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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-06-10" NumJO="20250023" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>380</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4622</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Bergantz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Suivi de l’homologation nationale des radars sonores et de leur expérimentation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        380. — 10 juin 2025. — Mme Anne Bergantz interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le suivi de l’homologation nationale des radars sonores en cours d’expérimentation au sein de plusieurs collectivités destinées à lutter contre la pollution sonore. Les nuisances sonores présentent un impact considérable sur la qualité de vie des riverains exposés. Mme la députée voudrait évoquer ici les nuisances sonores que subissent les habitants de la vallée de Chevreuse, dont le cadre naturel et patrimonial remarquable attire chaque année des centaines de motards, particulièrement les week-ends entre avril et octobre. Les nuisances sonores routières sont principalement provoquées par des deux-roues motorisés dont l’échappement a été modifié par le retrait de la chicane, engendrant à la fois un accroissement de la puissance du véhicule à des fins de course ou de « run », mais également du volume de décibels émis en circulation. Afin de limiter ces comportements illégaux et nocifs, l’article 92 de loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019 a autorisé la direction générale de la prévention des risques (DGPR) à expérimenter le fonctionnement de radars sonores dit « méduses » dans une optique d’étude et de pédagogie dans certaines communes d’Île-de-France où se concentrent la pollution sonore. Cette expérimentation a ainsi été lancée au niveau national le 4 janvier 2022 dans 7 collectivités pilotes (communauté de communes de la Haute Vallée de Chevreuse, Paris, Rueil-Malmaison, Villeneuve-le-Roi, Nice, Bron, Toulouse) à la suite du décret n° 2022-1 du 3 janvier 2022. Prévue en deux phases, l’expérimentation a tout d’abord été réalisée sur voirie, en conditions réelles, mais sans constatation d’infraction ni de verbalisation des véhicules excessivement bruyants. Une seconde étape de l’expérimentation doit désormais suivre, lorsque les dispositifs de radars sonores seront homologués par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE). Dans cette deuxième phase, les radars seront en mesure de constater les infractions et de sanctionner les propriétaires des véhicules bruyants d’une contravention de 4e classe. Prévue initialement au printemps 2025, cette seconde phase d’expérimentation reste aujourd’hui conditionnée à la réussite des essais menés par deux industriels permettant une homologation métrologique des radars méduses et à l’édiction d’un cadre réglementaire adapté. Véritable enjeu de santé publique, la pollution sonore peut créer à répétition des risques immédiats tels des acouphènes ou de la surdité ou des risques à long terme comme des pertes auditives ainsi que des troubles du sommeil et du stress pour les riverains particulièrement exposés. Le soutien affiché des élus locaux faisant l’objet de l’expérimentation et du Gouvernement à la généralisation du dispositif montre qu’une réponse concrète au problème des nuisances sonores semble pouvoir être apportée. Elle lui demande donc quel suivi de l’homologation des radars est assuré par son ministère et dans quelles conditions elle prévoit d’ouvrir la deuxième phase de l’expérimentation qui permettrait de tendre vers une généralisation des verbalisations en cas de dépassement du seuil légal de décibel produit par tout véhicule motorisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>381</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4622</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement de la vente en ligne de médicaments sans ordonnance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        381. — 10 juin 2025. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’encadrement de la vente en ligne de médicaments sans ordonnance et les contraintes réglementaires pesant sur les officines françaises. Depuis 2012, la vente en ligne de médicaments sans ordonnance est autorisée en France pour les officines, mais elle reste encadrée par un dispositif particulièrement restrictif, notamment en ce qui concerne la localisation du local de stockage, qui doit se situer dans le même « quartier » que l’officine. Or cette notion de « quartier » est définie par le code de la santé publique en référence à des éléments divers hétérogènes (unité géographique, population résidente, limites communales, naturelles, infrastructures). Ainsi, chaque « quartier » est défini par chaque directeur d’Agence régionale de santé, en fonction de ces différents éléments d’appréciation hétérogènes, ce qui engendre des interprétations variables d’un territoire à l’autre. Il en résulte une rupture manifeste d’égalité devant la réglementation : ainsi, deux pharmacies séparées de quelques centaines de mètres peuvent être soumises à des règles différentes, selon la commune à laquelle elles sont rattachées, les contraintes et configurations locales auxquelles elles font face. Cette situation n’est pas simplement injuste : elle crée un désavantage concurrentiel pour les pharmacies françaises face à des plateformes belges ou néerlandaises, qui opèrent sous des règles bien plus souples. Certains de ces acteurs n’hésitent pas à tourner en dérision le droit national, comme ce fut le cas durant la période covid avec la distribution d’autotests. Cette distorsion de concurrence s’accompagne d’un paradoxe : la France est aujourd’hui l’un des pays d’Europe les plus restrictifs en matière de vente en ligne de médicaments sans ordonnance et pourtant le marché français est massivement capté par des parapharmacies ou des opérateurs étrangers, souvent détachés des exigences imposées aux pharmaciens d’officine français. Cette réglementation, dénoncée à plusieurs reprises par l’Autorité de la concurrence, concerne tous les pharmaciens français, qu’ils s’engagent dans la vente en ligne ou d’autres activités que leur permet la réglementation et qui nécessitent des espaces supplémentaires. Elle freine l’innovation et empêche l’émergence de pharmaciens champions français du médicament en ligne, alors même que les besoins en santé numérique augmentent, que les officines se réorganisent et que la démographie pharmaceutique décline. Il lui demande s’il envisage de réviser rapidement les règles relatives à la vente en ligne de médicaments, notamment en substituant à la notion rigide de « quartier » un critère de proximité plus objectif, comme un rayon kilométrique contrôlé, permettant d’assurer un contrôle effectif par le pharmacien titulaire et ses adjoints tout en mettant fin à une rupture d’égalité juridiquement contestable et économiquement préjudiciable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>382</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4623</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Intégration obligatoire de production d’énergie renouvelable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        382. — 10 juin 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés d’application de l’article L. 171-4 du code de la construction et de l’habitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>383</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4623</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité en ruralité et dans les petites villes.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        383. — 10 juin 2025. — M. Fabrice Brun alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessaire augmentation des effectifs de police en milieu rural, en particulier dans les petites villes à l’échelle d’Aubenas. En effet, la « zone police » d’Aubenas, qui représente 5 communes et 25 000 habitants, connaît une augmentation significative de la délinquance : forte augmentation des cambriolages notamment dans les commerces du bassin albenassien et du trafic de drogue (+ 103,17 % entre 2018 et 2024 sur l’ensemble du département de l’Ardèche), demandant une réponse forte et adaptée. À ce titre, si l’initiative lancée par la préfecture de l’Ardèche de groupement de partenariat opérationnel (GPO) associant commerçants, policiers et citoyens va dans le bon sens, il reste essentiel de renforcer ces effectifs de police, dans la traduction concrète de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic adopté récemment à l’Assemblée nationale. Considérant ces éléments, il est nécessaire de renforcer les effectifs de police, aujourd’hui de 54 agents, avec une baisse de 3 policiers sur l’année 2024, afin de consolider ces effectifs avec des agents supplémentaires. Il lui demande donc quelles sont les perspectives à ce sujet sur le nécessaire renforcement des moyens donnés au commissariat de police d’Aubenas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>384</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4623</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Jeanbrun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Désengorgement du trafic routier à Rungis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        384. — 10 juin 2025. — M. Vincent Jeanbrun attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés croissantes de circulation routière dans la commune de Rungis, en lien avec l’activité intense du marché d’intérêt national. Cette situation entraîne des nuisances importantes : ralentissements quotidiens, insécurité routière et dégradation de la qualité de l’air. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner les collectivités dans la mise en œuvre de solutions concrètes de désengorgement, notamment via le soutien à des aménagements routiers adaptés aux enjeux du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>385</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4624</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Crise du financement de la vie associative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        385. — 10 juin 2025. — M. Damien Girard interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la crise du financement de la vie associative. Face aux fractures qui traversent la société, générant solitude, repli et tensions croissantes, le devoir est de défendre et soutenir celles et ceux qui œuvrent au quotidien pour la solidarité et la cohésion sociale. Les associations jouent un rôle central dans la société : elles emploient 1,8 million de salariés, mobilisent 20 millions de bénévoles et rassemblent 40 millions d’adhérents. Elles dynamisent les territoires, notamment les zones rurales et urbaines isolées et incarnent les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité de la République. Pourtant, le modèle associatif est aujourd’hui mis à mal. Les associations sont précarisées par une course aux financements permanente et une logique d’appels à projets qui supplante les financements structurels et pérennes. Une partie de leurs bénévoles, travailleurs et travailleuses passent aujourd’hui un temps de travail considérable à remplir des dossiers de demandes de financement, plutôt que de s’occuper des publics qu’ils accompagnent. Ces structures sont placées dans des rôles de prestataires, alors qu’elles sont la continuité des services publics. Les financements baissent, les charges augmentent et les primes salariales que les associations du médico-social doivent verser ne sont pas compensées par l’État. Cette approche, inspirée du New Public Management, rend les associations plus dépendantes des mécènes privés et accroît les inégalités d’accès à leurs services. Entre 2005 et 2017, la part des ressources privées dans le financement des associations est passée de 49 % à 57 %, tandis que la contribution des usagers a augmenté de 10 points. Cette politique a des conséquences très concrètes : des associations précieuses sont menacées, stoppent des activités, licencient ou ferment leurs portes. En Bretagne, en 2025, les CIDFF, centres d’information sur les droits des femmes et des familles, et l’association SeSam ont risqué la cessation de paiement tandis qu’à Lorient, le festival les Aventuriers de la mer n’aura pas lieu pour la première fois depuis 10 ans. Les exemples de ce type, sont connus dans les circonscriptions. Ce sont souvent des piliers de lien social et d’émancipation qui s’effondrent, dans le silence. Les associations sont le cœur battant du modèle social. Elles assurent des missions essentielles, souvent en lieu et place de l’État, dans des domaines comme l’aide à domicile, l’insertion, la culture ou la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Pourtant, elles manquent cruellement de moyens pour remplir ces missions. C’est pourquoi il lui demande, avec une proposition de résolution, la convocation d’États généraux du modèle associatif, afin de co-construire avec les acteurs un modèle de financement durable, qui soutient l’engagement et priorise les missions sociales des associations plutôt que la chasse aux subventions. Mais ces États généraux doivent aussi s’emparer d’une autre urgence : la crise du bénévolat. Le nombre de bénévoles diminue, leur renouvellement est difficile. Par ailleurs, le recul de l’âge de la retraite, décision funeste pour les travailleuses et travailleurs, a en plus eu un effet direct et délétère sur cette ressource essentielle. Valoriser et sécuriser l’engagement bénévole est donc un impératif. Il demande quelles suites le Gouvernement entend donner à cette proposition et aux inquiétudes croissantes du secteur associatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>386</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4624</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès aux soins en Côte-d’Or
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        386. — 10 juin 2025. — Mme Catherine Hervieu appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’accès aux soins en Côte-d’Or. La Côte-d’Or est un département rural où l’accès aux soins est inégal sur le territoire. Les déserts médicaux créent une discontinuité de l’offre de soins auprès de la population. C’est le cas pour des médecins généralistes et pour des spécialités telles que la médecine dentaire et la cardiologie. Les habitants des campagnes sont isolés par le manque de transports, de dessertes ferroviaires, des difficultés de déplacement et surtout de continuité du service public jusque dans les lieux les plus éloignés. L’accès aux soins est également vital pour les personnes les plus fragiles comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes ayant une maladie de longue durée, chronique ou en traitement de cancers. Le vieillissement de la population aggrave cette situation ; au sein du département de la Côte-d’Or, 47 % de la population est âgée de plus de 45 ans, 28 % est âgée de plus de 60 ans. Les aînés ont des besoins spécifiques pour pouvoir être accompagnés, encadrés et soignés. De plus, la baisse de la natalité est plurifactorielle. Toutefois, la fermeture de maternités et l’éloignement de spécialistes obstétriques créent un obstacle supplémentaire au bon déroulement d’une grossesse et à son accompagnement le plus serin pour les futurs parents. Les jeunes sont également de plus en plus sujets à des difficultés psychologiques et des troubles psychiatriques. Le corps et l’esprit doivent être pris en compte pour garantir aux jeunes de grandir, de s’épanouir dans leur développement jusqu’aux personnes les plus âgées pour leur assurer une fin de vie digne. Les agriculteurs, par leur métier et les réglementations actuelles, sont également exposés à des maladies et les anciens exploitants alertent des risques existants pour leur santé. Actuellement, les citoyens demandent à être soignés dignement et correctement. Les dépenses de santé sont actuellement insuffisantes et à la baisse compte tenu des défis à saisir afin d’assurer à toutes et à tous un accès aux soins égalitaire sur le territoire. Face à ces manques et au désengagement de l’État, les collectivités territoriales en particulier les communes rurales sont les premières à se saisir du sujet. Les maires et élus locaux cherchent des solutions pour répondre à leurs administrés et se retrouvent dans des situations d’abandon. D’une part, les médecins ne souhaitent pas s’installer dans leurs communes et les élus font face à des arnaques. Des élus de la circonscription de Mme la députée ont été victimes de faux médecins qui proposaient de s’installer dans leurs communes. Des escrocs prétendent être des médecins en affichant une fausse identité et demandent aux maires de petites communes d’avancer leurs frais d’installation. Les maires concernés sont contraints de porter plainte contre X auprès de la gendarmerie départementale. Alors que la santé est un des sujets prioritaires pour les Françaises et les Français, les collectivités se retrouvent désemparées face au manque d’accès aux soins. La proposition de loi pour lutter contre les déserts médicaux, que Mme la députée a soutenue, est un premier pas. Cependant, son application prendra un certain temps et les futurs médecins se questionnent sur leur installation dans des territoires vidés des services publics. Les personnels de santé sont à bout de souffle pour donner des soins dignement aux patients et ont droit à plus que des applaudissements pendant la covid. Quels sont les engagements du Gouvernement et plus particulièrement du ministère de la santé pour garantir aux citoyens de Côte-d’Or l’accès aux soins jusque dans la ruralité et accompagner les élus locaux ? Elle lui demande si l’État répondra aux défis démographiques et générationnels qui se posent et avec quels moyens humains et financiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>387</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4625</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Revalorisation des actes médicaux infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        387. — 10 juin 2025. — M. Stéphane Buchou interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation financière des centres de santé infirmiers gérés par les associations aide à domicile en milieu rural (ADMR) et plus particulièrement sur la question de la revalorisation des actes médicaux infirmiers. En Vendée, douze centres de ce type assurent chaque année environ un million d’actes auprès de 25 000 patients. Ces structures emploient 120 infirmiers, qui interviennent à domicile sept jours sur sept et assurent également une permanence au sein des centres. Malgré leur rôle essentiel dans l’accès aux soins de proximité, ces établissements sont confrontés à de grandes difficultés économiques, conduisant progressivement à leur fermeture. Ces difficultés résultent notamment de l’augmentation, bien que légitime, des rémunérations prévues par la convention collective, ainsi que de l’absence de financement spécifique pour les astreintes liées à la continuité des soins. Par ailleurs, la valeur de l’acte infirmier, qui n’a pas été réévaluée depuis seize ans, constitue un facteur aggravant pour l’équilibre budgétaire de ces structures. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à une éventuelle revalorisation de la valeur des actes médicaux infirmiers, mesure qui pourrait contribuer au maintien de ces centres de santé et à la pérennité de leur mission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>388</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4625</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Non remplacement des enseignants dans l’enseignement privé en Bretagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        388. — 10 juin 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation alarmante au sein de l’enseignement privé en Bretagne du fait du non remplacement d’enseignants susceptible de priver les élèves de milliers d’heures d’enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>389</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4625</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Occupation illégale de terrains privés et conditions d’évacuation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        389. — 10 juin 2025. — M. Mathieu Lefèvre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les propriétaires privés et les collectivités territoriales confrontés à l’occupation illégale de terrains dans le Val-de-Marne et sur les obstacles à une évacuation rapide. À Fontenay-sous-Bois, à la limite du Perreux-sur-Marne, un campement informel a été découvert en février 2024 sur une parcelle privée en friche, cadastrée n° 337, enclavée entre deux bretelles de l’autoroute A86. Composé de cinq cabanes de fortune, ce camp abrite environ vingt personnes, dont quatorze enfants, dans des conditions sanitaires très dégradées. L’installation, dissimulée par la végétation, est illégale, mais son évacuation se heurte à la lourdeur des procédures, notamment judiciaires, que le propriétaire privé doit engager à ses frais pour obtenir une ordonnance d’expulsion. Cette situation n’est pas isolée. En amont des jeux Olympiques, la police et la gendarmerie ont procédé, le 11 juillet 2024, à l’évacuation d’un campement similaire près de l’autoroute A4, à Joinville-le-Pont. Toutefois, des témoignages indiquent que les occupants se seraient depuis réinstallés à proximité, révélant l’ineffectivité durable de certaines opérations. De nombreux élus locaux font état de la complexité procédurale entourant l’évacuation des campements illégaux, laquelle requiert une coordination étroite entre plusieurs entités administratives : services de police, autorités judiciaires, préfectures, voire la direction des routes d’Île-de-France (DIRIF) lorsque les emprises concernées relèvent du domaine public ou jouxtent des infrastructures routières. Bien que la fin de la trêve hivernale, intervenue le 31 mars 2025, ait théoriquement levé certains obstacles juridiques, les délais de traitement et la multiplicité des acteurs compétents freinent encore significativement les interventions. Ces occupations illicites soulèvent par ailleurs des problématiques majeures, tant sur le plan humanitaire que sur le plan de la sécurité publique : risques sanitaires, insalubrité, départs d’incendie, exposition à des zones à fort trafic routier. Elles alimentent en outre un sentiment d’abandon chez les riverains et les propriétaires fonciers concernés, souvent démunis face à l’absence de réponse coordonnée ou de soutien institutionnel effectif. Ainsi, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour permettre une gestion plus réactive et coordonnée de ces situations récurrentes, dans le respect des droits, mais avec une effectivité renforcée des procédures d’évacuation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>390</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4626</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Efficacité des magistrats et des enquêteurs du PNACO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        390. — 10 juin 2025. — Mme Eléonore Caroit interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’efficacité des magistrats et des enquêteurs du PNACO étroitement dépendante de la performance des technologies à leur disposition pour mener à bien leurs investigations. Quelques semaines après l’examen de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, l’inquiétude de la population française à ce sujet reste vive. Le Gouvernement affiche une volonté claire d’obtenir des résultats concrets et rapides. Dans ce contexte, les outils technologiques, tels que des systèmes de géolocalisation rapide, des traitements de données ou d’alerte en temps réel sont essentiels pour assurer la performance des magistrats et de la police judiciaire. L’actuelle plateforme ne semble pas permettre de répondre de manière adéquate à la criminalité croissante sur le territoire. Il est indispensable de fournir à ces professionnels des moyens technologiques à la hauteur des enjeux afin de mener une lutte efficace contre le narcotrafic en France. Dans cette perspective, elle lui demande comment il compte s’assurer que les professionnels de terrain aient accès aux outils les plus performants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>391</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4626</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins en ophtalmologie dans les territoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        391. — 10 juin 2025. — Mme Julie Delpech interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’accès aux soins en ophtalmologie qui reste un défi majeur, en particulier dans les zones rurales ou sous-dotées. Pourtant, des dispositifs innovants portés par des acteurs de terrain engagés ont émergé mais peinent encore à se déployer pleinement. Dans la circonscription de Mme la députée en Sarthe, l’organisation OphtaMaine a développé depuis près de vingt ans un modèle innovant de postes avancés en ophtalmologie. Fondé sur une coopération étroite entre orthoptistes et ophtalmologistes, ce dispositif repose sur la réalisation d’examens par des orthoptistes dans des cabinets délocalisés, souvent en zone rurale, analysés ensuite à distance par des médecins, qui interviennent ponctuellement si nécessaire. En déléguant les examens de réfraction et les prescriptions simples aux orthoptistes, il permet aux ophtalmologistes de se concentrer sur les cas complexes et les urgences, améliorant l’accès aux soins pour les patients ayant un besoin médical avéré. Ce modèle assure le suivi visuel de près de 45 000 patients par an, avec un taux de réorientation d’environ 17 %. Il a également été déployé à Mayotte, dans un contexte de quasi-absence d’offre de soins. Malgré son efficacité, ce dispositif est fragilisé par une application restrictive du protocole RNO, qui limite le champ d’action des orthoptistes aux seuls patients déjà suivis. Or OphtaMaine applique ce protocole à un public plus large, ce qui l’oblige à facturer une partie des actes hors nomenclature, sans remboursement possible pour les patients. Cette situation crée une incertitude juridique menaçant la viabilité du modèle. Dans cette même logique territoriale, les opticiens souhaitent contribuer activement à l’amélioration de l’accès aux soins visuels. Leur réseau, présent jusque dans les petites communes, en fait des relais précieux auprès des publics vulnérables, comme les personnes âgées ou les enfants rarement suivis. Sans prétendre à un rôle prescripteur, ils proposent de travailler en complémentarité avec orthoptistes et ophtalmologistes. En Sarthe, leur collaboration avec OphtaMaine illustre la pertinence de cette approche fondée sur la confiance et la complémentarité entre les acteurs de la filière visuelle. Pourtant, les expérimentations permettant l’intervention des opticiens, notamment en EHPAD, prévues par la loi « bien vieillir », restent difficiles à mettre en œuvre faute d’un encadrement suffisamment clair et opérationnel. Dans ce contexte, elle lui demande quelles évolutions du cadre réglementaire le Gouvernement envisage pour sécuriser juridiquement ces modèles locaux, favoriser leur déploiement dans les territoires sous-dotés et structurer une coopération durable entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens au service de l’accès aux soins visuels pour tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>392</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4627</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Inaction des pouvoirs publics pour améliorer l’accès internet par la fibre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        392. — 10 juin 2025. — M. Emmanuel Maurel interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la position et les intentions du Gouvernement au sujet des dysfonctionnements récurrents de l’accès à internet par la fibre optique. Des dizaines de départements et des millions de Français sont affectés, qui subissent régulièrement des coupures pouvant durer des semaines, voire des mois. Dans la circonscription d’élection de M. le député, particulièrement à Montigny-lès-Cormeilles, Herblay, Cormeilles-en-Parisis, Pierrelaye et Taverny, on ne compte plus les « naufragés de la fibre ». Ces dysfonctionnements trouvent en grande partie leur source dans l’obligation où l’Etat s’était trouvé, lors du lancement du plan France très haut débit en 2013, de laisser le privé déployer les infrastructures réseaux sans pilotage de la puissance publique, hormis dans les zones très peu denses où la rentabilité est hors d’atteinte pour les opérateurs. Les performances de ces derniers sont extrêmement variables. L’opérateur historique Orange enregistre les plus faibles taux de panne et d’échec au raccordement, tandis qu’Altice, via SFR et XP Fibre, semble incapable de les réduire significativement. Dans de nombreux territoires où la fibre est opérée par Altice, ou par Altitude, les abonnés sont loin d’obtenir la qualité de service promise, tout en demeurant liés par un contrat d’abonnement qui n’est pas, ou très mal exécuté. M. le député s’interroge sur les suites de la future vente à la découpe de SFR. Que deviendront ses réseaux fibrés une fois vendus ? Des garanties ont-elles été prises auprès des probables racheteurs (vraisemblablement Free et/ou Orange) ? Il souhaite en outre que la législation puisse évoluer afin que les communes et leurs abonnés puissent compter sur l’appui de l’État, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale des communications électroniques, reconnus par la jurisprudence administrative, mais toujours pas par la loi. Il s’interroge sur le blocage inexplicable d’une proposition de loi votée à l’unanimité par le Sénat en mai 2023, qui prévoyait des mesures très attendues pour mieux réguler la pratique de la sous-traitance à l’opérateur commercial, souvent loin de respecter les règles de l’art. M. le député déplore enfin que les groupes politiques soutenant le Gouvernement se soient organisés pour faire échouer, en toute fin d’examen par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, une proposition de loi inspirée de celle du Sénat et instaurant des dispositions visant à responsabiliser les opérateurs d’infrastructures défaillants. Dans la perspective du décommissionnement du réseau cuivré en 2030, et vu le rythme beaucoup trop bas d’amélioration du service récemment observé par l’Arcep - un rythme dont l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca) estime que « nous partons d’un niveau [de pannes et d’échecs au raccordement] tellement élevé qu’il faudrait plus d’une décennie pour arriver à un niveau simplement "acceptable" » - il lui demande quelles mesures urgentes compte prendre le Gouvernement pour que le déploiement de la fibre en France tienne enfin ses promesses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>393</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4627</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Elsa Faucillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Quels moyens pour la prochaine rentrée scolaire ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        393. — 10 juin 2025. — Mme Elsa Faucillon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions dans lesquelles va s’effectuer la prochaine rentrée scolaire notamment dans les zones d’éducation prioritaire qui sont déjà en manque de personnels ; dans la circonscription de Mme la députée, 17 fermetures de classes sont annoncées pour la seule ville de Gennevilliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>394</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4627</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Fonctionnement du greffe du tribunal de commerce de Metz
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        394. — 10 juin 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation du greffe du tribunal de commerce de Metz. Depuis plusieurs mois, les délais de délivrance des extraits Kbis par le greffe du tribunal de commerce de Metz ne cessent d’augmenter, ce qui devient handicapant pour les entreprises locales. Les délais peuvent en effet atteindre entre 12 et 18 mois pour l’enregistrement des demandes de modification des sociétés commerciales et des sociétés civiles. Ces retards excessifs ont de lourdes conséquences sur l’économie locale. De nombreuses entreprises sont contraintes, ou ont déjà choisi, de délocaliser leur siège social vers d’autres départements, notamment en Meurthe-et-Moselle, afin d’obtenir leurs extraits Kbis plus rapidement. L’absence d’extrait Kbis à jour pose de multiples problèmes comme des difficultés avec l’URSSAF ; des obstacles à l’ouverture de comptes bancaires ou à l’obtention de prêts ; l’impossibilité de mener certaines actions en justice (par exemple, en cas de changement de dirigeant non encore officialisé) ; ou encore l’inéligibilité à certains marchés publics, notamment dans le secteur du BTP. En Alsace-Moselle, le greffe du tribunal de commerce est une autorité publique en vertu du droit local, alors que dans d’autres départements, les délais sont plus courts car la profession de greffier au registre du commerce y est privée, ce qui soulève des questions d’égalité des entreprises devant la justice. Le greffe du tribunal de Metz est confronté à de nombreuses difficultés. En premier lieu, de graves dysfonctionnements affectent les plateformes informatiques, en particulier le « guichet unique ». S’ajoutent à cela des problèmes d’articulation entre le registre du commerce et le fonctionnement des juridictions, en raison du droit local d’Alsace-Moselle, qui attribue cette compétence aux tribunaux judiciaires, contrairement aux autres départements, où elle relève des tribunaux de commerce. Enfin, les problèmes d’affectation des agents et des budgets aggravent encore la situation. Elle s’interroge sur les moyens que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour rétablir un fonctionnement normal au sein du greffe du tribunal de Metz, afin de permettre aux entreprises concernées de reprendre une activité administrative fluide et d’éviter ainsi des conséquences économiques graves pour le tissu local. Il pourrait être envisagé de renforcer temporairement les effectifs au greffe de Metz, afin de réduire les délais de traitement et de limiter les répercussions économiques pour les entreprises locales. Par ailleurs, une accélération de la modernisation des outils informatiques, en particulier la résolution des dysfonctionnements du « guichet unique », apparaîtrait utile, cette plateforme étant centrale pour la gestion des immatriculations. Une meilleure articulation des procédures entre les tribunaux judiciaires d’Alsace-Moselle et les tribunaux de commerce du reste du territoire pourrait également contribuer à améliorer le fonctionnement du registre du commerce, dans le respect du droit local. Enfin, la conduite d’une étude comparative sur les modèles de gestion des greffes, publics dans les départements concordataires, privés ailleurs, permettrait d’évaluer les pistes d’amélioration possibles, dans un objectif d’égalité d’accès au service pour l’ensemble des entreprises. Elle n’est pas sans connaître les mesures récemment annoncées par les services de M. le ministre, telles que la suppression de la double validation des dossiers ou encore le recrutement de deux nouveaux greffiers au cours du mois de juin 2025 et espère que son action continuera à s’inscrire dans cette dynamique pour retrouver rapidement un fonctionnement normal. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>395</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4628</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Recrutement de fonctionnaires en zone frontalière avec la Suisse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        395. — 10 juin 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la problématique rencontrée pour le recrutement et la fidélisation des fonctionnaires hospitaliers, d’État et territoriaux dans sa circonscription du fait de sa proximité avec la Suisse. En effet, la Suisse proposant des salaires plus attrayants, les services publics français peinent à maintenir leurs effectifs pour assurer leurs missions quotidiennes à destination de la population, pour leur sécurité, leur santé ou le bon fonctionnement des collectivités territoriales. Aussi, il souhaite savoir si l’expérimentation menée dans un autre département frontalier avec la Suisse était concluante et pouvait se généraliser afin de réduire, a minima, l’iniquité entre les salaires proposés par les voisins suisses et les traitements des fonctionnaires en secteur frontalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>396</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4628</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Paupérisation de l’éducation nationale dans le Val-d’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        396. — 10 juin 2025. — Mme Gabrielle Cathala interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les besoins pour la rentrée scolaire 2025 dans le Val-d’Oise après une année scolaire 2024/2025 marquée par un manque important d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et d’enseignants remplaçants. Le Val-d’Oise est un département marqué par un nombre important d’enseignants non remplacés par manque d’attractivité du métier. En février 2025, plus de 350 classes n’avaient pas d’enseignants pendant plusieurs semaines. En mai 2025, 150 classes étaient toujours dans l’attente de remplaçants. Pour certaines classes, les absences non remplacées ont duré jusqu’à 6 mois non consécutifs, impactant durablement la continuité pédagogique et l’apprentissage des jeunes écoliers. En outre, la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances garantit à chaque enfant en situation de handicap le droit d’être inscrit à l’école. Dans son rapport d’août 2022 sur « L’accompagnement humain des élèves en situation de handicap », le Défenseur des droits dressait un constat toujours valable aujourd’hui : le système scolaire en matière d’inclusion des élèves en situation de handicap est défaillant. Dans le Val-d’Oise, les élèves en situation de handicap scolarisés souffrent d’un manque important d’AESH, un métier indispensable pourtant précarisé comme jamais. Suite à une croissance non anticipée de notifications de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), la priorité a été donnée aux élèves pris en charge à 100 %, pénalisant les élèves nécessitant un accompagnement partiel ou ceux pouvant être mutualisés. L’insuffisance de places dans les instituts médico-éducatifs et de professionnels de santé dans le département ne fait qu’accentuer le problème, confiant à l’éducation nationale une responsabilité difficile à assumer au regard des moyens alloués. Elle l’interroge sur les solutions envisagées pour la rentrée 2025 dans le Val-d’Oise afin d’assurer la présence d’un enseignant devant chaque élève et ce tous les jours, ainsi que des AESH en nombre suffisant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>397</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4629</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Oziol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Enfants à la rue : il y a urgence à agir !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        397. — 10 juin 2025. — Mme Nathalie Oziol alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le nombre inquiétant de familles sans-abri à Montpellier. À Montpellier, la situation du logement et de l’hébergement d’urgence pour les populations les plus précaires est désastreuse et les enfants en sont les premières victimes. Selon les déclarations de la première adjointe au maire de Montpellier lors d’une rencontre avec des parents d’élèves et associations mobilisés pour le droit au logement, ce sont 80 enfants scolarisés dans la ville qui vivent actuellement dans la rue. Ce chiffre peut lui-même être élargi aux 200 enfants qui vivent en situation de mal-logement, incluant logement insalubre, squat ou sans-abrisme. Plusieurs collectifs de parents d’élèves ont récemment interpellé Mme la députée pour l’alerter sur des cas de sans-abrisme pour des familles entières, dont les enfants sont scolarisés dans des écoles à Montpellier. Face à cette crise du logement et de l’hébergement qui s’accentue année après année, les réponses apportées ne sont pas suffisantes : le Gouvernement s’obstine dans une politique de réponse éphémère de court terme qui ne répond pas aux besoins structurels de cette crise. L’association UNICEF constate, en août 2024, « un abandon de tous les principes fondamentaux et juridiques de l’accueil, qui ne permettent même plus de protéger des femmes enceintes et des enfants de moins de trois ans ». À Montpellier, des associations témoignent qu’à partir des 3 ans de l’enfant, le 115 ne prendra plus en charge les mères isolées et les renverra à la rue car le service est saturé. Alors que tous les acteurs associatifs appellent à la construction de logements sociaux et à l’ouverture de places d’hébergement d’urgence, la réponse du Gouvernement est l’inaction. Mme la ministre répondait le 19 février 2025 à la question de Mme la députée Anaïs Belouassa Cherifi en indiquant qu’« un plan de lutte contre le sans-abrisme sera également mené, en collaboration avec le ministère du travail et de la santé, pour aller plus loin, agir sur le parcours de ces personnes et trouver des solutions leur permettant de sortir de l’hébergement d’urgence ». Face à l’aggravation de la situation du logement à Montpellier et face aux trop nombreux enfants sans-abri, elle l’interroge quant à la réponse du Gouvernement face à cette crise et lui demande des éléments concrets liés au plan de lutte contre le sans-abrisme annoncé par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>398</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4629</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la pollution aux PFAS dans les cultures destinées à l’alimentation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        398. — 10 juin 2025. — M. Gabriel Amard interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur ses intentions de prendre des mesures concrètes pour lutter contre la pollution aux PFAS dans les cultures destinées à l’alimentation. La loi du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) interdit ces polluants persistants dans les cosmétiques, les vêtements, les chaussures et les farts pour les skis à partir de 2026. Or des produits phytosanitaires contenant des PFAS sont toujours utilisés dans l’agriculture, en France, telles que le diflufenican (autorisé dans certains secteurs comme le désherbage chimique de champs) et le flufénacet (interdit le 12 mars 2025 mais avec une période de transition de dix-huit mois), soit les deux plus gros pesticides à base de PFAS en Europe et en France selon un rapport du collectif Générations Futures de novembre 2023 (mis à jour depuis), ou encore des substances moins connues mais toutes aussi dangereuses comme le béflubutamide, le flonicamide, le flurochloridone et bien d’autres. Du fait de leur utilisation dans l’agriculture, les pesticides contenant des PFAS se retrouvent dans les assiettes. De plus, l’épandage de boues d’épuration sur les cultures destinées à l’alimentation, contenant des PFAS, est pratiqué. La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement a réalisé en mars 2023 des analyses dans les boues en provenance de la station d’épuration de Givors, en aval des rejets industriels. Celles-ci ont indiqué une présence élevée de PFAS, notamment de PFOS, un des polluants éternels les plus dangereux pour la santé, interdit depuis 2009 dans l’Union européenne à travers le règlement sur les polluants organiques persistants (POP). Pourtant, aucun arrêté préfectoral n’a été pris en 2023 suite aux analyses de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) pour cesser cet épandage qui participe à la dissémination des polluants éternels de la vallée de la chimie dans l’environnement et dans l’alimentation. Ainsi, ce sont 517 tonnes qui ont été répandues sur des champs de l’agglomération lyonnaise en 2023 selon le syndicat mixte d’assainissement pour la station d’épuration de Givors (SYSEG). Cela a des conséquences sur la santé : l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué en 2020 que l’exposition aux polluants persistants avait un lien direct avec des taux élevés de cholestérol, une diminution du poids à la naissance, des perturbations du fonctionnement du foie et une moins bonne réponse aux vaccins pour les enfants. L’agence européenne pour l’environnement affirme quant à elle que les polluants persistants peuvent entraîner « des problèmes de santé tels que des lésions hépatiques, des maladies thyroïdiennes, de l’obésité, des problèmes de fertilité et des cancers ». Des types de PFAS comme l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et l’acide perfluorooctane sulfonique (PFOS) sont respectivement considérés comme cancérogènes et cancérogènes probables par le Centre international de recherche contre le cancer. Toujours selon l’EFSA, les produits de la mer, les œufs et les viandes sont les aliments contribuant le plus à l’exposition au PFOS et au PFOA. L’Académie des sciences tire les mêmes conclusions que l’EFSA : « la viande, les œufs et les produits de la mer représentent une voie de contamination significative » précise-t-elle dans son nouveau rapport daté de mars 2025. Elle ajoute qu’aujourd’hui, plusieurs PFAS à longue chaîne (PFOA, PFOS, PFNA, PFHxS) sont systématiquement mesurés dans le sérum sanguin des populations humaines des pays industrialisés, dès la vie in utero. Leur omniprésence, même chez des personnes non exposées professionnellement, suggère que la principale source de contamination provient de l’usage généralisé des PFAS dans les produits de consommation (alimentation) et par les industries (agriculture). Toujours selon ce rapport, en France, l’exposition aux PFAS a été évaluée dans le cadre du programme Esteban, qui a mesuré 17 PFAS, sur la période 2014-2016, dans le sérum d’enfants et d’adultes. Le PFOA et le PFOS, principaux contributeurs à l’imprégnation, ont été détectés chez 100 % des participants, parmi lesquels la moitié est contaminée au-delà du seuil de sécurité actuellement admis, formulé par la Commission allemande de biosurveillance humaine (HBM). Par ailleurs, M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le décret n° 2025-431 du 14 mai 2025 relatif à la transmission des informations sur les services publics d’eau et d’assainissement et sur l’article L. 1321-9 du code de la santé publique, qui devait initialement préciser de nouveaux paramètres destinés à enrichir le rapport annuel sur la qualité de l’eau. Or non seulement ce décret abandonne l’ensemble des critères annoncés, vidant ainsi de sa substance la réforme attendue, mais il a également été adopté sans consultation du Conseil d’État. Il est impératif de rappeler que le Parlement ne saurait être écarté du processus : une telle mesure relève d’un débat démocratique en bonne et due forme, inscrit à l’ordre du jour et non d’un simple décret d’application. Enfin, l’un des seuls moyens efficaces connus à ce jour, pour dépolluer les milieux des PFAS consiste à les capter grâce à des charbons actifs. Or Mme la ministre de la transition écologique l’a confirmé, il n’existe actuellement aucune filière de régénération des charbons actifs en France, obligeant les opérateurs à les stocker ou à les exporter à l’étranger. Dans ce contexte, il souligne également que les macérats issus de la potabilisation, qui sont souvent contaminés par les PFAS, mériteraient d’être mentionnés au même titre que les charbons actifs dans les dispositifs de traitement et de suivi. Il demande aussi à ce que le traitement des déchets liés à ces opérations de dépollution n’aboutisse pas à une destruction dans les filières classiques de gestion des déchets ménagers. En effet, les déchets ménagers ultimes, lorsqu’ils sont incinérés, le sont généralement à des températures allant de 800 à 900 degrés celsius, tandis que selon le rapport de l’Académie des sciences, la destruction efficace des molécules de PFAS nécessiterait des températures d’au moins 1 400 degrés. Le traitement actuel est donc insuffisant pour neutraliser ces substances. Dans ce contexte, il l’interroge sur ses intentions de doter la France des moyens nécessaires, techniques et financiers pour faire face à la pollution par des polluants persistants, notamment dans l’eau et dans les cultures destinées à l’alimentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>399</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4630</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Zahia Hamdane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Enfance en danger, État défaillant : une maltraitance institutionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        399. — 10 juin 2025. — Mme Zahia Hamdane alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la faillite de la politique publique de protection de l’enfance, particulièrement criante dans le département de la Somme. En novembre 2022, la Défenseure des droits s’est auto-saisie de la situation locale, après des alertes de magistrats et de professionnels dénonçant des défaillances graves. Les agents de l’aide sociale à l’enfance y décrivent des « conditions de travail désastreuses » et, surtout, « des conditions catastrophiques dans lesquelles sont accompagnés les enfants ». Le 28 mai 2025, ils ont fait grève pour appeler à l’aide. Une fois encore. Face à une situation nationale tout aussi alarmante, la Défenseure a publié une décision-cadre le 28 janvier 2025. Le Gouvernement avait quatre mois pour y répondre. Ce délai est désormais dépassé. Et toujours aucun retour. Rien à la hauteur de l’enjeu. Comment justifier un tel silence vis-à-vis de milliers d’enfants concernés et des professionnels qui les accompagnent ? Dans le même temps, une commission d’enquête parlementaire, votée à l’unanimité, a qualifié l’État de « premier parent défaillant de France ». Elle a mis en lumière l’inapplicabilité des lois de 2007, 2016 et 2022, faute de moyens et de décrets d’application. Certaines pouponnières fonctionnent toujours sous une réglementation datant de 1974. Le projet pour l’enfant, censé être généralisé depuis près de vingt ans, ne l’est toujours pas. Et que fait le Gouvernement ? Il annonce des comités interministériels, des appels à projets aux contours flous. Il se désengage financièrement, laissant la charge presque entière aux départements. Aucun cap et surtout aucun ministre à l’enfance de plein exercice. À la place, un Haut-Commissariat dont les actes concernant les enfants confiés à l’État restent à démontrer. En résumé : des enfants en souffrance, des professionnels à bout, une politique morcelée, vidée de son sens. Ce n’est plus seulement une défaillance. C’est une désertion. Le Gouvernement doit mettre fin à cette maltraitance institutionnelle. Il faut cesser de prétendre piloter une politique non financée, non contrôlée et surtout non assumée. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>400</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4631</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déménagement du commissariat de Foix
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        400. — 10 juin 2025. — Mme Martine Froger attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation très préoccupante des locaux de la direction départementale de la police nationale à Foix, en Ariège. Aujourd’hui, les 90 agents de police sont répartis sur trois sites vétustes, dispersés et inadaptés. Les conditions de travail sont extrêmement dégradées : problèmes de salubrité, manque d’espace, non-conformité aux normes de sécurité et d’accessibilité, stationnement insuffisant. Ce contexte nuit non seulement à l’efficacité des missions, mais met aussi en difficulté les équipes au quotidien. Des travaux ont bien été menés ici ou là, mais ces interventions ponctuelles, bien que coûteuses, ne règlent pas les problèmes structurels. Il n’est plus temps d’effectuer des ajustements, une solution de fond doit être trouvée rapidement. Cette solution est connue : les anciens locaux de la Banque de France à Foix, qui sont aujourd’hui disponibles à la vente. Ce bâtiment sécurisé, bien situé, permettrait de regrouper tous les services de police dans un seul lieu, fonctionnel et pérenne. Cela représenterait une avancée majeure pour les conditions de travail des agents et pour la qualité du service rendu à la population. Les élus locaux se sont mobilisés auprès du ministère de l’intérieur pour soutenir ce projet, de manière unanime et déterminée. Pourtant, aucune réponse n’a encore été apportée. Et le temps presse : si l’État ne se positionne pas rapidement, le bâtiment risque d’être vendu à un autre acteur et tout projet de relocalisation serait repoussé, pour longtemps. Ce serait une occasion manquée, avec des conséquences très concrètes : conditions de travail toujours plus dégradées, efficacité réduite et fragilisation d’un service public essentiel dans un territoire rural comme l’Ariège. Elle souhaite donc savoir si l’État prévoit de se porter acquéreur de ces locaux dès cette année et s’il compte engager sans délai les travaux nécessaires pour concrétiser enfin ce projet et offrir ainsi aux policiers de l’Ariège les conditions de travail qu’ils méritent et dont les citoyens ont collectivement besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>401</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4631</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Garantir des moyens à la police dès aujourd’hui et afin d’innover pour demain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        401. — 10 juin 2025. — M. Laurent Mazaury attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les moyens financiers et humains accordés au nouvel hôtel de police de Saint-Quentin-en-Yvelines, construit à Élancourt. Ce dernier, appelé « commissariat du futur », a été financé par l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, par le département des Yvelines, par la région Île-de-France et indirectement par la ville d’Élancourt qui a fait don du terrain d’assise. Compétence de l’État, les collectivités territoriales n’ont pas vocation à financer un tel projet. Néanmoins, elles ont souhaité, pour l’intérêt public, répondre à la fois à un besoin du territoire mais également aux demandes fortes et récurrentes de la population qui est en attente de plus de sécurité. Ce commissariat devra permettre aux policiers de travailler dans de meilleures conditions grâce notamment à une meilleure coordination entre les différentes équipes. Il a également été conçu pour être un laboratoire pour la police de demain et être un lieu propice à l’innovation en matière de sécurité, abritant par exemple des stands de tirs virtuels, des drones filaires et expérimentant l’utilisation d’un robot d’accueil. Par ailleurs, il a été pensé pour améliorer le parcours des victimes, en faisant en sorte que les mis en cause et les plaignants ne se croisent jamais. Aussi, il semble nécessaire que ce projet ambitieux financé par les collectivités territoriales soit fortement soutenu et suivi par l’État. Par ailleurs, il est plus que nécessaire de pallier le manque d’effectif et le vieillissement des équipements (véhicules, armements, équipements de protection des policiers), notamment dans un contexte où ce nouveau commissariat est le seul présent sur le territoire national à avoir des missions d’innovation afin de faire évoluer la doctrine de la police nationale. Pour l’heure, l’État a prévu les budgets requis pour financer des expérimentations à l’ouverture du commissariat du futur, néanmoins, M. le député attire l’attention du Gouvernement sur la nécessité de prévoir sur le long terme des moyens pour soutenir les futurs dispositifs qui seront testés dans les années à venir. Par ailleurs, il demande au Gouvernement quels sont les investissements prévus à court et moyen termes pour que cet équipement puisse construire le futur de la police nationale. Enfin, dans ce contexte, il demande également de la part du Gouvernement une grande vigilance pour que les résultats probants des expérimentations menées puissent être déployés sur l’ensemble du territoire, pour une meilleure sécurité de tous les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>402</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4632</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Développement de l’éolien : un modèle énergétique à réévaluer d’urgence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        402. — 10 juin 2025. — Mme Stéphanie Galzy interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les nombreuses limites soulevées par le développement de l’énergie éolienne. Malgré une hausse continue des installations, la production d’électricité éolienne a reculé de 8 % en 2024, traduisant une rentabilité de plus en plus incertaine. Des rapports issus du GIEC alertent par ailleurs sur une évolution des vents qui pourrait accentuer cette tendance. Sur le plan environnemental, la responsabilité directe de certains parcs éoliens dans la mort d’espèces protégées, comme l’aigle royal, suscite une inquiétude croissante. Enfin, les coûts de démantèlement, souvent sous-estimés, pourraient représenter un fardeau important pour les finances publiques. Face à ces constats alarmants, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de suspendre les nouveaux projets éoliens, en particulier ceux en fin de vie ou en phase de démantèlement, dans l’attente d’une évaluation indépendante de leur efficacité énergétique, de leur impact écologique et de leur viabilité économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>403</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4632</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Couloir aérien au-dessus du bassin de Romilly-sur-Seine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        403. — 10 juin 2025. — Mme Angélique Ranc interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pertinence du couloir aérien (point d’entrée « OKIPA ») arbitrairement modifié en 2011 et qui passe désormais au-dessus des communes du bassin de Romilly-sur-Seine dans l’Aube. En effet, ce changement, qui contrevient au Grenelle de l’environnement, élargit la distance parcourue par les avions de lignes et provoque une consommation inutile de carburant. Il ne réduit pas les nuisances sonores pour les Franciliens, mais a des conséquences sanitaires, notamment sur les Romillons. Elle souhaite l’alerter sur la nécessité de réajuster l’emplacement de ce couloir afin qu’il soit plus pertinent, plus écologique et plus sain pour les populations et lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>404</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4632</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Sicard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Baisse de la prestation de compensation handicap dans le Val-d’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        404. — 10 juin 2025. — Mme Anne Sicard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la baisse de 30 % de la prestation de compensation du handicap décidée par le département du Val-d’Oise. Le nouveau montant de prise en charge décidé par la collectivité englobe désormais l’ensemble du coût d’une auxiliaire de vie (salaire net, charges sociales, congés payés, indemnités de fin de contrat) et laisse un reste à charge exorbitant pour les personnes les plus vulnérables ou leurs aidants. À titre d’exemple, une personne tétraplégique nécessitant 800 heures d’aides mensuelles, devra désormais s’acquitter d’un solde prohibitif d’environ 5 000 euros par mois. Les finances des départements sont exsangues et laissent craindre un désengagement croissant dans la prise en charge des politiques d’accompagnement des personnes handicapées. Depuis 2022, les incidences financières des décisions unilatérales du Gouvernement se chiffrent à près de 5,5 milliards d’euros, principalement dans le champ des dépenses sociales. Dans le même temps, leurs recettes ont chuté de 8 milliards d’euros. Aussi, en vue de l’élaboration du budget 2026, elle lui demande comment le Gouvernement compte garantir aux départements un financement robuste et pérenne des politiques d’inclusion des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>405</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4633</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nouveau commissariat de police à Aubagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        405. — 10 juin 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la construction d’un nouveau commissariat à Aubagne, ville de 48 000 habitants, dont la construction est à l’agenda depuis plus de 20 ans. En effet, l’actuel commissariat d’Aubagne est devenu vétuste et inadapté à la situation locale et le projet d’un nouveau commissariat est inlassablement reporté sans que les Aubagnais n’aient de réponses adaptées quant aux solutions que l’État et le Gouvernement comptent mettre en place pour assurer un service public de qualité en matière de sécurité. Pire, des moyens très importants sont mis en place à Marseille dans le cadre de « Marseille en grand », ce qui conduit à un déplacement de la criminalité dans les territoires aux alentours. La ville d’Aubagne est ainsi particulièrement impactée et subit la lourde double peine cumulant un commissariat inadapté et vétuste et une explosion de la délinquance. Autrement dit, elle lui demande de préciser quand le projet d’un nouveau commissariat sera enfin effectivement mis en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>406</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4633</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Aide à la réparation des sinistres liés au RGA en Dordogne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        406. — 10 juin 2025. — M. Serge Muller alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au nom des habitants de la Dordogne, durement touchés par un fléau destructeur : le retrait-gonflement des argiles (RGA). Ce phénomène, aggravé par les sécheresses à répétition, provoque chaque année des dégâts structurels considérables sur des milliers d’habitations dans le département de M. le député. En Dordogne, plus de 58 % du territoire est classé en aléa moyen ou fort. Plus de 350 communes ont déjà été reconnues en état de catastrophe naturelle pour des épisodes antérieurs liés au RGA. Certaines communes comme Saint-Géry, Faurilles ou Sainte-Radegonde, dépassent les 95 à 99 % d’exposition. Des fissures, des affaissements, se multiplient, y compris sur des bâtiments récents. Depuis 2022, la situation s’aggrave. La répétition des sécheresses extrêmes rend le sol instable, y compris dans des zones jusque-là épargnées. Les habitants sont désemparés, parfois ruinés, confrontés à des travaux inassurables ou à des refus de garantie. Sans reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle, ces familles sont livrées à elles-mêmes. La loi ELAN impose des études géotechniques depuis 2020, mais des milliers de maisons construites avant cette date restent vulnérables. Aucune politique de soutien spécifique n’est prévue pour les victimes du RGA, qui ne sont ni responsables, ni informées et ne peuvent anticiper. Il demande donc d’étendre la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle aux communes de Dordogne aujourd’hui frappées par le RGA ; d’accélérer l’instruction des dossiers communaux transmis à votre ministère ; d’ouvrir un fonds spécifique d’aide à la réparation des sinistres liés au RGA, à l’instar de ce qui est fait pour les inondations ou les incendies. La Dordogne n’est pas un cas isolé, mais elle est en première ligne. Les habitants attendent une véritable réponse de l’État. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>407</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4633</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>LNPCA : un projet délétère pour la région Sud</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        407. — 10 juin 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences délétères du projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’équilibre financier, écologique et démocratique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les phases 1 et 2, dont le lancement est programmé en 2025 pour des mises en service en 2030, visent principalement la rénovation et la restructuration des infrastructures ferroviaires des grandes métropoles (Nice, Marseille, Toulon). Les phases 3 et 4, envisagées pour 2040, prévoient ensuite une réorganisation de la ligne à grande vitesse régionale pour un gain de temps marginal entre Marseille et Nice. Les communes et intercommunalités plus éloignées, qui financent pourtant ce projet estimé à 15 milliards d’euros depuis des années, peinent à en percevoir l’intérêt. Pire encore, certaines d’entre elles, comme Saint-Raphaël, risquent de perdre toute desserte ferroviaire. Il apparaît pourtant bien plus pertinent, pour la région, d’investir prioritairement dans la rénovation et l’entretien des lignes existantes - notamment les TER, les trains et les trajets du quotidien - afin de mieux desservir les territoires enclavés et répondre aux besoins réels des usagers. La construction d’un tunnel sous le massif de l’Estérel compromet fortement l’attribution du label « Grand Site de France » à ce territoire. Par ailleurs, l’artificialisation de centaines d’hectares de terres agricoles laissera des traces irréversibles sur le patrimoine naturel de la région. Ces travaux vont ainsi à contre-courant des efforts collectifs pour la préservation du potentiel agricole régional et la protection de son patrimoine naturel, qui constituent pourtant des atouts essentiels de son attractivité touristique. Les alertes des élus locaux sont restées pour l’essentiel lettres mortes. La région sanctionne les communautés d’agglomération qui n’apportent pas un soutien sans réserve au projet : Estérel Côte d’Azur Agglomération voit ainsi 10 millions d’euros de dotations régionales amputées. S’y ajoute l’extension du versement mobilité à toutes les entreprises de plus de onze salariés, nouvelle taxe destinée à financer l’emballement des dépenses de « transports » et de « décarbonation », sans concertation préalable. Aussi, Mme la députée souhaite obtenir des réponses précises sur les points suivants. Quelles mesures entend-il prendre pour garantir une véritable concertation avec les élus locaux et les parties prenantes ? Quand et selon quelles modalités le Gouvernement compte-t-il publier une étude d’impact complète sur les phases 3 et 4, incluant un bilan coûts/bénéfices pour l’ensemble des territoires concernés ? M. le ministre envisage-t-il de suspendre la réorganisation des dessertes ferroviaires de communes comme Saint-Raphaël, tant qu’aucune alternative satisfaisante n’a été débattue avec les élus et les usagers locaux ? Elle appelle à une réponse claire et responsable, à la hauteur des enjeux que soulève ce projet pour les habitants, les finances locales et l’environnement et souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>408</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4634</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Coopération franco-italienne dans les hôpitaux des Hautes-Alpes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        408. — 10 juin 2025. — Mme Valérie Rossi interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une situation préoccupante en matière de santé publique en zone de montagne et plus particulièrement dans le territoire transfrontalier auquel appartient son département, les Hautes-Alpes. Dans ce bassin de vie partagé entre la France et l’Italie, les habitants des deux versants font face aux mêmes difficultés : vieillissement accéléré de la population, pénurie de professionnels de santé et accès aux soins de plus en plus restreint. Pourtant, contrairement à d’autres régions frontalières, comme celles avec la Belgique ou l’Allemagne, aucun accord bilatéral effectif n’existe à ce jour pour organiser la prise en charge des soins ou la mobilité des patients et des professionnels. L’hôpital des Escartons, à Briançon, en est l’illustration : 13 % de son activité chirurgicale concerne des patients italiens, sans cadre juridique clair pour le remboursement de ces soins. Ce déficit structurel représente aujourd’hui plus de 2 millions d’euros. Faute d’un accord transfrontalier en matière de sécurité sociale, cette coopération repose sur des bases précaires, mettant en péril à la fois les équilibres financiers et l’offre de soins. Cet établissement subit ainsi une double pression : celle de la désertification médicale et celle d’un afflux croissant de patients italiens, contribuant à la saturation des urgences et à la fermeture progressive de certains services. Des initiatives existent pourtant : les projets européens ProSATIF-GO et Prosanté ont permis de structurer des expérimentations de parcours de soins partagés et de faciliter la circulation des professionnels. De même, le traité du Quirinal signé le 26 novembre 2021 prévoit explicitement une coopération transfrontalière renforcée. Toutefois, sa mise en œuvre reste aujourd’hui inaboutie, notamment sur le plan financier. L’urgence est réelle. Il est indispensable d’instaurer un cadre juridique stable, équitable et pérenne pour les patients et les professionnels de santé de part et d’autre de la frontière. C’est pourquoi elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour faire aboutir un accord bilatéral de santé transfrontalier entre la France et l’Italie, garantissant à la fois la pérennité de l’hôpital de Briançon et l’accès aux soins pour l’ensemble de la population alpine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>409</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4634</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermetures de classes et manque d’AESH pour la rentrée scolaire 2025‑2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        409. — 10 juin 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions dans lesquelles va se dérouler la prochaine rentrée scolaire au sein de la métropole rennaise. Alors que l’école est censée être le pilier de la République et que la loi de 2005 sur le handicap et l’inclusion scolaire fête ses 20 ans, force est de constater que les conditions d’apprentissage des enfants, déjà préoccupantes, vont à nouveau se dégrader à la rentrée 2025-2026. Le Gouvernement prévoit en effet de fermer 5 000 classes au niveau national, dont 68 en Ille-et-Vilaine. La 8ème circonscription et plus généralement la métropole rennaise sont particulièrement touchées par ces fermetures, notamment au sein des écoles et des collèges de Rennes (établissements Sonia Delaunay, Marie Pape-Carpantier, Moulin du Comte, Échange, Cleunay, Clotilde Vautier), du Rheu (école du Clos Joury) ou encore de Saint-Jacques-de-la-Lande (collège Jean Moulin) et ce malgré le dynamisme démographique du territoire. Certains établissements prévoient des effectifs proches des 30 élèves par classe, y compris au sein des grandes sections où un maximum de 24 existe pourtant. À cela s’ajoutent de trop nombreuses absences non remplacées ainsi qu’un manque criant d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), 1 000 enfants n’étant pas accompagnés sur le département. Ces carences se traduisent par des conditions d’enseignement et d’apprentissage fortement dégradées, sans compter les difficultés qui en résultent pour les enseignants, les personnels de l’éducation nationale et les familles. Face à cette situation qui suscite un désarroi et une colère légitimes, les parents d’élèves, le corps éducatif et les syndicats se mobilisent pour réclamer le maintien de ces classes et le recrutement d’AESH. À l’heure où l’école doit plus que jamais assurer l’acquisition des savoirs, la formation citoyenne, la cohésion sociale et la lutte contre les inégalités, il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement entend prendre d’ici la prochaine rentrée scolaire pour garantir le droit à l’éducation et assurer à chaque élève un enseignement inclusif et de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>410</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4635</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Éco-contribution décentralisée sur les routes nationales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        410. — 10 juin 2025. — M. Inaki Echaniz interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place décentralisée d’une éco-contribution sur les routes nationales pour endiguer le trafic routier de marchandises internationales. Dans les zones frontalières, force est de constater que le trafic dense sur les routes nationales, notamment dans la volonté d’éviter les péages, nuit à la qualité de vie des habitants de ces territoires. Puisqu’elles sont des alternatives gratuites aux autoroutes payantes, ces routes sont privilégiées par les transporteurs pour des raisons économiques évidentes. Outre le manque à gagner pour les finances publiques, la circulation de camions de marchandises sur ces voies inadaptées augmente sensiblement le risque d’accidents, engendre des nuisances importantes pour les riverains, notamment des pollutions sonores ou la dégradation de leur maison, mais aussi une perte d’attractivité pour les communes et conduit à des travaux fréquents de réfection des routes. C’est notamment le cas sur la RN 134 dans les Pyrénées-Atlantiques où le trafic de marchandises, particulièrement dense entre Pau et le tunnel du Somport, dépasse largement la capacité de cet axe, ce qui impacte lourdement le quotidien des habitants de la vallée d’Aspe et du piémont oloronais. Aux nuisances précitées s’ajoute un risque accru d’accident puisqu’il s’agit d’une route de montagne sinueuse sur laquelle circulent de nombreux camions transportant parfois des cargaisons dangereuses qui peuvent engendrer de graves conséquences environnementales et sanitaires en cas d’incident. Le trafic sur la RN 134 génère aussi des dépenses publiques de l’ordre de 4 à 5 millions d’euros chaque année pour assurer les travaux de maintenance. Depuis la mise en place de péages à Biriatou et au Perthus, deux autres points de passage frontaliers, le trafic international sur la RN 134 s’est encore densifié puisque la route est la seule voie gratuite. Alors que les voisins espagnols, belges et allemands ont mis en place des taxes poids lourds contraignantes sur leurs routes, la France tarde à s’engager dans la même voie. Les lois 3DS et climat et résilience ont permis à certaines régions d’instituer une telle taxe sous forme d’expérimentation à condition d’accepter le transfert de compétences pour l’aménagement, l’entretien et l’exploitation de sections routières nationales. Ce qui n’est pas le cas de la région Nouvelle-Aquitaine. Il souhaite donc le sensibiliser à la situation particulière de la RN 134 et lui demande qu’un avis favorable soit donné en faveur de la mise en place d’un système d’éco-contribution sur les routes nationales empruntées par les poids lourds du trafic international au titre de la loi climat et résilience et en dehors du cadre expérimental de la loi 3DS. À défaut, il souhaiterait qu’une expérimentation soit accordée aux territoires transfrontaliers, comme pour la RN 134, donnant ainsi la possibilité à la région Nouvelle-Aquitaine d’instituer une telle éco-contribution sans transfert de compétence et interroge le Gouvernement sur une telle solution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>411</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4635</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ayda Hadizadeh</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avenir du Palais de la découverte : quelles garanties du Gouvernement ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        411. — 10 juin 2025. — Mme Ayda Hadizadeh attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’avenir du Palais de la découverte et les menaces pesant sur ce dernier. Depuis 88 ans, le Palais de la découverte et ses pratiques de médiations culturelles constituent une source d’inspiration pour le monde de la culture, en France comme ailleurs dans le reste du monde. Espace de partage, d’enrichissement intellectuel et d’effervescence scientifique, le Palais de la découverte motive, depuis sa création, de nombreux jeunes dans une voie scientifique, pour certains récompensés au plus haut niveau par des prix tels que le prix Nobel et les médailles Fields. Alors que ce lieu constitue, incontestablement, un gage d’émancipation intellectuelle pour les citoyens et un terreau fondamental pour le développement des sciences et de l’esprit critique, il est aujourd’hui menacé. En effet, les surfaces réservées au Palais pour sa réouverture se sont vues être considérablement réduites dans les plans de réorganisation de la structure : la réduction, initialement prévue d’un tiers dans le plan de réouverture, a été remise en question par le Président de la réunion des musées nationaux et du Grand Palais, M. Didier Fusillier. Ce dernier a en effet annoncé envisager le transfert du Palais à La Villette, le délocalisant de son emplacement historique et restreignant, une nouvelle fois, la portée de cet espace culturel et scientifique. En octobre 2024, le Grand Palais annonçait accueillir en partie le Centre Pompidou dans ses locaux à sa fermeture, actant, pour le Palais de la découverte, la perte de l’usage d’un de ses espaces, à savoir la galerie d’exposition temporaire. La date de réouverture temporaire du Palais de la découverte, d’abord annoncée pour le 11 juin 2025 par le président d’Universcience lors d’une conférence de presse, a ensuite été démenti par le ministère de la culture par communiqué de presse le jour même, laissant s’interroger sur les intentions du Gouvernement pour préserver et soutenir le Palais de la découverte. Elle interroge donc le Gouvernement sur la feuille de route à venir pour la réouverture et la pérennisation, essentielle, du Palais de la découverte. Sachant que Mme la ministre a désavoué, publiquement et par voie de presse, la présidence d’Universcience qui avait annoncé, lors de sa conférence de presse, un calendrier pour le retour du Palais de la découverte dans son emplacement historique, peut-elle expliciter les ambitions gouvernementales quant à l’avenir du Palais de la découverte ? Quelle serait la feuille de route du Gouvernement et du Président de la République à ce sujet et à quelle échéance précisément ? Le Gouvernement s’engage-t-il, oui ou non, à maintenir le Palais de la découverte comme lieu dédié à la science, dans son périmètre actuel ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>412</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4636</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Déforestation et culture durable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        412. — 10 juin 2025. — Mme Brigitte Barèges interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les nouveaux critères d’obtention des aides de la politique agricole commune (PAC) notamment sur les céréales. Pour rappel, la PAC a été mise en place en 1962. Elle instaure un partenariat entre l’Union européenne (UE) et les agriculteurs des pays membres. Elle remplit les objectifs suivants : soutenir les agriculteurs et améliorer la productivité agricole (en garantissant un approvisionnement stable en denrées alimentaires à un prix abordable) ; assurer un niveau de vie décent aux agriculteurs de l’UE ; contribuer à lutter contre le changement climatique et gérer les ressources naturelles de manière durable, préserver les zones rurales et les paysages dans l’ensemble de l’UE, préserver l’économie rurale en promouvant l’emploi dans l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et les secteurs associés La France est la première bénéficiaire de la PAC avec près de 9 milliards d’euros (sur 60 milliards) ; néanmoins, la France est le deuxième contributeur net au budget de l’UE avec 22 milliards d’euros. En juin 2023, la Commission européenne a fait adopter, au sein de l’UE, le « UE deforestation regulation » : cette nouvelle réglementation interdit aux entreprises de commercialiser des récoltes issues de la déforestation. Depuis 2024, le dossier PAC exige une attestation supplémentaire notamment sur les céréales : il est demandé aux exploitants de préciser si leurs céréales sont « durables », la qualification de « durable » étant définie par la précision que les récoltes ne soient pas issues de la déforestation. Il s’agit d’une nouvelle condition des aides de la PAC. Cette nouvelle exigence provient du règlement UE 2024/3234 du 19 décembre 2024. Selon cette nouvelle réglementation, à compter du 30 décembre 2025, les entreprises devront prouver que leurs produits ne proviennent pas de zones/terres issues de la déforestation, « assurer la traçabilité jusqu’à la parcelle d’origine » et d’autres règles liées aux fonciers. Cette obligation se ferait en deux temps, le premier pour les grandes entreprises d’ici la fin de cette année et courant de l’année 2026 pour les petites structures. Or la France n’est pas un pays qui pratique la déforestation. En effet, selon l’association « France bois forêt », les forêts françaises ont retrouvé leur niveau datant du Moyen Âge, avec 17,5 millions d’hectares en 2024, sachant que lors de la période de Révolution industrielle, la France comptait seulement 8,5 millions d’hectares de forêts. Le modèle en la matière est donc « durable » étant donné que les surfaces de forêts augmentent chaque année. La France est donc pionnière dans ce domaine, c’est pourquoi le Gouvernement s’est donné comme objectif de lutter contre la déforestation « importée », par l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation 2018-2030 (SNDI) qui est inscrite dans la loi n° 2021-1104 « climat et résilience ». Pourtant l’UE a signé le traité de libre-échange avec les pays du « Mercosur » qui pratiquent la déforestation, notamment en Amazonie. Considérant que l’UE demande aux agriculteurs français de prouver que leurs cultures ne sont pas issues de la déforestation, considérant que la France ne pratique pas la déforestation, considérant que la Commission européenne signe des accords avec des pays pratiquant la déforestation, considérant que le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, elle souhaite donc savoir si le Gouvernement protégera les agriculteurs français pour obtenir les aides de la PAC en ne leur appliquant pas cette nouvelle réglementation européenne de 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>413</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4637</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Lisibilité de l’action publique relative à l’habitat insalubre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        413. — 10 juin 2025. — M. Maxime Michelet alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’insalubrité persistante de certains logements sociaux situés dans sa circonscription, illustrant la complexité excessive des démarches administratives associées à leur prise en charge. À Reims, des habitants sont mobilisés depuis plusieurs mois pour alerter sur les conditions sanitaires alarmantes de leur logement social : prolifération de rats et de cafards, infiltrations d’eau, chauffage défaillant, installations électriques vétustes, moisissures importantes. Ces dégradations portent gravement atteinte à la santé et à la dignité des habitants. Confrontés à ces problématiques graves, ils doivent de surcroît affronter un véritable parcours du combattant administratif. L’une des premières difficultés réside dans la qualification du logement, entre habitat indigne, insalubre ou simplement indécent, puis dans l’identification de l’autorité compétente à saisir. Ce flou administratif nuit à la lisibilité de l’action publique et nourrit chez les personnes concernées un sentiment d’abandon et d’impuissance. Une retraitée, membre d’une association de locataires de la circonscription de M. le député, témoigne ainsi avoir alerté à plusieurs reprises la mairie et la sous-préfecture, sans qu’aucune réponse concrète n’ait été apportée, faute d’un partage clair des responsabilités de chacun. À ce jour, aucun déplacement n’a été effectué par l’Agence régionale de santé (ARS), alors même que la situation aurait dû déclencher une intervention du directeur général de l’ARS ou du service communal d’hygiène et de santé (SCHS). Face à cette complexité administrative et à l’absence de coordination entre les acteurs compétents, les élus locaux comme les habitants se retrouvent isolés et démunis. Bien que la plateforme « Signal logement » ait été mise en place pour faciliter les signalements, de nombreux habitants, en particulier les personnes âgées les plus précaires, restent exclus de ce dispositif en raison de l’illectronisme qui les touche. De surcroît, face à de telles situations humaines, une plateforme numérique ne saurait suffire à répondre au profond sentiment d’abandon que ressentent les habitants concernés. Ainsi, il souhaite l’interroger sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de renforcer la fluidité, la lisibilité, la rapidité et donc l’efficacité, des dispositifs de signalement et d’intervention contre l’habitat indigne et insalubre et afin de garantir une prise en charge davantage coordonnée entre services de l’État et collectivités territoriales, en particulier dans le cadre des parcs de logements sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>414</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4637</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme des bourses sur critères sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        414. — 10 juin 2025. — M. Sacha Houlié interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessaire réforme des bourses étudiantes afin de connaître la façon dont elle entend la mener. La situation devient alarmante et les travaux engagés par Sylvie Retailleau avec l’acte 1 de la réforme méritent d’être repris le plus rapidement possible pour aboutir à une réforme rapide alors que près d’un étudiant sur 4 est touché par la pauvreté (rapport de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, 2023) ; que les files d’attente devant les distributions alimentaires augmentent ; que le renoncement au soin des étudiants ne cesse de progresser ; et que le recours au travail salarié en parallèle des études est de plus en plus courant. Cette situation de précarité subie représente un échec pour le modèle social mais aussi pour la réussite académique. Aujourd’hui, sans même aborder le critère humain, il y a un réel intérêt économique à soutenir économiquement les études puisqu’il s’agit de l’un des investissements publics les plus rentables ; le coût des bourses et des études étant en moyenne amortis en 15 ans pour les masters. Réformer les bourses sur critères sociaux pour les aligner sur l’inflation, pour mieux cibler les classes moyennes inférieures et les étudiants décohabitants et pour supprimer les effets de seuil (qui conduit parfois à perdre plus de 900 euros de bourses pour 1 euro de revenus) s’impose. Cette réforme est attendue avec impatience par les associations étudiantes, le corps académique mais surtout par les étudiants. Par ailleurs, son coût pourra être compensé par des mesures de suppression de niches fiscales. Dès lors, il lui demande si elle peut préciser les axes principaux d’une réforme des bourses qu’elle entendrait mener.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>7363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4656</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérémie Iordanoff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Difficultés de mise à jour administrative d’un entrepreneur individuel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7363. — 10 juin 2025. — M. Jérémie Iordanoff attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les difficultés rencontrées par les entrepreneurs individuels dans la mise à jour de leur situation administrative. Un habitant de la circonscription dans laquelle il a été élu a entrepris de mettre à jour l’adresse de domiciliation de son entreprise individuelle à la suite d’un déménagement. Soucieux de se mettre en conformité avec la réglementation, il a engagé les démarches via le guichet unique de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Cependant, il se heurte à une impossibilité de finaliser cette formalité faute de disposer d’un moyen de signature électronique qualifiée. Pourtant titulaire d’un passeport en cours de validité, il s’étonne de devoir soit refaire une carte nationale d’identité, soit souscrire à une prestation payante auprès d’un prestataire privé pour accomplir cette simple démarche administrative. Il s’interroge donc sur la justification de telles exigences et déplore que des outils comme France Connect ne soient pas suffisants pour garantir une authentification fiable dans ce contexte. Il souhaite connaître ses intentions sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4656</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Augmentation du volume des normes dans le droit français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7393. — 10 juin 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la forte augmentation du volume des normes dans le droit français. À l’occasion des Assises de la simplification du 3 avril 2025, M. le Premier ministre a appelé à réduire le volume du droit en vigueur en élaguant les textes existants et en stoppant la profusion des lois. En vingt ans, le droit a subi une inflation de 84 % du volume des normes. Cette augmentation affecte tous les codes de du droit français (+ 43 % pour le code de la santé publique ; + 53 % du code de l’environnement ; + 31 % du code du travail, etc). L’ensemble des textes en application a augmenté de 53 % en vingt ans. Depuis 2002, ledroit a plus que doublé (+ 104 %) si l’on en croit Christophe Eoche-Duval, conseiller d’État et auteur de l’ouvrage « L’inflation normative ». Cette inflation n’est pas que le fruit de l’inflation législative : l’activité gouvernementale contribue également à l’augmentation du volume des normes. Elle lui demande quelles dispositions il entend prendre pour réduire cette inflation normative. Par ailleurs, elle lui demande s’il juge opportun de créer un office parlementaire de la norme qui permettrait de « mesurer toutes les normes et pour en faire une question de contrôle des politiques publiques », ainsi qu’en appelle de ses vœux le conseiller d’État précité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4656</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Abandon de notre agriculture biologique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7283. — 10 juin 2025. — M. François Ruffin interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’abandon en cours de l’agriculture biologique du pays. Un agriculteur bio lui a fait part de sa crainte, de son sentiment d’abandon : « Ma trésorerie s’est dégradée jusqu’au point où je n’ai plus aucune épargne. En 2023, j’ai fait - 50 000 euros et la même chose en 2024. J’avais un peu de marge de manœuvre sur la ferme et des économies de côté, je n’ai plus rien. J’hésite à arrêter ». Dans plusieurs de ses stratégies gouvernementales, comme le programme ambition bio ou le plan stratégique national de la PAC, l’État français s’est fixé comme objectif d’atteindre 18 % de surfaces agricoles en bio d’ici 2027 et 21 % d’ici 2030. Mais quel fossé entre le papier et la réalité ! Aujourd’hui, la surface agricole bio n’atteint que 10,4 % et elle a même diminué en 2023 par rapport à 2022. Les agriculteurs bio subissent depuis plusieurs années une crise historique. Les conversions sont à l’arrêt, les fermes décrochent, les usines de transformation bio tournent au ralenti. Le tout dans un contexte climatique instable et inflationniste. Et que fait l’État ? Rien, ou plutôt l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Il a supprimé les aides au maintien en bio en 2017. Une fois installés, les agriculteurs bio ne perçoivent donc plus rien, ou trop peu, pour tenir dans la durée. Pourtant, faute de conversions suffisantes, près d’un milliard d’euros non utilisés risquent de repartir à Bruxelles. Ce reliquat financier devrait être réaffecté d’urgence pour aider les fermes bio. Il ne respecte toujours pas les objectifs de la loi Egalim, qui fixait comme obligation d’atteindre 20 % de bio dans les cantines scolaires à partir du 1er janvier 2022. Aujourd’hui, le plafond est aux alentours de 7 %… Et il y a quelques jours, le Gouvernement a annoncé supprimer deux tiers du budget de l’Agence bio, autrement dit, la mise à mort du « chef d’orchestre » en charge d’étudier, de promouvoir et de développer la filière bio. Alors, il lui demande : va-t-elle officiellement décider de laisser tomber l’agriculture bio du pays ? Va-t-elle laisser tomber ces fermes qui tentent de proposer un autre avenir à l’agriculture ? Il souhaite connaitre sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4657</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquence des surtaxes américaine sur les viticulteurs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7284. — 10 juin 2025. — M. Franck Allisio alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation de la filière viticole suite à la mise en place d’une surtaxe douanière de 20% sur l’ensemble des produits européens, dont les vins français, par l’administration américaine. Pour nombre des producteurs français, le marché américain représente une grande partie de leur activité. C’est notamment le cas des producteurs des AOP Vins de Provence, Bandol, Cassis, Baux de Provence, Palette et Bellet pour qui les États-Unis représentent 39 % de leurs exportations. Face à cette situation, il lui demande les actions qu’elle entend entreprendre afin de soutenir cette filière, et afin que les négociations commerciales avec les États-Unis puissent permettre un assouplissement de ces surtaxes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4657</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Les conséquences des coupes budgétaires affectant le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7285. — 10 juin 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences des coupes budgétaires affectant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Mis en place en 2016, ce dispositif permet aux CUMA (coopératives d’utilisation de matériel agricole) de bénéficier d’un accompagnement financier pour réaliser un diagnostic de leur fonctionnement et de leur organisation, ainsi que pour définir des projets de développement. Ces aides sont particulièrement précieuses dans des territoires agricoles comme la Normandie, où la coopération et le partage de matériel sont essentiels pour assurer la viabilité des exploitations, notamment pour les petites et moyennes structures. Dans la fédération des CUMA « Seine Normande », qui regroupe 220 coopératives de la Seine-Maritime et de l’Eure, cette réduction de financement menace directement la dynamique collective. Or les CUMA jouent un rôle déterminant dans le tissu agricole local : elles permettent aux agriculteurs de mutualiser des équipements souvent coûteux, d’accéder à des matériels performants et adaptés aux enjeux environnementaux. Alors que le soutien aux coopérations agricoles est un levier essentiel pour accompagner la transition agroécologique, maintenir l’activité économique dans les campagnes et préserver l’emploi agricole local, elle souhaite connaître les raisons ayant motivé cette coupe budgétaire dans le dispositif DiNA, ainsi que les solutions envisagées par le Gouvernement pour garantir la pérennité et le développement des CUMA en Normandie et sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4657</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA dédié aux Cuma
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7287. — 10 juin 2025. — M. René Pilato interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire concernant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif, qui favorise le partage de matériel agricole, soutient également le développement de projets collectifs portés par les oopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma). Il répond à des objectifs majeurs et stratégiques : l’emploi en milieu rural, le renouvellement des générations en agriculture, la transition écologique et la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ainsi que la souveraineté alimentaire et énergétique. Chaque année, plus de 600 Cuma y ont recours à l’échelle nationale, mobilisant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Rien qu’en Charente, 209 Cuma en bénéficient. Fruit d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation approfondie entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et actualisé en 2024, ce dispositif s’inscrit pleinement dans les orientations des politiques publiques. Alors que le DiNA a récemment été révisé, en lien avec l’administration et que les moyens alloués restent limités comparés à d’autres dispositifs d’appui, la perspective de sa suppression, en dépit de son efficacité démontrée, suscite une vive inquiétude et une réelle incompréhension au sein du réseau Cuma. Ainsi, alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et quelle pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4658</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Revenus des agricultrices en Bretagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7289. — 10 juin 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation socio-économique préoccupante des agricultrices en Bretagne. Une récente étude publiée en mars 2025 par la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) de Bretagne a mis en lumière les inégalités de revenus entre les femmes et les hommes dans le secteur agricole breton. Il ressort notamment de cette enquête que le niveau de vie médian des ménages dirigés par des femmes cheffes d’exploitation s’établit à 1 900 euros par mois, un montant proche de celui des ménages dirigés par des hommes (1 975 euros). Bien que cet écart de revenu soit peu significatif, les agricultrices sont dans la réalité confrontées à plus de précarité. En effet, 16 % des ménages agricoles bretons dirigés par des femmes vivent sous le seuil de pauvreté, contre 13 % pour ceux dirigés par des hommes. Ce taux atteint même 40 % lorsque l’exploitante est seule à pourvoir aux revenus du ménage. Cette étude est d’autant plus alarmante qu’elle révèle une vulnérabilité économique des femmes dans un secteur confronté à de multiples crises sanitaires, économiques et sociales. Par ailleurs, ces inégalités persistent alors que la féminisation de la main d’œuvre agricole ne cesse de progresser : depuis 1970, la part des cheffes d’exploitation en France est passée de 8 à 34 % (source : Agreste Graph’Agri 2023). En 2020, les femmes représentaient 26 % des effectifs d’exploitants et de co-exploitants agricoles (source : Chambres d’agriculture France). Dans ce contexte, il apparaît primordial d’assurer une meilleure reconnaissance du rôle des femmes dans l’agriculture. Elle souhaite ainsi connaître ses intentions en matière d’égalité femmes-hommes dans le secteur agricole et les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour améliorer le niveau de vie des agricultrices, renforcer leur protection sociale, notamment en ce qui concerne la retraite, et prendre pleinement en compte les spécificités de leur parcours professionnel et de leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4658</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Sanctions européennes prononcées à l’encontre des engrais russes et biélorusses.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7290. — 10 juin 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les sanctions européennes prononcées à l’encontre des engrais russes et biélorusses. Le 22 mai 2025, le parlement européen a voté en faveur de l’augmentation des taxes à l’importation des engrais russes et biélorusses. Cette augmentation, qui s’appliquera au mois de juillet 2025, connaîtra une augmentation jusqu’en 2028, année à laquelle elle atteindra les 430 euros par tonnes. L’Union européenne importe depuis la Russie 20 % de ses besoins en fertilisants azotés (6,2 millions de tonnes ont été importés pour 2024, si l’on en croit le chef économistes des chambres d’agriculture Thierry Pouch). Depuis le début 2025, l’UE a déjà importé 2,5 millions de tonnes. Elle s’inquiète que ces sanctions portent gravement préjudice aux agriculteurs français, déjà sévèrement affectés par les dégâts climatiques comme les mesures en faveur de l’importation de denrées agricoles ukrainiennes à moindre coût. Elle lui demande quelles alternatives le Gouvernement français a prévu de présenter aux agriculteurs qui ont recours à de tels engrais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4658</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien aux dispositifs anti-grêle face au changement climatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7291. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Mette appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des viticulteurs bordelais confrontés à des orages de grêle récurrents, aggravés par le changement climatique et sur les difficultés de financement des dispositifs de protection collective. Elle rappelle qu’en mai 2025, le seuil de déclenchement des canons anti-grêle a été relevé de 30 % à 40 % de risque, empêchant leur activation avant l’orage de grêle du 10 mai 2025, au détriment des vignes mais aussi des habitations et cultures environnantes. Elle souligne que la profession viticole assume seule les coûts de fonctionnement de ces canons, alors que leur effet bénéficie à l’ensemble de la population et que les subventions à l’ADELFA ont récemment été réduites, compromettant la pérennité du dispositif sur tout le territoire. Mme la députée souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour mettre en œuvre un plan national d’adaptation et de soutien aux professions agricoles particulièrement exposées aux impacts climatiques, afin d’assurer une protection collective et durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4659</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien public à l’agriculture biologique, quelles garanties pour son maintien ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7292. — 10 juin 2025. — M. Christophe Proença interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’ensemble des filières de l’agriculture biologique qui subit un effondrement préoccupant des prix, plongeant de nombreux producteurs dans une situation économique critique. Cette crise intervient alors même que ces agriculteurs continuent de répondre à des cahiers des charges exigeants, notamment en matière de performance environnementale, au service des objectifs de transition agroécologique et de santé publique. Dans ce contexte, la question du soutien public à ces filières est plus que jamais cruciale depuis le retrait de l’État dans l’aide au maintien en agriculture biologique. Il a récemment été indiqué qu’un reliquat de 257 millions d’euros issus du budget de la PAC pourrait être redéployé. En commission, Mme la ministre a évoqué la possibilité d’affecter « une part significative » de cette enveloppe au soutien de l’agriculture biologique, sans toutefois en préciser l’ampleur ni les modalités. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre d’apporter des précisions sur les intentions gouvernementales et ce que recouvre exactement l’expression « une part significative ». Il l’interroge sur la part de ce reliquat effectivement dédiée au maintien en bio, les critères d’attribution envisagé, la destination de la part restante et enfin, les mécanismes prévus pour garantir que ce soutien soit rapidement mobilisable dans les exploitations agricoles concernés ; il alerte sur le besoin que les reliquats à venir puissent être également destinés au maintien en agriculture biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4659</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Abattage rituel et maltraitance animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7294. — 10 juin 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la maltraitance animale dans les abattoirs effectuant l’abattage rituel. L’abattoir de Meaux, spécialisé dans l’abattage rituel (halal) de moutons et de bovins, a récemment fait l’objet d’une suspension de ses activités par la préfecture de Seine-et-Marne. Cette décision a été prise après la diffusion d’une vidéo aux images choquantes et alarmantes par l’association L214 (Images filmées entre le 10 mars et le 1er avril 2025), qui a révélé des mauvais traitements infligeant des souffrances évitables aux animaux. Ces animaux sont souvent égorgés à vif, maintenus conscients et parfois découpés alors qu’ils montrent encore des signes de vie, au mépris notamment des précautions sanitaires en vigueur et du respect de l’animal. La vidéo montre des pratiques problématiques, notamment une perte de maîtrise des conditions d’amenée des bovins au poste d’abattage, d’immobilisation de l’animal (l’animal doit être maintenu immobile jusqu’à la perte de conscience), de saignée et d’abattage des animaux. L’utilisation d’équipements inadaptés aux gabarits des bêtes a été constatée. Il faut également noter que tous les animaux qui arrivent vivants au poste d’abattage voient toute la chaîne devant eux, avec les autres animaux suspendus en train de saigner. Les animaux perçoivent le danger et ressentent parfaitement l’effroi. Par ailleurs, des pratiques de maltraitance animale, telles que les chocs électriques intensifs, des coups sur les bovins ou la traction par les pattes et les oreilles sont observées. Les installations mécaniques dans les abattoirs doivent permettre un abattage des animaux sans infliger de telles souffrances. Pour rappel, dans chaque abattoir, des contrôleurs de la préfecture sont présents et tenus à la bonne pratique de l’abattage ainsi que celle du respect de l’animal et de l’hygiène. Aussi, Mme la députée se demande comment de telles pratiques peuvent exister en la présence de ces agents. Des solutions telles que l’abattage avec étourdissement doivent être envisagées afin d’éviter d’infliger aux animaux de pareilles atrocités et, ainsi, diminuer cette maltraitance inadmissible. En France, le principe de l’encadrement de l’abattage est que les animaux soient étourdis avant d’être égorgés. Néanmoins, l’abattage sans étourdissement est autorisé dans le cadre de dérogations religieuses. Face à cette situation, elle lui demande quelles mesures sont envisageables pour permettre d’endiguer la maltraitance animale et mieux encadrer les structures d’abattages rituels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4659</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions de mise à mort des animaux dans les abattoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7296. — 10 juin 2025. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de mise à mort des animaux dans les abattoirs. Dans une enquête rendue publique le 22 mai 2025, l’association L214 a révélé les souffrances abominables infligées à des moutons et bovins dans un abattoir de Seine-et-Marne - spécialisé dans l’abattage rituel halal - et dénoncé ces pratiques extrêmement cruelles. À la suite de cette diffusion, elle se félicite que la préfecture de Seine-et-Marne ait pris la décision de suspendre l’activité de cet établissement. Selon la préfecture, l’activité ne pourra reprendre dans cet abattoir qu’une fois que tous les employés travaillant au contact des animaux vivants auront suivi « une nouvelle session de formation à la protection animale » et que la maîtrise de l’activité y sera constatée par la direction départementale de la protection des populations. Il est également exigé la mise en place de matériels adaptés aux gabarits des animaux. En septembre 2016, Mme la députée avait déjà alerté et questionné par courrier le maire de la commune d’implantation sur l’effectivité des contrôles réalisés dans cet abattoir, lui demandant de mettre cette question à l’ordre du jour du conseil municipal. Elle avait également posé une question écrite au prédécesseur de Mme la ministre en février 2024, lui demandant quelles mesures comptait mettre en œuvre le Gouvernement pour que les abattoirs soient sérieusement suivis et contrôlés par les services vétérinaires afin de vérifier que les opérations d’abattage soient réalisées conformément à la réglementation en vigueur. Elle lui demandait à cette occasion de bien vouloir lui confirmer que tous les abattoirs employaient bien - comme la loi l’oblige - un responsable bien-être animal chargé de faire appliquer les règles de protection animale au sein de l’établissement. Dans sa réponse, le ministre lui assurait que les conditions de mise à mort en abattoir étaient bien soumises à de multiples contrôles. Mais, manifestement, ces contrôles restent insuffisants au regard de l’effroyable révélation des pratiques utilisées dans cet abattoir, comme ailleurs en France. Elle lui demande en conséquence comment le Gouvernement compte mettre fin à de telles souffrances et faire en sorte que la réglementation soit effectivement et sérieusement appliquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4660</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutter contre la prolifération du frelon asiatique pour défendre les apiculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7298. — 10 juin 2025. — M. Emeric Salmon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences de la loi n° 2025-237 du 14 mars 2025, relative à la prolifération du frelon asiatique et à la préservation de la filière apicole. Cette loi, bien qu’ambitieuse dans ses objectifs et marquant une volonté louable de mieux structurer la lutte de cette espèce invasive, a supprimé l’obligation légale de signalement et de destruction des nids par les propriétaires ou occupants, transférant, de facto, la charge financière aux particuliers ou aux communes, sans mécanisme de compensation ou de soutien systématisé de la part de l’État. De nombreuses petites communes se retrouvent ainsi dans l’incapacité d’assumer ces dépenses, alors même que la prolifération du frelon menace gravement la biodiversité et l’activité apicole. Cette situation engendre une inégalité territoriale, certaines communes prenant en charge ces destructions, tandis que d’autres, faute de moyens, laissent cette responsabilité aux particuliers. De plus, l’absence de financement étatique compromet l’efficacité de la lutte contre le frelon asiatique, espèce invasive menaçant la biodiversité et la filière apicole. Il faut rappeler qu’un nid de frelon asiatique non traité cause l’apparition de centaines de reines l’année suivante. Cette nouvelle organisation révèle un vide juridique concernant l’encadrement de la profession d’intervenant dans la destruction des nids de frelons. Il n’existe actuellement aucune harmonisation nationale sur les méthodes à utiliser, les substances et produits autorisés, les tarifs pratiqués ou les obligations de transparence dans les interventions, ce qui conduit à des dérives tarifaires, à des pratiques non sécurisées pour les riverains comme pour l’environnement et à une difficulté croissante pour les collectivités à assurer un service efficace. Aussi, il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour rétablir une prise en charge équitable et cohérente de la destruction des nids de frelons, en particulier pour les communes rurales. Il souhaite également savoir si un encadrement réglementaire clair est envisagé pour les professionnels du secteur, en matière de formation, d’usage de produits biocides, de protocoles techniques, de transparence tarifaire, afin d’assurer une meilleure coordination nationale, une sécurité sanitaire et environnementale, ainsi qu’un meilleur soutien des collectivités et des apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4660</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Problématique de la vente en ligne d’animaux de compagnie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7299. — 10 juin 2025. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées dans la mise en application de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie édictée par l’article L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime dans sa version résultant de l’article 15 de la loi 2021-1539 du 30 novembre 2021. Il semblerait que certains professionnels mettent à profit l’ambiguïté de l’expression : « interdite dans les établissements de vente » d’animaux pour se livrer à des ventes en ligne que le texte en vigueur n’interdit pas expressément. Il lui demande si ses services ont procédé à une analyse de cette difficulté d’application et dans tous les cas, s’il ne lui paraît pas opportun de clarifier la rédaction de l’article L. 214-6-3 précité pour étendre l’interdiction légale à toutes les formes de vente, conformément à l’intention véritable du législateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4661</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Remise en question de la dérogation à l’étourdissement avant abattage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7300. — 10 juin 2025. — M. Xavier Roseren attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la dérogation à l’obligation d’étourdissement des animaux avant abattage, prévue dans le cadre des abattages rituels. Conformément à l’article R. 214-70 du code rural et de la pêche maritime et au règlement (CE) n° 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009 relatif à la protection des animaux au moment de leur mise à mort, l’étourdissement préalable des animaux est obligatoire, sauf lorsqu’il est incompatible avec des prescriptions religieuses spécifiques. Cette dérogation, encadrée par le décret n° 2011-2006 du 28 décembre 2011 et plusieurs arrêtés ministériels, permet aux abattoirs agréés d’effectuer des abattages rituels sans étourdissement, sous condition d’autorisation préfectorale et de garanties techniques strictes. Or de nombreuses autorités scientifiques et vétérinaires soulignent que l’abattage sans étourdissement génère des souffrances importantes. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la Fédération des vétérinaires d’Europe et le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires s’accordent à dire que l’égorgement d’un animal conscient constitue une atteinte grave au bien-être animal. Des études montrent également que l’abattage sans étourdissement représente aujourd’hui un pourcentage significatif des mises à mort en France, dépassant largement la demande réelle pour la viande casher ou halal. En outre, contrairement à certaines idées reçues, l’étourdissement est compatible avec les prescriptions religieuses dans plusieurs pays majoritairement musulmans, comme l’Indonésie ou la Jordanie. En France même, une majorité des volailles abattues sous certification halal sont déjà étourdies. Par ailleurs, l’absence d’étiquetage informatif sur le mode d’abattage empêche les consommateurs de faire un choix éclairé. Une part non négligeable de la viande issue d’animaux abattus sans étourdissement est commercialisée dans les circuits classiques, à l’insu du public. Face à ces constats, il paraît légitime de reconsidérer l’équilibre entre la liberté de culte et la protection animale. Le règlement européen prévoit bien une faculté de dérogation à l’étourdissement et non une obligation de la permettre. D’ailleurs, plusieurs États membres (Danemark, Suède, Slovénie, Finlande, etc.) ont choisi d’interdire l’abattage sans étourdissement. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend ouvrir une réflexion sur la remise en question de la dérogation actuelle, avec pour objectif d’aligner pleinement la législation française sur le principe d’insensibilisation systématique des animaux avant mise à mort, sauf impossibilité technique avérée. Il souhaite également savoir si un étiquetage clair sur le mode d’abattage des viandes commercialisées pourrait être mis en place, afin de garantir la liberté de choix du consommateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4661</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Simplification administrative du dédommagement des pisciculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7301. — 10 juin 2025. — M. Emeric Salmon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le manque de reconnaissance juridique et d’encadrement réglementaire spécifique dont souffrent actuellement les pisciculteurs français face aux pertes causées par la faune sauvage. Contrairement aux éleveurs ou aux agriculteurs, qui peuvent bénéficier de fonds d’indemnisation ou de mesures dérogatoires en cas de dégâts causés à leurs troupeaux ou à leurs cultures (notamment face à certaines espèces protégées comme le loup) les pisciculteurs ne disposent d’aucun cadre d’aide ou de protection adapté lorsqu’ils subissent des pertes liées à la prédation de leur cheptel aquatique. Or dans de nombreuses exploitations, les dégâts causés par certaines espèces protégées, telles que les aigrettes, les hérons ou les couleuvres, peuvent être considérables, remettant en cause la viabilité économique de l’activité piscicole. Ces prédateurs diffèrent selon les stades de développement des poissons. Malgré leur rôle dans l’alimentation, la gestion durable de l’eau et la préservation de la biodiversité aquatique, les pisciculteurs restent juridiquement invisibles dans plusieurs dispositifs agricoles ou environnementaux. De nombreux professionnels dénoncent l’absence de réponse de l’office français de la biodiversité, tant sur le plan de l’indemnisation que sur celui de l’autorisation de mesures de protection ciblées, applicables à d’autres filières agricoles ou d’élevages. Par ailleurs, la filière piscicole, bien qu’agricole par nature, n’est souvent pas reconnue à ce titre dans les politiques d’accompagnement, ni dans les dispositifs de secours ou de gestion des pertes. Cette inégalité de traitement est d’autant plus préoccupante que la France a perdu plus des deux tiers de ses exploitations aquacoles en quarante ans (passant de plus de 1 000 en 1980 à environ 300 en 2025) et que la production nationale ne couvre plus que 30 % de la consommation annuelle. Aussi, il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une évolution du cadre législatif ou réglementaire afin de reconnaître pleinement la pisciculture comme activité agricole éligible à une protection équivalente face aux dommages causés par la faune sauvage. Il souhaite également savoir si des dispositifs d’indemnisation spécifiques, ou des dérogations ciblées à certaines protections d’espèces, pourraient être mis en œuvre de manière équilibrée pour soutenir les professionnels du secteur, tout en respectant les engagements de la France en matière de préservation de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4662</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Balance agroalimentaire et agricole 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7325. — 10 juin 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la balance commerciale agroalimentaire et agricole de la France en 2024. Il souhaite également connaître l’évolution de cette balance par rapport à 2023 et les principaux postes de cette évolution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4662</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Évolution réglementaire relative à la gestion des boues des stations d’épuration
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7334. — 10 juin 2025. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’évolution réglementaire relative à la gestion des boues des stations d’épuration. La loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable du 30 octobre 2018, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020 et l’ordonnance n° 2020-920 du 29 juillet 2020, prévoient que le Gouvernement établisse, au 1er juillet 2021, un décret fixant le cadre relatif aux nouveaux critères de qualité agronomique et d’innocuité pour les matières fertilisantes et supports de culture. Ce texte devrait fortement impacter les acteurs concernés, les collectivités en charge de la gestion des boues d’épuration et des déchets ménagers, ainsi que les professionnels du recyclage agronomique. Le projet de décret a fait l’objet de nombreux travaux, mais demeure non paru au Journal officiel à ce jour, laissant planer une forte incertitude sur l’ensemble des acteurs. Aussi, il lui demande si le décret doit faire l’objet prochainement d’une parution au Journal officiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4662</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Publication du décret "socle commun"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7338. — 10 juin 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le retard préoccupant de la publication du décret dit « socle commun » sur les matières fertilisantes et supports de culture (MFSC). Ce décret, prévu par l’article L. 255-9-1 du code rural et de la pêche maritime créé par la loi du 29 juillet 2020 relative à la prévention et à la gestion des déchets, vise à fixer les critères de qualité agronomique et d’innocuité de ces produits afin de sécuriser leur usage en agriculture, tout en limitant les risques pour l’environnement et la santé humaine. Une consultation publique a bien été organisée du 30 octobre au 30 novembre 2023, mais la publication officielle de ce décret se fait toujours attendre. Ce retard suscite une vive inquiétude chez de nombreux acteurs : collectivités, professionnels agricoles et filières de valorisation des biodéchets. En l’absence de cadre réglementaire clair, ces derniers peinent à valoriser des fertilisants organiques issus de la matière biodégradable, alors même qu’ils constituent une alternative crédible aux engrais importés et un levier stratégique pour développer l’économie circulaire dans les territoires. Ainsi, elle souhaite connaître les raisons d’un tel délai, alors que la loi a été adoptée il y a désormais cinq ans, ainsi que la date prévue pour la publication définitive du décret « socle commun ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4662</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Sécurisation des actes d’urbanisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7293. — 10 juin 2025. — M. Jean-Michel Brard attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences, pour le code de l’urbanisme, de la modification du code de l’énergie par la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables. En effet, cette modification permet de mettre à la charge du demandeur l’extension du réseau électrique, y compris la partie située sous la voie publique. Ce mécanisme doit permettre d’éviter aux communes de payer les extensions situées sur le domaine public. Or les autorisations d’urbanisme délivrées par les communes ou collectivités compétentes sont fondées uniquement sur le code de l’urbanisme et le plan local d’urbanisme. Le code de l’énergie n’est pas opposable aux autorisations d’urbanisme. Ce qui signifie que les services instructeurs n’ont pas le droit de se fonder sur ce code ou sur un autre code, quel qu’il soit, pour valider ou refuser un permis de construire. Ne disposant plus d’éléments d’information sur la desserte d’un terrain par le réseau électrique - puisque que cela relève désormais du pétitionnaire - l’autorité compétente est donc susceptible d’accorder une autorisation d’urbanisme entachée d’illégalité en ce qu’elle concerne un terrain non desservi à ce jour par le réseau électrique. En effet, l’article L. 111-11 du code de l’urbanisme indique que « le permis de construire ou d’aménager ne peut être accordé si l’autorité compétente n’est pas en mesure d’indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés ». Il en est de même pour les certificats d’urbanisme pour lesquels l’autorité compétente n’est plus mesure de répondre aux exigences du code de l’urbanisme sur le contenu des certificats d’urbanisme opérationnels qu’elle délivre, lesdits certificats devant indiquer l’état des équipements existants ou prévus. Afin de sécuriser les actes d’urbanisme, il est donc nécessaire de faire évoluer le code de l’urbanisme sur le volet distribution d’électricité. Aussi il l’interroge pour connaître ses intentions quant à la mise en cohérence du code de l’urbanisme avec le code de l’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4663</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>GEMAPI et impossibilité de souscrire une assurance responsabilité civile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7311. — 10 juin 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’impossibilité croissante, pour de nombreuses collectivités territoriales exerçant la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), de souscrire une assurance responsabilité civile, notamment en matière d’atteinte à l’environnement et ce en dépit de l’absence de tout sinistre ou de tout facteur aggravant de risque. Cette situation alarmante, qui touche directement l’établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau (EPAGE) Haut-Doubs Haute-Loue, basé à Frasne et regroupant neuf intercommunalités, illustre une dérive systémique mettant en péril l’exercice de missions essentielles à la prévention des inondations, à la sécurité des populations et à la protection de la ressource en eau. L’EPAGE s’est vu notifier en 2024, sans justification particulière, la résiliation de son contrat d’assurance pourtant conclu avec la compagnie GAN en 2020 et ce malgré l’absence totale de sinistre ou de contentieux depuis sa création. Depuis cette résiliation unilatérale, toutes les tentatives engagées par l’EPAGE auprès d’autres compagnies d’assurance, telles que Groupama, la SMACL ou Axa, se sont heurtées à des refus systématiques. Ces assureurs refusent d’assurer les établissements publics en charge de la GEMAPI, sans même analyser en détail le niveau réel de risque encouru et justifient leur refus par une orientation globale de non-renouvellement des contrats arrivés à échéance pour ce type de collectivités. Cette politique, qui dépasse le seul cas du Haut-Doubs, laisse entrevoir un désengagement massif des compagnies d’assurance vis-à-vis de tous les EPCI de France exerçant cette compétence. Ce phénomène a pour conséquence directe de plonger les établissements publics dans une situation ubuesque : exercer une mission d’intérêt général obligatoire, prévue par la loi MAPTAM (loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014), sans aucune couverture en responsabilité civile. Depuis le 1er janvier 2025, l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue agit donc sans assurance, y compris en matière de dommages environnementaux, ce qui expose gravement ses agents, ses dirigeants, ses élus et les collectivités membres à des risques juridiques, financiers et administratifs majeurs. Ce blocage place les élus locaux dans une impasse dramatique. Devant l’impossibilité d’être couverts, ils doivent soit continuer à agir, au péril de leur responsabilité personnelle et de celle de leurs collectivités, soit suspendre des actions pourtant cruciales, notamment en faveur de la prévention des inondations ou de la restauration des rivières. Le risque est immense : soit on expose des élus à des conséquences juridiques désastreuses, soit on retarde des interventions qui pourraient sauver des vies ou éviter des catastrophes naturelles. La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle est connue depuis plusieurs années. Déjà en 2022, plusieurs rapports d’élus, d’agences de l’eau et d’experts avaient tiré la sonnette d’alarme. Le Premier ministre lui-même a annoncé le 14 avril 2025 un plan d’action censé apporter des réponses concrètes. Pourtant, à la lecture de ce plan, aucune mesure réelle, rapide et opérationnelle ne semble en mesure de résoudre le problème. Le Gouvernement évoque bien la création d’une « cellule d’accompagnement et d’orientation », mais celle-ci n’est toujours pas opérationnelle. Elle reste, à ce jour, une coquille vide incapable d’apporter la moindre solution concrète aux collectivités déjà confrontées au mur assurantiel. Cette crise pose une question de fond : l’État peut-il continuer à transférer des compétences lourdes, assorties d’obligations juridiques, techniques et environnementales, tout en laissant les collectivités en première ligne, sans leur garantir une protection assurantielle minimale ? Le cas du GEMAPI n’est pas isolé. D’autres domaines, comme la gestion des déchets, la réhabilitation des friches industrielles ou la protection de la biodiversité, pourraient bientôt être confrontés au même problème. Dans un contexte de changement climatique où les évènements extrêmes sont appelés à se multiplier, il est paradoxal que les collectivités chargées de la prévention et de l’adaptation se voient ainsi désarmées, non par manque de compétence ou de volonté, mais par absence d’outils assurantiels adaptés. Les assureurs privés, en se retirant, révèlent les limites d’un système fondé sur la logique du risque maximal. Mais l’État, en tant que garant de l’intérêt général, ne peut se permettre de rester spectateur. Des solutions existent. Elles nécessitent une volonté politique forte. Une piste urgente serait la mise en place d’un mécanisme d’auto-assurance entre l’État et les collectivités, sur le modèle du Fonds Barnier pour les catastrophes naturelles. Une autre solution pourrait consister à imposer, par voie législative, une obligation minimale d’assurance, sur le modèle de l’assurance automobile, en contraignant les compagnies à proposer a minima des couvertures de base pour les établissements publics exerçant la compétence GEMAPI. Mme la députée estime que la souveraineté du territoire, la sécurité des habitants, la défense des cours d’eau et la capacité des collectivités à agir efficacement ne peuvent être sacrifiées sur l’autel du désengagement du marché privé. Il n’est pas acceptable qu’un établissement public local, respectueux de ses obligations, irréprochable dans sa gestion, soit contraint d’opérer sans filet juridique, en raison de la frilosité d’un secteur qui se détourne de missions jugées peu rentables. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes, immédiates et obligatoires le Gouvernement entend prendre pour garantir, dès 2025, une couverture assurantielle minimale à l’ensemble des établissements publics exerçant la compétence GEMAPI ; s’il envisage une réforme législative imposant aux compagnies d’assurance une obligation de couverture partielle ou minimale des missions d’intérêt général exercées par les collectivités territoriales ; si une solution d’auto-assurance mutualisée entre l’État et les EPCI est envisagée et dans quels délais elle serait opérationnelle ; s’il reconnaît la gravité de la situation actuelle et admet qu’elle met en péril la mise en œuvre d’une politique publique essentielle à la sécurité des Français et à la protection de l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4664</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Gel du programme 147
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7326. — 10 juin 2025. — M. Olivier Faure alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la baisse drastique des crédits alloués au titre du programme 147 sur le territoire de Grand Paris Sud pour l’année 2025, estimée entre 500 000 et 600 000 euros à l’échelle du bloc communal. Cette décision de diminution et de gel de crédits budgétaires intervient dans un contexte où les besoins des habitants des quartiers prioritaires de la ville (QPV) n’ont jamais été aussi pressants. L’agglomération de GPS compte désormais 18 QPV répartis sur six communes, représentant 25 % de sa population, soit trois fois plus que la moyenne nationale. À la faveur de la nouvelle géographie prioritaire, ce sont 7 400 habitants supplémentaires qui sont désormais concernés par cette politique, renforçant encore les besoins d’accompagnement et d’investissement. Par ailleurs, le territoire subit également des baisses de financement sur d’autres dispositifs essentiels, notamment ceux alloués à la mission locale et aux politiques d’intégration. Ces diminutions compromettent donc gravement la mise en œuvre des projets de renouvellement urbain, de cohésion sociale et d’égalité des chances essentiels aux populations les plus vulnérables. Aussi il souhaite savoir quand le Gouvernement compte dégeler les crédits du programme 147, afin de garantir la continuité des actions engagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4664</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Recouvrement de la taxe d’aménagement et pérennité financière des CAUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7382. — 10 juin 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), confrontés à un effondrement inédit de leur principale ressource : la part départementale de la taxe d’aménagement. La loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 et la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 posent le principe d’un financement des CAUE par la part départementale de la taxe d’aménagement, dont le produit est affecté au fonctionnement de ces structures de service public. Or, depuis l’application de l’article 155 de la loi de finances pour 2021 en septembre 2022, deux évolutions majeures viennent déstabiliser profondément le modèle économique de ces établissements. Avant la réforme de 2022, la taxe d’aménagement était effectivement appelée en deux échéances : la première moitié du montant de la taxe était appelée 12 mois après la délivrance du permis de construire et la seconde moitié était appelée 24 mois après la délivrance, sauf si l’achèvement des travaux était déclaré avant, auquel cas le solde pouvait être appelé plus tôt. Depuis la réforme, deux évolutions majeures ont profondément désorganisé le recouvrement et fragilisé la trésorerie des CAUE. D’une part, la perception de cette taxe est désormais conditionnée à l’achèvement des travaux, ce qui introduit un décalage de plusieurs années dans le temps entre l’autorisation de construire et le versement effectif de la taxe. En outre, ce versement repose sur la déclaration volontaire de l’achèvement, déclaration qui peut être différée, voire omise. D’autre part, la compétence de recouvrement a été transférée de la DDT à la DGFIP. Depuis début 2025, la DGFIP rencontre de graves difficultés techniques et structurelles qui ralentissent la collecte de la taxe. Or les services ne disposent d’aucune visibilité sur les montants et calendriers de recouvrement des sommes dues. Les effets de cette double évolution sont immédiats et préoccupants. Le CAUE de Haute- Savoie, par exemple, n’a perçu à la fin du mois de mai que la moitié de la somme attendue, qui s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros. Cette chute brutale compromet à très court terme la viabilité de la structure et menace les emplois permanents qui y sont attachés. Plusieurs autres CAUE font face à des situations similaires, parfois avec des suppressions de poste déjà effectives. Il est à craindre que d’autres départements soient affectés dans les mois à venir. Au-delà des CAUE, ce sont également les ressources des départements, pour leurs politiques ENS, et des communes qui sont touchées. Elle lui demande donc quelles mesures d’urgence le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la pérennité financière des CAUE, notamment en garantissant un recouvrement effectif et régulier de la taxe d’aménagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4665</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Dissuasion nucléaire française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7341. — 10 juin 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre des armées au sujet des récentes déclarations du président de la République, Emmanuel Macron, concernant l’éventuelle ouverture de la dissuasion nucléaire française aux pays membres de l’Union européenne. Plus particulièrement, son possible partage avec la Pologne, à l’occasion de la signature du traité d’amitié de Nancy avec ce pays. La réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis a ravivé le débat sur la fiabilité du parapluie nucléaire étatsunien et, plus largement, sur l’avenir de l’OTAN. En effet, le président des États-Unis remet régulièrement en cause le cadre de l’alliance atlantique, tout en critiquant sévèrement le niveau d’engagement militaire des pays européens membres. La fin de ce parapluie nucléaire toucherait en priorité les pays d’Europe de l’Est, qui se sentent particulièrement vulnérables face à la Russie de Vladimir Poutine, depuis le début de la guerre en Ukraine. C’est dans ce contexte que, le 5 mars 2025, le président de la République a annoncé vouloir ouvrir un « débat stratégique » sur l’extension de la dissuasion nucléaire française à d’autres pays européens. Il a réitéré ces propos sur TF1 le mardi 13 mai 2025 où il s’est dit prêt à une « discussion » sur le déploiement d’avions armés de « bombes » nucléaires dans d’autres pays, sur le modèle de ce que font les États-Unis pour partager leur parapluie nucléaire sur le continent. Ces déclarations remettent en cause les fondements de la doctrine nucléaire française. D’une part, la France est signataire du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui l’engage dans une logique de stricte suffisance en matière d’armement nucléaire. D’autre part, la doctrine française repose sur une stratégie exclusivement défensive, centrée sur la préservation de ses intérêts vitaux, des intérêts volontairement non définis afin de maintenir un flou stratégique essentiel à la crédibilité de la dissuasion. Par ces annonces, le président de la République risque non seulement de participer à la prolifération nucléaire, en contradiction avec les engagements internationaux de la France, mais également d’affaiblir la notion de flou stratégique qui constitue un pilier de la doctrine. Ce glissement doctrinal n’est pas nouveau. Dès 2020, le président Macron avait introduit une « dimension européenne » dans la définition des intérêts vitaux de la France. Il va aujourd’hui plus loin, en envisageant un véritable « parapluie nucléaire » français pour les pays membres de l’Union européenne. Aussi, il l’interroge sur les conséquences de ces annonces, qui sont en contradiction avec les engagements internationaux de la France ainsi qu’avec la doctrine nucléaire française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4666</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Réserve prudentielle du secteur médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7362. — 10 juin 2025. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la mise en réserve prudentielle en 2025 des crédits alloués aux établissements pour personnes âgées et personnes en situation de handicap, à hauteur de 241 millions d’euros. Si le principe de la réserve prudentielle se justifie pour compenser d’éventuels dépassements d’enveloppes en cours d’exercice budgétaire, le secteur médico-social est soumis à une enveloppe limitative sans dépassement possible de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Cette décision gouvernementale a donc pour objectif de compenser les excédents de dépenses d’autres champs de l’assurance maladie, au détriment des établissements du secteur médico-social soumis à des difficultés récurrentes de personnels et pour une majorité d’entre eux à un déficit. Elle souhaite donc savoir ce que compte faire le Gouvernement pour rassurer les acteurs du secteur médico-social, en prenant l’engagement de supprimer la réserve prudentielle ou en restituant automatiquement en fin d’année les crédits gelés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4666</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Effets de seuil liés au mode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7411. — 10 juin 2025. — M. Romain Eskenazi attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les effets de seuil liés au mode de calcul actuel de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), qui pénalisent les bénéficiaires en emploi, notamment ceux exerçant une activité à temps partiel en raison de leur état de santé. Selon les données disponibles, près de 33 % des allocataires en emploi et reconnus administrativement en situation de handicap exercent une activité professionnelle à temps partiel (entre 50 % et 80 %), en raison de pathologies chroniques, de handicaps invisibles ou de contraintes fonctionnelles. Ces travailleurs, bien qu’insérés professionnellement, se retrouvent dans une situation paradoxale où une progression salariale, même modeste, se traduit par une diminution nette de leurs ressources, en raison de la baisse conjointe de leur AAH et, dans de nombreux cas, de leur prime d’activité. À titre d’exemple, une agente de la fonction publique, employée à 60 % par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France et résidant dans le Val-d’Oise, a fait part à M. le député d’une situation qu’elle qualifie d’injuste : chaque revalorisation salariale entraîne, de façon quasi-automatique, une diminution de ses allocations sociales, aboutissant à une perte nette d’environ 90 % de son augmentation salariale, malgré un investissement professionnel constant. Ces effets de seuil créent une forme de plafond de verre économique pour les personnes en situation de handicap : elles ne peuvent valoriser leur engagement au travail sans risquer de perdre des droits essentiels. Cette logique perverse finit par décourager l’effort, fragiliser l’insertion et mettre à mal les objectifs mêmes de l’AAH, conçue comme un levier d’autonomie et non comme une contrainte à la mobilité sociale. Ce constat est conforté par une étude récente (2023) de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), qui souligne que le taux de pauvreté des travailleurs handicapés à temps partiel atteint 25 %, contre 15 % chez les travailleurs valides à temps partiel. Ce différentiel d’accessibilité à l’emploi digne et rémunérateur constitue une inégalité flagrante. Par ailleurs, la complexité et l’opacité des mécanismes de calcul utilisés par les caisses d’allocations familiales (CAF), souvent automatisés, renforcent l’incompréhension, limitent les possibilités de recours et nuisent à la confiance dans les institutions. Alors même que la loi du 11 février 2005 consacre le droit à une vie digne, autonome et pleinement intégrée à la société et que la France s’est engagée, en ratifiant en 2010 la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH), à « garantir et promouvoir le plein exercice de tous les droits humains et libertés fondamentales des personnes handicapées, sans discrimination », notamment le droit au travail sans entrave, conformément à son article 27, une telle situation ne saurait perdurer. En conséquence, il lui demande quelles réformes elle entend engager afin de garantir qu’une personne en situation de handicap exerçant une activité professionnelle, même à temps partiel, puisse percevoir les fruits de son travail sans subir de perte nette de ressources. Il l’interroge également sur les mesures concrètes envisagées pour corriger les effets de seuil dans le calcul de l’AAH et de la prime d’activité et assurer ainsi le plein exercice du droit au travail dans des conditions justes et équitables pour les personnes handicapées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4667</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Manque d’IME en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7412. — 10 juin 2025. — M. Matthias Tavel interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le manque criant d’instituts médico-éducatifs dans le pays. Cette sous-dotation de la France en IME cause de grandes difficultés à des familles déjà éprouvées à différents degrés par la situation et l’organisation familiale qu’elle induit, qui leur est imposée en raison de la situation de handicap de leur enfant. L’attente pour obtenir une place en IME après s’être inscrit sur liste d’attente est pour beaucoup interminable et peut durer jusque plusieurs années. En témoigne le cas d’une famille en attente d’une place à Saint-Nazaire à l’IME Lucien Desmonts de Saint-Nazaire depuis 2022 et à l’association Marie Moreau depuis 2023. Le plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issu de la conférence nationale du handicap 2023 et mis à disposition des ARS, est un des leviers qui doit être mobilisé pour augmenter le nombre d’IME dans le pays et de places dans ces établissements. Il lui demande donc comment, et dans quel délai, elle entend pourvoir au déficit d’instituts médico-éducatifs en France, de sorte que chaque enfant, dont la situation personnelle requiert qu’il soit scolarisé en IME, puisse y être accueilli dans des délais et conditions raisonnables et adaptés, pour lui et sa famille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4667</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Nécessaire simplification des formulaires pour les chefs d’entreprise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7364. — 10 juin 2025. — M. Patrick Hetzel appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la nécessaire simplification des formulaires et procédures administratifs pour les chefs d’entreprise de TPE et PME. Ils estiment être totalement absorbés par des demandes administratives de tout type. Il en est ainsi pour la numérisation des factures. Lorsqu’un client envoie une commande avec un numéro de commande, il faut préalablement procéder à une ouverture de compte fournisseur, puis demander un agrément pour pouvoir envoyer une facture dématérialisée sur une plateforme depuis une adresse email dédié. Ensuite il est nécessaire de demander à l’acheteur d’accepter la facture et la mettre dans le circuit de paiement. D’une facture imprimée et envoyée par courrier, on est passé à une démarche nécessitant une heure de procédure ! Aussi, il lui demande les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour adapter les procédures aux réalités des chefs d’entreprise afin de leur simplifier au quotidien la tâche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4667</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Klinkert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Difficulté d’accès à l’audiovisuel en zone frontalière franco-allemande
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7313. — 10 juin 2025. — Mme Brigitte Klinkert alerte Mme la ministre de la culture sur la difficulté d’accès à l’audiovisuel en zone frontalière franco-allemande. Jusqu’en avril 2017, les citoyens de la région frontalière franco-allemande résidant en Allemagne avaient la possibilité d’accéder aux programmes et contenus télévisuels français des chaînes du service public, notamment France Télévisions. C’est le passage à la télévision numérique terrestre (TNT) qui a mis fin à cette accessibilité, la France et l’Allemagne ayant opté pour deux normes de diffusion différentes (DVB-T2 en Allemagne, Mpeg-4 en France). Toute chaîne supplémentaire ou optionnelle représente un coût additionnel pour le consommateur, ce qui rend cette solution peu attractive. Les chaînes de France Télévisions sont désormais accessibles via une offre payante proposée par Vodafone en Allemagne. Face à cette situation, certains habitants cherchent alors des alternatives illégales. Dans un bassin de vie transfrontalier, de tels obstacles sont souvent incompréhensibles pour la population car les offres du pays voisin semblent à portée de connexion. La problématique ne se limite pas à la zone frontalière entre la France et l’Allemagne. Ce constat est également le même dans les zones frontalières avec la Belgique, l’Espagne ou encore l’Italie. L’accessibilité aux programmes et contenus télévisuels français sur le territoire allemand contribue au rayonnement culturel, à la diffusion de la langue française et au renforcement de l’influence culturelle en Europe par la diffusion des programmes culturels outre-Rhin. C’est un moyen concret de renforcer l’amitié franco-allemande en facilitant notamment l’apprentissage de la langue du voisin et encourageant les échanges entre nos sociétés. Ainsi, il convient de trouver des solutions afin de répondre à ces difficultés d’accès aux chaînes du service public de France Télévisions en Allemagne, dans les zones frontalières franco-allemandes notamment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4668</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avenir incertain du Palais de la découverte de Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7331. — 10 juin 2025. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre de la culture sur l’avenir incertain du Palais de la découverte de Paris. Ce musée, rattaché à la Cité des sciences et de l’industrie au sein de l’établissement public national Universcience, fait face à de nombreuses menaces depuis sa fermeture en 2020 pour travaux. En effet, le projet scientifique et culturel (PSC), document opérationnel définissant l’identité du musée pour sa réouverture initialement prévue en 2024, modifie substantiellement le projet historique du Palais de la découverte. Tout d’abord, sa surface doit être réduite de 7 259 m2, ce qui constitue une diminution significative de l’espace dédié à la science. Mais ce n’est pas tout : le document précise également que le nombre de salles d’exposition dédiées aux échanges entre les médiateurs scientifiques et le public, ainsi que les salles dédiées aux expériences, doivent être réduites de 34 à 13. De nombreux ateliers vont également être sous-traités en dehors du Palais de la découverte. Toutes ces modifications s’inscrivent dans un changement profond de la philosophie du musée, reflétant une préférence pour une conception utilitariste des savoirs plutôt qu’un musée consacré à la recherche fondamentale. La Société française de physique déplorait d’ailleurs déjà en 2020 que « l’objectif du Palais ne soit plus de faire découvrir les sciences, mais de convaincre que leurs applications sont nécessairement bénéfiques ». Les inquiétudes de la communauté scientifique et des salariés du musée sont renforcées par le manque de transparence et de clarté sur la durée de la rénovation et la date de sa réouverture. Celle-ci a déjà été retardée de deux ans et devrait avoir lieu en 2026 dans le meilleur des cas. Le musée devait provisoirement rouvrir ses portes le 11 juin à l’occasion d’une exposition temporaire sur l’intelligence artificielle. Mais, les salariés ont été informés le 20 mai, soit moins d’un mois à l’avance, que cela n’aurait pas lieu. En réaction, l’Académie des sciences exige du ministère de la culture qu’il « rende public un programme clair, qui porte sur l’ensemble du projet, sur son organisation et son déroulement calendaire » dans un communiqué publié le 26 mai. Ces menaces qui pèsent sur le Palais de la découverte s’ajoutent à la longue liste des attaques successives du Gouvernement contre la science, avec notamment les coupes d’un milliard et demi d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Face à cette situation, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte entreprendre pour préserver la mission initiale de cette institution et garantir que la transparence soit faite quant à la durée des travaux auprès des salariés et des scientifiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4668</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Structuration de la profession de guide-conférencier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7408. — 10 juin 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les guides-conférenciers. Cette profession joue un rôle essentiel dans la transmission de l’histoire de la Nation et dans la valorisation du patrimoine culturel français. Pourtant, cette dernière demeure toujours insuffisamment encadrée. Malgré l’existence d’un diplôme d’État et la délivrance d’une carte professionnelle par les préfectures, aucun fichier national ne recense à ce jour ces professionnels. Le numéro figurant sur la carte ne correspond à aucune base de données identifiable, créant alors un flou préjudiciable. Les agences touristiques profitent de cette lacune pour employer d’une part des guides non diplômés, sans qualification ni formation, et d’une autre part des guides-conférenciers en l’absence de toute obligation de faire mention à leurs clients de ce qui distingue ces catégories de professionnels. Une absence de contrôle strict des détenteurs de la carte dans certaines institutions porte préjudice également aux guides-conférenciers. Cette situation fragilise la profession de guide-conférencier. C’est pourquoi la création d’un fichier national des guides-conférenciers diplômés, rattaché au ministère de la culture, apparaît comme une mesure simple, de bon sens et attendue par la profession. Ce registre permettrait aux touristes de s’assurer qu’ils font appel à un guide-conférencier diplômé et qualifié, tout en apportant une reconnaissance officielle à ces professionnels. Cette démarche ne vise nullement à opposer les guides touristiques aux guides-conférenciers, mais à clarifier et sécuriser les contours de deux métiers distincts. Par ailleurs, ce fichier constituerait un outil efficace de lutte contre les fraudes et les abus. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de reprendre cette proposition, qui contribuerait utilement à la structuration de la profession et à la valorisation du patrimoine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4669</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Xavier Ceccoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Demande de transparence budgétaire en matière de flux financiers État - Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7322. — 10 juin 2025. — M. François-Xavier Ceccoli attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’impérieuse nécessité, pour le Parlement comme pour les élus de la Corse, de disposer sans délai d’un panorama financier exhaustif et consolidé des relations budgétaires entre l’État et la Corse. Dans la perspective d’une éventuelle évolution statutaire de l’île, et, corrélativement, du transfert de nouvelles compétences, notamment fiscales, il importe de connaître avec précision, d’une part, le produit de toutes les impositions nationales dont le fait générateur se situe en Corse et, d’autre part, l’ensemble des concours de l’État versés au territoire et notamment : les dotations et subventions budgétaires, dotation de continuité territoriale instituée aux articles L. 4425-23 et L. 4425-26 du code général des collectivités territoriales, compensation des surcoûts de production d’électricité en zone non interconnectée prévue aux articles L. 121-6 et suivants du code de l’énergie, dotation globale de fonctionnement versée en application des articles L. 2334-1 et suivants du même code, restitutions allouées au titre du fonds de compensation pour la TVA défini aux articles L. 1615-1 à L. 1615-12, ainsi que les engagements financiers contractualisés dans le cadre des contrats de plan État-région, ou, depuis 2023, des contrats de convergence et de transformation, régis par les articles L. 4251-1 et suivants. L’absence de transmission de ces données, pourtant réclamées avec l’appui du ministre de l’intérieur d’alors, nourrit un discours visant à minimiser l’effort de solidarité nationale dont bénéficie l’île et alimente, par ricochet, des thèses ouvertement séparatistes. Seule la mise en regard, sur plusieurs exercices, de ces flux croisés permettra d’apprécier loyalement l’effort consenti et, partant, la soutenabilité budgétaire de toute avancée institutionnelle. En conséquence, il lui demande de rendre publiques ces informations sous un format aisément exploitable et, le cas échéant, de proposer à M. le Premier ministre, sur le fondement de l’article L. 132-7 du code des juridictions financières, de saisir la Cour des comptes afin qu’elle établisse, dans un délai compatible avec le calendrier parlementaire à venir, le rapport circonstancié qu’exige ce débat. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4669</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Lutte contre le marché parallèle de tabac - Conseil d’évaluation des fraudes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7323. — 10 juin 2025. — M. David Taupiac attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’absence de travaux du Conseil d’évaluation des fraudes. Créée sous l’impulsion de son ministère, cette instance avait pour objectif d’évaluer le montant des fraudes fiscales, sociales, douanières et aux aides publiques en France, afin de mieux identifier et améliorer les divers leviers de lutte contre ces dernières. Avant la production d’un premier bilan en juin 2024, experts qualifiés, parlementaires et membres de différentes administrations publiques étaient invités à se réunir trimestriellement. Le Conseil s’est notamment donné pour objectif « d’approfondir les études sur le marché parallèle du tabac ». En effet, la dernière étude Ernst et Young - IFOP, publiée en décembre 2024, montre que les consommateurs se tournent davantage vers le marché parallèle. Il représente 38 % de la consommation de tabac en France en 2024 contre 23 % en 2019. Par ailleurs, le récent bilan des douanes françaises relevait que 26 % des réseaux de criminalité organisée démantelés en 2024 étaient liés à la fraude sur le tabac (en comparaison, le trafic de stupéfiants représentait 37 % de ces réseaux démantelés). Ce marché parallèle implique pour l’État près de 4 milliards d’euros de pertes fiscales en 2024. Alors que s’accroît l’impératif d’un équilibre des finances publiques, la lutte contre la fraude au tabac offre ainsi des perspectives encourageantes d’économies. Malgré une première réunion en octobre 2023, la dissolution de l’Assemblée nationale semble avoir mis un coup d’arrêt aux travaux de cette instance comme l’a récemment expliqué le ministère des comptes publics. Les élections législatives ont également rendu obsolète la composition du Conseil. Les deux députés désignés en 2023 pour représenter l’Assemblée nationale ne sont plus en fonction. Aussi, afin de permettre au Conseil de se réunir à nouveau et au plus vite, il l’interroge sur la volonté du Gouvernement de solliciter la nomination de nouveaux parlementaires et de se saisir de cette instance d’évaluation de la fraude pour épauler son action en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4670</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Menaces sur la filière vélo en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7332. — 10 juin 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les menaces qui pèsent sur la filière française de conception et de fabrication de vélos face à une concurrence déloyale qui s’exerce sur cette activité. En effet, les entreprises du secteur constatent que bon nombre de concurrents étrangers parviennent à contourner les frais de douane et les taxes anti-dumping qui sont censées préserver les règles équitables pour le bon fonctionnement de ce marché. Elles déplorent notamment l’incertitude et les atermoiements des services douaniers dans l’interprétation de la réglementation constatés à l’occasion de commandes pour l’importation de pièces non disponibles en Europe - nécessitant le recours à des fournisseurs asiatiques - qui sont pourtant indispensables pour l’assemblage des vélos. L’allongement des délais de livraison, la lourdeur des taxes appliquées qui relèvent d’une interprétation illisible de la réglementation constituent un niveau de charges insupportables dans un marché aussi concurrentiel. Cela est d’autant plus préjudiciable qu’il est aisé de constater qu’a contrario les plateformes de vente en ligne les plus en vue n’hésitent pas à mettre à disposition de leur clientèle des vélos chinois à des prix cassés dont il peut légitimement être considéré qu’ils ont échappé à la taxe anti-dumping ou aux règles de la TVA, avec de surcroît une livraison à domicile à moindres frais. Plus grave encore, les exemples abondent que bon nombre de ces vélos contreviennent aux critères d’homologation visés par la norme EPAC EN 15 194 qui dispose de la limitation de moteurs à 250 W et 25 km/h pour le vélo alors qu’une simple commande en ligne permet de vérifier que des vélos non homologués (1 000 W moteur, avec full gâchette et roulant à plus de 50 km/h) sont aisément disponibles. Face à ces éléments qui décrivent une situation mortifère pour la filière française du vélo, il lui demande de préciser les intentions du Gouvernement pour rétablir une situation de marché équitable, ainsi que de lui confirmer quelles dispositions seront mises en oeuvre pour la juste application des mesures de contrôle et d’homologation des vélos importés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4670</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Dispositif fiscal de réduction d’impôt applicable aux frais d’EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7343. — 10 juin 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le caractère inégalitaire du dispositif fiscal de réduction d’impôt applicable aux frais d’hébergement en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), tel que prévu à l’article 199 quindecies du code général des impôts. Actuellement, ce dispositif permet aux contribuables imposables de bénéficier d’une réduction d’impôt à hauteur de 25 % des dépenses engagées au titre de la dépendance et de l’hébergement, dans la limite annuelle de 10 000 euros. Cette réduction ne s’applique cependant qu’à l’impôt dû et n’est donc pas restituable. De ce fait, les personnes âgées non imposables, souvent parmi les plus modestes, ne peuvent en bénéficier, alors même qu’elles supportent, pour certaines, un reste à charge très élevé en dépit des aides sociales existantes (APA, aide sociale à l’hébergement, allocation logement). Cette situation soulève une difficulté d’équité fiscale et sociale, d’autant plus sensible que les mêmes personnes pouvaient auparavant bénéficier, lorsqu’elles vivaient à domicile, d’un crédit d’impôt pour l’emploi direct ou indirect d’un salarié à domicile. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage d’étendre ce dispositif sous la forme d’un crédit d’impôt remboursable, permettant aux personnes non imposables d’en bénéficier également ou, à défaut, de renforcer les aides sociales ciblées afin de mieux compenser le reste à charge des retraités modestes en situation de dépendance hébergés en établissement. Il lui demande également si une évaluation budgétaire de ces options a été conduite ou est prévue dans le cadre des travaux préparatoires au projet de loi de finances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4670</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Modalités de mise en oeuvre de l’article 751 du code général des impôts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7380. — 10 juin 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les incertitudes entourant l’application du second alinéa de l’article 751 du code général des impôts. Cet article, institué pour prévenir l’évasion des droits de mutation à titre gratuit en cas de démembrement de propriété entre un défunt usufruitier et un héritier nu-propriétaire, a été complété en 2007 pour assouplir la présomption de fictivité. Depuis, une donation de deniers faite plus de trois mois avant le décès, constatée par acte authentique et affectée à l’achat de la nue-propriété, permet d’écarter cette présomption. Cependant, la doctrine et les praticiens s’interrogent encore sur les modalités exactes d’application de cette preuve exonératoire, notamment quant au mode d’évaluation de la répartition du prix d’acquisition entre usufruit et nue-propriété : doit-on retenir une approche économique (usufruit réel) ou fiscale (barème forfaitaire de l’article 669) ? Aussi, il lui demande si elle peut clarifier ces modalités, en particulier sur l’obligation ou non de recourir au barème fiscal pour les acquisitions réalisées dans le cadre du second alinéa de l’article 751 et ce afin de sécuriser les transmissions respectueuses de l’esprit de la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4671</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Lutte contre la fraude aux retraites versées à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7440. — 10 juin 2025. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la persistance de la fraude aux retraites françaises versées à l’étranger, en particulier en Algérie et plus spécifiquement concernant les pensions indûment versées à des personnes décédées dont le décès n’a pas été déclaré. Selon les chiffres de la Cour des comptes publiés le 26 mai 2025, cette fraude représenterait entre 40 et 80 millions d’euros de pertes annuelles pour les finances publiques, dans un contexte où la Caisse nationale d’assurance vieillesse verse plus de 1,1 milliard d’euros de pensions en Algérie. Les contrôles effectués sur pièces ont permis d’identifier un taux de décès non déclarés allant de 2 à 5 % selon les échantillons analysés. Ces chiffres confirment l’existence d’un phénomène massif, organisé et dans tous les cas largement supérieurs aux autres pays étrangers bénéficiant de versement de retraite du régime général. Il semble que les mécanismes actuels de contrôle, fondés en grande partie sur des certificats de vie transmis par les ayants droit eux-mêmes, soient largement insuffisants et sujets à manipulation. Alors que les retraités français doivent fournir régulièrement des justificatifs rigoureux, il est incompréhensible que des pensions soient encore versées à l’étranger sans vérification fiable de l’existence des bénéficiaires. Dans un contexte budgétaire contraint et alors que les Français subissent de plein fouet les conséquences des hausses d’impôts et des réformes des retraites, M. le député souhaite connaître les mesures urgentes que le Gouvernement compte prendre pour mettre fin à ces détournements manifestes de fonds publics et s’il envisage d’instaurer un contrôle systématique et biométrique de l’existence des bénéficiaires à l’étranger. Il sollicite également la suspension des pensions douteuses jusqu’à vérification, ainsi que le remboursement des sommes indûment perçues, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4671</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du site INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7282. — 10 juin 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les défaillances persistantes du guichet unique de l’institut national de la propriété industrielle (INPI). Depuis le 1er janvier 2023, l’ensemble des formalités de création, de modification et de cessation d’activité des entreprises doivent être effectuées sur cette plateforme. Si cette réforme poursuit un objectif de simplification, elle se heurte dans les faits à de nombreuses difficultés de mise en œuvre qui compliquent gravement les démarches des professionnels. De nombreux professionnels rencontrent d’importantes difficultés pour accomplir des démarches pourtant simples, comme un changement d’adresse professionnelle. Ils doivent d’abord créer un compte sur une plateforme en ligne jugée peu intuitive, reçoivent des documents sans intitulé clair, subissent des coupures lors des appels au service d’assistance et se heurtent à l’obligation d’utiliser FranceConnect+, inaccessible sans smartphone récent. Lorsqu’ils sollicitent de l’aide, il leur est souvent proposé une assistance payante pour accomplir une démarche pourtant rendue obligatoire par la loi. Ces dysfonctionnements nuisent à la sécurité juridique des démarches, découragent certains porteurs de projet et rendent l’accompagnement des publics plus complexe pour les structures locales. Elle lui demande quelles mesures sont envisagées pour garantir le bon fonctionnement du guichet unique de l’INPI, renforcer l’accompagnement des usagers et assurer que les démarches obligatoires puissent être réalisées sans obstacles techniques ni frais supplémentaires non prévus par la réglementation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4672</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Transparence des travaux assurantiels après catastrophes naturelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7312. — 10 juin 2025. — M. Henri Alfandari attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le manque de transparence entourant les procédures de travaux réalisés par les assurances à la suite de sinistres reconnus au titre des catastrophes naturelles. La fréquence croissante des catastrophes naturelles, aggravée par les effets du changement climatique, affecte durablement de nombreux territoires. Pour exemple, la Touraine est particulièrement exposée, en raison de la nature argileuse de ses sols, aux mouvements de terrain et aux fissurations des habitations, notamment lors des épisodes de sécheresse. Dans ces situations, les compagnies d’assurances interviennent pour organiser l’indemnisation et la réparation des dommages. Or il ressort de plusieurs témoignages et signalements que les relations entre assureurs, maîtres d’œuvre et entreprises de travaux manquent de transparence. Cette opacité soulève des interrogations légitimes sur les critères de sélection des prestataires, les montants facturés, le contrôle des travaux effectués et les liens parfois étroits entre les différents acteurs. Des soupçons de surfacturations, de rétrocommissions ou de conflits d’intérêts apparaissent dans certains dossiers, alimentant une méfiance croissante des sinistrés à l’égard des assureurs et, par ricochet, des pouvoirs publics garants de l’intégrité du dispositif d’indemnisation. Il demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir une meilleure transparence dans l’organisation et le suivi des travaux réalisés sous l’égide des compagnies d’assurances à la suite de sinistres liés à des catastrophes naturelles, afin de prévenir les dérives et de restaurer la confiance des citoyens dans ce système.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4672</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Soutenir la filière du blindage de véhicules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7315. — 10 juin 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de toute stratégie industrielle de l’État pour soutenir la filière du blindage de véhicules, pourtant essentielle à la sécurité des citoyens et à la souveraineté du pays. Depuis 2019, à la suite du départ du constructeur PSA, le site industriel d’Hérimoncourt, berceau historique de la marque Peugeot, est plongé dans une profonde léthargie économique. Présentée à grand renfort de communication comme un signal de renouveau, l’implantation de l’entreprise Welp France, filiale du groupe allemand spécialisé dans la protection balistique, devait incarner la relance industrielle du site. Mais cette promesse est restée sans lendemain. Sur 7 000 m2 de bâtiments disponibles, à peine 750 m2 sont aujourd’hui utilisés. L’entreprise ne compte que quatre salariés, très loin des effectifs initialement envisagés. L’activité stagne, faute de commandes publiques, pourtant essentielles à la structuration de cette filière stratégique. Et pourtant, les besoins sont criants. Chaque semaine, policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers sont pris pour cibles dans les villes françaises, attaqués à coups de mortiers, de projectiles et de cocktails incendiaires. Les véhicules d’intervention sont caillassés, incendiés, détruits dans une impunité insupportable. Pourquoi l’État ne saisit-il pas cette opportunité industrielle pour équiper les forces de l’ordre et les services de secours avec des véhicules adaptés à ces nouvelles menaces ? Welp France dispose du savoir-faire pour blinder et renforcer les véhicules de la police nationale, de la gendarmerie et des services d’incendie, afin de protéger ceux qui risquent leur vie pour assurer la sécurité des Français ; sécuriser les convois officiels et les infrastructures sensibles, dans un contexte de menaces croissantes contre les élus de la République et les responsables économiques ; contribuer à la modernisation de l’outil de défense en proposant des solutions de recyclage et de blindage de matériels militaires anciens, permettant de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées à moindre coût. Dans un pays où les tensions sécuritaires augmentent, où l’ensauvagement de certains territoires est une réalité quotidienne, cette filière ne devrait-elle pas être soutenue en priorité par l’État ? L’État envisage-t-il de passer des commandes à Welp France pour équiper en urgence les forces de l’ordre et de secours face à des agressions de plus en plus violentes ? L’État envisage-t-il un programme de modernisation des équipements militaires par le blindage et la transformation de matériels existants, contribuant ainsi à soutenir l’emploi et à renforcer notre souveraineté industrielle ? Le Gouvernement entend-il utiliser les leviers des marchés publics pour soutenir concrètement cette filière d’avenir, au lieu de laisser disparaître une opportunité stratégique pour le pays et pour l’emploi local ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4672</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Ciotti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Accès à l’assurance décennale pour les artisans du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7316. — 10 juin 2025. — M. Éric Ciotti alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les grandes difficultés rencontrées par de nombreux artisans du bâtiment, en particulier dans les Alpes-Maritimes, pour accéder à une assurance décennale. Cette assurance, pourtant obligatoire pour pouvoir exercer leur activité en toute légalité, devient aujourd’hui pratiquement inaccessible pour certaines professions. Dans des secteurs comme l’étanchéité ou les structures, il n’existe parfois plus aucun assureur acceptant de délivrer une couverture. D’autres professionnels, bien qu’assurés, subissent des hausses tarifaires brutales et difficilement justifiables. Ces situations créent une insécurité économique forte pour des entreprises respectueuses de la loi et menacent directement leur activité. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir à l’ensemble des professionnels du bâtiment un accès équitable, raisonnable et encadré à l’assurance décennale, indispensable au maintien de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4673</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Soutien aux commerces du quartier Beaubourg - fermeture du Centre Pompidou
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7324. — 10 juin 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de la fermeture du Centre Pompidou pour les commerces du quartier Beaubourg. Annoncée pour une durée de cinq ans à compter de 2025, la fermeture complète du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou dans le cadre d’un chantier de rénovation d’envergure, évalué à 260 millions d’euros, constitue une source d’inquiétude majeure pour l’ensemble des commerçants de ce secteur emblématique du centre de Paris. Avec ses trois millions de visiteurs annuels, le Centre Pompidou constitue le poumon économique du quartier. Sa fermeture prolongée aura des conséquences considérables sur l’activité des commerces de proximité, en particulier les cafés, restaurants, galeries et librairies, dont certains estiment qu’ils pourraient perdre jusqu’à 60 % de leur chiffre d’affaires. Cette crainte est d’autant plus fondée que les épisodes récents de grèves du personnel du Centre avaient déjà entraîné une chute immédiate de la fréquentation, donnant un avant-goût de ce que pourraient être les années à venir. Si des initiatives intéressantes ont été engagées à l’échelle locale, à l’image des projets de programmation culturelle hors-les-murs défendus par le maire de Paris Centre, ces dispositifs demeurent largement insuffisants pour compenser l’impact économique et structurel de cette fermeture exceptionnelle. Des incertitudes subsistent quant à l’utilisation de l’espace public et à l’absence de mécanismes de compensation financière, notamment pour les commerces qui ne relèvent pas du patrimoine municipal et ne peuvent donc prétendre à des allègements de loyers sans intervention de l’exécutif. Plusieurs leviers pourraient permettre d’accompagner les commerces d’ici à 2030 : dispositifs d’exonération fiscale, d’aides au loyer, de soutien à l’investissement ou de compensation des pertes d’exploitation, ou encore mobilisation de fonds publics dédiés à l’animation du périmètre pendant les années de fermeture. Il lui demande donc si le Gouvernement entend mettre en œuvre un plan de soutien spécifique à destination des commerçants et artisans du quartier Beaubourg, afin de prévenir la fragilisation de son économie locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4673</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Normalisation volontaire et enjeux de souveraineté économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7365. — 10 juin 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’urgence de renforcer la stratégie française en matière de normalisation volontaire, dans un contexte international marqué par une intensification de la bataille normative. Alors que les standards techniques déterminent de manière croissante les conditions d’accès aux marchés, la structuration de la concurrence mondiale et l’orientation des innovations, la France voit aujourd’hui sa place reculer dans les instances internationales de normalisation, derrière des puissances comme la Chine, les États-Unis et l’Allemagne. Ce décrochage affaiblit la capacité de la France à peser sur les règles du jeu économique mondial, à défendre ses intérêts industriels et à promouvoir ses valeurs de sécurité, d’éthique et d’excellence technologique. La stratégie chinoise « China Standards 2035 » incarne une ambition explicite de leadership normatif dans des domaines clés comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou l’énergie. De même, les récents accords commerciaux bilatéraux, tels que le partenariat économique signé le 8 mai 2025 entre les États-Unis et le Royaume-Uni, consacrent une part croissante aux enjeux de standards techniques. Face à ces dynamiques, la France ne peut rester spectatrice. La normalisation volontaire, bien qu’elle repose sur des engagements non contraignants juridiquement, constitue un levier décisif de souveraineté économique, de réindustrialisation et de compétitivité pour les entreprises françaises, en particulier dans les secteurs stratégiques liés à la transition énergétique, à la transformation numérique et à la décarbonation. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour : intégrer pleinement la normalisation volontaire dans la stratégie industrielle et d’innovation de la France ; soutenir la montée en puissance de l’expertise française dans les instances internationales de normalisation ; encourager et faciliter la participation active des entreprises françaises, y compris les PME, aux travaux normatifs, en lien avec les opérateurs nationaux tels que l’AFNOR.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4674</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxes additionnelles aux droits d’enregistrement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7374. — 10 juin 2025. — M. Patrick Hetzel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique au sujet des taxes additionnelles aux droits d’enregistrement. Certaines communes voient leurs recettes relatives aux taxes additionnelles aux droits d’enregistrement varier à la baisse d’une façon disproportionnée, ce qui ne correspond pas aux estimations faites par leurs propres services financiers. Dans les faits, les communes ont une visibilité sur les montants reversés, mais ne connaissent pas le montant total engendré pour la ville, ni le décalage qu’il peut y avoir entre la date de génération des droits et leur versement par la Trésorerie à la ville. Alors que l’État perçoit et reverse des taxes qui reviennent de droit aux communes, il semble légitime que ces dernières puissent être informées du montant qui leur est dû, avec des explications quant au calcul réalisé par l’État pour arrêter le montant dû. Certaines collectivités s’étant rapprochées de la direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) pour connaître les montants de recettes sur les derniers exercices, il leur a été indiqué que « la DGFIP n’a pas de moyen de fournir l’information souhaitée sur les droits d’enregistrement ». C’est-à-dire qu’elle ne sait pas rendre compte du montant de taxes perçu ni expliquer comment elle calcule les montants reversés à la collectivité. Cette réponse est incompréhensible et inquiétante. Aussi, il souhaite savoir comment sont liquidées et gérées les taxes additionnelles aux droits d’enregistrement par la DGFIP. Par ailleurs, il lui demande s’il est prévu que la DGFIP puisse rendre compte aux collectivités de la gestion et du reversement juste de ces droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4674</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Adaptation du régime fiscal des baux commerciaux avec logement vacant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7379. — 10 juin 2025. — M. Henri Alfandari attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés fiscales rencontrées par certains professionnels du commerce, notamment en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires, lorsque le logement est intégré à un bail commercial. Un certain nombre de commerçants exploitant un local commercial comprenant une partie à usage d’habitation, souvent non dissociable en raison d’une entrée unique ou de contraintes structurelles, se voient assujettis à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, alors même qu’ils n’occupent pas la partie résidentielle du bien. Cette situation résulte d’une interprétation stricte des critères d’occupation et de l’absence de dissociation juridique ou cadastrale entre l’usage commercial et l’usage d’habitation. Par ailleurs, l’absence d’information claire ou accessible concernant les démarches à effectuer pour signaler la vacance d’un logement auprès de l’administration fiscale ou de la mairie conduit à une impossibilité de prouver ladite vacance. En conséquence, les commerçants concernés ne peuvent bénéficier d’aucune exonération, même temporaire, de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette situation est d’autant plus problématique que de nombreuses collectivités locales ont récemment augmenté le taux de cette taxe, exerçant ainsi un levier fiscal sur un foncier devenu involontairement mixte. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour adapter le régime fiscal applicable à ces situations spécifiques. Plus particulièrement, il interroge M. le ministre sur la possibilité d’aménager une exonération de taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour les locaux inclus dans un bail commercial, lorsqu’il est démontré que la partie à usage d’habitation est restée vacante sur l’année fiscale considérée ; sur les modalités qui pourraient être envisagées afin de permettre une régularisation rétroactive ou a posteriori de la vacance d’un logement non occupé, dans les cas où l’absence d’information ou de notification préalable a empêché la constitution d’un dossier justificatif ; enfin, sur les dispositions que le Gouvernement pourrait prendre pour harmoniser les pratiques des collectivités locales et renforcer l’information à destination des professionnels concernés par ces situations hybrides. Il souhaite enfin savoir si une clarification du cadre réglementaire ou fiscal est à l’étude afin de ne pas pénaliser les commerçants pour une occupation fictive de locaux à usage d’habitation, dans un contexte où ces derniers ne peuvent matériellement ni occuper, ni louer cette partie des biens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4675</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Neutralité fiscale lors de la transformation d’une EIRL en société de capitaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7381. — 10 juin 2025. — M. Jean-Didier Berger interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la position de l’administration fiscale concernant la neutralité fiscale lors de la transformation d’une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) en société de capitaux. Actuellement, pour les EIRL ayant opté pour l’impôt sur les sociétés, l’apport ou la cession réalisée au profit d’une société conduit nécessairement aux conséquences fiscales d’une dissolution et liquidation de l’EIRL, au sens de l’article 201 du code général des impôts (CGI), avec un principe d’imposition de l’EIRL sur les plus-values qu’elle a réalisées et une imposition du boni de liquidation dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Cette position est très pénalisante pour les entrepreneurs qui souhaitent faire évoluer leur mode d’exercice en passant d’une entreprise individuelle à une société. De plus, elle entraîne une inégalité de traitement entre les EIRL à l’impôt sur les sociétés, qui ne peuvent pas bénéficier d’un report d’imposition et les autres formes juridiques, notamment : les entreprises individuelles (EI) et les EIRL à l’impôt sur le revenu, qui peuvent bénéficier d’un report d’imposition, en vertu de l’article 151 octies du CGI) ; les entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL) et les sociétés à responsabilité limitée (SARL), qui peuvent bénéficier d’un report d’imposition, en vertu de l’article 150-0 B ter du CGI. Cette situation isole les EIRL à l’impôt sur les sociétés sur le plan fiscal et entrave l’évolution des entrepreneurs concernés vers une autre forme de société. Or l’article 1655 sexies du CGI dispose qu’un entrepreneur individuel qui exerce son activité dans le cadre d’une EIRL puisse déjà opter pour l’assimilation à une EURL. Par conséquent, si l’EIRL est transformée en véritable EURL et qu’il ne s’agit plus simplement d’une assimilation, cette opération devrait être neutre fiscalement, sous réserve qu’il ne soit porté aucune modification aux valeurs d’inscription. Aujourd’hui, les positions des centres des impôts locaux diffèrent sur ce sujet, entraînant une nouvelle inégalité de traitement entre les entrepreneurs sur le territoire national. Ainsi, dans la continuité de la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante, qui vise à accompagner l’extinction des EIRL, il lui demande s’il envisage de modifier l’article 151 octies du CGI ou l’article 150-0-B ter du CGI, afin de permettre d’élargir les possibilités de neutralité fiscale lors de la transformation d’une EIRL à l’impôt sur les sociétés en société de capitaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4675</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Pression fiscale sur le foncier agricole en Occitanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7383. — 10 juin 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les écarts significatifs entre les taux de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) appliqués aux terres agricoles en Occitanie et la moyenne nationale. Selon les données publiées pour l’année 2023, le taux moyen national de TFPNB s’établissait à 50,82 %, tandis que tous les départements de la région Occitanie affichaient des taux largement supérieurs. À titre d’exemple, le département de l’Aude enregistrait un taux moyen de 110,58 %, soit plus du double de la moyenne nationale. Il souhaite connaître les raisons d’un tel écart généralisé. Il s’interroge notamment sur le fait de savoir si cette situation traduit une pression fiscale plus importante pesant effectivement sur les exploitants agricoles de la région, ou si elle résulte de valeurs locatives cadastrales plus faibles dans ce territoire, conduisant à l’application de taux plus élevés pour obtenir une recette fiscale équivalente à l’hectare. Il lui demande si des éléments d’analyse existent, au niveau national, permettant d’évaluer les montants moyens réellement acquittés à l’hectare pour les terres agricoles, afin d’éclairer les disparités territoriales en matière de fiscalité foncière non bâtie. Par ailleurs, M. le député relève que la règle plafonnant les taux communaux à deux fois et demie la moyenne nationale ou départementale montre ses limites dans les territoires où cette dernière moyenne est structurellement élevée, comme c’est le cas en Occitanie. Dans un tel contexte, il apparaît nécessaire de disposer d’un diagnostic précis, reposant sur une analyse des valeurs locatives cadastrales et des montants effectivement acquittés à l’hectare, afin d’apprécier objectivement la charge fiscale pesant sur les terres agricoles selon les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4675</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Modalités de suspension du dispositif MaPrimeRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7391. — 10 juin 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les modalités de suspension du dispositif MaPrimeRenov’. Le 3 juin 2025, le Gouvernement annonçait suspendre le dispositif de MaPrimeRenov’ : cette suspension est la conséquence d’un budget en berne, d’une croissance très forte du nombre de dossiers (entre janvier et mars 2025, le nombre de dossiers déposés a été multiplié par trois) et de l’explosion de la fraude dans ce domaine. Mme la députée demande à M. le ministre quelles seront les modalités de la suspension dudit dispositif. En premier lieu, elle lui demande si les dossiers déposés jusqu’en mai 2025 seront examinés. En second lieu, elle l’interroge sur l’avenir des chantiers mis en œuvre par les entreprises ayant initié les travaux suite à l’obtention du dispositif. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement a prévu de geler temporairement cette mesure ou s’il envisage sa refondation à une date ultérieure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4676</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suspension du dispositif MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7392. — 10 juin 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suspension brutale de MaPrimeRénov’. MaPrimeRénov’est essentielle pour les Français afin de financer des travaux qui améliorent l’efficacité énergétique de leurs logements et pour les entreprises du bâtiment, partie prenante, pour la rénovation énergétique et la transition écologique. Mme la députée a alerté à de nombreuses reprises les gouvernements successifs sur les difficultés relatives à ce système. En effet, certaines situations de fraude ont été signalées, depuis plusieurs mois, notamment liées à des déclarations inexactes quant aux travaux réalisés ou de fausses déclarations de revenus. Par ailleurs, l’autre problématique concerne les délais de traitement des dossiers trop longs en raison de la lourdeur administrative. Il est essentiel de simplifier les procédures pour rendre ce système de MaPrimeRénov’plus efficace et plus accessible. Cela permettrait non seulement de réduire les contraintes pour les demandeurs, mais aussi d’accélérer les remboursements pour les personnes ayant réalisé des travaux de rénovation, souvent coûteux. Le Gouvernement a décidé d’arrêter, brutalement, MaPrimeRénov’avant le début de l’été, mettant en péril certaines sociétés dont les commandes vont être suspendues et dont les travaux prévus avant l’hiver vont être arrêtés, laissant nombre de Français passer un nouvel hiver dans des passoires thermiques. Ce n’est pas en supprimant, du jour au lendemain, MaPrimeRénov’que la solution aux difficultés rencontrées sera trouvée. Les entreprises du bâtiment ont besoin de visibilité et de stabilité, en particulier dans le contexte économique compliqué auquel la France est confrontée. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement va rétablir au plus vite et avant la rentrée du mois de septembre 2025 MaPrimeRénov’en répondant aux attentes des professionnels du bâtiment, avec une procédure simplifiée et des contrôles accrus et adéquats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4676</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence d’un dispositif de péréquation en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7402. — 10 juin 2025. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’urgence d’instaurer un mécanisme pérenne de péréquation énergétique en Nouvelle-Calédonie. En Nouvelle-Calédonie, le prix de l’électricité pour les entreprises industrielles atteint 0,22 euros par kWh, soit environ trois fois le tarif pratiqué en Indonésie (0,060 euros/kWh), principal concurrent sur le marché mondial du nickel. Malgré l’installation de centrales captives, au fuel et au charbon, le coût de l’électricité reste grandement supérieur à celui de la métropole. Ce secteur représente environ 14 % de la valeur ajoutée du PIB et fait vivre près d’un quart des salariés du secteur privé. C’est un pilier industriel, vital pour la stabilité économique et sociale du territoire. L’absence d’un cadre énergétique adapté risque de faire basculer ce secteur stratégique dans une crise durable, affectant à la fois l’emploi et les équilibres locaux. Par ailleurs, la différence de niveau du prix de l’électricité pour les ménages entre la Nouvelle-Calédonie et la France aggrave les inégalités et accentue l’instabilité d’un territoire en difficulté pour attirer les investisseurs. Le prix de l’électricité en métropole est autour de 0,20 centimes d’euro, contre 0,30 centimes d’euro en Nouvelle-Calédonie. Et pourtant, aucun dispositif de péréquation énergétique n’existe pour la Nouvelle-Calédonie. Elle reste exclue des mécanismes de solidarité, alors même que sa situation justifierait un traitement spécifique. À ce titre, M. le député tient à souligner que l’État a récemment lancé un groupe de travail en Polynésie française afin d’envisager l’application d’un mécanisme de péréquation du prix de l’électricité, au regard des défis similaires rencontrés dans ce territoire. Il lui semble légitime que la Nouvelle-Calédonie puisse bénéficier d’une approche équivalente. Il souhaite savoir si une réflexion est engagée sur un modèle de soutien, qui permettrait d’assurer une forme de solidarité nationale énergétique, cohérente avec l’importance stratégique et économique de ces collectivités. Il souhaite savoir ce que le Gouvernement propose pour remédier à cette absence d’un dispositif de péréquation dans les territoires du Pacifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4677</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Introduction de l’euro en libre circulation en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7404. — 10 juin 2025. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’opportunité d’introduire l’euro en libre circulation en Nouvelle-Calédonie. Dans un contexte d’instabilité politique persistante, la confiance dans la monnaie actuelle, le franc CFP, s’érode progressivement. Cette incertitude nourrit chez les Calédoniens la crainte d’une possible dévaluation, ce qui contribue à une fuite des capitaux vers l’extérieur du territoire. Les conséquences en sont préoccupantes : fragilisation des banques locales, contraction du crédit, ralentissement des investissements et affaiblissement général de l’économie calédonienne. Par ailleurs, les taux d’intérêt pratiqués en Nouvelle-Calédonie sont systématiquement plus élevés que ceux en vigueur en métropole. Cette différence pèse lourdement sur les entreprises et les ménages, freine l’activité économique et accentue le décrochage du territoire. L’introduction de l’euro, qui peut être décidée par un simple décret du Premier ministre conformément aux dispositions actuelles du code monétaire et financier, offrirait une réponse pragmatique à cette situation. Elle permettrait de restaurer la confiance des épargnants, de favoriser la stabilité monétaire et de relancer l’investissement local, tout en inscrivant la Nouvelle-Calédonie dans une dynamique financière plus cohérente avec celle de l’ensemble national. Il est par ailleurs utile de rappeler qu’une demande similaire a été formulée en 2023 par un député de Polynésie française, soulignant l’intérêt croissant pour une harmonisation monétaire dans l’ensemble du Pacifique. Il lui demande s’il envisage d’initier une réflexion sur l’introduction de l’euro en Nouvelle-Calédonie et quelles seraient les conditions et modalités possibles d’une telle transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4677</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Stratégie nickel en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7407. — 10 juin 2025. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’urgence d’une clarification et d’une mise en œuvre cohérente de la stratégie nickel pour la Nouvelle-Calédonie. La Nouvelle-Calédonie détient environ 25 % des réserves mondiales identifiées de nickel et environ 5 à 7 % de l’offre mondiale annuelle. Le nickel représente à lui seul près de 90 % de la valeur des exportations de l’archipel et emploie près d’un quart de la population active. Pourtant, cette filière traverse une crise profonde. La fermeture récente de l’usine du Nord exploitée par Koniambo Nickel SAS (KNS), en août 2024, a provoqué la suppression de plus de 1 200 emplois. À cela s’ajoutent les graves difficultés financières des deux autres opérateurs, Prony Resources et la Société Le Nickel (SLN), malgré les aides massives apportées par l’État. Prony Resources a récemment bénéficié d’un prêt d’urgence de 140 millions d’euros pour éviter la cessation de paiement. La SLN, de son côté, demeure handicapée par ses coûts de production élevés et un cours mondial du nickel qui chute, sous l’effet de la surproduction indonésienne. La filière souffre également d’un coût énergétique particulièrement élevé, avec les usines métallurgiques qui représentent à elles seules plus de 70 % de la consommation électrique du territoire. La Nouvelle-Calédonie a besoin d’un véritable plan industriel de reconversion et de compétitivité, avec une réforme de la gouvernance minière, de la transition énergétique et un soutien à la recherche et au développement. Il souhaite donc savoir quelles sont les priorités définies par le Gouvernement dans le cadre de la stratégie nickel pour la Nouvelle-Calédonie, et avoir connaissance des mécanismes de soutien industriel et d’investissement prévus pour assurer la pérennité des sites métallurgiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4677</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prime Ségur aux salariés du privé à but non lucratif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7435. — 10 juin 2025. — Mme Christine Pirès Beaune alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de l’absence de compensation financière par l’État de l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif qui n’en bénéficiaient pas jusqu’alors. En région Auvergne Rhône-Alpes, les différents dispositifs de coordination en santé (dispositifs d’appui à la coordination, DAC, dispositifs experts régionaux DER, dispositifs spécifiques régionaux, DSR), qui accompagnent plus de 15 000 personnes confrontées à une situation complexe sur sollicitations de professionnels de première ligne, sont particulièrement pénalisés par cette absence de financement. Si cette revalorisation des salaires, issue de l’arrêté du 5 août 2024, constitue une véritable reconnaissance de ces métiers, elle représente néanmoins un coût supplémentaire annuel pour l’employeur d’environ 5 000 euros par employé, sans compensation financière prévue pour couvrir cette charge. L’absence d’abondement budgétaire va induire une baisse inévitable de l’accompagnement des patients et des personnes en situation complexe, compromettant leur accès aux soins et aux dispositifs d’accompagnement adaptés. En outre, cela provoquera une pression importante sur les établissements de santé et les professionnels libéraux qui devront absorber ces prises en charge sans coordination adaptée. Aussi, elle lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement prévoit de prendre afin de respecter ses engagements et apporter les crédits nécessaires à la mise en œuvre de l’arrêté du 5 août 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4678</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Ventes judiciaires immobilières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7438. — 10 juin 2025. — M. Paul Molac interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les ventes judiciaires immobilières réalisées à des prix largement inférieurs à ceux du marché, entraînant la dépossession de propriétaires sans accompagnement suffisant. Chaque année, plusieurs centaines de biens immobiliers sont vendus aux enchères dans les territoires, à un prix nettement inférieur à celui du marché. Ces ventes, organisées dans le cadre de vente par adjudication judiciaire, concernent des personnes qui, à la suite d’un défaut de remboursement de leur prêt, se retrouvent contraintes de céder leur bien sans leur consentement. La procédure de vente judiciaire immobilière peut être engagée après un retard de paiement équivalant à six mensualités consécutives. Le prêteur, titulaire de l’hypothèque, engage alors la procédure qui conduit à une mise en demeure par voie d’huissier, puis à une vente judiciaire. Le montant de mise à prix correspond généralement au solde du prêt en cours auquel s’ajoutent la majoration pour retard de paiement, les frais de procédure et les pénalités contractuelles. Ce calcul, largement déconnecté de la valeur réelle du bien, explique que certains biens soient cédés à des prix dérisoires - de trois à dix fois inférieurs à leur valeur estimée sur le marché. Ce phénomène s’explique notamment par un défaut d’information des propriétaires en difficulté, qui ne sont ni orientés vers la Banque de France pour déposer un dossier de surendettement, ni encouragés à envisager une vente classique, ni accompagnés dans la compréhension de la procédure. À cela, s’ajoute un cadre juridique lacunaire, qui ne prévoit ni estimation fiscale obligatoire du bien en amont de la mise en vente, ni intervention d’un médiateur chargé d’explorer des solutions alternatives. Les conséquences sont alarmantes et nombreuses : précarisation, perte d’emploi, incidence sur la scolarité des enfants, troubles psychiques, sans oublier la difficulté accrue à se reloger dans un marché en tension. Ces ventes à perte renforcent les inégalités sociales, tout en générant un effet d’aubaine pour certains marchands de biens, qui acquièrent à bas prix des logements qu’ils revendent, réalisant ainsi des profits considérables. Ainsi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour pallier les dysfonctionnements liés aux ventes judiciaires immobilières à des prix manifestement sous-évalués, afin de mieux accompagner les personnes concernées, d’introduire davantage de transparence et d’encadrement dans la procédure et d’éviter les effets spéculatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4678</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dérapage du déficit de la sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7453. — 10 juin 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la trajectoire budgétaire gravement dégradée de la sécurité sociale, récemment qualifiée de « hors de contrôle » par la Cour des comptes dans son rapport rendu public le 26 mai 2025. Ce rapport fait état d’un déficit de 15,3 milliards d’euros en 2024, en hausse de près de 5 milliards par rapport aux prévisions initiales et alerte sur une dérive persistante et structurelle, principalement concentrée sur la branche maladie (responsable de 90 % du déficit). Il révèle également que les allégements de cotisations patronales ont entraîné une perte nette de recettes de 5,5 milliards d’euros pour la sécurité sociale en 2024, du fait d’une compensation de plus en plus partielle par l’État. Par ailleurs, la dette sociale devrait dépasser les 180 milliards d’euros en 2028, plaçant le modèle français de protection sociale dans une situation de dépendance croissante aux marchés financiers et d’exposition à une possible crise de liquidité, à brève échéance. M. le député s’interroge donc sur l’absence persistante de mesures concrètes de redressement structurel et sur la priorisation budgétaire du Gouvernement, qui continue de soutenir des dispositifs coûteux sans retour mesurable sur l’emploi, alors même que la lutte contre les fraudes sociales, bien que renforcée, reste encore très en deçà des enjeux. Dans un tel contexte, il lui demande si le Gouvernement entend engager, sans délai, une réforme structurelle de la sécurité sociale garantissant à la fois la soutenabilité des finances publiques et la qualité des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4679</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation de la TVA sur les abonnements d’électricité et de gaz naturel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7457. — 10 juin 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse prochaine de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux abonnements d’électricité et de gaz naturel. Actuellement soumise au taux réduit de 5,5 %, la part fixe des factures d’énergie (c’est-à-dire l’abonnement) devrait être requalifiée au taux normal de TVA, soit 20 %, à compter du 1er août 2025. Cette évolution, voulue sous l’impulsion de l’Union européenne, représentera un alourdissement non négligeable des charges pesant sur les ménages français, dans un contexte déjà tendu de flambée des prix de l’énergie et de crise du pouvoir d’achat. Elle illustre, une fois de plus, la perte de souveraineté fiscale de la France au profit d’une technocratie européenne déconnectée des réalités sociales. Elle apparaît d’autant plus inacceptable que cette augmentation frappera indistinctement tous les foyers, y compris les plus modestes, pour lesquels le coût de l’abonnement représente une part importante de la facture énergétique. Il lui demande donc si le Gouvernement entend s’opposer à cette injonction de l’Union européenne et quelles mesures il compte prendre pour protéger les Français contre cette hausse injuste et arbitraire de la fiscalité énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4679</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Affectation des professeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7351. — 10 juin 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions d’affectation des enseignants contractuels reçus aux concours. Chaque année, de nombreux enseignants contractuels engagés depuis plusieurs années dans l’éducation nationale font le choix de passer un concours pour obtenir la titularisation. Leur réussite représente non seulement une reconnaissance de leur engagement mais aussi une garantie de continuité pédagogique dans les établissements où ils exercent souvent depuis longtemps. Cependant, plusieurs situations préoccupantes ont été récemment signalées dans certaines académies, où des enseignants contractuels nouvellement reçus aux concours sont affectés, dès leur année de stage, à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile et de leur établissement d’exercice antérieur. Ces décisions sont d’autant plus incompréhensibles que certains des postes qu’ils occupaient auparavant ne trouvent pas de remplaçants, notamment dans les disciplines en tension ou dans des territoires ruraux ou fragiles. Ce décalage entre les affectations administratives et les besoins réels du terrain, qui peuvent entraîner des situations humaines douloureuses, questionne l’efficacité et la souplesse des mécanismes d’affectation actuels. M. le député interroge Mme la ministre sur la manière dont est prise en compte l’ancienneté en tant que contractuel, la stabilité pédagogique nécessaire dans certaines zones et les efforts consentis par ces enseignants pour répondre aux besoins de l’institution. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend revoir les règles d’affectation des enseignants issus du rang des contractuels, afin de mieux concilier les impératifs de gestion des ressources humaines avec la réalité du terrain et les aspirations légitimes des personnels concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4679</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées en raison du manque de professeurs remplaçants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7352. — 10 juin 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires du 1er et du 2nd degré en raison du manque de professeurs remplaçants. Conformément à l’article L. 131-1 du code de l’éducation, l’État a pour obligation de garantir à chaque enfant un enseignement continu et de qualité. Or, sur le terrain, cette exigence se heurte à une pénurie persistante de personnels enseignants disponibles pour assurer les remplacements. Alertée par plusieurs établissements de sa circonscription, Mme la députée s’inquiète des conséquences de cette situation : le non-remplacement des professeurs absents compromet directement les apprentissages et creuse les inégalités entre élèves. Cette problématique est d’autant plus préoccupante dans le contexte de la réforme du « choc des savoirs », qui, en instituant des groupes de niveaux en français et en mathématiques, accentue les tensions sur le nombre d’enseignants disponibles, notamment dans des disciplines déjà fragilisées par une crise de recrutement. Face à des équipes pédagogiques confrontées à des conditions de travail dégradées et à une désorganisation croissante, elle l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer le dispositif de remplacement, garantir la continuité pédagogique et restaurer l’attractivité du métier d’enseignant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4680</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Élaboration de la carte scolaire dans le département de la Côte-d’Or
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7353. — 10 juin 2025. — Mme Catherine Hervieu appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur des décisions allant à l’encontre de la prise en compte de critères spécifiques pour plusieurs écoles par rapport à l’élaboration de la carte scolaire dans le département de la Côte-d’Or. Ainsi, pour la rentrée prochaine, la direction des services départementaux de l’éducation nationale a fait savoir sa décision d’une fermeture de classe à l’école élémentaire Lamartine de Dijon, qui fait partie du réseau d’éducation prioritaire (REP). Ce projet suscite l’incompréhension de l’équipe pédagogique, celle des parents d’élèves fortement mobilisés et celle des élus locaux. L’incompréhension est renforcée par l’absence de dialogue entre la DSDEN et les parents d’élèves malgré plusieurs sollicitions de la part de ces derniers. Le seul motif du ratio élèves/classe ne saurait justifier une telle décision. En effet, l’article L. 111-1 du code de l’éducation dispose que la répartition des moyens du service public de l’éducation « a pour but de renforcer l’encadrement des élèves dans les écoles et établissements d’enseignement situés dans des zones d’environnement social défavorisé et des zones d’habitat dispersé et de permettre de façon générale aux élèves en difficulté, quelle qu’en soit l’origine, en particulier de santé, de bénéficier d’actions de soutien individualisé ». L’école Lamartine remplit les critères de cet article : située dans un quartier aux multiples habitats, elle accueille des enfants en situation de précarité, dépendants de soutiens socio-éducatifs importants, en situation de handicap ou allophones. Les besoins d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ont été notifiés par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) venant s’ajouter au manque structurel de ces accompagnants au sein de l’école, de même que le manque structurel d’enseignants spécialisés, d’infirmiers, de médecins ou encore de psychologues. De plus, afin de préserver le dédoublement des classes de CP et CE1, les classes de CE2, CM1 et CM2 seraient surchargées. Ce projet de fermeture de classe fragiliserait la réalisation des objectifs pédagogiques et pénaliserait les élèves. Conséquemment à ce projet de fermeture de classe, s’ajoute la perte de la direction à temps plein, alors même que le récent rapport d’information sénatorial de 2025 « sur l’éducation prioritaire, une politique publique à repenser » souligne « l’importance du rôle du chef d’établissement » afin de garantir « l’amélioration de la prise en charge pédagogique ». En conséquence, la décision de fermer ou non une classe à l’école Lamartine de Dijon devrait tenir compte de l’ensemble de ces éléments. Plus généralement, l’élaboration de la carte scolaire en Côte-d’Or comme dans tous les départements, doit être conforme aux ambitions républicaines d’atteindre l’égalité des chances et de lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative. Sa mise en œuvre répond au service d’un projet garantissant les meilleures conditions d’apprentissage et d’éducation. Une application purement comptable et financière irait à l’encontre de l’exigence de la qualité éducative qui doit prévaloir pour l’avenir du pays. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4680</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Encadrement des initiatives pédagogiques contraires à la neutralité scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7354. — 10 juin 2025. — Mme Stéphanie Galzy alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur certaines initiatives locales observées dans les établissements scolaires, en lien avec des évolutions sociétales et culturelles et leur compatibilité avec les principes fondamentaux du service public d’éducation. Dans plusieurs établissements, notamment au sein de sa circonscription, des fêtes traditionnellement organisées comme la fête des mères et la fête des pères ont été supprimées ou remplacées par des évènements plus génériques tels que la « fête des gens que l’on aime ». Ces changements, s’ils sont souvent motivés par la volonté d’inclure la diversité des configurations familiales contemporaines, suscitent également une incompréhension voire un malaise chez de nombreux parents et enseignants. Ces pratiques interrogent sur la place accordée, dans les écoles, à certaines approches idéologiques ou culturelles qui ne font pas consensus au sein de la société. Elle souhaite rappeler que l’éducation nationale est régie par des principes de neutralité, de laïcité et de respect du pluralisme. À ce titre, l’article L111-1 du code de l’éducation rappelle que « le service public de l’éducation […] respecte la personnalité de l’élève et son droit à l’éducation dans le respect de l’égalité des chances ». Il est également précisé que l’école ne saurait être le vecteur d’une forme de prosélytisme ou de diffusion d’idéologies, quelles qu’elles soient, y compris sous couvert d’inclusivité. Elle lui demande donc de bien vouloir préciser les consignes données aux recteurs et aux personnels de direction concernant les initiatives pédagogiques locales. Elle souhaite savoir si le ministère envisage d’émettre une circulaire ou un rappel clair sur le respect du principe de neutralité idéologique dans les projets pédagogiques, afin d’éviter que des actions isolées ne créent une rupture de confiance entre les familles et l’institution scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4681</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Grande précarité des assistants d’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7355. — 10 juin 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la grande précarité des assistants d’éducation et les problématiques qui en découlent pour de nombreux établissements. La fonction d’assistant d’éducation (AED), créée en 2003, est indispensable pour la sécurité, l’écoute et l’accompagnement des élèves durant leur vie scolaire et nécessite de plus en plus de compétences et de professionnalisation. Leur rôle, qui pouvait être cantonné à celui de « surveillants » par le passé, s’est diversifié depuis 2003 et devient essentiel notamment dans l’accompagnement éducatif, la prévention et la détection des violences et du harcèlement et le bon fonctionnement d’établissements souvent en sous-effectif. Pourtant, ces évolutions ne se sont pas accompagnées d’une meilleure reconnaissance et d’un statut adapté. Les AED ne disposent toujours pas d’un véritable statut reconnu, permettant une formation continue et des évolutions de carrière. De plus, recrutés en tant que contractuels ou vacataires pour des durées courtes souvent non-renouvelées et avec de moins en moins de perspectives de passage en CDI, ils ne bénéficient d’aucune stabilité à leur poste. Cela serait pourtant cohérent au vu de leurs missions et utile au bon fonctionnement des établissements. Dans l’académie de Créteil, près de 800 AED devraient ne pas être renouvelés à la rentrée prochaine, alors que de nombreux établissements, à l’instar du lycée Edouard Branly, réclament des postes supplémentaires depuis des années. Cette gestion en flux tendu, s’appuyant sur la précarité des AED, menace de nombreux établissements scolaires et donc des milliers d’élèves. Il faut a minima mettre en place une grille indiciaire au niveau national (comme cela a déjà été fait localement par certaines académies et est demandé par les syndicats), leur créer un véritable statut, développer des contrats pluriannuels et renforcer les effectifs, particulièrement dans les zones d’éducation prioritaire (REP). Elle lui demande donc ce qu’elle compte entreprendre afin d’améliorer les conditions de travail et la reconnaissance de la fonction d’assistant d’éducation au sein de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4681</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Précarité persistante du métier d’animateur périscolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7357. — 10 juin 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la précarité persistante du métier d’animateur périscolaire et sur la nécessité de l’instauration d’un plan national de titularisation. Le métier d’animateur périscolaire constitue un maillon indispensable de la chaîne éducative et participe pleinement au développement et à l’éducation de l’enfant. Alors qu’il est essentiel pour la vie sociale locale et l’épanouissement des enfants partout sur le territoire, il fait partie des métiers les plus précaires en France. Du fait déjà de ses horaires très spécifiques, jonchés de « temps morts » non rémunérés, mais surtout par son statut puisque les contrats courts (vacataires, contractuels) se développent de plus en plus, tandis que les titularisations se font rares. Cela participe à dégrader les conditions de travail et aggrave le manque d’attractivité du métier. Les conditions d’accès à la titularisation restent floues et restrictives et les postes manquent. Cette situation est également l’effet de l’austérité budgétaire imposée aux mairies, entraînant des conflits sociaux réguliers. Les conséquences sont payées par les agents surmenés et par les familles. La titularisation est une reconnaissance officielle de ce métier trop souvent délaissé, une reconnaissance de son utilité sociale. Il est nécessaire aujourd’hui de mettre en place un plan national de titularisation, mais aussi de faciliter l’accès au statut de fonctionnaire d’État, en établissant une grille claire et cohérente des conditions d’accès à la titularisation. Elle lui demande donc les mesures qu’elle compte mettre en place afin de revaloriser ce métier essentiel qu’est le métier d’animateur périscolaire et si elle compte mettre en place un plan national de titularisation au vu de l’urgence de la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4682</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Risque d’un décrochage national en mathématiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7358. — 10 juin 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le risque d’un décrochage national en mathématiques. Dans une note d’alerte récemment publiée, la Fondation 2100, placée sous l’égide du CNRS, s’inquiète de la dégradation continue du niveau en mathématiques en France. Cette inquiétude s’appuie sur plusieurs rapports récents émanant du Haut Conseil de l’évaluation et de la recherche, du Conseil scientifique de l’éducation nationale et de l’Académie des technologie. Depuis une trentaine d’années, on constate une baisse continue du niveau en mathématiques en France En effet, à l’entrée en sixième, une majorité d’élèves français ne maîtrise pas les fractions élémentaires. En terminale, la part des élèves suivant un enseignement en mathématiques a chuté, passant de 274 000 en 1993 à 158 000 en 2021, malgré une légère reprise récente. Ce désengagement vis-à-vis des mathématiques touche plus fortement les jeunes filles et les élèves issus des milieux modestes. Par ailleurs, le nombre de jeunes chercheurs en mathématiques décroit rapidement. Le déficit d’ingénieurs est estimé à 10 000, tandis qu’un nombre croissant de diplômés choisit l’expatriation. Pourtant, les mathématiques sont indispensables pour l’innovation technologique, la recherche scientifique, l’intelligence artificielle et plus largement pour la souveraineté numérique et industrielle et la compétitivité de la France. La Fondation 2100 met en lumière plusieurs causes structurelles à l’origine du déclin des mathématiques dans le pays. Parmi elles figurent la pénurie croissante d’enseignants, les faibles salaires, l’insuffisance de la formation initiale et continue, ainsi qu’une pédagogie souvent jugée trop abstraite. Ces facteurs expliquent la crise de recrutement au concours du CAPES, notamment en mathématiques, discipline dont l’attractivité n’a jamais été aussi faible. Pour répondre à cette situation préoccupante, la Fondation 2100 formule plusieurs recommandations. Elle propose entre autres une revalorisation significative des salaires des enseignants et des chercheurs en mathématiques, avec une augmentation des salaires pour les rapprocher de ceux observés en Allemagne ou en Europe du Nord. Elle préconise également une refonte de la formation initiale et continue des enseignants, ainsi qu’une pédagogie plus individualisée, permettant de mieux accompagner les élèves en difficulté en mathématiques afin de prévenir le décrochage. Ainsi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de s’inspirer des recommandations formulées par la Fondation 2100 afin de relever le niveau en mathématiques des élèves français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4682</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suspension du NEFLE : inquiétudes et attentes pour les établissements du Lot</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7359. — 10 juin 2025. — M. Christophe Proença attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante du programme « Notre École, Faisons-la Ensemble » (NEFLE), initié dans le cadre du Conseil national de la refondation. Lors de son lancement, le programme avait suscité de réels espoirs, en promettant cinq années de financement pour accompagner les projets initiés par les écoles, collèges et lycées jusqu’en 2027. Si la première campagne avait déjà révélé certaines difficultés sur le plan de l’ingénierie, la seconde a permis l’émergence de nombreux projets, notamment dans le Lot, en particulier dans les collèges et lycées. En revanche, le bilan intermédiaire du programme NEFLE dans le Lot avait mis en évidence un déséquilibre entre le nombre de projets déposés concernant les structures du premier degré (écoles maternelles, élémentaires ou primaires) faute, semble-t-il, d’un accompagnement suffisant des équipes. Depuis mai 2024, l’académie de Toulouse fait face à un arrêt total des financements NEFLE. D’abord attribuée par le recteur à des dysfonctionnements internes à la commission académique, cette suspension semble en réalité liée à des arbitrages budgétaires à l’échelle nationale. Des remontées similaires dans d’autres académies confortent cette hypothèse, bien que Toulouse semble avoir été touchée plus tôt. Cette situation entraîne des conséquences très concrètes : certains établissements attendent toujours le versement de financements pourtant validés, parfois après avoir engagé leurs propres budgets ; d’autres ignorent si leur dossier a été étudié ; enfin, plusieurs équipes poursuivent la conception de projets sans aucune visibilité sur leur aboutissement. Il est donc indispensable que le ministère clarifie la situation du programme NEFLE. Les personnels engagés, comme les élèves concernés, ont besoin de transparence et de reconnaissance. Le manque d’informations ou la suspension des financements risquent d’impacter durement les territoires ruraux, pour qui ces aides représentaient un levier essentiel de développement pédagogique et d’investissement. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4683</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Rapport de la Cour des comptes sur l’enseignement primaire.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7360. — 10 juin 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les suites données aux conclusions du rapport de la Cour des comptes publié le 20 mai 2025, étudiant la dégradation de l’enseignement primaire en France. En effet, au sein de ce dernier, la Cour des comptes pointe plusieurs éléments alarmants, notamment le déclin des performances scolaires, en « dépit de l’augmentation constante ces dix dernières années de la dépense consacrée à l’école primaire » (2,1 milliards d’euros de l’État en 2022). Il évoque également la difficulté de l’école de résorber les disparités de niveau et les iniquités suivant le milieu social dont est issu l’enfant. Il fait également l’état du niveau des élèves stagnants depuis 2016, notamment en mathématiques où la France se trouverait à la 21e place des pays de l’Union européenne. Des problématiques nationales conjuguées à des difficultés locales, notamment sur le remplacement de professeurs d’enseignement primaire en zone rurale. Une situation renforcée par plusieurs dysfonctionnements structurels, notamment au premier, une gouvernance de l’école encore trop centralisée, une organisation du temps scolaire en décalage avec les besoins des élèves, ainsi qu’un recul de l’attractivité du métier d’enseignant. Face à cette situation, la Cour des comptes formule plusieurs pistes d’amélioration, notamment sur le recrutement et la formation des enseignants, sur les usages pédagogiques, sur la réforme du statut des directeurs d’école, ainsi que sur la nécessité de mieux associer les collectivités territoriales à la politique éducative. Au-delà de ces éléments, le rapport appelle à une nécessaire refonte du système éducatif de l’école primaire. Considérant ces éléments, il lui demande quelles suites le Gouvernement entend donner à ce rapport et quelles initiatives il compte mettre en place afin de répondre aux conclusions alarmantes dressées par le rapport de la Cour des Comptes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4683</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>REP+ et collège Gérard Philipe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7361. — 10 juin 2025. — Mme Marianne Maximi attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante du collège Gérard Philipe à Clermont-Ferrand et sur l’urgence de le reclasser au sein du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +). Lors de la dernière révision de la carte de l’éducation prioritaire en 2014, cet établissement n’a pas été retenu pour un classement en REP malgré le fait qu’il en remplissait les critères. En outre, depuis 2020, cet établissement remplit désormais les conditions pour un classement en REP+. Aujourd’hui, le maintien de l’établissement en dehors de l’éducation prioritaire renforcée produit des conséquences dramatiques pour les élèves comme pour les personnels qu’ils soient enseignants, administratifs, de santé et d’action sociale. Le collège Gérard Philipe accueille 455 élèves, dont certains en dispositifs section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) et unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A). Son indice de position sociale (IPS) est de 71,4 pour l’année scolaire 2024-2025, un niveau extrêmement bas, bien inférieur à la moyenne nationale (106,5), à celle des collèges en REP (85) et même à celle des REP+ (74). Alors que c’est le plus bas au niveau national hors éducation prioritaire, ce chiffre traduit une très forte concentration de difficultés sociales, qui impacte directement les conditions d’apprentissage. Les personnels font état d’un climat scolaire tendu et d’un épuisement généralisé. Les perspectives d’orientation sont limitées, souvent réduites à des affectations par défaut. De plus, l’évitement scolaire s’accroît, avec un recours croissant au secteur privé, accentuant la ségrégation. De nombreuses familles maîtrisent mal le français, rendant l’accès aux droits plus complexe et un grand nombre de tâches incombent aujourd’hui à un personnel administratif réduit, qui dépasse de fait son rôle, en l’absence de professionnels médico-sociaux en nombre suffisant. Le rectorat a annoncé des renforts ponctuels et vingt heures de concertation, bien loin des demandes des enseignants et sans modification du statut de l’établissement. Dans son rapport du 6 mai 2025, la Cour des comptes souligne l’exception à laquelle est confrontée le collège Gérard Philipe au regard de son IPS et la nécessité de revoir la carte de l’éducation prioritaire pour mieux l’adapter aux réalités sociales et scolaires. Elle pointe l’immobilisme du ministère, les incohérences de la répartition actuelle et appelle à une réallocation plus souple et équitable des moyens. En l’absence d’une telle révision, des établissements comme le collège Gérard Philipe restent durablement sous-dotés alors même qu’ils concentrent les besoins les plus urgents. Un maintien en dehors du dispositif REP+ constituerait un signal profondément négatif adressé à la communauté éducative et aux familles. Dans ces conditions, elle souhaite savoir si elle entend reconnaître les besoins criants du collège Gérard Philipe par un classement en REP+ et l’attribution des moyens afférents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4684</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Henriet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés d’application de l’article L. 312‑13 du code de l’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7371. — 10 juin 2025. — M. Pierre Henriet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés d’application de la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023 visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire, qui a modifié l’article L. 312-13 du code de l’éducation afin d’ouvrir la voie à l’organisation d’actions pédagogiques relatives à la préparation de l’examen du code de la route au sein des établissements d’enseignement du second degré, en dehors des périodes scolaires. Ce texte, voté par le Parlement et promulgué, vise à renforcer l’éducation à la sécurité routière des lycéens, dans un objectif de prévention des risques et d’égalité d’accès à la préparation à l’examen du code de la route. Plusieurs initiatives portées par des acteurs privés, en partenariat avec des lycées, ont été lancées dans cet objectif, notamment le programme Codapagos, qui permet aux élèves de suivre une préparation encadrée au sein même de leur établissement. Toutefois, malgré le fondement légal clair de ce dispositif, plusieurs rectorats et notamment celui de l’académie de Poitiers, semblent opposer une fin de non-recevoir à leur mise en œuvre, invoquant une interprétation restrictive du principe de neutralité commerciale au sein des établissements publics. Ces blocages locaux interpellent, d’autant qu’ils vont à l’encontre de l’intention du législateur, clairement exprimée lors des débats parlementaires. Il lui demande donc si des instructions ont été données aux rectorats en ce sens et quelles mesures elle entend prendre pour assurer l’application effective, uniforme et cohérente sur tout le territoire de la disposition législative précitée et ce dans l’intérêt des élèves et de la sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4684</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Affectation des enseignants originaires des territoires dits d’outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7403. — 10 juin 2025. — M. Jean-Philippe Nilor attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les affectations des enseignants originaires des territoires dits d’outre-mer à l’issue de leur réussite aux concours de l’éducation nationale. Il est de plus en plus fréquent de constater que des enseignants issus des outre-mer, ayant pour la plupart exercé durant plusieurs années dans leur territoire d’origine en tant que contractuels, sont envoyés en France hexagonale dès leur titularisation, contre leur volonté. Ce phénomène, vécu comme un véritable exil professionnel et personnel, engendre des difficultés humaines, sociales et financières complexes. Les attaches familiales et culturelles fortes dans leur territoire ne sont pas prises en compte. Cette logique d’affectation, centrée sur les nécessités de gestion nationale sans réelle prise en compte des spécificités locales, crée une instabilité dommageable pour les élèves. Permettre aux enseignants natifs ou déjà en poste localement de rester sur leur territoire après leur réussite au concours, ou de pouvoir y retourner rapidement, apparaît comme une mesure de bon sens, à la fois équitable et bénéfique pour le service public d’éducation. Aussi, il souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour : garantir une priorité d’affectation dans leur territoire aux enseignants issus de ces territoires ayant exercé localement comme contractuels ; faciliter les mutations de retour pour ceux actuellement en poste en France hexagonale, qui ont des CIMM dans ces territoires et qui manifestent cette volonté de retour ; et plus largement, adapter la politique de gestion des ressources humaines de l’éducation nationale aux réalités et aux besoins spécifiques des territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4684</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Labellisation REP+ du collège Terrain Fayard
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7405. — 10 juin 2025. — M. Frédéric Maillot alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation critique que traverse le collège Terrain Fayard. Depuis 2015, ce collège bénéficie de la labellisation REP. Cette dernière lui a permis de rendre compte des difficultés de l’époque mais ces difficultés ont aujourd’hui évolué et ne sont plus d’actualité. D’abord, des difficultés extérieures, car le collège Terrain Fayard se situe au sein du quartier de Saint-André, quartier qui, à La Réunion, est reconnu comme lieu de nombreux faits divers. Ensuite, c’est également des difficultés intérieures à l’établissement qui sont constatées, étant donné que les chiffres sont en baisse. En effet, alors que le dispositif REP s’applique au collège Terrain Fayard et qu’il bénéficie de moyens qualifiés de suffisants, les résultats au brevet sont passés de 83,6 % en 2020 à 81,71 en 2021 puis à 79,7 % en 2022 et à 74,1 % en 2023. Depuis déjà quelques années, le personnel enseignant notait que le niveau global des élèves dans des matières fondamentales comme le français et les mathématiques n’atteignait pas la moyenne du réseau prioritaire. Mais rien n’a été fait pour que les choses changent. Pour ce qui est du matériel mis à disposition du corps enseignant, là aussi les moyens manquent. En sport, les enseignants se voient contraints de ne plus utiliser certaines infrastructures qui sont pourtant nécessaires au bon déroulé de leur activité physique et sportive. La sécurité des élèves est quant à elle aussi impactée et le collège Terrain Fayard n’a pas les ressources nécessaires pour pallier autant de désagréments. La Présidente de l’Assemblé nationale a elle-même constaté ces difficultés lors de sa venue sur le terrain début d’année 2024. Ainsi, il faudrait octroyer au collège Terrain Fayard des aides plus conséquentes. Cela passe par la considération de l’augmentation des moyens destinés à l’éducation, l’accompagnement éducatif, le développement d’activités culturelles et surtout le renforcement de la sécurité des élèves. En ce sens, il lui demande donc si elle entend changer la labellisation du collège Terrain Fayard de REP en REP+ et revoir la carte scolaire afin d’adapter les moyens aux besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4685</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Prise en charge des repas des AESH pendant la pause méridienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7436. — 10 juin 2025. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la prise en charge du repas des accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) sur le temps de la pause méridienne. Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2024-75 du 27 mai 2024, l’État assure la rémunération des AESH accompagnant les élèves durant la pause méridienne. Cette modification législative permet de garantir la continuité de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap sur toute l’amplitude de la journée scolaire. Elle participe également à déprécariser l’emploi d’AESH. La loi n’a pas prévu la prise en charge des repas de l’accompagnant ou de l’accompagnante par l’employeur, l’éducation nationale. En l’état, le coût du repas reste à leur charge, ou à la charge des collectivités quand elles acceptent de s’en acquitter. Aussi, il lui demande comment le Gouvernement entend assurer la prise en charge financière des repas des accompagnants d’élèves en situation de handicap travaillant sur le temps de la pause méridienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4685</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>La santé mentale des lycéennes et lycéens dans une situation alarmante !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7442. — 10 juin 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les problèmes de santé mentale rencontrés par les lycéennes et des lycéens. Depuis plusieurs années, la santé mentale des élèves se dégrade de façon alarmante et pourtant le ministère de l’éducation nationale tarde à agir. Le constat est pourtant là, accablant et provenant d’institutions tout à fait officielles. Selon Santé publique France (2023), près de 40 % des adolescentes et adolescents présentent des signes d’un trouble anxieux ou dépressif, un chiffre en constante augmentation depuis la pandémie de covid-19. Plus inquiétant encore : 17 % des jeunes de 15 à 17 ans déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois. Ces données révèlent l’ampleur d’un malaise structurel, bien au-delà de cas isolés. Le système scolaire devrait être une solution et un point d’appui face à cette souffrance psychologique. Mais avec la politique suivie ces dernières années, il se montre malheureusement maltraitant et aggrave le problème. La réforme du baccalauréat, la multiplication des évaluations en contrôle continu, l’angoisse autour de Parcoursup, les suppressions de postes dans l’éducation : tout cela participe à faire de la scolarité une épreuve traumatisante pour de nombreux jeunes dans le pays. Les moyens manquent d’ailleurs gravement pour faire face à cette situation grave et urgente. Il y a moins d’un psychologue scolaire pour 1 500 élèves. Les infirmiers scolaires et les assistants sociaux manquent dans nombre de lycée et doivent souvent se partager entre plusieurs établissements. Enfin, il n’existe à ce jour aucune politique nationale d’écoute et de prévention. La santé mentale des lycéennes et des lycéens doit devenir une priorité nationale. Cela passe par des recrutements massifs de psychologues, d’infirmiers et d’assistants sociaux en milieu scolaire, par la mise en place de cellule d’écoute dans tous les lycées et par une révision complète des rythmes scolaires pour alléger le fardeau psychologique de la jeunesse. Elle lui demande si le Gouvernement va enfin prendre au sérieux la gravité de la situation et agir concrètement pour la santé mentale des lycéennes et des lycéens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4686</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Discriminations des personnes transgenres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7345. — 10 juin 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, au sujet des discriminations vécues par les personnes transgenres. En effet, de nombreux actes sont perçus par les personnes issues de la transidentité comme du dénigrement, voire de l’agression tant dans la vie professionnelle que dans la rue. Cela provoque un profond mal-être persistant poussant certaines personnes à sombrer dans la dépression. Il l’interroge afin d’avoir connaissance des moyens que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour mieux accompagner les personnes transgenres en situation de détresse (psychologique, social, professionnel, etc).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4686</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Préserver le parc du campus Condorcet à Aubervilliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7367. — 10 juin 2025. — M. Stéphane Peu alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le projet très contesté de construction d’un nouvel immeuble sur le site du campus Condorcet à Aubervilliers. Implanté sur un terrain de 6,5 hectares, regroupant 11 bâtiments, le campus Condorcet, entièrement dédié à la recherche et à la formation à la recherche en sciences humaines et sociales, a ouvert ses portes en 2019. En 6 ans, le campus Condorcet a su trouver sa place dans son quartier, particulièrement dense, notamment grâce à des activités et des espaces ouverts sur l’extérieur. Le devenir de l’espace vert de l’îlot 4 (10 000 m2) est aujourd’hui menacé par la construction d’un immeuble de 18 000 m2. Ce parc, où le campus a planté une trentaine d’arbres dans un espace verdoyant, constitue un véritable poumon vert de détente très apprécié dans un des quartiers les plus denses du territoire de Plaine Commune. Le SDRIF-E, comme tous les rapports de l’Institut Paris région et de l’APUR, insiste sur l’importance, face au réchauffement climatique, de préserver les îlots de fraîcheur de pleine terre. Le projet de construction suscite beaucoup de colère et d’incompréhension non seulement d’un grand nombre de chercheurs mais aussi d’habitants qui ont pétitionné pour protéger ce parc. Une situation de blocage serait préjudiciable pour le campus et pour le territoire. Des alternatives existent dans un quartier qui compte des dizaines de milliers de m2 vacants dans des immeubles au voisinage du campus. En effet, si le projet du campus remonte aux années 2000, la construction de nouveaux immeubles est incontestablement aujourd’hui en décalage avec les priorités environnementales et sociales. Les représentants des personnels (chercheurs, doctorants, personnel d’appui à la recherche) au CA ont unanimement contesté la disparition du parc de l’îlot 4. M. le député soutient donc les initiatives multiples visant à obtenir l’abandon de ce projet, à l’instar des motions votées par plusieurs laboratoires du campus Condorcet et les pétitions des habitants appuyées par l’intersyndicale et les associations environnementales du territoire. Dans ce contexte, il propose qu’un moratoire soit décidé le temps qu’une concertation avec les parties prenantes y compris les habitants, soit engagée pour évaluer l’opportunité réelle de ce projet. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4686</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Saisie d’argent de Français en route vers la Russie par les douanes allemandes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7378. — 10 juin 2025. — M. Kévin Pfeffer attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante de ressortissants français dont des fonds en espèces ont été saisis par les douanes allemandes lors de leur transit vers la Russie. En 2024, un ressortissant français se rendant en Russie via l’aéroport de Francfort pour rendre visite à sa famille s’est vu confisquer par les autorités douanières allemandes la somme de 5 000 euros en espèces. Ces fonds étaient destinés à ses dépenses personnelles sur place, à l’achat de cadeaux pour ses enfants et à se prémunir en cas d’urgences médicales, étant donné l’impossibilité d’utiliser des cartes de crédit ou d’effectuer des opérations bancaires en Russie depuis le début du conflit en Ukraine. À son retour en France, ce citoyen a entrepris plusieurs démarches afin d’obtenir des explications et de faire valoir ses droits, sans succès. Ses démarches auprès de l’aéroport de Francfort, du consulat général d’Allemagne à Strasbourg et des services douaniers allemands ont échoué. Après de multiples relances par appels, courriers et courriels, le ressortissant français a finalement été informé qu’il sera jugé par le tribunal de Francfort-sur-le-Main. Le ressortissant français a ensuite appris qu’il avait été jugé et condamné, sans avoir eu l’opportunité d’assister au procès ni d’être représenté, n’ayant pas été notifié de sa tenue. Le délai pour faire appel était déjà dépassé. Il semblerait que d’autres ressortissants français aient été confrontés à des situations similaires lors de transits par l’Allemagne. Cette situation soulève des interrogations quant au respect des droits fondamentaux des concitoyens et à l’absence de voies de recours effectives. Il souhaite donc savoir s’il a connaissance d’autres cas similaires et si une intervention auprès des autorités allemandes est envisagée afin de garantir les droits des ressortissants français et d’assurer la restitution des fonds saisis lorsqu’aucune infraction caractérisée n’est retenue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4687</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Extraction des ressources des fonds marins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7419. — 10 juin 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position de la France à la suite de la signature, le 24 avril 2025, par Donald Trump d’un décret autorisant l’exploitation et l’extraction à grande échelle des ressources des fonds marins, y compris dans les eaux internationales. Ce décret vise à accélérer l’examen des candidatures et la délivrance de permis d’exploration et d’extraction, y compris au-delà de la juridiction des États-Unis. Il ambitionne, à terme, l’extraction d’un milliard de tonnes de matériaux en dix ans. Une telle démarche constitue une violation du droit international, en ce qu’elle remet en cause les compétences de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), telles qu’établies par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM). L’AIFM dispose en effet du mandat exclusif de gérer les fonds marins internationaux et les minerais qu’ils contiennent. Une absence de réaction de la France reviendrait à entériner tacitement cette remise en cause du droit international, et à reconnaître, de fait, la loi du plus fort dans un espace qui fait partie des nouvelles frontières de l’humanité. C’est une nouvelle façon pour les États-Unis de renforcer le caractère extraterritorial de leur droit et une manière de réaffirmer leur impérialisme. Aussi, il souhaite savoir si M. le ministre entend condamner cette nouvelle atteinte au droit international commise par les États-Unis, au regard des engagements passé de la France en faveur du respect du droit international en mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4687</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation humanitaire en Birmanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7420. — 10 juin 2025. — Mme Eva Sas attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation humanitaire alarmante en Birmanie, à la suite du séisme dévastateur survenu le 28 mars 2025. De nombreuses sources font état d’un blocage délibéré de l’aide par la junte militaire, qui empêche son acheminement dans les zones hors de son contrôle et sur les régions les plus durablement touchées de Sagaing et Madalay. Cette instrumentalisation de l’aide à des fins politiques, en violation flagrante du droit international humanitaire, soulève de vives inquiétudes. Elle souhaite savoir si la France envisage de reconnaître publiquement cette impasse et de réorienter sa coopération vers les acteurs civils et les structures alternatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4688</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Protection des emplois de Darquer &amp;Mery
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7366. — 10 juin 2025. — M. Marc de Fleurian appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la situation préoccupante de l’industrie dentellière calaisienne et notamment de l’entreprise Darquer et Mery, emblématique de l’histoire ouvrière de la ville, qui serait menacée par une vague de licenciements. Pourtant, en 2024, le Gouvernement, par l’intermédiaire du ministre de l’industrie d’alors, avait promis une politique de « rebond industriel » pour le Calaisis dans le cadre du programme France 2030. Il lui demande donc les mesures qu’il compte prendre pour soutenir l’industrie dans le Calaisis et, dans ce cas d’espèce, celles qu’il envisage pour protéger les emplois et perpétuer les savoirs-faire de Darquer et Mery - notamment l’aide à la recherche de contrats à court et moyen terme et le développement de débouchés commerciaux de long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4688</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé de Lépinau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rave parties en terres agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7288. — 10 juin 2025. — M. Hervé de Lépinau interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la question des rave parties organisées sur des terres agricoles. Malgré la multiplication des arrêtés préfectoraux et municipaux interdisant ces rassemblements illégaux, le phénomène des rave parties connaît une augmentation significative, attirant désormais plusieurs milliers de participants. Ces évènements entraînent de nombreuses plaintes des agriculteurs français, victimes de l’occupation illégale et des dégradations de leurs terrains, avec pour conséquence directe l’entrave à leurs activités agricoles, voire la destruction pure et simple des cultures. Cette situation s’est notamment produite récemment lors d’une rave party illégale organisée en Lozère. Les participants et organisateurs ont ignoré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation et ont empêché les agriculteurs d’exercer leurs activités, entraînant la dégradation des terrains. En réaction, certains agriculteurs ont été contraints de détruire le matériel utilisé pour organiser l’évènement afin de préserver leurs champs. Par ailleurs, ces rassemblements illégaux exposent régulièrement les participants à des risques importants, en raison du non-respect systématique des normes de sécurité applicables. En mai 2025, ces manquements ont provoqué au moins un décès, cinq hospitalisations et nécessité la prise en charge médicale d’une centaine de personnes par les services de secours. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures sont envisagées par son ministère afin de lutter efficacement contre la multiplication inquiétante de ces rave parties en milieu agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4688</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Santé mentale des maires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7327. — 10 juin 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la détresse psychologique des élus locaux, notamment des maires, liée à l’exercice de leurs fonctions. Les maires sont en effet confrontés à une multitude de situations qui rendent l’exercice de leur mandat particulièrement difficile, tant sur le plan physique que psychologique. Bien que ce sujet reste encore peu documenté, une étude du professeur Olivier Torres, de l’université de Montpellier, met en lumière une réalité alarmante. Les maires sont mentalement épuisés et nombreux sont ceux qui estiment ne pas être suffisamment accompagnés. Des drames surviennent : certains démissionnent, d’autres vont jusqu’à mettre fin à leurs jours. L’État se doit d’être aux côtés de ceux qui assurent, chaque jour, la cohésion et la stabilité des territoires. Il demande à M. le ministre d’agir, protéger, anticiper. La santé mentale des maires ne peut être reléguée au second plan. Il est urgent de mettre en place des dispositifs simples, accessibles et efficaces, permettant aux élus d’obtenir de l’aide sans avoir à affronter des démarches kafkaïennes. Il souhaite connaître ses intentions sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4688</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agressions anti LGBTQ+.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7328. — 10 juin 2025. — M. Bryan Masson alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la représentation des étrangers chez les auteurs d’agressions anti LGBTQ+. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur, publiés le 15 mai 2025, 4 800 infractions anti-LGBT+ ont été enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales en 2024 et ont progressé de 5 % sur un an. Parmi ces 4 800 infractions, 63 % sont des crimes ou des délits (+7 % sur un an) et 37 % des contraventions (+1 % sur un an). Ces agressions désignent l’ensemble des attaques soudaines, brutales et non provoquées dirigées contre les personnes issues de minorités sexuelles ou de genre. Cette situation inacceptable suscite à juste titre une indignation et une inquiétude croissante chez les citoyens et mérite que l’on s’y intéresse pleinement. Afin de mieux envisager le problème et ses solutions il est donc nécessaire d’approfondir la connaissance que nous avons des auteurs de ces agressions. De nombreuses statistiques permettent d’évaluer l’implication des étrangers dans certains faits de violence. À titre d’illustration, en 2024, le SSMSI indiquait que les étrangers représentaient 18 % des auteurs d’homicides, 14 % des auteurs de viols et tentatives de viols, 38 % des cambriolages de logement ou encore 22 % des personnes impliquées dans des trafics de stupéfiants alors qu’ils ne constituent qu’environ 8 % de la population sur le territoire français. Pourquoi ne dispose-t-on donc pas de bases statistiques sur le pourcentage d’étrangers impliqués dans des agressions anti LGBTQ+ ? Il est en effet préoccupant de constater un manque criant de données fiables sur l’implication de personnes ne possédant pas la nationalité française dans les faits d’agressions anti LGBTQ+. Par exemple, un des seuls sondages renseignant sur la nationalité de l’agresseur est un sondage IFOP de 2019 affirmant que 6 % des victimes d’agressions LGBTQ+ décrivent des agresseurs « magrébins ». Aucune information claire sur le sujet n’ayant donc été publiée, il demeure difficile d’évaluer justement la situation actuelle. C’est pourquoi il lui demande de l’intérieur de fournir des données précises et actualisées sur la représentation des étrangers chez les auteurs d’agressions anti LGBTQ+.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4689</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dépôt illégal de pneus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7333. — 10 juin 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences environnementales préoccupantes liées aux dépôts illégaux de pneumatiques usagés et sur l’apparente absence de réponse judiciaire à ces actes pourtant récurrents. Depuis plus de vingt ans, la filière de collecte des pneus en fin de vie repose sur le principe de responsabilité élargie des producteurs, via des éco-organismes agréés. Selon les données publiées par l’ADEME sur le site SYDEREP, cette filière atteint ses objectifs : le volume de pneumatiques collectés est équivalent, voire supérieur, à celui mis sur le marché chaque année. Ce système permet en théorie une prise en charge gratuite des pneus usagés auprès de tous les détenteurs, notamment les professionnels de l’automobile. Cependant, dans la pratique, de nombreux dépôts sauvages continuent d’être constatés, en particulier par les maires, qui en alertent régulièrement les autorités. D’après les éco-organismes, ces dépôts seraient en grande partie dus à l’action de véritables réseaux de « pilleurs de pneus » : ceux-ci s’introduiraient dans les ateliers de garagistes pour dérober massivement des pneus, trier ceux ayant une valeur marchande en occasion et abandonner dans la nature ceux qui n’en ont pas, causant ainsi un préjudice écologique grave. Cette pratique semble se généraliser à l’ensemble du territoire. Des prestataires des éco-organismes auraient même identifié certains auteurs de ces vols et abandons. Malgré cela, les signalements adressés à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) semblent n’avoir donné lieu à aucune enquête ni poursuite à ce jour. Elle lui demande si le ministère de l’intérieur a été formellement informé de ces faits et s’il envisage de donner des instructions précises aux services compétents, notamment à l’OCLAESP, afin que des investigations soient engagées et que des condamnations exemplaires puissent être prononcées pour dissuader ces agissements et protéger durablement l’environnement. Elle appelle également son attention sur la charge financière supportée par les collectivités locales à l’occasion des opérations de nettoyage de la nature - notamment lors des journées dites « Nature propre » - lorsqu’elles doivent prendre en charge le traitement des pneumatiques abandonnés dans le cadre de ces dépôts sauvages. Afin d’encourager ces initiatives louables, il devient impératif de prévoir un traitement dérogatoire ou une passerelle spécifique avec un éco-organisme de retraitement de ce type de déchets pour les collectivités ou associations qui, après avoir récolté des pneus lors d’une opération spéciale de préservation de l’environnement viennent les déposer en déchèterie ou sur un site de valorisation des déchets afin de ne pas les pénaliser. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4689</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gestion des déchets - campements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7336. — 10 juin 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique de la gestion des déchets générés par les campements de migrants présents sur le territoire français. Des initiatives locales ont permis de quantifier l’ampleur de cette problématique. Par exemple, dans le Calaisis, une opération de nettoyage a permis de ramasser plus de 7,5 tonnes de déchets en seulement deux heures dans les campements de migrants, soit plus du double de ce que collecte annuellement l’association Environnement et solidarité. De même, dans le Boulonnais, une convention financée à 80 % par l’État a été signée avec l’association Rivages Propres pour ramasser les déchets laissés par les migrants, pour un montant de 208 000 euros. Ces exemples illustrent les coûts significatifs supportés par les collectivités locales et l’État pour la gestion des déchets liés aux campements de migrants. En conséquence, il lui demande quel est le coût annuel estimé de la gestion des déchets issus des campements de migrants, tant pour l’État que pour les collectivités locales, quelles sont les modalités de financement de ces opérations de nettoyage et enfin quelles mesures sont envisagées pour prévenir l’accumulation de déchets dans ces campements et réduire les coûts associés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4690</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les trafics de déchets en bande organisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7337. — 10 juin 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence des trafics de déchets opérés en bande organisée, aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques majeures pour les territoires. Le communiqué de la procureure de la République de Lille, en date du 21 mai 2025, fait état d’une vaste opération judiciaire menée par la JIRS, l’OCLAESP, les services de gendarmerie et les GIR, révélant un trafic transfrontalier de plus de 4 400 tonnes de déchets importés illégalement depuis la Belgique et traités frauduleusement sur le sol français. Les faits mêlent corruption, travail dissimulé, blanchiment et vols de métaux, pour un préjudice évalué à plusieurs millions d’euros. Ce trafic s’inscrit dans une dynamique plus large qui touche également d’autres régions, notamment le Grand Est, l’Île-de-France, l’Occitanie ou la région PACA. Ce type de criminalité environnementale s’appuie sur une grande mobilité logistique et une capacité à exploiter les failles de contrôle, notamment dans les zones frontalières. Il semble par ailleurs favorisé par un différentiel de coûts de traitement des déchets entre pays voisins, rendant les trafics particulièrement lucratifs. Dans ce contexte, il lui demande quels moyens sont actuellement alloués aux forces de sécurité intérieure et aux GIR pour prévenir, surveiller et démanteler ces réseaux spécialisés dans les déchets ; si une doctrine opérationnelle renforcée est envisagée, en lien avec les services de douanes, les DREAL et les collectivités locales, pour surveiller les flux logistiques suspects (camions, sites d’enfouissement, entrepôts de transit) ; et si des moyens nouveaux, notamment technologiques (vidéosurveillance environnementale, drones, systèmes de géolocalisation de bennes) pourraient être mobilisés pour rendre plus efficace la lutte contre ce type de délinquance organisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4690</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafic de stupéfiants dans les territoires ruraux et périurbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7346. — 10 juin 2025. — M. Frank Giletti attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la montée en puissance des trafics de stupéfiants dans les territoires ruraux et périurbains et sur les difficultés rencontrées par les maires pour y faire face. Le 19 mai 2025, un important laboratoire de méthamphétamine a été démantelé dans la commune du Val, en plein cœur de la 6ème circonscription du Var, lors d’une opération conjointe de la gendarmerie nationale et d’Europol. Cette opération, ayant conduit à l’interpellation de seize personnes, a mis en lumière l’implantation de réseaux criminels internationaux sur le territoire national. Ce démantèlement révèle l’ampleur des réseaux en place et leur capacité à se développer discrètement dans des zones peu densément peuplées. Les élus locaux, qui constatent au quotidien les effets de cette emprise (consommation visible, trafics sur la voie publique, menaces sur les commerces), se heurtent à des procédures longues et peu lisibles lorsqu’ils souhaitent intervenir, notamment pour obtenir la fermeture d’établissements liés au trafic. Il s’associe à la préoccupation croissante des maires de sa circonscription et des habitants et l’interroge sur les mesures concrètes envisagées pour simplifier les procédures permettant aux communes d’agir plus rapidement face à des situations de trafic avéré et renforcer les moyens d’appui opérationnels à disposition des maires, en lien avec les parquets et les forces de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4690</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Grave préoccupation sur la table de correspondance des noms et prénoms
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7368. — 10 juin 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’arrêté du 19 décembre 2023 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « table de correspondance des noms et prénoms ». Plusieurs associations alertent sur les graves préoccupations en matière de protection des données personnelles et de détournement probable de l’usage de ce fichier. En effet, présenté comme un simple fichier de « consultation de l’identité des personnes » et de « mise à jour de cette identité », cette table de correspondance constitue en réalité un fichier automatique, systématique et indifférencié de chaque personne ayant changé de prénom ou nom en vertu des articles 60, 61 et 6s1-3-1 du code civil. En cela, il expose les personnes immigrées naturalisées qui souhaitent franciser leur nom, comme les personnes trans, à des risques d’ outing et de discriminations. Il risque de porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes trans, qu’il met directement en danger en rendant accessibles des informations relatives à leur transidentité. Cet arrêté ne respecte pas les recommandations de la CNIL qui, dans sa délibération n° 2023-103 du 5 octobre 2023, avait émis des réserves importantes (durée excessive de conservation, trop d’accédants) et souligné les « risques élevés pour les droits et libertés » et recommandé une analyse d’impact préalable, qui n’a jamais été effectuée. Les associations ont déposé un recours auprès du ministère de l’intérieur, ainsi qu’auprès du Conseil d’État afin de demander l’abrogation de ce décret, l’un comme l’autre étant sans réponse à ce jour. Au-delà de l’aspect dangereux pour les droits de ce fichier, se pose aussi la question de son utilité réelle et de la finalité de son usage. Aucune donnée sur le volume de consultation des tables par les administrations n’est disponible, ni sur le nombre et le taux de cas frauduleux de changement de prénom qui ont été recensés. Elle souhaite donc savoir pourquoi le ministère de l’intérieur a fait le choix de ce système en dépit des risques évoqués et des signalements de la CNIL et ne pas avoir privilégié les moyens existants (actes intégraux, réquisitions) ou un identifiant commun immuable sans marqueurs de genre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4691</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Problèmes de gestion des centres de rétention administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7369. — 10 juin 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation significative du coût de l’assistance juridique assurée dans les centres de rétention administrative, ainsi que sur les conséquences de son mode d’organisation actuel sur l’exécution effective des mesures d’éloignement. Selon les chiffres de la Cour des comptes, les dépenses publiques consacrées à cette assistance ont atteint 6,8 millions d’euros en 2023, soit une hausse de 30 % depuis 2019. Dans le même temps, le nombre annuel d’étrangers retenus a diminué de 20 %. Cette mission, financée par l’État, est assurée principalement par quatre associations (La Cimade, Forum réfugiés-Cosi, Groupe SOS solidarités et France Terre d’Asile), dont certaines adoptent des positions ouvertement militantes contre la politique migratoire de la France. Le rapport mentionne que « les principaux recours contre les OQTF ont plus que quadruplé en dix ans », contribuant à l’engorgement croissant des juridictions administratives. Toujours selon la Cour des comptes, une décision de justice empêche l’éloignement dans 70 % des cas, devant l’absence de laissez-passer consulaire. Cette situation interroge à la fois sur l’efficacité globale du dispositif, sur la neutralité des structures impliquées et sur les conditions dans lesquelles l’État choisit ses partenaires pour une mission aussi sensible. Par ailleurs, des propositions récentes, portées notamment au Sénat, envisagent de confier cette assistance juridique à un opérateur public neutre tel que l’Office français de l’immigration et de l’intégration, déjà impliqué dans les CRA. Dans ce contexte, il lui demande comment le Gouvernement justifie que l’État dépense toujours plus pour l’assistance juridique en CRA, alors même que moins d’étrangers y sont retenus et que l’efficacité des éloignements continue de reculer ; si le Gouvernement envisage de soumettre le renouvellement des conventions liant l’État à ces associations à des exigences claires de neutralité et de conformité aux objectifs de la politique migratoire ; si une étude d’impact a été engagée pour évaluer l’opportunité de transférer cette mission à un opérateur public tel que l’OFII, dans un souci de transparence, d’efficacité et de maîtrise budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4691</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Entrisme religieux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7388. — 10 juin 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la place grandissante et préoccupante de l’entrisme religieux en France. Un rapport récent, particulièrement édifiant, met en lumière une réalité que le Rassemblement National dénonce depuis des décennies, sans que des mesures concrètes aient été mises en œuvre pour enrayer ce phénomène. Il ne peut exister, en France, des quartiers, des zones ou des citoyens qui excluent la République au nom d’une religion. M. le ministre a la responsabilité d’affronter avec lucidité et fermeté le constat dressé par ce rapport, qui met par écrit ce qui est dénoncé publiquement depuis longtemps. Dans de nombreux pays, qu’ils soient arabes ou occidentaux, des organisations telles que les « Frères musulmans » sont déjà interdites. La France doit s’en inspirer et agir : interdire et combattre toutes les associations ou structures qui remettent en cause les fondements de la République et ses valeurs. C’est avec gravité qu’il lui demande de prendre la pleine mesure de cette situation, afin de faire vivre la République et de lutter contre les forces du mal qui cherchent à la miner de l’intérieur du pays. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4692</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Implantation et influence des Frères musulmans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7389. — 10 juin 2025. — M. Bryan Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le rapport récemment déclassifié relatif à l’implantation et à l’influence des Frères musulmans en France. Ce document, bien qu’il ait été présenté comme une révélation, se borne essentiellement à dresser un constat descriptif d’une réalité déjà connue et dénoncée depuis de nombreuses années, notamment par Mme Marine Le Pen qui est à l’origine d’une proposition de loi visant à combattre les idéologies islamistes et qui constituerait une réponse efficace à la lutte contre l’islam radical. Depuis plus de dix ans, sa famille politique alerte les pouvoirs publics sur l’ampleur de l’entrisme idéologique des Frères musulmans au sein de certaines associations, structures éducatives et instances communautaires, ainsi que sur leur stratégie de conquête culturelle et politique. Si la transparence de ce rapport est bienvenue, elle ne saurait se substituer à une action politique déterminée. À l’heure où les signaux d’alerte sont au rouge, il ne peut être question de se contenter d’effets d’annonce ou de mesures symboliques à visée médiatique. La menace que représente l’idéologie des Frères musulmans pour l’unité de la nation, la laïcité et l’ordre républicain exige des décisions fermes, cohérentes et immédiates. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage enfin d’interdire en France les organisations directement ou indirectement liées aux Frères musulmans et quelles mesures concrètes seront prises dans les plus brefs délais pour tarir leur influence sur le territoire national. Enfin, il lui demande que les préfets soient désormais en mesure de transmettre aux parlementaires, en particulier aux députés de chaque circonscription, des éléments précis et actualisés sur l’intensité et la nature de la progression de l’influence des Frères musulmans dans leur département respectif ; cette transparence locale est indispensable pour permettre aux élus d’agir en responsabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4692</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Présence d’effectifs de police dédiés à la crise migratoire dans le Dunkerquois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7418. — 10 juin 2025. — M. Julien Gokel interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les moyens humains déployés pour faire face à la crise migratoire sur le littoral dunkerquois. Depuis de nombreuses années, Dunkerque et les communes alentours sont confrontées à une intensification des tentatives de traversées vers le Royaume-Uni, souvent organisées par des réseaux de passeurs structurés. Ces activités génèrent des tensions croissantes avec la population locale, ainsi que des troubles à l’ordre public. Si les forces de l’ordre font preuve d’un engagement sans faille, leurs effectifs demeurent insuffisants face à la pression constante exercée sur le territoire. Les services de police municipale, les pompiers et les services sociaux sont eux aussi sollicités au-delà de leurs capacités, dans un contexte où les collectivités doivent gérer à la fois une crise humanitaire dramatique et ses lourdes conséquences sécuritaires, qui excèdent leurs moyens d’intervention. Bien que des renforts aient été ponctuellement annoncés, ils restent trop limités et trop temporaires pour répondre durablement à l’intensification du phénomène. Le besoin d’une présence policière permanente, dédiée et renforcée, est régulièrement souligné par les élus locaux. Face à cette situation, la mise en place de brigades spécifiques ou de renforts durables, dotés de moyens humains et matériels adaptés, apparaît désormais indispensable. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer la présence pérenne d’effectifs de police nationale dédiés à la gestion de la crise migratoire dans le Dunkerquois et pour garantir aux habitants les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4692</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Actes de vandalisme, de vol ou de dégradation visant les défibrillateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7443. — 10 juin 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence des actes de vandalisme, de vol ou de dégradation visant les défibrillateurs automatisés externes (DAE) installés dans l’espace public. Ces dispositifs, implantés dans les rues, les gares, les établissements scolaires, les infrastructures sportives ou encore les centres commerciaux, sont essentiels pour assurer une réponse rapide aux arrêts cardiaques. L’utilisation d’un défibrillateur dans les premières minutes suivant l’arrêt peut augmenter de manière décisive les chances de survie. C’est pourquoi leur implantation visible, en accès libre, est fortement encouragée par les autorités sanitaires. Or, dans de nombreuses communes et dans les lieux recevant du public, notamment les gares, est observée une hausse préoccupante des vols, des dégradations, voire des actes de malveillance ciblant ces appareils : arrachages, vitrines brisées, détournements à des fins personnelles ou revente illégale. Ces comportements, au-delà du préjudice matériel pour les gestionnaires ou les collectivités, exposent directement la population à un risque vital en cas d’urgence cardiaque sur site. Certains établissements publics signalent des vols à répétition, dissuadant parfois les responsables locaux d’en réinstaller. Dans plusieurs cas, la réinstallation est retardée faute de moyens ou par crainte d’une récidive. Ce phénomène fragilise la stratégie nationale d’accès rapide au défibrillateur et pénalise les citoyens, en particulier dans les zones à forte affluence ou les territoires peu équipés. Aussi, il lui demande si une évaluation nationale de ces actes de malveillance a été conduite ou peut être engagée, notamment dans les gares, établissements publics et collectivités territoriales ; si des consignes spécifiques ont été données aux forces de sécurité pour mieux prévenir et sanctionner ces infractions, en considérant leur impact sur la sécurité des personnes ; enfin, si le Gouvernement envisage un dispositif de soutien aux gestionnaires publics et aux collectivités pour favoriser le rééquipement rapide en cas de vol ou de dégradation et garantir une couverture territoriale homogène et résiliente en matière de défibrillation d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4693</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bilan financier des émeutes du 31 mai et du 1er juin 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7444. — 10 juin 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accablant bilan des émeutes survenues dans les nuits du 31 mai et du 1er juin 2025. À l’issue d’un match de football, des émeutes ont éclaté dans plusieurs grandes villes de France. Le résultat de ces soirées est accablant : le bilan provisoire fait état de deux décès, de dizaines de blessés dont plusieurs dans un état critique, de plus de 560 interpellations sur l’ensemble du territoire. 491 interpellations auraient eu lieu dans l’agglomération parisienne et 392 à Paris. Les blessés dans les rangs des forces de l’ordre et des gardiens du feu ont également été nombreux : 7 pompiers ont été blessés, contre 22 gendarmes et policiers - dont 18 à Paris. Les dégâts matériels sont également nombreux : saccage de mobilier urbain, boutiques dévastées, vols et pillages. On a dénombré près de 692 départs d’incendie, 264 incendies de véhicules. Elle lui demande s’il peut lui donner une estimation globale du coût de ces émeutes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4693</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Encadrement des contrôles en mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7446. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Panonacle attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’opportunité d’élargir au domaine maritime les dispositifs prévus contre la violence routière. Le mercredi 21 mai 2025, un drame insoutenable s’est produit à proximité du club de voile d’Arcachon. Benjamin, âgé de huit ans, naviguait avec ses camarades sur un Optimist lorsqu’il a trouvé la mort, violemment percuté par un bateau de pêche dans la zone réglementée des 300 mètres. L’enquête a révélé deux éléments accablants : une vitesse excessive du navire de pêche et un contrôle positif aux stupéfiants du pilote mis en cause. Face à cette tragédie, chacun peut mesurer la douleur indicible de la famille de Benjamin. À cette douleur s’ajoute une incompréhension tout aussi profonde : comment peut-on encore accepter, en 2025, qu’il n’existe aucun cadre légal permettant à la gendarmerie maritime d’effectuer des dépistages de stupéfiants sur les professionnels de la mer et les plaisanciers ? Mme la députée était intervenue à ce sujet auprès du ministère le 28 juillet 2020. Dans sa réponse du 20 octobre 2020, le prédécesseur de M. le ministre reconnaissait l’existence d’un vide juridique. En l’état, le code des transports ne prévoyait en effet aucune interdiction de navigation professionnelle en cas d’usage de produits stupéfiants. Sur décision du Premier ministre d’alors, une modification du code des transports par décret en Conseil d’État devait permettre d’y appliquer les dispositions du code de la route relatives à l’alcoolémie (articles R. 234-1 à R. 234-4) et à l’usage de stupéfiants (articles R. 235-1 à R. 235-13), incluant également les modalités de déroutement et d’immobilisation des navires. Cinq années plus tard, force est de constater que cette réglementation n’a toujours pas été mise en œuvre. Par ailleurs, les services de la gendarmerie nautique et maritime ne disposent toujours pas des accès aux fichiers des affaires maritimes, les empêchant d’identifier les navires en infraction. Il en est de même pour l’accès au fichier des permis de plaisance, pourtant essentiel pour tout contrôle efficace. À l’heure où la France s’apprête à examiner la proposition de loi visant à créer un homicide routier et à renforcer la lutte contre la violence routière, elle lui demande s’il envisage d’élargir ces contrôles et ces sanctions au domaine maritime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4693</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Organisation des secours d’urgence dans les territoires ruraux et périurbains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7448. — 10 juin 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées dans l’organisation des secours d’urgence, notamment dans les territoires ruraux et périurbains. De nombreux centres de secours, comme ceux de Cadillac ou Barsac en Gironde, ne disposent aujourd’hui que de sapeurs-pompiers volontaires (SPV), sans présence de sapeurs-pompiers professionnels (SPP). Pourtant, le rapport de la Cour des comptes pour la période 2017-2022 souligne une forte augmentation (+ 30 %) des interventions d’assistance à personne avec enjeu vital dans le département de la Gironde, classant le SDIS parmi les plus sollicités de France. Ce manque de moyens humains conduit à des situations préoccupantes : délais d’intervention allongés, difficultés dans la coordination avec les centres d’appels d’urgence (« 15 »), procédures administratives lourdes retardant la réponse aux enjeux vitaux. Ainsi, il n’est pas rare qu’il s’écoule plus d’une heure entre la première alerte et la prise en charge effective d’une personne victime d’un AVC, alors que chaque minute est déterminante. Face à ces constats, il lui demande quelles mesures immédiates le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer la présence de sapeurs-pompiers professionnels dans les centres de secours, notamment par la création de postes en astreinte pour garantir des interventions rapides sur les cas à enjeu vital. Enfin, il lui demande également s’il est prévu de revoir et d’alléger les procédures administratives internes, notamment pour permettre aux SPV de déclencher rapidement des renforts en cas d’urgence manifeste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4694</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Victoire du PSG, défaite de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7449. — 10 juin 2025. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les scènes de chaos qui ont suivi la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions, le 31 mai 2025. Cette nuit-là, la France n’a pas célébré un exploit sportif : elle a subi un épisode de violences d’une intensité comparable à celle d’un attentat. Le bilan est accablant : deux morts, 192 blessés, dont 22 policiers et 7 pompiers, un fonctionnaire de police plongé dans le coma, 692 incendies recensés et des quartiers entiers livrés aux émeutiers. Malgré l’annonce de la mobilisation de 5 400 agents, les forces de l’ordre ont été rapidement dépassées par la violence de ces débordements et le nombre des voyous. La faiblesse des dispositifs préventifs, le manque d’anticipation et la gestion tardive et confuse des évènements traduisent une faillite totale de l’autorité de l’État. À cette faillite s’ajoute un sentiment d’impunité largement partagé par les fauteurs de troubles : les peines prononcées à la suite des exactions s’avèrent dérisoires, envoyant un message clair et dramatique selon lequel attaquer la République ne coûte rien. Alors que policiers, pompiers et supporters pacifiques ont été délibérément pris pour cibles,  le Gouvernement démontre chaque jour davantage son incapacité à garantir la sécurité de ceux qui portent l’uniforme comme de ceux qui souhaitent simplement vivre en paix sur le sol national. Les drames s’enchaînent, les violences se banalisent et l’autorité recule face à la barbarie qui impose sa loi. M. le député rappelle que le Rassemblement National propose depuis longtemps des mesures concrètes, claires et applicables pour faire face à cet ensauvagement. Il s’agit notamment d’instaurer des peines minimales automatiques dès la première condamnation pour violences ou dégradations et d’imposer des peines planchers en cas de récidive, afin de briser le cycle de l’impunité. Il convient également de suspendre les aides sociales versées aux parents lorsque leurs enfants mineurs récidivent, dès lors qu’un manquement éducatif avéré est constaté. Le Rassemblement National propose par ailleurs de reconnaître la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre,  de construire de nouvelles places de prison, ainsi que des centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants. Il est aussi impératif de supprimer l’automaticité de l’excuse de minorité et d’abaisser la majorité pénale à 16 ans, afin de mieux répondre à la gravité des actes commis. Enfin,  le principe du « casseur-payeur » doit être appliqué sans concession : les émeutiers doivent assumer la réparation intégrale des dégâts causés. Il lui demande donc quand il va arrêter de commenter son impuissance et quand il va reprendre les mesures du programme du Rassemblement National qui s’imposent pour restaurer l’ordre et la sécurité partout et pour tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4694</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Alloncle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences urbaines à Montpellier en marge de la finale de la Ligue des champions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7450. — 10 juin 2025. — M. Charles Alloncle interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les violences et les multiples actes de vandalisme survenus à Montpellier en marge de la finale de la Ligue des champions, le samedi 31 mai 2025. La finale de la Ligue des champions remportée par le Paris-Saint-Germain a donné lieu, partout en France, à de graves débordements : vitrines fracassées, mobilier urbain saccagé, véhicules incendiés, pompiers pris à partie et forces de l’ordre attaquées. Ces scènes de chaos étaient largement prévisibles au regard de précédents bien connus : la victoire de l’Algérie lors de la CAN 2019, la demi-finale France-Maroc durant la Coupe du monde 2022, les finales des Coupes du monde 2018 et 2022, ou encore la demi-finale de Ligue des champions disputée il y a seulement trois semaines, ont à chaque fois été le cadre d’affrontements urbains d’une rare violence. À chaque match, quelle qu’en soit l’issue, des individus motivés par la seule envie d’en découdre, bien éloignés de toute considération sportive, sèment le chaos dans les rues des villes du pays avant même que ne soit sifflée la fin de ces rencontres. À Montpellier, la presse relate la présence de pas moins de 500 casseurs, déterminés à détruire, sévissant entre la place de la Comédie et l’esplanade Charles de Gaulle. Non content de briser des vitrines, d’incendier des poubelles, de tirer des mortiers d’artifice, de monter des barricades et de piller des commerces, ils se sont employés à jeter des projectiles sur les forces de l’ordre, blessant notamment un policier. Il s’interroge sur l’adéquation du dispositif de sécurité mis en place ce soir-là à Montpellier. Si à Paris, les débordements ont été anticipés - quoique la presse se soit fait écho de témoignages de forces de l’ordre jugeant le dispositif défaillant au point de les mettre en danger - il semble que la contagion des violences au-delà de la région parisienne n’ait pas été prévue en amont par des moyens à la hauteur du risque existant. Ainsi, alors que 491 interpellations ont été menées à Paris, seuls 2 individus ont été interpellés à Montpellier, malgré la gravité des faits et l’ampleur des bandes impliquées. Face à la consternation des commerçants touchés comme de tous les Montpelliérains, il aimerait que lui soit précisé l’effectif exact des forces de l’ordre mobilisées à Montpellier le 31 mai 2025. Il demande également à ce que soit communiqué le bilan matériel et humain de ces violences, ainsi qu’une estimation du coût des dégâts perpétrés sur l’agglomération Montpellier Méditerranée Métropole cette nuit-là.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4695</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Jolly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Changement de statuts SPV - formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7376. — 10 juin 2025. — M. Alexis Jolly attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par certains sapeurs-pompiers volontaires (SPV) dont le parcours de formation et les compétences opérationnelles peuvent être remis en cause lors d’un changement de statut au sein des services d’incendie et de secours. Il apparaît en effet que, dans plusieurs départements, des SPV ayant gravi les échelons et acquis des compétences précieuses, y compris des qualifications opérationnelles telles que chef d’agrès ou conducteur, se voient dans l’impossibilité de faire valoir ces acquis lorsqu’ils intègrent une nouvelle fonction, notamment en qualité de personnel de santé ou dans un autre statut de sapeur-pompier. Ce changement de statut entraîne, dans certains cas, l’annulation ou la suspension de leurs habilitations précédemment obtenues, alors même qu’ils restent affectés au même centre de secours et souhaitent poursuivre leur engagement de manière active. Cette situation, au-delà de la perte de reconnaissance pour les intéressés, crée un préjudice pour les centres de secours, en particulier dans les territoires où la couverture opérationnelle repose quasi exclusivement sur des volontaires. Elle soulève la question de la continuité de l’engagement et de la valorisation de l’expérience acquise dans le cadre du volontariat. Il souhaite savoir si le Gouvernement entend engager une réforme du cadre réglementaire afin de garantir la portabilité des compétences et des qualifications acquises par les SPV, dans une logique de fidélisation des engagés et d’optimisation des effectifs opérationnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4695</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc de Fleurian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Construction d’un nouveau commissariat à Calais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7417. — 10 juin 2025. — M. Marc de Fleurian appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité d’un nouveau commissariat de police à Calais. Ce nouvel établissement doit permettre aux policiers nationaux et municipaux d’être colocalisés et de travailler avec plus d’efficacité. Il doit également permettre d’accueillir convenablement les unités de CRS et de gendarmerie mobile engagées dans la lutte contre l’immigration clandestine. Cette promesse d’un nouveau commissariat, faite le 15 décembre 2023 par le ministre de l’intérieur précédent, doit maintenant être tenue pour assurer aux Calaisiens la sécurité à laquelle ils ont droit et aux policiers les conditions de travail qu’ils méritent. Lors de la visite présidentielle du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, le 14 mai 2025, le président de la République a d’ailleurs affirmé avoir entendu les arguments exposés par M. le député. Il lui demande donc comment et quand sera mis en œuvre ce projet crucial pour les forces de l’ordre calaisiennes et les habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4696</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Déploiement de la fibre optique en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7387. — 10 juin 2025. — M. Frédéric Weber interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la nécessité de mieux prendre en compte les enjeux d’aménagement du territoire et de continuité des soins dans la planification du déploiement de la fibre optique. Dans plusieurs communes rurales ou frontalières de Meurthe-et-Moselle, des professionnels de santé exercent encore dans des conditions numériques dégradées, en raison d’un réseau ADSL instable et de retards persistants dans le raccordement à la fibre. Or la qualité de la connexion est aujourd’hui un outil indispensable au bon fonctionnement de ces structures : télétransmission des actes, usage des logiciels médicaux, échange de données sécurisées et paiements électroniques. Si le déploiement de la fibre est en cours dans de nombreuses communes, certains quartiers ou secteurs accueillant des professions médicales ou paramédicales ne sont pas priorisés. Ces situations nuisent à l’attractivité de ces territoires pour les praticiens et compliquent leur maintien, alors même que la lutte contre la désertification médicale est un enjeu reconnu comme prioritaire au niveau national. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’intégrer des critères d’intérêt général, tels que la présence de services de santé, dans la stratégie de déploiement de la fibre conduite par les opérateurs d’infrastructure. Il l’interroge également sur les moyens d’inciter ou d’obliger ces opérateurs à accorder une attention particulière aux secteurs sensibles sur le plan sanitaire, en coordination avec les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4696</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Portabilité des adresses mail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7401. — 10 juin 2025. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la problématique de la portabilité des adresses mail. Contrairement à la portabilité des numéros de téléphone mobile, qui est un droit garanti et automatisé lors d’un changement d’opérateur, la portabilité des adresses mail n’existe pas. La réglementation actuelle impose seulement aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) de maintenir l’accès à l’adresse mail liée à l’opérateur pendant une durée minimale de 6 mois après la résiliation du contrat. Passé ce délai, l’opérateur peut supprimer l’adresse et tout son contenu, sauf s’il propose (à sa discrétion) une offre payante ou gratuite de maintien de l’adresse. Pour chaque démarche en ligne, le citoyen dispose d’une identité numérique afin de prouver son identité, celle-ci étant son adresse mail. Afin de simplifier les démarches numériques des citoyens et dans le nécessaire processus de simplification de la vie des citoyens, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures que le Gouvernement entendrait prendre pour répondre à cette légitime préoccupation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4696</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Déséquilibre manifeste des sanctions pénales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7329. — 10 juin 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le déséquilibre manifeste des sanctions pénales entre les citoyens honnêtes et les délinquants, parfois multirécidivistes et souvent bien connus des services de police et de justice. Suite aux terribles images survenues dans la nuit du samedi 31 mai, quelques heures après la finale de la Ligue des champions qui a vu le Paris Saint-Germain être sacré pour la première fois de son histoire, des scènes de chaos et de violence ont éclaté dans la capitale. Ces évènements ne relèvent ni du « hooliganisme », ni du « virilisme machiste » comme certains le prétendent pour masquer la réalité. Ces actes barbares relèvent bel et bien de l’ensauvagement de la société, perpétrés par des individus sans foi ni loi, qui cassent, pillent et agressent, parfois en toute impunité. Et ce, malgré le travail remarquable des forces de l’ordre et les centaines d’arrestations effectuées. Il apparaît, une fois de plus, que la justice fait preuve d’une tolérance incompréhensible envers ces voyous. Comment expliquer, par exemple, qu’un jeune homme ayant tiré au mortier sur les forces de l’ordre soit simplement condamné à 500 euros d’amende, quand dans le même temps, des boulangers sont sanctionnés à hauteur de 7 500 euros pour avoir eu l’audace de travailler le 1er mai, en vertu d’une réglementation ubuesque digne d’un régime soviétique ? Comment faire comprendre à des citoyens que travailler un jour férié est plus répréhensible que d’attenter à la vie des policiers ? Ce « deux poids deux mesures » est inacceptable. Il alimente un profond sentiment d’injustice parmi les citoyens, ruine les efforts des forces de l’ordre et, plus gravement encore, sape la crédibilité même de l’État. Il lui demande donc s’il entend engager une réforme pénale majeure, incluant notamment le rétablissement de peines planchers pour les récidivistes violents, l’interdiction des aménagements automatiques de peine pour certains crimes graves et une révision profonde de la justice des mineurs dans les cas de violences délibérées contre les personnes ou les institutions. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en matière de politique pénale, ainsi que les mesures concrètes envisagées pour restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des Français ; la justice ne saurait continuer à être faible avec les forts et forte avec les faibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4697</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Peines planchers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7330. — 10 juin 2025. — M. Bryan Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité impérieuse de rétablir des peines planchers, à la lumière des récentes condamnations particulièrement clémentes prononcées à l’encontre des émeutiers du 31 mai dernier, soir de la victoire du Paris Saint-Germain. Alors que cette soirée aurait dû être marquée par la célébration d’un évènement sportif, elle a été, une fois de plus, le théâtre d’un déferlement de violences en plein cœur de la capitale : véhicules incendiés, vitrines brisées, forces de l’ordre prises à partie, scènes de pillage, etc. Le tout perpétré par des individus organisés, parfois récidivistes, dont l’intention manifeste était de semer le chaos. Or à la stupeur de nombreux Français, certaines des décisions rendues à l’issue des comparutions immédiates ont abouti à des peines particulièrement légères, allant de simples rappels à la loi à quelques mois de sursis, sans réelle portée dissuasive ni sanction proportionnée à la gravité des faits commis. Dans ce contexte, M. le député s’interroge sur la pertinence de l’actuelle politique pénale, qui semble privilégier une logique de compréhension voire de clémence, au détriment de la fermeté attendue par les citoyens face à des actes délibérément destructeurs. Il rappelle que l’instauration de peines planchers permettrait de garantir une réponse judiciaire plus cohérente, plus ferme et de restaurer la confiance dans l’autorité de l’État. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de réintroduire un dispositif de peines minimales obligatoires pour certains délits graves, notamment en cas de récidive ou de violences commises en réunion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4697</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Article 477‑1 du code civil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7342. — 10 juin 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les dispositions de l’article 477-1 du code civil. Les dispositions dudit article prévoient que « le mandat de protection future est publié par une inscription sur un registre spécial dont les modalités et l’accès sont réglés par décret en Conseil d’État ». À ce jour, il apparaît que le décret permettant la création dudit registre n’a pas été édicté. Or l’absence de ces dispositions réglementaires ne permet pas la pleine efficience du mandat de protection future. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’échéance à laquelle les dispositions réglementaires permettant la création dudit registre spécial seront enfin édictées ou ce qui y fait obstacle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4697</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rémunération des familles d’accueil de la protection judiciaire de la jeunesse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7437. — 10 juin 2025. — Mme Danièle Obono interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la rémunération des familles d’accueil de la protection judiciaire de la jeunesse. Dans le cadre d’une ordonnance provisoire de placement prononcée par la ou le juge des enfants, le service de l’aide sociale à l’enfance (ASE) du Conseil départemental concerné peut prendre la décision d’un placement de l’enfant au sein d’une famille d’accueil. Cela signifie alors qu’un ou une assistante familiale formée et agréée par le Conseil départemental héberge directement à son domicile l’enfant placé, pour lequel elle ou il perçoit une rémunération. L’assistant familial peut accueillir jusqu’à trois enfants maximum, âgés entre 0 et 21 ans, sur une période de plusieurs mois, voire plusieurs années. L’accueil en famille d’accueil est encore aujourd’hui le premier mode d’hébergement des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). L’assistant familial est un ou une salariée des services du département ou d’une association d’aide à l’enfance. Elle ou il perçoit donc une rémunération selon le nombre d’enfants accueillis et la durée de la présence au sein du domicile. Ce salaire est fixé directement par les départements mais doit, a minima, être l’équivalent d’un Smic mensuel. S’ajoutent ensuite des indemnités complémentaires et, dans certains cas, des majorations pour sujétion. Concernant la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), lorsqu’un ou une mineure a commis une infraction, la ou le juge peut décider de le placer dans le cadre de son suivi judiciaire. Cette mesure consiste à éloigner l’adolescent de son environnement habituel et à lui offrir un cadre de vie sécurisant à même de favoriser une démarche de changement, de responsabilisation et de socialisation. Les familles d’accueil signent une convention avec un établissement chargé du suivi d’un ou une jeune, afin de fixer le cadre de leur intervention, les modalités et la durée de l’accueil. Elles assurent l’hébergement, le couvert et l’accompagnement des jeunes dans leurs déplacements. Elles offrent des repères de vie au quotidien. En 2022, 678 jeunes pris en charge par les services de la protection judiciaire de la jeunesse ont été placés en familles d’accueil. Toutefois, si l’engagement humain et financier semble manifestement le même pour ces accueillants, les familles d’accueil de la protection judiciaire de la jeunesse ne perçoivent quant à elles, qu’une indemnisation de 45 euros par jour et par jeune. Certes, cette somme n’est pas imposable et certaines dépenses annexes sont prises en charge par la protection judiciaire de la jeunesse, cependant cela semble largement insuffisant. Cette différence de statut et d’indemnisation entre les familles d’accueil de l’aide sociale à l’enfance et celles de la protection judiciaire de la jeunesse pose question. Elle souhaiterait notamment savoir si M. le ministre prévoit d’améliorer le statut et le mode de rémunération des familles d’accueil de la protection judiciaire de la jeunesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4698</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conditions de travail dégradées des agents ERIS à Loos
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7445. — 10 juin 2025. — M. Bruno Bilde attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation particulièrement préoccupante des conditions de travail des agents des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) basées à Loos dans le Nord. Ces agents, engagés dans les missions les plus sensibles du ministère de la justice (transferts de détenus particulièrement dangereux, rétablissement de l’ordre en détention, participation aux opérations conjointes avec les forces de l’ordre dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée) se voient contraints d’exercer leurs fonctions depuis des locaux modulaires de type Algeco installés il y a près de vingt ans et censés n’être que provisoires. Dans un contexte de mobilisation accrue de ces équipes notamment dans le cadre du plan de lutte contre le narcotrafic, il est prévu qu’au moins seize agents supplémentaires intègrent l’équipe d’ici la fin de l’année 2025. Or les installations actuelles, déjà vétustes et inadaptées ne permettront en aucun cas d’absorber cet accroissement d’effectif. Cette situation, dénoncée par les agents eux-mêmes, contribue à une précarisation inadmissible de leurs conditions de travail. Il lui demande si le Gouvernement entend engager, dans les meilleurs délais, un plan de relocalisation ou de réhabilitation des locaux des ERIS de Loos afin de garantir à ces agents des infrastructures dignes, fonctionnelles et à la hauteur des missions essentielles qu’ils accomplissent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4698</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Violences urbaines survenues à Longwy à l’issue du match PSG - Inter Milan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7451. — 10 juin 2025. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les scènes de violences et d’incivilités survenues en Meurthe-et-Moselle, notamment dans la zone urbaine de Longwy, dans la soirée du samedi 31 mai 2025, à l’issue de la finale de Ligue des champions entre le PSG et l’Inter Milan. Une nouvelle fois, un évènement sportif a servi de prétexte à des comportements inacceptables : véhicules brûlés, troubles à l’ordre public, dégradations et surtout, détériorations ciblées contre plusieurs commerces. Ces actes, rapportés par la presse locale, ont suscité l’exaspération légitime des habitants et des professionnels, une fois de plus confrontés à la brutalité et à la lâcheté d’individus agissant en toute impunité. Alors que les commerçants subissent déjà un lourd préjudice économique du fait de ces actes de vandalisme, de nombreux travailleurs, eux, découvrent leur véhicule incendié, parfois leur seul moyen de se rendre au travail. Il apparaît donc urgent d’adresser un signal clair et sans ambiguïté : celui d’un État qui protège les siens et qui sanctionne, sans délai ni indulgence, ceux qui s’en prennent aux biens d’autrui et mettent en péril l’ordre public. M. le député rappelle que plusieurs propositions portées de longue date par le Rassemblement National permettraient d’endiguer ces phénomènes : peines planchers, suppression des allocations familiales pour les parents de mineurs récidivistes, abaissement de l’excuse de minorité, mise en œuvre du principe « tu casses, tu paies ». Il lui demande donc si, dans le cadre de ses compétences, il entend enfin agir avec fermeté face à cette violence décomplexée, ou s’il compte persister dans une politique pénale de laxisme dont les Français ne veulent plus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4699</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Nécessité de mieux reconnaitre le rôle des économistes de la construction
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7319. — 10 juin 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la nécessité de renforcer le rôle des économistes de la construction dans les projets publics de construction. De nombreux rapports, notamment ceux de la Cour des comptes et de ses chambres régionales, ont mis en lumière des dépassements budgétaires significatifs dans la réalisation de grands projets publics, comme la Philharmonie de Paris, le musée des Confluences de Lyon ou encore la route des Tamarins à La Réunion. Ces surcoûts résultent bien souvent d’une sous-estimation initiale des coûts, d’une programmation insuffisamment précise ou d’incohérences dans l’élaboration du cahier des charges. Parallèlement, les exigences croissantes et légitimes en matière de développement durable ou encore la volatilité des coûts d’exploitation à long terme complexifient davantage la planification de ce type de projets. Ce cadre complexe rend indispensable la mise en œuvre d’une expertise technique et économique indépendante et ce dès les premières phases des opérations. L’économiste de la construction dispose de compétences transversales permettant d’apporter une vision globale et rigoureuse sur les coûts et délais, les choix techniques, la durée de vie des ouvrages et ses impacts environnementaux. Elle lui demande les évolutions législatives que pourraient soutenir le Gouvernement sur ce sujet et notamment s’il entend inscrire à l’ordre du jour la proposition de loi du sénateur Jean Hingray qui prévoit d’apporter son soutien à l’obligation de recourir à un économiste de la construction pour tout projet public de construction, de réhabilitation ou de rénovation d’un montant supérieur à 20 millions d’euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4699</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements mise en oeuvre du diagnostic de performance énergétique (DPE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7349. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les dysfonctionnements majeurs constatés dans la mise en œuvre du diagnostic de performance énergétique (DPE), tels que relevés par la Cour des comptes dans son rapport publié le 3 juin 2025. Dans ce document accablant, la Cour critique avec sévérité la réforme du DPE entrée en vigueur en juillet 2021. Elle en dénonce notamment la précipitation, l’absence d’étude d’impact préalable et les carences méthodologiques, alors même que cette réforme introduisait des obligations légales structurantes, comme l’interdiction de mise en location des logements classés G à compter du 1er janvier 2025. Les conséquences sur le marché locatif sont significatives : entre mi-2021 et mi-2023, le nombre de logements à louer a chuté de 33 % pour les biens classés F et G et de 22 % pour les autres classes énergétiques, contribuant ainsi à aggraver la pénurie locative dans de nombreux territoires. Par ailleurs, la fiabilité même du dispositif est fortement remise en cause. En 2023, les contrôles réalisés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont révélé que 70 % des entreprises de diagnostic présentaient des anomalies. Le manque d’encadrement ouvre la porte à des pratiques contestables, telles que la multiplication des diagnostics jusqu’à obtention d’une note favorable. Ces dérives nuisent à la crédibilité du DPE et fragilisent les propriétaires comme les locataires. Sur le plan technique, la méthode de calcul 3CL-DPE 2021 demeure opaque, y compris pour les services de l’État et l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). L’observatoire des DPE, pourtant outil de référence pour le pilotage public de la rénovation énergétique, souffre d’un sous-dimensionnement de ses moyens humains. Les recommandations de travaux figurant dans les DPE sont en outre jugées sommaires, génériques, souvent inadaptées au bâti concerné et difficilement compréhensibles par les particuliers. Enfin, le retrait récent de plusieurs assureurs du marché de l’assurance des diagnostiqueurs illustre la perte de confiance croissante dans un dispositif pourtant central à la politique de transition énergétique du parc immobilier. Elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre, à court et moyen terme, pour répondre aux recommandations de la Cour des comptes, restaurer la fiabilité du DPE et garantir son acceptabilité auprès des professionnels comme des particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4700</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’ : des réalités de terrain préoccupantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7350. — 10 juin 2025. — Mme Karen Erodi interpelle Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les dysfonctionnements persistants du dispositif « MaPrimeRénov’ », qui, malgré des annonces gouvernementales ambitieuses, se heurte à des réalités de terrain préoccupantes.  Depuis la généralisation du dispositif « MaPrimeRénov’ » et particulièrement depuis la mise en œuvre en 2023 de l’obligation de recourir à un « Accompagnateur Rénov » pour les projets les plus complexes, les services départementaux de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) font face à une pression inédite. L’augmentation significative des budgets alloués et des aides disponibles pour les ménages modestes et très modestes a été largement médiatisée par le Gouvernement comme une réponse à l’urgence écologique et sociale que représente la précarité énergétique. Cependant, cette stratégie s’est mise en œuvre sans augmentation proportionnée des moyens humains, financiers et techniques des services instructeurs.  Dans le Tarn, par exemple, les agents de l’ANAH ont vu le nombre de dossiers exploser ces deux dernières années, sans que leurs effectifs soient renforcés. En parallèle, les dossiers sont devenus plus longs et plus complexes à traiter en raison d’évolutions réglementaires, de nouvelles modalités de financement et d’un encadrement renforcé de l’accompagnement. Le dispositif « Mon Accompagnateur Rénov », qui visait initialement à renforcer l’accompagnement qualitatif des ménages, s’est traduit dans les faits par la démultiplication d’acteurs hétérogènes. Si les collectivités territoriales et les associations agréées remplissent globalement leur mission avec rigueur, le recours croisant à des structures privées, souvent motivées par une logique de rendement, a entraîné des pratiques préoccupantes : démarchage abusif, promesses de gains irréalistes, pressions à la signature ou absence d’accompagnement effectif. Cette diversification rapide des prestataires (de moins d’une dizaine en 2022 à près de 80 aujourd’hui dans certains départements) complexifie considérablement le travail de contrôle de l’ANAH, sans le soulager. Or loin d’être une simple question de surcharge administrative, cette situation a des conséquences grave sur les délais de traitement : encore une fois dans le Tarn, il faut désormais compter en moyenne six mois de plus que le délai initialement prévu pour qu’un dossier soit instruit. Ce délai affecte directement les bénéficiaires : travaux retardés, conditions de logement dégradés, avances de frais non remboursé dans les temps, etc. Pour les ménages les plus modestes, déjà en situation de vulnérabilité, ce flou administratif renforce la défiance à l’égard des services publics. À cela s’ajoute un autre signal préoccupant : les conséquences dramatiques pour les entreprises locales du secteur de la rénovation énergétique, confrontées à des délais de paiement dramatiquement long des aides de « MaPrimerénov’ », en particulier dans le cadre de la rénovation d’ampleur gérée localement par les directions départementales des territoires (DTT). Ainsi, un chef d’entreprise, dans son département, spécialisé dans la rénovation énergétique depuis 11 ans, a récemment témoigné que les délais de paiement dépassaient fréquemment six mois dans le Tarn, contre un à trois mois dans les départements voisins (Aude, Aveyron, Haute-Garonne.). Cette situation, aggravée par le manque de moyens humains et financiers à la DDT, ainsi que par le renforcement des contrôles antifraude, met en péril de nombreuses PME qui doivent elles-mêmes avancer les aides aux ménages.  Deux entreprises tarnaises du secteur, « KparK Engerie » et « EDM » (anciennement « EBS Isolation »), ont été placées en liquidation judiciaire ces derniers jours, en grande partie à cause de ces retards. Si rien n’est fait, d’autres suivront d’ici l’été, menaçant l’activité économique locale, les emplois et l’accès des ménages à des solutions de rénovation. Par ailleurs, plusieurs associations de consommateurs, de juristes, mais aussi des élus locaux ont alerté sur la hausse significative des cas de fraude liés à « MaPrimeRénov’ », notamment en lien avec certains acteurs privés peu scrupuleux. Ces dérives remettent non seulement en cause la légitimité du dispositif mais permettent également de détourner des fonds publics, déstabilisant in fine les bénéficiaires. Elles engendrent en retour des moyens supplémentaires de contrôle qui viennent encore complexifier et ralentir l’action des services instructeurs. Cette situation est paradoxale : alors que l’objectif affiché est de massifier les rénovations énergétiques, la désorganisation structurelle menace la crédibilité et l’efficacité même du programme. Elle s’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour remédier à ces problèmes structurels. Elle souhaite ainsi savoir si des moyens humains et financiers supplémentaires seront alloués à l’ANAH pour lui permettre de faire face à l’afflux de demandes et de renforcer ses capacités de contrôle. Elle lui demande aussi quelles actions seront mises en œuvre pour encadrer plus strictement les prestataires privés et prévenir les pratiques fraudeuses. Enfin, elle souhaite connaître les initiatives envisagées pour améliorer la transparence et la communication autour du dispositif « MaPrimeRénov’ », afin de restaurer la confiance des citoyens dans les politiques publiques de rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4701</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Gestion par l’ANAH des dossiers du dispositif MaPrimeRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7390. — 10 juin 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la gestion des dossiers du dispositif MaPrimeRenov’par les services de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). De nombreux particuliers, souhaitant réaliser des travaux de rénovation énergétique au sein de leur logement, se plaignent des retards pris dans le paiement des sommes dues. Plusieurs parlementaires ont tenté d’interpeler l’ANAH pour soulever ces difficultés sans obtenir la moindre réponse. Cette situation ne peut plus perdurer. Aussi, il lui demande ce qui est prévu pour remédier à l’allongement des délais, qui fragilisent et pénalisent ces propriétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4701</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Conditions de formation et d’habilitation des négociateurs immobiliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7431. — 10 juin 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les obligations de formation et d’habilitation applicables aux professionnels de l’immobilier exerçant sous le régime du portage salarial. Le 25 février 2025, le Conseil d’État a enjoint le Premier ministre de publier, dans un délai de six mois, le décret précisant les conditions de compétence professionnelle initiale des collaborateurs d’agents immobiliers, prévu par la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, dite loi ALUR. Cette décision doit permettre de renforcer la qualification des professionnels intervenant dans le secteur immobilier avec un certain nombre d’heures de formation obligatoire. Concernant les négociateurs immobiliers exerçant sous le régime du portage salarial, certaines incertitudes demeurent concernant l’application des règles existantes. À titre d’exemple, le formulaire CERFA n° 15315* 02, utilisé pour la délivrance de l’attestation d’habilitation des collaborateurs d’agents immobiliers ou de réseaux de mandataires, ne précise pas explicitement si les salariés portés peuvent y être assimilés. Ce formulaire issu de la loi Hoguet, promulguée en 1970, ne pouvait prendre en considération dans sa rédaction le portage salarial, introduit dans le code du travail en 2008. Cette ambiguïté alimente néanmoins les interrogations des agences immobilières, des réseaux de mandataires, des sociétés de portage et de leurs syndicats représentatifs quant à la portée des obligations juridiques applicables à ces professionnels. Pourtant, dans le contexte de crise du logement et de ralentissement du marché immobilier, le portage salarial constitue un atout social majeur pour renouveler les effectifs et sécuriser les parcours professionnels de femmes et des hommes particulièrement exposés aux aléas et aux évolutions erratiques du marché immobilier. Il permet à de nombreux négociateurs immobiliers d’exercer avec autonomie tout en bénéficiant du statut protecteur de salarié. Ce modèle, en développement constant, représente aujourd’hui près de 10 % des professionnels de la transaction immobilière. Il constitue ainsi un levier d’attractivité et de modernisation pour un secteur en pleine mutation. Le recours au portage salarial par une agence immobilière est strictement encadré par l’article L. 1254-3 du code du travail et se trouve renforcé par l’article L. 1254-4 qui réaffirme le rôle de solution ponctuelle et encadrée, sans jamais se substituer à l’emploi salarié. Compte tenu de la diversité des biens et actifs immobiliers, de leurs réglementations spécifiques et des enjeux liés à leur transaction, une agence immobilière ne couvre généralement pas l’ensemble de ces segments dans le cadre de son activité. Elle peut cependant faire appel à un salarié porté principalement pour une expertise territoriale qu’elle ne possède pas en interne. D’autres transactions peuvent le nécessiter notamment pour des typologies de bien complexes (transactions en viager, immobilier d’entreprise, biens haut de gamme ou montages juridiques nécessitant une compétence ciblée). Enfin, l’apport du réseau familial, amical, professionnel spécifique d’un négociateur immobilier justifie également le recours au portage salarial. Il est essentiel de permettre un recours serein à ce dispositif en clarifiant les règles applicables, afin d’assurer l’homogénéité des pratiques professionnelles et la sécurité juridique de l’ensemble des acteurs. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement envisage de préciser que le CERFA n° 15315* 02, résultant de la loi Hoguet, est compatible avec le recours au portage salarial pour l’exercice de l’activité de négociateur immobilier et qu’à ce titre, dans le cadre de la publication imminente du décret relatif à la formation des collaborateurs d’agents immobiliers, les salariés portés sont bien soumis aux mêmes obligations de formation initiale et continue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4702</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Maintien des crédits alloués au pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7286. — 10 juin 2025. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur la nécessité de maintenir le budget octroyé au pacte en faveur de la haie, dont les crédits ont été adoptés par la commission mixte paritaire réunie à l’occasion du projet de loi de finances pour 2025. À cette occasion et avant l’enclenchement de la procédure visée par l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, les parlementaires ont témoigné d’un soutien particulier et transpartisan en faveur de cette action locale dans l’objectif poursuivi « d’arrêter la perte du linéaire et replanter des haies et aboutir à 50 000 km de haies supplémentaires d’ici 2030 » selon les dires de Marc Fesneau, alors ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Durant les débats de la commission mixte paritaire, un amendement augmentant de 20 millions d’euros le budget du pacte en faveur de la haie a été voté, portant ainsi les crédits alloués à cette mission à 45 millions d’euros. Cependant, les récentes annonces du Premier ministre relatives à une coupe budgétaire générale de 5 milliards d’euros sont de nature à éveiller de légitimes inquiétudes auprès des acteurs de la filière. D’une façon générale, les haies constituent des écosystèmes accueillant la faune sauvage des territoires et permettent également de faire face aux effets du changement climatique en se présentant comme des refuges pour la biodiversité. Par ailleurs, l’efficacité de cette initiative, mise en place au niveau local, est attestée dans de nombreux départements. Ainsi, dans la région Nouvelle-Aquitaine, 1 079 km de haies supplémentaires ont été plantées dont 96 km en Gironde et 27 km à l’initiative de la fédération régionale d’agriculture biologique « Bio Nouvelle-Aquitaine ». Sensible à cette problématique essentielle pour la préservation de l’environnement, Mme la députée a rencontré le 13 mai 2025 les représentants de la Possiblerie, partenaires du Réseau Haies France, lesquels ont pu lui faire part du bienfondé transversal de l’intensification des efforts végétaux. Dans ce contexte, la survenance d’une baisse budgétaire s’avérerait largement préjudiciable à l’égard des territoires concernés, étant précisé que l’intégralité de l’enveloppe prévue en 2024 a été consommée et que les besoins ne cessent de s’accroître. En outre, les objectifs législatifs chiffrés prévoyaient lors du lancement de ce dispositif un engagement financier à hauteur de 110 millions d’euros pour une durée minimale de trois ans. Dès lors, un désengagement de l’État en faveur de cette politique durable semblerait inopportun au regard des ambitions du pacte. Considérant ces éléments, elle souhaite savoir quelles garanties effectives le Gouvernement estl en mesure de déployer aux fins de se conformer aux engagements d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros pour l’exercice 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4702</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Complications consécutives à la pose d’implants pelviens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7303. — 10 juin 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pose d’implants pelviens (bandelettes sous-urétrales et prothèses vaginales) destinés au traitement du prolapsus ou de l’incontinence urinaire. De nombreux témoignages, relayés notamment par l’association « Balance ta bandelette », font état d’effets indésirables lourds : douleurs chroniques invalidantes, infections urinaires à répétition, érosions tissulaires et organiques, troubles fonctionnels majeurs. L’association soulève également que le maintien dans le corps de ces implants peut causer des souffrances profondes, souvent irréversibles et qui ne sont pas sans impact direct dans la vie des patientes : isolement, carrières professionnelles brisées ou encore détresse psychique. Ces dispositifs médicaux, composés de polypropylène, sont permanents et leur retrait complet reste souvent impossible en France, faute de formation adaptée des chirurgiens. Malgré des encadrements réglementaires successifs (arrêtés du 30 octobre 2020, du 22 septembre 2021 et du 25 avril 2025), plusieurs questions subsistent sur les conditions dans lesquelles ces implants pourront continuer à être posés en milieu hospitalier sans évaluation transparente (notamment sur le sujet de la traçabilité des matériaux), mais également sur le suivi des éventuelles complications sur le long terme ou sur le développement d’alternatives médicales. En conséquence, il souhaite savoir si le Gouvernement entend mettre en place un moratoire sur la pose de ces dispositifs médicaux ; créer des centres de référence spécialisés dans le diagnostic et le retrait des implants vaginaux ; envisager une prise en charge par l’assurance maladie des retraits réalisés à l’étranger en cas d’impossibilité technique en France ; favoriser le remboursement d’alternatives comme les pessaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4703</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La non-prise en charge des anticorps monoclonaux anti-CGRP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7305. — 10 juin 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la non-prise en charge des anticorps monoclonaux anti- peptide relié au gène calcitonine (CGRP) et en particulier l’Emgality (galcanézumab) pour les personnes atteintes de migraines chroniques et d’algies vasculaires de la face (AVF). Ces maladies handicapent la vie des personnes qui en souffrent avec une altération de la qualité de vie et un coût financier. On estime qu’en France, plus de 150 000 personnes vivent avec des maux migraineux sévères, subissant en moyenne dix années d’errance médicale avant de trouver un traitement adapté. L’organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que les efforts sur le long terme pour vivre avec des céphalées chroniques peuvent aussi prédisposer le sujet à d’autres maladies telles que l’anxiété et la dépression. Le traitement Emgality (galcanézumab) a démontré son efficacité en prévention des migraines chroniques mais également dans le traitement des algies vasculaires de la face. Mme la députée met en évidence que 23 pays européens ont reconnu la nécessité de rembourser ces traitements innovants. Un ensemble dont la France ne fait pas partie, réduisant considérablement l’accessibilité de ce traitement. L’OMS souligne également que les coûts directs des traitements sont faibles au regard des économies indirectes considérables qui pourraient être réalisées si des ressources étaient consacrées au traitement correct de ces affections neurologiques. Ainsi, de nombreux neurologues, associations de patients et collectifs citoyens réclament depuis des mois un engagement fort de la part des pouvoirs publics. À ce titre, elle souhaite connaître les mesures que l’État envisage de mettre en œuvre afin de permettre le remboursement des anticorps monoclonaux anti CGRP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4703</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports vers accueils de jour pour malades Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7307. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Mette appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge globale par l’assurance maladie des frais de transport pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, qui doivent financer un taxi pour accéder aux structures d’accueil de jour. Elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir l’accès équitable aux transports adaptés, notamment en milieu rural et encourager l’intégration de ces frais dans les prestations liées à l’accueil de jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4703</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du glaucome dans le dispositif des affections de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7308. — 10 juin 2025. — M. Pascal Markowsky attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’intégrer les patients atteints de glaucome au dispositif des affections de longue durée (ALD). Le glaucome est une pathologie oculaire chronique, le plus souvent asymptomatique dans ses premiers stades, qui entraîne une atteinte progressive et irréversible du nerf optique. En l’absence de dépistage et de traitement adaptés, cette maladie conduit à une perte définitive du champ visuel, pouvant aller jusqu’à la cécité. D’après la Société française d’ophtalmologie et l’assurance maladie, environ un million de personnes en France seraient atteintes de glaucome, dont près de 400 000 l’ignoreraient. Sa prévalence augmente significativement avec l’âge, affectant particulièrement les plus de 70 ans et devrait continuer à croître dans le contexte du vieillissement de la population. La prise en charge de cette affection repose sur un suivi régulier en ophtalmologie, des examens techniques coûteux (champ visuel, OCT, pachymétrie etc.), ainsi que des traitements médicamenteux ou chirurgicaux pouvant s’étendre sur toute la durée de la vie. Malgré ces contraintes, le glaucome ne figure pas dans la liste des trente affections de longue durée ouvrant droit à une exonération du ticket modérateur (ALD 30). Seuls certains cas peuvent bénéficier d’une reconnaissance au titre des ALD hors liste, sur décision du médecin conseil, ce qui implique une appréciation subjective, parfois hétérogène selon les territoires. Cette situation engendre une inégalité d’accès aux soins et à la prise en charge, en particulier dans les zones sous-dotées en professionnels de santé. En Charente-Maritime, par exemple, selon l’Atlas de la démographie médicale 2024 du Conseil national de l’ordre des médecins, la densité d’ophtalmologistes est de 5,7 pour 100 000 habitants, soit en dessous de la moyenne nationale. Cette carence rend l’accès au diagnostic, au suivi et aux soins particulièrement difficile pour de nombreux patients, augmentant ainsi les risques de dégradation visuelle évitable. Par ailleurs, l’absence de reconnaissance automatique du glaucome dans le dispositif ALD contribue à un reste à charge significatif, notamment pour les personnes âgées aux revenus modestes, alors même que la pathologie implique un traitement à long terme et une surveillance étroite. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant une éventuelle évolution des critères d’éligibilité au dispositif des affections de longue durée afin de mieux prendre en compte la réalité des besoins médicaux et économiques des patients atteints de glaucome. Il lui demande également quelles mesures sont envisagées pour assurer une information claire des patients et des professionnels de santé sur les possibilités de reconnaissance en ALD et pour garantir une équité territoriale dans l’accès aux soins spécialisés, notamment en milieu rural et dans les départements à faible densité médicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4704</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Projet de transformation du service du contrôle médical (SCM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7309. — 10 juin 2025. — M. Karim Benbrahim interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le projet de transformation du service du contrôle médical (SCM) de l’assurance maladie. Malgré le rejet exprimé par les députés lors des débats en séance publique le 5 novembre 2024, ainsi que la décision du Conseil constitutionnel du 28 février 2025, le Gouvernement semble déterminé à intégrer le service du contrôle médical (SCM) au sein des caisses d’assurance maladie. Pourtant, ce projet suscite une forte opposition parmi les professionnels concernés, qui alertent sur les conséquences possibles d’une telle réforme : remise en cause de l’indépendance des contrôles médicaux en subordonnant les praticiens-conseils à la hiérarchie des caisses d’assurance maladie, atteinte au secret médical ou encore aggravation des inégalités territoriales dans l’accès aux soins. Cette transformation pourrait alors remettre en cause le principe d’une sécurité sociale équitable. Par ailleurs, l’absence de concertation préalable, la brutalité avec laquelle l’annonce de cette réforme a été faite ainsi que le manque d’analyse de l’ensemble des risques d’une telle réforme renforcent les craintes légitimement exprimées par les professionnels. Aussi, il lui demande de clarifier ses intentions quant à cette réforme et l’interroge sur la manière dont il entend associer les professionnels concernés et suivre l’avis du Parlement sur cette réforme. Il l’interpelle également sur ses intentions pour préserver l’impartialité des contrôles, la protection des données de santé, le respect du secret médical et la préservation d’une sécurité sociale équitable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4704</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Question écrite sur la réforme du transport sanitaire par les taxis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7310. — 10 juin 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences économiques et sociales de la réforme du transport sanitaire pour les taxis conventionnés. Déjà fortement fragilisés par les effets durables de la crise sanitaire, la concurrence exacerbée par l’essor des plateformes de VTC et la hausse des charges les chauffeurs de taxi conventionnés subissent aujourd’hui une nouvelle pression avec la mise en œuvre de la réforme du transport sanitaire décidée par le Gouvernement. Celle-ci prévoit notamment une baisse progressive des tarifs appliqués aux transports sanitaires, ainsi que la suppression de la prise en charge des trajets dits « à vide ». Bien que présentée comme une mesure de maîtrise budgétaire pour l’assurance maladie, cette réforme génère une vive inquiétude chez les professionnels, notamment dans les territoires ruraux, où elle remet en cause l’équilibre économique d’un secteur déjà fragilisé. Les organisations professionnelles dénoncent également le gel prolongé de la convention tarifaire, qui ne reflète plus les réalités économiques du terrain, en particulier dans les zones à faible densité. Dans ces zones, les taxis conventionnés jouent un rôle essentiel : ils assurent une mission de service public en garantissant le lien entre les patients isolés et les structures de soins, souvent éloignées. En Saône-et-Loire comme dans de nombreux départements ruraux, leur présence est déterminante pour maintenir un accès équitable à la santé. Remettre en cause leur équilibre économique, c’est risquer de priver les citoyens les plus éloignés de tout recours médical de proximité. Aussi, il demande si le Gouvernement compte adapter la réforme pour préserver l’activité des taxis en zones rurales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4705</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des ambulanciers hospitaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7375. — 10 juin 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation statutaire inachevée des ambulanciers hospitaliers et SMUR de la fonction publique hospitalière. Le décret n° 2022-1658 du 26 décembre 2022 a permis la création d’un corps spécifique d’ambulanciers au sein de la filière soignante de la FPH, actant leur reconnaissance comme professionnels de santé. Toutefois, plusieurs éléments réglementaires demeurent en inadéquation avec ce nouveau cadre. D’une part, plusieurs textes en vigueur, notamment ceux encadrant les unités mobiles hospitalières paramédicalisées (UMH-P), tels que les articles D. 6124-13 et R. 6123-15 du code de la santé publique, emploient encore les termes de « conducteur » ou « pilote », générant des ambiguïtés juridiques. Cette terminologie, conduit à des pratiques discutables dans certains établissements, où des agents non habilités sont affectés à des fonctions relevant légalement des ambulanciers. D’autre part, les missions actuellement exercées par les ambulanciers SMUR dépassent parfois le cadre de leur référentiel d’activités (préparation de perfusion, gestion de certains médicaments), sans reconnaissance explicite de ces compétences dans les textes. Cette situation crée une insécurité juridique, tant pour les professionnels que pour les établissements. Enfin, malgré la réforme du diplôme d’État d’ambulancier et l’évolution statutaire, aucune mesure de revalorisation salariale ou de reclassement en catégorie active n’a été prévue, contrairement à d’autres corps paramédicaux revalorisés dans le cadre du Ségur de la santé. Il lui demande donc si le Gouvernement entend procéder à une mise à jour réglementaire complète du statut des ambulanciers hospitaliers, incluant la mise en conformité des textes, la clarification de leurs compétences dans le cadre des UMH-P et la prise en compte de leurs conditions particulières d’exercice dans leur rémunération et leur classement statutaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4705</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement des dialyses à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7394. — 10 juin 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de développer les dialyses à domicile pour les patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). La France compte aujourd’hui plus de 57 000 patients dialysés, dont 78 % sont pris en charge en centre lourd ou en unité de dialyse médicalisée (UDM). La dialyse à domicile, qui constitue une modalité de traitement plus adaptée pour les patients qui peuvent en bénéficier, ne concerne que 7 % des patients, soit deux fois moins que la moyenne des pays de l’OCDE, et cette part tend à diminuer. Cette tendance interroge, alors même que les dialyses à domicile permettent de concilier le traitement avec les obligations quotidiennes des patients, tout en améliorant la qualité de vie et en offrant une efficacité équivalente à celle des dialyses en centre. En outre, déjà en 2014, la Haute Autorité de santé (HAS) avait souligné dans son évaluation médico-économique des stratégies de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique terminale que les modalités de dialyse à domicile sont tout aussi efficaces que la dialyse en centre, tout en étant moins coûteuses pour le système de santé. Plus récemment, l’assurance maladie, dans son rapport Charges et produits pour 2025, a identifié la dialyse en centre comme une modalité très coûteuse et a encouragé le recours à la dialyse à domicile. La réforme du financement et des autorisations de la dialyse, adoptée dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024, ambitionne de rééquilibrer les modalités de prise en charge en favorisant le développement de pratiques plus autonomes, notamment à domicile. Toutefois, les échanges menés dans le cadre de cette réforme ont mis en lumière la complexité à définir des critères partagés d’éligibilité et de qualité pour permettre une orientation pertinente vers les dialyses à domicile. En conséquence, il souhaite connaître les mesures concrètes qu’il entend mettre en œuvre pour augmenter la part de patients dialysés à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4705</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Journée de reconnaissance des services d’aide médicale urgente SAMU et SMUR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7396. — 10 juin 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de reconnaître officiellement une Journée nationale consacrée aux services d’aide médicale urgente (SAMU/SMUR). Premiers maillons de la chaîne des soins en situation d’urgence vitale, les professionnels des SAMU et des SMUR interviennent chaque jour avec une efficacité reconnue, souvent dans des contextes à très haute intensité. Malgré cette mission essentielle, ces services demeurent insuffisamment valorisés à l’échelle institutionnelle. Dans cette perspective, une initiative citoyenne structurée a vu le jour à travers l’association ActuSAMU, qui regroupe exclusivement des professionnels de santé investis dans les services d’urgence hospitalière. Présente à la fois dans l’Hexagone et en outre-mer, cette organisation œuvre activement pour la promotion et la reconnaissance de ces métiers, de leurs contraintes, de leur technicité et de leur engagement. Depuis un certain temps, ActuSAMU plaide pour l’instauration d’une Journée nationale dédiée aux SAMU et SMUR, le 16 juillet, date hautement symbolique puisqu’elle marque la création du premier SAMU en 1968 à Toulouse, sous l’impulsion du professeur Louis Lareng, figure fondatrice de la médecine d’urgence moderne. Cette date offrirait un ancrage mémoriel fort, mais aussi une occasion annuelle de sensibiliser les citoyens aux enjeux des soins d’urgence, de rendre hommage aux équipes engagées sur le terrain et de mieux faire connaître les réalités de ces services. Une première édition de cette journée, organisée à l’initiative de l’association en 2024, à Toulon, a rencontré un vif succès, en combinant ateliers pratiques, actions de prévention et rencontres avec le public. L’élargissement de cette dynamique à l’échelle nationale semble désormais légitime, d’autant que de nombreux professionnels appellent de leurs vœux une reconnaissance symbolique forte de leur contribution au système de santé. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette proposition portée par les acteurs du terrain, en instituant une Journée nationale des SAMU et SMUR le 16 juillet, dans un esprit de reconnaissance, de pédagogie et de cohésion entre soignants et population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4706</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Postes d’internat en gynécologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7397. — 10 juin 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés croissantes d’accès des femmes à des consultations de gynécologie médicale. Les gynécologues médicaux sont indispensables dans le suivi de la santé des femmes à chaque étape de leur vie. Or la suppression de leur formation pendant 17 ans en France a entraîné une pénurie importante de ces spécialistes. Ce n’est qu’en 2003 que cette formation a été rétablie avec le diplôme d’études spécialisées de gynécologie médicale, grâce à la mobilisation des femmes unies à l’action du Comité de défense de la gynécologie médicale avec l’appui de nombreux parlementaires de toutes sensibilités politiques. Cependant, malgré cette avancée, le nombre de postes ouverts pour l’internat en gynécologie médicale connaît aujourd’hui une baisse préoccupante. Alors que 91 postes étaient ouverts pour l’année universitaire 2023-2024, seuls 79 le sont pour 2024-2025. Cette réduction intervient dans un contexte déjà critique. Actuellement, 11 départements ne comptent aucun gynécologue médical. Plus largement, l’ensemble des départements du territoire sont concernés par cette pénurie, rendant l’accès aux consultations de plus en plus difficile. Les délais pour obtenir un rendez-vous s’allongent considérablement, contraignant parfois les patientes à parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour obtenir une consultation. Ce manque d’accès peut avoir des conséquences graves, notamment en provoquant des retards dans le dépistage et le diagnostic de maladies graves comme les cancers. Ainsi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’augmenter le nombre de postes d’internat en gynécologie médicale dans les années à venir, afin de répondre à la demande des femmes et de garantir un accès équitable à ces spécialistes sur l’ensemble du territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4706</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Exposition au bruit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7399. — 10 juin 2025. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet des conséquences sanitaires de l’exposition au bruit, notamment dans les transports en commun. Des travaux ont mis en évidence l’ampleur de l’exposition des personnes face aux bruits provenant des transports. Une étude récente menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur des habitants du Grand Paris met en lumière une exposition préoccupante : les participants, équipés de sonomètres, ont été exposés pendant près des deux tiers du temps à un niveau sonore dépassant les 55 décibels, seuil à partir duquel l’Organisation mondiale de la santé estime que cela produit des conséquences néfastes sur la santé telles que des troubles du sommeil, du stress chronique ou bien des maladies cardiovasculaires. De plus, les transports en commun tels que le métro et les déplacements en voiture expriment une part démesurée face à l’exposition sonore. Les personnes équipées d’un sonomètre qui ont fait l’objet d’une étude ont subi 37 % de leur « dose » quotidienne de bruit, alors qu’elles y ont passé moins de 10 % du temps. Ces nuisances sonores constituent une forme de pollution qui reste invisible mais qui persiste. Les effets cumulatifs sont encore trop peu pris en compte dans les politiques publiques de santé et d’aménagement du territoire. La situation est d’autant plus préoccupante que certaines nouvelles infrastructures, comme les stations de métro équipées de portes palières, amplifient paradoxalement le niveau sonore lors de l’arrivée des rames, pourtant récentes. Il lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre pour répondre à ces inquiétudes et plus largement pour intégrer la prévention du bruit comme priorité dans la politique de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4707</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Chaix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Affichage obligatoire des pharmacies de garde sur les officines fermées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7414. — 10 juin 2025. — M. Bernard Chaix attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence d’obligation légale ou réglementaire imposant aux pharmacies fermées d’indiquer, de manière visible, l’adresse et les coordonnées des pharmacies de garde. À l’occasion du jeudi 8 mai 2025, jour férié, M. le député a pu constater, dans sa circonscription à Nice, que plusieurs officines restaient closes sans fournir aux usagers d’information sur les services de garde disponibles à proximité. Or les pharmacies constituent un maillon essentiel de la chaîne de soins, notamment pour les besoins urgents en médicaments. En l’absence d’affichage visible, les patients peuvent se retrouver dans une situation de grande détresse, sans possibilité immédiate de se soigner ni de se réorienter vers une officine ouverte. Cette situation nuit à l’accès aux soins et pénalise en particulier les personnes âgées, les familles avec enfants ou les patients en traitement chronique. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de rendre obligatoire, par voie législative ou réglementaire, l’affichage sur la devanture des pharmacies fermées de l’adresse de la pharmacie de garde la plus proche et dans quels délais une telle mesure pourrait être mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4707</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de Sertraline : pour un remboursement total des préparations magistrales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7415. — 10 juin 2025. — M. Christophe Proença interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés d’approvisionnement très préoccupantes de Sertraline 50mg et le remboursement partiel des préparations magistrales de substitution. Il s’agit d’un antidépresseur prescrit dans le cadre de dépression et divers troubles anxieux. Cette pénurie nuit gravement à la continuité des soins et conduit à une situation très anxiogène pour les patients, mais également pour les officines ne pouvant dispenser le traitement. Les pharmacies sont autorisées à remplacer la spécialité prescrite par une préparation magistrale, selon les recommandations établies par l’ANSM, ce qui constitue une alternative lorsque les spécialités pharmaceutiques sont en rupture. Toutefois ce dispositif se heurte à des coûts de fabrication non compatibles avec les conditions tarifaires fixées par arrêté. La prise en charge par l’assurance maladie de ces préparations n’est que partielle, ce qui décourage les pharmacies spécialisées à poursuivre ladite fabrication. Ainsi, les patients sont laissés pour compte et se retrouvent sans traitement. Dans le département du Lot, comme partout en France, la santé des citoyens est un enjeu majeur. Il lui demande quelles mesures immédiates peuvent être mises en place pour permettre le remboursement total des préparations par l’assurance maladie et assurer la continuité des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4707</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dieynaba Diop</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie persistante de psychotropes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7416. — 10 juin 2025. — Mme Dieynaba Diop attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie persistante de médicaments psychotropes qui touche actuellement la France. Depuis plusieurs mois, les professionnels de santé comme les patients alertent sur les tensions croissantes d’approvisionnement concernant plusieurs molécules essentielles à la prise en charge des troubles psychiatriques, notamment la quétiapine, le lithium, la sertraline ou encore la venlafaxine. Depuis le 1er janvier 2025, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a signalé quatorze cas de tensions ou de ruptures de stock concernant des médicaments psychotropes. Ces pénuries ont des conséquences particulièrement graves pour les patients atteints de troubles mentaux, mettant en péril la continuité des soins, la stabilité des traitements et, dans certains cas, la sécurité même des personnes concernées. Elles génèrent également une forte inquiétude chez les soignants et les familles, contraints de jongler avec des solutions de substitution parfois inadaptées ou indisponibles localement. Alors que les pathologies psychiatriques sont en constante augmentation, que les besoins en santé mentale ne cessent de croître, que le Gouvernement l’avait érigée en grande cause nationale, cette situation révèle une vulnérabilité préoccupante du système français d’approvisionnement en médicaments essentiels. En conséquence, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un accès pérenne aux traitements psychotropes nécessaires aux patients, sécuriser la chaîne d’approvisionnement et la production de ces médicaments et améliorer la transparence sur l’état des stocks et les délais de rétablissement des approvisionnements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4708</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cadre réglementaire relatif aux IBODE et IDE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7424. — 10 juin 2025. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 relatif aux conditions de réalisation en bloc opératoire des actes et activités mentionnés à l’article R. 4311-11-1 du code de la santé publique par les infirmiers diplômés d’État. Ce décret autorise les infirmiers diplômés d’État (IDE) à réaliser certains actes qui étaient jusqu’ici réservés à la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE) à savoir l’installation chirurgicale du patient, la mise en place et la fixation des drains sus-aponévrotiques ou encore l’aspiration au cours d’une intervention chirurgicale. Sont éligibles, les infirmiers diplômés d’État qui, à la date de la demande, sont affectés en bloc opératoire et justifient d’au moins un an d’exercice en bloc opératoire en équivalent temps plein au cours des trois dernières années, sous réserve d’une autorisation et d’une formation complémentaire. Depuis l’arrêté du 27 janvier 2015 relatif aux actes et activités et à la formation complémentaire prévus par le décret n° 2015-74 du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire, les IBODE sont soumis à l’obligation de suivre une formation d’une durée de quarante-neuf heures, « organisée soit de façon continue, soit de façon discontinue sur une période n’excédant pas cinq mois ». Pour les IDE, l’arrêté du 20 janvier 2025 prévoit que « la durée de la formation est fixée à vingt-et-une heures ». L’association « Collectif Inter-Blocs » a saisi le Conseil d’État pour demander la suspension du décret n° 2024-954 du 23 octobre 2024 au motif que ce décret porte atteinte « à la sécurité et à la santé des patients en permettant à des professionnels non formés d’effectuer certains actes auparavant confiés aux seuls chirurgiens et, d’autre part, à l’intérêt public de protection de la santé et aux intérêts des infirmières et infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE) en allant à l’encontre des objectifs poursuivis par le décret du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire en ce qu’il permet à des professionnels qui ne sont pas formés d’exercer des fonctions pour lesquelles une formation exigeante est pourtant attendue et qu’il dévalorise par conséquent la qualification et le statut des IBODE ainsi que le révèle la baisse constante depuis 2019 du nombre de candidats à la formation IBODE ». Cette demande a été rejetée par le Conseil d’État. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer les mesures qu’entend prendre le Gouvernement pour valoriser les compétences spécifiques des IBODE et d’assurer la sécurité des soins des patientes et patients en bloc opératoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4708</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Harmonisation nationale du transport sanitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7426. — 10 juin 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les enjeux auxquels sont actuellement confrontés les professionnels du transport sanitaire. Les entreprises du secteur, composées de professionnels diplômés d’État, constituent un maillon essentiel dans le parcours de santé. Elles sont aujourd’hui en pleine évolution, intégrant de plus en plus de profils paramédicaux, notamment des infirmiers et infirmières, témoignant ainsi d’une dynamique de professionnalisation accrue et d’un engagement croissant dans l’accompagnement des patients. Afin d’accompagner l’ambition de cohérence que porte la profession pour le système de santé, il apparaît essentiel d’intervenir en faveur d’une harmonisation du secteur au niveau national. Une homogénéisation du statut et des conditions d’exercice est nécessaire, afin de reconnaître au transport sanitaire sa place dans le système de santé et assurer un socle commun de qualité, de sécurité et de professionnalisme sur l’ensemble du territoire. De plus, une meilleure identification de ces professionnels de santé est pertinente, par les usagers comme pour les soignants, afin d’améliorer la lisibilité du secteur et pouvoir l’associer concrètement au système de santé. Certains représentants de la profession en appellent donc à un code vestimentaire unifié, clair et officiel, symbolisant leur appartenance pleine et entière à la chaîne de soins. Enfin, la rémunération des professionnels se doit également d’être harmonisée. La seule appréciation des établissements de santé en la matière, dans le cadre de l’article 80 de la loi de financement de la sécurité sociale, pose un véritable problème d’équité territoriale. Il n’est pas acceptable que des disparités importantes subsistent d’un établissement à l’autre. L’État doit définir un barème national obligatoire, avec une indexation automatique annuelle, afin de garantir une juste reconnaissance de ces missions, sur tout le territoire. Aussi, il l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement en faveur d’une harmonisation nationale du transport sanitaire et de ses professions associées, en matière de statut, de code vestimentaire et de rémunération, afin de garantir aux professionnels une reconnaissance conforme à leur engagement quotidien au service des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4709</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Place de parking gratuite pour les infirmières libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7427. — 10 juin 2025. — M. Serge Muller interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’accès aux parkings gratuit pour les infirmières et infirmiers libéraux dans le cadre de leur fonction. Aujourd’hui, il n’existe pas de réglementation nationale imposant la gratuité du stationnement pour les infirmières et infirmiers libéraux. Certaines villes ont déjà fait le premier pas, pour répondre à la demande des personnels de santé mais cela reste insuffisant. Dans de nombreuses communes, ces professionnels sont régulièrement verbalisés alors qu’ils effectuent des actes de soins urgents ou programmés chez des patients souvent âgés, dépendants ou atteints de pathologies chroniques. Une enquête menée en 2025 par le syndicat Convergence Infirmière révèle que près de 70 % des infirmiers libéraux paient environ 150 euros de contraventions par an. La situation est préoccupante, les tarifs de stationnement sont élevés et ne cessent d’augmenter. De plus les infirmières et infirmiers libéraux sont contraints par le manque d’alternatives de transport, notamment dans les zones rurales. Les répercussions sont graves, car alors que les hôpitaux sont déjà saturés, l’accès aux soins de proximité devient de plus en plus complexe ce qui impacte la qualité et la ponctualité des interventions. Il apparaît donc nécessaire d’agir. Il demande si le Gouvernement compte mettre en place une carte de stationnement nationale pour tous les infirmières et infirmiers libéraux dans l’exercice de leur fonction afin de leur permettre de prendre en charge dignement et rapidement les patients dans le besoin sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4709</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Projet de réorganisation du service du contrôle médical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7428. — 10 juin 2025. — M. David Magnier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les graves préoccupations suscitées par le projet de réorganisation du service du contrôle médical (SCM) porté par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Ce projet, initié à l’automne 2024, vise à transférer les effectifs du SCM, praticiens conseils, infirmiers et techniciens, vers les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), sans fondement législatif solide ni dialogue social approfondi. Malgré le rejet répété de cette réforme par l’Assemblée nationale, notamment via la censure de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 par le Conseil constitutionnel le 28 février 2025, la CNAM persiste à avancer par voie réglementaire. Cette démarche, marquée par une tentative de déclassement de l’article L. 224-7 du code de la sécurité sociale, garant de l’indépendance des praticiens conseils, soulève des inquiétudes majeures. Une telle modification, envisagée par décret, priverait le Parlement de son rôle législatif et compromettrait la séparation des pouvoirs. Elle menacerait également l’impartialité du contrôle médical, exposant les décisions médicales à des pressions financières des CPAM, au détriment des droits des 67 millions d’assurés sociaux, du secret médical et de l’équité des contrôles. Par ailleurs, la CNAM a tenté d’imposer un accord de transition aux syndicats, malgré l’incertitude juridique entourant le projet, ce qui a conduit à une action en justice devant le tribunal judiciaire de Paris, avec une audience fixée au 10 juin 2025. Ainsi, face à ce climat d’opacité et de contournement des institutions démocratiques, il lui demande s’il compte suspendre immédiatement ce projet, garantir l’indépendance du SCM et s’abstenir de toute modification réglementaire des dispositions législatives relevant exclusivement du Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4709</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance d’une journée nationale des SAU/SMUR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7429. — 10 juin 2025. — M. Patrick Hetzel appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, à propos de la reconnaissance d’une journée nationale des SAU/SMUR. L’association ActuSAMU, reconnue loi 1901, œuvre pour la promotion des SAMU, SMUR et partenaires. Elle est composée exclusivement de professionnels de santé partout dans l’hexagone et outre-mer. Elle souhaite que le 16 juillet soit la date retenue pour la journée nationale. Cette date a été choisie pour rendre hommage au Professeur Louis Lareng, aujourd’hui décédé, qui a créé le 1er SAMU le 16 juillet 1968 à Toulouse. La reconnaissance de cette journée serait également un hommage rendu aux milliers de soignants qui exercent en SAMU/SMUR et qui portent secours et soins d’urgence toute l’année à la population. Une première journée a été organisée l’an passé à Toulon, ville siège de l’association. Aussi, il souhaite savoir s’il est prévu de donner une suite favorable à cette demande afin de saluer le travail de ces soignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4710</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Régularisation du cadre d’exercice des ergothérapeutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7430. — 10 juin 2025. — M. David Taupiac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence de réformer le cadre d’exercice des ergothérapeutes en France. Actuellement, ces professionnels de santé sont soumis à prescription médicale pour pouvoir intervenir auprès des patients, conformément à l’article L. 4331-1 du code de la santé publique. Or cette exigence est en décalage avec la réalité de leur exercice sur le terrain. De nombreuses structures médico-sociales (EHPAD, FAM, SSIAD, équipes mobiles, dispositifs tels que MaPrimeAdapt) ne disposent pas de médecin prescripteur, ce qui contraint 65 % des ergothérapeutes à exercer hors du cadre légal. Cette situation soulève deux difficultés majeures : d’une part, elle pousse à la multiplication de consultations médicales uniquement destinées à obtenir une prescription d’ergothérapie, créant ainsi une charge évitable sur le système de santé ; d’autre part, elle empêche les ergothérapeutes d’utiliser pleinement leur droit de prescription d’aides techniques, reconnu depuis 2023, au détriment de la fluidité des parcours de soins et de la prévention de la perte d’autonomie. Dans un contexte marqué par la raréfaction du temps médical et les tensions croissantes sur l’accès aux soins, il paraît incohérent de maintenir une barrière administrative qui nuit à l’efficacité, à la réactivité et à l’efficience de l’action de ces professionnels pourtant essentiels au maintien de l’autonomie des personnes. Aussi, il lui demande s’il envisage de réviser le cadre réglementaire afin de permettre aux ergothérapeutes d’intervenir en accès direct, en cohérence avec les évolutions de leurs missions et des besoins croissants de la population en matière de rééducation, d’adaptation de l’environnement et de maintien à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4710</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Compensation financière de l’extension de la prime Ségur aux salariés des CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7432. — 10 juin 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation financière préoccupante des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), suite à l’extension de la prime Ségur au secteur social et médico-social privé non lucratif. Le 6 août 2023, le gouvernement a étendu à juste titre la prime Ségur aux salariés du secteur social et médicosocial privé, incluant les centres d’information sur les droits des femmes et des familles. Ces structures, en première ligne durant la crise sanitaire, remplissent une mission d’intérêt général essentielle, en informant et accompagnant des dizaines de milliers de femmes, souvent en situation de précarité. Cette revalorisation salariale est compensée depuis le mois de janvier par un financement dédié afin qu’elle ne mette pas en péril l’équilibre financier des structures. Toutefois, ces structures n’ont toujours pas reçu cette compensation, à l’image du CIDFF du Puy-de-Dôme qui emploie 14 salariés et qui est aujourd’hui menacé dans sa capacité d’action. Elle souhaite donc savoir quelles mesures budgétaires le Gouvernement entend prendre pour compenser cette charge salariale nouvelle et garantir la pérennité de ces missions de service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4710</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7434. — 10 juin 2025. — M. Éric Michoux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les modalités d’attribution du complément de traitement judiciaire (CTI) issu de la loi Ségur portant sur la santé, notamment l’exclusion persistante de certains agents techniques exerçant dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics. Depuis 2021, le gouvernement a mis en œuvre une revalorisation salariale significative pour les personnels soignants et assimilés dans les établissements de santé et médico-sociaux, dans le cadre du Ségur de la santé. Cette mesure s’est traduite par le versement de la « prime Ségur », correspondant à un complément de traitement indiciaire (CTI) de 183 euros nets par mois. Institué par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020, ce dispositif a été progressivement étendu à certains agents publics non médicaux et non soignants, sous conditions, suscitant toutefois des disparités dans son application selon les fonctions exercées et les établissements concernés. Cependant, de nombreux agents techniques ou administratifs, tels que les cuisiniers, agents de restauration ou d’entretien, demeurent exclus du bénéfice du complément de traitement indiciaire, au motif qu’ils n’appartiendraient pas à la filière soignante. Pourtant, ces personnels, affectés au sein d’EHPAD publics et régulièrement en contact avec les résidents, participent pleinement à l’accompagnement quotidien des personnes âgées. Leur rôle, souvent discret mais essentiel, est pourtant indispensable au bon fonctionnement et à la qualité de vie dans ces établissements médico-sociaux. Face à cette inégalité de traitement, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage une extension de la prime Ségur à ces personnels techniques et selon quel calendrier. Il lui demande également s’il envisage une harmonisation des critères d’éligibilité au sein des EHPAD publics, afin de garantir la cohésion des équipes et la reconnaissance de toutes les fonctions pourtant essentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4711</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Don du sang
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7441. — 10 juin 2025. — Mme Christine Engrand attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés croissantes liées à la collecte de sang en France et en particulier sur le manque de bénévoles pour assurer ces collectes. Le modèle français du don du sang repose sur trois principes fondamentaux : l’anonymat, le volontariat et la gratuité. Ce socle éthique est largement partagé. Toutefois, force est de constater que l’établissement français du sang (EFS) rencontre des difficultés croissantes pour mobiliser non seulement des donneurs, mais aussi des bénévoles pour organiser les collectes. Les données disponibles indiquent que la moyenne d’âge des bénévoles engagés dans ces collectes progresse, tandis que la relève chez les jeunes générations reste trop faible. Ce phénomène fragilise la capacité opérationnelle du système de collecte, notamment en milieu rural ou périurbain, où les collectes mobiles jouent un rôle essentiel. Par ailleurs, les sapeurs-pompiers volontaires, historiquement très engagés dans ces dispositifs, se voient aujourd’hui limiter leur nombre d’heures d’engagement par les règles européennes et nationales en matière de temps de travail. Leur disponibilité pour participer aux collectes en tant que bénévoles ou donneurs s’en trouve réduite. Dans ce contexte, plusieurs acteurs de terrain suggèrent d’instaurer une incitation symbolique, par exemple sous la forme d’une prime annuelle modeste, pour les bénévoles engagés dans l’organisation régulière de collectes de sang. Une telle mesure ne remettrait pas en cause le principe de gratuité du don lui-même, mais viendrait reconnaître l’engagement logistique et humain de celles et ceux qui permettent la collecte. Cette réflexion n’est pas sans lien avec le don d’organes, qui repose lui aussi sur la gratuité et la générosité individuelle, mais pour lequel des dispositifs d’accompagnement et de reconnaissance des familles sont parfois envisagés. Dans le cas du don du sang, il s’agit de garantir la pérennité d’un modèle fondé sur le bénévolat tout en s’adaptant à une société où l’engagement bénévole décline. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage d’ouvrir une réflexion sur la mise en place d’un dispositif d’incitation symbolique, tel qu’une prime de fin d’année, en faveur des bénévoles qui participent régulièrement à l’organisation des collectes de sang, afin de maintenir un niveau de mobilisation compatible avec les besoins en produits sanguins dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4711</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Financement des politiques du sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7454. — 10 juin 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les difficultés croissantes rencontrées par les structures déconcentrées du mouvement sportif, notamment les comités régionaux, départementaux et territoriaux olympiques et sportifs (CROS, CDOS, CTOS) ainsi que les centres de ressources et d’information des bénévoles (CRIB). Ces acteurs essentiels assurent un rôle déterminant dans l’accompagnement des associations sportives locales, la formation des bénévoles, la promotion de la pratique sportive pour toutes et tous, ainsi que la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière d’emploi, de formation et de transition écologique. La diminution significative des subventions qui leur sont allouées fragilise leur capacité à remplir leurs missions, en particulier dans les territoires ruraux ou prioritaires, où elles constituent souvent le seul relais structurant pour les associations. De plus, l’absence de contractualisation pluriannuelle entre l’État et ces structures empêche toute visibilité budgétaire et limite leur capacité de planification et d’action à moyen terme. Cette instabilité financière fait peser un risque de désertification sportive dans plusieurs départements et accentue les inégalités territoriales d’accès à la pratique. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un financement pérenne et équitable de ces structures, y compris à travers la mise en place de conventions pluriannuelles d’objectifs, afin de renforcer leur stabilité, assurer leur présence effective sur l’ensemble du territoire et améliorer l’efficience des politiques publiques sportives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4712</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>U.S. Montagnac : un club gangréné par l’islam politique, une République absente</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7455. — 10 juin 2025. — M. Julien Odoul alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la progression fulgurante de l’entrisme islamiste et des dérives communautaristes dans le sport amateur en France. Ce qui fut historiquement un espace de fraternité, d’émancipation et de transmission républicaine devient, dans un nombre croissant de clubs, un levier d’influence pour l’islam politique : rejet de la mixité, pression religieuse, refus des règles fédérales et contestation ouverte de l’autorité. L’affaire du club de football amateur U.S. Montagnac, dans l’Hérault, en est la plus récente et la plus brutale illustration. Entre novembre 2024 et mai 2025, ce club a fait l’objet de plus de trente signalements pour des faits d’une extrême gravité : violences physiques, injures anti-françaises, menaces envers les arbitres, refus répétés de parler français sur le terrain. Le préfet de l’Hérault a dû intervenir et prononcer le retrait de l’agrément du club, actant sa mise à l’écart des compétitions et des financements publics. Cette décision, rare, doit être saluée. Mais elle intervient au terme d’une longue passivité institutionnelle et reste l’exception. Le rapport parlementaire présenté par M. le député et Mme Caroline Yadan le 5 mars 2025 devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation a tiré la sonnette d’alarme : des centaines de clubs sont aujourd’hui infiltrés par des réseaux structurés de l’islam politique, qui y déploient une stratégie d’emprise méthodique. Les signaux sont clairs : infiltration des structures, prières collectives sur les terrains, port de signes religieux ostensibles en compétition, contournement des règles fédérales, intimidation des encadrants, refus de la mixité. Cette réalité, documentée et persistante, remet en cause les fondements mêmes de l’engagement sportif républicain. Ce constat appelle désormais une réponse politique claire et immédiate. Il ne s’agit plus de faits isolés et le silence du ministère devient incompréhensible. Il lui demande donc si elle entend demander l’inscription sans délai à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de la proposition de loi adoptée par le Sénat le 18 février 2025, visant à assurer le respect du principe de laïcité dans le sport. Il souhaite également savoir si elle compte enfin faire de la lutte contre l’entrisme islamiste une priorité nationale explicite, assumée et irréversible, ou si elle choisira, une fois encore, de détourner le regard pendant que la République recule.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4712</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Accompagnement cirques - décret no 2025‑396</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7295. — 10 juin 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les limites du décret n° 2025-396 du 30 avril 2025 relatif à l’accompagnement des cirques détenant des animaux non domestiques, pris en application de la loi du 30 novembre 2021 visant à mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles itinérants. Si ce décret constitue une avancée attendue pour soutenir la transition des cirques vers des activités sans animaux sauvages, plusieurs zones d’ombre subsistent, susceptibles d’entraver son efficacité. En particulier, le texte ne traite pas explicitement de la situation des cirques dits « fixes » ou sédentaires, alors que le communiqué de presse du ministère en fait la mention et n’inclut pas les fauconniers, également concernés par l’interdiction en 2028 mais ne bénéficiant à ce jour d’aucun accompagnement équivalent. Par ailleurs, l’absence de contrôle systématique et de garanties contre les détournements d’aides publiques (notamment par des pratiques de diversification artificielle ou le maintien dissimulé d’animaux) soulève des inquiétudes quant à la rigueur de la mise en œuvre. En effet, la majorité des mesures d’accompagnement repose sur une déclaration sur l’honneur. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage d’apporter des ajustements ou des précisions réglementaires pour garantir l’intégration des cirques fixes dans le champ d’application du décret ; assurer un traitement équitable des fauconniers concernés ; renforcer les contrôles et la transparence du dispositif ; publier le décret sanction concernant les naissances et nouvelles acquisitions d’animaux sauvages dans les structures itinérantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4713</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Limites du décret no 2025‑396 du 30 avril 2025 sur l’accompagnement des cirques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7297. — 10 juin 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les limites du décret n° 2025-396 du 30 avril 2025 relatif à l’accompagnement des cirques détenant des animaux non domestiques, pris en application de la loi du 30 novembre 2021 visant à mettre fin à l’exploitation des animaux sauvages dans les spectacles itinérants. Si ce décret constitue une avancée attendue pour soutenir la transition des cirques vers des activités sans animaux sauvages, plusieurs zones d’ombre subsistent, susceptibles d’entraver son efficacité. En particulier, le texte ne traite pas explicitement de la situation des cirques dites « fixes » ou sédentaires, alors que le communiqué de presse du ministère en fait la mention et n’inclut pas les fauconniers, également concernés par l’interdiction en 2028 mais ne bénéficiant à ce jour d’aucun accompagnement équivalent. Par ailleurs, l’absence de contrôle systématique et de garanties contre les détournements d’aides publiques (notamment par des pratiques de diversification artificielle ou le maintien dissimulé d’animaux) soulève des inquiétudes quant à la rigueur de la mise en œuvre. En effet, la majorité des mesures d’accompagnement repose sur une déclaration sur l’honneur. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’apporter des ajustements ou des précisions réglementaires pour garantir l’intégration des cirques fixes dans le champ d’application du décret ; assurer un traitement équitable des fauconniers concernés ; renforcer les contrôles et la transparence du dispositif ; publier le décret sanction concernant les naissances et nouvelles acquisitions d’animaux sauvages dans les structures itinérantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4713</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Simplification des normes dans la filière piscicole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7302. — 10 juin 2025. — M. Emeric Salmon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés croissantes rencontrées par les pisciculteurs français en raison de la charge administrative excessive qui pèse sur leur activité. Alors que la filière piscicole française est en déclin (avec moins d’une centaine d’exploitations encore en activité) et qu’elle ne couvre que 30 % des besoins nationaux en poissons, les professionnels doivent consacrer quotidiennement plusieurs heures à remplir des documents imposés par l’administration. Ces obligations concernent notamment : le recensement précis du nombre de poissons par bassin, leur espèce, taille, état de santé, le détail des poissons morts ou malades, le type de nourriture administrée ainsi que sa composition, les traitements médicamenteux éventuellement utilisés, ou encore la qualité de l’eau en amont, dans les bassins et à la sortie de ces derniers. Ces contrôles, parfois redondants et réalisés à une fréquence quasi quotidienne, mobilisent entre quatre et cinq heures de travail administratif par jour, au détriment du cœur même de leur métier : l’élevage. Cette complexité réglementaire contraint également les pisciculteurs à investir dans des dispositifs de mesure, d’analyse ou de traçabilité extrêmement coûteux, souvent hors de portée pour de petites structures, sans accompagnement financier à la hauteur des exigences imposées. Aussi, il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une simplification des obligations administratives imposées aux pisciculteurs, afin de leur permettre de consacrer davantage de temps à leur activité productive. Il souhaite également savoir si une révision des protocoles de contrôle, des fréquences de déclaration et des exigences documentaires est prévue, en concertation avec les professionnels de la filière, afin de garantir un équilibre entre exigence sanitaire et viabilité économique. Pour finir, il souhaite savoir si des dispositifs d’aides à l’équipement peuvent être envisagés pour soutenir les exploitants contraints d’investir dans des outils de surveillance et d’analyse afin de répondre aux exigences réglementaires, françaises et européennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4713</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés dans la mise en oeuvre de la filière REP bâtiment selon la loi AGEC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7318. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés persistantes dans la mise en œuvre opérationnelle de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB), prévue par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020. Cette filière, destinée à lutter contre les dépôts sauvages, désengorger les déchèteries publiques, garantir la gratuité du service de reprise des déchets du bâtiment pour les professionnels et favoriser le recyclage, demeure insuffisamment déployée, suscitant une vive préoccupation des élus locaux et des acteurs de terrain. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, comme dans de nombreux territoires ruraux ou de montagne, les points de collecte restent limités, certaines plateformes de distribution ne respectent pas leur obligation de reprise gratuite et les éco-organismes agréés n’assurent plus un financement suffisant du service, entraînant une facturation persistante dans plusieurs points de reprise. En conséquence, les communes subissent une recrudescence des dépôts sauvages ainsi qu’une pression accrue sur les déchèteries publiques, en contradiction avec la substance même de la loi. Les élus, notamment les maires et présidents d’intercommunalité, déplorent que la filière repose encore largement sur les structures publiques, alors même qu’elle est censée relever de la responsabilité des producteurs. L’Association des maires de France (AMF) et l’Association des petites villes de France (APVF) ont appelé à un rééquilibrage des responsabilités et à une juste compensation financière pour les collectivités. Elles rejettent par ailleurs le moratoire proposé par le Gouvernement, qui risquerait de compromettre la mise en œuvre effective de la filière. Elle lui demande donc les mesures concrètes que le Gouvernement entend adopter pour garantir un maillage territorial effectif, assurer la gratuité effective du service de reprise, notamment par un renforcement des financements des éco-organismes et réaffirmer le principe du pollueur-payeur, afin que les collectivités ne soient plus les variables d’ajustement de la filière REP bâtiment, conformément à la loi AGEC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4714</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation des conservatoires botaniques nationaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7320. — 10 juin 2025. — Mme Pascale Got attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation des conservatoires botaniques nationaux. Ces établissements, sans but lucratif, exercent des missions d’intérêt général dans le domaine de la connaissance et de la conservation de la biodiversité végétale et fongique. Ils sont des acteurs majeurs du service public de l’environnement, reconnus comme tels. Le réseau des conservatoires botaniques nationaux couvre le territoire national, métropole et outre-mer. Leur modèle est singulier puisqu’il s’appuie sur un ancrage territorial fort, associant les différents échelons des collectivités locales et sur un agrément délivré par le ministère de l’écologie. Ce modèle est en outre unique et regardé avec intérêt par les voisins européens. La mise en œuvre des missions de service public repose sur des financements publics, dont le caractère pérenne n’est aucunement garanti. La question de leur devenir est en jeu. Les élus en charge de la gestion de ces établissements sont très inquiets ; la situation se dégrade significativement en 2025, l’emploi est désormais clairement menacé et des procédures de licenciement s’engagent. Dès 2023, le ministère de la transition écologique a été saisi des fragilités financières qui préoccupent les conservatoires botaniques ; des propositions lui ont été faites en 2024, sur la base d’un état de la situation du réseau et les échanges se sont poursuivis ces derniers mois. Aussi, elle lui demande les suites que le Gouvernement et le ministère, en premier lieu, envisagent de donner à cette situation désormais grave et urgente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4714</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Fragilité croissante de la filière du recyclage textile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7335. — 10 juin 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la fragilité croissante de la filière du recyclage textile en France. Depuis plusieurs mois, les acteurs du réemploi et du recyclage textile alertent sur l’insuffisance des moyens alloués à cette filière, pourtant essentielle à la transition écologique et à l’économie circulaire. Alors que la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, dite loi AGEC du 10 février 2020, affirme l’ambition de faire évoluer le modèle français vers un système circulaire, les acteurs de terrain peinent à maintenir leurs activités dans un contexte de fortes contraintes économiques, techniques et réglementaires. L’exemple de l’entreprise bretonne Retritex illustre bien les difficultés actuelles. Cette structure trie chaque année plus de 4 000 tonnes de textiles usagés et emploie 80 personnes, dont 60 en parcours d’insertion. Malgré l’utilité sociale et environnementale reconnue de son action, la pérennité de Retritex est aujourd’hui menacée. Encore une fois, ce sont les collectivités locales qui viennent en soutien dans de pareilles circonstances et Lorient Agglomération lui a ainsi récemment versé une aide exceptionnelle de 15 225 euros HT, qui ne saurait toutefois se substituer à un engagement durable de l’État. Or sans structures de tri locales, les territoires se retrouvent privés d’un maillon essentiel de la chaîne de réemploi. Le volume croissant de textiles, notamment issus de la fast-fashion, souvent de mauvaise qualité et difficilement recyclables, génère une hausse des « refus de tri » : 150 tonnes de déchets textiles non valorisés ont ainsi été comptabilisées sur l’agglomération lorientaise. Dans un contexte de saturation des débouchés, de fermeture d’unités de valorisation, comme celle des Côtes-d’Armor et de dépendance à des infrastructures spécifiques (incinérateurs, cimenteries), les capacités de traitement locales décroissent. Par ailleurs, ces structures participent activement à l’économie sociale et solidaire, en favorisant l’insertion professionnelle de publics éloignés de l’emploi et en contribuant à la lutte contre la précarité. La récente mise en redressement judiciaire de l’association finistérienne Abi29 confirme les menaces croissantes qui pèsent sur ce tissu associatif pourtant indispensable. Ainsi, la filière du réemploi textile se trouve aujourd’hui fragilisée entre des obligations croissantes, des ressources faibles et un accompagnement institutionnel insuffisant. Ainsi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour favoriser la préservation et le développement de la filière du réemploi textile au niveau local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4715</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Recyclage du polystyrène
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7339. — 10 juin 2025. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les limites actuelles du recyclage des emballages en polystyrène, en particulier ceux des pots de yaourt. Chaque année, ce sont environ 60 000 tonnes de petits pots de yaourt qui sont jetés en France. Malgré la récente simplification des consignes de tri, qui autorise le dépôt de tous les emballages dans la poubelle jaune, seules 5 000 tonnes de ces emballages en polystyrène seraient effectivement orientées vers les centres de tri, selon les données de l’éco-organisme « Citeo ». Il en résulte que 55 000 tonnes sont encore aujourd’hui incinérées ou enfouies, contribuant à la pollution des sols, de l’air et potentiellement des nappes phréatiques, comme le soulignent les associations environnementales. Par ailleurs, de nombreuses interrogations demeurent quant à la réelle capacité des centres de tri et de sur-tri à isoler efficacement le polystyrène et à assurer son recyclage dans de bonnes conditions. De plus, il semblerait que le manque de transparence sur la chaîne de traitement affaiblit la confiance du public dans l’efficacité du geste de tri. En outre, si le recyclage chimique du polystyrène, qui permettrait de produire de nouveaux pots de yaourt à partir d’anciens, représente une avancée prometteuse, il suscite également des questions sur ses impacts environnementaux réels (consommation d’eau, d’énergie, émissions). Il souhaite attirer son attention sur ce sujet et lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir une réelle traçabilité et efficacité du recyclage des emballages en polystyrène, améliorer la transparence des filières existantes, soutenir le développement de la consigne pour réemploi lorsque cela est pertinent et encourager des alternatives plus durables aux emballages plastiques à usage unique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4715</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Respect des cahiers des charges d’agrément des éco-organismes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7340. — 10 juin 2025. — M. Philippe Bolo attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la récente procédure d’appel d’offres logistique, pilotée par l’éco-organisme Ecosystem dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP) des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), qui semble avoir méconnu les obligations imposées par le cahier des charges de son agrément. La décision d’attribution de ce marché va à l’encontre de la hiérarchie des modes de traitement fixée à l’article L. 541-1 du code de l’environnement, qui fait de la préparation en vue de la réutilisation une priorité, hiérarchie que les éco-organismes agréés au titre de la responsabilité élargie du producteur (REP) sont tenus de respecter dans le cadre des objectifs fixés par la loi anti-gaspillage et de l’économie circulaire (AGEC). Ainsi, l’attribution du marché logistique DEEE d’Ecosystem semble bel et bien contrevenir aux exigences de « collecte préservante » prévues dans le cahier des charges d’Ecosystem, qui impose des conditions spécifiques de tri et de transport des équipements pour maintenir leur potentiel de réutilisation. En effet, l’attribution du marché a conduit à l’éviction de réponses à l’appel d’offres construites autour du réemploi, au profit de structures principalement orientées vers la gestion et l’élimination des déchets. S’agissant d’offres émanant de structures de l’économie circulaire, ce choix porte atteinte à un modèle vertueux fondé sur le réemploi, l’insertion et l’ancrage territorial et affaiblit les engagements de la France en matière d’économie circulaire. Il lui demande comment le Gouvernement entend faire mieux respecter les priorités définies par la loi, sanctionner les manquements des éco-organismes aux cahiers des charges sur la base desquels ils ont été agréés et rétablir dans leurs droits les acteurs du réemploi injustement évincés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4715</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Élevage en cage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7347. — 10 juin 2025. — Mme Christine Engrand interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la position de la France concernant l’interdiction de l’élevage en cage dans l’Union européenne. La France a accompli des progrès significatifs dans la transition vers des systèmes d’élevage alternatif. À la fin de l’année 2023, 73 % des poules pondeuses étaient élevées hors cage, dépassant ainsi l’objectif initial de 50 % fixé pour 2022. Le comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO) a récemment fixé un nouvel objectif ambitieux : atteindre 90 % de poules élevées hors cage d’ici 2030. Cependant, cette transition est confrontée à des défis, notamment en raison des importations d’œufs en provenance de pays où l’élevage en cage reste prédominant. En 2021, la France a importé 60 000 tonnes d’œufs en coquille, principalement d’Espagne (52 %) et de Pologne (13 %). Ces importations peuvent compromettre les efforts des producteurs français engagés dans des pratiques plus respectueuses du bien-être animal. Au niveau européen, la Commission européenne s’est engagée en 2021 à interdire progressivement l’élevage en cage, avec une proposition législative attendue d’ici 2023. Cependant, des retards ont été observés dans la mise en œuvre de cette initiative, suscitant des préoccupations parmi les citoyens et les organisations de protection animale. Un sondage IFOP de février 2025 révèle que 89 % des Français sont favorables à la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Cette opinion publique majoritaire souligne l’importance d’une action concertée au niveau européen pour garantir des normes élevées de bien-être animal et assurer une concurrence équitable pour les producteurs français. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend clarifier et rendre publique sa position sur l’interdiction de l’élevage en cage au sein de l’Union européenne et s’il envisage de soutenir activement cette initiative dans les discussions européennes, afin de promouvoir des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal et de préserver la compétitivité des producteurs français engagés dans cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4716</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés de recharge pour les véhicules électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7348. — 10 juin 2025. — M. Xavier Roseren attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés rencontrées par les opérateurs d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques dans le cadre de leurs investissements. La transition vers une mobilité décarbonée repose en grande partie sur le développement d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques accessible, performante et équitablement utilisée. À ce titre, les services numériques d’assistance au déplacement embarqués dans les véhicules, également appelés planificateurs d’itinéraires, jouent aujourd’hui un rôle central dans l’orientation des conducteurs vers les bornes de recharge disponibles. Or il apparaît que certaines pratiques actuellement observées parmi ces services, notamment lorsque le planificateur d’itinéraire et le réseau de recharge appartiennent à une même entité économique, peuvent engendrer un traitement discriminatoire des infrastructures concurrentes. Ce favoritisme nuit non seulement à la concurrence loyale entre opérateurs de recharge, mais constitue également un frein à l’investissement privé dans les infrastructures de recharge ouvertes au public. L’amendement n° 1795 (après l’article 21 ter ) déposé par M. le député au sein du projet de loi de simplification de la vie économique prévoyait de garantir un fonctionnement plus transparent et non discriminatoire de ces planificateurs d’itinéraires. Il entendait imposer notamment des critères d’inclusion objectifs et accessibles pour l’ensemble des réseaux de recharge ; une neutralité dans la présentation des options de recharge ; un affichage clair des tarifs, en conformité avec le règlement européen 2021/0223 ; une prise en compte effective des besoins réels des conducteurs (puissance disponible, disponibilité en temps réel, etc.). Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour garantir la transparence, la neutralité et l’équité de ces outils numériques d’assistance à la recharge, afin de soutenir l’essor d’une infrastructure de recharge réellement ouverte et concurrentielle au bénéfice de l’ensemble des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4716</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Situation légale de l’expérimentation prévue sur les « radars de bruit »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7400. — 10 juin 2025. — M. Boris Tavernier appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation légale de l’expérimentation prévue sur les « radars de bruit ». En effet, la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités a modifié l’article L. 130-9 du code de la route en le complétant par : « Un décret en Conseil d’État fixe la procédure pour l’expérimentation de la constatation des niveaux d’émissions sonores des véhicules par des appareils de contrôle automatique fixes et mobiles. Cette expérimentation est de deux ans ». Après une première phase de tests des prototypes, cette expérimentation est donc légalement au point mort, alors que les industriels ont finalisé leurs prototypes, qui sont en phase d’homologation. Il lui demande si elle entend mettre à l’ordre du jour du Parlement un outil législatif permettant la prorogation de l’expérimentation à une date ultérieure permettant à l’expérimentation et son évaluation par le Parlement d’avoir lieu, avant une éventuelle généralisation de ces dispositifs de contrôle automatique. Le cas échéant, il lui demande quel calendrier les acteurs peuvent attendre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4717</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquences des pollutions touchant les habitants de la région parisienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7421. — 10 juin 2025. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences des pollutions, notamment atmosphérique, touchant les habitants de la région parisienne. Les villes du Val-de-Marne, comme Créteil par exemple, se retrouvent à l’intersection de nombreuses pollutions. La pollution de l’air expose de façon constante les organismes à des gaz et particules fines nocives pour la santé. Elle y est particulièrement forte de par la présence de plusieurs autoroutes et zones de trafic très dense, de l’aéroport d’Orly et des deux incinérateurs de Créteil et d’Ivry. La pollution aux dioxines, classées cancérigènes, a été récemment confirmée autour de ce dernier. La pollution sonore y est accrue, également du fait des autoroutes et de l’aéroport : 80 % des Franciliens seraient exposés à des seuils supérieurs aux recommandations de l’OMS. La pollution des sols et des eaux touche également fortement ces territoires densément urbanisés, les pollutions touchant le lac de Créteil en sont un exemple. Des dizaines de milliers d’habitants, partout dans l’agglomération parisienne, subissent ces pollutions, souvent croisées, qui ont des conséquences directes. Plusieurs milliers de décès prématurés sont attribués à la mauvaise qualité de l’air. Un chiffre heureusement en baisse depuis des années. Elle cause en outre des maladies chroniques respiratoires et des pathologies cardiovasculaires. Selon une étude réalisée par l’Observatoire régional de la santé et Airparif, cette pollution fait perdre en moyenne 10 mois d’espérance de vie à un adulte. La dégradation du sommeil occasionnée par les nuisances sonores engendre notamment du stress, de la fatigue et peut retarder le développement cognitif. Toutes ces pollutions dégradent le cadre de vie de populations déjà plus précaires que la moyenne en France, aux habitats et équipements vétustes et aux solutions alternatives pour vivre et se déplacer plus réduites. Elles sont les premières touchées par les conséquences de la dégradation de l’écosystème et disposent de moindres ressources pour les fuir ou s’y adapter. Il est non seulement urgent de lutter contre les causes de toutes ces pollutions, mais également de mettre en place de larges plans d’adaptation des territoires, notamment les plus densément peuplés, afin de préserver la santé des habitants les plus menacés. Elle lui demande donc les mesures qu’elle compte prendre à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4717</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>La création d’une carte interactive nationale des risques industriels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7447. — 10 juin 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’opportunité de déployer, à l’échelle nationale, une carte interactive destinée à informer les citoyens des risques industriels. Elle rappelle que, dans la nuit du 26 septembre 2019, un important incendie s’est déclaré sur le site de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, classée Seveso, après deux incidents survenus en 2013 et 2015. À la suite de cet accident, l’Union des victimes de Lubrizol, regroupant une cinquantaine de membres, a vu le jour pour réclamer un suivi sanitaire renforcé et un contrôle accru des installations classées Seveso. Cette mobilisation a également conduit à la création d’une carte interactive des risques industriels au sein de la métropole Rouen-Normandie. Cinq ans après l’accident, cet outil numérique a été actualisé afin de rendre publics, de manière lisible et accessible, les résultats des contrôles effectués par les services de l’État sur les sites industriels concernés. Cette cartographie dynamique contribue à renforcer la transparence en matière de sécurité industrielle au niveau local. Au regard de ces éléments, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de généraliser ce dispositif à l’ensemble du territoire national, afin de permettre à tous les citoyens d’accéder, en toute transparence et légitimité, aux informations relatives aux contrôles et risques associés aux sites industriels classés Seveso.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4717</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Publication des décrets d’application de la loi no 2024‑310 du 5 avril 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7314. — 10 juin 2025. — M. Matthias Tavel interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires. Cette loi n° 2024-310 a été définitivement adoptée par le Parlement le 5 avril 2024. Cette loi issue d’une idée du garage solidaire Re-pare de Saint-Nazaire vise à permettre le réemploi de véhicule destinés à la casse dans le cadre de la prime à la conversion par une mise à disposition desdits véhicules, en vue de leur location à des publics précaires. Elle a été adoptée à la quasi-unanimité des deux assemblées. À ce jour, les décrets devant définir les modalités d’application de cette loi ne sont toujours pas parus au Journal officiel. Il lui demande donc sous quelle échéance ces décrets seront publiés ou si, à l’inverse, le Gouvernement entend s’abstenir pour faire obstacle à l’applicabilité de cette loi essentielle au droit à la mobilité des concitoyens les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4718</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Impact de la réglementation européenne sur les télépilotes de drones français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7398. — 10 juin 2025. — M. Romain Tonussi attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026, de la réglementation européenne relative à l’usage des drones civils et plus particulièrement sur la transition entre les anciens scénarios nationaux français (S1, S2, S3) et les nouvelles catégories européennes Open et Spécifique (STS 01 / STS 02). Alors que la France disposait d’un encadrement structuré et reconnu en matière d’aéronefs télépilotés, cette harmonisation européenne impose une redéfinition complète des conditions d’exercice des télépilotes. La catégorie Open, proche de l’ancien scénario S1, permet l’utilisation de certains drones sans formation obligatoire, soulevant de sérieuses préoccupations en matière de sécurité. À l’inverse, la catégorie Spécifique, correspondant aux anciens S2 et S3, impose dès 2026 le passage de l’examen européen de certificat d’aptitude théorique (CATS), sans validation des acquis ou équivalence avec les certifications délivrées jusque-là par la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Ce changement brutal risque de fragiliser la filière française, de générer une insécurité juridique et d’entraîner une perte de compétitivité au profit d’opérateurs étrangers. Le durcissement des exigences techniques, notamment l’obligation d’utiliser des drones classés C5 ou C6, entraînera par ailleurs l’obsolescence d’une grande partie du matériel actuellement utilisé, sans dispositif de transition clairement identifié. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement prévoit pour accompagner les télépilotes professionnels déjà certifiés et les opérateurs concernés par l’obsolescence de leur matériel, afin d’assurer une transition équitable et préserver les compétences acquises sous le régime national. Il souhaite également savoir quelles actions sont envisagées pour garantir un haut niveau de sécurité, renforcer l’information du public et des professionnels sur la nouvelle réglementation et assurer un rôle structurant du FNPD Civil dans le suivi des qualifications dans ce nouveau cadre réglementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4718</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurité liée aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7452. — 10 juin 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’augmentation inquiétante du nombre d’accidents, parfois mortels, impliquant des utilisateurs de trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Alors que ces nouveaux moyens de transport connaissent un développement rapide dans les zones urbaines comme périurbaines, les chiffres de l’accidentalité sont en forte hausse. En 2023, 42 personnes ont perdu la vie au guidon d’une trottinette électrique, contre 35 en 2022, soit une augmentation de plus de 20 % et la mortalité a été multipliée par quatre en quatre ans. Malgré les règles issues du décret du 23 octobre 2019, qui encadrent la vitesse, l’âge minimum d’utilisation, l’interdiction de transport de passager ou encore l’équipement réfléchissant, le cadre réglementaire actuel ne semble pas suffisant pour endiguer cette montée en flèche des accidents. Le port du casque, pourtant reconnu comme l’un des moyens les plus efficaces de prévention des traumatismes crâniens, n’est toujours pas obligatoire, y compris sur les pistes cyclables et voies vertes, alors que certains engins peuvent atteindre des vitesses très élevées. Il est pourtant établi que la grande majorité des blessures graves concernent la tête et que le port du casque permettrait de réduire d’environ 70 % les risques de traumatisme crânien. Dans ce contexte, le casque, bien que non imposé par la loi, apparaît comme un dispositif de protection non seulement utile, mais véritablement indispensable à la sécurité des usagers. Aussi, il serait pertinent d’envisager, à titre de prévention, de rendre obligatoires, pour les usagers de trottinettes électriques, non seulement le casque, mais également le port d’un gilet de haute visibilité et de gants adaptés, afin de mieux protéger les zones du corps les plus exposées en cas de chute. De même, alors qu’à ce jour le port du casque à vélo n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans, il pourrait être généralisé à tous les cyclistes, quel que soit leur âge et quel que soit leur itinéraire. Par ailleurs, la sécurité des piétons mérite également une attention accrue. Il conviendrait de renforcer les campagnes de sensibilisation à destination de ces derniers, en les incitant à adopter des comportements de prudence élémentaires : marcher face au sens de la circulation lorsqu’il n’y a pas de trottoir, faire preuve d’une vigilance accrue dans les zones faiblement éclairées et porter des vêtements clairs ou réfléchissants pour être bien visibles, en particulier à la tombée de la nuit ou par mauvais temps. Enfin, les contrôles des forces de l’ordre sur l’usage des engins EDPM restent trop rares et leurs résultats rarement dissuasifs, ce qui limite la portée des textes existants. Cette situation suscite une vive inquiétude chez les services d’urgence, les professionnels de santé, ainsi que les associations de prévention routière qui alertent depuis des mois sur la recrudescence des accidents graves. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage, d’une part, de renforcer la réglementation applicable aux EDPM, notamment par l’instauration de contrôles plus réguliers et de sanctions plus effectives et, d’autre part, de rendre obligatoires le port du casque pour tous les utilisateurs, celui du gilet et des gants pour les conducteurs de trottinettes, ainsi que le port du casque pour tous les cyclistes, quel que soit leur âge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4719</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Lutte contre la recrudescence des « taxis clandestins »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7459. — 10 juin 2025. — M. Pierre Meurin alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la recrudescence des « taxis clandestins » notamment aux abords des gares et des aéroports. Ce phénomène met en danger la sécurité des voyageurs, tout en créant une concurrence illégale et déloyale pour les chauffeurs professionnels. En 2018, 1 322 infractions liées à des activités de taxis clandestins ont été relevées dans les aéroports de Roissy et d’Orly. Les mesures mises en place et les améliorations espérées pour les Jeux Olympiques n’ont manifestement pas eu lieu. La situation semble même s’être encore dégradée depuis, selon des membres de ce secteur. Par ailleurs, il existe également de faux sites internet usurpAnt l’identité de compagnies de taxi officielles, entraînant des escroqueries et des surcoûts pour les usagers. Cet autre phénomène montre que ces pratiques s’intensifient et commencent même à s’organiser. Face à ces constats, il lui demande quelles sont les mesures prévues pour intensifier les contrôles, renforcer les sanctions et mieux informer les voyageurs afin de lutter efficacement contre ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4719</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fraudes massives dans le secteur des Véhicules de transport avec chauffeur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7460. — 10 juin 2025. — M. Pierre Meurin appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les fraudes massives constatées dans le secteur des véhicules de transport avec chauffeur. Tout d’abord, l’achat de fausses cartes de VTC s’intensifie, facilité par des annonces sur les réseaux sociaux. Certains individus exercent ainsi une activité de VTC sans avoir passé les examens requis et fournis les documents nécessaires, ce qui remet en cause la sécurité des clients, fausse la concurrence et échappe à tout contrôle (identité, casier judiciaire). Ensuite, la location de comptes VTC est une autre pratique problématique, dans laquelle des conducteurs non déclarés utilisent les comptes d’autres chauffeurs. Ce système empêche toute traçabilité, rendant impossible le contrôle de sécurité et mettant en danger les clients, qui ne savent pas par qui ils sont transportés. De plus, en cas d’incident, il sera difficile de désigner un responsable. Par ailleurs, la confusion qui peut exister entre taxis et VTC sur les plateformes de réservation pose un problème croissant. Les consommateurs ne savent pas toujours quel type de transporteur viendra les prendre en charge. Si un taxi se présente, son prix n’étant pas fixé à l’avance, cela peut générer des incompréhensions entre clients et chauffeurs. Face à ces constats, il lui demande ce qu’il entend mettre en place pour lutter contre la fraude dans le secteur des VTC, garantir la transparence des plateformes de réservation et assurer une concurrence loyale entre taxis et VTC, tout en protégeant la sécurité des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4719</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ligne TGV Lille-Mulhouse rétablie, sans la Franche-Comté !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7461. — 10 juin 2025. — M. Matthieu Bloch alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet de la réouverture de la ligne TGV Lille-Mulhouse, sans la Franche-Comté. Un communiqué en date du 22 mars 2025, émanant d’acteurs et d’élus bourguignons, se félicite de l’annonce de la possible réouverture de la ligne TGV Lille-Mulhouse à compter du 1er janvier 2027. Cette relance concernerait la portion Dijon-Roissy, sans inclure, à ce stade, la Franche-Comté. Les signataires mettent en avant les bénéfices attendus de cette liaison pour la compétitivité, l’attractivité et la connectivité des territoires desservis. Or cette démarche exclusivement bourguignonne interroge profondément quant à l’équité de traitement entre les deux composantes de la région Bourgogne-Franche-Comté. Il est difficilement compréhensible que la future liaison prévoie un arrêt à Montbard, tout en ignorant les gares de Besançon-Franche-Comté TGV ou de Belfort-Montbéliard TGV, pourtant bien plus structurantes et légitimes à figurer dans un tel itinéraire. La ligne TGV Lille-Mulhouse, suspendue depuis 2020, constituait un axe stratégique de désenclavement pour l’ensemble de la grande région. À ce titre, la Franche-Comté doit être pleinement associée à sa réouverture et bénéficier des mêmes ambitions que celles portées pour la Bourgogne. M. le député demande expressément que le tracé de la ligne en cours de réactivation intègre les gares de Besançon et de Belfort-Montbéliard. Il l’interroge sur les raisons de ce déséquilibre manifeste et sur les mesures qu’il compte prendre pour que la Franche-Comté ne soit pas, une fois de plus, la grande oubliée des politiques d’aménagement du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4720</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conséquences de l’ouverture à la concurrence des lignes de bus en Île-de-France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7462. — 10 juin 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences de l’ouverture à la concurrence des lignes de bus en Île-de-France. Alors que le Val-de-Marne dispose d’un fort réseau de transports en commun emprunté quotidiennement par des milliers d’usagers, l’ouverture à la concurrence de ce dernier et notamment des lignes de bus, participe à la dégradation continuelle de ce service, pourtant essentiel. Les conséquences de cette ouverture à la concurrence, organisée par le conseil régional, sont nombreuses : des services annulés pour cause de recherche de rentabilité, un matériel mal entretenu qui devient dangereux pour les usagers, une augmentation des tarifs mais aussi des conditions de travail qui se dégradent. Ce sont plus de 19 000 agents du réseau bus RATP qui se voient obligés d’accepter leur transfert vers des filiales privées, craignant pour le futur de leur statut, des heures de travail plus élevées pour une même rémunération ou une dégradation de leurs perspectives d’évolutions. Ces conséquences sont désastreuses. Au fur et à mesure que de plus en plus de lignes de transports dépendront de logiques de marché, les usagers et les agents en paieront le prix fort. Des difficultés nouvelles risquent de frapper les citoyens, à l’approche du prochain conseil d’administration d’Île-de-France mobilités, qui mettra en concurrence de nombreuses lignes de bus des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de l’Essonne et du Val-de-Marne, dont les 3 communes de la 2e circonscription (Créteil, Choisy-le-Roi, Orly). Les transports en commun doivent rester accessibles à toutes et à tous, indépendamment de leur rentabilité économique. Il faut rétablir un service de transports en commun public, garant de l’égalité d’accès des usagers. C’est pourquoi elle lui demande les mesures qu’il compte mettre en place pour protéger le réseau de transports en commun français face aux logiques marchandes. Elle l’interroge sur les suites qu’il compte donner au succès de l’appel Stop Galère, signé par plus de 70 000 personnes dont 250 élus, qui demande le retour à des transports publics et de qualité en Île-de-France par le déploiement de nouvelles ressources de financement et l’abandon de la privatisation des lignes exploitées par la RATP et la SNCF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4720</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la cervicarthrose comme maladie professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7281. — 10 juin 2025. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessaire reconnaissance de l’arthrose cervicale comme maladie professionnelle. L’arthrose cervicale, ou cervicarthrose, est une pathologie dégénérative touchant les articulations du cou et plus précisément les vertèbres cervicales. Elle provoque douleurs chroniques, raideurs, migraines, troubles neurologiques (névralgies, paresthésies) et une diminution significative de la mobilité. Si cette affection est souvent associée au vieillissement, elle est aussi fréquemment aggravée, voire provoquée, par des conditions de travail pénibles, notamment chez les salariés soumis à des gestes répétitifs. Or, aujourd’hui, l’arthrose cervicale n’est pas inscrite dans la plupart des tableaux de maladies professionnelles. Les gestes répétitifs, les postures prolongées en flexion du cou, les mouvements contraints, ou encore l’exposition à des vibrations mécaniques sont autant de facteurs de risque de développer une arthrose cervicale. Ces contraintes biomécaniques sont fréquentes dans de nombreux métiers manuels : ouvriers à la chaîne, coiffeurs, couturières, caristes, travailleurs du BTP, décoratrices en céramique, agents de nettoyage ou encore aides-soignants. Ces salariés sont contraints, jour après jour, de répéter les mêmes gestes, souvent sans possibilité de récupération musculaire suffisante. Cette répétition provoque une usure prématurée des articulations, notamment au niveau des vertèbres cervicales, entraînant des lésions irréversibles. L’arthrose cervicale génère une douleur chronique qui affecte gravement la qualité de vie des salariés. Cette souffrance est souvent banalisée, voire ignorée, car elle ne laisse pas de traces visibles immédiates et évolue de manière insidieuse. Elle engendre pourtant des arrêts de travail répétés, des pertes de productivité, une fatigue chronique et une perte d’autonomie progressive. Beaucoup de salariés n’ont d’autre choix que de continuer à travailler malgré la douleur, par peur de perdre leur emploi ou en raison d’un manque de reconnaissance médicale et sociale. Faute de reconnaissance en tant que maladie professionnelle, les personnes concernées ne peuvent pas bénéficier d’une prise en charge adaptée par la sécurité sociale. Elles doivent alors supporter seules les frais médicaux, les pertes de revenus et les conséquences sur leur carrière. Cette injustice sociale et économique renforce la précarisation des travailleurs les plus exposés. Reconnaître l’arthrose cervicale comme maladie professionnelle permettrait aux salariés concernés de bénéficier d’une meilleure protection : indemnisation, aménagement du poste de travail, reconversion professionnelle, suivi médical spécifique et prévention renforcée. C’est aussi un levier essentiel pour faire évoluer les pratiques en entreprise, imposer des mesures de prévention (ergonomie, réduction des cadences, pauses régulières) et améliorer durablement la santé au travail. Plusieurs pathologies musculosquelettiques liées aux gestes répétitifs, comme les tendinites ou le syndrome du canal carpien, sont déjà reconnues comme maladies professionnelles. Il est incohérent que l’arthrose cervicale, bien que documentée et fréquente, soit exclue de ce cadre. À l’heure où les questions de santé au travail deviennent prioritaires et dans un contexte de vieillissement de la population active, il est plus que jamais urgent d’élargir les tableaux de maladies professionnelles pour y inclure l’arthrose cervicale. Cette reconnaissance permettrait non seulement de réparer une injustice, mais aussi de prévenir de nouvelles souffrances, mieux protéger les travailleurs et inscrire le respect de leur santé comme une priorité sociale et politique. Elle lui demande donc si une réflexion est en cours pour inscrire l’arthrose cervicale au tableau des maladies professionnelles et à quelle échéance cette mesure pourra être mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4721</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Aide aux familles d’enfants gravement malades
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7304. — 10 juin 2025. — M. Thierry Tesson attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par certaines familles d’enfants gravement malades, notamment concernant la prise en charge des frais médicaux et de transport. Dans la circonscription de M. le député (17e du Nord), une famille fait face à une situation financière critique. Avec un enfant atteint d’une cardiopathie nécessitant des soins réguliers et des déplacements fréquents en ambulance ou en taxi médicalisé, le père voit ses charges financières s’alourdir considérablement. Son épouse, reconnue en situation de handicap par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ne peut pas exercer d’activité professionnelle, ce qui fragilise l’équilibre financier de la famille. Les frais médicaux et les coûts des transports sanitaires, souvent élevés et insuffisamment couverts, ont conduit cette famille à lourdement s’endetter. Malgré les aides disponibles, la complexité des démarches et l’absence de coordination entre les différents interlocuteurs (CPAM, MDPH, services de transport) rendent difficile l’accès à un accompagnement adapté. Face à cette impasse, le père a été contraint d’accepter une rupture conventionnelle afin d’utiliser l’indemnité reçue pour rétablir l’équilibre financier du budget familial. Il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de mettre en place pour améliorer la coordination des dispositifs d’aide, simplifier les démarches administratives et garantir une prise en charge effective des frais liés aux soins et aux transports pour les familles confrontées à la maladie grave d’un enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4721</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Non application de la subrogation en cas d’arrêt maladie pour les AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7306. — 10 juin 2025. — Mme Élisa Martin interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur le régime d’arrêt maladie des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). En effet le régime actuellement appliqué pose de nombreuses difficultés pour ces personnels qui subissent déjà des conditions de travail dégradées. En particulier, nombreux employeurs de ces personnels ne pratiquent pas la subrogation en cas de maintien de salaire. Le cumul du salaire et des indemnités journalières entraîne donc un trop perçu dont les conséquences sont particulièrement problématiques. Tout d’abord, le montant des indemnités est perçu en net alors que le reversement est demandé en brut. Ensuite, cela a un impact sur la perception de diverses allocations puisque le montant total doit être déclaré. Des personnes se retrouvent donc privées de leurs allocations en déclarant un montant de revenu qui ne reflète pas ce qu’elles perçoivent réellement après le reversement des indemnités journalières. Enfin, d’importantes conséquences sont constatées sur les impôts sur le revenu, également calculé en fonction des sommes perçues, sans prendre en compte le reversement. Des témoignages montrent alors qu’une personne non imposable peut le devenir ou bien changer de tranche d’imposition. Toutes ces difficultés sont aggravées par le fait que les reversements sont prélevés de manière aléatoire et illogique. Tout cela entraîne évidemment de nombreuses complications financières au quotidien au sein d’un métier déjà fortement précarisé. Elle lui demande donc ce qu’elle compte faire pour que cette situation cesse et que les AESH, indispensables et précieuses pour les enfants, puissent bénéficier d’un régime d’arrêt maladie qui ne soit pas à ce point préoccupant et injuste, tout en rappelant que la création d’un corps de fonctionnaire serait une solution réglant de nombreux écueils dont est victime cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4722</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Ciotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale par des prestataires étrangers dans le secteur du bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7317. — 10 juin 2025. — M. Éric Ciotti alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante de concurrence déloyale que subissent les entreprises du bâtiment, notamment dans les Alpes-Maritimes. Il a été signalé que des prestataires situés à l’étranger proposent, via des plateformes ou directement à des particuliers, des prestations complètes (fourniture et pose), sans avoir d’établissement en France, ni s’acquitter des charges sociales ou des impôts auxquels sont soumis les artisans locaux. Ces interventions échappent aux contrôles habituels, remettent en cause l’équilibre du marché et créent une rupture d’égalité entre professionnels. Ce phénomène fragilise fortement le secteur, déjà exposé à de nombreuses difficultés structurelles. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage la mise en place d’un dispositif de contrôle systématique à la réception des chantiers, afin de garantir que tous les prestataires intervenant sur le territoire national soient en conformité avec les règles fiscales et sociales françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4722</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Calcul du CSP et parcours multi-employeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7321. — 10 juin 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les effets injustes que peuvent produire les modalités actuelles de calcul de l’allocation spécifique versée dans le cadre du contrat de sécurisation professionnelle (CSP), notamment dans les parcours professionnels fractionnés au sein d’un même réseau d’établissements. Le CSP, qui permet à un salarié licencié pour motif économique de bénéficier d’une allocation équivalente à 75 % de son ancien salaire brut, repose sur une évaluation fondée exclusivement sur la rémunération perçue dans les douze mois précédant le licenciement chez le dernier employeur. Or dans certains secteurs professionnels structurés en réseaux, un même salarié peut être successivement affecté, parfois suivant le souhait de l’employeur, dans plusieurs entités juridiquement distinctes mais relevant d’une même branche ou d’un même pilotage (Union des industries et métiers de la métallurgie, Association de formation professionnelle de l’industrie, Centre de formation des apprentis de l’industrie, Entreprendre Conseil, etc.). Lorsqu’un salarié se trouve dans cette configuration, le calcul de son allocation CSP peut alors être faussé : si la structure procédant au licenciement ne l’a employé qu’à temps partiel sur l’année de référence, même si cette situation résulte d’une organisation interne ou d’un enchaînement de contrats imposés, le montant versé se retrouve considérablement réduit. Cela peut entraîner des pertes substantielles de revenu pour des personnes ayant pourtant exercé à temps plein sur la période concernée et compromettre la fonction même de sécurisation du dispositif. Ce type de situation est d’autant plus préjudiciable pour les salariés de plus de 50 ans, souvent plus fragilisés face au retour à l’emploi et pour lesquels une baisse brutale de l’allocation porte atteinte à leur stabilité financière. Il semble donc nécessaire de mieux prendre en compte la réalité des trajectoires professionnelles dans les branches organisées en réseaux, notamment lorsqu’une logique de continuité d’emploi prévaut, même si celle-ci repose sur des employeurs juridiques distincts. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage des ajustements permettant de garantir une évaluation plus équitable des droits à l’allocation CSP dans ce type de situations, notamment lorsque des parcours professionnels sont morcelés au sein d’un même réseau d’employeurs. Il lui semble essentiel que les règles actuelles soient mises en cohérence avec l’objectif initial du dispositif : assurer la sécurisation des trajectoires professionnelles. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4723</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation financière des EPHAD publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7344. — 10 juin 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation financière de plus en plus critique des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics, révélée dans la dernière enquête de la Fédération hospitalière de France (FHF). Cette étude, basée sur les réponses de 818 établissements représentant près de 110 000 places, révèle que plus de 70 % des EHPAD publics sont en déficit en 2024, une proportion qui atteindrait 80 % sans les aides exceptionnelles ponctuelles allouées en 2024. Ces déficits menacent la pérennité même de l’offre médico-sociale publique, pourtant indispensable dans de nombreux territoires, notamment ruraux. Le déficit moyen, estimé à 3 000 euros par place, traduit un déséquilibre profond, aggravé par des charges socio-fiscales inéquitables. La FHF souligne que les EHPAD de la fonction publique hospitalière ne bénéficient ni des allègements de cotisations ni des exonérations fiscales dont profitent les structures privées. À cela s’ajoute la hausse brutale des cotisations de caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), qui pèse lourdement sur les budgets. Aussi, il souhaite savoir quelles sont les pistes envisagées par le Gouvernement pour répondre à cette crise, comme la compensation intégrale de la hausse des cotisations CNRACL, la restitution de la réserve prudentielle de la branche autonomie pour répondre aux besoins urgents du secteur ou encore la correction des distorsions fiscales entre statuts juridiques d’EHPAD. Par ailleurs il lui demande quand elle entendra mettre œuvre la loi de programmation sur le grand âge, adoptée en avril 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4723</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Nécessité d’une véritable reconnaissance statutaire et salariale des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7356. — 10 juin 2025. — M. Hubert Ott attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’une véritable reconnaissance statutaire et salariale des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les AESH sont devenus un maillon indispensable du système éducatif. Par leur présence quotidienne et leur engagement auprès des élèves en situation de handicap, ils garantissent une inclusion scolaire réelle et un accompagnement individualisé. Leur rôle est essentiel pour le respect du droit à l’éducation de ces élèves. Vingt ans après cette avancée législative, les conditions d’emploi des AESH restent marquées par la précarité : contrats à durée déterminée renouvelables, temps incomplets imposés, absence de perspectives de carrière et rémunérations très faibles. Ces conditions dégradées contrastent fortement avec l’importance et la technicité croissante des missions exercées. Or leurs missions, pérennes et indispensables, justifieraient pleinement la création d’un corps de fonctionnaires de catégorie B, avec un statut particulier garantissant à la fois la stabilité de l’emploi, l’accès à la formation, la possibilité d’une carrière évolutive et un temps complet de travail. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de créer un statut de fonctionnaire pour les AESH dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026 et d’y associer les moyens nécessaires, en particulier l’adaptation du schéma d’emplois et une revalorisation budgétaire, afin de mettre fin à la précarité d’une profession essentielle au bon fonctionnement de l’école inclusive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4723</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérémie Iordanoff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conditionnement à l’aide financière pour le passage du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7370. — 10 juin 2025. — M. Jérémie Iordanoff attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés de mobilité rencontrées par les jeunes en apprentissage, en particulier en milieu rural et sur l’accès conditionné à l’aide financière pour le passage du permis de conduire. Actuellement, l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis est accessible à partir de 18 ans. Or nombre d’apprentis débutent leur formation dès l’âge de 15 ou 16 ans, notamment dans le cadre d’un CAP en alternance. Ces jeunes, bien qu’insérés dans le monde du travail, se trouvent confrontés à des obstacles majeurs pour se rendre sur leur lieu d’apprentissage ou en entreprise, surtout lorsque les transports publics sont inexistants ou inadaptés. C’est notamment le cas de jeunes habitants de la circonscription dans laquelle il a été élu (Isère). Dans ce contexte, il semble pertinent de s’interroger sur l’opportunité d’élargir l’éligibilité à cette aide dès l’âge de 17 ans, pour les apprentis engagés dans un parcours professionnel. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en matière d’assouplissement des conditions d’âge pour bénéficier de l’aide au permis de conduire pour les apprentis et s’il envisage une réforme en ce sens à court ou moyen terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4724</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Éligibilité à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7372. — 10 juin 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conditions d’éligibilités de l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis en vigueur depuis le 1er janvier 2019. En effet, le bénéfice de l’aide au permis de conduire pour les apprentis est subordonné au respect par l’apprenti des conditions cumulatives suivantes à la date de la demande d’aide : être âgé d’au moins dix-huit ans ; être titulaire d’un contrat d’apprentissage en cours d’exécution ; être engagé dans la préparation des épreuves du permis de conduire autorisant la conduite. Or il apparaît que depuis le décret modifiant l’article R. 221-5 du code de la route au 1er janvier 2024 qui indique que l’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire passe de 18 à 17 ans, les conditions d’attributions d’aide au permis pour les apprentis ne soient plus adaptées. En effet, cette aide de 500 euros a pour objectif de faciliter les déplacements des apprentis entre leur domicile, leur employeur et leur CFA. Elle se veut une mesure permettant l’émancipation des jeunes et la prise de responsabilité. Par ailleurs, le changement de l’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire a lui aussi vocation à favoriser la mobilité des jeunes et à les inciter à être autonome. Les futurs apprentis souhaitant passer leur permis dès l’âge de 17 ans se voient aujourd’hui privé de cette aide au permis de conduire alors qu’ils ont fait cette démarche dans un objectif d’autonomie, d’initiative et de motivation. Au regard, de cette contradiction entre ces deux mesures, elle l’interroge sur la nécessité de revisiter les critères d’attributions de l’aide de 500 euros au permis de conduire pour les apprentis afin d’intégrer le nouvel âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4724</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance et soutien des accueillants bénévoles dans le cadre de l’ADB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7373. — 10 juin 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les personnes prenant en charge un ou plusieurs enfants dans le cadre de l’accueil durable bénévole (ADB). L’ADB permet à un enfant pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance, hors mesure judiciaire, d’être confié à un tiers non professionnel. Cela concerne les enfants dits « à statut particulier », dont les parents n’exercent plus l’autorité parentale. Malgré l’utilité reconnue de ce dispositif pour offrir aux enfants une stabilité affective et éducative, le dispositif reste freiné par de lourdes contraintes administratives. Les accueillants, assurant une prise en charge à temps complet, ne bénéficient pas des aides accordées aux autres formes d’accueil. À la différence des tiers dignes de confiance désignés par un juge, ils ne peuvent ni percevoir les prestations de la CAF (allocations familiales, complément au mode de garde) ni intégrer l’enfant à leur foyer fiscal. Cette absence de reconnaissance juridique, liée à une décision de placement relevant de l’administration départementale et non de l’autorité judiciaire, les empêche de faire valoir leur engagement auprès des institutions, créant une inégalité de traitement manifeste et freinant l’essor du dispositif. Il lui demande donc les intentions du Gouvernement quant à l’évolution du cadre juridique et administratif de l’accueil durable bénévole, afin de garantir une égalité de traitement avec les autres formes de placement familial et d’en favoriser le développement dans l’intérêt des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4724</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Meunier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Contrats d’apprentissage conclus entre le 1er janvier et le 23 février 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7377. — 10 juin 2025. — Mme Frédérique Meunier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des entreprises ayant conclu un contrat d’apprentissage entre le 1er janvier et le 23 février 2025. Le décret n° 2025-174 du 22 février 2025, publié au Journal officiel du 23 février 2025, prévoit en effet le versement d’une aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis uniquement pour les contrats signés à compter du 24 février 2025. Or cette mesure ne prévoit ni effet rétroactif, ni période transitoire pour les contrats conclus entre le début de l’année et la date d’entrée en vigueur du décret. De ce fait, les employeurs ayant signé un contrat d’apprentissage durant cette période de début d’année se retrouvent sans possibilité de bénéficier d’une aide financière, qu’il s’agisse de l’aide exceptionnelle nouvellement instaurée ou de l’ancienne aide unique, désormais abrogée ou inapplicable. Cette situation engendre une inégalité de traitement manifeste entre les entreprises selon la date de signature du contrat, sans justification sur le fond. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend remédier à ce vide juridique en envisageant soit une modification réglementaire à effet rétroactif, soit la mise en place d’un dispositif transitoire permettant à ces employeurs d’accéder à une aide, dans un souci d’équité et de soutien constant à l’apprentissage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4725</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Gel des crédits budgétaires du médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7384. — 10 juin 2025. — M. David Taupiac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des personnes âgées et des personnes en situation de handicap suite à la mise en réserve prudentielle de 241 millions d’euros appliquée aux crédits destinés aux structures du secteur. Ce gel, techniquement injustifié et économiquement préjudiciable, intervient dans le cadre d’une décision budgétaire présentée parmi les axes de l’instruction budgétaire 2025. En effet, ce mécanisme, mis en place depuis plusieurs années, avait pour vocation initiale de prévenir d’éventuels dépassements de l’ONDAM. Or, dans le secteur médico-social déjà contraint par des enveloppes strictement limitatives, ce gel n’a aucun fondement économique puisque les dépenses ne peuvent, par définition, excéder l’objectif fixé par la loi de financement de la sécurité sociale. De plus, ce mécanisme a progressivement été détourné de sa finalité pour servir à compenser les dépassements d’autres sous-ONDAM, au détriment du médico-social. Ce transfert de charge crée une situation budgétaire déséquilibrée, structurellement défavorable à un secteur déjà fortement fragilisé : déficit croissant des établissements, pénurie de personnels, hausse continue des besoins et tension sur les financements. Il affecte in fine la qualité de l’accompagnement proposé aux personnes âgées et en situation de handicap. Contrairement au secteur hospitalier où la mise en réserve est en principe restituée en cas de sous-exécution, le médico-social ne bénéficie d’aucune souplesse ni de mécanisme de restitution. Il est enfin préoccupant de constater que bien que l’ONDAM médico-social représente 12,5 % de l’ONDAM global, il supporte 22 % de la mise en réserve. Afin de répondre aux inquiétudes des différents associations, fédérations et unions, il lui demande d’envisager soit la suppression de ce mécanisme pour les secteurs à enveloppes limitatives, soit, a minima, la restitution systématique des crédits gelés en fin d’année. Il l’interroge également sur la possibilité de garantir, dès 2025, l’allocation intégrale des financements votés dans l’ONDAM médico-social, sans ponction ni redéploiement, afin de revaloriser les moyens alloués à ce secteur essentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4725</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Infiltration islamiste dans les structures de protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7385. — 10 juin 2025. — Mme Géraldine Grangier alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les dérives graves constatées dans les foyers pour mineurs placés et sur l’infiltration islamiste dans certaines structures de protection de l’enfance. Depuis plusieurs mois, des magistrats, des professionnels de terrain ainsi que des chercheurs alertent sur l’ampleur inquiétante de la radicalisation islamiste chez des mineurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Ce phénomène ne relève plus du simple signal faible, mais constitue désormais un risque structurant pour l’ordre public, la sécurité des mineurs concernés et la cohésion nationale. Des faits récents, tels que l’agression antisémite d’un rabbin à Orléans par un adolescent de 16 ans ou les interpellations de jeunes mineurs projetant des attentats ou diffusant de la propagande djihadiste, révèlent une montée alarmante de la radicalisation en milieu protégé. La vulnérabilité de ces jeunes, souvent issus de parcours traumatiques ou de ruptures familiales, les expose à l’emprise de réseaux islamistes organisés, parfois sous couvert d’associations caritatives. Le quasi-abandon dont ils font l’objet à l’approche de leur majorité les livre au prosélytisme, à la prostitution, aux trafics et à l’endoctrinement religieux. Des magistrats dénoncent également l’incapacité de l’État à garantir un accueil digne, sécurisé et adapté, notamment pour les mineurs rapatriés de Syrie. Des enfants non francophones, souffrant de troubles psychologiques graves, sont placés sans précaution particulière dans des foyers d’urgence, parfois livrés à eux-mêmes sans interprète ni accompagnement spécialisé. Ce déni de prise en charge alimente l’exclusion, la défiance et renforce le terreau idéologique des mouvements islamistes radicaux. Les foyers d’urgence, par leur absence de sécurisation et leur sous-encadrement chronique, deviennent des zones de non-droit. Les éducateurs, déjà submergés, ne disposent ni des moyens, ni des outils de formation adaptés pour répondre à la complexité des situations. Le groupe d’appui neutralité (GAN), censé jouer un rôle de veille, est presque inopérant, avec seulement 12 saisines pour 200 signalements en 2023. Les référents laïcité-citoyenneté (RLC), présents à temps partiel, n’ont pas d’obligation de signalement aux services de police ou de renseignement. Il en résulte une carence grave dans la détection et le traitement des signaux de radicalisation. Pire encore, plusieurs dérives préoccupantes sont désormais bien documentées : menus halal systématisés pour « éviter des tensions », organisation de prières islamiques par des éducateurs proches des Frères musulmans, port du voile non encadré ou encore interdiction faite aux filles de participer à certains cours de sport. Le principe de neutralité, pourtant consacré par la loi du 24 août 2021, est ainsi quotidiennement bafoué, dans des établissements financés sur fonds publics, sans réaction suffisante des pouvoirs publics. Cette situation est d’autant plus préoccupante que certaines ONG actives dans ces secteurs sont soupçonnées de liens idéologiques et financiers avec des structures islamistes internationales. Le cas du Secours islamique France (SIF), proche du réseau Islamic Relief Worldwide - lui-même interdit dans plusieurs pays pour ses accointances avec le Hamas - pose de sérieuses questions. En 2023, cette ONG affichait près de 84 millions d’euros de produits d’exploitation, dont plus de 43 millions issus de la générosité du public et intervenait en priorité auprès des mineurs. Le flou persistant sur la traçabilité et les bénéficiaires réels de ces financements appelle à une vigilance accrue. Elle lui demande si le Gouvernement entend diligenter une enquête indépendante sur les atteintes à la neutralité, les manquements à la protection des mineurs et les soupçons d’infiltration islamiste dans les foyers relevant de l’ASE et de la PJJ et s’il envisage une réforme de fond, incluant un encadrement renforcé des structures, une formation obligatoire à la laïcité pour tous les intervenants et un protocole clair de coopération avec les services de renseignement, pour mettre fin à ces dérives contraires aux principes de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4726</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Maintenir l’obligation des CCAS pour les communes de plus de 1 500 habitants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7386. — 10 juin 2025. — Mme Sandrine Runel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le rôle essentiel des centres communaux d’action sociale (CCAS). En effet, le Gouvernement a présenté en avril 2025 sa stratégie de simplification administrative. Parmi les mesures évoquées, figure la fin de l’obligation pour les communes de plus de 1 500 habitants de disposer d’un centre communal d’action sociale. Sous prétexte de simplifier l’action publique, le Gouvernement propose d’affaiblir une instance essentielle de la solidarité locale et de mettre fin à un service public de proximité. Les CCAS jouent en effet un rôle crucial pour soutenir les plus vulnérables et représentent un interlocuteur majeur pour les personnes précaires, âgées et en situation de handicap, prévenant ainsi leur exclusion. Ces structures ont en outre pris un poids de plus en plus important afin de mener les politiques publiques impulsées par l’État central. Les associations occupent une place toujours plus importante dans la lutte contre la pauvreté et le conseil d’administration paritaire de ces instances constitue un moyen de mieux les associer à la définition des politiques sociales au niveau local. Alors que la pauvreté ne cesse d’augmenter, la suppression de certains CCAS entraînera inévitablement une dégradation du service rendu aux plus fragiles. Cela créera des disparités importantes dans l’action sociale locale et creusera les inégalités entre les citoyens des territoires. Cette mesure entre ainsi directement en contradiction avec la promesse d’égalité républicaine. Pour toutes ces raisons, les élus locaux et les acteurs de l’action sociale sont unanimement opposés à cette mesure. Elle lui demande ainsi si elle entend revenir sur ces déclarations et d’assurer la pérennité des CCAS dans toutes les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4726</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation des personnes touchées par la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7395. — 10 juin 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des personnes touchées par la fibromyalgie. Cette pathologie n’est en effet toujours pas reconnue comme étant une affection de longue durée et ce, malgré son caractère chronique et les symptômes multiples, douloureux et persistants qu’elle implique. À Rouen, à Dieppe et dans de nombreuses communes du département de la Seine-Maritime, un nombre important de cas de fibromyalgie, touchant très majoritairement les femmes, a été recensé. Ainsi, eu égard aux conséquences largement observées et reconnues par l’Organisation mondiale de la santé mais aussi par plusieurs pays européens voisins parmi lesquels la Suisse et la Belgique, elle souhaite l’interroger sur la volonté du Gouvernement de reconnaître la fibromyalgie comme affection de longue durée afin d’améliorer non seulement la prise en charge des soins mais aussi de reconnaître le caractère particulièrement invalidant de cette pathologie au quotidien pour celles et ceux qui en souffrent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4726</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du vaccin contre la leptospirose à destination des agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7406. — 10 juin 2025. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence d’une prise en charge intégrale par la sécurité sociale de la vaccination contre la leptospirose à destination des publics volontaires les plus exposés, notamment les agriculteurs réunionnais. La leptospirose reste une menace préoccupante à La Réunion. En date du 2 mai 2025, l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion dénombrait déjà 71 cas d’infection depuis le début de l’année. Cette maladie bactérienne, transmise notamment par l’urine de rongeurs, peut entraîner des formes graves, voire mortelles, ainsi que des séquelles invalidantes. Les populations les plus exposées sont les agriculteurs et les éleveurs, en contact quotidien avec la terre et l’eau potentiellement souillées. Les personnes exerçant des activités agricoles informelles, de jardinage ou d’élevage familial, ainsi que les pratiquants de loisirs en eau douce, sont également vulnérables. S’agissant des agriculteurs, leur activité implique un contact permanent avec la terre, l’eau stagnante et les environnements contaminés. Beaucoup d’entre eux travaillent en plein air, parfois sans équipement de protection adapté, en raison de la chaleur ou du manque de moyens. Pourtant, ce sont les piliers de l’économie alimentaire locale. Ne pas leur offrir un accès gratuit à la vaccination revient à ne pas prendre toute la mesure face à un risque sanitaire qu’ils ne peuvent ni éviter ni assumer financièrement. Le risque est particulièrement préoccupant dans la mesure où les conditions climatiques à La Réunion, marquées par de fortes pluies et une chaleur intense, favorisent la prolifération des rats, principaux vecteurs de la maladie. Dans ce contexte, la vaccination constitue aujourd’hui le seul moyen efficace de prévention. Le vaccin Spirolept, qui suit un protocole rigoureux comprenant deux injections initiales à quinze jours d’intervalle, un rappel à quatre à six mois, puis un rappel tous les deux ans en cas d’exposition prolongée, représente un coût total supérieur à 500 euros pour les six premiers mois. Or ce vaccin n’est toujours pas remboursé par la sécurité sociale. Cette situation est d’autant plus inacceptable que 36 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté et que les agriculteurs figurent parmi les catégories professionnelles les plus fragiles économiquement. Le coût de la vaccination constitue donc un obstacle majeur à l’accès à la prévention, alors même que ces professionnels sont en première ligne face au risque de contamination. La gratuité du vaccin pour les agriculteurs et autres travailleurs exposés apparaît comme une mesure de santé publique indispensable, qui permettrait de protéger efficacement une population vulnérable sans alourdir davantage leur précarité financière. Il est également nécessaire de renforcer les campagnes de dératisation à l’échelle du territoire, en dotant les collectivités locales et le conseil départemental de moyens financiers exceptionnels pour mener des actions de lutte contre les rongeurs. Enfin, il convient d’accompagner ces mesures d’une campagne d’information et de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels, afin de diffuser les bons gestes de prévention et de mieux faire connaître les modalités de vaccination. La gratuité de la vaccination pour les agriculteurs réunionnais doit être considérée comme une priorité. Il s’agit d’un impératif à la fois sanitaire et social, face à une maladie évitable qui touche de plein fouet ceux qui disposent du moins de moyens pour s’en prémunir. Une action rapide et ciblée permettrait de réduire les risques, de protéger les travailleurs les plus exposés et de garantir une égalité d’accès à la prévention pour tous. Elle lui demande donc si elle envisage la mise en œuvre d’une prise en charge renforcée par la sécurité sociale du vaccin contre la leptospirose à destination des agriculteurs réunionnais volontaires, ainsi que de toutes mesures de prévention et de protection appropriées face à ce risque sanitaire récurrent sur le territoire de La Réunion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4727</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Alerte sur la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7409. — 10 juin 2025. — Mme Sophia Chikirou interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee, dont 1,2 million rien que dans la métropole du Grand Paris qui recense également 4 292 sans-abris en janvier 2025. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les corriger. Pire encore, l’État s’est volontairement privé d’outils d’analyse indépendants. Ce fut le cas en 2019, la suppression de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) par M. Emmanuel Macron qui a marqué une rupture majeure. En 2019, M. Emmanuel Macron supprimait l’ONPES, éteignant l’alarme au lieu de l’incendie. Cette décision a été lourde de conséquences puisque l’État est désormais coupé d’un accès à des études et rapports rédigés de manière indépendante, masquant ainsi l’ampleur de la pauvreté en France. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement compte fixer l’objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport d’avancement sera-t-il présenté à l’Assemblée Nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4728</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectifs de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7410. — 10 juin 2025. — Mme Isabelle Santiago interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les objectifs de réduction de la pauvreté. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, environ 14 % de la population totale se trouve sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, plus de 3 millions d’enfants. Pour rappel, la France est signataire depuis 1990 de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). La pauvreté infantile constitue une violation des droits de l’enfant car la CIDE reconnaît le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant et de ne pas subir des privations dans les aspects essentiels de sa vie. Or l’État n’a toujours pas donné d’objectifs de réduction de la pauvreté. Selon l’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles de 2008, le Gouvernement se doit de transmettre au Parlement, chaque année, un rapport sur les conditions de réalisation de cet objectif, ainsi que sur les mesures et les moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. C’est pourquoi elle lui demande comment elle compte régler cette problématique en l’absence du rapport dans lequel figurent les objectifs de réduction de la pauvreté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4728</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Temps de travail pour les parents d’enfants handicapés au delà de 20 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7413. — 10 juin 2025. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la réglementation en vigueur relative au droit au temps partiel accordé aux parents accompagnant un enfant en situation de handicap. Actuellement, ce droit est conditionné par un seuil d’âge, puisque le bénéfice du temps partiel cesse automatiquement dès que l’enfant atteint l’âge de 20 ans. Cette disposition, qui vise à limiter la durée des aménagements de travail, soulève néanmoins d’importantes difficultés tant pratiques que juridiques. En effet, la fixation arbitraire de cette limite d’âge ne correspond pas à la réalité des besoins d’accompagnement des enfants handicapés, lesquels s’inscrivent dans la durée et peuvent se prolonger bien au-delà de cet âge. Par ailleurs, la condition d’âge retenue ne saurait constituer un critère objectif, pertinent et nécessaire au sens des exigences jurisprudentielles encadrant la justification des différences de traitement, notamment en matière de handicap. Or le handicap, caractérisé par une limitation durable des capacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles, engendre des besoins d’accompagnement complexes et permanents qui ne sauraient être réduits à une simple considération d’âge. Au regard des principes fondamentaux d’égalité et de non-discrimination consacrés tant par la Constitution française (article 1er), la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (article 21), la directive 2000/78/CE relative à l’égalité de traitement en matière d’emploi ainsi que la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, toute différence de traitement fondée sur l’âge doit être justifiée par une exigence objective et proportionnée. En l’espèce, le critère d’âge ne répond ni à une telle exigence, ni à un objectif légitime d’intérêt général. Il apparaît donc nécessaire d’adapter la réglementation afin que les parents accompagnants puissent bénéficier du droit au temps partiel au-delà de l’âge de 20 ans, en cohérence avec les besoins réels et durables d’accompagnement des enfants en situation de handicap. Cette évolution permettrait de concilier les exigences professionnelles des parents avec les nécessités d’assistance de leurs enfants, tout en garantissant le respect des principes fondamentaux de justice et d’égalité. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de procéder à une révision législative ou réglementaire afin de supprimer la limite d’âge de 20 ans pour l’octroi du droit au temps partiel aux parents accompagnants d’enfants en situation de handicap, afin d’assurer une meilleure prise en compte des besoins spécifiques et permanents liés au handicap, conformément aux obligations nationales et internationales en matière de non- discrimination.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4728</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Disparités d’accès à l’allocation pour les tiers sous tutelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7422. — 10 juin 2025. — M. Sacha Houlié interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la complexité de l’accès aux allocations tiers digne de confiance dès lors qu’il y a une mise sous tutelle des mineurs. En effet, chaque département verse l’allocation tiers digne de confiance sous des critères différents, ce qui peut générer, selon les tuteurs, des inégalités. Ainsi, dans la Vienne et compte tenu des difficultés budgétaires que connaît le département, des tiers dignes de confiance ne peuvent avoir accès à l’allocation après la mise sous tutelle du mineur sous leur responsabilité. La charge financière des tiers dignes de confiance en est considérablement alourdie compte tenu des frais de justice et d’aménagements qu’ils doivent assumer. À l’inverse, dans le département du Finistère, les allocations tiers dignes de confiance sont versées malgré la mise en place d’une tutelle sur un mineur. Cette inégalité peut affecter les 8 % des enfants protégés par l’ASE, accueillis par un tiers digne de confiance. Dans ces circonstances, il lui demande si elle entend modifier ce fonctionnement, aux fins d’uniformiser les conditions de versement de l’allocation tiers dignes de confiance à l’échelle nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4729</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Adaptation du statut des kinésithérapeutes remplaçants en ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7423. — 10 juin 2025. — M. François Jolivet alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les tensions persistantes dans l’accès aux soins de kinésithérapie dans les zones rurales sous-dotées, notamment dans les départements de la diagonale du vide. Dans de nombreux territoires classés comme sous-dotés ou très sous-dotés par les agences régionales de santé, les professionnels constatent une désertification accélérée du secteur, avec des départs non remplacés, des délais d’attente de plusieurs mois et une charge de travail qui devient intenable pour les praticiens restants. Les mesures d’incitation existantes se révèlent insuffisantes pour attirer durablement de nouveaux professionnels. Par contraste, les remplaçants répondent plus aisément aux sollicitations pour des périodes ponctuelles, mais se heurtent à un obstacle réglementaire : le statut de remplaçant n’autorise pas l’exercice pérenne, en dehors de la substitution temporaire d’un titulaire. Dans ce contexte, certains professionnels de santé demandent qu’une dérogation soit autorisée, à titre expérimental ou encadré, pour permettre à des kinésithérapeutes remplaçants d’exercer sur une durée prolongée dans les zones sous-dotées, sans être contraints de changer de statut. Une telle mesure, déjà pratiquée de manière exceptionnelle dans certains territoires, permettrait de garantir la continuité des soins, de mieux répondre à la demande locale et de favoriser des installations progressives. Il lui demande si le Gouvernement entend assouplir, de manière ciblée et transitoire, les conditions d’exercice des kinésithérapeutes remplaçants dans les zones reconnues comme sous-dotées, afin de lutter efficacement contre la pénurie d’offre de soins en rééducation fonctionnelle dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4729</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Extension du CTI aux infirmiers évaluateurs des départements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7425. — 10 juin 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’exclusion persistante des infirmiers évaluateurs relevant des conseils départementaux du bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI). Ce complément, instauré par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 et élargi par le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022, vise à revaloriser les rémunérations des agents publics exerçant dans le secteur sanitaire, social et médico-social. L’article 2 de ce décret précise que le CTI est versé aux fonctionnaires exerçant certaines fonctions, telles que celles d’infirmier de puériculture, d’auxiliaire de vie sociale ou d’accompagnant éducatif et social. Toutefois, les infirmiers diplômés d’État exerçant des missions d’évaluation au sein des équipes pluridisciplinaires des conseils départementaux ne sont pas mentionnés dans cette liste, alors même qu’ils partagent les mêmes missions que leurs collègues travailleurs sociaux, ces derniers bénéficiant quant à eux du CTI. Dans le département des Ardennes, cette situation concerne actuellement 22 infirmiers évaluateurs, dont les fonctions consistent notamment à réaliser les visites à domicile et l’évaluation de la perte d’autonomie dans le cadre du dispositif d’allocation personnalisée d’autonomie (APA). M. le député, qui a déjà interrogé le Gouvernement sur l’incohérence des critères d’attribution du CTI à travers les questions écrites n° 5848 (février 2023) et n° 4028 (février 2025), tient à souligner à nouveau l’inégalité de traitement persistante entre des agents exerçant des missions identiques, au sein des mêmes services, selon leur corps d’origine. Cette distinction nuit à l’attractivité des postes, alimente un sentiment d’injustice et rend les recrutements plus difficiles dans un contexte de forte tension sur les métiers de l’accompagnement médico-social. Il lui demande si le Gouvernement envisage de modifier le décret n° 2020-1152 afin d’y intégrer explicitement les infirmiers évaluateurs exerçant dans les services départementaux et ainsi assurer une équité de traitement entre agents publics exerçant des fonctions comparables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4729</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conventions collectives et diplômes universitaires du secteur social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7433. — 10 juin 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés que rencontrent les personnels des secteurs social et médico-social depuis plusieurs années et sur leurs inquiétudes relatives aux différents projets de réformes des conventions collectives ou des diplômes universitaires. Les secteurs souffrent d’un manque d’attractivité qui complique la prise en charge des patients et publics concernés ainsi que l’organisation du temps de travail au sein des structures. Si le Ségur de la santé avait été étendu aux personnels des secteurs sanitaire, social et médico-social, sa mise en place présente encore, quatre ans après, de nombreuses complications et plusieurs fonctions dites « supports » restent écartées du dispositif. De plus, depuis 20 ans, les salaires n’ont pas connu d’augmentation significative et plusieurs personnels, comme les éducateurs spécialisés, se plaignent d’une rémunération insuffisante face à l’augmentation du coût de la vie et un travail exigeant réalisé sans les moyens nécessaires. Dans le cadre des négociations pour la convention unique, la disparition des congés trimestriels, l’augmentation de l’amplitude horaire journalière ou encore la proposition de négociations conduites localement inquiètent fortement les agents déjà à bout de souffle. La perte d’attractivité des métiers a un impact évident sur le fonctionnement des structures, mais également sur les cursus de formation où les places vacantes et les abandons en milieu de parcours sont fréquents. Le projet d’organisation des formations en vue de l’obtention d’un diplôme d’État du travail social conférant le grade de licence contribue à ce climat d’interrogation du secteur qui recrute des personnels non-qualifiés, faute de diplômés. Les différentes réformes que le ministère a engagées pour ces secteurs doivent tenir compte des revendications de leurs salariés. Ces derniers alertent depuis des années les pouvoirs publics sur les faibles rémunérations, des conditions de travail dégradées et une trop faible attractivité des métiers. Durant les travaux conduits en partenariat avec les organismes représentatifs, une réelle prise de conscience doit guider la volonté réformatrice pour un plus grand bien-être au travail, une juste reconnaissance et rémunération des professionnels et un accompagnement des publics les plus fragiles à la hauteur. En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement visant à apporter des réponses face aux légitimes inquiétudes des personnels des secteurs social et médico-social sur les différents projets de réformes des conventions collectives ou des diplômes universitaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4730</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers CNAV et accès aux services publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7439. — 10 juin 2025. — Mme Sarah Legrain interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les délais de traitement anormalement long des demandes adressées à la CNAV. Alors que le délai réglementaire qui contraint l’assurance retraite à examiner les dossiers est de 75 jours, la réalité est très souvent très différente. Plusieurs questions écrites au Gouvernement ont déjà été posées sur ce sujet, tant par des députés que par des sénateurs et plusieurs articles de presse font état de « milliers », voire de « dizaines de milliers » de retraités concernés et donc privés de financements qui leurs sont dûs. Le problème semble donc d’ordre structurel plutôt que ponctuel. En effet, aux délais trop longs s’ajoute le manque d’informations, qui est particulièrement problématique pour les personnes à l’initiative d’une procédure. Aucune information sur les raisons de ces délais excessifs n’est communiquée aux intéressés, qui ne savent pas si le délai d’attente est normal ou si leur dossier est incomplet ou connaît un problème et, dans ce cas, si une action complémentaire est attendue de leur part. De plus, il est quasiment impossible pour les usagers de joindre les services de la CNAV par téléphone ou par mail, ce qui alimente encore davantage le mécontentement des citoyens et leur sentiment d’exclusion du service public. Cette situation va à l’encontre de l’expression de la volonté de la représentation nationale, qui s’est manifestée par l’adoption de la proposition de loi de Mme Danièle Obono visant à la réouverture des guichets physiques de services publics, en première lecture à l’Assemblée nationale, en novembre 2023. Pour toutes ces raisons, elle souhaite l’interroger sur sa vision et son approche de ces dysfonctionnements, afin que les citoyens puissent bénéficier pleinement de leurs droits sociaux et puissent avoir accès à un service public du grand-âge de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4730</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prévention des conflits d’intérêts et représentation sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7456. — 10 juin 2025. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés d’application du cinquième alinéa de l’article L. 231-6-1 du code de la sécurité sociale, issu de l’ordonnance du 1er décembre 2021, concernant les règles de déontologie et d’incompatibilité dans les conseils d’administration des organismes de sécurité sociale. Ce texte vise légitimement à prévenir les conflits d’intérêts et à renforcer la déontologie des administrateurs, en interdisant notamment à toute personne exerçant des fonctions dirigeantes dans une entreprise de bénéficier, même indirectement, d’aides financières attribuées par les organismes de sécurité sociale. Toutefois, cette mesure, appliquée sans discernement, crée des effets de bord problématiques. Elle limite de facto la capacité des partenaires sociaux à désigner librement leurs représentants dans les conseils d’administration des caisses, en particulier lorsque ces représentants exercent une activité professionnelle indépendante ou de direction au sein d’une entreprise. Dès lors, un administrateur peut se retrouver empêché de siéger ou de participer à une délibération, non pas en raison d’un acte répréhensible, mais parce que son entreprise a bénéficié d’un dispositif d’aide pourtant ouvert à tous, comme le FIPU (Fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle), dans un cadre strictement encadré et indépendant des conseils. Cette insécurité juridique fragilise la composition même des conseils d’administration des Caisses de sécurité sociale, pourtant fondés sur la représentation des organisations syndicales et patronales. Elle alimente un climat de méfiance et oblige certains administrateurs à choisir entre leur engagement professionnel et leur mandat social, ce qui nuit au bon fonctionnement de la démocratie sociale. Aussi, Mme Véronique Besse souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’introduire une clarification ou une adaptation du cadre juridique applicable, afin de garantir à la fois l’exigence de transparence et le respect du principe d’égalité devant la loi pour les représentants des partenaires sociaux siégeant dans les conseils d’administration des caisses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4731</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>La situation préoccupante du transport sanitaire par taxi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7458. — 10 juin 2025. — M. Pierre Meurin appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante du transport sanitaire par taxi et la nécessité de trouver un cadre équilibré conciliant les besoins des patients, la viabilité des entreprises et les impératifs budgétaires de l’assurance maladie. Alors que la convention encadrant l’activité des taxis conventionnés est en cours de renégociation pour la période 2025-2029, le nouveau modèle de tarification envisagé par la Caisse nationale d’assurance maladie suscite de vives inquiétudes. Ce modèle, selon les écrits mêmes de la CNAM, ne générerait aucune économie à l’échelle nationale, mais entraînerait de lourds déséquilibres financiers au niveau local, mettant en péril des centaines d’entreprises de taxis sanitaires et par conséquent l’accès aux soins des patients, notamment dans les territoires les plus fragiles. Dans ce contexte, la profession propose une alternative : la mise en place d’une franchise d’un euro par transport, à la charge des transporteurs et pour une durée de deux ans maximum, ce qui pourrait générer des économies de 300 millions d’euros, sans déstabiliser l’offre. En parallèle, la mise en œuvre d’un système de collecte de données permettrait une meilleure compréhension de l’activité réelle de ce secteur et la construction, à terme, d’une politique tarifaire équitable et fondée sur des éléments objectifs. En conséquence, M. le député questionne Mme la ministre sur les finalités de la réforme tarifaire actuelle et sur la possibilité d’engager un dialogue avec les représentants de cette profession, afin de construire un cadre de travail pérenne, équilibré financièrement et garant d’un accès équitable aux soins pour les patients.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>985</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4752</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Disparition des bureaux de poste en ruralité et en Gironde</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            985. — 15 octobre 2024. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la réduction annoncée par Bercy de 50 millions d’euros de la participation de l’État au contrat de présence postale territoriale conclu avec l’Association des maires de France (AMF) et La Poste. Pourtant, depuis des années les municipalités alertent les gouvernements successifs sur le déclin de l’offre postale notamment en ruralité et cette coupe budgétaire accroîtrait les légitimes inquiétudes des communes ainsi que des administrés. Alors que l’AMF déplore déjà l’insuffisance du budget initial, cette réduction drastique de la part versée par l’État intervient dans un contexte de disparition patente de points postaux et précisément d’agences postales communales, tandis qu’en Nouvelle-Aquitaine, on ne comptait en 2019 plus que 2 400 points de contact. En outre, ce désengagement supplémentaire de l’État grèvera davantage les finances des communes rurales, alors même que sa mission était de permettre aux collectivités de ne pas assumer l’intégralité des charges qui leur sont imposées. Pire encore, selon la direction du groupe La Poste, une autre réduction est prévue pour l’année 2025, ce qui implique que les objectifs affichés de déploiement de services publics postaux ne seront pas honorés malgré l’existence d’une forte demande sociale. Dans le département de la Gironde, de plus en plus de communes sont confrontées à cet effacement continu des points postaux et des contestations s’élèvent dans les centres de tri, comme à Cestas en février 2024, ou encore dans les établissements de Latresne, Bordeaux-Mériadeck et de Saint-Martin-Lacaussade. En novembre 2022, ce sont les maires de Saint-Pierre-d’Aurillac, de Caudrot et de Gironde-sur-Dropt qui ont proposé un référendum local au travers duquel les habitants ont manifesté leur solide attachement au maintien du bureau de poste. Plus récemment, c’est à Saint-Christoly-de-Blaye que les habitants ainsi que la municipalité ont témoigné leur crainte de voir leur agence postale disparaître. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles sont les mesures que compte prendre le Gouvernement en vue de proposer un maillage postal équilibré dans l’ensemble du territoire et plus spécifiquement dans le département de la Gironde affecté par une croissante fracture de ses services publics, au détriment des habitants éloignés des aires métropolitaines et des finances communales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4752</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De manière générale, le nouveau contrat de présence postale signé en février 2023 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en matière d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Dès 2021, le Gouvernement s’était engagé à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste au même niveau, et ce en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Une partie du financement de la mission « aménagement du territoire » repose sur des rendements d’abattements fiscaux, dont la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le taux de cette contribution continuera à baisser chaque année jusqu’à la disparition totale de celle-ci en 2027. La Poste est exonérée du paiement de cette taxe et le montant des abattements dont elle bénéficie est destiné au financement du fonds postal de péréquation territoriale. La baisse du taux de CVAE entraîne donc par conséquent une baisse du rendement des abattements correspondants. Afin de compenser cette perte de financement, l’État a décidé, dès 2021, de la mise en place d’une dotation annuelle inscrite au projet de loi de finances. Une somme initiale de 105 millions d’euros avait été votée en loi de finances 2024 pour compléter le rendement prévisionnel des abattements fiscaux. Celui-ci ayant été ultérieurement estimé à seulement 54 millions d’euros, le versement d’une dotation complémentaire de 15 millions d’euros avait été décidé, à l’issue d’une concertation interministérielle de décembre 2023, afin d’atteindre la somme de 174 millions d’euros – montant annuel maximum fixé par le contrat de présence postale. Dans le droit-fil des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros a été versée fin décembre à La Poste pour l’exercice 2024. Ainsi, aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Concernant le budget 2025, un amendement gouvernemental proposant un abondement de 15 millions d’euros de la dotation annuelle a bien été voté dans le cadre du projet de loi de finances 2025. Aussi la dotation budgétaire prévue par la loi de finances initiale (LFI) 2025 est-elle bien de 120 millions d’euros, soit un montant identique à celui versé pour l’exercice 2024. S’agissant des éléments locaux évoqués, au 1er janvier 2024, 99,2 % de la population de la Gironde était à moins de 5 km et à moins de 20 minutes de trajet en voiture d’un point de contact. Aussi, le critère d’accessibilité inscrit dans le contrat de présence postale est respecté. En 2022, les maires de Saint-Pierre-d’Aurillac, de Caudrot et de Gironde-sur-Dropt ont effectivement été rencontrés pour évoquer une évolution des horaires de leur bureau de poste en lien avec la baisse de fréquentation, soit avec un partenaire commerçant soit avec une agence postale communale. Début 2023, les maires se sont positionnés pour un maintien du bureau de poste, dans le respect du contrat de présence postale. Le centre de tri de Cestas, ainsi que les établissements de Latresne, Bordeaux-Mériadeck et Saint-Martin-Lacaussade ont vu des adaptations se mettre en place en lien avec la baisse des volumes de courrier. À Saint-Christoly-de-Blaye, un bilan d’activité de l’agence postale a été présenté à la Maire le 3 février 2025. Les services de La Poste ont indiqué que les besoins sont bien confirmés dans cette commune et qu’à ce jour l’existence de cette agence postale communale n’est pas remise en question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2608</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4753</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Nouvelle augmentation du prix du timbre au 1er janvier 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2608. — 3 décembre 2024. — M. Sébastien Humbert alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’augmentation du prix du timbre prévue dès le 1er janvier 2025. Le groupe La Poste a annoncé l’augmentation de ses tarifs, notamment la Lettre verte de 20 grammes qui passera de 1,29 euros à 1,39 euros, tout comme celle de 21 à 100 grammes qui passera d’un tarif de 2,58 euros à 2,78 euros. Une fois de plus, les Français doivent à nouveau faire face à un recul des services publics qui se traduit ici par une augmentation de près de 10 % des tarifs du timbre postal. Aussi, il souhaiterait connaître la stratégie qu’il compte déployer pour préserver l’accès aux services publics postal pour les Français. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4753</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Mission de service public confiée à La Poste depuis la loi 2010-123 du 9 février 2010, le service universel postal garantit à tout un chacun l’accès à un socle de prestations postales essentielles, et cela sur l’ensemble du territoire. L’article L. 1 du code des Postes et des Communications électroniques précise que ces prestations doivent être proposées à « des prix abordables pour tous les utilisateurs ». L’accessibilité des offres du service universel postal est garantie par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Conformément à l’article L. 5-2 du code précédemment cité, l’autorité décide des tarifs des prestations du service universel postal par une décision d’encadrement, dite price cap, rendue sur une base pluriannuelle. En complément, l’Arcep veille chaque année au bon respect de cette décision par des avis publics qui rendent compte de l’évolution des tarifs des prestations du service universel postal pour l’année suivante. S’agissant de la période 2024-2025, l’Arcep a adopté le 15 juin 2023 la décision n° 2023-1298 fixant à 17 % l’évolution maximale des tarifs du service universel postal sur la période, sans que la hausse tarifaire ne puisse dépasser 10 % sur l’une ou l’autre année. La Poste a annoncé une hausse moyenne pondérée des tarifs des prestations relevant du service universel postal de + 6,8 % au 1er janvier 2025, avec une différenciation des hausses entre les offres. Parmi les principales offres proposées aux particuliers et aux entreprises, la Lettre verte a connu une hausse moyenne de 7,8 % toutes tranches de poids confondues, la Lettre services plus une hausse de 5,8 % et la e-lettre rouge une hausse de 0,2 %. Dans un avis rendu le 18 juillet 2024, l’Arcep a ainsi considéré que les tarifs du service universel postal pour 2025 étaient conformes à la décision d’encadrement tarifaire rendue en 2023. Ainsi et à volumes constants, les évolutions tarifaires prévues pour 2025 se traduisent par une augmentation de 2 € des dépenses des ménages en services postaux, les portant à 31,35 € au total. Néanmoins, au vu de la moindre utilisation des services postaux, l’Arcep a calculé que le panier postal moyen des ménages se porterait en 2025 à 28,37 €, soit 2 € de moins qu’en 2024. D’ailleurs, selon une étude de l’INSEE parue le 20 décembre 2023, la consommation des ménages en services postaux représenterait de l’ordre de 0,11 % de leur consommation totale. Le Gouvernement veille à la bonne exécution par l’opérateur postal de ses missions de service public, alors que le prestataire du service universel postal à compter de 2026 se doit d’être redésigné d’ici la fin de l’année (en vertu de la loi du 9 février 2010).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2879</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4753</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Tarif pour la diffusion des livres et brochures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2879. — 17 décembre 2024. — M. Hendrik Davi interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le tarif préférentiel Livres et Brochures dont la disparition commencerait le 1er janvier avec l’option « sac » et serait totalement effective le 1er juillet 2025. Ce tarif spécifique pour les particuliers, entreprises et associations mis en place en 1981 permet d’envoyer dans le monde entier des ouvrages et brochures à caractère éducatif, scientifique ou culturel, à prix réduit. C’est une décision radicale qui a pris de court l’industrie du livre qui demandait plutôt l’extension de ce tarif réduit afin de favoriser la diffusion des livres en France. Cette décision est d’autant plus incompréhensible quand on sait que les plateformes en ligne comme Amazon contournent les frais d’expéditions obligatoires, via les points relais et proposent des prix sur lesquels il est difficile de s’aligner. Il aimerait donc connaître la position de M. le ministre face à l’arrêt de cette offre par le groupe La Poste et ce qu’elle compte mettre en place pour combler ces pertes de marchés au détriment de l’offre postale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4754</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Commercialisée depuis le début des années 1980, l’offre « Livre et brochures » a vocation à faciliter la diffusion de la culture écrite à l’international, via des tarifs postaux préférentiels pour l’expédition de livres et de documents imprimés. Cette offre, uniquement destinée à l’envoi non-marchand de livres et brochures, comprend deux solutions d’envois distinctes : une prestation égrenée pour les envois ne dépassant pas 2 kg et une prestation dite en sac pour les envois groupés jusqu’à 25 kg. En octobre 2023, l’Union postale universelle, réunie en Congrès extraordinaire, a décidé de rendre facultative à compter du 1er janvier 2025 la fourniture du service de sacs spéciaux contenant des documents imprimés. Dans le droit-fil de cette annonce, La Poste a annoncé l’arrêt de la commercialisation de l’offre « Livre et brochures » : au 1er janvier 2025 s’agissant de la prestation en sac et au 1er juillet 2025 concernant la prestation égrenée. Cette décision s’explique par plusieurs facteurs, au premier rang desquels une difficulté croissante d’assurer l’acheminement des envois. Près de 90 % des opérateurs postaux dans le monde ayant annoncé la suppression de cette offre et de sa prise en charge, La Poste n’était plus en mesure de garantir la distribution des colis, qui devenait, dans de nombreux pays, techniquement irréalisable. À cela s’ajoute une diminution continue des volumes expédiés au titre de l’offre « Livres et brochures » depuis plusieurs années, de nature à compromettre la soutenabilité de l’offre. Afin de continuer à envoyer des livres et documents imprimés à l’étranger à prix abordable, les clients utilisateurs de l’offre « Livres et brochures » pourront s’orienter, s’agissant des particuliers, vers l’offre Colissimo international et s’agissant des entreprises, vers l’offre paquet international. Ces deux offres étant parties intégrantes du service universel postal, mission de service public confiée à La Poste visant à garantir l’accès de tous aux prestations postales, leurs tarifs sont encadrés par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, pour en garantir l’accessibilité. Le Gouvernement est par ailleurs particulièrement attentif à la situation du réseau des librairies francophones de l’étranger, qui concourt efficacement au rayonnement de notre culture, et veille à ce qu’il soit préservé. C’est en cela qu’il a développé une politique de soutien à la circulation des livres français à l’étranger. En passant par les librairies locales, l’acheminement des livres bénéficie de solutions de groupage de transport, qui le rendent plus économique et plus écologique que les envois individuels et parcellaires. Dès lors, l’État concourt à réduire significativement les charges de transport pesant sur les librairies francophones dans plusieurs pays du monde, notamment ceux ayant le plus faible pouvoir d’achat – et cela de façon à leur permettre de proposer sur place la diversité éditoriale française au plus grand nombre. Il agit également via les aides versées par le Centre national du livre au réseau des librairies francophones afin de soutenir la création, le renouvellement ou l’expansion des librairies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4546</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4754</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Budget alloué au contrat de présence postale territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4546. — 25 février 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la décision de réduire de 50 millions d’euros le budget alloué au contrat de présence postale territoriale, annoncée récemment par La Poste. Cette coupe budgétaire, décidée par Bercy, intervient après une série de mesures visant à réduire les horaires d’ouverture de nombreux bureaux de poste, particulièrement dans les territoires ruraux. Cette décision suscite de vives inquiétudes chez les élus locaux, notamment dans le département de la Meuse, où La Poste, avec ses 121 bureaux et points de contact, ne permet qu’à 89,6 % de la population de se situer à moins de 5 kilomètres et 20 minutes en voiture de ces services. La réduction des moyens risque de fragiliser encore davantage ce maillage territorial, accentuant les disparités d’accès aux services publics et transférant une charge financière supplémentaire aux communes, lesquelles sont toujours de plus en plus sollicitées pour pallier au désengagement de l’État. Aussi, elle lui demande s’il entend reconsidérer sa politique de réduction des moyens alloués à cette institution essentielle, en particulier à l’approche des discussions sur le projet de loi de finances pour 2025, afin de garantir la pérennité de la présence postale dans les territoires ruraux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4754</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 9 février 2010, qui a transformé La Poste en société anonyme, a confirmé les quatre missions de service public confiées à l’entreprise : le service universel postal, le transport et la distribution de la presse, la contribution à l’aménagement du territoire et l’accessibilité bancaire. La loi fixe notamment l’obligation pour La Poste de maintenir au moins 17 000 points de contact répartis sur le territoire de sorte qu’au moins 90 % de la population d’un département ait accès à un point de contact postal à moins de 5 km ou 20 minutes de trajet automobile. Dans un contexte de baisse de la fréquentation de ses bureaux, La Poste doit en permanence adapter les modalités de sa présence. Toutes les transformations et les adaptations horaires sont réalisées dans le respect du contrat de présence postale signé par la Poste, l’Association des maires de France (AMF) et l’État. Pour remplir sa mission, La Poste dote son réseau de points de contact en nouant des partenariats locaux publics ou privés, à la manière des agences postales communales et des points La Poste Relais, tout en recherchant la meilleure efficacité économique et sociale. Des enquêtes régulières auprès des Français montrent que cette solution correspond bien aux attentes de nos concitoyens. Les résultats du dernier baromètre annuel de satisfaction des partenariats montrent que les élus se disent satisfaits à 99 % des agences postales communales et à 94 % pour les relais-commerçants (respectivement 91 % et 87 % pour le grand public). Plus spécifiquement, s’agissant de la situation de La Poste dans la Meuse, la présence postale n’y est pas remise en cause. Ce département compte 115 points de contact, dont 26 bureaux de poste, 70 agences postales communales et 19 relais-commerçants. Ainsi, au 1er janvier 2025, 88,9 % de la population se situe à moins de cinq kilomètres ou moins de vingt minutes de trajet en voiture d’un point de contact postal. Certes, ce taux est en-deçà des obligations contractuelles définies par le contrat de présence postale (90 %), mais les équipes locales de La Poste recherchent, en lien avec les élus locaux, les solutions adaptées pour l’améliorer. Le nouveau contrat de présence postale signé en février 2023 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’AMF pour améliorer la qualité de service, notamment en matière d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Dès 2021, le Gouvernement s’était engagé à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste, et ce au même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Dans le respect des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros a été versée à La Poste fin décembre pour l’exercice 2024. Ainsi, aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Concernant le budget 2025, un amendement gouvernemental proposant un abondement de 15 millions d’euros de la dotation annuelle a bien été voté dans le cadre du projet de loi de finances 2025. Aussi la dotation budgétaire prévue par la LFI 2025 est-elle bien de 120 millions d’euros, soit un montant identique à celui versé pour l’exercice 2024. Quoi qu’il en soit, le Gouvernement est parfaitement conscient des risques qu’une réduction de la compensation versée par l’État entraînerait sur le financement des transformations indispensables de bureaux de poste mais également sur les actions locales en faveur des populations les plus vulnérables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6113</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4755</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Conditions de rémunération du temps partiel dans la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6113. — 22 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conditions de rémunération du temps partiel dans la fonction publique. Les agents qui occupent leurs fonctions à temps partiel bénéficient en effet d’une rémunération à 85,7 % pour un temps de travail à 80 % et à 91,4 % pour un temps de travail à 90 %. Ceux qui occupent des temps partiels de travail à 50 %, 60 % et 70 %, quant à eux, sont rémunérés sur la base de 50 %, 60 % et 70 % de leur traitement. La différenciation entre le pourcentage de temps travaillé et le pourcentage payé pour les agents à 80 % et à 90 % - temps partiels les plus fréquemment utilisés dans la fonction publique - outre le fait qu’elle ne repose sur aucun fondement, fait peser des charges lourdes sur l’employeur. Elle crée par ailleurs une inégalité de traitement à l’égard des agents à 50 %, 60 %, 70 % et 100 % de temps de travail. Il lui demande sur quelles dispositions repose une telle différenciation et s’il est envisagé de la remettre en cause, à l’heure où le ministre du budget vient d’annoncer un effort supplémentaire de 40 milliards d’euros aux Français, financé a priori par des économies, sachant que les dépenses publiques équivalent à 57 % de la richesse nationale, soit 10 % de plus que la moyenne européenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4755</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime du temps partiel est fixé actuellement à l’article L. 612-1 du code général de la fonction publique, et ses conditions de rémunération sont prévues à l’article L. 612-5 du même code. Aux termes de ces dispositions, les fonctionnaires peuvent, sur leur demande, être autorisés à accomplir un service à temps partiel, qui ne peut être inférieur au mi-temps. La rémunération correspond, dans cette situation, à une fraction du traitement, de l’indemnité de résidence et des primes et indemnités de toutes natures afférentes soit au grade de l’agent et à l’échelon auquel il est parvenu, soit à l’emploi auquel il a été nommé. Elle est calculée au prorata de la durée effective de service lorsque la quotité est de 50 %, 60 % ou 70 %. Toutefois, dans le cas de services représentant 80 ou 90 % du temps plein, cette fraction est égale respectivement aux six septièmes ou aux trente-deux trente-cinquièmes du traitement, des primes et indemnités. Ainsi, dans un service qui fonctionne 5 jours sur 7, un temps partiel de 80 % correspond à une absence d’un jour de travail par semaine, soit à 1/7e de semaine. La rémunération s’élève aux 6/7e (6 jours sur 7) d’un temps plein, ce qui donne un traitement à hauteur de 85,71 % du temps plein, au lieu de 80 % pour une rémunération calculée selon le prorata de présence. Le législateur a en effet jugé souhaitable d’introduire, dans le droit de la fonction publique, une incitation financière au profit des seules quotités de 80 et 90 % avec pour objectif de limiter l’impact financier d’un choix de l’agent de réduire temporairement son temps de travail en faveur d’une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Une telle majoration de la rémunération permet par ailleurs de limiter les écarts de rémunération entre femmes et hommes dans la fonction publique. Il n’est donc pas envisagé, à ce stade, de modifier ce dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>789</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4756</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Invasion et lutte contre la cochenille-tortue du pin</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            789. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’invasion de la cochenille-tortue qui attaque et détruit les pins parasols. Depuis plusieurs années, cet insecte originaire du continent américain envahit le sud de la France et particulièrement le Var, où il a été détecté pour la première fois en 2021. Sa prolifération inquiète de nombreux particuliers et collectivités territoriales, notamment dans le golfe de Saint-Tropez, car la cochenille s’attaque particulièrement aux pins parasols, très présents dans la région. Elle favorise en effet l’apparition d’un champignon noir qui asphyxie l’arbre et empêche la photosynthèse des aiguilles. De nombreux pins sont en train de dépérir, faisant craindre une remise en cause de ce patrimoine biologique et visuel de la côte méditerranéenne. Si aucune mesure n’est prise, les arbres peuvent mourir en une dizaine d’années. 10 à 15 % des arbres du golfe seraient concernés. Un arrêté ministériel paru en mars 2022 précise les mesures visant à « éviter l’introduction et la propagation de Toumeyella parvicornis sur le territoire national ». Dans un certain nombre de communes sensibles, des mesures obligatoires touchant les professionnels (pépiniéristes, paysagistes, jardineries…) et concernant la plantation des espèces sensibles de pins, la détection des foyers de contamination, l’élagage ou l’abattage des pins contaminés, ont été prises. Mais cela ne règle pas le problème de fond, qui est celui de la prévention de l’existant et du traitement. Face à ce fléau, différents remèdes ont été tentés par les collectivités, les professionnels et les particuliers. Il s’avère que les procédés les plus naturels (coccinelles ou à base d’huiles essentielles) n’ont guère fait la preuve de leur efficacité. L’injection d’un produit, le Revive II, s’est montrée plus efficace, mais ce produit n’est utilisable que par dérogation, durant des périodes définies par arrêté, ce qui ne permet pas forcément, au regard du faible nombre de professionnels habilités et du fait que de nombreux pins sont situés au sein de résidences secondaires, d’être pleinement synchronisés avec les périodes de ponte des larves. L’exemple italien illustre qu’un autre produit, le Vertimec, est beaucoup plus efficace contre la cochenille-tortue. Il n’a cependant pas encore obtenu l’autorisation de mise sur le marché. L’épidémie n’étant de fait absolument pas sous contrôle, menaçant de nombreux arbres et risquant de s’étendre au fil du temps, il souhaite savoir si la dérogation pour le Revive II peut être établie de façon permanente pour un laps de temps à définir au regard de l’évolution du fléau ; quand le Vertimec pourra obtenir une autorisation de mise sur le marché ; et s’il est prévu, une fois un remède fiable autorisé, une meilleure coordination nationale, avec obligation de traitement et possibilité locale d’un prix d’intervention modéré, comme cela fut le cas pour le charançon rouge du palmier et qui semble nécessaire pour éradiquer la cochenille-tortue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4756</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Invasion et lutte contre la cochenille-tortue du pin</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3230. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’invasion de la cochenille-tortue qui attaque et détruit les pins parasols. Depuis plusieurs années, cet insecte originaire du continent américain envahit le sud de la France et particulièrement le Var, où il a été détecté pour la première fois en 2021. Sa prolifération inquiète de nombreux particuliers et collectivités territoriales, notamment dans le golfe de Saint-Tropez, car la cochenille s’attaque particulièrement aux pins parasols, très présents dans la région. Elle favorise en effet l’apparition d’un champignon noir qui asphyxie l’arbre et empêche la photosynthèse des aiguilles. De nombreux pins sont en train de dépérir, faisant craindre une remise en cause de ce patrimoine biologique et visuel de la côte méditerranéenne. Si aucune mesure n’est prise, les arbres peuvent mourir en une dizaine d’années. 10 à 15 % des arbres du golfe seraient concernés. Un arrêté ministériel paru en mars 2022 précise les mesures visant à « éviter l’introduction et la propagation de Toumeyella parvicornis sur le territoire national ». Dans un certain nombre de communes sensibles, des mesures obligatoires touchant les professionnels (pépiniéristes, paysagistes, jardineries…) et concernant la plantation des espèces sensibles de pins, la détection des foyers de contamination, l’élagage ou l’abattage des pins contaminés, ont été prises. Mais cela ne règle pas le problème de fond, qui est celui de la prévention de l’existant et du traitement. Face à ce fléau, différents remèdes ont été tentés par les collectivités, les professionnels et les particuliers. Il s’avère que les procédés les plus naturels (coccinelles ou à base d’huiles essentielles) n’ont guère fait la preuve de leur efficacité. L’injection d’un produit, le Revive II, s’est montrée plus efficace, mais ce produit n’est utilisable que par dérogation, durant des périodes définies par arrêté, ce qui ne permet pas forcément, au regard du faible nombre de professionnels habilités et du fait que de nombreux pins sont situés au sein de résidences secondaires, d’être pleinement synchronisé avec les périodes de ponte des larves. L’exemple italien illustre qu’un autre produit, le Vertimec, est beaucoup plus efficace contre la cochenille-tortue. Il n’a cependant pas encore obtenu l’autorisation de mise sur le marché. L’épidémie n’étant de fait absolument pas sous contrôle, menaçant de nombreux arbres et risquant de s’étendre au fil du temps, il souhaite savoir si la dérogation pour le Revive II peut être établie de façon permanente pour un laps de temps à définir au regard de l’évolution du fléau ; quand le Vertimec pourra obtenir une autorisation de mise sur le marché ; et s’il est prévu, une fois un remède fiable autorisé, une meilleure coordination nationale, avec obligation de traitement et possibilité locale d’un prix d’intervention modéré, comme cela fut le cas pour le charançon rouge du palmier et qui semble nécessaire pour éradiquer la cochenille-tortue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4757</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La cochenille tortue du pin (Toumeyella parvicornis) est un insecte originaire d’Amérique du Nord. C’est un organisme nuisible qui cause des dégâts importants notamment sur les pins parasols (Pinus pinea). Les infestations affectent les paysages urbains et forestiers, avec des dommages écologiques, économiques, patrimoniaux et paysagers. Cette problématique émergente a été identifiée par le ministère chargé de l’agriculture dès octobre 2021 et l’insecte, qui n’est pas réglementé au niveau européen, a été ajouté à la liste des organismes nuisibles dits « émergents à risque » sur le territoire national par l’arrêté du 11 mars 2022 (arrêté du 11 mars 2022 portant établissement des listes d’organismes nuisibles au titre du 5° de l’article L. 251-3 du code rural et de la pêche maritime). Il fait également l’objet d’un arrêté ministériel de lutte (arrêté du 11 mars 2022 relatif aux mesures visant à éviter l’introduction et la propagation de Toumeyellla parvicornis) qui prévoit notamment la taille des arbres infestés voire leur destruction, la gestion des déchets et des exigences sur la mise en circulation de végétaux afin de limiter la propagation de l’insecte au-delà de la zone infestée. Afin de renforcer les moyens de lutte disponibles, des autorisations temporaires au titre de l’article 53 du règlement (CE) n° 1107/2009 dites « dérogations » ont été octroyées par la direction générale de l’alimentation (DGAL) pour l’utilisation du produit REVIVE II, à base de benzoate d’emamectine, afin de traiter les pins parasols contre la cochenille tortue du pin. Ces dérogations ont été accordées du 16 juin au 14 octobre 2023, du 1er avril 2024 au 30 juillet 2024 et actuellement, du 5 avril 2025 au 3 août 2025, pour des traitements en endothérapie (micro-injection dans les troncs). Conformément à la réglementation européenne, ces dérogations ont une durée maximale de 120 jours et sont octroyées en l’absence d’autres alternatives efficaces pour maîtriser le danger phytosanitaire identifié. Le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire veillera à ce qu’un produit de traitement reste disponible pour faire face aux situations les plus graves. Toutefois, il est entendu que le traitement des arbres par piqûre ou pulvérisation, bien que nécessaire dans certains cas, n’est ni une solution totalement efficace ni une voie d’avenir d’un point de vue environnemental. Des recherches sont actuellement menées pour identifier des agents de lutte biologique, une avancée qui serait particulièrement positive en cas de succès. Des discussions sont en cours au niveau européen concernant le statut de ce parasite. La France défend le principe de son classement afin d’harmoniser les mesures de lutte et de réguler la circulation des plants, principale voie de dissémination de l’insecte d’une région ou d’un pays à l’autre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3178</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4757</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Modification du règlement européen sur les indications géographiques agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3178. — 14 janvier 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences de la modification du règlement européen sur les indications géographiques agricoles (IGA) de 2024 pour les acteurs économiques du parfum en Pays de Grasse. En 2020, l’association « Les Fleurs d’exception du Pays de Grasse » a obtenu l’indication géographique « Absolue Pays de Grasse », homologuée par l’INPI. Ce label reconnaît la qualité des absolues grassoises, héritage d’un savoir-faire séculaire entretenu par les agriculteurs-producteurs de plantes à parfum et les industriels transformateurs. Or la modification du règlement européen sur les IG agricoles intervenue en 2024 a changé la nomenclature douanière de l’absolue, laquelle est désormais classée 33.01 au même titre que les huiles essentielles et relève ainsi du ressort de l’INAO - ministère de l’agriculture. L’association « Les Fleurs d’exception du Pays de Grasse » s’inquiète des conséquences de cette évolution et craint notamment de perdre cette indication géographique. De surcroît, ni l’INPI, ni l’INAO ne répondent à ses sollicitations qui visent à mieux s’adapter à ce changement aux lourdes conséquences pour la filière. L’association souhaite en effet connaître les intentions de l’INPI, de l’INAO et du ministère en la matière, s’enquérir de la procédure de transmission des dossiers, disposer d’un échéancier pour répondre aux exigences, mais surtout s’assurer que l’IG demeurera et que la certification restera de la compétence des industriels sans être imputée aux agriculteurs-producteurs. Faute de réponses, la filière craint que les efforts et les investissements consentis ne soient vains. Elle redoute par ailleurs que les projets en cours ne puissent aboutir et qu’en conséquence la réputation de leurs produits d’exception ne soit ternie. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend protéger l’indication géographique « Absolue Pays de Grasse » et ainsi défendre les savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse, reconnus au patrimoine immatériel de l’UNESCO.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4758</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Suite à l’entrée en vigueur du réglement (UE) 2024/1143 du 11 avril 2024 sur les indications géographiques pour les vins, les boissons spiritueuses et les produits agricoles, l’Absolue du Grasse relève désormais du champ d’application de ce règlement. Dans ce cadre, la demande d’enregistrement de la dénomination « Absolue du Pays de Grasse », formulée au titre des dispositions de l’article 92 de ce règlement a été transmis en date du 9 mai 2025 à la Commission européenne par les autorités françaises. Cette demande d’enregistrement a pu être transmise dans les délais contraints requis par le réglement grâce à l’engagement de l’association « Les fleurs d’exception du Pays de Grasse » et de l’institut national de l’origine et de la qualité (INAO). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3203</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4758</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Miller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Référentiel appliqué à la haute certification environnementale (HVE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3203. — 21 janvier 2025. — Mme Laure Miller alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pertinence du référentiel appliqué à la certification haute valeur environnementale (HVE) dans le domaine agricole et viticole à partir du 1er janvier 2025. La suppression de la voie B et donc des deux critères globaux, basés sur les parts des infrastructures agroécologiques dans la surface agricole utile et du poids des intrants dans le chiffre d’affaires de plusieurs entreprises agricoles et viticoles, pénalisera certains exploitants, qui font pourtant des efforts environnementaux significatifs sur leurs cultures. Des cultivateurs perdront la certification HVE car ils ne rempliront plus certaines conditions de la voie A, alors que leur activité et leurs efforts environnementaux sont identiques. En plus de dissuader la mise en pratique d’efforts en faveur de l’environnement, ce référentiel menace les exports ainsi que la compétitivité commerciale de certaines exploitations. Elle lui demande si un projet de référentiel plus souple, qui encouragerait les initiatives écologiques tout en accompagnant les exploitants dans leur activité, était envisagé. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4758</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article D. 617-4 du code rural et de la pêche maritime indique que les seuils et indicateurs de la certification haute valeur environnementale (HVE) « sont révisés au regard de l’évolution des connaissances techniques et scientifiques ainsi que de la réglementation en vigueur ». Conformément à cet article, le référentiel de la certification HVE a fait l’objet d’une révision majeure en 2022, soit dix ans après sa création, pour se conformer à la réglementation de la politique agricole commune (PAC) 2023-2027 et aux exigences environnementales actuelles. La révision du référentiel HVE a été menée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes siégeant en commission nationale de la certification environnementale ; l’enjeu ayant été d’atteindre un niveau d’exigence suffisamment élevé sur le plan environnemental et accessible aux agriculteurs selon les spécificités des filières. Comme elle soutient des bonnes pratiques renforcées en faveur de l’environnement, cette révision a permis à la version 4 du référentiel HVE d’être validée par la Commission européenne comme voie d’accès à l’écorégime supérieur de la PAC. Ainsi, pour obtenir la certification HVE, une exploitation doit attester d’un minimum de dix points sur chacun des quatre indicateurs du référentiel : la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation et l’irrigation. La combinaison des items composant les indicateurs doit permettre l’obtention des dix points requis. Les données de suivi des exploitations certifiées HVE selon la version 4 du référentiel démontre que ce référentiel est utilisé : au 1er juillet 2024, 20 798 exploitations agricoles étaient déjà certifiées HVE sur la version 4 du référentiel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3661</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4759</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Disponibilité et coûts des vaccins FCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3661. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Warsmann* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la question des disponibilités et des coûts des vaccins contre les différentes formes de FCO. Lors d’un échange du 28 janvier dernier à la salle des fêtes de Rumigny avec la Fédération nationale ovine (FNO) et la Fédération des éleveurs de moutons des Ardennes (FEMA 08), les difficultés rencontrées en 2024 pour l’approvisionnement en vaccins ainsi que les coûts des vaccins disponibles ont été largement évoqués. L’ampleur de l’épidémie, les taux de mortalité et les réactions en plusieurs temps - et souvent tardives - des autorités ont laissé des traces douloureuses parmi les éleveurs, tant psychologiques qu’économiques. Conscients des efforts que le ministère a pu fournir en fin d’année 2024, les éleveurs ont néanmoins déploré une forme d’impréparation des pouvoirs publics français. En effet, les voisins espagnols, par exemple, ont pu produire plus de vaccins plus rapidement, ce qui a permis à leurs éleveurs d’exporter et de mettre sur le marché leur production, contrairement aux éleveurs français, quand les moucherons, eux, passent les frontières sans encombre. Une gouvernance vaccinale européenne, ou a minima une réponse concertée à l’échelon européen face aux épidémies futures, leur semble indispensable. Mme la ministre a récemment affirmé l’objectif d’une anticipation renforcée, sur la question des vaccins contre les FCO en particulier, qui devrait être présentée lors des assises du sanitaire animal le 30 janvier 2025. Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement compte mener pour améliorer significativement les disponibilités des vaccins contre les FCO et réduire les coûts à la charge des éleveurs d’une part et pour faciliter une réaction européenne d’autre part, afin que les agriculteurs français ne soient pas défavorisés sur le marché européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3889</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4759</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Disponibilité et gratuité des vaccins contre la FCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3889. — 11 février 2025. — M. Lionel Vuibert* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la disponibilité des vaccins contre la fièvre catarrhale ovine et sur la prise en charge de ces vaccins par l’État. Après les difficultés rencontrées lors de la campagne de vaccination contre la FCO-3, au cours de laquelle les éleveurs ardennais ont dû faire face à des retards significatifs dans l’approvisionnement des vaccins, la situation actuelle suscite de vives inquiétudes. Les éleveurs, déjà durement touchés par les crises sanitaires, se trouvent à nouveau confrontés à une pénurie de vaccins. En effet, les vaccins BLUEVAC BTV8 ou le BTV PUR 4-8 ne seront disponibles qu’à l’été 2025, un délai bien trop long pour assurer une prévention efficace contre la FCO8/4. Cette situation rappelle que les vaccins pour la FCO-3 ne sont arrivés qu’après la déclaration des premiers foyers dans les Ardennes, alors que ces mêmes vaccins étaient déjà autorisés depuis plusieurs mois en Belgique. Par ailleurs, la gratuité des premiers lots de vaccins contre la FCO-3, attribués aux éleveurs, avait facilité la gestion des coûts de vaccination et accéléré de manière significative l’atteinte de l’immunité collective. Toutefois, ces lots sont désormais épuisés, alors même que la propagation des variants est toujours présente. Dans ce contexte, où les éleveurs doivent parfois assumer les frais liés aux déplacements des vétérinaires, il apparaît essentiel que l’État puisse prendre en charge les coûts des vaccins contre les variants actuellement présents sur le territoire. Cela permettrait de soulager les éleveurs d’un poids financier et de soutenir la pérennité de leurs exploitations. Ainsi, il souhaite l’interroger sur les mesures envisagées pour renforcer la disponibilité des vaccins contre la FCO et la MHE, ainsi que sur la possibilité d’accompagnement de l’État à la vaccination des différents variants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4759</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a été confortée par une crise de maladies vectorielles, notamment la maladie hémorragique épizootique (MHE) et la fièvre catarrhale ovine (FCO) sans précédent en 2024.  La stratégie vaccinale mise en place par le Gouvernement d’un coût de 37 millions d’euros (M€), correspondant à 14 millions de doses de vaccins contre la FCO-3, a permis de réduire considérablement la diffusion du virus. En parallèle, le Gouvernement a apporté un soutien au éléveurs touchés en mettant un fonds d’urgence doté de 75 M€. Face à la diminution significative de la circulation du virus sur le territoire, le Gouvernement a classé le sérotype 3 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en tant que sérotype enzootique le 15 février 2025. Cette décision prise, 7 mois après la première introduction de ce sérotype en France a permis de mettre fin aux restrictions de mouvements sur le territoire national. À cet égard, les mesures de gestion pour ce sérotype, dont la vaccination, relèvent pleinement de la responsabilité des professionnels. S’agissant par ailleurs de la disponibilité des produits, plusieurs types de vaccins contre la FCO-3 sont actuellement disponibles sur le marché européen et peuvent être commandés par les éleveurs, par l’intermédiaire de leur vétérinaire sanitaire. Dans ce contexte, l’État n’intervient qu’en cas de tension sur les lignes de production sur le marché européen, dans la limite du possible. C’est pourquoi le Gouvernement a commandé pour la campagne 2025 des doses de vaccins contre les sérotypes 1 et 8 pour un montant d’environ 20 M€, afin de les mettre à disposition des éleveurs, gratuitement et ce dès l’été 2025. Par ailleurs, cette mise à disposition doit permettre de former un cordon sanitaire contre la FCO-1 protégeant ainsi les cheptels de tous les ruminants présents le long de la frontière franco-espagnole face à l’arrivée de ce sérotype, qui circule actuellement en Espagne. Les vaccins contre la FCO-8 seront en revanche fournis aux éleveurs de cheptels ovins pour protéger cette filière très sensible. Enfin, dans le cadre de la gestion des épizooties en 2024, l’État a créé un groupe de travail « maladies vectorielles », piloté par la direction générale de l’alimentation (DGAL). Ce groupe se réunit régulièrement, en présence de l’ensemble des parties prenantes, afin d’échanger sur l’évolution des maladies et leurs vecteurs, ainsi que les mesures de surveillance et de lutte. L’élaboration d’une stratégie de gestion efficace de ces maladies sur le long terme est également à l’ordre du jour. L’ambition posée par le Gouvernement pour l’avenir est de travailler au plus vite avec tous les laboratoires producteurs et leur syndicat pour mieux mobiliser tous les leviers qui permettront d’améliorer la situation à court et moyen termes. Les assises du sanitaire de l’animal, dont la réunion de lancement, présidée par la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, s’est tenue le 30 janvier 2025 devant plus de 200 acteurs du sanitaire permettront de déployer une approche plus durable et adaptée aux enjeux sanitaires, basée sur la co-construction des contrats sanitaires de filières. La réunion de validation de la méthode de travail pour construire ces contrats s’est quant à elle déroulée le 8 avril 2025. L’objectif est de valider ces contrats sanitaires de filières d’ici fin 2025 afin de les mettre en œuvre sur le terrain à partir de 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3811</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4760</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crises entre le monde agricole et l’OFB</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3811. — 11 février 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’apaiser les relations entre le monde agricole, les chasseurs et les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le cadre des contrôles effectués sur le terrain. Mme la députée tient en préambule à condamner fermement toute forme de violence, qu’elle vise un agent de la fonction publique dans l’exercice de ses missions ou un agriculteur dans son travail quotidien. Les tensions croissantes entre agriculteurs et agents de l’OFB ne peuvent être ignorées et certains propos, comme la comparaison particulièrement malheureuse d’un représentant syndical de l’OFB, assimilant les agriculteurs à des dealers, ne font qu’aggraver ce climat délétère. Si le port d’arme par les agents de l’OFB dans certaines situations peut être légitime, il est essentiel qu’il ne devienne pas un facteur d’intimidation ou de crispation. L’intervention de l’OFB doit être fondée sur un processus de contrôle transparent et équitable, non sur un rapport de force perçu comme disproportionné par les agriculteurs et les chasseurs. À ce titre, la circulaire que le ministère vient d’adresser au début de l’année 2025 aux agents de l’OFB, afin d’encadrer un port d’arme « plus discret », confirme que cette problématique n’est pas une simple perception, mais bien une réalité dénoncée par le monde agricole. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes elle compte mettre en œuvre pour rétablir un dialogue apaisé entre l’OFB et les acteurs du monde agricole, afin que les contrôles puissent s’effectuer dans un climat de confiance et de respect mutuel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4760</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La crise agricole de 2024 a fait émerger au sein de la profession agricole des revendications relatives à la mise en œuvre des contrôles, et notamment ceux exercés au titre de la protection de l’environnement par l’office français de la biodiversité (OFB). L’expression de ces revendications a pu trouver certains débouchés violents, condamnés unanimement, entraînant un durcissement des expressions en soutien ou en opposition à l’établissement. Afin d’apaiser les relations entre la profession agricole et l’établissement, les deux ministères de tutelle ont entrepris de proposer une feuille de route prenant en compte les revendications légitimes de la profession agricole tout en préservant naturellement l’exercice régalien des missions de police de l’OFB. Cette feuille de route reprendra les axes déjà prévus dans la circulaire du 3 décembre 2024 (port d’armes discret, caméra « piéton »), les dispositions prévues dans la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur qui sera prochainement discutée en commission mixte paritaire (CMP), notamment le renforcement du rôle du préfet dans la coordination des contrôles. Cette feuille de route inscrira également l’importance des mesures pédagogiques et de communication visant à renforcer la compréhension mutuelle d’une part, de la règlementation environnementale par les exploitants agricoles (fiches pédagogiques, contrôles à blanc) et d’autre part, des contraintes de la profession agricole par l’OFB (formation des agents, lien renforcé avec les chambres d’agriculture). Le Gouvernement sera vigilant à ce que la mise en place de cette feuille de route puisse permettre à chacun d’exercer son travail dans un cadre sûr et respectueux. Le prochain contrat d’objectifs et de performance (COP) de l’OFB sera également l’occasion de rappeler l’importance de ces actions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3813</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4761</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Homologation de la flumioxazine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3813. — 11 février 2025. — M. Alexandre Portier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’homologation de la flumioxazine. La décision de l’ANSES de ne pas renouveler l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de la flumioxazine dont sont composés les herbicides PLEDGE et RAMI menace les exploitations viticoles et arboricoles. Ces herbicides sont nécessaires pour l’entretien des parcelles viticoles et arboricoles, car aucune solution alternative n’existe à ce jour. En interdisant la flumioxazine, l’ANSES prive les exploitants des seules solutions de désherbage dont ils disposent. Sans substances actives, la prolifération des herbes dans les parcelles porte atteinte au développement des vignes et vergers. L’Union européenne a pourtant réhomologué ce produit le 13 janvier 2022 pour 15 ans. Cette décision a été prise sur le fondement de l’étude de dangerosité menée par l’agence sanitaire grecque missionnée par l’Union européenne. Toutefois, l’ANSES a finalement décidé d’interdire l’usage de cette molécule en France du simple fait d’un désaccord administratif avec la Grèce, pays partenaire. Dans un contexte où les agriculteurs et viticulteurs français subissent la concurrence déloyale de leurs voisins européens non soumis aux mêmes normes environnementales, il est essentiel que le Gouvernement donne des garanties et de la visibilité aux professionnels. Le retrait de la flumioxazine aurait un grave impact économique sur les filières viticoles et arboricole et porterait atteinte à la souveraineté alimentaire du pays. L’homologation dure jusqu’à la fin de l’année 2026. Il souhaiterait connaître ses intentions vis-à-vis de l’homologation des herbicides PLEDGE et RAMI.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4761</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La flumioxazine est une substance active herbicide dont l’approbation a été renouvelée en 2022 pour une durée de 15 ans. À l’issue de l’examen de la demande de renouvellement de l’autorisation du produit de référence à base de flumioxazine (PLEDGE) autorisé en France pour le désherbage des vignes et des vergers de fruits à pépins, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu en décembre 2024 que l’autorisation ne pouvait pas être renouvelée compte tenu de l’impossibilité d’exclure un risque inacceptable pour les eaux souterraines, les mammifères, les organismes aquatiques et les plantes non-cibles. Cependant, l’ordonnance n° 2500554 du juge des référés du tribunal administratif de Lyon du 11 février 2025 a suspendu cette décision. En conséquence, l’autorisation de mise sur le marché du produit PLEDGE est prolongée jusqu’à ce que l’Anses reprenne une décision ou que le tribunal administratif se prononce au fond. Une dizaine d’autres substances reste autorisée pour le désherbage chimique des vignes et des vergers, dans l’attente de leur réexamen. Le Gouvernement est soucieux d’anticiper dès à présent l’interdiction possible d’un certain nombre de substances actives et de ne pas laisser les agriculteurs sans solutions. Le comité des solutions, lancé en 2024, et dont la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a récemment relancé les travaux, a notamment pour objectif d’identifier les produits dont peuvent bénéficier les producteurs des autres États membres et qui pourraient à court terme faire l’objet d’une autorisation en France. Enfin, afin de maintenir la capacité de production à moyen et long terme, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a lancé au printemps 2023 le plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (Parsada), s’intégrant dans le chantier de planification écologique sur les produits phytopharmaceutiques (https://agriculture.gouv.fr/lancement-du-chantier-de-planification-ecologique-sur-les-produits-phytopharmaceutiques). Le Parsada (https://agriculture.gouv.fr/plan-daction-strategique-pour-lanticipation-du-potentiel-retrait-europeen-des-substances-actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures) est destiné à donner de la visibilité aux acteurs professionnels et à identifier de nouveaux leviers pour protéger les cultures et les récoltes, tout en préservant la santé et l’environnement. L’objectif de ces travaux est de recenser les difficultés existantes et d’intensifier les actions de recherche et d’innovation qui permettront aux agriculteurs de disposer des méthodes et techniques de protection des cultures permettant d’atteindre les objectifs de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques. Concernant la vigne, les représentants de la filière ont d’ores et déjà proposé un plan d’action « mildiou et black-rot » qui s’est décliné en trois projets. De plus, la filière prépare actuellement un plan d’action relatif à la flavescence dorée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3886</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4761</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences de l’épizootie de FCO3 sur la viabilité des exploitations d’élevage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3886. — 11 février 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences de l’épizootie de FCO3 qui mettent en péril la viabilité des exploitations de la filière élevage. Elle a été saisie par les JA et la FRSEA Grand Est, qui demandent à l’État de bien vouloir prendre les mesures complémentaires suivantes d’accompagnement des éleveurs, suite à l’épizootie de FCO3, qui menace l’existence de nombreuses exploitations dans le GrandEst : élargissement des dispositifs d’indemnisation à toutes les pertes, directes et indirectes ; prise en compte des animaux morts entre la naissance et le premier mois ; mise en place d’un guichet de déclaration de l’ensemble des pertes indirectes subies par les éleveurs ; renouvellement par l’État de la commande et du financement des vaccins en masse contre la FCO des sérotypes 3 et 8 et contre la maladie hémorragique épizootique (MHE) ; distribution rapide dans les fermes des fonds mobilisés par la puissance publique. Elle souhaite donc connaître sa position à ce sujet et savoir si elle compte adopter ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3887</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4762</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des maladies épizootiques FCO et MHE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3887. — 11 février 2025. — M. Didier Lemaire* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant aux grandes attentes des éleveurs bovins face aux lourdes conséquences engendrées par la fièvre catarrhale ovine (FCO), qui touche un grand nombre d’élevages du Haut-Rhin et de la France. Alors que le Gouvernement avait mis en place la gratuité de la vaccination contre la FCO3, les éleveurs regrettent l’absence d’indemnisation quant à la vaccination contre la FCO8 et la maladie hémorragique épizootique (MHE) qui menacent leurs élevages. De plus, des agriculteurs de sa circonscription rapportent être d’ores et déjà en possession des vaccins mais douter par manque de stratégie nationale clairement établie quant à la marche à suivre. Au-delà de la mortalité animale directement causée par ces épizooties et compensées par des fonds européens, de nombreuses pertes indirectes non indemnisées impactent fortement l’économie des exploitations : baisse importante de la production laitière, avortements récurrents, chute non négligeable de la fertilité et de la natalité, forte augmentation des prestations vétérinaires. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin d’accompagner les éleveurs, de les aider à traverser cet épisode épizootique ravageur et de préserver les filières agricoles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4762</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fièvre catarrhale ovine (FCO), dite « maladie de la langue bleue », est une maladie touchant les ruminants (bovins, caprins et, plus mortellement, les ovins) transmise par des moucherons. Celle-ci a des répercussions économiques, avec des animaux malades dans les élevages. La loi de santé animale européenne définit la fièvre catarrhale ovine (FCO) comme maladie à programme d’éradication volontaire par les États membres. Lors de la session du 23 juin 2021 du conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale dans sa section animale et des nombreux comités de pilotage des maladies vectorielles organisés par la direction générale de l’alimentation (DGAL) en 2024, les professionnels de l’élevage ont souhaité que la France ne porte pas auprès de la Commission européenne un programme d’éradication contre la FCO. Pour respecter ce souhait des professionnels agricoles, l’État n’a pas rendu la vaccination obligatoire. Cette dernière est imposée uniquement par certains pays dans le cadre des échanges commerciaux d’animaux. Elle reste volontaire au niveau national pour les éleveurs qui souhaitent protéger leur troupeau. L’État est néanmoins engagé de longue date dans la prévention et la lutte contre cette maladie. Conformément à l’arrêté du 10 décembre 2008 fixant les mesures financières relatives à la FCO, il prend en charge les visites vétérinaires en cas de suspicion ainsi que les analyses de sérotypages. Et plus récemment, l’arrêté du 9 août 2024 fixant de nouvelles mesures financières a maintenu la prise en charge financière de ces dispositifs et permis la mise à disposition de vaccins. L’État a financé en 2024, l’achat de 14 millions (M) de doses de vaccins FCO pour un montant de 37,8 millions d’euros (M€) (comprenant l’achat des vaccins, leurs stockage et l’acheminement, ainsi que le paiement des prestations vétérinaires associées). En parallèle du financement de la vaccination, l’État déploie une aide d’urgence de 75 M€ afin de prendre en charge forfaitairement à hauteur de 100 % les surmortalités liées à la FCO-3 survenues du 5 août au 31 décembre 2024 des élevages bovins, ovins et caprins et les surmortalités liées à la FCO-8, nouveau sérotype, observées du 1er juin au 31 décembre 2024 des élevages ovins et caprins.  Cette aide d’État à hauteur de 75 M€ s’appuie sur le régime exempté de notification relatif aux aides destinées à remédier aux dommages causés par des maladies animales, qui ne permet pas la prise en charge des pertes indirectes. L’aide est mise en œuvre et payée par FranceAgriMer pour le compte de l’État et les dossiers sont instruits par les services déconcentrés en département [DDT (M)]. Cette aide prend en charge de façon forfaitaire 100 % des surmortalités dans les élevages confirmés foyers FCO. Les différents paramètres de cette aide ont fait l’objet d’un cycle de consultation des organisations professionnelles agricoles nationales dans un calendrier contraint. Dans un souci de simplicité et de rapidité, l’aide est, à l’exclusion des cas particuliers (exemple : mortalités en estive, évolution du cheptel de plus de 30 %), versée sans exiger de pièce justificative [hors relevé d’identité bancarire (RIB)] sur la base des déclarations des éleveurs vérifiées grâce aux bases de données dont dispose l’État sur la situation sanitaire des élevages [statut de foyer, effectifs et mortalités desquelles sont déduites la mortalité de référence (2022)]. Ainsi, le Gouvernement a déployé une avance aux éleveurs touchés par la FCO-3 dont les cheptels ont été déclarés foyers en août et septembre 2024 et qui en ont fait la demande entre le 18 novembre et le 6 décembre 2024 sur le téléservice mis en œuvre par FranceAgriMer, ce qui a permis de répondre à l’urgence en novembre 2024 à hauteur de 30 %. Le guichet solde qui concerne l’ensemble du périmètre du fonds d’urgence, ouvert le 30 janvier est clos depuis le 14 février 2025, avec près de 9 425 dossiers déposés. Ces dossiers sont instruits par les services déconcentrés [DDT (M)] et le paiement est réalisé par FranceAgriMer pour le compte de l’État. Par ailleurs, en avril 2025, le ministère a élargi cette aide aux veaux mort-nés. Il s’agira des veaux « mort-nés » non bouclés qui ont été déclarés par les éleveurs dans les dossiers déposés et qui sont recensés dans la base de données nationale d’identification (BDNI). Le paiement de ces dossiers fera l’objet d’un versement complémentaire par FranceAgriMer en fin de gestion du dispositif versement. En complément, s’agissant des élevages reconnus foyers en 2024, le dépôt de dossiers dans le cadre du programme du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) indemnisant les pertes dues à la FCO 8 du 1er janvier et le 31 décembre 2024 pour les élevages bovins et du 1er janvier et le 31 mai 2024 pour les élevages ovins et caprins, financé à 65 % par l’État, est ouvert du 18 avril au 1er juin 2025 à l’adresse suivante : https://www.fmse.fr/les-programmes/programme-fco-2024/https://www.fmse.fr/les-programmes/programme-fco-2024/). De même, s’agissant des pertes dues à la FCO-8 dans les élevages reconnus foyers en 2023, le dépôt de dossiers de demande pour ce programme du FMSE, toujours pris en charge à 65 % par l’État, est désormais clos. https://www.fmse.fr/les-programmes/programme-fco-2023/https://www.fmse.fr/les-programmes/programme-fco-2023/ Ainsi, l’État s’est pleinement mobilisé pour accompagner les éleveurs dont le cheptel est affecté par la FCO en 2024, par le biais du déploiement de la vaccination et de l’indemnisation. En 2025, l’État a en outre décidé de commander 7 M de doses de vaccins FCO-8 de manière à pouvoir vacciner les ovins du territoire métropolitain, compte tenu du fort impact de la FCO sur cette filière particulièrement exposée, et 1,7 M de doses de vaccins FCO-1 de manière à pouvoir vacciner les bovins et les ovins dans un cordon sanitaire le long de la frontière espagnole. La participation financière de l’État à la gestion de cette maladie est exceptionnelle de manière à apporter un appui aux éleveurs. Pour autant, l’État n’a pas vocation à pallier l’ensemble des pertes supportées par les éleveurs. En effet, et en complément des mesures mises en place par l’État, dans certains départements, les groupements de défense sanitaire (GDS) et les collectivités territoriales peuvent également apporter des aides financières complémentaires.  Enfin, il existe des systèmes assurantiels ou des caisses coups durs relevant d’initiatives volontaires qui peuvent aider les éleveurs à mieux supporter les pertes causées par la FCO. Dans ce contexte, l’État et les professionnels doivent construire à moyen et long terme une stratégie de surveillance et de lutte qui s’appuiera sur la prévention et placera l’outil vaccinal au cœur du dispositif, permettant de limiter les effets négatifs dans un contexte de « vivre avec ». Les assises du sanitaire animal lancées par la ministre depuis fin janvier 2025 doivent contribuer à la construction de cette stratégie de long terme permettant d’impliquer pleinement l’ensemble des acteurs. La ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire reste en ce sens pleinement engagée aux côtés des acteurs professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4341</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4763</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fusion des groupements de défense sanitaire et des chambres d’agriculture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4341. — 25 février 2025. — M. Julien Odoul attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le projet de fusion des chambres d’agriculture et des groupements de défense sanitaire (GDS). Les groupements de défense sanitaire constituent des acteurs majeurs de la politique de prévention et de lutte contre les maladies animales. Dans le département de l’Yonne, le GDS joue un rôle fondamental en matière de surveillance sanitaire, de gestion des crises épidémiologiques et d’accompagnement des éleveurs dans l’application des normes sanitaires. Cette structure est financée en grande partie par les cotisations des éleveurs ainsi que par des subventions européennes et régionales, garantissant ainsi une gestion indépendante et efficiente. Or le projet de fusion entre ces structures et les chambres d’agriculture suscite de vives inquiétudes au sein du monde agricole. En effet, cette réforme, présentée comme une rationalisation administrative, apparaît en réalité comme une absorption des groupements de défense sanitaire par les chambres d’agriculture. Ce projet risque d’entraîner une perte d’autonomie décisionnelle des GDS, alors même qu’ils assurent une mission d’intérêt général en matière de sécurité sanitaire et donc une mission de service public. La fusion pourrait également nuire à la réactivité et à l’efficacité des actions de surveillance et de lutte contre les maladies dont certaines transmissibles à l’homme, en soumettant ces décisions à des logiques économiques et administratives étrangères aux impératifs sanitaires. Aussi, il souhaite connaître ses intentions quant aux garanties qui seront apportées pour préserver la neutralité opérationnelle des GDS. Il lui demande également si une concertation approfondie avec les acteurs de terrain, notamment les éleveurs et leurs représentants, sera menée avant toute mise en œuvre de cette réforme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4763</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant la rationalisation territoriale intégrant les groupements de défense sanitaire (GDS) aux chambres d’agriculture.  En 2013, les états généraux du sanitaire ont créé, au sein de l’article L. 201-9 du code rural et de la pêche maritime (CRPM), le statut d’organisme à vocation sanitaire (OVS). À cet effet, le ministère chargé de l’agriculture a délégué des missions sanitaires officielles aux fédérations régionales des groupements de défense sanitaire (FRGDS) dans le domaine animal.  Ces partenaires sont des associations de droit privé qui disposent de compétences particulières et reconnues, ainsi que du personnel idoine. En particulier, la reconnaissance d’un OVS est subordonnée au respect des conditions listées à l’article R. 201-13 du CRPM, notamment des garanties d’indépendance et d’impartialité vis-à-vis des intérêts économiques particuliers des adhérents.  Il est en effet primordial que la gestion des sujets de santé animale demeure impartiale. C’est un impératif pour le traitement efficace des multiples enjeux sanitaires, au service des éleveurs et des filières. L’indépendance politique des actions sanitaires doit rester un principe fondamental, permettant aux fédérations régionales des GDS (FRGDS) de conserver leur liberté d’action.  Dans ce contexte, si des mutualisations sont envisageables entre chambres d’agriculture et FRGDS, elles doivent être cependant évaluées au cas par cas à l’échelle locale et confrontées à la réalité de terrain. Il en va du bien-fondé des politiques publiques sanitaires et de l’égalité de traitement des usagers. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4651</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4764</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir de l’élevage français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4651. — 4 mars 2025. — M. Nicolas Dragon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation alarmante de l’élevage français. L’agriculture a forgé la puissance et l’excellence française, façonné ses paysages et dessiné la France. Elle n’est pas seulement une filière stratégique mais aussi le cœur battant du pays et une part inestimable de son identité. Cependant la baisse drastique de production de viande et de lait en France, associée aux nombreux départs à la retraite et aux menaces sanitaires, laisse craindre un avenir très incertain pour le secteur. Depuis 2016, le France a perdu un million de bovins et deux tiers des exploitations fermées entre 2010 et 2020 étaient des fermes d’élevages, soit 63 000 structures. La crise laitière sévissant depuis 2009, a eu pour impact dans le département de l’Aisne la fermeture d’une centaine d’exploitations laitières. L’inflation record subie par les Français, conduit les ménages à faire des sacrifices afin de préserver leur confort de vie, se traduisant par la diminution d’achat de viande. La vente de viande de boeuf, de porc et de mouton chute fortement au détriment de la volaille beaucoup moins chère. S’ajoute à cela, l’impact de l’importation. À ce jour, environ 30 % de la viande consommée vient de l’étranger, dont les normes de productions ne sont pas les mêmes et la qualité moindre. Et les accords de libre-échange avec le Mercosur imposés par l’Union européenne ne feront qu’amplifier ce phénomène, ajoutant un clou supplémentaire sur le cercueil de l’agriculture française. Les menaces sanitaires, telle que récemment la fièvre catarrhale, ont provoqué une forte mortalité chez les bovins adultes, ainsi que de grandes difficultés pour les naissances (avortements, malformations, baisse de la fertilité) provoquant un manque de bestiaux disponibles, fragilisant le fonctionnement des abattoirs et montrant un risque réel de décrochage en production de viande et de lait en France. La filière agricole est aussi victime du vieillissement des agriculteurs. Dans l’Aisne, 50 % des agriculteurs auront l’âge de prendre leur retraite dans 10 ans et les effectifs de jeunes présents dans les lycées agricoles demeurent insuffisants. Dans ce contexte sensible, le Gouvernement se doit d’affirmer sa position en soutien à la filière de l’élevage français, pour le maintien de son activité et la sauvegarde de la souveraineté alimentaire française. Il lui demande donc quelle politique gouvernementale elle compte mettre en œuvre afin d’accompagner l’élevage français et faire qu’il conserve la place qu’il mérite dans l’excellence du savoir-faire du pays, tout en permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail et assurer leur succession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4764</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En février 2024, le Gouvernement a présenté un plan de souveraineté de l’élevage qui affiche une ambition claire et assumée : « Nous devons produire ce que nous consommons ». Cinq axes prioritaires pour répondre à cet enjeu ont été identifiés : - traduire en objectifs chiffrés l’ambition gouvernementale et identifier les principaux enjeux par filière ainsi que les externalités positives à maximiser pour ainsi orienter les politiques publiques en cohérence ; - objectiver et promouvoir les apports de l’élevage pour redonner ses lettres de noblesse au métier d’éleveur ; - améliorer le revenu des éleveurs, y compris en renforçant la compétitivité des filières d’élevage ; - accroître l’attractivité du métier d’éleveur pour assurer le renouvellement des générations ; - replacer l’élevage au cœur de la transition écologique pour accroître la contribution des filières d’élevage à la décarbonation et améliorer leur résilience. Le Gouvernement a d’ores et déjà accéléré la mise en œuvre des mesures prévues afin que les éleveurs et entreprises puissent en constater rapidement les effets, comme par exemple : - avantage fiscal et social de 150 millions d’euros (M€) pour les bovins ; - obligation pour les restaurants collectifs d’intégrer dans leurs menus 100 % de produits durables et de qualité dans les familles « viandes » et « poissons » ; - accès à 400 M€ de prêts garantis par l’État à travers l’initiative nationale pour l’agriculture française ; - déblocage d’une enveloppe de 15 M€ pour renforcer la lutte contre la tuberculose, d’un fonds d’urgence de 50 M€ pour indemniser les pertes liées à la maladie hémorragique épizootique et d’un fonds d’urgence de 75 M€ pour indemniser les pertes liées à la fièvre catarrhale ovine (FCO). Le secteur agricole a pu également bénéficier de mesures favorables inscrites dans la loi finances pour 2025 qui aménage certaines déductions (épargne de précaution, vaches laitières), améliore l’exonération de taxe foncière, renforce les exonérations en cas de cession au profit des jeunes agriculteurs et annule les hausses prévues sur le gazole utilisé pour les travaux agricoles et forestiers. En complément, en 2025, le Gouvernement s’est récemment mobilisé pour soutenir l’adoption de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture qui a été promulguée le 24 mars 2025 et qui vise à soutenir : souveraineté alimentaire, renouvellement des générations, transitions en agriculture, lutte contre la décapitalisation des élévage, installation et transmission des exploitations, simplification des activités agricoles, protection des troupeaux contre la prédation.  Le Gouvernement est donc pleinement mobilisé pour soutenir le secteur de l’élevage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4988</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4765</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Perte des terres agricoles en Vaucluse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4988. — 18 mars 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la perte des terres agricoles en Vaucluse. Dans un récent rapport de l’association Terre de liens, il est fait état de la perte alarmante des terres agricoles en France. Chaque année, la France perdrait ainsi 30 000 à 50 000 hectares de terres au profit de l’artificialisation des sols. Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont près de 7 000 hectares qui auraient été perdus depuis 2019 et 2 629 hectares qui auraient été bétonnés. Parallèlement, le nombre d’agriculteurs diminue et il est estimé qu’ils ne seront plus que 300 000 en France d’ici 2030. Elle déplore que 43 % de la production française liée à l’alimentaire soient destinés à l’exportation ; elle lui demande quelles sont les causes de ce taux considérable d’exportation et quelles dispositions elle entend prendre pour encourager une consommation, par les Français, de la production nationale. Elle regrette par ailleurs que la majorité des aliments consommés par les Français soient issus de l’importation. Ce constat dramatique souligne la perte progressive de la souveraineté alimentaire nationale. Elle lui demande quelles dispositions elle compte mettre en œuvre pour encourager la production alimentaire française et la consommation desdits produits sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4765</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France s’est doté depuis 2019 d’un dispositif national d’observation de l’artificialisation et de la consommation d’espaces, ce dispositif est piloté par les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture, qui produit des travaux relatifs à la consommation d’espaces mesurée à partir des fichiers fonciers retraités par le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). Depuis novembre 2023, ce portail est inscrit à l’article R. 101-2 du code de l’urbanisme comme l’observatoire national mettant à disposition des données et des ressources pour la mise en œuvre des mesures visant à réduire la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, ainsi que l’artificialisation nette des sols. Il résulte des analyses produites qu’après une diminution importante sur la période 2009-2015, puis une augmentation entre 2015 et 2016, la consommation d’espaces annuelle stagne entre 20 000 hectares par an (ha/an) et 21 000 ha/an depuis 2019. Dans les Bouches-du-Rhône, la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers évaluée par le dispositif national d’observation est estimée à 1 575 ha depuis 2019. Le département des Bouches-du-Rhône est un des territoires dont le taux d’artificialisation est le plus élevé, après l’Ile-de-France et pour lequel la lutte contre l’artificialisation de sols doit être un enjeu central pour conduire au changement de paradigme appelé au niveau national, le « zéro artificialisation nette » (ZAN) ambitionné par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. La crise de la covid-19, puis la guerre en Ukraine, ont conduit à une prise de conscience collective de la nécessité de réduire les fragilités et améliorer la maîtrise des facteurs d’exposition du pays en termes de souveraineté dans de nombreux domaines économiques, dont les secteur agricole et agroalimentaire. Aussi, depuis 2020, plusieurs plans spécifiques visant à consolider la souveraineté des filières agricoles et agroalimentaires les plus exposées ont été lancés par le ministère chargé de l’agriculture. Ces plans portent sur les protéines végétales, les fruits et légumes, l’élevage et le blé dur. Depuis, les travaux se sont poursuivis et accentués comme en témoigne la promulgation en mars 2025 de la loi d orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture portée par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Cette loi consacre un article au principe de souveraineté alimentaire avec, entre autres, l’instauration des conférences de la souveraineté alimentaire qui vise à apporter une déclinaison opérationnelle, concrète et collective à la progression de la souveraineté alimentaire nationale. Le Gouvernement est donc attaché à cet enjeu majeur et compte poursuivre ses engagements sur ce sujet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4994</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4766</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mise aux enchères d’animaux de compagnie.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4994. — 18 mars 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la mise aux enchères d’animaux de compagnie. Actuellement, sept chiens, incluant des golden retrievers, dobermans, spitz, samoyèdes et bergers australiens, sont proposés sur un site internet, avec une vente prévue le 24 mars 2025 à 10h30. Il est également mentionné que dix-sept autres chiens seront mis aux enchères dans le nord de la France, sans précision sur le lieu. Cette pratique suscite une vive inquiétude quant au respect du bien-être animal, notamment au regard de l’article 515-14 du code civil qui reconnaît les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité. Elle rappelle qu’une situation similaire avait été dénoncée en 2019 et que des parlementaires avaient alors plaidé pour des solutions alternatives respectueuses des besoins spécifiques des animaux de compagnie. Ces ventes aux enchères semblent incompatibles avec les dispositions légales encadrant la vente d’animaux de compagnie et risquent de compromettre leur placement dans des foyers adaptés. En conséquence, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour empêcher ces mises aux enchères et favoriser la prise en charge des animaux concernés par des associations de protection animale, afin d’assurer leur bien-être et leur placement dans des conditions conformes à leurs besoins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4766</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. La vente aux enchères est un type de vente qui peut se pratiquer s’agissant d’espèces d’animaux domestiques mais reste une modalité de vente très peu répandue concernant les chiens. De plus, la vente de chiens en France est soumise à un encadrement strict qui vise à protéger les animaux et à responsabiliser à la fois l’acheteur et l’acquéreur. Ainsi, toute vente à un particulier d’un chien doit s’accompagner de la remise à l’acheteur des documents attestant de son identification et de son enregistrement au fichier national d’identification des carnivores domestiques, d’une attestation de cession, d’un document contenant des informations sur les caractéristiques et les besoins biologiques et comportementaux de l’animal, en tenant compte des spécificités liées à l’espèce, la variété ou la race, ainsi que d’un certificat vétérinaire attestant de la bonne santé de l’animal. En outre, depuis la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, toute personne cédant un animal de compagnie à titre onéreux ou gratuit doit s’assurer que le cessionnaire a signé un certificat d’engagement et de connaissance, et la cession de l’animal ne peut intervenir moins de sept jours après la délivrance du certificat au cessionnaire. Une vente aux enchères n’échappe pas à ces obligations. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif à tout signalement de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance y compris de vente aux enchères ne respectant pas les obligations reglementaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5043</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4766</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Autorisations d’élevages d’animaux sans attestation de connaissances (ACACED)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5043. — 18 mars 2025. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’exercice d’activité d’élevage d’animaux sans certificat de connaissances. En 2016, l’attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques (ACACED) a remplacé le CCAD (certificat de capacité animaux domestiques). Valable dix ans avant de devoir être actualisée, cette attestation est obligatoire pour exercer plusieurs activités liées aux animaux domestiques, notamment celles de refuge ou d’éleveur. Toutefois, il est possible pour l’éleveur dérogataire qui ne vend qu’une seule portée par an inscrite au livre d’origines et n’est donc pas assujetti à l’obligation ni de disposer d’un numéro SIREN ni de déclarer son activité à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de son département, d’exercer son activité sans être titulaire de l’ACACED, alors même qu’il aura à connaître des difficultés analogues à celles des autres éleveurs avec ses animaux : hygiène, maladies, génétique, reproduction, bien-être animal etc. Elle lui demande s’il ne serait pas pertinent d’homogénéiser la règle prévoyant l’obligation d’être titulaire de l’ACACED pour la totalité des professionnels des animaux domestiques sans exception aucune.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4766</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 214-6-2 du code rural et de la pêche maritime prévoit que toute personne exerçant l’activité d’élevage de chiens ou de chats est tenue de se conformer aux conditions énumérées au I de l’article L. 214-6-1 du même code. Cela signifie que les personnes exerçant une activité d’élevage de chiens ou de chats : - 1° doivent faire l’objet d’une déclaration au préfet ; - 2° sont subordonnées à la mise en place et à l’utilisation d’installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale pour ces animaux ; - 3° ne peuvent s’exercer que si au moins une personne, en contact direct avec les animaux, peut justifier soit : - être en possession d’une certification professionnelle en lien avec au moins l’une des espèces concernées ; - avoir suivi une formation dans un établissement habilité par le ministre chargé de l’agriculture afin d’acquérir les connaissances relatives aux besoins biologiques, physiologiques, comportementaux et à l’entretien des animaux de compagnie et disposer d’une attestation de connaissance établie par l’autorité administrative ; - posséder un certificat de capacité délivré par l’autorité administrative en application des dispositions du IV de l’article L. 214-6 dans sa rédaction en vigueur antérieurement à la publication de l’ordonnance n° 2015-1243 du 7 octobre 2015 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie. À travers son plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie publié le 22 mai 2024, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire prévoit notamment d’améliorer la formation donnant lieu à l’attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques (ACACED), par le déploiement de contrôles des organismes de formation et l’amélioration du questionnaire d’évaluation. Pour compléter, le II et le III de l’article L. 214-6-2 susmentionné prévoient des dérogations aux points 1° et 3° précédemment cités pour les éleveurs ne cédant à titre onéreux qu’une portée par an et par foyer fiscal. Ces éleveurs sont ainsi exonérés de l’obligation de justifier leurs connaissances. À ce stade, aucune extension de l’obligation de justification des connaissances à l’ensemble des éleveurs n’est prévue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6673</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4767</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir budgétaire du volet immatériel du DiNA Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6673. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Mazars* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir budgétaire du volet immatériel du dispositif national d’accompagnement des Cuma (DiNA Cuma). Mis en place en 2016, en rupture avec les dispositifs antérieurs centrés sur l’investissement matériel (notamment les prêts à moyen terme spéciaux MTS), le DiNA Cuma a permis d’introduire un soutien inédit à l’investissement immatériel, à travers le financement de conseils stratégiques destinés à accompagner les coopératives agricoles dans leurs dynamiques collectives : gouvernance, emploi, projet commun, transition agroécologique… Ce volet immatériel a fait l’objet d’une évaluation approfondie par le CGAAER, à la demande du ministère, pour en mesurer la pertinence et l’impact opérationnel. Les conclusions sont claires quant à une efficacité prouvée : plus de 3 000 conseils stratégiques ont été réalisés entre 2016 et 2020, générant la création de 700 emplois et une forte mobilisation sur les enjeux de transition, avec un coût moyen maîtrisé. Chaque année, plus de 600 Cuma et 14 000 agriculteurs sont concernés. Refondu en 2024 à l’issue d’une concertation entre la DGPE et le Réseau Cuma, le dispositif est désormais pleinement articulé avec les priorités du ministère : souveraineté alimentaire et énergétique, transition agroécologique, emploi rural, renouvellement des générations. Pourtant, malgré cette reconnaissance institutionnelle, les crédits alloués au conseil stratégique demeurent limités, mettant en péril des projets structurants dans de nombreux territoires. Dans le département de M. le député, l’Aveyron, le nombre de journées financées est passé de 90 en 2023 à 67 en 2024, alors que la demande locale reste soutenue. En Aveyron toujours, ce soutien a permis de faire émerger deux groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) issus de démarches DiNA : l’un sur la préservation des sols, l’autre sur la structuration d’une filière chanvre. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement entend garantir un financement pérenne et revalorisé du volet immatériel du DiNA Cuma, à la hauteur de son impact structurant pour l’agriculture de groupe et des besoins croissants exprimés dans les territoires. À tout le moins, il lui demande si le Gouvernement entend maintenir ce dispositif à un niveau cohérent avec les priorités nationales - transition agroécologique, emploi, renouvellement des générations - et en faire un appui stratégique aux coopérations agricoles de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6674</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4767</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6674. — 20 mai 2025. — Mme Sylvie Bonnet* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un sujet essentiel, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant ce dispositif qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6679</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4768</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire du dispositif DiNA pour les CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6679. — 20 mai 2025. — M. Jean-Michel Jacques* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Le dispositif DiNA qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou encore de la souveraineté alimentaire et énergétique. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir le budget de ce dispositif, essentiel à l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs et par conséquent à la souveraineté alimentaire de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6680</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4768</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6680. — 20 mai 2025. — M. Stéphane Buchou* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Les coupes budgétaire de ce dispositif suscitent l’inquiétude de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6681</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4768</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire sur le dispositif DiNA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6681. — 20 mai 2025. — Mme Sandra Marsaud* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant à la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022- 2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6683</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4769</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement des CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6683. — 20 mai 2025. — Mme Mathilde Hignet* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des Cuma au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation entre le réseau Cuma et la DGPE en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Il est mobilisé par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle lui demande quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6684</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4769</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Gel du budget alloué aux CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6684. — 20 mai 2025. — M. Joël Bruneau* alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inquiétude des CUMA suite à une récente baisse du budget qui leur est alloué. Les CUMA sont des outils qui participent à diminuer les frais de structure des exploitations agricoles et donc à la force de l’agriculture française. Face à une concurrence internationale forte et à des difficultés structurelles et conjoncturelles, il paraît essentiel de préserver tous les éléments concourant à la force du modèle agricole français. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6687</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4769</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Maintien du dispositif DiNA pour les CUMA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6687. — 20 mai 2025. — Mme Chantal Jourdan* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire récemment intervenue concernant le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Ce dispositif ne se limite pas au soutien à l’achat et au partage de matériel. Il accompagne les projets collectifs portés par les Cuma. Il contribue ainsi au développement de l’emploi en milieu rural, au renouvellement des générations, à la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, à l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’à la souveraineté alimentaire et énergétique. DiNA a récemment fait l’objet d’un travail approfondi. Un rapport du CGAAER, une concertation menée entre la DGPE et le réseau Cuma en 2022-2023, puis une refonte du dispositif en 2024 ont permis de mieux l’adapter aux objectifs des politiques publiques. Il s’agit d’un outil précieux qui, par l’action des collectifs d’agriculteurs, démultiplie les impacts sur le terrain. Cette aide stratégique est unique en son genre dans le monde agricole. Chaque année, plus de 600 Cuma y ont recours à l’échelle nationale, représentant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vue de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agriculteurs est un enjeu central, elle souhaite savoir si elle entend maintenir et sécuriser dans la durée ce dispositif, qui reste aujourd’hui la seule ligne budgétaire spécifiquement dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6691</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4770</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réductions budgétaires du DiNA dédié aux Cuma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6691. — 20 mai 2025. — M. Henri Alfandari* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes des agriculteurs et des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma), face aux récentes réductions budgétaires des fonds dédiés au dispositif d’innovation en agriculture (DiNA). Les Cuma jouent un rôle clé dans la modernisation des exploitations agricoles et la transition écologique, en permettant aux agriculteurs de mutualiser équipements et innovations. Le DiNA, essentiel à leur financement, est indispensable pour soutenir leur développement et leur compétitivité. Cependant, les perspectives de nouvelles réductions budgétaires suscitent de vives inquiétudes, notamment en ce qui concerne l’impact sur l’accès à ce dispositif. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour préserver le financement du DiNA et garantir ainsi la pérennité des CUMA dans un contexte économique et agricole difficile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4770</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre chargée de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est particulièrement attentive aux préoccupations exprimées concernant les moyens attribués au dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole, dit DiNA-CUMA.  La loi de finances pour 2025, promulguée le 14 février 2025, a dans ses objectifs de redresser les comptes publics de 50 milliards d’euros et de ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut en 2025. À cette fin, la loi de finances prévoit de réduire les dépenses de l’État et de ses opérateurs, dans une optique d’effort partagé. Le programme budgétaire « compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt » de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » connaît une réduction sensible des moyens qui lui sont affectés.  En dépit de ce contexte budgétaire, l’État poursuit pleinement ses efforts en faveur de l’agriculture française et déploie des moyens importants pour soutenir l’activité agricole en France. Ainsi, malgré une réduction de ses moyens, le dispositif DiNA-CUMA est bel et bien maintenu en 2025. De plus, le dispositif TO-DE (travailleurs occasionnels-demandeurs d’emploi) a été étendu aux CUMA dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Le DiNA est en effet essentiel pour les CUMA, depuis sa mise en place en 2016, à la suite des aides à l’investissement matériel sous forme de prêts à moyen terme spéciaux. Il a ainsi permis d’accompagner environ 30 % des CUMA sous la forme d’une aide aux investissements immatériels par la mise en œuvre d’un conseil stratégique réalisé par un organisme de conseil. Parmi les coopératives qui en ont bénéficié, 25 % d’entre elles en ont réalisé au moins deux et 6 % en ont réalisé au moins trois.  Malgré la diminution des crédits alloués au dispositif DiNA-CUMA, celui-ci continue d’aider les coopératives en priorisant les dossiers déposés, afin notamment d’appuyer celles qui n’ont jamais été financées pour une demande d’aide au conseil stratégique. À ce titre, une grille de priorisation avait été rédigée lors de la révision de l’instruction technique, en 2023, en étroite collaboration avec la fédération nationale des CUMA. Une alternative consiste à diminuer le taux d’aide publique de ce dispositif à 80 ou 70 %, contre 90 % aujourd’hui, permettant ainsi de continuer à soutenir l’ensemble des CUMA, sans critère de priorisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6685</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4770</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Baumel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interrogation sur le dispositif d’aide de FranceAgriMer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6685. — 20 mai 2025. — M. Laurent Baumel interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le dispositif d’aide nationale de FranceAgriMer sur l’acquisition de matériels d’agroéquipement des vergers pour aider à la transition écologique. Ce dispositif permet aux arboriculteurs d’acquérir du nouveau matériel agricole et d’investir dans la transition écologique. Cependant, lors de l’ouverture de la plateforme permettant de candidater pour obtenir les subventions et par conséquent la connaissance des pièces justificatives à fournir, plusieurs arboriculteurs se sont retrouvés devant un message leur indiquant que l’enveloppe budgétaire était épuisée. Ce message affiché seulement quelques minutes après l’ouverture de la plateforme montre un fonctionnement d’attribution des aides au « premier arrivé premier servi ». Ce fonctionnement décourage certains arboriculteurs, ne pouvant pas bénéficier de ce dispositif alors qu’ils souhaiteraient investir dans la transition écologique. Ce fonctionnement nécessitant de disposer d’un dossier déjà complet à l’ouverture de la plateforme créait de fait une rupture d’égalité entre les petits exploitants et les plus gros ayant l’habitude de déposer des dossiers. Cette méthode d’attribution pourrait également être source de suspicions entre les arboriculteurs alors que l’ensemble des demandeurs souhaitent œuvrer pour la transition écologique. Aussi, il souhaiterait connaître le bilan de ce dispositif pour l’année 2024, mais également connaître le mode de fonctionnement et d’attribution du dispositif d’aide nationale de FranceAgriMer sur l’acquisition de matériels d’agroéquipement des vergers pour aider à la transition écologique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4771</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le guichet « agroéquipements des vergers » issu des crédits de la planification écologique a été co-construit entre les services compétents du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et les représentants de la filière des fruits et légumes. Cette consultation étroite avec les professionnels a permis de cibler des matériels répondant aux besoins de la filière en lien avec les objectifs de la planification écologique et la mise en œuvre du plan de souveraineté pour la filière des fruits et légumes.  Lors du conseil spécialisé « fruits et légumes » de FranceAgriMer, instance nationale représentative des professionnels de la filière des fruits et légumes, les informations relatives à la date d’ouverture de ce dispositif ont été communiquées afin que chaque demandeur se prépare au mieux pour déposer un dossier. Depuis son ouverture, des premiers éléments de bilan relatifs à la consommation de ce guichet sont donnés aux professionnels lors de conseil spécialisé ou en groupes de travail. De manière générale, le guichet est un dispositif construit dans une logique de « premier arrivé, premier servi » qui présente une réelle efficacité et répond à un effort de simplification important. En effet, il permet une instruction plus rapide des dossiers par FranceAgriMer.  Si les guichets agroéquipements présentent un intérêt certain pour pallier à court terme à une demande, comme en témoigne la rapidité de consommation des guichets concernant la filière des fruits et légumes, force est de constater que le financement de ces matériels n’est pas l’unique levier pour la filière. Le ministère chargé de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire est également attaché au déploiement d’autres outils qui répondent à des logiques différentes tels que les appels à projets. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>288</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4771</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Cantines scolaires face à l’inflation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            288. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’inflation qui touche les cantines scolaires. Depuis 2020, les prix de l’alimentation explosent dans le pays. À titre d’exemple, les pâtes et le riz ont augmenté de 30 %. En cause, le renchérissement énergétique, le coût des transports, la spéculation internationale et les superprofits des intermédiaires. Le coût social est lourd : des millions de gens sautent des repas pour limiter leurs dépenses, le nombre de personnes dans les files d’attente alimentaire s’accroît, les vols à caractère alimentaire s’accroissent. Les enfants en font également les frais, par l’étranglement financier des cantines scolaires. Ces dernières occupent une position centrale dans l’alimentation de la jeunesse. Elles servent près d’un milliard de repas par an et constituent un des rares espaces où les élèves de tout milieu social bénéficient (au moins) une fois par jour d’un repas suffisant, sain et équilibré. Mais elles sont prises dans une contradiction : renchérissement (injustifié) du prix des composantes alimentaires d’une part, blocage (justifié) de la contribution des familles par un grand nombre de collectivités territoriales d’autre part. Aussi, il lui demande quelle proportion de cantines scolaires (en école élémentaire, en collège et en lycée) est concernée depuis 2020 par chacune des options suivantes : augmentation des tarifs, réduction des composantes des repas, modification des plats servis, révision de l’approvisionnement, aide financière de l’État. Et en cas d’augmentation des tarifs, quelle est l’augmentation respective des 40 % de cantines scolaires déléguées à des entreprises privées de restauration collective ou des 60 % de cantines scolaires directement gérées par les collectivités ? Face à cela, comment le Gouvernement entend-il agir pour que les familles ne soient pas mises financièrement à contribution sans que les enfants ne subissent de réductions de leur ration alimentaire, par exemple avec une contribution publique relevée, une mutualisation par l’impôt ou une autorisation des achats de gré à gré, tous susceptibles d’absorber les frais sans les reporter directement sur les usagers ? Il souhaite connaître sa position à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4771</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après un taux d’inflation de +5,2% en 2022 et +4,9% en 2023, l’année 2024 devrait connaître un retour à taux proche de 2%. Le Gouvernement est conscient des effets de l’inflation sur le coût du service public de restauration scolaire, qui garantit un accès à un repas équilibré aux élèves, en particulier les plus fragiles d’entre eux. Pour tous les établissements publics, les tarifs de la restauration scolaire sont déterminés par la collectivité dont dépend l’établissement (article R. 531 52 du code de l’éducation). Celle-ci peut choisir d’appliquer le quotient familial au tarif du repas. Elle peut également verser des aides aux familles pour payer les frais de cantine. Afin d’inciter à une tarification sociale de la restauration scolaire dans les écoles, le Gouvernement a mis en place une aide financière pour les communes rurales de moins de 10 000 habitants et leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, afin que les enfants en situation de pauvreté qui y résident puissent manger à la cantine pour 1 € maximum. Le soutien de l’Etat est désormais de 3 euros pour chaque repas servi au tarif d’un euro. Il peut être porté à 4 euros par repas pour les communes ayant souscrit un engagement de respecter les critères de la loi Egalim. Pour les élèves de collège et de lycée, l’Etat finance également un fonds social pour la cantine permettant la prise en charge de façon partielle ou totale des frais de cantine pour les familles les plus modestes. Les dispositifs ainsi mis en place par le Gouvernement s’inscrivent dans le cadre du pacte des solidarités qui vise notamment à prévenir la pauvreté à travers une politique de lutte contre les inégalités dès la petite enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1843</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4772</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michaël Taverne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Devenir des crédits non consommés du pacte SAT 2</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1843. — 12 novembre 2024. — M. Michaël Taverne interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le devenir des crédits alloués au pacte pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache 2 (SAT 2) et non utilisés par les communes. En effet, à ce jour, des montants relativement importants de crédits alloués à certaines communes n’ont pas été consommés. À l’approche du lancement du pacte SAT 3, il souhaite savoir ce que deviendront ces crédits et si ceux-ci risquent d’être perdus par les communes qui ne les auraient pas utilisés en totalité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4772</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le pacte pour la réussite de la Sambre-Avesnois-Thiérache (SAT), a été signé le 7 novembre 2018 afin d’aider ce territoire à faire face aux difficultés socio-économiques qu’il connait. Trois axes d’intervention ont constitué le cadre stratégique de développement, soutenu par des 173M€ de crédits de l’Etat : - le mouvement : améliorer le quotidien des habitants en s’impliquant sur la RN2, l’accès au numérique et booster la Troisième révolution industrielle ; - l’accomplissement : fournir un socle solide pour le développement du territoire à travers les fondamentaux que sont l’éducation, la santé, la cohésion sociale et la présence des services publics ; - la transmission : faire fructifier les richesses du territoire et dynamiser la culture et le tourisme. Fort de cette dynamique, une deuxième génération de ce pacte a été décidée pour poursuivre les efforts et la synergie d’actions entre l’Etat et les collectivités. L’acte II du pacte SAT a été signé le vendredi 19 novembre 2021 en présence du Président de la République. Il conforte les actions déjà entreprises, élargit le périmètre thématique du pacte et les acteurs associés. L’Etat a ainsi mobilisé 294 M€ d’aides supplémentaires pour irriguer le territoire et améliorer concrètement le quotidien des habitants. Les indicateurs socio-économiques s’améliorent : le taux de chômage est passé de 16,5 à 12,5 % entre 2017 et 2024, les créations d’entreprises sont en hausse de 1 500 à 2 500 par an sur la même période et l’industrie embauche davantage qu’elle ne supprime de postes (15 000 emplois créés entre 2018-2024). S’agissant des crédits de l’Etat pour soutenir l’investissement des collectivités, 45M€ alimentés par le fonds national d’aménagement du territoire (FNADT) et le Fonds vert ont été mobilisés sur la durée du pacte SAT II. L’ensemble des crédits ont été engagés en 2022, 2023 et 2024, et seront entièrement consommés à l’issue des livraisons de travaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2035</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4772</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Baisses des dotations de l’État aux départements et aux communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2035. — 19 novembre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les graves conséquences des baisses répétées des dotations de l’État aux départements et aux communes, particulièrement pour les collectivités rurales et de petite taille. Les diminutions de financement limitent fortement leur capacité à exercer des missions de proximité et de soutien aux citoyens, menaçant ainsi la cohésion des territoires. En effet, entre 2013 et 2017, les dotations de l’État ont déjà baissé de 33 % et pour 2025, le Gouvernement annonce 5 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Ces coupes amènent les départements et communes à devoir choisir entre leurs missions essentielles, en particulier dans les domaines du social, de l’éducation et de l’entretien des infrastructures. Mme la députée demande donc à Mme la ministre de clarifier les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour garantir des financements adaptés et pérennes. Les départements jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des politiques sociales en France. En tant que premier échelon de la solidarité, ils assument des responsabilités essentielles pour les populations vulnérables, les jeunes et les personnes âgées ou en situation de handicap. Cependant, la diminution des dotations de l’État compromet sérieusement leur capacité à remplir ces missions fondamentales. Plusieurs domaines sont particulièrement concernés. Les départements sont en première ligne pour soutenir les populations les plus fragiles. Cela inclut la gestion des aides sociales comme le revenu de solidarité active (RSA), qui constitue un soutien vital pour de nombreux foyers en difficulté. Avec la baisse des financements, les départements doivent envisager des ajustements qui risquent de réduire les prestations ou d’augmenter les délais de traitement des demandes, exposant ainsi les bénéficiaires à des situations précaires. La réduction de ces aides pourrait également freiner les démarches d’insertion professionnelle pour les allocataires, compromettant ainsi les efforts de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Les aides aux personnes âgées et en situation de handicap représentent une autre part essentielle du budget départemental. Les départements financent des prestations spécifiques telles que l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces dispositifs permettent aux bénéficiaires de rester autonomes à domicile le plus longtemps possible. Or avec des dotations en baisse, certains départements peinent à maintenir ces aides et pourraient même être contraints de restreindre l’accès à ces services ou de réduire le montant des prestations, impactant directement la qualité de vie de milliers de personnes. La protection de l’enfance est l’une des missions les plus sensibles du département. Les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) accueillent, accompagnent et protègent les enfants en danger ou en situation de vulnérabilité. Les placements familiaux, l’accueil en structure, le suivi éducatif et les mesures de prévention représentent des dépenses importantes, mais indispensables pour assurer la sécurité et le bien-être de ces jeunes. La baisse des dotations fragilise cette mission, obligeant certains départements à revoir à la baisse les moyens alloués à ces services, ce qui pourrait entraîner une réduction des capacités d’accueil et un suivi moins personnalisé pour chaque enfant, compromettant ainsi leur développement et leur sécurité. La protection de l’enfance et plus particulièrement l’accueil des mineurs non accompagnés (MNA), représente une mission essentielle des départements. Toutefois, cette mission est aujourd’hui mise à mal par les politiques migratoires qui ont conduit à un afflux massif de MNA sur le territoire national, avec de très lourdes conséquences pour les finances publiques et la qualité des services de protection de l’enfance. Les départements sont contraints de faire face à une arrivée massive de mineurs étrangers non accompagnés, qui représentent une charge supplémentaire considérable. Ces jeunes, souvent issus de pays à forte instabilité, nécessitent un accompagnement spécifique et coûteux : hébergement, suivi éducatif, soins médicaux et sociaux. Or avec des budgets en diminution, les départements se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer cette prise en charge dans des conditions dignes et sécuritaires. Ils sont obligés de réduire les moyens affectés aux services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), ce qui entraîne une surcharge des structures d’accueil, déjà saturées pour les enfants français en danger. La qualité du suivi éducatif en pâtit et des mineurs vulnérables sont laissés à l’abandon, dans des foyers déjà trop peu nombreux pour répondre à la demande. Cette situation devient intenable, car au-delà des coûts financiers directs, elle entraîne un affaiblissement des structures locales de protection, déjà soumises à des tensions budgétaires chroniques. Comment demander aux départements de protéger les enfants français si, en parallèle, on leur impose d’assumer l’accueil et l’accompagnement de milliers de MNA ? Les départements ont également pour mission de favoriser l’insertion professionnelle des publics en difficulté. Au travers de divers programmes d’insertion, ils accompagnent les bénéficiaires du RSA et les jeunes sans emploi vers la formation et le retour à l’emploi. Ce rôle est essentiel dans le cadre de la lutte contre le chômage et la précarité. Toutefois, la diminution des financements limite leur capacité à mener ces actions, réduisant ainsi l’accompagnement personnalisé et les possibilités de formation pour les bénéficiaires, ce qui freine leur retour vers une autonomie économique. Les départements sont responsables de l’entretien, de l’équipement et du fonctionnement des collèges, un domaine clé pour garantir des conditions d’apprentissage optimales aux élèves. Ils financent également les cantines scolaires, les activités sportives et culturelles, ainsi que les dispositifs d’aides spécifiques pour les familles modestes. Pourtant, avec les dotations en baisse, plusieurs conséquences graves sont à prévoir. Les infrastructures vieillissantes nécessitent des travaux réguliers pour garantir la sécurité et le confort des élèves. Or avec des ressources en diminution, les départements peinent à entretenir et moderniser les collèges. Dans de nombreux cas, les travaux sont reportés, ce qui engendre une dégradation progressive des bâtiments et expose les élèves à des risques liés à des locaux en mauvais état. Les difficultés d’entretien concernent aussi les équipements sportifs et culturels, essentiels pour un apprentissage épanouissant. Les aides départementales permettent aux familles modestes de bénéficier de tarifs réduits pour la restauration scolaire, garantissant ainsi un accès à une alimentation équilibrée pour tous les élèves. Une réduction des dotations risque d’entraîner une diminution des aides pour la cantine, ce qui affectera directement les familles en difficulté. Cela pourrait même contraindre certaines familles à renoncer à la cantine pour des raisons financières, creusant davantage les inégalités sociales dès le plus jeune âge. Les départements sont responsables de l’entretien et de la sécurisation des routes départementales, qui jouent un rôle crucial pour la mobilité, particulièrement dans les zones rurales, où les transports en commun sont peu développés. La baisse des dotations menace la qualité et la sécurité de ces infrastructures. Les réductions budgétaires forcent les départements à restreindre les interventions d’entretien, notamment le resurfaçage des routes, la signalisation et le déneigement en hiver. L’état des routes se détériore, augmentant le risque d’accidents pour les automobilistes et les piétons. Ce manque d’entretien est particulièrement préoccupant pour les zones rurales, où la voiture est souvent le seul moyen de transport pour se rendre au travail, à l’école, ou aux services de santé. La dégradation de ces routes entraîne une gêne pour les usagers et compromet la sécurité des habitants. L’état des infrastructures routières est également un facteur important pour l’attractivité économique des territoires. Les entreprises et les services locaux dépendent de routes bien entretenues pour leur logistique et leur accessibilité. Une dégradation des infrastructures routières pourrait dissuader certaines entreprises de s’installer ou de rester dans ces territoires, freinant ainsi le dynamisme économique local. Les coûts supplémentaires liés à des itinéraires en mauvais état pénalisent également les professionnels du transport et les agriculteurs, qui dépendent des routes pour l’acheminement de leurs produits. Les communes, quant à elles, jouent un rôle essentiel de proximité avec les citoyens, en particulier dans les zones rurales. Cependant, les réductions de dotations les empêchent de remplir correctement leurs missions. La gestion des écoles primaires, des cantines scolaires et des activités périscolaires fait partie des responsabilités essentielles des communes. En raison de la baisse des dotations, de nombreuses municipalités se voient contraintes de réduire le nombre de places dans les activités parascolaires et de limiter leur participation aux actions de soutien scolaire, ce qui affecte particulièrement les familles aux revenus modestes. De plus, l’entretien des infrastructures communales, comme les voiries locales, est de plus en plus difficile à assurer. Dans les zones rurales, où la voiture est indispensable, la dégradation des routes présente un danger pour les habitants. De même, la modernisation des bâtiments publics, tels que les centres sportifs, les bibliothèques et les centres communautaires, est compromise. La réduction des dotations affecte également le soutien que les communes apportent aux associations locales. Ces associations sont un pilier de la vie sociale et culturelle et leur financement dépend en grande partie des subventions municipales. La baisse des aides contraint certaines associations à réduire leurs activités, voire à fermer, diminuant ainsi l’offre culturelle et sportive locale, ce qui affecte particulièrement les jeunes et les personnes isolées. Mme la députée souligne également que cette réduction des moyens financiers empêche les communes de lancer des projets de développement, cruciaux pour le dynamisme et l’attractivité des territoires. Le risque est grand de voir ces zones se dépeupler progressivement, faute de ressources suffisantes pour entretenir et moderniser les équipements. Enfin, faute de financements adéquats, certaines municipalités sont contraintes d’augmenter les impôts locaux pour compenser le manque de ressources. Cette mesure, bien que nécessaire pour maintenir des services essentiels, impose une charge supplémentaire aux citoyens, déjà confrontés à des difficultés économiques croissantes. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes elle compte mettre en place pour stabiliser les dotations de l’État aux départements et éviter que les baisses répétées de financement ne mettent en péril leurs missions de solidarité et de soutien aux plus vulnérables, notamment via le RSA et les aides à la dépendance. La diminution des dotations aux départements affecte directement leur capacité à protéger les enfants en danger, via les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Quels dispositifs de soutien supplémentaires Mme la ministre envisage-t-elle pour garantir le maintien d’un suivi de qualité pour ces jeunes en situation de vulnérabilité ? Face aux besoins croissants d’entretien des infrastructures scolaires, comment Mme la ministre prévoit-elle de compenser les baisses de financement pour assurer la sécurité et le confort des élèves dans les collèges publics des zones rurales ? Concernant la restauration scolaire, de nombreuses familles modestes dépendent des aides départementales pour accéder à la cantine. Quels mécanismes Mme la ministre entend-elle mettre en œuvre pour éviter que les réductions de dotations n’aboutissent à une exclusion progressive des enfants défavorisés du service de restauration scolaire ? Les routes départementales nécessitent un entretien constant pour garantir la sécurité des usagers, surtout dans les zones rurales. Quelles solutions Mme la ministre va-t-elle proposer pour que les départements continuent de financer les travaux essentiels de rénovation et de sécurisation des voiries ? Les réductions de dotations affectent également les communes, qui peinent à maintenir les infrastructures locales en bon état. Quelles solutions Mme la ministre envisage-t-elle pour que les petites communes rurales puissent entretenir leurs équipements publics sans pour autant augmenter la charge fiscale pour les habitants ? La baisse des dotations réduit aussi la capacité des communes à soutenir les associations locales, qui jouent un rôle essentiel dans la vie culturelle et sociale. Mme la députée demande à Mme la ministre si des dispositifs de soutien spécifiques aux associations locales pourraient être mis en place pour éviter leur fermeture. Les dotations réduites freinent les projets de développement et d’attractivité dans les zones rurales, contribuant au risque de dépeuplement de ces territoires. Quelles mesures Mme la ministre va-t-elle mettre en œuvre pour encourager les projets de dynamisation locale malgré la contrainte budgétaire ? En l’absence de soutien financier accru, certaines communes sont contraintes d’augmenter les impôts locaux, impactant davantage les ménages déjà en difficulté. Mme la députée souhaite savoir si des aides fiscales ou des subventions spécifiques pourraient être allouées aux communes rurales pour éviter cette hausse de la fiscalité locale. Enfin, elle souhaite connaîtres les mesures concrètes qu’elle compte prendre pour éviter que la charge de l’accueil des MNA ne pèse de manière insoutenable sur les départements, au détriment des missions essentielles de solidarité envers les populations vulnérables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4774</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation financière des départements fait l’objet d’un suivi particulier dans le cadre du dialogue sur les finances publiques entre l’Etat et les collectivités territoriales. Les départements ont été confrontés en 2023 à une dégradation de leur situation financière, notamment en raison du ralentissement du marché immobilier et de la diminution des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qu’ils perçoivent, ainsi qu’à la dynamique de leurs dépenses, notamment celles relatives aux différentes allocations individuelles de solidarité (AIS). Face à ce constat et dès l’élaboration du projet de loi de finances pour 2024, le Gouvernement est venu abonder et doubler le montant du fonds de sauvegarde en prévoyant, par les articles 131 et 252 de cette loi, d’une part, un abondement exceptionnel du fonds de sauvegarde par l’Etat égal aux sommes mises en réserve sur le fonds en 2022 et en 2023 et, d’autre part, la répartition de l’intégralité de ces sommes, soit 100,8 M€, entre les départements dont la situation financière est actuellement la plus difficile au regard de critères d’épargne brute et de fragilité sociale. Cette première mesure concerne 14 collectivités départementales. Cette loi de finances entérine également le maintien d’un soutien financier significatif de l’Etat pour la prise en charge des mineurs non accompagnés en portant de 67,7 M€ à 100 M€ le montant des crédits dédiés à l’accompagnement des départements dans l’évaluation et la mise à l’abri des personnes se présentant comme mineurs non accompagnés et dans la prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance des personnes évaluées comme telles. Il est également venu instituer, par l’article 86 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024, une dotation complémentaire exceptionnelle de 150 M€ destinée à améliorer et à porter à 40% au minimum par les concours de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) le taux de couverture de la dépense d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) exposée par les départements. De manière plus structurelle, face à la hausse tendancielle du nombre de personnes âgées et des besoins financiers en matière d’autonomie en partie supportés par les départements, l’article 79 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 et l’article 82 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 ouvrent la possibilité d’une expérimentation, à compter du 1er juillet 2025 et pour 23 départements expérimentateurs, d’une fusion des sections de financement soins et dépendance des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et unités de soins de longue durée (USLD) aboutissant, in fine, à une recentralisation de l’APA en établissements actuellement financé par les départements. Pour autant, il convient de rappeler que, même en l’absence d’un pouvoir de taux, ceux-ci ont bénéficié ces dernières années de ressources particulièrement dynamiques, en particulier les fractions de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) versée en compensation du transfert aux communes de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et de la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ainsi que la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) attribuée en compensation de différents transferts de compétences, de réformes de la fiscalité locale ainsi que pour le financement des services départements d’incendie et de secours (SDIS). En ce qui concerne plus spécifiquement les DMTO départementaux, si leur niveau est en retrait en 2023 par rapport aux exercices 2021 et 2022, s’établissant à 13 Mds€ environ, contre 16 Mds€ les années précédentes, ils restent toutefois à un étiage historiquement élevé dans la mesure où 2023 constitue le troisième meilleur millésime de perception de cette ressource pour les départements dont certains ont pu affecter des recettes en réserves budgétaires au titre de l’article R. 3321-4 du code général des collectivités territoriales (CGCT). A cet égard, l’article 116 de la loi de finances pour 2025 vient renforcer ce levier de recettes que les départements pourront utiliser. Ainsi, pour une durée de trois ans, les départements pourront porter, sur délibération, le taux maximal de taxe de publicité foncière ou de droit d’enregistrement perçu à leur profit de 4,5 % à 5 % pour les mutations d’immeubles. Les conseils départementaux vont pouvoir appliquer ce taux plafond au plus tôt le 1er avril, pour les actes passés et aux conventions conclues à compter du premier jour du deuxième mois suivant la notification de la délibération, à l’exception des biens acquis pour les acquéreurs d’une première propriété et qu’il est destiné à l’usage de sa résidence principale. En outre, l’effort des départements à la maîtrise des finances publiques prévu par la loi de finances pour 2025 a été abaissé au titre de l’article 186 de la loi de finances pour 2025 relatif au dispositif du lissage conjoncturel, le Gouvernement restant particulièrement attentif à la situation des départements. Par ailleurs, la dotation globale de fonctionnement (DGF) a fait l’objet d’augmentation en 2023 et en 2024 pour un montant total de 640 M€ permettant notamment d’accompagner les collectivités territoriales face à l’inflation. La loi de finances pour 2025 prévoit de poursuivre cet effort avec une nouvelle hausse de 150 M€. A cela, vient s’ajouter la consolidation de la dotation pour les aménités rurales qui va connaître une augmentation de +10 M€ (passant de 100 M€ à 110 M€) et le maintien de la dotation pour les titres sécurisés (DTS) d’un montant de 100 M€ en 2025. La stabilité de la DGF s’accompagne également d’une progression significative des dotations de péréquation au sein de la DGF (+390 M€ dont + 290 M€ au sein de la DGF des communes), destinée à renforcer la solidarité au bénéfice des collectivités les plus fragiles. Enfin, le soutien de l’Etat à l’investissement local est maintenu à travers les dotations d’investissement (DETR, DSIL, DSID et DPV) étant reconduites en 2025 à hauteur de près de 2 Mds€. Le Gouvernement, plus que jamais attentif à la situation financière des collectivités territoriales, a ouvert au cours de la Conférence financière des territoires qui s’est réunie le 6 mai sous la conduite du Premier ministre, un cycle de discussions avec les associations d’élusn dans le but de préparer les décisions à venir dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3752</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4776</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Adultes-relais : M. le ministre a tout faux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3752. — 4 février 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la suppression des « adultes-relais » : veut-il vraiment lutter contre le narcotrafic ? « "Les pouvoirs publics ne réalisent pas ce qu’ils font. Sont-ils au courant de l’impact que ça a pour nous ? Connaissent-ils l’aide que ça nous apporte ? Se rendent-ils compte qu’on ne peut pas tenir sans ces postes ? ", s’inquiète Rombo Togbahoun, fondateur et président du club UGBD Grigny Boxe, présent dans les quartiers de Grigny ». C’est ainsi que débute un article du Monde daté du 24 janvier 2025, intitulé : « Sidérés, les quartiers populaires perdent leurs derniers emplois aidés ». « Atelier vélo », « atelier assiette de vie », « atelier temps parents » : autant d’activités qui, dans toutes les villes, tous les quartiers, seront supprimés. Et toutes les associations, partout, unanimes, dénoncent « une décision brutale et unilatérale », alertent sur « les répercussions catastrophiques sur la cohésion sociale ». La copie est la même à Amiens. À l’ALCO, centre interculturel d’Amiens nord : « Si on perd les adultes-relais, on met en péril la médiation, toutes les animations, l’accès aux droits des habitants, l’aide qu’on apporte pour les CV, le numérique. Déjà qu’on passe un temps fou dans les appels à projets, qu’on est contrôlés de tous les côtés, qu’on fait plus d’administratif qu’autre chose, si on réduit nos moyens, ça va être très compliqué ». À l’autre bout de la ville, à la Salamandre, c’est l’association L’un et L’autre : « C’est l’inverse, il nous faudrait au moins un poste supplémentaire pour mener à bien toutes nos missions. Nos ateliers couture, le soutien scolaire, les cours de cuisine ». Mais pourquoi, alors, adresser cette question à M. le ministre ? Pourquoi pas, plutôt, ce serait plus logique, à Mme la ministre chargée du travail ? Ou à Mme la ministre chargée du budget ? Parce que, avec son collègue de la justice, M. le ministre déclaré la guerre au narcotrafic. M. le député s’en félicite. La drogue pourrit la vie des habitants, elle angoisse les parents, elle menace les enfants, elle contraint à une surveillance des adolescents, de l’itinéraire qu’ils empruntent pour se rendre au collège, d’appeler quand ils en rentrent. M. le député approuve M. le ministre : oui, ces trafiquants, il doit les frapper au porte-monnaie. Traquer leur patrimoine. Observer leur train de vie. Lutter contre le blanchiment. Fermer les commerces gris. Mais cette guerre-là, M. le ministre ne pourra pas la mener, il ne pourra pas la remporter, que de l’extérieur, qu’avec des forces de police, des contrôleurs des impôts, des inspecteurs des douanes, intervenant du dehors. Sans cela, ce ne seront que des châteaux de sable et les gros bonnets arrêtés seront aussitôt remplacés. C’est une bataille pour l’information, une bataille de l’espace public, une bataille des esprits que l’État mener avec des alliés de l’intérieur. Avec des soutiens du dedans, en les appuyant, en renforçant les hommes et les femmes de bonne volonté. En les érigeant en contre-modèle, d’engagement, de citoyenneté félicitée. Les associations, dans les quartiers, sont bien évidemment ce point d’appui, trop faible, trop fragile. Mais que M. le ministre, le Gouvernement, font le choix d’affaiblir encore, de fragiliser. Elles exercent en terres hostiles, avec trois bouts de ficelle et pour économiser des bouts de chandelle, M. le ministre les abandonne. La vertu est alors punie. Le vice récompensé. Voilà les conclusions à en tirer. Si le Gouvernement voulait, vraiment, enrayer le narcotrafic, il créerait des contrats adultes-relais, plutôt que de les détruire, il les sortirait de la précarité, il leur offrirait une pérennité. Car qui, en bas des tours HLM, qui réussit encore parfois, patiemment, à tisser un lien avec des jeunes, qui leur ouvre un horizon, un autre chemin, par le sport, la cuisine, la photo ? M. le ministre fait reculer la République, là où, il le sait, elle est le plus en danger. Il laisse du vide, que d’autres sauront occuper. Il lui demande son avis sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4776</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le financement par l’Etat de postes d’adultes-relais dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville poursuit un objectif de médiation sociale avec pour mission principale d’améliorer les relations entre les habitants et les services publics, ainsi que les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs. Présent dans l’Hexagone ainsi qu’en Outre-mer, ce dispositif financé par l’Etat à hauteur de 22 810,61€ par poste et par an, est largement plébiscité par les acteurs locaux. Les crédits ouverts par la loi de finances initiale pour 2024 au titre de cette politique publique s’élevaient à 98 M€, niveau identique à celui de 2023, avec 4 300 adultes-relais sur l’ensemble des quartiers politique de la ville. A la suite des émeutes urbaines de 2023, le comité interministériel des villes (CIV) du 27 octobre 2023 a fixé pour objectif de renforcer la présence humaine dans les quartiers politique de la ville, en simplifiant et en accompagnant la professionnalisation des adultes-relais, outil central de la politique de la ville depuis 25 ans. Les adultes-relais jouent un rôle essentiel et reconnu par les acteurs pour les différentes missions exercées : médiateur scolaire, médiateur de soutien aux démarches administratives, médiateur numérique, médiateur urbain, contribuant à la prévention de la délinquance, médiateur sportif, médiateur culturel, médiateur dans le champ de la santé, médiateur dans le champ de l’emploi, médiateur de proximité. Ainsi, au regard de l’importance que revêt le dispositif des adultes-relais au sein du tissu associatif, l’enveloppe budgétaire dédiée aux adultes-relais est sanctuarisée en 2025 à hauteur de 98 M€ dans le programme 147. Ce montant permettra de répondre aux besoins locaux. Il s’agit d’un effort budgétaire conséquent en faveur des 1 580 quartiers prioritaires et des 5.9 millions d’habitants qui y résident. Cette préservation des moyens financiers montre la reconnaissance du Gouvernement à l’efficacité du travail des adultes-relais sur le terrain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4800</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4777</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Dépenses subventionnables DETR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4800. — 11 mars 2025. — M. Thibault Bazin interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’application du code général des collectivités territoriales (CGCT) qui dispose, aux termes du second alinéa de l’article R. 2334-27, que lorsqu’elles contribuent au financement de projets d’investissement, la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), la dotation politique de la ville (DPV), la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et la dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID) ne peuvent représenter, employées seules ou de manière combinée, plus de 80 % du montant prévisionnel de la dépense subventionnable engagée par le bénéficiaire. Il semble que certaines municipalités aient été informées que le taux maximal de subvention de 80 % est déterminé en se basant sur le montant des dépenses subventionnables mentionné dans l’arrêté accordant la subvention DETR. Cependant, cette interprétation ne semble pas exacte, car lorsque plusieurs organismes financeurs (conseil départemental, conseil régional, Europe, etc.) sont impliqués, ils ne se basent pas tous sur les mêmes dépenses éligibles à la subvention. Si les calculs se basent sur l’arrêté émis par l’État, ce plafond peut apparaître insuffisant au regard du montant total réel. Ce serait un mauvais signal envoyé aux communes rurales. Il lui demande donc si le taux maximal est réellement calculé en fonction des dépenses subventionnables indiquées dans l’arrêté émis par les services de l’État ou s’il est calculé sur le montant total HT réel des travaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4777</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les taux minimum (20%) et maximum (80%) de financement apporté par l’Etat au titre de la DETR, de la DSIL, de la DSID et de la DPV tels que prévus par l’article R. 2334-27 du code général des collectivités territoriales (CGCT) sont des règles de bonne gestion budgétaire, visant à accroître l’efficience des crédits de l’Etat en évitant leur saupoudrage sur des projets dont la viabilité financière peut être assurée par d’autres moyens, ou qui au contraire risquent d’entraîner des charges de fonctionnement trop lourdes que la collectivité bénéficiaire ne serait pas en mesure d’assumer. Le cofinancement éventuellement apporté par d’autres entités publiques, notamment le conseil départemental ou régional, n’a pas d’effet sur ces taux. Comme l’article R. 2334-27 du CGCT le dispose expressément, ces taux s’appliquent au "montant prévisionnel de la dépense subventionnable engagée par le bénéficiaire". Ce montant prévisionnel est bien celui qui figure dans l’arrêté attributif de la subvention. La subvention définitive est calculée par application du taux de subvention au montant hors taxe de la dépense réelle. Cette dépense réelle est plafonnée à la dépense prévisionnelle qui figure dans l’arrêté attributif. Ce plafond ne peut être dépassé que « lorsque des sujétions imprévisibles par le bénéficiaire et tenant à la nature du sol ou résultant de calamités conduisent à une profonde remise en cause du devis » (article R.2334-30 du CGCT). Le complément de subvention doit alors faire l’objet d’un nouvel arrêté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5264</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4777</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Compétence politique de la ville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5264. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la compétence « politique de la ville » obligatoire pour les EPCI, sauf pour les communautés de communes. Dans la situation spécifique où une communauté d’agglomérationr ne comporte qu’un seul quartier prioritaire localisé exclusivement sur le territoire d’une unique commun membre, cette répartition des compétences montre certaines limites en matière d’efficacité et d’efficience. Le cadre actuel impose la mise en place de montages administratifs et financiers complexes, nécessitant des flux entre la communauté d’agglomération et la ville concernée. Cela engendre des délais, des coûts supplémentaires et une possible dilution des responsabilités. Il pourrait être intéressant d’introduire la possibilité pour la communauté d’agglomération de déléguer la compétence « politique de la ville » à la commune membre abritant le seul quartier politique de la ville de l’agglomération. Ainsi la commune concernée, directement en contact avec les réalités du quartier prioritaire, pourrait agir avec une plus grande réactivité et pertinence. Les montages financiers complexes actuellement mis en œuvre seraient supprimés. La communauté d’agglomération et la commune devraient s’accorder sur les modalités de cette délégation incluant les dispositifs de suivi et d’évaluation des actions. Aussi, elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à cette expérimentation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4777</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de la ville repose en grande partie sur les collectivités. Son objectif est de favoriser le travail collectif et partenarial et non d’en confier la charge à un seul acteur. Le pilotage de la politique de la ville est une compétence obligatoire des intercommunalités urbaines (agglomérations, communautés urbaines et métropoles). L’article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales dispose que « la communauté d’agglomération exerce de plein droit au lieu et place des communes membres (…) les compétences en matière de politique de la ville : élaboration du diagnostic du territoire et définition des orientations du contrat de ville ; animation et coordination des dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d’insertion économique et sociale ainsi que des dispositifs locaux de prévention de la délinquance ; programmes d’actions définis dans le contrat de ville. » En cohérence, l’article 6 de la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine dispose que la « politique de la ville est mise en œuvre par des contrats de ville conclus à l’échelle intercommunale entre, d’une part, l’Etat et ses établissements publics et, d’autre part, les communes et établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre concernés » (EPCI-FP). La commune, quant à elle, met en œuvre les actions du contrat de ville sur son territoire. La Constitution (articles 34 et 72) confie au législateur la définition des compétences des différentes catégories de collectivités territoriales et de leurs groupements (décisions n° 91-290 DC du 9 mai 1991). La loi précise ainsi les hypothèses dans lesquelles un EPCI-FP et notamment une communauté d’agglomération peut déléguer à l’une de ses communes membres, tout ou partie d’une de ses compétences (CGCT, art. L1111-8 et suivants, art. L5216-5). Aucune disposition législative ne prévoyant la possibilité de déléguer la compétence en matière de politique de la ville, celle-ci ne peut être autorisée, à titre expérimental. De manière opérationnelle, cette organisation doit permettre un dialogue partenarial entre l’Etat, la communauté d’agglomération et la commune concernée. Le pilotage par la communauté d’agglomération doit permettre à la commune de bénéficier des compétences de l’intercommunalité et des synergies qui maximisent l’effet levier des actions de droit commun et de celles financées par le programme 147 dédié à la politique de la ville sur le QPV de la commune, comparativement à une situation où la commune exercerait isolément la compétence. Ainsi, la compétence de la communauté d’agglomération se révèle être un atout pour la commune, par son implication sous toutes ses formes dans le QPV de la commune.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5500</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4778</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Comptabilisation des dépenses par les collectivités locales pour l’enfouissement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5500. — 1 avril 2025. — M. Philippe Brun interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la comptabilisation des dépenses engagées par les collectivités locales pour l’enfouissement des réseaux de communications électroniques. Selon l’instruction n° 01-114-M0 du ministère des finances du 10 décembre 2001 ; lorsqu’une collectivité locale finance l’enfouissement de lignes téléphoniques existantes, cette opération doit être comptabilisée en dépenses de fonctionnement, car ces infrastructures ne lui appartiennent pas. En revanche, l’enfouissement des réseaux électriques est considéré comme un investissement. Pourtant, ces travaux concernent souvent les mêmes infrastructures et sont réalisés conjointement, ce qui oblige les collectivités à repartir artificiellement leurs dépenses entre fonctionnement et investissement, compliquant ainsi leur gestion budgétaire. Or les dépenses de fonctionnement sont plus contraignantes pour les collectivités, tandis que les dépenses d’investissement leur offrent plus de souplesse financière et facilitent l’accès à des financements. Aussi, il lui demande s’il envisage de modifier ces règles comptables afin que l’enfouissement des réseaux de communication électronique soit reconnu comme une dépense d’investissement, à l’instar de celui des réseaux électriques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4778</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les travaux d’enfouissement ont pour objet de remplacer les câbles aériens par des câbles neufs destinés à être enfouis et qui ont des caractéristiques techniques différentes. Sur le plan comptable, dès lors que les travaux d’enfouissement du réseau électrique s’apparentent à l’un des motifs de travaux prévus par l’article L. 322-6 du code de l’énergie, les dépenses correspondantes s’analysent comme des dépenses d’investissement (réponse ministérielle du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer aux questions écrites n° 04031 et n° 02220 de M. Jean-Louis Masson, 16ème législature, publiée le 16/02/2023). Ces travaux d’enfouissement sont à distinguer des dépenses d’entretien des réseaux dont la définition a été précisée par la circulaire (NOR : TERB2004017J) du 23 mars 2020. Celle-ci définit les dépenses d’entretien des réseaux comme « les travaux d’entretien concernant la partie d’un ouvrage pouvant contenir des éléments linéaires de canalisation, des équipements ou accessoires et des branchements ; mais aussi les travaux sur les réseaux de distribution eux-mêmes, regroupant des canalisations aériennes ou souterraines ainsi que les travaux d’entretien sur les accessoires des réseaux comme les installations annexes, les branchements, les colonnes montantes et dérivations individuelles.Ces dépenses sont imputées au compte 615 232 « Entretien et réparations – Voies et réseaux – Réseaux » (pour les budgets appliquant la M14, M57, M61 ou M71) ou 615 23 (pour les budgets appliquant la M4, M41 ou M49) ; elles se définissent comme les dépenses courantes d’entretien et de réparation relatives aux réseaux d’eau, d’assainissement, de téléphonie et d’internet, d’électrification (dont l’éclairage public), de gaz, de chauffage et de climatisation ». Ainsi, dès lors que les opérations concernent un renforcement de l’ouvrage, elles correspondent à des dépenses d’investissement. Il n’y a pas à opérer de distinction dans l’imputation comptable entre la nature du réseau (téléphonique ou électrique) mais bien en fonction de l’objet des dépenses (travaux d’enfouissement ou dépenses d’entretien).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6089</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4779</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Multiplication inquiétante des dépôts sauvages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6089. — 22 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur une préoccupation soulevée par de nombreux maires concernant la multiplication inquiétante des dépôts sauvages. Chaque année, la France recense plus de 80 000 tonnes de déchets abandonnés illégalement, occasionnant des coûts annuels considérables estimés à plusieurs centaines de millions d’euros pour les collectivités territoriales, contraintes de nettoyer et de réhabiliter les sites touchés. Cette réalité alarmante révèle une situation inacceptable où des entreprises clandestines prospèrent en toute impunité, collectant illégalement des déchets auprès de particuliers et de professionnels irresponsables. Il est inadmissible que l’espace public soit considéré comme une décharge à ciel ouvert. Une réforme courageuse doit être menée afin de sanctionner de tels agissements. Aussi, il lui demande ce qui peut être prévu pour permettre une identification et une sanction efficaces des contrevenants. Il souhaite aussi savoir ce qui peut être envisagé pour obtenir un renforcement des contrôles et des sanctions contre les entreprises illégales de collecte des déchets, ainsi qu’une révision nécessaire des conditions d’accès des professionnels aux déchetteries.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4779</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les dépôts sauvages et les abandons de déchets est un des sujets auxquels la loi anti-gaspillage du 10 février 2020 a entendu apporter de nouveaux moyens d’action démontrant toute l’attention portée par le gouvernement au combat de cette délinquance afin notamment de ne pas laisser le coût de la résorption des dépôts ou du nettoiement de l’espace public à la seule charge des collectivités. La loi du 10 février 2020 a ainsi considérablement amélioré les outils juridiques existants permettant aux maires de réprimer plus efficacement les auteurs de dépôts sauvages. Elle autorise ainsi le transfert, au président du groupement de collectivité ou de l’établissement public de coopération communale compétent en matière de collecte des déchets, des prérogatives que détiennent les maires en application de l’article L541-3 du code de l’environnement, permettant ainsi de désigner une seule autorité compétente pour l’application des pouvoirs de police administrative décrits dans cet article pour l’ensemble du territoire de ce groupement de collectivité ou de cet établissement public, ce qui accroît l’efficacité des actions de contrôle/répression menées. Les moyens de contrôle des collectivités territoriales ont également été renforcés par la possibilité d’habiliter de nouveaux agents publics, tels que certains agents des collectivités territoriales, à constater les infractions relatives aux déchets prévues par le code pénal. La loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019 avait auparavant modifié l’article L251-12 du code de la sécurité intérieure qui permet désormais l’utilisation des enregistrements d’un dispositif de vidéo-protection pour assurer la prévention de l’abandon d’ordures, de déchets, de matériaux ou d’autres objets. Les sanctions ont aussi été renforcées. Le maire a désormais la possibilité de prononcer une amende administrative de 15 000 euros maximum sans mise en demeure préalable du responsable du dépôt en application de l’article L541-3 du code de l’environnement, et d’infliger une amende forfaitaire délictuelle de 1 500 euros en application de l’article L541-46 du même code, ce qui lui confère un pouvoir coercitif plus affirmé. La loi a également mis à la charge de certaines filières dites à responsabilité élargie des producteurs, le financement des coûts de ramassage et de traitement des déchets relevant de ces filières, abandonnés, déposés ou gérés contrairement aux prescriptions du code de l’environnement. Un décret du gouvernement précise les conditions d’application de cette disposition. Une disposition légale prévoit de surcroît la nécessité pour les entreprises de collecte de déchets de contractualiser avec les éco-organismes, afin de favoriser l’accès au financement et aux infrastructures de tri et de recyclage des entreprises agissant dans la légalité. Cependant, les dépôts sauvages ne se résument pas à ces seuls dépôts sauvages de taille importante, notamment lorsque ces déchets sont abandonnés le long des routes. Ainsi, afin que les acteurs économiques des filières soumises à responsabilité élargie des producteurs puissent soutenir les collectivités qui font face aux incivilités du quotidien, la loi anti-gaspillage a également prévu que certaines filières soutiennent les collectivités dans le cadre du nettoiement des espaces publics. C’est notamment le cas pour les mégots grâce à la filière à responsabilité élargie des producteurs. Par ailleurs, pour agir à la racine sur les causes de la gestion illégale des déchets, la loi anti-gaspillage a créé plusieurs nouvelles filières qui permettent d’accompagner les collectivités dans leur lutte contre les dépôts sauvages mais aussi contre les abandons diffus de déchets dans l’espace public. C’est notamment le cas avec la filière relative aux déchets des produits et matériaux de construction du bâtiment qui doit permettre la mise en place d’un maillage efficace de points de collecte pour collecter sans frais les déchets des entreprises, ce qui devrait réduire de façon importante les dépôts sauvages de tels déchets qui seront repris gratuitement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1112</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4780</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Impact du RSGP : clarifications sur l’article 51 et notice aux opérateurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1112. — 22 octobre 2024. — Mme Océane Godard* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’impact du nouveau Règlement sur la sécurité générale des produits (RSGP), qui entrera en vigueur le 13 décembre 2024, sur les petites et moyennes entreprises spécialisées dans la vente de produits d’occasion. De nombreux entrepreneurs français, notamment ceux commercialisant des articles culturels anciens comme des CD, vinyles, livres ou jeux vidéo, se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de se conformer aux nouvelles exigences imposées par ce règlement. Celui-ci exige en effet l’ajout d’informations telles que le nom et les coordonnées des fabricants d’origine, informations souvent introuvables pour des produits datant de plusieurs décennies. L’application stricte de ces obligations pourrait entraîner la suppression de nombreuses annonces en ligne, mettant ainsi en péril l’activité de ces vendeurs et menaçant la pérennité de leurs entreprises. Mme la députée prend note de l’article 51 du RSGP, qui prévoit que les États membres ne doivent pas entraver la mise à disposition sur le marché de produits conformes à la directive 2001/95/CE et qui ont été mis sur le marché avant le 13 décembre 2024. Cependant, de nombreuses incertitudes persistent quant à la manière dont cette disposition sera mise en œuvre concrètement, notamment pour les vendeurs opérant via des canaux de vente en ligne. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de publier une notice d’information claire à destination des opérateurs de ces canaux de vente en ligne, afin qu’ils appliquent correctement cette disposition transitoire et évitent de pénaliser des vendeurs respectant les anciennes normes. Elle lui demande également quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour clarifier les modalités d’application de l’article 51 et garantir que les entreprises concernées pourront continuer leurs activités sans interruption après le 13 décembre 2024. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2039</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4780</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquences du RSGP sur le commerce en ligne de produits culturels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2039. — 19 novembre 2024. — Mme Caroline Parmentier* appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences du règlement sur la sécurité générale des produits (RSGP) sur le commerce en ligne de produits culturels. Le RSGP est un instrument clé dans le cadre juridique de l’Union européenne en matière de sécurité des produits. Ce texte, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 13 décembre 2024, modernise le cadre général communautaire en instaurant des obligations spécifiques en matière de traçabilité des produits. Parmi ces exigences se trouve l’obligation d’identifier la référence de toute marchandise vendue sur l’internet. Cette nouvelle obligation suscite de vives inquiétudes au sein du secteur culturel ayant des boutiques en ligne, particulièrement les antiquaires, les libraires et les marchands de jouets anciens. En l’absence de références, par exemple dans la situation d’un jouet ancien, ces commerces ne pourraient plus vendre leurs marchandises. Les vendeurs de livres d’occasion quant à eux devront investir un temps conséquent pour inscrire en ligne les références de chaque ouvrage. Ces exigences en matière de traçabilité et d’étiquetage interrogent de nombreux professionnels quant à la proportionnalité de la mesure. De nombreuses entreprises (principalement des TPE et PME) craignent de ne pas pouvoir se conformer à ces nouvelles règles, ce qui conduirait à la fragilisation du secteur et à la réduction de la diversité de l’offre culturelle. Mme la députée demande à M. le ministre de lui indiquer si le Gouvernement envisage d’exclure les produits culturels du champ d’application de cette nouvelle obligation de traçabilité prévue par le règlement sur la sécurité générale des produits. À défaut, elle lui demande de l’informer d’éventuelles mesures spécifiques visant à assurer la pérennité du secteur et des emplois concernés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4780</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le règlement européen relatif à la sécurité générale des produits (RSGP), adopté en 2023, est entré en vigueur le 13 décembre 2024. Ce règlement vise avant tout à adapter le cadre réglementaire en matière de sécurité générale des produits – dont la dernière directive actuellement en vigueur date de 2001 [1] – aux évolutions du marché, tels que l’essor du commerce en ligne ou le développement de nouvelles technologies (intelligence artificielle, objets connectés, etc.) ou de nouveaux marchés, tels que celui du reconditionné. Ce règlement, loin de créer un ensemble d’obligations ex nihilo, s’inscrit dans la continuité des principes et règles préexistantes au niveau européen en matière de sécurité générale des produits. Le RSGP complète en effet les législations sectorielles, dites « harmonisées » (par exemple relatives aux jouets ou aux matériels électriques et électroniques), afin de s’assurer que tous les produits soient au moins couverts par une obligation générale de sécurité (OGS), ce qui permet de tendre vers des obligations plus homogènes entre produits. Dans ce cadre, les biens d’occasion vendus par des professionnels sont également couverts par cette réglementation, dans la continuité des dispositions préexistantes issues de la directive relative à la sécurité générale des produits (DSGP). Les seules exceptions concernent les produits « pour lesquels le consommateur ne peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils répondent aux normes de sécurité les plus récentes, tels que les produits (…) qui sont mis à disposition sur le marché en tant qu’objets de collection ayant une valeur historique ». Si les biens culturels d’occasion (tels que les CD, livres ou vinyles) n’ont à ce titre pas raison d’être exclus du champ du règlement, il convient de rappeler que les attentes en matière de sécurité des produits demeurent proportionnées à la complexité du produit et/ou aux éventuels risques que celui-ci présente. Dorénavant cependant, dans le cadre des nouvelles obligations incombant aux distributeurs ou aux places de marché en ligne, celles-ci doivent recueillir auprès des vendeurs certaines informations afin d’en assurer la bonne traçabilité en cas de mesures de retrait ou rappel. Conformément à l’article 17 du RSGP, un soutien sera fourni aux petites et moyennes entreprises (PME) afin de faciliter l’application du présent règlement. En particulier, la Commission est en train d’adopter des lignes directrices à l’attention des acteurs économiques, afin d’accompagner leur mise en conformité avec leurs nouvelles obligations. Enfin, le règlement prévoit à son article 51 une disposition transitoire selon laquelle seuls les produits mis sur le marché après le 13 décembre 2024, date d’entrée en vigueur, devront respecter les nouvelles exigences du RSGP. Cette disposition vise justement à ne pas imposer aux acteurs économiques concernés des mesures qui impliqueraient d’appliquer ces nouvelles exigences à l’ensemble de leurs produits déjà présents sur le marché. Ainsi, les produits qui ont déjà été mis sur le marché avant le 13 décembre 2024 peuvent rester sur le marché sans nouvelles exigences liées à l’étiquetage, y compris pour la revente d’occasion après cette date. [1] Directive 2001/95/CE du Parlement européen et du Conseil du 3 décembre 2001 relative à la sécurité générale des produits (DSGP)]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2242</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4781</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Droit de rétractation spécifique aux foires et salons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2242. — 26 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la nécessité d’instaurer le droit de rétractation pour les contrats conclus lors des foires et salons en France. Chaque année, plus de 1 200 foires et salons sont organisés en France. Or de nombreuses associations de défense des consommateurs dénoncent des pratiques commerciales abusives, avec notamment la signature de contrats parfois très onéreux dans des conditions parfois douteuses. Cependant, toute commande passée sur un stand ne peut être annulée, ce qui expose les concitoyens à des situations financières et morales insupportables. En vertu de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, transposée dans le code de la consommation par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, les étals et stands des foires et salons sont considérés comme des établissements commerciaux. En conséquence, les consommateurs ne bénéficient pas du droit de rétractation applicable aux contrats conclus à distance ou hors établissements commerciaux. Cependant, les pays voisins européens ont une lecture différente de cette directive : dans 70 % des cas, un droit de rétractation ou un examen au cas par cas est prévu pour les achats effectués en foires et salons. À l’heure où 19 des États membres ont pris des dispositions pour éviter que leurs consommateurs ne souffrent d’un gouffre financier ou d’un préjudice moral, pourquoi la France reste-t-elle silencieuse ? Ce sujet suscite d’ailleurs une forte demande, depuis de nombreuses années, avec diverses questions écrites adressées au Gouvernement et plusieurs propositions de loi sur la table. Face à ces préjudices qui pèsent sur les consommateurs français, il souhaite savoir si elle envisage de modifier le code de la consommation pour y inclure un droit de rétractation spécifique aux foires et salons, afin de garantir aux concitoyens une protection équivalente à celle offerte dans d’autres États membres de l’Union européenne. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4781</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation qui impose aux professionnels de faire bénéficier les consommateurs d’un droit de rétractation, prévue à l’article L. 221-18 et suivants du code de la consommation, concerne les contrats à distance (notamment les contrats conclus sur internet) et les contrats hors établissement. Cette réglementation est issue de la transposition de la directive européenne 2011/83/UE du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs qui est d’harmonisation maximale. En dehors de ces contrats, par exemple pour un contrat conclu dans un établissement commercial, le choix revient au professionnel de proposer ou non aux consommateurs la possibilité de revenir sur son achat, ceci n’étant pas une obligation légale. Les contrats conclus sur les foires et salons n’entrent pas dans la catégorie des contrats conclus à distance, ni dans celle des contrats conclus hors établissement, et ne sont donc pas soumis aux dispositions précitées du code de la consommation. Il convient, cependant, d’indiquer que les contrats hors établissements s’entendent de ceux conclus en dehors d’un établissement commercial, mais également de ceux conclus dans un établissement commercial ou à distance immédiatement après que le consommateur a été sollicité « personnellement et individuellement dans un lieu différent de celui où le professionnel exerce en permanence ou de manière habituelle son activité et où les parties étaient, physiquement et simultanément, présentes » (article L. 221-1 du code de la consommation). La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a été amenée à préciser la notion « d’établissement commercial » défini dans la directive 2011/83 comme le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière permanente ou habituelle ». À cet égard, dans un arrêt CJUE, 7 août 2018 Verbraucherzentrale Berlin eV C-485/17, la Cour a précisé que le lieu où le professionnel exerce son activité « de manière habituelle » ne devait pas être compris selon une acception temporelle mais doit être compris « comme renvoyant au caractère normal que revêt, sur le site concerné, l’exercice de l’activé en cause » (point 39). En conséquence, le stand d’une foire ou d’un salon constitue bien un établissement commercial puisque l’exercice de l’activité de vente sur ce lieu revêt un caractère normal ou courant. Cette interprétation de la CJUE est confortée par le considérant 22 de la directive 2011/83/UE précitée qui souligne : « Il convient de considérer comme établissement commercial tout établissement, de quelque type que ce soit (qu’il s’agisse par exemple d’un magasin, d’un étal ou d’un camion), servant de siège d’activité permanent ou habituel au professionnel. Les étals dans les marchés et les stands dans les foires devraient être considérés comme des établissements commerciaux s’ils satisfont à cette condition. ». Toutefois, un consommateur qui conclut un contrat sur un stand de foire ou de salon peut néanmoins se rétracter de ce contrat s’il a été conclu immédiatement après avoir été personnellement et individuellement sollicité alors qu’ils se trouvaient dans un lieu qui n’est pas un établissement commercial, par exemple dans le hall ou l’allée d’exposition de la foire (cf. ordonnance CJUE, 17 décembre 2019 B&amp;L Elektrogeräte GmbH C-465/19). Afin d’alerter les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation dans le cadre des contrats conclus sur les stands de foires et salons, le législateur a imposé au professionnel d’afficher sur le stand qu’il occupe, un panneau informant les consommateurs sur l’absence de droit de rétractation pour les contrats conclus sur ces lieux. Cette information doit être reprise dans un encadré apparent, rédigée en des termes clairs et lisibles, dans les offres de contrat faites dans les foires et les salons (articles L. 224-59 à L. 224-62 du code de la consommation et arrêté du 2 décembre 2014 relatif aux modalités d’information sur l’absence de délai de rétractation au bénéfice du consommateur dans les foires et salons). Par ailleurs, lorsque le contrat conclu sur un stand de foire ou de salon est assorti d’un crédit affecté, ce qui est souvent le cas pour des biens d’un certain montant, le consommateur bénéficie d’un droit de rétractation pour le crédit servant à financer son achat. S’il l’exerce, le contrat de vente financé par le crédit est alors résolu de plein droit (article L. 224-62 du code de la consommation). En outre, les pratiques commerciales trompeuses dont peuvent être victimes, le cas échéant, les consommateurs dans les foires et les salons sont sanctionnées de deux ans d’emprisonnement, voire, désormais, de trois ans d’emprisonnement lorsqu’elles sont suivies de la conclusion d’un contrat et d’une amende de 300 000 euros, pouvant être portée à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel. Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) font preuve d’une grande vigilance et restent fortement mobilisés sur ces sujets. Des enquêtes portant sur le respect des réglementations précitées par les professionnels dans les foires et salons sont régulièrement réalisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4642</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4782</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre les pratiques déloyales des plateformes chinoises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4642. — 4 mars 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de contrôle effectif du respect des réglementations françaises et européennes par certaines plateformes de commerce en ligne, notamment asiatiques. L’Union européenne dispose de l’un des cadres réglementaires les plus stricts au monde en matière de protection des consommateurs, de lutte contre la contrefaçon et de respect des normes environnementales. Les entreprises françaises et européennes font l’objet de contrôles réguliers et s’exposent à des sanctions en cas de manquement. Or il apparaît que certaines plateformes, telles que Shein et Temu opérant sur le sol européen et connaissant une croissance exponentielle sur le marché français, ne respectent pas toujours ces règles et bénéficient d’avantages compétitifs déloyaux. Des études révèlent notamment que les produits vendus sur ces plateformes ne respectent pas toutes les normes de sécurité en vigueur. Une étude de Toy Industries of Europe indique que 95 % des jouets testés sur Temu sont non conformes aux standards européens. Par ailleurs, ces ventes massives de produits à bas coût, expédiés individuellement depuis l’étranger, ont un impact non négligeable sur l’environnement. Ces entreprises bénéficient en outre d’avantages concurrentiels importants, tels que des exemptions douanières et des tarifs postaux préférentiels. D’après les données fournies par le groupe La Poste, Shein et Temu représentent 22 % des colis acheminés sur le territoire national, contre moins de 5 % il y a cinq ans. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le respect des normes et réglementations françaises et européennes par ces plateformes. Elle lui demande également quelles actions seront entreprises pour assurer une concurrence loyale entre tous les acteurs du marché, protéger les consommateurs et préserver le tissu commercial français. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4783</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est plus que jamais mobilisé sur ce sujet prioritaire pour nos commerces. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) veille au quotidien à la sécurité et la conformité des produits vendus sur les places de marché en ligne. Elle organise ainsi chaque année depuis 2018 des campagnes de prélèvements reposant sur la procédure de l’« achat mystère » (permettant aux enquêteurs de se placer dans la situation d’achat d’un consommateur) de produits proposés sur les places de marché électroniques les plus populaires : Amazon, Temu, Shein, Aliexpress… Ces enquêtes annuelles permettent d’éprouver, d’une part, la réactivité des plateformes, qui se positionnent souvent comme de simples intermédiaires mais qui doivent malgré tout supprimer ou rendre inaccessibles promptement les annonces de produits illicites dès qu’elles sont informées de l’existence d’une anomalie, et, d’autre part, leur niveau de coopération pour la gestion des campagnes de rappel des produits dangereux. Lorsque nécessaire, les services de la DGCCRF établissent des fiches d’indice de danger pour que les produits identifiés comme dangereux puissent immédiatement être traités comme des alertes. S’agissant de produits proposés par des vendeurs non identifiés et vraisemblablement situés en dehors de l’Europe, la DGCCRF cherche systématiquement à contacter les opérateurs économiques en cause pour obtenir un prompt retrait des annonces de ces produits, selon la procédure dite de « notice &amp; takedown » (procédure prévue pour ce type d’opérateur de plateforme lorsqu’il est établi qu’il héberge un contenu illicite). En cas d’absence de réaction d’une place de marché face à des produits dont la dangerosité et la non-conformité constituent des manquements à la législation, une injonction de retrait des annonces illicites est alors formalisée. Elle se double si nécessaire d’une procédure d’injonction numérique [1], qui permet de solliciter les fournisseurs d’accès Internet afin de rendre inaccessible aux internautes situés en France les pages web des sites incriminés. Par ailleurs, conformément au DSA [2], chaque fournisseur de service intermédiaire (dont les fournisseurs de places de marché) n’ayant pas d’établissement au sein de l’Union européenne mais y proposant des services, est tenu de désigner un représentant, responsable légal en cas de non-conformité au DSA. Enfin, la plupart de ces plateformes ayant été désignées « très grandes plateformes » par la Commission européenne, elles sont soumises à des obligations encore plus strictes notamment d’atténuation des risques systémiques découlant de l’utilisation de sa plateforme. Les obligations de ces plateformes ont encore été renforcées récemment, avec l’entrée en vigueur du règlement sur la sécurité générale des produits, le 13 décembre 2024. Par exemple, elles doivent retirer les produits illicites de leurs plateformes sous 48 heures quand ils leur sont signalés. Et ils doivent veiller à ce que des produits identiques ne réapparaissent pas sur leur plateforme ensuite. En parallèle, afin d’assurer l’information des consommateurs susceptibles d’avoir acheté des produits dangereux, la DGCCRF publie régulièrement des communiqués de presse mettant en garde les consommateurs français à l’égard de produits clairement identifiés comme dangereux et/ou d’opérateurs dont le comportement enfreint la réglementation en vigueur (annonces illicites, absence de réponse aux sollicitations des autorités françaises demandant des mesures correctives, etc.). Plus largement, la DGCCRF appelle régulièrement les consommateurs à demeurer vigilants dans le choix des produits qu’ils achètent sur Internet et particulièrement sur les places de marché électroniques en les invitant à consulter sur son site ses conseils pour les achats en ligne ainsi que la liste des produits d’ores et déjà rappelés. Pour améliorer la surveillance des offres sur Internet, les consommateurs peuvent également déposer sur la plateforme SignalConso un signalement de toute anomalie qu’ils auraient constatée. Le Gouvernement est plus que jamais mobilisé sur ce sujet et a annoncé le 29 avril plusieurs actions massives. La Ministre du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire a ains, premièrement, demandé un triplement des contrôles sur ces plateformes. Deuxièmement, elle a piloté l’élaboration d’une nouvelle doctrine de contrôle, dite "à 360°", permettant de contrôler en même temps les différents manquements potentiels d’une plateforme de commerce en ligne. Troisièmement, elle a également demandé que lorsqu’un manquement est constaté auprès d’un commerçant physique, il soit vérifié également que ce manquement n’est pas commis sur une plateforme en ligne.  La Ministre a demandé, par ailleurs, un renforcement de la coordination entre la DGDDI et la DGCCRF. Enfin, la France est particulièrement proactive au niveau européen, afin de mobiliser les autres Etats membres dans des enquêtes transnationales. La France agit également pour mettre fin à l’exemption de droits de douane sur les colis d’un montant inférieur à 150 euros et pour la mise en place de frais de gestion pour les colis qui traversent nos frontières.  Grâce à la forte mobilisation du Gouvernement, la Commission européenne a annoncé dernièrement son souhait que des frais de gestion de 2 euros soient mis en place sur les petits colis de moins de 150 euros. Le Gouvernement poursuit sa forte mobilisation sur ce sujet prioritaire pour notre économie et la préservation de notre tissu commercial et industriel. [1] Telle que prévue à l’article L. 521-3-1 du code de la consommation [2] Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4643</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4784</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Pratiques dangereuses et déloyales des plateformes de e-commerce asiatiques.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4643. — 4 mars 2025. — M. Éric Bothorel interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les pratiques dangereuses et déloyales des plateformes asiatiques, comme Shein et Temu, qui menacent gravement l’écosystème du commerce français et européen. Selon M. Philippe Wahl, président directeur général de La Poste, Temu et Shein représentent désormais 22 % des colis acheminés par l’entreprise sur le territoire national, contre moins de 5 % il y a cinq ans. Shein et Temu figurent ainsi parmi les dix sites commerçants les plus visités en France et comptent plusieurs millions de clients, dépassant ainsi les acteurs français établis. Après son lancement en France en avril 2023, Temu a multiplié ses ventes par six en six mois. De son côté, Shein est désormais le site e-commerce le plus populaire dans la mode féminine en France, avec plus de 20 % de parts de marché, devant tous les leaders européens et mondiaux. Or ces nouveaux acteurs font peser une réelle menace sur l’ensemble du tissu commercial français et européen. Cette menace est d’autant plus inquiétante que ces groupes s’appuient sur des financements considérables, y compris étatiques, qui créent des distorsions de concurrence impossibles à résorber. Ces pratiques soulignent que les enjeux dépassent les simples considérations économiques. Par ailleurs, ces acteurs ne respectent pas les réglementations en vigueur en France et en Europe. Cela crée des distorsions de concurrence graves et nourrit l’incompréhension des acteurs du commerce et du e-commerce implantés en France et qui respectent le cadre légal en vigueur. Ces pratiques se font aussi au détriment de la sécurité des consommateurs (selon une étude de Toy industries of Europe, 95 % des jouets testés sur Temu sont non conformes aux normes de sécurité) et de la protection de l’environnement. Ces sites agissent sur le sol français au mépris des lois et en toute impunité, alors même que les moyens légaux permettant de mettre un terme à ces agissements existent, comme l’ont prouvé les mesures prises en d’autres temps à l’encontre du site Wish. Malgré l’annonce faite il y a deux ans par les autorités d’une enquête à l’encontre de ces sites, ces procédures n’ont toujours pas abouti. Enfin, ces acteurs bénéficient d’avantages disproportionnés, tels que des tarifs postaux préférentiels et des exemptions douanières, qui faussent le marché et affaiblissent le tissu commercial français. Il lui demande comment le Gouvernement entend protéger le marché français face à cette concurrence déloyale et quelles mesures immédiates sont mises en place pour assurer le respect des réglementations en vigueur, garantir la sécurité des consommateurs et préserver l’équité vis-à-vis des commerçants français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4784</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est plus que jamais mobilisé sur ce sujet prioritaire pour notre tissu commercial et industriel. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) veille au quotidien à la sécurité et la conformité des produits vendus sur les places de marché en ligne. Elle organise ainsi chaque année depuis 2018 des campagnes de prélèvements reposant sur la procédure de l’« achat mystère » (permettant aux enquêteurs de se placer dans la situation d’achat d’un consommateur) de produits proposés sur les places de marché électroniques les plus populaires : Amazon, Temu, Shein, Aliexpress… Ces enquêtes annuelles permettent d’éprouver, d’une part, la réactivité des plateformes, qui se positionnent souvent comme de simples intermédiaires mais qui doivent malgré tout supprimer ou rendre inaccessibles promptement les annonces de produits illicites dès qu’elles sont informées de l’existence d’une anomalie, et, d’autre part, leur niveau de coopération pour la gestion des campagnes de rappel des produits dangereux. Lorsque nécessaire, les services de la DGCCRF établissent des fiches d’indice de danger pour que les produits identifiés comme dangereux puissent immédiatement être traités comme des alertes. S’agissant de produits proposés par des vendeurs non identifiés et vraisemblablement situés en dehors de l’Europe, la DGCCRF cherche systématiquement à contacter les opérateurs économiques en cause pour obtenir un prompt retrait des annonces de ces produits, selon la procédure dite de « notice &amp; takedown » (procédure prévue pour ce type d’opérateur de plateforme lorsqu’il est établi qu’il héberge un contenu illicite). En cas d’absence de réaction d’une place de marché face à des produits dont la dangerosité et la non-conformité constituent des manquements à la législation, une injonction de retrait des annonces illicites est alors formalisée. Elle se double si nécessaire d’une procédure d’injonction numérique [1], qui permet de solliciter les fournisseurs d’accès Internet afin de rendre inaccessible aux internautes situés en France les pages web des sites incriminés. Par ailleurs, conformément au DSA [2], chaque fournisseur de service intermédiaire (dont les fournisseurs de places de marché) n’ayant pas d’établissement au sein de l’Union européenne mais y proposant des services, est tenu de désigner un représentant, responsable légal en cas de non-conformité au DSA. Enfin, la plupart de ces plateformes ayant été désignées « très grandes plateformes » par la commission européenne, elles sont soumises à des obligations encore plus strictes, notamment d’atténuation des risques systémiques découlant de l’utilisation de sa plateforme. Les obligations de ces plateformes ont encore été renforcées récemment, avec l’entrée en vigueur du règlement sur la sécurité générale des produits, le 13 décembre 2024. Par exemple, elles doivent retirer les produits illicites de leurs plateformes sous 48 heures quand ils leur sont signales. Et ils doivent veiller à ce que des produits identiques ne réapparaissent pas sur leur plateforme ensuite. En parallèle, afin d’assurer l’information des consommateurs susceptibles d’avoir acheté des produits dangereux, la DGCCRF publie régulièrement des communiqués de presse mettant en garde les consommateurs français à l’égard de produits clairement identifiés comme dangereux et/ou d’opérateurs dont le comportement enfreint la réglementation en vigueur (annonces illicites, absence de réponse aux sollicitations des autorités françaises demandant des mesures correctives, etc.). Plus largement, la DGCCRF appelle régulièrement les consommateurs à demeurer vigilants dans le choix des produits qu’ils achètent sur Internet et particulièrement sur les places de marché électroniques, en les invitant à consulter sur son site ses conseils pour les achats en ligne ainsi que la liste des produits d’ores et déjà rappelés. Pour améliorer la surveillance des offres sur Internet, les consommateurs peuvent également déposer sur la plateforme SignalConso un signalement de toute anomalie qu’ils auraient constatée. Le Gouvernement est plus que jamais mobilisé sur ce sujet et a annoncé le 29 avril plusieurs actions massives. Premièrement, le nombre de contrôles portant sur ces plateformes de commerce en ligne sera triplé (un seul contrôle pouvant, par ailleurs, entraîner le retrait de milliers de produits identiques). Deuxièmement, la ministre du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Economie sociale et solidaire porte un changement de doctrine des contrôles afin que ces derniers se fassent dans une logique "360°" : désormais, les différents manquements potentiels seront contrôlés en même temps, afin de protéger les consommateurs et les commerçants pouvant subir une concurrence déloyale. Troisièmement, la Ministre a demandé un ciblage spécifique de ces contrôles sur les plateformes qui présentent les risques les plus élevés, dans une logique d’allocation optimale des moyens et effectifs. Du reste, si un manquement est constaté chez un acteur de plus petite taille, les services de contrôle vérifieront également si le même manquement est observable sur les principales plateformes. La Ministre a également annoncé un renforcement de la coordination entre la DGDDI et la DGCCRF. Enfin, le travail effectué sur la proposition de loi dite "ultra fast fashion" permet de traiter spécifiquement du sujet des principales plateformes. La France, au demeurant, est particulièrement proactive au niveau européen, afin de mobiliser les autres Etats membres dans des enquêtes transnationales. C’est en grande partie son action qui a débouché sur l’annonce par la Commission européenne de sanctions éventuelles à l’encontre de Shein, en mai 2025. La France agit également pour mettre fin à l’exonération de droits de douanes en-dessous de 150 euros le colis et pour la mise en place de frais de gestion pour les colis qui traversent nos frontières. Grâce à la forte mobilisation du Gouvernement, la Commission européenne a annoncé dernièrement son souhait que des frais de gestion de 2 euros soient mis en place sur les petits colis de moins de 150 euros. Le Gouvernement poursuit sa forte mobilisation sur ce sujet prioritaire pour notre économie et la préservation de notre tissu commercial et industriel. [1] Telle que prévue à l’article L.521-3-1 du Code de la consommation [2] Règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3517</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4785</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Accessibilité de France Consulaire pour les Français non francophones</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3517. — 28 janvier 2025. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger sur l’importance de garantir l’accessibilité du service France Consulaire à l’ensemble des Français établis hors de France. En développement depuis 2021, où il a été expérimenté dans plusieurs pays européens, le service France Consulaire est disponible dans toute l’Europe occidentale depuis le 10 décembre 2024 et poursuit actuellement son déploiement sur le continent africain. France Consulaire ambitionne de répondre à toutes les demandes générales d’information, de clarification ou d’aide pour mener à bien une démarche, lorsqu’elles concernent les services pour les Français établis à l’étranger. Ce service illustre l’engagement de la France à l’international et sa volonté d’aider ses ressortissants en toutes circonstances. Il est donc essentiel que tout Français résidant à l’étranger puisse y avoir accès. Or le service France Consulaire n’est disponible qu’en langue française, ce qui constitue un obstacle à son accessibilité pour les Français non francophones et les exclut, de facto, du dispositif. S’il faut tout mettre en œuvre pour encourager les ressortissants français à pratiquer le français - comme le maintien du Programme enfant langue française (PELF) sur lequel Mme la députée a par ailleurs alerté M. le ministre -, force est de constater qu’à l’heure actuelle certains Français ne sont pas ou plus francophones. En effet, de nombreux Français résidant à l’étranger depuis plusieurs générations, souvent binationaux, ont perdu l’usage courant du français. Cela ne les empêche pas pour autant d’être inscrits sur les listes consulaires, de voter et de participer activement, pour certains, à la vie de la communauté française dans leur pays de résidence. Il est essentiel que ces Français puissent bénéficier des mêmes accès aux services de support que les ressortissants francophones. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir quand le Gouvernement prévoit d’étendre France Consulaire aux pays d’Amérique latine et des Caraïbes, quelles mesures sont envisagées pour garantir l’accessibilité de ce service aux communautés françaises non francophones et si les heures d’ouverture de la plateforme seront adaptées afin de prendre en compte les différents décalages horaires de la circonscription.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4786</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ouvert en 2021, le service France Consulaire couvre à ce jour 105 pays situés en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, soit plus de 68 % des usagers inscrits au Registre des Français établis hors de France. Dans l’objectif d’assurer une couverture mondiale d’ici la fin de l’année 2025, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes seront intégrés au cours du dernier trimestre 2025. Afin de tenir compte des décalages horaires entre la France et les pays concernés, la plage horaire d’ouverture du service sera progressivement élargie, jusqu’à une plage maximale d’ouverture entre 7h et 22h (heure française), ce qui permettra aux usagers résidant en Amérique latine et dans les Caraïbes de contacter le service sur une plage de plusieurs heures dans l’après-midi (heure locale). Comme l’ensemble des administrations françaises, et au regard des moyens humains qui seraient nécessaires pour communiquer dans les dizaines de langues régulièrement utilisées à travers le monde, le service France Consulaire répond aux usagers en langue française uniquement et affiche des taux de satisfaction supérieurs à 90 %. Il est toutefois prévu d’engager avec le prestataire, dans le cadre du nouveau marché pour la période 2025-2029, un travail sur l’intégration à la plateforme de modules d’intelligence artificielle en vue d’améliorer encore la qualité de la réponse aux usagers, pour tenir compte notamment des possibilités offertes en matière de traduction simultanée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4380</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4786</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente de cognac sur le marché hors taxes chinois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4380. — 25 février 2025. — Mme Caroline Colombier alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur les offensives commerciales de la République populaire de Chine envers la filière cognac et notamment l’interdiction de distribution de l’eau-de-vie des Charentes dans les circuits de vente hors taxes. La Chine représente le premier marché en valeur de la filière. Le duty free / travel retail, ou vente hors taxes, constitue le troisième marché du vignoble des deux-Charentes. Suite à l’instauration de droits de douane sur l’importation des véhicules électriques chinois vers l’Union européenne, le ministère chinois du commerce a diligenté une enquête anti dumping visant la filière avec pour objectif d’appliquer des droits de douane équivalents sur l’importation d’eau-de-vie de vin européenne. Depuis octobre 2024, un cautionnement en douane est exigé. Depuis décembre 2024, les autorités chinoises ont en outre interdit la vente de cognac dans le canal duty free / travel retail. Ces mesures cumulées ont entraîné une baisse de 20 % des exportations vers le deuxième marché mondial du cognac, atteignant même 75 % pour le seul mois de décembre, alors que les droits de douane de 34 % à 38 % ne sont pas encore effectifs. Les négociants français établis en Chine demeurent dans l’incompréhension face à cette interdiction frappant le marché hors taxes qui ne devrait pas être concerné par des mesures de rétorsion commerciale. Impactée par un conflit commercial entre l’Union européenne et la Chine sur un secteur industriel qui ne la concerne pas, la viticulture de Cognac ne peut prétendre à réparation auprès des autorités chinoises pour atteinte au marché ou concurrence déloyale. En effet, l’organisme de règlement des litiges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ne traite que des litiges inter-étatiques. Elle lui demande quels moyens la France et l’Union européenne ont déployés pour sauvegarder les intérêts français sur le marché chinois et si une action contentieuse autonome a bien été diligentée auprès de l’OMC au titre de cette atteinte. L’avancement de ce dossier est très urgent puisque ce produit qui génère près de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur le marché chinois n’est plus approvisionné sur le canal hors taxes depuis décembre 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4786</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès la publication de la décision du ministère chinois du commerce d’appliquer des mesures douanières à l’importation de spiritueux européens en octobre dernier, la France a déploré ces mesures qui font peser sur nos maisons d’importants risques d’éviction du marché chinois. Cette décision, injustifiée en droit comme en fait, constitue une instrumentalisation des outils de défense commerciale et s’apparente à une forme de coercition économique. En dépit de nos efforts diplomatiques, les autorités chinoises ont interdit la vente du cognac français dans les circuits de vente hors taxes.  La Commission européenne, avec le soutien des États membres, est engagée pour défendre les producteurs européens frappés par ces mesures injustifiées. S’agissant de la saisine de l’organe de règlement des différends de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Commission a porté ce dossier le 24 novembre dernier au sujet des droits anti-dumping provisoires adoptés par la Chine sur les brandies originaires de l’UE, illustrant sa volonté concomitante de défendre avec fermeté les intérêts commerciaux de l’Union. La France lui renouvelle son plein soutien et son entière confiance. L’Etat est pleinement mobilisé au plus haut niveau pour soutenir la filière et l’accompagner. Madame Sophie Primas avait rappelé, lors de son déplacement en Chine du 3 au 6 novembre derniers, à l’occasion du salon international des importations de Chine, notre soutien sans faille aux producteurs et demandé le rétablissement d’un cadre de concurrence équitable lors de ses entretiens. Le Président de la République et son homologue se sont entendus sur la nécessité d’aboutir à une résolution rapide de ce dossier. La décision du ministère du commerce chinois de prolonger de trois mois la durée de l’enquête sur les eaux-de-vie de vin européennes a constitué un signal d’ouverture et démontre l’instrumentalisation de cette enquête par la Chine et ses hésitations quant à ses conclusions. Enfin, le ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger a porté ce message lors de sa rencontre de courtoisie avec l’ambassadeur de Chine en France le 13 mars. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères est également mobilisé. Lors de son entretien avec son homologue, en marge de la Conférence pour la Sécurité de Munich, il a rappelé que la résolution de ce dossier était une priorité de notre agenda bilatéral. Il portera ce même message la semaine prochaine lors de sa visite de travail en Chine et insistera sur notre incapacité à avancer sur un agenda bilatéral constructif en l’absence d’une résolution de cet irritant. La France ne saurait tolérer une mise à l’écart des produits français plus longtemps au regard des enjeux que le marché chinois représente pour la filière. Nous avons toute confiance en la capacité de nos autorités et de notre diplomatie pour résoudre cette difficulté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5021</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4787</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Barrières douanières américaines : quelles mesures pour protéger les viticulteur ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5021. — 18 mars 2025. — Mme Julie Lechanteux alerte M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur la menace d’une taxe de 200 % sur les vins et le champagne français, annoncée par Donald Trump. Le département du Var est un acteur majeur du secteur viticole français. Avec 30 137 hectares de vignobles, dont 22 668 hectares en AOC, il est le 6e producteur de vin en France et le premier producteur mondial de vin rosé. Les exportations représentent entre 40 et 45 % de la production totale des vins de Provence et le marché américain est essentiel pour ces producteurs. Les États-Unis d’Amérique absorbent plus de 50 % des exportations totales en valeur, contribuant ainsi largement à la croissance du secteur viticole en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Si cette taxe de 200 % venait à être appliquée, l’impact serait nettement plus dévastateur que les droits de douane de 25 % imposés en 2019. La viticulture représente plus de 500 000 emplois directs et indirects en France et constitue un atout majeur pour la balance commerciale du pays. Une telle mesure risquerait non seulement de provoquer la suppression de milliers d’emplois, mais aussi d’aggraver le déficit commercial. Dans un contexte économique déjà fragile, ces sanctions tarifaires arbitraires feraient peser un risque majeur sur la stabilité de l’économie française. Face à ces attaques contre son industrie viticole, la France ne peut pas rester passive. Une réponse forte et proportionnée est nécessaire. Aussi, elle lui demande quelles actions le Gouvernement envisage pour répondre aux inquiétudes de la filière viticole et, dans l’éventualité où ces mesures protectionnistes seraient mises en place, quelles représailles commerciales la France entend défendre auprès de ses partenaires européens pour protéger sa filière viticole.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4787</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière des vins et spiritueux représente un pilier essentiel de notre commerce extérieur, avec un excédent commercial de plus de 14 milliards d’euros, et un rayonnement international qui participe fortement à l’image de la France à l’étranger. L’épisode des sanctions imposées par les États-Unis dans le cadre du différend entre Airbus et Boeing a laissé des traces profondes dans le secteur viticole. Les droits de douane additionnels de 25 % appliqués à l’époque sur les vins tranquilles français avaient provoqué un recul brutal des exportations vers le marché américain, de l’ordre de 27 % sur certaines catégories. Ce précédent justifie les inquiétudes suscitées par les annonces du Président Trump et de son administration, dans un contexte de tensions commerciales plus larges. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, en lien étroit avec le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, et le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, est pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de nos producteurs. Nous avons fait valoir à plusieurs reprises auprès de nos interlocuteurs américains l’importance stratégique de ce secteur pour l’économie française et la nécessité d’éviter toute escalade commerciale. Le Président de la République a rappelé ce message lors de sa visite à Washington fin février. Il a reçu l’ensemble des filières à l’Elysée le 3 avril 2025 pour les assurer de son soutien. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre européen, en lien étroit avec la Commission européenne, qui exerce la compétence exclusive de l’Union européenne (UE) en matière de politique commerciale. Concernant le Programme national d’aide (PNA) au secteur vitivinicole, le ministre relaiera la demande de flexibilité renforcée auprès de ses homologues compétents. Ce point est central, et nous partageons la volonté de renforcer la présence des vins français sur les marchés tiers, notamment en vue de diversifier les débouchés à l’export pour réduire les vulnérabilités liées à une dépendance trop forte à quelques marchés. À cet égard, Business France, opérateur de l’État, conduit des actions ciblées au bénéfice de la filière : en 2024, 10 pavillons France ont été organisés sur des salons majeurs, permettant à 912 entreprises de rencontrer des acheteurs internationaux de 41 pays dans le cadre de la mesure « l’export commence en France » du plan export lancé par le Gouvernement à l’été 2023. Deux événements régionaux ont réuni 75 PME-ETI françaises avec 20 acheteurs internationaux de grands groupes du secteur grâce à l’organisation de plus de 200 entretiens B2B. La rubrique agroalimentaire de la marketplace Business France référence plus de 14 000 produits portés par 1 010 entreprises françaises ; 1 550 prises de contact d’acheteurs y ont été enregistrées en 2024. En 2025, sont prévus : 10 Pavillons France sur 4 continents, 4 événements « L’export commence en France » et 30 opérations Tastin’France dans 49 pays. De nouveaux formats innovants, tels que les dégustations à distance, sont également expérimentés. Par ailleurs, le dispositif de Volontaires internationaux en entreprise (VIE), suivi et déployé par Business France, permet de soutenir le développement des entreprises de la filière vins et spiritueux sur les marchés étrangers. 300 VIE sont actuellement mobilisés dans la filière, pour le compte de 64 entreprises, contribuant à leur internationalisation. A l’occasion des salons Wine Paris et Vinexpo Paris en février 2025, le ministre a rencontré des acteurs de la filière. Ces derniers ont présenté leurs produits sur le stand institutionnel tenu par Business France qui y avait invité 19 acheteurs internationaux dans le cadre du dispositif « L’export commence en France ». Enfin, Business France propose aussi un accompagnement individualisé et adapté aux besoins des entreprises selon leur niveau de maturité, ainsi que de nombreuses ressources en accès libre (livres blancs, guides réglementaires, etc.). S’agissant des dispositifs européens, la promotion dans les pays tiers (aide dite « OCM vin ») est financée par des crédits de l’UE, mis en œuvre en France par FranceAgriMer. Ce dispositif a été assoupli ces dernières années pour mieux répondre aux besoins des opérateurs. Il permet notamment des modifications de projets sans seuil budgétaire, des avances et prolongations possibles et une souplesse contractuelle en cas d’évolution géopolitique. Le dispositif d’assurance prospection de Bpifrance, opéré pour le compte de l’État, est également mobilisable par les entreprises viticoles. Il couvre jusqu’à 70 % des dépenses liées à la conquête de nouveaux marchés (études, déplacements, recrutements, salons), avec un remboursement différé et conditionné au succès commercial. Nous veillerons à ce qu’il reste pleinement accessible à la filière, y compris pour les structures de petite taille. Par ailleurs, les entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie pourraient, le cas échéant, solliciter les dispositifs de droit commun (report d’échéances fiscales et sociales, remises gracieuses, médiation du crédit), qui restent mobilisables en fonction de l’évolution de la situation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5344</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4788</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Élargissement des compétences dévolues aux consuls honoraires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5344. — 25 mars 2025. — M. Vincent Caure attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur l’exercice des fonctions de consul honoraire. Le décret n° 76-548 du 16 juin 1976 relatif aux consuls généraux, consuls et vice-consuls honoraires précise que les chefs de circonscription peuvent nommer dans les localités de leur ressort des personnalités, françaises ou non, pour leur déléguer une partie de leurs prérogatives et responsabilités après autorisation du ministre des affaires étrangères. Les plus de 500 consuls honoraires dans le monde constituent de véritables relais de proximité des autorités consulaires à l’étranger. En ce sens, la Cour des comptes, dans ses observations définitives au sujet des services consulaires rendus aux Français à l’étranger au titre de la période 2017-2022, relève que le développement du réseau des consuls honoraires peut constituer une piste intéressante pour faire face à l’accroissement de la charge de travail des postes et apporter davantage de fluidité au réseau. Aussi, il lui demande si les chefs de circonscription sont encouragés à identifier et à nommer davantage de consuls honoraires dans les prochains mois, notamment en Europe du Nord et si un élargissement de leurs compétences est envisagé par le ministère.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4788</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères dispose actuellement d’un réseau de 498 consuls honoraires. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport, ces agences constituent pour les Français établis à l’étranger un réseau de proximité complémentaire des consulats, qui assure la protection consulaire au plus près de nos compatriotes installés à l’étranger et leur permet d’effectuer un grand nombre de démarches sans avoir à se déplacer jusqu’au consulat (remise de titres d’identité et de voyage, délivrance de certificats de vie ou de résidence, certificats en matière de transport et de douane, certification de copies de documents, mais aussi établissement de procurations de vote et certifications matérielles de signature pour les consuls honoraires de nationalité française, etc.). La ventilation géographique de ces agences consulaires est la suivante : 184 pour la zone Amérique, 142 pour l’Union européenne, 54 pour l’Afrique (hors Afrique du Nord), 40 pour l’Asie, 36 pour la zone Europe (hors Union européenne), 18 pour l’Océanie, 12 pour la zone Proche et Moyen Orient et 12 pour l’Afrique du Nord. Plutôt qu’à l’extension du réseau des agences consulaires ou à l’élargissement des compétences exercées par les consuls honoraires, la priorité du ministère va actuellement au renforcement de leur formation et de l’articulation de leurs activités avec celle des consulats généraux, notamment en les associant aux évolutions liées aux différents chantiers de modernisation de l’administration consulaire en cours de déploiement, qui auront un impact important sur leur activité (développement de l’identité numérique certifiée de niveau élevé en vue de l’établissement de procurations de vote dématérialisées, développement de la biométrie pour l’établissement des certificats de vie, envoi postal sécurisé des passeports, etc.). Pour autant, il s’agit d’un réseau en évolution permanente, en fonction des besoins et de la réalité de l’implantation géographique des ressortissants français localement. Le ministère procède régulièrement à l’ouverture et à la fermeture de nouvelles agences, en fonction de l’évolution des communautés françaises dans le monde, de leur implantation géographique et de leurs besoins. Ainsi, huit nouvelles agences consulaires ont ouvert en 2024 : Grand Bassam et Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), Knysna (Afrique du Sud), Puerto Plata (République Dominicaine), Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), Torreon (Mexique), Glasgow (Royaume-Uni), Matara (Sri Lanka). Les postes diplomatiques et consulaires s’emploient, lors de chaque renouvellement de consul honoraire, à adapter le réseau des agences consulaires aux caractéristiques des communautés françaises installées sur place (évolution, répartition géographique, nombre de Français de passage, nature des besoins, etc.).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>619</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4789</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Signaleurs de confiance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            619. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le sujet des signaleurs de confiance institués par le règlement européen sur les services numériques (DSA). Afin de mieux lutter contre les contenus illicites, le DSA prévoit notamment l’obligation pour les plateformes en ligne de proposer aux internautes un outil leur permettant de signaler facilement les contenus illicites afin de rapidement retirer ou bloquer l’accès au contenu illégal. Dans ce cadre, elles coopèrent avec des « signaleurs de confiance ». Ce statut est attribué dans chaque pays à des entités ou organisations en raison de leur expertise et de leurs compétences et leurs notifications sont traitées en priorité. Or il semblerait que ce statut ne soit accordé qu’à bien peu d’acteurs, environ trois ou quatre par pays. Pourtant le phénomène de contrefaçon est une menace grave pour l’Union européenne, premier marché contrefait au monde et la France en particulier, deuxième pays le plus contrefait au monde. Et sans cette qualité de signaleur de confiance, les ayants droit pourraient courir le risque de ne pas avoir de moyen de pression sur les plateformes pour voir les produits contrefaisants retirés rapidement. En France, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) devrait être désignée comme réfèrent européen sur cette question des signaleurs de confiance lorsque la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique entrera en vigueur. Cet organisme paraît toutefois ne pas correctement cerner les problématiques spécifiques à la lutte contre la contrefaçon en ligne, ni prendre pleinement la mesure du phénomène, alors que des millions d’annonces de produits contrefaisants sont disponibles en ligne. Alors que les marques françaises font partie du tissu économique français, il est primordial de les aider à faire respecter leurs droits de propriété intellectuelle, en particulier en permettant au plus grand nombre d’entre elles d’être reconnues comme signaleur de confiance. La situation actuelle leur est en effet grandement préjudiciable, tant le nombre de procédures de notification et de retrait de contenu illicite sur internet est élevé et tant celui induit de coûts et d’efforts au regard du temps passé et du nombre de personnes que cela mobilisés à cet effet. C’est la raison pour laquelle il lui demande comment le Gouvernement entend davantage sensibiliser l’ARCOM sur ce sujet et permettre aux ayants droit, (premiers concernés et meilleurs connaisseurs de leurs produits) d’être plus largement reconnus comme signaleurs de confiance. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4789</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le règlement sur les services numériques (RSN ou DSA), entré en application en février 2024, établit des règles harmonisées de modération des contenus par les plateformes en ligne, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche pour lutter plus efficacement contre les contenus illicites et éviter les atteintes injustifiées à la liberté d’expression. En particulier, l’article 22 du RSN définit le statut de « signaleur de confiance » (trusted flagger) qui peut être attribué par le coordinateur pour les services numériques à toute entité, privée ou publique, répondant à certains critères et dont les notifications, relatives aux contenus illicites (dont les atteintes à la propriété intellectuelle comprenant les actes de contrefaçon), doivent être traitées en priorité et dans les meilleurs délais par les plateformes. En France, la loi no 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique, dite « loi SREN » a désigné l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) comme coordinateur pour les services numériques. À ce titre, l’Autorité est chargée de désigner les signaleurs de confiance au niveau national. Elle peut attribuer sur demande ce statut à toute entité indépendante des opérateurs de plateformes qui démontre sa capacité à disposer d’une expertise et de compétences particulières aux fins de détection, d’identification et de notification de contenus illicites, et s’engage à agir de façon diligente, précise et objective. Afin de préserver l’efficacité du dispositif, le RSN recommande de limiter le nombre de signaleurs de confiance désignés et encourage les organisations professionnelles représentant les intérêts de leurs membres à solliciter le statut de signaleur de confiance. Les lignes directrices de la Commission européenne pourraient venir préciser l’interprétation des critères de désignation des signaleurs de confiance. Depuis novembre 2024, l’ARCOM a ainsi octroyé le statut de signaleur de confiance à sept organisations, dont l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), structure regroupant plusieurs ayants droit du secteur audiovisuel et agissant en leur nom pour protéger leurs œuvres. Sont également désignées deux entités spécialisées dans la protection des mineurs (e-Enfance et Point de Contact), une consacrée au sauvetage et à la préservation des espèces sauvages (IFAW), une à la lutte contre les addictions (Addictions France), une à la lutte contre la haine en ligne (CRIF) et une spécialisée dans l’information et défense des consommateurs salariés (INDECOSA-CGT). Ce statut est attribué pour une durée de trois ans, renouvelable. L’ARCOM devrait désigner prochainement d’autres signaleurs de confiance. Les organisations luttant contre la contrefaçon peuvent bien sûr postuler pour obtenir ce statut. Afin de faciliter les démarches des entités candidates, l’Autorité a mis en place un guichet pour le dépôt des candidatures et publié un guide de candidature listant les types d’organismes éligibles et les contenus concernés. Toutefois, les charges administratives (rapport d’activité annuel détaillé) et les moyens financiers que nécessite ce statut, semblent constituer un frein pour certains acteurs. Les signaleurs de confiance jouent donc un rôle majeur pour la lutte contre les contenus et produits illicites et donnent une force concrète au règlement sur les services numériques. Le développement de cet écosystème est à encourager, notamment en assurant aux entités ayant obtenu ce statut une plus grande indépendance financière vis-à-vis des plateformes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2154</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4790</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Aide à la presse, aide à la distribution à France Messagerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2154. — 19 novembre 2024. — M. Joël Bruneau appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de l’aide à la presse et notamment sur la gestion de l’aide à la distribution. France Messagerie (anciennement Prestalis mise en liquidation) société coopérative a touché une subvention de 9 millions d’euros cette année (l’opération complète de restructuration avec les remboursements de dettes et les préretraites a coûté environ 500 millions d’euros). Suite aux difficultés de Prestalis, le marché de la distribution des quotidiens et des mensuels s’est réorganisé et c’est ainsi que 83% des titres de presse ne sont plus distribués par France Messagerie qui touche pourtant l’intégralité des aides de distributions à la presse. M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur le risque que ces subventions soient utilisées pour exercer une concurrence déloyale créant une tension sur les tarifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4790</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide à la distribution de la presse, instaurée par le décret no 2002-629 du 25 avril 2002, bénéficie, pour sa première section, aux publications quotidiennes nationales d’information politique et générale ainsi qu’aux quotidiens nationaux du dimanche d’information politique et générale afin de soutenir ceux-ci dans le règlement de leurs coûts de distribution et, partant, de leur permettre une présence sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales. La liste des publications bénéficiaires de cette aide est publiée chaque année sur le site internet du ministère de la culture. Les éditeurs de presse bénéficiaires de l’aide (27 millions d’euros en 2024), par ailleurs actionnaires de France Messagerie à travers la Coopérative de distribution des quotidiens, ont décidé de verser à cette société une subvention d’exploitation annuelle de 9 millions d’euros. Il n’appartient pas au ministère de la culture de se prononcer sur les effets de cette subvention, versée par les éditeurs, sur la concurrence entre les sociétés de distribution. Les offres des sociétés agréées de distribution de la presse font l’objet, conformément à la loi no47-585 du 2 avril 1947 modifiée, dite « loi Bichet », et la décision no 2023-2891 du 21 décembre 2023 de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), d’une comptabilité analytique prévue pour veiller à leur caractère transparent, efficace et non discriminatoire. Cette comptabilité permet à l’Autorité de contrôler le respect des obligations tarifaires imposées aux sociétés de distribution. La distribution de la presse au numéro et sa continuité constituent bien entendu un enjeu majeur pour le ministère de la culture. À cet égard, un rapport relatif à la distribution de la presse imprimée a été remis en novembre 2023 par l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) et l’Inspection générale des finances (IGF). À la suite de ce rapport, le ministère de la culture a lancé, en avril 2024, une mission de concertation avec l’ensemble du secteur, confiée à Monsieur Sébastien Soriano, ancien président de l’ARCEP. Cette concertation, en cours, doit permettre à l’ensemble des acteurs concernés de s’engager dans la modernisation de la filière pour améliorer l’efficience économique et écologique du transport de la presse. Elle doit également assurer la pérennité de la filière afin d’écarter le risque d’une crise similaire à celle provoquée par la liquidation de la société Presstalis, qui avait eu des effets budgétaires significatifs et avait entraîné une rupture partielle de la distribution de la presse en 2020.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2918</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4791</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du Pass Culture et nécessité d’une refonte structurelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2918. — 24 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les dysfonctionnements persistants du dispositif du pass Culture, initialement conçu pour favoriser l’accès à la culture pour les jeunes de 18 ans, mais qui aujourd’hui soulève de vives critiques. Si l’intention de ce projet est louable, son exécution et sa gestion posent de nombreux problèmes, tant en matière d’inégalités dans l’accès à la culture, de détournement du pass pour des évènements politiques, que de gestion opaque et parfois choquante des fonds publics alloués à ce programme. Le pass Culture, initié en 2019, était censé offrir à chaque jeune Français un montant de 300 euros pour découvrir des activités culturelles, qu’il s’agisse de visites de musées, de concerts, de livres, ou encore de films. Pourtant, à l’aune de plusieurs bilans récents, il apparaît que l’objectif initial d’élargir l’horizon culturel des jeunes est loin d’être atteint. Selon plusieurs études, une part importante des bénéficiaires utilise principalement le Pass pour des biens de consommation très limités en matière de diversité culturelle, tels que les mangas et les jeux vidéo. Ce constat pose une question centrale : pourquoi un programme si bien financé ne parvient-il pas à inciter les jeunes à découvrir des formes d’art plus variées ? Le pass Culture, instauré pour encourager l’accès à la culture chez les jeunes de 18 ans, présente des lacunes significatives qui nécessitent une refonte urgente. Un des principaux problèmes du pass Culture est son inadaptation aux réalités des jeunes vivant dans les zones rurales et moins desservies culturellement. De nombreux articles soulignent que, bien que le pass Culture ait été conçu pour ouvrir des portes vers une variété d’activités culturelles, son efficacité est souvent compromise par un manque d’infrastructures et d’offres adaptées dans ces territoires. Les évènements et activités financés par le pass Culture sont principalement localisés dans des grandes villes, laissant les jeunes des zones rurales face à une offre culturelle limitée. Cela contribue à creuser les inégalités entre les territoires, où les jeunes n’ont souvent pas accès aux mêmes opportunités que leurs homologues vivant dans les grandes métropoles ce qui crée une inégalité. Il est nécessaire de faire une répartition plus équitable des fonds alloués au pass Culture pour permettre aux jeunes des milieux ruraux de bénéficier d’une gamme d’activités, qu’il s’agisse de spectacles, d’ateliers artistiques ou d’autres formes d’expression culturelle. Cela pourrait inclure des initiatives spécifiques visant à encourager la création artistique locale ou à soutenir les petites structures culturelles qui œuvrent dans ces régions. Un autre aspect fondamental qui appelle une révision concerne les critères de sélection des évènements et activités financés par le pass Culture. L’absence de normes claires et transparentes ouvre la voie à des dérives, notamment la possibilité que certains évènements soient choisis en fonction de critères idéologiques plutôt que de leur valeur culturelle intrinsèque. La question de la sélection des évènements est cruciale pour garantir que le pass Culture ne soit pas utilisé comme un outil de propagande politique. Des évènements tels que la Fête de l’Humanité, par exemple, soulèvent des inquiétudes quant à leur éligibilité, ce qui pourrait nuire à la perception publique du pass Culture comme un programme équitable. Pour remédier à cette situation, il est impératif de définir des critères d’éligibilité clairs, basés sur des critères artistiques et culturels objectifs. Cela permettrait non seulement d’éviter les dérives idéologiques, mais également d’assurer que les fonds publics soient utilisés de manière à enrichir véritablement l’offre culturelle pour tous les jeunes. La refonte du pass Culture n’est pas seulement nécessaire, mais aussi urgente, afin de garantir un accès équitable à la culture pour tous les jeunes, indépendamment de leur lieu de résidence. Une proposition notable pour réformer ce dispositif serait de moduler le montant du pass en fonction des ressources des jeunes bénéficiaires. Mme la ministre vient de proposer cette modulation afin de corriger des inégalités de destin qui persistent dans l’accès à la culture. Une telle mesure permettrait d’allouer une aide plus conséquente aux jeunes issus des milieux les plus modestes, qui rencontrent plus de difficultés pour accéder à des pratiques culturelles. En parallèle, une meilleure structuration de l’offre proposée, avec un encadrement plus précis des activités éligibles, permettrait d’encourager les jeunes à découvrir une culture diversifiée et non seulement des produits à succès commercial. Outre les problèmes d’accessibilité et d’inégalité, un autre aspect inquiétant du pass Culture est son utilisation pour financer des évènements à caractère politique. Des cas récents ont révélé que le dispositif a été utilisé pour subventionner la participation de jeunes à des rassemblements comme la Fête de l’Humanité, un évènement ouvertement politique, ce qui pose de sérieuses questions sur la neutralité de ce programme. Le financement d’évènements idéologiques par un dispositif financé par l’impôt des citoyens pose problème, d’autant plus qu’il n’est pas certain que tous les jeunes, quel que soit leur bord politique, soient informés de ces utilisations. Cette dérive soulève un problème fondamental : l’objectif du pass Culture est de promouvoir l’accès à une culture apolitique et universelle et non de subventionner des évènements politiques qui divisent. L’utilisation des fonds publics pour des manifestations d’opinion est en contradiction avec les valeurs de neutralité et d’égalité d’accès que doit porter ce programme. Il est donc indispensable de revoir les critères d’éligibilité des évènements et de s’assurer que seuls des évènements purement culturels, sans lien avec des orientations politiques, puissent bénéficier de ce soutien financier. Il serait opportun de mettre en place une régulation plus stricte pour éviter ces dérives et garantir une utilisation exclusive du pass pour des évènements véritablement culturels. Le pass Culture doit rester un outil d’éveil artistique, non un instrument de promotion idéologique. Un autre problème majeur du pass Culture concerne la gestion financière de ce dispositif. En dépit de la mission d’intérêt général qui lui est confiée, la gestion des fonds publics alloués au pass soulève de graves interrogations. Plusieurs enquêtes ont mis en lumière des rémunérations astronomiques des dirigeants du programme, atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros pour certains cadres. Ces montants sont choquants dans un contexte où de nombreuses initiatives culturelles peinent à trouver des financements et où l’argent public est supposé être utilisé avec rigueur et parcimonie. La révélation de ces rémunérations excessives témoigne d’une mauvaise gestion des ressources et d’une déconnexion totale entre les objectifs du pass et les réalités financières des familles modestes que ce dispositif est censé aider. Il est incompréhensible qu’un programme public, conçu pour promouvoir la culture auprès de la jeunesse, soit entaché de telles pratiques. La confiance des citoyens dans ce dispositif est à juste titre ébranlée. Il est urgent que des audits soient effectués pour clarifier la gestion des fonds et que des plafonds de rémunération soient mis en place pour les dirigeants de ces institutions publiques. En outre, la transparence doit être renforcée concernant l’utilisation des subventions attribuées aux différents acteurs partenaires du pass Culture. Les montants alloués à certaines organisations culturelles doivent faire l’objet d’un contrôle rigoureux, afin d’éviter tout abus et de garantir une distribution équitable des fonds. Le pass Culture est à l’origine une initiative ambitieuse, visant à démocratiser l’accès à la culture pour les jeunes générations. Cependant, force est de constater que ce dispositif, tel qu’il est actuellement géré, présente de nombreux dysfonctionnements : une offre culturelle mal structurée qui n’encourage pas suffisamment la découverte artistique, des inégalités sociales et géographiques qui pénalisent les jeunes des milieux les plus modestes, des dérives idéologiques qui dénaturent l’objectif même du Pass et enfin une gestion financière opaque marquée par des abus inacceptables. Mme la députée interroge Mme la ministre sur les changements concrets qu’elle prévoit de mettre en place pour diversifier l’offre culturelle accessible via le pass et garantir un accès égal pour tous les jeunes, notamment ceux issus des milieux ruraux ou modestes. Elle lui demande également quelles mesures seront prises pour interdire l’utilisation du pass Culture pour des évènements politiques, afin de préserver la neutralité du dispositif. Elle souhaite savoir si elle envisage de mettre en place des audits indépendants pour contrôler la gestion des fonds publics alloués au pass Culture et de plafonner les rémunérations des dirigeants afin d’éviter les abus ; le rapport accablant de la Cour des comptes publié mi-décembre 2024 ne laisse aucun doute sur la nécessité de refonte du pass Culture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4792</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le pass Culture, dès sa création et surtout lors de sa généralisation en mai 2021, visait un double objectif : aller chercher les jeunes les plus éloignés de l’offre culturelle et leur proposer de diversifier leurs pratiques culturelles en allant, grâce à l’application, vers des offres qu’ils ne connaissaient probablement pas. Il s’agit donc de répondre à une double ambition de démocratisation de l’accès à la culture et de diversification des pratiques des jeunes. Le taux de couverture de la part individuelle est de 84 % de la population à 18 ans, et parmi eux, la part d’utilisateurs résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) est de 8 %, et 30 % en zone rurale. Comme le souligne le rapport de la Cour des Comptes, il s’agit de proportions cohérentes avec les populations de jeunes résidant dans ces zones. Le taux d’utilisation des crédits par les utilisateurs en QPV est même supérieur à la moyenne nationale (87 % contre 82 %). Ces résultats vont dans le sens d’un accès équitable à la Culture pour les jeunes, en particulier ceux issus de milieux éloignés des pratiques culturelles. Pour aller plus loin, dans le cadre de la réforme du pass, le ministère de la culture a mis en place une possible dotation supplémentaire, le « Coup de Pouce Culture ». Ce crédit serait uniquement adressé aux jeunes issus des milieux les plus défavorisés, déscolarisés ou en situation de handicap. L’objectif est également que les jeunes mobilisent leurs crédits de manière diversifiée Pour cela il a été décidé de renforcer l’éditorialisation de l’offre et d’intensifier les actions de médiation dans le cadre du pass Culture. La médiation tient un rôle fondamental pour faire venir les jeunes et les intéresser à l’offre culturelle. Les premiers effets de la feuille de route demandée pour le pass Culture en mai 2024 se font déjà sentir. Des acteurs de secteurs culturels fragilisés, comme les librairies indépendantes ou les cinémas d’art et d’essai ont observé une évolution de leur fréquentation par les jeunes, et le Pass représente une part significative de leur chiffre d’affaires. Une enquête montre que 66 % de bénéficiaires de la dernière cohorte de « sortants » ont découvert un nouveau lieu culturel et 54 % ont réservé une activité jamais faite auparavant. Le spectacle vivant a connu une augmentation de sa fréquentation, dans le cadre du pass Culture, de 25 % au dernier trimestre 2024 par rapport à 2023. À titre d’exemple, la fréquentation de la Comédie Française par le pass Culture (part individuelle) a doublé d’une année sur l’autre. Concernant les critères de sélection des événements et activités financés par le pass Culture, la liste des domaines éligibles au pass Culture (part individuelle) est définie par l’annexe de l’arrêté du 20 mai 2021 portant application du décret no 2021-628 du 20 mai 2021. Ce texte définit la catégorie « spectacle vivant » par les articles L. 7122-1 et suivants, et R. 7122-1 et suivants du code du travail. C’est dans ce cadre réglementairement défini que les équipes de la société Pass Culture vérifient l’éligibilité des professionnels souhaitant s’inscrire et des offres proposées. C’est parce qu’ils présentent les caractéristiques du spectacle vivant définis par la loi que les concerts du festival « La fête de l’Huma » ont été déclarés éligibles à un financement par la part individuelle du pass, à l’exclusion de toutes propositions relevant d’une communication politique ou prosélyte. En 2024, 210 millions d’euros ont été consacrés à la part individuelle du Pass culture, et donc directement reversés aux offreurs culturels dans le cadre des actions réservées par les utilisateurs du pass. Si l’on rajoute la part collective, financée par le ministère de l’éducation nationale et qui concerne tous les élèves de la 6e à la terminale, la part des coûts revenant directement aux bénéficiaires s’élève à plus de 90 % du total des crédits mobilisés par cette action. Les frais de fonctionnement de la SAS pass Culture sont donc très largement inférieurs, en proportion, à tous les dispositifs équivalents. La masse salariale représente moins de 6 % du budget total alloué par le ministère de la culture à ce dispositif. Le ministère de la culture souhaite enfin rappeler que la SAS fait l’objet d’un suivi par un comité stratégique dans lequel siègent deux représentants de l’État, quatre fois par an. Ce suivi permanent est doublé d’un dialogue de gestion hebdomadaire, maintenu par le ministère de la culture depuis la création de la SAS. Aucune décision de dépense ne peut donc être prise sans concertation avec le ministère de la culture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2967</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4793</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut des correspondants locaux de presse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2967. — 24 décembre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le statut des correspondants locaux de presse. Depuis la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987 portant diverses dispositions d’ordre social qui leur confère la qualité de travailleurs indépendants, aucune évolution de leur statut n’a eu lieu. Aujourd’hui, force est de constater que les 25 000 correspondants exercent leur métier dans des conditions qui ne sont pas assimilables à celles des travailleurs indépendants. Ils ne sont en effet pas en capacité de fixer leurs tarifs face aux entreprises de presse qui les emploient, ne bénéficient d’aucune protection sociale, ni d’aucun droit d’auteur sur leurs articles ou photographies. En outre, dans nombre de publications, ils ne disposent pas de la possibilité de signer leurs productions, ce qui a pour effet d’anonymiser leur travail intellectuel. Dans une précédente réponse à une question écrite, le ministère avait suggéré que « les transformations de plus en plus rapides des médias d’information et l’évolution des métiers pourrait conduire à s’interroger sur une nouvelle mise en perspective des missions de l’ensemble des professionnels du secteur ». C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de faire évoluer le statut des correspondants locaux de presse dans le sens d’une meilleure prise en compte de la réalité de leur activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4793</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture tient en premier lieu à rappeler le cadre dans lequel s’inscrit l’activité des correspondants locaux de presse (CLP). L’article 10 de la loi no 87-39 du 27 janvier 1987, modifié par l’article 16 de la loi no 93-121 du 27 janvier 1993 définit à la fois l’activité exercée par le CLP et le régime fiscal et social spécifique auquel il est soumis. Aux termes de cet article, le CLP relève légalement du statut des travailleurs indépendants et les dispositions applicables aux journalistes professionnels dans le code du travail et le code de la sécurité sociale ne lui sont pas applicables. Son statut de travailleur indépendant exclut ainsi toute situation de subordination à l’égard de l’éditeur et il ne bénéficie pas, à ce titre, de la présomption de contrat de travail prévu à l’article L. 7112-1 du code du travail. En principe, le CLP conserve l’initiative des sujets qu’il propose à la rédaction qui ne peut les lui imposer. Sa contribution est circonscrite et consiste, selon les termes de l’article 10 de la loi précitée, « en l’apport d’informations lesquelles sont soumises avant publication à la vérification ou à la mise en forme préalable par un journaliste professionnel salarié de l’entreprise de presse ». Ainsi, toute situation contraire est susceptible d’entraîner une requalification de la relation contractuelle par les tribunaux et la reconnaissance de la qualité de journaliste professionnel si les conditions prévues par le code du travail sont remplies. En tout état de cause, les CLP peuvent demander, s’ils satisfont aux exigences posées à l’alinéa 2 de l’article L. 7111-3 du code du travail, le bénéfice du statut de journaliste professionnel et donc l’application de la présomption de travailleur salarié prévue à l’article L. 7112-1 du code du travail. Pour application de cette disposition, sont des journalistes professionnels les correspondants qui perçoivent des rémunérations fixes, ont pour activité principale, régulière et rétribuée l’activité de journaliste et en tirent le principal de leurs ressources. Le ministère de la culture tient en second lieu à rappeler que le dispositif adopté par le législateur en 1987, puis en 1993, avait pour objet d’adapter le régime de sécurité sociale des CLP aux particularités de l’activité de ces derniers ayant le plus souvent un caractère accessoire et procurant des revenus de faible montant. Il n’a pas vocation à favoriser la professionnalisation d’une activité qui, par nature, ne s’y prête pas ou à se substituer à une activité salariée au sein des entreprises de presse. La prise en charge par l’État d’une partie des cotisations dues par les personnes concernées n’est, au reste, justifiée que si les revenus ne dépassent pas un certain seuil et qu’ils conservent donc un caractère accessoire. Le dispositif actuel prévoit ainsi que lorsque le revenu tiré de cette activité ne dépasse pas 15 % du plafond annuel de la sécurité sociale (6 598,80 euros en 2023), le CLP n’a aucune cotisation maladie, maternité ou vieillesse à verser et il ne s’affilie aux régimes d’assurance des travailleurs non-salariés que s’il en fait la demande. De même, lorsque le revenu tiré de leur activité reste inférieur à 25 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, les correspondants locaux de la presse régionale et départementale bénéficient d’un abattement de 50 % pris en charge par l’État sur leurs cotisations d’assurance maladie-maternité et d’assurance vieillesse. En conclusion, le ministère de la culture estime que les missions des CLP et celles des journalistes professionnels sont distinctes et complémentaires. Il est néanmoins très attentif à l’évolution des conditions d’exercice des métiers de l’information, dont l’importance a été soulignée par le comité de pilotage des États généraux de l’information, particulièrement dans le contexte de transformation rapide des médias d’information.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3016</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4794</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Retrait des chaînes du groupe Canal de la TNT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3016. — 7 janvier 2025. — Mme Catherine Rimbert interroge Mme la ministre de la culture au sujet des répercussions du retrait des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) du groupe Canal sur le financement du cinéma français. Les chaînes C8, CStar et Gulli, détenues par le groupe Bolloré, ont annoncé leur intention de se retirer de la diffusion sur la TNT pour privilégier une diffusion exclusivement numérique. Cette décision entraînerait, selon des estimations sectorielles, un manque à gagner de 200 millions d’euros pour le cinéma français. En effet, ces chaînes étaient tenues, dans le cadre de leurs obligations légales et notamment par l’article L. 421-3 du code du cinéma et de l’image animée, de contribuer au financement de la production audiovisuelle et cinématographique nationale. Ce retrait pourrait profondément fragiliser le modèle économique du cinéma français, déjà éprouvé par les transformations du paysage médiatique et la concurrence des plateformes de streaming internationales. Par ailleurs, il pourrait amplifier les inégalités d’accès à une offre culturelle diversifiée sur les chaînes gratuites. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour compenser ce manque à gagner pour la production cinématographique, conformément aux dispositions de l’article L. 421-3 du code du cinéma et de l’image animée. De plus, elle voudrait connaître les solutions viables pour étendre les obligations de financement aux plateformes numériques diffusant des contenus cinématographiques et audiovisuels pour garantir l’équité entre diffuseurs traditionnels et numériques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4794</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les obligations de contribution des éditeurs de services au développement de la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles résultent de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, laquelle renvoie à des décrets en Conseil d’État pour en fixer les principes généraux. En ce qui concerne les services de télévision, ces obligations ne sont pas limitées aux services diffusés via la TNT (décret n° 2021-1926 du 30 décembre 2021, dit décret « TNT ») mais incombent également aux services diffusés par le câble et le satellite (décret no 2021-1924 du 30 décembre 2021, dit décret « cab-sat »). En outre, les services de médias audiovisuels à la demande (SMAD) français et ceux qui ne sont pas établis en France mais qui visent le territoire français (art. 43-7 de la loi de 1986 précitée) – à l’instar des plateformes de streaming américaines (de type Netflix, Amazon Prime Video et Disney+) – sont eux aussi déjà soumis aux obligations de financement de la production cinématographique et audiovisuelle (décret no 2021-793 du 22 juin 2021, dit décret « SMAD »). Les chaînes du câble et du satellite, comme les plateformes numériques, même étrangères, sont ainsi toutes soumises aux obligations d’investissement dans la production cinématographique et audiovisuelle, et ce suivant des modalités très similaires à celles des chaînes de la TNT (obligations en termes d’œuvres d’expression originale française (EOF), de production indépendante, de diversité, etc.). Partant, le retrait des chaînes du groupe Canal de la TNT n’implique pas, par lui-même, une diminution de la contribution des éditeurs de services au financement de la création cinématographique et audiovisuelle. De surcroît, le groupe Canal a signé le 3 mars dernier avec les organisations professionnelles du cinéma français un accord par lequel il s’engage à financer la création cinématographique très au-delà de ses obligations réglementaires, à hauteur de 160 millions d’euros en moyenne sur trois ans. S’agissant, par ailleurs, de la diversité des œuvres diffusées sur les chaînes gratuites de la TNT, ces dernières sont également soumises, par la loi de 1986 précitée et le décret no 90-66 du 17 janvier 1990 pris en application de cette loi, à des obligations en termes de diffusion d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes et EOF. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique veille en outre à la diversité de l’offre culturelle proposée par ces chaînes lors de l’attribution des fréquences de la TNT, laquelle est régie par divers critères prévus aux articles 25 à 32 de la loi de 1986 précitée. Elle tient notamment compte de la contribution des chaînes à la production de programmes réalisés localement et, pour celles dont les programmes comportent des émissions d’information politique et générale, des dispositions envisagées en vue de garantir le caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3239</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4795</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Encadrement juridique du podcast</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3239. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le flou juridique entourant le  podcast  en France. Support apprécié des Français (37 % en écoutent chaque mois selon le baromètre du CSA publié en octobre 2023), les  podcast  se caractérisent par la confiance qui leur est accordée par leurs auditeurs, contribuent au pluralisme de l’information et sont un outil d’éducation populaire. Néanmoins, ce média ne possède toujours aucun cadre juridique spécifique. En effet, celui-ci ne relève ni du régime de la presse ni de celui des œuvres audiovisuelles et ne dispose, par ailleurs, d’aucun dispositif fiscal. Dans ce contexte, les créatrices et créateurs de podcasts font face à des difficultés financières. Ne pouvant pas bénéficier d’un important dispositif d’aides, les studios de production sont obligés de recourir à la publicité ou aux cagnottes en ligne afin de trouver des moyens de financement. En outre, les plateformes de streaming musical n’ont aucune obligation en matière de financement de la création de  podcast . À cet égard, le  podcast  est donc fréquemment désigné comme un oublié des politiques publiques. Un rapport de l’inspection générale des affaires culturelles intitulé « L’écosystème de l’audio à la demande ( podcast ) : enjeux de souveraineté, de régulation et de soutien à la création audionumérique » appelait récemment à la mise en place d’aides aux créateurs et producteurs ainsi qu’à la construction d’un système de soutien ambitieux. Elle souhaite donc connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4795</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement rapide du podcast repose sur un écosystème effervescent et complexe, dont la croissance reste fragile. Le ministère de la culture s’est rapidement saisi du sujet à travers la publication d’un rapport pionnier de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) sur l’écosystème de l’audio à la demande en novembre 2020, la publication d’une étude du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) sur le statut juridique du podcast, la création d’un appel à projets expérimental au bénéfice des auteurs et autrices de podcasts et de créations radiophoniques et, enfin, la mise en place, en lien avec l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), d’un Observatoire des podcasts. Le rapport de l’IGAC recensait plusieurs questions de nature juridique, en relevant leurs conséquences pour l’écosystème des podcasts. C’est la raison pour laquelle le CSPLA, instance consultative auprès du ministère de la culture, a lancé en avril 2024 une mission chargée d’analyser les problématiques juridiques rencontrées par le développement de cet écosystème, sous le prisme de la propriété littéraire et artistique, et notamment du droit européen. Cette mission a été conduite par la professeure Anne-Emmanuelle Kahn (université Lumière Lyon 2). Le rapport issu de cette mission, publié en février dernier, s’est ainsi efforcé de réaliser un travail de qualification juridique du podcast. Il propose un état des lieux du secteur en identifiant les différents acteurs et appréhende les relations contractuelles entre ceux-ci et plus particulièrement la rémunération en découlant. Le rapport étudie également la problématique de la mise à disposition des podcasts sur les plateformes. Les auteurs de ce rapport concluent que les règles issues du code de la propriété intellectuelle (CPI) et du droit européen paraissent, en l’état, offrir un cadre juridique adapté à la protection du podcast et de ses acteurs. Une intervention législative ne leur semble donc pas, à ce stade, s’imposer. Les parties prenantes sont néanmoins encouragées à se saisir des droits et prérogatives qui sont déjà les leurs, en conduisant les concertations professionnelles permettant d’avancer et de structurer les relations entre les acteurs, sans attendre une éventuelle intervention législative. S’agissant du soutien économique au secteur du podcast, le ministère de la culture, suivant l’une des recommandations du rapport de l’IGAC précité, a lancé en 2021 un cycle d’expérimentation de trois ans sous la forme d’une aide sélective à l’écriture destinée aux autrices et auteurs de podcasts et de créations radiophoniques. Cette expérimentation a donné lieu à la publication de trois appels à projets, en 2021, 2022 et 2023, qui ont permis de soutenir près de 400 autrices et auteurs. Doté de 500 000 euros par édition, ce dispositif visait à accompagner les auteurs dans l’écriture ou la réécriture de podcasts et de créations radiophoniques originales, qu’il s’agisse de fictions, de documentaires, ou de formats hybrides et innovants. L’objectif poursuivi était de favoriser le renouvellement de la création et des talents en encourageant la production de podcasts audacieux au regard des normes du marché. Il s’agissait également de soutenir les auteurs, dont le potentiel de rémunération est encore faible à ce jour. Ce faisant, le dispositif devait contribuer à la structuration de ce secteur émergent. Cette expérimentation s’est achevée à l’issue de la troisième édition, dont les résultats ont été publiés en mars 2024. Une mission a été confiée à l’IGAC pour déterminer si le dispositif a permis d’atteindre ses objectifs et, ce faisant, se prononcer sur l’opportunité et les modalités éventuelles d’un soutien pérenne en faveur du podcast. Enfin, la mise en place en 2022 de l’Observatoire des podcasts doit permettre de mieux appréhender ce secteur. Cet Observatoire, dont la gouvernance s’articule autour d’un comité de pilotage élargi, composé de professionnels représentant les différentes activités de l’écosystème, doit permettre de disposer de données globales et partagées pour mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre. La première étude de l’Observatoire, consacrée à la cartographie du secteur et de ses dynamiques, a été publiée en février 2024. Un complément de cette première étude, qui portait plus spécifiquement sur les auteurs et autrices de podcasts, a été publié l’été dernier. Dans les prochains mois, un deuxième axe d’étude sera consacré à l’offre de podcasts français disponible afin d’évaluer sa spécificité par rapport à l’offre culturelle existante ; enfin, un troisième axe d’étude portera sur les modèles économiques des acteurs afin d’apprécier les modalités de soutenabilité de cette activité et d’estimer de manière plus globale le poids économique du secteur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3828</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4796</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Festival - Demande de clarification de gestion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3828. — 11 février 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre de la culture sur le rapport de la chambre régionale des comptes des Hauts-de-France datant de 2022 concernant une association créée en 2009 afin de développer des activités liées aux arts de la scène et du spectacle vivant et notamment le festival précédemment organisé par la communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre et la commune de Maubeuge elle-même. Pour mener à bien ses activités, elle emploie six salariés permanents, a recours à des intermittents du spectacle et à de nombreux bénévoles. Elle dispose d’un budget annuel moyen de 3,3 millions d’euros. Un peu plus de la moitié de ses recettes proviennent de subventions, principalement apportées par la communauté urbaine de Dunkerque, la région Hauts-de-France, la communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre, le département du Nord et la commune d’Aulnoye-Aymeries. Elle dispose également de ressources propres issues des recettes de billetterie pour le festival local, ainsi que des ventes de boissons et divers objets publicitaires. La situation financière de l’association est satisfaisante. Elle est parvenue à absorber les déficits antérieurs, grâce à des reports à nouveau positifs à compter de 2019. Malgré deux exercices très impactés par la crise sanitaire en 2020 et 2021, l’association a réussi à minorer ses dépenses et à négocier en partie le maintien de subventions 2020 contre l’engagement d’actions futures. Ces mesures, combinées aux dispositifs d’aides de l’État, lui ont permis de préserver son équilibre financier. Néanmoins, ce rapport fait état de nombreux manquements comme des procès-verbaux d’assemblées générales peu précis ou inexistants, de même pour les rapports d’activité annuels ; des fournisseurs n’étant pas payés sous 30 jours alors même que l’association se doit d’appliquer les dispositions du code de la commande publique en vertu de l’article L. 1211-1 sur la qualité du pouvoir adjudicateur ; ou encore des quorums d’assemblée générales non atteints. Ces irrégularités et les recommandations idoines avaient déjà été formulées par la chambre lors de son précédent contrôle. Cela n’a visiblement pas entraîné une correction de ces manquements. Mme la députée demande donc à Mme la ministre ce qu’elle envisage de faire dans ce cas précis, dans la mesure où tout est connu : le financement, les irrégularités, les recommandations de corrections, que celles-ci ont été transmises à qui de droit et que cela n’a eu aucun effet. Quelle est donc la prochaine étape pour que le clair soit fait et les lois appliquées dans la gestion de cette association ? Elle souhaite savoir si elle peut demander un nouveau contrôle de la chambre régionale des comptes des Hauts-de-France ainsi que la publication des retombées économiques de cette association en 2024 afin de s’assurer qu’en plus de respecter le cadre légal, celle-ci soit vecteur d’activité économique directe et indirecte pour le territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4796</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture a fait preuve d’un engagement sans précédent auprès des festivals dans le contexte de la crise sanitaire. Deux textes-cadres ont été adoptés à la faveur des États généraux des festivals qui se sont tenus en 2020 et 2021 : les Principes d’engagement de l’État en faveur des festivals et la Charte pour le développement durable des festivals. Par ailleurs, malgré un contexte budgétaire extrêmement contraint, le ministère de la culture a veillé à préserver les crédits de l’État consacrés au spectacle vivant en 2025. Une partie de la réserve de précaution du ministère permettra également de couvrir les dépenses du Fonds national pour l’emploi dans le spectacle (FONPEPS). La politique de soutien aux festivals et l’engagement budgétaire pour le spectacle vivant du ministère de la culture répondent ainsi à des objectifs de soutien à la création et à la diffusion artistiques, de structuration des filières artistiques et de professionnalisation, d’ouverture et d’accessibilité aux publics, ainsi qu’à des enjeux d’irrigation territoriale. Dans cette perspective, la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Hauts-de-France a apporté un soutien financier à hauteur de 20 000 euros entre 2022 et 2024 à l’association « Les nuits secrètes » pour l’organisation de son festival éponyme. Ce festival joue en effet un rôle particulièrement structurant dans le territoire Sambre-Avesnois-Thiérache (SAT), qui a par ailleurs fait l’objet d’une contractualisation entre l’État et les collectivités territoriales signée par le Président de la République. Cette aide de la DRAC est complémentaire d’une aide du Centre national de la musique (CNM). Le soutien apporté par la DRAC et le CNM reste toutefois très minoritaire en comparaison de celui apporté par les collectivités locales. La DRAC n’a pas relevé d’irrégularités dans les comptes-rendus d’utilisation des subventions versées entre 2022 et 2024. Le rapport de la Chambre régionale des Comptes fait état d’une mise en œuvre globalement satisfaisante des recommandations formulées par la Chambre lors de son précédent contrôle. Toutefois, elle relève une persistance de quelques irrégularités : l’association ne respecte pas certaines dispositions statutaires et du règlement intérieur pour l’organisation des instances, notamment s’agissant de la tenue de la liste des membres et des cotisants, ainsi que du calcul du quorum des assemblées. De plus, l’association devrait appliquer les dispositions du code de la commande publique, en vertu de l’article L. 1211-1 sur la qualité de pouvoir adjudicateur. La Chambre régionale des Comptes formule également de nouvelles recommandations : elle enjoint l’association à réaliser un rapport d’activité annuel rendant compte plus exhaustivement des actions de l’association, et à rédiger des procès-verbaux plus précis des réunions du conseil d’administration afin de mieux rendre compte des décisions prises par les membres. Selon l’usage, la Chambre régionale des Comptes s’assurera ainsi du suivi de ces différentes observations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4360</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4797</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Radios associatives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4360. — 25 février 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la réduction des aides pour les radios associatives, initialement prévue dans le projet de loi de finances pour 2025 du gouvernement de M. Barnier. Le budget du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) a bien failli être amputé de quasiment un tiers de ses crédits, avant un rétropédalage devant la levée de boucliers des responsables de 750 radios associatives locales, des députés et des élus locaux. Le gouvernement de M. Bayrou a choisi de respecter l’engagement de son prédécesseur, puisque Mme la ministre a demandé à la chambre des territoires de rétablir les crédits du FSER alloués aux radios locales au même montant que l’année précédente, soit 35 millions d’euros. Néanmoins, dans la logique d’économies drastiques qui guident l’action du gouvernement de M. Bayrou, M. le député souhaite demander à Mme la ministre la garantie que le budget du FSER ne sera pas affecté. Vu le rôle décisif de ces radios dans le tissu associatif local, l’éducation aux médias et l’information de terrain, une sanctuarisation du budget du FSER pourrait être envisagée. Par ailleurs, il souhaite lui demander des clarifications concernant les « critères de contrôle » qu’elle évoque dans la presse au sujet des subventions données aux radios associatives. Si des contrôles devaient être mis en place, il lui demande qui en serait responsable et qui fixerait les critères. Il existe en effet un risque non négligeable que certaines radios soient pénalisées, non pas pour la qualité de leurs programmes, mais en raison de leurs engagements variés. Il est du devoir du ministère de la culture de garantir, en toutes circonstances, l’indépendance et la liberté d’expression des radios associatives. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4797</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les radios associatives jouent un rôle essentiel en faveur de la cohésion sociale et du pluralisme. Chaque année, environ 750 d’entre elles bénéficient des aides du fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER), qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources. Cet attachement a été réaffirmé dans le cadre du Plan Culture et Ruralité, présenté à l’été 2024, qui a permis de créer une aide supplémentaire pour les radios associatives situées en zone rurale et en Outre-mer. Cette mesure vise à prendre en compte les difficultés particulières de ces radios et leur permettre de poursuivre et d’amplifier leurs actions au sein de ces territoires. Toutefois, dans un contexte budgétaire contraint, le projet de loi de finances pour 2025 déposé à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2024 prévoyait une baisse des crédits du FSER. Cette situation n’était pas satisfaisante. Le ministère de la culture a donc œuvré pour que des solutions puissent être trouvées lors de l’examen du texte. Le Gouvernement a entendu les préoccupations trans-partisanes exprimées par les parlementaires et les élus locaux et a proposé d’amender le projet de loi de finances afin de rétablir les crédits du FSER à leur niveau de 2024. Cette décision témoigne de l’engagement du ministère de la culture aux côtés des radios associatives. Les radios locales et associatives pourront ainsi continuer à assurer leur rôle essentiel en faveur du lien social et la culture de proximité, particulièrement dans les territoires les plus isolés. Concernant le dispositif de contrôle, le bénéfice de chacune des aides prévues relative à la liberté de communication fait l’objet d’une vérification par les services du ministère de la culture qui s’assurent que l’ensemble des conditions posées par le décret n° 2006-1067 du 25 août 2006 pris pour l’application de l’article 80 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 sont satisfaites par les services de radio en faisant la demande. Les services du ministère de la culture mènent en outre des contrôles a posteriori sur les trois subventions à caractère automatique. Ce dispositif de contrôle n’est donc pas un frein à la diversité de l’offre radiophonique. Les radios associatives couvrent en effet une grande variété de contenus à vocation locale, communautaire, culturelle, religieuse ou politique qui font du paysage radiophonique français l’un de plus diversifié au monde.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4386</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4798</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Conséquences de la suppression de crédits du programme 131 - Création</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4386. — 25 février 2025. — Mme Isabelle Santiago appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les répercussions préoccupantes découlant de la récente réduction des financements publics alloués au programme 131 - Création, annoncé par le décret n° 2024- 124 du 21 février 2024. Lors de ses vœux adressés aux acteurs de la culture et à la presse le lundi 29 janvier 2024, Mme la ministre affirmait sa volonté de « replacer la culture au cœur de notre projet de société », déclarant à la même occasion que la culture « doit être un service public, notamment pour les plus démunis ». S’il était possible d’accueillir positivement cette ambition, ces propos encourageants ont vite été balayés par l’annonce du ministère de l’économie de la publication du décret n° 2024-124 du 21 février 2024, entraînant l’annulation de crédits, notamment au sein du programme 131 - Création du ministère de la culture. Cette décision a légitimement suscité une profonde inquiétude au sein des acteurs de l’art et de la culture de la circonscription de Mme la députée, à l’instar de la Muse en circuit - CNCM, comme d’autres à l’échelle nationale, déjà fortement affectés par une crise structurelle de financement public. En effet, il est nécessaire de souligner que les collectivités territoriales, finançant à hauteur de 70 % les politiques publiques culturelles, sont confrontées à des contraintes financières croissantes du fait de l’inflation et d’une perte progressive d’autonomie budgétaire, les obligeant de fait à réduire leur soutien financier aux acteurs de la culture. À l’heure où le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (SYNDEAC) estime la baisse des moyens consacrés à la programmation et à la production de spectacles entre 25 % et 50 %, l’annonce de la suppression de 10 % des crédits alloués à la création résonne comme un écho dramatique et entraîne l’ensemble du secteur vers un avenir particulièrement incertain. Cette diminution aura des répercussions dramatiques sur la diversité et la richesse de l’offre artistique, non seulement dans les territoires, mais également à l’échelle nationale. Au regard de ces suppressions budgétaires, comment interpréter les annonces de Mme la ministre en faveur d’une politique culturelle accessible à toutes et à tous, à la hauteur des enjeux d’intérêt général que ce secteur porte et assurer un soutien effectif des acteurs culturels ? Elle lui demande comment elle compte rendre effective son ambition déclarée pour la culture au regard des restrictions budgétaires entreprises et des difficultés sur lesquelles alertent vivement de nombreux acteurs de l’art et de la culture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4798</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation financière des structures culturelles du spectacle vivant fait l’objet d’une attention soutenue de la part du ministère de la culture depuis la crise sanitaire. L’État a poursuivi en 2024 son action en faveur des politiques de la création dans tous les territoires, en consolidant les moyens accordés aux équipes, artistes, labels et autres lieux en région, dans le domaine du spectacle vivant et des arts visuels. Dans le cadre de la répartition des crédits ouverts par la loi de finances pour 2024, la priorité a été donnée au soutien des marges artistiques des labels, fragilisées par l’inflation élevée et à la mise au plancher des labellisations déjà actées. L’annulation de crédits à hauteur de 95,96 millions d’euros, qui a été appliquée au programme 131 – Création, par décret n° 2024-124 du 21 février 2024, a été amoindrie par le décret de virement de +20,82 millions d’euros en date du 2 avril 2024. L’annulation totale de -75,14 millions d’euros n’a pas été imputée sur les crédits qui relèvent des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), services déconcentrés du ministère. Elle a été portée sur les crédits mis en réserve au niveau du programme, sur la trésorerie mobilisable de plusieurs établissements publics, ainsi que sur des crédits d’investissements relatifs à des chantiers pouvant être décalés. Les moyens mobilisés pour le soutien des labels et équipes artistiques en régions ont ainsi été préservés de toute annulation. De plus, malgré ce contexte budgétaire contraint, le ministère de la culture a réussi à déployer son plan « Mieux produire, mieux diffuser » en 2024, pour un total de plus de 8,5 millions d’euros au bénéfice des structures subventionnées. Grâce à la mobilisation des collectivités territoriales dans le financement des actions du plan à hauteur de 13,5 millions d’euros, la hausse de financement total pour les structures de la création en région atteint 22 millions d’euros. Ce plan a pour objet de soutenir l’écosystème culturel existant afin de conserver une irrigation culturelle des territoires. Depuis plus de 7 ans, les crédits alloués aux services déconcentrés pour le soutien au spectacle vivant atteignent plus de 400 millions d’euros au projet de loi de finances pour 2024, soit une hausse de plus de 34 % depuis 2017. Ce financement permet de soutenir principalement les structures labellisées, les lieux conventionnés, les équipes artistiques (toutes disciplines confondues), les festivals, les résidences ainsi que le plan « Théâtres en région ». S’agissant de l’année 2025, les crédits du programme 131 sont reconduits et connaissent même une hausse, en loi de finances initiales, de 2,5M€, s’établissant ainsi à 1,044 milliard d’euros, ce qui permet de maintenir le niveau des crédits notifiés aux DRAC. L’ensemble de ces actions permet ainsi à l’État de rester un partenaire totalement engagé et fiable dans le soutien aux structures culturelles en régions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4523</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4799</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Alloncle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Impact patrimonial du remplacement des vitraux de Notre-Dame de Paris</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4523. — 25 février 2025. — M. Charles Alloncle interroge Mme la ministre de la culture sur l’impact patrimonial, outre un coût qui s’annonce déjà astronomique, du remplacement des vitraux de Notre-Dame. À l’occasion du chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le Président de la République a souhaité procéder au remplacement de vitraux de six chapelles malgré l’intérêt patrimonial des vitraux originaux, dessinés par Viollet-le-Duc. Le coût de cette opération est annoncé à 4 millions d’euros par la presse et devrait avoir lieu malgré l’avis unanimement défavorable de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture. S’il convient bien sûr de soutenir la création artistique moderne, il apparaît que bien d’autres édifices gagneraient à bénéficier de vitraux modernes, sans avoir à créer un inquiétant précédent d’irrespect de la charte de Venise de 1964, signée par la France, qui interdit le remplacement d’éléments anciens bien conservés par des pièces modernes. Aussi, il lui demande de préciser la valeur symbolique accordée à la susmentionnée charte de Venise et le détail des coûts de l’opération envisagée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4799</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les projets de création de vitraux dans des édifices inscrits ou classés au titre des monuments historiques – toujours dans le respect du cadre de conservation du patrimoine, dont fait partie la charte de Venise – ne sont pas rares. Le meilleur exemple en est la cathédrale Notre-Dame de Reims, où un programme de création (Chagall, Simon-Marq, Knoebel, etc.), s’étalant de 1937 à 2015, a conduit au remplacement d’un grand nombre de baies détruites en 1914. Il en a été de même à la cathédrale de Nevers, pour remplacer les vitraux détruits par le bombardement de 1944. Il est également arrivé que des vitraux contemporains viennent remplacer des vitraux existants, comme ce fut le cas à Notre-Dame de Paris. Ce fût également le cas à l’abbatiale de Conques, où les 104 verrières réalisées dans les années 1940-1950 furent remplacées dans les années 1990 par celles de l’artiste Pierre Soulages. C’est ainsi qu’à la demande de Monseigneur Laurent Ulrich, archevêque de Paris, le Président de la République a décidé de donner une suite favorable au projet de remplacement de vitraux de six chapelles du bas-côté sud de la cathédrale Notre-Dame de Paris.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4811</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4799</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4811. — 11 mars 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux de Paris et de Lyon. Depuis le 12 février 2025, les musiciens accompagnateurs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) et de Lyon (CNSMDL) ont cessé leur travail et sont en grève. Les musiciens accompagnateurs de ces deux institutions jouent un rôle majeur dans la formation des futurs artistes de haut niveau. Ils sont présents tout au long du cursus des élèves de ces conservatoires depuis les classes de chant jusqu’aux déchiffrages complexes pour instrumentistes en passant par la préparation aux concours internes. Aujourd’hui, ces hommes et ces femmes se sont mis en grève pour protester contre des salaires qu’ils jugent indignes au regard de leur travail et du niveau d’excellence qu’il exige. En effet, le traitement de départ des musiciens accompagnateurs avoisine les 1 400 euros nets mensuels en début de carrière pour un temps plein alors que ces professionnels sont souvent titulaires de plusieurs diplômes de haut niveau, comme leurs homologues enseignants. La grille indiciaire des musiciens accompagnateurs, inchangée depuis 2009, est plafonnée à 1 650 euros nets en fin de carrière. Le mouvement de grève des musiciens accompagnateurs des CNSMDP et CNSMDL a recueilli le soutien de nombreuses personnalités éminentes du monde musical. Mais si cette mobilisation inédite des musiciens accompagnateurs a déjà permis d’obtenir la reprise partielle de leur ancienneté, les discussions sur la revalorisation de la grille salariale n’a toujours pas abouti. Les accompagnateurs demandent, notamment, une revalorisation de cette grille à un niveau au moins équivalent à celui de leurs homologues des conservatoires régionaux. Le CNSMDL rappelle que, si des discussions sur la revalorisation des grilles indiciaires ont déjà été amorcées en 2018 et que l’établissement a également mis en place une charte des accompagnateurs professionnels visant à améliorer leurs conditions de travail, la question des salaires dépend, elle, directement du ministère de la culture, avec qui les discussions sont toujours en cours. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour revaloriser la grille salariale des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux de Paris et de Lyon.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4799</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Un accord relatif à la révision des conditions de rémunération des personnels pédagogiques contractuels du ministère de la culture a été signé avec les organisations syndicales représentatives ministérielles le 14 mars dernier. Il concerne les professeurs contractuels des écoles nationales supérieures d’architecture, des écoles nationales supérieures d’art, ainsi que les accompagnateurs, les assistants, les professeurs et les professeurs associés des Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon. Cet accord fixe un nouveau cadre de rémunération pour ces personnels, fondé sur le principe d’une rémunération qui augmente progressivement selon l’ancienneté, et offre ainsi une véritable perspective de carrière à ces agents. Il prévoit, pour chaque catégorie d’entre eux, des modalités précises de classement et de reclassement dans le nouveau cadre de rémunération qui permettent de prendre en compte l’expérience et l’ancienneté préalablement acquises. Il prévoit également une très substantielle revalorisation des conditions de rémunération et d’évolution de carrière pour les musiciens accompagnateurs. Cet accord marque l’aboutissement de la première étape de la négociation ministérielle consacrée à la question des rémunérations des agents contractuels du ministère de la culture. Les discussions pourront se poursuivre sur les conditions d’emploi des musiciens accompagnateurs dans les deux conservatoires nationaux de musique et de danse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4800</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Changement enseigne des marchands de presse : une dépense coûteuse et inutile ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5179. — 18 mars 2025. — M. Alexis Corbière* interroge Mme la ministre de la culture sur sa volonté de modifier le design de l’enseigne des marchands de presse. En effet, le jeudi 6 mars 2025, le ministère de la culture a dévoilé le nouveau design de l’enseigne des marchands de presse. Alors que les Français sont habitués, depuis les années 1950, à identifier ces quelque 20 000 marchands de presse grâce à la célèbre plume rouge sur fond jaune, il a été décidé de moderniser cette enseigne. Ainsi, en 2022, le ministère de la culture la jugeait trop vieillotte et avait lancé un appel d’offre pour la redessiner. Le président du syndicat Culture presse estime par ailleurs que cette enseigne et cette plume sont des symboles « connus et reconnus » et que c’est la « signature et la vitrine » des marchands de presse. Changer cette enseigne serait, selon les arguments du ministère, nécessaire pour accompagner la transformation du métier. Cette nouvelle plume grise serait un signe plus moderne et plus attractif et contribuerait à pallier la baisse de 35 % du nombre de marchands de presse ces 20 dernières années. Pour faciliter l’installation de cette nouvelle enseigne, l’État accorde un taux de prise en charge pour ce changement d’enseigne qui sera de 80 % dans les zones urbaines et de 90 % dans les zones rurales, qui comptent 40 % des marchands de presse. Alors que les gouvernements successifs instaurent des politiques de plus en plus austéritaires, que le ministère de la culture a subi des coupes budgétaires de 210 millions d’euros pour cette année 2025 (en incluant les baisses dans l’audiovisuel public) et que les moyens alloués à la part collective du pass Culture ont été gelés de 50 millions d’euros - voire totalement supprimés pour les moins de 17 ans - M. le député s’interroge sur la nécessité et l’urgence de cette dépense. De plus, dans la communication ministérielle, il n’est nulle part mentionné le coût total de la mesure, ni comment celle-ci pourra être financée. Il n’est pas non plus précisé sur quelle temporalité les vendeurs de presse devront effectuer ces changements d’enseigne. Ainsi, dans cette période où tous les budgets, hormis celui des armées et de l’intérieur, sont drastiquement réduits, cette décision apparaît déconnectée du quotidien des Français et n’étant nullement une réponse aux problématiques que subissent les vendeurs de presse, c’est-à-dire notamment des ventes de presse transférées à la grande distribution, des abonnements proposés par les maisons d’édition à des tarifs déloyaux ou encore le manque de transparence des relations contractuelles éditeurs et marchands de presse. Oui, il est nécessaire d’aider les marchands de presse, mais cela doit passer par une réelle réforme structurelle, dans un dialogue avec les syndicats du secteur et leurs représentants. Cela ne se fera pas avec des mesurettes floues qui ne servent qu’à servir la communication gouvernementale, sans aucune action concrète pour redonner aux vendeurs de presse une plus grande indépendance, de meilleures conditions de travail ainsi qu’une meilleure rémunération. Ainsi, dans cette période où le pays subit une forte austérité budgétaire, cette modification de l’enseigne a-t-elle été spécifiquement réclamée par les vendeurs eux-mêmes ? Les syndicats du secteur ont-ils été consultés ? Mme la ministre pourrait-elle préciser les coûts déjà engagés pour financer la réalisation de cette enseigne par une entreprise privée et quelles sont les futures dépenses qui seront imputées aux remplacements des anciennes ? Enfin, il lui demande combien d’enseignes seront changées en France et quel est le délai maximum légal à respecter pour effectuer les modifications pour les marchands de presse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5180</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4801</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Charge de la nouvelle enseigne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5180. — 18 mars 2025. — M. Michel Guiniot* interroge Mme la ministre de la culture sur les charges financières que va représenter la nouvelle enseigne « plume ». Le ministère de la culture a annoncé le 5 mars 2025 que l’enseigne « plume », qui identifie les marchands de presse depuis 1950, allait avoir une nouvelle refonte graphique. Toutefois, alors que le secteur fait face à une forte crise, ayant entraîné une diminution de 35 % du nombre de marchands et une baisse du nombre d’ouvrages vendus face à la concurrence du numérique et de la vente en ligne, il semble inopportun de leur faire supporter une charge supplémentaire dans ce contexte. Une aide a été annoncée pour déployer la nouvelle enseigne « plume » sur l’ensemble du territoire, s’élevant à 80 %, voire 90 %, du coût de l’achat et de l’installation. Pourtant, cette aide constitue une charge importante pour les finances publiques dans un contexte d’économies budgétaires drastiques, ainsi qu’une charge inutile pour les marchands de presse qui sont déjà clairement identifiés dans le paysage français grâce à l’enseigne bien connue. Aussi, il souhaite savoir quel a été le coût de réalisation de la nouvelle enseigne, les projections sur la charge pour les finances publiques que représentera l’implantation de l’enseigne, ainsi que la dépense que cela représentera pour les 19 000 marchands de presse sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5181</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4801</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Conséquences financières et environnementales du projet « Une plume renouvelée »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5181. — 18 mars 2025. — M. Julien Odoul* interroge Mme la ministre de la culture sur la pertinence et les implications du projet de changement d’enseignes des marchands de presse. Le 5 mars 2025, lors du congrès de Culture Presse, le ministère de la Culture a dévoilé l’initiative « Une plume renouvelée pour les marchands de presse », visant à modifier l’identité visuelle des points de vente de presse. Alors que le secteur traverse une crise profonde, cette mesure soulève de nombreuses interrogations quant à son utilité réelle et ses conséquences financières et environnementales. Tout d’abord, d’un point de vue écologique, remplacer des enseignes encore en bon état suppose la production, le transport et l’installation de milliers de nouveaux panneaux, générant un impact environnemental certain. À l’heure où le Gouvernement affirme faire de la transition écologique une priorité, comment justifier une initiative qui engendre un tel gaspillage de ressources ? Une étude d’impact a-t-elle été menée pour mesurer l’empreinte carbone de cette opération et prouver qu’elle s’inscrit réellement dans une démarche durable ? Sur le plan financier, cette réforme apparaît tout aussi discutable. La filière de la presse connaît un effondrement structurel : les ventes de journaux ne cessent de chuter et les fermetures de points de diffusion s’accélèrent. En 1997, la France comptait 34 000 buralistes ; ils ne sont plus que 23 500 en 2022 et ce déclin se poursuit. Dans un tel contexte, pourquoi l’État privilégie-t-il un changement d’enseignes au lieu de concentrer ses efforts sur la survie économique des marchands de presse ? Quel est le coût réel de cette opération, qui en assumera la charge et comment son financement est-il réparti entre l’État et les diffuseurs déjà en difficulté ? Face à la polémique croissante, le ministère de la culture a réagi sur X le 8 mars 2025 en assurant que cette nouvelle enseigne avait été « demandée par les marchands de presse », qu’elle était « modernisée, écologique » et qu’elle « ne générait aucun surcoût », tout en rappelant que le secteur avait contribué à l’effort budgétaire à hauteur de 15 millions d’euros. Cette déclaration ne répond pourtant pas aux principales interrogations : comment une réforme impliquant la production et l’installation de milliers d’enseignes pourrait-elle ne générer aucun coût supplémentaire ? Qui a réellement demandé cette réforme et en quoi répond-elle aux priorités des professionnels du secteur ? Enfin, ce projet est présenté comme un levier de modernisation du réseau de distribution. Or aucun élément ne permet d’affirmer qu’un simple changement d’enseigne suffira à enrayer la crise de la presse écrite. Existe-t-il une étude d’impact prouvant que cette initiative renforcera la fréquentation des points de vente et aura une incidence significative sur la pérennité des marchands de presse ? Il lui demande donc d’exposer les justifications budgétaires et environnementales de cette réforme, de clarifier les bénéfices attendus pour un secteur en grande difficulté et d’expliquer en quoi cette initiative constitue une priorité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5182</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4801</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Coût et pertinence de la modernisation de la « plume »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5182. — 18 mars 2025. — M. Sébastien Chenu* interroge Mme la ministre de la culture sur le projet de modernisation de l’enseigne emblématique des marchands de presse, plus communément appelée la « plume », un symbole historique et reconnu des points de vente de presse en France depuis les années 1950. Bien que cette enseigne ait connu plusieurs évolutions au fil des décennies, le dernier changement de design, présenté comme une nécessité pour répondre aux mutations du secteur, soulève plusieurs interrogations. M. le député relève que Mme la ministre a précisé que cette révision du design visait à répondre aux défis actuels du secteur, notamment la numérisation des usages et la concurrence accrue des nouveaux moyens d’information. Toutefois, dans un contexte économique marqué par des déficits publics et une dette nationale records, une telle dépense peut-elle être justifiée ? En effet, sous les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron, la gestion des finances publiques a été marquée par une gestion calamiteuse, amplifiant considérablement les déficits et creusant la dette publique à des niveaux jamais atteints dans l’histoire récente dans le pays. Dans ce cadre, M. le député se demande si la priorité doit vraiment être donnée à la modernisation d’un logo plutôt qu’à des mesures ayant un impact direct sur la survie du secteur de la presse. M. Sébastien Chenu souligne également que la « plume » était déjà un symbole largement reconnu et identifié par le public, et il doute que son renouvellement visuel soit un levier pertinent pour répondre aux difficultés structurelles du secteur de la presse, qui sont bien plus complexes que la simple question d’un logo. Il souhaiterait donc savoir quel est le coût global de cette opération, comprenant à la fois la conception du nouveau design et l’installation des nouvelles enseignes dans les points de vente. Dans ce contexte de crise budgétaire, M. le député interroge Mme la ministre sur la priorité de cette dépense publique. La presse française traverse une crise bien plus profonde, et il semble plus pertinent d’affecter ces fonds à des mesures concrètes pour soutenir la production, la diffusion et la transition numérique des médias, plutôt qu’à une modernisation esthétique des enseignes. Ne serait-il pas plus raisonnable de se concentrer sur des actions qui auront un véritable impact sur la pérennité du secteur plutôt que de céder à une forme de marketing coûteux qui ne répond pas aux vrais enjeux ? Enfin, il l’interroge sur l’efficacité de ce changement d’enseigne face à une problématique bien plus vaste : la presse traditionnelle en France souffre-t-elle réellement d’une identification visuelle insuffisante, ou est-ce plutôt la question de sa place et de sa pertinence dans un monde numérique qui doit être abordée en priorité ? Dans ce cadre, il souhaite savoir si la modernisation de l’enseigne représente une réponse véritablement adaptée aux défis du secteur, ou si elle s’apparente à un pur effet de communication, déconnecté des véritables enjeux auxquels fait face la presse en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5183</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4802</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Disparition de l’enseigne « Plume » et son le renouvellement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5183. — 18 mars 2025. — M. Bruno Bilde* alerte Mme la ministre de la culture sur la disparition de l’enseigne « Plume » et sur le renouvellement de celle-ci dans toute la France. Depuis 1950, l’enseigne « plume » identifie les marchands de presse sur tout le territoire. Le ministère a récemment annoncé sa réinvention en 2025, dans le cadre du plan culture et ruralité, en accompagnant son déploiement avec des fonds publics. Or ce changement d’identité visuelle suscite de nombreuses interrogations. D’une part, il apparaît totalement inutile, l’ancien design remplissant parfaitement sa fonction de signalétique. D’autre part, le nouveau visuel est largement critiqué pour son esthétisme douteux, qui semble davantage nuire à l’image des marchands de presse qu’à la valoriser. Dans un contexte budgétaire contraint, où chaque euro dépensé devrait répondre à une véritable nécessité, il lui demande le coût total de cette opération pour les finances publiques, ainsi que les justifications précises ayant conduit à ce choix contestable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4802</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture est pleinement engagé dans le soutien à l’accès de l’ensemble de la population, partout sur le territoire, à une information pluraliste. Les marchands de presse assurent un maillage territorial indispensable, notamment en milieu rural, où ils contribuent non seulement à l’accès à l’information de tous mais aussi à la lecture, à la culture et au dynamisme des centres-bourgs. Dans un contexte marqué par une attrition continue du volume de ventes et afin de pallier la baisse structurelle du nombre de points de vente de presse - d’environ 3 % par an -, une aide à la modernisation des diffuseurs de presse a été créée en 2004 afin d’accompagner les marchands dans l’informatisation de leurs outils et la rénovation de leurs magasins. En 2024, 774 marchands de presse ont bénéficié de cette aide pour un montant total de 3,3 millions d’euros. Une étude menée auprès de plus de 200 bénéficiaires de l’aide entre 2018 et 2022 a souligné l’importance de ce soutien pour les marchands de presse : 92 % des répondants ont indiqué que l’aide à la modernisation des espaces de vente avait permis d’améliorer l’attractivité de leur magasin et deux tiers d’entre eux n’auraient pas rénové leur magasin sans aide publique. Aussi, l’aide a été davantage ciblée vers les modernisations d’espace de vente à compter de 2023, afin de renforcer leur attractivité et modèle économique. Ce soutien est particulièrement important pour les 40 % des points de vente situés en zone rurale et pour lesquels une aide renforcée de 10 points de pourcentage et sans plafond d’aide a également été accordée dans le cadre du Plan culture et ruralité. Dans ce contexte de modernisation du réseau, le projet de nouvelle enseigne des marchands de presse s’inscrit dans le cadre du plan de soutien à la filière presse annoncé le 27 août 2020 par le Président de la République à la suite de la crise sanitaire et en réponse à une demande exprimée par les marchands de presse. 42 projets ont été reçus par le ministère de la culture à la suite de l’appel à candidatures lancé en décembre 2022 sous la forme d’un marché public à procédure adaptée. Parmi ceux-ci, 5 ont été retenus par le comité de pilotage composé du ministère de la culture et d’acteurs du secteur, notamment Culture Presse, principale organisation représentant les marchands de presse, le réseau d’enseignes Maison de la Presse et la société de distribution France Messagerie, propriétaire de la marque de l’ancienne enseigne. La proposition in fine retenue répond aux critères de qualité, de démarche éco-responsable et de prix établis dans le cadre de ce marché public. Elle propose par ailleurs une solution de combinaison entre l’enseigne « plume » et les autres enseignes de ces commerce (tabac, jeux, etc.) pour répondre aux demandes de ces commerces multi-activité et de l’obligation croissante par de nombreuses villes et communes de ne disposer que d’une seule enseigne par magasin. Le financement de cette nouvelle enseigne s’élève à 106 220 euros hors taxe (HT), comprenant l’assistance à maîtrise d’ouvrage du cahier des charges de l’enseigne (12 200 euros HT), l’indemnité de 5 000 euros versée aux 4 candidats non sélectionnés et celle de 74 000 euros versée à l’équipe lauréate. Ce financement a été intégralement assuré par le budget déjà alloué à l’aide à la modernisation des diffuseurs de presse, sans augmentation de ces crédits. L’installation de cette enseigne, qui coûtera entre 500 et 1000 euros selon les fabricants, est soutenue à hauteur de 80 % dans les zones urbaines et de 90 % en zone rurale à travers l’aide à la modernisation des diffuseurs. Le rythme du déploiement sera naturellement très progressif. Il convient aussi de noter que, à la différence des enseignes des débitants de tabac ou des pharmacies, cette enseigne n’est pas obligatoire. Conformément aux règles interprofessionnelles, la présence d’une enseigne extérieure (ancienne enseigne, nouvelle « plume », plume de l’enseigne Maison de la presse, etc.) est l’une des conditions d’accès à la qualification de point de vente spécialiste induisant une meilleure rémunération des marchands. Au-delà de l’attractivité des points de vente de presse et de leur maillage territorial, il est essentiel de leur assurer de meilleures conditions d’exercice et de rémunération. La mission de concertation relative à la distribution de la presse imprimée confiée à Monsieur Sébastien Soriano vise notamment en ce sens à réduire le nombre de livraisons quotidiennes des points de vente en mutualisant les flux de la presse nationale et de la presse régionale et locale. C’est également le sens des travaux de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse sur la rémunération des diffuseurs, conformément à l’article 18 de la loi dite « Bichet » et pour laquelle des négociations sont en cours au sein de la filière. Ces enjeux, fondamentaux pour la viabilité du réseau, sont au cœur des priorités du ministère, en dialogue constant avec les acteurs de la filière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5820</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4803</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut des correspondants locaux de presse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5820. — 8 avril 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’inadéquation croissante entre le statut juridique des correspondants locaux de presse (CLP) et la réalité de leur contribution quotidienne à l’information locale, en particulier au sein de la presse quotidienne régionale (PQR). Prévu à l’origine pour encadrer une activité ponctuelle et complémentaire, ce statut est aujourd’hui utilisé à grande échelle par les groupes de presse. Les CLP assurent une part considérable de la production éditoriale locale - parfois jusqu’à 70 % des pages - et accomplissent des tâches qui relèvent pleinement du journalisme : reportages, portraits, vidéos, enquêtes de terrain. Leurs articles sont souvent publiés en l’état, sans réécriture substantielle. Cette mobilisation massive d’une main-d’œuvre présentée comme accessoire révèle une forme de contournement du droit du travail. Les CLP, bien qu’essentiels à la vie des territoires et à la couverture de la ruralité, restent exclus du statut de journaliste, ne bénéficient pas de droits sociaux réels, sont rémunérés à des tarifs très bas (en moyenne 4,76 euros brut de l’heure) et ne disposent ni de protection, ni de représentation. Alors que les États généraux de l’information ont souligné l’importance de renforcer les maillons locaux du paysage médiatique, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les pistes envisagées pour faire évoluer ce statut. Elle souhaite savoir si une réforme est à l’étude afin de garantir aux CLP une rémunération décente, un accès à une protection sociale digne de ce nom et une reconnaissance de leur rôle structurant dans le fonctionnement quotidien de la presse régionale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4803</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture tient en premier lieu à rappeler le cadre dans lequel s’inscrit l’activité des correspondants locaux de presse (CLP). L’article 10 de la loi no 87-39 du 27 janvier 1987, modifié par l’article 16 de la loi no 93-121 du 27 janvier 1993 définit à la fois l’activité exercée par le CLP et le régime fiscal et social spécifique auquel il est soumis. Aux termes de cet article, le CLP relève légalement du statut des travailleurs indépendants et les dispositions applicables aux journalistes professionnels dans le code du travail et le code de la sécurité sociale ne lui sont pas applicables. Son statut de travailleur indépendant exclut ainsi toute situation de subordination à l’égard de l’éditeur et il ne bénéficie pas, à ce titre, de la présomption de contrat de travail prévu à l’article L. 7112-1 du code du travail. En principe, le CLP conserve l’initiative des sujets qu’il propose à la rédaction qui ne peut les lui imposer. Sa contribution est circonscrite et consiste, selon les termes de l’article 10 de la loi précitée, « en l’apport d’informations lesquelles sont soumises avant publication à la vérification ou à la mise en forme préalable par un journaliste professionnel salarié de l’entreprise de presse ». Ainsi, toute situation contraire est susceptible d’entraîner une requalification de la relation contractuelle par les tribunaux et la reconnaissance de la qualité de journaliste professionnel si les conditions prévues par le code du travail sont remplies. En tout état de cause, les CLP peuvent demander, s’ils satisfont aux exigences posées à l’alinéa 2 de l’article L. 7111-3 du code du travail, le bénéfice du statut de journaliste professionnel et donc l’application de la présomption de travailleur salarié prévue à l’article L. 7112-1 du code du travail. Pour application de cette disposition, sont des journalistes professionnels les correspondants qui perçoivent des rémunérations fixes, ont pour activité principale, régulière et rétribuée l’activité de journaliste et en tirent le principal de leurs ressources. Le ministère de la culture tient en second lieu à rappeler que le dispositif adopté par le législateur en 1987, puis en 1993, avait pour objet d’adapter le régime de sécurité sociale des CLP aux particularités de l’activité de ces derniers ayant le plus souvent un caractère accessoire et procurant des revenus de faible montant. Il n’a pas vocation à favoriser la professionnalisation d’une activité qui, par nature, ne s’y prête pas ou à se substituer à une activité salariée au sein des entreprises de presse. La prise en charge par l’État d’une partie des cotisations dues par les personnes concernées n’est, au reste, justifiée que si les revenus ne dépassent pas un certain seuil et qu’ils conservent donc un caractère accessoire. Le dispositif actuel prévoit ainsi que lorsque le revenu tiré de cette activité ne dépasse pas 15 % du plafond annuel de la sécurité sociale (7 065 euros en 2025), le CLP n’a aucune cotisation maladie, maternité ou vieillesse à verser et il ne s’affilie aux régimes d’assurance des travailleurs non-salariés que s’il en fait la demande. De même, lorsque le revenu tiré de leur activité reste inférieur à 25 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (11 775 euros en 2025), les correspondants locaux de la presse régionale et départementale bénéficient d’un abattement de 50 % pris en charge par l’État sur leurs cotisations d’assurance maladie-maternité et d’assurance vieillesse. Ainsi, les missions des CLP et celles des journalistes professionnels sont distinctes et complémentaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5986</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4804</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Les dérives de l’intelligence artificielle : l’affaire du « Ghibli Effect »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5986. — 15 avril 2025. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de la culture sur les dérives croissantes de l’intelligence artificielle générative en matière de violation du droit d’auteur, illustrées récemment par le phénomène dit du « Ghibli Effect » et l’extrême urgence à doter la France d’un cadre juridique clair, protecteur et prospectif à la hauteur des enjeux posés par ces technologies émergentes. Il arrive que le progrès technologique avance d’un pas si précipité qu’il en devienne inquiétant. L’évolution fulgurante de l’intelligence artificielle (IA) générative (et, avec elle, la prolifération des systèmes capables de produire textes, images, musiques ou vidéos à partir de vastes bases de données, sans respect explicite pour les droits afférents aux œuvres utilisées) soulève aujourd’hui une interrogation civilisationnelle. Ce n’est pas seulement une question technique, juridique ou économique : c’est une question éthique, artistique, culturelle et, au fond, politique. Récemment, un phénomène médiatisé sous le nom de « Ghibli Effect » a attiré l’attention de la presse spécialisée. Grâce à des requêtes effectuées sur le logiciel ChatGPT, les internautes ont pu produire en quelques secondes des images évoquant avec une fidélité troublante l’univers esthétique du célèbre studio d’animation japonais Ghibli. Il ne s’agissait pas ici de simples pastiches réalisés par des illustrateurs en hommage à une œuvre aimée, mais de générations automatiques, sans intervention humaine, fondées sur des milliards d’images ingérées par l’intelligence artificielle à des fins d’entraînement. Ce cas symptomatique soulève une première alerte : à qui appartient le style ? Que devient la singularité artistique d’un studio, d’un auteur, d’un créateur, lorsqu’un algorithme peut en quelques secondes s’approprier son essence visuelle ou sonore et la reproduire, sans que l’auteur initial n’ait consenti à cette extraction, à cet usage, ni même qu’il en ait connaissance ? Mais cet exemple n’est qu’un cas parmi une multitude d’autres, il est à craindre que l’on se trouve désormais à l’orée d’un bouleversement bien plus vaste : la remise en cause de l’édifice juridique du droit d’auteur, pilier de la protection des créateurs et fondement de la vitalité culturelle française et européenne. L’intelligence artificielle générative repose sur un processus nommé « entraînement », par lequel l’IA assimile d’immenses corpus d’œuvres existantes, publiées ou non, disponibles librement ou non. L’écrasante majorité des modèles utilisés actuellement par les grandes entreprises technologiques, OpenAI, Meta, Google, Midjourney, Stability AI, Anthropic, ont été nourris de ces bases de données massives, sans que les auteurs des œuvres utilisées aient donné leur accord, ni reçu la moindre rétribution. C’est ici que réside le scandale fondateur : en amont de la chaîne, le pillage est la norme. Les créateurs, qu’ils soient écrivains, photographes, réalisateurs, illustrateurs ou musiciens, voient leurs œuvres aspirées, anonymisées, digérées dans des bases de données, au nom du progrès et de la performance technologique. Puis, en aval, les IA restituent, à travers leurs réponses, des images, des textes ou des sons qui reprennent à leur compte le style, l’univers, voire des éléments explicites issus des œuvres originales. Cette situation constitue une atteinte directe au droit moral et au droit patrimonial de l’auteur. Il ne s’agit plus simplement de plagiat, notion encore trop limitée pour appréhender le phénomène, mais d’une dilution complète de l’identité de l’œuvre dans un océan algorithmique où plus personne n’est reconnu comme l’auteur véritable. La France a toujours été une nation à la pointe du droit d’auteur, en défendant une conception fondée sur la personnalité de l’auteur et la protection de son œuvre dans sa double dimension morale et économique. Ce modèle a inspiré le droit européen, qui s’est efforcé, parfois laborieusement, d’adapter les grandes directives aux évolutions du numérique. Cependant, l’émergence de l’IA générative met à l’épreuve la solidité de ce cadre. À ce jour, aucun texte de loi n’encadre spécifiquement l’usage d’œuvres protégées par le droit d’auteur à des fins d’entraînement d’intelligences artificielles. La directive européenne sur le droit d’auteur de 2019 (dite « directive DSM ») contient bien des dispositions sur le « text and data mining », mais ces dispositions sont vagues, peu appliquées et surtout insuffisamment contraignantes. Les plateformes, souvent basées hors d’Europe, se retranchent derrière des interprétations extensives des exceptions de fouille de texte ( text mining ) pour justifier des ingestions massives de données, quand bien même celles-ci sont couvertes par le droit d’auteur. Les titulaires de droits, eux, n’ont aucun moyen efficace d’empêcher ces pratiques ni de les détecter, sauf à intenter des actions longues, coûteuses et incertaines en justice. Dans d’autres pays, les débats ont parfois avancé plus vite qu’en France. Aux États-Unis d’Amérique, la jurisprudence commence à préciser certains points. Ainsi, plusieurs auteurs ont déposé des plaintes contre OpenAI, Meta ou Stability AI, pour utilisation non autorisée de leurs œuvres. Le Bureau du droit d’auteur américain a aussi rappelé qu’une œuvre générée uniquement par IA n’est pas protégée par le copyright, une manière de distinguer, à juste titre, création humaine et production algorithmique. Au Japon, pays d’origine du studio Ghibli, le gouvernement a adopté une ligne plus conciliante avec les géants technologiques, en autorisant, dans certaines conditions, l’utilisation d’œuvres protégées pour l’entraînement des IA, dans un souci de « compétitivité nationale ». Cette décision, fortement critiquée par les artistes locaux, pose la question d’un dumping culturel qui sacrifie les créateurs sur l’autel de l’innovation. Au Royaume-Uni, le débat reste ouvert : après avoir envisagé une large exemption au droit d’auteur au profit de l’IA, le gouvernement britannique est revenu en arrière, sous la pression des milieux artistiques et universitaires, dénonçant une attaque contre la souveraineté culturelle. Ces exemples montrent que l’équilibre est difficile à trouver, mais ils démontrent surtout une chose : la France ne peut rester passive. Si elle n’agit pas rapidement, les créateurs français seront laissés sans défense face à une technologie qui les dissout. Au-delà des aspects juridiques, la lutte contre les dérives de l’IA nécessite aussi une mobilisation culturelle et éducative. Il faut expliquer au grand public ce que signifie véritablement la création, pourquoi elle mérite d’être protégée et pourquoi le « tout gratuit, tout accessible, tout généré » n’est pas une avancée, mais une régression. Les pouvoirs publics doivent soutenir les artistes, les éditeurs, les studios, les maisons de disques, les labels, les galeries, tous ceux qui font vivre la culture, en leur donnant les moyens de faire valoir leurs droits. Ils doivent aussi veiller à ce que les jeunes générations comprennent la valeur du travail créatif, dans un monde où les IA brouillent les repères entre originalité et imitation. La France ne peut se contenter de suivre passivement l’évolution des technologies. Elle doit, au contraire, réaffirmer ses principes : la culture n’est pas une variable d’ajustement, la création n’est pas un produit dérivé, l’art n’est pas un flux d’images ou de mots au service d’une performance algorithmique. Quelles mesures concrètes le Gouvernement entend-il prendre pour interdire ou encadrer strictement l’utilisation non autorisée d’œuvres protégées par le droit d’auteur à des fins d’entraînement de l’intelligence artificielle ? Envisage-t-il de soutenir une initiative législative nationale, voire européenne, pour renforcer les droits des créateurs face aux IA ? Compte-t-il imposer la transparence sur les jeux de données utilisés par les entreprises d’IA, y compris celles opérant depuis l’étranger mais accessibles en France ? Est-il favorable à la mise en place d’un système de rémunération automatique pour les créateurs dont les œuvres sont exploitées par les IA génératives ? Enfin, comment la France compte-t-elle mobiliser ses partenaires européens pour faire émerger une doctrine partagée de souveraineté culturelle à l’ère de l’IA ? Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4805</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est mobilisé pour garantir que les systèmes d’intelligence artificielle (IA) respectent le droit d’auteur. Il a pris position en ce sens dans les travaux mis en œuvre du règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA), première législation au monde sur les IA génératives, et dont certaines dispositions entreront en vigueur en août 2025. Ce règlement prévoit notamment l’établissement d’un modèle de résumé suffisamment détaillé des données d’entraînement utilisées par les fournisseurs d’IA et d’un code de bonnes pratiques venant préciser les obligations des fournisseurs d’IA en matière de droit d’auteur de l’Union européenne. Par ailleurs, le ministère de la culture a missionné le PEReN – Pôle d’expertise de la régulation numérique, pour faire un état des lieux des dispositifs d’opt-out permettant aux ayants droit de s’opposer à l’utilisation de leurs œuvres, conformément à la directive 2019/790. Le Gouvernement soutient pleinement les efforts visant à garantir la mise en œuvre du cadre législatif aux défis posés par l’IA. À cet effet, le ministère de la culture a confié trois missions au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). La première, sur la mise en œuvre du RIA, a présenté ses conclusions en décembre 2024 et proposé un modèle de « résumé détaillé » du contenu utilisé pour l’entraînement des modèles à usage général. La seconde, sur la rémunération des contenus utilisés par les modèles IA, rendra publics ses travaux au début de l’été 2025. Cette mission a pour objectif d’analyser les enjeux économiques sous-jacents à l’accès aux données protégées par des droits de propriété littéraire et artistique lorsque celles-ci sont utilisées par les IA et d’examiner les mécanismes juridiques envisageables pour chaque secteur, afin de garantir aux ayants droit l’effectivité de leurs droits lors de l’utilisation des œuvres par les fournisseurs d’IA. Enfin, la troisième mission, lancée en avril 2025, s’intéressera à la question de la loi applicable aux modèles d’IA générative commercialisés dans l’Union européenne. Partant des constats formulés lors du Sommet pour l’action sur l’IA, notamment l’importance de favoriser le dialogue entre fournisseurs d’IA et ayants droit et la nécessité de garantir une utilisation licite des œuvres et contenus utilisés par les modèles d’IA, le ministère de la culture a annoncé de concert avec le ministère délégué chargée de l’IA et du numérique, un cycle de concertation entre fournisseurs d’IA et ayants droit. Cette concertation vise à créer un dialogue constructif entre les développeurs de modèles d’IA générative et les ayants droits de l’ensemble des filières (audiovisuelle, musique, livre et presse…). Elle ambitionne de favoriser la compréhension des enjeux réciproques et d’identifier les bonnes pratiques en vue de la négociation de futurs accords de licences. Concernant plus particulièrement les jeux de données utilisés par les entreprises d’IA, le cycle entend amener les participants à échanger sur la structuration d’un marché éthique de la donnée culturelle notamment en ce qui concerne les modalités techniques et juridiques d’extraction des données par les fournisseurs d’IA. Sur les modèles de rémunération, le cycle interrogera les modèles existants et à construire en se basant sur les travaux du CSPLA (mission sur la rémunération). Le lancement de cette concertation a été annoncé le 23 avril dernier et la première réunion se tiendra d’ici l’été 2025. Le Gouvernement a également annoncé le lancement d’un appel à projets « transition numérique de la Culture et l’appropriation de l’intelligence artificielle » dans le cadre de la stratégie d’accélération des industries culturelles et créatives du plan d’investissement France 2030. Cet appel à projets est l’occasion d’encourager le développement de projets communs entre acteurs culturels (publics ou privés) et entreprises technologiques, qui s’inscrivent dans une approche respectueuse du droit d’auteur et de l’environnement, avec des critères spécifiques pour promouvoir une mise en œuvre responsable et un usage éthique de l’IA. Le ministère valorise également les usages responsables de l’IA lors d’événements comme le Forum Entreprendre dans la Culture. Enfin, la France s’emploie activement à porter une vision commune de la souveraineté culturelle dans les enceintes européennes. Elle a notamment proposé en 2024 la création d’un Consortium européen pour une infrastructure numérique en faveur du plurilinguisme et de l’innovation technologique. Cette initiative a débouché sur la création de l’Alliance pour les technologies des langues (ALT-EDIC), regroupant 17 États et huit observateurs. Lancée à Villers-Cotterêts en mars dernier, cette alliance soutient le développement de modèles d’IA génératives contribuant à la diversité linguistique et la richesse culturelle de l’Europe.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6071</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4806</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Éventuelle fermeture de la radio VIVRE FM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6071. — 22 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’éventuelle fermeture de la radio Vivre FM, spécialisée dans le handicap. Depuis sa création, il y a 21 ans, Vivre FM s’est imposée comme un acteur majeur pour donner la parole aux personnes concernées par le handicap, le grand-âge, la maladie. Elle est unique en Europe. Avec une équipe de 10 salariés, dont 50 % en situation de handicap, elle fait entendre les voix de celles et ceux qui sont souvent ignorés. Toutefois, la Fondation OVE, principal soutien financier de la station, a annoncé la suspension de son financement, plongeant ainsi Vivre FM dans une situation économique critique. L’annonce de cette crise survient au moment des 20 ans de la loi handicap du 11 février 2005, loi fondamentale pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Cette situation intervient également seulement six mois après les Jeux Paralympiques de Paris 2024. La radio procède à une recherche active d’un repreneur. Pour ne pas priver 500 000 auditeurs de cette voix singulière, il souhaite savoir ce qui peut être envisagé pour préserver la présence de Vivre FM dans le paysage médiatique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4806</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Active depuis 2004, la radio Vivre FM a vu sa ligne éditoriale, d’abord centrée sur le handicap, s’élargir à la lutte contre toutes formes de discriminations. Conformément au décret no 2006-1067 du 25 août 2006 pris pour l’application de l’article 80 de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, elle a bénéficié des aides du fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) jusqu’en 2020. Créé en 1982 comme un élément essentiel de la politique de libéralisation des ondes, le FSER a pour objet de permettre aux radios associatives locales, dont les ressources publicitaires sont inférieures à 20 % de leur chiffre d’affaires total, d’assurer leur mission de communication sociale de proximité. Chaque année, plus de 750 radios associatives bénéficient des aides du FSER, qui représentent en moyenne 40 % de leurs ressources. Elles sont nombreuses à aborder les thématiques liées au handicap et une part significative d’entre elles accueillent des personnes en situation de handicap, salariées ou bénévoles. Depuis 2022, la radio Vivre FM n’a plus déposé de demande auprès du FSER. Sous réserve d’une reprise d’activité de l’association, et du respect des conditions d’éligibilité, la radio Vivre FM pourrait à nouveau bénéficier des aides du FSER. Le montant de la subvention d’exploitation est compris entre 4 000 euros et 40 000 euros annuels et peut être augmenté d’une aide sélective pour les radios les plus impliquées, notamment au titre de leurs actions en faveur de l’intégration et de la lutte contre les discriminations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6314</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4807</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Entretien des églises en péril</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6314. — 29 avril 2025. — Mme Michèle Martinez alerte Mme la ministre de la culture sur la situation de très nombreuses églises en France, notamment en zone rurale. Ces églises constituent souvent le seul monument d’un bourg ou d’un village. Sans elles, les communes perdent leur âme, leur identité et un édifice auquel tous se rattachent, qu’ils soient chrétiens ou non, croyants ou non. Faute de financements, d’entretien ou de moyens de surveillance face aux actes croissants de dégradations et de vols, nombre de ces églises sont fermées aux habitants et aux visiteurs. C’est un élément souvent méconnu mais bien perceptible par les ruraux du grand abandon que subissent les campagnes et les périphéries. La plupart de ces églises fermées ont été construites au XIXe siècle, souvent pour répondre à une forte demande dans un pays connaissant alors un regain de catholicisme. La plupart ne sont pas classées et, faute de classement, n’obtiennent pas la protection et les financements nécessaires à leur entretien. C’est d’autant plus dommageable que les matériaux comme la conception des édifices bâtis à cette époque n’ont pas été conçus pour durer alors qu’il y avait urgence à bâtir. Le patrimoine du XIXe siècle a longtemps été méprisé mais il fait aujourd’hui l’objet d’un retour en grâce. Concernant les églises, il relève une grande diversité avec le style néo-grec ou néo-romain de la Restauration auxquels succéderont le néo-gothique ou le néo-roman sous la monarchie de Juillet et le Second empire. La perte de ce patrimoine serait terrible que les habitants des communes concernées comme les générations futures jugeraient sévèrement. Face à cette situation, elle souhaite connaître les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour sauver ces églises en péril et ainsi conserver la vie et l’âme de nombreuses communes, notamment sur la question de leur classement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4807</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du 4 août 2023 relative à la protection du patrimoine religieux au titre des monuments historiques a pour objet de mettre en œuvre une campagne d’inscription ou de classement au titre des monuments historiques du patrimoine religieux, en particulier les édifices des XIXe et XXe siècles et en milieu rural. Pour ce qui concerne les édifices religieux présentant un certain intérêt mais d’un niveau insuffisant pour justifier une protection au titre des monuments historiques, cette circulaire invite par ailleurs à rappeler aux collectivités territoriales la possibilité de protéger des éléments du patrimoine local dans le cadre des plans locaux d’urbanisme, en application de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme. Pour ce qui concerne les subventions en faveur de la restauration des monuments historiques, le ministère de la culture a engagé en 2024, au travers des directions régionales des affaires culturelles, 100,5 millions d’euros pour la restauration des immeubles appartenant à l’État dont il a la charge et 190,3 millions d’euros en faveur des monuments historiques appartenant à d’autres propriétaires privés ou publics, principalement aux communes. Ces subventions du ministère de la culture peuvent être complétées par celles des collectivités territoriales. À cet égard, le ministère de la culture a mis en place depuis 2018 le « fonds incitatif et partenarial » (FIP). Ce mécanisme incitatif, ciblé et partenarial permet de financer une intervention accrue de l’État, d’une part, au travers de taux de subventions majorés, et des régions, d’autre part, pour des travaux concernant les monuments historiques dans les territoires ruraux. Ainsi, plus de 1 000 opérations de restauration ont été lancées depuis 2018, dont 83 % concernent le patrimoine religieux. Le ministère de la culture a engagé 130 millions d’euros sur ce dispositif depuis 2018. Par ailleurs, des ressources peuvent être recherchées auprès de la Fondation du patrimoine dans le cadre de souscriptions publiques ou d’opération de mécénat. La Fondation du patrimoine peut également aider des édifices protégés ou non au titre des monuments historiques, sélectionnés dans le cadre de la mission Patrimoine du péril (« loto du patrimoine »), en plus de contributions volontaires (mécénat, dons ou subventions de personnes publiques ou privées). À la suite de l’annonce du président de la République, le 15 septembre 2023, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, l’article 30 de la loi de finances pour 2024 a organisé une collecte nationale en faveur du patrimoine religieux en milieu rural, dont les donateurs peuvent bénéficier d’un taux de défiscalisation exceptionnel. La Fondation pour la sauvegarde de l’art français œuvre également pour la conservation du patrimoine religieux et intervient le plus généralement en faveur d’églises et chapelles rurales antérieures au XIXe siècle. Elle peut apporter un soutien financier aux travaux après examen des projets par son comité d’action. Elle organise également l’opération « Le plus grand musée de France » qui vise à promouvoir la restauration du patrimoine mobilier, notamment religieux. Pour ce qui concerne les édifices non protégés au titre des monuments historiques, et notamment les édifices du culte appartenant aux communes, ceux-ci sont éligibles à la dotation d’équipement des territoires ruraux ou à la dotation de soutien à l’investissement local, dans les conditions prévues respectivement aux articles L. 2334-32 à L. 2334-39 et L. 2334-42 du code général des collectivités territoriales. Ces subventions ne relèvent pas de la compétence du ministère de la culture mais de celle des préfets de départements. Il convient également de rappeler que le financement des travaux sur le patrimoine rural non protégé ne relève plus du ministère de la culture. Les crédits dont il disposait à cet effet ont été transférés aux départements en application du IV de l’article 99 de la loi no 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6478</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4808</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avenir du musée d’Argonne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6478. — 6 mai 2025. — Mme Florence Goulet appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation préoccupante du musée d’Argonne, situé à Varennes-en-Argonne, dans sa circonscription de la Meuse. Fondé en 1973, ce musée consacré à l’histoire de l’Argonne présente des collections uniques liées à la période révolutionnaire, à la vie locale et à la Première Guerre mondiale. Il joue un rôle essentiel dans la préservation et la valorisation de ce patrimoine, tout en contribuant à la vitalité culturelle du territoire. Ce musée est un pilier de la culture locale et enrichit l’offre culturelle pour les habitants de la Meuse. Cependant, en raison de l’insuffisance des moyens financiers de la collectivité et du manque de soutien du ministère et des pouvoirs publics pour la rénovation et la sécurisation du bâtiment, ce musée est actuellement fermé pour une durée indéterminée. Elle tient à souligner que cette situation survient malgré l’annonce, par Mme la ministre en juillet dernier, d’un plan de 98 millions d’euros visant à « améliorer l’accès à la culture en milieu rural » et alors même que l’importance de l’offre culturelle dans ces territoires a régulièrement été soulignée par cette dernière. Dans ce contexte, elle lui demande si elle envisage de soutenir financièrement et logistiquement la rénovation du musée d’Argonne, afin de lui offrir un avenir durable, conformément aux engagements pris en faveur de la culture en milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4808</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Grand Est assure le contrôle scientifique et technique du musée d’Argonne, labellisé musée de France. Aujourd’hui, le bâtiment de 600 m2 est effectivement vétuste et ne permet plus de conserver les 5 375 biens constituant la collection du musée dans de bonnes conditions (climat, sûreté, sécurité), ni d’accueillir les visiteurs correctement (pas d’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR), pas de chauffage depuis plus d’un an). Malgré les efforts de la conservation départementale de la Meuse et l’aménagement complet des réserves, les collections se dégradent petit à petit. Il est important d’envisager un nouvel avenir pour l’actuel musée, notamment la mise en valeur des collections, en pensant le projet dans un ensemble cohérent et réaliste, en lien avec les besoins de ce territoire. Une forme innovante de musée, lieu de vie, de partage et d’apprentissage reste à imaginer. Dans cette perspective, la DRAC Grand Est organisera une réunion pour accompagner les différents acteurs de ce projet, afin de chercher une solution durable pour l’avenir du musée de France actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6526</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4808</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Inapplicabilité du décret relatif à la réglementation sonore pour les festivals</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6526. — 13 mai 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les difficultés posées par le décret du 7 août 2017 encadrant la réglementation sonore des festivals et spectacles en plein air, précisé par l’arrêté du 17 avril 2023. Ce texte, qui vise à répondre à une problématique de santé publique et à sécuriser l’environnement sonore, fixe des seuils sonores très stricts, rendant, dans la pratique, la tenue de nombreux évènements culturels en extérieur quasi impossible, même avec des équipements adaptés. De nombreuses expérimentations menées sur le terrain, à l’image, notamment, de celles réalisées lors du festival « Marsatac » par l’association Agi-Son, ont montré que ces règles ne peuvent pas être respectées et ce, malgré la mobilisation d’importants efforts techniques préventifs. En cas de dépassement, même minime, desdits seuils sonores, un festival peut être arrêté. Cette situation crée de facto une insécurité juridique et économique forte pour les organisateurs. Alors que la saison des festivals débute, cette situation inquiète profondément le secteur culturel. Les festivals jouent un rôle essentiel dans la vie culturelle, l’emploi artistique et l’attractivité des territoires. Il lui demande donc si elle prévoit de suspendre temporairement l’application de ce décret pour les évènements en plein air et d’engager rapidement une concertation avec les professionnels du secteur afin d’adapter ces règles aux réalités techniques, tout en maintenant les objectifs de préservation de l’environnement, de protection de la santé publique et de respect du voisinage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4808</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient des complexités qu’engendrent pour les festivals les dispositions du « décret son », codifiées aux codes de la santé publique et de l’environnement. Le ministère de la culture a fait part de ces difficultés aux ministères chargés de la santé et de l’environnement, afin que les travaux de l’association Agi-son, soutenus par le ministère, soient étudiés avec la plus grande attention lors des prochaines réunions de travail organisées entre les services des trois ministères concernés et les professionnels. Ce travail d’instruction interministérielle doit aboutir rapidement à une simplification de la réglementation applicable. Celle-ci doit en effet évoluer pour être techniquement et financièrement applicable par les professionnels, et qu’au regard des protections qu’elle préserve, elle puisse se substituer aux normes actuelles. En particulier, le ministère de la culture souhaite que soient examinées certaines mesures substitutives propices à atteindre l’objectif de respect du voisinage tout en étant réalistes pour les festivals. À titre d’exemple, il pourrait être notamment envisagé : de réglementer le recours aux basses fréquences, qui sont les plus gênantes pour le voisinage, voire dangereuses pour la santé ; d’alléger le recours aux études d’impacts des nuisances sonores (EINS), notamment en cas de production de spectacles répétée dans des lieux et configurations similaires. À l’initiative du ministère de la culture, un travail est désormais en cours avec les ministères de la santé et de l’environnement sur les simplifications envisageables. Le Gouvernement a très à cœur de simplifier cette réglementation, conformément aux orientations générales données par le Premier ministre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6555</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4809</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Soutien national et local aux MJC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6555. — 13 mai 2025. — M. François Piquemal interroge Mme la ministre de la culture sur le soutien public aux maisons des jeunes et de la culture. Ces structures historiques permettent une réelle diversification des pratiques culturelles et des publics dans l’accès à la culture, à la citoyenneté et à la cohésion sociale, notamment auprès des jeunes et des publics éloignés. Elles sont centrales dans la vie des quartiers où elles évoluent, contribuant pleinement au lien social associatif et amenant des possibilités de création pour toutes et tous. Les MJC sont conventionnées, elles dépendent de financements publics pour plus de 50 % de leurs dépenses de fonctionnement, soutenues par l’État et les collectivités territoriales. Elles sont donc un exemple de politique culturelle liant les strates administratives et permettant une réelle action de l’État grâce à la connaissance du terrain qui est permise par les échelons locaux. Pourtant, leur situation se détériore. En 2022, une MJC sur deux a terminé l’année en déficit, sur l’entièreté du territoire. Les baisses de subvention aux activités du secteur de la culture sont donc reçues avec autant d’inquiétudes qu’elles ont de conséquences directes : réduction du nombre d’activités, augmentation des tarifs pour les usagers, désengagement des artistes intervenants, précarisation de l’emploi culturel. À Toulouse, les sept MJC font face à une baisse significative de leurs subventions de la part du conseil départemental de Haute-Garonne et de la mairie, qui expliquent ces diminutions par la baisse des dotations de l’État. Pour le collectif du personnel de la MJC Roguet, présente dans le quartier de Saint-Cyprien, la survie économique de l’association est menacée à partir de 2026. Ces disparitions de structures culturelles se multiplient et laissent présager le pire pour la vie des quartiers concernés, également menacés sur le maintien de leurs bibliothèques et lieux de sociabilités. Elles posent également la question du remplacement des autres fonctions qu’elles remplissent, par exemple en matière d’égalité d’accès à la culture, notamment pour les jeunes et les familles précaires ; de préservation du tissu associatif local ; et d’éducation civique et populaire. S’y ajoute également une capacité d’émancipation et d’accès aux droits des femmes, comme Mme la ministre le soulignait en février 2025 lors l’inauguration de la MJC du Plessis-Trévise. Pour sensibiliser sur le sujet, un café citoyen a été organisé à Toulouse le 12 avril 2025, réunissant les personnels de MJC, intervenants artistiques, jeunes, habitants, bénévoles. Tous inquiets, mais aussi déterminés à se mobiliser collectivement. Bien souvent, c’est leur engagement personnel et leur désir de participer à la vie locale qui fait tenir ces structures. Du fait de ces coupes budgétaires, les MJC sont de plus en plus contraintes de s’autofinancer, au détriment de leur mission de service public et leur donnant moins de temps pour se consacrer à leur but premier. Malgré les annonces déclarant une prise en compte des difficultés du secteur associatif culturel par le ministère, la situation continue de se détériorer, les appels à l’aide restent sans réponse. La question est donc la suivante : comment l’État compte-t-il remplacer les fonctions remplies par les MJC si celles-ci viennent à fermer du fait de la baisse des subventions accordées ? Quelle réponse le Gouvernement apporte-t-il face à la fragilisation des structures culturelles de proximité, socles de la démocratie culturelle ? Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4809</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière d’éducation populaire, le ministère de la culture agit depuis 2012 en apportant un soutien continu aux principales têtes de réseaux nationales des fédérations d’éducation populaire. Parmi ces têtes de réseaux, figure la fédération MJC de France (MJCF), qui constitue un partenaire historique et privilégié du ministère de la culture. Son réseau, qui regroupe plus de 1 000 maisons des jeunes et de la culture (MJC), bénéficie d’un soutien inscrit dans la durée au travers du renouvellement régulier de conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO). La convention en cours, signée pour quatre ans, couvre la période 2022-2025. Le montant de l’aide financière apportée à la MJCF n’a cessé d’augmenter au cours des 5 dernières années, passant de 40 000 euros annuel à plus de 100 000 euros au cours des trois derniers exercices budgétaires. Ce soutien du ministère de la culture vise à accompagner la structuration d’une politique culturelle ambitieuse au sein de ce réseau. Cet apport de crédits est complété par des crédits délivrés dans le cadre du Fonds de coopération de la jeunesse et l’éducation populaire (FONJEP) qui a pour double objet de soutenir un projet associatif en versant une aide à l’emploi (15 000 euros par an). Cette politique de soutien au réseau des MJC s’inscrit pleinement, en lien avec les services du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, ministère de référence pour la MJCF, avec quelques 750 000 euros de subvention annuelle versés dans le cadre d’une CPO. Le ministère de la culture a souhaité, au cours de l’année 2024, renforcer le soutien apporté aux acteurs de l’éducation populaire en renouvelant la Charte « Culture – Éducation populaire » signée en 1999. Ainsi, le 16 mai 2024, aux côtés d’une dizaine de réseaux de l’éducation populaire, la MJCF a signé cette nouvelle Charte d’engagements réciproques destinée à être déclinée dans chaque région métropolitaine et dans chaque territoire ultramarin. Afin d’accompagner cette déclinaison sur le terrain, 60 postes FONJEP-Culture régionaux (500 000 euros) ont été créés pour la toute première fois par le ministère de la culture. Parmi ces 60 postes, 6 vont directement bénéficier au réseau des MJC, soit une aide de 46 000 euros. Par ailleurs, une enveloppe de 250 000 euros a été attribuée au réseau des MJC pour soutenir la création de 6 scènes culturelles de proximité en 2025, dans le cadre du plan « culture et ruralité » porté par le ministre de la culture. Enfin, les MJC bénéficient déjà d’un soutien significatif en régions. Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont ainsi mobilisé un montant total de subventions s’élevant à 1 million d’euros en 2024 pour soutenir des projets directement portés par des MJC. Pour l’année 2025, les services centraux du ministère et les DRAC restent mobilisés pour accompagner la déclinaison régionale de la Charte « Culture-Éducation populaire » dans tous les territoires. Par ailleurs, la création de « comités locaux » dans chaque région permettra de réunir autour d’une même table les acteurs de l’éducation populaire, notamment des représentants des MJC, afin de favoriser toutes interactions utiles au soutien et au développement de projets de territoires. L’année 2025 sera également celle du déploiement de 6 scènes culturelles de proximité qui seront installées dans des périmètres géographiques identifiés pour leur manque d’équipements et de structures culturelles. Afin de remédier à cette inégalité territoriale, le réseau des MJC, réel relais en territoires ruraux, pilotera ces « scènes culturelles de proximité », qui constituent un véritable modèle de développement. En effet, les scènes culturelles de proximité sont des lieux de diffusion professionnelle, de programmation culturelle et offrent un espace pour la pratique artistique en amateur. Il s’agit de lieux d’éducation populaire existants, rayonnants sur un territoire et déjà engagés dans un programme d’action culturelle ou souhaitant le développer. Ces scènes permettront de renforcer les liens avec les habitants et permettront d’accroître l’offre culturelle. Par son action, l’État apporte depuis ces deux dernières années un soutien renouvelé, appuyé et significatif aux acteurs de l’éducation populaire et tout particulièrement au réseau des MJC dont le rôle est tout à fait essentiel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6706</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4810</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Protection des comédiens de doublage face à l’intelligence artificielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6706. — 20 mai 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la nécessité de protéger les comédiens de doublage face à l’essor de l’intelligence artificielle, en modernisant le cadre réglementaire historique qui régit le secteur, un enjeu vital pour l’exception culturelle française. Depuis plusieurs mois, les professionnels se mobilisent massivement pour défendre leur métier, à l’image du collectif #TouchePasMaVF et de sa pétition signée par plus de 150 000 citoyens. Cette mobilisation, renforcée par des manifestations à Paris et des négociations urgentes avec les plateformes, traduit une inquiétude croissante face au remplacement progressif des voix humaines par des synthèses vocales générées par IA, une menace illustrée par la récente reproduction posthume de la voix d’Alain Dorval via des algorithmes. Depuis plus de soixante ans, le décret n° 61-645 du 7 juin 1961 impose que le doublage des œuvres cinématographiques internationales destinées au marché français soit réalisé sur le territoire national. Si cette exigence visait initialement à garantir une qualité artistique et à soutenir la filière professionnelle, ce cadre réglementaire s’avère aujourd’hui obsolète face aux défis technologiques actuels. En effet, rien dans le décret ne précise que ce doublage doit être effectué par des comédiens humains. Cette lacune permet désormais à des studios étrangers implantés en France de se conformer à la lettre du texte tout en ayant recours à des voix de synthèse générées par IA. Ce contournement, autorisant des solutions automatisées sans exigence de qualité ni respect des droits des artistes, représente une triple menace : pour l’emploi, la diversité artistique et l’authenticité des œuvres diffusées. Or le doublage français incarne un savoir-faire culturel unique, garant à la fois de la vitalité de la langue et du patrimoine audiovisuel. L’utilisation croissante de l’IA dans ce domaine risquerait non seulement d’appauvrir la qualité émotionnelle des œuvres, comme en témoignent les alertes de figures emblématiques telles que Brigitte Lecordier (voix de Son Goku), mais aussi de déstabiliser un secteur économique contribuant significativement à l’emploi et au rayonnement international de la création française. Face à cette urgence, les professionnels réclament une révision du décret afin d’y inscrire explicitement l’intervention obligatoire de comédiens professionnels pour tout doublage réalisé en France ou au sein de l’espace européen, en excluant strictement toute synthèse vocale automatisée. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de modifier le décret n° 61-645 pour y inclure une obligation de doublage humain réalisé par des comédiens dans des studios situés en France, afin de préserver les emplois, garantir la qualité des productions audiovisuelles et défendre le patrimoine culturel dans le contexte de développement de l’intelligence artificielle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4811</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les comédiens de doublage participent, au travers de leurs interprétations fines des œuvres, à la richesse culturelle de la France ; le public français est d’ailleurs très attaché aux œuvres en version doublée. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) n’est pas nouvelle dans le secteur audiovisuel et cinématographique, la période actuelle est celle d’une intensification très forte de son utilisation. Cette intensification, qui touche le secteur du doublage, soulève des préoccupations légitimes, tant en matière de protection des droits des artistes-interprètes que d’évolution des métiers et des emplois. Pour y répondre, un certain nombre de mesures et d’actions ont déjà été mises en œuvre aux niveaux national et européen. En premier lieu, un travail d’objectivation des évolutions des usages a été mené par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Ce dernier a ainsi mis en place un observatoire de l’IA conduisant à la publication, en juin dernier, d’une étude permettant de mieux comprendre les utilisations actuelles de l’IA par les professionnels de la filière et la perception par ces derniers de ses impacts sur les métiers et les emplois. Elle présente l’état d’adoption des technologies de l’IA pour le secteur du doublage, et les opportunités et défis qui y sont attachés, notamment s’agissant du développement de voix numériques et de la synchronisation labiale. Deux nouvelles notes de conjoncture sont prévues en 2025 ; l’une portant sur les « storyboarders », l’autre très spécifiquement sur les doubleurs. Enfin, un état des lieux des formations IA dans la filière vient aussi d’être lancé. Deuxièmement, compte tenu des évolutions que cette intensification entraîne en matière de métiers et d’emploi, le ministère de la culture s’est engagé pour encourager toutes discussions entre les professionnels concernés. Celles-ci devraient faciliter la mise en place de pratiques vertueuses, permettant de placer les outils numériques au service de la création humaine et de pourvoir aux besoins de formation. Les services du ministère et le CNC sont en lien permanent avec le secteur du doublage, dont les représentants ont été reçus à plusieurs reprises. Enfin, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA) de 2024 a permis de marquer un premier jalon en matière de régulation de l’IA. En application de celui-ci, les contenus de synthèse générés par IA doivent faire l’objet d’un marquage. Par ailleurs, les fournisseurs d’IA doivent se doter d’une politique de respect du droit d’auteur, et ce compris les droits voisins des artistes-interprètes, et publier un résumé détaillé des sources qu’ils utilisent pour entraîner leurs modèles. Pour permettre aux auteurs et artistes-interprètes de comprendre effectivement comment et à quelles fins les œuvres qu’ils concourent à créer sont utilisées pour entraîner l’intelligence artificielle générative, ces avancées doivent désormais être concrétisées dans les textes d’application de ce règlement. C’est la raison pour laquelle le ministère de la culture a confié au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique deux missions, dont les conclusions viennent d’être publiées ou sont sur le point de l’être. La première a vocation à peser au niveau européen sur les modalités de mise en œuvre de l’obligation de transparence prévue par le RIA afin de s’assurer qu’elle permette aux auteurs et aux artistes-interprètes de disposer des informations indispensables à l’exercice des droits. La seconde, plus prospective, étudie la façon dont l’utilisation des contenus culturels par les modèles d’IA pourrait être rémunérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6962</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4811</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Comédiens de doublage : danger de l’intelligence artificielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6962. — 27 mai 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les dangers que fait peser la généralisation de l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG) sur la profession de comédiens de doublage. L’IAG a déjà commencé à affaiblir cette profession. Des start-up développent des solutions de pillage des voix sur lesquelles s’appuient de nombreux studios, essentiellement américains, pour entraîner les IAG afin de pouvoir reproduire les voix, ce qui conduira à terme à la disparition de la profession de comédiens de doublage. En effet, le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique vient de rendre un rapport révélant que des systèmes d’IA permettent déjà de cloner des voix et traduire des vidéos en plusieurs langues tout en adaptant les mouvements de lèvres. Aussi, ce sont 15 000 emplois directs qui sont menacés et 110 entreprises. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions pour protéger ce savoir-faire français, reconnu par 86 % des Français d’après un récent sondage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4811</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les comédiens de doublage participent, au travers de leurs interprétations fines des œuvres, à la richesse culturelle de la France ; le public français est d’ailleurs très attaché aux œuvres en version doublée. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) n’est pas nouvelle dans le secteur audiovisuel et cinématographique, la période actuelle est celle d’une intensification très forte de son utilisation. Cette intensification, qui touche le secteur du doublage, soulève des préoccupations légitimes, tant en matière de protection des droits des artistes-interprètes que d’évolution des métiers et des emplois. Pour y répondre, un certain nombre de mesures et d’actions ont déjà été mises en œuvre aux niveaux national et européen. En premier lieu, un travail d’objectivation des évolutions des usages a été mené par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Ce dernier a ainsi mis en place un observatoire de l’IA conduisant à la publication, en juin dernier, d’une étude permettant de mieux comprendre les utilisations actuelles de l’IA par les professionnels de la filière et la perception par ces derniers de ses impacts sur les métiers et les emplois. Elle présente l’état d’adoption des technologies de l’IA pour le secteur du doublage, et les opportunités et défis qui y sont attachés, notamment s’agissant du développement de voix numériques et de la synchronisation labiale. Deux nouvelles notes de conjoncture sont prévues en 2025 ; l’une portant sur les « storyboarders », l’autre très spécifiquement sur les doubleurs. Enfin, un état des lieux des formations IA dans la filière vient aussi d’être lancé. Deuxièmement, compte tenu des évolutions que cette intensification entraîne en matière de métiers et d’emploi, le ministère de la culture s’est engagé pour encourager toutes discussions entre les professionnels concernés. Celles-ci devraient faciliter la mise en place de pratiques vertueuses, permettant de placer les outils numériques au service de la création humaine et de pourvoir aux besoins de formation. Les services du ministère et le CNC sont en lien permanent avec le secteur du doublage, dont les représentants ont été reçus à plusieurs reprises. Enfin, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA) de 2024 a permis de marquer un premier jalon en matière de régulation de l’IA. En application de celui-ci, les contenus de synthèse générés par IA doivent faire l’objet d’un marquage. Par ailleurs, les fournisseurs d’IA doivent se doter d’une politique de respect du droit d’auteur, et ce compris les droits voisins des artistes-interprètes, et publier un résumé détaillé des sources qu’ils utilisent pour entraîner leurs modèles. Pour permettre aux auteurs et artistes-interprètes de comprendre effectivement comment et à quelles fins les œuvres qu’ils concourent à créer sont utilisées pour entraîner l’intelligence artificielle générative, ces avancées doivent désormais être concrétisées dans les textes d’application de ce règlement. C’est la raison pour laquelle le ministère de la culture a confié au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique deux missions, dont les conclusions viennent d’être publiées ou sont sur le point de l’être. La première a vocation à peser au niveau européen sur les modalités de mise en œuvre de l’obligation de transparence prévue par le RIA afin de s’assurer qu’elle permette aux auteurs et aux artistes-interprètes de disposer des informations indispensables à l’exercice des droits. La seconde, plus prospective, étudie la façon dont l’utilisation des contenus culturels par les modèles d’IA pourrait être rémunérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4812</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Espace dématérialisé pour le paiement des amendes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            86. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité de mettre en place un espace dématérialisé pour les amendes au sein de FranceConnect. L’objectif de cette proposition est double. D’une part, elle vise à simplifier les démarches administratives pour les usagers en leur offrant la possibilité de consulter, de payer ou de contester leurs amendes de manière dématérialisée, à travers un portail unique et sécurisé. D’autre part, elle a pour but de réduire les risques liés à la perte des courriers d’amendes, un problème qui peut entraîner des situations complexes pour les usagers, tels que l’augmentation du montant des amendes ou des démarches supplémentaires pour résoudre des malentendus. Le système FranceConnect, déjà en place, offre un cadre sécurisé et fiable pour l’identification et l’authentification des usagers sur divers services publics en ligne. L’intégration d’un espace amendes au sein de cette plateforme permettrait non seulement d’optimiser la gestion des amendes par les administrations concernées mais aussi d’améliorer la transparence et l’accessibilité de ce service pour les citoyens. Dans cette optique, il l’interroge sur les réflexions menées par le ministère sur le sujet ainsi que sur un éventuel calendrier de mise en œuvre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4812</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système FranceConnect n’est actuellement pas disponible en matière d’amendes. Toutefois, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a engagé une réflexion visant à offrir aux usagers un espace sécurisé propre aux amendes. Dans l’attente de l’aboutissement de ce projet, les acteurs de la chaîne de gestion des amendes travaillent d’ores et déjà à la fiabilisation de la notification des avis d’amendes aux usagers à partir des informations d’identité dont dispose l’administration fiscale, qui sont souvent les plus à jour grâce aux campagnes annuelles de déclaration des revenus. Cette fiabilisation, qui impliquera les habilitations législatives nécessaires à la gestion des données personnelles comme au respect du secret fiscal, a notamment pour objectif de disposer de l’adresse la plus récente de l’usager, afin qu’il soit destinataire le plus rapidement possible de ses avis de contravention, en particulier pour pouvoir bénéficier de la possibilité de les payer au montant minoré. En pratique, en cas d’infraction au code de la route constatée par un dispositif de contrôle automatisé (radars et dispositifs feux rouges), un avis de contravention est envoyé directement au titulaire du certificat d’immatriculation en fonction de l’adresse figurant dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV). La distribution de l’avis de contravention peut être compromise en cas d’inexactitude de cette adresse, par exemple à la suite d’un changement d’adresse non signalé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>410</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4813</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Révision des valeurs locatives des locaux d’habitation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            410. — 8 octobre 2024. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la nécessaire révision des valeurs locatives des locaux d’habitation. Suite à la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale, la taxe foncière sur les propriétés bâties est devenue le principal levier fiscal des collectivités locales. Or la dernière révision générale des valeurs locatives foncières pour les propriétés bâties a été réalisée en 1970, avec une actualisation en 1980. La situation actuelle conduit à des inégalités territoriales extrêmement fortes du fait des mutations massives du marché foncier en l’espace de cinquante ans. Ces inégalités deviennent de plus en plus insupportables pour les contribuables qui ont vu, dans certaines communes, leur taux de taxe foncière fortement augmenter, sur des bases ne correspondant absolument pas à la valeur locative de leur logement. Les valeurs locatives des locaux commerciaux ont été révisées, avec effet au 1er janvier 2017. En revanche, la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation a fait l’objet de reports successifs. Ainsi, l’article 106 de la loi de finances pour 2023 a repoussé la révision, initialement prévue pour 2026 par la loi de finances de 2020, de deux années supplémentaires. Ce seraient donc les bases d’imposition 2028 (taxe foncière et taxe d’habitation reçues en octobre 2028) qui intégreraient les résultats de cette révision. Au regard des inégalités territoriales fortes générées par la prise en compte de valeurs locatives obsolètes, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour garantir l’effectivité d’une révision générale pour 2028.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4813</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 146 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 a engagé la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation (RVLLH) qui a pour objectif de proposer un système d’évaluation simplifié et cohérent avec la réalité économique du marché locatif. Cette révision se déroulera en deux étapes : une révision initiale, reflétant la situation actuelle, et un dispositif de mise à jour permanente des évaluations permettant de prendre en compte au fur et à mesure les évolutions du marché locatif. La RVLLH reprendra les grands principes mis en œuvre pour la révision des valeurs locatives des locaux professionnels (RVLLP), fondés principalement sur trois paramètres départementaux (secteurs, tarifs, coefficients de localisation) déterminés en fonction de la consistance des locaux et du niveau des loyers. L’ensemble du calendrier de mise en œuvre de cette révision a été reporté de deux ans par l’article 106 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 afin de tenir compte des travaux préparatoires supplémentaires nécessaires pour une meilleure fiabilisation des bases d’imposition actuelles, ainsi que de l’éclairage apporté par le décalage, également de deux ans, de l’intégration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels. Ce calendrier est étroitement lié à celui de la RVLLP. Avec 49 millions de locaux d’habitation à évaluer, il apparaît nécessaire de ne pas chevaucher les deux révisions en l’absence de ressources et moyens humains suffisants, et de profiter des enseignements de la RVLLP à son achèvement. C’est pourquoi le Gouvernement a demandé par amendement le report d’un an du processus de révision pour les locaux d’habitation lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025, qui a cependant été rejeté par les parlementaires. La loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ayant de plus été adoptée tardivement, il en résulte désormais une impossibilité technique du point de vue des ressources humaines et des besoins de mise à niveau des systèmes d’information à commencer le processus de RVLLH avec le lancement de la campagne déclarative sur l’ensemble des locaux concernés dès le début de l’année 2025. Néanmoins, compte tenu du calendrier prévu par l’article 146 de la loi de finances pour 2020, des travaux sont en cours afin de déterminer les modalités de mise en œuvre de cette révision en tenant compte des contraintes de gestion. Ils feront ensuite l’objet d’une concertation avec les parlementaires et les élus locaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>829</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4814</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Progression alarmante du marché illicite de tabac en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            829. — 15 octobre 2024. — M. Yoann Gillet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la progression alarmante du marché parallèle du tabac en France. Dans le préambule de la Convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac du 21 mai 2003, les États signataires, au premier rang desquels la France, reconnaissent qu’une action concertée est nécessaire pour éliminer toutes formes de commerce illicite des cigarettes et autres produits du tabac, y compris la contrebande, la fabrication illégale et la contrefaçon. Or selon le rapport KPMG 2023 sur la « Consommation de cigarettes illicites en Europe », la France détient le record de consommation de cigarettes illégales au sein de l’Union européenne. Plus précisément, en 2023, ce sont ainsi 16,8 milliards de cigarettes illicites (contrefaçon, contrebande et Illicit Whites ) qui ont été consommées en France. Ce chiffre, qui a doublé en quatre ans, est passé de 13,7 % en 2019 à 33,2 % en 2023, malgré les promesses des gouvernements successifs. D’après ce même rapport, la France représente à elle seule près de la moitié des volumes de cigarettes illicites consommés dans l’Union européenne, laissant loin derrière des pays comme la Grèce (3,5 milliards) ou l’Allemagne (1,6 milliard). M. le député attire l’attention de M. le ministre sur le fait que malgré le plan tabac 2023-2025 mis en œuvre par le précédent gouvernement, les résultats sont loin d’être satisfaisants. Les achats sur le marché parallèle, principalement alimentés par la contrebande et la contrefaçon, continuent de progresser à un rythme très inquiétant et pourraient bientôt représenter une cigarette sur deux consommée en France. Sur le plan fiscal, cette situation a un impact significatif pour l’État. En 2023, la contrefaçon et la contrebande de tabac ont coûté à l’État 7,26 milliards d’euros en recettes fiscales perdues. M. le député constate que ce phénomène s’explique par une conjonction de plusieurs facteurs. La hausse constante du prix du tabac en France, bien plus élevé que chez les pays voisins, incite les consommateurs à se tourner vers des marchés parallèles. De plus, les réseaux de trafiquants de tabac disposent de moyens techniques très importants pour leurs activités illicites, tandis que les moyens alloués à la police sont largement insuffisants et que la réponse pénale demeure inadaptée pour prévenir et sanctionner ces infractions. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre de prendre des mesures concrètes pour lutter efficacement contre la vente illicite de tabac et de protéger l’activité des buralistes français contre ce marché parallèle qui fausse gravement la concurrence à leur détriment. Il rappelle à toutes fins utiles qu’il avait fait des propositions concrètes quant à une évolution législative afin de lutter efficacement contre ce phénomène.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4814</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plan national de lutte contre les trafics illicites de tabacs 2023-2025 renforce la capacité d’action douanière contre toutes les formes de commerce illicite de tabacs.  Articulé autour de quatre engagements qui structurent l’action douanière contre ce fléau jusqu’à la fin de l’année 2025, ce plan porte sur des mesures importantes, qui correspondent à autant de nouveaux moyens déployés par la douane. D’abord, la douane a investi dans des capacités de détection permettant de lutter contre les trafics, dont ceux liés aux tabacs. En effet, différents équipements de détection non intrusive sont déployés et continueront à l’être d’ici la fin de l’année 2025. Il s’agit de caméras endoscopes (depuis septembre 2024), de scanners (depuis décembre 2024) et d’équipes maître de chien anti-tabac supplémentaires, d’ici fin 2025. Ensuite, des groupes de lutte anti trafics de tabacs (GLATT) ont été créés afin de répondre au besoin d’adapter l’organisation des services douaniers pour faire face à celle des trafiquants. Créés en 2023, dans des bassins de fraude prioritaires, ils permettent de faire travailler de façon plus efficace et coordonnée, l’ensemble des services douaniers concernés, en coopération avec des services partenaires. Ils exploitent, notamment, les fiches Stop Trafic Tabac émises par les buralistes pour signaler des ventes illicites de produits du tabac. Ces groupes ont été enrichis d’un réseau douanier cyber déconcentré pour lutter contre les trafics sur internet. De plus, les opérations coordonnées ou « coups de poing » constituent un levier important et nécessaire de lutte contre les trafics illicites de tabac, qui envoient un signal fort aux trafiquants. Les opérations « COLBERT » constituent l’illustration du pilotage par la DGDDI du groupe opérationnel national antifraude (GONAF), aux côtés de la Mission interministérielle de coordination antifraude (MICAF). Ces opérations ont également renforcé la présence de la douane au sein des comités opérationnels départementaux antifraudes (CODAF). Les cibles d’intérêt douanier, notamment les commerces vendant illégalement des produits du tabac, sont ainsi régulièrement inscrites dans les plans de contrôle des CODAF. L’opération nationale COLBERT II, qui a eu lieu du 20 au 27 mars 2024, a permis la saisie de 27 tonnes de tabacs sur cette période. Par ailleurs, le législateur a fait évoluer le régime juridique entourant la lutte contre les trafics de tabacs via la loi n° 2023-610 du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces. Le durcissement des sanctions encourues fait écho aux échanges réguliers avec la confédération des buralistes. La peine d’emprisonnement encourue pour la fabrication, la détention frauduleuse en vue de la vente, la vente hors du monopole, l’introduction ou l’importation frauduleuse de tabacs manufacturés passe ainsi de un à trois ans, et peut aller jusqu’à cinq à dix ans pour les mêmes infractions réalisées en bande organisée ; de même, la durée de fermeture administrative encourue par les commerces revendant du tabac de manière illicite passe de 3 à 6 mois maximum encourus. En outre, une sanction pour non-respect des mesures de fermeture administrative est instaurée, l’infracteur étant désormais passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. Cet affermissement de la réponse étatique vise à envoyer un signal fort aux infracteurs qui détournent des commerces de leur vocation d’origine pour s’adonner au commerce illégal de tabac. Depuis la publication du décret n° 2024-276 du 27 mars 2024, la DGDDI a mis en place un observatoire sur les achats transfrontaliers de tabacs afin de suivre au plus près les contentieux réalisés par ses services, mais également les ventes mensuelles de tabacs dans les départements concernés. En outre, ce décret offre la possibilité aux douaniers de retenir d’autres critères que celui portant que la quantité de tabacs transportés afin d’établir si un particulier rapporte du tabac d’un autre pays de l’Union européenne pour sa consommation personnelle et non pour un but commercial. Dans le cadre du plan national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025, la douane a également entamé des travaux, en coopération avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), visant au développement d’une capacité publique souveraine d’estimation et d’analyse du marché parallèle des produits du tabac. Celle-ci devra permettre de mieux comprendre, de façon indépendante, les ressorts criminologiques et socio-économiques du marché parallèle de tabacs. Cette meilleure maîtrise permettra une communication publique argumentée en la matière, et améliorera le niveau de connaissance douanière des marchandises de fraude. Les premiers résultats de ces recherches seront publiés dans le courant de l’année 2025. Enfin, dans le cadre du programme national de lutte contre le tabac pour 2023-2027, co-porté par les ministères chargés de la santé et des comptes publics, une des mesures phares de l’axe 4 « Transformer les métiers du tabac et lutter contre les trafics » est d’agir au niveau de l’Union européenne et des Etats membres pour mieux harmoniser la politique fiscale et réduire les écarts de prix. La position française reste inchangée sur cette nécessité d’harmonisation, et des échanges réguliers avec les homologues européens permettent de garder cet objectif au centre de l’actualité en matière de tabac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1174</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4815</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Annulation de crédits « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1174. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conduite et pilotage des politiques de l’intérieur » dont le montant des annulations s’élève à 84 912 087 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1175</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4815</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Administration pénitentiaire »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1175. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Administration pénitentiaire » dont le montant des annulations s’élève à 117 598 514 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4816</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Administration territoriale de l’État »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1176. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Administration territoriale de l’État » dont le montant des annulations s’élève à 65 944 384 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1177</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4816</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « conduite de la politique de la justice »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1177. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conduite de la politique de la justice » dont le montant des annulations s’élève à 42 978 821 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1178</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4817</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Conseil supérieur magistrature »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1178. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conseil supérieur magistrature » dont le montant des annulations s’élève à 199 068 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4817</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Intégration et accès à la nationalité »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1179. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Immigration, asile et intégration », qui se voit amputée de 174 689 889 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Intégration et accès à la nationalité française » dont le montant des annulations s’élève à 60 000 000 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1181</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4817</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « protection judiciaire de la jeunesse »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1181. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député, attire l’attention du ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Protection judiciaire de la jeunesse » dont le montant des annulations s’élève à 37 904 655 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1184</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4818</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Immigration et asile »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1184. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Immigration, asile et intégration », qui se voit amputée de 174 689 889 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Immigration et asile » dont le montant des annulations s’élève à 114 689 889 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1185</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4818</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Police nationale »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1185. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention der M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Police nationale » dont le montant des annulations s’élève à 134 354 889 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1186</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4819</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Sécurité civile »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1186. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Sécurité civile » dont le montant des annulations s’élève à 52 766 476 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1187</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4819</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits du programme « Vie politique »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1187. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Vie politique » dont le montant des annulations s’élève à 19 663 918 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1188</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4819</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits programme « Conditions de vie outre-mer »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1188. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Administration générale et territoriale de l’État », qui se voit amputée de 170 520 389 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Conditions de vie outre-mer » dont le montant des annulations s’élève à 74 876 808 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4820</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les décisions prises par le Gouvernement en début de gestion 2024, plus particulièrement le décret n° 2024-124 du 21 février, n’ont en rien entaché la sincérité de la loi de finances initiale. Le principe de sincérité bugétaire, sur la base d’une jurisprudence constante en la matière, doit se lire au regard de l’intention de fausser les grandes lignes de l’équilibre déterminé par la loi de finances, ce qui ne ressort pas comme ayant été le cas, à quelconque étape de l’examen du texte au Parlement. C’est sur la base du constat, au terme du 2nd semestre 2023, d’un ralentissement de l’activité plus marqué que prévu, et de perspectives moins favorables pour 2024, qu’il a été décidé d’agir, rapidement, afin de préserver autant que faire se peut les grands équilibres des projections budgétaires justement soumises à l’examen du Parlement. Dans un premier temps, la prévision de croissance pour 2024 a ainsi été revue en début d’année 2024, à +1,0 %, contre +1,4 %. Cela s’est expliqué en particulier par le contexte économique international défavorable, marqué par la poursuite de chocs géopolitiques et par le net ralentissement de l’activité chez nos partenaires économiques : le Gouvernement allemand avait, à titre d’exemple, révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2024 de +1,3 % à +0,2 %. L’élan pour 2024 à la fin 2023 s’est ainsi avéré plus réduit que prévu au moment de la présentation et de l’examen du projet de loi de finances initiale, avec un acquis de croissance de +0,2 % à l’issue du 4e trimestre 2023 et de +0,5 % à l’issue du premier trimestre 2024. Ensuite, des mesures fortes, inédites et immédiates, de maîtrise de la dépense, ont été portées pour faire face aux baisses constatées et prévisionnelles de recettes, résultant nécessairement de cette dégradation du scénario macroéconomique. Ces mesures ont été prises avec vigilance sur deux éléments en particulier : la limitation de l’effet de ces mesures sur l’activité économique ; la préservation de la qualité des services publics et des objectifs prioritaires de politique publique. Concernant l’effet mécanique sur la croissance, ces annulations ont été calibrées de telle sorte qu’il soit non significatif. Une partie des réductions de dépenses n’a en effet pas vocation à engendrer de conséquence macroéconomique directe, comme l’annulation des crédits concernant l’aide publique au développement, ou la baisse des charges d’intérêt. D’autres mesures d’économies ciblées présentent un multiplicateur budgétaire réduit : c’est notamment le cas de la réduction des crédits de Ma Prime Rénov’, l’activité du secteur de l’entretien-rénovation étant principalement contrainte par l’offre plutôt que par la demande, ou de l’instauration d’une participation pour l’utilisation du compte personnel de formation (CPF), incitant les bénéficiaires à privilégier les formations les plus pertinentes sans nécessairement réduire la demande globale de formation. Au total, la croissance française s’est établie en 2024 à 1,1 %, en ligne avec les prévisions révisées en début d’année, sans que le pilotage des dépenses de l’Etat tout au long de l’année, y compris postérieurement au décret d’annulation (surgel, plafonds de dépenses, annulation nette complémentaire en loi de fin de gestion) n’ait eu d’effet baissier notable. Concernant les modalités de détermination des annulations, le décret d’annulation a, en premier lieu, été fondé sur des modalités distinguant des situations spécifiques, des mesures ciblées, et un effort transversal. Pour les premières, à titre d’illustration et pour ce qui concerne les crédits hors dépenses de personnel (HT2), le ministère des Armées a été exonéré du décret d’annulation, compte tenu de la situation géopolitique. Les dépenses de pensions et de retraites financées par la mission « Régimes sociaux et de retraite » ont également été exonérées du fait de leur caractère peu pilotable en infra-annuel et de l’absence de données nouvelles sur les besoins effectifs à fin d’année. Enfin, en vertu du principe de séparation des pouvoirs et de la nécessité d’assurer le principe d’autonomie financière de ces derniers, aucune mesure de régulation n’a été réalisée sur la mission « pouvoirs publics » à l’initiative du Gouvernement. Ensuite, le décret d’annulation a été construit pour partie sur des annulations ciblées, parmi lesquelles des annulations sur le dispositif MaPrimeRénov’ ou sur les dépenses d’aide publique au développement, ou assorties d’un pilotage fin, comme sur la masse salariale de l’État, avec une limitation forte des mesures nouvelles non prévues dans le budget initial. Enfin, le décret d’annulation a été fondé sur des annulations transverses sur le budget de l’État, portant en grande partie, et de manière transversale, sur des crédits mis en réserve au titre de dépenses pilotables, qu’il s’agisse de dépenses de fonctionnement ou de dépenses d’investissement, pour lesquelles une priorisation ou un rééchelonnement des dépenses étaient considérés possibles, sans que cela implique une quelconque dégradation de la qualité des services publics ou porte atteinte aux objectifs prioritaires. En méthode, de manière générale, il doit être précisé que la ventilation fine des annulations de crédits au sein des programmes, ainsi que l’assurance de leur soutenabilité, relève in fine de la responsabilité de chacun des responsables de programme, au sein de chacun des ministères compétents. C’est en ce sens qu’un travail de reprogrammation des dépenses pour l’année 2024 avait été engagé dans la continuité du décret d’annulation par les responsables de programme, dont la compétence en la matière est fondée sur l’article 70 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. De la même manière, les conditions de dialogue avec les partenaires sociaux relèvent de la responsabilité propre des ministères en charge des missions visées par les questions écrites. Ceci étant, les documents annexés au projet de loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2024, en particulier les rapports annuels de performance, reviennent de façon exhaustive et détaillée sur les conséquences qu’ont pu avoir ces annulations, ainsi que les décisions de gestion qui ont pu suivre. D’une manière générale, au fond, les résultats de la gestion, tels qu’ils ressortent du projet de loi déposé par le Gouvernement, montrent que les mesures vigoureuses prises en gestion sur la dépense de l’Etat s’avéraient nécessaires au regard de la dégradation du contexte et qu’elles ont porté leur fruit pour limiter la dégradation de notre trajectoire de finances publiques, sans dégrader la qualité du service public ou les ambitions prioritaires portées par l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1182</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4821</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Sécurité et éducation routières »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1182. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Sécurités », qui se voit amputée de 232 121 365 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Sécurité et éducation routières » dont le montant des annulations s’élève à 25 000 000 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de l’intérieur et des outre-mer avant et après la publication du décret. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4821</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Concernant les principes budgétaires en jeu, les décisions prises par le Gouvernement en début de gestion 2024, plus particulièrement le décret n° 2024-124 du 21 février, n’ont en rien entaché la sincérité de la loi de finances initiale. Le principe de sincérité, sur la base d’une jurisprudence constante en la matière, doit se lire au regard de l’intention de fausser les grandes lignes de l’équilibre déterminé par la loi de finances, ce qui ne ressort pas comme ayant été le cas, à quelconque étape de l’examen du texte au Parlement. C’est sur la base du constat, au terme du 2nd semestre 2023, d’un ralentissement de l’activité plus marqué que prévu, et de perspectives moins favorables pour 2024, qu’il a été décidé d’agir, rapidement, afin de préserver autant que faire se peut les grands équilibres des projections budgétaires soumises à l’examen du Parlement. Dans un premier temps, la prévision de croissance pour 2024 a ainsi été revue en début d’année 2024, à +1,0 %, contre +1,4 %. Cela s’est expliqué en particulier par le contexte économique international défavorable, marqué par la poursuite de chocs géopolitiques et par le net ralentissement de l’activité chez nos partenaires économiques : le Gouvernement allemand avait, à titre d’exemple, révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2024 de +1,3 % à +0,2 %. A la fin 2023, l’élan pour 2024 s’est ainsi avéré plus réduit que prévu au moment de sa présentation et de son examen, avec un acquis de croissance de +0,2 % à l’issue du 4e trimestre 2023 et de +0,5 % à l’issue du premier trimestre 2024. Ensuite, des mesures fortes, inédites et immédiates de maîtrise de la dépense ont été portées pour faire face aux baisses constatées et prévisionnelles de recettes, résultant de cette dégradation du scénario macroéconomique. Ces mesures ont été prises en étant vigilant sur deux points : la limitation de l’effet de ces mesures sur l’activité économique ; la préservation de la qualité des services publics et des objectifs prioritaires de politique publique. Concernant l’effet mécanique sur la croissance, ces annulations ont été calibrées de telle sorte qu’il soit non significatif. Une partie des réductions de dépenses n’a en effet pas vocation à engendrer de conséquence macroéconomique directe, comme l’annulation des crédits concernant l’aide publique au développement ou la baisse des charges d’intérêt. D’autres mesures d’économies ciblées présentent un multiplicateur budgétaire réduit : c’est notamment le cas de la réduction des crédits de Ma Prime Rénov’, de l’activité du secteur de l’entretien-rénovation étant principalement contrainte par l’offre plutôt que par la demande, ou de l’instauration d’une participation pour l’utilisation du compte personnel de formation (CPF), incitant les bénéficiaires à privilégier les formations les plus pertinentes sans nécessairement réduire la demande globale de formation. Au total, la croissance française s’est établie en 2024 à 1,1 %, en ligne avec les prévisions révisées en début d’année, sans que le pilotage des dépenses de l’État tout au long de l’année, y compris postérieurement au décret d’annulation (surgel, plafonds de dépenses, annulation nette complémentaire en loi de fin de gestion) n’ait eu d’effet baissier notable. Concernant les modalités de détermination des annulations, le décret d’annulation a, en premier lieu, été fondé sur des modalités distinguant des situations spécifiques, des mesures ciblées, et un effort transversal. Pour les premières, à titre d’illustration et pour ce qui concerne les crédits hors dépenses de personnel (HT2), le ministère des Armées a été exonéré du décret d’annulation, compte tenu de la situation géopolitique. Les dépenses de pensions et de retraites financées par la mission « Régimes sociaux et de retraite » ont également été exonérées du fait de leur caractère peu pilotable en infra-annuel. Enfin, en vertu du principe de séparation des pouvoirs et de la nécessité d’assurer le principe d’autonomie financière de ces derniers, aucune mesure de régulation n’a été réalisée sur la mission « Pouvoirs publics » à l’initiative du Gouvernement. Par ailleurs, le décret d’annulation a été construit pour partie sur des annulations ciblées, parmi lesquelles des annulations sur le dispositif MaPrimeRénov’ ou sur les dépenses d’aide publique au développement, ou assorties d’un pilotage fin, comme sur la masse salariale de l’État, avec une limitation forte des mesures nouvelles non prévues dans le budget initial. Enfin, le décret d’annulation a été fondé sur des annulations transverses sur le budget de l’État, portant en grande partie, et de manière transversale, sur des crédits mis en réserve au titre de dépenses pilotables, qu’il s’agisse de dépenses de fonctionnement ou de dépenses d’investissement, pour lesquelles une priorisation ou un rééchelonnement des dépenses étaient considérés possibles, sans que cela implique une quelconque dégradation de la qualité des services publics ou porte atteinte aux objectifs prioritaires. En outre, en méthode, il convient de préciser que la ventilation fine des annulations de crédits au sein des programmes, ainsi que l’assurance de leur soutenabilité, relève in fine de la responsabilité de chacun des responsables de programme, au sein de chacun des ministères compétents. C’est en ce sens qu’un travail de reprogrammation des dépenses pour l’année 2024 avait été engagé dans la continuité du décret d’annulation par les responsables de programme, dont la compétence en la matière est fondée sur l’article 70 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. De la même manière, les conditions de dialogue avec les partenaires sociaux relèvent de la responsabilité propre des ministères en charge des missions visées par les questions écrites. Ceci étant, les documents annexés au projet de loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2024, en particulier les rapports annuels de performance, reviennent de façon exhaustive et détaillée sur les conséquences qu’ont pu avoir ces annulations, ainsi que les décisions de gestion qui ont pu suivre. Les résultats de la gestion, tels qu’ils ressortent du projet de loi déposé par le Gouvernement, montrent que les mesures vigoureuses prises en gestion sur la dépense de l’État s’avéraient nécessaires au regard de la dégradation du contexte et qu’elles ont porté leur fruit pour limiter la dégradation de notre trajectoire de finances publiques, sans dégrader la qualité du service public ou les ambitions prioritaires des politiques publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1791</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4822</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Liens entre les maisons France services et les services fiscaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1791. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les évolutions attendues du fonctionnement des maisons France services (MFS). D’une part, les MFS sont aujourd’hui le mode d’exercice du service public le plus proche des concitoyens, après les secrétariats de mairie. Malgré la qualité du service rendu, trop des concitoyens ignorent la présence d’une MFS à proximité. D’autre part, les MFS bénéficient d’une ligne directe de consultation avec les services fiscaux, alors que les directions des services fiscaux ne disposent plus d’un maillage territorial de proximité, même si cela peut être regretté. Il souhaiterait donc lui faire part de plusieurs attentes relatives aux liens entre les MFS et l’administration fiscale et les MFS et les Français. Il serait d’abord souhaitable que les codes fiscaux de toutes les communes d’un même département soient accessibles par toutes les MFS de ces territoires, afin que chaque administré puisse effectivement se rendre dans la MFS de son choix. M. le député souhaiterait ensuite l’interroger sur la pertinence d’intégrer aux avis fiscaux non seulement la référence aux services fiscaux susceptibles de renseigner le contribuable mais aussi les coordonnées de la maison France services (MFS) la plus proche. Enfin, le Gouvernement est-il en mesure de préciser où en est le projet de doter chaque mairie d’un lien direct (par écran par exemple) avec les MFS ? L’évolution de la société française ou du mode d’administration vers une plus grande dématérialisation place dans une situation d’insécurité psychologique et un sentiment de déclassement une partie importante des concitoyens. Que l’on raisonne en matière de réponse à la dématérialisation ou de recherche de proximité, il y a un intérêt tout particulier à ce que les Français, en particulier dans le monde rural, soient informés du rôle des MFS et puissent développer une sorte de « réflexe MFS » face aux impasses techniques ou psychologiques de la dématérialisation. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4823</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La proximité des services publics est un pilier essentiel pour garantir l’égalité des chances entre tous les citoyens. Avec France services, chaque citoyen peut accéder à une maison France services à moins de 20 minutes de chez lui.  Ces lieux de confiance offrent à chacun un accompagnement personnalisé dans toutes ses démarches administratives. 96,1% des usagers sont satisfaits de l’accompagnement en France services. 34 nouvelles France services ont été labellisées en novembre dernier, l’objectif étant de compter 2 800 France Services d’ici la fin de l’année. C’est aujourd’hui 7100 conseillers France Services qui accompagnent les usagers dans leurs démarches au quotidien. 4 démarches sur 5 sont entièrement résolues dès le premier passage dans une maison France services. Pour faciliter l’identification des France services, le site internet France services recense l’ensemble des France services existant sur le territoire, permettant à chaque usager de localiser les France services les plus proches de chez lui ou d’un autre lieu : https://www.france-services.gouv.fr/le-reseau. Il donne également des exemples de démarches réalisables en France services relatives à la Direction générale des finances publiques : https://www.france-services.gouv.fr/demarches-et-services. En complément, le site internet des impôts prévoit un lien vers la carte des France services : https://www.impots.gouv.fr/les-services-publics-proches-de-chez-vous. Chaque usager est libre d’aller dans la France services de son choix pour ses démarches fiscales.  Les conseillers France services n’ont pas directement accès aux dossiers fiscaux des usagers mais sont là pour les informer et les accompagner dans leurs démarches notamment numériques.  Dans ce cadre d’accompagnement dit de « niveau 1 », un usager peut aller dans n’importe quelle France services, qu’elle soit implantée dans son département ou ailleurs, pour être accompagné dans sa démarche par un conseiller France services. Dès lors que son dossier nécessite l’intervention d’un agent d’une Direction départementale des finances publiques, le conseiller contacte un référent métier fiscalité pour expertiser la situation et accompagner l’usager dans ses démarches. Cet accompagnement approfondi peut d’ailleurs être directement fait en France services, au téléphone ou en visioconférence. Concernant l’insertion des coordonnées des maisons France services sur les avis fiscaux, il est à noter que dans ces documents figurent déjà 3 contacts : un dispositif de messagerie sécurisée dans l’espace particulier accessible permet à tout moment à chaque contribuable de contacter son centre des finances publiques ; un numéro de téléphone est également indiqué pour joindre le centre, du lundi au vendredi ; la localisation du centre de finances publiques dont relève l’usager est mentionnée, ce dernier pouvant également se rendre sur place. Les France services n’ont en effet pas vocation à se substituer aux centres des finances publiques, qui restent des services accessibles au public et ont vocation à accueillir des usagers. Afin de renforcer la notoriété des France services, l’Etat met en œuvre un certain nombre d’actions de communication à l’échelle nationale (campagne de communication télévisée, journée porte ouverte, etc.) et locale (inauguration, presse quotidienne régionale, etc.). Une stratégie d’amplification est également mise en œuvre grâce à un relais territorial par les préfectures de département et à un relais des opérateurs nationaux France services (Allocations familiales, France Titres, La Poste…) valorisant notamment les différentes démarches réalisables. Différentes actions visant à améliorer la connaissance mutuelle des secrétaires de mairies et du réseau France services sont mises en place. Il s’agit notamment d’une des missions des animateurs départementaux France services placés auprès des préfets. Un certain nombre d’entre eux organisent notamment des temps d’échanges entre ces deux réseaux afin de créer des liens de synergie. En outre, plus de la moitié des France services sont portées par des collectivités. Concernant l’accompagnement des usagers aux démarches dématérialisées, les contribuables qui ne sont pas à l’aise avec les outils numériques peuvent s’appuyer sur le réseau des 4 000 conseillers numériques, implantés au plus près des territoires, qui animent des ateliers d’initiation au numérique au plus proche des Français. Un conseiller numérique a pour mission d’accompagner les Français dans leur appropriation des usages numériques quotidiens, veiller à favoriser un usage citoyen et critique du numérique (vérification des sources d’information, protection des données personnelles, maîtrise des réseaux sociaux) et accompagner dans la réalisation de démarches administratives en ligne. Des bornes tactiles sont également mises à dispositions dans des France Services, afin de lutter contre l’exclusion numérique. Les usagers peuvent effectuer leurs démarches administratives en ligne et imprimer les documents souhaités avec l’aide d’un agent de France services ou de la mairie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1920</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4824</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Rôle de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1920. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le rôle et les missions de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Centrale d’achat publique généraliste au mode opératoire quasi-exclusif en achat pour revente, le code de la commande publique fait d’elle un acteur majeur de l’achat public. La commodité du recours à l’UGAP - dispensant ses clients (notamment les collectivités) de toute mise en concurrence et publicité préalables - n’est plus à démontrer. Toutefois, on peut observer que l’attribution des marchés par l’UGAP néglige trop souvent les considérations sociales et environnementales, mettant parfois les entreprises françaises et européennes les plus vertueuses en situation délicate. Si la faculté de toute personne publique de conduire sa propre procédure et d’y inclure des critères sociaux et environnementaux demeure, beaucoup d’acheteurs y renoncent en raison de la lourdeur des procédures auxquelles l’UGAP leur permet justement d’échapper. Aussi il lui demande comment le Gouvernement entend, en conformité avec les règlements européens et en utilisant les facultés ouvertes par les récentes évolutions législatives, faire en sorte que l’UGAP puisse jouer un rôle dans le nécessaire soutien aux filières françaises et européennes mais aussi de levier au service de la transition écologique, et selon quelles modalités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4824</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Union des groupements d’achat public (UGAP) est un établissement public industriel et commercial de l’Etat, placé sous la tutelle du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, et du ministère de l’éducation nationale. L’établissement contribue, dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de performance (COP) exigeant (2023-2026), à l’atteinte des objectifs de la politique des achats de l’Etat, notamment en matière d’achat responsable et d’impact économique de la commande publique, au bénéfice de l’ensemble de ses clients publics. L’UGAP a ainsi atteint un ratio de 99% de marchés comportant une considération environnementale et 70 % comportant une considération sociale en 2024. L’établissement a aussi fortement enrichi son offre de produits issus de l’économie circulaire. Elle a récemment mis en place un portail spécifique, « seconde » vie, regroupant près de 6000 références dans ce domaine. L’UGAP est aussi fortement engagée dans le soutien aux PME et à l’innovation, et la promotion des offres contribuant aux objectifs de réindustrialisation. L’UGAP soutient activement les PME et les start-up françaises, en leur offrant un accompagnement personnalisé et un accès simplifié aux marchés publics. L’établissement s’engage également à respecter scrupuleusement les délais de paiement, contribuant ainsi à la santé financière de ses fournisseurs. Globalement, les achats auprès de PME ont progressé de 9 % en 2024 par rapport à 2023, et les achats auprès d’entreprises innovantes de 24 %. La plateforme ugap.fr met en avant les produits "Fabriqué en France", valorisant ainsi le savoir-faire national. Ces progrès ont été accomplis dans le contexte d’une croissante continue du chiffre d’affaires, et d’un équilibre financier maintenu. Ils témoignent d’une mobilisation qui sera poursuivie dans les prochaines années, en coordination étroite avec l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2398</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4824</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Transfert de matériels réformés entre administrations et corps différents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2398. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la gestion des matériels réformés de l’administration. M. le député a en effet pris connaissance que des administrations civiles et militaires jetaient du matériel réformé (de type tableaux informatisés ou écrans d’ordinateurs) dont un usage est toujours possible pour d’autres administrations relevant de ministères différents, telles que les écoles, collèges et lycées. Il lui demande ainsi quelles mesures pourraient être mises en œuvre afin de faire bénéficier à certaines administrations du matériel réformé par d’autres, tout en réalisant des économies et en réduisant le gaspillage. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4824</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les administrations de l’État, les établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent donner et s’échanger une diversité de matériels dont ils n’ont plus l’usage (matériels informatiques, équipements électriques et électroniques, mobiliers, fournitures, matériels professionnels, etc.) ; ils disposent pour cela d’une plateforme de dons (https://dons.encheres-domaine.gouv.fr/) déployée en 2019 par la direction nationale d’interventions domaniales (DNID) de la direction immobilière de l’État (DIE). Les biens proposés au don sont également disponibles pour les associations reconnues d’utilité publique, si aucune administration n’a manifesté d’intérêt durant la durée de validité de l’offre de don pour réemploi. Les acquisitions gratuites de biens d’occasion acquis via ce site peuvent désormais être valorisées par les administrations, au même titre que l’achat public de biens, pour rendre compte de l’atteinte des objectifs fixés par l’article 58 de la loi n° 2020 - 105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Cette dernière prévoit, entre autres, pour certaines catégories de produits (dont le matériel informatique ou le mobilier), un pourcentage de dépenses annuelles relatives à l’acquisition de produits issus du réemploi ou de la réutilisation par les administrations. Cette valorisation des dons entre administrations a été ouverte par l’article 3 du décret d’application n° 2024-134 du 21 février 2024 de ladite loi. En outre, le décret n° 2023-266 du 12 avril 2023 fixe à 50% l’objectif de réemploi et de réutilisation des matériels informatiques à partir de 2025, pour les écrans, moniteurs, petits équipements informatiques et de télécommunications des services de l’Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6047</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4825</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation des gîtes ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6047. — 15 avril 2025. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les modalités de règlement de la taxe d’habitation concernant les propriétaires de gîtes ruraux. En effet, l’article 1407 du code général des impôts s’applique à ces logements les assimilant de fait à des habitations principales. Or le souci que rencontrent ces propriétaires en zone rurale est que ces gîtes ne sont loués que partiellement au cours de l’année fiscale. Ces personnes qui investissent en temps et en argent participent largement à la sauvegarde du patrimoine rural et à la bonne tenue du tourisme vert. Ils estiment pouvoir donc bénéficier de l’exonération ou d’un aménagement de la taxe d’habitation afférente à ces locaux. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4825</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) est due pour tous les locaux meublés d’habitation autre qu’à titre principal, même s’ils sont par ailleurs imposables au titre de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Les locaux faisant l’objet d’un usage exclusivement professionnel n’y sont pas soumis. L’habitation personnelle s’entend comme tout local occupé par le contribuable ou dont il se réserve l’usage comme habitation principale ou secondaire. Lorsqu’au cours de l’année, des locaux meublés sont mis en location pour de courtes durées et pour des périodes qu’il est au soin du propriétaire d’accepter ou de refuser, ce dernier est regardé, au 1er janvier de l’année d’imposition, comme entendant en conserver la jouissance. Dans ce cas, il est donc soumis à la THRS. Lorsque le propriétaire donne en location saisonnière un bien, il doit le déclarer en ligne. Si le propriétaire indique en conserver la jouissance, il est imposé de la THRS, selon les modalités d’imposition en vigueur depuis 2023. Si un redevable demande à être dégrevé de la THRS, il doit établir qu’il a mis en location son bien pour l’année entière et n’a pas pu en disposer en dehors de ces périodes. Cette démarche est soumise à des critères exigeants, à savoir l’existence d’un engagement juridiquement contraignant empêchant le propriétaire de disposer du bien à quelque moment de l’année que ce soit. Ainsi, il doit produire, pour chaque année et pour chaque bien loué : l’éventuelle déclaration de la mise en location meublée du bien auprès de la commune ; un décompte des jours de location effectués auprès de chacune des plateformes numériques utilisées et un récapitulatif des locations, ce qui permet souvent que la taxe de séjour correspondante soit collectée et reversée à la commune par la plateforme de réservation habilitée par le propriétaire à percevoir cette taxe ; le mandat de location ou la convention conclue avec chaque prestataire de services en ligne, signé avant le début de l’année d’imposition, pour déterminer l’intention du propriétaire au 1er janvier ; tout autre justificatif permettant d’établir que le propriétaire a entendu dédier son bien exclusivement à la location meublée de courte durée pour toute l’année. Ces éléments seront rappelés aux services de la direction générale des finances publiques (DGFIP) amenés à traiter les réclamations contentieuses. Enfin, il est rappelé que dans les zones France ruralités revitalisation, les communes peuvent, sur délibération (code général des impôts (CGI), article 1414 bis), exonérer de THRS les meublés de tourisme classés dans les conditions prévues à l’article L. 324-1 du code du tourisme et les chambres d’hôtes au sens de l’article L. 324-3 du même code. Cette exonération n’est accordée qu’à raison de la superficie affectée aux locaux classés meublés de tourisme ou à la chambre d’hôtes et non pour l’ensemble de la propriété bâtie. Les locaux dont l’utilisation est commune à l’occupant en titre et à l’activité touristique – notamment les pièces et accès partagés dans une chambre d’hôte – ne sont pas exonérés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>928</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4826</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Laicité à l’école : mettre fin aux revendications communautaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            928. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante des atteintes à la laïcité au sein des établissements scolaires et la protection des enseignants face aux pressions communautaristes. L’incident survenu au lycée Sévigné de Tourcoing illustre, avec une acuité particulièrement alarmante, la progression insidieuse des pressions islamistes au sein des établissements scolaires. Une enseignante de sciences techniques médico-sociales, dans l’exercice légitime de ses fonctions et garante des principes républicains, s’est vue violemment agressée pour avoir simplement rappelé les fondements inaliénables du pacte laïc du pays. Les circonstances de cette agression sont emblématiques d’une stratégie de confrontation désormais systématisée : une élève, pourtant majeure et donc pleinement consciente de ses actes, a délibérément défié l’autorité républicaine en revêtant un voile, étendard d’un islam politique, au sein de l’établissement. Face au rappel mesuré de l’interdiction légale par l’enseignante, la situation a rapidement dégénéré en une confrontation physique d’une rare violence : gifles, coups multiples et menaces ont ainsi répondu à une simple demande d’application de la loi. Cette escalade préoccupante révèle la méthodologie caractéristique des mouvances islamistes : transformation d’un acte individuel en démonstration de force collective et recours à la violence comme mode d’expression privilégié. L’agression physique d’une représentante de l’institution scolaire constitue ici une attaque frontale contre l’édifice républicain lui-même. Comme l’a souligné Mme la ministre devant l’Assemblée nationale (le 8 octobre 2024 lors de la séance des questions au Gouvernement), cette violence ne représente pas uniquement une atteinte à l’intégrité d’une enseignante, mais constitue une offensive délibérée contre les valeurs fondamentales de la France. L’interdiction temporaire d’accès à l’établissement prononcée à l’encontre de l’élève, dans l’attente d’un conseil de discipline, ainsi que le dépôt d’une plainte, ne sauraient suffire. Cette affaire, loin d’être un incident isolé, s’inscrit dans une succession inquiétante d’atteintes à la laïcité, dont l’assassinat de Samuel Paty demeure la manifestation la plus tragique. Elle illustre la nécessité impérieuse d’une réponse institutionnelle ferme et sans ambiguïté face à ces provocations et ces pressions visant à éroder les principes fondamentaux et républicains. Cette détérioration du climat scolaire s’accompagne d’un phénomène particulièrement alarmant : l’autocensure croissante des enseignants face aux pressions islamistes, renonçant parfois à aborder certains sujets du programme, notamment en histoire ou en littérature, par crainte de représailles. Cette capitulation silencieuse face aux pressions islamistes constitue une première défaite inacceptable des valeurs républicaines. Elle lui demande donc quelles actions concrètes le Gouvernement entend déployer pour garantir l’intégrité physique et la sécurité des membres du corps enseignant, lutter contre les pressions et menaces, communautaristes et islamistes et pour réaffirmer, sans compromis ni ambiguïté, la primauté absolue des lois de la République sur toute revendication communautaire dans l’espace scolaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4826</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aucune agression, aucune contestation ou menace, ne saurait être tolérée dans les établissements scolaires. À Tourcoing, comme dans tous les établissements, les faits de violence physique et verbale à l’encontre des professeurs doivent être sanctionnés avec la plus grande fermeté. À la suite des faits inadmissibles qui s’y sont produits, la ministre s’est déplacée au lycée Sévigné de Tourcoing afin d’apporter son soutien à cette enseignante qui n’a fait que son devoir qui est de rappeler la loi. L’élève a immédiatement fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’accès à l’établissement scolaire dans l’attente de sa comparution devant le conseil de discipline de l’établissement. Ce dernier, qui s’est tenu le 12 novembre 2024, a décidé de son exclusion immédiate et définitive de l’établissement. La mise en cause a également été placée en garde vue, suite à la plainte déposée pour violences, et a comparu devant le tribunal judiciaire de Lille. La protection fonctionnelle a été accordée par le rectorat à l’enseignante, ainsi qu’aux professeurs de l’établissement qui ont fait l’objet de menaces et de propos violents sur les réseaux sociaux. Le ministère agit pour soutenir et protéger ses agents et apporter des réponses fermes face à toute atteinte à la laïcité et aux valeurs de la République. La protection fonctionnelle est octroyée systématiquement à tous les personnels victimes de violence ou de menaces dans l’exercice de leurs fonctions. De plus, lorsqu’un élève est l’auteur d’un acte grave contre un personnel ou d’une atteinte grave aux valeurs de la République, l’engagement d’une procédure disciplinaire est systématique. Si les faits sont susceptibles de revêtir une qualification pénale, le personnel victime sera accompagné pour déposer plainte et l’autorité hiérarchique procèdera sans délai à un signalement des faits au procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La ministre souhaite à cet égard que l’institution puisse elle-même porter plainte en lieu et place du personnel victime de violences ou de menaces, s’il en est d’accord. Pour accompagner au mieux les personnels et les soutenir, les équipes académiques valeurs de la République (EAVR) conseillent et accompagnent les équipes éducatives. Elles assurent également des actions de prévention dans les établissements et des formations à destination des personnels. Les équipes mobiles de sécurité (EMS) sont également mobilisées lorsque la sécurité des personnels est mise en cause. La formation a également été renforcée. Le plan national de formation de tous les personnels à la laïcité et aux valeurs de la République a permis de former plus de 800 000 personnels depuis novembre 2021. Ce plan de formation s’accompagne de dispositifs adaptés pour certaines catégories de personnels (formateurs, personnels de direction, inspecteurs de l’éducation nationale, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, etc.). D’autres parcours de formation en ligne complètent les dispositifs existants, notamment sur les contestations d’enseignement afin de réassurer les enseignants dans leur pratique professionnelle face à d’éventuelles atteintes aux valeurs de la République. Le vade-mecum « La laïcité à l’école » présente des fiches pratiques qui abordent le respect de la laïcité par les élèves, les personnels, les parents d’élèves et les intervenants extérieurs, et qui proposent une analyse juridique et des conseils éducatifs et pédagogiques. Le plan ministériel pour la tranquillité scolaire, publié le 4 décembre 2024, renforce la protection et le soutien aux personnels. Il repose sur trois priorités : apaiser, protéger, responsabiliser. Sont notamment prévues la création d’un pôle d’accompagnement et de soutien aux personnels victimes dans chaque académie ainsi que la désignation d’un référent départemental chargé du climat scolaire.  Enfin, le décret du 29 janvier 2025 renforce la gouvernance académique, en prévoyant la mise en place dans chaque académie d’un service de défense et de sécurité académique (SDSA). Les SDSA coordonnent en particulier la mise en œuvre des politiques de défense, de sécurité ainsi que de lutte contre les atteintes aux valeurs de la République. Ils contribuent à améliorer la coordination opérationnelle avec les autorités judiciaires et les forces de sécurité, notamment dans le cadre d’instances dédiées aux niveaux départemental (état-major de sécurité) et communal (conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1230</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4827</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Agression d’une professeure par une élève voilée au lycée Sévigné de Tourcoing</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1230. — 22 octobre 2024. — M. Julien Odoul interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’agression grave d’une professeure de la République par une élève au lycée Sévigné de Tourcoing. En effet, le 7 octobre 2024, une professeure en sciences techniques et médico-sociales a demandé à une élève de 18 ans de retirer son voile islamique dans l’enceinte de l’établissement. L’élève a refusé d’obéir et s’est mise à gifler, à menacer et à bousculer la fonctionnaire avant de la rouer de coups. M. le député rappelle que cette professeure a strictement fait respecter la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse au sein des établissements scolaires. Son agression est le triste symbole de l’entrisme islamiste qui constitue une menace de plus en plus sérieuse pour l’école de la République et les règles de vie communes, comme en témoignent la multiplication des atteintes à la laïcité et les incidents récurrents comme au lycée Maurice Ravel à Paris ou au collège de Saint-Georges-sur-Baulche dans l’Yonne. Mais il y a plus grave encore. Des sources proches du dossier, relayées par le journal Valeurs Actuelles et CNEWS le 9 octobre 2024, rapportent que plusieurs professeurs du lycée Sévigné de Tourcoing auraient exprimé leur soutien à l’élève voilée et auraient ainsi désavoué leur collègue victime en violation de la législation, des principes laïques et de la nécessaire solidarité entre enseignants. Dans ce contexte, M. le député demande à Mme la ministre de diligenter une enquête afin de clarifier les faits inadmissibles qui se seraient déroulés dans le lycée public Sévigné de Tourcoing et qui impliqueraient une partie de l’équipe pédagogique. Lors de la séance des questions au Gouvernement du 8 octobre 2024, Mme la ministre a déclaré à la représentation nationale : « Frapper un professeur, c’est frapper la République. Devant la gravité des faits relatés ici, j’ai demandé à ce que des sanctions disciplinaires très fermes soient prononcées. » M. le député demande concrètement quelles seront les sanctions qui seront réservées à l’élève présumée coupable d’agression. Quelles seront les sanctions disciplinaires fermes pour les professeurs qui auraient manqué à leurs devoirs et trahi l’école de la République en soutenant cette élève voilée ? En outre, il lui demande quelles sont les mesures et les directives qu’elle compte prendre pour faire respecter la laïcité, garantir la neutralité au sein des établissements scolaires et barrer la route à l’idéologie islamiste.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4827</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À Tourcoing, comme dans tous les établissements, les faits de violences physiques et verbales à l’encontre des professeurs doivent être sanctionnés avec la plus grande fermeté. À la suite des faits inadmissibles qui s’y sont produits, la ministre s’est déplacée au lycée Sévigné de Tourcoing afin d’apporter son soutien à cette enseignante qui n’a fait que son devoir qui est de rappeler la loi. L’élève a immédiatement fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’accès à l’établissement scolaire dans l’attente de sa comparution devant le conseil de discipline de l’établissement. Ce dernier, qui s’est tenu le 12 novembre 2024, a décidé de son exclusion immédiate et définitive de l’établissement. La mise en cause a également été placée en garde vue, suite à la plainte déposée pour violences, et a comparu devant le tribunal judiciaire de Lille. La protection fonctionnelle a été accordée par le rectorat à l’enseignante, ainsi qu’aux professeurs de l’établissement qui ont fait l’objet de menaces et de propos violents sur les réseaux sociaux. Le ministère agit pour soutenir et protéger ses agents et apporter des réponses fermes face à toute atteinte à la laïcité et aux valeurs de la République. La protection fonctionnelle est octroyée systématiquement à tous les personnels victimes de violence ou de menaces dans l’exercice de leurs fonctions. De plus, lorsqu’un élève est l’auteur d’un acte grave contre un personnel ou d’une atteinte grave aux valeurs de la République, l’engagement d’une procédure disciplinaire est systématique. Si les faits sont susceptibles de revêtir une qualification pénale, le personnel victime sera accompagné pour déposer plainte et l’autorité hiérarchique procèdera sans délai à un signalement des faits au procureur de la République en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La ministre souhaite à cet égard que l’institution puisse elle-même porter plainte en lieu et place du personnel victime de violences ou de menaces, s’il en est d’accord. Pour accompagner au mieux les personnels et les soutenir, les équipes académiques valeurs de la République (EAVR) conseillent et accompagnent les équipes éducatives. Elles assurent également des actions de prévention dans les établissements et des formations à destination des personnels. Les équipes mobiles de sécurité (EMS) sont également mobilisées lorsque la sécurité des personnels est mise en cause. La formation a également été renforcée. Le plan national de formation de tous les personnels à la laïcité et aux valeurs de la République a permis de former plus de 800 000 personnels depuis novembre 2021. Ce plan de formation s’accompagne de dispositifs adaptés pour certaines catégories de personnels (formateurs, personnels de direction, inspecteurs de l’éducation nationale, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation, etc.). D’autres parcours de formation en ligne complètent les dispositifs existants, notamment sur les contestations d’enseignement afin de réassurer les enseignants dans leur pratique professionnelle face à d’éventuelles atteintes aux valeurs de la République. Le vade-mecum « La laïcité à l’école » présente des fiches pratiques qui abordent le respect de la laïcité par les élèves, les personnels, les parents d’élèves et les intervenants extérieurs, et qui proposent une analyse juridique et des conseils éducatifs et pédagogiques. Le plan ministériel pour la tranquillité scolaire, publié le 4 décembre 2024, renforce la protection et le soutien aux personnels. Il repose sur trois priorités : apaiser, protéger, responsabiliser. Sont notamment prévues la création d’un pôle d’accompagnement et de soutien aux personnels victimes dans chaque académie ainsi que la désignation d’un référent départemental chargé du climat scolaire.  Enfin, le décret du 29 janvier 2025 renforce la gouvernance académique, en prévoyant la mise en place dans chaque académie d’un service de défense et de sécurité académique (SDSA). Les SDSA coordonnent en particulier la mise en œuvre des politiques de défense, de sécurité ainsi que de lutte contre les atteintes aux valeurs de la République. Ils contribuent à améliorer la coordination opérationnelle avec les autorités judiciaires et les forces de sécurité, notamment dans le cadre d’instances dédiées aux niveaux départemental (état-major de sécurité) et communal (conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1631</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4828</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Fin du fonds de soutien au développement des activités périscolaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1631. — 5 novembre 2024. — M. Julien Limongi attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la suppression du fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP), prévue pour la rentrée 2025. La loi de finances initiale pour 2024 a entériné cette suppression, initialement envisagée dès la rentrée 2024, sans prévoir de dispositif alternatif pour les communes bénéficiaires. Sous prétexte de liberté, cette décision impose en réalité aux communes, particulièrement celles qui ont choisi de maintenir un rythme scolaire de 4,5 jours par semaine, de réduire les heures d’activités périscolaires, faute de soutien financier de l’État. Cette suppression aura un impact sensible pour les petites communes qui ont opté pour ce rythme. Ce fonds apporte une aide précieuse pour renforcer leurs capacités périscolaires et alléger la pression budgétaire. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les impacts de cette suppression et les solutions envisagées pour accompagner ces collectivités. Par ailleurs, il a constaté que certaines ayant maintenu la semaine de 4,5 jours puissent effectivement bénéficier de ce fonds, certaines semblant ne pas le percevoir malgré leur éligibilité, comme à Longueville sur la circonscription de M. le député. Il lui demande ainsi également si elle va s’assurer que toutes les communes appliquant le rythme de 4,5 jours puissent effectivement bénéficier de ce fonds, certaines ne semblant pas le percevoir malgré leur éligibilité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4828</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP) a été institué par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. La vocation de ce fonds est de contribuer au développement d’une offre d’activités périscolaires au bénéfice des élèves pour lesquels sont organisées des activités périscolaires, dans le cadre d’un projet éducatif territorial, et qui sont scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires publiques et privées dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine ou huit demi-journées par semaine comprenant cinq matinées. Les aides apportées par l’État, dans le cadre de ce fonds, sont définies sur la base du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles des communes éligibles et comportent un montant forfaitaire et, le cas échéant, une majoration forfaitaire. Concernant l’année scolaire en cours, les aides sont calculées sur la base des taux établis par l’arrêté du 4 décembre 2024, soit 50 € pour le taux du montant forfaitaire et 40 € pour le taux de la majoration forfaitaire. Ces taux, inchangés au regard de ceux en vigueur au titre des années scolaires précédentes, sont de nature à garantir, à toutes les collectivités éligibles, un soutien financier à hauteur de celui apporté jusqu’à présent. À titre d’information, les aides versées, à travers ce fonds de soutien, ont représenté, au titre de l’année scolaire 2023-2024, un montant de 36,6 M€ versés à près de 1 200 collectivités. L’inquiétude, exprimée par certaines collectivités, à l’annonce, au mois de septembre 2023, du projet consistant à procéder à une mise en extinction progressive de ce fonds de soutien (prenant la forme d’une division par deux des taux pour l’année scolaire 2023-2024, à l’exception du taux de la majoration forfaitaire applicable au département de Mayotte pour lequel celui-ci était fixé à 65 euros, et d’une suppression à compter de l’année scolaire 2024-2025) a été pleinement entendue mais la prise en compte de cette inquiétude n’a remis nullement en cause la pertinence de mettre en extinction, selon un calendrier révisé et des modalités revues, ce fonds. Cette prise en compte s’est traduite, d’une part, par un décalage d’une année scolaire dans la suppression du FSDAP et, d’autre part, par l’abandon du projet consistant à une réduction de moitié des taux du montant forfaitaire et de la majoration forfaitaire pour l’ultime campagne de ce fonds. La suppression du FSDAP interviendra donc, en application de l’article 234 de la loi de finances du 29 décembre 2023 pour 2024, à compter de la rentrée scolaire 2025. Conscient que la suppression de ce fonds est susceptible d’avoir un impact sur les collectivités concernées, tant sur le plan financier que dans la capacité à maintenir des activités périscolaires de qualité, des temps d’échange dédiés sont prévus et seront programmés afin d’assurer la transition la plus sereine possible. La mise en extinction du FSDAP se justifie, principalement, par les impacts du décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017 qui est venu assouplir les conditions d’organisation de la semaine scolaire en permettant aux communes d’opter pour une organisation du temps scolaire sur quatre jours. Dans le sillage de la publication de ce décret, une majorité de communes a choisi le retour à la semaine de quatre jours. La diminution progressive et constante, observée depuis l’année scolaire 2017-2018, du nombre de collectivités bénéficiaires de ce fonds ainsi que du nombre d’élèves concernés vient attester des effets du décret précité et renforcer l’intérêt de mettre en extinction, de manière progressive et concertée, ce fonds de soutien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1649</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4829</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>CNR éducation et projets pédagogiques : vers une marchandisation de l’école ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1649. — 5 novembre 2024. — M. Idir Boumertit interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les mesures annoncées lors de la présentation de la feuille de route pour l’éducation nationale le 25 janvier 2024. Plus spécifiquement, les interrogations de M. le député font suite à l’annonce de « trente nouveaux projets à haut potentiel pédagogique » qui seront établis dans le cadre de l’acte II du Conseil national de la refondation (CNR) sur l’éducation. Il a été spécifié la volonté d’impliquer les établissements n’ayant pas encore souscrit aux appels à projet. Pour rappel, le CNR portant sur l’éducation est une initiative lancée par le Gouvernement en dehors des sphères de consultation déjà existantes. Par ailleurs, au lancement du premier CNR sur l’éducation, de nombreux syndicats de l’enseignement n’ont pas soutenu cette démarche et la mise en œuvre de projet pédagogique par appels à projets afin de soutenir « l’innovation pédagogique » au sein des établissements scolaires en France a été particulièrement décriée. Un rapport du Sénat intitulé « Autonomie des établissements scolaires : pour une pleine application du droit et une confiance dans les équipes pédagogiques » paru en juillet 2023 évalue justement le volet éducation du CNR et dénonce la logique marchande appliquée à l’école française au moyen de ces appels à projets. Ainsi, la mise en concurrence entre établissements est contraire aux intérêts des élèves et des établissements puisqu’elle accroît les inégalités scolaires préexistantes. En ce sens, ce sont les établissements les mieux équipés qui auront la capacité de présenter les projets les plus solides, pénalisant en conséquence les élèves des zones défavorisées. Par là même, un rapport de la Cour des comptes questionne également l’efficacité de l’utilisation des deniers publics dans le financement de ces projets. Ainsi, la marchandisation de l’offre éducative que l’on observe à travers ces appels à projet pour l’innovation pédagogique n’a pas fait ses preuves. À ce titre, M. le député interroge Mme la ministre sur la reconduite effective ou non de ce CNR, qui n’a pas produit de résultats pertinents dans l’intérêt des élèves, ou des établissements et des personnels. Si le choix de la mise en œuvre est maintenu, il souhaiterait en connaître les raisons. Par ailleurs, il souhaite connaître les modalités organisationnelles des trente projets dits « à fort potentiel pédagogique » annoncés lors de la présentation de la feuille de route. En ce sens, à quels objectifs ces projets devront-ils répondre, comment les établissements et les projets seront-ils sélectionnés, quels seront les résultats attendus et comment seront-ils mesurés ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4829</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’objectif de la démarche du conseil national de la refondation (CNR) éducation « notre école, faisons-la ensemble » est de faire émerger dans le cadre de concertations locales des initiatives nouvelles fondées sur les besoins constatés par les équipes et de nature à améliorer la réussite et le bien-être des élèves et à réduire les inégalités. La démarche et la mise en œuvre de projets pédagogiques par appels à projets afin de soutenir « l’innovation pédagogique » au sein des établissements scolaires en France rencontrent à ce jour un succès non démenti. 16 049 projets ont été déposés sur la plateforme émanant de 27,4 % des établissements du 1er et du 2d degrés. Certains projets concernent plusieurs établissements. Ces chiffres montrent le succès important de la démarche et une mobilisation forte des collectifs éducatifs qui se sont saisi de cette possibilité. L’autonomie des établissements est pleinement respectée dans la capacité à fédérer et à piloter l’établissement. Le choix du chef d’établissement de mobiliser les acteurs internes et externes à la communauté éducative et la rédaction du projet en cohérence avec les indicateurs de suivi sont un témoignage de l’exercice plein et entier de cette autonomie. Le CNR éducation prend sa source dans les besoins exprimés par l’établissement lui-même, au cœur des préoccupations des équipes éducatives. Chaque projet déposé est ensuite apprécié au regard de la qualité du projet lui-même, dans sa capacité à renforcer la réussite et le bien-être des élèves, et non dans une logique de mise en concurrence entre établissements. Par ailleurs, alors que 13,38 % d’élèves sont scolarisés en réseau d’éducation prioritaire en France, 22,8 % des projets sont portés par des établissements situés en réseau d’éducation prioritaire. Le taux d’implication des équipes exerçant au sein de ces établissements est significatif et pris en compte par les commissions départementales et académiques. Les projets dits à fort potentiel sont retenus au regard de plusieurs critères co-construits avec les académies. Il s’agit d’apprécier le potentiel du projet au regard d’un diagnostic local concerté et sa capacité à associer un large ensemble de parties prenantes. Cette concertation permet la rédaction d’un état des lieux des besoins spécifiques auxquels le projet doit répondre. En outre, pour apprécier la qualité du projet, sont prises en compte une valeur ajoutée pédagogique mesurable sur les résultats des élèves et la présentation d’un potentiel d’essaimage avec la capacité à influencer la mise en œuvre d’autres projets comparables à l’échelle locale, académique ou inter-académique. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1683</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4830</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Affectation des titulaires sur zone de remplacement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1683. — 5 novembre 2024. — Mme Marie Pochon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante des titulaires sur zone de remplacement (TZR) au sein de l’éducation nationale et plus particulièrement dans l’académie de Grenoble. De nombreux TZR, enseignants ayant réussi les concours de recrutement, se retrouvent dans une situation d’incertitude professionnelle durable, tandis que des choix académiques semblent favoriser l’emploi de contractuels, qui n’ont pas toujours obtenu ces concours, au détriment de ces enseignants titulaires. Elle souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur plusieurs pratiques observées dans l’académie de Grenoble, susceptibles de se propager à d’autres académies, qui exacerbent cette précarité. Il est notamment constaté que des postes fixes ou des remplacements à l’année sont attribués à des contractuels, alors que des TZR disponibles pourraient occuper ces postes dès la rentrée scolaire. Cette situation aboutit parfois à des classes sans enseignant pendant plusieurs semaines en attendant l’éventuelle arrivée d’un contractuel, alors même que des TZR sont en mesure de pourvoir immédiatement ces postes. En outre, il apparaît que des TZR rattachés à un établissement ne se voient pas systématiquement proposer les heures d’enseignement disponibles au sein de cet établissement. Cette situation, où les heures ne sont pas systématiquement proposées aux TZR de l’établissement de rattachement, contribue à un sentiment d’injustice et d’instabilité professionnelle chez ces enseignants. Par ailleurs, certains TZR sont amenés à couvrir des remplacements en dehors de leur discipline d’origine, ce qui peut nuire à la qualité pédagogique. Cette pratique, combinée à une organisation défaillante des plannings, met ces enseignants dans des conditions de travail dégradées. Ils apprennent parfois leurs affectations au dernier moment, effectuant des remplacements « à la sauvage » sans préparation suffisante, ce qui fragilise le suivi pédagogique des élèves et la continuité des apprentissages. Certains TZR sont même remplacés en cours d’année par des contractuels, interrompant ainsi leur travail pédagogique auprès des élèves. Mme la députée alerte également sur les conséquences de cette gestion pour la crise du recrutement dans l’éducation nationale. La perspective d’une longue carrière en tant que TZR, sans poste fixe, décourage nombre de candidats aux concours, aggravant ainsi la pénurie de professeurs qualifiés, sachant que les contractuels sont parfois prioritaires. Enfin, elle s’interroge sur l’application des régimes d’indemnisation des TZR. Ceux qui ne sont pas affectés dès le 1er septembre dans un poste à l’année subissent un régime d’indemnisation (ISSR) moins avantageux que ceux affectés à l’année, bien que ces derniers travaillent parfois sur plusieurs établissements. Cette inégalité de traitement aggrave encore les conditions de travail des TZR. Face à cette situation, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures Mme la ministre envisage pour garantir aux TZR un traitement plus équitable et une gestion des affectations plus transparente et respectueuse de leurs compétences. Elle s’interroge également sur l’ampleur de la politique de recours aux contractuels, au détriment des TZR et sur les conséquences de cette politique pour la qualité de l’enseignement et la gestion des carrières des enseignants titulaires. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4831</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’Éducation nationale) sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu’il s’agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou bien des absences de longue durée (supérieures à 15 jours). Dans le second degré, les académies disposent d’un vivier composé de personnels titulaires sur zone de remplacement (TZR). Il s’agit d’enseignants expérimentés dédiés au remplacement dont l’expertise est particulièrement précieuse et requise pour permettre d’intervenir dans tout établissement et dans tout contexte éducatif. À l’issue du mouvement intra-académique ils sont affectés sur une zone de remplacement afin d’y exercer une mission spécifique à l’échelle d’un territoire qui permet de répondre aux besoins de suppléance et de remplacement tout au long de l’année scolaire. Les académies sont libres de procéder aux affectations des personnels titulaires et contractuels selon leurs caractéristiques territoriales pour assurer le bon fonctionnement du service public d’éducation et notamment le remplacement des enseignants absents qui est une priorité gouvernementale et ministérielle. Mais l’efficacité du remplacement repose sur une optimisation par les services académiques de cette ressource afin de disposer de TZR, afin qu’ils soient disponibles à tout moment et ce dans plusieurs disciplines. Une attention particulière est évidemment accordée à la situation de ces personnels titulaires et l’utilisation de ce vivier est donc effectuée selon la localisation, la durée de l’absence et le niveau d’enseignement. Ainsi au regard de leur expertise et des besoins, ils sont priorisés et maintenus sur des missions de remplacement pour garantir la continuité pédagogique et les heures d’enseignement dues aux élèves. S’agissant de l’académie de Grenoble, la très grande majorité des postes sur lesquels les contractuels, en CDD ou en CDI, sont affectés à l’année sont des postes laissés vacants au mouvement intra-académique qui n’ont pas été sollicités par les enseignants titulaires. L’académie porte une grande attention à ne pas dégrader sa capacité de remplacement et à optimiser la ressource disponible afin de permettre à chaque élève d’avoir les enseignements auxquels il a droit. Pour les zones en tension, certains TZR sont préservés pour maintenir les suppléances durant l’année scolaire et permettre à tous les élèves la continuité des enseignements : ces TZR bénéficient des indemnités de sujétions spéciales de remplacement (ISSR) qui sont plus avantageuses que les forfaits attribués aux TZR affectés à l’année. Ainsi, plus de 20 % des TZR sont affectés à l’année dans les zones ou les besoins de suppléance ont été jugés suffisants pour satisfaire les besoins. Les TZR disponibles en début d’année scolaire sont affectés parfois en sous-service (besoin de 9h pour un enseignant devant exercer à temps plein de 18h par exemple) sur une période provisoire afin de couvrir le besoin. Dès qu’un enseignant contractuel exerçant à la quotité de service correspondante est identifié, les TZR sont ré-affectés sur une mission correspondant à leur quotité de service. Dans chacune des situations, l’académie de Grenoble porte une attention particulière aux conditions de travail des TZR dont la vocation est bien de remplacer les professeurs absents. Sur des territoires particulièrement en tension comme la Haute-Savoie ou le Nord Isère, l’académie veille à équilibrer le recrutement de contractuels pour couvrir le besoin ou l’affectation des TZR. Une étude établissement par établissement et un dialogue avec les chefs d’établissement sont engagés afin de trouver la meilleure solution pour les élèves. Par ailleurs, les TZR sont amenés à exercer des activités pédagogiques ou heures d’enseignement dans leur établissement de rattachement dès lors qu’ils ne sont pas affectés sur une mission de suppléance : cette mesure participe ainsi de l’accompagnement des élèves à besoins particuliers ou de la mise en place de dispositifs comme devoirs Faits. C’est une consigne rappelée à tous les chefs d’établissement en début d’année scolaire. Enfin concernant la mobilité 2024 des enseignants, la durée moyenne d’ancienneté d’un TZR pour accéder à un poste à titre de définitif est de 4,68 années. Cette durée moyenne diminue à 3,36 années dès lors que le TZR émet des vœux plus larges sur un groupement de commune. À titre de comparaison, un enseignant en éducation prioritaire doit attendre 5 années d’exercice avant de pouvoir bénéficier d’une bonification pour le mouvement intra académique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1754</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4831</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des effectifs de la médecine scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1754. — 5 novembre 2024. — M. Emmanuel Fernandes appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation préoccupante de la médecine scolaire, notamment dans le département du Bas-Rhin, où les effectifs de médecins scolaires continuent de chuter de manière alarmante. Selon l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), le Bas-Rhin comptait encore 17 médecins scolaires en 2022, ce nombre a diminué à 14 en 2024 et les projections indiquent qu’il n’en restera que 4 en 2026 pour toute l’académie. Voilà la conséquence très concrète de la politique macroniste menée depuis en 7 ans en matière de santé et d’éducation ! Ce manque de médecins scolaires n’est en effet pas propre au Bas-Rhin. À l’échelle nationale, le rapport conjoint de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), publié en 2023, souligne une baisse continue des effectifs depuis plusieurs années, avec un nombre total de médecins scolaires tombé à environ 900 pour plus de 12 millions d’élèves. Le nombre de candidats aux concours est faible et les postes vacants ne cessent de s’accumuler. Cette réduction drastique des effectifs est la conséquence directe du manque d’attrait du métier. Les problématiques sont les mêmes que pour les autres professions de l’enseignement : des rémunérations insuffisantes, la difficulté du métier qui n’est pas assez prise en considération ou encore le manque de reconnaissance de la hiérarchie. Cette désertion compromet gravement la capacité à assurer un suivi médical régulier pour les élèves du département, notamment dans le cadre des visites médicales obligatoires et de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ou ayant des besoins spécifiques. Face à cette situation critique, M. le député souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour enrayer cette diminution des effectifs sur l’ensemble du territoire national. Il l’interroge également sur les dispositifs spécifiques prévus pour rendre la profession plus attractive, notamment par des améliorations salariales et une meilleure reconnaissance des conditions de travail des médecins scolaires, afin d’assurer une prise en charge équitable de la santé de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4832</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale est pleinement conscient des enjeux pour la santé scolaire, dans un contexte de rareté des professionnels de santé, et tout particulièrement des médecins. Parmi les leviers d’attractivité de la profession figure la rémunération. Les mesures de revalorisation indemnitaire mises en œuvre en 2021, 2022 et 2023 ont permis d’y répondre en partie. Sur cette période, les médecins de l’éducation nationale et les médecins conseillers techniques ont bénéficié respectivement d’une revalorisation indemnitaire moyenne de 7 700 € et de 8 700 € annuels. Par ailleurs, une mesure de revalorisation des grilles indiciaires a été engagée en 2025. Il a également été demandé aux académies de mener une politique volontariste de recrutement de médecins contractuels pour pourvoir les emplois vacants, parmi les médecins libéraux notamment, en leur proposant une rémunération cohérente avec celle des médecins titulaires et avec le montant des émoluments versés aux internes en médecine. L’amélioration des conditions d’exercice doit aussi permettre de renforcer l’attractivité du métier. Dans cette optique, les académies sont invitées à maintenir, dans les centres médico-scolaires, les compétences liées au secrétariat médical, et à valoriser les personnels y exerçant dans le cadre du plan de requalification de la filière administrative. En outre, le ministère a engagé, en lien avec les médecins conseillers techniques des recteurs, une démarche de revue des missions, pour permettre aux médecins scolaires de se concentrer sur les activités de prévention et de protection de la santé des élèves. Cette démarche constitue pour les médecins une garantie supplémentaire que leur activité s’oriente bien vers l’accomplissement de leurs missions premières.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1946</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4832</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Quelles perspectives pour le statut des AESH ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1946. — 12 novembre 2024. — M. Thierry Tesson interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les accompagnants d’élève en situation de handicap (AESH). Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) jouent un rôle crucial dans l’inclusion des élèves handicapés, assurant ainsi leur droit à une scolarisation adaptée et au développement de leur potentiel. Cependant, malgré l’importance de leur mission, les AESH demeurent confrontés à des conditions de travail précaires, avec une rémunération largement inférieure à celle des enseignants. Cette situation est aggravée par leur rattachement aux pôles d’appui à la scolarité (PAS), tel que prévu dans le projet de loi de finances de 2024, mais qui reste encore flou pour les AESH. De plus, les AESH font face à un manque de stabilité professionnelle, car ils peuvent être mutés d’un établissement à un autre même en cours d’année scolaire, souvent sans considération pour leurs souhaits ou leurs contraintes personnelles. Cette instabilité fragilise leur implication et crée un sentiment d’incertitude permanente qui nuit à l’accompagnement des élèves concernés. Face à ces difficultés, il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour offrir aux AESH des perspectives salariales à la hauteur de leur rôle et, surtout, des conditions de travail stables et sécurisées, favorisant ainsi leur engagement et la qualité du soutien aux élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4832</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Membres à part entière de la communauté éducative, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des professionnels qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves en situation de handicap à l’école. Le système scolaire français accueille près de 480 000 élèves en situation de handicap. Leur prise en charge connaît une croissance très élevée de 6 % à 10 % par an. 11 000 postes d’AESH supplémentaires ont été créés depuis la rentrée scolaire 2022 afin de répondre au mieux à l’augmentation des besoins d’accompagnement humain pour les élèves en situation de handicap. Il s’agit là d’une mobilisation très forte et durable de l’État pour faire de l’inclusion une réalité. Face à la diversité des situations qui nécessitent chacune une réponse adaptée, la croissance du nombre d’AESH ne peut être la seule réponse aux besoins des élèves en situation de handicap. Les critères de notification, l’évaluation des besoins des élèves, les relations avec les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou encore la diversité des formes d’accompagnement sont autant de leviers sur lesquels il convient d’agir. Le ministère chargé de l’éducation nationale est attentif à l’amélioration de la rémunération de cette population qui est essentielle au bon fonctionnement du service public de l’éducation. Plusieurs mesures ont en effet été prises pour revaloriser les AESH. Ainsi, depuis le 1er septembre 2021, les AESH bénéficient d’un dispositif statutaire (grille indiciaire et avancement en fonction de l’ancienneté) qui permet une revalorisation régulière et automatique de leur rémunération. Depuis le 1er janvier 2023, les AESH exerçant dans une école ou établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire bénéficient d’une indemnité de sujétions annuelle de 1 106 € et les AESH exerçant dans une école ou un établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé bénéficient d’une indemnité de sujétions de 3 263 € (part fixe) et d’au plus 448 € (part modulable). Dans la continuité des précédentes mesures d’amélioration des conditions d’emploi et de rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap, une nouvelle étape de leur revalorisation a été franchie à la rentrée 2023. La revalorisation permise par la loi de finances initiale pour 2023 s’est traduite par : - une grille indiciaire revalorisée, notamment avec un indice plancher supérieur au SMIC ; - la création d’une indemnité de fonctions de 1 529 € bruts par an pour un AESH exerçant à temps complet ; - la majoration de 10 % de l’indemnité versée aux AESH référents qui apportent un appui méthodologique et un soutien spécifique aux AESH nouvellement nommés. Depuis la rentrée 2023, les AESH peuvent accéder à un CDI à l’issue d’un premier contrat de 3 ans en cette qualité, contre 6 ans auparavant, conformément à la loi n° 2022-1574 du 16 décembre 2022 visant à lutter contre la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation. Aujourd’hui, 63 % des AESH sont ainsi en contrat à durée indéterminée, soit trois fois plus qu’il y a seulement deux ans. Par ailleurs, les AESH bénéficient des mesures générales annoncées pour les agents de la fonction publique : hausse du point d’indice de 1,5 % depuis le 1er juillet 2023, prime exceptionnelle de pouvoir d’achat allant jusqu’à 800 € bruts versée lors du dernier trimestre de l’année 2023 et relèvement des grilles de 5 points d’indice depuis le 1er janvier 2024. Ainsi, entre 2017 et 2025, la rémunération nette mensuelle d’un AESH aura progressé en moyenne de 41 %, soit + 287 € nets par mois. Les recrutements ainsi que la gestion des AESH sont, depuis le 1er janvier 2025, du seul ressort des services académiques. Ce transfert traduit l’objectif de mieux valoriser leurs fonctions et leur rôle au service de la réussite des élèves mais permet aussi l’accès pour les AESH concernés à de nouveaux droits en matière d’action sociale notamment. Le ministère est déterminé à continuer dans cette voie d’amélioration des conditions de rémunération des AESH en permettant à celles et ceux qui le souhaitent de bénéficier d’un contrat à temps complet. Depuis la rentrée scolaire 2024, il est désormais proposé aux AESH qui le souhaitent d’augmenter leur quotité de travail en intervenant dans le cadre de la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne, instaurée par la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2274</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4833</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Fabrication des uniformes pour les écoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2274. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la question de la fabrication des uniformes pour les écoles. D’après les informations révélées par la presse, les uniformes distribués à Puteaux, ville d’expérimentation du port de l’uniforme à l’école, auraient été fabriqués au Bangladesh ou au Pakistan. Nombreux sont ceux qui s’offusquent de cette provenance, à l’heure où la ville de Puteaux avait promis une fabrication européenne et écoresponsable. La situation est d’autant plus alarmante lorsque l’on sait que plusieurs dizaines de millions d’enfants travaillent dans l’industrie du textile au Bangladesh ou au Pakistan. L’idée que la production d’uniformes pour les écoles impliquerait l’exploitation d’enfants est particulièrement inacceptable. Ainsi, il lui demande si elle compte mettre fin à cette expérimentation afin d’affecter les financements dédiés à cette initiative vers la gratuité réelle de l’école pour toutes et tous. La question avait été posée à la précédente ministre de l’éducation nationale le 2 avril 2024, mais n’avait eu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4833</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans la perspective d’améliorer le climat scolaire et la réussite éducative, le Gouvernement a souhaité lancer, au titre des années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, une expérimentation du port de la tenue commune par les élèves des écoles et des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national. Cette expérimentation repose sur l’engagement volontaire et concerté d’une centaine d’établissements et de leurs collectivités territoriales de rattachement.  La mise à disposition des trousseaux relève de la compétence des collectivités territoriales à qui il appartient de passer leur propre marché et de veiller, à l’instar de ce qui est prévu par l’article L. 216-10 du code de l’éducation pour les fournitures destinées aux établissements scolaires, à ce que leur fabrication n’ait pas requis l’emploi d’une main-d’œuvre enfantine dans des conditions contraires aux conventions internationales reconnues. Par ailleurs, les collectivités territoriales qui en ont fait la demande, ont pu bénéficier, dans le cadre du conseil national de la refondation, d’un cofinancement des tenues par l’État à hauteur de 50 % de leur coût dans la limite d’un montant maximum de 100 euros par élève et par année scolaire. Cette expérimentation est prévue pour une durée maximale de deux années scolaires. À ce jour, il n’est pas envisagé d’y mettre fin. Afin de mesurer les effets de cette première année d’expérimentation, une mission d’évaluation pilotée par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) est en cours, en lien avec les équipes des établissements. Objective et multifocale, cette évaluation permettra de mesurer les effets de cette expérimentation sur le bien-être des élèves et l’amélioriation du climat scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2276</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4834</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pertinence de l’indicateur de position sociale (IPS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2276. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’utilisation de l’indicateur de position sociale (IPS) dans la détermination du nombre de classes au sein des établissements scolaires. L’IPS, conçu pour évaluer le niveau de fragilité sociale des élèves à partir de critères tels que la profession et le niveau de diplôme des parents, est aujourd’hui un outil central dans l’allocation des moyens éducatifs, notamment pour le calibrage des effectifs par classe. Dans certains établissements, notamment en zone prioritaire, l’IPS permettrait de justifier des effectifs réduits afin de favoriser un meilleur suivi des élèves issus de milieux défavorisés. Cependant, cette utilisation suscite des inquiétudes croissantes, en particulier dans les zones rurales où les disparités socio-économiques locales ne sont pas toujours fidèlement reflétées par cet indicateur. Le recours à l’IPS pour ouvrir ou fermer des classes ou encore déterminer les effectifs pourrait ainsi engendrer des situations injustes, avec des établissements ruraux ou périurbains pénalisés malgré des besoins réels. C’est ce qu’ont récemment dénoncé, par exemple, des enseignants, agents et parents d’élèves du collège Henri Becquerel de Sainte-Geneviève-des-Bois, dans le Loiret. De plus, la méthode de calcul de l’IPS repose sur des données qui, bien qu’établies à l’échelle nationale, ne prennent pas toujours en compte les spécificités locales, notamment celles liées à l’enclavement géographique, à la mixité sociale ou aux besoins éducatifs particuliers d’élèves en milieu rural. Par ailleurs, des enseignants et des parents d’élèves ont exprimé des réserves sur la pertinence d’un indicateur qui ne mesure que partiellement les conditions réelles d’apprentissage ou la complexité des situations familiales. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2023, l’utilisation croissante de l’IPS dans les décisions budgétaires et organisationnelles des rectorats pourrait accentuer certaines inégalités territoriales, en particulier dans les départements à faible densité de population où des établissements avec un IPS légèrement supérieur à la moyenne nationale risquent de voir leurs moyens diminués. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement entend engager une réflexion sur les limites de l’utilisation de l’IPS comme critère principal pour la répartition des classes et si des ajustements sont envisagés pour prendre en compte les réalités propres aux territoires ruraux et périurbains, ajustements que permettait par exemple la classification d’un établissement en « zone rurale isolée ». Il lui demande également si d’autres indicateurs complémentaires pourraient être mobilisés pour garantir une répartition plus équitable des moyens éducatifs en vue d’assurer à tous les élèves des conditions d’apprentissage optimales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4834</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indice de position sociale (IPS) permet d’appréhender le statut social, économique et culturel des élèves à partir des professions et catégories sociales (PCS) de leurs parents. L’IPS agrégé au niveau d’un établissement scolaire, permet de mesurer son niveau social moyen. L’indice d’une PCS est ainsi le résumé quantitatif d’un certain nombre d’attributs socio-économiques et culturels liés à la réussite scolaire, que l’on retrouve en moyenne pour cette PCS. L’indice de position sociale présente plus d’intérêt que la part d’élèves issus de familles de PCS défavorisées, car il permet une caractérisation plus fine du milieu social, sous la forme d’un indice continu et non binaire. Cet indice permet notamment d’éviter des effets de seuil [1]. Afin d’aider aux décisions relatives à l’allocation des moyens en dotation d’emploi d’enseignants, des modèles statistiques ont été conçus par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp). Ils permettent de déterminer un montant théorique de moyens pour un territoire (ou un établissement) qui est justifié par le nombre d’élèves accueillis sur ce territoire et par ses caractéristiques. Par conséquent, ces modèles d’allocation des moyens dans le premier et le second degrés publics sont des outils statistiques d’aide à la décision : leurs résultats ne conduisent pas, de façon automatique, à l’attribution de ces moyens. Ces modèles statistiques évoluent avec le temps afin de tenir compte des évolutions du milieu scolaire, des différences territoriales et des recommandations et avis émis quant à leur conception. Ainsi, le modèle a été augmenté de critères sociaux suite à des critiques de la Cour des comptes (2017). La Depp a alors procédé à un travail de refonte des deux modèles d’allocation des moyens, l’un pour le premier degré, l’autre pour le second degré (entré en vigueur fin 2019 pour la rentrée 2020). Concrètement, les modèles prennent désormais en compte différents critères, d’une part des critères sociaux et d’autre part des critères structurels relatifs à la géographie du territoire d’implantation de l’école ou de l’établissement scolaire. Dans le modèle du premier degré public, le modèle est la combinaison d’un critère social et géographique au niveau communal. Le critère social retenu est le revenu fiscal par unité de consommation des ménages de la commune ou de l’IRIS d’implantation de l’école à partir des données de l’Insee. L’unité de consommation permet de tenir compte de la taille et de la composition du ménage (voir définition : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1802). Les IRIS désignent les îlots regroupés pour l’information statistique. Il s’agit d’un découpage des communes les plus peuplées opéré par l’Insee à des fins de diffusion statistique (voir définition : https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1523). Le critère géographique retenu reflète les caractéristiques géographiques de la commune (la typologie urbain-rural distingue les zones urbaines, des zones intermédiaires et des zones rurales : https://www.education.gouv.fr/une-typologie-des-communes-pour-decrire-le-systeme-educatif-6524) ; Enfin, la modélisation rend compte des postes d’enseignants suivant leurs fonctions afin de proposer un diagnostic adapté aux besoins des élèves, en particulier pour les élèves à besoins éducatifs particuliers. Dans le modèle du second degré public, différents critères sont retenus. Le modèle prend conjointement en compte la part d’élèves boursiers et l’indice de position sociale afin de décrire au mieux le contexte socio-économique des familles. En plus des critères sociaux qui caractérisent les élèves, les modèles prennent en compte des critères structurels caractérisant les écoles et les établissements scolaires à l’aune de leur taille (les petites structures, plus fréquentes dans les zones rurales, ont des coûts plus élevés), leur offre de formation (les besoins varient selon la série du lycée par exemple), la présence ou non d’élèves à besoins éducatifs particuliers (les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) ou les unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A) qui nécessitent davantage de moyens que les classes ordinaires). Enfin, à des fins de transparence, la description précise de ces modèles a fait l’objet de deux publications dans la revue Éducation &amp; Formations [2]. Pour ce qui est des mesures concernant la carte scolaire, la décision de fermer une classe est prise par le DASEN au regard de l’évaluation des effectifs observés au regard du contexte territorial dans leque se trouve l’école. Les difficulés socio-économiques de ce dernier peuvent entrer en ligne de compte, mais l’IPS n’est jamais à lui seul déterminant pour arbitrer une fermuture de classe. [1] Un document de travail présente la méthodologie actualisée de l’IPS : Rocher Thierry, Document de travail - série méthodes, n° 2023-M01, mars 2023, DEPP. [2] Evain Franck, Monso Olivier, « La rénovation du modèle d’allocation des moyens d’enseignement dans le second degré public », Éducation &amp; Formations, n° 102, juin 2021. Le Laidier Sylvie, Monso Olivier, « L’allocation des moyens dans le premier degré public : mise en œuvre d’un nouveau modèle », Éducation &amp; Formations, n° 94, septembre 2017.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2512</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4835</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Retrait de la réforme Blanquer qui accroît les disparités filles/garçons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2512. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Corbière alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les effets négatifs de la réforme Blanquer qui a accru les disparités entre les filles et les garçons dans les matières scientifiques. Alors que le président Emmanuel Macron avait déclaré « grande cause du quinquennat » 2017/2022 l’égalité femmes/hommes, un rapport de la Cour des comptes, publié en septembre 2023, étrille la politique des gouvernements successifs dans ce domaine. Ainsi, le sous-titre de ce rapport pointe « des avancées limitées par rapport aux objectifs fixés ». Malheureusement cette inaction des ministres successifs dans ce domaine se ressent aussi dans l’école publique, qui accroît les disparités entre les filles et les garçons dans les matières scientifiques. En effet, au-delà du schéma de société patriarcal qui fait que les filles ont moins confiance en elles dans les matières dites scientifiques, ces mêmes matières sont plus considérées comme étant « masculines » et les lettres, plus « féminines ». Pourtant, depuis les années 2000, il n’existe plus d’écart significatif de performance moyenne entre filles et garçons en mathématiques. Mais, ce qui depuis 2018 a considérablement accru les inégalités, c’est la réforme Parcoursup. Celle-ci, mise en place par Jean-Michel Blanquer, a accentué cette disparité hommes/femmes dès le lycée, en sciences et en mathématiques. Parmi les nombreuses réformes du lycée, celle de 2019 est unique par son impact massif sur l’affaiblissement des filières scientifiques et la parité. Après la réforme, en 2022, un garçon a 2,3 fois plus de chances qu’une fille d’avoir un bac « sciences », c’est l’inégalité la plus forte observée au cours de toute la Ve République. La France compte 56 % de lycéennes en terminale générale actuellement mais seules 40 % des filles sont en spé maths. Ce taux de féminisation n’avait pas été aussi bas depuis 1994-1995. Ainsi, la réforme de 2018 a provoqué un recul de 25 ans de la place des lycéennes en maths : en 2021, 45 % des filles n’étudient plus les maths en 1ère, ce qui n’était le cas que de 17 % des lycéennes en 2019. Comparativement parlant, pour les garçons, ces chiffres s’élèvent à 25 % puis 6 %. D’après la DEPP, la baisse du nombre de filles étudiant les sciences au lycée général est particulièrement visible en mathématiques. En 2021-2022, 55 000 jeunes femmes de terminale faisaient six heures ou plus de maths par semaine, via l’EDS. C’est 42 % de moins que deux ans plus tôt, via la terminale S. Pour le Collectif maths-sciences, cela « risque d’affecter leurs études supérieures en raison de leur désaffection massive et accrue pour les sciences et les maths ». Cette réforme marque une réduction inédite de la formation scientifique au lycée alors qu’une ancienne ministre de l’enseignement affirmait « l’importance vitale de la science pour notre pays » mais défendait une réforme qui en réduisait drastiquement l’accès, notamment pour les filles. Or cela aura des conséquences néfastes ces prochaines années, dans l’enseignement supérieur en sciences et en mathématiques pour ces jeunes femmes. Un meilleur équilibre dans les orientations vers les débouchés professionnels les mieux rémunérés, dont celles vers les très masculines sciences et techniques, représente donc un enjeu de justice sociale. Le retour en arrière consécutif à la réforme de 2019 sur les progrès réalisés en ce sens au lycée général durant la Ve République place le pays dans une situation sans précédent. M. le député demande donc à Mme la ministre les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour que le lycée n’aboutisse finalement pas à préserver une élite masculine dominante dans les parcours scientifiques au détriment de son accès à tous, dont les femmes. Si la question du rapport des femmes aux sciences ne saurait se réduire à celle du bac, cette réforme, fondée sur un choix de « spécialités » sans garantir de socle de connaissances solides en mathématiques et en sciences, contraint leur orientation et devenir professionnel, diminuant fortement les chances d’une promotion sociale et économique. Enfin, il la questionne pour savoir si, comme le demandent les syndicats et les professeurs depuis des années, la réforme Blanquer va finalement être retirée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4836</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mixité filles/garçons dans l’ensemble des séries de la voie technologique et dans les enseignements de la voie générale est suivie attentivement par le ministère chargé de l’éducation nationale et ce plus particulièrement en ce qui concerne les disciplines scientifiques. Depuis la rentrée scolaire 2023 et l’introduction de l’enseignement de mathématiques dans le tronc commun, tous les lycéens de la voie générale bénéficient d’un enseignement de mathématiques jusqu’en classe de première, et d’un enseignement scientifique jusqu’en classe de terminale, ce qui n’était pas le cas avant la réforme de 2019. Les lycéens qui ne poursuivent pas l’enseignement de spécialité (EDS) en terminale mais souhaitent conserver un enseignement de mathématiques, ont la possibilité de prendre l’option « mathématiques complémentaires ». Ceux qui poursuivent l’enseignement de spécialité peuvent par ailleurs le compléter en choisissant l’option « mathématiques expertes ». Ils bénéficient alors de 6 heures d’enseignement de spécialité auxquelles s’ajoutent trois heures d’enseignement optionnel. Chaque élève peut ainsi adapter son cursus à son projet de poursuite d’études. Cette nouvelle structure du lycée général rend peu opérantes les comparaisons avec les anciennes séries S, ES et L. Depuis la mise en place en 2019 d’une scolarité construite autour du choix de spécialités, en classe de première générale, l’enseignement de spécialité « mathématiques » est la spécialité la plus choisie par les filles (en 2023, 56 % des filles choisissent l’EDS « mathématiques »). En termes de mixité au sein de la spécialité, 48 % des élèves inscrits en enseignement de spécialité « mathématiques » en première sont des filles (près de 120 000 filles sur 250 000 élèves inscrits dans cette spécialité). Puis, en classe de terminale générale, l’enseignement de spécialité « mathématiques » est la deuxième spécialité la plus choisie par les filles après les sciences économiques et sociales (en 2023, 33 % des filles choisissent l’enseignement de spécialité « mathématiques »). En termes de mixité au sein de l’enseignement, 42 % des élèves inscrits en enseignement de spécialité « mathématiques » en terminale sont des filles (près de 70 000 filles sur 167 000 élèves), suivant une trajectoire dynamique et positive (41 % en 2022 et 39 % en 2021). De plus, l’enseignement optionnel « mathématiques complémentaires », proposé en terminale aux élèves ne suivant pas enseignement de spécialité « mathématiques », accueille à 63 % de filles (soit 36 000 filles). Par ailleurs, les enseignements scientifiques regroupent aussi bien les mathématiques (en EDS ou en option) que la physique-chimie, les sciences de la vie et de la Terre, les sciences de l’ingénieur et les sciences informatiques. 65 % des filles de terminale générale suivent un enseignement scientifique en 2023. Enfin, si l’on s’attache à l’orientation post-baccalauréat, la part des filles a augmenté entre 2020 (dernière année de l’ancien bac) et 2023 : en licence de mathématiques de 25,3 % à 27 %, en licence d’informatique de 13,1 % à 15,5 % et en maths sup (CPGE MPSI-PCSI-PTSI-MP2I) de 26,1 % à 26,8 %. Le rapport conjoint IGF/IGESR remis en février 2025 établit le constat suivant : la réforme du lycée général et technologique intervenue à partir de 2019 n’a pas eu d’effet significatif sur ce phénomène ancien. La proportion de filles étudiant au moins six heures de mathématiques a, certes, décru (alors que 33 % des filles suivaient la filière S, elles ne sont plus que 22 % à suivre l’enseignement de spécialité « mathématiques » en terminale), mais le nombre de femmes s’engageant dans des études STEM après le baccalauréat (CPGE, écoles d’ingénieurs post-baccalauréat, licences à l’université, BTS et DUT) est resté stable autour de 25 000 par an.  Mais il reste une importante marge de progrès. Il manque 20 000 ingénieurs par an et le pays a besoin de 60 000 techniciennes et techniciens pour relever le défi des transitions industrielle, écologique et numérique. Par ailleurs, encourager les jeunes filles à s’orienter vers les filières menant aux métiers de l’ingénierie et du numérique est aussi une manière de lutter contre les inégalités salariales. Nous devons donc attirer davantage d’élèves, et en particulier davantage de filles, dans les filières technologiques et scientifiques. C’est tout l’objet du plan "Filles et maths" annoncé en mai 2025. Le plan prévoit que l’ensemble des professeurs des premier et second degrés sera sensibilisé dès la rentrée 2025 aux biais de genre qui conduisent les filles à se sentir moins légitimes en mathématiques. De plus, les lycéennes seront encouragées à choisir plus massivement les enseignements de spécialité de mathématiques, sciences informatiques et sciences de l’ingénieur. L’objectif est une augmentation de 5000 filles par an dans ces enseignements d’ici 2030. Enfin, parce qu’il faut s’identifier pour se projeter, des rencontres avec des rôles modèles seront rendues systématiques de la 3ème à la terminale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2962</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4837</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>À quand une vraie loi pour les AESH ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2962. — 24 décembre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). La loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 a confié à son ministère la charge d’organiser et de rémunérer l’accompagnement des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne dans les écoles et établissements scolaires publics et privés sous contrat. Elle était supposée garantir la continuité de l’accompagnement des élèves, ainsi qu’une meilleure rémunération pour les AESH. Pourtant, depuis la rentrée de septembre 2024, des alertes provenant de la deuxième circonscription du Finistère et de tout le pays démontrent que les objectifs de la loi ne sont pas remplis. En effet, la loi n’a pas été assortie d’une enveloppe suffisante, ce qui a conduit à la suppression d’heures d’accompagnement de cours au profit d’heures d’accompagnement de la pause méridienne, au non-renouvellement de plusieurs contrats et à une situation aggravée de manque d’AESH. Par ailleurs, le choix de l’accompagnement mutualisé est régulièrement prononcé par les commissiond des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) : ce choix est critiqué par la majorité des professionnels de l’accompagnement. On part des ressources disponibles pour répartir les heures, alors que l’évidence devrait être de partir des besoins des enfants en situation de handicap et de recruter en fonction. La profession d’AESH fait face à une crise de recrutement en raison des bas salaires et cela ne va pas aller en s’arrangeant puisque même les lois adoptées avec le but affiché de profiter aux AESH finissent par leur nuire. Plusieurs syndicats avaient alerté sur ce risque. M. le député se joint aux revendications des AESH demandant la titularisation, la reconnaissance des qualifications et une rémunération à la hauteur du travail accompli. Il lui demande donc qu’elle a prévu de mettre en place pour remédier à la crise de recrutement des AESH et pour assurer une présence selon les besoins des enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4837</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Membres à part entière de la communauté éducative, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des professionnels qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves en situation de handicap à l’école. Le système scolaire français accueille près de 520 000 élèves en situation de handicap. Leur prise en charge connaît une croissance très élevée de 6 % à 10 % par an. 11 000 postes d’AESH supplémentaires ont été créés depuis la rentrée scolaire 2022 afin de répondre au mieux à l’augmentation des besoins d’accompagnement humain pour les élèves en situation de handicap. Il s’agit là d’une mobilisation très forte et durable de l’État pour faire de l’inclusion une réalité. Face à la diversité des situations qui nécessitent chacune une réponse adaptée, la croissance du nombre d’AESH ne peut pas être la seule réponse aux besoins des élèves en situation de handicap. Les critères de notification, l’évaluation des besoins des élèves, les relations avec les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou encore la diversité des formes d’accompagnement sont autant de leviers sur lesquels le ministère chargé de l’éducation nationale doit agir. L’inclusion des élèves en situation de handicap implique que leur accompagnement puisse être assuré si cela est nécessaire sur le temps scolaire et pendant les activités périscolaires. La loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 visant la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne met, depuis le 1er septembre 2024, à la charge de l’État l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap dans les écoles et établissements scolaires publics et privés sous contrat, afin de favoriser la continuité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap et faciliter leur accès au service de restauration scolaire. Afin d’assurer la mise en œuvre de cette loi, le décret n° 2025-137 du 14 février 2025 modifiant le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap a été publié. Il apporte des précisions sur l’autorité fonctionnelle des AESH lorsqu’ils interviennent sur le temps de pause méridienne ainsi que sur le régime de responsabilités durant cette période. Ces dispositions se substituent aux conventions État-collectivités prévues par la note de service du 24 juillet 2024. Dans le département du Finistère, environ 1 000 notifications MDPH nécessitent la participation d’AESH auprès d’élèves. La dotation départementale actuelle ne fait état d’aucune pénurie de postes : tous les élèves bénéficiant d’une notification sont actuellement accompagnés. De plus, il n’y a eu aucun non-renouvellement de contrat dans ce département. Le ministère chargé de l’éducation nationale est particulièrement attentif à l’amélioration de la rémunération de cette population qui est essentielle au bon fonctionnement du service public de l’éducation. Plusieurs mesures ont été prises pour revaloriser les AESH. Ainsi, depuis le 1er septembre 2021, les AESH bénéficient d’un dispositif statutaire (grille indiciaire et avancement en fonction de l’ancienneté) qui permet une revalorisation régulière et automatique de leur rémunération. Depuis le 1er janvier 2023, les AESH exerçant dans une école ou établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire bénéficient d’une indemnité de sujétions annuelle de 1 106 € et les AESH exerçant dans une école ou un établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé bénéficient d’une indemnité de sujétions de 3 263 € (part fixe) et d’un complément d’au plus 448 € (part modulable). Dans la continuité des précédentes mesures d’amélioration des conditions d’emploi et de rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap, une étape supplémentaire de leur revalorisation a été franchie à la rentrée 2023. La revalorisation permise par la loi de finances initiale pour 2023 s’est traduite par : - une grille indiciaire revalorisée, notamment avec un indice plancher supérieur au SMIC ; - la création d’une indemnité de fonctions de 1 529 € bruts par an pour un AESH exerçant à temps complet ; - la majoration de 10 % de l’indemnité versée aux AESH référents qui apportent un appui méthodologique et un soutien spécifique aux AESH nouvellement nommés. Depuis la rentrée 2023, les AESH peuvent accéder à un CDI à l’issue d’un premier contrat de 3 ans en cette qualité, contre 6 ans auparavant, conformément à la loi n° 2022-1574 du 16 décembre 2022 visant à lutter contre la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation. Aujourd’hui, 63 % des AESH sont ainsi en contrat à durée indéterminée. Par ailleurs, les AESH ont bénéficié des mesures générales annoncées pour les agents de la fonction publique : hausse du point d’indice de 1,5 % depuis le 1er juillet 2023, prime exceptionnelle de pouvoir d’achat allant jusqu’à 800 € bruts versée lors du dernier trimestre de l’année 2023 et relèvement des grilles de 5 points d’indice depuis le 1er janvier 2024. Ainsi, entre 2017 et 2025, la rémunération nette mensuelle d’un AESH a progressé en moyenne de 41 %, soit + 287 € nets par mois. Les recrutements ainsi que la gestion des AESH sont, depuis le 1er janvier 2025, du seul ressort des services académiques. Ce transfert traduit l’objectif de mieux valoriser leurs fonctions et leur rôle au service de la réussite des élèves mais permet aussi l’accès pour les AESH concernés à de nouveaux droits en matière d’action sociale notamment.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3112</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4838</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manquements à la loi du 11 février 2005 sur l’inclusion scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3112. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les manquements à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, particulièrement en matière d’inclusion scolaire. Le manque d’offre d’accueil pour les enfants et adolescents en situation de handicap dans des établissements ou services médico-sociaux pour enfant est une problématique préoccupante. À titre d’illustration, selon le collectif Handicap 35, en 2024, plus de 1 000 enfants d’Ille-et-Vilaine sont sur liste d’attente pour une place dans un établissement ou service médico-social. Cette situation crée d’importantes inégalités et pose de nombreuses difficultés pour les familles. En effet, l’un des parents, souvent la mère, se retrouve contraint de quitter son travail pour s’occuper à plein temps de l’enfant, entraînant une perte de revenus et une fatigue mentale considérable. En parallèle, le manque criant d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) en milieu ordinaire limite considérablement l’inclusion. Si l’éducation nationale fait état de plus de 470 000 élèves en situation de handicap scolarisés en 2024 contre 155 351 en 2006, cette croissance n’a pour autant pas été accompagnée d’une augmentation proportionnelle du nombre d’AESH. À la rentrée 2024, en Ille-et-Vilaine, plusieurs centaines d’AESH faisaient défaut pour répondre aux besoins des élèves en situation de handicap entravant ainsi leur développement scolaire et social. Cette situation alarmante souligne que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour une école réellement inclusive et pour respecter pleinement la loi du 11 février 2005. Il est urgent d’améliorer l’attractivité du métier d’AESH. Une revalorisation de leur statut, avec une rémunération plus juste et un renforcement de la formation, s’impose pour permettre un soutien de qualité aux élèves en situation de handicap. L’inclusion ne se limite pas à placer des enfants dans une même classe : elle nécessite une formation adéquate des enseignants et une collaboration étroite avec le secteur médico-social. Par ailleurs, en avril 2023, la France a été condamnée par le Comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe pour violation de plusieurs articles de la Charte sociale européenne, notamment l’article 15, alinéa 1. Cet article dispose que les États doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer l’orientation, l’éducation et la formation professionnelle dans le cadre du droit commun, ou, à défaut, dans des institutions spécialisées. Le comité a souligné que les autorités françaises n’ont pas pris les mesures nécessaires pour répondre aux difficultés persistantes concernant l’inclusion scolaire des enfants et adolescents en situation de handicap, révélant ainsi l’urgence de la situation. Tout cela illustre une nette régression par rapport aux objectifs de la loi du 11 février 2005. Il l’interroge donc sur les moyens humains et financiers que le Gouvernement entend mobiliser pour améliorer durablement l’accueil et l’inclusion des enfants et adolescents en situation de handicap à l’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4839</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la rentrée 2024, 519 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire, soit une augmentation de 8,1 % par rapport à 2023. Parmi eux, 332 742 élèves sont notifiés pour un accompagnement humain, soit 9,3 % de plus que l’an dernier à la même période. La création de places dans le secteur médico-social ne relève pas de la comptétence de l’éducation nationale. Au niveau national, 15 000 postes d’AESH ont été créés en quatre ans, dont 3 000 à la rentrée 2024. En Ille-et-Vilaine, 1 251,48 équivalents temps pleins d’AESH accompagnent les 4 768 élèves notifiés pour un accompagnement humain. Depuis la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024, la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne, constitue un progrès significatif pour les élèves disposant d’une notification d’accompagnant humain sur le temps scolaire et ayant des besoins spécifiques pour le temps méridien. En cohérence avec la priorité donnée à l’inclusion scolaire, le ministère a engagé en septembre 2023 une nouvelle marche de revalorisation des AESH (+ 240 millions d’euros en année pleine). Au total, entre juin 2023 et janvier 2024, la rémunération des AESH a progressé en moyenne de 13 % (entre 12 et 14 %) sous l’effet de la revalorisation de leur grille indiciaire ; la création d’une indemnité de fonction d’un montant de 1 529 euros bruts annuels ; le relèvement de 10 % de l’indemnité de fonction des AESH référents ; la revalorisation de la valeur du point d’indice au 1er juillet 2023 et l’octroi de 5 points d’indice majoré au 1er janvier 2024. Près de 65 % des AESH bénéficiaient d’un CDI, à la rentrée 2024. La formation des personnels est une priorité autant pour les AESH que pour l’ensemble des professeurs. Une formation obligatoire de 60 heures est mise en place pour les AESH dès le début de leur contrat. Des formations inscrites aux plans départementaux et académiques de formation sont proposées sur l’ensemble des territoires, et les AESH peuvent également participer à des modules de formation d’initiative nationale (MIN), spécifiques à leur métier ou communs avec les professeurs. Depuis la rentrée 2021, 25 heures minimum de formation initiale des professeurs sont dédiées à l’école inclusive. En outre, deux plateformes nationales proposent des modules de formation en libre accès : m@gistère et cap école inclusive, et s’adressent autant aux professeurs qu’aux AESH. Enfin, les AESH comme les enseignants peuvent être accompagnés par les professeurs ressources ou conseillers pédagogiques du service de l’école inclusive dans chaque département et bénéficient des actions de formation croisées proposées en académie. Dans le cadre de la Stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement, un professeur ressource sera déployé dans chaque département d’ici 2027, en complément des professeurs ressources spécialisés dans l’accompagnement des troubles du spectre de l’autisme, déjà en poste. Mais tous les élèves bénéficiant d’un projet personnalisé de scolarisation n’ont pas besoin nécessairement d’un AESH, il appartient à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de statuer sur un accompagnement ou de décider d’aménagements. Au-delà de l’accompagnement humain, l’école inclusive vise à renforcer l’accessibilité des apprentissages afin d’apporter une réponse la plus adaptée aux besoins de l’élève pour lui permettre de progresser. Elle repose sur : - la mise en œuvre de dispositifs inclusifs ; - la formation des enseignants à l’école inclusive ; - le matériel pédagogique adapté ; - le travail avec les partenaires de l’école en particulier ceux du secteur médico-social. L’éducation nationale met tout en oeuvre pour rendre l’école plus inclusive et améliorer les parcours scolaires des élèves à besoins éducatifs particuliers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4434</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4839</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Abrogation de la réforme « choc des savoirs »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4434. — 25 février 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité de l’abrogation de la réforme dite « choc des savoirs » qui s’impose aux collèges depuis la rentrée scolaire 2024. Le 5 octobre 2023, M. Gabriel Attal, alors ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, annonçait sa volonté de mettre en œuvre un « choc des savoirs » sous le motif d’« élever le niveau de l’école ». Depuis, les syndicats et le personnel éducatif lui-même n’ont eu de cesse de se dresser contre cette réforme du collège jugée profondément néfaste. Parmi ces dispositifs, la politique de regroupement de niveau en mathématiques et en français alerte tout particulièrement car, comme le dénonce le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU), il s’agit d’un tri scolaire synonyme de « tri social ». En effet, les études telles que celle de PISA en 2022, démontrent qu’en France, le niveau scolaire et l’origine sociale des élèves sont intimement liés. En outre, la création d’une telle rupture entre les élèves alarme par sa capacité à renforcer le stigmate des élèves en difficulté scolaire et à diminuer leurs chances de réussite par la création d’une « scolarité allégée ». Car les recherches ont pointé non seulement l’inefficacité des groupes de niveau (synthèse PISA 2022) mais aussi leurs effets pervers sur le bien-être des élèves : contraindre les élèves jugés « moins bons » à un enseignement moins qualitatif et donc moins stimulant, conduirait à leur démotivation et leur dévalorisation, creusant fatalement les écarts. Également prévu par la réforme, le concept d’évaluations standardisées est lui aussi décrié par la recherche qui, au contraire, met en évidence les vertus des évaluations personnalisées par les enseignants au vu du profil de la classe. Autrement dit, le choc des savoirs nie aussi l’expertise professionnelle des enseignants. Enfin il y a un nouveau retour en arrière avec la possibilité d’imposition du redoublement sans l’accord des familles. En somme, le choc des savoirs aligne les mauvais points, en contrant l’avis des enseignants, pourtant les mieux placés pour connaître la réalité du terrain. Depuis un an, le corps éducatif tente d’interpeller le Gouvernement sur les dangers du dispositif annoncé et aujourd’hui, face à l’imposition forcée de la réforme, il s’évertue à la contourner, guidé par le souci de maintenir une hétérogénéité entre les élèves. Il devient urgent de les écouter et de défendre un collège démocratisant, prônant une égalité entre tous et toutes avec une scolarité commune. Ce choc des savoirs est d’autant plus vacillant qu’il s’accompagne d’une poursuite de l’effondrement des bases de l’édifice, à savoir la suppression des 4 000 postes d’enseignants prévus par le PLF 2025, alors même que la mise en place des groupes de niveau nécessiterait un recrutement supplémentaire. L’enjeu de l’école n’est pas d’accentuer les inégalités sociales, mais de donner un enseignement de qualité et de donner les moyens à tous et toutes de pouvoir réellement accompagner ces élèves en réduisant des effectifs trop lourds. Au-delà des statistiques, l’enjeu est aussi de prendre en compte certaines spécificités, notamment de montagne où les temps de trajet pour les transports scolaires sont longs, mais aussi le maintien du maillage existant avec moratoire sur les classes. Au regard de ces constats, elle souhaite donc connaître sa position sur l’abrogation d’une réforme aussi contestée et préjudiciable pour l’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4840</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Garantir la maîtrise des savoirs fondamentaux à chaque élève est une priorité absolue. Face aux défis de l’hétérogénéité des classes, l’organisation des enseignements de français et de mathématiques doit être pensée, au sein des établissements scolaires, pour répondre aux besoins de tous les élèves, en particulier en 6e et 5e. Le dispositif des groupes de besoins, maintenu à la rentrée 2025, a pour objectif de proposer aux élèves un accompagnement différencié tout en assurant un cadre structuré et exigeant pour tous. Les groupes doivent être évolutifs et ajustés en fonction des progrès des élèves, afin de garantir une progression continue. L’intérêt premier de cette organisation est de porter une attention particulière aux élèves qui en ont le plus besoin. Pour ce faire, des moyens supplémentaires ont été alloués afin de proposer des accompagnements en effectifs réduits. Cette dynamique sera poursuivie en 4e et en 3e dès la rentrée 2025 avec une approche souple, fondée sur l’autonomie des établissements. Ainsi, chaque collège formalisera une stratégie de réussite à partir des besoins locaux, visant notamment la réussite des élèves au diplôme national du brevet et, au-delà, leur réussite au lycée Mis en place à la rentrée 2024, ces groupes font l’objet d’une évaluation en cours par l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche et la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, dont les conclusions sont attendues à l’été 2025. Des préconisations pourront alors être faites pour éviter les éventuels écueils rencontrés et diffuser les bonnes pratiques. Dans cette démarche d’amélioration continue des apprentissages, les évaluations nationales jouent un rôle clé. Elles offrent aux enseignants des données objectives sur les acquis des élèves, facilitant ainsi l’identification des difficultés et la mise en place d’un accompagnement adapté. Ces évaluations ne remplacent pas celles menées en classe, mais les complètent en assurant une vision homogène, à l’échelle nationale, des compétences des élèves. Elles permettent aux écoles et aux établissements d’adapter leurs stratégies pédagogiques pour répondre au mieux aux besoins de leurs élèves.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2706</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4840</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Égalité femme homme sur la contraception</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2706. — 10 décembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la question de la contraception masculine et plus largement sur les politiques de promotion de l’égalité entre les partenaires vis-à-vis de la contraception. L’alors ministre de la santé avait annoncé le 9 septembre 2021 que la contraception hormonale serait gratuite pour les femmes jusqu’à 25 ans. Cette décision, allant en apparence dans le bon sens, est pourtant un vrai recul pour l’égalité. S’il est vrai que des femmes doivent renoncer à prendre une contraception faute de moyens, la mesure annoncée ne résout que partiellement le problème. D’abord parce qu’elle est limitée jusqu’à 25 ans. Or les difficultés financières peuvent advenir à tout âge de la vie. Si l’accès à la contraception est un droit, il doit être gratuit à tout âge. Personne ne doit avoir à prendre le risque d’une grossesse non désirée faute de pouvoir payer un moyen de contraception. Ensuite parce qu’elle concerne principalement la contraception hormonale. Pourtant, celle-ci est loin de convenir à toutes les femmes et a souvent des effets secondaires physiologiques comme psychologiques. Toutefois, tous les modes de contraception, même hormonale, ne sont pas concernés par la gratuité : ainsi les pilules de troisième et quatrième générations, ou encore l’anneau vaginal restent payants. Le préservatif féminin, le patch, les spermicides et la contraception définitive (ligature des trompes) ne sont pas concernés. Or le choix du type de contraception devrait revenir à la personne, compte tenu de ses besoins, des effets secondaires indésirables et des risques compte tenu des antécédents personnels et familiaux et non de ses revenus. Pourquoi le principe fondamental de la sécurité sociale - de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins - ne s’appliquerait-il pas en matière de contraception ? Par ailleurs, la HAS recommande comme traitement hormonal oral pour l’endométriose une pilule de 3e génération qui n’est pas remboursée. Surtout, cette annonce élude totalement la contraception masculine. Elle déresponsabilise les hommes d’une éventuelle grossesse non désirée de leur partenaire. Elle entérine par une discrimination selon le sexe, que ce serait aux femmes et à elles seules, de supporter la charge mentale et les conséquences physiques indésirables de la contraception. Elle oblige les partenaires qui n’ont pas les moyens d’utiliser un autre type de contraception payante, à faire reposer la charge de la contraception sur la femme, puisque c’est surtout la contraception hormonale féminine qui est remboursée. Cette annonce accrédite l’idée selon laquelle la contraception est une affaire de femmes. Or c’est une affaire de partenaires. La légalisation de la contraception, qui s’est surtout développée sous la forme de la contraception hormonale féminine, a grandement amélioré le droit pour les femmes à disposer de leur corps, en leur permettant de décider si et quand elles souhaitent envisager une grossesse. Mais cela a eu aussi pour conséquence que les hommes, qui avaient auparavant une responsabilité dans le contrôle des naissances, ont moins eu à s’en préoccuper. Ainsi, la société a progressivement acté que c’était une question de femmes, ce qui était moins le cas des générations précédentes. Aussi, M. le député souhaite savoir ce que Mme la ministre compte faire pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes sur le sujet de la contraception. Il souhaite avoir un premier bilan de cette mesure. Il souhaite également savoir quand sera menée une campagne de promotion des différentes méthodes de contraception masculines (préservatif, contraception hormonale, thermique, vasectomie, etc.) et de sensibilisation sur la nécessité de discussion entre les partenaires sur la méthode de contraception utilisée, y compris sur la question du consentement, à destination du grand public. Il souhaite également apprendre quels dispositifs sont prévus à destination des personnels de santé afin de les sensibiliser à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes au regard de la contraception proposée. Il souhaite apprendre quelle politique interministérielle elle compte promouvoir afin que soit développée la recherche en matière de contraception masculine. Il souhaite enfin savoir quand le Gouvernement entend établir la gratuité de tous types de contraceptifs, sans discrimination d’âge ou de sexe. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4841</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Contraception – Egalité femme/homme La santé reproductive vise à garantir à chacun une vie sexuelle épanouie et sécurisée, ainsi que la liberté de choisir d’avoir ou non des enfants, au moment souhaité. Son amélioration constitue un pilier essentiel de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle (SNSS) 2017-2030. La deuxième feuille de route (2021-2024) décline cette stratégie en actions concrètes, notamment pour faciliter l’accès à la contraception. Depuis le 1er janvier 2022, l’Assurance Maladie prend en charge à 100 %, sans avance de frais, l’ensemble du parcours contraceptif (pilule, stérilet, implant, etc.) pour les moins de 26 ans. La consultation longue de santé sexuelle est également prise en charge à 100% pour les jeunes femmes et hommes. Elle permet notamment d’aborder les sujets de contraception. Deux mesures supplémentaires ont renforcé l’accès à la contraception en janvier 2023 : La contraception d’urgence hormonale, disponible en pharmacie sans ordonnance, est désormais entièrement prise en charge pour toutes et tous, quel que soit l’âge. Les préservatifs, délivrés sans prescription aux moins de 26 ans, sont remboursés à 100% par l’Assurance Maladie. Informer le public constitue un enjeu majeur de santé publique. Ces avancées sont mises en exergue lors de la prochaine Semaine nationale de la santé sexuelle (2 au 8 juin 2025), évènement de récurrence annuelle. Dans ce contexte, la campagne de sensibilisation menée par Santé publique France aborde, pour la 4ème fois consécutive, la contraception et le consentement. Le site QuestionSexualite.fr propose des informations fiables sur l’ensemble des thématiques liées à la santé sexuelle, notamment la contraception. Cependant, la responsabilité contraceptive repose encore majoritairement sur les femmes. Il est donc essentiel de promouvoir l’accès aux méthodes de contraception masculine. Cette priorité, inscrite dans l’axe III de la SNSS, fait l’objet de l’action n° 26 de la feuille de route 2021-2024, qui prévoit de solliciter la Haute Autorité de Santé (HAS) pour établir un état des lieux et formuler des recommandations. La HAS a intégré cette mission à son programme de travail 2023. Malgré l’intérêt croissant pour les méthodes hormonales et thermiques, elle a conclu, fin 2023, qu’aucune ne peut actuellement être validée scientifiquement, faute de preuves suffisantes et de dispositifs ou médicaments bénéficiant d’une autorisation officielle (CE ou AMM). Ainsi, seules trois méthodes sont aujourd’hui reconnues : le préservatif, la vasectomie et le retrait. Ces méthodes restent les seules intégrées aux campagnes de communication officielles. La Stratégie nationale de santé encourage par ailleurs le développement des connaissances via la recherche clinique. Les professionnels de santé sont incités à participer aux appels à projets soutenus par le ministère, afin de faire progresser les alternatives contraceptives, notamment masculines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5462</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4842</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Dons aux associations luttant contre les violences conjugales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5462. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le taux de déduction d’impôts appliqués aux dons réalisés en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales et intrafamiliales. Par voie d’amendement au projet de loi de finances 2020, une expérimentation sur deux ans ouvrant une réduction fiscale exceptionnelle de 75 % pour les dons effectués par des particuliers en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales, contre 66 % auparavant, a été adoptée. Par la suite, cette expérimentation avait été prolongée, à l’initiative du Gouvernement, jusqu’au 31 décembre 2022. Celle-ci a donc pris fin sans avoir été évaluée alors même qu’un rapport avait été prévu par voie d’amendement afin de définir l’opportunité ou non de pérenniser le dispositif. Ce vote s’inscrivait dans un contexte de violence inédit avec une explosion du nombre de féminicides et de violences conjugales - un contexte qui ne semble pas s’améliorer pour l’heure. Si la réunion du Comité interministériel à l’égalité entre les femmes et les hommes (CIEFH) du 8 mars 2018 a permis une prise de conscience accélérée et des avancées fortes pour toutes les femmes qui subissent des violences, beaucoup reste à faire. À titre d’exemple, la mise en place de dispositifs facilitant la libération de la parole et l’accompagnement des victimes, ou encore le déploiement du dépôt de plainte en ligne ont contribué à faire avancer les droits des victimes. Pour sortir de l’emprise d’un conjoint violent et se reconstruire dans un endroit sécurisant, les victimes doivent être accompagnées à moyen terme et c’est une des missions fondamentales des associations venant en aide aux victimes au quotidien. En augmentant le taux de déduction d’impôts aux dons réalisés au profit de ces associations, l’État augmente ainsi leurs potentiels dons et financements en y contribuant largement. Aussi, il lui demande s’il ne serait pas nécessaire de pérenniser ce dispositif dans la continuité des mesures prises jusqu’alors.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4842</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences faites aux femmes est au cœur de l’engagement pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes. Cette priorité mobilise l’ensemble du Gouvernement. Depuis le Grenelle de lutte contre les violences conjugales, un arsenal législatif et réglementaire renforcé permet de lutter plus efficacement contre ces violences, notamment au sein du couple. Ces mesures ont été amplifiées par le Plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes « Toutes et tous égaux » 2023-2027 pour mieux protéger, prendre en charge et accompagner les victimes. Cette action s’appuie sur les associations qui informent, accueillent et accompagnent les victimes dans tous les territoires de l’hexagone et des outre-mer. Afin de soutenir l’action des associations, le Gouvernement a décidé de renforcer le levier fiscal, tel qu’il l’avait prévu dans le cadre du Plan « Toutes et tous égaux ». Ainsi, la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, par ses articles 5 et 6, a rendu éligibles à la réduction de 75 % les dons des particuliers aux associations qui accompagnent les victimes de violence domestique, dans la limite d’un montant de 1 000 euros. Pour la partie du don supérieure à 1 000 euros, le montant de la réduction d’impôt est de 66 % du montant donné, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Le taux de réduction d’impôt de 66 % s’applique également aux dons effectués au profit des associations et organismes d’intérêt général concourant à l’égalité entre les femmes et les hommes, par des particuliers et par des professionnels dans le cadre du mécénat d’entreprises.  En augmentant le taux de réduction d’impôts aux dons réalisés au profit des associations luttant contre les violences conjugales, l’État favorise la capacité d’action de ces associations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6785</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4842</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Coalition féministe - loi cadre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6785. — 20 mai 2025. — M. Thomas Lam interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le projet de « loi cadre » organisée par la Fondation des femmes et la coalition féministe en vue de ce projet de loi. Il faut le rappeler, la situation des femmes au regard des violences est un phénomène de société réel et essentiel : en 2023, 1 185 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives de féminicides directs ou indirects au sein du couple ; en 2022, le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus victimes de violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou verbales commises par leur conjoint ou ex-conjoint est estimé à 373 000 femmes ; en 2022, le nombre de femmes âgées de 18 ans et plus victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles est estimé à 230 000 femmes, dont 61 % de ces agressions qui ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Ces estimations sont minimales et n’ont enregistré que les personnes vivant en ménage ordinaire. Le Gouvernement prend des mesures à cet effet et progresse dans la bonne direction, mais de nombreux acteurs, notamment de la société civile, estiment néanmoins que cela n’est pas suffisant. À ce titre, une coalition féministe de plus de 40 associations, dont notamment la Fondation des femmes, a été créée afin d’élaborer un projet de « loi cadre » qui propose plus de 130 propositions pour concrètement améliorer la place de la femme dans la société, harmoniser les mesures prises par le Gouvernement et assurer un socle stable et solide pour pérenniser la lutte contre les violences faites aux femmes. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement connaît cette initiative et quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mener vis-à-vis des violences faites aux femmes et si celui-ci entend reprendre certaines mesures de ce projet de loi cadre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4843</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement partage le constat dressé. Bien que, depuis 2017, de nombreuses avancées en matière de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes aient été réalisées, les chiffres des violences sexistes et sexuelles sont alarmants, et chaque victime rappelle l’urgence de renforcer l’action publique. Consciente des enjeux et de la nécessité d’une réponse à la hauteur, Mme Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, a pris l’initiative de mettre en place un groupe de travail transpartisan, réunissant l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement. Ce groupe a pour mission de nourrir la réflexion en vue d’une future loi et de construire une réponse globale, cohérente et ambitieuse. Ces travaux nourriront les orientations du Gouvernement et permettront, le moment venu, de s’inspirer des propositions portées par la société civile, notamment celles formulées dans le cadre du projet de « loi cadre » de la coalition féministe. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour que chaque femme soit protégée, chaque victime accompagnée, et que les violences reculent concrètement dans notre société.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>347</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4843</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Libération des personnes retenues en centre de rétention administrative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            347. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’intérieur sur les modalités de levée des mesures de rétention appliquées aux personnes préalablement retenues en centre de rétention administrative (CRA). Le 17 mai 2023, le Réseau de visiteurs et observatoire du CRA d’Oissel en Normandie a adressé une lettre ouverte à M. le ministre évoquant la question des personnes vulnérables retenues en CRA. Parmi les recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) faisant suite à sa visite d’août 2019 du CRA d’Oissel mentionnées par le réseau de visiteurs figure la nécessité de remettre un protocole écrit de sortie compréhensible pour le citoyen étranger faisant l’objet d’une mesure de libération du CRA, ainsi que la nécessité d’assurer systématiquement le transport, par les policiers du CRA, des personnes libérées jusqu’à la gare ferroviaire d’Oissel, en l’absence de desserte de transport en commun de ce CRA isolé au milieu d’une forêt domaniale. Cette préconisation, déjà formulée par le CGLPL en 2017, n’est à ce jour toujours pas mise en œuvre. Ainsi, un incident est survenu le 25 avril 2023. Ce jour-là un homme de 34 ans retenu depuis un mois au CRA d’Oissel et dont la vulnérabilité psychologique était attestée par plusieurs certificats médicaux, a été libéré à 18 heures pour se rendre à son assignation à résidence au Mans, lieu de son interpellation, à environ 200 km. Ce dernier a été relâché sans ressource et sans moyen de transport, hors du CRA d’Oissel, à 5 km de la gare de la même ville, en forêt, alors même qu’il ne disposait pas des facultés mentales suffisantes pour effectuer seul un voyage jusqu’au Mans. Conscients de la dangerosité de la situation pour la personne libérée, les fonctionnaires de police du CRA en ont été réduits à contacter les bénévoles du Réseau de visiteurs et observatoire citoyen du CRA d’Oissel à 21 h 00, pour solliciter leur aide afin qu’ils puissent conduire cet individu au Mans. Si les bénévoles ont répondu positivement à cette requête, qui ne relève pas de leur mission, afin de ne pas laisser cette personne fragile errer dans la nature, il reste toujours un vide juridique autour des conditions d’accompagnement des personnes libérées des CRA, notamment en l’absence de solution de transport en commun. Dans le cas d’espèce, l’individu libéré du CRA, souffrant de troubles psychiques, relevait de la catégorie des personnes vulnérables mentionnées à l’article L. 741-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui ne traite que des conditions de rétention en CRA. Cet incident aurait pu être évité si les recommandations du CGLPL avait été mises en application, en particulier sa recommandation 49. Aussi, il souhaite savoir si des instructions seront données aux différents commandements des centres de rétention administrative pour assurer, d’une manière générale, le transport des personnes libérées des CRA dès lors que ces lieux de privation de liberté ne sont pas desservis par les transports en commun, en particulier pour les personnes vulnérables plus exposées au danger. Dans le même sens, il lui demande si une évolution du CESEDA est envisagée par le Gouvernement pour mieux encadrer les procédures de levées de rétention administrative en prenant en compte l’état de vulnérabilité ou de handicap des personnes libérées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4844</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 743-19 du CESEDA dispose que « lorsqu’une ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire met fin à la rétention d’un étranger ou l’assigne à résidence, elle est immédiatement notifiée au procureur de la République. L’étranger est maintenu à la disposition de la justice pendant un délai de vingt-quatre heures à compter de cette notification, à moins que le procureur de la République n’en dispose autrement. » La remise en liberté des personnes placées en rétention intervient dès que le parquet a pris la décision de ne pas faire appel et en tout état de cause dans un délai maximal de 24 heures. Tant les personnels de la police nationale, que l’OFII ou l’association en charge de l’assistance juridique peuvent répondre aux questions de l’étranger dans la perspective de cette libération, afin de lui permettre de la préparer. S’agissant du CRA de Oissel et de la problématique de transports, compte tenu des spécificités locales (notamment de l’absence de ligne du bus à proximité immédiate) pouvant exposer davantage les personnes vulnérables retenues notamment la nuit, une collaboration locale a été mise en place avec les services de la Métropole. Une navette a ainsi été créée pour desservir le site. Le transport des retenues libérés n’entre tout état de cause pas dans les missives de la police nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>351</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4844</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation des violences faites aux femmes au sein du territoire français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            351. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’augmentation des violences faites aux femmes au sein du territoire français ces dernières années et sur le manque de données chiffrées du nombre de violences sexuelles faites aux femmes. En effet, alors que le Président de la République avait souhaité faire de la lutte contre ces violences une priorité nationale, il semble que ces violences aient fortement augmenté ces dernières années. Selon les chiffres du ministère de l’intérieur publiés en octobre 2023, plus de 244 000 victimes de violences conjugales ont déposé plainte en 2022, un chiffre en hausse de 15 % par rapport à 2021 et qui a même doublé comparé à 2016. Si les chiffres existent pour les violences conjugales, il n’existe pas de chiffres officiels précis pour les violences sexuelles de tous types. Il n’existerait pas non plus de données sur les personnes coupables d’agressions sexuelles, ou sur leur profil. Ce manque d’informations entraverait la compréhension de l’ampleur du problème, compromettant par la même occasion la mise en place de moyens de prévention efficaces, de protection des victimes et de poursuite des auteurs. Pour toutes ces raisons, il semble essentiel de pouvoir obtenir les chiffres précis du nombre d’agressions sexuelles et des informations sur le profil des agresseurs (âge, nationalité, motifs, antécédents judiciaires et psychologiques) ; et sur celui des victimes (âge, nationalité, relations avec l’agresseur). L’acquisition de ces données permettraient in fine d’établir un plan d’action garantissant au mieux la sécurité des concitoyens. Aussi, face à ces constatations et alors que la violence au sein de la société française ne cesse d’augmenter, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de pouvoir lutter plus efficacement contre ces violences et sur le chiffrement du nombre d’agressions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4844</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences intrafamiliales, conjugales et sexuelles constitue depuis plusieurs années une politique publique de premier plan. Elle s’est traduite, notamment, par le renforcement régulier de l’arsenal législatif et réglementaire et le développement de nombreux dispositifs. Il peut par exemple être rappelé qu’en 2018 la France a été le premier pays à créer l’infraction d’outrage sexiste et que le « Grenelle des violences conjugales » de 2019 a conduit à un plan d’action national dont le premier pilier concerne la lutte contre les violences sexuelles. Par ailleurs, la « lutte contre les violences faites aux femmes » constitue le premier axe du Plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2023-2027). La gendarmerie nationale et la police nationale ont modernisé et renforcé leur action. Le ministère de l’Intérieur a porté des mesures significatives dans le cadre du « Grenelle des violences conjugales » : audit annuel de l’accueil des victimes dans les services de police et de gendarmerie, utilisation d’une grille d’évaluation du danger dans chaque commissariat de police et brigade de gendarmerie, hausse du nombre d’intervenants sociaux dans les services de police et de gendarmerie, formation de plus de 160 000 policiers et gendarmes, etc. Le ministère est également à l’initiative de mesures internes, notamment la saisie systématique des armes détenues par l’agresseur, dès le dépôt de plainte, la création d’un fichier de prévention des violences intrafamiliales, ou encore le développement de la prise de plainte hors des services de police et de gendarmerie (par exemple dans les locaux d’associations d’aide aux victimes ou dans les établissements hospitaliers). Dans ce cadre, la gendarmerie a déployé des mesures concrètes qui permettent le renforcement de l’accueil, de la prise en charge et de l’accompagnement des victimes. Ces mesures consistent en l’ouverture systématique d’une procédure judiciaire dès connaissance de faits susceptibles de constituer une infraction (la main courante est proscrite pour les violences intrafamiliales, sexuelles et sexistes) ; la refonte du récépissé de dépôt de plainte afin de simplifier l’information des droits de la victime en fonction de l’infraction concernée (avec par exemple l’accès à l’aide universelle d’urgence) ; la mise en place d’un canevas d’audition des victimes de violences intrafamiliales adapté à la situation de chaque victime et l’édition d’un guide à destination des enquêteurs ; la mise en place de mesure de protection de la victime : inscription sur demande au module de sécurisation des interventions et demandes particulières de protection (SIDPP), systématisation de la recherche et saisie d’armes, mise en relation avec un intervenant social gendarmerie (ISG) et/ou l’unité de gendarmerie maison de protection des familles (MPF), associations, etc. Le ministère a par ailleurs développé, à partir de novembre 2018, une plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes, dénommée, depuis 2022, plateforme numérique de signalement des atteintes aux personnes et d’accompagnement des victimes (PNAV), ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il doit aussi être rappelé que le 3919-Violences Femmes Info, plateforme téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation des victimes de violences sexuelles, est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Afin de s’adapter aux nouveaux modes de communication, les forces de sécurité intérieure se sont également rapprochées des associations qui proposent des applications d’aide aux victimes de violences. Une convention a par exemple été signée en 2022 avec les responsables de l’application « UMAY », qui a vocation à identifier des lieux sécurisés où peuvent se rendre les personnes se sentant en danger sur la voie publique (harcèlement, agression physique ou sexuelle, etc.). Les locaux de police et de gendarmerie ont ainsi été intégrés dans les « safe places » recensés dans l’application. Les services de police et de gendarmerie sont organisés pour prendre en charge les victimes de violences intrafamiliales et sexuelles de façon optimale, en assurant un traitement prioritaire de ces dossiers parmi le flux des procédures et en garantissant un suivi judiciaire. Depuis fin 2023, le déploiement progressif du fichier de prévention des violences intrafamiliales (FPVIF) constitue également un nouvel outil à la disposition des gendarmes et des policiers (fiches et cas pratiques, consultation simultanée des fichiers). La police nationale s’appuie sur des moyens spécifiques : près de 200 groupes et brigades de protection de la famille et plus de 2 000 enquêteurs spécialisés. Par ailleurs, pour garantir aux victimes l’accueil et l’accompagnement le plus adapté possible, la police nationale s’appuie sur plus de 800 « correspondants aide aux victimes » et sur plus de 600 « référents accueil ». La gendarmerie nationale s’appuie sur une chaîne territoriale complète de prise en compte des VIF. Au niveau national, une référente coordonne et anime le suivi des VIF et des missions de prévention. Au niveau départemental, 101 maisons de protection des familles (MPF) participent à la formation des militaires du département, et accompagnent les victimes, renforcés par plus de 280 intervenants sociaux en gendarmerie (ISG). Au niveau local, 1 771 référents VIF sont répartis dans toutes les unités, et les gendarmes bénéficient d’un cursus de formation spécifique à la prise en compte des victimes de violences intrafamiliales. Ce cursus couvre notamment une sensibilisation dès la formation initiale en école (13 500 gendarmes concernés en 2023), des modules de formation continue déconcentrée au niveau des groupements (plus de 39 000 gendarmes formés en 2023) et, enfin, une formation experte au niveau national. Au 30 octobre 2024, 49 086 gendarmes en activité sont formés à cette thématique sensible. Plus globalement, ils s’inscrivent pleinement dans le parcours victimes/usagers, déployé en mai 2024, qui participe au renforcement de l’offre de service en matière d’accueil et d’accompagnement de l’ensemble des usagers, notamment des publics vulnérables et des victimes (confidentialité des échanges, écoute et respect). S’agissant des données chiffrées sur les violences sexuelles (identifiées selon la nomenclature française des infractions, nomenclature statistique commune aux ministères de l’intérieur et de la justice qui s’articule avec la classification internationale des infractions à des fins statistiques de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime), elles sont effectivement indispensables pour appréhender le phénomène. Il convient de rappeler que l’indicateur statistique des violences sexuelles recouvre des atteintes de gravité différentes, à savoir tous les actes à caractère sexuel portant atteinte à la personne : viols ou tentatives de viol, agressions ou atteintes sexuelles, violences sexuelles non physiques (harcèlement sexuel, outrages sexistes quand ils sont des délits, voyeurisme), exploitation sexuelle (proxénétisme, etc.) et exhibition sexuelle. Ces données font l’objet de plusieurs publications, y compris dans le cadre des projets et rapports annuels de performance. De nombreux éléments statistiques et études sont produits en la matière par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) et sont disponibles sur son site internet (https://www.interieur.gouv.fr/Interstats). En outre, une vaste documentation est également disponible sur les sites internet du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, d’Arrêtons les Violences ou de la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF). Ainsi, une étude spécifique sur « Les victimes de violences physiques ou sexuelles enregistrées par les services de sécurité en 2023 » a été publiée dans la revue Interstats Info Rapide n° 32 de février 2024. Le bilan annuel produit par le SSMSI (Insécurité et délinquance en 2023 : bilan statistique) comporte également de nombreuses données et analyses sur les victimes de violences sexuelles et sur les mis en cause. Le dernier bilan annuel disponible fait ainsi apparaître que, en 2023, 114 100 victimes de violences sexuelles (criminelles ou délictuelles) ont été enregistrées par les forces de police et de gendarmerie, soit une hausse de 8 % par rapport à 2022. Parmi ces victimes, 42 400 ont été victimes de viol ou de tentative de viol. Enfin, le SSMSI a récemment publié un point à mi-année 2024 faisant apparaître que 116 800 victimes de violences sexuelles ont été enregistrées de juillet 2023 à juin 2024 soit une hausse de 7 % par rapport à la mi-année 2023. Parmi ces victimes de violences sexuelles, 43 600 ont été enregistrées par les services de sécurité pour des faits de viols et tentatives de viols, soit 7 % de plus qu’à la mi-année 2023.  Le nombre de victimes de violences sexuelles a repris depuis fin 2020 sa tendance haussière constatée depuis fin 2017 dans un contexte de « libération de la parole » et d’un meilleur accueil dans les services de police et de gendarmerie. Le nombre de victimes enregistrées augmente ainsi en moyenne de 11 % par an depuis 2016. Pour permettre une comparaison avec d’autres phénomènes de délinquance, il peut être observé que, cette même année 2023, 334 900 personnes ont été victimes de coups et blessures volontaires, 4 015 de tentatives d’homicide et 54 300 de vols violents sans arme. Il convient enfin de rappeler que la délinquance enregistrée ne recouvre pas tous les actes de délinquance et que, comme pour toutes les formes de délinquance, toute analyse du phénomène implique d’examiner également les enquêtes dites de victimation, de grande ampleur, qui fournissent un éclairage complémentaire indispensable, avec notamment la prise en compte des victimes qui n’ont pas été comptabilisées par les forces de sécurité intérieure de l’État parce qu’elles n’ont pas déposé plainte. Ces enquêtes sont disponibles sur le site internet du SSMSI. La dernière enquête Vécu et Ressenti en matière de sécurité - année 2023 a été publiée le 15 novembre 2024. Au sein de l’agglomération parisienne, les femmes victimes de violences, en particulier sexuelles, sont une priorité pour les services de la préfecture de police. Afin d’assurer leur accueil dans les meilleures conditions, 37 intervenants sociaux et 21 psychologues sont affectés dans les commissariats de l’agglomération parisienne. Ils ont pour mission de renforcer la prise en charge des femmes victimes, en leur proposant un accompagnement social, juridique et/ou psychologique.  Par ailleurs, de nombreuses mesures existent, telles que la diffusion à tous les policiers de fiches réflexe, la mise à disposition de grilles d’évaluation du danger, des modèles de PV d’audition et de plainte spécifiques aux victimes de violences conjugales ou sexuelles, ou encore la création d’un dispositif d’accueil et de mise en sécurité des victimes en cas de danger avéré. D’autres dispositifs ont été mis en place, par le biais de conventions, visant à faciliter la prise de plainte en dehors des commissariats sur le ressort de la préfecture de police. Les victimes peuvent notamment porter plainte au sein des services d’urgence des établissements de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Si elles ne souhaitent pas immédiatement déposer plainte, elles peuvent bénéficier du « recueil de preuves sans plainte » par un médecin légiste de l’Unité Médico-Judiciaire (UMJ). Ces éléments, conservés pendant trois ans, permettent d’étayer une procédure judiciaire ultérieure.  Aussi, dans la continuité des politiques publiques priorisées par le Gouvernement, 758 721 € issus du fonds de prévention de la délinquance (FIPD) ont été alloués en 2024 à des associations dédiées aux personnes vulnérables (+ 23 000 € par rapport à 2023). Le FIPD co-finance des dispositifs en lien avec l’accueil et la prise en charge des femmes victimes de violences, notamment sexuelles. Le centre d’information sur le droit des femmes et des familles (CIDFF de Paris) portent différents projets, dont les permanences à l’unité médico-judiciaire de l’Hôtel-Dieu, qui permettent la formation des professionnels sur le sujet des violences faites aux femmes. Le FIPD soutient également le Centre Hubertine Auclert qui œuvre à la formation des policiers d’Île-de-France en matière d’accueil des victimes de violences.  Sur le plan statistique et sur le ressort de l’agglomération parisienne, 10 665 faits de violences sexuelles ont été recensés en 2024 contre 9 646 en 2023, soit une augmentation de 10,56 %. En matière d’activité policière, 4 732 faits de violences sexuelles ont été élucidés en 2024 contre 4 379 en 2023, soit une augmentation de 8,06 %. Il convient de noter que la part de "femmes" victimes de ces violences n’est pas connue, en raison de mécanismes d’anonymisation de l’identité des victimes au sein des bases de données. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4846</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gestion du stationnement des gens du voyage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            393. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la gestion du stationnement des gens du voyage. Depuis la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, dite loi « Besson », tous les départements doivent établir des schémas départementaux prévoyant « les conditions d’accueil spécifiques des gens du voyage ». Selon cette même loi, les communes de plus de 5 000 habitants sont également tenues de réserver des terrains aménagés aux gens du voyage. Alors que cette loi a permis de clarifier les obligations des collectivités territoriales envers la gestion du stationnement des gens du voyage, elle n’a pas empêché les territoires d’être régulièrement confrontés à des campements illicites. Démunis, les élus locaux en sont réduits à demander à la préfecture de faire intervenir la force publique pour démanteler ces campements ou à voter des motions en conseil municipal, comme c’est le cas dans le département du Bas-Rhin. Par ailleurs, en plus d’être illicites, ces campements font souvent l’objet de dommages et de dégradations. Faute d’une législation permettant que ces dommages et dégradations soient entièrement imputables et récupérables de manière certaine auprès de leurs auteurs, le coût de ces actes est supporté par le contribuable. Ainsi, cette situation alimente également le sentiment d’injustice que ressentent nombre des concitoyens. Aussi, elle lui demande s’il est favorable à ce que les dommages et dégradations causés par ces campements illicites soient entièrement imputables et récupérables de manière certaine auprès de leurs auteurs, de sorte que le contribuable n’en supporte pas les frais. Elle lui demande également son avis sur une éventuelle modification de la législation pour que les collectivités territoriales puissent désormais imposer un niveau tarifaire imputable aux usagers permettant la couverture des frais de fonctionnement des aires d’accueil des gens du voyage dont elles sont gestionnaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4847</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime applicable en matière d’accueil, d’habitat et de stationnement des gens du voyage est actuellement prévu par la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée. L’objectif est le juste équilibre entre garantir la liberté d’aller et venir, et éviter des installations illicites pouvant porter atteinte au droit de propriété et occasionner des troubles à l’ordre public. Pour ce faire, les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage formalisent l’obligation pour les communes de plus de 5 000 habitants et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de créer, d’aménager et d’entretenir des aires d’accueil réservées aux gens du voyage. Au 31 décembre 2023, 80,1% des aires permanentes d’accueil, 62,2% des aires de grand passage et 21,3% des terrains familiaux locatifs prescrits par les schémas départementaux avaient été réalisés. Lorsque la commune ou l’EPCI se sont dotés d’aires et terrains conformes à ce schéma, le maire ou le président de cet EPCI peuvent interdire par arrêté le stationnement des gens du voyage en dehors des aires ou terrains aménagés et en cas de violation de cette interdiction, peuvent demander au préfet de département de mettre en demeure les gens du voyage de quitter les lieux. Lorsque cette mise en demeure n’a pas été suivie d’effets, l’évacuation forcée des résidences mobiles peut alors intervenir dans un délai de 24 heures sous réserve de l’absence de recours devant le juge administratif. La mise en demeure reste par ailleurs applicable pendant un délai de sept jours et peut donc servir de fondement juridique à une nouvelle mesure d’évacuation forcée lorsque la résidence mobile se retrouve à nouveau en situation de stationnement illicite. Les stationnements illicites peuvent également être sanctionnés pénalement, l’article 322-4-1 du code pénal réprimant le délit d’installation illicite en réunion sur un terrain communal ou privé et la loi du 7 novembre 2018 ayant augmenté les sanctions correspondantes, qui sont désormais d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. En outre, ces dispositions pénales peuvent servir de cadre à la répression des actes de destruction, dégradation ou détérioration des biens appartenant à autrui commis par les gens du voyage, leur réparation pouvant être recherchée par la constitution de partie civile du propriétaire du terrain dans le cadre de cette procédure. Une action civile en responsabilité du fait personnel peut également être introduite indépendamment de toute procédure pénale, en application de l’article 1240 du code civil, en vue de l’obtention d’une indemnité compensatrice de la dégradation. En ce qui concerne les frais de fonctionnement des aires d’accueil, le décret du 26 décembre 2019 relatif aux aires permanentes d’accueil et aux terrains familiaux locatifs destinés aux gens du voyage prévoit que le droit d’usage acquitté par les personnes occupant ces aires comprend le droit d’emplacement et la consommation de l’eau et de l’électricité, variable selon les collectivités et les prestations offertes, mais qui s’établit généralement à 25 euros/semaine. Les personnes s’installant sur ces aires s’acquittent également à leur arrivée d’un dépôt de garantie d’un montant maximum équivalent à un mois de droit d’emplacement qui est restitué au moment du départ de l’aire. En cas de dégradation constatée lors de l’état des lieux de sortie, le gestionnaire conserve tout ou partie du dépôt de garantie selon la gravité des dégâts constatés. Outre le droit d’usage et le dépôt de garantie, les collectivités disposant d’une aire permanente d’accueil perçoivent une aide forfaitaire au titre de l’allocation logement temporaire (ALT2), qui représente un budget de 15 millions d’euros annuel pour l’Etat. Le cumul du droit d’usage et des aides perçues par les collectivités permettent donc de couvrir en grande partie les frais de fonctionnement et d’entretien des aires d’accueil. Par ailleurs, la réglementation permet également de faire supporter le coût des dégradations par les auteurs de ces dernières, le Gouvernement. Sensible aux difficultés d’application rencontrées sur le terrain, le ministre d’État, ministre de l’intérieur a annoncé la mise en place d’un groupe de travail associant le ministère de l’intérieur, les associations d’élus locaux et des parlementaires. Ce groupe de travail devra conduire à l’élaboration d’une nouvelle doctrine d’intervention pour les forces de l’ordre devant permettre de mettre en œuvre efficacement l’ensemble des outils déjà prévus par la loi. Ce groupe de travail pourra également proposer des dispositions législatives nouvelles afin que l’ordre public soit respecté, que des enquêtes patrimoniales puissent être déclenchées, et que les dommages causés soient davantage réparés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>487</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4848</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Actions du groupe dangereux « Waffen Assas »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            487. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’activisme néo-nazi au sein de l’enseignement supérieur. Le jeudi 23 mars 2023, un groupe d’étudiants de divers établissements du quartier latin de Paris se dirigeait vers une manifestation organisée par l’intersyndicale contre la réforme des retraites. À hauteur de la rue d’Ulm, une quinzaine d’hommes cagoulés ont attaqué le cortège avant de disparaître rapidement dans les rues attenantes. Deux jours plus tard, une trentaine d’individus attaquaient cette fois-ci des blocages universitaires dans les centres Cassin et Lourcine de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ces deux incidents, qui ne sont pas isolés et s’ajoutent à une série croissante d’attaques d’extrême droite à travers le pays, ont été revendiqués par le groupe « Waffen Assas » sur Telegram, selon les informations fournies par Médiapart dans un article daté du 28 mars 2023. Ce groupe néo-nazi revendique d’être rattaché à l’université Paris Panthéon-Assas et a pour objectif de « nettoyer » le quartier, selon la terminologie qu’ils emploient par allusion au génocide. Derrière les « Waffen Assas » se cachent manifestement les militants du Groupe union défense (GUD), récemment reformé après cinq années d’absence. M. le député souhaite savoir quelles mesures M. le ministre a prévues pour lutter contre ces groupuscules violents d’extrême-droite dans les universités du pays. Par ailleurs, il souhaite connaître les actions envisagées à l’encontre du GUD et des « Waffen Assas », qui sont des groupes dangereux, troublant manifestement l’ordre public et mettant en danger la communauté étudiante du quartier latin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4848</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[D’une manière générale, toute forme d’atteinte aux valeurs de la République est condamnée. Une attention particulière est ainsi portée aux actions menées par les différents groupements ou associations susceptibles de troubler l’ordre public, quelle que soit leur mouvance, et une grande importance est attachée à la lutte contre l’extrémisme sous toutes ses formes, qu’il soit le fait d’un individu ou d’une organisation. Depuis 2017, 53 associations ou groupements de fait ont fait l’objet d’un décret de dissolution, en application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. S’agissant plus particulièrement du « GUD Paris », le Gouvernement a prononcé sa dissolution par décret du 26 juin 2024, sur le fondement des 1°, 5° et 6° de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, en considérant que ce groupement de fait provoquait à des agissements violents contre les personnes, exaltait le souvenir de la collaboration avec l’ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale, provoquait à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée et propageait des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence. La décision de dissolution est immédiatement exécutoire et interdit tout regroupement ou toute action sous la bannière ou l’égide de l’association dissoute. Partie intégrante du dispositif mis en œuvre par les autorités publiques pour lutter contre la diffusion d’une idéologie radicale, elle entraîne une désorganisation des mouvances ciblées, une réduction de l’intensité et de la visibilité de leur activité, voire la cessation des actions violentes commises. En effet, la mesure de dissolution interdit et pénalise tout maintien ou reconstitution de cette association ou de ce groupement. Ainsi, l’article 431-15 du code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de participer au maintien ou à la reconstitution, ouverte ou déguisée, d’une association ou d’un groupement dissous en application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. Tout maintien ou reconstitution d’une entité dissoute fait l’objet d’un signalement systématique du ministre de l’intérieur à l’autorité judiciaire, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Il convient par ailleurs de souligner que la lutte contre les extrémismes violents, notamment d’extrême-gauche et d’extrême-droite, mais également de ceux relevant de l’écologie radicale, constitue un point de vigilance important tant pour les forces de police et de gendarmerie que pour les services de renseignement. Les associations et groupements de fait pouvant causer des troubles à l’ordre public, notamment ceux qui sont porteurs d’idéologies radicales, font l’objet d’un suivi et d’une surveillance. Le travail des services de renseignement en la matière est mené conjointement avec celui des services d’investigation. Les menaces représentées par les mouvances « ultra » sont pleinement prises en compte par la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) de la direction générale de la police nationale, la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) et la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) de la direction générale de la gendarmerie nationale, qui mènent toutes trois un important travail d’analyse et d’anticipation. Une vigilance particulière est également exercée vis-à-vis des membres des groupuscules dissous, pour lutter contre leur éventuelle reconstitution. Ces menaces sont également prises en compte par les services spécialisés de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), notamment sa sous-direction anti-terroriste et, en matière de subversion violente dans le cyberespace, son office anti-cybercriminalité, ainsi que par les unités de police judiciaire de la gendarmerie nationale. Les services de police et les unités de gendarmerie mettent donc tout en œuvre pour entraver l’action de ces groupes, dans le respect du droit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>688</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4849</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Punir les auteurs de vols de cuivre et de carburant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            688. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant la multiplication des vols de câble de cuivre sur le territoire national et au sein de la région des Hauts-de-France qui représente 30 % des vols de cuivre en France. En effet, au cours du mois de juillet la gendarmerie de la Somme a recensé de nombreux vols de câble de cuivre, entraînant des pannes de réseau généralisé au sein des communes pillées, plongeant de milliers de foyers dans l’isolement. Malheureusement ce type de vol n’a rien d’inédit, au contraire, ces actes de délinquance sont en perpétuelle augmentation. On compte en moyenne 16 vols de cuivre chaque jour. Ce métal précieux voit depuis 2016 son prix s’envoler, atteignant cette année 9 290 euros la tonne (contre 8 230 euros en 2023), devenant ainsi l’objet de convoitise des délinquants. Après avoir revendu leur stock à l’étranger et notamment en Belgique, les voleurs disparaissent dans la nature et le cuivre est rapidement fondu rendant le traçage impossible. Il devient urgent d’endiguer ce fléau national qui dépouille les opérateurs de téléphonie et désespèrent les clients. En avril 2024, quatre communes du département de la Somme se sont vues privées d’internet à la suite d’un important vol de câbles de cuivres. En attente de rétablissement des connexions internet par les opérateurs, les communes vandalisées se retrouvent paralysées durant une durée incertaine, pouvant allée de dix jours à deux mois. Privées de connexion internet et de réseau téléphonique les communes n’ont plus les moyens d’assurer la bonne gestion des services publics locaux. Ralentissement de la prise en charge de dossiers urgents par les élus locaux, non disponibilité de soins pourvues par les pharmacies, fermeture des agences postales, distributeurs de billets hors service, ce sont des dizaines de communes qui se retrouvent à l’arrêt. Au cœur des foyers, ces actes de vandalisme impactent lourdement les habitants désorientés par la désactivation des téléalarmes et l’absence de moyen de communication. Reliés à internet via le réseau cuivré, des milliers d’habitants se retrouvent dans l’incapacité de télétravailler et doivent trouver urgemment des solutions provisoires. À titre d’exemple, de nombreux français déclarent n’avoir pas d’autres choix que de faire des partages de connexion de 4G avec leurs téléphones personnels, représentant un coût financier mais également une perte de temps et d’énergie. Ainsi ces évènements interrogent également sur les conséquences de l’absence de déploiement de la fibre dans certaines zones rurales accentuant les disparités territoriales. En effet, de nombreuses communes, à l’instar de Flesselles, ne sont toujours pas desservies par un réseau mobile ou internet. Ces communes rurales ne peuvent donc pas assurer, en cas de panne, une connexion téléphonique ou interne à leurs habitants. Les réparations des réseaux représentent, par ailleurs, un préjudice financier pour les opérateurs de téléphonie mobile, obligés de retarder la mise en place de nouveaux projets de construction. Le cuivre n’est malheureusement pas l’unique objet de convoitise de ces voleurs, les agriculteurs sont loin d’être épargnés par ces actes de vandalismes récurrents. En effet, le fioul et le carburant, ayant connu une flambée des prix, sont devenus les proies de ces groupuscules. À cela s’ajoute la dangerosité de ce liquide inflammable, accentuée par la pression exercée lors du pompage, pouvant causer des dommages corporels et des dégradations matérielles (explosions etc.). Face à ces pillages, l’inaction du Gouvernement et le laxisme judicaire ne peuvent plus perdurer. L’État se doit de réagir et faire acte de fermeté face à ces actes de vandalisme. M. le député demande donc à M. le ministre les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de punir plus sévèrement les auteurs de ces vols et d’endiguer ce trafic national, qui impacte les communes, leurs habitants ainsi que les agriculteurs et les opérateurs téléphonique. Par ailleurs, il souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place afin d’assurer à l’ensemble des communes françaises un accès à la fibre optique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4849</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Définie par la loi de l’offre et de la demande, l’évolution des prix du marché de certaines matières premières conditionne, pour les malfaiteurs, l’intérêt à agir. Ainsi, le cours des métaux explique la commission de certains vols, dont celui du cuivre et des vols de câbles de télécommunication qui en sont particulièrement riches. Si la majorité des faits ont lieu principalement en bordure de routes, l’éclairage public constitue également une des cibles des groupes criminels (notamment dans le cas de lotissements isolés ou en construction). La gendarmerie nationale, compétente sur 96% du territoire national (Hexagone et outre-mer), est particulièrement impliquée dans la lutte contre ces trafics et la protection des populations qui en sont victimes. Le nombre de vols de cuivre constatés en ZGN a connu une hausse de de 19% entre 2022 et 2023. En revanche, le nombre de faits a diminué de 33,2 % en 2024 (3216 faits en 2023 contre 2149 en 2024), entraînant une diminution de 27,5% du nombre de procédures ouvertes pour des faits de vols de câbles de cuivre sur la voirie en zone gendarmerie (passant de 2492 en 2023 à 1806 procédures en 2024). En parallèle, les vols de cuivre au préjudice de l’opérateur Orange continuent d’augmenter. Au sein de l’agglomération parisienne, le phénomène de vols de câbles est relativement stable avec 143 vols signalés en 2024, contre 151 en 2023 et 147 en 2022. Pour lutter contre ce phénomène, une approche globale est mise en œuvre, d’une part, sur la prévention et le partenariat avec les entreprises privées et, d’autre part, sur le démantèlement des groupes relevant de la criminalité organisée. Le ministre de l’intérieur a signé le 9 mars 2021 avec les grands opérateurs de télécommunications et d’infrastructures une convention nationale de lutte contre la malveillance visant les réseaux de télécommunications. Cette convention a été déclinée par les préfets de département aux fins de lutter efficacement contre les actes de malveillance et les vols commis au préjudice des opérateurs nationaux de télécommunications. Ces échanges permettent une connaissance plus fine des problématiques rencontrées par les opérateurs et un partage de ces informations en temps réel aux agents sur le terrain et aux services d’enquête. Il peut également être rappelé qu’en octobre 2008, un protocole d’accord a été signé par le ministre de l’intérieur et le président de la FEDération des Entreprises de RECyclage (FEDEREC) en vue de lutter contre le vol et le recel de métaux. Ce protocole prévoit, entre autres, la mise en place d’une politique rigoureuse de l’achat au détail, la mise en place d’un réseau d’alerte et la mise en place d’un partenariat en matière de prévention situationnelle. Ce protocole a été décliné localement au niveau départemental entre 2009 et 2014. Enfin, il doit être rappelé que le ministère de l’intérieur continue de déployer un partenariat avec, par exemple, Télévision de France, Orange, les opérateurs de transport et de distribution d’électricité. Les groupements de gendarmerie et les services territoriaux de la police nationale mettent donc en œuvre des plans d’action conjoints avec les partenaires pour sécuriser le matériel sur site, créer un réseau d’alerte et mieux comprendre les modes opératoires, renforcer les échanges pour mieux détecter, prévenir les vols et préserver les traces et indices utiles à l’enquête. La mise en place de dispositifs préventifs permet d’accompagner les victimes potentielles de ce type de vols. Les forces de sécurité intérieure entretiennent le contact avec les professionnels de la filière. Les sites sensibles font l’objet d’une présence renforcée et de surveillances dédiées, dès qu’une menace potentielle est identifiée. Les référents et correspondants sûreté de la police et de la gendarmerie nationales apportent, en complément, leur concours et leur expertise en matière de prévention technique de la malveillance au profit des entreprises et opérateurs, afin d’identifier les vulnérabilités des sites tout en proposant des sécurités passives et actives adaptées. Aussi, le développement d’une véritable « culture sûreté » au sein des sociétés est vivement encouragé. Les référents et correspondants sûreté peuvent être sollicités pour dispenser des conseils en prévention situationnelle de nature à prévenir les vols de métaux ou, à tout le moins, à en réduire les conséquences. Ces professionnels, spécialement formés, peuvent : - identifier localement les principales sociétés susceptibles d’être victimes ou ayant déjà été victimes de vols, puis vérifier in situ leurs éventuelles vulnérabilités ; à l’issue, des conseils de sûreté sont prodigués aux demandeurs pour qu’ils puissent renforcer la sécurité de leurs locaux et espaces ; - organiser, au profit des professionnels, des réunions d’information et de sensibilisation aux problématiques de sûreté. Ce travail considérable de prévention et de conseil est complété par un renforcement de la présence de voie publique des deux forces, répondant ainsi à l’objectif de dissuasion des actes de malveillance, y compris ceux liés aux métaux précieux et aux biens d’utilité publique. Au-delà des patrouilles, chaque vol fait l’objet d’un traitement judiciaire adapté : identification préalable des opérateurs dans les systèmes d’information des centres d’information et de commandement (CORG et CIC) et traitement spécifique des plaintes prenant en compte leurs particularités techniques par le biais de constatations scientifiques systématiques et adaptées, complétées par une analyse des manières d’opérer afin de faciliter les rapprochements entre affaires. Concernant plus particulièrement le cas des réseaux d’éclairage public - qui demeurent vulnérables et constituent pour les groupes criminels une cible d’opportunité idéale qui induit des montants de préjudices très élevés pour les collectivités - la police et la gendarmerie nationales activent tous les leviers de coproduction de sécurité tels que l’aide aux diagnostics dans le cadre des projets de vidéo-protection et la réalisation de campagnes de sensibilisation afin de mieux détecter les agissements suspects. Dans la Somme, la gendarmerie nationale a constaté 43 faits de vols de câbles en 2024, représentant jusqu’à 2 600 mètres de câbles volés d’un coup et un préjudice de 50 000 € pour l’opérateur Orange. En collaboration avec les entreprises, la gendarmerie nationale encourage l’utilisation de systèmes de marquage des métaux (ex. : ADN synthétique) pour faciliter leur identification en cas de vol, permettre de retrouver plus facilement le métal volé et d’identifier les filières criminelles. Le déploiement de dispositifs de participation citoyenne est également vivement encouragé. La préfecture de police est d’abord mobilisée en matière de prévention situationnelle et conseille les sociétés de transport et les opérateurs de réseaux de communication franciliens sur les mesures à mettre en place afin de se prémunir contre les actes malveillants. Par ailleurs, toute documentation utile à la répression du trafic de métaux (fiche réflexe sur les vols de pots catalytiques, guide des métaux SNCF, guide du matériel utilisé par Orange, notes d’information et d’analyse criminelle de la police judiciaire au sujet des réseaux organisés spécialisés dans les vols et recels de métaux, etc.) est envoyée régulièrement aux enquêteurs. Les forces de sécurité intérieure organisent régulièrement des opérations coordonnées nationales et locales pour contrôler les activités des professions réglementées, points de vente de métaux et les centres de recyclage. Ces contrôles permettent de s’assurer de la traçabilité des métaux et d’identifier des transactions suspectes. Des actions complémentaires incluent des contrôles ciblés sur les registres des ferrailleurs, en lien avec les comités départementaux de lutte anti-fraude (CODAF) et les plateformes de recel en ligne, des contrôles des marchandises aux abords des sites de recyclage pour vérifier l’origine des métaux transportés, et une surveillance accrue des zones de brûlage utilisées pour dénuder les câbles volés. Pour la gendarmerie nationale, ces opérations sont parfois mises en œuvre et cordonnées dans le cadre des « cellules anti-cambriolages » départementales. Il en est de même dans les services de police où des enquêtes sont diligentées par les services locaux avec l’appui le cas échéant de services nationaux. Parce que ces vols de matières premières sont souvent le fait de groupes organisés, un office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) rattaché à la DGGN a été créé. Il s’agit d’une structure composée d’un échelon central à Arcueil (92) et de cinq détachements, à Nancy (54), Lyon (69), Toulouse (31), Rennes (35) et Senlis (60). L’OCLDI est chargé d’enquêter et de coordonner l’action des forces de sécurité intérieure dans ce domaine. Maillon essentiel de la lutte contre la délinquance itinérante, pour laquelle il assure également les échanges à l’international, l’OCLDI peut s’appuyer sur d’autres structures et compétences en matière de renseignement et d’enquête. Ainsi, le service central de renseignement criminel (SCRC) permet la détection de phénomènes émergents, mais également la compréhension des principaux mécanismes de ce type de délinquance, afin de mieux orienter le travail des unités. Cette lecture nationale est complétée par l’analyse des vulnérabilités identifiées sur chaque zone géographique. Les efforts combinés des forces tant au niveau central qu’au niveau local portent leurs fruits. Ainsi, entre janvier 2023 et octobre 2024, ce sont plus de 200 auteurs de vols de cuivre qui ont été interpellés par les unités de la gendarmerie sur l’ensemble du territoire national (Occitanie, Île-de-France, Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes). L’action des services de la préfecture de police de Paris a permis d’identifier et d’interpeller les auteurs d’une succession de vols de câbles d’alimentation en juillet et octobre 2023 sur les lignes T2, T6 et T7 du tramway à Paris, qui avait conduit à l’arrêt du trafic. En septembre 2024, 2 auteurs présumés du vol de plus de 3 tonnes de câbles ont été interpellés. En octobre 2024, l’interpellation de 2 individus pour le vol de 300 mètres de câble Orange ayant privé 47 foyers de l’accès à internet a conduit à une convocation en justice des auteurs. En décembre 2024, l’interpellation de 11 individus mis en cause pour 5 vols de cuivre, dont 2 avec séquestrations de personnes, commis sur les départements du Val de Marne (94), de l’Essonne (91) et d’Indre et Loire (37), fait suite à une enquête minutieuse ayant matérialisé un préjudice estimé à 3 millions d’euros. Concernant les vols de carburant, une augmentation de ce phénomène est constatée dans le département de la Somme (206 faits enregistrés au cours des 10 premiers mois de l’année 2024 contre 170 pour l’année 2023). La majorité (56%) des faits constatés concerne des poids lourds dont près de la moitié voit leurs réservoirs de carburant siphonnés sur les aires d’autoroute. 18% des faits concernent les véhicules particuliers, 15% les engins de chantier et engins agricoles et 10% des bus de transport en commun. Dans la mesure où 60% de ces vols sont commis de nuit, la gendarmerie se réarticule pour adapter son service en renforçant la surveillance nocturne, en bénéficiant de l’appui de drones et des hélicoptères de la gendarmerie. A ce titre, les aires des autoroutes A1 et A16 font l’objet d’une attention particulière (vol de carburant et vol de fret). Ainsi, les enquêteurs de l’escadron départemental de sécurité routière de la Somme ont interpellé deux individus soupçonnés d’un vol de carburant début octobre sur l’aire de Goyencourt Ouest de l’autoroute A1. Le poids lourd des malfaiteurs était équipé d’un système de pompage de carburant qui leur a permis de dérober 200 litres de carburant au moment des faits. Les deux mis en cause sont convoqués en justice. Par ailleurs, en juillet 2024, les enquêteurs de la compagnie de Montdidier ont interpellé 2 auteurs de 13 vols de carburant dans des bus scolaires à Moreuil pour un préjudice de 1400 litres. Ils seront présentés à la justice en janvier prochain. Enfin, concernant les atteintes au monde agricole, la gendarmerie déploie de nombreuses actions de prévention et de partenariat, et accompagne ainsi les agriculteurs en les sensibilisant aux enjeux de sécurité et aux phénomènes de délinquance. Les échanges réguliers avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) notamment, et avec leurs instances départementales, permettent de rappeler les gestes préventifs qu’il convient de mettre en œuvre pour se prémunir des menaces (vols de GPS, vols de carburant, etc.). La gendarmerie mobilise pleinement sur ces faits ses capacités criminalistiques et judiciaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4851</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence de vols de câbles électriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            689. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann alerte M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence de vol des câbles électriques sur l’ensemble du territoire national. Le cuivre est utilisé dans 60 % des équipements électriques car il est facile à travailler et présente une conductivité élevée. Il a vu son prix plus doublé en cinq ans et sa demande doubler au cours des 25 dernières années au niveau mondial. La tonne de cuivre se revend environ 10 000 euros et encore plus au marché noir. Nécessaire dans la conception de câbles, de batteries, de circuits électroniques, mais aussi dans la tuyauterie, les transports ou la fabrication de pièces de monnaie, le cuivre est donc recherché par les voleurs de cuivre qui sévissent partout sur le territoire et dans le monde. Le vol se situe souvent sur le domaine public. Le Puy-de-Dôme est particulièrement impacté avec 14 km de câbles dérobés sur le département depuis le 1er janvier 2024. 40 communes ont été victimes de vols de câbles électriques, privant des rues ou des communes d’éclairage public ou pénalisant les associations qui ne peuvent plus utiliser les terrains de sport (foot et rugby) en nocturne. Il convient de préciser que ces vols se situent principalement dans les communes situées le long de l’A71 et de l’A75 qui constituent des voies de transport rapides pour les câbles volés. À ce jour, la remise en état des réseaux électriques représente un montant avoisinant les 400 000 euros incluant un délai de plusieurs semaines. C’est pourquoi Mme la députée souhaiterait connaître les moyens qui vont être mis en place par le Gouvernement afin d’endiguer cette recrudescence de vols en limitant les dépenses des collectivités locales. Elle souhaite également connaître les actions entreprises, en particulier dans le Puy-de-Dôme le long des autoroutes A71 et A75.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4852</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Définie par la loi de l’offre et de la demande, l’évolution des prix du marché de certaines matières premières conditionne, pour les malfaiteurs, l’intérêt à agir. Ainsi, le cours des métaux explique la commission de certains vols, dont celui du cuivre et des vols de câbles de télécommunication qui en sont particulièrement riches. L’extension des réseaux offre également aux délinquants des opportunités supplémentaires, en particulier dans des zones isolées en bordure de routes peu fréquentées, où leur action est facilitée par l’absence de témoins. Les auteurs agissent souvent de nuit et parfois depuis la voie publique en pleine journée. Ils peuvent agir malgré la présence de riverains en recourant à des équipements professionnels (tenues et panneaux de chantier, véhicules équipés de gyrophares) qui permettent de donner à leur action les apparences d’une opération de maintenance. Si la majorité des faits a lieu principalement en bordure de routes, l’éclairage public constitue également une des cibles des groupes criminels (notamment dans le cas de lotissements isolés ou en construction). Face à ce phénomène, la gendarmerie - et la police nationale en zone urbaine - mettre en œuvre au niveau départemental des plans d’action conjoints avec les opérateurs de télécommunication pour sécuriser le matériel sur site, créer un réseau d’alerte et mieux comprendre les modes opératoires. La manière d’opérer est souvent similaire : après avoir ouvert les trappes d’accès, les malfaiteurs attachent les câbles à un véhicule qui les tracte sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à ce qu’ils rompent. Les câbles sont ensuite brûlés pour les débarrasser de leur gaine afin, d’une part, de faire disparaître les traces permettant de déterminer leur origine, et, d’autre part, de revendre le produit « brut » plus cher. Le cuivre dérobé alimente des filières de recel via des ferrailleurs ou des récupérateurs de métaux malhonnêtes, qui s’abstiennent volontairement d’assurer la traçabilité (livre de police). Les ferrailleurs sont régulièrement contrôlés par les forces de l’ordre et dans le cadre des comités départementaux de lutte anti-fraude (CODAF). Les infractions sont systématiquement relevées. Depuis le 1er août 2011, le paiement en espèces des achats au détail de métaux ferreux et non-ferreux est interdit en France, quel que soit le montant des transactions. Cette mesure, qui permet de tracer et d’identifier les vendeurs, a permis de stabiliser ce type de vols en France, mais il subsiste une internationalisation de ces trafics. Aussi, le phénomène des vols de câbles en cuivre présente une sensibilité toute particulière, au regard du double préjudice subi par les entreprises et par les particuliers. En effet, au coût de la remise en état des réseaux, supporté par les entreprises concessionnaires, s’ajoute celui de l’interruption des réseaux de communication ou de transport d’énergie que supportent les particuliers et les entreprises. Au sein de l’agglomération parisienne, le phénomène de vols de câbles est relativement stable avec 143 vols signalés en 2024, contre 151 en 2023 et 147 en 2022. La préfecture de police est d’abord mobilisée en matière de prévention situationnelle et conseille les sociétés de transport et les opérateurs de réseaux de communication franciliens sur les mesures à mettre en place afin de se prémunir contre les actes malveillants. Elle s’investit ensuite dans les enquêtes relevant de son ressort territorial. À titre d’exemple, son action a permis d’identifier et d’interpeller les auteurs d’une succession de vols de câbles d’alimentation en juillet et octobre 2023 sur les lignes T2, T6 et T7 du tramway à Paris, qui avait conduit à l’arrêt du trafic. Le département du Puy-de-Dôme est particulièrement touché par ces vols. Depuis janvier 2024, plus de 40 vols de câbles ont été enregistrés, entraînant la perte de 13 kilomètres de câbles extraits des candélabres d’éclairage public, avec un préjudice estimé à 264 000 euros. En février 2024, un individu a été interpellé pour vol et recel de câbles dans ce département. Par ailleurs, une étude est en cours pour renforcer la capacité de détection des atteintes aux réseaux. Pour lutter contre ce phénomène, le ministère de l’intérieur met en oeuvre une approche globale fondée, d’une part, sur la prévention des phénomènes et le partenariat avec les entreprises privées et, d’autre part, sur le démantèlement des groupes relevant de la criminalité organisée. La mise en place de dispositifs préventifs permet d’accompagner les victimes potentielles de ce type de vols. La gendarmerie et la police nationales mènent des actions de prévention pour sensibiliser les acteurs locaux, y compris les entreprises, les ferrailleurs et le grand public, aux risques associés aux vols de métaux et aux moyens de protection. Ainsi, les groupements de gendarmerie mettent en œuvre des plans d’action en coopération avec les opérateurs de télécommunication pour sécuriser le matériel sur site, créer un réseau d’alerte et mieux comprendre les modes opératoires. Par exemple, une coordination est mise en œuvre au travers d’une convention entre l’opérateur Orange et la gendarmerie pour mieux détecter et prévenir ces vols, mais également préserver les traces et indices utiles à l’enquête. Les référents sûreté des groupements et des directions départementales et interdépartementales de la police nationale apportent, en complément, leur concours et leur expertise à ces opérateurs, afin d’identifier les vulnérabilités des sites, tout en proposant des solutions de sécurités passives et actives adaptées. La gendarmerie nationale et la police nationale mobilisent leur réseau de référents sûreté afin de pouvoir conseiller les communes ou les entreprises exposées dans la mise en place de dispositifs de sécurité (détection ou vidéoprotection notamment). En zone police par exemple, le développement d’une véritable culture de sûreté au sein des sociétés est encouragé, notamment par l’intermédiaire du réseau des plus de 260 référents sûreté de la police nationale (qui ont une compétence départementale), et des près de 300 correspondants sûreté (positionnés au sein des circonscriptions de police nationale). Ils peuvent être sollicités pour dispenser des conseils en prévention situationnelle de nature à prévenir les vols de métaux ou, à tout le moins, à en réduire les conséquences. Concernant plus particulièrement le cas des réseaux d’éclairage public, qui demeurent vulnérables et constituent pour les groupes criminels une cible d’opportunité idéale qui induit des montants de préjudices très élevés pour les collectivités, la coopération inclut également des dispositifs de surveillance tels que l’installation de caméras dans les zones à risque pour accroître la sécurité. C’est pourquoi la gendarmerie nationale active tous les leviers de coproduction de sécurité tels que l’aide aux diagnostics dans le cadre des projets de vidéo-protection ou l’impulsion forte au profit des dispositifs de participation citoyenne. Plus globalement, de nombreuses conventions ont été signées entre les départements, la gendarmerie nationale et la fédération française des entreprises de recyclage dans le but de conjuguer leurs efforts dans la lutte contre le vol et le recel de métaux. Il en est de même en zone police. Il convient en effet de rappeler qu’en octobre 2008, un protocole d’accord a été signé par le ministre de l’intérieur et le président de la FEDération des Entreprises de RECyclage (FEDEREC) en vue de lutter contre le vol et le recel de métaux. Ce protocole prévoit, entre autres, la mise en place d’une politique rigoureuse de l’achat au détail, la mise en place d’un réseau d’alerte et la mise en place d’un partenariat en matière de prévention situationnelle. Ce protocole a été décliné localement au niveau départemental entre 2009 et 2014. Renforçant la présence de voie publique, la gendarmerie entretient le contact avec les professionnels de la filière. Les sites sensibles portés à la connaissance de la gendarmerie font l’objet d’une présence renforcée, voire de services de surveillance dédiés dès qu’une menace potentielle est identifiée, en coordination avec les professionnels. En collaboration avec les entreprises, la gendarmerie encourage l’utilisation de systèmes de marquage des métaux (ex. : ADN synthétique) pour faciliter leur identification en cas de vol, et permettre de retrouver plus facilement le métal volé et de remonter la filière criminelle. Dans la même optique, la gendarmerie organise régulièrement des opérations coordonnées nationales et locales pour contrôler les points de vente de métaux et les centres de recyclage. Ces contrôles permettent de s’assurer de la traçabilité des métaux et d’identifier des transactions suspectes. Des actions complémentaires incluent des contrôles ciblés sur les registres des ferrailleurs et les plateformes de recel en ligne et une surveillance accrue des zones de brûlage utilisées pour dénuder les câbles volés Un recueil de plaintes spécifique, qui prend en compte des particularités techniques, est élaboré pour faciliter les rapprochements entre les affaires. La vigilance et la mobilisation sont similaires en zone police, où les services territoriaux de la police nationale procèdent, notamment, à des opérations de contrôle de l’activité de la profession réglementée des recycleurs (tenue du registre, relevé de l’identité des vendeurs et description des objets, etc.). Des contrôles des marchandises sont également menés aux abords des sites de recyclage pour vérifier l’origine des métaux transportés. Ces opérations sont mises en œuvre et cordonnées dans le cadre des « cellules anti-cambriolages » départementales. En matière judiciaire, la gendarmerie dispose, au travers de l’office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), d’une structure spécifiquement dédiée à la lutte contre ces actes. L’OCLDI est ainsi chargé en tant qu’unité opérationnelle à compétence nationale d’enquêter et de coordonner l’action des forces de sécurité intérieure dans ce domaine. Maillon essentiel de la lutte contre la délinquance itinérante, pour laquelle il assure également les échanges à l’international, l’OCLDI peut s’appuyer en outre sur d’autres structures et compétences de la gendarmerie en matière de renseignement et d’enquête. Ainsi, le service central de renseignement criminel (SCRC) produit la détection de phénomènes émergents, mais également la compréhension des principaux mécanismes de ce type de délinquance, afin de mieux orienter le service fourni à la victime. Ces prestations sont destinées aux unités territoriales de la gendarmerie et des services de police. Cette lecture centrale est complétée par l’analyse des vulnérabilités identifiées sur chaque zone géographique, par les chefs opérationnels qui en sont responsables. Il en est de même dans les services de police, qui prennent pleinement en compte les faits de vols de métaux signalés aux centres d’information et de commandement (CIC), et des enquêtes sont diligentées par les services locaux avec l’appui, le cas échéant, de services nationaux. Par ailleurs, toute documentation utile à la répression du trafic de métaux (fiche réflexe sur les vols de pots catalytiques, guide des métaux SNCF, guide du matériel utilisé par Orange, notes d’information et d’analyse criminelle de la police judiciaire au sujet des réseaux organisés spécialisés dans les vols et recels de métaux, etc.) est envoyée régulièrement aux enquêteurs de police. Ainsi, chaque infraction fait l’objet d’un traitement judiciaire adapté, et les interpellations récentes témoignent de l’efficacité des dispositifs en place. Enfin, il doit être rappelé que le ministère de l’intérieur continue de déployer un partenariat avec par exemple les opérateurs de télécommunication (Télévision de France, Orange, etc.), de transport et de distribution d’électricité, pour prévenir les actes de malveillance dont ils sont régulièrement victimes. Le ministre de l’intérieur a signé le 9 mars 2021 avec les grands opérateurs de télécommunications et d’infrastructures une convention nationale de lutte contre la malveillance visant les réseaux de télécommunications. Cette convention a été déclinée par les départements aux fins de lutter efficacement contre les actes de malveillance et les vols commis au préjudice des opérateurs nationaux de télécommunications. Pour prévenir ce phénomène, une étude est en cours pour renforcer la capacité à détecter qu’un réseau est touché. Par ailleurs, l’information des élus et des responsables de réseaux par les partenaires a été réalisée. Des contrôles des registres des ferrailleurs et de la filière d’écoulement - notamment sur le web - ainsi que des surveillances des zones de brûlage identifiées sont mis en place. En parallèle, des actions de sensibilisation ont été menées auprès des maires pour rappeler les mesures fondamentales de sûreté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>696</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4854</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de récupération du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            696. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais moyens de récupération du permis de conduire après une suspension de permis. En effet, à la suite d’une infraction au code de la route, le préfet peut suspendre le permis de conduire d’un contrevenant pour une durée maximale de 1 an (art. L. 224-2 du code de la route). Le délai de 6 mois est généralement celui appliqué dans le cadre d’une suspension de permis de conduire. Or dans les faits, avec les démarches administratives et le délai de production des titres, elle s’avère beaucoup plus longue. Sur ce point, l’autorisation n’étant effective qu’à la réception physique du titre, ce délai peut atteindre jusqu’à un an et demi, ce qui n’est pas sans conséquence dans un secteur rural quand la voiture est bien souvent la seule solution en matière de mobilité. Aussi, il lui demande quelles mesures et instructions le Gouvernement entend prendre pour garantir aux usagers un strict respect du délai de 6 mois prévu par la loi pour la restitution du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4854</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les titulaires du permis de conduire ayant fait l’objet d’une mesure de suspension du permis de conduire doivent subir, dans la grande majorité des cas, une visite médicale d’aptitude à la conduite, en application des articles R. 221-13 et suivants du code de la route. La mesure de suspension du permis de conduire est prolongée tant que la visite médicale d’aptitude à la conduite n’a pas été réalisée en application des dispositions de l’article R. 221-14-1 du code de la route. Lorsqu’un avis médical d’aptitude a été émis, le titulaire du permis de conduire doit réaliser une téléprocédure pour obtenir un nouveau titre de conduite, tenant compte le cas échéant des prescriptions en matière d’aménagement de véhicule ou de conditions à la conduite (port de lunettes par exemple). La demande de titre après suspension fait l’objet d’une procédure spécifique sur le site permisdeconduire.ants.gouv.fr, afin de permettre une instruction prioritaire de ces demandes. Il est à noter, sur ce dernier point, que depuis avril 2019, le titulaire du permis de conduire suspendu est informé de la nécessité d’engager les démarches un mois avant la fin de la suspension du permis de conduire (information systématiquement portée au verso des arrêtés préfectoraux de suspension du permis de conduire). Au 4e trimestre 2024, le délai médian national d’instruction d’une demande de permis de conduire après une mesure de suspension est de 11 jours, pour 16 jours en moyenne. Dans le département de l’Ardèche, ce délai médian est de 1 jour, pour 7 jours en moyenne. A ces valeurs, il convient d’ajouter les délais de fabrication et d’acheminement des titres, soit une quinzaine de jours. Toutefois, ces délais peuvent être rallongés si la demande ne comporte pas les pièces justificatives nécessaires à l’édition du titre, ou bien si le titulaire du permis de conduire n’a pas entamé en temps utile ses démarches relatives à la visite médicale. En revanche, le décret n° 2024-1075 paru le 29 novembre 2024 propose désormais, pour chaque titulaire d’un permis de conduire, le téléchargement depuis le site « Mes Points Permis » d’une attestation sécurisée justifiant de ses droits à conduire (ADCS). La mise en service récente de l’ADCS (anciennement RIR) permet à l’usager d’éditer ce document, sous format imprimé ou digital, dès validation de sa demande par les services d’instruction, ce qui lui permet de justifier de ses droits à conduire en anticipation de la réception de son titre physique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>701</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4855</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcement de la formation routière au collège et intégration du précode</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            701. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive interroge M. le ministre de l’intérieur sur le renforcement de la formation à la sécurité routière au collège, en particulier en ce qui concerne le développement des voiturettes et autres engins motorisés utilisés par les adolescents. Au cours du dernier Comité interministériel de la sécurité routière en juillet 2023, plusieurs propositions ont été formulées, dont celle d’instaurer un « précode de la route ». Cette initiative, visant à améliorer la formation dispensée dans le cadre de l’attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2 (ASSR2), a pour but de renforcer la sensibilisation des jeunes aux règles de circulation, au civisme et à la responsabilité partagée sur la route. Elle implique notamment d’augmenter le seuil de réussite de l’ASSR2 à 14 bonnes réponses sur 20, faisant ainsi de cet examen un véritable « précode de la route ». Il souhaite connaître ses intentions concernant la mise en œuvre de cette proposition et l’intégration des autres recommandations du comité dans les stratégies actuelles de sécurité routière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4855</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’acquisition de solides connaissances en sécurité routière et une meilleure perception du risque routier constituent des enjeux majeurs de l’éducation routière pour tous les jeunes et notamment les jeunes garçons au regard de la surreprésentation masculine dans l’accidentalité. Cette préoccupation forte a été au cœur de décisions prises lors du comité interministériel de sécurité routière (CISR) du 17 juillet 2023 dont l’axe 1 consiste à « Éduquer pour mieux partager la route ». Cet axe comporte une mesure relative à l’attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2 (ASSR2) . Pour mémoire, cette attestation est obligatoire pour la délivrance du titre du permis de conduire pour les jeunes de moins de 21 ans, et peut se substituer à l’ASSR de niveau 1 pour s’inscrire à la formation pratique du Brevet de Sécurité Routière (BSR) correspondant à la catégorie AM du permis de conduire. L’objectif du CISR est d’en faire un véritable pré-code de la route qui s’inscrit dans le continuum éducatif de l’éducation routière commençant à l’école et se poursuivant au collège puis au lycée ou en centre de formation d’apprentis (CFA). Le nombre de bonnes réponses à atteindre passera de 10 à 14 sur 20 pour valider les compétences requises. L’augmentation du niveau attendu à l’examen sera accompagné d’un renforcement de cet enseignement obligatoire. Un projet d’arrêté modificatif de l’arrêté du 25 mars 2007 relatif à l’organisation et à la délivrance des attestations scolaires de sécurité routière de premier et de second niveau, de l’attestation de sécurité routière et de l’attestation d’éducation à la route fait actuellement l’objet d’une concertation interservices par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) du ministère de l’éducation nationale. La mise en œuvre est prévue, au plus tard, pour la rentrée scolaire 2025. L’autre mesure éducative décidée par le CISR concerne l’instauration d’un module vélo dans le continuum éducatif au collège en classe de 5e afin d’accompagner de façon sécurisée l’essor de cette pratique dans cette classe d’âge. Cette mesure vient renforcer l’enseignement du « Savoir rouler à vélo » mis en place pour les 6-11 ans. Le contenu de l’épreuve de l’ASSR1 a été revu par la DGESCO et intègre une série obligatoire de 5 questions sur le vélo. En outre, un recensement des actions menées en collège au niveau de la pratique du vélo va être réalisé par la DGESCO afin de construire un recueil de bonnes pratiques à destination de l’ensemble des équipes pédagogiques des collèges.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>890</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4855</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de personnes en situation irrégulière en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            890. — 15 octobre 2024. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’intérieur sur le nombre de personnes en situation irrégulière se trouvant sur le sol français. M. le député rappelle à M. le ministre qu’une fourchette « entre 600 000 et 900 000 irréguliers » avait été indiquée en 2022 devant la représentation nationale. Il souhaite donc connaître les chiffres actualisés du nombre de personnes en situation irrégulière se trouvant sur le sol français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4855</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par définition, le nombre de personnes vivant clandestinement sur le territoire français ne peut être connu avec précision, ces dernières ne figurant pas dans les statistiques du séjour et du travail des étrangers en France. Les chiffres de l’aide médicale d’Etat (environ 400 000 bénéficiaires), dispositif relevant du ministère de la Santé, donnent, sous réserve du taux de recours effectif à ce dispositif et de la période de carence, une indication du nombre de personnes en situation irrégulière et de son évolution. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1024</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4855</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Passage de l’ouest du département des Alpes-maritimes en ZSP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1024. — 15 octobre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la problématique des zones de sécurité prioritaire (ZSP) dans le département des Alpes-Maritimes. Ce dernier - ainsi que bien d’autres en France - est confronté à une insécurité toujours grandissante, comme en témoignent notamment les derniers cas de refus d’obtempérer commis dans la zone ouest du département. Face à ces actes délictueux d’une particulière gravité, les forces de police sont bien souvent démunies et par conséquent les habitants directement impactés dans leur vie quotidienne. La délinquance, profondément enracinée dans ces territoires, nécessite de nouvelles réponses d’une particulière fermeté de la part des pouvoirs publics. Ces dernières années, les villes des bassins de Grasse, Cannes ou encore Antibes ont vu leurs taux d’intervention des forces de l’ordre augmenter de manière significative, traduisant ainsi ladite hausse de la délinquance et de la criminalité. Face à cette situation, il est urgent de considérer enfin la création d’une nouvelle zone de sécurité prioritaire couvrant l’ensemble de l’ouest du département des Alpes-Maritimes. Ce dispositif permettra, d’une part, de renforcer les actions des effectifs de police sur les zones concernées et d’améliorer significativement le quotidien des habitants et, d’autre part, de revaloriser le système de primes allouées aux forces de l’ordre mobilisées en permanences pour les concitoyens. Par ailleurs, la récente décision visant à limiter le champ d’application de la vidéosurveillance dans les cellules de garde à vue et de remplacer celle-ci par des rondes régulières et fréquentes de policiers risque d’encore accentuer davantage les contraintes déjà très lourdes qui pèsent sur les professionnels. En conséquence, il lui demande donc de bien vouloir considérer cette demande de création de nouvelle ZSP comme un outil indispensable à la restauration de la sécurité dans les territoires ainsi que plus généralement de lui faire part des mesures qui peuvent être mises en place afin de faciliter l’exercice par les forces de sécurité de leur mission au quotidien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4856</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue une priorité absolue pour le ministre d’État, ministre de l’intérieur. Face à la délinquance et aux incivilités, les attentes des Français sont extrêmement claires et fortes. La riposte doit être à la hauteur du fléau que représente la délinquance et de ce qu’attend la population. De nouveaux outils, de nouvelles méthodes et de nouvelles réponses sont nécessaires. Dans les Alpes-Maritimes comme sur l’ensemble du territoire national, une véritable guerre contre la délinquance a été engagée, et menée avec la fermeté qui s’impose désormais, sans complaisance, sans faiblesse et sans tabous, avec un unique objectif : obtenir des progrès visibles et concrets au service des Français. Alors que les moyens sont importants mais contraints, la trajectoire financière prévue par la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur est observée avec attention. Sur le plan des moyens humains, il doit être noté que la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) des Alpes-Maritimes dispose d’un effectif (effectifs payés, données au 31 octobre 2024) de 2 354 agents, dont 871 agents affectés à la DIPN elle-même et notamment dans ses unités départementales et interdépartementales (police judiciaire, police aux frontières, etc.). Les autres effectifs de la DIPN sont engagés dans les différentes circonscriptions de police nationale du département : Antibes (195 agents), Cagnes-sur-Mer (126 agents), Cannes (218 agents), Grasse (116 agents), Menton (78 agents) et Nice (750 agents). S’ajoutent à ces effectifs les près de 700 réservistes opérationnels qui ont été employés par la police nationale dans les Alpes-Maritimes au cours de l’année 2024. Le département bénéficie, en outre, du renfort permanent d’une unité de forces mobiles (CRS). Par ailleurs, depuis la réforme territoriale de la police nationale intervenue en janvier 2024, toutes les forces sont placées sous le commandement unique du DIPN, qui peut donc déployer des effectifs dans l’ensemble du département en fonction des nécessités opérationnelles. S’agissant de la gendarmerie nationale, le groupement de gendarmerie départementale des Alpes-Maritimes dispose d’un effectif de 853 militaires au tableau des effectifs autorisés (TEA), répartis en cinq compagnies de gendarmerie départementale, un escadron départemental de sécurité routière, un état-major et plusieurs unités spécialisées (maison de protection des familles, brigade nautique, peloton de gendarmerie de haute montagne…). Dans l’Ouest du département, les compagnies de gendarmerie départementale de Cannes et Grasse disposent respectivement de 175 et 133 militaires à leur TEA. Le Peloton motorisé de Mandelieu-la-Napoule compte 31 militaires au TEA, et les brigades motorisées d’Antibes et de Grasse, respectivement 8 et 9 militaires au TEA. Aux personnels d’active s’ajoutent les 681 réservistes opérationnels du groupement qui, en 2024, ont effectué 20 313 jours réserve afin de contribuer à des dispositifs d’ampleur, protéger les grands évènements sportifs et culturels, armer les postes saisonniers en hiver comme en été et assurer la mission de lutte contre l’immigration irrégulière et clandestine. Le département peut aussi bénéficier de renforts de l’échelon zonal de la police nationale et des divers échelons nationaux et zonaux de la gendarmerie. Chaque fois que nécessaire, des renforts spécialisés peuvent être projetés, qu’il s’agisse des CRS de nouvelle génération à projection rapide, des escadrons de gendarmerie mobile, des antennes territoriales des offices centraux (notamment de l’Office anti-stupéfiants - OFAST), de l’unité d’investigation nationale (UIN) de la police nationale ou de l’unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie nationale ou encore des forces aériennes de la gendarmerie. Le service rendu à la population dépend notamment des moyens humains, mais avant tout de l’efficacité des forces de sécurité et de leur présence effective sur la voie publique. Tout doit donc être mis en œuvre pour améliorer les capacités opérationnelles des forces de police et de gendarmerie, adapter les méthodes et les organisations aux nouveaux enjeux de la délinquance, optimiser leur fonctionnement. Il est tout aussi essentiel de rendre du pouvoir au terrain, car la politique de sécurité, pour être efficace, doit partir des territoires. Dès le mois de novembre 2024, il a été demandé aux préfets et aux forces de police et de gendarmerie de concentrer leur action sur la lutte contre la délinquance du quotidien. La feuille de route confère une réelle liberté d’action à l’échelon local et promeut une concentration des efforts. Les Alpes-Maritimes vont bénéficier de cette nouvelle méthode d’action, comme tous les départements de France. Des « plans d’action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien » sont ainsi élaborés. Ils comportent des modalités à mettre en œuvre, fondées sur un diagnostic territorial précis et donc adaptées aux situations observées au niveau local. Elaborés en coordination avec l’autorité judiciaire, les maires et les acteurs locaux de la sécurité, ils visent notamment au renforcement de la présence sur la voie publique et dans les transports. S’il n’est pas envisagé d’instituer de nouvelles zones de sécurité prioritaires (ZSP), dispositif mis en place par une circulaire ministérielle de juillet 2012 et auquel s’était ajouté à partir de septembre 2018 le dispositif des « quartiers de reconquête républicaine » (QRR), les plans d’action départementaux de restauration de la sécurité du quotidien, établis à partir d’un diagnostic territorial renouvelé, contiendront des mesures visant à obtenir des résultats concrets sur la sécurité et le recul de la délinquance. Désormais, la priorité est de concentrer les efforts sur les territoires marqués par des problèmes aigus de délinquance (enkystement des trafics de stupéfiants, concentration de faits de délinquance, troubles récurrents à l’ordre public, immigration irrégulière et repli communautaire).  Des secteurs, identifiés au terme d’un diagnostic territorial et régulièrement réévaluées au regard des résultats obtenus, feront l’objet d’une concentration des moyens conjuguant occupation massive et durable du terrain, opérations judiciaires en profondeur sur des cibles d’intérêt prioritaire, mobilisation de tous les outils de l’action administrative et renforcement des partenariats locaux. Restaurer l’ordre et donc le respect de la loi républicaine impose aussi que soient traitées avec une fermeté absolue les infractions pénales commises par des étrangers en situation irrégulière et régulière, pour qu’en soient tirées toutes les conséquences en matière de séjour (mesure d’éloignement ou retrait de titre). Dans ce combat contre la délinquance, la lutte contre le narcotrafic constitue une priorité et la proposition de loi du Sénat visant à sortir la France du piège du narcotrafic devrait permettre de doter les forces de l’ordre des indispensables nouveaux outils dont l’État doit pouvoir bénéficier. Des politiques impulsées au niveau national produiront aussi, progressivement, des effets concrets sur le terrain, dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs. En effet, afin de libérer des capacités opérationnelles, il a été demandé aux services de réduire drastiquement les tâches dites périphériques qui détournent policiers et gendarmes de leurs missions prioritaires de lutte contre la délinquance. Par ailleurs, des travaux juridiques sont menés afin d’alléger le nouveau dispositif de vidéosurveillance des gardes à vue, qui obère sérieusement les capacités opérationnelles des services. Pour gagner en efficacité et en attractivités le renforcement de la filière judiciaire et de la police nationale va également faire l’objet d’initiatives. Le développement des outils numériques sera intensifier, tant pour gagner en efficacité dans l’intervention que pour alléger les procédures purement formelles et administratives. Dans les Alpes-Maritimes comme ailleurs, l’État seul ne pourra régler la question de la délinquance. Répondre aux défis sécuritaires exige la mobilisation de tous les acteurs locaux du continuum de sécurité : autorité judiciaire, administrations partenaires, sécurité privée, bailleurs, entreprises de transports, etc. Les maires ont un rôle fondamental à jouer dans le dispositif. Il doit à cet égard être souligné l’importance des polices municipales, particulièrement structurées dans le département des Alpes-Maritimes, dont la montée en puissance est un enjeu stratégique qui conduira le Gouvernement à prendre de nouvelles mesures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1025</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4857</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire à Lens et effectifs de police nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1025. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation sécuritaire à Lens et dans son agglomération. Il se félicite de l’arrivée, en septembre 2024, de 7 nouveaux policiers nationaux au commissariat de Lens, en écho notamment à une demande qu’il avait formulée dans un courrier adressé au ministère de l’intérieur. Cependant, bien que ces renforts soient appréciés, ils demeurent insuffisants pour compenser les départs à la retraite, les mutations et pour faire face à un contexte sécuritaire toujours plus difficile. Les données issues de la préfecture du Pas-de-Calais et du ministère de l’intérieur indiquent que, sur l’année écoulée, les violences physiques ont augmenté de 15 % (depuis 2013, de 70 %) et les cambriolages de 18 %. Par ailleurs, les trafics de stupéfiants sont en hausse de 22 % et les dégradations de biens publics et privés ont progressé de 12 %. Cette montée de l’insécurité est également corroborée par les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Il souhaite donc savoir s’il prévoit d’honorer les engagements de son prédécesseur, pris en 2022, à savoir d’augmenter significativement les effectifs de police à Lens pour répondre à l’urgence sécuritaire et garantir le droit de vivre en sécurité aux habitants de la ville et de son agglomération.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4857</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à la délinquance, les attentes des Français sont claires et extrêmement fortes. La riposte doit être à la hauteur du fléau de la délinquance et doit aboutir à des résultats concrets et visibles pour nos contitoyens. Renforcer la sécurité de nos concitoyens dans leur vie quotidienne constitue donc une priorité absolue pour le ministre d’État, ministre de l’intérieur. Dès le mois de novembre 2024, il a demandé aux préfets et aux forces de police et de gendarmerie de concentrer leur action sur la lutte contre la délinquance du quotidien, en fixant une feuille de route pragmatique, conférant une réelle liberté d’action à l’échelon local, pour rendre du pouvoir au terrain, en promouvant une concentration des efforts. L’objectif est clair : restaurer l’autorité de la loi et obtenir de véritables résultats. Chaque département bénéficie d’un plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, dans le Pas-de-Calais comme ailleurs. À partir d’un état des lieux précis et sectorisé, ces plans vont aboutir à un quadrillage territorial adapté aux situations observées au niveau local et priorisant les zones les plus sensibles. Elaborés en coordination avec l’autorité judiciaire, les maires et les acteurs locaux de la sécurité, ils visent une présence ciblée et accentuée dans l’espace public et les transports en commun. Cette occupation accrue de l’espace public doit être combinée à des opérations judiciaires dans les domaines prioritaires identifiés au niveau local, pour frapper en profondeur la délinquance. Les opérations mobilisant l’ensemble des leviers d’action administratifs (expulsions locatives, opérations CODAF, etc.) vont également s’intensifier. Dans le Pas-de-Calais comme ailleurs, une politique de sécurité efficace implique de disposer des moyens humains nécessaires et le ministre d’État, ministre de l’intérieur, veillera à ce que la trajectoire financière prévue par la loi du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur se concrétise. La circonscription de police nationale (CPN) de Lens dispose à cet égard d’un effectif de 572 agents (effectifs payés au 31 décembre 2024), dont plus de 360 policiers de la filière sécurité publique, qui sont les principaux agents mobilisés sur la voie publique. Il convient en outre de rappeler qu’à la suite de la réforme de l’organisation territoriale de la police nationale mise en œuvre début 2024, l’ensemble des services relèvent désormais d’un commandement unifié au niveau départemental, permettant chaque fois que nécessaire le déploiement de renforts en appui des services locaux. La CPN de Lens peut ainsi, en cas de besoin, s’appuyer sur des renforts de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Pas-de-Calais, qui compte au total, avec les circonscriptions de police nationale, plus de 3 000 agents (3 191 - données au 31 décembre 2024), dont plus de 1 100 affectés dans les unités départementales et interdépartementales de la DIPN même. Par ailleurs, si la réforme de la police nationale rend difficiles les comparaisons dans le temps, il peut toutefois être noté qu’à périmètre identique, l’effectif fin 2017 était de 2 967 agents. Pour autant, si les moyens humains sont importants, ils ne sont pas tout. Le service rendu à la population dépend avant tout de l’efficacité des forces de sécurité, de leur présence effective sur la voie publique, de la force de leur autorité et de la fermeté de leur posture. Il dépend aussi dans une large mesure de la sanction pénale, qui doit être la plus rapide et systématique possible. Dans le Pas-de-Calais comme ailleurs, la bataille contre l’impunité est essentielle. Plusieurs mesures ont été initiées pour renforcer les capacités opérationnelles des services : réduction des missions périphériques, renforcement de la filière judiciaire, développement des outils numériques, … La lutte contre l’immigration clandestine y participe aussi. Ces mesures porteront leurs fruits dans le Pas-de-Calais comme dans toute la France. D’ores et déjà, des efforts sont engagés pour développer une présence de terrain plus proche et plus visible, rassurante et dissuasive. Dans le Pas-de-Calais comme partout sur le territoire national, la lutte contre le narcotrafic et la délinquance des mineurs, à l’origine d’une large part de la délinquance, mobilisent pleinement les services. En s’appuyant notamment sur les nouveaux outils juridiques contenus dans la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, les services de police pourront accroître la pression sur les « points de deal » en multipliant les opérations judiciaires et de voie publique, tout en accentuant la neutralisation des réseaux d’approvisionnement. La mobilisation des forces de police produit des résultats. Dans la CPN de Lens-agglomération, on note ainsi, en 2024, une tendance à la baisse des atteintes aux biens (9 839 faits, soit - 0,3 % par rapport à 2023) et une diminution du nombre de cambriolages (1 774 faits, soit - 6,4%). Les atteintes volontaires à l’intégrité physique sont également en baisse (7 151 faits, soit - 2%). Les taux d’élucidation de plusieurs infractions (cambriolages, atteintes volontaires à l’intégrité physique, etc.) sont par ailleurs en hausse au cours de cette même année 2024. Si ces chiffres ne justifient aucun triomphalisme ni ne sauraient occulter la réalité de la délinquance qui continue d’être subie au quotidien par les habitants, ils témoignent de l’efficacité du travail policier. En 2025, cette mobilisation des policiers de la CPN de Lens va rester totale, visant notamment une accentuation de la présence de voie publique au contact de la population, des actions en faveur de la sécurité du quotidien au plus près des élus, du public et des partenaires – par exemple en matière d’infractions nuisant à la sécurité publique -, et l’intensification des opérations de lutte contre les stupéfiants comme de la lutte contre les vols par effraction. L’objectif est également de continuer à améliorer le taux d’élucidation en matière d’atteintes aux biens, notamment pour les vols par effraction ou les vols de véhicules. Aux côtés de l’État, l’implication des collectivités territoriales, et des autres partenaires locaux, est indispensable. Seule une stratégie globale de continuum de sécurité et de partenariat entre tous les acteurs publics et privés de la sécurité et de la prévention permettra d’apporter des réponses aux attentes des Français. L’engagement des maires dans le développement des polices municipales et des systèmes de vidéoprotection représente, en particulier, un élément majeur de la sécurité du quotidien. Des mesures seront à cet égard prises pour permettre une véritable montée en puissance des polices municipales, qui seront ainsi en mesure de davantage s’engager dans la sécurisation de l’espace public et la lutte contre la délinquance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1027</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4859</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension excessive des zones à 30 km/h et des ralentisseurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1027. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place de zones à 30 km/h et de dispositifs ralentisseurs sur les voies de circulation en agglomération. En effet, au regard des articles L. 2213-1 et L. 2331-1-1 du code général des collectivités territoriales, le maire d’une commune est compétent, dans le cadre de ses pouvoirs de police de la circulation, pour fixer une vitesse maximale autorisée inférieure à celle prévue par le code de la route et décider la mise en œuvre de dispositifs de ralentissement sur les routes à l’intérieur de l’agglomération et sur le territoire de sa commune. Or si le comportement de certains conducteurs favorise l’installation de dispositifs ralentisseurs, principalement placés dans les zones à forte fréquentation, ces mesures perturbent la conduite des autres usagers de la route pourtant respectueux du code de la route. Ainsi, la difficulté réside dans la proportionnalité de la mise en place de telles mesures. Effectivement, malgré la nécessité de prévenir les comportements dangereux, certaines mesures de vitesse et de ralentissement semblent disproportionnées au regard de la préservation de la sécurité routière et de la libre circulation des automobilistes. Dès lors, l’introduction parfois excessive, sous la pression de riverains ou par la seule volonté d’une autorité compétente, de zones à 30 km/h et de dispositifs de ralentissement pose de plus en plus problème. C’est pourquoi elle lui demande si des mesures pourraient être prises pour assurer le bon usage des vitesses inférieures à 50 km/h et des dispositifs de ralentissement sur les voies de circulation en agglomération tout en respectant un équilibre entre la sécurité dans les communes et la fluidité du trafic.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4859</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le maire détient le pouvoir de police de la circulation sur l’ensemble des voies de l’agglomération ouvertes à la circulation publique, en application de l’article L2213-1 du code général des collectivités territoriales. Il peut fixer une vitesse maximale autorisée inférieure à celle prévue au code de la route, par exemple 30 km/h, pour des raisons de sécurité routière ou de protection de l’environnement, conformément à l’article L2213-1-1 du même code. Il lui appartient de trouver l‘équilibre local entre fluidité et sécurité routière. Les ralentisseurs, coussins et plateaux sont des dispositifs de surélévation de chaussée destinés à modérer la vitesse des véhicules en agglomération. Ils ne doivent pas constituer des obstacles dangereux, ni gêner excessivement le conducteur qui respecte la vitesse autorisée. Les recommandations en vigueur permettent, en effet, un franchissement à 30km/h sans perturbation sous réserve de respecter cette vitesse d’approche. Des travaux de refonte de la réglementation sur les ralentisseurs sont actuellement à l’étude, en lien avec les collectivités territoriales et notamment l’association des maires de France. Il est prévu de vérifier si les pentes géométriques des ralentisseurs, actuellement préconisées, sont adaptées. Le cas échéant, les dimensions de ces dispositifs pourraient évoluer. D’autres outils sont également à la disposition des maires pour inciter les usagers de la route à respecter les limitations de vitesse, tels que les aménagements de voirie, notamment ceux qui réduisent la largeur de la chaussée ou permettent d’infléchir les trajectoires des véhicules. Les communes peuvent également avoir recours aux radars pédagogiques, ou aux feux tricolores dits « récompenses », qui sont rouges au repos et passent au vert lorsque le conducteur en approche respecte la limitation de vitesse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1047</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4859</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fin de la surveillance d’A. B.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1047. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault interroge M. le ministre de l’intérieur sur la décision de mettre fin aux mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (« MICAS ») dont faisait l’objet M. A. B. jusqu’en mars 2024. A. B. est un franco-algérien de 53 ans, issu d’une fratrie connue pour sa radicalisation islamiste. Son frère cadet, J. B., est connu pour avoir rejoint un groupe terroriste en Irak de 2003 à 2005 sans jamais être inquiété par la justice. A. B. aida lui-même, matériellement et financièrement, son autre frère, N. B., à partir au djihad en Syrie en 2014. En 2018, c’est A. B. qui est condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et est incarcéré à la prison de Fresnes. Relâché le 9 décembre 2023 sans l’autorisation du parquet national anti-terrorisme, il fait l’objet d’une MICAS l’obligeant à un pointage quotidien dans un commissariat, laquelle a subitement pris fin en mars 2024. Aujourd’hui, il réside dans le 20e arrondissement de Paris à proximité de six écoles, deux églises et d’une synagogue. La décision de mettre fin aux MICAS dont il faisait l’objet surprennent et inquiètent au regard de son passé, de son entourage et des propos qu’il a pu tenir, notamment en prison. Il aurait notamment indiqué à un surveillant pénitentiaire sa ferme intention de passer à l’acte terroriste. À la suite de l’attentat commis sous le pont de Bir Hakeim en décembre 2023 par A. R. -M., lui aussi sortant tout juste de la prison de Fresnes, ayant tué un touriste allemand et blessé deux autres personnes, le ministre de l’intérieur et des outre-mer avait déclaré le 6 janvier 2024 : « La menace terroriste du milieu carcéral constitue un immense défi qui sera de plus en plus important pour la sécurité nationale ». C’est pourquoi l’arrêt des MICAS concernant A. B., profil extrêmement dangereux et instable, interroge aujourd’hui. Elle souhaiterait savoir quelles mesures sont prévues par les services du ministère de l’intérieur et des outre-mer à l’issue de l’expiration de la MICAS assignée à A. B. ; si M. le ministre a des garanties que l’intéressé ne dissimule pas sa radicalisation à l’instar du cas A. R. -M et le cas échéant, lesquelles ; si A. B. a encore des contacts avec son frère N. B., en détention pour être allé faire le djihad en Syrie ; si oui, comment M. le ministre peut s’assurer que N. B. n’influence pas son frère pour commettre un attentat ; pourquoi la déchéance de nationalité n’a pas été prévue à l’encontre de A. B., ressortissant français et algérien, alors que U. N. S., ressortissante franco-turque ayant été condamnée en 2017 à une peine de cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a écopé d’une telle déchéance en mai 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4860</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure prévoit que « Aux seules fins de prévenir la commission d’actes de terrorisme, toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics et qui soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit soutient, diffuse, lorsque cette diffusion s’accompagne d’une manifestation d’adhésion à l’idéologie exprimée, ou adhère à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes peut se voir prescrire par le ministre de l’intérieur les obligations » résultant d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS). Ces mesures peuvent être prononcées pour une durée de trois mois et renouvelées dans la limite d’une durée maximale d’un an, les renouvellements au-delà d’une période de six mois étant subordonnés à la caractérisation d’éléments nouveaux ou complémentaires. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que, compte tenu de leur rigueur, les MICAS ne sauraient excéder, de manière continue ou non, une durée totale cumulée de douze mois (décisions n° 2017-691 QPC du 16 février 2018, n° 2017-695 QPC du 29 mars 2018 et n° 2021-822 DC du 30 juillet 2021). A. B a fait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) dès sa sortie de détention le 7 avril 2022. Cette mesure, interrompue uniquement pendant deux périodes d’incarcération, a été renouvelée jusqu’à atteindre, le 12 janvier 2024, la durée maximale de douze mois, interdisant tout renouvellement ultérieur. Par ailleurs, M. A. B dispose de la nationalité française par attribution, en application de l’article 19-3 du code civil, par double droit du sol, comme étant né en France postérieurement au 1er janvier 1963 et de parents nés en Algérie avant le 3 juillet 1962. Il ne peut donc faire l’objet d’une déchéance de sa nationalité française et d’un éloignement du territoire. Pour autant, cet individu, comme tous ceux n’étant plus éligibles à une MICAS, fait l’objet d’une surveillance des services.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1082</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4860</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement d’associations en lien avec les Frères musulmans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1082. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le soutien financier et la promotion d’associations en lien avec l’islam radical. En 2023, la Commission européenne a versé plus de 800 000 euros à des associations en lien avec les Frères musulmans. La Commission délègue la gestion de quatre programmes Erasmus à une association religieuse. Les associations régies par la loi de 1901 disposent d’une grande liberté quant à leur mode de financement, ce qui les dispense de rendre des comptes sur leurs financements. Au nom de la diversité, certaines institutions financent les ennemis de la République, encourageant ainsi l’influence des Frères musulmans et la montée de l’antisémitisme en France et en Europe. Il faut en finir avec la naïveté concernant des organisations qui gangrènent notre République, véhiculent l’antisémitisme et le séparatisme. En l’absence de réaction de la Commission européenne, c’est au Gouvernement français de lui faire comprendre que le financement et le soutien à des associations en lien avec les Frères musulmans violent la laïcité et les principes de la République. Il lui demande comment le Gouvernement entend juguler les financements des associations en lien avec les Frères musulmans et inscrire cette organisation sur la liste des organisations terroristes, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4860</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’intérieur est bien décidé à ne laisser aucun répit à ceux qui cherchent à diviser nos sociétés démocratiques et s’en prennent, plus particulièrement, aux valeurs de la République. La lutte contre le séparatisme islamiste dans le secteur associatif est l’un des axes forts de son action. L’entrée en vigueur de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République a déjà permis de mieux encadrer le soutien financier des autorités publiques à destination des associations afin d’empêcher le financement d’associations en lien avec des mouvances radicales ou terroristes. Cette loi a notamment créé le contrat d’engagement républicain, dont le respect conditionne désormais l’octroi de toute subvention publique, l’administration ayant en outre l’obligation de retirer la subvention en cas de non-respect des principes du contrat après son attribution. De plus, le ministère de l’intérieur reste attentif aux actions menées par les différents groupements ou associations susceptibles de troubler l’ordre public, quelle que soit leur mouvance, et attache une grande importance à la lutte contre l’extrémisme sous toutes ses formes, qu’il soit le fait d’un individu ou d’une organisation. Des procédures de dissolution sont engagées dès lors que les critères définis par la loi sont réunis, notamment en cas de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence. Depuis 2012, 20 associations ou groupements de fait relevant de la mouvance islamiste ont ainsi fait l’objet d’une dissolution sur le fondement de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure. Des réflexions ont en outre été engagées pour définir une nouvelle incrimination pénale visant l’islam politique et un nouveau motif de dissolution d’associations dont l’objet ou l’action tend notamment au rejet des institutions et des principes de la République ou à porter atteinte à la cohésion nationale. S’agissant de l’enseignement, les services préfectoraux ont été sensibilisés et sont très attentifs à ce que le contrat d’association avec l’Etat ne soit pas détourné par des organisations qui cherchent à porter atteinte à la cohésion nationale, sous couvert d’une adhésion de façade aux valeurs de la République. C’est ainsi que le contrat d’association avec le lycée Averroès de Lille a été retiré et qu’une telle procédure est lancée avec le groupe scolaire Al-Kindi situé en région lyonnaise. Contre l’islamisme à bas bruit, dans lequel la mouvance des Frères musulmans est passée maître, l’Etat doit redoubler de vigilance et franchir une nouvelle étape. C’est dans ce cadre que des instructions ont été adressées aux préfets dès le 8 octobre 2024 leur demandant de faire remonter rapidement toutes les informations sur le sujet, et d’user de leur pouvoir de contrôle sur les associations ou structures, qui leur semblent poser problème. Cette préoccupation est partagée avec les institutions de l’Union européenne. Ainsi, de nombreux échanges ont eu lieu avec la Commission européenne désormais hautement sensibilisée à l’exigence, portée par la France et de nombreux autres partenaires, d’une grande vigilance sur l’attribution des subventions, redoublée par la décentralisation de la gestion de fonds européens à des Etats tiers. La France s’est beaucoup investie pour la création d’un nouveau motif d’exclusion figurant désormais dans le règlement financier de l’Union européenne qui prévoit désormais que « lors de l’exécution du budget, les Etats membres et la Commission veillent au respect de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (…), et respectent les valeurs de l’Union consacrées dans l’article 2 du traité sur l’Union européenne (…) » et la Commission a ainsi suspendu la procédure d’attribution de contrats pour la convention de subvention relative à l’université islamique des sciences et des technologies de Gaziantep. Enfin, s’agissant de l’inscription de la confrérie des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, celle-ci doit être étudiée compte tenu de la position commune du Conseil de l’Union européenne du 27 décembre 2001 relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, qui nécessite de documenter l’implication dans des actes de terrorisme. La détermination du Gouvernement à lutter contre l’islamisme politique afin de préserver le bon fonctionnement de notre démocratie et, plus généralement, à redynamiser les travaux européens sur ce sujet, est totale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1165</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4861</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais de traitement en préfecture du renouvellement des titres de séjour</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1165. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq alerte M. le ministre de l’intérieur sur les délais d’attente pour le renouvellement des titres de séjour. Bien que les délais de dépôt de renouvellement de leurs titres de séjour soient respectés, de nombreuses personnes étrangères en situation régulière connaissent des délais d’attente extrêmement longs pour le renouvellement de leurs titres. C’est particulièrement le cas dans le Nord. Faute de traitement dans les temps de leur demande, ces personnes, ayant parfois des titres longs de 10 ans, travaillant, ayant construit une famille, ayant des enfants scolarisés en France, se retrouvent de fait en situation irrégulière. Les récépissés de demande de titre de séjour sont eux aussi livrés avec un grand retard, empêchant parfois les demandeurs de poursuivre leurs activités professionnelles ou leurs formations universitaires. Privées de revenus professionnels, accumulant des dettes auprès de leurs bailleurs, connaissant des difficultés pour se nourrir, ces personnes sont plongées dans la précarité du seul fait du traitement de leur dossier en préfecture. À cela s’ajoute l’insécurité liée à leur statut. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour permettre le traitement dans les délais des demandes de renouvellement des titres de séjour en préfecture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4861</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2024, le nombre de renouvellements a augmenté de 2,5 % par rapport à 2023, pour atteindre près de 885 000, et de 12,35 % par rapport à 2022. Dans le même temps, entre 2022 et 2024, le nombre de primo-délivrances a également augmenté de 4,5 %. Entre 2023 et 2024, le délai moyen de traitement des premières demandes de titre de séjour a augmenté (+21 %) à l’instar du délai de traitement des demandes de renouvellement (+20 %), qui s’élève en moyenne en 2024 à 95 jours. La récurrence des crises internationales et la hausse de la demande qui en résulte a en effet conduit à un accroissement de la charge de travail des services préfectoraux. Face aux volumes que représente aujourd’hui la délivrance des titres de séjour (1.229.869 titres délivrés en 2024) et conscient des conséquences que peuvent entrainer ces délais de traitement dégradés, le ministère de l’intérieur a fait de la lutte contre les ruptures de droit une priorité, notamment dans le cadre du déploiement du programme « Administration numérique pour les étrangers en France » (ANEF).  Ce portail, utilisable à tout moment, sur ordinateur, tablette ou smartphone, a été conçu pour être simple d’utilisation et fluidifier le parcours des usagers qui n’ont dès lors plus besoin de prendre un rendez-vous pour déposer leurs demandes. Aujourd’hui, plus de 80% des demandes traitées par les préfectures sont déposées au moyen du téléservice.  Afin de garantir l’égal accès au service public et l’exercice effectif des droits des étrangers, un dispositif d’accompagnement numérique des usagers étrangers a par ailleurs été mis en place à compter de novembre 2021 pour les personnes éloignées du numérique ou ne disposant pas d’un accès à internet. Cet accompagnement est réalisé par le centre de contact citoyen (CCC) de France Titres et les points d’accueil numérique (PAN) des préfectures et des sous-préfectures. L’administration est en outre tenue de mettre en œuvre une « solution de substitution » pour les usagers qui demeurent dans l’impossibilité de déposer leur demande de manière dématérialisée pour des raisons tenant à la conception ou au mode de fonctionnement de l’ANEF. La demande de titre est alors effectuée directement auprès de la préfecture ou de la sous-préfecture du département de résidence de l’usager. Un rendez-vous physique individuel est systématiquement proposé et les modalités de prise de rendez-vous comprennent au moins deux vecteurs, dont l’un n’est pas numérique. La dématérialisation des demandes de titres de séjour est ainsi assortie de la mise à disposition d’un accompagnement aux démarches en ligne ainsi que d’une voie de dépôt de substitution en cas de défaillance constatée du téléservice. En outre, afin d’éviter les situations de rupture de droit et d’atténuer ainsi les incidences pour l’usager des délais de traitement s’ils sont dégradés, le téléservice ANEF permet à l’usager de télécharger, via son espace personnel, les documents suivants : - une attestation de prolongation d’instruction d’une durée de trois mois, renouvelable, lorsque l’instruction de poursuit au-delà de la date de validité du titre expiré, dès lors qu’un dossier complet est déposé. Ce document permet de justifier de la régularité du séjour, accompagné du titre expiré dans le cas d’un renouvellement ; - une attestation de décision favorable, générée automatiquement, dès que l’administration statue favorablement sur la demande. Ce document permet de justifier de la régularité du séjour dans l’attente de la remise effective du titre de séjour accordé. Afin de garantir la prise en compte de ces documents et ainsi l’accès aux droits des usagers, une campagne de sensibilisation et de communication a été menée à l’attention des usagers étrangers mais également des acteurs de l’accompagnement de ces publics ainsi que de ceux de la protection sociale et de l’emploi. Par ailleurs, un nouvel outil numérique visant à prévenir les situations de rupture de droit a été développé par le ministère de l’intérieur. Les usagers étrangers titulaires d’un titre de séjour dont le motif est disponible sur l’ANEF sont désormais alertés par courriel et par SMS de l’arrivée à échéance prochaine de leur titre et du délai dans lequel leur demande de renouvellement doit être présentée. Enfin, il existe un dispositif légal qui permet de garantir la continuité des droits de l’étranger qui sollicite le renouvellement d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée de quatre ans, d’une carte de résident ou d’un titre de séjour d’une durée supérieure à un an prévu par une stipulation internationale. En effet, l’article L.433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) prévoit que l’étranger, titulaire de l’un de ces titres et qui en demande le renouvellement, peut justifier de la régularité de son séjour entre la date d’expiration de ce document et la décision prise par l’autorité administrative sur sa demande par la présentation de la carte ou du titre expiré, jusqu’à trois mois à compter de cette date d’expiration. Pendant cette durée de trois mois, l’usager conserve l’intégralité de ses droits sociaux ainsi que son droit d’exercer une activité professionnelle. La préfecture du Nord, qui délivre chaque année un peu plus de 40 000 titres de séjour, s’est particulièrement mobilisée pour réduire les délais de traitement. En complément des actions pilotées au niveau national, plusieurs dispositifs exceptionnels visant à réduire le stock de demandes et à piloter plus efficacement les délais de traitement ont été localement mis en œuvre. En moyenne, il est observé un gain d’un à deux mois sur la délivrance des titres en l’espace d’une année ; à l’exception des titres étudiants pour lesquels des actions spécifiques vont être menées. Une convention entre la préfecture et l’université de Lille est en cours de finalisation. In fine, l’objectif de la préfecture est d’aboutir à des délais de traitement maximum de 2 à 3 mois pour tous les titres de séjour, étudiants compris.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1343</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4863</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Communication sur la méthode Heimlich pour prévenir les décès par asphyxie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1343. — 22 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de la formation à la méthode Heimlich pour prévenir les décès par asphyxie. Bien que cette méthode fasse partie de la formation aux gestes de premier secours, chaque année, en France, environ 1 500 personnes succombent à des accidents d’étouffement, souvent dus à des obstructions des voies respiratoires par des corps étrangers. La méthode Heimlich, bien que simple et efficace, reste mal connue et sous-utilisée par la population. Ces drames pourraient être évités grâce à une intervention rapide et appropriée. Elle peut sauver des vies en seulement quelques secondes lorsqu’une personne est en train de s’étouffer. Le fait de rendre cette formation accessible à un plus grand nombre de citoyens et en particulier dans les écoles, les entreprises et les lieux publics, serait un moyen efficace de réduire significativement ces accidents tragiques. Il semble également pertinent de sensibiliser les personnels de la petite enfance, les enseignants, les restaurateurs, ainsi que les soignants et aides à domicile, afin d’assurer une réponse rapide et adéquate en cas de besoin. Les personnes âgées de plus de 65 ans et les enfants sont les plus touchés. Bien qu’inclus dans les programmes de sensibilisation aux premiers secours, il lui demande s’il est envisageable de promouvoir des campagnes de communication visant à familiariser davantage de personnes avec cette technique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4863</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les manœuvres de désobstruction des voies aériennes, et notamment la méthode par compression abdominale dite "d’Heimlich", sont enseignées dans les premiers secours citoyens (PSC), formation aux premiers secours à destination du grand public. Elles sont également enseignées aux personnels de santé candidats à la formation aux soins d’urgence, ainsi qu’aux sauveteurs secouristes du travail. En 2023, pour le seul volet des PSC, environs 700 000 personnes ont été formées à la réalisation de ces gestes par les structures publiques ou associatives habilitées par la direction générale de la sécurité civile et la gestion des crises (DGSCGC). Ces techniques, référencées dans les recommandations relatives à l’unité d’enseignement PSC éditées par la DGSCGC, sont effectivement simples à mettre en œuvre et efficaces si correctement enseignées. Une campagne de communication dédiée concourrait de surcroît à la réalisation de l’objectif, fixé par le Président de la République, de former 80% des citoyens aux gestes de secours. Les travaux engagés au titre du Beauvau de la sécurité ont vocation à identifier les vecteurs les plus adaptés pour la meilleure appropriation, par la population, des gestes et savoirs contribuant à renforcer la résilience nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1353</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4863</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafics de la vente de cigarettes à la sauvette</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1353. — 22 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les trafics de la vente de cigarettes à la sauvette. En plus des pertes fiscales pour l’État et des pertes de revenus pour la chaîne de valeur légale, l’importante et rapide expansion des cigarettes de contrefaçon a provoqué à la fois une augmentation des risques pour les fumeurs dus à la consommation de produits non-conformes et un enracinement de la criminalité organisée et de la délinquance locale. Cette croissance de la contrefaçon de cigarettes s’explique à la fois par la politique fiscale appliquée aux produits du tabac, l’accessibilité des produits contrefaits à l’échelle nationale facilitée par la prolifération des points de vente de rue conjuguée au prix de vente des contrefaçons. Le développement de ces trafics génère directement une forte insécurité pour les habitants et les commerces locaux qui font face à de nombreux règlements de compte violents. En témoigne la récente altercation entre vendeur de cigarettes à la sauvette survenue le 31 août 2024 dans le quartier Max Dormoy à Paris. Une quarantaine de membres de la communauté afghane se sont effectivement affrontés à l’arme blanche, faisant sept blessés dont trois en urgence absolue. De même, au mois de février 2024, un commerçant montpelliérain excédé par une concurrence déloyale imposée par des vendeurs de tabac à la sauvette devant son établissement s’est fait tirer dessus par l’un de ces vendeurs auquel il était venu demander des comptes. Ainsi, face à l’explosion de ces trafics et des réseaux de criminalité qui les alimentent, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place pour protéger les territoires impactés et endiguer ce phénomène.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4863</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La préfecture de police est pleinement engagée dans la lutte contre les ventes à la sauvette de cigarettes et de tabac, qui ont pris une ampleur importante dans certains quartiers de l’agglomération parisienne, notamment autour du square Louise de Marillac et du métro La Chapelle à Paris. Afin de lutter contre ce phénomène, le plan national de lutte contre les trafics illicites de tabac 2023-2025 est venu renforcer la coopération opérationnelle entre les services douaniers et ceux de la gendarmerie et de la police nationales. Il prévoit entre autre la réalisation d’actions coordonnées d’envergure, organisées par la douane pendant toute la durée de sa mise en œuvre. Ainsi, des partenariats, conclus entre l’État et la confédération des buralistes, ont permis la réalisation en France d’opérations conjointes dites « Colbert », menées dans le cadre du groupe opérationnel national anti-fraude (GONAF) « Tabac », co-piloté par la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) et la mission interministérielle de coordination anti-fraude (MICAF). L’opération Colbert II, qui s’est déroulée du 20 au 27 mars 2024 dans toute la France, comportait quatre axes : contrôles urbains dits « sauvettes » ; contrôles des commerces dans le cadre des comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) ; contrôles routiers et opérations de filtrage frontaliers ; et, enfin, contrôles sur le vecteur aérien dans les aéroports et sur le fret postal et le fret express. Pour permettre la réussite de l’opération, plus de 10 122 agents de la DGDDI, de la gendarmerie et de la police nationales ont été déployés, en coordination avec ceux de la préfecture de police et d’autres services de l’État (DGFIP, DREAL, URSAFF, inspection du travail), ainsi que plusieurs polices municipales. Vingt-sept tonnes de marchandises ont été interceptées, soit trois fois plus que lors de la première édition du plan Colbert en 2023. Cette opération a également permis de procéder à 108 interpellations et 52 demandes de fermeture administrative de commerces. S’agissant spécifiquement de l’agglomération parisienne, face aux difficultés que rencontre la circonscription du 18e arrondissement en la matière, de nombreuses opérations ont été mises en place par la préfecture de police sur le secteur de La Chapelle. En particulier, des opérations dites « place nette » ont été déployées dans le but d’améliorer durablement la physionomie des quartiers les plus impactés, en faisant appel à l’ensemble des ressources judiciaires et administratives, en lien avec le parquet. En outre, des actions de sécurisation quotidiennes des services de police de l’agglomération parisienne sont menées et renforcées par des unités de forces mobiles. Ces actions permettent chaque mois la saisie de plusieurs milliers de paquets de cigarettes illégaux et de centaines de kilos de tabac à chiquer. En outre, les saisies s’accompagnent fréquemment d’interpellation d’étrangers en situation irrégulière susceptibles d’aboutir à des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Pour exemple, en Seine-Saint-Denis, les policiers ont procédé, sur les 10 premiers mois de l’année 2024, à 37 opérations aboutissant à l’interpellation de 81 vendeurs à la sauvette, dont 80 en situation irrégulière. 1 129 paquets de cigarettes, 320 g de tabac à chicha et 35 paquets de tabac à chiquer ont été saisis. À cela, il convient d’ajouter que conformément au décret du 18 décembre 2019 portant création d’une contravention d’acquisition de produits du tabac manufacturé vendus à la sauvette, les services de police ont la possibilité de sanctionner directement les acheteurs. Ce levier dissuasif a été actionné à plus de 1000 reprises en 2023 et plus de 800 fois au cours des 8 premiers mois de l’année 2024. Par ailleurs, le travail sur le terrain et d’investigation permettent de porter de véritables coups d’arrêt aux réseaux alimentant la plaque parisienne. De façon concrète, en avril 2024, un réseau organisé au sein de communautés pakistanaises et nord-africaines a été démantelé (interpellation de 6 organisateurs et complices, dont 5 en situation irrégulière, 366 cartouches de cigarettes contrefaites et 2 125 euros en numéraires saisis). Puis, en juin 2024, c’est une filière organisée au sein de la communauté moldave qui a été démantelée (5 organisateurs et complices interpellés, dont 5 en situation irrégulière, 3 148 cartouches de cigarettes contrefaites et 22 552 euros en numéraire saisis). En juillet 2024, une filière d’approvisionnement en provenance de Belgique a été démantelée, conduisant à la saisie d’une tonne de tabac à chiquer et au déferrement des trois principaux organisateurs du réseau. Enfin, en septembre 2024, un réseau organisé au sein des communautés bangladaises et maghrébines a été stoppé (2 fournisseurs et 7 vendeurs interpellés, dont 8 en situation irrégulière ; 564 paquets de cigarettes contrefaites saisis). L’ensemble de ces efforts a permis un véritable recul des procédures pour commerce illicite de tabac à Paris : au cours des 10 premiers mois 2024, 1 157 procédures ont été enregistrées (-8,68% par rapport à la même période en 2023), dont 796 pour le 18e arrondissement (-14,41%), et 170 pour le secteur Marx Dormoy – porte de la Chapelle (-3,95%). Enfin, s’agissant de la communauté afghane, celle-ci est effectivement bien implantée dans le 18e arrondissement, où elle a considérablement renforcé sa présence depuis la chute de Kaboul en août 2021, entrainant une hausse des flux migratoires vers notre pays. Ces deux dernières années, sur 80 personnes d’origines afghanes mises en cause dans le 18e arrondissement, 30% l’ont été pour des faits de ventes à la sauvette ou trafic de produits manufacturés (tabacs et cigarettes) et 45% d’entre eux pour des infractions à la législation relative aux stupéfiants ou aux produits psychotropes. Les autres affaires sont des vols ou des violences volontaires, souvent en rapport avec les trafics précédemment évoqués.  La préfecture de police continuera de mener une action résolue dans le cadre de la lutte contre les ventes à la sauvette de tabac, en particulier sur le 18e arrondissement de la capitale Sur le plan national aussi, cette forme de délinquance et les nuisances occasionnées sur la voie publique, notamment près des gares, sont pleinement prises en compte par la police nationale, tant par les services spécialisés de police judiciaire en matière de groupes criminels organisés que par les services généralistes en matière de répression des nuisances qui peuvent être commises sur la voie publique, par exemple dans le cadre de ventes à la sauvette. Les services spécialisés de la police nationale, notamment ceux de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), continueront de s’impliquer activement dans la lutte contre ce marché parallèle et les réseaux organisés et transnationaux, en partenariat avec la douane, cheffe de file interministérielle de la lutte contre la contrebande et le commerce illicite des produits du tabac. La lutte contre les trafics et la vente illicite de tabac est une réalité quotidienne des unités de la gendarmerie nationale dans un large domaine d’action, qu’il s’agisse de la sécurité publique générale, du contrôle des flux ou de l’investigation judiciaire. Ainsi, la gendarmerie nationale vu son activité de répression des infractions spécifiquement liées au commerce illicite de tabac et de la vente à la sauvette augmenter de 50 % entre 2022 et 2023, passant de 1 368 à 2 058 infractions constatées, y compris dans la profondeur des territoires. La gendarmerie nationale agit pleinement dans le cadre interministériel des plans tabac et anti-contrefaçon. Opérationnellement, cela se traduit par sa pleine contribution aux opérations dites « Colbert », décrites supra. La gendarmerie nationale est également présente sur le haut du spectre criminel qui irrigue l’ensemble de l’écosystème de la vente du tabac illicite. A titre d’exemple, la plus vaste usine clandestine de cigarettes démantelée en France se trouvait en Seine-Maritime. Elle a pu être mise au jour en janvier 2023 par les investigations de la section de recherches (SR) de Rouen. Deux chaînes de production et 60 tonnes de tabac, d’un prix à la revente estimé à 13 millions d’euros, ont été saisies. Neuf individus, tous de nationalité étrangère, moldaves pour la plupart, et âgés de 21 à 55 ans, ont été interpellés et mis en examen. La section de recherches de Paris, au mois d’avril 2024, a procédé à la saisie de 44 000 cartouches de tabac contrefaisantes, soit 13 tonnes de marchandises, pour une valeur marchande au marché noir d’environ 2,5 millions d’euros. Dans cette affaire, neuf personnes ont été interpellées, déférées et mises en examen pour importation de tabac en bande organisée et travail illégal en bande organisée. Le trafic de tabac est un champ infractionnel prégnant des opérations « place nette », dans lesquelles les gendarmes, au cœur des territoires, sont pleinement engagés. Une opération « place nette 69 » a permis au mois d’avril 2024, dans le département du Rhône, au terme d’une enquête menée par la brigade de recherches de Mions, le démantèlement d’un réseau majeur de contrebande de cigarettes. Dix personnes ont été mises en examen, dont six écrouées, et 2,4 tonnes de marchandises ont été saisies. Une opération « place nette 22 », a permis au mois de mai 2024, dans les Côtes d’Armor, et plus largement en Normandie et en région parisienne, le démantèlement d’une structure polycriminelle, mêlant trafic de stupéfiants, de cigarettes contrefaisantes et de véhicules volés. Les gendarmes des Côtes d’Armor, en co-saisine avec des enquêteurs de la police nationale, à Saint-Brieuc, ont procédé à l’interpellation de 25 individus, dont 5 têtes de réseau. Il a été procédé à des saisies en quantités importantes de cigarettes de contrebande, des stupéfiants, des produits de contrefaçon et des véhicules frauduleux. Par ailleurs, depuis mars 2024, les enquêteurs sous pseudonyme de la SR de Nîmes ont enquêté sur un trafic de cigarettes revendues par un Gardois via Snapchat. Les investigations ont permis d’établir que le trafic était opéré par une bande organisée des Hauts-de-France s’approvisionnant en Belgique. Depuis juin 2024, ils livraient différentes personnes en métropole, dont le Gardois et son complice. Une opération judiciaire est déclenchée à Arles (13) en octobre 2024. Les perquisitions permettent la saisie de 1,2 tonnes de tabac contrefaisant d’une valeur marchande de 600 000 €, 45 530 euros en numéraire et 6 véhicules. Enfin, comme le démontre le résultat de ces opérations, les trafics de tabac sont imbriqués dans de nombreux pans de la criminalité et corrélés à la problématique plus générale des contrefaçons. Pour lutter contre les atteintes à la propriété intellectuelle, la gendarmerie met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie pilotée par la sous-direction de la police judiciaire, visant à renforcer la proximité entre le gendarme et le titulaire de droits, notamment par le biais d’un partenariat majeur avec l’UNIFAB, pour mieux détecter la contrefaçon, notamment en ligne, et mettre en œuvre le savoir-faire de l’institution en matière d’investigation à tous les niveaux, de la délinquance quotidienne à la criminalité organisée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1414</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4865</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Assez des coups de communication : les Marseillais ont droit à la tranquillité !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1414. — 29 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu* alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’enracinement croissant d’un point de vente de stupéfiants dans le secteur de la rue Sainte-Barbe à Marseille. Alors que dans le cadre du plan Marseille en Grand, des effectifs et des financements avaient été annoncés pour lutter contre le trafic de stupéfiants, celui-ci persiste, se professionnalise, sert des drogues de plus en plus « dures » et continue fatalement de pourrir la vie des riverains qui, réunis en collectifs, continuent à exprimer leur colère de subir agressions et menaces depuis plus de neuf mois. Le recours à des opérations coup de poing en réponse à leurs alertes ne produit malheureusement pas de résultats, constatant que ces opérations ponctuelles ne font au mieux que disperser les membres du réseau le temps de la présence policière avant qu’ils reprennent rapidement leurs activités une fois les policiers repartis. Il lui demande s’il compte enfin prendre les mesures suffisantes à l’éradication de ce point de vente, en particulier une présence policière permanente ainsi que la réinstauration une police de proximité en lien avec les riverains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1953</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4866</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Insécurité à Marseille : pour un renforcement d’urgence des effectifs de police</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1953. — 12 novembre 2024. — Mme Monique Griseti* attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’évolution des effectifs de police et la situation sécuritaire à Marseille, toutes deux préoccupantes. Le récent rapport de la Cour des comptes sur le plan « Marseille en Grand » a révélé une baisse du nombre de policiers dans la ville entre 2016 et 2024 alors même que la communication gouvernementale martelait au cours de déplacements ministériels multiples la mobilisation de moyens présentés comme hors-normes, déployés par l’État en vue d’endiguer une criminalité devenue endémique. D’après la Cour des comptes, de 4 232 en 2016, les policiers sont passés à 4 064 en 2024. Cette diminution, à rebours des objectifs affichés et des besoins urgents de renforcement de la sécurité publique, laisse les forces de l’ordre en sous-effectif et mal équipées pour faire face à des criminels et des délinquants toujours mieux organisés. C’est une véritable explosion du narcotrafic et de la violence que connaît Marseille. L’insécurité affecte quant à elle l’ensemble de ses arrondissements, de ses quartiers et désormais de ses noyaux villageois, sans exception. L’Est marseillais, historiquement moins concerné par ce phénomène, est désormais également touché par une recrudescence inquiétante de la délinquance : rodéos urbains, deals, agressions, cambriolages, incivilités, rythment le quotidien de Marseillais à bout de nerfs. Cette situation ne peut être ignorée et appelle des mesures d’urgence, afin que les territoires perdus par la République à Marseille ne s’étendent pas davantage. Mme la députée souhaite attirer plus particulièrement l’attention de M. le ministre sur la situation de la division Sud de la police nationale à Marseille - comprenant l’Est marseillais - qui demeure sous-dotée en effectifs malgré les défis de sécurité accrus dans sa zone d’intervention. Face à cette urgence sécuritaire, face aux besoins réitérés de présence policière réclamée par l’ensemble des acteurs locaux, elle demande à connaître quelles mesures immédiates il prévoit pour augmenter les effectifs de la division Sud et renforcer les moyens d’action des forces de l’ordre marseillaises afin de rétablir la sécurité, première des libertés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4058</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4866</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Marseille : urgence sécuritaire face à la violence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4058. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’urgence d’un sursaut sécuritaire à Marseille. En effet, 6 mois après les opérations « place nette » censées marquer un coup d’arrêt au trafic de stupéfiants et à la violence qu’il apporte avec lui, la situation à Marseille est toujours hors de contrôle. Le 24 septembre 2024, près de 90 impacts de balles sont constatés sur les vitres du collège Stéphane Mallarmé dans le 13e arrondissement de Marseille, poussant les professeurs à exercer leur droit de retrait pour « danger grave et imminent », entraînant ainsi la fermeture de l’établissement pendant deux jours. Le 16 octobre 2024, un individu retranché et armé dans un appartement du boulevard Flemming a nécessité de boucler ce secteur du 4e arrondissement, interrompant ainsi la circulation sur l’ensemble du secteur. Ces deux évènements sont de nouvelles preuves, s’il en fallait encore, que la ville est plongée dans un cycle de violence qui vient à menacer la continuité du service public. Plus encore, la situation actuelle à Marseille contraint des centaines de familles à vivre dans la peur que leurs enfants soient, un jour, victimes des violences liées au trafic de stupéfiants. Ainsi, plusieurs mois après les opérations « place nette », le bilan sécuritaire de Marseille ne cesse de se détériorer. Mme la députée demande à M. le ministre jusqu’à quand le laxisme du Gouvernement en matière de sécurité va contraindre les Marseillais à vivre dans la peur au sein d’une ville gangrénée par le trafic de stupéfiants et par la violence. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes il propose pour assurer le retour de l’ordre et de la tranquillité publique au sein de la cité phocéenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4866</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À Marseille comme dans toute la France, les forces de police sont mobilisées pour lutter contre la délinquance et notamment contre le narcotrafic. La circonscription de police nationale (CPN) de Marseille (villes d’Allauch, Marseille et Plan-de-Cuques) dispose de 1 705 agents (agents affectés, données au 31 décembre 2024) et son action s’appuie aussi sur les plus de 1 730 policiers relevant des unités départementales et interdépartementales, localisées à Marseille, de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) des Bouches-du-Rhône. Ces agents disposent aussi du renfort de plus de 520 réservistes opérationnels de la police nationale. Dans le cadre de la stratégie « Marseille en grand » (stratégie de soutien de l’État à la deuxième ville de France) lancée en 2021, de nouveaux agents sont régulièrement affectés à Marseille. 161 fonctionnaires ont par exemple rejoint Marseille au titre de l’année 2024 : 86 arrivées en mutation à la CPN de Marseille et dans les unités départementales et interdépartementales, et 75 policiers sortis d’écoles affectés à la CPN de Marseille. Les arrivées d’effectifs se poursuivent en 2025. Dans le cadre d’« appels ponctuels à candidatures », 19 arrivées sont ainsi prévues en mars à la CPN de Marseille et 4 dans les unités départementales de la DIPN, et s’ajoutent aux 22 arrivées enregistrées en février au bénéfice du service interdépartemental de police judiciaire de la DIPN. La ville bénéficie par ailleurs du soutien de 3 unités des CRS, qui interviennent chaque jour dans les cités les plus sensibles ou le centre-ville, soit un renfort moyen quotidien de 180 policiers. La CRS 81 à projection rapide, créée en novembre 2023 et basée à Marseille, intervient également régulièrement dans les quartiers éprouvés par les violences liées au trafic de stupéfiants. La situation reste cependant tendue en matière de moyens humains et une attention particulière va notamment être portée, en dépit d’une trajectoire budgétaire contrainte, au recrutement de policiers adjoints. Les efforts engagés sur le plan national en faveur de la filière investigation porteront aussi, à terme, leurs fruits, notamment à Marseille. Alors que la ville est de longue date gangrenée par la drogue, et que le trafic de stupéfiants est le principal moteur de la délinquance, les policiers sont mobilisés, dans tous les quartiers de la ville comme dans l’arrière-pays. Ils accomplissent un travail considérable qui permet d’obtenir des résultats encourageants en matière de lutte contre la délinquance et notamment de trafic de stupéfiants. L’évolution de la délinquance est globalement favorable en 2024. En 2024, la CPN de Marseille enregistre une hausse d’activité de 12,4 % concernant la lutte contre les infractions à la législation sur les stupéfiants, ainsi qu’une progression des faits élucidés en matière d’atteintes volontaires à l’intégrité physique et d’atteintes aux biens. On observe également une baisse des atteintes aux biens de 5,3 % entre 2023 et 2024, et une très légère augmentation des atteintes volontaires à l’intégrité physique (+ 0,2 %). La typologie de la délinquance varie toutefois fortement selon les secteurs. Elle fait en tout état de cause apparaître une très forte prévalence de la délinquance sur fond de trafic de stupéfiants et une sur-représentation croissante de la délinquance commise par des étrangers. 24 opérations « Place Nette » ont été menées à Marseille depuis octobre 2023 et cette politique de harcèlement des points de deal a également été marquée par la mise en œuvre d’une opération « Place Nette » dite « XXL » au printemps 2024. Ces opérations ont abouti à plus de 700 interpellations et à la saisie de près de 2 millions d’euros d’avoirs criminels. Entre 2021 et 2024, le nombre de points de deal à Marseille est passé de 161 à 84. La baisse de 50 % des homicides en lien avec le trafic de stupéfiants en 2024 témoigne également de l’action menée par les forces de l’ordre dans le département. Il convient également de souligner que 19 356 amendes forfaitaires délictuelles en matière de stupéfiants ont été relevées en 2024 dans les Bouches-du-Rhône, contre 17 040 en 2023. Ces efforts vont se poursuivre et s’intensifier dans le cadre du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, présenté par le préfet de police des Bouches-du-Rhône le 21 février aux côtés des élus locaux. Il prévoit le recours à l’ensemble des outils administratifs, humains et techniques à la disposition de l’État, une pleine mobilisation des partenaires locaux du continuum de sécurité et une maximisation de la visibilité de l’action de la puissance publique. Le plan fixe trois enjeux majeurs : mieux cibler les lieux, zones et périodes problématiques pour la sécurité publique, mieux cibler les phénomènes délictuels et criminels émergents, mieux cibler les individus nuisibles à l’ordre public, notamment sur le volet patrimonial. Parmi les 10 axes de travail qui feront l’objet d’un traitement prioritaire, figurent la lutte contre les points de deal et contre les consommateurs, une maximisation de la présence et de la visibilité des forces de l’ordre dans l’hyper centre-ville, et une intensification de la lutte contre la délinquance de « flux », dans les transports comme sur la route. La mise en œuvre efficace de ce plan d’action impliquera que l’ensemble des acteurs locaux poursuivent et intensifient leur engagement en faveur de la sécurité, notamment la mairie qui dispose de ces deux leviers majeurs que sont les polices municipales et la vidéoprotection. Enfin, il doit être souligné que les forces de sécurité intérieure de l’État bénéficieront prochainement, à Marseille comme dans toute la France, des nouveaux outils que va leur conférer la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1460</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4867</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Allongement de la durée de validité des tests d’évaluation de français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1460. — 29 octobre 2024. — M. Aly Diouara appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la durée de validité des tests d’évaluation de français (TEF) intégration, résidence, nationalité requis pour toute personne âgée de plus de 16 ans qui formule une demande de nationalité française, de carte de résident long séjour ou de validation d’un niveau A1 dans le cadre du parcours citoyen OFII. Lorsque la maîtrise d’un niveau A1 à C2 est établie à l’écrit et à l’oral, celle-ci est valable pour une durée de deux ans à compter de la date de délivrance des résultats. Compte tenu de l’allongement toujours plus important des délais d’obtention de rendez-vous auprès des préfectures ayant suivi la dématérialisation des procédures, la courte durée de validité des TEF n’est pas sans conséquence. Ces défaillances au sein des services de l’État complexifient le parcours pour ces demandeurs, qui doivent de surcroît s’acquitter d’une somme significative qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le coût du test, de 170 à 200 euros, exclut de fait les foyers les plus précaires et met également en lumière des disparités territoriales. Les délais d’attente pour accéder à des sessions d’examens, tout comme les modalités d’accès aux centres d’examen varient aléatoirement selon les territoires, renforçant ainsi les discriminations territoriales. Selon plusieurs témoignages reçus de la part d’habitants de la circonscription de M. le député, cette condition de validité renforce de fait les difficultés que rencontrent les personnes étrangères dans leur parcours administratif. D’aucuns dénoncent cette démarche administrative contraignante qui fait de la maîtrise du français une faculté éphémère pour une personne étrangère, ignorant ainsi l’adaptabilité qu’occasionnent les trajectoires migratoires, les processus multiculturels en œuvre au sein des pays d’arrivée et les ressources qu’ils et elles sont en mesure de mobiliser. Au-delà du fait de requestionner la systématisation des tests d’évaluation de français pour l’accès aux droits administratifs des personnes étrangères, il lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre afin de garantir un égal accès aux centres d’examen agrées sur l’ensemble du territoire d’une part, et d’autre part allonger les délais de validité de ces tests pour pallier les dysfonctionnements relatifs aux prises de rendez-vous en préfecture. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4868</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La maîtrise de la langue française est un facteur clé de l’intégration et de l’insertion sociale et professionnelle des étrangers en France. C’est pourquoi, dans le cadre du parcours d’intégration républicaine, les étrangers primo-arrivants ayant vocation à se maintenir sur le territoire français, bénéficient d’une formation linguistique visant à l’acquisition de la langue française (article L413.3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). La maitrise d’une langue nécessite d’être pratiquée pour maintenir à niveau ses connaissances. L’exigence d’une certification du niveau de langue récente permet de garantir une mobilisation continue et sur le long terme pour l’apprentissage et la pratique de la langue française. La durée de validité des tests d’évaluation du niveau de français pour les étrangers demandant la nationalité française ou demandant une carte de résident a été portée à deux ans. Les certifications aujourd’hui reconnues, le TCF IRN et TEF IRN, disposent chacun d’un grand nombre de centres d’examen. Ainsi, ce sont près de 400 centres qui couvrent les départements français, que ce soit en métropole comme dans les départements d’outre-mer. En Ile-de-France, 60 centres sont habilités. Enfin, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi «  pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration  » du 26 janvier 2024, le ministère de l’intérieur a demandé aux organismes certificateurs de veiller à renforcer la couverture géographique des centres d’examen compte tenu de l’obligation qui sera faite au plus tard le 1er janvier 2026 aux étrangers demandant un titre de séjour pluriannuel d’attester d’un niveau de langue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1499</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4868</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Diabète et sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1499. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des personnes atteintes de diabète de type 1 face aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de leur état de santé. Le 27 mai 2021, le Sénat a adopté à l’unanimité et avec le soutien du Gouvernement une proposition de loi relative aux restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé pour mettre fin aux métiers interdits par principe aux personnes notamment atteintes de maladies chroniques. L’adoption de cette proposition de loi était attendue par la Fédération française des diabétiques ainsi que toutes les victimes de ces discriminations. Cependant, aujourd’hui, alors même que les traitements dans la prise en charge du diabète ont considérablement évolué, il est encore impossible d’accéder à des métiers tels que policier, aiguilleur de train, pompier ou encore marin. M. le député souhaiterait connaître les actions que M. le ministre envisage de mettre en place afin de permettre à des citoyens diabétiques qui veulent devenir sapeurs-pompiers de réaliser leur rêve.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4868</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’exercice des fonctions de sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires, implique de répondre à des conditions de santé particulières, comme le prévoient l’article 4 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 et l’article R. 723-7 du code de la sécurité intérieure. L’évaluation de ces conditions de santé particulières est actuellement définie par l’arrêté du 6 mai 2000 fixant les conditions d’aptitude médicale des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires et les conditions d’exercice de la médecine professionnelle et préventive au sein des services départementaux d’incendie et de secours. Cette réglementation a pour objectif de préserver la santé et la sécurité, non seulement des sapeurs-pompiers, mais aussi des tiers concernés, de limiter les risques, ainsi que de permettre la bonne réalisation des missions qui incombent aux services d’incendie et de secours. Pour autant, une réforme des textes est actuellement envisagée et devrait permettre aux médecins chargés de contrôler l’aptitude de tenir compte des situations individuelles de chaque candidat. S’agissant plus particulièrement des personnes atteintes de diabète, une aptitude aux fonctions de sapeur-pompier pourrait être autorisée dans certains domaines opérationnels dès lors, notamment, que le traitement de l’intéressé reste compatible avec les conditions d’activité des sapeurs-pompiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1578</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4869</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Formation B78 en fin de formation initiale pour réduire le coût du permis B</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1578. — 29 octobre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’arrêté du 15 février 2024 modifiant l’arrêté du 14 octobre 2016 relatif à la formation des titulaires de la catégorie B du permis de conduire limité aux véhicules à changement de vitesse automatique pour des raisons non médicales en vue de conduire des véhicules à changement de vitesse manuel relevant de cette même catégorie. L’arrêté du 15 février 2024 supprime l’article 2 de l’arrêté du 14 octobre 2016 qui imposait un délai de trois mois entre le passage de l’examen et la formation B78 ; celle-ci peut être réalisée dès l’obtention du permis, mais pas avant. Cette disposition apporte deux inconvénients majeurs : les candidats à la conduite accompagnée ou supervisée sont exclus de cette procédure si les accompagnateurs ne disposent que d’un véhicule à boite manuelle ; ce qui est le cas de nombreuses familles, notamment les plus modestes. Sachant qu’ils peuvent obtenir leur permis plus facilement en boite automatique, les élèves peuvent se détourner de la conduite accompagnée alors que celle-ci reste la plus efficace en matière d’apprentissage et de sécurité routière. Pour pallier ces inconvénients, Mme la députée suggère à M. le ministre de modifier l’article 1er de l’arrêté du 14 octobre 2016, qui pourrait ainsi être rédigé : « Les titulaires de l’attestation de fin de formation initiale pour la conduite accompagnée ou supervisée de la catégorie B du permis de conduire limité aux véhicules à changement de vitesses automatique, pour des raisons non médicales, sont autorisés à effectuer leur période de conduite accompagnée ou supervisée sur un véhicule à changement de vitesses manuel relevant de cette même catégorie, à condition de suivre une formation dont les conditions sont prévues par le présent arrêté ». Aujourd’hui, le permis de conduire est indispensable dans les territoires pour obtenir un travail et reste un frein majeur de l’insertion professionnelle. Autoriser d’effectuer la formation B78 avant l’examen permettrait à un plus grand nombre de personnes en apprentissage d’accéder à la conduite accompagnée ou supervisée qui réduisent le coût du permis de conduire et sont les plus efficaces en terme d’apprentissage et de sécurité routière. C’est pourquoi elle attire son attention sur la possibilité de modifier l’article 1er de l’arrêté du 14 octobre 2016 dans le sens proposé et souhaite avoir son avis sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4869</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La formation portée par l’arrêté du 14 octobre 2016, relatif à la formation des titulaires de la catégorie B du permis de conduire limité aux véhicules à changement de vitesses automatique pour des raisons non médicales en vue de conduire des véhicules à changement de vitesses manuel relevant de cette même catégorie, est destinée à lever le code restrictif 78 mentionné sur le permis de conduire après l’obtention de ce dernier. Cette formation complémentaire n’est pas destinée à un élève en situation d’apprentissage. Dans le cadre de l’apprentissage de la conduite et notamment dans le cadre de l’apprentissage anticipé ou de la conduite supervisée, l’individualisation de la formation en fonction des besoins de l’élève est un élément primordial. Le type d’apprentissage (boite automatique ou manuelle) est choisi en fonction du véhicule dont dispose l’accompagnateur. En effet, si un élève réalise son apprentissage sur une boite automatique alors que son accompagnateur ne possède qu’un véhicule avec une boite manuelle, l’apprenti conducteur sera dans l’incapacité de conduire ce type de véhicule. Et si, un élève réalise l’ensemble de la phase de conduite accompagnée avec un véhicule équipé d’une boite manuelle, il y a peu d’intérêt à ce qu’il passe son examen du permis de conduire sur un véhicule équipé d’une boite automatique. L’élève qui aura réalisé toute la phase de conduite accompagnée sur un véhicule boite manuelle passera donc l’épreuve pratique du permis de conduire sur un véhicule boite manuelle et le code restrictif 78 ne sera pas mentionné sur son permis de conduire. De plus, les textes en vigueur relatifs à l’apprentissage de la conduite permettent une certaine souplesse dans l’organisation de la formation initiale. Si un apprenti conducteur réalise la majeure partie de sa formation sur une boite de vitesse automatique alors que son accompagnateur dispose d’un véhicule équipé d’une boite manuelle, l’école de conduite conserve la possibilité de réaliser un complément de formation sur un véhicule équipé d’une boite manuelle afin de s’assurer de la bonne maitrise de la boite de vitesse manuelle avant la phase de conduite accompagnée. Il n’est donc pas nécessaire de modifier l’écriture de l’article 1er de l’arrêté précité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1580</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4869</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie de terrains pour les auto-écoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1580. — 29 octobre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la pénurie croissante d’espaces dédiés aux épreuves de plateau pour le permis moto. En effet, il devient de plus en plus difficile de trouver des terrains adaptés à la réalisation de ces examens, pourtant essentiels à l’obtention de ce permis. Le manque d’infrastructures appropriées, tant dans les grandes agglomérations qu’en périphérie, notamment dans le Val-de-Marne, rend l’organisation de ces formations particulièrement complexe et empêche leur déroulement dans des conditions optimales. Ainsi, dans la circonscription de Mme la députée, plusieurs auto-écoles se voient contraintes d’envisager la fermeture de leur filière moto, faute de terrains disponibles. L’ouverture du compte personnel de formation (CPF) pour la préparation au permis moto a suscité un engouement important. Le flux supplémentaire de clients généré en conséquence a contraint de nombreuses écoles de conduite à engager des investissements considérables en équipements et en personnel, sans bénéficier, jusqu’à présent, des retours sur investissement espérés. La viabilité de ces établissements est désormais gravement menacée. En effet, le déficit d’espaces disponibles, conjugué aux coûts prohibitifs liés à l’acquisition de rares terrains disponibles, fragilise significativement l’activité des écoles de conduite spécialisées dans la formation moto. Elle l’interroge donc sur les mesures qu’il envisage de prendre pour faciliter l’accès à des infrastructures adaptées à la formation et aux examens du permis moto, garantissant ainsi la pérennité de ces écoles et répondant aux besoins croissants de formation et de mobilité des concitoyens dans les grandes agglomérations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4870</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les difficultés rencontrées par certains établissements d’enseignement de la conduite sur la mise à disposition de surfaces de formation à la conduite des motocyclettes dans le département du Val-de-Marne sont connues, notamment des services de la préfecture et du conseil départemental. Elles font notamment suite à la fin de l’autorisation accordée par le conseil départemental du Val-de-Marne à une quarantaine d’auto-écoles, pour utiliser un parking situé sur la commune de La Queue-en-Brie comme lieu d’entraînement en juin 2024. Le préfet du Val-de-Marne a été saisi par la délégation à la sécurité routière le 10 décembre 2024 pour apprécier les suites à donner compte tenu du caractère local de la problématique. Le conseil départemental réfléchit depuis à autoriser de nouveau l’accès des auto-écoles à une zone qui permettrait de former leurs élèves aux épreuves hors circulation du permis de conduire les motocyclettes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4870</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Généralisation des chiens d’assistance judiciaire au stade des enquêtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1738. — 5 novembre 2024. — En raison de la fin de la XVIe mandature, cette question écrite fut clôturée sans réponse, Mme Constance Le Grip appelle donc l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le dispositif de chiens d’assistance judiciaire au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. Le 10 février 2023, une convention nationale a été signée entre le ministère de la justice, d’une part, l’association Handi’Chiens, la Société protectrice des animaux et la Fédération France Victimes, d’autre part. Cette convention a acté la généralisation de la présence de chiens d’assistance judiciaire au sein des tribunaux. Ces Handi’Chiens sont intervenus dans de nombreuses audiences. La brigade de gendarmerie de Vannes a souhaité, pour la première fois en France, faire intervenir un chien d’assistance judiciaire dès l’ouverture des enquêtes, notamment dans le cadre d’auditions de mineurs victimes de violences intrafamiliales ou sexuelles lors de leurs auditions. Depuis novembre 2022, ce chien d’assistance a accompagné plus de 150 personnes lors de leurs dépositions dont 102 enfants. L’exercice de ces auditions est plus que délicat (difficile libération de la parole, blocages des émotions), mais l’enquêteur doit pourtant établir assez rapidement un lien de confiance afin d’amener l’enfant à se confier. La présence d’un chien d’assistance permet, d’une part, à l’enfant de trouver les ressources et l’apaisement nécessaire pour se confier et, d’autre part, d’apporter du réconfort aux parents accompagnant l’enfant. Ainsi, elle souhaiterait savoir si une généralisation du dispositif des chiens d’assistance judiciaire au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, notamment dans le cadre des auditions de mineurs victimes de violences intrafamiliales ou sexuelles, est envisagée par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4870</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en compte optimale des victimes et particulièrement des plus jeunes d’entre elles constitue une priorité permanente pour les forces de sécurité intérieure, qui sont, chaque année, fortement mobilisées dans ce domaine. La création en septembre 2023 d’un nouvel office central spécialisé, l’office mineurs (OFMIN), rattaché à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), témoigne de l’importance apportée à cette question. Chef de file en matière de lutte contre les violences faites aux enfants, l’OFMIN va permettre de renforcer les moyens déjà mis en œuvre en matière de lutte contre les infractions commises à l’encontre de mineurs. A titre d’illustration, les gendarmes ont procédé à l’audition de 72 086 mineurs victimes en 2024, dont 860 sur commission rogatoire d’un juge d’instruction. Ces dernières années, des avancées notables ont été acquises. Un effort conséquent de formation des militaires de la gendarmerie a en effet été priorisé pour recueillir au mieux la parole des enfants. Des modules de formation et de sensibilisation à la technique d’audition, mais aussi à la conduite de l’enquête relative aux atteintes aux mineurs sont dispensés tout au long de l’année. En 2024, 6395 gendarmes sont formés à différents niveaux. 2047 gendarmes ont suivi le stage audition mineurs d’une durée de 2 semaines (protocole NICHD : National Institute of Child Health and Human Development), dont 352 sont affectés dans les 101 maisons de protection des familles (MPF), 4096 ont été sensibilisés à l’audition de mineurs victimes et 140 militaires assurent les formations locales. Pour ce qui concerne la police nationale, elle dispose de 149 brigades de protection de la famille, unités composées de policiers spécialisés dans le traitement des contentieux relatifs aux mineurs. 2 793 policiers sont formés aux spécificités de l’audition de mineurs. L’académie de police dispose en particulier, depuis 2016, de deux formations spécifiques à l’audition de l’enfant victime, et d’une troisième, créée en 2023, relative au retour d’expérience du protocole NICHD (National Institute of Child Health and Human Development). Ces formations font partie du cursus « brigade de protection de la famille ». La police nationale a ainsi formé plus de 2 000 policiers à ce type d’audition, ainsi que 74 formateurs repartis sur le territoire national. Ce renforcement impératif des pratiques professionnelles des policiers et des gendarmes s’est conjuguée avec la volonté d’offrir des conditions structurelles d’accueil des plus adaptées. De manière volontariste et historique, gendarmerie et police nationales ont mis en œuvre des dispositifs d’audition de mineurs traditionnellement appelées « Mélanie ». Fin 2024, la gendarmerie comptait 342 salles « Mélanie ». Une salle « Mélanie » est un local où est installé un kit permettant l’enregistrement d’une audition mineur lorsque l’article 706-47 du code de procédure pénale le prévoit. Par extension, ces salles sont également utilisées pour toutes les auditions de jeunes mineurs, y compris lorsque l’enregistrement n’est pas prévu. Cela représente une vraie prorité avec l’achat de 361 kits de nouvelle génération (dont 19 kits d’enregistrement conservés par les échelons locaux en « volant »). Le caractère portatif des dispositifs d’enregistrement audiovisuels permet, le cas échéant, d’auditionner des enfants dans des lieux particuliers (hôpitaux par exemple). La police nationale dispose pour sa part de 60 salles « Mélanie », utilisées par 150 services de la police nationale, et 30 nouvelles salles devraient être créées d’ici à 2025. Ce dispositif structurel est complété par les capacités offertes par les 109 unités d’accueil pédiatriques enfance en danger (UAPED). Ces structures constituent un lieu d’accueil au service de l’enfant, pour une prise en charge globale, dans une logique de complémentarité entre pédopsychiatres, psychologues, policiers, médecins légistes, travailleurs sociaux et associations de protection de l’enfance et d’aide aux victimes. Ces deux dispositifs sont complémentaires et permettent de couvrir au mieux le territoire national, même s’il existe encore des départements qui en sont dépourvus, ce qui ne facilite pas le travail des enquêteurs et allonge les délais d’enquête, au détriment des victimes. Un groupe de travail piloté par la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la justice r a pour objet de définir les meilleures modalités d’articulation plus étroites de ces deux dispositifs. L’initiative du chien d’assistance judiciaire s’inscrit dans ce souci constant de recherche de moyens visant à faciliter les conditions d’accueil et de libération de la parole des victimes en entretien. Consciente du soutien que l’animal peut procurer pour l’humain en général et les victimes en particulier, la gendarmerie expérimente, actuellement, dans deux groupements (Morbihan et Pas-de-Calais), l’emploi du chien lors des auditions. Ces expérimentations font l’objet d’une évaluation continue pilotée par la direction générale de la gendarmerie nationale. Un bilan global prenant en compte tous les aspects (impacts sur l’enfant, l’animal et l’enquêteur, éventuels incidents rencontrés, coût financier, etc.) sera dressé in fine. Nos homologues étrangers qui recourent au chien de soutien depuis plus longtemps que la France, à l’instar du Canada, pourront aussi utilement nous permettre de nourrir la pratique française. Cette première étape permettra d’envisager la perspective de déploiement de manière éclairée, en privilégiant une implication du chien de manière ciblée dans les phases les plus sensibles de l’enquête judiciaire. De la même manière, la police nationale met en œuvre cette expérimentation dans le Pas-de-Calais ; le bilan de cette dernière permettra d’apprécier, en association avec l’office mineurs (OFMIN), la plus-value du dispositif, pour envisager, le cas échéant, son déploiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1815</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4871</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Les conditions d’attribution des visas aux citoyens libanais</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1815. — 12 novembre 2024. — M. Romain Eskenazi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par de nombreux citoyens libanais dans l’obtention de visas pour la France, malgré leurs liens familiaux sur le territoire français. Dans le contexte actuel de tensions et de crises au Liban, de nombreux Libanais cherchent à rejoindre temporairement ou durablement leurs proches en France afin de fuir des zones de conflit. Ces demandes de visas, souvent motivées par des raisons de survie, semblent néanmoins faire face à de nombreux blocages administratifs, laissant les familles dans l’incertitude et l’angoisse. M. le député souhaite rappeler que la France a une tradition historique de soutien aux populations frappées par des crises humanitaires, en particulier au Liban, pays avec lequel elle entretient des relations privilégiées et de longue date, comme l’a rappelé le Président de la République lors de son allocution télévisée. Dans ce contexte, il semble important de réévaluer les conditions d’attribution des visas aux citoyens libanais, notamment ceux ayant des liens familiaux en France, afin de faciliter le regroupement temporaire des familles et de répondre à cette situation d’urgence. Il l’interroge donc sur la politique actuelle du Gouvernement concernant l’octroi de visas aux citoyens libanais dans un contexte de crise et sur les éventuelles mesures d’assouplissement prévues pour faciliter le regroupement familial et plus généralement la protection de ces personnes en situation de vulnérabilité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4872</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 23 septembre 2024, où ont eu lieu des bombardements israéliens au Liban, la France est pleinement engagée pour la paix et la sécurité de tous dans la région et reste pleinement mobilisée. Les citoyens libanais souhaitant rejoindre leur famille et s’installer en France doivent déposer une demande de visa via l’application France-Visas. Les demandes de visas pour visite familiale ont été intégrées aux catégories prioritaires et des créneaux spécifiques ont été ajoutés. Les demandes sont instruites selon la procédure de droit commun, conformément à la réglementation en vigueur. Suite à la dégradation soudaine de la situation sécuritaire au Liban, le consulat général de France à Beyrouth a été mobilisé à travers la mise en place d’une cellule de réponse téléphonique et d’un dispositif de gestion de crise pour répondre aux sollicitations des ressortissants français et de leurs ayants droit en difficulté ou désireux de quitter le Liban, en priorisant les demandes des conjoints et ascendants de Français, de regroupement familial, de réunification familiale, des membres de familles de ressortissants de l’Union européenne ou celles justifiées par des soins médicaux. Dans les pays où les services de visas ont externalisé la réception des dossiers, ce dispositif conduit le demandeur de visa à finaliser sa demande par la prise de rendez-vous auprès du prestataire de services extérieur. Depuis le 28 octobre, le service des visas du consulat général de France à Beyrouth ayant repris une activité normale, les ressortissants libanais peuvent prendre rendez-vous sur le site de TLScontact pour le dépôt de leur demande de visa. Pour les demandeurs relevant des catégories prioritaires, des rendez-vous sont disponibles sur plusieurs semaines et des créneaux sont très régulièrement ajoutés par le prestataire de services extérieurs pour l’ensemble des catégories de visas de court séjour et de long séjour. La disponibilité des rendez-vous ne connaît pas de tension pour ces catégories. Par ailleurs, face à la situation au Liban et dans la région, les services du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) agissent conjointement afin de permettre l’évacuation vers la France des ressortissants français au Liban ainsi que de leurs ayants droit. A ce jour, près de 181 de nos compatriotes en situation de vulnérabilité ont pu regagner la France, en utilisant le retour des vols d’aide humanitaire d’urgence. Enfin, des actions sont menées pour renforcer l’aide humanitaire à la population libanaise, en lien avec les Nations Unies et nos partenaires internationaux. La France s’est engagée à mobiliser 100 millions d’euros et à déployer 100 tonnes de fret humanitaire. Ces actions ont pour objectifs de répondre aux besoins de protection et de secours d’urgence de la population libanaise et d’identifier les voies d’un soutien aux institutions du Liban. Les demandes de visas ont diminué et les opérations de vols d’aide humanitaire d’urgence ont pris fin avec la stabilisation de la situation sécuritaire et la reprise des vols commerciaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2049</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4872</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Illectronisme et accès au droit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2049. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les sujets des amendes et sanctions causées par non-respect du code de la route et des moyens existants de contestation. Lorsqu’un administré commet une infraction routière, il se doit de payer une amende, suivie d’un potentiel retrait de point et dans certains cas, le retrait du permis est obligatoire. Le paiement de cette amende correspond, d’après le code de la route et le code de procédure pénale, à la reconnaissance de la faute par la personne concernée. Il n’est donc pas possible de procéder au paiement d’une amende, puis ensuite, de contester l’infraction ou la peine dont il est question. Seulement, nombre de citoyens français ne connaissent pas cette règle juridique et certains d’entre eux souhaiteraient contester une infraction après avoir effectué un paiement dans un esprit de bonne foi. Parfois la contravention est une erreur de la préfecture, de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), des services de police, ou de l’administré lui-même. Il ne semble pas exister de recours pour ces différents cas de figure. Les citoyens se retrouvent confrontés à des plateformes et sites internet où il est possible pour eux de recueillir des informations pouvant les guider dans une démarche de contestation ou pour régler leurs amendes. Seulement, ils n’ont pas accès à un contact possible en présentiel avec un conseiller ou un système de médiation pour leur venir en aide. Dans ce type de situation, les citoyens ne maitrisant pas les outils numériques et informatiques se retrouvent dans une impasse. L’accès au droit devient très difficile. En effet, ces administrés ne peuvent donc pas avoir connaissance des différentes lois et règles, comme cette règle juridique concernant les amendes relatives au code de la route. De plus, il est alors difficile de procéder à une contestation, qui est un droit également, de faire valoir ses droits, car ceci se fait aussi via les outils numériques et informatiques. En 2021, 15,4 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France sont en situation d’illectronisme, donc ont des lacunes dans la maîtrise d’outils technologiques et communicationnels. Ils n’ont pas les compétences, les outils, les moyens, pour apprendre à utiliser ces plateformes. Alors, il semblerait qu’une partie des Français ne peuvent connaître ni faire valoir leurs droits. Ainsi, elle souhaiterait savoir quels sont les moyens existants pour ces personnes qui n’ont ni les compétences ni les moyens numériques de connaître leurs droits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4873</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière contraventionnelle : les modalités de contestation des avis de contravention et des avis d’amendes forfaitaires majorées sont régies par les articles 529-10 et 530 du Code de procédure pénale. La recevabilité des contestations ou l’annulation des avis de contravention sont des procédures dépendant de l’Officier du ministère public, en sa qualité de représentant de l’autorité judiciaire, sous la tutelle du Procureur de la République, qui peut rejeter les contestations en cas de non-respect de la procédure de contestation (absence de motivation, motivation hors délai, contestation non accompagnée de l’avis original et/ou de consignation préalable, envoi des documents en courrier simple…), classer sans suite les avis de contraventions s’il estime la contestation fondée, ou saisir le tribunal de police dans les autres cas, afin que le tribunal statue sur la contravention objet de la contestation. L’Officier du ministère public est également le seul à décider du retour au tarif de l’amende forfaitaire initiale, en lieu et place du tarif majoré, le cas échéant. Pour effectuer les démarches, le redevable a le choix entre deux modes de contestation : il peut soit contester en ligne sur le site de l’ANTAI (https://www.antai.gouv.fr/particulier/designation-ou-contestation/), soit effectuer la démarche par envoi postal en transmettant : le « formulaire de requête en exonération », document joint avec l’avis de contravention envoyé au contrevenant ; le « formulaire de réclamation » lorsque ce document est joint à l’amende forfaitaire majorée. Que le redevable ait été verbalisé par le contrôle automatisé (radars) ou par procès-verbal électronique des forces de l’ordre (PVe), il doit suivre précisément, en fonction de chaque situation, les indications inscrites dans les pages de cette rubrique afin d’éviter que sa contestation ne soit déclarée irrecevable par l’Officier du ministère public. Ces contestations peuvent se faire soit de manière entièrement dématérialisée, sur le site internet de l’ANTAI, soit par courrier simple ou recommandé. Il en est de même pour se désigner en tant que conducteur, ou pour désigner un autre conducteur. En matière délictuelle : il est également possible de contester les avis d’amende forfaitaire délictuelle (AFD) soit de manière intégralement dématérialisée sur le site Internet de l’ANTAI, soit par courrier classique. S’agissant d’un délit, la requête est examinée par le service spécialisé du parquet de Rennes en charge du traitement de ces requêtes. Qu’il s’agisse d’amendes contraventionnelles ou d’amendes délictuelles, l’ensemble des démarches de contestation peuvent être faites par courrier classique, l’ensemble des informations étant précisées par écrit sur les documents reçus adressés via la Poste au contrevenant. Pour toute question il est également possible de joindre un conseiller du centre d’appel de l’ANTAI au 0 806 20 30 40 (numéro non surtaxé), joignable de 8h30 à 18h30 du lundi au vendredi et de 8h30 à 12h30 le samedi. L’ANTAI depuis sa création accompagne les usagers dans leurs démarches en leur fournissant divers outils multicanaux, qu’elle s’attache à améliorer chaque année afin de faciliter l’accès aux informations et la bonne compréhension de ses services quel que soit leur profil : particuliers, professionnels, institutionnels ou étrangers. Numérique, vocal ou papier, l’objectif de l’Agence est de proposer à tous une relation de confiance grâce à une information fiable mais aussi des parcours en ligne facilitant l’autonomie des personnes les plus en difficulté. En appui, le centre de ressources et de contact permet d’accompagner et de réassurer les usagers sur les difficultés qu’ils pourraient rencontrer dans leur démarche ou le suivi de leur dossier. Enfin, en toute hypothèse – contraventionnelle ou délictuelle – le paiement de l’amende forfaitaire vaut reconnaissance de l’infraction et a pour conséquence, à l’avantage du contrevenant, d’éteindre l’action publique, ce qui signifie que le contrevenant est assuré de ne pas faire l’objet de poursuites ultérieures pour les mêmes faits. S’il ressort de ces éléments que le contrevenant perd effectivement toute possibilité de contestation de l’infraction après avoir payé une amende forfaitaire, il doit être relevé que les avis de contravention ou d’amende forfaitaire délictuelle mentionnent expressément ce point, le code de la route prévoyant de surcroît une information particulière du contrevenant sur les conséquences du paiement chaque fois que l’infraction engendre une perte de points (article L. 223-3 alinéa 2 du Code de la route).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2297</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4873</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Formateurs civiques intervenant et contrat d’intégration républicaine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2297. — 26 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des formateurs civiques intervenant dans le cadre du contrat d’intégration républicaine (CIR) piloté par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ces formateurs jouent un rôle essentiel dans le processus d’intégration des étrangers en France en dispensant des formations civiques obligatoires, contribuant ainsi à transmettre les valeurs et les principes fondamentaux de la République. Pour exercer cette fonction, un niveau de formation de type licence, voire master, est généralement exigé. Il s’agit par ailleurs d’un métier qui nécessite de solides compétences pédagogiques, une capacité d’adaptation à un public diversifié et souvent une maîtrise de plusieurs langues étrangères. Malgré l’importance de leur mission, la rémunération des formateurs civiques apparaît largement insuffisante au regard des qualifications requises. Actuellement, leur salaire brut est fixé à environ 1 998 euros par mois, soit un montant inférieur à celui de nombreux autres professionnels du secteur social ou éducatif ayant un niveau de diplôme similaire, comme les éducateurs spécialisés. Cette disparité entraîne un fort sentiment d’injustice, une démotivation croissante et parfois un manque d’implication chez certains formateurs, ce qui nuit à la qualité de cette mission cruciale. En outre, le statut actuel d’« animateur de formation civique », qui détermine le niveau de rémunération selon les conventions collectives des organismes de formation, ne reflète pas adéquatement l’importance et la complexité de leur rôle. Par ailleurs, le contenu des formations civiques mériterait une révision pour mieux mettre en avant les principes républicains, la culture et l’histoire de la France, qui devraient représenter une part majeure de ces modules, plutôt que des thématiques déjà couvertes par d’autres acteurs sociaux. Face à cette situation, il lui demande quelles sont les mesures envisagées pour revaloriser le statut et la rémunération des formateurs civiques, en cohérence avec leur niveau de qualification et l’importance de leur mission et s’il est prévu de revoir le contenu des formations civiques afin de renforcer leur pertinence et leur efficacité dans le processus d’intégration des étrangers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4874</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de mieux s’approprier les principes de la République et les valeurs de la société française, tous les signataires du Contrat d’intégration républicaine (CIR) se voient prescrire une formation civique. Le programme de la formation civique du contrat d’intégration républicaine et l’organisation des journées de formation sont strictement définis par le ministère de l’intérieur (contenus, supports et outils qui constituent la mallette pédagogique). Le volume, le contenu et les modalités pédagogiques de cette formation ont été revus à la suite du comité interministériel à l’intégration du 5 juin 2018. En mars 2019, la durée de cette formation a doublé pour être portée à quatre jours (sauf pour Mayotte où la formation se déroule sur deux jours). La loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » du 26 janvier 2024 (loi CIAI) renforce l’intégration des étrangers séjournant en France par l’exigence du respect des principes de la République. Cette notion, désormais définie par la loi, recouvre les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité de la personne humaine, ainsi que les symboles de la République (au sens de l’article 2 de la Constitution, à savoir l’emblème national, l’hymne national et la devise de la République). Elle impose également de ne pas se prévaloir de ses croyances ou de ses convictions pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre les services publics et les particuliers. De plus, l’article 20 de la loi prévoit que la formation civique donne lieu à un examen. A compter de l’entrée en vigueur de l’article 20, au plus tard le 1er janvier 2026, la réussite de l’examen civique conditionnera la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle et de la carte de résident pour tous les demandeurs qui auront précédemment signé un CIR. Au regard des exigences accrues en matière de respect des principes de la République par les étrangers primo-arrivants, la qualité de la formation civique et le rôle de l’équipe pédagogique de la formation doivent être exemplaires. La formation civique fait l’objet d’un marché passé selon une procédure adaptée conformément aux articles L.2123-1 et R.2123-1 alinéa 3 du code de la commande publique. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), en tant que titulaire du marché public, examine les candidatures selon la pondération de plusieurs critères relatifs, d’une part, à la valeur technique (compréhension et adéquation au besoin exprimé, qualité des moyens humains dédiés au marché incluant, notamment, l’appréciation du niveau d’expertise des formateurs et la certification QALIOPI ou équivalent) et, d’autre part, au prix des prestations. Le prix des prestations n’étant pas le critère principal de sélection, la qualité de l’offre est prépondérante dans le choix des organismes. Par ailleurs, la rémunération des formateurs de la formation civique relève de la responsabilité de l’organisme de formation et constitue l’un des éléments du prix global proposé par le prestataire lors de la candidature au marché. La mise en œuvre de l’examen civique à échéance du 1er janvier 2026, l’accent mis sur les principes et valeurs de la République et l’ajout de l’histoire et de la culture dans les thématiques de la formation civique (article 20 I. 2° a) ) ont conduit à retravailler les attendus de cette formation organisée en 4 sessions d’une durée totale de 24 heures. Des travaux de refonte de la mallette pédagogique sont engagés par la direction générale des étrangers en France afin de renforcer les séquences sur les valeurs et les principes de la République ainsi que la laïcité, les éléments sur l’histoire et la culture françaises seront également révisés et approfondis pour favoriser leur bonne compréhension par les signataires. De même, une attention particulière sera portée sur les droits et les devoirs qui incombent aux étrangers à la suite de leur l’installation en France. Parallèlement, les temps de préparation à l’emploi sortiront du programme de la formation civique organisée par l’OFII. En effet, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi qui prévoit l’inscription à France Travail de toutes les personnes sans emploi, la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle et France Travail travaillent à la conception d’une démarche d’aller-vers les personnes en recherche d’emploi, et d’un module d’information spécifique pour l’accompagnement des signataires de CIR, souhaitant travailler. L’acquisition des connaissances et l’autonomie des étrangers demeurent les objectifs de la formation civique du contrat d’intégration républicaine. Aussi, une vigilance particulière sera portée dans la mise en œuvre de la formation civique, à compter du 1er juillet 2025, marquant le début des nouveaux marchés de l’OFII et du déploiement du nouveau contenu pédagogique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2346</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4875</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle de l’aptitude d’un fonctionnaire de police en maintien d’activité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2346. — 26 novembre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de l’intérieur sur le contrôle de l’aptitude physique d’un fonctionnaire actif des services de la police nationale lors d’une période de prolongation ou de maintien en activité. La procédure relative à ce contrôle est d’une importance capitale pour l’agent concerné car une décision médicale concluant à l’inaptitude entraîne son admission à la retraite. Selon les articles 4 et 5 du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 pris pour l’application de l’article 1-3 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public et l’article 51-2 du décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, il semble que seuls les médecins agréés et les médecins du service médical statutaire de la police nationale soient habilités à apprécier l’aptitude physique du fonctionnaire à accomplir son service au regard du poste occupé. Il lui demande si, au cours de la période de prolongation ou de maintien en activité, le médecin inspecteur régional ou d’autres catégories de médecins sont habilités à établir un certificat médical concluant à l’inaptitude au maintien en activité d’un fonctionnaire actif des services de la police nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4875</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’exercice des fonctions et emplois relevant des fonctionnaires actifs de police est soumis au respect de conditions de santé particulières prévues par le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 modifié fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale. L’article 51-2 de ce décret dispose que ce sont les médecins du service médical statutaire de la police nationale qui sont chargés du contrôle du respect de conditions de santé (évaluation médicale des capacités physiologiques, sensorielles, fonctionnelles et mentales). Le même article 51-2 précise qu’il est également procédé à une vérification du respect de ces conditions de santé en cours de carrière, notamment lors d’une demande de prolongation ou de maintien en activité. La réalisation de la visite médicale et la rédaction du certificat médical (certificat médical d’aptitude ou d’inaptitude à la prolongation d’activité ou au maintien en activité) prévus aux articles 4 et 5 du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 modifié relatif à la prolongation d’activité relèvent donc exclusivement de la compétence des médecins du service médical statutaire de la police nationale. S’agissant plus particulièrement de la visite médicale qui concluerait à une inaptitude au cours de la période de maintien ou de prolongation d’activité, le choix d’en attribuer la réalisation au médecin statutaire, qui connaît les conditions d’emploi du policier et les exigences d’aptitude qui s’y attachent en matière de capacités médicales, est de nature à garantir la juste prise en considération des intérêts légitimes du fonctionnaire comme des obligations de sécurité qui incombent à son employeur, l’État. Il n’est pas prévu à ce jour de modifier cette organisation et ce cadre juridique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2652</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4875</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attente relative à l’arrêté portant application du décret no 2024‑202</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2652. — 3 décembre 2024. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de l’attente de l’arrêté visant à mettre en œuvre le décret d’application concernant la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration de l’action publique locale, communément appelée « loi 3DS ». Ladite loi vise à renforcer les pouvoirs locaux en donnant davantage de flexibilité aux collectivités territoriales et en améliorant la décentralisation. Elle permet aux collectivités territoriales d’adapter certaines réglementations en fonction des spécificités de leur territoire leur conférant ainsi plus de souplesse pour répondre aux besoins locaux. L’article 53 de cette loi précise que les collectivités territoriales peuvent installer des appareils servant au contrôle des règles de sécurité routière, sur avis favorable du représentant de l’État dans le département et après consultation de la commission départementale de la sécurité routière. Ledit article vient pleinement répondre aux besoins qui ne cessent de croître des collectivités territoriales qui voient, sur certains de leurs axes routiers et sur la base d’études d’accidentalité, des comportements routiers mettant en danger la vie des usagers de la route et de ceux qui la bordent. Cependant, l’arrêté portant application du décret d’application n° 2024-202 du 8 mars 2024 portant lui-même application de l’article 53 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration de l’action publique locale n’a pas encore été pris par M. le ministre. Les collectivités territoriales attendent cet arrêté pour pouvoir agir et protéger les concitoyens : chaque jour d’attente supplémentaire est un jour en plus où la sécurité des usagers de la route est mise en péril. Il convient de ne plus attendre. Ainsi, il lui demande s’il va prendre, dans les plus brefs délais, un arrêté venant porter application du décret d’application n° 2024-202 du 8 mars 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4876</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 53 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration de l’action publique locale prévoit que « les modalités de dépôt et d’instruction des demandes d’avis » adressées au représentant de l’Etat dans le département par les collectivités territoriales et leurs groupements gestionnaires de voirie souhaitant installer des appareils de contrôle automatisé sont fixées par décret. Le décret n° 2024-202 du 8 mars 2024 portant application de l’article 53 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, crée un article D. 130-11-1 au sein du Code de la route, qui précise les documents à joindre à la demande et définit la procédure d’examen par le représentant de l’Etat dans le département, en encadrant notamment chaque étape dans des délais. Ce décret ne renvoie à aucun arrêté, car les prescriptions juridiques qu’il fixe sont suffisamment précises pour être appliquées par les collectivités territoriales. Dès lors, la mise en œuvre de ces dispositions relève d’un marché public en cours de finalisation. Les collectivités locales qui souhaiteront déployer des appareils de contrôle automatisé seront donc en mesure de bénéficier des prestations du futur titulaire de ce marché.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2653</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4876</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enjeux relatifs à l’obtention du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2653. — 3 décembre 2024. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les enjeux relatifs à l’obtention du permis de conduire. M. le député souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur plusieurs enjeux cruciaux relatifs à l’accessibilité au permis de conduire, particulièrement en milieu rural. En effet, l’obtention du permis de conduire est un facteur clé d’autonomie pour de nombreux citoyens, notamment dans les zones où les services de transport public sont peu fréquents. Cet accès joue un rôle déterminant dans la cohésion intergénérationnelle, sociale et territoriale, en facilitant l’accès à l’emploi, à l’éducation et en améliorant la mobilité des personnes, tout en répondant à des impératifs de sécurité routière. Chaque année, la France subit des conséquences économiques majeures liées aux accidents de la route, avec une dette de 100 milliards d’euros, rappelant l’importance de la qualité de la formation au permis de conduire. Dans ce contexte, M. le député sollicite l’attention du Gouvernement sur trois sujets essentiels qui, s’ils étaient pris en considération, pourraient significativement améliorer la situation actuelle. Ils lui ont été présentés et proposés par Mobilians, l’organisation professionnelle qui représente les 20 métiers de la distribution et des services de l’automobile, du véhicule industriel, des cycles et motocycles en France. Le recrutement d’inspecteurs du permis de conduire : Mobilians souligne la situation particulière de la seule école de formation d’inspecteurs de permis de conduire de France, située à Nevers. La demande croissante de permis de conduire exerce une pression considérable sur les écoles de conduite, exacerbée par une pénurie d’inspecteurs. Cette situation conduit à des délais d’attente souvent très longs pour le passage de l’examen, retardant ainsi l’accès à la mobilité pour de nombreux jeunes et travailleurs. M. le député propose le recrutement de 100 inspecteurs supplémentaires afin de répondre à cette demande. Ce renforcement des effectifs permettrait non seulement de réduire les délais d’attente pour le passage de l’examen, mais également de décongestionner les écoles de conduite, qui sont aujourd’hui saturées par la forte demande. Ce recrutement contribuerait à une meilleure fluidité du système, favorisant ainsi une insertion plus rapide des candidats dans la vie professionnelle. Enfin, une réforme concernant l’utilisation du compte professionnel de formation (CPF) est proposée. Mobilians suggère de permettre la portabilité de ce compte au sein des familles, afin de faciliter le financement du permis de conduire pour les jeunes sans moyens financiers suffisants. Cette mesure offrirait aux familles la possibilité d’une entraide intergénérationnelle, les parents ou grands-parents pouvant transférer une partie de leurs droits CPF à leurs enfants ou petits-enfants. Une telle réforme optimiserait également l’utilisation des crédits CPF, souvent sous-utilisés par les travailleurs plus âgés. Le permis de conduire étant un levier fondamental pour l’accès à l’emploi, notamment en milieu rural, cette mesure offrirait aux jeunes une opportunité supplémentaire pour obtenir ce précieux sésame, tout en renforçant la solidarité familiale et en améliorant l’efficacité des dispositifs de formation existants. En conclusion, ces propositions visent à améliorer l’accessibilité au permis de conduire en France, tout en renforçant la sécurité routière et en facilitant l’insertion professionnelle des jeunes. Il espère ainsi ouvrir un dialogue constructif avec le Gouvernement sur ces sujets essentiels pour la cohésion sociale et territoriale, particulièrement en milieu rural, et souhaite connaître son avis sur ces propositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4876</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les effectifs d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En 2024, pour tenir compte au mieux des mobilités professionnelles et des départs en retraite, 88 IPCSR ont été recrutés par voie de concours externe et interne. La répartition des IPCSR dans les départements a été déterminée, en s’appuyant sur plusieurs critères : le nombre de formateurs déclaré dans le département, le seuil formateur (nombre d’élèves qu’un enseignant peut former par mois), le nombre moyen d’examens réalisés mensuellement par IPCSR, ainsi que le taux de réussite local. Il s’agit de répondre ainsi au mieux à la demande, dans le contexte de la hausse démographique du début des années 2000 et de l’abaissement de l’âge du permis de conduire à 17 ans pour favoriser la mobilité des jeunes. En 2025, le recrutement de 90 IPCSR, dont 76 par voie de concours interne et externe, 9 au titre des emplois réservés et 5 bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, permettra de renforcer de manière significative les effectifs d’IPCSR. Le pic d’inscriptions supplémentaires de 2024, dù à l’abaissement de l’age du permis à 17 ans, sera par ailleurs absorbé. D’autres leviers sont également mis en œuvre pour répondre au mieux à cette demande susceptible de s’accroître dans les mois et les années à venir. Un dispositif permet la mise à disposition pour 2 ans de personnels employés de la Poste souhaitant faire une mobilité externe. Formés à l’identique des IPCSR, ces examinateurs renforcent les départements en tension. Les IPCSR retraités qui le souhaitent, peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention conclue avec l’administration. La conjugaison de tous ces efforts contribue à améliorer la situation des examens du permis de conduire. Le travail continue pour garantir un accès équitable et rapide à cet examen essentiel pour la mobilité, et apporter un appui aux départements les plus en difficulté. S’agissant de la portabilité du compte personnel de formation (CPF) au sein des familles afin de faciliter le financement du permis de conduire, celle-ci relève de la compétence du Ministère chargé du Travail et de l’Emploi. Les principes régissant le CPF ont été réaffirmés par la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel : ces droits sont attachés à la personne et ne sont pas cessibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2696</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4877</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire des jeunes forains de moins de 21 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2696. — 10 décembre 2024. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet des jeunes de moins de 21 ans appartenant à la profession foraine qui sont confrontés à des difficultés économiques en raison de l’impossibilité d’obtenir le permis de conduire de catégorie poids lourds de plus de 7,5 tonnes. En effet, depuis 2016, une modification réglementaire a supprimé la dérogation qui permettait aux enfants de forains de passer leur permis poids lourds avant l’âge de 21 ans. Cette situation engendre une inégalité flagrante par rapport aux enfants d’agriculteurs qui dès 16 ans peuvent circuler avec des tracteurs agricoles sur route, sans restriction de poids ni besoin du permis B. Cette restriction freine considérablement le développement professionnel des jeunes forains. Bien qu’ils puissent s’enregistrer au registre du commerce et contracter des prêts pour l’acquisition de manèges ou de stands, leur incapacité à transporter ce matériel avant l’âge de 21 ans retarde leur entrée dans l’entrepreneuriat, avec des répercussions économiques négatives pour leur activité. Alors que l’âge minimum pour passer l’examen de conduite a récemment été abaissé à 17 ans pour améliorer la mobilité des jeunes, la Confédération française des associations et syndicats de la profession foraine demande une modification législative. Elle propose de permettre aux enfants de forains de passer les permis poids lourds (catégories C et EC), sans restriction de tonnage, dès l’âge de 18 ans. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour rétablir l’équité entre les jeunes forains et les autres catégories de jeunes conducteurs et si une adaptation législative est prévue pour leur faciliter l’accès au permis poids lourds, favorisant ainsi leur insertion professionnelle et le développement économique de la profession foraine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4877</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement attache une attention particulière à l’insertion professionnelle des jeunes. La directive de l’Union européenne 2006/126 relative au permis de conduire a été transposée en droit français par le décret n° 2011-1475 du 9 novembre 2011. Cette directive instaure une progressivité dans l’acquisition des compétences pour la conduite des véhicules poids lourds. Les conditions minimales requises pour l’obtention des différents types de permis de conduire sont prévues par l’article R. 221-5 du code de la route, lequel prévoit qu’il faut être âgé d’au moins 21 ans révolus pour la conduite des véhicules des catégories C et CE. Ces prescriptions réglementaires n’ont fait l’objet d’aucune dérogation depuis leur mise en œuvre. Toutefois, l’accès à la conduite des poids lourds peut être anticipé, sous réserve d’avoir suivi et obtenu une qualification initiale à l’issue d’une formation professionnelle longue de 280 heures, comprenant les épreuves du permis de conduire. Cette formation est sanctionnée par un examen final, dont la réussite permet l’obtention d’un titre professionnel de conduite routière délivré par le ministre chargé de l’emploi. L’article R. 3314-4 du code des transports précise que l’obtention de la qualification initiale mentionnée aux articles R. 3314-2 et R. 3314-3 permet à son détenteur d’obtenir un permis de conduire poids lourds dès l’âge de 18 ans autorisant la conduite des véhicules nécessitant un permis de conduire des catégories C1, C1E, C ou CE. C’est donc dans le seul cadre de ces formations professionnelles que l’âge de la conduite des poids lourds peut être abaissé à 18 ans. En ce qui concerne la conduite des véhicules agricoles, elle est ouverte aux conducteurs dès l’âge de 16 ans sous des conditions restrictives : le véhicule doit appartenir à une exploitation agricole, à une entreprise de travaux agricoles ou à une coopérative d’utilisation de matériels agricoles. Par ailleurs, cette faculté n’est ouverte qu’aux véhicules n’excédant pas une largeur de 2,50 mètres. Enfin, la vitesse de ces véhicules n’excède par 40 km/h. La conduite de poids-lourds sur la voie publique est une activité particulièrement dangereuse. Ainsi, pour les accidents mortels impliquant un poid-lourd, il est constaté en moyenne, pour un décès à l’intérieur du camion, sept décès de personnes extérieures. Un encadrement réglementaire rigoureux est donc nécessaire pour protéger l’ensemble des usagers de la voie publique. En conséquence, le Gouvernement n’envisage pas de faire évoluer cette réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2697</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4878</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Hausse des escroqueries et fraudes aux moyens de paiement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2697. — 10 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur un phénomène alarmant qui prend de plus en plus d’ampleur et met en péril la sécurité financière des citoyens ainsi que la stabilité économique du pays. En effet, les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement, aux techniques toujours plus diversifiées et sophistiquées, atteignent des sommets inquiétants. Selon un rapport récent du Figaro, le montant des préjudices dus aux escroqueries en France s’élève à 5 milliards d’euros en un an. France Info souligne également que les escroqueries aux moyens de paiement ont causé des pertes de 4,5 milliards d’euros. Les arnaques utilisent des techniques frauduleuses en pleine explosion et les statistiques montrent une hausse continue du nombre de victimes. Ces chiffres, corroborés par plusieurs sources médiatiques, révèlent l’ampleur de cette nouvelle criminalité polymorphe. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les arnaques prennent des formes multiples, allant des fraudes aux cartes bancaires et virements frauduleux aux escroqueries sur les réseaux sociaux et aux usurpations d’identité. Les escrocs profitent souvent de la digitalisation accrue des transactions financières pour mener à bien leurs méfaits, exploitant des failles technologiques et la naïveté des utilisateurs. Les conséquences de ces escroqueries sont dramatiques, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Les victimes se retrouvent souvent démunies face à des pertes financières considérables et la complexité des procédures de recours ne fait qu’aggraver leur situation. De plus, l’impact psychologique sur les victimes, souvent marquées par un sentiment d’impuissance et de vulnérabilité, ne peut être ignoré. Face à cette menace croissante, il est impératif que des mesures efficaces soient mises en place pour protéger les citoyens et endiguer cette vague de criminalité économique. À ce titre, il lui demande quelles actions il envisage de prendre pour lutter contre cette nouvelle criminalité polymorphe. Quelles mesures compte-t-il mettre en place pour améliorer la prévention et sensibiliser la population aux différentes formes d’escroqueries ? Une campagne nationale d’information est-elle prévue pour alerter les citoyens sur les risques et les moyens de se protéger ? Comment envisage-t-il de collaborer avec les acteurs du secteur bancaire et des nouvelles technologies pour renforcer la sécurité des transactions numériques ? Des protocoles de sécurité plus stricts et des technologies de détection des fraudes sont-ils en cours de développement ? Quelles mesures sont prévues pour accompagner et soutenir les victimes d’escroqueries ? La nature transfrontalière de certaines escroqueries nécessite une coopération internationale. Quelles actions sont entreprises pour renforcer la coopération avec les autorités étrangères et les organismes internationaux dans la lutte contre ces crimes ? Envisage-t-il de doter les forces de l’ordre de moyens supplémentaires pour traquer et appréhender les escrocs ? Comment compte-t-il suivre et évaluer l’efficacité des mesures mises en place pour lutter contre les escroqueries et fraudes ? Il est crucial que les autorités agissent rapidement et de manière décisive pour contrer cette nouvelle forme de criminalité qui menace non seulement les finances des individus, mais aussi la confiance générale dans les systèmes de paiement et la sécurité des transactions en ligne. La protection des citoyens et la préservation de l’intégrité du système économique doivent être des priorités absolues. Il souhaite obtenir des réponses à ces questions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4878</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la fraude constitue une priorité pour les forces de sécurité intérieure de l’État. Le levier premier de l’action doit être un renforcement de la communication des bonnes pratiques et de l’état de la menace à destination des populations, considérant qu’elle doit permettre au plus grand nombre de se protéger de la majorité des escroqueries en adoptant des comportements adaptés « d’hygiène numérique » (mots de passe sécurisés, évitement des liens frauduleux, réflexes de vigilance…) au même titre que des comportements adoptés dans le monde physique. La prévention en matière de cybersécurité ne peut toutefois pas relever des seules forces de police et de gendarmerie et elle implique de nombreux autres acteurs publics et privés, en particulier le dispositif cybermalveillance.gouv.fr. Gendarmerie et police nationales participent pleinement à cette action de prévention à plusieurs niveaux, et notamment, pour la gendarmerie : - par l’organisation de sensibilisations à l’échelon local par des référents de la gendarmerie, si possible des techniciens locaux qualifiés au titre de « l’introduction aux cybermenaces » (ICM) ou spécialistes « nouvelles technologies » (NTECH). - par le déploiement d’actions de prévention de la division de la proximité numérique de l’unité nationale cyber (UNCyber) à destination des citoyens, des entreprises et des collectivités. Ainsi, par le biais de communications ciblées ou d’événements organisés sur des espaces privilégiés par les usagers concernés, elle entretient la vigilance de chacun et la confiance numérique. S’appuyant sur des infographies accessibles à tous les usagers et sur des diagnostics simples au profit des entreprises de toutes tailles et des collectivités territoriales, les actions de prévention conduites (en partenariat notamment avec le dispositif national de prévention et d’assistance Cybermalveillance.gouv.fr) visent à infuser une culture de la cybersécurité dans les foyers et à améliorer le niveau de sécurité numérique des établissements publics comme privés. A titre d’illustration, durant le « cyber mois » d’octobre 2024, l’UNCyber a intensifié ses efforts pour alerter le public sur les attaques de plus en plus sophistiquées : à travers de courtes vidéos pédagogiques diffusées sur les réseaux sociaux, elle a prodigué des conseils pratiques pour sécuriser les données des particuliers en illustrant des scénarios particulièrement réalistes ; - par des actions spécifiques au profit des TPE-PME, des collectivités ou des établissements de santé, mises en œuvre notamment par le réseau CyberGend. Plus de 50 000 entreprises ont fait l’objet d’une action de prévention visant à lutter contre les cybermenaces, conduites par des cyber-gendarmes régulièrement renforcés par des réservistes œuvrant dans la cyber-sécurité au quotidien. Aussi, un outil de diagnostic de la « maturité cyber » (appelé DIAGONAL) des entreprises, des collectivités territoriales et des établissements de santé est également mis en œuvre par le réseau Cybergend. Il permet d’identifier les failles techniques et organisationnelles face aux attaques. L’objectif est, dans un second temps, que ces structures puissent se mettre à niveau en investissant à bon niveau considérant le risque important de fermeture d’entreprises victimes d’une cyber-attaque (supérieur à 50 % dans les trois ans). La police nationale mène également des actions de cyber prévention au profit notamment des entreprises et des collectivités territoriales, en les sensibilisant aux risques et en diffusant les « bonnes pratiques ». Cette politique de prévention s’appuie en particulier sur le réseau des experts en cyber-menaces (RECyM), mis en place par l’office anti-cybercriminalité (OFAC) pour accompagner les entreprises et les collectivités territoriales face aux risques du cyberespace. À titre d’exemple, au cours de l’année 2024, le RECyM a mené 115 actions de sensibilisation ayant bénéficié à plus de 2 400 entreprises. Plus globalement, OFAC rattaché à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) cultive une approche à 360° en relation avec les acteurs de la cybersécurité, ainsi qu’avec les acteurs économiques et institutionnels. Cette approche permet de multiplier utilement les canaux d’échanges d’informations que l’OFAC peut notamment exploiter pour déjouer des cyberattaques. Police et gendarmerie s’attachent également au développement et à la mise à jour constante de l’application « M@Sécurité », qui emporte de nombreux conseils numériques contribuant également aux actions de sensibilisation. Cette application a déjà été téléchargée plus de 750 000 fois. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) conduit également des actions avec « mon aide cyber ». Les forces de sécurité intérieure de l’État s’y associent pleinement. Enfin, la directive européenne NIS2 (en cours de transposition) augmentera considérablement le périmètre des entreprises et collectivités soumises à des obligations de résilience cyber. En cas d’attaque, les obligations d’information de l’ANSSI et de la CNIL permettront d’aider sans tarder les victimes et de partager des informations (via les CERT) afin d’améliorer la défense collective de l’économie française. D’importantes sanctions financières donneront le poids nécessaire à ces obligations. La collaboration avec le secteur bancaire est par ailleurs ancienne. Depuis le développement des faux ordres de virement (FOVI), les banques ont adapté leurs procédures tant pour vérifier la réalité des donneurs d’ordres que pour récupérer les fonds, a minima au sein de l’Union européenne. Au profit des particuliers, la généralisation de la double authentification pour accéder aux applications bancaires mais également pour réaliser les paiements en ligne est un gain majeur. L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) est un challenge nouveau, les auteurs disposant d’outils puissants pour tromper les victimes, mais l’IA peut également être utilisée à des fins de vérifications en masse des opérations. S’agissant de l’accompagnement des victimes, il se fait en premier lieu par la qualité de l’accueil physique dans les unités de la gendarmerie et les commissariats de police. Aussi, sur les thématiques cyber, il est complété par des dispositifs numériques. Ainsi, afin d’être au plus proche des citoyens, la brigade numérique (BNum), créée à Rennes, est désormais renforcée par une seconde, à Poitiers, mise en place au début de l’année 2025. Ces unités permettent d’échanger 7j/7 et 24h/24 avec un gendarme par tchat, conduisant à des réponses immédiates et à des conseils aux victimes potentielles. Les gendarmes de ces unités sont spécifiquement formés aux risques cyber du quotidien comme aux attaques de plus grande ampleur visant les entreprises ou collectivités, souvent accompagnées de demandes de rançons. Depuis sa création en 2018, la BNum a accompagné plus de 1,1 million de personnes venues au contact de la gendarmerie par ce biais innovant. Depuis le 17 décembre 2024, le dispositif « 17-cyber », commun à la police et à la gendarmerie, complète l’accompagnement. Disponible 24h/24 et 7j/7, ce guichet unique permet aux victimes de comprendre rapidement, en répondant à quelques questions, à quel type de menace ils sont confrontés et ainsi recevoir des conseils personnalisés en fonction de l’atteinte subie. Si le diagnostic confirme la gravité de l’atteinte subie, les utilisateurs victimes peuvent échanger par tchat avec un policier ou un gendarme pour disposer des conseils de première urgence et engager les démarches de judiciarisation. Lorsque cela est nécessaire, les usagers peuvent également recevoir une assistance technique d’un prestataire référencé ou labellisé par Cybermalveillance.gouv.fr. En complément, la plate-forme Perceval de la gendarmerie est dédiée, depuis 2019, aux victimes de fraudes à la carte bancaire. Elle recueille les signalements des particuliers (plus de 200 000 par an) afin de collecter les informations pertinentes pour réaliser des rapprochements entre les faits et générer des enquêtes judiciaires. Elle a, par exemple, démontré son efficacité durant les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 en stoppant une escroquerie visant des food trucks. Au total, ce sont plus de 500 procédures judiciaires, qui ont été diligentées. Il convient de rappeler, sur un plan plus général, que les victimes d’escroquerie, personnes physiques ou morales, peuvent solliciter la plateforme téléphonique « Info Escroqueries » gérée par la DNPJ. De même, la plateforme PHAROS, gérée par l’OFAC, traite l’ensemble des contenus illicites sur internet signalés par les internautes, tandis que la plateforme Thésée de l’OFAC est disponible pour certaines escroqueries commises sur internet par un auteur inconnu. La publicité de ces dispositifs est l’affaire de tous, les acteurs publics, privés, mais également la représentation nationale grâce à l’ancrage local de ses membres. La coopération internationale varie fondamentalement dans et hors de l’Union européenne. Les dispositifs d’échanges d’informations entre forces de l’ordre (initiative suédoise transposée dans les articles 695-9-31 et suivant du CPP), la décision d’enquête européenne, le mandat d’arrêt européen ou l’action des agences Europol et Eurojust offrent dans l’UE une palette d’outils efficaces. En dehors de l’UE, la coopération existe mais des enquêtes d’envergure en matière de fraudes et d’escroquerie cyber conduisent régulièrement vers des pays pas ou peu coopératifs : les organisations criminelles internationales dans ce domaine privilégient des zones géographiques dont les législations et la difficulté à faire accepter des demandes d’appui judiciaire les protègent (Asie du Sud-Est par exemple). De récentes actions menées avec le soutien d’Interpol dans cette partie du monde ont permis de démanteler des « call-center » d’escroqueries. Enfin, afin de conduire les actions répressives contre les acteurs de la cyber-criminalité, les moyens des forces de l’ordre sont en constante évolution. Sur le plan opérationnel, le décret du 23 novembre 2023 confie à l’Office anti-cybercriminalité de la direction nationale de la police judiciaire le rôle de coordination et d’animation opérationnelle dans la lutte contre la cybercriminalité. Cet office central est également le point de contact central à l’international. L’office dispose d’un maillage de 11 antennes et de 8 détachements d’antennes, sur lesquels il s’appuie pour ses missions d’enquête et d’appui aux investigations numériques. La gendarmerie compte 10 000 cyber-gendarmes, parmi lesquels plus de 1 000 enquêteurs formés aux enquêtes sous pseudonyme (ESP), et des militaires hautement qualifiés dont 325 enquêteurs en technologies numériques (NTECH) et 248 enquêteurs spécialisés cryptoactifs (FINTECH) présents sur l’ensemble du territoire national. Ces militaires spécialisés enquêtent à plein temps dans le domaine cyber. S’agissant des escroqueries commises sur internet, ils sont à même de conduire des investigations de premier niveau et les actes de criminalistique numérique associés, permettant une réponse rapide et adaptée face aux cyber-escroqueries. Les enquêteurs du haut du spectre sont de plus en plus nombreux et un plan est lancé en 2025 pour atteindre le nombre de 1 000 cyber-enquêteurs à l’horizon de 2030. Les formations à l’analyse des crypto-monnaie se multiplient également grâce à la création d’un centre de formation Cyber à Lille en 2022. La police nationale s’est dotée d’un « plan cyber 2022-2027 » pour renforcer son action de prévention et d’investigation de la cybercriminalité. Outre l’OFAC, la police nationale dispose de plus de 12 000 personnels formés aux investigations sur internet, dont les enquêteurs sous pseudonyme (plus de 500 habilités). Plus de 7 200 agents sont par ailleurs formés aux investigations informatiques, dont les investigateurs en cybercriminalité (plus de 580). Ces forces s’inscrivent dans une organisation structurée, qui repose sur l’Unité nationale Cyber, qui concentre ses moyens opérationnels en matière cyber au niveau national. L’UNCyber capitalise sur 20 années d’investissements dans ce domaine. Elle est articulée autour d’un état-major, d’un détachement implanté au sein du centre national des opérations de la gendarmerie nationale, d’une division des opérations (C3N), d’une division technique et d’une division de la proximité numérique, et coordonne le dispositif cybergend, comprenant les unités élémentaires, les unités de recherches, les 105 sections opérationnelles de lutte contre les cybermenaces (SOLC) des groupements de gendarmerie départementale (GGD) et commandements de la gendarmerie outre-mer (COMGEND) et les 20 antennes du centre de lutte contre la criminalité numérique (12 AC3N en métropoles et 8 outre-mer). Son action couvre le champ de la prévention, la fonction contact, et des moyens d’investigation. Aussi, la gendarmerie contribue massivement au Commandement du ministère de l’intérieur dans le cyberespace (Com cyber Mi), dont elle assure le pilotage, et qui grâce à de nombreux capteurs contribue à définir l’état de la menace, à identifier les acteurs malveillants et apporte des capacités unique aux unités de police et de gendarmerie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2984</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4881</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie de places à l’épreuve pratique du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2984. — 24 décembre 2024. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la pénurie de places à l’épreuve du permis de conduire et ses conséquences pour les citoyens ainsi que les entreprises des filières de transport. Le permis de conduire et la voiture individuelle, particulièrement en territoires ruraux peu desservis par des modes de transports collectifs, sont indispensables pour nombreux des concitoyens à leur vie quotidienne. Que ce soit pour aller au travail, faire ses courses, emmener ses enfants à l’école, accéder aux soins, la voiture reste souvent la seule solution. Détenir un permis de conduire permet en outre d’accéder à un certain nombre de métiers dans les filières du transport de marchandises et de voyageurs. C’est donc tout un écosystème qui est dépendant des délais de présentation à l’épreuve pratique du permis de conduire. Des citoyens ainsi que des professionnels du transport alertent Mme la députée sur les délais très longs pour passer l’épreuve et le manque de places. Des organismes de formation spécialisés dans la formation des conducteurs sont aujourd’hui obligés de limiter le nombre de stagiaires. Les unités d’examen qui leur sont accordés par le pôle éducation routière de la direction départementale des territoires et de la mer sont largement insuffisantes. Pour les particuliers qui se présentent à l’examen et ne le réussissent pas du premier coup, les délais d’attentes ont un coût puisque les candidats sont obligés de payer des heures de cours en attendant de repasser l’examen. Les causes de cette pénurie de places et de l’allongement des délais sont connues. Il y a un manque de de postes d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Les annonces de recrutement supplémentaires ne suffiront pas à répondre aux besoins. De plus il est à craindre que ces recrutements soient gelés ou remis en cause par les politiques austéritaires menées par le Gouvernement actuel et à venir. Le passage de l’examen du permis de conduire est un service public à part entière, qui ne saurait être délégué à des prestataires privés et qui doit bénéficier des moyens adaptés aux besoins du terrain. Elle lui demande ainsi les mesures qu’il compte prendre afin de raccourcir les délais d’attente pour se présenter à l’examen pratique du permis de conduire tout en garantissant les conditions de travail des d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4881</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les effectifs d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En 2024, pour tenir compte au mieux des mobilités professionnelles et des départs en retraite, 88 IPCSR ont été recrutés par voie de concours externe et interne. Leur répartition dans les régions et les départements est établie, afin d’être la plus efficace, en fonction notamment du nombre de formateurs déclaré dans le département, du seuil formateur (nombre d’élèves qu’un formateur peut former par mois), du nombre moyen d’examens dans le département par mois et par IPCSR et du taux de réussite à l’examen dans le département. Par ailleurs, un dispositif permet la mise à disposition pour 2 ans d’employés de la Poste qui souhaitent faire une mobilité externe, qui ont été sélectionnés en ce sens pour renforcer les départements en tension. Ils ont suivi la même formation que les IPCSR pour les examens du permis de conduire de la catégorie B exclusivement. En outre, certains IPCSR retraités qui le souhaitent, peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention conclue avec l’administration. Enfin, l’administration centrale porte une attention toute particulière pour appuyer les départements les plus en tension et définir avec eux des plans particuliers de remédiation. Ce soutien a déjà porté ses fruits dans plusieurs départements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3108</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4881</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des mineurs non accompagnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3108. — 14 janvier 2025. — M. Hendrik Davi alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des mineurs non accompagnés dans le pays. Le 20 novembre 2024 était célébrée la Journée internationale des droits de l’enfant. Cette date correspond à l’adoption d’une convention en 1989, que la France a ratifiée. Pourtant, aujourd’hui dans le pays, plus de 2 000 enfants dorment chaque nuit dehors. C’est 120 % de plus qu’il y a 4 ans. Pendant que les 500 personnes les plus riches du pays possèdent plus de 1 200 milliards d’euros. L’État doit fournir des soins, une assistance et une protection adéquats à tous les enfants, quel que soit leur statut. Pourtant, dans les Bouches-du-Rhône et à Marseille notamment, plus d’une centaine d’enfants non accompagnés sont laissés dehors, faute de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance. Le rapport de Human Rights Watch publié en janvier 2024 a bien documenté cet état de fait et les conséquences que cela engendre. Depuis septembre, la situation s’est même aggravée. Le tribunal pour enfants est passé de onze juges à un seul, pour étudier les recours d’environ 600 jeunes, suite à la première évaluation réalisée par les travailleurs sociaux. Selon le SAF de Marseille, plus de 90 % des recours sont désormais refusés. Ce chiffre est bien en dessous de la moyenne nationale. En outre, les rendus de justice suspendent la décision à la présentation de preuves de papiers qui mettent des mois à être délivrés, quand les jeunes arrivent à les réunir. En attendant, aucune ordonnance de protection provisoire n’est prononcée. Ces situations sont pourtant contraires aux normes internationales qui reconnaissent le principe de la présomption de minorité. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, qui veille à la bonne application de la convention internationale des droits de l’enfant, a adressé ses observations à la France le 2 juin 2023. Il recommande d’appliquer le principe de présomption de minorité lors de la procédure d’évaluation de l’âge y compris pendant la procédure judiciaire : le jeune doit ainsi être traité comme un enfant dans l’attente de l’examen de sa situation par le juge pour enfant. En mars 2023, dans le cadre d’une affaire individuelle concernant la France, il avait également demandé à l’État « d’adopter des mesures de protection en faveur des jeunes gens affirmant être mineurs dès leur entrée sur le territoire de l’État partie et pendant toute la procédure en les traitant comme des enfants et en leur reconnaissant tous les droits que leur reconnaît la Convention ». Le Conseil de l’Europe, lui, dans une recommandation de décembre 2022, a indiqué que « les États devraient veiller à ce que les personnes soumises à une procédure d’évaluation de l’âge soient présumées mineures tant que cette procédure n’indique pas le contraire » Dans son arrêté du 21 juillet 2022, la Cour européenne des droits de l’homme réaffirme elle aussi le principe de présomption de minorité. Enfin, les décisions du Conseil d’État ainsi que du Conseil constitutionnel (CE, 1er juillet 2015, n° 386769 ; QPC, 21 mars 2019, n° 2018-768) ont réaffirmé l’exigence de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Il l’interroge donc sur les mesures qu’il compte prendre afin de garantir le respect des droits fondamentaux des mineurs non accompagnés sur l’entièreté du territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4882</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de la loi, la prise en charge et l’évaluation des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille relèvent de la compétence du président du conseil départemental, en lien et sous le contrôle de l‘autorité judiciaire. En amont et durant cette évaluation, les jeunes se présentant comme MNA font l’objet d’une mise à l’abri dans le cadre d’un accueil provisoire d’urgence telle que définie dans le code de l’action sociale et des familles. La personne est ainsi prise en charge dans une structure adaptée à sa situation. Elle bénéficie également d’un entretien pour évaluer ses besoins en matière de santé. A la suite de cette évaluation, si le président du conseil départemental estime que le jeune est majeur ou accompagné, alors il met fin à la mise à l’abri du jeune. La décision du président du conseil départemental n’est pas en elle-même attaquable. En effet, le fait qu’à tout moment, en vertu de l’article 375 du code civil, le jeune puisse saisir directement le juge des enfants afin de bénéficier d’une mesure en assistance éducative, rend irrecevable le recours formé devant le juge administratif contre la décision du président du conseil départemental (CE, 1 juillet 2015, n° 386769). La saisine du juge des enfants à la suite d’une décision de refus de prise en charge ne peut donc pas être suspensive. Toutefois, sur le point particulier soulevé en matière d’ordonnance de protection provisoire, le juge des enfants et le procureur de la République, en cas d’urgence, peuvent, dans l’exercice de leur compétence, ordonner des mesures provisoires dans l’attente de la décision en matière d’assistance éducative, sur le fondement de l’article 375-5 du code civil. Leurs décisions sont prises en stricte considération de l’intérêt de l’enfant et restent à leur libre appréciation. De même, il est à noter que le Conseil d’Etat, dans une décision du 14 mars 2023 (n° 471867), estime qu’il est également possible pour la personne de saisir le juge du référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. A ce titre, le juge des référés peut enjoindre la poursuite de l’accueil provisoire s’il estime que l’appréciation du président du conseil départemental est manifestement erronée et qu’il existe un risque immédiat de mise en danger de sa santé ou de sa sécurité. En dehors de ce cas précis, le juge des référés n’intervient pour protéger cette liberté fondamentale que lorsque l’atteinte à celle-ci est causée par une carence des services départementaux dans l’exercice de leurs missions, respectant ainsi la compétence de l’autorité judiciaire, qui est saisie au fond à la suite de la phase administrative de mise à l’abri et d’évaluation de la situation de la personne. Enfin, il est important de souligner que ces dernières années ont été marquées par un nombre important d’arrivées de personnes se déclarant MNA (en moyenne, sur les trois dernières années, 28 336 MNA ont été confiés aux départements par décision judiciaire). Face à cette situation, les autorités judiciaires, comme le représentant de l’État, guidés par l’intérêt supérieur de l’enfant, recherchent activement toutes les solutions utiles à l’exercice par la collectivité départementale de la mission d’aide sociale à l’enfance que lui confère la loi, dans un esprit d’échange et de dialogue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3223</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4883</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutter contre l’usurpation de plaques d’immatriculation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3223. — 21 janvier 2025. — M. Édouard Bénard* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’accroissement des fraudes à l’immatriculation des véhicules terrestres à moteur. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, 13 600 dépôts de plaintes pour usurpation de plaques d’immatriculation ont été recensés en 2010 contre 22 000 en 2022, soit une hausse de 62 % sur cette période. Les professionnels du secteur estiment désormais qu’entre 400 000 et un million de Français seraient aujourd’hui victimes de « doublettes » de plaque d’immatriculation. Cette pratique frauduleuse qui gagne du terrain chaque année, s’explique notamment par l’absence d’obligation faite aux commerçants physiques, ou à distance, d’exiger la présentation d’un certificat d’immatriculation ainsi qu’une pièce d’identité en préalable à une vente de plaque d’immatriculation. Pour une trentaine d’euros, une personne mal intentionnée peut ainsi obtenir un jeu de plaques d’immatriculation usurpant l’immatriculation d’un autre véhicule. De même, depuis que les professionnels du secteur automobile peuvent délivrer des certificats d’immatriculation dès lors que leur entreprise est habilitée à accéder et à modifier le système d’immatriculation des véhicules (SIV), des individus mal intentionnés offrent leurs services pour usurper des plaques d’immatriculation. Plus subtil encore, d’autres individus usurpent l’identité d’autres personnes pour créer des entreprises habilitées à accéder au SIV dans l’unique but de frauder le système en immatriculant, moyennant rétribution, des véhicules au nom de tierces personnes. Ces entreprises frauduleuses utilisent ensuite les réseaux sociaux pour vendre leurs services aux automobilistes qui entendent échapper à la verbalisation des infractions au code de la route. Les automobilistes dont l’identité a été usurpée au sein du SIV ou victimes de doublettes, reçoivent ensuite les amendes et se voient infliger des retraits de points sur leur permis de conduire en lieu et place des auteurs réels des infractions. Les amendes peuvent parfois s’accumuler rapidement et représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les victimes d’usurpation de plaques d’immatriculation n’ont d’autre choix que d’engager des recours, synonymes de frais financiers et de perte de temps, pour contester les infractions qui leurs sont attribuées ainsi que pour modifier l’immatriculation de leur véhicule. Le démantèlement du monopole public de délivrance des certificats d’immatriculation des véhicules et le développement du commerce en ligne ont facilité les possibilités de fraude à l’immatriculation des véhicules. Ainsi, dans le département des Alpes-Maritimes, 30 % à 40 % des prestataires de « carte grise » ont vu leur habilitation au SIV annulée en 2024 sur décision de la préfecture après que des contrôles ont été réalisés par ses services, les entreprises sanctionnées ne répondant pas aux exigences légales permettant d’être agréé. Le fait d’utiliser sur un véhicule des plaques comportant le numéro d’immatriculation d’un autre véhicule est sanctionné par un retrait de six points sur le permis de conduire, d’une amende d’un montant maximum de 30 000 euros et d’une peine d’emprisonnement d’une durée maximale de 7 ans au titre des peines principales. La suspension du permis de conduire pendant 3 ans au maximum, l’annulation du permis de conduire et la confiscation du véhicule peuvent également être prononcées par le juge à titre de peine complémentaire. Malgré ces lourdes peines, les usurpations de plaques d’immatriculation continuent de progresser et risquent de franchir un nouveau cap avec le recours accru aux contrôles automatisés d’infractions, qui ne nécessitent plus l’interception des conducteurs ainsi qu’avec la dématérialisation de la vignette d’assurance. En effet, depuis le 1er avril 2024, les contrôles relatifs à l’assurance des véhicules réalisés par les forces de l’ordre s’effectuent sur consultation du fichier des véhicules assurés (FAV) à partir du numéro de la plaque d’immatriculation portée par le véhicule facilitant, en l’état, les possibilités de fraude. Pour endiguer cette pratique frauduleuse il conviendrait de réglementer la vente de plaques d’immatriculation. À ce titre, il apparaît indispensable d’imposer à l’ensemble des professionnels offrant ce type de prestation en magasin, ou sur un site internet marchand, qu’ils exigent de toute personne souhaitant acquérir une plaque d’immatriculation qu’elle présente une pièce d’identité ainsi qu’un certificat d’immatriculation du véhicule ou d’en fournir une copie si l’achat se fait à distance. Dans le cas où l’acheteur refuserait ou ne serait pas en mesure de fournir ces documents, la fabrication et la vente de la plaque ne pourraient avoir lieu. Le non-respect de cette obligation par le professionnel devrait bien entendu être sanctionné pénalement pour lui donner un caractère effectif. Concernant la fraude imputable aux professionnels ayant accès au SIV, il conviendrait d’accentuer les contrôles sur ces derniers et tout particulièrement, lors de leur demande d’habilitation. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend engager pour endiguer ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5876</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4883</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Usurpations de plaques minéralogiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5876. — 15 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les usurpations de plaques minéralogiques. L’usurpation de plaques d’immatriculation est un délit qui consiste à utiliser les plaques attribuées à un autre véhicule. Bien que l’article L. 317-4-1 du code de la route dispose que cette infraction soit passible de 7 ans d’emprisonnement, de 30 000 euros d’amende et d’une suspension voire d’une annulation permis de conduire pour l’auteur du délit, force est de constater que ces usurpations de plaques sont de plus en plus nombreuses. 23 072 plaintes ont été enregistrées en 2023 par les services de police et les unités de gendarmerie. Pour faire reconnaître l’usurpation et être exonérées du paiement des amendes reçues à tort, les victimes doivent mener une longue série de démarches administratives : dépôt de plainte contre X, contestation des contraventions, nouvelle demande de certificat d’immatriculation auprès des services, puis fabrication d’un nouveau jeu de plaques minéralogiques. Certes, pour les aider, les démarches de contestation ont été facilitées afin que les victimes d’usurpation n’aient pas à payer d’amende, ni même de consignation et ne risquent pas de perte de points sur leur permis de conduire. Mais c’est à elles qu’incombent toutes ces démarches pour prouver l’usurpation. De plus, force est de constater que la commercialisation des plaques d’immatriculation n’exige toujours aucun justificatif. Il lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4884</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’usurpation de plaques d’immatriculation et l’usage de fausses plaques sont des infractions bien identifiées par le ministère de l’intérieur. Plus de 23 000 plaintes ont été enregistrées en 2023 par les services de police et les unités de gendarmerie. Ces comportements délictueux sont sources de grandes difficultés pour les victimes. Pour y remédier, les démarches de contestation ont été facilitées afin que les victimes n’aient pas à payer d’amende, ni même de consignation, et ne risquent pas de perte de points sur leur permis de conduire. Ainsi, après avoir déposé plainte, la victime doit contester l’avis de contravention dans les 45 jours qui suivent sa réception. La procédure de contestation peut se faire par envoi postal d’un courrier recommandé avec accusé de réception, en y joignant une copie de l’attestation de dépôt de plainte, ou directement en ligne sur le site de l’agence nationale de traitement automatisé des Infractions (ANTAI). Depuis octobre 2024, le dépôt de plainte est également facilité avec le dispositif de plainte en ligne, évitant ainsi à la victime de devoir se déplacer au commissariat ou à la gendarmerie. Dès le dépôt de plainte effectif, l’envoi de nouveaux avis de contravention est bloqué. Dans les cas les plus graves, la victime peut demander qu’une nouvelle immatriculation soit attribuée à son véhicule, sur le site de France Titres (ANTS). Cette ré-immatriculation est gratuite, mais la personne devra néanmoins s’acquitter de la somme de 2,76 €, correspondant aux frais d’acheminement du nouveau certificat d’immatriculation. Par ailleurs, depuis 2021, l’outil innovant « IA flash » a été déployé sur les chaînes de traitement de l’ANTAI. Il permet, par le recours à une intelligence artificielle, d’effectuer une comparaison marque/modèle entre la photographie d’infraction et les informations contenues dans le système d’immatriculation des véhicules afin de faciliter le traitement par les agents chargés de la constatation. Ainsi, pour les dossiers identifiés comme des usurpations d’immatriculation, l’avis de contravention n’est pas envoyé au propriétaire et le dossier est transmis aux services enquêteurs. Enfin, des travaux interministériels de lutte contre la fraude à l’immatriculation des véhicules sont en cours. Un plan de contrôle des véhicules par les forces de sécurité intérieure devrait être prochainement déployé et pourra avoir des conséquences favorables sur la lutte contre les usurpations de plaques.  Enfin, l’hypothèse du justificatif de la pièce d’identité et de la carte grise lors de la demande de production d’une plaque pourrait s’avérer contre-productive. En effet, ce scenario présente des risques d’usurpation d’identité, de fuites de données à caractère personnel et de manière plus générale de protection de données sensibles de l’usager,  notamment dans le cas où ces données seraient collectées par des sites étrangers, difficilement contrôlables. Cette hypothèse présenterait en outre une nouvelle charge pour les professionnels vertueux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3267</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4884</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enlèvements internationaux d’enfants et surveillance des frontières françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3267. — 21 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les enlèvements internationaux d’enfants et le nécessaire renforcement de la surveillance des frontières françaises visant à assurer le respect des interdictions de sortie du territoire (IST). Les enlèvements internationaux d’enfants, qu’ils soient le fait de parents ou d’individus tiers, constituent une grave atteinte à la sécurité des mineurs, à leur bien-être et à leurs droits fondamentaux. Ils sont exécutés en manquement du droit national et constituent également une atteinte aux droits des parents affectés. Ce phénomène demeure préoccupant, tant sur le plan national qu’international et des lacunes subsistent dans les dispositifs de prévention et de suivi, comme en témoigne une affaire depuis maintenant 9 mois, qui illustre les carences de la surveillance aux frontières françaises et européennes ainsi que la très faible effectivité des interdictions de sortie du territoire. Dans ce contexte, il semble nécessaire d’établir des procédures efficaces de contrôle aux points de passage pour prévenir ces situations dramatiques, en utilisant notamment des technologies de contrôle renforcées (reconnaissance biométrique, croisement de bases de données), une communication efficace entre ministère de la justice et ministère de l’intérieur, ainsi que le déploiement de partenariats internationaux pour intercepter les individus concernés lorsqu’ils embarquent dans des aéroports ou ports étrangers. En effet, le respect des interdictions de sortie du territoire constitue un enjeu majeur pour lutter contre les enlèvements internationaux d’enfants. Cependant, il apparaît que des difficultés subsistent dans la mise en œuvre effective de ces interdictions. De nombreux cas de sorties illégales ou de non-respect des interdictions sont signalés : les enlèvements signalés se comptant en centaines, le sujet semble devoir retenir toute notre attention. Au regard de ces éléments, M. le député souhaite connaître les mesures que M. le ministre envisage de prendre pour renforcer la surveillance des frontières françaises, en améliorant les contrôles afin d’éviter que les enfants ne puissent être emmenés à l’étranger sans l’autorisation légale du parent en ayant la garde et faire respecter les interdictions de sortie du territoire, en améliorant la coordination entre les autorités compétentes et la communication entre les services de l’État, ainsi qu’avec les États voisins, pour garantir l’effectivité de ces interdictions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4885</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Plusieurs dispositifs visent à prévenir et lutter contre les enlèvements internationaux d’enfants. Aux frontières, les mineurs sont considérés en toute circonstance comme des personnes vulnérables. Le contrôle renforcé dont ils font l’objet vise à assurer leur protection contre toute tentative de départ non autorisé ou dans des conditions qui les mettraient en danger, à prévenir les risques de traite des êtres humains, les départs vers des théâtres d’opérations de groupements terroristes ou des zones de conflit, etc. Les garde-frontières sont formés à la protection des mineurs et à la détection de toute situation anormale. Tout mineur résidant habituellement en France qui souhaite sortir du territoire national sans être accompagné par au moins une personne ayant l’autorité parentale doit obligatoirement être muni d’une autorisation de sortie du territoire (AST), signée d’un titulaire de l’autorité parentale et accompagnée de la photocopie lisible d’un document officiel justifiant de l’identité du signataire de l’AST. Cette autorisation permet le franchissement des frontières extérieures comme intérieures, mais ne dispense pas le mineur de l’obligation d’être en possession des autres documents de voyage requis. Lors du passage d’une frontière intérieure par un mineur non accompagné, des règles particulières s’appliquent également aux transporteurs aériens. Lorsqu’ils assurent des vols intra-Schengen, ils doivent respecter des obligations spécifiques concernant la sécurité et le bien-être des mineurs. Ils doivent s’assurer que les mineurs disposent des titres de voyage requis et que l’accompagnateur est détenteur de l’autorité légale. Malgré le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures depuis 2015, les vérifications aux frontières intérieures ne sont toutefois pas systématiques. Dès lors, il ne peut être exclu qu’un départ non autorisé à l’étranger d’un enfant soit organisé sans que la police aux frontières ou la douane ne puissent l’empêcher. Lors du franchissement de la frontière extérieure, tous les mineurs sont soumis, à l’entrée et à la sortie, aux mêmes contrôles que les adultes, conformément au code frontières Schengen, tout en faisant l’objet d’une attention particulière. Il convient de rappeler que, lors du franchissement d’une frontière extérieure, des bases de données (système d’information Schengen : SIS, etc.) sont systématiquement vérifiées par les garde-frontières, pour toutes les personnes, permettant la détection des situations particulières. La prochaine mise en service du système européen dénommé « Exit and Entry System » (EES), destiné à tous les ressortissants de pays tiers éligibles, dont les mineurs, offrira un outil supplémentaire de suivi des enfants, notamment parce qu’il comprendra des données biométriques. Il existe en outre plusieurs mécanismes permettant d’agir lorsqu’est craint un départ non autorisé de mineur à l’étranger. L’interdiction judiciaire de sortie du territoire (IST) est prononcée par le juge civil (juge aux affaires familiales ou juge des enfants) ou par le procureur de la République. Dans l’attente du prononcé de cette décision judiciaire d’IST, le titulaire de l’exercice de l’autorité parentale peut demander une mesure conservatoire d’opposition à la sortie du territoire (OST) en urgence auprès de la préfecture. L’OST peut être utilisée en cas de risque imminent d’enlèvement et permet de faire opposition, sans délai, à la sortie de France d’un enfant. Les IST et OST sont inscrites au fichier des personnes recherchées et au système d’information Schengen, permettant une diffusion dans tout l’espace Schengen. Ces mesures de protection sont également inscrites dans la base Stolen and Lost Documents d’Interpol. Tous ces fichiers sont interrogés lors du franchissement d’une frontière extérieure et toute mesure de protection est ainsi systématiquement détectée. Les bases de données précitées permettent aussi d’informer les autorités étrangères de la situation d’un mineur. En cas d’absence d’IST, ou si l’IST n’a pas permis d’empêcher le départ, le parent ayant la charge légale de l’enfant peut déposer plainte pour non-représentation d’enfant sur le fondement de l’article 227-5 du code pénal ou pour soustraction de mineur sur le fondement de l’article 227-7 du même code. Les familles peuvent également recourir à la médiation afin de reprendre contact avec l’autre parent pour trouver une solution dans l’intérêt de l’enfant, ou prendre attache avec le 116 000 (numéro d’urgence et d’écoute gratuit en cas de disparition inquiétante, d’enlèvement parental ou de fugue ; géré par la fondation Droit d’Enfance). Si le nouveau domicile de l’enfant reste ignoré, une inscription dans le fichier des personnes recherchées peut être effectuée aux fins de le localiser. Le parent mis en cause peut également faire l’objet d’une inscription dans le fichier des personnes recherchées (et donc dans le système d’information Schengen), soit par les autorités de police avec une demande de localisation, soit par l’autorité judiciaire si un mandat d’arrêt a été émis. Au-delà de l’espace Schengen, l’émission d’une notice rouge d’Interpol permet la diffusion d’une demande d’arrestation provisoire aux fins d’extradition du parent rapteur. Est souvent associée à ce type de diffusion une notice jaune d’Interpol concernant l’enfant victime aux fins d’informer les autorités policières des 196 pays membres d’Interpol de sa disparition. Il convient également de préciser que les attachés de sécurité intérieure et les officiers de liaison du ministère, présents auprès des ambassadeurs dans de très nombreux pays, assurent la diffusion de l’information et peuvent alerter les autorités locales de la situation d’un enfant qui n’aurait pas dû quitter le territoire national. Sur le plan international, ces situations sont régies par la convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants, qui prévoit que chaque État partie désigne une autorité centrale chargée de mettre en œuvre une procédure judiciaire simple et rapide en vue du retour du mineur illicitement déplacé du lieu de sa résidence habituelle, ou en vue de la reconnaissance d’un droit de visite. En France, l’autorité centrale est la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice. Enfin, en cas de risque avéré pour l’intégrité physique de l’enfant, le plan « Alerte Enlèvement » peut être déclenché. Inspiré du dispositif « Amber Alert » mis en œuvre aux États-Unis, ce système a été mis en place en France en 2006 par le ministère de la justice et s’appuie sur l’étroite collaboration entre les ministères de l’intérieur et de la justice. C’est le procureur de la République territorialement compétent qui est compétent pour le déclencher, en lien avec les enquêteurs qui mènent les opérations de police judiciaire et recherches. Aussi, les nombreuses opérations de contrôles coordonnés ou les contrôles opérés d’initiative par les gendarmes et policiers permettent notamment le passage des personnes contrôlées aux fichier des personnes recherchées (FPR) et SIS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3293</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4886</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation grandissante des délais d’examen au permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3293. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet des longues listes d’attentes pour passer le permis de catégorie B depuis l’abaissement de l’âge légal requis à 17 ans. En effet, depuis le 1er janvier 2024, l’âge légal pour passer le permis de conduire de la catégorie B a été abaissé de 18 à 17 ans. Cette mesure à l’initiative de la Première ministre Elisabeth Borne était destinée à faciliter l’émancipation des jeunes en favorisant leur mobilité. Cependant, un an après, cette mesure a eu pour conséquence directe un afflux de milliers de nouveaux candidats et a provoqué une pénurie de moniteurs et d’examinateurs. En 2022, le ministre de l’intérieur et des outre-mer avait annoncé la création, au plan national, de 100 postes supplémentaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière. Toutefois, une centaine de nouveaux inspecteurs pour des milliers de nouveaux candidats n’était clairement pas suffisant. L’afflux des nouveaux candidats, ajoutés à tous ceux qui sont déjà sur liste d’attente, provoque des délais considérables pour passer le permis de conduire. Cette situation impacte et handicape directement les Français souhaitant être mobiles pour travailler, se soigner, être autonomes et avoir une vie active. En outre, il est possible de s’inscrire dans n’importe quelle auto-école ou centre d’examen en France, peu importe le lieu de résidence. Cet avantage pour certains usagers est en réalité un facteur de plus qui s’ajoute au problème des listes d’attente. Celles et ceux qui pourraient dynamiser le secteur rapidement ne sont pas prioritaires, alors que ce sont ces personnes sur lesquelles repose la croissance économique de la ville, du département. C’est pour cela que Mme la députée souhaite connaître les solutions proposées aux familles, aux jeunes de 18 ans et plus qui attendent déjà depuis plusieurs mois une date d’examen au permis de conduire, qui se retrouvent maintenant sur la même liste d’attente que les nouveaux bénéficiant de cette mesure et qui plus est, avec aussi ceux qui ne demeurent pas dans le même département. De plus, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte recruter de nouveaux inspecteurs, quels moyens humains seront mis en œuvre afin de permettre à toutes les personnes de passer leur permis de conduire dans des délais raisonnables. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4886</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Lors des deux années précédentes, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En 2024, pour tenir compte au mieux des mobilités professionnelles et des départs en retraite, 88 IPCSR ont été recrutés par voie de concours externe et interne. La répartition des IPCSR dans les régions et les départements s’est appuyée sur plusieurs critères : le nombre de formateurs déclarés dans le département, le seuil formateur (nombre d’élèves qu’un enseignant peut former par mois), le nombre moyen d’examens réalisés mensuellement par IPCSR, ainsi que le taux de réussite local. Il s’agit ainsi de répondre au mieux au nombre croissant de candidats au permis de conduire, dans le contexte de la hausse démographique du début des années 2000 et de la récente décision gouvernementale d’abaisser l’âge du permis de conduire à 17 ans pour favoriser la mobilité des jeunes. L’année 2024 aura été une année charnière absorbant deux classes d’âges « entrantes » (les 17 et 18 ans) au permis de conduire. 2025 marque le retour à une seule classe d’âge entrante, les 17 ans. En 2025, pour pallier au mieux ces difficultés, le recrutement de 90 IPCSR, dont 76 par voie de concours interne et externe, 9 au titre des emplois réservés et 5 bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, permettra de renforcer de manière significative les effectifs d’IPCSR. D’autres leviers sont également mis en œuvre pour répondre au mieux à cette demande susceptible de s’accroître dans les mois et les années à venir. Un dispositif permet la mise à disposition pour 2 ans de personnels employés de la Poste souhaitant faire une mobilité externe. Formés à l’identique des IPCSR pour la partie des examens au permis de conduire voiture, ces examinateurs renforcent les départements en tension. Les IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention conclue avec l’administration. Ce sujet est traité avec la plus grande attention, pour garantir un accès équitable et rapide à cet examen essentiel pour la mobilité de nos concitoyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4887</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conformité des photographies d’identité aux dispositions réglementaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3334. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les problèmes de conformité des photographies à utiliser pour la confection des pièces d’identité. Pour les passeports et cartes d’identité, la photo d’identité à fournir par la personne demandeuse doit avoir été prise il y a moins de 6 mois, être ressemblante et prise par un professionnel habilité ou dans une cabine utilisant un système agréé par le ministère de l’intérieur. Dans la pratique, de nombreux Français qui font faire ou refaire leurs pièces d’identité recourent aux cabines automatiques. Bien que ces dernières certifient la conformité des photos - avec un dispositif qui indique avant la prise automatique si la photo répond aux conditions posées, à savoir la qualité, la dimension, l’expression et certains attributs - les communes constatent régulièrement que les caractéristiques des photographies fournies ne correspondent pas aux exigences réglementaires amenant alors les personnes demandeuses à devoir refaire ladite photographie et à en payer le prix. Cette situation incompréhensible pour les usagers contribue à l’augmentation des violences verbales et physiques à l’encontre des agents communaux instructeurs des dépôts de demandes de papiers d’identité et constitue une perte de temps dans le traitement des demandes par les services municipaux et préfectoraux. Elle lui demande si les préfectures ont fait remonter de telles difficultés et si le Gouvernement entend prendre des mesures en lien avec les entreprises de cabines pour améliorer le respect des dites prescriptions et ainsi ne pas mettre en difficulté les usagers dans la confection de leurs papiers d’identité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4887</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La nécessité de produire, à l’appui d’une demande de titre d’identité, une photographie d’identité récente et parfaitement ressemblante, représentant l’usager de face et tête nue, résulte des dispositions de l’article 6-1 du décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports et de l’article 4-3 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 instituant une carte nationale d’identité. Ces dispositions prévoient que la photographie doit être conforme aux spécifications prévues, en dernier lieu, par l’arrêté du 5 février 2009 relatif à la production de photographies d’identité dans le cadre de la délivrance du passeport, applicable par analogie aux demandes de carte nationale d’identité. Ces spécifications reprennent les exigences minimales de la norme ISO/IEC 19794-5 : 2005, rendue obligatoire par le règlement européen n° 2252/2004 du 13 décembre 2004. En application de l’article 104 de la loi n° 2008-1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008 (dans sa version issue de l’article 16 de la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité), les photographies destinées à la réalisation des passeports et cartes nationales d’identité doivent être réalisées par des professionnels de la photographie, dont les exploitants de cabines photographiques. Les cabines doivent donc délivrer des photographies d’identité respectant les spécifications techniques définies par l’arrêté précité. Toutefois, ni la mention « photographie conforme » apposée sur les supports et les cabines photographiques, ni même la réalisation de photographies par un professionnel ne sauraient garantir a priori la conformité de la photographie présentée à l’appui d’une demande de titre. Il appartient en dernier lieu aux centres d’expertise et de ressources titres des préfectures, dans le cadre de leur mission de délivrance de titres d’identité et de voyage, de s’assurer que ces photographies répondent aux spécifications réglementaires précitées, dont la norme ISO/IEC 19794-5 : 2005 et de refuser celles qui n’y répondent pas, quand bien même seraient elles qualifiées de « conformes » par le professionnel de la photographie. L’absence de conformité de la photographie entraîne à ce jour le rejet d’environ 2 à 3% des demandes de titres d’identité. Afin de pallier cette difficulté pour l’usager confronté à un rejet, le ministère de l’intérieur, en lien avec France Titres, a adapté le parcours de l’usager afin qu’il soit possible de compléter la demande de titre d’identité par une nouvelle photographie sans avoir à déposer une nouvelle demande. Cette nouvelle fonctionnalité a été généralisée au printemps 2025. Par ailleurs, l’usager dont la photographie a été rejetée pour ce motif peut se retourner vers le professionnel de la photographie concerné.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3389</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Placement du quartier de l’île de Thau à Sète en ZSP ou QRR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3389. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la crise sécuritaire que subit l’île de Thau à Sète. Ce quartier connaît une augmentation de 228 % des affaires relatives au trafic de drogue. Ces chiffres se basent sur les 11 mois de 2022. En parallèle, dans les villes voisines de Béziers et Montpellier, les mêmes affaires de trafic de drogue diminuent. Sur le territoire de l’île de Thau, des réseaux criminels se développent et s’implantent toujours plus profondément. Le risque est la fermeture totale de ce quartier, sous emprise de ces organisations. Les premières victimes de cette situation intenable sont les habitants de ce quartier. Ces derniers doivent faire face quotidiennement à cette insécurité permanente. Ils n’osent plus sortir de chez eux de peur de se faire attaquer ; ils évoquent même devoir un jour se faire justice eux-mêmes. La population n’est pas la seule à subir cet état de fait. Les policiers attendent de l’État un soutien. Alors qu’en France la moyenne des effectifs est d’un gradé ou agent pour 560 habitants environ, ils ne sont que 100 à Sète pour 70 000 habitants, soit un manque au minimum de 25 gradés ou agents. C’est sans compter les attaques et les guet-apens auxquels les policiers doivent faire face quotidiennement alors qu’ils tentent de mener à bien leur mission dans ce quartier. Placer cette zone en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) ou en Quartier de reconquête républicaine (QRR) permettrait d’obtenir des effectifs supplémentaires ainsi que des moyens matériels et financiers à la hauteur des enjeux. La crise est profonde et une réaction rapide est nécessaire. Il lui demande donc s’il compte réagir face à cette situation qui s’aggrave de semaine en semaine et s’il compte placer l’île de Thau en zone ZSP ou QRR.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À Sète comme sur l’ensemble du territoire national, faire reculer la délinquance et le trafic de stupéfiants constitue une priorité absolue du ministre d’État, ministre de l’intérieur. Les forces de l’ordre sont totalement mobilisées. La circonscription de police nationale de Sète s’appuie sur un effectif de 147 agents (agents affectés ; données au 31 décembre 2024) et relève d’une direction interdépartementale de la police nationale (DIPN de l’Hérault) dotée de 1 679 agents. À périmètre identique, cet effectif se montait fin 2016 à 1 602 agents. Parmi ces policiers, plus de 500 sont affectés à la DIPN elle-même, qui regroupe en particulier les unités départementales et interdépartementales en mesure d’intervenir dans l’ensemble du département, par exemple à Sète. Dans le quartier de l’Île de Thau, la délinquance s’agrège depuis plusieurs années autour du trafic de stupéfiants, lié à une forte augmentation du nombre de consommateurs en raison du démantèlement des autres lieux de revente, du centre-ville de Sète par exemple. Cette situation constitue une cible prioritaire et constante des forces de police, depuis plusieurs années mobilisées pour identifier les trafiquants, démanteler les réseaux et mettre une pression maximum sur les consommateurs. De nombreuses opérations de police et un travail judiciaire de fond ont permis de nombreuses saisies et interpellations liées à deux points de deal (« centre commercial » et « Lamparo ») qui étaient très actifs dans ce quartier en 2018 et 2019. Le travail d’investigation et la présence policière sur le terrain ont abouti à la mise hors d’état de nuire des équipes de narcotrafiquants qui sévissaient depuis plusieurs années, comme ils ont permis de démanteler plusieurs équipes qui ont ensuite tenté de s’implanter. Ce travail a été régulièrement mené avec des renforts départementaux et en particulier des unités spécialisées : RAID, BAC, unités canines, etc. Afin d’œuvrer collectivement à la sécurité et à la tranquillité de ce quartier, la police nationale travaille en relation étroite avec les acteurs locaux (mairie, bailleurs, associations du quartier, etc.). Des groupes de partenariat opérationnels (GPO) ont notamment permis de traiter différents problèmes rencontrés par les habitants et les professionnels de l’Île de Thau. Cette action s’est accompagnée d’une forte présence sur le terrain, en lien avec les agents de la police municipale, notamment pour des opérations de sécurisation du quartier. Cet engagement porte ses fruits. Dans la circonscription de police nationale de Sète, le nombre d’infractions à la législation sur les stupéfiants a augmenté de 60 % en 2024, preuve de l’engagement et du travail pro-actif des policiers. Si la ville de Sète comptait 4 points de deal en 2023, elle n’en comptait plus que 2 en 2024. En 2023, 36 opérations visant au démantèlement d’un point de deal ont été réalisées sur l’Île de Thau. En 2024, 21 opérations visant au démantèlement de points de deal ont été réalisées à Sète, dont 1 dans le quartier de l’Île de Thau. Par ailleurs, une vaste opération « Place Nette », ayant mobilisé près de 600 policiers (dont des CRS), a été menée en juin 2024, couplée à l’exécution d’une commission rogatoire visant à démanteler la dernière équipe de trafiquants en place. Une vingtaine d’individus étaient interpellés, affaiblissant considérablement le dernier point de deal (« la Seinchole »). Dans les semaines qui ont suivi, les opérations de police se sont poursuivies, permettant des interpellations et des saisies d’armes, de stupéfiants et de numéraire. En 2024, la CPN de Sète a par exemple procédé à la saisie d’une quinzaine d’armes de guerre, de pistolets automatiques et de revolvers. Très affaiblis par la pression policière, les « gérants » du point de deal tentent de maintenir une présence sur place, en utilisant des étrangers en situation irrégulière, notamment des mineurs. Le trafic implique par ailleurs dorénavant des jeunes extérieurs au département et devient plus violent. Plusieurs ont déjà été interpellés et sont incarcérés. Les efforts se poursuivent. Le combat engagé est de longue haleine. En tout état de cause, l’engagement des policiers dans le quartier de l’Île de Thau est en général salué par les habitants et les élus locaux. Comme dans tous les départements de France, le plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, présenté par le préfet de l’Hérault le 21 février, va permettre de donner un nouvel élan à la lutte contre la délinquance, à Sète comme dans tout le département. Fruit d’un travail partenarial, élaboré dans la subsidiarité, au plus près des réalités locales, ce plan, mobilisant tous les acteurs du continuum de sécurité, fixe 4 objectifs prioritaires et notamment la lutte contre les stupéfiants. Dans ce cadre, les priorités seront de continuer à déstabiliser les trafics, de cibler les trafiquants, de multiplier les contrôles de commerces pour frapper l’écosystème économique du trafic, mais également de dissuader les consommateurs. Il peut à cet égard être souligné que, dans le département, 4 833 amendes forfaitaires délictuelles en matière de stupéfiants ont été dressées en 2024, soit + 14,5 % par rapport à 2023. Par ailleurs, la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, actuellement examinée par le Parlement, va doter les services de nouveaux outils indispensables aux enjeux actuels, tandis qu’une nouvelle organisation administrative et une spécialisation de la chaîne judiciaire vont se mettre en place pour gagner en efficacité. La vaste campagne de communication, de sensibilisation et d’alerte lancée au niveau national par le ministère de l’intérieur, constitue un autre axe majeur de la stratégie globale engagée pour développer une prise de conscience collective des dangers du narcotrafic.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3618</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4889</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Usurpation du numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3618. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les contraintes qu’impose le numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH) et les conséquences qu’il peut engendrer en cas de vol de données, de vol simple ou aggravé ou de perte d’un permis de conduire. Le NEPH est attribué par les services de la préfecture à une personne présentant un dépôt de dossier d’inscription au permis de conduire. C’est également ce numéro qui sera reporté sur le CEPC (certificat d’examen au permis de conduire) et qui sera inscrit sur la demande de fabrication du permis définitif. En cas de déclaration de vol et de demande de duplicata, le nouveau permis de conduire inclut à nouveau le pérenne NEPH, numéro strictement personnel. Force est de constater que l’attribution d’un numéro par individu, non par document, peut engendrer des conséquences administratives aggravées. Plus de 30 000 affaires d’usurpation d’identité ont été recensées par le ministère de l’intérieur en 2022 dont une partie des cas concerne le permis de conduire. Si des dispositifs existent pour contester une infraction ou une perte de points, ils n’empêchent pas les contraintes exponentielles que subissent les victimes d’usurpation d’identité : pertes de points, suppressions de permis et nécessité de repasser les épreuves de conduite, saisies sur comptes bancaires voire saisies sur salaires, recours à une procédure juridique énergivore et onéreuse. Dans un contexte où l’usurpation d’identité est facilitée par les démarches administratives désormais numériques, il lui demande s’il envisage de prendre en considération les victimes toujours plus nombreuses d’usurpation d’identité et de simplifier les procédures de rectification en raison de la situation subie ; s’il prévoit de modifier la procédure et de substituer le NEPH initial par un nouveau numéro d’enregistrement dans les bases de données de l’État pour tout titulaire en cas de fraude déclarée et avérée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4889</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 223-1 du code de la route prévoit que le retrait de point s’effectue de plein droit lorsque la réalité de l’infraction est établie. La réalité d’une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d’une amende forfaitaire ou l’émission du titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée, l’exécution d’une composition pénale ou par une condamnation définitive. Les services du ministère de l’intérieur ne sont pas compétents pour apprécier les circonstances dans lesquelles une infraction a été commise, cette prérogative relevant de l’autorité judiciaire, en particulier du tribunal de police du lieu où l’infraction a été constatée. C’est pourquoi, l’intéressé alléguant être victime d’une usurpation est invité à poursuivre les contestations auprès de l’officier du ministère public compétent, à chaque fois qu’il sera désigné comme auteur d’une infraction, dont il n’est pas l’auteur. Ces usurpations d’identité interviennent dans la majorité des cas lors de procédures de désignation de conducteur sur le site de l’agence nationale du traitement automatisé des infractions (ANTAI). Bien que le numéro de permis de conduire doit être renseigné obligatoirement dans cette procédure, il constitue seulement une donnée d’investigation pour l’officier du ministère public. En effet, la correspondance avec le système national des permis de conduire s’effectue uniquement sur les données de l’état-civil (nom, prénom, date de naissance). Le changement de numérotation du permis de conduire serait donc totalement inefficace à prévenir de nouvelles désignations frauduleuses. Afin de lutter contre cette fraude à la désignation, le comité interminstériel à la sécurité routière de juillet 2023 a décidé d’une part de sanctionner davantage la fraude à la désignation en prévoyant la création d’un délit de désignation frauduleuse et d’autre part la mise en place d’une consignation pour toute désignation d’un conducteur disposant d’un permis étranger. Cette mesure nécessite une évolution législative. En attendant, l’ANTAI a mis en place des outils de détection à disposition de l’officier du ministère public, des données concernant des désignations récurrentes sur la même personne désignée. Cette détection sera élargie aux désignations récurrentes par le même auteur à la fin de l’année 2024. Enfin, une fiche dédiée aux victimes de désignation a été élaborée avec le Parquet de Rennes, pour de faciliter leurs démarches de signalement auprès des officiers du ministère public. Elle a été diffusée fin 2024 sur le site internet de l’ANTAI, dans les commissariats et gendarmeries, ainsi que dans les centres d’appel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3642</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Système de répartition des dates d’examen du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3642. — 4 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements du système de répartition des dates d’examen du permis de conduire. D’une part, le système dans son ensemble pose de nombreuses difficultés. Lorsqu’ils se connectent sur la plateforme dédiée, les responsables des auto-écoles n’ont que quelques secondes pour tenter d’obtenir des places dans les centres d’examen pour le mois suivant, générant une pression excessive. D’autre part, après des mois d’attente pour obtenir une date d’examen et un investissement personnel et financier conséquent, les candidats val-de-marnais au permis de conduire font face, de manière récurrente, à des annulations pour « imprévu de dernière minute ». Or le mécanisme de réserve actuel ne permet pas de compenser efficacement ces annulations, la totalité des annulations ne bénéficiant pas d’un rattrapage. Ce dysfonctionnement laisse auto-écoles et candidats sans alternative ni solution. Dès lors, il attire son attention sur la nécessité de repenser le système actuel de répartition des dates d’examen du permis de conduire et sur la possibilité de mettre en place une réserve dédiée, spécifiquement attribuée aux auto-écoles ayant subi des annulations au cours du mois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système de réservation de places RdvPermis est un outil conçu pour répartir de la façon efficace et équitable les places d’examen entre les auto-écoles d’un même département. Il permet une gestion transparente et centralisée des places, accessible à tous les établissements de conduite. Par ailleurs, RdvPermis dispose de fonctionnalités permettant de gérer les annulations de dernière minute. La mise en place d’une réserve de places est déjà une réalité. Ce dispositif permet de reporter des places plutôt que de les annuler définitivement, offrant ainsi une plus grande flexibilité aux auto-écoles et aux candidats. Ce mécanisme de réserve, utilisé de manière optimale, garantit un rattrapage effectif de toutes les annulations. RdvPermis est une plate-forme de réservation de places en ligne qui optimise la gestion des places et ne peut, à elle seule, absorber les tensions qui peuvent apparaître entre l’offre de places d’examen et les capacités de formation des établissements d’enseignement de la conduite automobile. S’agissant des solutions pour augmenter le nombre de places d’examen, plusieurs dispositifs sont déjà mis en place ou peuvent être mobilisés. Un dispositif d’examens supplémentaires est prévu pour 2025, avec une enveloppe de 120 000 examens. Ces examens, réalisés par des inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) volontaires les samedis ou pendant leurs temps de récupération, permettent d’accroître significativement l’offre de places. En outre, il est possible de faire appel à des IPCSR retraités volontaires pour continuer à réaliser des examens et ainsi contribuer à fluidifier l’offre d’examen, notamment en période de forte affluence. Il convient de signaler que le département du Val-de-Marne dispose du renfort d’un IPCSR retraité en 2025. Enfin, la mise en place d’une solidarité interdépartementale permet au Val-de-Marne de solliciter des départements proches pour obtenir une aide ponctuelle en matière de places d’examen. Le ministère de l’intérieur est pleinement conscient des difficultés rencontrées par les candidats au permis de conduire, en particulier dans les départements où la demande est forte. L’ensemble des services travaillent en étroite collaboration avec les préfectures et les acteurs de l’éducation routière pour réduire les délais d’attente.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3684</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès aux soins lacunaire des personnes en centre de rétention administrative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3684. — 4 février 2025. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prise en charge des personnes retenues en centre de rétention administrative. Quoique perfectible, la prise en charge médicale des détenus au sein des établissements pénitentiaires est assurée par le service public hospitalier dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie la population. À ce titre, les personnes détenues bénéficient de soins délivrés par des professionnels exerçant en milieu hospitalier (médecin, dentistes, psychologues, infirmiers…) ainsi qu’au sein des unités de consultations de soins ambulatoire (USCA) de l’établissement pénitentiaire. Ceux-ci sont affiliés au régime général de la sécurité sociale, disposent d’un dossier médical établi lors de leur entrée dans l’établissement pénitentiaire et peuvent demander à obtenir une consultation au sein de l’USCA. La demande de consultation peut également émaner du personnel pénitentiaire ou de toute autre personne agissant dans l’intérêt du détenu. À l’inverse, l’accès aux soins pour les personnes retenues en centre de rétention administrative est jugé très largement perfectible par les organisations assurant une mission d’information et d’aide à l’exercice des droits auprès des retenus. Ainsi, le rapport pour l’année 2023 publié par les associations Forum réfugiés, France Terre d’asile, le groupe SOS solidarités - Assfam, La Cimade et Solidarité Mayotte sur la situation dans les centres de rétention administrative fait état de l’insuffisante prise en compte de l’état de santé des étrangers malades retenus en CRA. Si les unités médicales des centres de rétention administrative (UMCRA) sont rattachées à un établissement de santé par le biais d’une convention signée par le préfet territorialement compétent et ledit établissement, il ressort du rapport précité que les UMCRA ne parviennent pas toujours à assurer le niveau de présence et de diversité des prises en charge prévu par les textes. À titre d’exemple, le CRA de Lille-Lesquin, qui dispose de 116 places, supposerait selon l’instruction du Gouvernement du 11 février 2022 (NOR : INTV2119176J) la présence de médecins 10 demi-journées par semaine. Dans les faits, les trois médecins assurant l’astreinte n’ont pas d’horaires de présence fixes et ne se déplacent que sur demande. Jusqu’en 2022 aucun médecin n’intervenait au CRA de Guadeloupe. Les CRA de Lyon St-Exupéry ont sous-traité les missions des UMCRA à une société privée DOKEVER, qui devait pallier les difficultés des hôpitaux de Lyon, société qui est elle-même incapable de remplir les conditions de présence exigées par la convention signée avec l’État. Le rapport précité indique que la plupart des unités médicales n’ont pas d’accès systématique à un interprétariat professionnel, rendant l’application des droits relatifs au consentement aux soins ou au refus de soins aléatoire au regard de la langue maîtrisée par la personne retenue. Par ailleurs, le rapport indique que la confidentialité de la prise en charge médicale des personnes retenues s’avère problématique dans de nombreux CRA. Alors que la présence d’un personnel de surveillance du CRA peut être sollicitée, à titre exceptionnel, par le personnel de l’UMCRA, des agents de police sont placés de manière systématique devant la porte du local dans certains CRA pendant tout le temps d’ouverture du service médical. Pire encore, les policiers et les gendarmes sont présents dans les locaux de l’UMCRA au moment des rendez-vous médicaux dans les deux CRA de Lyon St-Exupéry. L’accès à des spécialistes depuis les CRA est particulièrement complexe, ceux-ci se déplaçant rarement dans les CRA. L’administration du CRA argue bien souvent de problématiques d’escortes pour justifier les difficultés d’accès aux spécialistes. De fait, des situations d’interruption de suivi médical, pourtant considéré comme urgent et indispensable, dont bénéficiait la personne à l’extérieur, ou pendant sa période de détention précédant son arrivée au CRA, sont relevées par le rapport. De même, des personnes retenues en CRA rencontrées par les associations ont témoigné de difficultés d’accès à leurs traitements médicaux habituels quand d’autres, souffrant de troubles addictifs, se retrouvent dans une situation de sevrage forcé sans un appui médical en CRA. Par ailleurs, les textes en vigueur ne prévoient pas de transfert automatique du dossier médical des anciens détenus transférés en CRA, ce qui peut conduire a une interruption de traitement. En ce qui concerne les locaux de rétention administrative, créés sur décision du préfet, aucun accès aux soins n’y est prévu par les textes. La seule possibilité pour la personne retenue de voir un médecin consiste à solliciter une consultation d’un médecin extérieur conditionnée au seul bon vouloir de la police. Alors que les personnes retenues en CRA ne font pas l’objet d’une sanction pénale mais d’une décision administrative, pouvant conduire à un enfermement de 90 jours, ceux-ci disposent concrètement d’un accès aux soins inférieur à celui des détenus. Aussi, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour améliorer et rendre effectif l’accès aux soins aux personnes retenues dans les CRA et les LRA ainsi que pour garantir le respect du secret médical. Par ailleurs, il lui demande de préciser s’il prévoit d’organiser un transfert automatisé du dossier médical des anciens détenus transférés à leur sortie en CRA au personnel de santé dûment habilité intervenant pour le compte des CRA.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4891</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans chaque centre de rétention administrative, une convention médicale, conclue entre le préfet et le directeur de l’établissement de santé support du centre de rétention administrative, régit le fonctionnement de l’unité médicale (UMCRA). Cette convention, communiquée à l’agence régionale de santé territorialement compétente, énumère les missions des différents professionnels de santé qui interviennent au sein du CRA (médecins, infirmières, psychologues, pharmaciens), ainsi que leurs temps de présence. Le CRA de Lille-Lesquin, bénéficie d’un médecin référent interniste de formation, qui y travaille depuis 2001 et qui intervient en milieu de journée pour voir les retenus et notamment ceux qui ont besoin de consulter un médecin. Cinq à six autres personnels hospitaliers des urgences peuvent le suppléer, s’il n’est pas disponible. Au CRA de Guadeloupe, une convention est désormais signée avec le CHU de Pointe-à-Pitre. Un médecin généraliste de ville assure des vacations au CRA. Au CRA de Lyon, il a été effectivement fait appel à une société médicale prestataire de services, le temps nécessaire au recrutement par les Hospices Civils de Lyon d’une nouvelle équipe médicale et paramédicale, restant en place sous l’égide d’un professeur de psychiatrie/addictologie. L’ensemble des UMCRA a accès à l’interprétariat via un canal dédié. Une attention toute particulière est dédiée au maintien de la confidentialité de la prise en charge médicale, tout en assurant la sécurité des professionnels de santé. Ces derniers peuvent être confrontés à des incivilités, notamment lorsqu’ils ne répondent pas favorablement à des demandes de prescriptions inappropriées de substances médicamenteuses liées aux mésusages. Une présence policière, à proximité du prescripteur et du personnel paramédical, peut s’avérer nécessaire. Cette dernière est mise en place derrière les portes du cabinet médical ou à portée d’appel si besoin, en aucun cas à l’intérieur du lieu de consultation.  La situation de sevrage en addictologie est particulièrement prise en compte dans la mesure où les médecins sont recrutés au regard de leurs compétences en la matière. Par ailleurs, des problèmes d’accès à des consultations médicales à l’extérieur du CRA peuvent effectivement se poser pour des raisons opérationnelles, les effectifs pouvant être mobilisés au titre de divers déplacements (tribunal judiciaire, juridictions administratives). Cependant, les possibilités de vidéo-audiences en CRA permettent de réduire ces déplacements et facilitent l’accès aux soins. Enfin, le transfert du dossier médicalisé entre la détention et la rétention ne pose pas de difficultés lorsque le même pôle de référence au sein du centre hospitalier est mobilisé. Le lien entre les différentes régions, lorsque les anciens détenus proviennent de régions différentes, est à maximiser pour la bonne coordination des personnels infirmiers et du personnel médical du CRA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3685</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4892</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interprétation pour les compagnons d’Emmaüs de la circulaire du 23 janvier 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3685. — 4 février 2025. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’interprétation, pour les compagnons d’Emmaüs, de la circulaire du 23 janvier 2025 fixant les orientations générales relatives à l’admission exceptionnelle au séjour prévue aux articles L. 435-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Cette circulaire fixe à 7 années la durée de présence en France constituant un « indice d’intégration pertinent » pour la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 435-1. L’article L. 435-2, quant à lui, évoque une notion de « perspectives d’intégration » au sujet des étrangers accueillis par les organismes mentionnés au premier alinéa de l’article L. 265-1 du code de l’action sociale et des familles (typiquement, Emmaüs), leur permettant de prétendre à un titre de séjour s’ils justifient de 3 années d’activité ininterrompue au sein de ces organismes. Dès lors, la question se pose de savoir si les « indices d’intégration » définis dans cette circulaire pour la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 435-1 sont également valables pour l’appréciation des « perspectives d’intégration » définies à l’article L. 435-2. Cette interprétation remettrait en cause les 3 années de présence requises, chez Emmaüs, pour pouvoir prétendre à un titre de séjour. De la même manière, cette circulaire évoque les publics concernés par les récentes évolutions législatives, telles que les victimes de traite des êtres humains, les victimes de violences conjugales ou les étrangers accueillis par les organismes tels qu’Emmaüs, invitant les préfets à « privilégier strictement, sauf circonstances exceptionnelles, la voie du droit commun et les critères prévus par la loi pour répondre à ces situations ». Cette formulation interroge sur la nature des « circonstances exceptionnelles » qui permettront, le cas échéant, de déroger au droit commun et d’appliquer aux compagnons d’Emmaüs les dispositions de l’article L. 435-2. Aussi, il lui demande de clarifier, sur ces deux points, l’interprétation qui doit être faite de la circulaire du 23 janvier 2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4892</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du 23 janvier 2025 fixe des nouvelles orientations générales relatives à l’admission exceptionnelle au séjour. Elle vise ainsi, dans son intitulé, l’ensemble des articles du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) qui y sont relatifs, à savoir les articles L. 435-1 et suivants, en miroir de la circulaire du 28 novembre 2012 qu’elle abroge. Certaines dispositions de la circulaire, notamment la possibilité de refuser la délivrance d’un titre de séjour à une personne n’ayant pas satisfait à l’obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français ainsi que la réserve d’ordre public ou de polygamie, sont issues de la loi et sont applicables à tous les titres de séjour sans distinction de leur fondement juridique. Toutefois, les orientations relatives au caractère exceptionnel ou à la durée de présence constituant un des indices pertinents d’intégration ne visent, comme mentionné dans le corps de la circulaire, que les demandes fondées sur l’article L. 435-1 du CESEDA. En conséquence, l’article L. 435-2 du CESEDA fixant les modalités selon lesquelles un étranger participant aux activités d’économie solidaire portées par un organisme agréé au niveau national par l’État n’est concerné que par les orientations communes à l’ensemble des titres. Les critères de régularisation établis dans l’article L. 435-2 (durée d’activité et perspectives d’intégration), garantis par la loi, n’évoluent pas dans le cadre de la mise en œuvre des orientations générales du 23 janvier 2025. Il est néanmoins nécessaire de rappeler que malgré la précision des critères mentionnés dans l’article L. 435-2 du CESEDA, la délivrance du titre de séjour reste soumise à l’appréciation du préfet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3936</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4893</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance de titres de séjour à Mayotte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3936. — 11 février 2025. — Mme Dominique Voynet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les statistiques de délivrance de titres de séjour à Mayotte. Elle lui demande de lui communiquer les statistiques, de 2018 à 2024, année par année, à Mayotte, du nombre de titres de séjour délivrés, par nationalité des demandeurs et par typologie (famille, travail, etc.) ainsi que le nombre total de dossiers de demandes de titre de séjour enregistrés à la préfecture au 31 décembre de chaque année sur la même période.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4893</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’Intérieur ne dispose pas à ce jour de données détaillées sur les titres de séjour délivrés à Mayotte au cours de l’année 2024. Les données les plus récentes disponibles à ce jour sont celles relatives à 2023 et sont fournies ci-dessous. Titres de séjour par motif. En 2023, 3 900 premiers titres de séjour ont été délivrés. Les titres délivrés pour motifs familiaux représentent environ quatre primo-délivrances de titres de séjour sur cinq, cette proportion étant de 28% au niveau national.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td colspan="7"><br>Evolution des primo-délivrances de titres de séjour de 2018 à 2023 à Mayotte</br></td></tr><tr><td align="center"/><td align="center"><br>2018</br></td><td align="center"><br>2019</br></td><td align="center"><br>2020</br></td><td align="center"><br>2021</br></td><td align="center"><br>2022</br></td><td align="center"><br>2023</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Total général</br></td><td align="center"><br>3 651</br></td><td align="center"><br>5417</br></td><td align="center"><br>3 226</br></td><td align="center"><br>4 688</br></td><td align="center"><br>3 900</br></td><td align="center"><br>3 380</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Dont motif</br><br>économique</br></td><td align="center"><br>9</br></td><td align="center"><br>42</br></td><td align="center"><br>10</br></td><td align="center"><br>30</br></td><td align="center"><br>46</br></td><td align="center"><br>30</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Dont motif familial</br></td><td align="center"><br>3 336</br></td><td align="center"><br>4905</br></td><td align="center"><br>2 909</br></td><td align="center"><br>4 357</br></td><td align="center"><br>3 497</br></td><td align="center"><br>2733</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Dont motif étudiants</br><br>et stagiaires</br></td><td align="center"><br>57</br></td><td align="center"><br>41</br></td><td align="center"><br>24</br></td><td align="center"><br>9</br></td><td align="center"><br>34</br></td><td align="center"><br>41</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Dont motif</br><br>humanitaire</br></td><td align="center"><br>166</br></td><td align="center"><br>330</br></td><td align="center"><br>258</br></td><td align="center"><br>250</br></td><td align="center"><br>258</br></td><td align="center"><br>406</br></td></tr><tr><td align="left" valign="middle" colspan="7">Champ : Ressortissants des pays tiers, hors mineurs. Source : MI-DGEF </td></tr></table></center></div>Titres de séjour par nationalités. En 2023, les ressortissants comoriens sont les plus nombreux à se voir délivrer un premier titre de séjour à Mayotte, loin devant les ressortissants malgaches. Au total, les cinq premières nationalités concentrent structurellement près de 98% des premiers titres de séjour délivrés chaque année à Mayotte. <div align="center"><center><table border="1"><tr><td align="left" colspan="7"><br>Evolution des primo-délivrances de titres de séjour par principales nationalités, entre 2018 et 2023</br></td></tr><tr><td><br>Nationalité</br></td><td><br>2018</br></td><td><br>2019</br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td></tr><tr><td><br>Total général</br></td><td><br>3 651</br></td><td><br>5 417</br></td><td><br>3 226</br></td><td><br>4 688</br></td><td><br>3 900</br></td><td><br>3 380</br></td></tr><tr><td><br>COMORES</br></td><td><br>3 344</br></td><td><br>4 776</br></td><td><br>2 749</br></td><td><br>4 163</br></td><td><br>3 355</br></td><td><br>2 699</br></td></tr><tr><td><br>MADAGASCAR</br></td><td><br>211</br></td><td><br>399</br></td><td><br>307</br></td><td><br>388</br></td><td><br>373</br></td><td><br>437</br></td></tr><tr><td><br>REPUBLIQUE</br><br>DEMOCRATIQUE</br><br>DU CONGO</br></td><td><br>36</br></td><td><br>79</br></td><td><br>60</br></td><td><br>48</br></td><td><br>46</br></td><td><br>97</br></td></tr><tr><td><br>RWANDA</br></td><td><br>16</br></td><td><br>62</br></td><td><br>32</br></td><td><br>18</br></td><td><br>17</br></td><td><br>48</br></td></tr><tr><td><br>BURUNDI</br></td><td><br>18</br></td><td><br>44</br></td><td><br>47</br></td><td><br>24</br></td><td><br>23</br></td><td><br>29</br></td></tr><tr><td align="left" colspan="7"><br>Champ : Ressortissants des pays tiers, hors mineurs </br><br>Source : MI-DGEF </br></td></tr></table></center></div>Stock de titres de séjour au 31/12. Au 31 décembre 2023, le nombre de titres de séjour et documents provisoires en cours de validité détenus par des ressortissants étrangers sur le territoire de Mayotte était de 37 197, en baisse de 11,3% sur un an. <div align="center"><center><table border="1"><tr><td align="left" colspan="7"><br>Stock de titres de séjour et documents provisoires valides au 31/12, de 2018 à 2023 à Mayotte</br></td></tr><tr><td/><td><br>2018</br></td><td><br>2019</br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td></tr><tr><td><br>Total général</br></td><td><br>24 309</br></td><td><br>34 401</br></td><td><br>29 373</br></td><td><br>35 728</br></td><td><br>42 128</br></td><td><br>37 197</br></td></tr><tr><td align="left" colspan="7"><br>Champ : Ressortissants des pays tiers, hors mineurs </br><br>Source : MI-DGEF </br></td></tr></table></center></div>Pour en savoir plus : Les chiffres clés de l’immigration 2023, n°5.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4041</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4894</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déplacements des refugiés syriens de France vers la Syrie.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4041. — 11 février 2025. — M. Éric Bothorel interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la façon dont la France entend garantir aux membres de la diaspora syrienne résidant actuellement en France et désireux de participer à la transition démocratique en cours en Syrie, la délivrance systématique et inconditionnelle de sauf-conduits leur permettant de se rendre sur place sans perdre leur droit au séjour sur le territoire français. À ce jour, le droit national ne permet pas cette participation sans un risque de renonciation au droit d’asile, à la protection subsidiaire ou à la protection internationale constatée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). L’absence d’un cadre juridique clair permettant de protéger les droits des Syriens en exil met donc en danger leur dignité, leur sécurité et leur droit fondamental à participer à la transition syrienne. Alors que le régime de Bachar Al-Assad est tombé le 8 décembre 2024, les Syriennes et Syriens de France ont célébré, comme nombre de leurs compatriotes, la fin de l’autoritarisme. Dès le 9 décembre 2024, les autorités françaises et européennes ont annoncé la suspension de l’examen des demandes d’asile des Syriens et Syriennes. Le même jour, le ministre de l’intérieur a décidé de s’emparer politiquement du sujet et disait travailler à une suspension de ces demandes d’asile. Seule la pression populaire sur les dirigeants actuels de la Syrie peut toutefois éviter que la Syrie ne redevienne un État autoritaire. Cela passe par la constitution d’un espace de parole où la critique du Gouvernement est libre et sans risque. La participation de la diaspora syrienne à ce débat public et démocratique syrien est donc absolument capitale. Il existe une solution technique à cet enjeu politique fondamental : les Syriens et Syriennes vivant en France et titulaires d’une protection internationale (statut de réfugié ou protection subsidiaire) doivent pouvoir bénéficier de façon systématique et inconditionnelle, sur simple demande, d’un sauf-conduit leur permettant de se rendre en Syrie et de revenir en France sans perdre leur protection et donc leur droit au séjour. Il lui demande donc s’il entend s’engager en ce sens et d’accorder cette garantie aux réfugiés syriens qui ont choisi la France pour fuir la barbarie d’Al-Assad. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4894</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A la suite des évènements survenus en Syrie en décembre 2024, le ministère de l’intérieur a décidé de déroger, pour les ressortissants syriens, au cadre habituel régissant le retour des bénéficiaires d’une protection internationale dans leur pays d’origine qui se traduit une levée de protection au titre du maintien des liens d’allégeance avec le pays d’origine. Une instruction a été donnée à tous les préfets en janvier 2025. Les sauf-conduits, habituellement délivrés aux bénéficiaires d’une protection internationale pour un retour exceptionnel dans leur pays d’origine et justifié par des motifs d’ordre strictement humanitaire, peuvent être remis aux ressortissants syriens protégés dans le seul but d’effectuer un retour « exploratoire » en Syrie, que ce soit pour reprendre contact avec des membres de leur famille ou pour constater l’état des biens laissés sur place. Ces sauf-conduits ont une validité de trois mois. La France est, à notre connaissance, le seul Etat membre de l’Union européenne à avoir mis en place un tel dispositif dérogatoire à destination des réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire syriens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4042</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4894</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des réfugiés syriens en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4042. — 11 février 2025. — M. Arnaud Le Gall interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des réfugiés syriens en France. Le 7 décembre 2024, l’offensive de l’opposition syrienne a renversé Bachar El-Assad, le forçant à quitter le pays sur lequel il régnait sans partage et sans pitié depuis près d’un quart de siècle. La chute du régime baasiste a été vécue comme une libération par l’immense majorité de la population, soumise pendant des années à l’oppression, la kleptocratie et à la répression sanglante. À ce stade, l’avenir de la Syrie demeure incertain. Il n’appartient pas à la France, d’ailleurs, d’en décider. Le nouveau régime doit encore donner des garanties. Et le pays est, en toute hypothèse, soumis à des ingérences multiples hypothéquant la possibilité qu’il recouvre sa souveraineté. Quoi qu’il en soit, la France doit tenir compte des attentes des Syriens eux-mêmes - à commencer par ceux qui résident sur son sol. Depuis la chute d’Assad, nombreux sont les réfugiés syriens qui souhaitent pouvoir retourner dans leur pays d’origine sans rompre pour autant les liens qu’ils ont tissés avec la France. Ils désirent se rendre temporairement en Syrie pour retrouver leurs familles, chercher la trace de leurs proches disparus, rendre à ceux qui ont été tués l’hommage qui leur est dû. Après une longue et douloureuse attente, ils souhaitent renouer avec leur terre là-bas, sans abandonner ce qu’ils ont construit ici. Cette aspiration est légitime. Elle relève de l’humanité la plus fondamentale. Mais les modalités d’attribution des visas et titres de séjour rendent très compliqués les allers-retours. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte faire, concrètement, pour permettre aux Syriens de France de se rendre sans retard en Syrie, d’y séjourner le temps nécessaire aux retrouvailles, puis, pour ceux qui le souhaitent, de revenir dans le pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4895</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ressortissants syriens font l’objet de contrôles sécuritaires préalablement à la délivrance de visa (tous types et motifs confondus), à l’instar des autres demandeurs, s’inscrivent dans le cadre législatif et réglementaire national et européen défini respectivement par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et le code communautaire des visas (CCV). Dans le cadre de l’instruction d’une demande de visa, une attention particulière est accordée à l’évaluation du risque d’immigration illégale ou du risque pour la sécurité des États membres que présenterait le demandeur ainsi qu’à sa volonté de quitter le territoire des États membres avant la date d’expiration du visa demandé. À cela s’ajoute la vérification par les autorités consulaires de l’authenticité des documents de voyages et des pièces justificatives produites, des moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans son pays d’origine ou de résidence, la conformité de l’objet et des conditions du séjour envisagé ainsi que la présentation d’une assurance médicale de voyage adéquate et valide. La loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 publiée au journal officiel du 27 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, favorise également, en matière de visas, une meilleure prise en compte par les services consulaires et le ministère de l’Intérieur des risques migratoire et sécuritaire dans l’analyse des demandes de visa et améliore le dispositif d’éloignement des étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public. Par ailleurs, la France est consultée au titre de l’article 22 du CCV sur certaines nationalités identifiées, dont les ressortissants syriens, lorsque des demandes de visa Schengen sont déposées auprès d’un partenaire européen. De même, lors de transits internationaux via la France, les ressortissants syriens sont soumis à l’obligation de visa de transit aéroportuaire (VTA) depuis le 15 janvier 2013, confirmant l’attention portée par la France face au possible risque sécuritaire. Par ailleurs, la compétence territoriale pour les demandes de visa déposées par des ressortissants syriens relève des postes diplomatiques et consulaires en Jordanie, au Liban et en Turquie. A titre d’exemple, depuis la chute du régime de Bachar El-Assad, les postes consulaires français en Turquie ont ainsi délivré 246 visas à des ressortissants syriens pour la période du 1er décembre 2024 au 30 avril 2025, dont 426 visas délivrés par le poste consulaire à Beyrouth sur la même période, et 148 pour la Jordanie. S’agissant des initiatives pour renforcer les contrôles aux frontières, aucune restriction n’est envisagée vis-à-vis des ressortissants syriens, dès lors que les contrôles sécuritaires préalables à la délivrance de visa sont appliqués. La coordination entre les États membres s’applique enfin en conformité du chapitre 3 du code frontières Schengen du règlement 2016/399 du Parlement Européen et du Conseil, disposant que les États membres se prêtent assistance et assurent entre eux une coopération étroite et permanente pour que le contrôle aux frontières soit mis en œuvre de manière efficace, conformément aux articles 7 à 16. En l’espèce, la Commission, lors du Comité des représentants permanents des gouvernements des États membres de l’Union européenne (Coreper II) du 2 avril 2025, intitulé Mocadem : Route de la Méditerranée orientale et Mauritanie, a informé les États membres qu’elle ne constatait pas, pour l’heure, de hausse de flux illégaux en provenance de Syrie. L’objectif devait être d’apporter de la stabilité au pays et dans la région et de continuer à travailler avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sur les sujets migratoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4454</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4895</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accompagnement des mineurs et majeurs isolés étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4454. — 25 février 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés croissantes rencontrées par les mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers dans leur parcours d’accompagnement en France. Tout d’abord, les procédures de demande de titre de séjour sont complexes et les délais de traitement de demandes par les préfectures sont particulièrement longs. À cela s’ajoute une dématérialisation croissante des démarches, une suspicion croissante quant à la parole des jeunes et des éducateurs ainsi qu’un taux élevé de refus. Ces refus peuvent être motivés par une non-justification de l’absence de liens familiaux dans le pays d’origine. Pourtant, selon le droit en vigueur, il revient à la préfecture d’apporter la preuve de ces liens. Cette inversion de la charge de la preuve complique ainsi davantage leurs démarches administratives. La promulgation de la loi Immigration de 2024 a considérablement fragilisé la protection des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers. En effet, l’article 44 de cette loi exclut désormais les jeunes étrangers sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) du dispositif contrat jeune majeur, une aide pourtant essentielle pour assurer une transition vers l’autonomie. De plus, quand un contrat jeune majeur est accordé, un titre de séjour ou une activité salariée peuvent entraîner son interruption. De nombreux jeunes se retrouvent donc sans solution de logement à leur majorité ou contraints de reprendre leur parcours migratoire, tandis que les dispositifs d’hébergement d’urgence sont déjà saturés. Par ailleurs, sur le plan éducatif, ces jeunes sont quasiment systématiquement orientés vers des formations professionnelles, souvent sans considération pour leurs aspirations personnelles, leur seul objectif étant d’accéder à un emploi quel qu’il soit. L’accès aux soins est également un autre point de tension, avec des délais extrêmement longs pour obtenir un suivi médical adapté. La situation actuelle est en contradiction flagrante avec les engagements internationaux de la France, notamment l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui énonce que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale » dans toutes les décisions le concernant. Pourtant, la logique actuelle privilégie une approche migratoire restrictive et coercitive au détriment de la protection de l’enfance. Sur la base de ces éléments, il l’interroge sur les mesures immédiates et concrètes qu’il entend mettre en œuvre pour assurer un accompagnement effectif et durable des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers aux niveaux administratif et social.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4896</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant du droit au séjour pour les mineurs non accompagnés (MNA) devenus majeurs, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) distingue deux procédures d’obtention d’un titre de séjour, selon l’âge de prise en charge à l’aide sociale à l’enfance ou un tiers digne de confiance (articles L. 423-22 et L. 435-3 du CESEDA). Indépendamment de la régularité de l’entrée sur le territoire français, les conditions relatives au suivi d’une formation professionnelle, à la nature des liens de l’étranger avec sa famille restée dans le pays d’origine et à l’avis de la structure d’accueil sur son insertion dans la société sont exigées. Plus spécifiquement, la condition tenant à la nature, et non l’absence, des liens de l’étranger avec sa famille restée dans le pays d’origine, si elle ne constitue pas à elle seule un élément décisif dans l’appréciation du droit au séjour, permet de lutter contre l’établissement de filières d’immigration irrégulière. En outre, l’examen anticipé du droit au séjour mis en place par instruction du 21 septembre 2020 permet au jeune et avec l’accompagnement du conseil départemental d’entreprendre les démarches nécessaires en amont de la majorité, pour l’obtention de son titre de séjour à la majorité. Par ailleurs, aux termes de la loi, la prise en charge et l’évaluation des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille relèvent du président du conseil départemental. Si celui-ci estime que le jeune est majeur ou accompagné, alors il met fin à la mise à l’abri du jeune. En raison de leur vulnérabilité, les personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille (MNA) font l’objet d’un cadre législatif strict, notamment quant au processus d’évaluation de la réalité de leur situation, comme d’une prise en charge adaptée à leurs besoins. Afin d’identifier les personnes se présentant comme MNA, une évaluation pluridisciplinaire, sous la responsabilité du conseil départemental, est menée par des professionnels formés à l’évaluation sociale et ayant une expérience ou une qualification dans les métiers de la protection de l’enfance, du droit, de la psychologie, de la santé ou de l’éducation. Celle-ci inclut les éléments éventuellement transmis par la préfecture et, le cas échéant, des examens complémentaires tels que les tests osseux, réalisés sur décision de l’autorité judiciaire et conformément aux dispositions de l’article 388 du code civil, peuvent être diligentés. En amont et durant cette évaluation, il convient de souligner que les jeunes se présentant comme MNA font l’objet d’une mise à l’abri dans le cadre d’un accueil provisoire d’urgence telle que définie dans le code de l’action sociale et des familles. La personne est ainsi prise en charge dans une structure adaptée à sa situation. Elle bénéficie également d’un entretien pour évaluer ses besoins en matière de santé. Le juge des enfants et le procureur de la République en cas d’urgence, peuvent, dans l’exercice de leur compétence, ordonner des mesures provisoires dans l’attente de la décision en matière d’assistance éducative, sur le fondement de l’article 375-5 du code civil. Leurs décisions sont prises en stricte considération de l’intérêt de l’enfant, et reste à leur libre appréciation. De même, il est à noter que le Conseil d’Etat, dans une décision du 14 mars 2023 (n° 471867), estime qu’il est également possible pour la personne de saisir le juge du référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. A ce titre, le juge des référés peut enjoindre la poursuite de l’accueil provisoire s’il estime que l’appréciation du président du conseil départemental est manifestement erronée et qu’il existe un risque immédiat de mise en danger de sa santé ou de sa sécurité. En dehors de ce cas précis, le juge des référés n’intervient pour protéger cette liberté fondamentale que lorsque l’atteinte à celle-ci est causée par une carence des services départementaux dans l’exercice de leurs missions, respectant ainsi la compétence de l’autorité judiciaire, qui est saisie au fond à la suite de la phase administrative de mise à l’abri et d’évaluation de la situation de la personne. Enfin, s’agissant des personnes reconnues comme étant MNA par le juge des enfants, la loi du 7 février 2022 améliore la situation des enfants placés mettant fin aux sorties « sèches » de l’aide sociale à l’enfance à la majorité en garantissant un accompagnement pour les 18-21 ans par les départements. Cette prise en charge est appelée dans la pratique « contrat jeune majeur « (article L.222-5 du code de l’action sociale et des familles). L’aide proposée comporte à la fois un suivi éducatif, social et psychologique, une aide financière et une aide en matière d’hébergement. La loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration du 26 janvier 2024, prévoit cependant que les étrangers faisant l’objet d’une mesure portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) sont désormais exclus du bénéfice du contrat jeune majeur. En effet, la mise en pratique des dispositions de la loi du 7 février 2022 générait des difficultés en imposant aux conseils départementaux de composer avec des injonctions contradictoires, dès lors qu’ils étaient parfois tenus d’accorder le bénéfice de dispositifs d’accompagnement à des jeunes majeurs à qui l’administration avait pourtant demandé de quitter le territoire national, en l’absence de droit au séjour.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4865</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4897</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Visa pour les résidences artistiques palestiniennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4865. — 11 mars 2025. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le refus de visa à l’égard des artistes internationaux accueillis dans des programmes de résidence artistique et notamment le cas spécifique d’un rappeur palestinien à Ramonville-Saint-Agne. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a en effet développé le programme de résidence artistique Sawa Sawa, via le consulat général de France et l’Institut français. En Haute-Garonne, l’association Convivencia a développé un partenariat dans ce cadre avec la ville de Ramonville-Saint-Agne, destiné à accueillir en résidence le rappeur Ahmed Al-Shamely entre février et août 2025. Cet artiste gazaoui était notamment programmé samedi 1er mars 2025 pour l’ouverture du 11ème festival ciné-Palestine Toulouse Occitanie. Cependant, M. Al-Shamely est à ce jour bloqué en Egypte, en raison d’un refus de visa par le ministère de l’intérieur français. Ce refus a un impact direct sur le festival avec la déprogrammation de l’artiste et vient contrecarrer les objectifs du programme de résidence artistique Sawa Sawa, en plus d’annuler les décisions prises par le ministère des affaires étrangères. Cet évènement n’est pas isolé, puisqu’il s’inscrit dans un contexte d’offensive directe du ministère de l’intérieur à l’égard des associations ou des élus entretenant un lien de solidarité quelconque avec le peuple palestinien, victime d’un génocide. Celui-ci comprend une forte dimension culturelle : élimination physique, expulsion ou relégation des artistes, universitaires ou intellectuels, disparition du port de Gaza qui incarnait l’histoire méditerranéenne, destruction des lieux de fouille archéologique, démolition du patrimoine culturel vieux de cinq millénaires (universités, écoles de philosophie, églises byzantines, mosquée Omari, bibliothèques historiques, palais du Pacha, musées dont Al Qarara, dépôts de manuscrits, etc.). Le refus de visa aux artistes menacés est une capitulation face à la politique d’éradication culturelle conduite par le gouvernement d’extrême-droite israélien visant à effacer toute histoire gazaouie et, plus généralement, palestinienne. À une plus large échelle, il apparaît que les démarches d’obtention de visas pour les artistes sont de plus en plus complexes, notamment avec les pays où les contextes politique ou géopolitique sont tendus. En effet, les saisines de visas recensées par le « comité vie artistes » piloté par « Zone Franche - le réseau des musiques du monde », sont en forte hausse. Il n’est pas acceptable que les échanges culturels soient tributaires de conflits armés et que la France subordonne sa politique culturelle au son des armes. La culture doit jouer son rôle de rapprochement et d’échange entre les peuples du monde entier, y compris et surtout en situation de conflit armé ou de violences de masse, car elle représente la clé des reconstructions matérielles et morales de peuples entiers. Ainsi il lui demande qu’il accorde au plus vite le visa nécessaire à M. Shamely pour exercer sa résidence artistique, prévue par le ministère des affaires étrangères. Il lui demande également s’il entend accorder les visas requis à l’ensemble des artistes participant aux projets financés par des ministères français, plutôt que d’opposer le ministère de l’intérieur aux autres ministères chargés de coopération culturelle. Il souhaite savoir comment il facilitera la remise de visas aux artistes issus de zones de conflits, pour accueillir des expressions culturelles menacées ou nécessaires à reconstruire les solidarités populaires quand les armes se taisent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4897</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le programme Sawa Sawa est un programme de résidence artistique mis en place par l’Institut français de Jérusalem, dont le but est de soutenir la scène artistique et culturelle palestinienne en temps de crise. Ce programme s’adresse aux artistes palestiniens résidant à Jérusalem ou en Cisjordanie. Dans le contexte géopolitique régional actuel, beaucoup de ressortissants palestiniens ont dû se déplacer vers des pays limitrophes pour fuir la guerre comme l’Egypte. Les bénéficiaires du programme Sawa Sawa auxquels vous faites référence en font partie et sont au nombre de trois, dont M. ALSHAMALI. Un visa de politique étrangère a été délivré à l’artiste le 3 avril dernier pour accomplir une résidence artistique et culturelle en France. Conformément à l’article 6 du code communautaire des visas (CCV) relatif à la compétence territoriale, un consulat examine les demandes introduites par des ressortissants de pays tiers se trouvant en situation régulière dans sa circonscription consulaire. Or, les artistes palestiniens du programme Sawa Sawa se trouvant en dehors de leur pays de résidence habituelle, l’autorité consulaire au Caire a dû diligenter des procédures sortant du cadre du droit commun, incluant notamment des consultations des autorités centrales et des autorités consulaires du pays habituel de résidence de chacun des candidats. Cette démarche n’est pas spécifique aux demandeurs de visas palestiniens mais s’applique à tous les demandeurs de visas. Par ailleurs, même dans le cas d’un programme d’accueil mis en place par la France, une attention particulière est accordée à l’évaluation du risque pour la sécurité nationale et des États membres, conformément à la réglementation en vigueur. Cela participe des objectifs d’intérêt général de lutte contre le terrorisme et la criminalité dévolus au ministère de l’Intérieur, qui concerne naturellement les projets de coopération culturelle portés par d’autres ministères.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4991</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4898</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés pour obtenir des rendez-vous afin de déposer des demandes de visas</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4991. — 18 mars 2025. — M. Paul Christophle attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les ressortissants des pays d’Afrique et du Maghreb pour obtenir des rendez-vous afin de déposer des demandes de visas pour la France. En effet, depuis que le durcissement de la politique d’octroi des visas à l’égard de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, les ressortissants de ces pays se heurtent à des difficultés importantes. Le consulat de France à Casablanca sous-traite par exemple les prises de rendez-vous à un prestataire externe « TLSContact ». Or de nombreuses personnes ont fait état de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne, le site internet de TLScontact étant totalement saturé. Malgré des connexions régulières et à des horaires différents, aucun créneau n’est disponible. Face à ces difficultés, un réseau parallèle s’est mis en place, avec des intermédiaires non officiels qui proposent de vendre des créneaux de rendez-vous illégalement et alimentent un marché noir fructueux et délictueux. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend mettre en place pour permettre aux demandeurs de visas d’obtenir un rendez-vous dans des délais raisonnables, pour lutter contre les pratiques frauduleuses et simplifier les démarches des étudiants, chercheurs, entrepreneurs et familles souhaitant se rendre en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4898</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’instar de ses principaux partenaires européens, la France a mis en place diverses procédures d’externalisation de tout ou partie des tâches non régaliennes liées aux demandes de visas, conformément à l’article 43 du code communautaire des visas. Cette organisation, retenue par plusieurs autres Etats, permet de faire face à l’augmentation du volume global des demandes et d’absorber les pics saisonniers, tout en garantissant un excellent niveau de qualité dans le traitement des demandes, d’assurer une meilleure présence géographique dans les pays très étendus, d’améliorer l’accueil du public en réduisant les files d’attente par la prise de rendez-vous dédié, et optimiser l’organisation des services des visas, qui peuvent se recentrer sur l’instruction des dossiers. Cette modalité d’organisation des services chargés de l’instruction des demandes de visa a permis un meilleur accueil et une plus grande efficacité dans la gestion des demandes. Les autorités françaises considèrent que le maintien de ce système est la garantie d’un traitement des demandes de visas efficace, assurant un haut niveau de sécurité tant pour les demandeurs que dans la qualité de l’instruction des demandes. La disponibilité des rendez-vous est liée principalement à la capacité de traitement du poste, la capacité d’accueil du prestataire de services extérieur (PSE), qui doit être adaptée aux attentes de l’administration, et dépend fortement de la saisonnalité des demandes de visas. Au Maroc, et pour certaines catégories de visa, la demande potentielle de visa est telle que la demande de rendez-vous ne peut être satisfaite dans les délais souhaités. Les postes consulaires de Rabat et Casablanca ouvrent les créneaux de rendez-vous de manière hebdomadaire afin de lutter au mieux contre les officines et contre la non-présentation des demandeurs au rendez-vous (no-show). Le nombre de créneaux de rendez-vous disponibles quotidiennement est fixé en fonction de la capacité de traitement des services consulaires et adapté en fonction des catégories en tension. En 2025, à ce jour, les consulats généraux de Casablanca et de Rabat ont délivré 100 230 visas sur 122 773 demandes déposées. Par ailleurs, l’activité des PSE, dont notamment TLS Contact au Maroc, est strictement encadrée par un cahier des charges fixant les conditions de leur travail et contrôlée sur un rythme semestriel par les postes diplomatiques et consulaires, avec l’appui de l’administration centrale, sur la base d’une grille d’analyse très précise visant à vérifier que l’ensemble des exigences du cahier des charges sont remplies. Le problème des officines et de la préemption des rendez-vous est bien connu des deux ministères de tutelle et fait l’objet d’un suivi très attentif conjoint avec tous les acteurs concernés : les prestataires chargés de la collecte des demandes de visas, les postes diplomatiques et consulaires, et les deux administrations centrales. Ce phénomène n’est pas spécifique aux prestataires de service extérieurs ou aux créneaux de rendez-vous dédiés aux visas. Pour lutter contre ces officines, et au-delà des messages de rappel des postes diplomatiques et consulaires sur le caractère gratuit de la prise de rendez-vous, l’expertise des prestataires et leurs moyens techniques mis à la disposition des postes permettent, en fonction du contexte local, de mettre en place plusieurs solutions efficaces : Le prépaiement des frais de service auprès des prestataires de service extérieurs, accompagné de l’impossibilité de modifier un rendez-vous ; Le système « captcha » dans le but de perturber les mécanismes automatisés permettant de prendre plusieurs rendez-vous sans intervention de l’utilisateur ; L’ouverture par les postes de créneaux de rendez-vous de manière progressive et aléatoire. Afin de garantir une égalité d’accès aux rendez-vous pour tous les demandeurs et de casser la mainmise des intermédiaires sur les tables de rendez-vous, TLS Contact a enfin lancé depuis le 18 septembre 2024, avec l’autorisation de l’administration, une expérimentation mettant en œuvre une étape de vérification d’identité par appel vidéo et l’attribution automatique des rendez-vous. L’objectif de l’identification visuelle est de garantir qu’une inscription correspond à une personne réelle, en identifiant la personne sans besoin d’enregistrer l’appel, de transférer ou de traiter des données personnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5420</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4899</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil de la population arménienne du Haut-Karabagh en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5420. — 25 mars 2025. — Mme Élisa Martin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accueil de la population arménienne du Haut-Karabagh en France. Le 19 septembre 2023, les troupes de l’Azerbaïdjan envahissent la région autonome à majorité arménienne du Haut-Karabagh sous couvert de mener des « opérations antiterroristes ». Selon le comité d’enquête arménien, 200 Arméniens dont 10 civils ont été tués lors de cette offensive. Le 21 septembre, les séparatistes ont déposé les armes et acceptent la réintégration de la région autonome sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), 115 183 Arméniens du Haut-Karabagh fuient vers l’Arménie à la suite du déblocage du corridor de Latchine. Après leur déplacement forcé, certains Arméniens du Haut-Karabagh ont cherché refuge hors d’Arménie, notamment en France, où ils ont demandé une protection. Ils ont été déboutés car la CNDA a estimé que ces personnes ne couraient aucun risque si elles retournaient en Arménie. Ces personnes estiment que l’Arménie n’est certes pas l’État persécuteur. Toutefois, bien que l’Arménie ait offert un refuge immédiat aux déplacés, l’arrivée d’environ 120 000 personnes a mis à rude épreuve les ressources du pays et a créé des tensions sociales. En outre, elles ne sont pas citoyennes arméniennes, car il faut rappeler que les seuls passeports qui leur sont délivrés ont pour but de leur permettre de voyager à l’étranger. En effet, un « 070 » sur le document indiquait que le titulaire n’était pas un citoyen arménien. Ces personnes fuyant la guerre, elles ne peuvent pas non plus retourner en Azerbaïdjan car il faudra tenir compte de la persécution collective dont elles peuvent être victimes. Après 30 ans de conflit, elles sont vulnérables aux attaques de la population azerbaïdjanaise et des forces de sécurité. Selon le Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, les Arméniens du Haut-Karabagh se sont retrouvés abandonnés sans garantie solide de sécurité ou de protection par quelque partie que ce soit. Pour eux, à ce moment-là, quitter leur foyer était la seule option raisonnable possible. Les Arméniens du Haut-Karabagh ne pouvant retourner en Azerbaïdjan et n’étant pas des citoyens arméniens, sont considérés de jure comme apatrides cherchant la protection. Une décision du tribunal de la ville allemande de Kassel a rendu une décision dans ce sens le 16 septembre 2024. En effet, le tribunal a déclaré que les Arméniens du Haut-Karabagh sont apatrides et risquent la persécution s’ils retournaient dans leur lieu de résidence habituelle. Il a confirmé qu’ils ne peuvent pas retourner au Haut-Karabagh en raison des risques de persécution de la part de l’Azerbaïdjan et qu’ils ont droit à la protection. Mme la députée rappelle que le droit français, conformément à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides, reconnaît ce statut pour les individus qui ne sont considérés comme citoyens par aucun État. En vertu de l’article L. 812-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), les apatrides ont droit à une reconnaissance de leur statut par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), à un titre de séjour renouvelable, ainsi qu’à des droits sociaux, y compris l’accès au travail, à la santé et au logement. À ce titre, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour que les demandes de protection des Arméniens du Haut-Karabagh soient traitées en priorité et que le statut de réfugié apatride leur soit reconnu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4899</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité d’apatride est reconnue à toute personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation, selon la définition de l’article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides. La documentation disponible sur la situation des Arméniens résidant au Karabakh (RHK) fait état des éléments suivants : en vertu du décret le 26/10/2023 portant création d’une protection temporaire, tout ex-résident de la RHK, qu’il ait été préalablement enregistré par les autorités de la RHK ou qu’il ait été enregistré par les autorités de la république d’Arménie après le 19 septembre 2023, bénéficie d’une protection internationale (protection temporaire) octroyée par la république d’Arménie. Le statut de réfugié au titre de la protection temporaire est valable un an renouvelable avec remise de certificats et de titre de voyage de réfugiés. Cette protection permet en outre d’obtenir la nationalité arménienne via une procédure simplifiée. Dès lors, le statut de réfugié-apatride, ou d’apatride, n’est pas applicable aux cas des Arméniens de la RHK. En revanche, ceux-ci ont accès à la procédure d’asile en France et leurs craintes de persécutions ou d’atteintes graves sont examinées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).  Il est à noter que l’Ofpra a instauré des procédures internes, en application de l’article L. 531-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui lui permettent de prioriser l’examen des « demandes d’asile manifestement fondées ainsi que [celles] présentées par des personnes vulnérables identifiées comme ayant des besoins particuliers en matière d’accueil en application du chapitre II du titre II, ou comme nécessitant des modalités particulières d’examen ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5743</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4900</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>OQTF prononcées et exécutées dans l’Aude depuis 2018</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5743. — 8 avril 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées et le nombre d’OQTF exécutées dans l’Aude par année depuis 2018, première année pleine du quinquennat d’Emmanuel Macron. En 2019, Emmanuel Macron avançait, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs actuelles l’objectif de porter à 100 % le taux d’exécution des obligations des OQTF. Force est de constater que ce chiffre est loin d’être atteint puisqu’en 2023, seulement 6,9 % des OQTF ont été exécutées. Il est également à noter que le taux d’exécution n’est pas le même en fonction des nationalités. Pour cause, de nombreux pays d’origine rechignent à délivrer des laissez-passer consulaires. En conséquence, on constate un décalage entre la nationalité des personnes sous le coup d’une OQTF et celles réellement expulsées. Ainsi, si numériquement ce sont les Algériens (7 %), les Marocains (7 %) et les Turcs (6 %) qui représentent la plus grande part dans le total des sentences prononcées, les plus expulsés sont proportionnellement les Géorgiens, les Albanais et les Turcs. De nombreuses affaires révèlent que des individus sous le coup d’une ou plusieurs OQTF ont pu se maintenir en France et commettre des crimes : la petite Lola en 2022 comme la jeune Philippine en 2024, ont toutes les deux été assassinées par des individus sous le coup d’une OQTF. En novembre 2023, la jeune Claire G. a, elle, été violée dans son hall d’immeuble par un Centrafricain en situation irrégulière faisant l’objet de plusieurs OQTF. La terrible attaque au couteau de Mulhouse en février 2025, faisant un mort et plusieurs blessés, a été perpétrée par un homme de nationalité algérienne là aussi sous le coup d’une OQTF. Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. Toutes ces affaires ont scandalisé l’opinion publique et montrent à quel point ces OQTF relèvent d’un enjeu de sécurité en plus d’un enjeu de bonne application des peines prononcées. Selon un sondage CSA d’octobre 2024, 84 % des Français sont favorables à l’emprisonnement systématique des étrangers sous OQTF ayant commis des crimes ou délits, avant leur expulsion. Il est plus que temps de faire exécuter ces obligations de quitter le territoire français et ce, dans le but de protéger les Français. Ainsi, il lui demande des réponses chiffrées sur le nombre d’OQTF prononcées ainsi que le nombre d’OQTF exécutées dans l’Aude par année depuis 2018. De plus, il lui demande également quelle est la répartition par nationalité des OQTF dans le département.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4900</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux plans juridique et administratif, le terme « éloignement » recouvre une acception plus large que celui d’ « expulsion », lequel vise les mesures de police administrative destinées à protéger l’ordre et la sécurité publics. Par conséquent, seront ci-après évoquées les mesures d’éloignement prises en leur ensemble. Par ailleurs, les mesures d’éloignement, si elles sont prises à l’échelon départemental, telles que les obligations de quitter le territoire français (OQTF), demeurent exécutables sur l’ensemble du territoire national et ne peuvent donc pas être imputables à un seul département. Selon les données provisoires établies par le département des statistiques, des études et de la documentation (DSED) du ministère de l’Intérieur, le nombre d’OQTF prononcées annuellement depuis 2018 est le suivant :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td/><td><br>2018</br></td><td><br>2019</br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td><td><br>2024</br></td></tr><tr><td><br>OQTF</br><br>prononcées</br></td><td><br>103 852</br></td><td><br>122 839</br></td><td><br>107 488</br></td><td><br>124 111</br></td><td><br>134 280</br></td><td><br>138 882</br></td><td><br>129 833</br></td></tr></table></center></div> Les données relatives aux mesures exécutées, depuis 2018, sont rendues publiques par le DSED dans sa documentation « L’essentiel de l’immigration : chiffres clefs ». Il en est de même des nationalités éloignées. Les éloignements des étrangers en situation irrégulière poursuivent leur tendance à la hausse continue depuis 2020 (en 2024, +26,7 % par rapport à 2023 et +74,4 % par rapport à 2020), et atteignent 21 601 éloignements réalisés en 2024. Cette dynamique de 2024 est portée non seulement par les éloignements spontanés (+66,8 %) et en particulier ceux des ressortissants des pays tiers (+69,9 %), mais également par les éloignements aidés (+61,9 %) et les départs spontanés (+51,7 %). Enfin, les éloignements forcés sont en hausse de 9,7 %, portés surtout par ceux des ressortissants des pays tiers vers les pays tiers (+13,6 %). Ils contribuent à plus d’une nouvelle sortie du territoire sur cinq. Si l’on prend en compte l’ensemble des éloignements, quelle que soit leur modalité (volontaire, spontané, forcé) et que l’on y ajoute les départs des étrangers (qui décident de quitter le territoire sans avoir fait l’objet d’une mesure d’éloignement), le nombre total de sorties du territoire en 2024 connaît une hausse de 22,4 % par rapport à 2023, avec 5 087 sorties supplémentaires, confirmant une tendance installée depuis 2020. En 2019, la priorité est donnée à l’éloignement des personnes dont la présence en France constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publics. Ainsi en 2024, 6 909 personnes relevant de ce profil ont été éloignées, contre 5 647 en 2023, 3 615 en 2022 et 1 800 en 2021.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5983</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérault Verny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dispositif de naturalisation par intérêt économique ou culturel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5983. — 15 avril 2025. — M. Gérault Verny attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’application du 1° de l’article 21-26 du code civil, qui prévoit une assimilation à la résidence en France pour certains étrangers exerçant une activité professionnelle présentant un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française. Ce dispositif, introduit en 1973, visait à reconnaître comme équivalente à une résidence sur le territoire national l’activité d’étrangers contribuant au rayonnement de la France depuis l’étranger, notamment dans les domaines éducatif, culturel, économique ou diplomatique. Toutefois, la jurisprudence administrative récente, en particulier celle de la cour administrative d’appel de Nantes, révèle une application extrêmement restrictive de ce texte. Le taux de rejet des demandes fondées sur ce motif excède 90 %, ce qui conduit à s’interroger sur l’effectivité de ce mécanisme. Par ailleurs, il n’existe à ce jour aucune donnée publique permettant d’évaluer le nombre de demandes de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité française fondées sur l’article 21-26. Cette absence de statistiques empêche toute analyse complète de l’utilité de cette disposition et rend difficile l’évaluation de la charge administrative et juridictionnelle qu’elle génère. En conséquence, il lui demande de bien vouloir indiquer, pour les cinq dernières années connues, le nombre annuel de demandes de naturalisation ou de réintégration fondées sur le 1° de l’article 21-26 du code civil, ainsi que la part de ces demandes ayant donné lieu à une décision favorable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 21-26 du code civil : « Est assimilé à la résidence en France lorsque cette résidence constitue une condition de l’acquisition de la nationalité française : 1° Le séjour hors de France d’un étranger qui exerce une activité professionnelle publique ou privée pour le compte de l’Etat français ou d’un organisme dont l’activité présente un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française ; (…) L’assimilation de résidence qui profite à l’un des époux s’étend à l’autre s’ils habitent effectivement ensemble ». Pour l’application de ces dispositions, le demandeur doit, à la date de sa demande, exercer une activité professionnelle, publique ou privée, pour le compte de l’Etat français ou d’un organisme dont l’activité présente un intérêt particulier pour l’économie ou la culture française, apprécié par les services consulaires. Il convient d’ajouter que la circonstance qu’un étranger remplit les conditions d’assimilation à la résidence en France n’interdit pas à l’administration de déclarer sa demande irrecevable si des circonstances étrangères au lieu de séjour et d’exercice de son activité professionnelle permettent de le regarder comme n’ayant pas fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux et matériels en France. Tel est le cas, par exemple, lorsque les attaches familiales du demandeur ne sont pas fixées sur le territoire du pays où il demeure. En outre, le ministre chargé des naturalisations apprécie l’opportunité d’accorder ou non la naturalisation ou la réintégration à l’étranger qui la sollicite, alors même que ce dernier remplit les conditions de recevabilité prévues par la loi et notamment l’article 21-26 1° du code civil. Ainsi, parmi les motifs qui peuvent justifier le rejet, en opportunité, d’une demande de naturalisation ou de réintégration figure notamment l’absence de liens particuliers avec la France en dehors de l’activité professionnelle. De même, le ministre peut tenir compte du fait que le demandeur est ressortissant du pays dans lequel il exerce ses fonctions et qu’il n’est pas établi, à la date de la décision, qu’il envisage de s’installer à brève échéance et durablement en France. S’agissant des données relatives aux demandes de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité française fondées sur le 1er alinéa de l’article 21-26 du code civil, le nombre de dossiers instruits par la sous-direction de l’accès à la nationalité française entre le 1er janvier 2020 et le 16 avril 2025 s’élève à 2408.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td><br>Année</br></td><td><br>Nombre de dossiers</br></td></tr><tr><td><br>2020</br></td><td><br>421</br></td></tr><tr><td><br>2021</br></td><td><br>491</br></td></tr><tr><td><br>2022</br></td><td><br>503</br></td></tr><tr><td><br>2023</br></td><td><br>535</br></td></tr><tr><td><br>2024</br></td><td><br>323</br></td></tr><tr><td><br>2025</br></td><td><br>135</br></td></tr></table></center></div> Sur la même période, 762 décisions favorables ont été prises, soit 31,64 %.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td><br>Année</br></td><td><br>Décisions favorables</br></td></tr><tr><td><br>2020</br></td><td><br>90</br></td></tr><tr><td><br>2021</br></td><td><br>185</br></td></tr><tr><td><br>2022</br></td><td><br>225</br></td></tr><tr><td><br>2023</br></td><td><br>186</br></td></tr><tr><td><br>2024</br></td><td><br>65</br></td></tr><tr><td><br>2025</br></td><td><br>11</br></td></tr></table></center></div> La variation de ces données dépend principalement du nombre de dossiers reçus et de la situation des demandeurs qui, le plus souvent, ne justifient ni de liens particuliers avec la France en dehors de leur activité professionnelle, ni d’un projet concret d’installation en France à brève échéance. A l’aune de cette observation, il convient de noter qu’un taux de près d’un tiers de décisions favorables prises sur le fondement de l’article 21-26 du code civil n’est pas de nature à remettre en cause l’effectivité de ce mécanisme. Les candidats à la naturalisation ou à la réintégration qui, depuis l’étranger, expriment le souhait de rejoindre notre communauté nationale, doivent remplir l’ensemble des critères précédemment évoqués pour espérer voir aboutir favorablement leurs demandes. L’acquisition de la nationalité française constitue, dans la vie d’une personne, un acte fondamental qui doit demeurer l’aboutissement logique d’un parcours d’intégration et d’assimilation républicaine réussi et exigeant. Enfin, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, a publié une nouvelle circulaire relative à la naturalisation, le 2 mai 2025, concernant les orientations relatives à l’acquisition de la nationalité française par décision de l’autorité publique. Ainsi, les préfets doivent suivre une politique de naturalisation très exigeante.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5992</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4902</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dispositif d’alerte tsunami aux Antilles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5992. — 15 avril 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur les conséquences, pour les Antilles, des réductions budgétaires de l’administration Trump dans la recherche climatique. Le nouveau président des États-Unis, Donald Trump n’a jamais fait mystère de son climatoscepticisme. Par le passé, il avait qualifié le changement climatique de « canular ». Tout juste investi, l’une de ses premières décisions aura été de retirer les USA des accords de Paris sur le climat. Décision qu’il avait également prise lors de son premier mandat au cours duquel il avait annulé plus de 160 normes environnementales. Son second mandat semble s’inscrire dans la même ligne. C’est ainsi que, sur le site de la Maison Blanche, toutes les sections consacrées au changement climatique ont disparu. Tout aussi inquiétant : des subventions de recherche ont été gelées et des agences, comme la FEMA (agence fédérale de la gestion des situations d’urgence), l’EPA (agence américaine de protection de l’environnement) ou encore la NOOA (agence américaine chargée des prévisions météorologiques, de l’analyse du climat et de la conservation marine), ont vu leurs crédits fortement diminués et de nombreux scientifiques être licenciés. Mme la députée s’en inquiète. Et ce d’autant plus que les décisions concernant la NOOA ont un impact direct sur la prévention des tsunamis aux Antilles. Si la France dispose bien de centres d’alerte, aucun ne surveille cette partie du globe : Ils sont opérationnels en Méditerranée occidentale et dans la zone nord-est de l’Atlantique. La Martinique et la Guadeloupe dépendent donc du système d’alerte américain Pacific Tsunami Warning Center qui est, lui-même, chapeauté par la NOOA. Or, faute de crédits et de personnel, cette agence ne pourra plus assurer cette mission, d’autant qu’il été donné consigne à ses chercheurs de ne plus partager d’informations avec leurs collègues français de l’Institut français de recherche sur l’océan. Face à cette situation inquiétante, Mme la députée craint que, sous l’ère Trump, les États-Unis ne reviennent à une politique climatosceptique. Elle l’interroge donc afin de savoir quel dispositif il compte déployer pour que les habitants des Antilles françaises puissent être prévenus en cas de tsunami. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4902</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si le ministère de l’Intérieur est chargé de l’alerte à la population, notamment sur la base des informations des organismes de surveillance, il n’est pas directement chargé de l’observations des aléas. Toutefois, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a été destinataire des éléments suivants en matière d’alerte montante ou de surveillance des risques par les organismes experts, dont les organismes américains. Dans chaque bassin océanique, les groupes internationaux de coordination (GIC), mis en place sous l’égide de la commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, se réunissent annuellement. La France est représentée au sein de ces instances et, suivant les bassins, participe aux travaux internationaux. Pour les Antilles, c’est le centre d’alerte du Pacifique (PTWC), basé à Hawaï qui émet les alertes et diffuse les bulletins à l’ensemble des Etats intéressés. Il est opéré par l’agence nationale de l’océan et de l’atmosphère américaine (NOAA). L’ensemble des messages d’alerte au tsunami envoyés transitent par le système mondial des télécommunications (SMT) établi par l’organisation météorologique mondiale (OMM). Dans ce cadre, les organismes de météorologie sont très largement désignés par leur gouvernement pour recevoir les alertes tsunamis, car ils sont connectés au SMT. Ainsi, les messages d’alerte sont envoyés à l’ensemble des pays sans distinction et ne relèvent pas d’échange de données entre chercheurs ou de projets de recherche. Le dernier GIC du système d’alerte aux tsunamis pour la Caraïbe (GIC-SATCAR) s’est tenu du 5 au 9 mai 2025. La question de l’incidence de la baisse de budget de la NOAA sur le système d’alerte a été évoquée en séance plénière. La délégation américaine a indiqué que son agence NOAA, par l’intermédiaire de ses centres d’alerte aux tsunamis et du centre international d’information sur les tsunamis, s’engage à continuer de fournir le service d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique et dans les Caraïbes et les régions adjacentes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6015</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4903</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Droit d’asile : un système hors de contrôle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6015. — 15 avril 2025. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’ampleur préoccupante des dérives du droit d’asile en France, dont les critères d’éligibilité sont devenus si larges qu’ils permettraient, selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), à près de 580 millions de personnes dans le monde de prétendre légalement à une protection sur le territoire national. Le cadre initial fixé par la Convention de Genève de 1951 a été progressivement dénaturé par des extensions successives, aboutissant à une dilution du concept même d’asile. Loin de se limiter aux individus effectivement persécutés, la protection s’applique aujourd’hui à des catégories de plus en plus vastes, sur la base de critères souvent flous et subjectifs. Ainsi : la protection subsidiaire est accordée même en l’absence de persécutions personnelles, dès lors qu’un demandeur invoque un risque général de violence dans son pays d’origine, sans qu’une implication individuelle soit nécessaire. Des motifs sociétaux (normes culturelles, « tensions politiques internes ») permettent désormais d’obtenir l’asile, ouvrant la porte à des flux de populations entières. Aucune régulation quantitative ou géographique n’existe, laissant la France sans maîtrise sur l’ampleur des demandes et des admissions. En conséquence, l’asile s’est transformé en une filière d’immigration incontrôlée, sans rapport avec les besoins réels de protection et échappant à toute régulation politique. Le guide officiel remis aux demandeurs précise d’ailleurs que la procédure est accessible même en cas d’entrée irrégulière sur le territoire, créant un puissant appel d’air. Si seulement 11 % des personnes aujourd’hui éligibles à l’asile déposaient effectivement une demande, la France devrait accueillir l’équivalent de sa propre population, un scénario manifestement insoutenable tant pour la cohésion nationale que pour la capacité à protéger réellement ceux qui en ont besoin. Il lui demande donc de publier une évaluation chiffrée, par pays d’origine, du nombre de personnes qui, en l’état actuel du droit, pourraient prétendre à l’asile en France, d’initier une réforme du droit d’asile visant à restreindre les critères d’éligibilité aujourd’hui excessivement larges, à réintroduire une maîtrise politique sur les flux d’asile, préserver la légitimité et la viabilité de la politique d’accueil. Face à une crise migratoire qui menace directement l’équilibre des institutions et la soutenabilité du modèle social français, il est urgent que le Gouvernement prenne ses responsabilités en rétablissant un cadre clair, exigeant et conforme à l’intérêt national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4903</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[D’après le Haut-Commissariat aux réfugiés, près de 70 % des réfugiés ou des personnes en besoin de protection vivent dans des pays voisins de leur pays d’origine. Les pays à revenu faible ou intermédiaire ont accueilli 71 % des réfugiés et autres personnes ayant besoin d’une protection internationale dans le monde. En 2024, la primo-demande d’asile en France s’est élevée à 134 000 demandes, en baisse de près de 9 % par rapport à 2023. Figurent parmi les politiques prioritaires du Gouvernement la réduction des délais moyens de traitement de la demande d’asile, afin de ne pas retarder le processus d’intégration des futurs réfugiés et de ne pas retarder l’éloignement des demandeurs déboutés. En 2024, le délai moyen d’instruction à l’OFPRA a atteint 4,6 mois, contre 6,1 mois en 2017. A titre de comparaison, le délai moyen d’instruction par le Bundesamt für Migration und Frünchtlinge allemand s’est élevé quasiment au double (8,7 mois). Grâce à la diminution de ces délais, à l’amélioration du pilotage de cette dépense par la direction de l’asile et par l’Office français d’immigration et de l’intégration, au renforcement des contrôles et à l’application stricte des règles permettant la coupure des conditions matérielles d’accueil, la dépense globale représentée par le versement de l’allocation pour demandeurs d’asile été divisée par deux entre 2019 et 2023 (la dépense passant de 492 millions d’euros à 259 millions d’euros), alors que la primo-demande d’asile s’est élevée 143 000 en 2019 et à 147 000 en 2023. Le déploiement des espaces « France asile », créés par la loi pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration de janvier 2024 et regroupant les guichets de la préfecture, de l’OFII et de l’OFPRA pour enregistrer et introduire la demande d’asile dans un lieu unique, devrait permettre de gagner 21 jours de délais supplémentaires. Le premier EFA a ouvert ses portes à Cergy le 22 mai dernier. En outre, le Pacte européen sur la migration et l’asile renforcera significativement les contrôles aux frontières extérieures de l’Union. Tout ressortissant de pays tiers (RPT) franchissant irrégulièrement une frontière extérieure de l’Union, débarqué sur le territoire d’un État membre à la suite d’une opération de recherche et de sauvetage ou ayant introduit une demande de protection internationale aux points de passage aux frontières extérieures ou dans des zones de transit fera l’objet d’un filtrage. Le filtrage inclut des contrôles d’identité, sécuritaires et sanitaires formalisés dans un formulaire transmis aux autorités compétentes pour la suite de la procédure. Le Pacte instaure également une nouvelle procédure d’asile à la frontière qui impliquera l’enregistrement, l’introduction et l’instruction (OFPRA+CNDA) des demandes d’asile présentées à la frontière par certains RPT, selon des critères, prévus par le règlement « APR ». Si le demandeur obtient une protection internationale à l’issue de la procédure, après un examen au fond de sa demande, il sera autorisé à entrer sur le territoire et le processus d’intégration sera engagé. Sinon, une décision de retour sera prise et il sera maintenu en zone d’attente. Le Pacte devrait également permettre un fonctionnement plus efficace du système « Dublin », système de partage entre Etats membres de l’Union européenne de la responsabilité de l’examen des demandes d’asile. Il prévoit également une réduction des délais procéduraux et la création de nouveaux cas de placement en procédure accélérée. Le système Dublin sera soutenu par la refonte complète du SI Eurodac, qui intègrera de nouvelles fonctionnalités significatives (contrôle de l’immigration irrégulière, identification des personnes, entre autres) et permettra un suivi des personnes grâce à des fiches individuelles uniques recensant tous les signalements. Il est par ailleurs associé aux autres systèmes d’information du secteur « Justice – Affaires intérieures » (JAI), dans le cadre de l’interopérabilité. Enfin, la coupure des conditions matérielles d’accueil aux personnes « dublinées » prévue par la nouvelle directive accueil et le règlement AMMR dès notification de la décision de transfert constituera un changement de paradigme pour freiner les mouvements secondaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6032</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers volontaires : pour la préservation de l’engagement citoyen</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6032. — 15 avril 2025. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur les conséquences désastreuses que pourrait avoir l’application de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, qui assimile les sapeurs-pompiers volontaires à des travailleurs salariés. Si elle venait à être appliquée de manière généralisée, elle mettrait en péril le modèle français de secours et compromettrait l’efficacité de la protection civile en Europe. Alors que cette dernière est aujourd’hui confrontée à des crises de plus en plus fréquentes et complexes, qu’il s’agisse du dérèglement climatique, des risques technologiques, des crises sanitaires ou des nouvelles menaces hybrides, il est en effet impératif qu’au niveau européen soit renforcée une stratégie de préparation et de réponse aux crises garantissant la protection et la résilience des territoires. Aussi, M. le député estime qu’il serait inconséquent de prendre le risque de voir disparaître un engagement qui repose sur les valeurs de solidarité et d’intérêt général, alors même que le nouveau contexte géopolitique exige un engagement en nombre, tant au niveau civil que militaire, de citoyens et de réserves en capacité de faire face auxdites menaces aux côtés des professionnels. Il forme en conséquence le vœu que le Gouvernement intervienne auprès de la commissaire Hadja Lahbib afin que cette légitime préoccupation soit pleinement intégrée dans les discussions en cours sur l’« EU preparedness Union Strategy » et que soit adoptée durant l’actuelle mandature une directive spécifique permettant de définir un cadre juridique propre pour les citoyens engagés à titre bénévole ou volontaire dans les forces de protection civile. Alors que le Président de la République a exprimé sa ferme résolution de s’opposer à toute forme d’application de la directive européenne de 2003 sur le temps de travail (dite DETT) aux sapeurs-pompiers volontaires, il le remercie de bien vouloir lui indiquer ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par leur engagement au service de nos concitoyens, les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) occupent une place centrale dans notre modèle de sécurité civile. Ce dernier repose sur l’engagement quotidien de 254 000 personnels civils et militaires et plus particulièrement sur celui de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires qui incarnent la richesse et la complémentarité des forces qui chaque jour assurent la protection de nos concitoyens. Aussi, depuis de nombreuses années et quelles que furent les majorités, le Gouvernement comme le Parlement ont veillé à mettre en place des mesures destinées à conforter la spécificité des sapeurs-pompiers volontaires, en insistant sur le fait que cet engagement ne pouvait être assimilé à celui d’un travailleur. Une mission a été confiée à l’inspection générale de l’administration (IGA) en 2023, afin de dresser un diagnostic et de proposer des recommandations qui permettent d’assurer la pérennité du modèle de sécurité civile français et de consolider les modalités d’engagement des SPV dans ce contexte juridique. D’une grande qualité, ce rapport, réalisé avec l’appui de l’inspection générale de la sécurité civile, ouvre des perspectives sur le management des sapeurs-pompiers volontaires et leurs attentes ainsi qu’une analyse objectivée de leur activité. Il met par ailleurs en évidence la situation de vulnérabilité de certains services d’incendie et de secours au regard de leurs pratiques. Le document conclut que le volontariat n’est pas, en tant que tel, soumis aux règles européennes régissant le temps de travail. Les préconisations portées par le rapport de l’IGA appellent des travaux qui font à ce jour l’objet d’une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs représentant les sapeurs-pompiers et qui pour certaines d’entre-elles commencent à être mises en oeuvre au sein des services d’incendie et de secours. Le « Beauvau de la sécurité civile », dans sa phase de concertation, a permis à chacun d’être associé à la réflexion sur l’avenir de la sécurité civile en France et constitue notamment l’occasion de conforter notre modèle de volontariat en intégrant cette dimension européenne. La France a d’ailleurs systématiquement défendu la préservation de ce modèle dans les différentes enceintes européennes pertinentes. La Stratégie de Préparation européenne présentée par la commissaire Hadja Lahbib le 26 mars dernier, fait ainsi justement écho à nos préoccupations sur ce point, en affirmant un soutien de principe à l’attractivité des carrières et du volontariat dans la protection civile et la sécurité. Je serai particulièrement vigilant sur ce point. Ces travaux en cours poursuivent ainsi l’objectif de traiter les fragilités actuelles auxquelles exposent certaines pratiques pour permettre à la France de continuer à bénéficier de l’apport indispensable de l’engagement citoyen des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6270</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4905</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Autorisation de travail pour les sportifs et sportives étrangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6270. — 29 avril 2025. — M. Belkhir Belhaddad attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’allongement des délais pour l’obtention des autorisations de travail pour les sportives et sportifs professionnels étrangers. Secteur encadré par des dispositions règlementaires spécifiques à chaque discipline sportive, avec une période très courte de possibilité de recrutement via les périodes de transfert définies par les instances sportives internationales, les compétitions professionnelles françaises comptent environ 1 500 sportives et sportifs étrangers non ressortissants de l’Union européenne. Les ligues et clubs professionnels font face aujourd’hui à différentes problématiques en matière d’autorisation de travail pour les sportives et sportifs étrangers : allongement des délais de traitement administratif, nécessité de l’opposabilité de l’emploi, subjectivité dans l’interprétation du critère « renommée internationale » prévu pour la carte de séjour « passeport talent » mentionnée à l’article L. 421-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. De fait, des précisions et aménagements quant au régime des autorisations de travail pour la venue de sportives et sportifs étrangers semblent nécessaires pour répondre aux problématiques rencontrées par les clubs français. Le sport professionnel est marqué par la compétitivité internationale et pour attirer les talents dans les clubs qui participent au rayonnement des territoires, les championnats français doivent rester attractifs. Ainsi, il l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre, en coordination avec le ministère chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative, pour résoudre les problématiques rencontrées par le sport professionnel français en matière d’autorisation de travail pour les sportives et sportifs étrangers et les mesures à même de faciliter leur venue en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4905</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte de médiatisation croissante tant des évènements sportifs que de leurs participants comme l’ont illustré les Jeux Olympiques et paralympiques de Paris, le sport est devenu l’un des principaux facteurs d’influence et de rayonnement de la France. Néanmoins, face à une concurrence accrue sur la scène internationale pour l’accueil de sportifs rares ou à fort potentiel, une fluidification des procédures de recrutement à l’étranger permettrait aux clubs français de rapidement se démarquer. En ce sens, le titre de séjour « talent – renommée nationale ou internationale » créé par la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France, permet de combiner les exigences imposées par le droit des étrangers et les contraintes propres au secteur du sport (périodes restreintes de recrutement, blessures obligeant à des recrutements imprévus et rapides…etc.).  Ce titre prévu à l’article L. 421-21 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), exonère en effet son titulaire de l’obligation de détenir une autorisation de travail. Son employeur est ainsi dispensé d’une démarche administrative supplémentaire en amont de la demande de visa, ce qui permet une réduction significative des délais d’introduction sur le territoire français. En outre, conférant un droit au séjour pluriannuel dès la première admission, ce titre de séjour évite la réitération chaque année des démarches administratives qui s’accompagnent parfois de blocages ralentissant le renouvellement du droit au séjour. Enfin, sa délivrance est exonérée du paiement de la taxe employeur. Les autorités diplomatiques et consulaires ainsi que les préfectures pouvant rencontrer des difficultés à apprécier la satisfaction du critère de la renommée nationale ou internationale ou de la susceptibilité du demandeur à participer notamment au rayonnement de la France, ce critère est présumé rempli depuis le 4 avril 2025 lorsque le titre de séjour « talent – renommée nationale ou internationale » est sollicité par un sportif membre d’une équipe participant aux plus hautes compétitions sportives. Les organisations professionnelles représentatives des employeurs ont identifié vingt-deux compétitions concernant sept sports de haut niveau (basket, cyclisme, football, rugby, volley, handball et hockey sur glace) pour lesquelles les sportifs bénéficient de cette présomption pour l’obtention du titre de séjour précité. Dans les autres cas de figure, la satisfaction par le sportif du critère de la renommée ou de la susceptibilité de participer au rayonnement de la France est appréciée au cas par cas en vue de la délivrance d’un titre de séjour « talent – renommée nationale ou internationale ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie d’inspecteurs du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6273. — 29 avril 2025. — M. Hubert Ott interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés d’accès à l’examen du permis de conduire dans certains territoires, en particulier en zone rurale et de montagne, comme en Alsace. La disponibilité limitée des inspecteurs du permis de conduire, combinée à une demande en hausse et à l’abaissement de l’âge légal à 17 ans, conduit à un allongement des délais pour passer l’examen. Cette situation a des conséquences sur les parcours de formation, d’insertion professionnelle et d’accès à la mobilité, notamment pour les jeunes. Dans les territoires où l’accès à des modes de transport alternatifs est limité, le permis de conduire constitue un outil essentiel de mobilité, tant pour l’emploi que pour la formation ou la vie quotidienne. Les auto-écoles rencontrent également des contraintes d’organisation liées à la gestion des places d’examen. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour renforcer les effectifs d’inspecteurs du permis de conduire et ainsi garantir un accès équitable et rapide à l’examen sur l’ensemble du territoire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte marqué par une hausse des inscriptions au permis liée notamment à la poussée démographique du début des années 2000 et à l’abaissement de l’âge du permis à 17 ans, l’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Au regard de ces éléments, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. En ce qui concerne l’année 2025, le Haut-Rhin va bénéficier durant le second semestre de l’arrivée de deux IPCSR, mutés d’un autre département dont l’un aura vocation à remplacer un agent partant à la retraite. La cible ETP du département sera ainsi atteinte et aucun poste ne sera vacant. Dans ce souci de renforcement des effectifs, le Gouvernement vient également d’autoriser au titre de l’année 2025 l’ouverture exceptionnelle d’une seconde session de concours externe et interne pour le recrutement d’IPCSR.  Les principaux indicateurs liés au permis de conduire dans le Haut-Rhin sont actuellement corrects : le délai médian annualisé, délai de passage entre la première et la deuxième épreuve pratique du permis de conduire, s’élève à 74 jours et est légèrement inférieur au délai médian national de 79 jours. Le seuil formateur, à savoir le nombre d‘élèves qu’un formateur peut faire passer chaque mois, est quant à lui légèrement supérieur au seuil national (6,1 dans le Haut-Rhin et 5,9 au niveau national). Le taux de réussite annualisé de 61,89 % est lui aussi légèrement supérieur au taux moyen national de 59,06 %. D’autres leviers peuvent être mis en œuvre au niveau local : - certains IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention ; ainsi, dans le Haut-Rhin, un IPCSR retraité a signé une convention pour réaliser des examens supplémentaires ; - un dispositif d’examens supplémentaires qui permet aux IPCSR d’effectuer des examens pratiques le samedi et sur des journées de récupération a été mis en place, s’ajoutant à leur volume hebdomadaire. En 2024, cela représente 125 550 examens supplémentaires réalisés. Ce dispositif est reconduit en 2025 et permet d’améliorer les délais de passage dans les départements en tension. C’est un outil que le département du Haut-Rhin déploie déjà avec par exemple 363 examens supplémentaires réalisés en avril 2025. Le Gouvernement demeure pleinement mobilisé pour améliorer l’accès à l’examen du permis de conduire et réduire les délais d’attente, en tenant compte des spécificités territoriales. Il appelle enfin l’attention sur l’intérêt de la conduite accompagnée dès 15 ans, dispositif d’apprentissage à la conduite le plus vertueux, pour maximiser les chances de réussir l’examen dès le premier passage (78 % de taux de réussite contre 59 %) et rechercher une police d’assurance jeune conducteur plus favorable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6285</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4907</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réserve de la gendarmerie nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6285. — 29 avril 2025. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la trajectoire budgétaire très préoccupante de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, dont les crédits pour l’année 2025 connaissent une baisse de 16 %, passant de 90 millions d’euros à 75,6 millions. Cette réduction est en contradiction directe avec les objectifs fixés par la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit le renforcement du vivier de la réserve pour atteindre 50 000 volontaires d’ici 2027, un objectif déjà jugé irréaliste par la Cour des comptes en 2023. Cette baisse de moyens remet en cause la capacité de la gendarmerie à mobiliser des réservistes pourtant formés, disponibles et engagés. En Haute-Savoie, par exemple, environ 500 réservistes sont recensés, mais une part significative d’entre eux n’est pas employée, non pour des raisons opérationnelles, mais faute de crédits suffisants pour les convoquer. Ce phénomène, largement répandu, nuit à la dynamique d’engagement de ces citoyens prêts à servir. Ce besoin de mobilisation est d’autant plus criant dans ce département aux spécificités marquées : territoire frontalier, soumis à une pression migratoire, à une forte activité touristique, à une démographie en hausse et à des contraintes géographiques liées à la montagne. Si les gendarmes d’active sont déjà engagés dans des missions permanentes et cruciales, l’appui de la réserve devient un atout pour aider les brigades et militaires essoufflés en renforçant cette présence au quotidien. Dans ce contexte, il est profondément paradoxal de continuer à programmer des préparations militaires gendarmerie (PMG), alors même que les moyens budgétaires ne permettent plus d’embaucher. On forme, on motive, on suscite l’engagement, sans pouvoir ensuite offrir à ces citoyens volontaires l’opportunité d’agir. Ce décalage est non seulement démobilisateur, mais il compromet l’efficacité du modèle de montée en puissance de la réserve opérationnelle. Il est entendu que les finances publiques nécessitent une gestion rigoureuse. Mais la sécurité des Français ne peut se réduire à un mauvais budget. Dans un contexte de menaces multiformes, de forte attente sécuritaire exprimée par les citoyens et de tensions internationales pérennes, il est urgent de repenser les priorités budgétaires. Soutenir la réserve n’est pas une dépense, c’est un investissement stratégique pour la sécurité nationale. Elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la revalorisation budgétaire de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale. Elle l’interroge en particulier sur les mesures envisagées pour garantir la mobilisation effective des réservistes déjà formés, répondre aux besoins exprimés sur le terrain et redonner à la réserve toute sa place dans le dispositif de sécurité intérieure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4907</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les réservistes opérationnels contribuent à l’action de la gendarmerie au cœur des territoires. Ainsi, le budget 2024 a rendu possible l’emploi de presque 3 000 réservistes par jour en renfort des gendarmes d’active, soit plus de 1 million de journées réserve financées. Cet engagement exceptionnel a permis d’assurer la sécurisation des jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) et de garantir la capacité de montée en puissance de la gendarmerie, notamment lors de la crise en Nouvelle-Calédonie. Pour 2025, la dotation de 75,63 M€ hors CAS pension permettra à la gendarmerie de poursuivre son effort de recrutement et de formation initiale des réservistes opérationnels, bien qu’elle entraîne effectivement un nombre moyen de jours d’emploi par réserviste en baisse. Pour autant, compte tenu de la diversité et de l’intérêt des missions proposées, le recrutement ne faiblit pas et l’attractivité de la réserve opérationnelle demeure. Ainsi, l’objectif des 50 000 réservistes à l’horizon 2030 demeure une priorité. Fin 2025, le nombre de réservistes opérationnels de 1er niveau de la gendarmerie devrait connaître une augmentation de plus de 6% avec 39 000 réservistes contre 36 418 au 31 décembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6440</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4907</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre d’OQTF prononcées et exécutées en Saône-et-Loire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6440. — 6 mai 2025. — M. Aurélien Dutremble interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées et effectivement exécutées en Saône-et-Loire. Prononcées par le préfet, ces mesures obligent la personne concernée à quitter la France dans un délai de 30 jours, voire immédiatement en cas de menace à l’ordre public ou de risque de fuite. Depuis leur création en 2006, le nombre d’OQTF n’a cessé d’augmenter au niveau national : selon les données du ministère de l’intérieur et de la Cour des comptes publiées en janvier 2024, 134 280 OQTF ont été prononcées en 2022, contre 124 111 en 2021, 107 488 en 2020 et 122 839 en 2019. Pourtant, leur taux d’exécution reste faible, inférieur à 7 % depuis 2020. À plusieurs reprises, cette faible exécution a mis en lumière les limites de l’action de l’État en matière de sécurité. Dans son ouvrage L’Ordre nécessaire, l’ancien préfet de police de Paris, M. Didier Lallement, affirme : « À Paris, un délit sur deux est commis par un étranger, souvent en situation irrégulière ». Le service Interstats, du ministère de l’intérieur, précise que « 75 % des vols et violences dans les transports en commun sont le fait d’étrangers », lesquels sont également à l’origine de 32 % des violences sexuelles (63 % en Île-de-France) et de 93 % des vols « sans violence ». Ces chiffres soulignent un lien évident entre immigration irrégulière et insécurité. En Saône-et-Loire, 1 745 OQTF ont été prononcées entre 2019 et 2022. Il lui demande le nombre d’OQTF prononcées en 2023 et 2024, ainsi que le détail de leur exécution : expulsions forcées de ressortissants extra-européens ou européens, éloignements volontaires avec aide au retour et décisions restées sans effet. Face à la répétition des drames, la transparence s’impose. Les habitants de Saône-et-Loire ont le droit de savoir combien d’OQTF sont prononcées et exécutées dans leur département. Il souhaite donc obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4908</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A titre liminaire, il est précisé qu’aux plans juridique et administratif, le terme « éloignement » recouvre une acception plus large que celui d’ « expulsion », lequel vise les mesures de police administrative destinées à protéger l’ordre et la sécurité publics. Par conséquent, seront ci-après évoquées les mesures d’éloignement prises en leur ensemble. Par ailleurs, les mesures d’éloignement, si elles sont prises à l’échelon départemental, telles que les obligations de quitter le territoire français, demeurent exécutables sur l’ensemble du territoire national et ne peuvent donc pas être imputables à un seul département. Selon les données provisoires établies par le département des statistiques, des études et de la documentation (DSED) du ministère de l’Intérieur, le nombre d’OQTF prononcées annuellement depuis 2018 est le suivant :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td/><td><br>2018</br></td><td><br>2019</br></td><td><br>2020</br></td><td><br>2021</br></td><td><br>2022</br></td><td><br>2023</br></td><td><br>2024</br></td></tr><tr><td><br>OQTF</br><br>prononcées</br></td><td><br>103 852</br></td><td><br>122 839</br></td><td><br>107 488</br></td><td><br>124 111</br></td><td><br>134 280</br></td><td><br>138 882</br></td><td><br>129 833</br></td></tr></table></center></div> Les données relatives aux mesures exécutées, depuis 2018, sont rendues publiques par le DSED dans sa documentation « L’essentiel de l’immigration : chiffres clefs ». Il en est de même des nationalités éloignées. Les éloignements des étrangers en situation irrégulière poursuivent leur tendance à la hausse continue depuis 2020 (en 2024, + 26,7 % par rapport à 2023 et + 74,4 % par rapport à 2020), et atteignent 21 601 éloignements réalisés en 2024. Cette dynamique de 2024 est portée non seulement par les éloignements spontanés (+ 66,8 %) et en particulier ceux des ressortissants des pays tiers (+ 69,9 %), mais également par les éloignements aidés (+ 61,9 %) et les départs spontanés (+ 51,7 %). Enfin, les éloignements forcés sont en hausse de 9,7 %, portés surtout par ceux des ressortissants des pays tiers vers les pays tiers (+ 13,6 %). Ils contribuent à plus d’une nouvelle sortie du territoire sur cinq. Si l’on prend en compte l’ensemble des éloignements, quelle que soit leur modalité (volontaire, spontané, forcé) et que l’on y ajoute les départs des étrangers (qui décident de quitter le territoire sans avoir fait l’objet d’une mesure d’éloignement), le nombre total de sorties du territoire en 2024 connaît une hausse de 22,4 % par rapport à 2023, avec 5 087 sorties supplémentaires, confirmant une tendance installée depuis 2020. En 2019, la priorité est donnée à l’éloignement des personnes dont la présence en France constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publics. Ainsi en 2024, 6 909 personnes relevant de ce profil ont été éloignées, contre 5 647 en 2023, 3 615 en 2022 et 1800 en 2021.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6441</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4908</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numérisation des démarches administratives pour un visa long séjour temporaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6441. — 6 mai 2025. — Mme Marie Pochon appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le sujet de la numérisation et l’amélioration de la procédure de demande de visas long séjour temporaire. En 2024, les services de la direction générale des étrangers en France ont établi que 33 700 visas long séjour au motif « visiteur » avaient été délivrés. Ces visas permettent notamment à des personnes souhaitant visiter la France pendant une durée supérieure à 6 mois et assurant des ressources suffisantes de s’installer sur le territoire français de façon temporaire. D’autres personnes souhaitent venir profiter de leurs attaches avec la France pendant un long séjour régulier et doivent ainsi compléter la demande de titre de séjour auprès des autorités françaises. Ainsi, la démarche pour obtenir un visa long séjour temporaire est, au même titre que bien des démarches administratives, longue, coûteuse et fastidieuse. Les étrangers qui en font la demande doivent fournir des documents sur leur situation financière, leur couverture médicale ainsi que sur leur résidence en France. Ils doivent également se déplacer jusqu’au consulat ou l’ambassade dans leur pays d’origine afin de déposer leurs données biométriques. Certaines personnes qui viennent régulièrement en France doivent donc formuler ces demandes à chaque séjour, occasionnant une redondance des demandes auprès des services et des rendez-vous réguliers dans les consulats et les ambassades, monopolisant le temps de travail des fonctionnaires. À l’heure de la numérisation généralisée et alors que les données biométriques sont désormais conservées 5 ans par les autorités françaises, la question de la numérisation totale de ces démarches pour des visiteurs réguliers du pays peut se poser. Elle lui demande donc si des mesures concernant la numérisation des démarches de demande de visas long séjour temporaires, évitant des trajets aux consulats ou aux ambassades, peuvent être envisagées par l’administration, facilitant ainsi les demandes pour les résidents réguliers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4909</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’instar de ses principaux partenaires européens, la France a mis en place diverses procédures d’externalisation de tout ou partie des tâches non régaliennes liées aux demandes de visas, conformément à l’article 43 du code communautaire des visas. Cette organisation permet de faire face à l’augmentation du volume global des demandes et d’absorber les pics saisonniers, tout en garantissant un excellent niveau de qualité dans le traitement des demandes, d’assurer une meilleure présence géographique dans les pays très étendus, d’améliorer l’accueil du public en réduisant les files d’attente par la prise de rendez-vous dédié, et optimiser l’organisation des services des visas, qui peuvent se recentrer sur l’instruction des dossiers. Cette modalité d’organisation des services chargés de l’instruction des demandes de visa a permis un meilleur accueil et une plus grande efficacité dans la gestion des demandes. Les autorités françaises considèrent que le maintien de ce système est la garantie d’un traitement des demandes de visas efficace, assurant un haut niveau de sécurité tant pour les demandeurs que dans la qualité de l’instruction des demandes. La disponibilité des rendez-vous est liée principalement à la capacité de traitement du poste, la capacité d’accueil du PSE (qui doit être adaptée aux attentes de l’administration) et dépend fortement de la saisonnalité des demandes de visas. Au Maroc, et pour certaines catégories de visa, la demande potentielle de visa est telle que la demande de rendez-vous ne peut être satisfaite dans les délais souhaités. Les postes consulaires de Rabat et Casablanca ouvrent les créneaux de rendez-vous de manière hebdomadaire afin de lutter au mieux contre les officines et contre la non-présentation des demandeurs au rendez-vous (no-show). Le nombre de créneaux de rendez-vous disponibles quotidiennement est fixé en fonction de la capacité de traitement des services consulaires et adapté en fonction des catégories en tension. En 2025, à ce jour, les consulats généraux de Casablanca et de Rabat ont délivré 100 230 visas sur 122 773 demandes déposées. Par ailleurs, l’activité des prestataires de services extérieurs (PSE), dont notamment TLSContact au Maroc, est strictement encadrée par un cahier des charges fixant les conditions de leur travail et contrôlée sur un rythme semestriel par les postes diplomatiques et consulaires, avec l’appui de l’administration centrale, sur la base d’une grille d’analyse très précise visant à vérifier que l’ensemble des exigences du cahier des charges sont remplies. Le problème des officines et de la préemption des rendez-vous est bien connu des deux ministères de tutelle et fait l’objet d’un suivi très attentif conjoint avec tous les acteurs concernés : les prestataires chargés de la collecte des demandes de visas, les postes diplomatiques et consulaires, et les deux administrations centrales. Ce phénomène n’est pas spécifique aux prestataires de service extérieurs ou aux créneaux de rendez-vous dédiés aux visas. Pour lutter contre ces officines, et au-delà des messages de rappel des postes diplomatiques et consulaires sur le caractère gratuit de la prise de rendez-vous, l’expertise des prestataires et leurs moyens techniques mis à la disposition des postes permettent, en fonction du contexte local, de mettre en place plusieurs solutions efficaces : Le prépaiement des frais de service auprès des prestataires de service extérieurs, accompagné de l’impossibilité de modifier un rendez-vous ; Le système « captcha » dans le but de perturber les mécanismes automatisés permettant de prendre plusieurs rendez-vous sans intervention de l’utilisateur ; L’ouverture par les postes de créneaux de rendez-vous de manière progressive et aléatoire. Afin de garantir une égalité d’accès aux rendez-vous pour tous les demandeurs et de casser la mainmise des intermédiaires sur les tables de rendez-vous, TLS Contact a enfin lancé depuis le 18 septembre 2024, avec l’autorisation de l’administration, une expérimentation mettant en œuvre une étape de vérification d’identité par appel vidéo et l’attribution automatique des rendez-vous. L’objectif de l’identification visuelle est de garantir qu’une inscription correspond à une personne réelle, en identifiant la personne sans besoin d’enregistrer l’appel, de transférer ou de traiter des données personnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6502</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4909</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Besoin de reconnaissance et de revalorisation des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6502. — 6 mai 2025. — M. David Magnier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet du besoin urgent de reconnaissance et de revalorisation des sapeurs-pompiers volontaires. Le rôle des sapeurs-pompiers volontaires (SPV) en France est essentiel pour le modèle de sécurité civile français puisqu’ils représentent environ 80 % des effectifs des pompiers des SDIS et assurent la sécurité de la population face à des risques sociaux et climatiques (feux de forêts et de cultures, inondations, cyclones, etc.). Pourtant, ils sont aujourd’hui mal reconnus, voire même menacés. En effet, le manque de reconnaissance commence au sein même des instances de sapeurs-pompiers, au sein desquelles les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) ont une place plus prépondérante que les SPV alors même que les SPV représentent environ 80 % des effectifs. À ce manque de valorisation vient s’ajouter une menace qui pèse sur les SPV à propos de leur statut. En effet, la directive européenne 2003/88 considère les SPV comme des « travailleurs » alors même que le droit français fait état de « volontariat » et de « bénévolat » pour cette activité, menaçant ainsi directement le modèle de sécurité civile français. Ainsi, afin de mieux reconnaître et valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, M. le député demande à M. le ministre de préciser son calendrier en ce qui concerne la mise en application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 sur le financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 qui vise à mettre en place des trimestres de bonification. Il lui demande également quelles mesures il entend prendre pour protéger le modèle de sécurité civile français face aux directives européennes. Enfin, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour assurer une meilleure reconnaissance et place aux SPV au sein des instances concernant les sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4910</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attaché au modèle français de sécurité civile, fondé, entre autres, sur la complémentarité des statuts qui le composent, notamment les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers volontaires. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli plus de 10 ans de service puissent bénéficier de trimestres de retraite selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État. Le décret d’application n’a pour l’heure pas été pris. Les premières écritures ne satisfaisaient pas, en l’état, l’esprit de la loi. La concertation sur ce sujet nécessite du temps pour ne pas aboutir à une situation qui ne serait pas satisfaisante pour nos sapeurs-pompiers et qui prenne en considération les travaux en cours sur les retraites. Les travaux interministériels ont donc repris pour parvenir à une solution réaliste, qui mette en œuvre cette disposition dans l’esprit de la loi, c’est-à-dire qui vise à renforcer la fidélisation de nos sapeurs-pompiers volontaires et à reconnaître leur engagement. Ces travaux doivent désormais aboutir rapidement, afin de reconnaître l’engagement de nos sapeurs volontaires, indispensables à la nation, et les services du ministère sont pleinement mobilisés pour y parvenir dans les prochaines semaines. Sur le deuxième point, 200 000 sapeurs-pompiers volontaires (SPV) s’engagent au quotidien pour porter secours à nos concitoyens. Cet engagement est remis en question par la possible qualification du sapeur-pompier volontaire en travailleur au sens de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail, dite DETT.  Etre sapeur-pompier volontaire n’est pas un métier, mais un engagement citoyen, ce qu’il faut reconnaître et valoriser. Aussi, depuis de nombreuses années et quelles que furent les majorités, le Gouvernement comme le Parlement ont veillé à mettre en place des mesures destinées à conforter la spécificité des sapeurs-pompiers volontaires, en insistant sur le fait que cet engagement ne pouvait être assimilé à celui d’un travailleur. Une mission a été confiée par le ministre de l’intérieur à l’inspection générale de l’administration (IGA) en 2023, afin de dresser un diagnostic et de proposer des recommandations qui permettent d’assurer la pérennité du modèle de sécurité civile français et de consolider les modalités d’engagement des SPV dans ce contexte juridique. D’une grande qualité, ce rapport, réalisé avec l’appui de l’inspection générale de la sécurité civile (IGSC), ouvre des perspectives sur le management des sapeurs-pompiers volontaires et leurs attentes ainsi qu’une analyse objectivée de leur activité. Il met par ailleurs en évidence la situation de vulnérabilité de certains services d’incendie et de secours au regard de leurs pratiques. Les préconisations portées par le rapport de l’IGA avaient appelé des travaux qui font à ce jour l’objet d’une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs représentant les sapeurs-pompiers. Le « Beauvau de la sécurité civile » en cours permet à chacun d’être associé à la réflexion sur l’avenir de la sécurité civile en France et constitue l’occasion de conforter notre modèle de volontariat en intégrant cette dimension européenne. Enfin, s’agissant de la reconnaissance et de la place des SPV au sein des instances concernant les sapeurs-pompiers, le Gouvernement est attaché à une concertation large avec tous les acteurs impliqués dans le volontariat de sapeurs-pompiers, à l’occasion du Beauvau de la sécurité civile comme, de façon plus permanente, au sein de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours et du Conseil national des sapeurs-pompiers volontaires. Ce dernier est ainsi régulièrement consulté sur la conduite des politiques publiques visant à pérenniser et développer le volontariat. Des élus nationaux et locaux, des représentants de l’État et des employeurs y participent aux côtés de ceux de la Fédération nationale de sapeurs-pompiers de France et de représentants des SPV. Les attentes des SPV trouvent naturellement à s’exprimer dans le cadre de cette instance. Le Gouvernement est attaché au dialogue en matière de sécurité civile, pour aborder au mieux les échéances à venir. Tous les travaux évoqués ci-dessus poursuivent un objectif : traiter les fragilités actuelles auxquelles exposent certaines pratiques pour permettre à la France de continuer à bénéficier de l’apport indispensable de l’engagement citoyen des sapeurs-pompiers volontaires. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6585</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4910</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Date d’examen du permis de conduire dans les zones rurales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6585. — 13 mai 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les délais d’attente pour obtenir une date d’examen du permis de conduire, en particulier dans les zones rurales. L’acquisition du permis de conduire est une étape cruciale vers l’autonomie et l’insertion professionnelle, surtout dans les territoires ruraux où la voiture est souvent indispensable. Cependant, dans de nombreux départements, les délais pour obtenir une date d’examen restent importants, allant souvent de 3 à 5 mois. Cette situation pénalise principalement les jeunes en formation, en alternance ou en recherche d’emploi, car l’absence de permis constitue un véritable obstacle à l’accès à l’emploi ou aux stages. Certains d’entre eux se voient contraints de restreindre leurs choix professionnels à des entreprises accessibles par les transports les bus et trains, lorsque ceux-ci existent. Étant donné que la mobilité est un facteur clé d’égalité des chances et d’insertion sociale et professionnelle, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour réduire ces délais d’attente et garantir un accès plus rapide aux examens du permis de conduire dans les zones rurales où le permis de conduire est vraiment essentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4911</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte marqué par une hausse des inscriptions au permis liée notamment à la poussée démographique du début des années 2000 et à l’abaissement de l’âge du permis à 17 ans, l’adéquation entre l’offre et la demande de places d’examen au permis de conduire fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Au regard de ces éléments, les postes budgétaires d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) ont augmenté de 15 ETP en 2023 et de 38 en 2024, répartis dans les départements les plus concernés par des délais d’attente importants de passage des examens du permis de conduire. Au titre du recrutement pour l’année 2025 par la voie du concours, une première cohorte de 54 IPCSR stagiaires a été nommée le 1er mai dernier et est entrée en formation initiale à l’Institut National de Sécurité Routière et de Recherches (INSERR). Une seconde cohorte de 29 IPCSR stagiaires sera nommée le 1er septembre prochain et entrera en formation initiale à cette même date. Dans ce souci de renforcement des effectifs, le Gouvernement vient également d’autoriser au titre de l’année 2025 l’ouverture exceptionnelle d’une seconde session de concours externe et interne pour le recrutement de 27 IPCSR. Ainsi, c’est a minima 100 inspecteurs du permis de conduire et à la sécurité routière qui seront recrutés en 2025 par la voie du concours. D’autres leviers peuvent également être mis en œuvre au niveau local : - certains IPCSR retraités qui le souhaitent peuvent continuer à réaliser des examens sous couvert d’une convention ; - un dispositif d’examens supplémentaires qui permet aux IPCSR d’effectuer des examens pratiques le samedi et sur des journées de récupération a été mis en place, s’ajoutant à leur volume hebdomadaire. En 2024, cela représente 125 550 examens supplémentaires réalisés. Ce dispositif est reconduit en 2025 et permet d’améliorer les délais de passage dans les départements en tension. Le Gouvernement demeure pleinement mobilisé pour améliorer l’accès à l’examen du permis de conduire et réduire les délais d’attente, en tenant compte des spécificités territoriales, notamment en zone rurale. Il appelle enfin l’attention sur l’intérêt de la conduite accompagnée dès 15 ans, dispositif d’apprentissage à la conduite le plus vertueux, pour maximiser les chances de réussir l’examen dès le premier passage (78 % de taux de réussite contre 59 %) et rechercher une police d’assurance jeune conducteur plus avantageuse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6911</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4911</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement des pompes après les inondations dans le Pas-de-Calais</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6911. — 20 mai 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet des lacunes matérielles constatées au sein des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) du Pas-de-Calais, en particulier en ce qui concerne l’acquisition de pompes de grande puissance, indispensables pour la gestion des inondations récurrentes en France ces derniers mois. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023,  assortie d’un financement initial de 30 millions d’euros, a été conçue pour renforcer les moyens des SDIS, notamment dans la lutte contre les feux de forêt. Ce dispositif incitatif, permettant de flécher une partie de l’investissements des SDIS en direction de moyens de lutte contre les feux de forêt a été dénommé « pacte capacitaire ». Il permet un subventionnement à hauteur de 60 % du montant des acquisitions en matière d’achat de ces matériels, dans le cadre d’une convention entre les SDIS et l’État, dont les clauses sont particulièrement restrictives dès lors qu’un besoin opérationnel autre que les feux de forêt nécessiterait une attention particulière. Ainsi,  les évènements récents survenus entre novembre 2023 et le printemps 2024 ont démontré la nécessité d’une adaptation de ces moyens, notamment pour faire face aux épisodes d’inondations exceptionnelles ayant touché le Pas-de-Calais. Ces épisodes ont mis en lumière une insuffisance critique en matière d’équipements de pompage, forçant à mobiliser des ressources extra-départementales et même internationales pour assurer une évacuation efficace des eaux. Le SDIS du Pas-de-Calais a établi un plan d’acquisition de pompes de grande puissance, indispensable pour garantir une réponse efficace aux prochaines crises. Ce plan, estimé à 3,2 millions d’euros, est actuellement financé à hauteur d’un tiers par les collectivités locales, mais nécessite encore le soutien de l’État pour permettre une mise en œuvre rapide et efficace. Ce plan vient par ailleurs se surajouter à l’obligation de poursuivre l’exécution du pacte capacitaire, impliquant ainsi de poursuivre l’acquisition de moyens de lutte contre les feux de forêt sur une région qui consacre aujourd’hui ses moyens sur la lutte contre les inondations. M. le député souhaite ainsi connaître les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour combler cette lacune, notamment en envisageant l’extension du « pacte capacitaire » feux de forêts vers un dispositif hybride intégrant les investissements liés aux pompes de grande puissance. Une réponse rapide est d’autant plus cruciale que les prévisions climatiques laissent entrevoir de nouveaux épisodes de crues dès l’hiver prochain. Les habitants du Pas-de-Calais, durement éprouvés, méritent la protection efficace que seuls des moyens matériels adaptés peuvent assurer. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Initiée en 2019, la démarche dite des pactes capacitaires permet depuis 2023, d’améliorer la réponse opérationnelle des services d’incendie et de secours (SIS) aux risques en matière de feux de forêts (FDF) avec 150 M€ de subventions de l’Etat ouverts au titre de la loi de finances pour 2023. Ces crédits sont venus compléter les 30 M€ adossés à la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) 2023-2027 au titre des risques complexes et/ou émergents (RCE). Face aux évolutions climatiques qui modifient durablement la cartographie des risques auxquels la France est confrontée, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a mis en place une stratégie d’adaptation de la réponse de sécurité civile face aux défis climatiques à l’horizon 2050. Le département du Pas-de-Calais a subi fin 2023 et début 2024 des crues d’une gravité exceptionnelle qui marqueront durablement les communes et les foyers sinistrés. Les autorités, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, ont apporté leur soutien aux populations touchées. S’il peut évidemment compter sur les renforts nationaux et la mobilisation des moyens de l’Etat, le service d’incendie et de secours territorialement compétent doit pouvoir disposer des moyens lui permettant d’intervenir rapidement et efficacement au bénéfice des sinistrés. Pour cela, il doit disposer de moyens suffisants et adaptés aux risques et à leurs évolutions. Aussi, conscient de l’impérieuse nécessité de renforcer les moyens capacitaires de la zone Nord pour améliorer la couverture du risque inondation, l’Etat a accordé en 2024 une subvention d’un montant de 1,03M€ au SDIS 62. La convention de cofinancement du SIS du Pas-de-Calais a permis l’acquisition de deux cellules de pompage grande capacité et d’une berce de transport. Ces matériels ont été très rapidement commandés et seront livrés au mois de septembre 2025. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le financement des investissements projetés à hauteur de 63% marque un effort très important de l’Etat pour soutenir le territoire. Ce cofinancement de l’Etat s’inscrit dans le cadre de la démarche des pactes capacitaires. En augmentant le nombre de matériels rares et coûteux, il permettra au SIS d’améliorer sa réponse opérationnelle et renforcera la solidarité entre les SIS, au niveau zonal et national. Le SDIS 62 a par ailleurs bénéficier de subventionnement significatifs (environ 440 000€) par le conseil régional et l’agence de l’eau pour les matériels non cofinancés par les pactes capacitaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6929</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nuisances causées par le transit illégal de poids lourds dans les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6929. — 20 mai 2025. — M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les nuisances récurrentes causées par le passage illégal de poids lourds dans de nombreuses communes rurales, en particulier à Chevilly, dans le département du Loiret. Depuis de nombreuses années, plusieurs dizaines de camions traversent chaque jour et chaque nuit cette commune de 2 000 habitants pour éviter l’autoroute A10. Ce transit s’effectue en dépit d’un arrêté municipal datant de 1982 - renouvelé en janvier 2025 - interdisant explicitement la circulation des poids lourds dans le centre-ville, désormais situé sur la départementale 2020 (ex-nationale 20). Malgré les rappels à l’ordre, les contrôles restent insuffisants et les infractions se poursuivent en toute impunité. Cette situation, devenue intenable, provoque des nuisances sonores, met en danger la sécurité des riverains et pousse certains habitants à quitter leur logement. Elle illustre plus largement les difficultés rencontrées par de nombreuses petites communes pour faire respecter leurs arrêtés de circulation et lutter contre les comportements d’évitement des axes autoroutiers payants. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre, au niveau national, pour renforcer l’effectivité des interdictions de transit de poids lourds dans les communes rurales, améliorer la coordination entre les services de l’État et les municipalités et soutenir les maires confrontés à ces nuisances. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La gendarmerie nationale effectue au quotidien des contrôles de poids lourds, en autonomie ou en commun avec les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). Si les aires d’autoroute sont plus propices à de tels contrôles, ils peuvent être effectués sur le réseau secondaire : routes, centres-villes, villages. En 2024, 42 % des services de contrôle des poids lourds par les forces de gendarmerie sont effectués en dehors du réseau autoroutier. Ils représentent 59 % des contrôles communs avec la DREAL. En général, les gendarmes formés au contrôle de ces véhicules, notamment au respect de la réglementation sociale européenne (RSE), servent en escadron départemental de sécurité routière (EDSR). Néanmoins, l’infraction de circulation malgré un arrêté d’interdiction peut être relevée par tout gendarme ou policier. En complément, la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) fixe annuellement des dates de contrôle commun DREAL/FSI avec un ciblage des poids lourds. Le renforcement des contrôles de tous les vecteurs s’inscrit dans la stratégie de la gendarmerie nationale en matière de sécurité des mobilités. Par ailleurs, dans le cadre des échanges réguliers entre les échelons territoriaux de commandement et les élus, ces derniers sont invités à faire remonter les problématiques liées à la sécurité routière, dans laquelle s’inscrit parfaitement celle de la circulation des poids lourds sur le réseau secondaire. Des contrôles ciblés peuvent ainsi être effectués et permettent de porter effort sur la répression des chauffeurs contrevenants. Le renforcement de la signalétique informant de l’interdiction de la circulation pour les poids lourds peut être un premier levier dissuasif. En matière de sanction, la violation des interdictions d’un arrêté de police est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 2ème classe (article R. 610-5 du CPP) soit 150 euros maximum. Le décret n° 2022-185 du 15 février 2022 modifie la classe de contravention en vue d’aggraver la peine, puisqu’auparavant, l’infraction était sanctionnée par une contravention de 1ère classe. Les agents verbalisateurs peuvent s’appuyer sur l’article R. 411-26 du code de la route pour relever le non-respect d’indications résultant de la signalisation routière, sanctionné par une contravention de deuxième classe également et relevable par procès-verbal électronique. La commission de cette infraction n’entraîne pas de retrait de point sur le permis de conduire. A la seule condition que l’arrêté pris fasse état d’un danger constitué par la circulation des catégories de véhicules visés, il peut être relevé l’infraction réprimée par l’article R. 411-17 alinéa 1 du code de la route, sanctionnée par une amende de 4e classe et l’immobilisation du véhicule. L’aggravation de cette infraction, en ajoutant une perte de trois points sur le permis de conduire, à l’image de la circulation sur une route comportant une descente dangereuse (article R. 411-17 aliéna 2 du code de la route) permettrait de sanctionner plus durement une population pour qui le capital de points présente une valeur hautement plus indispensable que le capital financier, relevant en règle générale de l’employeur. Les acteurs publics locaux peuvent recenser les axes connaissant une importante circulation illégale de poids-lourds. Ainsi, les DREAL et les forces de l’ordre concernées, en lien avec les autorités locales, peuvent établir des périodes propices à des contrôles spécifiques, tout en assurant des opérations de contrôles sur le réseau secondaire, en se calquant sur le calendrier des services Euro Contrôles Route (ECR). Cette coordination interministérielle est de nature à relever des infractions dépassant le simple non-respect des arrêtés d’interdiction et donc à renforcer la dissuasion.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6958</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Perte de revenus des sapeurs-pompiers en arrêt maladie ordinaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6958. — 27 mai 2025. — Mme Stéphanie Galzy* alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences financières de la réforme du régime des congés de maladie ordinaire (CMO) pour les sapeurs-pompiers professionnels. Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires en CMO ne perçoivent plus que 90 % de leur traitement, sans garantie de maintien des primes. Or chez les sapeurs-pompiers professionnels, les primes représentent souvent une part essentielle de la rémunération. Contrairement à d’autres corps de la fonction publique, leur régime indemnitaire spécifique n’est pas soumis aux principes de parité et d’équivalence et ne bénéficie pas automatiquement d’un maintien en cas de congé maladie. Cette situation entraîne donc des pertes de revenus particulièrement importantes pour ces agents, dont la rémunération repose en grande partie sur ces primes. Pour un métier exposé à de forts risques et aux contraintes du service opérationnel, cette baisse constitue une pénalisation injuste. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de prévoir une dérogation ou une adaptation réglementaire permettant de garantir le maintien d’une rémunération équitable en cas de congé maladie pour les sapeurs-pompiers professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7022</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnisation des congés maladie ordinaires des sapeurs-pompiers professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7022. — 27 mai 2025. — M. Antoine Villedieu* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’indemnisation des congés maladie ordinaires des sapeurs-pompiers professionnels. Depuis le 1er mars 2025, les fonctionnaires en maladie ordinaire ne perçoivent plus que 90 % de leur traitement. En ce qui concerne le régime indemnitaire, les règles de maintien dans la fonction publique territoriale doivent reposer sur une délibération de la collectivité dont le contenu ne peut être plus favorable, en vertu du principe de parité, aux dispositions en vigueur dans la fonction publique de l’État, comme le précise l’article L. 714-4 du code général de la fonction publique. Or ces dispositions, qui sont précisées dans l’article 1er du décret n° 2010-007 du 26 août 2010, prévoient un maintien du régime indemnitaire en congé maladie ordinaire dans les mêmes proportions que le traitement. Dès lors, les primes des fonctionnaires territoriaux sont également impactées par cette nouvelle règle. Néanmoins, si le principe de parité suppose l’alignement de la rémunération des agents exerçant des fonctions comparables au sein des trois fonctions publiques, les sapeurs-pompiers professionnels bénéficient d’un régime indemnitaire spécifique qui n’est pas soumis aux principes de parité et d’équivalence avec les corps de l’État. En effet, des règles statutaires spécifiques peuvent leur être appliquées conformément à l’article L. 415-5 code général de la fonction publique qui dispose que « les sapeurs-pompiers professionnels sont gérés selon les modalités définies à l’article L. 1424-9 du code général des collectivités territoriales. Les règles statutaires qui leur sont applicables peuvent déroger aux dispositions du présent code ne répondant pas au caractère spécifique des cadres d’emplois de sapeurs- pompiers et des missions qui leur sont confiées ». M. le député souhaiterait donc savoir s’il est possible d’accorder une dérogation aux sapeurs-pompiers professionnels dont la rémunération est composée majoritairement de primes et dont la profession, à risques, est potentiellement sujette à des congés maladie ordinaires de manière régulière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4914</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions de l’article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ont modifié l’article L. 822-3 du CGFP qui prévoit, désormais, la perception de 90 % du traitement pendant les trois premiers mois de la maladie ordinaire. Le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels est défini, par dérogation au principe de parité prévu à l’article L. 714-4 du code général de la fonction publique, en l’absence de corps de la fonction publique de l’État exerçant des fonctions équivalentes, aux articles 6-1 à 6-9 du décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 modifié portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels. Si les dispositions du premier alinéa de l’article 1 du décret 2010-97 du 26 août 2010 relatif au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l’État et des magistrats de l’ordre judiciaire dans certaines situations de congés, qui prévoient que le régime indemnitaire est établi dans les mêmes proportions que le traitement, ne sont donc pas applicables aux sapeurs-pompiers professionnels, il n’en demeure pas moins que la très grande majorité des indemnités composant leur régime indemnitaire est calculée en pourcentage du traitement. Dès lors, à l’exception des indemnités fondées sur des montants ou expressément maintenues, celles basées sur un pourcentage de traitement sont mécaniquement maintenues à 90%.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7032</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4914</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inquiétude sur la baisse du budget de la réserve de la gendarmerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7032. — 27 mai 2025. — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution préoccupante des moyens alloués à la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, à la lumière des récentes restrictions budgétaires appliquées pour l’année 2025. Dans le département du Nord comme partout en France, la réserve de la gendarmerie constitue un soutien indispensable aux brigades territoriales, en particulier lors de missions de sécurité publique et à l’occasion d’évènements sensibles. Or le budget dédié à la réserve de la gendarmerie a subi, en 2025, une baisse marquée de 16 %, passant de 90 millions d’euros en 2024 à 75,6 millions d’euros pour cette année. Cette contraction apparaît en décalage avec les orientations portées par la loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour la période 2024-2030, laquelle prévoit une montée en puissance du nombre de réservistes opérationnels (toutes armes comprises), fixant un objectif de 80 000 d’ici 2030 et 105 000 en 2035. Ce recul budgétaire fragilise ainsi les capacités de formation, d’entraînement et d’engagement effectif des réservistes. Il convient également de noter que cette baisse dépasse les anticipations fondées sur l’exercice 2023. L’année 2024, exceptionnellement marquée par les troubles en Nouvelle-Calédonie et par les Jeux Olympiques, ne peut constituer une référence pertinente. Dans les faits, cette réduction se traduit déjà par une moindre sollicitation de la réserve, avec des effets délétères : désengagement progressif des réservistes, surcharge de travail pour les unités d’active, allongement des délais d’intervention et tensions sur les droits à récupération. Ce report de charge sur les militaires d’active risque, à terme, d’altérer la qualité du service rendu à la population, tout en affectant les conditions de travail et l’équilibre professionnel des personnels concernés. M. le député comprend que le contexte économique exige une gestion prudente des finances publiques. Toutefois, compte tenu des incertitudes internationales et du niveau élevé d’exigence sécuritaire dans le pays, il estime qu’un redéploiement stratégique des crédits en faveur de la réserve mérite d’être sérieusement envisagé. C’est pourquoi il interroge le Gouvernement sur les perspectives à moyen et long termes en matière de soutien à la réserve de la gendarmerie et sur les ajustements qu’il envisage pour concilier rigueur budgétaire et ambition stratégique, conformément aux engagements de la loi de programmation militaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4914</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les réservistes opérationnels contribuent à l’action de la gendarmerie au cœur des territoires. Ainsi, le budget 2024 a rendu possible l’emploi de presque 3 000 réservistes par jour en renfort des gendarmes d’active, soit plus de 1 million de journées réserve financées. Cet engagement exceptionnel a permis d’assurer la sécurisation des jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) et de garantir la capacité de montée en puissance de la gendarmerie, notamment lors de la crise en Nouvelle-Calédonie. Pour 2025, la dotation de 75,63 M€ hors CAS pension permettra à la gendarmerie de poursuivre son effort de recrutement et de formation initiale des réservistes opérationnels, bien qu’elle entraîne effectivement un nombre moyen de jours d’emploi par réserviste en baisse. Pour autant, compte tenu de la diversité et de l’intérêt des missions proposées, le recrutement ne faiblit pas et l’attractivité de la réserve opérationnelle demeure. Ainsi, l’objectif des 50 000 réservistes à l’horizon 2030 demeure une priorité. Fin 2025, le nombre de réservistes opérationnels de 1er niveau de la gendarmerie devrait connaître une augmentation de plus de 6% avec 39 000 réservistes, contre 36 418 au 31 décembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3345</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4915</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Restrictions des missions des brigades cynophiles des polices municipales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3345. — 21 janvier 2025. — Mme Florence Joubert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les restrictions apportées aux missions des brigades cynophiles des polices municipales par le décret n° 2022-210 du 18 février 2022. Depuis l’entrée en vigueur de la réforme de la police nationale, les services de celle-ci se trouvent dans une situation difficile pour mener leurs actions de lutte contre les stupéfiants, faute de moyens suffisants. Dans de nombreux départements comme celui de la Dordogne, ils déplorent l’absence d’une brigade cynophile dédiée, avec des chiens dressés à la recherche de stupéfiants. En cette absence, il serait souhaitable que les polices municipales du département puissent être en capacité de disposer de leurs propres brigades cynophiles et que les chiens de ces polices puissent être dressés et opérationnels pour des recherches de stupéfiants. Or le décret n° 2022-210 du 18 février 2022 est venu interdire cette possibilité, sans considération du choix éventuel des communes concernées. Pour rappel, en application de l’article L. 511-1 du code de la sécurité intérieure, les agents de police municipale ont pour mission la prévention et la surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques. Dans ce cadre-là, il ne devrait pas apparaître difficile de rattacher à cette mission la vérification, par des patrouilles de chiens dressés à la détection de stupéfiants, de la non-circulation de substances illicites et illégales sur le domaine public. En outre, il y aurait une sorte d’incongruité à maintenir l’interdiction pour les polices municipales à entraîner leurs chiens au dépistage de stupéfiants dès lors que l’article 23 du code de procédure pénale, dispose que les agents de police municipale peuvent être requis par l’autorité judiciaire pour la détection de stupéfiants et même d’explosifs. Ainsi, en maintenant cette interdiction, sans pour autant être en mesure de doter chaque direction départementale de la sécurité publique d’une brigade cynophile opérationnelle, l’État se priverait d’un moyen sérieux de lutte contre les narcotrafics. Mme la députée lui demande donc s’il envisage, même sous réserve de quelques précisions législatives, de modifier le décret n° 2022-210 du 18 février 2022 relatif aux brigades cynophiles et, par voie de conséquence, le livre V du code de la sécurité intérieure afin de permettre aux communes qui le souhaiteraient, en fonction des problématiques de leurs territoires, de décider ce à quoi les chiens de leurs polices municipales peuvent ou non être dressés, sans exclure ni interdire qu’ils puissent l’être en vue de la recherche de stupéfiants. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4915</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le rapport des députés Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue, intitulé « D’un continuum de sécurité vers une sécurité globale », dresse le constat d’une absence de cadre juridique au développement des brigades cynophiles de police municipale depuis les années 1990. Ce rapport, tout en constatant l’intérêt de ces équipes pour l’exercice des missions de police de proximité, recommandait d’élaborer un cadre juridique et une doctrine générale pour leur emploi. Le décret n° 2022-210 du 18 février 2022, pris pour l’application de l’article L. 511-5-2 du code de la sécurité intérieure créé par la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, a précisément créé ce cadre. Au plan de leur emploi, les brigades cynophiles de police municipale ne peuvent toutefois être créées que dans le cadre de l’accomplissement des missions des agents de police municipale mentionnées à l’article L. 511-1 du code de la sécurité intérieure. Il s’agit des missions de prévention et de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques. L’utilisation d’un chien de patrouille aux fins de détecter la présence de stupéfiants ne se rattache à aucune de ces missions, car elles ne relèvent pas des compétences des policiers municipaux. Ils ne peuvent donc être utilisés par des agents de police municipale à cette fin, hormis lorsque ces derniers sont requis par l’autorité judiciaire en application de l’article 23 du code de procédure pénale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4111</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Lutte contre les groupuscules incitant à la haine et la violence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4111. — 18 février 2025. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les agissements d’un groupuscule et sur les circonstances du meurtre de M. Djamel Bendjaballah, survenu le 31 août 2024 à Cappelle-la-Grande (59). La victime a été assassinée par l’ex-conjoint de sa concubine, aujourd’hui mis en examen et placé en détention provisoire. Ce drame a fait suite à plusieurs plaintes déposées par M. Bendjaballah, qui dénonçait le harcèlement, les propos racistes dont il était la cible, ainsi que la détention d’armes à feu par son futur assassin. Lors d’une audition au commissariat de police de Dunkerque en septembre 2023, l’auteur présumé aurait reconnu partiellement les faits reprochés et après le meurtre, la perquisition à son domicile aurait permis de découvrir une demi-douzaine d’armes à feu, des centaines de munitions, plusieurs grenades assourdissantes ainsi que des obus fumigènes de l’armée française. Plus récemment, une enquête du média Blast a révélé que l’accusé serait un membre actif, dans le département du Nord, d’un groupuscule d’extrême droite. Ce groupe semble organiser des camps d’entraînement armés et diffuser sur les réseaux sociaux des appels à la guerre civile raciale. Le harcèlement et l’assassinat de M. Bendjaballah semblent s’inscrire dans l’idéologie xénophobe et séparatiste véhiculée par ce groupuscule. À la lumière de ces éléments, M. le député souhaite savoir si une enquête est en cours sur cette organisation. Si cette enquête venait à confirmer que le groupuscule et ses membres tiennent et diffusent des discours incitant à la haine, à la discrimination ou à la violence en raison de l’origine, de la race ou de la religion, il souhaite savoir si sa dissolution est envisagée au regard de l’article 212-1 du code de la sécurité intérieure. Au nom de la lutte contre la haine, pour la sécurité des citoyens et pour la mémoire et la famille de Djamel Bendjaballah, il lui demande de bien vouloir étudier la dissolution de ce groupuscule.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement accorde une vigilance particulière aux provocations publiques à la haine et à la violence prévues par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881, qui font, chaque fois que les faits sont établis, l’objet de signalements au procureur de la République territorialement compétent. Des procédures de dissolution d’associations ou de groupements de fait sont également engagées dès lors que les critères définis par la loi sont réunis. Ainsi, les associations ou groupements de fait, quelle que soit leur mouvance, qui provoquent à la haine, à la discrimination ou à la violence font l’objet d’une attention constante de la part du ministère de l’intérieur. Dans ce cadre une action volontariste est menée pour lutter contre toute atteinte à l’ordre public. Outre l’enquête judiciaire en cours sur les faits relatés, les services du ministère de l’intérieur examinent l’activité de ce groupuscule afin de mettre en lumière d’éventuels motifs de dissolution. Cet examen est nécessairement long et minutieux et doit tenir compte des éléments couverts par le secret de l’instruction en cours. L’action du Gouvernement est résolue en la matière, et s’est traduite par des mesures très fermes. Au total, depuis 2017, 44 associations ou groupements de fait ont été dissous. En 2024 et 2025, cinq associations (La Citadelle, Les Remparts, La Traboule et Top Sport Rhône) ou groupements de fait (GUD Paris) d’ultra-droite ont fait l’objet d’une dissolution eu égard à leurs agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens, à leur exaltation de la collaboration ou, enfin, du fait de provocations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4446</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Aptitude de dirigeant d’entreprise de sécurité privée aux titulaires du MTS MOS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4446. — 25 février 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de reconnaître l’aptitude professionnelle de dirigeant d’entreprise de sécurité privée aux titulaires du BTS Management opérationnel de la sécurité (MOS). Ce diplôme, conçu pour former des responsables opérationnels affectés à la gestion des équipes sur le terrain, ne comprend aucune formation en finance d’entreprise, en droit des sociétés, en droit social, en gestion des ressources humaines ou en comptabilité, autant de compétences essentielles pour la direction d’une entreprise de sécurité privée. Les représentants de la filière considèrent que cette décision risque d’abaisser le niveau de qualification requis pour encadrer ces entreprises, ce qui pourrait fragiliser l’ensemble du secteur et nuire à la qualité du service rendu. À ce titre, l’Association des métiers de la sécurité (ADMS) plaide pour que l’aptitude professionnelle de dirigeant soit conditionnée à un diplôme de niveau licence (bac+3) intégrant les compétences nécessaires au pilotage global d’une entreprise de sécurité privée. Aussi, il lui demande s’il envisage de revoir cette reconnaissance et de mettre en place des critères plus exigeants pour garantir que les futurs dirigeants disposent des compétences adaptées à la gestion d’une entreprise de sécurité privée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La formation dispensée dans le cadre du BTS de management opérationnel de la sécurité (MOS) a notamment été créée pour former des responsables opérationnels affectés sur des sites ou sur des postes au sein de services d’exploitation des entreprises. Elle permet d’accéder à des fonctions d’encadrement intermédiaire dans des entreprises de sécurité privée ou dans des entreprises de sécurité incendie et peut, à ce titre, donner droit à la délivrance d’une carte professionnelle « surveillance humaine et gardiennage » par le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Toutefois, cette formation ne comprend pas de modules relatifs aux règles de gestion administrative, comptable et générale d’une entreprise. Or la maîtrise de ces règles est indispensable pour les dirigeants d’entreprises de sécurité privée, en application de l’article R. 612-33 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la validation de ce diplôme n’ouvre pas droit à l’obtention d’un agrément dirigeant en sécurité privée. Cette absence d’équivalence entre l’agrément dirigeant et l’obtention du BTS MOS a été réaffirmée par le directeur du CNAPS aux représentants de la profession, lors de la commission d’expertise de l’établissement, qui s’est tenue le 13 février 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4458</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Statistique du nombre de personnes en attente d’expulsion logés en hôtels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4458. — 25 février 2025. — M. Emeric Salmon interroge M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les statistiques relatives à l’hébergement des personnes étrangères en situation irrégulière en attente d’expulsion du territoire français. Plus précisément, M. le député souhaite obtenir des données sur le nombre total de nuitées d’hôtel réservées pour ces personnes, le nombre de chambres concernées ainsi que le coût moyen par nuitée de ces hébergements financés par l’État et la répartition par région de ces personnes. M. le député souhaite également mesurer l’ampleur du cas de M. Karim Mohamed Aggad, qu’il a déjà évoqué lors de la séance de questions au Gouvernement du 11 février 2025. Pour rappel, M. Karim Mohamed Aggad est le frère de l’un des terroristes du Bataclan. Déchu de la nationalité française en novembre 2023, il est assigné à résidence à Lure (Haute-Saône) depuis juin 2024 et logé dans un hôtel aux frais du contribuable, pour un montant de 90 euros par nuit. Son passé judiciaire inclut un séjour en Syrie en 2013 au sein d’une filière djihadiste, ainsi qu’une condamnation en 2017 pour association de malfaiteurs terroriste. Estimant que ce cas pourrait ne pas être isolé, il lui demande donc de lui communiquer le nombre total de personnes en attente d’expulsion logées dans des hôtels, le volume de nuitées concernées et le coût global de ces hébergements pour l’État ainsi que la répartition par région des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le coût relatif aux assignations à résidence, payé par le Programme budgétaire 303 (action 3), s’est élevé en 2024 à 347 740 €, toutes dépenses confondues, sur un montant total de dépenses exécutées de 166 719 424 €, consacrées essentiellement aux centres de rétention administrative et à la billetterie aérienne pour l’éloignement effectif des étrangers. L’assignation à résidence dans une structure hôtelière d’un étranger faisant l’objet d’un arrêté d’expulsion constitue une mesure exceptionnelle. Les étrangers en instance d’expulsion sont, en effet, placés prioritairement dans un centre de rétention administrative. Lorsque l’éloignement n’a pu être mené à bien, dans le cadre de la rétention administrative, une mesure d’assignation à résidence est prononcée. L’assignation à résidence au domicile est privilégiée. Elle est assortie d’une obligation de présentation auprès d’un commissariat de police ou d’une unité de gendarmerie (qui peut être portée à quatre pointages par jour), d’une obligation de présence au domicile (qui peut aller jusqu’à dix heures consécutives par périodes de vingt-quatre heures), ainsi que d’une limitation des déplacements (en dehors des heures de présence obligatoire au domicile) à un périmètre géographique réduit, fixé par l’administration. En cas de non-respect de ses obligations, l’étranger peut faire l’objet de poursuites judiciaires ou, le cas échéant, être placé à nouveau en rétention administrative. Concernant la situation individuelle dont vous faites état, je vous informe que l’intéressé est incarcéré à la maison d’arrêt de Strasbourg depuis le 9 avril 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4730</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Formation équestre à destination des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4730. — 4 mars 2025. — M. Jean-René Cazeneuve interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification, sur les difficultés rencontrées dans l’application de l’article 511-6 du code de la sécurité intérieure en matière de formation continue des agents de police municipale. Cet article prévoit que la formation continue des fonctionnaires concernés est assurée par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) dans le cadre de conventions passées avec les administrations et les établissements publics de l’État, chargés de la formation des fonctionnaires de la police nationale et de la gendarmerie bnationale. Toutefois, l’absence de précision quant à la possibilité pour le CNFPT de recourir à des acteurs spécialisés constitue un frein au bon déroulement des formations. Cette contrainte est particulièrement problématique pour certaines spécialités, notamment la formation des brigades équestres, où des organismes qualifiés et dotés des infrastructures adaptées existent sur le territoire, mais ne peuvent pas intervenir en partenariat avec le CNFPT. Cette situation limite le déploiement de formations pourtant essentielles à l’exercice de leurs missions. Aussi, il lui demande quelles sont les possibilités qui pourraient être envisagées afin de lever ces obstacles et garantir une formation continue efficiente et pleinement adaptée aux besoins opérationnels des agents de police municipale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 511-6 du code de la sécurité intérieure dispose que le centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) ne peut conventionner qu’avec les administrations et établissements publics de l’État chargés de la formation des fonctionnaires de la police nationale et de la gendarmerie nationale pour organiser et assurer la formation des agents de police municipale. Dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » lancé par le Gouvernement, une réflexion globale est menée sur le cadre juridique d’exercice des missions des polices municipales et de formation continue, s’agissant notamment des modalités de mise en œuvre de l’article L. 511-6 du code de la sécurité intérieure. Des évolutions sont ainsi susceptibles d’être apportées afin de simplifier l’organisation de la formation des policiers municipaux et des gardes champêtres par le CNFPT. En outre, la formation de brigades spécialisées (équestre, nautique, motocycliste, cycliste, etc.) n’est pas réglementée. Les maires sont donc d’ores et déjà libres de fixer l’organisation et les modalités de mise en œuvre des brigades équestres, notamment de la formation de leurs agents de police municipale qui y sont affectés, sans qu’ils soient dans l’obligation de recourir au CNFPT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5333</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Faciliter le recrutement de main d’oeuvre agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5333. — 25 mars 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les délais et la complexité pour les agriculteurs pour obtenir les autorisations de travail pour la main d’œuvre d’étrangère, indispensable à leur activité. Le département de Lot-et-Garonne, riche de filières agricoles d’exception, fait face à des difficultés croissantes pour répondre aux besoins en main-d’œuvre, obligeant les exploitants agricoles à recourir à de la main-d’œuvre étrangère. Or depuis la fin de l’année 2024, il semble que les délais d’obtention des autorisations de travail pour les travailleurs étrangers aient considérablement augmenté, passant de trois à huit semaines, retardant fortement les embauches et impactant le bon fonctionnement des exploitations agricoles. De plus, depuis le 1er mars 2025, des exigences supplémentaires en matière de documents à fournir auraient été introduites par la plateforme gérée par le ministère de l’intérieur. Cette situation génère une incertitude et des retards importants dans la gestion des embauches nécessaires à la bonne marche des exploitations agricoles. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures de simplification qu’il entend mettre en place pour réduire les délais d’obtention des autorisations de travail et faciliter les procédures administratives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (CIAI) du 26 janvier 2024, le ministre d’État, ministre de l’intérieur a actualisé par arrêté du 3 janvier 2025 la liste fixant les pièces à fournir à l’appui d’une demande d’autorisation de travail pour un ressortissant étranger. Cette liste avait pour objectif de tenir compte, d’une part, du décret n° 2024-814 du 9 juillet 2024 relatif à l’amende administrative sanctionnant l’emploi de ressortissant étrangers non autorisés à travailler et modifiant les conditions de délivrance des autorisations de travail, entré en vigueur le 1er septembre 2024, et, d’autre part, de répondre aux enjeux de lutte contre le travail illégal et de détournement de l’autorisation de travail. Pour les travailleurs saisonniers, l’enjeu est également d’assurer au ressortissant étranger l’assurance d’être accueilli dans des conditions dignes et limiter les risques de filières liées à la traite d’êtres humains. Les nouvelles pièces exigées concernent tant l’employeur, le salarié que l’emploi pour lequel une demande est présentée : l’attestation de versement des cotisations et contributions sociales de l’employeur dite « attestation de vigilance », datant de moins de six mois, pour lutter contre l’usurpation d’identité des entreprises et s’assurer du respect des obligations sociales de l’employeur ; tout document permettant d’établir la régularité du droit au séjour du salarié, pour une meilleure lisibilité du texte ; l’offre d’emploi correspondant au projet de recrutement en cas d’opposabilité de la situation de l’emploi, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de détournement de la demande d’autorisation de travail et mettre ainsi en conformité la réglementation à la pratique ; le contrat de travail signé pour les salariés saisonniers, pour apporter des garanties à l’administration sur l’intention sérieuse de l’employeur d’établir une relation de travail contractuelle avec le salarié et sur ses conditions d’emploi dans le respect de la législation ; pour les emplois saisonniers, l’attestation sur l’honneur de l’employeur qu’il s’assurera des conditions décentes de logement de son salarié, accompagnée d’une copie de sa pièce d’identité, conformément aux exigences de la directive 2014/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers aux fins d’un emploi en tant que travailleur saisonnier. La plateforme de main d’œuvre étrangère dédiée aux demandes des travailleurs saisonniers a, en application de l’arrêté susvisé, sollicité de nombreux compléments de dossiers, générant de fait un allongement du délai d’instruction et une augmentation du stock de dossiers en attente de traitement. A l’issue de plusieurs échanges avec les fédérations d’employeurs, le ministère de l’intérieur a mis en œuvre en mars 2025 un plan d’action de nature à alléger le contrôle réalisé sur les pièces produites, limiter la portée des nouvelles pièces justificatives sollicitées, prioriser les demandes pour les secteurs les plus en difficulté et engager des cycles de concertation au niveau local, entre les préfectures et les fédérations locales d’employeurs. De même, les études techniques sont en cours afin de faire évoluer la plateforme dématérialisée d’autorisation de travail et renforcer la communication sur ces nouvelles pièces. Ces mesures conjoncturelles restent transitoires et circonscrites à la saison actuelle. Au 21 mai 2025, les délais moyens d’instruction sont de 70 jours. A la suite de ce plan d’action, la plateforme interdépartementale de main d’œuvre étrangère dédiée aux travailleurs saisonniers a instruit près de 3 000 demandes d’autorisation de travail par mois et a pu réduire le stock de dossier à instruire du début d’année. Pour rappel, sur l’année 2024, 31 000 titres de séjour portant la mention « travailleur saisonnier » étaient en cours de validité, dont près de la moitié a été délivrée sur la seule année 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>434</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4919</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Téléphonie en prison</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            434. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur l’interdiction des téléphones portables et l’installation de brouilleurs au sein des établissements pénitentiaires français. En 2017, l’État a signé un contrat de 6 ans pour la mise en place de dispositifs de brouillage des communications avec une société privée et ce pour plusieurs millions d’euros chaque année depuis 2017 - alors que les services publics subissent des coupes budgétaires à répétition. Ce contrat arrive donc à son terme cette année, l’occasion pour le Gouvernement de remettre en question l’utilité et le bien-fondé de cette mesure. En effet, l’installation de brouilleurs a plusieurs effets néfastes sur les détenus, les agents pénitentiaires et les riverains. À la prison de Lannemezan, on alerte Mme la députée sur le bruit ambiant constant que l’on pourrait penser imperceptible mais qui, en continu, provoque des maux de tête et dérange fortement. « Quel effet aura ce bombardement d’ondes sur nos organismes ? […] Est-ce qu’il y a des études épidémiologiques pour savoir quel effet peut avoir l’absorption d’un débit massif d’ondes 24 heures sur 24, pendant des années ? », s’interrogent des détenus. Enfin, les statistiques montrent que l’interdiction des téléphones portables en prison n’a pas d’impact sur leur trafic, voire même augmente les échanges - qui sont plus dangereux en les rendant illicites. Cela s’explique également par les tarifs élevés des appels des cabines téléphoniques laissés à la charge des prisonniers : leur accès trop restrictif et leur mise sur écoute en découragent beaucoup. Cette politique sécuritaire ne devrait pas être la priorité des pouvoirs publics quand les auxiliaires perçoivent 2,30 euros par heure travaillée et que les moyens pour les activités culturelles des détenus diminuent. « En fin de compte, les moyens pour nous insérer dans la société diminuent, pendant que les moyens pour nous en séparer augmentent », constatent amèrement certains prisonniers. Malheureusement, force est de constater que la privatisation généralisée des différents aspects des prisons françaises correspond à une tendance qui s’étend progressivement à tous les services publics. Pour le maintien du lien social des détenus avec leurs proches et pour faciliter une réintégration apaisée lors de leur libération, elle lui demande donc s’il va agir sur cette situation en revenant par exemple sur l’interdiction des téléphones portables ou, a minima, en supprimant les brouilleurs et en facilitant l’accès aux cabines téléphoniques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4919</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renforcement de la politique pénitentiaire de brouillage des communications illicites constitue un axe fort de la lutte contre le trafic de téléphones portables, la poursuite d’activités criminelles depuis la détention et renforce la sécurité des agents (violences, diffusion d’images sur les réseaux sociaux, etc.). Depuis 2017, l’administration pénitentiaire déploie un dispositif de détection et de neutralisation des communications illicites (DNCI). A ce jour, 21 sites sont équipés de brouilleurs fixe de téléphonie, 2 sites sont en cours de déploiement et 10 autres doivent être équipés à compter de 2025. S’agissant des brouilleurs mobiles, l’administration pénitentiaire dispose déjà de 110 équipements, déployés sur l’ensemble des établissements pénitentiaires. De plus, 50 brouilleurs mobiles de nouvelle génération ont été livrés, dont 20 en décembre 2024. Les 30 derniers ont été réceptionnés le 15 janvier 2025. S’agissant des interrogations sanitaires liées à l’exploitation de ces dispositifs, la technologie de neutralisation est conforme à la réglementation et à la recommandation européenne REC 1999/519/CE et au décret français 2016-1074 du 3 août 2016 relatifs à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques. En outre, les brouilleurs limitent par nature l’exposition aux ondes électromagnétiques. Concernant l’instauration de contrôles liés à l’impact sanitaire des dispositifs DNCI, les cabinets d’étude qui accompagnent la direction de l’administration pénitentiaire dans leur déploiement sont chargés de mettre en œuvre les moyens permettant d’assurer le respect des normes sanitaires. Cela implique notamment d’établir un périmètre de sécurité entre les équipements, les personnes détenues et le personnel pénitentiaire. Enfin, le maintien des liens familiaux est assuré par une solution de téléphonie filaire en cellule, déployée sur l’ensemble des établissements pénitentiaires, et facilitée par l’élargissement des plages horaires d’appel. Elle vient également participer de façon concrète au soutien des personnes les plus vulnérables via deux nouvelles fonctionnalités accompagnant la téléphonie en cellule : la mise à disposition d’une messagerie vocale gratuite, permettant aux contacts extérieurs autorisés de laisser un message sur un répondeur que la personne détenue pourra consulter a posteriori et l’installation d’un dispositif d’appels en visioconférence, permettant aux personnes détenues et à leurs proches de communiquer par écran interposé. Ces équipements sont installés, hors de la cellule, dans un local dédié au sein des établissements pénitentiaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4225</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4920</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Diagnostic de performance - Bâti ancien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4225. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le recours au diagnostic de performance énergétique (DPE) pour le bâti ancien et sur la rénovation énergétique des bâtiments concernés. La rénovation énergétique du bâti ancien - bâtiments construits avant 1948 -, constituant près d’un tiers du parc immobilier français, doit composer avec des contraintes architecturales et esthétiques plus importantes que le bâti neuf. Elle nécessite l’acquisition, pour les réalisateurs de DPE et de travaux de rénovation, de compétences thermiques, hygrothermiques et architecturales spécifiques et une disponibilité suffisante de ces compétences sur l’ensemble du territoire. Le 1er février 2023, lors de la table-ronde organisée par la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, le directeur général des patrimoines et de l’architecture a mentionné la préparation d’une feuille de route interministérielle portant notamment sur la rénovation du bâti ancien. Il l’interroge donc sur la prise en compte, par cette feuille de route interministérielle, du développement des compétences des réalisateurs de DPE et de travaux de rénovation énergétique dans le bâti ancien et sur le calendrier de communication de celle-ci. Il attire également son attention sur les propositions d’harmonisation et d’amélioration de la méthodologie du DPE sur le bâti ancien présentées par les acteurs du secteur lors de la table-ronde précédemment mentionnée et souhaite connaître les suites qui leur seront données.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4920</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme de 2021 a permis d’unifier et d’homogénéiser la méthode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Désormais, le résultat du DPE se fondeuniquement sur les caractéristiques physiques du logement, telles que la structure, l’isolation, les fenêtres et le système de chauffage. La réforme a pris en compte les spécificités du bâti ancien, avec notamment l’utilisation de valeurs de résistance thermique des murs dans le bâti ancien, qui sont comparables à celles retenues dans d’autres méthodologies. Elles ont été concertées préalablement à la réforme, de sorte que la méthode de calcul 3CL puisse s’adapter au maximum au bâti ancien. Un levier d’amélioration de la prise en compte des spécificités du bâti ancien dans le DPE reste l’accompagnement des professionnels sur le sujet. Ainsi, plusieurs actions ont été réalisées et sont en cours de réalisation dans le cadre de la feuille de route « Améliorer la qualité de réalisation des DPE » notamment : - Limiter la saisie de valeurs par défaut en sensibilisant les propriétaires grâce à la fiche de préparation du DPE distribuée en amont de la visite (fourniture des justificatifs), ainsi qu’en sensibilisant les diagnostiqueurs sur l’importance des mesures (dont des sondages destructifs) dans ce type de bâti ; - Renforcer la formation des professionnels en imposant au moins une étude de cas bâti ancien lors de la formation initiale, et en exigeant des connaissances sur les spécificités de ce type de bâtiments lors du passage de l’examen initial ; cette obligation est entrée en vigueur au 1er juillet 2024, dans le cadre de la refonte de l’arrêté encadrant les compétences des professionnels ; - Compléments apportés au guide d’accompagnement des diagnostiqueurs afin de détailler plus précisément les spécificités de ce type de bâti, et les contraintes à prendre en compte dans leur traitement, non seulement dans les mesures mais aussi dans les recommandations de travaux. Par ailleurs, l’agence nationale de l’habitat (ANAH) a diffusé fin 2023 un guide à destination de tous les conseillers France Renov’ contenant de bonnes pratiques pour conseiller les ménages sur la rénovation du bâti ancien et la DGALN a missionné le CREBA pour contribuer à l’animation de réseaux nationaux sur ces thématiques. Ces actions ont été reprises dans la feuille de route interministérielle sur la rénovation énergétique du bâti ancien, co-construite par les ministères en charge de la Transition Ecologique, de la Cohésion des Territoires et de la Culture. Les actions réalisées jusqu’à présent se concentrent sur la diffusion de connaissances et de ressources. Elles devront être renforcées et complétées en 2025. En particulier, la poursuite et l’extension du travail de mise en réseau et de diffusion de bonnes pratiques est un levier important pour que chaque rénovation puisse être accompagnée par des personnes disposant des bonnes connaissances. Les maîtres d’ouvrage et les acteurs qui les accompagnent doivent prendre en compte les enjeux relatifs aux bâtis patrimoniaux lors des rénovations énergétiques. La réalisation d’un guide en 2025 sur les techniques adaptées à la rénovation énergétique du bâti d’intérêt patrimonial doit permettre d’uniformiser les pratiques, et notamment de donner des références pour les décisions des ABF (Architecte des Bâtiments de France). Enfin, concernant les évolutions législatives en cours, la proposition de loi visant à clarifier les obligations de rénovation énergétique des logements et à sécuriser leur application en copropriété a été adoptée le 1er avril 2025 en première lecture au Sénat. Elle reprend les dispositions de la propositions de loi visant à adapter les enjeux de la rénovation énergétique aux spécificités du bâti ancien elle-même adoptée en 1ère lecture au Sénat le 20 mars 2025. Ces propositions de loi traitent des questions relatives au bâti ancien et en particulier à l’article 2 indiquent que : "Le diagnostic prend en compte les spécificités thermiques des bâtiments anciens. Les recommandations de travaux sont adaptées aux contraintes techniques, architecturales et patrimoniales pesant sur le bâtiment ainsi qu’aux caractéristiques hygrothermiques des matériaux le composant." Ces évolutions permettront de davantage prendre en compte la problématique du bâti ancien dans le diagnostic de performance énergétique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4226</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4921</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Logements vacants en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4226. — 18 février 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la crise des logements vacants en France. En 2023, selon l’Insee, 3,1 millions de logements étaient vacants en France hors Mayotte, soit 8,2 % du parc de logements. Si l’on se cantonne à la vacance dite structurelle, c’est-à-dire qui dure depuis plus de deux ans, il en reste 1,1 million. En parallèle, selon la fondation Abbé Pierre, plus de 4 millions de personnes sont mal-logées. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place en 2020 le Plan national de lutte contre les logements vacants, visant notamment à remettre sur le marché les 1,1 million de logements vacants depuis au moins deux ans, dont 300 000 situés en zones tendues. Ce plan s’articule avec d’autres politiques publiques, telles que l’objectif de zéro artificialisation nette, la redynamisation des centres-villes (programmes Action cœur de ville et petites villes de demain) et l’accès à un logement digne et accessible. Cependant, malgré ces initiatives, de nombreux élus et acteurs du logement constatent que ces dispositifs peinent à produire des résultats significatifs à l’échelle nationale. La complexité des démarches administratives, le manque d’incitations attractives et les difficultés de rénovation freinent la mobilisation de ces logements. Il lui demande donc si des ajustements ou des mesures supplémentaires pour accélérer la remise sur le marché des logements vacants, notamment dans les zones les plus tendues sont envisagés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4921</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès au logement, tout comme la lutte contre la vacance de logement, constituent un des axes d’actions prioritaires de la politique du logement du Gouvernement, notamment en faveur des concitoyens les plus modestes. La lutte contre la vacance de logements vise aussi à reconquérir un nombre significatif de logements existants pour contenir l’étalement urbain et participer à l’objectif du « zéro artificialisation nette ». Le Plan national de lutte contre les logements vacants engagé en 2020 par le ministère chargé du logement, en lien avec les collectivités locales du réseau « Agir contre le logement vacant » et l’Agence nationale de l’habitat (Anah), a permis de mettre en place plusieurs outils opérationnels au service des territoires. En ce sens, les collectivités territoriales peuvent aujourd’hui suivre et identifier précisément chaque logement déclaré et identifié par les services fiscaux comme vacant. A noter que le plan national met à leur disposition gratuitement chaque année depuis 2020 la base de données LOVAC (https://datafoncier.cerema.fr/lovac). En outre, la Startup d’Etat Zéro Logement Vacant (ZLV) permet d’aider gratuitement les collectivités territoriales à visualiser ces données LOVAC, ainsi que les passoires énergétiques du parc locatif privé, et de repérer, contacter et ainsi convaincre les propriétaires de logements structurellement vacants (depuis plus de 2 ans) et de passoires énergétiques locatives de les rénover. Ce service public numérique a ainsi permis à plus de 400 communes et 550 intercommunalités utilisatrices de contacter 100 000 propriétaires de logements. 22 000 logements sont ainsi sortis de la vacance ou de leur statut de passoire énergétique. Au-delà de ces actions portées par le Plan national de lutte contre la vacance, le Gouvernement a institué depuis le 1er janvier 2024 une prime de sortie de la vacance dans le cadre du programme France Ruralités de l’ANCT pour accompagner la revitalisation des centres-bourgs. Cette prime, venant en complément les aides Anah en faveur des propriétaires bailleurs sur les communes engagées dans une ORT, une OPAH-RU ou un PIG. En 2024, 353 logements vacants ont bénéficié de cette prime suite à une remise en location. Le retour d’expériences des territoires quant à la mobilisation de cette prime permettra de l’évaluer et d’en envisager des évolutions. Enfin, les collectivités peuvent jouer un rôle important en matière de lutte contre la vacance. Les leviers fiscaux, notamment dans les zones tendues, peuvent notamment être une réponse, dans certains cas.  L’ensemble des acteurs du logement doit être mobilisé pour développer une politique du logement plus adaptée aux territoires et socialement plus attentive à l’égard des publics demandeurs (étudiants, personnes âgées…). La lutte contre la vacance des logements et la reconquête du parc existant demeurent un enjeu majeur au service des politiques publiques foncières, d’aménagement et du logement dans le cadre de la mise en œuvre de la transition écologique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4922</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Rénovation énergétique des logements locatifs de tourisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4231. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la rénovation énergétique des logements locatifs de tourisme. Une partie des « passoires thermiques », c’est-à-dire les logements les plus consommateurs d’énergie au m2 pour le maintien de la chaleur, ne répondent plus aux critères de décence et sont ainsi interdits à la location depuis le 1er janvier 2023. Cette mesure mise en place par le décret n° 2021-19 du 11 janvier 2021 relatif au critère de performance énergétique dans la définition du logement décent poursuit un double objectif : lutter contre la précarité énergétique des locataires de longue durée et inciter davantage à la rénovation énergétique pour permettre la réalisation d’économies d’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre associées. Cependant, les propriétaires de logements locatifs de tourisme ne seront pas assujettis à cette obligation. Selon une précédente réponse ministérielle d’avril 2022 à la question écrite n° 43689 du député Bertrand Sorre sur ce sujet, cette exemption n’a pas vocation à être supprimée puisque les locataires de courte durée ne subissent pas une situation de précarité énergétique en seulement quelques jours ou semaines de location. Il convient pourtant de rappeler que la rénovation énergétique des bâtiments poursuit aussi un objectif de réduction de l’empreinte carbone française, dans l’esprit de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. De plus, cette différence de traitement crée un risque de basculement de nombreux logements du parc privé locatif de longue durée vers une location de type meublés de tourisme, alors que de trop nombreuses zones touristiques, y compris les zones de montagne et particulièrement la Haute-Savoie, rencontrent déjà de grandes difficultés face à la multiplication des meublés de tourisme au détriment des locations de longue durée. Ainsi, il souhaite savoir quelles mesures seront mises en place par le Gouvernement pour rendre obligatoire la rénovation énergétique des logements de tourisme, à l’instar des obligations qui pèsent sur les propriétaires qui proposent leur logement à la location de longue durée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4922</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 19 novembre 2024 étend progressivement aux meublés de tourisme les obligations de décence énergétique applicables aux locations de longue durée. Dans un premier temps, à compter de l’entrée en vigueur de cette loi, la délivrance de toute autorisation de changement d’usage, définitive ou temporaire, est subordonnée en France métropolitaine à la fourniture d’un DPE compris entre les classes A et E. Dans un second temps, à compter de 2034, tous les meublés de tourisme qui ne constituent pas la résidence principale du loueur devront respecter les niveaux de performance énergétique d’un logement décent applicables aux locations de longue durée, ce qui impliquera que les propriétaires soient en mesure de fournir un DPE compris entre les classes A et D. Cette réforme est essentielle, car elle supprime un effet d’éviction qui auparavant pouvait inciter les propriétaires bailleurs à se tourner vers la location meublée touristique pour éviter de faire les travaux de rénovation nécessaires. Elle s’ajoute à des ajustements fiscaux, destinés à réduire l’écart entre les régimes fiscaux applicables à la location meublée touristique et à la location nue notamment de résidences principales permet ainsi de lutter contre l’attrition de ces dernières dans les zones touristiques, tout en conservant une incitation au classement pour les loueurs de meublés de tourisme. En effet, dans la cadre de cette loi, le législateur a également modifié les modalités d’application du régime d’imposition et de déclaration simplifiées dit micro-BIC pour l’activité de location meublée. Pour les locations meublées de tourisme non classées, les dispositions nouvelles abaissent à 15 000 € le plafond de chiffre d’affaires pour bénéficier de ce régime et ramènent l’abattement représentatif de charges à 30 %. Les meublés de tourisme classés bénéficient pour leur part d’un abattement de 50 % avec un plafond d’éligibilité fixé à 77 700 € de chiffre d’affaires. Cela permet de prendre en compte les charges supplémentaires du classement pour les propriétaires et de maintenir une incitation significative au classement, aligné de la sorte sur le régime micro-BIC de droit commun, pour une offre touristique de qualité, notamment dans les zones touristiques de montagne et les territoires ruraux évoqués par l’auteur de la question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4894</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4923</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Effets négatifs de la loi Le Meur dans le secteur touristique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4894. — 11 mars 2025. — M. Jonathan Gery alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les effets négatifs de la loi Le Meur sur l’économie et l’attractivité des zones touristiques de montagne et des territoires ruraux. Si cette loi vise légitimement à réguler la location meublée touristique en zones tendues pour préserver l’accès au logement, elle engendre toutefois des conséquences inattendues dans des territoires où le tourisme constitue un levier économique essentiel. De nombreux propriétaires de résidence secondaire en montagne, qui ne relèvent pas de la spéculation immobilière, se trouvent aujourd’hui dissuadés de louer leur bien en raison de la réduction drastique des avantages fiscaux du régime « micro-BIC » et de l’alourdissement des contraintes administratives. Cette situation entraîne un risque de réduction de l’offre d’hébergement touristique et, par conséquent, une baisse de fréquentation pouvant affecter l’ensemble de l’économie locale (commerces, services, emplois saisonniers). Par ailleurs, l’application uniforme des exigences de rénovation énergétique aux résidences secondaires en altitude pose un problème majeur. Le coût des travaux y est plus élevé et leur réalisation est souvent complexe du fait des contraintes climatiques et architecturales. De nombreux logements pourraient ainsi sortir du marché locatif faute de moyens pour respecter les nouvelles normes, ce qui accentuerait la pression sur les infrastructures hôtelières déjà limitées dans certaines stations. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’introduire des ajustements réglementaires afin de différencier l’application de la loi selon les spécificités territoriales, en tenant compte des besoins des zones touristiques non tendues. Par ailleurs, il interroge le Gouvernement sur la possibilité de maintenir des incitations fiscales adaptées pour les propriétaires de résidence secondaire qui participent à l’économie locale sans pour autant contribuer à la crise du logement. Enfin, il lui demande que soient revus le calendrier et les exigences des normes énergétiques pour les résidences secondaires en montagne, en tenant compte des contraintes spécifiques à ces territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4923</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 19 novembre 2024 étend progressivement aux meublés de tourisme les obligations de décence énergétique applicables aux locations de longue durée. Dans un premier temps, depuis l’entrée en vigueur de cette loi, la délivrance d’une autorisation de changement d’usage est subordonnée en France métropolitaine à la fourniture d’un DPE compris entre les classes A et E. Dans un second temps, à compter de 2034, tous les meublés de tourisme qui ne constituent pas la résidence principale du loueur devront respecter les niveaux de performance énergétique d’un logement décent applicables aux locations de longue durée. Cette réforme est essentielle, car elle supprime un effet d’éviction qui auparavant pouvait inciter les propriétaires bailleurs à se tourner vers la location meublée touristique pour éviter de faire les travaux de rénovation nécessaires. Par ailleurs, le calcul du DPE prend déjà en compte plusieurs spécificités locales, notamment le climat et l’altitude, ainsi que la surface des logements. En effet, pour les logements situés au-dessus de 800 mètres d’altitude, les étiquettes E, F et G sont assouplies. Enfin, la réforme du DPE "petites surfaces", entrée en vigueur le 1er juillet 2024, introduit également une adaptation pour les logements de moins de 40 m2, y compris ceux en altitude. Les petits logements de montagne bénéficient donc déjà de ces multiples adaptations des étiquettes DPE, pour leur éviter d’être pénalisés. Dans la cadre de cette loi, le législateur a également modifié les modalités d’application du régime d’imposition et de déclaration simplifiées dit micro-BIC pour l’activité de location meublée. Pour les locations meublées de tourisme non classées, les dispositions nouvelles abaissent à 15 000 € le seuil de chiffre d’affaires pour bénéficier de ce régime et ramènent l’abattement représentatif de charges à 30 %. Les meublés de tourisme classés bénéficient pour leur part d’un abattement de 50 % avec un plafond d’éligibilité fixé à 77 700 € de chiffre d’affaires. Cela permet de prendre en compte les charges supplémentaires du classement pour les propriétaires et de maintenir une incitation significative au classement, aligné de la sorte sur le régime micro-BIC de droit commun, pour une offre touristique de qualité, notamment dans les zones touristiques de montagne et les territoires ruraux évoqués par l’auteur de la question. Ces dispositions, destinées à réduire l’écart entre les régimes fiscaux applicables à la location meublée touristique et à la location nue notamment de résidences principales permet ainsi de lutter contre l’attrition de ces dernières dans les zones touristiques, tout en conservant une incitation au classement pour les loueurs de meublés de tourisme. Résultant d’un consensus parlementaire, la disposition adoptée, simple et lisible, permet une imposition des revenus locatifs plus équilibrée, étant rappelé que le contribuable dispose toujours de la possibilité d’opter pour un régime réel d’imposition. Enfin, la procédure de changement d’usage décidées par les collectivités territoriales, si elle peut en effet s’appliquer à l’ensemble du territoire, doit néanmoins, dans les communes situées hors zone de tension locative, être « motivée par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant » comme le prévoit l’article L631-9 du code de la construction et de l’habitation. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5012</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Lutte contre les baux frauduleux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5012. — 18 mars 2025. — M. Lionel Causse alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le renforcement de la lutte contre les baux frauduleux. Depuis 2022, une expérimentation innovante menée dans les Pyrénées-Altantiques a démontré l’efficacité d’un comité territorial à ce sujet. Ce dispositif, associant services de l’État, parquet et acteurs locaux, a permis de traiter efficacement plusieurs cas de fraudes. Son bilan encourageant pourrait servir de base à une généralisation sur l’ensemble du territoire. Son bilan encourageant pourrait servir de base à une généralisation sur l’ensemble du territoire. Deux solutions complémentaires pourraient être envisagées : l’élargissement des compétences des commissions départementales de conciliation (CDC), par une modification du décret n° 2001-653 du 19 juillet 2001, afin qu’elles puissent traiter ces litiges spécifiques aux baux frauduleux ; la création, dans chaque département, de comités territoriaux similaires à celui expérimenté dans les Pyrénées-Atlantiques, permettant une approche coordonnée entre justice et administration. Ces mesures offriraient une réponse adaptée à ce problème croissant tout en renforçant la protection des locataires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 20 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 prévoit la création dans chaque département d’une commission départementale de conciliation (CDC) dont l’objet est de concilier les parties, bailleur et locataire, lorsqu’un litige locatif les oppose. C’est aussi cet article de loi qui détermine les missions des CDC, et devrait être ajusté pour élargir formellement les missions. Toutefois, le succès du comité territorial expérimenté dans les Pyrénées-Atlantiques démontre la possibilité, pour les acteurs locaux, de proposer des démarches qui n’ont pas besoin du cadre légal ou juridique pour obtenir des résultats, et le Gouvernement est prêt à accompagner les initiatives de ce type, en laissant à l’appréciation des acteurs de terrain la pertinence de tels comités, dont l’efficacité dépend de l’implication et de l’adhésion large des concernés - et dont la création descendante imposée par la norme pourrait au contraire être assimilée à une complexification malvenue dans la période. Cela est d’autant plus vrai que les CDC sont composées en nombre égal de représentants d’organisations de locataires et de bailleurs (articles 20 de la loi du 6 juillet 1989 et 1er du décret n° 2001-653 du 19 juillet 200) dont la mission n’est pas de trancher un litige en droit, mais de concilier les parties en équité, en se positionnant auprès d’elles comme un tiers, afin de les aider à trouver une solution commune au litige qui les oppose. A cet égard, elle ne prend aucune décision et seules les parties au contrat de bail peuvent convenir au cours de la réunion de la CDC d’accepter et de signer une convention de conciliation. L’analyse juridique des termes du contrat de bail relève en revanche du travail du juge, qui sera donc le seul compétent pour apprécier la nature frauduleuse d’un bail. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5370</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Logement et hébergement : l’État hors la loi !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5370. — 25 mars 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur le respect par l’État de ses obligations en matière de logement social et d’hébergement. Le 13 février 2025, les 40 organisations membres du Collectif des associations pour le logement ont déposé deux recours contre l’État devant le tribunal administratif de Paris pour non-respect du droit inconditionnel à un hébergement d’urgence et du droit au logement opposable (DALO). Les spécialistes associatifs du logement constatent donc qu’après avoir passé des années à interpeler les pouvoirs publics, le simple plaidoyer ne suffit pas face à l’inaction gouvernementale en la matière. Ils s’en remettent à la justice pour obtenir, par la contrainte, une action publique d’ampleur. La réalité est accablante pour le Gouvernement. En 2012, la France comptait 150 000 personnes sans domicile fixe. En 2025, il y a 350 000 sans-abris, soit une augmentation de 133 % en 13 ans. De plus, près de 100 000 ménages reconnus prioritaires DALO sont toujours privés de l’accès à un logement social. 86 000 logements sociaux ont été construit en 2024 alors qu’il en faudrait 150 000 par an, dont 60 000 très sociaux. Les associations luttent pied à pied pour venir en aide aux personnes en grande précarité mais leurs moyens sont parfois dérisoires face à l’augmentation exponentielle des besoins. Les acteurs associatifs sont unanimes : c’est la réponse politique qui n’est pas à la hauteur des enjeux. Rapportée au nombre de personnes mal-logées, la dépense publique dans les secteurs du logement et de l’hébergement diminue alors qu’elle devrait augmenter. Des mesures simples permettraient pourtant d’inverser cette tendance désastreuse en quelques années. Une loi de programmation pluriannuelle viendrait apporter des moyens substantiels à la lutte contre le mal-logement avec des objectifs renforcés de production de logements sociaux. Il faut également mettre fin à la mise en concurrence - souvent sur des critères illégaux - des personnes sans-abri entre elles. Toute personne sans-abri est vulnérable et a le droit à un hébergement digne jusqu’à ce qu’une orientation adaptée lui soit proposée. Enfin, il est nécessaire de s’attaquer réellement aux discriminations qui existent dans l’attribution de logements sociaux et qui pénalisent, souvent, les publics les plus fragiles. Le Gouvernement va-t-il faire preuve d’un peu de volonté politique et faire du droit au logement et à l’hébergement une priorité politique ? Ou bien va-t-il attendre d’être contrait par la justice pour agir ? Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2017, le Gouvernement s’est engagé dans une démarche volontariste et ambitieuse pour assurer l’accès au logement des personnes sans domicile et lutter contre le sans-abrisme. Grâce à la politique du "Logement d’abord", plus de 650 000 personnes ont ainsi accédé au logement depuis la rue ou l’hébergement depuis le 1er janvier 2018. Alors que l’accès au logement était auparavant considéré comme l’aboutissement du parcours de réinsertion d’une personne sans-domicile, le Logement d’abord, lancé par le Président de la République il y a plus de sept ans, a inversé cette perspective en faisant de l’accès accéléré et prioritaire à un chez-soi le préalable à tout projet de réinsertion. Depuis 2018, 180 000 logements sociaux ont ainsi été attribués à des personnes sans-domicile, qui représentent désormais 8% du total des attributions, contre moins de 4 % en 2017. Sur cette même période, 650 000 personnes ont pu être relogés prioritairement dans le logement social ordinaire ou d’autres dispositifs de logement adapté.  Afin de poursuivre cette dynamique, le Gouvernement a signé, cette année, une feuille de route avec le mouvement HLM pour relancer la production de logements sociaux en contrepartie d’une diminution de la Réduction de loyer de solidarité (RLS) de 200 millions d’euros. L’essor de solutions de logement adapté aux besoins spécifiques, comme les pensions de famille, est un autre élément marquant du plan Logement d’abord. Avec plus de 25 100 places en pensions de famille en 2024 contre 15 000 en 2016, le Gouvernement a souhaité accompagner le développement de solutions destinées à des personnes isolées qui, en plus de leur logement individuel, bénéficient d’espaces collectifs et de la présence d’hôtes financés par l’État qui soutiennent la création de lien social et facilitent la vie quotidienne. Dans cette logique, l’enveloppe 2025 du Fonds National des Aides à la Pierre (FNAP) conforte la priorité donnée à la production de résidences sociales et de pensions de famille avec un objectif de 6 780 agréments sur 2025 et le maintien d’un bonus financier en direction des logements PLAI adaptés (6 560 € pour logement foyers et 20 000 € pour un logement ordinaire). Au cours des années écoulées, le Logement d’abord a aussi démontré l’effectivité d’une stratégie de diversification de l’offre locative abordable et, pour répondre à la crise du logement, mis en place plusieurs mesures visant à faciliter l’accès au logement privé pour les personnes sans-domicile. A cet effet, on comptabilise plus de 86 800 places mobilisées en intermédiation locative dans le parc privé en 2024, soit 2,5 fois plus qu’en 2018. Le second plan Logement d’abord poursuit cette stratégie, avec un objectif de 30 000 nouvelles places créées d’ici 2027. Afin de parer aux situations les plus urgentes, l’hébergement reste néanmoins indispensable pour répondre aux situations de crise et de grande précarité. Les crédits consacrés à l’hébergement ont triplé, atteignant 2,8 milliards d’euros en 2024. Cet effort exceptionnel, qui s’est traduit par une augmentation de 57 % du budget dédié entre 2017 et 2023, a permis de financer un parc d’hébergement historiquement élevé, avec 203 000 places maintenues depuis quatre ans. Pour renforcer l’efficacité de ces dispositifs et prévenir la dégradation des situations, les effectifs des Services Intégrés de l’Accueil et de l’Orientation (SIAO) – en charge du 115 et des maraudes – ont doublé depuis 2017, permettant d’intensifier le repérage, l’évaluation et la prise en charge des personnes sans abri. En 2025, le Gouvernement met tout en œuvre pour maintenir le parc à ce niveau et poursuit l’ensemble des actions engagées afin d’accompagner l’ensemble des publics les plus vulnérables de manière adaptée et dans un souci constant d’équité et de respect de leur dignité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5537</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Moulliere</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’et les aides attribuées à l’isolation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5537. — 1 avril 2025. — M. Jean Moulliere attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la répartition des aides attribuées dans le cadre de MaPrimeRénov’. Ce dispositif finance les travaux de chauffage à hauteur de 77 %, tandis que ceux relatifs à l’isolation ne représentent que 16 % des aides accordées. Ce déséquilibre soulève une problématique majeure en matière d’efficacité énergétique. En effet, installer un système de chauffage performant sans une isolation préalable adéquate engendre des dépenses énergétiques inutiles et réduit l’efficacité des équipements mis en place. Aussi, M. le député et les acteurs spécialisés dans la rénovation durable de l’habitat estiment essentiel d’encourager davantage les travaux d’isolation, notamment via MaPrimeRénov’. Il souhaite donc savoir s’il serait envisageable de réorienter les aides afin d’équilibrer le soutien apporté à l’isolation et au remplacement des systèmes de chauffage. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4926</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2024, les aides MaPrimeRénov’ dédiées à la rénovation énergétique du parc résidentiel privé ont évolué en profondeur. Le dispositif a été restructuré autour de deux parcours : un parcours accompagné, à destination de tous les propriétaires, visant à financer des projets de rénovation d’ampleur avec un gain d’au moins deux classes de performance énergétique. Ceux-ci mettent en œuvre obligatoirement deux gestes d’isolation thermique dans le programme de travaux ; un parcours « par geste » visant des rénovations simples et efficaces qui cible la décarbonation du chauffage ou l’isolation des logements, ouvert à tous les ménages à l’exception des ménages aux ressources supérieures. L’isolation joue un rôle fondamental dans l’efficacité énergétique des logements. Une isolation performante permet de limiter considérablement les déperditions thermiques, réduisant ainsi les besoins en chauffage en hiver et en climatisation en été. Cette action se traduit directement par des économies substantielles sur les factures d’énergie des ménages, tout en améliorant leur confort thermique. Elle contribue également à la lutte contre la précarité énergétique, en diminuant l’exposition des ménages aux fluctuations des prix de l’énergie. Le nouveau cadre de MaPrimeRénov’ favorise l’isolation en l’intégrant comme un élément incontournable des rénovations d’ampleur, garantissant ainsi une efficacité énergétique accrue. En imposant un traitement de l’enveloppe du bâtiment dans le cadre du parcours accompagné, et en maintenant une aide pour les travaux d’isolation dans le parcours « par geste », le dispositif vise à encourager une approche cohérente et performante de la rénovation. En 2024, le financement du dispositif MaPrimeRénov’ a concerné 91 374 rénovations d’ampleur pour un montant d’aide de 2 380 M€ et 249 427 rénovations « par geste » pour un montant d’aide de 903,5 M€. Via ces deux parcours, le Gouvernement affirme donc bien sa volonté d’encourager les travaux d’isolation du bâti, tout en permettant aux ménages de décarboner leur vecteur énergétique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5585</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4926</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Défis du marché locatif à Arles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5585. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés croissantes du marché locatif dans la commune d’Arles (Bouches-du-Rhône). Depuis 2016, la prolifération des locations de courte durée sur des plateformes telles qu’Airbnb a profondément transformé le paysage locatif de la ville. En 2023, on recensait à Arles plus de 1 200 logements meublés touristiques proposés en location, contre seulement 150 appartements disponibles en location longue durée auprès des agences immobilières. Cette situation engendre un paradoxe : de nombreux logements restent vacants chaque année tandis que les locations saisonnières prolifèrent. De surcroît, cette pénurie de logements longue durée s’accompagne d’une hausse significative des loyers. Avant la crise sanitaire liée à la covid-19, le prix moyen au mètre carré se situait entre 10 et 15 euros ; aujourd’hui, il oscille entre 14 et 15 euros, aggravant les contraintes financières des locataires. Il convient de noter que si les propriétaires cherchent à maximiser leurs investissements, des facteurs tels que les exigences accrues des assurances « loyers impayés » ou la nécessité d’un diagnostic énergétique conforme découragent nombre d’entre eux de proposer des locations longue durée, notamment en centre-ville. Par ailleurs, la taille exceptionnelle d’Arles, la plus grande commune de France en matière de superficie, amplifie les difficultés pour les habitants contraints de se loger en périphérie, loin des commodités urbaines. Ainsi, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour favoriser un équilibre entre l’accès à un logement décent pour tous et la préservation des intérêts des propriétaires. Il lui demande quels dispositifs spécifiques pourraient être mis en œuvre pour résoudre cette problématique sans contraindre excessivement ces derniers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4926</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Avec le développement des grandes plateformes de location en ligne, la location des meublés touristiques a connu un essor spectaculaire en France. Dans de nombreux territoires, cet essor a contribué à réduire le nombre de logements disponibles comme résidences principales, voire à augmenter les prix. Face à cette situation, la loi du 19 novembre 2024 sur la régulation des meublés de tourisme, d’initiative parlementaire et soutenue par le Gouvernement, vise un meilleur équilibre entre le développement économique et la satisfaction des besoins de la population locale, qui doit pouvoir se loger. Elle renforce les outils de régulation à disposition des collectivités territoriales. Il est possible de citer de manière non exhaustive les évolutions suivantes. Les communes qui le souhaitent peuvent soumettre à autorisation tout nouveau meublé touristique, via l’extension de la procédure dite de changement d’usage, qui permet de contrôler l’offre de logements. Elles pourront en outre fixer un nombre maximal d’autorisations temporaires de changement d’usage permettant d’affecter temporairement à un autre usage un local qui était jusqu’à présent à usage d’habitation. Afin de préserver les résidences principales, là où les populations locales éprouvent des difficultés particulières à se loger, le plan local d’urbanisme pourra désormais déterminer des zones dans lesquelles les constructions nouvelles de logements devront être utilisées exclusivement comme résidences principales. Le maire pourra en outre réduire la durée maximale de location des résidences principales en meublés de tourisme à 90 jours par année civile, contre 120 auparavant. Les avantages fiscaux dont bénéficient les meublés de tourisme ont été réduits pour inciter les propriétaires à louer leur bien à l’année plutôt que comme meublé touristique. À partir des revenus de location 2025, la fiscalité sur les meublés touristiques non classés sera ainsi alignée sur celle des locations nues. Pour les meublés touristiques classés, qui doivent répondre à un certain nombre d’exigences, un avantage réduit est maintenu. Par ailleurs, la loi du 19 novembre 2024 étend progressivement aux meublés de tourisme les obligations de décence énergétique applicables aux locations de longue durée. Dans un premier temps, depuis l’entrée en vigueur de cette loi, la délivrance d’une autorisation de changement d’usage est subordonnée en France métropolitaine à la fourniture d’un DPE compris entre les classes A et E. Dans un second temps, à compter de 2034, tous les meublés de tourisme qui ne constituent pas la résidence principale du loueur devront respecter les niveaux de performance énergétique d’un logement décent applicables aux locations de longue durée. La loi supprime ainsi un effet d’éviction qui auparavant pouvait inciter les propriétaires bailleurs à se tourner vers la location meublée touristique pour éviter de faire les travaux de rénovation nécessaires. Enfin, au-delà de la loi du 19 novembre 2024, le dispositif « garantie Visale » géré par le groupe Action logement permet d’apporter une garantie aux propriétaires contre le risque d’impayés de loyer et de dégradation du logement. Le dispositif est gratuit et s’adresse aux futurs locataires sous certaines conditions. Compte tenu de la fragilisation des locataires, le Ministère du Logement mobilise les acteurs, représentant les locataires comme les propriétaires, pour élaborer un plan de prévention des impayés locatifs, afin d’intervenir le plus en amont possible dès les premiers signes de vulnérabilité. De même, les textes d’application de la loi du 27 juillet 2023 devant être publiés au 2e semestre 2023 renforceront le rôle des CCAPEX (commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives) en matière de repérage et d’accompagnement des ménages en difficulté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5911</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Délais de versement de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5911. — 15 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les délais de versement de l’aide à la rénovation énergétique, MaPrimeRénov’. Depuis le 1er janvier 2020, l’aide MaPrimeRénov’permet de financer les travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou d’audit énergétique d’une maison individuelle ou d’un appartement en habitat collectif. Le versement de l’aide est conditionné à des travaux effectués par des entreprises labellisées RGE (reconnu garant de l’environnement). En 2024, 340 801 logements ont été rénovés avec l’appui de MaPrimeRénov’. Pour en bénéficier, les dossiers de demande d’aide doivent être déposés sur le site gouvernemental du dispositif. Cette prime doit être versée par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) dans un délai de paiement de deux semaines à deux mois. Néanmoins, de nombreux bénéficiaires font face à des retards importants dans la perception de cette aide. Alors que MaPrimeRénov’est indispensable à la transition écologique et énergétique, ces difficultés dans la perception effective de l’aide sont d’autant plus dommageables qu’elles peuvent constituer, pour de nombreux ménages, un facteur désincitatif à l’engagement de travaux de rénovation. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures afin d’améliorer la visibilité et de réduire les délais de versement de MaPrimeRénov’, permettant aux particuliers d’engager effectivement l’exécution de leurs travaux de rénovation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour permettre aux ménages d’améliorer le confort de leur logement et de réduire leur consommation d’énergie, le Gouvernement a fait de la rénovation énergétique une priorité. Depuis son lancement en 2020, plus de 2,5 millions de logements ont pu bénéficier des aides MaPrimeRénov’ pour réaliser des travaux dans leur logement. Cela représente 11,7 milliards d’euros d’aides publiques, ayant généré 34 milliards d’euros de travaux. Depuis le lancement de MaPrimeRénov’ en 2020, jamais la dynamique de rénovation énergétique n’a été aussi soutenue. L’année 2025 marque une étape décisive avec l’accélération de la rénovation d’ampleur dont le rythme a triplé entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025. La dynamique permet de garantir l’atteinte des objectifs 2025 de l’Anah de 100 000 rénovations d’ampleurs engagées dans l’année. Cette forte accélération, combinée à l’adoption tardive de la loi de finances pour 2025, a naturellement eu un impact sur la capacité des services de l’Etat comme des collectivités à instruire les dossiers. Les délais d’instruction se sont allongés, passant de 70 à 100 jours en moyenne. Les délais de paiement sont en revanche stables à 40 jours en moyenne. Il convient de rappeler qu’en raison de l’absence de loi de finances au 1er janvier 2025, le gouvernement a été contraint de recourir au régime des services votés, ce qui a empêché l’engagement de nouvelles subventions. Bien que l’instruction des dossiers ait poursuivi son cours, elle n’a pas pu être finalisée avant l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025. Depuis sa publication le 14 février 2025, l’octroi de nouvelles subventions a pu reprendre. Par ailleurs, l’Anah accentue significativement, depuis septembre 2022, sa politique de lutte contre la fraude suite au constat de pratiques irrégulières. Ainsi, elle a été amenée à renforcer de manière substantielle ses contrôles sur les dossiers de demande de subvention. Ces contrôles ont permis de sécuriser le parcours des ménages concernés mais ont également généré un allongement des délais de traitement des dossiers. En particulier, depuis le début de l’année 2025, l’Anah a été la cible de nouveaux types de fraude impliquant des accompagnateurs à la rénovation globale peu scrupuleux qui ont déposé en masse des dossiers de faible qualité voire présentent des suspicions de fraudes ou de manquements manifestes (non-respect de l’indépendance et de la neutralité avec les entreprises de travaux, entreprises de travaux éloignées du lieu des travaux, suspicion d’audits énergétiques de complaisance). Plusieurs milliers de dossiers suspicieux ont ainsi été identifiés pour lesquels l’Anah s’attache à trouver des solutions pour que les ménages et les entreprises concernés soient le moins impactés possibles. Rappelons toutefois que la fraude à MaPrimeRénov’ représente de l’ordre de 3% des montants engagés et que ce chiffre est en diminution comme l’indiquent les services du ministère de l’économie et des finances. L’Agence nationale de l’habitat sécurise déjà la validité des coordonnées bancaires de bénéficiaires des aides. Ce processus de contrôle a été renforcé par la loi de Finances pour 2025 avec l’intégration d’une mesure supplémentaire permettant à l’agence d’accéder au fichier des comptes bancaires (Ficoba) au 2è semestre 2025 afin de renforcer la vérification du caractère non frauduleux des comptes bancaires référencés pour percevoir les aides. Par ailleurs, la proposition de loi contre toutes les fraudes aux aides publiques prévoit de nombreuses mesures qui vont permettre de renforcer les outils de lutte contre la fraude. On peut citer en particulier l’interdiction de démarchage pour les autres modes de prospection que le téléphone (SMS, Mail, réseaux sociaux), le partage d’information entre Tracfin et l’Anah, le renforcement des sanctions à l’encontre des Accompagnateur Rénov’ ou encore la publication par l’Anah et la DGCCRF des noms des entreprises qui auront fait l’objet de sanctions (« name and shame »). Dans ce contexte particulier, l’Anah continuera à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la qualité et la rapidité du traitement des dossiers, dans un processus continu d’amélioration et de prise en compte des remontées du terrain, des élus et des parlementaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5967</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4928</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Fraudes aux dispositifs d’aide à la rénovation énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5967. — 15 avril 2025. — M. David Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les fraudes constatées dans le cadre des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique, notamment MaPrimeRénov’. Ces initiatives majeures pour favoriser la transition énergétique mais également la rénovation des logements vétustes sont nécessaires. Ces dernières permettent notamment à de nombreux foyers de rénover leur logement et par conséquent de réduire leur consommation énergétique. Néanmoins, ces aides publiques doivent être accompagnées de garanties solides pour éviter que ses bénéficiaires ne soient exposés à des pratiques frauduleuses. Malheureusement, de plus en plus de ménages signalent des entreprises, dont certaines labellisés par l’État, ayant des pratiques douteuses, des changements de noms des mandataires, des changements de SIRET rendant impossible tout recours. Pire encore, certaines installations sont défectueuses entraînant une très forte hausse de la consommation énergétique et nécessitent des réparations coûteuses. Malgré la fréquente reconnaissance par diverses structures, assurances, assistants juridiques de la responsabilité engagée de certaines entreprises, les usagers se heurtent à un manque de réponses concrètes et se retrouvent isolés. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour renforcer les contrôles des entreprises intervenant dans le cadre de MaPrimeRénov’, mais également les dispositifs d’accompagnement et les voies de recours accessibles aux citoyens victimes d’arnaques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4928</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[2,5 millions de ménages ont pu bénéficier de MaPrimeRenov’ depuis sa mise place en 2020 pour leur permettre d’améliorer leur confort de vie, de baisser leur facture énergétique et d’émettre moins de gaz à effet de serre. Les 13,9 Mds€ de subventions versées entre 2020 et 2024 ont permis d’accompagner la mise en œuvre de 37,9 Mds€ de travaux confirmant par ailleurs l’effet levier important de l’aide sur l’économie et l’artisanat. Aux côtés de ces chiffres qui révèlent une forte évolution à la hausse de la rénovation du parc privé de logements, cette politique publique fait l’objet de nombreuses tentatives frauduleuses afin de capter de l’argent public. Le Gouvernement dispose des éléments suivants pour évaluer ce phénomène : Fraudes évitées : en 2024, dans le contexte d’un budget de 3,3 Mds€ environ d’aides engagées et de 1,8 Md€ d’aides décaissées par l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah), 44 000 dossiers suspects ont fait l’objet de contrôles renforcés ce qui a permis d’éviter 229M€ de fraudes, soit 7% des aides. Fraudes détectées et avérées : 8M€ d’aides versées ont fait l’objet de fraude avérée au travers de dossiers qui font l’objet de contentieux et de procédures de recouvrement. Fraudes potentielles et en cours d’enquête : Tracfin (Ministère de l’Economie) évalue à environ 100M€ / an le potentiel de fraude sur les aides à la rénovation énergétique dans leur ensemble c’est-à-dire à la fois l’aide MaPrimeRénov’ et les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) et non 400M€ / an selon un chiffre qui a circulé. Ce chiffre est en baisse sur les dernières années du fait des actions mises en place par l’Anah. Le Gouvernement lutte avec la plus grande détermination contre les diverses pratiques frauduleuses observées en matière de rénovation énergétique, notamment pour protéger les particuliers et les professionnels du secteur. Une cellule de veille interministérielle anti-fraude aux aides publiques rattachée à la mission interministérielle de lutte anti-fraude (MICAF) a été mise en place le 5 décembre 2023. Elle réunit, en vue d’une meilleure détection et sanction, les services de gendarmerie, de police, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), la DGFIP (Direction générale des Finances publiques), Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), la DG Travail (Direction générale du Travail), le parquet de la JUNALCO (Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée), le parquet européen et les services en charge de la conception et du déploiement de la politique de rénovation énergétique des logements (DGALN : Direction générale de l’aménagement du logement et de la Nature, DGEC : Direction générale de l’Energie et du Climat, ANAH : Agence nationale de l’habitat). Elle définit des stratégies d’action et d’enquête concertées. Un plan interministériel cohérent associant l’ensemble des acteurs concernés a également été présenté par le Gouvernement en novembre 2023. Le premier axe de ces mesures est d’améliorer la prévention et de limiter les risques d’escroquerie. Une communication adaptée a été mise en place par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) et l’Anah (campagnes de communication, sites internet du service public de l’habitat France Rénov, espaces conseils France Rénov’, Maisons France Service) pour rendre plus accessible l’information sur les bons réflexes que doit avoir un ménage pour se protéger des fraudeurs. Les ménages peuvent ainsi effectuer des signalements ou porter plainte et sont accompagnés pour le faire (service public de l’habitat France Rénov). Ces signalements et dépôts de plaintes des ménages complètent les diverses informations dont les administrations disposent, à l’image des déclarations de soupçons reçues par Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins). Ces informations font l’objet d’une exploitation et d’un partage dans le cadre législatif en vigueur afin de déceler les tentatives de fraudes, qui sont par nature dissimulées et complexes. Ces signalements contribuent également à cibler les actions de contrôle et de détection, qui constituent le second axe de lutte contre la fraude. A titre d’exemple, pour faire face aux pratiques trompeuses, dont notamment le démarchage frauduleux, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) pilote depuis 2014 une enquête nationale pluriannuelle visant l’ensemble des professionnels de la rénovation énergétique au stade précontractuel. L’enquête nationale réalisée en 2023 auprès de 797 établissements dans le secteur de la rénovation énergétique a ainsi fait ressortir, parmi ces établissements ciblés, un taux d’anomalie de 50% (contre 54 % en 2022). Ces anomalies ont donné lieu à un nombre important de suites : 139 avertissements (mesures pédagogiques rappelant les dispositions en vigueur), 203 injonctions administratives, 122 procès-verbaux pénaux et 77 procès-verbaux administratifs. En 2024, le renforcement des moyens consacrés à ces enquêtes, et notamment le doublement des effectifs CCRF dédiés, a permis la réalisation de plus de 1 300 visites. Des sanctions pénales significatives ont été prononcées à la suite d’enquêtes des services de la CCRF ; par exemple en 2024, 16 salariés d’une entreprise de la Haute-Vienne ont été condamnés à des peines de prison : le dirigeant a notamment été condamné à 5 années d’emprisonnement, donc 4 fermes. Par ailleurs, depuis 2022, les moyens et les actions de lutte contre la fraude au sein de l’Anah ont été considérablement renforcés : 100% des dossiers font l’objet d’un premier niveau de contrôle, ce qui permet ensuite au travers de contrôles renforcés de bloquer les dossiers avant paiement. Le taux de contrôles sur place en 2024 était de 10% des dossiers et l’Anah vise une augmentation progressive dès 2025 pour atteindre 20% en 2027. Il convient en particulier de signaler que, depuis le début de l’année 2025, l’Anah a été la cible de nouveaux types de fraude impliquant des accompagnateurs à la rénovation globale peu scrupuleux qui ont déposé en masse des dossiers de faible qualité voire présentent des suspicions de fraudes ou de manquements manifestes (non-respect de l’indépendance et de la neutralité avec les entreprises de travaux, entreprises de travaux éloignées du lieu des travaux, suspicion d’audits énergétiques de complaisance). Plusieurs milliers de dossiers suspicieux ont ainsi été identifiés pour lesquels l’Anah s’attache à trouver des solutions pour que les ménages et les entreprises concernés soient le moins impactés possibles. Enfin, afin de renforcer encore les leviers d’action des services de l’Etat, depuis la prévention jusqu’aux sanctions, le Gouvernement se félicite des avancées permises par la proposition de loi contre toutes les fraudes aux aides publiques, n° 447, déposée le mardi 15 octobre 2024 par M. le député Thomas Cazenave. Il s’est attaché à soutenir les mesures qui y sont proposées et les mettra en oeuvre le plus rapidement possible dès son adoption définitive. Parmi les mesures, contenues dans la proposition de loi précitée, on peut citer en particulier l’interdiction de démarchage pour les autres modes de prospection que le téléphone (SMS, Mail, réseaux sociaux), le partage d’information entre Tracfin et l’Anah, le renforcement des sanctions à l’encontre des Accompagnateur Rénov’ ou encore la publication par l’Anah et la DGCCRF des noms des entreprises qui auront fait l’objet de sanctions (« name and shame »).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5157</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4930</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Soutien aux initiatives d’adaptation au changement climatique outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5157. — 18 mars 2025. — M. Marcellin Nadeau rappelle à M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, que la question de l’érosion côtière est un problème fondamental dans lesdits outre-mer et notamment en Martinique, comme il a pu lui-même le constater lors de son dernier séjour, et plus particulièrement un problème de gestion pour l’avenir. La Martinique est en effet confrontée à de nombreux risques associés au changement climatique, qu’il s’agisse d’élévation du niveau de la mer, de submersion marine ou d’érosion côtière. Treize communes sont inscrites sur la liste des territoires exposés au recul du trait de côte, publiée en avril 2022 par le Gouvernement, et adaptent leurs politiques de planification urbaine. Mais, de fait, chaque année l’océan gagne du terrain, en moyenne un mètre sur le littoral. Si l’érosion est un phénomène naturel, son accélération relève souvent des activités humaines (prélèvement de sable, déforestation, suppression des mangroves protectrices, urbanisation, fragilisation des récifs coralliens). Pour remédier à ces risques, certaines communes (La Trinité) ont eu recours à des ouvrages de défense comme des enrochements ou des digues, mais ces solutions coûteuses se révèlent souvent temporaires ou inadéquates, comme la tempête Cynthia l’a aussi mis en évidence en France hexagonale à Oléron. D’autres, comme Le Prêcheur, ont développé des solutions innovantes d’adaptation à la transition écologique par déplacement de la population impactée et déplacement en sécurité du centre-bourg dans les hauteurs. Cette opération soutenue par le plan urbanisme construction architecture (PUCA), la DEAL de Martinique, reste cependant en attente des financements nécessaires. Il lui demande donc quel accompagnement de ces initiatives son ministère pourrait mettre en œuvre dans la mesure où de telles initiatives sont une réponse conséquente au changement climatique qui se pose avec d’autant plus d’acuité aux dits outre-mer ; il insiste sur l’opportunité qu’il y aurait pour le ministère des outre-mer à prendre des initiatives fortes en cette année symbolique de la mer, lui qui est présent sur tous les océans du globe.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4930</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Martinique, à l’instar des autres territoires d’outre-mer, est confrontée à de nombreux risques associés au changement climatique, notamment les phénomènes météorologiques extrêmes, l’élévation du niveau de la mer, les submersions marines et l’érosion côtière. Météo France prévoit qu’aux Antilles françaises, les températures devraient augmenter de +1,5 à +2°C d’ici 2055, et de +2,5 à +3,5°C d’ici 2080 pour la saison sèche. Les vagues de chaleur seront par ailleurs plus fréquentes. Même si les prévisions des précipitations annuelles s’orientent vers une baisse (jusqu’à -15 %) dans les années à venir, Météo France prévoit une augmentation de la fréquence des ouragans et des pluies cycloniques. Un autre phénomène menace les populations côtières et le littoral martiniquais : l’érosion des sols marins. Ce phénomène, s’ajoutant à la hausse du niveau de la mer due au réchauffement climatique, a déjà augmenté la profondeur des eaux dans ces régions ; il fragilise aussi les récifs coralliens, barrières de protection essentielles contre les vagues, les tempêtes et l’érosion des côtes. L’industrie de la pêche côtière, secteur économique important dans la région, est aussi impactée. Aussi, le Gouvernement met en place plusieurs initiatives. Le Gouvernement met à disposition le fonds vert pour soutenir les investissements locaux afin d’accélérer la transition écologique dans les territoires. Il intervient dans trois domaines : la performance environnementale, l’adaptation du territoire au changement climatique, dont la résilience des territoires face aux risques, et l’amélioration du cadre de vie. Il est reconduit en 2025 avec une enveloppe de 1,15 milliard d’euros. La structuration du fonds vert est maintenue en 2025 autour de trois axes et 19 mesures. L’axe 2, relatif à l’adaptation au changement climatique, comporte une mesure « Adaptation au recul du trait de côte ». Les projets ciblés doivent permettre de soutenir les collectivités dans la mise en œuvre d’opérations d’anticipation (plans partenariaux d’aménagement, cartographies locales d’exposition, etc.) et d’adaptation aux effets du changement climatique et au recul du trait de côte. En 2025, un cofinancement de l’élaboration des stratégies locales de gestion intégrée du trait de côte (SLGITC) est créé. Par ailleurs, le Gouvernement a mandaté une mission inter-inspections dédiée aux mesures d’adaptation au recul du trait de côte dans les outre-mer. Cette mission est en cours. Elle vise à définir un modèle de financement pour la recomposition spatiale des territoires littoraux soumis au recul du trait de côte. Les résultats de la mission devraient permettre concrètement d’avancer la réflexion sur les modalités de financements. De plus, à l’échelle nationale, le Gouvernement a élaboré le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), lancé le lundi 10 mars 2025. Le PNACC-3 prévoit un ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire, hexagone et outre-mer, aux impacts visibles et attendus du changement climatique. L’accent est mis sur la dimension territoriale et sur le financement des mesures. 260 millions d’euros sont prévus en 2025 pour financer les actions relevant du PNACC. Pour les outre-mer plus spécifiquement, la direction générale des outre-mer élabore la stratégie d’adaptation et d’atténuation au changement climatique, qui correspond à la mesure 63 du comité interministériel des outre-mer (CIOM) de juillet 2023. Cette démarche s’incarne d’ailleurs dans les territoires grâce aux « conéfrences des parties régionales » qui visent à définir au niveau territorial les leviers d’actions permettant aux outre-mer d’atteindre notamment les objectifs nationaux fixés en termes de réduction de gaz à effet de serre (GES) et de protection de la biodiversité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>53</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4931</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Menace de disparition d’une partie importante du réseau de biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            53. — 1 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la menace de disparition d’une partie importante du réseau de biologie médicale en France. Force est de constater que le pays connaît une désertification médicale croissante et une pénurie inquiétante des médicaments courants. Dans ce contexte, la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a annoncé en juin 2024 aux représentants du secteur de biologie médicale libéraux et hospitaliers que l’accord triennal 2024-2026 signé l’année dernière avait été construit sur des données erronées pour les dépenses 2023 et les prévisions de croissance 2024. Pensant agir dans une relation de confiance avec les pouvoirs publics, les syndicats ont accepté des conditions financières déjà très contraignantes sur les 3 ans, avec une réduction de l’enveloppe budgétaire dédiée à la prise en charge des examens réalisés par la profession de 185 millions d’euros en 2023 puis 138 millions d’euros à partir du 1er janvier 2024. Ce plan de rigueur est de loin le plus drastique des professions de santé, accepté en responsabilité vis-à-vis de la situation générale tendue des comptes publics. La nouvelle baisse de 360 millions d’euros est le coup de grâce après les 323 millions d’économie consentis par la profession et représenterait une rupture de confiance définitive pour l’avenir. De nombreuses sociétés de biologie médicale présentaient déjà des déficits financiers en 2023, avant la baisse de 2024. Les laboratoires hospitaliers manquent de moyens et sont également impactés par ces baisses de tarifs. Le secteur de la biologie médicale ne dispose d’aucune marge de manœuvre supplémentaire de gain de productivité par la concentration. Dans ces conditions, la dégradation du maillage en biologie médicale va se produire en l’absence de mesures fortes de la CNAM pour corriger les impacts négatifs de sa décision. Cette mesure aura en effet, à très court terme, les conséquences suivantes : fermeture des sites les plus fragiles, réduction des horaires et jours d’ouverture, réduction du personnel administratif et paramédical, etc. Cette décision prise par la CNAM risque d’aboutir à la disparition de la biologie médicale en France. La disparition de ce service de proximité est un désastre sanitaire avec des conséquences immédiates sur la santé publique, une rupture de l’égalité de la qualité des soins, principe constitutionnel intangible. Certes, des sites se sont ouverts depuis 2 ans dans les zones urbaines, conséquences d’une concurrence privée entre réseaux et groupes de laboratoires, mais le drame concerne les zones rurales, les petits villages où les Français devront payer cher leur essence pour se déplacer au laboratoire. Compte tenu de la gravité de la situation, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement entend renégocier l’accord sur des bases réalistes et l’enrichir dans un esprit de responsabilité et de bien commun. Aussi, elle lui demande la suspension de l’accord triennal afin d’engager des concertations avec les syndicats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>327</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4931</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Crise chez les laboratoires de biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            327. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Loir* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation alarmante que connaissent les laboratoires de biologie médicale en France. En réaction à l’annonce d’une baisse drastique de près de 10 % des tarifs des actes de biologie, les syndicats de biologistes ont décidé d’entrer en grève et de fermer les laboratoires du vendredi 20 septembre au lundi 23 septembre 2024, avec la possibilité de reconduire cette action. Cette décision fait suite à une série de réductions tarifaires, représentant déjà une baisse cumulée de 11 % sur les deux dernières années et apparaît en contradiction avec le protocole signé en 2023 entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les biologistes médicaux. Ce même protocole comportait des clauses de sauvegarde visant à répartir de manière plus équitable les charges liées à l’augmentation du volume des examens entre la CNAM et les biologistes. Ces clauses sont aujourd’hui ignorées par la CNAM, sous prétexte que les estimations initiales, fournies par cette même instance, étaient erronées. Ces baisses tarifaires, exigées par la CNAM, auront des répercussions conséquentes sur l’organisation des soins dans le pays, la plus grave étant la fermeture possible de nombreux laboratoires, particulièrement en zones rurales, où les populations sont déjà confrontées à des difficultés d’accès aux soins. De plus, les laboratoires seront contraints de réduire leurs horaires d’ouverture, compromettant ainsi l’accès aux diagnostics médicaux, pourtant indispensables à près de 70 % des actes médicaux. Il faut d’ailleurs rappeler que les laboratoires d’analyses dépendent entièrement des prescriptions. Ces analyses sont essentielles au suivi des patients pour diagnostiquer de manière rapide et fiable de nombreuses pathologies, des infections aiguës aux maladies chroniques. Elles permettent aux médecins de poser un diagnostic éclairé, facilitant ainsi la mise en place d’un traitement adapté. Elles jouent un rôle crucial dans la prévention des maladies et le suivi des patients atteints de pathologies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures elle compte prendre pour garantir la pérennité des laboratoires de biologie médicale en France, en particulier en zones rurales et si elle entend intervenir afin de faire respecter le protocole de 2023, dans un esprit de juste répartition des charges avec la CNAM, tel que demandé par la profession, à travers un partage juste et équitable de l’accroissement des volumes des prestations. Elle souhaiterait également savoir quelles actions concrètes seront menées pour éviter l’avènement d’une « biologie low cost » qui menacerait l’égalité d’accès aux soins pour les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>588</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4932</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nouvelle réduction du budget alloué aux dépenses des laboratoires de biologie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            588. — 8 octobre 2024. — M. Frédéric Boccaletti* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les raisons qui ont conduit le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) à annoncer, une nouvelle fois, une baisse conséquente de 9 % du budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques quand en juin, il annonçait seulement des ajustements de prix. En effet, le 11 septembre 2024, alors même que le Gouvernement était démissionnaire et sans aucune concertation, certaines prestations voyaient leur prix déjà raboté, passant à 2,25 euros par exemple pour le test d’hémoglobine glyquée, soit une diminution de 53 %. Un test pourtant très utile dans le dépistage du diabète, concernant de plus en plus de Français. Il ne s’agit dès lors plus d’un simple ajustement de prix, tel qu’annoncé par M. Fatôme. Cette année, pour les laboratoires de biologie médicale, c’est donc encore 120 millions supplémentaires de manque à gagner (soit 360 millions en année pleine) sur un total de 3,8 milliards, alors que les investissements en matériels de pointe qu’ils ont dû faire en urgence pendant la covid-19 ne sont toujours pas amortis et que les mensualités perdurent. Comment embaucher, restructurer sans dégrader l’offre dans de telles conditions d’exercice ? L’an passé, les laboratoires avaient accepté un accord triennal et déjà concédé un effort de 135 millions d’euros en ce début d’année. S’il y a eu effectivement une augmentation des prescriptions d’examens de biologie de l’ordre de 5 % l’an passé, il paraît injuste de les en rendre responsables alors qu’ils ne sont pas les prescripteurs et ne peuvent donc pas agir sur les volumes de prescriptions. De plus, avec 57 euros par an et par habitant, les laboratoires français sont les moins chers d’Europe. Au total sur ces trois dernières années, ils ont subi une coupe budgétaire de 20 %, en période d’inflation. M. le député demande donc à Mme la ministre si ces nouvelles coupes budgétaires pour les biologistes sont compatibles avec le maintien d’un réseau de proximité de qualité. En effet, les laboratoires n’auront bientôt plus les moyens de s’adapter et les plus petits d’entre eux, ou ceux installés en milieu rural, risquent de fermer, entraînant une plus forte désertification et parfois une perte de chance de diagnostic pour les patients. D’autre part, ayant notifié les revendications des syndicats et leur grève de quatre jours en septembre 2024, il lui demande si le Gouvernement compte maintenir sa position malgré le danger que cela ferait peser sur la santé des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>801</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4932</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Cosson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisse du remboursement des examens de biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            801. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Cosson* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences négatives à très court terme de la décision de la CNAM parue au JO du 3 septembre 2024 de baisser de 9,4 % l’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie dédiée au remboursement des examens de biologie médicale. Cette décision de l’assurance maladie représente une baisse de 360 millions d’euros sur les 12 prochains mois et s’ajoute aux 323 millions d’euros d’économie déjà consentis par les biologistes médicaux entre 2023 et 2024 au titre de l’accord censé fixer les règles de la régulation du secteur par la Sécurité sociale signé le 23 juillet 2023. Cette décision aura un impact désastreux sur le système de santé, entraînant l’aggravation de la pénurie de soins, la réduction des horaires d’ouverture de laboratoires et la disparition de laboratoires de proximité surtout en zones rurales. Dans cette situation, les biologistes nous alertent. Consciente des contraintes imposées par le nécessaire équilibre des finances publiques, la profession veut faire preuve de responsabilité sur ce sujet et souhaite une répartition équitable de la charge d’augmentation des examens quand la demande de soins augmente. Il lui demande de réexaminer cette décision du 3 septembre dernier et d’ouvrir de nouvelles négociations avec les biologistes médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>993</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4933</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Grèves des laboratoires de biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            993. — 15 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la récente décision de l’assurance maladie concernant les laboratoires de biologie médicale. Cette décision, publiée au Journal officiel le 3 septembre 2024, prévoit une réduction significative de près de 9 % de l’enveloppe budgétaire destinée au remboursement des examens de biologie médicale. Cette baisse, équivalente à 360 millions d’euros sur les douze prochains mois, s’ajoute aux 323 millions d’économies déjà consenties par cette même profession entre 2023 et 2024. Cela porte à plus de 20 % la baisse cumulée en moins de deux ans, créant une situation insoutenable pour les laboratoires de biologie médicale et surtout pour les patients qui en dépendent. Les laboratoires de biologie médicale ont toujours su faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, même face aux nombreuses contraintes financières qui leur ont été imposées. En effet, ils ont déjà consenti à une baisse de 7 % des tarifs en 2023 et de 4 % supplémentaires au 1er janvier 2024, dans un contexte économique fortement inflationniste. Cependant, cette nouvelle réduction budgétaire, prise unilatéralement par l’assurance maladie sans concertation, met en péril l’ensemble du secteur de la biologie médicale et, plus largement, le système de santé français. Des conséquences déplorables pour les patients et le système de santé. Les répercussions de cette nouvelle mesure sont considérables. En effet, cette réduction budgétaire va inévitablement conduire à une dégradation du service rendu aux patients et ce à très court terme. Les conséquences concrètes seront nombreuses, tant pour les patients que pour les professionnels de santé : dégradation du service médical rendu : les laboratoires, en raison de cette baisse drastique des financements, ne pourront plus maintenir le niveau de qualité des examens réalisés, ni répondre à la demande croissante en matière de diagnostic médical ; fermeture de sites de proximité : les laboratoires situés dans des zones rurales ou semi-rurales, essentiels pour la prise en charge des urgences, seront les premiers touchés par ces fermetures. Les habitants de ces régions verront donc leur accès aux soins se réduire considérablement ; réduction des horaires d’ouverture : les laboratoires, pour faire face à cette réduction budgétaire, seront contraints de réduire leurs plages horaires, compliquant ainsi l’accès aux soins pour de nombreux patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques nécessitant un suivi régulier ; engorgement des services d’urgences : dans les hôpitaux, la saturation des prélèvements et des urgences biologiques va s’aggraver, rendant encore plus difficile la gestion quotidienne des soins, notamment dans un contexte où les services hospitaliers sont déjà sous forte pression ; incapacité à contribuer aux ambitions en matière de prévention : la biologie médicale joue un rôle central dans la prévention des maladies, qu’il s’agisse de pathologies infectieuses ou chroniques. Avec cette réduction de financement, il deviendra impossible pour les laboratoires de participer pleinement aux politiques publiques de prévention, notamment en ce qui concerne les dépistages et le suivi des maladies. En outre, cette baisse intervient alors que la biologie médicale représente une composante essentielle du système de soins français. Près de 70 % des diagnostics médicaux reposent sur des analyses biologiques. La biologie médicale française est l’une des plus performantes au monde : chaque jour, environ 500 000 patients sont pris en charge, avec 90 % des examens rendus dans la journée. Cela démontre la réactivité et l’efficacité d’une profession qui contribue à la qualité des soins en France. De plus, la biologie médicale joue un rôle majeur dans la gestion des crises sanitaires. Elle a été en première ligne pendant la pandémie de covid-19 et continue de l’être face à d’autres épidémies telles que la coqueluche et peut-être demain, MPOX. La précarisation de ce secteur rendra plus difficile la gestion de futures crises sanitaires, compromettant ainsi la capacité de notre système de santé à répondre à des situations d’urgence. Le retrait d’une mesure unilatérale et destructrice. La profession de biologiste médical a toujours su démontrer sa responsabilité et sa volonté de collaborer avec les autorités sanitaires pour préserver l’équilibre des finances publiques. Cependant, la profession ne peut accepter une nouvelle baisse de ses rémunérations après avoir déjà consenti d’importants sacrifices. Mme la députée demande donc le retrait de cette mesure qui menace gravement l’équilibre de la profession et la qualité des soins pour les patients. Il est crucial de rappeler que les biologistes médicaux exercent une profession « prescrite » et n’ont que très peu de marge de manœuvre pour ajuster les actes qu’ils réalisent. La demande d’analyses provient exclusivement des prescriptions médicales, ce qui rend la baisse des tarifs d’autant plus injuste et incohérente dans un contexte de demande croissante en matière de santé. Au-delà de la simple question des tarifs, c’est bien la viabilité de tout un secteur qui est en jeu. Face à l’absence de concertation avec l’assurance maladie, la profession s’est mobilisée pour obtenir les moyens nécessaires à la poursuite de ses activités, avec une visibilité suffisante pour offrir des soins de qualité sur l’ensemble du territoire. Les annonces faites cet été par les représentants de l’assurance maladie n’ont répondu ni aux attentes des professionnels ni aux besoins réels du secteur. Il est donc impératif de rouvrir le dialogue et de parvenir à une solution juste et équitable. Dans ce contexte alarmant et face à la surdité des pouvoirs publics, les syndicats de biologistes médicaux, tant dans le secteur libéral que dans le secteur hospitalier, ont décidé d’une mobilisation massive, jamais vue auparavant. Cette mobilisation, qui témoigne de l’inquiétude profonde et de la détermination des professionnels de la biologie médicale, est une alerte que nous ne pouvons ignorer. Elle reflète l’urgence de la situation et la nécessité de trouver rapidement une issue à cette impasse. La fermeture des laboratoires, bien que regrettable, est une mesure de dernier recours pour attirer l’attention sur les conséquences désastreuses de cette réduction budgétaire. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour ce dossier urgent dans une période générale de forte tension dans les milieux médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1034</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Laboratoires d’analyses - tarification d’actes d’examens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1034. — 15 octobre 2024. — M. Paul Molac* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’inquiétude des laboratoires d’analyses et notamment ceux des zones rurales suite à la nouvelle baisse des tarifs d’actes d’examens de près de 10 %, imposée par l’assurance maladie. Cette baisse, la troisième en deux ans pourrait avoir des conséquences pour les patients à court terme et impacter davantage un nombre important de laboratoires déjà dans le « rouge ». Les professionnels ne pourraient faire autrement que de baisser l’offre en fermant des laboratoires de proximités, notamment ceux gérant les urgences en zone déjà en difficulté. Cela peut aussi mener à la réduction d’horaire d’ouverture, le patient dans certains cas devant alors se rendre aux urgences. Le rôle de soupape des laboratoires peut disparaître progressivement et risque alors d’engorger davantage les services d’urgences. Cette nouvelle baisse de tarifs risque également de détériorer les conditions de travail du personnel et d’empêcher de travailler sur l’innovation et la médecine prédictive, puisqu’il ni aura plus le temps ni le budget. Il demande alors au Gouvernement d’échanger avec les représentants des laboratoires d’analyses afin de trouver ensemble la juste tarification des actes et le bon équilibre des comptes de la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1315</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1315. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes des biologistes médicaux quant à la baisse du remboursement des examens en biologie médicale, suite à la décision unilatérale de l’assurance maladie. Alors que la biologie médicale française joue un rôle central dans le système de soins, cette décision aura des conséquences négatives sur l’organisation des laboratoires, sur la prise en charge des patients et plus largement sur l’offre de soins. La profession, bien que consciente des contraintes budgétaires, demande une répartition équitable de la charge d’augmentation des examens. Aussi, il lui demande quelle réponse elle entend apporter à ces légitimes préoccupations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2019</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire dédiée au remboursement des examens de biologie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2019. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Descoeur* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les inquiétudes dont lui ont fait part les syndicats représentatifs des biologistes médicaux au sujet d’une décision prise par l’assurance maladie, parue au Journal officiel le 3 septembre 2024, de baisser de près de 9 % l’enveloppe budgétaire dédiée au remboursement des examens de biologie médicale. Une baisse qui interviendrait après d’autres diminutions ces deux dernières années, de 11 %. Les syndicats dénoncent une décision prise de façon unilatérale et sans concertation. Cette restriction budgétaire aurait, selon eux, des conséquences négatives à très court terme sur l’organisation des laboratoires de biologie médicale, la prise en charge des patients et plus généralement sur le système de santé. Ils craignent que les laboratoires soient contraints de fermer courant décembre 2024 faute d’une enveloppe budgétaire suffisante. C’est pourquoi les biologistes médicaux demandent la suspension de cette décision et l’ouverture de discussions. Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ce point et les réponses qu’il entend leur apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2377</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4935</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2377. — 26 novembre 2024. — M. Bertrand Bouyx* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la baisse conséquente de près de 10 % du budget de la sécurité sociale destiné aux examens et prélèvements biologiques. En août 2024, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) a présenté l’évolution des volumes de biologie. La demande d’analyse biologique est nettement plus forte qu’attendue sur les premiers mois de 2024, avec une augmentation constatée d’environ 5,5 % en volume. La Cnam prévoit de maintenir l’enveloppe budgétaire fixée pour l’année dans le but de respecter les termes de l’accord triennal, ce qui implique une réduction de certains tarifs. Les biologistes reprochent à la Caisse nationale d’assurance maladie d’avoir bâti l’accord conventionnel triennal de 2024-2026 signé en juin 2023 autour de prévisions erronées et de l’avoir rompu et ainsi d’avoir décidé, sans concertation préalable, de réduire les tarifs des actes à partir de septembre 2024. Cette baisse qui s’explique en grande partie par le repli des remboursements de tests liés à la covid-19, ainsi que par le doublement des participations forfaitaires des patients, risque tout de même d’avoir des conséquences pour l’offre de soins et la prise en charge des patients. Il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre aux inquiétudes de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2893</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4935</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La fermeture des laboratoires de biologie médicale du 23 au 31 décembre 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2893. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de la fermeture des laboratoires de biologie médicale du 23 au 31 décembre 2024. Du 23 au 31 décembre, les professionnels des laboratoires de biologie médicale vont fermer leurs portes pour manifester leur mécontentement contre la réduction des tarifs de nombreux actes de biologie décidée par l’assurance maladie en septembre 2024. Les laboratoires de biologie médicale sont indispensables pour le diagnostic et le suivi des patients dans leur parcours de soins. En raison des difficultés rencontrées par les structures hospitalières, ces derniers connaissent depuis plusieurs mois une croissance de leur fréquentation et donc une hausse très sensible d’activité. Cette hausse a logiquement engendré une dépendance de beaucoup de Français envers ces cabinets, dépendance qui aggrave les conséquences de leur fermeture. Si la mobilisation des professionnels des laboratoires de biologie médicale s’entend, la perspective de leur fermeture angoisse et inquiète beaucoup des concitoyens qui sont suivis quotidiennement pour des maladies parfois graves. Cette angoisse est renforcée par l’absence de service minimum des urgences et accentue donc l’inégalité d’accès aux soins des patients. À titre d’exemple, pendant ces près de 10 jours de fermeture, une personne suivie quotidiennement sera, faute de pouvoir être accueillie dans un laboratoire, réorientée vers un hôpital, probablement déjà engorgé. De la même manière, un patient souhaitant prendre un rendez-vous pendant ses congés, ne pourra pas le faire dans un laboratoire et devra repousser l’échéance à une date ultérieure. De surcroît, les retards provoqués par ces fermetures entraîneront fort probablement un allongement des délais d’attente en janvier 2025. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures l’État entend prendre afin qu’aucun patient ne soit laissé sans solution pendant près de 10 jours et quelles mesures il entend prendre afin de répondre à la vive inquiétude des laborantins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4935</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les laboratoires de Biologie médicale constituent des acteurs essentiels du système de santé et toutes les mesures sont mises en oeuvre pour leur permettre d’exercer leurs activités dans de bonnes conditions, au service des patients. La dynamique des volumes de dépenses de biologie en 2024 a conduit à la mise en place de mesures de régulation tarifaire, conformément aux dispositions du protocole d’accord sur la biologie médicale pour la période 2024-2026, conclu entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) et les organisations syndicales représentatives des directeurs de laboratoires de biologie médicale. Lors du comité de suivi prévu par le protocole en juin 2024, une croissance des volumes bruts des dépenses de biologie de 5,5 % sur les premiers mois de l’année a été constatée, laissant anticiper un dépassement significatif de l’enveloppe prévue par le protocole pour l’année. En effet, le protocole 2024-2026 limite la hausse des dépenses à + 0,4 % sur une enveloppe définie (hors Covid, dépenses de santé publique et chocs exogènes). En cas de dépassement prévisionnel de l’enveloppe, le protocole prévoit la mise en œuvre de mesures de régulation par des ajustements des cotations des actes inscrits à la nomenclature de biologie médicale ou des tarifs par avenant conventionnel. C’est dans ce cadre que s’inscrit la décision du directeur général de l’UNCAM du 21 août 2024, procédant à la modification de la cotation de certains actes, avec un impact budgétaire estimé à 110 M € d’économies sur l’année 2024. Un nouvel accord a été conclu le 20 décembre 2024 entre l’Assurance maladie et trois syndicats représentatifs pour tenir compte des baisses de tarifs opérées à partir de septembre et du ralentissement des volumes observé sur la fin de l’année 2024. Cet accord prévoit une stabilité des tarifs sur les années 2025 et 2026, à l’exception de la revalorisation de certains tarifs de 1,75 % début 2025 et 2026. Un suivi renforcé de l’évolution des dépenses de biologie médicale est prévu, dans le cadre d’un comité mensuel co-présidé par deux personnalités qualifiées. Enfin, les organisations syndicales et l’Assurance maladie se sont entendues sur un programme de travail relatif aux évolutions des missions des biologistes médicaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>150</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cancer du sein - Absence de prise en charge des soutiens-gorge post-opératoires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            150. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de prise en charge financière par l’assurance maladie des soutiens-gorge postopératoires ordonnancés par les médecins pour les femmes opérées ou suivant un traitement du cancer du sein. Alors que les prothèses transitoires bénéficient d’une prise en charge de l’assurance maladie, celles-ci ne sont pas utilisables avec des soutiens-gorge classiques, ces derniers n’ayant pas de poches et n’étant pas conçus pour maintenir une prothèse ou couvrir des tissus cicatriciels. Les soutiens-gorge postopératoires sont commercialisés uniquement par des professionnels dûment formés, au sein de pharmacie agréées centres mammaires externes ou en boutiques de lingerie également agréées. Véritable dispositif médical, le soutien-gorge postopératoire doit répondre à de nombreuses préconisations techniques s’apparentant à un véritable cahier des charges (sans armature, entre-seins et décolletés hauts, muni de poches pour maintenir les prothèses, bretelles réglables individuellement par l’arrière, basques latérales hautes au niveau des aisselles, matériaux en coton élastique doux…) permettant d’assurer le confort et une bonne convalescence des tissus de la patiente opérée ou ayant suivi des traitements oncologiques. Le coût d’acquisition de ces soutiens-gorge représente un budget conséquent pour de nombreuses femmes, qui pour certaines d’entre elles doivent y renoncer faute de ressources suffisantes. La possession de trois soutiens-gorge postopératoires semble un minimum incompressible pour les patientes traitées contre un cancer du sein. Aussi, afin de mettre un terme à cette situation discriminatoire pour les patientes en situation précaire, il lui demande si elle va examiner positivement la possibilité d’une prise en charge par l’assurance maladie de trois soutiens-gorge postopératoire pour les patientes traitées contre un cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>805</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des tatouages thérapeutiques suite à un cancer du sein</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            805. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge par l’assurance maladie des tatouages thérapeutiques 3D suite à un cancer du sein. Grâce à une technique de dessin, un jeu d’ombre et de lumières, utilisant une palette de teintes adaptées, il est possible de pouvoir reproduire une aréole mammaire ainsi qu’un mamelon en trompe-l’œil 3D pour avoir l’illusion du relief. Ce tatouage définitif permet à la patiente d’éviter un acte chirurgical et s’appuie sur un véritable savoir-faire artistique qui prend en compte tous les aspects de la peau allant jusqu’à reproduire les taches de rousseur par exemple. Cette technique récente en France ne fait l’objet d’aucun remboursement par l’assurance maladie et d’une prise en charge très partielle par un très petit nombre de mutuelles. Cet acte non médical coûte entre 300 et 1 000 euros selon la taille du tatouage, un coût bien moins élevé que celui de la chirurgie. Pourtant, la prise en charge de ces tatouages définitifs constituerait une véritable avancée pour les femmes atteintes d’un cancer du sein qui ne parviennent pas à faire disparaître les traces physiques de leur maladie. Obtenir un résultat semblable au corps d’avant permet de réduire très largement le coût tant financier d’un suivi psychologique que le coût moral subi par une reconstruction mammaire ratée, trop peu réaliste ou trop longue du fait des délais d’attente. Depuis septembre 2021, un dispositif expérimental dans le département de la Gironde permet ce remboursement. On enverra un signal fort aux femmes victimes de la maladie en élargissant cette expérimentation à l’ensemble du territoire et cela permettrait de créer un effet d’émulation pour les mutuelles qui pourraient jouer leur rôle de complémentaires. La reconstruction mammaire doit s’entendre évidemment comme une reconstruction physique mais c’est aussi la reconstruction psychologique qu’elle doit s’évertuer à permettre. La maladie, en s’attaquant à la poitrine, zone éminemment féminine, affecte profondément l’image corporelle. Les traitements tels que la mastectomie, bien que salvateurs, laissent des traces indélébiles, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Les femmes, confrontées à ce bouleversement, peuvent éprouver une véritable perte d’identité. Certaines femmes peuvent ressentir un sentiment de mutilation, percevant leur corps comme étranger, voire hostile. Cette discordance entre l’image de soi d’avant et l’apparence post-traitement peut conduire à un rejet de son propre corps et par extension, à un retrait social. Elle lui demande donc si elle entend permettre la prise en charge des tatouages thérapeutiques suite à un cancer du sein.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après ablation d’un sein (mammectomie) pour le traitement d’un cancer du sein, une reconstruction mammaire est possible et elle peut inclure une reconstruction du mamelon et de l’aréole (le cercle de couleur qui entoure le mamelon). La reconstruction aérolo-mamelonnaire peut être chirurgicale. Si la patiente ne souhaite pas une chirurgie, elle peut bénéficier d’un tatouage médical de l’aréole ou dermopigmentation. La dermopigmentation réparatrice, ou tatouage médical, consiste en l’insertion dans le derme d’un pigment au moyen d’aiguilles à usage unique. Ce tatouage permet de pigmenter la peau ou de corriger un défaut de coloration de celle-ci. Le mamelon est dessiné en trompe-l’œil. La dermopigmentation médicale ou réparatrice doit être exercée par un professionnel de santé formé à la technique. Elle peut être réalisée : - au bloc opératoire par le chirurgien ou une infirmière, au moment de la reconstruction du volume du sein, sous anesthésie générale ; - ou plus tard, en ambulatoire, par une infirmière ou un dermatologue, avec ou sans anesthésie locale topique (patch ou crème anesthésiante). Il est à noter que des tatoueurs professionnels ont développé le tatouage artistique (non médical) dit en 3D avec de l’encre de tatouage pour reconstituer le mamelon. A ce jour, pour des raisons de sécurité et de qualité des soins, il n’est pas souhaitable d’élargir la prise en charge de cette technique dans des structures non habilitées, pour des tatouages réalisés par des tatoueurs n’ayant pas reçu de formation médicale. Seul le tatouage médical est donc pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 125 euros par séance pour des patients affectés dans le cadre d’affections de longue durée, ce qui est le cas des femmes touchées par un cancer du sein. Dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers et notamment son axe « Limiter les séquelles et améliorer la qualité de vie », l’Institut national du cancer et le ministère de la santé et de la prévention travaillent à l’amélioration de cette prise en charge notamment via l’action II.6.7 (étudier les apports de la socio-esthétique en vue d’une intégration au panier de soins de support, après évaluation). Des réflexions sont ainsi en cours sur la possibilité de reconnaître la réalisation de cet acte à d’autres catégories de professionnels paramédicaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>152</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4937</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le remboursement des lingettes de stomie par la sécurité sociale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            152. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de prise en charge par la sécurité sociale des lingettes de stomies. Une stomie digestive est l’abouchement d’un morceau de l’intestin à la peau, permettant l’évacuation des selles, qui se fait dans une poche de recueil. Selon les chiffres de la Haute Autorité de santé issues d’un rapport datant de mars 2022, en France, environ 80 000 à 100 000 personnes vivent avec une stomie et 16 000 stomies sont réalisées chaque année. Le traitement de la stomie nécessite un socle pour évacuer les selles ainsi que deux types de lingettes. L’une va permettre d’enlever la colle autour de la poche de recueil lors de son changement et permet au socle de tenir tandis que l’autre permet d’empêcher les irritations de la peau autour de la stomie. Ces deux lingettes sont donc essentielles pour le bon traitement de la stomie. Elles ne sont pourtant pas remboursées par la sécurité sociale, étant considérées comme des produits de confort. De ce fait, ces dernières peuvent représenter une dépense importante pour les personnes atteintes de stomies à raison de plus de mille euros par an par personnes, chaque boite de lingettes coutant plus de trente euros. Dans un contexte inflationniste et de perte de pouvoir d’achat, il est fondamental que ces produits soient remboursés pour que les personnes vivant avec une stomie puissent continuer leur traitement. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place un système de remboursement de ces lingettes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4937</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’inscription d’un dispositif médical sur la Liste des produits et prestations remboursables (LPPR) par l’Assurance maladie, en vue de sa prise en charge pour une indication donnée - en l’occurrence ici les lingettes utilisées dans le cadre du traitement des stomies - suppose dans un premier temps que le produit bénéficie d’un marquage CE correspondant à cette indication, garantissant ainsi son efficacité et sa sécurité d’utilisation. À la suite de l’obtention de ce marquage CE, une demande d’inscription sur la LPPR doit être déposée par l’exploitant du dispositif auprès des ministres chargés de la santé et des comptes publics, ainsi qu’à la Haute autorité de santé (HAS). Ce dispositif fera alors l’objet d’une évaluation médico-technique par la HAS, fondée sur des données cliniques attestant de son efficacité et de son innocuité. Si cette évaluation conclut à un service attendu suffisant, le produit pourra faire l’objet d’une prise en charge par l’Assurance maladie, à l’issue d’une négociation tarifaire conduite avec le comité économique des produits de santé, débouchant sur la publication d’un arrêté fixant les conditions de son remboursement. À ce jour, aucun exploitant n’a engagé de démarche visant à l’inscription de ces lingettes spécifiques sur la LPPR. En l’absence de demande formelle d’évaluation, ces produits ne peuvent dès lors pas être pris en charge par la solidarité nationale. Il revient aux fabricants ou distributeurs concernés de déposer un dossier auprès des autorités compétentes s’ils souhaitent obtenir un remboursement de ces dispositifs par l’Assurance maladie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>707</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4938</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retrait de la liste des molécules dites onéreuses de certains traitements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            707. — 8 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le retrait depuis le 1er janvier 2024 de la liste des molécules dites « onéreuses » de certains traitements auparavant remboursés aux établissements de santé. Elle se fait écho d’un échange qu’elle a eu avec l’équipe médicale de l’hôpital Jean-Jaurès de Paris. Ces molécules parmi lesquelles le Letermovir (Prevymis), la Prograf, l’Azactam, utilisées en onco-hématologie sont vitales pour le traitement des patients atteints de leucémie, du cancer du sang. Elles sont essentielles pour leur survie et leur permettent d’avoir une espérance de vie quasi normale après souvent un parcours de soins extrêmement lourd : chimiothérapie, transfusions sanguines, greffe. Du fait de leur déremboursement, le coût de ces molécules pouvant aller jusqu’à 6 000 euros par mois et par patient reste à la charge des établissements et met en grave danger leur équilibre financier. Sur l’année complète 2024, cet impact financier pourrait, en effet, atteindre 600 000 euros. Malgré ce risque, l’hôpital Jean-Jaurès continue d’accueillir les patients ayant besoin de ces traitements. Mais la situation financière de l’établissement est très tendue. L’ARS, la FEHAP et la DGOS ont été alertées sur cette question. Des associations et d’autres établissements sont également mobilisés sur ce qui constitue un problème de santé publique majeur. Sans réel retour. Pour l’instant, ils n’ont aucune visibilité sur un possible remboursement de ces molécules dites « onéreuses ». Elle l’alerte sur ce sujet et l’interroge afin de savoir si les molécules dites « onéreuses » retirées depuis le 1er janvier 2024 de la liste des traitements remboursés le seront de nouveau dans un avenir proche.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4938</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2024, la liste des traitements coûteux dite « molécules onéreuses » a été remplacée par une liste en sus dédiée « liste en sus SMR » au titre de l’article L. 162-23-6 du code de la sécurité sociale. Ainsi, tous les établissements de Soins médicaux et de réadaptation (SMR) émargent désormais au financement des molécules onéreuses inscrites sur la liste en sus médecine, chirurgie obstétrique (MCO) d’une part et sur la liste en sus SMR d’autre part. La liste des spécialités pharmaceutiques et leurs conditions de prise en charge sont fixées par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, sur la base de critères d’éligibilité définis à l’article R. 162-34-13 du code de la sécurité sociale. L’inscription d’une spécialité sur cette liste repose sur la décision d’un laboratoire de déposer un dossier de demande d’inscription pour ladite spécialité. Certains acteurs constatent que certaines molécules onéreuses qui figuraient sur l’ancienne liste ne sont pas inscrites sur la liste en sus SMR. Ainsi, et compte tenu de la situation, des travaux sont actuellement menés au sein du ministère afin de faire évoluer très prochainement cette liste, pour notamment répondre aux problématiques. Pour les laboratoires qui ne sollicitent pas l’inscription, la loi permet une auto-saisine du ministre pour inscrire lesdites molécules qui répondent aux critères d’éligibilité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>995</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4938</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Sauver la filière des prothésistes dentaires français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            995. — 15 octobre 2024. — M. Jocelyn Dessigny* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recrudescence des importations de prothèses dentaires depuis la Chine, la Turquie, le Maroc et Madagascar. Les prothésistes dentaires français ne peuvent plus faire face aux tarifs des importateurs et les défections d’entreprises se multiplient dans ce secteur d’activité, d’autant que les importations de prothèses dentaires - hors Union européenne - ne sont assujetties ni à la TVA, ni aux taxes douanières. Lors de la signature de la Convention dentaire en 2020, les syndicats dentaires avaient obtenu une revalorisation des soins en compensation d’un plafonnement de leurs honoraires prothétiques. Depuis cette même date, les importations de prothèses dentaires ne cessent pourtant d’augmenter. Les dispositifs médicaux sont financés, pour tout ou partie, par les cotisations de santé et par les mutuelles, l’importation de prothèses dentaires n’a donc qu’une justification, le profit des dentistes qui font fabriquer les prothèses dentaires à l’étranger pour un prix dérisoire (25 euros la céramique en Turquie) contre 150 en France, pour ensuite les facturer 600 à 900 euros à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Un cruel manque de transparence est à déplorer dans cette filière. Les différents rapports et enquêtes (Cour des comptes, Inspection générale des finances, Autorité de la concurrence, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont préconisé des solutions et notamment la meilleure information des patients. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour informer les consommateurs et protéger la filière des prothésistes dentaires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1963</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Importations de prothèses dentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1963. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la recrudescence des importations de prothèses dentaires ainsi que sur le recul de l’information des patients en France. La convention professionnelle des chirurgiens-dentistes signée en 2020 a abouti à la revalorisation des soins dentaires en compensation d’un plafonnement du prix des prothèses dentaires. Depuis, une hausse des importations de prothèses a été constatée par de nombreux acteurs - en provenance notamment de la Chine, de Madagascar ou de Turquie. Cette situation nuit fortement aux prothésistes dentaires français, qui se retrouvent dans l’incapacité de concurrencer les tarifs avantageux de ces importations. Un grand nombre d’entre eux se voient ainsi contraints d’arrêter leurs activités. À l’heure actuelle, ces importations profitent d’une exonération de TVA et sont exemptes de taxes douanières, à l’inverse des laboratoires français. Il convient également de souligner que la dentisterie est l’une des rares branches médicales où les actes ne sont pas dissociés. Par conséquent, même si les prothèses importées sont moins onéreuses, rien n’indique clairement que les patients en bénéficient réellement, comme l’avait d’ores et déjà précisé la Cour des comptes en 2010 dans un rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale. Cette dernière constatait également, dès 2016, un recul de l’information des patients. Des contrôles de la filière des prothèses dentaires ont en effet révélé un manque de transparence sur l’origine de nombreux dispositifs ou encore des devis non conformes à la réglementation. Ces pratiques induisent les consommateurs en erreur quant aux caractéristiques, à la conformité et au coût des dispositifs médicaux. Alors que ce secteur est financé en grande partie par un système de cotisations de santé et par des mutuelles, il apparaît essentiel que la puissance publique puisse intervenir dans sa régulation. Fort de ce constat, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour soutenir la filière de prothèses dentaires française et pour garantir une information transparente pour les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2173</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conséquences des importations de prothèses dentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2173. — 19 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par les laboratoires de prothèses dentaires en France en raison des importations massives de prothèses à bas coût, principalement en provenance de Chine. La convention dentaire de 2020 ayant plafonné les tarifs des prothèses dentaires, de nombreux chirurgiens-dentistes se tournent vers des produits importés, ce qui met en péril l’avenir de nombreux laboratoires français pourtant contraints de supporter des charges fiscales et sociales importantes. Ces importations ne sont en effet pas soumises aux mêmes coûts de production et aux mêmes obligations fiscales, créant ainsi un déséquilibre concurrentiel au détriment de la production nationale. Il souligne que la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances (IGF) ont alerté à plusieurs reprises sur les risques de ces pratiques pour l’emploi, la transparence de l’information aux patients ainsi que sur les conséquences environnementales de ces pratiques, mais que ces recommandations sont restées lettre morte. En outre, des contrôles de la DGCCRF ont mis en évidence des fraudes et un manque d’information systématique aux patients, ce qui porte préjudice aux consommateurs. Dans cette perspective, il apparaît souhaitable, par exemple, que la prise en charge de ces prothèses soit soumise à la communication, par les chirurgiens-dentistes, de leur prix d’achat. Cette transparence permettrait aux patients de mieux comprendre la nature des coûts engagés pour leurs soins et répondrait à l’ambition de réduire l’empreinte carbone des soins de santé, de même qu’elle pourrait contribuer à maintenir voire relocaliser une production industrielle. Il lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour encadrer les importations de prothèses dentaires, rétablir une concurrence équitable et soutenir l’activité des laboratoires français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5595</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pauline Levasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Origine de fabrication des prothèses dentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5595. — 1 avril 2025. — Mme Pauline Levasseur* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie annoncée par le Gouvernement en juin 2023 visant à relocaliser en France la production de dispositifs médicaux, afin de remédier aux problèmes d’approvisionnement. Mme la députée observe que de nombreux dentistes, cliniques et établissements mutualistes privilégient les fournisseurs asiatiques et étrangers. Les tarifs attractifs de ces importateurs, rendus possibles par une main-d’œuvre à bas coût, permettent à ces structures d’augmenter leurs marges bénéficiaires, souvent au détriment des patients. Il est donc impératif de relocaliser massivement la production d’appareils dentaires pour préserver la qualité des dispositifs français et attirer de nouveaux talents dans la profession. Certains experts suggèrent de séparer les honoraires de consultation des coûts des dispositifs médicaux, comme cela se fait déjà dans d’autres domaines médicaux. Cette mesure permettrait aux patients de connaître précisément les coûts de leurs soins, mettant ainsi fin à la confusion actuelle où prescriptions et ventes sont confondues. Au vu de ces constats, elle lui demande les actions envisagées pour garantir aux patients une transparence totale sur les coûts et l’origine des appareils dentaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4940</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les prothèses dentaires sont des dispositifs médicaux régis par les règles de la libre circulation des produits au sein de l’Union européenne, y compris pour des produits importés de pays hors Union européenne, dès lors qu’ils sont conformes à la réglementation applicable dans les Etats membres, de nature à garantir les exigences essentielles en matière de qualité et de sécurité, et notamment le règlement européen 2017/745 du 5 avril 2017 relatif aux dispositifs médicaux. Le cadre législatif et réglementaire national garantit la transparence sur ces produits à l’égard des patients. En effet, l’obligation, pour le chirurgien-dentiste, de dissocier sur le devis proposé au patient le prix de vente de chaque produit et de chaque prestation proposée résulte du II de l’article L1111-3-2 du Code de la santé publique, lequel impose également au professionnel de santé de remettre « au patient les documents garantissant la traçabilité et la sécurité des matériaux utilisés, en se fondant le cas échéant sur les éléments fournis par un prestataire de services ou un fournisseur ». Ces obligations d’information ainsi que l’ensemble de ces mentions portées sur le devis permettent à la patientèle d’avoir des offres concurrentielles entre les chirurgiens-dentistes puisque qu’elle est informée des prix des produits, des prestations ainsi que de l’origine du dispositif médical.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1017</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4940</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Problématique de la présence des métaux lourds sur la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1017. — 15 octobre 2024. — M. Mickaël Bouloux* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les excès de métaux lourds dans le cerveau des personnes atteintes d’Alzheimer et autres maladies chroniques telles que les cancers, la maladie de Parkinson ou encore l’autisme. Selon l’AP-HP, 20 millions de Françaises et de Français sont porteurs de maladies chroniques. La principale cause serait la défaillance généralisée des analyses biologiques validées par les agences de santé. En effet, les analyses par le sang, les urines ou échantillon de cheveux, qui sont les seules à être autorisées du vivant des patients, ne représentent que 5 % du corps, 95 % du corps échappant donc totalement à la toxicologie française et à la science. La présence de métaux lourds, dans le traitement de la maladie d’Alzheimer notamment, révèle une intoxication à long terme qui provoque des troubles chez les patients et le manque de connaissance du sujet est d’autant plus préjudiciable. Il serait en conséquence impératif de former les médecins généralistes à la toxicologie, d’établir des valeurs de références et de réaliser des bilans complets dans les laboratoires français. Il conviendrait également de promouvoir des techniques de santé qui ne nécessitent pas de substances organiques et de métaux lourds tels que le cuivre et le fer. Au regard des critiques émises dans le « Traité de toxicologie » des professeurs Jan Aaseth, Guido Crisponi et Ole Anderson publié dès 2016 sur la thérapie par chélation ou du rapport du Collège de France de 2014, sur le rôle respectif des bactéries pathogènes et commensales, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour réviser et renforcer les protocoles toxicologiques en France, afin de garantir une meilleure détection des intoxications chroniques et ainsi protéger plus efficacement la santé des citoyens exposés aux métaux lourds sur le long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4021</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4940</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Détection de la charge corporelle en métaux lourds.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4021. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la détection de la charge corporelle en métaux lourds, en particulier le mercure et son impact sur la santé publique. Cette préoccupation est soulevée à la lumière des inquiétudes exprimées par de nombreux citoyens, ainsi que par des professionnels de la santé et des chercheurs, concernant les méthodes actuellement utilisées pour procéder à une telle évaluation. Il est largement admis que l’exposition aux métaux lourds, comme le mercure, peut avoir des conséquences graves sur la santé humaine, notamment en ce qui concerne les maladies chroniques type Alzheimer mais aussi le cancer, la sclérose en plaques et l’autisme. Cependant, des inquiétudes surgissent quant à la capacité des analyses biologiques validées - telles que les prises de sang et les prélèvements urinaires - à fournir une image précise de la charge corporelle réelle de ces métaux. Des études scientifiques récentes suggèrent que ces analyses ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter les métaux stockés dans les organes, notamment le cerveau, les os, le foie, les muscles et les articulations. Pourtant, il s’agit d’un sujet controversé dans le milieu scientifique. En effet, certains scientifiques estiment que les méthodes de détection actuelles ne sont pas adéquates pour diagnostiquer l’intoxication au mercure et à d’autres métaux lourds. Des recherches suggèrent que des tests de mobilisation, par exemple l’utilisation du test sodium, 2,3 dimercaptopropane-1 sulfonate (DMPS), pourraient offrir une évaluation plus précise de la charge corporelle totale en métaux. En tant que ministre de la santé, Mme la ministre a la responsabilité de veiller à la santé et au bien-être de la population. C’est pourquoi il souhaiterait l’interroger sur les actions entreprises par le ministère pour aborder ces préoccupations légitimes concernant la détection de la charge corporelle en métaux lourds. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Naturellement présents dans l’environnement mais aussi résultant des émissions de certaines activités industrielles parfois anciennes, l’exposition aux métaux peut être à l’origine de l’apparition de maladies chroniques, de déficience immunitaire ou encore de cancers. Le Gouvernement est pleinement mobilisé et conduit les actions de surveillance et de prévention pour répondre à cette problématique. En termes de surveillance populationnelle, le programme national de biosurveillance intègre un volet mesurant l’imprégnation de la population générale à de nombreux métaux (plomb, mercure, cadmium, arsenic…) et leurs déterminants. Ces résultats sont utilisés pour la conduite des politiques publiques de maitrise du risque, qu’il s’agisse de mesures réglementaires ou de messages de prévention en particulier. S’agissant de la surveillance individuelle, la direction générale de la santé a saisi la société française de toxicologie clinique. Reposant sur l’analyse des connaissances scientifiques actuelles, son expertise a pour finalité l’élaboration de recommandations pour la mise en œuvre de la surveillance biologique individuelle des expositions aux agents chimiques en ce qui concerne ses indications, ses limites, les modalités du choix des indicateurs biologiques d’exposition et les stratégies de prélèvement, la sensibilité et la spécificité des techniques d’analyse, l’identification des laboratoires d’analyse pertinents, ainsi que les modalités d’interprétation et de restitution des résultats des dosages aux intéressés. Par ailleurs, en lien avec la société française de toxicologie clinique notamment, la haute autorité de santé a déjà élaboré des recommandations de bonnes pratiques pour le dépistage et la prise en charge médicale d’intoxications par des métaux tels que le mercure, l’arsenic, le cadmium ou le plomb. Les indications éventuelles des traitements chélateurs sont abordées ainsi que les modalités de mise en œuvre. Il est souligné que, compte tenu de leurs effets secondaires, qui peuvent être préoccupants, les chélateurs ne doivent être utilisés que pour les indications prévues dans le cadre de leur autorisation de mise sur le marché. Par ailleurs, dans certaines situations, les chélateurs peuvent également être utilisés à visée diagnostique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1089</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du matériel paramédical d’occasion et d’aide à l’autonomie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1089. — 22 octobre 2024. — Mme Delphine Batho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le remboursement du matériel paramédical d’occasion et d’aide à l’autonomie. L’article 39 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 prévoit la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs médicaux remis en bon état d’usage. Cette mesure vertueuse sur le plan social et écologique, est très attendue par les acteurs de la réparation mais aussi par les personnes bénéficiaires ayant besoin de matériel d’aide à l’autonomie. Les modalités d’application doivent être fixées par décret en Conseil d’État. En réponse à la question écrite n° 8305 de Mme la députée publiée au Journal officiel le 23 mai 2023, le précédent gouvernement avait indiqué que « le projet de décret a été notifié à la Commission européenne selon la procédure prévue à la directive européenne 2015/1535. La période de statu quo s’est terminée à l’été 2023. Le Conseil d’État devra être saisi d’ici le premier trimestre 2024 afin de permettre une publication du décret au cours du premier semestre 2024 ». Ce calendrier n’a pas été respecté et près de cinq ans après l’adoption de cette disposition législative, le décret d’application n’est toujours pas été publié. Elle lui demande de bien vouloir indiquer dans quel délai il le sera enfin. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme vous le précisez, l’article 39 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 relatif à la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux prévoit que les modalités d’application soient fixées par décret en Conseil d’Etat. Le décret d’application n° 2025-247 du 17 mars 2025 relatif à la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux a été publié le 19 mars 2025 au Journal officiel. Le décret prévoit d’une part la possibilité de faire de la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux définis dans une liste qui sera fixée par arrêté des ministres dans le respect de la norme AFNOR. L’arrêté fixant la liste des dispositifs médicaux qui pourront faire l’objet d’une remise en bon état d’usage sera publié très prochainement : le texte fait actuellement l’objet d’une large concertation. Le projet de texte comporte notamment les attelles et les orthèses.  Le décret du 17 mars 2025 ouvre également la possibilité de prise en charge par l’Assurance maladie de dispositifs remis en bon état d’usage. sur ce point, les travaux pour permettre un remboursement par l’Assurance maladie nécessitent une révision des conditions de prise en charge définir à la liste des produits et prestations (LPP - prévue à l’article L. 1651 du Code de la sécurité sociale) qui sera progressive selon les catégories de dispositifs retenues. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1090</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4942</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des services du contrôle médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1090. — 22 octobre 2024. — M. Jean-Yves Bony* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques qui pèsent sur l’avenir du Service du contrôle médical d’Aurillac (SCM) dont les conséquences auraient des impacts sur la qualité et les conditions d’accès aux prestations médicales des patients en France. Dès avril 2025, par décision du directeur général de la caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), le SCM devra être dissous dans les caisses primaires d’assurance maladie pour disparaître en 2026. Le SCM est avec ses échelons locaux un des derniers services publics qui maille encore les départements et territoires de l’Hexagone et des Outremers. En plus de l’impact que cette suppression va donc avoir sur le territoire, il est à craindre que celle-ci n’enclenche une gestion plus comptable et par algorithmes que médicale des prestations d’assurance maladie, notamment les arrêts de travail et leur indemnisation journalière (IJ) ainsi qu’un affaissement du respect du secret médical. En effet, le SCM a pour mission de donner les avis concernant les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents de travail, les affections de longue durée (prise en charge à 100 % par l’assurance maladie), les invalidités et les retraites pour inaptitude. Ces avis médicaux sont rendus en toute indépendance par les praticiens-conseils (PC), médecins en majorité, avec l’appui de techniciens qualifiés et d’infirmiers du service médical (ISM). Ces avis s’imposent aux caisses qui paient les prestations. Force est de constater que depuis sa création, le SCM relève de CNAM et est dirigé par des médecins. Il est indépendant des caisses primaires. Avec cette restructuration du SCM de grande ampleur, plus d’un salarié sur 10 de l’assurance maladie devra ainsi changer d’employeur et d’affectation. Cette restructuration s’inscrit dans une volonté de préparer « par des refontes de structure » une transformation importante du système d’indemnisation des arrêts de travail et de leur financement. Cette décision de suppression, si elle était confirmée, aurait des conséquences psychosociales au sein de la caisse de du département du Cantal, sur les services qu’elle délivre et plus largement sur la population. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2198</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4942</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Démantèlement programmé du service du contrôle médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2198. — 26 novembre 2024. — M. Emmanuel Maurel* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la disparition programmée du service du contrôle médical (SCM), qui emploie 7 000 salariés. Début octobre 2024, la Caisse nationale d’assurance maladie, à laquelle le SCM est rattaché, a fait part de son intention d’intégrer ses médecins conseil au sein des caisses primaires. Lors de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, le Gouvernement a introduit un amendement en ce sens, mais l’Assemblée l’a largement rejeté. Suite à la transmission du texte au Sénat, le Gouvernement a réintroduit cet amendement, confirmant sa persistance à vouloir démanteler le SCM. Or un tel projet ne répond pas à une problématique de santé mais à des enjeux purement comptables. En effet, ses médecins conseil émettent des avis qui s’imposent aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sur les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents du travail, les affections de longue durée ou les retraites pour inaptitude et ce dans le strict respect du secret médical. Dans l’hypothèse où les médecins conseil seraient rattachés aux CPAM, ces dernières pourraient passer outre leurs avis médicaux sur ces pathologies, qui touchent des millions de Français, et ainsi restreindre artificiellement le volume de leurs paiements. Cela coïnciderait opportunément avec les projets du Gouvernement en la matière, maintes fois renouvelés dans le contexte de dégradation des finances publiques. Un risque important pèserait enfin sur la conservation du secret médical, du fait même de la subordination des médecins conseil aux CPAM. M. le député souhaite relayer la vive inquiétude des salariés du service du contrôle médical auprès de Mme la ministre. La rapidité de l’introduction de ce projet prouve qu’il n’a pas été concerté et que ses risques n’ont pas été correctement évalués. Il ne présente enfin aucun avantage apparent en matière de service médical rendu. Dans ces conditions, il serait raisonnable de renoncer au démantèlement du service du contrôle médical. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2199</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Restructuration du service du contrôle médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2199. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la restructuration du service du contrôle médical (SCM) qui serait prévue à compter d’avril 2025. Ce service, indépendant des caisses primaires d’assurance maladie, est présent sur tout le territoire et joue un rôle crucial dans l’évaluation des arrêts de travail, des maladies professionnelles, des accidents de travail et des invalidités. Or la décision de dissoudre progressivement le SCM au sein des caisses primaires d’assurance maladie suscite de vives inquiétudes. Cette réforme pourrait en effet altérer la qualité des décisions médicales, en les orientant vers des logiques comptables, au détriment de l’avis médical. Elle pose également des questions quant aux conditions d’accès aux prestations. Dès lors, elle souhaiterait qu’elle puisse lui faire connaître sa position sur cette réforme et ses conséquences potentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3221</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Démantèlement programmé du service du contrôle médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3221. — 21 janvier 2025. — M. Emmanuel Maurel* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la disparition programmée du service du contrôle médical (SCM), qui emploie 7 000 salariés. Début octobre 2024, la Caisse nationale d’assurance maladie, à laquelle le SCM est rattaché, a fait part de son intention d’intégrer ses médecins conseil au sein des caisses primaires. Lors de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, le Gouvernement avait introduit un amendement en ce sens, mais l’Assemblée l’avait largement rejeté. Suite à la transmission du texte au Sénat, le Gouvernement avait réintroduit cet amendement, confirmant sa persistance à vouloir démanteler le SCM. Or un tel projet ne répond pas à une problématique de santé mais à des enjeux purement comptables. En effet, ses médecins conseil émettent des avis qui s’imposent aux caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sur les arrêts maladie, les maladies professionnelles, les accidents du travail, les affections de longue durée ou les retraites pour inaptitude et ce dans le strict respect du secret médical. Dans l’hypothèse où les médecins conseil seraient rattachés aux CPAM, ces dernières pourraient passer outre leurs avis médicaux sur ces pathologies, qui touchent des millions de Français et ainsi restreindre artificiellement le volume de leurs paiements. Cela coïnciderait opportunément avec les projets du Gouvernement en la matière, maintes fois renouvelés dans le contexte de dégradation des finances publiques. Un risque important pèserait enfin sur la conservation du secret médical, du fait de la subordination des médecins conseil aux CPAM. M. le député souhaite relayer la vive inquiétude des salariés du service du contrôle médical auprès de Mme la ministre. La rapidité de l’introduction de ce projet prouve qu’il n’a pas été concerté et que ses risques n’ont pas été correctement évalués. Il ne présente enfin aucun avantage apparent en matière de service médical rendu. Dans ces conditions, il serait raisonnable que le futur projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 ne comporte plus de dispositions visant de manière directe ou indirecte à démanteler le service du contrôle médical. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5684</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression du service du contrôle médical (SCM) de l’Assurance maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5684. — 8 avril 2025. — M. Denis Fégné* alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’intégration du service du contrôle médical (SCM) dans les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) était maintenue après l’été. Dans sa décision du 28 février 2025, le Conseil constitutionnel a censuré l’article 51 de la LFSS 2025, qui visait à réorganiser le service du contrôle médical de l’assurance maladie, estimant que ce dernier n’avait pas d’impact direct sur l’équilibre financier de la sécurité sociale et constituait donc un « cavalier social ». Or plusieurs professionnels de santé indiquent que ce projet était maintenu après l’été 2025.Une introduction précipitée sans concertation et sans analyse de l’ensemble des risques qu’une telle réforme provoquerait. Actuellement, les praticiens conseils du SCM bénéficient d’une autonomie décisionnelle, ce qui garantit une évaluation médicale indépendante des arrêts maladie et autres prestations. Cette réorganisation constituerait une grave menace sur l’indépendance professionnelle et sur l’impartialité des décisions des praticiens conseils concernant les prestations versées aux assurés sociaux. En les plaçant sous l’autorité directe des CPAM, le financeur deviendra le contrôleur des décisions médicales, introduisant un conflit d’intérêts manifeste. Les décisions médicales risquent d’être influencées par des impératifs budgétaires et non plus guidées par l’état de santé des assurés. Toute atteinte à l’indépendance des praticiens conseils fragiliserait leur crédibilité, notamment dans leurs missions de contrôle (lutte contre la fraude, recours contre tiers…) où leur impartialité, régulièrement attaquée est essentielle pour que les attestations soient recevables devant les tribunaux. La Cour d’appel de Toulouse, l’a rappelé le 17 mars 2008 : « Le contrôle médical est un service national extérieur aux Caisses primaires d’assurance maladie et par essence indépendant de celles-ci ». Par ailleurs, cette réforme établirait une grave menace pour le respect du secret médical et pour la confidentialité des données sensibles. Les ordonnances de 1968 avaient conduit à la création d’un service du contrôle médical autonome instaurant la séparation nécessaire entre les contrôleurs, le service médical et les payeurs, les caisses primaires d’assurance maladie, en raison de nombreuses difficultés voire à des pressions. La fusion du service du contrôle médical dans les caisses primaires avec le transfert des contrats de travail des praticiens conseils sous l’autorité des directeurs de caisse créerait un risque majeur pour le respect du secret médical et pour la confidentialité des données sensibles avec l’éventualité d’un retour aux problématiques rencontrées avant 1968. Aussi, la perte de la cohésion du service du contrôle médical et la destruction du collectif de travail auront des conséquences sévères sur les performances, en particulier, dans le domaine de la lutte contre la fraude. La Cour des comptes, dans son rapport de mai 2024, souligne l’importance du service et de sa cohésion : « La spécificité et la force du service médical, doté de praticiens conseils, réside dans son exclusivité en matière d’accès et de traitement de la donnée médicale nominative et de réalisation d’examens médicaux des assurés, sur convocation. Dans un contexte où la fraude sociale représente, selon les estimations de la Cour, 4 milliards pour l’assurance maladie, dont deux tiers concernent des professionnels de santé, le service médical est au cœur de la maîtrise des risques, grâce à sa capacité exclusive à dialoguer entre pairs ». La brutalité avec laquelle l’annonce de cette disparition a été faite ainsi que la rapidité de sa mise en œuvre mettent le personnel du service du contrôle médical en grande difficulté et engendrent des risques psychosociaux évidents. Si le service du contrôle médical peut être amené à connaître des évolutions, les modifications apportées doivent répondre à une problématique de santé et non à des enjeux purement comptables comme celui qui se présenterait ces prochains mois. Ainsi, il demande l’arrêt de ce projet de réforme afin de préserver l’indépendance du service du contrôle médical, garantie essentielle pour assurer une protection sociale juste, équitable et fondée sur les besoins médicaux réels des assurés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4944</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de transformation du service médical concrétisé par le rapprochement des services médico-administratifs aujourd’hui distincts et exerçant des missions communes du service public de l’Assurance maladie permettra d’éviter les lourdeurs de coordination observées pour obtenir un service médical plus fort et plus efficient dans l’exercice de ses missions de contrôle des prestations, de gestion du risque et de lutte contre la fraude, nécessaires à la bonne maîtrise des dépenses de santé. Il n’est pas question que les décisions médicales soient influencées par des impératifs budgétaires et non plus guidées par l’état de santé des assurés. Ainsi, la relation de service offerte par l’Assurance maladie sera améliorée : les assurés sociaux disposeront d’un interlocuteur unique, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), et cette nouvelle organisation reliant les services médico-administratifs optimisera le service rendu sur des prestations sensibles comme les indemnités journalières, l’invalidité et les assurances accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP). La médicalisation des CPAM renforcera la relation de service avec les professionnels de santé. Ces derniers bénéficieront d’un service jouant le rôle d’unique interlocuteur ainsi qu’un accompagnement global tant sur les aspects médicaux qu’administratifs. Concernant les agents, des garanties sociales sont apportées. Les personnels administratifs et médicaux du service du contrôle médical qui sont actuellement des personnels de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) deviendront des personnels des CPAM. Le maintien des rémunérations et des compétences ainsi que l’absence de mobilité géographique sont des garanties fortes prévues dans le cadre de ce projet. De plus, une conduite attentionnée du changement sera mise en œuvre via des mesures d’accompagnement spécifiques, une intégration du personnel du service du contrôle médical au sein des CPAM opérée progressivement, et la conservation de l’intégralité des missions aujourd’hui exercées par le service du contrôle médical. Enfin, les garanties de l’indépendance médicale des praticiens-conseils seront renforcées. Les principes fondamentaux de l’exercice des missions des praticiens-conseils tels que l’indépendance technique et le secret médical d’une part demeureront garantis par le socle commun des dispositions réglementaires du code de la santé publique et d’autre part seront renforcés par des mesures spécifiques mises en œuvre par la CNAM telles que la création d’un comité de suivi du secret médical et de l’indépendance technique, rattaché au médecin-conseil national, composé de praticiens-conseil et de représentants des directions médicales des CPAM et la nomination du médecin-conseil directeur de la CPAM par le directeur général de la CNAM.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1564</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dispositif « Mon soutien psy »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1564. — 29 octobre 2024. — M. Didier Le Gac* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dispositif « Mon soutien psy », qui vise à faciliter l’accès à un accompagnement psychologique via 12 séances remboursées par an. La santé mentale constitue l’un des enjeux majeurs de santé publique de l’époque actuelle. L’intégration des psychologues dans le parcours de soins des patients n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années - et particulièrement depuis la crise sanitaire liée à l’épidémie du covid-19 - plusieurs dispositifs prennent en charge des séances chez le psychologue. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’était né en avril 2022 le dispositif « Mon Psy ». Depuis juin 2024 - et dans le cadre d’une stratégie d’ampleur sur la santé mentale, notamment chez les jeunes -, le dispositif « Mon soutien psy » est simplifié et renforcé. Récemment, la santé mentale a d’ailleurs été déclarée par le Premier ministre Michel Barnier « grande cause nationale 2025 ». Alerté dans son département par des représentants psychologues conventionnés sur le déploiement du dispositif, M. le député interroge Mme la ministre sur des améliorations possibles à apporter à « Mon soutien psy ». En effet, en France, les psychologues conventionnés sont aujourd’hui 3 500 et suivent des milliers de personnes. Dans une approche constructive, ces psychologues - qui font vivre ce dispositif depuis son lancement - indiquent que la réponse actuellement apportée reste encore insuffisante au regard de la dégradation préoccupante de la santé mentale. Ils pointent la nécessité d’une politique de prévention solide dans ce domaine. Face à la demande croissante d’accompagnement psychologique, les psychologues libéraux conventionnés arrivent par ailleurs à se trouver dans l’incapacité d’absorber la demande nouvelle. Ils pointent le risque de désengagement des psychologues conventionnés et demandent, que comme pour d’autres libéraux, le tarif soit déplafonné ; l’absence de tutelle médicale devant être actée dans les textes et les critères de restrictions d’accès au dispositif devant être clarifiés, si ce n’est supprimés. Enfin, ils demandent une clarification de relation avec les médecins. Le courrier de recommandation du médecin au psychologue, en tant que spécialiste, demeure obligatoire dans les textes pour le tiers payant ou le renouvellement des séances. Le compte rendu au médecin en fin de parcours est facultatif mais mentionné dans la convention, notamment lors d’une recommandation. Ce point ainsi que la notion de « compte-rendu » semblent mériter d’être clarifiés. C’est pourquoi il lui demande de préciser la position du Gouvernement sur ces trois points concernant les tarifs, les critères d’inclusion et la clarification des relations avec les médecins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif "Mon soutien psy"</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3781. — 4 février 2025. — Mme Michèle Tabarot* appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’avenir du dispositif « Mon soutien psy » qui est essentiel pour garantir l’accès aux soins psychologiques dans un contexte où la santé mentale constitue une priorité nationale. Depuis sa création, ce dispositif a permis à 243 000 patients d’accéder à des consultations psychologiques remboursées, levant ainsi des obstacles financiers souvent rédhibitoires. Toutefois, plusieurs limites peuvent en atténuer l’efficacité. D’une part, le dispositif reste restreint aux troubles légers à modérés, excluant ainsi les patients souffrant de troubles complexes. D’autre part, les tarifs actuels dissuadent de nombreux psychologues d’intégrer ce dispositif. En sus, la limitation du remboursement à 12 séances par an peut apparaître parfois insuffisante pour répondre aux besoins des patients souffrant de troubles chroniques ou de dépressions prolongées. Connaissant l’attachement du ministre à cette question de santé publique majeure, elle souhaiterait connaître son avis sur le dispositif et sur les possibilités d’améliorations éventuellement envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4027</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Exclusion des psychothérapeutes du dispositif « Mon soutien Psy »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4027. — 11 février 2025. — M. Philippe Juvin* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’exclusion des psychothérapeutes du dispositif « Mon soutien Psy ». Depuis plus de 10 ans, ces professionnels de santé exercent sous un titre réglementé et leur exercice est encadré par un enregistrement au répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS). Ils affirment avoir participé à l’expérimentation initiale, pourtant, leur exclusion lors de la généralisation du dispositif n’a fait l’objet d’aucune explication formelle. Alors que la santé mentale a été désignée grande cause nationale pour 2025 et que l’accès aux soins reste une préoccupation majeure, il souhaite connaître les raisons ayant conduit à ce choix et savoir si une réévaluation de cette exclusion est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5371</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4946</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Échec du dispositif Mon soutien psy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5371. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fernandes* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’échec manifeste du dispositif « Mon soutien psy » et l’urgence d’une réforme profonde de la prise en charge des soins psychologiques en France. Conçu sans concertation avec les psychologues et les associations d’usagers, ce dispositif, financé à hauteur de 170 millions d’euros en 2024, s’avère sans surprise incapable de répondre aux besoins psychiques réels de la population. Les critères d’exclusion instaurés à ce dispositif, dans une vision uniquement budgétaire, en limitant l’accès aux seuls patients souffrant de troubles légers à modérés, empêchent une prise en charge adéquate des troubles plus graves et chroniques. Actuellement, ces patients se retrouvent sans solution viable, les centres médico-psychologiques (CMP) étant asphyxiés par un manque criant de moyens et des délais de prise en charge de plusieurs années. Après recueil de nombreux témoignages de professionnels du secteur, il s’avère que la limitation à 12 séances par an et l’absence de possibilité de dépassement d’honoraires aboutissent à une offre de soins « low cost » inadaptée au temps thérapeutique nécessaire pour traiter durablement les troubles psychiques. Ces contraintes expliquent la désaffection massive des psychologues pour ce dispositif, qui ne leur permet ni de proposer des soins de qualité, ni de percevoir une rémunération décente. Par ailleurs, la précarité est un facteur aggravant des troubles psychiques et pourtant, seuls 11 % des bénéficiaires du dispositif « Mon soutien psy » sont en situation de précarité. Le dispositif est en inadéquation totale avec l’objectif affiché d’amélioration de l’accès aux soins pour toutes et tous. L’urgence est pourtant bien réelle : un Français sur cinq est concerné chaque année par un trouble psychique et les épisodes dépressifs ont explosé ces dernières années, notamment depuis la crise du covid-19. La santé mentale des jeunes est particulièrement alarmante : selon l’enquête nationale de la LMDE, 70 % des étudiants souffrent de symptômes de mal-être et 36 % ont eu des pensées suicidaires en 2024. Face à ces constats, il est impératif d’adopter une politique de santé publique à la hauteur de l’enjeu. Avec les 170 millions d’euros alloués à « Mon Soutien Psy » en 2024, il aurait été possible de financer 2 500 postes de psychologues en CMP, permettant ainsi de soulager ces centres et d’offrir une prise en charge réellement gratuite et adaptée pour toutes et tous. Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger sur l’utilité de poursuivre un dispositif qui ne répond ni aux attentes des patients ni aux exigences des professionnels de santé mentale. M. Fernandes demande donc à Mme la ministre si elle envisage de réaffecter les crédits alloués à « Mon soutien psy » vers la création de postes de psychologues en CMP, accompagnée d’une véritable revalorisation salariale pour attirer davantage de praticiens dans le secteur public, de lever les critères d’exclusion actuels, afin de garantir un accès aux soins psychologiques aux patients nécessitant un suivi, sans distinction de gravité du trouble, de supprimer le plafonnement arbitraire des 12 séances par an afin d’instaurer une prise en charge adaptée aux besoins réels des patients et surtout de mettre enfin en place un cadre concerté avec les psychologues, en organisant des élections professionnelles permettant aux praticiens de choisir eux-mêmes leurs représentants et ainsi garantir une meilleure structuration de la profession. Impliquer les professionnels, premiers concernés par la situation, dans la recherche de solutions semble être d’une évidence telle qu’il est incompréhensible que cela n’ait pas encore été mis en place. M. le député souhaite enfin rappeler que la santé mentale ne peut plus être reléguée au second plan au vu de l’ampleur de la détresse psychologique dans le pays et qu’un véritable plan national ambitieux et structuré est indispensable pour faire face à cette crise. La santé mentale est censée être la grande cause nationale de l’année 2025, il est temps de joindre la parole aux actes. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5841</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4946</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Critères d’exclusion de « Mon soutien psy » et la limitation à 12 séances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5841. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les critères d’exclusion du dispositif « Mon soutien psy », qui empêchent des milliers de citoyens en souffrance psychique d’accéder aux soins. Le dispositif « Mon soutien psy », mis en place en 2022 pour améliorer l’accès aux soins psychologiques, repose sur un principe restrictif : seuls les patients souffrant de troubles dits « légers à modérés » peuvent en bénéficier. Cette distinction exclut de fait des patients ayant besoin d’un accompagnement : enfants présentant des troubles du comportement, adolescents en crise suicidaire, adultes en dépression sévère, personnes en situation de handicap ou souffrant de troubles du neurodéveloppement. Concrètement, les psychologues conventionnés sont confrontés quotidiennement à l’absurdité de devoir refuser des prises en charge pourtant vitales. Un enfant de 7 ans peut être pris en charge, mais pas sa sœur de 2 ans et demi avec des symptômes similaires. Des parents seuls, confrontés à la violence ou à la détresse psychique de leurs enfants, se voient refuser tout accompagnement familial pourtant reconnu par la profession comme efficace. C’est une situation qui vient fortement heurter l’éthique des psychologues. Le principe même du soin universel, fondé sur les besoins cliniques et non sur des critères administratifs, est ainsi remis en cause. L’exclusion de trouble non considéré comme « léger ou modéré » s’appuie sur le principe de renvoyer ces patients vers les structures publiques (CMP, maisons des adolescents, services hospitaliers). Mais ces structures, saturées et sous-dotées renvoient vers le secteur libéral et donne le sentiment, pour utiliser une expression imagée, du « serpent qui se mord la queue ». On a donc ici un système qui crée une double peine pour les personnes les plus vulnérables, souvent précaires, isolées ou jeunes, qui n’ont ni accès aux soins dans le secteur public faute de capacité d’accueil, ni aux soins libéraux faute de moyens financiers. Par ailleurs, la limitation à douze séances par an ne tient aucunement compte de la nature des troubles psychiques ni de la temporalité nécessaire à un travail thérapeutique sérieux. Les patients souffrant de troubles chroniques ou de dépressions prolongées nécessitent un accompagnement au long cours. Le nombre de séances remboursées devrait être adapté à la gravité et à la durée des troubles. Il faut noter qu’aucun autre acte de soin - qu’il s’agisse de kinésithérapie, d’orthophonie ou de soins infirmiers - ne fait l’objet d’une telle restriction. Il faut sortir de l’idée que les usagers du dispositif chercheraient à utiliser un maximum de séances pour « profiter » du système. Personne ne va consulter pour des soins par plaisir. Les professionnels de santé eux-mêmes assurent que leurs patients ne consomment pas systématiquement les 12 séances si elles ne sont pas nécessaires et si tel était le cas, c’est au personnel de santé de leur indiquer que la poursuite du suivi n’est pas utile. Il serait donc légitime de reconsidérer cette limitation rigide et d’adapter le nombre de séances aux besoins réels des patients. Le Gouvernement a affirmé que la santé mentale serait la grande cause nationale de l’année 2025. Il est temps de joindre les actes aux paroles et d’adopter une politique d’accès aux soins fondée sur l’universalité, la prévention et la dignité. M. le député demande donc à Mme la ministre si elle envisage de supprimer les critères d’exclusion actuels du dispositif « Mon soutien psy », afin de garantir un accès réel aux soins psychologiques pour toutes les personnes en souffrance, quels que soient leur âge, la gravité de leurs troubles, ou leur situation socio-économique. Il l’interroge également sur la suppression de la limitation arbitraire à douze séances annuelles dans le dispositif « Mon soutien psy », afin de permettre une prise en charge psychologique adaptée à la durée et à la gravité des troubles. Il serait enfin pertinent d’engager une réflexion sur la mise en place d’un remboursement intégral des consultations psychologiques par la sécurité sociale, afin de sortir d’un dispositif trop contraignant, trop limité pour garantir un accès universel et durable aux soins psychiques. Il lui demande ses intentions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7111</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4947</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dispositif "MonSoutienPsy" et éventuelles évolutions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7111. — 27 mai 2025. — M. Corentin Le Fur* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le dispositif « MonSoutienPsy » et les éventuelles évolutions à y apporter. Lancé en 2022 pour répondre aux besoins croissants d’accès aux soins psychologiques, le dispositif permet à toute personne, sans prescription médicale, en souffrance psychologique légère à modérée, d’accéder à un accompagnement médical avec un professionnel, en prenant en charge le remboursement des séances. Le patient peut bénéficier de 12 séances facturées à 50 euros, qui sont ensuite remboursées par les complémentaires santé à hauteur de la prise en charge par l’assurance maladie. Trois ans après le lancement du dispositif « MonSoutienPsy », il lui demande de bien vouloir lui transmettre un premier état des lieux quant au nombre de personnes ayant bénéficié du dispositif et quant au nombre de séances prises en charge dans ce cadre. Parallèlement, il souhaite connaître les évolutions que le Gouvernement entend apporter pour faciliter l’accès à ce dispositif et offrir aux patients qui en ont besoin un véritable suivi dans la durée, notamment en ajustant, au cas par cas, le nombre de séances qui peuvent être réalisées dans ce cadre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7112</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4947</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Évaluation du dispositif "Mon soutien psy"</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7112. — 27 mai 2025. — M. Stéphane Rambaud* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la dégradation inquiétante de la santé mentale des jeunes. En effet, depuis la crise du covid-19, les bouleversements (physiques, émotionnels, sociaux) liés à la transition à l’âge adulte, les étapes comme les choix d’orientation, l’entrée dans la vie active ou l’expérience d’exclusion sociale, de conditions socio-économiques défavorables ou d’évènements de vie traumatisants constituent des facteurs de risque qui peuvent rendre les jeunes adultes plus vulnérables psychiquement et conduire plus fréquemment à de la dépression, de l’anxiété, des pensées suicidaires, des troubles du comportement alimentaire et à des addictions. Pour répondre à cette problématique, le dispositif « Mon soutien psy », en 2025, permet à toute personne, dès l’âge de 3 ans présentant des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 12 séances d’accompagnement psychologique par an prises en charge par l’assurance maladie au tarif de 50 euros la séance. Pour y avoir accès, il est nécessaire au préalable de prendre rendez-vous avec un psychologue partenaire du dispositif ou de consulter son médecin ou sa sage-femme afin d’évoquer le besoin en accompagnement psychologique. Or force est de constater qu’il est à déplorer une sous-utilisation du dispositif en particulier par les jeunes alors qu’ils sont les plus concernés par la dégradation de leur santé mentale. Ainsi, en 2023, moins de 10 % des personnes en besoin psychologique modéré ont déclaré avoir eu recours au dispositif « Mon soutien psy ». C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui apporter son analyse de la situation, les raisons de cette sous-utilisation du dispositif et les mesures qu’elle entend mettre en place pour en favoriser l’usage au regard des difficultés rencontrées par les jeunes tout en soulignant la nécessité d’une meilleure reconnaissance de la profession de psychologue. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif « Mon soutien psy », annoncé par le Président de la République lors des Assises de la santé mentale en 2021, a pour objectif d’améliorer l’accès à un accompagnement psychologique pour la population en ville. Il s’adresse aux personnes présentant un trouble anxieux ou dépressif d’intensité légère à modérée, un mésusage du tabac, de l’alcool et/ou du cannabis ou un trouble du comportement alimentaire sans critères de gravité. Le dispositif prenait en charge, à l’origine, un entretien d’évaluation et 7 séances réalisées par un psychologue conventionné par l’Assurance maladie, après adressage par un médecin, une sage-femme ou un professionnel de santé des services de la médecine scolaire. En juin 2024, le dispositif a fait l’objet de certaines évolutions permettant de moderniser et d’améliorer le parcours proposé aux patients concernés. Ainsi, tout d’abord, les critères d’inclusion ont été élargis, permettant aux patients sous antidépresseurs depuis moins de 6 mois (contre 3 mois initialement), d’être éligibles au dispositif, en conformité avec les recommandations de la haute autorité de santé. Par ailleurs, la condition de l’adressage préalable par un médecin, une sage-femme ou un professionnel de santé de la médecine scolaire à la prise en charge par l’Assurance maladie de séances de suivi psychologique a été supprimée. Le patient éligible au dispositif choisit librement le psychologue conventionné auquel il décide d’avoir recours. Un échange entre le psychologue et le médecin ne peut avoir lieu qu’à l’occasion de l’entretien d’évaluation et de la dernière séance, avec l’accord du patient. D’autre part, les tarifs, à l’origine fixés à 40 euros pour l’entretien d’évaluation et à 30 euros pour chaque séance d’accompagnement psychologique, ont été réhaussés et sont remboursés à présent à hauteur de 50 euros chacun, de manière à répondre à une insatisfaction de la profession. Enfin, le nombre de séances prises en charge est passé de 8 à 12 séances par an afin d’offrir aux patients un parcours adapté à leurs besoins. Au total, ce sont 3,1 millions de séances qui ont été réalisées depuis le début du dispositif en 2022. Les récentes évolutions du dispositif ont donc permis d’améliorer l’accès à la prise en charge de l’accompagnement psychologique puisque 586 858 patients (fin février 2025) ont intégré le dispositif, dont 43 % après la réforme de juin 2024. Par ailleurs, 5 217 psychologues sont conventionnés (fin février 2025), dont 56 % après cette même réforme. Par ailleurs, le ministre chargé de la santé précise que le dispositif n’est pas ouvert aux psychothérapeutes. Néanmoins, des réflexions sur la formation de la profession ont été initiées et le dispositif pourra à plus long terme être amplifié en ajoutant une « seconde brique » dédiée aux troubles plus sévères, et donc aux psychothérapies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1770</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Crise de la psychiatrie territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1770. — 5 novembre 2024. — Mme Christine Arrighi alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la crise de la psychiatrie territoriale qui ne cesse de s’aggraver. Dans les territoires, la difficulté de faire coopérer les acteurs privés avec les acteurs publics en santé mentale se traduit par des conséquences tragiques : refus d’accès aux soins pour des patients en situation de précarité, présentant des facteurs de vulnérabilité ou encore ayant des profils cliniques complexes. Les services d’urgence sont submergés par une sédimentation de patients non pris en charge en psychiatrie, avec des risques accrus de dégradation clinique, voire de décès. Les réformes actuelles d’autorisation en psychiatrie, bien que visant à garantir l’accès aux soins pour toutes et tous de manière inconditionnelle, se révèlent aujourd’hui inappliquées. Les conditions d’accès aux soins restent inchangées, car les agences régionales de santé ne sont ni équipées ni organisées pour rendre cette réforme effective. Les acteurs libéraux, quant à eux, produisent des lettres d’engagement supposées signifier leur volonté de coopération. Mais, en pratique, ces engagements restent lettre morte et la dégradation des parcours de soins s’accentue. Ainsi, la question de Mme la députée est la suivante : de quels moyens concrets le Gouvernement entend-il se doter pour rendre effective cette réforme et assurer que les acteurs privés autorisés en psychiatrie prennent en charge tous les patients, sans conditionnalité ? Comment tolère-t-on qu’un acteur exerce en posant des conditions d’accueil, créant ainsi des crises dans les hôpitaux et aggravant la souffrance des patients au risque de leur vie ? Il est urgent que la politique de santé mentale cesse de favoriser des logiques de marché et garantisse un accès réel et inconditionnel aux soins pour chaque citoyenne et citoyen. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La santé mentale et la psychiatrie font l’objet d’une attention particulière ces dernières années, suite à la crise sanitaire et au vu de l’augmentation de la demande de soins psychologiques et psychiatriques. Des moyens importants ont été accordés au secteur depuis 2016, avec une hausse de 12,5% de crédits entre 2022 et 2024, et de 32,3% entre 2016 et 2024. Des travaux importants ont été engagés en lien notamment avec les acteurs. Ainsi, la réforme des autorisations de l’activité de psychiatrie a pour objectif d’améliorer la qualité et la pertinence des prises en charge, d’améliorer l’organisation des soins de proximité et enfin d’accompagner l’évolution des établissements de santé proposant des prises en charge en psychiatrie. Deux décrets de mise en œuvre ont été publiés : le décret n° 2022-1263 du 28 septembre 2022 relatif aux conditions d’implantation de l’activité de psychiatrie et le décret n° 2022-1264 du 28 septembre 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de l’activité de psychiatrie. L’instruction N° DGOS/R4/2022/257 du 2 décembre 2022 précise les modalités de mise en œuvre de cette réforme. Le nouveau régime des autorisations est entré en vigueur au 1er juin 2023. Les premières fenêtres de dépôt de demandes d’autorisation ont été ouvertes début 2024 et les suivantes s’échelonnent jusqu’à la fin de l’année 2025. Ainsi, plusieurs établissements n’ont pas encore été autorisés sous le nouveau régime des autorisations et d’autres sont en cours de mise en conformité, dans le respect des délais prévus par les textes. Le plein impact de cette réforme ne pourra donc être mesuré qu’à moyen terme. Toutefois, des travaux importants ont eu lieu en amont des dépôts de demande d’autorisation pour répondre notamment aux conditions d’implantation suivantes : - la nécessité de permettre, sur site ou par convention, une prise en charge des patients sous la forme de séjours à temps partiel, de séjours à temps complet et de soins ambulatoires (cf. Art. R. 6123-174 du contrat de sécurisation professionnelle - CSP) ; - la nécessité pour les établissements non sectorisés et les établissements sectorisés de conventionner (cf. Art. R. 6123-176 du CSP) ; - la nécessité pour le titulaire de l’autorisation de participer au réseau de prise en charge des urgences (cf. Art. R. 6123-179 du CSP). Les agences régionales de santé sont très mobilisées pour accompagner les établissements dans ces travaux. Enfin, le ministère de la santé et de l’accès aux soins a mobilisé des crédits à hauteur de 76 M€ via le fonds pour la modernisation et l’investissement en santé pour accompagner les établissements dans les travaux liés à la mise en conformité avec les nouvelles exigences. Le ministère reste fortement engagé pour accompagner les établissements dans ces évolutions structurantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication du décret - Article L.5212‑1‑1 du code de la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2176. — 19 novembre 2024. — Mme Julie Laernoes* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la publication du décret relatif à la remise en bon état d’usage en vue d’une réutilisation de certains dispositifs médicaux à usage individuel, au sens de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé. Actuellement, des millions d’équipements médicaux dorment dans les placards des foyers français. Il y aurait ainsi 60 millions d’attelles et d’orthèses inutilisées en France. En moyenne, celles-ci sont utilisées 2 semaines, alors même qu’elles sont garanties 6 mois. Une entreprise nantaise a développé une solution de collecte et de réemploi de dispositifs médicaux à usage individuel, aux côtés d’industriels européens, pour remédier à cette situation. Cependant, la remise en bon état d’usage de ces équipements médicaux n’est toujours pas autorisée en France, alors même qu’elle permettrait de réduire l’empreinte écologique du système de santé, d’offrir des produits de santé à des tarifs plus justes et accessibles et pourrait engendrer jusqu’à 5 millions d’euros d’économies pour la sécurité sociale dès 2025. L’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique prévoit que certains dispositifs médicaux à usage individuel puissent faire l’objet d’une remise en bon état d’usage. Malheureusement, le décret d’application de cet article, dont la promulgation était attendue en juin 2024, se fait toujours attendre. Elle l’interroge donc sur la date de publication de ce décret très attendu pour le développement et la structuration d’une filière de réemploi des dispositifs médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2593</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Aide au financement du matériel des personnes en situation d’handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2593. — 3 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge totale des fauteuils roulants comme annoncé par M. le Président de la République le 26 avril 2023 lors de la conférence nationale du handicap. Force est de constater que les personnes en situation de handicap ont des besoins d’aides à la mobilité très spécifiques, avec des fauteuils roulants sur mesure adaptés aux pathologies de chacun. Ces fauteuils ont un coût plus important que les fauteuils classiques, soit entre 4 000 euros et 10 000 euros pour un fauteuil manuel configurable et jusqu’à plus de 40 000 euros pour un fauteuil électrique évolutif. À ce jour, la prise en charge de ces fauteuils par l’assurance maladie est : entre 394,60 euros et 962,20 euros pour un fauteuil roulant manuel, entre 2 702,81 euros et 3 938,01 euros pour un fauteuil roulant électrique, de 5 187,48 euros pour les fauteuils roulants éclectiques avec verticalisateur et de 5 187,44 euros pour les fauteuils roulants électriques monte-marche. Les personnes en situation d’handicap ont alors de très lourds restes à charge qui les obligent à conserver un fauteuil durant de nombreuses années alors même que leur pathologie peut évoluer. Les fabricants, les prestataires et les associations s’interrogent sur les dernières conditions de prise en charge tarifaire qui leur ont été présentées où certains fauteuils roulants essentiels à l’autonomie des personnes ne seraient plus pris en charge. Cette année, la France a accueilli les jeux Olympiques et Paralympiques. Le parasport contribue à briser les barrières, en favorisant le bien-être mental, physique, l’inclusion sociale et le développement personnel. Les fauteuils roulants, les prothèses ou les équipements sportifs ne sont pas seulement des dispositifs fonctionnels : ce sont également des moyens d’expression, d’épanouissement personnel et une clé vers l’autonomie. Elle souhaiterait connaître quelles seront les prochaines modalités de prise en charge des fauteuils roulants par l’assurance maladie ainsi que leur date d’entrée en application mais aussi s’il est envisagé un relèvement des barèmes de réparations et des déplacements liés au dépannage du matériel défaillant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2596</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’achat de fauteuils roulants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2596. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des fauteuils roulants par l’assurance maladie. Le 26 avril 2023, M. Macron avait annoncé la prise en charge de tous les fauteuils roulants par l’assurance maladie dès 2024. Cependant, la disposition proposée entraînera, si elle est validée, un prix limite de vente qui exclura donc les fauteuils roulants, ainsi que tous les produits médicaux vendus à un prix supérieur à la limite, de la LPPR (liste de prestations et des produits remboursables par l’assurance maladie), donc ne seront pas remboursés ou pris en charge. Pour les fauteuils roulants manuels configurables, ce prix est fixé à 2 600 euros, sachant qu’un fauteuil de ce type coûte aujourd’hui entre 5 000 et 7 000 euros. Ainsi, en plus d’empêcher un remboursement de l’assurance maladie, les mutuelles ne pourront plus intervenir sur le coût du fauteuil ni sur le reste à charge et aucun contrôle sur la résistance et la fiabilité du produit ne sera obligatoire. En 2024, près de 2 à 3 % des Français ont besoin d’un fauteuil roulant pour assurer leur mobilité au quotidien. Le coût de ces appareils représente parfois un investissement trop lourd à supporter auquel certain préfère renoncer, ce qui implique un risque majeur pour leur santé physique et mentale. Aussi, il lui demande quelles sont les dispositions envisagées afin de prendre intégralement en charge l’achat de fauteuils roulants manuels et électriques dès 2024, conformément à la promesse du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2715. — 10 décembre 2024. — M. Damien Girard* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’application de la loi du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020. Son article 39 vise la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs médicaux remis en état d’usage. Cette mesure est d’une véritable utilité pour diminuer les frais d’équipement des personnes concernées et accompagner la montée en puissance de l’économie circulaire. Le décret d’application a été étudié par le Conseil d’État après accord de la Commission européenne sur sa compatibilité avec le règlement en vigueur depuis 2021. Rien ne semble faire obstacle à sa promulgation. Il souhaite donc connaître la date de promulgation prévue de ce décret et les raisons d’un retard qui a des conséquences concrètes pour les personnes concernées et le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3567</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réutilisation des attelles et orthèses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3567. — 28 janvier 2025. — M. Fabrice Roussel* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, concernant la publication du décret relatif à la remise en bon état d’usage en vue d’une réutilisation de certains dispositifs médicaux à usage individuel, au sens de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé. Actuellement, des millions d’équipements médicaux dorment dans les placards des foyers français. Il y aurait ainsi 60 millions d’attelles et d’orthèses inutilisées en France. En moyenne, celles-ci sont utilisées 2 à 3 semaines, alors même qu’elles sont garanties 6 mois. Une entreprise nantaise a développé une solution de collecte et de réemploi de dispositifs médicaux à usage individuel, aux côtés d’industriels européens, pour remédier à cette situation. Cependant, la remise en bon état d’usage de ces équipements médicaux n’est toujours pas autorisée en France, alors même qu’elle permettrait de réduire l’empreinte écologique du système de santé, d’offrir des produits de santé à des tarifs plus justes et accessibles et pourrait engendrer jusqu’à 5 millions d’euros d’économies pour la sécurité sociale dès 2025. L’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique prévoit que certains dispositifs médicaux à usage individuel puissent faire l’objet d’une remise en bon état d’usage. Malheureusement, le décret d’application de cet article, dont la promulgation était attendue en juin 2024, se fait toujours attendre. Il lui demande donc de préciser la date de publication de ce décret très attendu pour le développement et la structuration d’une filière de réemploi des dispositifs médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3606</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4951</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Delautrette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par la sécurité sociale du matériel paramédical d’occasion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3606. — 28 janvier 2025. — M. Stéphane Delautrette* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’important retard concernant l’application de la mesure relative au remboursement par la sécurité sociale du matériel paramédical d’occasion et des aides à l’autonomie. Adoptée par les parlementaires il y a cinq ans dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020, cette disposition, inscrite à l’article 39 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019, prévoit la prise en charge des aides techniques pour les équipements médicaux d’occasion, notamment les fauteuils roulants reconditionnés. Alors que le décret d’application devait être publié au cours du deuxième trimestre 2023, celui-ci se fait toujours attendre. Cette situation déstabilise la filière économique qui a souhaité se lancer dans cette activité vertueuse et qui pâtit économiquement de ce retard. Cette mesure aurait pourtant des effets économiques, sociaux et écologiques importants dans les territoires. En effet, cette prise en charge permettrait à des personnes aux ressources limitées de s’équiper de matériels indispensables pour leur autonomie au quotidien. De plus, elle s’inscrit dans une démarche de réduction de l’impact environnemental en valorisant des équipements pouvant être réemployés plutôt que jetés. Enfin, elle contribue à renforcer une filière porteuse, fondée sur des activités de reconditionnement souvent liées à l’insertion professionnelle de publics éloignés de l’emploi. Il est à noter que cette initiative est déjà mise en œuvre dans plusieurs pays européens, confirmant ainsi sa faisabilité et son efficacité. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir indiquer la date prévue pour la publication de ce décret, attendu avec impatience par les acteurs concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3745</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4951</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du matériel d’aide à l’autonomie de seconde main</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3745. — 4 février 2025. — M. Dominique Potier* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge du matériel d’aide à l’autonomie de seconde main. Mme la ministre et Mme la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées l’ont annoncé en avril 2024, après l’engagement pris par le Président de la République il y a un an : les fauteuils roulants seront remboursés intégralement d’ici à la fin de l’année 2024. Aujourd’hui, le reste à charge peut demeurer élevé pour certains équipements et peser lourdement dans le budget santé des personnes en situation de handicap physique ou moteur. La prise en charge à 100 % des fauteuils roulants par l’assurance maladie et les complémentaires santé est donc une bonne nouvelle. Cependant, cette mesure ne concernerait que le matériel médical neuf, ignorant les fauteuils roulants d’occasion. Pourtant, la loi du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 a prévu, dans son article 39, la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs médicaux « remis en bon état d’usage ». Alors que le décret d’application de cette mesure n’a toujours pas été publié, les annonces du Gouvernement interrogent sur l’avenir de la filière du matériel médical de seconde main. Compromise par les négociations sur la réforme de la nomenclature des véhicules pour personnes handicapées, la publication en amont de ce décret s’appliquant au cadre actuel permettrait le développement d’une économie sociale et environnementale, notamment par la garantie d’un service accessible à tous. Le bénéfice attendu par les pionniers du matériel médical d’occasion est bien la création d’une filière d’économie circulaire qui permettrait de prolonger la durée de vie des aides techniques en les reconditionnant, de favoriser l’accessibilité des aides techniques en proposant du matériel jusqu’à 50 % moins cher que son équivalent neuf, ou encore de contribuer à la décarbonation du secteur de la santé, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées à l’extraction de la matière, à la fabrication et au transport du matériel. Les économies réalisées sur le budget de la sécurité sociale seraient non négligeables. Une évaluation de l’année 2023 sur la base d’un rachat de matériel à moins 50 % du prix du matériel neuf sur 40 % des fauteuils qui ne seraient plus utilisés en France permettrait une économie allant de 65 à 70 millions d’euros sur le budget de la sécurité sociale. Aussi, il lui demande la mise en application de la loi de finance 2020 et la publication du décret d’application de l’article 39 afin de soutenir et développer la filière du matériel médical « remis en bon état d’usage », qui représente une vraie solution pour réduire les dépenses publiques, tout en soutenant les principes de l’économie sociale et solidaire et de la transition écologique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5280</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth de Maistre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconditionnement d’attelles orthopédiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5280. — 25 mars 2025. — Mme Élisabeth de Maistre* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de publication du décret d’application de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique, à la suite de la promulgation de la loi n° 2019-1446. Ce décret est indispensable à l’organisation du secteur de reconditionnement des dispositifs médicaux à usage personnel, qui pourrait apporter des avantages notables pour l’environnement et l’économie. Sa publication permettrait de diminuer l’impact environnemental en réduisant le nombre d’orthèses jetées annuellement. Le décret contribuerait également à des économies importantes pour les organismes de sécurité sociale, grâce à des dispositifs médicaux reconditionnés moins onéreux. De plus, il soutiendrait l’autonomie sanitaire nationale en développant une filière locale génératrice d’emplois. Elle lui demande où en est l’élaboration de ce décret et à quelle date est prévue sa publication tant attendue par le secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5803</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté listant les dispositifs médicaux remis en état d’usage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5803. — 8 avril 2025. — Mme Nicole Dubré-Chirat* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la publication de l’arrêté relatif à la remise en bon état d’usage des dispositifs médicaux à usage individuel, au sens de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique. L’article 39 de la loi du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 a introduit la possibilité de remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux afin de permettre aux malades de pouvoir bénéficier d’un matériel médical moins onéreux (il est en moyenne 50 % moins cher qu’un matériel neuf), de qualité (l’article L. 521-1-1 du code de la santé publique règlemente la remise en état d’usage par des critères stricts et encadre les professionnels habilités à cet effet) et plus écologique (le reconditionnement d’un fauteuil roulant génère par exemple 97 % de dioxyde de carbone de moins que la fabrication d’un fauteuil neuf). Afin de rendre cette mesure opérationnelle, l’article 39 de la loi précitée prévoyait la publication d’un décret en Conseil d’État, publié le 19 mars 2025 et d’un arrêté listant les dispositifs médicaux à usage individuel pouvant être remis en état d’usage. Ce dernier n’a toujours pas été publié à ce jour, laissant de nombreux professionnels dans l’attente et en particulier le secteur de l’optique en ce qui concerne les lunettes reconditionnées. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer à quelle date le Gouvernement prévoit de publier l’arrêté.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 39 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 relatif à la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux prévoit que les modalités d’application soient fixées par décret en Conseil d’Etat. Le décret d’application n° 2025-247 du 17 mars 2025 relatif à la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux a été publié le 19 mars 2025 au Journal officiel. Le décret prévoit d’une part la possibilité de faire de la remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux définis dans une liste fixée par arrêté des ministres dans le respect de la norme AFNOR. L’arrêté fixant la liste des dispositifs médicaux qui pourront faire l’objet d’une remise en bon état d’usage sera publié très prochainement : le texte fait actuellement l’objet d’une large concertation courant mai 2025. Le projet de texte comporte notmament les attelles et les orthèses. Le décret du 17 mars 2025 ouvre également la possibilité de prise en charge par l’Assurance maladie de dispositifs remis en bon état d’usage. Sur ce point, les travaux pour permettre un remboursement par l’Assurance maladie nécessitent une révision des conditions de prise en charge définie à la liste des produits et prestations (LPP - prévu à l’article L. 165-1 du CSS) qui sera progressive selon les catégories de dispositifs retenues.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2227</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4953</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Logiciel de gestion AT/MP défectueux au sein des CPAM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2227. — 26 novembre 2024. — M. Matthias Tavel* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements avérés du logiciel ARPEGE (Autorisation des règlements des prestations en espèce généralisées) mis en test depuis début octobre 2024 dans les caisses primaires d’assurance maladie de Loire-Atlantique et de Vendée, en vue d’assurer le traitement des arrêts maladie et accidents de travail des assurés, mais aussi le calcul et le versement des indemnités journalières de sécurité sociale en remplacement du logiciel PROGRES. Historiquement dédié au traitement des arrêts maladie des travailleurs indépendants à compter de 2020, des dysfonctionnements du logiciel ARPEGE avaient déjà été signalés par les services. Dans un article publié le 22 octobre 2024, le journal Le Monde a révélé que plusieurs milliers d’assurés en arrêt maladie ou en accident de travail sont privés de leurs IJSS, en raison du dysfonctionnement d’un logiciel de l’assurance-maladie en phase de test depuis le 1er octobre 2024 dans les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée. Deux syndicats, la CGT et la CFDT, ont dénoncé que les CPAM de ces départements « ont été noyés d’appels et de visites à la suite de l’envoi, à tort, d’un courrier aux assurés indiquant qu’ils ne percevraient plus d’indemnités journalières après six mois », mais aussi « de nombreuses autres anomalies, comme des doubles paiements, des erreurs de destinataires, de règlements », ayant conduit à « un arrêt des paiements sur plusieurs jours ». En conséquence, les salariés de la CPAM de Saint-Nazaire qui travaillent au service des indemnités journalières sont victimes d’une grave dégradation de leurs conditions de travail. Les accueils physiques et téléphoniques de Nantes et de Saint-Nazaire sont surchargés. Sur près de 300 personnes qui travaillent sur le site de Saint-Nazaire, 200 personnes sont directement concernées par cet outil. Impuissants face aux drames personnels que causent les erreurs générées par le logiciel ARPEGE, ils sont empêchés de faire leur travail et de fournir aux assurés de la CPAM la couverture maladie à laquelle ils ont pourtant droit. Pour seule réponse de la CPAM, des acomptes sont adressés aux assurés en attente de leur IJSS, mais dont les montants ne correspondent pas aux indemnités journalières réellement dues. A fortiori, lorsque l’employeur est subrogé dans les droits de l’assuré, les personnels de la CPAM sont dans l’incapacité technique de verser un acompte. Cette situation crée des difficultés dans le paiement du demi-salaire par l’employeur. Des assurés en arrêt maladie ou en accident du travail sont donc purement et simplement privés de ressources, ce qui les plonge dans une détresse financière qui, pour certains, a de graves conséquences : impossibilité de rembourser la mensualité de leur emprunt immobilier, dépassement du découvert bancaire autorisé et application de pénalités et agios par leur banque, pas d’autre choix que de contracter un crédit à la consommation pour payer le loyer. Ces difficultés financières ont aussi un impact psychologique puisque, par exemple, des femmes enceintes placées en arrêt maladie fin septembre 2024 n’ont toujours pas reçu la moindre indemnité journalière. Poursuivre une fin de grossesse en étant privées depuis plusieurs semaines de ressources auxquelles elles ont droit, peut avoir des conséquences négatives sur leur état de santé et celui de l’enfant à naître. Sans ressources, certains usagers pensent à tort que ce sont les salariés de la CPAM qui sont responsables des erreurs commises dans la mauvaise gestion de leur arrêt de travail et la privation du bénéfice des indemnités journalières de sécurité sociale qu’ils subissent. Ces situations regrettables pourraient pourtant être évitées en confiant la gestion des arrêts de travail et le versement des indemnités journalières au personnel compétent des CPAM, plutôt qu’à un logiciel dont personne n’ignore que l’objectif poursuivi est de réduire le nombre des salariés des services des indemnités journalières. Les organisations syndicales ont pourtant alerté leur direction dès les premiers constats par les salariés que le logiciel ARPEGE ne fonctionnait pas correctement et générait des erreurs grossières. Or la direction de la CNAM, à l’origine de la décision de déploiement de ce logiciel, refuse d’écouter les représentants des salariés et organisations syndicales et s’entête à maintenir et à imposer aux CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée le traitement des dossiers d’arrêt maladie et d’accident du travail par ce logiciel inopérant. Arguant d’un simple bug informatique qui serait corrigé en décembre 2024, elle maintient sa volonté de déployer ce logiciel sur l’ensemble des CPAM au niveau national à compter de la fin du 1er semestre 2025. Les personnels des CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée réclament que l’outil ARPEGE soit purement et simplement supprimé. Il lui demande donc à quelle échéance elle entend mettre un terme à l’utilisation du logiciel ARPEGE et abandonner son expérimentation dans le traitement des arrêts maladie et accidents de travail et du calcul et versement des indemnités journalières des CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée et, a minima, si elle entend suspendre dans les plus brefs délais l’utilisation de ce logiciel défectueux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4621</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du logiciel ARPEGE CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4621. — 4 mars 2025. — Mme Julie Laernoes* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les dysfonctionnements lourds de conséquence du logiciel ARPEGE qui sert à assurer le traitement des arrêts maladies et accidents de travail des assurés mais également le calcul et le versement des indemnités journalières, testé depuis octobre 2024 dans les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie) en Loire-Atlantique et en Vendée. Ce nouveau logiciel est testé pour remplacer PROGRES, l’ancien outil décrit par les services comme obsolète. Seulement, le déploiement de ce nouvel outil a provoqué un bon nombre de dysfonctionnements, notamment des retards ou des absences de paiements ainsi que des délais de traitement des dossiers particulièrement longs. Ces différentes anomalies provoquent des situations alarmantes chez les assurés, en voici quelques exemples. Un agent de maîtrise, ayant dû se faire opérer d’une épaule avec une pause de prothèse : le chirurgien prévoit entre 3 et 6 mois d’arrêt mais n’ayant plus de revenu, il a dû, malgré des douleurs, reprendre le travail avec le risque de complication grave en raison du non-repos obligatoire après ce type d’intervention. Une assistante de vie auprès de personnes âgées via le CESU (chèque emploi service unifié), était en arrêt longue durée suite à une capsulite (épaule) non opérable avec un dépôt de dossier de maladie professionnelle en cours. Elle a dû reprendre le travail par manque de revenus car le CESU ne verse la part employeur que sur présentation des attestations IJSS, inexistantes actuellement. Une travailleuse porteuse de handicap, en arrêt de travail longue durée, ayant subi de plus un licenciement et étant en attente prochainement d’un bureau de jugement des prud’hommes. Cette personne est dans l’incapacité de travailler et le dossier n’avance plus pour l’obtention d’une pension d’invalidité. Elle n’a plus de revenu ni aucune aide car vivant seule. Ces situations extrêmement problématiques remontent bien évidemment aux services des CPAM de la Loire-Atlantique et de la Vendée, qui subissent les conséquences d’un outil mal calibré. Compte tenu de la situation complexe des assurés avec une perte de revenu ou même une absence de revenu, l’agressivité monte envers les personnels déjà en surcharge de travail car devant reprendre les erreurs du logiciel à la main. Les différentes mises à jour opérées depuis octobre ne règlent pas les dysfonctionnements, la colère monte et le mal être des équipes de la CPAM également. Des doubles paiements, des erreurs de destinataire ont déjà conduit à un arrêt des versements entraînant une submersion des accueils physiques et téléphoniques. De surcroît, les paiements versés sont des acomptes adressés mais ils ne correspondent pas aux indemnités journalières dues. Ces acomptes entraînent des changements de revenus pour les assurés, ce qui risque de provoquer des complications lors du calcul des impôts également. La situation est d’autant plus regrettable que différentes organisations syndicales (CFDT et CGT) avaient averti la direction de la CPAM lors de l’attribution du marché à ARPEGE, car déjà ARPEGE TI (travailleurs indépendants), lancé en 2020, ne fonctionne toujours pas correctement plusieurs années après son lancement. Elle lui demande des informations concernant le nombre d’assurés ayant été affectés. Quand les mesures seront prises pour véritablement stabiliser le logiciel ARPEGE dans les départements de Loire-Atlantique et de Vendée ? Elle lui demande également si elle compte suspendre la diffusion de cet outil défectueux sur tout le territoire national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4788</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les CPAM avec le logiciel ARPEGE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4788. — 11 mars 2025. — M. Yannick Monnet* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) avec le logiciel ARPEGE (logiciel de paiement des indemnités journalières). Les départements de Loire-Atlantique et de Vendée ont été chargés d’une expérimentation de ce logiciel avant son extension prévue prochainement sur l’ensemble du territoire national. Dans ces deux départements pilotes, l’expérimentation semble se transformer en « catastrophe technique et humaine », selon les usagers et les syndicats, avec des conséquences graves sur des milliers d’assurés et sur les conditions de travail des agents de la CPAM. Un article détaillé, publié dans Médiapart à la fin du mois de janvier 2025 par la journaliste Faïza Zerouala, donne une idée de l’ampleur de ces dysfonctionnements. Outre la nécessité de remédier rapidement à la situation dans ces deux départements, il convient également de s’interroger sur la pertinence d’une extension de l’usage de ce logiciel à l’ensemble du territoire national si les déconvenues successives, récurrentes et persistantes rencontrées dans le cadre de cette expérimentation ne sont pas rapidement et définitivement résolues. Aussi, il lui demande de lui faire connaître son appréciation sur ce dossier et ses intentions en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le logiciel Arpège est destiné à remplacer son prédécesseur, Progrès, celui-ci reposant sur des technologies obsolètes et n’ayant plus la capacité de répondre à la complexité de la réglementation en matière d’indemnité journalière. Ainsi que l’a mentionné la Cour des comptes dans son rapport sur la loi de finances de la sécurité sociale de 2024, les dossiers complexes en la matière, s’ils ne représentent que 4 % du volume traité, mobilisent à eux seuls 15 % du temps des agents. Arpège doit en partie répondre à cet enjeu, en traitant de façon automatique un nombre plus important de dossiers. Cela répondra aussi aux besoins des assurés, qui ont vu les délais de liquidation de la première indemnité augmenter ces dernières années du fait de la complexité réglementaire. L’automatisation des traitements est l’unique solution pour répondre à l’objectif de service du public, de rembourser d’ici 2027 les indemnités journalières en moins de 20 jours partout sur le territoire, aux assurés comme aux employeurs en cas de subrogation. A cette fin, Arpège doit être déployé sur l’ensemble du territoire. Après des tests en-dehors de la production, une phase de tests in situ a débuté en octobre dans les caisses de Loire-Atlantique et de Vendée. Il s’agit d’une procédure classique dans le cadre du déploiement d’un applicatif majeur, afin de prendre en compte toute la complexité de la réalité terrain. Les données ont été transférées de Progrès vers Arpège. 99,7 % des dossiers ont été repris sans problème. Les 0,3 % restants représentaient tout de même 16 000 dossiers, qui ont rencontré des anomalies et ont dû être repris manuellement. Parmi ceux-ci, 9 000 correspondaient à des prolongations. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a pris la mesure des difficultés rencontrées par les assurés et par les agents des caisses. Pour les assurés, dès octobre 2024, les prestations bloquées ont fait l’objet d’acomptes sans attendre l’issue de leur traitement. 30 000 acomptes ont ainsi été versés sur la période. La très forte sollicitation des agents des Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) a été pour eux source d’un stress important. Pour y répondre, la CNAM a mobilisé l’entraide du réseau des CPAM pour appuyer les deux en difficulté, à hauteur de 125 équivalents temps plein. Au-delà de cette entraide, un renfort de 25 postes a été mis en place dans les caisses. Une plateforme d’appui destinée aux agents souhaitant se déclarer en détresse psychologique a été mise à disposition. A fin décembre 2024, elle n’avait pas reçu d’appel. Les anomalies rencontrées ont été étudiées en détail et le logiciel Arpège a fait l’objet de nombreuses corrections depuis octobre 2024. La CNAM s’assure d’une maîtrise de la situation avant de reprendre la phase de généralisation. Cette reprise n’est pas encore programmée. Après la phase critique connue en octobre et novembre 2024, la situation est en amélioration avec un montant déboursé similaire à celui de l’année dernière. Arpège paye déjà aujourd’hui plus de 2 M€ de prestations en espèce dans les deux départements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2709</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4955</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stigmatisation des personnes atteintes de maladies de peau affichantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2709. — 10 décembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, chargé de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations, sur la stigmatisation des personnes atteintes de maladies de peau affichantes. Les maladies de peau affichantes telles que le vitiligo provoquent, au-delà d’un désagrément physique, l’isolement et le repli sur soi des personnes atteintes. Cette réalité est d’autant plus préoccupante chez les jeunes, pour qui l’exposition des problèmes cutanés peut mener à des discriminations et du harcèlement scolaire. Mme la députée a été informée de l’urgence de la situation par le Collectif Vitiligo, une association d’experts et de professionnels de santé. Ces derniers s’appuient sur une étude réalisée par l’IFOP en 2024 qui rend compte d’un constat alarmant : d’une part, 76 % des personnes atteintes de vitiligo estiment que le regard que la société porte eux nuit à leur santé mentale et d’autre part seuls 38 % des collégiens accepteraient d’interagir avec une personne atteinte du vitiligo. Alors que M. le Premier ministre souhaite faire de la santé mentale la prochaine grande cause nationale, le Collectif Vitiligo estime que la prise en charge psychologique des patients atteints ainsi que la sensibilisation du grand public sont primordiales afin de lutter contre le fardeau psycho-social des jeunes atteints des maladies de peau affichantes. Elle le sollicite afin de savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour lutter contre la stigmatisation des personnes atteintes des maladies de peau affichantes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4955</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de la santé est très sensible aux conséquences psychosociales que peuvent avoir les maladies de peau affichantes, notamment chez les plus jeunes. Les questions de santé mentale de manière générale, et celle de la santé mentale des jeunes de manière plus spécifique, font l’objet de politiques publiques volontaristes depuis plusieurs années. Ainsi, la santé mentale des enfants et des jeunes a été érigée en priorité depuis 2018 et l’action publique en la matière a été structurée grâce aux différents plans et stratégies élaborés (feuille de route santé mentale et psychiatrie, enrichie des mesures des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie de septembre 2021 et des Assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant de mai 2024). Plus précisément, dans le cadre de la feuille de route et des assises de la santé mentale, des délégations de crédits pérennes à un niveau historique ont été réalisées : - renforcement des maisons des adolescents (MDA) : +10,5 M€ sur 2022-2023 ; - renforcement des centres médico-psychologiques de l’enfant et de l’adolescent (CMPEA) : + 8 M€ pendant 3 ans afin de faciliter les premiers rendez-vous par un personnel non médical et ainsi réduire les délais d’attente. Ce renforcement a été complété par des crédits pérennes à hauteur de 20 millions d’euros en 2024, dans la suite des Assises de la santé de l’enfant et de l’adolescent, et par le renforcement des moyens dédiés à la prise en charge du psychotraumatisme : + 3,5 M€ sur 2022-2023. Par ailleurs, le dispositif MonSoutienPsy permet, depuis avril 2022, aux personnes souffrant de troubles psychiques d’intensité légère à modérée de bénéficier de séances remboursées chez un psychologue conventionné avec l’assurance maladie. Ce nouveau dispositif a pour but de favoriser l’accès aux soins psychologiques et de promouvoir la coopération entre le psychologue et les médecins. La bonne coordination médecin - psychologue - psychiatre est, en effet, l’une des clés de la réussite de la construction des parcours de prise en charge. Il s’agit d’offrir une première réponse à des états de souffrance psychique de faible intensité repérés par le médecin, tout en permettant une orientation directe vers des soins plus spécialisés en cas d’indicateurs de gravité, notamment vers le psychiatre. Cet accompagnement psychologique est réalisé par des psychologues volontaires et sélectionnés sur la base de leur formation et de leur expérience clinique. Le dispositif permet désormais de bénéficier du remboursement de 12 séances d’accompagnement psychologique par an. Au 30 novembre 2024, 4 177 psychologues étaient conventionnés et 478 972 patients avaient bénéficié du dispositif. Au total, 2,5 millions de séances ont été réalisées pour un montant remboursé de 56,2 M€. Enfin, on peut souligner que le « handicap peau », qui représente un fardeau majeur pour les patients atteints de maladies dermatologiques rares, a fait l’objet d’un travail avec la fédération française de la peau pour faire mieux connaitre ce handicap à travers un livret, le « Guide handicaps peau ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2892</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4956</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dangerosité des eaux contaminées et vendues par Nestlé Waters</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2892. — 17 décembre 2024. — Mme Mathilde Panot appelle l’attention de Mme la ministre sur la gravité des révélations du scandale Nestlé, notamment de sa facette concernant la santé. Pour la parfaite information de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins, Mme la députée rappelle que ce scandale, sur lequel la lumière a progressivement été faite depuis 2020, inclut plus de 20 défaillances et non-respect de la réglementation portant sur la qualité des eaux et la pollution environnementale. Le groupe Nestlé Waters utilise des traitements interdits sur des eaux qu’il a pompées en partie illégalement pendant 15 à 30 ans, les commercialisant de manière trompeuse, tout en fragilisant la ressource à un point où la qualité de l’eau dont dépendent plusieurs bassins de vie se dégrade. Nestlé déverse chaque année des milliards à ses actionnaires - 12,8 milliards en 2023. S’il fallait nommer un modèle type du capitalisme prédateur, le groupe Nestlé Waters ferait sans nul doute un excellent candidat. Dans ce scandale multiple, Mme la députée rappelle également qu’un rapport interne à Nestlé, rédigé par ses propres ingénieurs, a fuité dans Mediapart. Ce rapport avait vocation à dresser un état des lieux complet de la ressource en eau, la qualité des eaux minérales, les impacts sur l’environnement et la disponibilité des ressources. Il a notamment révélé des taux de contamination à l’arsenic supérieurs à la norme fixée dans le code de la santé, seuil au-delà duquel les risques pour la santé humaine sont conséquents : cancers, diabètes, maladies cardiovasculaires, atteintes au développement in utero des embryons. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) indique qu’au-delà de ce seuil l’excès de risque de cancer est significatif. À la contamination à l’arsenic, il est nécessaire d’ajouter la détection, par une expertise demandée par les agences régionales de santé du Grand Est et d’Occitanie en octobre 2023, de contaminations d’origine fécale dans certaines ressources servant à la production d’eaux minérales naturelles embouteillées (Vittel, Contrex, Hépar et Perrier). Dans les forages d’Occitanie, 70 % des forages seraient concernés. L’Anses estime qu’une vigilance accrue est nécessaire au vu du risque sanitaire virologique qui découle de ces contaminations. Également détectés dans ces eaux vendues comme d’une pureté exceptionnelle, des PFAS (polluants extrêmement persistants), micropolluants, pesticides, des résidus d’engrais de synthèse azotés et phosphorés. Mme la députée dresse le constat que malgré la détection de la pollution des eaux à l’arsenic, aux matières fécales, aux polluants et aux engrais par le groupe Nestlé Waters, malgré l’inefficacité relative des traitements utilisés pour y remédier, malgré le signalement effectué par ses propres ingénieurs et par les autorités sanitaires, Nestlé Waters a continué à commercialiser des eaux ayant un potentiel significatif de provoquer des cancers ou des épidémies de gastro-entérite. Et les a commercialisées en vantant leurs vertus curatives et bienfaits naturels et en les faisant payer à prix d’or (plus de 135 fois le tarif de l’eau au robinet). Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur ce qui a été entrepris par le Gouvernement pour s’assurer qu’une telle mise en danger de la santé des Français ne se reproduise pas. Elle souhaite plus particulièrement savoir de quelle manière les contrôles ont été renforcés, au regard des révélations sur l’incapacité de l’agence régionale de santé du Grand Est de détecter et sanctionner des procédés illégaux pourtant non dissimulés au grand jour par Nestlé Waters. Elle l’interroge sur la mise en œuvre d’un bilan comparatif entre les auto-analyses faites par Nestlé Waters, qu’ils refusent à ce jour de communiquer ou de rendre publiques et des analyses indépendantes. Enfin, elle l’interroge sur la raison pour laquelle un de ses prédécesseurs, qui avait été informé par un auto-signalement de Nestlé Waters, n’a rien entrepris pour protéger la santé des consommateurs. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4957</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité des eaux conditionnées produites en France demeure très satisfaisante. Chaque année, plus de 150 000 analyses sont effectuées dans le cadre du contrôle sanitaire assuré par les Agences régionales de santé (ARS), et le taux de conformité aux exigences réglementaires dépasse 99 % pour les paramètres microbiologiques et physico-chimiques. En 2022, plus de 50 inspections ont été menées sur les 104 sites existants, et près de 1 900 visites des ARS ont été réalisées dans les usines de conditionnement. L’eau est ainsi l’un des aliments les plus rigoureusement contrôlés en France. S’agissant de l’affaire Nestlé Waters, les traitements non autorisés détectés — notamment l’usage de filtres à charbon actif ou d’UV — relèvent d’un manquement aux règles d’étiquetage des eaux minérales naturelles. Grâce à l’action des autorités sanitaires, ces traitements ont été retirés et les sites concernés font désormais l’objet d’une surveillance renforcée. À ce titre, l’ARS Occitanie, en lien avec la Préfecture du Gard, continue d’assurer un suivi régulier et réactif : des contrôles stricts sont mis en œuvre, des mesures immédiates sont prises en cas d’anomalie, et des lots de production peuvent être bloqués pour garantir la conformité des produits mis sur le marché. Un rapport d’information sénatorial a été publié récemment, avec une pleine collaboration des administrations concernées. Depuis, une commission d’enquête a été mise en place : des auditions sous serment ont été conduites, et l’ensemble des documents disponibles a été transmis par le Secrétariat général du Gouvernement à la mission sénatoriale. L’ensemble des auditions a souligné que l’échelon local – en l’occurrence l’ARS Occitanie et la Préfecture du Gard – est le plus légitime pour assurer le pilotage opérationnel du dossier. Il convient désormais de laisser la commission d’enquête poursuivre ses travaux en toute sérénité. Ses conclusions seront rendues prochainement. Le Gouvernement et les administrations appliquent, dans ce dossier comme dans tous les autres, une règle de totale transparence. Concernant le renouvellement de l’autorisation d’exploitation des eaux minérales naturelles du site Perrier, la décision est en cours d’instruction par le Préfet du Gard, sur la base d’un rapport d’expertise transmis par l’ARS. Dans un contexte de raréfaction des ressources en eau de qualité, il est essentiel de penser l’avenir de cette filière dans une logique de santé publique et de durabilité. Le ministère de la santé met tout en œuvre pour garantir la sécurité sanitaire de l’eau consommée par les Français et soutient pleinement les travaux et recommandations à venir de la commission parlementaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2958</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4957</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale sur les cercueils hermétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2958. — 24 décembre 2024. — M. Sylvain Carrière interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la réglementation en vigueur de la mise sur le marché en France de matériaux destinés à être intégrés aux cercueils hermétiques. Le sujet des cercueils hermétiques est un sujet d’intérêt général en France, et la souveraineté en la matière est essentielle. Les cercueils hermétiques permettent entre autres de conserver les corps pour une durée supérieure à 6 mois, sans risque de fuite de fluide. En France, on compte un des fleurons industriels en la matière. Diffudoc, entreprise située dans l’Hérault à Cournonterral et employant 15 personnes, développe des cercueils hermétiques en tôle zinguée, en recourant à la soudure à froid réalisable par un employé de pompes funèbres. Ce cercueil est complété à partir de 1992 par un filtre permettant de fixer les dégagements gazeux émis par un corps en décomposition ainsi que d’éviter toute fuite de micro-organisme potentiellement pathogène. L’ensemble des composantes utilisées pour la fabrication sont françaises. L’entreprise est reconnue en France pour la qualité des cercueils qu’elle est la seule à produire et distribuer. Ainsi, l’État lui a passé commande à de nombreuses reprises, particulièrement en situation de crise : en 2003, pendant la canicule du fait de la surmortalité ; en 2009 après le repêchage des corps du Rio-Paris afin de garantir l’herméticité des corps ; lors de l’attentat de Nice en 2016 ; mais aussi lors du covid, en 2020, afin de stocker temporairement les corps des défunts dont les funérailles étaient repoussées du fait des restrictions en vigueur. Hors situation de crise, l’entreprise répond à la demande des rapatriements de corps à l’étranger (par avion, par bateau ou par la route), notamment pour les vols en direction du Maghreb. En France, 20 000 décès sont ainsi pris en charge par cette technologie, sur les 650 000 annuels. L’entreprise française Diffudoc possède les agréments français : la tôle utilisée est conforme à la norme française A 36 - 321 du 23 juin 1986 pour la fabrication des cercueils hermétiques (parution au JO du 18 juillet 1986). Le filtre qu’elle commercialise possède un brevet et un agrément du ministère de la santé et de l’aviation civile (arrêté du 8 décembre 1992 portant agrément d’appareil épurateurs de gaz NOR : SANP9203149A) Et pourtant, alors qu’elle possède les certifications nécessaires, l’entreprise française se voit concurrencée par des entreprises européennes, n’ayant pas eu à garantir une étanchéité ainsi qu’une sécurité similaires. En effet, les articles R. 2213-15 et R. 2213-27 du code général des collectivités territoriales prévoient que les housses imperméables, les cercueils hermétiques et les dispositifs épurateurs de gaz répondent à des caractéristiques techniques fixées par arrêté pris après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Pourtant, aucun arrêté définissant un cahier des charges normatif encadrant la mise sur le marché n’a été publié à ce jour. Cela pose un problème d’homologation, du fait de la hiérarchie normative qui semble être contournée, en favorisant les autorisations délivrées par d’autres pays de l’Union européenne, voire pour certains concurrents via une auto-certification. Le ministère de la santé a pourtant saisi, le 16 décembre 2020 l’ANSES d’une demande de mise à jour des référentiels relatifs d’une part aux housses et cuvettes funéraires et, d’autre part, aux cercueils hermétiques et dispositifs épurateurs de gaz. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de trace de la mise à jour de ces référentiels, ce qui rend la situation d’autant plus opaque. Il n’existe donc pas de référentiel permettant de déterminer les normes françaises garantissant l’herméticité des cercueils en France, ce qui pose un problème de santé publique majeur, mais aussi un vide juridique. Face à une telle situation qui risque de compromettre la pérennité d’un partenaire des pouvoirs publics en matière de situation d’urgence, mais aussi d’entraîner des complications sanitaires, il y a besoin de statuer. Ainsi, M. le député demande à la ministre quelles mesures elle compte engager afin que ces produits alternatifs d’origine étrangère dont la conformité n’est pas acquise, soient soumis immédiatement à des contrôles de conformité, tels que prévus par la directive 2001/95/CE du Parlement européen et du Conseil du 3 décembre 2001 relative à la sécurité générale des produits. Il lui demande également ce qu’il en est de la réalisation du cahier des charges permettant de garantir la mise en conformité des matériaux funéraires. Enfin, il lui demande ce qui est entrepris afin de garantir la sécurité sanitaire du transport de personnes décédées, notamment dans le cadre du transport aérien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4958</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les cercueils hermétiques permettent de faire reposer le corps d’un défunt dans trois situations (article R. 2213-26 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) : si celui-ci est atteint d’une infection transmissible dont la liste est fixée à l’article R. 2213-2-1 du CGCT au moment du décès, si le corps du défunt est déposé à résidence ou dans un édifice cultuel ou un caveau provisoire pour une durée excédant six jours, ou si le préfet le prescrit. Les cercueils hermétiques sont également utilisés pour le transport de corps à destination ou en provenance de pays étrangers, ou nécessitant un rapatriement par avion. L’article R. 2213-27 du même code dispose que « les cercueils hermétiques doivent être en matériau biodégradable et répondre à des caractéristiques de composition, de résistance, d’étanchéité fixées par arrêté du ministre chargé de la santé après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et du conseil national des opérations funéraires ». La direction générale de la santé a saisi l’ANSES en décembre 2020 afin de mettre à jour les référentiels d’évaluation pour les cercueils hermétiques. Dans son avis révisé d’avril 2024, l’agence a indiqué que celui-ci constituait une base de réflexion pour la commission de normalisation, rassemblant les professionnels du secteur, chargée d’élaborer des normes spécifiques et adaptées aux cercueils hermétiques. Les travaux de normalisation toujours en cours n’ont donc pas permis au ministère chargé de la santé de publier l’arrêté prévu à l’article R. 2213-27 du CGCT. Toutefois, en vertu des principes de liberté de circulation des marchandises et de reconnaissance mutuelle, les cercueils hermétiques agréés, autorisés ou légalement mis sur le marché dans les autres Etats membres de l’Union européenne peuvent être légalement utilisés sur le territoire français, sous la responsabilité de l’entreprise qui les commercialise. Il appartient donc à la société qui commercialise ce type de cercueils de détenir tous documents justificatifs garantissant la sécurité et la traçabilité du produit au regard des dispositions du règlement européen (UE 2023/988) relatif à la sécurité générale des produits. Le ministère chargé de la santé s’emploiera à édicter l’arrêté attendu dès lors que les travaux de normalisation précités auront abouti.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3149</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4958</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avancée de la recherche médicale sur la SEP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3149. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la sclérose en plaques (SEP), une maladie neurologique dépourvue de marqueur spécifique pour le diagnostic. La SEP, maladie inflammatoire auto-immune chronique du système nerveux, se caractérise par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre et visuels, entraînant à long terme un handicap. Elle évolue par poussées variables et représente la première cause de handicap chez les jeunes adultes après les accidents de la route. Cette maladie touche principalement les adultes jeunes en plein projet de vie, perturbant leur vie personnelle, familiale et professionnelle. Avec 130 000 cas en France et 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an, la SEP est diagnostiquée le plus souvent entre 25 et 35 ans, affectant deux tiers de femmes. Malgré l’absence de guérison, les traitements actuels visent à prévenir les poussées, mais leur efficacité complète reste à prouver pour les formes progressives. Les recherches se concentrent aujourd’hui sur l’amélioration des traitements, notamment les immunothérapies et la remyélinisation, ainsi que sur le rôle potentiel du microbiote dans la régulation du système immunitaire des personnes atteintes de SEP. Le diagnostic peut être complexe, car les symptômes peuvent être confondus avec ceux d’autres affections, entraînant ainsi une errance médicale, d’autant plus qu’actuellement, il n’existe pas de marqueur spécifique pour identifier la sclérose en plaques. Cependant, une lueur d’espoir émerge d’une étude datant d’avril 2024, publiée dans une revue médicale, où des chercheurs ont identifié un marqueur immunologique potentiellement spécifique de la SEP, présent dans le sang chez environ 10 % des 250 patients examinés. De plus, ce marqueur semble être détectable plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes. Cette découverte, bien que prometteuse, nécessite confirmation par d’autres études pour évaluer pleinement l’intérêt de ce marqueur sérique. Si elle se confirme, cette avancée permettrait un diagnostic encore plus précoce de la maladie. Mme la députée souhaite donc connaître la politique du Gouvernement en matière de soutien à la recherche sur la SEP ainsi que les politiques de prévention et d’accompagnement des personnes handicapées par cette maladie tout au long de leur vie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4959</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui entraîne des lésions disséminées dans le système nerveux central, comprenant le cerveau et la moelle épinière. Ces lésions, appelées plaques, sont le siège d’inflammation, de démyélinisation et, souvent, de dégénérescence axonale. Quelques chiffres-clés sur la sclérose en plaques (données de l’Assurance maladie 2020) : Environ 110 000 personnes sont touchées en France (soit environ 150 cas pour 100 000 habitants), avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. L’âge moyen de début des symptômes est de 30 ans. La maladie touche davantage de femmes, avec un sex-ratio de 1 homme pour 3 femmes environ pour sa forme la plus fréquente, la forme rémittente, qui concerne 85 % des patients. La sclérose en plaques représente la première cause de handicap sévère non traumatique chez les jeunes adultes. Les facteurs de risque demeurent mal compris et la prise en charge des patients reste complexe. Les traitements disponibles à ce jour, principalement des modulateurs du système immunitaire, ne permettent pas de guérir la maladie, mais peuvent aider à prévenir les poussées inflammatoires dans certaines formes de la maladie. Au cours des 25 dernières années, des progrès considérables dans la recherche ont permis d’améliorer la prise en charge de la sclérose en plaques. Les avancées en neuro-imagerie et en immunologie ont permis un diagnostic plus précoce et la mise sur le marché de thérapeutiques plus ciblées. Cependant, un diagnostic très précoce, au stade préclinique avant l’apparition de symptômes, reste actuellement impossible, bien que certaines recherches sur les biomarqueurs sanguins ouvrent des perspectives prometteuses. Le ministère chargé de la santé a engagé des travaux en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie ambitieuse pour les Maladies neurodégénératives (MND) couvrant la période 2025-2030. Le volet recherche et innovation constitue un axe majeur de ces travaux, avec l’évaluation et la poursuite du soutien et de l’accompagnement des centres d’excellence sur les maladies neurodégénératives ainsi que des centres experts maladies neurodégénératives (y compris les centres de ressources et de compétences sclérose en plaques (1). Ces centres, en tant qu’acteurs clés de l’expertise, contribuent à la promotion de la recherche clinique et à l’innovation à l’échelle régionale (2). Dans le cadre de cette nouvelle stratégie MND, un programme prioritaire de recherche est également prévu. L’originalité de ce programme réside dans le regroupement des formes prodromiques de différentes MND, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques, dans une approche transnosographique. Cette approche vise à réunir les signes et biomarqueurs précoces communs à plusieurs maladies dans une même base de données, marquant ainsi un véritable changement de paradigme en recherche clinique et épidémiologique. Une telle approche permet d’étudier les trajectoires de déclin cognitif ou neurologique de manière plus intégrative, en mettant en lumière les similitudes entre les maladies et en tenant compte du fait qu’avec l’âge, les patients présentent souvent des co-pathologies, associant des lésions caractéristiques de plusieurs MND, un phénomène largement sous-estimé, voire ignoré, dans les études existantes. Cette approche novatrice permet également de considérer la neurodégénérescence comme un spectre continu, plutôt que comme des maladies isolées, ce qui est une avancée majeure pour la compréhension des mécanismes communs, tels que l’inflammation, la sénescence, le stress oxydatif et les perturbations métaboliques. Les attendus du programme sont de proposer des outils pour le parcours de soin et la recherche, notamment des algorithmes permettant de définir les trajectoires de maladie (diagnostic, pronostic, inclusion dans des essais cliniques, etc.) ainsi que l’utilisation de marqueurs biologiques et d’imagerie de neurodégénérescence dans des consultations non neurologiques et gériatriques (endocrinologie, médecine interne, psychiatrie, etc.). Le programme favorisera également les collaborations européennes et les partenariats industriels. Enfin, des formations seront proposées aux acteurs du domaine. L’identification d’une soixantaine de bases de données cliniques permet d’espérer l’inclusion de 45 000 sujets à un stade prodromal. Toutefois, moins de 10 000 sujets seront exploitables après normalisation et harmonisation des données. Ce programme, doté de 20 à 25 millions d’euros et piloté par l’Agence de programmes de santé, est en cours de finalisation et sera soumis à évaluation. Enfin, les différents axes portant sur la prévention, la prise en charge des MND, l’accès aux soins, ainsi que l’amélioration de la qualité de vie des patients et de leurs aidants, figurent également au cœur des travaux de la nouvelle stratégie MND, dont la publication est prévue dans les prochains mois. (1) Les Centres de Ressources et de Compétences sur la Sclérose en Plaques (CRC-SEP) – sfsep.org (2) Instruction no DGOS/R4/2016/176 du 27 mai 2016 relative aux modalités de labellisation des centres de ressources et de compétences SEP]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3150</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maladie de Lyme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3150. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge de la forme chronique de la maladie de Lyme. Si l’on estime que près de 100 000 Français souffrent de cette pathologie, celle-ci reste pourtant méconnue. Le corps médical et l’assurance maladie offrent une prise en charge insuffisante, laissant des milliers de Français en errance médicale, faute de praticiens spécialisés et formés. Pourtant, les symptômes sont graves et particulièrement handicapants : perte de concentration, fatigue extrême, migraines, insomnies, douleurs diffuses, paralysie d’un membre, raideurs articulaires. Ces affections provoquent des souffrances physiques et morales considérables, nécessitant des soins réguliers, des traitements coûteux et des dépenses souvent à la charge des patients. De nombreux patients mosellans ont la chance de pouvoir suivre un traitement en Allemagne, un pays avancé sur la fiabilité des tests, sur le diagnostic précoce ainsi que sur les soins apportés aux formes aiguës et chroniques. Cependant, cela représente un coût important non couvert par l’assurance maladie française. M. le député demande donc à M. le ministre si le Gouvernement envisage la mise en œuvre de tests plus fiables en France pour diagnostiquer et traiter cette maladie rapidement et efficacement. Il souhaite également savoir si des mesures sont prévues pour améliorer la prise en charge des patients français contraints de se soigner en Allemagne, en attendant que le système de santé français puisse leur offrir des solutions équivalentes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère en charge de la santé et les agences sanitaires sont engagés pour une pleine reconnaissance des maladies transmissibles par les tiques et pour une prise en charge efficace de tous les patients. Les objectifs poursuivis par les autorités sanitaires sont de renforcer la prévention, d’améliorer, d’uniformiser la prise en charge des patients par la mise à jour des recommandations et d’organiser des consultations spécialisées pour les patients. La Haute autorité de santé (HAS) a publié en février 2025 une actualisation de ses recommandations de bonne pratique clinique pour la prise en charge de la maladie de Lyme et les autres maladies vectorielles à tiques. Ces recommandations, fondées sur les connaissances scientifiques disponibles, s’inscrivent dans la continuité des orientations partagées au niveau international et sont similaires aux recommandations officielles des autres pays. Il arrive que certains professionnels ou établissements de santé, à l’étranger proposent des protocoles diagnostiques et thérapeutiques différents, qui ne reposent pas toujours sur des preuves établies d’efficacité, pouvant exposer à des risques de diagnostics erronés ou de traitements inadaptés. Les autorités sanitaires françaises s’attachent à garantir une prise en charge fondée sur des données scientifiques et des traitements adaptés et efficaces, dans l’intérêt de la sécurité et de la santé des patients. La HAS a également publié un guide du parcours de soins pour les patients présentant une suspicion de borréliose de Lyme et, pour sa part, le ministère en charge de la santé a mis en place une organisation des soins cohérente avec ces recommandations. Le ministère invite les élus et les associations d’aide aux patients à faire connaitre les recommandations de la HAS (https://www.has-sante.fr/) et le dispositif de soins (https://crmvt.fr).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement du dépistage du cancer du col utérin des femmes de plus de 65 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3222. — 21 janvier 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le non-remboursement du dépistage du cancer du col de l’utérus et du papillomavirus humain pour les femmes de plus de 65 ans. En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans. D’après la Haute Autorité de santé, l’arrêt du dépistage à 65 ans est motivé par une forte diminution du risque de développer un cancer du col utérin après cet âge. Les femmes de plus de 65 ans qui souhaitent faire un auto-prélèvement doivent donc payer environ 35 euros, alors que dans le même temps le frottis vaginal, qui constitue un outil essentiel de dépistage, n’est plus remboursé par l’assurance maladie à partir de cet âge. Cette situation est d’autant plus préoccupante que nombre de ces femmes rencontrent des difficultés d’accès aux soins gynécologiques, aggravées par une pénurie de professionnels. Le cancer de l’utérus, qui concerne un organe vital, devrait pourtant être pris en charge au même titre que celui du cancer colorectal qui est prescrit sans restriction bien qu’il nécessite une hospitalisation, une anesthésie et une coloscopie. Il est en effet essentiel de garantir à toutes les femmes, quelle que soit leur tranche d’âge, un accès égal et gratuit au dépistage du cancer de l’utérus, dans un souci d’égalité d’accès aux soins, de prévention et de préservation de leur santé. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour rendre ces dépistages gratuits et accessibles à toutes les femmes, indépendamment de leur âge.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4961</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Papillomavirus humains (HPV) sont des virus très communs. Ils peuvent infecter la peau et les muqueuses et être responsables de lésions bénignes ou malignes. La transmission se fait quasiment exclusivement par contact sexuel, et l’infection par ce type de virus est responsable de plusieurs cancers. Depuis plusieurs années, le gouvernement s’est engagé pour améliorer la couverture vaccinale. En effet, si la vaccination ne se substitue pas aux mesures de prévention (dépistage des lésions du col de l’utérus par le frottis, test HPV), elle permet de prévenir les infections les plus fréquentes, responsables chez la femme de 70 à 90 % des cancers du col de l’utérus. La vaccination contre les infections à HPV est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, et en rattrapage également pour les deux sexes, de 15 à 19 ans. La vaccination est également recommandée pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, jusqu’à 26 ans. Cette recommandation différenciée suit donc l’avis renouvelé en 2019 par la Haute autorité de santé (HAS). Le vaccin contre l’infection à HPV fait partie des vaccins pris en charge par l’Assurance maladie. Il est, à ce titre, remboursé, sur prescription médicale, à 65 %, pour les indications de vaccination recommandées par la haute autorité de santé. Bien qu’en progression notable depuis 2019, la couverture vaccinale contre les infections à HPV reste insuffisante en France chez les adolescents, au regard des objectifs de santé publique fixés par la stratégie décennale de lutte contre les cancers (80 % en 2030). Afin d’améliorer la couverture vaccinale chez les filles et les garçons, une campagne nationale de vaccination a été décidée contre les HPV en milieu scolaire. A ce titre, la vaccination est gratuite pour les collégiens en classe de 5ème, ainsi que pour les enfants en situation de handicap accueillis en établissements dans le cadre de la campagne nationale évoquée. La vaccination est également accessible gratuitement dans les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections et les centres de vaccination. La vaccination contre les HPV en milieu scolaire a montré d’excellents résultats dans plusieurs pays comme l’Australie, le Royaume-Uni ou encore la Suède, où la couverture vaccinale dépasse les 80 %. A la lumière de la prise en charge actuelle et des dispositifs mis en œuvre, le Gouvernement apportera des évolutions aux dispositifs existants en fonction des résultats observés, et de l’évolution des recommandations de la HAS et du Haut conseil pour la santé publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3335</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4961</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé - grippe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3335. — 21 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation spécifique des adultes âgés de plus de 65 ans face à l’épidémie de grippe saisonnière. En pleine épidémie de grippe, un groupe de population mérite une attention particulière et une politique de vaccination spécifique : les personnes âgées. Chaque année, la grippe est responsable de plus de 20 000 hospitalisations et de 9 000 décès, dont 90 % concernent des personnes âgées de 65 ans et plus. L’assurance maladie invite ces personnes à se faire vacciner chaque année. Cependant, en complément du programme de vaccination actuel, il existe désormais des vaccins antigrippaux dits « améliorés », considérés comme plus efficaces pour les personnes de plus de 65 ans que les vaccins standard, car ils stimulent une réponse immunitaire plus forte. Cela a été confirmé en avril 2024 dans un rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) sur l’efficacité de ces vaccins. L’ECDC a conclu que les vaccins avec adjuvant et les vaccins à forte dose sont plus efficaces que les vaccins standard, offrant une « efficacité vaccinale relative faible à modérée » pour prévenir la grippe et les hospitalisations qui en découlent. Sur la base de ce rapport, l’Allemagne a récemment recommandé l’utilisation préférentielle des vaccins avec adjuvant et à forte dose pour les personnes âgées de plus de 65 ans, soulignant leur « efficacité cliniquement pertinente et améliorée » par rapport aux vaccins standard. D’autres pays européens, comme le Royaume-Uni et l’Italie, préconisent également ces vaccins pour les personnes âgées. Aussi, il souhaite connaître l’avis du Gouvernement sur le rôle que ces vaccins améliorés pourraient jouer dans l’optimisation de la campagne de vaccination contre la grippe en France et dans la préservation du système hospitalier, notamment pour désengorger les urgences, comme celles du centre hospitalier de Douai-Dechy. Il souhaite également savoir s’il envisage de donner la priorité à la vaccination des personnes de plus de 65 ans avec ces vaccins, compte tenu de leur efficacité prouvée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4961</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique vaccinale du ministère chargé de la santé et de l’accès aux soins accorde une place importante à la vaccination des séniors. La prévention des infections chez cette population repose sur plusieurs vaccinations inscrites au calendrier vaccinal, dont la vaccination contre la grippe saisonnière. Chaque année, une attention particulière est portée aux personnes âgées dans le cadre de la campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19. Des actions sont menées pour promouvoir leur vaccination mais également celle de leur entourage, notamment celle des professionnels en contact étroit avec eux. Afin de mieux protéger les populations, y compris les séniors, la stratégie vaccinale du ministère évolue chaque année pour mettre en œuvre de nouvelles recommandations produites par la Haute autorité de santé (HAS). La place des vaccins améliorés contre la grippe saisonnière repose sur l’expertise de la HAS, qui réévalue régulièrement ses recommandations à la lumière des nouvelles données disponibles. Le ministère chargé de la santé et de l’accès aux soins étudiera avec la plus grande attention, le cas échéant, les modalités de mise en œuvre de nouvelles recommandations de la HAS relatives à la place des vaccins améliorés dans la stratégie vaccinale contre la grippe chez les personnes âgées de 65 ans et plus. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3598</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suivi et indemnisation des femmes porteuses d’un implant Essure</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3598. — 28 janvier 2025. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le suivi et l’indemnisation des femmes porteuses d’un implant Essure. Dispositif médical implantable de stérilisation féminine définitive, les implants Essure ont été commercialisés en France entre 2002 et 2013 par la société Conceptus, puis par la société Bayer Pharma AG jusqu’en août 2017. À la suite de signalements survenus lors de la pose et après la pose de l’implant, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place une surveillance renforcée de ce dispositif en décembre 2016. Depuis août 2017, l’implant n’est plus utilisé en France et depuis fin 2018, il n’est plus commercialisé dans aucun pays. En France, 200 000 femmes ont été implantées et plus de 30 000 femmes ont été explantées selon les chiffres publiés le 25 janvier 2022 par le Comité de suivi des femmes porteuses du dispositif Essure du ministère des solidarités et de la santé. La liste des effets indésirables de l’implant Essure est vaste. Elle est énoncée dans l’annexe de l’arrêté du 14 décembre 2018 limitant la pratique de l’acte d’explantation de dispositifs pour stérilisation tubaire à certains établissements de santé : effets pelviens (métrorragies, douleurs pelviennes, autres), fatigue, effets neurologiques, effets musculaires, effets articulaires, céphalées, ORL (vertiges etc.), troubles visuels. Cette diversité de symptômes explique l’errance médicale dans laquelle se trouvent encore aujourd’hui de nombreuses femmes concernées. Aussi, elle l’interroge sur les raisons pour lesquelles les autorités de santé n’utilisent pas les numéros de série des implants pour identifier et contacter les femmes concernées afin de s’assurer de leur état de santé et de leur suivi. De plus, comme cela avait été fait pour le Médiator et la Dépakine, elle lui demande de bien vouloir indiquer s’il envisage de créer un fonds d’indemnisation adossé à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux pour les victimes du dispositif médical implantable de stérilisation définitive Essure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le comité de suivi des femmes porteuses du dispositif Essure mis en place par le ministère chargé de la santé en octobre 2017 en lien avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la haute autorité en santé, le collège national des gynécologues obstétriciens et les associations de patientes, a défini un plan d’actions pour garantir la sécurité des conditions de retrait du dispositif lorsque cela est nécessaire, et pour assurer une information complète des femmes concernées. Même s’il n’existe pas actuellement de système d’information national collectant les données d’identification des dispositifs implantés (numéros de série), de nombreuses actions d’information des professionnels et des patientes ont été menées. A ce titre, l’ANSM ainsi que le ministère chargé de la santé ont mis les informations nécessaires à disposition du public sur leur site internet respectif. La traçabilité des dispositifs implantables fait l’objet d’une attention particulière et l’obligation de la remise d’une carte d’implant a depuis été instaurée dans le cadre du règlement européen relatif aux dispositifs médicaux 2017/745 du 5 avril 2017. Concernant l’indemnisation des femmes victimes, elles ont été invitées à saisir une commission de conciliation et d’indemnisation qui, si elle estime que les conditions sont réunies, pourra émettre un avis sur la situation médicale des intéressées et identifier d’éventuels responsables qui seront invités à présenter une offre d’indemnisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3638</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fraudes à la carte Vitale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3638. — 4 février 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les risques liés à la fraude aux cartes Vitale et ses répercussions sur les finances publiques. Lors d’une déclaration devant le Parlement en février 2020, la directrice de la sécurité sociale avait estimé à 2,6 millions le nombre de cartes Vitale surnuméraires. La Cour des comptes a estimé en 2023 que la fraude globale aux prestations sociales pourrait représenter entre 2,5 et 3,2 milliards d’euros par an, soit environ 3,1 % des prestations versées par les CAF. Cette fraude inclut notamment l’utilisation abusive de cartes Vitale en surnombre, facilitée par l’absence d’identification biométrique et des lacunes dans la mise à jour des données des assurés. Ce phénomène intervient dans un contexte où la sécurité sociale fait face à un déficit prévu de 16,6 milliards d’euros pour 2024, selon le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale. Une situation qui appelle à un renforcement des contrôles et à la modernisation des dispositifs, notamment par la généralisation de la carte Vitale biométrique, discuté régulièrement au Parlement ces dernières années mais abandonné en 2023 par le ministre des comptes publics d’alors, M. Gabriel Attal, après en avoir été le promoteur. Face à ces constats, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour revenir sur une mise en place de la carte Vitale biométrique ou d’un autre dispositif allant dans le sens d’une mise en place d’une carte Vitale biométrique, renforcer les contrôles contre la fraude et garantir que les économies réalisées contribuent directement à la pérennité du système de protection sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement partage le souhait de renforcer la lutte contre la fraude en s’appuyant sur les avancées technologiques. Il y a quelques années, un « excédent » du parc de cartes Vitale, correspondant à 2,2 millions de cartes en 2018, avait été pointé du doigt comme une source potentielle de fraudes. Cet excédent ne correspondait toutefois pas à la preuve que des fraudes massives existaient (des personnes sans droits qui se feraient rembourser des soins indûment). En effet, si une carte Vitale est conservée indûment et que les droits associés sont clos, il n’y a évidemment pas de remboursement possible à l’assuré. De même, si une personne dispose pour une raison ou une autre de deux cartes Vitale, cela ne signifie pas que les soins reçus lui seront remboursés deux fois. Ce qui importe, bien plus que le nombre de cartes en circulation, est de s’assurer de la fermeture des droits dans les bases de l’assurance maladie, pour bloquer tout paiement indu à des personnes qui n’ont pas ou plus de droits. Cet excédent de cartes physiques n’était donc pas véritablement un problème en soi. Il s’expliquait notamment par l’absence de remise des cartes par des personnes quittant le territoire, par exemple, ou historiquement par des doublons entre régimes, lorsqu’un assuré passait du régime général au régime agricole, par exemple (aujourd’hui les cartes Vitale sont gérées par une structure inter-régimes qui permet de mieux gérer ces changements d’organismes de rattachement).  Suivant cette logique, le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale des finances de mai 2023 portant sur "Les évolutions de la carte Vitale et la carte Vitale biométrique" a mis en évidence la complexité et le coût de la mise en oeuvre d’une telle mesure : "Le caractère proportionné du recours à la biométrie dans un objectif de lutte contre la fraude parait difficile à établir, faisant peser un risque juridique majeur si cette solution était retenue. De plus, son coût estimé (plus d’1 Md€, qu’il s’agisse du scénario « empreintes digitales » ou « reconnaissance faciale ») n’apparaît pas proportionné à la fraude ainsi évitée.", l’IGAS rappelant en effet que "parmi les actes de fraude imputables aux assurés, la fraude à l’identité (c’est-à-dire à la carte Vitale) est résiduelle." Quoi qu’il en soit, les opérations menées depuis 2016 ont permis de résorber entièrement le stock des cartes Vitale surnuméraires sur l’ensemble des régimes. En effet, depuis avril 2024, il n’y a plus de carte surnuméraire sur l’ensemble des régimes. Enfin, d’autres projets sont en cours de mise en oeuvre à ce jour pour continuer d’offrir aux assurés et à l’assurance maladie des outils d’identification fiables. Ainsi, l’application carte Vitale (ApCV) est en cours de déploiement (sur 46 départements à ce jour). Au 1er juin 2025, plus de 1,16 million de carte vitales numériques ont été créées. La généralisation est prévue. L’activation de cette application exigera un contrôle biométrique répondant ainsi à votre attente.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3783</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>De l’urgence à lutter contre les perturbateurs endocriniens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3783. — 4 février 2025. — Mme Sandra Regol alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de lutter efficacement contre les perturbateurs endocriniens. Les dangers des perturbateurs endocriniens, ces molécules qui affectent le fonctionnement hormonal des êtres vivants, ne sont plus à démontrer. Santé publique France liste ainsi les nombreuses maladies pour lesquelles il existe des preuves certaines qu’elles découlent d’une exposition à ces substances. L’inspection générale des affaires sociales et l’inspection générale de l’environnement et du développement durable ont pris position pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie ambitieuse visant l’exposition zéro aux perturbateurs endocriniens d’ici 15 ans, déclinée dans un premier temps en un plan d’action ciblé sur 5 ans. Des collectivités locales n’ont par ailleurs pas attendu le Gouvernement pour agir, comme c’est le cas de Strasbourg, qui a mis en place le dispositif de l’ordonnance verte, permettant aux femmes enceintes de bénéficier de séances de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens ainsi que de paniers de fruits et légumes issus de l’agriculture biologique pour réduire l’exposition et consommer mieux et local. Elle lui demande donc si le Gouvernement compte élaborer et mettre en œuvre une nouvelle stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, suivant les recommandations des inspections générales, en particulier pour lutter contre la mortalité infantile. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la santé et la direction générale de la prévention des risques ont réuni en octobre 2024 et en février 2025, l’ensemble des parties prenantes de la seconde Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SPNE 2) en vue de travailler à l’élaboration d’un nouveau plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens de façon concertée avec tous les acteurs concernés. Ce plan permettra de poursuivre les actions essentielles de la SNPE 2. Il sera aussi renforcé sur certains points, notamment pour une meilleure articulation avec les actions menées par les collectivités territoriales et autres acteurs locaux ayant effectivement instauré de nombreux programmes de réduction des expositions aux perturbateurs endocriniens dans le cadre de leurs politiques, notamment à travers les contrats locaux de santé et la signature de la charte villes et territoires sans perturbateurs endocriniens portée par le Réseau Environnement Santé. Ce plan devra également mieux prendre en compte la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé. Il s’intégrera en outre dans une dimension « une seule santé » prenant en compte l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine, la santé des écosystèmes et la santé animale, au travers du concept d’exposome. Ce plan, prévu sur cinq ans, est destiné à s’inscrire dans une politique plus globale en santé environnementale, dans le contexte des suites données au quatrième plan national santé environnement. La publication du nouveau plan d’actions sur les perturbateurs endocriniens est prévue pour la fin de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3961</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4964</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Extension du protocole Depisma à toutes les régions de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3961. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’extension du protocole Depisma à toutes les régions de France. L’amyotrophie spinale infantile (SMA) est une maladie génétique rare qui touche les neurones moteurs et entraîne une atrophie progressive des muscles. Dans sa forme la plus grave, la SMA type I, 95 % des enfants atteints meurent avant l’âge de 2 ans. Grâce aux thérapies innovantes, il existe désormais plusieurs traitements disponibles pour la SMA. Cependant, pour être efficaces, ces traitements doivent être administrés le plus tôt possible, avant l’apparition des premiers symptômes. Le protocole Depisma, lancé par l’AFM-Téléthon, permet de dépister la SMA de manière généralisée chez tous les nouveau-nés. Ce dépistage précoce permet aux enfants atteints de SMA de bénéficier des traitements les plus efficaces et donc de vivre une vie normale. Lancé en janvier 2023 dans les régions Grand Est et Nouvelle-Aquitaine, le protocole Depisma a permis de dépister la maladie sur quatre bébés et de la traiter. Étendre ce dispositif à toutes les régions de France permettrait de sauver de nombreuses autres vies. Il l’interroge quant à la volonté gouvernementale en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4964</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le protocole Depisma est une initiative pilote visant à intégrer l’amyotrophie spinale infantile dans le programme de dépistage néonatal en France. Porté par l’AFM-Téléthon et l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, ce projet a permis d’identifier les nouveau-nés atteints avant l’apparition des premiers symptômes, optimisant ainsi l’efficacité des traitements. Cette démarche est complémentaire de la politique nationale maladies rares. En effet, le 4ème Plan national maladies rares (PNMR) (2025-2030) met l’accent sur l’amélioration du diagnostic précoce et de la prise en charge des maladies rares, notamment grâce au dépistage néonatal. L’intégration de l’Amyotrophie spinale infantile (SMA) dans ce programme reflète la volonté d’optimiser les parcours de soins et d’assurer une prise en charge rapide et adaptée des nouveau-nés concernés. Dans ce cadre, le PNMR lancé le 25 février 2025 vise à améliorer et à élargir le programme de dépistage en structurant ses actions autour de quatre axes majeurs pour mieux accompagner les patients. Plus précisément, dans le cadre de l’Axe 1 et en particulier de l’Action 13.1, le plan prévoit l’intégration, dès 2025, de nouvelles pathologies recommandées par la HAS, dont la SMA (https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pnmr4.pdf). Pour cela, des équipements spécifiques seront déployés afin de faciliter le dépistage génétique et d’optimiser la prise en charge précoce des patients. L’arrêté du 16 avril 2025 modifiant l’arrêté du 22 février 2018 relatif à l’organisation du programme national de dépistage néonatal recourant à des examens de biologie médicale, publié au Journal officiel le 30 avril 2025, intègre officiellement le dépistage néonatal de la SMA dans le programme national français de dépistage néonatal. Le dépistage repose sur la détection de la délétion de l’exon 7 du gène SMN1 à partir d’un prélèvement sanguin effectué entre 48 et 72 heures après la naissance. Cette mesure, applicable aux enfants nés à partir du 1er septembre 2025, vise à améliorer la prise en charge précoce des nouveau-nés atteints de SMA, favorisant ainsi des interventions thérapeutiques plus efficaces dès les premiers jours de vie. Le PNMR 4 prévoit un investissement important dans le dépistage néonatal, qu’il intègre pleinement comme une politique nationale à part entière. Il ne s’agit donc pas d’une généralisation du programme DEPISMA, mais bien de la mise en place d’un dispositif national visant à garantir l’accès au dépistage de la SMA pour tous les nouveau-nés sur l’ensemble du territoire. La formation des professionnels de santé sera également renforcée, et des documents d’information seront développés afin d’accompagner au mieux les familles concernées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3962</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4965</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lancement du quatrième plan maladies rares</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3962. — 11 février 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur le quatrième plan national maladies rares (PNMR) qui aurait dû être lancé avant l’été 2024 et qui serait prévu pour le début d’année 2025. La loi relative à la politique de santé publique promulguée le 9 août 2004 plaçait la lutte contre les maladies rares comme l’une des 5 priorités de santé publique. La France a donc mis en place un PNMR1 piloté par le ministère des solidarités et de la santé, suivi par deux autres plans dont le dernier, le PNMR3, a pris fin en 2022. Aujourd’hui, en France, plus de 3 millions des concitoyens sont atteints par environ 7 000 maladies rares. 95 % de ces maladies n’ont pas de traitements. Si des thérapies innovantes ont montré leur efficacité dans certaines maladies rares, les investisseurs se focalisent malheureusement sur les maladies offrant le plus de perspectives commerciales. Le développement des traitements pour les maladies les plus rares et les plus complexes se heurte à l’absence de financement. Ce quatrième plan doit améliorer les possibilités de diagnostic en renforçant le lien vers la médecine génomique, notamment le diagnostic néonatal pour lequel la France accuse un important retard par rapport à son voisin européen l’Italie. En effet, chaque année en France, il y a environ une centaine de naissances d’enfants atteints d’amyotrophie spinale, dont soixante sont concernés par la forme la plus grave avec une espérance de vie de 18 à 24 mois. Le diagnostic néonatal pourrait les sauver. Alors que le pays ne dépiste que 13 maladies à la naissance, certains pays en dépistent parfois plus de 40. Il est donc urgent de mettre en place une véritable politique de dépistage à la naissance. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement prévoit de lancer très rapidement le quatrième plan maladies rares dont le rôle est essentiel pour permettre des avancées structurantes dans le développement des traitements de ces maladies.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4965</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés liées au dépistage des maladies rares et aux enjeux du diagnostic néonatal. Le Plan national maladies rares (PNMR4) vise précisément à réduire cette errance diagnostique à travers un ensemble d’actions et d’objectifs ciblés. Le PNMR4, officiellement lancé le 25 février 2025, s’inscrit dans la continuité de ces actions et vise à renforcer l’accompagnement des patients tout en réduisant leur mobilité contrainte. Structuré en quatre axes et 26 objectifs, il a pour ambition d’améliorer le parcours de soins, d’accélérer le diagnostic, de faciliter l’accès aux traitements et d’optimiser l’exploitation des données de santé au service de la recherche. L’un des enjeux majeurs de ce plan reste la réduction de l’errance diagnostique, qui constitue encore un obstacle significatif pour de nombreux patients. Pour y remédier, le PNMR4 prévoit de renforcer les observatoires du diagnostic afin d’analyser les délais et d’identifier les freins qui prolongent l’attente d’un diagnostic. L’intégration des nouvelles technologies, notamment en génétique et en fœtopathologie, permettra d’améliorer la précision et la rapidité des analyses. Par ailleurs, le développement du dépistage néonatal et anténatal favorisera une prise en charge précoce des maladies rares. L’accélération des procédures diagnostiques passera également par une meilleure formation des professionnels de santé et par un accès facilité aux examens spécialisés. Enfin, l’usage du séquençage génomique et d’autres innovations technologiques jouera un rôle clé dans l’identification plus rapide des maladies, réduisant ainsi le nombre de patients en impasse diagnostique et améliorant leur prise en charge. Dans ce cadre, le PNMR4 vise à améliorer et à élargir le programme de dépistage, en structurant ses actions autour de quatre axes majeurs pour mieux accompagner les patients. Plus précisément, dans le cadre de l’axe 1, et en particulier l’action 13.1, le PNMR4 prévoit l’intégration, dès 2025, de nouvelles pathologies recommandées par la haute autorité de santé, dont l’amyotrophie spinale infantile (SMA) (https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pnmr4.pdf). Pour cela, des équipements spécifiques seront déployés afin de faciliter le dépistage génétique et d’optimiser la prise en charge précoce des patients. Le Plan France médecine génomique 2025 (PFMG2025) occupe une place essentielle. Ce programme intègre le séquençage génomique très haut débit dans le parcours de soins afin d’améliorer le diagnostic, la prévention et le traitement des maladies rares. Le PNMR4 s’inscrit pleinement dans cette dynamique en favorisant le recours à ces technologies de pointe pour accélérer le diagnostic et réduire l’errance. Cette synergie entre le PNMR4 et le PFMG2025 illustre une volonté commune d’exploiter les avancées scientifiques et technologiques au bénéfice des patients. Le plan, dans sa conception et sa réflexion, s’appuie sur les acquis des trois précédents plans tout en apportant de nouvelles réponses. Le dépistage néonatal y occupe une place centrale dans la construction de la politique nationale. Mais au-delà de cette priorité, le plan va plus loin en mettant l’accent sur le renforcement des capacités de diagnostic et de compréhension des causes des maladies, notamment à travers l’observatoire du diagnostic, dont le rôle est consolidé dans le cadre de l’objectif 9. Plus largement, l’axe 2 du plan vise à faciliter et améliorer le diagnostic, en investissant dans la recherche et les avancées technologiques. En parallèle, l’arrêté du 16 avril 2025 modifiant l’arrêté du 22 février 2018 relatif à l’organisation du programme national de dépistage néonatal recourant à des examens de biologie médicale, publié au Journal officiel le 30 avril 2025, intègre officiellement le dépistage néonatal de l’amyotrophie spinale dans le programme national français de dépistage néonatal. Le dépistage repose sur la détection de la délétion de l’exon 7 du gène SMN1 à partir d’un prélèvement sanguin effectué entre 48 et 72 heures après la naissance. Cette mesure, applicable aux enfants nés à partir du 1er septembre 2025, vise à améliorer la prise en charge précoce des nouveau-nés atteints de SMA, favorisant ainsi des interventions thérapeutiques plus efficaces dès les premiers jours de vie. Intitulé "Des territoires vers l’Europe", le PNMR4 s’étendra sur la période 2025-2030 et bénéficiera d’une enveloppe de 48 millions d’euros de crédits nouveaux pour soutenir notamment les centres de référence maladies rares, dont le nombre a été porté à 603, soit une augmentation de 28 %. Ce plan renforce également la coopération européenne afin d’améliorer la prise en charge des patients et de favoriser l’innovation thérapeutique à l’échelle internationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4164</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Néonatologie et mortalité infantile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4164. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la publication par la Société française de néonatologie (SFN) le 9 octobre 2023, intitulée « Qualité des soins et sécurité des nouveau-nés requérant des soins critiques », qui a révélé des constatations alarmantes. Cette étude souligne que la mortalité infantile en France est en hausse depuis 2012 et dépasse même la moyenne européenne depuis 2015, reléguant la France de la 3e à la 20e position en Europe pour la faible mortalité infantile. L’étude met également en lumière le manque de capacité en soins critiques néonatals, avec des taux d’occupation oscillant entre 91,3 % et 93,8 % et dépassant même les 100 % pendant 20 % du temps. Cette situation conduit à ce que 23 % des services refusent des admissions critiques par manque de place. De plus, le personnel infirmier est souvent en sous-effectif et les pédiatres sont confrontés à des charges de travail excessives qui les épuisent, avec 80 % travaillant plus de 50 heures par semaine. Face à ces révélations préoccupantes, elle souhaite savoir si des mesures d’urgence sont envisagées afin de préserver la qualité du service public de néonatologie française et de renforcer la protection et les soins des nouveau-nés malades ou particulièrement vulnérables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans la continuité du rapport des assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant présenté le 23 avril 2024 par le Professeur Christèle Gras Le Guen et Adrien Taquet, la feuille de route 2024-2030 « pédiatrie et santé de l’enfant » a été publiée le 24 mai 2024. Dans ce cadre, la cible d’un taux d’équipement de 1 lit de réanimation néonatale pour 1 000 naissances dans chaque région à l’horizon 2027 a été fixée, ce qui doit permettre à terme de répondre à l’actuel constat de taux d’occupation élevés dans les services néonataux. En outre, sous réserve des résultats de l’évaluation, il y est proposé d’inscrire dans le droit commun l’expérimentation prévue par le décret du 11 avril 2022 qui permet la création d’équipes mobiles de néonatologie autorisées à intervenir en dehors des établissements de santé. L’objectif est de sécuriser le retour au domicile des enfants prématurés et d’assurer la continuité des soins néonataux. La feuille de route souligne enfin l’importance d’enrichir les registres de naissances et de décès et de déployer, au niveau local, des revues de morbi-mortalité concernant les décès de nouveau-nés à terme, permettant d’identifier les causes des décès observés et d’améliorer les pratiques de prise en charge locales. Par ailleurs, les missions des réseaux de suivi des nouveau-nés vulnérables ont été précisées par l’instruction du 3 août 2023 et leurs moyens ont été récemment renforcés pour assurer leur couverture complète du territoire. Le Gouvernement poursuit donc son engagement en faveur du renforcement des capacités en néonatologie afin de réduire la mortalité infantile et d’assurer une prise en charge de qualité pour tous les nouveaux-nés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4308</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’un dépistage national pour le cancer de la prostate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4308. — 18 février 2025. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque de prévention du cancer de la prostate en France. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Avec plus de 60 000 nouveaux cas recensés par an, il est à l’origine de 9 000 décès annuels en France. Rare avant l’âge de 50 ans, c’est autour de 70 ans que les cas sont les plus majoritairement diagnostiqués. Cette maladie qui est liée à des facteurs génétiques et environnementaux se singularise par des symptômes pénibles affectant l’estime de soi. Son traitement peut également occasionner des changements d’habitudes de vie d’ordres intimes et sexuels affectant la vie du patient. Contrairement au cancer du sein ou de celui du côlon, il n’existe pas de campagne de dépistage national pour ce cancer. Actuellement, le dépistage est réalisé sur demande lors d’un rendez-vous chez un médecin généraliste ou chez un urologue. Peu connu par les citoyens, les opérations de sensibilisation sont rares et sont à la seule initiative des médecins généralistes. Il demande les conditions dans lesquelles elle pourrait mettre en œuvre une campagne de sensibilisation et plus largement une politique de prévention et de dépistage pour le cancer de la prostate, en tant qu’enjeu de santé publique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4967</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Il représente 24 % des cancers masculins. Rare avant 50 ans, son incidence augmente progressivement avec l’âge. C’est un cancer de bon, voire de très bon pronostic, avec un taux de survie à 5 ans élevé, notamment car 80 % des cancers sont diagnostiqués alors qu’ils sont encore localisés à la prostate. Le dépistage du cancer repose actuellement sur un test de dosage de l’antigène spécifique de la prostate associé à un toucher rectal. A ce jour, il n’a pas été démontré que le dépistage du cancer de la prostate en population générale soit associé à un bénéfice significatif en termes de réduction de la mortalité globale et qu’un traitement immédiat à un stade précoce améliore le pronostic individuel. Les résultats contradictoires de deux grandes études internationales (PLCO et ERSPC) s’accordent sur un niveau important de surdiagnostics. Ces cancers qui ne se seraient jamais révélés du vivant de la personne génèrent des examens et des traitements inutiles avec une diminution de la qualité de vie des personnes. Les dernières recommandations en date de la Haute autorité de santé (HAS) ne sont pas en faveur de la mise en place d’un dépistage systématique du cancer de la prostate. En effet, la HAS considère difficile de définir des populations à plus haut risque de développer un cancer de la prostate et d’établir des niveaux de risque. De plus, la HAS indique que nous ne sommes pas en mesure de savoir si les hommes présentant des facteurs de risque développent des cancers de forme plus grave ou d’évolution clinique plus rapide. La HAS insiste sur l’information aux hommes envisageant un dépistage individuel du cancer de la prostate afin de faire leur choix en connaissance de cause. L’institut national du cancer met à disposition une brochure proposant une information complète sur les bénéfices attendus et les risques encourus lors de la réalisation d’un dépistage du cancer de la prostate. Les bilans prévention mis en place en 2025 favorisent le repérage des hommes avec des facteurs de risque de cancer de la prostate et, le cas échéant, la délivrance d’information sur le dépistage individuel de ce cancer. Enfin, la stratégie décennale de lutte contre le cancer 2021-2030 prévoit de renforcer la recherche dans le domaine des dépistages, notamment pour développer de nouveaux programmes de dépistages, comme celui du cancer de la prostate.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5035</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4967</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance des bénévoles du don du sang</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5035. — 18 mars 2025. — M. Stéphane Peu appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la reconnaissance des bénévoles pour le don du sang. Au regard du code de la santé publique, les articles D. 1221-2 et L. 1211-4 visent uniquement à faciliter et à encadrer l’acte de don du sang pour les donneurs et ne prennent pas en compte le rôle essentiel des membres des associations du don du sang bénévole, sur qui repose l’organisation des collectes. Ces derniers sont pourtant de véritables piliers pour la concrétisation des dons du sang, car un donneur sans bénévole ne peut pas réaliser son don. En France, où les stocks de produits sanguins sont en baisse constante, les campagnes de collectes sont essentielles. Elles se heurtent pourtant à une baisse des donneurs mais aussi et plus inquiétant, à un manque de bénévoles. Aussi, afin d’inciter à l’engagement, M. le député suggère que des mesures soient prises par l’État. En effet, aujourd’hui un employeur n’a aucune obligation légale de libérer ses salariés durant leur temps de travail pour participer à l’organisation de ces collectes. Une évolution du cadre législatif, a l’instar « du congé de formation de cadres et d’animateurs pour la jeunesse, des responsables associatifs bénévoles, des titulaires de mandats mutualistes autres qu’administrateurs et des membres de conseils citoyens », serait un signe particulièrement apprécié. De même qu’une reconnaissance officielle par l’instauration d’une distinction du « Mérite du Sang » et la création d’un Ordre du mérite du sang seraient un moyen supplémentaire d’incitation au bénévolat. Il souhaiterait connaître son avis de la santé sur ces deux propositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4967</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les activités extra-professionnelles du salarié sont variées et peuvent consister en un engagement politique dans le cadre d’un mandat national ou local, citoyen dans le cadre de la réserve opérationnelle, de la réserve de sécurité civile ou de la réserve de sécurité nationale, solidaire dans le cadre d’un congé pour catastrophe naturelle, etc. Pour permettre au salarié de concilier vie professionnelle et vie personnelle, le code du travail prévoit plus de vingt-cinq cas de congés et d’autorisations d’absence. Du point de vue des entreprises, la gestion de ces absences génère des contraintes organisationnelles, auxquelles s’ajoute un coût financier, qui ne sont pas à sous-estimer. Pour autant, en matière de bénévolat, les entreprises qui le peuvent répondent à ces enjeux de solidarité et d’engagement. Le législateur a en effet ouvert la possibilité aux partenaires sociaux de négocier sur les congés destinés à favoriser l’implication dans des mouvements associatifs. Par le dialogue social, les entreprises peuvent décider de faciliter de telles initiatives, en permettant une flexibilité dans la gestion des horaires ou encore en soutenant financièrement les salariés dans leurs activités de bénévolat. Se développent également les événements d’entreprise, type « challenge solidaire » qui permettent de soutenir une cause, de fédérer les salariés de l’entreprise, avec un avantage organisationnel important pour l’entreprise qui n’a pas à gérer des demandes d’absences « dispersées ». L’évènement est au contraire planifié par l’entreprise, selon le planning le plus adapté à ses activités.  Plutôt que d’envisager une mesure législative, le levier du dialogue social reste à privilégier pour faciliter l’aménagement des temps pour une activité bénévole, voire pour la soutenir financièrement. En outre, en matière de reconnaissance, les actions des donneurs de sang qui œuvrent au sein de structures associatives ayant vocation à promouvoir le don sont prises en considération. C’est pourquoi le dévouement des donneurs de sang bénévoles fait l’objet d’une reconnaissance spécifique au moyen des diplômes et des insignes des donneurs de sang bénévoles dont les conditions d’attribution sont fixées par arrêté du 2 mai 2002. Ces diplômes sont délivrés sur décision du président de l’Etablissement français du sang. Enfin, rien ne s’oppose à ce que les bénévoles particulièrement méritants soient éligibles à l’Ordre national du Mérite, étant précisé que la notion de « mérites distingués » est soumise à l’appréciation du conseil de l’ordre de la chancellerie qui est, seul, habilité à examiner la recevabilité des propositions, notamment au regard des critères très restrictifs fixés par le code de la Légion d’honneur, de la Médaille militaire et de l’Ordre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5409</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4968</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Injections de toxine botulique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5409. — 25 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la recrudescence des injections illégales de toxine botulique et sur la nécessité de mieux accompagner les praticiens dans un parcours de formation adapté. L’Agence nationale du médicament (ANSM) a indiqué avoir reçu entre août et septembre 2024 des déclarations de huit cas graves de botulisme, maladie neurologique, provoqués suite à des injections de toxine botulique à visée esthétique par des personnes non qualifiées. Alors que la réglementation concernant les injections de toxine botulique a récemment été renforcée, notamment grâce à la loi du 9 juin 2023 visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs, des efforts restent à faire. En effet, malgré les contrôles, il est toujours possible de réserver en quelques clics un rendez-vous pour une injection illégale et parfois même de se procurer des doses de toxine botulique à s’auto-injecter. Par ailleurs, l’instauration de formations qualifiantes pour pratiquer ce type d’injections constitue un progrès salutaire. Mis en place depuis septembre 2024, un diplôme inter-universitaire (DIU) reconnu par le Conseil national de l’Ordre des médecins est désormais disponible dans trois facultés françaises (Bordeaux, Créteil et Marseille). Dorénavant, il sera la seule voie pour les futurs praticiens d’exercer en tant que médecin esthétique. S’agissant des praticiens déjà en cours d’exercice une validation des acquis de l’éxpérience (VAE) devrait prochainement voir le jour. Celle-ci leur permettrait d’officialiser leurs compétences. Néanmoins, afin de sécuriser la pratique de la médecine esthétique par tous les praticiens, il pourrait être opportun de conditionner la capacité d’injection de toxine botulique par des praticiens déjà en exercice à cette VAE. Ainsi, il l’interroge afin de connaître les initiatives que le Gouvernement entend prendre afin de mieux protéger les patients contre les éventuelles dérives qu’ils pourraient subir et de former les praticiens actuels et futurs à la pratique de l’injection de toxine botulique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4968</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La toxine botulinique est une neurotoxine notamment utilisée en médecine esthétique pour l’amélioration temporaire de l’apparence des rides. C’est un médicament qui a également des indications pour le traitement de certains troubles musculaires ou neurologiques. À ce titre, il fait l’objet d’un suivi et d’un encadrement des conditions de son utilisation par l’agence nationale de sécurité du médicament. Dans son utilisation en médecine esthétique, la toxine botulinique est effectivement réservée pour l’amélioration temporaire, chez l’adulte, de l’apparence de certaines rides aux spécialistes de la chirurgie de la face et du cou, aux spécialistes de la chirurgie maxillo-faciale, aux spécialistes de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, aux spécialistes en ophtalmologie pour un strict usage professionnel. Inscrit sur la liste 1 des substances vénéneuses, seuls ces spécialistes peuvent s’en procurer sur la base d’une commande à usage professionnel. Toute dispensation à un autre professionnel ou utilisation en dehors de ce cadre constitue donc effectivement un non-respect de la réglementation. C’est pourquoi le ministère en charge de la santé, par l’intermédiaire des agences régionales de santé, réalise des signalements au procureur de la République dès qu’il a connaissance de pratique frauduleuse, en application de l’article 40 du code de procédure pénale, et notamment lorsque lui sont remontées des activités susceptibles de constituer un exercice illégal de la médecine. Enfin, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est également fortement impliquée dans la sécurisation des produits de santé et communique auprès du public, sur son site internet, lorsque des alertes lui sont signalées, comme cela a été le cas pour la toxine botulique ; par exemple, son communiqué « Des pratiques illégales d’injection de toxine botulinique mettent en danger les utilisateurs », publié le 27 février 2025. Par ailleurs, des travaux sont menés sur l’encadrement des pratiques de médecine esthétique avec l’ensemble des représentants des professionnels médicaux afin de définir un cadre réglementaire et une formation obligatoire pour réaliser des actes esthétiques adaptés aux bonnes pratiques. Dans le cadre de ces travaux, des réflexions sont effectivement menées pour mettre en œuvre des modalités de validation des acquis adaptées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5968</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4969</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Pierre Rixain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage de l’amyotrophie spinale chez les nouveaux nés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5968. — 15 avril 2025. — Mme Marie-Pierre Rixain alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité d’intégrer l’amyotrophie spinale (SMA) dans le programme national de dépistage néonatal national. L’amyotrophie spinale est une maladie génétique rare qui entraîne une faiblesse musculaire progressive pouvant conduire, dans sa forme la plus sévère, à une paralysie complète voire au décès par insuffisance respiratoire dans les premiers mois de la vie. En France, elle touche entre 100 et 120 nouveaux nés chaque année et conduit à 3 décès par mois. Cette maladie constitue en ce sens, l’une des principales causes génétiques de mortalité infantile. Les avancées thérapeutiques récentes ont profondément transformé la prise en charge de la SMA. Il est aujourd’hui possible de diagnostiquer cette maladie avant l’apparition des premiers symptômes irréversibles grâce à un dépistage effectué avec une simple goutte de sang prélevée à la naissance via le test de Guthrie. Ce dépistage précoce permet d’améliorer la prise en charge des nourrissons atteints et d’accroître significativement leurs chances de survie en bonne santé. En ce sens, le 10 juillet 2024, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis favorable à l’intégration de la SMA dans le programme national de dépistage néonatal en basant sur les résultats probants de l’étude DEPISMA, réalisée dans les régions pilotes du Grand Est et de Nouvelle-Aquitaine. Pourtant, huit mois après cette recommandation, sa mise en application tarde à se concrétiser, mettant ainsi en péril la vie de nombreux nouveau-nés non diagnostiqués. Aussi, elle lui demande un échéancier clair sur l’intégration d’un dépistage de l’amyotrophie spinale dans le programme de dépistage néonatal national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4969</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des drames liés à cette maladie en raison de ses caractéristiques spécifiques et est à ce titre très attentif aux recommandations formulées par la Haute autorité de santé (HAS). Le Dépistage néonatal national (DNN), programme de santé publique supervisé par le ministère chargé de la santé, est coordonné par le centre national de coordination du dépistage néonatal et les centres régionaux de dépistage néonatal. Sa gouvernance repose sur le comité national de pilotage du DNN, réorganisé par un arrêté du 31 juillet 2024 pour améliorer l’efficacité du programme. Ce dispositif vise à détecter précocement certaines maladies rares afin de permettre une prise en charge rapide et adaptée. Dans ce cadre, le quatrième Plan national maladies rares (PNMR4) a été lancé le 25 février 2025. Ce plan ambitieux vise à améliorer et à élargir le programme de dépistage, en structurant ses actions autour de quatre axes majeurs pour mieux accompagner les patients. Plus précisément, dans le cadre de l’Axe 1 et en particulier de l’Action 13.1, le PNMR4 prévoit l’intégration, dès 2025, de nouvelles pathologies recommandées par la HAS, dont l’Amyotrophie spinale infantile (SMA) (https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/pnmr4.pdf). Pour cela, des équipements spécifiques seront déployés afin de faciliter le dépistage génétique et d’optimiser la prise en charge précoce des patients. L’arrêté du 16 avril 2025 modifiant l’arrêté du 22 février 2018 relatif à l’organisation du programme national de dépistage néonatal recourant à des examens de biologie médicale, publié au Journal officiel le 30 avril 2025, intègre ainsi officiellement le dépistage néonatal de l’SMA dans le programme national français de dépistage néonatal. Le dépistage repose sur la détection de la délétion de l’exon 7 du gène SMN1 à partir d’un prélèvement sanguin effectué entre 48 et 72 heures après la naissance. Cette mesure, applicable aux enfants nés à partir du 1er septembre 2025, permettra d’améliorer la prise en charge précoce des nouveau-nés atteints de SMA, favorisant ainsi des interventions thérapeutiques plus efficaces dès les premiers jours de vie. Le PNMR 4 prévoit enfin un investissement important dans le dépistage néonatal, qu’il intègre pleinement comme une politique nationale à part entière. Il ne s’agit donc pas d’une généralisation du programme DEPISMA, mais bien de la mise en place d’un dispositif national visant à garantir l’accès au dépistage pour tous les nouveau-nés sur l’ensemble du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5973</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4970</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>SLA et soutien aux biotechs françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5973. — 15 avril 2025. — M. Thomas Lam interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et le soutien du Gouvernement aux biotechs françaises. Avec plus de 500 000 cas dans le monde dont 2 000 nouveaux par an en France, cette maladie, dont l’espérance de vie se situe entre 3 et 5 ans, est orpheline. Aucun traitement efficace n’a été trouvé à ce jour pour la guérir. Néanmoins, la recherche sur la SLA est en ce moment prometteuse. Pour la première fois, quatre biotechs françaises ont développé des molécules qui pourraient transformer l’avenir de cette maladie. Ces avancées suscitent un espoir immense pour les patients et leurs familles, mais sont aujourd’hui gravement menacées. Faute de financements suffisants, ces entreprises sont dans l’incapacité de poursuivre leurs essais cliniques de phase 2. Privées d’accompagnement, ces biotechs n’ont d’autre choix que de quitter la France pour mener leurs essais, rejoignant des pays étrangers où les dispositifs de soutien sont plus souples et plus favorables. L’accès au traitement est un autre frein majeur. La SLA est une maladie fulgurante où chaque jour perdu signifie une perte de chance irréversible. Or le cadre réglementaire impose des essais cliniques extrêmement longs, incompatibles avec l’urgence de la situation. Il est impératif que la France adapte ses procédures et permette un accès précoce aux molécules ayant montré des résultats encourageants en phase 2, accompagné d’un recueil systématique de données en vie réelle. Ce modèle, déjà mis en place pour d’autres maladies graves, permettrait de répondre à un double enjeu : offrir des traitements aux patients qui n’ont pas pu intégrer les essais et réduire les coûts pour les biotechs, qui peinent aujourd’hui à financer des études longues et complexes. Afin de soulager les biotechs de ces coûts élevés, déférer le paiement des surcoûts des hôpitaux aux biotechs à la fin de leurs études cliniques (montant pouvant être garanti par l’État) serait une autre piste envisageable. Au-delà de ces enjeux, la SLA représente un modèle d’étude unique, dont les avancées bénéficieront à l’ensemble des maladies neurodégénératives, dont notamment Alzheimer et Parkinson. Il est urgent que la France prenne la mesure de cet enjeu et adopte une approche volontariste et ambitieuse pour soutenir la recherche et l’innovation dans ce domaine. Il lui demande donc quelles actions concrètes il entend mener pour faciliter l’accès au financement et aux essais cliniques des biotechs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4970</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès aux traitements pour les maladies rares, notamment la sclérose latérale amyotrophique, s’est renforcé grâce à la mise en place de l’application BaMaRa par la Haute autorité de santé (HAS) et la banque nationale de données maladies rares, centralisant les données de suivi thérapeutique via un set minimum (SDM-T) facilitant l’évaluation des médicaments en accès précoce. Sur le plan européen, le médicament orphelin Qalsody (Tofersen) a obtenu une autorisation de mise sur le marché centralisée en février 2024 pour les patients porteurs d’une mutation SOD1, bien que son remboursement ait été refusé en France faute d’apport clinique jugé suffisant. L’HAS poursuit cependant son évaluation dans le cadre d’une autre procédure, tandis que l’Agence nationale de sécurité du médicament étudie une mise à disposition temporaire. Parallèlement, l’association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique soutient l’essai clinique SEALS du laboratoire Axoltis sur le candidat NX210c, ciblant la barrière hémato-encéphalique, illustrant ainsi les efforts conjoints en faveur de traitements innovants et adaptés aux spécificités des maladies rares. Parallèlement, le lancement du quatrième Plan national maladies rares (PNMR4), le 25 février 2025, met un accent particulier sur l’accès aux traitements innovants pour les maladies rares. Ce plan vise à accélérer l’accès aux traitements, en favorisant le développement de thérapies innovantes, en renforçant l’observatoire des traitements et en structurant la recherche clinique. Il soutient également les essais cliniques et encourage le repositionnement de médicaments pour optimiser l’utilisation des thérapies existantes. Ce plan s’inscrit dans une dynamique européenne de coopération internationale pour accélérer l’accès aux thérapies de pointe, en s’appuyant sur l’intégration des données de vie réelle et le développement des biobanques, afin de mieux évaluer l’efficacité des traitements et encourager l’innovation thérapeutique. L’objectif 20 du 4ème PNMR4 vise à « renforcer la recherche pour développer de nouvelles thérapies » en s’appuyant sur des avancées en génomique et en intelligence artificielle. Il prévoit notamment le séquençage des cas non résolus à l’aide de techniques innovantes, le développement de modèles précliniques avancés tels que les organoïdes et les organes sur puce, ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour identifier de nouveaux biomarqueurs et cibles thérapeutiques. Le plan encourage également le repositionnement de médicaments existants et l’optimisation du passage de la recherche fondamentale aux essais cliniques, en harmonisant les réglementations nationales et européennes. L’action 20.2 mentionne dès lors une volonté de “Soutenir la transition entre recherche pré-clinique et clinique par la création d’un hub d’accélération translationnel” notamment sur une volonté de “ Favoriser le partenariat public avec des biotechs ayant besoin de données de vie réelle ou développer le recours aux plateformes universitaires aux prix académiques.” Ces actions s’inscrivent dans le cadre du programme France 2030, visant à assurer le continuum entre la recherche fondamentale et l’industrialisation des thérapies innovantes. En intégrant les biotechs au cœur de sa stratégie, le PNMR4 ambitionne de faire de la France un leader dans la recherche et le traitement des maladies rares, offrant ainsi de nouvelles perspectives aux patients concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6147</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4971</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ruptures de stock de médicaments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6147. — 22 avril 2025. — M. Serge Muller interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les nombreux signalements de ruptures de stock et de risques de ruptures de stock de médicaments qu’enregistre l’agence nationale de sécurité du médicament. En effet, depuis de nombreuses années, le constat est unanime sur l’approvisionnement et le stock français de médicaments. Des associations de patients aux professionnels de la distribution, en passant par les rapports de l’administration, la situation est critique. On enregistre de nombreuses reprises des hausses de ruptures de stock ou de risques de ruptures de stock. Cette situation n’est pas digne du pays. C’est pour cette raison qu’il est urgent d’agir afin de prévenir ce type de situations. Il faut mettre en œuvre les moyens nécessaires afin de parvenir à une relocalisation de la production de plus de médicaments, mais aussi s’assurer, à défaut, d’avoir des réserves suffisantes en cas de tension sur le marché mondial pour assurer aux patients un suivi sans interruption de leurs traitements. Ainsi, il demande par quelles mesures concrètes elle compte sécuriser l’approvisionnement en médicaments et doter le pays d’une capacité de production suffisante. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4971</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2019 et à plus forte raison pendant la crise sanitaire, les travaux entrepris par les ministères chargés de la santé et de l’industrie, notamment dans le cadre de la feuille de route 2019-2022, ont permis de renforcer la lutte contre les pénuries de produits de santé. L’exigence, à partir de 2021, de plans de gestion des pénuries pour les Médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) commercialisés en France ou l’obligation de détention de stocks de sécurité, participent à la prévention des ruptures de stock. En outre, une liste de 450 médicaments dits « essentiels » car stratégiques pour la santé des patients a été établie sur la base des recommandations des sociétés savantes et publiée le 13 juin 2023. Cette liste est évolutive. Un suivi spécifique de la disponibilité des médicaments concernés est organisé : suivi renforcé sur les capacités d’approvisionnement, analyse des pratiques de prescription et des tendances d’achat, cartographie et renforcement des chaînes de production, mise en œuvre de solutions de production de secours, actions de prévention, etc. Le Président de la République a également annoncé le 13 juin 2023, la relocalisation de la production d’une partie de ces médicaments essentiels. Par ailleurs, une charte d’engagement initiée conjointement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le conseil national de l’ordre des pharmaciens a été signée le 22 novembre 2023 par les acteurs de la chaîne du médicament pour un accès équitable des patients aux médicaments faisant l’objet de tensions d’approvisionnement. Des pics saisonniers de consommation de certains médicaments sont constatés de façon récurrente. Afin d’anticiper d’éventuelles tensions sur la disponibilité de ces médicaments, l’ANSM établit depuis 2023, en lien avec la direction générale de la santé un plan hivernal permettant notamment la sécurisation des stocks de médicaments majeurs de l’hiver et la responsabilisation de l’ensemble des acteurs du soin et des patients. Les données relatives à la couverture des besoins sur le territoire sont mises à jour de façon hebdomadaire, pour un suivi le plus fin possible. En matière législative, la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024 a prévu plusieurs mesures pour lutter contre les tensions d’approvisionnement, notamment l’obligation pour les laboratoires pharmaceutiques, sous peine de sanction financière, de chercher un repreneur en cas d’arrêt de commercialisation d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur (MITM). La LFSS pour 2024 a renforcé les pouvoirs de l’ANSM en matière de requalification d’un médicament en MITM et en matière de régulation des tensions, en lui permettant par exemple de privilégier un circuit de distribution ou des contingentements. En outre, elle a créé un statut de préparations officinales spéciales permettant aux pharmaciens de pallier les pénuries. La LFSS pour 2025 a quant à elle prévu notamment l’augmentation du plafond des sanctions financières prononcées par l’agence et l’obligation de publier sur son site internet les décisions qu’elle prononce dans ce domaine. Afin d’anticiper les ruptures ou les risques de rupture d’approvisionnement de médicaments, de traiter ces situations et de favoriser les échanges entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, les pharmacies d’officine et les établissements pharmaceutiques devront renseigner un système d’information sur la disponibilité des MITM. La mise en œuvre de ce système d’information sera assurée par le conseil national de l’ordre des pharmaciens, dont les modalités seront fixées par une convention signée avec l’Etat, la caisse nationale de l’assurance maladie et l’ANSM. Dans le prolongement des actions déjà engagées, le ministère du travail, de la santé et des solidarités a réuni un comité de pilotage le 21 février 2024. Ce comité a acté une nouvelle feuille de route 2024-2027, en vue de garantir la disponibilité des médicaments et d’assurer à plus long terme une souveraineté industrielle. Au niveau européen, le rôle de l’agence européenne des médicaments a été renforcé par le règlement (UE) n° 2022/123 du 25 janvier 2022 qui a introduit des dispositions visant à prévenir et gérer les pénuries de médicaments et de dispositifs médicaux considérés comme critiques. Il s’agit là d’une première étape visant à mettre en place un cadre renforcé et homogène pour la notification et la surveillance des pénuries de médicaments et de dispositifs médicaux lors d’urgences de santé publique ou d’événements majeurs dans l’Union européenne. Enfin, dans le cadre du projet de révision de la législation pharmaceutique présenté par la commission européenne, des mesures visant à anticiper et réduire les tensions d’approvisionnement sont prévues, reprenant une partie des dispositions françaises (obligation d’avoir des plans de prévention et de gestion des pénuries pour les laboratoires, liste de médicaments critiques, obligation de déclaration des ruptures notamment).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>685</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4972</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Lutte contre une pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            685. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait* interroge M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés croissantes rencontrées dans la formation et la pérennisation des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) dans le cadre de la surveillance des espaces de baignade. Depuis plusieurs années, les collectivités locales et les établissements privés font face à une pénurie alarmante de MNS, un métier pourtant essentiel à la sécurité des usagers des piscines et des plages. Cette situation résulte notamment de la concurrence exercée par les titulaires du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), dont les missions se sont élargies par le décret n° 2023-437 du 3 juin 2023. Ce texte permet en effet aux BNSSA d’exercer des fonctions de surveillance en autonomie, sans la présence obligatoire d’un MNS, dans tous les contextes de baignade. Si ce décret vise à pallier le manque d’agents de surveillance, il crée un déséquilibre entre BNSSA et MNS. Ces derniers, dont la formation est plus longue et coûteuse, voient leurs missions se réduire drastiquement, notamment dans les établissements saisonniers et touristiques, tels que les piscines municipales, les hôtels et les campings. L’emploi des BNSSA, souvent pour des raisons économiques, conduit de nombreuses structures à se passer des MNS, entraînant une baisse de la demande pour ces professionnels qualifiés. De plus, cette situation fragilise la sécurité des usagers. Les MNS, grâce à leur formation plus approfondie, sont à même d’intervenir dans des situations complexes qui nécessitent une connaissance technique poussée, que ne possèdent pas toujours les BNSSA. La généralisation de l’emploi des BNSSA soulève donc des questions de responsabilité en matière de sécurité. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour encourager le maintien des maîtres-nageurs sauveteurs dans les lieux de baignade, tout en valorisant le rôle des BNSSA, afin de garantir un niveau de sécurité optimal pour les usagers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>686</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4972</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            686. — 8 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff* appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs (MNS). Chaque année, 1 000 décès sont causés par des noyades accidentelles, dont la moitié a lieu pendant la période estivale, soit 4 noyades par jour. La sécurité des baigneurs que ce soit dans les piscines municipales, sur le littoral, dans les campings, les hôtels, aux abords des lacs et étangs est assurée par les maîtres-nageurs sauveteurs (MNS). Or selon plusieurs fédérations professionnelles du secteur, il manquerait entre 4 000 et 5 000 MNS afin d’assurer convenablement la sécurité des baigneurs. Un manque de surveillants de baignade et sauveteurs aquatiques est aussi à déplorer. Il ne s’agit hélas pas d’un phénomène nouveau, mais qui s’aggrave d’année en année et dont la cause est multifactorielle. D’une part, il a été constaté une baisse de l’acquisition de l’apprentissage de la natation au niveau scolaire, de l’autre des difficultés à former et à fidéliser les MNS. En effet, de nombreuses formations pour apprentis MNS ont été annulées en raison de la crise sanitaire et le manque d’attractivité à la fois pour les formations et pour la profession ne permet pas de recruter suffisamment, notamment au regard du salaire. En effet, le salaire d’un MNS est de 1 800 euros bruts, aussi, s’il n’est pas hébergé en période estivale, il travaille à perte. Pour les mêmes raisons, il est difficile de fidéliser les MNS pendant plusieurs années. Aussi, cette pénurie soulève de vives inquiétudes quant à une augmentation du risque de noyades. C’est pourquoi certains établissements (piscines, plans d’eau, etc.) pourraient ne pas rouvrir pendant la prochaine période estivale puisque dès lors que la baignade est aménagée et règlementée, il y a une obligation de surveillance. Dans ce contexte, les professionnels de la filière proposent plusieurs solutions. Si une revalorisation des salaires pourrait permettre de rendre plus attractive cette profession, une révision des formations serait également une solution. Actuellement, les formations sont longues et complexes puisqu’elles se déroulent à temps plein, de septembre à mai et ne sont donc pas accessibles aux étudiants qui passent des examens. De même, d’autres professions ne peuvent y prétendre car il est difficile de se libérer pour une formation à plein temps. Ainsi, le directeur de la Fédération des maîtres-nageurs sauveteurs (FMNS) plaide pour réduire l’étendue de la formation d’un an à un mois ainsi que son coût. On note l’émergence de formations gratuites, financées par des collectivités ou des entreprises, de même que la mise en place d’aides pour financer la formation (OCPO, CPF, contrat professionnalisant ou d’apprentissage), mais cela reste insuffisant. La prédécesseure de M. le ministre a annoncé qu’une enquête métier serait effectuée pour objectiver la pénurie de MNS et disposer de chiffres au plus proche de la réalité, toutefois, les états généraux de l’encadrement et de la surveillance de la filière aquatique du 10 février 2023 ont établi un certain nombre de recommandations telle que la mise en œuvre d’une meilleure communication pour rendre les formations et la profession plus attractives. Aussi, Mme la députée souhaite savoir où en est l’enquête métier ainsi que les travaux pour renforcer l’attractivité de la profession de MNS et la formation. Enfin, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir la sécurité des baigneurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4973</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative considère la tension liée à l’emploi des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) comme étant un sujet majeur de sécurité publique. La baisse du nombre de professionnels en exercice détenteurs du titre de MNS est un sujet qui a été pris en compte dans le cadre du plan d’« aisance aquatique et de lutte contre les noyades » mené par le ministère depuis de nombreuses années déjà. Dans ce cadre et avec la volonté d’amplifier son action dans ce domaine, le ministère a mis en place le 10 février 2023 les « états généraux de l’encadrement et de la surveillance dans la filière aquatique ». À la suite de cette journée qui a constitué un temps fort dans l’impulsion du travail collaboratif des acteurs, un comité de suivi de ces états généraux a été créé pour permettre une continuité des échanges et des travaux. Réuni environ une fois par trimestre, il permet de poursuivre la coordination des acteurs et des actions et de suivre les mesures, voire d’en initier de nouvelles. Dans ce cadre et pour agir face à ce constat d’une tension sur ce métier, le Gouvernement a publié le décret n° 2023-437 du 3 juin 2023 relatif à la surveillance des baignades d’accès payant, qui permet désormais aux titulaires d’un brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) d’exercer leur mission de surveillant sauveteur en autonomie. À ce titre, un travail piloté par le ministère de l’intérieur a été mené, avec la participation du ministère chargé des sports et des acteurs de la filière aquatique, afin de rénover le BNSSA en vue de répondre plus concrètement aux attentes des missions de ces futurs professionnels exerçant en autonomie. Par ailleurs, un important plan de promotion du métier de maître-nageur sauveteur a été déployé en 2023. Il associe de nombreux acteurs des secteurs public et privé et est destiné à en améliorer l’image et l’attractivité afin de susciter l’adhésion et la fidélisation des candidats potentiels ou professionnels en exercice. Les réformes successives des diplômes de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport ont été nécessaires pour répondre non seulement aux évolutions de la formation professionnelle mais également aux besoins en compétences liées à l’emploi. La création des diplômes d’État certifiant l’ensemble des compétences du périmètre du métier de MNS, à savoir l’enseignement et le sauvetage, a permis de répondre à un besoin d’emploi identifié par les professionnels eux-mêmes, acteurs de tous les travaux d’écriture menés jusqu’à ce jour par le ministère. Ainsi, les titulaires du titre de MNS, grâce à une formation adaptée, bénéficient d’un très bon taux d’insertion professionnelle, constant dans le temps et parmi les meilleurs observés au sein des brevets professionnels de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS), toutes mentions confondues, avec 87 % de taux d’emploi. Si le nombre de certifiés reste relativement stable, on constate en revanche un nombre de candidats qui a sensiblement baissé. Des travaux ont été engagés afin de faciliter l’accès aux formations et, depuis 2022, trois diplômes supplémentaires donnent le titre de MNS. La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, qui réforme la formation professionnelle, marque une nouvelle évolution puisque les diplômes sont désormais constitués de blocs de compétences. Des travaux sont actuellement en cours et concerneront l’ensemble des certifications, y compris celles permettant la délivrance du titre de MNS, pour redéfinir les diplômes en blocs. Afin de correspondre au mieux aux besoins, le ministère a lancé une enquête métier sur la filière aquatique, pour des premiers résultats attendus à la fin du premier trimestre 2025. Ces résultats doivent permettre d’alimenter les échanges et les travaux concernant les conditions d’emploi ainsi que les besoins en compétences et en formation des professionnels du secteur. Par ailleurs, des travaux sont en cours avec le ministère de l’intérieur pour favoriser la réussite aux concours de la fonction publique territoriale des diplômés du BPJEPS mention « activités aquatiques et de la natation » permettant d’obtenir le titre de MNS. Le ministère a également établi des collaborations avec le centre national de la fonction publique territoriale afin d’assurer la formation, l’apprentissage et la formation continue des MNS, ainsi que leur reconversion à travers l’accompagnement à la préparation au concours d’éducateur territorial des activités physiques et sportives. En outre, des évolutions réglementaires sont actuellement en cours pour permettre l’amélioration du plan d’organisation de la surveillance et des secours. Enfin, le ministère poursuit le travail de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés par le métier de MNS afin d’accompagner et de maintenir les futurs professionnels dans l’emploi, et d’assurer, pour l’ensemble des publics quels que soient les lieux de pratique, l’accès en sécurité aux activités aquatiques et réduire ainsi le nombre de noyades sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3793</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Modification du certificat médical pour la surveillance de baignade</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3793. — 4 février 2025. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la réglementation actuelle relative à l’exercice des activités de surveillance de baignade, notamment sur l’arrêté du 26 juin 1991. Son annexe 1 impose une mention particulière sur le certificat médical qu’il faut produire pour exercer des activités de surveillance de baignade et exige ainsi que la personne qui souhaite assurer ces missions « n’a [it] jamais eu de perte de connaissance ou crise d’épilepsie ». Cette formulation a pour conséquence d’écarter systématiquement des candidats ayant fait des crises d’épilepsie par le passé, alors même que leur état est aujourd’hui parfaitement stabilisé et contrôlé médicalement. Les professionnels de santé soulignent pourtant que seules les affections entraînant un risque réel de perte brutale de connaissance rendent un individu inapte à l’exercice des activités de surveillance de baignade. Ils recommandent une approche nuancée, où des affections bien contrôlées - y compris l’épilepsie - devraient être reconnues compatibles avec ces missions, sous réserve d’un avis spécialisé approfondi par neurologue dans l’hypothèse d’un candidat souffrant ou ayant souffert d’épilepsie. Cette approche est déjà intégrée dans d’autres cadres réglementaires, comme celui se rapportant à la délivrance du diplôme de maître-nageur sauveteur ou encore pour l’obtention du permis bateau. Dans ces deux cas, le certificat médical exigé mentionne que des affections bien contrôlées peuvent être tolérées dès lors qu’elles ne compromettent pas la sécurité des personnes et que leur compatibilité est évaluée au cas par cas par un spécialiste. Aussi, il souhaite savoir si, conformément aux recommandations des professionnels de santé et à l’exemple d’autres règlementations, M. le ministre envisage de modifier les mentions figurant sur le modèle de certificat médical prévu par l’annexe 1 de l’arrêté du 26 juin 1991 pour la délivrance du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Il s’agirait d’aligner sa rédaction sur celle retenue par le modèle de certificat médical de non contre-indication à l’exercice de la profession de maître-nageur-sauveteur présenté à l’annexe III de l’arrêté du 22 janvier 2022 qui est rédigé comme suit : « Je soussigné (e), docteur en médecine, atteste avoir pris connaissance de la nature des épreuves de la session d’évaluation du certificat d’aptitude à l’exercice de la profession de maître-nageur-sauveteur, certifie avoir examiné M. /Mme, candidat (e) à ce certificat et n’avoir constaté à la date de ce jour, aucune contre-indication médicale apparente à la pratique et à l’encadrement des activités physiques et sportives concernées par la certification professionnelle ». Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La problématique relative au certificat médical exigé pour exercer les activités de surveillant de baignade ont bien été identifiées par les services de la direction des sports. En effet, certaines dispositions issues d’arrêtés relatifs à la délivrance des diplômes du sport subordonnent ces derniers à la présentation d’un certificat médical. Toutefois, il est apparu que les textes relatifs au certificat médical dans le code du sport présentent un manque d’harmonisation, notamment dans les différents libellés et dans la durée de validité desdits certificats, ainsi qu’une inadéquation de certains libellés avec les dispositions auxquelles ils sont associés. Ces libellés inadaptés et non harmonisés peuvent être source de difficulté pour les éducateurs sportifs, pour les médecins qui délivrent ces certificats et pour les services déconcentrés, notamment lors de la délivrance de la carte professionnelle. Un travail a été initié afin de réviser, dans un but d’harmonisation et de lisibilité, les dispositions relatives aux demandes de certificat médical pour l’ensemble des métiers du domaine de la formation et de l’exercice des activités professionnelles dans le champ du sport. Dans ce cadre, les dispositions relatives aux métiers et fonctions de la filière aquatique font l’objet d’une réflexion spécifique en raison de leur complexité due au nombre de textes existants et à leur articulation. Il est également nécessaire de conduire un travail en concertation avec les partenaires du ministère, ce qui justifie ce travail à deux vitesses sur la modification des dispositions relatives au certificat médical dans la délivrance des diplômes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4075</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Recrutement d’arbitres officiels pour les clubs de la FFTA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4075. — 11 février 2025. — M. Julien Odoul interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la pénurie préoccupante d’arbitres officiels au sein de la Fédération française de tir à l’arc (FFTA), laquelle compromet le bon déroulement des compétitions sur l’ensemble du territoire. Avec 79 001 licenciés, dont 39 312 compétiteurs, répartis dans 1 605 clubs, la FFTA repose sur un corps arbitral dont le rôle est essentiel à l’équité et à la régularité des épreuves. Or il apparaît que la fédération ne compte qu’environ 1 200 arbitres officiels, un chiffre notoirement insuffisant pour répondre aux besoins des compétitions. Cette situation entraîne des difficultés croissantes pour organiser les épreuves dans des conditions optimales et conduit parfois à des annulations faute de juges en nombre suffisant. Ce manque de vocations s’explique en grande partie par les contraintes financières qui pèsent sur les arbitres. En effet, ces derniers doivent bien souvent supporter des frais importants sans contrepartie satisfaisante. Dans les compétitions régionales et départementales, aucune rémunération n’est prévue et les arbitres exercent leur mission à titre entièrement bénévole. De plus, les indemnités kilométriques allouées sont généralement inférieures au coût réel des déplacements, notamment dans un contexte de hausse du prix des carburants. L’absence de prise en charge systématique des repas et de l’hébergement constitue un frein supplémentaire, obligeant de nombreux arbitres à avancer des frais qu’ils ne récupèrent que partiellement et tardivement, quand ils ne les supportent pas eux-mêmes. S’agissant des compétitions nationales, si une indemnité de 30 à 50 euros par jour peut être accordée, elle reste insuffisante pour couvrir les dépenses engagées. Par ailleurs, les arbitres doivent souvent réserver et avancer eux-mêmes leurs frais de transport et de logement, sans garantie de remboursement rapide. À ces difficultés financières s’ajoutent des critères d’accès à la fonction d’arbitre particulièrement exigeants. Pour être admis en formation, un candidat doit justifier d’au moins deux ans de licence à la FFTA, avoir une licence en cours de validité, ne pas avoir été sanctionné par la fédération, avoir une expérience en compétition, être âgé de 14 à 16 ans pour les jeunes arbitres. Ces conditions restreignent considérablement le vivier de nouveaux candidats et ne permettent pas de répondre aux besoins grandissants du corps arbitral, alors même que l’effet post-Jeux Olympiques de Paris 2024 a suscité un regain d’intérêt pour la discipline et une augmentation du nombre de pratiquants. Ce manque d’arbitres officiels menace la survie de nombreux clubs dont les frais de compétition constituent une source de financement majeure. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour assouplir la réglementation relative à l’accès à la fonction d’arbitre au sein de la FFTA et renforcer les dispositifs de prise en charge des frais engagés par ces derniers, afin d’assurer la pérennité et le bon déroulement des compétitions sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative reste fortement mobilisé sur la question du corps arbitral français. Sans revenir sur l’ensemble des étapes qui ont permis d’améliorer le statut d’arbitre ou de juge sportif, il convient de rappeler deux jalons importants. Il y a tout d’abord la reconnaissance en 2006 des missions exercées comme relevant du service public. Plus près de nous encore, à la suite de la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France, dont nous avons récemment fêté le troisième anniversaire, les arbitres sont représentés (avec voix délibératives) au sein des instances dirigeantes fédérales, ce qui permet de renforcer l’exercice de la démocratie dans la gouvernance des fédérations. Également, des pas importants ont été faits en matière de formation et d’insertion professionnelles. Sans méconnaître les situations difficiles dans lesquelles peuvent se trouver les arbitres et juges dans l’exercice de leurs fonctions, une étude sur la déprécarisation des bénévoles et des salariés à temps très partiel dans le domaine du sport est actuellement menée, conjointement avec la direction des sports, la direction de la sécurité sociale, la direction générale du travail et la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle. En ce qui concerne les conditions dans lesquelles sont assurés la formation et le perfectionnement des arbitres en France, cela relève de la responsabilité exclusive de chaque fédération sportive afin de garantir le bon déroulement des compétitions. S’agissant des problématiques qui touchent tout particulièrement la fédération française de tir à l’arc, notamment les critères d’accès à la fonction arbitrale, cette fédération n’a pas remonté aux services de la direction des sports de problème particulier concernant la répartition des arbitres sur les compétitions officielles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4307</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Situation des jeunes ruraux, suites données aux rapport de l’IGAS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4307. — 18 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur les récentes conclusions d’une étude de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) sur la situation des jeunes en milieu rural. Alors que près de 3 millions de jeunes vivent à la campagne, dont au moins 338 000 sous le seuil de pauvreté, l’IGAS met en lumière, à travers cette étude, les difficultés rencontrées par ces jeunes. L’accès à l’emploi constitue la première de ces difficultés puisque le taux de chômage pour les 16-29 ans s’établit en zones rurales à 23 %. Et quand ils ne sont pas au chômage, l’étude révèle que leur emploi est souvent précaire puisque près de 40 % des jeunes ruraux sont soit en CDD, soit en intérim. Au-delà de l’emploi, ils connaissent également des difficultés d’accès au logement liées à leur situation professionnelle précaire mais aussi des difficultés propres à la jeunesse rurale du fait de la moindre présence des services publics, des transports en commun (l’usage d’un véhicule personnel restant un vecteur déterminant d’autonomie et d’émancipation), des choix plus contraints en matière de formation les empêchant d’évoluer plus. L’étude note également que les jeunes ruraux vivent parfois une exclusion sociale et ont tendance à s’isoler plus que les jeunes urbains du fait de la forte dématérialisation de leur quotidien qui, bien que conçue au départ comme une solution pour les territoires ruraux, trouve ses limites et tend à exclure. Malgré des politiques publiques déployées ces dernières années pour pallier ces difficultés, l’offre d’accompagnement destinée aux jeunes ruraux peine à « s’implanter dans les territoires ruraux isolés » relève l’étude de l’IGAS qui formule une trentaine de recommandations opérationnelles. Il s’agit d’apporter des réponses spécifiques aux besoins des jeunes ruraux à travers des mécanismes adaptés à la non-densité, notamment à travers un cadre de priorisation renouvelé appuyé sur le nouveau zonage France ruralité revitalisation (FRR) en intégrant par exemple, dans ces territoires, des priorités d’accès aux programmes d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, sur le modèle de ce qui est mis en place dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Il est également proposé de renforcer le soutien aux solutions hybrides de formation et d’apprentissage au travers notamment du dispositif des Campus connectés ou de poursuivre le déploiement de proximité des dispositifs de prise en charge de la santé mentale comme les maisons des adolescents ou l’accompagnement des jeunes par les missions locales en matière de santé. Enfin, sur le sujet de la mobilité des jeunes ruraux, l’étude recommande de lever les freins à cette mobilité à travers des accompagnements individualisés, de renforcer les aides des jeunes accompagnés par France travail (aide au permis de conduire, aide subsidiaire à la mobilité…) ou de poursuivre le déploiement des simulateurs de conduite dans les missions locales. Moins nombreux que les jeunes urbains, les jeunes ruraux focalisent moins l’attention alors que leur place et les choix qu’ils réalisent (partir ou rester) sont cruciaux pour l’avenir des territoires ruraux. En conséquence, il lui demande si elle entend suivre les recommandations de l’IGAS et déployer dès que possible de nouveaux dispositifs plus ambitieux et adaptés aux besoins des jeunes en milieu rural. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4976</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative mobilise de nombreux dispositifs pour agir au profit des jeunes des territoires ruraux. Depuis 2021, la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) pilote le dispositif « 1 jeune 1 mentor », qui permet chaque année à environ 160 000 jeunes de bénéficier de l’accompagnement d’un mentor bénévole (étudiant, actif, agent de la fonction publique, retraité, etc.) pour les accompagner dans leur chemin vers l’autonomie au travers des programmes de mentorat, qu’ils aient pour objet l’insertion professionnelle, sociale ou l’orientation universitaire. L’État s’appuie pour ce faire sur des associations qui proposent des programmes de mentorat gratuits pour les jeunes. Les jeunes ruraux constituent l’une des cibles prioritaires du plan « 1 jeune 1 mentor ». Par ailleurs, le développement du service civique dans les territoires ruraux constitue une réponse contre l’isolement et la faible sociabilité qui l’accompagne. Il constitue l’un des axes prioritaires assigné à l’agence du service civique : en 2024, 31,3 % des jeunes en mission de service civique résidaient dans les territoires ruraux soit 26 719 jeunes (données provisoires). Les relais info jeunes, expérimentés en s’appuyant sur des structures déjà existantes, de type maisons France services, permettent d’étendre l’offre de service du réseau labellisé par l’État « information jeunesse » dans les lieux dépourvus de structures labélisées et ainsi de lutter contre le phénomène de zones blanches. Cette expérimentation a été déployée dans un premier temps dans les régions Hauts-de-France et Pays de la Loire (31 maisons France services) et le sera dans trois nouvelles régions en 2025 (Centre-Val de Loire, La Réunion et Île-de-France). Enfin, le conseil de l’Union européenne « éducation, jeunesse, culture et sport » a adopté lors de sa session des 25 et 26 novembre 2024 des conclusions intitulées « fournir des perspectives globales aux jeunes vivant dans les zones rurales et éloignées ». Elles invitent notamment les États membres à œuvrer au bénéfice des jeunes concernés en leur offrant des opportunités (amélioration de l’accessibilité dans leur vie quotidienne, amélioration de la disponibilité des services numériques, etc.).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4661</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4976</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Animateurs colonies de vacances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4661. — 4 mars 2025. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le manque d’attractivité des métiers de l’animation et de l’encadrement dans les accueils collectifs de mineurs. En 2023, à l’approche de l’été, 30 000 postes d’animateurs restaient vacants. Les accueils collectifs de mineurs sont souvent le choix privilégié pour assurer la garde des enfants durant les vacances estivales, lorsque les parents travaillent. Cette situation entraîne une réduction du nombre d’enfants accueillis et impose une flexibilité accrue dans l’organisation des activités. Pour remédier à cette pénurie, certaines collectivités territoriales ainsi que la CAF, entre autres, offrent des aides financières pour permettre aux jeunes de se former au brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). Par ailleurs, la rémunération minimale des animateurs ne peut être inférieure à 2,20 fois le montant du SMIC par jour (article D432-2 du code de l’action sociale et des familles), soit 25,63 euros brut par jour, ce qui incite de nombreux jeunes à se tourner vers des métiers estivaux mieux rémunérés. Il lui demande donc les mesures que compte prendre le Gouvernement pour rendre ces métiers plus attractifs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4977</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour faire face au manque d’attractivité du contrat d’engagement éducatif (CEE), le gouvernement a notamment prévu dans le cadre du plan du 22 février 2022 « pour un renouveau de l’animation en accueils collectifs de mineurs » de revaloriser significativement le minimum légal de sa rémunération en lien avec le comité de filière animation. Ce contrat, spécifique à l’encadrement non professionnel des accueils collectifs de mineurs, est dérogatoire au droit du travail quant à l’indemnisation et au temps de travail. Pour autant, les débats au sein de ce comité ont montré qu’un niveau de 50 euros paraissait légitime pour la grande majorité des organisateurs d’accueils collectifs de mineurs, au regard des compétences et responsabilités des animateurs, et indispensable à une attractivité renouvelée de la filière auprès des jeunes. Le comité a ainsi approuvé dans son avis relatif à la réforme du CEE et à la gratification des stages pratiques BAFA du 11 juillet 2023 le principe d’un relèvement à 50 euros bruts par jour. À la suite de travaux menés entre janvier et avril 2024, le gouvernement a décidé de revaloriser le montant minimal de la rémunération des CEE à 50 € pour l’ensemble des bénéficiaires. Cette mesure permet d’accroitre l’attractivité de la filière de l’animation volontaire, et ce dès la réalisation des stages pratiques dans le cadre de la formation initiale, notamment en vue de fidéliser les animateurs. Elle permet également de lutter contre le fort taux d’abandon en cours de cursus des stagiaires en leur permettant d’avoir des ressources nécessaires pour financer leur approfondissement ou qualification et donc de finaliser le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur en accueils collectifs de mineurs (BAFA), dans un contexte où le coût semble être un frein à l’accès à ce brevet. Par le décret n° 2024-1151 du 4 décembre 2024 portant modification de l’article D. 432-2 du code de l’action sociale et des familles relatif à la rémunération des personnes titulaires d’un contrat d’engagement éducatif, la rémunération minimale du CEE est portée à 4,3 fois le SMIC (soit 51,08 € par jour), avec un effet au 1er mai 2025. Afin notamment de préserver les équilibres économiques des séjours d’hiver déjà constitués, ce texte est entré en vigueur le 1er mai 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4763</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4977</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Taché</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Quelle étendue des accointances entre le football français et le Rwanda ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4763. — 4 mars 2025. — M. Aurélien Taché appelle l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le partenariat entre le PSG et Visit Rwanda. Depuis 2012, la République démocratique du Congo est attaquée par les milices du M23 qui ravagent le Nord-Kivu, ayant causé la mort et l’exil de millions de Congolais. Ces groupes paramilitaires barbares sont financés par le Rwanda et son président Paul Kagame. Les richesses minières du Nord-Kivu, enjeu stratégique majeur pour la RDC, sont l’objet de convoitises du Rwanda, qui finance ces milices pour s’accaparer ces ressources au prix de la vie de milliers d’innocents. Malgré les nombreuses exactions commises par ces groupes armés, le Rwanda mène une vaste campagne de communication et de marketing pour redorer son image à l’international. Parmi les stratégies mises en place, l’État rwandais a tissé un réseau de partenariats sportifs visant à promouvoir le tourisme dans le pays. Son organe d’influence étatique Visit Rwanda, mène un large panel d’actions visant à redorer l’image du pays, notamment auprès des clubs de football européens. En France, cette stratégie prend la forme du partenariat « PSG x VISIT RWANDA », avec le club phare de la capitale. Ce sponsor apparaît notamment sur les maillots d’entraînement du club, visibles chaque semaine par des millions de téléspectateurs. La promotion d’un État qui en agresse aujourd’hui ouvertement un autre au travers du Paris Saint-Germain est une honte pour le football français et pour le club de la capitale. Seule la pression populaire permettra de mettre fin à ces accointances dégradantes pour le PSG et la Ligue. Cependant, il est à craindre que les efforts promotionnels du Rwanda ne se limitent pas, dans la sphère du football français, au PSG. Alors qu’en Allemagne, l’ambassadeur du Rwanda est convoqué à Berlin pour répondre « à une violation du droit international », la France n’a toujours pas pris la mesure de la gravité des évènements au Nord-Kivu. Ces réactions timorées, tant de la Ligue que de l’État, semblent d’autant plus graves que Visit Rwanda se met en scène sur les réseaux sociaux aux côtés de personnalités françaises, notamment sur X. Il lui demande si elle peut lui assurer que la Fédération française de football n’entretient aucun lien avec le sponsor Visit Rwanda et qu’aucun partenariat futur ne sera envisagé tant que le conflit opposant les miliciens du M23 et du Rwanda à la RDC continuera.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4977</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative rappelle que la position de la France est ferme depuis plus de deux ans. Elle condamne l’offensive du M23 soutenue par le Rwanda à l’est de la République démocratique du Congo dans les Nord-Kivu et Sud-Kivu. Les autorités françaises sont mobilisées pour une désescalade rapide et l’adoption d’un cessez-le-feu. Il convient ici de préciser que le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères ont porté ces messages de fermeté à plusieurs reprises auprès de leurs homologues rwandais et congolais. De plus, au Conseil de sécurité des nations unies, la France a porté la résolution adoptée à l’unanimité le 21 février 2025, qui condamne pour la première fois en des termes aussi clairs l’offensive du M23 et la présence rwandaise en République démocratique du Congo. Elle a également soutenu à Bruxelles l’adoption de nouvelles mesures restrictives pour faire pression sur les parties et revenir à un processus politique. Sur le plan humanitaire, le ministère chargé des affaires étrangères est mobilisé pour renforcer l’accès en République démocratique du Congo des besoins élémentaires. S’agissant de l’aide au développement, la signature de nouveaux projets est suspendue jusqu’à nouvel ordre. Enfin, la direction des sports s’est rapprochée de la Fédération française de football. Cette dernière confirme qu’elle n’entretient aucun lien avec le sponsor Visit Rwanda. Elle n’envisage aucun partenariat avec cette instance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6064</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4978</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Augmentation des frais bancaires des associations à but non lucratif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6064. — 22 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les frais bancaires appliqués aux petites associations à but non lucratif. Les associations à but non lucratif jouent un rôle essentiel dans le maintien du lien social, la solidarité et la vie culturelle au sein des territoires. Cependant, ces structures, souvent gérées par des bénévoles et dotées de ressources limitées, sont confrontées à une augmentation significative des frais bancaires. Ceux-ci concernent notamment la tenue des comptes des associations, avec des hausses importantes de l’ordre de plusieurs euros par mois. Cette situation devient un frein pour de nombreuses petites associations qui, en raison de leurs faibles recettes, sont contraintes de réduire ou même d’abandonner certaines de leurs actions. Ces hausses tarifaires ont un impact direct sur leur fonctionnement, limitant ainsi leur capacité à mener à bien des projets d’intérêt local. Face à cette problématique, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour encadrer ces frais bancaires afin de préserver leur pérennité et leur contribution à la vie sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4978</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Réalisé en application de la loi n° 2010-1249 du 22 octobre 2010 de régulation bancaire et financière, le dernier rapport de l’observatoire des tarifs bancaires a constaté une hausse maîtrisée des prix des services bancaires. En effet, entre juin 2022 et juin 2024, ils ont progressé de moins de 3 %, ce qui est largement inférieur à l’inflation sur la même période (6,8 %), du fait de l’engagement des établissements de crédits, à la demande du Gouvernement, de limiter l’augmentation de leurs frais bancaires en 2023. L’année 2024 a ensuite marqué la fin de ce bouclier sur les frais bancaires, et donc le retour de leur libre fixation. Il existe par ailleurs certains tarifs adaptés au type d’organisme par des établissements bancaires. Certains réseaux bancaires ont ainsi une politique plus favorable pour les acteurs associatifs au regard de la modicité du budget annuel des associations de bénévoles. Le site officiel d’information sur les tarifs bancaires, du comité consultatif du secteur financier, permet aux consommateurs de comparer gratuitement les principaux frais facturés par les différents établissements bancaires de leur département de manière à faire jouer la concurrence. Par ailleurs, pour améliorer les relations entre les banques et leurs clients, plusieurs textes ont contribué à clarifier les tarifs bancaires, avec notamment le plafonnement des frais bancaires applicables aux incidents de paiement et l’institution d’un relevé périodique des frais prélevés. Si ces mesures ne visent que les personnes physiques, certaines s’appliquent à l’ensemble de détenteurs de compte dont les associations. Ainsi, le montant maximum des frais bancaires applicables aux incidents de paiement, fixé à l’article D. 131-25 du code monétaire et financier pour les chèques et à l’article D. 133-6 du même code pour les autres moyens de paiement, est bien applicable à tous les titulaires de compte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6205</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4978</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Augmentation des frais bancaires des associations à but non lucratif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6205. — 29 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les frais bancaires appliqués aux petites associations à but non lucratif. Les associations à but non lucratif jouent un rôle essentiel dans le maintien du lien social, la solidarité et la vie culturelle au sein des territoires. Cependant, ces structures, souvent gérées par des bénévoles et dotées de ressources limitées, sont confrontées à une augmentation significative des frais bancaires. Ceux-ci concernent notamment la tenue des comptes des associations, avec des hausses importantes de l’ordre de plusieurs euros par mois. Cette situation devient un frein pour de nombreuses petites associations qui, en raison de leurs faibles recettes, sont contraintes de réduire ou même d’abandonner certaines de leurs actions. Ces hausses tarifaires ont un impact direct sur leur fonctionnement, limitant ainsi leur capacité à mener à bien des projets d’intérêt local. Face à cette problématique, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour encadrer ces frais bancaires afin de préserver leur pérennité et leur contribution à la vie sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4979</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Réalisé en application de la loi n° 2010-1249 du 22 octobre 2010 de régulation bancaire et financière, le dernier rapport de l’observatoire des tarifs bancaires a constaté une hausse maîtrisée des prix des services bancaires. En effet, entre juin 2022 et juin 2024, ils ont progressé de moins de 3 %, ce qui est largement inférieur à l’inflation sur la même période (6,8 %), du fait de l’engagement des établissements de crédits, à la demande du Gouvernement, de limiter l’augmentation de leurs frais bancaires en 2023. L’année 2024 a ensuite marqué la fin de ce bouclier sur les frais bancaires, et donc le retour de leur libre fixation. Il existe par ailleurs certains tarifs adaptés au type d’organisme par des établissements bancaires. Certains réseaux bancaires ont ainsi une politique plus favorable pour les acteurs associatifs au regard de la modicité du budget annuel des associations de bénévoles. Le site officiel d’information sur les tarifs bancaires, du comité consultatif du secteur financier, permet aux consommateurs de comparer gratuitement les principaux frais facturés par les différents établissements bancaires de leur département de manière à faire jouer la concurrence. Par ailleurs, pour améliorer les relations entre les banques et leurs clients, plusieurs textes ont contribué à clarifier les tarifs bancaires, avec notamment le plafonnement des frais bancaires applicables aux incidents de paiement et l’institution d’un relevé périodique des frais prélevés. Si ces mesures ne visent que les personnes physiques, certaines s’appliquent à l’ensemble de détenteurs de compte dont les associations. Ainsi, le montant maximum des frais bancaires applicables aux incidents de paiement, fixé à l’article D. 131-25 du code monétaire et financier pour les chèques et à l’article D. 133-6 du même code pour les autres moyens de paiement, est bien applicable à tous les titulaires de compte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1929</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4979</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Camping-caravaning sur parcelles privatives dans les communes littorales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1929. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur le camping-caravaning sur parcelles privatives dans les communes littorales. Compte tenu des modifications apportées à la loi dite « Littoral » par la loi dite « Elan » (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) promulguée le 23 novembre 2018 ainsi que de l’adoption de la loi dite « ZAN » (Zéro artificialisation nette), le 20 juillet 2023, la règlementation relative à l’aménagement des zones côtières a évolué de manière significative. En parallèle, dans un contexte de sensibilisation croissante à la cause environnementale, on remarque l’impact écologique élevé lié au camping-caravaning sur parcelles privatives en littoral. Précisément, la dégradation des paysages (mitage des espaces agricoles, défrichement, installations de clôtures et de haies…) et les pollutions générées (assainissement et déchets). Se pose également le problème de la gestion des risques naturels induits, notamment en raison de la présence de certaines de ces passerelles sur des zones inondables. Ainsi, de nombreuses municipalités du littoral ont mis en place une politique de résorption du camping-caravaning sur parcelles individuelles pour préserver les espaces sensibles du littoral et assurer la sécurité des personnes. Néanmoins, ces propriétaires peuvent se sentir lésés de leur droit de propriété. Il sollicite une clarification concernant l’équilibre à garantir entre le développement du camping-caravaning sur parcelles individualisées et privatives, la préservation des espaces naturels et le respect des droits des propriétaires de ces parcelles au regard des nouvelles législations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4979</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le camping-caravaning pratiqué sur des parcelles privatives dans les communes littorales peut entraîner des conséquences significatives sur l’environnement et les paysages. Les dégradations potentielles résultant de la pratique du camping-caravaning, combinée à la localisation de certaines installations en zones inondables, soulignent la nécessité d’encadrer cette pratique. Si les lois dites « ELAN » et « ZAN » sont sans incidence sur la pratique du camping-caravaning, en revanche la loi Littoral adoptée en 1986 est intervenue pour fixer un cadre. Les principes de préservation du littoral, instaurés à cette occasion, témoigne d’une volonté constante d’éviter le mitage du territoire, qui fragilise les écosystèmes littoraux et compromet l’intégrité des espaces naturels. Il est ainsi prévu qu’en commune littorale, l’ouverture et l’aménagement de terrains de camping ou de stationnement de caravanes sont subordonnés, en dehors des espaces urbanisés, à la délimitation de secteurs prévus à cet effet dans le plan local d’urbanisme. Il est néanmoins possible de pratiquer le camping à titre individuel sous réserve de bénéficier de l’accord du propriétaire, et en dehors de certains espaces où cette pratique est interdite. Le code de l’urbanisme fixe en effet des interdictions et prévoit également la possibilité pour le plan local d’urbanisme ou le document d’urbanisme en tenant lieu d’interdire cette pratique dans certaines zones. Lorsque cette pratique est de nature à porter atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales, à la conservation des milieux naturels ou à l’exercice des activités agricoles et forestières, l’interdiction peut également être prononcée par arrêté du maire. Ainsi, face à ces enjeux, de nombreuses municipalités ont adopté des politiques visant à limiter ou à résorber ces pratiques dans les secteurs les plus vulnérables. Ces initiatives cherchent à préserver les espaces naturels sensibles tout en répondant à la nécessité de garantir la sécurité des habitants et des visiteurs. Il est toutefois primordial de concilier cet objectif de préservation avec le respect des droits des propriétaires fonciers. Il revient donc aux élus locaux d’assurer la concertation et de veiller aux différents intérêts en jeu lorsqu’ils fixent des interdictions. L’établissement de servitudes d’urbanisme dans un plan local d’urbanisme portent atteinte par essence au droit de propriété. Cette atteinte se justifie au regard de l’intérêt général auquel ces servitudes contribuent. Le Gouvernement reste attentif à ces questions et s’emploie à favoriser un dialogue constructif entre les différents acteurs concernés, notamment les élus locaux, les propriétaires et les associations de protection de l’environnement. L’objectif est d’aboutir à des solutions équilibrées et durables, permettant à la fois de préserver le patrimoine naturel exceptionnel de nos territoires littoraux et de respecter les droits de propriété.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2062</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4980</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Obligation de mise en conformité de l’assainissement non collectif (ANC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2062. — 19 novembre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’obligation de mise en conformité de l’assainissement non collectif (ANC) en cas de vente. En cas de non-conformité, les travaux doivent être réalisés dans un délai d’un an au plus tard après la signature de l’acte de vente. L’information sur l’état de l’installation d’ANC permet souvent de discuter le prix du bien immobilier en conséquence lorsque le système d’assainissement autonome n’est pas aux normes. Pourtant, bien que différents dispositifs d’aides soient mobilisables (éco-prêt à taux zéro plafonné à 10 000 euros sans condition de ressources, aides versées par les agences de l’eau ou les collectivités dans certains territoires, taux de TVA réduit…), le coût des travaux, susceptible d’entre compris entre 10 000 et 18 000 euros, représente un investissement conséquent et les acquéreurs, plutôt que de s’acquitter de cette obligation, préfèrent investir le montant équivalent dans les travaux d’aménagement ou de rafraichissement du bien. L’article L. 271-4 du code de la construction et de l’urbanisme prévoit pourtant que ceux-ci sont à réaliser dans un délai d’un an après la vente mais ne prévoit pas de dispositions particulières passé ce délai. L’acquéreur qui n’a pas réalisé les travaux se verra sanctionné au plus tard dans un délai de trois ans conformément à l’article L. 1331-8 du code de la santé publique. Les mesures d’information et de sensibilisation des notaires ainsi que des acheteurs ou vendeurs d’immeubles n’étant visiblement pas suffisamment incitatives ou contraignantes, il lui demande donc s’il est prévu de faire évoluer ces dispositions et d’octroyer aux notaires la possibilité de conserver, lors de l’achat des biens concernés, le montant estimé des travaux sous séquestre, jusqu’à la mise aux normes de l’installation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4980</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors de la vente d’un bien immobilier équipé d’une installation d’assainissement non collectif, le code de la santé publique prévoit que le diagnostic technique du bien intègre un contrôle, daté de moins de trois ans, de cette installation. Ce contrôle est mené par le service public d’assainissement non collectif (SPANC). En cas de non-conformité de l’ANC, soit les travaux de mise aux normes sont conduits avant la vente par l’ancien propriétaire, soit, conformément à l’article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation, l’acquéreur fait procéder aux travaux de mise en conformité dans un délai d’un an après l’acte de vente. Le notaire a l’obligation d’informer les parties de leurs engagements respectifs sur l’ANC dès les discussions précédant la signature de l’acte. Au plus tard un mois après la signature de l’acte de vente, le notaire adresse au service public d’assainissement non collectif une attestation contenant la date de la vente, les informations nécessaires à l’identification du bien vendu, ainsi que le nom et l’adresse de l’acquéreur de ce bien. Cette mesure permet au SPANC de contrôler que l’acquéreur s’est bien conformé à ses obligations de travaux dans le délai requis. Afin de remédier à la difficulté de faire appliquer, par l’acquéreur, l’obligation de mise en conformité après la vente, qui fait l’objet de la question, la création d’un séquestre notarial pourrait être envisagée pour la mise en conformité lors de la vente d’une propriété équipée d’un ANC non conforme pour une somme correspondant à la réhabilitation de l’installation d’assainissement concernée. À ce jour, un séquestre de ce type ne peut être mis en place qu’en cas de litige, sur décision judiciaire ; un notaire ne peut l’appliquer de manière préventive. Le notaire n’est donc pas en capacité de provisionner le montant des travaux d’une installation non conforme. Alors que la directive européenne relative au traitement des eaux résiduaires urbaines récemment révisée renforce les obligations concernant les performances et les contrôles des installations d’assainissement non collectif, une adaptation législative pourrait donc être envisagée, à la fois pour garantir une mise aux normes plus efficace des ANC et pour se conformer aux nouvelles obligations européennes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2256</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4981</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Coût du contrôle des installations d’assainissement non collectif (ANC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2256. — 26 novembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la problématique du coût du contrôle des installations d’assainissement non collectif (ANC). La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 impose aux communes de contrôler périodiquement les installations d’ANC afin de préserver la qualité des eaux et la santé publique. Ce contrôle, réalisé par le service public d’assainissement non collectif (SPANC), est obligatoire et payant. Or le coût de ce contrôle, qui varie selon les départements, peut s’avérer élevé pour certains ménages, notamment les plus modestes. À titre d’exemple, dans le département de l’Aube, le Syndicat départemental des eaux de l’Aube (SDDEA) facture ce contrôle 203,50 euros par installation. Cette somme, ajoutée aux autres dépenses contraintes liées au logement, peut peser lourdement sur le budget des familles. Face à ce constat, Mme la députée souhaite interroger Mme la ministre sur les points suivants : Quel est l’avis du ministère sur le niveau actuel des tarifs pratiqués pour le contrôle des installations d’ANC ? Le ministère estime-t-il que ces tarifs sont justifiés et proportionnés aux coûts réels du service rendu ? Quelles mesures le ministère envisage-t-il de mettre en place pour garantir l’accessibilité financière de ce contrôle à tous les ménages ? Des solutions telles que la modulation des tarifs en fonction des revenus, l’octroi d’aides financières ou la mise en place de dispositifs de paiement échelonné pourraient-elles être envisagées ? Le ministère entend-il inciter les SPANC à plus de transparence dans la fixation de leurs tarifs ? Une meilleure information des usagers sur les éléments constitutifs du coût du contrôle permettrait de renforcer la confiance et d’apaiser les tensions. Mme la députée est convaincue que la préservation de l’environnement et la protection de la santé publique ne doivent pas se faire au détriment du pouvoir d’achat des ménages. Elle espère qu’elle partagera son analyse et apportera des réponses concrètes à ces questions essentielles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4981</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrôle des installations d’assainissement non collectif est une compétence relevant des communes ou de leurs groupements. Le service public d’assainissement non collectif (SPANC) a pour mission de s’assurer du bon fonctionnement et de l’entretien des installations ainsi que de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation. Conformément aux dispositions des articles L.2224-11 et L.2224-12-3 du code général des collectivités territoriales (CGCT), le SPANC est un service public à caractère industriel et commercial, dont le financement est assuré par les redevances perçues auprès des usagers pour le service rendu. La redevance est perçue par les communes ou groupements de communes compétents, auprès des usagers pour couvrir soit les charges de contrôle de la conception, de l’implantation et de la bonne exécution des travaux des installations, soit les charges de contrôle du bon fonctionnement de celles-ci. La fréquence et le prix des contrôles des SPANC sont fixés par les collectivités exerçant la compétence en matière d’assainissement non collectif (ANC), sous le contrôle du juge administratif, saisi par tout requérant ayant intérêt à agir. L’article R.2224-19-5 du CGCT précise que la part représentative des opérations de contrôle des installations d’ANC doit tenir compte notamment de la situation, de la nature et de l’importance des installations. Le coût de la redevance prélevée au titre de l’ANC peut donc varier d’une collectivité à l’autre, en raison notamment de la différence du mode d’organisation et de gestion du service, de la taille du service mais aussi des enjeux sanitaires et environnementaux locaux ou encore de la nature et de l’importance des installations. En outre, la part de la redevance d’assainissement non collectif qui porte sur le contrôle de la conception, de l’implantation et de la bonne exécution des installations est facturée au propriétaire de l’immeuble (article R.2224-19-8 du CGCT). Au surplus, le III de l’article R.2224-8 du CGCT dispose que les communes fixent la périodicité de ce contrôle, qui peut aller jusqu’à dix ans. En application de l’article L.2224-12-1-1 du CGCT, les services publics d’eau et d’assainissement sont autorisés à mettre en œuvre des mesures sociales visant à rendre effectif le droit d’accéder à l’eau potable et à l’assainissement dans des conditions économiquement acceptables par tous. Ces mesures peuvent inclure la définition de tarifs tenant compte de la composition ou des revenus du foyer, l’attribution d’une aide au paiement des factures d’eau, une aide à l’accès à l’eau ou un accompagnement et des mesures favorisant les économies d’eau. Ces mesures peuvent également inclure la définition de tarifs incitatifs définis en fonction de la quantité d’eau consommée. Afin d’accompagner les collectivités territoriales dans la mise en place des politiques en matière d’assainissement non collectif et favoriser l’harmonisation de leurs pratiques, plusieurs documents et guides d’accompagnement ont été rédigés par un groupe de travail national associant notamment des représentants des SPANC. Ces documents sont publiés et librement accessibles sur le portail interministériel sur l’assainissement non collectif, notamment par les collectivités territoriales. Enfin, les particuliers qui engagent des travaux de mise aux normes ou de réhabilitation de leur système d’assainissement peuvent solliciter différentes aides financières, attribuées notamment par : les agences de l’eau,  l’Agence nationale de l’habitat (ANAH),  certaines caisses de retraite,  ou les collectivités locales. Ces dispositifs contribuent à réduire le reste à charge des ménages dans le cadre d’une amélioration ou d’une mise en conformité des installations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3602</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4982</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Port du casque sur les véhicules nautiques à moteur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3602. — 28 janvier 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’importance du port du casque dans la pratique des véhicules nautiques à moteur (VNM). Chaque année, les accidents liés aux véhicules nautiques à moteur, également appelés «  scooter  des mers » ou «  jet ski  » font plusieurs décès et des dizaines de blessés graves. Un arrêté du 1er octobre 2023 portant modification de l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires (division 240) est venu mettre en place des obligations supplémentaires en matière d’équipements de sécurité. En plus d’une aide à la flottabilité, le port d’un équipement en néoprène est désormais obligatoire, protégeant les usagers du jet de la turbine en cas de chute vers l’arrière, ainsi qu’un coupe circuit arrêtant le moteur en cas de chute. Néanmoins, ces équipements ne protègent pas les utilisateurs de ces engins en cas de choc et le port du casque n’est toujours pas obligatoire, alors que la vitesse de ces engins peut dépasser les 100 km/h et que plusieurs accidents récents, dont certains mortels, ont montré l’importance de cet équipement de protection individuel. La SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) le recommande également. Aussi, elle souhaite savoir s’il envisageait de renforcer la réglementation actuelle en imposant le port du casque pour les utilisateurs de véhicules nautiques à moteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4982</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les véhicules nautiques à moteur (VNM), également appelés scooters des mers, sont particulièrement prisés sur notre littoral et font l’objet d’une attention soutenue de la part des pouvoirs publics en matière de sécurité. La direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) suit avec précision l’accidentologie liée à la pratique de ces engins, en lien avec le système national d’observation de la sécurité des activités nautiques (SNOSAN). Les données disponibles indiquent qu’en moyenne, depuis 2020, trois décès par an sont liés à l’usage de VNM, principalement en raison de collisions ou de chutes à la mer, le plus souvent dans un cadre non encadré. En 2024, on dénombre également 23 blessés. Face à ces constats, la réglementation a été récemment renforcée : depuis le 1er octobre 2023, les pratiquants sont tenus de porter un équipement en néoprène de 2 mm minimum, ainsi qu’un coupe-circuit filaire. Ces mesures font suite à des accidents ayant entraîné des séquelles graves, notamment à la suite de chutes vers l’arrière exposant le corps au jet de la turbine. En complément de ces évolutions réglementaires, des campagnes de sensibilisation sont menées en lien avec les acteurs du secteur, comme le code de bonne conduite présenté au Grand Pavois en 2023 par la Fédération des industries nautiques. S’agissant du port du casque, si cet équipement est un facteur de sécurité reconnu dans d’autres pratiques motorisées, sa transposition aux VNM présente des limites spécifiques. En cas de chute à l’eau – qui constitue la majorité des accidents – le casque peut représenter un facteur de risque : il peut se remplir d’eau, gêner la flottabilité ou encore réduire la vision périphérique et l’audition, éléments essentiels à la veille nautique. Par ailleurs, les blessures à la tête consécutives à des collisions frontales, bien que graves, restent statistiquement rares dans l’accidentologie des VNM. Dans ce contexte, et au regard de l’équilibre entre prévention des risques et adaptation à la réalité de la pratique, il n’est pas envisagé à ce stade de rendre obligatoire le port du casque pour les utilisateurs de VNM. Cette position demeure toutefois ouverte à réévaluation en fonction de l’évolution de l’accidentologie et des retours d’expérience terrain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3853</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4982</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Financement par l’État de récupérateurs d’eau pour les collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3853. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la possibilité d’un financement par l’État de récupérateurs d’eau pour les collectivités. Dans le cadre de l’adaptation au changement climatique, les collectivités végétalisent leur territoire en vue de créer, à terme, des îlots de fraîcheur. Ceux-ci sont nécessaires pour assurer le maintien de la qualité de vie de ces villes dans le futur. Cependant, les périodes de sécheresse se multiplient année après année, accompagnées de leur lot de restrictions. Les services techniques de ces collectivités se trouvent contraints dans leur gestion de ces espaces, notamment pour ce qui est de l’arrosage des plantes et ce, malgré des choix d’essences d’arbres généralement guidés par l’adaptation au réchauffement climatique. Ces espaces sont ainsi menacés, alors même que ceux-ci seront demain nécessaires pour lutter efficacement contre le changement climatique et préserver les biotopes et la biodiversité. Or aucune mesure d’aide aux collectivités pour l’équipement en récupérateurs d’eau de taille n’est prévue par le Fonds vert mis en place par le Gouvernement. Ces derniers permettraient le stockage de l’eau en hiver pour une utilisation lors des périodes de restriction, dans des communes ayant souvent de grandes capacités de récupération d’eau, notamment grâce aux toitures publiques. La pérennisation de tels îlots de fraîcheur est une nécessité pour les villes des territoires si l’on souhaite y préserver la possibilité d’y vivre décemment. Il l’interroge sur la possibilité d’envisager de tels financement par le Fonds vert mis en place en vue d’accélérer la transition écologique dans les territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4983</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les projets de stockage d’eau, y compris les récupérateurs d’eau de pluie de grande capacité destinés à l’arrosage des espaces végétalisés, sont éligibles au Fonds vert, dans le cadre de la mesure « Renaturation des villes et villages » (axe 2 – adaptation au changement climatique). Le Fonds vert, déployé depuis 2023, accompagne les collectivités dans la mise en œuvre de projets à forte valeur environnementale. Il s’organise autour de trois axes : performance environnementale (axe 1), adaptation au changement climatique (axe 2), et amélioration du cadre de vie (axe 3). Un appui en ingénierie est également prévu. Géré de manière déconcentrée, le Fonds est instruit par les services de l’État en région, selon les priorités nationales et les spécificités territoriales. Sa souplesse permet d’adapter les financements aux besoins exprimés localement. La mesure de renaturation des villes soutient la création d’îlots de fraîcheur en milieu urbain. Elle permet notamment de financer des opérations de gestion de l’eau : projets de récupération, stockage, ou infiltration des eaux pluviales. Le guide de déploiement précise que ces actions, contribuant à la régulation hydraulique, sont éligibles. Des projets de stockage ont d’ores et déjà été soutenus : par exemple, la commune de Crevant (Indre) a été subventionnée en 2024 pour l’installation de cuves enterrées récupérant les eaux de pluie de bâtiments communaux. Depuis sa création, le Fonds vert a financé plus de 1 800 projets de renaturation, représentant près de 290 M€ engagés. La mesure est reconduite en 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2232</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4983</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression envisagée de la prime à la conversion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2232. — 26 novembre 2024. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la suppression envisagée de la prime à la conversion. Ce dispositif permet actuellement aux particuliers, sous conditions de revenus, de bénéficier d’une prime d’un montant de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique à la condition de cesser l’usage du véhicule polluant. Son coût était évalué depuis le début de l’année 2024 à environ 150 millions d’euros. Selon un sondage publié récemment, plus de 70 % des Français interrogés déclarent qu’en cas de suppression de la prime à la conversion ou du bonus écologique, ils seraient contraints de renoncer à l’achat d’un véhicule électrique. Il pourrait donc être relativement incohérent de promouvoir la transition du parc automobile du thermique vers l’électrique tout en supprimant un dispositif d’aide à ladite transition. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement sur cette suppression ainsi que de lui faire part des mesures qui peuvent être prises afin d’aider davantage les Français qui souhaitent procéder à l’achat d’un véhicule électrique dont le coût reste encore particulièrement élevé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4983</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, le décret n° 2024-1084 du 29 novembre 2024, relatif aux aides à l’achat ou à la location de véhicules peu polluants, met fin à la prime à la conversion pour l’ensemble des catégories de véhicules, ainsi que la surprime associée dans les territoires concernés par une zone à faibles émissions. Toutefois, le Gouvernement a fait le choix de maintenir une aide à l’achat de véhicules 100 % électriques pour les particuliers. La France continue ainsi de se distinguer par le niveau élevé de ses aides à l’achat de véhicules électriques par rapport à d’autres pays européens. Ainsi, le bonus écologique est maintenu pour l’achat ou la location d’une voiture électrique neuve, selon des barèmes plus progressifs. La prime au rétrofit est également conservée, avec les mêmes niveaux d’aide que ceux applicables en 2024. Afin de maintenir un soutien à l’achat le plus significatif possible, le Gouvernement prévoit de relancer, au second semestre 2025, le dispositif de leasing social, qui avait rencontré un grand succès et permis, lors de sa première vague, de démocratiser l’accès des ménages modestes à une voiture électrique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2387</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4984</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Desserte ferroviaire des zones rurales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2387. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le réseau ferroviaire français et la dégradation du service public ferroviaire dans les zones rurales. En effet, un collectif d’usagers de l’ancienne ligne TER Limoges-Angoulême a entamé, le mercredi 13 mars 2024, une marche de 70 km sur les rails de cet ancien tronçon. Ils y dénoncent les problématiques logistiques auxquelles ils doivent faire face depuis cette fermeture, n’étant pas tous en mesure de se déplacer autrement. Malheureusement, le cas du tronçon Limoges-Angoulême n’est pas isolé. Ainsi, nombreuses sont les communes qui doivent faire face depuis plusieurs années à la suppression de dessertes, à une diminution de la fréquence de passages des trains et donc, a fortiori, à un allongement souvent conséquent du temps de parcours. À Chatellerault par exemple, l’association « Chatellerault, notre gare, notre avenir » milite depuis plusieurs années contre la diminution du nombre de passages de trains en direction de Paris ou Bordeaux, contre ce qu’ils nomment comme « une dégradation constante de la qualité du service ». Ces altérations peinent à être comprises par la population, à l’heure où les efforts devraient à l’inverse être mis sur ces mobilités douces dans le cadre de la nécessaire transition écologique des transports. Faute de train ou d’autre transport en commun, comment se déplacer autrement qu’en voiture ? Le recul de la desserte ferroviaire est pénalisant pour les habitants de ces communes et oblige à des alternatives plus polluantes ou à ne pas se déplacer. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire pour garantir une desserte suffisante des lignes ferroviaires, particulièrement en zone rurale, afin d’assurer une offre de transports adaptée aux besoins de chacun. La question avait été posée sous la XVIe législature le 2 avril 2024, mais a été retirée du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale avant d’avoir reçu une réponse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4984</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à l’offre et de la qualité des services ferroviaires proposés aux usagers, afin qu’ils répondent aux besoins de la mobilité quotidienne et se positionnent comme une alternative réelle et efficace à la voiture individuelle. Dans les zones rurales notamment, le devenir des lignes ferroviaires de desserte fine du territoire fait partie des priorités de l’Etat, qui a adopté en février 2020 un plan d’actions pour pérenniser ces infrastructures essentielles à la transition écologique et à la cohésion des territoires. L’Etat a ainsi investi pour ces lignes plus de 550 M€ entre 2020 et 2022 et poursuit cet effort dans le cadre du volet mobilités 2023-2027 des Contrats de plan entre l’État et les Régions (CPER). S’agissant en particulier de la ligne ferroviaire Angoulême – Limoges, celle-ci fait partie des petites lignes ferroviaires dont les besoins de régénération sont cofinancés entre l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine et SNCF Réseau, conformément au protocole d’accord régional sur l’avenir des lignes ferroviaires de desserte fine du territoire, signé le 22 avril 2021. La ligne est fermée sur sa section charentaise entre Angoulême et Saillat-Chassenon depuis mars 2018 en raison de la déformation de la plateforme ferroviaire, et cela malgré des travaux d’urgence de régénération de la voie réalisés fin 2017. Des bus de substitution ont été mis en place sur la partie fermée de la ligne, qui bénéficie par ailleurs d’une alternative routière pertinente (1h30 par la route contre 1h45 en train dans les conditions normales). L’État et la Région Nouvelle Aquitaine se sont engagés pour la régénération de cette ligne très soutenue par les acteurs des territoires concernés, au travers du volet mobilités du CPER 2015-2022. L’État a ainsi apporté 6,4 M€ pour financer des travaux d’urgence et les études préliminaires de régénération de la voie, qui ont été présentées au comité technique en juillet 2024. Cet engagement s’est prolongé dans le cadre du protocole d’accord relatif au volet 2023-2027 du CPER Nouvelle-Aquitaine, signé le 14 juin 2024. 34 M€ sont prévus pour les études et premiers travaux de régénération de la voie, dont 13,6 M€ apportés par l’Etat. A titre conservatoire, 10 M€ de travaux de maintien de performance ont par ailleurs été réalisés en 2023 entre Saillat et Limoges, afin d’éviter une augmentation du temps de parcours. La régénération complète de la ligne a cependant été estimée, dans le cadre des études susvisées, à environ 350 M€, ce qui est nettement supérieur au montant inscrit au CPER pour cette opération. Ses modalités de financement devront donc être définies dans le cadre de nouvelles discussions entre l’Etat et la Région, en tenant compte du contexte de budgétaire actuel. Quant à l’offre proposée sur cette ligne, comprenant en semaine 7 allers-retours quotidiens en train entre Limoges et Saint Junien, dont 5 prolongés jusqu’à Saillat-Chassenon, et 6 en car direct entre Limoges et Angoulême, il convient de rappeler qu’il s’agit de services TER organisés par la région Nouvelle Aquitaine. En tant qu’autorité organisatrice, la région est la seule compétente pour définir leur offre, dont notamment les liaisons ferroviaires et celles routières de substitution, en fonction de l’analyse qu’elle fait des besoins de mobilité des usagers et en tenant compte des contraintes particulières d’exploitation. L’État, au regard du principe de libre administration des collectivités territoriales, n’intervient pas dans ces choix. Enfin, s’agissant de la desserte de la gare de Châtellerault avec 5 TGV directs par jour de/vers Paris et plusieurs trains en correspondance TGV/TGV ou TGV/TER de/vers Bordeaux via Poitiers, il convient de rappeler que SNCF Voyageurs bénéficie d’une autonomie de gestion quant à la définition de l’offre de services TGV. Cependant, en cas de modification de la consistance de cette offre, l’entreprise a l’obligation, en application de l’article L.2121-12 du code des transports, d’en informer les collectivités territoriales concernées. Néanmoins, les dessertes TGV comme outil d’aménagement du territoire sont au cœur des préoccupations du Gouvernement. Il a donc d’ores-et-déjà engagé un travail sur les leviers susceptibles de maintenir les équilibres territoriaux en prévenant la concentration d’opérateurs sur les seules liaisons rentables. Ces réflexions ont vocation à être présentées dans le cadre de la conférence nationale de financement des mobilités. Le contexte de mise en concurrence librement organisée des services ferroviaires de transport de voyageurs à grande vitesse invite à une réflexion permettant de concilier ouverture du marché ferroviaire et aménagement du territoire, qui sont deux missions confiées par le législateur à SNCF Réseau.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4087</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4985</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grèves dans les transports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4087. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question des grèves des personnels de la SNCF lors des périodes de forte affluence. Un grand nombre de citoyens se trouvent injustement pénalisés par ces mouvements sociaux causés par une minorité de personnels à la forte capacité d’action sur la circulation des flux. À l’heure où, pour des raisons environnementales, le rôle de l’État est d’encourager les Français à privilégier le transport ferroviaire, il apparaît opportun de réfléchir à des solutions qui permettraient aux Français de ne pas connaître de tels désagréments. En Italie, par exemple, l’ensemble des salariés du secteur des transports ne sont pas autorisés à faire grève lors des fêtes de fin d’années et sur le temps des vacances scolaires. Il l’interroge sur les mesures envisagées pour permettre d’éviter de tels désagréments dans les transports lors des journées de forte affluence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4985</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attaché à l’exercice effectif du « droit à la mobilité », inscrit en ouverture du code des transports, ainsi qu’aux objectifs de décarbonation des déplacements des Français. La continuité du service de transport public de voyageurs est essentielle à la vie quotidienne des Français et à l’activité économique du pays. C’est également un enjeu majeur pour la réussite de la transition écologique, en concourant à fidéliser le recours au rail et à éviter le report modal. Dans le même temps, le Gouvernement est profondément attentif au respect du droit de grève, constitutionnellement garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 qui laisse le soin au législateur d’en fixer le cadre d’action. La loi n° 2007-1224 du 21 août 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs a permis des avancées importantes, en garantissant un service prévisible aux voyageurs, et constitue aujourd’hui un point d’équilibre dans notre cadre constitutionnel en conciliant droit de grève et continuité du service public. Le développement du dialogue social dans l’entreprise reste le premier et le plus efficace moyen pour prévenir la survenance d’un conflit social en amont. C’est le principe retenu dès 2007 par le législateur, en créant une période de négociation obligatoire entre l’employeur et les organisations syndicales représentatives préalablement au dépôt d’un préavis de grève. En cas d’échec de la négociation et de survenue d’une grève, l’opérateur de transport doit mettre en place un plan de transport adapté, en réaffectant les effectifs disponibles en fonction des exigences de service et priorités de desserte déterminées par l’autorité organisatrice des mobilités pour les services conventionnés et en fonction de la politique commerciale de l’entreprise pour les services librement organisés, en particulier TGV. Le modèle du service prévisible permet aux opérateurs d’assurer un niveau de service plancher en mobilisant les personnels, au-delà des salariés non-grévistes, notamment via un plan de formation des personnels essentiels à l’exploitation et un appel au volontariat notamment parmi les cadres. A titre d’exemple, lors des vacances d’hiver de février 2024, ce dispositif avait ainsi permis d’établir un plan de transport adapté tenant compte des spécificités de la période et des impacts potentiels sur les voyageurs, et notamment les familles, et sur les économies locales. Les trajets vers les Alpes françaises avaient pu être priorisés avec 100 % de circulation des TGV Neige et des TGV avec service d’accompagnement d’enfants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4985</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation continue des infrastructures ferroviaires de la Nièvre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4334. — 18 février 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation continue des infrastructures ferroviaires dans son département, en particulier sur la ligne TER Auxerre-Clamecy-Corbigny. Depuis plusieurs années, les habitants de la Nièvre constatent une détérioration progressive du service ferroviaire, avec la réduction des horaires des guichets, des horaires de moins en moins adaptés aux usagers qui se rendent au travail, le manque d’entretien des infrastructures et la substitution croissante des trajets ferroviaires par des liaisons routières. Cette situation menace directement l’avenir du transport ferroviaire dans les territoires ruraux, pourtant essentiel tant pour les voyageurs que pour le fret. Si la région Bourgogne-Franche-Comté, dirigée par une majorité socialo-écolo-communiste, partage une part de responsabilité avec SNCF Réseau, l’État, en tant qu’actionnaire unique de la SNCF, ne peut se soustraire à la sienne. Il dispose des leviers nécessaires pour orienter les choix stratégiques, garantir un entretien adapté des infrastructures et assurer un financement à la hauteur des besoins des territoires. Dans un contexte de forte inflation et de prix très élevé des carburants, il est contradictoire de parler de transition énergétique tout en réduisant les alternatives ferroviaires, obligeant ainsi les habitants à se reporter sur des solutions plus polluantes, comme la voiture individuelle ou les transports routiers. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes il entend prendre pour garantir le maintien et la modernisation des infrastructures ferroviaires dans les territoires ruraux et notamment dans la Nièvre. Il lui demande si des engagements seront pris afin que la SNCF, sous son autorité, mette en œuvre un plan de sauvegarde des lignes fines essentielles à la mobilité et au développement économique local. Il est indispensable de mettre en place des travaux d’urgence sur la ligne du Morvan pour garantir sa pérénité et ainsi assurer le dernier lien de désenclavement du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4986</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à garantir une offre de mobilités pour toutes et tous, sur l’ensemble du territoire. En l’espèce, les services ferroviaires régionaux relèvent de la compétence de la région en qualité d’autorité organisatrice des mobilités. Sur ces lignes, principalement rurales ou montagneuses, l’État a démontré son engagement en signant en mars 2021, avec la région, un protocole d’accord prévoyant de investissements à hauteur d’environ 450 M€ sur dix ans, dont plus de 65 % financés par l’État et SNCF Réseau. S’agissant plus particulièrement de la ligne Auxerre-Clamecy-Corbigny, qui a subi le déraillement d’un TER en août 2024, des mesures correctives d’urgence ont été mises en œuvre par SNCF Réseau et ont permis de rétablir rapidement la circulation des trains. Des investissements complémentaires sont nécessaires à court et moyen terme pour assurer la pérennité de la ligne. Dans ce contexte, la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a sollicité l’appui du ministre chargé des Transports, via une mission de l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable (IGEDD), pour analyser la situation de plusieurs petites lignes ferroviaires de la Région, dont Clamecy-Corbigny. La lettre de mission a été signée le 20 février 2025 par le ministre et ses conclusions doivent être partagées d’ici l’été 2025 avec la Région. Elles permettront de mieux appréhender les perspectives de cette liaison pour répondre de la façon la plus efficiente possible à la demande de mobilité des territoires concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5660</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4986</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Etat des ponts, routes et ouvrages d’art en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5660. — 1 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’état des ponts, routes et ouvrages d’art en France. En effet, si les citoyens constatent une dégradation de la qualité du réseau routier français et de l’entretien de ses abords, l’état des ponts et ouvrages d’art est lui carrément préoccupant pour la sécurité de leurs usagers. Pourtant les ponts constituent un enjeu stratégique pour le bon fonctionnement des 1,1 million de kilomètres du réseau routier. Indispensables pour les territoires qu’ils relient, les ouvrages d’art deviennent aujourd’hui un enjeu de sécurité publique compte tenu d’un patrimoine vieillissant. Cette méconnaissance du patrimoine d’ouvrages d’art (ponts et murs de soutènement) sur les réseaux routiers communaux (plus de 700 000 kilomètres de routes) a été souligné par un rapport sénatorial en juin 2019 suite à la tragédie du pont de Gênes. En effet, sur les 200 000 à 250 000 ouvrages que compte le territoire (il n’existe pas de recensement précis en la matière), plus de 25 000 étaient « en mauvais état structurel » et posaient « des problèmes de sécurité » selon ce rapport. Entre 18 % et 20 % des ponts des communes et de leurs groupements seraient même « dans un état encore plus préoccupant » que les autres. En 2019, le Sénat avait appelé à un « plan Marshall » et réclamé une enveloppe de 130 millions d’euros par an pour aider les collectivités territoriales à mener des travaux. Malheureusement, l’État s’est contenté de lancer un « programme national ponts », mobilisant 40 millions d’euros pour recenser et évaluer l’état des ouvrages. Depuis 2021 et jusqu’en 2025, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a permis de recenser et d’évaluer plus de 63 000 ouvrages d’art de près de 15 000 communes de l’Hexagone et des outre-mer. Malgré cela, le 14 mars 2024, lors d’une table ronde de la commission de l’aménagement du territoire du Sénat, le constat restait particulièrement inquiétant puisque, non seulement la situation ne s’est pas améliorée, mais encore, les ouvrages étant de plus en plus anciens, de nouvelles dégradations sont apparues. Résultat d’une politique centrée sur le traitement en urgence des ponts les plus dégradés, le nombre de ponts nécessitant un entretien sous peine de dégradation ou présentant des défauts a fortement augmenté sur les dix dernières années. Aujourd’hui, c’est 30 000 à 35 000 ouvrages qui seraient « en mauvais état structurel » puisque, « 10 % nécessitent des mesures de sécurité immédiates, 4 % en raison d’un désordre grave de structure, c’est-à-dire qu’ils risquent de se casser la figure ». Le Cerema préconise même la restriction ou la fermeture à la circulation de certains de ces ponts et le coût des réparations est désormais estimé à 2 milliards d’euros, « dont 400 millions pour les ponts qui nécessitent des réparations immédiates ». Il apparaît donc clairement que faisant fi de la sécurité des Français, l’État n’a pas mis les moyens nécessaires : seulement 110 millions ayant été investis sur la période de 2020 à 2025, ce qui est très loin des 130 millions d’euros par an qui étaient nécessaires. Or, sans plus d’investissements de l’État, les élus locaux se trouvent dans l’incapacité de mener ces travaux coûteux ; d’autant plus qu’au-delà des moyens financiers, les collectivités souffrent d’un manque de moyens humains pour traiter ce problème, que le dérèglement climatique et le développement des méga-camions accentuent. Aussi, face à l’urgence de la situation, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour financer la réfection des ponts et ouvrages d’art, ainsi que pour apporter un soutien concret aux collectivités confrontées à ce problème sécuritaire majeur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4987</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Etat met en œuvre, à la demande du Parlement, le programme national ponts pour aider les communes à faire face à l’érosion des ouvrages d’art, mise en avant dans le rapport sénatorial de 2019. Le programme est doté au total de 110 M€, dont la gestion a été confiée au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. Une large partie des dépenses a été consacrée au recensement et à l’évaluation de l’état de près de 64 000 ouvrages d’art. C’est sur cette base que sont ensuite menées les études préalables aux travaux dont le besoin a été identifié. 55 M€ sur les 110 M€ sont consacrés à des subventions pour travaux de réparation. Le montant des subventions accordées est à ce jour de 24,6 M€. Un comité d’attribution des subventions instruit tous les dossiers qui lui sont transmis. La montée en puissance du dispositif s’effectue ainsi sans limitation par les moyens : à ce jour, aucun dossier n’est bloqué par insuffisance du budget de subventions. Il est cependant exact que l’enveloppe n’est pas dimensionnée pour couvrir à terme l’ensemble des coûts de réparation des ponts les plus endommagés. C’est pourquoi la question des suites du programme national ponts pourra être à l’ordre du jour de la conférence nationale de financement des mobilités qui s’est ouverte le 5 mai dernier, sous la présidence de Dominique Bussereau. Il convient cependant de rappeler que l’entretien des ouvrages communaux reste de la responsabilité des communes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6358</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4987</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>LNPCA : un projet délétère pour la région Sud</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6358. — 29 avril 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur les conséquences délétères du projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’équilibre financier, écologique et démocratique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les phases 1 et 2, dont le lancement est programmé en 2025 pour des mises en services en 2030, visent principalement la rénovation et la restructuration des infrastructures ferroviaires des grandes métropoles (Nice, Marseille, Toulon). Les phases 3 et 4, envisagées pour 2040, prévoient ensuite une réorganisation de la ligne à grande vitesse régionale pour un gain de temps marginal entre Marseille et Nice. Les communes et intercommunalités plus éloignées, qui financent pourtant ce projet estimé à 15 milliards d’euros depuis des années, peinent à en percevoir l’intérêt. Pire encore, certaines d’entre elles, comme Saint-Raphaël, risquent de perdre toute desserte ferroviaire. La construction d’un tunnel sous le massif de l’Estérel compromet fortement l’attribution du label « Grand Site de France » à ce territoire. Par ailleurs, l’artificialisation de centaines d’hectares de terres agricoles laissera des traces irréversibles sur le patrimoine naturel de la région. Les alertes des élus locaux sont restées pour l’essentiel lettres mortes. La région sanctionne les communautés d’agglomération qui n’apportent pas un soutien sans réserve au projet : Estérel Côte d’Azur Agglomération voit ainsi 10 millions d’euros de dotations régionales amputées. S’y ajoute l’extension du versement mobilité à toutes les entreprises de plus de onze salariés, nouvelle taxe destinée à financer l’emballement des dépenses de « transports » et de « décarbonation », sans concertation préalable. Aussi, Mme la députée souhaite obtenir des réponses précises sur les points suivants : Quelles mesures M. le ministre entend-il prendre pour garantir une véritable concertation avec les élus locaux et les parties prenantes ? Quand et selon quelles modalités le Gouvernement compte-t-il publier une étude d’impact complète sur les phases 3 et 4, incluant un bilan coûts/bénéfices pour l’ensemble des territoires concernés ? Envisage-t-il de suspendre la réorganisation des dessertes ferroviaires de communes comme Saint-Raphaël, tant qu’aucune alternative satisfaisante n’a été débattue avec les élus et les usagers locaux ? Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4987</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet des phases 1 et 2 de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur vise à désaturer les nœuds ferroviaires de Marseille, de Toulon et de la Côte d’Azur pour répondre aux besoins de transports du quotidien autour de ces aires métropolitaines et améliorer les conditions d’exploitation et de robustesse du réseau existant. Le projet est fortement soutenu par les collectivités et les élus varois, en particulier la région, le département du Var, la métropole Toulon Provence Méditerranée et la communauté d’agglomération Dracénie Provence Verdon. Dans le Var, le début des travaux de la phase 1, prévu cette année, va permettre la mise œuvre du Service Express Régional Métropolitain de Toulon avec un service omnibus au Œ heure (en heure de pointe), et transformer les gares de St-Cyr-Sur-Mer et la Pauline en de véritables pôles d’échanges multimodaux. Elle permettra également l’amélioration de la sécurité grâce au remplacement des traversées piétonnes par des passerelles à Solliès-Pont, Cuers, Puget-Ville et Carnoules. Les phases 3 et 4 ne font pas partie du projet déclaré d’utilité publique en 2022 et la reprise des études sur ces phases n’est pas programmée à ce jour. Elles nécessiteront le moment venu une nouvelle concertation publique qui permettra de recueillir l’avis de l’ensemble des élus et habitants des territoires concernés, y compris sur leurs conséquences en termes de desserte locale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6670</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4988</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sous-financement entretien des infrastructures routières locales et des ponts</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6670. — 13 mai 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question préoccupante du sous-financement chronique de l’entretien des infrastructures routières locales, en particulier des ponts, dont la responsabilité incombe très largement aux collectivités territoriales. Les collectivités locales assurent la gestion de 98 % du réseau routier national, soit plus de 1 080 000 km de routes et environ 120 000 ouvrages d’art, dont un tiers est en mauvais état selon le CEREMA. Malgré cette charge colossale, elles ne bénéficient d’aucune recette affectée, alors que les recettes issues des usagers de la route (carburants, cartes grises, péages…) profitent quasi exclusivement à l’État et aux sociétés d’autoroutes. Par ailleurs, les collectivités doivent faire face à de nouveaux défis liés au changement climatique, à la décarbonation des mobilités et à la digitalisation, qui renchérissent les coûts de gestion de ce patrimoine. Les rapports parlementaires et les témoignages d’élus locaux, notamment ceux de l’AMF et de Départements de France, alertent depuis plusieurs années sur l’urgence de bâtir un nouveau modèle économique de financement, plus équitable, fondé sur le principe « la route paie la route ». Ils plaident pour un meilleur partage des recettes routières, une simplification des dispositifs existants et un renforcement de l’ingénierie publique pour accompagner les collectivités, particulièrement les plus petites, dans leurs projets. Le Gouvernement compte-t-il mettre en place un dispositif de financement pérenne, destiné à l’entretien des infrastructures routières et ouvrages d’art ? Envisage-t-il par ailleurs d’élargir et de renforcer le Programme national ponts, dont les crédits actuels (55 millions d’euros) qui apparaissent très insuffisants au regard des besoins identifiés (plus de 9 000 ouvrages présentant des défauts structurels majeurs) ? Elle lui demande enfin si le Gouvernement compte prendre des mesures pour restaurer ou renforcer l’ingénierie publique au service des collectivités, indispensable pour faire face à la complexité croissante des opérations de diagnostic, d’entretien et de reconstruction des ponts, dans un contexte d’aléas climatiques accrus.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4988</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A la demande du Parlement, l’Etat met en œuvre le programme national ponts pour aider les communes à faire face à l’érosion des ouvrages d’art, mise en avant dans un rapport sénatorial de 2019. Le programme est doté au total de 110 M€, dont la gestion a été confiée au Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). Une large partie des dépenses a été consacrée au recensement et à l’évaluation de l’état de près de 64 000 ouvrages d’art. C’est sur cette base que sont ensuite menées les études préalables aux travaux dont le besoin a été identifié. 55 M€ sur les 110 M€ sont consacrés à des subventions pour travaux de réparation. Le montant des subventions accordées est à ce jour de 26,8 M€. Un comité d’attribution des subventions instruit tous les dossiers qui lui sont transmis. La montée en puissance du dispositif s’effectue ainsi sans limitation par les moyens : à ce jour, aucun dossier n’est bloqué par insuffisance du budget de subventions. La question de la suite de ce dispositif, et plus largement celle du financement des infrastructures de transport, est posée dans le cadre de la conférence Ambition France Transports actuellement en cours. Il convient cependant de rappeler que l’entretien des ouvrages communaux reste de la responsabilité des communes. En matière d’ingénierie publique, le Cerema est un établissement public commun de l’Etat et des collectivités à leur disposition pour leur apporter méthodologie et appui opérationnel. Dans le domaine des ponts en particulier, il a déployé le dispositif SOS ponts, un service public gratuit pour guider la commune face à un ouvrage dégradé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1970</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4989</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Cumul emploi/retraite - agents publics - activité d’assistant familial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1970. — 12 novembre 2024. — M. Thierry Benoit attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la question du plafond des pensions de retraite dans le cadre du cumul emploi/retraite des retraités provenant du secteur public qui exercent une activité d’assistants familiaux. Selon les textes en vigueur, le cumul emploi-retraite est possible mais il demeure plafonné dès lors que la personne ne bénéficie pas d’une pension de retraite de base du SRE (service de retraite des agents publics de l’État) ou de la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents publics des collectivités et des hôpitaux) à taux plein ou si elle n’exerce pas une activité librement cumulable. Le cumul avec une pension de retraite de base avec un revenu d’activité professionnelle reste possible à condition que le revenu annuel d’activité ne dépasse pas la somme de 7 950,07 euros augmentée du tiers du montant annuel brut de la pension de retraite de base. Ce plafond mis en place dans le cadre cumul emploi-retraite dissuade aujourd’hui des personnes d’exercer certaines activités en tension, par exemple l’activité d’assistant familial. Aussi, il lui demande si le barème du plafond pour les retraités de la fonction publique qui exercent l’activité d’assistant familial pourrait être revu à la hausse ou considérer cette activité d’assistant familial comme une activité librement cumulable. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4989</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif du cumul emploi-retraite, ouvert aux fonctionnaires en application des articles L. 84 à L. 86 du code des pensions civiles et militaires de retraite et de l’alinéa 1er de l’article L. 161-22 du code de la sécurité sociale, permet, sous certaines conditions d’âge et de durée d’assurance, de cumuler une pension de retraite avec des revenus d’activité. Le cumul intégral des revenus d’activité et des pensions de retraite est ouvert aux assurés ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite de leur génération, qui justifient de la durée d’assurance requise et qui ont liquidé l’ensemble de leurs pensions de base et complémentaires à taux plein. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a rendu le cumul intégral créateur de droits, en ouvrant la possibilité d’une nouvelle pension sous certaines conditions. Si l’assuré ne remplit pas les conditions du cumul emploi-retraite intégral, ce dernier, après avoir obtenu une retraite au titre du régime général, du régime des salariés agricoles ou d’un des régimes spéciaux au sens de l’article L. 711-1 du code de la sécurité sociale, peut reprendre une activité salariée relevant de l’un de ces régimes, dans une certaine limite de revenus. En effet, dans cette hypothèse, le montant brut des revenus d’activité ne peut, par année civile, excéder le tiers du montant brut de la pension pour l’année considérée. Lorsqu’un excédent est constaté, il est déduit de la pension après application d’un abattement égal à la moitié du minimum garanti. Si cet excédent est supérieur au montant de votre pension, son paiement est alors suspendu en totalité. L’objectif de ce dispositif est de permettre à une personne ayant liquidé sa pension de retraite de maintenir une activité lui permettant de conserver le niveau de revenus qui était le sien avant sa liquidation. En revanche, l’équilibre de notre système de retraite suppose que les assurés ne soient pas incités à liquider leur pension sans avoir cotisé suffisamment de trimestres. C’est pourquoi la condition de taux plein pour entrer dans le cadre du cumul emploi-retraite intégral vise à favoriser la poursuite d’activité jusqu’à l’atteinte de la durée d’assurance requise pour percevoir une pension complète, plutôt qu’un départ trop précoce visant le cumul d’une petite pension avec des revenus d’activité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7098</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4989</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Décret no 2025‑304 et formation des professionnels de la petite enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7098. — 27 mai 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur certaines dispositions du décret n° 2025-304 du 1er avril 2025 relatives à la formation et à la qualification des professionnels de la petite enfance. La formation de ces professionnels est un enjeu particulièrement crucial pour garantir la qualité d’accueil des jeunes enfants dans les structures spécialisées, dont on a récemment découvert les carences, parfois aux conséquences désastreuses. À cette problématique s’ajoute celle, non moins critique, de la pénurie de personnel. Aujourd’hui, en France, moins de 8 000 personnes sont diplômées chaque année alors qu’il manquerait déjà dans les crèches plus de 10 000 professionnels. Le décret susmentionné, traitant des autorisations de création, d’extension et de transformation des établissements d’accueil de jeunes enfants et ainsi que de l’accueil dans les micro-crèches, affiche notamment deux objectifs louables : faire converger les normes d’encadrement des micro-crèches vers celle des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) « classiques » et restaurer l’attractivité des métiers de la petite enfance. Ce décret tend pour ce faire à rehausser le niveau de qualification en micro-crèches. Il diminue ainsi fortement le nombre de professionnels jusqu’alors considérés comme relevant de la catégorie 1, imposant à nombre d’entre eux d’acquérir, avant le 1er septembre 2026, un nouveau diplôme d’État via la validation par les acquis de l’expérience (VAE). Désormais, chaque équipe d’encadrement doit comporter au minimum un équivalent temps plein de la catégorie 1. Mais il est laissé très peu de temps aux structures d’accueil pour satisfaire aux nouvelles exigences, surtout si l’on considère qu’un candidat attend aujourd’hui entre six mois et un an avant de pouvoir passer devant un jury de VAE. Il est également urgent de questionner l’opportunité d’envisager une VAE pour certains professionnels déjà accrédités par un CAP Accompagnement éducatif petite enfance (AEPE) et témoignant sur le terrain d’un travail dont la qualité est reconnue. Ainsi, la VAE est-elle un dispositif adapté et accessible à de nombreux profils peu « scolaires » et pourtant qualifiés, dans les faits, pour œuvrer auprès des petits enfants ? Finalement, il lui demande quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour accompagner les structures d’accueil dans l’application des nouvelles exigences dans les délais impartis, adapter le recours à la VAE afin d’en garantir l’accès équitable et anticiper l’impact de cette réforme sur les effectifs déjà en tension ainsi que sur l’offre de places déjà insuffisante pour répondre à l’ensemble des besoins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4990</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret du 1er avril 2025 a notamment pour objet d’aligner les normes d’encadrement des micro-crèches sur les crèches classiques de taille similaire (petites crèches). Il revient sur les dérogations qui s’appliquaient aux micro-crèches et demande que la structure compte au moins un professionnel diplômé d’Etat de rang 1 et la possibilité pour ce professionnel d’accueillir seul jusqu’à 3 enfants. Le texte prévoit qu’un directeur exerce des fonctions de direction pour un maximum de 2 établissements. La priorité de cette mesure est la qualité de l’accueil des enfants et la mise en place des garanties nécessaires pour que l’accueil soit respectueux de leurs besoins et de leurs droits. Cette qualité d’accueil est également la condition primordiale pour restaurer l’attractivité des métiers : les professionnels ne pourront venir et rester dans le secteur de la petite enfance que s’ils sont en mesure d’exercer leur profession d’une façon qui soit conforme à leurs valeurs et à leur formation. Tout a été mis en place depuis deux ans pour s’engager dans un mouvement positif afin de rétablir la qualité d’accueil comme corollaire et préalable de la réponse aux défis de la pénurie de professionnels. Plusieurs rapports des inspections générales, tant le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de 2023 sur la qualité d’accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches que le rapport IGAS-Inspection générale des finances (IGF) sur les micro-crèches de 2024, ont souligné au cours des deux dernières années que les conditions d’encadrement dérogatoires prévues pour les micro-crèches n’étaient pas suffisantes pour garantir cette qualité d’accueil et permettre un accompagnement adéquat des professionnels dans l’exercice de leur métier. Les conclusions de ces rapports, fruits de plusieurs mois d’investigations approfondies des inspections générales, ont été saluées par l’ensemble du secteur pour leur pertinence et leur fidélité à la réalité quotidienne des professionnels et des enfants qu’ils accueillent. Le Gouvernement agit en conformité avec ces recommandations. Les enfants qui sont accueillis dans les micro-crèches et dans les petites crèches sont les mêmes : il n’y a aucune raison acceptable que les conditions prévues pour l’encadrement ne soient pas similaires. Les catégories administratives n’ont pas à avoir d’influence sur la façon dont sont accompagnés les enfants. Ces orientations ne signifient nullement que l’Etat abandonne les micro-crèches : il finance ces établissements en versant aux parents le complément mode de garde et en accordant aux entreprises qui y réservent des berceaux des crédits d’impôt et des exonérations sociales. A ce jour, le montant global de financement public pour un berceau en micro-crèche prestation d’accueil du jeune enfant peut aller jusqu’à près de 22 000 euros par an (rapport IGAS-IGF). L’Etat agit en faveur des professionnels, qui sont confrontés quotidiennement aux difficultés induites par des conditions d’encadrement fragiles, pour leur donner la même qualité de conditions de travail et d’accompagnement que les salariés de crèches classiques. S’agissant de fonctions de directeur, les professionnels titulaires de diplômes d’Etat, notamment les éducateurs de jeunes enfants et les infirmiers puériculteurs, sont formés pour assurer la direction des structures, accompagner et former leurs équipes, animer le projet pédagogique de l’établissement. Ils permettent à tous les professionnels de la structure de travailler en confiance et en sécurité avec un encadrement formé. Il est de la responsabilité des gestionnaires et des employeurs d’accompagner les professionnels titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle ou d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture dans leur parcours de carrière et de leur permettre d’acquérir les diplômes et certifications nécessaires pour progresser vers des emplois de direction. Pour accompagner cette réforme, des mesures dérogatoires sont prévues pour les personnels déjà en poste et les nouvelles normes ne s’appliqueront aux recrutements qu’à partir du 1er septembre 2026, afin de laisser le temps nécessaire pour s’organiser et pour préserver les structures existantes. Des travaux sont également en cours pour faciliter l’accès à la validation des acquis de l’expérience pour les professionnels avec notamment la création pour septembre 2025, d’un nouveau titre professionnel à visée éducative de niveau 4. Le Gouvernement reste néanmoins vigilant quant au modèle économique global de ces crèches. C’est dans cette optique qu’une réforme du financement de l’accueil du jeune enfant est d’ores et déjà engagée. Les élus seront associés à cette démarche et ses effets se concrétiseront pleinement dans la prochaine convention d’objectifs et de gestion de la caisse nationale des allocations familiales, afin de favoriser la création et le maintien de places dans un cadre financier plus sécurisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1611</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4991</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Subventions de la Fédération nationale des maisons des potes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1611. — 5 novembre 2024. — Mme Danielle Simonnet interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le refus, deux années consécutives, de subventionner la Fédération nationale des maisons des potes (FNMDP), qui mène un travail essentiel à la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et contre les discriminations. En 2023, le ministère de la ville, alors rattaché au ministère de l’intérieur, a informé la FNMDP de son refus de renouveler sa subvention de 140 000 euros qu’elle percevait depuis 1992. Ce refus avait été motivé par le non-respect des délais de dépôt, bien que cela soit contesté par la FNMDP. En 2024, le ministère de la ville, alors que le gouvernement était démissionnaire, a renouvelé son refus de cette demande de subvention tout en expliquant à la FNMDP qu’elle n’avait plus les fonds nécessaires pour pouvoir l’attribuer. Le programme 147 « Politique de la ville » rattaché à la mission « Cohésion des territoires », permettant d’attribuer ces subventions, s’est pourtant vu doter de 634 529 153 euros de crédits dans le projet de loi de finances pour 2024, soit une hausse de plus de 30 millions d’euros de crédit par rapport au projet de loi de finances pour 2023. Selon les informations transmises par les associations, alors que le ministère de la ville était rattaché à celui de l’intérieur, les crédits du programme 147 habituellement employés au soutien de ce type d’associations auraient été partiellement utilisés à des interventions de la police auprès des jeunes issus de quartier populaire à la suite des émeutes ayant eu lieu après le meurtre du jeune Nahel Merzouk. Ainsi, Mme la députée interroge Mme la ministre afin de connaître son intention ou non de renouveler cette subvention à la FNMDP. Par ailleurs, si les crédits habituellement employés pour cette subvention ne sont plus disponibles, elle souhaiterait connaître leur destination. Enfin, elle souhaiterait avoir plus de précisions sur le transfert de crédist qui aurait eu lieu suite à la mort du jeune Nahel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4991</pageJO><datePublication>2025-06-10</datePublication><noPublication>20250023</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le programme 147 « politique de la ville » dispose d’une enveloppe « partenariat national » destinée à soutenir des associations tête de réseau initiatrices d’actions portées à l’échelle nationale, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Cette enveloppe est mise en place au travers d’un appel à projets formalisé qui vise à renforcer les financements de droit commun, sans s’y substituer. Hormis les conventions pluriannuelles qui définissent un cadre partenarial limité à 3 ans, ces subventions ne constituent pas un droit acquis et répondent bien à un projet construit ; leur octroi et leur montant relevant ensuite de la triple contrainte d’avoir justifié de l’emploi des crédits délégués lors de l’exercice précédent, du budget disponible et d’une hiérarchisation de l’intérêt des projets soumis par l’ensemble des candidats. Pour mémoire, les crédits exécutés au titre du « partenariat national » se montent à 17M€ en 2023 et 13,8M€ en 2024, en décroissance forte au regard de l’effort important exigé en cours d’année 2024 en contribution au redressement des finances publiques. L’enveloppe prévue au titre de la loi de finances pour 2025 se monte à 10M€, qui oblige à d’autant plus de rigueur dans la qualité des projets et leur adéquation avec la politique de la ville. En l’occurrence, les services instructeurs ont constaté l’absence de dépôt de dossier par la fédération nationale des maisons des potes (FNMDP) dans le cadre de l’appel à projets engagé en 2023, rendant de facto inéligible l’association. De même, en 2024, si l’association a bien débuté le dépôt de son dossier, elle ne l’a pas complété dans le délai de rigueur qui était imposé et qui constitue un critère d’égalité entre les candidats. Sa candidature ne pouvait donc être davantage retenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>