Gouvernement, en particulier sur l’accélération et la simplification des implantations industrielles. En ce sens, cette orientation doit prendre en compte les impératifs, légitimes, de consultation du public. Aussi est-ce la raison pour laquelle la loi Industrie verte du 23 octobre 2023 prévoit que les projets soumis à l’autorisation environnementale sont désormais soumis à une période de consultation plus longue, et plus en amont des projets afin d’améliorer la prise en compte des retours. Dans ce cadre, la proposition de suppression de la saisine obligatoire de la CNDP pour les projets industriels vise à simplifier les démarches des entreprises en évitant qu’un projet soit soumis deux fois à une procédure de consultation, comme c’est le cas actuellement, dans un délai plus proche que par le passé. La loi Industrie verte permet ainsi une meilleure réactivité du porteur, et ce en lui permettant de modifier son projet en réaction à la consultation du public. En effet, les réponses apportées par le pétitionnaire sont désormais réputées faire partie du dossier de demande d’autorisation environnementale, de même que les éventuelles modifications consécutives du projet, sous réserve qu’elles n’en modifient pas l’économie générale (Code de l’environnement, article L. 181-1). En cas d’adoption de la mesure au sein du projet de loi de simplification de la vie économique, les porteurs de projets conserveront cependant la possibilité de solliciter une concertation menée sous l’égide de la CNDP, dès lors que celle-ci leur semblerait pertinente pour l’acceptabilité de leur projet. De même, et à l’initiative de l’autorité compétente, une concertation préalable sous l’égide d’un garant de la CNDP peut intervenir afin d’imposer au maître d’ouvrage l’organisation d’une telle concertation. Le préfet dispose également de cette prérogative, avec l’exercice du droit d’initiative pour les projets répondant aux seuils financiers fixés à l’article R. 121-25 du code de l’environnement. S’agissant du projet Imerys dans l’Allier, il est essentiel de rappeler que la qualification de « projet d’intérêt national majeur » (PINM), introduite par la loi Industrie verte, vise à garantir l’accélération des projets stratégiques pour la transition écologique et la souveraineté industrielle du pays. Ce statut permet d’alléger certaines procédures administratives sans remettre en cause la qualité des débats publics ou des évaluations environnementales. Par conséquent, le décret du 5 juillet 2024 n’a donc pas eu pour effet de réduire la portée du débat public en cours, mais bien de poser un cadre permettant de sécuriser et d’accélérer la mise en œuvre du projet dans un délai raisonnable. Ainsi, le Gouvernement demeure très attaché à la concertation citoyenne et s’assure que les consultations du public, qu’elles soient menées par la CNDP ou dans le cadre de la procédure d’autorisation environnementale, respectent pleinement les exigences de la Convention d’Aarhus. Notre objectif reste la garantie d’un équilibre entre, d’une part, la prise en compte des attentes des citoyens et, d’autre part, la nécessité d’accélérer les projets industriels indispensables à la transition écologique et à la souveraineté énergétique du pays. En somme, la réforme de la CNDP ne vise pas à affaiblir la démocratie participative mais à l‘adapter aux évolutions réglementaires et aux besoins des industriels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4828</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4410</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Mesures transitoires pour le marché des installateurs photovoltaïques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4828. — 11 mars 2025. — M. Jonathan Gery* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’urgence de mettre en place des mesures transitoires pour éviter un effondrement du marché des installations solaires en autoconsommation. En effet, les installateurs photovoltaïques œuvrant chez les particuliers sont aujourd’hui confrontés à une période d’incertitude et de fragilité économique en raison des récentes décisions gouvernementales en matière de soutien à l’autoconsommation solaire. D’une part, la baisse de la TVA à 5,5 % pour les installations photovoltaïques en autoconsommation jusqu’à 9 KWc, annoncée pour le 1er octobre 2025, crée un effet d’attente qui freine les investissements des particuliers et met en difficulté la trésorerie des entreprises du secteur. D’autre part, l’arrêté S21 soumis au conseil supérieur de l’énergie prévoit une baisse drastique des primes à l’autoconsommation (divisées par deux) et du tarif de rachat du surplus (divisé par trois), avec une application rétroactive au 1er février 2025. Cette double mesure risque d’entraîner un ralentissement brutal de l’activité pour de nombreuses entreprises artisanales, menaçant des emplois et l’atteinte des objectifs nationaux de transition énergétique. Dans sa circonscription, M. le député a été interpellé par l’entreprise S2FC, basée au Val d’Oingt, qui figure parmi les nombreuses structures concernées. Comme plusieurs autres installateurs, elle se retrouve dans une situation délicate, prise entre des clients en attente d’une baisse de TVA et une baisse immédiate des aides qui fragilise la rentabilité de ses projets. Il lui demande s’il envisage un maintien temporaire des primes et des tarifs de rachat actuels jusqu’à l’entrée en vigueur de la TVA réduite ou bien un avancement de la baisse de la TVA pour limiter l’effet d’attente qui freine les investissements des particuliers. Dans un contexte où le développement du photovoltaïque est essentiel pour atteindre les objectifs de souveraineté énergétique et de transition écologique, il serait paradoxal que des mesures mal calibrées viennent fragiliser une filière qui contribue activement à ces ambitions. Aussi, il souhaite savoir quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend prendre afin d’accompagner ces entreprises et éviter un ralentissement brutal du secteur des installateurs photovoltaïques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4830</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4411</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Projet d’arrêté réduisant le soutien au développement du photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4830. — 11 mars 2025. — Mme Julie Laernoes* alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet du Gouvernement visant à réduire les tarifs d’achat aux installations photovoltaïques de petite et moyenne puissance jusqu’à 500 kWC, à travers une révision de l’arrêté dit « S21 », avec une application rétroactive au 1er février 2025. Cette réforme semble avoir été élaborée sans concertation avec les filières des énergies renouvelables, ni avec les collectivités porteuses de projets, ni avec les acteurs du secteur du bâtiment, de l’artisanat et de l’agriculture, pourtant directement concernés. Une telle baisse soudaine des aides compromettrait la viabilité économique de nombreux projets de solarisation de toitures et d’ombrières, essentiels à la transition énergétique et au développement durable des territoires. Alors que le pays accuse déjà un sérieux retard en matière d’énergies renouvelables, cette mesure fait en effet peser un risque accru de non-respect des engagements en la matière au niveau européen, dont l’objectif à atteindre, issu de la directive RED III, est de 42,5 % en 2030. La filière photovoltaïque, qui représente 67 000 emplois et 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, est pourtant un levier indispensable pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, en évitant l’artificialisation des sols et en maximisant l’autoconsommation locale et réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Remettre en cause son développement risque d’entraver sérieusement la décarbonation du mix énergétique et de freiner l’atteinte des objectifs climatiques nationaux et européens. Cette réforme risque également de fragiliser les PME, les artisans, les exploitants agricoles et les collectivités territoriales qui ont investi dans ce type d’installations et de provoquer un effondrement de l’activité comparable au moratoire sur le solaire de 2010, qui avait conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Alors même que le pays est déjà confronté à une nouvelle vague de désindustrialisation, cette réforme va donc affaiblir encore davantage la dynamique industrielle nationale et la trajectoire de réindustrialisation d’un secteur stratégique. Par ailleurs, de nombreuses collectivités avaient prévu d’équiper leurs infrastructures publiques - écoles, hôpitaux, gymnases, parkings - afin de produire une énergie locale et de réduire leurs factures énergétiques. Cette réforme remet ainsi en cause ces projets et la capacité des collectivités à jouer un rôle moteur dans la transition énergétique, alors même que leur implication est cruciale pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et garantir une production d’énergie verte et décentralisée. Elle lui demande ainsi de préciser les motivations de cette réforme et de justifier l’absence de concertation avec les acteurs concernés. Elle lui demande également si le Gouvernement envisage de revenir sur cette mesure afin de garantir un cadre de soutien stable et prévisible au photovoltaïque sur toiture, en cohérence avec les engagements climatiques, économiques et industriels de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4835</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4411</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien aux projets solaires sur bâtiment</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4835. — 11 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre* interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur le soutien aux projets solaires de moins de 500 kWc. Alors que la stratégie énergétique française encourage le mix électrique décarboné, le Gouvernement envisagerait de réduire, de façon rétroactive au 1er février 2025, le soutien financier à ces projets solaires, suscitant de vives inquiétudes pour la profession. Cette mesure affecte particulièrement les petites entreprises, les agriculteurs et les particuliers qui investissent dans des installations photovoltaïques sur bâtiment, menaçant la viabilité économique de nombreux projets et ralentissant la transition énergétique. Les professionnels du secteur dénoncent un manque de concertation et craignent des conséquences négatives sur l’emploi, alors même que le moratoire sur les tarifs de rachats en 2010 avait conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Ainsi, il l’alerte sur l’impact d’une telle mesure sur l’emploi et lui demande si le Gouvernement envisage un nouveau tarif de rachat, permettant la rentabilité de ces infrastructures, ainsi que la mise en place de mesures de soutien protégeant les acteurs de la filière solaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5047</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4411</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Aide aux installations solaires en toiture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5047. — 18 mars 2025. — M. Vincent Descoeur* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet d’arrêté ministériel visant à réformer le soutien aux installations solaires sur toiture qui prévoirait une réduction sensible des niveaux de soutien aux projets de moins de 500 kWc avec effet rétroactif au 1er février 2025. Cette perspective inquiète fortement les acteurs de la filière solaire, dont les entreprises et les emplois seraient lourdement impactés par des mesures auxquelles ils n’auront pas eu le temps de se préparer, a fortiori si elles ont un effet rétroactif. Une telle décision remettrait en cause de nombreux projets, en particulier chez les éleveurs qui, grâce à ces installations, financent des bâtiments et diversifient leurs revenus. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement et quelle politique il entend mettre en œuvre afin de permettre le développement d’une filière essentielle à la transition énergétique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5049</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4412</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Décret baissant le tarif de rachat du photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5049. — 18 mars 2025. — M. Jean-Michel Jacques* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le décret « S21 » traitant de la baisse du tarif d’achat pour les installations photovoltaïques de 500 kWc et rétroactif au 1er février 2025. Cette décision réglementaire apparaît comme un frein pour les particuliers, pour les agriculteurs à qui le photovoltaïque permet de diversifier les revenus ou encore les collectivités pour lesquelles les élus risquent de ne plus vouloir s’engager si les projets semblent trop fragiles financièrement. Il lui demande sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5050</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4412</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Diminution du soutien à la filière photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5050. — 18 mars 2025. — M. Lionel Causse* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la décision de diminuer le soutien à la filière du photovoltaïque. En effet, de nombreuses entreprises ont investi massivement dans le développement de technologies innovantes et dans la formation de personnel qualifié pour répondre à la demande croissante en installations photovoltaïques. Une diminution du soutien gouvernemental pourrait donc entraîner de nombreuses pertes d’emplois et freiner l’innovation dans ce domaine crucial pour l’avenir énergétique du pays. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5058</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4412</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Refonte des tarifications des installations de 500 kilowatts-crête sur toiture.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5058. — 18 mars 2025. — M. Fabrice Brun* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences du projet de refonte des tarifications des installations de 500 kilowatts-crête sur toiture, notamment pour les exploitations agricoles. En effet, depuis octobre 2021, tout projet d’installation de panneaux photovoltaïques sur bâtiment de 500 kWc ou moins peuvent obtenir un tarif d’achat (pour une pleine production ou un surplus d’autoconsommation) en passant par un guichet ouvert. Ce dispositif, particulièrement attractif pour ses utilisateurs, a été plébiscité par de nombreuses entreprises et exploitations agricoles. Il aurait permis à la fois de moderniser les exploitations tout en finançant les nouveaux bâtiments. Il s’agirait du segment le plus dynamique en matière d’électricité renouvelable. Or pour des raisons budgétaires, le Gouvernement aurait annoncé le 12 février 2025 un projet d’arrêté revenant sur le guichet ouvert pour les projets de moins de 500 kWc, dans la perspective de la refonte complète de la tarification des installations. Cet arrêté prévoirait de changer la tranche 0-9 kWc, occupée par l’autoconsommation résidentielle, en divisant par deux le niveau de la prime à cette pratique et en abaissant significativement le tarif d’achat de l’éventuel surplus de l’électricité produite. Pour les installations de 100 à 500 kWc, il acterait une déduction rétroactive du tarif d’achat à compter du 1er février 2025, en intégrant une modulation à la baisse pour les mois suivants. L’arrêté prévoit enfin que toutes ces installations photovoltaïques sur toitures devront justifier d’un approvisionnement en modules sortis d’usines européennes. En ce sens, la publication de cet arrêté aurait un véritable impact sur les installations de 100 à 500 kWc. Une telle mesure pourrait freiner l’installation de projets photovoltaïques sur toitures, pour les exploitations agricoles et les entreprises alors que le besoin de souveraineté énergétique n’a jamais été aussi grand. Selon les professionnels de ces secteurs, cette décision pourrait impacter durablement les exploitants, qui comptent sur ces installations pour diversifier leurs revenus et financer leurs bâtiments. Il semble également que cet arrêté remette en cause les projets déjà engagés et pouvant fragiliser la pérennité économique et la modernisation des exploitations. Face à cette situation, il lui demande ce que le Gouvernement entend mettre en place pour revenir sur cette mesure risquant d’impacter fortement le développement des installations photovoltaïques sur les toits des bâtiments d’entreprises et exploitants agricoles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5059</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4413</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Refonte du cadre de développement du photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5059. — 18 mars 2025. — M. Guillaume Bigot* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences préoccupantes de la refonte brutale du cadre de développement du solaire photovoltaïque annoncée par le Gouvernement. Cette décision, qui concerne les installations de moyennes toitures et les ombrières de parking, menace des centaines d’entreprises et des milliers d’emplois. Ce sera particulièrement le cas, dans le Territoire de Belfort où cette filière joue un rôle important dans l’économie locale. En 2010, un moratoire sur le secteur photovoltaïque avait déjà conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Il est incompréhensible que le Gouvernement répète les mêmes erreurs stratégiques. Les chiffres témoignent de l’importance économique de cette filière : selon Enedis, en 2024, 226 000 installations résidentielles ont été réalisées, environ 5 000 entreprises sont qualifiées et assurent entre 20 000 et 30 000 emplois en France. L’énergie solaire génère environ 4 milliards d’euros en 2024 pour l’économie des PME locales et des artisans. Or le projet d’arrêté du 12 février 2025, avec effet rétroactif au 1er février, prévoit de diminuer drastiquement le cadre tarifaire des installations photovoltaïques de moins de 500 kWc. Pour le segment 0-9 kWc, concernant les installations des particuliers, les primes à l’investissement seraient divisées par deux et le tarif de rachat de l’énergie non consommée divisé par trois, passant de 12,7 centimes à 4 centimes du kilowattheure. Cette incohérence est d’autant plus flagrante que la France met en avant son mix énergétique décarboné pour attirer les data centers et répondre aux besoins croissants en électricité, tout en choisissant de ralentir le développement du solaire photovoltaïque. De plus, ces mesures interviennent alors que l’État impose de nouvelles obligations d’installation du photovoltaïque dans la construction neuve. La stabilité du cadre réglementaire est indispensable pour éviter un coup d’arrêt brutal aux investissements et permettre aux entreprises de continuer à jouer leur rôle dans la transition énergétique et la souveraineté énergétique nationale. M. le député souhaite savoir quelles mesures M. le ministre compte prendre afin de maintenir le cadre tarifaire actuel pour le segment des installations de moins de 500 kWc, le temps qu’un nouveau mécanisme de soutien soit défini et opérationnel et ainsi préserver les milliers d’emplois menacés dans un secteur important pour la souveraineté énergétique de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5060</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4413</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Remise en cause du tarif de rachat bonifié pour le photovoltaïque agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5060. — 18 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff* appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le sujet de la remise en cause du tarif de rachat bonifié (S21) pour le photovoltaïque agricole, dont la diminution annoncée de 105 euros/MWh à 80 euros/MWh menacerait la rentabilité de nombreux projets d’installations sur toitures agricoles. En 2024, le développement du photovoltaïque dans le secteur agricole a connu une progression significative, avec un doublement des installations par rapport aux prévisions, illustrant ainsi l’engagement des agriculteurs en faveur de la transition énergétique et de la diversification de leurs revenus. En effet, au-delà de participer à la transition énergétique cela permet aux agriculteurs de stabiliser le revenu de leur exploitation sur le long terme soit dans le cadre de l’autoconsommation, soit dans le cadre de l’injection totale, afin de compenser les revenus perdus notamment pendant des périodes climatiques compliquées. Or cette baisse tarifaire, assortie d’un ajustement trimestriel et de l’obligation de recourir aux appels d’offres à compter de la mi-2026, risque de rendre non viables les projets d’une puissance comprise entre 100 et 500 kWc, entraînant un gel des investissements pour une durée estimée entre dix et quinze mois. Pour rappel, les exploitations agricoles portent aujourd’hui 80 % des projets photovoltaïques en toiture, générant près de 800 millions d’euros de retombées économiques. Les agriculteurs engagés dans cette démarche ne remettent pas en cause le besoin d’une révision de la politique de développement des panneaux photovoltaïques, mais dénoncent une instabilité et une décision prise sans concertation, moins d’un an après la signature entre les acteurs du secteur et l’État d’un « pacte solaire » pour soutenir le déploiement et l’industrialisation photovoltaïque en France. Alors que le Gouvernement réaffirme sa volonté de soutenir le développement des énergies renouvelables tout en préservant la souveraineté alimentaire, cette décision semble contradictoire. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend suspendre cette décision et entamer une concertation avec les représentants du monde agricole afin d’élaborer une solution équilibrée, garantissant la viabilité économique des projets photovoltaïques sur toitures agricoles sans perdre de vue les objectifs climatiques et énergétiques de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5301</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4414</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Impact de la refonte du développement du solaire photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5301. — 25 mars 2025. — M. Antoine Villedieu* interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la refonte soudaine du cadre de développement du solaire photovoltaïque. À l’heure où les besoins croissants en électricité imposent un pragmatisme clair et sans ambiguïté, le Gouvernement opte pour le ralentissement du développement du solaire photovoltaïque, une composante pourtant essentielle pour assurer le mix énergétique de la France. Parmi les principales mesures, celle sur la réduction drastique des aides pour les projets de moins de 500 kWc avec effet rétroactif au 1er février 2025 soulève des critiques virulentes. De telles décisions ne peuvent déboucher que sur un ralentissement marqué du développement des projets solaires sur les moyennes toitures et les ombrières de parking en plus de mettre en difficulté de nombreuses entreprises du secteur. Cela revient, ni plus ni moins, qu’à condamner des initiatives locales et à fragiliser les porteurs de projets qui auraient pourtant bien besoin de visibilité et de stabilité dans une période aussi trouble. Aussi, il lui demande s’il compte revenir sur sa décision et maintenir le cadre tarifaire actuel pour le segment S21 le temps de définir un nouveau mécanisme avec les représentants de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5302</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4414</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Menace sur la filière photovoltaïque française et ses conséquences économiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5302. — 25 mars 2025. — M. Lionel Vuibert* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’impact préoccupant des nouvelles baisses de soutien au photovoltaïque, qui mettent en péril l’ensemble de la filière et compromettent les objectifs de transition énergétique de la France. Les récentes décisions gouvernementales prévoient une réduction brutale des tarifs d’achat de l’électricité solaire en toiture, avec une baisse de 105 euros/MWh à 95 euros/MWh prévue courant 2025 pour les installations de 100 à 500 kVa, après quatre baisses successives en 2024. De plus, à partir de 2026, le tarif de rachat du surplus d’électricité injecté sur le réseau pour les installations résidentielles de moins de 9 kVa chutera de 126,9 euros/MWh à seulement 40 euros/MWh. Ces mesures s’accompagnent d’une diminution progressive de la prime à l’installation, déjà réduite de moitié depuis août 2023 et susceptible de baisser davantage, rendant de nombreux projets économiquement non viables. Les acteurs du secteur alertent sur les conséquences directes de ces décisions : des centaines de projets citoyens, agricoles et portés par les collectivités sont aujourd’hui menacés, fragilisant l’ensemble de la filière photovoltaïque, accélérant les fermetures d’entreprises et mettant en péril plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Cette politique marque une rupture brutale avec la visibilité économique nécessaire au développement du secteur, remettant en cause des engagements pris au niveau national et européen. Si des concertations ont bien eu lieu avec les acteurs de la filière, elles n’ont cependant pas conduit à une inflexion de la position du Gouvernement. Les professionnels s’inquiètent d’un scénario similaire à la crise de 2010, où des baisses soudaines des soutiens publics avaient conduit à un effondrement du marché français du photovoltaïque. Aussi, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de répondre à l’alerte lancée par les acteurs de la filière en reconsidérant ces baisses de tarifs et de primes, qui compromettent l’avenir du photovoltaïque en France. Il l’interroge également sur les mesures qu’il compte mettre en place pour garantir un cadre stable et prévisible aux investissements dans l’énergie solaire, pilier essentiel de la transition écologique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5305</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4414</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Réorientation brutale du cadre de la production d’énergie photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5305. — 25 mars 2025. — M. Guillaume Lepers* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences d’une réorientation brutale du cadre de développement de la production d’énergie solaire photovoltaïque pour les projets déjà en cours. En effet, le 12 février 2025, M. le ministre a présenté les nouveaux objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui impacteraient particulièrement le segment S21, celui des installations en toiture et des ombrières inférieures à 500kWc. Ce segment favorise le développement du photovoltaïque sans accroitre la surface des sols artificialisées conformément à l’objectif à atteindre à l’horizon 2050. Mais ces annonces préfigurent simultanément une baisse du tarif de revente et une diminution de la prime à l’investissement. Or, depuis plusieurs années, dans le cadre du renforcement du mix énergétique décarboné, la France a encouragé la création de ces petites installations, qui permettent aux particuliers, aux agriculteurs et aux entreprises d’exploiter leurs toitures et parkings pour la production d’électricité en autoconsommation et en revente. En ce début d’année 2025, de nombreux projets sont en cours de réalisation dans tout le pays, ils contribuent à atteindre l’objectif européen de 42,5 % d’énergie renouvelable d’ici 2030. Ces projets ont fait l’objet d’études de faisabilité, avec des plans de financements construits sur les bases qui s’appliquaient jusqu’ici et qui garantissaient la viabilité économique des investissements. La remise en question brutale du cadre existant mettrait en péril l’équilibre même de ces projets et porterait un coup très dur aux investisseurs. Il souhaite savoir si un dispositif de transition est envisagé afin d’amortir l’impact de ces nouvelles orientations sur l’équilibre des projets déjà en cours de réalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5306</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4415</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Révision de l’arrêté S21 du 6 octobre 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5306. — 25 mars 2025. — M. Sacha Houlié* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences de la révision de l’arrêté S21 du 6 octobre 2021. Il souhaite l’alerter sur l’impact de la réduction brutale et rétroactive des tarifs d’achat pour les installations photovoltaïques sur toiture de moins de 500 kWc. Cette mesure, prise sans concertation avec les acteurs concernés et entrée en vigueur le 1er février 2025, met en péril le secteur du photovoltaïque en France, en menaçant de nombreux emplois et en ôtant l’opportunité aux entreprises de se préparer à ce changement. Les niveaux de soutien proposés par le Gouvernement à travers cette révision sont insuffisants pour assurer la rentabilité de nombreux projets. Cette situation affecte surtout les PME, les artisans, les exploitants agricoles et les particuliers investissant dans des installations photovoltaïques sur bâtiment. En fragilisant ces acteurs, cette mesure ralentit la transition énergétique et compromet le développement du photovoltaïque en toiture. Ce revirement va à l’encontre des engagements pris par le Gouvernement, notamment avec le « pacte solaire » signé en avril 2024 avec des professionnels du secteurs, pour soutenir le déploiement et l’industrialisation du photovoltaïque en France. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de revenir sur cette réduction et d’engager un dialogue avec les professionnels du secteur. Il est essentiel de prendre en compte les ajustements proposés par le Conseil supérieur de l’énergie et de garantir un cadre de soutien stable et prévisible. Assurer la pérennité du photovoltaïque en toiture passe par des dispositifs d’aides adaptés et une transition progressive. Enfin, il rappelle l’importance de ne pas répéter les erreurs du passé. Le moratoire de 2010 sur les tarifs de rachat avait conduit à la faillite de nombreuses entreprises et à la suppression de plus de 15 000 emplois. Il est crucial d’éviter un tel scénario et d’accompagner les acteurs du solaire vers un développement durable et pérenne. Il souhaite sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4415</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Craintes de la filière solaire face à la baisse du tarif d’achat</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5715. — 8 avril 2025. — M. Christophe Proença* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les préoccupations majeures de la filière solaire suite aux annonces faites de baisse du tarif d’achat dans le projet d’arrêté S21. La filière photovoltaïque française est aujourd’hui en grande inquiétude, en raison des perspectives négatives d’évolution réglementaire. Les mesures imposeraient une baisse drastique du tarif de rachat de l’électricité pour les installations de 100 à 500 kW et prévoient leur passage en appel à projets simplifié dès le 1er juillet 2025. Or ces installations représentent un secteur clé de la transition énergétique et un levier essentiel pour l’économie locale, avec plus de 67 000 emplois sur le territoire. Dans les départements ruraux, la plupart des projets concernés sont des projets agricoles, sur les toitures des bâtiments existants ou neufs, et n’ont pratiquement aucun impact s’ils sont conduits dans le respect du paysage et des espaces environnants. En favorisant les grands projets au sol, l’arrêt des projets 100-500 kWc risque d’accroître l’artificialisation des terres et de donner un avantage compétitif aux grands groupes d’investissement, souvent étrangers, au détriment des petites entreprises françaises qui développent des solutions sur bâtiments existants. Cette réorientation va à l’encontre des engagements pris dans le cadre du plan pluriannuel de l’énergie (PPE), qui fixe un objectif de 5 GW de nouvelles capacités solaires par an. En revoyant les objectifs trimestriels de raccordement à la baisse comme il est envisagé, même en appel d’offres simplifié, très peu de projets seront réalisés en toiture. Les acteurs du secteur, notamment les PME de la circonscription de M. le député, ont des prévisions de baisse de leur chiffre d’affaires de -50 %, menaçant directement leurs activités et leurs emplois. Les nouvelles conditions tarifaires (passage à 9,5 cents/kWh puis 8,5 cents/kwh puis 7,5 cents/kWh) rendent les projets économiquement non viables, alors que la France fait face à un déficit énergétique estimé à 172 TWh dans les prochaines années. De manière très pragmatique, les projets qui font vivre les PME françaises d’installation dans les territoires comme dans le département du Lot, sont là encore essentiellement destinés à des agriculteurs ou leurs groupements. Les surfaces de toiture permettent très largement le développement du photovoltaïque, avant de privilégier les sols, tout en favorisant une rémunération complémentaire des agriculteurs à moyen et long terme. La question de l’artificialisation des sols est particulièrement une source de préoccupation avec la présence d’une agriculture de qualité et d’élevages emblématiques comme celui de la brebis des Causses du Lot. Enfin, la CRE elle-même a critiqué les choix annoncés, qui risquent de ralentir l’essor du photovoltaïque en toiture, pourtant essentiel pour un développement équilibré des énergies renouvelables et dans le respect des sols. Dans ce contexte et compte tenu du caractère crucial de ce sujet pour l’indépendance énergétique et l’emploi en France, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir la pérennité des projets photovoltaïques de 100 à 500 kW, en particulier pour les agriculteurs, préserver l’emploi dans cette filière et assurer une transition énergétique compatible avec les objectifs du PPE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4416</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les petites et moyennes installations photovoltaïques sur bâtiment (&lt; 500 kWc) participent à la transition énergétique, en permettant notamment une appropriation à l’échelon local des moyens de production photovoltaïques par les particuliers, les entreprises et les collectivités… Ces installations sont soutenues par l’État à travers un arrêté tarifaire [1] ayant permis à de nombreuses installations photovoltaïques d’être créées en France ces dernières années. Cet engouement traduit une montée en maturité économique de la filière, et a conduit à la nécessité d’engager des réformes pour améliorer l’efficacité du soutien public et pour maîtriser la dépense publique pour chaque segment de puissance. À la suite d’une consultation des acteurs de la filière fin 2024, un projet d’arrêté modifiant l’arrêté « S21 » a été élaboré. Ce projet d’arrêté a été soumis aux consultations obligatoires de la commission de régulation de l’énergie et du conseil supérieur de l’énergie. Ces consultations ont permis d’aboutir à un arrêté répondant aux principales préoccupations des acteurs impliqués, tout en conservant l’ambition initiale du projet de redimensionnement du soutien. L’arrêté a été publié le 27 mars 2025, et ses dispositions sont entrées en vigueur le 28 mars, sans rétroactivité. Les mesures mises en place par cet arrêté visent à garantir un développement soutenable et équilibré de la filière, tout en évitant des effets d’aubaine et en favorisant une meilleure intégration économique du solaire photovoltaïque dans le mix énergétique français. Les ajustements des tarifs d’achat et des primes à l’installation s’inscrivent dans une logique d’adaptation aux évolutions du marché et aux impératifs de maîtrise des finances publiques, et de réorientation des plus petites installations (moins de 100 kWc) vers l’autoconsommation. En concertation avec la filière, le Gouvernement est pleinement engagé à faire évoluer au plus vite le dispositif de soutien aux installations entre 100 et 500 kWc qui prendra la forme d’un appel d’offres simplifié au début du deuxième semestre 2025. Un groupe de travail est mis en place avec la filière et les collectivités afin de définir opérationnellement ce dispositif. Par ailleurs, à l’été 2026, le soutien au photovoltaïque sur la tranche 100-500 kWc sera réservé aux projets faisant l’objet d’un approvisionnement résilient européen, avec un niveau de soutien adapté à cet horizon. Ce critère offrira des débouchés aux usines européennes, et favorisera la réimplantation de projets industriels au niveau local. Les exigences pourront se renforcer au fur et à mesure de la montée en puissance de l’offre industrielle européenne. Le soutien au photovoltaïque passe également par d’autres leviers : les projets lauréats de la 9ème période d’appel d’offres photovoltaïque sur bâtiment (54 dossiers pour plus de 200 MWc) et de la 7ème période de l’appel d’offres photovoltaïque au sol (103 projets lauréats, pour près de 900 MWc) ont ainsi été désignés respectivement le 6 et le 24 mars 2025. Enfin, un arrêté soutenant les petits projets photovoltaïques au sol sera publié prochainement. Il comprendra une prime pour les panneaux bas carbone afin de favoriser les productions faiblement émettrices. Le Gouvernement reste à l’écoute et est engagé pour l’accompagnement des acteurs face aux évolutions du soutien au photovoltaïque. [1] Arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations implantées sur bâtiment, hangar ou ombrière utilisant l’énergie solaire photovoltaïque, d’une puissance crête installée inférieure ou égale à 500 kilowatts telles que visées au 3° de l’article D. 314-15 du code de l’énergie et situées en métropole continentale, dit arrêté « S21 ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6098</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4416</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>La modification du soutien au photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6098. — 22 avril 2025. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences de l’arrêté du 26 mars 2025 modifiant l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 500 kWc. Cet arrêté modifie significativement le niveau de soutien public aux installations solaires de petite et moyenne puissance. Pour les installations de 0 à 9 kWc, il acte une division par trois du tarif de rachat du surplus injecté sur le réseau ainsi qu’une baisse de 50 % de la prime à l’investissement. Pour les projets de 100 à 500 kWc, il prévoit une sortie anticipée du guichet tarifaire au 30 juin 2025, remplacé à partir du second semestre par un appel d’offres simplifié, assorti d’une exigence de caution bancaire de 10 000 euros. Ces changements interviennent alors même que les acteurs de la filière avaient demandé que toute réforme tarifaire soit différée jusqu’à l’entrée en vigueur de la TVA à taux réduit (5,5 %) sur les équipements photovoltaïques, prévue au 1er octobre 2025 dans le cadre du projet de loi de finances. Ce décalage entre la baisse des aides et l’entrée en vigueur de la mesure fiscale va provoquer un gel de nombreux projets, les porteurs attendant d’en bénéficier pour engager les travaux, ce qui menace de désorganiser l’ensemble de la filière. S’il salue la concession faite par Bercy sur la non-rétroactivité du dispositif, cette dernière ne compense toutefois pas l’impact brutal de l’arrêté sur les projets en cours et la visibilité nécessaire à l’investissement dans un secteur sensible à la stabilité réglementaire. À une époque où la transition énergétique est en recherche de solutions urgentes et requiert le développement des options renouvelables pour améliorer la disponibilité des ressources électriques, à l’heure où un consensus existe parmi les experts pour considérer que la France ne pourra pas effectuer sa transition énergétique sans avoir un recours massif aux énergies renouvelables, les mesures ainsi engagées envoient un mauvais signal à la population et menacent de détruire une industrie encore jeune, mais stratégique pour la souveraineté énergétique du pays. Par ailleurs, ces évolutions interviennent dans un contexte économique déjà tendu pour le secteur du bâtiment. Elles risquent de provoquer un effondrement de l’activité dans le segment des petites et moyennes installations photovoltaïques, compromettant la stabilité du marché, la souveraineté énergétique nationale et les objectifs climatiques de la France. il demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir les professionnels affectés par cette réforme, garantir une meilleure prévisibilité du cadre réglementaire et s’assurer que la filière puisse contribuer pleinement aux ambitions nationales en matière de transition énergétique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4417</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les petites et moyennes installations photovoltaïques sur bâtiment (inférieur à 500 kWc) participent à la transition énergétique, en permettant notamment une appropriation à l’échelon local des moyens de production photovoltaïques par les particuliers, les entreprises et les collectivités… Ces installations sont soutenues par l’État à travers un arrêté tarifaire [1] ayant permis à de nombreuses installations photovoltaïques d’être créées en France ces dernières années. Cet engouement traduit une montée en maturité économique de la filière, et a conduit à la nécessité d’engager des réformes pour améliorer l’efficacité du soutien public et pour maîtriser la dépense publique pour chaque segment de puissance. A la suite d’une consultation des acteurs de la filière fin 2024, un projet d’arrêté modifiant l’arrêté « S21 » a été élaboré. Ce projet d’arrêté a été soumis aux consultations obligatoires de la commission de régulation de l’énergie et du conseil supérieur de l’énergie. Ces consultations ont permis d’aboutir à un arrêté répondant aux principales préoccupations des acteurs impliqués, tout en conservant l’ambition initiale du projet de redimensionnement du soutien. L’arrêté a été publié le 27 mars 2025, et ses dispositions sont entrées en vigueur le 28 mars, sans rétroactivité conformément aux demandes de la filière. Les mesures mises en place par cet arrêté visent à garantir un développement soutenable et équilibré de la filière, tout en évitant des effets d’aubaine et en favorisant une meilleure intégration économique du solaire photovoltaïque dans le mix énergétique français. Les ajustements des tarifs d’achat et des primes à l’installation s’inscrivent dans une logique d’adaptation aux évolutions du marché et aux impératifs de maîtrise des finances publiques, et de réorientation des plus petites installations (moins de 100kWc) vers l’autoconsommation. En concertation avec la filière, le Gouvernement est pleinement engagé à faire évoluer au plus vite le dispositif de soutien aux installations entre 100 et 500kWc qui prendra la forme d’un appel d’offres simplifié au début du deuxième semestre 2025. Un groupe de travail est mis en place avec la filière et les collectivités afin de définir opérationnellement ce dispositif. Par ailleurs, à l’été 2026, le soutien au photovoltaïque sur la tranche 100-500 kWc sera réservé aux projets faisant l’objet d’un approvisionnement résilient européen, avec un niveau de soutien adapté à cet horizon. Ce critère offrira des débouchés aux usines européennes, et favorisera la réimplantation de projets industriels au niveau local. Les exigences pourront se renforcer au fur et à mesure de la montée en puissance de l’offre industrielle européenne. Le soutien au photovoltaïque passe également par d’autres leviers : les projets lauréats de la 9ème période d’appel d’offres photovoltaïque sur bâtiment (54 dossiers pour plus de 200MWc) et de la 7ème période de l’appel d’offres photovoltaïque au sol (103 projets lauréats, pour près de 900 MWc) ont ainsi été désignés respectivement le 6 et le 24 mars 2025. Enfin, un arrêté soutenant les petits projets photovoltaïques au sol sera publié prochainement. Il comprendra une prime pour les panneaux bénéficiant d’un faible bilan carbone. Le Gouvernement reste à l’écoute et est engagé pour l’accompagnement des acteurs face aux évolutions du soutien au photovoltaïque. [1] Arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations implantées sur bâtiment, hangar ou ombrière utilisant l’énergie solaire photovoltaïque, d’une puissance crête installée inférieure ou égale à 500 kilowatts telles que visées au 3° de l’article D. 314-15 du code de l’énergie et situées en métropole continentale, dit arrêté « S21 ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>19</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4418</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agression homophobe à Mazamet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            19. — 1 octobre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’attaque homophobe dont a été victime Paul, un jeune garçon de 17 ans dans le Tarn. Cette agression d’une violence sans précédent soulève de vives préoccupations quant à la sécurité des jeunes LGBTQI+ dans le Tarn et en France. Pour contextualiser, l’agression a eu lieu jeudi 19 septembre 2024 à proximité de la gare de Mazamet alors que celui-ci souhaitait prendre un train pour revenir chez lui en compagnie de son amie Emma. Paul s’est retrouvé agressé par une dizaine de jeunes individus âgée de 13 à 20 ans qui l’ont violemment frappé après qu’il a répondu à la question posée sur son orientation sexuelle, soulignant le caractère prémédité de cette agression. Mme la députée rappelle que la lutte contre les discriminations et les violences homophobes doit être une priorité nationale, conformément aux principes de la République française qui prônent l’égalité et le respect de la dignité de chaque individu. Elle s’inquiète du climat d’insécurité que ressentent de nombreux jeunes LGBTQI+, en particulier depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et la montée de la pensée d’extrême droite en France. Alors que M. le ministre s’est publiquement opposé à la légalisation du mariage homosexuel et et a voté contre la proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, Mme la députée demande à M. le ministre de prendre position publiquement pour dénoncer l’attaque dont a été victime Paul dans le Tarn. Par ailleurs, elle lui demande de bien vouloir préciser les moyens concrets et les actions mises en œuvre par son ministère pour lutter et prévenir l’homophobie. Elle souhaite connaître les mesures spécifiques envisagées pour prévenir de telles agressions, protéger les victimes, améliorer les programmes de sensibilisation pour prévenir les risques de violences homophobes et plus globalement pour agir en faveur de l’inclusion des personnes LGBTQI+.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4418</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 21 septembre 2024 dans l’après-midi, un jeune homme, accompagné d’une jeune femme, marchait dans le jardin des Promenades à Mazamet (Tarn). Dans un premier temps, la jeune femme a été abordée par trois jeunes filles mineures, qui lui ont dérobé son téléphone mobile et ont appris l’orientation sexuelle du jeune homme. Plus tard, ces trois mineures sont revenues avec six autres individus, qui s’en sont pris cette fois violemment au jeune homme en raison de son homosexualité. La jeune femme a également été molestée. Un passant a mis les auteurs en fuite. Prises de remords, les trois jeunes filles ont restitué son téléphone à la propriétaire. Les deux victimes se sont alors réfugiées dans la gare. Alertés par la mère du jeune homme, les policiers du commissariat de la circonscription de police nationale (CPN) de Mazamet sont intervenus rapidement. Munis du signalement des auteurs et grâce à l’exploitation de la vidéoprotection, ils ont procédé rapidement à l’interpellation de quatre individus, dont les trois jeunes filles mineures. Tous ont aussitôt été placés en garde à vue. La garde à vue des 3 jeunes filles a été levée le lendemain 22 septembre. S’agissant du mis en cause masculin, il a dénoncé, au cours de son audition, trois autres individus ayant participé aux violences. Convoqués, ces derniers se sont présentés au commissariat et ont été placés en garde à vue. Le 23 septembre, les trois mis en cause dénoncés ont été déférés. Le quatrième, qui avait dénoncé ses camarades, a été laissé libre, n’ayant pas participé aux faits. Dans l’attente du jugement prévu le 18 décembre, deux de ces jeunes gens étaient placés sous contrôle judiciaire et le troisième en centre éducatif fermé. Le 24 septembre, de nouvelles mesures de garde à vue ont été prises à l’encontre de deux autres individus également dénoncés lors des différentes auditions, qui ont été laissés libres à l’issue. S’agissant des victimes, un certificat médical initial prévoyant 2 jours d’ITT leur a été délivré. Une expertise psychiatrique a également été requise afin d’évaluer une ITT sur le plan psychologique. Dans cette affaire, qui témoigne de la hausse des violences, dont des violences commises par des personnes toujours plus jeunes, la police nationale a agi avec une particulière célérité et la plus grande efficacité. La réactivité des policiers du commissariat de Mazamet, la qualité de la prise en charge des victimes ainsi que le travail d’enquête doivent être salués et ont permis l’arrestation rapide des auteurs présumés. Bien que ces faits revêtent un caractère exceptionnel à Mazamet, il est important de souligner les actions de prévention en milieu scolaire, notamment à l’école primaire et au collège, engagées par la direction départementale de la police nationale (DDPN) du Tarn, bien avant la commission des faits. Ces actions de sensibilisation portent sur les violences physiques et psychologiques (harcèlement), et particulièrement sur les violences liées aux croyances religieuses, aux origines ou à l’orientation sexuelle. Les élèves ont également été sensibilisés sur les conséquences de tels actes sur les victimes (blessures apparentes et non visibles) et sur les sanctions encourues. Cette agression est un exemple de la montée des violences qui mobilise le ministère de l’intérieur. La lutte contre la délinquance du quotidien a été érigée en priorité et va se traduire par des changements concrets, en particulier avec la mise en œuvre de plans départementaux de restauration de la sécurité du quotidien, un renforcement de la présence et de la visibilité des forces de l’ordre dans l’espace public et une redynamisation de la filière « investigation » de la police nationale. Cibler les délinquants multirécidivistes est essentiel ; et il doit être à cet égard souligné que le principal mis en cause dans l’agression du 21 septembre est un jeune homme très défavorablement connu des services de police. La lutte contre la délinquance passe aussi par des sanctions pénales rapides et fermes et par une nécessaire évolution de notre arsenal législatif. Les forces de police et de gendarmerie sont en première ligne pour lutter contre les discriminations et les violences physiques, dont celles commises à raison de l’orientation sexuelle. Au cours des dernières années, les plans nationaux successifs de mobilisation contre les discriminations anti-LGBT ont, en particulier, conduit la police nationale et la gendarmerie nationale à adopter des mesures pour améliorer la prise en charge des personnes LGBT. À titre d’exemple, les près de 700 référents départementaux et locaux « aide aux victimes » des services déconcentrés de la direction générale de la police nationale ont été désignés depuis 2021 « référents LGBT ». Ces référents LGBT sont chargés, notamment, de développer le partenariat avec les associations LGBT, et sont les contacts privilégiés des victimes. En gendarmerie, le réseau « égalité - diversité », créé en 2016, compte plus de 650 référents. Il complète le réseau dédié à la prévention des infractions discriminatoires. Il s’appuie sur ses référents territoriaux « racisme, antisémitisme et discriminations » et les référents « lutte contre les crimes de haine » mis en place dans chaque département et collectivité d’outre-mer. Volontaires, formés en présentiel avec l’appui d’intervenants extérieurs, ils ont pour mission de former en présentiel 100% des gendarmes des unités territoriales et spécialisées, en particulier à la prise en compte des victimes d’actes de cette nature, dont ceux anti-LGBT. Ils appuient les enquêteurs dans la conduite des investigations et accompagnent les autorités lors des comités opérationnels racisme antisémitisme et lutte contre l’homophobie (CORAH) réunis en préfecture. Les discriminations constituent également un sujet prioritaire de la doctrine d’engagement des 101 maisons de protection des familles (MPF) de la gendarmerie, réparties sur l’ensemble du territoire national. Tous les policiers sont formés, dans le cadre de leur formation initiale, à la lutte contre les discriminations fondées sur les orientations sexuelles et les violences contre les personnes LGBT. Les gendarmes bénéficient également d’une formation initiale en école et continue dans les unités territoriales sur les discriminations, avec une démarche partenariale forte : en école de gendarmerie ou à l’académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN), auprès d’associations (SOS homophobie et L’Autre Cercle) et de partenaires institutionnels tels que la DILCRAH (qui pilote les formations associant PN/GN/magistrature). A ce jour, poursuivant les directives du ministre de l’intérieur en date du 16 mai 2023 relatives à la lutte contre les LGBTphobies, plus de 22 000 militaires de la gendarmerie ont été sensibilisés à la lutte contre les crimes de haine, incluant la lutte contre les violences anti-LGBT. Pour conduire ces actions de sensibilisation, les formateurs-relais disposent d’une mallette pédagogique créée par l’OCLCH avec l’appui d’organisations de la société civile. Toute la documentation professionnelle, comprenant les ressources relatives à la prise en charge des victimes de crimes et délits haineux, a été intégralement revue. Des interventions de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sont régulièrement conduites afin d’éclairer les cadres et dirigeants de la gendarmerie sur les cas de dysfonctionnement et le respect de la personne humaine. Plusieurs enseignements à distance relatifs à la prise en considération de l’usager et aux discriminations sont mis à disposition de tous les gendarmes pour parfaire leurs connaissances, disposer de repères méthodologiques, identifier et traiter les cas de discrimination, et comprendre la psychologie des victimes pour mieux prendre en compte leurs attentes. Plusieurs plates-formes et téléservices sont également au service des victimes, LGBT notamment. La plate-forme numérique de signalement des atteintes aux personnes et d’accompagnement des victimes (PNAV), disponible notamment sur l’application Masecurite.fr, est à la disposition des victimes de discriminations et de toute forme de haine et permet d’échanger avec un policier ou un gendarme 24h/24, 7jours/7. La plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (PHAROS) de l’office anti-cybercriminalité de la direction nationale de la police judiciaire permet également de signaler des contenus haineux, y compris pour des motifs liés à l’orientation sexuelle ou au genre. Par ailleurs, en août 2020, la gendarmerie nationale a créé au sein de l’office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), la division de lutte contre les crimes de haine. Cette division est notamment chargée de traiter et/ou de coordonner les enquêtes pénales sur les crimes et délits complexes à caractère raciste, xénophobe, anti-religieux ou commis à raison de l’orientation sexuelle, du sexe ou de l’identité de genre de la victime. Par les actions concrètes de cet office central, le ministère de l’intérieur manifeste encore davantage son engagement déterminé dans la lutte contre les violences faites aux personnes LGBT, comme en témoignent les enquêtes judiciaires conduites dans le cadre des cyber-harcèlements commis à l’encontre d’Eddy DE PRETTO ou de Benjamin LEDIG. Enfin, afin d’accompagner tous les policiers et les gendarmes, y compris et surtout en situation de mobilité, l’OCLCH a créé une application baptisée « NEOHAINE » destinée à faciliter l’action des forces de l’ordre sur le terrain. Cette application numérique accessible depuis les téléphones portables permet notamment de faciliter le diagnostic opérationnel d’une situation donnée et ainsi rendre plus efficace les actions immédiates des agents sur le terrain. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, condamne toutes formes de violences et est particulièrement mobilisé, au quotidien, pour protéger la sécurité de tous ses concitoyens. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>37</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4420</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coût de la dissolution pour l’État et les collectivités locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            37. — 1 octobre 2024. — M. Christophe Plassard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le coût de la dissolution de l’Assemblée nationale pour l’État et les collectivités locales. Alors que la France sortait à peine d’une campagne électorale nationale, la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le Président de la République a surpris l’ensemble des services de l’État, des préfectures chargées de la coordination des opérations électorales et de campagne, aux services des mairies chargées de mettre en œuvre ces opérations sur les plans matériels et humains, notamment pour les agents municipaux devant travailler deux dimanches supplémentaires. Ainsi, M. le député demande au ministre de l’Économie et des Finances de lui communiquer l’ensemble des coûts induits par la dissolution de l’Assemblée nationale, pour l’État comme pour les collectivités locales, en raison de l’organisation des campagnes législatives en un mois seulement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4420</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Coût pour l’État. Le bilan des élections législatives organisées en 2024 s’établit comme suit :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td/><td colspan="2"><br>Hors titre 2</br></td><td><br>Titre 2</br></td><td colspan="2"><br>Total HT2+T2</br></td></tr><tr><td/><td><br>AE</br></td><td><br>CP</br></td><td><br>AE/CP</br></td><td><br>AE</br></td><td><br>CP</br></td></tr><tr><td><br>En M€</br></td><td><br>95,43</br></td><td><br>92,73</br></td><td><br>11,98</br></td><td><br>107,41</br></td><td><br>104,71</br></td></tr></table></center></div> Pour faire face à ces dépenses imprévues, le programme 232 a été abondé par le programme 552 « dotation pour dépenses accidentelles et imprévisibles (DDAI) » en hors titre 2 à hauteur de 49 M€ en AE/CP et par le programme 551 « provision relative aux rémunérations publiques » en titre 2 à hauteur de 7,1 M€ en AE/CP, pour faire face aux dépenses obligatoires jusqu’à fin novembre 2024. Ont ainsi été couvertes les indemnités électorales versées aux metteurs sous pli, le remboursement d’une partie des comptes de campagne des candidats et le paiement des frais d’assemblée électorale engagés par les communes. Ces abondements ont respectivement été matérialisés par le décret n° 2024-891 du 19 septembre 2024 portant ouverture et annulation des crédits et l’arrêté du 12 septembre 2024 portant répartition de crédits, tous deux publiés au Journal officiel de la République française du 20 septembre 2024. Enfin, le reliquat des crédits nécessaires pour les dépenses à exécuter a été obtenu dans le cadre de la loi n° 2024-1167 du 6 décembre 2024 de finances de fin de gestion pour 2024, à hauteur de 124,52 M€ en AE et 123,32 M€ en CP en hors titre 2 (0,21 M€ ont été annulés en titre 2). Le coût définitif du scrutin ne sera connu que fin 2025 lorsque toutes les dépenses seront réglées, en particulier les remboursements des comptes de campagne des candidats. Pour autant, même si l’intégralité des dépenses n’est pas définitive, on constate une diminution du coût de certains postes de dépenses de hors titre 2 : Mise sous pli de la propagande : 29,06 M€ contre 31,35 M€ en 2022. Cette baisse s’explique par la diminution du nombre de candidats (passé de 6 293 en 2022 à 4 009 en 2024), et partant des documents de propagande à mettre sous pli ; Remboursement de la propagande officielle: 15,86 M€ contre 19,14 M€ en 2022. Cette baisse s’explique par la diminution du nombre de candidats remboursables (passé de 2 350 en 2022 à 2 086 en 2024 pour le premier tour et de 1 148 à 1 094 pour le second tour), les tarifs maxima utilisés pour le remboursement de la propagande étant demeurés identiques ; Acheminement de la propagande : 28,39 M€ contre 32,42 M€ en 2022. Cette baisse s’explique par la diminution du nombre de candidats et partant des documents de propagande à acheminer. Cependant, les conditions exceptionnelles d’organisation du scrutin ont conduit La Poste à demander la couverture de surcoûts pour l’acheminement des plis de propagande, qui sont actuellement instruits par les services du ministère. Initialement valorisés à 6,8 M€, leur montant revu, à date, s’élève à 4,6 M€, ce montant n’étant pas encore définitif et pouvant être amené à diminuer ; Frais d’assemblée électorale (FAE), subvention versée aux communes : 14,76 M€ contre 15,33 M€ en 2022. Cette baisse s’explique par la diminution de nombre de communes conduites à organiser un second tour, le nombre de circonscriptions acquises dès le premier tour étant en augmentation (passé de 5 en 2022 à 76 en 2024) ; Coûts supportés par le MEAE pour l’organisation du scrutin dans les circonscriptions des Français établis hors de France, principalement relatifs aux opérations de mise sous pli et d’acheminement : 4,24 M€ contre 6,99 M€ en 2022. Cette baisse s’explique par l’absence d’envoi de la propagande dans les circonscriptions les plus éloignées et par la courte durée de la campagne, qui a également limité la quantité de propagande à envoyer pour les candidats FDE ; Remboursement des comptes de campagne (prévision à 22,7M€ contre 40,86M€ en 2022), en raison du montant globalement plus faible des comptes de campagne des candidats et de leur nombre plus réduit. A contrario, le nombre historique de procurations (3,52 millions de procurations établies entre le 10 juin et le 7 juillet 2024 soit près d’un million de plus les chiffres observés sur une période similaire pour l’élection présidentielle de 2022) a un impact à la hausse sur le coût des frais postaux portés par les préfectures. Aussi, sans être définitif, les autres frais des préfectures s’élèvent d’ores et déjà à 1,08 M€ contre 0,85 M€ en 2022. S’agissant des dépenses de la CNCCFP, les élections législatives anticipées ont nécessité l’achat de matériel informatique pour les renforts temporaires (30 K€) et des frais postaux pour la communication avec les candidats (50 K€) sur le second semestre 2024. En T2, le coût actuel des indemnités électorales s’établit à 11,98 M€ contre 15,94 M€ en 2022. Un report de charges, qui pèsera sur l’exercice 2025, est estimé à 1,7 M€. En termes d’organisation, pour faire face au dépôt papier et à l’instruction des dossiers, la CNCCFP a recruté des renforts afin d’assurer les missions : De contrôle (6 agents de catégorie A chargés de missions adjoints et 4 agents de catégorie C, assistants administratifs) ; De logistique (4 agents de catégorie C, assistants administratifs) ; D’anonymisation des données induites par la tenue de ces élections (2 agents de catégorie B, assistants anonymisation). Ces recrutements ont pu être réalisés dans le cadre du plafond d’emploi prévu par la loi de finances pour 2024 suite aux départs non prévus d’agents début 2024 et des difficultés de recrutement rencontrées sur certains profils spécifiques. Le surcoût généré par le recrutement de ces renforts temporaires est estimé à 177 k€ en 2024. Par ailleurs, afin d’assurer le contrôle des comptes de campagnes des candidats, la Commission a sollicité la participation de 97 rapporteurs pour les élections législatives anticipées. Ces rapporteurs sont rémunérés par vacation, conformément aux décret et arrêté du 30 mai 2018 (dépenses de titre 2 hors PSOP). Les vacations sont globalisées pour les élections européennes et législatives et représentent un montant total de 130 k€. 2. Coût pour les collectivités locales Les communes organisent les scrutins dans le cadre de leurs missions exercées au nom de l’Etat. Dès lors, l’article L. 70 du code électoral dispose que «  Les dépenses résultant des assemblées électorales tenues dans les communes sont à la charge de l’Etat ». Les dépenses concernent l’aménagement, la remise en état des lieux de vote après le scrutin, l’achat, la mise en place des panneaux d’affichage au début de la campagne électorale, leur enlèvement après l’élection, leur réparation, leur entretien et les frais de manutention hors des heures ouvrables. Ces dépenses sont couvertes par la subvention pour frais d’assemblée électorale (FAE), qui intègre également, depuis 2006, la subvention relative aux isoloirs (articles L. 62 et L. 69 du code électoral). Elle est destinée à compenser forfaitairement les frais supplémentaires supportés par les communes pour l’organisation d’un scrutin. Par ailleurs, les communes peuvent effectivement prétendre à une subvention pour acquisition d’urnes respectant les prescriptions de l’article L. 63 du code électoral à hauteur de 190 € par urne ainsi qu’à une subvention pour acquisition de machine à voter (L. 69 du code électoral) à hauteur de 400 € par machine à voter. Le montant de la subvention est fixé par tour de scrutin selon les modalités de calcul suivantes : 44,73 € par bureau de vote (70 000 environ en juin 2024) ; 0,10 € par électeur inscrit sur les listes arrêtées le jour du scrutin (47,76 M sur liste principale hors Français établis hors de France en juin 2024). Les frais d’assemblée électorale (FAE) s’élevaient à 15,33 M€ pour les élections législatives de 2022 (ce qui représente une moyenne de 425,86 € par commune). Pour 2024, ces FAE s’élèvent à 14,82 M€ pour les élections législatives anticipées (deux tours). Elles ont été mises en paiement au mois de novembre 2024. La diminution de 0,51M€ entre 2024 et 2022 s’explique par le plus grand nombre de circonscriptions pourvues dès le premier tour de scrutin en 2024, ce qui a diminué les FAE versés par rapport à 2022. Par la nature des dépenses qu’ils couvrent, les FAE permettent de répondre à l’essentiel des dépenses matérielles quantifiables engagées par les communes en préparation d’un scrutin, ce qui exclut les dépenses de titre 2, variables en fonction de l’organisation locale. En tout état de cause, une éventuelle évolution ou revalorisation des FAE supposerait de documenter objectivement et de manière concertée entre l’Etat et les communes le niveau moyen de dépenses réalisées par ces dernières en matière d’organisation des élections. Ces dépenses ne sont pas aisément restituables aujourd’hui, ce qui fait obstacle à toute revalorisation unilatérale des frais d’assemblée électorale. Pour les élections de 2024, les FAE ont été calculés dès l’été 2024 et ont été versés au mois de novembre, pour les élections européennes comme pour les élections législatives. Les services de l’Etat ont accordé une attention particulière au prompt versement de cette dépense nécessaire au bon fonctionnement des communes et de la vie démocratique locale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>44</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4421</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification des démarches en ligne - visas court séjour des Britanniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            44. — 1 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le statut des citoyens britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France, à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis le 1er janvier 2021, ces derniers sont soumis aux règles fixées par l’espace Schengen. Ils ne peuvent pas dépasser 90 jours de présence cumulée sur un total de 180 jours. De nombreux citoyens britanniques possédant des résidences secondaires en France considèrent cette mesure comme injuste au regard de leur participation fiscale et financière au dynamisme des communes où ils résident temporairement. L’article 16 de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration devait permettre d’instaurer un visa long séjour de plein droit pour les ressortissants britanniques propriétaires d’une résidence secondaire en France. Hélas, cet article a été censuré par la décision du Conseil constitutionnel du 25 janvier 2024. Le problème reste donc entier pour ces ressortissants car, à l’heure où la simplification est à l’ordre du jour, la procédure actuelle est inutilement lourde et complexe. Ses questions écrites n° 15114 du 13 février 2024 et n° 18105 du 28 mai 2024 n’ayant pas reçu de réponse à ce jour, il souhaite toujours savoir si le Gouvernement envisage de supprimer cette procédure de court séjour. Si telle n’était pas son intention, il souhaite savoir si, a minima, il envisage de l’améliorer et de la simplifier au regard d’un certain nombre de problèmes techniques récurrents auxquels sont confrontés les Britanniques. Il apparaît en effet que le système TLScontact connaît nombre de perturbations, que ce soit dans l’attribution du mot de passe à usage unique OTP, dans les délais de prise de rendez-vous auprès des autorités consulaires - contraignant parfois les demandeurs à recommencer l’ensemble du processus -, ou encore dans l’absence d’assistance téléphonique en fin de semaine. Ces incidents ne sont pas des cas isolés mais semblent concerner de très nombreux ressortissants britanniques confrontés à la demande de visa en ligne, alors que le système numérique devrait être facteur de simplification et d’efficacité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>345</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4422</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance des visas long séjour temporaire en Grande-Bretagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            345. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées lors de la délivrance de visas de long séjour temporaire (VLS-T) en Grande-Bretagne. En effet, les citoyens britanniques, propriétaires d’une résidence secondaire en France et en tant que visiteur régulier ou touriste souhaitant séjourner temporairement dans le pays pour une durée supérieure à 3 mois et ne dépassant pas 6 mois, sont obligés d’utiliser un centre de traitement de visas - TLScontact - et de naviguer sur deux sites web pour déposer une simple demande de visa. Malheureusement ce système est devenu difficile à utiliser en raison des difficultés techniques importantes et trop fréquentes. Ce processus exige que le demandeur lance sa demande de visa sur le site france-visas.gouv.fr, avant de passer au site TLS et ensuite revenir au site France-Visas pour saisir les informations personnelles pertinentes et prendre rendez-vous en personne au centre TLS. Les documents attestant des revenus, des économies personnelles, de la couverture médicale et du logement doivent être rassemblés et soumis en personne à l’un des trois centres de TLS situés à Londres, à Édimbourg ou à Manchester. Les données biométriques y sont également saisies avant que le TLS n’envoie la demande de visa au consulat : une procédure longue et fastidieuse pour les demandeurs. En outre, celle-ci prive le demandeur de son passeport pendant une à deux semaines, le temps que celui-ci soit transmis au consulat. Ce dernier se retrouve par conséquence sans passeport pendant une courte période, ce qui, pour certains, constitue un désagrément important. Le système actuel et en particulier l’utilisation de l’organisation TLS, provoque chez les demandeurs un sentiment de frustration et de désespoir. Elle demande donc au Gouvernement s’il ne serait pas possible d’envisager de simplifier cette procédure de demande de visa notamment en permettant la réalisation de l’ensemble des démarches en ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3292</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4422</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification des démarches en ligne - visas court séjour des Britanniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3292. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le statut des citoyens britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France, à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis le 1er janvier 2021, ces derniers sont soumis aux règles fixées par l’espace Schengen. Ils ne peuvent pas dépasser 90 jours de présence cumulée sur un total de 180 jours. De nombreux citoyens britanniques possédant des résidences secondaires en France considèrent cette mesure comme injuste au regard de leur participation fiscale et financière au dynamisme des communes où ils résident temporairement. L’article 16 de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration devait permettre d’instaurer un visa long séjour de plein droit pour les ressortissants britanniques propriétaires d’une résidence secondaire en France. Hélas, cet article a été censuré par la décision du Conseil constitutionnel du 25 janvier 2024. Le problème reste donc entier pour ces ressortissants car, à l’heure où la simplification est à l’ordre du jour, la procédure actuelle est inutilement lourde et complexe. Les questions écrites n° 15114 du 13 février 2024 et n° 18105 du 28 mai 2024 de M. le députébn’ayant pas reçu de réponse à ce jour, il souhaite toujours savoir si le Gouvernement envisage de supprimer cette procédure de court séjour. Si telle n’était pas l’intention du Gouvernement, il souhaite savoir si, a minima, il envisage de l’améliorer et de la simplifier au regard d’un certain nombre de problèmes techniques récurrents auxquels sont confrontés les Britanniques. Il apparaît en effet que le système TLScontact connaît nombre de perturbations, que ce soit dans l’attribution du mot de passe à usage unique OTP, dans les délais de prise de rendez-vous auprès des autorités consulaires - contraignant parfois les demandeurs à recommencer l’ensemble du processus -, ou encore dans l’absence d’assistance téléphonique en fin de semaine. Ces incidents ne sont pas des cas isolés mais semblent concerner de très nombreux ressortissants britanniques confrontés à la demande de visa en ligne, alors que le système numérique devrait être facteur de simplification et d’efficacité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4691</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4423</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statut des ressortissants britanniques propriétaires en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4691. — 4 mars 2025. — Mme Hélène Laporte* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la perspective d’accorder de plein droit un visa de long séjour aux ressortissants britanniques propriétaires d’une résidence secondaire en France. Ajouté par voie d’amendement au projet de loi pour contrôler l’immigration et favoriser l’intégration au cours de son examen au Sénat, l’article 16 du texte adopté par le Parlement le 19 décembre 2023 prévoyait une délivrance de plein droit d’un visa de séjour de longue durée aux ressortissants du Royaume-Uni propriétaires d’une résidence secondaire sur le sol français. En effet, profitant de l’opportunité offerte par l’accessibilité de l’immobilier dans certaines régions françaises et de la souplesse offerte par la libre circulation des personnes au sein de l’Espace économique européen, un grand nombre de citoyens britanniques se sont installés en France durant les dernières décennies. Ils sont aujourd’hui 150 000 à y résider, dont 40 000 en Nouvelle Aquitaine et plus de 3 000 en Lot-et-Garonne. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ayant mis fin à la règle de libre circulation pour ces ressortissants, ils ne peuvent aujourd’hui, en l’absence de visa, séjourner en France plus de 90 jours pour chaque période de 180 jours. En raison de l’atout que constitue, en matière de retombées économiques comme de marque du lien privilégié que le pays entretient avec le Royaume-Uni, la présence d’une communauté britannique en France, le Sénat et l’Assemblée nationale ont estimé opportun de mettre en place un dispositif spécifique pour remédier à la complexification administrative de la situation des ressortissants britanniques propriétaires de résidences secondaires en France induite par le Brexit. Dans sa décision n° 2023-863 DC du 25 janvier 2024, le Conseil constitutionnel a censuré l’article 16, estimant qu’il ne présentait pas de lien, même indirect, avec le texte déposé par le Gouvernement, au sens de l’article 45, alinéa 1er, de la Constitution. Suite à cette décision, elle lui demande s’il envisage de mettre en place un dispositif comparable à ce que prévoyait cet article, afin de faciliter et simplifier les conditions de séjour des ressortissants britanniques en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6584</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4423</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification de la procédure de demande de visa long séjour temporaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6584. — 13 mai 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la lourdeur persistante de la procédure de demande de visa long séjour temporaire (VLST) pour les ressortissants britanniques qui possèdent une résidence secondaire en France et séjournent régulièrement sur le territoire national pour des périodes de plusieurs mois. Bien que ce visa permette des séjours de longue durée sans intention d’installation durable, sa procédure de demande reste excessivement complexe, répétitive et peu adaptée aux avancées numériques actuelles. Les demandeurs doivent naviguer entre plusieurs plateformes (France-Visas, TLS Contact), obtenir un rendez-vous en personne dans l’un des trois centres TLS du Royaume-Uni (Londres, Manchester, Édimbourg), rassembler de nombreux documents justificatifs, fournir à chaque demande de nouvelles données biométriques et attendre parfois plusieurs semaines pour le retour du passeport visé. Or plusieurs solutions techniques existent déjà pour simplifier ces démarches : la conservation des données biométriques pour une durée de cinq ans est désormais autorisée par décret ; certains documents peuvent être transmis de façon dématérialisée via les plateformes administratives françaises (notamment l’ANEF) ; TLS propose des services de traitement préalable à distance. Aussi, il lui demande s’il envisage d’instaurer une procédure de renouvellement en ligne du VLST pour les ressortissants tiers réguliers, sur le modèle de celle utilisée par l’ANEF ; de permettre la transmission dématérialisée des pièces justificatives (revenus, assurance, logement, etc.) directement via les plateformes TLS ou France-Visas ; de généraliser la soumission électronique des données biométriques et photographies, ou a minima d’utiliser les données biométriques pendant une durée de 59 mois, comme le permettent les textes en vigueur ; de développer un traitement préalable à distance permettant un rendez-vous unique, tous les cinq ans, réservé uniquement au renouvellement des données biométriques ; et de renvoyer les passeports visés par courrier sécurisé, ou de les rendre disponibles dans les centres TLS, afin de limiter les déplacements et les délais. Ces évolutions permettraient de moderniser la procédure VLST, de la rendre plus fluide et moins contraignante pour les demandeurs réguliers, tout en soulageant les services consulaires. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4424</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors de sa sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a fait le choix de renoncer au principe de libre circulation des personnes, qui permettait à ses ressortissants de vivre, d’étudier, de travailler et de voyager librement dans un État membre de l’UE. Cette décision a mis fin au cadre juridique d’exemption de visa de long séjour aux fins d’établissement en France, dont les ressortissants du Royaume-Uni pouvaient se prévaloir avant sa sortie de l’Union. L’accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne a prévu la possibilité, pour les ressortissants britanniques qui résidaient sur le territoire d’un État membre d’accueil avant le 1er janvier 2021, de continuer à y résider. Cette disposition s’appliquait également aux membres de leur famille ressortissants de pays tiers, résidant avec eux sur le territoire de l’État membre d’accueil. Depuis la fin, le 31 décembre 2020, de cette période de transition durant laquelle les Britanniques propriétaires de résidences en France avaient ainsi la possibilité de faire valoir leur droit à résider en France, le droit commun s’applique. Le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) offre deux possibilités de long séjour : Pour des séjours compris entre trois et six mois, un étranger peut solliciter un visa de long séjour temporaire (VLS-T « visiteur ») qui n’a pas vocation à être renouvelé en France, dispense son détenteur de l’obligation de carte de séjour pendant la durée de validité et n’implique aucune autre démarche ni paiement de taxe. Pour des séjours supérieurs à six mois, un étranger peut demander un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS « visiteur »), la résidence secondaire devenant de facto la résidence principale de l’étranger. Ce visa vaut titre de séjour pour une durée de 12 mois maximum et permet de demander, deux mois avant son expiration, une carte de séjour en préfecture. En conséquence, les citoyens britanniques souhaitant s’installer en France doivent déposer leur demande via l’application France-Visas. Les conditions de dépôt d’une demande de visa ont été améliorées par le déploiement de France-Visas, qui permet d’introduire une demande de manière dématérialisée. A ce projet, s’ajoute le choix fait d’externaliser le traitement des demandes des visas dans de nombreux postes diplomatiques et consulaires, dont Londres, Manchester et Edimbourg. Cette organisation permet de faire face à l’augmentation du volume global des demandes et d’absorber les pics saisonniers, tout en garantissant un excellent niveau de qualité dans le traitement des demandes, d’assurer une meilleure présence géographique dans les pays très étendus, d’améliorer l’accueil du public en réduisant les files d’attente par la prise de rendez-vous dédié, et optimiser l’organisation des services des visas, qui peuvent se recentrer sur l’instruction des dossiers. Dans les pays où les services de visas ont externalisé la réception des dossiers, à l’instar du poste consulaire français au Royaume-Uni, ce dispositif conduit le demandeur de visa à adresser sa demande en ligne sur le portail de France-Visas et à la finaliser par la prise de rendez-vous auprès du prestataire de services extérieur. Cette démarche n’est pas spécifique aux demandeurs de visas britanniques mais s’applique à tous les demandeurs de visas. En 2024, le poste consulaire de Londres a délivré 139 317 visas. En 2025, à ce jour, 49 418 visas ont été délivrés. Les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous en vue de déposer une demande de visa de long séjour sont de 3,5 jours, et les délais d’instruction pour ce même type de visa sont de 8 jours. Cette modalité d’organisation des services chargés de l’instruction des demandes de visa a permis un meilleur accueil et une plus grande efficacité dans la gestion des demandes. Les autorités françaises considèrent que le maintien de ce système est la garantie d’un traitement des demandes de visas efficace, assurant un haut niveau de sécurité tant pour les demandeurs que dans la qualité de l’instruction des demandes. S’agissant d’une possible simplification de la procédure passant par le téléchargement des justificatifs sur France-Visas, il convient de souligner qu’un chantier relatif à la numérisation de la procédure des visas de court séjour a été lancé en décembre 2023 au sein du Conseil de l’Union européenne, avec le double objectif de rendre la procédure de demande de visa plus efficace et d’améliorer la sécurité de l’espace Schengen au moyen des règles et principes relatifs à la sécurité des visas dématérialisés. Ces évolutions pourront également être appliquées à la délivrance des visas nationaux de long séjour. En parallèle du raccordement de l’outil national France-Visas à l’UE VAP, la dématérialisation de la procédure des visas de long séjour est en cours de développement avec un projet de numérisation intégrale de l’outil France-Visas. S’agissant enfin de la prise des relevés d’empreintes digitales, disposition qui trouve son fondement dans l’article L. 142-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, celle-ci permet l’identification certaine de tout porteur d’un visa et elle répond à des objectifs d’intérêt général de prévention du risque de fraude, de lutte contre le terrorisme et la criminalité grave et contribue à la sécurité de l’espace Schengen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>69</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4425</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            69. — 1 octobre 2024. — Mme Sylvie Bonnet* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de décret visant à décliner l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 qui accorde, au titre de la solidarité nationale, le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. Répondant à la question d’actualité du député de la Loire Dino Cinieri le 21 novembre 2023, le précédent ministre de l’intérieur s’était engagé à ce que le décret soit pris avant le 31 décembre 2023. Malheureusement, le projet de décret qui a circulé depuis limiterait le bénéfice de cette mesure de reconnaissance (trois trimestres après dix années d’engagement plus un trimestre supplémentaire tous les cinq ans) aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière (périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple). Or la très grande majorité des 197 800 hommes et femmes engagés comme sapeurs-pompiers volontaires concilient cette activité altruiste au service du public avec une activité professionnelle. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires effectifs de cette bonification serait insignifiant et cela irait totalement à l’encontre de la volonté des parlementaires de promouvoir par cette mesure une société du travail et de l’engagement. En l’état, ce projet de décret entraînerait une rupture d’égalité entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle, indépendamment de leur engagement au service de la protection des populations. C’est pourquoi elle lui demande s’il va modifier ce projet de décret afin que tous les sapeurs-pompiers volontaires puissent bénéficier des trimestres de retraite supplémentaires. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>70</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4425</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            70. — 1 octobre 2024. — M. Pierre Cordier* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de décret en préparation visant à décliner l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 qui accorde, au titre de la solidarité nationale, le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. La volonté du législateur était de « valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers pour leur retraite » et « de prévoir plus de mesures incitatives pour motiver les vocations ». Pourtant, le projet de décret d’application prévu par le précédent ministre limiterait, dans sa rédaction actuelle, le bénéfice de cette mesure de reconnaissance (trois trimestres après dix années d’engagement plus un trimestre supplémentaire tous les cinq ans) aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière (périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple). Or la très grande majorité des 197 800 hommes et femmes engagés comme sapeurs-pompiers volontaires concilient cette activité altruiste au service du public avec une activité professionnelle. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires effectifs de cette bonification serait insignifiant et cela irait totalement à l’encontre de la volonté des parlementaires de promouvoir par cette mesure une société du travail et de l’engagement. En l’état, ce projet de décret entraînerait une rupture d’égalité entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle, indépendamment de leur engagement au service de la protection des populations. Il suscite enfin un fort mouvement de déception et de démotivation chez les sapeurs-pompiers volontaires, alors que cette disposition devrait constituer au contraire l’opportunité d’améliorer leur fidélisation et leur reconnaissance. Il lui demande par conséquent s’il compte revoir la rédaction de ce projet de décret afin de respecter la volonté du législateur et les attentes légitimes des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>631</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4425</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            631. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’opportunité d’appliquer le mécanisme de bonification des trimestres de retraite de l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, les dispositions de l’article 24 de la loi du 14 avril 2023 offrent aux sapeurs-pompiers volontaires « ayant accompli au moins dix années de service, continue ou non » le bénéfice du « droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État ». Il s’agit d’une mesure qui a eu l’occasion d’être motivée lors des débats parlementaires, où le législateur a affirmé sa volonté de « valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers pour leur retraite » et de « prévaloir plus de mesures incitatives pour motiver les vocations ». De même, cette mesure a été encouragée par le Président de le République le 16 octobre 2021 à l’occasion du congrès national à Marseille de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. À ce jour, le projet de décret d’application de cette disposition législative limiterait dans sa rédaction le bénéfice de cette mesure de reconnaissance aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière. Ce décret viserait les périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple. De plus, une autre exclusion porterait sur les étudiants et les lycéens ; cette exclusion est de nature à compromettre l’engagement du Président de la République sur la promotion de la jeunesse. En d’autres termes, ce décret limiterait le bénéfice du dispositif de bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires qui n’exercent pas d’autres activités professionnelles. Dès lors, le champ d’application du décret serait particulièrement restrictif. Ainsi, une telle déclinaison aurait un effet désincitatif, en réservant le bénéfice de la solidarité nationale à une faible proportion de citoyens exerçant cette activité à titre d’activité professionnelle principale. Cette mesure devrait au contraire être l’opportunité de renforcer l’attractivité de cette forme d’engagement citoyen au service de la protection des populations, afin de soutenir le renforcement et la diversification des effectifs. Elle permettrait ainsi de répondre à la triple pression pesant sur les domaines d’intervention, à savoir les difficultés rencontrées par le système de santé, le vieillissement démographique et le dérèglement climatique. Ledit décret étant actuellement au Conseil d’État, sa publication devrait intervenir d’ici peu. C’est pourquoi il paraît nécessaire de différer la publication de ce décret, afin de prendre le temps nécessaire à une véritable concertation avec les représentants des sapeurs-pompiers volontaires et des élus chargés des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) permettant d’aboutir à un dispositif respectueux des engagements, des besoins et des attentes. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir prendre en compte l’intérêt de l’ensemble des sapeurs-pompiers, afin de valoriser leur engagement auprès de la population en leur accordant à tous, le bénéfice de la solidarité nationale concernant la bonification des trimestres de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>632</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4426</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            632. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la mise en application du système de bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires. Dans sa version actuelle, le texte d’application limite le bénéfice de cette mesure aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble de leur trimestre de cotisation retraite au titre de leur carrière professionnelle. L’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires qui concilient cet engagement avec l’exercice d’une activité professionnelle serait donc exclu du bénéfice de ces trimestres supplémentaires, ce qui s’inscrit en contradiction avec la volonté du Gouvernement et de la majorité de promouvoir l’engagement pour consolider le modèle français de sécurité civile. Elle demande au Gouvernement selon quelles modalités peut être acter une version actualisée de ce texte afin de valoriser l’engagement de l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires, conformément aux amendements défendus par le Gouvernement et la majorité lors de l’examen du projet de loi au début de l’année 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1971</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4426</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret de bonification pour les sapeurs-pompiers volontaires.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1971. — 12 novembre 2024. — M. Fabrice Brun* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la publication du décret relatif à la bonification des trimestres des sapeurs-pompiers volontaires, correspondant à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. En effet, cet article dispose que les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire, ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État. Ainsi, les sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement, peuvent valider des trimestres de retraite pour compléter leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des concitoyens. Or, même si cette loi a été promulguée depuis presque un an et demi, les sapeurs-pompiers volontaires sont toujours dans l’attente de la publication du décret alors que le précédent ministre de l’intérieur s’était engagé à le publier avant le 31 décembre 2023. À ce titre, ce retard n’est pas sans conséquences directes sur les sapeurs-pompiers volontaires : certains auraient déjà pu bénéficier de cette mesure et partent à la retraite sans ces trimestres bonifiés. Sur le plan national, une telle mesure doit aussi permettre un recrutement de renforts en sapeurs-pompiers volontaires. Les enjeux obligent à d’indispensables recrutements complémentaires, étant entendu que le danger et les difficultés inhérents à ce métier n’aident pas à susciter les vocations. Sans pompiers volontaires, la sécurité des concitoyens ne pourrait être assurée, alors que plusieurs millions de Français en bénéficient. L’inquiétude persiste quant au projet de décret d’application qui réserverait la bonification de trimestres aux sapeurs-pompiers ayant des carrières hachées, ce qui écarterait de la bonification de trimestres la quasi-totalité des sapeurs-pompiers volontaires. Face à ces considérations, il lui demande à quelle date le Gouvernement compte publier ce décret si nécessaire aux sapeurs-pompiers volontaires et s’il entend bien octroyer des bonifications de trimestres de retraite à tous les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins dix ans de service, conformément aux engagements pris par les précédents exécutifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2168</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4427</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2168. — 19 novembre 2024. — M. Matthieu Bloch* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’attente du décret d’application relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023. Ce précédent article concerne l’attribution de trimestres de retraite supplémentaires pour les sapeurs-pompiers volontaires. La réforme des retraites prévoit, après dix années de service en tant que sapeur-pompier volontaire - réalisées d’une traite ou non - une bonification de trois trimestres pour la retraite. De surcroît, pour tout engagement au-delà de cette période, un trimestre supplémentaire devrait être accordé tous les cinq ans de service supplémentaires. Cela fait désormais plus d’un an que les sapeurs-pompiers attendent ardemment le décret d’application de cette loi afin qu’elle puisse entrer enfin en vigueur. Toutefois, à la lumière du projet de décret actuellement en circulation, il semble que cette bonification ne s’appliquerait qu’à une minorité d’entre eux : en effet, seuls les sapeurs-pompiers ayant effectué des carrières discontinues pourraient en bénéficier. Par conséquent, cette mesure ne profiterait qu’aux volontaires ne disposant pas de tous les trimestres de cotisation requis pour leur retraite. Or la loi, telle qu’elle a été votée, devait offrir aux sapeurs-pompiers un avantage significatif, leur conférant la possibilité d’anticiper leur départ à la retraite à taux plein ou de bénéficier d’une surcote sur leurs pensions. Cependant, la formulation actuelle du projet de décret restreint cette mesure à une infime portion des 197 800 pompiers volontaires. Naturellement, la majorité d’entre eux cumule son engagement avec une activité professionnelle. Ce projet de décret ne répond ainsi ni aux attentes des pompiers volontaires ni aux intentions des parlementaires lors du vote de la loi. En l’état, il créerait une inégalité entre les pompiers en fonction de la poursuite ou non d’une activité professionnelle parallèle. Alors qu’ils témoignent d’un courage et d’un dévouement exemplaires et jouent un rôle essentiel dans le secours et la protection de la population, exclure une large part de ces volontaires de cette reconnaissance constituerait une injustice profonde et inacceptable. Les sapeurs-pompiers incarnent un engagement remarquable, risquant leur vie pour protéger celle des autres. Leur courage, leur abnégation et leur sens du devoir les poussent chaque jour à répondre présents, face aux dangers les plus extrêmes. Ce dévouement constant est soutenu par leurs familles, qui acceptent les sacrifices et vivent dans l’ombre des incertitudes. Leur rôle est vital et la reconnaissance de leur engagement s’avère nécessaire pour honorer leur inestimable contribution à la sécurité de tous. Il est impératif de valoriser pleinement l’engagement et le dévouement des sapeurs-pompiers volontaires. À ce titre, il lui demande dans quels délais sera mise en œuvre la révision de la rédaction du projet de décret d’application, afin que cette mesure soit conforme aux attentes des sapeurs-pompiers volontaires et à l’esprit de la loi votée par le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4427</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification des retraites des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2367. — 26 novembre 2024. — Mme Delphine Batho* interroge M. le ministre de l’intérieur sur la bonification des retraites des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 dispose que « les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État. Ce décret précise notamment le régime auquel incombe la charge de valider ces trimestres lorsque l’assuré a relevé successivement, alternativement ou simultanément de plusieurs régimes d’assurance vieillesse de base ». Cette mesure de bon sens est essentielle pour reconnaître cette forme d’engagement et améliorer ainsi l’attractivité du recrutement. Toutefois le décret annoncé n’est toujours pas publié. Une première version du projet de décret avait été présentée en octobre 2023 et rejetée massivement par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. En effet, il limitait la bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires professionnellement inactifs. Étaient ainsi exclus du dispositif celles et ceux qui concilient leur engagement avec une activité professionnelle, ce qui est inacceptable. Aussi, elle lui demande dans quel délai ce décret visant à octroyer des bonifications de trimestres de retraite à l’ensemble des sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins dix ans de service et respectant l’intention du législateur, sera enfin publié.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4428</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 24 de la loi nº 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 permet effectivement d’octroyer aux sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli dix années de service, une bonification des trimestres dans le calcul de leur retraite. Ainsi que vous l’évoquez, cette mesure de fidélisation doit être mise en œuvre selon des modalités et dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Comme annoncé à Mâcon le 28 septembre dernier à l’occasion du 130e congrès national des sapeurs-pompiers de France, le ministère de l’intérieur s’est saisi du dossier. Le ministère de l’intérieur souhaite que la concertation et les travaux interministériels sur ce dossier parviennent à une solution qui mette en œuvre cette disposition dans l’esprit de la loi, dans le but de fidéliser nos sapeurs-pompiers volontaires, en permettant l’acquisition de trimestres supplémentaires y compris en cas de carrière complète. L’objectif est que ces travaux interministériels aboutissent rapidement à un décret constituant une avancée concrète en matière de bonification applicable aux retraites des sapeurs-pompiers volontaires, afin de reconnaître l’engagement de nos sapeurs-pompiers volontaires, indispensable à la Nation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4428</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Exposition aux risques des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            76. — 1 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de prendre en compte et reconnaître l’exposition aux risques des sapeurs-pompiers. Les pompiers, dans leurs activités, sont exposés à de nombreuses substances toxiques pour l’organisme. C’est le cas de la suie composée, entre autres, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes. C’est le cas des déblais qui entraînent une concentration en particules fines jusqu’à 400 fois plus importante qu’à l’air ambiant. C’est le cas des fumées irritant la peau et pénétrant dans les voies respiratoires, dont la toxicité est accrue par l’usage de nouveaux matériaux synthétiques comme le plastique, les composites, le bois traité ou encore les nanoparticules. C’est le cas de la mousse anti-incendie composée essentiellement de per et polyfluoroalkylées (PFAS). En 2010, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a conclu que l’exposition professionnelle en tant que pompier est « possiblement cancérogène pour l’humain ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2022 la surexposition des pompiers à nombre de maladies et d’infections chroniques. Par rapport au reste de la population, c’est +58 % de risque de contracter un mésothéliome, +16 % de contracter un cancer de la vessie. Sans compter nombre de cancers et autres maladies chroniques directement causées par l’activité de pompier dont la surexposition n’a pas pu être chiffrée. De nombreux pays comme le Canada, les États-Unis d’Amérique et la Belgique, ont reconnu la causalité de ces maladies dans l’exercice des fonctions des sapeurs-pompiers. En conséquence, ils ont mis en place une protection générale digne de ce nom. En France il n’en est rien, alors même que c’est le pays qui expose le plus les pompiers à ces risques. Pourtant, le 24 octobre 2023, devant l’Assemblée nationale, M. le ministre de l’intérieur annonçait que les pompiers « sont amenés à contracter des maladies très graves, notamment des cancers ». Il s’agit donc d’agir en conséquence. Le 3 octobre 2023, le Parlement européen a adopté une résolution législative sur l’exposition à l’amiante, depuis traduite en directive, dont le point 28 qualifie les pompiers de « personnels à protéger ». Mais les exigences des pompiers vont plus loin que le seul champ de l’exposition à l’amiante. Ils veulent enfin que soient intégrés les « cancérigènes, reprogènes et reprotoxiques » (CMR) ainsi que les HAP. Dès lors, il s’agit de mettre en place une règle générale de protection des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs qui participent aux missions de secours. Il est également urgent de reconnaître enfin ces maladies comme professionnelles et de les prévenir en séparant les filières au sein des SDIS afin de limiter l’exposition. Comme le rappellent les membres de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés, « les pompiers ne sont pas des héros qui peuvent impunément exposer leurs vies. Ce sont des femmes et des hommes ordinaires qui gèrent des situations exceptionnelles de crises et de détresse auxquels leurs concitoyens sont inlassablement confrontés ». Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre afin de mieux protéger les 250 000 pompiers du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1598</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4428</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers et maladies professionnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1598. — 5 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la reconnaissance pour les sapeurs-pompiers de certains cancers comme maladies professionnelles. Outre l’exposition aux fumées d’incendie lors des différentes interventions qu’ils réalisent, les inhalations involontaires de retardateurs de flammes auxquelles sont régulièrement soumis les sapeurs-pompiers présentent un risque significatif pour leur santé. En effet, ces retardateurs de flammes, composés chimiques dont l’objet est de limiter l’inflammabilité des produits du quotidien, ont été reconnus comme substances cancérogènes et reprotoxiques. Le taux de mortalité par cancer chez les sapeurs-pompiers apparaît plus élevé que dans la population générale. Cependant, seuls deux types de cancers sont actuellement susceptibles d’être considérés comme liés à l’activité des sapeurs-pompiers : le carcinome du nasopharynx pour les travaux d’extinction des incendies et le carcinome hépato-cellulaire pour les services de secours. Ce chiffre est bien supérieur dans d’autres pays, notamment au Canada ou en Ontario aux États-Unis d’Amérique. Face à cette situation particulièrement préoccupante, il est urgent de réactualiser la liste des cancers pouvant être reconnus en tant que maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin d’assurer une meilleure protection aux soldats du feu dont les missions, parfois périlleuses, sont indispensables à la sécurité des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1780</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4429</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour une meilleure protection des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1780. — 5 novembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question de la responsabilité morale et politique du pays envers celles et ceux qui portent secours et assistance à la population : les sapeurs-pompiers. Ils sont en danger vital. Leurs missions opérationnelles les exposent à des risques connus, dont les conséquences destructrices sont évitables : fumées toxiques, particules, amiante, retardateurs de flamme, perturbateurs endocriniens et reprotoxiques, polychlorobiphényles (PCB), ainsi que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces risques sont d’autant plus amplifiés par leur temps de travail, qui impose un allongement de la durée d’exposition aux substances cancérigènes. Le régime de travail en garde de 24 heures priverait ainsi leur organisme du repos nécessaire à sa reconstruction et la pluralité des missions qui leur sont ordonnées favorise une multitude d’agressions à leur santé psychique et physique. D’ailleurs, depuis le 3 octobre 2023, la résolution législative du Parlement européen, concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante pendant le travail, les reconnaît enfin comme des travailleurs exposés à l’amiante, au point d’être qualifiés de personnels à protéger. Cette résolution est depuis devenue une directive. La Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés (FA SPP-PATS) souhaite que des protections contre tous les agents chimiques CMR, les HAP et autres polluants auxquels les sapeurs-pompiers sont exposés de manière régulière soient prises. De fait, les cancers professionnels liés à la lutte contre les incendies sont une réalité et, selon certaines études, plus de 85 % des décès liés au travail chez les pompiers sont causés par des cancers professionnels. Le Canada reconnaît jusqu’à 19 de ces cancers, alors que seuls deux cancers sont aujourd’hui présumés imputables à l’activité de sapeur-pompier en France. À leur écoute, Mme la députée demande à M. le ministre de bien vouloir entamer des réflexions pour que soit engagée la possibilité de mettre en œuvre, sur proposition de la FA SPP-PATS, un dispositif tel que celui voté au Canada (le Bill C-224). Celui-ci prônerait, tout comme celui des Canadiens, une législation nationale de protection selon les principes suivants : responsabilité de la Nation envers les pompiers et les personnels des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ; cohérence nationale ; complément substantiel du nombre de cancers professionnels reconnus ; séparation et professionnalisation des filières au sein des SDIS ; instauration du mois de l’information, de la prévention, de la sensibilisation du grand public et des familles des professionnels ; et lancement d’un plan d’équipement national des pompiers calqué sur le pacte capacitaire. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1994</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4429</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expositions toxiques auxquels sont soumis les sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1994. — 19 novembre 2024. — M. Paul Christophle* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les expositions toxiques auxquelles sont soumis les sapeurs-pompiers. Dans le cadre de leurs interventions, ils inhalent de nombreuses fumées toxiques dégagées lors des incendies de produits de combustion (les hydrocarbures, les particules) et de produits chimiques (comme les retardateurs de flamme ajoutés dans de nombreux objets du quotidien). À ce jour, un seul cancer est automatiquement reconnu en France comme maladie professionnelle : le cancer du nasopharynx, contre 12 en Australie, 19 au Canada et 30 aux États-Unis d’Amérique. Or en 2022, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), a évalué l’exposition professionnelle du sapeur-pompier comme « cancérogène pour l’homme », reconnaissant des preuves suffisantes pour le mésothéliome et le cancer de la vessie ; et limitées notamment pour les cancers de la plèvre, du côlon, de la prostate, des testicules, le mélanome et le lymphome. D’après une récente étude, 4 % des sapeurs-pompiers seraient victimes de cancers dus à des polluants. Par conséquent, il demande au Gouvernement quelles mesures sont prévues pour améliorer la reconnaissance des risques liés aux fumées d’incendie, afin d’élargir, à terme, la liste des cancers reconnus comme maladie professionnelle pour les sapeurs-pompiers et de permettre que ces maladies professionnelles puissent également s’appliquer aux sapeurs-pompiers volontaires, soumis aux mêmes risques que les professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1995</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4430</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour une meilleure lutte et reconnaissance du cancer chez les sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1995. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’impérieuse nécessité de mieux prévenir et d’élargir la reconnaissance de certains cancers comme maladies professionnelles des sapeurs-pompiers. Il rappelle que le lien entre sapeurs-pompiers et cancers n’est malheureusement plus à faire depuis que le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’activité de sapeur-pompier comme cancérogène. D’ailleurs les études internationales ont unanimement permis d’établir un lien clair entre l’exposition des pompiers aux fumées toxiques et leurs cancers. En effet, la surexposition des sapeurs-pompiers aux substances toxiques et aux particules fines contenues notamment dans les retardateurs de flammes, les objets ignifugés du quotidien, les fumées d’amiante, ou les suies qui libèrent de dangereux perturbateurs endocriniens conduit à ce qu’elles puissent être ingérées par voie respiratoire ou par contact cutané par les soldats du feu. Pourtant, malgré ces risques préoccupants et l’alerte lancée en 2019 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelant l’urgence d’engager une surveillance accrue de la santé des sapeurs-pompiers, la France n’offre toujours pas le même suivi biologique à ses sapeurs-pompiers que dans d’autres pays. Pire encore, alors que le cancer a causé 66 % des décès des sapeurs-pompiers professionnels américains et canadiens entre 2002 et 2019 selon les études internationales menées par des pays en avance sur ce sujet, la France ne dispose toujours d’aucune donnée officielle précises sur le nombre de sapeurs-pompiers professionnels atteints de cancers. De plus, l’absence de résultats sur l’enquête épidémiologique sur les risques du métier, lancée en mai 2023 par M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer, empêche tout élargissement de la liste des cancers reconnus comme des maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. De fait, seul le cancer du nasopharynx est aujourd’hui reconnu comme maladie professionnelle des sapeurs-pompiers par la France, quand le Canada et les États-Unis d’Amérique en reconnaissent respectivement 19 et 30. Face à ce manque de reconnaissance de l’exposition professionnelle des sapeurs-pompiers français au cancer et devant le retard des recherches qui tue, M. le député demande à M. le ministre quand il entend élargir la liste des cancers reconnus comme maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers. Par ailleurs, soucieux d’instaurer un véritable suivi médical et épidémiologique des sapeurs-pompiers, il demande à M. le ministre de lui préciser s’il envisage d’intégrer les dépistages du cancer au sein des dispositions règlementaires définissant le contrôle de l’aptitude des sapeurs-pompiers et assurant le suivi post-professionnel des mesures de prévention collective et individuelle les concernant. Enfin, l’État devant être en première ligne de la politique publique nationale de lutte contre le cancer chez les sapeurs-pompiers, il lui demande comment le ministère de l’intérieur envisage de soutenir les sapeurs-pompiers et d’accompagner financièrement ces dispositifs en soutenant notamment les services départementaux d’incendie et de secours ainsi que les organismes de santé et de sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4430</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en charge des risques liés à la toxicité des résidus d’incendie et à la pollution par les particules fines constitue une problématique majeure de protection de la santé des sapeurs-pompiers clairement identifiée par le Gouvernement. Depuis plusieurs années et notamment à la suite de la publication en 2017 d’un rapport de la CNRACL relative à la prévention des risques induits par les résidus des fumées d’incendie sur la santé des sapeurs-pompiers, les services du ministère de l’intérieur ont engagé un plan d’actions visant d’une part, à mieux connaître la réalité de l’exposition à certains risques et leurs conséquences pour les sapeurs-pompiers, et, d’autre part, à mieux les prévenir et les empêcher. Après avoir établi, en 2018, un guide de doctrine opérationnelle « prévention des risques liés à la toxicité des fumées » à destination des services d’incendie et de secours (SIS), l’amélioration de la protection individuelle des sapeurs-pompiers a été inscrite dans des travaux continus notamment au sein du plan global de santé, sécurité et qualité de vie en service porté par le ministère de l’intérieur et s’est traduite par l’évolution des équipements de protection individuelle (cagoule de protection filtrante, …). Dans le domaine de la connaissance des risques, les services du ministère de l’intérieur ont également initié plusieurs chantiers d’études relatifs à l’élaboration d’une matrice emploi/tâche/exposition visant à identifier les risques associés à chaque activité de sapeurs-pompiers et au soutien d’un travail de thèse sur les effets à moyen et long termes des activités de sapeur-pompier sur la santé. S’agissant des maladies professionnelles chez les sapeurs-pompiers, il peut être utile de rappeler qu’il est d’ores et déjà possible de bénéficier de leur reconnaissance lorsque l’affection résulte d’une maladie non inscrite au tableau des maladies professionnelles, conformément au dernier alinéa de l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique. Des travaux scientifiques nécessaires à conforter le faisceau d’arguments internationaux tendant à mettre en évidence le lien entre l’activité de sapeur-pompier et certains cancers sont en cours. Ils devraient permettre d’établir un consensus, sur les pathologies à soumettre à l’inscription au tableau des maladies professionnelles, notamment au sein de l’observatoire national sur la santé des agents des SIS, mis en place en 2024 et dans lequel les organisations représentatives des sapeurs-pompiers professionnels sont partie prenante. Une demande de révision du tableau des maladies professionnelles a par ailleurs été adressée à madame la ministre chargée du travail en décembre 2024. Ces études contribueront également à poser des éléments plus concrets du suivi de l’exposition des sapeurs-pompiers aux risques inhérents aux différentes missions des services d’incendie et de secours, éléments qui pourront utilement éclairer le suivi médical des sapeurs-pompiers tout au long de la carrière ainsi que le suivi post-professionnel instauré dans la fonction publique territoriale par le décret n° 2015-1438 du 5 novembre 2015. En particulier, concernant le suivi tout au long de leur carrière, les sapeurs-pompiers bénéficient d’ores et déjà d’examens cliniques et de bilans sanguins réguliers permettant de dépister les cancers hématologiques tel le lymphome. Le dépistage du sang dans les urines permet aussi de détecter les cancers de l’arbre urinaire. S’il n’existe pas d’examens de dépistage systématique aujourd’hui recommandés en France en prévention de la toxicité des fumées, des cytologies urinaires pour les sapeurs-pompiers très exposés, comme certains formateurs utilisant régulièrement les dispositifs de feux réels, sont préconisés par un référentiel national, à paraître dans le cadre de la réforme des textes relatifs à l’aptitude des sapeurs-pompiers. Il est souligné que la réforme de l’arrêté du 6 mai 2000 fixant les conditions d’aptitude médicale des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires est largement initiée suite à la parution du décret n° 2025-330 du 10 avril 2025 relatif à la médecine d’aptitude des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ainsi que de son arrêté d’application qui permettront, au 1er janvier 2026, de disposer d’un système rénové. De même, les actions menées avec les parlementaires sur les conditions d’exercice de la médecine professionnelle et préventive au sein des services d’incendie et de secours seront aussi de nature à mieux tenir compte des risques de cancers. Dans un domaine particulièrement complexe, les travaux et les dispositifs que le Gouvernement déploient ont vocation à déterminer plus précisément les risques auxquels les sapeurs-pompiers sont exposés, y compris pour les fumées toxiques, à prévenir l’apparition de maladies et à mieux les protéger face à ces risques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4431</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décoration officielle pour les porte-drapeaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            230. — 8 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de l’intérieur à la demande de la Société nationale d’entraide de la médaille militaire (SNEMM) concernant l’obtention d’une décoration officielle pour les porte-drapeaux. En effet, jusqu’à ce jour, les porte-drapeau ne sont détenteurs que d’un insigne porté sur le baudrier. Une médaille officielle de la sécurité intérieure, catégorie bronze, comportant une agrafe « engagement citoyen » ou bien la création d’une agrafe spécifique « porte-drapeau » leur permettrait de se voir récompensés de leur disponibilité et d’une juste reconnaissance de leur engagement après 10 années de présence régulière par exemple. Enfin, la SNEMM propose que cette décoration ne soit pas demandée par les présidents d’associations, comme pour l’insigne de porte-drapeau, mais par les préfets. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4431</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La médaille de la sécurité intérieure est destinée à récompenser les services particulièrement honorables, notamment un engagement exceptionnel, une intervention dans un contexte particulier, une action humanitaire ou l’accomplissement d’une action ponctuelle ou continue dépassant le cadre normal du service, rendus par toute personne, au cours de sa carrière ou dans le cadre d’un engagement citoyen ou bénévole, pour des missions ou actions signalées relevant de la sécurité intérieure. Les personnes qui peuvent se voir attribuées la médaille de la sécurité intérieure sont définies à l’article D. 141-4 du code de la sécurité intérieure : l’ensemble des personnels relevant du ministère de l’intérieur ; les personnels civils et militaires, professionnels ou volontaires, placés pour emploi sous l’autorité du ministère de l’intérieur ; les policiers municipaux ; les volontaires ou bénévoles qui œuvrent dans des associations pour des missions relevant de la sécurité intérieure ; toute personne, française ou étrangère, s’étant distinguée par une action relevant de la sécurité intérieure. Il n’y a donc aucun obstacle à ce que les porte-drapeaux se voient attribuer cette médaille dès lors qu’ils se sont distingués par une action relevant de la sécurité intérieure. Les conditions de proposition des candidatures sont rappelées par la circulaire du 31 décembre 2012 relative à la mise en œuvre des dispositions du décret n° 2012-424 du 28 mars 2012 portant création de la médaille de la sécurité intérieure. Il n’est, à ce jour, pas envisagé de créer une agrafe dédiée aux porte-drapeaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>245</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4432</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre le trafic de stupéfiants dans le Gard</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            245. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la lutte contre les trafics de stupéfiants. Le mercredi 17 janvier 2024, les forces de l’ordres de Bagnols-sur-Cèze (ville du Gard de 18 000 habitants) ont décidé d’investir la plupart des logements vides dans le quartier populaire des Escanaux. Le constat est sans appel : drogue, mais aussi deux armes dont une Kalachikov et de nombreuses munitions. Ces trafics ont pris une ampleur considérable dans le pays et, malgré les nombreux moyens mis en œuvre, la lutte actuellement menée apparaît insuffisante. En conséquence, elle le prie de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures concrètes prévues par le Gouvernement pour lutter contre le trafic de stupéfiants sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2332</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4432</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déplacement géographique du narcotrafic dans les villes de taille moyenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2332. — 26 novembre 2024. — Mme Catherine Rimbert* interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet des effets des opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants menées dans les grandes métropoles. Si ces « opérations place nette » ont permis d’améliorer temporairement la sécurité dans les quartiers prioritaires de villes comme Marseille, elles semblent également avoir eu pour conséquence un déplacement géographique des réseaux criminels vers des villes de taille moyenne. En effet, les réseaux de trafiquants, contraints de quitter les grandes villes sous la pression accrue des forces de l’ordre, s’installent désormais dans des villes moyennes, comme Pertuis dans le Vaucluse, qui disposent de ressources limitées et d’une présence moins soutenue de la gendarmerie et de la police. Ces villes, souvent sous-dotées en forces de sécurité et en moyens d’intervention, sont insuffisamment préparées pour faire face à l’arrivée de ces activités de narcotrafic et ne bénéficient pas des renforcements en personnel ni des équipements adaptés pour gérer de telles situations. Aussi, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le ministère de l’intérieur envisage pour renforcer les moyens et les effectifs de police et de gendarmerie dans les villes moyennes nouvellement touchées par ces réseaux criminels. Elle lui demande également si des financements spécifiques seront alloués pour améliorer les dispositifs de surveillance, d’équipement et de formation des forces de l’ordre dans ces zones. Enfin, elle souhaite connaître les plans de coordination entre les forces de sécurité pour anticiper de tels déplacements et ainsi garantir une réponse rapide et efficace aux nouvelles formes de criminalité que ces déplacements impliquent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4650</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4432</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation en France du narcotrafic</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4650. — 4 mars 2025. — Mme Pascale Bordes* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les enjeux encourus par la dépénalisation du cannabis en France. En effet, personne ne peut ignorer la montée de la violence et de l’insécurité en France et notamment dans les villes moyennes où le trafic de drogue est exponentiel. Les points de deals régissent désormais la vie des quartiers et s’installent à côté des écoles ou des commerces de proximité et les trafiquants osent même « professionnaliser » leur délit en distribuant des tracts d’information ou en voulant obtenir des locaux contre des paiements en liquide. Depuis bientôt deux ans, la commune de Bagnols-sur-Cèze, dans la 3e circonscription du Gard où Mme la députée est élue, connaît un trafic de drogue conséquent. Même si la police est déjà fortement mobilisée sur le terrain, la prolifération des trafiquants est telle que le réseau continue de tenir. Tout cela est déjà parfaitement organisé et rôdé, alors dépénaliser la consommation de cannabis comme le suggèrent les députés Antoine Léaument et Ludovic Mendès dans un rapport présenté en commission des lois le lundi 17 février 2025 reviendrait à faciliter la vie des narcotrafiquants et mettrait davantage en danger les victimes. Ainsi, elle lui demande les mesures qu’il compte mettre en place urgemment pour l’intérêt de la France et des Français face au fléau qu’est le narcotrafic.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4432</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au-delà des enjeux de santé publique, la consommation de drogues, l’enracinement des trafics de stupéfiants et l’appropriation de certains lieux par les dealers conduisent au développement de l’économie souterraine, aux trafics d’armes, aux guerres de territoires, à des violences et nuisances de toutes sortes. Ils nourrissent un sentiment d’insécurité et d’abandon pour les habitants des quartiers concernés. Ils minent la cohésion sociale. L’étendue du « marché », les profits financiers qu’il génère, et l’hyperviolence dont il s’accompagne - avec une banalisation de l’usage d’armes à feu - font désormais peser sur la société et même sur les institutions des risques majeurs, qui appellent un sursaut des pouvoirs publics et une réelle prise de conscience de la part des consommateurs. Le développement de ce « marché » n’est d’ailleurs pas propre à la France : il touche, à des degrés divers, l’ensemble des sociétés occidentales et notamment européennes. La lutte contre le trafic de stupéfiants et contre la criminalité organisée constitue donc une priorité absolue. De nouvelles réponses doivent être élaborées, plus fermes, plus adaptées. Un véritable nouveau palier doit être franchi dans la réponse de l’État, à la hauteur de la menace que représente la criminalité organisée et le narcobanditisme, semblable à ce qui a été fait en matière de lutte contre le terrorisme. C’est le sens de la loi visantà sauver la France du piège du narcotrafic, adoptée définitivement par le parlement le 29 avril 2025. Tant sur le plan des capacités techniques et juridiques, des moyens RH que de la politique pénale, l’État doit massivement se réarmer. Forces de police et de gendarmerie sont déjà activement engagées dans la lutte contre la drogue et le narcotrafic à tous ses niveaux, qu’il s’agisse des « petites mains » ou des cibles d’intérêt prioritaire. Les ressources de la coopération institutionnelle et opérationnelle avec les pays partenaires identifiés comme pays « refuges » sont également mobilisées, pour entraver l’importation de produits, atteindre des criminels en fuite à l’étranger, lutter contre le blanchiment ou saisir des avoirs criminels. D’importantes mesures ont été prises ces dernières années, notamment avec l’élaboration d’un plan national de lutte contre les stupéfiants et la création de cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS). Les services s’adaptent à l’évolution du phénomène et notamment aux nouveaux enjeux, par exemple dans l’espace numérique ou dans les ports. La mise en place d’un office anti-stupéfiants (OFAST), rattaché à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et chef de file national de la lutte contre la drogue, a constitué une avancée importante. Doté d’antennes territoriales, l’OFAST, outre ses moyens d’enquête et d’analyse, joue un rôle essentiel de coordination des services. Doit aussi être mentionnée la création en 2023 d’une capacité nationale judiciaire projetable dénommée « unité d’investigation nationale » (UIN), relevant de la DNPJ et visant à intervenir en renfort des services déconcentrés dans les quartiers minés par le trafic de drogue. La gendarmerie réorganise aussi sa chaîne de police judiciaire afin de gagner en réactivité et en efficacité par la mise en œuvre de l’unité nationale de police judiciaire (UNPJ) qui a pour but de tenir un rôle central dans la lutte contre la criminalité. La création de l’UNPJ vise à renforcer la cohérence des capacités centrales d’investigation, de renseignement et d’expertise criminalistique de la gendarmerie en regroupant les structures à compétence nationale : le SCRC, le PJGN, l’UNC, les 4 offices centraux de la gendarmerie (OCLDI, OCLTI, OCLAESP, OCLCH) et l’unité nationale d’investigation (UNI) au sein d’un unique opérateur central de police judiciaire, placé sous l’autorité du DGGN. Regroupement de services déjà reconnus et opérationnels, elle sera plus particulièrement chargée de mener des enquêtes délicates, souvent transfrontalières ou concernant des affaires graves (crime organisé, cybercriminalité) et apportera son soutien aux unités locales dans leurs missions judiciaires en particulier dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, en mettant à leur disposition des ressources et des outils spécialisés. L’ensemble des services et unités de la police nationale et de la gendarmerie nationale sont engagés dans la lutte contre toutes les infractions liées aux trafics (blanchiment, règlements de comptes, etc.), sans oublier le rôle crucial des forces de sécurité intérieure en matière de prévention, exercé par les formateurs relais anti-drogue (FRAD) en particulier auprès des jeunes. Cette mobilisation tous azimuts des forces de l’ordre porte ses fruits. En 2024, 49 628 faits de trafics et d’usage-revente de stupéfiants ont été relevés (+5,5 % par rapport à 2023) et 271 808 faits d’usage (+ 11,9 %). Plus de 75 millions d’euros d’avoirs criminels liés aux stupéfiants ont été saisis en 2023 et plus de 53 millions d’euros au cours du seul premier semestre de l’année 2024. La lutte contre la drogue est cœur des plans d’action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ) élaborés par les préfets, dans le cadre d’une véritable stratégie opérationnelle de rétablissement de l’ordre dans les quartiers les plus touchés, en coordination étroite avec l’autorité judiciaire. Dans le sillage des opérations « place nette », un nouveau dispositif intitulé « villes de sécurité renforcée » vise par ailleurs à lutter contre les violences et le narcotrafic. Cette nouvelle doctrine d’action s’appuie sur les enseignements positifs des opérations antérieures, en approfondissant leur concept et en le pérennisant. L’objectif est de reprendre le contrôle de la voie publique et de démanteler durablement les filières en associant l’ensemble des partenaires institutionnels (polices municipales, URSSAF, douanes, bailleurs sociaux, etc.). Pour contrer l’usage croissant des technologies numériques, les forces de l’ordre mobilisent également un réseau d’enquêteurs spécialisés dans les investigations numériques pour rechercher, saisir, exploiter les preuves numériques et enquêter dans le cyberespace. La gendarmerie dispose par exemple d’un pôle d’expertise des crypto-actifs chargé d’investigations techniques sur la blockchain et traite de dossiers sensibles et complexes. La police et la gendarmerie ont aussi formé des « enquêteurs sous pseudonyme » (ESP) afin de participer à des enquêtes en lien avec des trafics de stupéfiants. Au sein de l’agglomération parisienne, la lutte contre le trafic et la consommation de drogues est une mission prioritaire de la préfecture de police, qui y consacre d’importants moyens, mobilisés dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants et des priorités fixées par le ministre d’État. Ce plan dédié coordonne les interventions des directions en matière de renseignement, d’investigations et de répression. La direction de la police judiciaire (DPJ-PP) est chargée par le préfet de police de la coordination de l’ensemble de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Sur le plan opérationnel, cette mobilisation s’organise autour de l’action des commissariats et des sûretés territoriales de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), qui agissent méthodiquement contre les trafics locaux dans le cadre d’une activité d’initiative sous forme de contrôles ou d’investigations, alors que la DPJ-PP oriente son action vers les réseaux structurés de plus grande envergure. La police judiciaire a pour objectif de démanteler les réseaux les plus structurés en menant des actions d’initiative et dans le cadre des protocoles judiciaires en vigueur ; elle poursuit les investigations lorsque la DSPAP ou d’autres services constatent des trafics de stupéfiants du haut du spectre (quantité importante de matière, type ou contexte de saisie de la matière stupéfiante). Ainsi, 87 % de la cocaïne saisie en 2024 dans l’agglomération parisienne a fait l’objet d’un traitement judiciaire par les services de la DPJ-PP. En matière de trafiquants de stupéfiants écroués dans l’agglomération à la suite des enquêtes judiciaires, 315 l’ont été en 2024 à la suite d’investigations menées par la DPJ-PP et 286 dans le cadre d’enquêtes de la DSPAP. Par ailleurs, en 2024, un unité d’investigation mixte DPJ-PP/DSPAP a été créée. La force d’investigation conjointe (FIC-PP) est le pendant de l’unité d’investigation nationale (UIN) de la DNPJ. La FIC-PP est placée pour emploi auprès du directeur de la police judiciaire. Elle a pour mission de faciliter l’échange d’informations entre les services et le renfort dans le cadre d’enquêtes d’envergure qui mobilisent les deux directions. Elle s’implique non seulement dans la coordination des opérations « place nette » lancées fin 2023, mais également dans les affaires judiciaires susceptibles de faire travailler ensemble, ou en complémentarité, différents services de la PP sur un territoire ciblé.  Dans chaque département, un travail de coordination entre services s’effectue au sein des CROSS, qui échangent des informations en matière de renseignement criminel et définissent ensemble les objectifs de démantèlement de réseaux à proposer aux parquets compétents, en précisant ceux qui gangrènent le plus les territoires conformément aux instructions du préfet de police. En janvier 2025, il a été décidé de redynamiser ces cellules selon trois axes : la remontée directe des informations du terrain vers les CROSS sans filtre hiérarchique ; l’orientation plus opérationnelle des réunions CROSS en y faisant participer des policiers et enquêteurs de terrain au contact quotidien des trafiquants ; l’élargissement du champ du recueil au-delà du trafic de stupéfiants à toute la criminalité organisée. Ces CROSS montent en puissance depuis début 2025 pour faciliter le partage opérationnel des informations, incluant désormais également les autres infractions de la criminalité organisée connexe aux trafics de stupéfiants. Leur fonctionnement a été repensé pour simplifier et accélérer les remontées d’informations, notamment du terrain, sans filtre d’aucune nature. De même, les policiers de terrain participent aux réunions organisées par les CROSS. De ce fait, les quatre CROSS de l’agglomération ont recueilli 3,5 fois plus d’informations provenant des effectifs de voie publique au premier trimestre 2025 (84 contre 25 à la même période en 2024). La CROSS 75 joue un rôle central dans ce dispositif : elle est le point d’entrée des informations OFAST et elle coordonne les autres CROSS de l’agglomération.  Depuis janvier 2025, les opérations « place nette » ont évolué vers un nouveau format, « les opérations de police d’ampleur », qui s’inscrivent dans le cadre du nouveau plan d’action d’agglomération de restauration de la sécurité du quotidien (PARSQ). Elles impliquent policiers de terrain, services judiciaires et unités de forces mobiles. Elles sont coordonnées sur le volet judiciaire par les chefs de service territoriaux de la DPJ-PP. Chaque semaine, ces opérations ont pour objectif de démanteler les réseaux et d’interpeller des individus impliqués dans des trafics de stupéfiants ou d’autres phénomènes de délinquance participant à la dégradation de la physionomie des quartiers. À l’issue de ces opérations, une réappropriation systématique des quartiers visés est réalisée au moyen d’une saturation du terrain par les agents de police, en civil ou en tenue, durant plusieurs jours. Parallèlement, sont mises en œuvre des actions de contrôles administratif de communes, associations, etc. et des mesures de police administrative visant à rétablir l’ordre. La préfecture de police a par ailleurs identifié les territoires sur lesquels vont être menées les opérations « ville de sécurité renforcée » précédemment citées. Ces territoires répondent à 4 critères : un enkystement des trafics de stupéfiants avec un contrôle social imposé par les délinquants, des actions violentes et l’usage d’armes à feu ; une concentration des faits de délinquance sur un territoire réduit ; l’existence de troubles à l’ordre public récurrents ; la présence d’une immigration irrégulière et de repli communautaire. Il s’agit des communes de Nanterre (92), Aulnay-sous-Bois, Bondy, Noisy-le-Sec, Sevran (93) et Villeneuve-Saint-Georges (94). Depuis 2022, des groupes de partenariat opérationnels (215 dans l’agglomération parisienne) réunissent des acteurs de terrain, dont des élus et des habitants des quartiers, autour de problèmes de sécurité locaux. Ces groupes ont vocation à résoudre de manière collective les difficultés – la plus récurrente étant celle du trafic de stupéfiants –, avec des résultats qui se veulent perceptibles à court ou moyen terme par la population. En 2024, 1 813 réunions ont été organisées. Grâce à elles, 432 problématiques, sur les 2 223 prises en compte, ont été résolues. Il convient aussi de souligner la création au sein de la préfecture de police de 4 groupes d’enquête spécialisés « cyber-stupéfiants » à la DPJ-PP afin de mieux lutter contre les revendeurs qui effectuent les transactions en direct avec les clients en utilisant les nouvelles technologies. Ces groupes spécialisés ont pour vocation de coupler davantage l’enquête sous pseudonyme (ESP) avec les « coups d’achat », c’est-à-dire un policier qui, avec l’accord d’un magistrat, se fait passer pour un acheteur et qui fixe un rendez-vous au trafiquant. Il est ainsi possible de remonter les filières de trafics. Cette thématique est par ailleurs très suivie par la CROSS 75 qui a créé en interne une cellule dédiée cyber-stupéfiants et des outils pour mieux comprendre le mode de fonctionnement de ces centrales (outil statistiques, procès-verbal type).  Par ailleurs, une attention particulière est portée au quart nord-est parisien, qui concentre une population de poly-toxicomanes et notamment de consommateurs de crack. Afin de lutter contre l’appropriation de l’espace public, la préfecture de police engage de façon ininterrompue, sur les secteurs les plus sensibles, un dispositif de voie publique exceptionnel. Quotidiennement, les agents territoriaux et des services spécialisés, dont les compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI), sont mobilisés. Depuis septembre 2020, le dispositif bénéficie du renfort des compagnies d’intervention (CI) et des unités de forces mobiles (UFM) qui sont déployées afin de prévenir la commission d’infractions ou de troubles à l’ordre public. Au-delà de ce dispositif de sécurisation, la préfecture de police est fortement mobilisée sur le volet judiciaire afin d’identifier et démanteler les filières d’approvisionnement des fournisseurs, mais aussi porter un coup d’arrêt aux micro-réseaux qui alimentent le trafic de crack à Paris. Il convient de préciser que la lutte contre les addictions, et particulièrement le crack, est un phénomène qui mobilise, outre l’action répressive des services de police, les leviers sanitaires et sociaux, pour parvenir à prendre en charge les consommateurs durablement. En la matière, interviennent plus particulièrement la préfecture de la région d’Île-de-France, l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France et la ville de Paris. Les résultats obtenus contre les stupéfiants par la préfecture de police témoignent du haut niveau d’engagement de ses services contre ce fléau et de la pertinence de la stratégie d’action déployée ces trois dernières années. Ainsi, entre 2021 et 2024, l’activité a fortement progressé, avec +42,7% d’affaires traitées (près de 64.000 contre près de 44.850), dont +22,2% d’affaires de trafics (plus de 13.500 contre environ 11.100). Par ailleurs, le volume des mis en cause pour infractions à la législation sur les stupéfiants a augmenté de +46,4% (58.177 contre 39.734) avec une augmentation de +15,4% du nombre de trafiquants arrêtés (10.465 contre 9.067). En 3 ans (de 2022 à 2024), plus de 151.000 individus ont été interpelés, dont 29.400 pour des trafics, et plus 24,6 tonnes de drogue ont été saisies, dont plus de 3,3 tonnes de cocaïne, ainsi que plus de 34 millions d’euros d’avoirs criminels. Alors que la collaboration entre les différents acteurs de la lutte contre le trafic de stupéfiants est une condition essentielle d’efficacité, le ministère de l’intérieur va faire évoluer son organisation pour s’adapter aux défis de la menace constituée par le crime organisé par une meilleure coordination de l’action ministérielle et interministérielle. Pour ce faire, le nouvel état-major de la lutte contre la criminalité organisée (EMCO) est composé de représentant issus de toutes les administrations engagées dans la lutte contre la criminalité organisée : les services exerçant une mission de police judiciaire au ministère de l’intérieur (direction nationale de la police judiciaire, direction nationale de la police aux frontières, préfecture de police de Paris, direction générale de la gendarmerie nationale) et au ministère de l’économie et des finances (office national antifraude) ; les services de renseignement (direction générale de la sécurité intérieure, direction générale de la sécurité extérieure, direction nationale du renseignement territorial, direction du renseignement de la préfecture de police, service national du renseignement pénitentiaire, direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, TRACFin). Pour agir aussi sur la demande dans ce « marché » aussi innovant que dynamique sur le plan commercial, le recours à l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) à l’encontre des clients doit s’intensifier. Plus de 630 000 ont été déjà dressées en matière d’usage de stupéfiants depuis septembre 2020. Le combat contre la drogue implique en effet d’entraver la demande des « consommateurs » et de leur infliger une réponse pénale rapide et systématique. Aucune bataille contre la délinquance ne sera durablement efficace sans une bataille contre l’impunité. De nouvelles campagnes d’information et de sensibilisation seront menées sur les risques de la drogue et les conséquences, en matière de trafic et de violence, d’une consommation prétendument récréative. Les enquêtes patrimoniales et la saisie des biens et des avoirs doivent être facilitées, car la lutte contre les trafics ne saurait produire de résultats durables sans une très forte dimension financière de lutte contre le profit et contre le blanchiment. Les enquêteurs s’attaquent aux circuits financiers des trafiquants grâce à des enquêteurs financiers spécialisés. Ces enquêteurs sont une réelle « force de frappe » pour s’attaquer tant au trafic de proximité qu’aux grands réseaux criminels de haut niveau. Au-delà de la seule action des forces de l’ordre, la lutte contre les stupéfiants suppose une approche globale impliquant l’ensemble des acteurs concernés : familles, autorité judiciaire, élus locaux, bailleurs sociaux, acteurs associatifs, éducation nationale, par exemple dans le cadre des conseils locaux et intercommunaux sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD et CISPD) et plus généralement dans le cadre des PADRSQ. Le respect de l’autorité publique doit être une priorité et la banalisation de l’usage de drogues, l’indulgence ou la complaisance doivent désormais être fermement combattues. Ainsi, les actions des unités territoriales de la gendarmerie et services de la police, en synergie avec l’office anti-stupéfiants (OFAST), s’inscrivent dans une approche globale et prioritaire, visant à prévenir la consommation, démanteler les réseaux criminels et assécher les ressources financières des trafiquants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>348</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4436</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Traitement des demandes de séjour à la préfecture du Val-de-Marne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            348. — 8 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté alerte M. le ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements importants qui touchent la préfecture du Val-de-Marne quant au traitement des demandes de séjour. En effet, les nombreuses sollicitations reçues à ce sujet par Mme la députée montrent que les délais d’attente pour l’enregistrement, le traitement et la délivrance des titres de séjour s’étendent parfois sur des années. L’usage toujours plus généralisé de la télé-procédure via le portail de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF), que dénonçait déjà le Conseil d’État dans son avis rendu le 3 juin 2022, conduit à de nombreuses erreurs et blocages qui allongent encore les délais de traitement et plongent parfois des familles entières dans des situations catastrophiques. Garantir l’accès à un accueil et un accompagnement physique est absolument nécessaire pour le respect des droits de toutes et tous. Aujourd’hui, il est extrêmement difficile d’obtenir un rendez-vous à la préfecture du Val-de-Marne, même pour des cas d’urgence, à cause du grave manque de personnel. La baisse des moyens alloués aux préfectures, notamment en terme d’effectifs, font de ces dernières de véritables machines à produire des sans-papiers et des situations humaines dramatiques. Elle souhaite donc l’interroger sur ce qu’il compte entreprendre afin que les préfectures, à l’image de celle du Val-de-Marne, soient enfin dotées des moyens suffisants pour effectuer de façon satisfaisante leur mission d’accueil et de régularisation des demandeurs de séjour.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4436</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de délivrance de titres de séjour aux étrangers résidant en France est une politique publique prioritaire du Gouvernement. Elle vise à répondre aux enjeux d’un service public moderne tout en poursuivant des objectifs clairs de modernisation de la relation à l’usager, par la transformation numérique et la dématérialisation de la demande de titres de séjour, mais aussi par des innovations d’organisation et de méthode de travail. Pour répondre à l’augmentation des flux de demandes et mettre fin aux pratiques d’intermédiation, le ministère de l’intérieur a adopté plusieurs mesures pour garantir l’égal accès de tous au service public, assurer la bonne application des normes relatives au droit des étrangers et réserver le meilleur accueil aux demandeurs. La préfecture du Val-de-Marne a complété ces mesures par des dispositions locales. Les premières mesures concernent les usagers. Depuis septembre 2020, le ministère de l’intérieur a engagé une transformation globale des modalités de délivrances des titres avec le lancement du programme Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). A ce jour, près de 90% des procédures sont réalisables par une connexion à cette plateforme. Ainsi, pour les usagers les plus à l’aise avec l’outil informatique, le déplacement en préfecture pour déposer son dossier n’est plus obligatoire. En complément, pour accompagner les personnes les plus éloignées de l’usage des télé-services, le ministère a développé trois modalités d’accompagnement, toutes accessibles gratuitement : un accueil physique, une assistance téléphonique et un formulaire de contact. L’accueil physique est assuré par les points d’accueil numérique (PAN) qui sont a minima installés dans les préfectures et les sous-préfectures disposant d’un service chargé des étrangers. Ces PAN assurent l’accompagnement numérique au dépôt des demandes de titres de séjour conformément aux instructions diffusées à l’ensemble des préfectures par la circulaire du 4 août 2023. L’ensemble des points d’accueil numériques, à disposition des usagers, sont recensés sur le site service-public.fr : https://lannuaire.service-public.fr/navigation/point_accueil_numerique. L’assistance téléphonique et la réponse au formulaire de contact sont assurées par le « centre de contact citoyens » (CCC) de l’agence nationale des titres sécurisés – France Titres. Le CCC est joignable par un numéro dédié et gratuit (0806 001 620). Ses téléconseillers assistent l’usager dans le dépôt de sa demande, le renseignent sur le suivi de son dossier, identifient les anomalies et les transmettent à la direction générale des étrangers en France. Ils assurent également un rôle de relais vers les usagers bloqués pour lesquels une solution a été trouvée à la suite du signalement. En 2024, l’ANEF représentait près d’un tiers des appels reçus par le CCC et 80% des demandes par courriel. La préfecture du Val-de-Marne, comme l’ensemble des préfectures et sous-préfectures communiquent, par le biais de son site internet, les informations relatives à ses modalités d’accueil du public, conformément aux attendus du référentiel de la démarche qualité du ministère de l’intérieur. Les mesures d’organisation interne à la préfecture conduisent à traiter des demandes de titre en fonction des priorités. Ainsi, l’instruction des demandes de titres étudiants est priorisée à la période de l’année permettant de répondre aux impératifs de l’année universitaire. Enfin, pour éviter la rupture des droits des usagers, les demandes pour lesquelles les titres sont expirés ou arrivent à échéance sont traités prioritairement. Enfin, dans le même souhait d’offrir le meilleur service aux usagers, la préfecture réserve des modalités particulières de relance et de convocation des usagers ne s’étant pas présentés au premier rendez-vous de remise de titre (courriel ou voie postale et non plus seulement un SMS). Après deux expérimentations concluantes à l’automne 2024, 500 usagers peuvent être désormais reçus, chaque mardi, dans le cadre d’un second rendez-vous de remise de titre. Les secondes mesures portent sur l’allocation de renforts aux services d’accueil et aux services étrangers des préfectures. Le ministère de l’intérieur soutient chaque année un effort continu pour renforcer les services étrangers (séjour, asile, naturalisations et éloignement) par la création d’emplois pérennes et d’attribution de mois vacataires, et ce notamment dans cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI). Ainsi, les services d’accueil et des étrangers ont vu leur dotation d’effectifs pérennes augmenter en 2023 et 2024 de 97 ETP. Par ailleurs, les services étrangers bénéficient de la reconduction, en 2025, du plan de renforts triennal au profit des services des étrangers à hauteur de 190 équivalents temps plein (ETPT) au niveau national et de 60 emplois supplémentaires alloués de manière pérenne à cette mission dans le cadre de la LOPMI. S’agissant de la préfecture du Val-de-Marne, 3 postes pérennes ont été créés sur les exercices budgétaires 2023 et 2024. De même, 6,65 ETPT vacataires ont été alloués en 2023 et 8 en 2024. Le ministère de l’intérieur demeure pleinement mobilisé pour garantir un service public efficace et accessible à tous, en renforçant les moyens des préfectures et en veillant à ce que chaque usager puisse effectuer ses démarches administratives dans des conditions optimales, quel que soit son profil.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>548</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4437</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Logiciel Briefcam - Utilisation illégale, hébergement des données et sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            548. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul* interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation illégale du logiciel Briefcam par la police nationale, l’hébergement des données et leur sécurité. Briefcam est une entreprise israélienne détenue par Canon qui développe un logiciel d’analyse algorithmique pour images de vidéosurveillance. Cette société propose également des dispositifs de reconnaissance faciale qui s’ajoutent au système de vidéosurveillance en place. Celle-ci permet « de détecter, de suivre, d’extraire, de classer, de cataloguer » une personne en fonction de son visage, d’après le site internet de l’entreprise. Légalement, la police nationale ne peut utiliser la vidéosurveillance algorithmique que dans de très rares cas, tels que les enquêtes judiciaires ou administratives « sanctionnant un trouble à l’ordre public ou une atteinte aux biens, aux personnes ou à l’autorité de l’État », comme le souligne le rapport d’information de 2023 « sur les enjeux de l’utilisation d’images de sécurité dans le domaine public dans une finalité de lutte contre l’insécurité ». La loi relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, adoptée au Parlement en avril 2023, autorise son expérimentation par la police nationale à une large échelle jusqu’au 31 mars 2025. La représentation nationale a néanmoins interdit le recours à la reconnaissance faciale qui permet d’identifier une personne sur des images à partir de traits du visage en raison des risques élevés d’atteinte à la vie privée. Pourtant, d’après les révélations récentes du média en ligne Disclose, les forces de l’ordre utiliseraient les systèmes Briefcam, notamment ses fonctionnalités de reconnaissance faciale, depuis 2015 en toute illégalité, c’est-à-dire en dehors du cadre légal prévu par la directive européenne « police-justice » de 2016 et la loi française « informatique et libertés » de 2015. L’utilisation du logiciel n’a pas été déclarée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et les travaux d’évaluation de son impact sur la protection des données, normalement obligatoires, n’ont pas été réalisés. La CNIL a annoncé le mercredi 15 novembre 2023 le lancement d’un contrôle du ministère de l’intérieur portant sur son utilisation du logiciel Briefcam. Le 20 novembre, le prédécesseur de M. le ministre a demandé quant à lui une enquête administrative sur l’utilisation par ses services de la reconnaissance faciale via un logiciel de vidéosurveillance. Par la suite, le tribunal administratif de Caen a ordonné le mercredi 22 novembre 2023 à une communauté de communes de Normandie d’effacer les données personnelles acquises via le logiciel de vidéosurveillance Briefcam. Plus d’une centaine de villes seraient équipées de l’application Briefcam selon Florian Leibovici, représentant du logiciel en Europe. C’est aussi le cas de l’Assemblée nationale. Compte tenu de cette actualité et des conséquences pour le respect de la vie privée des Français, il est indispensable de s’interroger sur la localisation des données recueillies et la sûreté de leur hébergement. Il souhaite ainsi savoir où sont stockées les données utilisées par les services du ministère de l’intérieur ainsi que certaines collectivités locales en lien avec le logiciel de vidéosurveillance Briefcam et quel protocole garantit leur protection. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1955</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4437</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation illégale du logiciel Briefcam par la police nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1955. — 12 novembre 2024. — M. Aurélien Saintoul* interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation illégale et opaque du logiciel israélien Briefcam par la police nationale, employé dès 2015 sans cadre légal et sans autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), comme révélé par le journal Disclose. En novembre 2023, le ministre Gérald Darmanin avait annoncé une enquête indépendante dont les conclusions étaient attendues pour février 2024. Près d’un an plus tard, Disclose dévoile que le rapport, émanant des inspections générales de gendarmerie, de l’administration et de la police nationale, confirme l’usage « hors cadre légal » de Briefcam de 2015 à 2023, une cessation d’usage par la police nationale suite aux révélations de la presse, ainsi que la désactivation de sa fonction de reconnaissance faciale. M. le député rappelle que l’utilisation de ce logiciel représente un enjeu grave pour les libertés publiques, l’État de droit et la souveraineté des données des citoyens français. Il souligne que, déjà en 2023, le tribunal administratif de Caen avait ordonné la suppression des données captées par Briefcam pour la communauté de communes Cœur Côte Fleurie. Il constate aussi que, selon Disclose, la reconnaissance faciale était « active par défaut » depuis la version 5.2 de 2018 et déplore un manque de transparence du ministère sur ces technologies intrusives. Face à ces faits, M. le député interroge M. le ministre sur les conditions d’acquisition de Briefcam, l’usage auquel ce logiciel était destiné, les services impliqués, les dispositifs en place pour éviter tout détournement à des fins de surveillance, les mesures pour prévenir de futurs manquements similaires. Il souhaite savoir comment l’ancien ministre Gérald Darmanin a pu ignorer l’existence de ce logiciel en service pendant 8 ans. Il souhaiter aussi savoir pourquoi une enquête interne d’au moins 3 mois n’a donné lieu à la publication d’un rapport qu’un an plus tard. Enfin, il lui demande quelles sanctions et poursuites ont été engagées envers les personnes responsables de l’acquisition et du déploiement de ce logiciel ; il serait totalement inconcevable que le ministère chargé par excellence de faire respecter la loi ait pu s’en affranchir sans aucune conséquence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4438</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fichiers de police sont des outils de travail indispensables pour les forces de sécurité intérieure et le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur est déterminé à ce qu’elles disposent des moyens, notamment technologiques, les plus performants pour exercer leurs missions. Ils représentent également, à l’instar de diverses technologies déployées par des acteurs privés, d’importants enjeux en matière de libertés publiques. La conciliation avec le respect des droits des personnes est un fil conducteur de rigueur. Tout fichier de police doit répondre à des exigences juridiques fortes, tant pour sa création que pour son utilisation. Les fichiers mobilisent des données dont le caractère personnel de celles-ci oblige à se conformer notamment à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et au « paquet européen de protection des données à caractère personnel » (règlement du 27 avril 2016 dit règlement général sur la protection des données et directive du 27 avril 2016 dite directive police-justice). Le respect de ce cadre juridique est soumis au contrôle de la commission nationale de l’informatique et des libertés. S’agissant du traitement « Vidéo Synopsis » (dit BriefCam), il s’agit d’un logiciel d’analyse vidéo utilisé par les services de police et les unités de gendarmerie pour simplifier et accélérer le travail des enquêteurs. Il ne peut être utilisé que dans un cadre judiciaire, en temps différé, et non en police administrative, en temps réel. Ainsi, les décisions d’acquisition du logiciel BriefCam résultaient du besoin d’exploiter à des fins judiciaires une masse considérable d’images vidéo, de réduire le temps nécessaire à leur visionnage par le recours à un outil numérique de « dérushage » et de rationaliser le travail des enquêteurs en privilégiant d’autres activités à plus forte valeur ajoutée. En gendarmerie, ce logiciel a une vocation de traitement de la criminalité du haut du spectre plutôt que de la délinquance du quotidien.  Sur le plan juridique, il correspond à un logiciel de rapprochement judiciaire. Le régime juridique des logiciels de rapprochement judiciaire, défini à l’article 230-20 du code de procédure pénale, dispose que ces derniers ont pour finalité de « faciliter le rassemblement des preuves des infractions et l’identification de leurs auteurs », ainsi que « l’exploitation et le rapprochement d’informations sur les modes opératoires réunies au cours des enquêtes ou procédures dont les services de police et de gendarmerie nationales ont la charge ». Il convient à cet égard de rappeler que le décret n° 2012-687 du 7 mai 2012 relatif aux traitements automatisés de données à caractère personnel dénommé « logiciel de rapprochement judiciaire à des fins d’analyse criminelle » autorise la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel après envoi à la commission nationale de l’informatique et des libertés d’un engagement de conformité. Dans un premier temps, le logiciel Briefcam, dont l’acquisition sporadique par les forces de l’ordre est d’ailleurs intervenue dans une période marquée par l’évolution du droit relatif aux données, n’a pas été considéré par ses utilisateurs comme pouvant avoir un statut spécifique dans la procédure, dans la mesure où il ne produit aucune pièce ni documentation directement intégrée à la procédure. En outre, ce logiciel n’est installé que sur un ordinateur dédié, déconnecté de toute base de données. Briefcam n’a donc pas été initialement considéré par les services enquêteurs comme un LRJ au sens du décret n° 2012-687 du 7 mai 2012. Depuis, conformément au droit applicable, la direction générale de la police nationale a transmis à la commission nationale de l’informatique et des libertés le 14 décembre 2023 un engagement de conformité attestant mettre en œuvre ce logiciel comportant des données à caractère personnel dans le respect des dispositions législatives et réglementaires applicables. La commission nationale de l’informatique et des libertés a accusé réception de cet engagement le 15 décembre 2023. Par ce récépissé, l’utilisation du logiciel dit BriefCam répond aux exigences posées par le cadre juridique en vigueur. La direction générale de la gendarmerie nationale a par ailleurs suspendu l’utilisation du logiciel BriefCam à compter du 17 novembre 2023 et a procédé à la désinstallation des suites logicielles en attendant une consolidation du cadre juridique. Conformément aux conclusions de l’enquête administrative, présentées dans un rapport remis au ministre de l’intérieur le 15 février 2024 et publié sur le site du ministère, la direction générale de la gendarmerie nationale a procédé à une régularisation de ce traitement de données auprès de la CNIL par l’envoi d’un engagement de conformité le 7 octobre 2024 et la CNIL en a accusé réception le lendemain. Pour autant, la gendarmerie nationale n’a pas redéployé pour l’instant le logiciel BriefCam au profit de ses unités de police judiciaire. Le traitement réalisé par BriefCam est actuellement utilisé dans un nombre restreint de services judiciaires de la police nationale et son usage répond à des critères strictement définis. Seul un nombre limité d’agents de la police nationale qui sont individuellement désignés et habilités ont accès au traitement. Les accédants sont donc restrictivement limités. Une procédure analogue est envisagée pour la gendarmerie nationale si le logiciel est éventuellement réinstallé sur des postes informatiques en vue d’une reprise de son utilisation après le rachat de licences. Concernant la collecte et le stockage des données révélées par l’exploitation des enquêtes, ces dernières sont effacées à la clôture de l’enquête et, en tout état de cause, à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de leur enregistrement conformément à la décision du Conseil constitutionnel du 10 mars 2011. Par ailleurs, ces outils ne peuvent analyser que des images ayant été obtenues dans le cadre exclusif d’une enquête judiciaire, avec l’ensemble des garanties que ce cadre judiciaire implique. Ils ne sont donc pas utilisés pour réaliser des analyses de l’image en temps réel. Aucune « décision automatique » n’est également prise par l’outil, qui n’est qu’une aide à l’enquête, toute décision étant prise par l’enquêteur. Ces logiciels ne sont interconnectés avec aucun autre traitement. Plusieurs autres mesures contribuent à la sécurité et à l’intégrité des données. Les données d’une enquête sont accessibles exclusivement aux personnes autorisées dans le cadre de ladite enquête. Vidéo Synopsis ne permet aucun partage des données ce qui maximise la protection de celles-ci. Le traitement est accessible uniquement aux utilisateurs de l’application, identifiés et habilités sur un ordinateur dédié qui n’est pas connecté à internet. Aussi et conformément aux dispositions du code de procédure pénale applicables en la matière, aucun dispositif de reconnaissance faciale ne peut être mis en œuvre. Cette nécessité a d’ailleurs été rappelée par instruction du directeur général du 6 février 2023 adressée à l’ensemble des services utilisateurs. Dans ce cadre, le logiciel n’a pas été acheté ni déployé dans l’intention de mettre en œuvre de la reconnaissance faciale puisque cette fonctionnalité n’existait pas lors des acquisitions initiales. Cette fonctionnalité n’a pas suscité de demandes de la part des services, à l’exception d’un cas unique d’utilisation, illégale, de la reconnaissance faciale, sur près de 600 exploitations du logiciel, sans que l’emploi de cette fonctionnalité conduise à la mise en cause d’individus initialement soupçonnés. Désormais, le fabricant s’est engagé à bloquer nativement le module qui permettrait d’accéder à des fonctionnalités de reconnaissance faciale pour la version française du logiciel. Le ministère de l’intérieur garantit ainsi la protection des données à caractère personnel collectées par le logiciel BriefCam. Dans un souci de transparence, il a également rendu public le 28 octobre 2024, sur le site internet du ministère (interieur.gouv.fr/publications/rapports de l’inspection générale de l’administration) un rapport inter-inspections relatif à l’usage de logiciels d’analyse vidéo par les services de la police et de la gendarmerie nationales, commandé précisément en réponse à la dénonciation par un organisme spécialisé - cité dans la question écrite - d’une utilisation prétendument illégale par la police nationale, depuis 2015, d’un logiciel d’analyse algorithmique d’images vidéo qui utiliserait la reconnaissance faciale. Ce rapport contient des préconisations à la mise en œuvre desquelles les services du ministère travaillent. Des travaux sont aujourd’hui en cours afin de développer une solution souveraine, « Système V », destinée à remplacer BriefCam. Mise à profit des services de la police nationale et des unités de la gendarmerie nationale, elle disposera de fonctionnalités équivalentes, à l’exception de la reconnaissance faciale et de la reconnaissance de plaques. Elle a fait l’objet des engagements de conformité idoines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>682</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4439</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fonctionnement des hélicoptères de la sécurité civile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            682. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’état actuel et les perspectives d’évolution des capacités opérationnelles de la flotte d’hélicoptères de la sécurité civile. Depuis plusieurs années, des préoccupations ont été exprimées par les professionnels de la sécurité civile concernant le vieillissement de la flotte et les difficultés de recrutement des mécaniciens, ce qui impacte la durée des révisions obligatoires, alors qu’environ un tiers des hélicoptères doit être révisé. Ces préoccupations sont d’autant plus importantes que toutes les 33 minutes, un Français est secouru par un hélicoptère de la sécurité civile. Bien que 36 nouveaux hélicoptères soient attendus d’ici 2029 pour moderniser la flotte, des interrogations subsistent sur les avancées concrètes en matière de recrutement des mécaniciens et les mesures mises en place pour améliorer l’attractivité de cette filière. Par ailleurs, il souhaite également obtenir des précisions sur le calendrier précis des acquisitions de ces nouveaux appareils.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4439</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question relative au recrutement des mécaniciens aéronautiques chargés de la maintenance de la flotte d’hélicoptères de la sécurité civile est centrale pour garantir une disponibilité suffisante des appareils assurant les missions du secours à personnes. Comme les entreprises de l’aviation commerciale, la sécurité civile se heurte à un marché de l’emploi très concurrentiel dans la filière des techniciens aéronautiques. Alors que dans un contexte de forte progression de l’activité aérienne les besoins en la matière progressent, ce secteur spécifique doit faire face à une insuffisance des ressources humaines qualifiées disponibles. En outre, le secteur privé est parfois économiquement plus attractif pour les personnels.  Toutefois, la finalisation du protocole de revalorisation des techniciens et des cadres aéronautiques contractuels du groupement des moyens aériens, qui a pris effet dès le mois de novembre 2024, doit permettre d’améliorer de façon substantielle l’attractivité des postes proposés par la DGSCGC. L’intérêt des missions de service public assurées par le groupement des hélicoptères, l’arrivée progressive d’une flotte moderne et les conditions de travail proposées sur le site de la base de sécurité civile de Nîmes-Garons sont des atouts qui sont également valorisés pour favoriser les recrutements dans ce service. Dans ce domaine, un point d’étape pourra être réalisé d’ici un an environ. S’agissant du calendrier de renouvellement de la flotte d’hélicoptères, il est rappelé que le marché passé par la direction générale de l’armement (direction du ministère des armées), pour le compte de la sécurité civile et de la gendarmerie nationale, a été notifié en décembre 2023. Pour la sécurité civile, il prévoit la livraison de 36 hélicoptères de type H145 en tranche ferme. Le calendrier contractuel des livraisons est le suivant :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td/><td><br>2024</br></td><td><br>2025</br></td><td><br>2026</br></td><td><br>2027</br></td><td><br>2028</br></td><td><br>2029</br></td></tr><tr><td><br>Livraisons</br><br>H145 DGSCGC</br></td><td><br> 3</br></td><td><br>8</br></td><td><br>8</br></td><td><br>6</br></td><td><br>8</br></td><td><br>3</br></td></tr></table></center></div> Les livraisons 2024 ont bien été honorées et les livraisons 2025 réalisées à ce jour sont au nombre de 3 appareils et se poursuivront tout au long de cette année pour atteindre les 8 prévus. Au global, les 36 appareils prévus s’ajouteront aux 4 appareils neufs acquis dans le cadre du plan de relance de l’économie et mis en service en 2021 et 2022. La sécurité civile sera donc dotée à terme de 40 appareils modernes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>691</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4440</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforçons les moyens pour lutter contre les inondations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            691. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre de l’intérieur sur les lacunes matérielles constatées au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) du Pas-de-Calais, en particulier en ce qui concerne l’acquisition de pompes de grande puissance, indispensables pour la gestion des inondations récurrentes en France ces derniers mois. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023,  assortie d’un financement initial de 30 millions d’euros, a été conçue pour renforcer les moyens des SDIS, notamment dans la lutte contre les feux de forêt. Ce dispositif incitatif, permettant de flécher une partie de l’investissements des SDIS en direction de moyens de lutte contre les feux de forêt a été dénommé « pacte capacitaire ». Il permet un subventionnement à hauteur de 60 % du montant des acquisitions en matière d’achat de ces matériels, dans le cadre d’une convention entre les SDIS et l’État, dont les clauses sont particulièrement restrictives dès lors qu’un besoin opérationnel autre que le feux de forêt nécessiterait une attention particulière. Ainsi,  les évènements récents survenus entre novembre 2023 et le printemps 2024 ont démontré la nécessité d’une adaptation de ces moyens, notamment pour faire face aux épisodes d’inondations exceptionnelles ayant touché le Pas-de-Calais. Ces épisodes ont mis en lumière une insuffisance critique en matière d’équipements de pompage, forçant à mobiliser des ressources extra-départementales et même internationales pour assurer une évacuation efficace des eaux. Le SDIS du Pas-de-Calais a établi un plan d’acquisition de pompes de grande puissance, indispensable pour garantir une réponse efficace aux prochaines crises. Ce plan, estimé à 3,2 millions d’euros, est actuellement financé à hauteur d’un tiers par les collectivités locales, mais nécessite encore le soutien de l’État pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace. Ce plan vient par ailleurs se surajouter à l’obligation de poursuivre l’exécution du pacte capacitaire, impliquant ainsi de poursuivre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt sur une région qui consacre aujourd’hui ses moyens sur la lutte contre les inondations. M. le député souhaite ainsi connaître les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour combler cette lacune, notamment en envisageant l’extension du « pacte capacitaire » feux de forêts vers un dispositif hybride intégrant les investissements liés aux pompes de grande puissance. Une réponse rapide est d’autant plus cruciale que les prévisions climatiques laissent entrevoir de nouveaux épisodes de crues dès l’hiver prochain. Les habitants du Pas-de-Calais, durement éprouvés, méritent la protection efficace que seuls des moyens matériels adaptés peuvent assurer. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4440</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement a récemment publié son plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) dans sa 3e version et la sécurité civile a, dès le mois de mars 2023, publié un rapport relatif à « l’adaptation de la sécurité civile face aux défis climatiques à l’horizon 2050 ». Le dispositif des pactes capacitaires s’inscrit dans ce cadre et a vocation à répondre aux conséquences du changement climatique par le cofinancement par l’Etat de l’acquisition de moyens rares et chers par les services d’incendie et de secours (SIS). Il est décliné, depuis 2023, d’une part par un financement de 150 millions d’euros dédiés au renforcement de la prévention et de la lutte contre les feux de forêts (FDF). D’autre part, 30 millions d’euros sont prévus par la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) sur la période 2023-2027 afin de permettre aux SIS de mieux se préparer aux risques complexes et émergents, dont les inondations. Concernant le volet dédié aux feux de forêts, plus de 1000 engins de lutte contre les feux de forêts seront acquis par les SIS d’ici à 2027 grâce au cofinancement de l’Etat. Les autres risques complexes et émergents, dont le risque inondation, ont quant à eux fait l’objet d’une analyse opérationnelle réalisée par les SIS sous l’autorité des zones de défense et de sécurité. S’agissant du risque inondation, les projets validés à ce jour sont portés par 7 SIS au sein des zones de défense et de sécurité Ile de France et Nord. Ils permettent l’acquisitation de 30 engins et matériels, cofinancés par l’Etat par une subvention de 3,57 millions d’euros. le Sdis du Pas-de-calais bénéficie ainsi d’une subvention de 1,02 millions d’euro (HT) afin d’acquérir deux cellules de pompage grande puissance ainsi qu’une berce. Ces nouveaux engins, ont vocation à renforcer à la fois la réponse territoriale et les dispositifs de solidarité de type colonne de renfort. Pour 2025, plusieurs projets d’amélioration de couverture du risque inondation ont été proposés en complément des acquisitions déjà réalisées seront étudiés dès le début d’année par les services de la DGSCGC. En outre, les engins acquis par les SIS dans le cadre du pacte capacitaire FDF, notamment les camions citerne feux de forêts « moyen » (CCFM), ont une polyvalence d’emploi opérationnel. Ils participent ainsi lors d’inondations aux indispensables opérations de reconnaissance, de sauvetage de personnes mais aussi de pompage. Enfin, des moyens de pompage lourds sont mobilisables au niveau national par les militaires des formations de sécurité civile (FORMISC), en tous points du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>693</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4441</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur le manque de Canadair durant l’été 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            693. — 8 octobre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque de disponibilité de Canadair durant les mois de juillet et août 2024. En effet, cette saison propice aux feux a été particulièrement difficile pour les pilotes de la sécurité civile. Entre matériel insuffisant, vieillissant ou bien victimes de pannes récurrentes, la flotte aérienne de lutte contre les incendies a une nouvelle fois dû faire face à des manquements. Chaque année, la flotte d’aéronefs de la sécurité civile composée de 12 Canadair, 8 avions Dash et 3 avions Beechcraft, subit de graves défaillances et n’est d’ailleurs jamais complètement opérationnelle. Au mois de juillet, le secrétaire général du syndicat national du personnel de l’aviation civile (SNPAC) a sonné la tirette d’alarme et dénonçait lui aussi le manque criant de Canadair disponibles. Pourtant, ces avions sont essentiels contre les feux de forêts en raison de leur capacité à écoper sur des points d’eau. Toujours selon le secrétaire général du syndicat national du personnel de l’aviation civile, certaines journées, il y avait entre zéro et deux Canadair opérationnels alors que la saison des feux débutait dès le 17 juin. Pour rappel, en juillet 2022, le sud-ouest de la France a été durement touché par de vastes feux de forêt qui ont ravagé près de 72 000 hectares de végétation dans tout le pays. Plus d’un millier de pompiers avait dès lors dû se mobiliser avec l’aide intensive des Canadair. Si une commande de deux nouveaux Canadair a été passée en 2022, avec une option posée pour l’acquisition de deux autres appareils en 2025, ils ne seront livrés qu’à partir de 2028, ce qui inquiète fortement et légitimement les pilotes. Pour faire face aux feux qui risquent de se multiplier ces prochaines années, il est urgent de se doter de moyens suffisants pour endiguer ces catastrophes naturelles. À ce titre, il lui demande de tout mettre en œuvre pour renforcer les moyens matériels de la flotte aérienne de lutte contre les incendies.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4441</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au sein du ministère de l’intérieur, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) suit attentivement les différents projets français et européens relatifs à des appareils bombardiers d’eau, qu’ils soient amphibies ou non, afin de bien connaître l’environnement concurrentiel du Canadair et d’encourager ceux qui semblent les plus pertinents : le programme d’avion amphibie Frégate 100 de la société française Hynaero, le programme Keppler KE72, le projet français basé sur un avion ATR-72, non amphibie, le programme de la société italienne 19-01 pour la création d’un d’avion amphibie Grampus WFX. Deux DHC-515 ont été commandés par la France à De Havilland Canada en août 2024. Leur livraison est contractuellement due en 2028. Nous avons la possibilité d’en acquérir 14 supplémentaires au titre du contrat passé, qui seront commandables à l’unité, mais avec une limite décisionnelle fixée à juin 2030. L’étude des projets alternatifs permettra de décider s’il est opportun de continuer sur le « tout Canadair » ou de diversifier nos moyens pour être plus efficaces face aux enjeux climatiques. Une lettre d’intérêt de la DGSCGC a été adressée, à leur demande, aux deux porteurs de projets français. La société italienne devrait également pouvoir bénéficier d’une lettre d’intention suite à sa demande récente. L’objectif pour les porteurs de projets est de pouvoir lever des fonds auprès notamment d’investisseurs privés et des banques. D’autres projets, comme le Dassault Falcon 2000 LXS et l’Airbus A400 sont également examinés mais semblent, de prime abord, moins adaptés aux besoins de la Sécurité civile. Globalement, ces projets nécessitent des travaux de conception, de développement, de production et de certification qui n’offrent pas de perspectives de livraison d’appareils avant plusieurs années. Par ailleurs, comme vous le savez, la flotte des canadairs est robuste mais soumise à rude épreuve sur chaque mission. Son entretien est assuré par la société Sabena Technics, basée à proximité de la base de sécurité civile de Nîmes, dans le cadre d’un contrat pluriannuel. Afin d’améliorer les modalités de cet entretien et donc la disponibilté de la flotte, la DGSDCGC a renforcé sa collaboration ave Sabena Technics et le contrôle des actions de maintenance. Enfin, la stratégie actuelle de la Sécurité civile de location de moyens aériens complémentaires lui permettant de couvrir efficacement les territoires les plus à risques durant la période estivale, doit garantir une transition vers la nouvelle flotte de la Sécurité civile à l’horizon des 8 à 10 prochaines années, sans rupture capacitaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>697</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4442</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de places d’examen à l’épreuve pratique du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            697. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’important délai d’attente des candidats à l’examen du permis de conduire à la suite d’un premier échec. L’accès à la mobilité et le renforcement de l’autonomie de nombreux Français se voient complexifiés du fait du coût du permis de conduire. Être titulaire du permis de conduire conditionne bien souvent l’accès à un emploi en particulier dans les bassins de vie et d’emploi non ou mal desservis par les réseaux de transport en commun. Actuellement, 45 % des apprentis conducteurs ne réussissent pas leur examen de conduite à la première présentation. Ils sont donc contraints d’assumer des frais supplémentaires pour maintenir leur niveau de conduite dans l’attente de pouvoir repasser l’épreuve pratique, les places à l’examen étant accordées prioritairement aux primo-candidats à l’épreuve de conduite. Dans sa réponse en date du 12 mars 2024 à la question écrite déposée par M. le député, M. le ministre a indiqué que 100 postes supplémentaires d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) seraient créés sur la période 2023-2026. Selon les représentants des écoles de conduite, 300 postes d’IPCSR supplémentaires seraient nécessaire afin de permettre de réduire substantiellement les délais d’attente pour passer l’examen du permis de conduire, étant rappelé que l’objectif national d’attente de 45 jours fixé par le Gouvernement reste aujourd’hui hors de portée. De plus, des doutes sérieux subsistent sur la concrétisation de créations de postes du fait des plans d’économie récemment exigés de l’ensemble des ministères en vue de réduire le déficit public de l’État. À défaut d’un recrutement d’IPCSR à la hauteur des besoins, des représentants de la filière proposent de mettre en place un système hybride pour réduire les délais d’attente des candidats contraints de repasser l’épreuve de conduite. Le premier passage de l’examen serait toujours assuré par un IPCSR. En cas d’échec suite à une faute grave, le candidat repasserait l’examen devant un IPCSR. Pour les candidats ayant échoué à cause de quelques fautes mineures, ou par manque de points, ces derniers pourraient repasser l’épreuve de conduite dans un centre privé. Afin de circonscrire autant que faire se peut les fraudes à l’examen de l’épreuve de conduite, il conviendrait de limiter le nombre de prestataires privés autorisés afin de ne pas réitérer les dysfonctionnements qui prévalent depuis 2015 pour l’examen du code de la route. En effet, la multiplication des opérateurs privés autorisés à assurer les examens du code de la route a conduit au constat d’une augmentation des situations de fraude. Aussi, les professionnels du secteur proposent de restreindre le nombre de prestataires privés autorisés à assurer les épreuves de conduite à ceux disposant d’un maillage de proximité permettant de couvrir l’ensemble du territoire national et qui ont déjà prouvé leur sérieux tels que le groupe La Poste ou le réseau SGS. Par conséquent, il lui demande quelles solutions le Gouvernement entend privilégier pour raccourcir substantiellement les délais d’attente des candidats aux épreuves pratiques de conduite tout en garantissant un haut niveau de contrôle contre les tentatives de fraude à l’examen du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4442</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’année 2024 correspond à une hausse importante du nombre de candidats à l’examen en raison de l’abaissement du permis B à 17 ans le 1er janvier 2024 et de l’ouverture de la possibilité de financer le permis A avec le compte personnel de formation (CPF). Le Gouvernement est attentif à cette situation et œuvre à réduire les délais de passage de l’examen pratique par différentes mesures. Le ministère de l’intérieur a décidé, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI), de créer 100 postes supplémentaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) pour les années 2023-2026. 93 postes d’IPCSR au-delà du schéma d’emploi ont été créés en 2023 et répartis dans les départements les plus en tension, prévus selon des critères objectifs incluant le nombre de formateurs déclarés, le nombre moyen d’examens par mois et par IPCSR par département, ainsi que le taux de réussite local. 38 examinateurs B issus de La Poste ont également été recrutés sur 2023. Par ailleurs, le ministère de l’intérieur a mis en place un dispositif d’examens supplémentaires qui permet aux IPCSR d’effectuer des examens pratiques le samedi, en plus de leur volume hebdomadaire, afin de contenir la hausse du délai d’attente à l’examen pratique au niveau national. Pour l’année 2024, cela a représenté 125 550 examens. Ce dispositif est reconduit en 2025. 9624 examens supplémentaires ont ainsi été réalisés en janvier 2025. Pour disposer des meilleures chances d’obtenir à la première présentation le permis de conduire, la conduite accompagnée (AAC) demeure la meilleure alternative. En effet, la conduite accompagnée permet, après une formation initiale en école de conduite, d’acquérir de l’expérience au volant en toute confiance et sous le contrôle d’un accompagnateur, dans des conditions de circulation les plus variées possibles, avant le passage des épreuves pratiques pour l’obtention du permis de conduire. Il est important de souligner que cette formation « au long cours » réduit considérablement l’accidentalité chez les conducteurs novices et enregistre un meilleur taux de réussite à l’examen. En outre, le taux de réussite recensé à l’épreuve pratique en vue de l’obtention de la catégorie B du permis de conduire s’élève à 75% pour les candidats ayant suivi une formation anticipée à la conduite, contre 52 % pour les candidats ayant suivi la formation traditionnelle. Des campagnes de valorisation de l’AAC sont menées par la délégation à la sécurité routière sur les réseaux sociaux depuis plus d’un an, notamment en direction du public cible des jeunes avant 15 ans et leur entourage. En plus de la formation en auto-école des candidats au permis de conduire, la délégation à la sécurité routière poursuit le travail de concertation avec les organisations professionnelles pour exploiter l’ensemble des pistes d’amélioration possibles, tant au niveau réglementaire qu’organisationnel, pour réduire les délais de présentation aux examens du permis de conduire. Le Gouvernement n’envisage pas de recourir à des prestataires privés pour l’organisation des épreuves pratiques du permis de conduire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>837</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4443</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Missions des gardes particuliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            837. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les missions des gardes particuliers. Les gardes particuliers assermentés sont des agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire. Ils sont chargés d’une mission de service public. Ils sont directement placés sous l’autorité du procureur de la République, sous la surveillance du procureur général et sous le contrôle de la chambre d’instruction, également placés sous l’autorité des préfets ou des sous-préfets dans le cadre de missions de police administrative, telles que le respect des arrêtés préfectoraux ou toutes autres réquisitions d’officiers de police judiciaire. Ils relèvent par procès-verbal tous délits et contraventions sur les propriétés dont ils ont la garde. Leurs procès-verbaux font foi jusqu’à preuve du contraire. Avec leur connaissance du terrain et leurs formations, ils interviennent également dans l’alerte et le guidage des pompiers lors d’accidents ou de feux en milieu forestier. Ils entretiennent une étroite collaboration avec tous les services de l’État dont ils sont complémentaires. Dans leurs missions, ils sont confrontés aux mêmes dangers que les agents de l’Office français de la biodiversité. Un article 15 vient d’être ajouté au code de la route permettant aux gardes particuliers, sur les domaines et propriétés dont ils ont la charge de surveiller, verbaliser le stationnement, l’arrêt et la circulation. Le mode de verbalisation n’ayant pas suivi, il est urgent d’en aviser l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) afin d’ajouter à la liste des agents verbarlisateurs les gardes particuliers, leur permettant ainsi d’utiliser l’appareil de verbalisation électronique comme la police nationale, municipale ou la gendarmerie. Par ailleurs, aucune méprise ne peut être faite entre les gardes particuliers de la Confédération nationale des garderies particulières et de la protection de l’environnement (CNGPPE) et d’autres organismes similaires ou privés puisque leurs tenues sont conformes aux statuts, à savoir le port d’un insigne aux couleurs nationales ainsi que tous les attributs officiels. Aussi, la CNGPPE intervient depuis 2006 afin que les alinéas 3 et 4 de l’article R. 15-33-29-1 du code de procédure pénale, issue du décret n° 2006-1100 du 30 août 2006, soient modifiés, voire supprimés, dans leur rédaction actuelle. Cela permettrait de revenir à une pratique ancienne des gardes particuliers les autorisant à porter sur leurs insignes les couleurs nationales, le port d’un képi et le port d’une arme de poing en complément de celle qui leur est déjà actuellement autorisée pour la destruction d’espèces nuisibles. Elle souhaiterait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin d’autoriser les modifications réglementaires du décret n° 2006-1100 du 30 août 2006.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4443</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les gardes particuliers sont des personnes employées par des propriétaires privés ou par les titulaires de droits, notamment des associations de chasse ou de pêche, pour assurer la surveillance de la propriété ou des droits qui lui sont attachés. Ce sont des personnes privées titulaires d’un agrément administratif et assermentées, investies de prérogatives de puissance publique (Conseil d’Etat, 10 août 2007, n° 298067). Ils ont l’obligation, dans l’exercice de leurs fonctions, de se conformer aux prescriptions de l’article R. 15-33-29-1 du code de procédure pénale. Cet article prévoit que ces agents doivent faire figurer de manière visible sur leurs vêtements la mention de « garde particulier », de « garde-chasse particulier », de « garde-pêche particulier » ou de « garde des bois particulier », à l’exclusion de toute autre. En outre, les mêmes dispositions interdisent le port d’un insigne définissant un grade, d’un emblème tricolore, d’un képi, ainsi que de tout insigne et écusson faisant référence à une appartenance associative, syndicale, politique ou religieuse. Ces dispositions ont pour but d’éviter tout risque de confusion avec les uniformes dont sont dotés les fonctionnaires et agents de la police nationale, les agents de police municipale et des établissements publics de l’État en charge de certaines fonctions de police judiciaire (Office français de la biodiversité, Parcs nationaux) ainsi que les militaires de la gendarmerie nationale. De plus, ils ne peuvent porter que certaines armes qu’à des fins de destruction des animaux nuisibles dans les conditions prévues à l’article R. 427-21 du code de l’environnement (article R. 15-33-29-1 du code de procédure pénale) et sous certaines conditions. Si les gardes particuliers sont susceptibles d’être exposés à des risques dans leurs fonctions de police, les doter d’armes ne semble pas opportun. En effet, tous les agents équipés d’une arme sont astreints à une formation préalable et à des entraînements fréquents nécessaires à la bonne maîtrise de l’arme, ainsi qu’en atteste la réglementation qui régit les agents de police municipale par exemple. L’instauration de ces formations ne peut s’improviser et engendrerait des coûts élevés pour les employeurs des gardes particuliers. Par ailleurs, le renforcement de l’armement des gardes particuliers soulèverait la question de la responsabilité de leurs commettants en cas d’accident. Enfin si, a contrario, un dispositif facultatif d’armement existe pour les agents de police municipale ou dans des cas très restreints pour des agents privés de sécurité, ces régimes d’armement sont fondés et proportionnés au regard de leurs missions. Aucune autre mission que la destruction des animaux nuisibles n’apparaît aujourd’hui justifier l’armement des gardes particuliers. Par conséquent, ces dispositions n’ont pas vocation à être modifiées. S’agissant de la verbalisation électronique, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) est bien au fait des prérogatives des gardes particuliers en matière de constatation de certaines contraventions, et des contacts sont déjà établis de longue date entre elle et les fédérations professionnelles évoquées. C’est d’ailleurs précisément dans la perspective d’une telle extension que l’Agence a préparé, en lien étroit avec les autres services concernés du ministère de l’intérieur, l’arrêté du 18 décembre 2023 modifiant l’arrêté du 20 mai 2009 portant création d’un traitement automatisé dénommé « Application de gestion centrale » (AGC) : cette évolution avait en effet notamment pour objectif, au travers de la révision de la rédaction de l’article 4 de l’arrêté d’origine, que cet outil essentiel à la répression des incivilités du quotidien ne soit plus limité seulement aux forces de sécurité intérieure et aux polices municipales, mais qu’il puisse aussi y être fait recours par tout organisme dont certains agents sont autorisés, par des dispositions législatives ou réglementaires, à constater, par procès-verbal, des infractions pour lesquelles l’action publique est éteinte par le paiement d’une amende forfaitaire. En parallèle, elle a procédé aux développements techniques nécessaires pour prendre en compte les spécificités procédurales applicables aux diverses catégories d’agents verbalisateurs concernées, notamment les dispositions de l’article 29 du code de procédure pénale relatives aux gardes particuliers commissionnés. Suite à ces évolutions, à la fois juridiques et techniques, de nombreux organismes éligibles ont pris l’attache de l’ANTAI, et la verbalisation électronique se met en place progressivement en leur sein, en remplacement des carnets à souche. C’est ainsi que certains gardes particuliers sont déjà dotés de cet outillage, lorsqu’ils sont commissionnés par une commune ou par un autre service verbalisateur déjà adhérent à la verbalisation électronique. Toutefois, il est important de souligner que cette mise en place est conditionnée par la passation préalable d’une convention avec l’Agence, et que cette procédure constitue une prérogative exclusive de l’entité qui commissionne le garde particulier, et qu’elle n’est pas ouverte aux gardes particuliers eux-mêmes, ni aux fédérations professionnelles qui les représentent. Par ailleurs, à ce jour, seules des personnes morales peuvent passer avec l’ANTAI une convention de ce type.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>975</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4444</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Beauvau de la sécurité - Mesures relatives à la prévention du suicide</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            975. — 15 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge M. le ministre de l’intérieur sur les résultats des mesures décidées dans la continuité du « Beauvau de la sécurité » pour prévenir les suicides et mieux appréhender les risques psychosociaux des forces de l’ordre. Impliqué dans les travaux du « Beauvau de la sécurité » en 2021, il souhaiterait pouvoir avoir des éléments concrets sur l’amélioration des conditions de travail des femmes et des hommes qui protègent les Français. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4444</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La défense des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie constitue une priorité absolue pour le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, qui est également déterminé à poursuivre les efforts engagés pour améliorer leurs conditions de travail. S’agissant de la question du suicide, dramatique et éminemment complexe, elle constitue de longue date une préoccupation majeure pour le ministère de l’intérieur. Dès 1996, la direction générale de la police nationale (DGPN) s’est dotée d’un service de soutien psychologique opérationnel (SSPO), qui compte à ce jour plus de 120 psychologues cliniciens répartis sur tout le territoire, et les dispositifs d’aide et d’accompagnement médico-psychosociaux n’ont cessé au fil des ans d’être renforcés. En gendarmerie, ce réseau regroupe 57 psychologues cliniciens et a vocation à être progressivement renforcé dans le cadre de la loi de programmation du ministère de l’intérieur, qui a fixé la cible à 85 psychologues. Il est piloté par le bureau de la sécurité et de la santé au travail (BSST) de la direction des ressources humaines de la gendarmerie nationale (DRH-GN), qui dispose d’antennes dans l’ensemble des régions de gendarmerie. Le suicide endeuille trop souvent nos forces. Au sein de la police, même si la tendance observée au cours des premiers mois de 2024 (23 suicides au 8 octobre 2024) laisse espérer une confirmation de la baisse sensible du nombre de passages à l’acte observée en 2023 (35 suicides en 2023 contre 46 en 2022). En gendarmerie, la tendance observée reste stable, avec 27 suicides en 2022, 24 en 2023 et 26 en 2024. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur est donc très attaché à ce que le travail de prévention soit poursuivi et renforcé. En 2018, la direction générale de la police nationale s’est dotée d’un nouveau plan d’action spécifique : le « programme de mobilisation contre le suicide » (PMS). Ce programme vise à mieux accompagner les policiers et à promouvoir le « mieux-être au travail ». Il est porté par une cellule spécifique, créée en administration centrale (« cellule analyse prévention suicide » - CAPS), dont les policiers réservistes, spécialement formés, organisent en particulier des sessions de sensibilisation dans toute la France, pour faire progresser la culture de prévention. Des campagnes d’information sur les dispositifs de soutien psychologique sont également régulièrement menées pour toujours mieux faire connaître les dispositifs de soutien psychologique et « dé-stigmatiser » le recours à l’aide psychologique. La direction générale de la police nationale dispose également d’une ligne d’écoute psychologique externalisée au profit des agents de la police nationale et de leur famille (numéro vert). Cette plateforme externe à la police nationale, complémentaire du SSPO, propose un service d’écoute anonyme, confidentiel et gratuit, assuré par des psychologues cliniciens, qui fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Afin d’améliorer la détection des personnes en difficulté, la direction des ressources humaines, des finances et des soutiens de la police nationale a également lancé en 2022, avec l’appui du groupement d’études et de prévention du suicide (GEPS), le dispositif « sentinelles » dans l’ensemble des services de police. Les « sentinelles » sont des policiers volontaires, formés pour détecter les agents en détresse et agir comme personnes-relais. Ils sont plus de 2 000 à ce jour. D’autres dispositifs d’accompagnement contribuent à la politique de prévention. Une « mission d’accompagnement des blessés » (MAB) a été mise en place pour répondre plus efficacement aux besoins d’accompagnement et de soutien, dans la durée, des policiers blessés physiquement et psychologiquement et de leurs familles. Un « groupe d’assistance aux policiers victimes » (GAPV) s’adresse à tous les agents de la police nationale victimes de violences, d’injures et de menaces dans l’exercice de leurs missions ou dans un cadre privé à raison de leur qualité. Il est joignable à partir d’un numéro vert et d’une messagerie fonctionnelle mis à la disposition de tous les agents victimes, 7 jours sur 7, de 5 h à 23 h. Un réseau de 20 psychologues du travail a par ailleurs été créé pour intervenir sur le fonctionnement des collectifs de travail. Il doit aussi être souligné que la direction générale de la police nationale finance des projets permettant aux services de renforcer la cohésion sur le lieu de travail, avec l’organisation de moments de cohésion autour du bien-être, du sport, etc. Pour la gendarmerie nationale, depuis juillet 2023, des réunions de sensibilisation à la crise suicidaire sont organisées à destination de tous les militaires et agents civils. Plus de 22 000 personnels ont déjà été sensibilisés, tous statuts confondus. La gendarmerie communique régulièrement autour du numéro national de prévention du suicide (3114) et forme ses communicants à la communication responsable post-suicide. Une étude d’environnement professionnel peut être déclenchée lorsqu’un suicide a manifestement une causalité principalement liée à l’activité professionnelle. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus global de la politique de prévention des situations de travail fragilisantes. À la suite du premier plan d’action de prévention des risques psychosociaux (RPS) établi en 2013, un deuxième plan d’action a été diffusé pour la période 2020-2024. Un nouveau plan 2025-2029 est en cours de réflexion. Le dispositif existant de prévention contre les addictions (produits psycho-actifs jusqu’à présent) est étendu aux addictions aux jeux d’argent et de hasard, notamment en ligne, et, plus généralement, aux écrans en 2025. Un suivi fin des réunions des commissions locales de prévention (CLP) permet d’avoir une bonne visibilité des situations fragilisantes. Une équipe de 4 psychologues du travail, basée à la direction générale de la gendarmerie nationale, est en mesure d’intervenir pour accompagner les unités les plus impactées. Les membres des CLP sont formés aux RPS de manière à optimiser le fonctionnement des CLP. Une nouvelle version de l’application de prévention des RPS est disponible sur les téléphones portables professionnels du personnel ("NEOGEND") depuis septembre 2024. Elle recense les coordonnées des acteurs de l’accompagnement ainsi que des fiches dédiées au commandement comme aux personnels subordonnés. L’instance de la CNP (commission nationale de prévention) comprend désormais au niveau national une réunion dédiée à la prévention des RPS. La police nationale développe également un réseau de soutien en matière de conseil familial, avec des professionnels extérieurs, parce que les difficultés familiales et les séparations peuvent constituer des facteurs de risque. Une convention a été signée en février 2024 avec l’association nationale des conseillers conjugaux et familiaux, permettant de financer, pour des couples de policiers, des séances auprès de professionnels. En complément, la direction générale de la police nationale travaille avec les associations de soutien aux policiers (PEP’S/SOS policiers en détresse et APS), qui jouent un rôle complémentaire dans la détection des personnes en situation de fragilité et l’orientation vers les dispositifs d’aide. L’importance du sujet exige une rigoureuse et lucide appréciation des dispositifs déployés. Aussi, une évaluation externe du « programme de mobilisation contre le suicide » a été conduite. Ses conclusions, rendues à l’été 2023, soulignent l’approche cohérente et globale menée par la police nationale dans la lutte contre le risque suicidaire, mais pointent un déséquilibre du dispositif, trop orienté vers la crise suicidaire au détriment de la prévention primaire (agir sur les conditions de travail). L’étude souligne également la nécessité de cibler en priorité les populations à risque et de porter une attention soutenue à l’encadrement intermédiaire et à la pratique managériale. Les réflexions sur les suites à donner au « PMS » se sont poursuivies dans le cadre d’un colloque organisé fin 2023 (« Accompagner les personnels de la police nationale : préserver et renforcer leur équilibre psychologique »). Le travail de refonte de la stratégie de prévention des risques psychosociaux et du suicide devrait prochainement aboutir. De même, en gendarmerie, l’accompagnement du personnel et la prévention des risques psycho-sociaux s’opèrent par la mobilisation d’un vaste réseau, couvrant des actions concourantes. Ainsi, le dispositif d’accompagnement psychologique de la gendarmerie, présent en métropole et outremer, a vu ses effectifs de psychologues cliniciens passer de 42 début 2023 à 57 aujourd’hui ; avec un objectif de 85 fin 2025, comme indiqué supra, de façon à optimiser la couverture du territoire et la prise en charge des situations identifiées. Les blessés en service de la gendarmerie peuvent être accompagnés dans le cadre de la reconstruction des blessés par le sport, notamment grâce à des stages adaptés dans différents milieux (montagne, nautique, équestre notamment). Ils pourront aussi prochainement profiter d’une structure dédiée à Fontainebleau : le "Village des blessés". Des journées sont organisées au profit des gendarmes placés en position de non-activité pour raisons de santé (congé de longue durée pour maladie, etc.) afin de maintenir un lien constant avec l’institution et permettre un retour accéléré à l’activité en cas de rétablissement. Le célibat géographique du militaire à l’occasion d’une mobilité peut être un facteur de mal-être, par exemple dans la problématique de maintien de l’emploi du conjoint. C’est pourquoi la création et la mise à disposition de la récente application ORYX optimise désormais la recherche d’un emploi par les conjoints à l’occasion de chaque mobilité. L’indispensable amélioration des conditions de travail constitue en tout état de cause un autre axe majeur de cette action, à laquelle le ministre de l’intérieur sera particulièrement attentif dans le cadre des discussions budgétaires. L’ensemble des politiques d’action sociale (offre de service en matière de logement, facilitation des gardes d’enfants, restauration, etc.) comme les mesures visant les conditions matérielles de travail (immobilier, véhicules, etc.) contribuent en effet à améliorer la qualité de vie des policiers et des gendarmes, notamment en permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle, alors que les forces de sécurité intérieure travaillent souvent sur la base d’horaires atypiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>978</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4446</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Question écrite au ministre de l’intérieur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            978. — 15 octobre 2024. — M. Pascal Jenft* alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’impact de la multiplication des normes de procédures sur le travail des forces de l’ordre. Suite à la décision n° 2021-817 du Conseil constitutionnel du 20 mai 2021, les articles L. 256-1 et suivant du code de sécurité intérieur (CSI) ont restreint et conditionné le placement sous vidéo-surveillance des gardés à vue. De tel sorte que seul un gardé présentant un sérieux risque de violence, de suicide ou d’évasion peut être filmé. Depuis le 1er octobre 2024, les dispositions réglementaires R. 256-1 et suivant du CSI sont en vigueur et imposent une demande précise auprès de l’autorité administrative pour obtenir le placement d’un gardé sous vidéo-surveillance. Les gardés ont par conséquent le droit de contester cette décision. Outre l’alourdissement procédural, ces dispositions peuvent constituer un réel danger. En effet, pour se plier aux exigences du CSI en matière de vidéosurveillance, les agents de police auront moins de temps à consacrer à la garde à vue et aux actions qu’elle requiert. Pour des raisons de sécurité évidentes, un officier de police judiciaire (OPJ) devra être dédié à la surveillance des gardés non filmés. Faute de recrutements, ce seront des agents de police en moins sur la voie publique ; or l’actualité criminelle démontre bien que leur présence est impérative. Un autre élément inquiétant est la carence d’OPJ au sein de la police. Ces derniers sont sensés passer d’un effectif de 17 900 à 22 000 en 2027 mais, sur la dernière promotion, on recense 80 admis sur 709 élèves. Cela s’explique en partie par des primes jugées trop faibles, mais surtout par la complexité croissante de la procédure pénale, encore accentuée la semaine passée. Il lui demande s’il compte prendre des mesures pour annuler la réforme de l’usage des vidéo-surveillances lors des gardes à vue et ce qu’il envisage pour rendre attractifs les postes d’officiers de police judiciaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1229</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4447</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Limitation de la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1229. — 22 octobre 2024. — M. Lionel Tivoli* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions relatives à la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue. Depuis le 1er octobre 2024, le recours à ladite vidéosurveillance devient une exception au bénéfice du principe de rondes régulières et fréquentes devant être réalisées par les effectifs de police. Ces nouvelles dispositions s’inscrivent dans le cadre d’une harmonisation européenne faisant suite à certains articles de la loi dite « Sécurité globale » de 2021 censurés par le Conseil constitutionnel. Désormais, le recours aux caméras de vidéosurveillance devra faire l’objet d’une motivation spécifique par les forces de police, limité aux cas de risque d’évasion, de menace pour le gardé-à-vue ou vis-à-vis d’un tiers. Par ailleurs, le gardé-à-vue pourra à tout moment contester, par l’intermédiaire de son conseil juridique, le bien-fondé de son placement en cellule dotée de vidéosurveillance. La conséquence directe de l’application de ces nouvelles dispositions va être une complexité encore accrue de la tâche qui incombe aux policiers. En effet,  les démarches administratives diverses ainsi que la mobilisation d’effectifs supplémentaires vont engendrer une diminution du temps nécessaire consacré aux enquêtes et donc à la sécurité des concitoyens. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin de limiter, voire d’anéantir, les effets de cette nouvelle réglementation qui n’aura pour conséquence d’amoindrir encore davantage l’efficacité du travail essentiel des policiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2605</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4447</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2605. — 3 décembre 2024. — M. Roger Chudeau* interroge M. le ministre de l’intérieur, à la demande du syndicat de police Unité, sur les conséquences du décret n° 2023-1330 du 28 décembre 2023 relatif à la mise en œuvre des systèmes de vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de retenue douanière. En effet, afin de compenser l’absence de vidéosurveillance systématique et permanente, les policiers doivent effectuer des rondes régulières afin de réaliser des contrôles visuels à l’intérieur des cellules de GAV. Cela engendre une présence humaine accrue et nuit à une efficacité sur le terrain, alors même que la vidéosurveillance avait pour objectif d’alléger leur charge de travail. Le 2 octobre 2024, lors de son audition à l’Assemblée nationale, M. le ministre a réaffirmé sa volonté de « simplifier les choses », notamment en matière de surplus administratif pour les policiers et les gendarmes. En conséquence, la plupart des commissariats français, et plus particulièrement dans le département de Loir-et-Cher, étant déjà confrontés de manière chronique à des problèmes de sous-effectifs, il souhaite l’interroger sur les éventuelles possibilités d’assouplissement de cette réglementation de manière à faciliter le travail des forces de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3165</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4447</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret no 2023‑1330 mettant fin à la vidéosurveillance des locaux de garde à vue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3165. — 14 janvier 2025. — M. Didier Lemaire* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les grandes difficultés d’application du décret n° 2023-1330 mettant fin à la vidéosurveillance des locaux de garde à vue et instaurant une surveillance par un policier titulaire. En effet, la mobilisation d’un geôlier engendre un impact important sur des effectifs de police déjà amoindris (moins cinq fonctionnaires de police en deux ans au commissariat de police de Saint-Louis, situé dans la circonscription de M. le député). Dans un contexte d’explosion de la délinquance en France, la mobilisation d’un geôlier conduit, à titre d’exemple, à la présence d’une seule patrouille de deux ou trois fonctionnaires pour le Pays des Trois Frontières représentant un bassin de vie de près de 30 000 habitants, un territoire situé aux frontières de l’Allemagne et de la Suisse exposé à une délinquance transfrontalière importante qui génère une activité judiciaire non négligeable. Par ailleurs, certains incidents pouvaient auparavant être repérés et évités plus rapidement grâce à la vidéosurveillance, par exemple des dégradations dans les geôles. Ce décret implique également des complexifications de procédure avec un formulaire et des autorisations supplémentaires lorsqu’un individu en garde à vue doit être placé sous surveillance filmée pour sa sécurité. Enfin, l’individu filmé ne peut être placé dans la même geôle qu’un individu non filmé, un critère parfois difficile à prendre en considération, notamment dans les petits commissariats de police, comme celui de la circonscription de M. le député, disposant de 4 à 5 geôles et n’étant pas pourvus de fonctionnaires dédiés à la surveillance des personnes privées de liberté comme cela est le cas dans les grands et moyens commissariats. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin d’adapter ce décret face aux difficultés exprimées par les fonctionnaires de police œuvrant dans les petits commissariats des territoires ruraux, non dimensionnés pour ce type de surveillance constante. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4010</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4448</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suppression de la vidéosurveillance systématique en garde à vue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4010. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de l’entrée en vigueur, au 1er octobre 2024, des articles R. 256-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui mettent fin à l’enregistrement systématique de la vidéosurveillance des locaux de garde à vue. Ces dispositions, issues du décret n° 2022-1382 du 31 octobre 2022, remplacent le dispositif antérieur par un régime d’enregistrement conditionné, selon les termes de l’article L. 256-2 du même code, à une décision du chef du service responsable de la sécurité des lieux concernés ou de son représentant lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que la personne gardée à vue pourrait tenter de s’évader ou représenter une menace pour elle-même ou pour autrui. Dans les faits, cette évolution suscite des inquiétudes quant à son impact sur le bon déroulement des gardes à vue, sur l’organisation des services et sur la sécurité des policiers, qui sont susceptibles d’être victimes d’agressions violentes. Ces derniers alertent également sur une nécessaire réorganisation des effectifs qui implique que certains d’entre eux soient retirés du terrain pour assurer la surveillance physique des personnes en garde à vue, compensant ainsi l’absence de vidéosurveillance. Une telle situation risque d’affecter la disponibilité des forces de l’ordre pour leurs missions de lutte contre la délinquance dans un contexte où les effectifs sont déjà sous tension, en particulier dans des territoires marqués par une forte insécurité. Au-delà de cette problématique opérationnelle, la suppression de la vidéosurveillance systématique soulève également des interrogations sur la protection des droits des gardés à vue et des policiers. Les enregistrements vidéo constituaient jusqu’à présent un élément de preuve objectif permettant d’éviter d’éventuels contentieux liés à des accusations de violences ou des agressions commises par des personnes en garde à vue. En l’absence d’une captation automatique et systématique, ces contentieux pourraient se multiplier, rendant plus complexes les enquêtes et procédures disciplinaires. Il lui demande donc si le Gouvernement entend revenir sur cette réforme ou, à défaut, s’il compte prendre des mesures pour assurer la protection des policiers et éviter qu’elle ne désorganise leur action.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4448</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er octobre 2024, les conditions de vidéosurveillance des personnes placées en garde à vue (ou en retenue douanière) ont changé en application des articles L. 256-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Ce nouveau cadre juridique est issu de la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure. Initialement destiné à combler un vide juridique concernant les dispositifs de vidéosurveillance dans les locaux de garde à vue et à tirer les conséquences d’une décision du Conseil constitutionnel, promu par diverses autorités de contrôle, il a été considérablement encadré et donc alourdi lors de la discussion parlementaire, puis lors de la phase d’élaboration des règlements d’application et aux différentes étapes de l’examen des textes par le Conseil d’État. Décidé « lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que [la] personne pourrait tenter de s’évader ou représenter une menace pour elle-même ou pour autrui », et devant donc être motivé, le placement sous vidéosurveillance d’un gardé à vue est désormais l’exception. Il s’accompagne de droits pour la personne filmée, dont celle-ci doit être informée, comme doit lui être notifiée la décision de la placer sous vidéosurveillance. Des diligences sont également à accomplir auprès de l’autorité judiciaire. Par ailleurs, des diligences supplémentaires s’appliquent (avocat, médecin) lorsque la personne bénéficie d’une mesure de protection juridique (tutelle, etc.) ou est mineure. Par ailleurs, un registre administratif spécifique doit être mis en place. Des diligences spécifiques sont également à accomplir en matière d’enregistrement des séquences vidéo (habilitation des agents autorisés à consulter les images, application des règles relatives à la protection des données, conservation des images, etc.). La mise en œuvre de ces nouvelles normes impose, en outre, d’équiper de nombreuses caméras d’enregistreurs, ce qui suppose des investissements financiers significatifs. Un pare-vue ou un filtre opacifiant doit également être fixé dans les cellules équipées de sanitaires. Ce nouvel encadrement juridique suscite la préoccupation voire l’incompréhension de nombre de policiers et pèse sur les services de police, qui doivent fréquemment se réorganiser pour y faire face. Il soulève donc de sérieuses interrogations dont le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, est conscient. Ce cadre légal alourdit en effet le formalisme de la procédure alors que la simplification est une attente centrale des agents, notamment de ceux exerçant en filière investigation. La simplification de la procédure pénale constitue d’ailleurs, depuis plusieurs années, une priorité affichée par les Gouvernements successifs. Par ailleurs, avec un recours désormais restrictif à la vidéosurveillance, la charge de travail induite par la surveillance physique des cellules détourne nécessairement des policiers de missions opérationnelles, « immobilisés » dans les locaux des commissariats pour effectuer des rondes et procéder à des contrôles visuels directs de l’intérieur des cellules. Alors que les attentes des Français sont très fortes en matière de sécurité, et notamment de présence visible des forces de l’ordre sur le terrain, ce nouveau cadre juridique ne va pas dans le sens souhaité. Il convient de rappeler que le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, a fait du renforcement de la sécurité du quotidien une priorité, qui passe par une présence accrue des patrouilles sur la voie publique. Pour la gendarmerie nationale, il convient de mentionner qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de dispositif de vidéosurveillance de cellules de garde-à-vue. Néanmoins, une expérimentation de la vidéosurveillance a débuté au sein du groupement de gendarmerie du Lot-et-Garonne depuis le 17 février 2025 pour une durée de 6 mois. Elle permettra notamment d’éprouver le cadre légal d’emploi. Face aux conséquences opérationnelles et financières de ce nouveau cadre juridique, des mesures doivent être prises. Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, a donc demandé que soient étudiées toutes les possibilités juridiques pour réviser le cadre légal et permettre de revenir à un fonctionnement plus rationnel sur le plan opérationnel et moins coûteux sur le plan humain.Il convient en outre de rappeler que le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, souhaite que soient intensifiés les efforts engagés depuis plusieurs années pour limiter le temps consacré aux actes de pur formalisme et réduire les contraintes administratives et les missions périphériques qui éloignent le policier et le gendarme de leur cœur de métier et notamment du terrain. Il s’agit de lutter contre des contraintes coûteuses et démotivantes et ainsi de redonner du sens au travail et à la vocation des policiers et des gendarmes, qui attendent beaucoup sur ce plan. Au-delà des indispensables évolutions législatives et réglementaires de simplification de la procédure pénale, d’importantes mesures ont déjà été prises ou sont en cours pour simplifier le travail policier : recours accru aux personnels administratifs pour exercer des fonctions non opérationnelles et pour suppléer les enquêteurs dans l’exécution des diligences procédurales, développement de l’amende forfaitaire délictuelle, réduction des missions dites périphériques, etc. Il est également fondamental que les policiers et gendarmes disposent d’outils numériques et d’aide à l’enquête performants et modernes, tant pour les gains de temps et d’efficacité, dont ils sont porteurs, que pour limiter la charge que représente une procédure pénale toujours plus complexe : déploiement progressif du programme « procédure pénale numérique », caméras mobiles, caméras embarquées et aéroportées, terminaux numériques de nouvelle génération NEO 2 et outils de plainte en mobilité, plainte en ligne et projet de visioplainte, développement de logiciels de retranscription, etc. À la demande du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, les travaux visant à déployer le nouveau logiciel de rédaction des procédures de la police nationale, qui simplifiera la production des actes de procédure, vont en particulier être accélérés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1020</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4449</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Caméras VPI (Visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1020. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de la position de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur le cas des caméras VPI (Visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection. En effet, si les caméras de « contexte » (plan large permettant d’observer un espace comme une place, un parking ou une intersection de routes ne permettant pas une identification précise des personnes ou des véhicules) ne semblent pas poser problème, les caméras de « visualisation des plaques d’immatriculation » (plan étroit permettant de visualiser les plaques d’immatriculation des véhicules en circulations de jour comme de nuit), en revanche, semblent poser difficulté lorsqu’elles sont installées par les municipalités. En ce sens, depuis peu, la CNIL réalise des contrôles de système de vidéoprotection des communes et considère illicite l’usage des caméras VPI en précisant que ces capteurs sont assimilés à un traitement automatisé des plaques d’immatriculation de type LAPI (lecture automatisée des plaques d’immatriculation) au sens de l’arrêté du 18 mai 2009. Or l’usage de systèmes LAPI n’est autorisé que pour la police nationale, la gendarmerie nationale et les douanes. Toutefois, contrairement au système VPI, les traitements LAPI peuvent être rapprochés du traitement automatisé des données relatives aux véhicules volés ou signalés ainsi que du système d’information Schengen. Par ailleurs, la CNIL considère que les municipalités ne peuvent stocker ces données tandis que le maire (même s’il est officier de police judiciaire) et les policiers municipaux n’ont pas le droit d’y accéder. La CNIL exigerait même des communes qu’elles investissent dans de coûteux serveurs et relais qui rapatrieraient immédiatement les images au sein de chaque groupement de gendarmerie ou direction départementale de la sécurité publique (DDSP) sans rien laisser au plan communal. Pourtant, non seulement les référents-sûreté police et gendarmerie ont largement demandé aux communes au travers du diagnostic ou audit de vidéoprotection le déploiement de caméras VPI pour qu’elles obtiennent des subventions et qu’elles optimisent l’efficacité de leur futur système de vidéoprotection contre la délinquance, mais encore, l’État, les régions et les départements les ont largement poussées à y recourir grâce à des incitations techniques et financières au regard de l’intérêt que cela représente, puisque cet outil permet un gain de temps considérable lors des investigations en aidant à la résolution du nombre d’infractions. C’est pourquoi les municipalités ont décidé d’investir dans des systèmes de vidéoprotection en suivant les préconisations des forces régaliennes et ont donc déployé des caméras dit VPI dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Or depuis la décision de la CNIL, beaucoup de communes s’interrogent sur la pertinence de continuer à s’équiper ou à développer la vidéoprotection compte tenu de son coût d’investissement et de fonctionnement, si cela ne sert uniquement que la gendarmerie, la police nationale et les douanes, mais jamais la police municipale. D’autant plus que depuis peu, les directions des forces de sécurité intérieure ont rappelé à leurs personnels que les communes n’avaient plus le droit de lire les plaques d’immatriculation en utilisant des algorithmes, mais uniquement de remettre des séquences vidéo n’offrant aucune donnée intelligente permettant de faciliter la recherche de plaque minéralogique ; ce qui impose aux enquêteurs de lire la séquence vidéo et de relever manuellement les numéros d’immatriculation des véhicules. Dès lors, si le principe de ne pas attenter aux libertés individuelles pour assurer la sécurité de tous est louable, c’est sous réserve de ne pas revenir à « l’âge de pierre » de la vidéoprotection. En ce sens, il est intéressant de souligner que le déploiement des caméras LAPI sur les portiques du projet abandonné d’écotaxe n’avait pas soulevé d’inquiétudes de la CNIL dans sa délibération n° 2013-038 du 14 février 2013, qui considérait que les modalités de conservation et l’accès prévu pour les destinataires de ces données étaient pertinents et non excessifs. Aussi, dans la mesure où cette technologie permet d’identifier plus rapidement et facilement les délinquants et ainsi, disposer de plus de personnels sur le terrain pour la sécurité des concitoyens, plutôt que de passer des jours à éplucher des séquences vidéo dans un bureau, il apparaît que priver les polices municipales de cet outil constitue un nouvel obstacle dans le cadre de leurs missions de sécurisation de l’espace public et de protection des administrés. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend adapter les textes en vigueur afin, d’une part, d’autoriser l’usage des caméras VPI dans le cadre de fonctions de recherches tant par la gendarmerie, la police nationale et les douanes que par la police municipale et d’autre part, éviter des investissements coûteux et contreproductifs aux communes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4450</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositifs de visualisation des plaques d’immatriculation (VPI), dès lors qu’ils consistent à récupérer manuellement les numéros d’immatriculation des véhicules et non à réaliser une lecture optique des caractères de la plaque d’immatriculation, ne relèvent pas du régime juridique applicable aux dispositifs de type LAPI. En revanche, les dispositifs de visualisation des plaques d’immatriculation (VPI) prévoyant la récupération automatique des numéros d’immatriculation des véhicules doivent être considérés comme des LAPI et sont, lorsqu’ils sont mis en œuvre à des fins de police judiciaire ou de police administrative, encadrés par la loi.  Les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de la sécurité intérieure (CSI) autorisent la mise en œuvre de dispositifs fixes ou mobiles de contrôle automatisé des données signalétiques des véhicules en tous points appropriés du territoire et en particulier dans les zones frontalières, portuaires ou aéroportuaires ainsi que sur les grands axes de transit national ou international, à des fins de police judiciaire et de police administrative. Aux termes de l’article L. 233-1 du CSI, les services de police et de gendarmerie et des douanes peuvent mettre en œuvre des dispositifs fixes ou mobiles de contrôle automatisé des données signalétiques des véhicules notamment aux fins de : - prévenir et de réprimer le terrorisme et faciliter la constatation des infractions s’y rattachant ; - faciliter la constatation des infractions criminelles ou liées à la criminalité organisée au sens des articles 706-73 et 706-73-1 du code de procédure pénale, des infractions de vol et de recel de véhicules volés, des infractions de contrebande, d’importation ou d’exportation commises en bande organisée, prévues et réprimées par le dernier alinéa de l’article 414 du code des douanes ; - constater, lorsqu’elles portent sur des fonds provenant de ces mêmes infractions, la réalisation ou la tentative de réalisation des opérations financières définies à l’article 415 du même code ; - permettre le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leurs auteurs. Ces dispositions ne sont cependant pas applicables aux polices municipales. Le législateur a seulement autorisé le recours à des dispositifs LAPI par des polices municipales dans d’autres cadres, tels que la constatation des infractions résultant de la violation des règles de circulation relatives à l’usage des voies réservées par l’autorité investie du pouvoir de police de la circulation aux véhicules de transport en commun, aux taxis, aux véhicules transportant un nombre minimal d’occupants, notamment dans le cadre du covoiturage (article L. 130-9-1 du code de la route) et afin de permettre le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leurs auteurs, ou tel que la constatation des infractions aux règles de circulation arrêtées (zones à faibles émissions mobilité) et de permettre le rassemblement des preuves de ces infractions ainsi que la recherche de leurs auteurs (article L. 2213-4-2 code général des collectivités territoriales). Enfin, depuis la dépénalisation du stationnement payant en janvier 2018 organisée par la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 MAPTAM (le non-paiement du stationnement payant n’est plus puni d’une contravention, mais est remplacé par une redevance forfaitisée d’occupation du domaine public, le « forfait post-stationnement »), les collectivités territoriales sont autorisées à utiliser des dispositifs LAPI, fixes ou mobiles, afin de procéder à la détection du non-paiement du stationnement payant. Dans les autres cas, les communes ne sont pas autorisées à utiliser ces dispositifs (cf. CE, 27 juillet 2016, Commune de Gujan-Mestras, n° 385091 et CNIL, délib. n° 2014-219, 22 mai 2014). Conscient de l’enjeu auquel vous faites référence, le Gouvernement mène actuellement une réflexion sur les possibilités de faire évoluer la loi pour permettre, dans d’autres cas, le recours à des dispositifs LAPI par les polices municipales. Dans ce cadre, il ne manquera pas d’associer, le cas échéant, les communes pour optimiser et rationaliser l’utilisation de leurs investissements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1021</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4451</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hausse des cambriolages en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1021. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le taux préoccupant de cambriolage dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce sont plus près de 23 000 cambriolages qui ont été relevés pour la seule année 2022, soit environ 7,5 cambriolages pour 1 000 foyers (11,4 pour les Bouches-du-Rhône), selon l’Insee. Deuxième région la plus touchée de France métropolitaine, la Provence-Alpes-Côte d’Azur connaît une nouvelle augmentation du nombre d’exactions après un léger repli pendant la période covid. En moyenne, le nombre de cambriolages de logements augmente de 3,2 % par an, pour atteindre 4 322 en 2022, contre 4 386 en 2021. L’entreprise Verisure en compte 5 091, soit 14 exactions par jour. Mme la députée attire l’attention de M. le ministre sur l’idée communément admise selon laquelle le chiffre de vols est élevé en raison du grand nombre de résidences secondaires dans la région varoise : si ce fait existe, il demeure cependant minoritaire. Seulement 14 % des habitations cambriolées sont des résidences secondaires, (généralement en territoire rural), contre 69 % d’habitations principales et 17 % de locaux professionnels. En outre, une étude de l’Insee publiée en 2023 constate qu’« entre deux communes aux caractéristiques similaires, celle située dans une zone urbaine dense est susceptible d’enregistrer, en moyenne par an, 1,4 cambriolage de plus pour 1 000 logements que celle située en territoire rural périurbain ». Mme la députée estime qu’il est du devoir du Gouvernement de garantir la sécurité des citoyens et de protéger le droit à la propriété. Mme la députée regrette que les pelotons anti-cambriolage (PLAC) déployés à partir de 2014 dans le département de l’Eure n’aient pas d’équivalent dans la région et plus particulièrement dans le département du Var. Elle suggère de combattre ce phénomène de cambriolage non seulement par les causes, mais aussi par les conséquences. La préconisation de « bons réflexes » sur le site du ministère n’est pas suffisant car il ne traite que des conséquences et du comportement à adopter en raison du risque. Mme la députée préconise donc une politique de prévention, en déployant dans la région des brigades de gendarmerie spécialisées et en durcissant les sanctions contre les cambrioleurs. Elle lui demande donc quelle politique il compte mettre en œuvre pour durcir les sanctions contre les cambrioleurs, pour en assurer l’application et pour mettre en œuvre une politique de protection à la hauteur du phénomène. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4451</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur le territoire national et en zone gendarmerie, de janvier à novembre 2024, le nombre de cambriolages est en hausse de 3,6 % par rapport à la même période 2023 (142 253 faits contre 137 266). La plus forte hausse concerne les résidences principales (+8,2%) et les résidences secondaires (+ 6,8%). En revanche, les cambriolages commis à l’encontre des locaux d’activité professionnelle et autres lieux sont respectivement en baisse de 5,4 % et 2,8 %. En zone police (préfecture de police et direction générale de la police nationale), les cambriolages ont baissé en 2024 de 6,3 % (passant de 192 197 faits en 2023 à 180 176 faits en 2024). La baisse concerne tant les cambriolages de logements (- 6 %) que les cambriolages de locaux industriels, commerciaux et financiers (- 12,8 %). Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, on observe (données SSMSI - tous services de police et de gendarmerie) une diminution de 3 % des cambriolages de logement, dont le nombre est passé de 57 997 en 2023 à 56 252 en 2024. Dans le Var, les données (données SSMSI - tous services de police et de gendarmerie) font apparaître une diminution de 10 % des cambriolages de logement, dont le nombre est passé de 4 552 en 2023 à 4 118 en 2024. Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, on observe en zone de gendarmerie une baisse généralisée de tous les indicateurs. Ainsi, le nombre de cambriolages est en baisse de janvier à novembre 2024 de 4,4 % (9 411 faits contre 9 843) et elle concerne notamment les faits commis à l’encontre des résidences secondaires (-11 %) et des résidences principales (-4,3%). Concernant le département du Var, la baisse est encore plus prononcée. Ainsi, le nombre de cambriolages est en baisse de 13,7 % (2 438 faits contre 2826), avec une baisse notable de 17,1 % pour les résidences secondaires et de 13,2 % pour les résidences principales, le tout corrélé à une hausse du taux d’élucidation de 1,3 %.  En zone police, on enregistre en 2024 dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur une baisse de 13 % du nombre de cambriolages, qui sont passés de 18 389 faits en 2023 à 15 986 faits en 2024. La baisse est de 12 % pour les cambriolages de résidences principales - qui sont les principaux cambriolages en zone police - et de 2 % pour les résidences secondaires. Le nombre de cambriolages de locaux commerciaux est, quant à lui, en baisse de 16 % en 2024. S’agissant du Var, le nombre de cambriolages de résidences principales et secondaires y a baissé en 2024 de 6,26 % (2 248 faits en 2024 contre 2 398 faits en 2023). Ces résultats témoignent de l’engagement des forces de police et de gendarmerie. En zone gendarmerie, ces résultats relèvent, à la fois, de l’application d’une note-express émanant de la région de gendarmerie PACA et de dispositions propres aux différents groupements de gendarmerie départementale. La note-express émise par la région de gendarmerie à destination de toutes les unités de gendarmerie de son ressort précise toutes les mesures de prévention, d’anticipation, d’investigations et de contrôle des actions menées à mettre en œuvre pour lutter plus efficacement contre les cambriolages. Au niveau local, les groupements de gendarmerie départementale des Alpes-Maritimes et du Var ont activé des GELAC (groupe lutte anti-cambriolage) et mis en place un groupe de travail spécifiquement dirigé pour entraver une équipe identifiée de malfaiteurs. Dans les Bouches-du-Rhône, des GELAB (groupe de lutte contre les atteintes aux biens) sont actifs à Aix-en-Provence, Arles, Aubagne, Istres et Salon de Provence. Les lieux cambriolés bénéficient d’une prise en compte systématique par des gendarmes spécifiquement formés aux constatations techniques et scientifique sur ce type de faits, lesquels disposent de matériels adaptés et dédiés à la recherche d’indices. Selon la complexité de la scène d’infraction, ils sont renforcés par des experts en identification criminelle. Les gendarmes sont également sensibilisés à la dimension numérique de la preuve et s’attachent à rechercher tous les moyens d’identifier les auteurs via les objets connectés, la téléphonie et les dispositifs de vidéoprotection (publics et privés).  La lutte contre les auteurs sériels de cambriolage s’appuie sur la mobilisation des capacités de rapprochement des faits et des auteurs, et ceci aux niveaux départemental (brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires), régional (section d’appui judiciaire) et national (service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale). Il en est de même en zone de police. S’agissant de la lutte contre les groupes criminels itinérants et transnationaux, gendarmerie et police exploitent les canaux de coopération internationaux, tant pour le partage du renseignement criminel et judiciaire que pour la continuité de ses investigations (CCPD, Europol, protocole de Prüm). En zone gendarmerie, le traitement judiciaire des cambriolages s’inscrit pleinement dans le cadre du principe de subsidiarité des unités et de complémentarité des moyens, afin que chaque affaire soit traitée à l’échelon d’investigation le plus pertinent (unités territoriales, brigades et sections de recherches, structures temporaires d’enquêtes, office central de lutte contre la délinquance itinérante - OCLDI). Lié à l’accentuation de la présence de voie publique, le nombre de consultations des différents fichiers en zone gendarmerie a connu une forte hausse sur le département du Var entre 2023 et 2024. Les interrogations du fichier des personnes recherchées (FPR) sont en hausse de 22,1 % (150479 contre 123 243) ; 82 % d’entre elles sont réalisées en mobilité par l’utilisation des terminaux smartphones NEOGEND. Les consultations sur les véhicules sont en hausse de 45 % (127 485 contre 87 795) avec un taux en mobilité de 80 %. Pour garantir l’efficience et la pertinence de la présence de voie publique, les échelons territoriaux orientent leurs services en se basant sur une analyse fine des zones de vulnérabilité et des créneaux propices aux cambriolages. En zone police, pour répondre aux enjeux des cambriolages, une présence policière accrue et visible dans les quartiers sensibles et les zones résidentielles a été organisée, notamment pendant les périodes de vacances ou de fêtes, propices aux cambriolages. Afin de renforcer l’action de la gendarmerie nationale, cinq brigades ont été créées en 2024 dans le cadre du plan 239 brigades pour un total de 34 ETP supplémentaires : les brigades mobiles Durance-Bléone à Sisteron (Alpes-Hautes-Provence) et de Serre-Ponçon à Embrun (Hautes-Alpes), la brigade mobile du pays d’Aigues à La Tour-D’Aigues (Vaucluse), la brigade mobile de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône) et la brigade fixe de Cuers (Var). Ces brigades répondent aux attentes fortes de renforcement de la présence de la gendarmerie et de l’offre de sécurité, au plus près de la population, grâce à un maillage territorial développé dans la profondeur des territoires et des modes d’action rénovés. Dans le cadre d’un travail partenarial très actif, « groupes de partenariat opérationnels » (GPO) rassemblent les mairies, bailleurs, polices municipales, associations de commerçants ou de citoyens pour identifier et résoudre des problèmatiques locales constituant un atout majeur pour le travail au quotidien des policiers. Par ailleurs, le recours systématique aux spécialistes de l’identité judiciaire a permis d’améliorer l’identification des auteurs de cambriolages. L’accent a également été mis sur la formation en la matière des policiers qui travaillent dans les unités de police-secours. Il faut également souligner la mise en place dans les services d’investigation d’unités spécialisées dans la lutte contre les cambriolages – à l’instar de ce qui se fait aussi dans les unités de gendarmerie. Spécialisés, les policiers qui les composent ont une meilleure connaissance des modes opératoires et des délinquants locaux. Leur travail minutieux a abouti à une hausse des élucidations. La densification du maillage de vidéoprotection constitue également une aide importante pour les enquêtes de police. Dans toute la région, la production de sécurité s’opère par une implication des élus et partenaires locaux, qui sont associés aux processus. Outre la présence de voie publique érigée en priorité nationale pour la police et la gendarmerie, les professionnels comme les particuliers peuvent bénéficier de conseils pour sécuriser leurs biens. La chaîne de prévention situationnelle, composée des référents et correspondants sûreté de la gendarmerie et de la police nationales, concourt à sensibiliser le grand public aux bons gestes à adopter. Ils peuvent réaliser, à titre gracieux, des audits permettant de renforcer de manière plus ciblée la sûreté des sites identifiés comme vulnérables. Les référents sûreté proposent la réalisation d’un diagnostic de vidéoprotection au profit des communes qui en formulent le besoin. Gratuit, ce diagnostic permet d’orienter la commune dans l’élaboration d’un schéma d’implantation de caméras de voie publique efficient pour faire face à la délinquance. En zone gendarmerie par exemple, 1 286 diagnostics et 4 171 accompagnements de projets de vidéoprotection ont été effectués depuis le 1er janvier 2024. En zone police comme en zone gendarmerie, il convient de souligner l’accent porté depuis de nombreuses années sur la prévention, que ce soit par le biais des campagnes de sensibilisation auprès de la population ou la présence plus forte et plus visible des effectifs sur la voie publique. La population est désormais plus informée sur l’opération « tranquillité vacances ». En zone police par exemple, les différents services de la direction zonale de la police nationale (DZPN) Sud ont ainsi augmenté en 2024 de + de 155 % leur nombre de passages dans la région par rapport à 2023. Les dispositifs « voisins vigilants » et « participation citoyenne » aident à une connaissance rapide et discrète des comportements suspects dans certains quartiers. En zone police comme en zone gendarmerie, le volet préventif se traduit donc par une plus grande sensibilisation de la population (référents « participation citoyenne », presse locale, réseaux sociaux, application MaSécurité, etc.), la mobilisation de la chaîne de prévention situationnelle, la mise en œuvre des opérations « tranquillité vacances » et « tranquillité entreprise et commerce » (OTEC), et une accentuation de la présence de voie publique. S’agissant plus particulièrement du Var, les vols par effraction, notamment dans les locaux d’habitation, constituent en zone police une priorité de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Var. Après plusieurs années de hausse des faits, la mobilisation des services de police, notamment l’implication des unités de voie publique et d’investigation, a permis d’amorcer - comme indiqué plus haut - une baisse significative de 6,26 % du nombre de cambriolages de résidences principales et secondaires en 2024. Ce type de criminalité, d’opportunité ou sérielle, avec des auteurs locaux ou itinérants, est ciblé par le travail des unités d’investigation, en particulier la cellule anti-cambriolages (CAC) à Toulon. La division de la police scientifique du service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de la DIPN du Var est également particulièrement impliquée dans la lutte contre cette délinquance et des techniciens se déplacent systématiquement sur les lieux des cambriolages pour la recherche de traces papillaires et génétiques. Les prélèvements permettent de nombreuses identifications d’auteurs chaque année. Pour conforter la baisse des cambriolages initiée en 2024, l’axe de travail de la DIPN du Var est triple : poursuivre la couverture des centres-villes par des patrouilles visibles, en véhicule ou à hauteur d’homme (pédestre, VTT) ; orienter le travail des équipages de voie publique et de la BAC en ciblant les secteurs les plus impactés ; intensifier le recours aux systèmes de vidéoprotection des communes, mais également des gares SNCF (régulièrement utilisées comme vecteur de fuite par des cambrioleurs généralement venus de la région marseillaise) ; poursuivre la dynamique de la cellule anti-cambriolages et accentuer encore le travail d’investigation sur l’élucidation des faits sériels, en lien avec la police scientifique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1022</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4453</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les rodéos urbains</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1022. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la multiplication des rodéos sauvages sur la voie publique et les risques qu’ils font courir aux concitoyens dans de nombreux quartiers des villes, comme en témoigne malheureusement de dramatiques accidents. Il lui rappelle en particulier le décès l’été 2024 d’une fillette de 7 ans dans la commune de Vallauris après avoir été percutée par un motard alors qu’elle traversait sur un passage piéton. Ce phénomène a certes toujours existé mais depuis près d’une quinzaine d’année, son ampleur et la gravité des accidents qu’il génère, trouble toujours davantage la tranquillité publique des habitants et pose de portent très gravement atteinte à la sécurité publique. Il relève que la réponse pénale existe, avec l’adoption d’une loi en 2018, renforcée récemment par la loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure. Ce texte facilite notamment les procédures de saisie lorsque les véhicules ont été loués, permet de constater, sous un délai réduit, l’abandon d’un véhicule et de le livrer à sa destruction. En outre, la circulaire du 18 juin 2021 et la circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022 ont appelé à la mise en œuvre d’une politique pénale empreinte de fermeté tout en insistant sur la nécessité de privilégier la voie du déferrement pour les faits les plus graves. Enfin, la circulaire a également souligné l’intérêt de la saisie systématique, en vue de leur confiscation, des véhicules ayant servi à commettre l’infraction. Aujourd’hui l’heure est au bilan. Ainsi, selon les éléments chiffrés communiqués par son ministère, près de 3 000 personnes ont été mises en cause en 2022 dans des affaires de rodéo urbain, contre moins de 1 500 en 2019. La réponse pénale a également quasiment doublé entre 2019 et 2022 (+97 %). Le taux d’emprisonnement ferme s’établit à 14,4 % pour un quantum moyen ferme de 6 mois. En outre, 346 mesures de confiscation de véhicule au sens strict ont été prononcées, leur nombre doublant, suivant la même progression que le nombre de condamnations. Ces éléments chiffrés témoignent de la mobilisation et de la fermeté des juridictions judiciaires pour lutter contre ces comportements infractionnels. Les rodéos sauvages sont presque exclusivement le fait de jeunes hommes désireux de se singulariser par l’importante publicité qui en est faite, l’envie de braver les interdits, ou encore de « tuer le temps ». Ainsi, ce phénomène s’est installé durablement et a même fait tâche d’huile sur l’ensemble du territoire. Sur le plan répressif, le problème demeure en amont puisqu’il tient à l’impossibilité pour les forces de l’ordre d’intervenir en flagrant délit et de récolter les moyens de preuve du délit. Aussi, il lui signale que la mission d’évaluation de la loi de 2018 de la commission des lois de l’Assemblée nationale avait émis un certain nombre de propositions intéressantes pour donner toute sa portée à la réponse pénale et être réellement dissuasive. Aujourd’hui, la généralisation des caméras embarquées, la création d’une sanction forte à l’encontre de ceux qui diffusent les vidéos de rodéos et l’expérimentation de la méthode d’interception britannique « contact tactique », sont citées parmi les nouveaux moyens d’actions pour intervenir plus rapidement et efficacement sur le terrain. Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui préciser sa position à l’égard de cet important dossier et des propositions d’actions renforcées qui ont été formulées par les parlementaires pour lutter contre ce fléau qui exaspère légitimement les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1786</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4454</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Appréhender les rodéos urbains</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1786. — 5 novembre 2024. — Mme Félicie Gérard* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question des rodéos urbains et à leur prise en charge. En vertu de l’article L. 236-1 du code de la route, le rodéo urbain constitue un délit commis sur la voie publique avec des véhicules terrestres à moteur, de type deux-roues, voitures ou quads. Le délit a pour objet d’adopter une conduite répétant intentionnellement des manœuvres dangereuses violant le code de la route. Ces rodéos représentent un danger réel à la fois pour les conducteurs et les usagers. Le Gouvernement prévoit depuis la loi du 3 août 2018, renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, la sanction de ces derniers. Ils sont sanctionnés par une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. De plus, une saisine du véhicule peut être demandée. Néanmoins, appréhender ce type de délit reste en pratique une grande difficulté pour les forces de l’ordre. Pour que l’infraction soit caractérisée, elle nécessite d’être réitérée. De surcroît, deux sujets majeurs subsistent. L’interpellation de ces rodéos est dangereuse et l’identification souvent impossible du fait du camouflage des plaques par les auteurs. C’est pourquoi elle demande au Gouvernement ce qu’il pourrait mettre en œuvre afin d’aider les forces de l’ordre à lutter contre ces rodéos.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3052</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4454</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolifération des rodéos urbains dans les communes de taille moyenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3052. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prolifération des rodéos urbains, source croissante d’insécurité et de troubles pour les habitants des communes de taille moyenne de sa circonscription. Les rodéos urbains, dangereux et souvent organisés, perturbent gravement la tranquillité publique et mettent en danger la vie des habitants. Malgré les efforts considérables déployés par les maires, les associations et les policiers municipaux, les moyens à disposition des collectivités locales s’avèrent insuffisants face à l’ampleur du phénomène. La situation est exacerbée par le manque d’effectifs et de présence de la police nationale, accentué dans certains cas par des décisions de réorganisation, comme la fermeture ou le déplacement de postes de police locaux. Ces décisions fragilisent les dispositifs de sécurité dans des villes déjà éprouvées par des tensions sociales et budgétaires. M. le député rappelle également l’importance de conjuguer des réponses sécuritaires avec des politiques de prévention renforcées, qui nécessitent des investissements pérennes dans les services publics locaux, l’accompagnement des jeunes et des familles, ainsi que le soutien aux associations. En conséquence, il demande à M. le ministre quels moyens humains et financiers supplémentaires le Gouvernement entend mobiliser pour renforcer la présence et l’action de la police nationale dans les villes moyennes particulièrement touchées par les rodéos urbains. Il lui demande également quelles mesures réglementaires pourraient être envisagées pour durcir les sanctions contre les auteurs de rodéos urbains et améliorer leur mise en œuvre (saisie et destruction des véhicules, obligation d’immatriculation des engins motorisés, généralisation de la vidéo-verbalisation). Il lui demande comment le Gouvernement prévoit de renforcer le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour permettre aux communes de développer des actions de prévention à la hauteur des enjeux. Enfin, il lui demande quelles garanties l’État peut offrir pour éviter la fermeture ou le transfert de structures régaliennes essentielles dans des communes de taille moyenne et ainsi garantir une égalité territoriale dans l’accès à la sécurité publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4454</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le respect de la tranquillité publique et la lutte contre les nuisances et incivilités qui suscitent l’exaspération de nos concitoyens sont au cœur de la politique de sécurité qui est menée par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, et qui fait du respect de l’ordre public une priorité absolue. Les plans départementaux de restauration de la sécurité du quotidien élaborés dans l’ensemble des départements, sont un vecteur majeur de cette reconquête républicaine. S’agissant des rodéos motorisés, ils constituent une préoccupation aussi bien sur le plan de l’ordre public qu’en matière de sécurité des usagers de la route et de l’espace public. Au-delà des enjeux de sécurité routière, ce phénomène est en effet un facteur d’incivilités et de nuisances sonores. Plus largement, il nourrit le sentiment d’insécurité, d’abandon et d’impuissance de l’État ressenti par une partie de la population. Le cadre juridique applicable à la lutte contre les rodéos motorisés a été enrichi ces dernières années, notamment par la loi du 26 mai 2008 relative aux conditions de commercialisation et d’utilisation de certains engins motorisés, par la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés et par la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure. Ces évolutions législatives permettent désormais de détruire plus rapidement les véhicules ayant servi à commettre les rodéos et de mieux identifier les auteurs des infractions en renforçant les obligations de déclaration des engins motorisés non-soumis à l’obligation d’immatriculation. Elles permettent également de procéder directement à la mise en fourrière, en cas de mise en circulation d’un véhicule n’ayant pas fait l’objet d’une réception, ou en cas d’utilisation de certains dispositifs ou équipements non homologués. Ces évolutions législatives se sont, surtout, traduites par la création d’un délit spécifique puni d’un an d’emprisonnement, de 15 000 euros d’amende (et plus en cas de circonstances aggravantes) et de plusieurs peines complémentaires, ainsi que prévu par les articles L. 236 et suivants du code de la route. Ce délit nécessite néanmoins la constatation d’une répétition volontaire de manœuvres dangereuses dans la conduite d’un véhicule motorisé. Aussi, afin de faciliter la répression des comportements dangereux, une contravention de 3ème classe a été créée le 12 juin 2024, réprimant une position ou manœuvre acrobatique ou non conforme aux conditions normales d’utilisation (art R.412-6-4 du code de la route). La lutte contre ce fléau s’intègre aux stratégies de partenariat et de réappropriation de la voie publique qui sont au cœur de la restauration de la sécurité du quotidien engagée. Les forces de l’ordre sont donc mobilisées pour contrer ces comportements et éviter les incidents graves. Des instructions ministérielles sont régulièrement adressées aux services déconcentrés pour appeler préfets et forces de police et de gendarmerie à la mobilisation, notamment en période de météorologie favorable. Dans le cadre des partenariats avec les élus, la gendarmerie nationale et la police nationale conseillent les acteurs locaux sur les mesures et les moyens réglementaires à leur disposition : développer la vidéoprotection, adapter la configuration urbaine pour limiter ces phénomènes, etc. La gendarmerie utilise notamment les possibilités offertes par l’application Gend’Elus ou par l’intervention de référents sûreté. Des actions de prévention et de sensibilisation sont également menées par les forces de l’ordre, en lien avec les associations locales, par exemple par les centres de loisirs des jeunes (CLJ) de la police nationale. En partenariat avec les acteurs locaux (polices municipales, bailleurs sociaux, etc.) et en lien étroit avec les parquets, les policiers et gendarmes agissent en prévention et en anticipation comme en judiciaire. Des opérations de voie publique sont menées, à visée dissuasive et aux fins d’interpellations en flagrant délit : opérations de contrôle dans les parties communes d’immeubles d’habitation, identification préventive des lieux de stockage des engins, opérations de surveillance et de contrôle dans les secteurs les plus touchés en associant la police municipale, etc. Cette action préventive est complétée en amont des runs et rodéos par une recherche active du renseignement. A ce titre, la veille des réseaux sociaux utilisés pour annoncer l’évènement et réunir les participants permet d’anticiper ces manifestations pour, préventivement, essayer d’en empêcher la tenue, le plus souvent à l’appui d’un arrêté préfectoral d’interdiction de rassemblement sur la voie publique. Il est également possible pour des tiers d’effectuer un signalement anonyme via l’application « Ma Sécurité », guichet unique des forces de l’ordre et accessible dans tous les départements, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Par un appel au « 17 », les témoins peuvent aussi informer les autorités d’un run en cours ou communiquer tous les renseignements utiles (horaires, description des engins, lieux de dépôt, description des auteurs, etc.) relatifs à des phénomènes récurrents. Ces informations permettent aux forces de l’ordre soit de dissuader en amont, soit d’intervenir pour mettre fin au rodéo, soit d’apporter des preuves utiles aux enquêtes en cours et d’organiser des opérations de prévention ciblées, en lien avec les autorités locales. Sur le plan répressif, et au-delà des interpellations en flagrance, les forces de l’ordre s’appuient sur tous les moyens utiles (recours à la vidéoprotection, police technique et scientifique, recueils de témoignages, etc.) pour diligenter des enquêtes d’initiative aux fins d’identification des auteurs et de confiscation des engins. Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie de renforcement de l’ordre public et de lutte résolue contre les comportements délinquants, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, a exprimé sa volonté de systématiser les dispositifs de poursuite et d’interception des véhicules dont les conducteurs refusent d’obtempérer, en particulier dans les situations de rodéos motorisés. Ce type d’intervention constitue une opération de police à haut risque, marquée par une forte complexité opérationnelle et susceptible de mettre en danger tant les usagers de la voie publique que les forces de l’ordre elles-mêmes. Dès lors, l’engagement d’une poursuite doit être précédé d’une évaluation circonstanciée, fondée sur une analyse fine des enjeux en matière de sécurité, prenant en compte l’environnement de l’opération et les risques encourus. Lorsqu’une poursuite est engagée, elle doit se conformer strictement aux protocoles définis par voie d’instruction ministérielle. Ces instructions encadrent de manière précise les conditions de recours à la poursuite et à l’interception, définissent les modalités d’intervention des services de police et de gendarmerie, et imposent une application rigoureuse des principes de proportionnalité, de nécessité et de sécurité. Elles visent aussi, en toutes circonstances, à préserver l’intégrité physique des agents intervenant, des personnes poursuivies et des tiers, tout en assurant une réponse efficace et maitrisée face aux refus d’obtempérer. Les résultats obtenus témoignent de l’implication des forces de l’ordre. En 2024, les services de la police nationale ont mené plus de 29 000 opérations de lutte contre les rodéos, saisi plus de 2 400 engins motorisés et procédé à plus de 33 000 verbalisations. Au cours de l’année 2024, leur action a également permis l’interpellation de plus de 3 400 individus et le placement en garde à vue de plus de 1 300. Sur la même période, les unités de la gendarmerie nationale ont réalisé 12 700 opérations de lutte contre les rodéos, saisi 300 engins motorisés et effectué 1 750 verbalisations. Au sein de l’agglomération parisienne, les services de la préfecture de police ont mené, en 2024, 2 112 opérations de lutte contre les rodéos, saisi 425 engins motorisés et dressé 81 verbalisations. En dépit toutefois de cette mobilisation et du renforcement du cadre juridique, les rodéos urbains demeurent un sujet de préoccupation, altérant les conditions de vie au quotidien des habitants de bien des quartiers. Le droit ne suffit pas : obtenir des résultats dans la durée implique davantage de fermeté dans la réponse des pouvoirs publics et, plus largement, davantage de respect de l’autorité. La mise en œuvre, dans l’ensemble des départements, de plans d’action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien devrait apporter de nouvelles réponses, avec, en particulier, une présence accrue des policiers et des gendarmes sur la voie publique, qui permettra de réprimer plus activement cette délinquance. Dans ce domaine comme dans d’autres, l’implication des polices municipales est indispensable, notamment pour garantir une présence forte et dissuasive sur la voie publique. Concernant la politique pénale relative au traitement de ces auteurs, y compris en amont d’un jugement, elle relève exclusivement du ministère de la justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1029</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4456</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de places pour l’examen du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1029. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet du manque de places pour l’examen du permis de conduire en France. En effet, chaque année près d’un million trois cent mille candidats passent leur examen du permis de conduire. Parmi eux, 55 % réussissent du premier coup à obtenir ce précieux sésame. Malheureusement, 45 % se retrouvent souvent dans une impasse lorsqu’il s’agit de repasser l’examen. Et malgré les aides financières existantes qui rendent plus abordable cet examen, les longues périodes d’attentes avant de pouvoir le (re) passer créent un obstacle majeur à l’accès à la mobilité pour de nombreux Français et notamment ceux qui habitent dans des zones rurales. En effet, certains doivent attendre plusieurs mois et parfois reprendre des leçons de conduite pour maintenir leur niveau. Il apparaît donc nécessaire d’augmenter le nombre d’inspecteurs du permis de conduire afin de limiter les délais existants pour l’examen. Le permis de conduire constitue un élément essentiel, pour un bon nombre de concitoyens dans l’obtention d’un emploi, d’un stage ou tout simplement dans leur mobilité. Il l’interroge pour avoir connaissance des solutions que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de faciliter la possibilité de passer et repasser l’examen du permis de conduire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4456</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les postes budgetaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En 2024, pour tenir compte au mieux des mobilités professionnelles et des départs en retraite, 88 IPCSR ont été recrutés par voie de concours externe et interne. La répartition des IPCSR dans les régions et les départements s’est appuyé sur plusieurs critères : le nombre de formateurs déclarés dans le département, le seuil formateur (nombre d’élèves qu’un enseignant peut former par mois), le nombre moyen d’examens réalisés mensuellement par IPCSR, ainsi que le taux de réussite local. Il s’agit ainsi de répondre au mieux au nombre croissant de candidats au permis de conduire, dans le contexte de la hausse démographique du début des années 2000 et de la récente décision gouvernementale d’abaisser l’âge du permis de conduire à 17 ans pour favoriser la mobilité des jeunes. En 2025, pour pallier au mieux ces difficultés, le recrutement de 90 IPCSR, dont 76 par voie de concours interne et externe, 9 au titre des emplois réservés et 5 bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, permettra de renforcer de manière significative les effectifs d’IPCSR. D’autres leviers sont également mis en œuvre pour répondre au mieux à cette demande susceptible de s’accroître dans les mois et les années à venir. Un dispositif permet la mise à disposition pour 2 ans d’employés de La Poste souhaitant faire une mobilité externe. Formés à l’identique des IPCSR pour la partie des examens au permis de conduire voiture, ces examinateurs renforcent les départements en tension. Les IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention conclue avec l’administration. La conjugaison de toutes ces mesures contribue à améliorer la situation des examens du permis de conduire. Le ministère de l’intérieur continue de suivre ce sujet avec la plus grande attention pour garantir un accès équitable et rapide à cet examen essentiel pour la mobilité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1081</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4457</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation applicable au port d’un couteau de poche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1081. — 22 octobre 2024. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la réglementation applicable au port de couteau de poche, assimilé à une arme blanche de catégorie D, au même titre que les haches, les machettes, les poignards de combat, les matraques télescopiques, les bombes lacrymogènes ou les poings américains. La jurisprudence des tribunaux était jusqu’ici assez souple et tenait compte des traditions régionales et paysannes. Cependant, depuis le 17 avril 2024 dans les zones dépendant des parquets de Bobigny, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Pontoise, Rennes, Saint-Étienne, Toulouse et depuis le 2 mai pour celles sous tutelle du tribunal judiciaire de Paris, les autorités expérimentent la mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 500 euros en cas de port ou transport « sans motif légitime » d’une arme de catégorie D. Cette décision inquiète vivement les habitants des territoires ruraux car le paiement de cette amende forfaitaire de cinquième classe entraîne automatiquement l’inscription au casier judiciaire de la personne sanctionnée. Par ailleurs, l’amende pour port d’un couteau de poche entraîne aussi une inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (Finiada), sans aucun recours possible, alors que ce fichier est normalement réservé aux personnes dont le profil est considéré comme incompatible avec la détention et l’usage d’armes suite à une condamnation judiciaire grave, un traitement psychiatrique, une plainte pour violence, harcèlement ou une décision préfectorale. Il faut alors vendre toutes les armes que l’on possède sous peine de confiscation sans indemnisation par les autorités. S’il est tout à fait souhaitable de lutter contre la violence malheureusement en hausse dans tous les territoires, il ne faut pas pour autant criminaliser tous les citoyens qui portent un couteau de poche. Il lui demande par conséquent quelles sont les mesures qu’il envisage pour permettre aux citoyens d’avoir sur eux un couteau de poche pour un usage quotidien (petits travaux, loisirs, repas…).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4457</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à l’urgence sécuritaire que connaît notre pays, et des exemples récents d’attaques aux couteaux en France comme à l’étranger, le port d’armes de catégorie D, poignards et couteaux-poignards, sans motif légitime, doit être particulièrement et sévèrement réprimé. L’article L. 317-8 du code de la sécurité intérieure prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende pour le port d’une arme de catégorie de D sans motif légitime. Le fait de se rendre à une action de chasse ou de reconstitution historique est un motif légitime. Mais tous les autres types de couteaux, également ceux appelés « de poche », parce qu’ils sont susceptibles de blesser ou tuer s’ils sont détournés de leur usage, peuvent être considérés comme représentant un danger pour la sécurité publique. L’actualité nous le rappelle dramatiquement trop souvent. Ainsi, l’article R. 311-2 du code de la sécurité intérieure précise que « tous objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique » relèvent de cette catégorie de classement. Dès lors, le port ou transport de ces objets est en effet susceptible de constituer une infraction si les conditions du contrôle ne permettent pas de justifier d’un motif légitime à détenir ce type de couteau dit « de poche ». Cette appréciation des circonstances de temps, de lieux et de contexte est opérée au cas par cas par les forces de sécurité intérieure et sous le contrôle de l’autorité judiciaire y compris dans le cadre de la procédure expérimentale de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) menée depuis le 17 avril 2024 pour le port ou transport d’arme de catégorie D. Toutefois, la mise en œuvre de cette procédure exige la reconnaissance des faits par son auteur. Le versement de l’amende forfaitaire délictuelle pour les faits de port ou transport d’arme de catégorie D vaut ainsi reconnaissance de culpabilité et entraîne l’inscription de cette infraction au casier judiciaire de l’individu. En application de l’article L312-3 du code de la sécurité intérieure, l’inscription de cette mention au bulletin n° 2 du casier judiciaire entraine également celle de l’individu au fichier national des interdits d’acquisition et détention d’armes (FINIADA). Celui-ci peut toutefois, dans les conditions prévues à l’article 775-1 du code de procédure pénale, saisir le procureur de la République d’une requête en effacement de la condamnation à son bulletin n° 2, afin de faire lever par le préfet son inscription au FINIADA. Cette expérimentation est actuellement mise en œuvre dans les ressorts des tribunaux judiciaires de Rennes, Lille, Nantes, Bobigny, Pontoise, Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Nice, Montpellier, Paris et Toulouse. Elle instaure la possibilité d’éteindre l’action publique en cas de remise volontaire de l’arme à l’agent verbalisateur, et le versement d’une amende forfaitaire d’un montant nominal de 500 euros, pouvant être minoré à 400 euros et majoré à 1000 euros. La circulaire du ministre de la Justice du 7 novembre 2024 relative au contrôle de la procédure d’amende forfaitaire délictuelle rappelle que le déploiement de la procédure de l’AFD doit s’inscrire en cohérence avec la politique pénale déclinée localement par l’autorité judiciaire, tout en veillant aux contraintes et enjeux de ces territoires. Le recours à la procédure de l’AFD doit, par conséquent, être adapté aux spécificités locales, à l’état de la délinquance constatée et aux actions de prévention et de lutte contre la délinquance. En outre, des instructions ont été données aux forces de sécurité intérieure dans le cadre de l’expérimentation de l’AFD en matière de port ou transport d’arme de catégorie D, insistant sur le nécessaire discernement dans son application et les enjeux d’acceptabilité sociale de cette mesure. Ainsi et sous le contrôle de l’autorité judiciaire, il reviendra aux forces de sécurité intérieure d’apprécier, lors du contrôle, le danger que représente une arme blanche et si l’arme relève de la catégorie D s’agissant des conditions de port et transport. les premiers retours d’expérience démontrent que sont verbalisées des personnes errant en centres urbains à proximité des gares. En conclusion, l’expérimentation menée depuis le 17 avril 2024 concernant l’AFD pour le port ou transport d’arme de catégorie D ne vise pas à « criminaliser tous les citoyens qui portent un couteau de poche », mais à apporter une réponse pénale adaptée à une situation particulière de délinquance en s’assurant du discernement des intervenants, sous le contrôle de l’autorité judiciaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1083</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4458</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fonds Marianne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1083. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur le fonds Marianne. La création et l’attribution du fonds Marianne est un scandale d’État, inouï et intolérable dans un régime démocratique, qui a forcé la secrétaire d’État de l’époque, Mme Marlène Schiappa, à démissionner. Ce fonds aurait permis d’instrumentaliser l’assassinat ignoble de Samuel Paty, un crime abominable, pour cibler des adversaires politiques et détourner des moyens de l’État pour stipendier de prétendus experts de la lutte contre l’islamisme. Les auditions publiques de la commission d’enquête au Sénat, le rapport de l’inspection de l’administration et la démission du préfet Gravel soutiennent l’idée que ces faits seraient avérés. M. le député souhaite savoir quelles sanctions et quelles mesures ont été prises au sein de l’administration pour éviter que de tels évènements se reproduisent. Par ailleurs, il souhaite savoir si le principal bénéficiaire du fonds a depuis rendu l’argent perçu de façon indue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4458</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lancé en avril 2021 sous la forme d’un appel à projets national, le fonds Marianne a eu le double objectif de lutter contre la propagande séparatiste en ligne et de défendre les valeurs républicaines sur les réseaux sociaux. Le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) a été chargé d’organiser en urgence cet appel à projets, pour soutenir les actions de contre-discours républicain portées par les acteurs de la société civile. Complémentaires des initiatives prises par les pouvoirs publics, les actions du secteur associatif permettent, en la matière, d’élargir significativement le public touché. Doté de 2 millions d’euros, le fonds Marianne a ainsi soutenu le déploiement sur les réseaux sociaux d’actions nombreuses et conformes à ses objectifs. Toutefois, il est ressorti des contrôles exercés par le ministère de l’Intérieur que deux associations lauréates, sur les 18 retenues par l’appel à projet, n’ont pas tenu l’ensemble des engagements prévus dans le cadre des conventions qu’elles ont signées avec l’État. La secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, Sonia BACKES, a donc saisi l’inspection générale de l’administration (IGA) dès le mois d’avril 2023. Parallèlement, le Sénat a constitué une commission d’enquête, en mai 2023, pour apprécier « la sélection des projets subventionnés, le contrôle de leur exécution, et les résultats obtenus au regard des objectifs du fonds ». Les travaux conduits par l’IGA et le Sénat ont abouti à la rédaction de trois rapports, entre mai et juillet 2023, mis en ligne sur les sites du ministère de l’intérieur et de la Haute assemblée. A la suite de ces contrôles, les membres de la mission ont, conformément aux dispositions de l’article 40 du code de procédure pénale, saisi la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Paris des faits portant, d’une part, sur les dysfonctionnements passés du SG-CIPDR, et, d’autre part,  sur les irrégularités dans la gestion par l’USEPPM de la subvention attribuée. Concernant la subvention accordée à l’USEPPM, dont il s’avère qu’elle a ensuite servi à rémunérer M. SIFAOUI, un titre de perception a bien été émis à l’encontre de l’association, qui en conteste les éléments. Concernant les mesures engagées par le Gouvernement pour fiabiliser les procédures d’attribution des subventions et pour renforcer les contrôles sur l’utilisation du FIPD, le nouveau secrétaire général du CIPDR, nommé en août 2023, met en œuvre une feuille de route de transformation de la structure en s’appuyant sur les recommandations des inspections. Concernant la transparence de l’appel à projets national et du choix des structures lauréates, un comité de programmation a été chargé de procéder à la sélection des dossiers reçus pour l’appel à projet 2024. L’ensemble des dossiers a été expertisé à la fois par les services instructeurs et des experts extérieurs au SG-CIPDR. Au-delà de l’adéquation des projets aux attentes, le respect de la présence des documents attendus de la part des associations candidates a été vérifié. Concernant la sécurisation des procédures d’attributions des subventions et le renforcement du contrôle, plusieurs mesures ont été prises au cours de l’année 2024, en lien avec la mission interservices installée en 2023 par le secrétaire général du ministère de l’intérieur, en vue d’accompagner le SG-CIPDR dans cette transformation. La création d’un secrétariat général, recommandé par les différentes missions, est en cours. Il est placé sous l’autorité d’un nouvel administrateur de l’État recruté en septembre 2024, et le renforcement des équipes sera achevé d’ici la fin du premier semestre 2025. Ces nouvelles équipes ont d’ores et déjà fiabilisé la procédure de contrôles des pièces nécessaires au versement des soldes des subventions, déjà engagé en 2024, comme demandé par les différents rapports.  L’amélioration des processus, tant pour la sélection des projets dans un cadre interministériel et avec un comité de programmation annuel que pour le respect des réglementations administratives et financières, est le gage d’un contrôle plus strict du soutien de l’État aux associations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1126</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4459</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>JOP 2024 : extension des « fichiers des résidents des zones de sécurité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1126. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’encadrement des données pouvant être recueillies par les « fichiers des résidents des zones de sécurité ». Le ministère de l’intérieur a pris un arrêté unique le 3 mai 2024 portant refonte de l’arrêté du 2 mai 2011 relatif aux traitements automatisés des données à caractère personnel dénommés « fichiers des résidents des zones de sécurité » créés à l’occasion d’un évènement majeur. Celui-ci octroie au directeur général de la police nationale, au directeur général de la gendarmerie nationale et au préfet de police de Paris des pouvoirs exorbitants du droit commun, à savoir l’autorisation de mise en œuvre des traitements de données de ces fichiers (article 1), en vue de l’élaboration du laissez-passer pour accéder aux zones définies préalablement par les autorités. Ainsi, pour circuler aux abords de la Seine de la rive droite à la rive gauche, du 13 au 26 juillet 2024, tous les citoyens ont eu donc l’obligation de s’enregistrer sur la plateforme de traitement en fournissant non seulement leur nom et prénom, mais aussi notamment photographie, justificatif de domicile et motifs d’un tel déplacement. En ce sens, M. le député partage les inquiétudes énoncées dans la délibération de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) du 25 avril 2024 portant sur le projet d’arrêté. Celle-ci relève que l’article 4 de l’arrêté précise les conditions d’accès et les destinataires des données, mais qu’aucun article n’encadre l’utilisation de ces données personnelles ; M. le député y voit une atteinte au droit à la vie privée d’autant plus inquiétante que cette collecte de données se déploie de manière concomitante à la vidéo surveillance automatisée (VSA). En outre, si l’arrêté ne rend finalement pas obligatoire la collecte des photographies, sa mise en place relève cependant de l’entière discrétion des autorités compétentes. Enfin, la durée de conservation de ces données (exceptées les pièces d’identité) s’étend bien au-delà de la fin des JOP, jusqu’au 3 décembre 2024, ce qui interroge M. le député sur l’usage ultérieur de ces bases de données. Cette même inquiétude a d’ailleurs été portée par Pierre-Eugène Burghardt, avocat au Barreau de Paris, à travers un article publié le 21 mai 2024 sur le site internet « Actu-Juridique » dans lequel il s’inquiétait de la régression des libertés individuelles à l’occasion des jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Il dénonce l’instrumentalisation des JOP en tant que phase de test visant à préparer la société de contrôle voulue par le Gouvernement : caméras intelligentes, QR code, traçage et justification des déplacements puisque, pour les autorités chargées de la sécurité publique, toute action du citoyen, tout propos, tout déplacement est par nature suspect. Par ailleurs, M. le député relève que l’article 8-1 du décret entend étendre ces dispositions à l’ensemble du territoire national, y compris en Nouvelle-Calédonie, alors que ne s’y déroule aucune épreuve, laissant présager de la part du Gouvernement une volonté de pérennisation à l’issue des JOP. M. le député considère que le précédent ainsi créé est dangereux compte tenu de la récurrence à laquelle surviennent de grands évènements sportifs, dans la mesure où il existe un risque important que les conditions de collecte de ces données sensibles soient ultérieurement détournées à d’autres fins. Ainsi, il aimerait savoir dans quelle mesure M. le ministre entend confier l’évaluation a posteriori de l’usage de ce dispositif à une inspection indépendante et en publier le rapport ; tenir compte des recommandations formulées dans la délibération de la CNIL (précisions sur les conditions de réalisation des enquêtes administratives, limitation explicite de la collecte de la photographie aux évènements de cette ampleur) ; préciser les perspectives d’utilisation des données collectées et l’encadrement de cet usage en lien avec une conservation des données postérieure aux JOP ; confirmer ou infirmer la pérennisation du dispositif sur des évènements ultérieurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4459</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté du 2 mai 2011 relatif aux traitements automatisés de données à caractère personnel dénommés « fichiers des résidents des zones de sécurité » créés à l’occasion d’un événement majeur a pour finalité la gestion des titres permettant l’accès des personnes ou des véhicules aux zones à l’intérieur desquelles sont apportées des restrictions à la libre circulation et à l’exercice de certaines activités, afin de prévenir les troubles à l’ordre public et de garantir la sécurité d’un événement majeur. Cet arrêté constitue un acte-cadre au sens du IV de l’article 31 de la loi dite « informatique et libertés ». Il n’est pas spécifique au traitement mis en œuvre par la préfecture de police à l’occasion des jeux Olympiques et Paralympiques, mais autorise de manière générale la direction générale de la police nationale, la direction générale de la gendarmerie nationale et la préfecture de police à mettre en œuvre des traitements dans le respect du cadre qu’il fixe, après envoi d’un engagement de conformité à la CNIL. Ainsi, chacun de ces responsables de traitement peut mettre en œuvre tout ou partie du traitement autorisé par cet acte réglementaire.  La modification de cet arrêté, et notamment l’extension des données à caractère personnel dont il autorise la collecte, a été rendue nécessaire par le dispositif particulier mis en place pour garantir la sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. En effet, le préfet de police de Paris a institué, à cette occasion, plusieurs périmètres autour de la cérémonie d’ouverture et des compétitions sportives au sein desquels des restrictions à la circulation des personnes et des véhicules ont été apportées, en particulier un périmètre de protection au sens de l’article L. 226-1 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, le respect de certains de ces périmètres, et notamment de ce dernier, s’est appuyé sur un dispositif de « laissez-passer » dématérialisé destiné à permettre aux riverains et aux personnes ayant un motif légitime d’y accéder, à la condition de s’être préalablement enregistré sur la plateforme dédiée. Ainsi, l’arrêté du 3 mai 2024 prévoit la collecte de la photographie de la personne et la copie du titre d’identité pour permettre de sécuriser la délivrance du « laissez-passer ». En outre, afin de permettre à la préfecture de police de statuer sur les demandes d’accès, il a été prévu l’enregistrement des pièces justificatives et de la copie du certificat d’immatriculation fournies par les usagers. Les évolutions induites par cet arrêté ne remettent pas en cause le cadre et les caractéristiques essentielles du dispositif qui existait jusqu’à présent, mais les ont adaptés aux circonstances particulières liées à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. En outre, le ministère de l’intérieur a pris en compte les demandes de la CNIL en entourant ces évolutions de garanties destinées à assurer une conciliation équilibrée entre, d’une part, la sécurité de cet évènement majeur, et, d’autre part, le droit au respect de la vie privée des personnes. En effet, comme l’indique l’article 2 de l’arrêté du 2 mai 2011, les catégories de données listées « peuvent » être collectées. Si une collecte de la photographie a eu lieu lors des jeux Olympiques et Paralympiques compte tenu du volume significatif de personnes accédant aux périmètres, cela ne sera pas nécessairement le cas pour l’ensemble des « fichiers des résidents des zones de sécurité » qui seront mis en œuvre ultérieurement sur le fondement de cet arrêté. Ces fichiers ne collectent aucune donnée « sensible » au sens de l’article 6 de la loi du 6 janvier 1978 précitée et les personnes mineures de moins de treize ans ne sont pas soumises au dispositif de « laissez-passer ». En outre, l’arrêté prévoit une durée de conservation réduite pour la copie du titre d’identité, qui est uniquement conservée jusqu’à la délivrance du titre d’accès ; en tout état de cause, la durée de trois mois prévue par l’article 3 de l’arrêté du 2 mai 2011 est une durée maximale. D’ailleurs, le Conseil d’Etat a validé au contentieux l’arrêté du 3 mai 2024 précité, jugeant qu’il ne porte pas d’atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale « eu égard, notamment, aux finalités de protection de l’ordre public et de la sécurité à l’occasion d’un événement majeur poursuivies lors de la création d’un fichier des résidents des zones de sécurité, à la brièveté de la durée de conservation des données collectées, à l’utilité de l’accès des différentes catégories de personnes autorisées aux données collectées et à la stricte limitation de cet accès à leur seul besoin d’un connaître » (décision n° 495220 du 25 juillet 2024, considérant 17).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1202</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4460</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Logement pour les renforts de gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1202. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry alerte M. le ministre de l’intérieur sur une problématique cruciale concernant le logement des renforts de la gendarmerie nationale détachés auprès des brigades autonomes. Traditionnellement, la gendarmerie nationale alloue des renforts pendant la période hivernale et estivale, provenant d’escadrons tels que celui de Saint-Étienne-Lès-Remiremont. La question du logement de ces renforts devient une préoccupation majeure pour les collectivités territoriales, comme c’est le cas, par exemple, pour la ville de Gérardmer. Les municipalités sont confrontées à l’obligation de fournir un logement à ces renforts, sous peine de les voir affectés ailleurs. Il est particulièrement déconcertant que les collectivités territoriales soient contraintes de suppléer l’État dans les moyens nécessaires à ses effectifs, d’autant plus que les gouvernements successifs demandent constamment aux collectivités territoriales de faire davantage en réduisant leur budget. Ce chantage exercé sur les communes devient ainsi d’autant plus difficile à comprendre et à accepter. De plus, la question de la légitimité des communes à supporter les coûts de logement pour des missions dépassant largement leurs limites territoriales se pose légitimement. Il lui demande comment il explique que l’État ne prenne pas en charge le logement des renforts de gendarmerie affectés temporairement à une brigade autonome, plutôt que de faire reposer cette responsabilité sur les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4460</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face aux phénomènes de migrations saisonnières, la gendarmerie nationale adapte chaque année son dispositif global afin de garantir la continuité et la qualité de sa mission de sécurité publique. Cette réorganisation passe par une concentration des efforts dans les zones à forte affluence touristique et dans les secteurs sensibles de villégiature. La gendarmerie met en place un dispositif provisoire de renforts, basé sur une analyse réalisée approfondie et actualisée des enjeux locaux de sécurité. Cette analyse réalisée par les autorités territoriales de commandement en partenariat avec les élus prend en compte la délinquance, l’accidentologie, les incidents recensés, ainsi que les volumes de population déplacée. Ainsi, près de 430 détachements estivaux de protection des populations (DEPP) sont déployés au profit d’une cinquantaine de groupements de gendarmerie départementale (GGD) et 85 détachements hivernaux de protection des populations (DHPP) sont déployés au profit de plusieurs GGD des zones de défense et de sécurité Sud, Sud-Ouest, Est et Sud-Est. Ces dispositifs permettent ainsi d’ajuster la réponse opérationnelle et de garantir le niveau de sécurité adapté, en fonction des besoins identifiés avec les partenaires locaux. Afin de soutenir cette démarche et de projeter les renforts directement au cœur des zones d’emploi, et compte tenu de la tension habituelle sur la disponiblité des lieux d’hébergement dans les zones d’infuence saisonnière, la gendarmerie sollicite les collectivités territoriales pour identifier des solutions locales adaptées. Si cette mise à disposition d’hébergements par les communes reste un levier particulièrement efficace pour répondre au mieux aux besoins opérationnels, notamment en matière de réactivité et de disponibilité du fait d’une proximité immédiate avec le lieu d’emploi, il convient de souligner que ces collectivités ne sont en aucun cas tenues de répondre favorablement à ces demandes. En effet, d’autres modèles d’hébergements, indépendants des collectivités locales, existent sous forme de conventions spécifiques, majoritairement onéreuses, et sont également mis en œuvre dans plusieurs territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1301</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4461</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Avenir du Comité d’évaluation de la déontologie policière et de son rapport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1301. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le Comité d’évaluation de la déontologie policière (CEDPN) rattaché à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Créé en octobre 2020, le CEDPN ne s’est réuni qu’à 7 reprises entre le 21 novembre 2021 et le 13 décembre 2023. M. le député déplore d’abord la composition du comité : déterminée par un arrêté du ministre de l’intérieur, elle apparaît problématique du point de vue de sa faible mixité entre membres policiers et non-policiers. Alors que le comité était pensé, selon les propres termes de l’ancienne directrice de l’IGPN, Brigitte Jullien, comme « une façon d’ouvrir l’IGPN vers l’extérieur », les membres non-policiers y demeurent minoritaires. Certaines ONG comme Amnesty France et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) avaient d’ailleurs refusé de siéger au sein du comité, estimant pour certaines que la place des ONG était trop réduite, ce dont M. le député s’alarme compte tenu du rôle joué par ces associations dans la dénonciation des atteintes aux libertés fondamentales. En outre, dans un article publié le 29 avril 2024, Médiapart révélait que le premier rapport établi par le CEDPN avait été enterré par le ministère de l’intérieur. Portant sur les contrôles d’identité dans la police, le rapport se veut porteur d’une réflexion sur leur opportunité et sur les conditions de leur usage, dans un contexte de visibilisation accrue des contrôles discriminatoires. Il s’ajoute aux constats établis par un rapport de la Cour des comptes du 6 décembre 2023 qui dénombre 47 millions de contrôles d’identité sur l’année 2021. Ce rapport soulignait, outre la complexité de leur cadre juridique, la nécessité de clarifier les règles qui encadrent les contrôles d’identité et de renforcer leur contrôle par l’autorité judiciaire, de même qu’il relevait les difficultés à déterminer les objectifs poursuivis par les policiers ainsi que l’efficacité des contrôles. En ce qui concerne le rapport du CEDPN, M. le député constate qu’il n’est signé que par la directrice de l’IGPN ; ni la Défenseure des droits ni le Conseil national des barreaux n’ont souhaité s’y associer, ce qui l’interroge sur l’effectivité de la concertation avec les membres non-policiers du comité. Dans le même temps, M. le député prend acte des constats établis par un dossier thématique plus récent de la Défenseure des droits (28 février 2024), qui rappelle d’une part l’incidence de la faible prescriptivité du cadre juridique et de l’insuffisante traçabilité des contrôles sur la dynamique des contrôles discriminatoires, dont la réalité a d’ailleurs été reconnue à plusieurs reprises par le juge judiciaire et le juge administratif, et d’autre part la nécessité de concilier plus généralement les contrôles d’identité « avec les droits et libertés des personnes contrôlées, notamment la liberté d’aller et venir et le droit au respect de la vie privée ». Après la transmission du rapport du CEDPN au ministre de l’intérieur en décembre 2023, celui-ci a refusé de le rendre public et ce malgré l’avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) rendu le 28 mars 2024. M. le député s’interroge sur les motivations du prédecesseur de M. le ministre visant à dissimuler un tel rapport, dont les recommandations apparaissent pourtant relativement modérées. À cet égard, il rappelle que l’encadrement des contrôles d’identité par un cadre légal strict et renouvelé est un enjeu majeur du rétablissement du lien de confiance entre la police et les citoyens et que cette question devrait en ce sens faire l’objet d’un traitement politique à part entière. Par ailleurs, le comité ne s’est plus réuni depuis la transmission du rapport au ministère, alors même qu’il devait poursuivre ses réflexions sur des thématiques comme l’identification des forces de l’ordre et l’intelligence artificielle. M. le député craint qu’une telle dynamique engage le CEDPN sur la même voie que l’éphémère « Comité d’orientation et de contrôle interne de la police nationale » ; il ne s’était réuni que 9 fois entre 2014 et 2017 avant de tomber en désuétude. Ainsi, M. le député aimerait obtenir des précisions sur les éléments suivants : les raisons pour lesquelles l’activité du CEDPN est interrompue depuis décembre 2023 ; les motifs du refus par le ministère de l’intérieur de publier le rapport, malgré l’avis favorable du CADA. En outre, M. le député aimerait connaître les intentions de M. le ministre sur les propositions visant à renouveler la composition du CEDPN, notamment celles conduisant à élargir la proportion de membres non-policiers et à laisser une place plus importante au contrôle citoyen ; les suites qu’il entend donner aux recommandations établies par le rapport du CEDPN, notamment l’ouverture d’un « chantier conjoint entre ministère de l’intérieur et des outre-mer et ministère de la justice […] pour interroger la lisibilité du cadre légal existant et portant sa possible modification » de même que le renforcement de la formation initiale et continue des policiers (proposition 6.2) ou la réalisation d’une évaluation qualitative sur « l’efficacité des contrôles d’identité dans la poursuite des différentes finalités qui lui sont assignées » (propositions 6.5 et 6.6) ; l’application de mesures préconisées par d’autres rapports d’associations ou émanant de sources institutionnelles, telles que l’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité ou l’interdiction explicite des contrôles discriminatoires dans le code de procédure pénale. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4462</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Policiers et gendarmes se doivent d’être exemplaires, et également de faire preuve de la plus grande fermeté,  dans leur défense et leur respect des valeurs et des lois de la République. Le ministre d’État, ministre de l’intérieur, y attache la plus grande importance, alors même qu’il est conscient de l’extrême difficulté de leurs missions et des conditions souvent difficiles dans lesquelles elles s’exercent, notamment face aux provocations, aux injures et aux violences. Le ministre d’État attache tout autant d’importance au respect qui leur est dû et à la défense de leur travail. Alors qu’ils sont engagés au quotidien au service de l’intérêt général et de la protection de nos institutions et de nos concitoyens, ils sont trop souvent injustement et parfois honteusement mis en cause, trop souvent verbalement et physiquement agressés. Le ministre d’État souhaite à cet égard rappeler que policiers et gendarmes bénéficient d’un soutien net de la majorité de la population et d’une image positive auprès de la majorité de nos concitoyens.  La déontologie et la lutte contre les discriminations sont un élément central de la formation, aussi bien initiale que continue. La police nationale ne transige ni avec la déontologie ni avec le respect du droit. Tout écart portant atteinte à la déontologie et à l’image des forces de l’ordre est combattu avec fermeté et tout manquement avéré expose son auteur à des sanctions disciplinaires et, le cas échéant, à des poursuites pénales. L’inspection générale de la police nationale (IGPN) est un élément clé, mais qui n’est pas le seul, de la transparence et du contrôle, caractéristiques d’un État de droit. Comme peu d’autres le sont, la police nationale est en effet une institution extrêmement encadrée et contrôlée, par l’autorité hiérarchique, des corps d’inspection, des autorités administratives indépendantes et des organes et juridictions nationaux et européens. Elle est également soumise au contrôle du Parlement, dans sa mission de contrôle de l’action du Gouvernement. Les forces de l’ordre sont en outre placées, dans l’exercice de leurs missions de police judiciaire, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle. Le contrôle médiatique, associatif et citoyen n’a également cessé de prendre de l’importance au cours des dernières années, conforté par le droit, par exemple en matière de lanceurs d’alerte. Les dispositifs de contrôle, internes et externes, nationaux ou internationaux, n’ont, de fait, pas cessé de se développer au fil des ans. S’agissant du comité d’évaluation de la déontologie de la police nationale (CEDPN), sa création a été décidée par le précédent ministre de l’intérieur en octobre 2020. Cet organisme a succédé au comité d’orientation du contrôle interne de la police nationale, qui avait été créé en 2013. Composé de 8 représentants de la police nationale et de 9 représentants de diverses administrations et de la société civile (Défenseur des droits, deux magistrats de l’ordre judiciaire, un conseiller d’État, un membre du Conseil économique, social et environnemental, un professeur des universités, un avocat, un journaliste, un dirigeant associatif), ce comité vise à renforcer la crédibilité du contrôle pratiqué par la police nationale et sa capacité à interroger ses pratiques. Contrairement à ce qu’indique la question, sa composition n’est pas « déterminée par un arrêté du ministre de l’intérieur ». Par ailleurs, estimer que « la composition du comité apparaît problématique du point de vue de sa faible mixité entre membres policiers et non-policiers » ne correspond pas à la réalité, comme en attestent les chiffres indiqués ci-dessus. Il convient d’ailleurs de rappeler que le contrôle par les pairs reste en soi une pratique bien établie, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Le premier thème de réflexion du CEDPN a porté sur les contrôles d’identité. Lors de sa dernière réunion, en décembre 2023, le comité a décidé de consacrer ses prochains travaux aux deux sujets suivants : « Faciliter l’identification des policiers » et « L’intelligence artificielle dans la police ». Même si les travaux du CEDPN ont été interrompus provisoirement, du fait, notamment, des jeux Olympiques et Paralympiques, il est souhaité par chacun de ses membres qu’ils perdurent. S’agissant des contrôles d’identité, il paraît en premier lieu fondamental de rappeler que les pouvoirs publics ne disposent d’aucun élément attestant d’une pratique généralisée de contrôles d’identité discriminatoires, dits « au faciès ». Les « dénonciations » en la matière s’apparentent trop souvent à une mise en cause implicite mais générale de l’État et, par suite, de la société française qui serait « systémiquement » discriminatoire et donc raciste. Il paraît également utile de rappeler que de telles pratiques sont prohibées par le droit et que l’organisation de la police nationale permet de prévenir la violation d’une telle interdiction. Alors que le constat d’un excès de normes est largement partagé, il doit être souligné qu’un cadre normatif très développé existe déjà en la matière : les contrôles d’identité sont encadrés par le code de procédure pénale, le code de la sécurité intérieure (code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale), le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de la route. S’agissant de la proposition formulée dans la question, tendant à « l’interdiction explicite des contrôles discriminatoires dans le code de procédure pénale », le droit est donc déjà clair en la matière, tel qu’énoncé dans l’article 225-1 du code pénal (dispositions reprises dans le code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale). La violation des règles applicables par les policiers peut constituer un manquement ou une faute et peut donc faire l’objet de sanctions disciplinaires - indépendamment des suites pénales. Toute victime de discrimination est fondée à déposer plainte auprès des services de police, de gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Par ailleurs, de nombreuses mesures ont été prises au cours des dernières années pour éviter tout risque de contrôles d’identité à caractère discriminatoire, et plus largement pour améliorer les modalités de leur exercice et leur acceptabilité. La Cour de cassation et le Conseil constitutionnel ont par ailleurs précisé en 2016 et 2017 leur cadre juridique. Les garanties du caractère non-discriminatoire des contrôles d’identité ont donc été renforcées. Le déroulement concret des contrôles d’identité est depuis 2014 juridiquement encadré. La formation théorique et pratique aux contrôles d’identité et aux palpations de sécurité a été renforcée au cours de la formation initiale. Par ailleurs, les policiers et les gendarmes sont tenus, depuis 2014, de porter un numéro d’identification individuel (RIO), ainsi qu’il était recommandé par le Défenseur des droits, et des instructions sont régulièrement diffusées qui rappellent l’importance qui s’attache à un strict respect du port effectif et apparent de ce numéro d’identification. Tel a encore été le cas dans les services de la préfecture de police, en septembre 2023, et dans ceux de la direction générale de la police nationale, en avril 2024. Des travaux sont également en cours pour en améliorer matériellement la visibilité en application d’une décision du 11 octobre 2023 du Conseil d’État. Par ailleurs, afin de donner à nos concitoyens l’assurance que les manquements aux règles commis par les membres des forces de l’ordre sont poursuivis et sanctionnés, des plateformes internet de signalement ont été mises en place dès 2013 à l’inspection générale de la police nationale et à l’inspection générale de la gendarmerie nationale, permettant à quiconque de signaler tout comportement perçu comme inapproprié dont il penserait être la victime ou le témoin. La généralisation du port des « caméras-piétons » s’inscrit également dans cette volonté de créer un cadre de transparence, de contrôle et de désescalade. Toutes les patrouilles de police et de gendarmerie en sont désormais équipées. En outre, depuis 2021, toute personne victime ou témoin d’un comportement discriminatoire, notamment pour un motif supposé de haine raciale ou ethnique, peut réaliser un signalement sur une plateforme dédiée, dont l’État a confié la gestion au Défenseur des droits.  Il doit également être rappelé que le ministère, déjà doté d’un déontologue ministériel, a en outre institué en juin 2020 un collège des inspections générales, présidé par le chef du service de l’inspection générale de l’administration, chargé notamment de veiller à la cohérence méthodologique et déontologique des pratiques professionnelles des inspections générales du ministère. Par ailleurs, le ministère dispose depuis mai 2023 d’un collège de déontologie, directement placé auprès du ministre et présidé par un membre du Conseil d’État, et composé, notamment, de personnalités extérieures qualifiées, dont un magistrat de l’ordre judiciaire et un universitaire. Il est chargé, en particulier, de promouvoir l’éthique et la déontologie. De nouvelles avancées concernant les contrôles d’identité sont à l’étude à la suite de travaux menés par la Cour des comptes - sollicitée sur le sujet par le Défenseur des droits - et le comité d’évaluation de la déontologie de la police nationale, pour améliorer encore les pratiques. Le ministère de l’intérieur, attaché à l’incontestable nécessité opérationnelle des contrôles d’identité, n’en partage en effet pas moins le souhait de renforcer leur acceptabilité. Des réflexions sont en cours pour, notamment, améliorer la traçabilité des contrôles. En revanche, concernant « l’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité », préconisée de longue date par certaines associations et groupes militants, la position du ministère de l’intérieur reste identique à celle déjà formulée il y a plus de dix ans : au-delà des problèmes de droit qu’un tel dispositif soulèverait, et du formalisme bureaucratique supplémentaire qu’il ferait peser sur le travail policier, il n’aurait aucune plus-value en matière de prévention des discriminations. Un tel outil pourrait, certes, a posteriori, établir des statistiques sur les volumes, le cadre et la localisation des contrôles. Pour autant, il ne permettrait pas de faire apparaître le caractère éventuellement discriminatoire d’un contrôle, sauf à intégrer des données ethniques dans le traitement des données. Or, les statistiques ethniques sont interdites. De surcroît, un tel dispositif nuirait automatiquement à l’efficacité des services en matière d’enquêtes judiciaires et à l’exécution des décisions de justice (respect du contrôle judiciaire, des peines complémentaires, recueils de renseignements, etc.).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1305</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4464</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation du commissariat de Verdun</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1305. — 22 octobre 2024. — Mme Florence Goulet* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation alarmante du commissariat de Verdun, dans sa circonscription en Meuse, où les moyens humains et matériels se révèlent largement insuffisants pour répondre à une délinquance en hausse. Le commissariat se trouve dans une situation avec une capacité d’action très limitée alors même que la délinquance à Verdun atteint des proportions inquiétantes, comme le démontrent les chiffres du ministère de l’intérieur : +44 % de faits constatés pour coups et blessures (hors cadre familial) entre 2022 et 2023, +179 % de faits enregistrés en lien avec le trafic de drogue entre 2017 et 2023 ou encore une hausse de 89 % de cambriolages depuis 2016. Plusieurs fois, Mme la députée est intervenue auprès du prédécesseur de M. le ministre afin de souligner les difficultés croissantes auxquelles les forces de l’ordre font face dans cette commune. Sur le plan humain, le manque d’effectifs est criant. Il est estimé que huit officiers de police judiciaire supplémentaires seraient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement des services. Les départs sans remplacement sont fréquents et le pôle investigation, surchargé, ne parvient plus à fonctionner dans des conditions décentes. La vétusté des locaux est tout aussi préoccupante et ne répond pas aux exigences élémentaires de sécurité, de salubrité et de confidentialité. Le logiciel utilisé pour la gestion des procédures est dépassé, obligeant les agents à perdre plusieurs heures sur des tâches qui pourraient être accomplies bien plus rapidement avec des équipements modernes. Aussi, elle lui demande s’il compte prendre toutes les mesures qui s’imposent en matière de moyens humains et matériels pour le commissariat de Verdun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3750</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4464</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État préoccupant des locaux et du matériel du commissariat de Verdun</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3750. — 4 février 2025. — Mme Florence Goulet* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’état préoccupant des locaux et du matériel du commissariat de Verdun. Les locaux actuels du commissariat de Verdun sont dans un état de vétusté avancée, ne respectant plus les normes minimales de sécurité, de salubrité et de confidentialité. Cette situation affecte directement les conditions de travail des forces de l’ordre pour assurer leurs missions de protection et de sécurité publique. Le matériel informatique utilisé est obsolète, un logiciel dépassé ralentit considérablement les procédures administratives, opérationnelles, ce qui nuit à l’efficacité technologique au détriment du travail considérable pourtant fourni par les agents. Face à cette situation, la concrétisation du projet immobilier d’un nouveau commissariat à Verdun, attendu depuis longtemps, apparaît comme une nécessité absolue. Ce projet permettrait de doter les forces de l’ordre d’un environnement adapté aux exigences de leurs missions. Par ailleurs, elle regrette que les ministres successifs pourtant alertés sur la situation du commissariat de Verdun, n’aient pas répondu à cette urgence. Aussi, elle souhaite connaître ses intentions quant à la concrétisation de ce projet, indispensable à la modernisation des conditions de travail des policiers de Verdun dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance qui altèrent de plus en plus l’agglomération verdunoise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3751</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4464</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de moyens humains du commissariat de Verdun</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3751. — 4 février 2025. — Mme Florence Goulet* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation alarmante des forces de l’ordre dans la sous-préfecture de Verdun, où la délinquance et le trafic de drogue gangrènent plusieurs quartiers. Le manque de moyens humains et matériels contraint les policiers à des situations particulièrement difficiles. Le commissariat de Verdun souffre d’un sous-effectif chronique. Si trois policiers ont été récemment affectés, les départs sont bien plus nombreux et la capacité des forces de l’ordre n’en est donc pas renforcée, face à un environnement pourtant de plus en plus dégradé. Dans ce contexte, la transposition de la réglementation européenne relative à la vidéosurveillance des gardes à vue, qui met fin à la surveillance en continu de cette dernière, complique encore davantage le travail des policiers. L’absence de vidéosurveillance continue place désormais une pression supplémentaire sur les agents, qui doivent assurer cette tâche sans disposer des ressources humaines supplémentaires, ce qui aggrave les difficultés organisationnelles du commissariat de Verdun pourtant en sous-effectif. Par ailleurs, elle précise avoir alerté sur ce sous-effectif chronique les ministres successifs et encore récemment, en octobre 2024 mais sans avoir obtenu de réponse. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes sont envisagées pour renforcer les effectifs policiers à Verdun et quels moyens pourraient pallier l’impact de la nouvelle réglementation sur la surveillance des gardes à vue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4464</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à la délinquance, les attentes des Français sont claires et extrêmement fortes. Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue donc une priorité pour le ministre d’État, ministre de l’intérieur, aussi importante que le combat contre le narcotrafic et la criminalité organisée. L’objectif est clair : obtenir des résultats concrets et visibles pour mieux protéger les Français, garantir l’ordre républicain et lutter contre l’impunité. Dès le mois de novembre 2024, le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a demandé aux préfets et aux forces de police et de gendarmerie d’élaborer des plans d’action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien, à partir d’un état des lieux précis et sectorisé, en coordination avec l’autorité judiciaire, dans une logique de subsidiarité pour conférer aux responsables territoriaux la pleine capacité d’adapter l’action aux réalités locales. Pour ce qui concerne la Meuse, le préfet a présenté ce plan d’action le 25 février 2025. Élaboré au plus près des réalités locales, à partir d’un diagnostic partagé avec les élus des territoires et les acteurs locaux de la sécurité, le plan fixe des objectifs précis et concrets, fondés sur trois priorités : la lutte contre les stupéfiants, le renforcement de la présence sur la voie publique et l’intensification des partenariats - notamment avec la police municipale de Verdun. Car si le département de la Meuse présente une criminalité dans l’ensemble maîtrisée, la réalité de la délinquance comme du sentiment d’insécurité ne saurait être minimisée. Dans le combat contre la délinquance, les effectifs sont importants. À cet égard, la circonscription de police nationale (CPN) de Verdun (qui regroupe 5 communes) s’appuie sur 65 agents (agents affectés, données au 31 décembre 2024), dont 51 gardiens de la paix et cinq policiers adjoints. En octobre 2024, elle a été renforcée de trois policiers issus de la 271e promotion des gardiens de la paix. Si l’effectif de cette CPN a légèrement diminué par rapport à 2023 (- 2), l’effectif global de la police nationale dans le département est dans l’ensemble stable, passant de 153 agents fin 2017 à 152 agents fin 2024. Le nombre de gradés et gardiens de la paix, qui sont les principaux policiers affectés sur le terrain, est par ailleurs en hausse dans le département, passant de 103 agents fin 2017 à 110 agents fin 2024. Il convient en outre de souligner que l’action des policiers de cette CPN bénéficie du soutien des 22 réservistes opérationnels de la direction départementale de la police nationale (DDPN) de la Meuse, et du service interdépartemental de police judiciaire de la direction interdépartementale de la police nationale de Meurthe-et-Moselle en matière de lutte contre la criminalité organisée. Pour autant, une attention particulière sera portée en 2025 à la situation des effectifs de la CPN de Verdun, qui reste difficile, et notamment au recrutement de policiers adjoints, dont le nombre a significativement baissé dans le département au cours des dernières années. S’agissant du commissariat de Verdun, il est indiscutablement vétuste, même si des travaux ont été menés à plusieurs reprises ces dernières années. La question de son relogement ou de sa rénovation complète se pose et de nouvelles études d’opportunité vont être menées concernant les différentes hypothèses envisagées. En tout état de cause, la poursuite des différents projets de rénovation ou de construction devra tenir compte du contexte budgétaire contraint. Si les moyens humains sont importants dans la lutte contre la délinquance, ils ne sont pas tout. Le service rendu à la population dépend avant tout de l’efficacité des forces de sécurité, de leur présence effective sur la voie publique, de la force de leur autorité et de la fermeté de leur posture. La feuille de route pragmatique et concrète fixée par le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien de la Meuse va à cet égard permettre de lutter plus efficacement contre la délinquance. En outre, plusieurs mesures ont été initiées sur le plan national pour renforcer les capacités opérationnelles des services : réduction des missions périphériques, renforcement de la filière judiciaire, développement des outils numériques, etc. La lutte contre l’immigration clandestine y participe aussi. Ces mesures porteront leurs fruits dans la Meuse comme ailleurs. D’ores et déjà, des efforts y sont engagés pour développer la présence et la visibilité des forces sur le terrain, notamment dans le centre-ville élargi de Verdun : c’est une des priorités du plan d’action départemental, afin de dissuader les délinquants et de rassurer la population. Par ailleurs, dans la Meuse comme partout sur le territoire national, la lutte contre le narcotrafic et à la délinquance des mineurs, à l’origine d’une large part de la délinquance, mobilise pleinement les services. D’ores et déjà, la mobilisation des policiers de la CPN de Verdun permet d’obtenir des résultats encourageants en matière de lutte contre la délinquance et notamment le trafic de stupéfiants. En 2024, les services de la CPN de Verdun enregistrent une hausse d’activité de l’ordre de 61,5 % en matière de lutte contre l’usage et la revente de stupéfiants par rapport à 2023, témoignant du très fort engagement des policiers. En 2024, le centre-ville de Verdun a fait l’objet d’un important travail de démantèlement de six points de deal par les policiers de la CPN, appuyés par des policiers de la CPN de Bar-Le-Duc. Sur le plan départemental, la mobilisation des forces de l’ordre a permis de multiplier par deux les résultats obtenus dans la lutte contre les stupéfiants (884 infractions relevées en 2024, contre 594 infractions en 2021), tandis que, dans la seule zone police nationale, ce sont 24 points de deal qui ont été démantelés en 2024 et plus de 400 individus mis en cause. Par ailleurs, près de 300 amendes forfaitaires délictuelles pour stupéfiants ont été dressés dans le département en 2024. La délinquance générale a diminué de plus de 2 % dans la CPN de Verdun en 2024, avec en particulier une baisse des atteintes volontaires à l’intégrité physique de 11 %. En revanche, les atteintes aux biens augmentent en 2024, notamment les cambriolages et les vols de véhicules. Ces phénomènes sont pleinement pris en compte par le plan d’action départemental. Aux côtés de l’État, l’implication des collectivités territoriales - et des autres partenaires locaux - est indispensable. L’engagement des maires dans le développement des polices municipales et des systèmes de vidéoprotection représente, en particulier, un élément majeur de la sécurité du quotidien. Les travaux en cours dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » devraient à terme permettre un nouvel élan en la matière. S’agissant du nouveau cadre juridique relatif aux conditions de vidéosurveillance des personnes placées en garde à vue, qui a été élaboré en 2022 en application d’une décision du Conseil constitutionnel, et qui a été alourdi notamment aux différentes étapes de l’examen des textes par le Conseil d’État, il soulève en effet des problèmes. Le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a donc demandé que soient étudiées toutes les possibilités juridiques pour réviser ce cadre légal afin de revenir à un fonctionnement plus rationnel sur le plan opérationnel et moins coûteux sur le plan humain. Il convient en outre de rappeler que le ministre d’État, ministre de l’intérieur, souhaite que soient intensifiés les efforts engagés depuis plusieurs années pour limiter le temps consacré aux actes de pur formalisme et réduire les contraintes administratives et les missions périphériques qui pèsent sur les policiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1351</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4466</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mobilisation pour soutenir les sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1351. — 22 octobre 2024. — Mme Tiffany Joncour alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante des sapeurs-pompiers dans la métropole de Lyon et le département du Rhône. Depuis le 1er octobre 2024, les sapeurs-pompiers ont déposé un préavis de grève illimitée. Cette grève, ultime recours pour exprimer leur mécontentement, vise à attirer l’attention des pouvoirs publics sur des problématiques majeures : le manque de personnel, l’augmentation de la charge de travail, ainsi que la nécessité d’améliorer les infrastructures et les équipements. En dix ans, les interventions ont explosé, passant de 90 000 à 140 000, sans que les effectifs n’aient suivi, selon le syndicat Sud. Le service départemental et métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) a besoin d’un soutien constant et proportionné à l’évolution de son activité, pour assurer la sécurité des habitants et le bien-être des sapeurs-pompiers. La suppression de l’indemnité compensatoire de logement (ICL) constitue, pour les syndicalistes, un point de non-retour dans le manque de considération de la part des autorités locales envers le SDMIS. Ils dénoncent également la faible prime attribuée aux sapeurs-pompiers mobilisés durant les jeux Olympiques et Paralympiques, en comparaison de celle reçue par leurs confrères policiers, soit entre 1 500 et 2 500 euros. Ce mouvement a pris une ampleur historique. Le mercredi 9 octobre 2024, 300 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le périphérique lyonnais. Le jeudi 10 octobre, 150 cadres et officiers les ont rejoints devant l’état-major du SDMIS, un ralliement exceptionnel qui témoigne du mécontentement général et du manque de reconnaissance que les sapeurs-pompiers estiment subir. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures qu’il envisage de prendre pour améliorer la situation des sapeurs-pompiers, augmenter leur pouvoir d’achat, alléger leur charge de travail par un recrutement renforcé et assurer le bon fonctionnement du SDMIS.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4466</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Vous alertez sur la situation des sapeurs-pompiers de la métropole de Lyon et du département du Rhône, qui ont déposé un préavis de grève illimité le 1er octobre. Si la pression opérationnelle sur les services d’incendie et de secours n’a cessé de croître ces dernières années, face à cette situation, plusieurs actions ont d’ores et déjà été mises en œuvre par le Gouvernement ou sont à l’étude. En premier lieu, au niveau opérationnel, afin de soulager les sapeurs-pompiers en matière d’urgence pré-hospitalière, la loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 permet désormais de mieux encadrer les carences ambulancières. En application de la loi, les transports sanitaires urgents ont ainsi été réformés (décret n° 2022-631 du 22 avril 2022) et une commission de conciliation paritaire chargée d’examiner les désaccords sur la qualification de carences ambulancières a été créée (décret n° 2023 922 du 6 octobre 2023). De plus, une convention nationale entre la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et l’association française de téléassistance a été signée afin d’amener les sociétés de téléassistance à mieux qualifier les appels et à renforcer les diligences qui leur incombent afin de limiter les interventions inutiles pour les SIS. Ces mesures ont pour objectif de juguler l’accroissement de la pression opérationnelle et permettre aux SIS de retrouver le contrôle réel de leurs moyens. En deuxième lieu, le financement des SIS, établissements publics administratifs dotés de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, résulte d’un équilibre entre les contributions des départements, des établissements publics de coopération intercommunale et des communes. L’État apporte, en complément, des concours directs, via notamment la dotation de soutien aux investissements structurants des services d’incendie et de secours (DSIS2). Afin d’accélérer la montée en puissance de la capacité nationale de résilience, la démarche des « pactes capacitaires » a été engagée en 2023. Elle a pour vocation de favoriser une stratégie de solidarité et de mutualisation. De manière concrète, l’État a alloué 150 millions d’euros aux SIS pour cofinancer l’acquisition d’engins de lutte contre les feux de forêts. Cette enveloppe, de nature et de portée exceptionnelles, s’ajoute aux 30 millions d’euros déjà prévus par la loi d’orientation de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) 2023-2027. Par ailleurs, en application de l’article 53 de la loi de finances pour 2025, l’État octroie aux départements une part du produit de la taxe sur les contrats d’assurance (TSCA) pour financer les SIS. Cette part s’élevait à 1,35 milliard d’euros en 2023 et la dynamique annuelle de son produit est caractérisée par une croissance soutenue. Il n’en demeure pas moins que le modèle de financement des SIS nécessite d’être revu, notamment pour faire face aux nouveaux besoins. Ce point est central dans la démarche du Beauvau de la sécurité civile et nul doute qu’il constituera l’une des orientations des travaux que nous auront à mener prochainement avec les parlementaires. S’agissant des primes et indemnités dont bénéficient les sapeurs-pompiers professionnels, leur régime indemnitaire relève exclusivement des délibérations prises par son conseil d’administration dans le cadre fixé par les dispositions prévues aux niveaux législatif et réglementaire. Il appartient à chaque SIS de délibérer sur l’octroi et les conditions du régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels. Pour ce qui concerne plus particulièrement les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l’Etat a eu la volonté d’assumer ses responsabilités en veillant à une reconnaissance juste et équilibrée de l’ensemble des forces de sécurité, y compris des sapeurs-pompiers. A cet égard, une prime forfaitaire exceptionnelle a été crée pour les sapeurs-pompiers dont le montant pouvait aller, pour votre département, jusqu’à 1 600€ et l’État a également accompagné les financeurs des SIS dans cette démarche par une prise en charge, à titre exceptionnel, de 50% du montant de ces primes pour les départements sièges d’épreuves, alors que celles-ci relèvent en principe des seules autorités territoriales. Enfin, afin de mettre fin à ce mouvement de grève, un protocole d’accord a été signé le 19 février 2025 entre la gouvernance du SDMIS et les partenaires sociaux. Il comprend diverses mesures visant à améliorer la réponse opérationnelle, l’organisation du SDMIS et le pouvoir d’achat de ses agents.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1355</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4467</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation par l’État et les collectivités de logiciels de surveillance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1355. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation par son ministère de logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam comprenant des dispositifs de vidéosurveillance algorithmique (VSA) et de reconnaissance faciale. Dans un article publié le 14 novembre 2023, le média d’investigation Disclose révèle que depuis des années, en se sachant dans l’illégalité la plus totale, la police nationale, la gendarmerie nationale et certaines polices municipales ont recouru au logiciel de l’entreprise Briefcam, qui permet d’automatiser l’analyse des images de vidéosurveillance algorithmiques et qui comporte une option « reconnaissance faciale » qui serait, d’après Disclose, « activement utilisée ». Précisément, d’après le média Disclose, la direction départementale de sécurité publique de Seine-et-Marne a été la première à expérimenter les technologies de l’entreprise Briefcam, avant d’être suivie par le Rhône, le Nord, les Alpes-Maritimes, la Haute-Garonne puis le service interministériel d’assistance technique (SIAT) et enfin les services de la police judiciaire, les préfectures de police de Paris et Marseille, la sûreté publique et la gendarmerie nationale. La vidéosurveillance automatisée est aujourd’hui interdite par le cadre de protection des données personnelles prévues par le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi « informatique et libertés ». Son usage peut même être sanctionné aux termes des articles 226-18 et 226-19 du code pénal, selon lesquels « le fait de collecter des données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende ». L’usage en dehors de tout cadre légal et de tout contrôle d’un tel logiciel d’analyse d’images automatisées de reconnaissance faciale porte une atteinte grave et manifeste aux libertés fondamentales des personnes filmées. Le dispositif, par son caractère particulièrement intrusif, met directement en cause le droit au respect de la vie privée et des données personnelles pourtant protégé. En effet, l’enregistrement d’images, mis en relation de manière automatisée avec d’autres traitements de données à caractère personnel, permet la manipulation de données sensibles par les services de l’État et des collectivités territoriales en toute impunité. La dangereuse généralisation non maîtrisée de ces nouveaux dispositifs technologiques développe une surveillance généralisée susceptible de se répercuter sur les comportements des personnes, entravant leurs droits civils et politiques, comme leurs libertés d’aller et venir. C’est par ailleurs ce que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a indiqué, dans son avis de juillet 2022 : la « généralisation non maîtrisée de ces dispositifs [de VSA], par nature intrusifs, conduirait à un risque de surveillance et d’analyse généralisée dans l’espace public ». Cette révélation est particulièrement inquiétante, compte tenu du caractère attentatoire au droit fondamental à la vie privée et dans la perspective des jeux Olympiques de 2024, alors même que l’interdiction de systèmes automatisés de reconnaissance faciale était présentée comme une garantie (de la légalisation de la vidéosurveillance algorithmique) lors de la loi relative aux jeux Olympiques du 19 mai 2023. Alors que de fortes présomptions existaient depuis plusieurs années quant à son utilisation par la police nationale, cette révélation d’un usage de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) est gravissime tout autant pour son caractère illégal, qu’en raison des dissimulations et détournements dont ce marché public hautement sensible a fait l’objet de la part de hauts fonctionnaires et de responsables politiques. L’impuissance chronique à laquelle se condamnent les contre-pouvoirs institutionnels, de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), est symptomatique d’une crise systémique de l’État de droit. Au vu de cet exposé et en raison de l’ensemble des questions soulevées par ce grand chantier, il souhaiterait savoir comment ce déploiement de logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam a été mis en place au sein des services de l’État ; à partir de quand et de quelle manière a été associée la Commission nationale de l’informatique et des libertés à cette utilisation des solutions de Briefcam ; comment ces logiciels de surveillance de l’entreprise Briefcam sont actuellement structurés, notamment en prévision des jeux Olympiques ; combien de communes en France et en Île-de-France sont concernées par le déploiement de systèmes de VSA et, le cas échéant, lesquelles le sont et dans quelle mesure le grand public, les élus locaux et les habitants en ont, ou non, été informés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4468</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fichiers de police sont des outils de travail indispensables pour les forces de sécurité intérieure et le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur est déterminé à ce qu’elles disposent des moyens, notamment technologiques, les plus performants pour exercer leurs missions. Ces fichiers représentent également, à l’instar de diverses technologies déployées par des acteurs privés, d’importants enjeux en matière de garanties des libertés publiques. Tout fichier de police doit répondre à des exigences juridiques fortes, tant pour sa création que pour son utilisation. Les fichiers mobilisent des données dont le caractère personnel oblige à se conformer notamment à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et au « paquet européen de protection des données à caractère personnel » (règlement du 27 avril 2016 dit règlement général sur la protection des données et directive du 27 avril 2016 dite directive police-justice). Le respect de ce cadre juridique est soumis au contrôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. S’agissant du traitement « Vidéo Synopsis » (dit BriefCam), il s’agit d’un logiciel d’analyse vidéo utilisé par les services de police et les unités de gendarmerie pour simplifier et accélérer le travail des enquêteurs. Il ne peut être utilisé que dans un cadre judiciaire, en temps différé, et non en police administrative, en temps réel. Ainsi, les décisions d’acquisition du logiciel BriefCam résultaient du besoin d’exploiter à des fins judiciaires une masse considérable d’images vidéo, de réduire le temps nécessaire à leur visionnage par le recours à un outil numérique de « dérushage » et de rationaliser le travail des enquêteurs en privilégiant d’autres activités à plus forte valeur ajoutée. En gendarmerie, ce logiciel a une vocation de traitement de la criminalité du haut du spectre plutôt que de la délinquance du quotidien. Sur le plan juridique, il correspond à un logiciel de rapprochement judiciaire. Le régime juridique des logiciels de rapprochement judiciaire, défini à l’article 230-20 du code de procédure pénale, dispose que ces derniers ont pour finalité de « faciliter le rassemblement des preuves des infractions et l’identification de leurs auteurs » ainsi que « l’exploitation et le rapprochement d’informations sur les modes opératoires réunies au cours des enquêtes ou procédures dont les services de police et de gendarmerie nationales ont la charge ». Il convient à cet égard de rappeler que le décret n° 2012-687 du 7 mai 2012 relatif aux traitements automatisés de données à caractère personnel dénommé « logiciel de rapprochement judiciaire à des fins d’analyse criminel » autorise la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel après envoi à la Commission nationale de l’informatique et des libertés d’un engagement de conformité. Dans un premier temps, le logiciel Briefcam, dont l’acquisition sporadique par les forces de l’ordre est d’ailleurs intervenue dans une période marquée par l’évolution du droit relatif aux données, n’a pas été considéré par ses utilisateurs comme pouvant avoir un statut spécifique dans la procédure, dans la mesure où il ne produit aucune pièce ni documentation directement intégrée à la procédure. En outre, ce logiciel n’est installé que sur un ordinateur dédié, déconnecté de toute base de données. Briefcam n’a donc pas été initialement considéré par les services enquêteurs comme un LRJ au sens du décret n° 2012-687 du 7 mai 2012. Dans sa position sur les conditions de déploiement des caméras dites « intelligentes » ou « augmentées » dans les espaces publics, publiée en juillet 2022, la CNIL ne considère pas que ces technologies sont, par principe, interdites par le RGPD et la loi dite « informatique et libertés ». Elle précise uniquement : « Sauf à ce que l’utilisation de tels dispositifs puisse s’inscrire dans les prérogatives de police judiciaire déjà prévues par le code de procédure pénale (pouvoirs généraux d’enquête du procureur de la République et du juge d’instruction), le recours à des analyses algorithmiques d’images de caméras de vidéoprotection, réalisées en temps réel en vue d’une intervention immédiate ou de l’enclenchement de procédures administratives ou judiciaires par les services de police, semble devoir être subordonné à l’existence d’un encadrement législatif spécifique. ». La position de la CNIL a été suivie par le législateur, dans la mesure où l’article 10 de la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 et portant diverses autres dispositions a institué, à titre expérimental, un cadre permettant d’appliquer aux images collectées au moyen de systèmes de vidéoprotection ou de caméras installées sur des aéronefs des traitements algorithmiques à la seule fin d’assurer la sécurité des manifestations sportives, récréatives ou culturelles qui, par l’ampleur de leur fréquentation ou par leurs circonstances, sont particulièrement exposées à des risques d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes. Préalablement à l’expérimentation prévue par la loi du 19 mai 2023 précitée, qui poursuit une finalité de police administrative, le législateur avait autorisé le recours à des logiciels d’aide aux enquêtes judiciaires. En particulier, les articles 230-20 à 230-27 du code de procédure pénale permettent aux services de la police nationale et aux unités de la gendarmerie nationale chargés d’une mission de police judiciaire de mettre en œuvre, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, des logiciels destinés à faciliter l’exploitation et le rapprochement d’informations sur les modes opératoires réunies par ces services et unités au cours des procédures judiciaires. Dans le sillage de l’article de presse relatif à l’utilisation du logiciel BriefCam, le ministre de l’intérieur a diligenté une enquête administrative menée conjointement par l’inspection générale de l’administration, l’inspection générale de la police nationale et l’inspection générale de la gendarmerie nationale afin de déterminer les conditions dans lesquelles ces usages ont eu lieu et de s’assurer de leur conformité au cadre légal. De plus, ses services apportent en parallèle leur concours à un contrôle initié par la CNIL. Depuis, conformément au droit applicable, la direction générale de la police nationale a transmis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés le 14 décembre 2023 un engagement de conformité attestant mettre en œuvre ce logiciel comportant des données à caractère personnel dans le respect des dispositions législatives et réglementaires applicables. La Commission nationale de l’informatique et des libertés a accusé réception de cet engagement le 15 décembre 2023. Par ce récépissé, l’utilisation du logiciel dit BriefCam répond aux exigences posées par le cadre juridique en vigueur. La direction générale de la gendarmerie nationale a quant à elle suspendu l’utilisation du logiciel BriefCam à compter du 17 novembre 2023 et a procédé à la désinstallation des suites logicielles en attendant une consolidation du cadre juridique. Conformément aux conclusions de l’enquête administrative, présentées dans un rapport remis au ministre de l’intérieur le 15 février 2024 et publié sur le site du ministère, la direction générale de la gendarmerie nationale a procédé à une régularisation de ce traitement de données auprès de la CNIL par l’envoi d’un engagement de conformité le 7 octobre 2024 et la CNIL en a accusé réception le lendemain. Pour autant, la gendarmerie nationale n’a pas redéployé pour l’instant le logiciel BriefCam au profit de ses unités de police judiciaire. Le traitement réalisé par BriefCam est actuellement utilisé dans un nombre restreint de services judiciaires de la police nationale et son usage répond à des critères strictement définis. Seul un nombre limité d’agents de la police nationale qui sont individuellement désignés et habilités ont accès au traitement. Les accédants sont donc restrictivement limités. Une procédure analogue est envisagée pour la gendarmerie nationale si le logiciel venait à être réinstallé sur des postes informatiques en vue d’une reprise de son utilisation après le rachat de licences. Concernant la collecte et le stockage des données révélées par l’exploitation des enquêtes, ces dernières sont effacées à la clôture de l’enquête et, en tout état de cause, à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de leur enregistrement, conformément à la décision du Conseil constitutionnel du 10 mars 2011. Par ailleurs, ces outils ne peuvent analyser que des images ayant été obtenues dans le cadre exclusif d’une enquête judiciaire, avec l’ensemble des garanties que ce cadre judiciaire implique. Ils ne sont donc pas utilisés pour réaliser des analyses de l’image en temps réel. En outre, aucune « décision automatique » n’est prise par l’outil, qui n’est qu’une aide à l’enquête, toute décision étant prise par l’enquêteur. De plus, ces logiciels ne sont interconnectés avec aucun autre traitement. Plusieurs autres mesures contribuent à la sécurité de l’intégrité des données. Les données d’une enquête sont accessibles exclusivement aux personnes autorisées dans le cadre de ladite enquête. Vidéo Synopsis ne permet aucun partage des données, ce qui maximise la protection de celles-ci. Le traitement est accessible uniquement aux utilisateurs de l’application, identifiés et habilités sur un ordinateur dédié, qui n’est pas connecté à internet. Aussi et conformément aux dispositions du code de procédure pénale applicables en la matière, aucun dispositif de reconnaissance faciale ne peut être mis en œuvre. Cette nécessité a d’ailleurs été rappelée par instruction du directeur général du 6 février 2023 adressée à l’ensemble des services utilisateurs. Dans ce cadre, le logiciel n’a pas été acheté ni déployé dans l’intention de mettre en œuvre de la reconnaissance faciale puisque cette fonctionnalité n’existait pas lors des acquisitions initiales. Désormais, le fabricant s’est engagé à bloquer nativement le module qui permettrait d’accéder à des fonctionnalités de reconnaissance faciale pour la version française du logiciel. Le ministère de l’intérieur garantit ainsi la protection des données à caractère personnel collectées par le logiciel BriefCam. Dans un souci de transparence, il a également rendu public le 28 octobre 2024, sur le site internet du ministère (interieur.gouv.fr/publications/rapports de l’inspection générale de l’administration) un rapport inter-inspections relatif à l’usage de logiciels d’analyse vidéo par les services de la police et de la gendarmerie nationales, commandé précisément en réponse à la dénonciation par un organisme spécialisé - cité dans la question écrite - d’une utilisation prétendument illégale par la police nationale, depuis 2015, d’un logiciel d’analyse algorithmique d’images vidéo qui utiliserait la reconnaissance faciale. Ce rapport contient des préconisations à la mise en œuvre desquelles les services du ministère travaillent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1370</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4470</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Composition du comité d’orientation stratégique de « Lab’R »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1370. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot alerte M. le ministre de l’intérieur sur le « Lab’R » le « Think and do Tank » de la Délégation interministérielle à l’accueil et l’intégration des réfugiés. La gouvernance « reflète la diversité des acteurs » selon son site internet. Elle lui demande donc sur quels critères sont désignés les membres du board. En second lieu, elle souhaite savoir quelle « diversité » de sensibilités politiques est représentée dans cette instance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4470</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le comité interministériel à l’intégration a défini, le 5 juin 2018, une stratégie nationale pour l’accueil et l’intégration qui prévoit, entre autres, la création d’un « Lab’R ». Ce laboratoire d’innovation publique s’inscrit dans l’objectif de mieux structurer les politiques d’intégration sur l’ensemble du territoire, de renforcer la coordination des acteurs et de mieux évaluer les politiques d’intégration menées, notamment en lien avec le monde de la recherche universitaire. L’actuel comité directeur du Lab’R a été composé en octobre 2022. Il conserve l’originalité caractéristique du précédent collège, tenant à la diversité des acteurs et des secteurs représentés, que ce soit en matière d’emploi, d’inclusion numérique, de participation citoyenne, d’éducation, de culture, ou encore de logement. Il se réunit à un rythme trimestriel et ses membres jouent un rôle d’orientation et de conseil pour les travaux menés par le Lab’R. Ses membres sont retenus au regard de leur rayonnement, de leur parcours professionnel, de leurs engagements personnels et de leurs champs d’expertise. Ils sont impliqués intuitu personae et de manière bénévole. Leur liste est publique et accessible sur le site internet dédié au Lab’R. Enfin, il est à noter que l’enjeu d’implication des personnes réfugiées et leur participation à ce comité directeur a été pris en compte, puisque constitué à 25 % de personnes réfugiées, impliquées et actives sur les problématiques d’intégration des publics réfugiés en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1395</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4470</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lenteur dans le processus d’obtention du permis international de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1395. — 29 octobre 2024. — Mme Laure Miller appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les délais importants nécessaires à l’obtention d’un permis international de conduire à l’étranger. Aujourd’hui, il faut compter un délai minimal de six mois entre la première démarche et la délivrance du titre, ce qui s’explique par l’abondance des demandes traitées par le Centre d’expertise et de ressources des titres (CERT) de Cherbourg, établissement unique pour toute la France. En conséquence, de nombreux citoyens doivent faire leur demande avant même de planifier leur séjour. Par ailleurs, Mme la députée soulève une disparité dans les conditions de traitement entre les habitants de Paris, qui peuvent directement se rendre à la préfecture et ceux issus des autres départements. Elle souhaite savoir si une révision plus équitable et efficiente du processus d’obtention du permis international de conduire est envisagée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4470</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le CERT de Cherbourg, qui est chargé de la délivrance des permis de conduire internationaux (PCI), a, depuis le début de l’année 2024, adapté les méthodes d’instruction pour fluidifier le traitement des dossiers et ainsi limiter les demandes de pièces complémentaires. Ces mesures ont permis de faire diminuer le stock de dossiers à traiter tout au long de l’année 2024 (passant d’environ 62 191 dossiers en janvier 2024 à 34 467 en décembre 2024), et de réduire les délais d’instruction de 161 jours à 89 jours entre janvier et décembre 2024. Le ministère de l’intérieur a également mis en œuvre plusieurs mesures pour analyser la mission de délivrance des documents aux usagers. Tout d’abord, afin d’éviter des demandes inutiles pour l’usager, l’information à son attention a été améliorée. Ainsi, la liste des pays pour lesquels il n’est pas nécessaire de circuler avec un PCI a été mise à jour et détaillée. Elle est disponible sur les sites internet de la délégation à la sécurité routière et de France Titres. Cette liste est rappelée dans le formulaire de pré-demande afin que l’usager soit informé, le cas échéant, du caractère superflu de sa demande. Par ailleurs, le délai d’instruction moyen est désormais indiqué sur la page d’accueil du site de France Titres afin de permettre d’anticiper le dépôt du dossier. Une adresse postale TSA spécifique pour les demandes professionnelles a été mise à disposition afin qu’elles puissent être traitées en priorité par le CERT. Des moyens humains ont également été déployés pour renforcer le CERT de Cherbourg. Au dernier trimestre 2024, 4 agents supplémentaires et 5 pour l’année 2025 ont été affectés au CERT. La future dématérialisation complète de la procédure d’instruction et de production des permis de conduire internationaux prévue dans le courant de l’année 2025 devrait également améliorer la qualité du service rendu à l’usager. L’année 2025 sera donc une année de transition pour ce service et les usagers. A terme, seule l’instruction de la demande se fera au CERT de Cherbourg, puisque la production et l’acheminement des documents seront externalisés, ce qui aura pour conséquence une forte réduction des délais de traitement de ces demandes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1411</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4471</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statistiques portant sur les faits de coups et blessures volontaires commis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1411. — 29 octobre 2024. — M. Bryan Masson interroge M. le ministre de l’intérieur sur les statistiques portant sur les faits de coups et blessures volontaires commis en France depuis 1945. M. le député alerte sur la difficulté d’accéder à des données portant sur les 80 dernières années. Il s’interroge sur l’existence de ces données et sur leur nécessaire mise à disposition auprès des Français dans un souci de transparence. Il lui demande donc de lui transmettre les chiffres du nombre de coups et blessures volontaires relevés par la police en France par année, depuis 1945.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4471</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si les données statistiques de l’outil appelé « état 4001 » (crimes et délits enregistrés par les services de police et unités de gendarmerie) en matière de coups et blessures volontaires enregistrées existent depuis 1972, il s’agit toutefois de données non fiabilisées par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Les données relatives aux coups et blessures volontaires (qualifiés de « violences volontaires » dans le code pénal) sont diffusées par le SSMSI : - pour la période 1996 à 2021, sur data.gouv.fr (https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/chiffres-departementaux-mensuels-relatifs-aux-crimes-et-delits-enregistres-par-les-services-de-police-et-de-gendarmerie-depuis-janvier-1996/) ; ces données sont non fiabilisées ; - pour la période 2016 à 2024, dans le cadre de ses bilans annuels, disponibles sur son site internet (interieur.gouv.fr/Interstats/Publications) ; ces statistiques sont fiabilisées par le SSMSI. Ces statistiques font apparaître 336 800 victimes de 15 ans ou plus, au titre de coups et blessures volontaires, criminels ou contraventionnels, en 2024 et 334 900 victimes en 2023, ce qui traduit une relative stabilité (+1%) Cette tendance intervient après plusieurs années consécutives de hausse des coups et blessures volontaires. L’enregistrement de violences commises dans un cadre intrafamilial a fortement contribué depuis 2018 à la croissance globale du nombre de victimes de coups et blessures volontaires. D’autres données publiques sont livrées par le SSMSI (https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Publications-et-infographies/Interstats-Conjoncture/Interstats-Conjoncture-N-112-Janvier-2025) : Coups et blessures volontaires (sur personnes de plus de 15 ans) <div align="center"><center><table border="1"><tr><td/><td><br>2016</br></td><td><br>2017</br></td><td><br>2018</br></td><td><br>2019</br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td><td><br>2024</br></td></tr><tr><td><br>Nb</br></td><td><br>218 055</br></td><td><br>224 700</br></td><td><br>238 461</br></td><td><br>256 114</br></td><td><br>256 222</br></td><td><br>282 408</br></td><td><br>324 642</br></td><td><br>341 144</br></td><td><br>338 980</br></td></tr><tr><td><br>Evol.</br></td><td/><td><br>3,0 %</br></td><td><br>6,1 %</br></td><td><br>7,4 %</br></td><td><br>0,0 %</br></td><td><br>10,2 %</br></td><td><br>15,0 %</br></td><td><br>5,1 %</br></td><td><br>- 0,6 %</br></td></tr></table></center></div> Le SSMSI a engagé fin 2023 des travaux méthodologiques afin d’établir et diffuser les données sur une longue période, au moins entre 1995 et 2023, sur des concepts totalement comparables. La question des coups et blessures volontaires est donc en cours d’expertise. Le suivi sur une longue période des données relatives aux coups et blessures volontaires enregistrés se heurte à plusieurs limites méthodologiques. En effet, les unités de compte n’ont pas été stables pour cet index de « l’état 4001 » (index 7), qui a d’abord porté sur une comptabilisation des victimes (en 1972, à la mise en place de « l’état 4001 »), puis sur les plaignants à partir de 1995, puis de nouveau sur les victimes à partir de 2015. Il convient de relever aussi que les outils de recueil des statistiques (logiciels de la police et de la gendarmerie nationales) ont fortement évolué dans le temps, au fil de leur modernisation notamment. La loi pénale a également été amendée à plusieurs reprises. Depuis les années 1980 en particulier, le législateur a régulièrement durci le code pénal, faisant passer des infractions de la sphère contraventionnelle (non intégrée dans « l’état 4001 ») vers la sphère des délits (qu’intègre le « 4001 »). La situation a également évolué avec la volonté depuis plusieurs années de systématiquement enregistrer sur plainte les violences intrafamiliales, qui pour certaines ont longtemps fait l’objet de mains courantes qui n’étaient donc pas comptabilisées dans « l’état 4001 ». Les efforts accomplis depuis plusieurs années pour mieux accueillir les victimes ont aussi pu inciter celles-ci à davantage déposer plainte. Enfin, il convient de souligner que l’indicateur de coups et blessures volontaires ne porte que sur les personnes âgées de 15 ans ou plus. Pour disposer de données sur les plus jeunes, doit aussi être pris en compte l’index 52 (violences, mauvais traitements et abandons d’enfants), avec toutefois les mêmes limites méthodologiques que celles de l’index 7. Les coups et blessures volontaires ne recouvrent pas l’ensemble des violences physiques (violences sur les moins de 15 ans, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, coups et blessures volontaires suivis de mort, vols avec violences, etc.), sachant en outre que la majorité des victimes ne déclarent pas les faits à la police ou à la gendarmerie nationales. Toute étude implique donc d’examiner également les enquêtes dites de victimation. En conclusion, l’attention du parlementaire doit être appelée sur la statistique pénale du ministère de la justice, qui est la plus ancienne puisqu’elle a constitué les premiers travaux de mesure de la délinquance au XIXe siècle. Il existe ainsi un suivi des décisions de justice de 1827 à 1978 (« compte général de justice »). Enfin, il convient de mentionner le suivi du casier judiciaire, disponible de 1984 à nos jours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1416</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4472</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Élections - vote électronique - extension</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1416. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit interroge M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité d’étendre le vote par internet à l’ensemble des citoyens français. Les Français établis à l’étranger peuvent voter par internet lors des élections consulaires et lors des élections législatives. Lors des dernières élections consulaires et législatives, cette modalité d’expression des suffrages a été largement plébiscitée par les citoyens résidant à l’étranger. En effet, les bureaux de vote hors de France sont très souvent très éloignés du lieu de vie des Français établis à l’étranger. Le vote par internet est un mode d’expression des suffrages très bien accueilli et ce dispositif s’est montré indispensable pour permettre l’expression démocratique des citoyens qui ne peuvent se rendre physiquement aux urnes. De nombreux concitoyens établis hors de France souhaitent la généralisation du vote électronique à toutes les élections. En l’état, la généralisation de la possibilité de voter par internet pour l’élection présidentielle et pour les élections européennes n’est pas possible pour les Français établis à l’étranger. En effet, il leur est opposé que cela introduirait une rupture d’égalité dans les modalités d’accès au vote pour les Français établis sur le territoire national et ceux établis hors de France. Il aimerait donc savoir si l’extension du vote électronique à l’ensemble des citoyens pour toutes les élections est envisagée et si non, quelles en sont les raisons, à l’heure où le pays affiche un ambitieux leadership européen et international sur la digitalisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4472</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le vote par internet est aujourd’hui prévu en France pour deux scrutins : l’élection des députés des Français établis hors de France (modalité utilisée en 2012, 2022 et 2024) et les élections consulaires (modalité utilisée en 2014 et en 2021). Cette dérogation au vote à l’urne est uniquement permise pour répondre aux enjeux spécifiques rencontrés par les Français établis hors de France. Le vote par internet permet à l’électeur de voter à l’aide de codes (identifiant et mot de passe) qui lui sont transmis par des voies différentes (mél, sms, courrier postal) permettant de garantir un niveau d’authentification minimum. Le vote est crypté et confidentiel. Pour que le secret du vote soit respecté, deux informations sont strictement séparées dans le processus mis en œuvre : d’une part, le fait que l’électeur a voté est reporté sur la liste d’émargement, et d’autre part, le choix de l’électeur est comptabilisé dans les suffrages exprimés en faveur du candidat qu’il a choisi. Le décompte des suffrages est obtenu après l’utilisation des clés détenues par les quatre membres du bureau de vote électronique, sans qu’il soit possible de savoir à quel candidat un électeur a apporté son suffrage. Toutefois, cette modalité de vote présente un certain nombre de limites qui conduisent à restreindre son utilisation à certaines élections et uniquement aux électeurs votant à l’étranger. En premier lieu, le vote par internet ne permet pas d’exclure un vote sous influence (familiale, professionnelle ou communautaire), un achat de vote ou toute autre atteinte au secret du vote et au consentement de l’électeur. Seul l’isoloir garantit ces principes reconnus par l’article 3 de la Constitution. En deuxième lieu, le vote par internet peut rencontrer des difficultés de fonctionnement, comme cela a été le cas lors des élections législatives de 2022. Le Conseil constitutionnel a annulé, en raison des dysfonctionnements intervenus lors du vote électronique, les opérations électorales qui se sont déroulées dans deux circonscriptions des Français établis hors de France lors des élections législatives de juin 2022 (décision n° 2022-5813/5814 et décision n° 2022-5760 AN du 20 janvier 2023). Le Conseil constitutionnel a jugé que si les électeurs concernés conservaient le droit de prendre part au vote à l’urne en se déplaçant physiquement à l’un des bureaux de vote ouverts dans la circonscription, ce dysfonctionnement a néanmoins été de nature, eu égard aux caractéristiques de la circonscription, à empêcher plusieurs milliers d’électeurs de prendre part au vote au premier tour. Alors même qu’elle n’est aucunement imputable ni au candidat élu ni aux autres candidats, le Conseil constitutionnel a considéré que cette circonstance devait être regardée, compte tenu de l’écart de voix entre les candidats, comme ayant porté atteinte à la sincérité du scrutin. En troisième lieu, cette modalité de vote expose les scrutins à des attaques électroniques malveillantes. Comme toute infrastructure électronique, le système de vote par Internet peut être attaqué par des organisations ou des États hostiles. Ce système étant nécessairement ouvert à tous les électeurs concernés, il est d’autant plus vulnérable. A ce titre, il convient de rappeler que le vote électronique est aujourd’hui prévu pour l’élection des députés des Français de l’étranger dont les circonscriptions, vastes géographiquement, sont limitées en nombre d’électeurs. Une annulation pour un dysfonctionnement ou une attaque est donc circonscrite. En revanche, pour des scrutins à vaste circonscription (élections régionales, européennes, présidentielle et référendum), le risque de contagion serait accru : les failles potentielles seraient multipliées à raison du nombre d’électeurs supplémentaires concernés, et un problème local pourrait entraîner une annulation de toute l’élection. En quatrième lieu, seuls les Français de l’étranger pour les élections législatives et les élections consulaires bénéficient du vote par internet depuis 2012 en raison de l’éloignement des électeurs des bureaux de vote, au sein de circonscriptions parfois à l’échelle d’un continent. Sur le territoire national, le bureau de vote est dans la très grande majorité des cas à quelques minutes, à pied ou en véhicule, du domicile de l’électeur. Près de 70 000 bureaux de vote sont ouverts à chaque élection. Du fait de ce maillage territorial dense, le vote par internet pour tous les électeurs ne se justifie donc pas au regard de l’éloignement géographique des citoyens du bureau de vote. Enfin, au-delà de la sécurité juridique de l’organisation du scrutin, le vote à l’urne et le dépouillement sont des actes citoyens importants et participent du rituel républicain. Le vote par procuration se conforme d’ailleurs à ce rituel puisque le mandataire introduit bel et bien le bulletin de son mandant dans l’urne et que celui-ci est in fine dépouillé sans distinction des autres. En revanche, substituer à ce vote une procédure électronique qui, bien que confortable pour l’électeur, demeure informelle et dénuée de toute dimension collective, ne peut qu’affaiblir la solennité des opérations électorales. Le vote par internet n’a par ailleurs pas démontré à ce stade un effet majeur sur le niveau de participation : 22,51 % au premier tour des élections législatives des 11 circonscriptions des Français de l’étranger en juin 2022 avec une solution de vote par internet contre 35,12 % au premier tour de l’élection présidentielle. Le système de vote actuel bénéficie en outre d’un haut degré de confiance de la part des électeurs car il est auditable directement par l’électeur, ce qui pourrait être altéré par l’introduction du vote par internet généralisé. En effet, le contrôle citoyen sur le dépouillement est rendu plus difficile avec le vote par internet, car le revers du dépouillement instantané est l’absence de contrôle des citoyens sur cette opération. Avec le vote papier, tout électeur présent lors du dépouillement peut demander à recompter les bulletins en cas de doute sur la régularité des opérations électorales. Le contrôle sur les opérations de dépouillement, comme le contrôle des opérations électorales le jour du scrutin sont exercés tant par les représentants des candidats que par les électeurs eux-mêmes, ce qui constitue une garantie forte de la sincérité du scrutin dans notre système électoral, symbolisée par la transparence des urnes. Un système de vote par internet, quelle que soit sa fiabilité et son niveau de sécurité, du fait de la menace, réelle ou supposée, d’ingérence ou d’altération du résultat, encourt un risque de suspicion quant à sa transparence qui serait de nature à remettre en cause la confiance des électeurs. Dès lors, le Gouvernement n’envisage pas d’étendre le vote électronique à l’ensemble des électeurs ni à l’ensemble des élections.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1430</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4473</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre la pédocriminalité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1430. — 29 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre de l’intérieur sur la lutte contre les réseaux de pédocriminels. Elle souhaite connaître la liste des services engagés dans cette lutte et le détail des moyens mis en œuvre par le ministère en matière d’effectifs et de budget. Elle désire également savoir si des statistiques spécifiques à cette forme de délinquance sont disponibles et, dans l’affirmative, en obtenir la transmission.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4473</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences commises à l’encontre des mineurs constitue de longue date un domaine d’action prioritaire pour les forces de sécurité intérieure, au premier rang desquelles la direction nationale de la police judiciaire et ses services territoriaux de la filière judiciaire, ainsi que la préfecture de police. A l’échelon central, le dispositif répressif est piloté par l’office mineurs (OFMIN), créé en août 2023 et rattaché à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) de la direction générale de la police nationale. La création de cet office spécifiquement chargé de la lutte contre les violences graves faites aux mineurs vise à renforcer les moyens d’action et à améliorer l’efficacité du traitement judiciaire de ces violences. Composé de policiers et de gendarmes, formés et spécialisés dans les techniques d’investigation et les techniques spéciales d’enquête (analyse d’images aux fins d’identification des victimes, enquête sous pseudonyme, etc.), et d’une psychologue, cet office, chef de file national de la lutte contre les violences faites aux mineurs, est particulièrement chargé d’animer et de coordonner, sur le plan national, l’action des services de police et des unités de gendarmerie dans ce domaine (à l’exception des violences exercées dans le cadre de faits de proxénétisme, traitées par un autre service central de la DNPJ : l’office central pour la répression de la traite des êtres humains). Il traite à son niveau le haut du spectre de la criminalité faite aux mineurs. L’office coordonne des opérations nationales, voire internationales, d’interpellation de pédocriminels, le plus souvent en lien avec des réseaux pédocriminels utilisant des messageries chiffrées. En 2024, l’OFMIN a par exemple été à l’initiative de l’interpellation du fondateur et PDG de la plateforme TELEGRAM. L’OFMIN a développé une grande expertise dans le traitement des phénomènes pédocriminels tels que le « livestreaming » (commande, achat et visionnage en ligne de sessions en direct ou enregistrées de viols et agressions sexuelles sur mineurs), pour lequel il exerce une compétence exclusive, de « sextorsion » (chantage en ligne à l’obtention de contenus pédocriminels et/ou d’argent auprès d’un mineur), de « grooming » (mise en confiance et sollicitation en ligne d’un mineur à des fins sexuelles), de pédocriminalité itinérante (Français ou résidents français se déplaçant dans un autre pays dans le but d’avoir des relations sexuelles avec un mineur). Enfin, l’OFMIN a développé une importante activité de veille et d’enquête sous pseudonyme sur les réseaux, sur l’internet classique mais aussi le « darknet », amenant à l’identification de dizaines de membres de communautés pédocriminelles se livrant à du partage de contenus pédocriminels, voire de producteurs de contenus et donc d’agresseurs physiques (44 % des individus échangeant des contenus illicites passent à l’acte physiquement sur un enfant). L’OFMIN est le point de contact central pour la France des organismes de police Europol et Interpol, de l’ensemble des services étrangers dédiés à la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs, mais également de ses partenaires français et étrangers du milieu associatif et du secteur privé. Un poste d’expert technique international dédié à la lutte contre la cyberpédocriminalité a été créé pour la zone de l’ASEAN (Asie du Sud-Est) à Bangkok le 1er décembre 2024 et a été pourvu par un enquêteur de l’OFMIN. L’office est également le représentant de la France au sein du groupe d’experts EMPACT (European Multidisciplinary Platform Against Criminal Threats), hébergé par Europol. Il convient en outre de souligner que l’OFMIN se dote progressivement de structures territoriales sur l’ensemble du territoire. Les effectifs de ce réseau territorial bénéficieront à la fois des formations spécifiques et de l’assistance ou de l’appui de l’office. L’OFMIN produit notamment des guides opérationnels détaillant un phénomène ou une technique d’enquête, dotant les enquêteurs des outils nécessaires à un traitement efficace des procédures. L’OFMIN a ouvert 270 enquêtes judiciaires en 2024, permettant l’identification en procédure de 99 pédocriminels au profil particulièrement dangereux. 233 autres profils d’individus détenteurs et diffuseurs d’images pédocriminelles ont été transmis à des services territorialement compétents pour une judiciarisation locale. Ce travail représente un total de 332 individus suspectés d’infractions en lien avec la pédocriminalité. La lutte contre les violences faites aux mineurs implique, naturellement, un engagement actif dans l’espace numérique. À cet égard, la plate-forme PHAROS (plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements) de la DNPJ, rattachée à l’office anti-cybercriminalité (OFAC) - composé de policiers et de gendarmes -, administre le portail www.internet-signalement.gouv.fr. Ce portail permet depuis 2009 aux particuliers, aux associations, aux administrations et aux professionnels de l’internet de signaler les contenus illicites, notamment de nature pédocriminelle (images, vidéos pédocriminelles, propositions sexuelles faites à un mineur, etc.). Les effectifs de PHAROS ont doublé depuis 2020, permettant de faire évoluer le fonctionnement de la plate-forme, qui assure désormais une prise en compte des signalements en 24/7. Le traitement de ces signalements permet à PHAROS d’agir en parallèle sur les plans judiciaire et administratif : sur le plan judiciaire, une unité est chargée d’initier des investigations pour identifier et/ou localiser les auteurs de contenus illicites (en l’occurrence, pédocriminels) aux fins de transmission au service territorialement compétent ; sur le plan administratif, une cellule spécialisée est chargée de mettre en œuvre les prérogatives administratives de la plate-forme, qui visent, notamment en matière de contenus pédocriminels, à bloquer et déréférencer ces derniers lorsqu’ils n’ont pas été retirés à sa demande. Cette dernière cellule agit à la fois sur le fondement des contenus signalés, mais également sur tous les contenus détectés de manière proactive, dans le cadre d’une veille permanente. Il peut être noté qu’en parallèle de l’activité de PHAROS, l’OFAC et son réseau territorial (11 antennes et 8 détachements actuellement, mais à terme 45 détachements) intervient également en assistance des services d’enquête, à l’instar de l’OFMIN, afin de les aider sur le plan technique. Il assure également une mission de lutte contre les cyberservices criminels dans ses aspects darknet et darkphone, vecteurs de partage notamment de contenus pédocriminels. Pour ce qui concerne la direction générale de la gendarmerie nationale, en 2023, 2 958 exploitations sexuelles de mineurs en ligne ont été recensées, soit un chiffre en nette augmentation (+18 %). 667 détenteurs d’images pornographiques représentant un mineur ont été mis en cause. Les propositions sexuelles à un mineur, essentiellement commises via les réseaux numériques, ont augmenté de 27 % (450 faits enregistrés en 2023, contre 354 en 2022). Toutefois, la gendarmerie estime qu’une part plus importante de personnes détient, diffuse ou échange des contenus à caractère pédocriminel, avec des velléités de passage à l’acte, par une approche numérique (proposition puis rencontre suivie d’un rapport sexuel, commission d’un acte à caractère sexuel sur un tiers, obtention de contenu auto-produit comme des photos et vidéos, etc.). Pour répondre à la menace croissante pesant sur l’univers numérique des mineurs, la gendarmerie nationale dispose d’une capacité de montée en puissance et de coordination de ses unités dans la lutte contre la pédocriminalité. Tout d’abord, la gendarmerie est pleinement investie dans le volet préventif. Ainsi, chaque année, la sensibilisation aux dangers d’internet représente plus de 5 000 actions de prévention avec plus de 120 000 « permis internet » délivrés (plus de 160 000 en 2023), ce qui représente une proportion significative d’une tranche d’âge, ainsi mieux armée pour identifier les dangers d’internet. Ensuite, concernant les investigations judiciaires, la gendarmerie nationale s’appuie, au niveau central, sur l’unité nationale cyber (UNCyber) et son centre national de lutte contre les criminalités numériques (C3N) ainsi que sur le plateau de répression des infractions sexuelles commises sur les mineurs (PRISM). Le centre national d’analyse des images à caractère pédocriminel (CNAIP), exclusivement armé de gendarmes, administre quant à lui la base Caliope depuis sa création et apporte son appui tant aux unités de la gendarmerie qu’aux services de la police nationale. Cette base contient plus de 15 millions de signatures numériques relatives à des contenus identifiés, facilitant leur identification dans les échanges en ligne. Le C3N a vocation à traiter les faits les plus graves et les plus complexes. Il est actuellement composé de 11 militaires, parmi lesquels, outre le CNAIP, des enquêteurs qui se consacrent aux cas particuliers et structures numériques facilitant la commission des infractions. Il a récemment fait fermer le site Coco.fr et travaille sur les différents espaces numériques de discussions et de partages des pédocriminels, conjointement avec les antennes « cyber » des sections de recherches (SR) réparties dans les régions, qui agissent selon des modes opératoires éprouvés. La gendarmerie nationale, pionnière en matière d’enquête sous pseudonyme, met d’ailleurs en œuvre des opérations nationales d’envergure depuis 2007 (de l’opération Arc-en-Ciel aux opérations régulières Horus). Cette structuration permet à la gendarmerie de prendre en charge plus de 50 % du contentieux de la pédocriminalité avec une capacité sans équivalent de recueil de la preuve numérique, notamment contre les prédateurs en ligne dont elle traite la majeure partie. L’article 230-46 du code de procédure pénale fournit aux forces de sécurité intérieure une arme particulièrement efficace. Cette technique d’enquête a été mise en œuvre en premier lieu pour lutter contre la pédocriminalité. La gendarmerie a su mesurer les capacités d’investigation offertes par ce texte en faisant le choix de former ses militaires à cette technique, avec un objectif de 1100 à 1500 « enquêteurs sous pseudonyme » (ESP) dans les mois à venir, dans le cadre de son plan « Ambition Cyber ». La formation a été décentralisée au niveau des 13 régions de gendarmerie, qui ont pu ainsi organiser la montée en puissance de ces capacités d’investigations. Aujourd’hui, les ESP, répartis dans les unités de recherches sur l’ensemble du territoire national, luttent quotidiennement contre la pédocriminalité, en recherchant sur les réseaux les personnes tentant d’entrer en contact avec des mineurs pour des motivations sexuelles, pour ensuite les interpeller une fois l’infraction caractérisée. Parmi les autres enquêteurs spécialisés, les enquêteurs NTECH sont des experts dans l’exploitation des supports numériques, la restauration des données effacées et dans le recueil de la preuve numérique. L’ensemble de ces capacités permet d’obtenir des bilans concrets, quotidiennement ou dans le cadre des opérations nationales Horus. Ainsi, en 2023, ce sont 345 militaires (contre 130 en 2022) qui ont été engagés activement dans la traque de prédateurs sur les réseaux numériques. 248 enquêtes ont été ouvertes (contre 105 en 2022) et 102 personnes interpellées (contre 61 en 2022). 15 personnes ont d’ores et déjà été incarcérées. En ce qui concerne les partenariats développés avec différentes associations nationales (ex. : e-enfance) et internationales, le C3N de la gendarmerie, l’OFMIN et l’OFAC de la DNPJ en leur qualité d’offices centraux, sont destinataires de signalements d’activités pédocriminelles qui, après vérifications et investigations, sont adressés pour traitement aux services territoriaux. Ces derniers ont par ailleurs leurs propres capacités d’investigation, permettant de traiter des dossiers à leur niveau. Ce dispositif global et coordonné sur l’ensemble du territoire, a permis de traiter 3 125 dossiers de pédocriminalité en 2023 pour ce qui concerne la gendarmerie, le plus souvent à l’initiative des enquêteurs, évitant ainsi de nouvelles victimes. Lorsqu’une victime est identifiée dans le cadre de ces procédures, les maisons de protection de familles (MPF, réparties à raison d’une par département ou collectivité ultramarine) et le réseau des enquêteurs spécialement formés à l’audition de mineur victime (plus de 2 000 actuellement en poste) permettent d’accueillir dans de bonnes conditions les mineurs pour lesquels le retentissement psychologique peut être important. L’expertise de la gendarmerie nationale et de la police nationale dans ce contentieux en ligne est reconnue auprès des pays partenaires, ce qui en fait des interlocuteurs de 1er plan pour la coopération internationale dans le domaine opérationnel. Outre les échanges entre les bases de contenus illicites Caliope du CNAIP et ICSE (international child sexual exploitation) d’Interpol, et sous réserve du rôle d’office central de l’OFMIN de la DNPJ qui est le point de contact central pour les échanges internationaux et représente le ministère de l’intérieur dans les instances européennes et internationales, la gendarmerie nationale est par ailleurs engagée dans la Victim Identification Task Force d’Europol. Elle assure également la présidence du sous-groupe Victim Identification d’Interpol. Hormis le CNAIP et les enquêteurs associés, les autres acteurs possèdent un champ d’action excédant la lutte contre les réseaux pédocriminels. Les ESP, par exemple, luttent aussi sur les réseaux et le dark web, contre les trafics, d’armes, de faux papiers, de stupéfiants, le terrorisme, etc. Aussi, le coût budgétaire de la lutte contre la pédocriminalité ne peut pas être précisément évalué. Pour ce qui concerne la police nationale, ses services d’enquête se composent au niveau territorial de 23 000 enquêteurs (répartis dans 49 services interdépartementaux de police judiciaire, 51 services départementaux de police judiciaire et 306 services locaux de police judiciaire affectés dans les commissariats de police nationale). Les services territoriaux de police judiciaire disposent de brigades d’enquête spécialisées (brigades d’atteintes aux personnes, brigades de protection de la famille). Ces enquêteurs traitent au quotidien des violences faites aux mineurs, notamment les plus de 800 enquêteurs affectés dans les brigades de protection de la famille. Sur le plan statistique, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) publie sur le site internet du ministère de l’intérieur des chiffres permettant de quantifier certaines formes de « pédocriminalité ». Il en est ainsi, par exemple, de la publication Interstats Info Rapide n° 33 de mars 2024 (« Les violences sexuelles hors cadre familial enregistrées par les services de sécurité en 2023 »), qui fait par exemple apparaître qu’un peu plus de la moitié (55 %) des victimes de violences sexuelles hors cadre familial sont mineures au moment des faits. Certains types d’infractions concernent presque exclusivement des mineurs, en particulier les atteintes sexuelles, le recours à la prostitution et la pédopornographie. Plusieurs données sont également disponibles dans la publication Interstats Analyse n° 67 d’avril 2024 (« Les infractions liées au numérique enregistrées par la police et la gendarmerie de 2016 à 2023 »). Cette publication fait par exemple apparaître que les atteintes « numériques » à l’encontre des mineurs (qui regroupent les infractions de cyber-pédopornographie, d’envoi de supports pornographiques à des mineurs, etc.) étaient 2,3 fois plus nombreuses en 2023 (9 710 faits) qu’en 2016 (4 220 faits). Le SSMSI ne dispose toutefois pas encore d’un champ infractionnel complet des infractions relevant de la « pédocriminalité », qui nécessite encore un travail d’expertise et de consolidation de statistiques au niveau national. Il convient en outre de souligner que les violences sexuelles enregistrées et connues des services ne représentent qu’une très faible part des violences sexuelles commises. Le SSMSI estimait par exemple pour l’année 2022 que le taux de dépôt de plainte pour des majeurs pour des violences sexuelles était de 6 % (Vécu et ressenti en matière de sécurité. Victimation, délinquance et sentiment d’insécurité. Rapport d’enquête – édition 2023). Les données recueillies par les offices centraux OFMIN et OFAC apportent également un éclairage sur le phénomène. Pour détecter les victimes de pédocriminalité et identifier leurs auteurs, outre le dépôt de plainte, l’OFMIN dispose de plusieurs moyens. Peuvent être, par exemple, cités les signalements de contenus pédocriminels échangés par internet sur le territoire national adressés par la fondation américaine National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC). En 2024, l’OFMIN a réceptionné 164 516 signalements et priorisé 2200 de ces signalements, permettant d’identifier 199 individus suspects dans des rapports adressés aux services territoriaux de police/gendarmerie ou aux tribunaux judiciaires. Peuvent également être cités les contenus pédocriminels téléchargés et partagés en ligne entre plusieurs personnes identifiées grâce aux outils de veille spécifiques. En 2024, 25 000 adresses IP étaient signalées à l’OFMIN comme ayant échangé des contenus pédocriminels. En 2024, 270 procédures ont été établies par cet office central, à la suitee d’un travail d’analyse et de recoupement pour prioriser les cibles les plus actives ou les plus dangereuses au regard de leur profil. S’agissant de la plate-forme PHAROS de l’OFAC, elle a traité 25 759 signalements de contenus pédocriminels en 2024. 68 enquêtes judiciaires pour des contenus pédopornographiques ou relatives à des faits de corruption de mineurs ou de proposition sexuelle sur mineur par voie de télécommunications ont été initiées. 80 731 demandes de retraits de contenus pédopornographiques ont été transmises sur le fondement de l’article 6-1 de la loi du 21 juin 2004, et 592 sites ont vu leur accès empêché au titre de la mesure de blocage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4476</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements dans la procédure renouvellement des titres de séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1461. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu* alerte M. le ministre de l’intérieur sur les nombreux dysfonctionnements rencontrés dans la procédure de renouvellement des titres de séjour et dont les conséquences sont dramatiques pour les concernés et leur famille. Depuis la généralisation de la procédure dématérialisée pour le renouvellement des titres via la plateforme ANEF (administration numérique pour les étrangers en France), les incidents de traitement se sont multipliés, contraignant les demandeurs à saisir les tribunaux pour bénéficier ou recouvrer leurs droits. Une situation particulièrement préjudiciable pour les concernés, leur famille et les employeurs et qui engendre des contentieux de masse que les tribunaux déjà surchargés doivent traiter promptement. Des saisines rendues quasiment obligatoires dans plusieurs départements car les réserves émises par le Conseil d’État dans son arrêt en date du 3 juin 2022, obligeant l’État à mettre en place des modalités alternatives à la dématérialisation des demandes de titre de séjour, ne sont pas respectées. C’est le cas par exemple de la Seine-Saint-Denis, département où est élu M. le député, qui ne dispose pas de modalité physique de dépôt de dossier. En plus des délais de traitement, ce sont les classements sans suite et sans raison des dossiers qui font l’objet de recours en nombre ainsi que la délivrance d’attestations de dépôt qui non seulement n’ont aucune valeur législative ou règlementaire, mais en plus précisent qu’elles « ne constitue [nt] pas une preuve de régularité du séjour et ne permet [tent] pas l’ouverture de droits associés à un séjour régulier ». Une mention qui porte grandement préjudice et qui se substitue de manière généralisée aux récépissés autrefois délivrés ou aux attestations de prolongation d’instruction qui permettent de conserver les droits associés à un séjour régulier. La permanence parlementaire de M. le député est submergée par des administrés en attente depuis plusieurs mois du renouvellement de leur titre de séjour et particulièrement angoissés car ils ne peuvent plus justifier à leurs employeurs et à l’administration leur situation régulière et perdent ainsi leurs emplois et leurs droits. De même, des files d’attente se constituent aux abords des services des étrangers. C’est le cas, par exemple, de la sous-préfecture de Saint-Denis, où des dizaines de personnes se présentent chaque jour à la grille d’entrée et patientent souvent pendant des heures sans pouvoir s’abriter dignement dans l’espoir d’obtenir une réponse sur le traitement de leur dossier. Il souhaite donc connaître les mesures qu’il entend prendre pour, d’une part, résorber ces dysfonctionnements de la plateforme ANEF tant sur les délais que sur la délivrance de récépissés conservant les droits à un séjour régulier et, d’autre part, contraindre les préfectures à mettre des modalités alternatives au numérique pour le dépôt de dossier et répondre aux questions des usagers. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4677</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4477</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Anef : une fabrique numérique de sans-papiers ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4677. — 4 mars 2025. — M. François Ruffin* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les défaillances de la plateforme Administration numérique pour les étrangers en France (Anef) : s’agit-il d’une fabrique numérique de sans-papiers ? Depuis 2021, le recours à la plateforme Anef est obligatoire pour une partie des demandes de titres de séjour et surtout pour leur renouvellement. Quatre ans plus tard, le déploiement de l’Anef a abouti à un naufrage administratif et numérique. Comme le montre le rapport de la Défenseure des droits de décembre 2024 : « L’Administration numérique pour les étrangers en France : une dématérialisation à l’origine d’atteintes massives aux droits des usagers », la plateforme Anef représente un véritable enfer, tant pour les familles, qui n’arrivent pas à déposer leurs papiers sur le site, que pour les salariés des préfectures qui subissent également les défaillances du logiciel. Des étrangers, jusqu’alors réguliers, tentent de renouveler leurs papiers. En vain. Eux qui vivent en France depuis des années, qui travaillent, qui payent leurs impôts, qui élèvent leurs enfants ici, vivent avec l’angoisse de redevenir des sans-papiers et se retrouvent parfois, du jour au lendemain, dans l’irrégularité. Pas parce que c’est la décision d’un tribunal, pas parce que l’État français souhaite les éloigner, mais à cause de bugs informatiques. La Défenseure des droits liste, dans son dernier rapport, des exemples de dysfonctionnements de la plateforme : « Des personnes confrontées à l’impossibilité de déposer leur demande de titre de séjour en ligne au motif que leur titre précédent n’est pas considéré par le système informatique comme ayant été remis, alors même que celui-ci l’a bien été » ; « Des personnes [qui] ne peuvent réaliser une nouvelle démarche et notamment solliciter le renouvellement de leur titre de séjour au motif - selon le message d’erreur généré par le téléservice - qu’une demande serait déjà en cours d’instruction » ; « Des personnes qui ont perdu leur mot de passe et ne peuvent le modifier, faute de recevoir le lien adéquat » ; « Des personnes [qui] indiquent qu’elles ne sont pas en mesure de consulter les demandes qui leur sont adressées par l’agent instructeur via la plateforme » ; « D’autres [qui] font état de pièces transmises mais jamais reçues par le service préfectoral » ; « Des démarches de changement d’adresse ou de demande de titre qui apparaissent bien sur leur tableau de bord Anef mais dont la préfecture n’a pas connaissance et qu’elle ne peut même pas consulter lorsqu’elle est informée directement par l’usager » ; « Des personnes [qui ne peuvent] réaliser une démarche sur l’Anef faute de pouvoir la sélectionner » sur le site. Dès lors, c’est un tsunami de réclamations. En 2024, une réclamation sur trois auprès de la Défenseure des droits concernait l’atteinte aux droits des étrangers. En quatre ans, elles ont été multipliées par 5. Et plus de 75 % de ces demandes concernent les difficultés d’accès aux services préfectoraux. Ces dysfonctionnements informatiques ont également de quoi submerger les salariés des préfectures dont le travail est dégradé, empêché et qui voient leur charge de travail exploser. Aucune surprise ici. Rien de nouveau. Depuis des années, les alertes se multiplient sur les risques de la dématérialisation de ces procédures. Jacques Toubon, l’ancien Défenseur des droits, alertait déjà en 2019 et recommandait de maintenir une alternative physique. Le Conseil d’État, dans sa décision du 3 juin 2022, rappelait aussi la nécessité d’un accompagnement humain et d’une solution de substitution à la procédure numérique. Ce calvaire informatique, à la fois pour les usagers et les fonctionnaires, est-il donc délibéré ? S’agit-il de décourager le simple renouvellement des titres de séjour ? Il lui demande s’il compte prendre des mesures pour résoudre au plus vite ces immenses difficultés. À ce jour, l’Anef est une usine à fabriquer des sans-papiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5936</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4477</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès aux titres et cartes de séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5936. — 15 avril 2025. — M. Arthur Delaporte* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés inhérentes aux demandes de titres de séjour à la suite de la dématérialisation de la procédure. En vigueur depuis la mise en place du plan « Préfectures nouvelle génération », il s’opère depuis l’automne 2020 une dématérialisation croissante des démarches de délivrance des titres de séjour pour les ressortissants étrangers via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Un rapport de la Défenseure des droits mettait en exergue, en décembre dernier, les nombreux dysfonctionnements structurels éloignant « les étrangers de ce service public et des droits qu’il conditionne ». La Défenseure des droits a été saisie de nombreuses réclamations, concernant tant l’accomplissement des démarches d’obtention des titres que l’impossibilité de prendre un rendez-vous. En quatre ans, les réclamations relatives aux droits des étrangers ont augmenté de 400 %, devenant le premier motif de saisine de l’institution. De nombreux bugs techniques, des choix de conception contestables et un déploiement parcellaire viennent entraver les démarches et les dispositifs d’accompagnement et de substitution s’avèrent lacunaires. Résultat : les demandeurs se voient placés dans une situation administrative incertaine et précaire pendant des mois, si ce n’est des années, mettant en suspens l’effectivité des droits auxquels ils pourraient prétendre. La Défenseure des droits a ainsi formulé un ensemble de recommandations, entrant en concordance avec les revendications de la Fédération des acteurs de la solidarité, de France terre d’asile, d’Emmaüs solidarité, de La Cimade et 6 autres associations : garantir la possibilité de réaliser toute démarche par un canal non dématérialisé, renforcer durablement les moyens humains affectés aux préfectures ou encore améliorer le régime des documents de séjour dématérialisés. Il l’interroge donc sur les actions qu’il entend mener afin d’améliorer les conditions de demande de titres de séjours, assurant aux demandeurs l’effectivité de leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6110</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4478</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dématérialisation et accès aux droits</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6110. — 22 avril 2025. — Mme Gabrielle Cathala* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences calamiteuses de l’entière dématérialisation des procédures de demande et de renouvellement des titres de séjour auprès des préfectures. Le rapport annuel d’activité de la défenseure des droits a été publié le 25 mars 2025 sous le titre : « la Défenseure des droits appelle à un sursaut collectif face aux ruptures de droits ». Son constat est alarmant concernant les difficultés d’accès aux services publics liées à la dématérialisation, notamment s’agissant des démarches administratives pour les étrangers. En effet, depuis la mise en place de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) en 2020, la situation s’est fortement aggravée. En 2024, le premier motif de saisine de la défenseure des droits provenait de réclamations relatives au droit des étrangers, un tiers des saisines concernant l’octroi ou le renouvellement des titres de séjour. Le reproche principal concerne la plateforme qui ne propose pas suffisamment de solutions aux cas particuliers, ne permet pas un accompagnement de qualité ou ne propose aucun moyen de substitution au numérique. Les conséquences en sont parfois dramatiques pour les usagers. Mme la députée, comme de nombreuses associations, a pu observer tous ces dysfonctionnements lors de l’accompagnement de personnes bloquées ou en attente d’instruction de leur demande de titres de séjour dans le Val-d’Oise. La défenseure des droits avait déjà publié un rapport le 11 décembre 2024 sur les atteintes massives de la dématérialisation aux droits des usagers via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Le rapport indique que cet unique canal dématérialisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour présente de nombreux dysfonctionnements, malgré l’existence de quelques centres de contact citoyen (CCC) et points d’accueil numériques (PAN). L’expérience des usagers ou des agents est dégradée, peu intuitive et complexe avec des problèmes techniques persistants, une mauvaise conception de l’outil et un manque d’information. Le rapport précise que les difficultés « résultent aussi, pour beaucoup, de l’organisation des services préfectoraux, des pratiques des préfectures et des moyens humains insuffisants des services en charge des étrangers au sein des préfectures, ainsi que des lois et règlements régissant le droit au séjour des étrangers, s’agissant notamment de la durée des titres et des conditions de leur renouvellement ». Tous ces problèmes techniques, d’organisation et de recrutement au sein des préfectures conduisent à des délais très longs d’instruction des demandes, créant des situations exaspérantes et dangereuses pour les usagers. Des personnes se retrouvent en situation irrégulière sur le territoire alors qu’elles réunissent toutes les conditions légales pour obtenir un premier titre de séjour ou un renouvellement rapide. D’autres se retrouvent sans titre de séjour, après plusieurs décennies en situation régulière en France, à cause de délais d’instruction et de fabrication particulièrement longs. Pour toutes ces personnes, les conséquences de ces pertes du droit au séjour sont violentes avec une perte d’emploi, de logement, de prestations sociales, d’accès aux soins ou une rupture de scolarisation des enfants. La France est la septième puissance économique mondiale et ne devrait pas connaître ces situations, à moins qu’elles ne soient volontairement organisées par les politiques gouvernementales en place. Pourtant des solutions simples existent, proposées par la défenseure des droits, permettant une résolution rapide des dysfonctionnements : renforcer durablement les moyens humains affectés aux préfectures, créer une voie d’accès non dématérialisée, automatiser les renouvellements d’attestations de prolongation d’instruction, créer une nouvelle attestation permettant de créer des droits en cas de complétude du dossier, améliorer l’information des usagers et doter chaque préfecture d’un service d’accompagnement téléphonique. Mme la députée propose de dépénaliser le séjour irrégulier, rétablir la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence et régulariser tous les travailleurs sans papiers, les étudiants et parents sans papiers d’enfants scolarisés. Elle demande la mise à l’ordre du jour du Sénat de la proposition de loi adoptée en 2023 à l’Assemblée nationale tendant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics. Face à ce constat d’échec, elle lui demande quelles suites il compte donner aux rapports et recommandations de la défenseure des droits afin d’en finir avec les dysfonctionnements de l’ANEF et permettre une digne prise en charge des demandes de titres de séjour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6439</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4479</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Défaillances administratives affectant le respect des droits des étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6439. — 6 mai 2025. — M. Jérôme Guedj* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les lenteurs et les dysfonctionnements administratifs affectant le respect des droits des étrangers, notamment en matière de délivrance des documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM) et de renouvellement des titres de séjour. Depuis plusieurs années, le collectif Exilés 91, qui rassemble diverses associations et syndicats du territoire essonnien, alerte sur la dégradation préoccupante de la situation dans les préfectures, en particulier à la sous-préfecture de Palaiseau. Lors de rassemblements organisés tous les quinze jours, dont le dernier a eu lieu le 11 avril 2025 devant la sous-préfecture, les membres du collectif ont dénoncé une situation toujours inacceptable pour un grand nombre d’usagers étrangers. Malgré quelques évolutions, de graves problèmes persistent. Le recours quasi systématique aux démarches numériques complique l’accès aux droits pour de nombreux usagers éloignés du numérique ou en difficulté pour accomplir des démarches en ligne. La possibilité théorique de retirer un formulaire papier reste, en réalité, très difficile d’accès. Par ailleurs, les délais d’attente demeurent anormalement longs : plusieurs mois, parfois plusieurs années, pour obtenir un rendez-vous de renouvellement de récépissé ou de prise d’empreintes et jusqu’à deux ans d’attente pour des jeunes majeurs présents en France depuis leur enfance, pourtant légalement éligibles à un titre de séjour. Ces délais provoquent des ruptures de droits dramatiques : perte d’emploi, perte de logement, interruption d’études, suspension d’allocations, etc. De nombreux usagers se retrouvent précarisés malgré une situation régulière et une parfaite intégration. Ces défaillances administratives engendrent par ailleurs une multiplication des contentieux, l’État manquant à ses propres obligations légales en matière de respect des droits des étrangers. Face à ces constats alarmants, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre afin de garantir un traitement administratif diligent, équitable et respectueux des droits fondamentaux des étrangers dans les préfectures, de réduire les délais de traitement, de faciliter l’accès aux démarches administratives, de prévenir les ruptures de droits et d’assurer une résolution effective des litiges susceptibles d’en découler.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4479</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La dématérialisation des procédures de demandes de titres de séjour et de documents de voyage et de circulation dans l’ANEF s’est effectuée progressivement, depuis 2020. Ce déploiement progressif a été effectué afin de répondre aux enjeux de dématérialisation et de transformation publique, mais également afin de répondre à un enjeu d’obsolescence des technologies utilisées jusqu’à présent. En parallèle des travaux sur le nouveau système d’information (SI), le SI historique doit continuer à fonctionner afin de maintenir la continuité du service. Une partie non négligeable des difficultés techniques résulte du maintien de ce SI historique. Son décommissionnement, actuellement en cours, permettra de réduire ces difficultés techniques et le déploiement des dernières fonctionnalités sur l’ANEF permettra de les résoudre durablement. Le ministère a déployé un plan d’action pour lutter contre les ruptures de droits. Ce plan s’articule autour de quatre leviers complémentaires : un volet réglementaire, un volet informatique, un volet de pilotage du réseau et un volet communication, chacun visant à minimiser les sources de fragilité identifiées suite à la mise en place de l’ANEF. Sur le volet réglementaire, le décret n° 2023-191 du 22 mars 2023 prévoit qu’une « solution de substitution prenant la forme d’un accueil physique permettant l’enregistrement de la demande » est mise en place pour les personnes qui, malgré l’accompagnement proposé par l’administration, « se trouvent dans l’impossibilité constatée d’utiliser le téléservice pour des raisons tenant à la conception ou au mode de fonctionnement de celui-ci ». L’arrêté ministériel du 1er août 2023 précise les conditions de recours et les modalités de mise en œuvre de la solution de substitution. A cet effet, un réseau de Points d’Accueil Numériques (PAN) a été mis en place dans les préfectures pour renforcer l’accessibilité des services auprès des publics rencontrant des difficultés avec le numérique. Ces points d’accès sont disponibles dans toutes les préfectures et dans certaines sous-préfectures, notamment celles assurant cette mission spécifique. Les points d’accueil numériques offrent un espace équipé de matériel informatique ainsi qu’un accompagnement personnalisé, grâce à la présence de médiateurs numériques formés pour guider les usagers dans leurs démarches. Pour les territoires où les volumes de demandes sont particulièrement élevés, 44 préfectures et 8 sous-préfectures ont mis en place des points d’accueil numériques dédiés spécifiquement aux démarches de l’ANEF. Dans les autres départements, cet accompagnement est proposé au sein des PAN existants, déjà dédiés aux démarches telles que les permis de conduire et les cartes grises. En complément de cet accompagnement de proximité, le centre de contact citoyen (CCC) de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) propose un soutien téléphonique et mail pour les usagers ayant des questions ou rencontrant des difficultés dans leurs démarches en ligne. Ce centre mobilise environ 150 agents formés pour répondre aux besoins des usagers, offrant une assistance téléphonique ainsi que la possibilité de poser des questions via un formulaire en ligne. Ce service, centralisé mais accessible, garantit aux usagers un accompagnement adapté et réactif, réduisant ainsi les risques de blocage. En 2024, le centre de contact citoyens (CCC) de France Titres a transmis 4 377 signalements à la DGEF. En parallèle, 1 120 942 demandes ont été déposées sur l’ANEF. C’est donc 0,4% du volume des demandes qui aboutissent à un blocage de l’usager signalé au CCC et non résolu par celui-ci. Enfin, pour se conformer à la décision du Conseil d’État de juin 2022, un arrêté a été signé le 1er août 2023, accompagné d’une instruction adressée aux préfets. Cet arrêté précise les modalités de traitement des situations bloquantes rencontrées par les usagers de l’ANEF. Lorsqu’une difficulté technique ne peut être résolue dans un délai raisonnable, une convocation en préfecture est organisée, permettant ainsi à l’usager de déposer son dossier sous forme papier. Ce dispositif assure la continuité de l’accès aux services pour tous les usagers, même en cas d’obstacles techniques, tout en veillant à ce que le passage au numérique ne devienne pas une entrave au droit de chacun d’accéder aux services publics. Sur le volet informatique, côté agent, des ajustements techniques ont été réalisés pour renforcer les capacités de l’ANEF et ainsi réduire les risques d’interruption de droits notamment par la mise en place de dispositifs permettant aux agents de préfectures d’identifier les dossiers pour lesquels les titres arrivent prochainement à expiration. Cette capacité de priorisation vise à faciliter le traitement des demandes urgentes et renforce la continuité des droits pour les usagers. Coté usager, un système de notifications « push » est en service depuis fin avril 2024 pour rappeler aux usagers, en amont de l’échéance, les démarches à entreprendre pour le renouvellement de leurs titres permettant ainsi un accompagnement plus proactif de l’administration. Sur le volet de pilotage du réseau, le ministère renforce la coopération entre les différentes parties prenantes par une communication plus fluide entre la Direction Générale des Étrangers en France (DGEF) et les préfectures. D’importants moyens sont ainsi mobilisés pour relever le défi de la transition numérique et renforcer la qualité du service rendu à l’usager. A cet égard, l’accompagnement au bénéfice des services des préfectures a été renforcé par les services centraux par le biais notamment de « missions d’appui et de conseil » (avec un objectif de couverture de 95 % des préfectures d’ici fin 2025). Ce dispositif facilite la détection et la résolution des anomalies techniques de manière coordonnée permettant une réponse plus rapide et mieux adaptée aux difficultés rencontrées ainsi que la mise en œuvre de solutions de contournement si nécessaire. Par ailleurs, une cellule numérique du quotidien ANEF a été créé courant avril 2025 pour renforcer l’accompagnement des préfectures au changement. Cette cellule est accompagnée, dans le cadre de ses déplacements en préfectures, par une équipe technique qui prend en charge les anomalies sur place. Plusieurs déplacements ont déjà eu lieu et d’autres sont d’ores et déjà programmés. Enfin, sur le volet communication, chaque déploiement de nouvelles téléprocédures ou fonctionnalités est assorti d’un dispositif d’accompagnement renforcé à l’égard des usagers et des préfectures à différentes étapes de leur mise en service : guides et manuels divers dédiés aux préfectures (J-15), formations du CCC (j-20), Webinaires (j-10), Webinaires « retours d’expérience » (J+30 à 60). De plus la rubrique « besoin d’aide ? » du portail usager ANEF est composée de plusieurs FAQ complètes et fait régulièrement l’objet de mise à jour afin de renforcer la qualité de l’information fournie à l’usager. Par ces plans d’actions, le ministère réaffirme son engagement à garantir un accès équitable aux droits pour tous les usagers de l’ANEF.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1475</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4480</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>UNPRG - Carte du retraité et de veuve de gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1475. — 29 octobre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants, à la demande de l’Union nationale des personnels et retraités de la gendarmerie, au sujet de la création d’une carte du retraité et de veuve de gendarmerie. Pour mémoire, cette carte fut accordée par une circulaire du 19 décembre 1973. Néanmoins, celle-ci pourrait être revue dans un format modernisé et reliée à une liste disponible pour les brigades. Il lui demande donc s’il envisage la modernisation de la carte du retraité et de veuve de gendarmerie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4480</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les conditions de délivrance de la carte de retraité de la gendarmerie nationale sont définies par la circulaire n° 5000/DEF/GEND/OE/SDOE/REGL du 3 février 2005 relative aux cartes d’identité délivrées aux militaires de la gendarmerie. Cette circulaire dispose qu’une carte de retraité est attribuée aux gendarmes atteints par leur limite d’âge ou leur limite de durée des services. Ne constituant pas un document d’identité, la carte octroie de rares privilèges, tels que l’accès facilité aux mess militaires et la réduction ou la gratuité d’accès dans quelques musées militaires. Sa gestion et sa fabrication sont devenues obsolètes. Effectivement, il s’agit d’un document papier dont la confection, très chronophage, est assurée par les formations administratives lorsque les militaires décident de faire valoir leur droit à pension. Au regard, d’une part, du fort attachement des retraités de la gendarmerie à ce document qui marque leur lien avec l’Institution, et, d’autre part, du faible coût d’une telle mesure, la direction générale de la gendarmerie nationale étudie la possibilité d’automatiser la gestion et la confection d’une carte de format carte bancaire à la ligne totalement épurée afin d’éviter toute confusion avec une carte professionnelle des militaires d’active. Cette carte serait également attribuée aux réservistes honoraires et aux veuves et veufs de militaires de la gendarmerie, avec mentions spécifiques de leur état. Les associations d’anciens militaires de la gendarmerie se verront prochainement présenter les conditions d’attribution et le modèle de carte que la gendarmerie compte produire, à horizon 2025, sous réserve des conditions de développement technique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1514</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4481</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Carte d’identité - Harmonisation européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1514. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’harmonisation des systèmes d’identification électronique entre pays européens. Celle-ci emporte des conséquences concrètes pour de nombreux citoyens français mais aussi européens. M. le député est notamment alerté de l’impossibilité pour les citoyens français résidents en Allemagne de se faire identifier auprès des banques allemandes avec les nouvelles cartes nationales d’identité française. Cette absence d’harmonisation rend ainsi pour les Français de l’étranger mais aussi de nombreux citoyens européens la réalisation de démarches parfois indispensables, telles que l’ouverture ou la gestion d’un compte bancaire, beaucoup plus difficiles, d’autant que les solutions locales telles que, en Allemagne, l’identification électronique « eID » ne permettent pas de répondre à toutes les problématiques qui découlent de cette absence d’harmonisation. Par ailleurs, il semblerait qu’en raison de l’absence de la mention « délivrée par » sur les nouvelles cartes d’identité, les systèmes d’identification électroniques étrangers, en l’occurrence allemands, ne peuvent lire et reconnaître les documents français. Il lui demande ainsi si des discussions sont en cours au niveau européen pour harmoniser au sein de l’Union européenne les systèmes d’identification électronique. Il souhaite également savoir s’il envisage de faire évoluer la CNIe.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4481</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une harmonisation des systèmes d’identifications électroniques européens est déjà actée et se met progressivement en œuvre au travers de l’application du règlement sur l’identification électronique et les services de confiance dit eIDAS, et sa récente révision au travers du règlement dit eIDAS 2. Le règlement dit eIDAS 1, adopté en 2014, mettait notamment en place des identités numériques qui devaient être interconnectées par des nœuds pour accéder à des services publics dans toute l’Union européenne. Il s’inscrivait dans la finalité de réalisation du marché intérieur en visant à faciliter les échanges transfrontières, pour permettre par exemple à un exportateur français de se connecter de manière sécurisée grâce à son identité numérique sur le site des douanes allemandes, afin de réaliser les opérations nécessaires à l’importation de ses biens dans cet Etat. En application de ce texte, des identités numériques se sont développées en France, telles que l’Identité Numérique La Poste ou France Identité. La France, au travers de la direction interministérielle du numérique (DINUM), a notifié à la Commission européenne dès 2021 son schéma d’identité France Connect avec l’identité numérique de La Poste, afin de pouvoir ouvrir le nœud d’interopérabilité en conséquence. Cela permettra d’utiliser l’identité numérique de La Poste pour accéder à des services publics en ligne d’autres Etats membres, y compris allemands. En outre, ce mécanisme sera désormais également possible avec la carte d’identité électronique française (CNIe), la Commission européenne ayant notifié le 9 septembre 2024 France Identité comme étant conforme aux exigences relatives au niveau de garantie élevé, après reconnaissance par les pairs européens du schéma d’identité et mise en place dans le nœud d’interopérabilité. Afin d’accélérer le déploiement de services publics transfrontaliers et l’interopérabilité des systèmes d’identification nationaux, le règlement dit « eIDAS 2 » (règlement (UE) 2024/1183 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 modifiant le règlement (UE) n° 910/2014 en ce qui concerne l’établissement du cadre européen relatif à une identité numérique), publié le 30 avril 2024, met à la charge des Etats l’obligation de délivrer, dès 2026, un moyen d’identification électronique européen harmonisé permettant de se connecter à des services publics et privés en ligne dans l’ensemble de l’Union. Le détenteur de cette identité numérique européenne disposera désormais d’un portefeuille numérique associé au moyen d’identification électronique européen (EUDI Wallet) qui lui permettra de se procurer, de stocker et de partager dans toute l’Union tout document relatif à sa personne (acte de naissance, permis de conduire, diplôme, RIB, attestation fiscale, attestations de droits sociaux, actes notariés). Dénommées attestations électroniques d’attributs, ces documents seront sécurisés depuis leur source (mairie, banque, université…) jusqu’au destinataire final choisi par le détenteur du portefeuille. Les attestations électroniques d’attribut serviront à effectuer des transactions commerciales en ligne ou seront utilisées dans le cadre de procédures administrative en ligne (inscriptions diverses, demandes d’ouvertures de droits). Le développement du moyen d’identification électronique « France Identité » porté par France Titres s’inscrit dans ce cadre en poursuivant l’objectif de sa qualification de moyen d’identification électronique au niveau européen d’ici à 2026. Enfin, les éléments de données figurant sur la carte nationale d’identité électronique (CNIe) produite en France depuis 2021 sont normalisés, ainsi que cela est prévu à l’article 3 du règlement (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil sur le renforcement de la sécurité des cartes d’identité délivrées aux citoyens de l’Union et des permis de séjour délivrés aux citoyens de l’Union européenne et aux membres de leur famille exerçant leur droit à la libre circulation. Cet article mentionne que les cartes d’identité délivrées par les Etats-membres de l’Union européenne doivent respecter les spécifications énoncées dans la partie 5 du document 9303 de l’OACI. La mention de l’autorité de délivrance ne fait pas partie de ces éléments de données obligatoires. L’éventuelle incapacité de lecture et de reconnaissance de la carte nationale d’identité électronique française par des systèmes d’identification électroniques européens contreviendrait donc aux exigences d’interopérabilité mises en place par le droit de l’Union. Ainsi, il n’est pas envisagé de faire de nouveau évoluer la carte nationale d’identité française.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1526</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4482</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’intervention des forces de l’ordre en cas de refus d’obtempérer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1526. — 29 octobre 2024. — M. Nicolas Ray* interroge M. le ministre de l’intérieur sur nécessité de modifier l’instruction de commandement NR 89, initialement adoptée par la direction centrale de la sécurité publique (DCSP) le 14 mai 1999 et renouvelée le 18 août 2020. Cette instruction relative aux règles d’intervention et de sécurité en matière de poursuite de véhicule en fuite par les services de police prohibe en effet « toute poursuite systématique » en cas de refus d’obtempérer à une injonction des forces de l’ordre. Seuls les « faits d’une grande gravité » peuvent donner lieu par défaut à une course-poursuite. Il s’agit ainsi de la « fuite ou l’évasion d’un individu armé ayant l’intention d’attenter à la vie d’un tiers », la poursuite « d’auteurs, armés ou non, d’un crime de sang » et « d’auteurs non identifiés d’autres crimes ou délits aggravés entraînant un préjudice corporel ». Dans les autres situations, les agents de police qui décideraient de prendre en chasse un véhicule en fuite doivent en informer le Centre d’information et de commandement (CIC) afin d’obtenir l’autorisation d’engager la poursuite. Ainsi, les modalités d’intervention des policiers sont bien plus strictes que celles de la gendarmerie nationale. Le vade-mecum de la direction générale de la gendarmerie nationale relatif à l’interception en sécurité d’un véhicule refusant d’obtempérer incite en effet les militaires à privilégier une interception différée lorsque celle-ci est possible et à faire de l’interception immédiate le « dernier recours, au regard de la prise de risque qu’elle suppose », tout en garantissant qu’elle soit « proportionnée à la situation ». Si les policiers sont également tenus d’appliquer le discernement et la proportionnalité de leur intervention pour ne pas risquer de mettre en danger la vie d’autrui ou leur propre vie, la nécessité d’obtenir l’accord de leur hiérarchie pour engager les poursuites en cas de refus d’obtempérer alourdit leur charge de travail sur le terrain. De plus, le Centre d’information et de commandement n’étant pas toujours capable d’évaluer très rapidement la situation à laquelle est confronté l’équipage, la doctrine conduit en pratique à une interdiction quasiment systématique des poursuites de véhicules. Pourtant, les auteurs de délits qui refusent d’obtempérer méritent d’être appréhendés au plus vite. Or les sommations de s’arrêter ne suffisent malheureusement pas. En dix ans, entre 2012 et 2022, le nombre de refus d’obtempérer simples a augmenté de 34 % et celui des refus d’obtempérer aggravés de 95 %. Pour rétablir l’ordre dans le pays, il est essentiel de redonner aux agents de la gendarmerie et des polices nationale et municipales les moyens d’intervenir. Si les directives formulées par la DCSP peuvent être adaptées par les autorités à l’échelle du territoire, comme l’a fait la Préfecture de police dans une note datée de juillet 2020, le cadre juridique de l’ensemble des forces de l’ordre doit être uniformisé et allégé afin de faciliter leur action et gagner en efficacité. L’existence de plusieurs doctrines d’intervention sensiblement différentes d’un territoire à un autre nuit à l’efficacité des prises en charge des délinquants. C’est la raison pour laquelle il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour simplifier, sur l’ensemble du territoire, la procédure d’engagement d’une poursuite et adapter les instructions aux évolutions de la délinquance. Les règles d’intervention des forces de l’ordre en cas de refus d’obtempérer doivent être simplifiées et uniformisées, en faisant confiance et en laissant davantage de marges d’appréciation aux fonctionnaires et agents assermentés sur la voie publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4538</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4482</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Encadrement des poursuites de véhicules en fuite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4538. — 25 février 2025. — M. Stéphane Viry* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les règles d’intervention des forces de l’ordre en matière de poursuite de véhicules en fuite, définies par l’instruction 89. Chaque semaine, de nombreux refus d’obtempérer sont constatés sur l’ensemble du territoire national, entraînant des courses-poursuites qui permettent, dans la plupart des cas, d’interpeller les délinquants en fuite. Or, depuis plusieurs mois, l’instruction 89 impose aux forces de l’ordre de ne poursuivre un véhicule qu’en cas de faits d’une gravité avérée, comme l’évasion d’un individu dangereux ou la commission d’un crime de sang. Dans les autres situations, considérées comme moins graves, la poursuite systématique est proscrite. Si cette directive vise à limiter les risques inhérents aux courses-poursuites, elle soulève toutefois des interrogations quant à son application sur le terrain. En effet, les délinquants ayant connaissance de cette contrainte peuvent se sentir encouragés à fuir les forces de l’ordre en toute impunité, créant un sentiment d’insécurité croissant parmi les citoyens. Bien que la vidéoprotection permette, dans certains cas, d’identifier et d’interpeller ultérieurement les auteurs des infractions, elle ne remplace pas toujours l’intervention immédiate et laisse subsister un risque d’escalade de la délinquance routière. Aussi, il souhaite connaître sa position sur cette instruction et savoir s’il envisage une révision de cette note afin de permettre aux forces de l’ordre d’adapter leurs interventions en fonction de la réalité du terrain ; les policiers et gendarmes, pleinement conscients des risques liés aux courses-poursuites, doivent pouvoir agir avec la souplesse nécessaire pour garantir la sécurité publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4539</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4483</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Instruction de commandement NR 89</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4539. — 25 février 2025. — M. Christophe Naegelen* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la modification de l’instruction de commandement NR 89. Cette instruction relative aux règles d’intervention et de sécurité en matière de poursuite de véhicule en fuite, par les services de police, interdit toute poursuite systématique de véhicules. Chaque poursuite ne doit être liée qu’à des faits jugés d’une grande gravité, tels que la fuite ou évasion d’un individu armé ayant l’intention d’attenter à la vie d’un tiers, d’auteurs d’un crime de sang armés ou non, d’auteurs d’autres crimes ou de délits aggravés entraînant un préjudice corporel non identifiés. Les policiers doivent également se plier à une autre obligation administrative lorsqu’ils sont face à un refus d’obtempérer, signaler ce dernier au centre d’information et de commandement (CIC), qui est le seul à être habilité à décider de l’opportunité de poursuivre ou non un véhicule en fuite. Si le CIC ordonne formellement aux services de police de ne rien faire, ils ne doivent pas continuer la poursuite, quand bien même il y a refus d’obtempérer. Toutefois, les policiers sont soumis à des règles plus strictes que les gendarmes. En effet, si l’on se réfère au vademecum de la direction générale de la gendarmerie nationale relatif à l’interception d’un véhicule refusant d’obtempérer, les gendarmes doivent privilégier une interception différée lorsque cette dernière est possible, mais peuvent intervenir immédiatement en dernier recours, au regard de la prise de risque qu’elle suppose et en garantissant sa proportionnalité. Ils n’ont pas besoin d’obtenir l’aval de leur hiérarchie pour agir. Cette énième strate alourdit ainsi le travail des policiers, les ralentit et les décourage. En effet, le CIC n’étant pas sur place, ils ne peuvent pas à chaque fois analyser rapidement et efficacement la situation vécue et subie par les policiers. Pourquoi existe-t-il une telle différence de traitement ? Quelles en sont les raisons ? On ne peut pas laisser les policiers travailler dans ces conditions, d’autant plus lorsque l’on sait qu’en 2023, plus de 25 000 refus d’obtempérer ont été constatés par les forces de l’ordre. Ainsi, il est nécessaire de permettre aux policiers de travailler dans les mêmes conditions que les gendarmes, notamment lorsqu’il est question de poursuite suite à un refus d’obtempérer. Il lui demande donc de permettre cette modification dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4483</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les refus d’obtempérer témoignent de la dégradation du respect de l’autorité, notamment de celle de l’État, et de la montée de la violence. Ces comportements sont aussi l’expression de différents autres phénomènes : conduite sans permis ou sans assurance ou consommation de drogue ou d’alcool par exemple. De plus en plus fréquemment, des conducteurs au comportement criminel n’hésitent plus, pour se soustraire à un contrôle, à mettre en danger la vie des agents des forces de l’ordre mais aussi de tiers présents sur la voie publique. Cette réalité quotidienne témoigne du contexte de violence et d’irrespect dans lequel policiers et gendarmes, de plus en plus, interviennent, régulièrement au péril de leur vie, avec chaque année de terribles drames. En 2023, les forces de l’ordre ont enregistré plus de 23 000 refus d’obtempérer. Pour les seuls services de la direction générale de la police nationale, plus de 8 000 ont été constatés au cours des 9 premiers mois de 2024. Les gendarmes, quant à eux, ont relevé 12 833 refus d’obtempérer en métropole et outre-mer durant l’année 2024. Les refus d’obtempérer ne sont pas des infractions routières minimes, mais des délits à part entière. Ils doivent être traités en tant que tels, à la hauteur de la gravité qu’ils représentent. Face à l’aggravation des atteintes commises contre les forces de sécurité intérieure de l’État, l’arsenal législatif a été durci. La loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure a ainsi aggravé la répression du refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter. Les forces de police et de gendarmerie disposent de méthodes opérationnelles d’immobilisation des véhicules (dispositifs d’interception des véhicules automobiles), en application de l’article L. 214-2 du code de la sécurité intérieure. Des limites techniques et matérielles et les précautions d’usage ne permettent toutefois pas l’utilisation systématique de ces dispositifs, quand ceux-ci mettent en danger les forces de sécurité intérieure, le contrevenant ou un tiers. De plus, ils ne fonctionnent pas toujours face à des conducteurs déterminés à ne pas s’arrêter et alors que les constructeurs automobiles développent des pneumatiques toujours plus résistants. L’absence d’arrêt immédiat du véhicule peut avoir différentes causes, notamment si les forces de l’ordre concernées jugent qu’une réaction immédiate est potentiellement génératrice de risques trop importants (présence de nombreux piétons, zone de forte circulation, etc.). Au sein de chaque force de sécurité intérieure, des directives en matière de réaction face au refus d’obtempérer sont éditées. Ainsi, le vade-mecum de la direction générale de la gendarmerie nationale relatif à l’interception en sécurité d’un véhicule refusant d’obtempérer incite les militaires à privilégier une interception différée lorsque celle-ci est possible et à faire de l’interception immédiate le « dernier recours, au regard de la prise de risque qu’elle suppose », tout en garantissant qu’elle soit « proportionnée à la situation ». La méthode appliquée à ces interventions repose ainsi que le principe du « SUN » : sécurité, urgence, nécessité. Aussi, tout refus d’obtempérer est porté à la connaissance du centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie qui, en fonction des circonstances, peut faire manœuvrer les unités pour permettre la prise en charge du contrevenant en diffusant une alerte et en déployant un dispositif d’interception. A défaut, il enjoint à limiter les risques si le véhicule est bien identifié ou localisé ou si la poursuite présente trop de dangers. Au sein de la police nationale, la « course poursuite » n’est pour autant en aucun cas interdite. Les policiers peuvent engager une prise en charge. Les règles d’intervention sont à cet égard précisées par des instructions - dont certaines rappelées dans la question écrite - aux services territoriaux de police, tant ceux de la préfecture de police que ceux de la direction générale de la police nationale. Celles-ci ont pour but de fournir un cadre juridique clair et sécurisant en encadrant les formes de l’action policière et en fournissant des solutions alternatives à la seule poursuite de véhicules. Les règles d’intervention des forces de l’ordre, si elles font à ce jour l’objet d’instructions distinctes entre la préfecture de police, la direction générale de la police nationale et la direction générale de la gendarmerie nationale relèvent toutefois des mêmes principes. Comme dans toutes leurs missions, policiers et gendarmes doivent faire preuve de discernement et de sang-froid, ne pas mettre en danger les autres usagers de la route et régulièrement rendre compte au centre d’information et de commandement ou du centre opérationnel et de renseignement de la gendarmerie dont ils relèvent. Un cadre global d’instructions est toutefois à l’étude. Des travaux sont donc actuellement conduits entre la préfecture de police, la direction générale de la police nationale et la direction générale de la gendarmerie nationale pour élaborer une doctrine commune garantissant une uniformité des réponses face aux refus d’obtempérer sur l’ensemble du territoire national. Cette doctrine a vocation à laisser davantage d’initiative opérationnelle aux équipages intervenant dans la prise de décision en matière de poursuite en cas de refus d’obtempérer tout en leur rappelant les règles d’engagement et de sécurité à respecter dès lors que celle-ci s’engage (utilisation prioritaire des dispositifs mécaniques d’interception des véhicules, discernement, compte rendu immédiat et régulier au centre d’information et de commandement, utilisation des avertisseurs sonores et lumineux, respect des règles de sécurité dans la conduite des véhicules au regard du danger pour les policiers et les tiers, etc.). En tout état de cause, l’actuel cadre doctrinal ne porte en rien atteinte à la mission du policier ou du gendarme qui est de tout mettre en œuvre pour interpeller les auteurs de crimes ou de délits. Lorsqu’un conducteur a pu échapper à un contrôle, et lorsqu’une prise en charge n’est pas possible, des recherches sont menées pour identifier l’auteur du délit, avec tous les moyens d’enquête utiles (description du véhicule, direction de la fuite, signalement du conducteur, recours aux images de vidéoprotection, investigations techniques, auditions de témoins, etc.), en vue d’une interpellation ultérieure. Contrairement à une idée convenue, l’absence ou l’abandon d’une « course-poursuite » ne traduit aucunement un laxisme ou une impuissance et n’est synonyme ni d’échec ni de faiblesse ou d’impunité. D’autres mesures d’urgence que la poursuite peuvent en outre immédiatement être mises en œuvre : déploiement de renforts de forces de l’ordre sur l’itinéraire prévisible de progression, dispositif de ralentissement de la circulation en aval, déclenchement d’un plan de recherche ou mise en surveillance… À la demande du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, des travaux seront donc menées pour trouver les voies d’une action plus ferme et plus efficace. Au-delà du travail des forces de l’ordre, la réponse à ce phénomène passe aussi nécessairement par une réponse pénale et administrative beaucoup plus forte : confiscation systématique du véhicule, prononcé plus systématique de la mesure d’annulation du permis de conduite.  Il convient aussi de rappeler que plusieurs chantiers sont engagés par le ministre de l’Intérieur pour renforcer la sécurité sur la voie publique : plans départementaux de restauration de la sécurité du quotidien, présence accrue des forces de l’ordre sur le terrain, engagement croissant des polices municipales aux côtés des forces de l’ordre, etc. Ces changements seront de nature, avec le nécessaire durcissement de la réponse pénale, à permettre de mieux lutter contre la banalisation de l’irrespect et de l’irresponsabilité que représentent les refus d’obtempérer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1552</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4484</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance des documents par l’Office français de protection des réfugiés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1552. — 29 octobre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les retards importants avec lesquels l’Office français de protection des réfugiés (OFPRA) établit les actes de naissance, délivrés aux personnes bénéficiaires d’une protection subsidiaire au sens du droit international. Ces actes sont absolument essentiels pour que les bénéficiaires du droit d’asile puissent accéder à leurs droits. Actuellement, les retards relevés se situent entre 16 et 24 mois. Cette situation n’est pas tenable sur le long terme. Lorsque les requérants formulent une réclamation pour abréger ces délais inconcevables, l’OFPRA par le biais de la division de la protection leur oppose le fait que le retard dans l’établissement et la transmission de ces documents ne doit pas pour autant pénaliser les personnes concernées dans le bénéfice de leurs droits sociaux. Or il s’agit là d’une réponse déconnectée et purement théorique qui se heurte avec fracas à la réalité que rencontrent tous les jours les bénéficiaires de la protection internationale. Conséquences très concrètes en l’absence d’actes de naissance valides édités par l’OFPRA : la CAF ne verse pas les allocations ou les suspend, la préfecture n’établit pas les titres de séjour en l’absence d’actes officiels, les demandeurs doivent alors se contenter d’un simple récépissé de demande. S’enchaine alors un cercle non vertueux car ce même récépissé rend impossible l’établissement d’un contrat de travail en CDI par exemple. Ainsi c’est la vie quotidienne de ces bénéficiaires du droit d’asile qui se retrouve lourdement entravée pour ne pas dire empêchée en l’absence de ces documents. En l’espèce, les actes de naissance édités par l’OFPRA dans le cas où la filiation officielle ne peut être établie grâce aux concours des administrations civiles des pays d’origine des demandeurs. Ce dysfonctionnement, au-delà des conséquences concrètes engendrées, vient remettre en cause l’une des missions essentielles de l’OFPRA : l’accompagnement des réfugiés. Ainsi, Mme la députée souhaiterait que M. le ministre puisse la rassurer sur les moyens déployés pour délivrer ces titres dans un délai raisonnable. Plus largement elle l’interroge sur ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour que les modalités d’application des dispositions décrétales et réglementaires régissant l’accueil des détenteurs du droit d’asile soient correctement appliquées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4485</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement, conscient des difficultés soulevées, notamment en matière de mobilisation des droits sociaux ou de réalisations d’actes de la vie courante, par les délais importants nécessaires à la reconstitution des actes d’état civil délivrés par l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) aux bénéficiaires d’une protection internationale (BPI), a engagé des mesures fortes. Ainsi, pour réduire le temps de traitement de l’établissement des actes d’état civil, les effectifs du pôle protection de l’OFPRA ont été renforcés à hauteur de 16 ETP ces deux dernières années. De plus, l’office a engagé une modernisation de ses processus et outils de travail, ces deux axes permettant d’améliorer substantiellement le nombre d’états-civils reconstitués. En effet, le nombre d’actes reconstitués augmente d’année en année : 34 985 en 2021, 43 194 en 2022 et 64 888 en 2023. En 2024, plus de 77 300 actes ont été reconstitués, soit une hausse d’environ 20% par rapport à 2023. Dans le contexte d’augmentation significative du nombre de bénéficiaires de la protection internationale ces dernières années, croissant de 33 201 individus en 2020 à 70 225 en 2024 (+111% en quatre ans), conséquence de l’augmentation du nombre de demandes d’asile, le délai d’établissement des premiers documents d’état civil s’est élevé à 11,6 mois en 2023 en moyenne. Malgré la poursuite de la croissance du nombre d’admissions au statut de bénéficiaires de la protection internationale, la hausse de l’activité de l’OFPRA a permis une première réduction du délai qui s’élève en 2024 à 10,4 mois en moyenne. En outre, il a été récemment décidé, par le ministère de l’intérieur, de permettre aux préfectures de délivrer les titres de séjour aux intéressés sans attendre la reconstitution de l’état civil par l’OFPRA. Après réalisation des contrôles sécuritaires appropriés, l’administration peut donc désormais, en se fondant uniquement sur l’état civil figurant sur la décision de reconnaissance de la protection internationale, délivrer le titre sollicité. L’application « ANEF » (administration numérique des étrangers en France), qui recueille les demandes de titres de séjour déposées par les BPI, a fait l’objet d’évolutions techniques en ce sens. En délivrant plus rapidement le titre de séjour auquel ont droit les BPI, cette mesure a vocation à faciliter considérablement l’intégration en France d’un public vulnérable mais aussi à améliorer la performance de l’activité de délivrance des titres de séjour des préfectures, les titres délivrés aux BPI (apatrides inclus) représentant, en 2023, 13% du total des primo-délivrances. En tout état de cause, il convient de souligner que les BPI disposent dans l’attente de leur titre de séjour d’une attestation de prolongation d’instruction (API) valable pour une durée de six mois renouvelable par période de six mois. Elle leur permet de justifier de la régularité de leur séjour et d’accéder à l’emploi. Dans le cadre d’un comité de pilotage sur la transition du statut de demandeur d’asile à celui de bénéficiaire de la protection internationale, les différentes administrations, les associations et les organisations professionnelles ont été sensibilisées sur la valeur de cette attestation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1575</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4485</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rixes de jeunes : quels moyens déployés en lien avec l’éducation nationale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1575. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’intérieur sur le phénomène inquiétant des rixes entre jeunes ayant entraîné ces dernières années plusieurs dizaines de décès et de blessés. Le 17 janvier 2024 à Saint-Denis, dans la circonscription de M. le député, un très jeune adolescent de 14 ans a ainsi perdu la vie après avoir reçu plusieurs coups de couteaux lors d’une violente altercation. Le matin même, un autre jeune homme de 17 ans a été violemment attaqué sur le chemin de son lycée et est décédé des suites de ses blessures le 20 janvier. Deux dramatiques évènements qui s’inscrivent, selon les premiers éléments de l’enquête, dans un contexte de fortes tensions entre jeunes dans différents quartiers de la ville les jours et les heures précédents. Ces rixes, qui prennent dans le pays une ampleur inquiétante, appellent des réponses fortes tant en prévention qu’en sanction. L’éducation à la paix et à la tolérance à l’école, dans les clubs sportifs, les associations, doit évidemment prendre une place prépondérante. M. le député a donc interrogé, par une question écrite, Mme la ministre de l’éducation nationale sur ce sujet. Cependant, il est conscient que ce phénomène ne pourra être endiguer efficacement et durablement que si un travail conjoint avec le ministère de l’intérieur est mené. Aussi, il souhaite, d’une part, savoir si la lutte contre les rixes est inscrite dans les priorités de M. le ministre et, d’autre part, connaître les mesures et les moyens qu’il entend déployer pour la mettre en œuvre en lien avec le ministère de l’éducation nationale. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4486</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les bandes organisées constitue une des missions prioritaires du ministère de l’intérieur. Pour lutter contre ce phénomène, la cellule de suivi du plan bandes (CSPB) de la préfecture de police de Paris est chargée du recueil, de l’analyse et du partage des informations relatives aux événements et aux personnes impliquées ou susceptibles d’être impliquées, au titre de leur affiliation à une bande, dans des actions de violences collectives. Au-delà de la diffusion périodique de bilans statistiques et analytiques, son rôle est également d’offrir un appui opérationnel aux commissariats. L’expertise de cette cellule permet régulièrement de réaliser des identifications d’auteurs de violences en réunion, de tentatives d’homicide ou d’homicide. Par exemple depuis le 1er trimestre 2016, un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) dédié à cette problématique est animé par la procureure de la République de Paris. Composé de magistrats du parquet, de représentants de la police, de l’éducation nationale et de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) ainsi que d’élus, il est chargé de la répression des infractions commises lors des affrontements entre bandes. Son objectif est de suivre les enquêtes et de poursuivre des auteurs, mais aussi d’analyser le phénomène et d’adopter des mesures concrètes. Le GLTD favorise ainsi la remontée des signaux faibles vers les commissariats. Cette stratégie, combinée avec l’augmentation, à titre préventif, de la présence policière sur les lieux de rassemblements et les interpellations effectuées pour participation à un groupement préparant des violences ou pour attroupements armés, ont permis de restreindre considérablement le nombre de rixes effectives. En outre, le développement de la vidéoprotection dans les transports en commun permet également d’anticiper les attroupements et d’éviter les affrontements. De nombreux autres exemple de ce type viennent illustrer le renforcement de l’action des unités de gendarmerie et des services de police sur l’ensemble du territoire national. Les unités de gendarmerie s’organisent pleinement afin d’apporter une réponse adaptée et complète à ce phénomène. Ainsi, les groupements franciliens de gendarmerie de Seine-et-Marne et des Yvelines ont désigné un « référent bandes  » au sein des brigades concernées. Ces référents sont chargés du suivi du phénomène sur le plan du renseignement et du judiciaire tout en assurant une bonne coordination avec les partenaires et autorités administratives locales. Pour sa part, le groupement du Val-d’Oise a déployé des délégués cohésion-population qui ont pour mission de tisser un lien avec les habitants des quartiers et de proposer, en coordination avec la municipalité, des actions au profit des jeunes dans le but de prévenir ou rompre l’influence des bandes. Au cours des 10 premiers mois de 2024, 369 phénomènes de bandes et 81 affrontements ont été recensés contre respectivement 338 et 88 sur la même période en 2023. Au cours de ces rixes, 276 blessés et 5 décès ont été à déplorer, contre 4 en 2023. Par ailleurs, 1 029 individus ont été interpellés sur le territoire de l’agglomération parisienne, notamment pour des faits d’attroupements armés, d’affrontements et de violences volontaires, entraînant 856 mesures de garde à vue, dont 74 % concernant des mineurs. En raison de la forte implication des plus jeunes dans ces phénomènes violents, les commissariats et les établissements scolaires entretiennent des liens étroits, qui sont cruciaux pour désamorcer l’importation de conflits de cette nature dans les écoles. En effet, 73 phénomènes de bandes ont touché des établissements scolaires sur les 10 premiers mois de 2024, contre 65 sur la même période en 2023, soit 20% des faits recensés contre 19% en 2023. La majorité de ces évènements se déroule aux abords des établissements (69 faits) et de manière plus rare à l’intérieur (4 faits). Les actions préventives et partenariales font partie intégrante du travail des policiers et des gendarmes dans la lutte contre les rixes et les rivalités entre bandes. Elles sont menées en collaboration avec l’Education nationale en direction des élèves scolarisés sur le territoire de compétence de la préfecture de police, mais aussi avec la protection judiciaire de la jeunesse et dans le cadre de la politique de la ville via les contrats de prévention et de sécurité. A titre d’exemple, depuis janvier 2021, les 101 maisons de prévention des familles de la gendarmerie nationale, déployées sur le territoire coordonnent et dynamisent les actions de prévention et partenariales auprès des différents publics cibles (victimes de violences conjugales et/ou sexistes, mineurs, seniors). Au cours de l’année 2023, 2430 interventions en milieu scolaire ont été réalisées par les formateurs relais anti-addictions de la gendarmerie pour 64 748 élèves du primaire et du secondaire. 519 176 élèves du primaire et du secondaire ont été sensibilisés aux violences par les gendarmes locaux. Ces actions s’adressent également aux parents et au corps enseignant. La gendarmerie accueille également des jeunes au sein des cadets de la gendarmerie. À travers 104 associations réparties sur tout le territoire métropolitain et ultra-marin, les jeunes engagés dans la 2ème phase du Service National Universel (SNU) sont initiés à la citoyenneté et aux valeurs militaires. Les cadets conduisent également des actions mémorielles et de prévention. En 2024, plus de 2500 jeunes sont ainsi devenus cadets de la gendarmerie. Au sein de l’agglomération parisienne, 135 policiers des Missions de Prévention Contact et Écoute (MPCE) proposent aux chefs d’établissements des programmes adaptés aux problématiques locales qui peuvent porter sur les violences, le racket, les incivilités, les discriminations, le harcèlement ou les dangers liés aux mauvaises utilisations d’internet et des réseaux sociaux. La prévention s’oriente également vers les parents, par le biais de réunions d’information et de mesures de responsabilisation. La gendarmerie nationale a pour sa part créé des « points d’écoute gendarmerie », des espaces installés au sein de certains établissements scolaires (collèges et lycées) dans lesquels les jeunes peuvent engager un dialogue avec les forces de l’ordre. En 2023, 19 614 élèves ont été accueillis dans un point d’écoute. Les jeunes issus des quartiers "politique de la ville"et des"zones de sécurité prioritaires"bénéficient en outre, lors des vacances scolaires et les mercredis après-midi, d’offres d’activités culturelles et citoyennes encadrées par des policiers. À la préfecture de police de Paris, 250 jeunes fréquentent ces"Centres de Loisirs Jeunes" (Journées Républicaines de la Jeunesse à Paris). Ces dispositifs s’adressent à un public potentiellement en décrochage scolaire ou déscolarisé, permettant de cibler des jeunes qui peuvent être membres de bandes. D’autres actions complètent ces mesures à l’instar des stages de lutte contre la récidive proposés par des associations mandatées par la protection judiciaire de la jeunesse, dont les policiers sont parties prenantes. À Paris, par ailleurs, des cellules d’échanges d’informations nominatives relatives aux mineurs en difficulté (CENOMED) sont actives dans 12 arrondissements. Pilotées dans le cadre du contrat parisien de prévention et de sécurité (CPPS), elles ont pour objectif d’identifier, le plus en amont possible, des mineurs connus de différents professionnels qui risquent de basculer dans des trajectoires délinquantes et d’embrigadement dans des bandes. Il est important de souligner l’implication des intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie (ISCG) et des psychologues concernant l’écoute des familles et des jeunes, et notamment des auteurs et victimes de rixes. 12 intervenants sociaux et 8 psychologues sont actuellement en poste dans les commissariats parisiens. La police nationale bénéficie de 293 ISCG (dont 89 postes mixtes avec la police nationale, chiffres CIPDR) En zone gendarmerie, on compte 277 ISCG. La LOPMI 2023-2027 a également fixé de nouveaux objectifs au dispositif, prévoyant la création de 200 postes d’ISCG supplémentaires dans les territoires à horizon 2027, suivant le cadencement de 40 ETP/an. Enfin, le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) permet de soutenir la réalisation d’actions dans le cadre des plans de prévention de la délinquance. En 2024, le FIPD a financé 17 associations portant des projets en relation avec la prévention des rixes, pour un montant de 97 740 €. Ces actions sont plurielles et leur financement a notamment permis de sensibiliser les jeunes, par la réalisation de court-métrages évoquant les conséquences des rixes et des rivalités inter-quartiers, ou encore par la mise en place d’ateliers sur la question de la non-violence. Par ailleurs, des actions de soutien à la parentalité ont également été mises en œuvre A l’instar du travail mené à Paris et en petite couronne par la préfecture de police, les services centraux et déconcentrés de la direction générale de la police nationale sont activement impliqués dans la prévention et la lutte contre les bandes violentes et les affrontements et rixes entre groupes de jeunes, qui constituent de longue date une préoccupation des services de police, tant dans leur travail de voie publique qu’en matière d’enquête et de renseignement. Si le phénomène n’a rien de nouveau - en 2010 par exemple, le ministère de l’Intérieur lançait un plan d’action pour renforcer la lutte contre les bandes et le Parlement adoptait la loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public -, son retentissement est désormais amplifié par son extrême médiatisation. De plus, le recours aux réseaux sociaux et aux messageries instantanées accentue fortement l’action des bandes, qui est le plus souvent liée à des antagonismes d’occupation de territoires, de trafics de drogue et d’origines ethniques. Un plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences liées aux bandes et groupes informels a été présenté le 16 juin 2021 en conseil des ministres. Résultat des travaux conjoints de tous les ministères concernés, ce plan a réactualisé le précédent plan de lutte contre les bandes de 2010, en lui conférant une dimension interministérielle pour prendre en compte ce phénomène dans toute sa complexité. Le plan bandes 2021 regroupe un ensemble de mesures réparties en trois volets. Le volet prévention vise à favoriser l’information et la sensibilisation des jeunes sur le phénomène des bandes, améliorer la détection et la prise en charge des mineurs et renforcer le soutien à la parentalité, la lutte contre le décrochage scolaire et le harcèlement. Le volet renseignement vise à développer, à travers des structures partenariales de la sécurité du quotidien, une réponse opérationnelle en facilitant la circulation de l’information entre les acteurs. Enfin, le volet stratégie d’enquête et réponse pénale vise à judiciariser le renseignement, systématiser le recours à la police technique et scientifique, améliorer le suivi socio-éducatif des jeunes, mobiliser la cellule familiale et renforcer les différentes formes de réponse au phénomène. Ce constat souligne la nécessité d’un déploiement effectif du plan bandes et son appropriation par l’ensemble des acteurs concernés en fonction des spécificités propres à chaque territoire. Partout le même constat s’impose : en matière de prévention, l’implication de l’ensemble des acteurs concernés (parquet, Éducation nationale, protection judiciaire de la jeunesse, services sociaux, autorités de transports, bailleurs sociaux, police, gendarmerie, etc.) est essentielle. La bonne coordination entre préfet et procureur est, particulièrement, un facteur essentiel de réussite. En tout état de cause, le travail des forces de sécurité intérieure ne peut pas être la seule réponse. C’est une réponse globale et collective qui doit être recherchée, mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, et la société elle-même. L’éducation et la justice en particulier sont des acteurs clés, comme doivent l’être les familles. Les élus locaux sont des acteurs essentiels, par leur connaissance des territoires et par leurs prérogatives. Les bailleurs sociaux et les associations sont aussi des partenaires incontournables. Dans ce domaine comme dans d’autres, le travail partenarial - le « continuum de sécurité » - est indispensable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1633</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4488</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-paiement des loyers des gendarmeries auprès des communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1633. — 5 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’intérieur sur le gel des loyers de gendarmeries. En effet, le ministère de l’intérieur a adressé un courrier à plusieurs municipalités, comme celles de Dampierre-en-Burly dans le Loiret ou Aubigny-sur-Nère dans le Cher, pour annoncer qu’il n’allait pas s’acquitter du loyer qu’il devait aux communes, pour l’occupation de leurs locaux pour ses gendarmeries. Ces loyers, pour des communes rurales, correspondent à des sommes conséquentes, 324 000 euros pour 2024 pour la commune de Dampierre-en-Burly par exemple. Cette notification unilatérale, très tardive dans l’exécution budgétaire des crédits votés en conseil municipal, constitue un manque préoccupant de considération pour le travail des collectivités. Quelle serait la réaction de l’État si une collectivité lui adressait un courrier pour lui annoncer qu’elle allait manquer à ses obligations contractuelles ? Pour justifier ce gel, le ministère de l’intérieur invoque d’une part la crise néo-calédonienne et d’autre part le coût massif du dispositif de sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques. Aucune de ces deux raisons n’est imputable aux collectivités locales, or ce gel grève leurs finances dans des proportions très préoccupantes. La justification apportée n’a d’ailleurs rien de satisfaisant : le maintien de l’ordre pendant une crise politique comme en Nouvelle-Calédonie fait partie des attributions régaliennes de l’État et des forces de police, qui doivent être provisionnées. S’agissant du coût des jeux Olympiques et Paralympiques, cela est d’autant plus incompréhensible qu’ils ont été prévus dès 2017. Mme la députée ajoute que les collectivités locales sont tenues à la règle d’or pour leurs dépenses de fonctionnement, ainsi l’absence de recette découlant de ce gel les entraînera mécaniquement à réduire une partie de leurs activités, pour lesquelles les crédits sont parfois déjà engagés. Cette décision unilatérale du ministère de l’intérieur porte gravement atteinte à la libre administration des collectivités locales, constitutionnellement reconnue. Les collectivités seraient en droit de poursuivre l’État pour manquement à ses obligations contractuelles devant les tribunaux administratifs. De plus, les collectivités se sont endettées pour construire des nouveaux locaux pour la gendarmerie ; elles se voient désormais contraintes de rembourser leurs emprunts sans encaisser les loyers, sous l’œil dubitatif de leurs créanciers. Ainsi, en pleine période de débat budgétaire, quelles mesures M. le ministre entend-il prendre pour dégeler ces loyers et restituer aux collectivités leurs dus en temps et en heure ? Il en va de la crédibilité de l’État, tant sur sa capacité à assumer ses fonctions régaliennes de police que sur sa capacité contractuelle à assumer ses engagements. Les collectivités ne sauraient être le réceptacle des fautes de l’État central. Cela serait contraire au principe-même de la démocratie locale. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4488</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La gendarmerie est entrée en gestion 2024 dans un contexte budgétaire marqué par une baisse de ses crédits hors-titre 2 inscrits en LFI par rapport à 2023, avec en outre la perspective d’un engagement hors normes lié à la sécurisation des Jeux Olympiques et paralympiques (JOP). A cette mobilisation exceptionnelle à l’occasion des JOP, s’est ajoutée, de manière non-prévisible donc non planifiée, une crise de très haute intensité en Nouvelle-Calédonie en mai dernier, avec un impact budgétaire fort. Dès lors, dans l’attente d’ouvertures de crédits supplémentaires attendus au titre de la loi de fin de gestion, la situation de la trésorerie du programme lui a imposé de ralentir l’exécution de certaines dépenses, tout en maintenant la priorité donnée au financement des activités opérationnelles pour maintenir l’engagement des unités de gendarmerie au profit de la sécurité des français. Outre des renoncements sur la quasi-totalité des investissements, il a été décidé en septembre par le ministre de l’Intérieur d’alors de suspendre temporairement le paiement des loyers dus par la gendarmerie sur les mois de septembre, octobre et novembre. Le report concerne les bailleurs institutionnels métropolitains, à l’exclusion des particuliers et des collectivités d’outre-mer, et s’applique indifféremment à l’ensemble des emprises couvertes par les baux concernés, qu’il s’agisse de locaux de service et techniques ou de logements, la notion même de caserne incluant les deux types de locaux. Pour la commune de Dampierre-en-Burly, les loyers des trois mois concernés représentaient un montant de 138 852 €. Une procédure de demande d’exception au report de paiement des loyers a été mise en place pour permettre la remise en paiement immédiate des échéances dues aux bailleurs les plus exposés ou les plus fragiles qui en exprimeraient le besoin. Dans les autres cas, la gendarmerie a procédé au versement intégral des loyers et des intérêts moratoires correspondants dès que les crédits nouveaux ont été mis à disposition du programme 152 dans le cadre de la loi de fin de gestion pour 2024. La mise en œuvre de cette mesure exceptionnelle a résulté de la conjonction exceptionnelle de facteurs défavorables qui se sont cumulés en cours de gestion et de l’impossibilité d’être abondé autrement que dans le cadre de la loi de fin de gestion.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1675</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4489</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Existence de commissariats clandestins chinois sur le territoire national</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1675. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIIe mandature, cette question écrite fut close sans réponse, Mme Constance Le Grip souhaite donc interroger M. le ministre de l’intérieur sur l’existence de commissariats clandestins chinois opérant sur le territoire national. Le 2 mai 2024, un reportage de l’émission « Envoyé spécial » a révélé pour la première fois une tentative de rapatriement forcé d’un ressortissant chinois depuis le sol français. Celui-ci aurait été orchestré par un commissariat clandestin basé à Aubervilliers avec l’implication de fonctionnaires de l’ambassade de la République Populaire de Chine en France et d’une association franco-chinoise dénommée « Amours et cœurs unis ». L’existence de commissariats clandestins chinois avait déjà été affirmée par l’ONG Safeguard Defenders lors de la publication d’un rapport en 2022 recensant une centaine de postes de police dans plus de 50 pays. Ces commissariats illégaux viseraient à contrôler et réprimer la diaspora chinoise et plus particulièrement les dissidents à travers des opérations d’intimidation et de coercition menées clandestinement. Ledit rapport identifiait alors 4 commissariats clandestins en France. Depuis 10 ans, selon cette même organisation, on dénombre plus de 12 000 rapatriements forcés à travers le monde réalisés par les autorités du ministère de la sécurité publique (MSP). Des pratiques exécutées en dehors de tout cadre légal et contraires aux principes du droit international. Enfin, la diffusion de ce reportage intervient dans un contexte plus général de hausse des activités d’ingérence en provenance de la Chine, y compris en France, comme les récentes révélations d’espionnage politique à l’encontre de parlementaires français l’illustrent. Fin 2022, le ministre de l’intérieur annonçait lors d’une séance de questions au Gouvernement au Sénat l’accentuation des efforts de renseignements de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur le dossier des commissariats clandestins chinois. Elle souhaite bénéficier d’un point de situation concernant l’opérationnalisation de ces commissariats clandestins sur le territoire français et aimerait connaître les dispositions envisagées par les autorités françaises pour y mettre fin si leur existence venait à être officiellement confirmée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4489</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 15 septembre 2022, l’ONG Safeguard Defenders a publié un rapport dénonçant l’existence de 54 stations de police implantées dans près de 21 pays. Ces « points de liaison » sont des émanations, à l’étranger, de collectivités et administrations locales chinoises (police, tribunaux, organismes dépendant du Parti communiste chinois, etc.). Au sein de cette catégorie des « points de liaison », les « stations de police » désignent les « extensions » à l’étranger de commissariats de police du ministère de la Sécurité publique (MSP), principale autorité policière chinoise. Ces « stations de police » ne sont pas à proprement parler des « commissariats chinois clandestins ». Elles sont composées « d’agents de liaison », incarnés par des individus ou des associations désignés au sein de la communauté. Non déclarées auprès des autorités françaises, ces entités rendent des services qui s’apparentent en tout point à ceux que des administrations régaliennes offrent, et qui entrent normalement dans le champ de la coopération bilatérale. Elles conduisent également des actions qui échappent par nature à toute coopération : collecte de renseignements sur la diaspora, participation à des actions de répression transnationale, recrutement de talents, etc. L’implantation de ces structures reflète fidèlement la vision que l’État chinois a des communautés chinoises d’outre-mer : les membres de ces communautés, quelle que soit l’ancienneté de leur installation dans le pays hôte, demeurent dans le giron de la République populaire de Chine, qui entend exercer un contrôle étroit sur eux. Le contrôle communautaire est un moyen d’entretenir les liens indéfectibles avec la mère patrie, mais aussi de s’assurer que ces communautés exposées aux influences occidentales ne deviennent pas indifférentes voire hostiles à la Chine. Le développement de ces « points de liaison » vise à contrôler et à faciliter l’administration des Chinois d’outre-mer.  La DGSI a identifié 9 « stations de police » disposant de relais en France. Dès 2022, les services du ministère de l’Intérieur ont engagé diverses mesures d’entrave pour faire fermer ces structures. Les responsables de ces centres ont été convoqués par la DGSI et sommés de mettre fin à leurs activités. Un représentant des services de renseignement chinois et deux diplomates de l’ambassade ont été reçus à la DGSI et enjoints à respecter les schémas de la coopération bilatérale. Le ministère de la Sécurité publique chinois a également été mis en garde à ce sujet. À la suite de ces actions, la DGSI a pu constater la mise en pause de ce système. Des consignes ont été diffusées en ce sens par les autorités chinoises. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1682</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4490</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1682. — 5 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels et en particulier sur l’indemnité de responsabilité qui le compose et dont le mode de calcul pose question. Les sapeurs-pompiers professionnels perçoivent une rémunération comprenant le salaire de base, une indemnité de résidence (en fonction du lieu de travail), un supplément familial de traitement (à partir d’un enfant) et un régime indemnitaire. Conformément au décret n° 90-850 du 25 septembre 1990, ce régime indemnitaire comporte une indemnité de responsabilité, variable en fonction du grade et de l’emploi et calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité civile et des ministres chargés du budget et de la fonction publique fixe, pour chaque grade, l’indice brut minimal et l’indice brut maximal applicables. Or certains syndicats de sapeurs-pompiers réclament que l’indemnité de responsabilité ne soit plus réévaluée au grès des mises à jour par les ministères concernés de ces indices minimal et maximal servant de base à son calcul, mais en fonction de l’évolution des grilles indiciaires. Par ailleurs, l’indemnité de responsabilité n’est pas soumise à retenue pour pension et n’est donc pas prise en compte dans le calcul des retraites des sapeurs-pompiers. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de faire évoluer le calcul de l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels et d’envisager une prise en compte de celle-ci dans le calcul de leurs pensions retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1886</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4490</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution de l’indemnité responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1886. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Bex* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels et son mode de calcul. Cette indemnité trouve son fondement dans l’article 6-4 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 et varie en fonction du grade et de l’emploi occupé. Elle est calculée « en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade ». Un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité civile et des ministres chargés du budget et de la fonction publique fixe, datant du 20 avril 2012, définit l’indice brut minimal et l’indice brut maximal applicables pour déterminer le traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cet arrêté n’est pas mis à jour régulièrement. La profession des sapeurs-pompiers souhaite que cet arrêté soit abrogé, afin d’envisager un mode de calcul qui puisse prendre en compte l’évolution indiciaire, l’ancienneté et l’expertise dans le grade des agents. Par ailleurs, cette indemnité n’est pas prise en compte pour le calcul du montant de la pension de retraite de ces agents. Il l’interroge donc à ce sujet, afin de connaître ses intentions quant à une évolution du mode de calcul de l’indemnité de responsabilité et de la prise en compte de celle-ci pour une intégration dans le montant des pensions de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1967</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4490</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1967. — 12 novembre 2024. — Mme Lisa Belluco* attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Aujourd’hui, le décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels ne prévoit pas la prise en compte de l’indemnité de responsabilité pour le calcul de la retraite des agents, conduisant potentiellement à une diminution des montants de leur pension. Par ailleurs, le décret prévoit dans le tableau I qui se trouve en annexe un taux maximal applicable pour le calcul de l’indemnité de responsabilité en fonction du grade et non un taux applicable. Cette solution ne semble pas satisfaisante, pouvant entraîner une disparité de traitement entre les agents, qui se voient appliquer des taux différents. Enfin, ce même décret renvoie à un arrêté pour la fixation de l’indice brut minimal et de l’indice brut maximal pour le calcul du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cette architecture conduit à devoir modifier l’arrêté pris en 2012 pour réévaluer la base de calcul de l’indemnité de responsabilité, alors même que des solutions plus justes existent qui ne nécessitent pas d’évolutions réglementaires régulières, à savoir prendre comme base de calcul de l’indemnité de responsabilité soit l’indice détenu par l’agent, soit les indices minimum et maximum des grilles indiciaires. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement prévoit de modifier le décret du 25 septembre 1990 afin que l’indemnité de responsabilité soit prise en compte pour le calcul de la retraite des sapeurs-pompiers professionnels, afin que le taux indiqué en annexe du décret soit le taux applicable selon les grades et non le taux maximum possible et qu’enfin une solution plus juste soit appliquée pour le calcul de l’indemnité de responsabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1973</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4491</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien</ministreQuestion><ministreJO>Sécurité du quotidien</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1973. — 12 novembre 2024. — Mme Sandra Regol* appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité du quotidien, sur l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Aujourd’hui, le décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels ne prévoit pas la prise en compte de l’indemnité de responsabilité pour le calcul de la retraite des agents, conduisant potentiellement à une diminution des montants de leur pension. Par ailleurs, le décret prévoit dans le tableau I qui se trouve en annexe un taux maximal applicable pour le calcul de l’indemnité de responsabilité en fonction du grade et non un taux applicable. Cette solution ne semble pas satisfaisante, pouvant entraîner une disparité de traitement entre les agents, qui se voient appliquer des taux différents. Enfin, ce même décret renvoie à un arrêté pour la fixation de l’indice brut minimal et de l’indice brut maximal pour le calcul du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade. Or cette architecture conduit à devoir modifier l’arrêté pris en 2012 pour réévaluer la base de calcul de l’indemnité de responsabilité, alors même que des solutions plus justes existent qui ne nécessitent pas d’évolutions réglementaires régulières, à savoir prendre comme base de calcul de l’indemnité de responsabilité soit l’indice détenu par l’agent soit les indices minimum et maximum des grilles indiciaires. Elle lui demande donc si le Gouvernement prévoit de modifier le décret du 25 septembre 1990 afin que l’indemnité de responsabilité soit prise en compte pour le calcul de la retraite des sapeurs-pompiers professionnels d’une part, que le taux indiqué en annexe du décret soit le taux applicable selon les grades et non le taux maximum possible d’autre part et qu’enfin une solution plus juste soit appliquée pour le calcul de l’indemnité de responsabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3295</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4491</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3295. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Delpech* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les préoccupations relatives au régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels et plus particulièrement sur l’indemnité de responsabilité, qui en constitue un élément central. Conformément au décret n° 90-850 du 25 septembre 1990, cette indemnité est calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade, un arrêté fixant les indices bruts minimaux et maximaux applicables. Depuis 2012, cependant, ces indices fictifs n’ont pas été ajustés pour refléter les modifications des grilles indiciaires des différents grades, générant ainsi un décalage croissant et des iniquités entre les cadres d’emploi. Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels plaident pour un retour à un calcul basé sur le traitement indiciaire brut réel, en cohérence avec les progressions de carrière. Ils demandent également que cette indemnité soit incluse dans l’assiette des cotisations retraites, afin de mieux refléter les responsabilités exercées tout au long de leur carrière. Bien qu’une réflexion globale sur le régime indemnitaire ait été amorcée dans le cadre de la réforme de la filière, son avancement semble lent, alors que les attentes des agents restent particulièrement fortes. Ces revendications mettent en lumière la nécessité de mieux reconnaître la pénibilité et la dangerosité des missions des sapeurs-pompiers, à l’instar de l’indemnité de feu, déjà intégrée dans le calcul des pensions. Aussi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant la revalorisation du calcul de l’indemnité de responsabilité et son éventuelle intégration dans le calcul des pensions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3690</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4491</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3690. — 4 février 2025. — Mme Michèle Tabarot* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les interrogations relatives à l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Actuellement, un arrêté du 20 avril 2012 fixe des indices fictifs pour chaque grade afin de déterminer le montant de cette indemnité. Cependant, ces indices n’ont pas été ajustés pour tenir compte des évolutions des grilles indiciaires des grades concernés. Ce décalage, de plus en plus marqué, pénalise les agents et nuit à la juste reconnaissance des responsabilités qu’ils assument dans l’exercice de leurs missions. Une réforme visant à simplifier le mode de calcul de cette indemnité est envisagée depuis 2021, avec un retour à un calcul basé sur un pourcentage du traitement indiciaire brut des grades. Aussi, elle souhaiterait qu’il puisse lui indiquer les mesures qu’il pourrait éventuellement envisager pour rendre plus juste le mode de calcul de l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4492</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2012, l’indemnité de responsabilité, calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen du grade concerné, est adossée à un arrêté, daté du 20 avril 2012, qui fixe des indices fictifs pour chacun des grades et qui n’a pas évolué au gré des modifications des grilles indiciaires des différents grades. Si lors de précédents travaux en 2022, l’hypothèse d’une simplification du calcul de cette indemnité a été envisagée, une telle disposition ne s’inscrivait pas dans les orientations de la réforme des carrières et des rémunérations des agents publics initiée par ailleurs. En conséquence, il a été décidé de mener, dans le cadre de la réforme de la filière, une réflexion d’ensemble sur le régime indemnitaire. Ces travaux devront nécessairement s’inscrire dans la perspective des conclusions du Beauvau de la sécurité civile, tout en intégrant la particularité du régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels, lequel reconnaît déjà la pénibilité et la dangerosité de leurs missions, avec l’indemnité de feu qui est prise en compte dans le calcul de la pension, mais également les contraintes budgétaires pesant sur les financeurs des services d’incendie et de secours qui ne peuvent être écartées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1684</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4492</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Départs hors retraites dans la police et la gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1684. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les vacances de postes dans la gendarmerie et la police. La Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution des crédits 2022 de la mission « Sécurité » notait que le nombre de personnels quittant la police et la gendarmerie nationales était croissant. Selon elle les départs ne sont pas lissés et créent des périodes de vacance avant que de nouveaux personnels soient recrutés, réduisant de la sorte le potentiel opérationnel des forces de sécurité intérieure. Elle s’inquiétait aussi des conditions de formation, le recrutement étant concentré et le nombre de places étant limité. Par ailleurs plusieurs enquêtes mettent en évidence le besoin d’une amélioration des conditions de travail des personnels et d’une gestion dynamique des ressources humaines. Certaines font état d’un malaise nourri par une succession de réformes et le sentiment d’une insuffisance de considération ainsi que d’une dégradation des conditions d’exercice des missions. Elle souhaite connaître le nombre de départs de la gendarmerie et de la police hors retraites en 2024 et savoir s’il conforte la tendance observée ces dernières année ainsi que le taux de vacance observé. Elle lui demande quelles mesures sont envisagées pour améliorer l’attractivité et la fidélisation des personnels au-delà des seules revalorisations indemnitaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4492</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Tandis que le volume de candidats pour la gendarmerie nationale demeure à un niveau stable, autour de 30 000 candidats chaque année (concours interne et externe), le vivier de candidats aux concours de la police nationale a tendance à se contracter, notamment pour le concours de gardien de la paix. Au cours des cinq dernières années, le vivier d’inscrits est passé de 23 000 candidats à un peu plus de 12 590 candidats pour le concours de gardien de la paix de septembre 2024. Ce phénomène est la conséquence des volumes importants de recrutements des dernières années, d’une part, et d’une désaffection relative pour le métier de policier et plus généralement pour les emplois de la fonction publique, d’autre part, avec en outre la mise en concurrence avec d’autres métiers de la sécurité (armées, sécurité privée, administration pénitentiaire, etc.) comme avec la fonction publique territoriale (polices municipales, etc.). Contrairement toutefois aux titres sensationnalistes de certains médias, la « grande démission » à laquelle serait confrontée la police nationale - qui compte d’ailleurs plus de 152 000 agents - ne correspond pas à la réalité. En cours de scolarité par exemple, la proportion d’élèves gardiens de la paix démissionnaires varie entre 1,6 % et 3,5 % du volume des promotions depuis la 257e promotion (juin 2020), pour une moyenne de 2,45 %, soit environ 100 démissions pour plus de 4 000 élèves. Cette tendance s’observe également en gendarmerie, où la forte hausse des recrutements conjuguée à une formation plus exigeante visant à un aguerrissement accru des élèves gendarmes pour mieux les préparer à l’adversité croissante dans l’exercice du métier, a entraîné une hausse des démissions en école, avec un taux d’attrition de 10,67 % pour les élèves sous-officiers de gendarmerie (SOG, soit 493 sous-officiers de gendarmerie) et de 6,6 % pour les officiers (soit 14 officiers). S’agissant du chiffre de « 10 840 départs » en 2021 enregistrés par la police nationale - chiffre émanant d’un rapport de la Cour des comptes -, il appelle des précisions. En premier lieu, il peut être indiqué qu’en 2024, le nombre de sorties s’est élevé à 10 778 (hors concours internes et nominations au choix), et à 12 657 en tenant compte des changements de corps. En second lieu, ce chiffre ne traduit aucunement un départ massif d’agents. Les 12 657 sorties enregistrées en 2024 se décomposent en effet comme suit : - 3 647 sorties suite à des changements de corps (policiers adjoints devenant gardiens de la paix, réussite à des concours internes…) ; - 6 177 sorties définitives (départs en retraite, ruptures en cours de contrat, démissions, licenciements, radiations, révocations, fins de contrat…) - dont 3 001 sorties pour les seuls départs en retraite - ; - 2 833 sorties temporaires (détachements, mutations inter-programmes, congés de longue durée…). Pour sa part, la gendarmerie recense en 2024 un total de 4 538 radiations, dont 2 425 avec droit à pension avant la limite d’âge (i.e. tous les départs intervenant à plus de quatre ans de la limite d’âge), et 2 113 sans droit à pension. S’agissant des sorties non anticipées en cours de carrière, parmi les 12 657 sorties enregistrées en 2024, les chiffres sont limités : 1 108 ruptures en cours de contrat et 962 départs définitifs (décès, démissions, licenciements, radiations, fin de scolarité, etc.). Les motifs de départ en gendarmerie varient sensiblement selon les profils. Chez les sous-officiers de plus de 49 ans, plus d’un sur deux (51 %) évoque une conjoncture financière jugée favorable, une tendance également relevée chez 45 % des officiers. Les militaires âgés de 40 à 49 ans évoquent plutôt des conditions de travail difficiles mentionnées par 47 % des répondants. Enfin, les sous-officiers de moins de 40 ans mettent davantage en avant des raisons personnelles et familiales, une justification citée par 60 % d’entre eux. Même si elle doit faire face - à l’instar de la majeure partie de la fonction publique - à des difficultés de recrutement, la police nationale remplit ses objectifs en la matière et reste attractive. La gendarmerie nationale ne rencontre pas de difficulté de recrutement. En 2023, 12 981 agents ont rejoint la police nationale (entrées dans le programme budgétaire 176 « police nationale » - qui ne sont pas toutes des créations nettes de poste, mais concernent aussi des départs à la retraite à compenser). En 2024, le programme budgétaire 176 a enregistré 12 814 entrées (concours externes, concours internes, recrutements de contractuels, détachements, etc.), ce qui est loin d’être négligeable. Plus de 32 400 personnes se sont présentées aux différents concours de la police nationale en 2024. 4 132 ont été admises. En gendarmerie, les hauts volumes de recrutement SOG ont permis à 2 876 gendarmes adjoints volontaires (GAV) de rejoindre ce corps en 2024. Parmi les sous-officiers sortis d’écoles, 3 513 militaires avaient déjà une expérience dans la gendarmerie, représentant 66 % des élèves-gendarmes. Ces 3 513 militaires se décomposent en 551 issus de la réserve opérationnelle (officiers, sous-officiers ou volontaires) et 2 962 militaires d’active (21 issus du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale, CSTAGN et 2 941 GAV) Par ailleurs, en 2024, la police nationale a atteint 96 % de ses objectifs au regard du schéma d’emplois de la loi de finances (+ 1 139 ETP). La gendarmerie nationale a atteint ses objectifs de réalisation du schéma d’emplois à + 1 045 ETP. Pour autant, la police nationale doit s’adapter et agit en ce sens. Afin de promouvoir le concours de gardien de la paix et, au-delà, la marque employeur, le service d’information et de communication de la police nationale (SICoP) mène régulièrement des campagnes de communication, notamment sur les réseaux sociaux. L’académie de police, direction chargée du recrutement et de la formation de la police nationale, a intensifié ses partenariats et en a développé de nouveaux, notamment pour accroître ses actions de communication. Plusieurs mesures sont ainsi mises en œuvre pour renforcer l’attractivité du métier : amplification du partenariat initié en 2018 avec les universités pour présenter les métiers et susciter des vocations ; dispositif de mentorat pour favoriser la promotion interne en identifiant les agents ayant du potentiel et en les accompagnant dans la préparation des concours ; rénovation générale des concours et examens professionnels pour s’adapter aux nouveaux publics, etc. Grâce à son réseau partenarial, l’académie de police est présente dans l’ensemble du territoire national et participe activement, par des campagnes d’information et par sa présence dans les forums et salons de l’emploi, à la promotion et à l’attractivité des concours de la police nationale. La gendarmerie développe également ses partenariats avec les universités, les missions locales, et France Travail. La gendarmerie s’applique à répondre aux différentes attentes. Dans le domaine immobilier, les crédits T5 du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 ont été augmentés de 232 millions d’euros par rapport à 2024 en AE, traduisant un engagement budgétaire renforcé. La nouvelle politique de rémunération des militaires (NPRM), ainsi que la revalorisation de l’indemnité de garnison (IGAR), ont par ailleurs constitué des leviers importants de fidélisation, notamment pour les militaires des corps de soutien. Afin de promouvoir les concours, il a également été décidé de mettre en place une phase unique permettant à tous les candidats présents aux épreuves écrites de présenter l’ensemble des épreuves du concours. Cette procédure, expérimentée en 2021 pendant la crise sanitaire, avait finalement permis à quelque 800 candidats qui n’auraient peut-être pas pu franchir le seuil de l’admissibilité de valoriser leurs motivations à l’oral et d’être lauréats du concours de gardien de la paix. Par ailleurs, depuis mars 2023, deux recrutements de gardiens de la paix sont réalisés chaque année, afin de réduire les délais d’incorporation des lauréats (à 6 mois maximum) et de maintenir un taux de sélectivité suffisant. Cette réforme vise également à élargir le vivier potentiel de candidats. Les efforts pour susciter un plus grand nombre de candidatures vont se poursuivre. L’activité des pôles « recrutement » de la filière « formation » de la police nationale sera en particulier renforcée en lien avec le SICoP, de même que seront développés les partenariats avec l’Union nationale des missions locales, France Travail ou les grandes plates-formes de recrutement. Les enjeux de la formation sont également essentiels, tant pour promouvoir les candidatures que pour prendre pleinement en compte les impératifs opérationnels et les besoins des différentes filières de la police nationale, notamment ceux de la filière investigation. La police nationale garantit de longue date à l’ensemble de ses agents une formation de qualité et particulièrement exigeante sur le plan professionnel. En matière de formation initiale, qui participe tant de l’attractivité du métier que de l’efficacité des agents, l’académie de police a mis en place depuis septembre 2023 une nouvelle organisation de la scolarité des gardiens de la paix dite « fusionnée », dont la première partie du socle commun d’apprentissage est partagée avec la formation des policiers adjoints. Cette réorganisation permet aux policiers adjoints ayant validé ce socle commun depuis moins de 2 ans, et ayant été admis au concours de gardien de la paix, de bénéficier d’une scolarité réduite à désormais 8 mois en capitalisant sur leur expérience professionnelle. Par ailleurs, la formation initiale comprend désormais l’accessibilité, pour tous les élèves gardiens de la paix, à la formation qui permet d’acquérir la qualification « OPJ 16 ». Au cours de l’année 2024, tous corps confondus, ce sont 6 262 agents qui ont été formés dans le cadre de la formation initiale, dont près de 4 000 gardiens de la paix. Enfin, il doit être souligné que l’amélioration des conditions de travail des forces est un sujet constant d’attention, afin d’accroitre l’attractivité des métiers. Ceci que ce soit sur le plan matériel ou sur le plan social, avec pour objectif d’améliorer tant la qualité de vie au travail que la conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Il convient à cet égard de souligner qu’à la demande du ministre d’État, ministre de l’intérieur, la direction générale de la police nationale va engager un véritable plan de gestion des ressources humaines visant à améliorer la RH du quotidien. Un plan spécifique en faveur de l’attractivité de la filière investigation, notamment en matière de formation, sera également prochainement mis en œuvre. La police nationale et la gendarmerie nationale continueront à placer l’attractivité, la fidélisation et la qualité des conditions de travail au centre des enjeux de leur politique de ressources humaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1690</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4494</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des nouvelles brigades de gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1690. — 5 novembre 2024. — M. Loïc Kervran attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le déploiement des nouvelles brigades de gendarmerie et les effectifs afférents dans le projet de loi de finances pour 2025. En octobre 2023, le Président de la République et le ministre de l’intérieur dévoilaient la carte des 238 brigades de gendarmerie. Ces nouvelles implantations qui concernent en premier lieu des zones rurales ou périurbaines, sont très attendues dans les territoires et seront un outil important dans la préservation de la sécurité du quotidien de beaucoup d’habitants de la ruralité. Ainsi, dans la circonscription de M. le député, c’est une brigade mobile à Jouet-sur-l’Aubois avec six personnels et une brigade fixe à Saint-Just avec dix personnels qui sont annoncées. Toutefois le projet de loi de finances 2025 ne semble pas prévoir les effectifs correspondant à ce plan de création de nouvelles brigades. En effet, le schéma d’emploi de la gendarmerie nationale n’indique aucune hausse d’effectifs pour 2025. Aussi, il aimerait savoir si le Gouvernement entend remettre en cause le plan de déploiement des nouvelles brigades de gendarmerie, dans son existence même ou son calendrier, ou au contraire le poursuivre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4494</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La création des 239 nouvelles brigades de gendarmerie est l’une des mesures clef de la loi de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI). Issue de travaux associant étroitement les autorités et les élus locaux et les échelons territoriaux de commandement de la gendarmerie afin d’identifier plus finement les dynamiques des territoires et évaluer précisément l’ensemble des enjeux pour les collectivités, la liste des projets retenus a en effet été diffusée le 2 octobre 2023. Au 31 décembre 2024, les 80 premières brigades de gendarmerie annoncées auront été créées, dans 64 départements de métropole et 8 départements ou collectivités d’outre-mer. Ces brigades rendent effectif le renforcement attendu de la présence de la gendarmerie et de l’offre de sécurité, au plus près de la population, grâce à un maillage territorial développé dans la profondeur des territoires. Conscients des attentes fortes exprimées par les élus, la volonté du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur est bien de mener à bien la création des 159 brigades restantes, selon des conditions et un cadencement compatible avec la situation budgétaire votée. La brigade fixe de Saint-Just et la brigade mobile de Jouet-sur-l’Aubois figurent parmi ces brigades restant à créer d’ici 2027. Une vigilance particulière est notamment portée sur les 27 départements qui n’ont pas bénéficié de la création d’une brigade en 2024, ainsi que sur les projets pour lesquels les collectivités ont pris des engagements, notamment au plan immobilier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1764</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4494</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gestion des relevés de carrière par les caisses de retraite complémentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1764. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les difficultés rencontrées dans la gestion des relevés de carrière par les caisses de retraite complémentaires, notamment pour les anciens membres des pompiers de Paris. Un citoyen de sa circonscription, sur le point de prendre sa retraite au 1er novembre 2024, a sollicité M. le député car aucune caisse de retraite complémentaire ne se déclare compétente pour compléter manuellement les trimestres manquants sur son relevé de carrière et il risque, à terme, de subir une décote. Au cours de sa carrière, cet habitant a connu une période de chômage après son départ des pompiers de Paris en février 1992, durant laquelle il cotisait à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Cette période de chômage, associée à une formation, couvre au total 7 trimestres. Après deux années d’inactivité, il a repris un emploi et a de nouveau cotisé auprès de la CNRACL. Toutefois, celle-ci refuse fermement de valider manuellement les trimestres correspondants à cette période de chômage, affirmant que cette responsabilité incombe au régime général. Par ailleurs, une autre caisse de retraite complémentaire qu’il a contactée lui a indiqué que seule la complémentaire associée à son activité chez les pompiers de Paris est habilitée à effectuer cette démarche. Il lui demande donc qui est précisément responsable de l’inscription manuelle des trimestres dans ce type de situation qui concerne bon nombre de Français. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4495</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les périodes de chômage ouvrent droit sous conditions au bénéfice de trimestres dans le cadre de la retraite au titre du régime général. La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) œuvre sous le principe de l’auto-assurance pour ses anciens agents éligibles aux allocations de retour à l’emploi (ARE). A ce titre, elle transmet mensuellement par le biais de la déclaration sociale nominative (DSN) l’ensemble des éléments relatifs au service de ces ARE à ses allocataires actuels en direction des organismes sociaux, dont la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), qui dispose donc de tous les éléments. La période évoquée dans la question est antérieure à la mise en place de la DSN ou du système précurseur appelé télédéclaration sociale. Dans les années 1990 ici ciblées, chaque allocataire percevait, en deux exemplaires, une attestation relative à l’affiliation à l’assurance vieillesse du régime général de la sécurité sociale (AVRGSS) et à la validation gratuite au titre de l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et collectivités publiques (IRCANTEC). Comme cela était précisé sur ce document, il appartenait à l’intéressé de conserver et de fournir ce document à la CNAV et, le cas échéant, à l’IRCANTEC lors de la liquidation de leur retraite. Concomitamment, l’institution transmettait un état récapitulatif annuel à la CNAV. Concernant la situation individuelle de cet administré dont les trimestres n’apparaissent pas sur son relevé de carrière, il lui appartient de fournir ce document ou ses avis contemporains de paiements des ARE à la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) régionale dont il dépend, chargée d’inscrire et de mettre à jour son relevé (coordonnées sur le site https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/footer/contacts.html). S’il ne détient plus lesdits documents, il peut obtenir un duplicata de l’attestation en prenant contact avec le centre d’administration et de comptabilité de la BSPP (courriel : caccontactchomage@pompiersparis.fr).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1778</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4495</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution du modèle français de sécurité civile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1778. — 5 novembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers et le modèle français de sécurité civile. Les 250 000 sapeurs-pompiers du pays sont engagés quotidiennement sur l’ensemble du territoire et assurent la sécurité des concitoyens. Malgré une évolution régulière de la loi, le modèle français de sécurité civile n’est plus d’actualité face aux nouveaux défis et à une activité qui s’intensifie. À l’occasion du congrès national des sapeurs-pompiers de France le 28 septembre 2024, le ministre de l’intérieur a reçu le « Beauvau de la sécurité civile : consolider et faire évoluer le modèle français de sécurité civile » : un ensemble de 123 propositions pour moderniser le modèle français de sécurité civile. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour faire évoluer le modèle français de sécurité civile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4495</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ces dernières années, le modèle français de sécurité civile a fait la preuve de sa capacité à proposer des réponses rapides et adaptées à des sollicitations opérationnelles toujours croissantes. Il faut toutefois reconnaître que ce modèle est sous tension. C’est pourquoi le ministère de l’intérieur a souhaité engager une réflexion de fond sur la sécurité civile. Le Beauvau de la sécurité civile est ainsi piloté par le Ministre François-Noël Buffet, et vise à interroger le modèle français de sécurité civile dans sa globalité et proposer son adaptation et sa consolidation en réponse aux évolutions sociétales, aux conséquences du changement climatique et aux enjeux financiers. A ce jour, la phase de concertation est terminée. Cinq chantiers thématiques ont été organisés, réunissant près de 180 participants à chaque échéance (acteurs de la sécurité civile et élus nationaux et locaux, professionnels, volontaires, bénévoles, universitaires, représentants des organisations syndicales, partenaires interministériels, experts) : - Quelles missions pour la sécurité civile de demain ? (Paris, le 13 juin 2024) - Une population actrice de sa résilience, un citoyen acteur de la sécurité civile (Rouen, le 25 novembre 2024). - Pilotage et animation du continuum de sécurité civile / La gestion des crises : une approche globale (Bordeaux, le 3 février 2025). - Bénévoles, volontaires, professionnels : un modèle de sécurité civile attractif, valorisé et protecteur (Aix-en-Provence, le 7 février 2025). - Gouvernance, financement et moyens des acteurs de la sécurité civile (Mâcon, le 11 février 2025). Une grande enquête, mise en ligne le 4 juin 2024, a permis de recueillir près de 13 000 contributions complètes d’acteurs aux profils très variés. Les résultats sont en cours d’analyse. Ils complèteront les orientations stratégiques issues des presque 80 auditions et rencontres de terrain, conduites dans le cadre du Beauvau, et de la quarantaine de contributions écrites reçues par le ministre et qui ont permis de recueillir la voix de l’ensemble des acteurs de terrain. La concertation a été riche, dense et consensuelle. Elle a permis de faire émerger de nombreuses attentes qui seront intégralement recensées dans le rapport de synthèse qui sera remis au ministre d’État, ministre de l’intérieur, en mai. Fort des enseignements de ce travail de consultation du terrain, le Gouvernement proposera par un projet de loi les mesures concrètes nécessaires à l’amélioration et à la pérennisation du modèle français de sécurité civile.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1793</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4496</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Services territoriaux de l’État et accueil numérique des usagers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1793. — 5 novembre 2024. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’emploi dans les services territoriaux de l’État. En matière d’emplois le plafond d’emplois (le maximum d’emplois) serait en 2025 de 29 266 contre 29 448 en 2024. La dématérialisation de nombreuses procédures en préfecture (exemple les demandes de cartes grises ou de titres de séjour) pose des difficultés. Les accès peuvent en être limités, du fait entre autres de systèmes d’information inaccessibles ou complexes. Elle souhaite connaître le nombre d’agents affectés aux points d’accueil numériques censés proposer une alternative aux personnes n’y arrivant pas et pour lesquelles les difficultés peuvent se cumuler, par exemple une démarche en conditionnant une autre. Elle souhaite savoir s’il considère cet effectif suffisant et si le déploiement du service d’accompagnement sera revu en fonction des besoins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4496</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La médiation numérique dans les préfectures et sous-préfectures est organisée dans des points d’accueil numériques (PAN). Cette mission est supervisée par un référent numérique, chargé de l’animation du PAN et de la formation des médiateurs (titulaires, contractuels, volontaires en service civique). L’instruction du ministère de l’intérieur du 29 décembre 2016 relative à la mise en place des points numériques en préfectures et sous-préfectures prévoyait que le point numérique serait animé par un médiateur numérique qui pourrait être un volontaire en service civique. L’instruction du 4 juillet 2017 précise quant à elle que le référent des points numériques a pour mission de former les médiateurs numériques aux téléprocédures et à l’accueil des usagers L’usager ayant un besoin d’accompagnement, quelle qu’en soit la raison (manque d’aisance ou d’autonomie dans l’utilisation des outils numériques, absence de matériel, etc.), peut se faire aider au sein d’un PAN. Une enquête d’activité, réalisée au titre de l’année 2023 auprès de l’ensemble des préfectures et sous-préfectures, a fait ressortir les éléments suivants : 101 préfectures sont dotées d’un PAN général, 58 d’entre elles disposent également d’un PAN e-MERAUDE dédié au service chargé des étrangers, et que 142 sous-préfectures sur 234 sont également dotées d’un point d’accueil numérique. Le choix d’ouvrir un PAN dédié à l’ANEF concerne principalement les préfectures recevant un flux d’usagers étrangers conséquent. Néanmoins, même si le nombre de demandes d’accompagnement par les usagers s’avère plus modeste, certaines préfectures ont fait le choix d’ouvrir ce dispositif. Cette décision est laissée à l’appréciation du préfet, en fonction des circonstances locales. Ainsi, les préfectures de l’Ardèche, des Landes ou de la Nièvre, ont fait le choix d’ouvrir un PAN e-MERAUDE. Par ailleurs, 67 PAN de sous-préfectures proposent l’accompagnement aux démarches ANEF. En 2023, les PAN en préfectures et sous-préfectures ont accompagné 336 266 usagers, dont près de 110 000 usagers pour des demandes de titres. Au total, 529 postes sont consacrés à l’animation et à l’encadrement des points d’accueil numérique. La majorité de ces postes sont occupés par des volontaires en service civique. En ce qui concerne le département de la Sarthe, le PAN mutualisé (démarches France Titres et ANEF) de la préfecture est très dynamique, avec près de 270 usagers accompagnés par mois en 2023, dont la moitié pour des démarches relevant de l’ANEF. Les deux sous-préfectures ont également un PAN. Ceux-ci reçoivent en moyenne 145 usagers par mois à Mamers et 45 à La Flèche en 2023. Les PAN des deux sous-préfectures proposent un accompagnement à toutes les démarches, y compris celles de l’ANEF. Le ministère de l’intérieur est très attentif à la mise en place d’un accueil de qualité. Dans le cadre de la LOPMI, le ministère de l’intérieur a ainsi doté d’effectifs pérennes les services d’accueil. Ainsi, 14 emplois ont été créés sur ce périmètre en deux ans. Enfin, dans son nouveau référentiel Quali-ATE, l’ensemble des préfectures doivent respecter un engagement relatif à la qualité de service et de la relation à l’usager. Au sein de ce module, une partie relative à l’accueil physique des usagers rappelle la nécessité de fournir un accompagnement adapté à la situation personnelle de celui-ci et de l’informer systématiquement des possibilités offertes par les services en ligne. Il est également demandé que ces services ne soient pas exclusivement en ligne et s’adaptent à la demande de l’usager si celui-ci ne peut ou ne veut pas utiliser un service en ligne. Les préfectures doivent être labellisées d’ici à la fin de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1895</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4497</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Installation illicite des gens du voyage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1895. — 12 novembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’installation illicite des gens du voyage. Plusieurs communes de Haute-Savoie font face à des occupations illégales de terrains par des caravanes de gens du voyage. Face à cette situation, propriétaires de terrains, élus et forces de l’ordre se trouvent dans le désarroi le plus total pour obtenir leurs évacuations, lesquelles suscitent de plus en plus de tensions, avec des violences qui ont pu aller jusqu’à des échanges de coup de feu ou des jets de cocktail Molotov. Le dispositif créé par la loi du 7 novembre 2018, relatif à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites permettant une évacuation par seule décision préfectorale, s’avère insuffisant pour faire cesser ces installations illicites récurrentes sur le territoire. Les poursuites pénales consécutives à ces infractions accompagnant ces occupations illicites sont rendues difficiles par l’impossibilité d’identifier leur auteur. L’article 322-4-1 du code pénal prévoit que « Le fait de s’installer en réunion, en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant soit à une commune qui s’est conformée aux obligations lui incombant en vertu du schéma départemental prévu à l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ou qui n’est pas inscrite à ce schéma, soit à tout autre propriétaire autre qu’une commune, sans être en mesure de justifier de son autorisation ou de celle du titulaire du droit d’usage du terrain, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ce même article précise « lorsque l’installation s’est faite au moyen de véhicules automobiles, il peut être procédé à leur saisie, à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, en vue de leur confiscation par la juridiction pénale ». Elle lui demande si le Gouvernement prévoit des dispositions particulières garantissant l’application effective de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4497</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime applicable en matière de stationnement des gens du voyage est prévu par la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Il se veut équilibre entre la liberté d’aller et venir, la nécessité pour les élucs locaux et pour nos concitoyens d’éviter des installations illicites portant atteinte au droit de propriété et occasionnant des troubles à l’ordre public. Les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage formalisent l’obligation pour les communes de plus de 5 000 habitants et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de créer, d’aménager et d’entretenir des aires d’accueil réservées aux gens du voyage. Lorsque la commune ou l’EPCI se sont dotés d’aires et terrains conformes à ce schéma, le maire ou le président de cet EPCI peut interdire le stationnement des gens du voyage en dehors des aires aménagées et en cas de violation de cette interdiction, peut demander au préfet de département de mettre en demeure les gens du voyage de quitter les lieux. Lorsque cette mise en demeure n’a pas été suivie d’effets, l’évacuation forcée des résidences mobiles peut alors intervenir dans un délai de 24 heures sous réserve de l’absence de recours devant le juge administratif. La mise en demeure reste par ailleurs applicable pendant un délai de sept jours et peut donc servir de fondement juridique à une nouvelle mesure d’évacuation forcée lorsque la résidence mobile se retrouve à nouveau en situation de stationnement illicite. Ces outils permettent donc d’améliorer la réponse administrative à des stationnements illicites, qui peuvent également être sanctionnés pénalement, l’article 322-4-1 du code pénal réprimant le délit d’installation illicite en réunion sur un terrain communal ou privé et la loi du 7 novembre 2018 ayant augmenté les sanctions correspondantes qui sont désormais d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Enfin, ces dispositions pénales peuvent également servir de cadre à la répression des actes de destruction, dégradation ou détérioration des biens appartenant à autrui commis par les gens du voyage, leur réparation pouvant être recherchée par la constitution de partie civile du propriétaire du terrain dans le cadre de cette procédure. Lorsque cela est nécessaire, les unités de la gendarmerie et/ou de la police nationales sont déployées pour garantir l’application et l’exécution de ce dispositif, afin de faciliter l’évacuation des installations illégales dans le respect des procédures légales. En cas de besoin, elles diligentent les enquêtes nécessaires à la manifestation de la vérité et l’identification des auteurs. Une action civile en responsabilité du fait personnel peut également être introduite indépendamment de toute procédure pénale, en application de l’article 1240 du code civil, en vue de l’obtention d’une indemnité compensatrice de la dégradation. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur est très sensible aux difficultés d’application de ce cadre légal qui persistent sur le terrain. Il est très régulièrement sollicité à ce propos par nombre d’élus locaux et de parlementaires. Pour cette raison, il a décidé de la mise en place d’un groupe de travail associant le ministère de l’intérieur, les associations d’élus locaux et des parlementaires. Ce groupe de travail devra conduire dans les prochaines semaines à l’élaboration d’une nouvelle doctrine d’intervention pour les forces de l’ordre, devant permettre de mettre en œuvre efficacement l’ensemble des outils déjà prévus par la loi. Ce groupe de travail pourra également proposer des dispositions législatives nouvelles afin que l’ordre public soit respecté, que des enquêtes patrimoniales soient déclenchées, et que les dommages soient évités, ou réparés. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1954</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4498</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Non-paiement des heures supplémentaires de certains policiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1954. — 12 novembre 2024. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’intérieur quant au non-paiement des heures supplémentaires des policiers. Dans la police nationale, par deux fois dans l’année, les policiers peuvent demander à se faire payer les heures supplémentaires qu’ils ont effectuées, qui sont par défaut transformées en congés payés. Or, en 2024, un certain nombre de policiers ayant demandé à se faire payer leurs heures lors de la campagne de juin, ne retrouvent pas cette ligne sur leur fiche de paie d’octobre comme cela aurait dû être le cas. De la même manière, il avait été promis aux policiers que les heures supplémentaires qu’ils ont effectuées pour la sécurisation des sites olympiques de Paris allaient être payées en novembre ; or, par un courrier à M. Thierry Clair, le secrétaire général de l’UNSA, en date du 28 octobre 2024, M. le ministre indique que ces versements n’auront finalement lieu qu’au mois de décembre. Ce non-versement interpelle particulièrement Mme la députée : comment un ministère régalien peut-il unilatéralement décider de ne pas rémunérer ses agents pour le travail qu’ils ont fourni, pour quelque raison que ce soit ? La puissance publique serait, bien à raison, la première à jeter l’opprobre sur une entreprise qui aurait ce genre de pratiques, au mépris de tous les principes de droit du travail. Cela est d’autant plus injuste que le succès des jeux Olympiques, dont on s’est collectivement félicité, est largement attribuable à l’engagement des policiers, à Paris, dans les fan zones et sur tous les sites olympiques sur le territoire. Par ailleurs, la méthode employée constitue une absence préoccupante de respect pour les policiers. Le non-versement du paiement des heures supplémentaires sans explication vient mettre en difficulté certains ménages qui les avaient provisionnées dans leurs budgets de fin d’année. Concernant le délai de versement des primes JOP, le constat est le même. Informer par simple courrier l’ajournement du paiement des primes dues n’est pas acceptable. Les primes des fonctionnaires de police ne sauraient être la variable d’ajustement des erreurs budgétaires des gouvernements précédents. Ce sont des hommes et des femmes, dont l’engagement pour l’intérêt général n’est plus à démontrer. La seule reconnaissance qu’on leur porte ne suffit pas, le ministère doit les traiter avec respect et tenir ses engagements salariaux auprès d’eux. Ainsi, elle lui demande simplement quand les heures supplémentaires des policiers vont être payées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4498</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les policiers assurent, avec dévouement, professionnalisme et courage, le respect de la loi et la protection de nos concitoyens, dans des situations fréquemment difficiles et dangereuses, parfois au péril de leur vie. Ils sont en outre soumis à un rythme d’emploi particulièrement exigeant dans un contexte marqué tant par l’intensité de certaines formes de délinquance que par de très fortes attentes de la société. Au cours des jeux Olympiques et Paralympiques, ils ont, une fois de plus, témoigné d’un engagement sans faille. L’État se doit d’être à la hauteur des légitimes attentes des policiers concernant la juste rémunération de l’effort exceptionnel qui leur est demandé. Tel est notamment le cas en matière d’heures supplémentaires. Il convient à cet égard de rappeler que leur paiement est prévu par le décret du 3 mars 2000 modifié fixant les conditions d’attribution d’une indemnité pour services supplémentaires aux fonctionnaires actifs de la police nationale, aux termes duquel l’indemnité « est attribuée sur décision du ministre de l’intérieur dans la limite des crédits budgétaires ouverts à cet effet ». Il peut également être rappelé qu’un effort substantiel a été engagé par le ministère de l’intérieur depuis plusieurs années tant pour apurer le stock des heures supplémentaires que pour en limiter le flux. Leur taux d’indemnisation a en outre été revalorisé. S’agissant du paiement des heures supplémentaires en 2024 - hors celles liées aux jeux Olympiques et Paralympiques -, tous les agents éligibles ont reçu leur indemnité sur la paie du mois d’octobre pour la part des heures dites « rachetées d’office », qui correspond à environ 30 M€. Par ailleurs, les agents qui ont demandé le rachat de la part dite « optionnelle » seront payés sur la paie de décembre pour les heures supplémentaires antérieures à 2019, pour plus de 2 M€. Les heures supplémentaires générées dans le cadre des jeux Olympiques et Paralympiques ont été majoritairement indemnisées à hauteur de 100 % sur la paie de décembre 2024. Les engagements pris ont donc été tenus. Le paiement sur la paie de décembre et non sur celle d’octobre était lié à des contraintes techniques et opérationnelles, à la fois pour les services opérationnels, qui ont dû faire « remonter » les informations relatives aux heures supplémentaires tout au long du mois de septembre, et pour les services de paie, qui doivent effectuer les contrôles nécessaires à la mise en paiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1996</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4499</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Changement de NEPH en cas d’usurpation d’identité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1996. — 19 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les modalités de modification du numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH) en cas d’usurpations d’identité répétées liées à un permis de conduire. Le numéro NEPH, attribué de manière unique à chaque titulaire du permis de conduire, est utilisé tout au long de la vie pour les démarches relatives à celui-ci, incluant la délivrance des documents, la gestion des points et les demandes de duplicata. Toutefois, ce numéro, associé aux informations personnelles de l’individu, peut devenir une cible en cas d’usurpation d’identité, ce qui peut entraîner des complications administratives graves, telles que des pertes de points injustifiées ou attribution de contraventions non commises par le titulaire légitime du titre. Il est à noter que, selon les données du ministère de l’intérieur, plus de 30 000 cas d’usurpation d’identité liés au permis de conduire ont été recensés en 2022, marquant une augmentation par rapport aux années précédentes. Cette problématique est particulièrement préoccupante, car elle met en lumière les failles potentielles du système de gestion des identités et des permis de conduire en France. Si des dispositifs existent pour contester une infraction ou une perte de points injustifiée, il n’apparaît pas clairement qu’une procédure simplifiée de changement de numéro NEPH soit prévue dans le cas où une victime prouverait l’usurpation répétée de son identité. Plusieurs automobilistes ayant rapporté des difficultés à rétablir leur situation administrative après des usurpations d’identité, ces personnes se trouvent confrontées à des démarches longues et complexes pour prouver leur bonne foi et rétablir leur dossier, parfois en recourant à des procédures judiciaires coûteuses et chronophages. Dans un contexte où l’usurpation d’identité, facilitée par la numérisation des démarches administratives, devient un phénomène de plus en plus fréquent, il lui demande si le Gouvernement envisage de permettre, à titre exceptionnel, le changement de numéro NEPH pour les victimes d’usurpations d’identité avérées et répétées afin de sécuriser leur situation administrative et de limiter les conséquences d’une telle fraude. Par ailleurs, il lui demande si des dispositifs sont à l’étude pour renforcer la sécurité des données personnelles associées au permis de conduire et s’il est envisagé de simplifier les procédures permettant aux usagers de rectifier leur situation en cas de fraude avérée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4499</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 223-1 du code de la route prévoit que le retrait de point s’effectue de plein droit lorsque la réalité de l’infraction est établie. La réalité d’une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d’une amende forfaitaire ou l’émission du titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée, l’exécution d’une composition pénale ou une condamnation définitive. Les services du ministère de l’intérieur ne sont pas compétents pour apprécier les circonstances dans lesquelles une infraction a été commise, cette prérogative relevant de l’autorité judiciaire, en particulier du tribunal de police du lieu où l’infraction a été constatée. C’est pourquoi l’intéressé alléguant être victime d’une usurpation est invité à poursuivre les contestations auprès de l’officier du ministère public compétent à chaque fois qu’il sera désigné comme auteur d’une infraction dont il n’est pas l’auteur. Ces usurpations d’identité interviennent dans la majorité des cas lors de procédures de désignation de conducteur par le titulaire du certificat d’immatriculation. En effet, la correspondance entre le conducteur désigné après l’infraction et le titulaire du permis de conduire à qui est imputé la perte de point s’effectue uniquement par les données de l’état-civil (nom, prénom, date de naissance), peu importe le numéro ou même la nationalité du permis de conduire saisi. Le changement de numérotation du permis de conduire serait donc totalement inefficace pour prévenir de nouvelles désignations frauduleuses. Afin de lutter contre cette fraude à la désignation, le comité interministériel à la sécurité routière de juillet 2023 a, d’une part, décidé de sanctionner davantage la fraude à la désignation en prévoyant la création d’un délit de désignation frauduleuse, et, d’autre part, prévu la mise en place d’une consignation pour toute désignation d’un conducteur disposant d’un permis étranger. L’ANTAI a également mis en place, à disposition de l’officier du ministère public, des outils de détection des désignations récurrentes sur la même personne désignée. Cette détection sera prochainement élargie aux désignations récurrentes par le même auteur. Enfin, une fiche dédiée aux victimes de désignations abusives a été élaborée avec le parquet de Rennes, pour faciliter leurs démarches de signalement auprès des officiers du ministère public. Elle a été diffusée fin 2024 sur le site internet de l’ANTAI, dans les commissariats et gendarmeries, ainsi que dans les centres d’appel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2034</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4499</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Application du décret no 89‑655 du 13 septembre 1989</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2034. — 19 novembre 2024. — M. Sébastien Humbert interroge M. le Premier ministre sur la bonne application du décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires. L’honorariat, prévu pour les députés qui ont occupé cette fonction au moins trois fois, permet un certain nombre de facilités, notamment l’accès aux bâtiments de l’Assemblée nationale. Localement cependant, l’honoriat n’offre aucune préséance dans le rang protocolaire. Dès lors, il lui demande quels sont les moyens et les dispositifs permettant de faire respecter cette règlementation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4500</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires détermine l’ordre de préséance dans lequel prennent rang les autorités et les membres des corps lorsqu’ils assistent à une cérémonie publique, qu’elles soient organisées sur ordre du Gouvernement ou à l’initiative d’une autorité publique. Les autorités invitées aux cérémonies publiques sont mentionnées aux articles 2 à 6 du décret susmentionné. Parmi celles-ci figurent l’ensemble des personnalités qui sont invitées à occuper, selon leur mandat, le rang dévolu à leurs fonctions. En l’espèce, les membres honoraires du Parlement n’ont pas de place réservée dans les manifestations officielles. Ces dispositions réglementaires s’imposent aux autorités chargées de l’organisation de toute cérémonie publique. L’article 18 dudit décret offre néanmoins la possibilité à l’autorité organisatrice, en fonction des usages locaux, de reconnaitre la présence de personnalités n’y figurant pas mais néanmoins invitées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2086</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4500</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais anormaux de traitement des titres de séjour dans le Val-d’Oise</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2086. — 19 novembre 2024. — Mme Gabrielle Cathala rappelle à M. le ministre de l’intérieur les devoirs de l’État dans le respect du principe de légalité, notamment le principe d’égalité des citoyens devant l’administration en charge des migrations et de l’intégration. L’égalité est un principe à valeur constitutionnelle. L’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dispose que « la loi doit être la même pour tous ». Les personnes dans la même situation doivent être traitées de manière identique. Or les préfectures ne respectent pas ce principe d’égalité, par manque de moyens, concernant le droit du séjour des étrangers en France. En effet, dans certains départements il faut parfois attendre plusieurs mois pour obtenir un premier titre de séjour ou un renouvellement de titre de séjour, même si la demande a été déposée dans les temps. Désormais entièrement en ligne via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), la demande de titre de séjour est traitée par les services des migrations et de l’intégration des différentes préfectures. Il est désormais impossible pour un usager de demander un rendez-vous sur place ou un entretien téléphonique afin d’avoir un accompagnement personnalisé dans le cas d’une difficulté ou d’une interrogation particulière. Faute de moyens et de personnels, certaines préfectures ne sont plus en capacité de traiter à temps les demandes initiales ou de renouvellement des titres de séjour. Cela se traduit dans les faits par des retards importants dans la remise des attestations de prolongation de l’instruction d’une demande de titre de séjour ou des prorogations de ces mêmes attestations, créant des situations de forte précarité pour les étrangers avec des pertes d’emploi, de logements et un stress permanent. Dans le Val-d’Oise, ces situations se multiplient et les délais d’attente s’allongent. De nombreux témoignages sont à déplorer. Une femme a dû attendre 7 mois pour que son titre de séjour soit renouvelé, après l’avoir déposé dans les temps impartis. Celle-ci a perdu son travail pendant 3 mois suite au retard dans l’édition et la remise de la prorogation d’instruction. Une autre attend depuis 4 mois le renouvellement de son titre de séjour et s’inquiète de perdre son emploi pour ne pas avoir reçu à temps la prorogation de l’instruction de sa demande. D’autres encore attendent depuis 2 ans la réponse à leur demande, naviguant de prorogations en prorogations de 4 mois. Mme la députée rappelle donc à M. le ministre les devoirs qui sont les siens de respect du principe d’égalité, à savoir mettre en face des missions de services publics qui lui sont attribuées les moyens nécessaires à leur bonne réalisation. Cela passe par une hausse des crédits budgétaires du programme 354 - Administration territoriale de l’État, une revalorisation de 10 % du point d’indice des fonctionnaires, le recrutement de personnels et la mise en place d’une vraie politique d’accueil des étrangers en France, dans des conditions humaines, sociales et sanitaires dignes. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4500</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de délivrance de titres de séjour aux étrangers résidant en France est une politique publique prioritaire du Gouvernement. Elle fait l’objet d’un suivi resserré et à haut niveau, et poursuit des objectifs clairs de modernisation de la relation à l’usager par la transformation numérique et la dématérialisation de la demande de titres de séjour, mais aussi par des innovations d’organisation et de méthode de travail. Le ministère de l’intérieur soutient chaque année un effort continu pour réarmer les services étrangers. Leurs effectifs ont augmenté pour répondre aux différentes urgences et favoriser un service de qualité à l’usager. Des renforts sont ainsi attribués, en effectifs pérennes mais surtout en renforts contractuels. Les services ont été soutenus chaque année entre 2017 et 2019 par des vacations à travers les plans annuels intitulés « 1 200 mois vacataires » (100 ETPT). Un plan de renforts triennal à hauteur de 570 ETPT (vacataires) a été déployé pour les années 2022 à 2024 pour soutenir l’activité des services étrangers, soit 190 ETPT par an. L’ensemble des services est concerné, à savoir le séjour, l’asile, les naturalisations ainsi que l’éloignement. Plusieurs dispositifs ont par ailleurs permis des renforcements en emplois pérennes. Entre 2016 et 2020, près de 400 emplois pérennisés ont été affectés dans les services étrangers. En 2023 et en 2024, 72 emplois pérennes ont été créés dans les services des étrangers. Pour l’année 2024, la répartition des renforts est la suivante : - 190 ETPT en renforts vacataires ; - 15 ETPT pour accompagner l’expérimentation des plateformes d’instruction ; - 60 ETPT en renforts pérennes. Concernant la situation du Val d’Oise, le nombre de demandes de titres de séjour est en augmentation en 2024 par rapport à 2023. Ainsi, 37 160 renouvellements ont été effectués au 31 octobre 2024, contre 29 057 à la même date en 2023. Une augmentation de 28 % du nombre de titres renouvelés est ainsi constatée en 2024 par rapport à 2023, permettant une réduction des délais de traitement. Pour faire face à ces évolutions, différentes actions ont été engagées. Des opérations exceptionnelles de déstockage ont été mises en œuvre tout au long de l’année (samedis travaillés). Une priorité a été donnée aux dossiers de renouvellement, de façon à éviter les ruptures de droits. Par ailleurs, dans le cadre de l’amélioration du service rendu, la préfecture du Val d’Oise a noué divers partenariats avec les acteurs locaux : hôpitaux, conseil départemental, établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce lien direct permet de mieux accompagner les publics spécifiques (étudiants, jeunes pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance, professionnels de santé). Des conventions ont également été signées dans le cadre du programme national d’attractivité et des réunions de travail régulières sont organisées avec ces partenaires. Ces initiatives visent à formaliser et à fluidifier les échanges. Enfin, le Point d’Accès Numérique a pour mission d’accompagner les usagers en difficulté numérique dans leurs démarches dématérialisées. À Cergy, ce service fonctionne deux jours par semaine sur rendez-vous et vise à rendre les usagers autonomes. Le personnel est composé de volontaires en service civique, appuyés par un agent titulaire pour les questions plus complexes. Entre 2022 et 2023, le Point d’Accès Numérique de Cergy a connu une hausse des demandes (824 en 2023 contre 641 en 2022). Celle-ci se confirme en 2024, même s’il ne concerne que 2 % des usagers. Par ailleurs, une augmentation des rendez-vous accordés (+24 %) est observée. La majorité des rendez-vous concernent des démarches liées aux titres de séjour (DCEM, changements de situation…) et les naturalisations. Toutefois, l’absentéisme des usagers reste élevé (30 à 38 %).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2102</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4501</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs des intervenants sociaux en gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2102. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs des intervenants sociaux en gendarmerie (ISG). Au long de l’année 2022, ce sont 118 femmes qui ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Ces chiffres ne diminuent pas. Depuis janvier 2023, 107 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Toutefois, la plupart des victimes des féminicides avaient déjà poussé la porte d’un commissariat. Ainsi, selon les derniers chiffres du ministère datant de 2021, 17 % des victimes de féminicides avaient porté plainte. C’est la raison pour laquelle une meilleure orientation des femmes victimes de violences conjugales est nécessaire afin de lutter au mieux contre les féminicides. C’est le rôle des intervenants sociaux en gendarmerie, des personnels essentiels pour accueillir des publics fragilisés. La création des postes d’intervenants sociaux en unités de gendarmerie a permis de mieux prendre en compte des publics confrontés à des situations de détresse sociale (problèmes familiaux et conjugaux, agressions sexuelles, précarité, etc.). Chaque intervenant social reçoit en moyenne 300 à 400 personnes par an, voire 700 sur certains territoires. Entre 50 et 80 % de ces personnes sont des victimes de violences conjugales. Le Gouvernement témoigne d’une volonté politique forte pour développer ce métier essentiel. Ainsi, à la suite du Grenelle des violences conjugales de 2019, 170 postes supplémentaires ont été créés en deux ans. Au 19 avril 2023, on comptait 450 postes d’intervenants sociaux sur l’ensemble du territoire. L’objectif actuel, inscrit dans la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur de 2022, est le déploiement de 200 nouveaux postes sur 5 ans, au rythme de 40 postes de plus par an. Aussi, elle souhaiterait connaître les moyens mis en œuvre afin d’atteindre ces objectifs de recrutement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4501</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif des intervenants sociaux est généralisé au sein de la gendarmerie et de la police nationales depuis la circulaire interministérielle du 1er août 2006 des directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationales, qui encadre le dispositif et en fixe le cadre de référence. Par ailleurs, l’article L. 121-1-1 du code de l’action sociale et des familles, créé par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, a conforté le statut de ces intervenants sociaux. Ces travailleurs sociaux, qui accueillent les personnes en détresse sociale ou en situation de vulnérabilité et repérées lors des interventions des forces de l’ordre, exercent une double mission d’accueil des victimes et de prévention de la délinquance. Depuis sa création, le dispositif a démontré toute sa pertinence et son efficacité. Grâce à une évaluation sociale fine, le dispositif permet aux victimes ou aux mis en cause d’être pris en charge et orientés vers les structures adaptées et, par conséquent, de recentrer l’action des policiers et gendarmes sur la procédure judiciaire. Il permet de coordonner les missions premières de la police et de la gendarmerie nationales avec l’indispensable action sociale, en parfaite complémentarité. Les intervenants sociaux en commissariat de police et en brigades de gendarmerie (ISCG) ont pour principale mission d’évaluer la nature des besoins sociaux qui se révèlent à l’occasion de l’activité policière. Cela peut se produire après une intervention, lorsqu’une personne se présente spontanément au commissariat ou à la brigade de gendarmerie, ou à la suite de signalements provenant de services extérieurs. Ils réalisent ensuite des interventions de proximité, dans l’urgence si nécessaire, qui peuvent inclure des actes éducatifs ou de médiation sociale, ainsi que des actions d’assistance technique, de soutien, d’information et d’orientation. Enfin, leur mission est de faciliter l’accès aux services sociaux en conseillant les personnes concernées et en les orientant vers les structures les plus adaptées. Leur rôle est essentiel dans l’accueil et la prise en compte des victimes, tant mineures et majeures. Les intervenants sociaux apportent une part de réponse à des situations sociales difficiles qui ne relèvent pas toujours du champ pénal au stade initial de l’intervention, s’intégrant ainsi pleinement dans le champ de la prévention de la délinquance, notamment en matière de violences faites aux femmes et de protection de l’enfance. Ils interviennent également dans le cadre de la prévention de la récidive en accueillant, toujours dans une démarche volontaire, les « mis en cause ». La pérennisation et la montée en puissance du dispositif sont une priorité du ministère de l’intérieur, encore accentuée ces dernières années en conformité avec les conclusions du « Grenelle de lutte contre les violences conjugales » de 2019. Cette priorité a également été réaffirmée dans la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024 et dans la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur, dont le rapport annexé fixe un objectif de 600 postes d’intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie à l’horizon 2027. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) prévoyait ainsi la création de 200 postes supplémentaires, soit 40 ETP par an. Le déploiement du dispositif à travers la France s’est donc appuyé sur une stratégie volontariste du ministère de l’intérieur, traduite par une augmentation régulière du nombre de postes. Alors que l’on recensait 30 postes en 2006, ce nombre était de 349 fin 2020, 460 fin 2023 et 481 en 2024, avec une augmentation de 32 % au cours des trois dernières années. Ces 481 postes d’intervenants sociaux sont répartis comme suit : 204 en commissariat de police (dont 51 dans la zone de compétence de la préfecture de police) ; 194 en zone gendarmerie ; 89 mixtes police/gendarmerie. 41 de ces postes sont situés dans des services outre-mer (12 en commissariat, 27 en brigade de gendarmerie et 2 postes mixtes police-gendarmerie). La création de postes d’intervenants sociaux repose sur un partenariat entre les services territoriaux de l’État, notamment les services de gendarmerie et de police, les conseils départementaux et d’autres collectivités ainsi que parfois d’autres contributeurs, notamment associatifs. Ce partenariat se concrétise par la signature d’une convention spécifiant, pour chaque travailleur social, les modalités du cofinancement entre les différents partenaires locaux. À l’origine, le dispositif s’est fortement développé d’abord grâce aux crédits de la politique de la ville, puis s’est ensuite appuyé sur la contribution croissante du fonds interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (FIPD). Aujourd’hui, la majorité des postes d’intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie est cofinancée par l’intermédiaire du FIPD. Dans le cadre du « Grenelle contre les violences conjugales » et de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024, les conventions relatives aux postes créés depuis 2020, et bénéficiant d’un cofinancement du FIPD, sont conclues pour une durée de 3 ans. Pendant la durée des conventions triennales, les postes sont soutenus financièrement par le FIPD à hauteur de 80 % la première année, de 50 % la seconde et de 33 % la troisième. Les circulaires FIPD 2023 et 2024, dans un effort de stabilisation des financements, ont permis le renouvellement des conventions à hauteur de 33 %. En 2024, ce sont près de 9M€ du FIPD qui ont été consacrés au financement du dispositif. En 2025, l’objectif est d’augmenter le nombre d’ISCG sur le territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4502</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Impossibilité pour le CNAPS de recevoir les signalements des lanceurs d’alerte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2179. — 19 novembre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’impossibilité pour le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de recevoir les signalements d’un lanceur d’alerte dans la sécurité privée. L’absence de la mention du CNAPS dans le point 23 de l’annexe du décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 en ce qui concerne la déontologie des personnes exerçant des activités de sécurité privée, limite sa capacité de régulation et de réaction aux infractions déontologiques. S’il est logique que le Défenseur des droits puisse lui aussi recevoir des alertes, le CNAPS, instance de régulation de l’État des activités de sécurité privée, devrait lui aussi être en mesure de recevoir ces alertes. L’inclusion du CNAPS dans le décret permettrait une plus grande surveillance, transparence et intégrité de la sécurité privée ainsi que la protection de l’intérêt général plus largement. Il lui demande donc s’il entend faire évoluer le décret sur ce point et permettre au CNAPS de recevoir également les signalements émis par les lanceurs d’alerte.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4502</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 4 de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits confie à cette autorité administrative indépendante cinq missions parmi lesquelles celles de précisément veiller au respect des règles déontologiques applicables aux acteurs de la sécurité (publique et privée), antérieurement dévolue à la Commission nationale de déontologie de la sécurité, et de protéger les lanceurs d’alerte. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que le Conseil national des activités de sécurité (CNAPS) recueille et traite des signalements émis par toute personne, y compris les acteurs de la sécurité privée. L’établissement a ainsi instauré un dispositif d’alerte sur son site internet permettant de signaler un comportement ou un acte contraire à la réglementation émanant d’un agent ou d’une société de sécurité privée. La souplesse de ce dispositif est gage de son efficacité : les signalements recueillis, souvent anonymes, ne confèrent pas à leurs auteurs le statut de lanceur d’alerte, mais ces derniers n’ont pas non plus à respecter les conditions strictes donnant accès à ce statut. Après contrôle, si ces signalements révèlent notamment un manquement au code de déontologie des personnes physiques ou morales exerçant des activités privées de sécurité ou des activités de formation aux activités privées de sécurité prévu par le code de la sécurité intérieure, le CNAPS peut prononcer des sanctions disciplinaires voire des pénalités financières à l’encontre des contrevenants. Enfin, si le décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 devait être modifié pour permettre au CNAPS de recueillir et de traiter les signalements émis par les lanceurs d’alerte, cela nécessiterait la mise en place d’un dispositif lourd et en tout état de cause disproportionné par rapport aux moyens humains et matériels de l’établissement. Par conséquent, il n’est pas envisagé d’intégrer le CNAPS dans l’annexe du décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 comme autorité compétente pour recueillir les signalements des lanceurs d’alerte en matière de sécurité privée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2246</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4503</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Autorisation des EDPM sur les voies vertes et VTT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2246. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les différences de traitement effectuées par le code de la route entre le vélo tout-terrain (VTT) à assistance électrique et les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) tels que les trottinettes électriques ou les VTT électriques à larges pneus. En effet, des services souhaitent proposer le prêt ou la location de VTT assistance électrique et de trottinettes électriques à larges pneus pour le sol sablonneux de la Côte sauvage, en empruntant un circuit VTT. Or l’article R. 412-43-1 du code de la route dispose que « hors agglomération, la circulation des engins de déplacement personnel motorisés est interdite, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables ». Il est donc possible d’y circuler à VTT avec assistance électrique, car ses pédales permettent de le classer comme vélo, mais impossible et amendable de le parcourir à trottinette électrique, classée comme EDPM. Il lui demande donc si une modification de l’article R. 412-43-1 du code de la route est envisageable afin de donner la possibilité aux EDPM de circuler sur voies vertes, les pistes cyclables, les chemins ruraux, les voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur et les itinéraires balisés pour la pratique du VTT. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4503</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La catégorie des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) a été créée à l’article R. 311-1 du code de la route par le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel. La catégorie EDPM englobe tout « véhicule sans place assise, conçu et construit pour le déplacement d’une seule personne et dépourvu de tout aménagement destiné au transport de marchandises, équipé d’un moteur non thermique ou d’une assistance non thermique et dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 6 km/ h et ne dépasse pas 25 km/ h. » Les trottinettes électriques qui répondent à ces critères doivent donc respecter les règles de circulation définies à l’article R. 412-43-1 du même code. Cet article prévoit que la circulation des EDPM est, par défaut, interdite hors agglomération, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables. La circulation sur ces espaces est donc déjà autorisée. De surcroit, par dérogation, l’autorité investie du pouvoir de police de la circulation peut, par décision motivée, autoriser la circulation sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/ h, sous réserve que l’état et le profil de la chaussée, ainsi que les conditions de trafic le permettent. La réglementation, dans son état actuel, contient donc déjà des possibilités d’adaptation locale. Par conséquent, le Gouvernement n’envisage pas de la modifier. En dehors des routes ouvertes à la circulation publique, les règles locales de circulation qui s’appliquent aux EDPM peuvent dépendre d’autres réglementations telles celles définies par le code de l’environnement, le code rural ou le code forestier et nécessiter l’accord des propriétaires des domaines traversés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2259</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4504</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retard dans le versement du traitement des vacataires aux élections européennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2259. — 26 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les importants retards observés dans le versement des traitements dus aux vacataires ayant opéré la mise sous pli lors des élections européennes 2024. L’organisation de la mise sous pli des documents électoraux pour les élections européennes de 2024 a nécessité le recrutement par les services préfectoraux de milliers de vacataires à travers le pays afin d’assurer le bon déroulé des opérations électorales. Plus de 5 mois plus tard, dans de nombreux départements, ces vacataires n’ont toujours pas été payés. Interrogé à ce sujet, le secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) a indiqué que le fonctionnement de ses services était fortement impacté tant par les conséquences de la dissolution, que par le paiement des indemnisations des heures supplémentaires des forces de l’ordre mobilisées pendant les jeux Olympiques et Paralympiques. Si la dissolution de l’Assemblée nationale et les élections législatives qui en ont découlé étaient difficilement prévisibles, il paraît inconcevable que la continuité des traitements dus aux agents, même vacataires, de l’État n’ait pu être assurée du fait d’évènements extérieurs à leur volonté. Dès lors, il lui demande sous quel délai le ministère entend régulariser le versement des sommes dues à l’ensemble des vacataires ayant procédé à la mise sous pli des documents électoraux lors des élections européennes de 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4504</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise sous pli de la propagande électorale est une mission organisée sous la responsabilité des préfectures, qu’elles peuvent externaliser. Elles peuvent aussi décider de l’organiser elles-mêmes en recrutant directement des metteurs sous pli sur le fondement du volontariat, notamment des vacataires. Les opérations de mise sous pli donnent droit à une indemnité pour les personnels concernés, qu’ils soient agents du ministère de l’intérieur, d’autres administrations ou extérieurs à l’administration. Son montant est arrêté par la préfecture en fonction, notamment, du nombre de documents mis sous pli, du nombre d’heures travaillées, du niveau des tâches d’encadrement confiées et de la manière de servir. L’indemnité de mise sous pli n’est pas exonérée de l’impôt sur le revenu. Dans le contexte de la décision de réinternalisation par principe des opérations de mise sous pli depuis les élections de 2022, l’indemnisation rapide des metteurs sous pli a retenu toute l’attention du ministère de l’intérieur. Plusieurs centaines de metteurs sous pli étant mobilisés par préfecture, la prise en charge des vacataires génère en effet un volume très important de dossiers individuels de prise en charge pour permettre le paiement par le comptable public. Elle suppose donc une bonne anticipation ainsi qu’une coordination étroite des acteurs. Tirant les conséquences du retour d’expérience des opérations de 2022, une instruction-cadre du 2 mai 2024 du secrétaire général du ministère de l’intérieur a été diffusée à l’ensemble des préfets pour sécuriser et fluidifier la mise en paiement des différentes indemnités électorales en rappelant la règlementation qui leur est applicable, en explicitant les différentes étapes nécessaires à leur versement effectif, en clarifiant les responsabilités des différents acteurs et en faisant la promotion de bonnes pratiques. Cette instruction s’est accompagnée d’un suivi et d’un portage administratif de haut niveau compte tenu de la sensibilité des opérations pour les personnels mobilisés. Elle a permis de sécuriser la mise en paiement des indemnités électorales, avec un objectif de paiement pour la fin de l’année 2024. Ainsi, au 31 décembre 2024, le montant total payé au titre des indemnités de mise sous pli pour les élections européennes s’élève à 5,8 M€, représentant près de 12 000 dossiers (50% payés à fin août, 80% payés à fin septembre, 90% payés à fin octobre, plus de 95% payés fin 2024). Au titre de l’année 2025, le montant total des indemnités de mise sous pli restant à verser est estimé par les préfectures à 196 000 euros soit 3% du montant total. L’essentiel de ce montant a été apuré au premier trimestre 2025, grâce à un abondement spécifique des préfectures par le programme 232.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2306</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4504</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadine Lechon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renouvellement du parc automobile de la gendarmerie nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2306. — 26 novembre 2024. — Mme Nadine Lechon interroge M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’évolution des parcs de véhicules de la gendarmerie nationale. La volonté du Gouvernement d’appliquer une modernisation et un verdissement du parc automobile de la gendarmerie nationale a été affirmée et renouvelée depuis 2020. Le « plan VMO » vient par exemple faire évoluer les rames de maintien de l’ordre de la gendarmerie. Néanmoins, Mme la députée a été sollicitée à de nombreuses reprises par les forces de l’ordre de sa circonscription et leurs représentants sur la réalité de ces modernisations. Pour que le parc automobile soit tenu en bon état, celui-ci doit être renouvelé annuellement à hauteur de 3 000 nouvelles acquisitions de véhicules. Ces acquisitions permettent de remplacer les véhicules endommagés, détruits ou indisponibles et ainsi de laisser à disposition des agents un parc adéquat pour répondre aux missions. Or d’après de nombreux agents, ces renouvellements n’arrivent parfois jamais, obligeant ces derniers et en particulier la gendarmerie, à utiliser des véhicules obsolètes. Afin de faire toute la lumière sur le renouvellement du parc automobile de la gendarmerie en Dordogne et en France, elle le sollicite donc pour pouvoir disposer des données les plus récentes sur la modernisation et le renouvellement des véhicules employés par la gendarmerie nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4505</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Gendarmerie nationale dispose d’un parc de 34 600 véhicules : 78% du parc (26 845) est composé de véhicules légers. Le reste du parc est composé de véhicules à deux ou trois roues (11%) et de véhicules lourds et spécialisés (11%). La moyenne d’âge du parc léger en service est de 6,7 ans. Au regard des critères de réforme en vigueur, le besoin de renouvellement annuel est 1/8ème du parc en service soit 4 000 véhicules (tout segment) par an. Les acquisitions des 4 dernières années n’ont pas permis d’atteindre ce seuil : - 2021 = 3428 véhicules commandés (100% livré) ; - 2022 = 3511 véhicules commandés (99% livré) ; - 2023 = 1035 véhicules commandés (94% livré) ; - 2024 = 336 véhicules commandés (50% livré). L’année 2025 va être marquée par une reprise des commandes de véhicules avec 1 836 véhicules programmés. S’agissant de la région Nouvelle-Aquitaine (RGNA) dont dépendent les unités de la gendarmerie en Dordogne, 888 véhicules ont été commandés depuis 2021. 99% de ces véhicules ont été livrés à la RGNA qui assure la ventilation des moyens neufs dans ses unités subordonnées en fonction des référentiels de dotation et des besoins exprimés. Le parc du département de Dordogne est composé de 442 véhicules. 131 véhicules neufs sont entrés en parc depuis 2021 soit un renouvellement de 29,6 % du parc départemental (14,7% des véhicules neufs livrés à la RGNA). Le taux de renouvellement pour la Dordogne, par catégorie, est le suivant : - deux et trois roues = 50% ; - véhicules légers = 33% ; - poids lourds = 12%.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2376</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4505</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le manque de places et d’examinateurs au permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2376. — 26 novembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque de places et d’examinateurs pour le permis de conduire. Les territoires souffrent d’un manque de places d’examen du permis de conduire et d’inspecteurs, tandis que les délais ne cessent de s’allonger pour passer l’examen pratique. En Côte-d’Or notamment, les délais d’attente sont de 4 mois en moyenne. Le manque de places et d’inspecteurs n’est pas nouveau, il n’a cessé de s’accroitre ces dernières décennies, d’autant plus en 2024 avec l’abaissement de l’âge minimal pour passer le permis B à 17 ans et l’éligibilité du permis moto au financement par un compte personnel de formation (CPF) ; deux mesures qui ont créé une augmentation du nombre de candidats inscrits en école de conduite et de la demande en places d’examen. D’un département à l’autre, le nombre d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) est très variable, tandis que leurs conditions de travail se détériorent. En effet, en 2023, les violences (incivilités, insultes, menaces, pressions voire violence physique) contre les examinateurs du permis de conduire ont augmenté de 40 % par rapport à l’année 2022. La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite aussi « loi Macron » de 2015 se donnait pour objectif de réduire à 45 jours le délai pour une présentation (ou représentation) à l’examen pratique, or 9 ans plus tard, cette politique est un échec. Le Gouvernement a également augmenté le nombre d’inspecteurs, mais de manière anecdotique car 105 inspecteurs ont été recrutés sur l’année 2024, soit un peu moins d’un inspecteur supplémentaire par département. Sans mesures fortes de recrutement, de valorisation du métier et une meilleure répartition des IPCSR afin de réduire les délais d’attente du passage de l’examen, le manque de places et d’examinateurs ne va cesser de s’accroitre. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour faire face à l’allongement des délais de présentation à l’examen du permis de conduire et au cruel manque d’IPCSR.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4505</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte marqué par une hausse des inscriptions au permis liée notamment à la poussée démographique du début des années 2000 et à l’abaissement de l’âge du permis à 17 ans le 1er janvier 2024 qui a fait de 2024 une année charnière devant absorber 2 classes d’âges entrantes – les 17 et les 18 ans – au permis de conduire, l’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En 2024, pour tenir compte au mieux des mobilités professionnelles et des départs en retraite, 88 IPCSR ont été recrutés par voie de concours externe et interne. La répartition des IPCSR dans les régions et les départements s’est appuyée sur plusieurs critères : le nombre de formateurs déclarés dans le département, le seuil formateur (nombre d’élèves qu’un enseignant peut former par mois), le nombre moyen d’examens réalisés mensuellement par IPCSR, ainsi que le taux de réussite local. Le département de la Côte-d’Or a bénéficié de l’affectation d’un des 15 IPCSR supplémentaires en 2023. En 2025, pour pallier au mieux ces difficultés, le recrutement de 90 IPCSR, dont 76 par voie de concours interne et externe, 9 au titre des emplois réservés et 5 bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, permettra de renforcer de manière significative les effectifs d’IPCSR. Il est d’ores et déjà prévu de flécher un de ces emplois vers le département de la Côte-d’Or en 2025. D’autres leviers sont également mis en œuvre pour répondre au mieux à cette demande susceptible de s’accroître dans les mois et les années à venir. Un dispositif permet la mise à disposition pour 2 ans d’employés de la Poste souhaitant faire une mobilité externe. Formés à l’identique des IPCSR pour la partie des examens au permis de conduire voiture, ces examinateurs renforcent les départements en tension. Les IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention conclue avec l’administration. La conjugaison de tous ces efforts contribue à améliorer significativement en 2025 la situation des examens du permis de conduire. Le ministère de l’Intérieur continue de suivre ce sujet avec la plus grande attention pour garantir un accès équitable et rapide à cet examen essentiel pour la mobilité. Par ailleurs, s’agissant des violences verbales ou physiques à l’encontre des IPCSR, un plan de prévention et de lutte contre les agressions perpétrées a été mis en œuvre afin d’éradiquer ces violences. De nouvelles formations, centrées sur le métier d’IPCSR, ont été mises en place et sont dispensées depuis un peu plus d’un an dans les départements, avec l’objectif que tous les agents en bénéficient rapidement. Axé sur la prévention de ces agissements de la part de certains candidats, le plan déployé a également comme objectif de mieux accompagner l’agent agressé dans ses démarches. Les premiers résultats de cette action sont encourageants puisque l’année 2024 a connu une réduction de ces agressions de 14 % par rapport à 2023.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2458</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4506</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadine Lechon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Remplacement du VBRG par le VIPG au sein de la gendarmerie nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2458. — 3 décembre 2024. — Mme Nadine Lechon interroge M. le ministre de l’intérieur sur le sujet du remplacement des véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG) au sein de la gendarmerie nationale. En 2021, il avait été convenu que les VBRG devaient être progressivement remplacés par le véhicule d’intervention polyvalent de la gendarmerie (VIPG), également surnommé « CENTAURE ». Si ce remplacement est le bienvenu, plusieurs facteurs ont cependant intrigué la députée. En premier lieu, ce remplacement est partiel. 180 VBRG sont en service au sein de la gendarmerie nationale et environ 90 VIPG doivent venir les remplacer. Ce remplacement se réalise par tranche jusqu’en 2025. L’équilibre étant absent, le Gouvernement avait fait savoir que plusieurs véhicules de l’avant blindé (VAB) de l’armée de terre pourraient compléter ces remplacements. En outre, il aurait été avancé l’idée de fond en comble une partie des VBRG afin de les maintenir en service. Dans un deuxième temps, certains membres de la gendarmerie ont pu partager leurs craintes sur le déploiement du VIPG. En effet, ils estiment que ce véhicule serait trop lourd, difficilement maniable et ne pourrait pas convenablement répondre à toutes les exigences de la gendarmerie. Il serait aussi moins modulable que le VBRG. Enfin, madame la députée s’interroge sur la répartition du déploiement du VIPG sur le territoire national et aimerait donc de plus amples informations en la matière. Mme la députée souhaiterait donc disposer de plus d’éléments concernant le remplacement du VBRG ainsi que sur les caractéristiques et le déploiement de son successeur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4506</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le parc de véhicules blindés de la gendarmerie nationale est composé d’un total de 257 véhicules, répartis selon des typologies différentes. La gendarmerie est dotée de 79 véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG), 25 véhicules de l’avant blindé (VAB) issus de l’armée de terre, d’un engin du génie d’aménagement (EGAME) et de 62 véhicules blindés de la gamme civile. Les VIPG (véhicule d’intervention polyvalents de la gendarmerie) ont vocation à remplacer progressivement les VBRG et les VAB. Le programme de remplacement des VBRG par les VIPG a ainsi permis la livraison de 90 véhicules, répartis comme suit : 58 véhicules affectés à la métropole et à la Corse, tandis que 32 sont destinés aux départements et régions d’outre-mer. La répartition a été définie selon des critères prioritaires, avec une division globale en tiers : un tiers des véhicules pour l’Île-de-France, un tiers pour le reste de la métropole, et un tiers pour les territoires ultramarins. Cette répartition répond à un contrat opérationnel permettant une intervention de la composante blindée à moins de 4 heures de tout point du territoire national et couvrant de manière effective 97% de la population. Ce nouveau véhicule, permet le transport sous blindage de 10 militaires équipés. Il dispose notamment d’une lame, située à l’avant du véhicule, permettant le dégagement et la poussée d’obstacles, d’un lance-grenade télé-opéré d’une capacité de 30 grenades, d’un dispositif optique, d’un système de détection des départs de coups de feu, etc. La nouvelle capacité du VIPG représente une polyvalence jusqu’alors inédite au sein de la gendarmerie. Elle englobe plusieurs aspects techniques, tels que la protection balistique, qui a été éprouvée en Nouvelle-Calédonie avec plus d’une centaine de tirs touchants depuis le début de la crise le 13 mai 2024. De plus, l’engin démontre des capacités de franchissement et de dégagement d’axes, également éprouvées en Nouvelle-Calédonie. Une autre caractéristique essentielle est sa capacité de captation d’images, validée par la CNIL. Cette polyvalence technique se traduit concrètement dans les missions que le VIPG peut accomplir. Outre les missions de maintien de l’ordre, similaires à celles du VBRG, il peut être utilisé pour des missions de sécurité publique, de sécurité civile, mais aussi dans des missions de défense opérationnelle du territoire, voire dans un cadre interarmées. En outre, le VIPG n’est pas dans sa configuration définitive et il bénéficie d’adaptations progressives en fonction de son utilisation. Les multiples engagements opérationnels du VIPG depuis juin 2023 témoignent de l’efficacité de cette nouvelle capacité. Que ce soit lors des interventions liées à l’affaire Nahel, des événements en Nouvelle-Calédonie, des travaux sur la LGV Bordeaux-Toulouse, de la protection du commissariat de la Courneuve (93 en zone police nationale) ou encore des missions liées à l’A69, le VIPG a montré sa capacité à répondre aux exigences variées des situations rencontrées, donnant entière satisfaction dans son emploi.  La gendarmerie nationale se déclare pleinement satisfaite des performances offertes par ces véhicules. Ils répondent aux besoins actuels des unités sur le terrain et garantissent une continuité opérationnelle optimale. Cette satisfaction s’inscrit dans une démarche pragmatique, visant à maximiser l’efficacité des équipements tout en préparant progressivement la montée en puissance des nouveaux VIPG. Par ailleurs, le déploiement des VIPG s’accompagne d’une doctrine spécifique pour la formation des pilotes et des opérateurs de maintenance. Cette approche vise à assurer une transition opérationnelle harmonieuse tout en maintenant une capacité d’intervention robuste dans toutes les zones d’action de la gendarmerie, que ce soit en métropole ou en outre-mer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2462</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4507</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre l’implantation du trafic de fentanyl en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2462. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les risques de voir s’implanter et se développer en France de nouveaux trafics de drogues à base de fentanyl. Le fentanyl est un puissant analgésique opioïde synthétique initialement utilisé dans le milieu pharmaceutique pour traiter des douleurs sévères, notamment après une opération majeure ou pour aider un patient à faire face à des souffrances répétées pour lesquelles aucun autre traitement n’est efficace. Si son utilisation médicale reste très rare et n’est que rarement conseillée, le fentanyl est de plus en plus utilisé en tant que drogue récréative dans certaines régions du monde, particulièrement en Amérique du Nord. En tant que stupéfiant, le fentanyl est un produit d’une dangerosité extrême. Facile à concevoir, peu cher, difficilement repérable, particulièrement addictif, mais aussi extrêmement nocif pour la santé, le fentanyl représente une menace non négligeable sur le plan sanitaire. Utilisé en tant que drogue, le fentanyl a des effets délétères. La plupart des consommateurs tombent dans une addiction qui affecte non seulement leur santé, mais aussi leur vie sociale et professionnelle. En raison de sa puissance, le fentanyl est l’une des drogues les plus enclines à provoquer des overdoses souvent mortelles. Si l’usage récréatif du fentanyl reste très peu développé en Europe, il s’agit déjà d’un phénomène de premier plan aux États-Unis et au Canada. Principalement acheminé et vendu via des cartels mexicains, le fentanyl est une drogue relativement simple à fabriquer et dont les matières premières nécessaires sont légales et peu chères. Le coût de revient d’une dose de fentanyl peut avoisiner quelques centimes, ce qui le rend très abordable et en fait une drogue priorisée par les trafiquants. En Amérique du Nord, où une dose est souvent vendue pour moins de cinq dollars, le fentanyl est désormais un enjeu de santé publique. Les autorités l’ont récemment comparé à l’épidémie de coronavirus, rappelant qu’une réponse mondiale serait nécessaire pour répondre à cette crise. Le fentanyl connaît en effet un développement exponentiel et provoque des ravages qui en font déjà l’une des drogues les plus meurtrières proportionnellement au nombre de consommateurs. En 2010, aux États-Unis, près de 3 000 overdoses mortelles étaient attribuées au fentanyl, ce chiffre passait à 19 413 en 2016 pour finalement atteindre près de 77 000 en 2023 selon les autorités. Pour le National Institute on Drug Abuse (NIDA), ce sont même 120 000 décès qui pourraient être attribués, en 2023, à l’utilisation du fentanyl et ses dérivés. Le fentanyl représente dorénavant les deux tiers des morts par overdose aux États-Unis et son essor ne semble connaître aucun ralentissement. La plupart des observateurs estiment que cette nouvelle drogue pourrait se développer de manière tout aussi importante dans d’autres régions du monde et l’Europe paraît être l’un des territoires les plus exposés. Alors que la France connaît déjà des difficultés pour répondre au développement d’autres trafics de drogue sur son sol, il souhaiterait savoir si des mesures sont attendues pour empêcher que le trafic de fentanyl ne s’implante en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4507</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Classé dans la famille des opioïdes de synthèse, le fentanyl est un médicament prescrit dans le traitement de maladies graves pour ses puissants effets antalgiques. Opioïde très puissant, son usage détourné, sa surconsommation et sa contrefaçon sont la cause d’une véritable crise sanitaire en Amérique du Nord depuis les années 1990. La production du fentanyl illicite est essentiellement assurée au Mexique, où il est synthétisé dans des laboratoires clandestins à partir de précurseurs chimiques importés de Chine. Le fentanyl illicite est principalement diffusé sous la forme de comprimés, empruntant le nom de médicaments licites, ou de poudre, notamment pour être mélangé à d’autres stupéfiants (héroïne, méthamphétamine, etc.). Dans l’Union européenne, si une augmentation de son usage est observée au Royaume-Uni, le fentanyl illicite se consomme surtout en Finlande et dans les pays baltes. Même si la consommation de fentanyl et de ses dérivés tend à diminuer dans l’Union européenne, les acteurs de la santé publique comme les forces de l’ordre restent vigilants. Comme pour d’autres substances en effet, des signaux indiquent que les cartels mexicains pourraient collaborer avec des groupes criminels européens pour développer le trafic de fentanyl en Europe. La production de fentanyl est en nette hausse au Mexique, alors que le marché américain est saturé, et les saisies de fentanyl, de précurseurs chimiques et d’outils de production tendent à augmenter en Estonie, aux Pays-Bas et en Belgique. En France, le fentanyl est classé comme stupéfiant depuis 1990. Il fait l’objet, avec ses précurseurs chimiques, d’une surveillance pharmaceutique renforcée. Sa consommation est plutôt faible et pour l’essentiel limitée à des cas de mésusage de fentanyl d’origine médicale. Les surdoses mortelles sont extrêmement rares. Le fentanyl pharmaceutique et le fentanyl illicite ne font pas l’objet, contrairement à d’autres stupéfiants, d’un « marché » établi et stable. Des achats de fentanyl pharmaceutique à des fins de consommation individuelle sont toutefois observés sur le « darknet » francophone, de même que des achats à partir d’ordonnances falsifiées. La vente de fentanyl illicite s’effectue principalement sur le marché numérique, en général sous la forme de poudre expédiée par voie postale. À ce jour, un seul laboratoire de fabrication de fentanyl a été démantelé sur le territoire national (à Paris, en 2018). Les saisies annuelles de fentanyl demeurent exceptionnelles, en général en interceptant des colis (expédiés des États-Unis, des Pays-Bas, etc.). Elles se comptent d’ailleurs en grammes et non en kilogrammes. En 2019, de manière exceptionnelle, 10,6 kg de fentanyl avaient été saisis lors d’une opération douanière au port de Dieppe (dont 10 kg en provenance d’Espagne et à destination du Royaume-Uni). En Europe et en France, où le phénomène est à ce stade limité, l’usage de fentanyl détourné ou contrefait n’en constitue pas moins un point de vigilance, que ce soit en matière de veille sanitaire ou sur le plan du trafic. La France participe ainsi, avec une centaine de pays et organisations, à la « coalition mondiale pour la lutte contre les drogues de synthèse » lancée par les États-Unis en juillet 2023, et les unités de gendarmerie et services de police du ministère de l’intérieur sont mobilisés, sous l’égide de l’office anti-stupéfiants (OFAST) de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ). L’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), en lien direct avec le commandement pour l’environnement et la santé (CESAN) rattaché à la gendarmerie nationale, conduit la lutte contre le trafic de médicaments. Dans le cas présent, la lutte se concentre sur les médicaments qui sont détournés de leur usage légitime à d’autres fins que médicales. L’OCLAESP mène régulièrement des enquêtes en lien avec des médicaments à usage humain à base de Fentanyl obtenus illicitement dans des pharmacies. Ces médicaments peuvent alimenter divers trafics destinés à la consommation d’usagers toxicomanes. Une très grande vigilance est également portée sur le sujet des vols de ce produit, qu’il soit présenté sous forme de spécialités pharmaceutiques ou de matière première à usage pharmaceutique. Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, est particulièrement mobilisé pour la protection de la sécurité de nos concitoyens, et pour lutter contre les ravages du narcotrafic. En témoignent l’adoption définitive de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, le 29 avril 2025, et le renforcement des moyens déployés sur le terrain. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2540</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4508</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cadre réglementaire applicable aux agents de surveillance de la voie publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2540. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc* interroge M. le ministre de l’intérieur sur le cadre réglementaire applicable aux agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Ces agents, qui représentent environ 9 000 personnes dans la fonction publique territoriale, assurent un rôle essentiel en matière de sécurité et de respect des réglementations locales. Leur mission au quotidien est pourtant entravée par des lacunes réglementaires qui méritent une attention urgente. À Perpignan, comme partout ailleurs en France, les ASVP exercent principalement sur la voie publique. Leurs missions incluent la surveillance et la verbalisation des infractions au code de la route, au code de la santé publique et au code de l’environnement. Ces fonctions les placent régulièrement en première ligne face à des contrevenants, dans des situations parfois tendues et même violentes. Pourtant, il existe des incohérences importantes entre les prérogatives qui leur sont confiées et les outils juridiques à leur disposition. Les ASVP ont la capacité de constater certaines infractions et de rédiger des procès-verbaux dans les domaines précités. Cependant, ils ne disposent pas des prérogatives de l’article 78-6 du code de procédure pénale. Cet article autorise certaines catégories d’agents, tels que les policiers municipaux, à relever l’identité des contrevenants pour dresser des procès-verbaux électroniques. En l’absence de cette compétence, les ASVP ne peuvent que recueillir l’identité fournie par les individus, sans possibilité de vérification ou de contrainte en cas de refus. Cette situation pose un problème majeur dans l’exercice de leurs fonctions. Lorsqu’un contrevenant refuse de décliner son identité, l’ASVP se retrouve dans l’impossibilité d’établir un procès-verbal ou de signaler efficacement l’infraction. Cette limite réduit considérablement leur efficacité, notamment dans des contextes urbains où les infractions mineures se multiplient. Il conviendrait donc d’envisager une modification réglementaire pour attribuer aux ASVP une qualification judiciaire leur permettant de relever - et non simplement de recueillir - l’identité des contrevenants. Cette adaptation législative alignerait leurs prérogatives avec celles d’autres agents investis de missions similaires, tout en renforçant leur capacité d’action. Les ASVP, bien qu’exerçant des missions proches de celles des policiers municipaux, sont régulièrement confrontés à des comportements violents ou agressifs. Dans le cadre de leurs fonctions, ils interviennent parfois pour verbaliser des infractions dans des contextes tendus, notamment dans des zones sensibles où les comportements d’incivilité et de défiance à l’autorité sont fréquents. Cependant, contrairement aux policiers municipaux, les ASVP ne disposent d’aucun équipement de protection active ou d’armement défensif. La circulaire interministérielle du 28 avril 2017 ne prévoit pas qu’ils puissent être dotés d’armes, même non létales. Cette lacune apparaît comme une incongruité, compte tenu de l’évolution de leurs missions et du climat de violence généralisée auquel ils sont confrontés. Les agents de la voie publique devraient pouvoir bénéficier d’un minimum d’équipement défensif, à l’instar de leurs homologues municipaux. Cela permettrait de sécuriser leurs interventions, de dissuader d’éventuels agresseurs et de leur donner les moyens de se protéger en cas d’agression. Il est donc nécessaire d’envisager la possibilité de doter les ASVP d’armes de catégorie D, en particulier des générateurs d’aérosol incapacitant ou lacrymogène de moins de 100 ml. Les ASVP, comme tout citoyen, peuvent intervenir dans le cadre d’un flagrant délit. Cependant, cette prérogative reste limitée par le cadre général du droit commun, qui ne leur confère pas de statut particulier dans ce type de situation. Lorsqu’un ASVP procède à une interpellation en flagrant délit, il agit en tant que citoyen, sans pouvoir juridique supplémentaire pour appréhender le contrevenant jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Pourtant, ces situations sont loin d’être rares, notamment dans les zones urbaines où les délits mineurs sont fréquents. Un renforcement des prérogatives des ASVP dans ce domaine permettrait une meilleure prise en charge des flagrants délits, réduisant ainsi le temps de réaction nécessaire à l’intervention des forces de l’ordre. Au regard de ces enjeux, il apparaît urgent de moderniser le cadre réglementaire encadrant les missions des ASVP. Ces agents sont devenus un maillon indispensable de la sécurité publique et de la régulation des espaces urbains. Leur fournir les moyens légaux et matériels adaptés à leurs missions contribuerait non seulement à leur efficacité, mais aussi à leur sécurité personnelle. Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles mesures le Gouvernement envisage pour répondre aux attentes suivantes : l’octroi des prérogatives de relevé d’identité conformément à l’article 78-6 du code de procédure pénale ; l’autorisation de port d’un générateur d’aérosol incapacitant ou lacrymogène, conformément aux besoins de sécurité des agents ; une réflexion sur l’encadrement des interpellations en flagrant délit pour les ASVP, afin de renforcer leur rôle dans la chaîne de sécurité publique. Ces ajustements permettraient de répondre aux nouvelles exigences de terrain, tout en garantissant la sécurité des agents et des citoyens. Enfin, elle souhaite également connaître l’état des concertations menées entre le ministère et les collectivités territoriales sur ce sujet, ainsi que les éventuels projets de réforme en cours. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2650</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4509</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcement des moyens d’action et de protection des agents de surveillance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2650. — 3 décembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), personnels de la fonction publique territoriale exerçant des missions variées et souvent difficiles. Ces agents, au service de l’intérêt général, sont fréquemment exposés à des situations de violence dans l’exercice de leurs fonctions. Or ces derniers ne disposent ni de l’habilitation pour procéder à des relevés d’identité des contrevenants, ni d’un équipement adapté pour assurer leur protection. En particulier, la circulaire interministérielle du 28 avril 2017 ne permet pas aux ASVP de porter des armes de catégorie D, telles que les aérosols lacrymogènes ou assimilés, pourtant couramment utilisées par d’autres agents investis de missions similaires. Cette situation expose ces agents à des risques accrus, d’autant plus qu’ils peuvent être confondus avec des agents de la police nationale ou municipale, ce qui les rend parfois la cible de violences. Elle lui demande si le Gouvernement envisage une modification des dispositions réglementaires relatives aux ASVP, afin de leur permettre de disposer d’équipements de protection adaptés, notamment le port d’armes de catégorie D, et d’étendre leurs prérogatives en matière de relevé d’identité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4509</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) sont des agents communaux chargés d’une mission de police, qu’il convient de distinguer des agents de police municipale ou des gardes champêtres. Ils ne constituent pas un cadre d’emplois de la fonction publique territoriale. Ils peuvent être agents titulaires ou agents contractuels. Ils ne possèdent pas la qualité d’agent de police judiciaire adjoint définie par l’article 21 du code de procédure pénale. La loi leur confie néanmoins certaines fonctions de police judiciaire, en application des dispositions des articles 15 et 28 du code de procédure pénale. En l’état des dispositions législatives et réglementaires applicables, les ASVP ne peuvent porter aucun armement professionnel défensif, quelle que soit la catégorie de l’arme, compte tenu des missions qui leur sont confiées. Si, a contrario, un dispositif facultatif d’armement existe pour les agents de police municipale, ce régime est fondé et proportionné au regard des missions de police administrative et de police judiciaire qui leurs sont confiées. Par ailleurs, les ASVP peuvent procéder, à l’occasion de l’exercice de leurs missions de verbalisation, à un recueil de l’identité du contrevenant, c’est-à-dire demander à celui-ci de décliner son identité, sans pouvoir le contraindre, ni exiger de lui qu’il présente un document justifiant de son identité. Ce recueil de l’identité du contrevenant apparaît suffisant, eu égard à leurs missions. De plus, en application de l’article 73 du code de procédure pénale, les ASVP ont qualité, comme toute personne, en cas de crime flagrant ou de délit flagrant, d’appréhender son auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. Ce cadre juridique pourra faire l’objet de discussions dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » lancé par le Gouvernement afin de soutenir l’action des polices municipales. Il pourra par ailleurs, le cas échéant, faire l’objet d’évolutions en fonction des besoins exprimés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2547</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4510</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Livraison des brigades mobiles de gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2547. — 3 décembre 2024. — M. Fabrice Brun interroge le M. le ministre de l’intérieur sur le plan des 239 brigades mobiles de gendarmerie prévues par la loi de programmation et d’orientation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023. La principale mesure de cette loi prévoit le déploiement de 239 nouvelles brigades de gendarmerie sur le territoire français. Une mesure très attendue dans les territoires ruraux, notamment en Ardèche, où rien ne remplace la présence des forces de l’ordre et des gendarmes. Dans ce contexte, M. le député salue la décision de créer une nouvelle brigade de gendarmerie mobile à Rosières, qui va dans le bon sens, dossier qu’il a soutenu. Or, au 13 novembre 2024, seulement 80 des 239 brigades de gendarmerie promises par l’exécutif auraient vu le jour. Selon le directeur général de la gendarmerie nationale, il semblerait qu’elles ne puissent pas être pourvues à hauteur des effectifs annoncés en raison de contraintes budgétaires et de difficultés de recrutement. Face à ces considérations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de bien déployer ces 239 brigades de gendarmerie promises sur l’ensemble des territoires d’ici à 2027, conformément à l’engagement du Gouvernement. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4510</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadencement initialement prévu pour le plan « 239 brigades » couvre la période 2024-2027. Au 31 décembre 2024,  les 80 premières brigades de gendarmerie annoncées auront été créées, dans 64 départements de métropole et 8 départements ou collectivités d’outre-mer. La réalisation donc est conforme aux prévisions s’agissant des brigades créées, dont les effectifs sont en cours de déploiement. Ces brigades répondent aux attentes fortes de renforcement de la présence de la gendarmerie pour une offre de sécurité améliorée, au plus près de la population et grâce à un maillage territorial développé dans la profondeur des territoires. Pour la poursuite du plan, conscients de ces attentes portées notamment par les élus, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a pour volonté de mener à bien la création des 159 brigades restantes, selon des conditions et un cadencement compatible avec la situation budgétaire qui n’est pas encore stabilisée. Une vigilance particulière est notamment portée sur les 27 départements qui n’ont pas bénéficié de la création d’une brigade en 2024, ainsi que sur les projets pour lesquels les collectivités ont pris des engagements, notamment au plan immobilier. Les projets de création de deux brigades mobile en Ardèche (Rosières et Vernoux-en-Vivarais), citée dans la question, seront donc étudiés à cet égard.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2548</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4510</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>NBI pour les PSIG intervenant en QRP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2548. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Jolly interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) aux personnels des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG). Dans le cadre de leurs missions, ces personnels interviennent régulièrement sur des secteurs relevant de brigades situées en quartiers de reconquête républicaine et bénéficiant de cette bonification. Cependant, malgré leur engagement et leur contribution essentielle à la sécurité dans ces zones, les agents du PSIG ne perçoivent pas cette prime, ce qui génère un fort sentiment d’injustice au sein des unités concernées. M. le député souhaite donc savoir si M. le ministre envisage de réévaluer les critères d’attribution de la NBI afin de reconnaître équitablement les efforts des personnels du PSIG qui travaillent sur ces secteurs. Par ailleurs, il lui demande quelles actions concrètes peuvent être envisagées pour remédier à cette situation et garantir que les agents intervenant dans des zones prioritaires bénéficient d’un traitement juste et équitable, notamment en ce qui concerne la prise en compte de cette bonification dans le calcul des droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4511</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la mise en œuvre de la politique de la ville est encadrée par le décret n° 2010-793, précisé par plusieurs arrêtés. L’arrêté du 12 juillet 2010 fixe notamment l’enveloppe maximale de points alloués à cette mesure. L’arrêté modifié du 19 décembre 2016, quant à lui, précise les deux dispositifs au titre desquels certaines unités peuvent prétendre à la NBI : le droit commun (NBI PV DC) et le dispositif déconcentré préfet (NBI PV DP). La NBI PV DC est attribuée aux unités élémentaires de la gendarmerie départementale, telles que les communautés de brigades (COB) ou les brigades territoriales autonomes (BTA), disposant, dans leur assiette territoriale de compétence, d’au moins une zone remplissant les critères définis par les textes régissant la géographie de la politique de la ville. De son côté, la NBI PV DP concerne des unités de gendarmerie non éligibles à la NBI « politique de la ville de droit commun », y compris des unités spécifiques comme les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), les brigades de recherches (BR), les maisons de protection des familles (MPF), les pelotons motorisés (PMO) ou encore les brigades motorisées (BMO). Ce dispositif repose sur une approche locale et déconcentrée de la politique de la ville, où les préfets des départements concernés répartissent localement les points qui leur sont attribués, dans la limite d’une enveloppe de points prévue dans l’arrêté du 12 juillet 2010. L’actualisation des unités bénéficiaires s’effectue, dans la mesure du possible, chaque année et à enveloppe constante. Actuellement, environ la moitié des groupements de gendarmerie départementale disposent d’une dotation de points NBI PV DP. Quant aux PSIG non retenus au dispositif de la NBI PV mais qui apportent ponctuellement leur concours aux unités territoriales ayant dans leur assiette un quartier éligible à la politique de la ville, ils sont dans leur très grande majorité éligibles à l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) prévu par le décret n° 97-848 modifié du 10 septembre 1997, mécanisme leur permettant de bénéficier d’une bonification d’ancienneté dans le décompte de temps requis pour l’accès aux échelons de solde. L’arrêté du 27 novembre 2020 fixe la liste des unités ouvrant droit au bénéfice de l’avantage spécifique d’ancienneté accordé à certains militaires de la gendarmerie nationale affectés dans les quartiers urbains particulièrement difficiles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2551</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4511</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Visas court séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2551. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des citoyens étrangers qui, sans autorisation, restent le territoire français après l’expiration d’un visa court séjour. En 2023, plus de 2,1 millions de visas court séjour ont été accordés en France. En comparaison avec 2022, ce nombre est en augmentation de près de 40 % même s’il n’a pas encore atteint son niveau d’avant la crise sanitaire. Les visas court séjour, répertoriés comme visas de type C, sont des documents qui autorisent leur titulaire à séjourner en France et dans d’autres pays de l’espace Schengen pour une durée limitée, généralement jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Ce type de visa est destiné aux personnes qui souhaitent visiter la France à des fins touristiques, familiales, professionnelles ou pour d’autres motifs non-professionnels. Dans certains cas, ces visas sont cependant utilisés par des individus qui cherchent à atteindre le territoire sans pour autant le quitter au terme de leur visa de manière à s’y établir illégalement. Aussi, il lui demande s’il existe des chiffres qui estiment annuellement le nombre d’étrangers qui se sont servis d’un visa court séjour pour immigrer illégalement en France et la part de clandestins qui sont arrivés sur le territoire français par ce moyen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4511</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’heure actuelle, aucun système d’information ne permet aux États membres de l’espace Schengen d’enregistrer numériquement les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers en situation de court séjour, qu’ils soient soumis ou non à visa. Les franchissements de frontières extérieures de ces personnes apparaissent uniquement dans leur passeport sous la forme des cachets apposés par les garde-frontières contenant la date et le lieu de l’entrée ou de la sortie. Dans ces conditions, il est à ce jour impossible de déterminer le volume de personnes entrées sur le territoire régulièrement en étant munies d’un visa de court séjour, et qui s’y sont maintenues au-delà de la durée du séjour autorisé et de la validité de leur visa faute de dématérialisation du compostage du passeport et de système d’information permettant cette fonctionnalité et le suivi automatisé des dépassements de durée. Les individus qui se trouvent dans cette situation peuvent toutefois être interpellés à l’intérieur du territoire national lors de contrôles du droit de circuler et de séjourner en France menés sur le fondement de l’article L. 812-3 du code de l’entrée et du séjour et des demandeurs d’asile (CESEDA). Cela étant, deux règlements européens adoptés en 2017 (règlement UE 2017/2225 et 2017/2226) prévoient la mise en œuvre d’un système dit d’entrée-sortie (Entry Exit System, EES) qui contribuera à améliorer les vérifications faites aux frontières extérieures, à lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière et à renforcer globalement le niveau de sécurité intérieure de l’espace Schengen. Ce système d’information européen permettra aux garde-frontières d’enregistrer numériquement les données d’identité (biographiques, biométriques et documentaires), ainsi que les entrées, les sorties ou les refus d’entrée des ressortissants de pays tiers en court séjour lorsqu’ils se présenteront à un point de passage frontalier. Ces données seront conservées trois ans à partir du dernier franchissement de frontière, cette durée étant portée à cinq ans pour les personnes qui n’auront pas quitté le territoire au cours de la période de séjour autorisé. De cette façon, les États membres disposeront d’informations précises sur les personnes en situation de dépassement de la durée du séjour autorisé (ou l’ayant été), ce qui pourra être pris en compte lors de la délivrance de visas ultérieurs. Le chiffre exact d’individus ayant bénéficié d’un visa de court séjour pour entrer régulièrement dans l’espace Schengen et qui s’y seront maintenus irrégulièrement sera connu des administrations nationales lorsque l’EES sera activé. Repoussée plusieurs fois ces dernières années en raison de la complexité des travaux techniques et fonctionnels à mener par l’agence européenne eu-LISA et les États membres, la mise en œuvre de l’EES devrait a priori intervenir à l’automne 2025, la date précise restant à définir par la Commission européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2579</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4512</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2579. — 3 décembre 2024. — Mme Élisa Martin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962. Selon l’ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962, les personnes de statut civil de droit local, régies par le droit musulman, originaires d’Algérie ont perdu automatiquement la nationalité française le 1er janvier 1963, sauf si établies en France, elles ont souscrit une déclaration de reconnaissance de la nationalité française avant le 22 mars 1967, dans les conditions prévues par le décret n° 62-1475 du 27 novembre 1962. En conséquence, les enfants nés en France avant le 1er janvier 1963 ont suivi la condition de leurs parents et ont perdu par conséquent la nationalité française, alors que des enfants de la même fratrie nés en France après le 1er janvier 1963 sont considérés français en application des règles de droit commun issues de l’article 23 du code de la nationalité française ou de l’article 19-3 du code civil. Une note du ministère de l’intérieur du 25 octobre 2016 à l’attention des représentants de l’État dans les départements et dans les régions est venue corriger partiellement cette anomalie. En effet, les instructions du ministère permettent aux ressortissants algériens nés avant 1962 et qui établissent leur résidence en France, d’entamer une procédure de réintégration dans la nationalité française (article 24-1 du code civil). Toutefois, les Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962 et qui ont suivi la condition de leurs parents et qui résident à l’étranger ne sont pas du tout visés par cette note. Par conséquent, ils ne peuvent être réintégrés dans la nationalité française car ne résidant pas en France. La note du 25 octobre 2016 n’apporte pas de réponses aux citoyens algériens résidant à l’étranger, qui témoignent d’un fort attachement à la France du fait des liens antérieurs avec le pays et surtout du patrimoine culturel et linguistique partagé. Si cette question ne concerne que quelques centaines d’individus, elle revêt une importance vis-à-vis des valeurs de fraternité et d’égalité que l’on défend chaque jour. Nombreux sont les parlementaires qui se sont mobilisés sur ce sujet à travers les questions écrites et des courriers adressés au ministère de l’intérieur. Toutefois les réponses apportées n’ont pas remédié à une situation à la fois injuste et absurde qui perdure depuis longtemps. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il pourrait prendre afin de mettre fin à cette situation d’inégalité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4512</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La transmission du statut de Français des descendants d’Algériens nés en France avant le 3 juillet 1962 doit s’apprécier à l’aune de l’ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962, qui distinguait notamment des personnes de statut civil de droit local, lesquelles, saisies par la loi algérienne de nationalité, avaient perdu la nationalité française mais pouvaient cependant la conserver à la condition d’avoir souscrit une déclaration récognitive de la nationalité française. L’application de l’ordonnance susvisée a eu des conséquences en matière de filiation : l’enfant né en France avant le 1er janvier 1963 de parents de statut civil de droit local originaire d’Algérie perdait la nationalité française à cette date, si lui-même ou le parent dont il avait suivi la condition n’avait pas souscrit la reconnaissance de la nationalité française. En parallèle et en application de l’article 19-3 du code civil, l’enfant né en France depuis le 1er janvier 1963 de parents nés en Algérie avant le 3 juillet 1962 était français, quel qu’ait été le statut personnel de ses parents et même si ceux-ci avaient perdu la nationalité française le 1er janvier 1963. Cette situation, qui pouvait engendrer des reconnaissances de nationalité différentes au sein de la même fratrie en fonction des dates de naissance, a été tempérée par la procédure de réintégration de nationalité prévue à l’article 24-1 du code civil, qui permet aux personnes qui établissent avoir possédé la qualité de Français de recouvrer la nationalité française, à tout âge et sans conditions de durée de stage. Cependant, l’hypothèse d’une extension de cette mesure de réintégration à des citoyens algériens résidant à l’étranger, même témoignant d’un fort attachement à la France du fait des liens antérieurs avec le pays et du patrimoine culturel et linguistique partagé, doit être encadrée par les dispositions de l’article susvisé, qui précise que la réintégration « est soumise, pour le surplus, aux conditions et aux règles de la naturalisation ». Or, en application des dispositions de l’article 21-16 du code civil, « Nul ne peut être naturalisé s’il n’a en France sa résidence au moment de la signature du décret de naturalisation ». Dans ces conditions, il n’est pas possible de réintégrer dans la nationalité française des Algériens nés en France avant le 1er janvier 1963, sans que ceux-ci n’aient effectivement établi leur résidence sur le territoire français.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2584</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4513</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence des escroqueries en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2584. — 3 décembre 2024. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence des escroqueries en ligne usurpant l’identité de dispositifs ou de représentants d’organismes publics ou de collectivités. Ces pratiques malveillantes, en constante augmentation, exploitent la confiance des citoyens en se présentant comme des démarches administratives officielles, se faisant passer pour leurs représentants, par mail ou par téléphone. Des milliers d’euros sont ainsi extorqués à des victimes abusées par leurs interlocuteurs avec une facilité déconcertante sous prétexte de bénéficier d’un supposé « crédit Grenelle de l’environnement » ou autres aides diverses. Ces escrocs obtiennent ainsi toutes sortes de documents officiels et administratifs : RIB, carte d’identité, déclaration d’impôts, etc. Malgré les dépôts de plainte et les preuves, les victimes voient leurs requêtes classées sans suite, faute d’identification des auteurs. Souvent domiciliées à l’étranger, ces escroqueries profitent de montages complexes empêchant toute poursuite judiciaire. La nouvelle loi contre les fraudes aux aides n’aura qu’un effet à la marge sur ce type de réseaux. Aussi, elle lui demande quelles actions concrètes sont envisagées pour prévenir ce fléau d’escroquerie organisée de plus en plus répandu et répondre à la détresse des victimes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4513</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’explosion des crimes cybernétiques résulte de plusieurs facteurs combinés. Tout d’abord, l’omniprésence de la donnée dans les opérations quotidiennes des citoyens, y compris pour des activités sensibles telles que les impôts, la santé ou les finances, a considérablement accru les opportunités pour les cybercriminels. Ensuite, le contexte économique récent a joué un rôle facilitateur, en particulier avec l’accélération de la numérisation des services publics et des aides de l’État durant la pandémie de Covid-19. Enfin, le sentiment d’impunité ressenti par les malfaiteurs s’explique par le pseudonymat du cyberespace, la distance géographique des groupes criminels opérant souvent à l’étranger, la difficulté des coopérations judiciaires internationales avec certains pays, ainsi que la volatilité des données. Les modes opératoires employés par les cybercriminels sont bien connus, même s’ils évoluent en permanence pour déjouer les mesures de protection mises en place en réaction. Parmi les techniques les plus répandues figurent l’envoi de courriels reprenant les codes visuels et les logos d’entreprises légitimes pour tromper les victimes. Cet hameçonnage (phishing) est fréquent et parfois très ciblé, utilisant des informations obtenues par des recherches en sources ouvertes pour maximiser l’efficacité des stratagèmes. Les criminels recourent également à la création de faux sites web, ainsi qu’à des attaques sophistiquées combinant ingénierie sociale et intelligence artificielle pour atteindre leurs objectifs. L’analyse des procédures judiciaires des forces de sécurité intérieure permet d’identifier plusieurs groupes criminels étrangers spécialisés dans les fraudes cybernétiques usurpant l’identité de dispositifs ou de représentants d’organismes publics ou de collectivités. D’une part, les groupes de cybercriminels d’origine franco-israélienne, qui ont acquis depuis la fraude à la taxe carbone une expertise en escroqueries de haut niveau, se spécialisent dans des pratiques telles que les faux investissements ou les faux ordres de virements internationaux, ainsi que dans la fraude aux financements publics. Ces malfaiteurs chevronnés utilisent quasi systématiquement des identités usurpées pour commettre leurs méfaits initiaux, recyclant ensuite ces données pour d’autres escroqueries ou pour structurer des réseaux de blanchiment. D’autre part, les cybercriminels d’Afrique de l’Ouest se concentrent sur des escroqueries dites « à l’amour », au sentiment ou à la « sexcam ». Opérant souvent depuis des cybercafés, ils exploitent des modes opératoires variés tels que les fausses demandes d’aide, les fausses locations, les fausses offres d’emploi en ligne, les « pornscams », les fraudes aux sentiments ou encore les arnaques au RGPD. L’usurpation d’identité constitue le cœur de leurs pratiques. Doit également être notée la cybercriminalité émanant des pays asiatiques, qui se caractérise par une fraude basée sur des investissements fictifs dans laquelle la victime est progressivement amenée à engager des sommes croissantes, généralement sous forme de cryptomonnaies, qui lui sont finalement dérobées. Le terme de « romance baiting » (l’appât de la romance) est utilisé pour évoquer ce phénomène criminel. En effet, ces escroqueries sont courantes sur les applications de réseaux sociaux et de rencontres entre adultes. Face à ces menaces, plusieurs dispositifs permettent déjà de signaler et de déclarer les faits délictueux commis dans le cyberespace. Les plateformes PHAROS et THESEE de la police nationale (rattachées à l’office anti-cybercriminalité - OFAC - de la direction nationale de la police judiciaire - DNPJ) et la plateforme Perceval de la gendarmerie nationale offrent chacune des fonctions spécifiques pour faciliter ces démarches. En 2024, la plateforme THESEE a reçu 107 331 déclarations, qui se sont traduites par le dépôt de 71 765 plaintes et 27 342 signalements. 136 enquêtes ont été initiées et 4 individus ont été incarcérés pour avoir ouvert 6 faux sites de ventes sur internet ayant généré plus de 4 millions d’euros de préjudice pour plusieurs milliers de victimes. La ligne Info-Escroqueries de l’office anti-cybercriminalité a reçu 176 458 appels de particuliers en 2024. S’agissant de la plateforme PHAROS, elle a reçu 222 364 signalements de contenus illicites sur internet en 2024, qui se sont traduits par 87 410 demande de retraits et 599 demandes de blocage de contenus. Ces dispositifs sont renforcés depuis le 17 décembre 2024 avec la mise en place du « 17 cyber », qui permet aux internautes de recevoir des conseils adaptés aux faits rencontrés, de se connecter au téléservice adéquat ou de dialoguer avec un opérateur de la gendarmerie ou de la police par messagerie instantanée. Enfin, l’État développe des solutions innovantes pour renforcer la sécurité numérique. L’identité numérique certifiée, par l’intermédiaire de France Identité, facilite désormais les démarches à distance nécessitant une sécurité accrue. Depuis le 11 juillet 2024, grâce à FranceConnect+, il est possible d’effectuer des opérations sensibles telles que l’achat d’une formation sur MonCompteFormation, l’accès à MaPrimeRénov, ou la consultation de son dossier médical. Lancée en 2021, cette version renforcée de FranceConnect offre désormais une protection supplémentaire contre les fraudes, répondant aux exigences de sécurité accrues pour ces démarches. Aussi, poursuivre les actions de sensibilisation auprès des populations les plus vulnérables reste l’une des mesures les plus rapides à mettre en œuvre, car elles permettent d’adapter le message en fonction des évolutions des modes opératoires.  En partenariat avec l’ensemble des acteurs participant à diffuser une culture de la cybersécurité auprès de la population, notamment Cybermalveillance.gouv.fr, des acteurs économiques et des collectivités territoriales, il peut notamment être relevé que l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale élabore des contenus ciblés. Ces contenus sont destinés à générer une prise de conscience du risque lié à l’utilisation des technologies numériques pour s’en prémunir, diffuser une culture de la cybersécurité dans les foyers et améliorer le niveau de sécurité numérique des établissements publics comme privés. Par exemple, des actions de sensibilisation à la cybersécurité sont réalisées au profit des entreprises et des hôpitaux. Ces actions sont conçues à partir d’un outil de diagnostic opérationnel de la maturité cyber (dispositif Diagonal), et de nombreuses communications sont diffusées par la gendarmerie pour faire face aux cybermenaces. Ainsi, plus de 50 000 entreprises ont fait l’objet d’une action de prévention visant à lutter contre les cybermenaces. La police nationale s’est dotée d’un « plan cyber 2022-2027 » pour renforcer son action de prévention et d’investigation de la cybercriminalité. L’OFAC, créé par ce plan, est chargé de la coordination et de l’animation opérationnelle de la lutte contre la cybercriminalité. Il est également le point de contact central à l’international. L’office dispose d’un maillage de 11 antennes et de 8 détachements d’antennes, sur lesquels il s’appuie pour ses missions d’enquête et d’appui aux investigations numériques. Outre ce service hautement spécialisé, la police nationale dispose de plus de 12 000 agents formés aux investigations sur internet, dont les enquêteurs sous pseudonyme (plus de 500 habilités). Plus de 7 200 agents sont par ailleurs formés aux investigations informatiques, dont les investigateurs en cybercriminalité (plus de 580). La police nationale mène également des actions de cyber prévention au profit des entreprises, détentrices de volumes plus importants de données personnelles, en les sensibilisant aux risques et en diffusant les « bonnes pratiques ». Cette politique de prévention s’appuie en particulier sur le réseau des experts en cyber-menaces (RECyM), mis en place par l’office anti-cybercriminalité pour accompagner les entreprises et les collectivités territoriales face aux risques du cyberespace. À titre d’exemple, au cours de l’année 2024, le RECyM a mené 115 actions de sensibilisation, ayant bénéficié à plus de 2 400 entreprises. Plus globalement, l’OFAC cultive une approche à 360° en relation avec les acteurs de la cybersécurité, ainsi qu’avec les acteurs économiques et institutionnels. Cette approche permet de multiplier utilement les canaux d’échanges d’informations que l’OFAC peut notamment exploiter pour déjouer des cyberattaques. Sur ce volet préventif, cette sensibilisation est complétée par la recherche du développement des mécanismes d’alerte, en lien avec les différents prestataires du numérique. Cette disposition s’inscrit utilement au terme de l’action de déréférencement possible des sites principaux et miroirs lorsque ces escroqueries sont commises à partir de faux sites internet ou d’adresse électroniques de diffusion (décret n° 2023-454 du 12 juin 2023 relatif au blocage et déréférencement des « sites miroirs », pris en application de l’article 6-3 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, dont la mise en œuvre incombe à la plateforme PHAROS de l’OFAC). Sur le plan répressif, les actions de la gendarmerie et de la police nationales mobilisent plusieurs composantes, en adéquation avec les différentes stratégies pour lutter contre ces escroqueries : suivi de la piste des concepteurs de sites internet frauduleux ; identification et localisation des auteurs, en France et à l’étranger (en coopération avec Europol et les pays concernés) ; traque du réseau de blanchiment en suivant les flux financiers et en recherchant les comptes rebonds ; action en réactivité dans les enquêtes et transmission rapide du renseignement pour bloquer les fonds. Les enquêtes judiciaires menées par les unités de la gendarmerie et les services de police sont régulièrement confiées à des enquêteurs spécialisés, qui donnent priorité aux circuits de blanchiment des sommes provenant de ces escroqueries. A titre d’exemple, les investigations menées dès novembre 2022 par les unités de gendarmerie de la région Grand-Est ont permis de matérialiser des pratiques commerciales frauduleuses visant à l’encaissement de primes énergétiques dont une partie est prise en charge sur des fonds européens. Le mode opératoire consiste à se substituer à des particuliers en vue de solliciter des aides par l’intermédiaire des différentes sociétés évoquées précédemment. Pour parfaire leurs escroqueries, les membres de l’organisation criminelle usent de subterfuges, sur internet notamment (courriel à en-tête trompeur), en vue d’obtenir de ces particuliers l’ensemble des documents justificatifs permettant l’octroi de la prime énergétique versée sur des comptes bancaires. Le produit infractionnel estimé dépasse les deux millions d’euros. L’opération judiciaire découlant de la traçabilité des fonds a permis en septembre 2024 de confondre 4 individus et la saisie de près de 400 000€ en avoirs criminels. L’ensemble des services de police judiciaire a également été mobilisé pour démanteler ces organisations criminelles. L’office central de lutte contre la grande délinquance financière de la DNPJ a interpellé dans le cadre de cette affaire une quarantaine de mis en cause, entre 2022 et 2024, ayant commis des actes représentant plusieurs millions d’euros de préjudice. Enfin, le dispositif du « filtre anti-arnaques », créé par la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (dite loi SREN), pourrait permettre de compléter les actions judiciaires et préventives. Ce dispositif, actuellement en cours de développement, a vocation à améliorer les mécanismes de prévention existants, notamment au moyen de la mise en œuvre de pages d’avertissement à destination des internautes, ainsi que de mesures de blocage et de déréférencement visant les sites concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2648</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4515</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement de la défense incendie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2648. — 3 décembre 2024. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés de financement de la défense incendie et leurs conséquences, en particulier dans les territoires ruraux. Depuis 2011, le maire assure la défense extérieure contre l’incendie sur le fondement de l’article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales et donc l’alimentation en eau des moyens des services d’incendie et de secours par l’intermédiaire de points d’eau identifiés à cette fin. Cette compétence engendre des conséquences budgétaires lourdes pour les communes. En effet, les maires manquent souvent des ressources nécessaires pour financer cette mission essentielle. Cette situation conduit de nombreux particuliers entrepreneurs ou entreprises à devoir se doter de leurs propres réserves d’eau sous bâche, faute de quoi leurs demandes de permis de construire sont refusées en raison de l’absence de dispositif de défense incendie. Ils n’ont alors d’autre choix que d’installer une retenue d’eau privée, pour un coût non négligeable, ou de renoncer à leurs travaux. Cette nécessité d’assurer la défense incendie de manière privée est non seulement coûteuse pour les particuliers entrepreneurs, mais elle peut également freiner l’économie locale, puisque nombre d’entre eux choisissent de renoncer à leurs projets. Par conséquent, elle lui demande, d’une part, quelles mesures le Gouvernement envisage pour doter les communes rurales des moyens nécessaires à l’exercice de cette responsabilité. D’autre part, elle souhaite savoir si une coopération pourrait être possible pour un usage à destination collective et de fait, aboutir à un partage financier ; le tout, pensé dans un maillage pertinent pour aussi, utiliser rationnellement la ressource en eau, qui se fait de plus en plus rare.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4515</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L.2212-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT) précise que "le soin de prévenir par des précautions convenables et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies est une mission confiée aux maires".  Le décret n° 2015-235 du 27 février 2015 relatif à la défense extérieure contre l’incendie (DECI), pris en application de l’article 77 de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, est venu clarifier les rôles des maires, des communes, des établissements publics de coopération intercommunale ou des partenaires concernés par la gestion des réseaux d’eau ou de la sécurité civile en la matière. A cette occasion, les prescriptions nationales relatives à la défense extérieure contre l’incendie, qui relevaient d’une circulaire datant de 1951, ont pu être déclinées au niveau local avec la mise en œuvre de règlements départementaux (RDDECI) pris par arrêtés préfectoraux. Cette démarche a ainsi permis de mener dans chacun de ces territoires une analyse des risques d’incendie et des besoins en eau, en concertation avec les maires, les services d’incendie et de secours et l’ensemble des acteurs concernés. Ainsi, les anciennes règles nationales ont été adaptées et significativement atténuées au regard de chaque situation et de chaque risque. Lors de l’instruction des permis de construire, le maire s’assure notamment que les projets qui lui sont soumis se situent dans les zones géographiques de sa commune où le risque d’incendie qu’ils représentent est couvert. A cette fin, la défense extérieure contre l’incendie publique peut utilement être complétée par des points d’eau privés dont la mutualisation comme l’éventuelle répartition des charges nécessaires à leur financement font l’objet d’une convention entre la commune et le propriétaire, en application de l’article R. 2225-7 du CGCT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2649</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4516</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolongation de l’âge limite d’engagement des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2649. — 3 décembre 2024. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité - au regard des énormes difficultés de recrutement de personnels de santé au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) - de réexaminer les conditions d’âge qui limitent l’engagement des professionnels de santé volontaires en leur sein. Les articles R. 723-7 et R. 723-52 du code de la sécurité intérieure imposent des limites d’âge à l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, avec une cessation d’activité de plein droit à 70 ans pour les médecins et pharmaciens et à 65 ans pour les autres volontaires sous condition d’aptitude médicale. Pourtant, l’âge de départ en retraite des médecins généralistes est en moyenne de 68 ans - ce qui suppose que nombre d’entre eux exercent largement au-delà de cet âge. De plus, le Gouvernement, confronté à un important déficit de personnels médicaux, encourage le cumul emploi-retraite des médecins. Mme la députée cite le cas d’un médecin généraliste, âgé de tout juste 70 ans, qui, malgré une santé robuste et un enthousiasme intact pour son activité, se voit contraint de cesser son activité au SDIS, sans qu’aucun remplaçant n’ait été trouvé pour continuer à assurer ce rôle vital au sein du service d’incendie et de secours. Face à cet exemple concret et aux défis de recrutement auxquels les SDIS font face, elle lui demande quel est l’état d’avancement de la réflexion menée par son ministère sur l’extension des limites d’âge pour les sapeurs-pompiers volontaires, en particulier pour les professionnels de santé médicaux, et plus largement quelles mesures sont envisagées pour répondre rapidement à ces situations qui fragilisent le fonctionnement des services de secours, particulièrement en milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4516</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions relatives à l’âge de cessation d’activité pour les sapeurs-pompiers volontaires sont celles des articles R.723-7 et R.723-52 du code de la sécurité intérieure, comme vous le mentionnez. Le contexte opérationnel tendu que vous décrivez, les changements sociétaux récents touchant à la fin d’activité et les demandes des différents acteurs visant à modifier ces âges de cessation d’activité ont conduit mes services à travailler sur une évolution de ces dispositions, en concertation avec les représentants des sapeurs-pompiers volontaires et des services d’incendie et de secours. À la suite de cette concertation, le décret n° 2024-1093 du 3 décembre 2024 modifiant diverses dispositions relatives aux sapeurs-pompiers volontaires a ainsi porté, toujours sous condition d’aptitude médicale, l’âge de cessation d’activité à soixante-douze ans pour les médecins, pharmaciens et vétérinaires de sapeurs-pompiers volontaires, à soixante-dix ans pour les infirmiers, les psychothérapeutes et les experts psychologues de sapeurs-pompiers volontaires et à soixante-sept ans pour les autres sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2651</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4516</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fanny Dombre Coste</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation critique du financement des services d’incendie et de secours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2651. — 3 décembre 2024. — Mme Fanny Dombre Coste attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation critique du financement des services d’incendie et de secours (SIS). Les SIS, dont l’importance pour la sécurité des concitoyens est incontestable, rencontrent de graves difficultés budgétaires. Ces collectivités à gouvernance bicéphale dépendent presque exclusivement de financements locaux, insuffisants pour répondre à leurs besoins croissants. De nombreux SIS peinent déjà à boucler leurs budgets pour l’année 2025 et cette situation compromet directement leur capacité à assurer leurs missions essentielles. Lors des échanges récents avec les organisations syndicales, il a été rappelé que la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) constitue un levier fondamental pour garantir un financement pérenne des SIS. Pourtant, aucune avancée significative n’a été intégrée au projet de loi de finances 2025, en dépit des amendements proposés pour revaloriser cette taxe. Le nécessaire élargissement de la part « SDIS » de la TSCA à d’autres contrats que les seuls contrats d’assurance automobile thermique, ainsi que son fléchage direct vers les budgets des SIS, sont des mesures attendues par les élus et les professionnels du secteur. Ces ajustements permettraient de renforcer les capacités des SIS sans passer par des intermédiaires budgétaires comme les départements, ce qui améliorerait leur efficacité. Compte tenu de l’urgence et de l’importance de ce sujet, elle lui demande quelles mesures concrètes il compte prendre pour assurer un financement durable et adapté des SIS.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4516</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le financement des services d’incendie et de secours est fondé les contributions du département, des communes et des établissements publics intercommunaux. L’État apporte son soutien au financement des SIS à hauteur de 25 % de leurs recettes à travers le reversement de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) et des subventions. La fraction du produit de la taxe sur les contrats d’assurance (TSCA) pour financer les SIS s’élevait à 1,35 milliard d’euros en 2023 et la dynamique annuelle de son produit est caractérisée par une croissance soutenue. Le ministère de l’intérieur a bien conscience de la situation difficile des services d’incendie et de secours confrontés à une augmentation de la pression opérationnelle continue depuis plusieurs années et à une fragilité de leurs resources financières. Le Beauvau de la sécurité civile a vocation à répondre aux enjeux auxquels devra répondre la sécurité civile et son financement en est un majeur. Cette démarche a pour ambition de réinterroger le périmètre des missions de la sécurité civile, ses modes de financement, d’améliorer les dispositifs de résilience de la population, consolider le modèle de sécurité civile et renforcer le continnum de sécurité et de gestion de crise. c’est dans ce cadre que des réponses concrètes et globales seront apportées dans les mois qui viennent, en particulier sur le dispositif relatif à la taxe spéciale sur les conventions d’assurance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2847</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4517</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Levée du moratoire relatif à l’utilisation des machines à voter</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2847. — 17 décembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de mettre un terme au moratoire sur les machines à voter. Voilà désormais 16 ans que les villes utilisatrices de machines à voter sont dans l’attente de cette décision alors qu’aucun incident de nature à remettre en cause la sincérité d’un scrutin n’a été signalé en France, depuis l’autorisation des machines à voter en 2004. Fiabilité, économies de papier, de ressources humaines, gain de temps, mutualisation des bureaux en cas de double scrutin, tels sont les principaux atouts reconnus par les communes utilisatrices. Or en 2008, à la suite d’incidents techniques survenus dans les années 2000 à l’étranger, la fiabilité de ces appareils a été questionnée et un moratoire a été instauré. Depuis, seules une soixantaine de communes, listées dans un décret, sont autorisées à utiliser ces appareils et l’homologation ou le renouvellement de nouveaux modèles de machines sont interdits. Ainsi, en cas de panne, ces machines, impossibles à remplacer, sont vouées à l’obsolescence suscitant de nombreuses inquiétudes pour les communes qui s’en sont portées acquéreurs. Pourtant, un rapport d’information publié par la commission des lois du Sénat sur le vote électronique a préconisé en octobre 2018 de mettre fin au moratoire de 2008 pour sécuriser la situation des communes qui utilisent ces machines et agréer une nouvelle génération d’appareils. En ce sens, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) s’est également vu confier une étude approfondie visant à étudier une sortie du moratoire après les élections présidentielle et législatives de 2022. Or dans les faits, la question a été tout simplement été éludée. Aux termes du rapport INTA2134737X du ministère de l’intérieur délivré en octobre 2021 par le Gouvernement au Parlement, non seulement la levée du moratoire n’a pas été envisagée mais le remplacement des machines avec enregistrements directs par une nouvelle machine nécessitant de réintroduire un bulletin de vote papier a été préconisé. Aussi, en novembre 2024, lors de la réunion de l’association des villes pour le vote électronique l’ensemble des collectivités adhérentes dont font partie Antibes, Juan-les-Pins et Valbonne, communes de la circonscription de M. le député, se sont fermement opposées à l’adoption de ce nouveau système. D’une part, démonstration a été faite que cette mesure contribuerait à complexifier sensiblement le déroulement de la procédure de vote pour les électeurs. D’autre part, dans un contexte de sobriété, le retour du papier serait une véritable régression écologique. Enfin, ce dispositif ne permettrait en aucune manière de protéger le vote de tentative de déstabilisation. Pire encore, cette mesure pourrait fragiliser les résultats des dépouillements puisque les différences inévitables entre les comptages risqueraient d’entraîner des recours qui n’existent pas avec les solutions actuelles. Soucieux de relayer le message de ces communes, contraintes et forcées à l’abandon d’un système qui a pourtant fait ses preuves au profit d’une solution manifestement inadaptée, il souhaite avoir la confirmation de la possibilité d’utiliser ces machines à voter tant que cela sera possible techniquement et demande que le Gouvernement clarifie sa position quant à la levée du moratoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4517</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Compte tenu des enjeux croissants liés au moratoire sur les machines à voter, les services du ministère de l’intérieur, en lien avec l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), ont mené une réflexion visant à réexaminer le cadre applicable aux machines à voter et les évolutions techniques requises en vue d’une éventuelle levée du moratoire. Dans cette perspective, le Gouvernement a remis au Parlement, en décembre 2021, un rapport relatif à la possibilité de recourir aux machines à voter conformément à la loi n° 2021-191 du 22 février 2021. Le rapport reprend les préconisations issues de l’étude produite en 2021 par l’ANSSI et annexée au rapport susmentionné, parmi lesquelles figure le recours à des machines permettant l’édition d’un bulletin papier pour rendre le vote vérifiable et auditable. Cette exigence va dans le sens d’une sécurisation renforcée du dispositif et d’une transparence accrue du vote. L’édition d’un bulletin papier est déjà utilisée dans plusieurs pays, tels que la Belgique ou l’Inde, afin d’apporter la plus grande sécurité au vote en permettant un recompte manuel si nécessaire et de préserver ainsi la confiance des électeurs. C’est l’une des pistes étudiées dans ce rapport qui a pour finalité d’éclairer les débats parlementaires quant aux évolutions possibles en la matière ainsi qu’aux conditions requises pour ce faire. Il appartient désormais au Parlement de se saisir des conclusions de ce rapport. Un groupe de travail de niveau technique, qui s’est déjà réuni, a également été mis en place afin d’évaluer la faisabilité des évolutions techniques préalables à une éventuelle levée du moratoire, notamment au regard des spécificités liées aux modèles de machine à voter autorisés et à leur processus d’homologation. Les conclusions des consultations seront communiquées à l’issue de l’ensemble des travaux. En parallèle de ces débats, un dialogue avec les communes utilisatrices est nécessaire afin d’entendre leurs propositions, échanger sur les conclusions du rapport et identifier conjointement des solutions permettant de garantir la sincérité et la sécurité du vote. Le ministre de l’intérieur réunira donc prochainement les communes concernées au sein d’un groupe de travail politique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2898</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4518</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Âge limite des médecins - Certificat médical pour les permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2898. — 17 décembre 2024. — M. Anthony Brosse* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’âge limite des praticiens habilités à effectuer des visites médicales pour les permis de conduire. Pour cette activité, la limite d’âge était fixée à 73 ans, avant d’être prorogée à 75 ans le 28 mars 2022 par un arrêté conjoint des ministères de la santé et de l’intérieur. Dès lors, un médecin peut exercer son activité de généraliste sans limite d’âge, mais ne serait, précisément en raison de son âge, pas apte à délivrer un certificat médical de permis de conduire. C’est pourquoi il aimerait savoir si une modification de l’article 6 de l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite était envisagée, afin de supprimer la mesure d’âge et faciliter l’exercice des professionnels de médecine, ainsi que la rapidité et la simplification du traitement des dossiers des Françaises et des Français qui ont besoin de ce certificat pour pouvoir se déplacer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3796</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4518</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Limite d’âge pour l’exercice du contrôle médical de l’aptitude à la conduite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3796. — 4 février 2025. — M. Roger Chudeau* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’âge limite des praticiens habilités à effectuer des visites médicales pour la restitution des permis de conduire. Pour cette activité, la limite d’âge était fixée à 73 ans, avant d’être prorogée à 75 ans le 28 mars 2022 par un arrêté conjoint des ministères de la santé et de l’intérieur. Un médecin libéral peut exercer son activité de généraliste sans limite d’âge, mais n’est, précisément en raison de son âge, plus apte à délivrer un certificat médical de permis de conduire s’il intervient dans le cadre administratif. Dans le département de Loir-et-Cher comme ailleurs, de nombreux médecins œuvrant dans les services du permis de conduire verront leur agrément suspendu dans les très prochaines années. Or l’évolution de la démographie des professionnels de santé et la tension sur les effectifs sont telles que le risque d’une dégradation du service public est réel. C’est pourquoi il aimerait savoir si une modification de l’article 6 de l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite pourrait être envisagée, afin de supprimer la mesure d’âge ; ceci permettrait d’éviter l’encombrement des services du permis de conduire et de maintenir la rapidité du traitement des dossiers de citoyens qui ont besoin de ce certificat pour pouvoir exercer leur métier et se déplacer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4518</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aptitude médicale à la conduite est un enjeu majeur pour la sécurité des usagers de la route. Les médecins agréés pour le contrôle de cette aptitude jouent un rôle de premier plan dans l’évaluation de la capacité des conducteurs à la conduite des véhicules, tant pour les conducteurs professionnels astreints à des visites médicales périodiques, que pour les conducteurs dont le permis de conduire a été suspendu à la suite d’une infraction grave au Code de la route. La question de la limite d’âge des praticiens qui exercent cette activité de médecin agréé pour l’aptitude médicale a fait l’objet d’une réflexion approfondie du Gouvernement, en lien avec les organisations représentatives des professionnels de santé. Ainsi, l’arrêté du 3 mars 2025 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite a supprimé cette limite d’âge.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2935</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4518</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Alternative à la voie dématérialisée pour les demandes de titre de séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2935. — 24 décembre 2024. — Mme Danièle Obono attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’alternative à la voie dématérialisée pour les demandes de titre de séjour. Depuis plusieurs années, la Défenseure des droits alerte sur les difficultés majeures rencontrées par les ressortissants étrangers pour mener à bien leurs demandes de titre de séjour. La situation est telle que le droit des étrangers est devenu le premier motif de saisine de l’institution depuis 2022. Pour l’année 2023, 28 % de l’ensemble des réclamations reçues concernaient cette thématique, contre 10 % des saisines reçues en 2019 et 2020. Parmi les éléments à l’origine de ces difficultés, le décret du 24 mars 2021 obligeant les personnes concernées par une série de demandes de titre de séjour à recourir à la voie dématérialisée via le site de l’ANEF (Administration numérique des étrangers en France). Le 3 juin 2022, un avis du Conseil d’État a estimé cette disposition excessive et a jugé indispensable qu’une voie alternative à la dématérialisation reste ouverte pour le dépôt des demandes de titres de séjour. Suite à cette décision, l’arrêté du 1er août 2023 est venu préciser les modalités d’accompagnement et la solution de substitution prévues pour les demandes de titre de séjour en cas de difficulté ou de dysfonctionnement du téléservice « ANEF ». Il s’agit de : la mise en place de centres de contact de citoyens ; la mise en place de points d’accès numérique ; la solution de substitution, qui doit être proposée par la préfecture par alternative physique ou postale pour permettre le dépôt de la demande lorsque la personne n’a pas pu effectuer la démarche en ligne. Or la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) a récemment publié une enquête qui porte notamment sur ces outils d’accompagnement. Réalisée auprès des travailleurs sociaux en lien avec les demandeurs, les résultats sont particulièrement inquiétants. Voici quelques-uns des constats dressés : 70 % des répondants estiment qu’il n’y a aucune information sur le site de leur préfecture concernant les modalités de contact en cas de difficulté avec l’ANEF ; 82 % des répondants ayant contacté le centre de contact citoyens estiment ne pas avoir reçu d’aide concrète de sa part, celui-ci apportant des réponses stéréotypées et ne pouvant agir sur les dysfonctionnements techniques ; 1 répondant sur 2 estime l’accès difficile au point d’accès numérique et un accompagnement proposé très disparate selon le territoire ; seulement 5 % des répondants estiment que la préfecture propose systématiquement un accès à la modalité de substitution, quand 43 % estiment qu’elle le propose rarement. Un très récent rapport de la Défenseure des droits, publié le 11 décembre 2024, confirme que ces dispositifs d’accompagnement et de substitution sont « très insuffisants ». Ainsi, concernant le centre de contact citoyens (CCC), la Défenseure des droits constate que ce service est en incapacité de « résoudre ou contourner lui-même des blocages informatiques rencontrés par l’usager » et que les réponses apportées sont « souvent peu satisfaisantes ». Ce manque de pertinence est notamment dû au fait que les réponses des téléconseillers ne semblent pas ou peu correspondre aux problèmes évoqués par les usagers. La Défenseure des droits évoque par ailleurs des délais de réponses par mail de plus en plus longs et une très grande difficulté à les atteindre par téléphone. Ce rapport pointe également les très nombreuses limites des points d’accès numérique (PAN) parmi lesquelles le manque de notoriété du dispositif, l’obligation d’un passage préalable par le CCC dans certaines préfectures alors même que ce dernier oblige à un passage par le numérique, le manque de compétence des personnels les accueillant qui s’avèrent très souvent être des volontaires en service civique. Les limites sont nombreuses et majeures. Enfin, concernant la solution de substitution, le rapport de la Défenseure des droits la qualifie tout simplement de « fantôme » tant les données concernant son application sont peu nombreuses et tant le nombre de saisines reçues par la Défenseure des droits prouvent qu’elle est inefficace. La Défenseure des droits estime ainsi que les dysfonctionnements de l’ANEF et l’insuffisance des solutions d’accompagnement et de substitution engendrent de « graves atteintes aux droits fondamentaux » et contribuent « à la précarité économique et sociale des étrangers présents sur le territoire ». C’est ce que confirme l’enquête de la Fédération des acteurs de la solidarité qui indique notamment que : 58 % des répondants estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à la CAF ; 50 % estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à France Travail ; 45 % estiment que les personnes concernées ont perdu leurs droits à l’emploi ; 46 % estiment que les personnes concernées ont perdu d’autres droits sociaux. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir comment M. le ministre prévoit de répondre à la Défenseure des droits pour qui la situation oblige « l’adoption de mesures urgentes ». Elle aimerait ainsi savoir ce qu’il prévoit de mettre en place pour permettre de réelles modalités d’accompagnement et solutions de substitution à la voie dématérialisée et ainsi se mettre en conformité avec la décision du Conseil d’État susmentionnée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4519</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face aux volumes que représente aujourd’hui la délivrance des titres de séjour (1 229 869 titres délivrés en 2024) et conscient des conséquences que peuvent entrainer des délais de traitement dégradés, le ministère de l’intérieur a fait de la lutte contre les ruptures de droit une priorité, notamment dans le cadre du déploiement du programme « administration numérique pour les étrangers en France » (ANEF).  Ce portail, utilisable à tout moment, sur ordinateur, tablette ou smartphone, a été conçu pour être simple d’utilisation et fluidifier le parcours des usagers qui n’ont dès lors plus besoin de prendre un rendez-vous pour déposer leurs demandes. Aujourd’hui, plus de 80% des demandes traitées par les préfectures sont déposées au moyen du téléservice.  Afin de garantir l’égal accès au service public et l’exercice effectif des droits des étrangers, un dispositif d’accompagnement numérique des usagers étrangers est en effet mis en place depuis 2021 pour les personnes éloignées du numérique ou ne disposant pas d’un accès à internet. Cet accompagnement est réalisé par le centre de contact citoyen (CCC) de France Titres et les points d’accueil numérique (PAN) des préfectures et des sous-préfectures. Le centre de contact citoyen dispose, depuis mai 2021, d’un plateau dédié à l’accompagnement des usagers étrangers (162 téléconseillers). En 2024, environ 980 000 appels et 2 800 000 courriels ont été reçus. Seules 14 % des sollicitations du CCC en matière de séjour des étrangers relèvent de l’assistance aux télé-procédures, près de 50% de l’information générale et près de 30% du suivi de demandes. Tout dysfonctionnement bloquant signalé au CCC et non résolu donne lieu à la prise en charge de l’usager, qui est systématiquement orienté vers une solution alternative au dépôt dématérialisé. Un rendez-vous physique individuel doit systématiquement être proposé à l’usager par la préfecture dont il dépend, indépendamment de la solution de substitution acceptée par lui in fine (dépôt par envoi postal ou par courriel le cas échéant). Les modalités de prise de rendez-vous comprennent au moins deux vecteurs, dont l’un n’est pas numérique, conformément à l’article 4 de l’arrêté du 1er août 2023. En parallèle, les préfectures et la plupart des sous-préfectures chargées de l’instruction des demandes de titre de séjour disposent d’un point d’accueil numérique proposant un accompagnement aux démarches dématérialisées. En 2024, les PAN en préfectures et sous-préfectures ont accompagné 131 426 usagers étrangers (126 542 pour des demandes de titre et 4 884 pour les demandes de naturalisation). L’accompagnement des démarches ANEF a représenté 38,3 % de l’activité des PAN en 2024. Conformément à l’article 3 de l’arrêté du 1er août 2023, la préfecture doit assurer a minima deux vecteurs de prise de rendez-vous. La majorité des structures proposent deux à trois modes de prise de rendez-vous en PAN : par téléphone, à l’accueil général de la préfecture, ou sur internet par un module de rendez-vous ou une adresse courriel dédiée de la préfecture. Les PAN accessibles uniquement par voie électronique sont appelés à se conformer au cadre juridique fixé par cet arrêté. Chaque déploiement de téléprocédures est en outre assorti d’un dispositif d’accompagnement renforcé à l’égard des usagers et des préfectures (mise à disposition, y compris des PAN et du CCC, de guides, FAQ, fiches « métier », éléments de langage, kits de communication, etc.). La rubrique « Besoin d’aide ? » du portail ANEF est par ailleurs composée de plusieurs FAQ complètes et fait l’objet de mises à jour régulières. En parallèle, le ministère de l’intérieur travaille à la refonte des sites internet des services de l’Etat dans les départements. L’accent est mis sur la nécessité d’une information similaire sur l’ensemble du territoire, fiable et à jour, notamment en ce qui concerne les démarches pour les titres de séjour. Par ailleurs, l’accompagnement individualisé des préfectures dans le cadre des missions d’appui et de conseil conduites par les services centraux du ministère de l’intérieur a permis la mise en œuvre par les services concernés de préconisations tenant à une meilleure lisibilité et accessibilité de l’information mise à disposition des usagers. Depuis 2022, une trentaine de missions d’accompagnement a été conduite auprès du réseau des préfectures. Le déploiement du label Quali-ATE (qui intègre les engagements du label interministériel SP+) dans l’ensemble des préfectures pour la fin de l’année 2025 constitue également un levier pour engager les services dans le respect de l’obligation de mise à jour des informations diffusées sur les sites internet. En outre, afin d’éviter les situations de ruptures de droit et d’atténuer ainsi les incidences pour l’usager des délais de traitement s’ils sont dégradés, le télé-service ANEF permet à l’usager de télécharger, depuis son espace personnel, les documents suivants : - une attestation de prolongation d’instruction d’une durée de trois mois, renouvelable, lorsque l’instruction de poursuit au-delà de la date de validité du titre expiré, dès lors qu’un dossier complet est déposé ; ce document permet de justifier de la régularité du séjour, accompagné du titre expiré dans le cas d’un renouvellement ; - une attestation de décision favorable, générée automatiquement, dès que l’administration statue favorablement sur la demande ; ce document permet de justifier de la régularité du séjour dans l’attente de la remise effective du titre de séjour accordé. Afin de garantir la prise en compte de ces documents et ainsi l’accès aux droits des usagers, une campagne de sensibilisation et de communication a été menée à l’attention des usagers étrangers mais également des acteurs de l’accompagnement de ces publics ainsi que de ceux de la protection sociale et de l’emploi. Par ailleurs, un nouvel outil numérique visant à prévenir les situations de ruptures de droit a été développé par le ministère de l’intérieur. Les usagers étrangers titulaires d’un titre de séjour dont le motif est disponible sur l’ANEF sont désormais alertés par courriel et par SMS de l’arrivée à échéance prochaine de leur titre et du délai dans lequel leur demande de renouvellement doit être présentée. Le portail ANEF comporte également plusieurs fonctionnalités destinées à prévenir les ruptures de droit, dont certaines ont été développées en 2024. Le système d’information facilite en effet la possibilité pour les services d’identifier les situations présentant un caractère d’urgence et d’en prioriser le traitement. En parallèle, la direction générale des étrangers en France a, en 2024, renforcé son dispositif de prise en charge des dysfonctionnements affectant le portail ANEF (plan de résolution des anomalies, renforcement de la chaîne de soutien, déplacement des équipes techniques en préfectures). D’importants moyens sont ainsi mobilisés pour relever le défi de la transition numérique et renforcer la qualité du service rendu à l’usager. Enfin, il existe un dispositif légal qui permet de garantir la continuité des droits de l’étranger qui sollicite le renouvellement d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée de quatre ans, d’une carte de résident ou d’un titre de séjour d’une durée supérieure à un an prévu par une stipulation internationale. En effet, l’article L.433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) prévoit que l’étranger, titulaire de l’un de ces titres et qui en demande le renouvellement, peut justifier de la régularité de son séjour entre la date d’expiration de ce document et la décision prise par l’autorité administrative sur sa demande par la présentation de la carte ou du titre expiré, jusqu’à trois mois à compter de cette date d’expiration. Pendant cette durée de trois mois, l’usager conserve l’intégralité de ses droits sociaux ainsi que son droit d’exercer une activité professionnelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2979</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4521</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contribution des sapeurs-pompiers volontaires aux discussions nationales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2979. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Huyghe alerte M. le ministre de l’intérieur sur le manque de participation des sapeurs-pompiers volontaires aux débats nationaux. En 2022, on dénombrait plus de 254 000 sapeurs-pompiers en France, dont 78 % de sapeurs-pompiers volontaires (SPV) selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Ils forment la pierre angulaire du modèle français de sécurité civile, offrant un service de proximité essentiel notamment dans les zones rurales et semi-urbaines. Pourtant, le groupement syndical national des sapeurs-pompiers volontaires (GSNSPV) regrette de n’être que très peu concerté lors des débats nationaux en particulier lors du récent Beauvau de la sécurité civile et par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC). La reconnaissance de leur engagement ne doit pas se limiter aux discours. Les SPV souhaitent naturellement être associés aux discussions qui les concernent directement. À cet effet, il l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour une meilleure prise en compte des revendications des SPV. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4521</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de sécurité civile, le Gouvernement et le ministère de l’intérieur sont attachés à une concertation large avec l’ensemble de ses parties prenantes, dont les sapeurs-pompiers volontaires qui en constituent comme vous le précisez la pierre angulaire. Cette concertation, pour les sapeurs-pompiers volontaires, est réalisée avec tous les acteurs impliqués dans le volontariat, que ce soit de façon permanente ou spécifiquement à l’occasion du Beauvau de la sécurité civile, lors des échanges réguliers avec le ministère de l’intérieur et au sein du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires (CNSPV). Ce dernier, composé notamment de parlementaires, d’élus locaux, de représentants de l’État et des employeurs, de représentants des sapeurs-pompiers volontaires (SPV) siégeant en qualité de personnalité qualifiée ou au titre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, est ainsi régulièrement consulté sur la conduite des politiques publiques visant à pérenniser et développer le volontariat. la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France siège également à la conférence nationale des services d’incendie et de secours, instance de concertation nationale chargé d’emettre un avis sur les décisions et textes relatifs aux services d’incendie et de secours. Les demandes portées par les SPV trouvent naturellement à s’exprimer dans le cadre de ces instances, mais aussi lors des différentes concertations que mène le ministère de l’intérieur avec les différents acteurs reconnus et représentatifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2980</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4521</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Crédit d’heure pour les sapeurs pompiers bénévoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2980. — 24 décembre 2024. — Mme Véronique Besse interroge M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place d’un crédit d’heure à destination des sapeurs-pompiers volontaires similaire au crédit d’heures déjà existant pour les élus municipaux, départementaux et régionaux pour l’exercice de leur mandat. Les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80 % des effectifs de sapeurs-pompiers. Ils sont le cœur battant du modèle français de sécurité civile. L’actualité rappelle régulièrement à tous combien ils sont indispensables pour la sécurité des Français. Lors du Beauvau de la sécurité civile au premier trimestre 2024, les sapeurs-pompiers volontaires avaient alerté sur les difficultés de l’engagement et notamment sur la comptabilité avec leur vie professionnelle. Le système actuel d’absences autorisées et de conventions entre les employeurs et les services départementaux d’incendie et de secours n’est plus suffisant pour assurer la flexibilité et la réactivité nécessaires. C’est pourquoi la mise en place d’un crédit d’heure permettrait de favoriser l’engagement et de renforcer la comptabilité avec la vie professionnelle. Ce dispositif pourrait d’ailleurs s’inspirer des crédits d’heures qui existent pour l’exercice des mandats des élus locaux. Ils permettent ainsi de bénéficier de temps pour assurer les missions dans le cadre de leur engagement politique en fonction des responsabilités et des missions exercées par chaque volontaire. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement à l’intention de mettre en place un tel dispositif afin de renforcer le modèle français de sécurité civile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4521</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV), au nombre de 200 000, constituent la clef de voûte du système français de sécurité civile. En 2023, ils ont ainsi accompli 65 % des interventions traitées par les sapeurs-pompiers tous statuts confondus. Plusieurs dispositifs existent pour faciliter leur disponibilité. Ainsi, les conventions passées entre le service départemental ou territorial d’incendie et de secours et les employeurs, prévues par la loi depuis 1996, permettent une meilleure conciliation de l’activité professionnelle avec celle de sapeur-pompier volontaire. Elles constituent un dispositif souple, adaptable aux réalités individuelles de chaque employeur de SPV et font l’objet d’un nombre croissant de signatures, grâce à l’investissement des services d’incendie et de secours et du ministère de l’Intérieur. Afin de mettre en avant l’importance de ce conventionnement, le décret n° 2022-1116 du 4 août 2022 a institué le "label employeur partenaire de sapeur-pompier", qui valorise les employeurs octroyant à leurs SPV au moins 8 jours de disponibilité dans l’année. Certaines conventions prévoient une durée plus longue, aucun plafond n’étant précisé. Ce dispositif très souple, fondé sur l’investissement citoyen tant de l’employeur que du sapeur-pompier, est véritablement efficace. Porteur du même effort, le décret n° 2023-543 du 30 juin 2023 modifiant diverses dispositions relatives aux sapeurs-pompiers prévoit de doubler les indemnités versées aux employeurs de SPV lorsque ceux-ci les libèrent pour venir en renfort lors d’événements majeurs, comme les feux de forêt estivaux. En matière de formation, d’autres dispositifs existent afin de limiter l’impact sur les temps personnels. La spécificité du volontariat est mieux prise en compte dans les modalités d’organisation des formations (jours perlés ou bloqués, semaine ou week-end, distanciel) dans la totalité des services départementaux et territoriaux d’incendie et de secours. Par ailleurs, l’engagement de sapeur-pompier volontaire est reconnu, dans le cadre du compte personnel de formation, au titre du compte engagement citoyen. Alors que le dispositif conventionnel évoqué précédemment permet davantage d’adaptabilité, avec des jours pouvant être utilisés de manière anticipée pour la formation par exemple, mais aussi pour assurer une réponse opérationnelle immédiate, le crédit d’heures alloué aux élus que vous évoquez s’inscrit actuellement dans une logique de préavis d’au moins trois jours afin de prévenir l’employeur qui ne permettrait donc pas de répondre aux activités opérationnelles, notamment lors de situations de crise. Le Gouvernement reste toutefois ouvert à un nouveau dispositif qui permettrait, en complément du dispositif conventionnel existant, de favoriser la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires, pour des activités programmées ou non, et de concilier leur engagement avec leur une activité professionnelle. La réflexion sur ce thème fait partie intégrante des travaux en cours dans le cadre du Beauvau de la sécurité civile et nul doute que nous aurons l’occasion d’avancer sur ce sujet à l’issue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2981</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4522</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la spécificité du statut des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2981. — 24 décembre 2024. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la spécificité du statut professionnel des sapeurs-pompiers volontaires (SPV). En 2022, on dénombrait plus de 254 000 sapeurs-pompiers en France, dont 78 % de sapeurs-pompiers volontaires (SPV) selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Ils forment la pierre angulaire du modèle français de sécurité civile, offrant un service de proximité essentiel notamment dans les zones rurales et semi-urbaines. La directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, dite directive européenne sur le temps de travail (« DETT »), a été rédigée dans un but précis : protéger les salariés dans un contexte de dérégulation du marché du travail européen. Elle assimile les sapeurs-pompiers volontaires à des « travailleurs », ce qui rendrait impossible la conciliation de leur engagement volontaire et d’une activité professionnelle salariée. Cette directive rend le statut des SPV vulnérable et menace le système français de sécurité civile. En 2018, la France avait obtenu de la Commission européenne une lettre de couverture la dispensant d’appliquer aux sapeurs-pompiers la DETT. Depuis, la directive n’a pas évolué et la spécificité des SPV n’est toujours pas reconnue. Il lui demande donc sa position sur le sujet et si des mesures pour reconnaître la spécificité des SPV sont envisagées. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4522</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par leur engagement au service de nos concitoyens, les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) occupent une place centrale dans notre modèle de sécurité civile. Ce dernier repose sur l’engagement quotidien de 254 000 personnels civils et militaires et plus particulièrement sur celui de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires qui incarnent la richesse et la complémentarité des forces qui chaque jour assurent la protection de nos concitoyens.  Aussi, depuis de nombreuses années et quelles que furent les majorités, le Gouvernement comme le Parlement ont veillé à mettre en place des mesures destinées à conforter la spécificité des sapeurs-pompiers volontaires, en insistant sur le fait que cet engagement ne pouvait être assimilé à celui d’un travailleur. La lettre de couverture de la Commission européenne de 2018 que vous évoquez, relative à l’applicabilité de la directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l’aménagement des modalités d’engagement aux sapeurs-pompiers volontaires français, ne lie pour autant ni les juridictions administratives nationales ni, a fortiori, le juge européen. Une mission a été confiée à l’inspection générale de l’administration (IGA) en 2023, afin de dresser un diagnostic et de proposer des recommandations qui permettent d’assurer la pérennité du modèle de sécurité civile français et de consolider les modalités d’engagement des SPV dans ce contexte juridique. D’une grande qualité, ce rapport, réalisé avec l’appui de l’inspection générale de la sécurité civile, ouvre des perspectives sur le management des sapeurs-pompiers volontaires et leurs attentes ainsi qu’une analyse objectivée de leur activité. Il met par ailleurs en évidence la situation de vulnérabilité de certains services d’incendie et de secours au regard de leurs pratiques. Le document conclut que le volontariat n’est pas, en tant que tel, soumis aux règles européennes régissant le temps de travail. Les préconisations portées par le rapport de l’IGA appellent des travaux qui font à ce jour l’objet d’une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs représentant les sapeurs-pompiers. Le « Beauvau de la sécurité civile » en cours permet à chacun d’être associé à la réflexion sur l’avenir de la sécurité civile en France et constitue l’occasion de conforter le modèle français de volontariat en intégrant cette dimension européenne. Ces travaux poursuivent un objectif : traiter les fragilités actuelles auxquelles exposent certaines pratiques pour permettre à la France de continuer à bénéficier de l’apport indispensable de l’engagement citoyen des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2982</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4523</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transformation et diversification des SDIS dans les déserts médicaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2982. — 24 décembre 2024. — Mme Élise Leboucher interroge M. le ministre de l’intérieur sur la transformation et la diversification des missions des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Depuis plus de vingt ans la multiplication des fermetures des hôpitaux ruraux et la dégradation de l’accès aux soins en France ont conduit à une transformation et une diversification subies des missions des SDIS. En Sarthe, le nombre d’interventions du SDIS 72 liées aux secours à la personne a ainsi progressé de 234 % en 20 ans, passant de 8 000 interventions en 2003 à 27 000 en 2023. Désormais près de 70 % du temps d’intervention est consacré à ce type de secours. Dans les faits, au-delà de ses attributions initiales, le SDIS compense la pénurie de médecins, le manque de places en Ehpad ainsi que les fermetures récurrentes des services d’urgence (au Bailleul, à Saint-Calais, à Montval-sur-Loir et à La Ferté-Bernard). Faute d’alternative de proximité, les services du SDIS sont contraints d’acheminer les patients au centre hospitalier du Mans et parfois même jusqu’à Angers. Cet accroissement des distances provoque une hausse de la durée de mobilisation des équipes sur les interventions et de ce fait, un abaissement des moyens humains immédiatement disponibles pour répondre aux urgences. De plus, la sollicitation accrue des véhicules du SDIS dans les transports médicaux sur des distances importantes, occasionne des dépenses supplémentaires et dévitalise les capacités d’investissement du SDIS. En 2024, le SDIS 72 a ainsi accusé un surcoût de 875 000 euros notamment lié à la hausse de ses frais de carburants et d’entretien de véhicules. Le conseil départemental de la Sarthe a été contraint d’adopter une rallonge budgétaire de 1,25 million d’euros afin d’absorber la hausse des coûts de fonctionnement. Enfin, cette bifurcation contrainte du cœur d’intervention du sapeur-pompier pourrait à moyen terme impacter les vocations et le renouvellement des générations de sapeurs-pompiers volontaires, conduisant encore à l’éloignement des soins et des services. Elle l’interroge sur les orientations et son action ministérielle afin d’accompagner le maillon territorial essentiel que représentent les SDIS face à ces transformations et la diversification de leurs missions. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4523</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les missions des services d’incendie et de secours (SIS) sont définies à l’article L.1424-2 du code général des collectivités territoriales : « Les SIS sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu’aux secours d’urgence. Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes : […] 4° Les secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistre ou de catastrophes ainsi que leur évacuation ». Ainsi, le cadre législatif fixe précisément les missions propres et les missions partagées auxquelles les SIS participent avec d’autres acteurs. Depuis de nombreuses années, le modèle français de sécurité civile a fait la preuve de sa capacité à proposer des réponses rapides et adaptées aux sollicitations opérationnelles toujours croissantes qu’il reçoit de l’ensemble des territoires, tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Le ministère de l’intérieur et le ministère en charge de la santé travaillent sur les problématiques relatives au secours et soins d’urgence aux personnes (SSUAP) et à l’aide médicale urgente (AMU), afin notamment de faire baisser la pression opérationnelle subie tant par les services d’incendie et de secours (SIS) que par les services d’aide médicale urgente. Ce travail a permis de généraliser les coordonnateurs ambulanciers au sein des centres de réception et de régulation médicale, d’établir des guides de bonnes pratiques afin notamment de réduire le temps d’attente des sapeurs-pompiers aux services d’urgence mais également de reconnaître les sapeurs-pompiers comme acteurs du soin, en leur permettant de pratiquer un certain nombre d’actes de soins d’urgence, en autonomie et sur prescription médicale. Depuis 2019, le ministère de l’intérieur, par l’intermédiaire de sa direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a lancé une démarche nationale sur le SSUAP, en partenariat avec les SIS. Cette démarche, construite entre la DGSCGC et les SIS, est structurée en différents groupes de travail thématiques permettant ainsi d’identifier les problématiques rencontrées en matière de SSUAP, partager les bonnes pratiques afin de juguler l’accroissement de l’activité opérationnelle dans le but de recentrer l’activité sur les missions urgentes. En parallèle de ce travail, des réunions de travail entre la DGSCGC et la DGOS permettent d’aborder ces problématiques auxquelles les SIS sont confrontés pour qu’elles soient mieux prises en compte dans l’organisation hospitalière. La loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers volontaires, dite loi "Matras", a également défini la carence ambulancière et permit aux SIS de reporter ou refuser ce type de mission non urgente. La réforme des trasports sanitaire urgent de 2022 a également eu pour objectif de réduire la cahrge opérationnelle des SIS. La fermeture des services d’urgence définitivement ou ponctuellement se répercute sur l’organisation des SIS fondée sur un service public de proximité. Des travaux en cours avec le ministère en charge de la Santé visent à réduire cet impact. Ainsi, le lancement du Beauvau de la sécurité civile, le 23 avril 2024, est l’occasion pour le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de placer la question des missions exercées par la sécurité civile au cœur des travaux de concertation. Cette démarche en interrogeant le modèle français dans l’ensemble de ses composantes doit redéfinir les contours des missions de la sécurité civile pour les années à venir, mais aussi le rôle de chacun de ses acteurs afin que, en particulier en matière de secours à personne, chaque acteur voie ses missions clarifiées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2997</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4524</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Cazenave</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interdictions des feux clignotants sur les vélos</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2997. — 31 décembre 2024. — M. Thomas Cazenave* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le décret n° 2023-1085 du 8 décembre 2023 relatif aux dispositifs d’éclairage des vélos, qui interdit désormais les feux clignotants sur les cycles. Cette mesure suscite de nombreuses interrogations de la part des usagers, qui constatent qu’un éclairage clignotant accroît significativement la visibilité des cyclistes dans la circulation. Une recherche menée par l’INSERM a par exemple démontré qu’un tel dispositif pouvait réduire de 20 % le risque d’accidents, particulièrement dans des conditions de faible luminosité. Par ailleurs, il convient de s’interroger sur l’opportunité de définir une règle d’un tel niveau de précision sans prendre en considération les pratiques et retours d’expérience des cyclistes. Le clignotement est perçu par beaucoup comme une solution pratique et efficace pour attirer l’attention des automobilistes et réduire les risques d’accidents, sans pour autant avoir montré d’impact négatif sur les autres usagers de la route. Il lui demande donc les raisons scientifiques et opérationnelles ayant conduit à cette interdiction et s’il envisage de réviser cette disposition afin de réautoriser les feux clignotants, dans le respect des impératifs de sécurité pour tous les usagers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3871</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4524</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret interdisant l’usage des feux rouges arrière clignotants sur les vélos</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3871. — 11 février 2025. — Mme Claire Lejeune* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences du décret n° 2024-1074 du 29 novembre 2024 interdisant l’usage des feux rouges arrière clignotants sur les vélos. Selon le dernier baromètre de l’ONISR (septembre 2024), la mortalité des cyclistes est en hausse, avec 240 décès ces 12 derniers mois, soit une augmentation de +10 % par rapport à la période précédente et +28 % par rapport à 2019. Dans ce contexte préoccupant, cette interdiction réduit la visibilité des cyclistes sur la route et compromet directement leur sécurité. Les feux arrière clignotants constituent un dispositif essentiel, particulièrement en milieu rural, de nuit ou par mauvais temps, où ils améliorent la perception des cyclistes par les automobilistes. Leur suppression va à l’encontre des recommandations des experts en sécurité routière et des associations spécialisées. Par ailleurs, cette mesure apparaît en contradiction avec les objectifs de développement des mobilités douces. Encourager l’usage du vélo suppose d’en garantir la sécurité et toute restriction fragilisant les cyclistes risque d’avoir un effet dissuasif. C’est pourquoi Mme la députée demande à M. le ministre dans quels délais le Gouvernement compte abroger ce décret. Elle souhaiterait également connaître les raisons qui ont conduit à prendre cette décision et demande que soit publiée l’étude d’impact justifiant que cette interdiction n’est pas préjudiciable à la sécurité des cyclistes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4524</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code de la route, notamment les articles R. 313-1 et suivants, régit les dispositifs d’éclairage et de visibilité autorisés sur les véhicules en circulation, notamment sur les cycles. Par conséquent, tout dispositif d’éclairage non explicitement prévu par ces articles est par défaut interdit. Dans ce contexte, et pour la sécurité des cyclistes et celle des conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés, le décret n° 2024-1074, publié au Journal officiel du 29 novembre 2024, a permis d’équiper vélos ou trottinettes électriques d’éclairages, de feux et de dispositifs rétro-réfléchissants supplémentaires et facultatifs, venant en complément de ceux déjà obligatoires. L’installation de feux indicateurs de direction, d’un feu stop, d’un second feu de position avant ou arrière sur un cycle a ainsi été rendue possible. Ces mesures sont issues des plans « vélo et marche » du 5 mai 2023 et « trottinettes électriques » du 29 mars 2023. En outre, le même décret a modifié l’article R. 313-5 pour rétablir que le feu de position arrière des cycles ne doit pas être clignotant. Le signal rouge clignotant a en effet une autre signification : celle d’un freinage d’urgence. Le fait qu’un même signal puisse avoir deux significations différentes est à proscrire, au risque d’induire les autres usagers de la route en erreur. En outre, jusqu’en 2016, le code de la route interdisait le clignotement des feux arrière des cycles. Le décret n° 2016-448 a modifié cet article pour l’adapter aux dispositions des directives ou règlements européens sur l’homologation des véhicules à moteur, et rendre possible le déclenchement d’un clignotement de certains de leurs feux arrières. L’impact sur les dispositifs d’éclairage des cycles n’a pas été évalué sur le moment. Pour l’ensemble de ces raisons, le décret n° 2024-1074 a donc rétabli l’interdiction du clignotement permanent des feux de position arrière des vélos, précisant que ces feux doivent être fixes et bien visibles. Une abrogation de ce décret, qui participe utilement à la l’amélioration de la sécurité routière des cyclistes, n’est donc pas envisagée par le Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3010</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4525</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur l’absence de statistiques en France concernant les formations au secourisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3010. — 31 décembre 2024. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’absence de publication de statistiques officielles en France concernant la formation au secourisme et aux premiers secours depuis 2011. Alerté lui-même par des associations, M. le député s’est en effet rendu compte que le ministère de l’intérieur ne fournissait plus sur son site internet de statistiques officielles sur le sujet depuis onze ans. Cette situation n’est pas acceptable car elle ne permet pas de mettre en lumière le retard de la France sur le sujet. Pour donner un exemple, chaque année en France, environ 40 000 personnes décèdent d’un arrêt cardiaque. Si rien n’est fait dans les minutes qui suivent l’accident, les chances de survie d’un individu sont quasi nulles. Dès lors, l’intervention rapide des secours n’est souvent pas suffisante. De plus, dans le contexte d’une société française vieillissante, ce nombre d’arrêts cardiaques va progresser. Ainsi, augmenter les chances de survie est un enjeu de taille. Pour cette raison, la population française doit être mieux formée dans son ensemble au secourisme et aux gestes de premiers secours pour avoir l’opportunité de sauver davantage de vies. En comparaison, des pays comme la Norvège, l’Autriche ou l’Allemagne ont atteint le ratio de 80 % de leur population formée aux premiers secours. M. le député demande donc à M. le ministre de remédier à ce manque de publication des statistiques et souhaite connaître dès à présent les chiffres officiels sur la formation au secourisme et aux gestes de premiers secours lors des dix dernières années. Cet état des lieux statistique devrait permettre de favoriser une prise de conscience collective du retard inacceptable de la France sur la question de la formation au secourisme et aux gestes de premiers secours. Sauver des vies ne doit pas être uniquement un discours, il faut des actes et la formation au secourisme et aux premiers secours doit devenir une grande cause nationale. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4525</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les formations aux premiers secours de la « filière citoyenne de sécurité civile », destinées au grand public et du ressort de la direction générale de la sécurité civile et de gestion des crises, sont réalisées par les associations et les services publics habilités, conformément aux dispositions des articles R. 726-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, de l’arrêté du 17 juin 2024 relatif à l’habilitation pour la formation aux premiers secours et de l’arrêté du 15 juin 2024 relatif à la filière citoyenne de sécurité civile. Ces formations sont « les gestes qui sauvent » (GQS) et les « premiers secours citoyens » (PSC). Le décret n° 2024-242 du 20 mars 2024, codifié à l’article R. 726-13 du code de la sécurité intérieure, prévoit que « l’organisme habilité adresse un rapport d’activité à l’autorité qui a délivré l’habilitation, chaque année avant le 1er avril suivant la clôture de l’exercice. Ce rapport comprend au moins, le cas échéant par département, le nombre de sessions en formations initiales et continues organisées pour chaque unité d’enseignement de sécurité civile, le nombre d’apprenants et le nombre de certificats de compétence et d’attestations délivrés. Les entités bénéficiant d’une délégation en application de l’article R. 726-8 et les établissements d’associations autre que le principal ou les associations affiliées adressent également un rapport d’activité au préfet du département où s’exerce leur activité ». Ce rapport d’activité annuel déjà prévu par la réglementation antérieure, prenait la forme d’un bilan annuel adressé aux préfets de département par les organismes habilités.  A l’appui des remontées statistiques des préfectures pour l’année 2023, l’effectif de citoyens formés aux unités d’enseignement de la filière citoyenne s’élève à 1 034 500 (277 700 aux GQS, et 756 800 aux PSC). Ces chiffres, et ceux des années précédentes, ont été communiqués au Parlement par le ministère de la santé et de l’accès aux soins, chargé de réaliser le rapport prévu à l’article 9 de la loi n° 2023-840 du 3 juillet 2020 visant à créer le statut de citoyen sauveteur, lutter contre l’arrêt cardiaque et sensibiliser aux gestes qui sauvent. La direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises développe actuellement un progiciel de portée nationale pour les formations aux premiers secours, à destination de l’ensemble des acteurs. Il deviendra, à terme, l’unique plateforme de saisie de données et d’édition de documents et permettra ainsi la fiabilisation des données statistiques nationales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3055</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4526</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcer les contrôles réalisés par l’UCTP aux abords de la gare TGV de Massy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3055. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation préoccupante qui règne aux abords de la gare TGV de Massy-Palaiseau (Essonne). En effet, de nombreux taxis et VTC illégaux, ainsi que des chauffeurs improvisés, procèdent à un racolage actif de la clientèle, causant un sérieux préjudice aux taxis et chauffeurs titulaires des autorisations légales. Cette concurrence déloyale, associée à l’absence de contrôles réguliers de la part de l’UCTP (Unité de contrôle des transports publics), engendre des tensions entre conducteurs et clients. Elle donne lieu, trop fréquemment, à des conflits verbaux et physiques, qui nuisent à la fois à la sécurité des usagers et à la tranquillité publique. M. le député souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de renforcer les contrôles réalisés par l’UCTP aux abords de la gare de Massy-Palaiseau. Il le prie également de bien vouloir préciser les actions envisagées pour lutter contre le développement de ces pratiques illégales, faire respecter le cadre réglementaire et garantir la sécurité et la sérénité de l’ensemble des acteurs du secteur du transport de voyageurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4526</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le phénomène des « taxis clandestins » prenant en charge de manière illicite des passagers à proximité de la gare Massy TGV est pleinement pris en compte par la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Essonne et notamment par la circonscription de police nationale de Massy-Palaiseau. Le secteur ne relève en effet pas de la compétence de l’unité de contrôle des transports de personnes (« Boers ») de la préfecture de police (direction de l’ordre public et de la circulation). Dans le cadre des échanges régulièrement entretenus par le chef de cette circonscription de police nationale et le responsable de la gare TGV sur les questions de sécurité et de lutte contre la délinquance, le phénomène avait été abordé. La situation porte non seulement atteinte à l’image de la SNCF et aux intérêts économiques de la profession de taxi, mais peut aussi avoir des conséquences pour la sécurité des voyageurs. Elle est également source de conflits avec les conducteurs ou exploitants de taxis qui, eux, disposent des pièces nécessaires à l’activité prévues par le code des transports (carte professionnelle, autorisation de stationnement, etc.). Des annonces sonores sont régulièrement diffusées en gare car la lutte contre les taxis clandestins passe notamment par des messages de prévention auprès du public. L’attention de la commune a également été appelée sur le sujet. Les manquements à la police des taxis relevés par la police nationale sont portés à la connaissance du maire dans le cadre des réunions périodiques entre la ville et la police nationale. La voie dédiée aux taxis à Massy est en effet cadastrée sur le domaine communal. Par ailleurs, indépendamment de la lutte contre les taxis et véhicules de transport avec chauffeur (VTC) clandestins, il peut être rappelé que la compétence disciplinaire vis-à-vis des artisans disposant d’une « licence de taxi » (autorisation de stationnement) délivrée par la commune de Massy appartient au maire. La compétence disciplinaire concernant les taxis parisiens ou les taxis communaux titulaires d’une autorisation de stationnement dans des villes de petite couronne appartient, quant à elle, à l’autorité compétente sur le ressort géographique concerné (art. R. 3121-4 du code des transports) : préfet de police, maires, etc. En tout état de cause, la police nationale est mobilisée dans l’Essonne, pour ce qui la concerne, dans la lutte contre l’exercice illégal de la profession de taxi et plus largement dans la répression du travail dissimulé et des infractions aux différentes réglementations du transport public particulier de personnes, notamment à l’activité de taxi, dont la violation est réprimée par divers codes (code des transports, code de commerce, code de la route, code pénal). Contrôles du respect de la réglementation et verbalisations sont réguliers et l’action a été intensifiée. Avec le renfort ponctuel d’effectifs départementaux, les policiers de la circonscription de Massy-Palaiseau réalisent ainsi régulièrement des opérations de surveillance et de contrôle aux abords de la gare, en particulier aux heures de prédilection des faux taxis et VTC. Instruction a été donnée aux effectifs d’interpeller systématiquement, pour placement en garde à vue, toute personne se livrant à l’exercice illégal de l’activité de conducteur de taxi ou de VTC. La vigilance est également exercée par les policiers au cours de leurs missions de voie publique. En janvier 2025 par exemple, 29 véhicules de transport ont été contrôlés aux abords de la gare Massy TGV par la police nationale. Près de 30 contraventions ont été dressées à cette occasion, dont une dizaine pour des infractions à la police des taxis (circulation irrégulière sur une voie ouverte à la circulation publique en quête de clients). Ce travail est accompli en coopération avec le parquet, qui mène en la matière une active politique pénale. Au regard des principales infractions applicables en matière de police des taxis (exercice de l’activité sans être titulaire de la carte professionnelle, démarchage de clients sans réservation préalable, exercice de l’activité sans carte professionnelle en cours de validité, exploitation de VTC sans inscription au registre, non apposition visible de la carte professionnelle sur le pare-brise, etc.), ce sont près de près de 300 infractions qui ont été relevées dans le département par la DIPN de l’Essonne en 2024, contre moins de 100 en 2023, témoignant de l’engagement croissant des services en la matière, avec notamment une forte hausse des infractions d’exploitation de véhicule de transport avec chauffeur sans inscription au registre (près de 30 en 2024, contre moins de 10 en 2023). Les services de la DIPN de l’Essonne vont continuer d’exercer une surveillance vigilante de l’activité des taxis clandestins et restent mobilisés pour endiguer ce phénomène.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3186</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4527</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renouvellement du matériel de lutte contre les feux de forêts</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3186. — 14 janvier 2025. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le nécessaire renouvellement du matériel de lutte contre les feux de forêts. En 2023, plus de 72 000 hectares de forêts ont été détruits par les flammes, soit une augmentation de 40 % par rapport à la moyenne annuelle des dix dernières années. Ces feux de grande ampleur, désormais fréquents, mettent en lumière la vétusté d’une partie importante du matériel de lutte. En effet, un rapport récent souligne que 30 % des véhicules d’intervention utilisés par les sapeurs-pompiers datent de plus de 25 ans, rendant leur efficacité et leur fiabilité limitées. Par ailleurs, la flotte aérienne dédiée aux largages de retardant, notamment les Canadairs, est souvent sollicitée à ses limites, avec un âge moyen des appareils supérieur à 20 ans. Ces équipements obsolètes peinent à répondre aux besoins croissants. Les financements alloués à la lutte contre les incendies s’avèrent également insuffisants. À titre d’exemple, seuls 150 millions d’euros ont été consacrés en 2023 à la modernisation des équipements et à la prévention, alors que les besoins réels sont estimés à plus de 500 millions d’euros annuels. Dans un contexte où la France se doit de protéger son patrimoine forestier et d’assurer la sécurité de ses citoyens, il est urgent d’agir pour doter les services des ressources à la hauteur des enjeux actuels et futurs. Considérant l’ensemble de ces éléments, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour renforcer de manière significative les moyens dédiés à la lutte contre les feux de forêts, notamment à travers la mise en place d’un plan pluriannuel d’investissement ambitieux pour moderniser le matériel, intégrer les dernières innovations technologiques (comme les drones de surveillance et les systèmes de prévision avancés) et accroître les budgets alloués aux acteurs de terrain.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4527</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif des pactes capacitaires décliné depuis 2023, a été fortement axé sur la capacité de lutte contre les feux de forêts (FDF) en cofinançant à hauteur de 150 millions d’euros l’acquisition de moyens de lutte contre le risque FDF. Il convient de noter que les collectivités territoriales investissent également 100 millions d’euros dans ces projets FDF. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) a également prévu le soutien de l’État pour couvrir les risques complexes et émergents (RCE) : inondations, menace nucléaire radiologique, biologique et chimique (NRBC), feux industriels, et catastrophes naturelles notamment. Les nouveaux engins (FDF et RCE) ainsi acquis par les services d’incendie et de secours (SIS) ont vocation à être mobilisés au bénéfice de l’ensemble du territoire national en cas de nécessité opérationnelle. Ce sont à terme en 2027, plus de 1250 engins supplémentaires qui viendront renforcer la capacité opérationnelle des territoires, mobilisables en tous points de France. En outre, plusieurs systèmes de détection et de surveillance des FDF ont été subventionnés à hauteur de 3,6 millions d’euros par l’État et seront déployés dans 5 départements. L’occurrence des phénomènes météorologiques violents augmente et le Gouvernement a récemment publié son Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) dans sa 3e version. La sécurité civile a, dès le mois de mars 2023, publié son rapport relatif à « l’adaptation de la sécurité civile face aux défis climatiques à l’horizon 2050 » pour identifier la trajectoire à suivre et ainsi adapter les moyens de sécurité civile au changement climatique. En parallèle, les moyens nationaux, gérés directement par le ministère de l’intérieur, apportent un complément massif en moyens opérationnels : moyens aériens (canadairs, Dash, hélicoptères), moyens de pompage lourds, hôpital de campagne (ESCRIM), usine de potabilisation d’eau, etc., qui sont mobilisables par les militaires des formations de sécurité civile (FORMISC) en tous points du territoire national. S’agissant précisément des moyens aériens, la question du renforcement et de l’adaptation des aéronefs bombardiers d’eau (avions et hélicoptères) est au cœur des réflexions menées dans le cadre du Beauvau de la Sécurité Civile. Un travail détaillé est en cours afin de déterminer les besoins nécessaires à la couverture des risques à l’horizon 2035 et à plus long terme (2050). La bonne définition des risques dans le contexte du réchauffement climatique est une étape fondamentale de la réflexion. Il en découlera la préparation d’un contrat opérationnel adapté qui, in fine, se traduira par la définition des besoins capacitaires (volume d’appareils et typologie en fonction de la doctrine de lutte contre les feux de forêts et des missions). Dans cette perspective, les projets industriels de conception de nouveaux vecteurs aériens de lutte contre les feux de forêts sont suivis avec une attention toute particulière par le ministère de l’Intérieur qui a par ailleurs procédé à la commande de deux nouveaux Canadair à la société De Haviland Canada qui relance la chaine de production de ce type d’appareils. Le coût global de l’opération est estimé à 180 M€ dont une partie sera prise en charge par un financement européen. L’efficacité de notre modèle de sécurité civile pour la couverture des risques et la gestion des crises est reconnue et saluée internationalement, car il repose notamment sur une complémentarité historique, éprouvée et dynamique entre ses différents acteurs que sont les collectivités territoriales et l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3244</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4528</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret no 2024‑1074 du 27 novembre 2024 / modification code de la route</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3244. — 21 janvier 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le décret n° 2024-1074 du 27 novembre 2024 relatif aux engins de déplacement personnel motorisés et aux cycles et modifiant le code de la route. Ce décret modifie de manière significative le code de la route, notamment en interdisant les feux arrière rouges clignotants sur les vélos. Cette mesure revêt un caractère particulièrement controversé. En effet, elle a suscité de nombreuses réactions mitigées au sein de la communauté cycliste. L’interdiction des feux arrière rouges clignotants interroge, car il apparaît que le feu clignotant permet une meilleure distinction des différents usagers sur la route : voiture, moto,  scooter , cycliste et piéton. En effet, le feu clignotant appartient uniquement aux cyclistes et est reconnu par tous comme tel. Le supprimer pourrait donc entraîner une certaine confusion. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement a l’intention de revenir sur sa décision et de la suspendre, le temps d’obtenir des études statistiques sur l’impact de ce type de mesures sur l’accidentalité à vélo. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4528</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Code de la route, notamment les articles R. 313-1 et suivants, régit les dispositifs d’éclairage et de visibilité autorisés sur les véhicules en circulation, notamment sur les cycles. Par conséquent, tout dispositif d’éclairage non explicitement prévu par ces articles, est par défaut interdit. Dans ce contexte, et pour la sécurité des cyclistes et celle des conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés, le décret n° 2024-1074, publié au Journal officiel du 29 novembre 2024, a permis d’équiper vélos ou trottinettes électriques d’éclairages, de feux et de dispositifs rétro-réfléchissants supplémentaires et facultatifs, venant en complément de ceux déjà obligatoires. L’installation de feux indicateurs de direction, d’un feu stop, d’un second feu de position avant ou arrière sur un cycle a ainsi été rendue possible. Ces mesures sont issues des plans « vélo et marche » du 5 mai 2023 et « trottinettes électriques » du 29 mars 2023. En outre, le même décret a modifié l’article R.313-5 pour rétablir que le feu de position arrière des cycles ne doit pas être clignotant. Le signal rouge clignotant a en effet une autre signification : celle d’un freinage d’urgence. Le fait qu’un même signal puisse avoir deux significations différentes est à proscrire, au risque d’induire les autres usagers de la route en erreur. En outre, jusqu’en 2016, l’article R313-25 du code de la route interdisait le clignotement des feux arrière, de tous les véhicules, y compris des cycles. Le décret n° 2016-448 a modifié cet article pour l’adapter aux dispositions des directives ou règlements européens sur l’homologation des véhicules à moteur, et rendre possible le déclenchement d’un clignotement de certains de leurs feux arrières. L’impact sur les dispositifs d’éclairage des cycles n’a pas été évalué sur le moment. De plus, le décret n° 2024-1074 permet aux usagers de cycles et EDPM de les équiper de feux indicateurs de direction, de couleur orange et clignotants, et d’un feu stop s’allumant lorsque les freins sont enclenchés. Il apparaît donc qu’associer un feu arrière clignotant, avec des feux indicateurs de direction eux-mêmes clignotants pourraient engendrer une confusion de la part des autres usagers de la route. De même, l’allumage du feu stop pourrait être moins bien reconnu dès lors que le feu de position arrière est clignotant. Pour l’ensemble de ces raisons, le décret n° 2024-1074 a donc rétabli l’interdiction du clignotement permanent des feux de position arrière des vélos, précisant que ces feux doivent être fixes et bien visibles. Un retour en arrière sur ce décret, qui participe utilement à l’amélioration de la sécurité routière des cyclistes, n’est donc pas envisagé par le Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3258</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4528</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Frais d’acheminement du matériel électoral</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3258. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la question de l’acheminement du matériel de propagande officielle lors des élections européennes jusqu’à la commission de propagande. Pour l’élection présidentielle, l’État prend en charge les coûts d’acheminement de ce matériel et ces frais ne sont pas inclus dans les dépenses de propagande des candidats. Cependant, pour les élections européennes, ces coûts sont comptabilisés comme dépenses électorales dans les comptes de campagne des candidats et peuvent faire l’objet d’un remboursement forfaitaire dans les conditions décrites à l’article L. 52-11-1 du code électoral. Pourtant, l’acheminement des circulaires et bulletins de vote dans des lieux multiples décidés par les services de l’État relève de la propagande officielle, qui est prise en charge par l’État. Cette disparité de traitement entre deux scrutins d’importance similaire avec une circonscription électorale identique semble dénuée de fondement légal clair. Elle a pour conséquence de réduire lourdement le budget disponible pour les candidats aux élections européennes, de l’ordre de 10 à 15 %, dès lors que les dépenses concernées sont intégrées aux dépenses électorales plafonnées. Elle crée en conséquence une rupture d’égalité qui ne saurait perdurer. L’article 6-1 du décret n° 79-160 du 28 février 1979 portant application de la loi n° 77-729 du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen et modifiant le code électoral pourrait ainsi être modifié afin d’intégrer la prise en charge par l’État des frais d’acheminement du matériel de propagande officielle. Dès lors, elle souhaite connaître ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4529</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remboursement par l’État de la propagande officielle est prévu aux articles L. 167 du code électoral pour les élections législatives, L. 216 pour les élections départementales, L. 242 pour les élections municipales dans les communes de 1 000 habitants et plus, L. 308 pour les élections sénatoriales et L. 355 pour les élections régionales. Pour l’élection présidentielle, ce remboursement est prévu à l’article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962. Pour les élections européennes, il est prévu à l’article 18 de la loi n° 77-729 du 7 juillet 1977. Les conditions de prise en charge des dépenses de propagande officielle sont précisées à l’article R. 39 du code électoral (R. 155 pour les élections sénatoriales), rendu applicable à l’élection présidentielle par l’article 21 du décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 et aux élections européennes par l’article 6-1 du décret n° 79-160 du 28 février 1979. Ces textes mentionnent le coût du papier, l’impression des circulaires, des bulletins de vote et des affiches ainsi que les frais d’apposition de ces dernières. Il n’est pas prévu de remboursement des frais d’acheminement à la commission de propagande dans le cadre du remboursement de la propagande officielle, à l’exception de l’élection présidentielle. En effet, le recours à la commission de propagande est une faculté ouverte aux candidats, qui peuvent tout aussi bien décider de procéder par eux-mêmes à la mise à disposition des documents électoraux auprès des électeurs et dans les bureaux de vote. Ils peuvent bénéficier de la prise en charge de l’État quant à la production de ces documents, dans la limite des quantités maximales admises, au titre du remboursement de la propagande officielle par l’État. La prise en charge des modalités de transport au titre du même dispositif impliquerait alors de définir des conditions de prise en charge particulièrement complexes, afin de couvrir un ensemble de situations particulières en matière de transport selon les choix opérés par les candidats. Dès lors qu’il n’est pas envisageable d’imposer aux candidats de recourir à la commission de propagande, il ne peut être envisagé de prévoir le remboursement des frais de transport dans le seul cadre de ce dispositif. Si les dépenses d’acheminement à la commission de propagande ne peuvent donner lieu au remboursement au titre de la propagande officielle, elles présentent toutefois un caractère électoral et doivent à ce titre être retracées dans les comptes de campagne. Après examen de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), les dépenses d’acheminement peuvent ainsi faire l’objet du remboursement forfaitaire dans les conditions décrites à l’article L. 52-11-1 du code électoral. Pour les élections européennes, le plafond des dépenses électorales pour une liste de candidats est fixé à 9 200 000 euros, comme le prévoit l’article 19-1 de la loi n° 77-729 précitée. Les particularités de l’élection présidentielle en matière de remboursement des frais d’acheminement de la propagande s’expliquent par la nécessité d’égalité de traitement absolue entre les candidats, imposée par le IV de l’article 3 de la loi n° 62-1292 précitée, qui dispose que « tous les candidats bénéficient, de la part de l’État, des mêmes facilités pour la campagne en vue de l’élection présidentielle ». La mise à disposition des « mêmes facilités pour la campagne » implique ainsi un traitement à l’identique pour tous les candidats sur le plan de l’organisation matérielle du scrutin, sans possibilité de dérogation. Lors de l’élection présidentielle, les candidats ne peuvent choisir de déroger au recours à la Commission nationale de contrôle pour l’envoi de propagande, alors que le recours à la commission de propagande n’est pas obligatoire dans le cas des élections européennes. Cette obligation est justifiée par deux éléments : d’une part, le caractère individuel des candidatures, qui implique une prise en charge de toutes les dépenses de propagande par l’État à des fins d’équité entre les candidats ; d’autre part, la nature spécifique de l’élection par rapport aux autres scrutins, qui implique notamment le filtrage des candidatures qui découle de la présentation du candidat par au moins cinq cent citoyens élus, dans les conditions prévues à l’article 3 de la loi n° 62-1292 précitée. Concrètement, l’égalité absolue de traitement entre candidats lors de l’élection présidentielle en matière de propagande officielle se traduit par trois particularités : l’administration imprime elle-même les bulletins de vote des candidats (article 23 du décret n° 2021-213 précité), l’État rembourse la propagande officielle sans considération de seuil de suffrages exprimés et ce remboursement inclut les frais de transport des circulaires et des affiches (article 20 du décret n° 2001-213 précité). Ces dispositions diffèrent des règles de droit commun relatives aux autres scrutins, notamment de l’article R. 38 du code électoral qui laisse la faculté aux candidats de ne pas avoir recours aux commissions de propagande mentionnées à l’article R. 31 du même code. Pour les élections européennes auxquelles l’article R. 38 n’est pas applicable, l’article 6 du décret n° 79-160 du 28 février 1979 prévoit des dispositions similaires laissant la possibilité aux candidats de recourir ou non aux commissions de propagande prévues à l’article 17 de la loi n° 77-729 du 7 juillet 1977. Ces particularités en matière d’envoi de la propagande officielle rejoignent d’autres spécificités du scrutin présidentiel, comme le versement d’une avance de 200 000 € sur le remboursement des comptes de campagne (premier alinéa du V de l’article 3 de la loi n° 62-1292 précitée) ou un remboursement forfaitaire des comptes de campagne dû à chaque candidat qui peut atteindre 4,75% du plafond des dépenses de campagne pour tous les candidats, porté à 47,5% pour les candidats ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés (deuxième alinéa du V de l’article 3 de la loi n° 62-1292 précitée). Pour l’ensemble de ces raisons, il n’est pas prévu d’harmoniser les règles spécifiques en vigueur pour l’élection présidentielle avec les autres scrutins nationaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3300</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4530</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement gendarmerie Monthureux-sur-Saône (Vosges)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3300. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le financement des projets de nouvelles brigades de gendarmeries annoncées en 2023. En octobre 2023, il était annoncé la création de « 239 nouvelles brigades de gendarmerie pour les Français », dont une à Monthureux-sur-Saône dans le département des Vosges. Le 26 novembre 2024, M. le député a interrogé, à l’occasion d’une séance de questions orales sans débat, M. le ministre Nicolas Daragon pour avoir plus d’informations sur l’état d’avancement du projet. À cette occasion, M. le ministre a notamment indiqué que le cadencement devra être mis en compatibilité avec les équilibres des finances publiques et que la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) devra se charger de la mise en œuvre du projet rapidement. Les attentes et les besoins étant forts sur le territoire, il souhaiterait connaître précisément les modalités de financement de ce projet, tout en s’assurant que la clef de répartition n’impactera aucunement les finances des collectivités locales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4530</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La volonté est de tenir les engagements pris et de mener à bien la création des nouvelles brigades de gendarmerie annoncées fin 2023. En effet, celles-ci répondent à des attentes fortes sur le renforcement de la présence de la gendarmerie au plus près de la population, dans la profondeur des territoires. En témoignent les nombreuses sollicitations reçues, auxquelles est systématiquement accordée la plus haute attention. Le cadencement initial du plan couvre la période 2024-2027. 80 brigades ont vu le jour durant l’année 2024, il en reste désormais 159 à créer, selon des conditions et un cadencement compatibles avec la situation budgétaire actuelle et les autorisations à recruter qui seront accordées. Les trois brigades citées pour les Vosges en font partie, dont celle de Monthureux-sur-Saône. L’intention du ministre de l’Intérieur est de respecter les engagements pris. Des travaux sont en cours pour identifier les modalités opérationnelles de déploiement des nouvelles brigades dans un contexte budgétaire contraint, mais tenant pleinement compte du besoin opérationnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3372</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4530</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification retraites agents de la police nationale en catégorie super-active</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3372. — 21 janvier 2025. — Mme Justine Gruet interpelle M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les règles de bonification des retraites des fonctionnaires et plus particulièrement sur celles qui concernent les agents de la police nationale en catégorie super-active. Il est aujourd’hui reconnu que la mobilité des fonctionnaires est un levier essentiel pour dynamiser la fonction publique, favoriser la diversification des parcours professionnels et répondre aux besoins de réorganisation des services. Cependant, un obstacle majeur à cette mobilité se pose pour les agents ayant effectué une longue période en catégorie super-active dans la police nationale, notamment en raison des règles de bonification des retraites. Ainsi, un agent ayant par exemple effectué 17 années en catégorie super-active pourrait prétendre à une bonification de 3 années de retraite, conformément aux textes qui prévoient une bonification d’une année par période de 5 ans passés en catégorie super-active, dans la limite de 5 ans. Cependant, la réglementation actuelle prévoit un plafond de 27 ans de service en catégorie super-active, ce qui empêche tout bénéfice supplémentaire pour les agents qui, comme dans cet exemple, ont effectué plus de trois périodes de 5 ans. Ce plafond de 27 ans conduit donc à une situation où un fonctionnaire ayant une longue expérience en catégorie super-active et notamment ayant exercé dans des conditions professionnelles éprouvantes, serait pénalisé s’il souhaite évoluer dans sa carrière en changeant de fonction, même en cas de réussite à un concours, comme celui de l’IRA. Ainsi, la révision de cette règle éviterait de décourager la mobilité des agents en police nationale et permettrait à ceux ayant exercé dans des conditions difficiles de bénéficier d’un parcours de carrière valorisant leur expérience sans être freinés par un plafond qui ne reflète plus les réalités de leur engagement professionnel. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer cette disposition afin d’offrir une plus grande souplesse aux fonctionnaires désireux de se réorienter, tout en maintenant des avantages en matière de bonification de retraite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4530</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite, il est désormais possible, d’une part, de cumuler entre elles plusieurs bonifications du « 5ème » (cinquième du temps de service accompli), dites « B5 », acquises dans différents emplois classés dans la catégorie active/super active - dont les agents des services actifs de la police nationale - et, d’autre part, de cumuler ces bonifications avec la bonification du « 5ème » des militaires (en cas de liquidation d’une pension civile unique après une première carrière militaire), dans la limite de vingt trimestres. Un droit à portabilité est donc ouvert pour les services super-actifs, pour un départ anticipé de 10 ans, sous réserve d’avoir accompli 27 ans de services super-actifs. Depuis la réforme des retraites mise en œuvre en 2023, la « clause d’achèvement » a, en outre, été supprimée au bénéfice des agents qui effectuent leur fin de carrière dans des emplois moins pénibles, mais qui peuvent donc conserver le bénéfice de la « B5 ». Un fonctionnaire en catégorie super-active qui termine sa carrière dans un corps sédentaire bénéficie ainsi de l’âge anticipé d’ouverture des droits s’il a accompli 27 ans de services super-actifs. La bonification quinquennale reste acquise définitivement pour l’agent. La dégressivité puis l’annulation de la « B5 » à l’atteinte d’un certain âge ont été supprimées par la réforme de 2023. Ainsi, les services accomplis pendant une période de poursuite d’activité (recul, prolongation) ne sont plus exclus de la bonification. À ce stade, il n’est pas envisagé de modifier ce cadre juridique. Il convient de rappeler que de nombreuses mesures existent pour faciliter les possibilités pour les policiers de se réorienter. La loi du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés a, par exemple, élargi les possibilités de cumul entre la pension de vieillesse et les revenus d’activité au bénéfice des agents des corps actifs de la police nationale. Il convient également de rappeler que, indépendamment des règles de bonification des retraites, le protocole du 2 mars 2022 de modernisation des ressources humaines de la police nationale est également porteur de substantielles avancées indemnitaires, statutaires et indiciaires. Par ailleurs, le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a demandé en janvier 2025 à la direction générale de la police nationale de se doter d’un « plan d’amélioration de la qualité RH du quotidien ». En cours d’élaboration, ce plan, pragmatique et concret, vise à améliorer la gestion des carrières et l’environnement de travail des policiers, par exemple en matière de mobilité géographique et de diversification des parcours professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3390</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4531</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Port du casque obligatoire pour les EDPM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3390. — 21 janvier 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la généralisation du port du casque pour les utilisateurs d’engin de déplacement personnel motorisés (EDPM) et plus principalement de trottinettes électriques. En France, en 2023, 42 personnes sont décédées des suites d’un accident de trottinette électrique, soit 20 % de plus qu’en 2022. La mortalité a d’ailleurs été multipliée par quatre en 4 ans. Ces chiffres sont alarmants. Les pompiers et les hôpitaux tirent la sonnette d’alarme depuis des mois, avec la multiplication des accidents. Même si le code de la route s’applique à ces engins et fixe les règles de circulation, de stationnement et les sanctions en cas de non-respect, le port du casque sur les voies vertes et les pistes cyclables n’est toujours pas obligatoire, alors même que certains EDPM peuvent atteindre 80 km/h. Face à cette situation, il est nécessaire de réagir en imposant de nouveaux dispositifs de protection adaptés comme la généralisation du port du casque, y compris en agglomération. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend rendre le port du casque obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4531</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) ont été introduits dans le Code de la route. Les trottinettes électriques appartiennent à cette catégorie. Ces véhicules sont tenus d’emprunter les bandes et pistes cyclables dès lors qu’elles existent et ne sont autorisées à circuler sur la chaussée qu’en l’absence de telles voies. Ils peuvent également emprunter les trottoirs si l’autorité investie du pouvoir de police sur la circulation les y a expressément autorisés, à la condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons. Pour ces véhicules, dont la vitesse maximale par construction est limitée à 25km/h, le port du casque n’est pas obligatoire, sauf dans le cas où l’EDPM circule hors agglomération à condition d’y avoir été explicitement autorisé, par décision de l’autorité investie du pouvoir de police de circulation. Lorsqu’il n’est pas obligatoire, le port du casque est toutefois fortement recommandé. La délégation à la sécurité routière communique régulièrement sur les bénéfices du port du casque à vélo ou en trottinette, et encourage les conducteurs à le porter en toutes circonstances. Le Gouvernement souhaite poursuivre dans cette voie et privilégie l’incitation à l’obligation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3392</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4532</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Développement d’entreprises vendant des services administratifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3392. — 21 janvier 2025. — Mme Clémence Guetté interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le développement d’entreprises vendant des services administratifs ou parajuridiques, notamment à destination des résidents étrangers, prospérant sur les manquements des administrations publiques. Alors que l’accès gratuit aux droits est une exigence essentielle du service public, de plus en plus de personnes se retrouvent démunies face à des administrations dysfonctionnelles ou submergées. C’est le cas par exemple de la préfecture du Val-de-Marne, particulièrement concernant la régularisation des étrangers. Cela conduit au développement d’entreprises d’aide aux démarches administratives qui exploitent le désarroi des personnes les plus en difficulté : n’ayant pas accès à un ordinateur, ne parlant pas français, ou n’ayant pas le temps de réaliser ces démarches. Ces structures privées, utilisant parfois de façon trompeuse l’emblème national, font payer un service d’accès aux droits qui relève de la mission du service public. Leur développement est le symptôme d’une grave faillite des administrations publiques qui ne parviennent plus, à cause des mesures d’austérité, de la baisse des effectifs et de politiques de harcèlement administratif contre les étrangers, à remplir leurs missions d’accueil et d’accès au droit dans des délais raisonnables. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin d’empêcher le développement de ces services payants et de redonner aux administrations publiques, notamment préfectorales, les moyens de remplir leurs missions d’accueil et d’accompagnement de la population.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4532</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de délivrance de titres de séjour aux étrangers résidant en France est une politique publique prioritaire du Gouvernement. Elle vise à répondre aux enjeux d’un service public moderne tout en poursuivant des objectifs de modernisation de la relation à l’usager, par la transformation numérique et la dématérialisation de la demande de titres de séjour, mais aussi par des innovations d’organisation et de méthode de travail. S’agissant de la pratique d’intermédiation, elle n’est pas juridiquement interdite. De même, l’activité de prestations de services administratifs ou para-juridiques au profit d’usagers étrangers n’est pas règlementée. Pour répondre à l’augmentation des flux de demande et mettre fin aux pratiques d’intermédiation, le ministère de l’intérieur a adopté plusieurs mesures pour garantir l’égal accès de tous au service public, assurer la bonne application des normes relatives au droit des étrangers et réserver le meilleur accueil aux demandeurs. Les premières mesures concernent les usagers. Depuis septembre 2020, le ministère de l’intérieur a engagé une transformation globale des modalités de délivrances des titres avec le lancement du programme Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). A ce jour, près de 90% des procédures sont réalisables par une connexion à cette plateforme. Ainsi, pour les usagers les plus à l’aise avec l’outil informatique, le déplacement en préfecture pour déposer son dossier n’est plus obligatoire. En complément, pour accompagner les personnes les plus éloignées de l’usage des téléservices, le ministère a développé trois modalités d’accompagnement, toutes accessibles gratuitement : un accueil physique, une assistance téléphonique et un formulaire de contact. L’accueil physique est assuré par les points d’accueil numérique (PAN) qui sont a minima installés dans les préfectures et les sous-préfectures disposant d’un service chargé des étrangers. Ces PAN assurent l’accompagnement numérique au dépôt des demandes de titres de séjour conformément aux instructions diffusées à l’ensemble des préfectures par la circulaire du 4 août 2023. L’ensemble des points d’accueil numériques, à disposition des usagers, sont recensés sur le site service-public.fr : https://lannuaire.service-public.fr/navigation/point_accueil_numerique. L’assistance téléphonique et la réponse au formulaire de contact est assurée par le « centre de contact citoyens » (CCC) de l’agence nationale des titres sécurisés – France Titres. Le CCC est joignable par un numéro dédié et gratuit (0806 001 620). Ses téléconseillers assistent l’usager dans le dépôt de sa demande, le renseignent sur le suivi de son dossier, identifient les anomalies et les transmettent à la direction générale des étrangers en France. Ils assurent également un rôle de relais vers les usagers bloqués pour lesquels une solution a été trouvée à la suite du signalement. En 2024, l’ANEF représentait près d’un tiers des appels reçus par le CCC et 80% des demandes par courriel. De manière générale, l’ensemble des préfectures et sous-préfectures communiquent, par leur site internet, les informations relatives à leurs modalités d’accueil du public, conformément aux attendus du référentiel de la démarche qualité du ministère de l’intérieur. Enfin, s’agissant de la saturation du module « Rendez-vous préfecture », plusieurs mesures ont déjà été mises en œuvre pour sécuriser la procédure (ex. : un Capcha anti robots a été placé en début de démarche, en particulier pour assurer le filtrage technique des adresses IP émettant des requêtes de masse). Les secondes mesures portent sur l’allocation de renforts aux services d’accueil et aux services étrangers des préfectures. Dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI),  les services d’accueil et des étrangers ont vu leur dotation d’effectifs pérennes augmenter en 2023 et 2024 de 97 ETP. Par ailleurs, les services étrangers bénéficient de la reconduction, en 2025, du plan de renforts triennal au profit des services des étrangers à hauteur de 190 équivalents temps plein (ETPT) au niveau national et de 60 emplois supplémentaires alloués de manière pérenne à cette mission. Dans le département du Val-de-Marne plus spécifiquement, la préfecture et les deux sous-préfectures disposent de PAN chargés de l’accompagnement des ressortissants étrangers. La préfecture a également été renforcée de 23,7 emplois contractuels, accordés depuis 2023. Le ministère de l’intérieur demeure pleinement mobilisé pour garantir un service public efficace et accessible à tous, en renforçant les moyens des préfectures et en veillant à ce que chaque usager puisse effectuer ses démarches administratives dans des conditions optimales, quel que soit son profil, dans un délai qui soit le plus rapide possible. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3557</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4533</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hébergement d’urgence dans le dunkerquois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3557. — 28 janvier 2025. — M. Julien Gokel alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le manque criant de places d’hébergement d’urgence dans le dunkerquois, laissant des familles dans des conditions de vie extrêmement précaires. À l’heure actuelle, les associations d’aide aux personnes en situation de précarité et la coordination d’accueil et d’orientation Flandres (CAO Flandres) font de leur mieux mais elles se retrouvent confrontées à une saturation : plus aucune place ni aucun crédit d’hébergement hôtelier ne sont disponibles sur le territoire de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD). Par ailleurs, un phénomène préoccupant a été constaté récemment par les associations : des familles, après le rejet de leur demande d’asile, sont expulsées des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) par la police aux frontières. Bien que ces personnes soient en situation irrégulière, leur isolement, leur précarité extrême et leur état de santé appellent à une réponse humanitaire conforme aux principes d’humanité qui doivent guider les actions. M. le député demande, comme il l’avait fait lors de l’examen du budget 2025 à l’automne, si le Gouvernement entend mobiliser les crédits nécessaires pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence en quantité suffisante, en particulier pour les familles avec enfants. Il l’interroge également sur les mesures envisagées pour favoriser la transition de l’hébergement temporaire vers des solutions durables, afin de libérer des places pour les personnes les plus vulnérables. La période hivernale est un facteur d’alerte supplémentaire et l’État doit assurer la mise à l’abri des personnes sans domicile, quelles que soit leur situation. Réaliser des économies budgétaires au détriment de femmes, d’hommes et d’enfants contraints de dormir à la rue serait inacceptable et contraire aux valeurs fondamentales françaises. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4533</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique gouvernementale de lutte contre le sans-abrisme se structure autour de deux axes : le Logement d’abord (LDA), réforme prioritaire du Gouvernement depuis 2018, qui consiste à proposer un logement pérenne et un accompagnement adapté aux personnes sans-abri pour sortir durablement de la rue ainsi que l’hébergement d’urgence, qui répond aux situations de détresse pour ceux qui ne peuvent accéder à un logement. Le Logement d’abord a permis de transformer profondément le modèle d’action publique en matière de lutte contre le sans-abrisme. Cette stratégie, saluée par l’ensemble des acteurs, a abouti à des résultats tangibles : 650 000 personnes sans domicile ont pu accéder à un logement depuis 2018. Pour autant, l’hébergement d’urgence reste indispensable pour répondre aux situations de crise et de grande précarité. À ce titre, l’État a assuré un développement continu des places d’hébergement ces dernières années. Depuis 2020, plus de 200 000 places sont ouvertes chaque année pour assurer la mise à l’abri de personnes sans domicile, dont environ 70 000 enfants qui, sans ces solutions, se retrouveraient à la rue. L’accès au logement social a également été un axe d’action très important : de janvier 2018 à fin novembre 2024, environ 177 000 attributions de logements sociaux ont été réalisées en faveur de ménages sans domicile. Cela concerne environ 380 000 personnes, dont environ 158 000 enfants. Par rapport à la période 2013-2017, le nombre des attributions à ces publics a augmenté de 40 % au cours du 1er plan Logement d’abord (2018-2022). Au total, pour les 2 plans Logement d’abord (2018-2002 et début du LDA2 depuis 2023), le nombre de ces attributions a augmenté de plus de 100 %. Pour rappel, entre 2017 et 2023, la dépense sur le programme 177 a augmenté de 57%, en passant de 1 963 M€ consommés en 2017 à 3 076 M€ consommés en 2023. Sur la même période, les capacités d’accueil au sein du parc d’hébergement généraliste ont augmenté de 35 %. L’investissement de l’État dans le sans-abrisme s’est également traduit par une forte augmentation des moyens pour le logement adapté (+104 %) et la veille sociale (+74 %), dans le cadre du déploiement du plan Logement d’abord. Pour 2025, il a été décidé de maintenir le parc d’hébergement généraliste à un haut niveau, avec 203 000 places en moyenne afin d’assurer au mieux la prise en charge des publics les plus vulnérables, notamment les familles avec enfants. Le dispositif national d’accueil (DNA), parc d’hébergement pour demandeurs d’asile, est conditionné à l’éligibilité des demandeurs d’asile aux conditions matérielles d’accueil. Ceux-ci y sont orientés par l’Office français pour l’immigration et l’intégration (OFII), seule autorité compétente pour prendre les décisions relatives à l’admission, ainsi qu’à la sortie des personnes hébergées dans le DNA. Le nombre de places vacantes (places disponibles mais inoccupées) diminue substantiellement en février 2025 (1 224 places, contre 1 757 places en janvier). Le nombre de places inexploitées (vacantes + indisponibles) diminue quant à lui en février 2025 (3 829 places en janvier, contre 4 302 places en janvier). Ce niveau de performance n’avait jusqu’à présent jamais été atteint – le ratio places occupées/places mises à disposition de l’OFII s’élevant à 96,5 %. Parallèlement, le taux d’hébergement dans le DNA des demandeurs d’asile ayant droit aux conditions matérielles d’accueil est de 70,4 % en février. En cas de maintien d’une personne hébergée après la date de fin de prise en charge déterminée par l’OFII et après une mise en demeure infructueuse de quitter l’hébergement, le préfet ou le gestionnaire de la structure peut saisir le président du tribunal administratif en référé afin qu’il soit enjoint à la personne de quitter le lieu, dans les conditions prévues par l’article L.552-15 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le préfet peut alors décider de recourir à la force publique pour mettre en œuvre cette décision.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3604</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4534</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Apprentissage anticipé de la conduite et apprentissage en conduite supervisée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3604. — 28 janvier 2025. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conséquences préjudiciables pour les élèves conducteurs de la disparité des régimes de conduite accompagnée prévus par les articles L. 211-3 et L. 211-4 du code de la route. L’apprentissage anticipé de la conduite (article L. 211-3) et l’apprentissage en conduite supervisée (L. 211-4), quoique très similaires dans leur logique, sont soumis à des conditions différentes et emportent des effets distincts. En effet, le premier, possible dès quinze ans, est conditionné à l’accomplissement d’une période de formation initiale d’au moins vingt heures de conduite dans un établissement ou association agréé et comprend un minimum de 3 000 km de conduite en présence de l’accompagnateur sur une période minimale d’un an. Le second, possible uniquement à partir de dix-huit ans (une condition légale qui n’a par conséquent pas pu être modifiée par le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2014 abaissant à dix-sept ans l’âge minimal d’obtention du permis de conduire des véhicules légers), est possible soit après validation de la formation initiale soit, dans le cas d’un premier échec à l’examen pratique d’obtention du permis, sur le constat de compétences minimales fait par l’examinateur lors du passage dudit examen. Cet apprentissage s’effectue dans des conditions plus souples, aucune durée et aucun kilométrage n’étant imposés. S’agissant de leurs effets, une fois le permis obtenu, l’apprentissage anticipé de la conduite réduit d’un an la période probatoire, contrairement à l’apprentissage en conduite supervisée. La coexistence de ces deux régimes, en plus de complexifier l’offre de formation pour les candidats à l’obtention du permis de conduire, est dans certains cas de nature à limiter leurs choix. Ainsi, une personne âgée de dix-sept ans, aujourd’hui autorisée à se présenter à l’examen du permis, ne peut pas, dans le cas d’un premier échec et si elle n’a pas accompli la formation initiale prévue dans le cadre de l’apprentissage anticipé, bénéficier immédiatement d’une possibilité de conduite accompagnée, la conduite supervisée ne lui étant pas ouverte. Pour répondre au manque de lisibilité de notre modèle de formation à la conduite, elle l’invite à évaluer l’opportunité d’une fusion de ces deux régimes d’apprentissage et, d’une façon plus urgente, à faire adopter un abaissement à dix-sept ans de l’âge requis pour l’apprentissage en conduite supervisée. Elle lui demande son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4534</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 211-4 du code de la route, modifié par l’article 99 de la loi LOM n° 2019-1428 du 24 décembre 2019, définit les conditions d’accès au mode d’apprentissage de la conduite appelé conduite supervisée. Ce texte précise que toute personne âgée d’au moins dix-huit ans peut suivre un apprentissage en conduite supervisée. L’âge défini par ce texte n’est donc plus en corrélation avec l’âge minimum d’obtention du permis de conduire, fixé à dix-sept ans depuis le 1er janvier 2024. Le préalable à la modification de l’article R. 221-5-1 du code de la route est donc la modification de l’article L. 211-4, dans le cadre d’un projet ou d’une proposition de loi qui pourrait retirer les dispositions relatives à l’âge d’accès à cette formation du domaine législatif pour les confier au pouvoir réglementaire. En effet, l’article L. 211-7 du code de la route renvoie déjà à un décret en Conseil d’État les conditions d’application des articles L. 211-1 A à L. 211-6. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour faciliter les modalités d’examen du permis de conduire, alors qu’il s’agit d’un élément capital pour la mobilité de nos concitoyens. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3641</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4534</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fraude au code de la route</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3641. — 4 février 2025. — M. Michel Guiniot* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conséquences de l’externalisation de l’épreuve théorique générale du permis de conduire. Selon la presse, plus de 7 000 épreuves ont été annulées pour suspicion de fraude et 83 centres agréés ont été fermés pour l’année 2024 et ce chiffre est croissant depuis 2016. De plus, si le nombre d’examen a considérablement augmenté, il est a noter que l’externalisation a entraîné une chute du taux de réussite à cet examen, passant de 71 % à 53 % en moins de 10 ans. Il en résulte des effets dramatiques sur la sécurité routière en amenant sur les routes de France des individus qui sont en méconnaissance totale du code de la route, même s’ils peuvent avoir une pratique de la conduite acceptable. Il lui demande donc des précisions sur les mesures qui peuvent être prises par le Gouvernement afin de réduire la fraude et les conséquences sur la sécurité routière que cela induit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4069</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4535</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les fraudes à l’examen du code de la route</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4069. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’ampleur préoccupante des fraudes à l’examen du code de la route. Selon le Syndicat national des inspecteurs, cadres et administratifs du permis de conduire (Snica FO), 40 % des attestations de réussite au code de la route seraient obtenues frauduleusement. Depuis la privatisation des centres d’examen du code de la route en 2016, une recrudescence des fraudes est constatée : tricheries lors des épreuves, complicité de surveillants ou encore achat d’attestations falsifiées sur internet. Or la possession frauduleuse de cette attestation permet d’accéder à l’examen pratique et ainsi d’obtenir un permis de conduire. Les conducteurs ayant obtenu leur code de la route frauduleusement représentent un danger pour eux-mêmes mais surtout pour les autres usagers de la route. Les sanctions prévues en cas de fraude sont théoriquement lourdes : trois ans d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de se présenter à un examen. Pourtant ces peines ne dissuadent nullement les fraudeurs. Par ailleurs, les services compétents, notamment les directions départementales des territoires (DDT), peinent à mener des contrôles exhaustifs sur l’ensemble du territoire. Face à cette situation alarmante, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour renforcer les contrôles et lutter plus efficacement contre ces fraudes. Il souhaite savoir si une réévaluation du système d’examen privatisé est envisagée et si des moyens supplémentaires seront alloués aux services de contrôle pour garantir l’intégrité des examens du code de la route et assurer la sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4119</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4535</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fraudes massives concernant l’examen théorique du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4119. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin* attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les fraudes massives concernant l’examen théorique du permis de conduire appelé communément « code de la route ». Selon un article du Monde du 16 juillet 2024, un examen sur trois du code de la route serait passé de manière irrégulière. Depuis 2016 et la privatisation de l’examen, au bénéfice des opérateurs privés agréés par l’État, il y a une recrudescence des fraudes. Certes, l’externalisation de l’examen à des partenaires privés a permis de réduire les délais de passage du code de la route, mais cela rend aussi la fraude plus facile. Selon la délégation à la sécurité routière, en 2024, 7 000 examens ont été annulés et 83 centres agréés ont été fermés pour fraudes et ce alors même qu’ils suspectent que ces chiffres ne représentent que la partie immergée de l’iceberg. Ces fraudes prennent diverses formes, comme acheter directement le code la route sur les réseaux sociaux, corrompre l’examinateur, ou encore faire passer l’examen à une tierce personne. Les préfectures peinent à lutter contre ce réseau frauduleux et à contrôler les centres agréés. Ces fraudes, qui coûtent cher à l’État, sont un danger pour la sécurité routière. Les moniteurs de conduite sont démunis face à ces fraudeurs qui ne connaissent donc pas les règles de sécurité routière comme le dénonce le syndicat national Force ouvrière des inspecteurs ou encore l’École de conduite française. Il lui demande donc quels sont les moyens mis en place afin de lutter contre les fraudes aux tests du code de la route. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4535</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la fraude aux examens théoriques du permis de conduire constitue une priorité pour le ministère de l’intérieur, et pour la délégation à la sécurité routière. La réglementation a été renforcée en 2024, afin de renforcer la prévention et la répression de ces fraudes qui ne sont en aucun cas massives. Depuis 2024, les organismes agréés sont tenus à une obligation de contrôle interne et à la surveillance renforcée de leurs sites d’examens. Cette surveillance accrue et les barrières techniques mises en place permettent, d’une part, de prévenir la fraude et, d’autre part, de détecter rapidement les centres fraudeurs. L’arrêté du 29 avril 2024 a ainsi mis à jour le cahier des charges régissant l’organisation des épreuves théoriques générales. Il comporte désormais les mesures suivantes: - le report de 24 heures du résultat obtenu par le candidat ; - l’interdiction des sessions d’examen les dimanches et jours fériés et la limitation des horaires de passage des épreuves exclusivement entre 8 heures et 20 heures ; - le suivi en temps réel d’indicateurs destiné à déceler les irrégularités : taux de réussite, éloignement géographique, dépassement des créneaux horaires ; - l’obligation de contrôle interne au sein des organismes agréés ; - la nomination de référents régionaux anti-fraude au sein de chaque organisme agréé. Les organismes agréés mettent en œuvre un plan de contrôle annuel de leurs centres. Les services de l’Etat sont mobilisés pour lutter contre la fraude, contrôler les centres et démanteler les éventuels réseaux. Ces actions ont permis en 2024 la fermeture de 83 centres. Depuis la parution du nouveau cahier des charges, deux organismes, sur les sept agréés au plan national, se sont vu retirer leur agrément national. Plus de 2,2 millions de candidats se sont présentés à l’examen ETG en 2024. Rapportés au nombre de candidats, les cas détectés représentent un ratio de fraude très faible, démontrant que l’immense majorité des centres d’examen ETG fonctionne normalement, dans le respect des règles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3643</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4536</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le SUAP, angle mort juridique dans le CGCT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3643. — 4 février 2025. — M. Alexandre Dufosset interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la législation relative au secours d’urgence aux personnes (SUAP). En vertu de l’article L. 1424-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ont pour mission principale d’assurer les secours d’urgence et la protection de la population contre les risques d’incendie. Cependant, aux termes du même CGCT, le SUAP, qui est pourtant un dispositif de secours médical d’urgence, n’est pas expressément intégré dans les missions obligatoires des infirmiers sapeurs-pompiers, ce qui constitue un angle mort juridique aux multiples conséquences. En effet, les infirmiers sapeurs-pompiers interviennent régulièrement en tant qu’agents de premiers secours dans les situations d’urgence, en particulier pour les secours médicaux. Le SUAP représente d’ailleurs aujourd’hui plus de 80 % des interventions, contre 50 % dans les années 90. L’absence de clarté juridique susmentionnée peut donc nuire à l’efficacité du dispositif de secours, créer des disparités d’organisation dans les départements et laisser libre cours aux aléas décisionnels, aussi bien en matière administrative que financière. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin de préciser la législation relative au SUAP dans le Code général des collectivités territoriales, par exemple en complétant les missions obligatoires des infirmiers sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4536</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les interventions des services d’incendie et de secours (SIS) en matière de secours et soins d’urgence aux personnes (SSUAP) font partie intégrante de la réponse à l’urgence pré hospitalière (UPH). En France, l’aide médicale urgente (AMU), les secours et les soins d’urgence aux personnes, ainsi que le transport sanitaire urgent (TSU), sont principalement assurés par les SAMU, les SIS et les transporteurs sanitaires. Pour les SIS, les missions SSUAP sont encadrées par les textes législatifs suivants : - le code de la santé publique (CSP) (cf. article L. 6311-1 et suivants) ; - le code général des collectivités territoriales (CGCT) (cf. article L. 1424-2 et suivants). L’article L.6311-1 du CSP, modifié par la loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels (1) (art. 7), dispose : « l’aide médicale urgente a pour objet, le cas échéant avec le concours des services d’incendie et de secours dans le cadre de leurs opérations de secours, de faire assurer aux malades, blessés et parturientes, en quelque endroit qu’ils se trouvent, les soins d’urgence appropriés à leur état. » L’article L.1424-2 du CGCT, dispose : « les services d’incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu’aux secours et aux soins d’urgence. Dans le cadre de leurs compétences, les services d’incendie et de secours exercent les missions suivantes : 1° la prévention et l’évaluation des risques de sécurité civile ; 2° la préparation des mesures de sauvegarde et l’organisation des moyens de secours ; 3° la protection des personnes, des animaux, des biens et de l’environnement ; 4° les secours et les soins d’urgence aux personnes ainsi que leur évacuation, lorsqu’elles : a) sont victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes ; b) présentent des signes de détresse vitale ; c) présentent des signes de détresse fonctionnelle justifiant l’urgence à agir. » Les infirmiers de sapeurs-pompiers (ISP) comme les médecins de sapeurs-pompiers (MSP) font partie de la sous-direction santé des services d’incendie et de secours (article R.1424-25 du CGCT) et jouent un rôle essentiel dans la réponse graduée du secours et soins d’urgence aux personnes (SSUAP) pour les SIS. A ce titre, ils répondent aux missions de la sous-direction santé qui sont définies par l’article R.1424-24 du CGCT. En outre, la circulaire interministérielle n° DGOS/R2/DGSCGC/2015/190 du 5 juin 2015 relative à l’application de l’arrêté du 24 avril 2009 relatif à la mise en œuvre du référentiel portant sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente, vient clarifier les missions en favorisant la coopération des acteurs mobilisables dans le cadre des secours et soins d’urgence. Le cadre des compétences des infirmiers sapeurs-pompiers s’inscrit dans cette législation. Cette réponse graduée et adaptée à l’état de santé de la victime permet d’apporter la compétence appropriée au bon moment, afin d’assurer une prise en charge optimale dans l’intérêt des victimes. Le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR), arrêté par le Préfet du département, fixe notamment les objectifs de couverture des risques et donc de réponse opérationnelle du SIS. A l’appui de ces orientions, il appartient à chaque SIS de définir sa réponse graduée en matière de SSUAP en l’inscrivant dans son règlement opérationnel et en complémentarité avec les schémas de réponse mis en oeuvre localement par l’hôpital siège du SAMU. Ce dispositif partenarial est matérialisé par la convention bipartite SSUAP-AMU.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3693</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4537</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déploiement du plan de création de nouvelles gendarmeries</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3693. — 4 février 2025. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le déploiement du plan de création de nouvelles gendarmeries sur le territoire national et plus particulièrement dans le Nord toulousain. Suite à l’annonce, en 2023, de la création de 239 brigades de gendarmerie, la Haute-Garonne s’est vue attribuer 4 unités dont 1 mobile à Saint-Jory, commune du Nord toulousain. À la suite d’un incendie qui a détruit le local qui devait accueillir les nouveaux effectifs au sein de l’actuelle gendarmerie, Saint-Jory ne figurait pas dans les 80 premières unités créées en 2024. Depuis, grâce aux efforts de la municipalité mais également des gendarmes, d’importants travaux ont rendu le local totalement opérationnel. Aujourd’hui, pour les habitants et les maires concernés, cette brigade mobile reste plus que jamais nécessaire sur ce périmètre urbain qui enregistre une croissance démographique importante, avec toutes les conséquences pour la sécurité des biens et des personnes. Aussi, il souhaiterait savoir si les effectifs de gendarmes de cette brigade mobile de Saint-Jory seront affectés en 2025 au titre des 57 nouvelles brigades annoncées. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4537</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadencement initialement prévu pour le plan « 239 brigades » couvre la période 2024-2027. Au 31 décembre 2024,  les 80 premières brigades de gendarmerie annoncées ont été créées. Ces brigades répondent aux attentes fortes de renforcement de la présence de la gendarmerie pour une offre de sécurité améliorée, au plus près de la population et grâce à un maillage territorial développé dans la profondeur des territoires. Pour la poursuite du plan, conscients de ces attentes portées notamment par les élus, le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la gendarmerie nationale ont confirmé que la poursuite du plan de création des 159 brigades restantes est une priorité. Pour 2025, le nombre et le format des unités qui pourront être effectivement créées dépend des créations d’emplois autorisées par Bercy, dans le cadre du budget voté pour la gendarmerie. Les travaux sont en cours pour identifier les hypothèses envisageables, considérant les efforts demandés au programme 152 en LFI 2025. Selon les crédits et effectifs qui pourront y être dédiés, la gendarmerie nationale ne rencontre pas de difficulté qui empêcherait directement la réalisation des recrutements qui seraient autorisés ni la mise en œuvre des solutions immobilières adaptées. Concernant l’identification des brigades qui pourront être concernées, une vigilance particulière est directement portée sur les 27 départements qui n’ont pas bénéficié de la création d’une brigade en 2024, ce qui est le cas de la Haute-Garonne, département pour lequel 4 brigades sont attendues (trois brigades mobiles, dont Saint-Jory, et une brigade fixe). D’autres critères sont pris en compte s’agissant des projets pour lesquels les collectivités ont pris des engagements, notamment sur le plan immobilier pour la construction d’infrastructures pérennes (hors bâtiment temporaire ou modulaire), ainsi que des besoins remontés par les régions de gendarmerie, en fonction des enjeux sécuritaires locaux. Ainsi, les brigades concernées par un déploiement en 2025 doivent faire l’objet d’un arbitrage et d’une nouvelle priorisation par le ministère de l’intérieur. Le calendrier global de leur création sera communiqué dès la finalisation des travaux, en fonction des effectifs et des crédits disponibles. Le Gouvernement reste à cet égard pleinement engagé en faveur du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3701</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4537</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coût de la cellule DEMETER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3701. — 4 février 2025. — Mme Manon Meunier interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le coût de fonctionnement de la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole (cellule DEMETER). Il convient de rappeler que la cellule DEMTER a été créée en octobre 2019 afin d’assurer la prévention et le suivi des actes crapuleux, qu’il s’agisse d’une délinquance de proximité et d’opportunité ou bien d’une criminalité organisée voire internationale ; des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques. Elle souhaiterait savoir quel est le coût global de fonctionnement de la cellule de suivi des atteintes au monde agricole et ce, depuis sa création en octobre 2019. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4537</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Créée fin 2019 sur décision du ministre de l’Intérieur, la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole (cellule « DEMETER ») a été organisée sur un mode « fonctionnel » au sein de la gendarmerie nationale. Elle n’a donc pas fait l’objet d’une création d’unité ni bénéficié d’un budget spécifique. L’effort financier est donc réparti au sein du programme 152 Gendarmerie nationale. Progressivement, cette cellule fonctionnelle s’est transformée en une démarche globale de lutte contre les atteintes au monde agricole et de réassurance de la filière agricole, à l’instar des opérations mises en œuvre au profit de professions exposées comme les médecins, les pharmaciens ou encore les élus. Elle est développée au profit des agriculteurs et des exploitations de tous les territoires. Dans le cadre de ce dispositif, la gendarmerie mobilise des expertises dans les domaines tels que la prévention, la communication, le renseignement et la police judiciaire. Il s’agit de développer une démarche partagée avec les exploitants agricoles, en diffusant des conseils organisationnels et techniques afin de réduire les vulnérabilités constatées. Ainsi, en 2024, les référents sûreté de la gendarmerie présents dans chaque département ont réalisé 66 diagnostics de sûreté au profit des exploitations et concessionnaires agricoles et 544 consultations de sûreté. Un guide "sécuriser mon exploitation agricole" a été créé dans cette optique et diffusé largement à la profession. La gendarmerie lutte également contre les phénomènes sériels d’appropriation et de destruction touchant cette filière en mobilisant des offices centraux et sa chaîne de police judiciaire jusqu’aux brigades, en lien et sous la direction de l’autorité judiciaire. A cet effet, le service central de renseignement criminel de la gendarmerie (SCRC), chargé d’apporter des informations précises sur la criminalité organisée et de masse, établit trimestriellement une analyse des faits de délinquance touchant le monde agricole. Enfin, la gendarmerie poursuit la sensibilisation des exploitants agricoles et le partage des bonnes pratiques, sur le terrain au sein des exploitations ou lors d’événements comme le salon international de l’agriculture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3771</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4538</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fermeture anticipées de places en hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3771. — 4 février 2025. — Mme Sandrine Runel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les cas fermetures anticipées des places en hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA) remontées par les associations, survenues alors même qu’aucune loi de finances n’a encore été définitivement adoptée. En octobre 2024, le projet de budget prévoyait la suppression de 6 500 places HUDA. Cependant, la démission du Gouvernement consécutive à l’adoption d’une motion de censure a rendu caduques ces orientations budgétaires. Malgré cela, plusieurs associations de terrain ont signalé que des préfectures avaient déjà procédé à des fermetures de places. Ces décisions, prises de manière unilatérale, suscitent des interrogations quant au respect des prérogatives parlementaires et de la hiérarchie des normes. De plus, ces fermetures interviennent dans un contexte où les capacités d’accueil sont déjà largement insuffisantes pour répondre à des besoins en forte croissance. Elles risquent d’aggraver considérablement les conditions de vie des personnes concernées, les exposant à l’errance et à une vulnérabilité extrême. Par ailleurs, elles mettent en difficulté les associations qui assurent, au quotidien, l’accueil et l’accompagnement de ces publics, avec des moyens souvent limités. Dans ces conditions, elle lui demande si le Gouvernement entend rappeler fermement aux préfets qu’il ne saurait y avoir d’anticipation prématurée sur des dispositions budgétaires tant que la loi de finances n’a pas été adoptée par la représentation nationale. Elle souligne que ces décisions, prises sans fondement juridique solide, constituent un contournement préoccupant des règles de fonctionnement de la démocratie. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4538</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le début de l’année 2024, la proportion de demandeurs d’asile hébergés évolue positivement : le taux d’hébergement des bénéficiaires des conditions matérielles d’accueil s’élève ainsi à 64,8% en moyenne contre 61% en 2023 et 58% en 2022. Ce bon résultat résulte notamment d’un effort de performance important dans le pilotage du parc d’hébergement des demandeurs d’asile et bénéficiaires de la protection internationale, qui a permis de contenir la présence indue des déboutés et des bénéficiaires de la protection internationale (BPI) notamment par la mobilisation des référés mesures utiles et de réduire significativement, depuis mi-2022, le nombre de places vacantes et le nombre de places indisponibles du fait, en particulier, de travaux. Il s’explique également par la maîtrise des délais de procédure moyens, qui ont atteint leur plus bas niveau historique en août 2024, à 9,1 mois de la présentation de la demande à la décision définitive, recours inclus. Le recrutement de 29 ETP supplémentaires à l’Office français pour la protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), présenté par le Gouvernement dans la loi de finances pour 2025, permettra d’améliorer encore ce délai et, par conséquent, la rotation dans les places d’hébergement. Ce résultat est enfin permis par l’évolution de la demande d’asile, en diminution globale de 9% en 2024. Dans ce contexte, la loi du 14 février 2025 de finances pour 2025 prévoit une économie de 45,8 M€ des crédits dédiés à l’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés. Dans le cadre de l’objectif du Gouvernement de redressement des finances publiques, cette mesure a dû être anticipée depuis plusieurs mois pour s’inscrire dans le calendrier d’adoption du cadre budgétaire annuel et pouvoir faire l’objet de concertations avec l’ensemble des acteurs concernés. La concrétisation des fermetures de places a fait l’objet d’un dialogue avec les gestionnaires des centres d’hébergement, permettant d’aboutir à des décisions partagées, en prêtant une attention particulière aux conséquences d’ordre social des ajustements capacitaires envisagés. Le montant de la dépense dépendant du nombre de jours de prise en charge financés, tout retard pris dans la concrétisation des économies attendues ne pouvait qu’accroître l’effort à réaliser en nombre de places à fermer. Ainsi, en l’absence de loi de finances initiale pour 2025, ces plans ont dû être mis en œuvre à titre conservatoire, sous le régime des services votés, par souci de limiter au strict nécessaire la contraction du parc d’hébergement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3795</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4539</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Report de la cessation d’activité des sapeurs-pompiers volontaires à 65 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3795. — 4 février 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de réexaminer les conditions d’âge limitant l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires (SPV), en l’élevant à 65 ans. Actuellement, les articles R. 723-52 et R. 723-7 du code de la sécurité intérieure imposent une cessation d’activité de plein droit à 60 ans, avec une prolongation possible jusqu’à 65 ans sous réserve d’une validation par la direction et d’une aptitude médicale. Pourtant, au regard de l’augmentation de l’espérance de vie, cette limite peut apparaître trop restrictive pour certains. De nombreux sapeurs-pompiers disposent encore de l’énergie, de l’expérience et de la motivation nécessaires pour poursuivre leur engagement au-delà de 60 ans. Une telle mesure serait particulièrement bénéfique dans les zones où le besoin en effectifs de SPV est croissant. Elle permettrait également de renforcer la présence des volontaires durant les périodes critiques et de mieux valoriser leur expérience au service de la sécurité publique. Un tel aménagement offrirait enfin un parcours plus souple, mieux adapté aux capacités et aux aspirations des volontaires, sans remettre en cause la possibilité d’un départ dès 55 ans à leur demande. Ellee souhaiterait donc savoir s’il envisage d’assouplir ces conditions afin de faciliter la prolongation de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires jusqu’à 65 ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4539</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions relatives à l’âge de cessation d’activité pour les sapeurs-pompiers volontaires sont régies par les articles R. 723-7 et R. 723-52 du code de la sécurité intérieure, comme vous le mentionnez. Le contexte opérationnel tendu que vous décrivez, les changements sociétaux récents touchant à la fin d’activité et les demandes des différents acteurs visant à modifier ces âges de cessation d’activité ont conduit mes services à travailler sur une évolution de ces dispositions, en concertation avec les représentants des sapeurs-pompiers volontaires et des services d’incendie et de secours. À la suite de cette concertation, le décret n° 2024-1093 du 3 décembre 2024 modifiant diverses dispositions relatives aux sapeurs-pompiers volontaires a porté, toujours sous condition d’aptitude médicale, l’âge de cessation d’activité à soixante-douze ans pour les médecins, pharmaciens et vétérinaires de sapeurs-pompiers volontaires, à soixante-dix ans pour les infirmiers, les psychothérapeutes et les experts psychologues de sapeurs-pompiers volontaires et à soixante-sept ans pour les autres sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3797</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4539</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance A22</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3797. — 4 février 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la nécessité de renforcer le contrôle du respect des réglementations en vigueur sur l’autoroute A22, notamment en matière de transit des poids lourds et de limitation de vitesse. L’A22 est soumise à une interdiction de transit des poids lourds dans le sens sud-nord ainsi qu’à des limitations de vitesse, mais ces mesures ne sont pas systématiquement respectées. Cette situation engendre des nuisances importantes pour les habitants des communes de Tourcoing, Bondues, Marcq-en-Baroeul et Mouvaux et pose des enjeux de sécurité routière. À ce titre, un collectif local a sollicité l’instauration d’un dispositif de contrôle automatisé et permanent, permettant une meilleure application des règles en vigueur. Une solution efficace serait l’installation d’un dispositif de vidéosurveillance avec lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Ce système permettrait d’identifier les contrevenants et de vérifier si un poids lourd est en simple transit ou non. Par ailleurs, ce dispositif pourrait s’appuyer sur des infrastructures existantes, telles que les portiques ex-écotaxes présents aux accès autoroutiers autour de Lille. Un modèle similaire est déjà en place avec le programme Ecobonus de la Métropole européenne de Lille (MEL), qui utilise des caméras pour détecter les véhicules en covoiturage. Cependant, la mise en œuvre d’un tel dispositif pourrait nécessiter des adaptations législatives et réglementaires, notamment en ce qui concerne les articles R. 413-15 et R. 130-11 du code de la route, ainsi que les dispositions relatives à la protection des données personnelles. Aussi, elle souhaite savoir s’il envisage d’examiner la faisabilité de cette proposition et quelles mesures pourraient être mises en place pour permettre son déploiement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4540</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par effet du décret n° 2024-528 du 10 juin 2024, la liste des infractions constatables sans interception du conducteur, fixée à l’article R. 121-6 du code de la route, a été élargie à l’interdiction permanente d’accès à certaines routes de certaines catégories de véhicules.  Le recours à la vidéo-verbalisation est par conséquent déjà possible pour sanctionner le non-respect des interdictions de transit de poids-lourds. Ce processus autorise notamment les policiers municipaux et les gardes champêtres à constater les infractions sans interception après visionnage en direct des images issues d’un système de vidéo-protection. Le déploiement de ce dispositif permettrait de multiplier rapidement les contrôles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4050</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4540</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transport des prélèvements biologiques en milieu urbain</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4050. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la question du transport des prélèvements biologiques en milieu urbain et les contraintes de circulation auxquelles sont confrontés les laboratoires d’analyses médicales lorsqu’ils doivent assurer la rapidité d’acheminement des échantillons nécessitant une analyse urgente. Si ces analyses ne relèvent pas d’une urgence absolue engageant immédiatement le pronostic vital, elles s’inscrivent néanmoins dans une logique d’urgence relative, conditionnant la prise en charge médicale et le suivi efficace des patients. Or, dans les grandes agglomérations, la congestion du trafic peut considérablement allonger les délais de transport, retardant ainsi la réalisation des examens et la transmission des résultats aux professionnels de santé. À titre de comparaison, certaines catégories de véhicules bénéficient d’aménagements spécifiques pour garantir leur rapidité d’intervention. Les ambulances, selon leur mission, peuvent emprunter les voies réservées aux bus et taxis, tandis que les ambulances dédiées aux transplantations disposent d’un cadre réglementaire leur permettant d’optimiser le transport des greffons. Les laboratoires d’analyses médicales, pourtant soumis à des impératifs de délai dans certains cas, ne disposent pas de telles facilités, ce qui peut compromettre l’efficacité du diagnostic et des traitements. Dans un contexte où la fluidité des déplacements en ville est un enjeu majeur, elle demane si le Gouvernement envisage d’autoriser, sous conditions, l’accès des véhicules de transport de prélèvements biologiques aux voies réservées aux bus et aux taxis, dans le cadre d’analyses devant être réalisées en urgence. Une telle mesure permettrait d’améliorer la réactivité du système de santé urbain tout en garantissant une meilleure prise en charge des patients concernés. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4540</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La célérité de la prise en charge des prélèvements biologiques, permettant un diagnostic rapide et exact au patient, est un enjeu majeur de santé publique, qui mobilise le gouvernement et bien sur le ministère de la santé.  Le code de la route, dans son article R. 311-1, énumère de façon limitative et exhaustive les véhicules d’intérêt général prioritaires et ceux bénéficiant de la facilité de passage. Les véhicules de transports de produits sanguins et d’organes humains appartiennent à la deuxième catégorie. Par conséquent, ils sont autorisés à circuler dans des voies réservées à certaines catégories de véhicules, dans les cas nécessités par l’urgence de leur mission, en condition de faire usage de leurs avertisseurs spéciaux, et sous réserve de ne pas mettre en danger les autres usagers. ll est important de limiter strictement le nombre de bénéficiaires de ce régime dérogatoire, pour ne pas en réduire l’efficacité. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4062</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4540</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire de Montargis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4062. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la dégradation préoccupante de la situation sécuritaire et des conditions de vie des habitants de certains quartiers de Montargis, qui est notamment due à l’implantation et à l’expansion du trafic de stupéfiants. La presse locale s’est à plusieurs reprises faite l’écho de ce que le quartier De-Lattre-de-Tassigny, par exemple, est devenu un point névralgique du trafic de drogue rythmé par des nuisances incessantes, des actes de vandalisme et des affrontements violents entre trafiquants. La situation a culminé avec deux fusillades survenues en 2024, dont l’une a causé la mort d’un individu et grièvement blessé un autre. Ces évènements ont profondément choqué les riverains et renforcé un climat d’insécurité permanent. De nombreux habitants expriment aujourd’hui leur sentiment d’abandon face à une situation qui semble hors de contrôle. En plus du danger direct représenté par ces violences, le quotidien des habitants est fortement altéré par la présence continue des trafiquants, qui occupent halls d’immeubles et parkings, imposent leur loi et détériorent les parties communes. Les locataires du rez-de-chaussée de certaines résidences doivent composer avec des odeurs d’urine, des attroupements bruyants à toute heure et des intimidations à peine voilées. Les femmes de ménage des immeubles, dépassées par l’ampleur des dégradations, ont même tenté d’interpeller les trafiquants par écrit pour leur demander de respecter un minimum d’hygiène. L’installation d’une caméra de vidéosurveillance a été immédiatement suivie de sa destruction, son poteau de fixation ayant été scié en pleine nuit. Les habitants pointent également le manque d’effectifs, notamment de police nationale, qui limite la capacité d’intervention et permet aux trafiquants de se réinstaller à chaque tentative de dispersion. Contrairement à d’autres communes confrontées à des problématiques similaires, Montargis ne bénéficie pas d’une présence policière renforcée et peine ainsi à enrayer la spirale de l’insécurité, en témoignent les émeutes de 2023 dont la ville a été victime. Cette situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs établissements scolaires se trouvent à proximité des points de deal, exposant les enfants à des scènes de violence et à un environnement délétère. Les habitants redoutent à juste titre un drame impliquant un innocent, victime collatérale d’un règlement de comptes. Face à cette dégradation continue de la qualité de vie à Montargis, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour sécuriser durablement et efficacement la ville, renforcer les effectifs du commissariat, intensifier la lutte contre le trafic de drogue et mobiliser les moyens nécessaires pour protéger les habitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4541</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue une priorité absolue pour le ministre d’État, ministre de l’intérieur, aussi importante que la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Dans le Loiret, la circonscription de police nationale (CPN) de Montargis – qui couvre 4 communes – disposait fin 2024 d’un effectif de 99 agents (agents affectés), qui a été renforcé début 2025, pour atteindre aujourd’hui 105 agents. Il convient en outre de rappeler qu’à la suite de la réforme de l’organisation territoriale de la police nationale mise en œuvre début 2024, l’ensemble des services relèvent désormais d’un commandement unifié à l’échelon départemental, permettant chaque fois que nécessaire le déploiement de renforts en appui des services locaux. La CPN de Montargis peut ainsi, en cas de besoin, s’appuyer sur des renforts de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Loiret. Des renforts de la CPN d’Orléans interviennent par exemple régulièrement à Montargis. La DIPN du Loiret compte au total, avec les circonscriptions de police nationale, 841 agents (données au 31 décembre 2024). À périmètre identique, cet effectif était de 746 agents fin 2023 et a donc été significativement renforcé. En matière de trafics de stupéfiants, Montargis bénéficie en particulier du soutien de la brigade criminelle du service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) et de l’antenne de l’OFAST (office anti-stupéfiants) d’Orléans. Des renforts de forces mobiles (CRS) ont également été déployés à plusieurs reprises en 2024, notamment pour des opérations « Place Nette ». Sans nier la réalité de la délinquance à Montargis qui excède les habitants, et l’insécurité à laquelle ils sont confrontés, la mobilisation de la police nationale porte ses fruits. Dans cette circonscription de police, les atteintes aux biens ont diminué de 16,4 % en 2024 – et les cambriolages de 26,4 % – et les violences aux personnes (atteintes volontaires à l’intégrité physique) de 4,4 %. Face aux règlements de comptes entre narcotrafiquants et à des points de deal très mobiles, la police nationale a agi sans relâche et mené de nombreuses opérations de sécurisation avec la police municipale. Témoignage du très fort investissement des policiers dans la lutte contre les stupéfiants, le nombre de faits de trafic et revente (sans usage) est en hausse de 175 % en 2024 dans cette CPN, tandis que le nombre de faits d’usage de stupéfiants a augmenté cette même année 2024 de 41 %. Le nombre de faits élucidés concernant les infractions à la législation sur les stupéfiants a lui aussi augmenté, de plus de 50 %. Au niveau départemental (zone police et zone gendarmerie), on observe une légère baisse de la délinquance générale en 2024, mais une hausse de l’insécurité liée à la délinquance du quotidien (violences physiques, cambriolages, incivilités routières, etc.). La lutte contre la délinquance et notamment contre le trafic de stupéfiants doit se poursuivre, s’intensifier et gagner encore en efficacité. Tel est l’objet du plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien, qui a été élaboré, à la demande du ministre d’État, ministre de l’intérieur, dans le Loiret comme dans tous les départements de France. Présenté le 21 février 2025 à Montargis par la préfète du département, le plan vise notamment une mobilisation de tous les moyens face aux narcotrafics et à la criminalité organisée, et en particulier le harcèlement sans relâche des points de deal, des opérations « coup de poing » en réponse à tout phénomène de violence par des armes à feu, des contrôles en association avec les polices municipales, et un renforcement des groupes de partenariat opérationnel pour davantage mobiliser les acteurs locaux de la prévention et de la sécurité. Face aux consommateurs, le recours à l’amende forfaitaire délictuelle – déjà bien engagé en 2024 – va s’accroître et les actions de sensibilisation des jeunes aux dangers de la drogue vont se développer, dans une optique revendiquée de culpabilisation du consommateur. Le plan départemental prévoit aussi d’accentuer l’occupation de la voie publique pour lutter contre les violences aux personnes, notamment en multipliant les patrouilles pédestres dans des secteurs cibles. Des opérations de déstabilisation des points de deal et de lutte en profondeur contre le trafic continueront d’être menées, avec le renfort de moyens zonaux voire nationaux chaque fois que nécessaire. D’ores et déjà, une « opération de restauration de la sécurité du quotidien » a été menée le 11 mars 2025 à Montargis, avec le renfort de la CRS 8 – unité à projection rapide de nouvelle génération, hautement spécialisée – et d’un détachement d’une unité motocycliste zonale des CRS. Mobilisant au total plus de 130 agents, cette opération à laquelle ont été associées les polices municipales de Montargis et de Châlette-sur-Loing, ainsi que plusieurs administrations impliquées dans le dispositif CODAF, s’est notamment traduite par une dizaine d’interpellations. Depuis le début de l’année 2025, le quartier de Lattre de Tassigny a, en outre, été régulièrement et massivement occupé par les forces de l’ordre, qui y ont mené plus de 20 opérations au cours des seuls mois de janvier et février.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4063</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4542</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statut des sapeurs-pompiers en renfort sur le territoire national</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4063. — 11 février 2025. — Mme Lise Magnier* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers professionnels (SPP) appelés à intervenir en dehors du département auquel ils sont rattachés, particulièrement ceux qui partent apporter leur soutien en territoire mahorais. À la lumière des évènements récents ayant secoué Mayotte, il est tout à fait légitime que les sapeurs-pompiers (SPP) effectuent des missions de solidarité et de renfort auprès de ces habitants. Il est nettement moins justifiable que ces mêmes sapeurs-pompiers soient obligés de s’engager sur leur temps de congés ou sous le statut de sapeur-pompier volontaire (SPV), deux régimes portant atteinte à leurs droits et libertés. Dans un premier temps, il convient de rappeler que le temps consacré aux congés est un temps de repos et non de travail, aussi solidaire que ce dernier puisse être. Dans un second temps, le statut de SPV donnant accès à une protection moindre, ces pompiers n’ont alors que très peu de garanties concernant leur santé et sécurité au travail. En ce sens, elle lui demande de quelle manière il entend répondre à ce problème et quelles mesures il envisage de prendre dans le but de garantir les droits des pompiers et d’apporter la reconnaissance légitimement demandée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4312</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4542</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Compensation des congés des pompiers mobilisés à Mayotte après le cyclone Chido</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4312. — 18 février 2025. — Mme Stéphanie Galzy* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la prise en charge des congés des pompiers mobilisés à Mayotte après le cyclone Chido. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a frappé l’île de Mayotte, causant des dégâts importants et des pertes humaines. Dans ce contexte, de nombreux pompiers, tant professionnels que volontaires, ont été mobilisés pour prêter secours à la population sinistrée. Cependant, pour participer à cette mission de solidarité, plusieurs pompiers ont dû poser des jours de congés afin de ne pas pénaliser les effectifs restés en métropole, assurant ainsi la continuité du service public de secours en France. Cette organisation a permis de répondre aux urgences de Mayotte, mais a également eu pour conséquence de soumettre ces personnels à une gestion complexe de leurs congés et de leurs obligations professionnelles. Cette situation a soulevé des interrogations sur les compensations ou ajustements possibles relatifs à ces jours de congé posés pour une mission d’intérêt national et humanitaire. Dans ce cadre, elle lui demande si le Gouvernement envisage une forme de compensation ou d’ajustement pour les pompiers ayant dû poser des jours de congé pour leur engagement à Mayotte. Une telle mesure permettrait de reconnaître le soutien humain précieux fourni par ces hommes et femmes, tout en assurant une prise en charge équitable de leurs efforts dans cette mission de secours exceptionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4542</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 723-2 du code de la sécurité intérieure dispose que "toute personne, qu’elle soit ou non en activité et quelle que soit son activité professionnelle, peut devenir sapeur-pompier volontaire, sous réserve de satisfaire aux conditions d’engagement". L’article L. 723-6 du même code quant à lui précise que "le sapeur-pompier volontaire prend librement l’engagement de se mettre au service de la communauté. […] Il contribue ainsi directement, en fonction de sa disponibilité, aux missions de sécurité civile de toute nature confiées aux services d’incendie et de secours". Partant de choix personnels des sapeurs-pompiers professionnels qui souhaitent s’engager en tant que sapeurs-pompiers volontaires, comme c’est le cas d’un peu plus de la moitié des effectifs, les mobilisations lors de renforts peuvent donc être assurées par des sapeurs-pompiers professionnels et des sapeurs-pompiers volontaires, dont certains peuvent être par ailleurs professionnels. L’engagement de tous les sapeurs-pompiers volontaires, que ces derniers soient salariés ou fonctionnaires notamment, peut bien s’opérer alors qu’ils sont, sur leur activité principale, en position de congé, de disponibilité ou encore pris en compte par leur employeur dans le cadre de conventions avec les services d’incendie et de secours. Lorsqu’ils sont engagés comme sapeurs-pompiers professionnels, le temps de travail réalisé durant la mobilisation est pris en compte selon les modalités prévues notamment au II de l’article 3 du décret n° 2000-815 du 25 août 2000 relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l’Etat et dans la magistrature, et les dépassements constatés par rapport à leur cycle de travail peuvent être indemnisés. Cette diversité d’engagement reste une force de notre modèle de sécurité civile en permettant, notamment, d’assurer une montée en puissance rapide des effectifs mobilisables, en fonction des choix opérés par chacun des services d’incendie et de secours selon ses ressources et ses contraintes, et ce nécessairement en accord avec les agents directement concernés. Il peut être signalé que la contrainte financière n’entre pas dans ces choix locaux puisque, dans le cadre de ces renforts mobilisés à la demande de l’État et en application de l’article L. 742-11 du code de la sécurité intérieure, l’État prend à sa charge les dépenses afférentes à l’engagement des agents et, le cas échéant, des matériels des services d’incendie et de secours. Enfin, il reste à rappeler que la loi n° 91-1389 du 31 décembre 1991 relative à la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service a ouvert plusieurs droits aux sapeurs-pompiers volontaires victimes d’un accident survenu ou atteint d’une maladie contractée en service ou à l’occasion du service, notamment pour ceux qui sont par ailleurs fonctionnaires, titulaires ou stagiaires, ou militaires. Ces derniers bénéficient en effet, en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service ou à l’occasion du service, du régime d’indemnisation fixé par les dispositions statutaires qui les régissent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4070</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4543</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mise en place d’un EAD pour les stupéfiants pour les transporteurs de voyageurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4070. — 11 février 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les transports en commun par la mise en place d’un dispositif de dépistage des stupéfiants pour les conducteurs. Depuis 2015, les autocars affectés au transport en commun d’enfants ont l’obligation d’être équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD), afin de prévenir les risques liés à l’alcool au volant. Toutefois, l’usage de stupéfiants au volant constitue également un danger majeur pour la sécurité des passagers et des autres usagers de la route. Actuellement, les contrôles de stupéfiants reposent principalement sur des tests salivaires réalisés par les forces de l’ordre, mais aucun dispositif préventif similaire à l’EAD n’est imposé dans le cadre du transport collectif de voyageurs. Dans un objectif de cohérence et de renforcement de la prévention, il serait pertinent d’étudier la possibilité d’un dispositif de dépistage des stupéfiants avant la prise de poste des conducteurs de transports en commun, notamment sous la forme de tests salivaires obligatoires ou de dispositifs embarqués similaires à l’EAD. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer la réglementation en ce sens et d’intégrer un dépistage systématique des stupéfiants dans les obligations des entreprises de transport routier de voyageurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4543</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Expérimenté à partir de 2011 dans les véhicules de transport en commun d’enfants, l’éthylotest antidémarrage (EAD) a été généralisé en 2015 à l’ensemble des autocars de transport en commun de personnes. Concernant le dépistage de produits stupéfiants, depuis 2011 les forces de l’ordre utilisent des tests salivaires et il n’existe pas encore de solution technique de dépistage électronique. Il convient d’ailleurs de préciser que la recherche de produits stupéfiants dans l’air expiré n’est pas possible. Seuls le sang, la salive et l’urine peuvent être utilisés. Interrogés sur la faisabilité technique de développer un appareil préventif similaire à l’EAD pour les stupéfiants, les industriels du secteur ont émis plusieurs réserves relatives au besoin de recherche et de développement, aux démarches de normalisation et d’homologation, et au coût final d’un éventuel appareil, tant à l’achat qu’à l’utilisation, qui sera probablement plus élevé que celui d’un EAD. Cependant, convaincu que la lutte contre la conduite après usage de stupéfiants est un enjeu majeur de sécurité routière, d’autant plus lorsqu’elle met en danger la vie de nos enfants, les échanges entamés avec les industriels du secteur vont se poursuivre pour tenter d’aboutir à une solution pérenne. Par ailleurs, et sans attendre cette solution technique, des contrôles renforcés sont menés dès à présent par les forces de l’ordre. Ainsi, 29 317 cars scolaires ont été contrôlés au mois de février 2025 et 119 conducteurs ont été dépistés positifs à au moins un produit stupéfiant. Il convient enfin de rappeler que le Code du travail permet aux employeurs, pour les postes dits « hypersensibles drogues et alcool » et lorsqu’un règlement intérieur le prévoit, d’avoir recours à des dépistages de stupéfiants. Le ministre d’Etat, ministre de l’interieur, est totalement mobilisé pour protéger la sécurité de nos concitoyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4071</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4543</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4071. — 11 février 2025. — M. Romain Daubié alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’engorgement de l’épreuve pratique du permis de conduire et sur le manque d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR). Dans les régions péri-urbaines, le permis est tant un tremplin vers de nouvelles opportunités qu’une nécessité pour les jeunes adultes. Sans le permis de conduire, beaucoup se retrouvent dans une impasse, parfois au point de ne pas pouvoir s’engager dans des études supérieures ou bien dans un travail, ce qui les place, dès lors, dans une situation de précarité importante. En 2024, 38 postes supplémentaires d’IPCSR ont été créés et aucun d’entre eux n’a été affecté au département de l’Ain, pourtant en tension. De surcroit, depuis le printemps 2024, l’Ain ne dispose plus que de 8 inspecteurs contre 11 auparavant, ce qui entraîne une attente moyenne de 115 jours entre deux passages à l’examen contre 105 à l’échelle nationale, soit une durée de trois mois et demi. Par ailleurs, l’abaissement de l’âge requis pour l’examen pratique du permis de conduire en vigueur depuis janvier 2024 contribue à l’allongement de la durée d’attente des élèves, qui entraîne en conséquence, des dépenses supplémentaires afin de conserver la maîtrise de leur véhicule d’une part et une perte de motivation d’autre part. Ces conditions résultent du manque croissant d’IPCSR. Bien qu’en février 2025 un agent de la Poste en reconversion vienne renforcer les effectifs, son rôle ne se limitera qu’au permis B. S’agissant des poids lourds, le département de l’Ain ne dispose que de 2 inspecteurs pour ce type de permis et cette branche est en tension également. Aussi, il lui demande ses ambitions s’agissant de l’engorgement de l’épreuve pratique du permis de conduire et de la pénurie d’inspecteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4544</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte marqué par une hausse des inscriptions au permis liée notamment à la poussée démographique du début des années 2000 et à l’abaissement de l’âge du permis à 17 ans le 1er janvier 2024 qui a fait de 2024 une année charnière devant absorber 2 classes d’âges entrantes – les 17 et les 18 ans – au permis de conduire, l’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. Leur répartition dans les régions et les départements avait été établie, afin d’être la plus efficace, en fonction notamment du nombre de formateurs déclaré dans le département, du seuil formateur (nombre d’élèves qu’un formateur peut former par mois), du nombre moyen d’examens dans le département par mois et par IPCSR et du taux de réussite à l’examen dans le département. Pour le département de l’Ain, les indicateurs ne justifiaient pas l’affectation de postes d’IPCSR supplémentaires en 2023 et en 2024. En revanche, le département a connu ces derniers mois des départs d’IPCSR qui font qu’aujourd’hui l’Ain dispose d’un effectif de 8 IPCSR pour une cible définie à 11 ETP. Cette situation de vacances de trois postes a été bien identifiée. Le département va bénéficier de l’affectation de 3 lauréats de concours d’IPCSR 2025, permettant ainsi de combler ces postes vacants et d’envisager un fonctionnement plus satisfaisant du système des examens du permis de conduire dans ce département. Un agent de la poste qualifié en tant qu’examinateur de l’épreuve pratique du permis de conduire de la catégorie B commencera à réaliser des examens au début du mois de mars 2025. Par ailleurs, s’agissant des permis poids lourds, 2 IPCSR du département de l’Ain auront prochainement achevé leur formation aux permis poids lourds et à la qualification correspondante et seront opérationnels pour mener des examens du groupe lourd dès le début du mois d’avril 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4117</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4544</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements de l’ANTS sur l’immatriculation des véhicules de collection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4117. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, il arrive malheureusement que des erreurs de numéro de série interviennent lors de l’immatriculation ou bien qu’un véhicule ancien souvent antérieur à 1960 soit dépourvu de carte grise (notamment s’il s’agit d’un ancien véhicule militaire, pompiers, vendu par les domaines il y a très longtemps). Or dans ce cas précis et bien que la FFVE ait pu délivrer une attestation justifiant qu’il s’agit bien d’un véhicule de collection, il apparaît que l’ANTS refuse de délivrer la carte grise et exige la production d’une réception à titre isolé par la DREAL. Or ces véhicules dont le type a pu servir dans les armées ou administrations françaises ont forcément fait l’objet à un moment donné d’une réception pour pouvoir circuler sur les routes françaises. Dès lors, exiger de ces véhicules anciens qui n’ont pas été modifiés une réception à titre isolé par la DREAL apparaît incohérent, déloyal et contraire au principe de neutralité de l’administration en plus d’un excès de pouvoir manifeste. En fait, il s’agit ici de faire preuve de pragmatisme en trouvant une solution quand une personne a acheté un véhicule de collection qui existe bien mais qui est dépourvu de papier. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour mettre bon ordre au sein de l’ANTS qui du fait de sa délégation de pouvoir en la matière ne saurait s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile aujourd’hui mis à mal par son action considérée par bon nombre de collectionneurs et citoyens français comme irresponsable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4627</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4545</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance des cartes grises par l’ANTS pour les véhicules anciens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4627. — 4 mars 2025. — Mme Manon Bouquin* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) via le site https://ants.gouv.fr. Il arrive malheureusement que des erreurs de numéro de série surviennent lors de l’immatriculation ou qu’un véhicule ancien, souvent antérieur à 1960, soit dépourvu de carte grise, notamment s’il s’agit d’un ancien véhicule militaire ou de secours (pompiers), vendu par les domaines il y a plusieurs décennies. Or, dans ces cas précis, bien que la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE) puisse délivrer une attestation confirmant qu’il s’agit bien d’un véhicule de collection, l’ANTS refuse parfois d’établir une carte grise et exige la production d’une réception à titre isolé par la DREAL. Toutefois, ces véhicules, ayant été utilisés par l’armée ou l’administration française, ont nécessairement fait l’objet d’une réception à un moment donné pour pouvoir circuler sur les routes françaises. Dès lors, imposer une nouvelle réception à titre isolé par la DREAL pour ces véhicules anciens, qui n’ont subi aucune modification, apparaît incohérent, excessif et contraire au principe de neutralité de l’administration. Il s’agit ici de faire preuve de pragmatisme en trouvant une solution pour les propriétaires de véhicules de collection existants mais dépourvus de papiers. Elle lui demande quelles mesures il entend prendre afin de remédier à cette situation et d’assurer que l’ANTS, en vertu de la délégation de pouvoir dont elle dispose, respecte les principes évoqués ; l’objectif est de faciliter la préservation du patrimoine automobile, aujourd’hui mise à mal par une action jugée par de nombreux collectionneurs et citoyens comme inadaptée et préjudiciable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6221</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4545</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Allègement des règles d’immatriculation des véhicules anciens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6221. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, il arrive malheureusement que des erreurs de numéro de série interviennent lors de l’immatriculation ou bien qu’un véhicule ancien souvent antérieur à 1960 soit dépourvu de carte grise (notamment s’il s’agit d’un ancien véhicule militaire, pompiers, etc. vendu par les domaines il y a très longtemps). Or dans ce cas précis et bien que la FFVE ait pu délivrer une attestation justifiant qu’il s’agit bien d’un véhicule de collection, il apparaît de l’ANTS refuse de délivrer la carte grise et exige la production d’une réception à titre isolé par la DREAL. Or, faut-il le rappeler, ces véhicules dont le type a pu servir dans les armées ou administrations françaises ont forcément fait l’objet à un moment donné d’une réception pour pouvoir circuler sur les routes françaises. Dès lors, exiger de ces véhicules anciens qui n’ont pas été modifiés une réception à titre isolé par la DREAL apparaît incohérent, déloyal et contraire au principe de neutralité de l’administration en plus d’un excès de pouvoir manifeste. En fait, il s’agit ici de faire preuve de pragmatisme et trouvant une solution quand une personne a acheté un véhicule de collection qui existe bien mais qui est dépourvu de papier. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre bonne ordre au sein de l’ANTS qui du fait de sa délégation de pouvoir en la matière ne saurait s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation de du patrimoine automobile aujourd’hui mis à mal par son action considérée par bon nombre de collectionneurs et citoyens français comme irresponsable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4545</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le véhicule avec l’usage « véhicule de collection » doit répondre à différents critères. Le véhicule doit tout d’abord avoir été construit ou immatriculé il y a au moins trente ans. Ensuite, son type particulier, tel que défini par la législation de l’Union européenne ou nationale, ne doit plus être produit. Enfin, le véhicule doit est préservé sur le plan historique et maintenu dans son état d’origine, et aucune modification essentielle ne doit avoir été apportée aux caractéristiques techniques de ses composants principaux. Dans le cas général, il n’est pas demandé de faire procéder à réception à titre isolé (RTI) en DREAL, pour un véhicule ancien de plus de 30 ans qui a déjà fait l’objet d’une réception antérieure par les services de l’État et qui n’a pas été modifié depuis, même si le propriétaire n’a plus en sa possession de certificat d’immatriculation. En revanche, dans certains cas très spécifiques, où un véhicule ancien aurait été modifié, par exemple son carburant, une RTI en DREAL est demandée pour constater que le véhicule est revenu dans sa configuration d’origine, ceci afin de respecter la définition du véhicule de collection. Enfin dans le cas particulier des véhicules anciens de secours, une RTI est également nécessaire pour modifier certaines caractéristiques sur le certificat d’immatriculation en usage collection, dans la mesure où ces véhicules perdent leur caractère de véhicules de secours avec les équipements spécifiques associés. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4120</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4546</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des cartes grises de collection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4120. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises de collection par l’Agence nationale des titres sécurisés et la FFVE. En effet, il apparaît que les délais pour obtenir ce document et pouvoir rouler sur les routes françaises dépasse souvent six mois et parfois jusqu’à une année. Un tel délai est d’autant plus inadmissible qu’un citoyen peut être sanctionné conformément aux dispositions de l’article R. 322-1 du code de la route par une contravention de cinquième classe en pareil cas. D’autant plus que selon l’article R. 322-5 du code de la route « le nouveau propriétaire d’un véhicule déjà immatriculé doit, s’il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d’un mois à compter de la date de la cession, un certificat d’immatriculation à son nom ». Ainsi, il apparaît que les modalités et obligations administratives excessives imposées par ces deux organismes aux citoyens français s’adonnant à la collection de véhicules anciens portent atteintes à leurs droits. Il en est ainsi notamment de leur droit de propriété, lorsque ces deux organismes confondent la carte grise avec un titre de propriété et demandent des justificatifs excessifs pour établir la propriété alors que cela ne relève pas de leur compétence mais de celle d’un juge conformément aux dispositions du code civil (art. 544, 550, 1582, 1615, 2228, 2276, 2277). En effet, il est de jurisprudence constante que la preuve de la propriété d’un bien meuble s’apporte par tout moyen (Civ. 1ère, 11 janvier 2000 ; Civ 1ère ; 21 février 2006 ; Civ 1ère, 19 mars 2008) et qu’en fait de meuble la possession vaut titre sachant que la bonne foi est présumée. D’ailleurs, en cas de vol, la chose ne peut être revendiquée que pendant trois ans. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour mettre bon ordre au sein de l’ANTS et de la FFVE qui du fait de leur délégation de pouvoir en la matière ne sauraient s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6223</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4546</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais d’immatriculation des véhicules de collection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6223. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises de collection par l’Agence nationale des titres sécurisés et la FFVE. En effet, il apparaît que les délais pour obtenir ce document et pouvoir rouler sur les routes françaises dépasse souvent six mois et parfois jusqu’à une année. Un tel délai est inadmissible, surtout quand on sait qu’un citoyen peut être sanctionné conformément aux dispositions de l’article R. 322-1 du code de la route à une contravention de cinquième classe en pareil cas. D’autant plus que selon l’article R. 322-5 du code de la route, « le nouveau propriétaire d’un véhicule déjà immatriculé doit, s’il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d’un mois à compter de la date de la cession, un certificat d’immatriculation à son nom ». Ainsi, il apparaît que les modalités et obligations administratives excessives imposées par ces deux organismes aux citoyens français s’adonnant à la collection de véhicules anciens portent atteintes à leurs droits. Il en est ainsi notamment de leur droit de propriété, lorsque ces deux organismes confondent la carte grise avec un titre de propriété et demandent des justificatifs excessifs pour établir la propriété alors que cela ne relève pas de leur compétence mais de celle d’un juge conformément aux dispositions du code civil (c. civ. art. 544, 550, 1582, 1615, 2228, 2276, 2277, etc.). En effet, il est de jurisprudence constante que la preuve de la propriété d’un bien meuble s’apporte par tout moyen (civ. 1re, 11 janvier 2000 ; civ 1re ; 21 février 2006 ; civ 1re, 19 mars 2008) et qu’en fait de meuble la possession vaut titre sachant que la bonne foi est présumée. D’ailleurs, en cas de vol, la chose ne peut être revendiquée que pendant trois ans. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre bonne ordre au sein de l’ANTS et de la FFVE qui, du fait de leur délégation de pouvoir en la matière, ne sauraient s’écarter des principes évoqués précédemment, et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6224</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4546</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Exigences de l’ANTS pour les véhicules anciens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6224. — 29 avril 2025. — M. Philippe Vigier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr, un site semblant particulièrement complexe à utiliser et qui, de l’avis de nombreux citoyens, relèverait d’un véritable parcours du combattant dès lors que la demande ne rentre pas dans le profil type d’un véhicule récent. En ce sens, le Défenseur des droits a été destinataire de nombreuses saisines contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) dans le cadre des certificats d’immatriculation après la mise en place du Plan préfectures nouvelle génération (PPNG). Or, s’agissant des véhicules anciens dit de collection, il apparaît que certains d’entre eux découverts en piteux état et abandonnés depuis longtemps dans une grange soient dépourvus de leur carte grise originelle. Or, après achat et restauration, lors de leur immatriculation par leur nouveau propriétaire, l’ANTS et la FFVE refusent souvent de délivrer l’attestation et la carte grise en exigeant des justificatifs que la loi ne demande pas, ce qui porte atteinte à la pleine propriété de ces véhicules par leur propriétaire, ainsi qu’à la bonne conservation de ce patrimoine puisque, ne pouvant être immatriculés par une administration française trop pointilleuse, leurs propriétaires éconduits préfèrent les revendre à l’étranger où apparemment cela ne pose aucune difficulté pour les immatriculer. Le problème vient du fait qu’un véhicule est un bien meuble immatriculé et que l’article R. 221-1 du code de la route prévoit que le conducteur d’un véhicule doit être en mesure de présenter aux fonctionnaires ou agents chargés de constater les infractions à la police de circulation un permis de conduire ainsi qu’un certificat d’immatriculation afférent au véhicule. Or le certificat d’immatriculation, bien qu’établi au nom du propriétaire du véhicule (personne physique ou morale, ou jouissant de la personnalité morale), ne peut en aucun cas être considéré comme un titre de propriété (rép. Delmatte à question écrite n° 53904, JOAN du 22 février 2005). En effet, selon l’article 2 de l’arrêté du 5 novembre 1984 modifié relatif à l’immatriculation des véhicules dispose que la carte grise, bien qu’établie au nom du propriétaire du véhicule, ne peut être considérée comme un titre de propriété. Elle est un titre de police ayant pour but d’identifier un véhicule et dont la détention est obligatoire pour la mise ou le maintien en circulation dudit véhicule sur les voies ouvertes à la circulation publique. La carte grise est donc une pièce administrative permettant la circulation d’un véhicule. Elle peut créer une présomption de propriété du véhicule à l’égard de son titulaire, qui n’est pas nécessairement son détenteur puisque le véhicule peut être prêté ou loué. Mais cette propriété peut se prouver ou être infirmée par d’autres moyens. À titre d’exemple, dans une décision du 14 septembre 2000, la cour d’appel de Paris a jugé que la facture d’achat du véhicule, le chèque établi en paiement et le prêt contracté pour cet achat, constituait une preuve valable de propriété d’un véhicule (rép. Masson à question écrite n° 06166, JO Sénat du 19 juin 2003). Ainsi, le rôle de la FFVE ou de l’ANTS n’est pas d’établir la propriété du véhicule en délivrant l’attestation et la carte grise, mais de permettre aux forces de l’ordre d’envoyer à qui de droit les amendes pour non-respect du code de la route. En effet, seul un juge judiciaire est habilité à dire qui est le propriétaire d’un bien meuble immatriculé après que son légitime propriétaire l’ai régulièrement saisi s’il a été porté atteinte à sa propriété. Or il apparaît que la FFVE et l’ANTS exigent une traçabilité complète de tous les propriétaires quasi-impossible à apporter, ainsi que chaque cession fasse l’objet d’une carte grise, ce qui est là encore quasi impossible quand le véhicule a changé de mains sans être apte à passer le contrôle technique préalable à l’immatriculation. Il faut préciser qu’une restauration peut durer plusieurs années et que propriétaire peut mourir, divorcer, perdre son emploi ou encore se lasser avant de terminer la restauration dudit véhicule de collection. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faire cesser ces exigences.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4547</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le véhicule avec l’usage « véhicule de collection » doit répondre à différents critères. Le véhicule doit tout d’abord avoir été construit ou immatriculé il y a au moins trente ans. Ensuite, son type particulier, tel que défini par la législation de l’Union européenne ou nationale, ne doit plus être produit. Enfin, le véhicule doit être préservé sur le plan historique et maintenu dans son état d’origine, et aucune modification essentielle ne doit avoir été apportée aux caractéristiques techniques de ses composants principaux. Lors de la demande de l’immatriculation d’un véhicule avec l’usage « véhicule de collection », la réglementation applicable exige, parmi les justificatifs, la présentation du certificat d’immatriculation précédent du véhicule ou, à défaut, une pièce prouvant l’origine de propriété du véhicule. S’agissant de la justification de propriété du véhicule, la facture d’achat du véhicule, la déclaration de cession ou encore un testament peuvent être acceptées. Un justificatif de propriété est également demandé par la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), aux fins d’établir l’attestation de datation et de caractéristiques appelée aussi « attestation FFVE », elle-même à joindre au dossier de demande d’immatriculation en tant que véhicule de collection. Les justificatifs acceptés dans le cadre de cette démarche sont l’ancien numéro d’immatriculation ou encore l’extrait des archives départementales, l’acte notarié, ou un historique de la propriété signée. Toutefois, en l’absence de titre de propriété et si la chaîne de propriété ne peut être retracée, il pourra être fait application de l’article 2276 du code civil, lequel dispose qu’« en fait de meubles, la possession vaut titre ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4547</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dissolution du GSP du commissariat de Beaucaire-Tarascon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4269. — 18 février 2025. — M. Yoann Gillet* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dissolution du groupe de sécurité de proximité (GSP) du commissariat de Beaucaire-Tarascon qu’il découvre. Le manque d’effectifs aurait apparemment contraint les autorités à choisir entre le maintien d’une équipe de nuit et celui du GSP. M. le député rappelle que la ville de Beaucaire compte deux importants quartiers prioritaires (QPV), tandis que celle de Tarascon en compte un. Si la situation à Beaucaire est calme et apaisée, en raison notamment d’une politique municipale volontariste en la matière, la sécurité des habitants ne peut reposer que sur la police municipale, dont les prérogatives sont malheureusement bien trop restreintes par la loi pour pouvoir se passer de l’appui de la police nationale. Par ailleurs, la délinquance est forte à Tarascon, notamment dans le quartier des Ferrages. Cette commune des Bouches-du-Rhône ne bénéficie pas des mêmes choix en matière d’effectifs de police municipale que sa voisine gardoise. La suppression du GSP fragilise davantage la situation de la commune de Tarascon et retire à celle de Beaucaire la possibilité de se faire assister de policiers luttant contre la délinquance du quotidien. Cette situation soulève une interrogation sur la cohérence entre les déclarations médiatiques récentes de M. le ministre et les décisions prises sur le terrain. M. le député s’étonne de ne pas avoir été informé officiellement de la suppression du GSP et s’interroge sur la véritable volonté du Gouvernement. Il exige des mesures nécessaires pour que des effectifs supplémentaires soient déployés au sein du commissariat de Beaucaire/Tarascon afin que le GSP puisse être recréé. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4548</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suppression du GSP de Tarascon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4273. — 18 février 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la suppression du groupe de sécurité et de proximité (GSP) du commissariat de Beaucaire - Tarascon, essentiellement dédié à la lutte contre l’insécurité du quotidien (cambriolages, violences intra-familiales). En tant qu’élu de la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, M. le député tenait tout d’abord à lui faire part de son étonnement et de son inquiétude de ne pas avoir été officiellement informé de cette décision, qui aura des conséquences certaines sur la sécurité au quotidien au sein du territoire. En outre, il est profondément surpris par cette décision qui vient en contradiction avec les propos réguliers de M. le ministre quant au renforcement de la lutte contre l’insécurité et qui fragilisera inévitablement le travail des forces de l’ordre sur la commune de Tarascon. Ainsi, malgré ses discours apparemment volontaristes et musclés sur la question, il constate une nouvelle fois qu’il poursuit la politique des gouvernements précédents ayant mené à une réduction drastique des effectifs et donc à une présence toujours moins importante des forces de l’ordre sur le terrain. Pourtant, l’insécurité au quotidien, en France comme dans la circonscription que M. le député représente, n’est pas un sentiment mais une réalité. Plusieurs faits divers récents, comme l’incendie volontaire d’un appartement à Miramas ou encore l’agression violente de plusieurs surveillants de la maison centrale d’Arles, en attestent. Il se permet de lui rappeler qu’il avait d’ailleurs alerté la préfecture de police plusieurs mois à l’avance sur ces problématiques, notamment les 15 avril et 7 septembre 2024, à l’occasion de réunions en préfecture de région à Marseille. Ainsi, il lui demande de revenir sur cette décision et de renforcer les effectifs du commissariat de Tarascon Beaucaire afin que la sécurité des citoyens soit assurée comme il se doit.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4548</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2024, la délinquance générale a diminué dans les deux communes de Beaucaire et de Tarascon. Avec 1 115 faits constatés à Tarascon et 903 à Beaucaire, cette baisse est respectivement de 14,56 % et de 8,08 %. Les atteintes à l’intégrité physique ont diminué de 15,38 % à Tarascon et de 21,81 % à Beaucaire. S’agissant des atteintes aux biens, elles sont en légère hausse à Tarascon (+1,25 %) mais diminuent à Beaucaire (-10,41 %). Ces chiffres ne justifient nul triomphalisme ni ne sauraient conduire à minorer les attentes des habitants et de leurs élus en matière de sécurité ou le sentiment d’insécurité. Ils témoignent en revanche de la totale mobilisation des forces de police et des résultats qu’elles obtiennent. S’agissant du groupe de sécurité de proximité (GSP) de la circonscription de police nationale (CPN) de Tarascon-Beaucaire, il a été créé en septembre 2021. Composé de 2 groupes travaillant en régime cyclique, sa mission est d’assurer une présence quotidienne de voie publique, dans l’après-midi et dans la soirée (jusqu’à 1 h 30 au printemps et en été). En septembre 2024, le groupe 1 du GSP a dû être dissous à la suite d’une enquête administrative pré-disciplinaire relative aux pratiques professionnelles non conformes à la déontologie de certains de ses membres. Cette enquête a conduit à la cessation d’activité de ce groupe 1, dont les agents qui n’étaient pas mis en cause ont été réaffectés dans les unités de police-secours de la circonscription. Il s’ensuit qu’un seul groupe du GSP a continué d’intervenir, ce qui a pu laisser penser que l’unité était en voie d’être dissoute. Tel n’est pas le cas et sa « suppression » n’est pas à l’ordre du jour. Le GSP a fait la preuve de son efficacité, contribuant notamment à la baisse de la délinquance constatée dans les deux communes. Il convient à cet égard de souligner aussi l’engagement des polices municipales des deux communes. Une réorganisation est en cours au sein de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) des Bouches-du-Rhône afin, à terme, de reconstituer un GSP complet, qui contribuera à assurer une présence quotidienne accrue et visible sur la voie publique. Il convient de noter que la circonscription de police nationale, qui s’appuie sur un effectif de 88 agents (agents affectés, données au 31 décembre 2024), peut en outre bénéficier du soutien, lorsque nécessaire, des plus de 1 700 policiers relevant des unités départementales et interdépartementales de la DIPN des Bouches-du-Rhône. La situation des effectifs de la DIPN des Bouches-du-Rhône restera un point d’attention majeur du ministère de l’intérieur. Au-delà des effectifs, les réponses apportées à la délinquance relèvent avant tout de l’organisation des forces, de leurs doctrines d’intervention, de leur mode d’action et de leur présence sur le terrain. À cet égard, la mise en œuvre du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien des Bouches-du-Rhône, présenté le 21 février 2025, va permettre d’accroître l’efficacité de la lutte contre la délinquance, prévoyant notamment de mieux cibler les lieux, zones et périodes où se situent les problèmes de sécurité publique et de maximiser la visibilité de l’action de la puissance publique. La mise en œuvre efficace de ce plan d’action impliquera que l’ensemble des acteurs locaux poursuivent et intensifient leur engagement en faveur de la sécurité, notamment les maires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4271</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4549</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité - Nouveau commissariat d’Aubagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4271. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la construction du nouveau commissariat d’Aubagne, ville de 48 000 habitants et dont la construction est à l’agenda depuis 20 ans. L’ancien commissariat est devenu vétuste et inadapté à la situation locale. Le projet de nouveau commissariat est inlassablement reporté ou repoussé, sans que les citoyens qui en dépendent n’aient de réponses adaptées quant aux solutions que l’État et le Gouvernement comptent mettre en place pour assurer la qualité du service public qui en découle. Pire, des moyens très importants sont mis à disposition de la ville de Marseille dans le cadre de « Marseille en grand » et dans la tentative gouvernementale tardive de juguler l’activité délictuelle et criminelle sur ce territoire. Or les délinquants et les criminels ont d’ores et déjà anticipé les effets de cette nouvelle politique en déportant les violences et les trafics sur les communes adjacentes. Évidemment, celle d’Aubagne ne fait pas exception et subit même cette lourde double peine qui cumule un commissariat inadapté et vétuste et une explosion des actes répréhensibles par la loi. Par conséquent, Aubagne devrait pouvoir bénéficier des mêmes avantages que Marseille, puisqu’elle hérite de ses violences. Autrement dit, elle lui demande s’il peut lui préciser quand la ville d’Aubagne sera dotée d’un nouveau commissariat, puisque le ministre Jean-François Carenco, en charge de lui répondre lors des questions orales sans débat (réponse publiée au Journal officiel du 24 mai 2023), ne lui avait pas donné de réponse circonstanciée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4549</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les attentes des policiers en matière de conditions de travail sont fortes et légitimes. Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, en a fait une priorité. C’est dans cette perspective notamment qu’il a demandé à la direction générale de la police nationale d’élaborer un véritable plan de la « Ressource humaine du quotidien », afin d’améliorer concrètement la vie professionnelle des agents. Le parc immobilier de la police nationale en particulier constitue un sujet de préoccupation important pour les personnels, alors qu’il comporte encore de trop nombreux bâtiments nécessitant des rénovations.  Les efforts engagés de longue date pour améliorer les conditions de travail et d’accueil du public se sont poursuivis en 2024 en matière de construction ou de rénovation, de maintenance lourde ou d’aménagement et d’entretien. Les crédits adoptés par le Parlement dans le projet de loi de finances pour 2025 vont permettre de poursuivre les principales opérations d’investissement immobilier engagées par le ministère de l’intérieur en faveur de la police nationale et de lancer certaines opérations. La situation budgétaire contrainte ne permet toutefois malheureusement pas de répondre dans l’immédiat à tous les besoins. S’agissant du commissariat d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, ses locaux - composés de deux bâtiments (l’un domanial, l’autre en location) - sont effectivement peu fonctionnels et trop exigus.  La question de son relogement se pose depuis plusieurs années. La construction devrait se faire sur un terrain gracieusement mis à disposition par la commune. Le projet progresse. Des études de faisabilité et de programmation ont été menées en 2017-2018 puis, grâce à des crédits mis en place en 2023, ces études ont été actualisées pour permettre une reprise plus aisée du dossier. Par ailleurs, des diagnostics (amiante, pollution, etc.) ont été réalisés en 2024. À ce stade, un programme récent est donc disponible et permettra de poursuivre le processus pour livrer un nouveau commissariat. À ce jour toutefois, les contraintes qui pèsent sur le programme budgétaire de la police nationale ne permettent pas de dégager en 2025 les crédits nécessaires aux études de maîtrise d’œuvre (estimées à 1,5 M€), pour un marché de travaux estimé à 11,5 M€. Le ministère de l’Intérieur reste attentif à ce projet de relogement, indispensable mais dont les perspectives financières devront être de nouveau examinées au titre de la programmation 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4337</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4550</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance des cancers comme maladie professionnelle des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4337. — 25 février 2025. — Mme Anaïs Sabatini* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la reconnaissance des cancers professionnels chez les sapeurs-pompiers. Sept types de cancer sont reconnus par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme étant directement liés à l’exposition aux fumées et substances toxiques rencontrées en intervention par les pompiers. Des études scientifiques ont démontré que le taux de mortalité par cancer est plus élevé chez les sapeurs-pompiers que dans la population générale, avec une prévalence des cancers supérieure de 323 % chez les pompiers âgés de 35 à 39 ans. Pourtant, la reconnaissance de ces cancers en tant que maladies professionnelles reste lacunaire. Il est urgent de permettre une prise en charge systématique et adaptée, à l’instar de ce qui existe déjà dans plusieurs pays européens. Une telle reconnaissance permettrait d’alléger les démarches administratives longues et contraignantes, évitant ainsi à chaque pompier d’avoir à démontrer individuellement le lien entre sa pathologie et son activité professionnelle. D’autre part, une meilleure reconnaissance et prise en charge des maladies professionnelles concourrait à limiter la crise actuelle des vocations. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend élargir la présomption d’imputabilité au service aux types de cancer dont le lien avec l’activité de sapeur-pompier est reconnu par le CIRC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4550</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État de la reconnaissance des maladies professionnelles pour les pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6179. — 29 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’état de la reconnaissance des maladies professionnelles pour les sapeurs-pompiers en France. En avril 2025, le Québec a élargi la couverture contre le cancer pour les pompiers, ajoutant six types de cancer à la liste des types de cancer jugés professionnels chez les pompiers. La province reconnaît ainsi 15 types de cancer comme professionnels. D’autres provinces voisines vont jusqu’à reconnaître 22 types (la Saskatchewan en l’occurrence). En France, les cancers ne sont pas tout à fait reconnus comme des maladies professionnelles mais demeurent à l’état de suspicions. Si l’adoption au Sénat, le 19 mars 2025, d’une proposition de loi visant à garantir le suivi de l’exposition des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires aux agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, constitue une avancée réelle, elle n’est que le premier pas vers une reconnaissance plus globale des risques encourus par les pompiers. Elle lui demande quelles dispositions il envisage de prendre pour encourager la reconnaissance des maladies professionnelles des sapeurs-pompiers volontaires comme professionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4550</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en charge des risques liés à la toxicité des résidus d’incendie et à la pollution par les particules fines constitue une problématique majeure clairement identifiée et bien prise en compte par le Gouvernement. Tout d’abord, il peut être utile de rappeler qu’il est possible de bénéficier de la reconnaissance des maladies professionnelles lorsque l’affection résulte d’une maladie non inscrite au tableau des maladies professionnelles, conformément au dernier alinéa de l’article L. 822-20 du code général de la fonction publique. Pour autant, le Gouvernement a d’ores et déjà initié les travaux visant à modifier les tableaux des maladies professionnelles s’agissant des deux pathologies associées à des preuves scientifiques avérées concernant les sapeurs-pompiers. Les travaux scientifiques de nature à conforter le faisceau d’arguments internationaux des pathologies aux preuves scientifiques probables se poursuivent pour consolider ou infirmer le lien entre l’activité de sapeur-pompier et d’autres cancers. Ces travaux devraient permettre par la suite d’établir un consensus social sur les pathologies à inscrire au tableau des maladies professionnelles.  Ces études contribueront également à ajuster les données nécessaires au suivi de l’exposition des sapeurs-pompiers aux risques inhérents aux différentes missions des services d’incendie et de secours, éléments qui pourront utilement éclairer le suivi médical des sapeurs-pompiers tout au long de la carrière ainsi que le suivi post-professionnel instauré dans la fonction publique territoriale par le décret n° 2015-1438 du 5 novembre 2015 et dont les éléments de traçabilité à prendre en compte actuellement ont été rappelés aux services d’incendie et de secours en début d’année. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4397</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4550</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Personnes diabétiques souhaitant devenir sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4397. — 25 février 2025. — M. Julien Rancoule* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les personnes diabétiques souhaitant devenir sapeurs-pompiers volontaires. M. le député souhaiterait savoir si certaines personnes souffrant de diabète et postulant à l’activité de sapeur-pompier volontaire peuvent voir leur dossier de candidature être refusé au motif de leur état de santé et ce, sans examen médical préalable. Par ailleurs, il souhaiterait également connaître l’avis du comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques prévu à l’article 1er de la loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé. D’après ce même article, ce comité vise à favoriser l’égal accès au marché du travail et aux formations professionnelles de toute personne, quel que soit son état de santé, et apparaît donc pertinent pour répondre également à la question. La loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé prévoit la publication d’un rapport annuel au Parlement. Il souhaite être informé et obtenir les rapports émis depuis l’entrée en vigueur de cette loi, afin de comprendre les progrès accomplis, les défis rencontrés et les ajustements nécessaires perçus par Mme la ministre quant à son application ; il souligne l’importance de renforcer la transparence et la compréhension des citoyens concernant les mesures prises, dans un souci d’information et d’équité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5902</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4551</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mettre fin à l’exclusion des personnes diabétiques des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5902. — 15 avril 2025. — M. Alexandre Portier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’exclusion systématique des personnes vivant avec un diabète des rangs des sapeurs-pompiers volontaires. Le référentiel SIGYCOP, qui établit le profil médical, exclut les personnes porteuses de diabète de l’exercice des fonctions de militaire et de sapeur-pompier. Cette déclaration d’inaptitude prive un habitant de sa circonscription de vivre sa vocation et de s’investir au service du pays comme sapeur-pompier volontaire avec fierté et dévouement. Un arrêté du 19 décembre 2024 a décrété de nouvelles normes d’aptitudes médicales applicables aux réservistes opérationnels et spécialistes de l’armée de l’air et un texte du 7 janvier 2025 indique que les réservistes de la gendarmerie nationale ne sont plus soumis au profil médical SIGYCOP. Par conséquent, sur le modèle des réservistes de l’armée et de la gendarmerie, les sapeurs-pompiers volontaires devraient pouvoir bénéficier de cette évolution réglementaire afin qu’une maladie telle que le diabète ne puisse plus justifier à elle seule une inaptitude. Il souhaite connaître son avis sur l’opportunité de déterminer dès aujourd’hui l’aptitude médicale à servir au sein des sapeurs-pompiers sur le fondement d’une évaluation individuelle et non d’une règle stricte et aveugle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4551</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question des conditions d’aptitude médicale applicables aux personnes atteintes de diabète souhaitant intégrer les services d’incendie et de secours constitue une problématique clairement identifiée et pour laquelle une réponse adaptée est en cours de mise en oeuvre. Ainsi, le décret n° 2025-330 du 10 avril 2025 relatif à l’aptitude des sapeurs pompiers professionnels et volontaires et son arrêté d’application du 10 avril 2025 relatif aux conditions de santé exigées pour l’exercice de leurs fonctions et pour la conduite des véhicules du service entreront en vigueur au 1er janvier 2026. Ces textes marquent une étape importante dans la modernisation du cadre réglementaire applicable à l’aptitude des sapeurs pompiers basé sur un arrêté de mai 2000 désormais obsolète, notamment en matière de prise en compte adaptée des différentes formes de diabète ou des porteurs asymptomatiques du virus de l’immunodéficience humaine. Ainsi, un référentiel national des modalités pratiques d’évaluation de l’état de santé des sapeurs-pompiers à destination notamment des médecins chargés de l’aptitude des services d’incendie et de secours emporte notamment des dispositions spécifiques relatives à la prise en compte des maladies chroniques stabilisées, en l’absence de traitement ou avec un traitement bien toléré, permettant de prononcer une aptitude aux missions des sapeurs-pompiers dès lors qu’il n’y aurait pas de risque supplémentaire pour le sapeur-pompier, ses collègues ou les victimes ou de risque d’aggravation de sa pathologie. La mise en oeuvre prochaine de ces nouvelles modalités d’évaluation de l’état de santé des sapeurs-pompiers apportera un cadre clair et sécurisé pour l’examen des situations individuelles, en veillant à une prise en compte plus adaptée des maladies chroniques, tant au moment du recrutement qu’en cours de carrière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4565</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4551</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret relatif à la bonification des trimestres de retraite des SPV</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4565. — 25 février 2025. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’absence de publication du décret d’application relatif à la bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires. L’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale a instauré un dispositif permettant aux sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’au moins dix années d’engagement, d’obtenir des trimestres supplémentaires pour leur retraite. Cette mesure, qui vise à reconnaître leur engagement essentiel au service de la population, est aujourd’hui suspendue à la publication du décret d’application, laissant de nombreux bénéficiaires dans l’incertitude. Pourtant, ces volontaires, qui constituent près de 78 % des effectifs des sapeurs-pompiers en France, jouent un rôle indispensable dans le maillage territorial des secours et la sécurité des citoyens. L’absence de mise en œuvre rapide de cette disposition pourrait non seulement fragiliser la reconnaissance de leur engagement, mais également freiner le recrutement de nouveaux volontaires. Ainsi, elle souhaiterait savoir à quelle date le Gouvernement prévoit de publier ce décret. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4552</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attaché au modèle français de sécurité civile, fondé, entre autres, sur la complémentarité des statuts qui le composent : les sapeurs-pompiers professionnels, les sapeurs-pompiers volontaires, les militaires et les bénévoles. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli plus de 10 ans de service puissent bénéficier de trimestres de retraite selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État. Le décret d’application n’a pour l’heure pas été pris. Les premières écritures, ne satisfaisaient pas, en l’état, l’esprit de la loi. La concertation sur ce sujet nécessite du temps pour ne pas réaboutir à une situation insatisfaisante pour nos sapeurs-pompiers. Les travaux interministériels ont donc repris pour aboutir à une solution sérieuse et possible qui mette en œuvre cette disposition dans l’esprit de la loi, c’est-à-dire qui vise à renforcer la fidélisation de nos sapeurs-pompiers volontaires et à reconnaître leur engagement. Ces travaux doivent aboutir rapidement, afin de reconnaître l’engagement de nos sapeurs volontaires, indispensables à la nation, et les services du ministère sont pleinement mobilisés pour y parvenir dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4584</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4552</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Apposition d’un signe distinctif sur les quadricycles légers à moteur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4584. — 25 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’opportunité d’instaurer une obligation d’apposition d’un signe distinctif sur les quadricycles légers à moteur, par exemple sur le modèle des disques dont l’apposition est imposée par l’arrêté du 23 novembre 1992. Ces véhicules, accessibles dès l’âge de 14 ans avec la catégorie AM du permis de conduire, sont de plus en plus nombreux sur les routes françaises et leur conception peut les rendre très ressemblants à des véhicules classiques. En 2022, on comptait plus de 200 000 « voitures sans permis » en circulation en France, un chiffre en constante augmentation en raison de l’évolution de la réglementation et de l’attrait qu’elles représentent pour les jeunes, les personnes ne souhaitant pas passer le permis de conduire et celles en ayant été privées. Si ces véhicules sont limités à une vitesse de 45 km/h et à une puissance de 6 kW, leur présence sur la route n’est pas toujours clairement identifiée par les autres usagers, notamment sur les axes hors agglomération où la différence de vitesse avec le reste du trafic peut être source de danger. L’instauration d’un signe distinctif spécifique et facilement identifiable permettrait d’améliorer la visibilité de ces véhicules et de renforcer la vigilance des autres usagers, à l’image de ce qui existe pour les personnes soumises au permis probatoire. Cette mesure pourrait ainsi contribuer à une meilleure sécurité routière et d’autres pays européens comme l’Italie imposent d’ailleurs des signalétiques spécifiques aux quadricycles légers à moteur, sous la forme d’un autocollant indiquant la vitesse maximale du véhicule. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage la mise en place d’une obligation d’apposition d’un signe distinctif spécifique pour les véhicules sans permis afin d’améliorer la sécurité routière et la cohabitation entre les usagers de la route.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4552</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au regard du code de la route, les quadricycles légers à moteur appartiennent à la sous-catégorie L6eB, caractérisés par une vitesse maximale de 45 km/h et une puissance n’excédant pas 6 kW (article R. 311-1). Avant leur mise en circulation, ils doivent être homologués, soit par une réception par type, sur la base d’un prototype représentatif d’un véhicule produit en série par un constructeur (véhicules neufs uniquement), soit par une réception individuelle à un aménageur, à un constructeur ou à un particulier, pour un véhicule donné (neuf, transformé, importé ou démuni de certificat d’immatriculation). Une fois homologués, ces véhicules doivent être immatriculés et porter une plaque d’identification à l’arrière, comme le dispose l’article R. 317-8 du code de la route.  Pour conduire un quadricycle léger à moteur, les conditions varient selon la date de naissance du conducteur. Les personnes nées avant le 1er janvier 1988 peuvent les conduire sans titre de conduite. En revanche, celles nées à partir de cette date doivent être titulaires du permis AM. De plus, depuis le 1er mars 2024, l’obtention de ce permis nécessite une formation de 8 heures exclusivement réalisée sur un quadricycle léger. Les permis AM obtenus avant le 29 février 2024 en ayant suivi une formation sur 2 jours restent valables pour les quadricycles. Concernant les lieux de circulation, il faut noter que les quadricycles légers à moteur ne sont pas autorisés à emprunter les routes à accès réglementé, telles que les autoroutes, conformément à l’article R. 421-2 du code de la route. Cette interdiction vise à assurer la sécurité des usagers, compte tenu de la vitesse limitée de ces véhicules. Par ailleurs, les quadricycles à moteur sont équipés de dispositifs d’éclairage et de visibilité passifs, leur permettant d’être identifiés à distance. Il est donc essentiel que les conducteurs de véhicules plus rapides fassent preuve de vigilance lorsqu’ils rencontrent un quadricycle léger à moteur afin de prévenir tout risque d’accident.  Cependant, il ne ressort pas des statistiques publiées par l’ONISR qu’un défaut de visibilité soit une cause particulièrement significative d’accidentalité. C’est pourquoi, à ce jour, il n’est pas envisagé de procéder à l’obligation d’apposer un signe distinctif spécifique sur les quadricycles légers à moteur]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4586</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4553</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de place pour les candidats à l’examen du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4586. — 25 février 2025. — M. Daniel Grenon attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le manque de places pour les candidats souhaitant passer l’examen du permis de conduire. Le territoire national ne possède pas suffisamment d’inspecteurs pour faire face à la charge de travail croissante des auto-écoles. En effet, depuis le 1er janvier 2024, le passage du permis est possible dès l’âge de 17 ans et non plus 18 ans, ce qui augmente considérablement le nombre de candidats à l’examen. De plus, le temps de formation assez long des examinateurs (1 an après avoir réussi le concours) ne permet pas de remplacer les départs d’agents. Le recrutement de nouveaux examinateurs (105 en 2024 au total) est largement insuffisant par rapport aux besoins nécessaires. D’ailleurs, les réformes récentes, comme la loi Macron de 2015, ne suffisent pas voire s’avèrent être un échec face au problème principal de pénurie d’inspecteurs dans les auto-écoles. Les mesures se voulant positives, comme la mise à disposition d’employés de La Poste pour le passage de l’examen (depuis cette même loi) ou l’outil de pilotage numérique RDV Permis (généralisé à tous les départements depuis 2022), créent des nouvelles difficultés. Par exemple, La Poste ne parvient parfois pas à mobiliser suffisamment d’effectifs pour ses propres missions traditionnelles, tandis que ses inspecteurs ne sont pas tous suffisamment formés. De plus, RDV Permis crée des surcharges administratives, parfois des bugs et certains détournent le système comme avec l’utilisation de bots pour obtenir les meilleurs créneaux, le plus vite possible. En conséquence, les délais d’attente pour l’obtention d’un examen se sont globalement considérablement élargis. Si l’objectif de 45 jours prôné par le Gouvernement est en moyenne respecté, selon l’auto-école en ligne En voiture Simone, certains candidats des territoires ruraux doivent attendre 8,10, voir 12 semaines pour obtenir une place. Ces délais importants entraînent un surcoût pour les candidats qui souhaitent souvent s’entraîner afin de garder leur niveau avant le passage de l’examen. Ils génèrent stress, angoisse, émotions qui se répercutent sur les inspecteurs. Aussi, les auto-écoles sont parfois contraintes de convenir d’un rendez-vous dans un département limitrophe, créant un cercle vicieux où même les départements les moins en difficulté peuvent se retrouver surchargés. Pour toutes ces raisons, il lui demande s’il compte prendre les mesures nécessaires pour faire face à la pénurie d’examinateurs, notamment par un recrutement massif et une revalorisation du métier. Aussi, il lui demande comment il compte régler le problème du délai d’attente important à l’examen tout en réduisant les inégalités territoriales à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4553</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte marqué par une hausse des inscriptions au permis liée notamment à la poussée démographique du début des années 2000 et à l’abaissement de l’âge du permis à 17 ans le 1er janvier 2024, qui a fait de 2024 une année charnière devant absorber 2 classes d’âges entrantes – les 17 et les 18 ans – au permis de conduire, l’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. Soucieux d’améliorer la situation des examens du permis de conduire, le Gouvernement vient d’autoriser au titre de l’année 2025 l’ouverture exceptionnelle d’une seconde session de concours externe et interne pour le recrutement d’IPCSR. 27 postes sont ouverts à cette seconde session de concours. Par ailleurs, certains IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention. Enfin, le ministère de l’intérieur a accordé une enveloppe de 140 670 examens supplémentaires pour 2025. Concernant la plateforme numérique RdvPermis, il est essentiel de rappeler qu’elle s’inscrit dans une démarche de modernisation du processus d’inscription visant à simplifier la réservation des créneaux d’examen pour les professionnels. Cet outil, construit en concertation avec les acteurs du secteur, a permis d’améliorer la transparence, l’équité et la fluidité de la répartition des places d’examen. Il est soutenu par l’ensemble des organisations professionnelles, ne présente pas de dysfonctionnement et est conçu pour lutter contre les robots. Le Gouvernement demeure pleinement mobilisé pour améliorer l’accès à l’examen du permis de conduire et réduire les délais d’attente, en tenant compte des spécificités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4629</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4554</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation de gyrophares et de sirènes sur des véhicules automobiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4629. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’utilisation de gyrophares et de sirènes sur des véhicules automobiles. En effet, Mme la députée constate qu’en application de l’article R. 95 du code de la route, modifié par le décret n° 86-1263 du 9 décembre 1986, seuls les véhicules des services de police et de gendarmerie, les véhicules des services de lutte contre l’incendie et les véhicules d’intervention des unités mobiles hospitalières peuvent être équipés d’avertisseurs spéciaux émettant deux notes de fréquence distincte. Dans le même mouvement, Mme la députée sait que l’utilisation du « deux-tons » peut être accordée aux personnalités politiques lors de convois officiels. Toutefois, il est aisé de constater qu’il existe aujourd’hui une utilisation abusive de gyrophares et de sirènes de la part de certaines personnalités (maire, voire adjoint au maire). Pourtant, Mme la députée remarque qu’il existe une circulaire claire et précise, datant du 23 mars 1984 et qui dispose que « le maire n’est pas autorisé à utiliser la cocarde et le gyrophare ». A fortiori, les adjoints au maire, aussi, ne peuvent faire fi de cette règle. C’est la raison pour laquelle plusieurs préfets ont été amenés à prendre des dispositions contre certains élus disposant que les édiles étaient dans l’illégalité et que ce matériel devait être retiré de leurs voitures. Cela aurait été notamment le cas pour l’ancien maire de Poissy. Cependant, Mme la députée observe que certains véhicules disposent de gyrophares intégrés sur les calandres de leurs véhicules et n’hésitent pas à les utiliser quand bon leur semble. Au regard de ce qui précède, Mme la députée note que ces situations relèvent donc de l’illégalité. En conséquence, elle lui demande quelles sont les sanctions prévues contre ceux qui contreviennent à ces dispositions règlementaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4554</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 311-1 du code de la route fixe de manière limitative la liste des véhicules d’intérêt général. La qualification de véhicule d’intérêt général est appréciée par le rapport entre l’exercice effectif de missions d’intervention commandées par l’urgence, leur récurrence, les voiries concernées et la mise en danger des autres usagers de la route qu’il occasionne nécessairement. Afin de signaler aux autres usagers de la route l’urgence de leur mission et déroger aux règles de circulation du code de la route sans mettre en danger ces usagers, les conducteurs des véhicules d’intérêt général doivent faire usage des avertisseurs spéciaux, complétés par l’utilisation de feux spéciaux, conformément aux articles R. 313-27 et R. 313-34 du code de la route. L’équipement illégal des feux et avertisseurs spéciaux réservées aux véhicules d’intérêt général est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe en application des articles R. 313 29 et R. 313-35 du code de la route. Les équipements peuvent être également saisis et confisqués et le véhicule peut faire l’objet d’une immobilisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4554</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’accueil des mineurs non accompagnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4689. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’éligibilité incompréhensibles quant à l’accueil de mineurs recueillis avant l’âge de 16 ans ainsi que pour l’accueil de ceux qui ont entre 16 et 18 ans. En effet, Mme la députée constate qu’un mineur étranger, entré isolé en France et confié au service de l’aide sociale à l’enfance (ASE) au plus tard à l’âge de 16 ans, peut obtenir une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». Bien pire et dans ce cas de figure, une entrée régulière sur le territoire national n’est pas exigée. Dans le même mouvement, un mineur étranger, entré isolé en France et confié au service de l’ASE entre ses 16 et 18 ans peut aussi être admis au séjour sous la forme d’une régularisation exceptionnelle. Dans ce cas-ci, il incombe au préfet de saisir tout le caractère sérieux desdites demandes. Une fois encore, une entrée régulière sur le territoire national n’est pas exigée. Cependant, Mme la députée refuse que l’accueil de mineurs isolés soit, en filigrane, une façon de nourrir et de contribuer à l’immigration clandestine. Or, en l’état actuel des choses, l’accueil de mineurs isolés nourrit et sert d’appel d’air à l’immigration clandestine. Aussi, Mme la députée souligne-t-elle que personne, y compris l’État, n’a la garantie que ces personnes aient la qualité de mineurs voire de personnes isolées. En conséquence, elle lui demande s’il entend exiger de subordonner à la fois l’obtention d’admission au séjour et l’obtention d’une carte de « séjour temporaire vie privée et familiale » à une entrée régulière sur le territoire national. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour que la France soit assurée du caractère sérieux, véridique et légitime de ces demandes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4554</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ensemble des Etats membres de l’Union européenne sont soumis à un cadre juridique commun à travers la Convention internationale des droits de l’enfant, qui introduisit en 1989 le concept d’intérêt supérieur de l’enfant, et le droit de l’Union européenne. En particulier, l’article 24 de la directive 2013/33/UE fixe des règles communes relatives à l’accueil et au traitement des mineurs étrangers non accompagnés, tandis que l’article 25 de la directive 2013/32/UE prévoit des garanties spécifiques pour les mineurs non accompagnés dans le cadre de la procédure de demande d’asile. Il existe ainsi de fortes similitudes dans les droits accordés aux mineurs isolés dans les différents pays européens, même si l’effectivité de ceux-ci et les conditions matérielles offertes peuvent varier significativement, y compris au sein d’un même État.  En raison de leur vulnérabilité comme de leur afflux important sur le territoire, notamment via la frontière avec l’Italie, les personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille (MNA) font l’objet d’un cadre législatif strict, notamment quant au processus d’évaluation de la réalité de leur situation, ainsi que d’une prise en charge adaptée à leurs besoins. Afin de les identifier, une évaluation pluridisciplinaire est ainsi menée sous la responsabilité du conseil départemental. Celle-ci inclut la présentation, désormais obligatoire depuis la mise en œuvre de la loi Taquet du 7 février 2022, des jeunes en préfecture afin qu’ils soient enrôlés dans une base de données dite d’ « appui à l’évaluation de minorité » (AEM), sauf cas de minorité manifeste. Ce dispositif vise à faciliter l’action des autorités en favorisant la détection des faux mineurs, pour éviter une prise en charge indue d’adultes et assurer une protection plus rapide et effective aux jeunes évalués MNA. A la suite de cette évaluation, qui prend également en considération les éventuels examens complémentaires tels que les tests osseux, l’autorité judiciaire décide si un demandeur doit ou non faire l’objet d’une mesure en assistance éducative jusqu’à sa majorité. Du point de vue du droit des étrangers, il est important d’avoir à l’esprit que le droit français, à la différence des législations d’autres États membres de l’Union européenne, n’exige pas que les mineurs étrangers sollicitent un titre de séjour. De ce fait, ils ne peuvent être en situation irrégulière et sont, sous réserve de quelques exceptions, protégés contre les décisions d’éloignement. Protégés contre l’éloignement, les mineurs étrangers bénéficient en outre de garanties particulières lorsqu’ils forment une demande d’asile.  S’agissant du droit au séjour pour les mineurs non accompagnés devenus majeurs, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) distingue deux procédures d’obtention d’un titre de séjour, selon l’âge de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance ou un tiers digne de confiance (articles L. 423-22 et L. 435-3 du CESEDA), indépendamment de la régularité de l’entrée sur le territoire français. Ces dispositions prévoient des conditions de délivrance d’un titre de séjour notamment relatives au suivi d’une formation professionnelle, à la nature des liens de l’étranger avec sa famille restée dans le pays d’origine et à l’avis de la structure d’accueil sur son insertion dans la société sont exigées. Parallèlement, sur le plan du droit civil, les mineurs non accompagnés relèvent du régime de la protection des enfants en danger. S’agissant plus particulièrement des mineurs étrangers non accompagnés présents sur le territoire français, leur protection en droit civil passe par une prise en charge au titre de l’assistance éducative. La disposition centrale est l’article 375 du Code civil, selon lequel si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par le juge. Subordonner l’admission au séjour à une entrée régulière sur le territoire national reviendrait à demander à exiger de ces mineurs de détenir un passeport, de potentiellement solliciter depuis son pays d’origine un visa français et de franchir la frontière par un mode de transport permettant d’établir la date d’entrée sur le territoire. Or, force est de constater que cela ne correspond pas à la réalité des situations de ces mineurs, parfois très jeunes souvent pris en charge par des réseaux de passeurs. Toutefois, à l’âge adulte, la délivrance d’un titre de séjour est strictement soumise à l’appréciation du préfet au regard des conditions prévues par le CESEDA. Ce dernier rend une décision individuelle, sur la base du comportement du jeune et d’un état civil qui peut être vérifié par la police aux frontières en cas de doute sur son authenticité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4729</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4555</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice du métier d’officier de police judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4729. — 4 mars 2025. — M. Anthony Boulogne* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dégradation des conditions d’exercice du métier d’officier de police judiciaire (OPJ) et ses conséquences sur le bon fonctionnement du système judiciaire français. L’investigation, pierre angulaire du travail de la police et premier maillon du système judiciaire, est soumise à une multiplication des contraintes : la complexification de la procédure pénale (multiplication des procès-verbaux à remplir, notamment) qui entraîne un allongement du délai de traitement ; l’obsolescence du logiciel de rédaction des procès-verbaux qui fait perdre un temps précieux aux enquêteurs. Aussi, le nombre de dossiers à traiter augmente considérablement : à flux permanent, un officier doit traiter plus d’une centaine de dossiers, en traitant en priorité les flagrants délits tandis que les autres dossiers s’accumulent. Les enquêteurs sont les premières victimes de cette surcharge de travail, forcés de réaliser des heures supplémentaires et d’empiéter sur leur temps personnel pour boucler leurs dossiers, tandis que l’allongement des délais de traitement se fait au détriment des justiciables. Ces contraintes supplémentaires s’imposent aux agents sans augmentation substantielle du nombre d’OPJ, qui s’élève aujourd’hui à 20 000, largement insuffisant pour faire face à l’augmentation du nombre de dossiers judiciaires à traiter. Selon le syndicat Alliance police nationale 54, il manquerait 44 enquêteurs pour le département de la Meurthe-et-Moselle. Un manque d’effectifs qui se fait sentir sur l’ensemble du territoire national. La dégradation des conditions d’exercice du métier a une incidence directe sur le taux d’élucidation des crimes et des délits, qui est en nette diminution sur la période 2017-2022. D’après les chiffres du ministère de l’intérieur, depuis cinq ans, le taux d’élucidation des homicides a diminué de 12 points, de 9 points pour les coups et blessures volontaires et de 8 points pour les violences sexuelles. Ainsi, l’Association nationale de police judiciaire (ANPJ), regroupant des enquêteurs, considère que le manque d’investissement dans la police judiciaire explique, en grande partie, la moindre efficacité des enquêtes judiciaire et la diminution du taux d’élucidation des crimes et délits. Les nuages s’amoncellent donc sur la profession d’enquêteur, soumise à une multitude de contraintes sans pour autant bénéficier d’effectifs ou de moyens à la hauteur. Alors que la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire prévoit la limitation de la durée des enquêtes préliminaires à deux ans, force est de constater que l’effectivité de cette disposition est mise à mal par le sous-investissement public en faveur de l’investigation en France. M. le député demande ainsi à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, quelles mesures il compte mettre en œuvre afin, d’une part, de remédier à la dégradation des conditions de travail des enquêteurs et, d’autre part, d’assurer le recrutement d’officiers de police judiciaire en nombre suffisant pour faire face à la hausse exponentielle du nombre de dossiers. Il en profite pour rappeler à M. le ministre que la situation actuelle des enquêteurs en France n’est pas tenable sur le long terme et que l’inaction du Gouvernement dans ce domaine aura des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de la justice en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5399</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4556</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation de la police judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5399. — 25 mars 2025. — M. Thierry Frappé* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dégradation des conditions de travail des enquêteurs de police. Après diverses rencontres en circonscription ou après lecture de la presse nationale, les retours sont unanimes, ces professionnels, essentiels dans le travail de la police, se sentent « épuisés, désabusés, en colère », reflétant une souffrance croissante au sein de cette profession. Maillon essentiel, les enquêteurs de police permettent de garantir le maintien de l’ordre et la sécurité publique. Cependant, la surcharge de travail, l’arrêt de la semaine de 4 jours, le manque de reconnaissance professionnelle (grade, rémunération, points de retraite) et les moyens insuffisants compromettent l’attractivité professionnelle et leur bien-être. Cette situation n’est pas isolée et s’inscrit dans une tendance plus large de malaise au sein des services publics, où les agents ont l’impression de ne plus être au service de l’usager. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour améliorer les conditions de travail des enquêteurs de police, notamment en matière de réduction de la charge de travail, d’augmentation des effectifs et de reconnaissance professionnelle, afin de garantir leur bien-être, l’efficacité de leurs missions et l’attractivité de leur profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4556</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière « investigation » traverse depuis plusieurs années une crise qui tient à plusieurs facteurs et qui se traduit principalement par la difficulté à attirer et fidéliser les policiers dans les services d’investigation, source d’une véritable « crise des vocations ». Les causes en sont multiples, mais l’alourdissement et la complexification du formalisme procédural (qui résulte notamment du droit issu de l’Union européenne et de la jurisprudence, nationale et européenne), et la technicité croissante des enquêtes qui en découle, contribuent au désintérêt pour la filière judiciaire. Plusieurs actions ont été entreprises ces dernières années pour restaurer l’attractivité des missions judiciaires : accélération du parcours de carrière pour les gradés et gardiens de la paix détenteurs de la qualification et de l’habilitation d’officier de police judiciaire, augmentation du nombre d’OPJ et meilleure répartition entre les services grâce à une « cartographie » des besoins en postes d’officier de police judiciaire, revalorisation de la prime liée à l’exercice des attributions d’officier de police judiciaire (dite « prime OPJ »), facilitation de l’obtention de la qualification d’officier de police judiciaire pour les gardiens de la paix (intégration de la formation OPJ dans la formation initiale, abaissement du délai pour l’obtention de l’habilitation OPJ), création des « assistants d’enquête » chargés de diligences de pur formalisme procédural afin de permettre aux OPJ de se concentrer sur de réels actes d’investigation, etc. La réforme de la gouvernance centrale de la direction générale de la police nationale et la réorganisation de son réseau territorial ont par ailleurs conduit à une structuration en filières métiers, l’ensemble des services de police judiciaire étant désormais placés au sein d’une filière unique. Certaines de ces mesures prennent du temps à produire pleinement leurs effets tandis que les principaux facteurs qui éloignent les agents de la filière sont toujours à l’oeuvre, notamment la complexité et le formalisme du cadre juridique. La situation reste donc tendue. La nécessité de mieux valoriser la filière « investigation » de la police nationale, d’y affecter davantage de policiers et de mieux les former est pleinement prise en compte par le ministre de l’intérieur. Lutter plus efficacement contre la délinquance et garantir aux usagers que leurs plaintes ne restent pas sans suite nécessite en effet d’apporter de réelles solutions à ce problème. Le ministre de l’intérieur est également attaché à la nécessité de redonner du sens au travail des policiers, qui attendent beaucoup sur ce plan. Il conviendra en particulier de faciliter les investigations en simplifiant l’activité de police judiciaire : il s’agit de permettre aux enquêteurs de se recentrer sur leur coeur de métier, pour le rendre plus attractif. Un chantier prioritaire visera donc à réduire le formalisme d’une procédure pénale toujours plus complexe, qui détourne les policiers d’un métier devenu trop bureaucratique. Il est essentiel également de poursuivre résolument la suppression des « missions périphériques », véritables charges indues qui pèsent sur les policiers et les démotivent. Le développement des solutions numériques dans la police nationale sera activement poursuivi afin de soulager les policiers de certaines contraintes et procédures administratives (outils en mobilité, extension du recours aux moyens de télécommunication, notamment audiovisuels, outils de retransription de la parole en texte pour certaines auditions, etc.). Les travaux en cours concernant le développement d’un nouveau logiciel de rédaction des procédures hautement performant et intuitif devraient également, à terme, répondre à plusieurs attentes de la filière judiciaire. Par ailleurs, des travaux sont menés sous l’égide de la direction nationale de la police judiciaire - chargée du pilotage de la filière - afin de promouvoir de nouveaux leviers d’attractivité : rénovation de la formation - notamment en matière de formation continue -, révision des modalités de recrutement, d’affectation et d’avancement des agents, mesures sociales spécifiques pour mieux accompagner les policiers d’une filière qui exige un investissement personnel souvent lourd et contraignant, simplification du traitement des enquêtes et notamment de celles liées à la délinquance de proximité, valorisation des métiers, etc.  La gendarmerie ne connaît pas les mêmes difficultés que la police nationale en matière d’attractivité des fonctions d’officier de police judiciaire. Elle partage pour autant les mêmes contraintes, qu’elles soient en lien avec le formalisme de la procédure ou avec l’augmentation de la délinquance et de la criminalité organisée, qui n’épargne pas sa zone de compétence, notamment dans les outre-mer. La filière OPJ est attractive : elle est servie par le format rénové de la formation et des conditions d’accès, et cette formation est récompensée par la promotion au grade de maréchal des logis-chef, qui intervient le mois suivant l’attribution de la qualification. La gendarmerie compte 36 505 OPJ, dont 31 409 en gendarmerie départementale et 2 371 outre-mer, ainsi que 17 000 APJ. Une révision de la cartographie des OPJ est en cours pour optimiser leur répartition sur le territoire en fonction de la charge judiciaire. Par ailleurs, la gendarmerie développe des outils informatiques, des guides pratiques et propose des réorganisations pour simplifier le travail de ses OPJ et leur faire gagner du temps : c’est par exemple le cas des logiciels de retranscription ou de la gestion collaborative des procédures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4924</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4557</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs de police à Vernon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4924. — 11 mars 2025. — M. Timothée Houssin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les graves difficultés rencontrées par le commissariat de Vernon (Eure), tant en matière d’effectifs que de moyens matériels. En mars 2021, M. Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, annonçait l’arrivée de 16 policiers supplémentaires au commissariat de Vernon. En mai 2021, seuls cinq agents ont été envoyés, avec la confirmation de l’arrivée de onze autres. Près de quatre ans plus tard, ces derniers ne sont toujours pas en poste, ce qui interroge sur la concrétisation de cet engagement. Depuis 2020, le syndicat Alliance police nationale alerte sur le manque d’effectifs, marqué par la disparition de la brigade anti-criminalité et du groupe de sécurité de proximité. Ce déficit s’est encore aggravé en 2024 avec plusieurs mutations non compensées. Les émeutes de juin 2023, qui ont conduit à l’incendie de plusieurs bâtiments publics, dont la mission locale et les Restos du cœur, ont démontré la nécessité urgente d’un renforcement des effectifs. À cette situation préoccupante s’ajoutent des dysfonctionnements administratifs et matériels qui nuisent au bon fonctionnement du commissariat. En février 2025, les agents ont été informés qu’en raison d’un problème informatique, leurs astreintes et heures de nuit ne seraient pas versées, avec un éventuel report en mars sous validation de la DRFIP. Ce type d’incident s’est déjà produit à plusieurs reprises, générant une incertitude inacceptable sur la rémunération des policiers. Certains agents ayant participé aux jeux Olympiques de 2024 attendent encore leurs primes, illustrant une gestion défaillante des rémunérations. Par ailleurs, les conditions de travail sont dégradées par un matériel obsolète. Le logiciel de rédaction de procédure (LRPPN), pourtant censé simplifier la procédure pénale, est jugé inadapté et difficile à utiliser. De plus, les ordinateurs du commissariat sont d’une lenteur extrême, mettant jusqu’à 30 minutes pour ouvrir une session, ce qui entrave considérablement le travail quotidien des agents. Dans ces conditions, M. le député demande à M. le ministre de préciser les mesures et le calendrier que le Gouvernement prévoit pour enfin tenir l’engagement pris en 2021 en affectant les onze policiers toujours attendus à Vernon, garantir aux agents une rémunération sans retard ni dysfonctionnement et moderniser les équipements informatiques et les logiciels utilisés pour améliorer les conditions de travail des policiers. Le commissariat de Vernon est le reflet de la situation de la police nationale dans l’ensemble du pays. L’absence de moyens humains et matériels adéquats ne permet plus d’assurer la mission première des forces de l’ordre, qui est de garantir la sécurité des Français. Il lui demande quelles sont les perspectives d’amélioration.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4558</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Alors que les policiers accomplissent, au quotidien, un travail remarquable pour assurer la protection de nos concitoyens, leur assurer des conditions de travail satisfaisantes constitue une priorité du ministre d’État, ministre de l’intérieur. S’agissant de la circonscription de police nationale (CPN) de Vernon - qui couvre trois communes -, son effectif est à ce jour de 71 agents (données au 1er mars 2025), tous corps confondus (dont policiers adjoints). La circonscription peut, en outre, recevoir le renfort d’autres services de la direction départementale de la police nationale (DDPN) de l’Eure, qui dispose au total de 329 agents, auxquels s’ajoute un vivier d’environ 50 réservistes opérationnels. L’effectif de la CPN de Vernon a effectivement fluctué au cours des dernières années. La situation depuis 2021 fait toutefois apparaître une nette amélioration : son effectif est passé de 65 agents début 2021 à, désormais, 71 agents (dont 3 policiers adjoints). Le recrutement, en cours, de policiers adjoints supplémentaires devrait encore améliorer la situation. S’agissant du groupe de sécurité de proximité (GSP), il convient de préciser que celui-ci n’a pas « disparu » : il a été rétabli en septembre 2021. S’agissant de la BAC, elle a effectivement été mise en sommeil, mais de longue date puisque ce choix a été fait en 2011. À ce jour, avec la réforme de la police nationale intervenue début 2024, tous les services de police du département sont placés sous le commandement unifié de la DDPN qui peut donc déployer des agents en renfort dans telle ou telle ville lorsque nécessaire. Sur le plan matériel, les policiers de la CPN ont notamment bénéficié du plan zonal de modernisation des infrastructures numériques et des postes informatiques 2018-2024. Comme pour tous les services de police de la zone de défense et de sécurité Ouest, des crédits ont ainsi été fléchés chaque année au profit du numérique et alloués à la direction départementale de la police nationale. Pour la seule année 2024, 24 000 € ont ainsi été consacrés au renouvellement de ses moyens informatiques. La circonscription de Vernon a également bénéficié en 2024 d’investissements au titre du « Plan stratégique 2023-2027 - Engagés à vos côtés » de la préfecture de zone de défense et de sécurité (secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur Ouest). En effet, la direction zonale de la transformation numérique a procédé à la refonte complète des infrastructures réseaux pour un montant supérieur à 33 000 €, sans remontée d’incidents particuliers depuis, qu’il s’agisse de dysfonctionnements ou de lenteurs. Les prochains investissements numériques planifiés concernent l’installation téléphonique, avec un passage en téléphonie sur IP, témoignant de l’attention portée aux besoins des services de police de Vernon. À ce jour, le parc informatique de la CPN de Vernon est donc en parfait état de marche, avec de surcroît de nouvelles améliorations à venir (migration vers une version plus récente du système d’exploitation des ordinateurs, câblage des prises électriques sur goulottes - après le câblage des prises réseau sur goulottes effectué en 2024). S’agissant des difficultés que peuvent rencontrer les agents avec le logiciel de rédaction des procédures de la police nationale, cette situation n’est propre ni à Vernon ni au département. Les difficultés que soulève ce logiciel, utilisé dans toute la France, sont identifiées au niveau national. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, a demandé une accélération pour régler ce sujet, et faciliter le travail des forces de l’ordre. Des travaux sont en cours pour doter l’ensemble des services de la police nationale d’un nouvel outil de rédaction des procédures, plus intuitif, plus efficace et qui répondra aux besoins des policiers aussi bien en matière d’ergonomie que de partage d’information opérationnelle. Enfin, s’agissant du paiement des indemnités, la direction des ressources humaines du secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur Ouest, engagée au quotidien au service des agents, y est particulièrement attentive. Avec par exemple le plan « Zéro incident de paie 2024 » au bénéfice des 24 000 agents du ministère dans le ressort de la zone, tout est mis en œuvre pour assurer le meilleur service possible aux agents. S’agissant de la direction départementale de la police nationale, parmi les 290 agents bénéficiaires de la prime de résultats exceptionnels spécifique pour les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, 276 l’ont perçue en décembre 2024, 2 en janvier et 12 en février 2025. Dans la circonscription de Vernon, 45 l’ont perçue en décembre 2024, tandis que les deux derniers agents concernés l’ont perçue respectivement en janvier et février 2025. Enfin, s’agissant du problème du paiement des astreintes et heures de nuit, qui n’ont pas été versées en février, la difficulté ne concernait pas particulièrement Vernon puisqu’elle a impacté les services dans toute la France. La régularisation est intervenue sur le traitement de mars.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4964</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4558</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Protection des agriculteurs face aux incendies et dégradations à répétition</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4964. — 11 mars 2025. — M. Robert Le Bourgeois attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les problèmes croissants de sécurité auxquels sont confrontés les agriculteurs. Les récentes séries d’incendies survenus dans des exploitations agricoles en Seine-Maritime, notamment les sinistres ayant détruit des bâtiments agricoles autour de Bacqueville-en-Caux, suscitent une vive inquiétude parmi les agriculteurs. Ces incidents viennent s’ajouter aux vols de matériel agricole, dégradations et introductions illégales sur des propriétés privées par des organisations militantes ou autres individus, souvent à des fins idéologiques. Ces évènements mettent en lumière la vulnérabilité des exploitations agricoles face à des actes de malveillance, qui non seulement compromettent la sécurité des biens et des personnes, mais mettent également en péril l’activité économique d’exploitations essentielles à notre souveraineté alimentaire. Face à cette situation préoccupante, les agriculteurs expriment un profond sentiment d’insécurité, accentué par la répétition de ces actes. Ils appellent à une réponse ferme des autorités, notamment par une surveillance accrue, des enquêtes rigoureuses et des mesures dissuasives contre les intrusions et dégradations. M. le député demande donc à M. le ministre de préciser les mesures qu’il entend prendre pour renforcer la sécurité des exploitations agricoles. Il souhaite connaître les moyens qui seront déployés pour assurer une surveillance efficace et dissuasive des exploitations, notamment dans les zones rurales les plus touchées par ces phénomènes. Il l’interroge sur l’opportunité d’augmenter les effectifs dédiés à la surveillance des zones rurales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4559</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en compte des vulnérabilités du monde rural, en particulier la sécurité des exploitations agricoles, revêt un enjeu majeur pour le Gouvernement. Une série de mesures destinées à endiguer les violences envers les agriculteurs est mise en œuvre par la gendarmerie, qui déploie des dispositifs de prévention et de partenariats au profit des agriculteurs, et se mobilise dans la judiciarisation des infractions touchant le monde agricole. S’agissant des actions de prévention, la gendarmerie continue d’accroître et de cibler sa présence de voie publique sur les zones et dans les créneaux horaires les plus sensibles. Dans le cadre du plan de création de 239 nouvelles brigades entre 2024 et 2027, la brigade mobile de gendarmerie de Petit-Caux à Saint-Martin-en-Campagne, opérationnelle depuis septembre 2024, ainsi que la future brigade mobile de Gournay-en-Bray, s’inscrivent pleinement dans cette démarche et participent à la densification du maillage territorial. Les référents et correspondants « sûreté », présents dans chaque groupement de gendarmerie départementale et commandement de la gendarmerie d’outre-mer, arment la chaîne de prévention situationnelle. À la demande des agriculteurs, ils peuvent être engagés pour réaliser des évaluations portant sur les vulnérabilités des emprises agricoles et fournir des préconisations techniques, humaines et organisationnelles afin d’y remédier. En parallèle, les chaînes d’alerte SMS « Vigi-agri », mises en œuvre dans les groupements en lien avec les chambres d’agriculture départementales, permettent de lutter contre les atteintes aux biens (ex. : vols, dégradations, intrusions) et de prévenir les agressions au sein des exploitations agricoles. De plus, en fonction des besoins locaux, l’offre de sécurité est adaptée par les groupements de gendarmerie. Par exemple, le dispositif « Gend’Viti », initié par le groupement de la Marne, permet aux gendarmes d’être à l’écoute du monde viticole, en particulier pour les vendanges. Cette brigade mobile saisonnière permet de recueillir des signalements, de prendre des plaintes en mobilité et d’assurer une présence au plus près des agriculteurs et de la population. Cette démarche « d’aller vers » les agriculteurs tient compte de leurs contraintes professionnelles en facilitant le recueil de plaintes en mobilité et la judiciarisation des faits. La sécurité du monde agricole nécessite par ailleurs sa pleine et parfaite information quant aux menaces existantes. Ainsi, la gendarmerie nationale mobilise les vecteurs traditionnels (ex. : réunions publiques, presse quotidienne, radio) et digitaux (application MaSécurité du ministère de l’intérieur, réseaux sociaux, etc.) afin de sensibiliser les exploitants à l’émergence de phénomènes délictuels et diffuser des conseils de mise en sûreté. L’accompagnement des agriculteurs s’opère également par la promotion d’une culture commune de sécurité reposant sur des échanges réguliers entre les acteurs du monde agricole et les forces de gendarmerie. Dans cette optique, une convention de partenariat a été signée en décembre 2019 entre le ministère de l’intérieur, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et les Jeunes agriculteurs. Cette convention fait l’objet d’une animation trimestrielle par la gendarmerie qui permet d’aborder l’état de la délinquance et les préoccupations du monde agricole (ex. : mesures de prévention, etc.). En outre, cette convention nationale a été mise en oeuvre au niveau local par les groupements de gendarmerie, qui entretiennent des liens réguliers avec les représentants locaux de ces syndicats professionnels. Cette manœuvre globale de prévention est confortée par la volonté d’identifier le plus en amont possible les éventuelles menaces, qu’elles soient liées à des enjeux de délinquance ou à des groupes radicalisés violents. La recherche du renseignement est ainsi menée localement par les brigades, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, avec des capacités d’analyse détenues par des services spécialisés comme le service de renseignement criminel de la gendarmerie nationale, qui établit trimestriellement une analyse des faits de délinquance touchant le monde agricole. La gendarmerie lutte également contre les phénomènes sériels d’appropriation et de destruction touchant cette filière en mobilisant des offices centraux et sa chaîne judiciaire jusqu’aux brigades, sous la direction de l’autorité judiciaire. Au travers des actions de la gendarmerie, et plus largement, des forces de sécurité intérieure, le Gouvernement démontre sa volonté de garantir de manière constante la sécurité des agriculteurs en Seine-Maritime et sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4968</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4560</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Port du gilet haute visibilité - cycles et EDPM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4968. — 11 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la lutte contre l’accidentalité des cyclistes et des personnes circulant sur des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Selon le bilan 2023 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 60 % des accidents cyclistes présentent un facteur de visibilité. En effet, sur la période 2021/2023, en agglomération, 301 personnes ont perdu la vie à vélo dont 62 personnes la nuit, soit une part nocturne de 21 %. 79 personnes ont perdu la vie en EDPM dont 49 personnes la nuit, soit une part de 51 %. Hors agglomération, la part des usagers à vélo tués la nuit s’établit à 17 % (soit 65/391 tués) et la part des usagers d’EDPM tués la nuit à 79 % (soit 19 sur 24 tués). Enfin, sur la même période, 146 personnes tuées en vélo hors agglomération, sur les 167 pour lesquelles l’information est connue, ne portaient pas de gilet réfléchissant et 19 personnes tuées en EDPM hors agglomération sur les 20 pour lesquelles l’information est connue ne portaient pas de gilet réfléchissant. Selon l’article 1er de l’arrêté du 29 septembre 2008 relatif au gilet de haute visibilité, « lorsqu’ils circulent la nuit, ou le jour, lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur et passager d’un cycle doivent porter hors agglomération un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation ». Alors que le port de ce gilet est fortement recommandé de jour, ainsi qu’en agglomération, les cyclistes sont rarement équipés d’un gilet haute visibilité. Aussi, pour lutter contre l’accidentologie des cyclistes, il lui demande s’il envisage de rendre obligatoire le port du gilet de haute visibilité de jour comme de nuit hors agglomération quelle que soit la visibilité et de nuit en agglomération. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4560</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon l’article R. 431-1-1 du code de la route, tout conducteur ou passager d’un cycle doit porter, hors agglomération, un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation lorsqu’il circule la nuit, et le jour lorsque la visibilité est insuffisante. Cette obligation vise à améliorer la visibilité des cyclistes dans des conditions de faible luminosité. Pour les utilisateurs d’engin de déplacement personnel motorisé (EDPM), l’article R. 412-43-1 du code de la route dispose que tout conducteur d’EDPM circulant hors agglomération sur des routes dont la vitesse maximale autorisée est égale ou inférieure à 80 km/h, doit porter, soit un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, soit un équipement rétro-réfléchissant. En outre, le décret n° 2024-1074 du 29 novembre 2024 a introduit dans le code de la route plusieurs mesures visant à renforcer la visibilité des cyclistes et des conducteurs d’EDPM en leur offrant la possibilité d’équiper vélos ou EDPM, de feux et de dispositifs rétro-réfléchissants complémentaires à ceux déjà obligatoires. Il a autorisé, en plus des éclairages obligatoires (feu blanc à l’avant, feu rouge à l’arrière), la possibilité d’avoir des feux supplémentaires, notamment un feu stop et des feux indicateurs de direction, ou encore un feu de position avant ou arrière supplémentaire.  En complément de ces évolutions réglementaires, la délégation à la sécurité routière (DSR) conduit régulièrement des campagnes de communication et de prévention pour encourager les bonnes pratiques en matière de sécurité routière. Ces actions encouragent notamment le port d’équipements de visibilité ainsi que du casque de protection.  Des opérations de communication locales sont également portées par les préfectures, notamment lors du passage à l’hiver. Les conducteurs de cycles et EDPM sont ainsi fortement incités à adopter ces équipements pour leur sécurité. Le Gouvernement reste particulièrement mibilisé pour garantir la sécurité de tous, et promouvoir les mesures garantissant son renforcement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4970</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4560</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéoverbalisation des infractions aux interdictions de circulation municipales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4970. — 11 mars 2025. — Mme Françoise Buffet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la possibilité d’installer des dispositifs de vidéoverbalisation pour sanctionner les infractions aux interdictions de circulation des poids lourds édictées par arrêté municipal. L’article L. 130-9 du code de la route prévoit en effet la possibilité de constater certaines infractions, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État, par des appareils de contrôle automatique ayant fait l’objet d’une homologation. Cette liste, disposée à l’article R. 130-11 du code de la route, ne prévoit pas explicitement cette possibilité pour les infractions aux interdictions faites aux poids lourds de circuler sur certains axes, édictées par arrêté municipal. Une telle possibilité pourrait cependant être ouverte par le 3° de l’article R. 130-11, qui vise l’usage de voies et chaussées réservées à certaines catégories de véhicules, dès lors que l’arrêté ne concerne pas l’interdiction de la circulation des poids lourds mais la réservation de la voie aux véhicules légers. Mme la députée souhaite donc savoir si les collectivités locales disposent d’une base légale pour mettre en place, dans les conditions de l’article L. 130-9, des dispositifs automatiques de verbalisation du transit de poids lourds interdit. Si tel n’est pas le cas, elle souhaite connaître sa position sur l’opportunité de réviser la liste des infractions disposée à l’article R. 130-11 et sur la possibilité de prendre un arrêté réservant la voie aux véhicules légers, permettant dès lors de se placer dans la situation du 3°.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4561</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article L. 121-3 du code de la route, l’article R. 121-6 de ce même code prévoit la liste des infractions pouvant être constatées sans interception du conducteur. Depuis l’entrée en vigueur du décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 portant diverses dispositions en matière de sécurité et de circulation routières, cette liste comporte désormais les infractions au franchissement des passages à niveau et le non-respect des dispositions de sécurité prises localement concernant le passage des ponts ou de l’interdiction d’accès à certaines routes pour certaines catégories de véhicules. Ce décret autorise ainsi les forces de sécurité intérieure, les policiers municipaux et les gardes champêtres à constater les infractions sans interception après visionnage en direct des images issues d’un système de vidéoprotection. Le déploiement de tels systèmes devrait multiplier la capacité de contrôle de ces voies. Il convient de préciser que cette infraction n’a pas été ajoutée à la liste des infractions constatables par ou à partir des appareils de contrôle automatique ayant fait l’objet d’une homologation prévue à l’article R. 130-11 du code de la route compte tenu de la difficulté d’homologuer un dispositif de contrôle automatique reposant uniquement sur une lecture automatisée de plaques d’immatriculation, ainsi que du coût de développement industriel nécessaire pour obtenir une solution économiquement équilibrée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5170</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4561</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs de police dans l’arrondissement de Lens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5170. — 18 mars 2025. — Mme Marine Le Pen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les problématiques chroniques d’effectifs rencontrées par les forces de police de l’arrondissement de Lens depuis plusieurs années en dépit des promesses ministérielles. Elle rappelle à ce titre que M. le ministre de la justice vient d’annoncer une transformation majeure pour le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, prochainement destiné à accueillir des dizaines de détenus parmi les plus dangereux de France, ce qui ne manquera pas de mobiliser les effectifs pour des missions spécifiques d’encadrement des déplacements de détenus. De surcroît, des mobilités internes vers des nouveaux services spécialisés dans les transports en commun ou pour la lutte contre le trafic de stupéfiants risquent d’impacter encore davantage le travail de police judiciaire et de présence sur la voie publique des agents de police du territoire. De nombreuses sources distinctes, à commencer par les syndicats de police, estiment qu’il manque une centaine de policiers pour effectuer correctement les missions d’investigation et de police secours dans l’arrondissement qui comprend notamment le territoire couvert par les commissariats d’Hénin-Beaumont et de Carvin. Elle lui demande donc s’il entend traduire ses paroles par des actes concrets, en particulier au cœur du bassin minier où le manque d’effectifs de police est criant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4561</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue une priorité absolue pour le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, tout comme la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée. Dans le Pas-de-Calais comme ailleurs, une politique de sécurité efficace implique de disposer des moyens humains nécessaires. La circonscription de police nationale (CPN) de Lens-agglomération dispose à cet égard d’un effectif de 572 agents (agents affectés, données au 31 décembre 2024), dont plus de 360 policiers de la filière sécurité publique, qui sont les principaux agents mobilisés sur la voie publique. Il convient en outre de rappeler qu’à la suite de la réforme de l’organisation territoriale de la police nationale mise en œuvre début 2024, l’ensemble des services relèvent désormais d’un commandement unifié à l’échelon départemental, permettant chaque fois que nécessaire le déploiement de renforts en appui des services locaux. La CPN de Lens peut ainsi, en cas de besoin, s’appuyer sur des renforts de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Pas-de-Calais, qui compte au total, avec les circonscriptions de police nationale, plus de 3 000 agents (3 191 - données au 31 décembre 2024), dont plus de 900 affectés dans les unités départementales et interdépartementales de la DIPN. À périmètre identique, cet effectif était, à la fin de l’année 2017, de 2 967 agents. La mobilisation des forces de police produit des résultats. Dans la cironscription de police nationale de Lens-agglomération, la délinquance générale est restée stable en 2024. On observe, en outre, une légère baisse des atteintes aux biens (9 839 faits, soit - 0,3 % par rapport à 2023) et une diminution du nombre de cambriolages (1 774 faits, soit - 6,4%). Les atteintes volontaires à l’intégrité physique sont également en baisse (7 151 faits, soit - 2%). Le taux d’élucidation global augmente par ailleurs sensiblement au cours de cette même année 2024. Si ces chiffres ne justifient nul triomphalisme ni ne sauraient occulter la réalité de la délinquance qui continue d’être subie au quotidien par les habitants - avec notamment une forte hausse des vols de véhicules -, ils témoignent de l’engagement de la police nationale. En matière de lutte contre les stupéfiants, l’action offensive de la police nationale a permis d’obtenir une hausse de plus de 30 % des infractions constatées à la législation sur les stupéfiants dans la CPN. Dans l’ensemble du département, 127 opérations visant au démantèlement de « points de deal » ont été menées en 2024, dont 49 dans la CPN de Lens. Ces opérations ont permis, en particulier, de placer en garde à vue plus de 230 individus et de saisir près de 200 000 euros d’avoirs criminels. Plus de 3 700 amendes forfaitaires délictuelles en matière de stupéfiants ont par ailleurs été dressées par les forces de l’ordre contre des consommateurs en 2024 dans le département. En 2025, la mobilisation des policiers de la CPN de Lens-agglomération reste totale. Faire reculer la délinquance dépend avant tout de l’efficacité des forces, de leur présence effective sur la voie publique, de la force de leur autorité et de la fermeté de leur posture, de leurs doctrines d’intervention. Tel est le sens du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien présenté par le secrétaire général de la préfecture le 21 février 2025, qui fixe 6 priorités. Parmi celles-ci figurent la lutte contre les trafics de stupéfiants - par exemple dans l’agglomération de Lens -, un renforcement de la sécurisation dans les centres-villes et de la lutte contre les commerces illicites, et un effort accru de sécurisation des transports en commun, si importants pour nos compatriotes. Ces mesures vont se traduire, en particulier, par un développement des patrouilles sur la voie publique. À Lens, l’accent sera aussi mis sur l’intensification de la lutte contre les vols par effraction. L’objectif est notamment de continuer à améliorer le taux d’élucidation en matière d’atteintes aux biens, en particulier pour les vols par effraction ou les vols de véhicules. Le travail de police judiciaire et de présence sur la voie publique est au cœur des priorités de la police nationale, que ce soit sur le plan national que dans le Pas-de-Calais. Il convient en outre de souligner que la filière investigation fera prochainement l’objet d’un vaste plan global et national destiné à lui restituer son attractivité, tandis que la présence des forces sur le terrain est une priorité absolue pour l’ensemble des services de police et de gendarmerie. Dans le Pas-de-Calais comme dans toute la France, le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, décidé par le Ministre d’Etat, Minsitre de l’Intérieur, ne sera pleinement efficace que si l’État peut compter sur l’engagement des acteurs locaux de la prévention et de la sécurité, au premier rang desquels les collectivités territoriales. Seule une stratégie globale de continuum de sécurité permettra d’apporter des réponses aux attentes des Français.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5200</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4562</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le suicide chez les sapeurs pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5200. — 18 mars 2025. — M. Éric Michoux alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre de suicides de pompiers chaque année dans le pays. En 2024, la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France dénombrait 26 suicides ou tentatives de suicides (dont 3 sur les temps de service). Dans une enquête publiée le 12 mars 2025, France Info estimait qu’il y avait eu 273 suicides ou tentatives de suicides chez les pompiers sur les 6 dernières années. Derrière ces chiffres, se cache la douleur des familles et des collègues. Ils sont alarmants et nécessitent une réponse urgente et adaptée. Les causes évoquées sont multiples : conditions de travail, augmentation du nombre d’interventions, agressions lors des interventions, manque de reconnaissance de l’engagement, mais aussi manque de prévention. Enfin, les cas de suicide des pompiers en lien avec leur mission sont peu ou mal reconnus par la justice administrative, ce qui ne fait qu’alourdir la peine et l’incompréhension des proches. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la prévention et la lutte contre le suicide chez les sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4562</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis plusieurs années, les suicides et tentatives de suicide des sapeurs-pompiers (professionnels et volontaires) et des militaires de la sécurité civile sont particulièrement suivis par les services d’incendie et secours, et ce sous la supervision directe de l’inspection générale de la sécurité civile, démontrant ainsi, s’il était nécessaire de le faire, toute l’attention portée par le Gouvernement à ces drames, et à leur prévention.  Les causes en sont multiples, tant personnelles que professionnelles, et ne peuvent se résumer à quelques exemples, dès lors que chaque situation est différente. De même, le lieu de survenance ne peut être considéré à lui seul comme révélateur d’une cause plus que d’une autre. Quelles que soient les causes et les circonstances, un suicide est toujours un drame pour la communauté des sapeurs-pompiers.  S’il n’appartient pas au pouvoir exécutif de commenter des décisions de justice, il convient de rappeler que les services d’incendie et de secours se mobilisent régulièrement et aussi efficacement que possible dans la prévention. Ainsi, les médecins-chefs des sous-directions santé ont récemment pu bénéficier d’une intervention lors de leur rencontre nationale annuelle précisant les modalités de recours au numéro 3114 de prévention du suicide et la mobilisation possible des psychologues et des psychothérapeutes des services d’incendie et de secours lors d’appels de sapeurs-pompiers ou de leur entourage. De plus, les travaux de l’observatoire national de la santé des agents des services d’incendie et de secours, créé à l’initiative du ministère en 2024, seront axés sur les risques psychologiques auxquels sont exposés les sapeurs-pompiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5207</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4563</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation du nombre de mineurs radicalisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5207. — 18 mars 2025. — Mme Michèle Tabarot alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation inquiétante du nombre de mineurs impliqués dans des processus de radicalisation en France. La proportion de mineurs impliqués dans des projets terroristes a fortement progressé, atteignant 21 % des cas en 2024. Aussi, en 2024, 2 558 personnes étaient suivies pour de tels faits chaque mois, soit une hausse de près de 6 % par rapport à 2023. Plus préoccupant encore, 65 % des individus concernés par ces poursuites sont des mineurs. Par ailleurs, en 2024, 18 mineurs ont été déférés devant le parquet national antiterroriste dans le cadre de 13 procédures distinctes, soit une augmentation de 20 % en un an. Face à cette évolution préoccupante, elle lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4563</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2023, plus des deux tiers des mis en cause dans des projets d’attentats ont moins de 21 ans, une menace portée non seulement par de très jeunes majeurs, mais aussi par des acteurs mineurs. De même, à la suite de l’attentat d’Arras, il a été relevé une hausse des inscriptions de mineurs au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).  Aussi, au cours des cinq dernières années, la part des mineurs parmi les individus faisant l’objet d’un suivi actif au FSPRT a triplé, passant de 1,7 % en 2020 à 5,6 % aujourd’hui. Ce constat, largement partagé par nos partenaires européens et internationaux, concerne principalement la mouvance jihadiste, mais aussi les autres mouvances radicales, pour lesquelles l’endoctrinement rapide et l’accès à des contenus extrémistes en ligne facilitent également la radicalisation précoce. L’implication de mineurs dans des affaires de terrorisme n’est toutefois pas inédite. En 2014 et 2017, des mineurs étaient présents parmi les velléitaires au départ sur zone. De même, des mineurs parfois très jeunes ont été régulièrement impliqués dans les actions ou des projets d’action violente sur le territoire national.  Ce qui est nouveau en revanche, c’est la proportion que représentent aujourd’hui les mineurs dans les projets terroristes déjoués et les actions commises sur le territoire national, ainsi que l’extrême jeunesse de certains profils, impliqués dans des faits très graves. Parmi les services de l’État, la DGSI est responsable des investigations relatives à la préparation d’éventuelles actions violentes ou celles sur des projets de départ vers une zone de jihad. Ces investigations ont lieu aussi bien à l’encontre des objectifs majeurs que mineurs. Dans ce cadre, les objectifs mineurs sont détectés et pris en compte de la même manière que les autres objectifs de la DGSI.  Lorsqu’un mineur est identifié comme porteur d’un projet d’action violente ou velléitaire au départ vers une zone de jihad, de manière identique à tout autre objectif majeur du service, la DGSI signale les faits au parquet national antiterroriste (PNAT), qui décide de confier ou non une enquête préliminaire à un service de police (DGSI, SAT, SDAT) pour association de malfaiteurs terroriste. La DGSI peut également identifier un objectif mineur impliqué dans la diffusion et/ou la création de propagande jihadiste. Dès lors, cette infraction de nature infra-terroriste peut être signalée par le service, s’il le juge opportun, à l’autorité judiciaire compétente au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. La justice décidera de saisir, ou non, un service de police judiciaire pour enquêter sur ces faits dans la perspective d’une entrave judiciaire. Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la diffusion de contenus terroristes en ligne, le règlement européen dit « TCO » pour « terrorist content online » permet aux autorités de chacun des États membres d’enjoindre aux hébergeurs le retrait dans l’heure des contenus terroristes. Dans ce cadre, la plateforme PHAROS donne la possibilité aux internautes et aux partenaires professionnels de signaler les contenus illicites en ligne. Afin de permettre la prise en charge du processus de radicalisation de façon précoce, notamment au profit des familles de jeunes radicalisés, le ministère de l’intérieur héberge une plateforme de signalement et d’assistance aux familles, aux professionnels et aux institutions.  Ce centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR) est accessible par un numéro vert et sur internet, par des formulaires en ligne. Ce centre dispose, en outre, de psychologues pour mieux conseiller les appelants et procéder à un premier accompagnement. Les signalements font l’objet, le cas échéant, d’une évaluation par les services compétents.  Par ailleurs pour lutter contre le phénomène spécifique de la radicalisation des mineurs, et opérer le suivi de ces individus, les dispositifs de prévention et de lutte contre la radicalisation en France ont été renforcés au cours des dernières années.  Dispositif central de la lutte contre la radicalisation islamiste, le groupe d’évaluation départemental (GED) permet le décloisonnement de l’information entre les différents services de l’État sous la direction du préfet et du procureur de la République.  Aussi, afin de favoriser une détection précoce de la radicalisation, les dispositions réglementaires prévoient de convier systématiquement le directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) en GED, lorsque les situations de mineurs ou jeunes majeurs scolarisés radicalisés sont inscrites à l’ordre du jour de l’instance.  Ce renforcement de la coopération avec l’éducation nationale est essentiel dans la détection et le suivi de ces jeunes, radicalisés ou en voie de radicalisation. C’est dans cette instance d’évaluation qu’il peut être décidé de l’orientation vers une prise en charge sécuritaire ou à caractère social ou psychologique, par la cellule locale de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF), voire d’un double suivi, qui est à favoriser s’agissant de ce public.  En volume, la moyenne mensuelle du nombre de mineurs accompagnés en CPRAF est de 1 703 individus (1 497 individus en 2023 ; 1 078 individus en 2022). L’éducation nationale représente près du 1/3 des acteurs concernés par les prises en charge, avec une progression constante et confirmée en 2024. L’ASE et la PJJ représentent respectivement 14 % et 9 % (sans distinction possible à ce stade entre le pénal et le civil). Ces trois acteurs représentent 54 % des acteurs concernés par les accompagnements dans le cadre de la CPRAF. Compte tenu de ces éléments, il apparaît que l’augmentation du suivi des mineurs se confirme également en prévention de la radicalisation. Seulement, il convient d’être prudent sur l’interprétation de cette évolution. En effet, il est clairement observé une augmentation notable des signalements à chaque vague d’attentats commis sur le territoire national, et donc des orientations vers la CPRAF. Par ailleurs, ces signalements sont très importants de la part de l’éducation nationale, que ce soit depuis les commémorations des attentats commis en 2015/2016 et encore plus depuis 2020 après l’assassinat de Samuel PATY puis en 2023 après celui de Dominique BERNARD. De plus, l’impact des réseaux sociaux (largement utilisés par un public de plus en plus jeune) doit être pris en compte parmi les vecteurs de radicalisation des jeunes. C’est pourquoi, depuis fin 2024, le pôle prévention de la radicalisation du SG-CIPDR a retenu ces deux thématiques comme fil conducteur de ses sessions nationales de formation en prévention de la radicalisation. Une formation de niveau 2, avec les mêmes thématiques prioritaires, est prévue pour le premier semestre 2025. Il s’agit donc de pouvoir sensibiliser et former les acteurs du signalement et de la prise en charge à la spécificité de cette nouvelle forme de radicalisation qui touche les jeunes parfois de manière très rapide et demande donc des ajustements tant au niveau de la détection que du signalement et bien sûr de la prise en compte sécuritaire et/ou sociale. Le travail de recherche est essentiel pour pouvoir recueillir des données et des connaissances précises sur ce phénomène récent et il pourrait être intéressant de mettre en œuvre une recherche-action interministérielle avec les partenaires incontournables que sont l’éducation nationale, la protection judiciaire de la jeunesse et l’aide sociale à l’enfance. De manière opérationnelle, il est prévu de sensibiliser et former les acteurs de la médiation numérique à la prévention de la radicalisation (nouvelle mesure de la feuille de route interministérielle 2025/2027 de la prévention de la radicalisation, en lien avec le ministère de la culture) afin que ces derniers puissent accompagner les CPRAF dans les cas de situations relevant de la radicalisation en ligne. Une réflexion est en cours avec la préfecture de Gironde et le centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) de Bordeaux, Cap Sciences et, plus largement, en région Nouvelle-Aquitaine. Par ailleurs, la DGSI sensibilise soit directement soit par son réseau national de conférenciers spécialisés (CS-RAD) les acteurs de la protection de l’enfance, le personnel de l’éducation nationale ainsi que des publics jeunes, étudiants, élèves de filières des métiers de la sécurité ou volontaires du service national universel.  Ce réseau, qui œuvre depuis deux ans en lien étroit avec les référents radicalisation positionnés auprès des préfets, a déjà mené plus de 100 actions à l’attention des équipes pédagogiques et du personnel encadrant de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Ce sont ainsi plus de 4 100 professionnels de l’enseignement qui ont été sensibilisés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5741</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4564</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation des dotations publiques aux associations d’aide aux migrants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5741. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation continue des dotations publiques allouées aux associations d’aide aux migrants, dans un contexte où l’État impose des restrictions budgétaires sans précédent aux services publics. Selon un récent rapport de la Cour des comptes, 1,1 milliard d’euros ont été versés en 2024 aux associations œuvrant dans l’accompagnement des migrants, soit une augmentation de 52 % en cinq ans. Cette progression est justifiée par les services de l’État par la hausse des flux migratoires, mais également par l’élargissement constant du « parcours d’accompagnement social », dont la complexité et le coût pèsent de plus en plus lourdement sur les finances publiques. L’association Coallia, par exemple, a perçu à elle seule 573 millions d’euros sur cette période, tandis que France Terre d’Asile, présidée par Mme Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre, a reçu 287,3 millions d’euros. Ces montants interrogent alors que la même année, l’État a engagé une politique de rigueur budgétaire inédite : coupes dans les crédits alloués à l’écologie, à l’emploi, à l’enseignement supérieur, à la culture et durcissement de l’accès aux minimas sociaux. À l’heure où les services publics sont fragilisés, où les collectivités locales peinent à maintenir les services essentiels et où de nombreux Français renoncent à des soins, à des aides ou à des droits, de tels arbitrages budgétaires apparaissent comme un profond déséquilibre dans les priorités de l’action gouvernementale. Aussi, il souhaite savoir comment le Gouvernement justifie une telle augmentation des crédits alloués à l’accompagnement des migrants, dans un contexte de rigueur budgétaire généralisée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4564</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État s’appuie, pour la mise en œuvre des politiques d’asile, d’intégration et, dans une moindre mesure, d’immigration auprès des publics étrangers, sur des opérateurs de statut divers, dont une partie obéit au régime juridique des associations. Dans ce cadre, certaines associations bénéficient de financements au titre des crédits de la mission immigration, asile et intégration (IAI). Les crédits versés à ces opérateurs ou fondations peuvent l’être dans le cadre de marchés publics, au titre de prestations, ou dans le cadre de conventions, de subventions qui constituent les supports juridiques pour le versement de ces crédits. L’objectif de pilotage et de maîtrise de ces dépenses est mis en œuvre de manière continue, et notamment pour l’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés, qui représente plus de 85 % du montant total des financements versés en 2023 aux opérateurs. A ce titre, les procédures de création ou de renouvellement de places, qu’elles relèvent d’établissements autorisés ou subventionnés, font l’objet de procédures de mises en concurrence par la voie d’appels à projets ou à manifestation d’intérêt portés par les services déconcentrés. Le montant des frais de sièges d’un opérateur de l’hébergement peut faire l’objet d’une instruction par les directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), à l’instar de l’association Forum Réfugiés, dont le siège est situé en région Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2024, une démarche globale de contrôle et d’évaluation afin d’harmoniser les pratiques et de renforcer le pilotage de l’activité des opérateurs de l’hébergement est mise en œuvre par les services déconcentrés concernés. L’augmentation des crédits s’explique essentiellement par la hausse du coût unitaire et du nombre de bénéficiaires comme l’indique les rapports de la Cour des Comptes sur le financement des associations, et rapport d’information 2025 de Madame la sénatrice Marie-Carole Ciuntu sur les associations intervenant au titre de la politique d’intégration.  En 2024, les mesures du décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits se sont établies à hauteur de -174,7 M€ sur la mission IAI (-8,1 % en crédits de paiement). Au total, par rapport à la prévision d’exécution initiale, ce sont plus de 205 M€ d’économies qui ont été présentées en gestion 2024 sur l’ensemble de la mission IAI. Ces économies se sont traduites par une suspension de l’ouverture de nouvelles places d’hébergement ; en particulier, 1 500 créations de places prévues en loi de finances initiale pour 2024 n’ont pas été réalisées. De même, en matière d’intégration, des mesures de régulation ont été mises en œuvre et déclinées au travers des financements versés aux associations. Ces politiques publiques, et les opérateurs qui participent à leur mise en œuvre ont donc bien été directement concernés par les efforts de maîtrise de la dépense publique. Enfin, certaines associations qui interviennent dans les CRA n’agissent pas toujours en cohérence avec l’Etat, qui pourtant les finance, avec l’argent du contribuable. C’est pourquoi le Gouvernement soutien pleinement la proposition de loi portée par Madame la Sénatrice Marie-Carole CIUNTU, adoptée par le Sénat le 12 mai, qui prévoit de confier à l’OFII la mission d‘accueil, d’information juridique et de soutien des personnes retenues. C’est à la fois le moyen de garantir l’exercice des droits des personnes retenues et l’exigence de neutralité des intervenants. C’est aussi le moyen de réaliser des économies bienvenues tout en maintenant un.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5857</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4565</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Incivilités et vols subis par les agriculteurs sur leur exploitation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5857. — 15 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les incivilités et les vols dont sont victimes les agriculteurs sur leurs exploitations. Depuis plusieurs années, les agriculteurs constatent la multiplication d’intrusions sur leurs propriétés, tels que des saccages, des dépôts de détritus, des destructions de leurs barrières, etc. Ils sont également de plus en plus souvent victimes de vols sur leurs exploitations, que ce soit de leurs matériels, de leurs cultures et de leurs cheptels. Outre la perte de temps que cela entraîne, ces intrusions et ces vols causent des préjudices importants voire graves à leurs exploitations. Les mesures existantes ne sont pas assez dissuasives et les agriculteurs ne disposent pas de suffisamment de moyens pour parer à ces incivilités et plus encore pour mettre en place des mesures de protection de leurs matériels, de leurs récoltes et de leurs élevages. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place des mesures pour aider les agriculteurs à lutter contre ces actes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4565</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en compte des vulnérabilités du monde rural est un enjeu stratégique au cœur des préoccupations gouvernementales. Une série de mesures destinées à endiguer les violences envers les agriculteurs est mise en œuvre par la gendarmerie, qui déploie des dispositifs de prévention et de partenariats au profit des agriculteurs, et se mobilise dans la judiciarisation des infractions touchant le monde agricole. S’agissant des actions de prévention, la gendarmerie continue d’accroître et de cibler sa présence de voie publique sur les zones et dans les créneaux horaires les plus sensibles. Dans le cadre du plan de création de 239 nouvelles brigades, la brigade fixe de gendarmerie de Chaumes-en-Retz et la brigade mobile à Héric, opérationnelle depuis 2024, s’inscrivent pleinement dans cette démarche. La future brigade mobile de la Turballe ainsi que la future brigade fixe de Pont-Saint-Martin participeront également à la densification du maillage territorial. Les référents et correspondants « sûreté », présents dans chaque groupement de gendarmerie départementale et commandements de la gendarmerie d’outre-mer, arment la chaîne de prévention situationnelle. À la demande des agriculteurs, ils peuvent être engagés pour réaliser des évaluations portant sur les vulnérabilités des emprises agricoles et fournir des préconisations techniques, humaines et organisationnelles afin d’y remédier. En parallèle, les chaînes d’alerte SMS « Vigi-agri », mises en œuvre dans les groupements en lien avec les chambres d’agriculture départementales, permettent de lutter contre les atteintes aux biens (ex. : vols, dégradations, intrusions) et de prévenir les agressions au sein des exploitations agricoles. De plus, en fonction des besoins locaux, l’offre de sécurité est adaptée par les groupements de gendarmerie. Par exemple, le dispositif « Gend’Viti », initié par le groupement de la Marne, permet aux gendarmes d’être à l’écoute du monde viticole, en particulier pour les vendanges. Cette brigade mobile saisonnière permet de recueillir des signalements, de prendre des plaintes en mobilité et d’assurer une présence au plus près des agriculteurs et de la population. Cette démarche « d’aller vers » les agriculteurs tient compte de leurs contraintes professionnelles en facilitant le recueil de plaintes en mobilité et la judiciarisation des faits. La sécurité du monde agricole nécessite par ailleurs sa pleine et parfaite information quant aux menaces existantes. Ainsi, la gendarmerie nationale mobilise les vecteurs traditionnels (ex. : réunions publiques, presse quotidienne, radio) et digitaux (application MaSécurité du ministère de l’intérieur, réseaux sociaux, etc.) afin de sensibiliser les exploitants à l’émergence de phénomènes délictueux et diffuser des conseils de mise en sûreté. L’accompagnement des agriculteurs s’opère également par la promotion d’une culture commune de sécurité reposant sur des échanges réguliers entre les acteurs du monde agricole et les forces de gendarmerie. Dans cette optique, une convention de partenariat a été signée en décembre 2019 entre le ministère de l’intérieur, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles et les Jeunes agriculteurs. Cette convention fait l’objet d’une animation trimestrielle par la gendarmerie qui permet d’aborder l’état de la délinquance et les préoccupations du monde agricole (ex. : mesures de prévention, etc.). En outre, cette convention nationale a été mise en oeuvre au niveau local par les groupements de gendarmerie, qui entretiennent des liens réguliers avec les représentants locaux de ces syndicats professionnels. Cette manœuvre globale de prévention est confortée par la volonté d’identifier le plus en amont possible les éventuelles menaces, qu’elles soient liées à des enjeux de délinquance ou à des groupes radicalisés violents. La recherche du renseignement est ainsi menée localement par les brigades, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, avec des capacités d’analyse détenues par des services spécialisés comme le service de renseignement criminel de la gendarmerie nationale, qui établit trimestriellement une analyse des faits de délinquance touchant le monde agricole. La gendarmerie lutte également contre les phénomènes sériels d’appropriation et de destruction touchant cette filière en mobilisant des offices centraux et sa chaîne judiciaire jusqu’aux brigades, sous la direction de l’autorité judiciaire. Au travers des actions de la gendarmerie, et plus largement, des forces de sécurité intérieure, le Gouvernement démontre sa volonté de garantir de manière constante la sécurité des agriculteurs, en Loire-Atlantique, et sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5874</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4566</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>ANTS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5874. — 15 avril 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dysfonctionnements au sein de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). En effet, depuis plusieurs années, l’ANTS fait face à des problème récurrents qui perturbent le bon déroulement des démarches administratives. Ces difficultés concernent notamment les demandes d’immatriculation de véhicules en cours de transfert vers la France. De nombreux usagers signalent ainsi des rejets injustifiés, le site indiquant que la demande a déjà été effectuée, ainsi que des obstacles lors du paiement. De plus, la lenteur excessive des délais de traitement place certaines personnes dans une situation d’illégalité, bien que leurs démarches aient été effectuées dans les délais impartis sur le site de l’ANTS. Par ailleurs, des problèmes persistants concernent la mise à jour des cartes grises, notamment s’agissant de la modification de l’adresse, car le site indique à tort que la personne n’est pas propriétaire du véhicule. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour résoudre ces défaillances et garantir un fonctionnement efficace de l’ANTS.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4566</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2024, les services du ministère de l’intérieur ont traité près de 32 millions d’opérations en lien avec l’immatriculation des véhicules. Celles-ci ont donné lieu à l’émission de 11 millions de titres d’immatriculation. 85 % de ces titres ont été produits en moins de 48h (délai postal moyen de 48 heures à ajouter avant réception du titre par l’usager). Les 1,6 millions de titres restant sont soumis à des réglementations annexes complexes (succession, divorces, importation…) ou présentent un risque de fraude avéré. Ils sont alors instruits par les centres d’expertise et de ressources des titres (CERT). Le délai de traitement de ces demandes dépend alors de la complexité de la réglementation annexe concernée et de diverses situations conjoncturelles. La durée moyenne de traitement de ces demandes fluctue régulièrement. Elle est aujourd’hui de 29 jours. Les services du ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisés pour réduire l’impact de ces situations subies par les usagers, notamment professionnels. Depuis l’achèvement de la réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération » (PPNG), à la fin de l’année 2017, près de 18 millions de télé-procédures ont été traitées. C’est autant de situations dans lesquelles l’usager n’a pas eu besoin de se déplacer et d’attendre au guichet de préfecture. Courant 2019, un parcours guidé a été mis en place sur le site de l’ANTS pour accompagner l’usager dans la définition de son besoin afin de l’aider à sélectionner la bonne téléprocédure. Ce parcours guidé s’est encore enrichi début 2020. Par ailleurs, une téléprocédure intitulée « je fais une autre demande » permet à tout usager ne parvenant pas à faire aboutir une démarche spécifique d’en faire le signalement et de demander un nouvel examen de sa situation. Depuis le début de cette année, les usagers ont également la possibilité de répondre à une enquête de satisfaction en fin de démarche, ce qui permet de concevoir les améliorations pouvant être apportées au service proposé. En outre, un dispositif d’accompagnement humain des usagers pour l’utilisation d’Internet a aussi été déployé dès 2018. 350 points numériques ont été ouverts dans les préfectures et les sous-préfectures. Ils ont permis aux usagers peu habitués au numérique de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique. En novembre dernier, une quinzaine de notices explicatives ciblant les principales démarches effectuées par les usagers sur le site de l’ANTS ont été diffusées. Elles sont venues compléter les 5 tutoriels vidéo réalisés en 2018 pour accompagner les usagers pas à pas dans leurs démarches. Enfin, l’agence France Titres a mis en place un dispositif téléphonique permettant de répondre aux questions des usagers, le CCC accessible au 3400. La refonte du SIV, en cours, est de nature à corriger certains dysfonctionnements persistants. Outre la modularité, la souplesse et un renforcement des architectures, la révision des procédures répondra aux exigences légitimes et toujours plus grandes des usagers. Des mesures contre la fraude au SIV ont été proposées par voie d’amendements lors de l’examen de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic. Elles ont été jugées irrecevables (cavalier législatif). Une avancée législative reste nécessaire, pour mieux lutter contre la fraude au SIV. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5875</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4567</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Sophie Ronceret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Traitement des amendes postérieures à la vente d’un véhicule</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5875. — 15 avril 2025. — Mme Anne-Sophie Ronceret attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les anciens propriétaires de véhicules lorsque les nouveaux acquéreurs tardent à effectuer le changement de carte grise. Cette situation peut entraîner des conséquences financières et administratives lourdes, puisqu’ils continuent de recevoir des amendes de post-stationnement et peuvent subir des saisies injustifiées sur leurs comptes bancaires. Mme la députée souligne notamment le cas d’une habitante de Montfort-l’Amaury, dans sa circonscription, qui reçoit des amendes pour un véhicule vendu en octobre 2022, l’acquéreur n’ayant effectué le changement de carte grise que deux ans plus tard. Malgré un dépôt de plainte et un recours déposé auprès du tribunal du stationnement payant de Limoges en février 2025, cette personne n’a reçu aucun accusé de réception ni réponse à ce jour. Elle souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour sécuriser le processus de changement de carte grise, prévenir ces situations pénalisantes pour les citoyens et garantir un traitement efficace et rapide des recours engagés par les anciens propriétaires injustement mis en cause.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4567</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 322-1 du code de la route prévoit que « I. – Tout propriétaire d’un véhicule […] qui souhaite le mettre en circulation pour la première fois doit faire une demande de certificat d’immatriculation en justifiant de son identité. […] VII. – Le fait, pour tout propriétaire, de mettre en circulation un véhicule sans avoir obtenu un certificat d’immatriculation est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. » L ‘article R. 322-4 du code de la route dispose quant à lui que « I. – En cas de changement de propriétaire d’un véhicule soumis à immatriculation et déjà immatriculé, l’ancien propriétaire doit effectuer, dans les quinze jours suivant la cession, une déclaration au ministre de l’intérieur l’informant de cette cession et indiquant l’identité et le domicile déclarés par le nouveau propriétaire. Avant de remettre le certificat d’immatriculation à ce dernier, l’ancien propriétaire doit le barrer et y porter d’une manière très lisible et inaltérable la mention : "vendu le… /… /…" ou "cédé le… /. /…" (date de la cession), suivie de sa signature, et, sauf en cas de vente ou de cession à un professionnel de l’automobile, remplir le coupon ou, à défaut, découper la partie supérieure droite de ce document lorsqu’il comporte l’indication du coin à découper. II. – L’ancien propriétaire effectue la déclaration mentionnée au I soit directement par voie électronique, soit par l’intermédiaire d’un professionnel de l’automobile habilité par le ministre de l’intérieur. […] VII. – Le fait de ne pas effectuer les déclarations ou de ne pas respecter les délais prévus au présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. » L’article suivant précise que « I. – Le nouveau propriétaire d’un véhicule déjà immatriculé doit, s’il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d’un mois à compter de la date de la cession, un certificat d’immatriculation à son nom dans les conditions prévues à l’article R. 322-1. Cette demande est adressée au ministre de l’intérieur soit directement par voie électronique, soit par l’intermédiaire d’un professionnel de l’automobile habilité par le ministre de l’intérieur. » Les usagers bénéficient ainsi de deux solutions pour remplir leurs obligations en matière d’immatriculation dans le cadre d’une cession : y procéder eux-mêmes et gratuitement sur le site de l’agence France Titres (ex ANTS) ou par l’intérmédiaire d’un professionnel de l’automobile moyennant paiement. Il convient de préciser qu’en 2024, 11 millions de véhicules ont dûment été immatriculés, chiffres qui inclut les cessions. Il peut ainsi être considéré que l’immatriculation et la cession d’un véhicule ont largement été assimilés par une très grande majorité d’usagers. S’agissant de la cession, le site France Titres est facile d’accès et contient des vidéos explicatives pour faciliter la démarche. En outre, le déploiement de l’application téléphonique Simplimmat, permettant la cession administrative du véhicule au moment même de sa cession physique, complète le dispositif existant. De manière simultanée, le cédant et l’acquéreur, à l’aide de leur smartphone, peuvent accomplir leur obligation administrative de manière sécurisée. Enfin, en l’absence des démarches du cédant ou de l’acquéreur, l’un ou l’autre peut saisir France Titres pour déclarer la situation avec tous les éléments de preuve utiles afin de ne pas être lésé ou victime des carences de l’autre partie, même au-delà des délais légaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5878</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4568</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés liées à l’application de l’arrêté du 17 mai 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5878. — 15 avril 2025. — Mme Caroline Colombier* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés liées à l’application de l’arrêté du 17 mai 2024 sur les câbles électriques à haute performance au feu dans les ERP et IGH. L’arrêté du 17 mai 2024 impose, à compter du 23 mai 2025, l’utilisation de câbles répondant à la norme Euroclasse Cca s2, d2, a2 dans les établissements recevant du public (ERP) et immeubles de grande hauteur (IGH). Or ces câbles ne sont à ce jour pas disponibles sur le marché. Les fabricants annoncent qu’aucune mise en production ne pourra intervenir avant 2026. Cette indisponibilité place les entreprises dans une impasse juridique et opérationnelle : impossibilité de budgétiser les chantiers, retards dans l’exécution des travaux, ruptures d’approvisionnement et risques accrus de contentieux ou de sanctions administratives. Au-delà des conséquences économiques pour la filière, c’est l’ensemble de la continuité des chantiers de construction et de rénovation qui est menacé, en particulier dans des secteurs stratégiques comme les établissements scolaires, les équipements communaux ou les maisons de santé. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement envisage de reporter la mise en application de cet arrêté, afin de permettre à la filière de se conformer à la nouvelle réglementation dans des conditions techniquement et économiquement viables, sans mettre en péril la sécurité juridique et financière des entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5879</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4568</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inquiétudes des entreprises du bâtiment liées à l’arrêté du 17 mai 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5879. — 15 avril 2025. — M. Christian Girard* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les entreprises du bâtiment et de l’intégration électrique dans la mise en œuvre de l’arrêté du 17 mai 2024 relatif à l’utilisation de câbles électriques à performance au feu renforcée dans les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH). Cet arrêté, qui doit entrer en vigueur le 23 mai 2025, impose l’utilisation de câbles répondant à une nouvelle classification Euroclasse (Cca s2, d2, a2). Or ces câbles ne sont pas encore disponibles sur le marché et les fabricants n’annoncent aucune mise à disposition avant 2026. Cette situation place les entreprises dans une impasse juridique et opérationnelle : impossibilité de chiffrer les chantiers, retards d’exécution, ruptures d’approvisionnement et exposition à des litiges ou sanctions administratives. Au-delà des enjeux économiques pour la filière, cette situation menace directement la continuité des projets de construction ou de rénovation, notamment dans des secteurs essentiels tels que les écoles, salles communales ou maisons de santé. La fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE) a déjà alerté le Gouvernement sur cette problématique et demandé un report d’un an, sans réponse concrète à ce jour. Face à ces difficultés majeures, il lui demande s’il envisage un report de l’entrée en vigueur de cet arrêté afin que la filière puisse s’adapter dans des conditions réalistes sans compromettre la sécurité juridique et financière des entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4568</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les câbles d’énergie, de commande et de communication relèvent du règlement (UE) n° 2024/3110 (dit RPC : « Règlement Produit de Construction ») établissant des règles harmonisées de commercialisation pour les produits de construction et abrogeant le règlement (UE) n° 305/2011. Aussi, les câbles d’énergie sont couverts par une norme harmonisée depuis le 1er juillet 2017 et un classement européen de leur réaction au feu s’impose en remplacement du classement français. En phase transitoire et dans l’attente de la mise à jour des règlements de sécurité contre les risques d’incendie, les professionnels de la filière pouvaient s’appuyer sur l’arrêté du 15 octobre 2014 portant classification du comportement au feu des conducteurs et des câbles électriques. Cet arrêté fixe les classes européennes de réaction au feu admissibles au regard des exigences mentionnées dans les règlements de sécurité incendie. Ainsi, dès 2017, les fabricants ont mis sur le marché des câbles permettant de répondre aux exigences de l’arrêté du 17 mai 2024 modifiant diverses dispositions des règlements de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP), et pour la construction des immeubles de grande hauteur (IGH) pris respectivement par l’arrêté du 25 juin 1980 et l’arrêté du 30 décembre 2011. Dans un objectif de simplification et compte tenu des objectifs de sécurité visés par les règlements de sécurité incendie, l’arrêté du 17 mai 2024 retient 2 classements européens en matière de réaction au feu des câbles électriques, en remplacement des classements français. Ce travail a été réalisé en concertation avec les partenaires professionnels et plus particulièrement avec le syndicat professionnel des fabricants de fils et de câbles électriques et de communication (SYCABEL). Pour permettre aux porteurs de projet et aux fabricants de câbles de s’adapter aux règles européennes, les dispositions de l’arrêté ont été rendues applicables aux projets dont les demandes d’autorisation de travaux sont déposées un an après sa publication au Journal officiel de la République française. En conséquence et en plus des câbles disponibles depuis 2017, les adhérents du SYCABEL ont pris les dispositions nécessaires pour mettre sur le marché français les câbles répondant aux exigences de l’arrêté du 17 mai 2024. C’est pourquoi, sans autre élément d’appréciation, le Gouvernement estime qu’il n’est pas opportun de reporter l’entrée en vigueur d’une disposition portée par le Règlement Produit de Construction et connue des professionnels de la filière depuis 2017. Ces éléments sont portés à la connaissance de la fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6016</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4569</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification retraite pour le secours en montagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6016. — 15 avril 2025. — Mme Sandra Regol appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’inégalité existant quant à la bonification des retraites pour des personnes effectuant les mêmes opérations de secours en hélicoptère selon leur statut. En effet, lorsqu’ils effectuent ces opérations de secours, dont les risques sont évidents, les policiers, gendarmes ou sapeurs-pompiers professionnels bénéficient d’une bonification de leur retraite conformément au g) du B de l’article R20 du code des pensions civiles et militaires de retraite déterminant les opérations ouvrant droit à bonification pour les fonctionnaires en application de l’article L. 12 du même code. Ce n’est pas le cas en revanche des médecins sapeurs-pompiers volontaires ou encore des praticiens attachés au SAMU qui, participant aux mêmes opérations, sont pourtant soumis aux mêmes risques. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement compte remédier à cette injustice en proposant une bonification de la retraite pour toute personne effectuant des missions de secours à bord d’aéronefs, indépendamment de leur statut.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4569</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les sapeurs-pompiers professionnels, à l’instar des militaires, peuvent effectivement bénéficier de bonifications retraite pour des actions opérationnelles relevant de spécialités rares, comme les interventions en milieu aquatique, les interventions à bord des navires et bateaux ou encore les interventions en milieux périlleux et en montagne.  Bien que l’activité des sapeurs-pompiers volontaires qui s’engagent dans ces équipes spécialisées, notamment dans les groupes montagne, soit à remarquer et encourager, ils ne peuvent statutairement bénéficier de ce dispositif. Il est par ailleurs important de veiller, notamment pour ne pas renforcer l’assimilation des sapeurs-pompiers volontaires à des travailleurs, à ne pas dupliquer pour eux des dispositifs réservés aux professionnels. L’action des sapeurs-pompiers volontaires dans ces champs missionnels peut être reconnue, par exemple par l’attribution de distinctions ou d’autres formes de reconnaissance, sans avoir à calquer des mesures applicables aux militaires et agents publics lorsqu’ils sont amenés à être hélitreuillés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6034</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4569</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire obtenu en Algérie avant 1962</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6034. — 15 avril 2025. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par des citoyens français pour obtenir un nouveau permis de conduire après perte ou vol d’un permis original délivré en Algérie avant 1962. Des citoyens français ayant obtenu un permis de conduire avant 1962 dans les anciens départements d’Afrique du Nord rapportent la situation d’impasse administrative dans laquelle ils se trouvent suite à la perte ou au vol du document. En effet, les services des préfectures semblent dans l’impossibilité d’accéder aux archives de permis de conduire délivrés par les autorités françaises en Algérie avant l’indépendance du pays. De ce fait, les demandes de nouveau permis demeurent insatisfaites. Cette situation porte une atteinte manifeste aux droits des administrés concernés, qui ne peuvent obtenir de l’autorité administrative légalement compétente la satisfaction d’une demande revêtant un caractère normal. Elle souhaite donc être éclairée sur cette situation et ses causes exactes et l’appelle à mettre en œuvre les diligences nécessaires pour sa résolution.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4570</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 9 de l’arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions d’établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire, les permis de conduire obtenus avant 1962 dans les anciens départements d’Afrique du Nord sont valables, pour la ou les catégories de véhicules auxquels ils se rapportent, sur l’ensemble du territoire métropolitain, dans les départements d’outre-mer, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon.  Cependant, ils ne sont pas enregistrés dans le système national des permis de conduire. Il résulte de cette situation qu’en cas de perte, vol ou destruction de ces permis, les demandes de duplicata soulèvent des difficultés tant pour les demandeurs, qui ne parviennent pas toujours à obtenir des administrations ayant succédé à l’autorité française les renseignements indispensables (date et lieu de délivrance du permis, N°, etc…), que pour les services préfectoraux, qui, faute de ces renseignements, sont dans l’impossibilité de leur donner satisfaction. Depuis 60 ans, ces permis délivrés dans les anciens départements d’Afrique du Nord peuvent être échangés contre un permis métropolitain, lors des renouvellements périodiques de permis de conduire, ou des demandes d’inscription à l’examen d’une nouvelle catégorie de permis de conduire. Afin de débloquer ces situations résiduelles, il est permis à l’usager, sur la base de la circulaire du ministère de l’intérieur n° 80-196 du 19 mai 1980, d’apporter par tout moyen les preuves de l’obtention de son permis de conduire : permis militaires mentionnant leur conversion en permis civil, attestation de compagnie d’assurance, procès-verbaux (police ou gendarmerie) mentionnant les indications relatives au permis de conduire, ou tout autre document présentant des garanties d’autenticité. Ces éléments sont appréciés par les services préfectoraux en vue de délivrer le titre de droit à conduire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6217</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4570</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rémunération des sapeurs-pompiers en arrêt maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6217. — 29 avril 2025. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers, agents du service départemental d’incendie et de secours, au sujet de la baisse de leur rémunération en cas d’arrêts maladie. Ces professionnels, fortement exposés au risque et au danger, qui jouent un rôle essentiel dans la protection des citoyens, des biens et de l’environnement, se retrouvent souvent dans une situation financière difficile lorsqu’ils doivent s’absenter pour raisons de santé. L’article 189 de la loi de finances pour 2025 visant à diminuer la rémunération des fonctionnaires en cas d’arrêt maladie ordinaire a été promulgué et publié au Journal officiel nonobstant un avis négatif et unanime des représentants syndicaux ainsi que des employeurs territoriaux. Cette nouvelle mesure s’ajoute à celle relative à la perte de rémunération du jour de carence. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement visant à garantir une rémunération équitable et soutenir les sapeurs-pompiers durant leurs arrêts maladie et quelles actions il prévoit de mettre en place pour améliorer leurs conditions d’exercice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6589</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4570</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnisation des congés maladie ordinaires des sapeurs pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6589. — 13 mai 2025. — M. Alexandre Dufosset* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la réforme du régime de congé de maladie ordinaire (CMO) pour les sapeurs-pompiers professionnels. Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires en congé de maladie ordinaire ne perçoivent plus que 90 % de leur traitement indiciaire. Conformément à l’article 1er du décret n° 2010-997 du 26 août 2010, le maintien du régime indemnitaire doit suivre les mêmes proportions que le traitement, sauf disposition contraire. Dans la fonction publique territoriale, le maintien du régime indemnitaire en CMO est encadré par une délibération locale, dans les limites fixées par le principe de parité avec la fonction publique de l’État (article L. 714-4 du code général de la fonction publique). Toutefois, les sapeurs-pompiers professionnels disposent d’un statut spécifique, régi notamment par les articles L. 415-5 du code général de la fonction publique et L. 1424-9 du code général des collectivités territoriales. Ces dispositions permettent des dérogations aux règles de droit commun lorsqu’elles ne répondent pas au caractère particulier de leurs missions et de leur cadre d’emplois. Or la rémunération des sapeurs-pompiers professionnels repose en grande partie sur des primes, ce qui rend la perte de régime indemnitaire en cas de CMO particulièrement pénalisante, compte tenu du caractère exposé de leur métier. M. le député tient à rappeler que ces primes traduisent la particularité de la mission remplie par les sapeurs-pompiers, professionnels ou volontaires d’ailleurs et que reflète parfaitement leur devise « Courage et dévouement » : protéger la vie de leurs concitoyens, au péril de la leur. C’est par des preuves tangibles que la Nation doit leur exprimer son soutien. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place une dérogation permettant le maintien intégral du régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels en cas de congé de maladie ordinaire, ou de prendre toute autre mesure de compensation tenant compte de la spécificité du statut et des missions des soldats du feu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6590</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4571</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réforme du régime de rémunération en congés maladie ordinaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6590. — 13 mai 2025. — Mme Anna Pic* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la réforme du régime de rémunération en congé maladie ordinaire (CMO) pour les sapeurs-pompiers professionnels. Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires en arrêt maladie ordinaire ne perçoivent plus que 90 % de leur traitement indiciaire. Par application du principe de parité, cette règle s’étend également au régime indemnitaire (primes), conformément à l’article 1er du décret n° 2010-997 du 26 août 2010. Or, pour les sapeurs-pompiers professionnels, cette mesure entraîne une perte de rémunération significative, car leur traitement est très largement composé de primes. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les conditions d’exercice de cette profession à haut risque rendent les arrêts maladie plus fréquents. Par ailleurs, l’article L. 415-5 du code général de la fonction publique prévoit explicitement que des dispositions dérogatoires peuvent être prises en raison des spécificités de leurs missions et statuts. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend prendre des mesures réglementaires permettant de préserver l’intégralité de la rémunération des sapeurs-pompiers professionnels en cas de congé maladie ordinaire, en reconnaissant leur statut spécifique et les risques particuliers liés à l’exercice de leurs fonctions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4571</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions de l’article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ont modifié l’article L. 822-3 du CGFP qui prévoit, désormais, la perception de 90 % du traitement pendant les trois premiers mois de la maladie ordinaire. Le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels est défini, par dérogation au principe de parité prévu à l’article L. 714-4 du code général de la fonction publique, en l’absence de corps de la fonction publique de l’État exerçant des fonctions équivalentes, aux articles 6-1 à 6-9 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 modifié portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels. Si les dispositions du premier alinéa de l’article 1 du décret 2010-97 du 26 août 2010 relatif au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l’État et des magistrats de l’ordre judiciaire dans certaines situations de congés, qui prévoient que le régime indemnitaire est établi dans les mêmes proportions que le traitement, ne sont donc pas applicables aux sapeurs-pompiers professionnels, il n’en demeure pas moins que la très grande majorité des indemnités composant leur régime indemnitaire est calculée en pourcentage du traitement. Dès lors, à l’exception des indemnités fondées sur des montants ou expressément maintenues, celles basées sur un pourcentage de traitement sont mécaniquement maintenues à 90%.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6226</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4571</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande de report de l’arrêté du 17 mai 2024 sur la sécurité incendie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6226. — 29 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les difficultés que soulève la mise en œuvre de l’arrêté du 17 mai 2024 publié au Journal officiel le 23 mai 2024 relatif à la réglementation en vigueur en matière de sécurité incendie des établissements recevant du public et des immeubles de grande hauteur. En effet, ce texte impose, notamment, l’utilisation de câbles et conducteurs électriques à performance améliorée, caractérisée par une Euroclasse, en application du règlement des produits de construction. Or les câbles et conducteurs électriques respectant les exigences de l’arrêté ne sont pas commercialisés et ne devraient pas l’être avant 2026. Dès lors, l’entrée en vigueur prématurée de ce texte réglementaire risque de poser un problème insurmontable venant en contradiction avec tous les discours tendant à vanter la simplification administrative et la nécessaire étude d’impact préalable sur l’économie française s’agissant de toute nouvelle réglementation. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend reporter voire annuler l’entrée en vigueur effective de ce texte qui risque de handicaper le secteur économique du bâtiment, dont les entreprises souffrent déjà énormément.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4571</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les câbles d’énergie, de commande et de communication relèvent du règlement (UE) n° 2024/3110 (dit RPC : « Règlement Produit de Construction ») établissant des règles harmonisées de commercialisation pour les produits de construction et abrogeant le règlement (UE) n° 305/2011. Aussi, les câbles d’énergie sont couverts par une norme harmonisée depuis le 1er juillet 2017 et un classement européen de leur réaction au feu s’impose en remplacement du classement français. En phase transitoire et dans l’attente de la mise à jour des règlements de sécurité contre les risques d’incendie, les professionnels de la filière pouvaient s’appuyer sur l’arrêté du 15 octobre 2014 portant classification du comportement au feu des conducteurs et des câbles électriques. Cet arrêté fixe les classes européennes de réaction au feu admissibles au regard des exigences mentionnées dans les règlements de sécurité incendie. Ainsi, dès 2017, les fabricants ont mis sur le marché des câbles permettant de répondre aux exigences de l’arrêté du 17 mai 2024 modifiant diverses dispositions des règlements de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP), et pour la construction des immeubles de grande hauteur (IGH) pris respectivement par l’arrêté du 25 juin 1980 et l’arrêté du 30 décembre 2011. Dans un objectif de simplification et compte tenu des objectifs de sécurité visés par les règlements de sécurité incendie, l’arrêté du 17 mai 2024 retient 2 classements européens en matière de réaction au feu des câbles électriques, en remplacement des classements français. Ce travail a été réalisé en concertation avec les partenaires professionnels et plus particulièrement avec le syndicat professionnel des fabricants de fils et de câbles électriques et de communication (SYCABEL). Pour permettre aux porteurs de projet et aux fabricants de câbles de s’adapter aux règles européennes, les dispositions de l’arrêté ont été rendues applicables aux projets dont les demandes d’autorisation de travaux sont déposées un an après sa publication au Journal officiel de la République française. En conséquence et en plus des câbles disponibles depuis 2017, les adhérents du SYCABEL ont pris les dispositions nécessaires pour mettre sur le marché français les câbles répondant aux exigences de l’arrêté du 17 mai 2024. C’est pourquoi, sans autre élément d’appréciation, le Gouvernement estime qu’il n’est pas opportun de reporter l’entrée en vigueur d’une disposition portée par le Règlement Produit de Construction et connue des professionnels de la filière depuis 2017. Ces éléments sont portés à la connaissance de la fédération française des intégrateurs électriciens (FFIE).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4572</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Animaux sauvages dans les plans de gestion et de prévention de catastrophes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6230. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’urgence à prendre en compte les animaux sauvages dans les plans et politiques de gestion de catastrophes et à inclure, dans les plans nationaux d’actions (PNA), la menace que représentent les catastrophes naturelles pour la conservation et la restauration des espèces concernées lorsque celles-ci évoluent dans des zones dites à risque. En France, les évènements météorologiques extrêmes s’intensifient en fréquence et en durée et leurs impacts peuvent être dévastateurs. De manière plus ou moins soudaine, ils sont susceptibles d’anéantir des années d’efforts de conservation, dégradant des écosystèmes déjà fragilisés ou mettant en péril la survie d’animaux sauvages dont les populations, menacées par des activités anthropiques destructrices, risquent de ne pas pouvoir se rétablir. Dans un rapport intitulé « Au-delà du secours : animaux victimes de catastrophes », le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) rappelle que les animaux sauvages sont eux aussi victimes de ces évènements extrêmes : certains sont tués, blessés, séparés de leur groupe pour les espèces sociales, mais aussi contraints de fuir leur habitat vital, leurs sites de reproduction ou de nourrissage, détruits. Condamnés à chercher un abri et de la nourriture ailleurs, ces derniers peuvent s’aventurer en milieux peuplés par l’homme, créant une situation potentiellement conflictuelle qui accentue leur vulnérabilité. Pourtant, au-delà de leur valeur intrinsèque, les animaux sauvages jouent un rôle crucial pour l’équilibre, la bonne santé et la résilience des écosystèmes. Les dommages infligés aux populations animales et à leurs habitats peuvent, par effet de cascade, avoir de graves répercussions économiques, environnementales, sécuritaires, sanitaires et sociales sur les communautés humaines. En novembre 2021, la loi dite « Matras » a introduit de nouvelles dispositions relatives aux animaux dans le code de la sécurité intérieure (CSI) et le code général des collectivités territoriales : l’article L. 112-1 du code de la sécurité intérieure indique que la sécurité civile a pour objet la protection des animaux ; l’article L. 742-1 du code de la sécurité intérieure précise que les opérations de secours sont constituées par un ensemble d’actions ou de décisions caractérisées par l’urgence qui visent à soustraire les animaux aux effets dommageables d’accidents, de sinistres, de catastrophes, de détresses ou de menaces ; l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales précise que les compétences et missions des services d’incendies et de secours incluent la protection des animaux. Cependant, les dispositions concernant la prise en compte des animaux sauvages dans les plans de gestion de catastrophes restent inexistantes. Par ailleurs, seul le PNA relatif à la conservation des tortues d’Hermann (2018-2027) mentionne explicitement les incendies de forêt comme une menace pour l’espèce concernée et identifie deux types d’actions relatives aux incendies : l’action 6.2 visant à « prévenir la destruction des populations en cas d’incendie » et l’action 6.3 visant à « limiter la mortalité post-incendie ». Le plan d’action mentionne également la mise en place de certaines mesures de sauvetage, notamment par le biais de l’action 4.3 intitulée « utilisation de chiens pour trouver et sauver les tortues d’Herman ». Afin de réduire l’impact des catastrophes sur les populations d’animaux sauvages, il est primordial que les plans nationaux d’action actuels et futurs soient adaptés pour prendre en compte les risques liés aux catastrophes et intégrer des mesures de prévention et de sauvetage. Une politique ambitieuse de conservation des habitats, de création de corridors de déplacement est également nécessaire pour atténuer l’impact des évènements climatiques extrêmes sur la biodiversité. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur la mise en œuvre des nouvelles dispositions de la loi dite « Matras » afin d’inclure concrètement les animaux sauvages dans les plans de gestion de catastrophes en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4573</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 25 novembre 2021 visant à consolider notre modèle de sécurité civile et à valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels a introduit la notion de protection animale, au sein des missions effectuées par les services d’incendie et de secours. Cette loi établit désormais la protection des animaux comme une mission des sapeurs-pompiers et apporte des précisions sur la définition et la conduite des opérations de secours incluant le secours aux animaux en cas d’accidents, sinistres ou catastrophes. Afin de clarifier ce nouveau champ des missions des services d’incendie et de secours, des travaux ont été lancés en 2023 par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crises. Dans ce cadre, un groupe de travail national, réunissant l’ensemble des acteurs intéressés par le sujet de la protection animale (les services de l’État : les directions départementales de la protection des populations, l’office français de la biodiversité, les forces de sécurité intérieure ; les élus locaux, les groupements de défense sanitaire, les centres de soins pour la faune sauvage, les associations de protection animale, les vétérinaires ou encore les détenteurs d’animaux), a été mis en place. L’objectif est d’avoir une vision large des enjeux, d’identifier et de construire les solutions les plus adaptées aux multiples situations impliquant un animal en détresse. Le groupe de travail devrait rendre ses premières conclusions en fin d’année 2025. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6344</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4573</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Maltraitance institutionnelle des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6344. — 29 avril 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la maltraitance institutionnelle qui frappe les sapeurs-pompiers volontaires. Ce corps de professionnels assure une mission indispensable de protection des populations et de l’environnement. Cette protection prend bien sûr la forme de l’engagement face aux grandes catastrophes industrielles modernes ou aux feux de forêt, qui menacent la vie des sapeurs-pompiers en intervention. Elle se décline aussi dans l’ensemble des interventions du quotidien pour toutes formes de détresses ou de « malaises sans précision », qui requièrent autant de gestes de secourisme que de capacités au dialogue. Le sens de l’engagement et du service public est d’ailleurs si vif que les sapeurs-pompiers sont les premiers à refuser les « opérations à caractère privé » prônée par certains dans la hiérarchie, au risque de transformer le corps des pompiers en service mercantile. Cet engagement est d’autant plus notable que les conditions d’exercice se dégradent rapidement. Les réquisitions pour évènement exceptionnel ont explosé, en raison des blessés en manifestation, des jeux Olympiques et des cérémonies publiques multipliées en 2024. En outre, depuis le démantèlement de l’hôpital public, la tâche de secours aux personnes et de transport sanitaire vers les urgences progresse. Plus généralement, le recul des services publics - assistance sociale, éducation spécialisée - accroît drastiquement les demandes, faisant des pompiers le dernier service public existant. Ainsi, les missions se diversifient, les qualifications exigées s’élargissent et les aléas de l’intervention se multiplient : la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France évalue à 50 000 le nombre de volontaires supplémentaires nécessaires pour répondre aux urgences. Cet engagement se heurte par ailleurs à un statut dévalorisé. Lesquels 200 000 volontaires représentent plus des trois-quarts de l’effectifs, indemnisés à la vacation horaire d’un taux très faible (8,61 euros), surtout rapporté au nombre d’interventions par plage horaire (une dizaine pour 12 heures de garde). De plus, l’activité exige une formation continue obligatoire de haute intensité, une révision des capacités opérationnelles par des gardes longues et la réussite de tests physiques récurrents. Finalement, cet engagement se heurte à des violences systémiques. Une centaine de sapeurs-pompiers ont déjà engagé des procédures judiciaires contre leur hiérarchie concernant des faits de harcèlement sexuel, de harcèlement moral ou de discrimination. Parmi eux, des insultes racistes à l’égard de collègues, ou encore des sapeuses-pompières privées de toute intimité, sexualisées sur le lieu de travail ou sujettes à propositions sexuelles répétées non consenties. Pire, lorsqu’un sapeur-pompier dénonce des pratiques illégales, par attachement à la probité et l’exemplarité du corps, il reçoit des menaces et des injures à caractère raciste. Le cumul du harcèlement moral et du harcèlement sexuel, auxquels peuvent s’ajouter des agressions racistes, conduisent à une explosion du mal-être, du recours à des accompagnements psychologiques, voire alimentent la longue liste de 273 suicides ou tentatives de suicide répertoriés depuis 2018. Suite à de multiples alertes sur le sous-effectif, la maltraitance et la santé des professionnels, à l’instar de la question écrite n° 12759 de M. le député durant la XVIe législature, M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer et Mme la ministre chargée des collectivités territoriales ont lancé en avril 2024 le Beauvau de la sécurité civile qu’attendaient tous les professionnels. Un an plus tard, M. le député souhaiterait savoir ce qui en est sorti. Quelles sont les conclusions de la journée de travail ayant réuni 130 acteurs du secteur en juin 2024 à l’Hôtel de Beauvau ? M. le ministre déplafonnera-t-il enfin les surcotisations pour permettre de racheter des années (y compris celles volées par la réforme des retraites) ? Garantira-t-il enfin la portabilité des années acquises (grâce à la surcote de 2 %) en cas de suite de carrière dans le secteur privé, comme annoncé par son prédécesseur au congrès national des sapeurs-pompiers d’octobre 2023 ? Lancera-t-il enfin le plan de prévention des violences sexistes, sexuelles et racistes demandé par les représentants syndicaux ? Il lui demande également s’il assurera une protection pour les lanceurs d’alerte au sein de l’institution.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4574</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient en premier lieu de contester l’affirmation de maltraitance institutionnelle qui toucherait les sapeurs-pompiers volontaires.  Le Gouvernement dont le ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisés pour les sapeurs-pompiers, volontaires et professionnels, qui oeuvrent au quotidien pour la protection de nos concitoyens.  Par leur engagement au service de nos concitoyens, les sapeurs-pompiers volontaires - qui ne sont pas un "corps de professionnels" - occupent une place centrale dans notre modèle de sécurité civile. Le recrutement de sapeurs-pompiers volontaires (SPV) au sein des services d’incendie et de secours et leur fidélisation constituent des préoccupations permanentes du Gouvernement en matière de sécurité civile. Les efforts portent peu à peu leurs fruits et doivent se prolonger, puisque les effectifs se renforcent et que le seuil des 200 000 engagés a été franchi à nouveau depuis 2023. Toute correspondance avec des niveaux d’indemnisation et des références à des salaires minimaux ne sont pas pertinentes car les sapeurs-pompiers volontaires ne sont pas des travailleurs. Ils sont indemnisés pour les missions qu’ils accomplissent.  S’agissant de la prise en compte des risques psychosociaux au sein des services d’incendie et de secours, et plus particulièrement de la problématique des suicides et tentatives de suicides, depuis plusieurs années déjà les sapeurs-pompiers professionnels, volontaires et les militaires sont particulièrement suivis, sous la supervision directe de l’inspection générale de la sécurité civile, démontrant s’il était nécessaire de le faire, toute l’importance portée par le Gouvernement à ces drames. Leurs causes sont multiples, tant personnelles que professionnelles, et il serait réducteur de les résumer à quelques exemples, dès lors que chaque situation est différente. À titre d’exemple, les médecins-chefs des sous-directions santé ont récemment pu bénéficier d’une intervention lors de leur rencontre nationale annuelle précisant les modalités de recours au numéro 3114 de prévention du suicide et la mobilisation possible des psychologues et des psychothérapeutes des services d’incendie et de secours lors d’appels de sapeurs-pompiers ou de leur entourage. De même, une partie des travaux du second semestre de l’observatoire national de la santé des agents des services d’incendie et de secours sera axée sur les risques psychologiques auxquels sont exposés les sapeurs-pompiers. Ainsi, force est de constater que les actions menées aux niveaux local et national ont produit des résultats tangibles, avec un ratio du nombre de suicides par effectif près de 3 fois moins élevés chez les sapeurs-pompiers et militaires de la sécurité civile que parmi les forces de l’ordre en 2024. Enfin, il est indéniable que les évolutions sociétales en cours contribuent à une salutaire libération de la parole quant aux problématiques de discrimination, tout comme il est indéniable que le Gouvernement accompagne pleinement ce mouvement, comme en témoigne, par exemple, la parution du décret n° 2022-1522 du 7 décembre 2022 relatif notamment au référent mixité et lutte contre les discriminations des services départementaux et territoriaux d’incendie et de secours, ou encore la place croissante de cette thématique dans le cursus de formation des officiers de sapeurs-pompiers. Il semble également utile de rappeler que la loi a d’ores et déjà prévu la portabilité des droits à bonification de durée de service et de majoration de pension pour les anciens sapeurs-pompiers professionnels, qu’ils demeurent fonctionnaires ou qu’ils exercent dans le privé à leur départ en retraite. S’agissant des lanceurs d’alerte, leur reconnaissance et leur protection se sont clairement affirmées ces dernières années. D’ailleurs, ces mesures ont été complétées par la loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 visant à améliorer la protection des lanceurs d’alerte et, depuis, l’article L. 135-4 du code général de la fonction publique interdit de prendre toute mesure préjudiciable à la carrière ou aux conditions de travail d’un agent public ayant signalé des faits de nature criminelle ou délictuelle. Enfin, le Beauvau de la sécurité civile ne s’est pas limité à une journée. La concertation, qui a duré plus d’une année, s’achève et elle a été, pour l’ensemble des acteurs de la sécurité civile, des élus locaux et des parlementaires, l’occasion d’aborder de nombreuses thématiques relatives à notre modèle de sécurité civile. L’ensemble de ces travaux ont permis de dégager des propositions que le ministère aura assurément l’occasion de partager dans les prochains mois, autour d’un projet de loi pour concrétiser les actions fondatrices de la sécurité civile des prochaines années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6503</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4574</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Organisation des secours souterrains et rôle des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6503. — 6 mai 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les inquiétudes soulevées par la circulaire du 5 août 2024 relative à l’organisation des secours en milieu souterrain. Cette circulaire, établie sans consultation préalable des représentants des sapeurs-pompiers ni de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), soulève plusieurs interrogations quant à sa conformité avec les missions de secours et de soins d’urgence aux personnes confiées aux sapeurs-pompiers par l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En particulier, elle attribue la direction des secours souterrains au conseiller technique départemental en spéléologie (CTDS), écartant de fait les chefs d’unité et conseillers techniques des formations spécialisées SMPM-ISS et limitant le rôle de commandement des commandants des opérations de secours (COS), désormais subordonnés au directeur des opérations (DO) en cas de désaccord. Par ailleurs, le recours systématique au Spéléo secours français (SSF), y compris pour des cavités accessibles sans difficulté, risque d’entraîner une perte de compétence des équipes spécialisées sapeurs-pompiers, fragilise la chaîne opérationnelle classique (CODIS, COZ, COGIC) et pourrait compromettre la rapidité des secours, compte tenu de l’absence d’astreinte immédiate du SSF dans de nombreux départements. Il est également redouté que cette organisation expose les services d’incendie et de secours à des risques juridiques en cas de retard de secours et à des charges financières indues, alors même que leur rôle de commandement n’est plus effectif. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de réviser cette circulaire afin de rétablir un équilibre entre les compétences des services d’incendie et de secours et celles du SSF, dans l’intérêt d’une meilleure efficacité opérationnelle et d’une plus grande sécurité juridique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4575</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du 5 août 2024 relative au secours en milieu souterrain et la convention nationale d’assistance technique visent à conjuguer la garantie de secours de qualité et la recherche d’efficience, préconisée notamment par l’inspection générale de l’administration dans ses travaux dédiés au secours en milieu souterrain. Le degré de technicité particulièrement élevé des interventions et, au surplus, leur nombre très restreint, plaident pour la mobilisation, là où elle est disponible, d’une ressource déjà spécialisée, susceptible de surcroît de soulager les acteurs publics du secours soumis à une sursollicitation croissante et continue. Le représentant de l’État, dans les circonstances décrites, est ainsi compétent pour mobiliser les moyens de secours relevant de l’État, des collectivités et établissements publics et, en tant que de besoin, pour mobiliser ou réquisitionner les moyens privés nécessaires aux secours. À ce titre, il peut faire appel aux sauveteurs bénévoles de la fédération française de spéléologie et sa commission « spéléo secours français » (SSF), signataire depuis 1977 d’une convention avec le ministère de l’intérieur et bénéficiant depuis 2006, de façon continue, d’un agrément de sécurité civile pour des opérations de secours en milieu souterrain, dans les cavités naturelles ou artificielles, noyées ou à l’air libre. Le recours à ces prérogatives ne bouleverse en aucun cas l’architecture classique d’une opération de secours. Son commandement demeure exclusivement attribué aux sapeurs-pompiers. Les compétences techniques du conseiller technique départemental en spéléologie (CTDS) sont validées par une désignation par arrêté préfectoral. En qualité de directeur des secours souterrains, il met à disposition du commandement de secours son expertise de l’environnement dans lequel l’opération est réalisée. Dès lors, même avisé de la survenue d’un incident, par un canal alternatif en amont du déclenchement de l’alerte, le conseiller technique départemental en spéléologie n’a pas vocation à s’engager d’initiative pour ces opérations de secours. La conférence d’activation du dispositif, organisée par le centre de traitement de l’alerte/centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CTA/CODIS), qui réunit le service d’incendie et de secours, la préfecture et le CTDS permet au préfet de décider de l’activation du dispositif spécifique de secours en milieu souterrain, au plus près des intérêts de la victime secourue. Lors d’une opération de secours en milieu souterrain, le CTDS demeure placé sous l’autorité du commandant des opérations de secours dont les attributions en matière de commandement demeurent naturellement préservées. Les dispositions de la circulaire du 5 août 2024 visent donc à garantir la bonne articulation et la complémentarité des missions des différents acteurs, qui conditionnent la réussite des opérations de secours en milieu souterrain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6562</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4575</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État du protocole relatif à l’usage du drapeau tricolore</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6562. — 13 mai 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le refus manifesté par certains élus locaux d’appliquer la consigne gouvernementale de mise en berne du drapeau tricolore sur l’ensemble des bâtiments publics, notamment à la suite du décès du pape François le 21 avril 2025. Ces refus invitent à s’interroger sur le statut juridique de l’emblème national, qui, s’il est arboré par les communes, est avant tout un symbole constitutionnel dont l’usage devrait être identique sur l’ensemble du territoire national. Il souhaite donc savoir : quelles sont les dispositions qui fondent, notamment pour les maires, l’obligation de suivre les instructions gouvernementales concernant le sort des drapeaux arborés sur les mairies ; quel est le régime de responsabilité et le cadre de sanctions applicables aux élus qui refuseraient d’exécuter une telle consigne, le cas échéant ; si le Gouvernement entend rappeler aux autorités locales la portée contraignante de ces instructions et engager systématiquement les poursuites nécessaires à assurer le respect, non seulement de l’utilisation uniforme de l’emblème national dans les bâtiments publics et par des personnes chargées d’une mission de service public, mais aussi des prérogatives de l’État.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4576</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aucun texte législatif ou réglementaire ne fixe les règles de mise en berne du drapeau tricolore, emblème national au titre de l’article 2 de la Constitution de la Ve république. La tradition républicaine et l’usage s’appliquent. La mise en berne des drapeaux arborant les bâtiments et édifices publics de l’État lors des deuils officiels relève d’une décision du Premier ministre relayée par une circulaire du Secrétariat général du Gouvernement. Au sein de chaque département, cette circulaire est adressée aux maires par le représentant de l’État, qui veille à sa bonne application. A cet égard, le code général des collectivités territoriales prévoit que les maires peuvent être suspendus par arrêté ministériel en cas notamment de méconnaissance de devoir induit par leur qualité d’agent de l’État.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6898</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4576</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Retraite des pompiers volontaires : à quand la publication du décret ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6898. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Viry alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’absence de publication du décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires aux sapeurs-pompiers volontaires. La réforme des retraites a introduit un mécanisme de bonification destiné à reconnaître l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires. Ce dispositif prévoit l’attribution de trois trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire, ainsi qu’un trimestre supplémentaire pour chaque période de cinq années supplémentaires de service. Il s’agit là d’une avancée majeure pour ces femmes et ces hommes qui s’investissent chaque jour, partout en France, pour protéger la population sans autre contrepartie que l’honneur du service. Pourtant, plus d’un an après la promulgation de la loi, le décret d’application permettant la mise en œuvre concrète de cette disposition n’a toujours pas été publié. Cette inertie administrative est inacceptable. Elle envoie un signal profondément négatif à l’égard des 197 000 sapeurs-pompiers volontaires que compte le pays, dont l’engagement est un pilier du modèle français de sécurité civile. M. le député avait alerté Mme la ministre du travail de l’époque, Catherine Vautrin, par courrier en date du 5 mai 2024. N’ayant reçu aucune réponse, il a renouvelé son interpellation auprès de l’actuelle ministre, Mme Astrid Panosyant Bouvet, sans plus de succès. Par ailleurs, M. le ministre a été interrogé sur ce sujet par le sénateur Olivier Cigolotti le 20 novembre 2024 et avait alors assuré que le décret interministériel serait publié « tout début 2025 ». Le mois de mai est entamé et le décret se fait toujours attendre. Aussi, il lui demande quand ce décret sera enfin publié et si le Gouvernement entend réellement honorer cette décision de la représentation nationale, dont la mise en œuvre est aujourd’hui attendue avec légitimité et impatience par les sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4576</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attaché au modèle français de sécurité civile, fondé, entre autres, sur la complémentarité des statuts qui le composent, à savoir les sapeurs-pompiers professionnels, les sapeurs-pompiers volontaires, les militaires et les bénévoles. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli plus de 10 ans de service puissent bénéficier de trimestres de retraite selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État. Le décret d’application n’a pour l’heure pas été pris. Les premières écritures, ne satisfaisaient pas, en l’état, l’esprit de la loi. La concertation sur ce sujet nécessite du temps pour ne pas réaboutir à une situation insatisfaisante pour nos sapeurs-pompiers. Les travaux interministériels ont donc repris pour aboutir à une solution sérieuse et possible qui mette en œuvre cette disposition dans l’esprit de la loi, c’est-à-dire qui vise à renforcer la fidélisation de nos sapeurs-pompiers volontaires et à reconnaître leur engagement. Ces travaux doivent aboutir rapidement, afin de reconnaître l’engagement de nos sapeurs volontaires, indispensables à la nation, et les services du ministère sont pleinement mobilisés pour y parvenir dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7024</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4576</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régime indemnitaire des sapeurs-pompiers en congé maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7024. — 27 mai 2025. — M. Julien Limongi attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conséquences de la réforme du congé de maladie ordinaire (CMO) pour les sapeurs-pompiers professionnels. Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires en CMO ne perçoivent plus que 90 % de leur traitement. Conformément au principe de parité avec la fonction publique de l’État, cette mesure s’applique également au régime indemnitaire dans la fonction publique territoriale, sauf dispositions spécifiques. Or les sapeurs-pompiers professionnels bénéficient d’un régime indemnitaire particulier, non soumis aux principes de parité et d’équivalence avec les corps de l’État. En vertu de l’article L. 415-5 du code général de la fonction publique, des règles statutaires dérogatoires peuvent leur être appliquées, pour tenir compte de la spécificité de leurs missions. Dans un métier à risques, où les arrêts maladie peuvent être plus fréquents, cette évolution pourrait entraîner des pertes de rémunération significatives, notamment parce que les primes représentent une part importante de leur revenu. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend agir pour préserver le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels en cas de CMO et si une dérogation est envisagée afin de protéger leur pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4577</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions de l’article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ont modifié l’article L. 822-3 du CGFP, qui prévoit désormais la perception de 90 % du traitement pendant les trois premiers mois de la maladie ordinaire. Le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels est défini, par dérogation au principe de parité prévu à l’article L. 714-4 du code général de la fonction publique, en l’absence de corps de la fonction publique de l’Etat exerçant des fonctions équivalentes, aux articles 6-1 à 6-9 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 modifié portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels. Si les dispositions du premier alinéa de l’article 1 du décret 2010-997 du 26 août 2010 relatif au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l’État et des magistrats de l’ordre judiciaire dans certaines situations de congés, qui prévoient que le régime indemnitaire est établi dans les mêmes proportions que le traitement, ne sont donc pas applicables aux sapeurs-pompiers professionnels, il n’en demeure pas moins que la très grande majorité des indemnités composant leur régime indemnitaire sont calculées en pourcentage du traitement. Dès lors, à l’exception des indemnités basées sur des montants ou expressément maintenues, celles basées sur un pourcentage de traitement sont mécaniquement maintenues à 90%.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3519</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4577</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Signalement des cas de harcèlement en ligne sur PHAROS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3519. — 28 janvier 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’absence d’une section spécifique dédiée au harcèlement sur la plateforme de signalement en ligne PHAROS. Cette plateforme, essentielle dans la lutte contre les contenus illicites en ligne, permet de signaler divers types de violations, notamment les escroqueries, la pédopornographie ou encore les discours haineux. Cependant, elle ne propose pas d’option clairement identifiée pour signaler des situations de harcèlement en ligne, notamment lorsqu’il s’agit d’actes observés sur des vidéos ou des réseaux sociaux. Dans un contexte où le harcèlement, notamment en milieu scolaire ou professionnel, connaît une recrudescence inquiétante et où les réseaux sociaux en sont souvent le vecteur, il est indispensable de faciliter la dénonciation de ces comportements. La création d’une section dédiée sur PHAROS pourrait encourager davantage de victimes et témoins à signaler les faits, tout en offrant aux autorités des données précieuses pour mieux lutter contre ce fléau. Il lui demande donc s’il envisage de mettre à jour la plateforme PHAROS en y ajoutant une section spécifique dédiée au harcèlement en ligne, afin de renforcer l’efficacité de cette démarche et de mieux protéger les victimes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4577</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis sa création en 2009, la plate-forme PHAROS  n’a cessé de monter en puissance, d’une part en renforçant ses moyens de lutte contre le terrorisme, la radicalisation islamiste, la pédopornographie et les escroqueries sur internet, et, d’autre part, en développant son action contre les contenus haineux et les appels à la discrimination. Le périmètre de compétence de PHAROS, qui englobe les contenus illicites publics, lui permet toutefois de prendre en charge qu’une partie du phénomène de cyberharcèlement. Dans les faits, les modalités du cyberharcèlement sont plurielles. Une part du phénomène se traduit en effet par l’envoi massif de messages privés (haineux, insultants, menaçants, etc.) sur les différents comptes de la victime, voire sur son téléphone mobile, sa messagerie électronique, etc. Cette part strictement privée du phénomène ne peut être appréhendée par PHAROS car elle nécessite un dépôt de plainte. En revanche, lorsque le cyberharcèlement prend la forme de manifestations et de contenus publics diffusés en ligne (messages publics visant directement ou indirectement la personne, groupes créés pour la cibler, etc.), il entre dans le périmètre de compétence de PHAROS et il est alors pleinement pris en compte par la plateforme. Aussi, l’introduction dans PHAROS d’une « section spécifique » consacrée au cyberharcèlement, proposée dans la question écrite, risquerait d’induire les victimes en erreur, puisque dans un grand nombre de cas une part des faits ne peut pas être prise en charge par PHAROS et nécessite une plainte. Il est à souligner que, dès à présent, PHAROS reçoit un nombre conséquent de signalements visant des phénomènes de cyberharcèlement, dans leur dimension publique. Au moins quatre catégories distinctes du formulaire de signalement (disponible sur https://www.internet-signalement.gouv.fr) permettent en effet de signaler de tels contenus : la mise en danger des personnes (qui permet notamment de signaler les annonces en matière de suicide) ; les menaces ou l’incitation à la violence ; l’incitation à la haine ; l’incitation à commettre des infractions. Au regard des impératifs d’accessibilité et d’« expérience utilisateur » de la plateforme, il n’est pas souhaitable qu’un trop grand nombre de catégories soit présenté dans le formulaire de signalement. En effet, plus les catégories sont nombreuses, moins le formulaire est lisible pour le public. En tout état de cause, la police nationale comme la gendarmerie nationale sont pleinement engagées dans la lutte contre le cyberharcèlement, qui s’appuie notamment sur les moyens humains et techniques d’enquête numérique dont elles disposent sur l’ensemble du territoire. Policiers et gendarmes mènent également tout au long de l’année, notamment à l’école, des actions de prévention et de sensibilisation sur les thèmes du harcèlement et du cyberharcèlement. Enfin, il doit être rappelé que le ministère de l’intérieur s’est doté en 2023 d’un nouvel office spécialisé de police judiciaire, l’office mineurs (OFMIN), composé de policiers et de gendarmes, rattaché à la direction nationale de la police judiciaire, et compétent notamment pour les faits de harcèlement et de cyberharcèlement scolaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3589</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4578</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Validation de trimestres de retraite en faveur des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3589. — 28 janvier 2025. — M. François Hollande appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’attente de la publication du décret relatif à la bonification des trimestres des sapeurs-pompiers volontaires, à la suite de la réforme des retraites. L’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a mis en place un dispositif permettant aux sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement de 10 ans, continue ou non, de valider des trimestres de retraite pour compléter, le cas échéant, leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des concitoyens. Les sapeurs-pompiers volontaires, dont certains auraient déjà pu bénéficier de cette mesure et se retrouvent dans une situation délicate, sont aujourd’hui dans l’attente de la publication du décret d’application afin que cette disposition de la loi soit appliquée. En Corrèze, comme dans tous les territoires ruraux, les sapeurs-pompiers volontaires participent activement à la vie des centres d’incendie et de secours et permettent un maillage efficace de l’assistance à la personne. Sans ce vivier de pompiers volontaires, la sécurité des concitoyens ne pourrait pas être assurée. Ils représentent aujourd’hui 197 800 personnes, soit 78 % des sapeurs-pompiers de France. La mise en œuvre d’une telle mesure, dans le prolongement de la loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021, visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels, suscitera des vocations, permettra une valorisation de cet engagement et un recrutement de renforts. Le décret attendu doit préciser notamment le régime auquel incombe la charge de valider ces trimestres lorsque l’assuré a relevé successivement, alternativement ou simultanément de plusieurs régimes d’assurance vieillesse de base. Il l’interroge par conséquent sur la date de parution de ce décret très attendu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4578</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attaché au modèle français de sécurité civile, fondé, entre autres, sur la complémentarité des statuts qui le composent, notamment les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers volontaires. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli plus de 10 ans de service puissent bénéficier de trimestres de retraite selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État. Le décret d’application n’a pour l’heure pas été pris. Les premières écritures ne satisfaisaient pas, en l’état, l’esprit de la loi. La concertation sur ce sujet nécessite du temps pour ne pas aboutir à une situation qui ne serait pas satisfaisante pour nos sapeurs-pompiers et qui prenne en considération les travaux en cours sur les retraites. Les travaux interministériels ont donc repris pour parvenir à une solution réaliste, qui mette en œuvre cette disposition dans l’esprit de la loi, c’est-à-dire qui vise à renforcer la fidélisation de nos sapeurs-pompiers volontaires et à reconnaître leur engagement. Ces travaux doivent désormais aboutir rapidement, afin de reconnaître l’engagement de nos sapeurs volontaires, indispensables à la nation, et les services du ministère sont pleinement mobilisés pour y parvenir dans les prochaines semaines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3607</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4578</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Communautarisme islamiste au sein des clubs de sport amateurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3607. — 28 janvier 2025. — Mme Edwige Diaz alerte M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la question sous-étudiée de l’entrisme islamiste au sein des clubs de sport amateur et sur les éventuelles poches de radicalisation que ces entités peuvent constituer. En effet, un rapport du service central du renseignement territorial a détaillé en janvier 2023 une série de dérives islamistes constatées dans le sport amateur. Sans ambiguïté, cette note présente « le sport amateur comme vecteur de communautarisme et de radicalité ». En outre, ce rapport fait mention d’exemples caractérisés d’offensives islamistes et relate des cas de prières effectuées sur la pelouse d’un stade de football, de déroulements de tapis cultuels, d’encouragement au port du hijab, ou encore identifie des professionnels sportifs surveillés par les services de renseignement en raison de leur salafisme avéré. De plus, il apparaît, selon ladite note, que ces percées de l’islamisme radical s’effectuent dans des quartiers déjà largement touchés par le communautarisme. Dans la mesure où la représentation nationale doit être informée de la réalité du péril islamiste notamment au sein des clubs de sport amateurs, elle lui demande des éléments chiffrés et précis permettant d’apprécier avec objectivité la situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4579</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a fait de la lutte contre l’islamisme une de ses premières priorités. La menace n’est pas seulement sécuritaire, de nature terroriste. Le séparatisme et l’entrisme mettent en danger la cohésion même de la communauté nationale. S’agissant du sport, certains « entrepreneurs identitaires » peuvent être tentés d’investir le champ sportif afin d’y diffuser une attitude de repli communautaire et de se livrer au prosélytisme religieux. La réalité du phénomène est indiscutable. Elle n’en est pas moins difficile à identifier clairement. La densité du tissu associatif (360 000 associations sportives) rend impossible l’établissement d’une cartographie exhaustive de telles dérives. Les services du ministère de l’Intérieur mènent une action résolue afin de lever le doute ou de confirmer les dérives islamistes, en menant par exemple les contrôles de plus de 650 structures au cours des trois dernières années. Il en ressort que, si le volume d’associations de sport amateur mettant explicitement en œuvre un entrisme religieux reste limité, une forte vigilance s’impose. Face à la menace, la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) assure le suivi de plusieurs dizaines de clubs dont les dirigeants sont susceptibles de relayer l’idéologie frériste.  S’agissant de la radicalisation religieuse à potentialité terroriste, les individus dont la radicalisation religieuse accompagnée de volonté de commettre des violences est avérée, et qui fréquentent des clubs sportifs, font l’objet de la plus extrême attention. Le ministre d’État, ministre de l’intérieur, a demandé aux préfets et aux forces de sécurité intérieure une intensification des contrôles. En complément des dispositions de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, de nouvelles mesures devront être prises pour renforcer la capacité de repérage et de lutte. Le Gouvernement soutient à cet égard la proposition de loi sénatoriale visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport, déjà adoptée par le Sénat en première lecture. Face à la réalité de la menace de l’entrisme islamiste, une véritable prise de conscience s’impose de la part des collectivités territoriales, de tous les élus, des acteurs de la société civile et de la Nation dans son ensemble. C’est précisément pour sensibiliser le public que le rapport interministériel Frères musulmans et islamisme politique en France, a été rendu public. Sur la base des recommandations formulées par ce rapport, un plan d’action national est en cours de préparation sous l’autorité du Président de la République.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4017</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4579</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Relations diplomatiques conflictuelles entre la France et l’Algérie.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4017. — 11 février 2025. — M. Serge Muller alerte M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les relations diplomatiques conflictuelles entre la France et l’Algérie. Depuis plusieurs semaines, les relations entre la France et l’Algérie connaissent une dégradation notable, marquée par des comportements offensants et moralisateurs. Pour reprendre les propos de M. le ministre, l’Algérie « cherche à humilier la France ». Or il est inacceptable de bafouer l’intégrité et l’honorabilité du pays. Par conséquent, dans ce contexte et face à des tensions croissantes, il est urgent et impératif d’agir afin de faire respecter l’autorité de la France partout et par tous. Des mesures efficaces doivent être prises afin d’endiguer le comportement offensif qu’adopte l’Algérie à l’égard de la France, notamment au travers des déclarations de ses représentants. Il lui demande par quels moyens d’action il compte agir pour, d’une part, faire respecter la France et, d’autre part, pour stopper le comportement belliqueux qu’adoptent les autorités algériennes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4579</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les relations entre la France et l’Algérie recouvrent d’importants enjeux dans les domaines de compétences du ministère de l’intérieur, en matière de maîtrise des flux migratoires, de coopération policière ou encore de lutte contre le terrorisme. La coopération entre nos deux pays est essentielle pour la défense de nos intérêts mutuels et pour la stabilité régionale. Or la dynamique de cette coopération est aujourd’hui fragilisée par la forte dégradation de la relation bilatérale, illustrée par une série de gestes unilatéraux des autorités algériennes qui affaiblissent les mécanismes de sécurité que nous avons patiemment construits ensemble. De façon plus générale, le Premier ministre a validé une démarche de réponse graduée aux décisions des autorités algériennes affectant la qualité de notre relation bilatérale. Elle sera mise en oeuvre et ajustée à chaque étape en fonction des circonstances, sous son autorité.  Le Gouvernement demeure pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de la France et assurer la sécurité de ses ressortissants, dans le respect du droit international. Il se réserve par ailleurs le droit de prendre toute mesure complémentaire qu’il jugerait nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5558</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4580</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Allongement de la durée de validité des tests d’évaluation de français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5558. — 1 avril 2025. — M. Aly Diouara appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la durée de validité des tests d’évaluation de français (TEF) intégration, résidence, nationalité requis pour toute personne âgée de plus de 16 ans qui formule une demande de nationalité française, de carte de résident long séjour ou de validation d’un niveau A1 dans le cadre du parcours citoyen OFII. Lorsque la maîtrise d’un niveau A1 à C2 est établie à l’écrit et à l’oral, celle-ci est valable pour une durée de deux ans à compter de la date de délivrance des résultats. Compte tenu de l’allongement toujours plus important des délais d’obtention de rendez-vous auprès des préfectures ayant suivi la dématérialisation des procédures, la courte durée de validité des TEF n’est pas sans conséquence. Ces défaillances au sein des services de l’État complexifient le parcours pour ces demandeurs, qui doivent de surcroît s’acquitter d’une somme significative qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le coût du test, de 170 à 200 euros, exclut de fait les foyers les plus précaires et met également en lumière des disparités territoriales. Les délais d’attente pour accéder à des sessions d’examens, tout comme les modalités d’accès aux centres d’examen varient aléatoirement selon les territoires, renforçant ainsi les discriminations territoriales. Selon plusieurs témoignages reçus de la part d’habitants de la circonscription de M. le député, cette condition de validité renforce de fait les difficultés que rencontrent les personnes étrangères dans leur parcours administratif. D’aucuns dénoncent cette démarche administrative contraignante qui fait de la maîtrise du français une faculté éphémère pour une personne étrangère, ignorant ainsi l’adaptabilité qu’occasionnent les trajectoires migratoires, les processus multiculturels en œuvre au sein des pays d’arrivée et les ressources qu’ils et elles sont en mesure de mobiliser. Au-delà du fait de requestionner la systématisation des tests d’évaluation de français pour l’accès aux droits administratifs des personnes étrangères, il lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre afin de garantir un égal accès aux centres d’examen agrées sur l’ensemble du territoire d’une part et d’autre part allonger les délais de validité de ces tests pour pallier les dysfonctionnements relatifs aux prises de rendez-vous en préfecture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4580</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La maîtrise de la langue française est un facteur clé de l’intégration et de l’insertion sociale et professionnelle des étrangers en France. C’est pourquoi, dans le cadre du parcours d’intégration républicaine, les étrangers primo-arrivants ayant vocation à se maintenir sur le territoire français bénéficient d’une formation linguistique, visant à l’acquisition de la langue française (article L. 413.3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). La maitrise d’une langue nécessite d’être pratiquée pour maintenir à niveau ses connaissances ; les études attestent, qu’à défaut d’une pratique régulière d’une langue, une forte baisse des compétences linguistiques est constatée trois ans après l’apprentissage. Par ailleurs, l’exigence d’une certification du niveau de langue récente permet de garantir une mobilisation continue et sur le long terme pour l’apprentissage et la pratique de la langue française. Aussi, les organismes certificateurs ont conjointement retenu au niveau international une durée de validité de deux ans des certifications linguistiques. Cette durée de validité de deux ans des tests d’évaluation du niveau de français pour les étrangers demandant la nationalité française ou demandant une carte de résident permet de tenir compte des délais de délivrance des titres de séjours par les préfectures. La mise en place d’une nouvelle application informatique pour les prises de rendez-vous en préfecture a réduit les délais d’attente qui sont maintenant en moyenne de 27 jours. 400 centres, répartis dans l’hexagone et outre-mer, dispensent les certifications reconnues : le Test de connaissance du français - intégration, résidence, nationalité (TCF IRN) et le Test d’évaluation du français - inégration, résidence, nationalité (TEF IRN). En Ile-de-France, 60 centres sont habilités. Enfin, dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » du 26 janvier 2024, le ministère de l’intérieur a demandé aux organismes certificateurs de veiller à renforcer la couverture géographique des centres d’examen compte tenu de l’obligation qui sera faite au plus tard le 1er janvier 2026 aux étrangers demandant un titre de séjour pluriannuel d’attester d’un niveau de langue. L es services du ministère de l’intérieur demeurent attentifs à toute difficulté localisée dans l’accès aux tests, afin de faire prendre des mesures correctrices par les organismes certificateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6453</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4580</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Montants de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6453. — 6 mai 2025. — Mme Sandra Regol interroge M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), dont une part est affectée aux services d’incendie et de secours en application de l’article 53 de la loi de finances pour 2005. Elle souhaite, dans un souci de transparence et afin d’éclairer les débats à venir sur le financement du modèle de sécurité civile, connaître le montant global généré par la TSCA pour les années 2023 et 2024. Elle souhaite également connaître le montant représenté par la part SIS de la TSCA et reversé à ce titre aux départements pour ces mêmes années 2023 et 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4581</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 53 de la loi de finances pour 2005, l’Etat octroie aux départements une fraction du produit (6,45%) de la taxe sur les contrats d’assurance (TSCA) destinée au financement des SIS, même si elle ne constitue pas une ressource affectée. La dynamique annuelle de son produit est caractérisée par une croissance soutenue. Le produit de la TSCA a cru de 100 millions d’€ entre 2023 et 2024, passant de 1,35 à 1,45 Mds€. En 2024, le département de Mayotte en a été pour la première fois bénéficiaire, à hauteur de 3,6 M€. Outre cette ressource variable, un montant forfaitaire, passé de 10 à 15M€ entre 2023 et 2024, est affecté au budget de la ville de Marseille au titre du financement du fonctionnement du bataillon des marins-pompiers. La taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) est la troisième recette fiscale des départements. En 2023, son produit (8,9 Md€) a représenté 12,5 % de leurs produits réels de fonctionnement. Elle connaît un haut rendement : entre 2017 et 2023, elle a progressé de 3 Md€ (+ 30,1 %), dont 0,6 Md€ (+ 7,3 %) pour la seule année 2023 après avoir enregistré augmentation soutenue en 2022 (+ 4,8 %).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>486</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4581</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Souveraineté des données sensibles stockées par les hyperscalers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            486. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la souveraineté des données sensibles stockées par les hyperscalers. L’un des systèmes informatiques de la police écossaise, le Digital Evidence Sharing Capability (DESC), utilise l’offre Azure de Microsoft pour le stockage de ses données, dont les informations biométriques. Techniquement, ce n’est donc pas la police elle-même qui stocke ces données particulièrement sensibles, mais la solution développée par la société Axon, dans le cadre du contrat signé pour ce système informatique. Or Microsoft vient de reconnaître que la garantie de souveraineté accordée pour les données au repos ne s’étend pas à celles en cours de traitement, ni ne couvre l’assistance technique qui peut, elle aussi, entraîner des transferts internationaux. L’élasticité du système, que Microsoft revendique comme une grande force, présente en effet un revers inquiétant : il n’y a pas de cartographie de celui-ci et Microsoft ne maîtrise pas où vont les données. Un parallèle s’impose de toute évidence avec le Health data Hub, qui utilise lui aussi Azure pour stocker les données de santé des Français ou pour celles du projet européen EMC2. Or l’information étant maintenant publique, Microsoft va réaliser des aménagements pour le DESC et les systèmes avec lesquels il est directement en contact, notamment tout ce qui touche aux polices du Royaume-Uni. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intervenir auprès de Microsoft Azure, de Bleu (et S3NS, puisque Google reconnaît rencontrer le même problème), pour les contraindre à des aménagements permettant de garantir la souveraineté des données qu’ils hébergent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4581</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement met en œuvre depuis 2021 une stratégie cloud qui vise tout autant à saisir les opportunités offertes par les évolutions technologiques qu’à répondre aux enjeux posés par le recours à des services d’informatique en nuage, en particulier ceux qui concernent la protection des données les plus sensibles, des entreprises, des administrations et des citoyens français et européens. Cette stratégie repose notamment sur le développement d’une offre de services cloud de confiance, et sur la qualification SecNumCloud délivrée par l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), qui garantit un niveau de protection élevé des services cloud, y compris contre les accès non-autorisés aux données qu’ils hébergent et traitent, notamment par le biais des lois extraterritoriales non européennes. Par ailleurs, dans le cadre de la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN), que nous avons porté, et à la demande des parlementaires, que nous avons soutenue, des dispositions législatives nouvelles reprennent et renforcent désormais la doctrine « cloud au centre » préalablement décrite dans une circulaire du Premier ministre, afin d’assurer une protection adéquate des données sensibles des administrations de l’État, ses opérateurs ou certains groupements d’intérêt public, dont le concentrateur des données de santé, contre les législations extraterritoriales. Ainsi, toute offre d’informatique en nuage à laquelle ces entités envisageront de recourir en cas d’externalisation pour l’hébergement et le traitement de leurs données sensibles devra ainsi être évaluée en conformité avec les critères relevant de la qualification SecNumCloud, y compris en ce qui concerne son niveau de protection vis-à-vis du droit extra-européen. L’octroi de cette qualification, nécessaire pour héberger et traiter des données sensibles, se fait à l’issue d’un processus piloté par l’ANSSI, qui garantit un haut niveau d’exigence tant du point de vue technique, qu’opérationnel ou juridique. D’une part, les prestataires proposant une offre d’informatique en nuage (cloud) doivent présenter une bonne hygiène informatique, d’autre part, les données doivent être protégées en conformité avec le droit européen. Avec le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification et la ministre chargée des comptes publics, nous avons envoyé le 22 avril dernier un courrier à destination des ministres et secrétaires d’État pour rappeler les principes de mise en œuvre du cloud pour les administrations, les organismes placés sous leurs tutelles ainsi que pour les GIP concernés par l’article 31 de la loi SREN. En particulier, il leur est demandé « d’impérativement s’assurer, que les hébergements et que les applications utilisées pour le traitement des données sensibles au titre [de l’article 31 de la loi SREN], et en particulier les solutions collaboratives, bureautiques, de messagerie ainsi que les solutions d’IA, sont conformes aux exigences de protection contre tout accès non autorisé par des autorités publiques d’États tiers ».  S’agissant plus spécifiquement du Health data Hub, la situation actuelle n’est pas satisfaisante et c’est la raison pour laquelle le Gouvernement travaille à une migration. Un premier appel d’offres est sur le point d’être lancé par le ministère de la Santé pour permettre l’hébergement des données sur un hébergement sécurisé, qui garantisse la protection contre l’extraterritorialité du droit de certains Etats en matière de données. Le déploiement de cette solution intercalaire devrait débuter en 2026. Enfin, dans le cadre des négociations au niveau européen du schéma de certification de cybersécurité des services cloud (EUCS), toujours en cours, et dans le contexte international actuel, la France continue de tout faire pour permettre aux Etats membres de disposer d’un cadre juridique fiable, complet, robuste et transparent qui garantisse une protection efficace des données sensibles en Europe, en particulier contre l’application de législations extraterritoriales, et ce dans le cadre d’un marché du cloud plus concurrentiel et en mesure de répondre aux besoins d’innovation et de sécurité de nos administrations, de nos citoyens et de nos entreprises. Il en va ainsi de la souveraineté de notre pays comme de l’Union européenne dans un contexte de développement technologique toujours plus rapide qui doit se réaliser dans le respect des règles et valeurs de l’Union européenne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1720</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4582</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact des « deepfakes » sur la cybersécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1720. — 5 novembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’impact de l’utilisation des deepfakes sur la cybersécurité. Un deepfake (abréviation de deep learning et fake ) est une vidéo manipulée à l’aide de techniques d’intelligence artificielle (IA), où le visage, les mouvements et la voix d’une personne sont superposés sur une autre, donnant l’illusion qu’elle réalise des actions ou prononce des paroles qu’elle n’a jamais faites ou dites en réalité. Si ces nouvelles intelligences artificielles peuvent représenter de véritables innovations, il convient toutefois de rappeler les dangers de celles-ci sur la cybersécurité en fonction de l’utilisation qui en est faite. Ces manipulations vidéo peuvent semer la désinformation politique, entraîner des fraudes financières, le vol d’identité, voire influencer les marchés financiers. En Allemagne, le Gouvernement a exprimé une vive inquiétude face aux deepfakes, allant jusqu’à lancer une campagne de sensibilisation pour alerter les parents sur les dangers de ces technologies. Le 10 avril 2024 a été voté le projet de loi dit « SREN » pour mieux réguler l’espace numérique et protéger les internautes, notamment les plus jeunes, ainsi que les entreprises. Cette loi prend bien en compte les dangers liés à publication en ligne d’hypertrucages ou deepfake qui seront mieux réprimées. Néanmoins, selon un sondage IFOP, seulement un tiers des citoyens français estiment avoir la capacité de repérer un deepfake et à peine 6 % en sont totalement sûrs, illustrant ainsi le niveau élevé d’incertitude qui prévaut chez eux. Les jeunes et les hommes se montrent plus confiants : 55 % des 18-24 ans pensent pouvoir le faire, contre 28 % des plus de 35 ans, tandis que 40 % des hommes le croient possible, comparé à 28 % des femmes (source : Les Français et les jeunes face aux deepfakes - sondage IFOP). Les deepfakes utilisant le machine learning pour s’améliorer, ils risquent d’être de moins en moins détectables par une majorité de personnes. Récemment, les visages influenceurs et de personnalités publiques ont été utilisés pour la promotion de casinos en ligne, applications mobiles frauduleuses et cryptomonnaies douteuses. Les arnaqueurs usurpent l’identité de ces personnalités publiques, car elles ont une notoriété forte auprès du grand public. Des fausses vidéos sont ainsi propagées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, qui cible majoritairement les jeunes et se retrouvent à la merci de ces arnaques. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour renforcer la sensibilisation et l’encadrement des deepfakes, cette problématique sérieuse étant de l’ordre de l’atteinte au droit à l’image, de l’usurpation d’identité et de l’escroquerie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4582</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement engagé dans la lutte contre les hyper-trucages (deep fakes), pour lesquels les sanctions ont été significativement renforcées dans le cadre de la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (loi « SREN »). La sanction des délits d’atteintes à la représentation de la personne via le recours aux hyper-trucages a été notablement renforcée par une série d’articles de la loi. L’article 15 modifie l’article 226-8 du code pénal, sanctionnant le partage de montages falsifiés de représentations sonores ou visuelles d’une personne, réalisés sans son consentement, afin d’inclure les contenus générés par un traitement algorithmique (deep fakes). Le partage sur les réseaux sociaux constitue une circonstance aggravante, pouvant être puni de deux ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. L’article 16 de la loi SREN dispose également que le juge peut prononcer, dans les cas de cyberharcèlement (notamment via des deep fakes), une peine de bannissement numérique, interdisant à l’auteur du délit l’utilisation des réseaux sociaux pendant une période maximale de six mois (portée à un an en cas de récidive). Le juge peut également prononcer, à titre de peine complémentaire ou alternative, une obligation de stage de sensibilisation au respect des personnes dans l’espace numérique et à la prévention des infractions commises en ligne. L’article 21 crée l’article 226-8-1 dans le même code, interdisant les montages et deep fakes à caractère sexuel, punis de deux ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende. Le partage de tels montages sur les services de communication au public en ligne constitue une circonstance aggravante, punie de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. La loi SREN, en ses articles 7 et 8, renforce les mesures de sensibilisation aux risques des outils et contenus générés par intelligence artificielle, incluant les deep fakes, à destination des élèves et de leurs représentants légaux, des étudiants de l’enseignement supérieur et des membres du personnel enseignant et d’éducation. Ces dispositions visent à sensibiliser ce public aux risques d’atteinte à la personne, de manipulation commerciale, d’escroquerie, de harcèlement ou de violences sexistes et sexuelles dans l’espace numérique. Enfin, il convient de rappeler qu’en vertu du règlement européen du 13 juin 2024 sur l’intelligence artificielle, les déployeurs d’un système d’intelligence artificielle qui génère ou manipule des images ou des contenus audio ou vidéo constituant un hyper-trucage, sont tenus à une obligation de transparence et d’étiquetage (là-dessus, se référer à l’article 50 relatif à l’obligation de mentionner qu’un contenu est généré par intelligence artificielle). Au-delà de dispositions existantes pour encadrer ces pratiques, une sensibilisation plus gobale de la population aux enjeux de l’intelligence artificielle apparait effectivement indispensable. A cet égard le gouvernement à annoncé dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA qui s’est tenu à Paris qu’à compter de la rentrée 2025, la plateforme PIx proposera un parcours de formation à l’IA qui sera obligatoire pour tous les élèves de quatrième et de seconde. De même, le déploiement sur l’ensemble du territoire du dispositif Café IA porté par le Conseil national du Numérique (CNNum) et par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) avec l’appui du réseau des conseillers numériques présents sur tout le territoire, permettra de sensibiliser 2 millions de Français à ces technologies d’ici 2027. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4903</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4583</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des utilisateurs face à Internet+</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4903. — 11 mars 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique au sujet du contrôle du système de micropaiement téléphonique « Internet+ ». « Internet+ » permet à différents services multimédias de confier aux opérateurs télécoms la facturation de certaines prestations. Ce dispositif apparaît comme un gage de simplicité et de sécurité pour les abonnés, puisqu’il permet à ces derniers de souscrire à un abonnement en quelques clics, sans avoir besoin de fournir des informations personnelles, ni des données bancaires. Cependant, ce système a déjà pu montrer ses failles dans le passé puisque de nombreux consommateurs se sont vu débiter des sommes de quelques euros sans avoir acheté le service pour lequel ils ont été débité. Les solutions de contrôle mises en place par des instituts comme l’Association française pour le développement des services et usages multimédias multi-opérateurs (Af2m), ne semblent pas efficaces et adaptées. En effet, le plafond de dépenses mensuelles, fixé à 300 euros, est trop élevé et est inopérant pour empêcher ces prélèvements. Il apparaît que d’autres solutions ont été envisagées, comme le blocage par défaut de l’option Internet + ou bien la vérification de l’identité du signataire avant la souscription, mais ces solutions ont été rejetées par les opérateurs et les éditeurs qui souhaitent protéger un marché en pleine croissance. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures de régulation que le Gouvernement compte prendre pour protéger les consommateurs vis-à-vis des prélèvements dits « Internet + » non désirés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4583</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive 2018/1972 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018, établissant le code des communications électroniques européen, dispose que les États membres veillent à ce que les opérateurs de communications électroniques offrent aux consommateurs un service de désactivation de la facturation pour compte de tiers dans les contrats de services de communications électroniques. Cette obligation a été mise en œuvre en droit national par la modification de l’article L. 224-31 du code de la consommation en mai 2021. Cet article impose aux opérateurs de services de communications électroniques de mettre gratuitement à disposition du consommateur une fonctionnalité permettant d’empêcher l’utilisation de la facture du service de communications électroniques pour facturer des produits ou services proposés par tout prestataire tiers, tel que « Internet+ ». Le fait, pour un opérateur de communications électroniques, de ne pas proposer cet outil est passible d’une amende administrative dont le montant peut s’élever jusqu’à 375 000€ pour une personne morale. L’activation de cette fonctionnalité par le consommateur est de nature à répondre aux préoccupations soulevées puisqu’elle bloque tous les paiements pour les services tiers. Le consommateur a ainsi l’assurance de ne payer que pour les services compris dans son contrat de services de communications électroniques et fournis par son opérateur (appels, SMS et données mobiles). Par ailleurs, il convient de souligner que le caractère libre et éclairé du consentement de la personne physique à l’acte d’achat d’un bien ou d’un service est un principe fondamental du droit des contrats et de la protection économique du consommateur. Pour les services souscrits à distance, ce principe est garanti par l’obligation générale, prévue par l’article L.221-11 du code de la consommation, de communiquer au consommateur des informations précontractuelles l’informant des caractéristiques essentielles du service qu’il s’apprête à souscrire, le prix à payer, l’identité du fournisseur, la durée du contrat et son droit de rétractation. L’article L.221-14 impose également que la fonction de validation de la commande mentionne de manière « claire et lisible » l’obligation de paiement associée à la commande. Dans le secteur des communications électroniques, ces obligations s’appliquent aussi aux services payants accessibles par l’intermédiaire d’un abonnement téléphonique, tel que « Internet+ ». La souscription commerciale à ces services serait entachée de nullité dès lors que si l’éditeur ne respecte pas ces obligations Des contrôles sont régulièrement menés par les enquêteurs de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la représsion des fraudes (DGCCRF) afin de vérifier que les informations précontractuelles requises sont bien délivrées par les éditeurs de services, et que le consommateur n’est pas victime de pratiques commerciales trompeuses. En 2023, deux éditeurs de services ont ainsi été sanctionnés d’une amende administrative pour des manquements de ce type. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>934</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4584</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Contournements de l’encadrement des loyers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            934. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les contournements de l’encadrement des loyers. Malgré les dispositions de la loi « Alur » de mars 2014, conçues pour réguler les marchés immobiliers, encadrer les pratiques abusives et faciliter l’accès au logement, force est de constater qu’il existe certaines lacunes dans leur application. En effet, celle-ci est largement contournée, bafouée, grâce à des combines facilement disponibles au grand public. Selon les données de l’Observatoire de particuliers à particuliers, rien qu’à Paris, ce sont 42 % des annonces de logement qui dépassent les plafonds fixés. Parmi les pratiques frauduleuses les plus répandues, certains propriétaires vénaux imposent un bail de « résidence secondaire » à leur locataire, leur permettant ainsi de dépasser allègrement les plafonds réglementaires. Face à cette situation préoccupante, il lui demande quels sont les moyens mis en œuvre pour assurer la pleine application de la loi « Alur » en vue de protéger les locataires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4584</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’encadrement du niveau des loyers, dispositif en cours d’expérimentation, a été introduit par la loi ELAN en 2018. A Paris, l’observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) réalise, chaque année depuis 2019, une étude sur l’impact de l’encadrement du niveau des loyers sur la base des loyers pratiqués qu’il collecte auprès des bailleurs privés et des professionnels de l’immobilier. La dernière étude publiée pour les loyers pratiqués pour les emménagements en 2022, établit la part des dépassements de loyer à 28 %, inférieure à celle de 2020 (30 %) mais supérieure à celle de la période 2015-2017 (26 % en 2015, 23 % en 2016 et 21 % en 2017). Cette étude et d’autres, comme celle récemment publiée par la CLCV sur les territoires encadrés de Paris et de la Seine Saint Denis montrent que le dispositif d’encadrement du niveau des loyers n’est pas pleinement appliqué et que des efforts sont encore nécessaires à la fois pour mieux faire connaître le dispositif auprès des bailleurs et des locataires qui sont des acteurs essentiels dans la mise en œuvre du dispositif et pour améliorer le contrôle des annonces immobilières et des loyers pratiqués. L’article 140 de la loi ELAN prévoit différentes actions pour contester des dépassements de loyers. Tout d’abord, les locataires peuvent, à la signature du bail ou lors de son renouvellement contester le loyer qui excède le loyer de référence majoré ou un complément de loyer injustifié ou excessif par des actions devant la commission départementale de conciliation (CDC). Ensuite, l’autorité compétente, préfet ou collectivité, informé du non-respect de l’encadrement du niveau des loyers peut mettre en demeure le propriétaire de régulariser le bail et de procéder au remboursement des trop-perçus en application des dispositions de l’article VII de l’article 140 de la loi ELAN. Cette procédure, qui ne nécessite pas de saisine préalable de la CDC, peut aboutir au prononcé d’une amende administrative d’un montant maximum de 5 000 euros. Dans la majorité des territoires où s’applique l’encadrement du niveau des loyers, les collectivités ont mis en place de l’information en ligne et un simulateur de loyer pour permettre aux locataires et aux bailleurs de savoir facilement et rapidement si leur loyer respecte l’encadrement. Plusieurs territoires où s’applique l’encadrement du niveau des loyers, ont mis en place de l’information en ligne et un simulateur de loyer pour permettre aux locataires et aux bailleurs de savoir facilement et rapidement si leur loyer respecte l’encadrement. Cette information s’accompagne parfois d’un dispositif de signalement en ligne des dépassements de loyers, c’est le cas par exemple à Paris. Par ailleurs, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) conduit chaque année une enquête visant à contrôler les pratiques des professionnels de l’entremise immobilière. Ses agents s’assurent notamment que ces professionnels reportent dûment sur les annonces qu’ils diffusent, les informations obligatoires relatives à l’encadrement des loyers (zone soumise à l’encadrement des loyers, loyer de référence, loyer de référence majoré, complément de loyer), y compris lorsque les annonces sont publiées sur internet, et prennent dans le cas contraire les suites répressives qui s’imposent. Conformément à l’article L.131-1 du code de la consommation, tout manquement à ces obligations est passible d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 3000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Enfin, les locataires peuvent signaler à la DGCCRF les cas de non-conformité à la réglementation notamment en matière d’annonces immobilière, via le site https://signal.conso.gouv.fr/fr. L’expérimentation de l’encadrement du niveau des loyers fait l’objet d’une mission d’évaluation, conformément à ce que prévoit la loi. Ainsi, le Gouvernement a missionné en février 2025 deux économistes, accompagnés des missions d’inspection pour évaluer l’expérimentation de l’encadrement des loyers. Les conclusions sont attendues pour la fin de l’année 2025. La mission devra ainsi évaluer les effets du dispositif sur l’évolution des loyers, la mobilisation de l’offre et les effets négatifs pressentis, notamment de contournement des baux réglementaires. La mission dressera le bilan des moyens mis en oeuvre pour appliquer le dispositif et formulera ainsi des préconisations. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>935</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4585</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Crédits affectés à la rénovation énergétique du parc social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            935. — 15 octobre 2024. — Mme Sandra Regol interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les crédits affectés à la rénovation énergétique du parc social. Le décret n° 2024-685 du 5 juillet 2024 a annulé 718 671 euros de crédits au programme « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat », programme dans lequel sont notamment affectées les aides allouées à la rénovation énergétique du parc social. Les organismes HLM constatent depuis un gel des crédits qui leurs sont alloués. Ces annulations ou ces gels mépriseraient les engagements pris par le prédécesseur de Mme la ministre, Patrice Vergriete, auprès de l’Union sociale pour l’habitat qui prévoyaient l’affectation d’1,2 milliard d’euros de crédits sur trois ans pour la rénovation du parc social, dont 400 millions d’euros dès la loi de finances initiale pour 2024. Le mardi 1er octobre 2024, lors de sa déclaration de politique générale, M. le Premier ministre a annoncé une modification du dispositif de performance Énergétique, évoquant notamment un décalage de calendrier. Cette annonce renforce les craintes de diminution des crédits engagés pour la rénovation du parc social. Il est primordial que l’État confirme ses engagements, tant dans la bonne exécution budgétaire 2024 que dans les deux prochaines lois de finances pour garantir la stabilité du cadre budgétaire indispensable à la réalisation des objectifs de transition énergétique. Elle lui demande de s’engager à maintenir les objectifs d’affectation d’1,2 milliard d’euros de crédits d’ici 2026 à la rénovation énergétique du parc social. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4585</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État porte un engagement fort en faveur de la rénovation énergétique du parc social, en ayant recours à plusieurs leviers complémentaires. En 2024, sur l’enveloppe de 400 millions d’euros initialement inscrite en loi de finances pour 2024 et faisant suite à l’engagement pris par le Gouvernement au congrès HLM d’octobre 2023, 178 millions d’euros de crédits ont été engagés par l’Etat vis-à-vis des collectivités territoriales délégataires des aides à la pierre ou des bailleurs sociaux, tandis que 200 millions d’euros d’autorisations d’engagements, qui avaient fait l’objet d’un surgel à l’été 2024 dans un contexte de mesures de maîtrise de la dépense publique, ont pu être intégralement accordés en reports sur l’exercice 2025. Ces crédits seront engagés comme cela avait été prévu avec les territoires concernés avant que n’interviennent les mesures de surgel l’an dernier. Par ailleurs, une enveloppe complémentaire de 50,5 millions d’euros de crédits de paiement a été votée en loi de finances initiale pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025) afin de financer les dossiers engagés l’année dernière et assurer la continuité des projets en cours. En complément de ces mesures budgétaires, et afin de soutenir plus largement les bailleurs sociaux et contribuer au renforcement de leur situation financière, l’État a pris des mesures visant à soutenir le secteur du logement social dans le financement des rénovations énergétiques. Ainsi, la baisse de 0,6 point du taux de rémunération du livret A et la réduction de la Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) -actée en loi de finances pour 2025 – permettront de libérer des ressources supplémentaires directement mobilisables par les bailleurs sociaux. De plus, le dispositif « seconde vie » a été pérennisé en 2024, offrant des avantages fiscaux significatifs, tels que l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties et un taux de TVA réduit à 5,5 %, afin d’encourager les rénovations et la réhabilitation durable du parc existant. Enfin, la refonte de l’éco-prêt logement social, actée en 2023 avec une enveloppe ambitieuse de 6 milliards d’euros pour la période 2023-2027, élargit désormais son périmètre d’éligibilité, depuis octobre 2024, aux établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi qu’à certains établissements pour mineurs, sous réserve qu’ils répondent à des critères précis de performance énergétique. Ces mesures concertées témoignent de la volonté de l’État de soutenir efficacement la rénovation énergétique du parc social, en renforçant les capacités financières des bailleurs sociaux, garantissant ainsi la poursuite effective des objectifs fixés dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone. Il est par ailleurs à noter que l’annulation de crédits à laquelle il est fait référence pour 718 671 euros de crédits au programme « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat » au titre du décret n° 2024-685 du 5 juillet 2024, ne correspond pas à une annulation de crédits dédiés à la rénovation énergétique du parc social. Elle correspond au remboursement des crédits non consommés en 2023 sur le fonds de concours « opérations nouvelles » du programme « Urbanisme, Territoires et Amélioration de l’Habitat » pour des actions d’accompagnement (principalement de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale – MOUS – ayant pour objectif de promouvoir l’accès au logement des personnes et familles défavorisées). Cette enveloppe de crédits, provenant du Fonds national des aides à la pierre (FNAP), est versée chaque année sur le programme « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat » par voie de fonds de concours ; de même, et chaque année, les crédits qui n’ont pas été consommés sont annulés et reversés au FNAP l’année suivante. Il s’agit d’une procédure usuelle, retracée dans les comptes financiers du FNAP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>938</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4586</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Troisième ligne de la quittance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            938. — 15 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la contribution financière demandée aux locataires pour financer les travaux d’économie d’énergie de leurs propriétaires, communément appelée « troisième ligne de la quittance ». Cette « troisième ligne » contribue à augmenter sensiblement les loyers, logements sociaux compris. Les nombreuses aides existantes de l’État et des collectivités territoriales qui se sont développées ces dernières années, dont peuvent bénéficier les propriétaires entreprenant des travaux de rénovation énergétiques, contribuent déjà largement à accompagner financièrement les propriétaires dans leurs projets de rénovation. Il est en outre surprenant que les locataires aient à contribuer financièrement à l’amélioration de la valeur du bien de leur propriétaire, quand bien même ces travaux leur font réaliser des économies d’énergie. À cet égard, il a été prouvé en 2020 par l’association Consommation logement et cadre de vie du Puy-de-Dôme que les travaux réalisés n’entraînaient pas nécessairement de baisses de charges énergétiques pour les locataires, ce qui s’apparente à une double peine pour ces-derniers. Avec les nouvelles normes en matière de diagnostic de performance énergétique des logements, cet enjeu de « troisième ligne de la quittance » va prendre de l’ampleur, alors qu’elle contribue à l’inflation des loyers et à la précarisation des locataires. Le coût de cette contribution n’est notamment pas pris en compte dans le calcul de l’aide personnelle au logement (APL). Elle demande à Mme la ministre des explications sur l’existence de cette contribution financière qui pèse sur les locataires depuis 2009 et sur sa pérennisation. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre dans l’intérêt des locataires qui voient leurs loyers augmenter. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4586</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le parc locatif social compte environ 6 % de passoires thermiques. Ce taux est deux fois plus élevé dans le parc locatif privé. En revanche, quel que soit le parc, l’atteinte des objectifs climatiques nécessitera de rénover bien plus que les passoires thermiques. Les bailleurs sont incités à entreprendre des travaux de rénovation énergétique afin de diminuer progressivement le nombre de ces passoires thermiques et ainsi lutter contre la précarité énergétique et participer aux objectifs de la transition énergétique. Pour les accompagner, des outils ont été mis en place, dont le dispositif de partage des économies de charge appelé « la troisième ligne de quittance ». Ce dispositif a été créé par l’article 119 de la loi n° 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009, dite loi « Molle ». Il permet au bailleur, du parc locatif social ou privé, de demander une contribution financière au locataire en cas de réalisation de travaux d’économies d’énergie sous réserve que ces derniers lui bénéficient directement et qu’ils lui soient justifiés. Ces travaux permettent de réduire la consommation d’énergie et de maîtriser les charges locatives. Les dispositions de cet article ont été introduites à l’article 23-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 pour l’application de ce dispositif au parc locatif privé, et à l’article L. 442-3 du Code de la construction et de l’habitation pour son application dans le parc locatif social. Pour un propriétaire privé, le décret n° 2009-1439 du 23 novembre 2009 et son arrêté conjoint et pour un bailleur social le décret n° 2009-1438 du 23 novembre 2009 et son arrêté conjoint définissent les catégories de travaux éligibles à la contribution du locataire aux travaux d’économies d’énergie ainsi que le niveau minimal de performance énergétique ou la détermination de critères relatifs à la consommation d’énergie du bâtiment pour le chauffage, la ventilation, la production d’eau, l’éclairage des locaux. Les dispositions législatives applicables au parc privé ont évolué afin d’accélérer la diminution du nombre de passoires thermiques en prévoyant la mise en place de cette contribution à la double condition qu’un ensemble de travaux ait été effectué et que le logement atteigne un seuil minimal de performance énergétique. Pour le parc social, les textes laissent une alternative, en permettant au bailleur de demander la contribution soit lorsqu’un ensemble de travaux a été réalisé soit lorsque le logement a atteint un seuil minimal de performance énergétique. Dans le parc social, comme prévu par le décret n° 2009-1438 susmentionné, la mise en place de cette « troisième ligne de quittance » s’inscrit obligatoirement dans un cadre de concertation avec les locataires et les associations les représentant. En amont des travaux, le bailleur doit présenter le programme de travaux qu’il envisage d’entreprendre, les modalités de leur réalisation et les bénéfices attendus en termes de consommation énergétique des logements qui profiteront aux locataires à la fois en termes de confort thermique de leur logement et de diminution de leurs charges liées à l’énergie. Il présente également la contribution des locataires au partage des économies de charges résultant de ces travaux et notamment la durée de cette contribution qui ne peut être supérieure à 15 ans. Par ailleurs, la somme des contributions reçues au titre de la « troisième ligne de quittance » ne doit pas dépasser la moitié de l’investissement engagée par le propriétaire bailleur. Indépendamment de ce dispositif, depuis le milieu de l’année 2021, les tensions mondiales sur les marchés de l’énergie ont provoqué une flambée des prix de l’énergie. Afin de limiter l’impact de ces augmentations sur le budget des ménages, le Gouvernement a déployé des mesures de soutien aux revenus (chèques énergie exceptionnels, boucliers tarifaires sur le gaz naturel et l’électricité bénéficiant à la fois aux particuliers ayant un contrat individuel de fourniture d’énergie et aux résidents d’habitats collectifs), qui ont réduit de moitié l’effet de cette inflation sur le pouvoir d’achat des ménages entre 2021 et 2022 (Insee Analyses n° 75, septembre 2022). Dans ce contexte, la réalisation de travaux d’économies d’énergie est également pertinente pour limiter ces augmentations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1548</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4587</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Application de la loi no 2023‑668 du 27 juillet 2023 dite « loi anti-squat »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1548. — 29 octobre 2024. — M. Marc de Fleurian interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le suivi de l’application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023. Cette loi, dite « loi anti-squat », a fait avancer la cause fondamentale des propriétaires face à la spoliation de leur bien. Mais le projet d’abrogation porté par le Nouveau Front Populaire à la suite des élections législatives montre que l’inviolabilité de la propriété est un droit aussi précaire que précieux. Le rapport d’information n° 2624 présenté en mai 2024 par Mme la députée Caroline Yadan et M. le député Frédéric Falcon fait état de la non-publication de la quasi-totalité des mesures d’application indispensables, notamment au sujet de la résolution en cas d’impayés de loyers, de l’indemnisation des propriétaires et du renforcement du rôle des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX). Le signal négatif envoyé dans la lutte contre le squat doit être effacé au plus vite par une application juste et stricte de la loi en vigueur. Tenant compte de ces éléments, il souhaite savoir si le Gouvernement s’engage à poursuivre les efforts initiés en prenant rapidement les décrets d’application nécessaires pour rendre cette loi effective et à aller plus loin dans la protection de la propriété des citoyens en proposant, par exemple, des mesures complémentaires visant à mettre en œuvre des dispositions transitoires pour l’application généralisée de la réduction des délais procéduraux préalables à l’audience et de la clause résolutoire dans les contrats de bail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4587</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sécuriser les bailleurs contre les risques locatifs est l’un des objectifs majeurs du Gouvernement. Dans cette perspective, la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite prévoit différentes mesures visant à mieux sécuriser les bailleurs en cas d’impayés de loyers. Les nouvelles dispositions en la matière poursuivent pour la majorité d’entre-elles l’objectif d’un renforcement des prérogatives des commissions locales de coordination de prévention des expulsions (CCAPEX) afin d’améliorer le remboursement des dettes locatives aux bailleurs et le maintien de l’allocation logement en cas d’impayé de loyer pour les ménages de bonne foi afin de limiter le montant de la dette supportée par leurs propriétaires. Au regard des enjeux liés à la bonne mise en œuvre opérationnelle de cette réforme et de l’importance des CCAPEX pour l’efficacité du dispositif national de prévention des impayés de loyer, le décret d’application les concernant a été rédigé afin d’intégrer les nouvelles dispositions légales mais également de manière à améliorer structurellement l’organisation et le fonctionnement de ces instances après dix années de leur déploiement dans le cadre du précédent décret les régissant - décret n° 2015-1384 du 30 octobre 2015. L’objectif poursuivi dans le cadre de cette rédaction a été d’intégrer l’expertise ainsi que l’expérience d’usage accumulées par les préfectures et les collectivités territoriales qui en assurent localement la gestion depuis leur création et de tenir compte de l’existant sur les territoires. A cette fin, les services de l’Etat ont réalisé une concertation approfondie avec les préfectures en charge de la prévention des impayés ainsi qu’un état des lieux du fonctionnement des CCAPEX auprès de l’ensemble des services de l’Etat qui en ont la charge, auquel 94 départements ont participé. Les résultats obtenus dans le cadre de ce bilan ont fait l’objet d’un traitement par l’administration centrale et ont permis d’aboutir à la rédaction d’un projet de décret qui a été présenté. Avant d’être publié, ce projet devait faire l’objet de plusieurs consultations obligatoires avant la saisine du Conseil d’Etat imposée par le législateur, notamment avec les collectivités territoriales concernées. L’Association des départements de France (ADF), des maires de France (AMF) et France Urbaine ont ainsi été consultées afin d’intégrer leurs demandes d’évolutions. De même, le Conseil national de l’évaluation des normes ainsi que le Conseil national de l’habitat ont été saisis en début d’année de ce projet de décret et viennent de rendre deux avis favorables. Enfin, ont également été saisies dans le cadre de cette procédure de consultation obligatoire, les conseils d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales et de la Caisse centrale des mutualités sociales agricoles. L’ensemble de ces organismes devrait avoir rendu ses conclusions d’ici la fin du mois d’avril, permettant d’escompter une saisine du Conseil d’Etat dans le courant du deuxième trimestre 2025 et une publication d’ici le second semestre de cette année. La révision du décret n° 2016-748 du 6 juin 2016 relatif aux aides personnelles au logement en lien avec la CNAF et la CCMSA sera également effectif sous le même horizon temporel. Enfin, les services du Ministère de l’Intérieur viennent de procéder à la rédaction du décret relatif aux modalités d’indemnisation des bailleurs en cas de refus de concours de la force publique par le préfet. Sa publication devrait elle aussi intervenir d’ici le second semestre 2025. Les dispositions de la loi du 27 juillet 2023 spécifiquement relatives aux squats ne nécessitaient aucune mesure d’application règlementaire et sont donc entrées pleinement en vigueur dès sa publication, de même pour les dispositions de procédures. Le Ministère mobilise les moyens nécessaires pour la mise en œuvre de cette loi, en poursuivant une logique volontariste de prévention, en mobilisant l’Observatoire des impayés de loyers et de charges, réuni le 5 mai dernier, afin d’objectiver les situations et d’accompagner au mieux propriétaires et locataires dans l’anticipation des difficultés, préjudiciables à tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2695</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4588</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Réponse de l’État en matière de retrait-gonflement d’argile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2695. — 10 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’opportunité de mettre en œuvre une véritable politique de prévention des risques concernant le phénomène du retrait-gonflement d’argile qui est appelé à s’amplifier dans les prochaines années. La France est particulièrement concernée par ce risque car la moitié de son territoire est située en zone dite argileuse ce qui pourrait impacter près de la moitié des communes françaises. Considérant que l’ordonnance du Gouvernement du 8 février 2023 sur la prise en charge des dégâts causés par le retrait-gonflement des sols argileux (RGA) dû à la sécheresse ne répond que très imparfaitement aux enjeux soulevés et pourrait même remettre en cause la logique assurantielle du régime des catastrophes naturelles, Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement va entreprendre de nouvelles actions ou mesures afin de mettre en œuvre une politique de prévention sur le bâti existant, à travers la mobilisation du fonds de prévention des risques naturels majeurs, communément appelé fonds Barnier. Aussi et considérant que dans le cadre assurantiel actuel, le modèle français ne permettra pas, à l’horizon 2040, de couvrir l’ensemble des préjudices causés par le phénomène RGA en se bornant seulement à l’indemnisation des dommages les plus graves, elle souhaite savoir si une réforme d’ampleur est prévue pour garantir l’indemnisation de l’ensemble des sinistrés qui ont pourtant eux aussi contribué au financement du régime CAT NAT. En d’autres termes, elle lui demande si le Gouvernement entend aborder la problématique de la soutenabilité financière du régime assurantiel français sans éluder l’enjeu fondamental de la prévention en matière de retrait-gonflement d’argile. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4588</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En parallèle de l’adoption de l’ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023, applicable depuis le 1er janvier 2024, réformant les modalités de prise en charge des conséquences des désordres causés par le phénomène de retrait – gonflement des argiles (RGA), le Gouvernement a décidé d’assouplir les critères mis en œuvre pour instruire les demandes communales de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Il s’agit notamment d’intégrer un nouveau critère alternatif lié à la « succession anormale d’évènements de sécheresse d’ampleur significative » et la prise en compte de la situation hydrométéorologique des communes limitrophes aux communes ayant demandé une reconnaissance de catastrophe naturelle (cf annexe 8 de la circulaire n° IOME2322937C du 29 avril 2024 relative à la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle). Le Gouvernement a également pris deux textes réglementaires d’application de cette ordonnance qui viennent améliorer le dispositif au bénéfice des assurés, ce qui fait suite notamment aux recommandations des rapports des missions des députés Ledoux (octobre 2023) et Langreney (décembre 2023). Tout d’abord, le décret n° 2024-82 du 5 février 2024 encadre les indemnisations versées au titre de la garantie Cat Nat et leur utilisation. Ainsi, l’indemnité d’assurance perçue au titre d’un sinistre RGA doit obligatoirement être affectée à la réalisation effective des travaux de réparation durable de leur habitation, sauf si le coût global de remise en état du bien est supérieur à sa valeur avant sinistre. Cette indemnisation doit être concentrée sur les sinistres susceptibles d’affecter la solidité ou d’entraver l’utilisation normale du bâtiment endommagé. Ensuite, le décret n° 2024-1101 du 3 décembre 2024 relatif à la conduite des expertises réalisées en vue de l’indemnisation des conséquences des désordres causés par le phénomène de retrait gonflement des argiles. Ce décret encadre les modalités de réalisation de l’expertise désignée par les assureurs, assorties de contrôles et de sanctions pesant sur les experts ne remplissant pas les exigences de qualité prévues par la loi. Ces dispositions visent à renforcer la confiance dans l’expertise assurantielle sur les sinistres RGA et doivent permettre d’améliorer et d’harmoniser les conditions de réalisation des rapports d’expertise. Trois arrêtés d’application de ce décret sont en cours de finalisation. Ils sont relatifs à la définition du contenu et du modèle de rapport à utiliser par les experts en assurance, la liste des éléments à transmettre par l’assuré à l’expert et la qualification professionnelle des sociétés d’experts en assurance qui interviennent dans le cadre de sinistres liés au phénomène de RGA. Le Gouvernement a également entrepris plusieurs actions de communication sur la prévention au risque RGA : communication sur les solutions de prévention existantes lors du dernier forum de l’habitat privé organisé par l’ANAH pour les espaces conseils France Rénov’, élaboration en cours d’un guide d’information pour le grand public, réunions régulières d’un groupe de travail prévention RGA et travaux préparatoires sur un label volontaire « RGA », avec les professionnels de la construction et les assureurs. Le Gouvernement suit par ailleurs attentivement les propositions de lois présentées par les parlementaires visant à assurer l’équilibre financier du régime Cat Nat et à améliorer l’indemnisation des sinistres consécutifs à des catastrophes naturelles et notamment la proposition de loi de la sénatrice Christine Lavarde qui a été adoptée en 1ère lecture au Sénat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2954</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4589</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Dispositif Ma Prime Rénov : quelles ambitions et quels moyens ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2954. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le dispositif Ma Prime Rénov et les manques dont il pâtit. Ce dispositif d’aide à la rénovation énergétique péche d’abord par des critères d’accès discutables, en ce qui concerne la rénovation d’appartements par exemple. Les appartements au rez-de-chaussée et au dernier étage de copropriétés sont ainsi exclus du dispositif, au motif que leur rénovation impliquerait des travaux sur les espaces communs (combles, couloirs, caves) de la copropriété et donc qu’une subvention accordée à un propriétaire bénéficierait à d’autres. Le but affiché de cette limite est de pousser à la rénovation énergétique globale des copropriétés. Le résultat de cette disposition est malheureusement que les appartements qui en ont le plus besoin (car les derniers étages sont les passoires énergétiques des immeubles) ne bénéficient pas des rénovations ni les ménages qui en ont le plus besoin (car ce sont souvent des ménages plus modestes qui habitent aux rez-de-chaussée et aux derniers étages, des biens moins chers sur le marché de l’immobilier). Un second critère malheureux concerne l’achat de biens anciens mis en vente par les bailleurs sociaux, exclus pendant 5 ans du dispositif, conformément à l’article R321-13 du code de la construction et de l’habitation. Le motif de cette exclusion est le prix réduit des logements. Toutefois, les bailleurs sociaux n’étant pas tenus de procéder à la rénovation énergétique des biens qu’ils mettent en vente, ce sont de nouveau bien souvent des passoires énergétiques qui sont exclues du dispositif pendant une durée significative. Ce sont de nouveau des ménages bien souvent modestes qui en pâtissent. Par ailleurs, une disposition du projet de révision du barème Ma Prime Rénov, prévu en janvier 2025, inquiète les acteurs du bois de chauffage car elle prévoit de baisser de 50 % les aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Pourtant, les poêles à bois sont reconnus comme étant un mode de chauffage économique, une énergie produite localement et dans une logique d’économie circulaire. Le chauffage au bois est par ailleurs bien moins émetteur de CO2 que le chauffage au gaz ou au fioul. Il lui demande donc d’intervenir à ce sujet avec ses collègues des ministères du Logement et de l’Énergie, pour que le dispositif Ma Prime Rénov soit plus ambitieux du point de vue de l’écologie et de la justice sociale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4589</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement réaffirme son engagement en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments, élément central de la transition écologique et de la lutte contre la précarité énergétique. Le dispositif MaPrimeRénov’, qui a déjà permis à des millions de ménages d’améliorer l’efficacité énergétique de leur logement, continue d’évoluer pour mieux répondre aux besoins des Français tout en visant une utilisation efficace des fonds publics. S’agissant des trois points soulevés dans la question, les éléments de réponse suivants peuvent être apportés : 1) MaPrimeRénov’ et MaPrimeRénov’ « Copropriétés » : L’aide MaPrimeRénov’ répond à la fois aux enjeux de rénovation des logements individuels et aux problématiques propres aux immeubles d’habitation collective. Dans ce cadre, les ménages résidant en copropriété peuvent solliciter l’aide MaPrimeRénov’ pour les travaux en parties privatives de leur logement, et solliciter via leur syndicat de copropriétaires l’aide MaPrimeRénov’ « Copropriétés » pour les travaux en parties communes et pour ceux en parties privatives déclarés d’intérêt collectif. Suite à la loi « Habitat dégradé » du 9 avril 2024, chaque copropriétaire a également la possibilité de faire réaliser, à ses frais, des travaux d’isolation thermique concernant la toiture ou du plancher, même si ceux-ci affectent les parties communes de l’immeuble. Dans ce cas, les ménages occupants des logements situées au rez-de-chaussée et au dernier étage ne sont pas exclus du dispositif MaPrimeRénov’"individuel" à condition qu’ils puissent fournir un devis et une facture propres à ces travaux à leur nom. 2) MaPrimeRénov’ pour les logements issus d’une vente HLM : Les logements issus d’une vente HLM doivent avoir été acquis depuis au moins cinq ans à la date de notification de la décision d’octroi de la prime pour avoir accès à l’aide MaPrimeRénov’ « Parcours Accompagné ». Le seuil minimal de performance énergétique des logements autorisés à la vente HLM étant fixé à la classe DPE E par le décret n° 2015-1812, les ménages ne peuvent pas acquérir de passoires énergétiques dans le cadre de ce dispositif. Par ailleurs, selon l’Observatoire National de la Rénovation Energétique (ONRE), le parc social comporte environ 2 fois moins de passoires énergétiques (8 % d’étiquettes F et G, à fin 2022) que le parc privé (17%, à fin 2022). Pour financer leur achat de logement ancien en vente HLM, les ménages peuvent avoir recours à des dispositifs tels que le Prêt à Taux Zéro (PTZ), qui leur permet de financer une quotité de travaux (25 %) garantissant l’atteinte d’une classe énergétique D au minimum. 3) Evolution des aides au chauffage à base de biomasse solide : Le chauffage à partir de biomasse solide a contribué ces dernières années - sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées - au remplacement d’équipements fossiles. Toutefois, les travaux les plus récents sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030, et cela même dans le scénario provisoire de la stratégie française pour l’énergie et le climat qui table sur un accroissement de la récolte forestière, sur une forte amélioration de l’isolation des logements et de l’efficacité des équipements, mais également sur une baisse globale du nombre d’équipements individuels de chauffage biomasse. La priorité du Gouvernement concernant les aides MaPrimeRénov’ est d’assurer la stabilité des parcours mis en place en 2024 afin de faciliter leur appropriation par les ménages et les professionnels du secteur. Néanmoins, pour permettre une maitrise de la dépense publique associée, il a été décidé, compte tenu des travaux sur le bouclage biomasse, de diminuer les barèmes d’aides de MaPrimeRénov’ associés à ces équipements, à hauteur de 30 % en moyenne. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent, ni la TVA réduite sur le bois de chauffage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3142</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4590</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Non-conformité des installations électriques dans de nombreux logements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3142. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’ampleur de la non-conformité des installations électriques dans de nombreux logements en France. Selon un rapport récent de l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE), établi par l’association Promotelec, plus de 83 % des installations électriques dans l’ensemble des logements en France de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie et ce chiffre grimpe à 90 % pour les parties communes des immeubles d’habitation. Les anomalies les plus fréquentes concernent des défauts de prise de terre et des matériels électriques vétustes ou inadaptés. Ces non-conformités peuvent avoir des conséquences graves : chaque année, environ 3 000 personnes sont victimes d’électrisation sérieuse, avec entre 30 et 40 décès par électrocution et entre 20 % et 35 % des incendies d’habitation sont d’origine électrique. De plus, ces non-conformités ont un coût économique important : le rapport estime que les conséquences des incendies d’habitation coûtent 3,9 milliards d’euros par an. Alors que la rénovation énergétique a été identifiée comme une priorité des politiques publiques de transition écologique, la mise aux normes doit en être une aussi. Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement prévoit de mettre en place pour renforcer la mise en conformité des installations électriques dans les logements et ainsi prévenir les risques d’électrocution et d’incendie d’origine électrique. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4590</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Tout comme la rénovation énergétique, menée dans l’objectif de la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et de nos consommations d’énergie, la mise en sécurité électrique des logements constitue une priorité du Gouvernement, pour assurer la sécurité de nos concitoyens et de leurs familles. Les exigences réglementaires se sont régulièrement renforcées, avec l’obligation de la prise de terre dans les pièces d’eau, imposée dès 1969, qui a ensuite été étendue à l’ensemble des pièces du logement, depuis 1991, pour l’ensemble des constructions neuves. L’arrêté du 3 août 2016 portant réglementation des installations électriques des bâtiments d’habitation, concernant les bâtiments neufs, fixe les exigences réglementaires à respecter pour les installations électriques, et établit un principe de conformité en cas d’utilisation de la norme NFC 15-100 sur les installations électriques à basse tension, dans sa version mise à jour en date de juin 2005, étant précisé que l’utilisation de toute autre norme équivalente reste possible dès lors qu’elle permet d’atteindre le même niveau de sécurité à l’échelle de l’installation électrique et du bâtiment. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2009, tout propriétaire doit fournir à l’acquéreur lors d’une vente un diagnostic relatif à l’état de son installation intérieure d’électricité si cette dernière a plus de 15 ans. Dans la mesure où la réglementation actuelle se limite à exiger une conformité aux exigences de la norme NF C 15-100 dans sa version de 2005, il n’est pas pertinent d’exiger un diagnostic électrique pour les installations électriques réalisées après cette date. Le Gouvernement ne souhaite donc pas exiger la production d’un diagnostic de la sécurité des installations électriques réalisées depuis moins de 15 ans. Toujours dans l’objectif d’améliorer la sécurité des occupants des logements, la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové a étendu l’obligation d’information du locataire, par le bailleur, sur l’état de l’installation intérieure d’électricité du logement loué. Ainsi, depuis 2016, un état de l’installation intérieure d’électricité, fourni par le bailleur, doit être réalisé dans les parties privatives des locaux à usage d’habitation qui constituent la résidence principale du preneur, ainsi que dans leurs dépendances. Il reprend les éléments techniques du diagnostic à la vente notamment les 6 points de sécurité électrique. Les six points de sécurité électrique correspondent aux points de sécurité minimum d’une installation intérieure d’électricité existante exigé par l’arrêté du 3 août 2016 portant réglementation des installations électriques des bâtiments d’habitation. Par ailleurs, en application de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, un propriétaire doit fournir à son locataire un logement décent. Et le décret « décence » du 30 janvier 2002, qui définit les caractéristiques auxquelles un logement décent doit répondre, prévoit au 5 de l’article 2 que « les réseaux et branchements d’électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d’eau chaude [du logement mis en location] sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d’usage et de fonctionnement ». Dans le cas contraire, d’une part, en cas de sinistre, la responsabilité du propriétaire peut être engagée, et d’autre part le locataire peut saisir le juge afin de contraindre le bailleur à réaliser des travaux permettant de sortir le logement de l’indécence en application des dispositions de l’article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989. Par ailleurs, le projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPT), qui doit désormais obligatoirement être réalisé en application de la loi climat et résilience de 2021, contribue désormais à la sécurisation des installations électriques des parties communes des immeubles en copropriété, incitant aux travaux nécessaires à la préservation de la santé et de la sécurité des occupants. Enfin, depuis novembre 2020, en application de la loi ELAN, toutes les colonnes montantes électriques des habitats collectifs ont été intégrées au réseau public de distribution d’électricité géré par Enedis, sauf opposition des copropriétés. Le Gouvernement poursuit l’amélioration continue de la sécurité des occupants des logements face au risque électrique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1606</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4591</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Remise de rapport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1606. — 5 novembre 2024. — M. Loïc Kervran appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la mise en œuvre de l’article D. 125-5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), tel que créé par le décret n° 2022-128. Ce texte prévoit que, conjointement avec le ministre du budget et des comptes publics, le ministre chargé des anciens combattants doit établir, tous les deux ans, un rapport comparant l’évolution de la valeur du point de pension et celle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Le premier exemplaire doit être remis au Parlement en 2024. À date, le rapport n’a pas été transmis au Parlement, ne permettant pas d’informer les discussions budgétaires. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement prévoit de satisfaire à l’obligation prévue dans le décret cité afin que le Parlement dispose de l’information prévue. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4591</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2022-128 du 4 février 2022 modifiant les modalités de fixation de la valeur du point de pension militaire d’invalidité (PMI) a instauré, selon une périodicité bisannuelle, l’établissement par le ministre chargé des anciens combattants et victimes de guerre et le ministre chargé du budget d’un rapport comparant l’évolution constatée de la valeur du point de PMI et de celle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Ce rapport a été précédé d’un cycle de réunions préparatoires avec les associations représentatives du monde combattant. Ces travaux, validés par le Gouvernement, ont été transmis au Parlement le 22 mai. En tout état de cause, le Gouvernement a veillé à une évolution favorable de la valeur du point de PMI dans le contexte inflationniste. La loi de finances initiale pour 2022 a porté la valeur du point de PMI à 15,05 euros à compter du 1er janvier 2022, dérogeant aux règles du dispositif d’indexation sur l’indice de traitement brut - grille indiciaire de la fonction publique d’État afin de rattraper le décrochage de la valeur du point de PMI par rapport à l’évolution de l’inflation au cours de la période 2018-2021. Par dérogation également, deux revalorisations sont intervenues au 1er janvier 2023, portant la valeur du point à 15,63 euros, et au 1er janvier 2024, portant la valeur du point à 15,90 euros, afin de prendre en compte les augmentations de la valeur du point d’indice de la fonction publique de 3,5 % et de 1,5 % intervenues respectivement au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023. La valeur du point de PMI a été fixée à 16,07 euros à compter du 1er janvier 2025 par l’arrête du 23 décembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4144</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4592</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Faire évoluer la médaille d’or de la défense nationale pour citation sans croix</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4144. — 18 février 2025. — Mme Julie Lechanteux interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur les conditions d’obtention de la médaille d’or de la défense nationale pour citation sans croix. Créée en 1982 par le ministre de la défense, Charles Hernu, la médaille de la défense nationale récompense les services honorables rendus par les militaires à l’occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées. Manœuvres, exercices, services de campagne ou interventions au profit des populations figurent parmi les actes pris en compte pour son obtention, par décision personnelle du ministre des armées. Le décret n° 2004-4 du 2 janvier 2004, complété par l’instruction n° 3250 du 1er mars 2004 et le décret n° 2004-624 du 25 juin 2004, a profondément réformé les conditions d’attribution de cette médaille. L’une des principales nouveautés fut son attribution immédiate, sans condition d’ancienneté ni de points, aux personnels militaires d’active et de réserve s’étant distingués à l’occasion d’une action comportant un risque aggravé et récompensés par une citation individuelle sans croix. En 2014, ce dispositif a été étendu à l’attribution d’une citation sans croix individuelle aux membres d’équipage opérationnels d’active ou de réserve, français ou étrangers, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) s’étant distingués à l’occasion d’une action au sein de la Force océanique stratégique (FOST). En 2019, certaines unités des Forces aériennes stratégiques (FAS) sont à leur tour devenues éligibles à une médaille d’or pour citation sans croix. Récompenser les titulaires d’une citation sans croix est un geste cohérent avec l’expression de la gratitude de la Nation. Ceux qui ont risqué leur vie pour la France et qui se sont vu décerner cette citation méritent solennellement de recevoir une médaille d’or de la défense nationale. Cependant, malgré l’élargissement de cette disposition à de nouveaux corps de l’armée, celle-ci ne présente pas d’effet rétroactif permettant de récompenser les détenteurs d’une citation sans croix antérieure aux décrets de 2004. Dès lors, cette situation apparaît profondément injuste. Elle prive d’anciens militaires, dont le courage a été formellement reconnu au cours d’une action à risque aggravé, d’une distinction qui leur revient légitimement au regard des dispositions actuelles. Leur décerner la médaille d’or de la défense nationale s’inscrirait pleinement dans la continuité de notre devoir de reconnaissance envers ceux qui ont porté notre uniforme et défendu la Patrie lors d’activités et de préparations opérationnelles des armées. Ainsi, elle lui demande s’il est envisagé de publier prochainement un décret permettant d’introduire cet effet rétroactif et de corriger cette injustice envers les anciens combattants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4592</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La reconnaissance de la Nation est témoignée aux militaires d’active ou de la réserve en raison de leurs mérites acquis sous les armes, de leurs titres et de leurs faits de guerre. En matière de décorations, leurs mérites sont appréciés individuellement, sans notion d’automaticité. Aux citations sans croix dites « simples », prévues par l’article D. 4137-7 du code de la défense (récompenses pour services exceptionnels) et pouvant être « décernées à l’occasion d’une action comportant un risque aggravé ainsi que pour des actes de courage ou de dévouement », viennent s’ajouter les citations sans croix avec palme ou étoile sur le ruban de la médaille d’or de la défense nationale, prévues aux articles 11 et 12 du décret n° 2014-389 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale. Aux termes du I. de l’article 12 du décret du 29 mars 2014, « la médaille d’or de la défense nationale accompagnant une citation sans croix se juxtapose à la médaille de la défense nationale, échelons bronze, argent ou or, et la précède dans le rang de préséance. » Ces deux types de citation sans croix (ie citation sans croix "simple" et citation sans croix avec palme ou étoile sur le ruban de la médaille d’or de la défense nationale) relèvent de régimes juridiques distincts et l’attribution de l’une ou de l’autre relève d’un choix du commandement, selon la gradation des mérites et des actions à récompenser, déterminé au moment où sont appréciés les faits. Substituer aux citations sans croix "simples" attribuées avant 2004 des citations sans croix avec palme ou étoile sur le ruban de la médaille d’or de la défense nationale, comme cela est proposé, nécessiterait le réexamen de l’ensemble des citations sans croix dites « simples » décernées avant 2004 en vue de la réévaluation des mérites, le retrait des décisions d’octroi des citations sans croix dites « simples » et la signature de décisions nouvelles portant attribution des citations sans croix avec médaille d’or de la défense nationale. Une mesure rétroactive de cette nature n’est pas envisageable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4992</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4593</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Indemnisation des familles de harkis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4992. — 18 mars 2025. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur l’indemnisation des familles de harkis et assimilés. En effet, la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 a acté la reconnaissance de la responsabilité de la Nation envers les harkis et les personnes rapatriées d’Algérie qui ont servi la France qu’elle admet avoir abandonnés et institué le principe d’une juste réparation pour les préjudices subis lors de leur accueil sur le territoire national dans les camps de transit et de reclassement de Bias (Lot-et-Garonne), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), La Rye-Le Vigeant (Vienne), Larzac-La Cavalerie (Aveyron), Saint-Maurice-l’Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales). Les décrets pris en application de cette loi, décret n° 2022-393 du 18 mars 2022 et décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, ont mis en place les mesures d’indemnisation et la création de la Commission nationale indépendante harkis (CNIH) chargée de les faire appliquer. Dans le cadre de cette législation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer le nombre de dossiers transmis par l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) de demandes de réparation et d’indemnisation examinés par la CNIH pendant l’année 2024. Parmi les dossiers présentés et validés, il lui demande de lui préciser si l’arrêt définitif de juillet 2024 dans l’affaire Tamazount rendu par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) enjoignant la France à réviser le montant de l’indemnisation accordée aux harkis a eu un effet sur les indemnités versées réellement aux harkis après cette date.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4593</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2024, le nombre de demandes relevant de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, adressées par les services de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre à la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation, s’élève à 10 321. Parmi celles-ci, 7 388 ont reçu un avis favorable. Par un arrêt du 4 avril 2024, la Cour européenne des droits de l’homme a demandé à la France de revaloriser le montant de l’indemnisation pour les conditions de vie dans le camp d’accueil de Bias. A la suite de cette décision concernant le camp de Bias, le barème d’indemnisation a été modifié par le décret n° 2025-256 du 20 mars 2025. Ce décret modifie le barème fixé à l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 afin d’augmenter de 1 000 à 4 000 euros par année commencée le montant dû. Le Gouvernement a décidé d’étendre ce barème au camp de Saint-Maurice l’Ardoise, pour tenir compte des conditions de vie similaires. Seuls ces deux sites seront concernés par ce barème spécifique. Les premiers dossiers ont été traités. Par ailleurs, la Commission nationale indépendante pour les Harkis (CNIH) a rendu, le mardi 29 avril 2025, son deuxième rapport d’activité, couvrant les années 2023 à 2025. En 2023, ces recherches ont conduit la Commission à proposer au Gouvernement l’élargissement du nombre de sites d’accueil ouvrant droit à réparation au titre de la loi du 23 février 2022. Ce travail s’est poursuivi jusqu’en 2025, aboutissant à la proposition de 37 nouveaux sites. Le Premier ministre a accepté cet élargissement. Le ministère des armées est pleinement engagé pour que le travail indispensable de reconnaissance et de réparation envers les Harkis soit pleinement mis en oeuvre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4149</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4593</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences de la grève des hydrogéologues agréés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4149. — 18 février 2025. — M. Hubert Ott interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du mouvement de grève des hydrogéologues agréés, qui perdure depuis octobre 2023. Ces experts des eaux souterraines jouent un rôle essentiel dans la préservation des ressources en eau et la sécurisation des captages destinés à l’alimentation en eau potable. Sollicités par les agences régionales de santé (ARS) dès lors qu’un projet est susceptible d’affecter la ressource en eau, ils rendent des avis sur la disponibilité en eau et les mesures de protection des captages. Depuis octobre 2023, ces professionnels ont engagé une grève nationale pour dénoncer leurs conditions de travail et demander davantage de reconnaissance. Leurs revendications portent principalement sur la revalorisation de leurs salaires, ainsi que sur l’amélioration de leur protection juridique face aux menaces auxquelles ils peuvent être confrontés. Ils demandent notamment une indexation de leurs rémunérations sur l’indice ingénierie, plus adapté à leur niveau d’expertise et de responsabilité. Depuis plus d’un an, ce mouvement entraîne un blocage des procédures nécessitant leur expertise, avec des conséquences notables pour de nombreux projets locaux. En particulier, la mise en service de nouveaux captages d’eau est retardée, faute d’avis d’un hydrogéologue agréé. À titre d’exemple, à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin, un projet de forage destiné à la réserve incendie et au renforcement de l’alimentation en eau de La Clausmatt, une auberge et lieu de vie qui accueille depuis 1986 des personnes en difficulté sociale et psychologique afin de les aider à se réinsérer dans la société, ne peut être finalisé en raison de l’absence de l’avis nécessaire d’un hydrogéologue agréé. D’autres projets se retrouvent confrontées à des situations similaires, compromettant la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre aux attentes légitimes de la profession, afin de permettre la reprise normale de leurs missions essentielles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4594</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les hydrogéologues agréés en matière d’hygiène publique émettent un avis dans le cadre de la procédure d’autorisation des captages d’eau destinée à la consommation humaine en vue de déclarer d’utilité publique les périmètres de protection de ces points d’eau. Leur intervention est régie par le code de la santé publique (article R.1321-14) et par un arrêté tarifaire cosigné par quatre ministères différents (budget, intérieur, santé, fonction publique). Il s’agit de l’arrêté du 30 avril 2008 fixant les conditions d’indemnisation des hydrogéologues agréés en matière d’hygiène publique. Vous évoquez le mouvement de grève national des hydrogéologues actuellement en cours. Le directeur général de la santé a reçu personnellement à quatre reprises en 2024 les représentants de la coordination nationale des hydrogéologues pour trouver une voie de résolution. Des discussions sont en cours à l’échelle interministérielle. Le ministère chargé de la santé est pleinement engagé dans ces discussions compte tenu de l’impérieuse nécessité de garantir la sécurité sanitaire de l’eau destinée à la consommation humaine. S’agissant plus spécifiquement du dossier de demande d’autorisation du forage du centre La Clausmatt à RIBEAUVILLE géré par l’association Espoir, la délégation territoriale du Haut-Rhin de l’agence régionale de santé Grand-Est a transmis à l’association en septembre 2024 la procédure à suivre pour demander l’autorisation d’utiliser un forage à des fins de production d’eau destinée à la consommation humaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5397</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4594</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Rupture d’approvisionnement des médicaments à base de méthylphénidate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5397. — 25 mars 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les ruptures d’approvisionnement des spécialités médicamenteuses à base de méthylphénidate, indiquées dans la prise en charge du trouble du déficit de l’attention. Ces pénuries, qui perdurent depuis plusieurs années, sont notamment dues à une augmentation de la demande et à des capacités de production limitées, selon les laboratoires. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique suivre la situation avec vigilance et a mis en place certaines mesures, comme la possibilité, à titre exceptionnel et temporaire, de délivrer un autre médicament à base de méthylphénidate sans nouvelle ordonnance lorsque le traitement initialement prescrit est indisponible. Toutefois, ces solutions restent insuffisantes face aux besoins des patients. La distribution des spécialités les plus adaptées à certaines prises en charge, notamment celles à libération prolongée, demeure contingentée et la prescription d’un médicament avec une durée de libération moindre peut provoquer des effets secondaires qui peuvent se révéler particulièrement handicapants. La crise du covid-19 a mis en lumière l’incapacité du pays à garantir l’approvisionnement en médicaments essentiels. Restaurer la souveraineté sanitaire est une nécessité, d’autant que les lacunes en matière de production rendent la France fortement dépendante de chaînes d’approvisionnement qu’elle ne maîtrise pas, souvent situées à l’autre bout du monde. Le dossier de presse sur la relocalisation de médicaments essentiels, datant du 6 janvier 2025, énonçait que « les patients en France doivent pouvoir avoir accès à tous les médicaments, à la fois aux médicaments matures mais aussi aux médicaments les plus récents ». Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un approvisionnement stable des médicaments à base de méthylphénidate afin de mieux assurer la continuité des soins pour les patients atteints de TDAH et si la volonté du Gouvernement de localiser en France la production de médicaments concerne également ceux à base de méthylphénidate.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4594</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La disponibilité des médicaments dans les pharmacies est un sujet de préoccupation majeur pour tous nos concitoyens et a un impact important sur leur vie quotidienne. Les causes de ces tensions sont multifactorielles : prévalence des épidémies hivernales, disponibilité des matières premières, tensions sur le marché mondial, problèmes dans les chaînes de fabrication… Face à ce constat, et à des pénuries qui se multiplient, le Gouvernement est actif : - identification à l’été 2023 d’une liste de 450 médicaments essentiels faisant l’objet d’un suivi renforcé ; - annonce, par le Président de la République en 2023 de la relocalisation sur sol français de la production de 25 médicaments stratégiques dans le cadre du plan France 2030. Le Gouvernement a annoncé en janvier 2025 le soutien de 8 projets industriels supplémentaires, soit 21 M€ injectés pour 160 M€ d’investissements industriels, l’Etat vient appuyer la production ou la relocalisation de médicaments essentiels ; - signature, par l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, d’une charte d’engagement en novembre 2023, visant à mieux contrôler et réguler les approvisionnements, favoriser la transparence de l’information, et responsabiliser chacun dans l’intérêt premier du patient ; - vote, par le législateur dans le cadre de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2024 et de la LFSS 2025, de dispositions permettant d’accroître la capacité d’action des autorités sanitaires pour lutter contre les tensions d’approvisionnement (ordonnances conditionnelles, dispensation à l’unité) ; - publication, en février 2024, d’un plan d’action volontariste pour trois années permettant de relever le défi des pénuries avec méthode, détermination et réalisme. S’agissant des spécialités à base de méthylphénidate, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) assure un suivi particulier des tensions et des actions mises en œuvre dans l’attente du retour à une situation nominale. En lien avec les associations de patients et les professionnels de santé, l’ANSM a demandé aux prescripteurs de ne plus initier de traitement avec les médicaments en tension ou en rupture, jusqu’à leur remise à disposition normale. Dans le même temps, l’ANSM a mis en place des actions pour assurer la continuité de traitement des patients déjà traités par ces médicaments. Afin d’assurer la continuité des traitements et la bonne prise en charge des patients, les laboratoires ont été sollicités par l’ANSM, notamment le laboratoire InfectoPharm, pour mettre à disposition, à titre exceptionnel et transitoire, et en accord avec l’ANSM, des unités de la même spécialité initialement destinées à la Suède. L’ensemble des informations concernant les spécialités à base de méthylphénidate en tension ou remises à disposition est disponible sur le site internet de l’ANSM.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4765</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4595</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Loi Hoguet et locations touristiques saisonnières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4765. — 4 mars 2025. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur l’article 68 du décret du 20 juillet 1972 pris en application de la loi Hoguet dont l’application pénalise les acteurs traditionnels de locations touristiques. En effet, celui-ci a pour effet de limiter les possibilités de commercialisation des locations et d’encaissement des loyers. De fait, la réservation des locations ne peut être effectuée par la clientèle qu’au plus tôt six mois avant la date de prise d’effet de la location. L’application de cette disposition, inadaptée aux évolutions du marché et des nouvelles logiques de consommation touristique, a pour effet de fragiliser le modèle économique des agences immobilières et tout particulièrement dans un contexte qui voit se développer de nouveaux acteurs hybrides que sont les plateformes numériques (AirBnB, Uber, etc.) et les conciergeries, non soumis aux mêmes règles et notamment à celle de l’obligation de couverture de risque. Déjà saisi de ce sujet au cours des dernières années, le pouvoir réglementaire n’a pourtant pas modifié cette disposition qui handicape les acteurs historiques du secteur de la location touristique. Dans ce contexte, nombre de ces acteurs envisagent de transformer leur modèle économique en évoluant vers le système hybride que constitue le recours aux conciergeries et à la sous-traitance au profit des plateformes numériques. Auquel cas, des milliers d’emplois seraient menacés de disparition. Dès lors, il lui demande si le Gouvernement entend faire évoluer la réglementation pour porter à un an le délai de réservation des locations touristiques et permettre ainsi aux agences de locations touristiques de s’adapter aux évolutions du secteur et aux attentes de la clientèle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4595</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient des évolutions structurelles qui affectent le secteur de la location touristique, dans un contexte marqué par la montée en puissance d’acteurs numériques opérant hors du champ d’application de la loi du 2 janvier 1970 dite « loi Hoguet ». Ces mutations soulèvent des enjeux d’équité de traitement entre professionnels, ainsi que de lisibilité du cadre réglementaire existant. L’article 68 du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972, qui limite à six mois avant l’entrée dans les lieux le versement de l’acompte accompagnant une réservation de location saisonnière, avait pour objectif de garantir un haut niveau de protection du consommateur. Toutefois, cette disposition ne reflète plus les pratiques actuelles de réservation, notamment sur les plateformes numériques, où des versements peuvent être réalisés bien au-delà de ce délai – et ce sans contrainte réglementaire équivalente. Dès lors, une évolution du cadre existant est à l’étude. L’allongement du délai de versement de l’acompte à douze mois (avant la date d’effet de la location) apparaît comme une mesure d’assouplissement tout à fait pertinente, conciliant les exigences de protection des consommateurs (i) avec les attentes des professionnels de la location de courte durée (ii). Cette réflexion s’inscrit dans une démarche plus large – engagée par le Gouvernement – de simplification de la vie économique, laquelle pourra être prolongée par des mesures de simplification sectorielles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1095</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4596</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Campagne de rappel des véhicules équipés d’airbag Takata</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1095. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la gestion du rappel des véhicules équipés d’ airbags de la marque Takata par les constructeurs automobiles. Depuis mai 2024, en raison d’un défaut majeur dans les airbags fabriqués par l’équipementier japonais Takata, des centaines de milliers de véhicules sont rappelés en France afin de réparer le matériel qui présente un risque sérieux pour la sécurité des occupants. En effet, les airbags défectueux peuvent éclater lors de leur déploiement, projetant des fragments métalliques dans l’habitacle pouvant entraîner des blessures graves, voire mortelles. Or, malgré la gravité de ce rappel, la mise en œuvre de cette campagne a été effectuée avec un certain manque de rigueur. Ainsi, lorsque certains automobilistes ont réalisé au mois de mai 2024 la démarche d’entrer le numéro d’identification du véhicule (VIN) sur le site du constructeur pour savoir s’ils étaient concernés par ce rappel, il leur a été indiqué que leur véhicule n’était pas ciblé par cette campagne de rappel. Or quelques mois plus tard, les mêmes automobilistes ont reçu à leur domicile un courrier leur demandant de cesser immédiatement de conduire leur véhicule et de se rapprocher de leur concessionnaire agréé pour planifier une réparation. Il semblerait que ces informations contradictoires viennent du fait que les constructeurs n’étaient pas en capacité opérationnelle d’effectuer en même temps les réparations sur l’ensemble des véhicules concernés. Des informations sciemment erronées auraient donc été transmises aux automobilistes malgré la gravité de la campagne de rappel. C’est pourquoi le M. le député souhaiterait savoir si le service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM) a été saisi de pareils cas et si des investigations ont été menées. Il souhaite également connaître les mesures qui ont été prises par le Gouvernement pour s’assurer que l’ensemble des véhicules concernés puissent être réparés rapidement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4596</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les possibilités d’action des autorités nationales et en particulier du Gouvernement pour remédier à la situation rencontrée par les propriétaires de voitures équipées d’airbags TAKATA sont définies par le règlement (UE) 2018/858, et notamment par son article 52. Ces actions sont mises en œuvre par le Service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM), service à compétence nationale intégré à la DGEC et placé sous l’autorité du ministre chargé des transports, qui peut exiger du constructeur qu’il prenne sans tarder toutes les mesures correctives appropriées. Dès qu’il a été saisi de cette affaire, à savoir en mai 2023, le SSMVM a veillé à ce que Stellantis mette en place les mesures correctives et restrictives telles que le rappel des véhicules concernés assorti de la recommandation adressée aux conducteurs de ne plus utiliser leurs véhicules. Afin d’être en mesure de lancer les rappels en métropole et dans l’ensemble de l’Europe du Sud, le constructeur a fait mettre en place de nouvelles lignes de production d’airbags, les moyens existants initialement ne permettant que des cadences réduites. A ce jour, les pièces nécessaires au traitement de 15 000 véhicules sont produites chaque semaine. Au 14 novembre 2024, 155 000 véhicules avaient été traités sur le territoire métropolitain, soit 54% des véhicules concernés. Dans un contexte de pénurie de composants pour une campagne de rappel inédite à l’échelle européenne, le constructeur a mis en place une démarche de priorisation des rappels, s’appuyant sur la modélisation Safe Service Life développée pour identifier les zones à risques devant être prioritairement visées par le rappel. Ainsi, le constructeur a décidé de rappeler prioritairement les véhicules présentant une ancienneté supérieure à la limite prévue par le modèle, en diminuant cette limite d’un an afin de garantir une marge de sécurité, dans une zone au sud d’une ligne Clermont Ferrand Lyon mais également dans des pays voisins. Après quelques semaines il est apparu que certains véhicules circulaient dans cette zone depuis des années même si les données disponibles dans le système d’immatriculation des véhicules donnaient à penser le contraire. C’est ainsi que certains véhicules ont été ajoutés tardivement par le constructeur à la campagne de rappel. Nous rappelons que Stellantis a également lancé une campagne de rappel le 20 janvier sur le Nord de l’Europe pour les C3 et DS3. Le SSMVM assure un suivi rigoureux des multiples campagnes de rappel en cours par les constructeurs sur l’ensemble des véhicules équipés d’airbags TAKATA et veille notamment à l’adéquation des mesures prises par les constructeurs concernés avec le niveau de risque identifié pour les différents modèles de véhicules.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2190</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4597</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ligne ferroviaire Serqueux-Gisors</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2190. — 19 novembre 2024. — M. Patrice Martin appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture brutale en juillet dernier de la ligne SNCF Serqueux-Gisors et ses conséquences. La région Normandie a en effet annoncé cette fermeture, effective seulement quatre jours après l’annonce, invoquant une perte annuelle de 1,7 million d’euros pour des recettes de 45 000 euros, ce qui illustrerait le manque de fréquentation de cette ligne. Cependant, il apparaît que les conditions n’étaient pas réunies pour attirer les voyageurs, avec une fréquence de desserte très faible et aucun train en journée, sans étude de fréquentation préalable. En conséquence, la ligne fonctionnait avec seulement 6 passagers pour une capacité d’environ 140. Compte tenu de l’investissement de 370 millions d’euros consenti entre 2010 et 2020 pour moderniser cette ligne, cette fermeture est regrettable, car le pays de Bray reste une zone enclavée, marquée par des fermetures d’usines et un fort besoin de connexion aux bassins d’emploi de Rouen et Paris, ainsi qu’aux services de santé, à la culture, aux loisirs et au tourisme local. Avec l’émergence du projet SERM dans la métropole rouennaise, labellisé le 27 juin 2024 et inscrit au protocole mobilité 2023-2027 du contrat de plan État-région, des perspectives de désenclavement des territoires en Seine-Maritime sont possibles. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour remettre en service cette ligne et pour garantir sa pérennité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4597</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à l’offre et de la qualité des services ferroviaires régionaux proposés aux usagers et a pleinement conscience de leur importance pour la cohésion des territoires et, en particulier, pour la vitalité des zones rurales souvent défavorisées en matière d’offres de mobilité. Il convient toutefois de rappeler qu’entre Serqueux et Gisors, la ligne relève des services régionaux de voyageurs organisés par la région Normandie. En tant qu’autorité organisatrice des services ferroviaires d’intérêt régional, la Région est donc la seule compétente pour définir les dessertes de son territoire, en fonction de l’analyse qu’elle fait des besoins de mobilité des usagers et au regard de ses priorités budgétaires. Elle a ainsi estimé, au regard de la fréquentation de la ligne (6 passagers en moyenne pour une capacité d’environ 140) et du coût annuel d’environ 1,7 millions d’euros, que le service n’était pas viable. Elle a en revanche mis en place la ligne « NomadCar » 527 entre Gisors et Serqueux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2825</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4597</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Alerte sur la taxe R-PASS et les dangers de sa généralisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2825. — 10 décembre 2024. — M. Bernard Chaix alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur les menaces que représentent le retour des « éco-taxes« pour les filières du transport et de la logistique. M. le ministre n’est pas sans savoir que la Collectivité Européenne d’Alsace a adopté la taxe R-PASS, qui a un impact direct sur les entreprises de transport routier. Les entreprises du secteur subissent déjà une pression fiscale énorme conjuguée à la réduction des aides à la filière, devant ainsi lutter pour préserver leur rentabilité et tous les emplois directs et indirects générés et les empêchant ainsi d’investir dans la transition écologique à travers la modernisation de leurs flottes. La généralisation d’une telle taxe reviendrait à poignarder fatalement une filière essentielle pour l’acheminement des marchandises. D’après le SDES, en 2022, le transport routier représentait 74,3 % du transport de marchandises et employait 1,4 millions de personnes. Alors que les économistes tablent sur 140 000 suppressions d’emplois d’ici fin 2025, on a la responsabilité de préserver autant que possible toutes les filières qui créent de la valeur ajoutée. Il souhaite connaître son avis sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4597</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadre législatif applicable à la taxe R-PASS est défini par l’ordonnance n° 2023-661 du 26 juillet 2023 prise en application de l’article 137 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience. L’éco-contribution s’inscrit dans un contexte renouvelé par le transfert d’une partie des routes nationales non concédées aux régions et à la collectivité européenne d’Alsace. Elle traduit la volonté du gouvernement d’accompagner ces collectivités dans le renforcement de leur politique publique de décarbonation du transport routier et de lutte contre le changement climatique. Si l’Etat a fixé le cadre législatif, c’est à ces seules collectivités de décider de l’éventuelle mise en œuvre de cette taxe sur leur territoire, en fonction des spécificités de leurs réseaux routiers, des flux de transit observés, de l’environnement économique local.  A ce stade, la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) et la région Grand Est souhaitent mobiliser cette possibilité offerte par la loi pour rééquilibrer les flux de transport routier de marchandises entre certains de leurs axes et les axes frontaliers allemands. En effet, les régulières augmentations de la taxe sur les poids-lourds appliquée en Allemagne ont induit d’importants reports de trafic sur les axes routiers du nord-est de la France, accompagnés d’externalités négatives pour les administrés (pollution atmosphérique, nuisances sonores), pour les usagers (dégradation des conditions de circulation, sécurité routière) et pour les infrastructures elles-mêmes (sollicitation des ouvrages). Les textes, aussi bien européens que nationaux, laissent aux collectivités régionales et à la CEA, une importante marge de manœuvre dans les modalités d’application de la taxe tant au niveau du périmètre taxable qu’au niveau des taux ou des exonérations applicables. Ces collectivités ont également l’obligation de mener les concertations avec les élus et les acteurs socio-économiques concernés pour évaluer les impacts de leurs projets, en réduire au maximum les effets négatifs et mettre en œuvre des dispositifs d’accompagnement et de soutien adaptés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3402</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4598</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transition énergétique dans le secteur du transport ferroviaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3402. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la transition énergétique dans le secteur du transport ferroviaire. Selon plusieurs études et informations disponibles, le réseau ferroviaire français n’est électrifié qu’à moitié. Cela veut dire que la partie non électrifiée fonctionne encore avec des matériels à diesel. De plus, les technologies utilisant l’hydrogène sont peu adaptées pour les trains très lourds. Elle souhaite donc connaître la stratégie des pouvoirs publics pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur ferroviaire non électrisé et lui demande les orientations et la trajectoire définies pour accélérer la transition énergétique du rail en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4598</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le mode ferroviaire est réputé comme étant le mode le plus efficient des émissions de gaz à effet de serre, en ce qu’il permet de massifier les flux. A ce jour, plus de 16 000 km de lignes ferroviaires sont électrifiées en France, sur près de 28 000 km constituant le réseau ferré national. Le taux d’électrification du réseau a nettement progressé en près de 25 ans : 45 % des lignes étaient électrifiées en 1999 et 60 % le sont depuis 2023. Ce taux d’électrification est largement fonction du trafic des lignes. Ainsi les lignes à grande vitesse et les lignes les plus fréquentées du réseau ferré national, dites UIC 2 à 4, sont complètement électrifiées. Les lignes les moins électrifiées sont les lignes de desserte fine du territoire dont 86,5 % ne sont pas électrifiées. Les services ferroviaires sur réseau non électrifié concernent principalement la mobilité régionale voyageurs, avec plus de la moitié du parc de matériel roulant fonctionnant pour tout ou partie au diesel. Les projets en cours pour le transport de voyageurs et de marchandises, visent à modifier les matériels hybrides existants qui fonctionnent en partie au diesel et à l’électrique, en substituant les moteurs diesel par des batteries ou des piles à combustible à hydrogène. Pour ceux pour lesquels une telle opération ne serait pas économiquement envisageable, le recours aux biocarburants est également envisagé. Pour les lignes où l’électrification est difficile (zones montagneuses, lignes secondaires), des solutions hybrides ou à hydrogène sont envisagées, bien que l’hydrogène soit encore peu adapté aux trains très lourds. Par ailleurs, la décarbonation du transport ferroviaire de marchandises passe à court et moyen terme par l’expérimentation de biocarburants dans les moteurs thermiques, et à plus long terme par la mise en œuvre de prototypes adaptés aux cas d’usage de ce mode, ses besoins en forte puissance et en autonomie offrant des perspectives intéressantes en particulier pour l’hydrogène, notamment pour les engins de chantier ou de manutention. Accompagnés financièrement par le secteur public, plusieurs projets d’innovation portés par des acteurs du ferroviaire contribuent aux travaux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre des sections non électrifiées. Ces expérimentations permettront de préconfigurer les solutions qui seront susceptibles d’être déployées à grande échelle. Dans le cadre des contrats de plan Etat-régions pour 2023 à 2027, l’expérimentation d’une électrification partielle de certaines lignes est à l’étude en Nouvelle-Aquitaine et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le recours à des trains à batteries sur les lignes concernées a vocation à favoriser ainsi une décarbonation à coût optimisé notamment via la recharge par caténaire. L’installation d’une station de ravitaillement en hydrogène à Auxerre devrait par ailleurs permettre la circulation de TER bi-mode électrique / hydrogène à l’horizon 2026. Plus globalement, afin d’offrir une solution de transport ferroviaire décarboné dans ses composantes matériel roulant et infrastructure, il est prévu à court et moyen terme de faciliter l’avitaillement en biocarburants utilisant les mêmes réservoirs que pour le gazole non routier, puis progressivement de mettre en place des solutions de recharge rapide pour les matériels roulants opérant sous batterie ou d’avitaillement pour l’hydrogène, dans ce dernier cas en foisonnement avec les usages industriels dans les territoires. L’État a apporté et continuera d’apporter son soutien financier sélectif à toutes ces démarches de l’écosystème via France 2030 au titre de l’innovation, le calendrier de décarbonation restant largement tributaire des ressources des donneurs d’ordre (régions et filière fret principalement).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3808</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4599</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurité routière dans la forêt de Fontainebleau et le sud Seine-et-Marne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3808. — 4 février 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les problématiques persistantes de sécurité et de nuisance liées à la forte circulation de poids-lourds dans la forêt de Fontainebleau et le sud de la Seine-et-Marne. Les échanges réguliers avec les habitants et les élus du territoire soulignent les impacts négatifs que représente le trafic routier, principalement celui des poids-lourds, sur les communes du sud Seine-et-Marne et sur le massif forestier de Fontainebleau. De Voulx à La Chapelle-la-Reine, en passant par Lorrez-le-Bocage, Moncourt-Fromonville ou Ury, de nombreuses communes subissent chaque jour la pression de centaines de poids-lourds, notamment internationaux, traversant leurs cœurs de village. Ces passages répétés, liés en partie à des parcours d’évitement de péages autoroutiers, entraînent des nuisances importantes pour les riverains et des risques accrus pour la sécurité routière. Depuis des années, avec l’appui de nombreux élus locaux, M. le député alerte sur ce problème. Pourtant, aucune mesure structurante n’a été mise en œuvre pour y remédier efficacement. Outre les enjeux de sécurité, attachés aux conditions particulières d’un massif forestier, cette situation compromet également la préservation environnementale d’un site naturel exceptionnel. La forêt de Fontainebleau, classée dans le réseau des réserves de biosphère, bénéficiant du label « Forêt d’Exception » et candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste un point noir en matière d’insécurité routière. Récemment, un nouvel accident dramatique impliquant un poids-lourd s’est produit, illustrant encore une fois l’urgence d’agir. Ainsi, il lui demande quelles actions concrètes sont envisagées pour limiter l’impact des poids-lourds sur la forêt de Fontainebleau et, plus largement, sur les communes du sud Seine-et-Marne. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4599</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les routes qui traversent les communes de Voulx, Lorrez-le-Bocage, Moncourt-Fromonville, Ury et La Chapelle-la-Reine sont des routes départementales : la police de la circulation de ces routes relève du Conseil départemental hors agglomération et du maire en agglomération. En effet, l’article L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales précise que « Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l’accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l’air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites ou leur mise en valeur à des fins esthétiques, écologiques, agricoles, forestières ou touristiques. » Le Conseil d’Etat a précisé, dans sa décision du 5 novembre 1980 suite à une requête présentée par la Fédération nationale des transports routiers, qu’un arrêté interdisant la circulation de certains poids lourds sur une route nationale traversant une commune n’était pas illégal dès lors qu’elle n’était ni générale ni absolue, et qu’elle ne portait atteinte ni à la liberté du commerce et de l’industrie ni à la liberté de circulation, et qu’étaient prévus des itinéraires de contournement ainsi que des exceptions pour la desserte locale. Les maires peuvent ainsi prendre des mesures d’interdiction ou de restriction de circulation qui s’avèrent nécessaires sur les routes traversant les agglomérations situées sur leur commune, sous réserve que les points soulevés par le Conseil d’État rappelés ci-dessus soient respectés. Ce pouvoir s’exerce sous le contrôle du juge administratif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4769</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4599</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bartolomé Lenoir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>De l’importance de sauver "les petites lignes" ferroviaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4769. — 4 mars 2025. — M. Bartolomé Lenoir interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture de la ligne ferroviaire Guéret-Felletin. Cette fermeture de ligne va affecter nombre de petites communes du département creusois. Cette voie relie la préfecture et l’unique sous-préfecture de la Creuse et plus largement permet la jonction avec la gare de Limoges, avec la capitale régionale, Bordeaux, mais également avec la ligne POLT (Paris, Orléans, Limoges, Toulouse). Si le devenir des petites lignes est menacé, l’avenir des territoires est en danger. Le désintérêt de l’État est manifeste. Pourtant, le maintien de cette ligne ferroviaire est vital pour le développement économique et touristique du bassin creusois, pour les déplacements de la population, les étudiants des établissements scolaires de renom (lycée agricole d’Ahun, lycée des métiers du bâtiment de Felletin), les actifs, tous les usagers et s’agissant du tourisme, pour la desserte de la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson. De plus, les horaires ne sont pas adaptés aux besoins des usagers et font que le remplissage des trains n’est pas possible. Enfin, le mode ferroviaire étant le plus décarboné, remplacer les trains par des bus comme il est envisagé ne s’inscrit pas dans une démarche écologique. L’État a depuis trop longtemps abandonné les campagnes et doit se réformer afin de pouvoir dégager une capacité d’investissement car c’est bien de cela qu’il s’agit. Il lui demande ce qu’il entend faire pour encourager le transport ferroviaire qui est le mode de déplacement le plus décarboné et engager l’opérateur historique SNCF Réseau à pérenniser cette ligne structurante essentielle au bassin de vie creusois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4600</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État est pleinement attaché au maintien et au développement des transports du quotidien, pour permettre des mobilités durables pour l’ensemble des territoires, notamment dans les zones rurales défavorisées en matière d’offre de mobilité. La ligne ferroviaire Guéret-Felletin emprunte dans sa plus grande partie l’antenne partant de Busseau et se terminant à Felletin, qui fait partie des petites lignes ferroviaires dont les besoins de régénération sont à la charge financière de la Région. Cette disposition est prévue par le protocole d’accord sur l’avenir des lignes de desserte fine du territoire signé entre l’État et la Région Nouvelle-Aquitaine le 22 avril 2021, qui définit les modalités de prise en charge des 1856 km de petites lignes de la région. Les études conduites dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2023-2027 ont permis d’identifier un besoin de travaux de régénération compris entre 50 et 80 M€ pour assurer la poursuite des circulations en toute sécurité sur cette ligne. Pour des raisons budgétaires, ces travaux n’ont pas pu être programmés par la Région. Dans ce contexte, le Gouvernement souhaite que soient explorées toutes les solutions alternatives et éventuelles expérimentations de mobilité rurale pour maintenir un transport collectif qui réponde aux besoins des creusois sur cette liaison essentielle pour les habitants de la Creuse, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Cette réflexion a été inscrite au deuxième plan particulier pour la Creuse, qui a été signé le 22 mai dernier. À ce titre, une étude est en cours de lancement sous l’égide de la préfète de la Creuse. L’État n’abandonne aucun territoire de la République et en aucun cas le territoire de la Creuse qui a fait l’objet de deux plans particuliers qui reprennent les priorités et orientations partagées par les acteurs du territoire, en mobilisant les financements de l’État et des partenaires signataires pour y soutenir notamment l’adaptation des services.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5442</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4600</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Faciliter l’accès au dispositif EEA pour les voyages en TGV et Intercités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5442. — 25 mars 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les manques du dispositif de tarification réduite pour les voyages en train nommé « élèves, étudiants et apprentis » (EEA). Ce dispositif permet aux jeunes d’acheter des billets de train à des prix réduits pour effectuer des trajets en TGV ou Intercités entre leur domicile et leur lieu de cours ou d’apprentissage. Alors que la précarité étudiante s’aggrave, les prix du train s’envolent, d’autant plus pour les jeunes qui subissent la modification des plafonds de prix de la Carte jeune. Malgré son potentiel, le dispositif EEA ne permet pas actuellement d’apporter une réponse satisfaisante au coût beaucoup trop élevé des transports pour les jeunes. L’existence même de ce dispositif est très mal connue par les jeunes, le Gouvernement n’en faisant pas la publicité, ce qui l’empêche de toucher le public visé. Les billets doivent être achetés par lot de 10 sur une période de 60 jours, ce qui est coûteux et offre peu de liberté d’organisation. Il serait pourtant plus efficace et économique de permettre un achat d’un aller-retour à la fois, sans limite de 60 jours, pour que chaque jeune puisse s’organiser en fonction de ses impératifs économiques et d’agenda. Il est également étonnant que le prix de ces billets ait augmenté d’environ 20 % depuis 2023 sur certains trajets, sans réelle justification. Pour acheter et modifier leurs billets EEA, les bénéficiaires sont contraints de se rendre en gare, la réservation et la gestion depuis l’application SNCF Connect étant impossibles, ce qui complique encore davantage la procédure. L’opacité du dispositif EEA participant à maintenir le niveau préoccupant de précarité des jeunes, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre rapidement pour faciliter l’accès au dispositif EEA et généraliser son utilisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4600</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le financement des mobilités est un sujet majeur pour le Gouvernement, au cœur de la conférence nationale de financement des infrastructures « Ambition France Transports » dont les travaux seront rendus à l’été 2025. Le Gouvernement est particulièrement attentif à l’accès des Français à l’ensemble des tarifs des transports publics, d’une manière générale, et aux tarifs voyageurs de la SNCF, en particulier.  Le Gouvernement est conscient des difficultés rencontrées par les jeunes en matière de transport et de la nécessité de garantir des solutions accessibles financièrement et adaptées à leurs besoins. C’est dans cette optique que le dispositif Élève-Étudiant-Apprenti a été mis en place afin d’offrir des réductions significatives sur les billets de train. Le taux de réduction moyen par rapport au tarif de référence est de 77 %. Il a en effet été constaté des variations de prix sur certains trajets et une réflexion est en cours pour améliorer la lisibilité de ce tarif. Alors que la SNCF était en charge de la gestion de l’abonnement Élève-Étudiant-Apprenti jusqu’en 2022, l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs a conduit l’État à reprendre la gestion du dispositif. Le système a été repensé en tenant compte de l’expérience de gestion de la SNCF. L’achat par lots de 10 billets utilisables sous 60 jours a alors été mis en place pour garantir des tarifs préférentiels tout en maintenant l’équilibre économique du dispositif. Depuis cette révision, les jeunes peuvent désormais amortir leurs billets sur deux mois, au lieu d’un seul mois précédemment. Par ailleurs, ce tarif est spécialement conçu pour les jeunes qui, par nécessité, doivent effectuer des allers-retours fréquents vers leur domicile, une dépense qui pèse lourdement sur leur budget. L’augmentation constatée du prix des billets sur certains trajets est liée à plusieurs facteurs, notamment l’évolution des coûts d’exploitation ferroviaire. Cependant, la SNCF a mis en place un bouclier tarifaire limitant la hausse des prix des tarifs de références, qui servent de base aux calculs des billets TGV auxquels s’appliquent les tarifs sociaux, au niveau de l’inflation anticipée pour l’année 2025 (1,5 %). Cette majoration est ainsi inférieure à l’inflation constatée en 2024 (2,4 %). Le Gouvernement, reste attentif à ce que ces hausses restent maîtrisées afin de ne pas pénaliser les jeunes bénéficiaires du dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5532</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4601</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Affichage des tarifs sur les bornes de recharge des voitures électriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5532. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les tarifs appliqués aux recharges des voitures électriques. Afin d’améliorer l’information aux consommateurs et de s’aligner sur les règles mises en place dans les stations-services, l’usage de panneaux ou d’étiquettes sur les bornes annonçant les prix des recharges semble nécessaire. Ce manque de transparence ne permet pas un plein développement des voitures électriques sur les territoires, alors même que la France souhaite accélérer sa transition écologique. Les voitures électriques et la lutte contre les énergies fossiles en constituent un élément essentiel par la diversification des modes de production d’énergie qu’elles supposent. Il lui demande par conséquent quelles mesures il entend prendre pour aider au verdissement du parc automobile tout en assurant l’information aux consommateurs et l’équité entre les territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4601</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Tout d’abord le Gouvernement est pleinement engagé dans le déploiement des bornes de recharge avec l’objectif d’atteindre 400 000 bornes publiques d’ici à 2030. Le déploiement des bornes de recharge permet d’accélérer la transition énergétique. La bonne information des consommateurs sur les prix et les caractéristiques des produits et services dont le service de recharge pour véhicule électrique, fait l’objet d’une attention particulière des services de la Direction générale de concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Le 13 septembre 2023 le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont adopté le règlement 2023/1804/UE sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs et abrogeant la directive 2014/94/UE. Ce règlement renforce les droits des consommateurs en prévoyant des prix raisonnables, aisément et clairement comparables, transparents et non discriminatoires (article 5 du règlement précité). De plus, ce règlement précise les obligations d’affichage et les éléments devant composer le prix de la prestation de service de recharge qui sera facturée au consommateur, renforçant ainsi la transparence de l’information délivrée. Ce règlement européen, d’application directe dans l’ordre juridique interne, fixe donc un cadre dans lequel les opérateurs fournissant la prestation de service de recharge doivent s’inscrire. Ce règlement est entré en vigueur le 13 avril 2024 et tous les points de recharge installés à compter de cette date doivent en respecter les dispositions. En complément de ce règlement européen, l’information sur les prix doit d’ores et déjà être communiquée selon les modalités d’information garantissant les droits des consommateurs à l’instar de toutes les prestations de service et tel qu’en disposent les articles L. 111-1 et L. 112-1 à L.112-3 du code de la consommation et ses textes d’application. Les points de recharge d’une puissance inférieure à 50 kW devront afficher les éléments de prix avant le début de la session de recharge, qu’ils aient été installés avant ou après le 13 avril 2024. Pour les points de recharge d’une puissance supérieure à 50 kW, tous ceux qui seront déployés à partir du 13 avril 2024 devront afficher les éléments de prix avant le début d’une session de recharge. En cas d’abonnement auprès d’un prestataire de services de mobilité, le consommateur doit être informé avant la signature du contrat notamment du prix, des caractéristiques essentielles du service, des informations sur l’identité du professionnel (obligation générale d’information précontractuelle prévue à l’article L. 111-1 du code de la consommateur). Une fois le contrat signé, des obligations s’imposent au prestataire de services de mobilité notamment l’information sur le prix et les conditions d’exécution du service (article L. 112-1 du code de la consommation). Ces informations seront présentes dans le contrat et les conditions générales de vente remises au consommateur. Ce cadre européen et national, ne remet cependant pas en cause la liberté des prix et la liberté du commerce et de l’industrie. Les opérateurs fournissant un service de recharge sont libres de pratiquer les prix qu’ils souhaitent à partir du moment où ils délivrent aux consommateurs une information claire et loyale. Afin de garantir une information la plus transparente et claire possible, la DGCCRF reste vigilante au respect de ces obligations, qui donneront lieu à des contrôles pour s’assurer du respect de l’ensemble des dispositions légales et réglementaires en matière d’affichage des prix et vérifiera les pratiques commerciales des opérateurs offrant une prestation de service de recharge pour véhicules électriques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5654</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4602</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Travaux de la ligne P</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5654. — 1 avril 2025. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation du réseau transilien de la ligne P, qui marginalise une partie de la population. Depuis plus de dix ans, les usagers de la ligne P subissent les conséquences d’importants travaux sur le réseau de cette ligne, ayant pour causes le prolongement de la ligne E du RER (projet EOLE) et la mise en place du CDG Express. Ces travaux impactent lourdement le quotidien des usagers, particulièrement sur l’axe Paris-Château-Thierry, où les conditions de transport sont devenues inacceptables. Ces milliers d’usagers font face, sans arrêt, à des retards, des suppressions de trains et à des solutions de substitution par bus qui ne sont pas adaptées. En raison de l’ampleur des travaux, la ligne P n’est pas considérée comme une priorité par la SNCF et Île-de-France Mobilités, qui concentrent leurs efforts sur le développement d’infrastructures nouvelles au détriment d’une ligne essentielle à des dizaines de milliers d’usagers, parmi lesquels de nombreux étudiants, travailleurs aux horaires décalés et habitants de la grande couronne de l’est parisien. Cette situation génère un véritable stress quotidien pour les usagers qui doivent jongler avec des trajets allongés par ces bus de substitution inadaptés, ainsi que par l’absence de service en soirée après 22 h. Par ailleurs, l’opacité totale quant à l’état d’avancement des travaux, leur calendrier précis et leur finalisation à l’horizon 2027 contribuent à une frustration grandissante chez les usagers. Mme la députée avait déjà demandé un calendrier prévisionnel à M. le ministre lors de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire du 5 février 2025, sans obtenir de réponse satisfaisante jusqu’à présent. Il semble également qu’aucune prévision ne soit faite concernant la réintroduction de trains après 22 h et sur l’amélioration concrète du service. Elle l’interroge sur les mesures qu’il envisage de prendre pour répondre aux inquiétudes des usagers et pour mettre en œuvre un retour à la normale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4602</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’organisation des transports publics de personnes en Île-de-France relève de la compétence de l’autorité organisatrice des mobilités Île-de-France Mobilités (IDFM) ; au regard du principe de libre administration des collectivités territoriales, l’État n’intervient pas dans les choix opérés en lien avec les exploitants des lignes et les maîtres d’ouvrage relatifs aux niveaux d’offre et aux mesures d’exploitation. Toutefois, le Gouvernement est particulièrement attentif à la qualité de service de mobilités offert aux citoyennes et aux citoyens. La qualité de service de la ligne P exploitées par SNCF-Transilien fait l’objet de dispositions et d’engagements précis encadrés par le contrat entre IDFM et SNCF Voyageurs pour la période 2020-2023 (prolongé jusqu’à fin 2025) qui prévoit notamment des dispositions en matière d’informations voyageurs sur les travaux. Les calendriers de travaux et les éventuels transports de substitution associés sont diffusés par l’opérateur SNCF-Transilien notamment sur des supports numériques. Il revient à IDFM d’organiser la concertation sur les interruptions temporaires de circulations en soirée ou le week-end pour travaux, aux côtés du gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau, de l’opérateur SNCF-Transilien et des associations d’usagers. Toutefois, l’État accompagne les collectivités pour le développement et la modernisation des infrastructures de transport collectifs en Île-de-France via les contrats de plan État-régions (CPER). L’État a ainsi investi 2,3 Md€ pour le volet Mobilités 2015-2022 du CPER Ile-de-France, dont 23,9 M€ pour la ligne P. L’État s’engage à nouveau pour les transports du quotidien en Île-de-France en investissant 2,6 Md€ sur le volet « Mobilités » du contrat de plan État-région 2023 2027 au titre duquel l’État a déjà investi 17,5 M€ pour la ligne P permettant l’engagement de conventions de financement visant à améliorer le fonctionnement de cette ligne : études d’adaptation aux futures rames, d’augmentations de fréquences, d’électrification de la section Trilport-La Ferté Milon.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5778</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4602</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Exploitants de drones</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5778. — 8 avril 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre des armées sur l’application de l’article 23 du règlement européen 2019/947 du 24 mai 2019 concernant les règles et procédures applicables à l’exploitation de drones. À l’issue de la période de transition fixée au 1 janvier 2026 par l’article 23 du règlement européen 2019/947 du 24 mai 2019, relatif aux règles et procédures pour l’exploitation des drones, les exploitants ne seront plus en mesure d’utiliser leurs drones en se référant aux standards nationaux S1, S2 et S3, qui sont en vigueur en France et définis par l’arrêté du 3 décembre 2020. À partir du 1 janvier 2026, ces standards nationaux seront remplacés par les standards européens sans possibilité d’exemption ; en conséquence, les professionnels déclarés devront travailler avec un drone de plus de 4 kilogrammes et être détenteurs d’un certificat théorique (CATS valable 5 ans) ainsi que d’une attestation de formation pratique. Les pilotes de drones, professionnels déclarés, s’inquiètent de cette interdiction pour leur activité, qui va mettre à mal leurs entreprises et va les contraindre à acheter de nouveaux matériels et à suivre de nouvelles formations à financer. Les nouvelles obligations ne correspondent pas à la pratique réelle de ces professionnels, c’est la raison pour laquelle elle lui demande si seront mises en place des dérogations pour les télépilotes professionnels déclarés et déjà titulaires du certificat d’aptitude théorique de télépilotage (CATT) et de l’examen pratique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4603</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le règlement européen 2019/947 du 24 mai 2019 relatif aux règles et procédures pour l’exploitation des drones a été mis en place pour assurer une exploitation harmonisée et sûre des drones dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Connu de la filière professionnelle des drones depuis 2019, ce règlement traduit un choix de renforcement de la sécurité des vols de drones, en particulier vis-à-vis du risque de collision des drones avec des tiers au sol ou en vol. Depuis la publication de ce règlement, la DGAC a largement communiqué sur les changements induits par cette nouvelle réglementation. Elle a également mis en ligne des guides pour aider les exploitants de drones à s’approprier les règles à respecter pour réaliser leurs opérations en France, dans le respect des exigences européennes et nationales en vigueur. Il est important de noter que la fin programmée au 1er janvier 2026 des scénarios standard nationaux ne sera pas brutale. Cette fin est en effet précédée d’une phase de transition qui a débuté le 1er janvier 2024, date à partir de laquelle : Les nouveaux exploitants de drones ne peuvent plus se déclarer selon les scénarios nationaux ; La direction de la sécurité de l’Aviation civile ne délivre plus d’attestations de conception de drones qui peuvent être requises pour faire voler des drones selon les scénarios standard nationaux en fonction de critères définis par l’arrêté du 3 décembre 2020 relatif à la définition des scénarios standard nationaux. Connue depuis 2022, cette transition avait été reportée de deux ans à cause de la crise du COVID-19 : elle devait initialement débuter le 1er janvier 2022 pour se terminer le 1er janvier 2024. Il paraît également utile de souligner que la durée de 2 ans de cette transition a été choisie en tenant compte de la durée moyenne de vie d’un drone. Cette transition donne donc la possibilité aux opérateurs déclarés selon les scénarios nationaux de se préparer au basculement vers les scénarios européens dont les prérequis sont : L’emploi de drones de classe C5 pour voler selon le premier scénario standard européen (STS-01) ou C6 pour voler selon le second scénario standard européen (STS-02) ; L’acquisition du certificat théorique pour voler selon les scénarios européens STS ; L’attestation de formation pratique aux scénarios STS. S’agissant de l’obligation qui serait imposée aux opérateurs d’employer des drones de plus de 4 kg pour voler selon les scénarios européens, la réglementation européenne n’impose pas de critère de masse pour voler selon les scénarios STS. Elle impose en revanche le respect des exigences techniques propres aux drones de classe C5 et C6 requis pour les scénarios STS telles que décrites dans les parties 16 et 17 de l’annexe au règlement européen 2019/945 du 12 mars 2019 relatif aux systèmes d’aéronefs sans équipage à bord et aux exploitants, issus de pays tiers, de systèmes d’aéronefs sans équipage à bord. Le basculement vers ce nouveau régime européen, qui vise à renforcer la sécurité des vols de drones, est donc connu depuis 2019 et ne prévoit aucune disposition dérogatoire. La période de transition 2024-2026 est connue depuis 2022. Cette période a été définie pour permettre aux exploitants de drones de se préparer pour l’achat de drones de classes tels que requis pour les scénarios STS et pour permettre aux télépilotes d’acquérir les compétences de télépilotes exigées pour voler selon les scénarios STS. Ces compétences doivent être justifiées par un certificat théorique et une attestation pratique au scénarios STS. La réglementation européenne ne prévoit pas de régime dérogatoire, que la DGAC ne peut pas, pour cette raison, accorder.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6356</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4603</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fermeture prévue de la ligne ferroviaire Paris-Normandie en 2028 ou 2029</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6356. — 29 avril 2025. — M. Bertrand Bouyx alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture prévue de la ligne ferroviaire Paris-Evreux-Caen-Cherbourg/Deauville en 2028 ou 2029. La ligne ferroviaire Paris-Évreux-Caen-Cherbourg/Deauville constitue un axe structurant pour les mobilités quotidiennes comme pour l’attractivité touristique et économique de l’ouest de la Normandie. Elle dessert de nombreux bassins de vie et permet à des milliers d’usagers de se déplacer chaque jour, notamment pour des trajets domicile-travail. Elle joue également un rôle majeur lors des périodes de vacances, en facilitant l’accès aux côtes normandes. Dans ce contexte, l’annonce d’une fermeture complète de la ligne Paris-Mantes-Cherbourg pendant une période de trois mois, entre juin et septembre 2028 ou 2029, suscite de vives inquiétudes. Cette interruption serait liée aux travaux de reconstruction du remblai d’Apremont, dont l’instabilité est connue depuis plus de vingt ans en raison d’affaissements répétés. SNCF Réseau envisage de reconstruire à l’identique cet ouvrage afin de garantir la pérennité de l’infrastructure. Cependant, une telle fermeture, même temporaire, soulève de nombreuses interrogations. Elle risque de pénaliser fortement les usagers du quotidien, les touristes, mais aussi l’activité économique locale. Un plan de substitution à la hauteur de ces enjeux doit être défini, notamment pour maintenir une continuité de service minimale pendant la durée des travaux. Dans ce contexte, il lui demande si ce projet est bien confirmé et, dans l’affirmative, quelles solutions alternatives concrètes seront mises en œuvre pour répondre aux besoins des usagers et éviter une rupture trop longue de la desserte ferroviaire dans les territoires concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4604</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remblai d’Apremont, situé entre Mantes et Évreux, sur la ligne Paris – Caen – Cherbourg, est un ouvrage datant de 1855. Depuis 2001, des désordres ponctuels ont été constatés sur ce remblai. Des travaux de confortement ont été réalisés à chaque constatation de tels désordres. Toutefois, début 2020, SNCF Réseau a à nouveau constaté une fragilisation importante de ce remblai. Ce phénomène est lié à la qualité insuffisante des sols qui composent le remblai, datant de la création de la ligne. Des travaux d’urgence ont été réalisés en 2020 dans le sens Ile-de-France – Normandie afin de consolider temporairement l’infrastructure. Grâce à ces interventions, la circulation ferroviaire a pu être maintenue, avec toutefois une limitation de vitesse à 40 km/h au droit du talus, pour des raisons de sécurité. Le remblai d’Apremont est équipé depuis plusieurs années de capteurs permettant une surveillance en continu, complétée par des tournées terrain de contrôle très régulières. Il fait l’objet d’une observation renforcée par SNCF Réseau. Des mouvements sont toujours observés, notamment depuis quelques semaines pour la voie sens Normandie – Ile-de-France. Ainsi, des travaux provisoires de confortement sont actuellement réalisés par SNCF Réseau sur cette voie. Néanmoins, l’évolution du talus dans le temps long rend nécessaire une opération de grande ampleur avant 2030, pour éviter l’arrêt des circulations. Ces travaux permettront de retrouver la vitesse de ligne nominale de 160 km/h sur la zone. SNCF Réseau étudie actuellement les conditions rendant possible la concomitance technique de ce projet avec EOLE, très proche géographiquement. La réalisation simultanée de ces chantiers plutôt que successive, projetée dans le courant de l’année 2029, permettrait de limiter les impacts travaux pour les voyageurs. SNCF Réseau conduit également un travail technique de construction des offres de transports de substitution pour les services voyageurs avec les autorités organisatrices de la mobilité régionale. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu depuis le début de l’année 2025. L’objectif est de construire collectivement un plan de transport de substitution, en tenant compte des besoins des voyageurs du quotidien, de la concomitance des deux projets EOLE et de la régénération du talus d’Apremont ainsi que des contraintes du territoire. SNCF Réseau a pris l’engagement auprès de la région Normandie de finaliser d’ici la fin d’année la programmation technique du chantier en cohérence avec celui du projet EOLE ainsi que l’offre de substitution avec les autorités organisatrices de la mobilité et SNCF Voyageurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1009</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4604</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Versement des pensions de réversion pour les défunts du secteur privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1009. — 15 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le sentiment d’injustice éprouvé par certains retraités au sujet des modalités de versement de la pension de réversion d’un défunt qui a travaillé dans le privé. À la différence des pensions de réversion des défunts du secteur public, la pension est en effet soumise à des conditions de ressources lorsque le défunt travaillait dans le privé. Si les veuves et veufs sont essentiellement des femmes et que les inégalités salariales ont longtemps escamoté ce sujet, le nombre de personnes qui ne pourront pas toucher la pension de réversion d’un conjoint défunt va aller en s’accroissant. Les veufs et veuves de la classe moyenne seront en particulier les plus pénalisés, avec une chute de niveau de vie qui peut être brutale. Dans ces conditions, Mme la députée souhaiterait savoir si l’harmonisation du versement des pensions de réversion des secteurs public et privé est envisagée à plus ou moins long terme. Par ailleurs, une modification de l’article D. 353-1-1 du code de la sécurité sociale afin de lisser l’effet de seuil pourrait être opportun, aussi Mme la députée souhaiterait connaître la position de Mme la ministre sur l’opportunité d’introduire une telle mesure lors de l’examen de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale. Enfin, afin de limiter l’impact de ces dispositions pour les veufs et veuves des classes moyennes, elle lui demande si une augmentation du plafond est envisageable. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4604</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pension de réversion est un avantage conjugal représentant une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé, reversée, sous certaines conditions, à son conjoint survivant ou ses ex-conjoints survivants. Elle repose sur une logique de solidarité nationale. Comme d’autres prestations de solidarité, elle contribue au maintien du niveau de vie des retraités confrontés au décès de leur conjoint, sous conditions de ressources. Le Gouvernement s’est engagé, dans le cadre des débats sur le projet de loi rectificatif de financement de la sécurité sociale pour 2023, à ce que l’Etat mène une réflexion pour étudier les effets des mesures adoptées sur les droits familiaux et conjugaux. Il a ainsi saisi le Conseil d’orientation des retraites (COR) afin d’obtenir une analyse à la fois sur l’impact des mesures en matière de droits familiaux et conjugaux adoptées dans le cadre de la réforme de 2023 et sur les pistes envisageables d’harmonisations des régimes de retraite. Le COR a consacré des réunions de travail sur ce sujet, la dernière en date ayant eu lieu le 20 mars 2025. Le rapport devrait être remis en 2025. La question d’une révision éventuelle des règles de la réversion fait partie du périmètre de travail des partenaires sociaux dans le cadre de la délégation paritaire permanente, convoquée par le Premier ministre. Les partenaires sociaux ont d’ailleurs organisé le 3 avril 2025 une séance de travail sur le thème des droits familiaux et conjugaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2806</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4605</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des trimestres TUC comme « cotisés »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2806. — 10 décembre 2024. — M. Stéphane Mazars* appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la nécessité de mettre fin à l’injustice liée aux effets d’un dispositif de contrats aidés mis en place il y a quarante ans qui ne permet toujours pas aux personnes ayant réalisé des travaux d’utilité collective (TUC) de bénéficier d’une retraite anticipée pour carrière longue. Il est grand temps en effet que le travail effectué à l’époque par les bénéficiaires de TUC et autres dispositifs comparables soit reconnu à sa juste valeur et pleinement pris en compte dans le calcul de leur retraite. Conscient de cette réalité, le Parlement a voté dans le cadre de la réforme des retraites impulsée par ce Gouvernement, la prise en compte des trimestres travaillés sous statut TUC. De fait, la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 a modifié l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale, en permettant que les périodes de stage dont les cotisations ont été prises en charge par l’État soient reconnues pour l’ouverture des droits à pension. Pour autant, tous s’accordent à reconnaître que les décrets pris en application de cette mesure ne sont pas conformes à l’esprit de la loi, dès lors que les trimestres TUC sont considérés comme des trimestres « assimilés » et non comme des trimestres « cotisés », une nuance de taille qui exclut les bénéficiaires des TUC du droit au dispositif de départ anticipé pour carrières longues. En conséquence, il lui demande s’il va prendre toutes mesures utiles pour mettre en adéquation l’expression du législateur et les textes réglementaires et ainsi faire cesser cette injustice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2975</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4605</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Trimestres de retraite pour les travailleurs d’utilité collective (TUC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2975. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi* appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des personnes ayant effectué des travaux d’utilité collective (TUC) et la prise en compte de leurs droits à la retraite. Les textes réglementaires d’août 2023, précisant les modalités d’application des dispositions de la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, continuent d’infliger une injustice aux bénéficiaires des TUC. En effet, les trimestres concernés sont actuellement comptés comme assimilés et non cotisés, ce qui empêche ces travailleurs de prétendre à une retraite anticipée pour longue carrière. Cette situation pénalise lourdement des personnes qui, par leur travail, ont contribué à la collectivité et au développement de services essentiels à notre société. Lors de l’examen du projet de loi de la sécurité sociale (PLFSS), un amendement du groupe La France insoumise-NFP a été déposé pour que les périodes de travail effectuées sous le dispositif des TUC soient reconnues comme des trimestres cotisés dans le calcul des droits à la retraite. Faute d’adoption, en cohérence avec sa précédente demande lors de la XVIe législature, demeuré sans réponse, elle lui demande si elle va appliquer un nouveau décret, modifiant les dispositifs existants, afin de ne pas rajouter une injustice aux personnes ayant fait des travaux d’utilité collective ; cette question avait préalablement été posée sous la XVIe législature, mais demeure toujours sans réponse. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3373</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4605</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Contrats aidés et retraite pour carrière longue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3373. — 21 janvier 2025. — M. Corentin Le Fur* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de prise en compte des trimestres acquis au titre de contrats aidés dans le cadre d’un départ à la retraite pour carrière longue. Si la réforme des retraites du 14 avril 2023 a permis aux personnes qui ont travaillé dans le cadre d’un contrat aidé de type travaux d’utilité collective (TUC) ou stage d’initiation à la vie professionnelle (SIVP) de bénéficier, au titre de ces activités, de trimestres assimilés, elle n’a en revanche pas fait de ces trimestres des trimestres cotisés. Or la distinction entre trimestres assimilés d’une part et trimestres cotisés d’autre part n’est pas seulement sémantique. Elle est même très lourde de conséquences pour la majorité des personnes qui, depuis 1984 et l’instauration des TUC, ont travaillé sous un régime de type contrats aidés. En effet, à la différence des trimestres cotisés ou réputés cotisés, les trimestres assimilés ne sont pas comptabilisés dans le cadre d’un départ anticipé à la retraite pour carrière longue. Cet état du droit, parce qu’il prive beaucoup de citoyens d’une retraite pour carrière longue, est incompris et largement déploré. Il l’est d’autant plus que, par nature, les emplois sous contrat aidé ont majoritairement été occupés par des jeunes, souvent âgés de moins de 20 ans. Si la loi du 14 avril 2023 et le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 ont fait évoluer de façon positive le droit en vigueur en permettant la prise en compte de ces périodes d’activité pour l’ouverture des droits à pension, il serait aujourd’hui pertinent d’aller plus loin afin de ne pas priver injustement des personnes, qui ont débuté leur carrière tôt, d’un départ anticipé à la retraite. Dans ces conditions, dans une perspective de justice et afin de mieux valoriser le travail, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend faire évoluer le droit en vigueur en procédant à la modification du décret du 21 août 2023 afin que les périodes de d’activité sous « contrat aidé » permettent l’octroi de trimestres réputés cotisés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3777</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4606</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des bénéficiaires TUC et dispositifs assimilés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3777. — 4 février 2025. — M. Arthur Delaporte* attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur la situation ubuesque traversée par les bénéficiaires des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés depuis désormais de longs mois. En effet, alors qu’une injustice pouvait enfin être réparée à la suite des travaux engagés par la mission flash menée par MM. Delaporte et Christophe et inscrits depuis dans la loi, les témoignages faisant part des difficultés des assurés à effectivement faire valider les trimestres TUC s’accumulent. Combien de questions écrites et d’alertes au Gouvernement seront nécessaires pour que les caisses de retraite disposent des éléments nécessaires de la part du ministère pour valider les trimestres et débloquer des dossiers en souffrance ? Alors que, théoriquement, l’ensemble des textes réglementaires auraient dû être pris pour que les caisses de retraite puissent traiter les dossiers, force est de constater que ce n’est toujours pas le cas. Aussi, M. le député interroge Mme la ministre sur l’urgence à résorber les difficultés traversées par les TUCistes dans leurs démarches. En outre, il l’interroge de nouveau sur l’injustice créée par le Gouvernement en caractérisant les trimestres comme assimilés et non réputés cotisés et l’invite à modifier le décret idoine pour que les TUCistes puissent bénéficier du dispositif carrières longues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4606</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 23 de la Loi de financement rectificative de la sécurité sociale (LFRSS) pour 2023 a ouvert la validation de trimestres de retraite pour les bénéficiaires des stages "jeunes volontaires", des Travaux d’utilité collective (TUC) et autres dispositifs assimilés à la suite de nombreuses sollicitations adressées au ministère chargé du travail et des conclusions de la mission d’information de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Ces dispositifs étaient en effet destinés généralement à des jeunes travailleurs en vue d’une intégration dans l’emploi. Le ministère chargé du travail s’est mobilisé pour que cette rectification devienne effective rapidement dans le cadre de la mise en application de la réforme des retraites. Ainsi, dès le 21 août 2023, le décret n° 2023-799 a publié les conditions d’application de cette disposition. Par la suite, le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion a annoncé l’ouverture d’un téléservice dédié aux démarches des bénéficiaires de ces contrats, afin de simplifier au maximum les étapes et l’instruction des dossiers par les caisses de retraite. Ce nouveau service en ligne est effectif depuis le 12 septembre 2023 à l’adresse suivante : https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/annexe/services-en-ligne/declarer-mes-stages-et-tuc.html. Ce droit est désormais effectif, ouvert et financé par la réforme des retraites pour réparer cette injustice du passé. Le dispositif mis en œuvre par l’article 23 de la LFRSS 2023 suite à la recommandation de la mission flash conduite par les députés Paul Christophe et Arthur Delaporte sur les droits à la retraite des bénéficiaires de TUC et dispositifs comparables, qui recommandait la prise en compte des périodes de TUC ou de stages « jeunes volontaires » sous forme de périodes assimilées à des durées d’assurance.  « Or, les périodes assimilées ne sont pas des périodes cotisées et ne sont donc pas prises en compte dans la vérification de la condition de durée d’assurance totale cotisée nécessaire pour bénéficier du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue. Elles sont en revanche prises en compte dans l’appréciation de la condition de début de carrière avant une borne d’âge (16, 18, 20 ou 21 ans) qui doit également être remplie pour bénéficier de ce dispositif. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3404</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4607</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Licenciements discriminatoires - Inspection du travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3404. — 21 janvier 2025. — Mme Sophie Taillé-Polian alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les licenciements non justifiés d’inspecteurs et d’inspectrices-élèves du travail. Après avoir débuté leur cursus au sein de l’Institut national de formation des inspecteurs du travail il y a 10 mois, 8 d’entre elles et eux se sont vu notifier l’arrêt de la poursuite de leur parcours d’études sans justification, les renvoyant dans les faits à leur profession précédente. Déjà, trois stagiaires, dont deux syndicalistes et une personne RQTH, avaient été licenciés pour insuffisance professionnelle en 2024 à l’issue de leur formation à l’INTEFP. À ce jour, les organisations syndicales n’excluent pas des motivations discriminatoires à l’origine en raison du genre, de la race et du handicap - cinq de ces élèves sont en situation de handicap. Dans certains cas, certaines des pathologies sont mises en cause clairement dans les notations que les élèves ont reçues. Le caractère discriminatoire et arbitraire de ces décisions met en lumière l’incapacité d’un ministère censé porter des valeurs sociales, humaines et d’inclusion de proposer des accompagnements en lien avec la médecine du travail et d’adapter des postes de travail en fonction des situations individuelles des personnes concernées. Ces décisions s’apparentent à une double peine pour l’inspection du travail. En effet, ces dernières apparaissent d’autant plus incompréhensibles et choquantes dans un contexte de pénurie d’agents et d’agentes : on compte aujourd’hui seulement 1 750 agents de contrôle en poste sur le territoire français, ce qui représente un poste d’inspecteur pour 12 000 salariés. Pourtant il est urgent de permettre aux salariés de ce pays d’avoir accès à des professionnels en nombre œuvrant à la bonne application du droit du travail notamment en matière de santé et de sécurité. En 2023, il y a eu 759 accidents du travail et 332 accidents mortels de trajet - décès documentés par Matthieu Lépine en partenariat avec le journal L’Humanité. Ainsi, elle demande si elle compte procéder à un réexamen de toute urgence de la situation des huit inspecteurs et inspectrices du travail en formation et, plus largement, mettre fin à la maltraitance institutionnelle subie par les agents et les agentes ces dernières années. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4607</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Concernant la fin de scolarité des 8 inspecteurs élèves du travail de la promotion d’inspecteurs élèves issue du concours 2023 (entrée en formation à l’Institut national du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP) en février 2024),  la formation statutaire des inspecteurs du travail est organisée par le décret statutaire du corps de l’inspection du travail (décret n° 2003-770 du 20 août 2003 portant statut particulier du corps de l’inspection du travail). Elle comporte deux périodes : une première période de 12 mois, pendant laquelle les admis aux concours sont inspecteurs-élèves du travail, faisant l’objet en fin de scolarité d’une évaluation par un jury et une seconde période de 6 mois, pendant laquelle les inspecteurs élèves sont affectés au sein des services en qualité d’inspecteurs du travail stagiaires. Cette seconde période de formation est également évaluée par une commission de titularisation, qui propose la liste des inspecteurs stagiaires qui peuvent être titularisés dans le corps des inspecteurs du travail. Le jury de fin de première période a pour mission propre d’apprécier l’aptitude des inspecteurs-élèves du travail à être présélectionnés dans la perspective d’une nomination en qualité de stagiaire. Le jury établit la liste de classement dans les conditions définies par arrêté du ministre chargé du travail (arrêté du 16 novembre 2021 relatif aux modalités de la formation et aux conditions d’évaluation et de sanction de la scolarité des inspecteurs élèves du travail) qui dispose que seuls les élèves ayant obtenu un minimum de 65 points peuvent être classés par le jury en vue de leur pré-affectation pour la période de stage. C’est sur la base de la seule liste de classement établie par le jury que la ministre chargée du travail nomme les inspecteurs-élèves en qualité d’inspecteurs du travail stagiaires, étant donné qu’ils sont les seuls reconnus par le jury comme aptes à réaliser cette seconde période probatoire. Sur une promotion de 180 élèves, le jury de fin de première période n’a pas proposé à la ministre en charge du travail l’affectation en qualité de stagiaires pour 8 élèves et a proposé le redoublement pour l’une des 8 élèves concernés. Ce redoublement a été accepté par l’élève, qui a repris une formation initiale d’inspectrice élève au sein de la promotion 2025. Le jury, souverain, s’est prononcé dans la stricte application des dispositions statutaires et des éléments constitutifs du dossier d’évaluation de chaque élève. Parmi les 7 élèves, 5 sont en situation de handicap. Il est à noter que la promotion comptait 19 élèves en situation de handicap (12 recrutés par contrat, et 7 élèves ayant fait connaître à l’INTEFP une reconnaissance de qualité de travailleur handicapé). 12 élèves en situation de handicap poursuivent donc actuellement leur formation en qualité d’inspecteurs du travail stagiaires, attestant de la qualité de leur accompagnement par l’INTEFP comme par les services qui accueillent ces élèves en stage, depuis leur entrée en formation. Une jurisprudence administrative constante, portant sur les décisions de jurys, acte de leur caractère souverain, à l’exclusion de la démonstration d’une erreur manifeste d’appréciation. La ministre a par suite compétence liée et ne peut prendre de décision s’écartant de la proposition du jury. Chaque élève concerné a par ailleurs été informé de son droit à recours devant le juge administratif. Concernant les mesures prises au sujet du renforcement des effectifs de l’inspection du travail,  après une période de baisse significative des effectifs de contrôle, des actions fortes ont été conduites pour renverser cette tendance, via une politique active de recrutement et des mesures de nature à renforcer la visibilité et l’attractivité du métier d’inspecteur du travail. Une politique active de recrutement a été menée. D’une part, en doublant le nombre de postes ouverts aux concours, pendant une période de trois années consécutives. En effet,  alors que 100 postes avaient été ouverts en 2021, ce sont 200 postes qui ont été ouverts au titre des trois concours (externe, interne et troisième concours) en 2022, 2023 et 2024. D’autre part, en ouvrant une nouvelle voie d’accès au corps de l’inspection du travail par la voie du détachement, assortie d’une formation réservée à ces fonctionnaires détachés. La première promotion d’inspecteurs du travail par la voie du détachement a été recrutée en 2021. Le recrutement de fonctionnaires en détachement est mobilisé tout particulièrement afin de pourvoir des postes qui n’auraient pas été pourvus par la voie des concours. En parallèle, des mesures ont été prises pour mieux faire connaître les missions des inspecteurs du travail et permettre d’accroître le nombre de candidats aux concours : campagnes de recrutement vers l’extérieur organisées régulièrement via les réseaux sociaux, communiqués de presse, vidéo de promotion du métier d’inspecteur du travail mettant en scène un contrôle de terrain en ligne sur le site du ministère, organisation de live sur LinkedIn, le dernier ayant eu lieu le 6 février 2025 (300 personnes connectées, plus de 6 000 vues sur le replay). Enfin, des ambassadeurs du métier d’inspecteur du travail (80 agents de contrôle volontaires) ont été mis en place dans chaque région, afin de promouvoir le métier. Plus de 150 interventions ont ainsi été effectuées au cours de l’année 2024. Par ailleurs, pour renforcer l’attractivité du métier d’inspecteur du travail, des mesures de revalorisation salariales des agents ont également été mises en œuvre depuis 2022 afin de renforcer l’attractivité du corps. Grâce à cette mobilisation, ce sont plus de 600 inspecteurs du travail qui ont été recrutés entre 2021 et 2024, avec 125 inspecteurs élèves du travail en 2022, 168 en 2023 et 161 en 2024 et en complémentarité le recrutement, par la voie du détachement, de 180 inspecteurs du travail entre 2021 et 2024. Ainsi, ce sont aujourd’hui 1 845 agents (inspecteurs et contrôleurs du travail) qui exercent des missions de contrôle en unités de contrôle départementales ou régionales. Ce chiffre est en hausse de 4,5 % sur un an et de 9,2 % par rapport à décembre 2022. Le pourcentage de sections pourvues a fortement progressé en septembre 2024, pour retrouver un niveau équivalent à celui de fin 2020 (86 % de sections pourvues). Dans le même temps, un rééquilibrage entre régions est engagé, pour permettre la création de sections là où c’est le plus nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3588</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4608</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Révision des pensions de réversion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3588. — 28 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les veuves et veufs en ce qui concerne les pensions de réversion. Ces revenus qui consistent à verser une fraction de la pension d’une personne décédée à son conjoint ou à son ex-conjoint survivant, posent des problèmes dans leurs modalités d’application. En effet, de nombreux bénéficiaires de cette pension se trouvent aujourd’hui en situation de précarité en raison des plafonds de ressources qui ne tiennent pas toujours compte des réalités économiques et des dépenses incompressibles auxquelles les veuves et veufs doivent faire face : logement, factures d’énergie, alimentation, santé, transport, assurances, etc. Ces dépenses pèsent d’autant plus lourd sur ces bénéficiaires, même lorsque ces derniers ont un niveau de vie moyen, à cause de la situation économique du pays qui fait face à une inflation galopante. Ainsi, les plafonds de ressources pour les pensions de réversion ne reflètent pas le coût de la vie actuelle. Par ailleurs, selon la DREES, 88 % des bénéficiaires de cette pension sont des femmes qui ont généralement des retraites plus faibles que les hommes du fait d’interruptions d’activité plus fréquentes et de salaires plus faibles tout au long de la vie active. Une révision des conditions d’attribution de la pension de réversion semble donc nécessaire. Or les membres du Conseil d’orientation des retraites (Cor), mandatés par le Gouvernement, travaillent actuellement sur une harmonisation afin d’unifier les taux de réversion entre les différents régimes et de revoir l’âge minimum requis pour bénéficier de cette pension. Ainsi, le conseil a proposé pour 2026, plusieurs modifications du système de pensions avec divers scénarios envisageables. Mme la députée interroge Mme la ministre sur les dispositions que compte prendre le Gouvernement afin de mieux prendre en compte les situations spécifiques des familles concernées par ces revenus. Il est urgent que les plafonds de ressources pour toucher les pensions de réversion soient modulables, qu’ils s’adaptent mieux aux différents profils afin de rendre ce système plus juste pour certaines veuves ou veufs qui doivent pouvoir couvrir leurs dépenses incompressibles malgré le coût de la vie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4750</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4609</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Pension de réversion au bénéfice des couples pacsés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4750. — 4 mars 2025. — M. Hubert Brigand* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les attentes exprimées par les couples pacsés en matière de pension de réversion. En effet, fin 2024, les experts du Conseil d’orientation des retraites (COR) ont rendu un rapport dans lequel ils penchent pour une meilleure prise en compte de l’évolution des situations conjugales de la société, notant que de plus en plus de couples vivent ensemble, longuement, sans être mariés. Ils ouvrent ainsi la voie à l’obtention d’une pension de réversion pour les concubins et couples pacsés « justifiant d’une vie commune aux âges élevés, avec pour objectif le maintien du niveau de vie » du conjoint survivant. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment et à quelles conditions elle entend prendre en compte ces situations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6017</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4609</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Élargir les droits de réversion aux Pacs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6017. — 15 avril 2025. — M. Yannick Monnet* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la condition de mariage liée à la demande d’une pension de réversion. En effet, il faut avoir été marié avec la personne décédée pour obtenir une pension de retraite de réversion, ce qui exclut les personnes ayant été liées par un Pacs. Or il est à noter l’évolution indiscutable des modes de conjugalité au cours des dernières années : en 2024, l’Insee recensait 247 000 célébrations de mariages pour environ 204 000 Pacs conclus. Alors que la pension de réversion permet chaque mois aux seniors modestes et endeuillés d’améliorer leur pouvoir d’achat, cette évolution a donc pour conséquence que de plus en plus de ces couples ne sont pas financièrement protégés en cas de décès d’un des conjoints. Par ailleurs, un partenaire pacsé n’a pas de droits de succession à acquitter sur les biens que son partenaire lui lègue par testament, le Pacs peut ainsi apparaître comme étant un contrat à géométrie variable. En 2024, un rapport du Conseil d’orientation des retraites - constatant que des situations de vie identiques conduisent à des droits à la réversion très différents (sans que les personnes concernées en soient conscientes) - proposait d’élargir les droits à la réversion aux Pacs, voire aux concubins pour répondre aux évolutions de la conjugalité. L’objectif étant d’étendre le périmètre de l’éligibilité à la réversion afin de rendre similaires les droits à situations de fait identiques entre les différents types de couples. Aussi, il l’interroge sur les dispositions qu’elle compte prendre pour réduire les inégalités concernant les droits à la pension de réversion au regard de l’évolution des modes de conjugalité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4609</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pension de réversion est un avantage conjugal représentant une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé, reversée, sous certaines conditions, à son conjoint survivant ou ses ex-conjoints survivants. Toutefois, les conditions d’attribution et le montant de la pension de réversion diffèrent selon les régimes et font l’objet de discussions quant à leur adaptation aux modèles familiaux et conjugaux actuels. C’est pourquoi le Gouvernement s’est engagé, dans le cadre des débats sur le projet de loi rectificatif de financement de la sécurité sociale pour 2023 portant réforme des retraites, à mener une réflexion pour étudier les effets des mesures adoptées sur les droits familiaux et conjugaux. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a ainsi été saisi en mai 2023 afin qu’il analyse à la fois l’impact des mesures adoptées dans le cadre de la réforme des retraites de 2023 en matière de droits familiaux et conjugaux et les pistes envisageables concernant ces droits, compte tenu des évolutions sociétales et des formes de conjugalité. Ces propositions devront toutefois être compatibles avec l’objectif de pérennité financière du système des retraites. Le COR a consacré des réunions de travail sur ce sujet, la dernière en date ayant eu lieu le 20 mars 2025. Le rapport devrait être remis en 2025. La question d’une révision éventuelle des règles de la réversion, fait partie du périmètre de travail des partenaires sociaux dans le cadre de la délégation paritaire permanente, convoquée par le Premier ministre. Les partenaires sociaux ont d’ailleurs organisé le 3 avril 2025 une séance de travail sur le thème des droits familiaux et conjugaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4609</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Application de la loi relative aux restrictions d’accès à certaines professions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4393. — 25 février 2025. — Mme Agnès Firmin Le Bodo interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’inaction du Comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques, instauré par la loi adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 25 novembre 2021 et promulguée le 6 décembre 2021. Depuis sa création, ce comité avait pour mission de formuler des recommandations afin d’adapter et d’actualiser les textes limitant l’accès à certaines professions pour ces personnes. Cependant, plusieurs associations de patients, dont la Fédération française des diabétiques, AFA Crohn RCH, AIDES et Transhépate, ont récemment annoncé leur démission du comité en raison de son incapacité à produire des avancées significatives et de son manque d’efficacité. Malgré les engagements pris dans le cadre de cette loi, la situation des personnes concernées ne s’est pas améliorée et ces dernières continuent de se heurter à des restrictions professionnelles injustifiées. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle va à l’encontre des principes d’inclusion et de non-discrimination dans l’accès à l’emploi. Aussi, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer l’application effective de la loi du 6 décembre 2021 et garantir aux personnes atteintes de maladies chroniques un véritable droit au travail. Elle lui demande également si une réforme du fonctionnement de ce comité est envisagée afin qu’il puisse remplir pleinement son rôle et répondre aux attentes des patients et des associations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4610</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé a créé un comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques. Ce comité a été institué pour une durée de trois ans. Sa composition est fixée par le décret n° 2022-606 du 22 avril 2022 et comprend notamment des associations de patients. Ce comité a pour mission de recenser l’ensemble des textes nationaux ou internationaux relatifs à l’accès à une formation ou à un emploi des personnes atteintes d’une maladie chronique, d’évaluer la pertinence de ces textes au regard des risques et sujétions liés aux formations, fonctions ou emplois accessibles ainsi que des traitements possibles, de proposer leur actualisation en tenant compte notamment des évolutions médicales, scientifiques et technologiques et enfin de formuler des propositions visant à améliorer l’accès à certaines professions des personnes souffrant de maladies chroniques. Pour remplir sa mission, le comité s’est appuyé sur deux sous-groupes. Un premier sous-groupe de travail médical, piloté par les personnalités qualifiées spécialistes de la santé, qui a permis de prendre en compte les aspects scientifiques afin de présenter le processus de synthèse des connaissances et de recommandations issu de l’evidence based medicine et de discuter des avancées scientifiques et médicales dans la prise en charge des maladies chroniques évolutives, pathologie par pathologie, à l’instar du diabète de type 1, du VIH et des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Le second sous-groupe de travail, juridique, est piloté par les personnalités qualifiées spécialistes du droit et a permis de présenter les textes élaborés pour certaines professions. Les rapports pour les années 2022 et 2023 sur l’activité du comité ont été adressés au Gouvernement et au Parlement. Sur la période écoulée, des évolutions réglementaires attestent d’une prise de conscience et de la volonté de réduire les restrictions d’accès des personnes atteintes de maladies chroniques aux emplois et formations. A titre d’exemple, l’arrêté du 29 mars 2021 et le décret du 24 novembre 2022 mettent fin à l’usage du référentiel SIGYCOP au sein de la police nationale et lui substituent un dispositif d’appréciation d’aptitude plus individualisé. En outre, le ministère des armées a annoncé en mai 2023 la levée des restrictions à l’embauche de personnes séropositives, formalisée par l’arrêté du 9 mai 2023. Le ministère a aussi publié l’arrêté du 11 décembre 2023 modifiant l’arrêté du 29 mars 2021 relatif à la détermination du profil médical d’aptitude en cas de pathologie médicale ou chirurgicale. Depuis janvier 2025, le SIGYCOP ne s’applique plus pour l’ensemble des réservistes des armées et de la gendarmerie, pour lesquels l’aptitude est désormais établie en fonction de la fiche de poste. Ces textes ont en commun de permettre aux médecins d’aptitude d’apprécier individuellement la capacité à servir d’une personne atteinte de maladie chronique au regard des exigences du service, comme prévu par la loi du 6 décembre 2020. Ils doivent bénéficier à l’ensemble des personnes souffrant de maladies chroniques. Ces évolutions rendent compte de l’implication du Gouvernement pour assurer le principe de proportionnalité des mesures relatives aux conditions de santé qui permettent l’accès à un emploi ou à une formation et qui sont encadrées par des textes nationaux ou internationaux. Les services du ministère du travail, de la santé, des solidarités, et de la famille réfléchissent actuellement en lien avec les autres ministères concernés à une évolution du comité d’évaluation des textes encadrant l’accès au marché du travail des personnes atteintes de maladies chroniques pour répondre aux préoccupations exprimées au début de l’année par les associations de patients. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4773</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4610</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Manque de moyens dans l’inspection du travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4773. — 4 mars 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’insuffisance des moyens affectés aux services d’inspection du travail. Ces agents assurent une mission essentielle au respect du droit du travail et, plus largement des droits fondamentaux de l’ensemble de la population. Or ces services souffrent d’un manque de personnel. L’Organisation internationale du travail préconise un maximum de 10 000 salariés par agent. Cependant, ce seuil n’est pas respecté en France, qui dépasse ainsi la limite recommandée, bien que celle-ci ne constitue déjà pas un objectif optimal. Alors que le nombre de salariés continue d’augmenter, les effectifs des services d’inspection du travail ne suivent pas cette progression. Cette situation a des conséquences néfastes tant pour les travailleurs et travailleuses que pour les agents eux-mêmes. Concrètement, ce manque de moyens empêche les services de répondre efficacement à l’ensemble des sollicitations et de veiller de manière effective à l’application du droit du travail. Il est donc urgent de renforcer les effectifs et les ressources de l’inspection du travail. Il l’interroge sur les mesures envisagées pour assurer le bon fonctionnement de ces services, au bénéfice des usagers et des agents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4611</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après une période de baisse significative des effectifs de contrôle, des actions fortes ont été conduites pour renverser cette tendance, via une politique active de recrutement et des mesures de nature à renforcer la visibilité et l’attractivité du métier d’inspecteur du travail. Une politique active de recrutement a été menée. D’une part, en doublant le nombre de postes ouverts aux concours, pendant une période de trois années consécutives. En effet, alors que 100 postes avaient été ouverts en 2021, ce sont 200 postes qui ont été ouverts au titre des trois concours (externe, interne et troisième concours) en 2022, 2023 et 2024. D’autre part, en ouvrant une nouvelle voie d’accès au corps de l’inspection du travail par la voie du détachement, assortie d’une formation réservée à ces fonctionnaires détachés. La première promotion d’inspecteurs du travail par la voie du détachement a été recrutée en 2021. Le recrutement de fonctionnaires en détachement est mobilisé tout particulièrement afin de pourvoir des postes qui n’auraient pas été pourvus par la voie des concours. Grâce à cette mobilisation, ce sont plus de 600 inspecteurs du travail qui ont été recrutés entre 2021 et 2024, avec 125 inspecteurs élèves du travail en 2022, 168 en 2023 et 161 en 2024 et en complémentarité le recrutement, par la voie du détachement, de 180 inspecteurs du travail entre 2021 et 2024. Ainsi, ce sont aujourd’hui 1 845 agents (inspecteurs et contrôleurs du travail) qui exercent des missions de contrôle en unités de contrôle départementales ou régionales. Ce chiffre est en hausse de 4,5 % sur un an et de 9,2 % par rapport à décembre 2022. Le pourcentage de sections pourvues a fortement progressé en septembre 2024, pour retrouver un niveau équivalent à celui de fin 2020 (86 % de sections pourvues). Dans le même temps, un rééquilibrage entre régions est engagé, pour permettre la création de sections là où c’est le plus nécessaire. En parallèle, des mesures ont été prises pour mieux faire connaître les missions des inspecteurs du travail et permettre d’accroître le nombre de candidats aux concours : campagnes de recrutement vers l’extérieur organisées régulièrement via les réseaux sociaux, communiqués de presse, vidéo de promotion du métier d’inspecteur du travail mettant en scène un contrôle de terrain en ligne sur le site du ministère, organisation de live sur LinkedIn, le dernier ayant eu lieu le 6 février 2025 (300 personnes connectées, plus de 6 000 vues sur le replay). Enfin, des ambassadeurs du métier d’inspecteur du travail (80 agents de contrôle volontaires) ont été mis en place dans chaque région, afin de promouvoir le métier. Plus de 150 interventions ont ainsi été effectuées au cours de l’année 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5497</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4611</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Exposition des travailleurs aux fortes chaleurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5497. — 1 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux* appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’exposition potentiellement mortelle des travailleurs aux fortes chaleurs. Depuis 2018, 48 personnes sont officiellement décédées dans des accidents du travail liés à la chaleur. Selon santé publique France, ce chiffre est largement sous-estimé. En effet, les inspecteurs du travail, dépêchés sur les lieux lors d’un accident mortel, sont chargés d’en déterminer la cause et, le cas échéant, d’en établir le lien avec la chaleur. Mais cela reste un jugement subjectif et les difficultés médicales pour identifier clairement la chaleur comme la cause du décès sont nombreuses - par exemple le fait que la chaleur puisse être un facteur aggravant de pathologies préexistantes. De plus, l’inspection du travail fonctionne en sous-effectifs, avec, d’après la Cour des comptes, un taux de vacance de 18 % en 2022 sur les 2 048 sections du territoire. Ces éléments mettent en péril la capacité de l’État à correctement quantifier l’impact des fortes chaleurs sur les travailleurs et, par conséquent, sa capacité à agir avec prévoyance et efficacité, a fortiori dans une époque de dérèglement climatique et d’intensification des épisodes caniculaires. Les ouvriers du BTP et les vendangeurs sont à cet égard parmi les plus exposés et le seront plus encore dans un futur proche. À ce titre, le code du travail prévoit que l’employeur, en cas de fortes chaleurs, puisse prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs », notamment après avoir évalué « les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs ». Le salarié peut aussi exercer son droit de retrait en cas de « danger grave et imminent ». Enfin, le décret du 28 juin 2024 actualise le régime chômage intempéries dans le BTP et permet aux salariés de bénéficier d’une indemnisation en cas d’arrêt de travail en période de canicule - c’est-à-dire dès lors que Météo France portera la vigilance canicule aux niveaux orange et rouge. En revanche, un pic de chaleur sur une journée ne rentre pas dans le cadre de ce décret, sauf arrêté préfectoral. En été 2023, dix des onze décès comptabilisés ont eu lieu alors que la vigilance canicule était en-dessous du niveau orange. Ces dispositions restent limitées dans leur portée et ne posent pas de seuils de température et d’humidité au-delà desquels il serait obligatoire de limiter voire d’arrêter le travail, comme c’est le cas par exemple à Chypre. Dans ce contexte, il souhaite connaître son avis sur ce sujet et s’il compte mettre en œuvre des mesures pour, d’une part, améliorer la quantification de ces accidents du travail et pour, d’autre part, préserver efficacement la santé des travailleurs lors des prochains épisodes caniculaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5650</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4612</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact de la nouvelle réglementation sur le radon dans les grottes touristiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5650. — 1 avril 2025. — M. Christophe Proença* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la Fédération du tourisme et du patrimoine souterrain, qui représente environ 90 % des grottes touristiques en France et qui l’a informé des répercussions d’un arrêté ministériel daté du 16 novembre 2023. Cet arrêté modifie les règles de protection des travailleurs exposés au radon et augmente le coefficient de dose réglementaire utilisé pour calculer les doses efficaces du personnel. Cette modification entraîne une réduction significative, de l’ordre de 75 %, du temps de travail autorisé dans les cavités, impactant sévèrement près de la moitié des grottes touristiques du pays. À terme, il reste à souligner que ce sont des fermetures qui sont envisagées et à chaque fermeture d’un domaine touristique en France, c’est l’influence du pays qui diminue. Sans compter un point tout aussi important dont M. le député doute que Mme la ministre ne connaisse pas le sujet, mais ces fermetures menacent directement l’activité économique des zones rurales où ces sites sont souvent essentiels pour l’hébergement, la restauration, le commerce et l’artisanat locaux. De plus, cette décision intervient de manière abrupte alors que les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR 137) sont encore en cours d’examen par la Commission européenne et que la directive européenne 2013/59 Euratom reste la référence en vigueur pour les États membres. Ainsi l’arrêté ministériel semble donc anticiper hâtivement les conclusions des analyses européennes en cours. Les membres de la Fédération du tourisme et patrimoine souterrain ne minimisent pas les risques liés au radon et sont conscients de l’importance de ce sujet, mais ils demandent des clarifications sur leur avenir. De plus, les cas de figure sont multiples, chaque grotte étant différente dans un aspect morphologique, géologique et aérologique pouvant induire des situations face au radon totalement différente. Ainsi, il souhaite connaître les mesures qu’elle compte prendre afin de concilier la protection des travailleurs exposés au radon dans les grottes touristiques avec la nécessité de préserver l’activité économique et le patrimoine de ces sites, en tenant compte des spécificités de chaque cavité et des discussions en cours au niveau européen. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4612</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation d’une entreprise industrielle du Loir-et-Cher</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5738. — 8 avril 2025. — M. Roger Chudeau* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation d’une entreprise industrielle du Loir-et-Cher à propos des conditions de travail et du droit des salariés. Les conditions de travail des salariés se sont dégradées depuis plusieurs années dans cette entreprise, occasionnant des incendies de fours dont il a été remarqué que les systèmes de sécurité en la matière étaient défectueux, des accidents sur machines d’une certaine gravité qui se sont avérés non déclarés par la direction. De plus, étrangement, les rapports de l’inspection du travail n’ont fait état, pour l’heure, d’aucune difficulté interne. L’ambiance sociale au sein de cette entreprise fait état de discrimination syndicale, de harcèlement, d’intimidation morale et physique du personnel et d’une pression permanente sur les syndicalistes FO. On apprend en outre que cette entreprise envisage le recrutement de travailleurs marocains afin d’augmenter la capacité de production tandis que le bassin d’emploi frôle les 8 % de taux de chômage au dernier recensement (source Insee 2018). Il lui demande donc ce qu’elle compte entreprendre pour restaurer la normalité des rapports sociaux et du droit du travail dans cette entreprise. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4612</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte d’adaptation au changement climatique, la prévention du risque lié à la chaleur constitue un enjeu grandissant en termes de conditions de travail, de santé et de sécurité des travailleurs. Les épisodes caniculaires et le travail par fortes chaleurs entraînent une dégradation des conditions de travail dans la majorité des secteurs d’activité et augmentent les risques d’accidents du travail. Face à la récurrence et à l’intensité croissantes des épisodes de chaleur, le ministère chargé du travail accentue les actions en faveur de la prévention de ce risque émergent, dans le cadre notamment du plan de prévention des accidents du travail graves et mortels et du 3ème plan national d’adaptation au changement climatique. À cet égard, un projet de texte réglementaire est en cours, après la consultation des partenaires sociaux dans le cadre du conseil d’orientation des conditions de travail et devrait être publié très prochainement pour une entrée en vigueur le 1er juillet 2025. Son objectif est de renforcer les dispositions de prévention au sein du code du travail et du code rural pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs lors des vagues de chaleur durant la période de vigilance canicule et ce, dès le seuil de vigilance jaune. En parallèle, la mobilisation des agents du système d’inspection du travail se poursuit sur la prévention des risques professionnels liés aux vagues de chaleur. Les actions de sensibilisation et de contrôle des mesures de prévention déployées par les entreprises seront reconduites à l’été 2025, ciblées notamment sur les secteurs les plus exposés (BTP, agriculture, restauration, logistique, etc.). A titre d’exemple, plus de 1 700 interventions dédiées ont été menées en 2024. Au niveau national, des actions de communication autour des risques liés aux vagues de chaleur seront également redéployées cette année, en lien étroit avec les acteurs de la santé au travail. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour renforcer la surveillance de la mortalité et de la morbidité associées aux vagues de chaleur et développer une meilleure connaissance de l’impact de la canicule sur la santé et la sécurité des travailleurs. Une étude sera conduite par Santé publique France, dans l’objectif d’analyser de manière rétrospective la répartition spatio-temporelle des cas d’accidents du travail des régimes général et agricole, et notamment les causes spécifiques en lien avec la chaleur. Cette étude se fera en partenariat avec la caisse nationale d’assurance maladie et la caisse centrale de la mutualité sociale agricole, sur la base d’une exploitation statistique des données mises à disposition.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5882</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4613</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de cumul de l’ASS avec une activité professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5882. — 15 avril 2025. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les modalités de cumul de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) avec une activité professionnelle. Selon l’article R. 5425-2 du code du travail, lorsqu’un bénéficiaire de l’ASS reprend une activité professionnelle, salariée ou non salariée, la rémunération issue de cette activité peut être intégralement cumulée avec l’ASS pendant une durée maximale de trois mois, consécutifs ou non, dans la limite des droits restants. Au terme de cette période, le versement de l’ASS cesse automatiquement, et ce, indépendamment du niveau de revenus perçus. Or, cette disposition paraît contradictoire avec les principes posés par l’article L. 5423-1 du même code, qui précise que le bénéfice de l’ASS est conditionné au respect d’un plafond de ressources. En effet, le cadre réglementaire actuel exclut une possibilité de cumul même partiel et interrompt systématiquement le versement de l’allocation au-delà de trois mois, peu importe le montant des revenus issus de l’activité de l’allocataire. Dans les faits, les allocataires concernés sont alors redirigés vers le dispositif de la prime d’activité, dont le montant est souvent très inférieur à celui de l’ASS, particulièrement en cas d’emploi à temps partiel et/ou faiblement rémunéré. Cette transition peut donc entraîner une baisse significative de revenus, fragilisant encore davantage des publics déjà précaires. Cette situation crée une incitation financière négative à la reprise d’activité, contredisant les objectifs d’insertion professionnelle et de retour à l’emploi poursuivis par les politiques publiques. Il lui demande donc si le Gouvernement a conscience de cette problématique souvent mal comprise par les allocataires et s’il entend modifier les dispositions applicables afin de permettre le maintien même partiel de l’ASS au-delà du délai de trois mois de cumul pour les bénéficiaires dont les ressources professionnelles demeurent inférieures à un plafond déterminé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4613</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Allocation de solidarité spécifique (ASS) constitue un revenu de remplacement à destination des travailleurs privés d’emploi ayant épuisé leurs droits au régime d’assurance chômage. Le bénéfice de l’allocation de solidarité est subordonné à une inscription comme demandeur d’emploi et à la justification de cinq ans d’activité salariée dans les dix années précédant la fin du contrat de travail à partir de laquelle a eu lieu la dernière ouverture de droit à l’assurance chômage. Pour bénéficier de l’ASS, il convient également de ne pas dépasser un plafond de ressources déterminé. S’agissant du cumul d’une activité professionnelle, salariée ou non salariée, avec le bénéfice de l’ASS, un allocataire pourra cumuler le bénéfice de son allocation avec le revenu tiré de son activité professionnelle et ce indépendamment du montant de ce revenu, pendant une durée de trois mois consécutifs ou non au maximum. S’agissant d’un revenu de remplacement corrélé à la perte d’un emploi, l’ASS n’a donc pas vocation à se pérenniser à l’expiration du délai de trois mois de reprise d’activité. C’est dans cette perspective que le décret n° 2017-826 du 5 mai 2017 est venu simplifier le dispositif en octroyant à tous les bénéficiaires la possibilité d’un cumul intégral dans les conditions énoncées précédemment, sans distinction d’intensité horaire ou de type d’activité exercée. Par ailleurs, afin d’inciter et d’accompagner la réinsertion des bénéficiaires de l’ASS sur le marché du travail, il est prévu que, lors d’une reprise d’activité professionnelle, le bénéficiaire de l’allocation est réputé avoir formulé une demande de prime d’activité afin d’assurer le recours au soutien financier à la reprise d’un emploi. En outre, sous réserve de toujours répondre aux conditions d’éligibilité, le dispositif de cumul prévoit que les allocataires peuvent solliciter à nouveau le bénéfice de l’ASS dans son intégralité en cas d’interruption de l’activité professionnelle d’au moins trois mois civils. Il garantit ainsi une sécurité financière à des bénéficiaires dont la reprise d’activité serait précaire ou à durée déterminée. Déjà réformé en 2017, le dispositif de cumul entre la reprise d’une activité professionnelle et le bénéficie de l’ASS ne peut être modifié sans engager une réflexion plus générale sur l’ensemble des dispositifs d’incitation financière à la reprise d’un emploi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6240</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4614</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Règles relatives à l’emploi des salariés en boulangerie le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6240. — 29 avril 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les artisans boulangers concernant l’emploi de leurs salariés le 1er mai, jour férié chômé conformément à l’article L. 3133-4 du code du travail. Ce cadre juridique, bien que protecteur, génère une insécurité juridique préjudiciable pour les boulangeries, acteurs essentiels du tissu économique et social, notamment dans les petites communes. Historiquement, une tolérance ministérielle issue d’un courrier de Mme Martine Aubry (23 mai 1986) autorisait l’emploi de salariés le 1er mai pour les boulangeries le dimanche, en s’appuyant sur l’article L. 3133-6 du code du travail. Or lors d’une réunion le 13 mars 2025, le ministère a indiqué que cette position était désormais obsolète. Le travail des salariés le 1er mai est interdit, sauf pour les établissements dont l’activité ne peut être interrompue, comme ceux livrant des hôpitaux ou constituant l’unique boulangerie d’une commune. Cette interprétation, laissée à l’appréciation des inspecteurs du travail, expose les artisans à des sanctions, comme en témoignent les amendes infligées en Vendée en 2024 (750 euros par salarié, 1 500 euros par apprenti ou mineur). Cette situation plonge les boulangeries dans une impasse. Fermer le 1er mai entraîne des pertes financières significatives et prive les clients d’un service du quotidien essentiel. Faire travailler des salariés, souvent volontaires pour bénéficier d’un salaire doublé, expose les employeurs à des risques juridiques. Mme la députée souligne l’urgence de préserver l’activité des boulangeries, indispensables à la vitalité des territoires. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage une évolution législative autorisant explicitement les boulangeries à employer des salariés le 1er mai, une circulaire ministérielle clarifiant les critères d’exception de l’article L. 3133-6, afin de réduire l’insécurité juridique et d’harmoniser les pratiques des inspecteurs du travail, ou au moins une tolérance temporaire pour 2025, permettant aux boulangeries d’employer des salariés sans risque de sanction, dans l’attente d’une réforme. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6241</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4614</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Sanctions appliquées aux boulangers employant des salariés le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6241. — 29 avril 2025. — Mme Véronique Besse* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les sanctions appliquées aux boulangers employant des salariés le 1er mai, malgré le caractère traditionnel et essentiel de leur activité. Le 1er mai, jour férié chômé en vertu de l’article L. 3133-4 du code du travail, fait l’objet d’exceptions pour certaines activités indispensables à la continuité de la vie sociale, comme les hôpitaux ou les transports. Toutefois, les boulangeries, bien qu’assurant un service de proximité indispensable, notamment dans les territoires ruraux, ne figurent pas parmi les secteurs explicitement autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là. Pourtant, il n’est pas rare que des boulangeries choisissent de maintenir une activité le 1er mai, notamment dans les petites communes où elles représentent parfois le seul commerce de proximité. Lorsqu’elles le font, c’est généralement dans le respect des règles en vigueur, en veillant à ce que les salariés mobilisés ce jour bénéficient des compensations prévues par l’article L. 3133-6 du code du travail, notamment par une rémunération doublée. Malgré cela, plusieurs établissements se sont vu infliger en 2024 des amendes particulièrement lourdes, pouvant atteindre 1 500 euros par salarié, pour avoir maintenu leur activité ce jour-là. Ces sanctions, appliquées à des entreprises artisanales souvent familiales, apparaissent disproportionnées et déconnectées de la réalité économique de ces commerces de proximité, qui contribuent activement à l’animation et à la cohésion sociale, notamment en milieu rural. Cette situation alimente une insécurité juridique majeure pour ces professionnels, les exposant à des sanctions malgré leur bonne foi et leur attachement à préserver l’activité économique locale. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le cadre réglementaire ou clarifier la situation des boulangers travaillant le 1er mai, afin de garantir à la fois la continuité de ce service essentiel et la sécurité juridique des employeurs respectueux du droit du travail. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4614</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 1er mai est en France un jour férié et obligatoirement chômé pour tous les salariés. Ce n’est que par exception qu’il est possible d’employer un salarié au cours de la journée du 1er mai. Cette exception concerne les établissements et les services qui ne peuvent interrompre leur activité. Ces règles sont d’ordre public mais elles ne portent que sur les salariés. Ainsi, les personnes qui ne sont pas salariées et qui travaillent dans les boulangeries peuvent naturellement le faire le 1er mai. Lorsqu’il souhaite employer des salariés ce jour-là, il appartient donc toujours à l’employeur concerné d’établir que, dans sa situation particulière, la nature de l’activité que ses salariés exercent ne permet pas d’interrompre leur travail le jour du 1er mai, ainsi qu’il résulte de la jurisprudence constante de la Cour de cassation et postérieure à la position ministérielle de 1986. La Cour de cassation (Cass. crim., 14 mars 2006, n° 05-83436) rappelle également qu’il n’existe pas de dérogation de principe au chômage du 1er mai en faveur des établissements bénéficiant d’une dérogation de droit au repos dominical en application de l’article R. 3132-5 du code du travail. Ainsi, il convient d’analyser au cas par cas chaque situation de fait afin de déterminer si, en raison de la nature de l’activité (au regard de circonstances ou de besoins particuliers avérés, des impératifs de sécurité ou de l’intérêt général), l’interruption du fonctionnement de l’entreprise le 1er mai est ou non possible. Certaines activités répondant à une mission de service public (hôpitaux ou transports publics, par exemple) ou qui sont indispensables à la continuité de la vie sociale en ce qu’elles concourent à la satisfaction d’un besoin essentiel du public pourraient ainsi justifier le travail d’un salarié le 1er mai. Afin de pouvoir s’inscrire dans ce cadre, il convient ainsi que l’employeur puisse démontrer par exemple que son activité est indispensable à la continuité de la vie sociale en concourant à un besoin essentiel du public qui ne peut être satisfait autrement, notamment lorsque sur un territoire ou bassin de vie donné, le public ne peut satisfaire un besoin essentiel qu’auprès de cette entreprise. Il en résulte que si elle parvient à justifier de circonstances particulières liées à la nature de son activité, une boulangerie-pâtisserie peut employer des salariés le 1er mai, aucune stipulation conventionnelle n’imposant le repos ce jour-là (l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie renvoyant au régime légal s’agissant du 1er mai). Ces dispositions, précisées sur le site internet du ministère du travail, ont été rappelées à la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Toutefois, face aux difficultés remontées sur cette règlementation, le Gouvernement est favorable à une évolution de la loi pour clarifier le cadre applicable et tenir compte à l’avenir, de manière pragmatique, des besoins sur certains secteurs spécifiques, dont fait partie le secteur de la boulangerie-pâtisserie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6702</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4615</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Détachement de travailleurs français en Allemagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6702. — 20 mai 2025. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les obstacles administratifs rencontrés dans le cadre du détachement de travailleurs français en Allemagne, notamment pour des missions de courte durée. En effet, les entreprises françaises amenées à intervenir ponctuellement en Allemagne, notamment dans le secteur du BTP ou des services, doivent, dans le cadre du détachement de leurs salariés, obtenir un certificat A1 attestant de l’affiliation des travailleurs à la sécurité sociale française. Or, dans la pratique, l’obtention de ce certificat s’avère souvent complexe et chronophage, même pour des missions de très courte durée (inférieures à une semaine), ce qui constitue un frein important à la mobilité professionnelle et à la réactivité des entreprises françaises dans un cadre transfrontalier. Cette difficulté administrative contrevient à l’esprit de simplification des échanges au sein de l’Union européenne et pénalise la compétitivité des entreprises françaises. Il souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage afin de simplifier ou déroger à l’obligation de délivrance de certificats A1 pour les missions courtes, notamment dans le contexte des échanges franco-allemands. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4615</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les règlements européens de coordination des systèmes de sécurité sociale n° 883/2004 et n° 987/2009 prévoient qu’un employeur qui envoie en mission un salarié dans un autre Etat membre en informe préalablement l’institution compétente de l’Etat membre dont la législation de sécurité sociale reste applicable. Sous réserve que les conditions du détachement soient remplies par le salarié et l’employeur, l’institution délivre le formulaire A1 qui atteste du maintien de sa législation.  Ces dispositions s’imposent à tous les Etats, y compris à la France et l’Allemagne, qui sont chacun responsables des procédures de notification mises en place par leurs institutions compétentes respectives. La France s’est inscrite dans l’objectif de simplification des démarches pour les entreprises et cette procédure est désormais dématérialisée pour les travailleurs salariés et non salariés relevant du régime général. Elle doit être effectuée via le compte URSSAF du demandeur et des aides au remplissage sont prévues pour faciliter cette démarche. Lorsqu’aucun contrôle supplémentaire n’est nécessaire, ce qui représente 90 % des cas, le formulaire A1 est émis en cinq minutes et est imprimable et sécurisé. Ce service est entièrement gratuit et traduit en plusieurs langues, dont l’allemand. Dans le cadre de la négociation en cours au niveau européen sur la révision des règlements de coordination, parmi d’autres dispositions, des discussions sont notamment en cours quant à l’obligation de notification des détachements afin de limiter la charge administrative pesant sur les employeurs. La proposition de texte révisé devra ensuite être approuvée par le Conseil, le Parlement et la Commission européenne réunis en trilogue. Dans l’immédiat, les dispositions actuellement en vigueur demeurent obligatoires, dont la notification préalable pour les détachements, et cela quelle que soit la durée de la mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1546</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4616</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Salaires impayés des assistantes maternelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1546. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la question des salaires impayés des assistantes maternelles. En effet, les parents qui emploient une assistante maternelle pour leurs enfants perçoivent de la caisse d’allocations familiales (CAF) une allocation spécifique : la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) qui est définie comme une prestation familiale au sens de l’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Les parents-employeurs déclarent chaque fin de mois le salaire qu’ils vont verser à leur assistante maternelle sur le site « Pajemploi ». Ils se voient alors verser le complément du mode de garde qui leur permet d’alléger le coût de la prestation. Cependant, certaines familles déclarent frauduleusement un salaire qu’elles ne versent pas à leur assistante maternelle, tout en percevant de manière indue le complément de mode de garde. En cas de procédure judiciaire, les assistantes maternelles salariées non rémunérées se heurtent souvent à l’insolvabilité des parents employeurs, alors même qu’elles peuvent disposer d’un jugement favorable du conseil des prud’hommes. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la situation financière des assistantes maternelles et suscite à ce jour une colère légitime de leur part. Depuis 2019, l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) a mis en place le service « Pajemploi+ ». Ce service assure le versement de la rémunération sur le compte bancaire du salarié dans un délai de 4 jours suivant la déclaration sociale de la famille. Pajemploi prélève parallèlement sur le compte bancaire des parents-employeurs la somme restant à leur charge, ce qui a pour effet de sécuriser et simplifier la démarche. En 2022, le comité de la filière « Petite enfance » ainsi que les associations et syndicats représentant la profession ont proposé la création d’un fonds de garantie des salaires dédié aux assistantes maternelles. Le Gouvernement a accueilli favorablement ce projet, en soulignant qu’il ferait l’objet d’un suivi attentif. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’état d’avancement de la création de ce fonds de garantie des salaires attendu par les assistantes maternelles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4616</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a présenté en octobre 2023 un plan pour l’accueil individuel, basé sur les travaux menés par le comité de filière « Petite enfance » en lien étroit avec les représentants des associations et des syndicats concernés. Ce plan comprend quatre axes : - attirer les vocations ; - prévenir les départs ; - favoriser le développement des nouveaux modes d’exercice et mieux rémunérer ; - valoriser les personnels. Dans le cadre de ces travaux, plusieurs pistes pour lutter contre les impayés de salaire ont été étudiées. La solution retenue pour lutter contre ces impayés, qui constitue l’une des cinq mesures phares du plan, est la prolongation de la garantie des rémunérations versées via le service « Pajemploi+ ». Ce service optionnel et gratuit permet au centre Pajemploi de l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales de verser directement la rémunération sur le compte bancaire du salarié le lendemain de la déclaration sociale par l’employeur. Le dispositif Pajemploi prélève parallèlement sur le compte bancaire des parents-employeurs la somme restante à leur charge après déduction du montant de Complément de libre choix du mode de garde (CMG) dont ils bénéficient, réduisant leur démarche à une simple déclaration sociale chaque mois. Depuis le mois de septembre 2024, le service "Pajemploi+" permet de garantir deux mois de salaire en cas d’impayés de l’employeur, contre un mois auparavant. L’article 92 de la loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2025 prévoit la possibilité de suspendre le versement du volet "rémunération" du CMG en cas d’impayés, ce qui devrait également permettre de lutter contre les impayés. Enfin, le Gouvernement, qui a regardé avec intérêt la proposition de la mise en place d’un fonds de garantie des salaires dans le cadre du plan d’accueil individuel, continuera à suivre ces travaux conduits par les partenaires sociaux, et plus particulièrement ceux relatifs à son financement et à ses modalités de recours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1695</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4617</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Déductions fiscales liées aux frais de garde des enfants de plus de 6 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1695. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur l’absence de déductions fiscales liées aux frais de garde des enfants de plus de 6 ans hors domicile. Actuellement, un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses payées pour la garde est appliqué pour les dépenses engagées pour la garde - uniquement hors domicile - d’enfants âgés de moins de 6 ans. Depuis le 20 septembre 2022, les parents qui ont recours à une aide à domicile pour faire garder leur enfant de plus de 6 ans peuvent bénéficier du crédit d’impôt instantané. Le remboursement immédiat de 50 % des frais de garde est ouvert aux parents qui passent par une entreprise prestataire ou embauchent directement une aide à domicile via le chèque emploi-service universel (Cesu). D’après l’Urssaf, 90 000 ménages sont concernés. Ainsi, aucune aide n’est accordée dans le cadre de frais de garde d’enfants âgés de plus de 6 ans hors domicile. Or une garde hors domicile est plus à même de répondre aux besoins d’éveil et de socialisation. Dans un contexte de conditions de vie dégradées liées à une inflation galopante, chaque aide fiscale compte dans le portefeuille des ménages. Un enfant qu’il soit gardé au sein ou hors de son domicile ne devrait pas engendrer de différence dans les aides accordées. Les parents qui travaillent n’ont parfois pas d’autres solutions que de faire garder leur enfant. Dans un tel contexte, il lui demande quelles sont les raisons d’une absence d’avantage fiscal concernant les frais de garde des enfants de plus de 6 ans hors domicile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4617</pageJO><datePublication>2025-06-03</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Deux dispositifs fiscaux de crédit d’impôt permettent de réduire les dépenses des ménages liées aux frais de garde. Le premier, prévu à l’article 200 quater B du code général des impôts, concerne spécifiquement les frais de garde hors domicile. Ce crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées pour la garde des enfants âgés de moins de six ans, retenues dans une limite annuelle portée à 3 500 € par enfant depuis la loi de finances pour 2023. Ce crédit d’impôt a d’abord été institué en faveur des parents dont les enfants n’étaient pas intégrés dans le cycle de la scolarisation obligatoire lorsque celle-ci était fixée à 6 ans. La baisse de l’âge de scolarisation obligatoire à 3 ans a fortement diminué le besoin de garde des enfants ayant plus de trois ans et par conséquent les dépenses engendrées par ces gardes. Le second dispositif, prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, concerne l’ensemble des services à la personne, dont les gardes d’enfant à domicile sans considération de l’âge de l’enfant. Ce crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, retenues dans une limite annuelle de 12 000 euros, éventuellement majorée. Si les dispositifs fiscaux constituent une aide importante pour les ménages, ils viennent en complément des aides versées par les caisses d’allocations familiales. Tout d’abord, la branche famille co-finance des accueils de loisirs sans hébergement pendant l’année scolaire, avant ou après les heures de classe, pendant la pause du déjeuner, le mercredi ou encore le samedi, pendant les congés des petites et grandes vacances scolaires. Ce sont ainsi 1,4 Mds d’euros qui sont financés en 2024 par la branche famille pour permettre à ces services essentiels de fonctionner. Par ailleurs, lorsque les parents ont recours à un mode de garde individuel et dès lors qu’ils exercent une activité professionnelle, les caisses d’allocations familiales leur versent un Complément de libre choix du mode de garde (CMG) s’ils remplissent les conditions d’éligibilité. En cas d’emploi direct d’un assistant maternel ou d’une garde d’enfant à domicile, les montants maximums versés au titre du volet "rémunération"du CMG sont les mêmes quel que soit le mode de garde. Au titre du volet"cotisations", le CMG du mode de garde prend en charge la totalité des cotisations et contributions sociales dans le cas d’une garde par un assistant maternel et 50 % de ces cotisations lorsque celle-ci est assurée par une garde d’enfant à domicile.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section><Section part="ERRATUM"><erratumReponse><idQuestion><numeroQuestion>2393</numeroQuestion><type>ERRATUM</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublicationErratum><pageJO>4618</pageJO><datePublication>2025-05-06</datePublication><noPublication>20250022</noPublication></referencePublicationErratum><texteErratum><![CDATA[Rectificatif au Journal officiel (Assemblée nationale, débats parlementaires, questions et réponses) du mardi 6 mai 2025, à la page 3329, dans la réponse à la question écrite n° 2239 de M. Thomas Portes : « Les agents de contrôle de l’inspection du travail en charge du suivi des différents établissements de la société SEPUR ont mené de nombreuses actions de contrôle au sein de cette entreprise, qui les ont conduits à notifier à ses responsables environ 80 suites à interventions au cours de ces deux dernières années. Ces courriers consistent pour la plupart en des rappels à la loi et visent un grand nombre de domaines de la législation du travail, en particulier les conditions de recours au travail temporaire, mais également les conditions de préservation de la santé et la sécurité des travailleurs. La société SEPUR fait donc l’objet d’un suivi attentif et régulier des services de l’Etat quant à son comportement à l’égard de ses salariés. Plus généralement, le ministère chargé du travail mène une politique de contrôle, au titre du plan national d’action 2023-2025 du système d’inspection du travail, ciblée sur certains sujets incontournables, parmi lesquels on retrouve le respect des règles visant à garantir l’intégrité physique des travailleurs ainsi que celles visant à lutter contre les atteintes à leurs droits fondamentaux (situations de harcèlement au travail, travail illégal sous toutes ses formes, traite des êtres humains). En outre, une campagne nationale de contrôle a été conçue et planifiée par les services de la Direction générale du travail (DGT) pour être déployée au second semestre 2025, qui vise précisément les conditions de recours aux contrats de travail temporaire ainsi qu’aux contrats de travail à durée déterminée et en particulier l’application des règles régissant ce type de contrat de travail. Des outils de ciblage spécifiques mis à disposition des agents de contrôle permettront d’identifier les entreprises les plus fortement “utilisatrices” de ce type de contrat. Enfin, en vue d’accentuer la recherche et la répression des infractions de traite des êtres humains, les services de la DGT se sont rapprochés de la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, afin de renforcer les capacités d’action de l’inspection du travail en la matière. »]]></texteErratum></erratumReponse></Section></QuestionsPublieesAS>